EncyclopÄdie de l'Åtat du monde

RÅpublique libanaise

Capitale : Beyrouth. Superficie : 10 400 km 2. Dans le Liban sud, la bande de territoire occup•e pendant vingt-trois ans par Israˆl a •t• •vacu•e le 24.5.2000. Population : 3 577 000. Langues : arabe, fran€ais. Monnaie : livre libanaise (au taux officiel, 1 000 livres = 0,52 Œ au 6.7.06). Nature de l'Ñtat : r•publique unitaire ‰ base communautaire. Les accords de Taef (oct. 89) ont pr•vu une d•confessionnalisation des institutions. Nature du rÅgime : parlementaire. Chef de l'Ñtat : g•n•ral ƒmile Lahoud (depuis le 24.11.98). Premier ministre : Fouad Siniora (depuis le 30.6.05). Vice-premier ministre et ministre de la DÅfense : Elias el-Murr. Ministre des Finances : Jihad Azour. Ministre de l'IntÅrieur : Ahmed Fatfat. Ministre des Affaires ÅtrangÖres et des ÑmigrÅs : Faouzi Salloukh. Ministre de l'Ñnergie et des Ressources hydrauliques : Mohammad Fneich.

Copyright (Ç) La DÄcouverte 2006

Page 1 sur 1

EncyclopÄdie de l'Åtat du monde

LE LIBAN AU XXe SIÄCLE

Le mandat fran€ais (1920-1946) ent•rine la cr•ation, en 1920, d‚un ƒtat libanais distinct de la Syrie et dot•, en 1926, d‚une Constitution r•publicaine qui, en instituant le „ communautarisme politique …, lie la repr•sentation parlementaire au poids d•mographique des diff•rentes communaut•s religieuses (recensement de 1932). Lors de l‚ind•pendance proclam•e le 22 novembre 1943 (d•part des derni†res troupes fran€aises en 1946), un Pacte national, non •crit, est formul• afin d‚organiser concr†tement le partage du pouvoir. La r•partition des charges de l‚ƒtat est d•cid•e en fonction des appartenances communautaires, ce qui encourage, au sein des forces politiques qui les repr•sentent, immobilisme, client•lisme et corruption. Les contestations du Pacte dominent la sc†ne int•rieure et suscitent une premi†re crise civile en 1958. Cependant, les espoirs r•formateurs suscit•s par le ch•habisme (Fouad Ch•hab [1902-1973], pr•sident de la R•publique, 1958-1964) sont bient‡t •clips•s par la mont•e de la question palestinienne . Avec les r•fugi•s de 1967 qui rejoignent ceux de 1948, le Liban devient la base d‚op•ration des organisations de r•sistance palestiniennes, bient‡t grossies des rescap•s de la r•pression jordanienne („ Septembre noir …, 1970). La lutte arm•e de l‚OLP (Organisation de la Palestine), dont la pr•sence est reconnue par les accords du Caire (1969), engendre des repr•sailles isra•liennes accrues et divise d•sormais la classe politique libanaise. Les chr•tiens maronites conservateurs, dont les Phalanges (Kataˆb), s‚opposent aux „ arabistes …, solidaires des organisations palestiniennes. La guerre civile (1975-1991). Le pays s‚enfonce, ‰ partir de 1975, dans une guerre civile qui oppose les forces conservatrices, domin•es par les maronites, au bloc form• du Mouvement national libanais (MNL), dirig• par le chef druze Kamal Joumblatt (19171977) - qualifi• de „ progressiste … -, de ses alli•s musulmans frustr•s par le partage communautaire et des Palestiniens. La „ guerre de deux ans … (1975-1976) d•bute le 13 avril 1975 par un accrochage entre Kataˆb et Palestiniens. La Syrie, qui intervient en juin 1976 ‰ la demande de Soleiman Frangi• (1910-1990, pr•sident de 1970 ‰ 1976) et dont l‚un des objectifs est d‚empŠcher la cr•ation d‚un Liban chr•tien alli• d‚Israˆl, met un terme ‰ cette premi†re phase de la guerre en novembre 1976. Les affrontements entre les deux blocs se d•clinent ensuite sur l‚ensemble d‚un territoire d•chir• o‹ s‚affrontent des dizaines de milices surgies de la guerre. Afin de r•duire la r•sistance palestinienne, et en particulier l‚OLP, Israˆl multiplie les interventions, entre au Sud-Liban en 1978 (op•ration Litani) avant d‚envahir le Liban et de faire le si†ge de Beyrouth en juin 1982 (op•ration Paix en Galil€e ). Le trait• de paix libano-isra•lien (17 mai 1983), soutenu par le pr•sident Amin G•mayel (1982-1988), concentre contre lui le front de l‚opposition. Israˆl est contraint de se retirer en janvier 1985, mais se maintient au Sud-Liban o‹ il affronte la guÅrilla du Hezbollah. Apr†s l‚expulsion des chefs de l‚OLP en 1983, les Palestiniens, •prouv•s par la „ guerre des camps … (1985-1988) men•e par le mouvement chiite Amal alli• de la Syrie, concluent une trŠve en 1988. La situation s‚est donc retourn•e en faveur de Damas qui contr‡le les deux tiers du territoire. La „ guerre de lib•ration contre la Syrie … (mars-septembre 1989) du g•n•ral chr•tien Michel Aoun (1935-) est vou•e ‰ l‚•chec. Le front de l‚opposition r•clame la fin du communautarisme et les chr•tiens refusent toute occupation •trang†re. Les accords de TaÇf (1989) d•bouchent sur un compromis, et la signature d‚un „ trait• de fraternit• … (1991) qui confirme la mainmise de la Syrie sur le Liban o‹ elle maintient une arm•e de 35 000 hommes. Le r•tablissement de la paix civile dans les ann•es 1990 a •t• domin• par la difficile reconstruction d‚un pays d•truit et par la question du Sud-Liban, qu‚Israˆl finit par •vacuer le 24 mai 2000 (r•solution 425 de l‚ONU du 19 mars 1978). LeÉla VIGNAL CONFESSIONNALISME LIBANAIS .

Copyright (Ç) La DÄcouverte 2006

Page 1 sur 1

EncyclopÄdie de l'Åtat du monde

Liban 1982-1983

Le Liban a •t• ravag• de 1975 ‰ 1982 par une guerre civile particuli†rement atroce et complexe. L'•quilibre relatif •tabli entre les diff•rents groupes religieux (chr•tiens maronites, chr•tiens orthodoxes, musulmans sunnites, musulmans chiites, Druzes) a •t• rompu par l'afflux des Palestiniens, apr†s qu'ils ont •t• chass•s de Jordanie en 1970. Particuli†rement faible, l'appareil d'ƒtat libanais a •t• incapable d'empŠcher les Palestiniens de jouer un r‡le croissant au Liban, et notamment de se servir du Sud du pays comme base d'attaque contre Israˆl, qui a bombard• en repr•sailles les localit•s libanaises. En 1975, la guerre civile a •clat• entre maronites et "palestino-progressistes", ouvrant la porte ‰ l'arm•e syrienne qui entrera au Liban en 1976 pour "s'interposer" entre les bellig•rants. Les dirigeants syriens, qui n'ont jamais reconnu l'ind•pendance du Liban (qui fait partie, selon eux, de la "Grande Syrie"), ont cru habile d'attiser les conflits entre les diverses factions et de les soutenir l'une apr†s l'autre afin qu'aucune d'entre elles ne parvienne ‰ l'emporter, rendant ainsi n•cessaire un arbitrage syrien. Apr†s avoir soutenu les maronites contre les "palestinoprogressistes", les Syriens se sont oppos•s ‰ l'une des forces maronites, les Phalanges, qui ont de leur c‡t• re€u le soutien des Isra•liens. Encourag•s par la r•volution iranienne, les chiites libanais (qui constituent le groupe le plus nombreux) ont rejet• ‰ partir de 1978 la domination des sunnites. Apr†s avoir •t• les alli•s des Palestiniens, les chiites se sont oppos•s ‰ eux, car c'•taient les villages chiites du sud Liban qui subissaient les repr•sailles isra•liennes aux actions de l'OLP. L'arm•e isra•lienne mit en avant le renforcement de l'armement des organisations palestiniennes au Liban (fourni pour l'essentiel pour les pays de l'Est et pay• surtout par l'Arabie Saoudite) pour justifier son entr•e au Sud-Liban en mars 1978, destin•e ‰ en "d•loger" les Palestiniens, puis ses raids massifs sur Beyrouth en juillet 1981 et enfin son invasion du Liban en juin 1982. En juillet 1983, la plus grande partie du pays restait occup•e par les Syriens (le nord et la plaine de la Bekaa ‰ l'est) ou par les Isra•liens (la moiti• sud). Les combats entre milices chr•tiennes et druzes se poursuivaient en outre dans la montagne tandis qu'‰ Tripoli, au nord, partisans et adversaires de la Syrie s'affrontaient •galement. Yves Lacoste

Copyright (Ç) La DÄcouverte 2006

Page 1 sur 1

jamais l'•conomie libanaise n'a •t• aussi atteinte. ce qui n'•tait pas sans inqui•ter la communaut• sunnite. Copyright (Ç) La DÄcouverte 2006 Page 1 sur 2 . Israˆl intervient aussi constamment dans la crise libanaise. les contingents anglais (tr†s peu nombreux). Ainsi. l'arm•e libanaise bombardait sauvagement les quartiers populaires chiites de la banlieue sud de Beyrouth. qu'‰ l'occasion de deux "conf•rences de r•conciliation nationale". L'•volution de la situation au d•but de 1984 a •t• domin•e par le d•part spectaculaire des puissances occidentales pr•sentes au Liban dans le cadre de la force multinationale. L'opposition au pr•sident Gemayel se trouvait donc tr†s renforc•e. d•clenchant une violente riposte de la milice chiite Amal dirig•e par Nabih Berri. o‹ les p•riodes de vraie guerre succ†dent aux p•riodes de fausse paix. et ne fut de ce fait jamais appliqu•. la dimension palestinienne de la crise libanaise se confond donc de plus en plus avec l'intervention syrienne. et les combats fratricides entre Palestiniens ‰ Tripoli (novembre et d•cembre 1983) conduisant ‰ un nouveau d•part de Yasser Arafat et de ses partisans. mais surtout italiens. Devant l'impasse de la situation. conduisant de part et d'autre aux pires atrocit•s. les renversements d'alliance entre la Syrie et les diff•rentes parties libanaises n'ont fait que compliquer les donn•es du probl†me libanais. Dans un ƒtat dont les structures politiques reposent sur l'•quilibre confessionnel et o‹ toute vie civile est d•finie par l'appartenance ‰ une communaut•. qui ont conduit ‰ l'•clatement de l'arm•e. soit directement avec son arm•e qui occupait encore la partie m•ridionale du pays ‰ l'•t• 1984. derri†re lesquelles se profilent les luttes d'int•rŠt et d'influence des ƒtats-Unis et de l'URSS. mais ces derni†res sont aussi aggrav•es par les interventions ext•rieures: palestinienne. avant d'amorcer un v•ritable processus de r•conciliation nationale. d•mographiquement la plus importante du Liban. syrienne et isra•lienne. De son c‡t•. Apr†s le d•part des palestiniens arm•s de Beyrouth en aoŽt 1982. •taient au printemps 1984 en proie ‰ l'abattement et au d•sespoir et ne songeaient qu'‰ quitter d•finitivement leur pays. le Liban •tant la caisse de r•sonance de toutes les rivalit•s et contradictions moyen-orientales. au point que de nombreux Libanais. l'avenir aussi bouch•. Au d•but f•vrier 1984. a sa propre interpr•tation du conflit. mal conseill• par les Am•ricains. Mais ce dernier. en particulier les h•catombes du 23 octobre 1983 provoqu•es par l'explosion de deux camions pi•g•s) avaient essay• d'aider le pr•sident Amine Gemayel ‰ refaire le Liban. ont abouti en 1984 ‰ une d•gradation g•n•rale de la situation du pays dans tous les domaines. d•cidait le 4 septembre 1983 un retrait unilat•ral du Chouf. le plus grand optimisme r•gnait ‰ Beyrouth. Israˆl. il ne subsistait plus au Liban que des Palestiniens •troitement contr‡l•s par la Syrie . sociales. il faut expliquer rapidement comment la situation s'est en quelques mois aussi gravement d•t•rior•e. En 1983 et au d•but de 1984. impliquait un retrait r•ciproque des Isra•liens et des Syriens. qui prenait le contr‡le de la partie occidentale de l'agglom•ration beyrouthine ‰ la suite de l'•clatement de l'arm•e libanaise. La guerre civile est donc en mŠme temps un conflit r•gional. Alors qu'‰ l'automne 1982. Il s'agit d'abord d'une guerre civile aux dimensions politiques. et qui redoutait l'•mergence politique et •conomique de la communaut• chiite.EncyclopÄdie de l'Åtat du monde Liban 1983-1984 Le Liban traverse depuis avril 1975 une crise de plus en plus dramatique. am•ricains et fran€ais (ces deux derniers ont •t• tr†s •prouv•s par divers attentats. de plus en plus sensible aux r•actions d'hostilit• d•clench•es dans son opinion publique par la guerre au Liban et par le nombre croissant de militaires isra•liens tu•s ou bless•s. qui contr‡lait traditionnellement Beyrouth-Ouest. et se manifeste par la pr•sence de l'arm•e syrienne sur le territoire libanais et une aide militaire et financi†re ‰ certaines milices. les divisions profondes entre Libanais sont apparues une fois encore aux yeux de l'opinion internationale. ou presque. a pr•f•r• essayer d'obtenir l'•vacuation des troupes •trang†res. aussi bien ‰ l'occasion des combats fratricides de septembre 1983 et de f•vrier 1984. que l'on croyait les combats d•finitivement •cart•s et que l'on ne songeait qu'‰ la reconstruction du pays (•valu•e fin 1982 ‰ 13 milliards de dollars). La mosa‘que humaine libanaise favorise donc les tensions int•rieures. Mais la cause premi†re et essentielle de cette crise demeure la situation int•rieure. les "Forces libanaises". Durant dix-huit mois. Cette intervention de Damas a toujours •t• pr•pond•rante depuis 1975. les revendications politiques et sociales ont tr†s vite d•g•n•r• en conflits confessionnels v•cus de fa€on passionnelle. De plus. qui se sont r•unies ‰ Gen†ve en novembre 1983 et ‰ Lausanne en mars 1984. dont le dynamisme et le courage avaient •merveill• le monde et qui s'•taient adapt•s aux pires conditions d'ins•curit•. acquis apr†s plusieurs mois de laborieuses n•gociations sous le parrainage des Am•ricains. parfois mŠme tribales et claniques. Il y a ainsi plusieurs lectures possibles de la crise libanaise et chaque Libanais. L'accord libano-isra•lien du 17 mai 1983. Il ne pouvait que m•contenter Damas. tenu ‰ l'•cart des n•gociations. confessionnelles. o‹ les miliciens druzes de Walid Joumblatt l'emportaient sur les chr•tiens phalangistes. La crise libanaise juxtapose en fait plusieurs conflits •troitement imbriqu•s. soit indirectement en armant les milices chr•tiennes. lorsque se d•veloppent des luttes acharn•es entre clans rivaux ‰ l'int•rieur d'une mŠme communaut•. au prix de tr†s nombreuses victimes civiles. qui entra•nait aussit‡t une guerre dans la montagne. Neuf ann•es d'une guerre aux rebondissements multiples.

il obtenait l'appui de la Syrie.EncyclopÄdie de l'Åtat du monde Abandonn• plus ou moins par les Occidentaux. en contrepartie de l'abrogation par le Liban de l'accord du 17 mai avec Israˆl. en particulier les Am•ricains en qui Amine Gemayel avait plac• tous ses espoirs. le pr•sident libanais n'avait plus. d'autres solutions que de se rendre ‰ Damas. o‹. AndrÅ Bourgey Copyright (Ç) La DÄcouverte 2006 Page 2 sur 2 . d†s lors.

