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Auteur : Sébastien Hémon-Laurens

ASSAINISSEMENT NON COLLECTIF

FICHE N :

INSTALLATIONS DOMESTIQUES (DBO5 D 1,2 KG/J)

12.3 b

L’installation avec traitement par le sol comprend : – un dispositif de traitement primaire réalisé in situ ou préfabriqué ; – un dispositif de traitement utilisant le pouvoir épurateur du sol.

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Fosses septiques toutes eaux
ARRÊTÉ DU 7 SEPTEMBRE 2009 MODIFIÉ, ART. 6 ET ANNEXE 1 ; NF DTU 64.1 ; NF EN 12566-1+A1 ; FD 12566-2 ; NF EN 12566-4

Le dispositif de prétraitement ou traitement primaire (fosse septique toutes eaux) est un appareil destiné à la collecte et à la liquéfaction partielle des matières polluantes contenues dans les eaux usées, ainsi qu’à la rétention des matières solides et des déchets flottants (fig. 1).

Compartiment 1 (2/3 du volume) Ventilation

Compartiment 2 (1/3 du volume)

Tampon de visite Chapeau Sol

Fig. 1
Entrée des eaux ménagères et vannes Ø 100 mm Boues Sortie des effluents

Coupe d’une fosse septique toutes eaux

Cloison

Agencement intérieur des fosses
Le processus physique de décantation et de séparation est complété par des réactions biologiques qui font diminuer la quantité des boues. Par des processus biochimiques, les enzymes des bactéries attaquent et transforment les composés organiques et les produits solubles. Le dispositif d’entrée des effluents est dimensionné pour éviter toute obstruction et conçu de manière à éviter la remise en suspension des matières décantées. La profondeur d’immersion du dispositif de sortie des effluents est telle qu’elle empêche l’entraînement des matières flottantes et limite celui des matières décantées éventuellement remises en suspension.

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12.3 b

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La cloison éventuelle à l’intérieur de la fosse est percée d’orifices suffisamment grands, disposés de façon à empêcher les cheminements directs entre les dispositifs d’entrée et de sortie. La hauteur d’eau utile ne doit pas être inférieure à 1 m.

Disposition
Les fosses septiques toutes eaux doivent être munies de tampons placés au niveau du sol, quelle que soit la profondeur d’enfouissement de la fosse. Elles sont disposées de façon à faciliter les opérations de vidange et d’entretien. Par ailleurs, une ventilation efficace doit être mise en place indépendamment des tuyaux de chute des eaux usées.

Conformité
Les fosses préfabriquées doivent être conformes à la norme NF EN 12566 partie 1 et à son additif A1. Les fosses septiques assemblées sur site à partir d’un kit d’éléments préfabriqués doivent être conformes à la norme NF EN 12566 partie 4. Un marquage CE doit être apposé sur la fosse. Une fiche d’évaluation de conformité doit être fournie, portant sur les points suivants : – l’efficacité du traitement (efficacité hydraulique) ; – la taille nominale (capacité de traitement) ; – l’étanchéité à l’eau ; – le comportement structurel (résistance à l’écrasement et déformation à charge maximale) ; – la durabilité.

Volume des fosses
Le volume utile des fosses toutes eaux, volume offert au liquide et à l’accumulation des boues, mesuré entre le fond du dispositif et le niveau inférieur de l’orifice de sortie du liquide, est au moins égal à: – 3 m3 pour des immeubles à usage d’habitation comprenant jusqu’à 5 pièces principales ; – pour des logements plus importants, il doit être augmenté d’au moins 1 m3 par pièce supplémentaire (tab. 1).

Tableau 1 – Volume utile minimal
Nombre de pièces principales Jusqu’à 5 6 7 Par pièce principale supplémentaire (1) Nombre de chambres + 2.
(1)

Nombre de chambres Jusqu’à 3 4 5

Volume minimal (m3) 3 4 5 +1

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Important : Dans le cas d’une réhabilitation de l’habitat, la réglementation permet la réutilisation de la fosse existante, qui doit être complétée par une seconde fosse de façon à obtenir le volume minimal requis. Le volume utile de la fosse septique réservée aux seules eaux vannes, ainsi que celui de la fosse septique réservée aux seules eaux ménagères, doit être au moins égal à la moitié des volumes minimaux retenus pour les fosses septiques toutes eaux.

