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Association Générale des Étudiants de Paris-Sorbonne

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Le bulletin sans concession de l’AGEPS, première organisation étudiante de l’université Paris IV, Oct/Nov 2010, numéro 28
Rentrée à Paris - Sorbonne

TRAVAUX, RETRAITES, APL

UNE RENTREE DATEE AU SORBONNE 14 !
Rentrée des "classes"

Éditorial

Cette rentrée 2010 est chargée, et on n'avait pas vu ça depuis longtemps ! Il faut dire que le gouvernement n'y est pas allé de main morte : Réforme des retraites, affaire Woerth-Bettancourt, expulsion des camps de roms et rentrée d'enseignants sans stages... Et cette menace de voir interdire le cumul APL et demi-part fiscale pour les étudiants, qui sont c'est vrai, si riches. Pour nous, sorbonnards, ces mois de rentrées sont aussi un défilé de surprises amères, le festival de la truelle et de la cloueuse électrique. Vous rentrez en première année d'histoire, de géographie, d'espagnol ou encore d'anglais ? Clignancourt vous accueille, les meilleurs falafels de Paris, les meilleures pelleteuses aussi ! Vous entrez en troisième année à la Sorbonne, 5 ème arrondissement ? La moitié du bâtiment est condamnée, l'autre est versée dans un fatras digne des hôpitaux de campagne. Et si vous êtes chercheurs ou en préparation de concours ? La Bibliothèque est fermée ! Prenez-vous donc une chambre avec vue à la BNF... Alors dans cet automne qui sent bon la lutte des classes celles des écoliers comme celles des sociologues - pourquoi ne pas saupoudrer votre grise-mine avec un peu de militantisme ! Heureusement, l'AGEPS est toujours là, et qu'il s'agisse des retraites, des travaux - une cause menée en intersyndicale - ou de tous les ennuis qui croisent le chemin, si paisible c'est bien connu, de l'étudiant moyen. Alors, pourquoi ne pas passer le pas de notre porte, et venir s'investir au sein de l'AGEPS ? Julien AUVERT Président de l’AGEPS

Il est question d'“été de la honte” pour désigner les expulsions de roms. Mais que dire de l'annonce de François Baroin, ministre du Budget, le 13 juillet, de raboter une « niche fiscale » ? Attention, cette « niche » n'a rien à voir avec l'ISF ou la TVA qui sont des dérogations fiscales permettant de payer moins d'impôts dans certaines conditions. Non, le gouvernement nomme niche le droit d'étudier dans de bonnes conditions. L'idée annoncée était claire: les parents auraient dû choisir entre la demi-part fiscale par enfant étudiant à charge ou l'aide personnalisée au logement (APL) pour ce dernier. En clair, payer plus d'impôts pour permettre à leur enfant étudiant de toucher cette aide ou payer la même chose et priver leur progéniture d'une allocation parfois vitale. Certains jeunes l'annonçaient : « mes parents ne pourront plus assumer », « je vais devoir trouver un travail pour financer mes études »... Les loyers, déjà bien chers dans le privé, auraient été inabordables pour beaucoup. Une nouvelle inégalité entre classes seraient nées et les classes moyennes en auraient encore souffert. Le 26 août, le gouvernement recule : un scoop, mais pas une surprise. Le gouvernement sait qu'à force de raboter de prétendues niches, ceux qu'ils traitent comme des chiens finiront par mordre. Réforme

encore au chaud dans nos niches !

des retraites, présentation du projet de loi des finances en Conseil des ministres en fin septembre, annonce de la stagnation des dépenses de l'État, suppression de 100 000 postes de fonctionnaire en trois ans et montée d'une xénophobie gênante pour la droite comme pour la gauche... Il ne fallait pas moins qu'une allocation pour l'instant garantie et d'un mois et demi de bourse supplémentaire pour faire passer la pilule. Rappelons-nous que Nicolas Sarkozy est le premier président à avoir été élu sans l'appui des 18-25 ans. Mettons cette information en relation avec la très forte mobilisation du 7 septembre et lisons l'équation obtenue. Les travailleurs se sont mobilisés, les 100 000 signatures de la pétition du Front de Gauche ont été présentées le 8 septembre à l'Assemblée nationale, la mobilisation contre la politique sécuritaire se poursuit... Le choix du gouvernement de battre en retraite n'est que logique. Il ne veut pas réveiller une révolte étudiante qui serait ingérable mais plutôt lancer de la poudre aux yeux des jeunes appartenant aux classes moyennes. Ces mesures ne sont pas des cadeaux mais un calcul du gouvernement. Tant que la réforme

des retraites et le budget de rigueur ne seront pas passés, le statu quo demeura. Tant que le gouvernement aura besoin du silence des étudiants, il se prétendra bienveillant. Mais après? Quand d'autres syndicats étudiants crient victoire, l'AGEPS rappelle que même si le projet est pour l'instant abandonné, la menace plane. Les étudiants savent désormais que le cumul entre la demi-part fiscale par enfant étudiant à charge et l'aide personnalisée au logement (APL) est considéré par la classe politique au pouvoir comme une niche fiscale potentiellement supprimable. De quoi se souvenir de l'importance de la mobilisation pour notre droit à ne pas cumuler deux temps pleins -études et travail-mais aussi celui de rester serein face à l'avenir.