Apr†s trente-deux mois d'occupation et une pression de plus en plus meurtri†re exerc•e par les chiites. le gouvernement dit "d'Union nationale". et que l'assistance financi†re des "p•tromonarchies" du Golfe ‰ l'ƒtat libanais a disparu. fin avril 1985 .EncyclopÄdie de l'Åtat du monde Liban 1984-1985 L'ann•e 1984 et les premiers mois de 1985 ont •t• catastrophiques pour le Liban : ‰ la reprise des combats. qui a entra•n• des ripostes encore plus meurtri†res des Isra•liens. ce retrait isra•lien a provoqu•. Amine Gemayel. la chute de la livre libanaise •tait tout aussi spectaculaire. ont consid•rablement r•duit les productions agricoles et industrielles. Il en est r•sult• des massacres et un exode des populations chr•tiennes des r•gions concern•es. on chut• de fa€on spectaculaire. •tait de plus en plus isol•. les remises des travailleurs •migr•s libanais. Cette d•b’cle mon•taire a des causes multiples. passant de 2 milliards de dollars au d•but des ann•es quatre-vingt ‰ moins de 600 millions de dollars en 1984.3 milliard de dollars en 1983. s'ajoutant aux destructions. difficilement constitu• au printemps 1984. en mars 1985 ‰ Beyrouth un dollar s'•changeait contre vingt et une livres. de violents affrontements confessionnels. principal arbitre dans la crise libanaise. Aussi la balance des paiements du Liban. mŠme ‰ l'int•rieur de sa propre communaut• (surtout depuis qu'en mars 1985 les milices chr•tiennes sont ouvertement entr•es en r•bellion contre lui). qui permettaient ‰ l'•conomie de survivre. la reprise des affrontements intercommunautaires et l'•chec du gouvernement dit "d'Union nationale" de Rachid Karam• ont confirm• les profondes divisions de la population. Par rapport au franc fran€ais. l'effondrement de l'•conomie et la d•b’cle de la livre libanaise. alors que "l'argent des Palestiniens" a quitt• Beyrouth avec le d•part de l'OLP du Liban (‰ la fin 1983).50 franc au d•but de l'•t• 1984 et seulement 0. Les c•l†bres r•serves d'or et de devises de la Banque du Liban •taient en train de dispara•tre. Enfin. La d•sagr•gation de l'ƒtat libanais n'a cess• de se poursuivre. traditionnellement exc•dentaire. et il ne pouvait d•sormais compter que sur Damas. l'arm•e libanaise.5 milliard de dollars en 1984. l'arm•e de Tel-Aviv a amorc• son retrait du Sud-Liban en trois •tapes: d•part de la r•gion de Sa‘da en f•vrier 1985 . Le morcellement de l'espace national et les difficult•s de communication entre r•gions. D'autre part. tellement ses divisions •taient profondes. Comme en septembre 1983. et le Premier ministre. r•fugi•s ‰ l'int•rieur de leur propre pays •clat•. De son c‡t•. AndrÅ Bourgey Copyright (Ç) La DÄcouverte 2006 Page 1 sur 1 . il fallait six livres pour un dollar. •vacuation du sud de la Bekaa et de la r•gion de Tyr. fin avril 1985. •tait d•sormais divis•e en brigades confessionnelles. ‰ tous les niveaux. et approximativement 1. sont venus s'ajouter. puisqu'elle valait 1. d•missionnaire en avril 1985. massacres de populations civiles et d•placements de Libanais. sans doute souhait•e par certains pour cr•er des cantons libanais plus homog†nes au point de vue confessionnel. La chute vertigineuse de leur monnaie en 1985 •tait pour les Libanais un indicateur beaucoup plus inqui•tant pour l'avenir du pays que la reprise des affrontements arm•s: alors qu'en juillet 1984. n'est revenu sur sa d•mission qu'‰ la demande pressante de la Syrie. politiques et •conomiques. et l'on a assist• ‰ une fuite de capitaux que le secret bancaire ne permet pas de mesurer avec pr•cision. les Libanais ont perdu confiance dans l'avenir de leurs pays. Rachid Karam•. entra•nant de multiples destructions. en partie suscit•s par les provocations des milices chr•tiennes. apr†s l'•crasement des miliciens sunnites de Beyrouth par la milice chiite Amal. enfin. la r•gion frontali†re devait Štre •vacu•e en juin 1985.50 franc en mars 1985. n'est arriv• que tr†s rarement ‰ se r•unir au complet. Enfin. ‰ la fois psychologiques. Ainsi. le pr•sident de la R•publique. en mai 1985. est devenue fortement d•ficitaire: 1. D'abord. pour la premi†re fois en dix ans de guerre. entra•nant une nouvelle r•partition de la population libanaise. dans le Chouf.

a •t• relativement •pargn•e. l'anarchie grandissante s'est traduite par la multiplication des affrontements entre milices musulmanes. Ainsi. Dans le Sud-Liban. n'arrive plus ‰ se r•unir. l'annonce par le Jihad islamique de l'ex•cution du chercheur Michel Seurat a •t• suivie par l'enl†vement de quatre journalistes de la deuxi†me cha•ne fran€aise de t•l•vision. ou ceux de novembre 1985 entre les chiites d'Amal et les druzes du PSP. isra•liennes ou palestiniennes). comme en t•moigne la d•b’cle mon•taire: la livre libanaise. les conditions de s•curit• au Liban ont continu• de se d•grader. paralys•. avec parfois une intensit• dramatique. libanais ou •trangers. o‹ l'influence d'Amal est de plus en plus contest•e par le Hezbollah. Chatila et Borj-al-Brajneh. reste favorable ‰ l'accord de Damas et joue la "carte syrienne" (comme l'ancien pr•sident de la R•publique. plus de deux mille sont port•s disparus. sign• le 28 d•cembre 1985 entre les trois principales milices libanaises: chiites (Amal).50 franc fran€ais en 1984 ‰ 0. devait mettre fin ‰ la guerre. Amine Gemayel. les affrontements traditionnels entre le Mouvement de l'unit• islamique et les miliciens pro-syriens ont atteint. y compris parmi les maronites. n'ont cess• de s'amplifier. ou par les bombardements de quartiers r•sidentiels par les milices pro-syriennes. Ainsi. tr†s inqui†te de son avenir. apr†s onze ans de guerre. L'enl†vement de nombreux ressortissants •trangers. Les activit•s tertiaires sont paralys•es. entre chiites ‰ Beyrouth-Ouest. s'est effondr•e. plus que jamais les divisions entre Libanais. mais aussi ‰ Tripoli et dans le Sud-Liban. une ampleur jamais •gal•e (plus de deux cents morts. Par ailleurs. Mais les affrontements les plus meurtriers sont ceux qui ont oppos• les miliciens chiites d'Amal aux Palestiniens: la "bataille des camps". de violents combats entre miliciens chr•tiens ont fait plus de trois cents victimes et ont traumatis• un peu plus la communaut• chr•tienne. qui avait r•sist• ‰ pr†s de dix ann•es de guerre. Mais une partie des chr•tiens. la v•ritable cause de ces affrontements dans le camp chr•tien r•side dans l'accord de Damas. Dans ce contexte d'anarchie et d'ins•curit•. et les productions agricoles et industrielles tr†s r•duites par suite des destructions et de l'ins•curit• qui gŠne les communications. obligeant l'ancien chef des Forces libanaises chr•tiennes (ƒlie Hobeika. Seule la plaine de la Bekaa. Tous les secteurs de la vie •conomique sont d•sormais atteints. En 1985 et durant les premiers mois de 1986. dans la montagne chr•tienne. principalement ‰ l'int•rieur de l'agglom•ration de Beyrouth. laborieusement n•goci•. compliqu•es par les interf•rences •trang†res (syriennes. du 19 mai au 19 juin 1985. au mŠme titre que les bombardements aveugles ou les voitures pi•g•es. importantes destructions). Outre des rivalit•s personnelles entre responsables des milices chr•tiennes. En janvier 1986. o‹ r†gne l'ordre syrien. car l'assaut contre les forces islamistes •tait appuy• par l'artillerie syrienne. mais pla€ait en fait le Liban sous la tutelle de la Syrie. A l'image des divisions entre Libanais. sa valeur •tant pass•e de 1. tandis que la d•sagr•gation de l'ƒtat se poursuit inexorablement (le gouvernement. Mais. le retrait des troupes isra•liennes fin 1984 s'est accompagn• de violents affrontements confessionnels qui ont abouti. et l'arm•e est •clat•e en multiples brigades confessionnelles). Des milliers de Libanais ont •t• enlev•s: si la plupart ont •t• rendus. est devenue une banalit• qu'ils affrontent dans leur vie quotidienne. en secteur chr•tien. dont les partisans retiennent de nombreux otages. l'•conomie libanaise est en chute libre. A Beyrouth-Est. Copyright (Ç) La DÄcouverte 2006 Page 1 sur 2 . en septembre 1985. l'anarchie est moins grande mais l'ins•curit• est r•guli†rement entretenue par les explosions de plus en plus fr•quentes de voitures pi•g•es. pour les Libanais. signataire de l'accord) ‰ fuir la zone phalangiste. l'espace libanais est plus •clat• que jamais. Ces affrontements entre Amal et les Palestiniens ont repris de temps ‰ autre (d•but avril 1986). A Beyrouth-Ouest. A Tripoli. dans le Liban-Nord. Soleiman Frangi•). aurait provoqu• la mort de plus de cinq cents personnes de chaque c‡t•. L'accord de Damas. l'a refus•. Sans qu'il soit possible de dresser une comptabilit• pr•cise de tous ces affrontements. ‰ des massacres et ‰ l'exode des populations chr•tiennes de la r•gion de Sa‘da. appuy• par une partie des milices chr•tiennes. occidentaux pour la plupart. pr•occupe ‰ juste titre l'opinion internationale. qui ont •cras• les partisans de l'accord. druzes (PSP) et chr•tiennes (Forces libanaises). autrefois alli•es. des combats entre chiites ont oppos• les membres fanatis•s du Hezbollah (ou "Parti de Dieu") aux miliciens d'Amal.30 franc d•but 1986. signalons seulement les plus importants et les plus significatifs. la pratique des enl†vements.EncyclopÄdie de l'Åtat du monde Liban 1985-1986 Depuis le printemps 1985 l'opinion fran€aise a •troitement associ• le probl†me du Liban ‰ la douloureuse question des otages fran€ais d•tenus dans ce pays. le moindre incident d•g•n•rant en batailles rang•es: combats d'avril 1985 o‹ les miliciens sunnites mourabitoun ont •t• •cras•s par les chiites d'Amal soutenus par les Druzes du Parti socialiste progressiste (PSP). en mars 1986. mŠme entre membres d'une mŠme communaut•: combats entre maronites ‰ Beyrouth-Est. Le pr•sident libanais. plac•e r•guli†rement au coeur de l'actualit•. au printemps 1985. ainsi que l'exode d'une partie de la population des camps de Sabra.

au printemps 1986.EncyclopÄdie de l'Åtat du monde Signalons enfin le d•part (d•but avril 1986) des observateurs fran€ais. rendant plus ais• le jeu de la Syrie au Liban. combattue de multiples fa€ons par Israˆl. en fait. l'influence syrienne au Liban. servi de cibles (sept morts parmi les militaires fran€ais). alors que Damas soutient les chiites d'Amal. n'ont jamais eu le pouvoir d'arrŠter les affrontements et ont. et est •galement contest•e par les int•gristes chiites. est violemment rejet•e dans le camp chr•tien par les phalangistes. en revanche. AndrÅ Bourgey Copyright (Ç) La DÄcouverte 2006 Page 2 sur 2 . Incontestablement. mais qui. Leur d•part a augment• le risque d'une reprise g•n•ralis•e des combats. Toutefois. th•oriquement charg•s depuis 1984 de contr‡ler le cessez-le feu le long de la ligne de d•marcation qui coupe en deux l'agglom•ration de Beyrouth. associ•s aux milices des Forces libanaises de Samir Geagea. la Syrie semblait s'enliser au Liban.

