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CIHEAM - Options Mediterraneennes

H.N. LE HOUÉROU
Dr. Sc.
Écologiste

II

Problèmes et potentialités des terres arides de l‘Afrique du Nord

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I

I

L’auteur, engagé depuis 20 ans dans des recherclzes d’écologie végétale et appliquée dans ces quatre pays, se propose de dresser ici une synthèse des problèmes de développement des régions du nord-ouest de l’Afrique. Ces problèmes se retrouvent identiques, h des nuances près, dam chacun des quatre pays considérés.

Endépitdeleurdiversité,les quatre pays de l’Afrique du Nord (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye) présentent une incontestable homogénéité, aussi bien dans les conditions naturelles que dans le peuplement humain. Le climat est partout de type méditerconcentrées ranéen, c’est-à-dire à pluies sur la saison fraîche et à journées courtes. Les formations géologiques comprennent essentiellement des affleurements sédimentaires particulièrement développés au cours des temps secondaires, tertiaires et quaternaires. Les zonalités climatiques et géologiques induisent destypesdevégétations et de à l’autre. solscomparablesd‘unpays Le peuplement humain asubi les mêmes vicissitudes depuis le début de la période historique; les frontières politiques ont constamment varié au hasard des conquêde populations tes et du flux et reflux allochtones, créant un puissantbrassage ethnique depuisle Néolithique. Depuis le V I I ~ siècle les différences ethniques sont fortement aplanies par la à la civilisation religionmusulmaneliée arabe. Celle-ci a imprégné profondément de sa philosophie le comportement humain jusque danslesmoindresactesde la vie quotidienne.
Options méditerranéennes

LES CONDITIONS NATURELLES Défi’nitions et superficies
Les géographes, les climatologistes et les biologistes spécialistes de l’Afrique du Nord sont généralement d‘accord pour qualifier d’arides les portions de territoire comprises entre les isohyètes de 100 à 400 mm, bien que l’on constate de nombreuses variations dans la terminologie utilisée. Les zones recevant plus de 400 mmsont considérées comme semi-arides, subhumides ou humides (EIVIBERGER, 1930) selon l’importance des précipitations. Leszonesrecevantmoins de 100 mm de précipitations moyennes annuelles sont classées comme désertiquesou sahariennes (EIVIBERGER, 1930; CAPOT-REY, 1953; LE HOUÉROU, 1959; SAUVAGE, 1963; QUÉZEL, 1965,etc.). Ces limites constituent des seuils remarquables et sont justifiées par des considérations biogéographiques et agronomiques. Lesisohyètesde350-400 mm correspondent à la limite septentrionale de la végétation steppique et à la limite méridionale de la céréaliculture régulière et productive (LE HOUÉROU, 1959; en dry farming MONJAUZE, 1960).

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somme toute. Total Pays. 1947. I 1 serait trop long de les passer en revu ici.8 2 200 92. 1959. maisrestent simples commodes.5 O C pour 100 m de 1énivellation) continentalité. dionale extrême de l'agriculture no HOUÉROU. hydrologiques. 1966: 1965. LE HOUÉROU et Bien d'autres critères : climatique! géomorphologiques. est l'une des plus rides du monde (Koufra # O) ainsi que : Fezzan et certainespartiesdu Sahara où la 'entra1 (Ténéré et Tanezrouft) luviosité ne dépasseguère5 à 10 mm JUBIEF. tc.7 3 8 6 0 81.l 465 9. 1959.4 29.1970). % S % S % S % S % --. zoologiques. 1965). Dans l'hinterland Ile est de l'ordre de 60-65 % enhiver t 35 à 40 % en été.BALDY.-.O 2 O00 84.O 5 5 35. Icours d'une annéedonnée atteint et $asse 12 fois le minimum. La moyenne des maximum de juillet est C sur la côte et 30e l'ordre de 27-30 O 5 O C à I'intCrieur. 1959). 1955 de100et 1969. 1965. Les zones ainsi délimitées corresponden sensiblement à celles des cartes de MEIO (1953. 1954. à la 'ontière égyptienne.-447 2 381 l 760 4 743 (1) Le Houérou. THORNTHWAITE.a moyenne des minimum de janvier C sur le littoral atlantique tteint 9-10 O -8 O C sur le littoral méditerranéen et C et moins au-dessus d'une 'abaisse à O O ltitude de 1 000-1 200 m. LE HOUÉROU. il atteint et dépasse 60 à 80 % en )ne désertique où lemaximumobservé . assez exact à l'échelle qui nous intéresse. 4 0 . (3) Ionesco.4 90 5. de l'altitude (0. LE HOUÉROU.CIHEAM . telle que nous l'entendons. GAUSSEK DE MARTONNE.C'estaussilalimitemér.8 4 325 90.-. 1963). GAUSSEN et al.les rages d'été peuvent représenter 10 à 20 % es hauteurs annuelles.. (2) v = 1 Pays Zones Maroc Algérie Tunisie Total 3) - (4) (1) S Aride . .). Les températures dépendentde la latiude.etc. pédc logiques. Ces critères de pluviosité moyenn annuelle souffrent peut-être quelque exceptions locales. e qui constitue en facteur d'aridité Ipplémentaire. A l'intérieur de chaque grande zone la 'luviosité croît avec l'altitude selon un radient de l'ordre de 20-25 mm pour O 0 m entre les isohyètes de 100à 400 mm SELTZER. 1969.-- . Le coefficient de la variabilitéestde xdre de 30 à 40 % en zone aride. 1965. La variabilité lensuelle est également très grande : tout lois de l'année peut être absolument sec u anormalement pluvieux (BALDY. Dans la zone désertiue elle descend à 25 % et moins en été t neremonte pas à plus de 55 % en iver. soit nok blement plusétendue versle Nord qc la zone << extrêmement aride )> de MEIG Ainsi dénies. La variation des précipitations (2) croît I raison inverse des hauteurs moyennes {ERNET. 1954958. (le laximum égalant 4 à 6 fois le minimm). (4) Le Houérou. 1970. bien que la zone désert que. alors que 1 Tassili dans la zone nulle part 150 m m ! pluviositén'ydépasse P P Variabilité interannuelle Précipitations moyennes annuelles u = Ecart-type des précipitations annuelles v = = 100 cl 18 Options méditerranéennes - N o 26 . dans certaineszonesd'altitude.8 200 8.1965. La pluviosité varie de 5 mm à 400 mm ar an. (1) Les cartes de Meigsprésententd'ailleun quelques anomalies peu compréhensibles tell que l'inclusion des massifs du Hoggar et d semi-aride.l 155 + 250 55. 7 1 1 6 7 94.4 1 1 8 7 6 . et. 120 130 26.Options Mediterraneennes L'isohyète de 100 mm limite vers 1 Nord un cortège d'espèces désertiques c un ensemble de communautés végétale biendéfinies.9 . notamment le long d la côte atlantique. Désertique.-. La région de l'Erg Libyque. bot: niques et écologiques concordent pou limiter la zone aride entre lesisohyète 400 mm (LE HOUÉROU. ( 2 ) Le Houérou. Total aride désertiq.). L'humiditérelative dépasse 70 % toute année sur les côtes. l 1 7 5 7 99. Ils sont el concordance satisfaisante avec des valeur remarquables dedivers indices climatique plus complexes (EMBERGER. de la et . elle atteint 42 et lême 45 O C au Sahara. QUÉZEI irriguée (LE FROMENT. agronomiques.8 63 . 1960) (l). les zones arides et dése: tiques occupent en Afrique du Nord h superficies suivantes (S en lo3 k m 3 et %) %mat Les pluies tombent entre octobre et vril.-.

