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Courbes et surfaces - Résumé

Essaidi Ali
5 avril 2014
1 Courbes dans R
2
ou R
3
:
Soient d = 2 ou 3, k ∈ N

∪ ¦∞¦ et on considère R
d
muni de sa structure euclidienne usuelle.
1.1 Courbes paramétrées :
Soit γ ∶ I →R
d
un arc paramétré de classe C
k
sur I.
Définitions : Soit t
0
∈ I. Le point M
0
= γ(t
0
) est dit :
– Simple si Card ¦t ∈ I]γ(t) = M
0
¦ = 1, double si Card ¦t ∈ I]γ(t) = M
0
¦ = 2, triple si Card ¦t ∈ I]γ(t) = M
0
¦ = 3 ou
généralement multiple si Card ¦t ∈ I]γ(t) = M
0
¦ ≥ 2.
– Régulier si γ

(t
0
) ≠ 0. Sinon, stationnaire ou singulier.
– Birégulier si k ≥ 2 et (γ

(t
0
), γ
′′
(t
0
)) est libre.
– L’arc γ est dit simple, régulier, birégulier ou fini si tous ses points sont simples, réguliers, biréguliers ou I est un segment.
Remarque : En cas des courbes paramétrées en polaires. On a γ(θ) = O + ρ(θ)e
ρ
donc γ

(θ) = ρ

(θ)e
ρ
+ ρ(θ)e
θ
. Donc,
γ

(θ) = 0 ⇒ρ(θ) = 0. On déduit que tout point autre que l’origine est régullier.
Proposition : Si t
0
∈ I, M
0
= γ(t
0
) et p = min¦p ≥ 1]γ
(q)
(t
0
) ≠ 0¦ alors γ admet la droite D(M
0
, γ
(p)
(t
0
)) comme tangente
en M
0
.
Position relative de la courbe par rapport à sa tangente : On suppose que les dérivées successives de γ en t
0
ne sont pas
toute nulles.
Soit p le plus petit entier non nul tel que γ
(p)
(t
0
) ≠ 0 et q le plus petit entier non nul, s’il existe, tel que (γ
(p)
(t
0
), γ
(q)
(t
0
))
soit libre donc γ(t) = γ(t
0
) +
(t−t
0
)
p
p!
(1 + o(t − t
0
))γ
(p)
(t
0
) +
(t−t
0
)
q
q!
γ
(q)
(t
0
) + o((t − t
0
)
q
).
p impair, q pair : Cas p, q impairs :
Point ordinaire Point d’inflexion
Cas p pair, q impair : Cas p, q pairs :
Point de rebroussement de la première espèce Point de rebroussement de la deuxième espèce
1
CPGE Laayoune Lissane Eddine Essaidi Ali
1.2 Courbes cartésiennes de R
2
:
Soit U un ouvert de R
2
et f ∈ C
1
(U). On considère la courbe cartésienne C d’équation f(x, y) = 0.
Définition : Le point M
0
(x
0
, y
0
) ∈ C est dit critique ou stationnaire si gradf(x
0
, y
0
) = {
∂f
∂x
(x
0
, y
0
),
∂f
∂y
(x
0
, y
0
)) = (0, 0).
Sinon, on dit que M
0
est régulier.
La courbe C sera dite régulière si tous ses points sont réguliers.
Proposition : On suppose que la courbe C ∶ f(x, y) = 0 est régulière et soit M
0
(x
0
, y
0
) ∈ C. Alors :
– Le vecteur gradf(x
0
, y
0
) est normal à la courbe C en M
0
.
– La courbe C admet une tangente en M
0
d’équation (x − x
0
)
∂f
∂x
(x
0
, y
0
) + (y − y
0
)
∂f
∂y
(x
0
, y
0
) = 0.
1.3 Longueur d’un arc paramétré de R
2
:
Soit γ ∶ I →R
d
un arc orienté régulier de classe C
k
.
Définition : Soient t
0
, t
1
∈ I avec t
0
< t
1
. On appelle longueur de l’arc γ entre t
0
et t
1
le nombre

t
1
t
0


(t)|dt.
Remarques :
– La longueur de l’arc γ(t) = (x(t), y(t)) entre t
0
et t
1
est L =

t
1
t
0
_
x
′2
(t) + y
′2
(t)dt.
– En cas d’une courbe paramétrée en coordonnées polaires, la longueur de l’arc entre θ
0
et θ
1
de l’arc f(θ) = O + ρ(θ)e
ρ
est L =