Rentrée des “Classes”

Manon FERRANDI

MASTERISATION :

PARTIE REMISE ?
L’été est souvent pour les étudiants l’occasion de se ressourcer, parfois celle de remettre dans le vert leurs comptes bancaires. D’autres planchent sur leurs concours, notamment les candidats au CAPES et au professorat des écoles. Il arrive aussi que certains irréductibles mobilisent durant cette période de « trêve » sociale les membres du Conseil d’État pour une procédure judiciaire. Pas moins de six référés suspension - annulation concernant les six décrets réformant le mode de recrutement des enseignants des premier et second degrés : la fameuse masterisation – ont été déposés. C’est ce que Sauvons l’Université, la FCPE, SUD-éducation, SUD-étudiant, le Syndicat des Etudiants de Nantes et nous-mêmes – l'AGEPS – avons fait le 29 juillet dernier. Il y a cependant parmi vous, lecteurs, de nouveaux étudiants pour qui tout cela reste obscur. En 2008, le ministère de l'éducation nationale annonce sa

volontéde réformer les concours. Dans un discours de janvier 2009, le Président de la République souhaite revaloriser la carrière des enseignants en rehaussant le niveau de qualification, de bac+4 à bac+5. Or, cela n'était pas sans conséquences. Alors que le concours de recrutement avait lieu l'année suivant l'obtention de la Licence (bac+3) et, qu'une fois le concours en poche, les lauréats étaient de vrais fonctionnairesstagiaires (6h en cours, 12h en IUFM par semaine), voilà que l'année de stage passe à quelques semaines de stage entre deux périodes d'épreuve au sein même d'un master qui n'existe pas dans la moitié des universités et IUFM. Déroutant ? C’est sans compter une ambiance délétère depuis 2007 avec la loi de pseudo-autonomie des universités (LRU). La lecture des 27 numéros précédents éclairera votre lanterne. Le 3 août, la nouvelle tombe : le référé est rejeté par le Conseil d’Etat. Un jugement rendu sans audience – comme l'y autorise la loi – en raison du non-fondement de l’urgence mise en avant par les requérants. Il a jugé que nos arguments « ne permettent pas de

caractériser une atteinte suffisamment grave et immédiate à un intérêt public ou à des intérêts que les requérants entendent défendre pour permettre de retenir que la condition d’urgence est remplie ». En somme, hors de question de reporter la date des concours, qui auront bien lieu en novembre pour les CAPES, dès septembre pour le professorat des écoles. « La bonne marche du service public ainsi que l’intérêt des candidats justifient que les concours puissent être organisés aux dates initialement prévues ». On pourrait disserter longtemps sur ce que l'on comprend par « bonne marche du service public » et « intérêt des candidats ». D’autant que, depuis 2007, nous sommes passés de 22 000 postes aux concours de l’éducation nationale, à 11 000. Mais de prime

En septembre dernier, Valérie Pécresse répond aux internautes de Libération : “ Le classement de Shangaï est biaisé et minore les performances des universités françaises. ” Voilà pourtant 3 ans qu’elle trouve dans ce classement la justification de sa politique...On en rirait presque (jaune).

La phrase du mois

abord, le Conseil d'Etat et nous, les plaignants, n'en avons pas la mêmeperception,surtout, lorsqu'il s'agit de préparer un concours si important en quatre mois au lieu de huit, voire une année et demie pour beaucoup ! Mais que nos lecteurs se rassurent. La procédure comporte deux temps : la suspension en urgence et le jugement sur le fond. Ce dernier aura lieu dans les quinze mois courant. Et il est certain, aux vues des impressions qui ressortent des premiers débats menés par le juge et de la publication d'un rapport à charge de l'Inspection Générale de l'Education nationale contre la masterisation, que ce ne sera pas une promenade de santé pour le Ministère. La date reste à ce jour à déterminer, mais une chose est sûre : ce n'est que partie remise. Simon VACHERON

Un Husson sur le toit Soulignons la promotion de l'ancien Maitre de Conférence d'Histoire de l'Allemagne, marathonien double champion du Paris-Amiens-Paris, Édouard Husson à la vice-chancellerie du Rectorat de Paris. Une promotion à la " hussonarde ", très peu de temps après avoir brigué un poste de professeur à Amiens. On pourrait souhaiter que cet ancien membre de la maison pose un regard bienveillant sur Paris IV à l'heure des travaux. Le caractère bien connu du personnage va très certainement nous faire déchanter. Bienvenue à Paris 14 Les dernières communications de la présidence de la Sorbonne, qui se confondent en tentatives d'adoucissement d'une situation vraiment chaotique, font état du petit jeu malsain de poker-menteur que lui inflige le Rectorat, le grand maitre « réalocateur ». Celui-ci a porté la liste des lieux de cours envisagés à quatorze: Institut Finlandais, trois cinémas, CROUS rue Jean Calvin... Retrouvez la liste sur le site de l'AGEPS. Les Ecoles Doctorales veulent des urnes Personne ne sait vraiment quelles règles régissent les élections des élus étudiants doctorants dans les Ecoles Doctorales (ED). Mystère entretenu, volontairement ou non, par tous les services de l'Université. Du coup, les ED se lancent entre ordre dispersé: ED 2 l'année dernière, ED 1 en octobre, et les autres? De quoi faire peser la crainte d'élections pas très nettes ou en tout cas révélatrice de la faiblesse de la vie doctorale à Paris IV. Après tout, si les doctorants ne sont pas bien informés, il ne restera plus aux enseignants qu'à faire eux-mêmes des listes. Deux Husson sur le toit : Vous le savez peut-être, la Sorbonne est divisée en trois tiers. Tandis que le deuxième tiers est en travaux, l'université doit se parquer comme du bétail dans un troisième tiers exigu et incommode. Mais alors, quid du premier tiers ? La Galerie des Arts, un ensemble flamboyant de salles spacieuses et de grands amphi, est jalousement gardée par le Recteur et ouverte uniquement aux remises de médailles. Une position moralement discutable alors que des milliers d'étudiants devront courir tout Paris pour avoir accès à leurs cours. Une seule chose pourrait alors excuser le Recteur, c'est que celui-ci cache un terrible secret dans l'inaccessible Galerie des Arts. Jouez à notre grand jeu " Que cache le Recteur dans la Galerie des Arts " sur le groupe Facebook de l'AGEPS,et tentez de trouver quel mystère recèle l'inaccessible Galerie. Les réponses les plus drôles seront publiées dans le Sorbonnard.

