You are on page 1of 2

!

" $%& '( ) $%& *++(
!"#$% $'(()*#!' %' +",$('-+. /012 345 461789:65
;' !)<='"$'-'$( >)<,( .#$. '$("#='
!"#$ #"&' #( )(*"#' +,'
-"..( #"' +,*(#/'0

Depuis plus d'un an mainte-
nant, mai 68 nous est servi a
toutes les sauces. Dans la
campagne de Sarkozy - pour le
fustiger alors qu'il en est un
héritier malgré lui -, dans les
émissions télévisées - ou se
succèdent des soixante-huitards
qui ont parfois traversé complè-
tement l'échiquier politique -,
dans les journaux depuis quel-
ques semaines - surtout pour
essayer de s'imaginer ce que
pourrait être mai 68 aujourd'hui
- etc.
Et malheureusement, deux
erreurs sont trop fréquemment
faites pour qu'on puisse les
ignorer. La première est d'ordre
historique : notre omniprésident
nous explique que mai 68 c'est
« l'argent facile », « les excès
des capitalisme débridé », et
qu'il faut en finir ! Rien que
cela ! !l y a la comme un iatus.
Ou il n'a rien compris a ce
qu'était ce mouvement, ou il a
choisit de l'utiliser de manière
bassement électorale, ou c'est
un peu des deux. Evidem-
ment, mai 68, ça n'est pas
l'Histoire que Sarkozy nous en
fait : c'est avant tout les accords
de Grenelle, la libération de la
femme, la libération sexuelle, la
chute des entraves d'une société
par trop autoritaire...
Deuxième erreur, plus impor-
tante encore pour nous les
étudiants, c'est la manière dont
nos parents, tel de vieux loups
de mer la pipe au coin de la
bouche, nous ressassent « qu'on
veut faire comme en mai 68 » a
chaque mouvement étudiant.
Cela était surtout flagrant lors du
mouvement CPE, mais le mouve-
ment contre la loi Pécresse n'y a
pas échappé : plus l'échéance
approche, plus c'est pesant.
Or, le contexte a bien changé !
Nai 68 est un évènement dont
on doit faire l'Histoire, qu'on
peut commémorer, mais dans
lequel il est hors de question
d'enfermer les étudiants +0 ans
après. Les 30 glorieuses sont bel
et bien terminées, les conditions
sociales des étudiants sont
aujourd'hui au cæur d'un débat
qui n'a plus les mêmes termes
qu'a l'époque, mais surtout,
nous ne souhaitons pas faire
« comme nos parents » ! La
jeunesse d'aujourd'hui a son
identité propre. Elle doit connaî-
tre l'Histoire de ce mouvement
qui a ébranlé, entre autre, le
monde étudiant il y a +0 ans,
savoir les conséquences socio-
culturelles qu'il a eu, mais elle
est fatiguée d'avoir a s'y identi-
fier. Si mai 2008 il y a, alors ce
sera mai 2008, et pas un re-
make.
1,23.( 45!467
8*9'3:(#/ :( ;<6=>87
Souvenez-vous. Printemps 2006,
la jeunesse étudiante se mobilise
pour la raison principale que nous
connaissons. Face a un passage en
force par l'usage du +9-3 qui a plié
toute négociation avec les partenai-
res sociaux, le gouvernement
villepin fait la tentative d'introniser
l'allongement de la période d'essai
a deux ans, remède pour booster
une entrée sur le marché du travail
par la voie de la précarité.
Fin 2007, le gouvernement re-
prend le chemin de la libéralisation
du marché du travail par une pro-
position du NEDEF et tente d'intro-
duire la rupture a l'amiable entre le
patron et le salarié sans présence
syndicale et juridique, sans recours
possible a la cour de cassation
après jugement des prud'hommes
et sans indemnité de licenciement.
Soyons conscients que dans un
cadre politique de droite dure les
avancées sociales ne seront pas
choses courantes ; la pression de
l'intersyndicale a au moins permis
l'ouverture des négociations et a
donc limité la casse. mais malheu-
reusement sans changer grand-
chose a la situation initiale!
En effet nous pouvons regretter
que la rupture a l'amiable d'un
contrat a durée indéterminée entre
le salarié et son patron reste a
l'ordre du jour et cela au bout d'un
an d'exercice. Cette réforme ne
modifiera donc en rien la difficulté
d'être aujourd'hui étudiant salarié
et de ne pas subir une démission
forcée, surtout dans les grandes
entreprises type grande distribu-
tion, restauration rapide, qui re-
groupent la plupart des étudiants
salariés et ou le turn-over est im-
portant en raison du cumul fac-
boulot. Alors les questions restent
les mêmes : Répliqueront-ils ?
Seront-ils assistés d'un conseiller
juridique pendant l'entretien de
licenciement (ou de
« rupture ») ? Pourront-ils atten-
dre deux mois avant de toucher
leurs indemnités venant des
Assedics sans aucune autre
source de revenu ? Ces questions
restent malheureusement sans
réponse.
Alors, un banquier accordera t-
il un prêt sur trois ans alors que
le CD! de l'étudiant peut s'arrêter
dans un an ? Bien sur que non !
Un bailleur acceptera t-il de louer
un appartement a un jeune
étudiant sachant que ses revenus
s'arrêteront bientöt ? Que nen-
ni ! Alors, a l'heure ou le
marché immobilier ferme ses
portes aux étudiants et que le
manque de logements en cité U
est toujours aussi prépondérant,
les conséquences de la crise
budgétaire sont graves et
amoindrissent le portefeuille
d'un jeune étudiant. L'heure est
a demander des garanties sup-
plémentaires venant d'en haut
pour que l'étudiant d'en bas déja
trop précarisé, ne souffre pas de
ces modifications. Nonsieur
Sarkozy, la France qui souffre,
c'est aussi celle des étudiants!