Implantation
NF DTU 64.1 P1-1 (P 16-603-1-1)

Le lieu d’implantation de la fosse doit être choisi au plus près de l’habitation (c’est-à-dire à moins de 10 m), à l’écart des voies de circulation, dans des conditions d’accès permettant les opérations de vidange. Si l’implantation de la fosse septique est distante de plus de 10 m, il convient de prévoir la mise en place d’un séparateur à graisse sur les eaux de cuisine.

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Traitement par le sol

Les eaux usées domestiques sont traitées par le sol en place au niveau de la parcelle de l’immeuble, au plus près de leur production, lorsque les conditions suivantes sont réunies : – la surface de la parcelle est suffisante ; – la parcelle n’est pas en terrain inondable, sauf de manière exceptionnelle ; – la pente du terrain est adaptée ; – la perméabilité du sol est comprise entre 15 et 500 mm/h sur une épaisseur P 70 cm ; – le toit de la nappe aquifère est au moins à 1 m du fond de fouille, hors niveau exceptionnel.

Systèmes d’infiltration
Il – – – existe plusieurs systèmes d’infiltration : les tranchées (standard, profonde ou large) (fig. 2 et 3) ; le lit d’infiltration, si la nature du terrain ne permet pas la réalisation de tranchées (fig. 4) ; le massif filtrant vertical non drainé, si la perméabilité du sol naturel est trop importante (O 500 mm/h) (fig. 5) ; – les tertres d’infiltration, si la nappe phréatique est trop proche de la surface du sol (fig. 6). Le NF DTU 64.1 et le fascicule FD 12566-2 fournissent les paramètres de conception, les détails de construction, les exigences concernant l’installation et les différents systèmes d’infiltration dans le sol.
Remarque : La fiche 12.3d détaille une méthode d’évaluation de la perméabilité du sol (méthode de percolation à niveau constant ou test de Porchet) ainsi que le dimensionnement du réseau de tranchées en fonction de la perméabilité.

Autres dispositifs de traitement
Si le terrain ne remplit pas les conditions requises énumérées ci-dessus, il est possible d’installer les dispositifs de traitement utilisant : – soit un filtre à sable vertical drainé ; – soit un lit filtrant drainé à flux vertical à massif de zéolithe ; – soit un lit filtrant drainé à flux horizontal.

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0,5 m Géotextile de recouvrement (débordement de 0,10 m minimum de chaque côté)

Terre végétale de recouvrement (0,20 m maximum)

0,2 m

0,1 m 0,6 m Graviers lavés stables à l'eau de granulométrie comprise entre 10 et 40 mm Tuyau d'épandage avec fentes orientées vers le bas (pente jusqu'à 1 %)

0,3 m

Fond de fouille et parois scarifiés sur 0,02 m

Terrain naturel Tranchée d'épandage standard 0,5 m

Terre végétale de recouvrement (0,20 m maximum)

0,2 m

Géotextile de recouvrement (débordement de 0,10 m minimum de chaque côté)

0,4 m Graviers lavés stables à l'eau de granulométrie comprise entre 10 et 40 mm 1m maxi Tuyau d'épandage avec fentes orientées vers le bas (pente jusqu'à 1 %)

Fig. 2

Types de tranchées

0,1 m

0,3 m

Fond de fouille et parois scarifiés sur 0,02 m

Terrain naturel Tranchée d'épandage profonde

0,7 m Terre végétale de recouvrement (0,20 m maximum) Graviers lavés stables à l'eau de granulométrie comprise entre 10 et 40 mm Géotextile de recouvrement (débordement de 0,10 m minimum de chaque côté)

0,2 m

0,1 m Tuyau d'épandage avec fentes orientées vers le bas (pente jusqu'à 1 %)

