Cours de droit spécial des sociétés

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Cours de droit spécial des sociétés (3ème année de droit, 2ème semestre)
Plan du cours de droit spécial des sociétés.

Partie II : Le droit spécial des sociétés.
Titre I : La société anonyme (SA).
La SARL sert de forme aux petites et moyennes entreprises (PME).. La société anonyme (SA) est conçue pour les grandes entreprises. Elle peut accueillir un nombre illimité d’actionnaires. Dans une SARL, il y au plus 100 associés. La contribution des associés aux pertes sociales est limitée à leurs apports. Les parts des associés s’appellent des actions. Elles sont éventuellement cotées en bourse. Cependant, en pratique, la SA recouvre des réalités très diverses. La société anonyme ne peut pas être unipersonnelle. Elle ne peut être créée qu’à partir de 7 actionnaires, il est donc difficile de constituer une SA. Le nom des actionnaires n’a pas besoin d’être connu mais peut toujours l’être. Au plan de l’organisation interne, la société est bâtie sur le principe de la démocratie : Le pouvoir vient de la base, c'est à dire les actionnaires. La société est construite en forme pyramidale et ce sont les actionnaires qui nomment les dirigeants. L’aspect démocratique s’est cependant effacé avec la consécration du principe : "une action équivaut à une voix." Par conséquent, si un seul actionnaire détient la majorité des actions, il possède tous les pouvoirs. Il peut ainsi nommer seul les dirigeants qui lui conviennent. Lorsqu’il n’y a pas de majorité, l’aspect démocratique est frappé par d’autres phénomènes. En effet, parmi les actionnaires, certains ne font que des placements financiers. D’autres envoient un pouvoir en blanc au dirigeant : c'est à dire un mandat de vote joint à la convocation du dirigeant à l’Assemblée Générale. Il peut donc y avoir des dirigeants qui dirigent une société sans pour autant avoir le soutien direct des actionnaires. On exige parfois que certains dirigeants soient actionnaires car on estime que cela poussera l’intéressé à mieux gérer les affaires de la société. Chapitre 1 : La spécificité des règles de constitution de la société anonyme. - On peut constituer une société anonyme par voie d’appel public à l’épargne (APE). Un corps de règles spécifiques s’applique. Il y a un formalisme contraignant, renforcé, des règles de communication d’informations. Dans la pratique, peu de sociétés anonymes sont créées de cette façon. - Il y a aussi le mode de création classique : Il existe des conditions de fond spécifiques : Il faut au moins 7 actionnaires (Article L225-1 du code du commerce). Ce seuil est difficilement explicable mais il doit être rigoureusement respecté sinon la sanction est la dissolution de la société anonyme. La dissolution n’intervient pas de plein droit : La législateur a prévu une faculté de régularisation (Le juge donne un certain délai). A la différence des sociétés à responsabilité limitée (SARL), il n’existe pas un nombre maximum d’actionnaires. Par ailleurs, comme la responsabilité des actionnaires est limitée au montant de leurs apports, il n’y a pas de condition de capacité pour devenir actionnaire : même un mineur protégé peut le devenir. Le capital de la société anonyme est au minimum de 37000 euros, lorsque la société ne fait pas Appel Public à l’Epargne. Lorsque la société anonyme fait Appel Public à l'Epargne, le capital doit être égal à au moins 225000 euros. Le capital doit être intégralement souscrit (c'est-à-dire que les actionnaires sont effectivement engagés à hauteur d’au moins 37000 euros). Cependant, au jour de la constitution de la société, il est possible de ne libérer que la moitié seulement des apports. S’agissant des apports en nature, il faut évaluer très justement les apports. Il y a un commissaire aux apports prévu par la loi (Article L225-8 du code du commerce) voire plusieurs, désignés par le tribunal de commerce à la demande d’un ou plusieurs fondateurs. Ces commissaires évaluent, sous leur responsabilité, les apports en nature et établissent un rapport déposé au greffe du tribunal de commerce. Les actionnaires sont amenés à entériner cet accord ou pas. Cependant, s’ils retiennent une valeur différente, ils courent le risque d'être poursuivis pour majoration frauduleuse en cas de mauvaise foi. Dans le droit de la SARL, si les associés retiennent une valeur différente, il y a une responsabilité originale quinquennale : ils sont responsables pendant 5 ans de l’évaluation qu’ils ont faite. Il est possible qu'au cours de la phase de constitution de la SA, certaines personnes aient rendu des services particuliers à la société, laquelle tient à les gratifier. On va conférer un avantage à ces personnes identifiées. Cette notion s’entend de toute faveur consentie à une personne dénommée, le plus souvent pécuniaire mais pas nécessairement. Cela peut prendre la forme d’un dividende prioritaire, d’un avantage commercial (Par exemple, si on a à faire à un actionnaire, on peut lui attribuer des actions). L'article L225-8 du code du commerce indique que la procédure de vérification de la valeur des apports en nature s’étend à l’appréciation de la valeur des avantages particuliers. L'article L225-101 du code du commerce suivi de l’article 148-1 du décret du 23 mars 1967 envisagent une situation originale, celle où dans les deux ans de la constitution de la société anonyme, un actionnaire vend un bien à celle-ci. Le risque est que le bien soit surévalué, que l’actionnaire tente

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de reprendre l’apport effectué. Le droit de la société anonyme prévoit une procédure spécifique : Une procédure de vérification de la valeur du bien de l’actionnaire. Concernant les apports d’argent : La souscription est intégrale mais la libération peut n’être que partielle dans la limite de 50 %. On dit que l’actionnaire a une dette due non versée : c’est la partie que le créancier doit à son débiteur (le reste doit être libéré dans les 5 ans.) Si un associé ne libère pas dans les délais son apport en numéraire, on peut tout d’abord lui suspendre ses droits sociaux (droit aux dividendes, droit de vote, …). Il peut aussi y avoir une action en paiement (Article 1843-3 du code civil). Si la société est cotée en bourse, il peut y avoir une vente forcée des titres de l'associé défaillant sur laquelle la société va se servir. Quant à l’objet social, il peut être civil ou commercial, la société anonyme étant commerciale par la forme. L’acquisition de la forme de société anonyme peut provenir d’une transformation de forme de société. Par exemple, une SARL devenant société anonyme. La structure transformée doit remplir les conditions de la société anonyme. Le fait de transformer une société n’est pas sans risque pour les associés ou les tiers. Par exemple si une société en nom collectif (SNC) se transforme en SA. Les tiers ne peuvent pas s’y opposer, il faudra regarder la date de la conclusion de la dette et regarder si elle a été conclue sous l’empire de la SNC ou de la société anonyme. Pour apprécier le montant du capital de la société anonyme, il faut recourir à un commissaire de la transformation indépendant, chargé d’évaluer au plus juste le montant du capital de la société qui veut devenir une SA et vérifier si ce capital est au moins égal aux 37000 euros minimum requis s’il n’y avait pas eu de commissaire lors de la constitution de la première société. Chapitre 2 : Les organes de la société anonyme
Section 1 : L’administration, la direction et la surveillance.

L’ancienne loi du 24 juillet 1966 a offert le choix entre deux formes de directions : - La forme classique, qui comprend un conseil d'administration chargé de l’administration avec, à sa tête, un président unique investi de la direction quotidienne de l’activité. - La forme dualiste avec un directoire, organe collégial, et un conseil de surveillance chargé de surveiller la gestion du directoire. La formule classique a été très critiquée car on considère que le conseil d'administration n’est, en réalité, pas doté de pouvoirs d’administration, c’est le président qui gère au quotidien. Il est donc à la fois le vrai gérant de l’entreprise avec les pouvoirs les plus étendus et il est aussi le dirigeant de l’organe chargé de le contrôler (alors que, en principe, il a les mêmes pouvoirs que le gérant). Ce système a conduit à des dérives. La société anonyme dualiste, quant à elle, a été peu pratiquée. En 2001, le législateur a tenté de revenir sur le modèle classique et a tenté de faire du conseil d’administration un véritable organe de contrôle en instituant un nouveau type de société anonyme classique. L’objectif, en 2001, a été d’aboutir à une dissociation de fonction : On a voulu faire du président du conseil d'administration un simple président de l’organe collégial du conseil d'administration : On lui a retiré ses pouvoirs de gestion au quotidien que l’on a confié à un directeur général. Le conseil d'administration doit contrôler l’action du directeur général. On parle désormais de société anonyme avec direction dissociée. Ce modèle est optionnel. Il est possible au sein d’une société anonyme classique de choisir un modèle de direction dissociée ou de choisir d’unifier la direction. Le président du conseil d'administration peut être ainsi être en même temps directeur général. On a donc aujourd’hui trois modèles de société anonyme : La SA classique à direction unifiée, la SA classique à direction dissociée et la SA dualiste.
Sous-section 1 : La société anonyme avec conseil d’administration.

Paragraphe 1 : Le conseil d'administration. A) L’accès au conseil d'administration de la société anonyme. 1) Les conditions d’accès au conseil d'administration de la SA. Seuls les actionnaires peuvent accéder aux fonctions d’administrateur (Article L225-25 du code du commerce). Tous les administrateurs sont des actionnaires avec quelques exceptions car il existe des administrateurs nommés par les salariés. Il existe aussi des salariés actionnaires. Il faut parfois être détenteur d’un certain nombre d’actions (défini par les statuts) pour entrer au conseil d'administration. Ce nombre en souvent faible voire symbolique. Si une personne devient administrateur sans être actionnaire, elle doit le devenir dans les 3 mois qui suivent sa nomination : Ce sont des actions dites de fonction. Sinon, elle est réputée démissionnaire d’office. L’administrateur doit avoir la capacité civile, c'est à dire qu’il n’a pas besoin d’avoir la capacité commerciale car ce n’est pas lui qui est commerçant mais la société. Il existe tout de même deux obstacles : - Les personnes voulant devenir administrateurs ne doivent pas être frappées de l'interdiction d'exercer certaines fonctions. Exemple : Des personnes ayant fait l’objet d'une condamnation pénale ou frappées de faillite personnelle ne peuvent pas devenir administrateurs. - Il y a aussi le problème de l’incompatibilité de la fonction d'administrateur avec certains métiers. Exemple : Les fonctionnaires, les parlementaires, les huissiers de justice, les notaires, … ne peuvent pas devenir administrateurs mais ils peuvent cependant être actionnaires. - Une personne morale peut devenir administrateur. Il y a obligation dans ce cas de désigner un représentant permanant de la personne morale qui signera les procès verbaux au nom de la société administrateur (Article L225-20 du code du commerce). Le représentant permanent encoure les mêmes sanctions civiles et pénales que la personne morale. - Le nombre des administrateurs a été réduit à 18 membres maximum depuis la loi sur les nouvelles régulations économiques (NRE) de 2001. Ce chiffre est exceptionnellement porté à 24 pendant un délai de 3 ans lorsqu’il y a eu fusion . Cependant, ne sont pas pris en compte les administrateurs élus par le personnel (Article L225-27 du code du commerce) ni ceux qui sont élus en qualité de salariés actionnaires (Article L225-23 alinéa 1 du code du commerce). Le nombre minimal d’administrateurs est de 3 pour assurer le caractère collégial du conseil d'administration. Une limite de cumul de sièges de conseil d'administration (limite de mandats) est prévu pour empêcher la présence de dirigeants de sociétés concurrentes dans le conseil d'administration. - L’idée générale est qu'un administrateur ne peut être membre de plus de 5 sociétés anonymes présentes sur le territoire français.

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Il existe une exception : Ne sont pas décomptés les mandats que le dirigeant en question exerce dans des sociétés contrôlées, comptées dans la règle des cumuls. De sorte que l’on peut, à la limite, exercer un nombre infini de fonctions dans des sociétés filiales. La sanction de l’excès de cumul : Le dirigeant doit se démettre de certains mandats dans les trois mois à compter de la survenance de la situation irrégulière. Passés ces trois mois, cette personne est réputée démissionnaire dans les derniers conseils qu’il a rejoint. - La condition d’âge : L"article L225-19 du code du commerce introduit une règle qui, en cas de silence des statuts, dispose que les deux tiers des membres ne doivent pas avoir plus de 70 ans. 2) La procédure de désignation et la durée des fonctions des administrateurs de la société anonyme. Lorsque la société anonyme se crée, ce sont les statuts qui désignent les premiers administrateurs. Leur fonction ne peut alors durer plus de 3 ans. A l'issue de ces 3 ans, la nomination du conseil d’administration est assurée par l’Assemblée Générale Ordinaire (AGO). C’est un principe de compétence irréductible qui symbolise la souveraineté de l’assemblée. Les intéressés sont alors nommés non plus pour 3 ans mais pour 6 ans. Un mode de désignation exceptionnel existe : la désignation par le conseil lui-même, c’est la cooptation. La cooptation ne vaut qu’en cas de vacance d’un poste d’administrateur en cas de décès ou de démission. De même, en cas de révocation du président, le conseil peut dans ce cas coopter un nouvel administrateur appelé aux fonctions de président. En revanche, si le nombre des administrateurs tombe en dessous du minimum de 3, dans ce cas la cooptation n’est plus possible. Il faudra, dans ce cas, recomposer un conseil en revenant devant l’assemblée. Par contre, si l’on tombe en dessous du nombre minimum d'administrateurs prévu par les statuts, la cooptation est toujours possible. Dans tous les cas de cooptation, il faudra une ratification par l’Assemblée Générale Ordinaire. Par ailleurs, les administrateurs représentant les salariés sont élus par les salariés. Les représentants des salariés actionnaires sont élus par les salariés actionnaires. Toute nomination doit faire l’objet d’une formalité de publicité (dépôt au greffe, publication au registre du commerce et des sociétés, publication au BODACC, …) La durée des fonctions des administrateurs peut être interrompue par divers évenements : - décès - démission - révocation - fusion La démission : Les administrateurs étant révocable "ad nutum" (sur un signe de tête), sans motif, sans indemnités, on leur permet de démissionner quand bon leur semble. Ce droit n’a pas à être justifié, c’est un acte unilatéral. La société prend acte de la démission. La démission est simplement contrôlée par les tribunaux afin qu’elle ne porte pas préjudice à la société ou, pire, soit faite dans l’intention de nuire. La jurisprudence considère par ailleurs que la rétractation de la démission n’est pas possible (Arrêt de 2005 : La dirigeant ne peut pas revenir sur sa démission). Il appartient éventuellement aux statuts de régler la question, par exemple en prévoyant un délai. La démission se manifeste par un acte clair porté à la connaissance de la société. Vis-à-vis des tiers, il y a mention rectificatif au Registre du commerce et des sociétés (formalités de publicité). Il y a aussi la démission forcée en ce sens qu’elle découle de la survenance de certains évènements. Exemple : Atteinte de la limite d’age, cumul de fonctions excessif, transformation de la société, … La révocation : Le cas le plus conflictuel de cessation de fonction est celui de la révocation, c'est à dire la cessation anticipée et involontaire du mandat. La révocabilité "ad nutum" est d’ordre public (Article L225-18 du code du commerce). Cela signifie que l’assemblée générale peut révoquer les administrateurs quand bon lui semble. Cependant, la révocation "ad nutum" est très atténuée par la jurisprudence. - Première atténuation de la jurisprudence : L’application du principe de la contradiction. Cela permet à l’administrateur révoqué de présenter ses explications, de faire valoir sa défense avant que ne soit prononcé le vote de la décision de révocation. Cela revient donc à nécessiter un préavis. De plus, si on lui permet de préparer sa défense, il faut donc lui dire pourquoi il est révoqué, cela demande donc un motif or la révocation ad nutum exclu la nécessité du motif. On ne peut donc plus révoquer un administrateur sur le moment. - Deuxième atténuation : La jurisprudence accepte d’indemniser la personne révoquée en se fondant sur la théorie de l’abus de droit. La jurisprudence a considéré qu’il y avait abus du droit de révocation lorsqu’il y a des circonstances portant atteinte à l’honneur, à la dignité de la personne révoquée. Cela se produit lorsque la décision a été prise de façon intempestive et vexatoire. Exemple : L’administrateur est hué, son image est affichée dans les locaux de façon à porter à dérision, ... - Enfin, ne sont pas interdites les conventions d’indemnisations : Ce sont des parachutes dorés. Ces conventions visent, quelques soient leurs modalités, à fournir au dirigeant évincé, un dédommagement soit financier, soit par l’octroi d’avantages du fait de la perte des fonctions. Exemples de parachutes dorés : Le versement pur et simple d’une indemnité, le plus souvent négocié lors du moment de l’entrée en fonction du destinataire. C’est devenu une pratique courante dans le monde des sociétés. Cela peut être aussi la promesse d’une pension-retraite dès la cessation des fonctions ou l’octroi d’avantages matériels ou en nature (voiture, appartement, …) ou bien le rachat des actions de l’intéressé à un prix déterminé, ... L’instauration de ces parachutes a fait couler beaucoup d’encre. Ils apparaissent contraire au principe de la libre révocabilité. Les tribunaux, qui se montraient très stricts jusqu’à il y a une dizaine d’années, ont eux-mêmes évolué et assoupli leurs positions. Le parachute est valable s’il n’a pas pour effet de dissuader le pouvoir de révocation. C’est donc une appréciation au cas par cas. La jurisprudence tend donc à valider les petits parachutes. Cela renvoie à deux hypothèses : L’indemnité conventionnelle est admise si elle ne présente pas un caractère dissuasif. Elle est également admise si elle lie une personne qui ne participe pas, à la décision de mise à l’écart du dirigeant au processus de révocation. Si le parachute est d’un montant trop élevé, la jurisprudence le déclarera nul mais d’autres sanctions sont concevables : Le juge pourrait par exemple réduire le montant. Par ailleurs, depuis la loi Breton du 26 juillet 2005, il faut obtenir le vote de l’assemblée générale afin que tous les actionnaires s’expriment sur le parachute doré. Tout ce qui est alloué au moment du départ ou d’un changement de fonction doit être approuvé par l’assemblée générale dans le cadre des

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conventions réglementées. Tous ces montants seront mentionnés dans le rapport de gestion annuel. Le dispositif toutefois ne concerne que les sociétés cotées en bourse ainsi les sociétés contrôlant ou étant contrôlées par une société cotée en bourse Le problème se pose si la société contrôlée ou contrôlant n’est pas cotée en Bourse. La question des parachutes est devenue complexe. Enfin, la révocation judiciaire n'est pas possible dans la société anonyme. B) La condition des administrateurs de la société anonyme. C’est l’entier conseil qui est habilité à prendre les décisions. Le conseil d’administration ne représente pas la société, les administrateurs ne sont donc pas mandataires sociaux, ni commerçants. Ils sont actionnaires et bénéficient de la responsabilité limitée au passif. Les administrateurs n’ont pas individuellement de pouvoir propre. 1) Le statut financier des administrateurs de la société anonyme. L'article L225-45 du code du commerce indique que les fonctions d’administrateur ne sont pas obligatoirement rémunérées et qu'elles sont en principe gratuites même si dans la pratique ces fonctions sont rémunérées mais la rémunération ne doit pas être excessive. Il faut qu’il y ait proportion. Les administrateurs reçoivent des jetons de présence : Une somme globale est fixée chaque année par l’Assemblée Générale Ordinaire et le conseil d’administration répartit librement le pourcentage de jetons de présence distribués à tel ou tel administrateur. Par ailleurs, les administrateurs peuvent percevoir des jetons exceptionnels (Article L225-46 du code du commerce) pour des missions exceptionnelles. Ces rémunérations exceptionnelles servent à rémunérer une mission particulière. Hormis les jetons de présence et les rémunérations exceptionnelles, un administrateur ne peut rien recevoir d’autre (Article L225-44 du code du commerce). Les administrateurs, par exemple, ne peuvent percevoir un salaire en leur qualité d’administrateur, sinon il y aurait là un indice d’abus de biens sociaux. Tout au plus, un administrateur peut percevoir une rémunération complémentaire au titre d’une autre fonction : Salarié, président du conseil d’administration, … Sous l’influence des principes du gouvernement d’entreprise et sous la pression des investisseurs étrangers, la loi sur les nouvelles régulations économiques, soucieuse d’améliorer la transparence, oblige à publier la rémunération de chaque mandataire social (La rémunération du président directeur général, des membres du directoire et du conseil de surveillance, ... doit donc être publiée). La loi de sécurité financière de août 2003 est venue restreindre le champ d’application de la loi NRE et ne maintient cette obligation que dans les sociétés cotées en bourse (Article L225-102-1 du code du commerce). La loi de sécurité financière réserve le cas particulier des sociétés non cotées en bourse dès l’instant où elles sont contrôlées par une société qui elle l'est. Elle réserve aussi le cas d’une société contrôlée par une autre société : Il est nécessaire de connaître la rémunération du dirigeant de la société contrôlant et de la société contrôlée si celle-ci est cotée en bourse. Dans les sociétés non cotées en bourse, les associés actionnaires n’ont pas une connaissance précise du montant des rémunérations des dirigeants sociaux. L’article L225-115 du code du commerce permet aux actionnaires de connaître le montant global des rémunérations versées aux cinq voire aux dix personnes les mieux rémunérées de l’entreprise. Cette publicité des rémunérations a lieu à travers le rapport annuel de gestion. Ce rapport de gestion doit faire état du montant de la rémunération mais aussi des avantages en nature versés au dirigeant. La loi impose également la publicité en matière de distribution de stock-options (Offre faite au dirigeant d’acquérir des actions à un prix fixe). Il faut rédiger un rapport spécial annexé au rapport annuel de gestion. 2) Le problème du cumul de la fonction d'administrateur avec celle de salarié. La législateur de 1968 a élaboré une réglementation contenue dans l’article L225-22 du code du commerce : Un administrateur en poste ne peut cumuler un contrat de travail. La solution émane d’une jurisprudence de la cour de cassation fondée sur le fait que l’administrateur ne puisse percevoir aucune autre rémunération que des jetons de présence. Le contrat de travail, donnant lieu à une autre rémunération serait dès lors nul d’une nullité absolue assortie d’une obligation de restituer le salaire. En second lieu, un salarié peut devenir mandataire social mais à une double condition : On exige que le contrat de travail corresponde à un emploi effectif. Les fonctions salariées et dirigeantes doivent être distinctes. Sinon, cela veut dire qu’une fonction absorbe l’autre. Pour cela, il y a un indice : Le fait que l’intéressé soit rémunéré doublement constitue un indice qu’il y a des fonctions distinctes. De plus et surtout, il faut un lien de subordination. Arrêt du 13 novembre 1995 : La subordination s’entend de l’accomplissement d’un travail sous l’autorité d’un employeur. Ce faisant, la cour de cassation a pu indiquer qu’en matière de droit des sociétés, si une personne dispose du pouvoir de représentation de la société et du pouvoir d’engagement de la société, alors la cour a tendance à considérer que, en pareille situation, la personne visée se trouve dans la position d’un mandataire social, c'est à dire d’un salarié non subordonné. La difficulté est accrue dans les groupes de sociétés. L’un des meilleurs moyens est de placer à la tête des filiales des dirigeants subordonnés, des dirigeants salariés. On a donc affaire à des dirigeants qui ont un pouvoir de représentation mais subordonnés à la holding. De plus, l’on a aussi des sociétés où le contrat de travail a un objet qui est la représentation autonome de la société, c’est ce que l’on trouve dans les groupes de sociétés. Ce qu’il conviendra de faire pour le juge, c’est d’apprécier le degré d’autonomie du dirigeant de la filiale. S’il a une totale autonomie, il sera dirigeant, sinon il sera salarié. En toute état de cause, si les fonctions dirigeantes absorbent les fonctions salariées ou si le lien de subordination fait défaut, la jurisprudence décide que le contrat de travail est suspendu, cela afin de protéger les droits du salarié et éviter qu’un salarié soit promu administrateur puis révoqué "ad nutum". A l’inverse, si le cumul est possible, que le salarié est bien dans une situation de subordination, le cumul est régulier. L’intéressé sera donc à la fois salarié et dirigeant, de sorte qu’il aura un double régime juridique. Il y aura indépendance des qualités : En tant que salarié, il a un salaire, des congés, une assurance chômage, il sera électeur aux élections prud’homales (mais il ne pourra pas représenter le personnel). L'article L225 alinéa 2 du code du commerce énonce que le nombre des administrateurs liés à la société par un contrat de travail ne peut être

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html supérieur au tiers des membres du conseil. le conseil d'administration a désormais des pouvoirs définis. Il appartient donc au tiers de vérifier qu’il a bien en face de lui le représentant. C’est une faculté utilisée dans les sociétés de grande dimension.com/cours-droit-special-societes. le directeur général. a) Les cautionnements. le directeur général délégué est nommé sur proposition du directeur général. Cependant. pour favoriser l’exercice des pouvoirs du conseil d’administration. avals et garanties. L’exercice des pouvoirs du conseil d'administration suppose une convocation de celui-ci. Après la conclusion d’un mandat social par un salarié. c’est la nullité. a un pouvoir indirect de convocation : Il peut mettre en demeure le président de convoquer le conseil d’administration (Article L225-36-1 du code du commerce). Il est possible de se faire représenter mais la représentation n’est pas prise en compte pour le calcul du quorum. en principe. ce n'est pas possible pour l’établissement du rapport de gestion qui ne peut être établi par ces moyens. Par contre. cette réglementation des cautionnements vise les garanties. a permis que les administrateurs participent et votent par des moyens de vidéoconférence.Il est chargé de nommer le président du conseil. le directeur général doit avoir l’approbation du conseil. La procédure d’autorisation : Elle est prévue par l’article 89 du décret d’application. Le président. c’est lui qui autorisé les conventions réglementées. la recours à la vidéoconférence ou la télécommunication est impossible pour une décision : L’établissement des comptes de la société par le conseil. De même. il est interdit aux administrateurs de se faire consentir des cautionnements ou des garanties par leur société (Article L225-43 du code du commerce). il est possible de participer par moyens de télécommunication. La loi sur les nouvelles régulation économiques (NRE) du 15 mai 2001. Le voté a lieu par tête : Tous les administrateurs (hormis les représentants des salariés) sont actionnaires. . Depuis la loi Breton de juillet 2005.Cours de droit spécial des sociétés http://www. le contrat de travail doit être antérieur au mandat (aucune condition de temps). Si la lettre d’intention est qualifiée de lettre de garantie. . celui qui gère au quotidien. Seul désormais le directeur général a les pouvoirs les plus étendus pour agir en toute circonstance au nom de la société. C) Les attributions du conseil d’administration de la société anonyme. Dans la limite de ce plafond. L’absentéisme est peu admis. des compétences entre les organes de direction et les organes d’administration. Le conseil d'administration de la SA est un organe collégial. notamment les lettres d’intention ou lettres de confort qu’écrivent les dirigeants de holding aux créanciers de leurs filiales pour s’engager à soutenir celles-ci. l’article 89 du décret impose de distinguer deux situations. contrairement à d’autres sociétés où il y a un organe collégial et où chacun des membres a la totalité des pouvoirs de représentation de la société. cela entraîne la nullité du mandat mais les délibérations auxquelles l’intéressé a pu prendre part ne sont pas annulables. De même. S’agissant des pouvoirs du conseil d'administration. enfin.Le conseil peut déplacer le siège social dans un département limitrophe ou dans le même département. L'article L225-35 alinéa 4 vise les cas où la société anonyme consent des garanties à des tiers. Certaines attributions qui reviennent au conseil d’administration existaient avant la loi sur les nouvelles régulations économiques. les dirigeants ont une liberté totale pour engager la société. Le conseil d'administration ne peut pas être consulté par voie écrite Une délibération est nécessaire parce que c’est un organe collégial. Le conseil d'administration est convoqué dans les conditions prévues par les statuts. Par ailleurs.C’est le conseil d'administration qui nomme aussi les directeurs généraux délégués qui ont un pouvoir de représentation de la société à l’égard des tiers. C’est le président qui convoque le conseil d'administration. que ce dernier a l’autorisation du conseil d'administration. le conseil d'administration dispose de deux prérogatives fondamentales : En ce qui concerne les cautionnements ou garanties accordées par la société anonyme à un tiers. alors elle doit obtenir l’autorisation préalable du conseil d'administration.coursdroit. Si ces conditions ne sont pas remplies. Le créancier bénéficiaire du cautionnement perd donc son second débiteur. 5 sur 43 19/10/2010 12:07 . La fréquence des réunions du conseil d'administration est variable. . la loi NRE a procédé à une redéfinition des pouvoirs. le directeur général ou le directeur général délégué sont tenus d’obtenir l’autorisation du conseil d'administration pour une durée d’un an maximum et dans la limite d’un certain plafond. cet engagement n’est pas nul mais il est inopposable à la société. 1) Les attributions spécifiques traditionnelles du conseil d'administration de la société anonyme. que l’autorisation soit encore valable. où les administrateurs sont dans des pays différents ou constamment en déplacement.Le conseil détermine la rémunération de ces dirigeants. Enfin. seul lui peut représenter la société et non pas les administrateurs pris individuellement. De plus. La sanction n’est toutefois pas précisée. La moitié des membres est "le quorum" (le minimum requis pour que les décisions soient régulièrement prises). C’est lui qui convoque l'assemblée générale (Article L225-103 du code du commerce). De même. .Le conseil d'administration a compétence pour constituer les organes de direction. mais ce n’est pas la possession d’actions qui détermine la valeur du vote. Si une garantie ou un cautionnement ont été accordés sans autorisation du conseil. Le conseil ne peut régulièrement délibérer que si la moitié des membres est présente. font l’objet d’une autorisation du conseil d'administration. qu’il ne dépasse pas le plafond et. Cependant. le tiers des membres du conseil peut demander au président de convoquer le conseil s'il ne s’est pas réuni depuis plus de deux mois. la modification du contrat de travail ou la rupture relève des conventions réglementées. les avals et les garanties données à des tiers par des sociétés autres que celles exploitant des établissements bancaires ou financiers. Cependant. établi le rapport annuel de gestion après avoir établi les comptes annuels. le directeur général et c’est lui qui choisi de dissocier ou pas. à condition que la décision soit ratifiée par l’assemblée générale. Les sanctions : En cas de non respect de cette procédure. exceptionnellement. fixe l'ordre du jour. Les cautions. C’est le conseil d'administration qui prépare le rapport de gestion. .(Article L225-35 alinéa 4 du code du commerce.

c'est à dire que l’on peut l’effacer. d’un brevet. Le défaut de ce rapport fait obstacle à une procédure régulière de recouvrement de la nullité. tant que la chaîne de contrôle n’est pas rompue. Ces conventions ne sont pas interdites mais elles sont soumises à une procédure de contrôle préalable. La nullité n’est donc pas automatique. L’objet de la convention importe peu. Est-ce que B est soumise à contrôle ? Cela renvoie au contrôle indirect. qu’il s’agisse d’une vente. d’un apport en société. Enfin. Ce rapport est important car son absence entraîne la nullité de la délibération de l’assemblée. alors que cette personne morale est elle-même contrôlée par une autre société.Cours de droit spécial des sociétés http://www. Le défaut d’autorisation entraîne la possibilité d’une annulation de la convention. le commissaire aux comptes rédige un rapport spécial sur ces conventions qui est ensuite transmis à l’assemblée générale. d’une cession de licence. On peut lancer à son encontre mais aussi à l’encontre du directeur général qui a exécuter la convention et des administrateurs qui ont donné leur autorisation. L’action en nullité se prescrit en un délai de 3 ans à compter de la date de la convention ou. Cette solution est utile lorsque tous les administrateurs sont intéressés. les actionnaires agissant individuellement. ce. et surtout les tiers peuvent agir en nullité. la procédure de contrôle vise le cas d'un contrat conclu entre une SA et une société où le dirigeant de la SA a un intérêt. Le problème est lorsque l’actionnaire est contrôlé conjointement. au jour où l’acte est rompu. L’intéressé. selon l’article L225-253 alinéa 2 du code du commerce : "aucune décision de l’assemblée générale ne peut avoir pour effet d’éteindre une action en responsabilité contre les dirigeants". C’est là une différence avec l’inopposabilité. 3 ans à compter de la date de sa révélation. d’un bail. Les organes de la société. A coté de ce type de conventions. qui entre dans l’activité de la société telle que définie dans l’acte constitutif. Si la convention est passée entre la société anonyme et une filiale détenue à 100 % avec un dirigeant commun : On soumet quand même à contrôle.coursdroit. … Toutefois des décisions unilatérales ne sont pas soumises à contrôle. donc B sera soumise à contrôle. Le conseil doit donner son autorisation de manière expresse et préalable. l’assemblée générale statue sur le rapport préalable du commissaire aux comptes. cette nullité peut être couverte par l’assemblée. De même la procédure de contrôle s'applique si un contrat est passé entre une société anonyme et une autre entreprise dans laquelle l’un des dirigeants de la SA est simultanément dirigeant ou associé indéfiniment responsable de cette autre entreprise. elle produit ses effets à l’égard des tiers (Article L225-41 du code du commerce). s’il est en même temps actionnaire.com/cours-droit-special-societes. De plus. le conseil d'administration vote sur l’autorisation ou la non autorisation sans que l’intéressé puisse prendre part au vote s’il est membre du conseil. Quatrièmement. Elle vise à réparer un préjudice souffert par la société. les conséquences préjudiciables peuvent être mises à la charge de l’intéressé. En revanche. Cette décision est importante car elle signifie qu’il n’est plus possible par la suite de chercher à mettre en cause la responsabilité des dirigeants même si. Si l’assemblé générale désapprouve. On apprécie les conséquences préjudiciables au jour où le juge statue sur la demande. La loi de sécurité financière du 1er août 2003 est revenue pour partie sur la réglementation de ces conventions. Alors cette troisième personne fera l’objet d’un contrôle également. De sorte que. c’est l’assemblée générale qui sera chargée d’approuver ou désapprouver la convention. Les sociétés sœurs actionnaires ne sont pas contrôlées. Troisièmement. l’acte. la convention n’est pas nulle. ne rentrent pas dans le cadre des conventions courantes des rémunérations trop importantes ou le renouvellement d’un bail au profit du dirigeant. ou au jour où l’acte est résilié. toute convention conclue entre la société et un actionnaire prépondérant (au moins 10 %) est une convention réglementée. Il peut également y avoir le cas où une SA a un actionnaire personne morale qui possède plus de 10 % des actions. Cependant. La procédure de contrôle n’est pas mise en place pour la protection des tiers mais pour la société. ne prend pas part au vote. d’une donation. La procédure de contrôle décrite aux articles L225-40 et suivants du code du commerce se déroule en 5 étapes. Ensuite. C’est la seule cause de nullité mais elle ne pourra être annulée que si elle a eu de conséquences préjudiciables pour la société. le commissaire doit la révéler en vertu de l’article L225-40 du code du commerce. On pense que. s’il y a eu irrégularité dans la procédure. Ce seuil de 10 % doit être apprécié au jour où la convention est conclue. C’est par exemple le prêt consenti par une société de crédit à un taux normal même si ce prêt a été accordé à une association dirigée par un dirigeant commun ou le plein d’essence fait par un dirigeant dans sa propre société. la convention. : Tout d’abord. Néanmoins. il y a des conventions courantes conclues à des conditions normales. quelque soit sa forme. Le commissaire aux comptes ne peut s’immiscer dans la gestion. le contrôle persiste. Cependant. dans ce cas. L’autorisation doit être spéciale en ce sens que donnée par convention. il ne fait que relater sans porter une appréciation sur l’opportunité des conventions. Aucun problème ne se pose si l’Assemblé approuve les conventions. si celle-ci a été cachée. le président du conseil va donner avis au commissaire au compte de toutes les conventions autorisées et. ces conventions doivent être communiquées par l’intéressé au président du conseil d’administration qui se doit d’informer les membres du conseil d'administration et le commissaire au compte. l’intéressé est tenu d’informer le conseil d’administration d’une situation de conflit d’intérêt. Cela requiert un vote de l’assemblée générale qui a lieu sur un rapport spécial du commissaire au compte qui expose les causes du non-suivi de la procédure ainsi que les conséquences de la couverture de la nullité. depuis la loi NRE. Est considérée comme courante l’opération.html b) Les conventions réglementées Ce sont des conventions passées entre la société anonyme et l’un de ses dirigeants et elles posent problème car l’on peut craindre que les dirigeants ne cherchent à s’avantager au détriment de la personne morale qu’ils dirigent. En l’occurrence. De même n’est pas contrôlée la convention passée avec une filiale d’un actionnaire. une opération de responsabilité civile voire pénale. Quelle solution en cas de contrôles en cascade ? Supposons : Une SA ayant pour actionnaire D conclue une convention avec B qui contrôle C qui lui-même contrôle D. aucun ne pourra prendre part au vote. elle ne sanctionne pas un vice qui infecte le contrat en soi. Si tous les administrateurs sont intéressés à une convention. 6 sur 43 19/10/2010 12:07 . dans le délai d’un mois à compter de leur conclusion. c) Les conventions courantes et normales. Ces conventions courantes sont dites libres par opposition aux conventions réglementées mais la loi sur les nouvelles régulations économiques (NRE) de 2001 s’est mise à réglementer ces conventions libres. Cinquièmement.

