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II.

Les échanges du dioxygène entre les organismes et leur milieu

Pour couvrir leurs besoin énergétique, les cellules puissent les nutriments, l’oxygène et les précurseurs métaboliques dans leurs milieux de vie et y rejettent leurs déchets métaboliques .or ces substances n’étant généralement pas disponibles et ne s’accumulent pas à proximité des lieux de leur consommation ou de leur production. Les processus de diffusion des gaz et des nutriments dans les liquides biologiques n’assurent un rapprovisionnement satisfaisant des cellules que sur de faibles distances (<1mm).chez la plupart des organismes, la solution adoptée est la mise en œuvre d’une convection interne c'est-à-dire une circulation des liquides qui baignent les cellules la convection interne ou du milieu intérieur est une repaire efficace aux limites de la distribution par simple diffusion au sein des organismes de grande taille. 1°- Grâce à la mise en place d’un cœlome : C’est le cas des annélides, bryozoaires et échinodermes, ce cœlome assure une partie des fonctions circulatoires mais son efficacité demeure limitée chez les animaux de grande taille, car il est : o Soit carfiué dans un compartiment dos : vésicules cœlomiques (annélides) o Soit a un important volume et une grande complexité ce qui rend son efficacité limitée (échinodermes) 2°- Chez la plupart des coelomates, se différencie un autre compartiment : Un compartiment circulatoire strictement dévolu à la fonction de distribution qui s’ajoute au cœlome et qui se spécialise dans le transport et l’extraction des gaz corrélativement le liquide qu’il véhicule, se charge de molécules pigments respiratoires. Ce compartiment circulatoire peut être : Dos est ramifié, contenant du sang (ex : Annélides, céphalopodes et vertébrés) ou non en digéré, contenant de l’hémolymphe (Mollusques et arthropodes). Au cours de cet essai, nous nous limitons à l’étude des fonctions de transport des gaz respiratoires chez les vertébrés et essentiellement chez l’homme. Nous nous rentrons de traiter les mécanismes et les processus de transport des gaz par le sang. 1) Le sang : un tissue capable de véhiculer les gaz respiratoires dans l’organisme Par son origine, le sang doit être considéré comme une variété de tissu mésenchymateux (conjonctif), dont les éléments cellulaire sont séparés par une substance interstitielle liquide : le plasma. Le volume sanguin est supérieur à 5l chez l’Homme, et représente 6 à 8 % de la masse corporelle. 1.1.) Les constituants sanguins :

Par la technique de centrifugation, ou peut séparer les constituants du sang :

5 *10¹² /l de sang chez l’Homme. Cl-…) Substances organique (HCO3-. leur centrosome et leur ARN. on estime leur nombre à 5.Autocoagutant Plasma Sang frais Globules Centrifugation Séparation des constituants sanguins Après centrifugation on obtient deux phases : a---Le plasma : C’est un liquide incolore à jaunâtre. Chez les Mammifères qui sont les seuls vertébrés à globules rouges anucléés (HEMATIE) . Les globules rouges sont les plus petits et les plus nombreux globules. les globules représentent un volume de 45% b---Les globules: Trois types de globules soit en suspension dans le plasma :    Des globules rouges : Erythrocytes Des globules blanche : Leucocytes Des plaquettes : Thrombocytes Alors que les leucocytes et les thrombocytes jouent un rôle primordial dans le maintien de l’intégrité de l’organisme et l’hémostase. elles constituent l’élément clé dans le transport des gaz respiratoires. 2) Le globule rouge : une cellule spécialisée dans le transport des gaz A--Le globule rouge : un sec d’Hémoglobine Les globules rouges sont incapables des mouvements propres. dont la forme d’équilibre est celle de disques aplatis biconcave (chez les Mammifères). dont l’analyse montre :     95% d’eau Sels minéraux (Na+. mais extrêmement molles et flexibles.55l. les globules rouges qui sont strictement inféodés au sang et ne peuvent vivent que dans le plasma. acides aminés…) Son osmolarité est d’environ 290 à 300mosm/l. il est perdu. Au cours de leur différenciation. Le noyau est conservé chez tous les non Mammaliens. ainsi que le chondriome. un litre de sang renferme 55% de plasma soit 0. globuline et fibrinogènes) Protéines plasmatiques (Albumine. globuline. 1. ils perdent leur appareil de golgi. à partir d’une cellule souche pluripotente. Ils prennent naissance au niveau de la moelle osseuse.

