NÉOLOGIES MIRBELLIENNES

1. Néologie littéraire - Méthodologie Tout relevé des innovations lexicales d'un auteur ou d'un mouvement littéraire tend à densifier et à focaliser l'attention sur ce qui peut passer par ailleurs pour accident sans valeur statistique, misérable déchet de la fantaisie, petite monnaie de la poïesis. Le néologisme en luimême est d'ailleurs, de tous les faits de langue, celui qui suscite le plus d'automatique incompréhension. ourtant le néologisme littéraire !outre son importance au moins critique pour le linguiste" a une valeur centrale comme indice et comme outil des procédés expressifs # concision, exactitude, nuancement, mise en relief, opacité !pol$sémique ou asémique", rendu direct des anomalies ps$chiques des personnages, évitement du cliché, du figement ou de la répétition, pé%oration, humour, mise en avant des valeurs phoniques, r$thmiques et graphiques du signifiant& 'n a souvent fait remarquer que l'anal$se lexicale n'est vivante que par le retour et pour ainsi dire la vascularisation des lexies dans leur contexte !et cotexte"( mais la réciproque est évidemment vraie # texte ni contexte ne pourront être compris en négligeant comme superficiel un de leurs constituants. )ais quand bien même il $ aurait une néologie purement *artificielle*, provocante, recherchée pour elle-même, bref sociolectale # *épater le bourgeois*, c'est encore de la littérature. Le t$pe d'étude dont on trouvera ici une ébauche peut ainsi permettre la monstration d'un certain rapport de l'écrivain à la langue et à son évolution, mais aussi, + en tant qu'elle concerne en somme des procédés st$listiques + son rapport aux choses et à la fa,on de les exprimer. -utre probl.me # quand la collecte se centre sur un unique écrivain, le risque est de lui attribuer l'invention de formes qui étaient + mais comment le savoir / + d'usage re,u à telle période, dans tel cercle, groupe ou milieu, et que notre auteur n'aurait fait qu'adopter ou adapter. 0e dernier risque, en partie inévitable, est au%ourd'hui atténué, non seulement par les développements constants des relevés lexicaux, mais surtout par la masse impressionnante et tou%ours croissante de textes numérisés !notamment en mode texte", qui fournissent un nombre d'attestations sans commune mesure avec les simples vedettes de dictionnaires, %usqu'alors pierres de touche essentielles pour qualifier ou non de *nouvelle* une lexie._1 )on relevé est essentiellement morphologique # formes nouvelles. eu de ce qu'on appelle couramment *néologismes de sens* et *d'usage*( et peu de prise en compte des alliances insolites et métaphorisations. 1'ai néanmoins fait un sort à quelques mots rares, xénismes, régionalismes, et acceptions nouvelles, lorsqu'ils méritaient une glose. L'étude s'est basée sur des dépouillements larges, notamment des articles de presse 2. La chance nous a$ant souri, nous avons trouvé quelques néologismes supplémentaires dans des versions précoces et inconnues de trois contes mirbelliens, parus dans l'hebdomadaire La Vie pour rire en 4555. 6ous référen,ons de préférence nos citations dans des éditions modernes faciles d'acc.s( mais la quasi-totalité des occurrences citées ont été vérifiées sur les prépublications et publications originales( lorsque cela n'a pu être fait, la référence est suivie d'un astérisque.
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Abréviation !tili ée AC 7 )irbeau, Amours cocasses, signés -lain 8auquenne !'llendorff, 4559", éd. ierre )ichel, aris, 6i:et, 4;;9. CC 7 )irbeau, Contes cruels, éd. ierre )ichel et 1ean-<ran,ois 6ivet, aris, =éguier, 4;;>, 2 vol. CE 7 )irbeau, Combats esthétiques, éd. ierre )ichel ? 1ean-<ran,ois 6ivet, aris, =éguier, 4;;@, 2 vol.

CG 7 )irbeau, Correspondance générale, éd. . )ichel, Lausanne, L'Age d'homme, @ vol. publiés, 2>>@-2>>;. Chr. Diable 7 )irbeau, Chroniques du Diable, éd. ierre )ichel, -nnales littéraires de l'Bniversité de 8esan,on, 4;;9. CL 7 )irbeau, Combats littéraires, éd. ierre )ichel ? 1ean-<ran,ois 6ivet, Lausanne, L'Age d'homme, 2>>C. CO 7 Cahiers Octa!e irbeau, -ngers. DEL< 7 Dictionnaire historique de la langue fran"aise , sous la direction d'-lain Fe$, aris, Dictionnaires Le Fobert, nouvelle éd. revue, 2>4>. DO 7 Dictionnaire Octa!e irbeau, sous la dir. de G. Lemarié ? ierre )ichel, Lausanne, L'Age d'homme, 2>44. HDB 7 ierre Larousse !dir.", Grand dictionnaire uni!ersel du #$#e si%cle, aris, 45CC-45;>, 4I vol. &ardin 7 )irbeau, Le &ardin des supplices, aris, <asquelle, 45;;. &fch 7 )irbeau, Le &ournal d'une femme de chambre, aris, <asquelle, 4;>>. L 7 Jmile Littré, Dictionnaire de la langue fran"aise, aris, 45C@-45II, 9 vol. irb. le(ic. 7 <rédéric etit, *)irbeau lexicalisé*, CO , nK 45, mars 2>44, p. @29 sq. O) 7 )irbeau, *u!re romanesque, éd. ierre )ichel, aris, 8uchet-0hastel, 2>>>-2>>4, @ vol. +CE 7 )irbeau, +remi%res chroniques esthétiques, éd. ierre )ichel, . B. -ngers, 4;;C. Fheims 7 )aurice Fheims, Dictionnaire des mots sau!ages. ,cri!ains des #$# e et ##e si%cles, aris, Larousse, 4;C;. TL< 7 -résor de la langue fran"aise . Dictionnaire de la langue du #$# e et du ##e si%cle. /0123/245, aris, 06F= puis Hallimard, 4;I4-4;;L, 4C vol. Migile 7 1ean Migile, N Le erche et )irbeau O, dans Colloque Octa!e irbeau, actes recueillis par ierre )ichel, Jditions du Demi-0ercle, 4;;L, pp. @9-9>. L'article contient une liste de régionalismes, N mots t6piquement locau(. sinon par leur origine. ou du moins par la persistance de leur emploi O !p. L@a". 7/ 8ours 7 )irbeau, Les 7/ 8ours d'un neurasthénique, aris, <asquelle, 4;>4. Les abréviations grammaticales sont obvies # s. pour substantif, m.Pf. pour masculinPféminin, p. p. pour participe passé, etc. Les significations sont placées entre guillemets droits simples.

". Mirbea! et la néologie =i les anal$ses littéraires de l'Quvre mirbellienne ont évidemment amené à relever quelques unes de ses créations langagi.res les plus vo$antes, son activité néologique + et d'ailleurs, plus généralement, son vocabulaire et sa place dans l'histoire de la langue +, n'ont pas fait l'ob%et d'une attention à leur mesure. )irbeau n'est pas cité par Fheims, et n'apparaRt pour ainsi dire pas dans une récente s$nth.se consacrée à La Langue littéraire@. Sl n'était aucunement étudié dans l'irrempla,able 9istoire de la langue fran"aise de 8runot !tome TSSS, L',poque réaliste :/1;73 /114<, rédigé par 0harles 8runeau et )aurice iron". Un revanche, le &fch fait partie de l'échantillon représentatif qui a servi à )ichel -utrand à dégager les caractéristiques de la *langue du romancier 4;>>*L. 6otre auteur n'$ est pas étudié pour lui-même, et l'aspect proprement lexical est expédié, mais on $ trouvera le schéma général des procédés st$listiques du romanesque au tournant du si.cle. 0e &ournal de 0élestine est également la seule Quvre de )irbeau à être citée dans le TL< # , le plus souvent pour des mots communs, ou des popularismes, dont le roman est un réservoir exemplaire. Vuel est le rapport de )irbeau à la 6orme langagi.re / Vuelle serait en général sa doctrine linguistique / eu d'éléments explicites nous permettent de le préciser, et nous devons le tenter à partir d'éléments indirects, culturels, idéologiques, voire *idios$ncrasiques*. D'une méfiance de la foule, peut-on inférer une méfiance de la langue commune / Ut d'un anarchiste parfois plus déclaratif que s$stématique, peut-on tout uniment faire un individualiste verbal / N De mani%re générale. l'e(istence des personnages de irbeau se définit tou8ours sur fond de foule. de parole collecti!e O, déclare 1ean-Louis 0aban.sC. 0e schéma énonciatif n'est pas nettement transposable dans sa pratique le(icale, caractérisée, on va le voir, par la variété, et l'équilibre des registres et des domaines, plus que par la surench.re de l'unique et le non-conformisme intempestif. La fin du TST si.cle va le redire sur tous les tons # sinon le langage, du moins la langue est à la fois
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faible, fausse et en!ahissante # faible par manque de subtilité, de richesse et d'actualité ( fausse, puisqu'elle tend à n'être plus qu'une croWte de clichés pompeux, utilisés pour masquer et tromper ( envahissante par le déferlement écQurant d'une production industrielle. Un schématisant à grands traits, on dira que l'écrivain, devant se libérer de l'usage au profit du possible, se cherche alors une langue essentielle, ce qui implique d'assumer la singularité, mais ne s'$ réduit pas. 1e parlerais plutXt de générosité # l'idéal sera d'N accro=tre la quantité de présent O, belle formule de ierre 0ittiI... )irbeau, lecteur d.s l'enfance de récits de vo$ageurs, probablement aussi de vulgarisation scientifique, et qui, fils d'officier de santé, bénéficia d'une culture *naturaliste*, a d'emblée un vaste bagage lexical didactique. -%outons des rudiments de droit, et la vie de soldat. 'n n'oubliera pas le brassage de registres et la virtuosité qu'apprenait l'école de la presse, le primesaut de la chronique, labeur qui remplit la ma%eure partie de son existence. Smmersion dans la langue moderne, donc, que viennent enrichir ses admirations littéraires pour 8al:ac, Udmond de Honcourt ou 8arbe$ d'-urevill$, grands forgeurs de mots. Sl est net d'autre part que son tempérament anti-misonéiste ne le portait pas à l'étroitesse classicisante. Sl $ a bien là, vis-à-vis du lexique, une position *pivotale*, pour emplo$er un mot du temps. )irbeau fut parfois accusé de son temps d'être abusivement néologue, et biscornu de st$le et de vocabulaire. -insi dans le compte-rendu des Lettres de ma chaumi%re !parues fin 4559" par -dolphe 8risson dans les Annales politiques et littéraires5 # N Y&Z mais que le st6le Y&Z est laborieu( et cherché > . irbeau abuse des néologismes. adore les in!ersions et les contorsions. recherche les sonorités e(cessi!es. trou!e des effets de mau!ais aloi dans l'alanguissement des phrases. multiplie les épith%tes et les ad8ectifs. O De même en cette recension anon$me; de La ?elle adame Le Vassart, un des romans publiés sous le nom de 8auquenne # N Outre les longueurs. nous reprocherons encore @ l'auteur l'abus d'images laborieuses ou mal !enues. comme Ades 6eu( poissésA. Ades frisures de soleilA. Aun esprit trotté de fi%!reA. Aelle cuillerotait son caféA. Y&Z Le 8our oB il se débarrassera de sa malheureuse passion pour les audaces inutiles et biCarres de langage. ce sera l'un des premiers romanciers de ce temps3ci. O 0ertaines de ces créations ont été tr.s vite %ugées dignes d'être conservées par des lexicographes # le lecteur pourra se reporter aux exemples cités dans notre notule irb. le(ic., à laquelle nous nous permettons de renvo$er, et dont la liste doit s'augmenter d'un élément au moins, trouvé depuis !voir ci-dessous Gabellaire". $. %éri ion& 'ari'at!re et (antai ie De la néologie mirbellienne, on a surtout mis en avant l'aspect dérisif. N Y&Z l'humour noir. le grotesque et la caricature sont les armes principales de son arsenal !erbal O, déclare 0ristopher Llo$d4> ( 0laude Eer:feld44 voit de même dans la création langagi.re de )irbeau la face grotesque et sarcastique de son N e(pression méduséenne O. -insi !%e souligne" )irbeau estil N passé ma=tre %s néologismes pour s'amuser et caricaturer les fantoches. les par!enus ou les nou!eau( riches O et N Les néologismes sont de nature @ épingler et @ caricaturer les personnages falots. donc conformistes O !id., ibid., resp. p. ;; et p. 4>L". De fait, les registres du sarcasme, de l'ironie ou de l'exagération fantaisiste sont presque constamment actifs che: lui pour s'affronter à N la !ie qui e(ag%re42 O, et vont tout naturellement se manifester *du cXté du signifiant*, par un grand nombre de formes dérivées ou composées, avec des exemples parfois spectaculaires de ce que les lexicologues nomment génériquement la *création par pulsion ludique* # D Alphonsiner !v. intr." # '=e prostituer, se débaucher' # N Y&Z s'il est loisible @ Léocadie
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Ysc. # sa maRtresseZ, selon toute 8ustice. de faire couler mon sang Y&Z, pour peu que 8e flirte a!ec cette bonne &oséphine. tout de mEme il m'est permis @ moi. et mEme. 8e crois. recommandé. de faire subir @ Léocadie. les plus atroces supplices. si elle s'a!ise d'alphonsiner a!ec Anatole O !N <olies amoureuses O, L',!énement, 24 octobre 455L, signé )ontrevêche (Chr. Diable, p. CC". <ait sur Alphonse, désignation argotique du souteneur !venant, paraRt-il, du nom d'un personnage d'-lexandre Dumas fils, )onsieur -lphonse, vivant aux dépens d'une femme galante" ( on a dit aussi Alphonsisme pour ' roxénétisme'. [ ?arbiConner !v. intr." # '<réquenter 8arbi:on' # N . Chaigneau Y&Z sait sa campagne. $l continue @ l'étudier chaque année @ ?arbiCon. cette Villa édicis des en!irons de +aris qui. 8usqu'@ présent a aidé plus d'artistes @ se trou!er que l'autre Villa édicis Y&Z et . Chaigneau est loin d'Etre le premier @ se trou!er bien d'a!oir barbiConné.O, !N Le =alon. T O, signé Jmile Eervet, L'Ordre, 2L mai 45IC ( +CE, 2>4". Le mot, s'il est plaisant, n'est pas pé%oratif. eut-être connoté par 9erboriser / 0urieusement, cette expression se retrouve beaucoup plus tard, dans une lettre d\-ndré Fouve$re à Eenri )atisse # N &e compte aller un peu ?arbiConner en 8uillet. mais aussitFt que tu !iendraYsZ @ +aris 8e re!iendrai Y&Z. D'ailleurs 8e ne suis pas encore @ ?arbiConG O !lettre de %uin 4;LI, dans atisse3)ou!e6re. Correspondance, éditée par Eanne <insen, <lammarion, 2>>4, p. LLI". Fappelons que Fouve$re, avant d'être romancier, était un dessinateur satirique( il reprend donc peut-être un vocable de peintre. [ ?elgisme !s. m." # N L'éditeur HistemaeIers qui a Y&Z publié les cochonneries de . DespreC. profite de l'occasion pour lancer une profession de foi littéraire d'un admirable belgisme et donner. du fond de son petit musée secret de ?ru(elles. une le"on @ la loi fran"aise Y&Z. D'apr%s ce HistemaeIers. la littérature sera obsc%ne ou elle ne sera pas . O !N La Littérature en %ustice O, La Jrance, 2L décembre 455L ( CL, p. 424 ( c'est lui qui souligne". Sl est difficile de cerner en quel sens précis l'entend )irbeau, mais ce n'est pas un mot doux& Sl semble signifier '0aract.re vraiment, pleinement belge', ce que nous nommerions au%ourd'hui N belgitude O& 'n peut penser aussi à 'Sllogisme, sophisme de 8elge'& D ?6Cantinerie et oresquinade !s. f. pé%oratifs" # ] astiche du st$le architectural b$:antinPmoresque\ # N Le rE!e énorme de la pierre s'est é!anoui. Kuand on se dit que . Garnier est le premier architecte de ce temps qui n'a pas d'architecture. on peut se !oiler la face et s'attrister Y...Z sur la décadence irrémédiable de cet art. !oué au( plagiats répugnants. au( reconstitutions baroques. au( moresquinades et au( byzantineries. de cet art que les gothiques. constructeurs de cathédrales. a!aient fait si sublime O !N Le =alon !MS" O, La Jrance, I %uin 455C ( CE, S, 2;2" ( c'est lui qui souligne. 0es deux substantifs railleurs sont formés sur les ad%ectifs et substantifs oresque et ?6Cantin, emplo$és + souvent associés + depuis le milieu du TST s. comme noms de st$les dans le vocabulaire de l'art architectural. Les deux sont souvent associés4@. oresquinade est peut-être à rapprocher d'Arlequinade, qui dénote également le désordre inconséquent, et ?6Cantinerie, de ?iCarrerie !cf. aussi infra, pour l'affixation, usulmanerie". [ Décachemirenoircir !v. intr." # '0esser de porter le cachemire noir du deuil'( c'est évidemment un hapax # N Comment > @ peine mariée depuis un an. c'était dé8@ son troisi%me deuil de laine > La !eille. 8uste le 8our que Lorth de!ait lui li!rer sa premi%re robe héliotrope. est3ce que la tante Athanase ne se laissait pas mourir M Y&Z N la lettre. en onCe mois elle n'a!ait pas décachemirenoirci. O +as décachemirenoirci en onCe mois. est3ce que c'est une chose naturelle M O ! Poces parisiennes, signé -lain 8auquenne, 455@, N La 1arreti.re rose O, S ( éd. 6i:et, 4;;9, p. 29@". 0ondensation d'un s$ntagme présent en cotexte # on lit deux ^ supra que la %eune bourgeoise qui se désole ainsi a N un polisson de sourire. fort mal d'accord a!ec YsaZ matinée de cachemire noir garni de crEpe anglais O. 'n voit d'ailleurs que tout ce passage à l'indirect libre
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insiste sur la thématique des tissus et des couleurs. Le motif n'est pas arbitraire # le ch_le de cachemire était N tellement caractéristique de la silhouette de la deuillanteQ de la seconde moitié du #$# s. O, nous dit -ude Le Huennec !N Le 0ostume de deuil O, )A AGE, 4L, B =, novembre 2>>4, p. 45". [ Déchérubiner !v. tr." # 'Débarrasser de son aspect %oliment puéril' # N Rubitement Y&Z sa figure de chérubin rose et blond. que depuis sa sortie de Raint3C6r. il s'entEtait @ déchérubiner pour le prestige. reprit son air timide et 8oli de demoiselle S son Til bleu. qu'il essa6ait de rendre terrible Y&Z, se no6a d'une langueur. O !Poces parisiennes, signées -lain 8auquenne, 455@, N Le 0aniche O, S ( éd. 6i:et, 4;;9, p. 4C5"( c'est lui qui souligne. 'n notera que la base Chérubin apparaRt dans le cotexte. as d'autre occurrence connue. [ Déquintuplement !s. m." # N &e me permettrai d'indiquer Y&Z quelques3uns des mo6ens les plus utilement emplo6ables. $ls déri!ent tous d'une nou!elle opération de l'esprit que nos meilleurs ps6chologues ont baptisés de ce nom S Ale déquintuplementA. C'est @ la portée de tout le monde. quand on a beaucoup de courage et une absence compl%te de dégoUt. O !N Le )anuel du savoir écrire O, Le Jigaro. 44 mai 455; ( CL, 2;4, pas de note". eut-être surenchérissement burlesque, avec influence de la locution *se multiplier*, sur le s$ntagme N détriplement du moi O, effectivement utilisé par des ps$chologues du temps !voir par ex. DelbQuf, dans la )e!ue philosophique de la Jrance et de l',tranger, 45I;, p. C4I sq." ( le préfixe est évidemment intensif et non privatif. Bne sorte de schi:ophrénie sociale assumée, permettant une rentable omniprésence& [ Doctrinard !s. m." # Mar. de Doctrinaire !i. e. homme à la fois 'Dogmatique' et '=entencieux'" # N Y...Z la simplification tr%s compliquée et tr%s difficile de ce dessin Ydes SmpressionnistesZ, qui dessine l'impalpable de l'air. le frisson de l'ombre. qui met Y...Z les choses en leur milieu atmosphérique. au risque de les enlaidir et de les déformer. comme disent les doctrinards de l',cole. O !N La 6ature et l'-rt. ` ). de <ourcaud O, Gil ?las, 2; %uin 455C !il souligne" ( repris dans L'Art moderne, 8ruxelles, 49 aoWt 455C ( CE, S, @>L, qui a oublié les soulignements". our la suffixation pé%orante, cf. dé%à $nstitutard, désignant le même groupe de personnes, dans un article antérieur d'un an # N On sait que . -issot Y...Z fréquente la meilleure société Y...Z. D'ailleurs. aucun talent Y...Z, mais une aga"ante prétention @ l'original. au ni!eau. @ l'artiste. Ra peinture. imitée des préraphaélites anglais. des impressionnistes fran"ais. et aussi des institutards de l',cole. est bien la plus désagréable mi(ture qui se puisse !oir. O !N Les astellistes fran,ais O, La Jrance, ; avril 4559 ( CE, S, 4L9( c'est lui qui souligne". N L'Jcole O, c'est l'Jcole des 8eaux--rts. La meilleure illustration de ce que pense )irbeau de l'académisme de son enseignement est sa chronique-charge contre Hustave 8oulanger du 4@ avril 4559 ! CE, S, 49>-49@". L'institutard est le membre de l'Snstitut, probablement par analogie avec Rorbonnard( mais le %eu avec $nstituteur, comme *diminution* railleuse du titre prestigieux de +rofesseur, est possible. )irbeau écrira encore en 4;>9 que l'Snstitut est N la grande plaie dont souffrent. s'étiolent et meurent les ?eau(3Arts O, un N étroit groupement de personnalités intrigantes. !aniteuses et médiocres O qui N s'est donné la mission Y&Z de maintenir l'art au plus bas ni!eau Y&Z afin d'en rester Y&Z le seul bénéficiaire. O !CE, SS, L>@". Ut plus tXt encore # N l'enthousiasme centre3gauchard O de ). d''smo$ !L'Ordre, ; septembre 45IC[ dans +CE, 2@5". Ux. précoce dans la série des ad%ectifs pé%oratifs en - ard forgés à la fin du si.cle par les %ournalistes et littérateurs, certainement sous l'influence de Communard # ?adingueusard, ?audruchard, ?lousard. D6namitard. Jétichard. Juribard, +atriotard, )hétoricard, etc. La suffixation, d'origine populaire, était auparavant moins productive. [ Dupanloupoïforme !ad%." # N &e suis en ce moment accablé d'un mal de tEte compliqué d'un rhume de cer!eau que 8'ai bien dUment récolté en assistant au( fantastatiques Ysic, voir
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infraZ représentations d'une premi%re communion en la cathédrale de Pogent. $l a fallu a!aler des sermons prodigieusement insensés Y&Z. Le curé a. par des argumentations serrées et dupanloupoïformes. prémuni les enfants contre la marche impie du progr%s et les doctrines ré!olutionnaires des philosophes. O !lettre à -lfred 8ansard des 8ois, 4 %uin 45CI ( CG, S, 55". <ormation burlesque sur le nom de <élix Dupanloup !45>2-45I5", évêque d''rléans, cél.bre propagateur de la pédagogie et de la catéch.se catholiques. Le tout %eune )irbeau mêle ici en virtuose le suffixe d'origine latine -!i<forme !'=emblable à'" avec le suffixe de semblable signification, mais d'origine grecque +oïde ( cette pseudo-suffixation superlativement grécoromaine en -oïforme semble un hapax. Le signifiant est ici motivé # il mime la boursouflure ringarde qu'il signifie. [ Empommader !v. tr." # 8ourget va N empommader les che!eu( des belles &ui!es O !lettre à Léon Eennique, 2> avril 455; ( CG, SS, p. 5C". L'ad%. !sens concret" est un littérarisme répandu ( il se lit che: Festif, )érimée, etc. )ais ici, *empommader les cheveux* vaut vraisemblablement pour *%eterPpasser de la pommade*, i. e. '<latter'. [ Encasinoter !v. tr." # 'Transformer en casino( agrémenter d'un casino' # N Dans quelques mois. le cap artin !a Etre rasé. ni!elé. peigné. encasinoté. débarrassé de sa !égétation glorieuse. fantasque et libre. $l !a Etre embelli. enfin. O !N Umbellissements O, Le Jigaro, 25 avril 455;". La connotation par le paron$me Encaserner est probable. Dans une lettre à aul Eervieu du 2> avril 455; !CG, SS, p. 54", )irbeau évoquera le même destructif pro%et en ces termes # N $l !eut la Ysc. # la merZ teindre de couleurs inconnues et casinotiques ( Y&Z. O L'épith.te + encore un hapax + n'est pas reprise dans l'article, qui parle de N couleurs qui n'e(istent pas O. [ Enchocolater !v. tr." # N Ce Ga!ault M Kuel délicieu( écri!ain >G Et quel délice que cette etite chocolati.re4L >G ais on peut rE!er mieu( encoreG On peut rE!er dVenchocolater tous les théWtres de +aris du chocolat de cette petite chocolati%reG Et 8e m'emploie @G @G comment dites3!ous "a. dans !otre langue de po%te MG @G concréter ce rE!eG Y&Z 8'étudie Y&Z un !aste pro8et de concours Y&Z. 8e couronnerais. chaque semaine. Y&Z la meilleure pi%ce de théWtreG O !N E$mne à la presse O, +aris3&ournal, 49 %anvier 4;4>[". 0'est le N directeur d'un grand 8ournal républicain O qui veut N que les gens s'amusent O qui s'exprime. [ Engueulangéliste !s. m." # 'Ungueulant évangéliste', mot-valise # N &e crains Y&Z de te blesser dans tes con!ictions religieusesX et de m'attirer sur le cuir che!elu les foudres de onsieur le pape. et de son camarade. l'engueulangéliste +olichinelle3Veuillot. O !lettre à -lfred 8ansard des 8ois, mi-septembre 45CI ( CG, S, p. ;;". Sl s'agit bien sWr du pamphlétaire ultramontain Louis Meuillot, dont la lourde violence de vitupération est comme empreinte ici dans le signifiant. [ Espérandieu !s. m." # 'Eomme insouciant, fataliste' !/" # N +arbleu > oui. il était content le Abeau ducA. Cet espérandieu entEté. de cTur !erni. d'esprit lisse O sans prise @ l'inquiétude seulement. et qui Y&Z ne dormait 8amais mieu(. disait3il. qu'au bercement des souci domestiques O Y&Z a!ait repris ses belles habitudes de dépense. O !La aréchale, signé -lain 8auquenne, 455@, chap. ST ( O). S, 4>9L, qui note simplement # N 6éologisme O". La forme étant un patron$me fréquent, on pourrait faire l'h$poth.se d'une allusion personnelle. 'u bien celle d'un dialectalisme( mais nous n'en avons absolument pas trouvé trace par ailleurs. [ Jer3blanchWtre !ad%." # )ot-valise ad%ectival entre le s. composé Jer blanc et l'ad%. ?lanchWtre # N &'ai connu un collectionneur de peinture. Y&Z Pulle part. cheC lui. on ne !o6ait des n6mphes en buis. ou en nacre. ou en confitures de groseille. ni de ces choses crasseuses. informes et fer3blanchWtres. qu'on appelle des pa6sages. O !N 8allade O, Le Jigaro, 2L mai 455;". La seconde version de l'article !N atre peintre b O, L',cho de +aris, 4I mai 45;2" portera N et ferblanchWtres O soudé sans trait d'union. La version de 455; donnée dans les CE !S, @C2" porte
er