1964.Options Mediterraneennes Les vents chauds et secs de secteur Sud soufflent 20 à GO jours par an et peuvent à des faire descendrel'humiditérelative valeurs de 10-15 %. 1970). n'est qu'une forme extrême de cetypedeclimat. G types de sous-climats et 7 variantes. DUBIEF. 1958.5 32-50 22-32 10-22 5-1 o o.. 1969) définis par descommunautés végétales.anspir. moyen et inférieuret le climat saharien en sup6rieur et inférieur(LEHOUÉROU. Pmm 300-400 200-300 100-200 50-1 O0 20-50 0-20 Les climats sont classés en fonction de : l'indice pluviothermique deux crithres << Q2 D et la moyennedesminimum du cc mois le pIus froid << m B. Ces 32 nuances climatiques correspon: Ac 13 dent aux6 subdivisions de MEIGS Options méditerranéennes No Ac 14 . Lesvaleursremarquablesde m déterà l'intérieur de minent des variantes chaque sous-climat. 1956. - - 19 26 . Nous obtenons ainsi suivantes : 10 les subdivisions 2 i :QB 10 = climatméditerranéen désertique ou saharien Qz < 2 = climateu-saharien.Ea 24. -ma Oh Le climataride se subdivise en supérieur. 1968). LE HOTJÉROU. En raison des faits biogéographiques et agronomiques nous prkférons la qualifier d ' c aride supérieur 1) (LE HOUÉROU.Ac 23 Ac 24 Ea 23 . variante à hivers doux = D Les climats de l'Afrique du Nord 7 < m < 9 : des climats appartiennent à la gamme variante à hivers chauds = C la méditerranéens au sens ~'EMEZERGER. et 2. o P = pluviositémoyenneannuelle M moyennedesmaximumdumoisle plus chaud (juillet. HOUÉROU. Les spécialistes de différentes disciplines pour écarter sont maintenant d'accord l'hypothèse d'un changement de climat depuis le début de la période historique.puisquelespluies Nous obtenons ainsi le schéma suivant: surviennent en hiver.2 : VILLÈLE. L'dvapotr. (3) BAGNOULS et GAUSSEN considèrent comme sec tout mois où P 2 T : P = précipitation moyenne mensuelle T = température moyenne mensuelle. 1958.atioiz potentielle mesurée Pennisetum clandestinum sur gazon de varie de 1 200 à 1 600 mm par an selon les zones (DAMAGNEZ et al.2 variante : < m < l (1953) dure de de BAGNOULS et GAUSSEN variante à hivers froids = FF 7 à 11 mois dans la zone aride et 12 mois l<m<3: dans la zone désertique (3). en dehors peut-être de quelques balancements de faibles amplitudes '(MONOD. 6 sous-étages HOUBROU. 1954 . Cette évaluavariante à hiversfrais = F tion correspond presque exactement avec 3<m<5 : celle obtenue par l'emploi de Ia méthode variante à hivers tempérés =T THORTHNWAITE (PRÉZIOSI. elle Inférieur Supérieur Inférieur Saharien Moyen Supérieur se montre en harmonie avec les faits (4) ____-biogéographiques et agronomiques (LE HOUÉROU. à hiverstrès froids = TF La saison sèche évaluée selon la méthode .2 Q2 1959).5 < m < . 1959). LE HOUÉROU GOUNOT. LE 5<m<7 : . aride < Q 9 < 50 = climatméditerranéen Nous obtenons ainsi 3 types de climats. août) m = moyennedesminimumdumoiJle plus froid (janvier) M et m sont exprimés en degrés Kelvin (Celsius 273). 1958. 1959). mais sont naturellement beaucoup plus précises. 7 F FF TF + + + + + + + + + + + + + + + + + + + - + + + + + + - + + + I + I I + - + ( 4 ) Cette subdivision a été souvent classée jusqu'ici N semi-aride inférieur )) (LE H O ~ R O U 1958. DE . 9<m: zone désertique.CIHEAM . La combinaison des G sous-climats et 7 variantes donne donc en principe 42 nuancesclimatiques dont 32 ont été observéesdans la réalité. Nous classerons ici les climats suivant la méthode d'EMBERGER parce que cette méthode est la pIus utilisée en Afrique du Nord oì1 elle a EuAride Aride Aride Désertique Désertiquel Climats d'ailleurs été conçue. et que.. de plus.1965). 1959). LE HOTJÉROU et GOUNOT. auxquels correspondent 3 étages de végéet 7 variantes (LE tation. GOUNOT et LE HOUÉROU. au nord du Tropique variante à hivers très chauds = CC du Cancer. C D 2000 P Q2 =a ___ T 4 4 Mr.

1962. généralement a1 nombre de 4 (5).1969).>. FLORET E t LE FLOCH. 500-800 m en Libye. Hydrologie.L'altitude de ce: reliefs est de 1 500-2 O00 m au Maroc e en Algérie. En zone aride la tranche érodée est de 0. MONJAUZE. etc . Ces relief réduisent d'une part les influences océani ques et méditerranéennes et d'autre par lesinfluencessahariennes. ~ ~ ~~~ Relief.) dont l'altitude s'abaisse r' 400-800 m. v. L'èrasioiz hydrique a été mesurée par l'accumulationdesalluvionsderrièreles barrages réservoirs et par l'étude du débit solide des cours d'eau. En zone aride.Chaînedes Chotts et Mont. Sud Marocain). etc. 1969). O. terrassesalluviales (aunombrede 4 Les glacis alluviaux constituent souven. Ces plaines constituent des $éries de glacis d'érosion et de glacis alluviaux. Ces reliefs atteignent3 000-4 O00 n au Maroc. La tranche érodée peut atteindre plusieurs centimètres par an sur lessolssableux (LE HOTJ~ROU. La zone désertique est limitée au Nor( par unesecondeligne de reliefs : Ant Atlas au Maroc. Dra. Les ou c oueds B ne rivières temporaires coulent que quelques heures par an après lespluies.5 à 1. Moulouya. L'essentiel des zones arides est dom formè de hautes plairzes de 800 à I 200 I? d'altitude Iimitèes au Nard et au Sud pai les chaînes atlasiques. (5) R. localement. 1966. croûtes calcairesou.COQUE.Erosion L'lzydrologie superficielle secaractérìse par des écoulements intermittents.. se développent au piet des reliefsen une sériede surfaces aplanies emboîtées et couronnées par de puissante.LEHOUÉROU. 1972).. Aux deux extrémités de l'Afrique du Nord : sur le littoral atlanti. Atlas Saharien et Aurè enAlgérie. que et vers le golfe des Syrtes. Géomorphologie La zone aride est limitée au Nord pa une ligne de reliefs orientée SW-NE Moyen Atlas et HautAtlas duMaroc Atlas Telliend'Algérie et Dorsale Tuni sienne. Djebels Nefous. Ces hautes plaine! zomprennent des dépressions (Zahrez Hodna.Leszonessituéesen bordure 000-4 O00 rnj du Maroc des reliefs élevés (2 présentent des cours d'eau pérennes au moins dans la partie supérieure de leurs cours (O.CIHEAM . les pluies de 10-20 mm suffisent (à déclancherles écoulements. le niveau de base des systèmes endoréiques ils sont souvent salés. LICITRI. Sous.. les basse! plaines arides s'abaissent progressivemen au niveau de la mer. des Matmata en Tunisie. O.1968. Tensift. La zone aride nord-africaine se présentc :omme une sériedevastesplainesplu: 3u moinsmollementvallonnées dont 15 rnonotonie est localement rompue pal Juelques reliefs témoins des plissements 4tlasiques. Options méditerranéennes 20 - No 26 . par an (TIXERONT. Les glacis d'érosion. et Lakhdaren Libye.Options Mediterraneennes c .1962. O . 5 à 10 % des précipitations alimentent le ruissellementet sont perdues(LE HOUÉROU. Enbordure de la zonedésertique la destruction de la végétation naturelle conduit à une érosionéolienneintense.. 2 000-2 500 m enAlgérie e 1 200-1 500 m en Tunisie.5 mm de sol 1960.Leszonesaridessituées en bordure des reliefs élevés constituent des cas particuliers en raison des possibilités agricoles offertes par l'utilisation du ruissellement (Aurès.1969. gypseuses Ils sont entaillés par les cours d'eaux qu ont édifié au cours du quaternaire de! ) .1960.