θ
1
θ
0
_
ρ
′2
(θ) + ρ
2
(θ)dθ.
– Pour la courbe y = f(x). La longueur de la courbe entre a et b est L =

b
a
_
1 + f
′2
(x)dx.
1.4 Repère de Frenet associé à un arc paramétré dans le plan euclidien orienté R
2
:
Soit l’espace euclidien orienté R
2
muni d’un repère orthonormé direct (O, i, j) et et γ ∶ I →R
3
un arc paramétré régulier.
Définition : Soit t ∈ I. On appelle vecteur unitaire de la tangente orientée de γ en t le vecteur T(t) =
γ

(t)
γ

(t)
.
Expressions de T :
Arc paramétré en coordonnées cartésiennes γ = (x, y) : ∀t ∈ I, T(t) =
ix

(t) + jy

(t)
_
x
′2
(t) + y
′2
(t)
.
Arc y = f(x) (x ∈ I) : ∀x ∈ I, T(x) =
i + jf

(x)
_
1 + f
′2
(x)
.
Arc paramétré en coordonnées polaires γ(θ) = O+ ρ(θ)e
ρ
(θ ∈ I) : ∀θ ∈ I, T(θ) =
ρ

(θ)e
ρ
+ ρ(θ)e
θ
_
ρ
′2
(θ) + ρ
2
(θ)
.
Définition : Soit t ∈ I. On appelle repère de Frenet le repère (M(t), T(t), N(t)) où N(t) est le vecteur tel que le répère soit
orthonormé directe.
Proposition : Soit t ∈ I.
La courbure algébrique de γ en M(t) est c(t) =
det(γ

(t), γ
′′
(t))


(t)|
3
.
Si c(t) ≠ 0 alors le rayon de courbure algébrique de γ en M(t) est R(t) =
1
c(t)
.
Calcul du rayon de courbure :
Arcs paramétrés en coordonnées cartésiennes : Si γ(t) = (x(t), y(t)). Alors : ∀t ∈ I, R(t) =
(x
′2
(t) + y
′2
(t))
3
2
x

(t)y
′′
(t) − x
′′
(t)y

(t)
.
Cas de l’arc y = f(x) : R(x) =
(1 + y
′2
(x))
3
2
y
′′
(x)
.
Arcs paramétrés en coordonnées polaires : Si avec γ(t) = O+ ρ(θ)e
ρ
. Alors : ∀θ ∈ I, R(θ) =

′2
(θ) + ρ
2
(θ))
3
2
ρ
2
(θ) + 2ρ
′2
(θ) − ρ(θ)ρ
′′
(θ)
.
1.5 Repère de Frenet associé à une courbe paramétrée dans l’espace euclidien orienté R
3
:
Soit l’espace euclidien orienté R
3
muni d’un repère orthonormé direct (O, i, j, k) et γ ∶ I →R
3
un arc paramétré birégulier.
Définition : Soit t ∈ I. On appelle :
Le vecteur unitaire de la tangente orientée de γ en t le vecteur T(t) =
γ

(t)


(t)|
.
Le vecteur unitaire de la normale principale de γ en t le vecteur N(t) =
γ

(t) ∧ γ
′′
(t)


(t) ∧ γ
′′
(t)|
.
Le vecteur unitaire binormal de γ en t le vecteur B(t) = T(t) ∧ N(t).
Le repère de Frenet de γ en t le repère (M(t), T(t), N(t), B(t)).
www.mathlaayoune.webs.com 2/3 mathlaayoune@gmail.com
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Le plan osculateur le plan P(M(t), T(t), N(t)).
Le plan rectifiant le plan P(M(s), T(t), B(t)).
Le plan normal le plan P(M(t), N(t), B(t)).
Proposition : ∀t ∈ I la courbure de γ en t est c(t) =


(t) ∧ γ
′′
(t)|


(t)|
3
.
Si c(t) ≠ 0 le rayon de courbure de γ est R(t) =
1
c(t)
.
Proposition : La torsion de γ en t ∈ I est τ(t) =
det(γ

(t), γ
′′
(t), γ
(3)
(t))