fautivement N informes et blanchWtres O ( la variante de 45;2 est en revanche mentionnée correctement en note. Felevé comme *6éologique et inusité* dans le =upplément de 45;9 du Dictionnaire des dictionnaires dirigé par aul Huérin, oc est citée la seconde version mirbellienne. Sl donne la définition # N Kui ressemble au fer blanc. qui en a la couleur49 O L'acception 'De la blancheur terne du fer blanc' est incontestablement connotée par la valeur métasémique '<aux, en toc' de Jer blanc. [ Jigariser !v. intr.", et Jigariste !s. m. et ad%." # N &'ai passé au <igaro. Y&Z ais 8e puis me rendre cette 8ustice. qu'étant au <igaro. 8e n'ai point figarisé. -out ce que Le <igaro éle!ait. 8e l'ai rabaisséX tout ce qu'il rabaissait. 8e l'ai éle!é. O !N Le Jigaro O, Les Grimaces, 25 %uillet 455@". N &'ai pu dire mon admiration pour Y&Z &ules ?arbe6 d'Aure!ill6. @ qui l'on ne pardonnait pas les coups de lani%res sanglants dont il a!ait meurtri les !isages et les réputations des figaristes. O !ibid., p. 92". N La délo6auté et la !énalité sont monnaie courante dans Y&Z la presse parisienne. Les mTurs figaristes 6 ont tellement pénétré. l'ont tellement per!ertie et pourrie que le chantage s'6 est au grand 8our installé et qu'il 6 r%gne en ma=tre. O !N Le 0hantage O, Les Grimaces, 2; septembre 455@". )irbeau emploie Jigaresque dans une lettre à Léon Eennique du 2> avril 455; !CG, SS, p. 5C" # N cette !ieille pourriture de presse figaresque et tortonique .O, i. e. la presse boulevardi.re. L'ad%. Jigarotique est antérieur !45I>" et beaucoup plus courant !notamment dans le -intamarre, dont c'est une des épith.tes favorites". [ Jirmamentaire !ad%." # N + &e le connais. ton inse(ué Y&Z # *Comment. me disait3il. tu as un se(e. toi M Y&Z C'est dégoUtant > Y&Z Pous. les inse(ués. c'est3@3dire les supérieurs. les intellectuels. nous enfantons par le cer!eau. Y&Z C'est de notre cer!eau que 8aillit la semence de !ie qui !a féconder les étoiles. miraculeu( o!aires de l'infini. Les hommes ne na=tront plus des impuretés de la femme. désormais S ils na=tront des étoiles. La Rtellogen%se. comprends3tu MA &'osai pourtant l'interroger S AEt les femmes. qu'est3ce qu'elles feront. durant cette copulation firmamentaire MA Y&Z elles s'accoupleront entre elles >A O !N )annequins et critiques O, Le &ournal, 2C avril 45;C ( CE, SS, 4@C". robable %eu paron$mique avec ,lémentaire et Jragmentaire, c'est pourquoi nous le classons parmi les créations dérisives. !La variante Jirmamental, plusieurs fois emplo$ée ailleurs par )irbeau, rel.ve elle même de la langue finiséculaire # c'est un mot de <énéon." [ 9arpagonesquement !adv." # N Y&Z la probité littéraire. si harpagonesquement défendue par les gabelliers et les huissiers de la Rociété des gens de lettres Y&Z O !N Uncore la =ociété des Hens de Lettres O, L',cho de +aris, 44 aoWt 45;4 ( CL, @L;". Mersion à la fois h$per-dérisive !par sa sonorité agressive et sa suffixation burlesque" et contextuellement motivée de Cupidement # ce sont les descendants de )oli.re, les écrivains, qui se rév.lent si avares. [ $sraéliter :s'< !v. pronom." # '=e transformer en israélite', avec le sous-entendu doxique *1uif 7 usurier* # N Y&Z d'étranges et de malpropres trafics. des courses honteuses dans la banlieue. oB déterrer les escompteurs. honnEtes chrétiens. qui s'israYlitaient pour lui rendre ser!ice X Y&Z. O !La aréchale, 455@, chap. TSSS ( O), S, 4>5; ( voir la note ad loc.". [ Larcherographe !s. m." # 'Vui écrit !du" Larcher'. =ur le nom propre fictif 0laude Larcher, personnage d'écrivain + inspiré de )irbeau + des ensonges de aul 8ourget !455I" et auteur prétendu de la +h6siologie de l'amour moderne, du même !455;" # N Y&Z il faut s'6 résigner. la gloire de ?ourget de!ient immense. Y&Z $l eUt été si dou(. pourtant. de d'assister @ la chute lente. mais sUre. de ce Larcherographe. Y&Z $l me prend des en!ie furieuses de lui décocher. @ notre cher ?ourget. un article Y&Z dans lequel 8e le roulerais. 8usqu'@ l'en embrener. dans l'anal6se de cet aga"ant et réclamiste Claude Larcher. O !lettre à aul Eervieu, C mars 455; ( CG, SS, p. LI". La connotation par +ornographe est possible. [ Larroumettisme !s. m." # '1ésuitisme, h$pocrisie' # N Le truc qu'ils ont trou!é Y&Z est d'un

8ésuitisme. d'un Laroumettisme admirable. Kuelles crapules et quels crétins > O !lettre à )onet, 4 avril 45;> ( Correspondance a!ec Claude onet, Tusson, Du Lérot, 4;;>, p. ;@" ( c'est lui qui souligne. Le parall.le anaphorique vaut s$non$mie4C. [ Lar!iste !s. m. et ad%." # )irbeau, dans des textes d'une verve étonnante, désigne ainsi les artistes s$mbolistes de la fin du si.cle # N O -es amies s'habillent3elles des mourantes étoffes de Libert6. et se font3elles faire leur portrait par ?urne3&ones M Y&Z -es amours sont3elles inse(uelles. ou unise(uellesG ou animose(uelles M Y&Z Vas3tu cheC les trois princesses Onane. Onanine. Onaninetta M Y&Z Es3tu un esth%te M un intellectuel M un uraniste M un lar!iste M un déformateur M un satanique M un inassou!i M une Wme enfin M O !N 8otticelli proteste b& !S" O, Le &ournal, L octobre 45;C ( CE, SS, 49C, corrigé sur l'original". 0'est 8otticelli, inquiet de la perversité exaltée de ses disciples s$mbolistes, qui interroge ainsi )irbeau... N Les théories. !ois3 tu. c'est la mort de l'art. parce que c'en est l'impuissance a!érée. Kuand on se sent incapable de créer selon les lois de la nature et le sens de la !ie. Y&Z on in!ente des théories. des techniques. des écoles. des r6thmes. On est m6stique. m6stico3lar!iste. m6stico3!ermicellisteG est3ce que 8e sais MG Les uns professent que l'art doit Etre m6stico3h6perconique et Iabbalo3spiroïdalG les autres qu'il doit s'affirmer hautement octogone et carrément ellipsoïdeG O !N 8otticelli proteste b & SS O, Le &ournal, 44 octobre 45;C ( CE, SS, 49;". N Les m6stiques. les s6mbolistes. les lar!istes. les occultistes. les néopédérastesG les peintres de l'Wme enfinG tous ces pau!res 8obards Y&Z ont !oulu re!endiquer Van Gogh pour un des leursG O !N Mincent Man Hogh O, Le &ournal, 4I mars 4;>4[ ( CE, SS, 2;C". our le motif de la larve, voir à ce mot dans le DO !qui ne mentionne pas notre lexie". [ altourner :se< !v. pronom." # 'Tourner mal, aller vers la malformation' # N -out tourne. se bistourne. se chantourne. se maltourneX tout roule. s'enroule. se déroule. et brusquement s'écroule O !La 4713E1, 4;>I, chap. MSS". Sl est question ici d'une architecture modern st6le, que l'on ne surnommait pas pour rien N st$le nouille O1). D irlifloresque !ad%." # 'Distingué, gracieux', en parlant de propos ou d'écrits # voir les lettres à aul Eervieu, fin avril 455; !CG, SS, p. ;C" et à Leon Eennique, @ mai 455; !ibid., p. 4>>". as d'autre ex. connu. [ PéobocIiste !ad%." # 'De l'école artistique qui prXne le bocd de bi.re' # N O oi aussi. autrefois. 8'ai clamé S AZ ?urne3&ones >A Y&Z c'était la mode dans les cénacles néobocIistes > O, !N Tou%ours des l$s b O, Le &ournal, 25 avril 45;9 ( CE, SS, 5C". -ffixation de ?ocI comme nom d'école artistique !t$pe Péo3impressionniste". 0'est le verveux et railleur peintre eariste qui parle. 0omposition analogique sur les noms de mouvements artistiques du t$pe Péo3impressionniste. -utre association des peintres s$mbolistes et du bocd # N -iens > l'autre 8our. un peintre mourut. $l était de ontmartre. +ar erreur. on le conduisit cheC nous Ysc. # au aradisZ. AussitFt. il demanda un bocI et se mit @ pérorer. $l e(pliqua que la peinture était l'art des embr6ogénies Y&Z. O !N 8otticelli proteste b& SS O, Le &ournal, 44 octobre 45;C ( CE, SS, 4C>" ( c'est cette fois 8otticelli qui raille. 0f. encore cette notation de aul =ignac # N $l 6 a !ingt ans. la boh%me débraillée bocIait. fumait et pérorait dans les cafés Aartistique et littérairesA. O !=ignac, &ournal, 49 mai 45;9, cité par Fheims s.!. *8ocder*". [ +anacadémisme !s. m." # 'F.gne de l'académisme' # N Lorsque . Antonin +roust organisa. @ l',cole des ?eau(3Arts. une triomphale e(position Y&Z, . Cabanel faillit mourir de honte Y&Z. On ne par!int @ le calmer un peu qu'en lui décou!rant une nou!elle Académie dont il n'était pas et dont il fut. Car 8e pense que les Académies ne furent créées que pour le spécial usage de . Cabanel. lequel était le chef indiscuté de ce parti international et formidable. connu sous le nom de +anacadémisme. O !N 'raison fun.bre O, L',cho de +aris, 5 février 455; ( CE, S, @94". 0f. +anmuflisme, raillerie d'époque !<laubert, Eu$smans&", qui est peut-être souser

entendue ici. [ +écorer !v. intr. plaisant" # '<aire sa pécore, son impertinente( s'exprimer comme une pécore'. Fheims l'avait relevé che: Fabiniaux, 4;94( mais dé%à tenté par )irbeau& si ce n'est pas une coquille pour +icorer # N Pous tra!ersons des !illages que nous prenons pour des nécropoles. et oB seulement. sur des tas de fumier en forme de tombes. pécorent des poules. et s'ébattent. dans des mares de purin des canards stupides et de 8eunes oies querelleuses. O !N N =ac au dos O, signé Eenr$ L$s, Le Gaulois, 29 %uillet 455L". L'éd. en volume de L'Jchoppe, 4;;4, porte N picorent O. [+endulesque !ad%." # 'Du st$le emphatiquement conventionnel des décorations de pendules'. Le sens semble proche de celui de Hitsch !qui n'apparaRtra que vers 4;C> en fran,ais" et surtout de +ompier # N . Haempfen n'aurait pas. non plus. été l'ennemi. pour compléter Ale silhouettageA. d'une allégorie renaissance et pendulesque. une déesse drapée @ l'antique Y&Z et montrant d'un doigt indicateur. @ Victor 9ugo. l'escalier A de l'$mmortalité. O !N =ur les commissions O, Le Jigaro, 4> aoWt 45;> ( CE, S, L>4". +endulesque a été repris par quelques auteurs des années 45;>-4;4>. La pendule paraRt avoir volontiers servi de terme de comparaison dérisif en %ugement esthétique. Moir dé%à dans Les Grimaces, 24 %uillet 455@ !p. 2L" la vertu de 1oseph Feinach aux N motifs sobres. décents et moralisateurs. pour su8ets de pendules O. Ut voici comment 1ules Lemaitre éreintait les romans de Heorges 'hnet # N On 6 trou!e Y&Z l'élégance des chromolithographies. la noblesse des su8ets de pendule. les effets de cuisse des cabotins. l'optimisme des nigauds. le sentimentalisme des romances. la distinction comme la con"oi!ent les filles de concierge5. O D +rima!eresque !ad%." # Mariante de ?otticellesque, faite sur le titre La +rima!era !*Le rintemps*", cél.bre tableau de 8otticelli !<lorence, 'ffices" # N La loquacité de mon ami Hariste Y&Z se fit torrentielle. [ O \ne fois Y&Z. 8'ai passé la soirée a!ec une ]me Ysc. # une adoratrice de 8urne-1onesZ Y&Z. Kuand elle sut que 8'étais un peintre s6mboliste Y&Z, l']me me fut aussitFt AlilialeA et AlointaineA et AsororaleA et AbotticellesqueA. Y&Z Ah > qu'elle était inassou!ie et ase(uée Y&Z > Elle ne mangeait pas. sinon. tous les quinCe 8ours. @ la pointe d'un couteau d'or. des confitures canaques. faites a!ec des fruits inconnus > Ou bien elle bu!ait dans des graals de 8ade. un breu!age m6stérieu(. etc.. etc. P'étant pas habitué @ ces mani%res prima!eresques. 8e crus qu'elle se moquait de moi. Y&Z Enfin pourrais3tu me dire pourquoi tous les antiph6siques ne !ous parlent 8amais que de ?otticelli et de ariteCna. et pourquoi ils se roulent sur les étoffes de Libert6 M O !N Tou%ours des l$s b O, Le &ournal, 25 avril 45;9 ( CE, SS, 5;". -ucune autre occurrence connue ( ?otticellesque, par contre, est un littérarisme # on le lit avant )irbeau che: Eenri 8ataille, Eenri 8éraldi ou Merlaine. [ )astaquouérique !ad%." # 'De la fausseté vulgaire t$pique du rastaquou.re'. 4" Un parlant d'une Quvre # N Y...Z des Tu!res d'artistes morts. tels que Latour YsicZ, Chardin et illet. qui font oublier Y...Z les quelques rastaquouériques -issot qui sont l@. comme par hasard. on pourrait dire S @ titre de repoussoirs Y...Z. O !N Les astellistes fran,ais O, La Jrance, ; avril 4559 ( CE, S, 4L9". 'n voit que la peinture de Tissot exprime méton$miquement le caract.re de métissage frauduleux, c'est-à-dire le rastaquouérisme, du peintre lui-même tel que décrit par )irbeau # anglaisPfran,ais, richesse, demi-monde, imitation et plagiat, à cXté du vrai, etc. 2" Un parlant de mQurs, de modes de vie # N Ce pa6s. déchiqueté par les spéculateurs. déshonoré par les architectes. !a de!enir Y&Z inhabitable. enton et son cap a!aient @ peu pr%s échappé @ cette l%pre de plaisirs stupides. @ cette fi%!re malsaine de !ie rastaquouérique qui se dé!eloppe si étrangement sur ces splendides ri!ages. O !N Umbellissements O, Le Jigaro, 25 avril 455;". . )ichel le signale dans un article plus tardif # N Bne bonne affaire O, Le &ournal, 22 septembre 45;9[ !DO , article *Fastaquou.re*".

[ )ébusiaque !ad%." # N Y&Z plusieurs bons esprits Y&Z prétendent que. par la suppression de la liberté de la presse. le 8ournalisme gagnera en politesse et en esprit. Comme on ne pourra Y&Z écrire tout ce qui !ous passe par la tEte. il faudra se perdre dans des circon!olutions e(traordinairement subtiles. aiguiser de fines allusions. se li!rer @ ce tra!ail académique qui consiste @ couper les che!eu( en quatre. les mots en di(. mettre @ chaque phrase un régulateur Y&Z. Ce petit 8eu logogriphique et rébusiaque enchante certaines personnes. O !N La Liberté de la presse O, Le Gaulois, I %uin 455C ( CL, 245". -d%. parfois repris. [ )éencalifourchonner !v. tr." # N Alors le commandant. a6ant rallumé son chibouI. et réencalifourchonné sa fumeuse. Y&Z commen"a ainsi Y&Z.O !Poces parisiennes, signé -lain 8auquenne, 455@, N 6uit de noces O ( éd. 6i:et 4;;9, p. 24@". )irbeau surenchérit sur les v. tr. Califourchonner et Encalifourchonner, tous deux attestés. Le premier, depuis 45C2, et que l'on peut lire che: Eu$smans !N Jmile fola et L'Assommoir O, 45IC, et Les RTurs Vatard, 45I;" ( aussi intransitivement che: 8arbe$, -héWtre contemporain, derni.re série, =tocd, 45;C, p. L@4, N Les ?rigands( etc. O, daté 4; décembre 45C; # N Y&Z au( beau( temps romantiques l'adult%re allait de l'a!ant. passait par les fenEtres. califourchonnait sur les balcons. massacrait les maris. faisait les quatre coups. enfin >... O our le second verbe # voir M. <réville Ypseud. d'-lfred Driou, 454>-455>Z, Les Apennins et la mer Adriatique, Limoges, 8arbou fr.res, Y45I2Z, p. L>. [ )enaniser !v. intr." # 'Smiter le scepticisme de Fenan' # N Y&Z l'on !oit. non sans émotion. les critiques se tresser de réciproques couronnes et parler de leur génie. a!ec de touchantes piétés. Entre temps ils renanisent. O !N -mour b -mour b O, Le Jigaro, 29 %uillet 45;>" ( il était fait mention de Fenan colonne précédente # N Y&Z cette ga=té saine et Y&Z cette émotion cordiale. tant recommandées par les critiques qui tournent leurs pouces sur le nombril de . )enan . O Les CL, p. @>9, portent par erreur un N ils renaissent O qui d'ailleurs ne fait pas sens. 0f. dé%à dans N 1.-<. Faffaglli O, L',cho de +aris, 25 mai 455; # N . &ules Lemaitre prétend que tout a été dit. que tout a été fait. que. par conséquent. il est inutile. sinon ridicule. de dire ou de faire quoi que ce soit. On doit s'asseoir sur le bord du chemin. regarder . )enan passer et tourner silencieusement ses pouces. -elle est la fonction du littérateur moderne. O )irbeau dira du N g6mnosophiste e(quis O Fenan que sa N coquetterie spirituelle consiste @ para=tre n'a!oir aucune opinion O !LV,cho de +aris, 4I mars 45;4 ( CL, @25". 0f. che: Laforgue # N Rur les ri!es du Pil. le goitreu( pélican [ Ronge @ la !anité morne de toutes choses [ A!ec des airs bourrus. comme onsieur )enan X P Y&Z.O !N =oleil couchant O, 45I;, *u!res Compl%tes, Lausanne, L'Age d'homme, t. S, 4;5C, p. 2@I". [ Ruffrage3uni!ersaliser !v. tr." # '=oumettre au suffrage universel, à ses élus' # N Au8ourd'hui. l'on est par!enu @ suffrage3uni!ersaliser l'art. comme le reste. \n artiste. dans un temps de liberté. n'est plus libre de tra!ailler sui!ant son génie. $l doit obéir au( commissions. au( sous3commissions. au( subdi!isions des sous3commissions Y&Z YàZ l'autorité fate et grotesque d'un groupe d'incapables et d'intrigants qui s'érigent en 8uges suprEmes de choses dont ils n'entendent pas le premier mot. O !N =ur les 0ommissions O, Le Jigaro, 4> aoWt 45;> ( CE, S, @;;, corrigé sur l'original". 1e n'en connais aucune autre occurrence. [ Rull63prudhommesque !ad%." # N Rous ce titre S Unquête sur l\état ps$chique des artistes et des scientistes, . A. 9amon. sociologue bi3mentaliste. aidé de . )ené Ghil. po%te biométrique et sull63prudhommesque. lance @ tra!ers lVEurope pensante et le Pou!eau onde artiste. la circulaire que !oici. Ai38e besoin de dire quVelle me parut !raiment e(traordinaire M Rtupéfaction. tel fut lVétat ps6chique oB me mit la lecture de ce documentG ah oui. de ce document. si 8Vose mVe(primer ainsi. Y=uit le texte de la circulaireZ O !N )erveilles de la science O, Le &ournal, 24 %uin 45;C ( CL, L2L". Les prétentions de l'ultra-sophistiqué Hhil à la *poésie scientifique* peuvent être mises, nous fait comprendre )irbeau, au niveau du parnassianisme philosophico-didactique

de l'académicien =ull$ rudhomme. -mené naturellement par l'homon$mie avec le nom du personnage de )onnier, qui avait fourni l\ad%. +rudhommesque, 'D\une platitude sententieuse', bien attesté depuis les années 45C> !Honcourt, etc.". Vuasi s$non$me de ce dernier, l'ad%. +errichonnesque # N Y&Z on se demande oB ils Ysc. # les touristesZ !ont. ce qui les pousse. ce qui les a réunis l@. Y&Z, multitudes en fEte et si moroses que dégorgent les bateau( Y&Z et qui engorgent les trains. pour des destinations circulaires et perrichonnesques Y&Z O !N / O, L',cho de +aris, 29 aoWt 45;> ( CC, S, 49C". -llusion à la comédie de Labiche Le Vo6age de . +errichon !45C>", dont le héros, vo$ageant pour N affirmer ses possibilités matérielles de par!enu O, est un N personnage plaisant. @ la fois sUr de lui en sa prétention et ahuri d'Etre au( prises a!ec l'impré!u du !o6age O, et N proche parent de &oseph +rudhomme4; O. Des destinations perrichonnesques sont probablement des destinations banalement idéales, les lieux oc les bourgeois se font un devoir d'aller& !pour errichon, c'était la )er de Hlace" ( le perrichonnesque est le prudhommesque du vo$age. [ -erredesiennesque !ad%. de couleur" # 'Terreux' # N De la pWte déteinte @ tous les mélanges. des combinaisons ocreuses et terredesiennesques déla6ées dans tous les copals. Y&Z ( un dessin !eule. sans un accent. sans une émotion. sans une obser!ation personnelle. Y...Z -el a été . Cabanel. O !N 'raison fun.bre O, L',cho de +aris, 5 février 455; ( CE, S, @9@". 6'est pas autrement attesté. [ -oulonnerie !s. f." # N Donc. qu'il me soit permis Y&Z d'é!iter . &osé Jrappa et ses multiples cochons. Y&Z et les danseuses récidi!istes. si plates. si nues. si bleues de . Dannat. et les mers de . 9arrison. d'un métal si étrangement inconnu. et les obstinées toulonneries de . ontenard. O !N 0eux du 0hamp de )ars O, Le &ournal, =upplément illustré, 42 mai 45;@[ ( CE, SS, @5". robable suffixation analogique sur Cochonnerie, etc. <rédéric )ontenard, qui était d'origine varoise, peignit effectivement nombre de pa$sages proven,aux et de marines ( c'était même pour 1ean Lorrain le N peintre attitré de la +ro!ence O !45;C, dans ses Chroniques d'art, éd. Fapetti, 2>>I, p. 25I". )entionnons encore le N cucumodrome O du Concombre fugitif[ !relevé par 0laude Eer:feld, op. cit., p. @>5". Ut les N insolents !ocables O que sont N Ernestinades O et N Champignolleries O, mis en exergue par =amuel Lair dans sa recension du tome SS de la CG !CO , nK 42, 2>>9, p. @@>". <aute de dépouillement intégral du volume, nous ne les avons pas localisés. *. +ot-de-vinat 6ous nous attardons sur la création lexicale peut-être la plus cél.bre de )irbeau, du moins en son temps # D +ot3de3!inat !s. m." # ]Fégime du pot-de-vin, de la concussion\, suffixation analogique sur son cotextuel Reptennat !et peut-être sur +éculat, désignation précédente du même mal" # N Pous a!ons eu successi!ement des monarchies absolues. des monarchies constitutionnelles. des empires. des républiques. une Commune et un septennat. [ Pous possédons au8ourd'hui le +ot3de3 !inat. [ Ce régime nou!eau et nullement compliqué Y&Z consiste. pour les aimables escarpes qui nous gou!ernent. @ crocheter les caisses publiques. @ barbotter YsicZ dans les budgets. @ dé!aliser les Compagnies de chemin de fer. @ faciliter les entreprises !éreuses. @ gagner enfin. bon an mal an. trois cent mille li!res de rentes en éle!ant des portefeuilles de ministre et des mandats de député. Y&Z P Le +ot3de3!inat offre des ressources Y&Z mer!eilleuses Y&Z. O !N otsde-vin O, Les Grimaces, L aoWt 455@, tou%ours ma%usculé". 'n trouve dans le nK 9 des Grimaces !45 aoWt 455@, YJtienneZ Hrosclaude, N Les nouvelles O, p. 24>", le s$ntagme nominal N potier en