?&;3(# @A>!
!" $%&"'( )* +,-'
Xavier Darcos, dans le journal Le Nonde, le 22f0+f08: «Nous sommes le seul
pays au monde ou les lycéens font grève tous les quinze mois en répétant
des slogans fort surannés que les syndicats nous répètent depuis trente
ans.» Ah ces lycéens, manipulé qu'il sont, les voila conservateurs avant l'age!
Demander plus de moyens, c'est décidément fort "suranné"!
!" $%&&"'() *+)* ,-),"**(-) ." &/012345 67"8(97" -7:+)(*+'(-) ;'%.(+)'" ." &/<)(="7*('; 3+7(* >?5 0=7(&@A+( BCCD5 )%8;7- EF
'61789:6 5939284 28?4 9@4A /0264B418334 4C4A69D34
Tous les jours, on nous annonce de nouvelles
réformes. Le système éducatif français doit être
changé, de l'école primaire a l'enseignement supé-
rieur.En deux temps trois mouvements, le gouver-
nement enchaîne réduction des postes, réforme de
l'université, rémunération des stages, changement
de programme en primaire, et bientöt une nouvelle
formation pour les enseignants.
Face a cela, les étudiants, les lycéens, les ensei-
gnants, depuis le début de l'année scolaire, n'ont pas
cessé de se faire entendre. Est-ce si étonnant ?
Nonsieur Darcos, notre ministre de l'enseignement,
prend apparemment les lycéens peu au sérieux.
« Les manifestations de lycéens, même si elles
révèlent une inquiétude que je comprends, ne
constituent pas une forme de dialogue social respon-
sable. », dit-il. Ceux-ci, depuis maintenant quelques
semaines, maifestent contre la suppression des
postes enseignants, qui sera effective a la prochaine
rentrée : certaines options seront supprimées, les
classes seront surchargées. Ce mouvement a
débuté en région parisienne, mais s'étend mainte-
nant dans tout le pays : on recense plusieurs milliers
de manifestants a chaque fois et ce n'est pas termi-
né.
Plusieurs journées d'action sont prévues pour le
mois de mai outre le 1
er
mai, afin de protester contre
la politique budgétaire et éducative du gouverne-
ment. viendront normalement s'ajouter aux parents,
enseignants, et lycéens, les étudiants des !RTS
(!nstitut Régional des Travailleurs Sociaux). Ces
structures forment en effet aux métiers d'assistant
social, d'éducateurs spécialisés, etc.
En effet, les étudiants qui suivent ces cursus sont
obligés de faire tous les ans des stages. Or, le décret
de la loi sur les stages sorti en janvier oblige les
structures sociales et médico-sociales privées a
rémunérer leurs stagiaires (ce qui ne concerne pas
les organismes publics).alors que leur budget est
déja bouclé et que les structures les plus modestes
n'ont pas les moyens de les rémunérer, ces étudiants
se retrouvent sans stages. Une réforme censée être
un gage de progrès pour la situation précaire des
étudiants les empêche finalement de mener a bien
leur cursus.
voila pourquoi les étudiants des divers !RTS de
France se coordonnent nationalement, et manifes-
!"#$%&#'(
6''"-3,/3"# =9#9*,;( :('
B/&:3,#/' :( 8,*3' 7"*C"##(
DE FD FG HI IJ
KKKL,M(+'L"*M
-"#/,-/N,M(+'L"*M
"4@031680: 79:5 3E471A9680:F
"46012 9 39 A954 74/926GGG
tent régulièrement, afin de demander aussi la gratifi-
cation des stages dans le public, ou bien a un autre
niveau une rémunération indépendante de la struc-
ture de stage, qui donnerait a l'étudiant la possibilité
de faire son expérience sans cette contrainte. Petite
avancée cependant : cette semaine, Xavier Bertrand,
ministre du Travail, a tout de même reconnu cette
difficulté et a invité les conseils généraux a aider les
structures de leur département.
Depuis la LRU, les manifestations qui concernent
l'éducation se sont peu arrêtées.et ce n'est certai-
nement pas, comme peut l'affirmer N. Darcos, par
habitude ou tradition, mais bien parce que toutes ces
réformes qui sont votées les unes après les autres
menacent l'égalité et la qualité de l'enseignement : la
dette de l'Etat sera peut-être réduite, mais ce sont
les jeunes générations qui en paieront les consé-
quences.
O;,3*( 61A5P
!
!" $%&' ("
)%"*%+,
#
!"#$ &'(#)"
*+$,-("#. /01 2"#.$(+. &'3)4
Le 27 mai prochain, nous serons de retour aux
urnes pour élire nos représentants dans les
conseils d'UFR de l'université Paris-Sorbonne.
Nais que sont exactement ces conseils?