jachères généralement disposée sur un mode et végétation et pâturages << contracté B (MONOD. . 50 O00 km2 Libye. La végétation des zones arides de lessteppes sont disposées sur unmode de régression << diffus D. Les zones arides du Sud-Ouestmarocain portent encore. couvrant 10 à 80 % . . Les reliefs inclus dans la zone du siècle les superficies suivantes (BOTJDY. . notamment en Tunisie et au Sahara. sur bois de feu. 4000000 ha et Stipa tenacissima. halepensis. . Tetraclinis articulata. .une forêt claire d'drgania n'est en cause (LE HOU~ROU. 1952. 1 350 O00 ha ou moins une végétationforestièreplus 500 O00 ha Libye . . . Cette végétation est généralement qualià Stipa tenacissima fiéedesteppique. surtout dans l'étage méditerranéen saharien infé1 1 rieur. 600 O00 ha. l'Afrique du Nord (LE HOUBROU. 50 O00 k m 2 supplémentaires seront levés 1 au 1l200 O00 dans les steppes de l'Ouest Steppes algérien en 1975-1977. 1957.1974). . aride sont couverts de boisements plus ou moins dégradés à Pinus halepensis. La désertisation des bordures sahariennes intéresse probablement pluseurs dizaines de milliers d'ha par an pour l'ensemble de 1968). 1973. 150 O00 k m 2 TOTAL. . soit une régression actuelle de l'ordre de 10 O00 ha par an (LEHOUBROU. Ces cartes phytoécologiques couvraient les superficies suivantes en 1974 : Algérie .N o 26 . . . . . 1 Matorrals dégradés à Rosmnrinus ojjîcinalis et Stipa tenacissma . . Lesreliefssituésen Maroc . . . . EMBERGER.Rosmarinusojjîcinalis Algérie . . PABOT. Entre lesisohyètes de 200 et 400 mm environ). qu'au Proche-Orient(REIFENBERG.1 de la surface du sol et hautes de 10 à 50 cm Steppes avec un développement très variabledes à Artemisia campestris espèces annuelles liées aux pluies. Aucune modification du climat 1968). démographique grandissante qui se traduit l'extension 1955. l'arrachagedesespècesligneuses pour le selon les zones. . Ces superficies régressent rapidement. . Cetterégressionrésultede la pression les steppes résultent de la dégradation d'une végétation forestière (LE HOUÉROU. . . . . . . . 275 O00 km2 des temps historiques peut-être schématisée commesuit(LEHOUBROU. . des cultures céréalières épisodiques et Juniperus phoenicea. par exemple. ligneuses ou Artemisia herba alba ou graminéennes. 1968. . . . . L'ensemble du territoire tunisien est couvert par des cartes échelle phytoécologiques à moyenne (1 l50 O00 à 1l500 000). 50 O00 km2 Tunisie . 1937. . L'évolution de la végétation des hautes plaines algéro-tunisiennes dpeuis le début En Tunisie.1960. la végétation est Ermes Cultures. ou à Artemisiaherba alba Dans les zones désertiques. 1969) à Pinus.CIHEAM . c'est-à-dire à recouvrement l'Afrique duNord est en voie (1930.1969) : Forêts primitives Pinus halepensis et Juniperus phoenicea ou Tetraclinisarticulata à 1 Forêts dégradéeset matorrals à Juniperus phoenicea ou Tetraclinisarticulata et Rosmarinus ojjîcinalis actuellement que 500 O00 ha.Options Mediterraneennes Végétation La végétation des zones arides et désertiques de l'Afrique du Nord a fait l'objet de ndmbreux travaux. et eu-saharien. 1970). au contraire. par un surpâturage intense. . . il n'en reste Options méditerranéennes n Y 21 . Pinus halepensis. pour ce dernier). 8 050 O00 ha Quercru ilex. . Beaucoup de zones sont des <( man made deserts B ainsi. . dégradées à : TOTAL. . 2 200 O00 ha bordure ou en enclaves non arides portent Tunisie . . . . 1968. . PEARSE. 1950) : Jmiperus phonicea. . .d'ailleurs. . . Lessteppes d'alfa couvraient au début spinosa. . . . cultigène dégradés dire localiséedansleszonesbasses et le à Anagallis coeulea à Peganum harrnala long du réseau hydrographique. . . Dans les zones arides. 1954) c'est-àannuelle. .Ellesecaractérise par et Artemisia campestris l'importance des espèces vivaces. . .1969). Cedrus atlantica (altitude supérieure à 1 200 m soitprèsde 20 % de la zone aride. . 25 O00 k m 2 Maroc . . rapide depuis quelques décades végétal relativement régulier.

sols gypseux (100-400 400mm) 221.CLASSE DES SOLS CALCO-MAGNBSIMORPHES (300-400 mm) et au . est constitué essentiellement d'affleurements sédimen o 1 taires d'origine néritique.Groupe bruts d'apport 112. Les ensembles lithologiques compren nent principalement des calcaires de marnes et des grès avecdesformation gypseuses et salifères au trias. des sols bruns calcaires calcaires 212.Groupe des Rendzines vraies 211.Groupebrutsd'érosion 111. Les séries sédimentaires ont été puissan: ment plissées entre l'oligocène et 1 miocène lors de la surrection des chaîne atlasiques au cours de l'orogénèse pyrénéc alpine. . CLASSE DES SOLS SEXQUIA OXYDES A HUMUS DOUX - mm. Les formations crétacées et ter tiairesaffleurent sur d'immensessurface ainsi que les pellicules quaternaires qu les recouvrent. . .1 sous-groupe des Lithosols 11 1. . sols bruns 21l. Rendzines rouges 212.1 S/gr. vert isoliques 22.Groupe des sols bruns 1 S /gr.2 sous-groupe desRégosols 112.CLASSE DES SOLS NON BVOLUl!?. (6) (200-400 subdé311.. Sols Suivant la classification française (AUBERT et al. . . 0. des encroûtements gypseux . Les limites climatiques corres pondent en effet aux alignementsatlasi ques puisque l'Anti Atlas et l'Atlas saha le Nord la zone désertiqu rien limitent vers et que le Moyen Atlas. et au delà) (6) 1-3 % de mat.1 S /gr.2 S /gr.CLASSE DES SOLS ISOHUMIQUES 31. organique dans les hori zons de surface. sols bruns sertiques (7) (100-200 mm) - - mm> 312.S'/classedes 3. ..1 S /gr. comme la hauteur de reliefs. . (n Slclasse des sols bruns rouges méditerranéens 411.Sous classe des sols nor1 clinlatiques 111. (100-400 mm) . .Groupe des sols grissubdésertiques(100-200mm) 4. (350-400 41.S 11. Colluvial 2. . .1 S/gr. sols brunssteppiques 311. . Ces faits sont d'une importance extrêmc de. au lias à l'éocène et localement dans d'autre étages. les difficultés de l'agriculturl irriguée qui utilise le plus souvent de eaux et des sols plus ou moinssalés.Groupe des Rendzines àhorizons 212.2 S/gr.S'/classedes sols rendziniformes . Les marnes sont elles-mêmes souven gypseuses dans l'ensemble de la sr5ric depuis le permien jusqu'au pliocène. Les chaînes constituent l'essentiel de c châteaux d'eau B qui alimentent 1 ruissellement et lesnappessouterraines Si bienque les ressourcesen eau diminuen d'Ouest en Est.2-1 % de mat. organique dans les horizon de surface.Groupe des sols à concrétions gypseuses localisées 221.1967)utilisée en Afrique du Nord. située depui l'èreprimaire au contact de la mésogé et du bouclier saharien.N o 26 . eauxprofondes ou superikielles et. . . 1969) : 1. 1959. . . Sous classe des sols isohurtiques saturés 311. lagunaire continentale avec quelques faciès dm dépôts profonds dans les zones de subsi dence. Ces chaînes jouent un rôle capits ressource dans la climatologie et les hydriques.2 S /gr.Options Mediterraneennes I l Géologie L'Afrique du Nord aride. Alluvial 112. .Groupe des sols rougesmédi- - terranéensnonlessivés 22 Options méditerranéennes .Rendzinesnoireset grises 211. pa: conséquent. Eolien 112. . delà) 21. . le Haut Atlas e l'Atlas tellien correspondent à la limit nord de la zone aride. .3 S /gr.2 S /gr. les principales catégories de sols de la zoize aride sont (LE HOUÉROU.CIHEAM . et expliquent la grande extension alluvionssaléesainsi quela nature de.

