à l’Atelier citoyen E.A.U.

du Val d'Orge
Villiers, le 13 mars 2014,

Monsieur, Vous avez bien voulu attirer notre attention au problème crucial des conditions d’alimentation en eau pour tous. Pour notre part, nous sommes favorables à une gestion en régie et défendrons ce principe au sein de la Communauté d’agglomération du Val d’Orge. Cependant, cette position de principe doit naturellement être confortée par les audits indépendants en cours, ce qui ne devrait pas manquer d’être. Pour notre commune, il s’agit de 2017, ce que nous défendrons, nous ne pouvons pas nous engager pour d’autres communes. Cette question peut être posée à la population dans une consultation, mais une information préalable et très précise des tenants et aboutissants sur le sujet doit être faite. De part la loi, la commission consultative de service public est obligatoire si la gestion est déléguée à un tiers (art. L1413-1 du CGCT). Nous sommes naturellement favorable à ce que les mandats politiques soient indépendants des intérêts privés. Nous sommes surpris de la question concernant la reprise des employées et employés, puisque cela s’impose de par la loi (Code du travail art 1224-3). Il est bien évident que si la solution de la régie devait être retenue, un maximum de coopération entre les différentes régies publiques serait nécessaire et bénéfiques à tous, en particulier pour bénéficier des expériences acquises. Sur la question de la tarification sociale, deux questions contradictoires sont posées, si l’eau est gratuite, il n’y a pas lieu de décide d’une allocation. Nous ne sommes pas favorable à la gratuité, mais un tarif social doit être étudié, de même qu’une allocation eau, comme cela est fait pour l’énergie. L’accès à l’eau pour tous doit naturellement s’accompagner d’un droit au logement pour tous. Nous sommes surpris des demandes faites pour des moyens déjà en place. Pour la solidarité planétaire, l’affectation du 1% du budget de l’eau est appliquée (et même légèrement dépassée) par le SIVOA dont la commune fait partie. En effet le syndicat réalise depuis longtemps (bien avant la loi) des actions de coopération décentralisée au Niger dans le cadre de la loi Oudin-Santini. Il en est de même pour la préservation de la qualité de l’eau, l’objectif est retenu et les moyens mis en place, ce qu’il faut poursuivre car les résultats ne sont pas encore atteints. Le contrôle des conditions d’imperméabilisation est également en vigueur pour toute opération d’urbanisation, en particulier

sur tout le périmètre du SIVOA et plus largement de la CLE (commission locale de l’eau) qui a défini le SAGE (Schéma d’aménagement et de gestion de l’eau). Ce schéma couvre tous les éléments de gestion, de la protection des ressources et production jusqu’aux rejets. C’est en ce sens que la commune a signé avec le SIVOA en février 2008 le contrat Phyto’cités réduisant considérablement les traitements par pesticide, mais bien au-delà formant les agents à une autre logique plus responsable de l’environnement. L’idée de favoriser la mise en place de récupérateurs d’eau est à défendre, comme cela se fait pour les composteurs. Par contre, nous ne défendrons pas l’interdiction absolue de toute exploration de gaz, même si nous nous opposons fermement aux techniques destructrices utilisées actuellement. L’opposition à toute recherche d’amélioration n’est pas dans notre logique. Nous sommes favorables à l’agriculture raisonnée comme l’applique les AMAP et soutiendrons les projets en ce sens. Espérant avoir répondu à vos attentes, nous sommes prêts à en débattre, sans exclusive et sans dogmatisme, avec les différents partenaires. Bien cordialement.

Gilles FRAYSSE, Tête de liste ELAN SOLIDAIRE à Villiers-sur-Orge

www.elan-solidaire.com

elan.solidaire@gmail.com

07 82 02 84 58