L’économie et la vie du Grand Roissy

Un élément
structurant
du Grand Roissy
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n° 30
Paris Nord Villepinte
va s’étendre sur Tremblay
3 2
n°30sommaire
de bureaux
& d'actvités
Une atractvité et
une compéttvité
reconnues
01 48 63 1005
parisnord2.fr
Informatons
& disponibilités
300 hectares
1 million de m²
Par i s: Aer ot r opol i s Eur ope
Dossier : Paris Nord Villepinte
• 28 années de salons et d’événements et ce n’est pas fni ! R page 4
• Jean-Yves Durance R page 13
« Paris est la 1
re
place mondiale en termes de visiteurs et le leader mondial pour les congrès et salons »
Aéroport de Paris
• Défense et illustration d’Aéroport de Paris R page 18
• La Maison de l’Environnement de Roissy R page 19
• Didier Hamon R page 20
« Nous sommes sur le podium des trois gros aéroports les plus écologiques du monde. »
• Actions initiées ou soutenues par ADP, autour de CDG R page 22
Les Entreprises du Pôle
• ECT, droit aux buttes R page 26
Hôtels & Restaurants
Hôtellerie : ça bouge à Roissy-Village
• Express by Holiday Inn » est devenu… Holiday Inn R page 30
• L’ancien Holiday Inn est devenu Best Western R page 31
• Réside Études va construire une nouvelle résidence hôtelière R page 31
Ça bouge dans les restaurants du Grand Roissy
• Manger à Épiais R page 32
• Claude Chevauché va ouvrir un restaurant à Roissy Village R page 33
• Le Cénacle a changé de propriétaire R page 34
• Le Pêcher Mignon à Dammartin R page 35
Quand le Val d’Oise se lâche !
• Le Grand Pari(s) de Gilles Ouaki R page 36
Choses publiques
• Yves Albarello, député ++ de Roissy R page 42
• Naissance de la Communauté d’Agglomération Plaine de France R page 46
• Roissy Picardie R page 46
La une : explications
La « une » du mag est un montage composé de 2 grandes photos : une vue aérienne du Parc
(partielle) et une de l’amphithéâtre « Jean-Thèves » du Parc d’expositions. Les deux vignettes
représentent une vue du salon Intermat, l’autre de l’intérieur de la « verrière » de PNV.
3 2
mail.com roissy
n°30édito
RoissyMail le magazine : trimestriel gratuit édité
par la SARL VPP au capital de 25 000 €
1, Clos du Thillay
95380 Epiais-lès-Louvres
www.vppcom.com
Tél. : 01 30 29 04 32
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Directeur de la publication : Eric Veillon
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Rédaction et publicité : 01 30 29 04 32
Imprimé par RAS (Villiers-le-Bel).
Mise en page : RDVA - 01 34 12 99 00
Tirage : 10 000 exemplaires
N
ous ne faisons pas par-
tie des « déclinistes »,
à RoissyMail. Cepen-
dant, l’observation des
difficultés de notre
pays à s’adapter au monde moderne
nous inquiète. Le triste spectacle
qu’a offert l’affaire « Woerth-Betten-
court », celle, pitoyable, des cigares
de Blanc, celle, exaspérante, du jet
privé de Joyandet, ne donnent pas
confiance dans la capacité des élites
à mener la nécessaire adaptation de
la France.
Oh ! que les opposants à ce
gouvernement ne pavoisent pas,
ils auraient la mémoire courte !
L’immoralité n’a pas de limite
politique, pas plus droite/gauche,
qu’en « haut » ou en « bas » : on a
bien ici un député de droite mis en
examen pour abus de faiblesse pour
une affaire d’appartement « cadeau »
et un maire de gauche mis en examen
pour une affaire… d’appartement…
« pas cher »…
Et les blocages ont la peau dure :
en matière de retraite, les régimes
spéciaux, injustes, perdureront, la
gauche fait croire qu’en ne faisant
rien on peut sauver notre système
de retraite, la classe politique dans
son ensemble refuse d’abandonner
le cumul des mandats, la moindre
réforme suscite des hurlements.
Pendant ce temps nos déficits se
creusent : budget, sécurité sociale,
commerce extérieur… Allons-nous
faire comme les Grecs ?
C’est pour cela qu’il faut soutenir et
encourager les réformes, moraliser
la vie politique et dénoncer les
brebis galeuses quelles qu’elles
soient (qu’attend-on pour interdire
défnitivement de vie politique un élu
du peuple pris les mains dans le pot
de confture ?), indignes du suffrage
universel, encourager le journalisme
d’investigation.
Il faut refaire de la vertu le principe
de base de l’engagement au service
des autres.
Et il faut arrêter de dénoncer
« l’argent », ça ne veut rien dire.
Sans entreprise, pas de création de
richesses, et donc pas de partage
équitable de celles-ci.
C’est aussi simple que cela.
EV
De la vertu en politique
5 4
Paris Nord Villepinte :
28 années de salons
et d’événements,
et ce n’est pas fini !
Les congrès et salons organisés en Île-de-France profitent de
l’attractivité touristique de la région capitale
Dossier réalisé par E. Veillon
Le dossier
5 4
mail.com roissy
B
énéfce.net avant, et
RoissyMail (tant le site Web
que ce magazine) suivent
depuis longtemps l’activité
de salons et singulièrement
l’actualité de Paris Nord Villepinte (PNV).
On sait l’importance croissante du
secteur des congrès, salons et autres
manifestations, qui représentait pour
notre pays, selon des rapports offciels
(comme le rapport du député Jean-Paul
Charié - 2 006) un atout économique
énorme. Quelques chiffres : 14 millions
de « visiteurs », 100 000 exposants ;
7.8 milliards d’euros de retombées
économiques (dont 3.3 milliards pour
les seuls salons d’Île-de-France), 300 000
emplois (dont 51 000 dans la région
capitale). Les retombées économiques de
PNV (on a, faute de place, laissé de côté
le Parc du Bourget) directes ici, sur le
Grand Roissy sont très grandes : emplois
directs où dans l’hôtellerie-restauration,
déplacement en avion, en train…
Sur quelques 570 000 m
2
de surface
d’exposition situées en France, Paris
Nord Villepinte en compte à ce jour
242 000 ! C’est le « navire amiral » de la
société VIPARIS, issue d’une fusion des
fliales du secteur de la CCIP et d’Unibail-
Rodamco.
Au moment où VIPARIS (avec l’AFTRP,
l’aménageur de la future ZAC au sud
de CDG) et les communes concernées
planchent sur l’extension de Paris
Nord Villepinte (PNV) il nous a semblé
opportun, au moment ou le Hall 7 est
en train d’être terminé, de revenir sur
tout le trajet parcouru depuis 1976 date
à laquelle a été prise de construire le
Parc sur le territoire de Villepinte jusqu’à
aujourd’hui où se dessinent les plans d’un
doublement de sa surface totale. D’autant
que le secteur de Tremblay-Villepinte-
Roissy-en-France a été expressément
reconnu pour cette « spécialité » dans les
constats du Grand Paris.
© Paris Tourist Office - Photographe : Jacques Lebar
7 6
Genèse d’une réussite
L’utilité des salons professionnels (type
SIAL, Maison et Objets …) est aujourd’hui
une évidence pour chacun. Il faut savoir
que, il n’y a pas si longtemps que cela,
cette utilité économique n’était pas
reconnue dans notre pays. Il y a toujours
eu, en France comme dans le reste de
l’Europe, des grandes foires commerciales.
Sans remonter aux foires bien connues du
Moyen-Âge (on pourrait aussi remonter
aux Phéniciens, aux temples marchands
de l’Antiquité), les commerçants, les
fabricants ont toujours eu besoin de se
montrer. L’évolution a abouti au « média-
salon » (média au sens de support de
diffusion) spécialisé, où les exposants
ne se contentent plus d’exposer, mais
organisent conférences, ateliers, rencontres
syndicales, etc.
Dans les années soixante-dix, la France
était en retard dans ce secteur des salons.
Pour deux raisons principales : il y avait (il y
a toujours) la foire de Paris, créée en 1904.
Mais c’était (c’est toujours…), une « foire
à tout », où les exposants, « tous sous le
même toit » ne faisaient… qu’exposer. Petit
à petit, le besoin de spécialisation s’est fait
ressentir. « À l’inverse de ce qui s’est passé
en Allemagne, la Foire de Paris n’a pas
donné naissance aux salons spécialisés,
alors qu’elle en avait le potentiel. Elle
aurait dû s’éclater en une multitude
de salons professionnels », soulignait
Bernard Laguens, alors Président de la
Fédération française des salons spécialisés
(aujourd’hui FSCF), dans le livre édité à
l’occasion des 10 ans du Parc d’Exposition
de Paris Nord Villepinte.
Autre problème majeur : le manque de
place en région parisienne. Dans les
années soixante-dix, la capitale compte
360 000 m
2
de surfaces d’exposition (elle
compte aujourd’hui 600 000 m
2
d’espaces
couverts). Le nombre des salons se
déroulant à la Porte de
Versailles (220 000 m
2
) est
passé de 41 en 1969 à 65 en
1979. Malgré le CNIT (70 000)
et le Bourget (50 000), en
plus peu adaptés aux critères
modernes (à l’époque…) il
manque au moins 100 000 m
2

pour faire face à la demande
qui a augmenté de 5 à 7 %
par an. Et pendant ce temps,
les concurrents Birmingham,
Düsseldorf, Francfort,
Hanovre, Milan… sont
déjà prêts (Hanovre avait
reconstruit son parc dès la
fn de la guerre…).
La Chambre de commerce et
d’industrie de Paris (CCIP)
est bien placée pour voir le
problème. Elle va le régler.
Dans pratiquement chaque salon, de
nombreuses entreprises du Grand
Roissy exposent (ici SED Logistique
lors d’une édition de la SITL)
Une édition du méga salon SIAL (Alimentation)
dont la prochaine se tient à la rentrée 2010
Le dossier : Paris Nord Villepinte
7 6
mail.com roissy
Où trouver des
hectares bien placés ?
Les autorités gouvernementales étaient
aussi conscientes du problème. On
apprend, dans le livre cité (page 16) que
le SDAURIF de 1964 avait envisagé, en
même temps que la création de l’aéroport
de Paris Nord (Roissy…) celui du Bourget
devait être fermé. Ce qui libérait 170 ha,
dans sa partie sud. Mais ADP revint sur sa
décision de fermer l’aéroport historique.
En 1976, l’hypothèse d’un terrain à Marne-
la-Vallée (Torcy) est abandonnée pour
cause d’exiguïté (38 ha) et de diffcultés
d’exploitation (pente, lignes haute
tension…).
L’issue viendra de l’AFTRP, en 1976.
L’aménageur de la nouvelle ZAC de Paris
Nord II propose un terrain de 66 ha sur
la commune de Villepinte. Les dirigeants
de la CCIP sont enthousiastes : la
proximité de l’aéroport CDG, le nœud de
communication routière et ferroviaire… Le
26 juin 1979, le gouvernement confrme le
choix du lieu et charge la CCIP de « prendre
les mesures propres à l’aménagement du
site de Villepinte dans les meilleurs délais »
(extrait de la lettre de Jacques Barrot, alors
ministre du commerce et de l’artisanat au
président de la CCIP, Jean Thèves).
Premier objectif : 100 000 m
2
de surface
d’exposition et 28 000 m
2
de surfaces
annexes. C’était parti ! Un peu plus de 2
ans après, le parc d’exposition de Paris
Nord Villepinte était inauguré. Il sera en
perpétuelle évolution jusqu’à aujourd’hui,
et ce n’est pas fni.
Le temps
des concepteurs
La CCIP confa alors la maîtrise d’ouvrage
à la SIPAC (Société Immobilière du Palais
des Congrès), sa fliale immobilière, qui
avait acquis ses lettres de noblesse en
construisant, comme son nom l’indique,
le Palais des Congrès de la Porte Maillot.
Puis, pour l’exploitation du parc fut créée
la Société d’Exploitation du Parc (SEPE).
Et, pour une coordination optimale entre
« constructeur » et « exploitant », une
équipe de pilotage unique fut créée et
animée par Jean-José Arroyo, qui sera plus
tard, le premier directeur du parc. Mais le
partage des tâches était bien là : à la SIPAC
(statut de Sicomi) la maîtrise d’ouvrage, à
la SEPE la gestion de l’installation et les
investissements dans les équipements :
réseaux de télécom’, second œuvre,
matériels d’exploitation… Dans le même
temps, une cellule de travail fut mise en
place au sein de la CCIP pour suivre le
projet, comprenant des hauts cadres
de la Chambre et Jean-José Arroyo et
Yves Krawczyck, architecte au sein de
la Chambre (je cite particulièrement ces
deux-là car je les ai connus).
Un concours d’idée fut lancé sur la base
des réflexions de la CCIP et de la Mission
d’études. Trois points étaient jugés
essentiels :
- Le nouveau parc se ferait par tranches
successives, de façon à ne pas gêner
les parcs existants, mais à faire face à la
demande complémentaire.
- Des équipements et services performants
devront permettre de placer le parc dans
la concurrence internationale
- Des installations fonctionnelles évitant
les « gaspillages qui seraient supportés,
en défnitive, par l’exposant, c’est-à-dire
l’entreprise ».
En janvier 1980, ce fut l’architecte François-
Régis Pelletrat, associé à Gérard Journé
au sein de la société CAR qui fut choisi.
Le bureau d’études retenu fut la SERI
Renault Ingénierie. L’architecte ft pendant
un mois le tour des parcs européens
et s’appuya sur les 10 orientations qui
avaient été défnies par la mission
d’étude. Celles-ci prévoyaient notamment
60 % de la surface d’exposition pour les
stands, la séparation des fux visiteurs et
exposants, l’adéquation des installations
et équipements au regard des besoins des
utilisateurs (variété d’occupation, brièveté
des manifestations…), l’étude rigoureuse
des flux de circulation et des systèmes de
guidage, etc.
Toutes ces réfexions, études et
préconisations ont donné la physionomie
du Parc actuel. « J’ai joué la décomposition
des espaces en imaginant la galerie qui
rappelle celle des aéroports modernes
où les utilisateurs peuvent cheminer et se
repérer facilement », avait expliqué F-R
Pelletrat.
Et celui
des constructeurs
Tout se passa donc comme prévu, par
tranches. La première (70 000 m
2
) s’étala
de décembre 1980 à novembre 1982,
ce qui est rapide. Les Halls 1 à 4 furent
construits.
Allez, quelques chiffres :
- D’abord 6 000 tonnes de chaux vive pour
consolider le sol sur 45 ha !
- 1 000 pieux de fondation de 12 à 15
mètres de profondeur
- 110 lots, 50 entreprises, 700 personnes
sur le chantier
- 400 000 m
3
de terre déplacée, 15,6 km de
canalisation, 13,5 de câbles électriques
- 3 700 tonnes de charpente métallique,
montée en 7 mois, les équipements
lourds de chauffage et de climatisation
furent installés par hélicoptère.
- La verrière, inclinée à 45 %, entrée et
véritable fgure de proue du Parc a été
conçue avec les conseils amicaux du
célèbre architecte designer nancéen,
Jean Prouvé.
- 18 ha d’espaces verts, 1 690 places de
restaurants, 1 060 sièges dans les salles
de conférence, 6 000 places de parkings.
- Un coût de 519 millions de F, fnancés
par la CCIP, sur fonds propres et des
emprunts auprès de la Caisse des Dépôts.
Le Parc de Paris-Nord Villepinte fut
inauguré en grande pompe, le 2 décembre
1982 : une date impériale ! La première
manifestation fut les « États Généraux de
l’entreprise » (20 000 invités !), organisée
par le CNPF (ancêtre du MEDEF), le
14 décembre de la même année et le
premier salon international (Jouet) s’est
tenu le 19 janvier 1983.
C’est l’AFTRP, en 1976, qui a proposé
les terrains de « Paris Nord »
Jean-José Arroyo (à droite) au tout
début du Parc
Il faut imaginer les grands travaux…
9 8
Tout de suite la 2
e

