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TOUT SAVOIR SUR LES ANALOGUES - Pr Léon PERLEMUTER

Les analogues lents de l'insuline Les analogues de l'insuline sont des modifications apportées à la structure et à la résorption de l'insuline, plus lente en l'occurrence, mais non à ses autres propriétés. Quels sont les analogues lents ? Deux sont commercialisés en France : la Lantus (Sanofi-Aventis) ou glargine et Levemir (Novo-Nordisk) ou detemir. Ce dernier nom est celui de la dénomination commune internationale (DCI). La Lantus a un profil d'action bien particulier : - Le début est assez rapide pour une insuline lente : environ 1 heure. - Le pic d'action est étalé sur 24 heures et régulier. - La fin de l'action est progressive et survient au bout de 22 à 26 heures. Au total, la Lantus peut être faite en une unique injection par jour. À ce titre elle remplace avantageusement les insulines au zinc retirées du marché. La Levemir est une insuline plus «courte» que la Lantus : - Le début d'action est assez rapide pour une insuline lente : environ 45 minutes à 1 heure 30. - Le pic d'action est étalé et régulier sur 18 à 22 heures. - La fin d'action est progressive. Au total la Levemir doit être faite deux fois par jour pour « couvrir » 24 heures. D'action plus prolongée et régulière que la NPH, la Levemir la remplace cependant. Utilisation des analogues lents Aussi bien la Lantus que la Levemir sont utilisées pour remplacer l'insuline basale c'est-à-dire celle qui est sécrétée tout au long des 24 heures. Cette insuline représente environ les deux tiers de la quantité totale chez un individu non diabétique. Dans le diabète de type I Les analogues lents sont employés dans le traitement « optimisé » ou fonctionnel qui comporte quatre injections par jour au moins. Les analogues rapides (Apidra, Humalog, Novorapid) qui sont faits au moment des apports glucidiques (repas surtout) ne peuvent être mélangés dans les mêmes cartouches que les analogues lents. Dans le diabète de type II Les analogues lents sont surtout associés aux autres hypoglycémiants oraux quand la carence en insuline est devenue trop importante pour être traitée par les seuls traitements classiques. Le traitement par insuline devient alors prépondérant.

La grande stabilité des analogues rapides permet de les injecter par toutes les voies. Utilisation des analogues rapides Leur profil d'action explique la façon dont ils sont employés : Dans le diabète de type I Les analogues rapides suppriment ou. ce dernier ayant inventé l'insuline qui porte son nom). La fixation sur une protamine neutre permet de faire une insuline d'action retardée qu'on appelle NPL (L pour Lente) faisant référence à la NPH (Neutral Protamin Hagedorn. . c'est-à-dire proche de la physiologie humaine.Les analogues rapides de l'insuline Ce sont des insulines dont une extrémité a été modifiée. .Le pic d'action se produit une heure après et ne dure pas longtemps.Le début d'action est très rapide. Les analogues n'ont d'autres inconvénients que leur coût plus élevé que celui des insulines classiques. Quels sont les produits utilisés en France ? Trois analogues rapides sont employés : l'Apidra (Sanofi Aventis). accélère la résorption mais ne change pas les autres propriétés de l'insuline. Les analogues rapides par voie sous-cutanée sont d'action quasiment immédiate. Humalog (Lilly) et Novorapid (Novo-Nordisk). Ces « insulines » possèdent dans l'ensemble un profil d'action identique. luttent contre l'hyperglycémie postprandiale. on peut même les mettre dans les seringues électriques et dans les pompes à insuline.La fin d'action est rapidement progressive en deux à quatre heures. Ils sont injectés trois fois par jour lorsque l'insuline basale est un analogue lent (Lantus ou Levemir). au moins. ils peuvent être administrés avant ou après le repas suivant nécessité. c'est-à-dire la fabrication d'une insuline lente. Dans cette mesure. 5 à 10 minutes environ. mais comprend. Le remplacement de la structure normale par des acides aminés différents. Ainsi dans le cadre d'un traitement « optimisé » ou fonctionnel. L'analogue rapide peut être ajouté en proportions variables à l'insuline NPL (ainsi la Novomix 30 contient 30% de l'analogue Novorapid et 70% de NPL). du moins. plus rapide que les insulines classiques : . quatre injections par jour. . Dans le diabète de type II Les analogues rapides n'ont leur place que sous forme de NPL.

Professeur Léon PERLEMUTER . les analogues rapides sont alors employés comme dans le diabète de type I.Un cas particulier est celui du diabète de type II devenu insulinodépendant.