couloir

Au fond du

ACTUALITE PARIS IV - STAGES
La question des outils à mettre en place pour favoriser l'insertion professionnelle des étudiants de Paris IV a fait l'objet, l'année dernière, d'un rapport commandé par le président Molinié au professeur Gensbittel. Dans ce rapport, M. Gensbittel s'alarmait déjà du risque que le ministère revienne sur la possibilité d'effectuer des stages facultatifs ; le décret du 26 août dernier a confirmé ses craintes. En effet, en vertu de ce nouveau règlement, il n'est désormais plus possible d'obtenir une convention de stage si celui-ci n'est pas obligatoirement commandé par le cursus suivi par l'étudiant, ces stages que le ministère appelle « hors cursus ». Ce nouveau règlement entend interdire des pratiques anciennes et tristement courantes : les entreprises ont trop souvent tendance à employer des stagiaires en lieu et place d’un salarié, alors que cela est strictement contraire à la législation. Cependant, cette nouvelle disposition va entraîner une cascade de problèmes et d'arrangements bricolés sans apporter de réponse aux vrais problèmes que rencontrent les étudiants

LE SPECTRE DE L’INSERTION JETABLE ?

qui effectuent des stages en entreprise, notamment : rémunération scandaleusement basse, tâches ingrates, voire dégradantes, sans rapport avec leur formation. Comme le dénoncent fort opportunément certains syndicats de salariés, les exceptions prévues par le décret sont en effet si larges, qu’en fait, elles pourraient engendrer l’effet inverse de celui recherché : la légalisation de tous les stages hors-cursus sous couvert de « réorientation », de « formation complémentaire » ou encore de « périodes destinées à favoriser les projets d’insertion professionnelle ». Or, la question des stages soulève de nombreux problèmes sociaux et certaines entreprises abusent encore de ce vivier de jeunes gens prêts à beaucoup de sacrifices – vécus comme une sorte de bizutage pré-pro. inévitable – afin, leur semble-t-il de bénéficier d'une expérience valorisante. La réalité n'est malheureusement souvent pas à la hauteur de ce qu'un stage préparé en bonne intelligence entre l'université et l'organisme qui accueille le stagiaire dans le cadre d'une vraie mission devrait appor-

ter en terme de compétences et, surtout, de découverte du monde du travail, d'expérience et de mise en perspective des connaissances universitaires de l'étudiant-stagiaire. Notre crainte est double : d’une part, que ce nouveau décret ne contraigne une université comme Paris 4, qui semble enfin prendre conscience de l'importance de cet enjeu, à rendre obligatoire un stage en Licence alors même qu'à l'heure actuelle les offres de stages sont insuffisantes. Une telle mesure risquerait d'engendrer un nouveau décalage social entre des étudiants « pistonnés » et d'autres, obligés de se débrouiller tout seuls, qui ne dégoteraient que des stages de seconde zone... Et d’autre part, que ce nouveau décret n’autorise finalement les entreprises à continuer d’user et d’abuser des stages comme d’une forme de long préavis à une véritable embauche. Une fois encore, cette décision du ministère rate son effet - valorisation des stages et coup d’arrêt aux pratiques scandaleuses de certaines entreprises et s'apprête à entraîner un lot de conséquences désastreuses pour les étudiants et les jeunes diplômés. Ariane BUISSON

ACTUALITE nationale - Discriminations
« En raison de son injustice fondamentale et des dangers qu'elle représente, l'Organisation des Nations Unies a fait de l'élimination de la discrimination raciale un de ses objectifs. » Chapitre 4, DROITS DE L'HOMME, Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale, mars 1966. Parmi 85 signataires : la France. Elle est pourtant depuis juillet critiquée par le Comité de l'ONU pour l'Élimination de la Discrimination Raciale (CEDR). Beaucoup d'interrogations, même frileuses, ressortent des débats. La France serait-elle raciste ? Mais le mot, s'il est prononcé, ne l'est qu'à demi. Taxer le pays des Droits de l'Homme de racisme, cela va tout de même trop loin ! Le 10 août Julie Gromellon, représentante de la Fédération Internationale des Droits de l'Homme, sonne l'alarme : « D'habitude, les experts s'interrogent sur la conformité d'une politique nationale par rapport à la Convention. Mais là, les membres du comité ont été choqués par les récentes déclarations au plus haut niveau de l'État. » Et la sentence est sévère : « Une recru-

LA PETITE BETE QUI MONTE

descence notable du racisme et de la xénophobie » en France, pays qui déçoit. Nous étions pourtant prévenus : « Cette Convention condamne la discrimination raciale et engage les États à modifier les lois et politiques nationales ayant pour effet de créer ou de perpétuer une discrimination raciale. [...] Elle contient une liste non exhaustive de droits et libertés dans la jouissance desquels les États parties s’engagent à interdire et à éliminer la discrimination raciale. Cette liste inclut certains droits [...] le droit au travail, le droit de s’affilier à des syndicats et le droit au logement. » Le 28 août, l'ONU somme la France de prendre des mesures claires contre le racisme. Un rappel à l'ordre qui n'empêche pas les expulsions en fanfare et les déclarations outrageuses. Presque 30 ans avant, en août 1982, le gouvernement de la République française déclarait « reconnaître la compétence du CEDR pour recevoir et examiner les communications émanant de personnes [...] relevant de la juridiction de la République française qui [...] se plaindraient d'être victimes d'une violation, par la République française, de l'un des droits