Cependant. les attentats contre les militaires fran€ais de la Force int•rimaire des Nations Unies (FINUL). et. De janvier 1986 ‰ avril 1987. un attentat lui a coŽt• la vie. assi•g•s pendant plus de trois mois par les miliciens d'Amal. une fois encore. Les salaires ont augment• en moyenne cinq fois moins vite que les prix et. ‰ la suite de l'attaque de plusieurs de ses postes par des int•gristes sunnites. le 14 avril 1987. aussi meurtri†re. Apr†s des mois d'anarchie meurtri†re. L'•conomie libanaise a continu• de se d•grader. Dans la mŠme p•riode. de 1. entre Beyrouth et Sa‘da. de la part d'Israˆl.. la plupart de ses "casques bleus". Des attentats dirig•s contre les Syriens ont eu lieu. libanais et surtout •trangers. des unit•s d'•lite de l'arm•e syrienne se sont d•ploy•es sur la route c‡ti†re. entre milices autrefois alli•es. la r•pression men•e par l'arm•e syrienne. en novembre 1986. Les troupes de Damas avaient quitt• la ville durant l'•t• 1982. En revanche. la masse des Libanais s'est consid•rablement appauvrie en 1986. Bien que d•tenus au Liban. serait aussi longue. pour le contr‡le de quartiers ou de secteurs urbains qui ont consid•rablement augment• le nombre des victimes civiles. la Syrie risque de s'enliser dans le "bourbier libanais". sans doute les plus violents depuis 1975. Mais. maintien d'une pr•sence militaire ‰ l'extr•mit• m•ridionale du Liban et raids a•riens contre les camps palestiniens. Elle s'est heurt•e au refus massif des chr•tiens de Beyrouth-Est et ‰ la r•sistance des int•gristes chiites. Aux traditionnels bombardements entre Beyrouth-Ouest et Beyrouth-Est. Selim Hoss a •t• nomm• Premier par int•rim. Le 1er juin. comme en a t•moign• la chute vertigineuse de la valeur de la livre libanaise qui est pass•e. compar•e au franc fran€ais. Le 4 mai 1987. le Premier ministre.EncyclopÄdie de l'Åtat du monde Liban 1986-1987 Nul n'aurait pu pr•voir que la guerre du Liban. Cette d•pr•ciation a •t• un d•sastre. la population de Beyrouth-Ouest a accueilli avec soulagement l'arriv•e de cette arm•e. se sont ajout•s les affrontements ‰ l'arme lourde. retour de combattants palestiniens ‰ Beyrouth-Ouest. fief des miliciens du Hezbollah soutenus par l'Iran. au moment de l'invasion isra•lienne. La crise libanaise juxtapose en fait plusieurs conflits •troitement imbriqu•s o‹ les renversements d'alliance entre milices sont devenus fr•quents. Le retour de la pax syriana est apparue fragile. d'autant plus que pour l'opinion internationale elle est devenue directement comptable du sort des otages.30 franc au d•but 1986. le pays a subi des interventions •trang†res souvent directes: entr•e de soldats syriens ‰ Beyrouth-Ouest. AndrÅ Bourgey Copyright (Ç) La DÄcouverte 2006 Page 1 sur 1 . politique et financi†re apport•e ‰ certaines milices: l'Iran soutient le mouvement Hezbollah et la Syrie soutient le mouvement chiite Amal. mŠme si l'Irak a apport• un appui financier et logistique aux miliciens du Hezbollah. Les affrontements de Beyrouth-Ouest. contr‡lant l'entr•e de tout v•hicule dans la m•tropole du Liban-Sud. et ‰ 0. car l'essentiel des produits consomm•s au Liban est import•. •taient •troitement li•s aux m•andres de la crise libanaise. A cela s'ajoute l'aide militaire. et les ing•rences •trang†res multiples. d•tenus par les extr•mistes chiites. Hormis une infime minorit• de privil•gi•s. a pr•sent• sa d•mission. En d•cembre 1986. surtout. mais les troupes de Hafez el-Assad ont •vit• d'entrer dans la banlieue sud chiite. ont entra•n• un retour massif de l'arm•e syrienne dans ce secteur le 22 f•vrier 1987. ont pu Štre enfin ravitaill•s. responsables de ces attentats. Malgr• la lib•ration en 1986 de cinq otages fran€ais. une vingtaine d'otages occidentaux restaient encore au Liban en avril 1987. de janvier 1986 ‰ avril 1987. ‰ Tripoli..05 franc au d•but 1987. Rachid Karam•. ouverte le 13 avril 1975. les combats entre milices libanaises ont •t• extrŠmement violents. L'arriv•e des Syriens dans Beyrouth-Ouest a permis de mettre fin ‰ la "guerre des camps": combattants et civils palestiniens. le nombre des ch‡meurs n'a cess• de cro•tre: aux effets de la crise libanaise s'est ajout• le retour massif de travailleurs libanais •migr•s dans les pays du Golfe victimes du contre-choc p•trolier. a fait plusieurs centaines de victimes. ils sont devenus une monnaie d'•change pour influencer l'orientation de la politique fran€aise et am•ricaine dans le conflit Irak-Iran. en particulier les "nouveaux riches de la guerre". qui ont conduit la France ‰ rapatrier.50 franc en 1984 ‰ 0.

dont le corps a •t• retrouv• le 1er mai 1988 au coeur de la montagne chr•tienne. alors qu'en 1983 il •tait l'•quivalent de 243 dollars. le dollar •tait stable autour de 365 livres. ‰ partir du 6 mai 1988. et de d•noncer l'ins•curit• qui r†gne partout au Liban. AndrÅ Bourgey Copyright (Ç) La DÄcouverte 2006 Page 1 sur 1 . Les r†glements de compte se sont aussi multipli•s dans le secteur chr•tien. puisque partisans de Yasser Arafat et dissidents du colonel Abou Moussa se sont affront•s dans les camps palestiniens au sud de Beyrouth en mai 1988. et le franc fran€ais s'•changeait autour de 65 livres. le salaire minimum mensuel •tait fix• ‰ 8 500 livres libanaises. apr†s de tr†s violents affrontements.EncyclopÄdie de l'Åtat du monde Liban 1987-1988 En 1987 et durant le premier semestre de 1988. Cette folle inflation li•e ‰ l'•croulement des taux de change a entra•n• un effondrement du pouvoir d'achat des salari•s. n'ont pas abouti au r•ajustement des salaires demand•. des n•gociations •taient entreprises avec T•h•ran. apr†s avoir d•pass• les 100 livres en octobre 1987. En janvier 1988. la monnaie se portait un peu mieux: d•but avril. d•cid•es par la Conf•d•ration g•n•rale des travailleurs libanais (CGTL) et suivies dans toutes les r•gions du pays. franchissant les fronti†res artificielles et insufflant un peu d'espoir. alors que les conditions de s•curit• demeuraient toujours tr†s incertaines dans la plupart des "territoires" qui composent d•sormais le pays. tout en h•sitant ‰ engager les combats contre les miliciens du Hezbollah. L'•lection d'un nouveau pr•sident de la R•publique en septembre 1988 a accru la tension dans le camp maronite. une v•ritable r•sistance active contre la violence et la d•sagr•gation du Liban s'est d•velopp•e. le Hezbollah a •t• •limin• du Liban sud. En mŠme temps. Le Hezbollah a ripost• dans la banlieue sud de Beyrouth. Au printemps 1988. L'indice des prix. peuvent y •chapper. victimes de la guerre. Damas a investi en force la banlieue sud. les Libanais ont souffert en 1987 de l'effondrement de l'•conomie. La perte de l'influence du Hezbollah dans les r•gions frontali†res avec Israˆl a •t• un revers pour l'Iran qui avait investi beaucoup d'argent pour s•duire les chiites de cette r•gion du Liban. la livre libanaise a enregistr• une chute vertigineuse en 1987. Ainsi. ‰ savoir les int•gristes pro-iraniens du Hezbollah et les miliciens pro-syriens d'Amal. En avril 1988. le cours du dollar s'•tablissait ‰ 455 livres fin 1987. le 16 mai. opposant les milices des Forces libanaises. soit environ 15 dollars. c'est-‰-dire ceux qui disposent d'un revenu en devises •trang†res ou qui b•n•ficient des envois d'argent d'un parent •migr•. son principal alli• sur la sc†ne libanaise. qui avait augment• de 226% de janvier 1986 ‰ janvier 1987. Une guerre tr†s meurtri†re a abouti ‰ l'•limination des miliciens d'Amal de cette banlieue et a fait fuir 80% de la population locale. Devant cette dramatique crise socio-•conomique aggrav•e encore par l'anarchie et l'ins•curit•. L'assassinat d'un •vŠque. alors que la "guerre des camps" qui opposait les chiites d'Amal aux Palestiniens depuis mai 1985 avait pris fin au d•but de 1988. Seuls les Libanais "dollaris•s". l'arm•e ou les partisans du pr•sident Amine Gemayel. ont travers• le Liban du nord au sud. Plus encore que de l'anarchie et de l'ins•curit•. a "flamb•" grimpant de 721% de janvier 1987 ‰ janvier 1988. la situation •conomique et financi†re du Liban a continu• de se d•grader. Jamais la mis†re n'a •t• aussi grande au Liban. Par rapport aux monnaies •trang†res. Les Palestiniens ont aussi connu des combats intracommunautaires. La Marche des handicap•s pour la paix et le respect des droits de l'homme en a •t• une illustration: 56 handicap•s de toutes les confessions. Ne pouvant laisser humilier Amal. Les combats les plus meurtriers ont oppos• les milices chiites entre elles. Les diff•rentes gr†ves g•n•rales. contre 87 en janvier 1987 (et 655 le 29 octobre 1987). a •t• l'occasion pour les responsables de l'ƒglise maronite de mettre en cause le comportement de la milice chr•tienne des Forces libanaises. du 1er au 15 octobre 1987.

La victime •tait le symbole de la coexistence islamo-chr•tienne. l'•tablissement d'un fragile cessez-le-feu. avait •t• pr•c•d•e par une p•riode de plusieurs mois d'une "fausse paix" marqu•e par de nombreux attentats ‰ la voiture pi•g•e. Il sera rompu ‰ plusieurs reprises. sauf pour les Libanais "dollaris•s". d•put• maronite du Akkar. Les ƒtats-Unis et la Syrie avaient propos• un candidat de compromis: Michaˆl Daher. le mufti de la R•publique. en avril 1985. les interventions ext•rieures ont beaucoup contribu• ‰ aggraver la situation. c'est-‰-dire ceux qui disposent d'un revenu en devises •trang†res ou qui b•n•ficient des envois d'argent d'un parent •migr•. contrairement aux communaut•s maronite. quelques minutes avant la fin du mandat pr•sidentiel. Les combats du printemps 1989 se sont inscrits dans un contexte de grave crise institutionnelle. Non seulement le Liban n'avait plus de pr•sident. qui avait d•j‰ perdu Rachid Karam• tu• dans un h•licopt†re pi•g• en juin 1987. Cette mort a litt•ralement d•capit• la communaut• sunnite. Au cours d'une trŠve le 16 mai 1989. pr•sid• par le sunnite Selim el-Hoss (qui avait •t• choisi par Amine Gemayel apr†s l'assassinat en juin 1987 du Premier ministre Rachid Karam•). mais il s'est retrouv• avec deux gouvernements: l'un pro-syrien ‰ majorit• musulmane. comme en a t•moign• l'effondrement de la monnaie nationale.EncyclopÄdie de l'Åtat du monde Liban 1988-1989 Le 14 mars 1989. et elle a accentu• le d•sarroi d'une communaut• qui depuis l'•crasement des mourabitoun. Pour la premi†re fois de son histoire. la plus haute personnalit• religieuse sunnite du Liban. la bataille interpalestinienne dans le camp de Borj-Brajneh en juillet 1988 et l'•preuve de force entre l'arm•e du g•n•ral Aoun et les milices des Forces libanaises de Samir Geagea pour le contr‡le du camp chr•tien. mŠme avant. de nombreuses tractations avaient eu lieu pour essayer d'obtenir un accord sur le nom d'un candidat capable de recueillir la majorit• des suffrages des d•put•s. La violence des bombardements respectifs sur les "deux" Beyrouth a suscit• une intervention humanitaire de la France. l'•conomie libanaise •tait tr†s malade. L'intervention politique de la Ligue arabe. Cheikh Hassan Khaled a •t• assassin•. Comme toujours au Liban. Jamais la mis†re n'avait •t• aussi grande. Mais. depuis de nombreuses ann•es. La majorit• des d•put•s du camp chr•tien s'est oppos•e ‰ ce choix. Ainsi •tait "officialis•" l'•clatement du Liban. AndrÅ Bourgey Copyright (Ç) La DÄcouverte 2006 Page 1 sur 1 . ne dispose plus d'aucune milice arm•e. d'abord lente ‰ se mettre en route en raison des rivalit•s ‰ l'int•rieur du monde arabe a permis. commandant en chef de l'arm•e. l'autre uniquement chr•tien dirig• par le g•n•ral Michel Aoun. Le 22 septembre 1988 avait pris fin le mandat du pr•sident Amine Gemayel. Depuis le 14 mars 1989. le 15 f•vrier 1989. La fin de la guerre du Golfe en aoŽt 1988 a eu aussit‡t des prolongements au Liban: l'Irak voudrait que la Syrie y connaisse un •chec et fournit depuis septembre 1988 des quantit•s consid•rables d'armes de gros calibre au camp chr•tien. Les troupes syriennes et isra•liennes sont pr•sentes au Liban. l'escalade suicidaire du printemps 1989. Dans les semaines qui avaient pr•c•d•. Deux mois plus tard. la paralysie des activit•s •conomiques est totale. d•clench•e par le g•n•ral Michel Aoun qui annon€ait le 14 mars 1989 le "d•but d'une guerre de lib•ration contre l'occupation syrienne". de tr†s violents bombardements entre les deux secteurs de Beyrouth ont •t• le point de d•part d'une nouvelle •tape dramatique dans la crise libanaise. avec la reprise g•n•ralis•e des bombardements. des combats entre miliciens chiites d'Amal et Hezbollah en 1988 et d•but 1989. le Liban n'allait plus avoir de pr•sident de la R•publique. chiite ou druze. nomm• ‰ la tŠte de ce gouvernement par Amine Gemayel. le 28 avril 1989.