!ins O, désignant un corrupteur du temps. 0es termes venaient s'inscrire dans une série prolifique de dérivations # cf. dé%à le +otde!iniste de <laubert !,ducation sentimentale, 45C;, SSSe partie, chap. SM"( et +ot3de3!inier, attesté depuis les années 45L> au moins. L'expression N ot-de-vinat O a marqué les esprits. Bn article de La +lume !4 semestre 4;>2, p. 244a" cite )irbeau. Ut on pouvait lire encore en 4;4@ # N $l est de toutes les affaires nou!elles. Ron nom s'étale ^etc._A. [ irbeau écri!ait cela en /11`. sous le titre S aLe +ot de Vinatb. Kue dirait3il au8ourd'hui de cette tourbe opportuniste. ramenée au pou!oir. @ la fa!eur de la déliquescence radicale. par l'opportuniste +oincaré M O !-ndré )ori:et, N Uug.ne Jtienne, ministre de la Huerre O, Les Cahiers d'au8ourd'hui, nK L, avril 4;4@, p. 244". <irmin 8oissin en particulier va adopter et réutiliser l'expression dans nombre de ses textes. Moir par ex. dans +ol6biblion. )e!ue bibliographique uni!erselle, avril 455L, p. 2;I ( %anvier 455C, p. 29 ( %anvier 4555, p. 2; ( et en volume # N Y...Z ces politiciens de profession qui !i!ent de la sottise humaine et sont d'autant plus sUrs de réussir qu'ils l'e(ploitent a!ec plus de c6nisme et de toupet. [ Pon , ce ne sont pas les Acanditats toquésA qui lancent la Jrance sur les )ailca6s de l'ignominie. du cilsonisme et du pot3de3!inat. O !<irmin 8oissin, E(centriques disparus, =avine, 45;>, p. 42C". 0e septennat méprisé a donné au %eune )irbeau anti-républicain l'occasion d'autres facéties lexicales, tel l'ad%. composé Organico3septennaliste # N on Dieu. nous !i!ons en un temps de septennat. et mEme les lois organico3septennalistes ne sont encore ni !otées. ni discutées. ni peut3 Etre enti%rement préparées S O comment !ouleC3!ous que les beau(3arts soient florissants comme sous l'Empereur > O !N Le =alon S O, L'Ordre, @ mai 45IL ( +CE, 25". 0f. encore N notre pau!re humanité septennale O dans l'article du 4@ mai !+CE, L;".
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#. L,e-.re ion nette =i le néologisme est un outil de déformation, il vaut aussi bien sur l'autre face de l'expressivité comme instrument de concision, de précision et de scrupule. Dans le corpus mirbellien, des mots incontestablement nouveaux rel.vent moins de la boRte à outils du caricaturiste exubérant et de l'exagérateur que de la netteté expressive # D ApWlir :s'< !v. pronom." # N La lune sVapWlissait X une lueur rose montait au ciel oriental. annon"ant les approches du matin. O !Rébastien )och, 45;>, SS, chap. SSS ( O), S, I92 ( note ad loc. # N Emploi pronominal. contraire @ l'usage. d'un !erbe fort peu usité O". 0et emploi pronom. est n'est daté que N /124. ontesquiou O par le DEL<, qui précise pour le verbe # N repris par le ^GD\_. et il semble a!oir été en fa!eur cheC les s6mbolistes de la fin du #$# s. O )irbeau emploie aussi le p. p. ad%. # N brouillards. au( silhouettes décolorées. ou seulement apWlies Y&Z O des bords de )arne de )onet !N L'Uxposition )onet-Fodin O, Gil ?las, 22 %uin 455; ( CE, S, @5>". [ Arboral. !ad%." # N &e !oudrais bien sa!oir ce que les !ieu( arbres. Y&Z les 8eunes arbustes et les fleurs sau!ages pensent de l'homme. Y&Z Et ce serait intéressant de conna=tre cette opinion arborale et florale qui. pour n'Etre pas e(primée dans la langue de . Kuesna6 de ?eaurepaire. n'en serait pas moins curieuse. 8'imagine. O !N Umbellissements O, Le Jigaro, 25 avril 455;" ( noter l'homéotéleute. -d%ectif attesté depuis les années 459>, mais extrêmement rare. 0'est ici l'association continuée des fleurs et des arbres qui a imposé de compléter Jloral. [ Arri%re3souffrance !s. f." # N Apr%s quelques heures dVun sommeil de plomb. il sVétait le!é. a!ec une lourdeur dans le cer!eau. une lourdeur dans les membres. quelque chose dVaccablant qui ne lui laissait que le sentiment lointain dVune arri%re3souffrance. O !Rébastien )och, 45;>, S, chap. MS ( O), S, CC@". =ébastien Foch a été violé la veille. 0e composé !analogique sur Arri%re3 goUt, Arri%re3pensée, etc." est rarissime( %e n'en connais qu'une seule autre occurrence avant le
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TT si.cle ! aul )eurice, Les Che!aliers de l'esprit. Césara, )ichel Lév$, 45C;, p. 4>I". [ Au 8our le 8our !locution adv. substantifiée" # N Y&Z ses 6otes sur aris Y&Z # notes lég%res et rapides. fi(ant d'un trait toutes les indiscrétions boule!ardi%res Y&Z. [ Le babillage des 6otes sur aris dura deu( ans @ peu pr%s. On s'use !ite @ ce métier. La !er!e de Jer!acques. surmenée par ces besognes rapides de l'au 8our le 8our. se ralentit . O !N <ervacques O, L'Ordre de +aris, 29 aoWt 45IC ( CL, @L". remier ex. à notre connaissance de ce tour substantif, N e(pression du court terme et de l'absence de plan O !TL<", qu'ont emplo$é également Merlaine, Eu$smans, roust, etc. [ ?ureaucratisation !s. f." # N L'époque d'art oB nous !i!ons est hideuse. Y...Z Cette chute profonde dans le laid. c'est la conséquence forcée du suffrage uni!ersel. par qui domine les médiocrités X c'est le résultat naturel du r%gne opportuniste qui prEcha un utilitarisme ab8ect. un enrichissement féroce. et donna une prime @ tout les bas instincts Y...Z X et !oil@ oB nous en sommes arri!és. a!ec la bureaucratisation de l'art. les barri%res douani%res. le machinisme camelotier et l'industrialisme !oleur. O !N 0eux du alais de l'industrie O, Le &ournal, supplément illustré, 2; avril 45;@[ ( C, SS, p. 4>". Sl n'est daté que de 4;>9 !0. )auclair" par le TL< et le DEL< ( %e n'en ai pour l'heure recensé qu'un seul ex. entre ces deux dates. Le mot a fait flor.s. Sl est dérivé sur le v. ?ureaucratiser, lui-même récent !seconde moitié du TST si.cle", emplo$é à plusieurs reprises par )irbeau, $ compris, originalement, avec ob%et animé !'Transformer !qqn" en bureaucrate, assigner à un bureau'", et en tournure passive # N Pos bons artistes a!aient asseC Y&Z de la tutelle administrati!e. $ls repoussaient l'ingérence de l',tat dans leurs petites affaires. comme attentatoire @ leur dignité de créateurs. $ls ne !oulaient plus Etre bureaucratisés dans les minist%res. asser!is au( paperasseries abaissantes de la direction des ?eau(3Arts. O !N 6os bons artistes O, Le Jigaro, 2@ décembre 455I ( CE, S, @@;". )irbeau a aussi emplo$é le p. p. ad%. # N $l trou!era dans la guerre la suprEme s6nth%se de l'éternelle et uni!erselle folie du meurtre. du meurtre régularisé. bureaucratisé. du meurtre obligatoire. considéré comme une nécessité @ laquelle il n'a pas le droit de se soustraire . O !N L'Jcole de l'-ssassinat O, Le Jigaro, 2@ %uin 45;> ( CC, S, @5". [ Camelotier.i%re !ad%. pé%." # N Y...Z !oil@ oB nous en sommes arri!és. a!ec la bureaucratisation de l'art. les barri%res douani%res. le machinisme camelotier et l'industrialisme !oleur. O !N 0eux du alais de l'industrie O, 45;@ ( CE, SS, 4>". 0f. dé%à le s. m. Camelotage # N Degas est Y...Z un grand artiste. c'est3@3dire qu'il croit @ l'art. qu'il en a l'amour hautain et 8alou(. et que. pour une fa!eur gou!ernementale. une commande ou un bout de ruban. il ne fera 8amais de concessions Y&Z. Pous !i!ons en un temps oB la bassesse de l'esprit et les habitudes du camelotage sont choses si courantes cheC les peintres. que nous en sommes !enu @ nous étonner da!antage de ce que nous rencontrons Y...Z un homme de conscience plutFt qu'un homme de génie. O !N 6otes sur l'art. Degas O, La Jrance, 49 novembre 455L ( CE, S, I5". [ Champignonnement !s. m." # 'Jmergence semblable à une pousse de champignons' # N Y...Z . +issarro n'introduit dans ses motifs aucun détail oiseu( qui accroche le regard et arrEte la pensée. $l peint. au3del@ de ses horiCons. la !ie qui se continue @ tra!ers la !astitude cosmique. Dans ses toiles. nous a!ons Y...Z la représentation presque ph6sique de cette immensité oB l'homme n'est plus qu'une tache @ peine perceptible. une sorte de moisissure d'ombre. de champignonnement. oB les !illes Y...Z, si grondantes soient3elles. ne s'aper"oi!ent pas plus. Y...Z derri%re le pli de terrain Y...Z, que le nid de l'alouette au creu( du sillon. O !N 0amille issarro O, L'Art dans les Deu( ondes, 4> %anvier 45;4 ( CE, S, L49". 0e n'est pas un terme scientifique. 1e ne l'ai trouvé antérieurement que dans un texte de 0amille Lemonnier de 4554 2> oc il est question d'un champignonnement de maisons basses& L'image mirbellienne fait penser à des lichens. 8arr.s utilisera plus tard le mot abstraitement pour métaphoriser le gonflement de la rumeur
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publique. D Concursif.i!e !ad%." # 'De concours, relatif à un concours' # les N infortunes concursi!es de . ?en8amin Constant O l'ont privé de médaille au =alon de peinture !N Les peintres primés O, L',cho de +aris, 2@ %uillet 455; ( CE. S, @;2, daté par erreur du 29". [ Cornélianisme !s. m." # '=t$le cornélien( hérohsme cornélien' # N Les grands sentiments Y...Z ont beaucoup perdu de leur prestige ancien. et mEme de leur signification morale. Le Cornélianisme Ysic, ma%usculéZ n'est plus @ la mode. C'est @ peine si on le tol%re encore au théWtre. oB il ne fait pas d'argent d'ailleurs. et oB il ennuie prodigieusement. tant il nous appara=t fau(. ridicule. barbare et caduc. Ce n'est pas pour lui accorder dans la !ie Y...Z une prépondérance dont l'anachronisme est choquant Y...Z. Et Y...Z l'héroïsme Y...Z n'a été. dans l'histoire. que la forme légitimée. e(altée. du banditisme. O !N L'opinion publique O, Le Jigaro, 5 mars 45;4 ( CE, S, L@CPCL @29, corrigé sur l'original". 6oter la série homéotéleutique des s. m. suffixés en 3isme. remi.re attestation. [ DébronCé,e !ad%." # 'Dont le placage de bron:e s'est usé' # N Oh > ces meubles de reps bleu. 8aunis par l'usure > Y&Z Et. sur la cheminée. entre deu( lampes débronCées. entre des photographies pWlie. cette aga"ante pendule Y&Z > Et ce cartonnier au( cases d'aca8ou. éraflées par des ongles cupides > O !&fch, L',cho de +aris, ; février 45;2 ( chap. TSM, p. @2, dans la )e!ue blanche, 4 mai 4;>> ( O), SS, C>;", cité par le TL< qui $ voit la premi.re attestation( c'est un des mots mirbelliens cités par le =upplément de Huérin en 45;924. [ Désembroussailler !v. tr." # N Alors que la science s'efforce de désembroussailler les sources de la !ie de toutes les erreurs métaph6siques qui les cachent. mornes ronces. @ notre raisonX alors qu'elle conquiert des mondes ine(plorés Y&Z ( alors qu'elle !a. cherchant. au fond des mers primiti!es. la mati%re primordiale Y&Z X la littérature. elle. en en est encore @ !agir de pau!res chansons sur deu( ou trois sentiments artificiels et con!entionnels qui de!raient cependant Etre bien épuisés. O !N -mour b -mour b O, Le Jigaro, 29 %uillet 45;> ( CL, @>9". 0e passage a été souvent cité. )irbeau tenait quasi exactement le même propos dans une lettre de la même saison à )onet # N Y&Z les sciences naturelles Y&Z !ont désembroussailler les sources de !ie. de toutes les ronces qui les cachaient. Y&Z YUlles vontZ chercher. au fond des mers primiti!es. la mucosité primordiale Y&Z. O !CG, SS, 2C2". remi.re attestation. [ Désemmailloter !v. tr." # N Le soleil a pompé les !apeurs qui se tra=naient au creu( des !allons. Y&Z Les arbres. désemmaillotés de la brume du matin se font plus sombres. plus durs . O !N =ac au dos O, signé Eenr$ L$s, Le Gaulois, 29 %uillet 455L ( L'Jchoppe, 4;;4, p. 2>". Daté du TMS si.cle par le DEL<, il est cependant exceptionnel à l'écrit avant la fin du TST !fola, L'*u!re, 455C", et ne figure même pas dans le TL< 22. Uncore plus rares sont la construction prépositionnelle et l'emploi métaphorique mirbelliens. [ Dése(ualisation !s. f." # ' erte des caract.res sexués' # N Y&Z tous nous !oulons nous chauffer au soleil de la publicité. Y&Z tous artistes et tous écri!ains ( Y&Z. Les femmes elles3 mEmes ne !oient dans la littérature et dans l'art que des portes ou!ertes @ l'émancipation de leur se(e. c'est3@3dire @ la dése(ualisation. et elles se précipitent Y&Z @ la conquEte de leur liberté S c'est la folie partout décha=née.O !N Le ?aiser de aïna O, signé Eenr$ L$s, Le Gaulois, 9 avril 455C ( CL, 2>;". 6oter l'homéotéleute. Le mot ne réapparaRtra qu'apr.s 4;>>, en registre didactique, avec des acceptions diverses. [ Emballé !s. m." # 'Eomme enthousiaste, exalté' # N Ce n'est pas moi qui reprocherai @ . Arthur e6er de se laissé entra=ner par des con!ictions respectables et par des enthousiasmes lo6au(. Y&Z. &'ai tou8ours eu un faible pour les emballés. et . Arthur e6er est assurément un emballé parmi les emballés. ais. dans le cas particulier. l'emballement de . Arthur e6er me cause quelque surprise. O !N Uncore l'invasion O, Les Grimaces, 22 septembre 455@ !article
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signé ( il souligne." remi.re attestation de ce vocable qui devient un alamodisme dans les revues des années 45;>. )irbeau, qui lui même pouvait être un emballé, notamment dans sa critique, utilise encore le mot dans N Les Sdées de ). Delpit O !La Jrance, 29 février 4559 ( CL, 4L>". R'emballer pour '='enthousiasmer' est daté 45LC par le DEL<, et Emballement, 45II. D Entr'aidement !s. m." # 'Untraide' # N +our rendre @ ces pau!res gens leur abandon moins sensible. et moins saignante leur mis%re. il Ysc. # le maireZ tWche de leur inculquer un esprit de solidarité d'entr'aidement mutuel. de les grouper en une sorte de famille anarchiste. ais il se heurte contre une force d'inertie qui les enlise dans leur croupissement. les ri!es @ l'imbrisable cha=ne qu'a forgé l'ata!isme des longs si%cles d'autorité et de religion. O !N Les -bandonnés O, L',cho de +aris, 25 %uillet 45;> ( CC, SS, 2L;". -ttesté en de tr.s rares occurrences depuis les années 45C> dans des textes didactiques, et dans de tout aussi rares textes littéraires de tournant du si.cle. Sl sera supplanté par la forme féminine Entraide, qui apparaRtra ca 4;>I !DEL<". [ Escamotement !s. m." # 'Tour de l'escamoteur'. Moir -erredesiennesque, ci-dessus. Sl $ dénote métaphoriquement le contournement de la difficulté artistique à exprimer compl.tement la réalité. remi.re attestation, et l'une des seules. [ ,trangleur.euse !ad%." # le TL< cite )irbeau # N La nuque et la gorge gardaient. !isibles. les marques de doigts étrangleurs O !&fch, 4;>> ( O), SS, L;5". Sl l'avait dé%à emplo$é auparavant # N Des histoires tragiques de meurtre. dVégorgement. assaillirent son esprit. $l sVaffola. $l crut entre!oir de terrifiantes faces dVassassins. des mains étrangleuses. des couteau( le!és. O !Rébastien )och, 45;>, S, chap. M ( O), S, C99". =emble inusité. 0f. dans le même roman ces ad%ectifs rares # N mains déchireuses O !S, chap. SSS, p. ;9" ( N griffes aiguYs. déchireuses O !S, MS, 244" ( N ils écoutaient sans se lasser 8amais. les gammes nasilleuses des !iolons. la sautillante gaieté des pianos. et les éclats de cui!re. sé!%re. déchirants. des pistons et des bugles .O !S, chap. SSS ( O), S, C45". robablement pour éviter un homéotéleute supplémentaire avec N sans O P N sautillante O P N Déchirants O qu'aurait amené N nasillantes O. Moir encore ci-dessous Guetteur.euse. [ Jantaisistement !adv." # N Y&Z dédaigneu( de sui!re la mode. 8alou( plutFt de l'imposerX il Ysc. # UdgarZ est !Etu richement et fantaisistement. $l a des redingotes bleues. @ re!ers de moire. ultra3collantes. trop neu!esX des pantalons de coupe anglaise trop clairs X des cra!ates trop blanches. des bi8ou( trop gros. des mouchoirs trop parfumés. des bottines trop !ernies. des chapeau( trop luisants. O !&fch, chap. TMS, cité par le TL< ( O), SS, C@@ [ Jloralement !adv." # N Vous au moins. !ous a!eC la consolation d'un beau 8ardin. Y&Z moi& Y&Z 8e suis aussi loin de !ous. intellectuellement. que mon 8ardin du !Ftre. floralement parlant. O !lettre à )onet de %uillet 45;> ( CG, SS, 29@". L'adverbe, dont c'est ici la premi.re attestation, sera formé à son tour par un autre passionné de fleurs, )ontesquiou. [ Gabellaire !ad%." # N &'a!ais un instinctif. un in!incible dégoUt pour les professions 8udiciaires. gabellaires. administrati!es. qui me semblaient odieuses et déshonorantes. en ce sens qu'elles consacraient la ser!itude de l'homme et officialisaient son parasitisme . O !Dans le ciel , TSM, L',cho de +aris, @ %anvier 45;@ ( O), SS, I@". 'ccurrence citée !un peu abrégée" par Ud. L. !soit probablement le chartiste Jdouard Leroux" dans le =upplément de 45;9 du Dictionnaire des dictionnaires de Huérin2@, défini comme # N Péologisme. Kui est relatif @ la gabelle. au ser!ice des contributions. O L'ad%. est en fait attesté auparavant, exceptionnellement, comme terme d'administration, et tou%ours dans des textes d'Staliens ou relatifs à l'Stalie, francisant la locution nominale italienne N canone gabellario O. Sl est peu probable que )irbeau ait été en contact avec cette littérature ultra-spécialisée, et il a dW forger directement un homéotéleute avec N %udiciaires O sur Gabelle, pris au sens général d'$mpFt. [ Gargaristique !ad%." # '=emblable à un gargarisme' # N Y&Z un ronflement sourd.

tranquille. régulier. la respiration nasillante et gargaristique d'un homme plongé dans un sommeil profond de terrassier. O !Rébastien )och, 45;>, S, chap. S ( O), S, 9CC ( note ad loc. # N néologisme O". as d'autre ex. connu. [ Gobergerie !s. f." # '8ombance, orgie' # N -as de fainéants. de propres @ rien. d'infid%les. de +harisiens. !ous aimeC mieu( !ous gorger de ripailles. !ous saouler comme des Anglais. forniquer comme des chiens Y&Z >G &e !ais !ous dire Y&Z. parce qu'il faut que "a finisse S toutes !os saletés et toutes !os chienneries et toutes !os gobergeries > O !N )onsieur le Fecteur O, L',cho de +aris, 4I septembre 455; ( CC, SS, 2@5" ( noter l'homéotéleute. Les fulminations de ce Fecteur sont décrites par )irbeau supra en ces termes # N $l Y&Z menace tout le monde de l'enfer. hurle comme un bonCe chinois. suce Ysic pour N sacre OZ comme un roulier O. Bne premi.re version du texte, parue dans La Vie pour rire, @> %uin 4555, portait simplement N parce qu'il faut que "a finisse. toutes !os saletés et tous !os crimes. O 1e n'en connais aucune autre occurrence. [ Guettement !s. m." # '-ction de guetter' # N Y&Z le bWtiment du coll%ge. au fond. l@3bas. énorme et gris. barrait le ciel de ses quatre étages moroses. troués de fenEtres noires et sans rideau(. des fenEtres pleines dV6eu( en embuscades et dVin!isibles guettements dVennemis . O !Rébastien )och, 45;>, S, chap. SS ( O), S, 95C". Le th.me de l'embuscade est prégnant dans tout le roman. Moir par ex. S, chap. MS !O). CI@", etc. 0f. aussi l'emploi ad%. de Guetteur.euse, daté *TST s.* par le DEL< N + archeC plus doucement > recommanda le +%re. qui. a!ec précaution. lVTil inquiet. lVoreille guetteuse. a!an"ait sur la pointe des pieds. rasant les murs . O !ibid., S, chap. M., p. C9L". [ 9amlétisme !s. m." # ')élancolie à la Eamlet' # N ais non > Y...Z s'écrie &ambois. Y...Z L'art est dans les sensations e(quises et subites que donne le parapluie. Vo6eC ce qu'il dégage de féminité. de rE!e. de m6st%re. de mélancolie. d'hamlétisme. de pessimisme et de non3amour. Y...Z Le soir est tombé. l'atelier est tout sombre. Y...Z Lo6s &ambois Y...Z tient sa main droite repliée sous sa tEte dolente X sa main gauche 8oue a!ec le manche d'i!oire d'un petit poignard florentin qui figure une tEte de mort pleurant sur des tibias entrelacés. Et &ambois est plus triste que 8amais. plus que 8amais en proie @ l'hamlétisme dé!orateur. C'est l'heure !ague oB il songe @ la Jemme. @ l'\nique. O !N ortrait O, Gil ?las, 2I %uillet 455C ( CE, S, @4>". Lo$s 1ambois est une caricature de peintre préraphaélite !voir les notes ad loc. de l'édition citée", d'une neurasthénie burlesquement dand$. )ais on peut penser aussi à une figure de peintre romantique à la Delacroix, pour qui le personnage shadespearien avait on le sait une importance capitale, et qui s'est autoportraituré en Eamlet2L. La premi.re occurrence, exprimée par 1ambois lui-même, semble s'inscrire dans une gradation négative # l'hamlétisme est plus sombre, plus profond que la mélancolie simple, moins que le pessimisme. Unsuite, sa pose vespérale combine la sc.ne du cimeti.re !M, S" oc Eamlet examine un cr_ne, et la posture ultra-classique de la élancolie de Direr, la tête reposant sur la main. [ 9igh3lifique !ad%." # 'De la haute, mondain' # N &e ne crois pas rabaisser en rien ton mérite personnel et ta grande !aleur administrati!e. littéraire. artistique. high3lifique Y&Z. O !lettre à -lfred 8ansard des 8ois, novembre 45C; ( CG, S, nK 99, p. 49>". N ais pourquoi Yle galeriste Heorges etitZ ne !ient3il pas me parler M Est3ce que Le!allois3+erret déplairait aussi @ ses instincts high3lifiques. O !lettre à )onet, 2; %uin 455; ( CG, SS, p. 429". Le s. m. 9igh3life, daté en fran,ais *4545, -. de )areste, dans une lettre à =tendhal* par le DEL<, est un anglicisme courant dans la littérature du TST s. Sl a fourni aussi 9ighlifeur et le v. intransitif 9igh3lifer !voir TL< et DEL<". La premi.re occurrence mirbellienne de 9igh3lifique est étonnamment précoce par rapport aux autres ex. connus, qui n'apparaissent qu'à partir de 455L. Sl est amené par homéotéleute avec N artistique O. D 9ors la !ie !s. m." # ' ersonne marginale, asociale' # N \n artiste. ou un assassin. c'est @
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peu pr%s la mEme chose. pour les habitants paisibles des campagnes. Cela comporte les mEmes terreurs. le mEme inconnu de !ie dépra!ée et maudite Y&Z, ce sont des hors la loi. des hors la !ie. O !N Dans le ciel O, TSM, L',cho de +aris, @ %anvier 45;@ ( O), SS, I9, oc des tirets sont a%outés aux deux substantifs composés". =e lira ensuite che: Fosn$ ou aul )argueritte. 0e tour a été possiblement emplo$é en une occurrence antérieure !45;>", mais que nous n'avons encore pu déterminer. [ 9orticulter !v. intr." # ' ratiquer l'horticulture', sur le mod.le de &ardiner, qu'il précise # N &e suis allé hier @ Gi!ern6. onet horticultait a!ec rage. $l !a a!oir un 8ardin aussi beau que ses plus belles toiles. O !lettre à Hustave Heffro$, @ %uin 45;> ( CG, SS, p. 2@;". D $mpeigné.e !ad%." # N . Catulle end%s Y&Z a!ait débuté par la poésie. En mesurant la longueur de ses che!eu( impeignés. en admirant la crasse de ses paletots de boh%me. il s'était dit sans doute qu'il ne ferait pas trop méchante figure comme po%te. car les po%tes se reconnaissaient alors @ leur tenue. O !N La Littérature en %ustice O, La Jrance, 2L décembre 455L ( CL, 424". Uncore dans N enut Eamsun O !Le &ournal, 4; mars 45;9 ( CL, L>C" # N &'ai l@ sous les 6eu( la photographie de Hnut 9amsun. C'est un homme de forte carrure. de membres !igoureu( et souples. Rous des che!eu( rudes. impeignés. son front est modelé en coups de pouces énergiques et nets. O Tr.s rare, quoiqu'il soit lexicalisé dans le Dictionnaire national de 8escherelle. 1e n'en connais que deux occurrences antérieures à l'emploi mirbellien, dé%à semblablement en référence aux écrivains boh.mes. [ $nconstruisible !ad%." # 'Vui ne saurait être matériellement construit' # N -oute l'Tu!re de aIart Y&Z a chanté Y&Z ce détraquement du goUt. cette per!ersion des sensualités qui se cherchent. Y&Z grossissements confus des rE!es au3del@ du possible Y&Z. $l en est de mEme de ces pro8ets d'architectures bab6loniennes et inconstruisibles au(quels aIart tra!aillait. dans les derniers temps de sa !ie. et oB l'on !o6ait des rosaces bWties de pierres précieuses. et Y...Z des festons de diamants et de perles. [ $ncapable de saisir Y...Z la moindre parcelle de !érité humaine. Y...Z poursui!i par des inspirations indéfinies. il était tombé. comme tout les impuissants. Y...Z dans le chimérique et le démesuré. dans le rE!e inassou!i . O !N 6otes sur l'art. Eans )adart O, La Jrance, 4> octobre 455L ( c'est lui qui souligne. Les CE !S, C4" ont écrit par erreur N inconstructibles O. as d'autre ex. connu de nous. 6otons la saturation par les lex.mes, et spécialement les privatifs, dénotant l'irréalisation et la démesure. [ $ndé!oilable !ad%." # N -u aimeras la nature X Y&Z tu l'adoreras d'une adoration de brutes Y&Z. R'il te prend la fantaisie orgueilleuse d'en !ouloir pénétrer l'indé!oilable secret. d'en sonder l'insondable m6st%reG adieu le bonheur > -u seras la proie sans cesse torturée du doute et de l'inassou!iG O !L'Abbé &ules, 4555, SS, chap. SSS ( O), S, LI4". 0'est l'abbé 1ules qui prXne ainsi la fusion. remi.re attestation à notre connaissance de cette épith.te, qui se lira plus tard che: 8lo$ !Le Ralut par les &uifs, Dema$, 45;2, chap. MSS, p. 4C", et deviendra commune au TT s. en registre didactique, notamment en esthétique. [ $nétreignable !ad%." # Bn des ad%ectifs favoris de notre auteur, qui l'a forgé # N -out l'art de )odin est dans ce petit bronCe Ysc. # Jugit amorZ Y&Z # le buste droit. la gorge en a!ant et fleurie de chair tentatrice. le corps horiContal et !ibrant comme une fl%che Y&Z, la face cruelle. ine(orable. la Jemme est emportée @ tra!ers des espaces. Elle est belle de cette inétreignable beauté qu'ont les chim%res que nous poursui!ons. qu'ont les rE!es que nous n'atteindrons 8amais. )en!ersé sur ce corps Y&Z le corps d'un adolescent Y&Z. Res bras Y&Z cherchent @ étreindre ce torse implacable. ses 8ambes Y&Z !oudraient arrEter ce corps qui fuit. Pul enlacement Y&Z # aucune partie de ces deu( !ies charnelles ne se 8oint. O !N -uguste Fodin O, L',cho de +aris, 29 %uin 455; ( CE, S, @5L ( republié avec de lég.res var. dans Le &ournal du 2 %uin 45;9, CE, SS, ;;". 0e groupe fameux de Fodin de 455I !on peut en voir les versions en bron:e et en marbre au
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musée Fodin" avait dé%à inspiré aul 8ourget # +h6siologie de l'amour moderne, dans La Vie parisienne, à partir de sept. 4555 !Lemerre, 45;4, N De la rupture O, S, pp. 2I@-2IL" ( il $ emplo$ait le s. f. ,treinte et le privatif $mbrisable. N $l ne Y&Z put pas résister @ la démoralisation de sa petite Wme. habilement saturée de poésies. chloroformée d'idéal. !aincue par la dissol!ante. par la dé!irilisante morphine des tendresses inétreignables. O !Rébastien )och, 45;>, S, chap. M ( O), S, C92". N Y&Z !ague et obscur et angoissant besoin d'aimer qui emplissait mon cTur. gonflait mes !eines. tendait toute ma chair et toute mon Wme. !ers d'inétreignables étreintes. !ers d'impossibles caresses. O !N Dans le ciel O, MS, L',cho de +aris, 29 octobre 45;2 ( O), SS, L@". N De ce sé8our. il m'est resté 8e ne sais quelle inquiétudeG 8e ne sais quel angoissant besoin de m'éle!er. sans pou!oir 6 atteindre. 8usqu'@ des idées et des formes inétreignablesG O !&fch, 4;>>, chap. MSS ( O), SS, L;C". N Et nous n'aimons rien autant que le rE!e. qui est l'éternelle et !aine aspiration !ers un bien que nous sa!ons inétreignable. O !7/ 8ours, 4;>4, chap. TMSS ( O), SSS, 49I" ( cf. les privatifs $narrachable, quelques lignes supra, et $rréalisable quelques lignes infra. Sl va même l'emplo$er avec valeur de neutre # N Y&Z les 8eunes dont 8e parle me font rire a!ec les Tu!res qu'ils promettent tou8ours et qu'ils ne donnent 8amais. Y&Z N les entendre. ils !ont tout ré!olutionner. AsseC de !ieu( arts morts et de !ieilles littératures pourries > Du nou!eau. du nou!eau. de l'inaccessible. de l'inétreignable. de l'ine(primé > O !N ropos belges O, Le Jigaro, 2C septembre 45;> ( CL, @45". [ $nformulable !ad%." # 'Vu'on ne peut réduire en formules, en une formule' # N Kue !ient3on nous parler d'écoles. de formules. de sciences absolues M Est3ce que les choses n'ont pas leur langage éloquent Y&Z M Et si !ous a!eC quelque chose @ leur dire. ne !ous répondent3elle pas elles3mEmes M Jélicien )ops a dit que tous les arts sont informulables. )ien n'est plus !rai et plus profond. O !N Motons pour )eissonier O, Le atin, 22 %anvier 455C ( CE, S, 2@2" ( c'est lui qui souligne ( noter la cotextualité de la base Jormule. as d'ex. antérieur connu de cette forme, datée 4;2I par le DEL<. $nformulé:e< est pour sa part attesté pour la premi.re fois dans le &ournal des Honcourt !4599". [ $nintimité !s. f." # '-bsence d'intimité, promiscuité' # N Ce repoussant spectacle. cette lumi%re louche. au( sordides pWleurs. et 8usques @ cette !ulgarité. cette inintimité des choses familiales. qui lui arri!aient. dépouillées du !oile de l'habitude. en formes désolantes et nues. chang%rent rapidement l'état de son Wme. O !Rébastien )och, 45;>, S, chap. S ( O), S, 995, pas de note". as d'autre occurrence connue. 0f. l'ad%. $nintime che: Eu$smans, Les Joules de Lourdes, 4;>C. [ $nlu !ad%." # 'Lu par personne' # N $l Y aul 8ourgetZ !égétait. en ce temps l@. dans la ?oh%me Latine. a6ant des che!eu( tr%s longs et des paletots crasseu( Y&Z ( il n'a!ait d'autres débouchés que ceu( des petites re!ues inconnues et inlues. O !lettre à aul Eervieu, C mars 455; ( CG, SS, p. L5". [ $ntari.e !ad%." # N Le patriotisme. tel que 8e l'aime. tra!aille dans le recueillement. Y&Z $l tWche d'Etre. grWce @ son génie. la source intarie de progr%s. oB les peuples !iennent s'abreu!er. O !N Le 0alvaire O, Le Jigaro, 5 décembre 455C". Le propos figurait dé%à dans N Du patriotisme O, Le atin, 5 %anvier 455C, mais )irbeau n'$ avait pas qualifié N la source de progr%s oB les peuples !iennent s'abreu!er O. [ $ntimisme !s. m." # terme d'esthétique, daté 4;>9 !0amille )auclair" par TL< et DEL< !et $ntimiste, même domaine. 4554, Eu$smans". Le mot s'applique dé%à aux beaux-arts dans une occurrence mirbellienne bien antérieure, mais frappé d'une valeur négative # N \ne chose me frappe en cette E(position YuniverselleZ, c'est que l'impression artiste. qu'elle produit. ce n'est pas l'art Y...Z qui la donne. c'est l'industrie. +endant que l'art recherche l'intimisme. ou s'attarde au( !ieilles formules. piétine sur place. embarrassé et timide Y...Z, l'industrie marche de l'a!ant.