énoncés dans la Convention. » Ça va mieux en le disant ! Le gouvernement aurait-il à présent des raisons de se méfier de la première force politique d'un État, son peuple ? Aide au retour, déchéance de la nationalité, libertés sacrifiées... certaines Unes étrangères, le comité de l'ONU, et récemment, le Parlement Européen, n'hésitent pas à affirmer que la France des Droits de l'Homme n'est plus. Campée sur son îlot de matraquage sécuritaire, elle fait la sourde oreille. Bien entendu, rien n'indique expressément dans nos lois un encouragement au racisme. Est-ce pour autant moins inquiétant ? Un gouvernement démocratique qui intègre à sa politique une notion radicalement opposée aux principes de la République... Plusieurs français, plusieurs Frances... Évolution des mentalités ? On ne peut le dire avec certitude. Gouvernement responsable mais pas coupable ? Le doute subsiste. Si immigration s'apparente à délinquance, si gens du voyage évoquent Roms, si répression et expulsions sont mis en scène médiatiquement, la France perd-elle le Liberté, Égalité, Fraternité, dont elle se réclame encore et toujours ? La seule chose qui soit certaine, c'est le malaise ambiant. La petite bête, qui monte, qui monte, finira peut-être par nous avaler dans son ascension morbide. Marie-Marine AKERMAN

ACTUALITE internationale -UNIVERSITES CHINOISES
Quatre ans pour obtenir une Licence, deux ans pour un Master et trois pour un Doctorat, des bourses privées ou publiques pour ceux qui en ont besoin, des CM et des TD, des examens : à première vue, les universités publiques chinoises ressemblent beaucoup aux nôtres. Cette ressemblance frappante est aisément explicable. En effet, alors que nos universités datent de plusieurs siècles, les leurs ne datent tout au plus d'à peine cent ans. Leur système actuel est copié sur le nôtre, celui des Etats-Unis ou de l'Allemagne, en tous cas leur modèle vient de l'Ouest. Après tout, pourquoi pas? L'entrée à l'université est semblable, dans sa sélection, à certains systèmes européens. Tout se joue lors de l'équivalent de notre Bac, à la fin de l'enseignement secondaire. En Chine, ce n'est pas un diplôme mais une sorte de concours de culture générale au terme duquel les élèves sont classés. Suivant le classement et les notes obtenues dans les matières voulues, un des voeux – formulés avant le

CLASSEZ-LES TOUS!

concours – de choix d'université se verra réalisé. « Pas de fac d'élite ! Pas de fac poubelle ! » a-t-on l'habitude de scander dans les manifs étudiantes. Cet idéal et cette volonté sont légitimes quoique très françaises. En effet, cette idée d'égalité des institutions est absolument absente du système universitaire chinois. Afin de mieux comprendre les mécanismes il faut réellement se défaire d'un tel élément d'analyse. En Chine c'est un fait accepté et reconnu qu'il y a une différence de niveaux entre les facs. Fait avéré tant par la formation des professeurs qui y travaillent que par les moyens privés et publics dont bénéficie l'institution. Il ne faut plus essayer de savoir de quelle manière et selon quels critères le classement des universités s'est fait mais de le prendre en compte tel qu'il est actuellement : plus une université est prestigieuse, plus elle a de budget et par conséquent plus son potentiel de qualité grandi.

Les classements internationaux – tel celui de Shanghaï – ont pour unique but de donner aux futurs étudiants chinois une idée du niveau de leur future université par rapport aux standards de l'Ouest. Pourquoi autant d'étudiants partent – ou rêvent de le pouvoir – faire leurs études dans des universités européennes ou américaines pour ensuite revenir en Chine travailler? La réponse est assez dérangeante. Car la valeur des diplômes est elle aussi classée : un diplôme européen a malheureusement plus de valeur qu'un diplôme chinois sur le marché du travail national autant qu'international. Il paraît paradoxal que d'un côté, un pays ne reconnaisse pas la valeur de ses propres diplômes et de l'autre qu'il mette tout en oeuvre pour augmenter son nombre de diplômés. En effet, plus de 6.000.000 d'étudiants sortent chaque année de l'université, diplôme à la main et souvent sans travail au bout. La question est d'autant plus intéressante que la France souhaite à son tour élever 50% d'une classe d'âge au niveau Licence. La politique absurde du chiffre appliquée actuellement en Chine n'est en adéquation ni avec l'emploi des nouveaux diplômés ni avec les pauvres moyens donnés à la formation de l'esprit critique du citoyen... Raphaëlle JAMET