les d•put•s vot†rent. s'•tait constitu• ‰ Beyrouth-Ouest. Au fil du temps. En ayant termin• dans sa guerre avec l'Iran. Alg•rie. Aiguillonn• par l'opposition de droite et un groupe d'intellectuels. Aoun est apparu comme le symbole populiste de l'irr•dentisme chr•tien. Aoun. en particulier en "pays chr•tien". En France. La "guerre des chr•tiens" d•marra sur une large •chelle. Mais cette entreprise militairement hasardeuse fut contrecarr•e par des pressions internationales. fut •lu ‰ son tour. Cette convergence aboutit ‰ la r•union de Taef. notamment fran€aises. arriv• ‰ la fin de son mandat sans que le Parlement ait pu lui •lire un successeur. adversaire traditionnel de la Syrie. en organisant l'•lection d'un nouveau pr•sident de la R•publique. d•put• de Zghorta (Nord). le Nord restant entre les mains des miliciens. Mais celui-ci fut assassin• le 22. Aux ƒtats-Unis. Elle fut aussi marqu•e par l'•mergence d'un consensus arabe et international sans pr•c•dent (accord de Taef le 22 octobre 1989). Le 22 septembre 1988. ce document l•gitimait la pr•sence. Ses promoteurs essay†rent de donner ‰ ce "document d'entente nationale" une concr•tisation imm•diate. L'accord de Taef La Ligue arabe et la communaut• internationale finirent par s'en •mouvoir. le 22 octobre. fonction qui conf†re. M. De part et d'autre. l'Irak.EncyclopÄdie de l'Åtat du monde Liban 1989-1990 La destruction du "pays chrÅtien" Dans l'histoire de la guerre du Liban. selon la Constitution. une partie •tant fid†le au gouvernement Hoss. des dizaines de milliers de manifestants camp†rent autour du palais pr•sidentiel de Baabda pour lui apporter leur soutien. en Arabie saoudite. Dirig•s en principe contre l'arm•e syrienne. d•cid• ‰ devenir le seul ma•tre du "pays chr•tien". pr•sid• par Selim el-Hoss et soutenu par la Syrie. le nouveau pr•sident Hraoui mena€a de r•duire la "r•bellion" par la force des armes. Soutenu par les Syriens. le g•n•ral chr•tien Michel Aoun. Aux salves d'artillerie partant du "pays chr•tien" r•pondaient celles de l'arm•e syrienne et de ses alli•s libanais. Le 14 mars. dans une caserne contr‡l•e par l'arm•e syrienne. des forces syriennes. Le g•n•ral Aoun d•non€a ces •lections. sign†rent. dont 35 000 hommes occupent les deux tiers du pays. Le g•n•ral Aoun rejeta aussit‡t cet accord et accusa de trahison ceux qui l'avaient sign•. se bornant ‰ pr•voir leur red•ploiement au terme d'un d•lai de deux ans. les bombardements gagn†rent en intensit•. La "guerre des chrÅtiens" Le 31 janvier. stipulait un •largissement du Parlement et un r••quilibrage du pouvoir institutionnel au profit des musulmans. qui gard†rent aussi des poches importantes ‰ Beyrouth-Est et dans sa Copyright (Ç) La DÄcouverte 2006 Page 1 sur 2 . les pouvoirs d'un pr•sident par int•rim. le g•n•ral Aoun apparut comme le champion d'un Liban ind•pendant luttant contre l'occupant. aida le g•n•ral Aoun. le gouvernement fran€ais mena une politique d•licate: aider toutes les communaut•s du Liban et soulager en mŠme temps le "pays chr•tien". les pays arabes d•l•gu†rent ‰ un triumvirat (Arabie saoudite. Mais surtout. les Libanais retrouv†rent le chemin des abris. d•put• de Zahl• (plaine centrale de la B•kaa). un "document d'entente nationale" qui r•affirmait le principe de l'unit• et de l'ind•pendance du Liban . Mais jamais les bombardements n'avaient •t• aussi violents ni aussi longs. L'Union sovi•tique poussa ‰ l'apaisement. se consid•rant comme seule autorit• l•gitime de la R•publique. le 5 novembre. De leur c‡t•. Aoun comme un dangereux aventurier.. l'ann•e 1989 restera comme celle de la destruction du "pays chr•tien" (10% du pays environ). soumis ‰ la pression de la communaut• arabe et mondiale. Mais un autre cabinet. proclama la "guerre de lib•ration nationale" contre l'arm•e syrienne. d•truisant son infrastructure et •croulant les maisons. L'arm•e libanaise •tait elle aussi divis•e. r•ussit (6 f•vrier) ‰ enfoncer le front de ses adversaires et ‰ diviser le "pays chr•tien" en deux. Elias Hraoui. Le 24. Aoun chef du gouvernement. R•unis ‰ Qleiat. A son appel. visant ‰ mettre un terme ‰ la guerre en reconnaissant ‰ la Syrie une relative tutelle sur le pays. o‹ les d•put•s libanais. au nord du pays. les obus tir•s ‰ partir du "pays chr•tien" tombaient eux aussi sur des quartiers r•sidentiels. pour Ren• Moawad. La situation pourrissait. M. le pr•sident Amine G•mayel avait en effet nomm• M. Maroc) une mission de bons offices. qualifi•e de "fraternelle". le conflit latent entre l'arm•e du g•n•ral Aoun et les Forces libanaises de Samir Geagea rebondissait.. relativement •pargn• depuis le d•but du conflit (13 avril 1975). soulignait l'appartenance du pays au monde arabe et son hostilit• ‰ l'occupation isra•lienne (Israˆl contr‡le une bande frontali†re qui repr•sente 10% du territoire environ) . Les forces ob•issant au g•n•ral Aoun et la milice de Samir Geagea suspendirent la bataille qu'elles se livraient pour le contr‡le du "pays chr•tien" au moment du d•clenchement de la guerre contre l'"occupant syrien". chef de l'un des deux gouvernements libanais rivaux. Un blocus fut impos• au "pays chr•tien". Isol• sur le plan international. l'administration Bush •tait convaincue qu'une tutelle syrienne sur le Liban •tait la seule solution et consid•rait M.

L'arm•e du g•n•ral Aoun •tait plus puissante. Samir Geagea annon€a son acceptation de l'accord de Taef. Le 3 avril. mais ses possibilit•s d'intervention sont plus limit•es qu'avant. la Syrie ne vit pas d'un tr†s bon oeil le ralliement de Samir Geagea. le Hezbollah pro-iranien. Deux mois durant. Mais ce n'•tait pas la fin de la guerre pour autant. la Syrie fit donc en sorte que le conflit puisse se poursuivre en fournissant carburants et munitions ‰ son ennemi jur• d'hier.‰ Beyrouth-Ouest. Dans un de ces retournements d'alliances dont elle est coutumi†re. les seuls opposants sont le g•n•ral Aoun et. le g•n•ral Aoun. Sur le plan int•rieur.EncyclopÄdie de l'Åtat du monde banlieue. N•anmoins. les trŠves fragiles altern†rent avec les d•luges de feu. Sur le plan r•gional. il se rangea sous la banni†re de la "l•galit•" incarn•e par le pr•sident Hraoui et invita ce dernier ‰ venir prendre possession des casernes situ•es dans le territoire contr‡l• par les Forces libanaises.et bon accueil . la plupart des forces qui contr‡lent le territoire libanais semblaient d'accord pour la premi†re fois sur une solution qui devait pouvoir assurer la paix. qui donnait quelque consistance ‰ la "l•galit•" du pr•sident Hraoui. Israˆl combat cette issue. Hraoui accepta. mais elle allait s'affaiblir progressivement. La r•sistance de la milice •tait telle que le g•n•ral finit par r•aliser qu'une victoire militaire totale •tait impossible. SÅlim Nassib Copyright (Ç) La DÄcouverte 2006 Page 2 sur 2 . Dans la foul•e. Le g•n•ral Aoun se retrouva plus isol• que jamais. dans le camp d'en face. La "guerre des chr•tiens" a pouss• quelque 150 000 d'entre eux ‰ trouver refuge . Satisfaite de l'affaiblissement g•n•ral du "pays chr•tien". au prix d'une tutelle syrienne quelque peu contrebalanc•e par la communaut• arabe et internationale. L'irr•dentisme chr•tien avait perdu id•ologiquement la bataille. La guerre fit pr†s de 900 victimes.

D•but juillet 1991. ainsi que sa femme et deux de ses enfants. une "contre". D†s novembre 1990. La tutelle syrienne sur le Liban est incontestable. ma•tre d'une partie des r•gions chr•tiennes. de remettre une partie de leur armement ‰ l'arm•e qui •tendra son contr‡le sur le pays (30 avril 1991). Par ailleurs. De nombreuses exactions •taient commises par l'arm•e syrienne. Ce trait• aura •t• l'aboutissement des accords de Taˆf du 22 octobre 1989. de coop•ration et de coordination" entre le Liban et la Syrie a •t• officiellement sign• le 22 mai 1991. Il a aussi permis d'envisager la reconstruction de la capitale libanaise. Le 21 septembre 1990. Les principales milices accepteront. Le 27 mai 1991. non sans quelques r•ticences. le pr•sident libanais Elias Hraoui avait d•j‰ promulgu• des amendements constitutionnels r••quilibrant le pouvoir en faveur des musulmans. •tait assassin•. AndrÅ Bourgey Copyright (Ç) La DÄcouverte 2006 Page 1 sur 1 . les forces gouvernementales libanaises soutenues par l'arm•e syrienne prenaient le contr‡le du r•duit chr•tien de Beyrouth-Est. Elle a empŠch• l'arriv•e massive des Palestiniens devenus ind•sirables dans de nombreux pays du Golfe ‰ cause du soutien apport• par l'OLP ‰ Saddam Hussein dans la crise du Golfe cons•cutive ‰ l'invasion du Kowe‘t. les milices acceptaient de se retirer de Beyrouth et de ses banlieues. ‰ Damas. qui a officialis• le r‡le pr•pond•rant de la Syrie au Liban et suscit• d'importantes r•serves dans la camp chr•tien (abstention des d•put•s phalangistes). le Parlement libanais (46 voix "pour". et une dizaine d'abstentions) et le Parlement syrien (‰ l'unanimit•) ratifiaient ce trait•. les conditions de s•curit• ‰ Beyrouth et dans la plupart des r•gions libanaises se sont beaucoup am•lior•es. tandis que le g•n•ral Aoun se r•fugiait ‰ l'ambassade de France. Le processus de r•unification du Liban allait Štre confirm• le 24 d•cembre 1990 avec la formation d'un gouvernement d'union nationale dirig• par Omar Karam•. a permis une reprise •conomique. s'opposait toujours aux accords de Taˆf. le 21 octobre 1990. et de la r•gion de Tyr. entre les deux chefs d'ƒtat. l'arm•e gouvernementale a repris le contr‡le du secteur de Sa‘da qui •tait le dernier point d'appui militaire de la r•sistance palestinienne au Liban. Dany Chamoun. L'ƒtat libanais pouvait bient‡t affirmer son autorit• sur le "Grand Beyrouth" en s'appuyant sur l'arm•e libanaise et sur l'arm•e syrienne. Le 13 octobre 1990. et incontestablement am•lior• les conditions de vie des Libanais.EncyclopÄdie de l'Åtat du monde Liban 1990-1991 Un trait• de "fraternit•. Par la suite. o‹ il se trouvait encore en juillet 1991. Mais le g•n•ral Michel Aoun. Le retour de la paix. chef de file politique du mouvement de soutien au g•n•ral Aoun. ‰ partir de l'automne 1990.

form• le 16 mai 1992. L'escalade de la violence dans le sud du pays durant les dix derniers jours de mai 1992 a fait craindre ‰ certains un affrontement syro-isra•lien. A partir de f•vrier 1992. Or. et l'organisation d'•lections l•gislatives durant l'•t• 1992. ruin• par quinze ans de guerre civile. ‰ la suite de manifestations tr†s violentes d•non€ant dans toutes les villes du pays le marasme •conomique et social. Dans ce contexte de crise •conomique sans pr•c•dent et de tension dans le Sud. les prix n'ont cess• d'augmenter et de nombreuses familles se sont trouv•es incapables de payer les frais de scolarit• de leurs enfants. sous la tutelle syrienne. Le marasme •conomique s'est aussi traduit par l'effondrement de la livre libanaise. en juillet 1992 le dollar •tait •chang• contre un peu plus de 2 000 livres libanaises. mais. les attaques des miliciens int•gristes chiites du Hezbollah contre Israˆl ont entra•n• des ripostes de plus en plus violentes de la part de l'arm•e isra•lienne. AndrÅ Bourgey Copyright (Ç) La DÄcouverte 2006 Page 1 sur 1 .ne sont pas revenus au pays pour financer le redressement du pays. le gouvernement d'Omar Karam• a •t• contraint de d•missionner. alors que la situation politique. Le mois de mai 1992 a illustr• cette d•gradation g•n•rale. D•j‰. d'autant plus que le retrait des troupes syriennes (ou du moins leur repli sur plaine de la Bekaa) pr•vu par les accords de Taˆf pour octobre 1992 apparaissait encore tr†s hypoth•tique ‰ la mi-1992. soutenue par la banque centrale du Liban jusqu'au 19 f•vrier 1992. n'a cess• de se d•t•riorer. obtint le 29 mai 1992 la confiance du Parlement. Le nouveau gouvernement de Rachid Solh. ou l'achat de m•dicaments en cas de maladie.5 livres libanaises). interne et r•gionale. Ce nouveau gouvernement allait devoir s'attaquer ‰ trois probl†mes essentiels: la crise •conomique et sociale. avec 76 voix contre 5 et 3 abstentions. les •lections l•gislatives annonc•es pour l'•t• 1992 •taient contest•es par beaucoup de chr•tiens. la corruption de l'administration et l'incapacit• du gouvernement. le plus souvent. la tension croissante dans le sud du pays. Alors qu'au d•but de l'ann•e 1992 le dollar valait 879 livres libanaises (en 1975 il repr•sentait 2. les victimes ont •t• civiles. le 16 f•vrier. L'aide •trang†re annonc•e par les accords de Taef (octobre 1989) ne s'est pas concr•tis•e et les capitaux libanais plac•s ‰ l'•tranger .EncyclopÄdie de l'Åtat du monde Liban 1991-1992 Le Liban conna•t une crise •conomique et sociale d'une extrŠme gravit•. le chef du Hezbollah avait •t• tu•. Le 6 mai 1992.estim•s ‰ au moins 20 milliards de dollars .

(bilan apr†s quelques jours: des dizaines de morts et l'exode de plus de 200 000 Libanais).EncyclopÄdie de l'Åtat du monde Liban 1992-1993 Fort de l'adoption par les d•put•s. et ‰ l'obtention de cr•dits et de dons de l'•tranger. Apr†s la mort de cinq de ses soldats. Israˆl a lanc•. Les op•rations •lectorales men•es sous l'•gide de la Syrie et dans la quasi-indiff•rence internationale . le gouvernement de Rachid Solh a organis• l'•lection de 128 nouveaux d•put•s en quatre •tapes. ‰ partir du 25 juillet. d'accueillir les 415 Palestiniens bannis par Israˆl.hormis une protestation fran€aise . en particulier des •migr•s libanais. Les manipulations ont assur• l'entr•e en nombre des pro-syriens au Parlement. les attaques ‰ la roquette par le Hezbollah et des organisations palestiniennes pro-syriennes contre la "bande de s•curit•" et la Haute Galil•e isra•lienne se sont multipli•es. Il a donn• la priorit• ‰ la reconstruction de Beyrouth.ont •t• entach•es de nombreuses irr•gularit•s. entre le 23 aoŽt et le 11 octobre 1992. le 18 d•cembre 1992. d'une loi •lectorale taill•e pour la circonstance. ayant refus•. Au Sud. Le millionnaire libano-saoudien •tait un nouveau venu sur la sc†ne politique. moiti• d'anciens chefs de milice. dans la Bekaa et contre le camp palestinien de Beddaoui . au retour des d•plac•s. b•n•ficiant de protections saoudiennes. A partir du 8 juillet 1993. la tension est mont•e en octobre 1992 dans la "bande de s•curit•" occup•e par Israˆl. plus de cent raids au Sud jusqu'‰ Sa‘da. est apparue disposer d'une l•gitimit• tr†s faible aupr†s de la population. en particulier dans les milieux chr•tiens. ‰ sa pr•sidence. la milice pro-isra•lienne. Rafiq Hariri a remplac• au poste de Premier ministre R. ‰ la suite d'attaques de la R•sistance islamique contre des positions de l'Arm•e du Liban Sud (ALS). 70% officiellement. le 16 juillet 1992. Trois semaines apr†s les •lections. au soutien de la livre libanaise. tandis que les islamistes obtenaient 12 si†ges: 8 pour le Hezbollah chiite pro-iranien et 4 pour la Jam’'a isl’miyya sunnite. Ñlizabeth Picard Copyright (Ç) La DÄcouverte 2006 Page 1 sur 1 . a port• le taux d'abstention ‰ 85% selon l'opposition. Son gouvernement a •t• constitu• pour moiti• d'hommes d'affaires de son entourage. la crise de confiance. Le boycottage recommand• par la plupart des leaders chr•tiens et par certains sunnites. qui a •lu le 20 octobre Nabih Berri. Le gouvernement. chef de l'ancienne milice chiite Amal. La Chambre. les a cantonn•s ‰ Marj al-Zohour.Tripoli . et la pesanteur de l'influence syrienne ont paralys• la d•tente •conomique. En outre. d•missionnaire. Mais les organisations multilat•rales ont refus• de relancer l'aide ‰ l'ƒtat libanais en raison de l'ampleur de son d•ficit budg•taire et du peu d'empressement aupr†s du Liban des investisseurs nationaux. Stohl.

