L’intérêt général : voilà la première mission des collectivités locales !

Le développement des SERVICES PUBLICS, c’est la garantie d’une gestion optimisée (en coût et en qualité) de politiques aussi fondamentales que l’eau, les déchets, les transports, l’énergie... C’est aussi la meilleure réponse à apporter à la fracture sociale, pour en garantir l’accès à tous. Le rôle de la Communauté d’Agglomération est primordial pour une gestion de proximité, et transparente de ces services publics qui lui ont été transférés.

L’accès à une eau potable de qualité, au meilleur coût est un droit fondamental et universel. Le premier rôle de la collectivité territoriale est de garantir aux habitants que ce droit est respecté, en tous temps et pour chacun, quelle que soit sa condition. L’eau est, à l’échelle de la planète comme à celle de notre territoire, un bien rare et précieux qui ne peut être gaspillé. Le rôle de la collectivité territoriale est de veiller à ce que les conditions techniques de la production et de la distribution de l’eau visent à réduire au maximum fuites et déperditions. Cela implique en particulier qu’une attention toute particulière soit accordée à l’entretien des réseaux. L’eau est un bien commun, que nul ne peut aliéner à son profit. La collectivité territoriale doit garantir aux citoyens l’accès à l’information sur la gestion de la production et de la distribution de l’eau potable, ses coûts et la facturation qui en est faite aux usagers.

Si la gestion de l’eau requiert une réelle technicité, elle relève d’abord et avant tout d’une volonté politique. Et c’est au regard de ces trois principes fondamentaux, appliqué aux réalités sociales, économiques et environnementales du territoire concerné que cette politique doit être décidée.

La bataille menée pendant des années par les élus saint-michellois sur le prix et la qualité de l’eau est la preuve que, face à une volonté politique affirmée et une action constante des élus, les sociétés délégataires sont contraintes à respecter ces principes. Mais les expériences montrent que, là où la volonté politique est moins marquée, les abus des grands groupes se multiplient : mauvais entretien des réseaux, surfacturations, gestion strictement financière … Partout dans le monde, les citoyens prennent conscie nce de la rareté de l’eau et de la nécessité tant de préserver la ressource que d’ en garantir l’accès à tous. Partout dans le monde, le retour en gestion publique de l’eau est une solution qui montre son efficacité quand cette gestion est menée de façon cohérente par des élus agissant de manière transparente et par des techniciens compétents. Toutes les pistes doivent donc être étudiées pour que, après 90 ans ou presque de gestion privée, le service public de l’eau soit directement pris en charge par l’Aggl omération du Val d’Orge. Parallèlement, l’Agglomération doit continuer à agir auprès des délégataires pour : une tarification sociale de l’eau, l’interdiction de toute coupure d’eau, la remise en état des réseaux.

Elle doit aussi engager des actions de solidarité internationale pour un accès universel à l’eau, en consacrant une partie de son budget à des actions menées par des ONG, mais aussi en menant des partenariats sur le long terme avec les pays du Sud.