ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

Dédicaces……………………………………………………….4
Remerciements…………………………………………………5
Intro.……………………………………………………………6
Chapitre I : les moteurs asyn…………………………………7
I-construction……………………………………………8
1-le stator………………………………………………9
2-le rotor……………………………………………….9
II-les différents types de .………………………………...9
1-rotor bobiné (ou à …………………………………..9
2-rotor à cage………………………………………….10
3-rotor à double cage…………………………………12
4-rotor à encoches profondes………………………...13
III-fonctionnement d’un moteur asynchrone………….14
IV-champ tournant………………………………………14
V-glissement……………………………………………...15
VI-vitesse de synchronisme……………………………...16
VII-Plaque signalétique d’un moteur asynchrone……...17
Chapitre II : variation de vitesse d’un moteur asynchrone.....18
I-action sur le glissement…………………………………20
1-variation de la tension d’alimentation statorique….20
1.1-principe…………………………..………………20
1.2-avantage et inconvénients du procédé……..…...21
2-variation de la Résistance rotorique………..………..22
2.1-la mise en œuvre du procédé……………….……22
2.2-avantages et inconvénients………………………23
MAINTENANCE INDUSTRIELLE

1

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

II-réglage de la vitesse par variation de fréquence……25
1-generalités…………………………………………...25
2-redresseur- onduleur de tension à modulation de
Largeur d’impulsions(MLI)…………..………………………26
3-redresseur –onduleur de courant………..…………29
4-cycloconvertisseurs…………………………….........30
III-choix des variateurs de vitesse pour moteur
asynchrone…………………………………………….………...32
1-cahier de charge fonctionnel….…………………….35
2-L’interet d’installer un variateur de vitesse.………35
IV-les composants semis conducteurs utilisés dans
la conception du variateur de vitesse………………………….36
1-la diode de puissance………………………………...36
1.1-principe de la diode………………………….....36
1.2-fonctionnement de la diode réelle…………..…37
1.3-le modèle parfait……………………………..…38
2-thyristor……………………………………………....38
2.1-symbole……………….………………………....38
2.2-caracteristiques du thyristor………….…….…39
2. 3conditiond’amorçage……….………………..…39
2.4-condition de blocage……….…………………...39
2.5-protection contre les di/dt……………………..40
2.6-protection contre les dv/dt…………………….40
2.7-protection contre les courts-circuits………….40
2.8-specifications techniques………………………41
3-transistor…………………………………………….41
3.1-caracteristiques statiques………….…………..42
3.2-observations……………………………………42
4-transistor bipolaire à grille isolée………………….43
4.1caracteristiq……………………………………..44
4.2-structure……………………………………….44
MAINTENANCE INDUSTRIELLE

2

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

5-triac………………………………………………….45

Chapitre III : protection reliée au variateur…………………46
I-Presentation……………………………………………47
1-objectif………………………………………………47
2-Necessite de protections adaptées…………………48
II-protection contre les surintensités…………………...48
1-protection intégrée aux variateurs…………………48
1.1-protection de surcharge moteur………………48
1.2-protectio contre les courts-circuits ou ligne
en aval du variateur……………………………..……………..48
1.3-autres protections intégrées aux variateurs…..49
1.4-actions des protections in……………………….49
2-protection extérieures aux varia……………………..50
2.1-emplacements des dispositif……………………50
III-protection des personnes..……………………………52
1-les risques liés aux défauts d’isolement……………..52
1.1-le contact direct…………………..…………….53
1.2-le contact indirect………………………………53
Annexe……………………………………………………………54
Bibliographie…………………………………………………….63
Conclusion……………………………………….……………….64

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

3

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

Avec une grande joie nous dédions ce travail à :
Notre chère encadrant Mr.ERROUHA, qui nous a
tout donné pour réussir ce projet.
Mr.SAFOUANE Directeur de l’école supérieure de
Technologie, ainsi que notre chef de département
Mr.TALBI qui donnent toujours leurs mieux pour que
les étudiants aient une formation assez complète
pour avoir le minimum de difficultés lors de leur vie
professionnelle.
En fin nous dédions ce travail, aux êtres les plus
chers au monde : nos parent et nos frères et sœurs.

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

4

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

A l’occasion de ce travail nous adressons nos
chaleurs remerciements à tous ceux qui ont
contribué à l’accomplissement de ce projet.
Nos remercions profondément :
Notre encadrant Mr.ERROUHA qui nous apporté le
soutien dont on a besoin le long de la préparation de
ce projet.
Mr.TALBI

chef

du

département

Maintenance

Industrielle qui veille toujours a ce que tous se
passe en bonnes conditions avec ses étudiants.
On exprime aussi nos remerciements à Monsieur
SAFOUNE, le Directeur de L’EST FES pour la
qualité des études qu’on a effectué.

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

5

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

Le moteur asynchrone ou moteur d’induction est actuellement le moteur
électrique dont l’usage est le plus répandu dans l’industrie .son principal avantage
réside dans l’absence de contact électrique glissants, ce qui conduit à une structure
simple et robuste facile à construire.le domaine de puissance va de quelque watts à
plusieurs mégawatts.
Relié directement au réseau industriel à tension et fréquence constantes.il
tourne à une vitesse peu différente de la vitesse synchrone ; c’est lui qui est utilisé
pour la réalisation de la quasi-totalité des entraînements électrique à vitesse
constante.
Mais le moteur asynchrone permet aussi la réalisation d’entraînement à
vitesse variable et la place qu’il prend dans ce domaine ne cesse de croître.
Il y a un grand nombre de procèdes de variation de vitesse du moteur
asynchrone qui seront le sujet principale de ce projet.
En effet notre travail sera expliqué à travers les chapitres suivants :
• Les moteurs asynchrones.
• Variation de la vitesse du moteur asynchrone.
• Protection reliée au variateur.

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

6

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

Ce chapitre est consacré à la présentation des moteurs asynchrones triphasés,
moteurs les plus utilisés pour l'entraînement des machines.Ces moteurs s’imposent
en effet dans un grand nombre d'applications en raison des avantages qu'ils
présentent : normalisés, ils sont robustes, simples d’entretien, faciles à mettre en
oeuvre et de faible coût.
MAINTENANCE INDUSTRIELLE

7

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

I.CONSTRUCTION :

Figure (1) : moteur asynchrone.
MAINTENANCE INDUSTRIELLE

8

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

Le moteur asynchrone est constitué de deux parties :
1-Le stator :
C’est la partie fixe du moteur. Une carcasse en
fonte ou en alliage léger renferme une couronne tôles
minces (de l'ordre de 0,5 mm d'épaisseur) en acier au
silicium. Les tôles sont isolées entre elles par oxydation
ou par un vernis isolant. Le « feuilletage » du circuit
magnétique réduit les pertes par hystérésis et par courants
de Foucault.Les tôles sont munies d’encoches dans
lesquelles prennent place les enroulements statoriques
destinés à produire le champ tournant (trois enroulements
dans le cas d'un moteur triphasé). Chaque enroulement
est constitué de plusieurs bobines. Le mode découplage
de ces bobines entre elles définit le nombre de paires de
pôles du moteur, donc la vitesse de rotation.
Figure 2 : Stator
2-Le rotor :
C’est l’élément mobile du moteur. Comme le circuit magnétique du stator, il
est constitué d'un empilage de tôles minces isolées entre elles et formant un
cylindre claveté sur l'arbre du moteur.Cet élément, de par sa technologie, permet de
distinguer deux familles de moteurs asynchrones : ceux dont le rotor est dit « à cage
», et ceux dont le rotor bobiné est dit « à bagues ».
II.LES DIFFERENTS TYPES DE ROTOR :
1. Rotor bobiné (ou à bagues) :
Dans des encoches pratiquées à la périphérie du rotor sont logés des
enroulements identiques à ceux du stator. Généralement le rotor est triphasé.
Une extrémité de chacun des enroulements est reliée à un point commun
(couplage étoile). Les extrémités libres peuvent être raccordées sur un coupleur
centrifuge ou sur trois bagues en cuivre, isolées et solidaires du rotor. Sur ces
bagues viennent frotter des balais à base de graphites raccordés au dispositif de
démarrage (figure 3).
En fonction de la valeur des résistances insérées dans le circuit rotorique, ce
type de moteur peut développer un couple de démarrage s’élevant jusqu’à 2,5 fois
le couple nominal.
Le courant au démarrage est sensiblement proportionnel au couple développé
sur l’arbre moteur.
MAINTENANCE INDUSTRIELLE

9

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

Cette solution est de plus en plus abandonnée au profit de solutions
électroniques associées à un moteur à cage standard. En effet ces dernières
permettent de résoudre des problèmes de maintenance (remplacement des balais
d’alimentation du rotor usés, entretien des résistances de réglage), de réduire
l’énergie dissipée dans ces résistances et aussi d’améliorer de façon importante le
rendement de l’installation.