tranche : 1984/1986
Le succès est au rendez-vous. Malgré ces
années de croissance faible, la décision est
prise en 1984, par la Chambre, d’entamer
la 2e tranche : ce sera le Hall 5 (futur « 5
a », puisqu’il y aura un 5 b), qui portera
la surface totale d’exposition à 117 000 m
2

(70 000 + 47 000 Hall 5 A).
Le 18 mai 1985, les travaux commencent.
La forme du bâtiment diffère un peu des
précédents. Plus de « lyre », certainement
pour gagner de la place. La galerie
d’accueil est agrandie (comme ça se fera
pour le Hall 8, voir plus bas). On compte
1 380 places de conférence, 1 550 places de
restauration, ce qui augmente les capacités
globales du parc de 60 %. Pour un coût
de 383 millions de F. Parallèlement, le
système de transport automatisé (le « SK »,
celui qui ne marchera pas à CDG) est mis
en place entre les parkings et l’esplanade,
avec succès. Le Hall 5 sera opérationnel
le 5 septembre 1986. De grands salons
vont pouvoir occuper la totalité du Parc :
le SIAL en octobre, le salon de l’emballage
en novembre 1986 (j’y étais !).
La Chambre
visionnaire :
la 3
e
tranche
(1988/1990)
« Malgré les sceptiques et les critiques »,
souligne le livre (page 60), la CCIP
considère que le Parc a le vent en poupe
et veut toujours anticiper. Début 87,
elle décide de s’occuper d’étendre les
parkings : 2 700 places sont engagées, pour
un investissement de 22 millions de F. Et
en juin, elle lance la 3e tranche : ce sera
le Hall 6, d’une surface identique au 5
(47 000 m
2
). Tirant certainement les leçons
des premières années d’exploitation,
l’équipe d’architecte est renforcée avec
Jean-Louis Berthet et Yves Pochy, ainsi
que Jean Crumière pour l’intérieur. La
galerie cette fois ne sera pas étendue,
mais les aménagements intérieurs,
issus d’une opposition entre architectes
« toujours franche et amicale » seront
encore améliorés. Incontestablement,
le Hall 6 a été une étape. Il a été ouvert
en janvier 1990, inauguré le 23 avril à
l’occasion d’un colloque international sur
le thème : « Les salons internationaux dans
l’Europe de l’An 2000 ».
1999 : Hall 5b,
Pavillon Prouvé…
Après une pause de 9 ans, l’extension
continue avec le Hall 5b, qui s’ouvrira au
public en 1999. C’est le célèbre cabinet
Architecture-Studio qui l’a imaginé. Avec sa
façade ondulée en cuivre, il se détache
nettement des autres pavillons. C’est aussi
un exploit : 27 000 m
2
sans pilier ! La même
année, le Parc inaugure le fameux Pavillon
Jean-Prouvé après l’avoir « récupéré »,
alors qu’il végétait à Lille depuis 1956.
Il sert aujourd’hui pour l’organisation de
réceptions.
Le Hall 7 (qui deviendra
le Hall 8…)
En janvier 2007, après 8 mois seulement
de construction, est inauguré le Hall 7 qui
deviendra le « 8 », après la construction du
vrai « 7 » (voir plus bas), pour respecter la
numérotation. 15 000 m
2
cette fois, pour
un investissement de 17 millions d’euros.
Il a été conçu par Anna Lacaton et Jean-
Philippe Vassal (Grand Prix d’architecture
en 2008). L’inauguration se fera le
26 janvier (j’y étais…) en même temps que
« Now Design à Vivre », salon du design
dédié à l’habitat, dans le cadre du méga-
salon « Maison et Objets » (3 300 exposants
et 90 000 visiteurs rien que pour cette
session d’hiver). La CCIP en profte pour
raviver sa communication sur l’extension
de l’emprise de « Villepinte » : 70 ha sur la
commune voisine de Tremblay-en-France.
C’est l’illustre cabinet « Architecture-
Studio » qui l’a conçu
Le fameux Pavillon Prouvé
Le Hall « 7 » fut inauguré en même
temps qu’une édition de « Maison et
Objets »
Le dossier : Paris Nord Villepinte
9 8
mail.com roissy
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Une nouvelle étape, qui
sera terminée en juillet :
le Hall 7
Le 28 janvier 2008, à peine un an après
l’inauguration du Hall 8 (ex 7 donc, c’est
un peu compliqué en effet) est lancée, en
même temps que la naissance de VIPARIS
(voir plus bas) est posée la première pierre
du futur Hall 7, en présence de Pierre
Simon, président de la CCIP, Guillaume
Poitrinal, président d’Unibail-Rodamco et
des ministres Lagarde et Chatel. Les travaux
débuteront réellement en juin 2009, pour
une construction entièrement « HQE ».
Début juin 2010, une visite du chantier,
en voie de fnition, a été organisée par les
promoteurs pour les journalistes.
Tous les présents (dont votre serviteur)
ont été impressionnés : le bâtiment,
imposant par sa taille (36 000 m
2
soit un
peu plus de 5 stades de foot !), l’est aussi
par sa basse consommation énergétique
(développement durable oblige…) et
surtout son étonnante toiture « végétalisée »
(photo), dont on a bien compris, après
explications, qu’il ne s’agissait pas d’un
gadget. La fonction de cette toiture permet
en effet une meilleure isolation, ainsi
qu’un écoulement des eaux pluviales
plus… vertueux.
L’architecte est cette fois M. Chaix (Chaix
et Morel & Associés) qui a présenté la
construction lors de la visite, expliquant
le parti pris architectural mais aussi les
contraintes (et les surcoûts…) dues à
la prise en compte du « HQE » (4 à 5 %
du coût total qui s’élève à 66 millions
d’euros). Il pourra accueillir jusqu’à
1,5 million de visiteurs par an. Cette fois,
le bâtiment ajoute un nouveau « pétale »
à la feur que dessine le plan original du
parc. M. Robinet, le Directeur général de
la SIPAC, qui dirigeait la visite (photo)
a expliqué tout dans le détail, avec
passion. Au niveau environnemental, et
c’est notable, la ville de Villepinte a été
associée aux décisions. Le bâtiment sera
ensuite relié au Hall 5 la prolongation de
la Galerie d’accueil. Il est bon de savoir
que c’est le cabinet Chaix qui a conçu le
Zénith de Paris.
Le Hall 8 porte la surface d’exposition
totale du Parc à 242 000 m
2
. Et ce n’est pas
fni car l’objectif d’avenir est de la porter
à 300 - 350 000 ! C’est le salon « Maison et
Objets » qui inaugurera le nouveau Hall
du 3 au 7 septembre 2010 : il occupera
ainsi toutes les surfaces du Parc !
Impressionnante toiture
végétalisée du nouveau Hall 7.
La verrière du Hall 7 en travaux.
M. Robinet, DG de la SIPAC (au
centre) commentant la visite.
De 1982 à 2010 : 9 Halls pour un
total de 242 000 m
2
de surface
d’exposition.
8 : 2007
1982
5b : 1999
5a :
1986
6 : 1990
7 : 2010
1
2
3
4
11 10
mail.com roissy
Les extérieurs : c’est
aussi de l’exposition
On l’a vu, les mètres carrés « indoor »
ne manquent pas au Parc. Mais une de
ses grandes forces, ce sont les espaces
extérieurs dont il dispose (5 ha). En plus, les
parkings sont modulables pour permettre
l’accueil d’exposants ou de manifestations,
démonstrations à l’extérieur. C’est que ces
extérieurs sont indispensables à des salons
comme l’impressionnant Intermat (dont la
prochaine édition se tiendra en avril 2012).
Il faut voir, à l’extérieur, la forêt de grues
de toutes sortes qui surgit le temps du
salon. En 2009, les 1 470 exposants (dont
67 % venus du monde entier) ont occupé
au total 210 000 m
2
, pour la grande joie
des 184 000 visiteurs ! Je me souviendrai
toujours comment j’avais été mystifé, voici
quelques années (en 1997) en apercevant,
depuis le Vieux-Pays de Tremblay, ces
grues qui se multipliaient chaque jour
davantage : « mais c’est quoi ce chantier
immense qui s’installe ? Comment, je ne
suis pas au courant ? ! ». Trop fort, Intermat.
On peut (et on doit) signaler aussi,
EuroSatory, le « salon de la défense
terrestre, aéroterrestre et de la sécurité »,
qui se tenait au début à Satory (Yvelines).
Il a trouvé ses marques à Villepinte depuis
des années grâce justement aux espaces
extérieurs que lui offre le Parc. Il fallait
voir, en juin dernier, les impressionnantes
démonstrations des chars et autres engins
blindés, évoluer, sur le Parc, dans des
paysages incroyables reconstituant des
champs de bataille et des scènes de guerre
où se mêlaient militaires et armements
ou matériels sophistiqués notamment les
drones (à voir sur une impressionnante
vidéo sur www.eurosatory.com).
De la CCIP à VIPARIS
Vous pourrez lire, dans l’interview de M.
Durance ici, comment le rapprochement
entre la CCIP et le groupe Unibail-
Rodamco s’est effectué. Il a été annoncé
offciellement le 28 janvier 2008, à
l’occasion de l’inauguration du Hall 7
(désormais 8, oui, bon…). La CCIP on sait
bien qui elle est, mais Unibail est moins
connu du grand public. Unibail-Rodamco,
(voir www.unibail.fr) est né en 2007 de
la fusion (suite à une Offre Publique
d’Échange) d’Unibail et de Rodamco, le
premier étant une société française créée
en 1968 et spécialisée dans les centres
commerciaux et les bureaux, le second,
Rodamco Europe faisant à peu près la
même chose aux Pays-Bas. En 2000,
Unibail avait pris le contrôle de Paris
Expo (Parc de la Porte de Versailles
et autres) et a ainsi créé un pôle
« congrès-exposition ». Quelques
années après, en 2005, le groupe
rachète « Exposium », le leader français
de l’organisation de salon, ancienne
fliale de Vivendi. Le 30 novembre 2009,
suite logique de la fusion des activités
« sites » de la CCIP et d’Unibail-Rodamco
(qui deviendra donc VIPARIS), Exposium et
Comexpo (la fliale organisatrice de salons
de la CCIP) fusionnent pour faire une
grande société nommée Comexposium.
Le Conseil de la concurrence, dans un
volumineux avis publié le 26 septembre
2007 a donné son aval à ces fusions, sous
réserve d’engagements contraignants pour
les nouvelles entités. D’abord au-delà d’un
certain seuil, des salons devraient être
cédés, afn de laisser « respirer » le marché
de l’organisation. D’autres engagements
(prix, pour les prestations annexes, pas de
couplage entre prestations « obligatoires »
et prestations concurrentielles, non-discri-
mination et transparence pour le calen-
drier des manifestations, arbitrage en cas
de confit, etc.) ont été pris par la nouvelle
structure.
Mais surtout, dans les engagements à tenir
fgure l’extension de Paris Nord Villepinte.
Ce point est essentiel dans l’avis du
Conseil de la concurrence, l’augmentation
des surfaces d’exposition étant perçue
comme un moyen d’éviter que le
« monopoleur » profite de la rareté de
l’offre pour « maximiser ses profts ».
Et le Conseil d’enfoncer le clou : « l’opération
d’extension, présentée aux autorités de
concurrence comme l’avantage principal
de l’opération de concentration, ne saurait
être un engagement conditionnel, lié à la
réalisation d’événements futurs, mais doit
prendre la forme d’un engagement ferme
sous réserve de la mise en œuvre des
clauses de sauvegarde » (point n° 283).
Et le Conseil de fxer des objectifs précis
pour l’extension de PNV : une première
tranche de 36 000 m
2
livrable en 2010 (c’est
fait, ndlr), puis trois autres de 25 000 m
2