.La ment ou accumulation d'eau).2 S/gr.Slclasse à hydromorphie partielle de profondeur 621. 5).L'absence de toxicité. Si les eaux superficielles sont peu xploitées.4 Nebkas 122. . 4. . >ses d (8) obtenues en admettant des .2 S/gr. . . . . .Groupe peu salé 512. . .Slclasse des sols peu évohés verfiques 711. salé à très salé - 6. .Groupe /lithosols Options méditerranéennes - Nous examinerons ici les disponibilités eau pour les irrigations permanentes. La TUNISIE dispose actuellement d'envi)n 150 O00 ha de cultures irriguées dont lviron la moitiédansleszones arides . . . perméabilitédeshorizonsde face. probablesousment plus de 200 O00 k m 2 . .Options Mediterraneennes 5.Groupe à salure profonde 52. Environ 80 % dessuperficies riguées sont localisées dans les zones rides et désertiques.S/elasse des sols salins 511. C'est l'expression de la << loi du minimum >> de LIEBIG.1 S/gr.1 S /gr. 7) d'autres. Les groupes 112-2 et 112-3 (alluvions et colluvions) occupent probablement plus de 100 O00 k m 2 . à Amas et nodules gypseux 612.Groupe des sols noirs hydromorphes 612.1 S [gr. . Comme il a ét6 dit plus haut (2-6) les ssourcesen eaudiminuent d'Ouesten st comme l'altitude des reliefs. . Dans la zone désertique on observe les catégoriessuivantes(LEHOUÉROU.CIHEAM . 12. . L'ALGÉRIE dispose également . Les eaux d'irrigation du Maroc et de la one non aride de l'Algérie sont essentiellelent constituées de réservesaccumulées errière des barrages réservoirs oupar ompage dans des rivières pérennes.Slgroupe Eolien 122.2 famille éolienne) 121. .21regsautochtones 121. l'exclusiondeseaux de crues qui per. :n Tunisie. . .Groupe des pseudogley 621.1 famille de hammada(dalles et pavements des surfaces structurales) des regs (ablation 121. . . .3 Barkhanes 121. à encroûtementcalcaire de nappe 621.Groupe sal6 à très salé 513.CLASSE DES SOLS HALOMORPHES 51. . la disponibilité en eau 'irrigation de ces zones serait de l'ordre e 375 millions de m3 par an.Groupe des sols vertiques à caractère peu accentué 712. Le groupe 111 comprend d'immenses surfaces de croûtes calcaires quaternaires. topomorphe 612. 1959. En LIBYE lessuperficiesirriguées inté:sent environ l00000 ha:elles sont entiè:mentsituées dans deszones arides et ésertiquessoit une disponibilité eneau 'irrigation de l'ordre de 750 millions de l3 par an. . .u tertiaire) et les frais de pompage ugmentent considérablement.La texture et la profondeur. .CLASSE DES PHES SOLS HYDROMOR- 61. .Lessols sont d'autant meilleurs qu'ils permettent d'emmagasiner le plus d'eau pendant les courtes périodessèches. de 10 O00 ha de terres irriguées dont seulelent environ 100 O00 ha dans les zones rides et désertiques soit une disponibilité :tuelle en eaude ces zones d'environ 50 millions de m3 par an pour ces zones. . Soit le disponibilite actuelle en eau d'irridion de l'ordre de 2 250 millions de m3 ar an (8).N o 26 '23 . à Amasetnodules calcaires 611. .CLASSE DES SOLS NON ÉVOLUÉS 121. dans l'ensemble.La position topographique (ruisselle. au contraire ont une extension énorme (1. . . nappes .Groupedes sols d'apport 122.22 regs allochtones 122. . 3. Sous classe des sols bruts climatiques 121. Le MAROC dispose de pIusde 300 O00 ha 5 terres irriguées et de possibilités 'extension de l'ordre de 350000 ha.S/cIasse à hydromorphie partielle de surface 611.Groupe à taches et concrétions 611.Groupenonlessivé 521.1 Famille voiles et placages 122. u contraire.2 S/gr.ettent seulement des appoints tempo.Groupe des sols vertiques à caractère de salinité Certaines catégories sont rares ou très rares (21. enrevanche : S eaux profondes sont utilisées à extrême limite des possibilités des nappes t même souvent au delà. . . en Libye au et Sahara Algérien. .5 Cordonsdunaires Du point de vue écologique et agrologique les facteurs importants à considérer en zone aride sont : 2s L ressources en eau .ires. à encroûtement gypseuxdenappe 7. L'amélioation dans le domaine de l'irrigation ne tourra venirdenouvellesressources en au mais de la meilleure utilisation des aux déjàexploitées. . Slclasse des sols salés à alcali 521. 1960) : 1. sur- Les trois premiers facteurs déterminent le bilan hydrique. . les eaux proviennent princialement de nappes artésiennes ou phréa(ques.1 S /gr. désertiques. lithomorphe 62. Les nappes Naissent (continentalintercalaire.CLASSEDESVERTISOLS 71. .2 Microdunes 122. ?tirnations irrigation moyennes de 7 500 m3 /ha /an.2 S / g r . peu salé 521.

notamment phénicienne. la technique agricole. Tunisie.Options Mediterraneennes Les populations nomades furent également en luttes tribales plus ou moins permanentes entre elles pendant 12 siècles. 6000? 31309 39523 29493 43 610 22493 déjàplus ou moinsruiné par Ilérosion que les conquérants arabes établirent leur domination vers la fin du VIP siècle. commercialisait à la même époque des quantités équivalentes (CAMPS. exportait près inchangées dans en Grèce plusde 200 O00 q de céréales demeurées à peu entre -200 et . . 1 O00 3 555 4 650 4 396 6 800 5 408 I1 s’est probablement agi d’une agriculTerritoires espa>> dont I’érosion a sans doute ture <<minière gnols. . . luttes dont la conquête des pâturages.2% par an repoussèrent dans les refuges montagneux Libye. 250 prospérité antiquè jusque dans des zones 1616 1451 2 1032 2122 Maroc . . . Djebel Nefousa) Maroc . (JULIEN.12 siècles un équilibre stable entre lescapacités de’ production liersd’années (Pebbleculture).2% par an (Atlas.CIHEAM . 33-34-35) Outre les épidémies et les famines périodiques consécutives aux années de Lesvestigespréhistoriquestémoignent de la présence de l’homme en Afrique du sécheresse.0% . 191 231 243 251 360 été la principale raison du déclin. se développèrent depuis envi.1965). . faible partie et localement les progrès de ron 1O00 ans avant J.Les populations nomades furent en lutte permanente avec les agriculteurs sédentaires qu’elles Algérie . . . L’Afrique du Nord devint le principal grenier de Rome. . ces luttes maintinrent pendant plus ou moins Nord depuisplusieurscentaines de mil. Tassili). .1960). . 3.graphique que n’ont contrebalancé qu’en 1956). . . . . 1955). . . Matmata. motivations matérielles (MARTEL. II en estrésultéuneexplosiondémoLescivilisationsorientales. Algérie. . . . . La domination romaine vit se développer POPULATIONS (1) pendant 6 siècles une agriculttre prospère Estimations e t projections. L’AGRICULTURE ET L‘ELEVAGE ’ l 1 I I . .0% 3. en I O 3 habitants et diversSée. dernogra. . notamLes conquêtes coloniales au cours de la mentdans leszonesactuellement arides moitié du X I X ~siècle et de la et désertiques : Atérien (paléolithique seconde siècle ont rompu moyen). Aurès.s% par an ou dans lesrégionsdésertiques. . La civilisation des pasteurs nomades s’est principalement étendue dans les steppes de la zone aride et leurs confins désertiques. L’HOMME. . (1) Les derniers recensements de 1966 fournissent des chiffres tres voisins de ceux obtenus par estimation. . 2000 8753 1 1 055 1 1 540 1 5 016 16 500 De nombreux vestiges témoignent de cette Libye . . Afrique du NordC’est vraisemblablement sur un pays Ouest . phie (tabl. L’agriculture était déjà bien développée La population des zones arides a sextuau début destempshistoriquespuisque Massinissa. - ~ ~~~ 2 4‘ Options méditerranéennes .N o 26 . des terres à céréales et des oasis furent les Introduction : histoire. . Capsien (épipaléolithique) et première moitié du X X ~ cet équilibre. .3 % 3. dessteppes et la densité du peuplement Plusieurs civilisations phéhistoriques humain et animal.C. Néolitiquesaharien (BALOUT. . 2. . 2000? 8953 13260 16526 1236018 O00 aujourd’hui à peu près incultivées. .170 tandis que Carthage leszonesarides. . . Hoggar. Les céréales les plantations de vignes et d’oliviers 1975 1900 1950 1962 1965 1972 occupèrent plusieurs millions d‘hectares dont une grande partie dans la zone aride l I I I entre les isohyètes actuels 200 de à 400 mm. (M’Zab. pp. originales s’y sont développées. . 3. .3% par an Tunisie .3. Beaucoup de plaines littorales TAUX d’accroissementsactuels étaient infestéesdemalaria. roi de Numidie (Tunisie et plé depuis le début du siècle dors que les agricoles et pastorales sont à Rome et techniques Algérie orientale). . 3.