0,2 m

Fond de fouille et parois scarifiés sur 0,02 m

Terrain naturel Tranchée d'épandage large

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4

1 2

3 5

30 m max 1 m mini Terrain naturel 1,5 m mini

6

Fig. 3

8

7

Système d’infiltration par tranchées d’épandage

Vue en plan
1 - Arrivée des eaux prétraitées par tuyau plein (pente de 0,5 % mini) 2 - Boîte de répartition 3 - Tuyau plein sur la largeur de répartition et 1 m sur le tuyau d'épandage central 4 - Chaque angle composé de deux coudes à 45° ou d'un coude à 90° à grand rayon 5 - Tuyau d'épandage avec fentes orientées vers le bas (pente jusqu'à 1 %) 6 - Tranchée d'épandage de 0,50 m minimum de large 7 - Bouclage de l'épandage par un tuyau d'épandage (non pris en compte dans la longueur totale d'épandage) 8 - Boîte de bouclage, de branchement ou d'inspection (exemple de position)

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0,50 m 1 m

2 0,2 m 0,1 m 3 4

1 Terrain naturel Coupe transversale

0,3 m

1 - Tuyau d'épandage avec fentes orientées vers le bas (pente jusqu'à 1 %) 2 - Géotextile de recouvrement (débordement de 0,10 m minimum de chaque côté) 3 - Terre végétale de recouvrement (0,20 m maximum) 4 - Graviers lavés stables à l'eau de granulométrie comprise entre 10 et 40 mm

4

1 2

1m

3 1m 1m 0,5 m

5

Fig. 4

30 m max

Lit d’épandage

7

6

8 m max Vue en plan
1 - Arrivée des eaux prétraitées par tuyau plein (pente de 0,5 % mini) 2 - Boîte de répartition 3 - Tuyau plein sur la largeur de répartition et 1 m sur le tuyau d'épandage central 4 - Chaque angle composé de deux coudes à 45° ou d'un coude à 90° à grand rayon 5 - Tuyau d'épandage avec fentes orientées vers le bas (pente jusqu'à 1 %) 6 - Bouclage de l'épandage par un tuyau d'épandage (non pris en compte dans la longueur totale d'épandage) 7 - Boîte de bouclage, de branchement ou d'inspection (exemple de position)

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1

2

3

4

6

5 0,2 m 8 0,1 m 0,1 m 9

0,7 m

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Terrain naturel 12 10 10 Coupe longitudinale
1 - Arrivée des eaux prétraitées par tuyau plein (pente de 0,5 % mini) 2 - Boîte de répartition 3 - Tuyau plein sur la largeur de répartition et 1 m sur le tuyau d'épandage central 4 - Tuyau d'épandage avec fentes orientées vers le bas (pente jusqu'à 1 %) 5 - Boîte(s) de bouclage, de branchement ou d'inspection (exemple de positions) 6 - Géotextile de recouvrement (débordement de 0,10 m mini de chaque côté) 7 - Géogrille éventuelle en fond de fouille (exemple roche fissurée) 8 - Terre végétale de recouvrement (0,20 m maxi) 9 - Graviers lavés stables à l'eau de granulométrie comprise entre 10 et 40 mm 10 - Lit de sable stable 11 - Sable lavé stable à l'eau (XP DTU 64.1 P1-2) 12 - Fond de fouille et parois scarifiés sur 0,02 m

7

4

1

2

Fig. 5

Massif filtrant vertical non drainé
5 1m 4 m mini 0,5 m

3

7

6

5m Vue en plan
1 - Arrivée des eaux prétraitées par tuyau plein (pente de 0,5 % mini) 2 - Boîte de répartition 3 - Tuyau plein sur la largeur de répartition et 1 m sur le tuyau d'épandage central 4 - Chaque angle composé de deux coudes à 45° ou d'un coude à 90° à grand rayon 5 - Tuyau d'épandage avec fentes orientées vers le bas (pente jusqu'à 1 %) 6 - Bouclage de l'épandage par un tuyau d'épandage (non pris en compte dans la longueur totale d'épandage) 7 - Boîte de bouclage, de branchement ou d'inspection (exemple de position)