Les conseils d'UFR constituent sans doute les
instances les plus proches et les plus représen-
tatives des différentes composantes de l'univer-
sité. Bien qu'inégaux dans leur nombre entre
UFR, les élus étudiants, dont le mandat est de
deux ans, jouent pleinement un röle d'intermé-
diaire et de porte-parole auprès du corps ensei-
gnant.

!ls se réunissent entre 2 et + fois par an, re-
groupent des enseignants, des personnels
administratifs et des étudiants pour discuter de
tout ce qui touche de plus près a notre UFR
c'est a dire : les examens, le budget de l'UFR, la
bibliothèque, les maquettes d'enseignement, la
préparation des concours, l'évaluation des
enseignements, l'information et la promotion
auprès des lycéens, le partenariat entre les
différentes filières, etc.

C'est un excellent moyen de faire remonter les
problèmes que l'on rencontre dans sa filière et
de les résoudre. C'est aussi une très bonne
occasion de connaître et se faire connaître des
enseignants et des personnels administratifs.

Cette année, il y aura un collège unique (pas de
liste par niveau d'étude donc) pour chacun des
17 UFR de notre université et le nombre de
représentants étudiants varie d'un UFR a l'autre.

vous avez jusqu'au 19 mai pour nous contacter
si vous souhaitez vous porter candidats afin de
figurer sur les listes Ageps et non syndiqués et
défendre les étudiants votre filière !
'34A680:H I19:7 61 :015 684:5
!l n'y a aucun doute a cela, l'am-
biance des conseils a bien changé a
Paris-Sorbonne. Sous l'ère Pitte, il fallait
batailler dur pour faire entendre sa voix
et son vote, sous l'ère Nolinié, les
choses sont plus faciles! D'un président
pro-LRU, nous passons a un président
qui se positionne d'emblée pour son
université, dénonçant les dangers de
cette loi que sont le libéralisme rampant
et le « despotisme du président ». Nous
voila avec un président qui semble
partisan de la collégialité et de l'écoute
des étudiants. Ca change a Paris !v !
Le 18 avril dernier se tenait donc le
premier Conseil des Etudes et de la vie
Universitaire (CEvU) et le programme
était chargé, avec notamment, l'élection
du vice-président du CEvU, les dates de
la session de septembre, les modalités
de validation des parcours suivis par les
élèves de classe prépa. et les élections
d'UFR !
Naxime Lonlas, le président de
l'Ageps a été réélu vice-président au
premier tour sur un programme ambi-
tieux (mais réaliste !) qu'il compte
mener a bien au cours des deux années
de son mandat. !l propose la création
d'un forum des élus étudiants, le
développement de la fonction de vice-
président, la défense d'une université
laïque, publique et ouverte a tous,
sans oublier celle du programme
électoral de l'Ageps.
Par ailleurs, les élus étudiants ont
été répartis dans les différentes
commissions qui existent au sein de
Paris !v : elles sont aussi composées
d'enseignants et d'administratifs, et
permettent d'attribuer des fonds aux
