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Association Générale des Étudiants de Paris Sorbonne

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Le bulletin sans concession de l’AGEPS, première organisation étudiante de l’Université Paris IV, janvier 2008, numéro16
2008 COMMENCE SUR LES CHAPEAUX DE ROUE

Apres la LRU ARRIVE le plan reussite licence et toujours pas de postes aux concours de l'enseignement

ARRETEZ DE NOUS CASSER LES COURS !
Éditorial
Voilà une nouvelle année qui commence et 2008 se promet d’être une année chargée mais passionnante ! En France, 2007 était placée sous le signe des élections. A Paris IV, 2008 le sera encore puisqu’il nous faudra renouveler les élus des conseils centraux (Conseil d’Administration, Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire et Conseil Scientifique) le 19 février prochain. L’année dernière, nous nous étions battu entre autres choses pour obtenir une semaine de révision afin de permettre la réussite de tous les étudiants. Car comment préparer sereinement des examens quand beaucoup d’entre nous travaillent à côté de nos études, suivent des double-cursus ou passent beaucoup de temps dans les transports ? Les élus de l’Ageps au CEVU ont pu obtenir trois jours banalisés avant les examens du mois de juin et c’est déjà un grand pas : auparavant, l’administration de notre université bloquait sur le principe même des jours de révision. Il nous faudra transformer cet essai et obtenir ce que réclament nombre d’étudiants : des révisions sereines et efficaces qui ne se feraient pas entre deux réveillons pendant les vacances de Noël ! Un peu plus tard dans l’année, ce sera au tour des membres fraîchement élus du CA de choisir le nouveau président de Paris IVSorbonne. Qui succèdera au très médiatique Jean-Robert Pitte ? Le suspens demeure… Mais l’actuel président nous a dores et déjà promis sa candidature pour un second mandat, ce qui lui est permis grâce à la nouvelle loi LRU et notre chère ministre de l’Enseignement Supérieur. Enfin, vos suffrages seront encore sollicités pour les conseils d’UFR dans lesquels siègent étudiants, professeurs et administratifs, afin de parler des questions plus spécifiques à chaque filière. Mais la vie universitaire ne se limite pas aux élections, tout au long de l’année l’Ageps sera présente pour informer des étudiants avec notamment l’aide pendant les périodes d’examens et pour résoudre les problèmes administratifs, la publication des Sorbonnards Déchaînés, la présence dans les conseils et la mise en place de partenariats avec d’autres associations étudiantes de Paris IV, avec des théâtres… L’université doit être plus qu’un lieu d’études, ce doit être un lieu de rencontres et d’échanges, c’est pourquoi nous vous encourageons à créer votre propre association autour d’un thème qui vous est cher ou entre étudiants d’une même filière afin de faire vivre notre fac. N’hésitez pas à venir frapper à notre porte si vous avez besoin d’aide pour la monter ! Tous les membres de l’Ageps vous souhaitent donc une très bonne année 2008. Qu’elle vous apporte de belles découvertes dans le cadre de vos études, la réussite aux examens et dans tout ce que vous entreprenez… et tout ce que vous pouvez souhaiter de mieux ! Mathilde MÉREAU, Secrétaire Générale de l'AGEPS

LA LICENCE AVAIT BESOIN D'UN PLAN MARSHALL

ELLE SE CONTENTERA D'UN PLAN PECRESSE
La réforme de la gouvernance des universités devait être un socle aux futurs projets du gouvernement en matière d’enseignement supérieur. Et les choses vont vite : notre chère ministre vient de dévoiler son « Plan licence », c'est-à-dire toutes les transformations qu’elle entend apporter aux trois premières années d’études supérieures à l’université. On ne peut que déplorer que tout cela ait été décidé encore une fois sans réelle concertation avec la communauté universitaire et sans le Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (CNESER). L’objectif affiché du « Plan licence » est de « diviser par deux le taux argument très utilisé par notre gouvernement pour faire passer des mesures sans avoir à en discuter activement avec les acteurs concernés…). Les mesures dans le détail révèlent un plan très idéologique, qui s’inscrit tout à fait dans la mise en concurrence des universités, déjà en marche depuis quelques années. Et s’il semble proposer quelques bonnes choses, il ne s’en donne pas les moyens. Le ministère annonce donc une licence « rénovée » (mot Ô combien à la mode !), c'est-à-dire avec une spécialisation plus progressive, un stage obligatoire et une première année et plus « fondamentale » « pluridisciplinaire ». Premièrement, il faudrait clarifier ce que sera cette première année plus générale : les futurs étudiants n’attendent sûrement pas, selon le mot du SNESUP, une « super-terminale » ! Ensuite, un stage en soi n’est pas une mauvaise chose, s’il n’est pas obligatoire. On ne trouve déjà pas assez de stages pour tous ceux qui en veulent aujourd’hui, il est donc évident que de nombreux étudiants vont se retrouver avec des stages « photocopieuse ». De plus, plusieurs centaines de milliers d’étudiants de licence en stage, souvent sous-payés, c’est d’autant moins de place pour ceux qui viennent d’obtenir leur diplôme. Au final, les étudiants de licence, dont le projet professionnel n’est bien souvent pas encore formé, vont servir de main d’œuvre au rabais pendant 3 mois. Ce qui va bien évidemment pénaliser en premier lieu les quelque 40% d’entredeux qui travaillent pour financer leurs études. Pour rendre effective cette nouvelle licence, le plan prévoit enfin 5 heures