3 DPG présent en quantités importantes (5mM) que dans le globule rouge de la plus part des mammifères . le globule rouge n’est pas un simple sac à l’hémoglobine. (CA²+) ATP ase membranaires dont le fonctionnement est indispensable pour maintenir les gradients ioniques utilisées dans le transport actif. par ailleurs. Qu’on peut recueillir par l’expérience d’Hémolyse.cette molécule est produire par un shunt de la voie glycolytique court-civaritant la synthèse d’un ATP. Les ions (Cl-. substrat métabolique principal. peut également être utilisé pour réduire le glutathion oxydé.biosynthèse active du 2. Ces systèmes permettent de réduire la méthémoglobine qui se forme en permanence dans le globule rouge : Hémoglobine (Fe²+) Oxydation méthémoglobine (Fe³+) Le NADPH. Mais. HCO3-) traversent la membrane au niveau des mêmes structures que l’eau.Les globules rouges doivent leur coloration à la présence dans leur cytoplasme d’un pigment : HEMOGLOBINE. 2 . La dissociation de l’acide carbonique en HCO3 et H+. b--. C—Transport ionique membranaire La membrane érythrocytaire est le siège d’échanges actifs et passifs. mais il concerne nombreuses caractéristiques physiologiques lui permettant d’assurer sa fonction.3DPG constitue également une réserve énergétique importante pour l’hématie.Genèse d’un pouvoir réducteur : NADPH et NADH deux coenzymes réduits sont produits par la voie des pentoses (NADPH) et par la glycolyse sont essentiels à l’alimentation les systèmes anti-oxydants. B-. pénètre à . par la voie des pentoses. Ce dernier s’oxyde en réduisant la méthémoglobine.L’eau.3 Diphosphoglycérate (2. la membrane étant peu perméable aux cations Les H+ traversent mois rapidement hors du globule rouge. catalysé par un enzyme bi-fonctionnel : DPG mutase/ phosphatase. la sortie des HCO3 est composée. Du point de vue fonctionnel : Les gaz O2 et CO2 diffuse simplement à travers la membrane plasmique sous l’effet des différences de pression partielle de ces gaz. contrairement à ce que l’on dit souvent.3 DPG) 2 .production d’ATP : La production d’ATP est réalisée essentiellement sous forme par la glycolyse anaérobie. pénètre dans l’hématie par un transport facilité (perméase).le métabolisme énergétique a--. et pour une plus faible part (15%). elle agit comme une barrière en s’opposant à la sotie de l’hémoglobine et des phosphates organiques. Le glucose. par l’entrée des ions (Cl-) qui permet le maintien d’un équilibre entre les amines et les cations : Effet Hamburger (voir Figure1). c--. L’énergie produire est distribuée à alimenter les pompes ioniques (Na+/ K+) ATP ase. Ce composé sert d’effecteur allostérique madéfiant l’affinité de l’hémoglobine vis à vis de l’oxygène.

(Figure 2) . ces quatre chaines polypeptidiques ne sont pas toutes identiques. le globule rouge doit être déformable. en mesure de circuler dans les capillaires les plus fins (< 3µ) de diamètre.La forme biconcave circulaire permet d’avoir un rapport surface /volume optimum (140µm²/hématie). fœtale et après la naissance. ont une forme qui leur permet une bonne diffusion de l’oxygène à travers leur paroi .1--L’hémoglobine est une hétéroprotéine : L’hémoglobine se compose de partie . D ‘autre part. le dédit de ce liquide doit être d’autant plus important que les besoins des tissus sont plus grands. capable de le fixer d’une façon réversible et donc d’augmenter la capacité de transport en oxygène dans le sang : C’est l’hémoglobine. Le cycle de Jacobs-Stewart permet aux ions H+ d’entrer rapidement de façon indirecte dans le globule rouge. les globules rouges.Ce dernier est expulsé dans le plasma grâce à l’échangeur Cl-/HCO3- Figure 1: Cycle de Jacobs-Stewart D--L’hématie : une cellule flexible : Les globules rouges ont pour fonction principale de véhiculer l’oxygène fixé par l’hémoglobine du lit capillaire pulmonaire au lit capillaire périphérique. Les H+ neutralisent les ions HCO3. Pour effectuer ce transport. ses limites d’efficacité si le sang ne renfermait des molécules présentant une grande affinité pour l’oxygène.La globine C’est un tétra-peptide qui chacune abrite un hème. 2) L’hématie est le principal transporteur d’oxygène vers les tissus Compte tenu de la faible solubilité de l’oxygène dans le sang.travers des pores membranaires d’une façon rapide et passive. HCO3-. Cette simplesse est rendre possible grâce à un cytosquelette robuste composé essentiellement de SPECTRINE et d’ACTINE. Cette composition varie en cour de la vie.dans le plasma.le poids moléculaire de l’hémoglobine est : 64500d a--. Ce mécanisme trouverait rapidement. mais formée de deux couples de chaines identiques deux à deux : 2chaines α et deux chaines ß chez l’adulte. 2. libérant du CO2 qui diffuse dans la cellule et y forme H2CO3 qui se dissocie en H+. l’une protéique (la globine) et l’autre est un groupement prosthétique : C’est l’HEME .