a •t• r•prim•e par l'arm•e. Le Conseil du d•veloppement et de la reconstruction a lanc• des appels d'offre pour des grands travaux . Le 27 f•vrier 1994. et il a •t• interdit. parti chr•tien dissous la veille. Dans les communaut•s chr•tiennes. La balance des paiements s'est redress•e gr’ce ‰ des transferts de l'•tranger d'une valeur de 6. le 21 avril. conclu le 13 septembre 1993. le chef des Forces libanaises. Samir Geagea •tait arrŠt• (avec 150 de ses partisans) et inculp• le 13 juin. Ñlizabeth Picard Copyright (Ç) La DÄcouverte 2006 Page 1 sur 1 . frapp•s par la censure ‰ partir du 11 mai 1993 (fermeture du quotidien Nida al-Watan). en novembre 1993. Contr‡les et arrestations se sont multipli•s dans tout le pays. Une vaste manifestation organis•e par le Hezbollah chiite contre l'accord palestino-isra•lien dit "Gaza-Jericho d'abord". a•roport et chemin de fer c‡tier. Treize attentats contre des religieux ou des lieux de culte ont •t• d•nombr•s dans l'ann•e qui a suivi l'attaque manqu•e par des membres de la Jama'a a islamiyya (sunnite) ‰ Balamand. Malgr• une visite •clair du secr•taire d'ƒtat am•ricain Warren Christopher le 4 aoŽt 1993. faisant 9 morts et 30 bless•s.EncyclopÄdie de l'Åtat du monde Liban 1993-1994 La relance •conomique attendue trois ans durant s'est esquiss•e sur fond de crise politique. Les m•dias. le calme a pr•valu dans la perspective d'un accord de paix. pro-isra•lienne) en d•cembre 1993. la frustration s'est doubl•e d'un sentiment d'ins•curit•. le 23 juin 1993. le 23 mars 1994. Une am•lioration s'est fait sentir dans les secteurs du tourisme et de l'immobilier. domin•s par les investisseurs priv•s. La sc†ne politique a •t•. aux radios et t•l•vision d'organiser des •missions politiques.5 milliards de dollars. Lors de la mise en oeuvre de la r•forme administrative. les anciennes milices ont interf•r• dans l'•puration de la fonction publique. Apr†s les attaques du Hezbollah contre l'Arm•e du Liban-Sud (ALS. enfin. l'avenir du pays est rest• d•pendant de la strat•gie syrienne envers Israˆl.t•l•phone. une scission intervenait au sein de la Conf•d•ration g•n•rale des travailleurs du Liban dont le pr•sident Antoine B•chara refusait de n•gocier avec le ministre du Travail Abdallah el-Amine jusqu'‰ l'intervention d'une m•diation syrienne une semaine plus tard. quant ‰ elle. marqu•e par des critiques g•n•ralis•es contre l'autoritarisme et le n•potisme du r•gime. Le 14 f•vrier 1994. Le 14 juillet 1994 est intervenu un vote au Parlement en faveur de la lev•e de cette interdiction. une explosion dans une •glise de Zouk Mikaˆl a fait 10 morts et 50 bless•s. autoroute Beyrouth-Damas. se sont vus menac•s par un projet de loi de s•v†res restrictions ‰ la libert• d'expression. alors que le 11 mars 1994 le Parlement supprimait les circonstances att•nuantes dans l'application de la peine de mort pour crime politique. Le gouvernement de Rafiq Harari n'a pu combler un lourd d•ficit budg•taire (350 millions de dollars) malgr• sa reprise en main des douanes et des imp‡ts.

le pr•sident Elias Hraoui a r•pondu positivement. Tout au long du proc†s de Samir Geagea (inculp•. Le Premier ministre (sunnite) Rafiq Hariri. il a offert sa d•mission. Par trois fois. le gouvernement ne masquait plus ses dissensions politiques internes. Ainsi. les accusations de corruption et les scandales financiers se sont multipli•s au sein de la classe politique.. en vigueur depuis le 23 mars 1994. Le Plan 2000. s'est par l‰ mŠme trouv• au coeur d'une controverse politique. Maintenu "sous perfusion" par la volont• de la Syrie qui exerce une tutelle sur le pays. et ‰ nouveau ‰ partir du 31 mars 1995. dont les victimes •taient surtout civiles. pour Štre d•menti cinq jours plus tard par le ministre des Affaires •trang†res. le 14 juillet 1994. ‰ une offre isra•lienne de paix s•par•e. son gendre Far†s Bouez. l'ƒtat a •mis un emprunt en euroobligations qui a rapport• plus de 300 millions de dollars fin 1994. puis le 19 mai 1995.EncyclopÄdie de l'Åtat du monde Liban 1994-1995 Cinq ans apr†s la fin de la guerre. le Liban-Sud a v•cu au rythme d'une guerre d'usure et de bombardements. Pour •viter une augmentation plus alarmante de la dette publique et drainer une partie des 40 milliards de dollars d•tenus ‰ l'•tranger par des Libanais. le 16 juin 1994. le 21 octobre 1990) et de membres de sa milice dissoute.. est apparue au grand jour lorsque ce dernier a obtenu des d•put•s. Avec le refus de l'installation d•finitive des r•fugi•s palestiniens. le 7 mai et le 1er d•cembre 1994. la reconstruction du Liban a pris une vitesse de croisi†re. le pr•sident (chiite) du Parlement. Chaque fois. la lev•e de l'interdiction de radiodiffuser des informations politiques. l'intensification de la gu•rilla anti-isra•lienne par des militants palestiniens oppos•s ‰ l'accord de paix et par des chiites de R•sistance islamique a fait ressortir la fragilit• du pays sur le plan r•gional: du 3 avril au 24 octobre 1994. dont l'immense fortune et la client†le politique n'avaient pas •t• •trang†res ‰ la reprise •conomique. les Forces libanaises jusqu'‰ sa condamnation ‰ perp•tuit• le 25 juin 1995. les dirigeants syriens ont su le convaincre de rester ‰ la tŠte du gouvernement. ‰ la demande des ƒtats-Unis. pour l'assassinat du pr•sident du Parti national lib•ral Dany Chamoun. les tensions. par lequel le gouvernement pr•voyait 12 milliards de dollars d'investissement en infrastructures. Mais sa m•sentente avec Nabih Berri. a •t• adopt• avec quelques modifications le 5 mai 1994. au moins jusqu'aux pr•sidentielles fix•es ‰ novembre 1995. Ñlizabeth Picard Copyright (Ç) La DÄcouverte 2006 Page 1 sur 1 . le 29 octobre 1994.

le gouvernement •tait r•prouv• pour son impuissance ‰ recouvrer la souverainet• du pays. elle restait fragile: l'inflation •tait de 6 %. l'op•ration isra•lienne Raisins de la col•re (bombardements a•riens. Israˆl. qui fonctionne selon la r†gle de l'unanimit• (25 juillet 1996) mais est rest• muet sur la zone occup•e. nombreux s•jours du Premier ministre Rafic Hariri ‰ Paris. pr†s de Tyr. qui appelait ‰ l'•vacuation de toutes les forces •trang†res du pays. La trŠve et l'accord provisoire conclus le 26 avril ont •t• n•goci•s concurremment par les ministres des Affaires •trang†res fran€ais et am•ricain. Elle a provoqu• des destructions •conomiques jusqu'aux environs de Beyrouth (deux relais •lectriques et la route c‡ti†re). adoption le 7 juillet 1996 d'une Loi •lectorale faisant exception pour le mont Liban et campagne confuse en vue des l•gislatives (18 aoŽt-1er septembre 1996). dans le Sud et dans la plaine de la Bekaa. dans la zone dite de s•curit• occup•e par Israˆl (950 km”). les tirs du Hezbollah ont fait deux bless•s ‰ Kiryat Shmoneh le 11 avril. maritimes et terrestres) entendait d•truire les bases du mouvement islamiste et faire r•agir le gouvernement libanais. le 17 janvier 1996. Imm•diatement d•clench•e. le Liban a continu• de subir les effets de la guerre opposant l'arm•e isra•lienne au Hezbollah (chiite). qui ont tu• 102 civils libanais. La protestation syndicale a rejoint l'opposition politique dans une gr†ve g•n•rale le 29 f•vrier 1996. le 18 avril. controverse autour du texte final du synode de l'ƒglise catholique le 14 d•cembre 1995. A trois mois des l•gislatives isra•liennes. Apr†s une accalmie. Si la situation financi†re et •co-nomique a •t• positive avec une balance exc•dentaire et une croissance annuelle du PIB de 9 % en 1995. L'arrangement a pr•vu le retour au statu quo ante et la cr•ation d'un groupe de surveillance du cessez-le-feu (ƒtats-Unis. en seize jours. et visite officielle du pr•sident fran€ais Jacques Chirac ‰ Beyrouth (4-6 avril 1996). et apr†s le sommet antiterroriste international de Charm el-Cheikh du 13 mars 1996. auquel le Liban (comme la Syrie) a refus• de participer.les unes et les autres en violation de l'accord n•goci• par les ƒtatsUnis en juillet 1993. les tirs entre l'arm•e isra•lienne et le Hezbollah ont repris le 12 mai. Herv• de Charette et Warren Christopher. ont touch• des civils et entra•n• en riposte des tirs de roquettes du Hezbollah contre des agglom•rations du nord d'Israˆl . les 542 millions de dollars de bons du Tr•sor ont •t• souscrits en octobre 1995 ‰ 60 % par des non-r•sidents. Selon un rapport du secr•tariat des Nations unies. d'un protocole financier d'un milliard FF pour 1996. Elle n'a pas suffi ‰ dynamiser une vie politique paralys•e par les d•saccords et domin•e par les diktats du voisin syrien: approbation le 18 octobre 1995 par 110 d•put•s (sur 128) de la reconduction du mandat du pr•sident Elias Hraoui pour trois ans. de 20 combattants du Hezbollah et de 179 civils (plus 400 bless•s). l'exode de 400 000 habitants de trois villes (dont Sa‘da) et de 90 villages du Sud. Les attaques de ce mouvement de "r•sistance islamique". Autant que pour sa n•gligence envers les probl†mes sociaux. milice pro-isra•lienne) et contre Tsahal (l'arm•e isra•lienne) ont fait 22 victimes dans les rangs isra•liens en 1995. les tirs d'obus sur le camp de la Force int•rimaire des Nations unies ‰ Cana. ainsi que la mort. rendu public le 3 mai suivant et contest• par Israˆl. Liban et Syrie). Ñlizabeth Picard Copyright (Ç) La DÄcouverte 2006 Page 1 sur 1 . France. •taient d•lib•r•s. L'implication de Paris dans le probl†me du Sud-Liban s'est faite dans un contexte de r•activation des relations franco-libanaises: signature. contre l'arm•e du Liban-Sud (ALS. face ‰ laquelle l'arm•e a impos• le couvre-feu. suppos•es abriter les combattants. soutenu par la Syrie et l'Iran. le "syst†me Hariri" privil•giant les activit•s du tertiaire aux d•pens de l'industrie et d'une agriculture ruin•e.EncyclopÄdie de l'Åtat du monde Liban 1995-1996 Maintenu ‰ l'•cart du processus de paix isra•lo-arabe. Les repr•sailles isra•liennes contre les agglom•rations chiites.

en faveur d'un r‡le pr•sidentiel plus actif dans la proc•dure l•gislative. notamment dans la r•gion de Jezzine). morcel•e en mini-circonscriptions afin de permettre au chef druze Walid Jumblatt de b•n•ficier d'une base communautaire homog†ne. a promis une aide de 3 milliards de dollars. r•alis•es par •tapes du 18 aoŽt au 8 septembre 1996. En dehors de la sc†ne politique institutionnelle. en bombardant des villages libanais soup€onn•s d'abriter des combattants du Hezbollah. mŠme si sa croissance a ralenti en 1996 (7 %. en d•cembre 1996 ). pour la premi†re fois. peu apr†s. le 20 f•vrier 1997. qui ‡terait ‰ la Syrie son principal moyen de pression pour r•cup•rer le Golan. MŠme si le scrutin a •t• entach• de nombreuses irr•gularit•s. en assurant un Parlement encore plus docile aux diff•rents p‡les du pouvoir: la "tro‘ka" compos•e du pr•sident de la R•publique ƒlias Hraoui. le pouvoir a su refaire son unit• pour entraver toute vell•it• de mobilisation (politique de division du mouvement syndical. le Comit• de surveillance (compos• de la Syrie. lors de sa visite au Liban (1011 mai 1997). Ce succ†s •lectoral n'a pas empŠch•. Tout en appelant au dialogue intercommunautaire. l'opposition chr•tienne s'est divis•e au sujet de la nouvelle loi •lectorale qui am•nageait un r•gime d'exception dans sa r•gion-fief du Mont-Liban. arrestation dans les milieux de l'opposition apr†s des tirs sur un minibus syrien. l'ƒtat h•breu pour avoir transgress• l'accord du 16 avril 1996 (interdisant de prendre pour cible des civils). le client•lisme d'ƒtat a pu fonctionner avec une certaine efficacit• comme l'a indiqu• le taux de participation (40 % environ) tr†s sup•rieur ‰ celui de 1992 (autour de 20 %). ce dernier refusant avec col†re les modifications constitutionnelles propos•es par le pr•sident le 24 novembre 1996. le pr•sident du Parlement. le pape a r•affirm• la n•cessit• d'un retrait de toutes les forces arm•es "isra•liennes et non libanaises" (allusion aux forces syriennes) du territoire national. a interpr•t• la reprise du projet d'•lections municipales comme une initiative visant ‰ r•duire son influence dans le Sud (en l'exposant ‰ la concurrence de l'organisation chiite rivale du Hezbollah). Berri et. Au niveau r•gional. contre 9 % en 1995). De mŠme. Damas a tranch• en faveur de N. les dangers d'un r†glement s•par• avec Israˆl (•vacuation totale ou partielle de la zone occup•e. ont renforc• le r•gime politique issu des accords de Taˆf ("la Seconde R•publique"). lors de leurs discussions avec des responsables fran€ais. d'Israˆl. les dirigeants libanais ont d•nonc• ‰ plusieurs reprises. du Premier ministre Rafiq al-Hariri et du pr•sident du Parlement Nabih Berri. qui est aussi le chef de la formation chiite Amal. du Liban. le Liban a re€u le soutien de la communaut• internationale pour poursuivre sa reconstruction: le Forum des amis du Liban. D•sireuse de participer aux •lections apr†s son boycottage de 1992. Bernard Rougier Copyright (Ç) La DÄcouverte 2006 Page 1 sur 1 . qui r•unissait 29 pays ‰ Washington le 16 d•cembre 1996. a donn• l'occasion ‰ une opinion chr•tienne d•sabus•e d'exprimer son m•contentement. Berri. Sur le plan •conomique. Au Sud-Liban. Dans ce contexte. au mois d'avril 1997. Hraoui et N. la signature de l' Exhortation apostolique par le pape Jean-Paul II. une crise grave au sommet de l'ƒtat entre ƒ. des ƒtatsUnis et de la France) a condamn•. ces deux projets ont •t• ajourn•s sans autre explication. en septembre 1989.EncyclopÄdie de l'Åtat du monde Liban 1996-1997 Les secondes •lections l•gislatives depuis la fin de la guerre.