de cours en plus par étudiant et par semaine. Pour nous, qui ne cessons de dire qu’il faut plus d’encadrement et de moyens pédagogiques, ce serait une très bonne chose si cela se traduisait par des créations de postes ! Malheureusement, ces heures supplémentaires seront entièrement effectuées par des personnels contractuels et donc précaires, ou par des tuteurs. En l’état actuel, on est donc plus devant un pseudo « Plan licence » qu’autre chose, en l’absence du recrutement des personnels qui pourraient effectivement améliorer l’encadrement des étudiants. Maxime LONLAS

d’échec en première année en 5 ans, de faire de la licence un vrai diplôme national qualifiant d’insertion ou de poursuite d’études et d’atteindre ainsi l’objectif de 50% d’une classe d’âge au niveau licence » (Communiqué de
presse du ministère, 13 décembre 2007). Louable. En effet, personne ne peut nier qu’il y ait un taux d’échec important en licence. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement consent à faire un effort de 730 millions d’euros d’ici 2012, qui sera réparti équitablement entre les universités en fonction de leur nombre d’étudiants en première année. Et évidemment, il faut commencer à mettre tout cela en place dès février 2008 (l’urgence est un

LE DEGRAISSAGE POUR LES POSTES AUX CONCOURS DE L'ENSEIGNEMENT CONTINUE
Ça y est. Les chiffres sont tombés. A une dizaine de semaines du début des concours de l’enseignement, le ministère de l’éducation confirme nos prévisions : le nombre de postes a encore diminué. Le CAPES a perdu 19% de ses postes, et l’agrégation 16%. Quel prétexte ? Moins de départs en retraite que prévu. Il semble aussi que les élèves soient quelques moins nombreux dans le secondaire…alors que ceux du primaire connaissent l’effet inverse. Nous le savions : le budget est trop court, on avait annoncé dès le mois d’août que 11 200 départs en retraite ne seraient pas remplacés. Ainsi, les matières principales de l’enseignement sont les plus touchées. Les lettres modernes perdent 26% leurs postes à l’agrégation, et 31% au CAPES, les mathématiques perdent respectivement 15 et 18%, les sciences physiques et SVT, ainsi que les langues, sont loin d’être épargnées elles aussi. Petite surprise cependant : le nombre de postes de lettres classiques au concours de l’agrégation n’a pas bougé d’un pouce (Oh joie !). Cette baisse du nombre d’enseignants est à mettre en parallèle avec un phénomène aussi critiquable que logique dans ce système : l’augmentation nette des professeurs vacataires et contractuels. Il faut savoir qu’en une quinzaine d’années, le nombre du personnel enseignant temporaire a doublé. Qui sont-ils ? Des remplaçants, qui ne sont pas titulaires d’un diplôme de l’enseignement. Certains sont des personnes très qualifiées qui apportent un « plus » dans un cursus universitaire. Dans d’autres domaines, il s’agit d’étudiants à Bac+3, Bac+4, embauchés à durée déterminée. Leur salaire à tous est fixe, c’est-à-dire qu’aucun autre diplôme ne permet de le revaloriser, ni l’ancienneté d’ailleurs. Par ailleurs, leur expérience n’est pas prise en compte lors d’une titularisation en tant que fonctionnaire (contrairement à un moniteur de l’enseignement supérieur). Comment rénover et changer le système éducatif avec ces méthodes ? Une enquête de la MGEN (sécurité sociale des enseignants) montre que les jeunes professeurs sont régulièrement désenchantés après leurs premières expériences dans l’enseignement. Pourquoi ? Parce qu’ils ont en face d’eux des élèves qui leur sont parfois étrangers. Ces jeunes sont indisciplinés, manquent de bases, de méthodes…et la communication devient compliquée. Surtout lorsque pour un prof, le soutien et la reconnaissance sociale manquent. Comment va-t-on améliorer cela en augmentant le nombre de vacataires, qui, à peine habitués à un établissement, à peine écoutés de leurs élèves, doivent changer de poste ? Comment peut-on critiquer la baisse du niveau général et en même temps favoriser les classes hyper nombreuses, dissoudre les équipes pédagogiques en réduisant le nombre de titulaires ? Mais que tous ceux qui passent les concours dans quelques semaines gardent leur motivation, car l’enseignement est tout de même un des plus beaux métiers du monde… Claire AMIOT