e(plore l'inconnu. conquiert des formes. O !N Smpressions d'un visiteur O, Le Jigaro, 4> %uin 455; ( CE, S, @I@" ( cf., page suivante, cette phrase valant définition # N ais. comme la littérature. Yl'artZ !a de préférence au( sensations intimes. il e(prime des états d'Wme particuliers. et non pas la grande s6nth%se d'une époque. O Terme peut-être crée par 1ules 0hristophe !qui s'en sert dans la )e!ue indépendante en 455L" à partir du vocable hu$smansien, mais qui n'appartiendra au vocabulaire re,u de la critique d'art qu'apr.s 4;>2. Farissime entre ces deux dates. [ $rréalisation !s. f." # 'Melléité de réalisation', 'Féalisation avortée' !/" # N Le premier coup d'Til sur le Ralon. Y...Z qui n'en subit le douloureu( contrecoup M Y...Z Comment classer tous ces ou!rages. comment assigner une place @ tous ces manieurs du pinceau M $l 6 a des tendances !agues. des irréalisations. mais pas d'écoles @ !rai dire. OB sont les chefs. les soldats. l'armée M O !N Le =alon !S". 0oup d'Qil général O, La Jrance, 4 mai 4559 ( CE, S, 49;". La forme !sans définition, qualifiée de *rare*" est datée 4;@I par le DEL<. [ $rrE!é.e !ad%." # N Ron Wme s'éle!ait. sur les ailes de la pitié. 8usqu'au( plus sublimes régions de l'art. $l décou!rait des mondes nou!eau(. des harmonies irrE!ées. des conquEtes du ciel. En lui s'ébauchaient des pro8ets d'Tu!res splendides. O !N Mj soli O, La Vie pour rire, 4C %uin 4555 ( L',cho de +aris, @ septembre 455;". La version titrée N =olitude b O !Le &ournal, 4> février 45;9[", telle que reproduite par les CC, S, 4;>, porte N harmonies irré!élées O. $rrE!é se lit également che: )allarmé !N Milliers de l'Ssle--dam O, 45;>, chap. SS, léiade, t. SS, 2>>@, p. @2". [ $solateur !ad%." # 'Vui isole !dans l'espace", qui cerne, qui délimite' # N -ra"ant ensuite a!ec le doigt un lent cercle isolateur qui en!eloppait le front. la 8oue et une portion de l'oreiller. il se parla @ lui mEme S [ O La beauté de "a. hein MG Pon. mais l'étrange de "a MG O !N La <emme du eintre O, La Vie pour rire, 45 %uillet 4555 ( L',cho de +aris, C aoWt 455; ( Le Jigaro. supplément littéraire, 42 décembre 45;4 ( Les 7/ 8ours, chap. TTS ( O), SSS, 2@9". Dans la version primitive, N L'Unfant mort O !Gil ?las, 5 mars 455I ( CC, S, 44@", c'était N un lent cercle aérien qui en!eloppait le front. la 8oue O. )irbeau use de la même formulation dans N Le p.re Tangu$ O !L',cho de +aris, 4@ février 45;L ( CE, SS, 95" ( N L'-rt et le ministre O, Le &ournal, 49 avril 4;>>[ !CE, SS, 294" ( N 0ommentaire à un portrait O, Le &ournal, 4@ %anvier 4;>4[ !CE, SS, 259" ( et la réface du 0atalogue du =alon d'-utomne 4;>;[ ! CE, SS, L52". Ulle a été reprise par Hustave Huiches !Le ?anquet, =pes, 4;2C, p. 22>" # N &e n'ai 8amais !u d'aussi picturale mimique. Res bras ^sc. S de ontesquiou_ ont mille fa"ons de se croiser sur sa poitrine Y&Z. $l fait tout ce qu'il !eut de ses mains. Res doigts se 8oignent3ils par le bout. il dressent. sur son estomac. la miniature d'une cathédrale gothique. $ls dessinent. dans l'air. des cercles isolateurs. O [ Lunarité !s. f." # 'Luminosité lunaire' # N . )obert de ontesquiou a la hantise des hortensias. Y&Z C'est. pense3t3il. quelque chose de tr%s fol et qui donne l'impression d'une lueur nocturne. d'une clarté lunaire. dans le soleil. Y&Z [ Paturellement. le th%me décoratif choisi pour cette commode Yde HalléZ, c'étaient ces hortensias Y&Z X pWles Y&Z, bleus. si peu. d'une décoloration charmante Y&Z, et de grWce si souple. si tendre. qu'on eUt dit de la soie. prise au manteau mEme de -anit. et délicieusement fanée. Des ors Y&Z éteints de !ieilles harpes. 8ouaient délicatement. parmi cette lunarité florale. O !N Les 0hauves-=ouris O, Le Jigaro, 4C octobre 45;2 ( CL, @9;". 1e n'en connais pas d'autre ex. [ Lustraliser !v. tr." # ' urifier' # N Y&Z ces deu( critiques. de!ant cette peinture misérable. dénuée d'obscurité transcendante. s'a!ouaient aussi compl%tement offensés que de!ant la nature elle3mEme. laquelle. étant notoirement stupide et le sachant. éprou!ait l'ardent besoin. pour se hausser 8usqu'@ la ma8esté de l'art. d'Etre Y&Z intellectualisée. lustralisée. cuisinée par un génie spécial. O !N 0laude )onet O, L'9umanité, 5 mai 4;>L ( CE, SS, @9@ ( c'est lui qui souligne". as d'autre ex. connu29.
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[ i3ganté.e !ad%." # N De temps en temps. elle se penchait sur le talus et cueillait des fleurs quVelle piquait ensuite @ son corsage. de sa main mi3gantée de mitaines. O !Rébastien )och, 45;>, SS, chap. S ( O), S, I>9". Sl semble rarissime, et %e n'en connais pas d'ex. antérieur. [ onotoniser !v. tr." # 'Bniformiser' # N \n esprit grincheu( et ami des spectacles !ariés pourrait peut3Etre accuser les Grands agasins d'a!oir trop monotonisé l'élégance. et d'a!oir rendu les femmes toutes semblables Y&Z en popularisant les mEmes coupes de robes. O !N Les Hrands magasins O, Le Gaulois, 2 mars 455@ ( souligné par lui". =emble avoir été emplo$é auparavant comme terme de ps$chiatrie !*)onotoniser un malade* # en égaliser l'humeur", mais fort rarement. Follinat, dans le même temps que )irbeau, emploie le pronominal # N Rourd au( é!énements que le destin ram%ne. [ &e sens de plus en plus se monotoniser [ Les sons de la nature et de la !oi( humaine [ Et 8'ai l'indifférence oB tout !ient se briser. O !Pé!roses, 455@, N Les spectres O, p. @>I". Sl $ a peut-être là une survivance de l'emploi médical. ronominal également che: 1.-E. Fosn$, Daniel Valgrai!e, Lemerre, 45;4, p. @5. [ ontparnassien !ad%." # daté *4;@@, 0ingria* par le TL<, mais on lisait dé%à N les cafés montparnassiens O dans N )annequins et critiques O, Le &ournal, 2C avril 45;C[ !CE, SS, 4@C". Tr.s rare, selon nos relevés, avant les années 4;2>. [ usulmanerie !s. f." # N Ri Y&Z !otre notaire était !enu Y&Z remettre entre !os mains Y&Z la modeste somme de trente3sept millions de francs et un harem tout neuf. composé des quatre plus mer!eilleuses et plus eni!rantes créatures qui soient 8amais passées dans les rE!es d'opium d'un sultan M A8outeC @ cela l'eunuque le plus correct Y&Z. A8outeC encore tout l'attirail oriental du harem S les étoffes chato6antes Y&Z, les tentures lourdes Y&Z, les parfums brUlant dans des cassolettes d'or Y&Z. etc. Y&Z, aurieC3!ous fait don de ces odalisques au( Jolies3?erg%re ou loué toute cette musulmanerie gracieuse @ . 9alanCier. afin de la faire figurer dans les ballets du Foi de Lahore M O !N 0hronique de aris O, L'Ordre de +aris, 2@ octobre 45IC ( CL, @;" ( équivaut ou bien à l'ensemble, créatures comprises ( ou plus probablement à N l'attirail oriental O seulement, par suffixation analogique sur Kuincaillerie, etc. Le )oi de Lahore est un opéra de )assenet ( Ealan:ier est le directeur de l''péra. 0e substantif ne paraRt pas autrement attesté. [ Peurasthéniser !v. tr." # 'Fendre neurasthénique' # N Depuis longtemps. 8e ne me hasarde plus dans les Ralons de peinture. +ar peur de la folie et par ordonnance du médecin. 8'ai renoncé @ tourner. tourner dans ces salles. parmi ces Tu!res qui m'effarent et ces foules qui me neurasthénisent. O ! réface du 0atalogue du =alon d'-utomne 4;>;[ ( CE, SS, L54". as d'autre occurrence connue de nous. [ Onanique !ad%." 0et ad%. n'est daté que de 4;>@ par le DEL<, et donné pour didactique( il est antérieur et littéraire. 4" 'D'onanisme, de masturbation' # N Ce n'était plus l'Amour frisé. pommadé. enrubanné Y&Z X c'était l'Amour barbouillé de sang. i!re de fange. l'Amour au( fureurs onaniques. l'Amour maudit. qui colle sur l'homme sa gueule en forme de !entouse. et lui dess%che les !eines. lui pompe les moelles. lui décharne les os. O !Le Cal!aire, 455C, chap. SSS ( O), S, 9I9"2C. N Elles étaient débraillées Y&Z. Elles faisaient des gestes onaniques. montraient de frénétiques se(es . O !Rébastien )och, 45;>, S, chap. MS ( O), S, CI4". 2" 'Vui se masturbe !habituellement"' # N Car la puissance et la beauté. ce n'est pas les a!alanches de gemmes. et Y&Z les flaques de sang. et. dans les !isages de bois. les 6eu( cernés des !ierges onaniquesG O !N Bne heure che: Fodin O, Le &ournal, 5 %uillet 4;>>[ ( CE, SS, 2I> ( c'est Hustave )oreau qui est ici visé". )irbeau a forgé également l'adv. en - ment dérivé # Onaniquement, là encore qualifiant l'art s$mboliste # N L@. franchement. con"ois3tu un art plus irrécusablement calamiteu( que celui3l@ Ysc. # de 8urne-1onesZ. un art plus indiciblement rien M Y...Z + E(amine Y...Z cette toile. L'-mour

dans les ruines, non pas au point de !ue du dessin. si péniblement. si onaniquement indigent. ni de la couleur. si intolérablement hostile. mais au point de !ue de l'ensemble > O !N Tou%ours des l$s b O, Le &ournal, 25 avril 45;9 ( CE, SS, 5C". Onanisme apparaRt ici comme porteur des s.mes extrins.ques de Ppis-allerP, PmédiocritéP et Pvolontarisme artificielP. D'oc une quasi-s$non$mie avec Laborieusement. our le th.me, voir l'article *'nanisme* du DO . [ +aro(6stement !adv." # N Y&Z un regard Y&Z oB l'e(pression de la plus terrifiante folie demeurait. et si prodigieusement ricanant. si paro(6stement fou. ce regard. que 8amais Y&Z il ne me fut donné d'en surprendre un pareil . O !&ardin, 45;;, SS, chap. MSSS ( O), SS, p. @4L". Vuelques rarissimes occurrences, toutes postérieures, sont attestées2I. [ +édicurage !s. m." # N $l Ysc. le cocher UdgarZ sait comment il faut panser un che!al de lu(e. comment il faut le soigner Y&Z ( il sait le secret des la!ages intimes. les polissages raffinés. les pédicurages sa!ants. les maquillages ingénieu(. par quoi !alent et s'embellissent les bEtes de courses. comme les bEtes d'amour. O !&fch, chap. TMS ( L',cho de +aris, 2@ février 45;2 ( O), SS, C@2". Felevé dans L',cho de +aris et cité comme néologisme par le =upplément de Huérin !voir irb. le(ic.". 6oter la série homéotéleutique. as d'ex. antérieur connu, et tr.s rarement emplo$é plus tard. [ +seudonommer :Re< !v. pronom." # '-voir pour pseudon$me', sur la locution *se nommer !untel"* # N On a fEté l'autre soir Y&Z cet abré!iatif écri!ain. ce penseur si lent qui se pseudonomme S &ean Dolent.O !N 8anquets O, Le &ournal, 9 décembre 45;C, signé 1ean =alt ( CL, p. L@5". 1ean Dolent était le pseudon$me littéraire de 0harles--ntoine <ournier. [ )efermement !s. m." # N Y&Z cVétait une haine Y&Z amplifiée 8usquVau crime. qui le précipitait dans un !ertige Y&Z. Et ses doigts se crisp%rent sur sa cuisse a!ec de sinistres refermements. O !Rébastien )och, 45;>, SS, chap. SSS ( L',cho de +aris, 29 mars 45;> ( O), S, IL5". 1e n'en connais qu'une seule occurrence antérieure25. Le mot n'est plus rare au TT si.cle. [ )égionaliser :se< !v. pronom." # 'Devenir régional, se développer dans les régions'. Le verbe est daté 4;@C par TL< et DEL< ( pas d'emploi pronominal mentionné. Sl a été formé par )irbeau bien antérieurement # N &'a8oute que. pour Etre compl%tement utiles et compl%tement 8ustes. les e(positions de!ront non seulement se spécialiser. mais encore se régionaliser. car la pro!ince. dans tout ceci. il semble qu'on n'6 a point songé. O !N ourquoi des expositions / O, La )e!ue des Deu( ondes, 49 décembre 45;9 ( CE, SS, 42>". [ )E!assement. !s. m." # N &e ne puis contester Ydans le Chant de l'Alouette, tableau de 1ules 8retonZ une certaine mélancolie rustique. une sorte de rE!assement poétique @ cette figure de pa6sanne dont les 6eu( se dilatent au( !agues des horiCons campagnards. O !N Le =alon !SSS" O, La Jrance, 42 mai 4559 ( CE, S, 4IC". Uxceptionnel avant )irbeau # %e n'en connais qu'un ex., dans un texte de vulgarisation médicale publié dans les années 4I5@-45>2. Sl a été emplo$é par Follinat !4555". [ )igidé.e !ad%." 'Figidifié' # N $l regarda les murs froids du salon. les !ieu( meubles rigidés et démodés. et le plafond au( poutrelles dépeintes et gauchies qui formaient des entrecroisements d'ombre. par oB il craignait de !oir appara=tre des fuites de rats et des !ols de chau!es3souris . O !N Mj soli O, L',cho de +aris, @ septembre 455;". assage repris avec variantes dans N =olitude b O !Le &ournal, 4> février 45;9" # N $l regarda les murs froids du salon. et sur ces murs. des cadres dédorés dans lesquels des portraits d'ancEtres montraient des faces tEtues Y&Z, il se prit @ inspecter les !ieu( meubles rigidés et gauchis O contemporains de ces figures O . O L'éd. des CC, S, p. 45C, est passée à cXté du néologisme et propose N rigides O. Bne version antérieure de ce texte, N Mj soli O, La Vie pour rire, 4C %uin 4555, portait N rigides et démodés O. Le v. )igidifier était alors lui-même tout récent # le DEL< le date de 4559. D Rilhouettage !s. m." # N is en présence du monument Y&Z, il Ysc. # -lbert eaempfen,
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directeur des )usées nationauxZ déclara Y&Z Aque cela ne se silhouettait pas asseCA. O A+ardon > aurait répondu . )odin Y&Z. Le AsilhouettageA ne con!ient pas du tout @ l'esprit de cette Tu!re. Ce que 8'ai tenté. c'est une sensation de grand m6st%re et de grande sérénité qu'auraient certainement troublée des lignes heurtées et des déchiquetages trop !iolents. Loin de chercher @ silhouetter ce monument. 8'ai cherché au contraire @ le A bloquerA. Y&Z ais . Haempfen !oulait que A"a silhouettWtA. Et le silhouettage pour . Haempfen était ceci S Victor 9ugo. a!ec la traditionnelle tEte d'orage et le !ent de Guernese6 dans ses che!eu( posé de trois quarts sur un rocher Y&Z. . Haempfen n'aurait pas. non plus. été l'ennemi. pour compléter Ale silhouettageA. d'une allégorie renaissance et pendulesque. une déesse drapée @ l'antique Y&Z et montrant d'un doigt indicateur. @ Victor 9ugo. l'escalier A de l'$mmortalité. O !N =ur les 0ommissions O, Le Jigaro, 4> aoWt 45;> ( CE, S, L>4, corrigé sur l'original". La véracité du dialogue est évidemment problématique, )irbeau n'étant pas ennemi du morceau de bravoure sardonique ( le mot est probablement de son fait. Vuoi qu'il en soit, il n'est pas autrement attesté avant le début du TT s., en technique photographique. [ Rqueletter !v. intr." # '=embler un squelette, être littéralement squelettique' # N Au dehors. la lande déroulait sa pau!reté de terre @ 8amais stérile. et les moutons squelettaient. les spectrales ombres des che!au(. les !aches au( fantomatiques carcasses. au mufle barbu comme celui des ch%!res. au cuir saignant et rongé de !ermine. paissaient les piquantes pousses des épines. sous le ciel mélancolique. O !N )onsieur le Fecteur O, La Vie pour rire, @> %uin 4555". 0f. l'incipit parall.le du conte, qui utilise l'ad%. Rquelettaire # N -out autour du !illage Y&Z, la lande s'étend Y&Z. Kuelques moutons squelettaires. quelques spectrales ombres de che!au(. quelques !aches. fantomatiques carcasses. au mufle barbu comme des ch%!res. au cuir saignant et rongé de !ermine. paissent les piquantes pousses des a8oncs . O 0es animaux fantomatiques n'apparaRtront plus dans la version de L',cho de +aris du 4I septembre 455; !CC, SS". 1ules Laforgue évoquera de son cXté N les fines découpures des futaies squelettées par les brises noires et les a!erses éternelles O !YRaisonsZ, )e!ue blanche, nK @C, octobre 45;L, p. 2;5." L et HDB attestent d'un v. médical Re squelettiser, qui N se dit d'un fTtus e(tra3utérin. qui s'incruste de sels calcaires O. L'ad%. Rquelettaire n'est pas un néologisme # il était didactique !sciences naturelles", attesté depuis les années 459> dans des s$ntagmes du t$pe *appareil squelettaire*. )ais la valeur aspectuelle et l'utilisation littéraire sont nouvelles. [ Ruraiguiser !v. tr." # N Rébastien Y&Z ne !i!ait Y&Z que par la sensibilité S la !ie ner!euse et sensuelle était. en lui. suraiguisée 8usqu'@ la maladie. 8usqu'au déséquilibre ph6sique O !Rébastien )och, 45;>, S, chap. M ( O), S, CL2". remi.re occurrence à notre connaissance de l'emploi verbal, l'ad%. Ruraiguisé:e< étant un littérarisme attesté depuis 45I5. La formulation mirbellienne semble calquée sur un propos de 8ourget # N +ar nature et par éducation. . E. de Goncourt poss%de une intelligence. suraiguisée 8usqu'@ la maladie. de la nuance infiniment ténue et de la créature infiniment raffinée. O ! aul 8ourget, Le +arlement, 2@ %anvier 4552, cité par -lidor Del:ant, Les Goncourt, 0harpentier, 455;, p. 2@2". Ulle était dé%à mise dans la bouche d'un noble -llemand par )irbeau !N Vuelques opinions d'un -llemand O, Le Jigaro, L novembre 455;". Moir les CL, @>2, qui affirment # N irbeau n'a fait que transposer. dans son article. quitte @ les adapter. les propos réellement tenus par ce +russien culti!é O. Sl est impossible de savoir si le cultivé comte von 8unsen ne citait pas textuellement 8ourget ( mais il s'agit plus probablement d'une réminiscence mirbellienne. [ Rurflanqué.e !ad%." # N Rébastien !it le chWteau. une grande maison surflanquée de tourelles. d'appentis. de constructions angulaires et disparates. tout cela de guingois et triste comme une ruine. O !Rébastien )och, 45;>, S, chap. SSS ( O), S, C4@". 'n peut penser que le préfixe poss.de ici con%ointement les valeurs spatiale et intensive.
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[ R6mphonisation !s. f." # N Et c'est toute la série des bustes de femmes Ypar FodinZ, inoubliables figures. !i!ants po%mes. marqués dans leur modernité tentatrice du sceau de l'énigme éternelle. et qui !ont. chantant. dans une s6mphonisation mer!eilleuse de la chair. le rE!e qui gonfle les gorges naissantes ou épanouies. ou qui se l%!e de l'aromale beauté des nuques. O !N -uguste Fodin O, Le &ournal, 2 %uin 45;9 ( CE, SS, ;;". 0ette métaphore a été adoptée au début du TT s. par 0amille )auclair pour ses études esthétiques. Sl parlera, entre autres ex., de N s6mphonisation des couleurs O dans L'$mpressionnisme, 4;>L, p. L@. [ Voulant !p. présent subst. m" # ' ersonne pleine de volonté' # N Les nerfs. c'est +aris X Y&Z mElée ardente et sau!age. oB la !ictoire reste au( forts. au( !oulants. au( ner!eu( . O !N aris déshabillé. Les 6erveux O, Le Gaulois, 22 %uin 455>. Un ce sens, le TL< a Vouleur, donné comme hapax !Mall.s, L'$nsurgé, 455C". La base de la translation, le participe ad%ectif, n'est pas rare # L cite 8ossuet, Le HDB roudhon& [ Vul!ique !ad%." # 'Mulvaire', avec probable influence parallélisante de +hallique # N Et puis. 8'ai !u. une sorte de !ase de lui YHauguinZ, une fleur étrangement !ul!ique. dont l'arrangement est !raiment tr%s beau et qui est d'une obscénité poignante et haute . O !lettre à )onet, 4> février 45;42;.
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/. +arti'i.e .ré ent ad0e'tivé )irbeau a une particuli.re dilection pour cet emploi, en quoi il s'inscrit parfaitement dans une tendance générale du TST si.cle, qui correspond certainement au désir d'intégrer, d'essentialiser les processus !action, réaction&" dans la caractérisation. Sl serait fastidieux de détailler tous ces emplois ad%ectivaux mirbelliens, dont le caract.re néologique n'est d'ailleurs pas tou%ours facile à établir. 'n notera cependant parmi les plus originaux # - N !oi( WnonnanteO, Le Cal!aire, 455C, chap. SS !O), S, 49C". - N cette abominable pluie. ce !ent suicidant O !lettre à )onet du 29 %uillet 45;> ( CG, SS, p. 2C4". - N 0e qu'il fallait d'abord @ ce tempérament. prédisposé au( mélancolies déséquilibrantes. c'était la gaieté morale et le mou!ement corporel O !Rébastien )och, 45;>, S, chap. SSS ( O), S, C2;". Sl n'est millésimé que 4;C> par le Pou!eau petit )obert 2>44 !*TT si.cle* pour le DEL<" & - N La maigreur 8aune. ossifiante. que la mis%re creuse sur les !isages de douleur O !Rébastien )och, 45;>, S, SM ( O), S, C@9". - La N manie légiférante et dénonciatrice O de 1oseph Feinach !N otins b O, Le &ournal, I mai 45;L ( CL, @5@" ( )irbeau le fait s'appliquer à lui-même une formule similaire # N mes manies organisatrices et légiférantes O dans Le &ournal du 2C septembre 45;I !CL, LC@". -utre occurrence # l'N Wme de bienfaiteur légiférant O d'Udme iot, N Dépopulation O YSSSZ, Le &ournal, 2 décembre 4;>> !article réédité par ierre )ichel, N 'ctave )irbeau et le néo-malthusianisme O, CO , nK 4C, 2>>; ( voir p. 2L4" ( le sénateur iot était l'auteur d'un pro%et de loi nataliste.
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). La lang!e de la 'ien'e D'autres formes nouvelles, moins remarquées, manifestent une attirance, contrariée + et enrichie + par l'ironie, pour l'abstraction, la *scientificité* ou le registre didactique # c'est le cas de beaucoup des vocables cités précédemment, notamment les privatifs. Bne particuli.re richesse lexicale !pas uniquement néologique" de la thématique des sciences naturelles et des théories