Figure (3) : schéma d’un moteur asynchrone à bagues.

2. Rotor à cage :
Le circuit du rotor est constitué de barres conductrices régulièrement
réparties entre deux couronnes métalliques formant les extrémités, le tout rappelant
la forme d’une cage d’écureuil. Bien entendu, cette cage est insérée à l’intérieur
d’un circuit magnétique analogue à celui du moteur à rotor bobiné (figure 4).
Les barres sont faites en cuivre, en bronze ou en aluminium, suivant les
caractéristiques mécaniques et électriques recherchées par le constructeur. Dans
certaines constructions, notamment pour des moteurs à basse tension (par exemple
230/400 V), la cage est réalisée par coulée et centrifugation d’aluminium.

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

10

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

On démontre que, si le nombre de barres Nb est suffisamment grand (soit, en
pratique, Nb ≥ 8 p), la cage se transforme automatiquement en un circuit polyphasé
de polarité adéquate.
Ce type de moteur, beaucoup plus aisé à construire que le moteur à rotor
bobiné, est d’un prix de revient inférieur et a une robustesse intrinsèquement plus
grande. Il n’est donc pas étonnant qu’il constitue, et de loin, la plus grande partie
du parc des moteurs asynchrones en service.
Son inconvénient majeur est qu’il ne permet pas d’insérer un rhéostat et qu’il
a, au démarrage, de mauvaises performances (courant élevé et couple faible). C’est
pour remédier à cette situation qu’ont été développés deux autres types de moteur
(rotor à double cage et rotor à encoches profondes).

Figure (4) : schéma d’un rotor à cage

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

11

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

3. rotor à double cage :
Le rotor comporte deux cages coaxiales (figure 5) :
• l’une (fréquemment réalisée en laiton ou en bronze), externe, à résistance
relativement élevée, est placée près de l’entrefer ;
• l’autre (en cuivre), interne, de plus faible résistance, est noyée dans le fer,
ayant ainsi une inductance de fuites supérieure à la première.
Au démarrage, le courant rotorique, de fréquence égale à la fréquence f du
réseau d’alimentation, se répartit de façon inversement proportionnelle aux
réactances des cages, qui sont alors grandes devant les résistances. Dans ces
conditions, c’est la cage externe qui est parcourue par le maximum de courant ; sa
relativement forte résistance réduit l’appel de courant et accroît le couple.
Au contraire, lorsque le moteur atteint son régime nominal de
fonctionnement, normalement caractérisé par un faible glissement g et une
fréquence basse gf, ce sont les résistances qui contrôlent la répartition du courant,
ce qui favorise la cage interne de faible résistance.
On peut, ainsi, obtenir des couples de démarrage CD de deux à trois fois
supérieurs à ceux du rotor à simple cage.
La figure (7) montre, en fonction de la vitesse, la variation du couple d’un
moteur à double cage, dont la cage externe est calculée pour obtenir le couple
maximal au démarrage.

Figure 5 – Rotor à double cage : schéma figure 6 : coupe d'un rotor à cage à
encoches profondes
MAINTENANCE INDUSTRIELLE

12

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

Figure 7 – Moteur à double cage : courbe du couple
en fonction de sa vitesse
4. rotor à encoches profondes :
Le rotor à double cage est beaucoup plus difficile à construire que le rotor à
simple cage et est donc d’un coût plus élevé.
On peut pallier cet inconvénient, tout en gardant une partie de ses avantages,
en construisant une cage rotorique simple avec des barres très plates s’enfonçant
profondément dans le circuit magnétique (figure 8 a) :
• lors du démarrage, la réactance, qui croît avec la profondeur, tend à
imposer aux lignes de courant de se concentrer près de la périphérie et à
leur assigner ainsi une section de conducteur réduite et une résistance
accrue ;
• en revanche, en marche normale, cet effet disparaît et les lignes
de courant, en occupant la pleine section de la barre, retrouvent
d’un circuit de faible résistance
Ce type de moteur, dit à encoches profondes, est très utilisé, notamment
dans le cas des moteurs à haute tension et à fort couple de démarrage. Il présente
cependant l’inconvénient d’entraîner une augmentation du coefficient de dispersion
des enroulements, donc une diminution du facteur de puissance du moteur, et, bien
sûr, d’exiger un diamètre de rotor plus important.
Pour remédier à ce dernier inconvénient, on a parfois fait appel à des
conducteurs ayant des formes plus compliquées, en trapèze (figure 8b), voire en L
(la base du L étant en fond d’encoche).

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

13

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

Figure 8– Encoches profondes (a) et conducteurs en trapèze (b) : schémas
III. FONCTIONNEMENT D’UN MOTEUR ASYNCHRONE :
Le champ tournant crée par l’enroulement satorique induit des courants dans le
stator, ces courants créent à leur tour un champ.Le bobinage rotorique peut donc
s’assimiler à un électro-aimant dont les pôles vont s’accrocher à ceux du champ
tournant, le rotor tourne.
Si la vitesse de rotor égale à celle du champ tournant,les courants rotoriques
s’annulent,le champ crée par ces courants disparaît ,le couple moteur s’annule
aussi,pour cette raison que ce type de moteur tourne à une vitesse inférieur au
synchronisme ,d’où le nom de moteur asynchrone .
IV.CHAMP TOURNANT :
Une bobine parcourue par un courant alternatif crée un champ magnétique
alternatif. On vérifie facilement qu'en un point, l'induction alternative d'amplitude b
= Bm sin wt est équivalente à deux champs tournant en sens contraires à la vitesse
w, chacun d'eux ayant une amplitude égale à Bm/2.
Un ensemble de trois bobines identiques, disposées aux trois sommets d'un
triangle équilatéral, de manière que leurs axes se trouvent dans le même plan et
fassent entre eux un angle de 120°, et parcourues par des courants triphasés,
produisent au centre géométrique de l'ensemble un champ tournant à une vitesse
égale à la pulsation des courants. Si chaque bobine crée en ce centre un champ
d'amplitude Bm, la somme des trois champs est représentée par un vecteur d'une
amplitude constante, égale à 3 Bm/2

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

14

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

Figure (9) : moteur à un paire de pôles.
V.GLISSEMENT :
Le couple moteur ne peut exister que si un courant induit circule dans la spire.
Ce couple est déterminé par le courant qui circule dans la spire et qui ne peut
être que s’il existe une variation de flux dans cette spire. Il faut donc qu’il y ait une
différence de vitesse entre la spire et le champ tournant.C’est la raison pour
laquelle un moteur électrique fonctionnant suivant le principe que nous venons de
décrire est appelé “moteur asynchrone”. La différence entre la vitesse de
synchronisme (Ns) et celle de la spire (N) est appelée “glissement” (g) et s’exprime
en % de la vitesse de synchronisme.
g = [(Ns - N) / Ns] x 100
En fonctionnement, la fréquence du courant rotorique s’obtient en multipliant
la fréquence d’alimentation par le glissement. Au démarrage, la fréquence du
courant rotorique est donc maximale et égale à celle du courant statorique. La
fréquence du courant statorique diminue progressivement au cours de la mise en
vitesse du moteur.
Le glissement en régime établi est variable suivant la charge du moteur et
selon le niveau de la tension d’alimentation qui lui est appliqué. Il est d’autant plus
faible que le moteur est peu chargé et il augmente si le moteur est alimenté en
dessous de la tension nominale correspondant à la fréquence d’alimentation.
MAINTENANCE INDUSTRIELLE

15

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

VI.VITESSE DE SYNCHRONISME :
La vitesse de synchronisme des moteurs asynchrone triphasés est
proportionnelle à la fréquence du courant d’alimentation et inversement
proportionnelle au nombre de paires de pôles constituant le stator.
Par exemple : Ns = 60 f/p
Avec : Ns : vitesse de synchronisme en tr/min,
f : fréquence en Hz,
p : nombre de paires de pôles.
Pour les fréquences industrielles de 50 Hz et 60 Hz et pour une fréquence de
100 Hz, les vitesses de rotation du champ tournant, ou vitesses de synchronisme, en
fonction du nombre de pôles, sont données dans le tableau de la figure 5.
Dans la pratique, il n’est pas toujours possible d’augmenter la vitesse d’un
moteur asynchrone en l’alimentant sous une fréquence supérieure à celle pour
laquelle il est prévu, même si la tension est adaptée.Il convient en effet de vérifier
si ses conceptions mécaniques et électriques le permettent.