La phrase du mois
"Le monde de demain sera fondé sur le commerce des idées autant que sur celui des biens matériels", telle fut la phrase prononcée par Jean-Robert Pitte dans son discours du 13 décembre 2007. Quelle poétique manière d'évoquer la hausse des frais d'inscription à l'université ! Comme Valérie Pécresse doit être heureuse d'avoir un tel parolier pour mettre en musique sa réforme !

i couloir

Au fond Du

REGARD SUR L'UNIVERSITE EN ANGLETERRE
En ces temps de « grande » réforme universitaire, nous savons que les acteurs de celle-ci s’inspirent quelques peu du modèle anglo-saxon. Essayons donc de comprendre comment il fonctionne, de voir quels sont ses qualités et ses défauts. […] En Angleterre, les universités proposent une gamme de cursus courts en deux ans, pour préparer des diplômes comme le « higher national certificat » ou comme un « foundation degree ». Pour les étudiants qui souhaitent poursuivre leur cursus, l’université délivre d’autres diplômes, comme le « Bachelor degree », le « Master’s degree » ou encore le doctorat. […] Penchons nous tout d’abord sur un des points « chauds » de leur système universitaire : la sélection et l’augmentation des frais d’inscription. En Angleterre, ces deux processus sont mis en place depuis un petit bout de temps ! En général, le processus d’admission est basé sur un dossier et un entretien au cours duquel il faut convaincre son jury sur l’utilité d’avoir un élève tel que vous dans son collège ! Il existe évidemment un débat sur ce processus d’admission : on se demande en effet si les étudiants provenant d’écoles publiques ont suffisamment de chances d’être acceptés dans l’université où ils souhaitent aller. Il y a en effet un certain décalage entre les enseignements des deux types d’établissement (rappelons que les écoles privées sont beaucoup plus nombreuses en Angleterre qu’en France), et des étudiants brillants venant d’une école publique peuvent échouer au niveau des entretiens, ne correspondant pas assez à la « demande », à la « politique » de l’université. En septembre 2006, une nouvelle loi a autorisé l’augmentation des frais d’inscriptions dans les universités. Le plafond maximum est donc passé de 1250 livres sterling…à 3000 (environ 4400€) !!!! Bien sur, à ce jour, la plupart des universités ont opté pour le plafond maximum, lequel devrait rester tel quel jusqu’à 2010. Pour accompagner cette augmentation, les modalités de paiement ont évolué : les étudiants n’ont plus à payer les frais universitaires avant ou pendant leurs études. Ils peuvent, à la place, emprunter le montant nécessaire auprès de la « Students Loan Compagny », un organisme gouvernemental qui s’occupe de reverser directement la somme à l’université concernée. C’est donc avec un emprunt que les étudiants (et leurs familles) entrent à l’université ! […] Bien évidemment, cette réforme fait débat. Les présidents d’université pensent dans l’ensemble que les frais d’inscription devront encore augmenter afin d’assurer la « très haute qualité » de leur établissement ; de même, il est possible que le taux d’intérêt des emprunts étudiants augmente sensiblement, en partie parce que le non remboursement de ces prêts coûteraient actuellement à l’Etat plus d’un milliard de livres. Et les étudiants dans tout ça ? Il