POUR ALLER PLUS LOIN

selection a l’universite
Lidée d'une Université ouverte à tous et exempte de sélection à l'entrée ne cesse d'être remise en cause. Taux d'échec en Licence, nombre d'étudiants en sortant non diplômés, chômage des jeunes nourrissent l'argumentaire pro-sélection. Les classements internationaux, dont celui de Shanghai, sont aussi invoqués, eux qui favorisent les sciences dites dures au détriment des sciences humaines. Ainsi, de plus en plus d'universitaires et de politiques arguent que seule une sélection à l'entrée des universités pourrait résoudre leurs problèmes et les faire briller à échelle internationale. Ils n'hésitent pas à citer les Grandes Écoles telles que les ENS, Sciences Po ou HEC et à prétendre haut et fort que les jeunes Français se tournent de plus en plus vers les formations courtes et professionnalisantes, délaissant l'université ouverte à tous qui, selon eux, délivrerait une formation de mauvaise qualité tout en compromettant les études des meilleurs. On oublie trop souvent qu'il existe déjà une sélection pour entrer dans l'enseignement supérieur : le Baccalauréat. Il est le premier grade universitaire et permet, en théorie, de s'inscrire dans la filière de son choix. Toutefois, de nombreuses filières sont limitées. Parfois, c'est la capacité d'accueil qui joue : manque de salles de cours ou de matériel pédagogique. Mais les capacités d'accueil, fixées par le rectorat, sont aussi un moyen d'instaurer un numerus clausus fort sur certaines filières et de les rendre, de fait, sélectives. Le recrutement dans ces filières est alors souvent basé sur le principe « premier arrivé, premier inscrit », comme en Histoire de l'Art & Archéologie à Paris IV. Un tel mode de recrutement arbitraire peut amener à vouloir instaurer une réelle politique de sélection jugée plus « juste » : c'est un écueil dans lequel il faut se garder de tomber. Le mode de sélection officiel le plus répandu est celui du dossier. Nous vous en parlions dans notre précédent numéro – article « Nouveaux Cursus Vénéneux », c'est de cette façon que Paris IV recrute les étudiants de ses nouveaux cursus sélectifs, justifiant cette sélectivité par leur bi-disciplinarité. Notre bonne vieille double Licence HistoireGéographie, non sélective et d'un excellent niveau, serait-elle bonne à jeter ? En outre, ces nouveaux cursus ont un nombre très restreint de places – une trentaine en général – puisque la sélection ne fonctionne qu'à cette condition. Certains de ses partisans prônent alors la création de filières sélectives pour les meilleurs – sans préciser les critères pour les désigner – et la conservation des filières non-sélectives mono-disciplinaire pour les autres. Autrement dit, l'officialisation de l'université à deux vitesses. Comment peut-on décemment affirmer que donner une formation plus riche à un petit nombre d'étudiants rendra meilleure la formation de tous et les universités plus brillantes dans le monde ? Si les universités veulent à ce point sélectionner leurs étudiants, c'est que l'échec coûte cher : ne recruter que les lycéens des meilleurs établissements limite les probabilités d'échec. Les cursus hautement sélectifs – classes prépa et grandes écoles – sont sommées de s'ouvrir à la « diversité », ce qui prouve bien qu'une telle politique est désastreuse sur le plan social. En outre, épreuves, consultations de dossier et entretiens ont un coût financier et humain non négligeable. C'est autant de moyens et de temps en moins que le personnel administratif et les enseignants auront à consacrer aux étudiants et aussi, pour les enseignants, à leurs recherches. D'autre part, comment les futurs étudiants pourraient-ils correctement se préparer au Bac tout en multipliant les dossiers de candidature aux universités, voire en se déplaçant aux quatre coins de la France pour des entretiens ? Par ailleurs, dispenser des formations à un très petit nombre d'étudiants coûte bien plus cher que d'y donner accès à beaucoup. Les cursus sélectifs sont un moyen d'augmenter les frais d'inscription, déjà trop élevés pour nombre d'entre nous. Les mécanismes de sélections sont aussi sociaux. Ainsi, la situation géographique d'un étudiant est un facteur important de son accès à l'enseignement supérieur : habiter dans une agglomération, à plus forte raison en région parisienne, donne plus de choix que dans une zone rurale. Or, les petites ou moyennes universités de province tendent à fermer des filières où le nombre d'étudiants se compte sur les doigts. Car au fond, maintenir une Licence de Lettres Classiques de

moins d'une dizaine d'étudiants toutes années confondues, n'estce pas un gouffre financier ? Mais pour poursuivre leurs études, ces étudiants devront se délocaliser dans une grande université, ce qui coûte cher, se réorienter ou arrêter leurs études. Un tel processus supprime aussi le nombre de postes de maître de conférences et de professeur, nuisant à la Recherche française. D'autres universités de province, possédant des sites dans plusieurs villes ont tendance à regrouper les enseignements d'une même filière, toujours pour des questions de rentabilité. Les étudiants éloignés ne pourront pas ou difficilement s'y rendre : manque de temps, d'argent … Quoi qu'il en soit, la sélection existe au sein de l'université, une fois entré dans le système. Elle est sociale – ainsi, les étu-