Nombre de pôles
2
4
6
8
10
12
16

Vitesse de synchronisme en tr/min
3000
1500
1000
750
600
500
375

3600
1800
1200
900
720
600
540

6000
3000
2000
1500
1200
1000
750

Tableau 1 : Vitesses de synchronisme fonction du
nombre de pôles et de la fréquence du
courant

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

16

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

VII-Plaque signalétique d'un moteur asynchrone :

Soit on réalise un couplage étoile (le plus fréquent) et on doit prendre en
compte les valeurs de tensions et de courants de la troisième ligne, soit on
réalise un couplage triangle et on prend en compte celles de la quatrième
ligne.
A l'aide de grandeurs électriques fournies : tensions entre phases, intensités
des courants de ligne et facteur de puissance, il est possible de calculer la
puissance absorbée et d'en déduire le rendement de la machine fonctionnant
au régime nominal.

Et

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

17

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

La pulsation du rotor d’un moteur asynchrone est :

avec
g : glissement
MAINTENANCE INDUSTRIELLE

18

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

p : nombre de paires de pôles
: pulsation du rotor (en rd/s)
s : pulsation de synchronisme(en rd/s)
f : fréquence de la tension (Hz)
: pulsation de la tension (rd/s)
Le réglage de la vitesse de rotation du moteur peut donc être obtenu par :
Action sur la fréquence de la tension d’alimentation statorique.
• convertisseurs de fréquence électromécaniques (gros alternateur pilotant
plusieurs moteurs asynchrones tournant à la même vitesse)
• convertisseurs statiques (onduleurs de courant, de tension, M.L.I, contrôle
vectoriel de flux, cycloconvertisseurs)
Action sur le glissement
• action sur la tension d’alimentation statorique (autotransformateur,
gradateur)
• rhéostat de glissement au rotor
• cascade de récupération (cascade hyposynchrone)

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

19

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

I .ACTION SUR LE GLISSEMENT :
1. Variation de la valeur de la tension d’alimentation statorique :
1.1 Principe :
La mise en œuvre de ce procédé est très simple ; il suffit d’interposer un gradateur
triphasé entre le réseau et les bornes du moteur.Par phase deux thyristors montés en
tête-bêche contrôlent l’un l’aller du courant, l’autre le retour, en retardant à chaque
alternance l’entrée en conduction du thyristor correspondant, on diminue la tension
appliquée au moteur

Figure (10)

Figure (11)

Ce procédé utilise le fait qu’à un glissement donné le couple du moteur
asynchrone est proportionnel au carré de la tension d’alimentation .On ne peut
l’employer que pour l’entraînement de charge dont le couple croit très vite en
fonction de la vitesse Nr.
Autrement dit, ce réglage de vitesse est surtout utilisé pour l’entraînement de
pompes ou de ventilateur ; charge dont le couple est sensiblement proportionnel au
carré de la vitesse.

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

20

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

1.2 Avantages& Inconvénients du procédé :
Ce procède de variation de vitesse présente l’avantage de pouvoir être utilisé sur le
moteur à cage.
D’autre part il est très facile à mettre en œuvre .on fait varier on fait varier la
tension en interposant entre le réseau et le stator un gradateur .c’est-à-dire un des
convertisseurs statiques les plus simple .chaque phase du gradateur est formé de
deux thyristors montés en parallèle inverse (figure (10)) ou, en faible puissance, un
simple triac.Pour réduire la tension d’alimentation, on diminue la durée de
l’intervalle ou, pendant chaque alternance, on laisse passer le courant.
Ce procédé présente, de part son principe même, une limitation quant à son
domaine d’applications .il ne peut être utilisé que si la le couple de la charge
entraînée est négligeable à l’arrêt et augmente très vite avec la vitesse .on utilise
pour l’entraînement de pompes ou de ventilateurs dont le couple est sensiblement
proportionnel au carré de la vitesse.
Ce procède présente trois inconvénients principaux :
 La réduction de vitesse se fait au détriment de rendement puisqu’elle est
obtenue par augmentation du glissement .si le moteur glisse de 50%, les
pertes joule rotoriques à elle seules présentent 50% de la puissance
traversant l’entrefer ; si l’on ajoute toutes les autres pertes, on obtient un
rendement nettement inférieur à 50%.
 L’augmentation des pertes joule rotoriques quand on réduit la tension
d’alimentation pose le problème de l’échauffement .comme il s’agit le plus
souvent de moteurs auto-ventilés, en réduisant la tension d’alimentation on
accroît les pertes à évacuer et on diminue l’efficacité de leur évacuation .il
faut déclasser le moteur.
 Enfin le gradateur est convertisseur très polluant .les courant pris au réseau et
fournis au moteur ont un taux d’harmoniques très important .ces
harmoniques perturbent le réseau et diminuent encore les performances du
moteur.
Aussi ce procédé est-il ordinaire réservé aux entraînements de faible puissance.

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

21

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

.
2. Variation de la résistance rotorique :
2.1 La mise en œuvre du procédé :
Il est possible de régler la vitesse d’un moteur asynchrone en augmentant la
résistance du rotor à l’aide d’un rhéostat, appelé rhéostat de glissement figure (12).

Figure (12) :schéma illustrant la disposition de rhéostat de glissement

Figure (13)
Les caractéristiques mécaniques du moteur varient selon la figure (13).

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

22

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

2 .2 Avantages & inconvénients :
Ce procédé présente les avantages suivants :
• Il est utilisable quelque soit la charge entraînée puisque l’on reste toujours
sur la partie stable des caractéristiques mécaniques.
• Les pertes joule dues à l’augmentation du glissement sont dissipées dans le
rhéostat et non plus dans le rotor lui-même.
Mais il présente aussi des inconvénients :
• Ce n’est pas une vraie variation de vitesse ; on ne peut pas régler la vitesse à
vide qui reste voisine de la vitesse synchrone .C’est variation de la chute de
vitesse en charge.
• Surtout en augmentant le glissement on augmente les pertes joule dues aux
courants rotoriques et on diminue le rendement.
• Il est mauvais au point de vue technique, car les caractéristiques dans leur
partie utile, sont concourantes.
• Il est mauvais de point de vue économique, car la consommation d’énergie
dans le rhéostat est d’autant plus importante que la chute de vitesse est plus
élevée (figure 13).
Pour éliminer la consommation d’énergie dans la résistance du glissement on
utilise le procédé de récupération d’énergie, représenté par la figure 14.

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

23

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

Figure 14 : cascade hyposynchrone
Ce cascade hyposynchrone est constitué par :
 Un pont redresseur six diodes qui transforme les courants rotoriques de
fréquence f en un courant continu i
 U n onduleur non autonome à six thyristors qui transforme le courant i en un
système triphasé de courant alternatifs de fréquence f.
 Un transformateur qui transforme la tension v1en une tension v2avec une
fréquence constante fs.
Le transformateur est choisi avec un rapport de transformation permettant le
glissement maximal souhaité.
La récupération de l ‘énergie rotorique assure un excellent rendement, voisin
de celui du moteur seul.
Le facteur de puissance de la cascade est plus faible que celui du moteur seul
et il y a nécessité de le relever avec une batterie de condensateurs.
La cascade ne peut démarrer seule : il est nécessaire de prévoir un dispositif
annexe de démarrage par résistances rotoriques.