Le président du conseil d'administration est révocable "ad nutum" par le conseil d'administration. la loi du 24 juillet 1867. Il est interdit à la société anonyme d’accorder un découvert à un dirigeant ou de lui consentir un aval ou un cautionnement. des dommages et intérêts si la société a subi des dommages. Elles sont visées à l’article L225-43 du code du commerce. une garantie. que le président cumule ou pas la fonction de directeur général. un cautionnement. Elles sont interdites de sorte que si elles sont conclues. la loi prévoit une limite de 65 ans. Le conseil détermine la stratégie de la société. Il y a une obligation de publicité. La crise des années trente a débouché sur des faillites. Paragraphe 2 : Le président du conseil d'administration. La limite d’âge est fixée par les statuts. C’est un pouvoir d’impulsion. il est permis à une société de consentir à ces conventions parce que. Cela veut dire que le conseil d'administration peut dessaisir le directeur général. Les actionnaires ont un pouvoir indirect de révocation en retirant au président sa qualité d’administrateur. L’auto-rémunération est perçu comme étant abus de biens sociaux. en plus. il y a possibilité. C’est pour cette raison que cela n’est jamais appliqué. Le conseil d’administration procède au contrôle et aux vérifications qu’il juge opportun. le législateur ne voit pas avec défaveur les opérations d’entraides financières entre sociétés membres d’un même groupe. non pas un pouvoir de gestion au quotidien. 2) Les attributions nouvelles issues de la loi sur les nouvelles régulations économiques (NRE) de 2001. elle peut accorder un découvert. Son pouvoir est donc uniquement d’ordre interne : Le Conseil d’administration n’entre pas en contact avec les tiers. Tout d’abord. Il a aussi un pouvoir de vérification d’application de l’orientation décidée. dans les groupes de sociétés. Le président du conseil d'administration est nécessairement administrateur.Cours de droit spécial des sociétés http://www. La loi NRE marque le passage d’une compétence générale à une compétence particulière. 1) Le statut du président du conseil d'administration. Le nouvel article L225-35 du code du commerce dessine trois domaines de compétence nouveaux. C’est donc un organe de contrôle de l’action des gestionnaires. les orientations qu’il convient de donner à l’activité sociale sous tous ses aspects. Ce pouvoir n’appartient pas aux actionnaires. Il est nommé par le conseil d'administration (Article L225-47 du code du commerce). La rémunération du président est déterminée par le conseil d'administration (Article L225-47 du code du commerce). Le président du conseil est impérativement une personne physique. d) Les conventions interdites. L’intérêt est d’éviter le recours à des emprunts bancaires à taux d’intérêt supérieur. cette concentration des pouvoirs n’est pas écartée. le conseil d’administration détermine les orientations de l’activité de la société et veille à leur mise en œuvre. Qu’il y ait dissociation ou concentration. Il fallait opérer une distinction entre les actionnaires représentés par le conseil d'administration. notamment le patrimoine social. des scandales financiers et il était impossible d’identifier un véritable responsable.coursdroit. Il est dit que le conseil d’administration effectue ce choix dans les conditions fixées par les statuts. La cour de cassation a décidé que la rémunération était nulle car émanait d’une instance incompétente qui n’a qu’un pouvoir d’avis mais pas de décision. elles sont nulles et l’assemblée n’a aucun pouvoir de recouvrir la nullité. Ce rôle est parfaitement conforme au caractère intermittent de la mission du conseil qui se réuni quelques mois par an. inspirée par le modèle anglais. directeur général de l’autre. La Fournière : Un comité de rémunération avait décidé la rémunération du président de conseil et le conseil d'administration s’était contenté de prendre le document du comité et de l’annexer. Il existe dans toutes les sociétés des comités de rémunération qui sont chargés de préparer les décisions. Cela n’est pas le cas du directeur général qui peut être un tiers. même s’il cumule la fonction de directeur général. A défaut. sans aucune possibilité de confirmation du contrat et. La loi du 24 juillet 1966 maintient cette concentration des fonctions. les fonctions de directeur général. Le gouvernement de Vichy. soit de dissocier les deux fonction. Ce statut est le même. et la loi préfère purement et simplement les interdire car elles sont présumées contraires à l’intérêt de la société. La sanction est la restitution des montants indûment perçus. Le deuxième pouvoir est le droit de se saisir de toute question concernant la bonne marche de la société et de délibérer en conséquence. Le conseil est aujourd’hui conçu comme un organe interne avec des compétences de nature interne. Les administrateurs bénéficient d’un droit individuel à l’information. Il a simplement. cela sera assez dur à mettre en œuvre. C’est le conseil d’administration qui décide. La sanction d’une convention interdite est la nullité absolue. éventuellement.s soit de les unifier. Ce sont des conventions qui présentent un risque très important pour la société.html On a maintenu cette procédure de communication uniquement aux conventions qui en raison de leur objet ou leur implication financière. L'article L242-6 du code du commerce réprime l’usage abusif du crédit d’une société à des fins personnelles : C’est l’abus de biens sociaux. ou un prêt à ses dirigeants comme s’il s’agissait de clients normaux (Article L225-43 alinéa 3 du code du commerce). Arrêt du 4 juillet 1995.com/cours-droit-special-societes. les pouvoirs du président du conseil d'administration restent les mêmes. sauf s’il s’agit d’un administrateur. Ces conventions visent les emprunts accordés par la société à ses dirigeants. Depuis la loi sur les nouvelles régultations économiques. listée à des missions particulières. Initialement. Une exception existe au bénéfice des administrateurs personnes morales : L’interdiction ne vaut plus. par une loi du 16 novembre 1940 a réagi à ces scandales en imposant la concentration des pouvoirs : Président de conseil d'administration et directeur général. avait prévu la dissociation entre le président du conseil d'administration d’un coté et la direction générale de la société de l’autre. La première attribution nouvelle du conseil d’administration est de pouvoir opter pour la dissociation des fonctions : Président d’un coté. sont significatives pour l’une ou l’autre des parties. des dommages 7 sur 43 19/10/2010 12:07 . Dans la pratique. Autre exception : Lorsque la société anonyme visée est une banque. et les gestionnaires (les premiers contrôlant l’action des seconds). Le législateur n’a pas prévu de sanction.

le président n’a pas de pouvoir disciplinaire. les actionnaires peuvent poser des questions aux dirigeants sociaux. organe qui n’a pas de personnalité morale. il n’est pas exclu qu’un salarié puisse devenir président (l’inverse étant impossible). Par exemple. cela vise la composition du conseil. à condition que les critères du contrat de travail persistent (subordination…etc. Dans les rapports internes. s’il a besoin d’obtenir une autorisation du conseil d'administration. Le directeur général est nommé par le conseil d'administration. ce qui est donc impossible. L’objectif est d’obtenir une parfaite transparence.) B) Les directeurs généraux délégués. même ceux qui dépassent l’objet social. le président était l’homme fort de la société anonyme. aucune durée des fonctions n’est prévue par la loi. Il constitue à lui seul l’organe exécutif de la société. On fait de la société anonyme une maison de verre pour attirer les investisseurs. Il hérite des pouvoirs de gestion au quotidien et de représentation. le nombre de réunions au cours de l’exercice. Il faut cependant que les conditions du contrat de travail soient remplies (avec la subordination. Le directeur général dispose de pouvoirs propres. aussi. De même. de développement durable… Est-ce une entreprise polluante ? A-t-elle acquis des terrains pollués ? Est-ce une société qui respecte les normes ? Il existe des variétés infinies de contrôle interne. cette loi a rétrogradé la fonction de président. non pas ad nutum. La loi Breton de juin 2005 est venue assouplir ce formalisme en limitant l’établissement de ce rapport aux seules sociétés cotées. les documents analysés. c’est en cela que l’on peut parler de professionnalisation de la gestion des entreprises. 2) Le statut juridique. mais non à réintégration. il est signalé s’il y a des comités. c’est au conseil de la fixer. Le directeur général peut cumuler un contrat de travail : Être un salarié devenant directeur ou directeur devenant salarié. L’article L225-56 du code du commerce énonce qu’il est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toute circonstance au nom de la société. les modalités de convocation. Par exemple. il a droit à des dommages et intérêts. La loi prévoit qu’il ne peut y avoir qu’un seul directeur général. Avant la loi sur les nouvelles régulations économiques de 2001. Un tiers peut être gestionnaire d’une société. La société anonyme est engagée par tous les actes du directeur général. Il s’assure que les administrateurs sont en mesure de remplir leur mission : Si un administrateur est particulièrement négligeant.) 2) L’autonomie de la fonction présidentielle. Ce rapport comporte deux volets : Les conditions de préparation et d’organisation des travaux. Les clauses limitatives de pouvoir du directeur général sont inopposables aux tiers.html et intérêts. Cette obligation de rendre compte prend la forme d’un rapport du président du conseil d'administration. Le deuxième volet vise les procédures de contrôle interne. les directeurs généraux délégués étaient nommés par le conseil d'administration sur 8 sur 43 19/10/2010 12:07 . le chef d’entreprise. En somme. C’est le conseil d'administration qui détermine la rémunération du directeur général. 1) Les pouvoirs du directeur général. L’autre mission du président est de veiller au bon fonctionnement des organes de la société et il s’assure que les administrateurs sont en mesure de remplir leur mission. il est donc choisi en fonction de ses compétences. elle n’est pas précisée par la loi. la durée de la réunion. L’objectif est de détecter la faiblesse des fonctionnements de l’entreprise. Cette solution était déjà applicable au président du conseil d'administration. Le directeur général. Le directeur général peut être assisté de directeurs généraux délégués. ces questions sont posées au président du conseil. Paragraphe 3 : Les organes investis de la direction générale de la société. La sécurisation informatique également… L’auteur du rapport se contente de mentionner ce qui existe. Ceux qui reçoivent des délégations de pouvoirs ne sont pas obligatoirement des salariés. en terme de pollution. le mode de délibération. le directeur général ne peut empiéter sur les pouvoirs attribués par la loi aux autres organes. les pouvoirs du conseil d'administration Le directeur général entrera en contact avec les tiers. Si on le révoque sans motif. La loi NRE a supprimé cette confusion. l’identité des membres.Cours de droit spécial des sociétés http://www.coursdroit. Le directeur général est révocable. abus de biens sociaux. C'est à dire qu’il doit respecter les pouvoirs propres du président du conseil. Deux ans après il revient : Le conseil d'administration organise et dirige les travaux du conseil dont il rend compte à l’assemblée générale. Ce faisant. Il faut distinguer deux types de rapports : Les rapports internes et les rapports externes. il rend compte à l’Assemblée du manque de diligence de l’administrateur en question. la présence éventuelle de représentants des salariés… Cela vise encore les délais de convocation du conseil. A défaut. Le président rend compte dans un rapport des conditions de préparation est d’organisation des travaux du conseil ainsi que des procédures de contrôle interne mises en place par la société. celui-ci est l’interlocuteur entre les actionnaires et les gestionnaires. mais pour justes motifs. par exemple auprès d’un directeur juridique. Les actionnaires sont privés d’un pouvoir de révocation direct ou indirect. Quant à la sanction attachée à ce rapport. Le chef d’entreprise n’est pas révocable par les actionnaires mais uniquement par le conseil. La limite d’age est prévue par les statuts. ira donc voir le président du conseil d'administration. Le directeur général peut déléguer ses pouvoirs.com/cours-droit-special-societes. il constate. Le directeur général est celui investi de la gestion quotidienne des affaires sociales. la loi prévoit 65 ans. Avant la loi sur les nouvelles régulations économiques de 2001. il ne vise pas la société par actions simplifiées. Ce rapport ne se confond pas avec le rapport annuel de gestion. préciser le nombre de signatures minimales sur un chèque pour que le chèque soit régulièrement émis. Il est l’homme fort de la société. A) Le directeur général. Ce rapport n’existe que dans les sociétés anonymes. Le but est d’améliorer la qualité de l’information des actionnaires sur le fonctionnement des organes de la société. présider le conseil d'administration. Le même rapport indiquera les éventuelles limitations que le conseil a apportées au directeur général. Mais cette fonction devient une fonction à part entière mais qui se divise en deux types de compétences. la liste des administrateurs présents. Le législateur avait commencé par affirmer en 2001 que le président représente le conseil d'administration. délit d’entrave au comité d’entreprise… Sur la question du cumul d’un mandat de travail. Il peut avoir la fonction de gestion et de représentation et peut.

Trois limites existent en ce qui concerne ce pouvoir de représentation. L’importance du choix entre l’une ou l’autre de ces sociétés anonymes doit être relativisée : Il suffit. on rencontre cette forme dualiste lorsqu’il s’agit de régler une succession du chef d’entreprise ou lorsque les membres d’une famille veulent gérer collectivement une société. leurs pouvoirs sont les mêmes que ceux du directeur général : Ils ont les pouvoirs les plus étendus pour agir en toute circonstance au nom de la société.html proposition du chef d’entreprise. Un membre directoire peut lui aussi devenir salarié. Les membres du directoire peuvent être des tiers. Ce système s’est écroulé avec la loi NRE du 15 mai 2001 : Les membres du directoire peuvent être révoqués directement par l’assemblée générale. La loi sur les nouvelles régulations économiques permet au conseil de surveillance de révoquer lui-même directement les membres du directoire mais à condition que les statuts aient prévu cela. mais elle ne doit pas être inférieure à 2 ans et supérieure à 6 ans (Article L225-62 du code du commerce). Les membres du directoire sont nommés par le conseil de surveillance. la loi fixe la durée à 4 ans.Cours de droit spécial des sociétés http://www. On pense qu’il faut appliquer le parallélisme des formes : C’est le conseil de surveillance qui nomme. les membres du directoire étaient révocables par l’Assemblée Générale sur proposition sur conseil de surveillance. C’est l’organe chargé de contrôler la société. Ce n’est alors plus un organe collégial. tout dépend de ce que le conseil aura accepté de leur confier. Le directoire peut diviser les taches entre ses membres. signer les contrats… Le président du directoire n’est donc pas élu par ses pairs. Le directoire a le monopole de la gestion (Article L225-64 du code du commerce). Dans ce cas. les actionnaires ont aujourd’hui un pouvoir direct de révocation des membres du directoire. Si le directoire décide en équipe. pour révoquer un membre du directoire. On ne peut cependant pas être membre du conseil de surveillance en même temps que membre du directoire (Article L225-74 du code du commerce). les décisions sont prises par l’entier directoire. Un arrêt de la cour de cassation de fin des années 1990 a admis que. ce fut l’exception de la société anonyme dualiste. notamment les sociétés cotées en bourse et uniquement si les statuts le décident. B) Les attributions du directoire. Cette rémunération doit faire l’objet d’une mesure de publicité en cas de SA cotée en bourse ou filiale d’une SA cotée en bourse. Le deuxième infléchissement est que le nombre de membres du directoire peut être porté à plus de cinq. le directoire est alors rebaptisé en directeur général unique. Ce sont donc des pouvoirs très importants confiés à de simples adjoints.coursdroit. le directoire jouit des compétences en matière de prises des décisions des grandes orientations stratégiques. à condition qu’il remplit les conditions du contrat de travail. C’est un modèle emprunté au droit allemand. Pour la révocation. le conseil de surveillance a son mot à dire et entérine le fait que ce pouvoir de représentation puisse être confié à d’autres personnes que le président. De plus. En 1966. Cette articulation perdure. Cette nouvelle forme se justifiait par les critiques adressées au premier système où l’on reprochait au conseil d'administration de ne pas vraiment remplir son rôle et de ne pas vraiment contrôler le directeur du conseil. c’est donc lui qui révoque. Dans l’ordre interne. L’idée est venue de séparer la surveillance du contrôle de la gestion.com/cours-droit-special-societes. Le non respect de cette règle n’entraîne pas la nullité mais des dommages et intérêts. La rémunération est fixée par le conseil de surveillance. Ils peuvent représenter la société comme le directeur général peut représenter la société. Les dépassements de l’objet social. Dans l’ordre externe. Ce principe connaît deux infléchissements : Une seule personne physique peut exercer les fonctions du directoire. Le conseil de surveillance choisit parmi les membres du directoire un président pour représenter la société. Ce sont les statuts qui déterminent le nombre maximum de directeurs généraux délégués. la société reste fondamentalement une société anonyme. Avant la loi NRE. De plus. Le directoire est vu comme une équipe managériale de deux à cinq membres au plus (Article L225-58 du code du commerce). La SA dualiste comprend un directoire et un conseil de surveillance. C’est un système différent proposé en 1966. cependant seul son président peut représenter la société à l’égard des tiers. Le nombre maximal est de 5. La désignation des membres du directoire échappe aux actionnaires à l’inverse de la désignation des membres d’un conseil d'administration. La durée des fonctions est fixée par les statuts. Ce sont nécessairement des personnes physiques. cette fonction peut être aussi donnée au conseil de surveillance. Cela qui permet d’opérer une répartition des tâches. Le directoire est donc le chef d’entreprise. la décision n’est pas nulle mais entraîne des dommages et intérêts. la SA classique était dotée de deux organes identiques et concurrents : Le conseil et le directeur général. Ces personnes portent le titre de directeur général. cela est possible lorsque le capital est inférieur à 150 000 euros. En pratique. mais 9 sur 43 19/10/2010 12:07 . il fallait tout d’abord le laisser se défendre. avant 2001. Il y a donc rapprochement entre les deux types de sociétés. D’abord l’objet social constitue une limite au pouvoir de représentant. les violations des causes limitatives de pouvoir… engagent la société. cette division existe aussi dans la SA classique désormais. Les membres du directoire ne sont pas obligatoirement actionnaires. Ils n’ont donc pas de pouvoirs propres. Cela ne concerne que les sociétés d’envergure. A) La composition du directoire. En cas de silence des statuts. la loi ne dit pas comment ce président est révoqué. des salariés… Cela vient du modèle allemand où le modèle de participation des salariés est très encouragé. Cependant. Leur rémunération est décidée par le conseil d'administration. L’article L225-66 alinéa 2 du code du commerce admet que ce pouvoir de représentation puisse être également attribué à d’autres personnes que le président du directoire. c’est un organe de gestion collégiale. pour passer de l’un à l’autre système d’une simple modification des statuts. leurs pouvoirs sont fixés par le conseil d'administration qui peut limiter leur action. Conférer le pouvoir de révoquer directement les membres du directoire à l’assemblée générale est conforme à la théorie de gouvernement d’entreprise. jamais plus. Ils ne peuvent être révoqués que pour justes motifs. La révocation d’un membre du directoire se fait sur justes motifs. Si cela n’est pas respecté. c’est toujours une société anonyme mais avec une nouvelle forme d’organisation. Cependant. Sous-section 2 : La société anonyme duale. Il y a donc précarisation de la fonction des membres du directoire. Les statuts peuvent aller en-deça. Paragraphe 1: Le directoire. Cependant.

avals. il peut être décidé des modalités de délibération par moyens de NTIC… C’est une liberté statutaire. La société est engagée par les actes du directoire qui dépassent l’objet social. Ils sont révocables ad nutum. Une personnes morale peut être membre du conseil si elle envoie un représentant permanent. certaines opérations qui sont. sauf pour certaines décisions comme l’approbation des comptes.Lorsqu’il y a de leur part violation de la loi et des règlements. Sous-section 3 : La responsabilité des dirigeants sociaux. L’article L225-68 du code du commerce permet que les statuts dotent le conseil de surveillance d’un pouvoir d’autorisation relativement à certaines questions. peuvent être décidées librement les règles de représentation des membres absents. Les attributions qui émanent des statuts : Ce sont celles listées dans le catalogue. . le vote et la participation par des moyens de visioconférence sont admis. La perte des fonctions peut aussi résulter de deux éléments : La nomination d’un membre du conseil de surveillance au directoire ou l’abandon de la forme dualiste. lorsque l’on a affaire à une société dans la faillite. comme le conseil d'administration. la responsabilité personnelle des dirigeants est très rarement admise : Elle ne l’est que dans le cas où les dirigeants commettent des fautes détachables de leurs fonctions. Cependant. De même. commerciale…). le rôle du conseil de surveillance est déterminé par l’article L225-68 du code du commerce. Les missions légales : Le conseil nomme. le conseil de surveillance peut se rapprocher du conseil d'administration puisque a son mot à dire dans certaines actions. Cette règle d’inopposabilité aux tiers est prévue à l’article 113-1 du décret. en général.Lorsqu’il y a faute de gestion.) Il y a une liberté d’aménagement très large. garanties accordés par la SA aux tiers. Mais ce contrôle ne doit pas être trop étroit car. la cession totale ou partielle de participations détenues par la SA dans d’autres sociétés. Les décisions sont prises à la majorité des membres présents ou représentés. La loi elle-même prévoit des cas d’autorisation préalable certaines opérations. la situation est très différente : Il n’y a pas à établir de faut séparable des fonctions car il n’y a plus l’écran fourni par la société. Le dirigeant sera plus facilement responsable. Paragraphe 1 : La responsabilité civile des dirigeants sociaux Elle est fréquemment sans intérêt parce que. En sens inverse. Ce contrôle peut s’exercer à priori par le biais d’autorisations préalables. En revanche. Cette solution prétorienne est une transposition du droit administratif qui ne prévoit la responsabilité des fonctionnaires qu’en cas de faute 10 sur 43 19/10/2010 12:07 . De même. cela vis-à-vis des tiers. Ce qui fait que le directoire a peut-être moins de pouvoirs que le directeur général. Certaines sont critiquables car se situent à la limite de l’immixtion dans la gestion. d’autres statutaires. un dirigeant commettra toujours une faute à l’égard des tiers dans l’exercice de ses fonctions et il ne sera jamais responsable car la société fait écran. cautionnements et garanties accordés aux tiers. dans la pratique. Il s’agit là de pouvoirs propres au conseil de surveillance : Le directoire ne peut décider de prendre seul ces décisions. On en arrive. A l’égard des tiers. Pour la rémunération. expressément mentionnées. il peut être plus intéressant de rechercher la responsabilité des dirigeants. la société sera toujours responsable. élus par l’Assemblée Générale Ordinaire (AGO). La limité d’age et de cumul des postes sont les mêmes que pour les administrateurs. A) La composition du conseil de surveillance.) C’est lui qui autorise les cautionnements. avals et garanties. Par exemple : Cautionnements. mais il contrôle les opérations de gestions dans leur ensemble (gestion du personnel. le pouvoir de gestion du directoire peut être limité en conférant au conseil de surveillance un droit de contrôle renforcé. à une immunité de fait. De même pour les conventions réglementées. financière. B) Les attributions du conseil de surveillance. ne délibère que si la moitié au moins de ses membres est présente. Il convoque les Assemblées Générales avec le directoire.Lorsqu’il y a violation des statuts. Le catalogue est la liste des opérations qui doivent obtenir l’autorisation du conseil. Le conseil a à sa tête un président et un vice-président. dans l’ordre interne. souvent. la caution de sûreté. Puis d’autres opérations prévues par la loi : Les cessions d’immeubles.com/cours-droit-special-societes. révoque et rémunère les membres du directoire. Originalité : l’article L225-64 du code du commerce fait une place importante à la liberté statutaire. L’article L225-251 du code du commerce prévoit trois cas d’engagement de la responsabilité civile des dirigeants : . les règles de quorum. Les règles pour la nomination des membres sont les mêmes que pour la nomination des administrateurs : 3 à 18 membres (24 en cas de fusion). un dirigeant est personnellement moins solvable qu’une société. Aucun membre du directoire ne peut faire partie du conseil de surveillance. Il donne son autorisation aux conventions réglementées (Article L225-86 du code du commerce.coursdroit. ils ont des jetons de présence et des rémunérations exceptionnelles en cas de missions particulières. Il est énoncé expressément que le directoire délibère et prend ses décisions dans les conditions décidées par les statuts (périodicité de réunions. Cette liste d’opérations fait partie du "catalogue". Le conseil de surveillance. De façon générale. Des attributions plus précises peuvent revenir au conseil de surveillance : certaines sont légales. .Cours de droit spécial des sociétés http://www. Ce n’est pas lui qui vérifie la régularité des comptes. l’on peut craindre qu’il s’immisce dans la gestion ce qu’il n’a pas le droit de faire. Dans l’ordre interne. même en cas d’absence d’autorisation préalable exigée pourtant par la loi. il semble qu’un membre du conseil de surveillance en place puisse cumuler un contrat de travail après avoir été nommé au conseil. Cette responsabilité est calquée sur la responsabilité civile de droit commun : Il faut constater une faute. Ils peuvent cumuler un contrat de travail… En revanche. si c’est le cas. Le conseil de surveillance peut critiquer l’opportunité des décisions prises. C’est un organe collégial. La deuxième limite est les pouvoirs légaux reconnus à l’assemblée générale. un dommage et un lien de causalité.html cette limite ne joue que dans l’ordre interne : A l’égard des tiers. Paragraphe 2 : Le conseil de surveillance. Or. formalités de convocation. La troisième limite est les pouvoirs légaux accordés au conseil de surveillance. Les rôles du président du conseil de surveillance sont les mêmes que celles du président du conseil d'administration. Ce sont des clauses limitatives de pouvoirs mais elles sont inopposables aux tiers. la société demeure engagée sauf en matière d’avals. A cette égard. Il exerce le contrôle permanent du directoire. Depuis la loi NRE. la règle de la majorité.

les actionnaires sont plus ou moins intéressés aux affaires sociales. L’unanimité est impossible.Cours de droit spécial des sociétés http://www. On a remplacé des sanctions pénales par des injonctions de faire sous astreinte. autorise l’achat en bourse par la société de ses propres actions… 11 sur 43 19/10/2010 12:07 . escroquerie… . le coût de l’action est supporté par le ou les actionnaires demandeurs qui prennent un certain risque si l’instance n’aboutit pas. Au plan pratique. Les dommages et intérêts tomberont dans la caisse sociale. Par exemple : Elle examine les comptes une fois pas an. désigne et révoque les administrateurs. Ce type d’action est devenu très exceptionnel car le préjudice est rarement distinct de celui dont souffre la société. ce sont les dirigeants qui ont les rennes du pouvoir. Ce sont organismes qui placent l’argent des autres en actions. C’est. Il faut ajouter le président du conseil d'administration. Les investisseurs institutionnels. la responsabilité des membres du conseil de surveillance est allégée. L’action "ut universi" : C’est une action dite sociale. De même. dans les sociétés cotées. Paragraphe 2 : La responsabilité pénale des dirigeants sociaux. Parfois. Paragraphe 1 : L’Assemblée Générale Ordinaire (AGO). les commissaires et comptes (mais ne les révoque pas. une action contre eux-mêmes. le contrôle de la direction de la société. le demandeur verra les dommages et intérêts tomber dans la caisse sociale donc il risque de ne pas être dédommagé pour le coût de l’instance. c’est la société qui l’exerce. Il existe aussi des raisons théoriques à l’affaiblissement de la souveraineté des actionnaires : L’Assemblée ne peut empiéter sur les pouvoirs reconnus explicitement aux autres organes. Cependant. au nom de la société. l’organe souverain. Cette idée se concrétise par le pouvoir de modifier les statuts. notamment dans les sociétés privatisées.com/cours-droit-special-societes. il sont soumis à la même responsabilité que les administrateurs et le directeur général de la SA classique. A) Les attributions de l'Assemblée Générale Ordinaire. C’est un critère applicable relativement facilement : C’est la conscience de nuire sans demander la preuve de l’intention de nuire. Cependant. le conseil de surveillance. dans les grandes sociétés. L’on assiste à l'heure actuelle à une dépénalisation des sociétés. Le but est de réclamer pour la société réparation auprès des dirigeants fautifs. c’est pour ça que l’on retient la règle de la majorité. les membres du conseil de surveillance peuvent voir leur responsabilité engagée en tant que dirigeants de faits.) Une faute d’une particulière gravité : Cela n’est qu’une définition floue. elle approuve les conventions réglementées. en cas d’immixtion dans la gestion. ce qui rend la réunion inutile. quant à eux. Les dirigeants sociaux sont susceptibles d’engager leur responsabilité personnelle lorsque : Ils commettent une faute intentionnelle. décide de l’affectation des éventuels bénéfices. En deuxième lieu.) Section 2 : Les Assemblées d’actionnaires. elle est limitée car l’Assemblée est un organe lourd à convoquer. Il existe. l’absentéisme est fléau.L’assemblée extraordinaire : Est compétente pour modifier les statuts. En comparaison. Les surveillants peuvent aussi être responsables de délits commis par le directoire s’ils étaient au courant de l’infraction et ne l’ont pas révélé (Article L225-257 du code du commerce. comme les dirigeants sont abstentionnistes. Certains sont totalement passifs. En revanche.coursdroit. Les dommages et intérêts sont remis aux actionnaires. De plus. L’action est enfermée dans un délai de trois ans à compter du fait dommageable ou de sa révélation. à réunir… De plus. sans payer les droits pendant extrêmement longtemps. c’est inconcevable. seule l’assemblée des actionnaires a le pouvoir de nommer les dirigeants. Il existe trois modalités d’exercice de l’action : L’action individuelle : Celle tentée par une actionnaire qui a subi un préjudice individuel à condition que ce ne soit pas un préjudice causé à la société. Une évolution s’est produite il y a peu : Arrêt du 20 mai 2003 : La cour de cassation change quelque peu sa position en apportant une nouvelle définition de la faute séparable qui permettrait d’engager la responsabilité personnelle des dirigeants. dans la conception classique. Quant aux membres du directoire. en pratique. difficile à manier. Toutes les clauses entravant l’exercice de l’action sont invalides. le préjudice dont souffre l’actionnaire doit être distinct de celui subi par la société. elle est un organe intermittent qui se réunit au moins une fois par an. abus de confiance. certains actionnaires ne sont pas passifs mais instables et sont prêts à retirer leur mise en vue de réaliser un placement spéculatif (affectio societatis ?). Ces différents types de responsabilités s’appliquent aux administrateurs et aux directeurs généraux. ce sont les actionnaires eux-mêmes qui vont exercer l’action sociale. en droit des sociétés.L’assemblée ordinaire : N’est pas compétente pour la modification des statuts . L’action "ut singuli" : C’est également une action sociale exercée au nom de la société mais. l’Assemblée a une compétence listée. Cette souveraineté apparaît. Or. usage de faux. Compte tenu des attributions qui reviennent aux autres organes de la société. La faute doit être incompatible avec l’exercice normal des fonctions. limitée pour diverses raisons d’ordre pratique et d’ordre théorique. De sorte que celui qui contrôle l’assemblée des actionnaires a. les Assemblées sont gouvernées par la loi de la majorité or celle-ci est parfois voire souvent stable. c'est à dire sanctionnées par le code pénal : Abus de biens sociaux. ce qui est peu.). en principe. De même. De plus. ces investisseurs ont été appelés pour tenir le contrôle du capital entre des mains françaises. Un tel pouvoir d’influence peut être tenu individuellement par un seul individu dans de petites sociétés mais. Il existe deux types d’assemblées : . cependant cette action n’a pas de chance d’aboutir puisque les dirigeants de la société ne vont pas engager.html détachable de leurs fonctions. sont des actionnaires peu stables en ce sens qu’ils ont tendance à retirer leur mise en cas de mauvaise passe. (Exemple : Une SARL exploitait une discothèque et les deux gérants avaient utilisé sans autorisation des musiques. Elle est compétente pour toute décision qui n’entraîne pas une modification des statuts. ou les fonds communs de placement. des infractions pénales.

aux actionnaires. il y a une limitation mise en place par l’article L228-11 du code du commerce et dont la sanction de non respect est la nullité des actions de préférence. L’article L225-33 du code du commerce dresse la liste limitative des personnes compétentes pour convoquer l’Assemblée. il faut une contrepartie qui est l’avantage. De même. Chaque action donne droit à une voix au moins. Un ou plusieurs actionnaires réunissant au moins 5 % du capital peuvent demander à la justice la désignation d’un mandataire had-hoc dont la mission sera de convoquer l’assemblée générale.Le vote par NTIC . il existe deux modalités de privation ou de restriction : Le texte de l'article L228-11 envisage la suppression ou la suspension du droit de vote. 2) Les délibérations de l’Assemblée Générale Ordinaire. indépendamment du nombre d’actions détenues par chacun. dans certaines sociétés. les dirigeants sociaux peuvent être privés du droit de vote en cas de mauvaise gestion. L’article 1844 du code civil dispose que tout associé bénéficie du droit de participer aux décisions collectives. Les actionnaires doivent avoir manifesté préalablement et individuellement leur accord. un administrateur… même si cela n’est pas à l’ordre du jour. spontanément. c'est à dire inexistante. De même les représentants des obligataires (personnes détentrices d’obligations. De plus. c'est à dire des textes auxquels l’on ne peut déroger (L225-122 – L225-125 du code de commerce) : Le principe de proportionnalité du droit de vote à la quotité de capital détenu. cette charge incombe au conseil d'administration. La loi NRE a généralisé l’accès à l’Assemblée Générale à tout actionnaire. Certains disent que le droit fondamental est le dividende. les actions dépassant le seuil en question qui n’ont pas été déclarées ne donneront pas le droit de vote. en fonction du type d’Assemblée Générale. Il est fait obligation aux actionnaires. il existe différents modes d’expression : . sans représentation. C’est une obligation légale que de convoquer une assemblée dans les 6 mois à compter de la clôture de l’exercice. C’est la démonstration que le droit de vote n’est plus fondamental. c'est à dire que l’on peut destituer une DG. 1) La convocation de l'Assemblée. depuis la loi NRE.html B) La tenue de l’Assemblée. ne peut participer au droit de vote. Cette liberté reste assez limitée : Pour éviter une trop grande dissociation entre capital et droit de vote. Ces personnes sont le commissaire aux comptes (Article L225-238 du code du commerce). Aucune question ne peut être traitée si n’est pas à l’ordre du jour. Une assemblée générale irrégulière peut être annulée. La suspension est à durée déterminée (on la suspend pour quelques exercices). à la lettre de convocation.Cours de droit spécial des sociétés http://www. Le principe du plafonnement éventuel du nombre de voix. Il y a une exception : L’incident de séance. au conseil de surveillance ou au directoire.Droit de vote double permis et réglementé. Il se trouve cependant qu’une ordonnance du 24 juin 2004 a permis la création d’actions dites de préférence (Article L228-11 du code du commerce) avec ou sans droit de vote. Cette modalité pose un problème du point de vue délibératif car le votant n’a pas pris part aux débats. Le vote par visioconférence ou moyens de télécommunications : Cette modalité est admise par la loi NRE. mais l’assemblée mais ne peut pas se réunir d’elle-même. Il faut donc que la société ait accepté cette modalité. L’action de préférence ne peut être assortie d’avantage en terme de droit de vote. mais non pas à voter. Il résulte que l’attribution de droits de votes multiples (triple ou plus…) est proscrite. Il faut néanmoins que les statuts aient expressément consacré cette modalité. de même dans certaines situations exceptionnelles des avocats d’affaire. d’informations renforcées. L’inaction des organes sociaux peut être vaincue par les actionnaires eux-mêmes par le recours à deux moyens.coursdroit. Concernant les modalités de vote. C’est un vote personnel sans représentation. des journalistes financiers peuvent être admis.Actions de préférence. le dirigeant intéressé qui est actionnaire.) Depuis la loi NRE. D’autres personnes sont habilitées à participer aux Assemblée Générale. Cela est sanctionné pénalement par un délit dont l’intention frauduleuse n’est pas un élément constitutif. Ainsi. Tout n’est cependant pas permis en vertu de ce texte car il demeure un bloc impératif. Toute clause contraire est réputée non-écrite. Les actionnaires peuvent participer et voter par ces moyens. Il semble malgré tout que. Si cela n’est pas fait. Autre moyen : Ce même droit est accordé depuis 1974 à des associations de défense d’actionnaires.com/cours-droit-special-societes. On peut aussi prévoir une suspension intermittente en fonction des évènements. Exemple : En cas de conventions réglementées. En principe. Le principe de l’attribution éventuel d’un droit de vote double au maximum. c’est le "moins" qui est permis et non pas le "plus". il est possible de priver un actionnaire de son droit de vote.Le vote par représentation.Le vote par correspondance . Une lettre de convocation doit être adressée aux actionnaires pour qu’ils puissent venir. Le vote par correspondance correspond à un vote émis personnellement par l’actionnaire. dans les assemblées de sociétés cotées en bourse. Cependant. Tout actionnaire peut voter par ce moyen et toute clause contraire est réputée non-écrite (Article L225-107 du code du commerce) aussi un formulaire de correspondance est joint. de déclarer leur dépassement d’un certain seuil de participation. Exemple : S’ils sont actionnaires. La suppression est définitive. 12 sur 43 19/10/2010 12:07 . Chaque action donne droit à une voix au moins (Article L225-122 du code du commerce) sauf deux hypothèses : . en fonction des décisions à prendre. Se pose la question de la sécurisation. la loi précise que l’action n’est pas recevable lorsque tous les actionnaires étaient présents ou représentés. assorties de droits particuliers de toutes natures. Les assemblées d’actionnaires font l’objet d’un formalisme important. Il est aussi possible d’admettre des hypothèses de privation du droit de vote. le comité d’entreprise peut envoyer deux membres. le comité d’entreprise peut solliciter du juge la convocation de l’assemblée générale. . Le principe est aussi la proportionnalité du droit de vote à la quotité du capital détenu. Le commissaire au compte peut déclancher la convocation de l’Assemblée après avoir mis en demeure les organes compétents. la préférence… Cette compensation peut résulter d’un dividende accru. compte tenu de cette restriction. Enfin. Arrêt Château d’Yquem : Cet arrêt a relié le droit de participation et le droit de vote.

