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Association Générale des Étudiants de Paris-Sorbonne

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RÉFORMES DE L’ENSEIGNEMENT

Le bulletin sans concession de l’AGEPS, première organisation étudiante de l’université Paris IV, Décembre / Janvier 2009, numéro 21

POUR NOEL, XAVIER DARCOS A TROUVE UN ROLE A SA MESURE Éditorial

LE PERE FOUETTARD DE L EDUCATION NATIONALE
L’École de la République est en jeu
La période n’est pas des meilleures. Aujourd’hui, sous les coups de boutoir du gouvernement de Sarkozy, alors que l’éducation est la dernière de ses priorités, c’est l’école de la République qui est en jeu. « Archaïsme » que cette référence à l’Ecole de la République, diront certains. Elle ne ferait plus son travail depuis longtemps, ne servirait plus d’ascenseur social, et surtout ne serait plus assez ouverte sur le monde qui l’entoure. Jules Ferry est mort, et il nous faudrait évoluer. C’est bien ce raisonnement par l’absurde qu’il faut déconstruire. Prenons déjà un peu de recul : c’est aujourd’hui toute la République que le gouvernement actuel attaque, sous tous ses aspects. Evidemment, dans ce contexte, l’Ecole n’est pas épargnée. A quoi faisait donc référence cette école fondée en 1881 ? Donner au plus grand nombre la chance de recevoir une éducation digne de ce nom ; remplacer le curé, renvoyé dans la sphère privée, par l’instituteur chargé de transmettre les valeurs de la République ; permettre peu à peu à chacun de s’émanciper des pesanteurs sociales. Et le résultat fut net : tout au long du XXè siècle, le nombre de bacheliers a augmenté, le nombre d’étudiants dans l’enseignement supérieur a explosé, la mixité sociale s’est accrue. Même si cela n’est jamais suffisant, des progrès ont été faits. Or, depuis quelques années, la marche s’est inversée. Cette Ecole, qui longtemps a donné un socle commun à chacun, a été détournée de sa vocation. Sa nouvelle mission : former à la vie professionnelle, s’adapter au marché de l’emploi et fournir à l’entreprise ce dont elle a besoin. Au risque d’en oublier tout le reste. Je ne dis surement pas que l’Ecole doit se couper du monde qui l’entoure : cela paraît aussi absurde que la position inverse. Nous devons cependant assumer qu’elle ne s’y soumette pas. D’un côté, elle doit transmettre les valeurs essentielles à notre société et à nos consciences politiques, et d’un autre, le socle et les compétences nécessaires à notre intégration dans la vie active. Est-ce vraiment être archaïque que de vouloir un juste milieu ? Maxime LONLAS

RETOUR SUR LES REFORMES
Confiant, le gouvernement repasse cette année à l’offensive. Et comme d'habitude, il ne fait rien dans la dentelle. Il se prépare cette fois-ci à démanteler de manière organisée notre modèle éducatif, de l’enseignement primaire jusqu’à l’Université. Cette destruction commence dès la maternelle et l'élémentaire, par la suppression des RASED (Réseaux d’aide spécialisée aux enfants en difficulté). Les RASED s'emploient à agir en faveur des enfants en grande difficulté scolaire qui ont besoin d'un encadrement spécifique. Pourtant indispensables, ces réseaux vont être totalement rasés : 3000 par an sur trois ans, pour arriver à la fin à la suppression de la totalité des 11 000 postes. Mais Xavier Darcos s’en moque, ils ne sont selon lui bon qu’à « changer les couches culottes ». La boucherie continue au lycée, la réforme s’organisant autour de deux axes. Premièrement par la diminution des heures de cours de 32 heures à 27 heures hebdomadaires. T out ça sans alléger le programme. Les alchimistes du ministère semblent être à court de trompe-l'oeil crédible: soyons clairs, ils n’ont qu’un seul but, cacher les 72 000 suppressions de poste prévues d'ici 2012 dans l'éducation nationale. Dans un deuxième temps, la réforme prévoit de calquer les lycées

sur le modèle de la semestrialisation en vigueur dans les universités. «Un bac à la carte », ce sont les termes du ministère, avec un tronc commun à partir de la première sans Histoire-Géographie et sans Mathématiques. Les Sciences économiques et Sociales (SES) deviennent quant à elles une simple option et perdent leur rang de filière… sûrement qu'associer économie et social chatouillait la doxa libéralo-suicidaire de notre gouvernement. Au final : options dans tous les sens, filières S, ES et L en voie de suppression ; on casse tout, on ne remplace par rien, et c'est la citoyenneté, avec la destruction d'un véritable tronc commun, qui devient une option. Bienvenue dans le lycée du XXIè siècle! A notre tour maintenant, chers étudiants ! Eh oui, quand on com- SUPPRESSION DE L’ANNÉE DE STAGE : mence quelque chose, on le finit, DES PROFS MOINS BIEN ARMÉS n'est ce pas Madame la Ministre? Celle-ci nous propose la «mastérisation» des concours de l'enseignement. La tribune d’Annliese Nef en page 3 vous détaille le contenu de cette réforme. Le plus malheureux dans tout cela, c'est que ce ne