vitalistes peut sans doute être mise en parall.le avec la passion mirbellienne pour l'horticulture !voir aussi sur un th.me proche l'article *Jcologie* du DO ". 'n retrouverait asse: exactement ce que =amuel Lair, dans une tout autre optique, a pu montrer d'une dialectique des valeurs attribuées par )irbeau à la science # m$ope et irrecevable comme absolu, mais fournissant un élan bénéfique de N renaturalisation O@>. [ $nintellectuellement !adv." # N +endant cette période d'e(altation. 8e ne songeais pas Y&Z @ en tirer des artifices littéraires. ni @ rechercher Ale caract%re artisteA des sensations Y&Z que 8'éprou!ais en mon Wme. &'en 8ouissais inintellectuellement et compl%tement. comme le bTuf 8ouit de l'herbe !ernale oB il enfouit ses fanons. O !N Dans le ciel. TST O, L',cho de +aris, 24 février 45;@ ( O), SS, ;@" ( c'est Lucien qui écrit cela. L'adv. est rarissime # %e ne l'ai trouvé au TST si.cle que dans le Dictionnaire des sciences philosophiques d'-dolphe <rancd !4.re éd. 4594", au fin fond de l'article * orph$re*& )irbeau emploie encore # + Le s. f. $ntellectualisation !attesté depuis 45>@, mais tr.s rare et purement didactique" # N Ce qui me frappe Y&Z, ce sont les Y&Z gra!ures sur bois et les eau(3fortes de . Georges et Jéli( +issarro. Y&Z )ien n'est émou!ant comme de !oir Y&Z s'épanouir. autour du chef !énéré ce cette famille. Camille +issarro. Y&Z de si belles fleurs de beauté. et si différentes dans leur compréhension du décor de la !ie et du caract%re de la nature et de l'intellectualisation du plus humble ob8et. O !N 6éo-impressionnistes O, L',cho de +aris, 2@ %anvier 45;L ( CE, SS, 94". + Le s. f. $nintellectualité # N Autrefois. . auclair. et. tout récemment. . Charles orice. décrét%rent. a!ec une solennelle assurance. que . Camille +issarro Y&Z n'était qu'un lourd et !ulgaire imbécile. un pa6san grossier. d'une désolante inintellectualité. un pau!re diable de barbouilleur Y&Z parce que ses prairies. Y&Z ses petits !illages. ses pa6sans au tra!ail. sa lumi%re adorablement blonde et diffuse. n'a!aient en réalité. résolu aucun des grands probl%mes sociau(. morau(. mondiau(. politiques. philosophiques. Y&Z scientifiques. ésotériques et tératologiques Y...Z et qu'il appartient. sans doute. au( peintres selon le cTur de . Charles orice. de résoudre intégralement. et surtout. parce que ces deu( critiques. de!ant cette peinture misérable. dénuée d'obscurité transcendante. s'a!ouaient aussi compl%tement offensés que de!ant la nature elle3mEme. laquelle. étant notoirement stupide et le sachant. éprou!ait l'ardent besoin. pour se hausser 8usqu'@ la ma8esté de l'art. d'Etre Y&Z intellectualisée. lustralisée, cuisinée par un génie spécial. O !N 0laude )onet O, L'9umanité, 5 mai 4;>L ( CE, SS, @92". $nintellectualité est un alamodisme des années 45;>-4;2>. 'n le trouve che: 0araguel, par ex., et plus tard che: roust, etc. [ atriarcat !s. m." # Daté de 45;L !Grande Enc6clopédie" par le TL< et le DEL< ( il est en fait attesté depuis au moins 45I@, et sans aucun doute auparavant. )ais il ne se répandra un peu qu'à partir des années 45;>( il est emplo$é précocement !d'ailleurs au sens de 'H$nocratie'" dans N Lettres de l'Snde. SS. 0e$lan O, Le Gaulois, 2C février 4559 (L'Jchoppe, 0aen, 4;;4, p. @2 ( c'est )irbeau qui souligne" # N Le matriarcat. c'est3@3dire. le gou!ernement de la femme sou!eraine ma=tresse. a6ant @ sa guise plusieurs maris. forme le régime social des aldi!es . O Sndépendamment de l'exactitude problématique de l'affirmation !voir la note ad loc. de . )ichel", il serait intéressant de savoir de quelle source s'inspire ici )irbeau. eut-être un texte d'Jlisée Feclus, dont %'ai pu relever plusieurs emplois du terme au début des années 455>. Sl est ainsi question du N matriarcat O, non pas aux )aldives, mais dans les Rles voisines, les Laquedives, dans la Pou!elle géographie uni!erselle, vol. 5, 455@, pp. C4C-C45. [ +aralléloïde # N courbes paralléloïdes O dans N Mirtualités cosmogoniques O !Le &ournal, 4I mai 45;C ( 7/ 8ours, chap. SS ( O), SSS, @4". Umploi ad%., non attesté ailleurs, d'un s. m., terme de géométrie, attesté depuis la fin du TMSSS s. )irbeau le prend, sans rigueur, dans l'acception 'D'aspect vaguement parall.le'. 0'est surtout la connotation didactique !pour ne pas dire
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%argonneuse" du suffixe qui l'intéresse ici, comme avec Dupanloupoïforme # voir infra l'ex. strictement contemporain et identiquement blagueur d'N ellipsoïde O& [ +rolifier !v. intrans." # ' roliférer' # N Car la !éritable infanticide. c'est cette société. si terrible au( filles3m%res qui ne peu!ent nourrir leurs enfants >... Et il faut la !oir ad8urer les familles de prolifier tant et plus. ou bien les menacer de peines fiscales tr%s sé!%res. quand elles s'a!isent enfin de rester stériles& O !N Dépopulation O YSSZ, Le &ournal, 29 novembre 4;>>@4". 0'est un ouvrier menuisier qui est censé parler, un ouvrier qui a des lettres, est-il permis de déduire de la fin du texte& Le même personnage emploie l'ad%. ?estiophilique& Le p. p. ad%. +rolifié.e est attesté comme terme de botanique par le =upplément du HDB !45I5" # N Re dit d'une plante oB se manifeste le phénom%ne de la prolifération. O +roliférer est alors lui-même récent et didactique # selon le DEL<, la premi.re attestation est de 459; !mais N probablement antérieur O". [ )écur!é !ad%." # N Les iris dressent leurs pétales recur!és YsicZ, étranges. fanfreluchés de blanc. de mau!e. de lilas. de 8aune et de bleu. striés de brunes panachures et de ponctuations pourprées O !N 0laude )onet O, L'Art dans les Deu( ondes, I mars 45;4 ( CE, S, L25". our )écur!é, ad%. didactique !latin recur!us", 'Fecourbé vers le bas ou vers l'extérieur', par opposition à $ncur!é. Terme bien présent dans les textes de sciences naturelles, mais qui a généralement échappé aux lexicographes. La collocation N pétales récur!és O n'est pas rare dans les publications horticoles !les catalogues en particulier", aux TST et TT si.cles. La forme inaccentuée, si ce n'est pas une simple coquille, a sans doute subi l'influence de )ecourbé. [ Relectionnisme !s. m." # N Y&Z assassins dont le AselectionnismeA social est plutFt louable et généreu(. puisque. la plupart du temps. il ne !ise que des !ieilles femmes tr%s laides. et de tr%s ignobles bourgeois. lesquels sont un outrage perpétuel @ la !ie . O !&ardin, 45;;, SS, chap. M, guillemeté ( O), SS, 2I2". 0omme il est indiqué en var. dans O), cette phrase ne figurait pas dans la prépublication de ce chapitre !N <ragments O, Gil ?las, @ avril 45;5". 0e mot a été introduit vers 45;@ par l'anthropologue Heorges Macher de Lapouge. Les th.ses de darkinisme social de celui-ci a$ant été tr.s discutées, le terme a été souvent repris ( mais son utilisation littéraire est une innovation de )irbeau. [ Rurm%nement !s. m." # '=urmenage' # N Car elle est femme. cette 8eune filleX elle n'a aucune des apparences hermaphrodites que donnent. d'ordinaire. au( femmes de son métier les e(ercices !iolents. la continuité et le surm%nement des efforts musculaires. O !N aris déshabillé. )iss faeo O, Le Gaulois, 49 aoWt 455> ( il s'agit d'une acrobate de cirque". Tr.s rare avant 455>, et uniquement dans des textes médicaux. 1ean Lombard l'utilisera dans L'Agonie !4555". [ -ransonorité !s. f." # N Y&Z cette atmosph%re qui semble Etre faite dVeau profonde. et dans laquelle errent. ondoient. CigCaguent. frissonnent et se !oilent la gentillesse des fleurs. les sémillants caprices des insectes. et la grWce des feuilles solitaires. Y&Z pai( embaumée. Y&Z formes remuantes. Y&Z é!anouissement continu des Etres et des choses. en une sorte de transparence glauque. de transonorité sous3marine. O !Rébastien )och, 45;>, S, chap. MS ( L',cho de +aris, 29 février 45;> ( O), S, CC5", écrit N transsonorité O !note ad loc. # N Péologisme O" ( idem dans l'éd. illustrée 0harpentier-<asquelle de 4;>C !p. 4;I". our -ranssonorité, terme de médecine !ca 45I9", 'Transparence !d'un organe" aux sons' !on dit plutXt au%ourd'hui -ransson:n<ance". 0as unique d'utilisation littéraire. 0es incursions en vocabulaire savant sont parfois incertaines. Vuand )irbeau emploie l'ad%. $nterlacustre, alors tout nouveau !Jlisée Feclus, Pou!elle géographie uni!erselle, vol. 4@, 4555, p. 2>C", il lui donne le sens d'un autre terme didactique, quasi homon$me, Rous3lacustre # N Au premier plan du tableau qui est d'eau tout entier. Y&Z, l'Til Y&Z enfonce Y&Z et décou!re @ tra!ers les transparences liquides. 8usqu'au lit de sable d'or. tout une !ie florale interlacustre.
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d'e(traordinaires !égétations submergées. de longues algues filamenteuses. fau!es. !erdWtres. pourprées. qui. sous la poussée du courant. s'agitent. se tordent Yetc.Z X et puis ondulent Yetc.Z pareilles @ d'étranges poissons. @ de fantastiques monstres marins. O !N 0laude )onet O, L'Art dans les Deu( ondes, I mars 45;4 ( CE, S, L@2"@2. La langue scientifique va apparaRtre avec toute sa grandiloquente saturation dans cette spectaculaire série homéotéleutique d'adverbes presque tous inusités # N +h6siologiquement. histologiquement. ostéologiquement. odontologiquement. paléontologiquement. historiquement. 8e dirais mEme philologiquement. la question est tranchée. Pi chiens ni loups S des dingos. &'ai appris @ elbourne. d'un 9ollandais professeur de langue malaise. que dingo est un !ocable n%gre qui. précisément. signifie S ni chien. ni loup. A!oueC que !oil@ une langue ingénieuse. concise. pittoresque et qui dit bien ce qu'elle !eut direG O !Dingo, 4;4@, chap. S ( O), SSS, p. CL4". 0e passage est censément la traduction fran,aise d'une lettre écrite en anglais. Tous les domaines de la science + $ compris la science du langage, la philologie + n\ont déplo$é leur puissance que pour confirmer ce que disait dé%à sans détour une langue *premi.re*& 1. Latini 2e eu de latinismes directs, c'est-à-dire de francisations morphologiques de lexies latines attestées, contrairement à l\usage s$mboliste et *décadent*, ou à l\écriture blo$enne. )oins encore d'ét$mologie savante !i. e. le retour au sémantisme latin d'un terme fran,ais re,u, mais dont le sens s'en est éloigné". 'n peut remarquer en revanche un certain nombre de créations morphologiques, par affixation ou composition. 'utre $nterlacustre dé%à cité, %e mentionnerai # D Antespectif !ad%." # resuffixation anton$mique de )étrospectif, soit 'Mu comme futur, considéré comme à venir' # N Donc . ?en8amin Constant possédait toutes les qualités requises pour obtenir la médaille d'honneur Ydu =alon de peintureZ. On sait comment s'obtient cette médaille. C'est un roulement. Kuand Y...Z il fut con!enu que tels et tels peintres auraient la médaille d'honneur Y...Z ). ?en8amin Constant se trou!ait parmi les élus X on a!ait fi(é l'année oB cet é!énement historique aurait lieu. Et . ?en8amin Constant. confiant dans l'a!enir de cette médaille antespecti!e et de ce pré!entif honneur. continuait d'accumuler sur son Orient les tén%bres les plus li!ardeuses. O !N Les eintres primés O, L',cho de +aris, 2@ %uillet 455; ( CE, S, @;@". Tout cet article %oue d'une néologie rugueuse et railleuse( voir les ad%. Concursif et Li!ardeu(. [ ?estiophilique !ad%." # '-nimé par l'amour des bêtes, qui a sa source dans l'amour des bêtes' # N L',tat Y&Z prot%ge les !olailles. les taureau(. les che!au(. les chiens. les cochons. a!ec une émulation mer!eilleuse. Y&Z. On a trou!é. pour ces di!ers et intéressants animau(. des modes d'éle!age d'une h6gi%ne parfaite. Y&Z C'est tr%s bienG &e ne suis pas 8alou( du soin méticuleu( dont on entoure les bEtes Y&Z ais 8e !oudrais que Y&Z les enfants des hommes O ne fussent pas. comme ils le sont. s6stématiquement écartés de tous ces bienfaitsG bestiophiliquesG Eh bien. il para=t que c'est impossible. \n enfant. "a ne compte pour rienG O !N Dépopulation O YSSZ, Le &ournal, 29 novembre 4;>> ( chap. TST des 7/ 8ours, 4;>4 ( O), SSS, 4;9". 0'est un ouvrier menuisier qui est censé parler, le même qui emploie +rolifier !voir ce mot". 0et ad%., et d'ailleurs ce t$pe de composition *préfixée* en ?estio- !latin bestialis", ne paraissent pas autrement attestés ( il s'agit sans doute d'une variation sur doophilique # il $ avait à la fin du TST si.cle plusieurs *sociétés :oophiliques* qui militaient pour le respect des animaux, protestaient contre la vivisection, etc. 'n peut faire l'h$poth.se que l'élément formant choisi vient restreindre plaisamment la généralité de doo- en %ouant avec ?estiau(, puisqu'il est question ici d'animaux

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d'élevage. [ armoréfaction !s. f." # ')armorisation' # N Depuis quelques 8ours. 8e me lance @ corps perdu dans le marasme et la tristesse. et 8'arri!e @ un état !oisin de la marmoréfaction. &e ne sais @ quoi attribuer ce phénom%ne ps6chologique. O !lettre à -lfred 8ansard des 8ois du @4 décembre 45CI ( CG, S, nK @@, p. 442". 1eu connotatif avec )aréfaction / )ême préfixe avec le plaisant armorifier pour '=tatufier en marbre' # N Pous sommes en train d'éle!er une statue @ . Alphand Y&Z. P Paturellement. pour marmorifier . Alphand. on a choisi un des plus adorables endroits de +aris. un endroit oB il n'6 a!ait pas encore de statues Y&Z. Et dans quelques mois. un gros monsieur en pierre ou en marbre Y&Z offusquera le pa6sage Y&Z. O !N Fegard derri.re une planche O, Le &ournal, ; mai 45;I ( CE, SS, 4;4". Rtatufier est lui-même tout récent # 4555 dans le DEL< ( )irbeau l'utilise dans un article de 4;>4 !CE, SS, @>9". [ Omni3accaparement !s. m." # '-ccaparement de toutes choses, en tous domaines' # N +ourquoi +aris songerait3il @ la pro!ince M +endant que la pro!ince tra!aille et peine. que. de ses champs Y...Z, de ses usines Y...Z, de ses !illes de plus en plus dépeuplées. elle dirige sur +aris. par les mille !oies ferrées de ses réseau(. dont la distribution fut uniquement con"ue en fa!eur de la capitale. ce qui nourrit +aris. l'habille et l'enchante Y...Z. +aris paperasse. badaude et dig%re. Y...Z La pro!ince se ré!olte enfin contre cette omnipotence de +aris. contre cet omni3 accaparement dont elle souffre depuis longtemps. et qui la tuera demain. O !N ourquoi des expositions / O, La )e!ue des Deu( ondes, 49 décembre 45;9 ( CE, SS, 42>". 0onstitue en cotexte le pendant centrip.te + de la banlieue vers aris + de la centrifuge Omnipotence, s$métrie thématique soulignée formellement par l'affixation. [ )ubescence !s. f." # Daté *milieu TT s.* par le DEL<, qui lui donne l'acception 'Fougeur de la peau'. )ais nous l'avons trouvé dans un texte mirbellien, oc il a l'acception plus générale 'Fougeur' # N Y&Z toute une poésie de romance qu'il Y&Z se plaisait @ embellir encore de cette idée. qu'@ la beauté de la nature !irgilienne Y&Z !iendrait s'a8outer Y&Z l'eni!rant. le philosophique charme de la solitude Y&Z dans les !erdures. parmi des odeurs !ierges , Y&Z au fond des forEts. a!ec des perspecti!es de lumi%re oB il !errait passer. dans des poudroiements d'aurore. dans des rubescences de soleil couchant. des silhouettes de bEtes et des dos de pa6sans. Y&Z [ La solitude. hélas > ne fut point telle qu'il l'a!ait imaginée. O !N Mj soli O, L',cho de +aris, @ septembre 455; ( CC, S, p. 455". Bne version antérieure !La Vie pour rire, 4C %uin 4555" porte N dans des gloires de soleil couchant O. N Dimanche dernier. . le )ecteur monta en chaire. la trogne ornée de rubescences nou!elles. et plus terribles que 8amais . O !N )onsieur le Fecteur O, L',cho de +aris, 4I septembre 455; ( CC, SS, 2@I". 0e personnage était ainsi décrit supra # N \ne trogne rouge. piquée de bubelettes !iolWtres. et sortant d'un ébouriffement de che!eu( couleur d'étoupe > O Le mot )ubescence ne figurait pas dans une premi.re version de N )onsieur le Fecteur O !La Vie pour rire, @> %uin 4555". 0'est en fait une variante d' ,rubescence, ancien et relativement commun # voir les citations du TL<. La base de la création mirbellienne est l'ad%. )ubescent:e<, également répandu !voir L, HDB, etc.". [ Rupra humain, Rupra terrestre !ad%." # '=upérieur à l'humain, au terrestre' # N Ce 8our3l@. Y&Z les officiants parés de leurs étoles brodées Y&Z, la grande baie sVou!rant @ tra!ers la !apeur cérulée de lVencens sur des paradis m6stiques. et les !oi( supra3humaines des orgues. et les séraphiques chants des ma=trises. redisant les admirables in!ocations de 9aendel. de ?ach. de +orpora. cVétait le triomphe de son Dieu @ lui. Y&Z magnifique et bon. quVaccompagnaient toutes les beautés. toutes les tendresses. toutes les harmonies. toutes les e(tases . O !Rébastien )och, 45;>, S, chap. SSS ( L',cho de +aris, C février 45;> ( O), S, C45". N La nature me reprend tout entier et me parle Y&Z le langage du m6st%re qui est en elleX de lVamour qui est en moi. Et 8e lVécoute délicieusement. ce langage supra3humain. supra3terrestre. et. en lVécoutant. 8e retrou!e
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les e(tases anciennes. les !irginales. les confuses. les sublimes sensations du petit enfant que 8Vétais. 8adis. O !ibid., SS, chap. SS, p. 25; ( L',cho de +aris, 4L mars 45;> ( O) !S, I22". )irbeau les écrit sans tirets # N suprahumain O, N supraterrestre O. 3. S. 2. ne!tre Dans ce registre abstrait, notons l'attirance pour l'ad%. substantifié dit *à valeur de neutre*, c'est-à-dire désignant des catégories + spécialement des qualités + abstraites. 6ous ne relevons que les ex. néologiques !sans qu'on puisse formellement en attribuer le premier emploi à )irbeau" # [ $nassou!i # plusieurs fois emplo$é par )irbeau # N Y&Z tu l'adoreras d'une adoration de brutes Y&Z. R'il te prend la fantaisie orgueilleuse d'en !ouloir pénétrer l'indé!oilable secret. d'en sonder l'insondable m6st%reG adieu le bonheur > -u seras la proie sans cesse torturée du doute et de l'inassou!iG O !L'Abbé &ules, 4555, SS, chap. SSS ( O), S, LI4". Moir aussi en SS, SM, c'est chaque fois l'abbé 1ules qui parle. N YFodinZ a pu Y&Z forcer le marbre @ se tordre sous la douleur et la !olupté. Y&Z @ crier la suprEme souffrance de la négation moderne. @ pleurer les dé!orantes larme de l'inassou!i et les chutes de l'homme d'idéal en idéal 8usqu'@ sa couchée dans le néant. Y&Z Kuelle est la douleur intérieure. quelle est la beauté !i!ante de la nature. quel est l'inassou!i des possessions charnelles. quelle est la tristesses des lu(ures. Y&Z l'héroïsme des embrassements humains que n'ait point rendu Auguste )odin > O !N -uguste Fodin O, L',cho de +aris, 29 %uin 455; ( CE, S, @5L-@59". N ais l'onanisme n'éteint pas les ardeurs génésiques X il les sure(cite et les fait dé!ier !ers l'inassou!i.O !N Dans le ciel. SM O, L',cho de +aris, 44 octobre 45;2 ( O), SS, @L". Le s. m. personnel est plus commun( notre auteur l'emploie spécialement pour désigner les préraphaélites évaporés et *larvistes* # N )annequins et critiques O !Le &ournal, 2C avril 45;C ( CE, SS, 4@C", N 8otticelli proteste b& O !Le &ournal, L octobre 45;C ( CE, SS, 49C". [ $ndéfinissable # N Ce que la femme peut é!oquer de grWce. de tendresse. de séduction. de rE!e et de coquetterieX ce qu'elle a de m6stérieu( et de maladifX l'indéfinissable de son regard. profond comme le !ide. et le ra6onnement de sa chair Y...Z. )enoir a tout compris. tout saisi. tout e(primé. O !N 6otes sur l'art. Fenoir O, La Jrance, 5 décembre 455L ( CE, S, 55 ( passage repris dans N Smpressions d'art O, Le Gaulois, 4C %uin 455C, CE, S, 2;;". [ $ne(ploré # N . +aul 9er!ieu. . &.39. )osn6. tous les deu( Y&Z s'effor"ant @ reproduire la cérébralité de leurs contemporains. et dégageant de l'Wme humaine ce qu'elle contient Y&Z de poignante comple(ité et d'irré!élé m6st%re X Y&Z le second Y&Z recherchant da!antage l'ine(ploré O !N Smpressions Littéraires O, Le Jigaro, 2; %uin 4555". Moir aussi le passage de N 0laude )onet O !L'Art dans les Deu( ondes, I mars 45;4" cité infra !s.!. *Snappris*". 0et emploi d'$ne(ploré se rencontre également che: Daudet en 4555 !voir TL<". [ $ne(primable # N Y...Z le peintre qui Y...Z me donne des sensations non encore goUtées en art. c'est . Claude onet. Y...Z 'n reste confondu d'admiration Y...Z de!ant ces Tu!res formidables et nou!elles qui é!oquent la !ie prodigieuses des météores. saisissent l'insaisissable. e(priment l'ine(primable des choses. O !N L'Uxposition internationale de la rue de =.:e !S" O, Gil ?las, 4@ mai 455I ( CE, S, @@>". N Claude onet, ce prodigieu( peintre de la !ie splendide de la couleur. Y&Z ce prodigieu( po%te des lumi%res attendries et des formes !oilées Y&Z. qui fit les tableau( respirables. grisants et parfumés. qui sut toucher l'intangible. e(primer l'ine(primable. et qui enchanta notre rE!e de tout le rE!e m6stérieusement enclos dans la nature . O !N 0laude )onet O, L'Art dans les Deu( ondes, I mars 45;4 ( CE, S, L2;". [ $rré!élé # N La nature me reprend tout entier et me parle le langage du m6st%re qui est en elle X de lVamour qui est en moi. Et 8e lVécoute délicieusement. ce langage supra3humain. supra3