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

24

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

 Avantages de la cascade hyposynchrone :
o En agissant sur l’angle de retard α des thyristors on peut faire varier la
puissance renvoyée dans le réseau c’est-à-dire la puissance P et par la
suite la fréquence de rotation du moteur.
o Au lieu de dissiper l’échauffement dans le rotor .on récupère l’énergie
pour l’injecter dans le réseau électrique.
o Avec ce procédé il n’y a plus de pertes joules, dues à la variation de
vitesse, dans le rotor.
II-REGLAGE DE LA VITESSE PAR VARIATION DE FREQUENCE :
1-Généralites :
La solution qui paraît, a priori, la plus simple pour faire varier la vitesse d’un
moteur asynchrone est celle qui consiste à faire varier la fréquence de sa source
d’alimentation. La mise en oeuvre de ce principe pour des applications industrielles
utilise un convertisseur triphasé-triphasé qui transforme le système industriel
triphasé de tensions de fréquence et d’amplitude fixes, aux légères fluctuations
normales près, en un système triphasé de tensions ou de courants de fréquence et
d’amplitude maîtrisées.
Les principaux types de convertisseurs employés pour les moteurs asynchrones
sont des convertisseurs indirects de fréquence, c’est-à-dire qui utilisent un étage
intermédiaire à fréquence nulle (tension ou courant continu) par l’association d’un
convertisseur alternatif continu (redresseur) et d’un convertisseur continu alternatif
(onduleur). Plusieurs technologies de convertisseurs reposent sur ce principe, selon
que l’étage à fréquence nulle est constitué d’une source de tension ou d’une source
de courant et selon les formes d’ondes produites par l’onduleur.

Des convertisseurs directs de fréquence, dénommés cycloconvertisseurs, qui
réalisent la conversion de fréquence sans recourir à un étage intermédiaire à
fréquence nulle, sont aussi utilisés pour des cas particuliers d’entraînements par
moteurs asynchrones de forte puissance (quelques mégawatts).
MAINTENANCE INDUSTRIELLE

25

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

2-Redresseur-onduleur de tension à modulation de largeur d’impulsions (MLI) :
Le schéma de principe de ce convertisseur de fréquence est présenté sur la figure
15a. Il comporte :
 un redresseur triphasé à diodes qui délivre une tension continue
d’amplitude pratiquement constante (pour une tension alternative
d’alimentation constante) ;
 un étage de filtrage, comportant principalement un condensateur de
forte capacité ;
 un onduleur de tension délivrant des impulsions de tension
d’amplitude fixe mais de largeur variable, qui, en moyenne,
restituent un système de tensions d’amplitude et de fréquence
variables ; en général, la tension fondamentale est d’amplitude
proportionnelle à la fréquence de façon à maintenir un flux
magnétique (rapport U/f) constant dans le moteur sur toute la plage
de vitesse (figure 15b).
L’onduleur nécessite l’utilisation d’interrupteurs électroniques de puissance
entièrement commandables, c’est-à-dire dont la mise en conduction et le blocage
sont maîtrisables à chaque instant ; c’est pourquoi on utilise actuellement :
 des transistors IGBT, systématiquement pour les variateurs de
puissance inférieure à 200 kW environ ; les variateurs MLI à
transistors IGBT deviennent de plus en plus usuels pour des
puissances supérieures, atteignant 1 MW ;
 des thyristors GTO, pour des puissances de quelques centaines de
kilowatts à 3 MW environ
Ce convertisseur est actuellement le plus employé pour les entraînements
industriels de faible et moyenne puissances. Cette solution est attractive, car elle
utilise un moteur asynchrone à cage et offre une grande souplesse de
fonctionnement. De plus, l’utilisation de transistors IGBT et du contrôle commande
numérique a permis d’augmenter les performances d’ensemble tout en diminuant
les coûts de ces matériels.

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

26

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

Figure (15) : convertisseur de fréquence à modulation de largeur d’impulsion.

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

27

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

Pour éliminer les harmoniques de rang pair et les harmoniques de rang 3, le rapport
de modulation m=fv/fu est impair, multiple de 3 et de l’ordre de la centaine (dans
l’exemple ci-dessous m=9).

Le courant, filtré par l’inductance de l’enroulement est quasi - sinusoïdal.
Allure des courant et tension (onduleur monophasé) pour des rapports de
modulation différents:

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

28

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

3- Redresseur-onduleur de tension pleine-onde :
Ce convertisseur est constitué d’un redresseur à thyristors délivrant une tension
continue d’amplitude variable et d’un onduleur à transistors ou à thyristors GTO
alimentant le moteur à l’aide d’impulsions rectangulaires de tension de durée
proportionnelle à la fréquence et d’amplitude variable.Ce montage est
principalement utilisé pour les moteurs de moyenne puissance, jusqu’à 3 MW
environ, et pour des fréquences d’alimentation pouvant atteindre plusieurs
centaines de hertz.
4- Redresseur-onduleur de courant :
Ce convertisseur est constitué par un redresseur à thyristors en pont Graetz,
commandé en courant, et d’un onduleur autonome à thyristors, qui délivre au
moteur des impulsions de courant de forme rectangulaire de fréquence et
d’amplitude variables. Cette technologie est en déclin au bénéfice des
convertisseurs MLI et elle n’est utilisée que pour des applications particulières,
nécessitant notamment un fonctionnement en freinage électrique, comme le levage.

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

29

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

5-Cycloconvertisseurs :
On peut convertir directement la fréquence du réseau industriel en une
fréquence variable plus faible à l’aide d’un Cycloconvertisseur à commutation
naturelle. Ce convertisseur est constitué (figure 16) de deux ponts de Graetz par
phase et nécessite donc, en triphasé, 36 soupapes. En commutant les angles de
retard des différents thyristors, on peut, par un procédé d’échantillonnage, obtenir
une tension de sortie qui soit, en moyenne, sinusoïdale. À cause des difficultés dues
aux harmoniques et à la commutation, la fréquence maximale que peut délivrer le
Cycloconvertisseur est de l’ordre du tiers de la fréquence d’entrée.
La vitesse d’un moteur asynchrone ainsi alimenté ne peut donc dépasser 1 000
tr/min.En pratique d’ailleurs, les cycloconvertisseurs sont employés pour entraîner
des moteurs plutôt lents, tournant au plus à 600 tr/min ou moins (broyeurs de
cimenterie par exemple), mais avec des puissances qui peuvent atteindre 10 MW.
Etude simplifiée pour une phase du moteur :

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

30

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

Figure 16 – Cycloconvertisseur : schéma

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

31

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

III- Choix des variateurs de vitesse pour moteurs asynchrones :
Les technologies d’entraînements à vitesse variable pour moteurs asynchrones sont
nombreuses et viennent compléter les technologies disponibles pour les moteurs à
courant continu et les moteurs synchrones. Le choix de la technologie et de la
structure du convertisseur dépend de nombreux facteurs liés à l’application visée.
Parmi les principaux facteurs techniques de choix figurent :
 la puissance et la vitesse nominales ;
 le régime d’utilisation (utilisation en régime permanent ou
intermittent) ;
 la plage de variation de vitesse et le domaine de fonctionnement
dans le plan puissance-vitesse (1 quadrant, 2 quadrants, 4quadrants)
;
 le type de machine entraînée (inertie, caractéristique de couple
résistant selon la vitesse) ;
 la précision de contrôle de couple et de vitesse ;
 la tension du réseau d’alimentation ;
 les contraintes d’installation (place disponible, degrés de
protection, etc.).
Enfin, un critère essentiel est bien sûr le coût total d’investissement de
l’entraînement comprenant le coût du variateur, du moteur et de leur installation.
Le coût d’exploitation de l’entraînement (maintenance, coût d’indisponibilité,
pertes énergétiques) est un critère économique supplémentaire de choix.
Le tableau 2 présente les principales caractéristiques des technologies
d’entraînements à vitesse variable pour moteurs asynchrones que nous avons
évoquées précédemment. On y a aussi rappelé, à titre de comparaison, les
caractéristiques d’entraînements par moteurs synchrones. Toutes les technologies
présentées sont disponibles sur le marché français. Le convertisseur MLI est la
solution qui constitue l’offre technique la plus étendue, car de nombreux
constructeurs proposent ce produit.Les moteurs asynchrones alimentés à fréquence
variable présentent le sérieux avantage de ne donner aucune surintensité
appréciable lors du démarrage, car les convertisseurs permettent de régler la
fréquence et la tension du moteur pendant le démarrage de sorte à n’appeler au
réseau qu’un courant voisin du courant nominal.Ils ne nécessitent donc aucun
surdimensionnement en puissance du circuit d’alimentation et peuvent démarrer
aussi souvent que nécessaire sans risques de suréchauffement.
MAINTENANCE INDUSTRIELLE