TRIBUNE
rentree sociale

Les feuilles mortes
Le mois de septembre est communément le mois de la rentrée sociale. Cette année encore, elle n’en a que le nom. Le social ne doit il pas apporter des réponses aux citoyens en matière d’éducation, de santé, de conditions de travail, d’hébergements, et garantir les libertés ? Parlons en ! La police joue les éducateurs dans les collèges, flingue à la ceinture, et l’on nous promet que cela garantit la sécurité des jeunes. Les médias nourrissent les fantasmes des téléspectateurs d’images d’une jeunesse désœuvrée, potentiellement dangereuse et inéducable. On construit des C.E.R pendant que l’on coupe les finances des institutions médico-sociales, celles là même que l’ordonnance de 1945 a permis de créer pour répondre aux besoins éducatifs et à l’aide aux familles. Le secteur de la santé agonise, manque de personnel dans les hôpitaux, glissements des tâches des métiers du soin, déshumanisation des structures, par manque de temps, par manque d’argent, par épuisement des salariés. La psychiatrie n’est pas en reste, avec sa cruelle carence en places d’accueil, et le retour des méthodes asilaires. Là encore, les projets foisonnent autour de création de secteur psychiatrique en milieu carcéral… L’automne s’annonce encore une fois dans une pénurie de logements sociaux avec son cortège de laissés pour compte et ses travailleurs pauvres dormant dans leur voiture. Il ne fait pas bon non plus vivre en caravane, être roumains ou slovaques, car là, nous touchons le summum de l’intolérable gouvernance en place, ses discriminations et ses méthodes quasi fascistes. Et le gouvernement valse allègrement sur nos peurs intrinsèques de l’inconnu, l’étranger, celui qui ne se comporte pas comme nous. Du côté des travailleurs, rien de neuf, plans sociaux rythment les semaines, après comme avant les congés. Ils veulent rallonger la durée du travail, làdessus, n’épiloguons pas. Sous de faux prétexte de choix politiques, ils nous font croire à un inéluctable mensonger. La bourse pose ses dictats, le grand patronat se remplit la panse et les poches au détriment des rémunérations, et l’entreprise est de plus en plus, tout secteur confondu, un lieu de souffrance et de stress. Le secteur social et médico-social n’est pas épargné. Démantelé, marchandisé, il s’ouvre aux actionnaires qui voient là un nouveau secteur lucratif à envahir. Pour cela, il faut casser les conventions qui régissent ces établissements, qui furent créées avec des plateaux techniques qualifiés pour une prise en charge de qualité. Tout cela coûte bien cher ! En dix ans, toutes les conventions du secteur ont été ramenées à peau de chagrin, la Croix Rouge, les foyers de jeunes travailleurs, les institutions d’enfants et d’adultes handicapés, l’éducation spécialisée, toutes sont attaquées pour réduire les coûts de personnel, engendrant des situations intenables pour les salariés, qui en sous effectif et pas assez formés se voient confrontés à la violence et à la souffrance humaine. Et en réponse, le gouvernement ne prône que sanctions, sécurité et surveillance vidéo ! Où va-t-on, quelle société là se dessine à grand trait ? Un monde où seules la compétition et la réussite doivent gérer les rapports sociaux. Un monde où l’on enferme ceux et celles qui ne répondent pas à ses critères, afin que LE bon citoyen vive en toute sécurité. Un monde qui n’autorise pas la fragilité, les dérapages, l’échec. Je pense à nos aînés qui ont voulu pour nous, après avoir souffert la guerre et la pauvreté, une société juste, sociale. Ils ont concouru à créer la sécurité sociale, afin que chacun, de la naissance à la mort, puisse vivre décemment, quelque soit sa situation et son âge. Plus loin encore, les droits auxquels doivent pouvoir prétendre tout individu firent l’objet d’une déclaration solennelle, inscrite dans le marbre. Quelle amnésie collective touche nos dirigeants ? Ce qui se vit aujourd’hui dépasse les effets induits d’un capitalisme galopant d’un pays à l’autre. C’est l’idéologie dominante du pouvoir en place qui doit nous inquiéter et nous amener à agir. Ce sont les hurlements dévastateurs de la planète qui doivent nous convaincre de sortir de cette impasse de surproduction à outrance, qui détruit nos sols et notre air, et nous tuent au travail autant que dans nos assiettes. Rentrée sociale disions nous ? Rêvons plutôt d’un automne de prise de conscience et de luttes pour que l’année prochaine ces deux mots aient un sens. Nathalie SOUCHON Travailleuse sociale ESAT (SUD TRAVAILLEUR)

diants ayant besoin de travailler pour financer leurs études ont plus de chances d'échouer que les autres – ou pédagogique, par l'obtention des ECTS et des UE. Les universitaires et politiques qui pensent que la sélection à l'entrée de l'université permettrait de résoudre ses problèmes se trompent : elle ne ferait que les amplifier en fragilisant les formations pédagogiques et la Recherche. Le problème de l'Université française est simple : elle manque d'argent. Le ministère n'hésite pas à faire du chantage financier pour imposer ses choix à des universités qu'il est censé avoir rendues « autonomes » avec la LRU … Masterisation, passage aux RCE, actuelle volonté ministérielle d'allonger le calendrier universitaire : la sélection est peutêtre le prochain chantage gouvernemental. Alice BENSO

Le strip - Marvin & Loomis - digest states of America

culturel
Soirée poésie Centre d’Études catalanes Mardi 19 octobre à 18h30 Présentation de l’ anthologie "Huit siècles de poésie catalane" de Jean-Claude Morera, parue aux éditions L’Harmattan. 9, rue Sainte Croix de la Bretonnerie 75004 Paris Tél : 01 42 77 65 69 Fax : 01 42 74 12 70 centre.etudes-catalanes@parissorbonne.fr Mercredi 17 novembre à 18h Grand Amphi du Centre universitaire de Malesherbes Récital de ROGER MAS. Le récital sera précédé d’une rencontre animée par les professeurs du Centre d’Etudes Catalanes Grand Amphi du Centre universitaire de Malesherbes LES CONCERTS DE MIDI Concerts classiques

Agenda

Un casse tête pour les méninges, parmi les plus de 700 ouvrages sortis entre août et octobre : que lire après (ou pendant) avoir avalé la bibliographie gigantesque de nos chers professeurs ? Cette rentrée littéraire est pourtant simple, à l'image du climat social et politique : glauque, très glauque, lourde, voire pesante, triste à en faire pleurer, affreusement compliquée. Elle pègue, elle agace, elle fatigue. Si vous voulez en cette période peu glorieuse vous remonter le moral, allez donc au ciné ! Vous lirez dans l'ensemble du deuil, de l'introspection écoeurante, du crime sanglant et des massacres historiques, des familles brisées et des vies détruites. Belle rentrée, n'est ce pas ? Le réel nous envahit, souvent sombre et peu libérateur. Où sont passés les contes de fées ? Le pays des merveilles ? Les histoires drôles, légères et qui se lisent sans une boite de mouchoir sur la table de chevet, ou sans sursauter dès qu'une porte claque ? Heureusement

culture - rentree litteraire O rage, O Desespoir! O Auteurs ennemis...