"Anarchistes et gauchistes"! Voici la manière dont les étudiants mobilisés contre la loi LRU étaient qualifiés ces derniers mois par le président de notre université. Malheureusement pour lui, la réalité est un peu différente: des étudiants de Michelet mettent actuellement en place un débat qui se veut force de proposition sur le thème "Universités, quelle autonomie voulons-nous?". Voici donc une excellente initiative pour comprendre les différentes réformes de ces vingt dernières années et leurs répercutions sur la vie étudiante. Rendez-vous jeudi 10 janvier à 17h en salle Doucet à l'Institut d'Art et d'Archéologie pour y participer. Tony Morrison est une grande dame et notre université l'a nommée docteur Honoris Causa en grande pompe. En tellement grande pompe que notre aimée ministre, Madame Pécresse, s'est fendue pour l'occasion d'un d is c o ur s d 'une p la titud e remarquable, sur le mode "chers étudiants, vous avez tort de vous inquiéter". De la part de quelqu'un qui n'a jamais mis les pieds à l'université, ce fut savoureux. Mais elle ne fut pas la seule à s'illustrer à cette occasion: notre cher président, au motif que certains élus étudiant ne respecteraient pas la démocratie, avait invité tous les élus des conseils centraux… sauf les élus étudiants, à l'exception du Vice-Président étudiant (aussi président de l'AGEPS). Être antidémocratique sous prétexte d'antidémocratisme, ça vaut son pesant de cacahuètes! Heureusement, nous avons su lui imposer que les élus étudiants soient traités comme les autres. Ô joie! Enfin, les choses semblent avancer un minimum du côté des travaux sur le centre Clignancourt. Selon les vœux de notre président pour la nouvelle année sur l'intranet, ils devraient commencer en janvier. C'est bien beau tout ça, mais on aimerait bien en savoir plus sur les conséquences à court terme de tout cela pour les étudiants de ce centre, et sur ce qui va justement être fait. Or, rien ne transparaît officiellement et même les élus étudiants, quel que soit leur organisation, n'ont en aucun cas été informés de la chose. Est-ce un oubli, ou l'énième preuve d'une conception pittoresque de la démocratie? Sur son site officiel, la direction de notre université interpelle les lycéens: "Lycéens, soyez acteurs de votre orientation! Participez à la phase de préinscription". Ce qui est appelé "orientation" se résume à un simple avis favorable ou défavorable. En conséquence, on ne le répètera jamais assez, cela ne sert à rien. Ce dont les lycéens auraient besoin c'est surtout d'une vraie possibilité d'information sur ce qu'il vont faire à l'université et sur les cursus qu'ils vont pouvoir suivre, pas d'un simple avis non motivé. D'autant plus que les UFR n'ont évidemment eu aucun moyen supplémentaire pour mettre en place cette procédure qui fleure bon la sélection à l'entrée de l'université.

Venir etudier en France
Enquete sur les parcours des etudiants etrangers
Près d’un tiers sont originaires du Maghreb, 21% d’Afrique subsaharienne, un sur cinq d’Europe, à peine 6% des Amériques, les autres d’Asie. Voilà d’où viennent les étudiants étrangers en France. Une étude de l’Observatoire de la Vie Etudiante (OVE) a été publiée en novembre 2007, à partir d’un échantillon de 1 715 étudiants de dix universités, répartis conformément à la configuration de la population étrangère dans les universités françaises. On les trouve quasi-équitablement dans les niveaux d’études. La moitié sont des femmes et ils ont en moyenne 26 ans. Quatre aspects de la vie des étudiants étrangers sont tracés : le choix de la France, les conditions de vie et d’études et le bilan et les projets des étudiants étrangers. Si la connaissance de la langue (71%), l’intérêt culturel (51%) ou la valeur des diplômes (50%) sont des motivations générales, on constate, concernant leurs attentes, que les étudiants des pays du Nord mettent plus en avant la dimension culturelle de leur séjour, tandis que ceux venus du Sud y voient plutôt une occasion d’acquisition et de développement de savoirs et de techniques scientifiques. Mais le bât blesse lorsque l’on aborde la question de l’accueil : 26% seulement des interrogés n’ont éprouvé aucune peine à trouver les informations qui leur étaient nécessaires. La moitié a estimé être mal informée sur les démarches administratives, un tiers au niveau de l’université et 38% sur les aides financières publiques. Par ailleurs, leurs conditions de vie sont très proches de celles des étudiants nationaux : 57% ont un emploi (hors vacances d’été), dont 67% des étudiants maghrébins, et seulement 43% des étudiants asiatiques. Seuls 9% se contentent des aides parentales. Les ressources financières sont un des principaux problèmes des étrangers, à 81%. Question logement, 64% éprouvent des difficultés à en obtenir. 46% ont un logement indépendant, 20% sont en Cité universitaire, 13% sont chez un parent, 21% sont en colocation ou en chambre au pair. Les difficultés des étudiants dans leurs études ont souvent des incidences sur leurs résultats. Chez les étudiants étrangers, le manque de temps (61%), la connaissance de la matière (50%) et la quête d’un stage (50%) en sont les principales causes. On peut constater deux choses : le cumul avec un emploi et le manque d’informations, deux points sur lesquels il faudra faire des efforts, mais pour tous les étudiants, notamment en ce qui concerne la circulation des informations au niveau de l’université. Pour conclure, malgré toutes les difficultés énoncées, 43% des étudiants étrangers ont réalisé leur projet et 51% l’ont sensiblement ajusté. Près de 80% se sentent satisfaits de leur expérience. Petite remarque : 47% des étudiants sondés souhaitent aller jusqu’au doctorat, quand moins d’un tiers des étudiants français y songe. Simon VACHERON

