Edition Grand Rouen du lundi 5 février 2007

Dupont-Aignan : « Compter sur nos propres forces »
Nicolas Dupont-Aignan, « candidat libre » à la présidentielle est aujourd’hui à Evreux et Rouen. Le député de l’Essonne va y défendre « l’héritage gaulliste » et convaincre des maires de le soutenir. Il répond aux questions de notre journal.
Pourquoi êtes-vous candidat à la présidentielle en dehors de l’UMP ? Nicolas Dupont-Aignan : « Je veux offrir un autre choix aux Français, défendre les idées gaullistes et républicaines qui aujourd’hui sont oubliées. On ne pourra pas redresser notre pays si on ne réoriente pas la construction européenne, si on ne respecte pas le non exprimé par les Français le 29 mai 2005. Il faut réaffirmer les principes républicains et, pour redresser notre économie, reconstruire notre système social. Je fais campagne autour de trois thèmes : l’indépendance de la nation, les principes républicains et le progrès social pour lesquels j’ai des propositions très concrètes. Que signifie être gaulliste aujourd’hui ? N. D.-A. : « C’est dire aux Français qu’on ne pourra s’en sortir qu’en comptant sur nos propres forces et que c’est à eux d’en décider. C’est constater que depuis vingt ans, les dirigeants français ont abandonné leur pouvoir de gouvernement à l’Organisation mondiale du commerce, à Bruxelles et aux multinationales. Ce faisant, les décisions qui sont prises ne correspondent pas aux intérêts des Français, lesquels sont à juste titre de plus en plus mécontents ». A quelles décisions faites-vous référence ? N. D.-A. : « A l’euro qui est surévalué, asphyxie nos entreprises, leur interdit d’exporter ce qui est en train de saigner la France et son industrie et pour lesquelles, le gouvernement ne fait rien . Deuxième exemple, les délocalisations. Elles sont le fruit de cette surévaluation de l’euro et de l’absence totale de barrières douanières minimum au niveau européen. Ce qu’on appelait préférence communautaire au début de la construction de l’Europe ». Que pensez-vous de la campagne présidentielle ? N. D.-A. : « Le couvercle est mis sur la marmite. Il y a une débauche de moyens pour les deux mêmes. On est dans la politique spectacle depuis six mois. Les Français sont saturés de l’omniprésence de certains candidats et frustrés de ne pas voir et entendre les autres. Le débat démocratique y perd. On ne conforte absolument pas les idées mais des stratégies de marketing ».

Avez-vous réuni vos 500 signatures pour vous présenter ? N. D.-A. : « J’en ai 400. Il m’en manque encore beaucoup mais c’est jouable. Il est clair que j’ai besoin de parrainages et c’est aussi l’une des raisons de mes visites sur le terrain. Je vais rencontrer des maires de l’Eure ce lundi midi, à Evreux et leurs collègues de Seine-Maritime en soirée à Rouen ». Propos recueillis par Christophe Préteux. • A 18 heures, café citoyen au Clemenceau, à Rouen. Entrée libre.

Edition Grand Rouen du mardi 6 février 2007

Nicolas Dupont-Aignan hier à Rouen

Candidat en dehors de l’UMP à la présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan le président du club « Debout la République » était hier, en Haute-Normandie. Après un passage à Evreux et une visite à l’union portuaire rouennaise, le député de l’Essonne a rencontré ses sympathisants,

réunis par Brigitte Brière, adjointe au maire de Rouen dans une brasserie de la rive-gauche à Rouen. Partisan du non de la constitution européenne, « ce qui constitue pour moi un désaccord de fond avec Nicolas Sarkozy » a-t-il rappelé, le maire d’Yerres a livré hier soir ses pistes pour lutter contre les délocalisations.