terrestre. Y&Z. [ Ce sont des moments de félicité suprEme. oB mon Wme Y&Z s'élance dans l'impalpable. dans l'in!isible. dans l'irré!élé O !Rébastien )och, 45;>, SS, chap. SS ( O), S, I22". ='oppose ici à la )é!élation au sens catholique. [ Jrissonnant et aladif # N +ersonne n'a peint. comme Degas. Y&Z le frissonnant et le maladif de ces Etres essentiellement modernes Ysc. # les danseuses et les %ocde$sZ. O !N 6otes sur l'art. Degas O, La Jrance, 49 novembre 455L ( CE, S, I;". )irbeau semble reprendre ici le vocabulaire de Eu$smans, qui présentait ainsi Degas !%e souligne" # N $ci. point de chairs crémeuses ou lisses Y&Z, mais de la !raie chair Y...Z maquillée de théWtre et d'alcF!e. telle qu'elle est a!ec son grenu éraillé. !ue de pr%s. et son maladif éclat. !ue de loin. O !L'Art moderne, 455@, N Le =alon de 45I; S O". [ élodramatique # N Aucune flamme n'illumine ces 6eu( Y&Z déformés par le mélodramatique et le contourné des conceptions des sculpteurs O !N Le =alon !MS" O, La Jrance, I %uin 455C ( CE, S, 2;@". [ +oYsque # N Y&Z mes idées positi!istes m'empEchent de croire @ une inter!ention surnaturelle quelconque. &e nie les apparitions. les spectres. la magie. le poesqueG quoique. dans le domaine de l'administration fran"aise. le fantastique s'obstine @ régner >G O !N L'Jchafaudage O, Le &ournal, 45 mars 4;>> ( CE, SS, 2LI, qui l'écrivent sans accent". 0onversion d'un ad%. littéraire, attesté depuis le début des années 455> !emplo$é par ex. par Jmile Houdeau, Vo6ages de décou!ertes du cél%bre A' Hempis @ tra!ers les ,tats3\nis de +aris, 1ules Lév$, 455C, TSS, p. 4>2". [ -héWtral # N Le diseur de romances qui est dans tout artiste de la pau!re intuition de . &ules ?reton. appara=t dans le groupement de ses personnages et dans le théWtral des mou!ements qu'il leur impose. O !N Le =alon !SSS" O, La Jrance, 42 mai 4559 ( CE, S, 4IC". 14. S!((i-ation -an'e Différence importante avec l'écriture fin-de-si.cle # notre auteur est peu adepte des s. f. suffixés avec -ance. ` notre connaissance, il n'en a pas forgé ( et nous n'avons même pas rencontré che: lui un des littérarismes par excellence depuis 0hateaubriand, Luisance. Vuand il use d\$rradiance + mot verlainien qu'il attribue erronément à 8onnetain +, c'est comme ex. du %argon finiséculaire !N Bn crime de librairie O, Les Grimaces, 49 décembre 455@ ( N Mirtualités cosmogoniques O, Le &ournal, 4I mai 45;C ( 7/ 8ours, SS ( O), SSS, @>". 6otons aussi l'emploi précoce d'Ambiance@@, mais c'est probablement d'abord un mot d'atelier. Femarquons néanmoins # [ )utilance # N Y&Z le le!er de rideau O une JEte des Rerpents d'une 8olie palette de couleurs. dont les rutilances faisaient un brasier au milieu du clair3obscur de la sc%ne O Y&Z. O !La ?elle adame Le Vassart , 455L, chap. TS ( O), SS, 5C5". robablement trouvé che: 8arbe$, dans \ne !ieille ma=tresse ou Les Diaboliques. [ Pa!rance # N Y&Z l'inconnue était misérable et Y&Z n'était plus 8eune. Y&Z &e distinguais des rides Y&Z. Les coins de sa bouche s'affaissaientX les chairs coulaient Y&Z. [ Et quelle na!rance en sa toilette > Ra robe. son manteau. étaient d'étoffes précieuses et de coupe sa!ante. ais combien rWpés. élimés. recousus. retaillés. resoudés O !N Dans l'antichambre O, L',cho de +aris, 2C novembre 455; ( CC, S, 492". La femme en question regarde avec N les 6eu( !agues et perdus O !4L;" ( elle a N une attitude d'angoisse résignée O !49>". Dans la premi.re version !N Eistoire d'une minute O, supplément littéraire du Jigaro, 4C mars 4555", le texte portait le s. m. N na!rement O ( mais )irbeau a$ant emplo$é ce mot, qui désigne alors un état d'_me, dans une addition quelques lignes supra !N &e me pris @ e(aminer ma !oisine. Elle continuait @ regarder

a!ec na!rement la carte géographique O", il a dW ici le remplacer. 11. S!b tanti( (é2inin en -ée lutXt que des désad%ectivaux ! O), S, @@C, note à Rerrée # N Péologisme. résultant de la substanti!ation de l'ad8ectif O", %e verrais dans ces créations mirbelliennes des resufixations de s. m. en -ment, par souci euphonique, r$thmique ou connotatif. [ Dé!alée !s. f." # ' ente, ravine'. <orme non datée par le TL<, qui n'en cite pas d'ex. du TST s. N De distance en distance. le terrain s'abaisse et. par une dé!allée YsicZ rapidement franchie. l'horiCon s'élargit. mais pas bien loin. O !N 0roquis de fêtes bretonnes O, Le Gaulois, 4 aoWt 455I". Le mot n'apparaRt pas dans la reprise intitulée N 8retonneries O !L',cho de +aris, @ novembre 4555", mais figure bien, écrit N dévalée O, dans la version donnée par les CC, SS !p. 225", correspondant à celle du recueil posthume La Vache tachetée, 4;45@L. [ Enfoncée !s. f." # ' erspective étroite oc la vue s'enfonce'. 0'est une des acceptions d'Enfoncement, en particulier dans le domaine pictural !voir L et HDB". N Et pour donner @ ses personnages une plus grande intensité d'horreur. pour faire peser sur eu( une malédiction plus irrémédiable encore. il Yle peintre LiratZ les 8etait dans des décors apaisés. Y&Z des pa6sages roses et bleus. a!ec des lointains attendris. des gloires de soleil. des enfoncées de mer radieuse . O !Le Cal!aire, 455C, chap. SSS ( O), S, 4I;". N Y&Z un tr%s antique oli!ier du cap artin Y&Z. Et. patient. tranquille. résigné. il poussait ses branches architecturales. pour faire plus radieuses encore les enfoncées de mer. plus m6stérieuses les fuites de ciel. O !N Umbellissements O, Le Jigaro, 25 avril 455;. N Y&Z une enfoncée de !allée O !N La )aison du philosophe O, Le Jigaro, 24 septembre 455; ( CL, 2;L". [ )uisselée !s. f." # 'Fuissellement' # N \n tapage grandissant emplit le dortoirX piétinement de foule. bourdonnement de ruche en tra!ail. sur quoi se détachaient le bruit plus clair des rideau( glissants. un @ un. sur leurs tringles de fer. et la ruisselée de l'eau tombant dans les cu!ettes. O !Rébastien )och, 45;>, S, chap. SS ( O), S, 95>". Le détachement des sons clairs est imité par le détachement des finales en YeZPYɛZ sur la rumeur sourde de l'homéotéleute en Y ɑ lZ. La forme re,ue )uissellement aurait évidemment empêché cela. [ Rerrée # '=errement, contraction !ph$siologique"' # N &e restais couché Y&Z, m'enfon"ant dans l'abrutissement des sommeils obsc%nes. ré!eillé. de temps en temps. pars des cauchemars subits. par des serrées !iolentes au cTur qui me faisait couler la sueur sur la peau. O !Le Cal!aire, 455C, chap. S ( O), S, 4L@". N &'a!ais entendu dire Y&Z qu'il n'aimait personne. Y&Z qu'il était tou8ours en col%reX et 8'eus une serrée au cTur @ l'idée qu'il me battrait peut3Etre. comme autrefois. a!ec son martinet. O !L'Abbé &ules, 4555, S, chap. S ( O), S, @@C". N A!ec une serrée au cTur. il obser!ait que des él%!es. arri!és comme lui. de la !eille. comme lui dépa6sés Y&Z commen"aient des ébauches d'amitié Y&Z. Reul. il restait @ l'écart O !Rébastien )och, 45;>, S, chap. SS ( O), S, 959". Le mot est relevé par Migile, mais il fait plutXt lui aussi l'h$poth.se d'un néologisme.
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1". %i2in!ti( (é2inin en -ette 6ous suivons ici la chronologie des parutions # D essalinette !s. f. antonomastique" # ')essaline velléitaire, de peu de tempérament' # N O La malheureuse > \ne essaline alors M O Oh > oh > essalinette. tout au plus > O Comment essalinette. trois amants M O a ch%re. quand la nature parleG O !Poces parisiennes, 455@, N Mengeance corse O ( éd. 6i:et, 4;;9, p. 2I>". Diminutif sur l'antonomase @9 N une messaline O,

traditionnelle depuis le TMSSS s. pour désigner une débauchée. essalinette sera plus tard !4;>2" le titre d'une opérette à succ.s de <lers et 8erger, qui elle même donnera son nom à quelques pi.ces d'habillement censément suggestives. as d'autre occurrence connue. [ La %eune et vive fiancée de N )aster 8lue O, dans Amours cocasses !signé 8auquenne, 4559", va, entre autres fantaisies diariques, se plaire à multiplier les diminutifs # N Doll6 Y&Z a!ait ou!ert la porte a!ec ses papattes de de!ant Y&Z et. tout debout contre mon lit. elle me faisait cWline. cWline de la pointe de sa moustachinette. Y&Z [ 9ou > la monstresse > O !AC, 24" ( N Y&Z soudain d'entre ces ch%res paginettes tombe une petite fleur rose Y&Z. O !AC, @2". La même évoquera le N dodichon O !'Dodo, sieste'" de sa chienne, et se moquera de son p.re qui a N encore un peu meimeil O pour *sommeil* !p. @I", etc. [ Lueurette !s. f." # ' etite lueur' !de raison" # N Le seul nom du bon Dieu le 8etait en des esp%ces de fureur. [ O P'6 a point de bon Dieu > qu'il s'en allait. Y&Z [ +as bien méchant. @ part cela. m'Ftant son Iépi comme autrefois et a6ant encore par ci par l@ quelques petites lueurettes de raison. O !Amours cocasses, 4559, N Le oirier O ( AC, L5". 0'est le bonasse abbé oulart qui raconte. [ ,tapette # ' etite étape, étape négligeable !dans une progression"' # N . de Jourcauld Ysc. # critique et historien de l'artZ a coutume de dire que les anciens sont morts. et qu'il n'6 faut plus penser. De bonne foi. il est persuadé que )embrandt est mort Y...Z b Kuant @ Eug%ne Delacroi(. "'a été une étape, une petite étape. une étapette > Ku'on ne lui en parle plus > O !N 6otes sur l'art. )aRtres modernes O, La Jrance, 2> %uin 4559 ( CE, S, 2>I ( c'est lui qui souligne". 0laude Eer:feld@C estime qu'ici N la création langagi%re se double d'un calembour O, comprenons # avec -apette. 0e n'est nullement assuré. Delacroix n'a$ant %amais + et pour cause + passé pour homosexuel, l'allusion de <ourcauld se comprendrait mal& 6ous pensons plutXt à une suffixation dénotant la mi.vrerie, l'enfantillage, comme dans les ex. précédents. 'n remarquera que toutes ces occurrences datent de la même période. [ 0ontrairement à ces inventions, Jigurette, mot cité par )irbeau dans N 0eux du 0hamp de )ars O !Le &ournal, supplément illustré, 42 mai 45;@ ( 0U, SS, @L", est plus ancien, que ce soit pour '<igurine' ou pour '<rimousse'.
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1$. Néologi 2e de en o! d,e2.loi 6ous en avons relevé quelques-uns quand ils concernaient des formes rares, pas ou peu lexicalisées, notamment là encore des termes didactiques, dont )irbeau va soit généraliser, soit au contraire spécialiser l'acception. [ Aphrasie !s. f." # Terme de ps$chiatrie, attesté depuis 8roca, var. rare d' Aphasie. )ais reforgé ou remotivé par )irbeau, en %eu cotextuel avec +hrase # 'Smpuissance à composer des phrases littéraires'# N &e n'a!ance pas. 8e piétine sur place. 8e barbote dans les qui. m'emboue dans les que. m'englue dans les dans. et ne puis arri!er @ mettre une phrase debout. &'ai la maladie que 8'appellerai. si !ous le !ouleC bien. l'aphrasie. Et elle est terrible et incurable. O !lettre à aul Eervieu, avril 455; ( CG, SS, nK C2I, p. I4 ( c'est lui qui souligne". D ?ureaucratiser !v. tr." # Moir supra *8ureaucratisation*. [ Cauchemarder !v." ( <amilier à l'intransitif pour '<aire des cauchemars' ( l'emploi passif mirbellien est inhabituel # N &e dormis fort mal. éner!é. cauchemardé par le !oisinage de cette cathédrale. O !La 4713E 1, 4;>I, chap. MSS[ ( O), SSS, 99C". Uncore un cas oc l'introduction de la nouveauté formelle est facilitée par une gradation. D Cérébralisme !s. m." # 'Sntellectualisme'. La forme est auparavant attestée comme terme de grammaire # N +ropriété d'un caract%re de l'alphabet sansIrit. qui le fait prononcer a!ec un

certain effort du cer!eau. ou mieu( du haut de la tEte. O !HDB"& Sl se rencontre che: Fenouvier comme dénomination + d'une exactitude problématique + d'un courant philosophique !le N cérébralisme de 0abanis, de 8roussais et d'-uguste 0omte O, rencontré dans des textes divers du philosophe". Le Pou!eau supplément du Dictionnaire historique d'argot de Lorédan Larche$ !Dentu, 455;", a une entrée *0érébralisme* !p. 9>". Sl $ cite l'article N Smpressions Littéraires O de )irbeau !Le Jigaro, 2; %uin 4555 ( CL, p. 29;" # N \ne 8eune génération monte et Y&Z prend sa place entre le romantisme Y&Z et le naturalisme Y&Z. +réser!ée par une haute culture philosophique des cabotines outrances de l'un. du rétrécissement bourgeois de l'autre. qui n'a plus d'audace que dans le !erbe. elle a Y&Z l'amour de l'intelligence. Y&Z Cette 8eune école ^G_. on pourrait l'appeler l'école du cérébralisme. [ Deu( grands talents ont percé dé8@ Y&Z S . +aul 9er!ieu. . &.39. )osn6. tous les deu( Y&Z s'effor"ant @ reproduire la cérébralité de leurs contemporains. et dégageant de l'Wme humaine ce qu'elle contient Y&Z de poignante comple(ité et d'irré!élé m6st%re. O )irbeau parlait supra du N mou!ement qui entra=ne les 8eunes !enus de la littérature !ers l'étude Y&Z des entités sociales et des monographies cérébrales. O Cérébralisme a été repris ensuite, souvent avec l'acception '=uractivité cérébrale', 'Uxc.s de cérébralité'. [ &aponisme !s. m." # -vec l'acception '-llure %aponisante, aspect rappelant une Quvre d'art %aponaise' # N &e !ais me remettre @ peindre. Y&Z D'abord. des oli!iers sur la mer Y&Z Et des bambous :tou8ours sur la mer< d'un surprenant 8aponisme et d'un ton @ en mourir de 8oie. mais. 8e crois bien. ine(primable. O !lettre à Hustave Heffro$, 4; %anvier 455; ( CG, SS, p. 2I". =ens inconnu du TL<. [ 9éraldisme !s. m." # '-scendance noble' # N En son trouble d'orgueil. il chercha d'abord @ mentir. @ se renier. @ se hisser sur des héraldismes !ertigineu(. O !Rébastien )och, 45;>, S, chap. SS ( O), S, 95L". Le terme, gu.re courant, signifie habituellement '=cience héraldique'. D +rudhomie !s.f.". Terme de droit, pris ici avec une acception plaisante, '8alourdise sentencieuse, digne de ). rudhomme' # N $l s'écrit !raiment. en ce temps de lumi%re. de tr%s curieuses choses Y&Z dans la critique solennelle. influente et !énérée qui !a du reportage des soiristes légers et danseurs au( lourds et balourds arrEts des massifs écri!ains de la Fevue des Deux-)ondes. Ku'elles s'e(priment en calembredaines plates ou bien en prudhomies du poids de mille Iilos. ce sont tou8ours les mEmes opinions. respectueuses des mEmes !ieilleries . O !N Bne nouvelle pédagogie O, Le Jigaro, 29 février 4555 ( CL, p. 29@, qui l'écrivent par erreur avec deux mm". [ )astaquouérisme !s. m.". La forme, qui dénote habituellement le comportement vulgaire du rastaquou.re, n'est pas une création mirbellienne ( mais il l'emploie avec une acception inhabituelle, 'Unsemble des rastaquou.res( société de rastaquou.res' # N Y...Z ces peintres parqués en sociétés d'e(ploitation. comme des actionnaires de mines de guano. Y...Z les !oil@ maintenant qui essaient de sortir de leurs routines Y...Z. $ls sentent que la mode. les belles toilettes. le rastaquouérisme les abandonnent pour la concurrence d'en face. O !N 0eux du alais de l'Sndustrie O, Le &ournal, supplément illustré, 2; avril 45;@[ !CE, SS, 44". [ )econstituteur !s. m." # )irbeau prend restrictivement et pé%orativement ce vocable, d\ailleurs récent, pour '-rtiste qui reconstitue le passé dans ses seules apparences matérielles' # N . aurice Leloir Y...Z, qui se moque de la fantaisie. de la sensibilité. de la poésie. Y...Z n'a qu'un souci. celui de la reconstitution. . Leloir reconstitue. 9ormis les figures. ce Viollet3Leduc de l'aquarelle reconstitue tout ce qu'on !eut. les robes. les chapeau(. les boucles des souliers. les boutons des habits. le dessin des dentelles. Y...Z N quoi bon des figures. du reste M P'est3ce pas tou8ours la mEme chose. les figures M Y...Z La méthode la plus simple. quand on est un !éritable reconstituteur. est de prendre un mannequin. Yd'$Z 8eter des étoffes Y...Z et de reproduire les étoffes aussi e(actement que possible. Y...Z. Et !oil@ pourquoi . aurice Leloir a illustré )anon

Lescaut. Y...Z. \n artiste de génie Y...Z 6 eUt mis des sensations cruelles et grandes. Y...ZX il eUt reconstitué la anon qu'il a connue. aimée peut3Etre Y...Z et n'eUt point songé au( robes Y...Z ni au( dentelles.O !N ` propos de anon Lescaut O, La Jrance, @> octobre 4559 ( CE, S, 24; ( c'est )irbeau qui souligne N reconstitué O, N reconstituteur O n'est pas souligné". 0urieusement, cette formulation a été reprise, mais en bonne part, à propos d'un autre ouvrage illustré par le même Leloir # 'YctaveZ BY:anneZ, N etite ga:ette du bibliophile O, dans Le Li!re. )e!ue du monde littéraire. ?ibliographie moderne, 4555, p. @C2b # N Y&Z des Confessions de &ean3&acques )ousseau, publiées par Launette. Y&Z ( mais aurice Leloir 6 est tout @ fait surprenant. !arié. ingénieu(. érudit. reconstituteur X il pén%tre a!ec beaucoup de subtilité dans le génie mEme de )ousseau. O Le soulignement, s'il n'est pas simplement amené par la rareté du vocable, est peutêtre l'indice d'une allusion, en forme de contre-pied, à l'appréciation mirbellienne. [ )étractement !s. m." # N +ourquoi lVapproche du +%re de Hern lui causait3elle un embarras si !iolent. une sorte dVinstincti!e et biCarre répugnance. un rétractement de la peau. une peur de !ertige. quelque chose dVanormal et de pareil au( sensations étourdissantes que lui donnait la !ue dVun gouffre. du haut dVune falaise M O !Rébastien )och, 45;>, S, chap. M ( O), S, CLC". -ncien mais rare, il ne s'est conservé au TST s. que comme terme de droit !7 'Fétractation'". )irbeau l'utilise ici comme s$non$me de )étraction. [ Ralissement !s. m." en registre abstrait !moral" # N LaisseC un a!ocat barbotter YsicZ dans la !ie la plus pure. et la plus calme. et la plus limpide. il décou!rira bien Y&Z un peu de boue pour en troubler la transparence. +ersonne n'est @ l'abri du salissement des paroles. et les paroles restent Y&Z. O !N La 1ournée parisienne. =imple histoire O, signé Tout- aris, Le Gaulois, 25 mai 455>". N &e suis re!enu. rapidement. au( impressions de lu(ure. Cela est ainsi. -out ce que 8e pense parfois de généreu(. il faut que 8e le ram%ne. aussitFt. @ un salissement. par une pente naturelle et détestée de mon esprit. O !Rébastien )och, 45;>, SS, SS ( O), S, I25". D Vergeter !v. tr." # -u sens inédit de ')arquer de vergetures, strier' # N Les femmes. accoudées de!ant un soda3cater. leur tEte !eule O que !ergettent de petites hachures roses O appu6ée sur la main long gantée. prennent des airs languissants O !Le Cal!aire, 455C, chap. MS ( O), S, 22;". L'ad%. Vergeté:e< est ancien, bien lexicalisé et courant. [ Virguler !v. tr." # N Y&Z le cla!ier qui sonnait de loin en loin. !irgulant d'une note douce les impro!isations de Daniel. Y&Z. O !La ?elle adame Le Vassart, 455L, chap. SSS ( O), SS, I@C, N Péologisme O". -ncien !début TMSSS s." comme terme de grammaire et de t$pographie, ici utilisé en domaine sonore, analogiquement à une acception re,ue de +onctuer !cf. par ex. N $l ponctuait ses phrases de soupirs O dans Jracasse de Théophile Hautier, 45C@, cité par le TL<". [ Viridité !s. f." # Le terme didactique va être privé de son sémantisme de couleur pour dénoter la 'Merdeur' # N Rébastien Y&Z était un bel enfant. frais et blond Y&Z. $l a!ait la !iridité fringante. la grWce élastique des 8eunes arbustes qui ont poussé. pleins de s%!es. dans les terres fertilesX il a!ait aussi la candeur introublée de leur !égétale !ie. O !Rébastien )och, 45;>, S, chap. S ( O), S, 9LI".
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1*. Littérari 2e lusieurs lexies qui ont été ou pourraient être facilement attribuées à )irbeau, sont en fait des littérarismes d'époque, souvent des ex. de cette *langue de la chronique* qu'il utilise abondamment et qui colore fortement sa prose. 'n passe ici de la créativité à la culture. ` ce titre, les *désattributions* sont au moins aussi intéressantes à préciser que les innovations # [ ?ourgeoisisme !s. m." # lettre à -lfred 8ansard des 8ois, %uillet 45C; ! CG, S, p. 4LL" ( aussi dans N L'Eomme au large feutre O !Le Gaulois, 2@ octobre 45;C ( CE, SS, 4CI". Littérarisme