étudiants qui ont des projets culturels
(commissions FSD!E), qui ont des
grosses difficultés financières (Aide
sociale), ou qui demandent des
bourses (commission des bourses) -
bien que celle-ci disparaisse avec le
réforme des bourses qui verra le jour
bientöt.
Deux points ont été plus houleux.
et pour cause ! Tout d'abord, l'avis a
émettre sur la création d'un Diplöme
Universitaire (DU) en langue française
dans cette « chose » qu'est Abu
Dhabi. Comment se prononcer alors
qu'Abu Dhabi reste inconnue de tous,
ni centre de Paris-Sorbonne comme
Nalesherbes ou Clignancourt, ni
Des convocations papier - O joie,
pas seulement sur la boîte mail jaune fluo que
chacun d'entre-nous a pu ouvrir cette année -
pour les élections d'UFR qui se tiendront le 27
mai prochain dans notre université ont du
arriver dans vos boîtes aux lettres. « Encore
des élections ?! », nous direz-vous. Et en effet,
ce sont les troisièmes élections étudiantes qui
se tiennent depuis janvier. Rassurez-vous,
vous êtes gagnants : ça prend plus de temps
pour nous de nous y présenter que pour vous
déposer un bulletin dans l'urne !
Pour résumer, les étudiants élisent
directement leurs représentants dans
trois instances différentes : dans les CROUS,
dans les Conseils Centraux des universités
ainsi que dans les conseils d'UFR. Et chacun de
ces niveaux de représentation a son impor-
tance. Les élections aux conseils d'UFR, vous
l'aurez compris, sont les élections les plus
locales et concernent les problèmes les plus
quotidiens des étudiants, au sein même de
leur filière. La zone d'info de ce numéro du
Sorbonnard Déchaîné détaille leurs enjeux.
Si ces élections arrivent si tard, c'est
évidemment que leur organisation n'a pas été
de tout repos. !l faut dire que les idioties
législatives débitées par notre ministère sont
évidemment a l'origine de tout ce bazar. Avec
la loi Pécresse et la modification des textes
concernant les Conseils des universités, on a
introduit cette année des suppléants pour tous
les représentants étudiants. Sauf que cela a été
fait en oubliant complètement que le nombre
de candidats nécessaires pour déposer une liste
aux élections double en conséquence. On
atteint joyeusement, a Paris !v, le chiffre de
220 candidats si on veut déposer des listes
complètes dans chacun des 17 UFR de notre
université! !l faut dire que Pécresse n'a jamais
foutu les pieds a l'université. !l est donc logi-
que qu'elle fasse ses lois avec.
Quoi qu'il en soit, ces élections sont
tout aussi importantes que les autres et néces-
sitent d'avoir une vraie vision de ce qu'il faut
faire dans les conseils d'UFR de notre universi-
té, que cela concerne
chaque UFR en parti-
culier ou tous a la fois.
L'AGEPS, comme lors
des pr écédent es
élections, a développé
un programme que
nous espérons le plus
complet possible. Ce
programme se déta-
che en trois points.
Tout d'abord, la ques-
tion de la pédagogie,
notamment en terme
d'information et de
contenu des enseigne-
D
E