.sauf en Libye où il est de l'ordre de 800 $. U. Écon< Europ. h / k m 2 dans les plaines steppiques du Maroc. . .. Libye. Lestableauxci-dessus montrent l'importance de l'explosion démographique.. Cl. . 1 moins d e 5 moins de O. Lybie. 500 100 20? 200 820 12. ATrement supérieur (CHEVALLIER.. .A. Maroc TAUX DE SCQLARISATION (1 968) (en % des enfants de 6 à 14 ans) Ensemble Pays Zones arides désertiques L'ensemble de la zone aride nordafricainea un demimillion de bouches ans. Tunisie. Libye 125 millions de tonnes pour 1974.o 9.. 80 millions (REMILI. ( 2 ) Cette estimation tient compte du triplement du prix des phosphates et du quadruplement du prix du pétrole en 1974. . 1966). .. elle est de l'ordre de 15.R. au k m 2 en dans le Sahel tunisienet les Hautes Plaines constantinoises. Maroc . . . .S. . 25 21 33 o. Elle atteint maintenant 43 millions. si le taux d'accroissement démographique actuel demeureinchangé. . . L'accroissement démographique n'est pas moindre dans la zone aride que dans l'ensemble des pays. . . La population de l'Afrique du Nord était d'environ 6 millions d'habitants au début du siècIe. Algérie. Libye. TOTAL. de l'Algérie et de la Tunisie. . à notre avis. Libye. .N o 26 25 . 5000 2 O00 2800 6 O00 30 88 41 30 1 5 800 % yo % Yo 35 % Algérie. de l'extension d'une céréaliculture épisodique. écologique l et sociologique fondamental. Tunisie.Tafilalet). .. . O 5.. Bataillon.3 .Options Mediterraneennes POPULATIONS ACTUELLES ESTIMÉES des zones arides et désertiques de l'Afrique du Nord en I O 3 habitants et en yo des pays (y compris la population urbaine) Algérie. DENSITÉ DE POPULATION en habitant par km2 (y compris la population urbaine) (1) Pour la Libye et l'Algérie. . Options méditerranéennes .O 7. aléatoire et improductive et de l'élimination des plantes ligneuses pour le bois de feu. Le revenu effectif parhabitantrural dans les zones arides désertiques et n'atteint pas actuellement 200 $ de moyenne annuelle. . Maroc . Comm. 245 156 150 180 2 684 2 850 257 1 8 7 4 500 800 156 193 350 824 3 369 . . .. 1969). 1 1 2 3 1 241 1 6 3 7 820 951 l 373 (1) Cf. .S. La conséquence de cette pression démographique accéléréeenzone aride est la réduction de la productivitédesécosystèmes par suite de la dégradation de la végktationet de I'érosion corrélative des sols..5 10. les chiffres antérieurs ir 1975 ne tiennent pas compte du <c Boom pétrolier >> : Algérie 50 millions.. 47 39 45 85 30 201 3 O? 70 POPULATION RURALE ET NOMADE en I O 3 habitants et % (y compris nomades sahariens) rurale nomade PRODUIT INTÉRIEUR BRUT PAR HABITANT ($ US) Pays 1962 1965 1975 (2) Libye (1) ~Algérie. Maroc Tunisie. . elle peut atteindre localement 130 halau k m z (Djerba. Maroc Tunisie. TIA. I1 serait même légb 1947. Tunisie . supplémentaires à nourrir tous les C'est là le facteur économique.3 50 5 La densité de population estextrêmement variable elle dépasse 80 habitants zone atlantique marocaine. .. Ellesrésultentde la surcharge des pâturages. Le problème de développement des zonesaridesestaujourd'huide transformeruneéconomieancestrale de subsistance en une économie de production rendue nécessaire par la pressiondémographique. U. TOTAL. . . 4 O00 1 O00 2 200 4 O00 11 200 1963.S.CIHEAM . . . . . . . Algérie . . . Les prévisions pour 1980 et 2 O00 sont respectivement de 50 et.

La plusgrande partie à celle de l'élevage ou de la céréaliculture en raison de l'abondante main-d'œuvre desrécoltesest obtenuedans leszones qu'ellenécessite..500 O00 ha sont cultivés avec des appoints lent adaptée à la zone aride en raison d'eau de ruissellement dont probablement 3 son cycle végétatif court qui la met plus 50 % au Maroc.5 H oL ue é 1r9 o6 u2 . le déficitserait de Mais cette extension soulève 'agriculture 26 Options méditerranéennes - No 26 . . des rendements puisque l'on défriche des blé tendre et surtout l'orge..CIHEAM . .Options Mediterraneennes Pays ' Algérie Li bye Maroc.. sauf au Maroc où l'irrigation temporaireetl'utilisationdes et sur les sols sableux.. Lepotentield'extension de cette culture qui était de l'ordre de 500 000 ha supplé2 O00 2. après 1 500 5 2 1968 Troin. . : superficies de l'ordre de 1 O00 O00 ha en Tunisie aride entre lesisohyètes de 150 8400 mm. Algérie : 63 % I 1 faut remarquer que les superficies Libye : 60 % semées varient dans de très grandes proMaroc : 70 % portions d'une année à l'autre en fonction Tunisie : 70 % des pluies automnales et du début de l'hiver. Cette variation augmente avec Le sous-emploien 'zone rurale atteint l'aridité. . la culture de l'olivier permet. Environ Cette dernìèrecéréale est particulière. 15 ans. Le 1963 a été actuellement à peu près utilisé. la superficie moyenne lrboriculture enculturesèche.. .. sauf en Libye sive est la destruction des pâturages. .. Les cultures céréalières occupent les L'arboriculture en culture sèche lperficies suivantes dans les zones arides L'olivier en culture sècheoccupedes B l'Afrique du Nord. . ..l'extensionlocalisée de démographique. charrue et laissent la place à des annuelles messicolessansintérêt fourrager et incapables de retenir le sol qui devient la :éréaliculture proie de l'érosion. wvent que le blé à l'abri de l'échaudage msécutif aux sécheresses printanières. par exploitant diminue. 120 kg d'huilepar ha(LEHOUÉROU. TOTAL . . .H en est de même Lescéréalescultivéessont le blé dur. céréaliculture.s Ragazzola. .espèces pastorales sont détruites parla 'œuvre. . Les li.Plusieursdizaines de L'agriculture aride nord-africaine se milliers d'hectares sont défrichés tous les tractérise par l'extensiongénéralisée de ans.Aussicette culture estde 300 à 400 mm de pluviosité. l'ordre de 50 à 100 kg par habitant et par an dans la zone aride.6 Houérou. . . . des problèmes 250kg par habitant. 800 2. En Algérie environ Dans les zones arides plus de 80 % de 30 % de cette superficieestcultivée par population vitdirectementouindírecles pasteurs nomades et la superficie ment des produits de l'agriculture et de moyenne exploitée par ménage est de Slevage. Tunisie . Malgré cela. 19 6 8 mentaires en 1960 (LE HOUÉROU. . ibid) 1 200 1. Pour l'ensemble des différents l'ordre de 9 ha avec une superficie modale iys. . En estimant les besoins annuels à elle en extension rapide vers l'hinterland. En effet. Sfax). ..au contraire. Sources qx/ha Surfaces ( I O 3 ha) Rendements Les rendements moyens sont de l'ordre de 1958). . ..us de 50 % et le chômage environ 30 % Le résultat de cette céréaliculture exten: la population active.uneproductivité eaux de ruissellementpermetdesrendesurtout une valeur ajoutée bien supérieure ments supérieurs. La culture de l'olivier prend la forme 1969 d'une monoculture dans les basses plaines 5 500 de la Tunisie steppique notamment le long du littoral (Sousse. soit environ 25 millions d'arbres. . sols de plus en plus médiocres. tivants : 1968). cette proportion atteint leschiffres de 5 ha et médiane de 11 ha (REGAZZOLA. en raison de la pression .. importe dela main. où elle permetdesdensités depopulations très Les rendements sont de l'ordre de élevées de 50 à 100 habitants au km2 entre 1'5 kg de céréales par mm de pluviosité les isohyètes de 200 à 400 mm.. .. ' moyenne annuelle..