0,25 m

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1

2

3

4

5

6

4mm ini
1m

1m

5m

9 8 Vue d'ensemble

7

1 - Arrivée des eaux prétraitées par conduite de refoulement ou tuyau plein (pente de 0,5 % mini) 2 - Boîte de répartition 3 - Tuyau plein sur la largeur de répartition et 1 m sur le tuyau d'épandage central 4 - Chaque angle composé de deux coudes à 45° ou d'un coude à 90° à grand rayon 5 - Tuyau d'épandage avec fentes orientées vers le bas (pente jusqu'à 1 %) 6 - Bouclage de l'épandage par un tuyau d'épandage 7 - Boîte de bouclage, de branchement ou d'inspection (exemple de position) 8 - Géotextile de recouvrement (débordement de 0,10 m mini de chaque côté) 9 - Géogrille éventuelle en fond de fouille

Fig. 6

Tertre d’infiltration hors sol

1 3

2 0,2 m 4 0,1 m 0,1 m 5 6

0,1 m 0,7 m Terrain naturel Coupe transversale

1 - Tuyau d'épandage avec fentes orientées vers le bas (pente jusqu'à 1 %) 2 - Géotextile de recouvrement (débordement de 0,10 m minimum de chaque côté) 3 - Géogrille éventuelle en fond de fouille 4 - Terre végétale de recouvrement (0,20 m maximum) 5 - Graviers lavés stables à l'eau de granulométrie comprise entre 10 et 40 mm 6 - Sable lavé stable à l'eau (XP DTU 64.1 P1-2)

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Autres dispositifs de traitement
ARRÊTÉ DU 7 SEPTEMBRE 2009 MODIFIÉ, ART. 7 À 10 ET ANNEXE 2 ; NF EN 12566-3+A1 ; FD 12566-5

Les eaux usées domestiques peuvent être également traitées par des installations composées de dispositifs agréés par les ministères en charge de l’écologie et de la santé, à l’issue d’une procédure d’évaluation de l’efficacité et des risques que les installations peuvent engendrer directement ou indirectement sur la santé et l’environnement. Cette évaluation doit démontrer que les conditions de mise en œuvre de ces dispositifs de traitement permettent de garantir que les installations dans lesquelles ils sont intégrés respectent : • les principes généraux de l’arrêté du 7 septembre 2009 modifié (art. 2 à 5) ; • des concentrations maximales en sorties de traitement de : – 30 mg/l en matières en suspension (MES), – 35 mg/l pour la demande biologique en oxygène à 5 jours (DBO5). Cette évaluation est effectuée par les organismes dits notifiés au titre de l’article 9 du décret du 8 juillet 1992, sur la base des résultats obtenus sur une plateforme d’essai selon un protocole précisé dans l’arrêté du 7 septembre 2009 modifié en annexe 2.
Remarque : La liste des dispositifs de traitement agréés et les fiches techniques correspondantes sont publiées au JO. Ces informations sont accessibles sur le site interministériel sur l’ANC : www.assainissement-non-collectif.developpement-durable.gouv.fr/procedure-d-evaluation-r69.html.

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Évacuation
ARRÊTÉ DU 7 SEPTEMBRE 2009 MODIFIÉ, ART. 11 À 13 (CHAPITRE III)

Dans la mesure du possible, la réglementation privilégie l’évacuation par le sol en place sous-jacent ou juxtaposé au traitement afin d’assurer la permanence de l’infiltration. Ce principe d’évacuation nécessite que la perméabilité du sol soit comprise entre 10 et 500 mm/h (selon le test de percolation de Porchet). Si le sol en place ne respecte pas ces critères d’infiltration, les eaux usées traitées sont : – réutilisées pour l’irrigation souterraine des végétaux dans la parcelle, à l’exception de l’irrigation de végétaux utilisés pour la consommation humaine et sous réserve d’absence de stagnation en surface ou de ruissellement des eaux traitées ; – rejetées dans le milieu hydraulique superficiel, après autorisation du propriétaire ou du gestionnaire du milieu récepteur, s’il est démontré par une étude particulière qu’aucune autre solution d’évacuation n’est envisageable. En cas d’impossibilité de respecter l’une de ces dispositions, les eaux usées traitées peuvent être évacuées par puits d’infiltration dans une couche sous-jacente dont la perméabilité est comprise entre 10 et 500 mm/h.
Remarque : Cette dernière solution, exceptionnelle, nécessite une autorisation de l’autorité compétente en charge du SPANC sur la base d’une étude hydrogéologique.