32

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

Cependant, comme tout convertisseur électronique de puissance industriel, les
variateurs électroniques absorbent au réseau des courants entachés d’harmoniques
qui induisent sur le réseau d’alimentation des tensions harmoniques susceptibles de
perturber le fonctionnement des récepteurs alimentés par ce même réseau.
Il faut donc veiller à ce que les harmoniques engendrés par ces
convertisseurs ne polluent pas le réseau. En cas de difficultés, il existe des solutions
qui permettent de résoudre les problèmes en réduisant le taux de pollution
harmonique. Cela peut être soit ler accordement, lorsque cela est possible, à une
source de plus forte puissance, soit l’utilisation de convertisseurs à structure
adaptée (utilisation d’un pont redresseur à structure dodécaphasée par exemple),
soit l’installation de filtres antiharmoniques à composants passifs voire actifs (un
convertisseur piloté de façon adéquate engendre un spectre d’harmoniques qui
compense le spectre d’harmoniques perturbateurs)

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

33

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

PROJET DE FIN D’ETUDES

34

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

1-cahier de charge fonctionnel :
Le variateur de vitesse doit assurer les fonctions suivantes :
 Varier d’une manière continue la vitesse tout en évitant les à-coups
mécaniques.
 Avoir un couple nécessaire pour effectuer les différents mouvements de la
machine (levage /translation)
 Fonctionner dans les quatre quadrants.
 Avoir des performances dynamiques très élevées.
 Faciliter l’exploitation et la maintenance du système.
 Avoir une fiabilité élevée.
 Avoir un rapport qualité/coût meilleur.
 Prévoir les mesures de protection nécessaires à la sécurité de l’installation
 Standarisation des pièces de rechange.
2-l’interet d’installer un variateur de vitesse :
En analysant les différents procédés de variation de vitesse, on déduit que le
convertisseur de fréquence répond parfaitement au cahier des charges fonctionnel.
En effet, les variateurs de vitesse nous procurent :
o Une réduction de coût d’investissement et d’entretien.
o Une large gamme de variation de vitesse.
o La réduction de l’intensité au démarrage des moteurs, ce qui autorise des
sections de câbles plus faible et des appareillages d’alimentation du moteur
de moindre calibre.
o Une limitation du couple du moteur qui permet d’éviter les risques de casse
du matériel.
o Une protection thermique du moteur.
o Un rendement énergétique élevé.
o Une simplicité de commande et d’intervention.
o Une modernisation de la commande des machines existantes aussi bien que
la place d’un équipement très automatisé.
o Faciliter d’implantation.

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

35

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

o Simplicité d’utilisation.

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

36

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

IV-Les composants semi-conducteurs utilisés dans la conception du variateur de
vitesse :
1-la diode de puissance :
Dès qu’il s’agit de parler de composants de puissance, on s’attache
immédiatement au modèle externe de l’élément. La présentation du composant réel
évolue vers le modèle parfait pour évoquer la fonction de l’élément.
1 1.1-Principe de la diode :
Sous le point de vue de l’électronique de puissance, la diode est un interrupteur
non commandable. Reprenant le principe de la jonction PN de la diode « signal »,
celle-ci utilise une jonction PIN (I comme Intrinsèque) constituée d’un empilement
P+/N–/N+ (Figure 17). La zone intermédiaire N– assure une bonne tenue en
tension.

Figure 17 : diode PIN

Figure 18 : symbole de la diode de puissance et notations.

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

37

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

1.2-Fonctionnement de la diode réelle :
1.2.1-Caractéristique statique tension-courant :
Repérée en convention récepteur (Figure 18), la diode présente une
caractéristique tension-courant dissymétrique (Figure 19).
En polarisation directe la tension vD est positive et présente les imperfections
suivantes :
• Tension de seuil VD0 (de 0,8 à 2 V) ;
• Résistance dynamique rD0 (de 10 à 100 mΩ).
En inverse, le courant est quasi nul puis croît brutalement lors du claquage qui
est un phénomène destructif pour le composant (VRM de 200 à 1000 V
couramment).

Figure 19: caractéristique tension-courant de la diode.

A ces caractéristiques propres du composant, le constructeur indique les
grandeurs à ne pas dépasser en fonctionnement :
1 • Le courant direct moyen IF0 (F pour Forward) ;
2 • Le courant direct efficace IFeff.

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

38

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

1 1.3-Le modèle parfait :
Pour les études des montages utilisant des diodes de puissance, on utilise les
modèles plus ou moins simplifiés indiqués dans le Tableau 3 s’ajoutent
progressivement les imperfections.

Tableau 3 : les modèles courants de la diode en EnPu.
2-Thyristor :
2.1-Symbole :

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

39

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

2.2- Caractéristiques du thyristor :

On remarquera que selon l'importance du courant de gâchette la valeur de
la tension directe pour laquelle se produit le déclenchement est différente.
2.3-condition d’amorçage :

tension anode-cathode positive et suffisante Vak > 0
courant de gâchette (de G vers K) suffisant Ig > Ig (max) catalogue
* la notation Ig (max) indique la valeur maximale du courant (continu) de
gâchette nécessaire à l'amorçage de tous les thyristors d'une même
référence. Ig (max) est donc la valeur minimale à prendre en compte pour
le dimensionnement de la résistance de gâchette
courant principal Iak supérieur au courant d'accrochage Il (latching
current): Iak > Il

* dans le cas où le thyristor pilote une charge fortement inductive, le courant
principal s'établit lentement, le courant de gâchette doit être maintenu
pendant un temps suffisant (impulsion longue)
2.4-condition de blocage :
Courant principal inférieur au courant de maintien Iak < Ih (holding
current), pendant un temps supérieur au temps de désamorçage tq.
*lorsque le thyristor fonctionne en courant redressé (cas du pont mixte ou du
pont complet), son blocage est naturel (à chaque période). Dans le cas d'un
fonctionnement en courant continu (hacheur), il faut recourir à des dispositifs de
blocage (blocage forcé).
MAINTENANCE INDUSTRIELLE

40

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

2.5- Protection contre les di/dt :
Au début de l'amorçage du thyristor, seule une petite partie de la jonction est
conductrice. Si la vitesse de croissance du courant principal est trop importante,
elle peut entraîner des densités de courant énormes qui vont détruire le
composant. Pour limiter ce phénomène, on utilise des petites inductances en
série avec le thyristor.

2.6-Protection contre les dv/dt :
Si la tension anode-cathode augmente trop rapidement, elle peut entraîner
un amorçage intempestif du thyristor (sans signal de gâchette). Pour neutraliser
ce phénomène, on utilise le circuit suivant:

Lorsqu'un front raide se présente entre les points A et B, le condensateur
se charge à travers D et l'impédance de la ligne. La tension Vak évolue plus
lentement (comme aux bornes du condensateur). La résistance R intervient lors
de l'amorçage commandé et limite le courant de décharge du condensateur dans
le thyristor (di/dt). Ce circuit présente aussi l'avantage d'un amorçage plus
facile du thyristor, la décharge du condensateur permettant un établissement
plus rapide du courant d'accrochage Il.