localement.Hécatombespériodiques lorsque se succèdent plusieurs années sèches (environ 70 % des ovins et caprins furent décimés durant lesterriblessécheresses de 19461947). 'élevage reetifs et structuresdestroupeaux L'élevage constitue la principale res. Cette proportionvarie beaucoup d'un pays à l'autre. oignon) les céréales et. I Options méditerranéennes (9) Sur la basedes Cquivalences suivantes : 1 bovin = 1 camelin = 5 ovins = 7 caprins = 2 Bquins (ânes).2 milliond'amandiers et 800 O00 figuiers. plus précisément en Tripolitaine. 1966).Options Mediterraneennes ~~ ~ difficiles d'équilibre agricole. . .sauf dans le Sudmarocain oh des eauxde meilleure qualité permettent la culture des agrumes (région du Sous et du Haouz). En Libye. Dans les hautes plainesaridesalgéromarocaines. productivité. Les cultures irriguées Les cultures irriguées occupent environ 500 O00 ha dans l'ensemble de la zone aride et désertique de l'Afrique du Nord. I 600 7 O00 . espèce adaptée aux hivers rigoureux et pour les fruits de laquelleexiste uneimportante demande internationale. . le troupeau est à la fois une banque et un signe de position sociale. Tunisie . . Cette carence organique est d'autant plusnéfaste que les sols et les eaux d'irrigations \sont plus salés. - 27 N o 26 . . . glement à l'intensification En effet les sols souffrentsouventdu manque dematièreorganiquedont les cultures fourragères et le fumier sont la principale source. ROU. . . Maroc. à faible (croûtes calcaires.Élevageextensif. . l'importance de l'arboriculture est à peu près négligeable en raison desrigueurs de l'hiver.. L'ensemble du troupeau converti en ites ovines (9) serait de l'ordre de 40 milons d'unités. Les pâturages sont donc progressivement relégués sur les sols médiocres sols salés). . Ces eaux titrent couramment 2 à 5 X. dans l'élevage ovin.8 mouton-équivalent parhapour ensemble de la zone aride et un rapport &tail (moutons) /population de 2. Les principales cultures irriguées sont : le palmier.Les propriétaires n'ont aucune notion de productivité. I MOYENNE DU CHEPTEL des zones arides et désertiquesen I O 3 animaux I Ovins 1 I l Caprins 1 O00 1 400 4 O00 1 I Asins 200 120 350 1O0 I I I Bovins 150 1O0 800 1 I Camelins 1 1 I Algérie Libye . ce qui constitue un goulet d'étrandes cultures.Extrême variabilité des effectifs (surtout ovins et caprins) en fonction des conjonctures climatiques. la production d'agneaux vendus dépasse rarement 40 % du nombre de brebis. TOTAL . piment.2 têtes / habitant. soit une densité animale e 0. les plantations sont constituées sur les bonnes terres sableuses qui sont aussi les meilleurs pâturages et ceux dont la production est la plus régulière. . 1962). par exemple. Le taux d'agnelage atteint à peine 60 %. 1. 8 O00 2 300 1 2 O00 2 500 24800 175 260 I 1 770 I 70 1 120 1 1 O0 150 685 I I Les caractéristiques de cet élevage sont sensiblement les mgmes dans les quatre pays : . accélérant la dégradation de ceux-ciet rendant les troupeaux de plus en plus vulnérables aux caprices des précipitations. I 1 existe cependant un potentiel important de culture du pistachier. I 1 serait extrêmement souhaitable d'étendre les cultures fourragères irriguées pour engraisserlesagneauxnés dans la steppe et constituerdesréserves fourragères en vue des périodes de disette pasto1962. les arbres fruitiers (notamment l'abricotier) les agrumes (surtout au Maroc) les cultures maraîchères (tomate. . et FROMENT. . l'arboriculture fruitière en culture sèche intéresse environ 200 O00 ha dont près de 60 % sont consacrés à l'olivier et 40 % aux amandiers et figuiers. soit environ 5 millions d'oliviers. Cette variabilité % et parfois atteint couramment 400 700 % sur les marges sahariennes (LE HOU~ROU.urce agricole des régions arides de Afrique du Nord (60 X). assurant la sauvegarde des troupeaux en année sèche. .Trèsfaible productivité moyenne.seul le nombre de têtesestpris en considération. L'ensemble des cultures irriguées représente probablement 20 à 30 % de la valeur de la production agricole des zones arides et la quasi totalité de la production des régions désertiques. . 1963. . de sels solubles (parfois même 6 et 7 X) dont 20 à 50 % deNaCI. En effet. . LE HOUÉrale (LE HOU~ROU.Peu ou pas de réserves fourragères.CIHEAM . la luzerne. L'importance de l'élevageet des cultures fourragères en agriculture irriguée est très faible.

(LEHOUÉROU et FROMENT. mais cal. Cemoution des animaux est fourni par les zones vement pendulaire se produit depuisdes sahariennes situées entre lesisohyètesde siècles. les troupeaux de moins meilleurs sols et reçoivent 80 % pondent aux de 100têtesreprésententenviron deseffectifs et les troupeaux de plus de assez souvent un appoint d’eau latéral par 200 têtes.2 bovin = 0. par mm de pluviosité une vingtaine de têtes en moyenne(LE 1964). Les animaux sont trop âgés.Options Mediterraneennes . plus de 80 % de la Lors des années de disette. de l’ordre de 2 ha par ovin. Ils remontent au an = 210 unités amidon (10). la charge est légèrement plus faible.Les troupeaux sont de petitetaille. les propriétaires possèdent 1. ce quiéquivaut à 50 de la productivité des terres à céréales.1963. moins de 10 % du cheptel ovin ruissellement.5 à 3 kg de M. dans la zone aride.106 ovin 0. étant donnéeslesconditions . . arides de l’Atlas tellien. soit 300 UF X 1 885 soient couverts.5 âsin = 300 unités fourragères par sur les marges sahariennes où la température estplusclémente. les éleveurs à l’élevage. de60 % enAlgérie car les besoins théoriques des animaux ne 65 ? en Libye sont généralement pas couverts. Les troupeaux nomades des hautes hypothèses de calcul suivantes : 1 ovin = 1. à conditions écologiques En réalité. Cette charge correspond en fait à celle observée entre les isohyètes de 200 à 300 mm (LE HouÉROU.5 à 1 UF ou En Libye.S.Les bovins appartiennent en grande est supérieure et surtout beaucoup moins irrégulière que celle des terres à céréales. qu’ils L‘ensemble de l’Afrique du Nord aride traversent pour se rendre au début de et désertique aurait ainsi l’équivalent ovin l’été sur les chaumes des régions semide près de 31 millions de têtes. la proportion de est trop grande (20 %). partie auxsédentaires.3 caprin = 0.ils reprennent le chemin inverse. printemps dans les hautes plaines. + ‘ (10) Ces hypothèses supposent que les besoins alimentaires thkoriques.Les dromadairesappartiennenten L’élevage est conduit de façon ancestrale. HOUÉROU. majeure partie aux nomades. sont utilisés en pâture continue.77 ovin par ha ouencore 220 UF par ha ou 660 kg Mat Sèche par ha. .2 dromadaire plainesalgéro-marocainespassentl’hiver = 0. moyenne annuelle (LE HOUÉROU. la productivité des pâturages . 1966). 50 à 100 mm (ce qui paraît probablement excessif). .CIHEAM . serait donc de l’ordre de 0. sans rota1 n’y a tion et sans réserves fourragères. comparables. possèdent moins de 100 têtes (REGAZZOLA. irrationnelle. La production moyennedespâturages 1968). I pratiquement aucune liaison entre l’éleLes pâturages.1963). 70 % ? au Maroc Ceci correspond néanmoinsà une charge 25 ? en Tunisie trèsélevée.Les ânes (et les chevaux) appartienmâles nent probablement en plus grande propor. En automne. = 565 O00 calories. ils ne le sont généralement pas. En admettant que 10 % de I’alimenta. Les phturages tion aux sédentaires. on peut calculer la charge latifs et anti-économiques dans l’espoir moyenne despâturages en se basantsur les d’assurer la surviedesanimaux. 1966). nous aurions une charge moyenne 465105 ha de = 1. En réalité.réformés trop tard. écologiques et montre bien une des en Algérie plus de 70 % des propriétaires principalescausesde la dégradation des pâturages.La proportion des effectifs nomades ovins-caprinsest de : 1962. LE HOUÉROU et FROMENT. y superficie est consacrée achètentdes fourrages à des prix spécucomprisles jachères et leschaumesdes céréales.carcelles-cicorresEn Tunisie.3 hapar ovin ou 36. Dans la zone aride. la charge vage steppique et les zones irriguées.