du fait de la perte d’un client. sur deuxième convocation il n’y a pas de quorum. Concernant la tenue de l’Assemblée Générale Extrordinaire. chambre commerciale : La haute juridiction a indiqué que l’article en question est une disposition d’ordre public sanctionnée par une nullité absolue. C’est le texte 1836 alinéa 2 du code civil qui vaut pour toutes les sociétés. c’est un interventionnisme judiciaire dans le fonctionnement des sociétés. Ce qui signifie qu’un vote blanc ou nul ou une abstention sont réputés correspondre à un vote défavorable. L’assemblée générale ordinaire statue à la majorité simple (Article L225-98 alinéa 3 du code du commerce). de l’augmentation des matières premières… On s’intéressera plutôt aux causes de dysfonctionnement ou de conflits internes. Cependant. les règles sont les mêmes que pour l’Assemblée Générale Ordinaire. auquel cas on refait une convocation.) Si ces 20 % ne sont pas atteints. Autre exemple. Pendant longtemps on considéré que cette notion d’augmentation des obligations ne pouvait s’entendre que d’une augmentation d’obligations financières (exemple : La transformation d’une société anonyme en société en nom collectif. lorsque l’assemblé statue.) Arrêt de la cour de cassation. le rapport sur les conventions réglementées. lesquels par définition dominés par une majorité. Il y a aussi un bon nombre de solutions élaborées par le juge lui-même. Quant à la majorité. est associée à l’adresse sur siège social. conflits qui peuvent intervenir entre organes ou au sein d’un même organe. Section 1 : Le dispositif légal de règlement des conflits internes. c'est à dire l’objet social. Deux types d’informations sont concevables : L’information quérable. la loi permet de relever ces règles de quorum par les statuts. La loi du 26 juillet 2005 avait abaissé le quorum. Les décisions de prennent à la majorité des deux tiers des droits de vote présents ou représentés (66. Chazalon : Une Assemblée Générale Extraordinaire s’était réunie pour insérer dans les statuts une clause interdisant aux actionnaires quittant la société de faire concurrence à la société. Concernant les attributions de l’Assemblée Générale Extraordinaire : Elle peut changer les statuts.Cours de droit spécial des sociétés http://www.66 %). Le droit des sociétés s’occupe d’organiser des modes de règlements des conflits qui peuvent intervenir entre des organes différents. 26 mars 1996. La lex societatis. L'article L225-31 du code du commerce parle de l’expertise destinée à faire la lumière sur une ou plusieurs opérations de gestion suspectes. Enfin l’Assemblée Générale Extraordinaire ne peut s’emparer de fonctions attribuées à d’autres organes sociaux. toutes les informations 13 sur 43 19/10/2010 12:07 .) Mais ce procédé est conçu restrictivement car les personnes habilitées à représenter une actionnaire ne sont que deux : Le conjoint de l’actionnaire ou un autre actionnaire. L’autre limite est que l’Assemblée Générale Extraordinaire ne peut changer la nationalité d’une société car le changement de nationalité entraîne la soumission à une loi étrangère. Ce principe ne signifie pas que l’on ne peut pas prendre des décisions qui ont pour effet d’augmenter les engagements des actionnaires. L’un des premiers objectifs est de renforcer l’information des actionnaires afin que ceux-ci puissent juger l’action des dirigeants. Elles peuvent être extérieures quand la société connaît une récession économique. … Elle peut décider une dissolution. De plus. le législateur s’étant soucié de placer un dispositif de protection des actionnaires minoritaires. en droit français. D'après l'article L225-108 du code du commerce. le seuil ancien étant de 25%. Pour l’information quérable. Le quorum de la deuxième convocation est de 20 %. L’idéal est de mettre en place un dispositif préventif ce que le législateur a fait depuis 1966. Ce droit est d’ordre public (Article L225-106 alinéas 1 et 5 du code du commerce. Pour les sociétés ne faisant pas appel public à l'épargne. elle n’est pas simple mais qualifiée. on peut citer par exemple l’article L225-32 du code du commerce aux termes duquel chaque actionnaire a le droit de poser deux fois par exercice des questions écrites aux dirigeants sur tout fait de nature à compromettre la continuité de l’exploitation. il peut régulièrement décider.com/cours-droit-special-societes. … Des solutions aux conflits internes existent : Elles ont une double origine. La loi Breton a abaissé les quorum : Le premier quorum est passé à 25 %. Le quorum se calcul en actions conférant droit de vote : Si un seul actionnaire possède 20 %. Certaines sont issues de la loi. Exemples d’informations portables : Une fois par an. dans ce type de sociétés. parce que l’on va la recueillir. la décision est atteinte. il est plus facile d’atteindre le quorum. les actionnaires ont le rapport de gestion faisant état des opérations accomplies au cours de l’exercice. Le quorum est relevé (car il s’agit d’une assemblée très importante et que les statuts peuvent être modifiés) : Il est relevé à un tiers pour la première convocation et à un quart pour les convocations suivantes. peut décider une augmentation de capital. les actionnaires peuvent poser des questions aux dirigeants préalablement à la tenue des assemblées. de même pour toutes les autres convocations. même s’il est seul présent. entre actionnaires. L’actionnaire peut être une personne physique ou morale. l’Assemblée Générale Extraordinaire ne peut en aucune façon augmenter les engagements des actionnaires. la loi disposant que. Les causes de perturbations de la vie d’une société sont multiples. Chapitre 3 : Les incidents de fonctionnement interne. par opposition à l’information portable que l’on va porter à sa connaissance. Paragraphe 2 : L’Assemblée Générale Extraordinaire (AGE). des limites existent : En vertu de l’article L225-96 du code du commerce.coursdroit. Pendant longtemps on avait hésité sur la sanction applicable à une telle décision : Est-elle inopposable ou non ? La position a été stabilisée : Arrêt du 13 novembre 2003. C’est la technique des pouvoirs en blanc qui consiste à adresser aux actionnaires une formule de vote par procuration. elles peuvent être extérieures à la société ou internes. la majorité peut s’établir avec 10 % des droits de vote plus une voix. L’actionnaire peut se faire représenter par le président d’Assemblée qui est alors tenu de voter dans le sens des projets de résolutions proposés : Il doit voter "oui". C’est donc un mandataire spéciale. la procédure des injonctions de faire. parce que. on ne peut valablement délibérer. le mandat n’est donné que pour une seule assemblée. mais cela ne peut se faire que si tous les actionnaires sont d’accords. sur première convocation. La cour de cassation a considéré qu’il s’agissait là d’une augmentation des engagements. renforcée.html Le vote par représentation : Un actionnaire qui ne peut pas se déplacer et ne veut pas voter par correspondance ou NTIC peut se faire représenter. Il résulte de cette combinaison des règles de quorum et de majorité que. Exemples : conflits entre direction et salariés. le rapport spécial sur les stocks options. énoncée à l'article L238-1 du code du commerce. Règles de quorum ou de majorité : L’Assemblée ne peut délibérer que si les actionnaires présents ou représentés ont au moins 20 % des droits de vote (Article L225-98 du code du commerce. la forme de la société.

de déboucher sur une action en justice au fond. L’expertise de gestion est un moyen d’obtenir par voie judiciaire des éléments d’information manquante ou des éléments manquant pour exercer un contrôle sur l’action des dirigeants sociaux. Elle est aussi un facteur de perturbation de la vie sociale. Désormais. les minoritaires sont jusqu’au-boutistes. via le rapport. des associations d’actionnaires répondant aux conditions de l’article L225-120 du code du commerce. le ministère public. prépare et facilite les autres opérations complémentaires destinées à sanctionner les dirigeants fautifs. la loi NRE. En dernier lieu. démontrer en quoi cette expertise serait intéressant pour préserver l’intérêt du groupe en plus de celui de la société. sur leurs décisions.html communiquées avant la tenue d’une assemblée (l’objet de la délibération.) A) Les conditions de recevabilité. Cependant. l’approbation des comptes de l’exercice par l’Assemblée. au ministère public. l’article 225-231 permet cela pour les sociétés contrôlées au sens de l’article 233-3 du code du commerce. au cas où l’expertise fait apparaître des malversations ou des fautes. Le droit pénal s’en mêle puisque le délit d’entrave aux fonctions de l’expert de gestion a été créé (Article 242-28 du code du commerce). tout en relevant d’organes de gestion. …). Désormais la procédure se dédouble en deux phases : Il faut que l’actionnaire demandeur commence par poser des questions écrites au président du conseil d'administration ou du directoire. les requérants : Le comité d’entreprise (les salariés). Paragraphe 1 : L’expertise de gestion. contrôle qui peut déboucher. Une ordonnance de référé suppose l’urgence contrairement à l’ordonnance en la forme de référé. C’est l’expertise de groupe. Enfin. la demande doit être présentée en référé et non plus en la forme des référés. de la faute. La désignation a été profondément remaniée par la loi NRE mais dans les SA seulement. ou d’un défaut de réponse jugée satisfaisante que l’actionnaire est autorisé à s’adresser au juge pour demander de désigner un expert. si les actionnaires vont au-delà. 5 décembre 2005 : Ce seuil s’apprécie lors de l’acte introductif d’instance. une autre limite existe pour les opérations expertisables car en aucun cas l’expert ne peut examiner l’ensemble de la gestion. En aucun cas. L’expertise dite "de groupe. Par ailleurs. le comité d’entreprise mais aussi au greffe du tribunal de commerce. Ce n’est qu’à défaut de réponse dans le délai d’un mois. L’expertise a fait l’objet d’une double extension : Elle a été étendue aux SARL et aux personnes titulaires de l’action en désignation. L’action en désignation est accessible à tout actionnaire dès l’instant où celui-ci détient au moins 5 % du capital. En société en nom collectif. C’est donc une action très grave. à l’AMF. Mais cette exigence d’urgence est-elle nécessaire alors que la première phase peut prendre un mois ? Cette nouvelle expertise ne concerne pas la SARL régie par l’ancien système : Le seuil est donc de 10 %. les décisions de fusion ou scission… Des opérations sont plus ambiguës car. l’AMF (pour les sociétés cotés). l’AMF ou une organisation d’actionnaires qui engage cette action. Il peut aussi y avoir une opération de déclanchement de nullité d’une action critiquable. donc pas mal de décisions prises par l’Assemblée Générale échappent à l’expertise : Les réductions ou augmentation de capital. les actionnaires peuvent se regrouper sous quelque forme que ce soit afin d’atteindre ce seuil minimal. cette action n’est que descendante et non pas ascendante ou latérale. nécessitent l’intervention de l’Assemblée Générale. 14 sur 43 19/10/2010 12:07 . Depuis la loi du 1er mars 1994. le ministère. Arrêt de la cour de cassation. des questions sur le ou les opérations suspectes. l’expert ne peut examiner les comptes. Autrement dit.Cours de droit spécial des sociétés http://www. la compatibilité de la société car il y a déjà le commissaire aux comptes. s’est souciée de l’expertise de gestion en retouchant l’article 225-231 du code du commerce (sans retoucher au texte de l’expertise dans la SARL. 1) Conditions tenant aux personnes ayant qualité pour agir. la rémunération des dirigeants. 2) Les opérations qui peuvent être expertisées. L’ordonnance de référé est une mesure provisoire tandis que la décision en la forme de référé est prise au fond. sur d’autres actions complémentaires destinées à sanctionner concrètement. Cela signifie qu’il faut prouver une situation d’urgence. Compagnie de navigation mixte. les conventions réglementées sont des conventions expertisables car il s’agit d’actes simplement ratifiés par l’assemblée générale qui en apprécie la conséquence. il s’agit de savoir qui a décidé : C’est le conseil d'administration. subsidiairement.coursdroit. Ce dédoublement démontre que l’expertise a un caractère subsidiaire car elle intervient en dernier lieu. pendant le délai. En matière d’expertise de groupe : Il faut la demande soit faite dans l’intérêt sociale du groupe. B) La procédure de désignation de l’expert. Le rapport fait l’objet d’une large publicité : L’expert va communiquer son rapport au demandeur mais aussi au(x) dirigeant(s) visés. De plus elle est critiquable car l’on peut craindre que les dirigeants. L’expertise de gestion n’est qu’une mesure d’information et non pas une mesure de sanction. Elle tend donc désormais à préserver l’intérêt général. Cette phase de dialogue impérative n’est pas organisée lorsque c’est l’AMF. Ce sont toutes les opérations décidées par les organes de gestion. le rapport spécial du président du conseil de surveillance… etc. les décisions modificatives des statuts. Cela veut dire que cet actionnaire qui est tiers à la société filiale a plus de pouvoirs qu’un actionnaire qui a moins de 5 % des droits de vote. n’existe pas. Avant la loi NRE. Peut aussi être déclanchée une procédure de révocation du ou des dirigeants fautifs. Les détenteurs d’actions même sans droit de vote peuvent exercer l’action. fassent disparaître des éléments.) C) Les résultats de l’expertise. On en déduit que la qualité d’actionnaire s’apprécie au jour de l’acte introductif d’instance. un moyen préventif qui est susceptible. il n’y a pas d’expertise de gestion (sauf par un actionnaire d’une SA qui la contrôle.com/cours-droit-special-societes. L’assemblée des actionnaires n’est pas un organe de gestion. Ce n’est plus une expertise de minorité mais de gestion. Cette action en désignation de l’expert de gestion. Exemple : Les actionnaires minoritaires demandeurs peuvent exercer une action en responsabilité civile voire pénale contre les dirigeants parce que la preuve est faite. L’expertise de gestion est un moyen d’information. l’associé ne pouvait pas exercer une expertise dans les sociétés filiales de la société dont il était actionnaire : Arrêt de la cour de cassation du 14 décembre 1993. qui permet d’investiguer sur des opérations de filiales. Arrêt de la cour de cassation : Pour la cour.

Cette désignation comporte un coût grave et élevé (alors que les fonctions de dirigeants sont supposées gratuites. L’administration provisoire ne se confond pas avec le mandat had-hoc. Il contrôle l’action des gestionnaires. Arrêt de la cour d’appel de Paris de 1979 : Il fallait sauvegarder l’intérêt de la société et des minoritaires. avait une filiale française. Autre condition : La société doit être exposée à un dommage certain et imminent. Cette condition de publicité permet à l’administrateur d’engager régulièrement la société vis-à-vis des tiers. La nomination de l’administrateur provisoire dessaisit provisoirement les mandataires sociaux. Autre exemple : Il y a un conflit irréductible entre deux gérants. a rétabli la concurrence.Il existe une menace quant-à la survie de la société. C’est la tyrannie des faibles.Cours de droit spécial des sociétés http://www. à la suite d’une autre affaire. De plus en plus. La cour de cassation a admis que l’expertise préventive pouvait s’appliquer en droit des sociétés. en l’absence de texte.) Cependant. La demande principale était d’obtenir un administrateur provisoire. Cette mesure est grave car revient à substituer un tiers à aux mandataires.Le fonctionnement normal de la société doit être empêché. … En aucun cas ces mandataires ah hoc ne se substituent aux mandataires sociaux. 15 sur 43 19/10/2010 12:07 . Cependant.) L’effet peut être grave sur le crédit de la société. Il était reproché aux dirigeants d’avoir résilié des prêts bancaires. Dans nombre de cas. cour de cassation : Cet arrêt dit qu’il y a une concurrence entre les deux expertises. Trois exemples : Exemple 1 : La société civile de droit commun prévoit une procédure d’exclusion Exemple 2 : La Société par actions simplifiée si les statuts le prévoient Exemple 3 : Les sociétés anonymes cotées en bourse lorsque les actionnaires minoritaires ont moins de 5 % du capital. ou entre les membres d’un directoire ou d’un conseil d'administration… En revanche. Un péril éventuel. par voie judiciaire. Le juge a construit d’autres techniques : Le contrôleur de gestion : Il n’est pas envisagé par la loi. hypothétique. Il existe d’autres modes de résolution des conflits entre associés. Cette expertise n’est pas exclue en droit des sociétés. Celle-ci est rarement admise sauf si les statuts ou la loi le prévoient. La juge français a inventé l’administration provisoire. La théorie de l’abus de droit (de vote) permet de défendre cette conception. Mais cela rend public le dysfonctionnement au sein de la société. Cette construction prétorienne s’appuie sur la théorie d’abus de droit issue des règles de la responsabilité délictuelle. Section 2 : Les modes judiciaires de règlement des conflits. Deux conditions peuvent être recensées : . Il y aura un discrédit sur les dirigeants. Les mandataires had hoc ont une mission très ponctuelle : Convoquer une assemblée à la demande d’actionnaires ayant au moins 5 %. La durée de la mission de l’administrateur est difficilement prévisible. Ces deux conditions cumulatives sont remplies lorsque les dirigeants sont défaillants (exemple : tous ont démissionné ou alors ont été révoqués) mais que les actionnaires ne s’entendent pas pour désigner de nouveaux dirigeants. il s’agit de faire la preuve de faits. Ce dessaisissement s’apparente à une mise sous tutelle. d’avoir prélevé des fonds de la caisse sociale et d’avoir privé des associés de certains de leurs droits. L’administration provisoire fait appel à un homme ou femme professionnel(le) indépendante chargé(e) de gérer la société aussi longtemps que le conflit grave n’est pas résolu. La cour d’appel de Paris. la collecte de documents spéciaux. 22 mai 1965 : La société Fruehauf. c'est à dire un mandataire indépendant nommé par un juge. Dans les deux cas. L’administrateur récupère tous les pouvoirs et toutes les responsabilités des mandataires sociaux. Les magistrats ont préféré nommer un contrôleur de gestion. Autre exemple : Est possible la révocation des dirigeants. C’est une expertise qui n’est pas prévue par le droit des sociétés mais relève du droit commun. Cette expertise peut être obtenue par le président du tribunal avant tout procès s’il existe un motif légitime d’établir la preuve de faits pour obtenir la solution d’un litige.html Paragraphe 2 : L’expertise in futurum (article 145 du nouveau code de procédure civile). cette idée doit être nuancée depuis un arrêt : Arrêt Fruehauf. L’abus de droit de vote peut être le fait de majoritaires qui imposent leurs décisions ou de minoritaires qui peuvent empêcher des décisions où leur appui est nécessaire. les associés agissent sur le terrain de l’abus de droit de vote.coursdroit. De même est possible le retrait d’un associé (qui ne se confond pas avec la cession de droits sociaux) : Ce sont les associés ou la société qui va racheter les titres. Il est nommé en cas de crise grave affectant le fonctionnement normal de la société. La mesure peut donc revêtir un aspect préventif (au lieu de curatif. Paragraphe 2 : Les abus de majorité ou de minorité. De même la transformation de la société. un administrateur provisoire. C’est pour ces raisons que les magistrats ont peu recours à cette méthode. Des modes plus radicaux existent : L’exclusion d’un associé. Arrêt du 21 septembre 2004. Les membres de la société doivent prendre des décisions dans l’intérêt de la société. Paragraphe 1 : L’administration provisoire. On a essayé de mettre de l’ordre on refusant à l’actionnaire minoritaire de la société Vivendi d’agir sur le fondement de l’article 145 du nouveau code de procédure civile (NCPC). Cette technique consiste à désigner. . Elle est très souple en expertise in futurum. Est aussi possible la dissolution de la société. ce n’est pas le cas d’un simple conflit entre associés. Il y avait un conflit entre les majoritaires de la société mère et des minoritaires de la filiale. l’abus de droits présente un intérêt majeur pour les minoritaires comme les majoritaires. ne suffit pas. Il y a donc aujourd’hui deux procédures d’expertise concurrentes : L’expertise de gestion est soumise à des conditions recevabilités très strictes. Cette théorie agit partout où le titulaire de droits est tenté d’en abuser. Arrêt de la chambre commerciale de 2005 : La désignation d’un administrateur provisoire est exceptionnelle et suppose une situation exceptionnelle mettant en péril la société. de droit américain. il faut qu’un espoir de solution existe car il ne sert à rien de nommer un administrateur si la société est condamnée.com/cours-droit-special-societes. La désignation peut en revanche être utile pour éviter un péril imminent. Cette substitution oblige à informer les tiers.

Pour rendre la cession opposable. c’est l’abus de minorité négatif qui consiste à empêcher la prise de décision : Des minoritaires vont empêcher une décision d’être votée lorsque les majoritaires n’ont pas assez de voix (exemple en cas de vote avec majorité qualifiée). C’est donc tout autant l’adoption que le blocage d’une décision qui est sanctionné. L'ordonnance du 24 juin 2004 portant réforme du régime des valeurs mobilières a unifié les deux opérations : le transfert de propriété des valeurs mobilières se fait à la date du jour où le nom du cessionnaire est inscrit au compte. par son abstention. Ils suffisaient à transférer le droit rattaché au titre. Des conditions ont été fixées par un arrêt : Arrêt Schaumann-Piquard de 1961 : Deux conditions : La décision est abusive si elle est prise contrairement à l’intérêt général (On pense ici que l’intérêt social s’entend de la personnalité morale) dans l’unique dessein de favoriser les membres de la majorité au détriment de la minorité. Ces opérations sont indispensables pour "concrétiser" la cession. se fait par simple virement de compte à compte. non pas d’intervenir lui-même à la place des associés. désormais c'est unifié. donc sa qualité d'associé et sa qualité d'actionnaire. De surcroît. Au delà de ce cas. Il y a donc une limite à l’exercice du pouvoir majoritaire. il signifie que le transfert des titres sociaux s'effectue selon des formalités plus simples que celles qui régissent les cessions de créance.Cours de droit spécial des sociétés http://www. D'abord. Cela se produit lorsqu’il y a eu un changement de majorité. La société n’est gérée uniquement dans l’intérêt des majoritaires. l’abus est positif et a pour sanction la nullité de la décision abusive. Cet abus de majorité est qualifié de positif en ce sens que les majoritaires prennent des décisions. donc de créer une rupture d’égalité entre les associés. Arrêt Delattre-Devivier de 1997 : Pour la première fois. Elle consacre la possibilité pour le juge. Avant de procéder à une cession massive de parts sociales. Ce sont des actions dans les sociétés par action.80 % sans plafonnement. Ce virement de compte à compte se fait par voie informatique. A ces différences de régimes juridiques s'ajoute une différence fiscale importante qui favorise la négociation d'action. Il cède ses droits sociaux. C’est aussi la prise en charge du passif d’une autre société où les majoritaires sont ceux de la société qu paie. Ensuite. Section 1 : Le contenu du principe de négociabilité. Le droit de négocier a d'ailleurs été consacré par le conseil constitutionnel (28 novembre 1973). l'associé peut céder ses actions. Il y avait un décalage. Désormais le transfert des actions. par exemple lorsque les majoritaires ne daignent pas venir à une Assemblée Générale. il garantit à tout actionnaire le droit de pouvoir négocier ses actions : un actionnaire ne saurait demeurer prisonnier dans la société. Par rapport aux tiers.coursdroit. Le cédant signe un ordre de virement. on a admis que la société elle-même pouvait exercer la nullité. la dissolution de la société peut être prononcée. Le transfert des actions n'est soumis à aucune formalité stricte : pas besoin d'écrits. certains titres. et donc pour la rendre opposable à la société d'une part et aux tiers d'autre part. La société peut avoir un intérêt évident à contrôler les entrées et sorties d'actionnaires même dans les sociétés par action. Elle suppose la rédaction d'un écrit. Ce qui est en revanche très fréquent. Cet arrêt mettait en scène un sieur Flandin minoritaire qui ne s’était pas déplacé à l’assemblée. Arrêt Arti-Moul de 1998 : Un minoritaire était venu et avait voté contre le projet de résolution et avait été condamné. cour de cassation : La cour a reconnu pour la première fois la notion d’abus de majorité négatif en ce sans que le majoritaire de la société. mais de désigner un mandataire chargé de convoquer une Assemblée Générale. pas besoin d'une signification par acte d'huissier à la société. Une décision majoritaire n’est pas abusive du seul fait qu’elle déplait aux minoritaires. certains associés préfèrent transformer la société en société par action. Quant à l'opposabilité aux tiers. Les actions sont des titres négociables. L’abus positif consiste à prendre des décisions. Le juge a fait œuvre créatrice en la matière. Chapitre 4 : La négociabilités des actions. Plus exceptionnellement. la jurisprudence a pendant longtemps admis la théorie des arrêts valant vote : Le juge constate que le blocage de la décision est abusif ce qui vaut pour la décision d’être adoptée. La sanction est simple : Dans 99 % des cas. Mais cela est possible. pas besoin d'acceptation de la cession dans un acte authentique par la société. et des valeurs mobilières généralement. donc défaillant. Exemples : Lorsque l’actif d’une société est transféré dans une autre société où la majoritaire de la première le sont aussi dans la seconde.html A) L’abus de majorité. Ce départ volontaire d'un actionnaire est en principe toujours possible dans une société par action (sauf dans la société par actions simplifiées où il est possible de bloquer des actions). pas besoin de publication au registre du commerce et des sociétés (RCS) Avant la dématérialisation des valeurs mobilières avec la loi de 1981. Quand les conflits deviennent insupportables. Les auteurs ont critiqué cette jurisprudence. une jurisprudence s’est mise en place en 1993 : Arrêt Flandin du 9 mars 1993 : La jurisprudence est fixée et cet arrêt marque le rejet des arrêts valant vote. L'aliénation d'actions est plus simple que la cession de parts sociales. les "titres porteurs" pouvaient être matériellement transférés (voir section 2). avait empêché la prise d’une décision essentielle. ce sont des parts dans les sociétés de personnes. la circulation des actions est gouvernée par le principe de négociabilité qui découle en principe de l'intuitu personae. Les sociétés anonymes contrôlent donc la circulation des titres. L’abus de minorité est un comportement contraire à l’intérêt social en ce qu’il interdit la réalisation d’une opération essentielle pour la société. de s’y rendre et voter à la place des minoritaires. Mais dans la pratique c'est différent. En vertu de cette jurisprudence. Le gérant remet un récipicé de ce dépôt. il faut la rendre opposable à la société. Sont aussi admis des dommages et intérêts à la charge des minoritaires fautifs. L'intéressé acquière donc la qualité d'actionnaire au moment où c'est opposable aux tiers ou à la société. Les minoritaires de la première société sont ici spoliés. indispensable à la société. le juge avait désigné un mandataire qui avait pris à la place du minoritaire. La seule restriction qui existe face à ce principe résulte des mesures de blocage qui achètent les actions souscrites par les associés. l'obtention de "l'agrément" (autorisation des associés). Depuis. Il est de deux sortes : L’abus positif et l’abus négatif. Le pouvoir majoritaire n’est pas un pouvoir absolu. C’est aussi la fixation de rémunérations exagérées pour les dirigeants nommés parce que majoritaires. par le dépôt d'un original de l'acte au siège de la société. ce qui semble impossible. il faut la publier au registre du commerce et des sociétés. Dans la société anonyme. des dommages et intérêts peuvent être alloués à la société si celle-ci a pu souffrir de cette décision.com/cours-droit-special-societes. il y a des personnes derrière. Les parts sociales ne sont pas négociables. Arrêt du 16 juillet 1998. La circulation des actions ne se ramène pas à un simple flux financier. Alors que la cession de parts sociales est taxée à hauteur de 4. La négociation d'action est frappée du paiement de 1 % plafonnée à 20 000F. c'est à dire un ordre par lequel le nom du cessionnaire (l'acheteur) va figurer dans les registres. Il faut que cette attitude d’obstruction ne puisse pas se revendiquer de la défense de l’intérêt social. Les sanctions sont originales : Puisqu’on ne peut annuler. B) L’abus de minorité. le transfert de propriété se réalisait dès qu'il y avait accord entre les parties sur la chose et sur le prix. principe de négociabilité. La pratique a donc recours à 16 sur 43 19/10/2010 12:07 . Les minoritaires ont le droit de bloquer une mesure à condition que cela ne soit pas abusif.