au moins chacune pour livraison en 2013,
2 017 et 2 021 » (point n° 243).
Terrain de démonstration pour
Eurosatory
Gigantesque Intermat
Le logo et les dix sites de VIPARIS
Le dossier : Paris Nord Villepinte
13 12
Document de la ville de Tremblay
situant bien les projets.
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13 12
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M. Durance, président du conseil d’ad-
ministration de VIPARIS, a eu la gentil-
lesse d’éclairer notre dossier en accep-
tant une interview. Celle-ci s’est faite par
téléphone, sur la base des questions que
nous lui avons emailées. Discussions tout
de suite sympathiques, toniques et non
dénuées d’humour, pendant ¾ d’heure.
M. Durance est vice-président de la CCIP,
en charge des congrès et salons, élu à la
Chambre depuis 2000. Ancien élève de
Polytechnique et de Science Po (Paris),
il a effectué la plus grande partie de sa
carrière (1965/2001) au Crédit Lyonnais,
dont il a été membre du comité exécutif,
en charge du réseau des agences. Il a été
ensuite Président du Directoire de Marsh
France (leader mondial du courtage d’as-
surance), jusqu’en 2006. Il a longtemps
enseigné à Sciences Po paris, et a été
membre de son conseil de direction.
RoissyMail : Quelles ont été les raisons
de fond du rapprochement CCIP/
Unibail Rodamco, qui a pu surprendre, à
l’époque ?
Jean-Yves Durance : c’est vrai que personne
ne s’y attendait. Pourtant, des deux côtés, le
constat était simple : Paris est la première place
mondiale en termes de visiteurs et le leader
mondial pour les congrès et salons. Mais la
gestion de cet avantage n’était pas coordonnée
entre les deux principaux acteurs. C’était en
fait un « duopole inorganisé ». Il fallait réagir,
comme la CCIP l’a toujours fait en la matière…
Le rapprochement entre notre institution
consulaire et Unibail a permis la création
d’un « monopole vertueux » qui induit une
coordination plus intelligente en matière de
gestion des plannings, ce qui est parfois plus
important que le simple prix. L’Autorité de la
concurrence, dans son avis du 26 septembre
2007, l’a bien reconnu. Même si elle a souligné
la difficulté de chiffrer exactement ces gains
d’efficacité, ces gains sont reconnus depuis la
création de VIPARIS.
En fait, la situation devenait infernale avec deux
opérateurs. Par exemple, avec 50 % de taux
d’occupation à la Porte de Versailles (record
mondial, on ne peut faire plus), la capacité de
croissance d’Unibail était très limitée. L’accord
de fusion obtenu après avis de l’Autorité
de la concurrence est accompagné d’un
accroissement de l’offre en matière de surface.
De même qu’en matière d’organisation de
salon (via Comexposium), des engagements –
vertueux également ! - ont été pris auprès de la
Direction de la Concurrence.
R.M : Mais comment ça s’est fait ? Vous
étiez concurrents tout de même… Y’a eu
des œillades… ?
J-Y D (malicieux) : on peut dire ça, si vous
voulez. Mais encore une fois, tout le monde
avait l’intérêt de tous, et de tout, dans la tête. A
un moment donné, les gens se sont parlé, des
contacts se sont mis en place…
R.M. : Quelle est la structure exacte de
VIPARIS, vous êtes Président de son
Conseil d’Administration. Une S.A… ?
J-Y D : c’est bien une société anonyme, dont
j’ai l’honneur de présider, effectivement,
le Conseil d’Administration vous pouvez
écrire que c’est une fonction entièrement
bénévole, tout comme celle de vice-président
de la Chambre, (dit-il en riant, ndlr). VIPARIS
a deux actionnaires, Unibail Rodamco (50 %)
et la CCIP (50 %) à travers la SIPAC (82 %)
et Comexposium (18 %). À propos de cette
dernière, dans la suite logique de VIPARIS,
Unibail et la CCIP ont fusionné, fin 2009 leurs
filiales respectives, organisatrices de salons,
respectivement Exposium et Comexpo, pour
créer Comexposium.
R.M. : Peut-on dire que Paris-Nord
Villepinte est le « navire amiral » de
VIPARIS ?
J-Y D : non. Les deux grands sites sont
complémentaires. Comme vous le savez, la Porte
de Versailles est davantage « grand public » et
Villepinte davantage « professionnels ». Mais,
effectivement, le développement se fera par
Villepinte…
R.M. : La concurrence doit être rude,
au niveau européen, pour accueillir
les grands salons. Je sais que vos
concurrents font les yeux doux à certains
organisateurs. VIPARIS a-t-elle une force
de vente suffisante ?
J-Y D : c’est vrai que la concurrence est vive,
pour les grands salons notamment. Il faut dire
que les Allemands, nos principaux concurrents,
ont été étonnés, c’est le moins que l’on puisse
dire, par la création de VIPARIS. Bien sûr, nous
avons une force de vente efficace, en doutiez-
vous ?
R.M. : Il y a quelques années, on disait que
la taille des salons diminuait, et que le
temps n’était plus aux « méga-salons ». Or
il y a toujours le SIAL, Maisons et Objet…
Quelle est la tendance actuelle ?
J-Y D : aujourd’hui il y a de tout. D’abord les
« grands salons » ont été petits avant de devenir
grands… Prenez l’exemple du salon « Cartes
et Identification » qui se déroulera cette
année à Paris Nord Villepinte sur 30 000 m
2
,
avec 500 exposants, 20 000 visiteurs et 1 300
congressistes…
Les « salons leaders » comme Maison et Objets
se développent et la tendance est aussi aux
salons « complémentaires » : ainsi «…… ? »
R.M. : En 2011 se tiendra à Villepinte le
congrès de l’Association européenne de
cardiologie. On attend 30 000 participants.
C’est énorme…
J-Y D : c’est en effet un événement, qui
recevra 30 000 à 35 000 participants pour
être précis. C’est un congrès mondial qui va
se tenir pour la première fois à Paris. Congrès
mais aussi salon, le tout dans les Halls 5 et 6,
sur une surface de 100 000 m
2
. C’est un grand
succès pour VIPARIS, mais il y en a et il y en
aura d’autres !
« Paris est la première place mondiale
en termes de visiteurs et le leader mondial
pour les congrès et salons »
Le dossier : Paris Nord Villepinte
Propos recueillis par Eric Veillon
15 14
L’AFTRP, VIPARIS, les communes de Tremblay-en-France et de Villepinte travaillent ensemble sur le projet d’extension
Paris Nord 2
Triangle de
Gonesse
Paris Nord
Villepinte
Future ZAC
Sud Roissy
Vieux-Pays
de Tremblay
Parc du Sausset
(Aulnay-sous-Bois)
Aéroport
Charles-de-Gaulle
Requalification Gare
PSA Peugeot-Citroën
Future Cité de
l’Exposition
15 14
mail.com roissy
Encart edition.indd 7 24/06/10 17:23:23
L’avenir de Paris Nord
Villepinte :
son extension sur
Tremblay-en-France
Cette extension est un vieux projet. Pour
comprendre, il faut se rappeler que les
terres au sud de l’aéroport ont fait l’objet
d’une « ZAD » (zone d’aménagement
différée) créée en 1991 par l’État (c’est
Édith Cresson, Premier ministre à
l’époque, qui a signé le décret). Celui-
ci a donné à l’AFTRP (l’Agence foncière
et Technique de la Région Parisienne) le
droit de préemption. C’est ainsi que cet
établissement public (EPIC) a « gardé »
les terrains pendant toutes ces années
(et encore maintenant) en faisant en
sorte que leurs prix n’augmentent pas,
sinon la spéculation foncière aurait rendu
impossible tout projet. C’est l’AFTRP qui
a créé la ZAC Paris Nord 2 (ouverte en
1974), dont elle est l’aménageur, après
avoir installé l’usine Citroën à Aulnay en
1973 (d’où le nom donné pendant un
moment à cet emplacement et à celui du
Centre commercial régional bien connu
« Paris Nord 1). L’assise de l’actuel Parc fait
partie de Paris Nord 2.
L’AFTRP a créé en 2008 une nouvelle ZAC,
appelée provisoirement « Parc international
Sud Roissy » (mais nous, on l’appelle par
commodité Paris Nord 3), vaste de 198 ha,
au nord de l’actuel PNV et au sud de CDG.
C’est dans cette ZAC que la CCIP a réservé
71 ha pour son extension.
Revenons à ce projet d’extension. Lorsqu’il
s’est agi, en 1992, de trouver un site
pour construire le futur stade qui devait
accueillir la coupe du monde de 1998, la
municipalité de Tremblay s’était portée
candidate, sur ou non loin des terres
actuellement prévues pour l’extension de
PNV. Grosse campagne de la ville, soutenue
par François Asensi, député et qui allait
devenir maire. Mais réaction vive de la
CCIP qui dit non car une telle localisation
est jugée incompatible avec ses projets
d’extension. Fureur des Tremblaysiens et
d’Asensi, passionné de football… D’autant
que, quelques années après, la même
CCIP renvoie aux calendes grecques son
projet d’extension, aux motifs de la crise
et de la modification de la taille des salons
qui s’en suivait, ne rendant plus nécessaire
l’extension envisagée. Colère d’Asensi qui
fait une conférence de presse rageuse avec
M. Clément, président alors du Conseil
général de Seine-Saint-Denis…
Il faut croire que depuis les choses ont
changé à la CCIP puisque l’extension est
redevenue d’actualité peu de temps après
et, on l’a vu, rendue nécessaire depuis la
création de VIPARIS.
17 16
Le dossier : Paris Nord Villepinte
La Cité de l’Exposition
C’est la CCIP qui a initié le projet.
VIPARIS (via la SIPAC), L’AFTRP (qui est
l’aménageur de la ZAC Sud Roissy), avec
les communes de Tremblay et Villepinte
planchent actuellement sur le plan-masse
de l’extension. Outre les futurs Halls
évoqués plus haut, VIPARIS veut implanter
une grande « Cité de l’exposition » ou « Cité
de l’événementiel ». Il s’agit de regrouper
« autour du futur grand parc français de
référence, des professionnels de la flière
congrès-salons », explique un document de
VIPARIS. « Le projet prévoit en outre des
locaux à destination des professionnels de
l’événement, des équipements hôteliers,
une offre de services dédiés aux entreprises
et des établissements de formation ». Il est
vrai, et beaucoup le déplorent, qu’il n’y a
pas beaucoup d’hôtels à proximité du Parc.
Quant aux professionnels de l’événemen-
tiel, ils sont légions : standistes, logisti-
ciens, agences graphiques, techniciens
de toutes sortes, agences d’hôtesse, trai-
teurs… Certains sont installés depuis long-
temps dans l’actuel Parc, mais d’autres
opérateurs, situés en région parisienne,
ont déjà, a-t-on appris, accueilli le projet
avec intérêt.
A l’étude : le plan-masse de Viparis pour l’extension sur Tremblay
Les zonings en violet
préfigurent les futurs
Halls (dont ceux au-
dessus des Halls 1 à
4, devant permettre
une plus grande
fluidité entre les
Halls).
1992 : 10
e
anniversaire du Parc
C’était fin 1992, si ma mémoire est bonne (j’y étais…). La Chambre de commerce
avait, pour fêter les 10 ans du parc, organisé une grande cérémonie. Discours
dans l’amphithéâtre Jean Thèves (ancien président de la CCIP, décédé en 1987,
qui fut le « père » du Parc) devant un parterre de personnalités, magnifiques
défilés de comédiens évoquant l’histoire des commerçants. Ca a été difficile de
retrouver des photos de l’époque. Merci à Isabelle de Battisti (CCIP) pour avoir
remué ciel et terre pour retrouver celle-ci.
17 16
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L’extension du site dans
son environnement
Il faut restituer l’extension dans tout ce qui
l’entoure et « penser global ». L’ensemble
avec le futur Parc international « Sud Roissy »
représente un vrai « projet urbain durable »
signale l’AFTRP. Celle-ci travaille sur une
requalification (et une densification) de
la gare RER qui dessert et Paris Nord 2
proprement dit PNV. Et il faudra desservir
la Cité… Il y aura des nouvelles routes à
construire, des liaisons douces (on parle
de vélos au départ de la gare), des réseaux
de transports en commun à renforcer. A ce
propos, il y a beaucoup à faire. « Il faut être
conscients que l’extension de PNV ne peut
se faire sans améliorer les infrastructures
d’accès. Aujourd’hui il faut une heure pour
sortir du parc vers 18 heures à l’occasion des
grands salons » ont rappelé les représentants
de Reed Exposition France (organisateur)
au Conseil de la Concurrence. Et, devant
la même instance, les représentants du
Conseil régional ont précisé : « Il n’y a pas
de RER ou de métro sur le site du parc du
Bourget. A PNV, les infrastructures du RER B
côté Villepinte sont très anciennes et le RER
B est saturé. Cette infrastructure n’est plus
adaptée pour permettre un accès correct au
site dans le cadre d’un salon. Nous étudions
la possibilité d’améliorer l’utilisation de
certaines plages horaires ainsi que celle
de créer des voies d’accès spécifques au
site. Le projet de CDG express (Roissy/
Gare de l’Est avec un stop à PNV) pose des
diffcultés de fnancement : la région n’a pas
programmé dans le contrat de projet État-
Région le fnancement du CDG express. Il y
a donc actuellement une divergence entre la
région et l’État sur ce projet… Il faut trouver
les fnancements pour réaliser le projet CDG
express qui apparaît néanmoins nécessaire
à l’effcacité de l’extension de PNV. Il s’agit
d’un projet de partenariat public privé. Nous
devons donc nous mettre d’accord avec les
acteurs : État, SNCF, RATP, partenaires privés.
Dans la perspective de l’extension de PNV
sur le territoire de Villepinte et Tremblay-
en-France, nous devons donc programmer
le « barreau de Gonesse » (jonction RER B
et RER D) qui nécessite une nouvelle gare
à Tremblay qui permettrait également de
desservir PNV côté Tremblay. Ce projet est
inscrit dans le projet de contrat État-Région
2007-2013 ».
Et maintenant ?
On ne pourra que se réjouir de ces
projets au sud de Roissy. « Paris Nord 3 »,
extension des surfaces d’exposition,
« Cité », gares, routes… Le tout dans,
Grenelle oblige, des nouvelles normes
environnementales. Le choix de
« Villepinte » fait courageusement par
les « pionniers » de la CCIP s’est avéré
judicieux, ce qui n’était pas évident pour
tout le monde à l’époque (et je voudrais
citer et saluer particulièrement, parce
que je l’ai connu et que c’est homme
remarquable – je suis allé à son pot de
départ à la retraite - Jean-José Arroyo, à qui
j’aurai envoyé ce magazine. Un salut ici
également à M. Granier, qui lui a succédé
à la Direction générale du Parc, qui vient
aussi de prendre sa retraite). Maintenant,
le rythme de réalisation va dépendre
de plein de choses : la conjoncture
économique en premier, la capacité des
équipes (AFTRP, SIPAC, Société du Grand
Paris (?), collectivités locales, État), à
travailler rapidement ensemble.
En savoir plus
www.venuesinparis.com www.viparis.com www.ccip.fr www.aftrp.fr
19 18
N
os lecteurs, tant de
« l’ancien » Bénéfce.net
que de RoissyMail le savent
bien : la raison d’être de nos
publications (les magazines
depuis 13 ans, la carte de Roissy depuis 14
et la newsletter depuis 7 ans, sans compter
mon action lorsque j’étais directeur du
développement économique à la mairie de
Tremblay) est de mettre en valeur la région
aéroportuaire (le « pôle de Roissy », appelé
maintenant le « Grand Roissy »). Ce qui
aurait dû plaire au principal acteur territorial
(de fait) de cette région : Aéroports de Paris
et son feuron : CDG. Les choses ne sont
pas passées comme ça, bien au contraire.
Époque du « cynisme », comme évoquée
dans l’interview dans ce dossier de Didier
Hamon ? Sûrement… Je ne me suis pas
laissé faire (je n’ai peur que de trois choses
dans la vie : l’erreur judiciaire, les chauffards
sur la route et… la fourrière).
Mais je n’ai jamais jeté le bébé avec
l’eau du bain. Je suis, nos publications le
démontrent, un ami et un défenseur, voir
un promoteur de l’aéroport, dans lequel
je vois, outre le côté « magique », comme
le rappelait le président de la République,
une formidable chance de retombées
économiques, sociales et fnancières pour
le développement (pour ne prendre qu’elle)
de toute la région qui l’entoure. Imaginons
cette région, aujourd’hui, sans aéroport,
ou avec un aéroport sur le déclin… Nos
relations avec ADP s’améliorent donc, et
c’est une bonne chose pour tous. Et je suis
ravi aujourd’hui de présenter ce dossier
qui montre, j’en ai été témoin tout au long
de ces 15 dernières années, des progrès
considérables (faut dire qu’on partait
de zéro…) en matière de relations de
l’autorité aéroportuaire avec ses riverains
(populations, élus, associations…) et sur
les questions liées à l’environnement. Nous
faisons ici, avec Ludovic Luppino, un tour
d’horizon rapide des principales actions
d’ADP dans ce domaine et Didier Hamon
nous a accordé une interview.
Quelques précisions : les chiffres présentés
ne correspondent pas à la totalité des
engagements fnanciers et humains
apportés par ADP. Ceux-ci se montent à
environ 6 millions d’euros annuels (dont 4
au titre de l’abondement du FCNA – Fonds
de compensation des nuisances aériennes,
institué par la loi en 2000, versées aux
communes pauvres). Sans compter, bien sûr,
les taxes locales (ex-taxe professionnelle et
taxes foncières).
Enfn, la description des initiatives initiées
ou soutenues par ADP ne signife pas que
tout est bien opérationnel. Exemple le
GIP Emploi Roissy CDG (ils ne font rien
depuis des années) ou l’ADIFE (site web
affigeant)… Mais ça donne une idée.
Eric Veillon
Défense et illustration
d’Aéroports de Paris
Aéroport de Paris
COLLECTIVITÉS
Entretien, pompage, curage des réseaux.
Tests d’étanchéité et de compactage.
Inspection vidéo des canalisations.
Assainissement non collectif.
SERVICE AUX ENTREPRISES
Entretien, pompage, curage des réseaux, bacs à graisses.
Nettoyage des pompes de relevage.
Nettoyage THP : usines, parkings.
Nettoyage, vidange et curage des cuves.
Désinfection, dératisation,désinfection.
IMMOBILIER
Entretien des colonnes d’eaux usées et d’eaux vannes.
Pompage et nettoyage des avaloirs.
Entretien des colonnes sèches et des conduits de ventilation.
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BP 90042 - 95502 GONESSE Cedex
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CIG-VéoliaAgTrem08 21/09/07 11:14 Page 1
19 18
mail.com roissy
C’
est le symbole du
dialogue entre Aéroports
de Paris et les populations
voisines de Roissy-
Charles-de-Gaulle. Située
en zone de fret, dans un espace entouré
de verdure, la Maison de l’environnement
(MDE) se présente comme « un lieu
d’accueil, de dialogue, d’information et
de documentation » et se doit d’apporter
aux riverains « des précisions sur la
politique environnementale de l’aéroport,
l’économie, l’emploi, les métiers et les
formations, l’aide à l’insonorisation ».
En franchissant l’immense baie vitrée
qui lui sert d’entrée, le visiteur découvre
différents espaces. D’un côté, un pôle
histoire retrace l’évolution de l’aéroport.
De l’autre, des écrans vidéo présentent
les grands principes de la navigation
aérienne. Sans oublier une section dite
« ressources » sur les métiers de la plate-
forme, une cabine sonore pour mesurer les
décibels des avions, des supports visuels
équipés du logiciel Vitrail (Visualisation
des Trajectoires et des Informations
en Ligne) qui permet de visualiser les
trajectoires aériennes en Île-de-France.
Mais son champ d’action ne s’arrête pas là.
Elle est aussi le point de départ des visites
guidées de la plate-forme, des expositions
et des forums y sont organisés. La MDE
dispose également d’un amphithéâtre
de quatre-vingts places pour des débats
et conférences. L’idée est de brasser
tous les thèmes susceptibles d’intéresser
les populations voisines de la plate-
forme aéroportuaire : environnement,
économie, emploi, métiers, formation,
insonorisation…
Quand elle ouvre en 1995, la maison
de l’environnement de Roissy-CDG
s’inscrit dans le droit fl d’une politique
gouvernementale de lutte contre les
nuisances aériennes. Votée en 1992,
une loi organise un dispositif d’aide
aux riverains dans le cadre de plans de
gêne sonores (PGS). Sept ans avant, une
autre loi avait été adoptée pour instituer,
à titre préventif, les plans d’exposition
au bruit (PEB) qui permettent de
limiter l’urbanisation au voisinage des
aérodromes.
La Maison de l’environnement de Roissy
©