12. . Mines Les mines. de 15 millions de personnes vers 1980.. Arboriculture 1. le revenu par habitant serait de : 2 500. Mahdia. Sfax.5.Options Mediterraneennes Production agricole et projections pour 1980 VALEURS DES PRODUCTIONS AGRICOLES (l) en 106 $ e t % Céréales.industrialisation. IOo ha à 300 $/ha élevage 40.Tunisie : 33. cultures irriguées 0. Agadir. .. soit une vroduction moyenne annuelle d'environ i 500 * ' O 6 = 220 $ par habitant 112.Gabès.106 et par an (pbpulation agricole).O Ceci veut dire que l'amélioration du Tunisie : 30 O00 tonnes niveaudevie ne peutprovenir de l'agricul-(Sousse.6 13. . . sont une source de revenus importants pour la zone aride notamment au Maroc et en Tunisie. Tonnes de phosphates exportes en 1967 : par animal. .il faudrait donc du Nord sont estimées à 70 % de5 réserves augmenter la production de 4 fois.106 $ = 2oo $ 15. 106 tonnesen1973 tonnes en 1973 Libye : 125.Maroc : près de lo7 très variables d'une deur >> d'ailleurs .. on peut. dont le Maroc détient à lui la population des régions arides serait seul 50 %. . lo6 ~ Pétrole Algérie : 50.5 qx à 1O 8 le q. tout arc plus. ture aride tant sue lesconditionssociocconomiques et surtout le taux d'accroisL'ensemble des pêches. Pêches Lespêchesprésentent uneimportance non négligeable au Maroc et enTunisie aride : Maroc : 120 O00 tonnes (Safi. des industries sement démographique resteront ce et du tourisme des zones arides emploie moins de 200 O00 travailleurs et constitue sonr.Zarzis). Dans la meilleure hypothèse possible la production pourrait seulement augTourisme menter de 10 % d'ici à 1980.0 8 le kg. Essaoup-a). Rernargue: 11 estbienévidentqueces chiffres ne sont que des <( ordres de gran.2. surtout pour les phosphates. . .100haà 2. En d'autres tevmes. Culturesirriguées .lo4 Si l'on veut fournir aux populations de cesrégions un niveau de viedécent Les réserves de bhosphates d'Afrique (1 O00 $/an) vers1980.abaissement du taux d'accroissement démographique.CIHEAM . I O o ovins dont 50 % vendus(agneaux f rgformés) à 40 S .10G tonnes en 1973 Tunisie : 5. .tourisme et artisanat.. Cessolutionsimpliquent une véritable mutation socioéconomique. Les solutions des problemes de la zone aride doivent venir de : 70 66 300 536 clevage TOTAL .Algérie : 9 . puisque mondiales. . trks sombres. lesressources de moinsde 10 % de la Les perspectives agricoles sont donc population.106 région à l'autre.émigration.106 personnes Si la production reste stagnante. .10G Donc le revenu agricole annuel par habitant vivant de l'agriculture sesituerait entre 160 et 200 $ vers 1980. . espgrer maintenir le niveau de vie actuel des popalations uzlvales.1 1O0 (1) Ciréales (60 d'orge) 5.pêches.1 OB ha à 120 kg d'huilc/ha à 1.106 166 $ 15. En supposant Maroc : 1 500 O00 touristesen1973 une amélioration improbable de 50 % O00 touristesen1973 Tunisie : 1 O00 de la production agricole le revenu par Algérie : 500 OOO? touristesen1973 habitant serait en 1980 : 3 OO0.s. Arboriculture en sec. 100 18. Options méditerranéennes o 29 - NO 26 .3 56. Mais elles n'intéressent qu'une très faible proportion de la population.

. I 1 a été par ailleurs montré qu'un que 30 % des superficies irriguées devraient a-ménagement rationnel des pâturages peut être consacrées à ces cultures soit 150 O00 alccroître leur production de façon consi. L'accroissementdecettecéréaliculture elrtensive et très peu productive (moins de 1947). Ces cultures occupent actuellement II&les et la lutte contre les maladies des superficies à peu près négligeables et ermettrait encore une augmentation de P ne concernent que la luzerne. et 1' 966). prendre en vue de la stabilisation des Les problèmes de l'amélioration consiseffectifs du cheptel et de son alimentation te:nt à : rationnelle(MONJAUZE et LE HOUÉROU. des résultats satisfaisants jusqu'à une altitude de 1 O00 m environ.par m3 d'eau au lieu de 0.3 à 1. cyanophylla.106 U. 50 à 100 % par la roduits de l'élevage de P On a avantage à cultiverdesespèces riztionalisation des moyens de production. L'améliorationzootechniPlusde20 de disetteetd'engraisserlesagneaux et animaux sans ue par l'élimination des 9 animauxderéformesen conditions norV.aleur.F.) dont les feuilles riches en protéines . Les animaux peuvent en consommer altec des rendements de plus en plus bas.xérophiles ( A . etc. Mais cette augmentation n'est pas fourragères à cycle de végétation hivernal sans améliorer les conditions dont le rendement pour l'eau est supérieur Possible d 'alimentation desanimaux.). La céréaliculture est extension en Ces plantations produisent 10 à 50 t C(Instante en raison de la pression démode fourrage vert par ha et par an soit Braphique.L'alimentation exclusive avec des cactus peut-être poursuivie penZ 1OLA.. Ceci est d'autant plus vrai que les eaux Pâturages.Utiliser les engrais. dant 8 à 12 semaines sans danger (CORDIER. 3 O00 unités fourragères. surtout phos.Étendre lestravauxdegénie rural par des plantations d'Acacia inermes Permettant d'utiliser au mieux le ruisselle.CIHEAM .F.5 à 1). I 1 est démontré quela plantation Ficus-indica) donne de cactus inerme (O. .Options Mediterraneennes - Les rèsesves fourragères Cactus. pro. 1965. Cette mesure doit être accompagnke . 1966) (1.. 0tctuellement 500 O00 ha). 1971).sont appréciées des animaux. par an (FRANCLET L 'élevage L'extension des cultuses fourragères La stabilisation des effectifs permettrait d 'accroître les produits de l'élevage de irriguées.Les Acacia sontadaptés ductiveset à cyclevégétatifplus court..Des sols de moins en moins farvorables sont défrichés sur la steppe 700 B. 1968).5 t(lut une question de création de réserves (LEHouÉ~ou fcIurragères et d'utilisation rationnelle des U. Les rendement sont de 500 à 2 O00 UF par ha et et LE HOUÉROU.C'est avant à celui des cultures d'été d'au moins 50 % et FROMENT. I1 enest de même des Atriplex ( A . et au-dessus C:éréaliculture deI'isohyètede150mm(MONJAUZE et LE HOUÉROU. Les quantités de céréalesdisponibles par indéfiniment 10 % de leur poids par jour alimentation compléh abitant diminuent n'atteignent et le sousréserved'une niiveau de consommation (250 kg par mentaire en matière sèche et en protéines. 1965). Phatés. etc. A. aux sols sableux et les Atviplex aux sols lourds et plus ou moins salés. la réductionde la proportion de males. . aiaeura. nlent. dérable (300 à 500 X).halimus. soit 5 à 6 % des besoinsthéoriques du I 1 est donc possible d'augmenter les cheptel. L E S PROBLEMES TECHNIQUES DE L'AMELIORATION DI€ LA PRODUCTION AGRICOLE 30 Options méditerranéennes - N o 26 . des moutons P'ersonne) que dans 45 % des cas (REGAZ. nummularia. A . LE HOUÉROU et FROMENT. ce qui correspondrait à une productionde l'ordre de 700.Limiter la céréaliculture aux zones 50 O00 ha de cactus inerme ont été plantés rt:cevant un appoint d'eau de ruissellement en Tunisie aride de 1970 à 1975.à 200 O00 ha.. devrait permettrede constituer desréservesfourragères pour lesannées %.Trouver des variétés rustiques. 1966). L'extension des massifs de cactus nous 3 q /ha) en moyenne) se fait aux dépens paraît être la mesure la plusurgente à dles meilleurspâturages.Onestime 1 'ordre de30 % (LE HOUÉROU FROMENT.