t$pique !tout comme son th.me" depuis les années 459>. 'n le rencontre entre autres che: <laubert, -sselineau, 8arbe$ d'-urevill$, 8anville, Eu$smans& [ Cabotinisme !s. m." # Les Grimaces, 4 septembre 455@, p. @>> ( N 1ouets de aris O, Le Gaulois, 2I octobre 455L !CL, p. 4>C" ( Le Cal!aire, 455C, chap. ST, p. 29; ( N L'Eomme au large feutre O, Le Gaulois, 2@ octobre 45;C !CE, SS, 4C5"& =e lit auparavant che: 8arbe$, dont c'est un mot élu, che: Jdouard 0adol, Heorges Fall, etc., et bien sWr dans nombre de chroniques thé_trales anon$mes du temps. [ Capouliser !v. intr." # fait sur le nom du cél.bre ténor léger de l''péra comique Mictor 0apoul !45@;-4;2L". -ttesté d'abord !critique musicale, 455@-455L" dans l'acception '0hanter dans le st$le un peu maniéré de 0apoul' ( c'est t$piquement un mot de chroniqueur. )irbeau l'emploie plus largement pour '0hanter, énoncer avec un l$risme convenu' # N O &e !ous aimeG Y&Z [ ea ne para=t rien du tout Y&Z ces !ieu( bEtasses de mots. qu'on entend capouliser fore and aft M Eh bien > tu ne saurais croire ce qu'ils !ous rendent nervoso Y&Z lorsque c'est Y&Z pour de !rai. O !AC, N )aster blue O, p. @I ( c'est la %eune fille *moderne* qui écrit cela. Un somme un équivalent *chic* du plus courant ?ar6tonnerG @I [ Chanoinesque !ad%." # 'Vui rappelle l'embonpoint, la mine fleurie ou le loisir du chanoine traditionnel' # N a$sage de foule O, Le &ournal, @> décembre 4;>> !CC, S, p. 9>2". Traditionnel depuis les années 459>. 'n le lit che: Dumas, -rmand =$lvestre, rivat d'-nglemont, etc. [ Diadémé.e !ad%." # La aréchale, 455@, chap. MSSS !O), S, 4>L;" ( N Les =ouvenirs d'un pauvre diable O !CC, SS, 9>;". -ncien, bien lexicalisé !voir le HDB par ex." ( on le lit au TST si.cle che: 8arbe$, les Honcourt, etc. Le verbe lui-même est donné par le Dictionnaire national de 8escherelle, etc. 6otons cependant un ex. inhabituel du pronominal passif # un paon N dont la tEte cruelle se diadémait d'une large aigrette en é!entail O !&ardin, 45;;, SS, MSSS ( O), SS, @>5" ( prépublication dans Le &ournal, 24 mars 45;I[ ( premier ex. connu. [ Jantaisistement !adv." # &fch, 4;>>, chap. TMS !O), SS, C@@", cité par le TL<. républication # *ST*, L',cho de +aris, 2@ février 45;2. Felevé dans L',cho de +aris et cité comme *néologisme*par le =upplément de Huérin !voir irb. le(ic.". Sl est en réalité bien attesté che: des auteurs divers depuis au moins 45C@( on peut le lire dans Rans dessus dessous de 1ules Merne, 455;. [ Jélinement !adv." # La ?elle adame Le Vassart, 455L, chap. SS !O), SS, I45". 6ombreux ex. littéraires à partir de 45I2 dans nos relevés. 'n le rencontre che: Daudet !Puma )oumestan, 4554", che: oictevin !La )obe du moine, 4552", etc. [ Jlirtation !s. f." # La ?elle adame le Vassart, 455L, chap. SM !O), SS, IC2". -nglicisme courant depuis le début du TST s. Le mot est par ex. discuté dans une sc.ne des Jemmes fortes, comédie de Mictorien =ardou !45C4". [ Gendarmesque !ad%." # N Rimple d'ailleurs. comme toutes les belles choses. cette conception gendarmesque et sociale. D'un cFté le !oleurX de l'autre cFté le gendarme. le gendarme héroïque et paternel O !N =acré 8argeot O ( CC, S, @C2". Les prépublications ne contenaient pas ce passage. Le mot, quoiqu'il ne figure pas dans les dictionnaires, est attesté depuis ca 459> au moins. [ $nappris.e !ad%." # N Res e(positions Yde )onetZ Y&Z ser!ent Y&Z de le"ons de peinture au( peintres qui s'étaient. tout d'abord. montrés les plus a!eugles Y&Z comme s'ils cro6aient Y&Z acquérir Y...Z cet Til miraculeu( qui dompte le soleil. qui !a 8usque dans l'ine(ploré et dans l'in!isible. conquérir les formes inapprises et les nou!eau( !erbes de lumi%re . O !N 0laude )onet O, L'Art dans les Deu( ondes, I mars 45;4 ( CE, S, L@4". 1'avais signalé ce mot parmi les néologismes mirbelliens dans l'article *6éologie* du DO . L'exemple était mal choisi puisque, loin d'être nouveau, il est attesté avec des acceptions diverses depuis le premier tiers du TST
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si.cle au moins, et donné par L !=upplément", qui cite Tmpffer. Un 45;4, il rel.ve même plutXt d'une prose traditionnelle un peu vieillie et il ne survivra gu.re au delà de la remi.re Huerre )ondiale. [ $nintellectualité # Moir supra. [ $ntransgressible !ad%." # 'Dont on ne peut transgresser l'avis' # N Cette circonstance mémorable et pro!identielle qui !eut que la décou!erte de . Ernest La &eunesse me fUt e(clusi!ement attribuée par d'intransgressibles penseurs et des philosophes de tout repos Y&Z. O !N 'n demande un empereur O, Le &ournal, @4 %anvier 45;I". Mariante bien attestée !depuis ca 452>" d'$ntransgressable !attesté, lui, depuis le TMS s." ( mais elle est rarement emplo$ée méton$miquement pour qualifier des personnes. [ $rréellement !adv." # N L'-rt, l'Snstitut et l'Jtat O, La )e!ue, 49 avril 4;>9[ # CE, SS, L42". -ttesté en 45L9, mais présent en littérature depuis les Ronges de <rancis oictevin, 455L. [ &usticiard !s. m." # 'Eomme de %ustice, %uge'. Felevé comme N néologisme amusant O dans Les Grimaces par 0laude Eer:feld !CO , nK I, 2>>>, p. ;@" ( il est en réalité traditionnel depuis les Contes drolatiques de 8al:ac !SSS dixain, SS, N D'ung iusticiard qui ne se remembroit les choses O ( etc.". [ Lilial.e !ad%." # ' ur, virginal ( d'une blancheur virginale'. -ttesté en ancien fran,ais, N cet ad8ectif semble inusité a!ant la fin du #$# si%cle. date @ laquelle il est repris par l'école s6mboliste O, dit avec quelque exagération le DEL<. 0ertes tr.s littéraire dans cette acception !c'est autrement un qualificatif botanique", on le rencontre d.s la fin des années 459>. Sl est pris à son compte par )irbeau dans l'ex. suivant # N Les glaïeuls retardataires éta6ent leurs somptueu( calices. tendent leurs gorges liliales au !ol énamouré des abeilles . O !N 0laude )onet O, L'Art dans les Deu( ondes, I mars 45;4 ( CE, S, L2;". )ais il va ailleurs se présenter explicitement comme exemple de vocable décadent # N Et chacun t'e(pliquera. @ sa fa"on. ces pensées mer!eilleuses. ces suradorables m6st%res. Les uns t'affirmeront que telle toile est d'une pureté liliale et parthénonésique X les autres qu'elle est d'une satanique per!ersité. O !N Tou%ours des l$s b O, Le &ournal, 25 avril 45;9 ( CE, SS, 5I ( c'est le peintre eariste, s$mboliste contrarié, qui parle&". N La loquacité de mon ami Hariste Y&Z se fit torrentielle. [ O \ne fois Y&Z, 8'ai passé la soirée a!ec une ]me Ysc. # une adoratrice de 8urne-1onesZ Y&Z. Kuand elle sut que 8'étais un peintre s6mboliste Y&Z, l']me me fut aussitFt AlilialeA et AlointaineA et AsororaleA et AbotticellesqueA. Elle Y&Z me raconta ses petites affaires. Ah > qu'elle était inassou!ie et ase(uée Y&Z b O !id., ibid., p. 55". N O -es amies s'habillent3elles des mourantes étoffes de Libert6. et se font3elles faire leur portrait par ?urne3&ones M Ront3elles impollues et démoniaques M liliales et putains M Y&Z -es amours sont3elles inse(uelles. ou unise(uelles. ou animose(uelles M O !N 8otticelli proteste b& O, Le &ournal, L octobre 45;C ( CE, SS, 49C". Lilialement !adv." est un vocable des *petites revues*, attesté depuis ca 455;. 0'est encore à propos des préraphaélites que l'emploie )irbeau # N Jrédéric3Ossian +inggleton et son ami &ohn3Giotto Jarfadetti ache!aient dans lVatelier commun la tWche quotidienne. LVun était le grand peintre. lVautre le grand po%teX le premier court et replet X le second maigre et long X tous les deu( également !Etus de robes de bure. également coiffés de bonnets florentins. tous les deu( également neurasthéniques. car ils a!aient. dans des corps différents. des Wmes pareilles et des esprits lilialement 8umeau(. O !&fch, 4;>>, chap. T ( O), SS, 925, qui précise que la prépublication du &ournal, N Sntimités préraphaélites O, ; %uin 45;9, portait N strictement 8umeau( O". L'ad%. et son dérivé sont donc pour lui des marqueurs de la posture esthéticiste. [ L'ad%. écénique peut avoir été repris par )irbeau !N 0amille issarro O, 45;4 ( CE, S, L42" à son ami Jmile 8ergerat ! Jigarismes de Caliban, Lemerre, 4555, p. 249 ( premi.re attestation" ( il a été utilisé par une demi-dou:aine d'auteurs dans les années 455;-4;>>.
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[ osaïqué.e !ad%." # N Y&Z les parquets. mosaïqués d'étoiles claires @ l'ancienne mode. O !La ?elle adame Le Vassart, 455L, chap. SM ( O), SS, I95, N néologisme obtenue par déri!ation O". Le terme est en fait emplo$é depuis la premi.re moitié du TST s. !45@I dans nos relevés", et spécialement dans le vocabulaire de la reliure. [ Piaisot.otte !ad%." N Y&Z cet air dou(. un peu niaisot. oB allait bien son nom bébé de Pinise.O La ?elle adame Le Vassart, 455L, chap. SSS ( O), SS, p. ILC # N néologisme. par déri!ation @ partir de niais O". 0'était en fait un terme familier, donné par L !-dditions au =upplément, 45II", qui cite Daudet, et par le =upplément du HDB. 'n le lisait che: aul <éval, 8arbe$ d'-urevill$, etc. [ +indariser !v. tr." # La ?elle adame Le Vassart, 455L, chap. MS ( O), SS, I;5, N Péologisme O". Loin d'être néologique, il est tout à fait re,u depuis le TM si.cle b L'emploi intransitif figure dans le Dictionnaire de l'Académie depuis sa premi.re éd. en 4C;L( il est donné comme *familier* par L. Le transitif, plus rare, est lexicalisé dans le HDB. [ )éclamiste !s. m." # )irbeau l'emploie pour la premi.re fois à notre connaissance dans une lettre à Eervieu du C mars 455; ! Correspondance générale, SS, nK C4L, p. LI" ( c'est un mot bal:acien. [ Rer!ilisé.e !p. p. ad%." # N &e sens que le prEtre nVest l@. dans la société. que pour maintenir lVhomme dans sa crasse intellectuelle. que pour faire. des multitudes ser!ilisées. un troupeau de brutes imbéciles et couardes O !Rébastien )och, 45;>, SS, chap. SS ( O), S, I4C" ( l'ad%. Rer!ile est présent quelques lignes supra. -ussi dans la préface d'\n an de caserne d'Uug.ne )ontfort, 4;>4 # le milieu militaire, N que la discipline a ser!ilisé. bestialisé O ( et dans 7/ 8ours, 4;>4, chap. TTS !O). SSS, 2@;". Le verbe et son participe ad%ectif sont attestés depuis le milieu du si.cle, surtout évidemment dans des textes traitant de politique. 'n trouve l'emploi pronominal dans Le Vice suprEme, le roman de éladan, en 455L. [ Rphin(ial.e !ad%." # 'Unigmatique' # N + &e suis Y&Z Randro ?otticelli > O Le di!in Randro > m'écriais38e. enthousiaste. et me disposant @ m'agenouiller de!ant le dieu. selon les rites de l'e(tase adorante. Z troublante et sphin(iale surprise > O !N 8otticelli proteste b& O !Le &ournal, L octobre 45;C ( CE, SS, 49C"@5. Rphin(ial doit être pris ici comme représentant de la langue décadente, adéquatement choisi # on le lisait dans les années 4559-45;9 che: Fené Hhil, <rancis Mielé-Hriffin, Urnest Fa$naud, Eenri de Fégnier, etc.
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1#. Ne ont .a non .l! de 'réation 2irbellienne Les lexies suivantes ne peuvent être qualifiées de créations # elles se rencontrent avant leur utilisation mirbellienne, notamment che: des auteurs connus, qu'il appréciait ou qui parlent de lui. 'n peut donc faire l'h$poth.se de reprises. )ais il n'est évidemment pas exclu qu'il les ait forgées de son propre chef. [ Arc3en3cieler !v. tr." # N Des feu( de ?engale arc3en3cielant 8usqu'au( souliers pointus du troubadour O !-lphonse Daudet, Puma )oumestan, 4554", cité par le TL<. )ot utilisé !en guise de clin d'Qil /" par )irbeau dans un roman !pseudon$mique" %ustement dédié à !et préfacé par" Daudet, à savoir La aréchale, 455@, chap. ST # N Dans le musée tout reluisant de !itrines. que le 8our d'en haut arc3en3ci%le ainsi que des panagia d'émail. on tra!aille ferme O !O), S, 4>C>". arfois repris par la suite !au pronominal par Fené )ai:ero$, par ex." Les Honcourt avaient dé%à formé l'ad%. Arcenciélé:e<, et ce d.s leur premier roman, En /1.., 4594, p. 4@> ( se lit aussi dans La aison d'un artiste, 4554, etc. [ Astralité !s. f." # Terme d'astrologie et de sciences occultes ! éladan l'utilise par ex. dans $star, 4555", avec des acceptions évidemment asse: floues. Tr.s rare hors de ce domaine.

)irbeau l'emploie avec le sens 'Vualité astrale, pure, idéale' # N De!ant ce regard qui n'a 8amais rien entendu de ce que disent les hommes Y&Z > $l n'est rien sorti de l@ >G ma main s'est refusé @ peindre ce que 8e ressentais. ce que 8e comprenais d' intérieur. toute l'émotion dont mon Wme était pleine de!ant ce regard firmamental. et de!ant cette bouche d'astralitéG O !N Dans le ciel. TTSSS O, L',cho de +aris, 25 mars 45;@, souligné par lui ( O), SS, 44>" ( c'est le peintre Lucien qui écrit cela ( il est question d'un vieil aveugle et d'une %eune muette. 6ote ad loc. dans 'F # N Jormules ré!élatrices du dé!oiement du peintre S elles sont du mEme tonneau que celles dont il flétrit les préraphaélites. O [ ?a!ardoir !s. m." # N Y&Z la comtesse dVAndill6 Y&Z dans ce quVelle appelait son bavardoir. un petit salon sans st6le. mais confortable et bien clos de para!ents. de doubles rideau(. de doubles fenEtres. derri%re lesquelles un maigriot soleil dVhi!er grelottait . O !La aréchale, 455@, chap. MS, souligné par lui ( O), S, 4>25". 0'est un mot de 8arbe$ d'-urevill$ # voir par ex. Les )idicules du temps, Fouve$re et 8lond, 455@ p. 4;C. Le mot a aussi été emplo$é plus tard par Léon Daudet. [ ?ibelotier.i%re !ad%." # La 471 E 1, 4;>I, chap. MS !O), SSS, 9;9" ( aussi dans Combats esthétiques, SS, LCC". Honcourtisme !voir le TL<". [ Capteur.euse !ad%." # 'Vui capte, retient l'attention', su%et de personne. Moir )aupassant, 455; dans le TL<. -ussi che: )irbeau # N une bonté indulgente. capteuse. perspicace O !Rébastien )och, 45;>, S, chap. SSS, p. 42I ( O), S, C2@ + qui donne par erreur N captieuse O". [ Clair3de3lunaire !ad%." # 'Vui concerne le clair de lune( qui en a la p_le clarté' # N L'Unquête littéraire O, L',cho de +aris, 29 aoWt 45;4 !CL, p. @9C" ( N 0eux du alais de l'Sndustrie O, Le &ournal, supplément illustré, 2; avril 45;@[ !CE, SS, 2>" ( N 0eux du 0hamps-de)ars O, Le &ournal, supplément illustré, 42 mai 45;@[ !CE, SS, L4". -d%. composé relevé che: Fichepin !Le +a!é, 455@" par le TL<. La var. à valeur résultative, 0lair-de-luné!e", se rencontre dans le &ournal des Honcourt !4; février 4555", et che: 1ean Lorrain. [ Contemporaniser !v. tr." # N La 0roix de <ran,ois 8onvin O, Gil ?las, 2C avril 455I !CE, S, @29". N 1ean Lombard O, L',cho de +aris, 25 %uillet 45;4 !CL, @LL"@;. )ot d'Eorace Mernet, cité notamment par =ainte-8euve dans les Pou!eau( lundis. [ Dilapideur !s. m." # N &'a!ouais Y&Z a!oir été un mau!ais fils. un dilapideur de fortune. a!oir failli causé. par de sales passions et des dettes honteuses. la ruine de mes parents . O !N Dans le ciel. TSSS O, L',cho de +aris, 2I décembre 45;2 ( O), SS, I>". eut-être un archahsme volontaire ( ou une survivance régionale, pour 'Dilapidateur' ( lexie attestée, de loin en loin, depuis l'ancien fran,ais. [ Enrauquer :s'< !v. pronom." # N &'entends mon oncle. dont la respiration s'enrauque. s'e(hale en soupirs entrecoupésG Y&Z Dort3il M O !L'Abbé &ules, 4555, SS, chap. SSS ( O), S, L54". N $l se le!a de table. courageu(. regarda bien en face son p%re dont le !isage blEmissait. dont la !oi( sVenrauquait de col%re Y&Z . )och perdit le peu de raison qui lui restait. La hideuse brute du meurtre était en lui décha=née. et hurlait . O !Rébastien )och, 45;>, S, chap. MSS ( O), S, I>> ( note ad loc. # N Péologisme O". 1ean Migile fait figurer le mot dans sa liste de régionalismes, mais précise # N Emploi non rele!é dans les différents glossaires du parler percheron. O eut-être repris à 1.-E. Fosn$, L'$mmolation, =avine, 455I, p. 2L2 !et dé%à au p. p. ad%. dans Pell 9orn, 455C" ( pour un autre emprunt possible à Fosn$, voir infra à l'ad%. Roiral. [ Enredingoté.e !ad%." # dans N Le Duel de escaire et de 0assaire O, Lettres de ma chaumi%re, 455C, p. @54 ( Contes drFles, p. 25". Mraisemblablement pris che: )aupassant, N La 8ête à )aRt' 8elhomme O !Gil ?las du 22 septembre 4559". )ot parfois repris ensuite, par ex. par 1ean Fichepin. [ E(purgatif.i!e !ad%." # ' urifiant,e' # N Rcaramouche Yi. e. charlatanZ, ce romancier entré en

religion platonique et e(3purgati!e YsicZ b O !N La 1ournée parisienne. Les =caramouches O, Le Gaulois, ; avril 4554, article signé Tout- aris".Mariante tr.s rare d'E(purgatoire, c'est uniquement un terme de théologie ( s'il n'a pas été spontanément reformé sur E(purger[+urgatif, il a peut-être été trouvé che: Diderot, article *Jclectisme* de l'Enc6clopédie. [ $nacadémisable !ad%. et s. m." # '!Jcrivain" Vui ne saurait être élu à l'-cadémie fran,aise'. 'n le lit che: )irbeau !N La )ort de 8al:ac O, 4;>I ( O), SSS, 9C9". )ais c'est à lui qu'il a été d'abord appliqué b N +ar ce temps de réaction opiniWtre. la pleutrerie de la ma8orité de ceu( qui font métier de chroniqueurs ou de critiques dépasse tout ce qu'on pou!ait imaginer hier encore. Y&Z X la plupart estim%rent que la nomination de &osé3 aria de 9eredia au Aposte d'honneurA de l'Académie récompensait. dans la personne d'un Cubain. la glorieuse phalange des po%tes latins X enfin presque tous frapp%rent sur &ean Gra!e. et du mEme coup in8uri%rent bassement Elisée )eclus. irbeau. ?ernard LaCare et tous les inacadémisables. O ! ierre =ando:, Le onde artiste, L mars 45;L, p. 44;". [ &u!enalesque !ad%." # N Lettres de Mersailles O, Le Gaulois, 4@ aoWt 455L !CC, 4>>". -ussi dans la lettre à )allarmé du 29 avril 455; !CG, SS, p. ;4". )ot de 8al:ac ! use du département". [ althusianiser !v. intr." # '-ppliquer les procédés malthusiens, ne pas faire d'enfants' # N Dépopulation O YSZ, Le &ournal, 45 novembre 4;>>". 0'est un mot des Honcourt ! &ournal, 45CI, public. 4555". [ +rémonitoirement # -dv. tr.s rare avant )irbeau ! réface du catalogue du =alon d'-utomne 4;>; ( CE, SS, L52", mais attesté dans La Vie secr%te de 0amille Lemonnier, 45;5. [ Re schopenhaueriser. !N La HaRté de demain O, Le Jigaro, 4@ décembre 4555 ( Combats littéraires, 2IL". )ot d'-lbert )illaud, N h$siologie parisienne. Le Rchopenhaueriste O, signé Labru$.re !Le Jigaro, 24 mars 455C". 0ette création a été remarquée. [ Roiral.e !ad%." # 'Du soir, vespéral' # Rébastien )och, 45;>, S, chap. SSS !O), S, C4C, N Péologisme O" ( N Bn baptême O, L',cho de +aris, I %uillet 45;4 !CC, SS, 29I" ( etc. )ot de 1.-E. Fosn$, qui l'a emplo$é un tr.s grand nombre de fois dans ses Quvres, à partir de 455I. Sl a été repris par différents auteurs des années 45;> et suivantes, notamment dans les *petites revues*. D R6mphoniquement # N ,tudieC de pr%s n'importe lequel des tableau( de . Claude onet. et !ous !erreC comme chacun des multiples détails dont il se compose s'encha=ne logiquement et s6mphoniquement l'un a l'autre. d'apr%s la direction des ra6ons lumineu(. comme le moindre brin d'herbe et l'ombre de la branche la plus menue subissent l'influence de leur horiContalité ou de leur obliquité. O !N L'Uxposition )onet-Fodin O, Gil ?las, 22 %uin 455; ( CE, S, @5>, qui écrivent par erreur N s$mboliquement O b -dverbe utilisé auparavant par 1ean -%albert !4559" et par fola !L'*u!re, 455C". 1/. Régionali 2e L'univers de travaux des champs, crimes campagnards, chasseurs féroces et sous-prolétariat normand évoqué dans maints récits du 6ormand )irbeau, cet univers voit son _creté accusée par l'intégration d'un petit nombre de mots dialectaux ou régionaux. Le relevé de termes percherons dans Migile est ici complété, avec en outre quelques ex. de formes dialectales non normandes. [ A!rilleau !s. m." # 6om d'un oiseau dans Le Cal!aire, chap. ST !O), S, 2C>, pas de note". La sc.ne se déroule en 8retagne. Le passage est simplement relevé comme mentionnant des oiseaux N plus rares O que les corbeaux, sans glose, par ierre-1ean DufiefL>. Le mot ne figure pas dans Migile. 1e n'en ai trouvé qu'une seule autre occurrence # il est donné comme nom vulgaire du 0ourlis courlieu !sic, à distinguer du 0ourlis cendré, !ulgo N courbe%eau O" dans une liste d'oiseaux réputés aliments maigres établie par des naturalistes nantais et publiée dans la Remaine

religieuse de Pantes du 2L février 4;>>, liste republiée dans N Hibier de 0arême O, La &eune fille et le Conseiller des familles, 8ruxelles, 4> mars 4;>>, p. 424& )ot probablement entendu sur place par )irbeau. [ Chariton !s. m." # N Y&Z des fr%res de charité a!ec leurs dalmatiques rouges. dont l'un portait une banni%re et l'autre la lourde croi( d'argent. riaient Y&Z. Lentement. le cort%ge se mit en marche X d'abord les charitons et les chantres. la croi( qui brillait. la banni%re qui se balan"ait. le curé en surplis blanc O !Le Cal!aire, 455C, chap. 4 ( O), S, 4@I, pas de note". Le mot n'apparaissait pas dans une premi.re version de cette sc.ne d'enterrement, qui constituait le premier ^ de N )on oncle O !Le Gaulois, L mars 455C ( CC, S, @>>-@>4". 6e figure pas dans Migile. Sl s'agit d'un normandisme, rare à l'écrit, pour '0hacun des dou:e membres d'une charité', ce dernier terme désignant une confrérie lahque se chargeant du service des inhumations. 'n trouve une mention curieuse des charitons du erche dans Les Gens qui s'amusent, de Léo Tré:enid, Hiraud, 455C, pp. @I-@5. [ DésWmé.e !ad%." # N Elle tourna la tEteX et si lourde fut la chute du bel archange l@3haut @ cette laideur !icieuse. qu'elle en demeura un instant désWmée. O !La ?elle adame Le Vassart, signée -lain 8auquenne, 455L, chap. TMS ( O), SS, ;9C, N néologisme O". remi.re attestation. 0'est probablement un mot de l''uest # encore attesté comme dialectalisme en <rance ! oitou&", le v. est tou%ours courant au Vuébec, transitif et surtout pronominal # Re désWmer 7 '='éreinter, s'exténuer'. Sl était relevé dans le +arler populaire des canadiens fran"ais, de Dionne et La Hrasserie, 4;>;. Sl sera emplo$é par 1ean Lorrain, 1ean Fichepin, <agus, etc. [ &erl%s !s. m." # poisson dans N ` Jmile 8ergerat O !Gil ?las, 42 avril 455;"L4. Sl s'agit d'une des formes écrites possibles du nom nissard d'un poisson de roche dénommé en fran,ais standard +icarel, et de nom scientifique Rmaris. [ Li!ardeu(.euse !ad%." # N Li!ardeu(, ad%. Hluant, Eumide, peut-être est-ce le même mot que Liboudeu( Y7 'Hluant'Z O, U. et -. Duméril, Dictionnaire du patois normand, 0aen 45L;. )irbeau emploie sans explicitation ce normandisme dans N Les eintres primés O !voir supra Antespectif". 6on relevé par Migile. [ -intenelle !s. f." # Le Cal!aire, 455C, chap. S !O), S, 4@I, pas de note". La phrase figurait dé%à dans une sc.ne identique du premier ^ de N )on oncle O !Le Gaulois, L mars 455C ( CC, S, @>>". Le TL<, qui ne date pas la forme, cite le &fch. Le mot est mentionné sans commentaire par Migile. Un ancien fran,ais, '0lochette, sonnette'( conservé comme normandisme pour 'Hrosse sonnette pour les processions' !voir Duméril, Dict. du patois normand, 0aen, 45L; ( )ois$, Dict. de patois normand, 0aen, 455I ( et le Dict. de l'ancienne langue fran"aise de Hodefro$". [ -ournise !s. f." # N $l était loin. le temps que la belle Clémentine. fille unique de Clément 9ussenot. banquier Y&Z @ etC. donnait la tournise @ tous les fils de famille. la 8aunisse @ toutes les mamans. Y&Z Elle Y&Z ré!olutionna Y&Z la !ille. N di(3huit ans. elle en a!ait dé8@ refusé la moitié. tant les nobles Y&Z que les bourgeois. O !-lain 8auquenne, La aréchale, 455@, chap. SS, souligné par lui ( O), S, ;;I ( note ad loc. # N ot inconnu de Littré. $l s'agit probablement d'un dialectalisme pour tournis. O". 0'est effectivement un régionalisme de l'Ust !encore attesté en 0hampagne, )euse&", bien et anciennement répertorié, mais il est plutXt ad%. !7 'Jtourdie, effarée', parfois 'Svre'". Umplo$é plusieurs fois par -ndré Theuriet( voir par ex. dans Les au!ais ménages, 'llendorff, 4552, p. 42 !c'est une %eune femme du 8arrois qui parle". L'emploi substantif semble propre à )irbeau, peut-être parce qu'il ne s'agissait pour lui que d'une réminiscence livresque. 1). 5éni 2e