existe bien des syndicats en Angleterre, comme en France. La « National Union of Students » – NUS), par exemple, est le principal syndicat étudiant d’Angleterre. Il se positionne contre ces augmentations des frais d’inscription, stipulant que leur déplafonnement servira à dissuader davantage les étudiants issus de milieux plus pauvres d’étudier à l’université. En effet, comment concilier une volonté manifeste d’ouvrir les universités à un plus grand nombre d’étudiants avec cette réforme ? Il faut savoir que le syndicalisme étudiant fonctionne bien différemment en Angleterre, et chaque étudiant reçoit sa carte d’adhérent en entrant à l’université. La NUS est une sorte de fédération dans laquelle chaque syndicat local s’occupe d’activités diverses (sport, politique, culture, religion, etc.), d’actions locales ponctuelles pour défendre le droit des étudiants, et soutient les campagnes nationales de la NUS. La vie étudiante en Angleterre est, quant à elle, très différente de la notre : un étudiant anglais fait partie d’une université (qui lui donne des cours et son diplôme) et d’un collège : celui-ci est une organisation totalement indépendante, lui proposant un logement, des cours particuliers, de nombreuses activités. Chaque collège est dirigé par un bureau élu, et est libre de sélectionner ses propres étudiants. Il possède ses propres clubs, sociétés, etc. De plus, chaque étudiant a un tuteur pour l’épauler tout au long de l’année. L’étudiant est totalement intégré dans le milieu universitaire. […] En tout cas, l’université n’est pas simplement un lieu de « passage », comme elle peut l’être pour nous : c’est aussi un lieu de socialisation. Si nous ne retenons certainement pas la sélection et les frais d’inscription trop élevés chez nos collègues d’outre-manche, cette « vie universitaire » semble bien tentante, à condition qu’elle s’adresse à tous les étudiants quels qu’ils soient ! Claire AMIOT NB: la version complète de cet article est disponible sur le site du Sorbonnard Déchaîné: www.sorbonnard-dechaine.fr

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fZone d’info
www.etudiant-paris4.fr
Nous vous l'avions promis, et cela a pris du temps (et va encore nous en demander beaucoup!), mais le site d'informations à destination des tous les étudiants de notre université est enfin en ligne! Sur le site http://www.etudiant-paris4.fr, vous trouverez facilement tout ce que vous ne trouvez pas facilement et de manière claire sur le site de notre université ou ailleurs. Nous sommes encore en train de le remplir, toutes les rubriques ne sont donc pas encore disponibles. Cependant, toute aide, information ou réaction est la bienvenue! N'hésitez pas, d'ores et déjà, à aller y faire un tour: l'actualité est aux examens, vous y trouverez donc en premier lieu les droits qui sont les nôtres à cette occasion.

Première organisation étudiante de Paris IV, l’AGEPS dispose de nombreux élus dans les différents conseils d’UFR et, jusqu’à aujourd’hui, de 8 élus dans les conseils centraux de Paris IV. En tant qu’étudiants, nous travaillons chaque jour à ce que notre voix à tous soit prise en compte dans la gestion de la fac. Rejoignez-nous! Nos locaux: SORBONNE: salle E660bis, cour Cujas, à côté du service des bourses MALESHERBES: salle 113, premier étage CLIGNANCOURT: salle 303, RDC, à gauche en sortant des amphis Le Sorbonnard Déchaîné:
Directeur de publication: Maxime LONLAS, Rédactrice en chef: Claire AMIOT, Comité de rédaction de ce numéro:

Hichem AKTOUCHE, Mathilde MEREAU, J. de TIRLEMONT, Alexandrine NANCY, Marco Chown OVED, Simon VACHERON, Sarah KOUASSI, Clarisse LAFOND-PUYO, Dessin: Julien AUVERT, Maquette: Xavier HENRY

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