En reconnaissant en mars 1998 la r•solution 425 adopt•e vingt ans auparavant par le Conseil de s•curit• de l'ONU (retrait des troupes isra•liennes du Sud-Liban). retranch•e dans ses campus pendant une semaine (du 14 au 20 d•cembre 1997) au nom du respect des libert•s publiques. Le pr•sident est parvenu ‰ obtenir l'accord du Conseil des ministres (malgr• l'opposition du chef du gouvernement Rafic Harin). en conditionnant la r•ussite du projet ‰ la la‘cisation progressive des institutions. et en justifiant sa politique par un discours de principe hostile ‰ tout retrait conditionn• aux exigences de l'occupant. d'accroissement du poids de la dette et de tensions sociales souvent transform•es en tensions communautaires. a provoqu• un ph•nom†ne inconnu au Liban depuis les ann•es d'avant-guerre : la mobilisation d'une grande partie de la jeunesse •tudiante. le gouvernement isra•lien a plac• les responsables libanais et syriens dans une position tr†s inconfortable. D•but avril 1998. le g•n•ral Michel Aoun. Bernard Rougier Copyright (Ç) La DÄcouverte 2006 Page 1 sur 1 . la Syrie a multipli• les ouvertures en direction des maronites (rencontres entre responsables de la communaut• et membres du r•gime . Cette innovation a rencontr• la vive opposition des autorit•s spirituelles. L'•volution du contexte r•gional apparaissant mena€ante pour ses int•rŠts. divis•s comme le reste de la soci•t• sur l'adoption de modes d'action et d'objectifs politiques plus concrets.EncyclopÄdie de l'Åtat du monde Liban 1997-1998 L'interdiction d'une interview t•l•vis•e de l'ancien chef du gouvernement militaire (1988-1990) en exil en France. La soci•t• civile s'est trouv•e concern•e par un autre enjeu apr†s l'initiative lanc•e d•but f•vrier par le chef de l'ƒtat ƒlias Hraoui de cr•er un mariage civil facultatif pour les couples libanais refusant de se soumettre au r•gime communautaire normalement en vigueur. puisqu'une application de la r•solution moyennant des garanties de s•curit• ‰ la fronti†re priverait du mŠme coup la Syrie d'un moyen de pression face ‰ Israˆl (via la r•sistance islamique du Hezbollah) et rendrait la reprise des n•gociations sur le plateau du Golan (annex• par Israˆl) encore plus hypoth•tique. le cheikh Mohammed Rachid Kabbani. d•roulement transparent du scrutin municipal dans les r•gions ‰ populations chr•tiennes le 24 mai 1998). rapidement rejoint par le patriarche maronite Boutros Nasrallah Sfeir au nom de la solidarit• religieuse entre les communaut•s libanaises. les critiques les plus vigoureuses •manant de la plus haute autorit• sunnite du pays. tout en rassurant son alli• iranien (feu vert donn• par Damas en janvier ‰ la r•pression du " mouvement des affam•s " lanc• dans la Bekaa par un ancien responsable du Hezbollah. sur fond de ralentissement de l'activit• •conomique. cette question a •t• escamot•e en raison de d•veloppements r•gionaux potentiellement d•stabilisateurs. Le Liban est donc entr• dans une phase de turbulences. La diplomatie libanaise s'est aussit‡t activ•e de concert avec Damas pour d•jouer la man“uvre et conjurer les risques d'une implication internationale en obtenant le soutien de la France lors de la visite ‰ Paris du pr•sident Hafez el-Assad. le cheikh Toufayli). Les •tudiants ne sont pas parvenus ‰ institutionnaliser leur mouvement et ‰ se faire reconna•tre comme acteur social par le pouvoir. qui disposent d'un monopole en mati†re de statut personnel. le mufti de la R•publique.

nomm• ministre des Finances -. la nouvelle •quipe gouvernementale. Concernant le Sud-Liban. tout en pressant la justice de faire la lumi†re sur des affaires impliquant. milice suppl•tive de l'ƒtat isra•lien en zone occup•e) de la ville de Jezzine (1 er juin 1999). Apr†s cette op•ration.‰ l'image de Georges Corm.dans la Bekaa . des responsables de l'"ancien r•gime". le budget n'•tait toujours pas vot•). compos•e pour l'essentiel de technocrates comme le nouveau Premier ministre sunnite S•lim el-Hoss. dans la nuit du 24 au 25 juin 1999. le pr•sident du Conseil R. Anim•e par la volont• de moraliser la vie publique et de lutter contre les in•galit•s sociales qui se sont creus•es depuis la fin de la guerre (1990). tout en h•sitant sur le choix des instruments appropri•s (‰ la mi-1999. les dirigeants libanais ont r•affirm• le principe de l'unicit• du volet libano-syrien. ‰ des degr•s divers. le g•n•ral ƒmile Lahoud. puisqu'un accord entre les deux pays. Le gouvernement a •galement fait de la lutte contre l'endettement public l'une des priorit•s de sa politique •conomique (la dette publique a atteint 109 % du PNB ‰ la fin de l'ann•e 1998. une s•rie de raids a•riens sur la totalit• du territoire libanais. fix•e ‰ 2002.ou d'intellectuels . intervenue ‰ la veille d'une reprise des n•gociations entre le nouveau Premier ministre isra•lien Ehud Barak et le pr•sident syrien Hafez el-Assad. Bernard Rougier Copyright (Ç) La DÄcouverte 2006 Page 1 sur 1 . seul rescap• de l'†re nouvelle). aussit‡t suivie de l'•viction du milliardaire Rafiq Hariri ‰ la tŠte du gouvernement. Elle a restitu•. contre 98 % fin 1997). provoquant des pertes civiles (8 morts et 60 bless•s) et des d•g’ts mat•riels (destruction de deux centrales •lectriques et de plusieurs ponts) estim•s ‰ plus de 30 millions de dollars. connu pour son int•grit• et son exp•rience . en effet.EncyclopÄdie de l'Åtat du monde Liban 1998-1999 Un gouvernement de technocrates et d'intellectuels L'•lection par le Parlement d'un nouveau pr•sident de la R•publique (15 octobre 1998) en la personne du commandant en chef de l'arm•e. a provoqu• une "r•volution blanche" dans la vie politique libanaise. dernier "front arabe" face ‰ l'ƒtat h•breu et indispensable instrument de pression dans les n•gociations. r•tablir la confiance de l'arm•e face ‰ la gu•rilla de plus en plus efficace du Hezbollah (mort du g•n•ral isra•lien Eretz Gerstein le 28 f•vrier 1999) et r•agir apr†s les tirs de mortier lanc•s par la mŠme formation pro-iranienne sur la localit• isra•lienne de Kiriat Chimouna. et a d•nonc• sa violation r•p•t•e par Israˆl (massacre d'une famille de six enfants dans le village de Janta . Hariri et le pr•sident du Parlement Nabih Berri. au chef de l'ƒtat un r‡le pr•pond•rant dans le fonctionnement des institutions et mis fin ‰ la gestion tripartite et conflictuelle du pays qui durait depuis 1992 (la fameuse "tro‘ka" qui r•unissait le pr•sident ƒlias Hraoui. Le principe de la solidarit• libanosyrienne a aussi trouv• une application commerciale.par un missile isra•lien. le gouvernement s'est oppos• ‰ toute modification de l'accord d'avril 1996. A la fois pour venger l'humiliation du retrait de l'ALS (Arm•e du Liban sud. le gouvernement sortant du Premier ministre isra•lien Benyamin Netanyahou a lanc•. a proc•d• au d•but de l'ann•e 1999 ‰ une s•rie de limogeages dans l'administration publique. liant la question du Golan occup• ‰ celle du Sud-Liban. le 22 d•cembre 1998). sign• d•but 1999 a pr•vu une lib•ralisation progressive des •changes jusqu'‰ la disparition des barri†res douani†res. qui vise ‰ exclure les civils des op•rations militaires.

Pr•vu pour le 7 juillet 2000. le 7 avril 2000. en repr•sailles de la mort de six de ses soldats par la milice chiite Hezbollah. de surcro•t. obtenue par la gu•rilla militaire men•e par la r•sistance islamico-nationale incarn•e par le Hezbollah et soutenue par l'Iran. avec une crise d•flationniste. Confront• au double danger d'une paix hypoth•quant sa souverainet• (les manifestations •tudiantes de juin 2000 r•clamant le retrait de l'arm•e syrienne ont •t• s•v†rement r•prim•es) ou d'un statu quo compromettant sa reconstruction. au red•ploiement de l'arm•e nationale dans les territoires lib•r•s. la Syrie et l'appareil d'ƒtat libanais. la situation politique int•rieure a •t• largement domin•e par les •volutions changeantes du dossier r•gional. dans la zone occup•e par Israˆl au Sud-Liban. Le pr•sident libanais ƒmile Lahoud avait auparavant r•affirm• dans un m•morandum adress• au secr•taire g•n•ral de l'ONU Kofi Annan. le gouvernement libanais n'avait toujours pas consenti. Israˆl a de nouveau bombard• les installations •lectriques libanaises. moins d'un mois apr†s l'interruption de la n•gociation isra•lo-syrienne. ainsi que la lib•ration des prisonniers politiques libanais d•tenus dans les prisons isra•liennes. contre la non-restitution par Israˆl des hameaux situ•s dans la localit• de Shebaa. Priv• d'arm•e nationale jusqu'‰ la reprise de la n•gociation syro-isra•lienne. un niveau de croissance presque nul. protestant ainsi aupr†s de l'envoy• sp•cial de l'ONU charg• de v•rifier l'application de la r•solution 425. Bernard Rougier Copyright (Ç) La DÄcouverte 2006 Page 1 sur 1 . ‰ l'est du mont Hermon. le Sud-Liban demeure cependant un espace contr‡l• par les milices . une faible demande int•rieure. privant le pays d'•lectricit• pendant plus d'un mois. le 7 f•vrier 2000. mettant ainsi fin ‰ vingt-deux ans d'occupation et privant paradoxalement la Syrie d'un tr†s utile moyen de pression sur son adversaire r•gional. Terry Roed Larson. Ce fut d'abord. la r•pression par l'arm•e libanaise d'une insurrection islamiste sunnite dans les montagnes de Sir ad-Dinniye. deux mois apr†s le retrait isra•lien.principalement le Hezbollah et Amal. connu une aggravation de sa situation •conomique. se disputant en milieu chiite les fruits de la victoire avant les •lections l•gislatives fix•es ‰ l'•t• 2000 . le Liban a. au nord-est de Tripoli (24 d•cembre 1999-1 er janvier 2000).qui assurent l'ordre public en attendant le retour d•finitif de l'ƒtat dans la r•gion. Puis. le retrait isra•lien s'est finalement d•roul• dans le calme le 24 mai 2000. et exigeant un trac• de la fronti†re isra•lo-libanaise conforme ‰ la convention franco-anglaise de 1923. apr†s que le gouvernement isra•lien eut reconnu pour la premi†re fois la r•solution 425 vot•e par le Conseil de s•curit• de l'ONU en 1978. Tout en c•l•brant la "lib•ration du Sud-Liban". des taux d'int•rŠt trop •lev•s et un service de la dette qui absorbe plus de 45 % du budget de l'ƒtat. le refus de Beyrouth de garantir la s•curit• de la fronti†re libano-isra•lienne en l'absence d'une paix r•gionale garantissant l'•vacuation par Israˆl du Golan syrien jusqu'aux lignes g•ographiques qui pr•valaient avant la guerre de 1967 et r•glant d•finitivement le lancinant probl†me des 350 000 Palestiniens r•fugi•s que le Liban ne veut accueillir d•finitivement et dont plus de la moiti• vivent dans des camps dispers•s dans le sud du pays. avec la reprise des n•gociations de paix entre la Syrie et Israˆl ‰ Washington (15 d•cembre 1999).EncyclopÄdie de l'Åtat du monde Liban 1999-2000 Entre guerre et paix Comme on pouvait s'y attendre.