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

41

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

2.7-Protection contre les courts-circuits :
On utilise des fusibles ultra rapides UR (protistors) choisis en fonction de
leur contrainte thermique I²t (A².s): I²t fusible < I²t thyristor.
2.8-Spécifications techniques :
Exemple du thyristor rapide DK2416F (Thomson) 260 Aeff

3-Transistor :
Le composant le plus important de toute l'histoire de l'électronique est
vraisemblablement le transistor bipolaire qui est constitué de la succession de
deux jonctions P-N en opposition. On remarque immédiatement qu'il sera alors
possible d'avoir deux configurations différentes P-N-P et N-P-N dont les
propriétés seront semblables et complémentaires à la fois. Les propriétés
électriques de ces structures ne présentent un intérêt que parce que la couche
centrale appelée pour des raisons historiques base possède une épaisseur très
faible (< 1 µm et parfois beaucoup moins) et un dopage modéré dont il résulte
une longueur de diffusion des porteurs sensiblement supérieure à son épaisseur.

Fig 20. représentation symbolique des deux types de transistors bipolaires

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

42

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

Chacune des trois zones du transistor est accessible de l'extérieur. Le courant
principal circule entre l'émetteur et le collecteur selon le sens de la flèche, tandis
que l'électrode de base permet la commande du courant principal via un courant
beaucoup plus faible (d’un facteur 40 à plus de 200).

3.1-Caractéristiques statiques :
Les courants et tensions du transistor sont liés par les équations dites d'Ebers
et Moll selon le schéma équivalent proposé par ces deux chercheurs en 1954, et
bien sûr par les lois de Kirchhoff IB = IE - IC et VCE = VBE - VBC ce qui
correspond à 6 variables dont 2 sont indépendantes et l'on a pris l'habitude de
représenter graphiquement leur relations par le biais d'un diagramme à quatre
quadrants permettant de visualiser d'un seul coup toutes les interactions entre ces
grandeurs.

Figure 21 : la caractéristique du transistor bipolaire.
3.2-Observations :


La fonction Ic = f (Vce) est maîtrisée par la valeur du courant de base.
Celle-ci comporte essentiellement deux domaines ; la partie où Ic est peu
variable pour une valeur de Ib c'est le régime linéaire, la partie coudée où
le transistor est en régime saturé.
La fonction Vbe = f (Ib) est celle d'une jonction PN entre la base et
l'émetteur.
La fonction Ic = f (Ib) caractérise " l'effet transistor " en régime linéaire.
C'est une droite de pente β (ordre de grandeur de β ≈ 100)

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

43

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF




PROJET DE FIN D’ETUDES

En régime linéaire Ic ≈ β.Ib et en régime saturé Ic < β.Ib
En régime saturé Vce < 1Volt
Au point M0 le transistor est bloqué. Entre son collecteur et son émetteur
le transistor est équivalent à un interrupteur ouvert.
Au point M1 le transistor est saturé. Entre son collecteur et son émetteur
le transistor est équivalent à un interrupteur fermé.
Par la variation spontanée du courant Ib de 0 à Ib4 ou inversement on peut
passer de M0 à M1 ou inversement . Dans ce type de fonctionnement tout
ou rien on dit que le transistor fonctionne en commutation.
En faisant varier Ib tout en conservant le transistor en régime linéaire on
peut utiliser le transistor en amplificateur de courant.
4-Transistor bipolaire à grille isolée :
Figure 22 : Symbole usuel de l’IGBT

Le transistor bipolaire à grille isolée (IGBT, de l’anglais Insulated Gate
Bipolar Transistor) est un dispositif semi-conducteur de la famille des
transistors qui est utilisé comme interrupteur électronique de puissance,
principalement dans les montages de l’électronique de puissance.
Ce composant, qui combine les avantages des technologies précédentes —
c’est-à-dire la grande simplicité de commande du transistor à effet de champ
par rapport au transistor bipolaire, tout en conservant les faibles pertes par
conduction de ce dernier — a permis de nombreux progrès dans les
applications de l’électronique de puissance, aussi bien en ce qui concerne la
fiabilité que sur l’aspect économique.
Les transistors IGBT ont permis d’envisager des développements
jusqu’alors non viables en particulier dans la vitesse variable ainsi que dans
les applications des machines électriques et des convertisseurs de puissance
qui nous accompagnent chaque jour et partout, sans que nous en soyons
particulièrement conscients : automobiles, trains, métros, bus, avions,
bateaux, ascenseurs, électroménager, télévision, domotique, etc.

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

44

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

4.1-Caractéristiques :

Figure 23 : Schéma équivalent de l’IGBT
L’IGBT est un transistor hybride, regroupant un transistor à effet de
champ du type MOSFET en entrée et un transistor bipolaire en sortie. Il est
ainsi commandé par la tension de grille (entre grille et émetteur) qui lui est
appliquée, mais ses caractéristiques de conduction (entre collecteur et
émetteur) sont celles d’un bipolaire. Le schéma équivalent du transistor
IGBT ci-contre montre un troisième transistor, qui représente en fait une
propriété parasite responsable du latching.
Cette structure lui donne le faible coût énergétique de commande d’un
MOSFET, avec les pertes de conduction plus faibles (à surface de puce
donnée) d’un bipolaire. De plus, les IGBT peuvent gérer une tension bien
plus élevée que celle gérée par les MOSFET.
4.2-structure :

Figure 24 : Vue en coupe d’une cellule élémentaire (planar, PT)
La structure d’un IGBT est basée sur celle d’un MOSFET vertical
doublement diffusé : l’épaisseur du support est utilisée pour séparer le drain
de la source. Les épaisseurs typiques des wafers sont de l'ordre de 70 à
100µm. Une zone dite d'épitaxie, dopée N-, permet l'apparition d'un canal
lorsque des électrons sont injectés par la grille (VG>0, état passant).
MAINTENANCE INDUSTRIELLE

45

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

La technique de double diffusion est utilisée pour créer les puits dopés
P/P+ à proximité de la source. La présence d'une région dopée P+ diminue le
risque de latchup, tout en augmentant la tension de seuil de commutation.
La différence principale entre un MOSFET vertical et un IGBT est
l’existence d’une couche de substrat P+ (fortement dopée) côté
drain/collecteur. Cette couche injecte des trous dans la couche N-, ce qui a
pour effet de diminuer la chute de tension à l’état passant et de le transformer
en transistor bipolaire.
5-Triac :

Fonctionnellement un triac est équivalent à deux thyristors montés têtebêche mais réalisés en un seul composant intégré. Cette intégration se traduit par
une détérioration des performances impliquant de l'employer avec de faibles
dv/dt et à des fréquences elles aussi très faibles, typiquement en 50Hz presque
exclusivement.

Figure 25 : triac

Figure 26 : La caractéristique du triac.

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

46

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

.

I. PRÉSENTATION
1-OBJECTIF :
L’objectif de ce chapitre est d’expliquer les phénomènes particuliers
observés dans les installations BT lors de surcharge ou de défaut électrique dans
les circuits équipés de variateurs de vitesse. Différentes préconisations sont
fournies pour assurer la protection des personnes et des biens, ainsi que la
meilleure continuité de service.

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

47

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

L’objectif des variateurs de vitesse de type « convertisseurs de fréquence
» est d’alimenter les moteurs asynchrones triphasés de manière à obtenir des
caractéristiques de fonctionnement radicalement différentes de leur utilisation
normale (moteurs alimentés en direct par la tension réseau), à amplitude et
fréquence constantes. Le tableau suivant présente les avantages de ces
dispositifs.

2-NÉCESSITÉ DE PROTECTIONS ADAPTÉES :
Les caractéristiques du circuit de puissance (courant, tension….) montrent
la nécessité de prévoir des protections adaptées pour bien exploiter un tel
appareillage. La réalisation des variateurs avec une technologie électronique
permet l’intégration de plusieurs de ces protections au moindre coût.
Ces protections ne remplacent évidemment pas celles qui sont nécessaires
au départ de chaque circuit, selon les règlements d’installation en vigueur, et qui
sont donc « Extérieures » aux variateurs. Le fonctionnement de toutes les
protections mises en oeuvre est décrit dans les chapitres suivants.