Ces clauses tendent donc à limiter la libre négociabilité pour préserver la répartition de l'actionnariat. Alors que la transmission des titres nominatifs supposait une modification de l'inscription sur les registres. L'article 228-23 du code du commerce exclut la possibilité de soumettre à autorisation préalable un certain type de cession : ce sont les actions qui revêtent un nature familiale. … Cette clause d'agrément est écartée en cas de liquidation du régime matrimonial de cession. A l'inverse les titres nominatifs englobent les titres inscrit sur un compte tenu par la société elle même ou pas un intermédiaire désigné par elle.coursdroit. Ce n'est plus au niveau de la transmission mais au niveau de la personne qui tient le registre. 3) Les clauses d'agrément interdites. cela se réduit à la détermination de l'organisme chargé de la tenue du compte qui implique que le titulaire est connu de la société si elle tient le registre ou inconnu de la société si ce n'est pas elle qui tient le registre. et non pas la négociabilité en elle même.html des clauses insérées dans les statuts. ce sont des clauses d'inaliénabilité. L'ancien mode de transmission qui était différencié. Cela permet de soumettre la cession à l'accord préalable d'un organe de la SA. Les titres nominatifs s'entendaient du nom du titulaire dont le nom était inscrit dans les registres de la société. On peut concevoir que les actions d'une SA ne soient pas librement négociables. la cohésion de celui ci. Elle a été depuis lors soumise à un régime légal. Elle interdit le maintien des clauses statutaires restrictives de la libre négociabilité. C'est à dire qu'il est possible de contrôler la circulation elle même. La loi de 1981 a changé la donne. soit en cours de vie sociale par une décision prise par l'Assemblée générale extraordinaire. Le fait que les cessions présentant un caractère familiale ne puissent pas être contrôlées par une clause d'agrément constitue une infériorité de la société anonyme par rapport à la société par actions simplifiés qui permet par exemple de contrôler toute cession d'actions. 17 sur 43 19/10/2010 12:07 . on ne peut pas souhaiter accéder à un marché boursier et en même temps contrôler la circulation des titres. Mais la distinction a changé de sens avec la loi de 1981. La loi qui réglemente ces clauses ne fait aucune référence aux autres clauses. A) Le domaine d'application de la clause d'agrément. 2) Les actions doivent être nominatives. Paragraphe 1 : La clause d’agrément (article L228-23 du code du commerce). Dans les sociétés quottées. La clause peut être stipulée que si les actions sont nominatives. C'est nécessairement un virement de compte à compte. consiste à rendre certaines actions inaliénables. Elle reconnaît donc la possibilité de porter atteinte au principe de libre négociabilité. Quant aux clauses de préemption. Une simple décision prise dans les conditions requises habituellement pour la modification des statuts est suffisante. Il y a d'autres clauses encore. mais elles ne sont pas imposées. Compte tenu de son utilité elle n'a pas fait l'objet d'une interdiction de principe. Les sociétés non quottées doivent nécessairement émettre des titres nominatifs. C'est donc un moyen d'empêcher l'entrée dans la société de tiers indésirables et de donner un caractère fermé à la société. Il faut accepter la loi de l'offre et la demande. Il s'agit d'empêcher qu'un actionnaire vende tout à fait librement ses titres à un tiers ou même à un actionnaire. Cela vise nécessairement toutes les valeurs mobilières de sociétés quottées en bourse. mais ce sont les trois majeures. Les clauses restreignent la libre négociabilité des actions. La clause statutaire figure soit dès l'origine. C'est le principe de libre négociabilité qui est remis en cause. Comme ce sont des clauses restrictives de liberté. Elle est applicable que si les statuts prévoient l'agrément. La clause d'inaliénabilité serait utilise à la société parfois. Une décision émanant des organes de gestion serait inopérante car ils ne peuvent pas modifier les statuts. Elle a longtemps été régie par la coutume ou la jurisprudence. C'est une clause qui n'augmente pas les engagements des actionnaires. et ensuite l'introduction d'un certain degré d'intuitu personae. Il est logique aussi que soit nominatif les actions détenues par un incapable. La JP laisse à penser qu'elle serait autorisée. Les titres au porteur font ainsi l'objet d'une inscription non pas chez la société émettrice mais chez un intermédiaire agrée. La loi de 1966 codifiée. Ils étaient dans des documents papiers et celui qui détenait ces documents avait le droit d'exercer des prérogatives y attachées. Ce régime se veut équilibrer et cherche à concilier la négociabilité des actions d'abord. Cela permet de conserver la stabilité de l'actionnariat. La restriction paraît désuète.Cours de droit spécial des sociétés http://www. mais on contrôle quand même. La transmission des titres au porteur ne se faisait pas une tradition manuelle. mais on en déduit que c'est de façon générale. C'est la confirmation de la décision de la COB.com/cours-droit-special-societes. ne l'est plus. la société n'est donc pas "anonyme". L'ordonnance du 24 juin 2004 reprise dans le code s'est saisi de la question : dans une société non quottée la cession de titre peut être soumise à l'agrément de la société (c'est à dire contrôler) donc dans les sociétés quottées pas possible. invendables. Il est possible de connaître l'identité du détenteur. L'interdiction des clauses qui restreignent la libre négociabilité est officialisée dans le code. La loi de 1966 a introduit la possibilité d'introduire dans les statuts une clause d'agrément. les actions non entièrement libérées. La Commission des opérations de bourse (aujourd'hui AMF) considéra par une recommandation de 1971 que ces clauses sont incompatibles avec les caractéristiques de libre marché. Section 2 : Les atteintes au principe de libre négociabilité des actions. entre ascendants ou descendants. 1) Une clause statutaire. Cependant la distinction a survécu alors même que l'ensemble des titres est dématérialisé. il est d'ordre public. Seul le principe de négociabilité est de l'essence de la SA. Avant la loi du 30 décembre 1981 sur la dématérialisation des valeurs mobilières. a admis la possibilité d'introduire des clauses d'agrément dans la SA. elles s'interprètent à la lettre. On n’empêche pas de céder. Ces titres étaient donc anonymes car la société ignorait l'identité du porteur. L'autre clause majeure c'est la clause de préemption : le cédant est tenu de proposer ses titres prioritairement aux actionnaires. mais elles doivent avoir été prévues par les statuts. Cela concerne essentiellement les sociétés non quottées. Le point commun à ces opérations est en rapport à la personne. elles ne sont pas envisagées par la loi qui demeure silencieuse sur la question. Il ne peut pas faire l'objet de dérogations. Elles prennent souvent la forme de clauses d'agrément. assez contestée. De même dans les SARL on peut contrôler les cessions familiales. Ce sont les dévolution successorales. Le principe de libre négociabilité n’est pas de l'essence des SA. les cessions entre époux. On a donc à faire à des clauses qui constituent des exceptions au principe de libre négociabilité. la distinction entre les titres au porteur et les titres nominatifs était présente. Les titres au porteur visaient des documents qui matérialisaient des droits attachés à ces titres. Une autre clause plus rare. les titres des initiés.

on s’est donc pendant longtemps demandé si elle était licite. Il appartient alors à l’organe compétent pour se prononcer sur l’agrément d’organiser le rachat des titres du cédant. La Cour de cassation a implicitement reconnu dans cet arrêt la possibilité d'insérer une telle clause dans les statuts de SA pour lutter contre les prises de contrôle.Cours de droit spécial des sociétés http://www. les statuts fixent un ordre dans la désignation des personnes devant acquérir les titres : Les associés. Il peut prendre part au vote. Si un associé veut céder ses parts à un tiers. une obligation de rachat doit être mise en œuvre : L’intéressé ne peut pas demeurer dans la société contre sa volonté. par les actionnaires. Le refus d’agrément doit être expressément donné dans un délai de trois mois. le cédant peut exercer un droit de repentir. Cette restriction du champ de la clause agrément était généralement critiquée. La clause d'agrément n'est plus interdite entre actionnaires.html De même lorsque lasociété fait l'objet d'un redressement judiciaire. D’où l’obligation pour la société d’annuler les titres rachetés par ce biais. la société ou un tiers pose aussi le problème du prix des titres. La Cinq : La clause de préemption est licite à condition que des délais encadrent l’exercice de cette préemption. La procédure commence par la possibilité de notifier à la société son projet de cession. son adresse. Le sauvetage de la société passe avant. C’est généralement le délai de la clause d’agrément qui est repris. On va au contraire accepter tout le monde. un tiers. Soit cela veut dire que le droit des sociétés l’admet ou. Dans ce cas. C'est le représentant légal qui est visé. Il n’y a pas de texte qui gouverne la clause de préemption. Cette longue procédure est assortie. avoir une politique stable à l’intérieure d’une société. Transposée en droit des sociétés. une clause d’inaliénabilité ne pourrait-elle pas être possible pour protéger un intérêt légitime et sérieux (intérêt social. depuis une loi du 2 juillet 1998. La société par actions simplifiées ne connaît aucune restriction. 18 sur 43 19/10/2010 12:07 . Spécialement en précisant quel sera l'organe investi du pouvoir de décision. de vendre. La clause agrément est donc inefficace en cas de cession des actions de la société actionnaire. Il est possible d'envisager une clause d'exclusion permettant d'exclure la société Y. C’est acquis depuis l’ordonnance. Lorsque l'actionnaire est une personne morale. L'exclusion exposée à contrario dans cet arrêt pose des problèmes. la clause ne permettait pas de maintenir les répartitions au sein de la société. au minimum. il pourra exercer un droit de repentir depuis l’ordonnance du 24 juin 2004. Depuis une ordonnance du 24 juin 2004. C'est une reconnaissance par interprétation a contrario qu'on peut faire de l'arrêt. Il faut que les droits de la défense soient respectés. ainsi que le nombre des actions dont la cession est envisagée. Une jurisprudence avait tendance à admettre ce droit de repentir. Ne s'applique que dans la cession concerne sa propre société. C’est une clause problématique car empêche d’aliéner. un problème se pose : avant d'entrer dans la société protégée par un clause agrément. A défaut d'une clause d'exclusion on ne peut rien faire. le prix proposé… L’agrément est ensuite donné par la société. cet actionnaire a du se faire autoriser. C'est l'organe investi du pouvoir d'agréer ou pas. vaut agrément En cas de notification au demandeur son acceptation du projet. Possibilité de recours. Le rachat. Paragraphe 3 : La clause d’inaliénabilité. d’un coté. 4) Des clauses désormais possibles entre actionnaires. Arrêt Midi Libre 13 décembre 1994 a connu de cette hypothèse et a indiqué que la clause d'agrément figurant dans les statuts d'une société A n'avait pas lieu de s'appliquer en cas de cession d'action intervenue entre une société Y et une société Z. elle porte atteinte à 2 principes : Le droit de propriété peut être remis en cause uniquement en cas d'expulsion pour cause d'utilité publique. permet d'éviter la dissolution par exemple). Dans ce cas. En tout état de cause. cela pose un problème : En droit des sociétés un principe fondamental veut qu’une société ne peut détenir les titres qu’elle a émis. suppose qu'elle ait été acceptée par tous les actionnaires dans les statuts d'origine ou en cours de vie sociale. d’une sanction certaine : L’article 228-23 du code du commerce dispose que toute cession conclue en violation de la clause d’agrément est nulle. Il peut donc y avoir contestation sur le prix de la cession projetée. on va solliciter un tiers indépendant. en cas de contestation par un tiers estimateur. Il faut que les motifs d'exclusion aient été précisés (mésentente entre associés ouvrant droit à une dissolution judiciaire. La réponse doit intervenir dans le délai de trois mois. Arrêt de la cour d’appel de Paris. peut renoncer à une cession projetée plutôt que devoir céder ses titres. 1990. Ce type de clause poursuit un autre objectif : Il ne s’agit pas de filtrer l’arrivée de tiers dans la société mais de maintenir les équilibres. B) La procédure d'agrément. La clause d'agrément ne peut pas lutter contre une prise de contrôle indirecte. Si c’est la société qui acquiert. Les statuts classent par ordre de préférence. La loi connaît les clauses d’inaliénabilité : L’article 900-1 du code civil réglemente cette clause dans le cadre d’un testament ou d’une donation en disposant qu’elle n’est valable que temporairement et justifiée par un intérêt légitime et sérieux. il accèdera à sa qualité d'associé pendant les formalités. Entre actionnaire. Le deuxième principe : le droit de demeurer associé. Il faut indemniser l'associé du montant de la valeur de ses actions. Elle doit indiquer le nom du cessionnaire. elle peut être utile pour créer des noyaux durs ou assurer des projets à long terme. L’alinéa 2 de l’article 228-24 du code du commerce dispose que les titres doivent être acquis dans un délai de 3 mois. Cette clause d'exclusion. Cette décision de refus est souveraine : Si le cédant a le droit de quitter la société. en aucun cas le cessionnaire n’a le droit absolu de devenir associé. Désormais c'est contrôlé. en précisant le régime d'adoption des décisions… Le respect du contradictoire implique aussi qu'on entende l'associé. La société Z peut donc prendre indirectement le contrôle de la société A en dominant la société Y. Il y a le risque que le cédant et le cessionnaire se soient mis d’accord sur un prix exorbitant pour dissuader la société de refuser l’agrément.com/cours-droit-special-societes. Cela afin de ne pas nuire au droit de négociabilité. ce qui laissait entendre que les cessions entre actionnaires ne pouvaient pas être soumises à agrément. En cas de silence total. pour souder l’actionnariat. le prix de ceux-ci est déterminé. si le rachat n’intervient pas dans un délai de 3 mois à compter de la notification du refus. il faut en conclure que le silence vaut acceptation. il doit les proposer en premier lieu aux autres associés. La validité de cette clause fait problème car. l’agrément sera acquis. Si le prix prévu par l’expert ne satisfait pas le cédant. Paragraphe 2 : La clause de préemption. Si la société refuse d’agréer la cessionnaire. En général. la répartition des parts entre les actionnaires. le tiers estimateur prévu par l’article 1843-4 du code civil qui dispose que dans tous les cas où sont prévus la cession des droits sociaux d’un associé ou le rachat de ceux-ci par la société.) Cette clause d’inaliénabilité est expressément prévue dans la société par actions simplifiées. il fat un double accord : L’accord de l’Assemblée Générale Extraordinaire (parce que on réduit le capital social) et l’accord express du cédant. L'article 228-23 du code du commerce introduit par l'ordonnance du 24 juin 2004 a supprimé l'expression "à un tiers". Un minoritaire pouvait devenir majoritaire. Dans tous les cas la décision peut être contestée par les minoritaires sauf fraude ou abus de majorité ou irrégularité.coursdroit. la société.

Le maximum d’associés dans la SARL est passé.. Il est expressément dit dans la loi que les parts sociales ne sont pas négociables. l’article L223-7 du code duc commerce permet une libération partielle à l’imitation de ce qui se passe dans une SA (le cinquième immédiatement libéra. Les apports en industrie : Depuis une loi NRE. Il y a aussi la présence d’un commissaire aux comptes mais elle n’est pas systématique : Il faut que deux des trois seuils ont dépassés (plus de cinquante salariés. la SARL est perçue comme une petite société de capitaux. surtout lorsque celui est associé majoritaire : Le système était beaucoup plus avantageux pour les SA. à un associé unique. pendant très longtemps. cependant. jusqu’il y a peu.) Depuis la loi NRE. Pendant longtemps. Chapitre 2 : La direction de la SARL. Le contrôle est opéré par l’assemblée des associés : Elle approuve les comptes. D’autres organismes peuvent contrôler la gestion du gérant : Le commissaire aux comptes. avant. il y a eu plein de réformes. encourue (Article L241-3 alinéa 1 du code du commerce. Parmi les nouvelles règles touchant la SARL. Il peut y avoir plusieurs gérants. Ce pouvoir de gestion est confié à un gérant investi des pouvoirs de gestion et. dans une société à risque limité. la SARL est nécessairement de taille modeste : Elle a un nombre maximal d’associés. Lorsqu’il y a plusieurs gérants. on a affaire à une EURL. le choix est laissé aux associés. La société SARL qui a trop grandi. La SARL comprend plusieurs associés contrairement à l’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) qui n’en a qu’un seul.) Il peut donc y en avoir plusieurs. Mais il faut un dirigeant pour gérer au quotidien la société. un capital légal minimal était imposé (7500 €).coursdroit. Le nombre de gérants est librement fixé par les statuts (Article L223-18 du code du commerce. Passé le délai d’un an. n’est-ce pas une obligation nouvelle qui accroît l’obligation des membres ? Dans ce cas l’unanimité serait nécessaire. un droit d’alerte. avec une loi. Ils sont protégés par le système du pouvoir légal : Les clauses limitatives du pouvoir des gérants leur sont inopposables. L’article L223-9 du code du commerce prévoit une procédure. Depuis cette ordonnance. les créanciers ne manqueront pas de poursuivre les dirigeants sociaux pour avoir conduit la société dans une activité bien trop importante au regard de son capital social. Section 1 : Le statut du gérant de la SARL. pour des raisons pratiques et d’opportunités. droit de solliciter une expertise de gestion… Enfin. il a une autonomie d’action. Les apports en numéraire : Depuis la loi NRE. En ce qui concerne le choix entre la SA et la SARL. Quant au minimum. Il y a au maximum 100 associés. Un associé peut demander la restitution de ses apports au bout de 6 mois. il y en a une très controversée : Celle qui supprimer l’exigence d’un capital légal minimal. le capital légal de la SARL ne comporte pas de minimum. Paragraphe 1 : L’accès aux fonctions de gérant. Le pouvoir censé être souverain appartient à la collectivité des associés ou. La réforme du 25 mars 2004 porte simplification du régime de la SARL.Cours de droit spécial des sociétés http://www.) La libération des apports en nature est intégrale et immédiate. pour cela. De plus.) S’il n’y a plus qu’un associé. La loi interdit à une SARL de se livrer à certaines activités compte tenu de ce modeste capital : Des opérations d’assurances ou de banque par exemple. Il faudrait aussi préserver le onsentement de tous les actionnaires : Si cette clause est insérée en cours de vie sociale. les conventions réglementées. elles ne peuvent être que cédées selon une procédure d’agrément. les dirigeants devront se porter caution de la société. Quant aux apports en nature. Un nombre illimité de gérants est hypothétique et inenvisageable. les apports en industrie sont permis alors que. L’exigence d’un capital social fait que les apports en industrie ne peuvent participer à la constitution de ce capital. Elle fut introduite en droit français par une loi du 7 mars 1925 à l’imitation d’un modèle allemand. On a doublé pour des raisons de financement car l’une des difficultés des entreprises est l’absence de fonds. Il y a une originalité par rapport à la SA : Les associés qui ne retiennent pas l’évaluation des apports en nature effectuée par le commissaire aux apports sont solidaires pendant 5 ans de l’évaluation qu’ils ont retenu. En revanche. la rémunère. Les statuts déterminent les modalités de souscription des apports en industrie. le reste dans les cinq ans. Des associés membres d’une société à risques illimités peuvent transformer leur société en SARL s’ils remplissent les conditions de la SARL. lorsqu’il est nommé. dans le cas de l’EURL. que cela n’est admis que pour la SAS. la dissolution est encourue. Il peut cependant être dangereux de constituer une société sans capital : Dans la pratique. 3 millions 100 000 euros de chiffre d’affaire. à moins que la société ne se transforme. de sorte qu’un incapable peut devenir associé de SARL. beaucoup de petites entreprises ont adopté la forme SA. l’expert de gestion. le comité d’entreprise s’il y a plus de 50 salariés ou le délégué du personnel s’il y a plus de 11 salariés. il reste le risque de dissolution. Aujourd’hui. Ce seuil est rigoureux car si la SARL le dépasse.html alors. constitue lui-même une technique de contrôle d’opérations suspectes. elle ne se transforme pas automatiquement en SA. L’inuitu personnae est très marquée dans la SARL. les apports de numéraire peuvent être libérés partiellement : Un cinquième seulement.) Cependant. Aujourd’hui. devait se transformer en SA. de plus. Cela s’explique par le statut fiscal et social du dirigeant. Dans la SA ou les sociétés de personnes. Les tiers contractants jouissent des mêmes règles protectrices que dans une société anonyme. Titre II : La société à responsabilité limitée (SARL). La capacité commerciale n’est pas requise chez les associés. Au plan de l’organisation interne.com/cours-droit-special-societes. si la société tombe en faillite. il n’y a pas de limitation. elle nomme et révoque le gérant. Elle a un certain nombre de points communs avec la SA du fait qu’elle repose sur la limitation de la responsabilité des associés. le seul gage des créanciers est le capital social. 1 millions 500 000 € pour le total du bilan. Autre point commun. Concernant les associés. ils font l’objet d’une procédure d’évaluation. l’intuitu personnae n’est pas aussi fort que dans les sociétés de personnes om des évènements qui touchent un associé peuvent frapper l’ensemble de la société. Chapitre 1 : La constitution de la SARL. elle exigeait. Le CE a des prérogatives fondamentales : Droit de récuser le commissaire aux comptes. de 50 associés à 100 associés. contrairement aux organes collégiaux 19 sur 43 19/10/2010 12:07 . il ne faut pas empêcher cela mais il faut que cela soit temporaire et justifié par un intérêt légitime et sérieux : Il faudrait que l’intérêt social s’y retrouve. il est de un (7 dans une SA. Aussi. systématiquement. On a donc doublé le nombre maximum d’associés ce qui fait plus d’argent à l’arrivée. Aujourd’hui on pense que. Le deuxième risque est que. Le délit de majoration frauduleuse des apports en nature est. un capital social minimal parce que ce capital était censé être le seul gage des créanciers (7500 €. dans la société de personne.) Ces fonds sont bloqués. ce n’est pas une SA : Il y a des différences fondamentales. En ce qui concerne les apports. il y a une condition à pouvoir effectuer des apports en industrie : C’est qu’il y ait eu au préalable des apports en numéraire ou en nature d’effectués. l’importance des personnes s’explique du fait que la responsabilité est illimitée. une cogérance est concevable. le délai pour régulariser a été assoupli. La société doit constituer un capital dont le montant est fixé dans les statuts.

c’est possible. donc.Cours de droit spécial des sociétés http://www. la violation des lois. Cela a conduit à des manœuvres pour qu’un gérant parvienne à demeurer minoritaire sans perdre le contrôle de la société. si le quorum ou la majorité n’est pas atteint sur première convocation.com/cours-droit-special-societes. Les clauses limitatives de pouvoir du gérant sont inopposables aux tiers. Le gérant minoritaire était traité comme un salarié. L’indemnisation du gérant peut être stipulée par une clause de parachute doré : En cas de révocation. Seul le gérant minoritaire a tous les avantages dont bénéficient les salariés par la sécu. dans ce cas. Maintenant. Paragraphe 1 : Les pouvoirs du gérant dans l’ordre externe. Arrêt du 4 mai 1993 : La théorie des incidents de séance (qui permet de révoquer un dirigeant même si la question n’est pas à l’ordre du jour) est légalement envisagée pour la SA. Le gérant peut être un associé mais aussi un tiers. physique… Mais pas un désaccord avec les associés. Concernant la rémunération : Il n’y a aucun texte propre à la question. Cependant. En tous cas. n’étant pas exclu du vote. a affirmé qu’un gérant associé majoritaire ne pouvait être subordonné et ne pouvait. Plus rarement. La protection des tiers est ici exactement la même que celle prévue en matière de SA. Paragraphe 3 : Le statut fiscal du gérant de la SARL. De plus. le gérant d’une SARL peut engager la société en ce qui concerne les cautions avals et garanties qu’un gérant peut accorder librement à un 20 sur 43 19/10/2010 12:07 . c’est chaque gérant qui a le pouvoirs les plus étendues pour agir au nom de la société. Le même solution vaut aussi si le gérant est associé unique. Aujourd’hui.Le contrat de travail doit correspondre à des fonctions effectives. contracter un contrat de travail. Le gérant. à la demande d’un associé. Il est révocable par l’assemblée dans les conditions de l’article L223-25 du code du commerce : à la majorité des parts sociales. Quant au plan des risques couverts par les assurances. L’intéressé doit donc cotiser personnellement. Pour la SARL. Il ressort de décisions jurisprudentielles que le cumul peut être possible mais à des conditions strictes. Il n’y a pas de limite d’âge. Le tout est de ne pas avoir un parachute dissuasif. En présence d’un gérant minoritaire : Le cumul est impossible si tous les autres associés sont membres de la famille. principe non encore consacré par la cour de cassation pour le gérant de SARL. voire s’il est associé égalitaire. . faute de quoi le contrat de travail sera considéré comme fictif : . Cavrois. en l’absence de dispositions statutaires.Les fonctions salariées doivent être exercées dans le cadre d’un lien de subordination. Il peut y avoir des cessions de parts en blancs : Le gérant exerce une domination sur un associé. Il est impérativement une personne physique. si le contrat de travail est conclu par un gérant en fonction. la sanction est la nullité du contrat de travail. Ce qui signifie que le gérant associé n’est pas interdit de s’exprimer sur sa rémunération (sous réserve d’ABS. des parts sociales ou un contrat de travail. Constituent des justes motifs la faute de gestion. pour cause légitime (juste motif). Le gérant ne peut cependant s’accaparer des fonctions qui relèvent d’autres organes : Approuver les comptes. c’est un abus de biens sociaux. nommer le commissaire aux comptes. contrairement à la SNC par exemple. L’article L223-18 du code de commerce assure la protection des tiers qui contractent avec une SARL. il aura de l’argent. D’autres modalités de cessations des fonctions existent : Arrivée du terme (statuts). Le gérant peut aussi démissionner sans motif.coursdroit. Un arrêt. Depuis une loi de 1996 se sont atténuées car cette distinction a été atténuée par lle fait que la rémunération des gérants majoritaires ou égalitaires entre dans la catégorie fiscales des traitements et salaires et ils ont les mêmes avantages que les salariés. Réforme du 25 mars 2004 : Auparavant. Enfin. vexatoires… ou s’il n’y a pas eu respect du principe du contradictoire. il n’y a pas de texte. expérience particulière…) Le gérant est désigné par les associés représentant plus de la moitié des parts. on considère que la contrat a simplement été suspendu. La perte de confiance des associés n’est pas un juste motif. C’est aux statuts d’aménager les conditions requises d’accession à cette fonction (condition de diplôme. Il semble que la rémunération n’a pas un caractère conventionnel : On ne passe pas par la procédure des conventions réglementées. Il n’y a pas alignement total de la situation des gérants sur celle des salariés. La durée des fonctions n’est pas légalement limitée. La nullité s’impose quand c’est un gérant qui vient accumuler un contrat de travail. s’il y a disproportion entre ce montant et la réalité des affaires sociales. Si cette règle de majorité et de quorum n’était pas atteinte. interdiction de gérer. L’associé majoritaire peut se nommer lui-même gérant. il y a deuxième convocation et. est irrévocable. mais c’est très rare car. Les statuts ne pouvaient diminuer ou renforcer cette majorité. la violation des statuts. survenance d’une incapacité. De plus. Le cumul avec un contrat de travail est intéressant moins pour palier la précarité des fonctions de gérant mais bénéficier du régime de l’assurance chômage. c’est à la majorité des voix présentes. dans ce cas. l’assurance chômage n’est pas due : Il faut que l’intéressé cumul un contrat de travail. On peut répartir les taches. Il faut publier au registre du commerce et des sociétés les changements de gérants. Un dédommagement est également du si la révocation a lieu dans des circonstances brutales. D’où une soupape de sécurité : Le gérant est révocable par les tribunaux. modifier les statuts. Dans tous les cas. est nommé pour la durée de la vie de la société. Selon cet arrêt. condition d’âge. dans ce cas. Cette condition de majorité était d’ordre public. l’évolution se fait par la modification des statuts. c’est une convention réglementée. Paragraphe 4 : Le statut social du gérant de la SARL.) Paragraphe 2 : La cessation des fonctions de gérant. il y avait deuxième convocation et la même règle de majorité restait la même. la révocation se fait pour ou sur juste motif : Il n’est pas révocable ad nutum. l’inaptitude intellectuelle. Celle-ci est donc une décision revenant à l’assemblée des associés. l’article L223-29 alinéa 2 du code du commerce dispose au contraire que. il a droit à des dommages et intérêts. Il faut simplement éviter de démissionner dans des conditions portant atteinte à l’intérêt social. le gérant associé. Section 2 : Les pouvoirs du gérant de la SARL. Cependant. . les statuts mentionnent une rémunération du gérant. S’il est révoqué sans juste motif. C’est la révocation légitime. C’est le système du pouvoir légal selon lequel le gérant a tout pouvoir pour engager la SARL et les actes qui dépassent l’objet social engagent tout de même la société vis-à-vis des tiers. Mais les cotisations ont vu leur montant rabaissés. le gérant était désigné par les associés à la majorité des parts. Le fisc additionne les parts du gérant plus celles de ceux susceptibles d’être à ses ordres. ils sont les mêmes que ceux par la sécu. les statuts peuvent renforcer cette majorité.html d’une SA. s’il est majoritaire. Le gérant majoritaire s’apparente à un travailleur indépendant non affilié au régime général de la sécu. La sanction est différente si c’est un salarié qui devient gérant car.Il doit correspondre à un emploi distinct des fonctions dirigeantes.

Dans le cas où l’EURL est gérée par l’associé unique. il y a exception. L'assemblée se réunit au moins une 21 sur 43 19/10/2010 12:07 . Pour l’EURL. Lorsqu’il existe un commissaire au compte. Toute clause contraire est réputée non écrite. il semble que si le gérant tiers traite avec l’EURL.) En matière de SARL il n’existe aucune forme de réglementation. tout associé peut participer aux décisions collectives. . comme dans le droit de la société anonyme. A) La consultation des associés par voie d’assemblée. Est-ce que l’absence d’autorisation provoquerait la nullité sur le fondement de 235-1 du code de commerce ? Mais il n’y a pas de jurisprudence. aval ou caution au gérant ou aux associés. .. Certains auteurs pensent que si la convention doit être autorisée et que cette autorisation n’a pas été retenue. Article L223-22 du code du commerce : La responsabilité du gérant est emprunté à la SA avec une action sociale individuelle. En cas de silence des statuts.Assemblée générale. Sont interdites les conventions accordant garantie. La sanction n’est pas précisée. La responsabilité d’un associé peut être recherchée au titre de responsabilité de gérant de fait. Il existe. un seul associé peut demander l’expertise. Il en résulte que les conditions d’acquisition de la qualité d’associé de la SARL sont les mêmes que pour l’acquisition de la qualité d’associé d’une SA. Une participation effective suppose une information préalable. le gérant l’en informe et indique le nom et le prénom de la personne en situation de conflit d’intérêt. L’article L223-27 alinéa 1 du code du commerce dispose que les décisions sont prises en principe en assemblée. Elle n’a pas été remaniée dans sa rédaction par la loi NRE. rapport transmis à l’assemblée qui approuve ou désapprouve. il existe un délit d’ABS. Ces derniers peuvent prévoir toutes sorte de limites : Cogérance. Le droit de poser par écrit des questions aux dirigeants qui répondront lors de l’assemblée. Cela n’est donc qu’un contrôle a posteriori puisqu’il n’y a pas d’équivalent du conseil d'administration.La ratification d’un acte : On fait circuler un projet de résolution et on compte le nombre de signatures. le défaut d’accord du conseil d'administration est une cause de nullité. des cas de conventions interdites et des cas de conventions courantes (comme pour la SA. De sorte que l’expertise d’une gestion n’est pas la même que celle sollicitée pour la SA. Le droit d’alerte est le droit pour les associés d’alerter les dirigeants sur les difficultés financières de l’entreprise. Les conventions non approuvées produisent néanmoins leurs effets. L'article L241-3 du code du commerce incrimine l’abus de biens sociaux. il n’y a qu’approbation ou désapprobation.. ut singuli et ut universi. c’est le gérant lui-même qui établit le rapport. Section 1 : La participation des associés aux décisions collectives. L’article L223-28 alinéas 1 et 5 du code du commerce le rappellent. En vertu de l’article 1844 du code civil. l’article L223-18 du code du commerce énonce que les pouvoirs du gérant sont déterminés par l’article L221-4 qui dispose que le gérant peut faire tout acte de gestion dans l’intérêt de la société. il n’y a guère besoin d’autorisation. La responsabilité est calquée sur le droit commun. Entre sociétés membres d’un même groupe. Ce contrôle est mal organisé dans la SARL car le législateur s’est plus ou moins contenté de transposer le régime de la SA. La personne intéressée ne prend pas part au vote.coursdroit. C’est un formalisme réduit. . L’assemblée l’approuve ou la désapprouve.com/cours-droit-special-societes. on a affaire à une disposition impérative du code de commerce.html tiers (mais pas à lui-même. A défaut de commissaire au compte. L'article L223-18 du code du commerce dispose que les pouvoirs du gérant sont librement déterminés par les statuts. Paragraphe 2 : Le droit de participation des associés aux décisions collectives. On a donc affaire à une législation qui se soucie de régler les conflits d’intérêt. Chapitre 3 : Les associés de la SARL. délit qui n’existe que dans les SA et la SARL.Consultation des associés par écrits en leur envoyant des documents et en leur demandant de voter et de répondre par écrit.) Paragraphe 2 : Les pouvoirs du gérant dans l’ordre interne. autorisation préalable. L’assemblée statue à la majorité simple des parts sociales. la moindre des choses est d’obtenir l’autorisation de l’associé unique. On exige que l’associé mentionne dans le registre de décisions qu’il a conclu une convention avec la société. Paragraphe 1 : Le droit d’information des associés. il semble qu’il faille distinguer selon que l’associé unique soit gérant ou non. Si l’associé unique n’est pas le gérant et qu’il a confié la gestion à un tiers. Aucune autorisation préalable ne s’impose par principe dans la SARL ce qui signifie que la société qui traite avec le gérant ou l’associé le fait librement. la nature de la convention… Ce dernier rédige alors un rapport sur la convention en question. Il n’y a que dans un cas que l’accord préalable est nécessaire : Lorsque la convention est passée par un gérant non associé et qu’il n’y a pas de commissaire au compte : Le danger est alors réel car le gérant n’est pas associé. Les conventions qui n’ont pas à faire l’objet d’une autorisation préalable. Dans la société anonyme. Si la convention cause des dommages à la société. Il n’y a que dans cette situation qu’il faut une autorisation préalable des associés. Il n’y a pas de responsabilité sans dommage. Quant à la responsabilité pénale.Cours de droit spécial des sociétés http://www. Les articles L223-19 et suivants du code du commerce mettent en place un contrôle de conventions conclues par la société avec son gérant ou un associé. il n’a donc aucun risque dans la société. C’est une originalité sur cette question car il existe deux voire trois modalités pour cela : . cela veut dire que l’associé unique ne doit pas oublier qu’il existe une personne morale distincte de lui-même. la responsabilité du dirigeant peut être engagée. aucune clause ou quitus ne saurait empêcher un associé d’exercer une action en responsabilité. De même. et alors on tombe sur un texte qui prévoit la nullité des dispositions prises en violation du présent livre. L’expertise de gestion : Elle est prévue par l’article L223-37 du code du commerce. L’associé minoritaire ne peut demander une enquête dans une filiale. Ici il n’y a pas de conseil d'administration. Les associés d’une SARL ne sont pas des commerçants.

de permettre à une associé cédant de partir tout en permettant aux associés en place d’exercer un contrôle sur la personne du cessionnaire. tout associé. C’est pourquoi. Ce type de cession est donc. Il est interdit à la SARL d’émettre des titres négociables. Paragraphe 3 : La cession de parts sociales à un tiers. si les statuts le prévoient. L’avantage est la souplesse pour les associés. 22 sur 43 19/10/2010 12:07 . passé un délai de trois mois. ou faire racheter par la société ses parts. Ce sont des modes inenvisageables dans les SA. mais il n’existe pas d’AGE ou d’AGO. En cas de cession de toutes les parts à un seul associé. On va donc recueillir les documents écrits et archiver les documents en questions pour préserver un mode de preuve. Les décisions extraordinaires correspondent aux modifications statutaires. Il n’empêche que cela ne permet pas de contrôler les fluctuations de majorité. Un apporteur en industrie peut voter car il a des parts sociales. Une clause d’agrément peut donc dresser un obstacle à ce type de cession. Ce texte soumet la cession à une procédure particulière d’agrément dont il précise les grands traits. la règle d’une majorité représentant au moins les trois quarts des parts sociales était requise. Paragraphe 2 : La cession de parts sociales entre conjoints. Une majorité allégée peut être prévue. ce n’est plus le cas aujourd’hui : L’article L223-14 du code du commerce permet de prévoir une majorité plus forte. De même. B) Les autres modes de consultation des associés. Section 2 : La cession des parts sociales d'une SARL. en matière d’approbation des comptes. en principe.html fois par an et prend connaissance du rapport des comptes avant d'approuver ou non la gestion. on aurait alors affaire à une conversion de la SARL en EURL. Le cédant prend part au vote. des majorités différentes selon les décisions à prendre. les coassociés ont l’obligation de racheter lesdites parts s’ils veulent empêcher l’opération. Les décisions ordinaires n’emportent pas modification des statuts ou changement de nationalité de la société. Et subsidiairement aux associés. ascendants et descendants. la cession entre associés est libre car il n’y a pas. Toutefois.Cours de droit spécial des sociétés http://www. Un associé peut se faire représenter à l’assemblée par son conjoint ou par un autre associé ou encore par toute personne de son choix à condition toutefois que les statuts aient permis ce mode de représentation. il est possible de contrôler ce type de cession si les statuts le prévoient. il peut y avoir des parts sans droit de vote. L'article 223-28 du code du commerce dispose que chaque associé possède un nombre de voix égal au pourcentage de parts sociales dont il dispose. le nombre de cessionnaires… et ce projet doit être notifié au gérant mais aussi à chaque associé. en plus. atteinte à l’intuitue personnae. la cession s’opère naturellement. Il n’y a pas. Si la société ne répond pas. Si un associé vient à mourir. ces modes de consultation par écrit posent un problème de preuve : Il n’y a pas une assemblée avec procès verbal. Cela ne se retrouve pas dans les sociétés de personnes où la mort d’un associé vient dissoudre la société. La théorie de l’abus de droit de vote se retrouve dans la SARL. Les décisions ordinaires sont prises à la majorité des parts sociales (Article L223-29 du code du commerce). Le pouvoir de convoquer l’assemblée appartient au gérant. Les statuts peuvent toujours décider de soumettre à agrément une telle opération. Avant l’ordonnance du 25 mars 2004. avec un assouplissement. dans ce cas. Elles sont prises par les associés représentant au moins les trois quarts des associés. De même les décisions d’agréer des cessions de parts à des tiers : Il faut une majorité en parts sociales mais aussi une majorité d’associés. il existe un quorum dégressif : Le quorum se réduit au fil des convocations. Les statuts ne peuvent prévoir une majorité plus élevée (Article L223-30 alinéa 2 du code du commerce). La révocation du gérant statutaire ne nécessite que la moitié des parts. Cette disposition était d’ordre public. il suffit d’un dépôt de l’original de la cession des parts au siège social. Des majorités renforcées existent comme pour le changement de nationalité : Il faut l’unanimité. Le but est. Elle n’est. pas considérée comme portant atteinte à l’intuitu personnae. Exceptionnellement. De même pour le changement de forme de société en société à responsabilité illimitée. possibilité de consulter les associés par un autre mode. Une opposition des coassociés crée une obligation de rachat. La transformation de la SARL en SA se fait à la majorité des parts à une condition : L’actif doit excéder 750 000 €. on refuse ce mode de consultation des associés. pour l’approbation des comptes. le silence vaut agrément. à compter de la dernière des notifications. en principe. toute clause contraire est réputée non écrite : Droit de vote double ou plural est interdit. Dans la société anonyme. Le problème est que ces modes ne permettent pas le débat et les discussions internes. ses descendants le remplacent. Cette condition s’apparente à une règle de quorum et de majorité. Paragraphe 1 : La cession de parts sociales entre associés. En aucun cas le cédant ne doit rester prisonnier des parts sociales : Dès qu’un associé a déclaré vouloir lui racheter ses parts. il n’est fait référence qu’aux assemblées avec. Le capital social d’une SARL est divisé en parts sociales non négociables. quelque soit le nombre de parts qu’il détient. Le gérant doit ensuite réunir l’assemblée des associés pour obtenir l’agrément. Subsidiairement au commissaire aux comptes. L'article L223-14 du code du commerce affirme que les parts sociales ne peuvent être cédées à des tiers qu’avec l’agrément de la majorité des associés représentant au moins la moitié des parts sociales. Dans les SARL. Les conditions de majorité varient. Les parts sociales se transmettent comme des créances.coursdroit. D'après l'article L223-16 du code du commerce. libre. les associés peuvent être consultés par voie de consultation écrite ou par voie de signature d’un acte. Les cessions de parts à des tiers supposent un agrément qui fait l’objet d’une majorité renforcée (sauf sur deuxième convocation). comme dans la SA. Tout cela à peine de nullité de la cession. peut demander la désignation judiciaire d’un mandataire ad hoc chargé de convoquer l’assemblée.com/cours-droit-special-societes. Bien entendu. De même. Si l’agrément est donné. Le cédant doit notifier le projet de cession en indiquant le prix des parts.