Les chaines α et ß se disposent dans l’espace selon les structures secondaires et tertiaires qui découlent de leur séquence en acides aminés. Elles forment d’abord des dimères α ß. F. G et H L’hème est relié par de nombreuse liaisons à 16 amino-acides de la globine dont 2 Histidines . L’Hème se fixe d’abord sur les chaines Þ avec formation d’un tétramère intermédiaire ne portant que deux hèmes.Pour la chaine α les histidines sont situées en 58 et 87.L’une située en 63 sur le segment E et l’autre en 92 sur le segment F de la chaine ß . Figure 3: Configuration spaciale de la globine avec 8 segments A. puis un tétramère α 2 ß2 en présence d’hème. Les structures tertiaires des chaines α et ß permettant leur association sous forme de dimères par des contacts portant sur 34 acides aminés. C. D. la chaine peptidique α est formée de 141 acides aminés . En suite les chaines α et ß des deux dimères s’unissent par contact au niveau de 19 acides aminés . B. E. comportant 4 hèmes est devenue fonctionnelle . leur structure spaciale est voisine puis que l’une et l’autre sont pelotonnées sur elle-même et définissent 8 segments hélicoïdaux repérés conventionnellement par une lettre A à H. par contre. Les séquences des chaines α et ß majoritaires chez l’adulte sont différentes. Du point de vue structural.Et la chaine ß est formée de 146 acides aminés.La molécule d’hémoglobine qui est maintenant un tétramère globinique.Figure 2: Evolution de la structure de l’hémoglobine au cours de la vie. Les segments E et F forment une cavité dans laquelle se loge.

L’hème : Toutes les chaines polypeptidiques contiennent un site actif constitué d’un groupement organique de nature porphyrimique. La fixation de l’oxygène est liée aux caractéristiques de l’ion fer qui enformant un complexe dit : Hexacoordonné est susceptible d’échanger deux autres liaisons. Dans le cas des vertébrés (sauf les cyclostomes). soit avec des acides aminés de la globine (Résidus histidine dans l’hémoglobine). une molécule d’hémoglobine porte quatre sites actifs. Cette courbe montre que l’O2 combinée à l’hémoglobine. augmente avec l’augmentation de la PO2 et que la forme combinée à l’hémoglobine est plus importante que la forme dissous. a--.Fixation d’oxygène par l’hémoglobine : (A) (B) . chacun peut fixer une molécule d’oxygène. 2 .2) Combinaison réversible de l’oxygène à l’hémoglobine La courbe A de la figure 4 décrivant les variations de concentration totale d’O2 du sang (oxygène dissous + oxygène combiné à l’hémoglobine) en fonction de PO2 est dite courbe d’Absorption de l’oxygène. Cette propriété de d’oxygénation dépend le rôle physiologique de l’hémoglobine et du globule rouge dans le transport de l’oxygène est perdue lors de l’oxydation du fer ferreux (Fa ²+) en fer ferrique (Fe ³+) dans la méthémoglobine. soit avec un ligand (O2). L’hème dont les 4 noyaux pyrole assurant un atome de fer ferreux.Figure 4: Molécule d’hémoglobine (Adulte) b--. Cet atome est de plus lié à un résidu histidine de la protéine (Histidine proximale) et peut se combiner réversiblement à une molécule de dioxygène.

les . sont loin d'être élucidés dans tous leurs détails. s’appelle : La capacité oxyphorique. b. Il s’agit d’un phénomène de coopérativité à l’intérieur du tétramère. ce qui traduit le fait que l’hémoglobine renforce considérablement le pouvoir de transport de l’O2 par le sang. modifié la structure quaternaire de la molécule d’hémoglobine. Cette courbe dite de Saturation présente un certain nombre de caractéristiques :  C’est une courbe obtenue à Ph = 7. Elle est toujours plus élevée par rapport à celle de l’oxygène dissous. grâce à la spectroscopie ultra-rapide. plus P50 est faible. qui reflète la complexité des phénomènes qui accompagnent l’oxygénation. P50=26mm hg à un ph=7.4 et T =37°C.4 et T° =37°C. rendue possible par des lasers.Figure 5: Combinaison réversible de l’oxygène à l’hémoglobine : A) courbe d’absorption de l’O2 par le sang. Une affinité élevée favorise la charge de l’hémoglobine pour l’oxygène au niveau des organes respiratoires. la combinaison d’une première molécule d’O2. plus la combinaison de l’O2 est facile et donc plus l’affinité est élevé.  La concentration d’O2 combiné à saturation de l’hémoglobine. B) courbe de saturation de l’hémoglobine par l’O2 La courbe B de la figure 4 montre le pourcentage de saturation des sites actifs de la molécule d’hémoglobine par l’O2.fixation de l'O2 par l'hème Les mécanismes moléculaires mis en jeu dans la fixation d'O2 par l'hème. cependant. ce qui facilite la fixation d’une deuxième molécule : Comportement allostérique  La plus au moins grande facilité qu’a l’hémoglobine à se combiner ou caractérise l’affinité par un point remarquable qui correspond à la PO2 responsable de la moitié de saturation de l’hémoglobine : P50. a une forme SIGMOÏDE.