F
D

F
G

H
I

I
J

K
K
K
L
,
M
(
+
'
L
"
*
M

-
"
#
/
,
-
/
N
,
M
(
+
'
L
"
*
M

Première organisation étudiante
de Paris !v, l'AGEPS dispose de
nombreux élus dans les diffé-
rents conseils d'UFR et, jusqu'a
aujourd'hui, de 5 élus dans les
conseils centraux de Paris !v. En
tant qu'étudiants, nous travail-
lons chaque jour a ce que notre
voix a tous soit prise en compte
dans la gestion de la fac.
Rejoignez-nous!
!"' ;"-,&2Q
SORBONNE: salle E660bis, cour
Cujas, a cöté du service des
bourses
NALESHERBES: salle 113,
premier étage
CL!GNANCOURT: salle 303,
RDC, a gauche en sortant des
amphis
4( 7"*C"##,*: R9-S,T#9Q
Directeur de publication:
Naxime LONLAS, Rédactrice en
chef: Claire AN!OT, Comité de
rédaction de ce numéro: Sarah
KOUASS!, Georges SOLOv!Ev,
Ariane BU!SSON, Julien K!EN,
Hichem AKTOUCHE, Nathilde
NÉREAU, Claire ABR!EUX,
Simon vACHERON Dessin:
Julien AUvERT, Clarisse LA-
FOND-PUYO, Naquette: Xavier
HENRY
ments, nous a paru essentielle. Les modalités de
contröle des connaissances, tout particulière-
ment la question de l'harmonisation des modali-
tés d'examens entre les différents UFR, alors
même qu'aujourd'hui chaque UFR fait un peu ce
qu'il veut, est aussi un vaste chantier. Enfin, la
question de la communication des informations,
autant entre les différents UFR qu'en leur sein
est d'importance primordiale. Evidemment, un
peu plus de lien social entre les étudiants et
leurs professeurs ne serait pas de trop, quitte a
demander aux UFR de s'intéresser un peu plus
activement a nous et d'aller au-dela de la ges-
tion des cours.
N'hésitez pas a aller consulter la
version complète de ce programme : elle est
di sponi bl e sur l e site de l ' AGEPS,
www.ageps.org.
4, U9:,-/3"#
véritable antenne ? La mystérieuse Abu
Dhabi va bientöt dévoiler ses secrets
puisque nous devrions enfin avoir accès
aux statuts et a la composition du
Conseil d'Administration de cet établisse-
ment émirati qui nous loue notre nom.
et nos enseignants !
L'autre point polémique était les
élections d'UFR qui doivent se tenir le 27
mai prochain. Eh oui, encore une fois,
nous devons nous rendre aux urnes pour
élire nos représentants dans les conseils
d'UFR (voir « zone d'infos »). Rien de
bien scandaleux me direz-vous. mis a
part peut-être le délai qui nous est
imparti pour constituer des listes repré-
sentatives dans chaque UFR ce qui
représente 120 candidats minimum! Et
quand on sait que l'argument pour ne
donner que 3 sièges aux étudiants au
Conseil d'Administration était l'absence
des élus étudiants dans les conseils
d'UFR, il y a de quoi hurler ! Nous
regrettons fortement la non-organisation
de ce nouveau scrutin qui tombe pen-
dant la semaine de contröle continu et
qui va peut-être nous empêcher d'avoir
des représentants étudiants dans cha-
cune des UFR.
Le 18 avril s'est aussi tenu le Conseil
Scientifique, instance qui décide des
politiques et décisions relatives a la
recherche a l'université. !l s'agissait de la
première séance présidée par Georges
Nolinié, qui a abordé deux points : l'élec-
tion du vice-Président du Conseil Scientifi-
que et la validation des Bonus Qualité
Recherche, qui sont des subventions
destinées aux activités des écoles doctora-
les et des chercheurs, principalement pour
organiser des journées d'étude ou publier
des livres. Des deux candidats a la vice-
présidence du conseil qui s'étaient présen-
tés, c'est Barthélemy Jobert qui a été élu.
Professeur a l'UFR d'Art et d'Archéologie, il
s'est prononcé en faveur d'une politique
en matière de recherche résolument
tournée vers la LRU.
1,/S3;:( 1BU>6V
(/ 1,/S3,' R>=5VP>
!"#$% '( )*+ ,# '( -#.-#(%*/+0
J839: 745 /24?8425 A0:54835 F
;45 461789:65 54?D34:6 4:B8: 9@082 39 /92034
« Les actuelles élections des
présidents d'université selon le
dispositif organisé par la loi de
juillet 2007 sont l'occasion d'une
politisation malsaine. La non-
réélection de Jean-Robert Pitte a
la présidence de Paris-Sorbonne
(Le Nonde daté 16-17 mars) en
fournit un exemple édifiant. »
Ainsi parlait Alain Renaud dans
Le Nonde du 1
er
Avril dernier,
professeur de Philosophie et
partisan de l'ex Président de
Paris !v. Étonnant de la part
d'un partisan de la LRU, alors
que cette « politisation mal-
saine » était dénoncée par les
opposants a la loi. Quelle ironie !