A
D
P
21 20
Didier Hamon,
Directeur de l’Environnement et du Développement durable :
« Nous sommes sur le podium des trois gros aéroports
les plus écologiques du monde »
Dès lors, l’année 1995 marque une évolution
dans la politique de « voisinage » d’ADP. Une
manière de renforcer une politique initiée dès
1958 avec la création du Bureau des riverains.
Bien avant la construction de CDG, à une
époque où Orly se développe. Avec la mise
en place de la MDE, les riverains disposent
enfn d’un lieu pour échanger et débattre sur la
thématique du bruit de manière pédagogique.
Des ingénieurs du contrôle de la navigation
aérienne y assurent des permanences deux
fois par semaine (les lundis et mercredis) pour
répondre à toutes les questions des riverains au
sujet des trajectoires et des survols. Elle accueille
également les commissions consultatives d’aide
aux riverains (CCAR), organe spécialement
dédié à l’aide à l’insonorisation. Véritable
instance de concertation, celles-ci rassemblent
tous les acteurs concernés par l’activité des
aéroports et sont présidées par le préfet d’Île-
de-France. En somme, la MDE aurait pu tout
aussi bien s’appeler « Maison des riverains de
Roissy » !
Des initiatives y sont également menées pour
tester la qualité de l’air. Sous l’égide de l’Unaf
(Union nationale de l’apiculture française), ADP
a installé, à la mi-juin, six ruches aux abords
de la MDE. Celles-ci seront suivies tout au
long de l’année par un apiculteur de l’Unaf.
Le miel récolté sera analysé par un laboratoire
indépendant « afin de connaître sa qualité
gustative et de détecter d’éventuels polluants ».
Dans la même verve, les visiteurs de la MDE
auront certainement remarqué qu’il existe, tout
autour du bâtiment, un jardin botanique de
300 m2. Il a été créé par les apprentis de la
section « Paysage et Environnement » du lycée
Fénelon de Vaujours (Seine-Saint-Denis) et mis
en œuvre avec l’aide des élèves de la section
« horticulture » du collège Jean-des-Barres
d’Oissery (Seine-et-Marne).
On l’aura compris : l’environnement est le
cheval de bataille de la MDE. Mais ce n’est
pas le seul. Le développement économique est
également au cœur de ses missions. Avec un
objectif majeur : mettre les riverains en relation
avec les entreprises pourvoyeuses d’emploi.
Deux forums pour les jeunes s’y tiennent ainsi
chaque année. L’un est dédié aux jobs d’été et
l’autre à l’alternance. Sans oublier les séminaires
« Découverte des métiers aéroportuaires »,
organisés trimestriellement par ADP et le GIP
Agife, les « handi-cafés » pour mettre en contact
des personnes handicapées demandeuses
d’emploi avec des entreprises de la plateforme,
ou encore le forum pour les seniors.
Ces initiatives tournées vers l’emploi ont été
renforcées depuis le rapprochement entre les
services « environnement » et « développement
économique » d’ADP. « Auparavant, il existait
deux délégations transversales qui travaillaient
en lien de Roissy à Orly. ADP a réorganisé
ce système dans le but de territorialiser ces
actions. Ainsi la délégation de l’environnement
et du développement durable de Roissy-CDG
travaille de concert avec celle du développement
économique. Idem à Orly. C’est ainsi plus facile
d’impulser des actions ensemble et de se tourner
vers l’extérieur », explique Martine Vachoux,
chef du service du pôle économique et social
d’ADP.
Aéroport de Paris
A la MDE, lors d’une initiative avec les lycéens de Sarcelles. On reconnaît ici M. Cathelain,
directeur général adjoint d’ADP en charge du pôle Aménagement et Développement
Eric Veillon : on se connaît depuis
longtemps… Je me souviens, quand
je suis arrivé à Tremblay, fin 1992,
l’aéroport CDG, « ADP » disait-on plutôt,
n’avait pratiquement aucune relation
avec son environnement proche, avec
les gens qui habitent autour… Quand
on évoquait le seul nom d’ADP, il y
avait même, dans le langage des gens,
dans leur regard, comme une sorte de
crainte… La plateforme était une entité
fermée… Que de chemin parcouru
depuis cette époque ! Ce qui vous vaut
ce dossier… Vous qui avez connu toutes
ces évolutions, quel bilan en tirez-vous
aujourd’hui ?
Didier Hamon : effectivement, beaucoup
de chemin a été parcouru et, je crois,
franchement beaucoup de progrès ont été
réalisés dans notre relation avec les élus des
territoires riverains et leurs habitants.
Aujourd’hui, Roissy-CDG ne peut plus
être considéré comme une île, comme
une forteresse : nous avons développé de
nombreux programmes de coopération
économique et sociale avec les collectivités
locales. Papa Charlie loue des voitures,
pour un prix symbolique, aux riverains qui
trouvent un emploi sur la plate-forme mais
qui n’ont pas de véhicule pour y accéder
facilement, surtout en dehors des heures
de fonctionnement de transports publics.
Aéropôle est une pépinière d’entreprises
qui accueille des entrepreneurs débutants
pour leur permettre de se développer (en
cinq ans, 60 entreprises sont passées par
ce système). Nous avons réalisé avec l’OP
HLM du Val-d’Oise, la résidence des jeunes
travailleurs à Roissy en France avec 210
studios à moins de 200  euros par mois.
Nous avons mis en place des systèmes de
formations courtes afin de faciliter l’accès à
l’emploi.
Au total, c’est une dizaine de programmes
dans lesquels nous investissons et qui
nous permettent d’aider 2 000 riverains, en
situation difficile, pour accéder aux emplois
des 700 entreprises qui travaillent sur Roissy.
Le dialogue au quotidien avec les élus a
aussi beaucoup progressé, sous l’impulsion
de notre PDG Pierre Graff. Quand on écarte
le cynisme et la démagogie, on trouve des
terrains d’entente, dans le respect des
contraintes, convictions et compétences de
chacun.
Lors d’une manifestation à Datagora : Martine Vachoux (chef du
service pôle économique et social), Elisabeth Le Masson (Déléguée
générale « Développement durable » Nord) et Didier Hamon.
21 20
mail.com roissy
Didier Hamon,
Directeur de l’Environnement et du Développement durable :
« Nous sommes sur le podium des trois gros aéroports
les plus écologiques du monde »
E.V : parlons du bruit… Ca ne doit pas
être facile de gérer ces problèmes.
D’autant qu’ADP, (qui n’a pas d’avions,
rappelons-le) est souvent pris pour un
bouc émissaire… Et en même temps
« il faut développer Roissy » a rappelé
le président de la République, dans son
discours de 2007. C’est la quadrature
du cercle ? Y a-t-il vraiment des marges
de manœuvre ?
D.H : le problème des nuisances sonores
généré par le trafic aérien constitue toujours
un de nos grands défis. Il est vrai que les
efforts entrepris par l’État pour accélérer
l’insonorisation des logements situés en
zone de bruit ont porté leurs fruits, même si
tout n’est pas réglé. Aéroports de Paris est le
gestionnaire de ces aides à l’insonorisation
et permet à environ 3 000 logements par
an de bénéficier de ce système d’aides
financières. En ce qui concerne les
trajectoires, la compétence est uniquement
du côté des pouvoirs publics. Cependant,
tout le monde est d’accord pour reconnaître
que plus les flottes se modernisent, moins
les avions sont bruyants. C’est pour
cette raison que l’indice annuel de bruit
maximum autorisé n’a jamais été dépassé
et qu’il se tient autour de 10 % plus bas que
le plafond malgré l’augmentation du trafic
des années récentes. 2009 et 2010 auront
été des années difficiles pour le trafic et
pour l’emploi local mais, corrélativement,
bonnes pour le bruit. Enfin, depuis 2003 le
volume du trafic de nuit est en constante
diminution, de 23 000 à 19 000 mouvements
par an.
En un mot, c’est un sujet qui demeure
difficile mais qui est sous contrôle même
si certains riverains peuvent être toujours
réellement gênés.
E.V : où en est la « Charte du
Développement durable » de Roissy
CDG, demandée par le président de la
République, voici… plus de 3 ans ?
D.H : lorsque le Chef de l’État a inauguré
la nouvelle aérogare S3 à CDG, en 2007, il
a lancé l’idée d’une recherche de solution
durable pour l’avenir de l’aéroport et une
meilleure qualité de vie de ses riverains.
Là-dessus, un rapport a été établi par le
Président du Conseil Économique et Social,
Monsieur Dermagne. Aujourd’hui, nous
sommes en pleine discussion avec toutes les
parties prenantes, sous le management de
la Préfecture de Région. Des améliorations
ont été proposées par la Direction Générale
de l’Aviation Civile. Les débats devraient se
terminer par les Assises du Grand Roissy
prévues pour tout début 2011. C’est un
véritable cHallenge parce qu’il s’agit de
trouver la juste voie entre environnement,
développement économique et
développement de l’emploi. Le Président de
la République a dit que notre aéroport, par
rapport à la concurrence, devait demeurer
en première division, à condition de trouver
le juste équilibre.
E.V : et l’aéroport lui-même, est-il dans la
ligne du Grenelle de l’Environnement ?
D.H : En tant que grosse installation
technique, nous étions en avance mais le
Grenelle nous a donné un cadre et nous
permet d’aller plus loin. Déjà, Roissy-CDG
répondait aux normes environnementales
mondiales les plus exigeantes et nous
avons surenchéri en nous engageant sur
une réduction de 20 % d’ici à 2020 de
nos émissions de gaz à effet de serre ; une
réduction de 30 % de la consommation
de nos véhicules automobiles. Nous
nous sommes lancés dans les énergies
renouvelables avec la géothermie à Orly
et une chaudière à biomasse sur CDG. Un
autre exemple : le nouveau Terminal S4 qui
sera achevé en 2012 répond déjà à toutes les
normes de construction de la Haute Qualité
Environnementale (HQE). Nous venons de
recevoir ce qu’on appelle une accréditation
carbone ce qui veut dire que nous réduisons
notre empreinte de CO2. Bref, je peux dire
que nous sommes sur le podium des 3 gros
aéroports les plus écologiques du monde.
J’invite tous vos lecteurs à vérifier toutes
mes affirmations sur le site Entrevoisins.org
qui explique bien tout ce que nous faisons.
E.V : si je comprends bien, vous êtes
content de vous ?
D.H : on ne peut pas comparer le
management environnemental d’un gros
aéroport avec celui d’un petit aéroport
de moins de 3 millions de passagers.
Mais j’ai la conviction que nous avons
beaucoup progressé et les comparaisons
internationales, dans le métier qui est le
nôtre, montrent bien que nous sommes
parmi les très bons. Cela n’empêche pas qu’il
y a toujours des personnes qui souffrent du
bruit des avions. Mais il y a aussi les emplois,
une certaine prospérité économique qui est
générée par nos activités et l’intérêt global
de nos entreprises franciliennes comme
françaises. Au fond, à chacun de juger mais
de façon responsable.
Didier Hamon, dans son bureau au siège
d’ADP, boulevard Raspail (Paris 14
e
)
23 22
L
es services d’ADP liés à l’environnement
et aux relations avec les riverains relèvent
de la « Direction de l’Environnement et
du développement durable », managée
par Didier Hamon, et placée dans le
pôle Aménagement et Développement, dirigée par
Bernard Cathelain, directeur général adjoint. Cette
Direction est organisée en plusieurs pôles :
- Gestion des CCE (commissions consultatives de
l’environnement), accueil des CCAR (commissions
consultatives d’aide aux riverains).
- Coopération économique et sociale
- « Ingénierie du partenariat »
- Management environnemental
- Pôle énergie
Nous manquons de place pour tout vous montrer.
Nous y reviendrons dans une prochaine édition et
sur www.roissymail.com.
Actions initiées ou soutenues
par ADP, autour de CDG
> GIP Adife
Tout est dans l’acronyme : Actions et Développement d’Initiatives en Faveur de l’Emploi des
riverains aéroportuaires. Créée en 1996 avec les villes valdoisiennes de Sarcelles, Garges-lès-
Gonesse, Goussainville et Villiers-le-Bel, Adife fut d’abord une association avant de devenir un
groupement d’intérêt public (GIP) en 1999. Sa finalité ? Mettre en relation des entreprises et
des demandeurs d’emploi, en particulier des jeunes, par le biais de formations ou de stages.
Parmi ses initiatives, le GIP a développé l’Institut de Formation de Proximité (IFP), un outil pour
permettre aux demandeurs d’emploi de l’Est du Val-d’Oise, faiblement qualifiés et socialement en
difficulté d’accéder à un emploi du bassin de CDG. Il organise également chaque trimestre un
séminaire d’information sur les métiers aéroportuaires.
Reconnu comme étant un organisme public intercommunal d’insertion et de formation
professionnelle, il est agréé et conventionné par l’État, le Conseil régional d’Île de France, les
Conseils généraux du Val-d’Oise et de Seine-et-Marne et Pôle Emploi. Il est subventionné par les
communes de l’Est Val-d’Oise et Aéroports de Paris. Le député-maire (PS) de Sarcelles François
Pupponi en est le président.
Contact : 01 48 62 22 70 ou www.adife.com
Contribution d’ADP : 79 770 euros (loyer et subvention. Chiffres 2007).
Aéropôle
« Ou comment favoriser le décollage des jeunes entreprises », selon Aéroports de Paris.
Créée il y a maintenant dix ans, la pépinière d’entreprises interdépartementale de Roissy-CDG
accompagne les porteurs de projets innovants ou à vocation internationale. Installée dans
le bâtiment Aéronef, situé dans le quartier d’affaires Roissypôle, elle met à leur disposition
32 bureaux de 12 à 38 m², deux salles de réunion, des équipements de bureautique, ainsi
qu’une équipe de quarante experts.
Soutenue par les conseils généraux du Val-d’Oise, de Seine-Saint-Denis et de Seine-et-Marne,
Aéropôle hébergeait, au 15 avril 2010, dix-huit entreprises ; de la société de produits de
bien-être créés à partir de produits de l’Amazonie, à celle spécialisée dans l’ingénierie en
passant par un commissionnaire de transports.
A titre indicatif, le loyer mensuel pour un bureau de 22,30 m² équipé de mobilier coûte
780,14 euros hors taxes.
Contact : 01 74 37 27 27 ou www.aeropole-roissy.com
Contribution d’ADP : 778 440 euros (loyer, subvention et cotisation. Chiffres 2007).
Aéroport de Paris
23 22
mail.com roissy
Datagora
Cette entité au nom de logiciel est tout simplement une vitrine pour le bassin de Roissy-Charles-de-Gaulle. En d’autres termes,
les départements de la Seine-Saint-Denis, le Val-d’Oise et la Seine-et-Marne, sans oublier la région Île-de-France dans son
ensemble.
Datagora s’est fixé pour objectifs de favoriser l’implantation de nouvelles entreprises sur ces territoires et de créer des
emplois pour les populations riveraines de l’aéroport.
Soutenu financièrement par l’État et l’Europe, le centre créé en 2005 s’appuie sur un réseau de partenaires, dont l’ARD
(l’agence de développement de l’Île-de-France), et d’une équipe de spécialistes de l’information territoriale.
Contact : 01 74 37 10 00 ou www.datagora.com