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Conditions d’entretien des ouvrages
ARRÊTÉ DU 7 SEPTEMBRE 2009 MODIFIÉ, ART. 14 À 16 (CHAPITRE IV)

Les installations d’assainissement non collectif sont entretenues régulièrement par le propriétaire de l’immeuble et vidangées par des personnes agréées par le préfet, selon des modalités fixées par arrêté des ministres chargés de l’intérieur, de la santé, de l’environnement et du logement.

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Remarque : Les installations et les boîtes de branchement et d’inspection doivent être fermées en permanence et accessibles pour assurer leur entretien et leur contrôle.

Vérifications
L’entretien et la vidange des installations sont effectués de manière à assurer : – leur bon fonctionnement et leur bon état, notamment celui des dispositifs de ventilation et, dans le cas où la filière le prévoit, celui des dispositifs de dégraissage ; – le bon écoulement et la bonne distribution des eaux usées prétraitées jusqu’au dispositif de traitement ; – l’accumulation normale des boues et des flottants et leur évacuation.

Périodicité
Les installations doivent être vérifiées et entretenues aussi souvent que nécessaire. La périodicité de vidange de la fosse toutes eaux doit être adaptée en fonction de la hauteur de boues, qui ne doit pas dépasser 50 % du volume utile.

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Toilettes sèches
ARRÊTÉ DU 7 SEPTEMBRE 2009 MODIFIÉ, ART. 17

L’arrêté introduit la possibilité de mettre en place des toilettes dites sèches, sans apport d’eau de dilution ni transport. Elles sont composées d’une cuve étanche recevant les fèces ou les urines.

Traitements
La mise en œuvre des toilettes sèches permet de traiter : – soit en commun les urines et les fèces, mélangés à un matériau organique (sciure par exemple), pour produire un compost ; – soit d’un côté les fèces, par séchage, et de l’autre les urines, qui rejoignent la filière de traitement prévue pour les eaux ménagères, conformément aux dispositions des articles 6 et 7.

Vidange
La cuve est régulièrement vidée sur une aire étanche conçue de façon à éviter tout écoulement et à l’abri des intempéries. Les sous-produits issus de l’utilisation de toilettes sèches doivent être valorisés sur la parcelle.
Remarque : Ces installations et leurs sous-produits ne doivent pas être à l’origine de nuisance pour le voisinage, ni de rejet liquide en dehors de la parcelle, ni de pollution des eaux superficielles ou souterraines.

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Séparateur à graisse (ou bac à graisse ou bac dégraisseur)
ARRÊTÉ DU 7 SEPTEMBRE 2009 MODIFIÉ, ART. 6 ET ANNEXE 1

Quand les conditions d’exploitation sont telles que les huiles et les graisses issues des cuisines sont susceptibles de provoquer des dépôts préjudiciables, un bac séparateur destiné à la rétention de ces matières doit être placé sur le circuit des eaux en provenance des cuisines, le plus près possible de celles-ci. Ces dispositifs doivent être conformes à la norme NF EN 1825.

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Ce dispositif n’est pas obligatoire en amont d’une fosse septique toutes eaux et n’est pas conseillé sauf si la longueur des canalisations entre la sortie de l’habitation et le dispositif de prétraitement est supérieure à 10 m. Le séparateur à graisse (fig. 7) est un appareil destiné à la rétention des matières solides, graisses et huiles contenues dans les eaux ménagères.

Zone des graisses Entrée eaux de cuisine

Sortie

Fig. 7

Séparateur à graisse
Zone de séparation

Volume
Le volume minimal réglementaire (volume efficace) est de 200 litres. Seules les eaux de cuisine sont admises dans ce dispositif. Dans le cas exceptionnel où toutes les eaux ménagères (cuisine, salles de bains, lave-linge) sont traitées, le bac séparateur doit avoir une capacité minimale de 500 litres.

Entretien
Le séparateur à graisse doit être nettoyé aussi souvent que nécessaire pour éviter toute obstruction, sortie de graisse ou de matières sédimentées, et prévenir les dégagements d’odeurs. Une vidange et un curage tous les 4 mois semblent raisonnables.

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