chercheurs ont pu sonder la réaction de fixation d'O2 à l'échelle de quelques millionièmes de milliardième de secondes. Identifier et caractériser les mouvements de la protéine à une distance plus grande de l'hème constitue l'objectif actuel de nombreuses équipes par le monde. lorsque l'O2 est libéré on note un mouvement du fer héminique en dehors du plan de l'hème. seule la dynamique des évènements au voisinage de l'hème comment à être caractérisée. En effet. Le modèle proposé suppose que l'hémoglobine existe sous deux formes "conformation" différentes. Cependant la compréhension du mécanisme de cette régulation moléculaire doit inclure la description de l'ensemble des mouvements internes de la protéine. On sait aujourd'hui que la molécule en deux états ne représente que deux situations extrêmes d'un scénario qui doit inclure une continue d'évènements en vie le mouvement de fer en quelques centaines de fetosecondes et la réorganisation des sous-unités à l'échelle de la microseconde. alors que la combinaison d’une O2 provoque le retour du fer dans le plan de l’hème. la dynamique de la transition d'une conformation à l'autre échelle atomique. on considère la molécule d'hémoglobine comme un système moléculaire sophistiqué capable de réguler son affinité pour l'O2 par un changement de conformation. Pour caractériser. . Figure 6: Architecture du site actif de l’hémoglobine Figure 7: Modèle de la dynamique de la transition hémoglobine/oxyhémoglobine. wyman et changeus reste un guide précieux dans une analyse phénoménologique du fonctionnement de l'hémoglobine. Le modèle à deux états proposés par Monod. l'une de base affinité et l'autre de haute affinité.

c---délivrer l'oxygène aux tissus Figure 8: prise en charge du CO2 au niveau des tissus et délivrance d’O2 alvéolaire et la libération du CO2 Figure 9: prise en charge de l’O2 au niveau 2.3) les facteurs modifiant l'affinité de l'hémoglobine vis-à-vis de l'O2 .

Cet effet est dit : effet Bohr Figure 11 : facteurs modifiant l’affinité de l’hémoglobine pour l’O2 : le PH (C) et CO2 (D) . H+. ces ligands sont . sont succeptibles de modifier son affinité pour l'O2. Cet effet est favorable à la décharge de L'O2 au niveau d'un tissu actif (les muscle par exemple) ou la température locale est plus élevée.PH et CO2 Une élévation de Pco2 diminue l'affinité pour l'O2 du sang des vertébrés. b--.température: La réaction d'oxygénation de l'hémoglobine étant exothermique: Hb + O2 cal/mol. HbO2 + (10à15) Une augmentation de température déplace l'équilibre vers la gauche et diminue donc l'affinité pour l'oxygène. a cependant d'autres ligands physiologiques.La molécule de l'hémoglobine dont le ligand principal est l'O2. qui par l'interaction qu'ils éxercent sur l'hémoglobine. CO2. et 2-3DPG : Figure 10: Les facteurs modifiant l’affinité de l’hémoglobine pour l’O2 : la température a--.

En effet. C'est probablement la raison pour laquelle chez les mammifères. Les H+ interviennent en renforçant les points salins interactènaires de la désoxyhémoglobine. une baisse de PH est une augmentation de PCO2 diminue la capacité maximal de fixation de l'O2. l'effet Bohr est d'autant plus marqué que la taille est faible et que le niveau du métabolisme est élevé. et celle du CO2 moléculaire lui-même. est également connu chez les céphalopodes et les crustacés.Il est dû à une double action : celle des protons H+ libérés par la dissociation de l'acide carbonique. CO2) correspond à une interaction allostérique hétérotrope qui entraine une diminution de l'affinité et favorise donc la dissociation de l'oxygène. l'effet RooT jouerait un rôle important dans le fonctionnement de la vessie gazeuse des poissons téléostéens.l'effet RooT phénomène découvert chez les poissons (Par RooT 1939). les ions H+ et CO2 se lient à l'Hémoglobine en des sites distincts de celui du site actif fixant l'O2. c. L'effet Bohr normal favorise la décharge de l'O2 de l'oxyhémoglobine dans les tissus actifs oŭ la PCO2 est élevée et le PH faible. Même sans forte PO2. Cette combinaison (H+. Figure 12: Effet Root . Le pigment n'étant jamais totalement saturé.