Contribution d’ADP : 119 600 euros de subvention (chiffre 2007).
Comité habitat
Sa mission : aider les salariés pour trouver un logement à proximité de l’aéroport. Depuis sa création en 1995 à 2006,
l’association a logé 934 employés de la plate-forme. Elle compte une soixantaine de membres : en majorité des entreprises
(notamment Fedex, Servair et Air France), des collectivités locales (mairie d’Aulnay, mairie de Goussainville, mairie du Mesnil-
Amelot, etc.) et des professionnels du bâtiment, bailleurs et collecteurs du 1 % (ex : Immobilière 3F et Astria).
A noter que la résidence des jeunes travailleurs de Roissy-en-France, disposant de 216 studios, a accueilli un an après son
ouverture en octobre 2008, près de 80 salariés travaillant dans des entreprises membres du comité habitat.
Contact : 01 48 62 70 65 ou 01 48 62 67 81 ou 01 48 64 24 24 ou www.habitatcdg.com.
Contribution financière d’ADP : 57 840 euros (loyer et subvention de fonctionnement. Chiffres 2007).
25 24
> Filéo
Le nom a récemment changé. Auparavant, ce service de
transport à la demande destiné aux salariés de Roissy-CDG
s’appelait Allobus. Les bus du réseau ont la particularité de
venir chercher et de reconduire les employés à l’arrêt le
plus proche de leur domicile ou de leur lieu de travail, sur
simple réservation par téléphone au moins une heure et
demie avant le départ.
Financé par le Stif (Syndicat des transports d’Île-de-France)
et soutenu entre autres par plusieurs communes riveraines
de Roissy-CDG, initié par les Courriers d’Île-de-France (CIF),
Filéo compte six lignes desservant l’aéroport à partir de
seize villes du Val-d’Oise, de la Seine-Saint-Denis et de la
Seine-et-Marne.
Créé en 1998, le réseau compte 70 conducteurs et
bénéficie d’une moyenne de 1 500 utilisateurs au quotidien.
Contact : 08 10 24 24 77 ou www.fileo.com.
Contribution financière d’ADP : 265 570 euros de
subvention (chiffre 2007).
Les Globe-Trotteurs
Il s’agit d’une crèche interentreprises bénéficiant de 60
berceaux et offrant une possibilité d’accueil de 5h à 22h30
du lundi au vendredi et de 7h à 17h le samedi. Idéal pour les
salariés travaillant en horaires décalés !
D’une surface de 700 m² avec un jardin de 300 m², la
structure se situe route des Anniversaires, dans la zone
technique de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.
Créée en janvier 2006, elle compte huit entreprises et
administrations partenaires : Aéroports de Paris, Air France,
Sodexi, Acna, Alyzia, Select Service Partner (SSP), Servair
et la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC).
L’équipe chargée de l’accueil des enfants de 3 mois à 4
ans est composée de vingt-cinq infirmières, aides auxiliaires,
éducatrices et assistantes maternelles.
Contact : 01 48 62 42 42
Contribution financière d’ADP : 44 000 euros (loyer et
subvention. Chiffres 2007).
Observatoire des
métiers de l’emploi et
de la formation
L’Observatoire des métiers, de l’emploi et de la formation
de Paris-Orly et de Paris-Charles de Gaulle constitue des
outils d’analyse, d’étude et de prospective sur la situation
et l’évolution de l’activité et des métiers. Ils sont mis au
service des décideurs et des acteurs des deux bassins
aéroportuaires : entreprises, collectivités locales et les
structures d’aide à l’emploi. Tous les ans, l’observatoire
édite un rapport (on attend celui de 2009). Il est présidé
par le préfet de la région Île-de-France (voir encadré).
La Fondation ADP
Lutter contre l’exclusion, favoriser la réduction
des inégalités, œuvrer pour la réinsertion, aider
les personnes handicapées… Telles sont quelques-
unes des missions de la Fondation ADP.
Créée en 2003, sous l’égide de la Fondation de
France, elle soutient des actions de solidarité de
proximité et promeut des projets sociaux, éducatifs,
culturels ou sportifs. En cinq ans, la fondation
présidée par Pierre Graff (PDG d’ADP) dispose d’un
budget annuel de 590 000 euros. Elle a soutenu
324 projets de 276 associations, selon son dernier
rapport d’activité publié en 2008. Cette année-là,
cinquante-six projets ont été financés.
A titre d’exemple : 20 000 euros au bénéfice de
la Clé pour l’Autisme, structure pour enfants et
adolescents autistes basée à Vauréal (Val-d’Oise),
50 000 euros pour reconstituer le fonds de la
bibliothèque de Villiers-le-Bel (Val-d’Oise) incendiée
lors des échauffourées de 2007, 4 500 euros
pour le centre social intercommunal de la Dhuys à
Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) qui préparaient
des jeunes en difficulté à l’ascension d’un sommet
en haute montagne. Ou encore : 17 000 euros
pour l’AFPAD (Association pour la formation, la
prévention et l’accès au droit), basée à Pierrefitte-
sur-Seine (Seine-Saint-Denis), qui effectue du
soutien scolaire auprès d’élèves, exclus de collège,
10 000 euros pour Cheer Up, une association
qui accompagne les projets de jeunes atteints du
cancer…
En 2008, la Fondation d’ADP a dépensé
489 800 euros pour aider des projets en région
parisienne et dans l’Oise.
Contact : 01 70 03 64 34
Contribution financière d’ADP (en 2008) :
489 000 euros de subventions (environ
575 270 euros en comptant les frais de promotion
et d’information).
Aéroport de Paris
25 24
mail.com roissy
« Papa Charlie »
Vous avez trouvé un emploi en
horaires décalés à Roissy-Charles-
de-Gaulle mais pas de véhicules
pour vous y rendre ? L’association
Papa Charlie vous propose une
location de voiture à prix réduit.
Mis en place en 1997, ce dispositif
s’adresse avant tout à un public
« accédant à l’emploi en situation
financière » selon ADP, entreprise
partenaire au même titre que
TCR, Air France et Fedex.
La durée de location varie de 1 à 4
mois consécutifs pour un employé
en CDI, et de 1 à 8 pour un salarié
en CDD ou un stagiaire en quête
d’un emploi.
Question tarif, compter 127 euros
par mois ainsi qu’un dépôt de
garantie de 300 euros. Papa Charlie dispose d’une flotte
permanente de près de 160 véhicules disponibles dans
ses deux agences de Roissy-CDG et d’Orly.
Contact : 01 48 62 02 02 ou www.papa-charlie.com.
Contribution d’ADP : 257 285 euros (loyer et subvention.
Chiffres 2007).
• En savoir plus :
Il faut consulter le site d’ADP (www.adp.fr, aller sur l’onglet
« Le groupe ») et lire le rapport 2009 « Environnement
et responsabilité sociétale », très bien fait. Une source
d’informations détaillée.
• Félicitations à Entrevoisins.org
ADP publiait (depuis 1958) un bulletin d’information
nommé « Entre Voisins » diffusés à des centaines de
milliers d’exemplaires, aux riverains des 14 aéroports
de la région parisienne. Avec des hauts et des bas…
Depuis cette année, le bulletin a disparu au profit d’un
site internet (www.entrevoisins.org) qui est vraiment,
vraiment bien fait (tout cela c’est mon opinion, bien
sûr…). Je voulais faire un gros article sur ce site,
tellement il y a des choses concrètes et intéressantes.
Photos, vidéos, explications, guides (notamment
un super document intitulé « S’implanter et vivre à
CDG », avec des détails, des noms et des emails de
responsables, secteur par secteur), rubrique d’aides à
l’insonorisation, aux demandeurs d’emplois, une rubrique
pour les enseignants, pour les jeunes pour la découverte
des avions… C’est super et ADP ferait bien de le faire
mieux connaître (en faisant de la pub sur notre site
par exemple…). Mais plus de place ici… Allez aussi sur
l’onglet « Archives » et vous pourrez consulter tous les
« Entre Voisins » depuis 1958. C’est très instructif. Trop
fort ! Allez-y, allez-y !
• Une fête de l’Aéroport ?
Il serait bon, d’organiser, je m’en suis ouvert aux
responsables d’ADP, une grande fête populaire annuelle
(en juin ?) de l’aéroport, sur la plateforme même (il y a de
la place), avec des avions, des stands, des attractions
etc. Succès garanti, je vous le jure.
• 20 000 emplois offerts par an !
Nous en sommes cette année 90 000 emplois sur
la seule plateforme de CDG, pour 700 entreprises
présentes (20 % de celles-ci employant 80 % des
effectifs). Selon Didier Hamon, qui est catégorique sur
ce point, depuis 5 ans, il y a eu 5 000 créations nettes
d’emplois (jusqu’en 2008) chaque année. Compte tenu
du « turnover » observé, estimé à 15 000 par an, cela
fait 20 000 emplois offerts par les entreprises travaillant
sur l’aéroport par an. Et 97 % en CDI !
Qui dit quoi et qui dit mieux ?
27 26
ECT, droit aux buttes
Les entreprises du pôle
Ils refont la topographie…
A
u premier coup d’œil, la
butte de Villeneuve-sous-
Dammartin, avec son espace
arboré et son champ de
colza, donne l’impression
d’être le fruit de dame nature. Et pourtant.
L’ouvrage paysager qui domine le village
seine-et-marnais a été créé ex-nihilo de
mains d’ouvriers et de paysagistes. C’est
le groupe ECT (Enviro-Conseil-Travaux)
qui en est à l’origine.
Fondée il y a quinze ans, cette entreprise
est spécialisée dans l’aménagement
d’espaces verts sur remblais inertes.
En d’autres termes, elle récupère des
matériaux tels gravats, briques ou
terre végétale auprès d’entreprises de
terrassement et de démolition et les
réutilise pour réaménager des carrières,
réaliser des parcs urbains, des protections
antibruit ou encore des parcours de golf !
Plusieurs sites ont été créés par ECT à Moussy-le-Neuf (77) : ici le long de la
LGV. Bien pratique pour lutter contre le bruit et recréer des espaces verts.
27 26
mail.com roissy
Cette technique constitue une manière
innovante de traiter les déchets. « Nous
respectons une éthique environnementale.
Seuls les déchets de classe 3* sont conservés.
Si les matériaux récupérés sont polluants,
nous ne les utilisons pas. Ils repartent vers
d’autres sites de traitement de déchets
appropriés », explique Anne-Philippe de
la Giraudière, responsable de la stratégie
et du développement du groupe.
De Gonesse au château
de Villeneuve
Cet avocat inscrit du barreau de Paris
fait partie de la direction tricéphale
d’ECT, avec Joël Labille, directeur général
délégué en charge de l’exploitation et
Quentin Brunessaux, directeur général
délégué chargé des fnances. Un triumvirat
placé sous le haut patronage du président
et fondateur Claude Picard, âgé d’une
soixantaine d’années.
Avant de créer ECT, cet homme mystérieux
a dirigé de 1969 à 1992, un groupe
spécialisé dans le stockage de déchets
ménagers dont il était l’actionnaire
minoritaire. Groupe qui a par la suite été
vendu au géant américain des déchets
Waste management. Claude Picard est
aujourd’hui à la tête d’un groupe qui
emploie environ 200 personnes et dont le
chiffre d’affaires s’élève à 50 millions d’e.
D’abord basé à Gonesse (Val-d’Oise),
ECT a installé son siège social au château
de Villeneuve-sous-Dammartin il y a
quelques années. Ancienne propriété
de Marguerite Bellanger, la dernière
favorite de Napoléon III, la demeure
fut reconstruite à la fin du XIX
e
siècle.
Transformée en école privée, elle hébergea
de 1961 à 1974 le centre Thomas-More,
spécialisé dans l’organisation de séjours
pour les jeunes en Angleterre, puis abrita
une maison de retraite jusqu’en 2004.
Après son rachat par ECT, la propriété
a été entièrement rénovée, représentant
ainsi avec la butte du village le site
phare du groupe. « Il est clair que c’est
l’un des sites les plus importants, les plus
emblématiques. Le site à partir duquel
Claude Picard a construit son groupe »,
souligne Anne-Philippe de la Giraudière.
500 camions par jour
En lieu et place de la butte, il y avait
à l’origine une petite vallée, selon le
maire de la commune, Gilles Chauffour.
« Dans les années 90, Les propriétaires,
des agriculteurs, ont passé un contrat
avec une entreprise pour y déposer des
terres issues de chantiers de démolition »,
raconte l’édile. La société ayant périclité,
le chantier a été repris par ECT en 1997,
qui a vu son autorisation renouvelée onze
ans plus tard.
Sur place, 500 camions bennes passent
tous les jours. Car le site est sans cesse
en mouvement. Une partie du plateau
a été rendue à l’agriculteur. Néanmoins,
des ouvriers terminent actuellement
l’aménagement d’un autre versant la
butte, qui s’étend au total sur 110 hectares
et dont environ 60 sont exploités à l’heure
actuelle.
A terme, le site devrait évoluer. « Nous
sommes actuellement en pleine phase de
réflexion sur l’avenir de la butte », confe
Anne-Philippe de la Giraudière. Dans le
futur, celle-ci deviendra un parcours de
promenade, parsemé d’arbres fruitiers.
Elle pourrait aussi intégrer Eurosat, un
projet soutenu par l’association Pays-
de-Roissy-CDG, la communauté de
communes du Pays de la Goële et du
Multien et l’aménageur Rhéa, qui vise à
créer un terminal réservé aux salariés de
Roissy-Charles-de-Gaulle pour limiter la
circulation routière dans le secteur.
Imaginé par le maire (UMP) de Saint-Mard
Roger Boullonnois, ce terminal, baptisé
également « Le Trèfe » en raison de sa
forme, comporterait un immense parking
et des navettes électriques reliées à la
plateforme aéroportuaire. Mais également
une crèche, des hôtels, des magasins et
un cinéma.
Camions et bulldozers
en action à Villeneuve.
La butte artificielle de Villeneuve :
impressionnant, non ?
Gilles Chauffour,
maire de Villeneuve-sous-Dammartin.
29 28
Le château de Villeneuve-sous-Dammartin,
siège social d’ECT.
Panneaux photovoltaïques
Le site pourrait sans doute aussi devenir un
lieu d’exploitation de technologies vertes.
« Une partie du haut de la butte pourrait
être réservée à l’installation de panneaux
photovoltaïques », affrme Anne-Philippe
de la Giraudière.
Véritable vitrine du groupe, la butte de
Villeneuve-sous-Dammartin est cependant
loin d’être son unique site en Seine-et-
Marne. ECT est aussi présent à Moissy-
Cramayel, Brie-Compte-Robert, Ozoir-la-
Ferrière, Annet-sur-Marne, Claye-Souilly,
sans oublier Moussy-le-Neuf. Dans cette
commune, l’entreprise a aménagé en
2003, dans trois endroits différents situés
en bordure de la ligne TGV nord, des
merlons paysagers pour protéger les
riverains du bruit. « La SNCF avait réalisé
un merlon mais cela ne suffisait pas. Il
fallait le renforcer pour bien protéger les
habitants des maisons familiales de la
Résidence de l’Étang, situé à 80 mètres de
la ligne de chemin de fer », se souvient le
maire (DVD) de Moussy-le-Neuf, Bernard
Rigault, qui ne tarit pas d’éloges sur ECT.
« Ce sont de grands professionnels qui
savent modeler le paysage et qui le font
avec beaucoup de compétence », estime-
t-il. Devenus de véritables petits massifs
forestiers, ces buttes sont des terrains
privilégiés pour les cerfs, les lapins et les
joggeurs.
À la vue de ses scènes champêtres, on
oublie que ces nouveaux bois ont été
aménagés sur des déchets.
Ludovic Luppino
ECT en quelques
chiffres