La salwe des eaux et des sols. La production est évaluée.Ehrharta calycina tationst (prêts. soit 10 à 12 O00 m3/ha/an).exploitation rationnelle.. Concentrés). d'éducation.O. Les cultures fourragères qui ont donné de vulLes possibilités de resemis de pâturages traintes (impôts). et pour lesculturesmaraîchères. LE .Moricandia sufivuticosa. pl.La rotation etle pâturage différé.ilspermettent . fourragères. . le Bersim (Trifolium alexandrinum) donne écotypes locaux (ou importés) ont donne faveur d'un aménagement de type sédenlieu à quelques succès au niveau de l'expé. LE HOLJÉROU. collinw On a préconisé en Algérie une méthode . F. 1967. de bonne valeur alimentaire .L'absence'généraledefertilisation Entre les isohyètes de 350 et 400 mm lesannéesquiviennent. Lesespècessuivantessemblentdignes autres pays de l'Afrique du Nord où l'on . très surtout dans leszonesbasses et jusque suppose : sous des pluviosités de 150mm.. nummularia. conclusions ~'EVENARI etKOLLER(1956) On espère étendre la méthode à quelques . drainage en aval deszonesirriguées. Foin. Lorsque les eaux ne sont pas salées et laria .nel à grande échellesemblentsedégager . Une doctrine pastoralefondéesur la minérale.Des doses d'irrigation insuffisantes conduit à des échecs sous des pluviosités C'est en fait un problème de Rénovation ou excessives (les besoins étant de 0.Acacia. .Melilotus alba .Stipa parviflora .Oryzopsisholciformis .Atriplex halimus A. dont les Elle semble avoir été abandonnée en que lestempératures d'hiver sont clémentes canescens. donc de valoriser les eaux de I1 est démontré qu'un pâturage ration.Medicago tunetana différente fondée sur l'organisation du se) (Trudan. de démonstration Culture d'hiver : sont subordonnés à des recherches théori.Mélilot blanc (Melilotus alba) dans les prochaines années dans les trois . A. subventions.La faible importance descultures : (THIAULT. productifs. que le même pâturage surexploité.CIHEAM . hali. piper) . à 300 $ par ha (LE HOU~ROU.A.et nellement conduit produit 3 à 5 fois plus . dégradé (RODIN et al. A l'irrigation.A . HOUÉROUet FROMENT. - - - - - 1 ~ Options méditerranéennes .Cenchrus assiste à une prise ciliaris . . 1964). A.s 1 1 1 1 1 . .T.etc). culteurs. sativa .Sudan grass (Sorghum sudanen.Le contrôle de la charge et de l'éro.jeunes cadres.Fétuque élevée(Festucaelatior) la germination.et d'organisation. FROMENT 1963.populationspar desargumentsdialectiques et /ou autoritaires par le jeu des inciAgropyrum elongatum .L'absence de débouchés notamment leszones à nappes phréatiquessalées. menée avec succès en Tunisie sur des . de salure. nique. la génétique et la physio.paraît très difficile à appliquer notamment Toutes ces cultures sont très résistantes barbafa .taife basé sur des (< coopératives d'élevage>>. notamment en fumier. Les et debonne appétabilité.N o 26 31 . c'est un problème les meilleurs résultats à l'irrigation sont : sous des pluviosités inférieures à 350 mm garisation. d'excellents résultats. 1966. du sol. Mais les pâturages resemés ne peuvent Plantation d'dtriplex (FRANCLET.L'absence générale de drainage artiet à un manque de connaissance de base sur la physiologie de la germination. 1974.Stipa lagascae Stipa nomadisme (BAUMER.L'importance du parasitisme notam1966) Ilfedicago Elle a donné des résultats encourageants.Hedysarum carno. canescens) donnent L'exploitation rationnelle des pciturages très peu productive en dehors de quelques d'excellents résultats. LE produire aucune amélioration durable HOUÉROU et al.Lesdifficultés de commercialisation miliacea . L'agriculture irriguée est elle-même mus.P.Options Mediterraneennes Lolium rigidum . Le resemis des pâturages a généralement WOOD. 1962).Phalaris truncata .Cenchrus ciliaris . rimentation).Lotus creticus subsp. quesetappliquées sur lesconditions de Des possibilités d'aménagement ration.Artemisia herba alba ce qui concerne le contrôle de la charge à la salure des eaux et du sol (5-10 milli.L'insuffisance de l'encadrement techCLAUDIN et HAY1974.Le manque de technicité des agrid'utiliser des eaux de 10 à 15 millimhos et (Atriplex. 1971) s'ilsne sont soumis par la suite à une L'agriculture irriguée LesAtriplex (A. Elle nous t i p a fontanesiì .. méthodes d'élevage sédentaire et nomade. A . DELHAYE. GRANIER.S Sanguisorba minor . ' à l'Afrique du Nord. LEHOUÉROU. en moyenne.Sanguisorba minor .Ces échecs sont dus inférieures à 350 1 à l'irrégularité des conditions climatiques Rurale (MONJAUZE. sujet par l'auteur et D. en culture sèche périmètres de technique moderne. en particulier chez les Culture d'été : Sporobolus marginatus . 1959). glauca. 1971.Trèfle fraise (Trifolium fragifede conscience aiguë reum) d'intérêt : Oryzopsismiliacea .Lotus creticus techniquemaissociologique.Dactylis hispanica . sédentarisation a été mise au point à ce avec les espèces suivantes (1966). sion. Ellea pu être E.etdesconMedicagotruncatula. même plus. Agropyron sp.en en secteur nomade et l'intrication des mhos). 1970. Les superficies restreintes de quelques centaines ficiel donc excès d'hydromorphieet /ou d'ha et sur plusieurs dizaines d'années. LE L'amélioration des pâturages . Ce qui se traduit par : HOUÉROU et SARSON.L'extension de beaucoup de produits.Luzerne (Medicago sativa) sum . glauca . Cactus.La carence des sols en matière à cet égard sont entièrementapplicables dizaines de milliers d'ha en Tunisie dans organique. des resemis ont été réussis et exploités .Atriplex nunzmu. Ils sont très résistants à la sécheresse.Orge en vert (Hordeum sativum) logie.Hedysarum carnosum de la méthode impliquel'adhésiondes sont plus salées et doivent par conséquent être utiliséesavecprudence. causes de cette faible productivité sont : La disponibilité de réserves fourragères sous réserve de drainage.Digitaria commutata ssp nodosa de ce problème. .limités (Souss du Sud Marocain).Oryzopsis Le facteur limitant n'est pas ici de nature mentdesnématodes .

des mines. l‘extensiondesoliviers en sec se heurte à quelques difficultés en raison de la concurrence des huiles de graines dont la productionest en voie de mécanisation et dont le coût de production est beaucoup plusbas. L’arboriculture en sec Dans une perspective à long terme. tandis que l’érosion enlève de sol par an (LE HOUÉROU. Mais les possibilités touristiques sont 8. L‘élévationduniveau de vie et l’augmentation des salaires risquent de faire de l’olivier une culture de puresubsistance.nous n’y insisterons donc pas. pour l’ensemble des quatre pays. récolte). Les seuls espoirs sont dans la rationalisation des moyens de production par un encadrement technique dense et compétent.et surtout une véritable mutation socioéconomique par la rénovation rurale. une partie importante . Les pâturages sont en voie de dégradation rapide et le désertgagneplusieurs dizaines de milliers d‘ha par an en 1 mm moyenne. une importantespour despayssitués heure de G jet D de l’Europe Occidentale. tout en rendant les troupeaux de plus en plus vulnérables aux fluctuations climatiques. l’émigration (environ un million de nordafricains travaillent actuellement en Europe de personnes faisant vivre 5 millions restées au pays. abriproduction : amandier. I1 est donc nécessaire de diversifier la pistachier.La complexité des structures agraires et les faibles dimensions des exploitations (0. Un programme de recherches interdisciplinaires à cet effet fonctionne depuis 1970 dans le Sud Tunisien (FAO /UNESCO /CNRS /ORSTOM /INRAT).CIHEAM . Lesrevenusdel’olivieren zone aride nedépassentguèreenmoyenne le coût de production dont l’essentiel est constitué par la main-d’œuvre (taille.Options Mediterraneennes . mal a peu rémunérée et de faible prestige. Le but de cette rénovation rurale doit être l’arrêt de la désertisation et l’amélioration de la productivité des écosystèmes. l’extension des cultures arbustives se produit aux dépens des meilleurs pâturages et diminuent par conséquent les ressources de ce secteur en accélérant la dégradation des pâturages médiocres par l’accroissement de leur charge. 1968. du tourisme et despêches ne concernent qu’une faible partie de la population. d‘entreeuxprovientdeszonesarides). L’amélioration du niveau de vie des populations rurales implique l’abaissement du taux d‘accroissementdémographique. ’ puisquele nombre d‘ingénieursagricoles diplômésn’atteint pas 200 par an. I1 reste à espérer que lesresponsables de I’économie et de la politique des pays nord-africains sauront faire preuve du dynamisme et de l’imagination nécessaire à cette mutation. Mais la technicité agricole. Les ressources du pétrole. d‘attrait pour les cadresnord africains 32 Options méditerranéennes - N o 26 . Par ailleurs.5-1 ha). 1974). c’est-à-dire 10 % desbesoinsminimaux. Dans la meilleure hypothèse on peut espérer maintenir d’ici à 1980 le niveau de vieactuel (200 $/an et /habitant vivant de l’agriculture). cotier. Ce diagnostic indique clairement la thérapeutique. CONCLUSIONS Les perspectives de l’agriculture dans les zones arides de l’Afrique du Nord sont bien sombresen raisonde l‘explosion démographique et du caractère archaïque desprocessusde production.

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