Seules les dettes sociales sont garanties par la responsabilité indéfinie des membres. doit régulariser sa situation sous peine de dissolution. Mais si la société ne peut satisfaire à la créance. Elle dispose d’un délai d’un an pour cela. la vie sociale est toute entière orienté vers le maintien des considérations personnelles. pour être associé en nom. Mais c’est la société qui est inscrite au registre du commerce et des sociétés. Il y a donc imputation des résultats de la société de personnes sur les revenus des associés. si une société en nom collectif qui a des associés personnes morales est en déficit. les associés ont tous la qualité de commerçant et répondent solidairement et indéfiniment des dettes de la société. cela peut entraîner la dissolution de la société. au-delà duquel l’agrément est réputé acquis. tous sont commerçants. de fonctionnement (un peu comme l’entreprise individuelle). Lorsque la SARL connaît des difficultés. on peut proposer aux associés : Soit de recapitaliser (effectuer de nouveaux apports pour enrichir la société). En cas de contestation sur le prix. L’intuitu personnae est très fort dans ces sociétés. De même. la société en commandite simple (SCS) et la société civile. surtout pour les associés qui sont des sociétés. Tous les associés d’une société en nom collectif reçoivent de plein droit la qualité de commerçant. la société n’est pas prospère. Exemple : Si un associé décède. Chapitre 4 : La dissolution de la SARL. soit à un tiers qui aurait l’agrément. solidaire. C’est une société en nom collectif car le nom propre des associés devait figurer dans la dénomination sociale. les créanciers sont donc protégés. Une dette sociale est une dette contractée par un représentant social dans les limites de ses pouvoirs. cela permet à l’associé personne morale d’avoir moins d’impôts. Paragraphe 2 : La responsabilité indéfinie et solidaire des associés en nom collectif. C’est une obligation indéfinie. Un étranger. il appartient soit aux coassociés. De même. contrôle très étroit des cessions de parts. Aux termes de l’article L221-1 alinéa 1 du code du commerce. Le rachat doit s’effectuer dans les trois mois à compter du refus ou de la décision du tiers. les sociétés de personnes sont prisées pour leur transparence fiscale : Les résultats qu’elles dégagent remontent dans le patrimoine des associés et c’est à leur niveau que l’imposition se fait.html S’il y a refus d’agrément. si elle a trop d’associés. La transformation en société en commandite simple s’impose. soit à la société. Elles ont des traits communs : La responsabilité des associés n’est pas limitée au montant de leurs apports : Le patrimoine personnel des membres est engagé mais à titre subsidiaire. Cependant. secondaire : Les créanciers devront d’abord s’adresser aux sociétés. La survie de ces sociétés dépend beaucoup des qualités personnelles des membres. il ne peut en aucun cas s’adresser directement aux associés. alors le créancier peut s’adresser aux membres. Ce qui facilite beaucoup l’emprunt. soit dissoudre. la société était dissoute. illimitée. Paragraphe 1 : La qualité de commerçant des associés en nom collectif. Malgré ce régime rigoureux de la responsabilité. de racheter les parts. Lorsque les capitaux propres deviennent inférieurs à la moitié du capital social.coursdroit. ils ont une responsabilité indéfinie et solidaire. Le législateur n’a prévu aucun capital social minimal. ce n’est plus une cause de dissolution. mais cela ne dégage pas les autres associés. Le créancier peut faire un engagement selon lequel il ne poursuivra pas un associé. ces sociétés bénéficient d’une souplesse de fonctionnement et d’une certaine liberté statutaire. Les dettes personnelles ne sont pas garanties. au bout d’un délai de 8 jours. Les associés ont tous la qualité de commerçant. Titre III : Les sociétés de personnes. Depuis qu’il n’y a plus de capital légal minimal. Le régime fiscal des SNC est donc très avantageux pour les associés. Cela s’explique surtout du fait que les membres sont responsables indéfiniment. se retourner contre la société. L'article 1844-7 du code civil énumère les cause habituelles de dissolution des sociétés à risque limité (SARL).com/cours-droit-special-societes. Cela pose un problème : En cas de décès d’un associé et transmission de ses parts à son héritier mineur… Cela est impossible. Ceci a moins d’importance aujourd’hui parce que la SNC peut porter un nom personnalisé. doit être titulaire de la carte de commerçant étranger. Section 1 : La situation des associés en nom. Chapitre 1 : La société en nom collectif.Cours de droit spécial des sociétés http://www. Cette responsabilité indéfinie et solidaire explique le caractère très fermé de la société. Dans la SNC. Peut-on imaginer une SNC sans capital ? Oui parce que les apports en industrie sont permis. Un majeur incapable non plus. Une cause a disparu : Dès que le capital de la SARL tombait en dessous du minimum légal. Mais c’est aussi cette responsabilité indéfinie qui explique le libre fonctionnement de la société. C’est la caractéristique fondamentale de la SNC. apports en industrie permis…). tous sont gérants. les associés sont solidaires entre eux : C'est à dire que l’un peut être amené à payer la totalité de la dette puis se retourner contre les autres. ensuite. Enfin. Ces caractéristiques expliquent que le législateur n’ait pas prévu de nombre maximal d’associés. L’obligation illimitée et solidaire est donc avantageuse pour les créanciers. cette responsabilité est subsidiaire : Le créancier doit avant tout s’adresser à la personne morale. Mais les associés peuvent. Il y a aussi des causes spécifiques : La loi ayant prévu un nombre maximal d’associés. cependant les associés sont cités dans la société. tous peuvent engager la société par leurs actes… Il n’y a pas de nombre maximum d’associés. la SNC a beaucoup d’attraits : La simplicité de constitution (pas de capital social minimal. on a requiert à un tiers estimateur. 23 sur 43 19/10/2010 12:07 . Il y en a trois : La société en nom collectif (SNC). Cela suppose que le candidat associé remplisse les conditions requises pour pouvoir être commerçant : Un mineur même émancipé ne peut devenir associé. La situation de ces associés en nom collectif est rigoureuse : Tous sont responsables sans limitation. Il est énoncé par l'article L221-1 alinéa 1 : c’est un principe d’ordre public. la société.

C’est une compétence générale de principe reconnue aux associés (Article L221-6 alinéa 1 du code du commerce). personnalité des membres oblige. Il est possible de prévoir la continuité de l’affaire avec le conjoint survivant si l’associé décédé est marié. Cependant. une clause contraire peut-être insérée et même une décision des membres à la majorité peut assurer la survie de la société. c'est à dire de l’exclure. Dans ce cas. moyennant le rachat de ses parts. tant qu’il est mentionné dans le registre du commerce et des sociétés. Ainsi en est-il du décès d’un associé qui met fin à la société elle-même par ricochet. Et cela explique que certaines vicissitudes qui affectent les membres de la société peuvent rejaillir sur la survie même de la société. C’est une procédure d’élimination. on ne retrouve pas l’expert de gestion en cas d’expertise de gestion qui n’est possible que dans les SCA et dans la SARL. l’incompatibilité qui peut surgir d’une fonction ou d’une profession. Ils peuvent aussi être consultés par écrit. Ce texte ajoute en outre que ces parts ne peuvent être cédées qu’avec le consentement unanime des associés. toutes les décisions qui excèdent les pouvoirs du gérant. Cela peut devenir obligatoire si deux des trois seuils prévus sont dépassés. Le principe est que les associés prennent toutes les décisions engageant la société. bien que ayant cédé ses parts. Le refus d’agrément n’a aucune incidence. Il ne peut s’adresser aux associés qu’après une mise en demeure aux associés de payer. Problème si l’un des héritiers est mineurs. mais aussi la liquidation judiciaire d’un des associés ou. Dans tous les cas. il est possible d’éviter cela par une clause de continuation dans les statuts.coursdroit. Cependant.html Un gérant qui dépasserait l’objet social n’engagerait pas la société afin de protéger le patrimoine des associés : Les actes que le gérant passe en dépassant l’objet social n’engagent que lui seul. notamment pénales.Cours de droit spécial des sociétés http://www. le formalisme est plus contraignant puisque le créancier social soit poursuivre la société. L’élimination d’un associé est rare en droit des sociétés mais on la retrouve assez souvent dans la SNC et la société civile. Outre le décès peuvent survenir d’autres évènements : La survenance d’incompatibilité d’exercice d’une profession commerciale. L’associé ne dispose d’aucune faculté de retrait : Il est prisonnier de ses parts sociales. les héritiers qui ne seraient pas admis dans le cercle de la société seraient créanciers de la valeur des parts sociales envers la société. En pratique. il est tenu des dettes antérieures à son arrivée. C’est aussi le simple refus de la société de payer qui permet cela. Incidence du départ des associés : Qu’en est-il de l’influence d’un changement dans la liste des associés ? L’associé qui s’en va sera-t-il toujours tenu de payer certaines dettes ? L’associé n’est pas déchargé de son obligation aux dettes : Il est tenu de toutes les dettes nées avant son départ. l’interdiction d’exercer le commerce suite à certaines condamnations. pour protéger les tiers. dissoute. l’on a un comité d’entreprise. Son engagement cesse pour les dettes futures.com/cours-droit-special-societes. C’est là que l’on peut parler de pouvoir souverain. Peut-il solliciter en justice la dissolution de la société ? Est-ce un juste motif ? En principe non. Une dette sociale éteinte n’est plus une dette sociale. Si ces seuils ne sont pas dépassés. A) Le régime des cessions de parts sociales dans la société en nom collectif. En vertu de l’article L221-1 du code du commerce. C’est une convention entre l’associé et un tiers mais c’est une convention privée entre ces deux personnes exclusivement : La société ignore le cocontractant. on peut changer la société en SCS ou alors on rachète les parts du mineur. Elle s’articule autour des associés rassemblés en assemblée. La révocation du gérant statutaire associé peut aussi provoquer la dissolution (Article L221-12 du code du commerce). Mais il n’est pas tenu des dettes nées après son départ. l’associé supporte les dettes (même si c’est une négligence du greffe qui a causé sa présence au registre du commerce et des sociétés. il y a l’article 145 du nouveau code de procédure civile (NCPC) qui permet une expertise judiciaire. Plusieurs clauses sont possibles : Les unes prévoient la continuation de la société avec l’ensemble des associés survivant et tous les héritiers des associés décédés. La société dans ces cas là est. Quant à l’associé qui entre dans la SNC en cours de vie sociale. L’intérêt de la convention est purement financier : L’intérêt du croupier est de bénéficier des dividendes distribués par la société. n’entraîne aucune obligation d’achat. L’intérêt pour l’associé est que le croupier s’engage à régler les dettes sociales. Section 2 : L’organisation interne de la société en nom collectif. mise en demeure infructueuse passé huit jours. Un commissaire au compte peut éventuellement être présent.) L’ultime solution pour l’associé qui veut partir est de conclure une convention de croupier. au registre du commerce et des sociétés sinon. Il pourrait y avoir un juste motif si cela sème la pagaille dans la société et entraîne une paralysie… à condition que le blocage ne soit pas abusif (abus de minorité. Cela vaut pour toutes les cessions : Aussi bien les cessions entre associés que la cession à des tiers. Il existe cependant une parade envisagée par un texte du code de commerce qui prévoit la possibilité d’éliminer l’associé. par exemple en SARL : Ce qui compte. L’originalité de la SNC est de prévoir des causes spécifiques de dissolution qui démontrent combien l’intuitus personae est fort. L’article L221-15 du code du commerce prévoit en effet que la société prend fin par le décès d’un de ses associés. il ne sert à rien de transformer la SNC pour échapper aux dettes sociales. Paragraphe 3 : La prépondérance des qualités personnelles des associés en nom collectif. Les qualités personnelles des associés jouent un rôle déterminant tout au long de la vie de la société. l’acte de cession. D’où l’importance de publier au plus vite le départ. en principe. Définies à l’article L221-13 du code du commerce. Dans une société civile.) De même. ignore le croupier qui ne peut participer à la vie sociale. ce qui explique le régime rigoureux des cessions de parts sociales. les associés peuvent volontairement décider de nommer un CAC. 24 sur 43 19/10/2010 12:07 . dividendes que l’associé reversera au croupier en vertu de la convention. A la place. Les décisions sont prises soit en assemblée soit par voie de consultation écrite si les statuts l’ont prévu. encore. Paragraphe 1 : Le droit des associés de participer aux affaires sociales. Il est aussi possible de faire continuer l’affaire uniquement avec les associés survivants. les parts sociales d'une SNC ne peuvent être représentées par des titres négociables. la survenance d’une incapacité nécessitant une assistance. c’est la situation de la société à la datte où la dette est née. S’il y a plus de 50 salariés. un créancier social ne peut poursuivre le paiement de sa dette contre les associés indéfiniment responsables qu’à une seule condition : S’être adressé à la société. Il est possible d’assurer la continuité de l’exploitation avec certains héritiers seulement. B) La considération de la personne et la survie de la société.

La notion d’actes de gestion doit être entendue largement et englobe tous les actes d’administration. Au final.coursdroit. Ainsi que dispose l’article L221-4 du code du commerce.html Toutefois. les clauses statutaires limitant les pouvoirs des gérants sont toujours inopposables aux tiers. 25 sur 43 19/10/2010 12:07 . dans l’intérêt de la société. Si les statuts veulent assouplir la règle. notre droit des sociétés et l’ordre public sociétaire. très souple. Il résulte de cette règle protectrice pour la société et les associés que le tiers doit vérifier. C’est un vote par tête. le gérant peut faire tous actes de gestion dans l’intérêt de la société. Ce qui laisse à penser que l’intéressé ne prend pas part au vote : C’est un exemple de privation expresse des droits d’un associé. la réglementation est complexe (Article L221-12 du code du commerce). surtout par rapport aux autres sociétés. dans les groupes. Cependant. Elle a lieu dans les conditions prévues par les statuts ou. La société par actions simplifiées est plus proche d’un pacte d’actionnaire complexe et varié que d’une figure institutionnelle du style de la société anonyme. Si le nom du gérant figure dans les statuts et s’il est associé. Elle a été instituée par une loi du 3 janvier 1994 destinée à répondre aux milieux d’affaires qui avaient besoin d’une structure souple de coopération entre entreprises : Ce devait être une société associant d’autres sociétés. pas de réglementation des cumuls des postes des gérants. Titre IV : La Société par Actions Simplifiée (SAS). une faute du gérant par violation des statuts et peut constituer un juste motif de révocation. elle le fait de manière claire solennelle. La révocation du gérant associé est simplifiée. A) Le statut des gérants de la SNC. Et cela est intéressant pour certaines décisions qui se prennent à l’unanimité. les associés semblent devoir se réunir nécessairement en assemblée une fois par an pour approuver les comptes. une information préalable.com/cours-droit-special-societes. indépendamment du pourcentage de parts sociales détenues. …) ou au gérant statutaire associé. ce qui est très risqué pour les associés. Les risques sont limités parce que les associés ne supportent les pertes qu’à hauteur de leurs apports et cela est associé à la liberté statutaire. il n’est donc pas indispensable de désigner un gérant. La nomination doit faire l’objet d’une publicité. par exemple en pourcentage de parts sociales. le gérant engage la société pour les actes entrant dans l’objet social. si les statuts ont prévu un autre mode de vote. sa révocation peut donc menacer la survie de la société. En droit commun. L'article L221-6 alinéa 1 affirme que la consultation écrite doit être prévue par les statuts et elle est impossible si un associé réclame une assemblée. Elle se fait à l’unanimité. filiales qui pourront faire leur travail en France tout en étant régies par le droit étranger. l’engagement de la responsabilité… Cependant. attractif. si elles ne pouvaient s’établir car c’est un suicide fiscal (car il faut dissoudre la société en France) mais aussi parce qu'il faut l’unanimité. Aucune condition d’accès à ces fonctions n’est réglementée (pas de limite d’âge. L’objectif est d’instituer un modèle libéral. L’article L221-7 du code du commerce emploie le terme assemblée en ce qui concerne le rapport de gestion. L'article L221-3 énonce que tous les associés sont gérants. l’article L221-5 du code du commerce précise que. B) Les pouvoirs du ou des gérants de la société en nom collectif. La révocation du gérant statutaire et associé est décidée à l’unanimité des autres associés. Dans l’ordre externe. les comptes… D’autres considèrent que lorsque la loi entend réserver des taches à l’assemblée. Car. au vue de la responsabilité. sa révocation nécessite donc de changer les statuts. Dans ce cas. Caractéristiques de la société par actions simplifiées (SAS) : C'est une société par actions qui est visée par les articles L227-1 et suivants du code du commerce. sont nommés gérants des filiales. pas de convention interdite. de gestion… Cependant. pas de durée des fonctions de gérant. dans les rapports avec les tiers. La spécificité de ce modèle est d’être très libérale. Le gérant peut figurer dans les statuts. elle va s’implanter dans d’autres Etats en plaçant des filiales dans les Etats libéraux. ce n’est pas un pouvoir collégial : chaque membre a un pouvoir d’engagement. une action sociale ut singuli voire une action sociale ut universi… Dans les sociétés par actions et la SARL. Mais. pas de réglementation en cas de cumul de contrat de travail. Dès l’origine la SAS se singularise par deux choses : La limitation de la responsabilité des associés et la liberté contractuelle. des dispositions statutaires peuvent limiter les pouvoirs. notamment comparée à la révocation du gérant de la SARL. quel est l’objet de la société pour s’assurer que le gérant défend bien les intérêts de la société. pas de convention courante. il n’y a pas de risque de dissolution. le délai pour agir est de trois ans. c’est possible : On peut prévoir une condition de majorité et non d’unanimité. ce qui n’existait pas auparavant. Si les actes sont en-dehors de l’intérêt social. par une décision fixée à l’unanimité. Ce qui signifie que l’absence de justes motifs entraîne des droits à dommages-intérêts. le délai est de 30 ans. La SAS est venue apporter une bouffée d’oxygène juridique. la société n’est pas engagée. La SAS est la troisième forme de société par actions. Le droit commun est au secours des associés : L’article 1843-5 du code civil qui prévoit la possibilité d’intenter une action individuelle. même si cela est plus sécurisant dans la pratique d’en désigner un ou deux qui engageront la société. Le gérant est révocable pour justes motifs. Quant à la cessation des fonctions. La dissolution : Article 1844-7 du code civil. Paragraphe 2 : La gérance de la société en nom collectif. si tout le monde est gérant. les rentrées fiscales restant à l’étranger. c’est possible. Il n’existe pas de texte propre à la responsabilité civile des dirigeants de la SNC. une personne physique comme morale peut être nommée gérante -221-3 alinéa 2 : Les dirigeants de la société gérante sont considérés. la rigidité de la loi. … La violation de ces clauses constitue un excès de pouvoir dans l’ordre interne et. à l’unanimité des associés. provoquait la délocalisation des entreprises qui. La société par actions simplifiées est née en réaction à cela. à défaut. on ne peut pas. Mais la loi n’interdit pas de nommer un tiers. à défaut. Il apparaît prudent que les associés désignent l’un des leurs. pas de contrôle des conventions réglementées. Exemple : Les dirigeants de la société dominante. gérants en leur nom propre). compétitif. Les décisions se prennent à l’unanimité des membres. La dissolution s’ensuit à moins de clause contraire ou d’une décision. donc. trop brider les pouvoirs du gérant. Elle peut être aussi dissoute pour toutes les circonstances qui touchent aux membres (décès.Cours de droit spécial des sociétés http://www. dans les statuts. Le créancier n’a donc plus qu’à se retourner contre le gérant. par exemple en exigeant une autorisation préalable. en pratique. La révocation du gérant non associé : Elle se fait dans les conditions fixées par les statuts ou.

Enfin. devaient évoluer bien plus vite vers une SA quottée. Il s’agit d’abord d’actions à négociabilité réduite. Les titres émis par la SAS manifestent une triple originalité. la société par actions simplifiées était encore une société qui ne pouvait intéresser que certains entrepreneurs. Il faut cependant un représentant social : C’est le président et sa présence est impérative. Pour modifier la forme de la société. peuvent subir des atteintes extraordinaires Paragraphe 1 : Des actions à négociabilité limitée. pour déterminer le minimum : La protection des tiers. La SAS n'a pas été touchée par les réforme de la loi sur les nouvelles régulations économiques (loi NRE) du 15 mai 2001. C’est la seule société dans laquelle le législateur fait intervenir 20 textes. et que les actionnaires aient validé les 2 premiers bilans.com/cours-droit-special-societes. ce qui est une limite importante à son développement. les prérogatives politiques comme le droit d’information. Le statut des associés présente deux particularités : tout d’abord.Cours de droit spécial des sociétés http://www. Les commissaires aux comptes vont rédiger un rapport patrimonial. La société par actions simplifiées n’est pas autorisée à faire publiquement appel à l’épargne en raison du fort intuitus personae et du danger que la liberté statutaire fait peser sur les actionnaires ignorants. L'article L227-5 du code du commerce stipule que les statuts fixent les conditions dans lesquelles la SAS est dirigée. Il faut en déduire que toute personne morale peut participer à la constitution d’une SAS (une association. C’est une disposition impérative. Il y a donc l’intervention de deux commissaires jusqu’à l’intervention de la loi de régulation financière : si la société a un CAC. Les établissements publics industriels et commerciaux peuvent devenir actionnaires. On va évaluer son patrimoine. il n’est pas nécessaire de nommer un commissaire à la transformation. Ainsi qu’il a pu être écrit. ils sont proscrits car c’est une société à risque limité. Elle permet la SASU. par exemple dans le cas des start up. Paragraphe 2 : Les conditions relatives à la société elle-même. La SAS peut être constituée d’un seul associé : C’est la SASU (Société par actions simplifiées unipersonnelle). il permet de composer totalement la composition de l’actionnariat et sa stabilité. limitée. Demeurent à l’écart les groupements qui n’ont pas la personnalité juridique. elle a donc une position exceptionnelle en droit français. son actif. Le règles de délibération de ces 37000 euros ont été assouplies : Les apports de numéraires peuvent être libérés de la moitié seulement au jour de la constitution. Mais le pouvoir de gestion peut lui être confié comme à quelqu’un d’autre. Le capital social doit être d’au moins 37000 euros. 26 sur 43 19/10/2010 12:07 . il faut donc une réalité du capital pour protéger les tiers. on a pensé qu’il fallait recourir au texte sur la transformation des sociétés anonymes et qui prévoit deux conditions : la société doit avoir au moins 2 ans. c’est une maîtrise accentuée de la cession et de la circulation des actions.html Société fermée : Il règne un très fort intuitus personae. L’article L227-1 du code du commerce renvoie à l’article L224-2. De sorte que. Section 1 : La maîtrise de l’actionnariat. A cette date. La violation des clauses rend l’accord nul. L’article L227-15 du code du commerce dispose que ces clauses voient leur efficacité assurée. dans l’autre sens. Le nombre d’actionnaires ne connaît aucune limite. Concernant les apports en industrie. il faut l’unanimité des associés : le droit de la SAS va imposer une décision unanime pour créer une SAS car c’est une société dangereuse qui est gouvernée par la liberté statutaire. Aussi. la société par actions simplifiées est devenue très attractive comparée à la société anonyme. l’originalité de la SAS.coursdroit. bien qu’étant une société par actions. alors qu’ailleurs c’est l’article 1142 du Code Civil. Section 2 : L’accès à la SAS par voie de transformation. La société par actions simplifiées se caractérise par sa liberté statutaire. Ces clauses doivent être adoptées ou modifiées à l’unanimité des associés car elles sont dangereuses. Paragraphe 1 : Les conditions pesant sur les associés de la SAS. Les statuts de la SAS peuvent contenir des choses qui ailleurs posent problème. La SAS peut être créée directement ou par transformation d’une société existante. Ce caractère fermé de la SAS explique qu’elle ne peut pas faire appel public à l'épargne. Etre actionnaire d’une SAS lui permet de réaliser des bénéfices en filialisant la branche lucrative. cela présente un intérêt car une association n’a pas pour but de réaliser des bénéfices. Elle fait figure de société hybride. Si. La loi de 1999 a permis à toute personne d’être associée d’une société par actions simplifiées. les règles qui président à l’adoption des décisions et plus généralement à l’exercice des droits collectifs sont particulières. On constate aussi un affaiblissement du droit fondamental de demeurer associé : on peut être exclu. elle ne pouvait être constituée que par des personnes morales devant débourser 1 500 000 francs. Il y a donc généralisation à tous de la qualité d’actionnaire. Obligation est faite de désigner un commissaire à la transformation qui va estimer les biens composants la société à transformer. C’est la consécration des divers pactes d’actionnaires qui peuvent se passer dans les SA pour mieux contrôler la cohésion de l’actionnariat. le reste dans les 5 ans. La loi de 1999 permet l’ouverture aux personnes physiques. Chapitre 2 : La situation des actionnaires de la société par actions simplifiées. Chapitre 1 : La constitution de la SAS. Il peut y avoir un seul associé. Les apports en nature sont autorisés avec procédure d’évaluation. Il a un pouvoir minimal de représentation de la société. La loi de 1994 marque la date de naissance de la SAS. Mais c’est un frein à la vie des SAS qui. De même les personnes physiques. c’est une société par actions simplifiées qu’on transforme. en 2001. un groupement d'intérêts économiques…) Concernant l’association. Section 1 : La constitution de la société par actions simplifiées. C’est une société par actions personnalisée.

Il peut y avoir recours à un expert. Dans une SAS. le droit de recours. leur insertion. C’est ce qui explique que le juge ne puisse prononcer lui même l’exclusion d’un associé (arrêt Nollet-1996). L’agrément est-il discrétionnaire ou motivé ? Faut il prévoir des délais ? Un droit de repentir ? A l’inverse il semble que seule une clause d’inaliénabilité a pour effet de maintenir dans un groupement un associé. En ce qui concerne ces droits fondamentaux. l’organe compétent pour statuer.coursdroit. La procédure spécifique à la SAS : on peut décider qu’un organe décidera si oui ou non il doit y avoir agrément préalable. Dans la SAS le problème n’est pas d’admettre le droit de participer et de voter. L’autre texte qui envisage l’exclusion c’est l’article L227-16 du code du commerce : il est d’application plus générale. La cause du changement de contrôle peut provenir de différentes hypothèses (augmentation de capital et donc changement de majoritaire. L’établissement de la procédure appartient aux fondateurs de la société. Les statuts peuvent prévoir qu’un associé peut être tenu de céder ses actions dans certaines conditions. Toute cession en violation des clauses statutaires est nulle.com/cours-droit-special-societes. Dans la SAS ce droit peut subir des atteintes conventionnelles considérables. l’exercice d’une activité concurrente. inaliénabilité. Une clause est nécessaire pour pouvoir exclure l’associé personne morale. une clause de retrait… L’intérêt est de conférer une efficacité quasi absolue à ces accords. Les statuts peuvent prévoir que la société associée. Souvent il y a des lacunes dans les statuts de la société par actions simplifiées. même en présence d’un tiers de bonne fois. Dans cet arrêt il était possible d’insérer une clause d’exclusion en cas de cession. cette hypothèse est envisagée. Il doit y avoir des garanties pécuniaires et politiques. Le silence de la loi ne veut donc pas interdiction. Il s’agit d’une exclusion. le mode de consultation de l’organe compétent. agrément. modification ou retrait dans les statuts relèvent en vertu de l’article L227-19 du code du commerce d’une décision des associés prise à l’unanimité. il faut organiser une procédure d’agrément et si il est refusé on peut déclarer ces titres inaliénables. Cela va permettre de retenir quelqu’un qu’on ne veut pas voir partir. 27 sur 43 19/10/2010 12:07 . Seule la loi peut prévoir des facultés d’exclusion. Il est impossible de partir. au juste prix. le prononcé d’une condamnation judiciaire… L’aménagement des statuts peut aussi porter sur la preuve. Mais la SAS continue d’avoir une supériorité sur la SA : en matière de contrôle des cessions dans le cadre familial. Pendant longtemps la société par actions simplifiées a été supérieure à la société anonyme quant-à la sanction de la cession. Une clause d’agrément insérée dans les statuts de la société ne permettait pas de lutter contre les prises de contrôle indirect d’une société par cession (arrêt Midi libre). Le point commun entre 227-16 et 227-17 c’est le droit d’exclure quelqu’un pour des raisons définies. mais de reconnaître les compétences des associés par rapport aux décisions collectives. on reste prisonnier de ses titres. une option d’achat (achat si tel événement survient). L’ensemble de la doctrine aujourd’hui s’accorde à considérer que les caractères intuitu personae et la liberté conventionnelle de la SAS peuvent conduire à admettre l’insertion de toute autre clause à condition qu’elle ne viole pas une disposition impérative du droit des sociétés. c’est le droit commun qui l’impose. il est bon de prévoir des clauses de levée d’inaliénabilité dans le cas où on considère qu’il faut se débarrasser d’un actionnaire devenu encombrant. Section 2 : L’exercice des droits collectifs. En principe c’est la société qui doit rapporter la preuve de l’exclusion. Pour l’insertion des clauses spécialement prévues par la loi (suspension des droits politique. Le droit de participation est également consacré par l’article 1844 du code civil. Il est fondamental de savoir si l’associé cédant prend part au vote ou pas. Par exemple la première société peut préférer l’intuitu pecuniae et donc décider de conserver l’associé. La société par actions simplifiées a pendant longtemps eu une supériorité sur la SA en matière d’agrément (jusqu’à l’ordonnance de 2004). une clause de non acquisition (achat). la SAS admet une liberté d’aménagement. Cela règles les problèmes qu’on a rencontré dans la SARL. Pour la SAS c’est la nullité depuis toujours. c’était la réparation par équivalent. exclusion générale). il n’y a pas d’agrément possible alors que dans les SAS elles peuvent être contrôlées. c’est la nullité de la cession. Mais il faut faire attention que les clauses n’entrent pas en contradiction les unes avec les autres. cette clause n’a pas à être justifiée par une considération légitime et sérieuse. Il permet d’ériger en cause d’exclusion plusieurs situations comme par exemple une mésentente entre associés par exemple. Elles apparaissent utiles pour préserver l’intuitu personae dans cette société. Les autres clauses requièrent elle l’unanimité ? Vraisemblablement pas. Parallèlement. les motifs de l’exclusion. La clause doit indiquer par exemple les modalités d’avertissement de l’actionnaire. L’agrément peut être général ou partiel. C’est pourquoi il est possible dans la clause d’exclusion de renverser la charge de la preuve. l’un des droits fondamentaux de l’associé est le droit de demeurer associé. C) La clause de suspension des droits non pécuniaires et la clause d’exclusion. Le pouvoir peut être par ailleurs dissocié.Cours de droit spécial des sociétés http://www. Ce texte ne s’applique pas de plein droit. dont le contrôle est modifié doit dès cette modification en informer la SAS. L’arrêt Château d’Yquem ajoute au droit de participation le droit de voter. On peut poser des conditions de majorité. une clause de plafonnement. Ce qu’il est possible de faire pour éviter que la société ait à racheter les titres du cédé. Celle ci peut décider dans les conditions des statuts de suspendre l’exercice des droits non pécuniaires et neutraliser ainsi la prise de contrôle. Depuis une loi de 1998. Cette jurisprudence a vocation à se transposer à toutes les sociétés. on ne demande pas de dommages et intérêts et c’est la nullité absolue de la vente. une faute d’un associé (violation d’une clause statutaire).html A) La clause d’inaliénabilité. Pendant longtemps dans la SA la sanction n’était pas la nullité. C’est notamment le droit de participer aux décisions collectives et le droit de vote (arrêt Château d’Yquem – 9 février 1999). L’exclu peut avoir à verser de indemnités en cas de préjudice à la société. Dans le cas où un associé viole cette clause. … Les garanties patrimoniales portent sur le rachat de ses titres. La loi autorise une procédure d’agrément préalable sans en poser des conditions. Dans la SAS avec l’article L227-17 du code du commerce. Elle peut s’organiser de 2 manières : La clause qui renvoie au modèle de l’article L228-23 du code du commerce (modèle de la SA). B) La clause d’agrément général. L’article L227-14 du code du commerce permet aux statuts de soumettre à l’agrément de la société tout cession d’actions. Il est donc possible de prévoir une clause de préemption. On peut prévoir l’inaliénabilité des actions dans les statuts pour une durée n’excédant pas 10 ans. on se fiche de l’article 1142 du code civil. société absorbée par une autre société…). Dans toutes les sociétés.

Pour le reste la liberté est totales (ex : consultation par voie d’Assemblée. Les décisions collectives peuvent donc être prises autrement.… Ce qui dans une société anonyme relève des Assemblée Générales Extraordinaires ou des Assemblées Générales Ordinaires peut relever dans une SAS d’autres personnes que la collectivité des associés. La jurisprudence a donc dégagé des solutions : . Si une Assemblée est préférée elle peut avoir lieu par tous les moyens modernes. En vertu de l’article L227-9 du code du commerce. Les trois dernières hypothèses de l’article L227-9 alinéa 2 du code du commerce ne sont plus pénalement puni pour le dirigeant de société par actions simplifiées. Il faut juste un ordre du jour et une lettre de convocation. Paragraphe 2 : Le droit de vote. Concernant la SASU (société par actions simplifiées unipersonnelle). exceptions. Deux obligations subsistent quand même : garantir le caractère collectif des décisions figurant dans l’alinéa 2 de l’article. Ca peut donc être sain de suspendre le droit de vote. une collectivité. elle doit être limitée dans le temps et pour des raisons d’intérêt social Ces conditions ont été dégagées par la jurisprudence à propos des ‘conventions de vote’. La liste légale de l’article L227-9 alinéa 2 du code du commerce comprend 10 cas : dissolution. A) La notion de décision collective.Il ne faut pas qu’elle donne lieu à des trafics de vote (rémunération en argent). les décisions unilatérales doivent être répertoriées dans un registre.Il ne faut pas que cette convention lie un actionnaire partie pour toute la société et pour toutes les décisions. Il ne peut déléguer ses pouvoirs (par exemple au président de la SASU qui n’est pas l’associé unique). 28 sur 43 19/10/2010 12:07 .com/cours-droit-special-societes.Il faut qu’elle soit conforme à l’intérêt social. que par accord unanime des associés. Il peut être double. à défaut de clause contraire. Les décisions collectives imposées par la loi démontrent qu’on a à faire à un ordre public. consultation écrite. La compétence des associés est préservée. L’article L225-17 à L225-126 du code du commerce sont exclus. L’identification des décision collectives : Article L227-9 du code du commerce.Cours de droit spécial des sociétés http://www. La notion d’Assemblée générale : On parle toujours de décisions collectives mais pas d’Assemblée. L’associé doit avoir préalablement consenti à une telle restriction en signant les statuts ou au cours de la vie sociale Si cette restriction est permanente. Un vote plurale est possible. Il prévoit que les statuts ne peuvent être modifiés. et faire figurer dans les statuts ces conditions et formes. il revient aux statuts de déterminer les conditions et formes d’adoption de décisions collectives. sera puni d’une amende et de prisons éventuellement. En cas de convention règlementée. Il faut ajouter à cette liste de l'article L227-9 d’autres décisions : par exemple l’article L227-19 ou encore L227-10. Cette notion vise une catégorie de décisions qui doivent relever de la compétence des associés. Le droit de vote peut être aménagée dans le sens de l’extension (votes pluraux) mais dans le sens de la restriction ? Hormis le cas admis par la loi. L’ouverture à tous de la société par actions simplifiées n’a pas remis en cause ce système très libéral. concernant toutes les décisions ou certaines seulement. orale. La seule obligation est de désigner un président et un commissaire aux comptes. L’article L277-5 du code du commerce énonce que les statuts énoncent les conditions dans lesquelles la société est dirigée. c’est possible. Il est dominé par le libéralisme. . L’article L227-9 se décompose en principe. Le législateur n’a pas édifié un modèle propre à la SAS. B) Le régime d’adoption des décisions collectives. tantôt en vertue des statuts. un groupe. . nomination du CAC. de la restriction du droit de vote en cas de contrôle de la personne morale. Il est possible de se faire représenter.html Le problème est d’identifier quelles sont les décisions collectives. La SAS est totalement libre. Le plus gros problème c’est le cas de la modification des statuts. Paragraphe 1 : La participation des associés aux décisions collectives. la nullité de la décision. triple. Un quorum peut être prévu pour délibérer. Cette sanction s’ajoute à la sanction civile. qui portent sur le sens du vote à adopter. Donc on peut le confier à un tiers. et ce quelle que soit la décision en cause. elle ne doit viser que certaines décisions sociales (ex : conventions règlementée) Si elle porte sur toutes les décisions. Il serait naturel de prévoir que l’intéressé ne prenne pas part au vote. Ce n’est pas dans la liste légale qui prévoit que c’est aux associés de le faire. Cet article énonce que les statuts déterminent les décisions collectives prises par les associés sauf en ce qui concerne les décisions pour lesquelles les associés sont automatiquement compétents (ordre public). C’est aux statuts de prévoir les formes de la décision. par la suppression de tout cadre légal. Chapitre 3 : L’organisation de la direction de la SAS. Le vote peut avoir lieu en fonction du nombre d’actions détenues en pourcentage de capital ou par tête. répartition. L’article 1836 du code civil s’applique. quadruple. Depuis la loi NRE en effet. Internet…). La nomination du CAC relève de la décision collective des associés. elle ne l’est qu’à des conditions précises Elle ne doit pas être contraire à l’intérêt social. Paragraphe 1 : Le statut. transformation. Les règles gouvernant la SA peuvent venir en renfort dans la mesure où elles sont compatibles. Section 1 : Le président de la SAS. un délit pénal a été consacré par l’article L244-2 du code du commerce : c’est le fait pour une président ou un dirigeant de SAS de ne pas consulter les associés dans les décisions prévues par les statuts dans de nombreux cas. un tiers mais ce n’est plus une décision collective). Cela doit être décidé par les statuts. Un droit de véto peut être conféré à tous ou à certains. De plus si la suppression du droit de vote est envisageable.coursdroit. Cela pose problème car cela porte atteinte à la liberté de vote. Elle contient une subdivision : c’est tantôt en vertue de la loi. la convention est soumise à une procédure spéciale prévue par l’article L227-10 du code du commerce. pour tous ou certains. La décision est attribuée à la collectivité des associés et non pas à un seul associé. Si l’article L227-9 alinéa 2 du code du commerce ne dit rien ce sera aux statuts de déterminer qui sera compétent (un associé. La suppression totale ou définitive est impossible. mai pas celle du président.