50
millions d’euros de chiffres d’affaires en 2009.


48
millions de mètres cubes de maîtrise foncière.


10
millions de tonnes de matériaux inertes
manipulés par an.


500
camions se rendent quotidiennement sur
le site de Villeneuve pour y déposer des
matériaux inertes.

Environ
200
salariés (dont une trentaine au siège,
à Villeneuve-sous-Dammartin).

Près de
15
sites classe 3 en Ile-de-France.

De
5
à
10
euros par m
3
sont payés par les
entreprises qui déchargent.
Les entreprises du pôle
*Par classification, les déchets de classe 3 représentent les résidus inertes. Dans la classe
2, on trouve les résidus urbains et les déchets ménagers. Enfin, les déchets industriels
spéciaux ou toxiques, qui présentent un caractère dangereux pour le milieu naturel ou
les êtres vivants sont intégrés en classe 1.
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Comblement des galeries d’une carrière de gypse à Baillet-en-France (95).
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31 30
Hôtellerie :
ça bouge à Roissy-Village
L
e 1
er
mai était un grand jour pour
l’équipe de l’hôtel dirigée par
Bérengère Niemann. C’est qu’à
partir de ce jour l’hôtel, jusque-
là sous l’enseigne « Express by
Holiday Inn » est devenu « Holiday Inn ».
Cela signife une montée en gamme rendue
possible par les travaux de rénovation et
d’enrichissement de l’hôtel qui ont été
réalisés auparavant. C’est un des hôtels-
restaurants qui monte en ce moment. Les
chambres ont été rénovées, il y a désormais
deux salles équipées bureaux, Wi-Fi pour
des mini-réunions (souvent bien pratiques
pour des formations ou des recrutements)
jusqu’à 6 personnes, le lobby (qui était un
peu vide jusque-là) est devenu chaleureux,
le bar encore plus agréable (y a une licence
IV…) et le restaurant (avec une terrasse
agréable) relooké où le maître d’hôtel,
Mohamed Ouaksel, toujours souriant et
attentif, vous recevra. En plus il y a une
salle de « mini-gym » qui ne devrait faire de
mal à personne. Au total 2 millions d’euros
ont été engagés par les propriétaires (le
groupe familial COGEPA, présidé par M.
Daniel Duval Fleury).
Le 20 mai s’est déroulée la cérémonie
« d’inauguration » en présence des
propriétaires, des clients et des
personnalités comme le maire de Roissy-
en-France. Joies du « bed-jump », sabrage
de champagne, cocktail, bonne ambiance
comme toujours chez eux.
Évidemment on vous recommande
l’établissement, et n’ayez pas peur d’être
exigeants, ça leur plaît !
Vous pourrez en savoir plus sur les
RoissyMail n° 490 et 495 (faites www.
roissymail2.com).
“Express by Holiday Inn” est devenu… Holiday Inn
Hôtels & restaurants
Lors de l’inauguration : le « Bed-Jump ! »
31 30
mail.com roissy
I
l ne peut y avoir « deux caïmans
dans le même marigot » (célèbre
dicton africain), donc l’ancien
Holiday Inn devait changer de
nom. Explications : l’ancien, et
vénérable Holiday Inn Roissy fut le
premier hôtel construit - en 1976- dans
la zone hôtelière de Roissy-Village, après
bien des péripéties dues à l’acharnement
d’alors d’ADP (voir BN 15 page 65) qui
voulait garder un monopole sur les hôtels.
Le succès fut au rendez-vous puisque
l’établissement a eu un taux d’occupation,
la 1
re
année, de 110 % ! L’établissement
fut, pendant des années, « L’hôtel » de
Roissy-CDG, titre qu’il partagea avec le
premier installé sur la plateforme de CDG
(le Softel, aujourd’hui Pullman). Avec,
comme ce dernier, une particularité : son
bar (et son barman) que les plus anciens
regrettent encore aujourd’hui. Après des
années d’attentisme (les réactions des
grandes chaines hôtelières sont parfois
rapides, parfois longues), les propriétaires
(Alliance Hospitality, un franchisé du
groupe Intercontinental) de l’hôtel ont
fni par changer d’enseigne et prendre
celle de Best Western (une des plus
importantes chaines mondiales, basée à
Phœnix (Arizona).
L’hôtel a été entièrement refait (chambres,
lobby, restaurant…) et s’est promis
de relancer le fameux bar, qui répond
désormais au nom original de « Le Bar »
(avec le BD à l’envers…).
Avec une spécialité de whiskies. Allez-
voir…
L’ancien Holiday Inn est devenu Best Western
Le nouveau Bar du Best Western
Et Réside Études va construire une nouvelle résidence hôtelière
L
e groupe Réside Études va commencer
tout prochainement le chantier d’un
« Réside Home », une résidence
hôtelière de haut standing (4 étoiles)
de 283 chambres. Dans le même
temps le même groupe ouvrira bientôt le grand
« Relais SPA Paris Roissy », une autre résidence
impressionnante qui offrira à la location des
appartements meublés (studios et deux-
pièces). Et après avoir déjà ouvert, récemment,
un Apparthotel de 122 « deux-pièces » près du
complexe sportif des Tournelles. Ca marche
les affaires hôtelières à Roissy-Village ! Au total
celui-ci compte 23 hôtels ou résidences et 4 570
chambres… Et ce n’est pas fni…
33 32
A
vec ses deux restaurants,
Epiais-lès-Louvres est devenu
une destination régulière pour
ceux qui veulent manger dans
un cadre aussi agréable que
reposant. D’abord à la Ferme du Manoir,
qui est un des rares établissements de la
région où l’on peut manger dans un parc
magnifque, autour de la piscine ou dans ses
grandes salles campagnardes. Propice aux
repas de groupe (mariages, anniversaires,
mais aussi séminaires où les participants
préfèrent une ambiance moins surfaite que
certains de nos grands hôtels) qui sont la
spécialité de la maison, le restaurant est
aussi parfait lorsqu’on aime être à l’aise en
couple ou pour des discussions d’affaires.
Ceci d’autant que, depuis l’arrivée d’un
nouveau chef, la qualité s’améliore
nettement, même s’il reste des progrès à
faire en matière de service (mais la Ferme
est loin d’être la seule dans ce cas). Un bon
point : c’est ouvert le soir…
Ensuite, « chez Jean-Marc », pourrait-on
dire. Celui qui a repris, voici un an à peine,
le petit restaurant « L’Atelier » connait un
succès grandissant, à voir (notre bureau
est juste à côté) les nombreux nouveaux
clients qui viennent parfois de loin, et
régulièrement. Il faut dire que le bouche-à-
oreille a bien fonctionné, est c’est normal :
la cuisine est bonne et Jean-Marc, qui est
un gros travailleur, sa femme et son maître
d’hôtel se donnent à fond, on peut en
témoigner. On ne va pas manger souvent
chez lui (c’est comme si on mangeait au
bureau, qualité exceptée, bien sûr, vu la
proximité) mais à voir les gourmets célèbres
de la région le fréquenter régulièrement et
à entendre les échos des convives, je peux
vous dire que le restaurant a déjà gagné
ses lettres de noblesse. Autre point positif,
Jean-Marc accueille parfois des petits
groupes de travail (le resto n’est pas grand)
qui occupent le matin la salle du haut qu’il
a aménagée : petit déj’, pause-café et repas
le midi, voire le soir. A capter le sourire des
participants lors de la pause (cigarette pour
certains…), tout se passe bien et les gens
apprécient en même temps l’admirable
devanture de la maison des Gaillard (les
voisins d’en face), toute feurie grâce à la
main verte et au bon goût d’Odile. En plus,
il reste ouvert tout l’été. Elle n’est pas belle
la vie ?
Manger à Épiais
Belle vue en face de l’Atelier
Ça bouge dans les restaurants
du Grand
Roissy
Hôtels & restaurants
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mail.com roissy
Magnifique cadre de la Ferme
du Manoir.
Claude Chevauché
va ouvrir un restaurant
à Roissy Village
C’est un événement : Claude Chevauché, l’ancien DG
du Pullman Roissy CDG va ouvrir à la rentrée,
en association avec son ancien Directeur
de la restauration Dany Agez, un nouveau
restaurant, situé en face de la mairie. Il
s’appelle déjà « la Vitrine » et tournera
autour des pâtes et, originalité, il y
aura une épicerie fine au rez-de-
chaussée a-t-on appris de bonne
source. Mais une chose est
d’être un excellent gestionnaire
de grand hôtel (il fut 15
ans à la tête du Sofitel-
Pullman, sans parler de
ses nombreux postes
avant), une autre, je lui
ai dit, est de créer et de
gérer une… TPE. Mais j’ai
confiance. En tout cas, je sens
que ça ne va pas être triste ! On leur
souhaite bonne chance !
EV
Ça bouge dans les restaurants
du Grand
Roissy
Claude Chevauché : un grand pro !
35 34
Hôtels & restaurants
C’
est officiel depuis le
1
er
juin : le Cénacle est
désormais passé des
mains de Jean-Marie
et Marie-Noëlle Servat
à celles du chef Jean-Baptiste Debreux
et de son épouse Eva. Une date dans
la vie du célèbre restaurant du Vieux-
Pays de Tremblay-en-France, créé de
toutes pièces par Jean-Marie Servat en…
1983…, ça fait donc 27 ans ! Nous avons
rendu hommage au couple Servat dans
RoissyMail 494 (allez le lire en entier) :
« C’est LE restaurant du Grand Roissy.
Repas d’affaires (toutes les signatures
des « grands contrats » de la région sont
suivies d’un repas au Cénacle), mais aussi
repas en couple, en famille (il y a deux
salons magnifques)… J’y suis allé bien
sûr plusieurs fois (mais ce n’était pas ma
cantine…) et à chaque fois c’était parfait,
le mot n’est pas trop fort. C’est le seul
restaurant pour lequel (sans parler des
brèves ici ou dans les autres BN, dont une
sur l’excellent souffé au chocolat noir !)
j’ai fait deux « coups de cœur », dans
Bénéfce.net (ce qui était exceptionnel »).
On souhaite bonne retraite aux Servat et
bonne réussite aux nouveaux propriétaires
qui, et c’est leur cHallenge, garderont
l’esprit et la qualité du Cénacle, tout en
y apportant leur griffe. Le chef Dubreux
est à la hauteur de ce déf : cuisinier
depuis l’âge de 22 ans, il a offcié chez
les grands : chez Robuchon, chez Pacaud
(l’Ambroisie, Paris, 3 étoiles Michelin)…
Changement de propriétaire
Jean-Marie et Marie Noëlle Servat
ont vendu le Cénacle au chef Jean-Baptiste Debreux
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mail.com roissy
N
ouveau pas tant que ça.
Il s’agit de l’ancien « Saint
Fiacre », situé à la sortie
est de Dammartin-en-
Goële (77). Il avait été
construit, avec goût, et exploité par
un couple (anciens hôtesse de l’air et
steward d’Air France) voici au moins 16
ans. D’où sa fréquentation légendaire
par les personnels de la compagnie
nationale. Ils l’avaient revendu, pour jouir
d’une deuxième retraite bien méritée,
au voyagiste Marmara. Celui-ci a fait