du Chouf et de Beyrouth. le Sud et le Nord -. et ceux pour qui la cr•dibilit• de l'ƒtat au niveau international .le retrait isra•lien du Liban-Sud (24 mai 2000) et la mort du pr•sident syrien Hafez el-Assad (10 juin 2000) -. le gouvernement Hariri a proc•d• ‰ une baisse des taxes douani†res (d•cembre 2000). le 1 er juillet 2001. elles ont r•introduit un espace de contestation dans le jeu politique.la loi •lectorale et la constitution des listes avaient largement verrouill• le scrutin au profit des alli•s traditionnels de la Syrie dans la plaine de la Bekaa. en fournissant ‰ des acteurs politiques aussi divers que le patriarche maronite Nasrallah Boutros Sfeir. en effet. Face ‰ cette nouvelle •quation strat•gique. dont la liste a •cras• toutes ses concurrentes dans la capitale. le 17 avril 2001. Malgr• plusieurs voyages dans les capitales occidentales.EncyclopÄdie de l'Åtat du monde Liban 2000-2001 RÅapparition d'un "espace de contestation" Dans un contexte r•gional modifi• par deux •v•nements majeurs . l'occasion de soulever la question longtemps taboue et toujours controvers•e du "r••quilibrage de la relation syro-libanaise" et de la mise en place d'un gouvernement d'"entente nationale" tel qu'il •tait pr•vu dans les accords de Taˆf (1989). MŠme si ces •lections n'ont pas modifi• en profondeur les •quilibres politiques du pays . le pr•sident ƒmile Lahoud a •t• contraint de rappeler Rafiq el-Hariri au poste de Premier ministre. prenant acte de la revanche •lectorale du milliardaire sunnite. Dans un contexte •conomique marqu• par un creusement de la dette publique (130 % du PIB) et une r•traction des exportations. Bernard Rougier Copyright (Ç) La DÄcouverte 2006 Page 1 sur 1 .devait au contraire passer par le red•ploiement de l'arm•e libanaise dans le Sud lib•r• et le refus de voir le territoire libanais servir ‰ nouveau d'abc†s de fixation aux tensions r•gionales. o‹ il y avait r•ellement comp•tition •lectorale. D•savou• dans les circonscriptions tests du Mont-Liban. Le gouvernement isra•lien avait. sans parvenir ‰ mettre en place une TVA (taxe ‰ la valeur ajout•e) initialement pr•vue pour janvier 2001. les repr•sailles isra•liennes ont directement pris pour cible des objectifs syriens : un officier syrien a •t• tu• lors du bombardement. Les op•rations du Hezbollah dans la r•gion des fermes de Chebaa occup•e par Israˆl (trois militaires ont •t• enlev•s par la milice chiite pro-iranienne le 7 octobre 2000. ou le secr•taire du Parti communiste Georges Hawi. le chef druze Walid Joumblatt. deux jours apr†s une op•ration du Hezbollah dans les fermes de Chebaa. le 15 juin 2001 un red•ploiement de ses troupes dans les r•gions de Beyrouth et du Mont-Liban en direction de la Bekaa et du territoire syrien. deux soldats isra•liens ont •t• tu•s le 26 novembre suivant et le 16 f•vrier 2001) ont aussi relanc• le d•bat entre les tenants de la ligne officielle consistant ‰ ne pas donner de garanties de s•curit• ‰ l'ƒtat h•breu avant le retrait concomitant des forces isra•liennes du Golan syrien (annex•) et des fermes de Chebaa. d•cid• de faire directement porter ‰ la Syrie la responsabilit• des op•rations de la milice chiite. une partie des Libanais a exprim• une volont• de changement lors des •lections l•gislatives de l'•t• 2000 en apportant un soutien significatif ‰ des candidats d'une opposition plurielle r•unie autour d'une commune d•nonciation de l'intrusion des services de s•curit• dans la vie politique du pays et du poids de la tutelle syrienne sur les centres de d•cision. Pour la premi†re fois depuis 1982. le Premier ministre libanais n'a pas encore obtenu un soutien financier conditionn• par une am•lioration de la situation r•gionale. Damas a op•r•. y compris celle de son rival Selim el-Hoss. Une plate-forme synth•tisant les revendications de l'opposition chr•tienne (document dit "de Qornet Shehwan" appelant au lancement d'un "dialogue national" et au "recouvrement de toute la souverainet• nationale") a •t• rendue publique le 1 er mai 2001. o‹ un radar syrien a •galement •t• d•truit par un raid isra•lien. d'une batterie antia•rienne au col de Dahar el-Baidar qui commande l'acc†s ‰ la plaine de la Bekaa. et qui a retrouv• l'exercice du pouvoir deux ans apr†s son •viction en 1998.apr†s acceptation par le gouvernement libanais de la "ligne bleue" d•finie par l'ONU qui s•pare les bellig•rants et vaut reconnaissance par les parties de l'application de la r•solution 425 .

fix• ‰ fin mars 2002. introduite le 1 er f•vrier 2002. les relations avec la Syrie et la crise •conomique. sous conditions. de la „guerre contre le terrorisme… men•e par Washington. arguant de la n•cessit• de ne pas confondre terrorisme et „r•sistance l•gitime…. Seule la visite ‰ Damas du secr•taire d'ƒtat am•ricain Colin Powell. entour•e d'exceptionnelles mesures de s•curit•. C'est dans ce contexte tendu qu'a •t• assassin• le „chef de guerre… prosyrien ƒlie Hobeika. La tension est mont•e tout au long de l'ann•e. La rencontre a finalement •t• maintenue. devenue „initiative de paix arabe…. jusqu'aux bombardements isra•liens de stations de radar syriennes au Liban le 15 avril et le 1 er juillet. La contestation de la tutelle syrienne sur le pays a pris une ampleur in•dite avec l'accueil qu'a r•serv• une foule de pr†s de 100 000 chr•tiens au patriarche maronite Nasrallah Boutros Sfeir. n'a pas suffi ‰ la r•soudre. le 15 avril 2002. Pris au d•pourvu. alors que les pr•paratifs du „sommet… de la Ligue arabe. Le Hezbollah (chiite) a en effet confirm• sa volont• de continuer d'en d•coudre avec Israˆl autour du nouveau point de fixation des „fermes de Chebaa… (occup•es par Israˆl) dans la zone frontali†re. L'essentiel de la diplomatie libanaise s'est consacr• ‰ amortir le choc pour le pays. Hariri a obtenu. de retour des ƒtats-Unis le 27 mars 2001. Copyright (Ç) La DÄcouverte 2006 Page 1 sur 1 . avant que les cons•quences des attentats du 11 septembre 2001 aux ƒtats-Unis ne focalisent toutes les attentions. en partie ‰ cause de la tension continue dans le sud du pays. malgr• la ti•deur de la Syrie. avant d'op•rer des rafles dans les milieux chr•tiens antisyriens en aoŽt. le gouvernement a annonc• en juin suivant un retrait partiel des troupes syriennes. en se disant solidaire. ont marqu• l'ann•e 2001-2002 au Liban. La riposte de Damas a •t• une exceptionnelle mont•e des tensions dans le Sud aux premiers jours d'avril 2002 alors qu'Israˆl envahissait les principales villes palestiniennes. des promesses d'aide financi†re internationale au cours de la conf•rence „Paris 1…. Beyrouth n'a pas pu r•unir une autre conf•rence de donateurs. le Hezbollah a de nouveau bombard• des positions isra•liennes dans cette zone contest•e. a pu faire baisser la tension. dont l'un des auteurs a •t• identifi• comme libanais. Ces questions ont •t• totalement red•finies ‰ l'automne par les cons•quences r•gionales des attentats du „11 septembre…. qui devait se tenir en octobre 2001 ‰ Beyrouth. battaient leur plein. R. Le nouveau gouvernement issu de la victoire •crasante de la liste de Rafiq el-Hariri aux •lections l•gislatives de septembre 2000 s'est efforc• de ma•triser la crise •conomique sur laquelle avait achopp• l'action de l'•quipe pr•c•dente. La crise s'est pourtant amplifi•e. Le 3 janvier 2001. Tristan Khayat. Le Premier ministre Hariri a ainsi parcouru le monde pour expliquer le refus du Liban de geler les avoirs du Hezbollah malgr• les appels r•p•t•s des ƒtats-Unis et de leurs alli•s. et la Ligue arabe a endoss• la proposition du prince h•ritier d'Arabie saoudite Abdallah relative au conflit isra•lo-palestinien. fin f•vrier 2001. le 24 janvier 2002. La premi†re cons•quence imm•diate de l'•v•nement a •t• le report d'un an du „sommet… de l'Organisation internationale de la francophonie. et la TVA (taxe ‰ la valeur ajout•e).EncyclopÄdie de l'Åtat du monde Liban 2001-2002 Pressions de toutes parts Trois grands dossiers h•rit•s de l'ann•e pr•c•dente. la tension dans le sud du pays.

en particulier am•ricaines. en majorit• les pays du Golfe.EncyclopÄdie de l'Åtat du monde Liban 2002-2003 Retour Åquivoque sur la scÖne internationale L'ann•e 2002 aura •t• celle du retour du Liban sur la sc†ne internationale et celle de l'am•lioration progressive de sa situation •conomique. ont marqu• le retour du Liban sur la sc†ne internationale. En juin. La situation politique est rest•e marqu•e par une instabilit• relative. Pour r•sister aux pressions am•ricaines apr†s la guerre contre l'Irak. l'Iran s'engageant ‰ ne plus intervenir dans les affaires libanaises. Il n'en est pas all• de mŠme de la situation politique. en octobre. sans compter les cons•quences de la guerre anglo-am•ricaine en Irak (mars-avril 2003). La visite du pr•sident iranien Khatami en mai 2003 pourrait avoir sonn• le glas de la r•sistance arm•e.5 milliards de dollars. cette aide a permis une am•lioration sensible de la situation •conomique du pays. Autre bonne nouvelle pour le pays. en particulier en juin durant la conf•rence maronite de Los Angeles. mŠme si un remaniement minist•riel a de nouveau mis aux commandes une •quipe encore davantage prosyrienne. La dette vertigineuse du pays a ainsi pu commencer ‰ Štre restructur•e. le candidat de l'opposition emportait une •lection l•gislative partielle transform•e en test pour le pouvoir. o‹ des opposants ont violemment pris ‰ partie Damas. Les ƒtats-Unis ont avalis• la tenue de la rencontre. le front s'est de nouveau stabilis•. domin•e tout au long de l'ann•e par le d•bat autour des relatiions avec la Syrie. Apr†s la guerre anglo-am•ricaine contre l'Irak. de la Francophonie. les donateurs. se sont engag•s ‰ hauteur de 4. ‰ Saida. rappel• en Syrie apr†s plus de vingt ans ‰ la tŠte des renseignements syriens au Liban. o‹ la tension a persist• toute l'ann•e. et au vu des pressions am•ricaines exerc•es sur Damas. Additionn•e aux rentr•es de la TVA (taxe ‰ la valeur ajout•e) cr••e en f•vrier 2002. la tension au sud du pays et le dossier palestinien. la r•union des donateurs dite „Paris-2… a enfin pu se tenir ‰ Paris le 23 novembre 2002. ont d'ailleurs montr• la persistance de la solidarit• des •lites au pouvoir au Liban et en Syrie. Le d•bat autour du r‡le politique de la Syrie au Liban a fait rage tout au long de l'ann•e. suscitant le scandale au Liban. L'accueil du „sommet… de la Ligue des ƒtats arabes en mars 2002 et celui. apr†s une s•rie d'attaques du Hezbollah pro-iranien en avril 2002 dans la zone contest•e des „fermes de Chebaa…. sous la pr•sidence de Jacques Chirac. Au total. Mais sa victoire •tait invalid•e en novembre apr†s une longue pol•mique. mais n'y ont pas particip•. Les adieux grandioses faits au g•n•ral Ghazi Kanaan. apr†s moult atermoiements et pressions politiques diverses. ce dernier retard• d'un an en raison des attentats du 11 septembre 2001 aux ƒtats-Unis. alors qu'•tait ferm•e d•finitivement sa cha•ne de t•l•vision. avec une seule attaque en janvier 2003. les opposants ‰ la pr•sence syrienne ont repris espoir. le Liban a •galement affirm• avoir d•mantel• de nombreux r•seaux terroristes islamistes. Tristan Khayat Copyright (Ç) La DÄcouverte 2006 Page 1 sur 1 . en particulier dans le camp palestinien de Ain Helou•. Au Sud.

en avril 2003. 200 % du PIB. aux •lections municipales. Dans ce contexte. en avril et en mai 2004. Tristan Khayat Copyright (Ç) La DÄcouverte 2006 Page 1 sur 1 . Restait ‰ savoir dans quelle mesure la guerre et le d•but d‚insurrection des chiites en Irak. Politiquement. le pays ne devait sa relative stabilit• •conomique qu‚‰ une balance des paiements rest•e b•n•ficiaire. et la timide ouverture entrevue en 20022003 a •t• remise ‰ plus tard. •clipsant un ƒtat libanais qui refusait toujours de d•ployer son arm•e au Sud. malgr• les pressions am•ricaines. Malgr• les engagements pris en novembre 2002 ‰ Paris. Les luttes internes au pouvoir ne s‚en sont pas moins amplifi•es dans la perspective des •lections l•gislatives et pr•sidentielle de 2005. le Hezbollah est devenu un joueur ‰ part enti†re sur l‚•chiquier r•gional. une fois de plus. d‚un gouvernement aux ordres. id•ologiquement proches du Hezbollah. le 2 aoŽt 2003. aux d•p‡ts bancaires (pr†s de 330 % du PIB) et ‰ l‚immobilier. Les 80 % d‚abstention ‰ l‚•lection l•gislative partielle du 14 septembre ont montr• ‰ quel point les Libanais semblaient ne plus croire ‰ l‚alternance politique. l‚ƒtat libanais apparaissait plus que jamais dessaisi de ses pr•rogatives par Damas. Damas et ses alli•s libanais ont largement consolid• leur mainmise sur le pays. En mati†re de politique •trang†re. pourraient ‰ terme menacer la stabilit• du pays. Avec l‚•change de prisonniers tr†s favorable conclu fin janvier 2004. y compris celui du destin des r•fugi•s palestiniens. • travers la formation.EncyclopÄdie de l'Åtat du monde Liban 2003-2004 Durcissement du rÅgime prosyrien L‚ann•e 2003-2004 a vu. ‰ la fin de l‚ann•e. montrait que celui-ci repr•sentait toujours une cible. l‚explosion de la dette publique. l‚instrumentalisation de tous les dossiers. La situation au sud du pays a •t• plut‡t calme. comme le jour de l‚•limination par l‚arm•e isra•lienne de Cheikh Ahmed Yassine ‰ Gaza. mais la tension r•gionale persistante mena€ait r•guli†rement d‚embraser la fronti†re. trop divis•e et trop instrumentalis•e. celle-ci repr•sentait. avec les mesures prises contre la cha•ne de t•l•vision NTV en f•vrier 2003. d‚autre part. L‚assassinat d‚un des cadres du „parti de Dieu… dans un attentat ‰ la voiture pi•g•e en banlieue sud. avec de rares op•rations conjoncturelles du Hezbollah (chiite) dans la zone disput•e des „fermes de Chebaa… (occup•es par Israˆl). le pays fait les frais de l‚inqui•tude syrienne. avec l‚•chec d‚une opposition. Cette tendance s‚est confirm•e. Cela a particuli†rement profit• au tourisme. d‚une part. qui a vu les capitaux du Golfe d•serter les places occidentales pour se reconcentrer au Moyen-Orient. Le Liban b•n•ficie ici de l‚amplification de l'„effet 11 septembre…. en revanche. la d•stabilisation syst•matique de toute opposition . et par les acteurs r•gionaux comme le Hezbollah.