6ous explicitons deux mots indiens. [ +andale !s. m." # forme francisée d'un mot hindi" dans N Lettres de l'Snde. M. ondichér$ O !Le Gaulois, C avril 4559 ( L'Jchoppe, 4;;4, p. 9I, pas de glose" # N Au8ourd'hui. +ondichér6 est tout en fEte. pa!oisé et fleuri X Y&Z. Les rues Y&Z sont ornées d'arcs de triomphe et de pandales en feuilles de bananier. O 'n trouve l'explication de l'ob%et ainsi désigné dans le Vo6age @ Canton. Y&Z @ la Chine Y&Z du 0. 0harpentier 0ossign$, 4I;5, 0TTS, p. 2I2 # il s'agit d'une sorte de grosse paillote temporaire, en bambous et feuillages, érigée notamment pour les festivités. Le mot apparaissait dé%à dans le Vo6age au( $ndes orientales d'-nquetil-Duperron !* réliminaire* à sa traduction du dend3A!esta, Tilliard, 4II4, t. S, p. 00S". [ Le N stramanas O de la troisi.me des N Lettres de l'Snde O !Le Gaulois, 5 mars 4559 ( L'Jchoppe, 4;;4, p. I4" est une erreur ou une coquille pour sramanas, N moines, asc.tes O en sansdrit. Le mot est commun dans les textes traitant des religions asiatiques, depuis le début du TST si.cle !et auparavant sous diverses formes approchées", et il figure même dans le Littré, comme ét$mon de Chaman.
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11. 6!el7!e rareté le-i'ale et de 28 t9re D Cucurrinne !s. f." # )ot que l'on rencontre dans la lettre à -lfred 8ansard des 8ois du 2> mai 45CI !CG, S, p. 5C" est un lapsus calami pour Cucurrine, nom d'une arme médiévale !de nature indéterminée" apparaissant en hapax au cours d'une longue énumération de noms d'armes dans Le 6st%re de saint Kuentin !TSM si.cle". La plus ancienne citation que %'ai trouvée du passage en question est faite par Jdouard <leur$ dans les Annales archéologiques de Didron aRné, t. TM, 4599 !en volume, 459C". )ais c'est peut-être dans les Curiosités des anciennes 8ustices de Desma:es, 45CI que )irbeau, potassant alors son droit, aurait pu la trouver. =eulement, l'ouvrage a précisément comme date de dépXt légal *mai 45CI* b Un tout état de cause, le mot est une véritable trouvaille de lexicomaniaque. [ Encuse !s." # N On a porté la hache dans les arbres délicats. les fragiles encuses X au lieu de pelouses fleuries. ce sont des entassements de briques et de caillou(. O !N L'-pothéose O, Le &ournal, 4C %uillet 45;; ( CE, SS, 2@L, pas de note". ` part faire l'h$poth.se d'une coquille + mais laquelle / + nous ne pouvons rien dire de ce vocable, qui semble désigner de la végétation. [ Jantastatique !ad%." # Moir la lettre à -lfred 8ansard des 8ois dé%à citée du 4 %uin 45CI !CG, S, p. 55". 0ette variante + certes rare et mal explicable + de l'ad%. Jantastique est attestée selon nos recherches depuis ca 45L4. 0e n'est pas semble-t-il un anglicisme. ='agirait-il d'un phénom.ne curieux de lapsus à répétition / [ 9armonicor !s. m." # 6om d'un instrument de musique, sorte d'harmonica muni de pavillons, inventé vers 459;, et dont on trouve mention %usqu'à la remi.re Huerre )ondiale ( )irbeau le mentionne dans N ortrait O !Gil ?las, 2I %uillet 455C ( CE, S, @>5". [ $cht6%te !s. m." # 6om d'une esp.ce d'oiseau dans Dingo, 4;4@, chap. S !O), SSS, CL@". Tr.s certainement erreur ou coquille pour $chth6%te, nom genérique d'oiseaux de proie !les balbu:ards", forgé ca 45L>, et relevé par le HDB ( mot scientifique d'ailleurs pris ici à la blague. [ $nallaitable !ad%." # N Les choses n'ont pas de raison d'Etre. et la !ie est sans but. puisqu'elle est sans lois. Ri Dieu e(istait. comme le croit !raiment cet étrange et anormal Edison. qui s'imagine l'a!oir décou!ert dans le pFle négatif. pourquoi les hommes auraient3ils d'inutiles et inallaitables mamelles M +ourquoi. dans la nature. 6 aurait3il des !ip%res et des limaces M +ourquoi des critiques dans la littérature M O !N / O, L',cho de +aris, 29 aoWt 45;> ( CC, S, 49I". La formulation s'explique mal, on comprendrait mieux N inallaitantes O& Ulle lui a d'ailleurs valu des sarcasmes # N irbeau. un des auteurs de cette ignoble pi%ce Ysc. # probablement Le Jo6erZ
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qui soule!a les protestations de tous les honnEtes gens. ne sait mEme pas écrire le fran"ais S A&e défie @ un sa!ant. @ un littérateur. @ un artiste >G D'inutiles et inallaitables mamellesG Les gardons et les che!ennes. poissons terriens. s'il en futG Etc.A $nutile de m'appesantir sur ce personnage. qui mériterait plus d'une correction > O !8aron de nismes, N Lapsus et bévues littéraires, Annales de la Rociété académique de Pantes et du département de la Loire3$nférieure , 4 semestre 4;>;, p. 4LC !il souligne". [ +arthénonésique !ad%." # N Y...Z un fer!ent de ?urne3&ones Y...Z te dira Y...Z que le a=tre donne au( femmes des apparences de 8eunes gar"ons X au( 8eunes gar"ons des apparences de femmes Y...Z. Cette substitution des se(es cache tout un monde de pensées mer!eilleuses et de suradorables s6mboles Y...Z > Et chacun t'e(pliquera. @ sa fa"on. ces pensées mer!eilleuses. ces suradorables m6st%res. Les uns t'affirmeront que telle toile est d'une pureté liliale et parthénonésique X les autres qu'elle est d'une satanique per!ersité. O !N Tou%ours des l$s b O, Le &ournal, 25 avril 45;9 ( CE, SS, 5I". 0'est le verveux peintre eariste qui parle. robablement une coquille ou une confusion pour N parthénogénésique O, ' ar parthénogen.se', i. e. ici '-sexué'. L'ad%. +arthénogénésique, daté 45C9 par le DEL<, est attesté depuis au moins 459C en sciences naturelles( il est lexicalisé dans le HDBL2 [ -ragiographiquement !adv." # N ?urne3&ones Y&Z a son culte que cél%brent des 8eunes femmes réunies en une secte élégante et m6stique qu'on appelle S les ]mes. Y...Z Elles Y&Z glissent sur Y&Z les gaCons étoilés de crocus. un peu penchées comme si elles allaient tomber. Et elles tiennent @ la main tragiographiquement. non plus des tiges de l6s ou des branches de tournesols. mais des arums. des s. n. d. D. d'arums. dont le cornet i!oirin est. en ce moment. la fleur rituelle du préraphaélisme. O !N Tou%ours des l$s b O, Le &ournal, 25 avril 45;9 ( CE, SS, 55, qui écrivent N hagiographiquement O, mais il n'$ a pas d'ambiguhté possible sur l'original L@". 0'est le verveux peintre !s$mboliste contrarié" eariste qui parle. eut-être un mot-valise sur -ragiqueGraphique-9agiographique / =émantiquement, cela est possible. )ais une simple requête sur Hoogle Livres permettant de constater que la coquille N tragiographique O pour hagiographique s'atteste à plusieurs reprises, on peut supposer que )irbeau a *simplement* voulu écrire N hagiographiquement O.
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13. Bilan et .er .e'tive )irbeau a-t-il des affixes favoris / La suffixation purement pé%orante ! $nstitutard, Centre3 gauchard, etc." est moins prégnante que l'on aurait pu s'$ attendre, au profit du suffixe - esque, plus *fantaisiste* + tr.s productif à l'époque dans la langue de la chronique ou du cabaret, ou che: -lphonse -llais !l'album primo3a!rilesqueG". Bne constatation plus étonnante est que les s. m. en -ment, si souvent produits dans la prose goncourtienne et celle de leurs suiveurs ! oictevin&", sont plutXt rares, ce qui peut amener, parmi d'autres indices lexicaux ou grammaticaux, à relativiser l'empreinte du *st$le artiste* sur l'écriture de notre auteur LL. 'n a vu que cette rareté était encore plus nette dans le cas de ce trait t$pique de la langue fin-de-si.cle, les féminins en -ance, ce qui ne laisse pas d'être significatif, tant ils paraissent st$listiquement normatifs dans l'avant-garde de cette époque. Eors du substandard !registre familier ou trivial", l'hétéroglossie !xénismes L9, défauts de prononciation, manies s$ntaxiques&" ne se distingue pas par une abondance particuli.re. )irbeau est moins attentif peut-être que 8al:ac ou roust à recréer compl.tement des idiolectes( on peut citer toutefois le cas de la %eune fiancée de N )aster 8lue O, dans les AC, et la verve mirailleuse, mi-exaltée de eariste, l'avant-gardiste contrarié& )ais il $ a dans les deux cas plus d'expressionnisme que d'exactitude patiente. =urtout, l'écriture mirbellienne est moins

obstinément *philologique* que le naturalisme :olien, qui voudrait reconstruire ob%ectivement des lexiques spécialisés. Les prouesses morphologiques de double affixation de s$ntagmes !s$ntagmes verbaux essentiellement", du t$pe Décachemirenoircir, sont à peu pr.s inégalées à l'époque( on n'en trouverait l'équivalent qu'avec un privatif bal:acien d'ailleurs fort proche # Désenbonnetdecotonner !dans ?éatri(". )ais elles gardent une grande lisibilité. Les procédés les plus vo$ants ont che: lui, malgré l'artifice apparent, une pertinence sémantique, laquelle se laisse presque tou%ours aisément saisir. Sl est intéressant d'observer que, si )irbeau a tendance à ne pas gloser les termes nouveaux ou rares qu'il emploieLC, ce qui est un cas général en registre littéraire, il pratique volontiers une dérivation à la fois sémantiquement explicitée et rhétoriquement emphatisée par le cotexte !homéotéleutes, parallélismes, figure dite d'isolexisme, lorsque la base et son ou ses dérivé!s" sont co-présents". 0e qui a deux avantages complémentaires # la compréhension de formes inédites est facilitée( et ce signifiant quelque peu bru$ant, voire h$stérisé, est adéquat à la profusion proprement déstabilisante du monde qu'il signifie ( le relief sémiotique devient un grossissement éclairant et ainsi, paradoxalement, une transparence LI. 0e refus de l'opacité, de la fermeture du texte sur lui-même, en voici un autre indice # on n\a pour ainsi dire pas trouvé, dans notre corpus, de formations basées sur des calembours gratuits, comme en produisait sans retenue un nill$, par ex. # celles-ci ont leur %ustification en elles-mêmes, quand l'humour de )irbeau est pour ainsi dire sérieu( # expressif !et donc volontiers caricatural" bien plus que formel !autotélique, *sans messageL5*". Les compactages de s$ntagmes, compositions cocasses, affixations railleuses et provignement de noms propres se retrouvent dans toute littérature comique, $ compris à l'époque classique, et en sont un des marqueurs. 0he: )irbeau, plus essentiellement, ces déformations sont des difformités, qui rév.lent et figurent à la fois les anomalies sociales, ou l'effarement qu'elles provoquent. Bne étude plus poussée devrait permettre d'établir si les procédés mirbelliens de formation diff.rent sensiblement selon le genre !%ournalisme politique, chronique, roman, correspondance, thé_tre&". L'impression premi.re que permet le listage proposé ici est à cet égard négative L;. )irbeau est d'ailleurs unique par la réutilisation trans-générique de ses textes 9>. La correspondance même ne distingue pas par un ludisme *privé* tr.s sensible, tel celui qui fait *prolifier* les déformations dans celle de Merlaine, par ex. La variété des procédés allant de pair avec une certaine uniformité de leur emploi, dicté essentiellement par la volonté de signifiance, voilà la conclusion générale qu'on pourrait retenir, ainsi que celle, corollaire, du refus des %argons # )irbeau n'a resserré son lexique sur aucune écriture de mouvement, d'école ou de clan. our ce qui est de la postérité des expressions nouvelles de )irbeau, on a vu que plusieurs vocables finalement entrés dans la langue !au moins littéraire" sont, dans l'état actuel de la documentation, attestés pour la premi.re fois che: lui !L'au 8our le 8our, ?ureaucratisation, Cornélianisme, Emballé, R6mphonisation, etc.". Dans le cas de +ot3de3!inat, cette introduction dans l'usage est d'attribution certaine. Sl reste beaucoup à faire. =ans s'acharner à un rêve absurde d'exhaustivité, on peut vouloir prendre en compte une plus grande part des tr.s nombreux textes du prolifique )irbeau. La recherche de paternité des Quvres pseudon$miques d'attribution encore douteuse pourrait s'appu$er utilement, à défaut de relevés st$lométriques complets, sur celui des formes rares et néologiques, s'il est asse: large et précis. lus généralement, le rapport de )irbeau à la langue cultivée et didactique + et non seulement avant-gardiste + de son temps, doit pouvoir être articulé à sa représentation essentiellement problématique de la science et du savoir, et au rXle !structurant / déstabilisant /" qu'ils %ouent dans son écriture et ses thématiques. =a contribution au vocabulaire de la critique d'art par exemple mériterait d'être mieux cernée # lexique affectif ou

ob%ectif, dilettante ou informé, original ou conventionnel /... <rédéric UTST Jquipe *Fessources*, Snstitut de Linguistique <ran,aise, Hrenoble

Note
6ous ne préciserons pas l'éventuelle présence de certaines des lexies étudiées ici dans des listes de néologismes proposés par des lexicographes, tel 1ean-8aptiste Fichard avec son Enrichissement de la langue fran"aise !45L2-45L9" # il s'agit de dérivations s$stématiques qui ne correspondent pas + en premi.re approximation + à un *usage réel*. 2 6ous avons dépouillé intégralement les Grimaces, les deux volumes des Chroniques esthétiques, les romans Le Cal!aire, Rébastien )och et Dans le ciel ( partiellement les Combats littéraires, les +remi%res chroniques esthétiques, les Amours cocasses, La ?elle adame Le Vassart. Des sondages ont été faits notamment dans de nombreux articles mirbelliens parus dans Le Jigaro, L',cho de +aris et Le Gaulois. Les romans tardifs, et notamment le prometteur 4713E1, ont dW être malheureusement quelque peu survolés. 6ous avons bien évidemment profité de listes de néologismes précédemment établies, en premier lieu par ierre )ichel dans les Combats d'Octa!e irbeau, -nnales littéraires de l'Bniversité de 8esan,on, 4;;9, et par 0laude Eer:feld dans Octa!e irbeau. Aspects de la !ie et de l'Tu!re, L'Earmattan, 2>>5. @ La Langue littéraire. \ne histoire de la prose en Jrance de Gusta!e Jlaubert @ Claude Rimon. =ous la direction de Hilles hilippe et 1ulien iat, <a$ard, 2>>;. La seule mention st$listique, fort br.ve, concerne l'N intéressant tra!ail O de sa ponctuation !p. @5@ note @". L'ouvrage offre néanmoins une vaste et utile s$nth.se.3 L N La langue romanesque O, 9istoire de la langue fran"aise /1153/2/f , sous la direction de Hérald -ntoine et Fobert )artin, Jditions du 06F=, 4;59, p. LI; sq. 9 -ux rares exceptions pr.s de lexies dé%à relevées par des travaux antérieurs, que le TL< reprend.3 C 1.-L. 0aban.s, N Le Discours sur les normes dans les premiers romans de )irbeau O, dans Octa!e irbeau. -ctes du colloque international d'-ngers !septembre 4;;4 <, textes réunis par . )ichel et H. 0esbron, . B. -ngers, 4;;2, p. 49L. I . 0itti, N L'-nnonciateur et le m$the de l'origine O, ibidem, p. @2@. 5 6K 4@9 du 2L %anvier 455C, p. C>b. ; La Pou!elle re!ue, 2; %uillet-aoWt 455L, p. 55;b. 4> 0. Llo$d, N 'ctave )irbeau et la caricature O, dans Le Champ littéraire /1453/125. ,tudes offertes @ ichael +aIenham, éd. par eeith 0ameron et 1ames eearns, -msterdam--tlanta, Fodopi, 4;;C, p. 259 ( et p. 25I # N Y&Z en dénon"ant la stérilité de la caricature. irbeau ne fait que rendre compte inconsciemment de ses propres défauts comme créateur littéraire X cheC lui. le burlesque et le grossissement sont une seconde nature. O Sl va %usqu'à dire !p. 2;4" que N la !ision caricaturale d'Octa!e irbeau a pour effet de faire de l'anormal une nou!elle norme O. 44 Op. cit., p. @>5.3 42 N Y&Z plus 8e !ais dans la !ie. et plus 8e m'aper"ois que c'est la !ie qui e(ag%re. et non ceu( qui sont chargés de l'e(primer. O !N L'-bbé 0uir O, Le &ournal, 4C mars 4;>2 ( CE, SS, @29". N +ourtant. l'e(pression littéraire et artistique est tou8ours en de"@ de la !ie S c'est un th%me que irbeau rabWche et remWche douloureusement Y&Z. Le recours @ la caricature est donc un pis3allerX c'est le seul équi!alent !erbal qu'ait pu in!enter l'écri!ain pour se mesurer @ l'énormité de l'e(istence. O !Llo$d, art.cit., 2;4".3 4@ G compris par )irbeau lui-même dans un article ultérieur # N Les architectes modernes Y...Z a!aient fait de l'architecture Y...Z on ne sait quoi de discordant. oB il s'effor"aient d'humilier tous les st6les. l'un par l'autre. en les combinantX oB le grec et le gothique. le chinois et le b6Cantin. le moresque et le renaissant. l'ass6rien et le Louis #V hurlaient de se retrou!er agglomérés O !N Smpressions d'un visiteur O, Le Jigaro, 4> %uin 455; ( CE, S, @I@". Le mot ?6Cance en lui-même évoquait, à la fin du TST e si.cle, N une cité hétérog%ne. comme éternellement scindée. écartelée entre des aspirations contraires et e(cessi!es. Y&Z C'est que la décadence trou!e en ?6Cance une décadence de la décadence romaine. un principe d'éclatement. d'hétérogénéité poussé @ l'e(trEme .O )arie-<rance David-De alacio, N Les onacres de la perle et de la pourriturep # 8$:ance O, in -ctes du colloque 6thes de la Décadence, sous la direction d'-lain )ontandon, 0lermont-<errand, . B. 8laise ascal, 2>>4, p. 4CC. 4L La +etite chocolati%re # comédie en L actes, par aul Havault, 4;>;. 49 Moir là encore irb. le(ic. 4C our l'affaire dont il s'agit, et dans laquelle était directement en cause le directeur des 8eaux--rts Hustave Larroumet, voir les notes @ et L ad loc. de l'éd. citée ( et Daniel nildenstein, onet ou le triomphe de l'impressionnisme, 0ologne, Taschen, 4;;C, t. S, p. 2C@ sq.
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4I 'n se reportera à l'article *)odern st$le* du Vocabulaire d'esthétique d'Uug.ne =ouriau, B<, 4;;>, qui explicite pleinement ce qu'évoque )irbeau.3 45 1ules Lemaitre, Les Contemporains. ,tudes et portraits littéraires, 4.re série, Lec.ne et 'udin, 455C, p. @9L. 4; Dictionnaire des personnages, Laffont-8ompiani, *8ouquins*, 2>>2, p. II2. 2> 0amille Lemonnier, N La 8elgique O, chap. TSS, dans Le -our du monde, L4, 4er semestre 4554, p. @ILa. 24 1'en ai trouvé en réalité une occurrence antérieure # il est question des N candélabres débronCés O de l'appartement d'une vieille avare dans \ne petite !ille, roman de Faoul 8ravard, )ichel Lév$, 459;, p. 2C2. Sl n'est pas exclu que le terme ait appartenu au vocabulaire des brocanteurs. 22 Désemmailloter est encore millésimé 4;4; par le Hrand Fobert dans sa derni.re éd., 2>>4, ce qui correspond probablement aux &eunes filles en fleurs de roust. 2@ 0et exemple nous avait échappé quand nous avons publié irb. le(ic. 2L ar le ton, l'article de )irbeau fait d'ailleurs fortement penser aux &eunes3Jrance de Hautier. 29 Sl est fait sur l'ad%. Lustral, et non sur le v. latin lustrare, qui eWt fourni la francisation Lustrer, indisponible par spécialisation de sens. 2C La prépublication !La Pou!elle re!ue, 4er octobre 455C, p. 92L" portait N fureurs bestiales O, var. non signalée par O). 32I =i %e comprends bien l'indication de variante d' O), les adverbes n'apparaissaient pas dans les prépublications du &ournal !mars 45;I[". L'intensité N est un des mots d'ordre de l'époque O, dit à raison )ichel Delon !note 9L de son éd. du 1ardin des supplices, <olio, 4;;4, p. 45L, annotation sur le mot N intensité O, et non à propos de N parox$stement O, qu'il ne glose pas". 25 -natole 0laveau, Contre le flot, 'llendorff, 455C, p. C ( ce texte d'un critique conservateur se veut un pastiche de la langue *fin-de-si.cle*. Udmond de Honcourt se plaisait à observer le demi3refermement de fleurs !&ournal, C %uin 455@, 0harpentier et <asquelle, t. MS, 45;2, p. 2C9" ( mais le manuscrit, si l'on en croRt l'édition Ficatte !Laffont, *8ouquins*, 4;5;, t. SS, p. 4>4>", porte N demi-renfermement O& 2; Correspondance a!ec Claude onet, Tusson, Du Lérot, 4;;>, p. 445 ( les éditeurs notent # N Lecture incertaine. Le catalogue de la !ente Ydes -rchives Durand-Fuel, 44 décembre 4;I>Z indique AlubriqueA. Pous n'a!ons pu identifier ce !ase. O Les mêmes éditeurs précisent, dans la CG !t. SS, nK 5L@, note I", que g lubrique Q gest @ coup sUr une lecture fauti!e. O )irbeau emploiera la forme Vul!aire dans le chap. TMS de Dans le ciel, 45;@ !O), SS, 52".3 @> =amuel Lair, irbeau et le m6the de la nature, Fennes, 2>>L, SSSe partie. @4 Les CC !SS, @5I" écrivent par erreur N proliférer O. @2 Jvocation, quelque peu exaltée, du tableau de )onet En canot sur l'Epte !nildenstein nK 429>". @@ N La 6ature et l'-rt. ` ). de <ourcaud O, Gil ?las, 2; %uin 455C, guillemeté. @L Dé!alement, en ce sens, a été utilisé plusieurs fois par les Honcourt, par ex. dans le Catalogue raisonné de l'oeu!re peint. dessiné et gra!é de +.3+. +rud'hon, Fapill$, 45IC, p. @@4 # N Dans le dé!alement !erdo6ant d'une !allée. Y&Z sous l'a!ancement d'un arbre penché sur sa tEte. une femme assise a les 8ambes dans l'eau Y&Z. O @9 récisément ce que l'on nomme un *nom propre modifié*, en l'occurrence par métaphorisation. @C 0. Eer:feld, Le onde imaginaire d'Octa!e irbeau, .B. -ngers, 2>>4, p. CC. @I Jore and aft # équivaut ici à la locution *en long et en large*. @5 oint était un peintre s$mboliste, qui a écrit des études admiratives sur 8otticelli, dont une quelques mois avant l'article de )irbeau # N <lorence. 8otticelli. La +rima!era O, ercure de Jrance, %anvier 45;C, pp. 42-4C. @; -rticle repris dans la Rociété nou!elle. )e!ue internationale, 8ruxelles, t. 2, 45;4 !Contemporaniser, p. ;C". L> .-1. Dufief, N Le monde animal dans l'Quvre de )irbeau O, dans Octa!e irbeau, -ctes du colloque d'-ngers, . B. -ngers, 4;;2, p. 252. L4 Les CL, pp. 252 et 25@, et la CG !t. SS, nK C24, p. 95" impriment fautivement N %arl.s O pour la seconde occurrence. L2 6otre passage est cité par Laurence 8rognie: dans +réraphaélisme et s6mbolisme. +einture littéraire et image poétique, 0hampion, 2>>@, p. @2> ( mais elle ne s'inqui.te pas de cette forme, parlant simplement de la démonstration par )irbeau d'une critique masquant N son manque de compétence technique sous une inflation de !ocables creu( O. L@ Le texte est correct dans Des artistes, t. S, <lammarion, 4;22, p. 229. LL 6uan,ons # la rareté des créations, qui seules nous occupent ici, n'implique pas la rareté d'emploi en général de cette catégorie de substantifs ( une étude st$listique fine et chiffrée pourrait seule déterminer les analogies et les différences. 6éanmoins, l'impression générale de lecture, sur ce point comme sur d'autres, est que la prose mirbellienne est moins *t$pée* formellement et moins serrée sur ses procédés que celle des fr.res Honcourt, pour ne rien dire des *décadents*, *s$mbolistes* ou *coruscants*&

Un particulier peu d'anglicismes. )irbeau ne savait d'ailleurs gu.re l'anglais ( voir CG, SS, nK 4IC2. Bn ex. du fait est relevé par )ichel -utrand ! op. cit., p. L5I" à propos, non d'un néologisme, mais d'une expression argotique ou supposée telle # *aller à la poule au gibier*. LI N $l ne s'agit pas de ce Atra!estissementA rhétorique si cher @ certains s6mbolistes. de cette quEte de la formule précieuse et inédite. mais plutFt d'une écriture à vif propre @ transmettre les impressions. les Aétats d'WmeA d'un narrateur relais de irbeau. O !1acques Dirrenmatt, N onctuation de )irbeau O, dans Octa!e irbeau, . B. -ngers, 4;;2, p. @4@ sq. 1e souligne.3 L5 Des personnages qu'il met en sc.ne, ce sont %ustement les plus délirants qui font des %eux de mots. L; Les textes thé_traux ont dW malheureusement être laissés à des dépouillements ultérieurs. Sls posent d'ailleurs des probl.mes particuliers de registre et d'énonciation. 9> Moir en particulier l'article *0ollage* du DO .
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