construire dans la propriété un pavillon
qui accueille aujourd’hui 12 chambres.
Mais le restaurant battait un peu de l’aile,
du moins à ce que j’avais pu en voir en
y passant régulièrement pour y déposer
des Bénéfce.net. Il était donc à vendre
et ce n’était pas tombé dans l’oreille d’un
sourd. Les frères Muscianese, Sylvain et
Julien étaient des habitués du restaurant
car les bureaux de leur société familiale
(« Altra » spécialisée dans la promotion et
l’immobilier d’entreprise) sont situés dans
leur village d’entreprises des « Sablons »,
non loin de là. Et ils ont racheté
l’établissement qui est désormais géré
par l’épouse de Julien, Nora. J’y suis allé
deux fois, au début depuis l’ouverture, le
1
er
décembre dernier.
On apprécie toujours le cadre cosy de
l’entrée et la verrière centrale qui donne
sur le petit parc toujours verdoyant. C’est
ouvert toute la semaine, midi et soir
(sauf le dimanche). Pas de carte mais des
formules « buffet » (héritées des anciens
propriétaires) à 18 ou 22 euros, ce qui est
correct. Il faudra y retourner. Les repas
de groupe sont possibles (jusqu’à 15) :
on a appris que le bureau de la toute
nouvelle Communauté d’agglo Plaine de
France (Tremblay-Villepinte-Sevran) avait
apprécié. On peut aussi y organiser des
cocktails, le parc s’y prêtant bien. Et les 12
chambres, spacieuses et bien équipées,
ont toutes été refaites à neuf (69 €). Voir
leur publicité ici pour les coordonnées.
Dossier réalisé par Eric Veillon
Nouveau
Le Pêcher Mignon à Dammartin
Suivez la rubrique resto
sur RoissyMail.com
Retrouvez l’actualité des meilleurs restaurants du Grand Roissy
(et d’ailleurs !) sur www.roissymail.com…
N
ouveau pas tant que ça.
Il s’agit de l’ancien « Saint
Fiacre », situé à la sortie
est de Dammartin-en-
Goële (77). Il avait été
construit, avec goût, et exploité par
un couple (anciens hôtesse de l’air et
steward d’Air France) voici au moins 16
ans. D’où sa fréquentation légendaire
par les personnels de la compagnie
nationale. Ils l’avaient revendu, pour jouir
d’une deuxième retraite bien méritée,
au voyagiste Marmara. Celui-ci a fait
construire dans la propriété un pavillon
qui accueille aujourd’hui 12 chambres.
Mais le restaurant battait un peu de l’aile,
du moins à ce que j’avais pu en voir en
y passant régulièrement pour y déposer
des Bénéfce.net. Il était donc à vendre
et ce n’était pas tombé dans l’oreille d’un
sourd. Les frères Muscianese, Sylvain et
Julien étaient des habitués du restaurant
car les bureaux de leur société familiale
(« Altra » spécialisée dans la promotion et
l’immobilier d’entreprise) sont situés dans
leur village d’entreprises des « Sablons »,
non loin de là. Et ils ont racheté
l’établissement qui est désormais géré
par l’épouse de Julien, Nora. J’y suis allé
deux fois, au début depuis l’ouverture, le
1
er
décembre dernier.
On apprécie toujours le cadre cosy de
l’entrée et la verrière centrale qui donne
sur le petit parc toujours verdoyant. C’est
ouvert toute la semaine, midi et soir
(sauf le dimanche). Pas de carte mais des
formules « buffet » (héritées des anciens
propriétaires) à 18 ou 22 euros, ce qui est
correct. Il faudra y retourner. Les repas
de groupe sont possibles (jusqu’à 15) :
on a appris que le bureau de la toute
nouvelle Communauté d’agglo Plaine de
France (Tremblay-Villepinte-Sevran) avait
apprécié. On peut aussi y organiser des
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chambres, spacieuses et bien équipées,
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Dossier réalisé par Eric Veillon
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C’
est une initiative pour le
moins originale du Conseil
général du Val d’Oise :
« le Grand Pari(s) de l’Art
contemporain ».
Il s’agit en fait de populariser, à travers
divers événements disséminés dans le
département, cet art « contemporain » ou
« art du temps présent.
Diffcile, surtout pour un inculte en art
comme l’auteur de ces lignes de dire ce
qu’est l’Art contemporain (ou art actuel) :
certains disent qu’ils n’y comprennent rien,
d’autres rétorquent que c’est normal parce
qu’il n’y rien à comprendre. D’autres encore
parlent de fumisterie, ou d’escroquerie.
L’idée est venue, à en croire Gilles Ouaki,
d’une discussion que cet ancien journaliste
désormais autoproclamé artiste a eue un
jour avec Didier Arnal, le président (PS)
du Conseil général. Tous deux sont de
Sarcelles. « On a des amis communs, m’a
raconté Ouaki. Un jour j’ai discuté avec
Didier Arnal, je lui ai dit ma passion pour
l’art contemporain et j’ai voulu lui présenter
mon expo « Bye Bye Polaroïd » dans laquelle
je prends des photos d’artistes. Et alors il
me dit (c’est un mec qui n’a pas froid aux
yeux) : mais au lieu de venir exposer dans
le Val d’Oise, fais venir ces artistes car je
veux que le département bouge. C’est ça
aussi le « Grand Paris ». On s’est dit « faudrait
faire quelque chose » et c’est parti comme
ça. Didier m’a dit « fait venir tes copains »,
on va imaginer une série d’événements qui
s’adresseront à tous ».
Peu de temps après, le Conseil général
organise une conférence de presse, en
avril dernier. Didier Arnal et Dominique
Gillot, 1re vice-présidente chargée de la
culture sont là, les (vrais) journalistes aussi.
On attend… Arrive, bien en retard, trois
Le Grand Pari ( s)
de Gilles Ouaki
Quand le Val d’Oise se lâche !
« Barbie Bulle » : le flop a fait un buzz !
© Alexandra Lebon - Conseil général du Val d’Oise
37 36
mail.com roissy
personnes que je ne connais pas… Ca doit être
les artistes… L’un d’entre eux se présente, d’un
air goguenard, comme le chauffeur du groupe.
Arnal présente l’opération « le Grand Pari(s)
de l’Art contemporain. On sait que le chef de
l’exécutif est fâché que son département n’ait
quasiment pas été inclus dans le projet du
Grand Paris. Il y a un risque de marginalisation
du Val d’Oise. C’est pour ça qu’il a multiplié les
initiatives (plan de transport, valorisation des
différents sites d’activités du département, lettres
au gouvernement…) pour tenter d’accrocher
le wagon valdoisien au train « grandparisien »
L’adoption de l’expression Grand Pari(s) pour
l’opération « artco » participe de cette campagne.
Arnal justife le choix d’une telle initiative parce
qu’il faut que la culture soit accessible pour
tous. Le département a un riche patrimoine
et un potentiel culturel intéressant. Il s’agit de
mettre tout ça en valeur, en créant « quelque
chose de différent », capable de faire partager
des « émotions culturelles » aux habitants de
territoires différents comme « Roissy » ou le
Vexin… Il s’agit de fédérer, de dialoguer, de
partager et pour lui, l’art contemporain a cette
faculté.
Lors du lancement du « Grand Pari(s) » : l’écrivain Yann Queffelec,
Didier Arnal, l’artiste Gérard Fromanger, Dominique Gillot, et le Ouaki
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Le spationaute Patrick Baudry au collège
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Après la présentation de Didier Arnal, le « chauffeur »
cause. Verbe haut, carrure imposante, je commence
à comprendre qu’il n’est pas chauffeur, ce que je
croyais vraiment au début. Comme il ne s’était pas
présenté, je me risque à lui demander qui il est…
Ambiance… Il me répond, sans dire son nom,
en disant qu’il est photographe d’art, ou quelque
chose comme ça et qu’il a exposé récemment à
« Triffouilly-les-Oies », ou un bled du genre, en Basse
– Normandie… Je crois qu’il blague du coup et je
me remets à penser que c’est vraiment le chauffeur.
En fait, c’était le fameux Ouaki ! (enfn, j’ai appris
qu’il était fameux…).
C’est donc lui qu’avait choisi Arnal pour imaginer
et animer le « Grand Pari(s) de l’art contemporain.
Comme je m’étais promis d’évoquer cette initiative
originale dans ce numéro (et aussi parce qu’on a
créé une rubrique « Culture et spectacle » dans
www.roissymail.com), j’ai cherché à le rencontrer.
Il accepte de venir dans mes terres et on devait
manger ensemble. Il décommande le matin même…
J’ai fni par l’avoir une heure au téléphone. C’est un
personnage, une grande gueule, mais il a fni par
me charmer. Il fut reporter-photographe au Parisien,
grand-reporter à Paris-Match… C’est là qu’il s’est
fait connaître avec des photos tantôt tragiques,
(cadavre d’un gangster, ou l’attentat de la rue des
Rosiers) tantôt glamour avec les stars de Cannes. Il
a eu plusieurs prix, dont le Grand Prix de la Ville
de paris et le Grand prix « Paris Match ». Depuis il
a viré artiste, soit dans la photo (il expose souvent)
soit dans des cercles « artco » dont je serais bien
incapable de vous décrire l’activité.
Quand le Val d’Oise se lâche !
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PARIS NORD : TEL. 01 48 17 00 59 - FAX 01 48 63 23 41
ROISSY VAL D’OISE : TEL. 01 34 29 35 36 - FAX 01 34 29 35 45
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mail.com roissy
L’artiste Stéphane Pencréac’h en plein délire
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Quand le Val d’Oise se lâche !
Allez-voir tout ça sur son blog (www.
gillesouaki.com), en prenant le soin de
boire un bon coup avant : le blog est
aussi déjanté que le personnage.
Dans la série d’initiatives mises en
place (une dizaine d’initiatives dans
tout le département) une a provoqué
un véritable « buzz » médiatique (et un
coup de gueule de l’opposition de droite
au Conseil général) : Barbie Bulle. Une
création surréaliste de Ouaki (encore lui)
qui mettait en scène, pendant 24 heures,
une « barbie » (la chanteuse Angie Be,
une ex de Secret Story…) au milieu
d’une bulle installée sur le lac d’Enghien,
où il était question de la voir dans son
« intimité »… À la fn, elle se fait « tuer »
par un « Ken ». Tout cela pour critiquer
la téléréalité… La « performance » a fait
un flop du tonnerre mais du coup tout
le monde a parlé de l’événement et du
Grand Pari(s) de l’Artco… C’était aussi
le but
Vous pourrez voir toutes ces initiatives
sur le blog du Grand Pari(s) :
http://grandpari.wordpress.com. Elles
feront l’objet d’une restitution et d’une
exposition à l’abbaye de Maubuisson du
12 septembre au 10 octobre (voir la pub
en couverture). On ira !
Eric Veillon
Galère de Stéphane Pencréac’h, peintre,
dans un champ d’Auvers-sur-Oise
©