pour nos nerfs et notre moral, certains auteurs nous font grâce de la mélancolie poisseuse pour nous donner enfin ce que nous attendons : une échappatoire ! Du rêve et du voyage, en somme. Sur le terrain de l'intelligent mais drôle, il faut l'avouer, rentrez vos coqs, nos comparses anglo-saxons font preuve d'un style british qui emporte les suffrages : souvent plus légers, plus haletants et noirs, dans l'humour comme dans le suspens. Yann Martel, par exemple, propose Béatrice et Virgile, un voyage dans les mots, accompagné par Flaubert et la description d'une poire, où des animaux conversent dans une pièce étonnante et une mise en abîme entre un auteur et un taxidermiste. Thomas Pynchon, avec Vice caché, signe un polar rocambolesque où un détective fumeur de joints et un flic déjanté, se détestant cordialement, enquêtent dans une nostalgie Californienne des années hippies. Ken Follet, quant à lui, avec La chute des géants, entamera en septembre une nouvelle trilogie historique, sur fond de Révolution Russe. Espérons que cette déchaîne les critiques et le public de plus en plus nombreux et survolté. On n’entend parler que d'eux, des sérieux aux bloggeurs. On prend ! Pas d'inquiétude, ce ne sont vraiment pas les seuls à réveiller les soirées mortelles de révisions. Une recherche vocale intéressante sur des mélodies à consonances classiques tout en douceur : venue du nord, Agnès Obél, voix à la Björk et refrains apaisants est, pour lire ou réfléchir, un petit coup de calme avant la tempête. Car voici Jamaica, qui comme son nom l'indique nous vient tout droit d'Angleterre. On balance le son saturé et la batterie à bloc, et ça fait du bien ! Du rock alternatif qui claque. Parfois excessifs, mélodiques quand on s'y attend le moins... du qualitatif. L'excellent Contra se repasse en boucle, pour un tour du monde musical par

fresque humaine soit aussi pointue et haletante que les Piliers de la Terre ! Quelques français épargnent tout de même nos glandes lacrymales, comme Céline Minard, avec Olimpia, roman éponyme, qui conte la vie de l'éminence grise d'Innocent X, surnommée « la papesse » par les moins incisifs de ses détracteurs. Les autres surnoms de cette femme odieuse sont abondamment évoqués dans un style cru et fleuri. La biographie romancée d'un savant fou, précurseur et inventif est offerte dans Des éclairs de Jean Echenoz. Un héros outre-Atlantique, ingénieur au destin singulier, peu soucieux d'éviter de se faire voler son travail. Du plomb dans le cassetin, premier roman de Jean Bernard-Maugiron, décrit le parcours d'un correcteur de presse à la retraite : au fil de ses métiers et du monde de l'édition, il nous livre sa vie parfois drôle, toujours passionnée. Si les rares rescapés de la mort et du désespoir ne peuvent vous satisfaire, une solution s'impose : allez au ciné ! Marie-Marine AKERMANN

Autriche et Moravie Vendredi 4 mars 2011 à 12h15 Par l’Afflatus Quintet. W.A. Mozart P. Haas : Quintette à vent, op.10 Budapest, Leipzig et Vienne Vendredi 11 mars à 12h15 Raphaël Pidoux, violoncelle. Emmanuel Strosser, piano. Z. Kodaly : Sonate pour violoncelle et piano, op.4 J.S. Bach : - Trois préludes de choral - Transcription pour violoncelle et piano J. Brahms : Sonate n° 2, op.99

Contrairement à cette rentrée littéraire peu glorieuse, la rentrée musicale donne du punch, de la bonne humeur, de la joie de vivre. Une multitude d'artistes pop et rock vous donnent R.D.V pour « kiffer la vibe » et vous déhancher autour d'une caipirinha. Il y en a pour tous, tous les goûts, toutes les couleurs. Pas facile de dénicher la perle rare ou d'élire son chouchou de la rentrée, rien (ou presque) n'est à jeter. Ça claque, ça profuse, ça se diffuse sur les ondes et dans les bars. Ça commence doucement à rocker dans la ville, avec le très attendu False Priest du groupe Of Montreal qui en met plein la vue. Et ce n'est pas pour rien que ce groupe

culture - rentree musicale “C'est la watt que j'prefere”

Vampire Weekend, qui remonte le niveau et le moral. Enfin du son recherché, des sonorités changeantes, une voix harmonieuse… Rock ? Indie ? Pop ? Du pur plaisir en décibels, sans prise de tête. Enfin le poste vous réveille avec un Surfing the void énergisant. Pour danser ou vibrer, surfez sur la vague de Klaxons déchaînés aux sons rafraîchissants, sautillants, entre rock et larsen. Si les Mustang, Revolver et autres La Roux s'y remettent rapidement, il n'y a plus qu'à s'enfermer chez soi avec un bon ampli ou à blinder son mp4. Branchez le casque, montez le son et faites vous plaisir ! Marie-Marine AKERMANN

"Le conservatoire de l’Europe" Vendredi 18 mars à 12h15 Par le Quatuor Vlach. E. Schulhoff : Cinq pièces pour quatuor à cordes A. Dvořák : Quatuor n° 9 en ré mineur, op.34 Des Alpages à la Puszta Vendredi 25 mars à 12h15 Denis Pascal, piano. F. Liszt : - Album d’un voyageur, S.156 : * Livre I : Impressions et poésies (extraits) * Livre II : Fleurs mélodiques des Alpes (extraits) - Valse oubliée n° 1 - Rhapsodies hongroises : n° 17 - n° 18 - n° 15