La co-présidence est impossible. Ce n’est qu’en cas de réponse absente ou insatisfaisante que l’actionnaire demandeur pourra demander une expertise au juge. c’est le pouvoir de représentation dans l’ordre externe. Si le président n’a qu’un pouvoir de représentation. Avec l’arrêt de 2002 non. Il est nécessairement unique ce président.com/cours-droit-special-societes. dans l’ordre interne. On peut par contre désigner une personne morale présidente qui sera constituée de plusieurs représentants. Cet organe de gestion pourra n’avoir qu’un droit d’information préalable ou non. Il est prévu que le CAC présente aux associés un rapport sur ces conventions. Paragraphe 2 : Les pouvoirs du président de la SAS. Il faut préciser dès lors les pouvoirs de cet organe. Se pose quand même la question de la transposition en SAS des principes de procédures de la SA : principes du contradictoire. Il reste quand même l’exigence des principes du droit du travail. ce n’est qu’en cas de réponse absente que le demandeur peut aller voir le juge. Les seuls textes concernent l’ordre externe. il n’y a pas la procédure des conventions réglementées. car ce n’est pas la loi qui le détermine. Ce sont les directeurs généraux ou les directeurs généraux délégués qui peuvent le partager. Enfin. on a prévu une procédure de convention réglementée dans la société par actions simplifiées comme cela se fait dans la société anonyme et dans la SARL. Le président est destinataire des questions écrites.coursdroit. Le seul moyen est d’établir un roulement mais ce n’est pas bien pour la sécurité des tiers. L’arrêt sera sûrement cassé.html C’est le seul organe obligatoire. on rencontre parfois l’appellation "conseil d’administration". Pourquoi investir un président unique investit du pouvoir de représentation ? C’est une question de sécurité à l’égard des tiers. il n’y a pas de cause de nullité contrairement à la société anonyme. pour juste motif. S’il y a approbation. elle. Un président rentre d’un voyage et est démis de ses fonctions. mais il peut y avoir des risques de confusion. Il n’y a pas de limite d’age. Dans l’ordre interne. L’article reprend des principes de la directive du 9 mars 1968 : il a tout pouvoir pour engager la société à tout moment. Avec l’article L227-6 alinéa 1 du code du commerce. il sera cantonné au prolongement des décisions prises par un autre organe. Est concerné par la disposition la convention passée par la SAS et son président. B) Les pouvoirs du président dans l’ordre interne. Cela revêt donc un caractère conventionnel. ou certains associés seulement. il n’y a pas de conseil d'administration. Section 2 : Les dirigeants statutaires. c’est donc une convention réglementée. C’est un pouvoir irréductible. La désignation ne relève même pas d’une décision collective des associés ! Un organe ad hoc constitué à cet effet peut se voir accorder le pouvoir de nomination. l’expertise de gestion est dédoublée. pas nécessairement le gérant. Leur présence n’est qu’éventuelle. est nécessairement unique. De même il n’est pas requis de détenir des actions de fonction. Il n’y a pas de restrictions pour les mandats. tout vient des statuts. De même la rémunération des fonctions de président est librement déterminée par les statuts.Cours de droit spécial des sociétés http://www. voire impossible. Cela implique que c’est le président qui élaborer les comptes. La loi ne les impose pas. On peut appeler cet organe comme on veut. abus de droit… Un arrêt du 5 juin 2003 de la CA de Versailles laisse croire que le président peut être révoqué sans que le principe du contradictoire soit respecté. Le pouvoir de représentation n’implique pas un pouvoir de gestion. Tout relève. il faut un contrat de travail réel. de manière supplétive. la révocation peut être ad nutum. Il est nécessairement le représentant. Il est prévu à l’article L227-10 du code du commerce que le contrôle est fait a posteriori. vocation à s’appliquer Le statut est bien plus souple que celui applicable au dirigeant de SA quand à la limitation du cumul des mandats. Il est dit à l’article L227-5 du code du commerce que les statuts déterminent les 29 sur 43 19/10/2010 12:07 . d’un aménagement souple. les dirigeants sont susceptibles d’engager leur responsabilité à condition que cette convention porte préjudice à la société. Cet organe de gestion va décider de certaines opérations prévues par les statuts ou alors existe pour donner des autorisations. d’obligation de rédiger un rapport sur les stocks options dont pourrait bénéficier un président. Le président est nommé dans les conditions définies par les statuts. Il a des indemnités… La cour juge la révocation régulière. Mais il est également possible de prévoir que le président sera obligé de cohabiter avec un organe vu comme un contrepouvoir. Un arrêt du 2 juillet 2002 avait affirmé que la SAS était représentée par son seul président. ou un tiers… En matière de révocation tout est possible : ça peut être l’organe qui l’a nommé. Le pouvoir de représentation du président est instauré pour préserver les tiers (Article L227-6 alinéa 2 du code du commerce). Mais cela n’écarte pas la possibilité de consentir des délégations de pouvoir si elle est limitée dans le temps et quant à son objet. En général il aura des pouvoirs de gestion. l’existence d’une rémunération spécifique. On s’est demandé si on ne pouvait pas conférer le pouvoir de représentation à un autre. A) Les pouvoirs du président dans l’ordre externe. Cependant. S’il n’y a pas approbation. Les associés statuent sur ce rapport. La situation a évolué depuis. un dirigeant ou un actionnaire détenant une fraction des droits de vote supérieure à 10 %. Le président. Mais avec la loi de sécurité financière. Il n’y a plus le caractère institutionnel. L’omnipotence quant au pouvoir de représentation est limitée par la compétence attribuée aux associés en vertu de l’article L227-9 alinéa 2 du code du commerce. La théorie de l’abus de droit a donc. le président est investi par l’article L227-1 du code du commerce du pouvoir d’exercer les attributions confiées. Il a un pouvoir irréductible par les statuts. cela lui donnera tous les pouvoirs. la responsabilité des dirigeants ne devrait normalement plus être recherchée. avals et garanties… De même. de temps de fonction. la convention passée entre la société et une autre entreprise dans laquelle le dirigeant est associé influent. Dans une SA. Il n’y a pas d’obligation de publicité. En tout état de cause. Aucune disposition n’existe pour clarifier les pouvoirs du président dans l’ordre interne. un lien de subordination (il faut voir les statuts). dans une SA. au conseil d'administration ou à son président. Cela peut être un organe spécifique. l’article L227-6 du code du commerce a été modifié : les statuts peuvent prévoir les conditions dans lesquelles une ou plusieurs personnes autre que le président peuvent exercer les pouvoirs de ce dernier (y compris le pouvoir de représentation). Les clauses limitatives de pouvoir sont inopposables au tiers. Il peut aussi avoir un pouvoir d’avis. organe indispensable. Ainsi il est possible de confier au président la totalité des pouvoirs de gestion. Il n’y a qu’une personne si l’associé accepte le statut de président. Une SAS peut être constituée au minimum d’un associé et d’un président. dans la limite de l’objet social. De même les associés peuvent se voir accorder le pouvoir. des aménagements sont possibles. Les juges du fond avaient quand même recherché si l’intéressé avait été révoqué dans des conditions abusives. Pour protéger le patrimoine social de la société. Il s’agit alors d’une sorte de représentation conjointe. organe définit par les statuts. le président dispose des pouvoirs les plus étendus. à tout moment. La règle du jeu est donc la liberté statutaire. qui autorise les cautionnements.

n’a pas la personnalité juridique. se pose la question de savoir si l’on peut aménager les causes de dissolution. le fait qu’il est possible de solliciter l’expertise d’une expertise de groupe : L’actionnaire d’une société mère peut demander une expertise chez la filiale. Le groupe de société peut se définir comme un ensemble de sociétés qui ont chacune leur existence juridique propre. Chapitre 1 : La typologie des groupes de sociétés. Il y a cependant des risques : Il y a d’abord des risques pour les associés minoritaires des filiales dont les bénéfices sont transmis à la société mère. C’est donc un pouvoir de contrôle qui assure l’unité de décision. comme pratiquement tous les droits. 30 sur 43 19/10/2010 12:07 . on conclu que la société par actions simplifiées est dirigée par le seul président et on en déduit que le président concentre nécessairement la totalité des pouvoirs. Chacune des sociétés qui le composent est indépendante. Il ne faut pas en déduire le fait que les groupes de sociétés se situent dans une zone de non-droit. Cinq textes y font allusions. La loi évoque cependant parfois la présence éventuelle de ces dirigeants.com/cours-droit-special-societes. C’est par exemple un petit commerçant qui cherche à mettre son bien à l’abris et il crée une SARL chargée de l’exploitation de l’affaire et. droit fiscal. elle est donc gouvernée par le code civil. à coté. Par exemple. L’intérêt des groupes de sociétés est aussi de tenter d’échapper aux rigueurs de l’impôt. cela peut être une cause de dissolution. Il y a aussi des risques pour les actionnaires minoritaires des sociétés françaises qui ont une filiale à l’étranger donc qui relève d’une autre législation. les délocalisations… Les créanciers aussi peuvent être menacés par l’existence de groupes. Tous ces avantages expliquent alors que les concentrations d’entreprises se multiplient. certaines groupes ont des profits supérieurs au PIB de certains Etats. La nomination est régie par les statuts : Par les associés. de dirigeants communs… Cependant cette indépendance peut être écartée par les juges lorsque la protection des tiers le nécessite. Les salariés. il n’y a que des dispositions éparpillées. Bon nombre de sociétés localisent une filiale voire la société mère dans un paradis fiscal et y fassent remonter tous les bénéfices. droit de la consommation interne ou communautaire…) La loi NRE a contribué à étoffer la réglementation des groupes de sociétés mais les a éparpillées d’avantage. Dans certaines situations.html conditions dans lesquelles la société est dirigée. Les statuts peuvent leur donner un pouvoir de gestion. il crée une société civile immobilière qui louera l’immeuble à la SARL. A l’échelle internationale. Le droit français. Le groupe de sociétés n’est pas un sujet de droit. Une réglementation existe mais elle est dispersées dans plusieurs textes et diverses branches du droit (droit social. d’un pouvoir de domination sur les sociétés dominées. ainsi il peut être très intéressant de filialiser une activité à risques ou une activité nouvelle afin de faire supporter les risques à une seule société. mais qui sont unies entre elles par des liens divers sur la base desquels l’une d’entre elles. La jurisprudence est nettement fixée en ce sens et cela en dépit d’associés communs. de centraliser la trésorerie. Cette remontée des bénéfices est possible par le régime de l’intégration fiscale ou par la SNC qui permet la transparence fiscale. et cette domination a un nom : C’est la notion de contrôle. Enfin.) Quatrième avantage : Le groupe permet de favoriser l’implantation d’une activité dans un Etat étranger dont la législation réclame que ladite activité soit exercée par une société qui relève de la législation en question. par exemple le fait qu’une personne morale actionnaire de la SAS voit son contrôle modifié. Intérêt ou avantages des groupes des sociétés : On peut citer tout d’abord que la multiplication des personnes morales à l’intérieur d’un groupe permet une division des risques économiques. peuvent redouter le contournement des législations du travail. ce qui signifie que leur statut n’est pas défini par la loi. Les entreprises concurrentes peuvent aussi redouter l’existence de groupes dont la puissance pourrait porter atteinte à la libre concurrence. Le phénomène des groupes n’est pas spécifique aux grosses sociétés : la plupart des groupes sont très petits. Tout cela est très menaçant pour les minoritaires. mais il n’est pas possible de supprimer ou aménager les causes de droit commun. notamment l’article 1844-7. Partie III : Les groupes de sociétés. ce qui est un abus de position dominante. droit comptable. une fois groupées. Il est en effet possible de prévoir des causes originales de dissolution. Mais les groupes ne se résument pas à cela : Un groupe peut résulter non pas sur des liens financiers mais des liens contractuels qui assurent soit une coopération entre plusieurs entreprises soit placent une entreprise sous la domination d’une autre. L’existence d’un lien de domination est la caractéristique des groupes de sociétés. quant à eux. ne prévoit pas une réglementation spécifique des groupes de sociétés. le risque est qu’il y ait des évasions fiscales. parce que l’on en ressent le besoin. le lien capitalistique est le lien le plus sur. Compte tenu de l’originalité de cette société. Cette indépendance n’empêche cependant pas l’exercice par une société dominante d’un pouvoir d’influence dominant. Le groupe est aussi utilisé pour faciliter le financement des entreprises qui. il ne s’agit pas de pouvoirs légaux mais des pouvoirs définis par les statuts. le juge passe par-dessus les principes de l’indépendance des sociétés lorsque l’on peut faire appel à la théorie de l’apparence. Ce qu’il est possible de faire. Par exemple. Chaque société conserve son passif propre. Si aucun dirigeant n’a été institué par les parties. Les dirigeants sont statutaires. faisant ainsi prévaloir une unité de décisions économiques. Chapitre 4 : La dissolution de la SAS. habituellement qualifiée de société mère. Le lien financier. le sixième intérêt. phénomène lié à la technique d’accroissement des entreprises avec l’Europe puis la mondialisation. Deuxième avantage : L’intérêt du groupe est aussi de faciliter la gestion en déconcentrant les organes de gestion. de faire remonter les profits au sein d’une société (qui peut être la société mère qui répartira les bénéfices en fonction des besoins de chaque filiale. ce qui signifie alors que le président n’en a aucun si ce n’est un pouvoir d’exécution. c’est d’aménager des causes supplémentaires de dissolution. Les quelques dizaines de groupes en France composées de grosses sociétés génèrent des profits astronomiques. permet d’échapper à des législations contraignantes comme celles du droit social.coursdroit. Ces liens financiers sont considérés comme les plus représentatifs des phénomènes de groupe puisque c’est par eux que se transmettent les droits de vote.Cours de droit spécial des sociétés http://www. exerce un contrôle sur l’ensemble. La jurisprudence elle-même tient compte de la réalité économique des groupes. si un actionnaire très important quitte la société. La réalité des groupes de sociétés ne se résume pas à l’existence de liens financiers entre les sociétés membres. C’est une société. La société dominante exerce un contrôle sur la société dominée. En tous état de cause. peuvent constituer un pool commun. par le président… Quant à leurs pouvoirs. Quant à l'Etat. Le groupe de sociétés est avant tout une notion économique et non pas juridique. l’expansion des groupes de sociétés date des années 60.

Il définit notamment le contrôle tel que retenu pour déterminé quand il y avait établissement de comptes consolidés. la rédaction des comptes consolidés. le contrôle d’une autre société. . C’est l’acquisition par une personne physique ou morale d’une partie ou du tout du capital d’une société. La société a seulement en vue d’obtenir un revenu sous forme de dividendes voir de conférer une plus-value. de donner des impulsions à celles-ci. Paragraphe 1 : Le contrôle de droit ou de fait. mais en plus il fallait que la société dominante soit actionnaire de la société dominée. On entend par cela des liens de capital. Par exemple. va-t-on conserver ce contrôle. Une société est considérée comme en contrôlant une autre lorsque : Elle détient directement ou indirectement une fraction du capital lui conférant la majorité des droits de vote dans les assemblées générales de cette société. L’article L233-3 du code du commerce concerne les conventions réglementées et l’expertise de gestion et le contrôle d’une société par l’intermédiaire d’une autre. avantage qui n’est pas purement spéculatif mais peut correspondre à autre chose : Bénéficier de facilités d’approvisionnement. Lorsque l’on parle de holding.Le lien capitalistique : Ce lien s’appelle juridiquement une participation. Lorsqu’un texte par mégarde ne fait référence à aucune notion spécifique de contrôle.Le contrôle : Le but est ici l’acquisition d’une influence déterminante sur la gestion. La société première devait présenter les comptes du groupe entièrement. par les droits de vote dont elle dispose. Pendant longtemps. Une telle réforme met fin à une technique qui consistait à déconsolider (à faire disparaître une filiale des comptes consolidés) en logeant des actifs peu rentables ou non stratégiques comme des dettes. La validité de la société holding a pu être contestée en doctrine parce qu'on a prétendu qu’elle n’exerçait pas une activité commerciale ou industrielle à proprement parler mais aussi parce qu'elle aboutissait à transférer le pouvoir de décision à son niveau. il existe donc 2 textes applicables parallèlement mais seul l’article L233-3 du code du commerce est d’application générale en droit des sociétés. Cela peut être du fait de l’absentéisme de beaucoup d’autres actionnaires ou alors de la très forte dilution de l’actionnariat qui assure. par exemple. L’article L233-3 définit une notion de contrôle retenue pour l’application de diverses dispositions de droit des sociétés.Une notion de contrôle direct ou indirecte. la prégnance des 30 % que possède un actionnaire.les groupes financiers : L’existence de groupes financiers constituent le moyen le plus utilisé pour rapprocher les entreprises. en droit. Elle dispose seule de la majorité des droits de vote en vertu d’un accord conclu avec d’autres associés ou actionnaires et à condition que cet accord ne soit pas contraire à l’intérêt social.Une présomption de contrôle. La loi de sécurité financière a procédé à un élargissement de la notion de contrôle de l’article L233-16 du code du commerce. les 2 textes : art 233-3 et 233-16 du code de commerce. Contrôler c’est surtout exercer un pouvoir d’influence déterminante. elles se définissent par l’article L233-3 du code du commerce. les décisions dans les assemblées générales. L’article L233-16 du code du commerce a une autre définition retenue pour l’établissement. les sociétés étant unies les unes aux autres par des liens de capital. la notion de contrôle évoquée pour les sociétés réglementées. On distingue trois types de liens capitalistiques selon le but recherché par l’investisseur. La difficulté pendant un temps est qu’il n’y avait aucune définition légale du contrôle. Elle détermine en fait. Peut être ne savaient pas que 2 textes. même sans domination financière. De même par exemple il est interdit d’avoir des participations réciproques dans les groupes de société. La loi de sécurité financière a fait sauter ce lien capitalistique. de commandement au sein d’une société juridiquement autonome. la société qui acquiert les actions d’une autre société n’a aucunement l’intention d’influer sur le gouvernement de cette autre société ni de participer aux décisions politiques. soit de société holding. de commandement au sein d’une société juridiquement autonome. le contrôle de fait et le contrôle indirect. . Aujourd’hui. La société contrôlée au sens de L233-16 devra consolider ses comptes. il existe des groupes basés autour de la personne des dirigeants. La notion de contrôle est bien définie par le droit des sociétés et par le droit comptable.Un contrôle de droit. . en violation de l’autonomie des sociétés filiales. . La notion de contrôle au sens de l’article L233-3 du code de commerce : Cet article ne se réfère pas uniquement à la détention de la majorité du capital d’une société par une autre pour définir la notion de contrôle. l’on parle d’une société qui n’a plus d’activité industrielle et commerciale mais se contente de gérer ses participations dans ses filiales. Un auteur l’a définit comme un pouvoir souverain de direction. elle a la majorité des droits de vote. Mais il existe une diversité de moyens qui permettent de contrôler des sociétés situées en aval. 31 sur 43 19/10/2010 12:07 . C’est là un groupe qui repose sur la personnalité des dirigeants ou des principaux actionnaire. . . Ce cas permet d’identifier la personne qui contrôle seule et en droit. Aujourd’hui. Il est normal que l’article L233-3 du code du commerce ne se réfère pas uniquement à la détention par une personne de la majorité du capital pour considérer qu’il y a contrôle.Le placement : Dans ce cas. à partir d’où commence le contrôle… ? Il existe une diversité de moyens pour arriver à un pouvoir souverain de direction. Par exemple. même sans aucun lien de capital on doit consolider si on domine une société.Cours de droit spécial des sociétés http://www. La loi NRE sème le trouble car diverses dispositions concernant le contrôle comptable des sociétés. Mais la situation n’est pas aussi simple car la notion de contrôle est incertaine. il faut vraisemblablement en déduire que la notion de contrôle à retenir est celle du droit des sociétés (Article L233-3). La prise de participation : A la différence du simple placement. la société contrôlée est qualifiée de filiale et la société contrôlante est qualifiée soit de société mère. la jurisprudence a affirmé la validité de ces sociétés. on parle alors de groupes personnels : On place à la tête des filiales les hommes ou les actionnaires qui dirigent la société mère. L’article L233-16 stipule que cette définition était avant enfermée dans le droit comptable. Depuis. En ce cas. Il prévoit plusieurs situations de contrôle : . en droit et en vertu d’un accord. La deuxième définition est énoncée à l'article L233-16 du code du commerce. . En vertu de l'article L233-16 du code du commerce il est donc possible de contrôler contractuellement seulement une société et devoir consolider les comptes de celle ci. 233-16 établit une définition du contrôle plutôt propre au droit comptable. Cela vise une notion originale : La notion de contrôle de fait. de débouchés supplémentaire. La société holding n’a pas de statut juridique spécifique. Cela permet de déterminer qui détient seul. avant l’influence dominante n’était admise par le passé qu’à 2 conditions : en vertu d’un contrat comme aujourd’hui.com/cours-droit-special-societes. la difficulté fut accrue par le fait qu’il n’existait aucune notion juridique de la notion de contrôle. dans une structure ad hoc et en y abandonnant toute participation. la situation est un peu moins complexe parce que le code de commerce apporte une définition et même deux voire trois ! La première définition : Article L233-3 du code de commerce.html Dans ce cas. D’autrefois encore. C’est donc la notion de contrôle qui est déterminante en matière de groupes de sociétés.coursdroit. Le but est très nettement politique : L’on s’intéresse aux affaires sociales. on parle de groupes contractuels. la prise de participation suppose la volonté de créer des liens durables avec la société émettrice et d’exercer une certaines influence sur la politique de cette société dans le but d’en retirer un avantage.Un contrôle de fait. L’article L233-3 du code du commerce vise trois situations. La domination contractuelle est donc reconnue. Aujourd’hui. variable : Est-on sur de contrôler. Il y a différents types de contrôles : Le contrôle de droit. De même cet article est appliqué concernant le cumul des mandats concernant les filiales. D’où le fait que le code de commerce apporte une définition du contrôle. elle est traitée comme n’importe quelle société ayant la même forme. Aujourd’hui ce n’est plus possible. parce que.

(Article L233-1 du code du commerce) il est employé pour une société contrôlée à plus de 50 % par une autre. Il reste que ce seuil de 50 % peut être critiqué car il est possible de contrôler. on a affaire à une prise de contrôle mais les deux ociétés demeurent. Cette prise de participation ne suffit pas à créer un groupe. En théorie. Une prise de contrôle peut aussi résulter non pas d’une acquisition mais d’une augmentation de capital. De plus. une autre prise de contrôle peut résider dans le fait qu’une société va se délaisser d’une branche d’activité ou de ses biens qui seront apportés à une autre société. en contrepartie. Pour renverser la présomption. L'entreprise A contrôle donc l'entreprise C par l’entremise de l'entreprise B. La détention de la majorité du capital : Le texte 233-3 se réfère à une fraction du capital qui confère la majorité des droits de vote. C’est original qu’une personne puisse être présumée contrôler une société alors qu’elle n’a pas le contrôle de droit. Ce qui compte. Le régime légal des participations repose essentiellement sur la volonté d’assurer la transparence de ces liens qui peuvent exister entre les diverses 32 sur 43 19/10/2010 12:07 . Dans la pratique. c’est l’article L233-3 du code du commerce qui renvoie à cette notion : Par les droits de vote qu’elle dispose. très disparate. Exemple : La société A crée une société B dont elle détiendra la majorité des parts ou des actions. commun… B) Le contrôle de fait. C’est le contrôle qu’exerce une société sur une autre société par l’entremise d’une troisième société. le contrôle est conjoint. une société avec moins de 50 % des droits de vote. en droit. l’existence de nombreux pouvoirs en blanc (le retour des formulaires d’actionnaires). Le contrôle de fait doit être prouvé et ne peut être présumé. C’est l'article L233-3-3 : Deux ou plusieurs personnes agissant de concert sont considérées comme agissant conjointement lorsqu’elles déterminent ensemble les décisions prises en Assemblée Générale Ordinaire. désintéressés… Il n’est pas rare de voir une société contrôlée par une minoritaire (exemple : Dans un actionnariat très étendu et très émietté.com/cours-droit-special-societes. Cette filiale peut être détenue exclusivement par la société qui l’a créée. restent distinctes l’une de l’autre. Chapitre 2 : Le régime légal des filiales et des participations. Nouveauté de la loi NRE : Le contrôle conjoint est admis. Le texte ne se réfère donc qu’au droit de vote car il peut y avoir dissociation entre ce dernier et la possession du capital. c’est une filiale à 100 %. Tout cela dépend des circonstances de l’actionnariat des sociétés contrôlées. Paragraphe 2 : Le contrôle présumé. Le contrôle est conjoint en ce sens que ni la personne numéro 1 ni la personne numéro 2 n’exerce le contrôle individuel. C’est repris par l’article L233-3 alinéa 4 : Toute participation au capital détenue par une société contrôlée est considérée comme détenue indirectement par la société qui contrôle cette société. une société contrôle de fait les décisions prises en AGO. L’autre grande modalité de constitution des groupes est la prise de contrôle d’une société pré-existante d’une nouvelle société. le seuil de 50 % permet de contrôler les Assemblées Générales Ordinaires mais pas les Assemblées Générales Extraordinaires où les deux tiers sont requis. Paragraphe 3 : La notion de contrôle indirect. Il est possible de parler de société contrôlée aussi longtemps que la chaîne de contrôle n’est pas rompue. Encore faut-il qu’il y ait action de concert. Enfin. L’article L233-1 du code du commerce se réfère à la détention de plus de 50 % des droits de vote pour déterminer la notion de filiale. La personne qui détient 50 % au moins du capital est considérée comme majoritaire mais pas contrôlaire. Cette présomption n’est pas irréfragable. C’est le cas numéro 1 : Lorsqu’une société détient seule la majorité des droits de vote au sein d’une assemblée générale. L’augmentation de capital aura permis à une société de prendre le contrôle. la société où l’on apporte va émettre des titres qui seront destinés à rémunérer l’apport fait par la première société et. C’est en particulier le cas lorsque l’actionnariat est très émietté. Cette notion de contrôle indirect est fondamental car elle permet à un actionnaire minoritaire (un peu plus de 10 %) d’engager une expertise de gestion sur les sociétés contrôlées même indirectement par la société dont il est associé. Il existe plusieurs formes de groupes de sociétés : Un groupe peut se former tout d’abord par la prise de participation d’une société dans le capital d’une autre société déjà existante. on utilise les faisceaux d’indice comme les décisions de la personne présumée contrôlante régulièrement repoussées par une convergence des votes d’un groupe de personnes. on utilise ce terme pour les sociétés contrôlées en général. Cet article se contente de renvoyer à la détention de 20 % des voix au sein d’une société.Cours de droit spécial des sociétés http://www. Cette prise de participation lorsqu’elle procède d’une acquisition d’un bloc de titres qui suffit à conférer le contrôle. absents. Il est plus incertain. Pour apporter cette preuve.coursdroit. C’est une nouveauté de la loi NRE de 2001. La prise de contrôle est une acquisition pure et simple de la majorité des droits de vote. Le terme "filiale" peut être employé assez librement. Elle fait donc un apport et. l’existence de dirigeants communs à la société qui contrôle potentiellement et la société contrôlée. On parle alors d’une filiale commune. Paragraphe 4 : Le mode de constitution des groupes. il a prise de contrôle par voie d’un apport partiel d’actifs. Ceci ne se confond pas avec la fusion où une société A avale une société B. C’est la situation la plus sure : La société dominante détient plus de 50 % des droits et peut imposer se vues. c’est la notion de contrôle. un comportement concerté. c'est à dire une société créée à égalité par plusieurs sociétés. C’est envisagé par l’article L233-3 du code du commerce : Le contrôle est présumé lorsque la société dispose de 40 % des droits de vote et qu’aucun autre associé ne dispose d’une quantité supérieure. Mais la société B peut avoir été créée avec une autre société qui a elle aussi constitué un apport. 10 % peuvent suffire.html A) Le contrôle de droit. l’on a des faisceaux d’indice : La répartition du capital. ce qu’est la personne qui a plus des deux tiers. notamment lorsque les actionnaires qui sont en face sont dispersés. si ces titres sont assez importants pour confier le contrôle à la société.) L’article L233-16 du code du commerce oblige la société mère à produire de comptes consolidés étendus à l’ensemble des comptes du groupe. Ce seuil de 50 % permet de contrôle les Assemblées Générales Ordinaires où les décisions se prennent à la majorité simple. La cour a considéré que l’existence du contrôle s’apprécie au jour de la demande d’expertise.

66 %) du capital ou des droits de vote. plus du 10ème (10 %). Cela ne concerne que les sociétés cotées. . Le risque est aussi d’arriver à un verrouillage de la direction des sociétés par le contrôle que les sociétés exercent les unes sur les autres. L’AMF doit alors elle-même réagir et porter l’information à la connaissance du public (Article L233-7 alinéa 2 du code du commerce) Par ailleurs. Certaines obligations de notification. à posséder 33 % des droits de vote. la société qui a pris la participation doit aussi en informer les actionnaires de la société visée. La transparence de ces liens permet de déceler des liens de participation. c’est compréhensible puisque le droit des sociétés reconnaît la possibilité d’exclusion des associés qui possèdent à eux tous les 5 % restant. qui sont énumérées à l’article L247-1 du code du commerce et qui prévoient que la personne en question peut être envoyée en prison. salariés… qui ont intérêt à savoir qui contrôle. a introduit une réforme fondamentale en rendant obligatoire l’OPA dans un cas : Quand la personne morale ou physique vient à détenir plus du tiers des titres ou du droit de vote et peut donc ainsi bloquer les Assemblées Générales Extraordinaires.. plus de la moitié (50 %) plus des eux tiers (66. qu’elle souhaite acquérir leurs actions et. C’est la procédure de garantie de cour. cette personne. de 25 %. La société réceptrice de l’information doit alors s’interdire d’acquérir des actions de la société détentrice de ses actions. Cette notion d’action de concert est déterminante pour vérifier qu’il existe un contrôle conjoint ou pas. La notion d’action de concert existe car si l’initiateur de l’offre arrive.html sociétés d’une groupe. la loi NRE a étendu cette notion aux sociétés non cotées avec la notion de contrôle conjoint. la loi du 2 août dispose que. agissant seule ou de concert. Si elle en possède déjà. d’information. aux actionnaires d’une société convoitée. Elle a cinq jours pour le faire (avant. de 90 % et le seuil de 95 % (pour ce dernier seuil.Les sanctions civiles : Il est prévu que l’actionnaire indélicat soit privé des droits de vote pendant les deux ans qui suivent l’acquisition mais seulement pour les actions qui dépassent le seuil considéré qui ne fut pas déclaré. doit informer la société dans laquelle la participation est prise. Elle est aussi déterminante dans deux autres cas : ça concerne le déclanchement obligatoire d’une OPA. celle qui détient la participation la plus faible dans le capital de l’autre doit céder cette participation. toute personne physique ou morale. lorsque l’acquéreur détient plus de la moitié du capital ou des droits de vote. de concert avec un autre. Alors on le ramène à 5 % des droits de vote). Cela afin d’éviter à des actionnaires minoritaires d’être coincés dans une société où les titres ont moins de valeur. ont été mises en place afin que l’on sache "qui détient quoi" dans telle ou telle société". il a 8 % et il ne déclare pas. Cela fait courir un double risque. Cette personne doit également en informer l’AMF dans le délai de 5 jours à compter du franchissement. c’était 15…) De plus. Cela fait l’objet d’un dispositif légal qui n’est pas propre aux sociétés cotées et vise toutes les sociétés Paragraphe 1 : Les participations croisées. afin de garantir l’égalité des actionnaires.) Section 2 : La réglementation des participations réciproques et de l’autocontrôle. mais aussi les investisseurs soient informés du franchissement de certains seuils par les actionnaires ou associés. c’est pourquoi le législateur a mis en place le régime spécial de participation. Il faut également tenir compte des actions ou droits de vote possédés par un actionnaire avec lequel l’intéressé agit de concert. Une OPA est un moyen de prendre le contrôle d’une société. (Exemple : M. La valeur de A est déterminée globalement alors qu’elle détient une part dans elle même via B. Ce contrôle est simplifié par la notification obligatoire des seuils. doit informer la société du nombre total d’actions ou de droit de vote qu’elle détient désormais (en plus du seuil qu’elle vient de franchir). Conformément à son objectif de transparence. à un prix fixé à l’avance. dite cible. Cette loi lui impose de lancer une OPA sur tous les titres restant en s’engageant à racheter tous les titres possibles sans discrimination. il y a là aussi obligation d’OPA. plus du tiers (33. C’est le cas où la société A détient un pourcentage de la société B et la société B détient un pourcentage de la société A. Les sanctions : La personne tenue à notification qui ne s’exécute pas s’expose à des sanctions qui sont de deux ordres : . Cependant. la sanction est la privation de l’exercice des droits de vote (dans le premier cas. on fait l’amalgame des actions détenues par les concertistes. Une société qui vient acquérir une fraction du capital supérieur à 10 % doit avertir cette dernière. il est prévu de tenir compte des actions ou des droits de vote détenus par d’autres pour son compte. Section 1 : Les obligations d’information et de notification sur les participations. réservée aux sociétés cotées. C’est un moyen juridique par lequel une personne morale ou physique fait connaître. Par exemple. Les participations croisées entre une société par action et une société autre (par exemple une SA et un SARL) relève d’une réglementation autre. Les sociétés imbriquées doivent s’entendre à l’amiable pour faire disparaître le lien prohibé. publiquement. Marti avait 4 %. Ces obligations liées à la transparence facilitent l’identification des associés actionnaires. Les participations croisées entre sociétés par action sont interdites dès lors que l’une détient plus de 10 % du capital de l’autre (article L223-29 alinéa 1). Il existe une autre réglementation qui a le même objectif : L’égalité des actionnaires. Cette réglementation sur les franchissements de seuil. Si une telle action de concert est démontrée. vendre les actions dont 33 sur 43 19/10/2010 12:07 . Les statuts peuvent aussi prévoir une obligation de déclaration de franchissement de seuils inférieurs à 5 %. une loi du 2 août 1989. Cela afin que les dirigeants.Les sanctions pénales. de ceux qui dépassent le tiers.Cours de droit spécial des sociétés http://www. prix qui doit être attractif. mais aussi. La notion de cette action de concert est avant tout une notion de droit boursier parce que c’est en droit boursier que l’on a tendance à agir de concert pour éviter d’avoir à respecter la réglementation. Au terme de l’article L233-7 du code de commerce. Deux abus sont à craindre : Cela ne reflète pas la véritable valeur des sociétés qui ont des participations réciproques. Dans l’hypothèse d’une vente à l’amiable qui porte sur un bloc de titres.coursdroit.) Cette obligation de déclaration de franchissement de ces seuils vaut que cela se fasse à la hausse ou à la baisse. il y a participation réciproque. ce. .com/cours-droit-special-societes. de l’article L233-30 du code du commerce. Cela peut induire en erreur sur la valeur. la loi Breton du 26 juillet 2005 a rajouté 4 nouveaux seuils aux 6 déjà existants : Le seuil de 15 %. et pour partie le capital est gonflé artificiellement car on tient à tort d’une participation fictive. Dans le cas de cette procédure. Le législateur impose de déclarer le franchissement de certains seuils. Si il n’y a pas d’accord. Dans ces deux situations. et il faut régulariser. Les seuls ont été introduits progressivement. A) Les participations réciproques prohibées. s’il a recours à des prêtes-noms disposés à acquérir une partie des titres mais vont voter comme le souhaite celui qui est à l’origine de l’opération. vise non seulement la fraction du capital directement détenue par l’actionnaire. qui vient à posséder un nombre d’actions représentant plus du 20ème (5 %).33 %). Le législateur est donc intervenu pour assurer la transparence. Il est donc souhaitable de connaître la progression de l’influence des actionnaires. Cela a été fait à la suite de scandales. plus du 5ème (20 %). l’acheteur doit acquérir tous les titres proposés à la vente pendant les 10 jours qui suivent la date de la cession et ceci au même prix..