sont que des réformes de suiveur .T ous ces projets s'inscrivent dans le cadre du tristement célèbre Processus de Bologne (1999), qui prévoit à terme d'harmoniser le monde de l'enseignement à l'échelle européenne (pourquoi pas?) en mettant en concurrence tous les établissements les uns contre les autres dans une adaptation vassalique aux lois du marché. Un mouvement social se déroule en ce moment même en Italie et en Allemagne. En France c'est plus de 200 000 manifestants, composés des étudiants, des enseignants, des chercheurs, des parents d'élèves, qui ont défilé jeudi 20 novembre dans toute les villes de France. Ceci ne prouve qu'une chose: nous voulons le retrait sans condition de ces reformes « scélérates » et l'ouverture d'Etats Généraux de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, associant réellement tous les acteurs. Actuellement, les Assemblée Générales se multiplient dans le pays. Une chose reste à dire, pourvu que ça dure! Julien KIEN

Vous avez peut-être remarqué, ces dernières semaines, quelques assemblées générales, quelques tracts donnant l'alerte, une banderole dans la cour de la Sorbonne, peut-être même que certains de vos enseignants vous en ont touché deux mots. Peut-être n'avezvous rien vu. Que se passe-t-il chez les étudiants ? Pas assez de choses malheureusement. Pourtant, au ministère de l'Education nationale et au ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, on s'active. Les profs vont changer ! Ils seront plus pédagogues, plus compétents, plus reconnus…si c'était vrai. Ils seront surtout moins nombreux (13500 postes seront encore supprimés cette année), ils coûteront moins cher (moins d'épreuves au concours de recrutement de l'enseignement ; l'année de stage, pendant laquelle le stagiaire rémunéré enseigne véritablement, sera remplacée par des stages d'observation - bénévoles durant les années d'études…) et leur formation n'est pour l'instant que très floue. Le ministère de l'Education a défini les épreuves que passeront les candidats au métier d'enseignant : elles se résument par moins de connaissances

PARIS IV MOBILISEE !

scientifiques - beaucoup moins - et plus de pédagogie « théorique ». Le ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche a réclamé aux universités un plan des maquettes qui prévoiraient la formation des étudiants souhaitant passer les concours. Ils étaient censés être rendus au mois de décembre. Dans ce cursus, étalé sur les deux années de Master , l'étudiant doit se préparer aux concours, recevoir un enseignement solide de la matière choisie, faire de la recherche, et effectuer des stages. Rien que ça ! Les enseignants et le personnel administratif de notre université n'auront pas fait ces maquettes à temps. Tout d'abord parce que nombre d'entre eux ne sont pas d'accord avec cette réforme. Cela est rare, mais il semble que l'opinion soit assez unanime sur ce sujet. Ensuite, sur la proposition de l'AGEPS, le Conseil d'Etudes et de la Vie Universitaire de Paris IV a été le premier à voter un moratoire et à se positionner contre cette réforme. Notre Président, Georges Molinié, a même écrit une lettre ouverte renforçant cette position, lettre qui a ensuite été signée par de nombreux autres présidents d'université. Une grande partie de nos UFR ont aussi décidé de ne pas rendre de

maquettes, considérant que la réforme des concours et de la formation des enseignants n'était pas bonne. Et les étudiants ? Que font les étudiants ? Malgré les réunions d'informations, les tracts, les assemblées générales, ils sont malheureusement peu au courant. Nous savons tous qu'il y a en ce moment des grèves, des manifestations, mais leur raison précise est peu connue. Peut-être qu'il y en a peu parmi nous qui se sentent concernés par cette réforme. Tous les étudiants ne veulent pas devenir professeurs, certes. Mais si nous sommes tous dans cette univer-

Un proche de Xavier Darcos, dans le JDD, 5/10/2008 : "La réforme se veut au service des élèves, elle n'est pas motivée par des questions budgétaires. Cela dit, si l'on peut en même temps réformer et réduire les coûts...". Xavier Darcos, dans le Canard Enchaîné du 22/10/2008 : « La plupart des mesures que je prend servent surtout d'habillage aux suppressions de poste ». Cela se passe de commentaire.