!

Le 15 avril dernier en conseil
d'UFR d'histoire, il était fait
remarquer que la réforme
prévue par le « Plan Licence »
de valérie Pécresse ne pouvait
pas s'appliquer. Pourquoi ? bien
que l'argent soit la, les décrets
d'application, pourtant connus
depuis le mois de janvier, n'ont
pas été transmis a temps aux
UFR . pour cause de campagne
électorale. tiens donc, la Pitte
team aurait-elle anticipé sa
défaite ? Ou allons nous vers
une politisation de la fac ?

!

Un des arguments qui a servi, de
manière fallacieuse, a réduire le
nombre d'étudiants en Conseils
Centraux était: "En Conseils
d'UFR, il n'y a pas d'étudiants!".
Outre le fait que cela n'a pas de
rapport, on peut comprendre
cette absence: la fac nous
organise ces élections aux
conseils d'UFR un peu n'importe
comment, il faut bien le dire!
Très peu de temps pour s'y
préparer, changement des
collèges électoraux a répétition,
taille des listes a présenter
pharaonique... En fait, tous ces
problèmes auraient pu être
évités si on s'y était pris a
temps. Nais comme ce sont les
étudi ants eux-mêmes qui
avaient du rappeler, dès janvier,
l'obligation légale d'organiser ces
élections cette année, on com-
prend qu'elles soient plus ou
moins passées a la trappe...

!

Paul-Henri du Limbert, directeur
adjoint de la rédaction du
Figaro, l'avait dit le 20f02f2008:
"!l était temps de siffler la fin de
la récréation". Jean-Paul Brighel-
li, conseiller occulte de Darcos,
l'a joyeusement répété en mars
avec son ouvrage Fin de récré.
En somme, si le ministre de
l'Education Nationale lui-même
ne l'a pas dit en parlant de sa
réforme de l'école, il n'en pense
pas moins! !nfantiliser +0 ans de
réformes et de changements en
matière d'éducation depuis mai
68 n'est pas la moindre des
insultes et montre bien ou les
conservateurs de tout poil
veulent en (re)venir: a la badine!

!

L'UNEF n'a pas semblé dérangée
par la loi Pécresse entre
septembre et décembre dernier.
Nieux, elle a stoppé tout élan de
la mobilisation, tout appatée
qu'elle était par les gadgets
budgétaires généreusement
offerts par le ministère. Et fin
mars, les élus UNEF au CA ont
a s s u mé l e u r ma g i s t r a l
retournement de veste de 2007:
ils n'ont pas hésité a voter pour
l'arrivée du directeur général de
vi n c i d an s l e Con s e i l
d'Administration de Paris !v (qui
a été par la suite remplacé par le
direcreur de Cofiroute.). Au
moins, on ne peut pas leur
reprocher leur inconstance!