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

48

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

II. PROTECTIONS CONTRE LES SURINTENSITÉS
Les protections usuelles contre les surintensités (disjoncteurs ou fusibles)
sont principalement prévues pour intervenir dans deux cas :
 Afin de protéger une installation contre tout risque de court-circuit.
 Afin d’éviter les risques dus à la surcharge d’un circuit ou à un
courant d’exploitation dépassant les capacités des conducteurs (jeux
de barres et câbles) et des appareils de commande et de protection.
La technologie des variateurs de vitesse permet d’assurer
électroniquement certaines de ces fonctions.
1. Protections intégrées aux variateurs :
1.1-Protection de surcharge moteur :
Les variateurs modernes assurent la protection du moteur contre les
surcharges
 par une limitation instantanée du courant efficace à 1,5
fois le courant nominal environ,
 par un calcul permanent du I2t, avec prise en compte de la
vitesse (la plupart des moteurs étant auto-ventilés, le
refroidissement est moins efficace à basse vitesse).
A noter que lorsqu’un départ n’alimente qu’un moteur et son variateur,
cette protection de surcharge du moteur assure simultanément la protection
de surcharge de l’ensemble appareillage et câblage.
1.2-Protection contre les courts-circuits moteurs ou ligne en aval du
variateur
En cas de court-circuit entre phases en sortie de variateur (aux bornes du
moteur ou à un endroit quelconque de la ligne entre le variateur et le moteur),
la surintensité est détectée au sein du variateur et un ordre de blocage est
envoyé très rapidement aux IGBT. Le courant de court-circuit (cf. fig. 27) est
interrompu en quelques microsecondes, ce qui assure la protection du
variateur. Ce courant très bref est essentiellement fourni par le condensateur
de filtrage associé au redresseur, et est donc indiscernable dans la ligne
d’alimentation.

Figure 27 : Courtcircuit en aval du
variateur.

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

49

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

1.3-Autres protections intégrées aux variateurs
Les variateurs disposent d’autres fonctions d’autoprotection contre :
 les surchauffes de leurs composants électroniques pouvant
entraîner leur destruction. Un capteur placé sur le
dissipateur thermique provoque l’arrêt du variateur,
lorsque la température dépasse un certain seuil.
 les creux de tension du réseau : cette protection est
nécessaire pour éviter tout dysfonctionnement des circuits
de contrôle et du moteur, ainsi que toute surintensité
dangereuse lorsque la tension réseau reprend sa valeur
normale.
 les surtensions à fréquence industrielle du réseau : il s’agit
d’éviter les destructions éventuelles de leurs composants.
 la coupure d’une phase (pour les variateurs triphasés) : car
l’alimentation en monophasé qui se substitue à
l’alimentation en triphasé provoque une augmentation du
courant absorbé.
1.4-Action des protections intégrées
Elles provoquent toutes, en cas de défaut, le verrouillage du
variateur et l’arrêt du moteur en « roue libre ». La coupure de
l’alimentation est alors assurée par le contacteur de ligne dont
l’ouverture est commandée par un relais intégré au variateur.

2. Protections extérieures aux variateurs :
En plus des nécessités exposées dans les premières lignes du chapitre, ces
protections contre les surintensités sont aussi prévues pour intervenir en cas
de défaut interne au variateur (destruction du pont redresseur par exemple) :
le dispositif de protection de la ligne assure la coupure du courant de défaut
Nota : Bien que ce dispositif ne puisse pas normalement protéger les
composants du variateur, son ouverture automatique limite les conséquences de
tels défauts.

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

50

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

2.1Emplacements des dispositifs :
Toutes ces protections sont définies pour un circuit qui le plus
fréquemment se présente selon la figure 28 :

Figure 28 : Schéma préconisé pour la
protection contre les surintensités.

Ces associations (disjoncteur, contacteur et variateur) proposées par les
constructeurs sont dénommées « départs-moteurs ». Du fait des
protections intégrées aux variateurs, ces associations assurent
naturellement une coordination de type 2 dans le cas de court-circuit en
aval du variateur.
« Coordination de type 2 » signifie qu’en cas de court-circuit
 aucun dommage ni déréglage n’est admis,
 l’isolement doit être conservé,
 le départ-moteur doit être en mesure de fonctionner après
suppression du court-circuit,
 le risque de soudure des contacts du contacteur est admis si
ceux-ci peuvent être facilement séparés
S’il y a risque de court-circuit en amont du variateur, pour assurer la
coordination de type 2, il est nécessaire de se reporter aux tables de coordination
fournies par les constructeurs des protections placées en amont.
Nota : Avec un variateur, il n’y a pas de pointe de courant à la mise sous
tension, donc aucune contrainte particulière n’est appliquée au dispositif de
protection.
 Deux cas particuliers :

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

51

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

o Alimentation de moteurs en parallèle Dans ce cas, la protection
de surcharge intégrée au variateur ne peut pas assurer la
protection de chaque moteur. En effet, l’un des moteurs peut se
trouver en surcharge, alors que le courant absorbé par
l’ensemble des moteurs ne dépasse pas le courant nominal du
variateur. Les moteurs doivent donc être protégés
individuellement par un relais thermique (cf. fig. 29).
o Il est malgré tout recommandé de maintenir la protection de
surcharge intégrée au variateur active, afin d’assurer la
protection des câbles en amont.

Fig. 29 : protection de surcharge de plusieurs moteurs
alimentés par un même variateur.
o Protection de surcharge intégrée au variateur inhibée
Pour certaines applications exigeant une continuité d’exploitation impérative, la
protection de surcharge du variateur peut être inhibée.
La protection des câbles et de l’appareillage, qui doit être assurée en amont,
nécessite alors une protection de surcharge obligatoirement associée au
disjoncteur du départ-moteur (cf. fig30).
Un surdimensionnement de 20 % du câble et de l’appareillage est alors
préconisé.

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

52

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

Fig.30 : protection de surcharge intégrée au variateur
Inhibée.
III-Protection des personnes :
1-Les risques liés aux défauts d’isolement:
Un défaut d’isolement, quelle que soit sa cause, présente des risques pour :
 la sécurité des personnes (risque de choc électrique),
 la sécurité des biens (risque d’incendie ou d’explosion en raison d’un
échauffement excessif ponctuel),
 la disponibilité de l’énergie électrique (déconnexion d’une partie d’une
installation pour éliminer le défaut).
Concernant la protection des personnes, les normes et règlements distinguent
deux types de contacts dangereux et précisent les mesures de protection
correspondantes.
1.1- Le contact direct :
Contact de personnes avec des conducteurs actifs (phase ou neutre) ou des
pièces conductrices habituellement sous tension (cf. fig.31).
La protection contre ce risque est normalement assurée par l’isolation des
parties actives au moyen de barrières, écrans ou enveloppes (selon CEI 60364-441 ou NF C 15-100). Ces dispositifs ont un caractère préventif et peuvent se
révéler défaillants. Pour pallier ce risque, on utilise une mesure de protection
complémentaire à coupure automatique, consistant à détecter tout courant de «
fuite à la terre » susceptible de circuler au travers d’une personne, et qui ne se
reboucle pas à la source au travers des conducteurs actifs. Son seuil de
déclenchement est fixé à 30 mA en courant alternatif (CEI 60364-4-41 ou NF C
15-100) et 60 mA en courant continu.

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

53

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

Fig.31 : contact direct.
1.2- Le contact indirect :
Contact de personnes avec des masses conductrices, normalement hors
potentiel, mises accidentellement sous tension. Cette mise sous tension résulte
de la défaillance de l’isolation d’un appareil ou d’un conducteur amenant un
défaut d’isolement (cf. fig.32).
Ce risque électrique est fonction de la tension de contact qui se développe
entre la masse de l’équipement en défaut et la terre ou d’autres masses
conductrices situées à proximité.
Pour définir les protections à mettre en oeuvre, les normes présentent
différents schémas d’installation selon les liaisons électriques entre les
conducteurs actifs, les masses et la terre.

Fig. 32 : contact indirect.