Dès lors. le juge considère qu’il y a lien de subordination. Cela constituerait un autocontrôle. Paragraphe 2 : La réglementation de l’autocontrôle. mais aussi au nom du monopole des sociétés bancaires pour accorder des prêts. Ce sont des instruments de coordination. On peut placer à la tête des sociétés filiales un salarié dont l’objet du contrat de travail est un mandat social. 34 sur 43 19/10/2010 12:07 . Le groupe n’est pas une entité propre. C’est d’abord à l’échelle de la société mère que la politique du groupe est définie. des liens de capital conférant à l’une des entreprises liées un pouvoir de contrôle effectif sur la société mère. les relations patrimoniales s’établissent à ces niveaux. des prêts entre sociétés groupes (intragroupes) permettent de bénéficier d’un taux avantageux .Cours de droit spécial des sociétés http://www. …. Si les participations sont interdites. C’est la naissance du salarié dirigeant. les opérations financières intragroupes n’étaient pas sans créer des incertitudes quand à leur validité même compte tenu du fait que le monopole bancaire est largement consacré. les unes sont souvent clientes ou fournisseur des autres. Chapitre 3 : Les relations patrimoniales au sein du groupe. 4. Ces relations contractuelles (A achète à B et A et B appartiennent au même groupe) n’appellent aucune remarque particulière. Aucune société ne doit s’appauvrir au profit d’une autre. Mais il existe un principe de limite au cumul des mandats. C’est l’autonomie patrimoniale qui doit prévaloir. Le Code de Commerce autorise implicitement les participations réciproques entre sociétés par action dès l’instant que ces participations n’excèdent pas le seuil de 10 %. le droit des sociétés les valide. les actions litigieuses sont privées de droit de vote.com/cours-droit-special-societes. 3. L’intérêt est. dans le risque d’arriver sinon à l’abus de bien social. Cela peut permettre de ne pas aller payer d’intérêt au profit d’une banque. Pourtant. Au delà de ces simples relations contractuelle. L’article 511-7 3e du Code M&F dispose que "Les interdictions définies à l’article 511-5 ne font pas obstacle à ce qu’une entreprise. quelque soit sa nature. Ils ont besoin de s’entourer d’assistants. On place à la tête des sociétés du groupe des dirigeants communs avec ceux de la société mère. C’est donc antinomique car il y a opposition enter le lien de subordination et l’indépendance. On peut créer des comités de direction (ou comités de groupes) qui sont crées de manières informelles à l’initiative des représentants légaux des sociétés groupées. ni l’autre). La jurisprudence valide se montage au nom de la spécificité des groupes de société. Quand on s’adresse à une banque. il se peut que ce soit la société mère qui se porte garante. Quelque soit la société participant au contrôle circulaire. On peut aussi donner tout le pouvoir à un président nommé et payé par un tiers : la société mère. Cette vente doit intervenir dans le délai d’un an à compter de l’acquisition interdite. Il faut une convention équilibrée. tant qu’il n’y a pas de régularisation. Mais dans la pratique. Le contrôle de l’application des décisions en aval passe par le choix d’une SAS qui peut représenter un intérêt certain pour la société mère. Cette évolution législative est fondamentale. On peut créer des filiales SAS avec en leur sein un comité de surveillance. Quelque soit le lien de domination (contractuel. sous-sous filiales … C’est toute la particularité du circuit décisionnel. et que la banque demande une sûreté. de conseillers les filiales … Ces comités ne sont pas visés par la loi. la loi du 2 Août 1989 est intervenue pour priver de droits de vote ces actions d’autocontrôle. cela ne consiste qu’à tricher. de garantir une parfaite adéquation des ressources entre les sociétés membres du groupe. capitalistique …) et de nomination le pouvoir exercé par la société mère sur les filiales doit répondre au principe de l’indépendance juridique des sociétés au sein du groupe. C’est ici la cohérence de certains groupes. Une société parviendrait ainsi à assurer son propre contrôle. De même. L’entraide pécuniaire. L’article 511-5 du Code M&F commence par affirmer le principe du monopole bancaire "Il est interdit à toute personne autre qu’un établissement de crédit d’effectuer des opérations de banques à titre habituel". Pour contourner la réglementation de l’échange de participations consiste à intercaler des sociétés. détenues par les sociétés contrôlées sont dans la société mère. un comité stratégique. Il est fréquent de centraliser la trésorerie. Cela assure la subordination des dirigeants des filiales. Paragraphe 1 : Les conditions de validité des opérations de financement interne (intragroupes). Ce qui est interdit c’est le dépassement de ce pourcentage. avec cependant des limites au sein des groupes 2. On fait remonter la trésorerie et celle dernière est gérée de manière cohérente. La société détentrice de telles actions dite d’autocontrôle n’est pas tenu de les céder contrairement au cas de participation réciproques. Les participations intervenant entre sociétés autres que les sociétés actions sont en principe libres (ni l’un. Elles peuvent donc produire des bénéfices. toute action qu’une société contrôlée détient dans la société mère est privée de droit de vote (art 233-31). Comme il applique les instructions de la société mère." Avant ce texte. Le sénateur Dally voyait ici une forme de capitalisme tricheur. directement ou indirectement. On pourrait penser que ces prêts sont interdits au nom de l’indépendance des sociétés. financière. B) Les participations autorisées. Jusqu’à cette aliénation. n’a pas d’organes de groupes comme il y a des organes sociaux. qui peut aménager la société selon son besoin.coursdroit. et résulte de la loi bancaire du 24 Janvier 1984. tant qu’il y a un équilibre patrimonial. Ces prêts étaient alors considéré comme le contournement d’une interdiction.html elle est porteuse illicite. Les procédures de contrôles entre les sociétés peuvent trouver à s’appliquer. sous filiales. et toute fonction qui y est exercée n’est pas considérée comme un mandat. codifiée dans le Code Monétaire et Financier. Ce sont ces actions qui. de personnes chargées de rappeler la politique du groupe. puisse procédé à des opérations de trésorerie avec des sociétés ayant avec elle. il a admis qu’il est possible de déroger au monopole bancaire. en centralisant la trésorerie. La société A contrôle la société B qui contrôle la société C qui contrôle la société D qui contrôle la société A. il est possible de mettre en commun la trésorerie. Encore faut t-il que les décision prises par ces instances soient répercutées dans les filiales. Section 1 : Les prêts et avances entre les sociétés d’un même groupe. les groupes vont : 1. Le principe d’indépendance des sociétés membres d’un même groupe ne s’oppose pas à ce qu’il y ait une centralisation du groupe pour assurer sa cohérence. Pour assurer la cohérence. des dividendes. qui n’existe plus.

Cette centralisation peut être mise en place au niveau international pour les FMN. et selon la doctrine majoritaire. On peut confier cela à une filiale dont ça sera l’objet. A) La centralisation de trésorerie sur une base conventionnelle. afin d’éviter un conflit d’intérêt. même si on prend en compte le fait que c’est un groupe. une sous-filiale peut prêter à la société mère. Paragraphe 2 : Les moyens d’élaboration d’une trésorerie centralisée Aussi appelé Pool de trésorerie. il y a une contrepartie effective et heureusement.com/cours-droit-special-societes. Dans le cas d’un prêt entre deux sociétés sœurs. la plupart du temps on a à faire à des sociétés et donc à des personnes morales. en capital. Elle agit rigoureusement si l’acte entre dans les limites du principe de spécialité légale. Cela s’excuse par les liens propres aux groupes. le mandataire de gérer un compte centralisateur. Il est indirect quand il est établi par l’intermédiaire d’une ou plusieurs sociétés tiers. on si ne ce sont pas tous les groupes qui entre dans le champs de l’exception. 35 sur 43 19/10/2010 12:07 . Ces actes devraient alors être nuls. Ensuite. La réglementation du droit des sociétés doit être respectée et l’opération doit respecter le principe de spécialité qui interdit à une société d’accomplir n’importe quel acte. le droit des convention réglementées aura lieu à s’appliquer en raison de la qualité des parties. et la réciproque est possible. ou au contraire aller au delà jusqu’à la mise en place d’une structure spécifique. Depuis l’arrêt du 10 décembre 2003. quand les parties à la convention de trésorerie ont une qualité telle qu’elles entrent dans le champ des conventions réglementées. En matière fiscale. et on a à faire à un groupe de sociétés indépendantes qui se font des avances au coup par coup . L’arrêt a considéré comme entreprise dominante une simple personne physique. B) La centralisation par l’élaboration d’une structure juridique. tel que cela apporte un pouvoir de contrôle effectif. On ne parle pas de société. nombre de groupes sont constitués de sociétés qui ne mettent pas en place un pool de trésorerie. Et le fait que ce soit une pratique courante ne suffit pas à dire que c’est une opération courante. et c’est donc une relation conventionnelle purement privée. ni entrepreneur mais simples investisseurs. c’est en général tout le groupe qui bénéficie d’un acte de trésorerie. Ce point vise le cas où la centralisation est effectuée sur la base d’un contrat. on ne peut faire une avance à une société tiers. et c’est pourquoi il lui faut un agrément spécial. Cela encourt la critique. Cette interdiction n’a pas lieu de s’appliquer ici car dans un groupe de société. Ces opérations de trésorerie. Au profit d’associés. Cela peut reposer sur un simple contrat. Ainsi. le FISC exige que ces opérations soient normalement rémunérées. les juges du fond on pu estimer qu’une participation de 40 % pouvait caractériser un contrôle effectif. le droit positif ne se montre pas trop exigent sur le respect du principe de spécialité et interdit simplement les avances et prêts (toute opération) qui entraînerait ou camouflerait un appauvrissement pur et simple de la société prêteuse. les libéralités consenties sont hors du champ de la société. Les dérogations au monopole bancaire sont donc aujourd’hui si large qu’il importe de savoir si il y a des limites. L’article ne valide les opérations de trésoreries que pour les sociétés placées sous le contrôle effectif d’une entreprise du groupe. c’est une convention de gestion de trésorerie. C’est convention d’OMNIUM. on va l’accepter car elles ont un lien avec une même société mère .Cours de droit spécial des sociétés http://www. Cela revient à mobiliser les avoirs des sociétés excédentaires dégagées par les sociétés excédentaires pour les affecter aux besoins des sociétés en déficit de trésorerie. ou à un Groupement d’Intérêt Economique. mais on constitue une société financière. ou de dirigeant: c’est à dire qu’il lui faut une activité économique. L’idée est ici de mettre en commun les disponibilités financières des sociétés groupées afin de les répartir en fonction des besoins de chacune. Le lien en capital : Il est requis pour caractériser la notion de groupe.html Une opération de trésorerie : C’est selon une conception extensive. Les taux d’intérêt doivent correspondre à ce qui est usuel sur le marché. L’article 511-7 subordonne l’opération de trésorerie à deux conditions : A) L’existence d’un groupe. Ainsi se confirme le caractère très spécifique de la notion de contrôle dans les opérations de trésorerie entre sociétés. d’administrateurs personnes physique a lieu d’être écarté puisqu’on a à faire à des personnes morales membres d’un groupe. C’est une opération limitée aux seuls groupes de société. Or. Le lien peut être direct ou indirect. de consentir des avances. Comme elles sont intrinsèquement dangereuses. conféré à une société d’encaisser les créances et de régler les dettes des autres. Section 2 : Les sûretés consenties entre sociétés d’un même groupe. posent des difficultés car peut empêcher la bonne distribution des bénéficies entre les actionnaires des sociétés. Seul le lien en capital est requis. Chaque société donne mandat à une autre. En matière de groupes. prêts. qu’elles reposent sur une société ou une convention. Le plus souvent. Cette société n’est pas pour autant un établissement bancaire ou financier. Une société mère peut faire une avance à une sous-filiale. Mais deux limites subsistent : Sont exclus du bénéfice de l’exception : les groupes contractuels (dont la domination est assurée par contrat). la circonstance que l’associé égalitaire détenait 50 % des droits de vote d’une autre société était dirigeant de al société constitue un élément supplémentaire et les juges ont considéré qu’il y avait contrôle effectif. Une société spécialement créée en vue de constituer la trésorerie a exclusivement pour rôle d’organiser les flux financiers. Dans la décision du 10 décembre 2003. Mais ce n’est pas suffisant. L’interdiction qu’on connaît. Les groupes peuvent aussi mettre en place des techniques de gestion centralisées de la trésorerie. ce ne peut pas être un investisseur. Cette société (ou ce GIE) va alors jouer le rôle d’une banque au sein du groupe. il faut un contrôle. B) Le respect du droit des sociétés. il faut considérer que ces opérations de trésorerie ne s’apparentent pas à des opérations courantes. cela peut s’apparenter à une privation de bénéfices. Cette centralisation est poussée. aboutie. La Cour de Cassation va ici apporter une limite : une personne physique est une entreprise lorsqu’elle agit en qualité d’entrepreneur. et on va alors admettre une politique de taux d’intérêt privilégié. Ce n’est pas forcement la société mère. Juridiquement c’est un contrat de mandat. Le contrôle effectif : C’est ici une question de pure fait laissé à l’appréciation souveraine des juges du fond. découverts …. sans lien de capital.coursdroit. Il se peut qu’une personne physique ait intérêt à centraliser la trésorerie de son entreprise et des sociétés que la personne physique contrôle. ça va largement au delà de prêts entre sociétés. un portefeuille d’actions. cette notion d’entreprise ne doit pas être interprétée trop restrictivement. toutes le opérations de crédit quelque en soit le type ou la durée. et les groupes personnels dont le ou les associés communs ne sont ni dirigeants impliqués au quotidien. Un groupe contractuel ne pourrait pas bénéficier de la dérogation du monopole bancaire. Les liens peuvent être directs ou indirects. Pour cela on ne part pas par une convention. et les activités de bienfaisance.

Le fait que les sociétés dans un groupe soient filiales les unes des autres. la société mère. Arrêt du 9 avril 1996 : Le cautionnement est une convention entre la banque et la société mère. ne change rien : Il faut toujours obtenir l’autorisation du conseil d'administration. consenties aux SA. Mais il y a aussi des sûretés à titre gratuit. B) Le respect de la réglementation spécifique aux garanties accordées. Le contrat de cautionnement est un contrat entre un garant et le bénéficiaire d’une garantie. a) Les organes compétents. la lettre peut ne rester qu’au stade d’un engagement d’honneur. C’est un document qui présente une sécurité relative : pas d’impact devant le tribunal. En principe. son intention de soutenir la filiale afin de lui permettre de remplir ses engagements vis-à-vis du banquier. Cela peut se faire si justifier par une contrepartie plus subjectivement appréciable par le juge. Il serait excessif de dénier tout effet à ces lettres : La sauvegarde du renom. Il n’y en a pas qu’une.coursdroit. La lettre peut simplement contenir la connaissance par la société mère du prêt accordé par le banquier à sa filiale. Il faut alors une rédaction explicite. Ainsi. Paragraphe 2 : Le cas des lettres d’intention. Ces opérations revêtent une gravité particulière car elles conduisent une société juridiquement tiers à prendre éventuellement en charge la dette d’une autre. c'est à dire apprécié au regard d’une politique élaborée pour l’ensemble du groupe. à l’établissement bancaire fournissant un crédit à une autre société du groupe.Cours de droit spécial des sociétés http://www. Ensuite. et ceux-ci sont très fréquents car l’auteur va chercher à minimiser ce qu’il a engagé. C’est le principe : Une société ne doit pas s’appauvrir au bénéfice d’une autre. Cela dit.html Il est fréquent qu’une société. aucun autre ne peut donner son autorisation. le respect de la signature. Document par lequel cette société mère exprime à la banque. en des termes variables et volontairement imprécis. La portée de l’engagement contenu dans la lettre dépend entièrement des termes. Il peut y avoir une classification en 4 types : D’abord la lettre peut cacher un cautionnement pur et simple. Ces opérations de garantie doivent elles aussi être dictées par un intérêt économique. très souvent. Ces opérations doivent alors être bien encadrées. notamment avec le principe de spécialité légale et statutaire mais aussi avec la réglementation propre des sociétés anonymes. un type particulier de garantie se rencontre : la lettre d'intention. est-elle soumise également à la procédure dite des conventions réglementées ? C’est à la banque que la société mère consent sa garantie. ses possibilités financières. apporte sa garantie (sans aller jusqu’à accorder un prêt). Il est impossible d’adopter une conception unitaire des lettres d’intention. dans les SA. le droit des sociétés réglemente ce genre d’opérations. le seul texte applicable est l'article L225-35 du code du commerce. encore faut-il que le risque pris par la société qui consent ne dépasse pas l’avantage escompté. Se pose ici une question qui agite la doctrine et la pratique : La sûreté consentie par une société mère au banquier de la filiale. Elle peut aussi être une obligation de résultat mais qui n’est pas un cautionnement. En outre. A) Le principe de respect du principe de spécialité. C’est une garantie originale que l’on rencontre quasi exclusivement dans les groupes de sociétés. encore. Le défaut d’autorisation entraîne l’inopposabilité de la garantie à la société. Le juge peut alors considérer qu’on est en présence de simples engagements d’honneur en ce sens que de telles lettres peuvent tout au plus déboucher sur une obligation morale ou une obligation naturelle. Autrement dit. Paragraphe 1 : Les conditions de validité des sûretés.com/cours-droit-special-societes. Cette notion peut donc receler divers engagements différents en fonction de la plume du rédacteur. Enfin. les termes de la lettre peuvent déboucher sur une obligation de moyen. En cas de litiges. c’est le conseil d'administration ou le conseil de surveillance qui est compétent pour autoriser ce type d’opération dans les limites de l’article 89 du décret. Les lettres d’intention qui renferment un engagement de caution : On est à l’opposé du premier cas. C’est le cas dans les sûretés à titre onéreux. La nature de ces lettres fait difficulté dans la mesure ou leur mesure de garantie dépend entièrement des termes de la lettre. Cela tient d’abord aux organes compétents et ensuite sur la procédure de contrôle. Il faut donc un intérêt social commun au groupe. la société mère peut se contenter de faire une présentation de sa filiale. Celui qui se rend caution d’une obligation se soumet envers le créancier à satisfaire à cette opération si le débiteur n’y satisfait pas lui-même. b) La procédure de contrôle des conventions réglementées. reconnaîtra qu’elle est bien la mère de la filiale. c’est au juge de faire la part des choses et qu’il revient de préciser le contenu de la lettre et la force de l’engagement pris par l’auteur. Il ne lie pas la société mère à sa "filiale". en vertu des articles L225-35 et L225-68 du code du commerce. l’organe compétent est le représentant légal de la société habilité à accorder des garanties (gérant dans une SARL. L’on n’est donc pas dans le domaine d’application de l’article L225-38 du code du commerce. une SNC…) En revanche. L’article 2011 du code civil souligne la caractère contractuel du cautionnement entre un créancier d’une part et le garant d’autre part. Le droit des sociétés ici protège la société en déclarant que l’acte est inopposable à la société. Deux sœurs peuvent s’accorder une sûreté. social ou financier commun. On a donc un organe expressément et exclusivement compétent. Les lettres d’intention ne renfermant pas d’obligation juridique : Certaines lettres contiennent de simples déclarations où il est bien difficile de déceler l’existence d’une véritable garantie. généralement une filiale. Il s’agit d’un document adressé par une société mère à la banque créancière de sa filiale. où l’on peut même parfois trouver un dirigeant commun. non à la filiale. Parce que les sûretés peuvent avoir de lourdes conséquences. même lorsqu’il y a une contrepartie. tout dépend des termes. le souci de préserver de bonnes relations d’affaires… Tous ces facteurs peuvent parfois amener les auteurs de ces lettres à ne pas s’engager trop à la légère. généralement la société mère. Cela marche dans tous les sens dans les groupes. La pratique fait ici état de lettres qui 36 sur 43 19/10/2010 12:07 . De sorte que l’opération litigieuse n’est pas conclue entre la société mère et sa "filiale" mais entre la société mère et le banquier de sa "filiale". La constitution de sûretés suppose le respect du principe de spécialité qui est notamment réaliser un bénéfice. La société anonyme est une société tellement réglementée qu’il y a précisément une réglementation. A) La nature juridique et la typologie des lettres d’intention. soient liées par des liens capitalistiques. Il ne faut pas que la contrepartie puisse déboucher sur l’affaiblissement général de la société qui a proposé la contrepartie. Pour être valable la constitution de sûretés doit satisfaire à la réglementation spécifique aux SA. Cela signifie que la sûreté consentie doit avoir une contrepartie. Ou. dans les groupes.

L’engagement de tout mettre en œuvre. contrairement à ce qu’une première analyse pourrait laisser penser. On n’est donc pas sur de rentrer là aussi dans la totalité du montant de la créance. Le résultat promis peut être assuré par d’autres moyens : la société mère peut soutenir sa filiale par une augmentation de capital. On qualifie d’obligation de résultat l’engagement "de faire tout le nécessaire". il y a deux autres solutions. de la même façon les transferts d’actifs d’une société à une autre. la question est plus épineuse pour les autres. Contrairement à l’engagement de caution. L’engagement d’assurer la couverture des besoins financiers de la filiale. il faut qu’il vérifie qu’il y ait bien eu autorisation du conseil d'administration ou de surveillance sinon l’engagement est inopposable à la société. Les lettres d’intention qui contiennent un engagement juridique de faire qui consistent en une obligation de résultat : L’auteur s’engage à un résultat et non à des moyens. la société mère peut alimenter un compte courant d’associé et dont la société filiale a la disposition. l’insuffisance des moyens mis en œuvre ou la tardiveté… La preuve d’une faute de la part de l’auteur de la lettre est requise. La tenue d’une comptabilité irrégulière est fréquente. de n’avoir rien de particulier à démontrer.coursdroit. Si. la qualification de garantie n’est pas forcément sans risque pour le créancier : Si le banquier est détenteur d’une lettre comportant une garantie. Sony : Le banquier. Il faut craindre dans les groupes de sociétés les actes ou opérations qui s’apparentent à des transferts d’actifs et qui appauvrissent la société pillée. Un risque apparaît pour le banquier : Les dommages et intérêts obtenus ne sont pas forcément équivalents à la créance due. un renversement de la charge de la preuve : le banquier doit simplement faire valoir l’existence de sa créance. le sérieux et l’opportunité du soutien apporté par la société mère. Il y a pourtant un principe en droit des groupes : Les sociétés sont indépendantes les unes des autres. Le souscripteur s’engage à garantir que la filiale paiera son créancier. pour le créancier. Ainsi une société civile immobilière doit percevoir ses loyers. Il s’opère. Sont-elles des garanties ? Sont-elles soumises à la procédure de l’article L225-35 du code du commerce ? Si la lettre d’intention contenant un simple engagement d’honneur n’a absolument pas une fonction de garantie. il y a responsabilité contractuelle mais le créancier doit prouver que le rédacteur de la lettre n’a pas mis en œuvre les moyens nécessaires. Le cautionnement est véritablement une garantie. C’est par exemple un engagement de payer en lieu et place du débiteur principal. C’est aussi le cas de vente à prix avantageux. de sa nature.) Le mot "cautionnement" n’est jamais présent dans la lettre. On peut penser alors que si ce formalisme n’est pas respecté. le dirigeant est indélicat . La jurisprudence est sévère à l’égard du banquier : Ne joue pas à son profit la théorie de l’apparence. en pareille circonstance. L’engagement de donner l’assurance que la banque ne subira aucun préjudice. Le cautionnement est un engagement une dette du débiteur principal si celui-ci fait défaut. Cette faute ne saurait être présumée. De même. Le préjudice réparable correspond à la perte d’une chance de n’avoir pu obtenir satisfaction. Le résultat promis consiste dans le paiement du créancier : la société mère participe à la restauration de la filiale. il y a eu des évolutions. En tendance générale. Il s’agissait d’écarter l’incrimination d’abus de biens sociaux dans les groupes de sociétés. Cette obligation de faire est plus ou moins intense selon qu’il s’agit d’une obligation de moyen ou de résultat. le cautionnement étant caractérisé par un engagement de substitution. Diverses techniques permettent de lutter contre ces 37 sur 43 19/10/2010 12:07 . Section 1 : La protection du patrimoine de la personne morale membre d’un groupe. L’inexécution des engagments pris dans ce type de lettre se résout en dommages et intérêts. Mais il peut se déduire à travers d’autres termes l’existence d’un cautionnement. Les lettres générant des obligations de moyen n’accèdent pas au rang des garanties et ne requièrent donc pas l’autorisation préalable du conseil d'administration. paiera le banquier. Il y a donc deux précautions minimales : le représentant est bien habilité à agir et il a obtenu l’autorisation du conseil. alors il y a cautionnement.html s’apparentent à une véritable garantie constitutive d’un cautionnement (accessoire à la dette principale) voire d’une garantie autonome (la garantie demeure même si la dette principale s’éteint. … L’intérêt de la qualification d’obligation de résultat est. Entre ces deux situations extrêmes. Si le banquier est dispensé d’établir la preuve de l’exécution.Cours de droit spécial des sociétés http://www. Le banquier ne court qu’assez peu de risques : Il lui suffit de démontrer qu’il n’a pas été payé. En cas de non respect des obligations.) B) Le régime juridique des lettres d’intention. de n’avoir pu être remboursé. même de la part d’une sœur. L’on peut craindre que certaines manœuvres condamnables au niveau de la société puissent être légitimées au niveau du groupe. Il faut tenir compte exclusivement des termes de la lettre. parfois très rapides. Le groupe n’a pas la personnalité morale. le rédacteur de la lettre ne s’engage pas ici à se substituer à la filiale pour payer à sa place. De même l’engagement de prendre toutes les dispositions. Un tel engagement est doté d’une efficacité très proche de celle conférée par un cautionnement mais cet engagement présente une différence en ce sens qu’il présente simplement une nature indemnitaire. lettres qui contiennent une obligation de faire mais tantôt sur des obligations de moyens et tantôt sur des obligations de résultats. dans la lettre. Autre exemple : La société mère est créancière de sa "filiale". Les magistrats ont donc décidé de disqualifier l’obligation de résultat en obligation de moyen. D’autres branches du droit ont reconnu à leur tour cette notion : Arrêt de la chambre commerciale de 2005 : La notion d’intérêt de groupe est consacrée en droit fiscal en considérant qu’un acte anormal de gestion accompli au niveau d’une société peut être légitimé par l’intérêt du groupe. Une telle distinction s’explique par des obligations financières très différentes. C’est une formule très fréquente. Une obligation de faire constitue-t-elle toujours une garantie. De surcroît. il se trouve aculé à un autre risque : Certaines lettres d’intention sont constitutives d’une garantie au sens de l’article L225-35 du code du commerce qui nécessite une autorisation préalable. la société s’engage à se substituer à sa filiale. La loi est absente. Mais ces actes ne sont pas en tant que tels répréhensibles si justifiés par l’intérêt du groupe. la cour de cassation a eu l’occasion d’indiquer qu’en aucun cas le fait de soumettre l’autorisation préalable au conseil n’a suffit à conférer à la lettre le caractère d’une garantie. Au niveau de la cour de cassation.com/cours-droit-special-societes. Les liens noués entre les différentes sociétés d’un groupe favorisent les actes ou les comportements répréhensibles comme les frais de loyers exorbitants. Cette notion d’intérêt de groupe a été consacrée par le jurisprudence : L’arrêt Rozemblum du 4 février 1985. C’est pourquoi il y a eu un arrêt de 1999. elle fera un abandon de créance grâce auquel la filiale pourra payer le créancier. En cas de défaillance de la filiale. Un transfert d’actifs d’une société vers une autre s’est trouvé légitimé par l’intérêt du groupe. Le souscripteur de la lettre est de plein droit responsable du préjudice causé au bénéficiaire. Il convient d’avoir conscience que. S’il n’y a pas d’autorisation préalable. Chapitre 4 : La protection des intérêts particuliers. seules les lettres d’intention contenant une obligation de résultat sont des garanties relevant alors du régime juridique de l’article L225-35 du code du commerce. était titulaire d’une lettre d’intention que l’on pouvait analyser comme une obligation de résultat mais la procédure de 225-35 n’avait pas été respectée. La loi NRE du 15 mai 2001 est venue introduire cette notion dans un texte : Article L225-231 du code deucommerce : L’expertise de gestion peut-être admise dans un groupe de sociétés au regard de l’intérêt du groupe. une troisième voie qui est la plus souvent retenue par la jurisprudence. l’acte est inopposable à la société (et le représentant social n’est pas engagé non plus puisque n’a pas agit en dehors du cadre de ses fonctions. L’appréciation du préjudice dépendra des juges et ce n’est pas une réparation intégrale : Les juges apprécieront la réalité. dans cette affaire. L’existence de sociétés peut faire craindre à certaines manœuvres. cependant sa responsabilité personnelle ne pourra être engagée. Restent les lettres de la "troisième voie". l’inexécution de l’obligation est en quelque sorte présumée. c’est la jurisprudence qui tranche. il faudrait la démontrer.

Il n’est donc pas surprenant que l’arrêt Rozemblum que l’opération financière en question doit être jusitifiée par un intérêt économique. non seulement il doit y avoir une contrepartie mais il faut aussi que cette contrepartie soit proportionnée. On ne rencontre pas cette incrimination dans toutes les sociétés (SA. Par exemple : Un groupe composé d’une nébuleuse de sociétés aux activités extrêmement diverses. se pose la question de savoir si les associés minoritaires peuvent critiquer une décision votée par les majoritaires si cette décision. Le législateur a prévu des modalités de protection : L’information des actionnaires minoritaires. ni rompre l’équilibre entre les engagements respectifs des diverses sociétés concernées.coursdroit. Ce rapport doit aussi informer des titres de la société même achetés par une autre société. on a vu à propos des participations que lorsque plus de 50 % du capital avait fait l’objet d’une cession : Pendant quelques jours. qu’elle fait ou pas l’objet d’une procédure collective de redressement. une opération non-conforme à l’intérêt d’une société isolée pourrait être légitimée par l’intérêt du groupe. ne peut se faire que dans des circonstances exceptionnelles : Lorsque le créancier a pu être trompé par l’apparence donnée. Lorsque le créancier de la filiale ne parvient pas à obtenir le paiement de sa créance. le monde des affaires montre uns tendance de celui-ci à réclamer le paiement de celle-ci à la société mère. Pour autant. activités complémentaires.com/cours-droit-special-societes. La loi NRE a également étoffé le droit des groupes en vue d’améliorer la protection des actionnaires minoritaires.Versement de dommages et intérêts aux sociétés sollicitées. les acquéreurs sont tenus d’acquérir tous les titres des minoritaires si ceux-ci souhaitent quitter le groupement. leur situation diffère selon que la société est prospère ou pas. leurs moyens de réaction sont difficiles à déterminer.html pratiques fautives : Par exemple la procédure de 225-35 pour les cautions. Ceci inclus l’exigence d’une politique équitable : Aucune des sociétés ne doit assumer des charges inéquitables. cette atteinte portée à ces principes fondamentaux des droits des groupes. Cela se révèle. aucune société ne peut être exagérément favorisée par rapport aux autres. Les actionnaires ont donc le droit d’être informés. La procédure des conventions réglementées fait de même ainsi que les conventions interdites. Ce qui veut dire que les groupes créés sans coordination. c'est à dire l’existence d’un groupement économique ne reposant pas sur des bases artificielles. Section 3 : La prise en compte des intérêts des créanciers. avals et garanties. Au terme de l’arrêt Rozemblum. . l’absence de contrepartie. La jurisprudence montre que le principe d’indépendance juridique et d’autonomie patrimoniale peuvent parfois être affectées par des dispositions jurisprudentielles. exagérées par rapport aux autres. les conditions sont les suivantes : L’existence d’un groupe de sociétés structuré doit être établi. Ainsi. Pour l’abus de majorité. l’absence de poursuite d’intérêt commun. Le non respect de ces conditions peut déboucher sur une série d’actions : . de manière désordonnée. pour former un tout cohérent. celle-ci permise par le rapport de gestion. rapport qui doit mentionner toute prise de participation significative dans la capital d’une autre société ayant son siège sur le territoire français (Article L233-6 du code du commerce. Le fait justificatif que constitue l’intérêt de groupe est inefficace dans un cas de banqueroute : c’est un délit de banqueroute qui ne peut pas être légitimé. Dans nombre de groupes. SAS…) Le droit des groupes de sociétés n’interdit pas les transferts de substance. se révèle in fine conforme à l’intérêt du groupe. détermination qui contribue en retour à sécuriser la gestion des sociétés.Cours de droit spécial des sociétés http://www. Une atteinte à ce principe pourrait être le cas d’une société civile immobilière qui ne percevrait pas les loyers qui lui sont dus ou percevrait des loyers ridiculement bas. social et financier commun au groupe de société apprécié au regard d’une politique élaborée pour l’ensemble de ce groupe. les associés minoritaires n’avaient d’autre choix que de quitter le groupe. la société mère porte une dénomination sociale souvent très proche de celle de sa filiale. sanctionnée par les articles L242-6 du code du commerce pour les sociétés anonymes et L241-3 pour les SARL. L’administration provisoire : C’est l’arrêt Fruehauf qui permet au juge de nommer un dirigeant provisoire à une filiale pour garantir l’intérêt de cette filiale.Responsabilité pénale des dirigeants pour ABS. De même. Le juge pourrait-il considérer la décision comme conforme à l’intérêt de la société ? Il n’y a pas de jurisprudence très claire à ce sujet. c’est de l’ABS. d’actifs d’une société à une autre. . Autrement dit. cela sécurise les opérations de gestion.Nullité de décisions critiquables . La technique la plus redoutée qui permet de lutter contre les pratiques fautives est certainement l’incrimination pénale d’abus de biens sociaux.) Ce même rapport doit mentionner toute prise de contrôle d’une autre société. conforme à l’intérêt de la société donc conforme à l’intérêt des minoritaires. Paragraphe 1 : La mise en cause de la responsabilité de la société mère en dehors du cadre des procédures collectives. On tend à informer les actionnaires des prises de participation.Désignation d’un administrateur provisoire chargé de gérer telle ou telle filiale en conflit avec la politique établie au niveau du groupe (Arrêt Fruehauf) Section 2 : La protection des intérêts des associés minoritaires. il existe des techniques pour les actionnaires minoritaires de partir du groupement parce qu’un changement de contrôle a eu lieu comme par exemple en cas d’OPA : C’est l’OPA obligatoire. De même. Plus efficacement. C’est le déséquilibre. Une attention particulière est portée aux associés membres d’un groupe même si la loi n’a pas élaboré un dispositif très efficace dans la pratique ce qui a laissé dire que. pillées et leurs créanciers. Cet arrêt est remarquable à double titre : Il précise les conditions à respecter. a pu croire que la société mère s’engageait avec sa filiale parce qu'elle s’engageait dans la négociation… En ce qui concerne la situation des créanciers chirographaire. voire que la société mère et sa 38 sur 43 19/10/2010 12:07 . contraire à l’intérêt de la société. au bout du compte. Ces sociétés doivent coordonner leurs activités. Par voie de conséquence. Un actionnaire minoritaire d’une société mère peut demander une expertise de gestion sur une filiale mais ce n’est pas possible pour l’actionnaire d’une filiale. On peut aussi penser que la reconnaissance en 2001 de l’expertise de groupe participe d’une volonté de protéger le patrimoine des sociétés membres. Cette exigence de respect de proportion ne serait pas remplie lorsque les sacrifices demandés ont provoqué des difficultés telles que la société en a été conduit à déposer le bilan : Là. Cette condition fait écho à la condition d’une politique cohérente en ce sens que la politique commune ne doit exclure aucune société membre du groupe de la participation aux résultats économiques du groupe. conditions fondamentales garantit aux dirigeants qu’ils ne seront pas poursuivis pour ABS. au sein d’un groupe. Naturellement. Il y a donc des conditions fixées par l’arrêt Rozemblum. Les sacrifices consentis par une société membre du groupe ne doivent pas excéder les possibilités financières de la société qui en supporte la charge. ne remplissent pas cette condition. Le concours financier apporté pour échapper à la suspection d’ABS ne doit être ni démuni de contrepartie.