La phrase du mois

sité, c'est bien grâce à eux, ces enseignants qui nous beaucoup appris, qui nous ont fait grandir et qui nous ont permis de décider de notre avenir . Bien sûr , il y aurait beaucoup à changer dans l'Education nationale. Mais ce qui se passe en ce moment, ce n'est pas le changement, c'est le rationnement. L'AGEPS et bon nombre d'étudiants continueront à refuser cette réforme, voteront contre la constitution des maquettes, et appelleront à rejoindre les manifestations. Il ne tient qu'à vous de participer et de soutenir ce mouvement ! Claire AMIOT

Surveillance Les ministères de l'Education nationale et de l’Enseignement Supérieur vont débourser 220 000 euros par an, pour surveiller l'opinion sur la Toile. (Source JO). Objectif ? : surveiller les "thèmes stratégiques de mobilisations, les leaders d'opinion, les lanceurs d'alerte, et à analyser leur potentiel d'influence et leur capacité à se constituer en réseau." Moins de profs, plus de CRS (derrière leurs ordis)? Pseudo-diplômes En vente actuellement sur Internet, des diplômes « Ecole supérieure Robert de Sorbon » à 500 euros pièce. Concurrence pour la Sorbonne dans la course à la compétitivité ou arme fatale du Ministère ? Il s’agit en réalité d’une arnaque en pleine croissance. Garanti 100% sans étudiants, sans profs, et avec sélection. JeanRobert Pitte se serait-il recyclé dans www.sorbon.fr ? Promo de Noël Pécresse fait de la réclame et casse les prix ! Le plafond de revenu des parents vient d’être relevé de 26 000€ à 32000€ pour obtenir une bourse échelon 0, soit l’exonération des frais d’inscription. Sauf que le dépôt des dossiers n’est possible que du 1er au 15 décembre ! Surement pense-t-elle qu’en 15 jours, les étudiants n’auront pas le temps d’aller déposer des dossiers en masse…Il est donc clair qu’elle se moque du monde et nous prend pour des benêts en nous jetant des miettes histoire d’acheter la paix sociale. Soyez certaine que cela ne suffira pas, Mme la ministre, mais qu’en attendant, nous allons nous empresser de profiter de l’aubaine. Mobilisez-vous, qu’ils disaient ! Malgré le grand froid et la complexité opaque des réformes en cours, que le président de Paris IV , Georges Molinié, à lui-même qualifié de « farce », les étudiants continuent à se mobiliser avec au moins une assemblée générale par semaine en Sorbonne. Les prochaines sont prévues jeudi 4 décembre à 12h et mardi 9 à 12h en Sorbonne. N’hésitez donc pas à vous y rendre en masse, car les enseignants se mobilisent aussi de leur côté et que cela n’est que tous ensembles que nous pourrons obtenir le retrait de ces réformes du lycée et des concours de l’enseignement. Vous pouvez aussi signer l’appel du 8 novembre, qui rassemble déjà de très nombreuses associations, étudiants, enseignants, citoyens et élus de la République : www.appeldu8novembre.fr . Pour que la Sorbonne ne tombe pas plus bas Michelet, lundi 1er décembre, 8h30, le câble de l'ascenseur lâche. Il y a huit personnes à l'intérieur . La cabine descend deux étages dans un fracas assourdissant, les lumières s'éteignent et la poussière se répand. Quelques instants après, un appariteur réussit à ouvrir les portes et tous vont en cours, sous le choc. Les pompiers n'arriveront qu'une heure plus tard, sans chercher à retrouver les victimes. Plus que d'avoir risqué leur vie, c'est le manque d'assistance et de soutien qui choque encore les étudiants…

couloir

Au fond du

ACTUALITE PARIS IV

Vous rêvez de vous expatrier tout en restant dans votre université, mais ne savez pas où trouver des informations sur la Sorbonne-Abu Dhabi ? Le LSD (Le Sorbonnard Déchaîné) peut vous venir en aide grâce à ses nombreux contacts étudiants aux EAU ! Premier point à éclaircir : la question des femmes aux Emirats Arabes Unis. Ce sont souvent les idées reçues qui en empêchent certaines d'aller y vivre. Bien, sûr c'est un pays musulman aux règles strictes, mais aucune française n'est obligée de porter le voile ou de s'abstenir de fumer: elles peuvent même profiter de certaines plages en bikini ! Les femmes sont aussi prioritaires pour les places assises dans le bus. Enfin, en ce qui concerne la totalité des étudiants : on peut très facilement boire de l'alcool, dans les hôtels surtout, mais aussi en acheter sous couvert d'avoir une « licence » délivrée par la police locale ! Pour la vie étudiante sur le campus, il convient de clarifier plusieurs de ses aspects,