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ci, nos lecteurs le savent, on aime
bien les gens qui « font ». Si en plus
ils sont souriants, agréables et qu’ils
ont de l’humour, on les aime encore
plus. C’est le cas d’Yves Albarello,
maire de Claye-Souilly et député (UMP) de
Seine-et-Marne.
Cet homme de 58 ans a commencé
son engagement politique en 1976, à la
création du RPR. Il a été élu maire de Claye
en 1989 et réélu depuis, avec des scores…
soviétiques ! Il a été élu conseiller régional
en 1998 et a été pendant 14 ans le suppléant
du député de la 7
e
circonscription, Charles
Cova. Et c’est en 2007 qu’il fut lui-même
élu député de cette circonscription avec
plus de 55 % des voix. Nous vous l’avions
présenté dans Bénéfce.net n° 25.
Le fait important, dans son activité
parlementaire de cette année, c’est qu’il fut
désigné rapporteur du projet de loi sur le
Grand Paris. Un boulot pas facile, je vous
l’jure… Il l’écrit bien dans son 3e journal de
député (que je vous recommande de lire, il
est bien fait, et il y a notamment un article
sur le futur commissariat de Villeparisis,
on dirait du RoissyMail !) : le Sénat avait
voté le texte du gouvernement, mais en
dénaturant profondément son esprit. Le
rôle du rapporteur de l’Assemblée nationale
fut alors crucial, en CMP (Commission
mixte paritaire, qui réuni des députés et
des sénateurs pour se mettre d’accord – ou
pas- sur un texte).
Yves Albarello permit, par sa persuasion,
que les projets (notamment Arc Express)
de la Région Ile-de-France, qui venait de
réélire brillamment la majorité de gauche,
ne soient pas jetés aux oubliettes. D’autres
dispositions ont été fnalement adoptées,
notamment la concertation à venir (à la
rentrée) par le biais de la Commission
nationale de débat public (CNDP) sur les 2
projets : « Grand Huit » et Arc Express.
« J’ai sauvé le soldat Huchon » avait dit en
blaguant Yves Albarello à l’issue du vote
final du texte…
Et, concernant Roissy, voici ce que le journal
du député dit : « Lors du vote du projet de
loi en première lecture par l’Assemblée
nationale, le Député Rapporteur Yves
ALBARELLO avait regretté que le
Gouvernement ait négligé les perspectives
de développement économique pour la
Seine-et-Marne et le Val-d’Oise offertes par
la croissance de l’aéroport de Roissy CDG.
Bien que le Secrétariat d’État en charge
du projet Grand Paris n’ait pas saisi cette
perche tendue par le Rapporteur, la carence
du projet de loi Grand Paris sera réparée
par le projet spécial de développement
et d’aménagement d’une grande zone
circulaire autour de l’aéroport que le préfet
de Région, M. Daniel CANEPA a été chargé
de défnir en liaison avec les élus des trois
départements en cause ».
Même si je ne partage pas son optimisme
sur la mission Canepa/Rebuffel, c’est déjà
bien…
Éloge d’Yves Albarello,
encore plus député du Grand Roissy
Choses publiques
Yves Albarello, député de Seine-et-Marne
A Mitry-Mory, à la rencontre des
habitants, avec Philippe Laloue
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Encore plus député
de « Roissy »
Autre information importante concernant le
député et le Grand Roissy : le changement
de périmètre de la 7e circonscription. Suite
à la loi du 23 février 2010 qui a modifé, à
la demande du Conseil constitutionnel, le
découpage des circonscriptions, il a en été
créé une nouvelle (10
e
) en Seine-et-Marne.
Et la 7
e
, (celle d’Albarello) a changé : les
cantons de Chelles et de Vaires la quittent
pour rejoindre la 10e et la 7e se voit ajouter
le canton de Mitry-Mory et une bonne
partie de celui de Dammartin.
Le centre de gravité de la « 7
e
» se déplace
donc vers CDG. « Roissy CDG devient
l’élément fédérateur et référence de la 7e
circonscription que l’on peut désormais
considérer comme la circonscription de
la partie seine-et-marnaise du « Grand
Roissy », peut-on lire dans le journal du
député précité. C’est une bonne nouvelle
car avant, les cantons de Dammartin et
de Mitry-Mory faisaient partie de la 6
e

circonscription (Meaux), celle de Jean-
François Copé, l’actuel président du
groupe UMP à l’A.N. Ce qui n’était pas
très cohérent, Meaux n’étant que de loin
concernée par Roissy. Et puis, comme
Copé à d’autres chats à fouetter et sortait,
les rares fois où il passait dans le coin,
des inepties comme « faut mettre le fret
à Roissy », il est bon d’avoir un député à
plein-temps sur la circonscription.
On peut donc dire, d’autant que la loi
est immédiatement applicable, que
la « nouvelle » 7
e
est désormais celle
d’Albarello. Et le député n’a pas tardé à
prendre ce changement en compte. Dès le
mois de février il était à Dammartin pour
l’inauguration de la nouvelle permanence
de Laurent Barré (cHallenger UMP de
Monique Papin, maire (PS) de la ville)
ou encore à la cérémonie des pompiers,
en présence du conseiller général (Parti
de Gauche) Bernard Corneille, un peu
agacé, il faut le dire (B. Corneille a été
candidat aux dernières législatives et le
sera certainement en 2012…).
Il était aussi à Mitry-Mory, à la rencontre
des électeurs, le 20 février, avec Philippe
Laloue, conseiller municipal et responsable
local de l’UMP. De plus, il a déplacé sa
permanence de Chelles à Claye et va en
ouvrir une au Mesnil-Amelot. Une vraie
allure de pré-campagne…
C’est donc, au-delà des préférences
politiques, une bonne chose pour le
Grand Roissy (d’autant qu’il y a désormais
un consensus droite/gauche en Seine-
et-Marne sur la question de Roissy) qu’il
y ait un député actif pour notre région
aéroportuaire.
Tiens, j’vais p’têt demander le rattachement
électoral d’Épiais (95) à la 7
e
de Seine-et-
Marne…
EV
A Dammartin, avec le conseiller général (Parti de Gauche),
maire d’Othis, Bernard Corneille : la courtoisie l’emporte…
Toujours à Dammartin, à la permanence de Laurent Barré
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L
es communes situées au sud
de Roissy-CDG n’étaient pas
regroupées en Communauté.
Poids de l’histoire, des
hommes… Il y avait (toujours) le
SEAPFA, un syndicat de communes crée
en 1971 et qui regroupe les communes
de Tremblay, Villepinte, Sevran, Aulnay,
et Le Blanc Mesnil, mais ces compétences
sont limitées (cimetière, centre équestre
du Château Bleu…). Mitry-Mory (77) est
toujours seule. François Asensi, maire de
Tremblay, député (ex-PCF) et président du
SEAPFA rêvait, et on peut le comprendre,
d’une grande interco au sud de Roissy,
avec Aulnay, surtout. Mais pas moyen,
le maire d’Aulnay (PS) n’ayant pas trop
envie de se faire dominer par Asensi
(dont les maires de Villepinte et Sevran
sont des amis) regarde plutôt désormais
vers l’ouest.
Sûrement dépité, Asensi a constitué
alors une Communauté d’agglomération
avec les seules Villepinte, Sevran
et Tremblay dénommée « Plaine de
France », (même nom que la CC autour
du Mesnil-Amelot et de Mauregard). Et
Asensi a été élu le 9 janvier, lors de la
première réunion des délégués des trois
communes, à… l’unanimité, dans son
fef de Tremblay. La CA a compétence en
matière de développement économique,
d’aménagement, de logement et de
politique de la ville. D’autres compétences
devront être choisies plus tard.
Choses publiques
La Communauté d’agglomération Plaine de France est née
La concertation publique sur « Roissy Picardie » est terminée
L
es Picards, habitants et élus de
toutes tendances veulent avoir
accès au réseau TGV. Pour cela
un seul moyen : raccorder la
Picardie à la gare TGV de Roissy
CDG par un « barreau » ferré (7 km) à
construire entre la ligne de chemin de
fer empruntée par le RER D au niveau de
Louvres à la LGV juste au-dessus de CDG.
RFF (Réseau ferré de France) avait saisi
la CNDP (commission nationale de
débat public) pour cet investissement
important (255 millions). Une commission
particulière s’est mise en place pour
procéder, selon la loi, à la consultation
nécessaire. Plusieurs réunions publiques
ont eu lieu, notamment à Fosses,
Dammartin, Villiers-le-Bel, Gonesse,
Tremblay…
Le débat a tourné un moment non sur
le barreau « Picard », mais sur celui de…
Gonesse (devant relier le RER D au
B), prévu depuis des années et jamais
réalisé. Certains pensaient que si le 1
er

se faisait, l’autre passerait à la trappe,
en ces temps de difficultés financières.
Le débat à permis de clarifer les choses
et les deux barreaux devraient se faire.
On en saura plus à la rentrée, lorsque la
CNDP rendra compte de l’ensemble des
débats. L’objectif pour le barreau « Roissy
Picardie » est la mise en service en 2020.
Voir le dossier sur
www.debatpublic-roissypicardie.org
Lors de la constitution de la CA Plaine de France,
à Tremblay, le 9 janvier dernier
Beaucoup de monde à la réunion de Gonesse, en juin dernier
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