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

54

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

Cahier technique d’exploitation du variateur de vitesse Altivar 38 ED

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

55

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

L'Altivar 38ED doit être considéré comme un composant, ce
n'est ni une machine ni un appareil prêt à l'utilisation selon les
directives européennes (directive machine et directive
compatibilité électromagnétique). Il est de la responsabilité du
client final de garantir la conformité de sa machine à ces
normes.
L'installation et la mise en œuvre de ce variateur doivent être effectuées
conformément aux normes internationales et aux normes nationales de son lieu
d'utilisation. Cette mise en conformité est de la responsabilité de l'intégrateur qui
doit respecter entre autres, pour la communauté européenne, la directive CEM.
Le respect des exigences essentielles de la directive CEM est conditionné
notamment par l'application des prescriptions contenues dans ce document.
1. Recommandations préliminaires
• Réception :
MAINTENANCE INDUSTRIELLE

56

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

S’assurer que la référence du variateur inscrite sur l’étiquette est conforme au
bordereau de livraison correspondant au bon de commande. Ouvrir l’emballage,
et vérifier que l’Altivar 38ED n’a pas été endommagé pendant le transport.
• Manutention et stockage :
Pour assurer la protection du variateur avant son installation, manutentionner et
stocker l’appareil dans son emballage.
• Manutention à l’installation :
La manutention nécessite l'utilisation d'un palan; à cet effet les variateurs sont
munis "d'oreilles” de manutention. Respecter les précautions décrites cidessous :

2. Choix du variateur
Pour choisir un variateur de vitesse pour une installation électrique on
peut se baser sur le tableau donnant les caractéristiques techniques du variateur
selon le domaine d’emploi c'est-à-dire le moteur utilisé.

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

57

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

3 .Couple disponible
• Applications à couple variable :

1- Moteur autoventilé : couple utile permanent
2- Moteur motoventilé : couple utile permanent
3- Surcouple transitoire, pendant 60 secondes maxi.
4- Couple en survitesse à puissance constante
Le surcouple disponible sera de 110% du couple nominal moteur pendant 60
secondes.
Régime permanent : Pour les moteurs autoventilés, le refroidissement du moteur
est lié à sa vitesse. Il en résulte un déclassement pour les vitesses inférieures à la
moitié de la vitesse nominale.
MAINTENANCE INDUSTRIELLE

58

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

Fonctionnement en survitesse : La tension ne pouvant plus évoluer avec la
fréquence, il en résulte une diminution de l'induction dans le moteur qui se
traduit par une réduction de couple. S'assurer auprès du constructeur que le
moteur peut fonctionner en survitesse.
Nota :
Avec un moteur spécial, la fréquence nominale et la fréquence maximale sont
réglables de 10 à 500 Hz, au moyen du terminal d'exploitation ou des outils
Power Suite.
4. Caractéristiques technique :
• Environnement :

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

59

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

• Caractéristiques électriques

5. Présentation, généralités :

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

60

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

1 - Dispositif d'ouverture à triangle. L'ouverture n'est autorisée que si
l'interrupteur 2 est en position “OFF“.
2 - Trappe d'accès au terminal d'exploitation.

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

61

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

3 - Poignée de commande de l'interrupteur. Ne pas mettre en position “ON“ tant
que la porte est ouverte.
4 - Platine comportant :
• Un commutateur à 3 positions : Arrêt et 2 sens de marche. Le variateur est
livré avec 1 seul sens de marche câblé.
• Un potentiomètre de consigne de vitesse.
• Des emplacements disponibles pour adjonction éventuelle d'unités de
commande ou de signalisation.
5 - Plaque d'obturation de l'ouverture destinée à recevoir un passe câble
optionnel pour câbles surmoulés des bus de communication (voir catalogue).
6 - Plaque passe câble, à percer par l'utilisateur, et à équiper de presse-étoupe
adéquats.
6. Précautions de câblage
• Puissance :
Respecter les sections des câbles préconisés par les normes. Le variateur doit
être impérativement raccordé à la terre, afin d'être en conformité avec les
réglementations portant sur les courants de fuite élevés (supérieurs à 3,5 mA).
Une protection amont par disjoncteur différentiel est déconseillée en raison des
composantes continues pouvant être générées par les courants de fuite. Si
l'installation comporte plusieurs variateurs sur la même ligne, raccorder
séparément chaque variateur à la terre.
Séparer les câbles de puissance des circuits à signaux bas niveau de
l'installation (détecteurs, automates programmables, appareils de mesure, vidéo,
téléphone).
• Commande :
Séparer les circuits de commande et les câbles de puissance. Pour les circuits de
commande et de consigne de vitesse, il est recommandé d'utiliser du câble
blindé et torsadé au pas compris entre 25 et 50 mm en reliant le blindage à la
masse à chaque extrémité.
7. Précautions d'utilisation

En commande de puissance par contacteur de
ligne
:
- éviter de manœuvrer fréquemment le contacteur KM1 (vieillissement
prématuré des condensateurs de filtrage), utiliser les entrées LI1 à LI4 pour
commander le variateur.
- en cas de cycles < 60 s, ces dispositions sont impératives.
MAINTENANCE INDUSTRIELLE

62

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

Si des normes de sécurité imposent l'isolement du moteur, prévoir un contacteur
en sortie du variateur et utiliser la fonction "commande contacteur aval"
(consulter le guide de programmation).
7. Relais de défaut, déverrouillage
Le relais de défaut est excité lorsque le variateur est sous tension et qu'il n'est
pas en défaut. Il comporte un contact OF à point commun.
Le déverrouillage du variateur après un défaut s'effectue :
- par mise hors tension jusqu'à extinction de l'affichage et des voyants puis
remise sous tension du variateur,
- automatiquement ou commandé à distance par entrée logique : consulter le
guide de programmation.
7. Utilisation
Il est câblé et configuré pour redémarrer automatiquement après disparition d'un
défaut d'arrêt éventuel, par exemple lors de la coupure puis du rétablissement du
réseau d'alimentation. S'assurer que ce fonctionnement est compatible avec les
conditions de sécurité de l'application. Dans le cas contraire, il faut modifier le
câblage et la configuration.

8. Maintenance :
• Précaution :
Avant toute intervention dans le variateur, couper l'alimentation et attendre la
décharge des condensateurs (environ 3 minutes).
• Entretien :
L'Altivar 38ED ne nécessite pas d'entretien préventif. Il est néanmoins conseillé
à intervalles réguliers de :
- vérifier l'état et le serrage des connexions,
- s'assurer que la température au voisinage de l'appareil reste à un niveau
acceptable, et que la ventilation est efficace (durée de vie moyenne des
ventilateurs : 3 à 5 ans selon les conditions d'exploitation),
- dépoussiérer le variateur si nécessaire.

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

63

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

• Entraînement à vitesse variable (groupe Schneider)
• Technologie d’électrotechnique, tome 2, (collection A.CAPLIER)
• Cours d’electrotechnique, tome 1(Jean-Louis Dalmasso)
• Cours d’électrotechnique, tome 2(Jean-Louis Dalmasso)
• Electrotechnique à l’usage d’ingénieurs .Tome 2 machines électriques à
courants alternatifs (A.Fouillé)

www.google.com
www.courselec.free.frhttp://
http://www.shneiderformation.com

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

64

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil

ESTF

PROJET DE FIN D’ETUDES

Le choix d’un variateur de vitesse étant intimement lié à la nature de la
charge entraînée et aux performances visées, toute définition et recherche d’un
variateur de vitesse doit passer par une analyse des exigences fonctionnelles de
l’équipement puis des performances requises pour le moteur lui-même. La
documentation des fournisseurs de variateurs de vitesse fait également
abondamment mention de couple constant, couple variable, puissance constante,
contrôle vectoriel de flux, variateur réversible… Ces désignations caractérisent
toutes les données nécessaires pour retenir le type de variateur le plus adapté.
Un choix incorrect de variateur peut conduire à un fonctionnement
décevant. De même, il faut tenir compte de la gamme de vitesse souhaitée pour
choisir convenablement l’association moteur / variateur.
Toutes les informations réunies dans ce Cahier Technique doivent
permettre d’aboutir à un bon choix en consultant la documentation de
constructeurs ou, ce qui est encore plus sûr, en s’adressant, avec toutes les
précisions nécessaires, à des spécialistes pour sélectionner le variateur apportant
le meilleur rapport prix / performances.

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

65

Hamid Elachbour /Essebbar Abdeljalil