(t) ∧ γ
′′
(t)|
2
.
2 Surfaces paramétrées dans R
3
:
L’espace affine orienté R
3
est muni d’un repère orthonormé (O, i, j, k).
2.1 Nappes paramétrées :
Définition : On appelle nappe paramétrée de classe C
k
tout couple (U, f) où U est un ouvert non vide de R
2
et f ∶ U →R
3
de
classe C
k
sur U. f(U) s’appelle le support de la nappe paramétrée (U, f).
Définition : Soit (U, f) une nappe paramétrée. (u
0
, v
0
) ∈ U et M
0
= f(u
0
, v
0
). M
0
est dit :
– simple, double, triple ou multiple si Card¦(u, v) ∈ U, f(u, v) = M
0
¦ = 1, Card¦(u, v) ∈ U, f(u, v) = M
0
¦ = 2,
Card¦(u, v) ∈ U, f(u, v) = M
0
¦ = 3 ou Card¦(u, v) ∈ U, f(u, v) = M
0
¦ ≥ 2.
– régulier si {
∂f
∂u
(u
0
, v
0
),
∂f
∂v
(u
0
, v
0
)) est libre.
– stationnaire si (
∂f
∂u
(u
0
, v
0
),
∂f
∂v
(u
0
, v
0
)) lié.
(U, f) est dit :
– simple si tous ses points sont simples.
– régulier si tous ses points sont réguliers.
Définition : Soit (u
0
, v
0
) ∈ U. On suppose que M
0
(u
0
, v
0
) est un point régulier de la nappe (U, f).
Le plan T {M
0
,
∂f
∂u
(u
0
, v
0
),
∂f
∂v
(u
0
, v
0
)) s’appelle le plan tangent en M
0
.
Le vecteur
∂f
∂u
(u
0
, v
0
) ∧
∂f
∂v
(u
0
, v
0
) s’appelle la normale en M
0
.
2.2 Nappe cartésienne :
Définition : On appelle nappe cartésienne toute nappe paramétrée en x et y :











x = x
y = y
z = f(x, y)
où f ∈ C
k
(U) et U un ouvert de
R
2
. On l’appelle aussi la surface d’équation z = f(x, y).
Proposition : Soit M
0
(x
0
, y
0
, z
0
) un point de la surface z = f(x, y). Alors la surface z = f(x, y) admet un plan tangent en M
0
d’équation : (x − x
0
)
∂f
∂x
(x
0
, y
0
) + (y − y
0
)
∂f
∂y
(x
0
, y
0
) − (z − z
0
) = 0.
Proposition : S une surface d’équation z = f(x, y) avec U un ouvert de R
2
et f ∈ C
k
(U) (k ≥ 2) et M
0
(x
0
, y
0
) ∈ S.
On pose r =

2
f
∂x
2
(x
0
, y
0
), s =

2
f
∂x∂y
(x
0
, y
0
) et t =

2
f
∂y
2
(x
0
, y
0
).
– Si rt − s
2
> 0 alors la surface S est en ballon en M
0
. On dit que M
0
est un point elliptique.
– Si r > 0 alors la surface est au dessus de sa tangente en M
0
.
– Si r < 0 alors la surface est au dessous de sa tangente en M
0
.
– Si rt − s
2
< 0 alors la tangente à S en M
0
traverse S. On dit que M
0
est un point hyperbolique ou point col.
2.3 Surfaces cartésiennes :
Soit U un ouvert de R
3
et f ∈ C
k
(U, R). On considère surface S d’équation cartésienne f(x, y, z) = 0.
Définition : Soit M(x
0
, y
0
, z
0
) ∈ S.
Le point M
0
est dit régulier si gradf(x
0
, y
0
, z
0
) ≠ (0, 0, 0). Sinon, M
0
est dit stationnaire ou critique.
La surface cartésienne S sera dite régulière si tous ses points sont réguliers.
Proposition : Soit S ∶ f(x, y, z) = 0 une surface cartésienne régulière et M
0
(x
0
, y
0
, z
0
) ∈ S.
Le vecteur gradf(x
0
, y
0
, z
0
) est normal à S en M
0
.
Le plan d’équation (x − x
0
)
∂f
∂x
(x
0
, y
0
, z
0
) + (y − y
0
)
∂f
∂y
(x
0
, y
0
, z
0
) + (z − z
0
)
∂f
∂z
(x
0
, y
0
, z
0
) = 0 est tangent à S en M
0
.
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