Le Cymbalum au cœur de l’Europe Vendredi 1er avril à 12h15 Musiciens de l’Orchestre de Paris M. Bruch : Mélodie roumaine F. Liszt : Rhapsodie n° 2, transcription pour cymbalum I. Stravinsky : 3e Pièce des trois pièces pour clarinette solo M. Dolinova/K. Maratka : Czarda pour alto et clarinette, sur un thème populaire tchèque J. Brahms : Danse hongroise n° 2, version pour alto, cymbalum et contrebasse L. Weiner : Deux pièces pour clarinette, cymbalum et contrebasse ... Lieux des concerts de Midi: Amphithéâtre 1, Université Panthéon-Assas (92, rue d’Assas – 75006) Réservations : 06 89 17 49 35 contact@concertsdemidi.fr www.concertsdemidi.fr

Qu’est-ce qu’un élu étudiant ? Quelqu’un qui assiste à divers conseils, parle de démocratie et droits étudiants, harcèle de temps en temps d’autres étudiants à coup de tracts ou pétitions, les soutient et conseille en cas de problèmes administratifs ou litiges. Quelqu’un qui n’est pas toujours jugé utile visiblement, puisque l’année dernière vous n’avez pas été bien nombreux à voter pour les élire. Pourtant, il arrive qu’une de vos revendications de sorbonnards soit entendue, notamment par leur biais. Ainsi, ceux d’entre vous qui fréquentent la Sorbonne depuis quelques temps déjà

La voix des Elus

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Zone d’info
10 bonnes raisons de nous rejoindre à l’AGEPS

sont habitués à entendre parler des vacances de la Toussaint. Á en entendre parler et à les réclamer et non pas les connaître, puisque le lot des étudiants de Paris IV a toujours été celui d’une rentrée tardive en octobre, suivie de douze semaines de cours sans interruption jusqu’aux fêtes de fin d’année. En conseils, comme dans ce journal, vos représentants étudiants ont souvent souligné les incohérences de ce calendrier universitaire trop exigeant au premier semestre, très relâché au second. Espérons que nous n’aurons plus à le faire, puisque les CEVU et CA de juin 2010 ont finalement validé une nouvelle organisation de l’année, introduisant ces dix jours de cou-

pure demandés de longue date entre le 23 octobre et le 1 er novembre. En contrepartie, nous renonçons à une étrange aberration des précédents calendriers : la semaine de vacances après une reprise de seulement trois semaines au second semestre, jusqu’alors véritable gruyère entre congés et jours fériés. Depuis le temps que nous évoquions ce sujet, il était temps de pouvoir vous annoncer la bonne nouvelle ! Cette mesure est principalement bénéfique aux étudiants de licence, ainsi qu’aux nombreux salariés à mi-temps. Elle intervient assez tôt pour permettre à chacun de faire le point sur son début d’année et éventuellement redresser la barre en cas de besoin. Elle conviendra aussi aux détracteurs du système universitaire, qui sont légions rappelons-le,

qui trouveront certainement dans cette nouveauté matière à nourrir la thématique de l’étudiant fainéant d’un nouvel argument. Chacun y trouvera donc son compte, miracle de la démocratie. Il arrive donc que vos élus soient utiles, que vos professeurs et les instances décisionnelles soient enclins à écouter vos demandes. Alors n’hésitez pas à nous contacter, et le 7 décembre à voter pour vos représentants en UFR de langue française, d’études slaves, d’italien et de roumain. Emma OZAWA

2. Parce que l'AGEPS est un syndicat étudiant indépendant, à l'écoute de tous les étudiants. 3. Parce que tu souhaites que les étudiants soient toujours mieux informés sur ce qui se passe dans notre université. et apprécie le

1. Parce que tu es étudiant(e) à Paris IV.

6. Parce que tu veux participer, au quotidien, à la défense des droits des étudiants. 7. Parce que tu veux soutenir les élus AGEPS qui défendent les droits étudiants dans les conseils de Paris IV.

5. Parce que tu voudrais écrire dans le Sorbonnard Déchaîné.

4. Parce que tu lis Sorbonnard Déchaîné.

8. Parce que tu veux soutenir les initiatives culturelles étudiantes. 9. Parce que tu veux qu'il y ait une vraie vie étudiante à Paris IV.

Première organisation étudiante de Paris IV, l’AGEPS dispose de nombreux élus dans les différents conseils d’UFR et, jusqu’à aujourd’hui, de 5 élus dans les conseils centraux de Paris IV. En tant qu’étudiants, nous travaillons chaque jour à ce que notre voix à tous soit prise en compte dans la gestion de la fac. Rejoignez-nous! Nos locaux: SORBONNE: salle F646 galerie Claude Bernard, esc. P deuxième étage. MALESHERBES: salle 113, premier étage CLIGNANCOURT: salle 303, RDC, à gauche en sortant des amphis Le Sorbonnard Déchaîné: Directeur de publication:Julien AUVERT, Rédactrice en chef: MarieMadeleine BEKO, Comité de rédaction de ce numéro: Marie-Marine AKERMAN, Alice BENSO, Ariane BUISSON, Manon FERRANDI, Raphëlle JAMET, Emma OZAWA, Simon VACHERON Dessins: Julien AUVERT, Maquette: Xavier HENRY Avec la participation du FSDIE de Paris 4

01 40 46 32 27 www.ageps.org contact@ageps.org

Pour nous contacter, voir la case juste à droite!

10. Parce que tu t'intéresses à ton lieu d'études, tout simplement.