L’apparence se fonde sur un faisceau d’indices : le même siège social. de faire tomber l’apparence de sociétés distinctes pour se prévaloir de la réalité. le même papier commercial. Les dirigeants qui ont conduit la société à la faillite. les mêmes numéros de téléphone.) La jurisprudence montre qu’il est possible de recourir à la théorie de l’apparence dans 4 ou 5 hypothèses : Le créancier invoque le plus souvent l’unité apparente. Pour que l’action soit couronnée de succès. Cela entraîne l’ouverture d’une procédure collective. Exemple : Une société X donne ses parts à une société Y et. locaux communs. Cependant. de le contester. l’entrepreneur a adressé sa facture à la société mère bénéficiaire des travaux et la société mère n’avait pas contesté la dette. à la demande du dirigeant d’une filiale. à savoir que la filiale. Un cas de confusion de patrimoine est constaté lorsque la SCI ne perçoit pas de loyers ou perçoit des loyers très bas. La déclaration de cessation du paiement. La cour de Toulouse a vu dans le dirigeant de la filiale un mandataire apparent. la jurisprudence a encore retenue l’hypothèse d’une fusion apparente. il faut une faute des dirigeants. Paragraphe 2 : La mise en cause de la société mère dans le cadre de la procédure collective. à la suite d’une cession de contrôle. Quatre exemples : Une société civile immobilière qui gère un immeuble dans lequel un société exploite son commerce. Le mandat apparent : En l’espèce. La filiale fictive pourra alors être déclarée nulle et seule restera la société mère tenue d’honorer les engagements tenus par la pseudo filiale. Deux théories sont souvent mises en œuvre en pratique pour assurer une protection des créanciers. un état d’imbrication inextricable entre les deux sociétés. De façon plus exceptionnelle. Cette hypothèse résulte généralement d’une immiscions de la société mère dans les négociations. dénomination proche. il n’y a pas atteinte à la personnalité juridique. le même objet social. voire que la société mère intervient dans la conclusion du contrat. il est fréquent de recourir à la théorie de la confusion des patrimoines. Il s’agit ici de faire tomber l’apparence de groupe. Un organe nommé "représentant des créanciers". s’immisce dans la gestion de sa filiale. B) L’action en comblement de passif. Cela risque d’engendrer une confusion : La société mère s’engage-t-elle aux cotés de sa filiale ? Il risque d’y avoir confusion dans l’esprit des tiers. Dans un souci de protection des tiers ou des contractants. Cette 39 sur 43 19/10/2010 12:07 .com/cours-droit-special-societes. Cette théorie a été développée par les tribunaux afin de permettre la mise en redressement judiciaire des associés ou des dirigeants des sociétés fictives. un entrepreneur avait effectué des travaux dans l’immeuble appartenant à la société mère et les travaux avaient été commandé par le représentant de la filiale. A l’opposé le représentant des créanciers va chercher à le grossir. Or. En cas de faillite. compte tenu des circonstances. Cela a pu se produire à la suite d’une cession de contrôle. La société mère tente généralement de diminuer son rapport de domination. par la suite. Il peut être mis à la charge des dirigeants des sociétés qui font l’objet d’une procédure collective une partie de l’insuffisance d’actifs. la jurisprudence accepte de mettre en jeu la responsabilité de la société mère lorsque l’apparence est contraire à la réalité. pour rétablir la réalité. Sur ordre du représentant de la filiale. aura une propension naturelle à porter ses demandes au-delà de la seule filiale.html filiale sont dirigées par les mêmes personnes. l’opération. une dénomination sociale très proche.coursdroit. erreur légitime. en vient à s’appeler XY. Troisième exemple : Les paiements effectués par une société pour le compte d’une autre. La société créée de fait apparente : Lorsque deux sociétés A et B sont en négociation avec un tiers. il peut y avoir accouplement des dénominations.. Alors l’extension est dans ce cas prononcée car il n’est plus possible de déterminer à laquelle des deux sociétés concernées on doit attribuer tel ou tel passif. Les dirigeants sont alors tenus de l’insuffisance d’actif. La pratique des affaires montre que la personnalité morale n’est pas aussi imperméable que cela. des logos très proches. d’un désordre généralisé des comptes. Le créancier va dans ce cas tenter de démontrer qu’il a cru. On retrouve ici un enchevêtrement d’actifs et de passifs. La jurisprudence fait encore état. mandataire de la société mère considéré ici comme le mandant.Cours de droit spécial des sociétés http://www. A) Le recours à la théorie de la confusion des patrimoines. chargé de défendre les intérêts des créanciers. A) La théorie de l’apparence. une faute de gestion qui ait contribué à l’insuffisance d’actifs. La théorie de l’apparence suppose un élément matériel (Un élément matériel : un situation de fait précise. c'est à dire l’impossibilité pour une société de faire face à son passif à partir de l’actif disponible. Autre exemple : L’encaissement des créances d’une société par une autre. Le principe d’indépendance des sociétés commande que seule la filiale subisse de cette procédure.Sanction : La société mère sera tenue par les engagements de sa filiale. voie leur responsabilité engagée. Exemple-type : Deux sociétés dont l’une est mise en faillite et qui entretenait avec l’autre des relations financières anormales constitutives de la confusion des patrimoines. Ainsi il se peut que la filiale ne soit qu’une coquille vide. Dernier exemple : Les prélèvements effectués par une société dans la trésorerie d’une autre. l’accouplement des dénominations intervient généralement suite à une fusion. si leurs actes résultent d’une faute. de bonne foi conclure un contrat avec la société mère et non pas avec la filiale. les mêmes dirigeants… L’apparence sanctionne ici l’identité excessive et trompeuse. Le créancier peut prétendre avoir commis une erreur sur l’identité du cocontractant. Dans la cession de contrôle. la bonne foi du tiers trompé qui a été induit en erreur. On va essayer de démontrer la réalité : La filiale n’a aucune autonomie en raison de l’immixtion. ne dispose d’aucune autonomie contrairement au principe du droit des groupes. se pose la question de savoir si ce tiers n’a pas affaire à une communautés d’associés qui concluent un même contrat.) et un élément psychologique (la croyance légitime. ou encore des associés ou des dirigeants qui ont confondu leur patrimoine personnel avec celui de la société. B) Le recours à la théorie de la fictivité. au fil de ses arrêts. Le droit des procédures collectives prévoit un certain nombre d’actions spécifiques à l’encontre des dirigeants dits de droit ou de fait. L’anormalité suppose néanmoins deux conditions : D’abord la substantialité (les sommes concernées doivent être conséquentes) et le caractère fréquent. C’est une action en responsabilité pour insuffisance d’actif. le même papier en-tête.. Cela vaut pour les dirigeants de droit comme de fait. l’unité de la société mère et de la filiale. C’est une action exactement inverse. cette dernière qualification qui ne peut être appliquée à une société mère que si celle-ci s’immisce vraiment dans les affaires de la filiale. Le créancier va le démontrer en dénonciation de fictivité. Il va dire qu’il s’est trompé de cocontractant.

com/cours-droit-special-societes.) Les associés de la société cible. Ces opérations présentent de grands intérêts et quelques risques. d’avantage que si les entreprises. on ait affaire à quelques grosses sociétés. L’augmentation de capital donne lieu à l’émission de parts nouvelles qui servent à rémunérer les associés de la société absorbée qui vont se retrouver associés de la société absorbante. c’est la commission qui vérifie s’il y a atteinte au libre jeu. l’opération de fusion se distingue de l’opération partielle d’actif qui voit une société apporter une partie de son actif à une autre.Première modalité : Une société est absorbée par une autre et elle disparaît.Cours de droit spécial des sociétés http://www. va grossir. c’est le conseil de la concurrence qui approuve ou désapprouve l’opération.Deuxième modalité : Deux sociétés fusionnent et donnent naissance à une société nouvelle issue de la fusion. par exemple de graves divergences sur la culture d’entreprise (paternalisme vs libéralisme) Autre risque : Du fait que l’entier patrimoine de l’absorbée passe à l’absorbante. par voie de fusion. sur le marché. . les salariés. la fusion. implique la disparition de la société. La société qui bénéficie de l’apport rémunère celui-ci par des parts sociales sauf si cette part correspond à une branche autonome d’activité. Or dans les grandes sociétés. Dans la fusion. Les fusions sont encore le parachèvement d’une prise de contrôle : Une société prend le contrôle d’une autre et ça marche alors on pousse l’opération plus loin et on absorbe la société dont on a pris le contrôle. Troisième risque : Les intérêts d’une multitude de personnes sont en jeu : les créanciers. Auparavant. la société apporteuse demeure. du coup. Si la fusion est de taille communautaire. En droit interne.La transmission universelle du patrimoine . la disparition de l’absorbée… Il ressort de la directive trois traits caractéristiques : . Cette directive rappelle la transmission universelle du patrimoine. Ce second type correspond à un mode assez rare : L’ultra majorité des fusions de réalise par voie d’absorption. Le droit des procédures collectives a été remanié. celle dont le contrôle va changer. Comment définir l’opération de fusion ? C’est l’opération par laquelle deux ou plusieurs sociétés se réunissent pour n’en former plus qu’une seule. L’après-fusion peut révéler de mauvaises surprises.coursdroit. Cela permet également une politique plus cohérente. il s’agit de sanctionner au passage. des dettes insoupçonnées à l’origine peuvent apparaître. L’action du créancier est irrecevable ex individuo est irrecevable parce qu’une procédure collective est engagée. il ne faut pas que la fusion entraîne la paralysie. au-delà de l’insuffisance d’actifs. Chapitre 5 : Les fusions. les associés de l’absorbée. le gigantisme peut être source de paralysie. La fusion est aussi un moyen d’améliorer la gestion d’un groupe important par la réduction du nombre de filiales trop nombreuses. La société absorbée disparaît sans liquidation. L’Etat ne perçoit aucun impôt : Il considère qu’il y a poursuite de l’activité de la société absorbée dans l’absorbante. Les fusions sont aussi une technique anti-OPA : Une société qui en absorbe une autre devient grosse et donc plus difficile à avaler. Section I : Les principes généraux applicables aux fusions. transmettre leur patrimoine à une société existante ou une nouvelle société qu’elles constituent. Ces opérations correspondent à des phénomènes de croissance des entreprises et à des phénomènes de croissance externe : C’est une société qui va fusionner avec une autre et. La société absorbée va disparaître. De plus. la croissance d’une société permet de renforcer sa dimension concurrentielle. Il reste que cette action ne peut être lancée que dans un seul cas : lorsque la société est mise en liquidation judiciaire. Une directive du 9 octobre 1978 organise une harmonisation des règles à travers l’Union Européenne même s’il n’est pas possible de réaliser des fusions dites transfrontalières. Elle ne vise qu’à réparer le dommage d’un dirigeant. Cette action a volé en éclat. C) L’obligation aux dettes sociales. Ces caractéristiques sont bien connues aujourd’hui. C’est la fusion absorption : La société absorbée transmet l’ensemble de son patrimoine à la société absorbante laquelle augmente son capital.La dissolution de la société absorbée ou des sociétés fondatrices . C’est une action en comblement de passif aggravée : Le dirigeant ne doit pas seulement condamner à combler l’insuffisance d’actifs mais est amené à supporter les dettes sociales. Enfin. La fusion peut aussi affecter le libre-jeu de la concurrence : Il arrive que. Il ne s’agit pas de réparer. c'est à dire une sous-entreprise. La fusion n’équivaut pas à l’augmentation de capital. Ces concentrations peuvent résulter de deux modalités : . une branche d’activité capable de fonctionner de manière autonome. C’est pourquoi les concentrations doivent être contrôlées. ils conservent des parts sociales mais pas de la même société. La fusion se distingue de la scission. contrairement à la cession de contrôle. Des capitaux plus importants peuvent être donnés à la recherche. les associés ont le pouvoir de soumettre cette opération au régime des fusion : Avec transmission universel du patrimoine de la branche d’activité. Au niveau des intérêts. c’est la fusion-combinaison ou fusion par constitution d’une société nouvelle. a été supprimée et a été remplacée par l’obligation aux dettes sociales prévue : Il s’agit d’une obligation financière à supporter tout ou partie des dettes de la société.html action en comblement de passif est inspirée du régime de la responsabilité civile. Certes la fusion absorption implique l’augmentation de capital. L’article L236-1 du code du commerce relate bien ce genre de modalités : Une ou plusieurs sociétés peuvent. La preuve d’un tel comportement peut permettre de mettre à la charge du dirigeant tout ou partie du passif de la société. définie par l’article L236-1 du code du commerce comme l’opération par laquelle une société transmet son patrimoine à des sociétés préexistantes ou nouvelles. Mais il y a des risques : Nombre d’opérations de fusion se soldent pas un échec. Paragraphe 1 : La dissolution de la société absorbée. En outre. les dirigeants de l’absorbée. Les opérations de fusion permettent une meilleure rentabilité. 40 sur 43 19/10/2010 12:07 . Le législateur a prévu un régime fiscal de faveur : Une fusion suppose la disparition de la société absorbée et l’augmentation du capital de la société absorbante.L’échange de parts sociales ou actions de la société absorbée contre des parts sociales ou actions de la société absorbante. ne reçoivent pas des droits sociaux de la société qui achète mais ils reçoivent de l’argent. La fusion se distingue de la cession de contrôle (cession d’un bloc de titres conférant le contrôle. il y avait une extension de redressement judiciaire envers des dirigeants qui avaient commis des faits très graves listés dans le code de commerce. Cependant. les structures de production sont dispersées. les associés ne reçoivent rien. Ce peut-être aussi un redressement fiscal qui visait l’absorbée.

désormais. C) La question du sort des contrats conclus intuitus personae.Cours de droit spécial des sociétés http://www.) Si la clause d’agrément s’applique à la société absorbée. Cette transmission est tellement universelle que sont transmis tout ce qui n’a pas été mentionné. La TUP n’équivaut pas à une addition de transmissions isolées : C’est une transmission unique de l’ensemble.Le cas des clauses d’agrément : La volonté d’imprimer un caractère intuitus personae à certains contrats oblige à envisager la situation originale d’une clause d’agrément insérée dans les statuts de la société (absorbante ou absorbée. il faut que le transfert soit inscrit au registre du commerce et des sociétés. La société absorbante devient bénéficiaire de plein droit des biens de l’absorbée. La totalité du patrimoine est transférée. rien n’empêche la société tiers d’absorber la société associée. La fusion peut donc faire l’objet d’un contrôle par la voie de l’agrément. 41 sur 43 19/10/2010 12:07 . La jurisprudence a consacré le principe de l’intransmissibilité des contrats intuitu personae. La société absorbante étant l’ayant-cause universelle de l’absorbée. soit les associés de la société absorbante n’acceptent pas et la fusion n’est pas réalisée. on peut citer les obligations de non-concurrence. Pour autant. Des auteurs ont dit que c’était un moyen de prendre le contrôle de sociétés. Cette situation n’a pas lieu de s’appliquer car soit la société absorbante accepte la fusion et la TUP qu’elle implique. D’autres clauses sont plus implicites et font un peu plus difficulté : Ce sont celles qui prévoient la résiliation du contrat en cas de changement du cocontractant. sans considération particulière pour leur caractère particulier. ce principe de transmissibilité de tous les contrats. La disparition de la société absorbée entraîne des conséquences classiques : Elle ne peut assigner. c’est la société absorbante le locataire. Les articles L141-1 du code du commerce et suivants n’ont pas lieu de s’appliquer. Le principe selon lequel la transmission n’équivaut nullement à une succession de transferts n’empêche pas qu’il y a des formalités propres à certains biens. il faut mentionner que. celles-ci risquent d’être déclarées intransmissibles. par exception. la disparition de la société absorbée transfèrera-t-il le contrat ? La logique de la transmission universelle de patrimoine commande le transfert de ces contrats : On transfert tout. la dissolution due à la fusion est encore plus originale : Ils ne récupèrent pas leurs parts sociales. Paragraphe 2 : La transmission universelle de patrimoine. y compris les contrats intuitus personae. La jurisprudence n’est pas la loi. de même que 1844-4 du même code. A) La transmission du patrimoine. Enfin. dans un arrêt du 19 avril 1973. elle alors elle est tenue d’accepter en son sein tous les associés de la société absorbée. ils continuent à être associés mais dans une société nouvelle : L’absorbante ou la société nouvelle.html C’est la différence avec l’apport partiel d’actifs. la formalité de publicité de la fusion n’empêche pas certaines autres publicités pour certains biens.com/cours-droit-special-societes. subit des atteintes très importantes. On ne saurait sélectionner dans le patrimoine de la société qui va disparaître : Tout est transmis. Cette atteinte au principe de la transmission universelle du patrimoine (TUP) a des conséquences lourdes : Lorsque la société absorbante convoite certaines conventions dans le patrimoine de l’absorbée. la TUP mérite de ne pas s’applique entièrement. Certaines limites se rencontrent lors de la transmission du passif. Arrêt du 3 juin 1986.Stipulation expresse du caractère intuitus personae : Les parties manifestent par une clause d’intuitus personae le caractère du contrat. Les praticiens ont conseillé cependant qu’il fallait préciser dans la clause d’agrément que celle-ci s’applique à la fusion. De même. aucun bien à vendre puisque ces biens sont universellement transmis à l’absorbante qui va recueillir l’entier patrimoine. l’article 4 du décret du 4 janvier 1955 impose une inscription à la conservation des hypothèques. elle emporte donc transfère des créances soit que les procédures à cet effet soient imposées. Une société absorbée ou scindée se trouve dissoute et liquidée du seul fait de la réalisation de la fusion ou de la scission. être assignée. la scission ou l’apport partiel d’actif si celui-ci porte sur une branche autonome d’activité. Qu’en est-il de la société absorbante ? Dans ce cas. La jurisprudence déduit que l’absorbante est tenue d’exécuter tous les droits mais aussi toutes les obligations généralement mentionnées dans un contrat que l’on appelle le traité de fusion. Si la société absorbante veut bénéficier de la propriété commerciale (bail renouvelé automatiquement). l’ensemble du patrimoine passe à la société qui absorbe. tous les associés de l’absorbée vont devenir associés de l’absorbante. c’est la jurisprudence qui consacre cette atteinte. Puisque les contrats sont intuitus personae. Exemple : La cour de cassation. C’est par exemple le cas en matière de bail : Le bail est transféré par la TUP sans l’agrément du propriétaire et même malgré son opposition.coursdroit. L’article L236-3 alinéa 3 du code du commerce est strict à cet égard. Parmi les obligations transmises. Seulement. De même les dettes de responsabilité civile passent à l’absorbante qui va devoir réparer le dommage dont elle n’est pas responsable. ne peut former un pourvoi. Du coté des associés. considérant que la fusion ne faisait pas partie des actes pour lesquels la clause d’agrément est interdite. les organes sociaux cessent leurs fonctions aussitôt la fusion décidée jusqu’au CAC lorsqu’il y en a un. en matière de droits immobiliers. Par la fusion. Une inscription au registre national des marques et des brevets est nécessaire pour que le transfert soit opposable. il ne s’agit pas d’une transformation parce que la fusion implique la mort de la personnalité morale. Il est de même en matière de marque et en matière de brevet. c’est le cas en particulier des condamnations pénales et lorsque la personne morale absorbée a commis une infraction pénale. Ici la dissolution. B) L’exigence de formalités propres à certains biens. L’absorption d’une société actionnaire aurait été un cheval de Troie. sauf pour les contrats de travail. La transmission universelle du patrimoine est respectée pleinement dans ce cas. Ainsi la société absorbante est considérée comme le propriétaire des immeubles. cette clause est mentionnée dans le contrat et elle fait donc une place particulière à la considération de la personne en démontrant que les parties ont fait de la considération de cette personne l’un des éléments de l’engagement. Il reste que la détermination du caractère intuitu personae du contrat n’est pas facile : . Lorsque l’on a à faire à une atteinte. Dans ces cas. Sont donc exclues toutes les formalités de la liquidation. . a considéré qu’une fusion comme un scission ne peut être considérée comme une cession isolée à un tiers. il n’y a pas lieu de l’appliquer puisque cette société va disparaître. dans le dessin plus haut. ne peut être titulaire d’un fond de commerce. celle-ci ne peut être imputée à l’absorbante. n’est pas finie d’une liquidation. la cour a retourné sa position en réinterprétant l’article L228-23 du code du commerce. d’où la question de savoir si l’on peut filtrer l’arrivée des nouveaux associés. Cependant. Il n’y a d’ailleurs aucun bien à liquider. De sorte que. C’est le transfert qui est inopposable aux cocontractants qui n’auraient pas explicitement donné leur accord à ce transfert. Il en va de même pour le fonds de commerce. C’est particulièrement fréquent dans les contrats de distribution.

les contrats de propriété industrielle et les contrats de droit d’auteur qui échappent eux-mêmes à la TUP. Dernière hypothèse : La caution est absorbée. d’où l’obligation pour la société de ne pas rémunérer les apports de ses propres actions : Elle va augmenter son capital sans tenir compte des actions qui sont les siennes. ce n’est pas la remise d’un prix ici en cause. Paragraphe 1 : L’organe décisionnel. C’est une obligation légale de désigner un commissaire à la fusion mais cela n’est pas nécessaire dans un cas : Lorsque la société absorbée est détenue à 100 % par la société absorbante. il faut recourir à 2 au moins. Le texte L228-23 dispose que toute cession effectuée en violation d’une clause d’agrément est nulle. la société absorbante va limiter sa propre augmentation de capital au seul nombre de parts ou d’actions nécessaires pour rémunérer tous les associés de la société absorbée. la jurisprudence estime que le caractère intuitus personae de ceux-ci suppose l’accord du cocontractant pour que ce contrat soit inclus. la TUP est respectée : La caution ne peut tirer prétexte du changement de débiteur principal ou du changement de créancier pour refuser de débiter son engagement. la cour déclare qu’une clause statutaire d’agrément peut valablement viser les transferts d’actions résultant d’une fusion-absorption. La décisions des associés est prise après une information importante : Trois types de rapports. les contrats de crédit-bail. En tout état de cause. de distribution sélective). le calcul des parts sociales suppose le calcul de la parité d’échange : Combien de parts de la société absorbantes un actionnaire de l’absorbée recevra-t-il pour chacune des parts de celle-ci ? Pour établir cette valeur patrimoniale des sociétés parties puis la valeur de chaque titre. Section 2 : Le processus de réalisation de la fusion. critères (valeur comptable. en vertu de la jurisprudence. dans la TUP. Dans ce cas. Le mieux est de le dire par écrit car l’article 2015 du code civil dispose que le cautionnement ne peut être étendu au-delà des limites pour lequel il a été contracté. En cas de cautionnement à durée longue. pourtant éminemment intuitus personae. L’exigence d’un échange de titres subit toutefois deux exceptions : L’article L236-1 alinéa 4 du code du commerce autorise le versement d’une soulte en espèce. de la société bénéficiaire de la TUP. d’autres contrats. celui du commissaire à la fusion (Article L236-10 du 42 sur 43 19/10/2010 12:07 . Elle sert à rétablir l’équilibre dans l’échange de droits sociaux. Exceptionnellement. Les associés de la société qui disparaît vont acquérir la qualité d’associés de la société absorbante. en cas de refus d’agrément. englobé. Les fusions peuvent intervenir entre sociétés de forme différentes. La qualification de fusion est incompatible avec tout mode de rémunération : Seuls l’attribution de droits sociaux rémunère les associés. la procédure de rachat. L’article L236-2 du code du commerce dispose que les opérations visées sont décidées par chacune des sociétés intéressées dans les conditions requises pour la modification des statuts. l’approbation a lieu à l’unanimité lorsque la fusion a risque d’emporter une augmentation des obligations des associés. les contrats de prestation de service.Le développement des exceptions jurisprudentielles au principe de la TUP. C’est ce que l’on appelle la "fusion renonciation" : L’on augmente pas intégralement le capital de l’absorbante à concurrence du capital de l’absorbée. la cour admet la validité d’une telle stipulation. le défaut d’une déclaration de conformité ou la nullité du consentement de l’une des deux assemblées des sociétés (pour vice de consentement par exemple. C’est une manière de considérer que l’intransmissibilité est la règle.com/cours-droit-special-societes. Arrêt de la cour d’appel de Paris du 9 février 2006 : Cet arrêt a expressément déclaré. Cependant. En effet. Reste la question de savoir ce qui se passe si la société W refuse l’agrément. peut importe la date d’exigibilité de celle-ci. ces dernières concernant les dettes nées avant la fusion. Arrêt du12 juin 1997 dela cour d’appel d’Aix (confirmé par cour de cassation 10 novembre 1998) : L’intransmissibilité des contrats intuitus personae y est affirmée. 4 au plus. toutes les dettes nées antérieurement à la fusion sont considérées comme présentes.) En ce qui concerne les cautionnements. De sorte que si la société absorbante mange la société actionnaire. soulte plafonnée et qui doit nécessairement s’ajouter à l’échange de titres. Puisqu’on ne peut annuler.Cours de droit spécial des sociétés http://www. Lorsque c’est le créancier qui fait l’objet d’une absorption. En l’occurence. c’est une autre banque qui va l’absorber. Il convient donc de distinguer l’obligation de couverture de l’obligation de règlement. Une société même en liquidation peut fusionner avec une autre société (Article 1844-4 du code civil). les dettes nées après la fusion contractée par la société absorbante ne sont plus.html Le 6 mai 2003. le commissaire à la fusion. les contrats de crédit bancaire. sont inclus dans la TUP : Le contrat de travail (article 122-12. ce sont surtout ceux à durée indéterminée qui posent problème. de franchise. L’exigence d’échanges de titre connaît une exception lorsque les deux sociétés ont des participations croisées. entre SAs et entre SARLs. une opération de fusion ne saurait intervenir entre une société et une personne morale autre qu’une société. De même les contrats financiers. syndic qui avait été absorbé par un autre syndic. cautionnées parce qu’elles ont été contractées par la société absorbante. Arrêt du 8 novembre 2005 : Cet arrêt a renversé la solution précédente de sorte qu’aujourd’hui la caution qui a souscrit une cautionnement à durée indéterminée voit son cautionnement continuer au profit du créancier absorbant. désigné par décision de justice. Contrairement un nombre important de contrats. De même les baux ruraux. C’est l’assemblée générale.coursdroit. l’accord de la fusion dépendant de l’accord des associés. on se situe sur le terrain de l’article L228-24 du code du commerce qui prévoit que. Le contrat n’a pas été transmis car il fallait obtenir l’accord des copropriétaires. En présence de dette présente. L’absorbante sera tenue de régler les dettes déjà nées alors qu’elle ne sera pas tenue de supporter les dettes futures (obligation de recouvrement / obligation de règlement) Paragraphe 3 : L’échange des droits sociaux. Malgré cette liberté de fusionner. La jurisprudence actuelle multiplie ces exceptions. à l’exclusion d’elle-même. il y a obligation de rachat. il n’y a pas d’allusion à une clause d’agrément. valeur de rendement. Le rapport du commissaire à la fusion est mis à la disposition des associés qui devront voter la fusion. Rien n’empêche la société caution de poursuivre son cautionnement au profit de la société absorbante qui a fusionné avec la société cautionnée. la prestation de service étant un contrat basé sur la confiance. Cela n’est valable que pour le cas du créancier qui est absorbé. La jurisprudence multiplie les exceptions : Les contrats de distribution (en particulier de concession. .) Dans ces deux causes. En revanche. sinon c’est une vente. Le 9 février 2006. a pour mission de vérifier que les valeurs relatives attribuées aux actions des sociétés parties sont pertinentes et que le rapport d’échange est équitable. valeur boursière…) Par ailleurs. La jurisprudence opère une distinction traditionnelle et les effets sont différent selon que l’on est en présence d’un cautionnement de dette présente et d’un cautionnement de dette future. la fusion est-elle nulle ? Deux arguments : Pratique : Comment revenir sur une fusion ? Textes : Les nullités des fusions ne peuvent avoir que deux causes. il s’agissait d’un immeuble détenu par des copropriétaires qui avaient recours à un syndic de copropriétés afin de gérer l’immeuble. en cas de refus d’agrément. En revanche. la code de commerce ne se préoccupe que de la fusion entre SARL et SA.

Paragraphe 4 : L'annulation de l'opération de fusion. par exemple. La nullité d’une fusion est très strictement entendue car revenir sur une fusion est très difficile. Il est possible d'annuler la fusion mais le régime est particulièrement strict.) En cas d’annulation de la fusion. elle ordonne soit le remboursement de créance soit la constitution de garantie pour préserver leur situation. De sorte que rien n’exclut qu’à l’arrivée.) Cet assouplissement n’est que provisoire est implique un retour au maximum de 18 membres dans les trois ans. celui du conseil d'administration ou du directoire (Article L236-9 alinéa 4 du code du commerce) justifiant le projet de fusion en des termes compréhensibles. La décision est prise à la majorité qualifiée : On touche aux statuts. Les alinéas 2 et 3 viennent définir l’opération d’opposition. la date des faits est celle de la dernière assemblée générale des sociétés parties ayant approuvé l’opération. Ce nouveau débiteur sera éventuellement moins solvable (si une SNC est absorbée par une SA). En revanche. c’est l’AGE qui nomme les membres du conseil de surveillance ou du conseil d'administration. dans ce dernier cas. ils vont. Annuaire Coursdroit | Coursdroit recherche juridique | Ajouter un site à l'annuaire juridique | Ajouter un site à Coursdroit recherche juridique | Mentions légales 43 sur 43 19/10/2010 12:07 .com/cours-droit-special-societes. Quant aux créanciers de la société absorbante. notamment ceux de la société absorbée qui vont voir leur débiteur disparaître. D’abord il n’existe que deux causes de nullité (Article L235-8 du code du commerce) : La nullité de la délibération de l’une des assemblées des sociétés parties (c’est. Paragraphe 6 : Le sort des dirigeants sociaux. les créanciers ne peuvent s’opposer à la réalisation de l’opération. L’article L254-4 décrit les énonciations que ce document doit contenir. par l’effet de la TUP. Cependant. pour le directoire. entrer en concours sur le patrimoine de l’absorbante avec l’ensemble des créanciers de l’absorbée. Cependant. tant du point de vue juridique qu’économique. C’est le cas ici aussi. La disparition des la société absorbée entraîne la fin de la fonction des dirigeants de celle-ci. il ne faut pas perdre de vue qu’au sein de la société absorbée.Cours de droit spécial des sociétés http://www. Ces trois rapports doivent être tenus à la disposition des associés un mois au moins avant la prise de décision. L’opposition doit être formée dans les 30 jours. Au terme de l’article L236-4 du code du commerce. ces engagements nés entre la date définitive de la fusion et la date du prononcé de la nullité. défaut d’établissement de la feuille de présence. soit l’accueille et. Il est dit. défaut d’information obligatoire des actionnaires…) La deuxième cause est le défaut de déposition de la déclaration de conformité au terme de laquelle on reconnaît que la procédure légale a été respectée. l’irrespect de l’ordre du jour. l’absence de quorum. il n’est pas prévu d’élargir le nombre maximal (5 au plus. Il convient d’abord de comprendre quelle est la situation des créanciers sociaux.coursdroit. le projet est déposé au greffe du tribunal de commerce et publié dans un journal d’annonces légales (Article L236-6 alinéa 2 du code du commerce) afin que les créanciers des sociétés parties soient informés. Paragraphe 2 : Les personnes qui élaborent le projet de fusion. Enfin. et le rapport du commissaire aux comptes de chaque société. Ils peuvent cependant préserver leur situation en utilisant le droit d’opposition reconnu aux créanciers de chaque société et qui n’a pas pour effet d’empêcher la poursuite de l’opération comme le dispose l’article L236-14 alinéa 4 du code du commerce. 6 mois à compter de la date de la dernière inscription au registre du commerce et des sociétés (Article L235-9 du code du commerce. la prescription est très courte : 6 mois pour agir en nullité. à défaut du remboursement des créances ou de non-constitution des garanties que la fusion est inopposable aux associés. Voilà pourquoi il est prévu par exemple que le nombre d’administrateurs ou de membres de conseil de surveillance peut passer de 18 à 24 en cas de fusion (Article L225-95 du code du commerce). Paragraphe 3 : La date d'effet de la fusion. les associés vont devenir associés de l’absorbante de sorte que tout cela va modifier la répartition du capital de la société absorbante. Une décision de justice soit rejette la décision. Ensuite. il est généralement fait une place à ceux-ci au sein de l’absorbante. l’article L235-11 alinéa 3 du code du commerce dispose que les sociétés parties sont solidairement responsables des engagements ou obligations à la charge de la société absorbante.html code du commerce). Ce sont les dirigeants des sociétés parties qui élaborent ce que l’article L236-6 du code du commerce nomme "projet de fusion". Paragraphe 5 : Le problème se pose de savoir si les créanciers peuvent empêcher la réalisation de l’opération de fusion. Après un avis du comité d’entreprise. Les créanciers de la société absorbée vont assister à une substitution de débiteur par l’effet de la TUP. Dans le premier cas. Généralement. l’opération est définitive lorsque l’immatriculation de la société issue de la fusion est opérée. un défaut ou un abus de majorité. Dans le cas d’une fusion combinaison. une distinction doit avoir lieu selon que l’on se place sur la fusion absorption ou la fusion par création d’une société nouvelle. il y ait des changements de majorité ou la perte d’une minorité de blocage.