Hariri. Elle s‚est amplifi•e toute l‚ann•e. c'est ‰ Fouad Siniora. qu'il allait revenir de former le premier gouvernement de l'†re post-syrienne. Elle culminera plus tard. le 1 er octobre. le 14 mars. La vague d‚•motion qui submergea le pays fut d‚abord largement spontan•e. fils et successeur de R. Joumblatt. jusqu‚‰ exploser apr†s l‚assassinat de l‚ancien Premier ministre Rafiq el-Hariri. Hariri. la montagne druze et le Nord. Nagib Mikati a remplac• Omar Karam• au poste de Premier ministre et form• une •quipe charg•e d‚organiser les •lections l•gislatives. Alors que l‚opposition pr•parait les l•gislatives du printemps. Le bilan s‚est •lev• ‰ cinq morts. avec les assassinats de Samir Kassir et Georges Hawi. Sur le plan politique. l'ancien conseiller de R. puis petit ‰ petit r•cup•r•e et fa€onn•e par l‚opposition. Hariri. a rassembl• pr†s d‚un quart de la population du pays. Le Conseil de s•curit• de l‚ONU a r•pondu le 2 septembre avec la r•solution 1559 exigeant. les troupes syriennes ont dŽ quitter le Liban au cours d‚avril. le d•part des troupes syriennes et le d•sarmement du Hezbollah. druzes de Walid Joumblatt et partis de gauche se sont r•unis d†s la fin de l‚•t•. Celui-ci. entre autres. l‚opposition remportant Beyrouth. des manifestations quotidiennes et de grands rassemblements hebdomadaires ont popularis• les mots d‚ordre de l‚opposition. Le pays a alors craint un retour de la violence avec des attentats touchant les zones chr•tiennes. ministre d•missionnaire tr†s proche de W. En f•vrier et mars. rentr• au pays apr†s quinze ans d‚exil. de plus en plus souvent rejoints par des proches de R. la reconduction • impos•e le 28 aoŽt au Parlement • d‚ƒmile Lahoud pour un demi-mandat ‰ la tŠte de l‚ƒtat est apparue comme un v•ritable oukase de Damas. deux figures de l‚opposition. Il a finalement d•missionn• le 20 et s‚est rapproch• encore de l‚opposition. Hariri. qui accusait ‰ demi-mot Damas du meurtre de R. Celles-ci ont eu lieu au cours du mois de juin et ont vu la victoire des blocs r•gionaux et confessionnels. avec Saad Hariri. contre l‚avis du Premier ministre Hariri. Le plus important. tr†s hostile au pr•sident sortant. Tristan Khayat Copyright (Ç) La DÄcouverte 2006 Page 1 sur 1 . Le 15 avril. soutenu par la communaut• internationale. s‚est tr†s vite distanci• de l‚opposition pour nouer des alliances avec d‚anciens prosyriens et emporter tous les si†ges de la montagne chr•tienne. Entre-temps. au cours du mois de juin. Ce d•rapage inattendu signalait surtout la profondeur et l‚ampleur de la crise sociale et politique dans laquelle est plong•e le pays. mod•r•s comme radicaux. suffisamment pour s‚assurer la majorit• des si†ges de la nouvelle chambre sans le g•n•ral Michel Aoun. Dans un pays plus „ confessionnalis• … que jamais. R. Sous la pression combin•e de la rue et de la communaut• internationale.EncyclopÄdie de l'Åtat du monde Liban 2004-2005 DÅpart des troupes syriennes L‚ann•e 2004 a commenc• avec deux jours d‚•meutes li•es au prix de l‚essence dans la banlieue sud de Beyrouth. soit environ un million de personnes. Hariri mourait le 14 f•vrier 2005 dans un attentat. Un vaste front d‚opposition s‚est alors f•d•r• autour de la r•sistance ‰ la prolongation. Celui-ci a tent• jusqu‚‰ la fin octobre de d•fendre ses pr•rogatives dans une nouvelle •quipe gouvernementale. de Marwan Hamadeh. Chr•tiens. la situation s‚est tendue avec la tentative d‚assassinat.

de la r•solution 1680 insistant sur l‚ind•pendance du Liban. cet •pisode a de nouveau pos• avec acuit• l'urgence d'un d•ploiement de l'arm•e libanaise au sud du pays et la questions de l'armement du Hezbollah et de son autonomie d'action. Son parti. Mais les attentats se sont poursuivis. et les mouvements de l‚ancienne opposition.EncyclopÄdie de l'Åtat du monde Liban 2005-2006 Un Ü dialogue national á sous tension L‚ann•e 2005 a •t• marqu•e par les contrecoups de l‚assassinat de Rafic Hariri (14 f•vrier). d•fenseurs d‚une alliance strat•gique avec la Syrie et de la poursuite de la r•sistance arm•e contre Israˆl. Tristan Khayat Copyright (Ç) La DÄcouverte 2006 Page 1 sur 1 . emprisonn• depuis 1994. l•galis•. a remport• les •lections l•gislatives de juin 2005 et port• Fouad Siniora. qui ont d•sign• la Syrie comme le commanditaire probable de l‚assassinat. Hariri. ce „ dialogue national … a soulign• la profondeur des dissensions entre le Hezbollah ou ses alli•s. Celui-ci a souhait• former une •quipe d‚union nationale. ‰ partir de mars 2006. L‚opposition. touchant des personnalit•s antisyriennes. en y int•grant le Hezbollah. du chef des Forces libanaises (FL) chr•tiennes. Cette •quipe gouvernementale tr†s ouverte devait permettre au pays de sortir de la crise politique et s•curitaire dans laquelle il •tait plong•. qui attendaient reconnaissance et respect de la part de Damas et souhaitaient mettre les armes du Hezbollah sous contr‡le •tatique. et les partisans du g•n•ral Michel Aoun. La tension a •t• r•guli†rement aliment•e durant l‚automne et l‚hiver 2005 par les avanc•es de l‚enquŠte internationale sur la mort de R. regroupant pour l‚occasion les partisans de l‚ancien Premier ministre assassin•. Hariri. en juillet 2005. In•dit depuis la fin de la guerre. au poste de Premier ministre. ExtrŠmement couteux pour le Liban. Israˆl a r•pondu par le bombardement massif du pays et une offensive terrestre d'une ampleur in•dite depuis 1982. Samir Geagea. La mŠme volont• d‚unit• nationale a conduit ‰ la lib•ration. Celle-ci a conduit. parti chiite toujours li• ‰ Damas. tr†s proche conseiller de R. tous proches de Damas. les principaux chefs politiques du pays se sont r•unis ‰ l‚appel du pr•sident du Parlement. alli• du Hezbollah lors du scrutin. dans un premier temps. la fronti†re s'est embras•e apr†s la capture par le Hezbollah de deux soldats israˆliens le 12 juillet 2006. en mai 2006. Face ‰ la persistance des divisions internes et des tensions avec le voisin syrien. ‰ l‚arrestation de quatre des principaux chefs des services de s•curit• libanais. Le Conseil de s•curit• de l‚ONU a choisi son camp par le vote. ceux du chef druze Walid Joumblatt et les chr•tiens antisyriens. a •galement int•gr• le gouvernement. puis ‰ la publication de deux premiers rapports (en octobre et d•cembre 2005). Apr†s une brusque mont•e des tensions fin mai 2006.

EncyclopÄdie de l'Åtat du monde Copyright (Ç) La DÄcouverte 2006 Page 1 sur 1 .

9 Copyright (Ç) La DÄcouverte 2006 Page 1 sur 1 .. 0.7 UE 27. .8 ....6 2../km‚) (%) 2 460 419.. Jord ...2 190.4 8 175 10.0 48 834 UE 36. .3 Asie 20. .5 1.2 23 416 17....3 13.0 Jord ..3 .8 4.4 14 956 UE 60.0 UE 26.6 91. 94 100 • 6. . . . 40..1 4. . 726 3.0 7.4 1.753 2.9 3.2 125 8. 3. ... . 0.03 4. Egy . .0 24 907 UE 16.. 27 960 4.7 2.. 2.7 2. (ƒ) (ann€e) (%) (millier) (hab.3 12.2 3. (millier) (millier) (millier) .5 . .. Jord .7 Asie 18.0 106.4 72.) (%) (%) (ann€e) (%) (ƒ hab. ..9 35.0 1. 82 100 . .5 71.3 1 969 0.78 22..57 20.2 71 736 2. (ƒ hab. .6 7.1 1 429 3 968. .53 23..2 1 100 .6 169. .9 E-U 17.0 289 0. .7 E-U 29.. .. 108 .32 22.915 3.7 5.1 4..2 E-U 5.1 6 725 303.66 15.0 2.6 .3 3.0 E-U 12... Isr .8 .85 5.9 87. 28 807 65.1 79.) (titre) . .82 1.3 4.0 .4 22 177 55..7 19 043 102.0 0.5 9.5 Asie 37.0 466.0 3.0 35.0 265.6 .9 25 0..9 43. RFA .4 UE 21.7 .5 • 5.3 3 891 Asie 57. .9 4. Egy . .7 1 952 Isr 75...8 • 12.0 Jord .1 1 200 7. .9 .8 2.2 79...9 1.5 3. 4.8 42 588 E-U 36.2 2.7 • 3.7 3.2 0. .4 .. Isr .0 13.5 4. .... .5 21 521 3.6 15.2 17 766 E-U 49. Isr ..6 E-U 6.5 14.. .4 71. .40 14. .8 24 420 3..8 67... • 16.5 15 70.0 6 681 19..7 1. .9 0.8 9.... Jord .4 2 .. IRAK ISRA•L JORDANIE LIBAN SYRIE 3 889 625..9 598 .5 600 ..3 73 870 .2 4 825 21. 158 350 3.4 9..47 18.729 0..0 Asie 21.. (million $) (%) (%) ($) (% PIB) (%) (%) (% PIB) (% PIB) (million $) (%) 1 800 . . 12 575 UE 18..3 58.5 7. ..9 17.2 73.0 26.EncyclopÄdie de l'Åtat du monde Croissant fertile CISJORDANIE GAZA ET GAZA CISJORDANIE DÅmographie Population (2005) Densit• (2005) Croissance annuelle (2000-2005) Indice de f•condit• (ISF) (2000-2005) Mortalit• infantile (2000-2005) Esp•rance de vie (2000-2005) Population urbaine Indicateurs socioculturels D•veloppement humain (IDH) Nombre de m•decins Analphab•tisme (hommes) Analphab•tisme (femmes) Esp•rance de scolarisation Scolarisation troisi†me degr• Acc†s ‰ Internet Livres publi•s ArmÅes (effectifs) Arm•e de terre Marine Aviation Ñconomie PIB total (PPA) Croissance annuelle (1994-2004) Croissance annuelle (2005) PIB par habitant (PPA) Investissement (FBCF) Taux d'inflation ƒnergie (taux de couverture) D•pense publique ƒducation D•pense publique D•fense Dette ext•rieure totale Service de la dette/Export Ñchanges extÅrieurs Importations (douanes) Premier fournisseur Deuxi†me fournisseur Troisi†me fournisseur Exportations (douanes) Premier client Deuxi†me client Troisi†me client Solde des transactions courantes (million $) (%) (%) (%) (million $) (%) (%) (%) (% PIB) .. .8 9 708 UE 43..4 37..83 94.6 UE 11.1 15. . Isr .5 5..3 Asie 19.1 47..8 3. 79....4 5.9 15..5 3 847 21.2 3..8 43...6 7.3 E-U 3..25 6..5 UE 5. ...7 5 703 63.6 . 3.2 73.8 14.28 19.6 100 2 568 • 2.2 5.2 5. .5 Asie 62..7 12.721 1.7 0..3 35 85 0.4 ..3 • 17. 768 .2 3 577 343. 1.0 Asie 55.9 10 891 Asie 56.1 6. 4. .84 3.0 2..3 71. .6 57. 270 Isr 90.9 E-U 9. .2 50.7 12.9 2..3 2 180 M-O 57. ..9 72. 6.0 3 400 .759 3.7 CEI 15..

CNRS-ƒditions. New York. V. the Shattered Country. Londres. le royaume fronti•re . 1994. TadiÅ. 2001. State Interests and Public Spheres. Paris. Bruxelles. S. 1997. Boulder. S. S. M. Hinnebusch. La Syrie d'aujourd'hui. Paris. Monde arabe/Maghreb-Machrek. 2004. 2000. 2003. juil. 1996. 2002. Kiwan (sous la dir. The Making of National Identity in Jordan. New York. G. „ Le Liban dix ans apr†s la guerre … (n o sp•c. Histoire de Beyrouth. CNRS-ƒditions. Karthala. 1997. Paris. A. Renon. 1996. Ryan. R. 2002. Paris. La Documentation fran€aise. „ La culture et l'ƒtat au Proche-Orient : l'exemple de la Syrie … in Esprit. Lynne Rienner. Kassir. Al Khazendar. J. Hannoyer. Copyright (Ç) La DÄcouverte 2006 Page 1 sur 1 . Rougier. Le Liban aujourd'hui. A. Ñ.). Autrement. 2003. Lynch. Picard. B. 2000. The Political Economy of Syria under Assad. Jordanians. Jordanies (revue). Paris. Holmes & Meier. Zed Books. R. Picard). R. Valter. Paris. 1999. n o 169. Reading. New York. La Jordanie. Londres. Destremeau. 2002. Beyrouth. Massad. Revolution from above. Palestine. Bocco. Syria : neither Bread nor Freedom. CNRS-ƒditions. de). George. Palestinians and the Hashemite Kingdom in the Middle East Peace Process. •d. Jordan in Transition : from Hussein to Abdullah. 1997 (nouv. Abu Odeh. A. Perthes. MÅnargues.EncyclopÄdie de l'Åtat du monde Croissant fertile A. Columbia University Press. Routledge. La Construction nationale syrienne : l€gitimation de la nature communautaire du pouvoir par le discours historique. Territoire national. Les Secrets de la guerre du Liban. A. dir. The International Politics of Jordan's Identity. Lebanon. Jordan and the Palestine Question. R. de). Ithaca Press. Complexe. I. Lavergne. Chatelard (sous la dir. Washington. Palestiniens. C. juil-sept. A. Bocco. ƒditions du CERMOC. J. Colonial Effects. Jordanie. US Institute of Peace. Paris. Albin Michel. F. Paris. Paris. ƒditions du CERMOC. E. B. 2001. G€opolitique de la Jordanie. M. 1999. Londres. par B. Tauris. Columbia University Press. 1996. Fayard. Amman. espaces communautaires. 2003.

no Middle East Intelligence Bulletin (site de l'opposition chr•tienne libanaise aux ƒtats-Unis) http://www.EncyclopÄdie de l'Åtat du monde Liban Al Mashriq (portail g•n•raliste) http://almashriq.meib.lb Copyright (Ç) La DÄcouverte 2006 Page 1 sur 1 .org The Daily Star (quotidien anglophone) http://www.hiof.com.dailystar.

Sign up to vote on this title
UsefulNot useful