LA VRAIE VIE A ABU-DHABI

car les informations qui la concernent sont souvent contradictoires. Ne vous leurrez pas sur les belles photographies de la maquette : ce sont celles de la FUTURE université, en construction sur une île… Espérons que notre chère Sorbonne ne soit pas trop attirée par la vie en autarcie… En revanche, vous ne connaîtrez pas ce genre de désagrément (solitaires, s'abstenir !): il y a très peu de «single room» , mais surtout des chambres pour deux, voire de petits appartements «communautaires». Vous ne pourrez cependant pas y inviter des amis extérieurs ou même votre famille. La structure n'est pas magnifique et est presque glaciale, mais, comme dans la plupart des pays du sud, là-bas, le luxe, c'est d'avoir froid. Vous aviez entendu dire que même les bibliothèques étaient séparées entre filles et garçons? Encore une aberration… Le campus est « à la française » avec mixité dans tous les domaines. Les filles sont même autorisées à aller dans la résidence masculine où un étage est prévu à cet effet ! Enfin, si le

campus est non fumeur , la plupart des chambres possède un balcon : étudiants stressés, détendez-vous, on peut tout autant se détruire là-bas qu'ici. Enfin, les études se font sur un tout autre rythme, les professeurs parisiens se déplaçant pour quinze jours environ afin de dispenser la totalité de leur cour «semestriel». Autant dire qu'il faut énormément travailler afin d'ingurgiter les informations pour le partiel de fin de quinzaine ! Mais le travail est vraiment facilité par le nombre d'élèves en classe, ne dépassant généralement pas la barre des cinq. En revanche, pour continuer à profiter de la bourse française d'étude, l'étudiant expatrié se doit de ne pas voir sa moyenne générale chuter en dessous de 12. On dit dans les couloirs que les professeurs ont la main plus leste à Abu Dhabi… Mythe ou réalité ? Nous vous en informerons après les examens de janviers… Mais si vous souhaitez partir , faites attention, les bourses sont très peu nombreuses (seulement deux bourses sont accordées en Histoire de l'Art par exemple) et réservées aux meilleurs : une politique élitiste qui n'est pas sans nous déranger . Charlotte COSSON en remerciant Déborah COUETTE pour son témoignage rains et recrute des enseignants primés et donc monte au classement. Bénéficiant d'une note de 100 points sur 100 possibles, elle est loin devant la seconde université, Stamford, américaine aussi, à 73 points, alors que la 15e université est déjà sous la barre des 50 points, et ne comptez pas sur les génies de la statistique pour vous révéler les notes des universités hors du top 100, c'est indécent. Bref, du chiffre pour faire du chiffre, qui ne prend pas en compte les réalités sur le terrain, notamment les critères d'admissions de certains établissements, scandaleux, tant par les frais d'inscription que par les discriminations. Dramatique épilogue ? Le classement de Shanghai déchaîne les passions chez certains, au point de succomber à un syndrome particulier : la solution trouvée par Valérie Pécresse, c'est d'établir un classement des universités européennes, avec ses propres critères, afin de mieux classer les universités françaises. On n'est jamais mieux servi que par soi-même, surtout pour ce qui ne sert à rien et ne veut rien dire. La compétitivité de l'enseignement supérieur , voilà l'objectif à évaluer du futur classement Européen, justifiant ainsi la marchandisation du savoir . L'objectif d'un autre scandale : le processus de Bologne. Mais ça, c'est une autre histoire… que nous sommes en train de vivre ! Simon VACHERON de cours/semaine par élève), ce qui ne manque pas de révolter parents et professeurs. Aujourd'hui, les professeurs, les parents d'élèves, les lycéens et les étudiants se soulèvent contre le gouvernement italien de Berlusconi qui fait la sourde oreille (90% de professeurs en grève dans le primaire et le secondaire les jours de manifestation) et la grogne continue encore de se répandre dans les grandes villes de la péninsule. Des étudiants italiens en séjour à Paris ont monté un collectif afin d'agir avec la France dans leur mobilisation, mais également pour rappeler que cette loi s'applique à tous les pays d'Europe (les étudiants allemands commencent à se réunir pour contrer le projet de loi similaire qui dit être appliqué outre-Rhin). Il est nécessaire pour nous, aujourd'hui, de nous rappeler que ce qui se passe en ce moment dans le milieu de l'enseignement, à quelque échelle que ce soit, n'est pas le résultat d'une politique étatique, mais d'une politique européenne, et que notre lutte doit, en conséquence, dépasser nos frontières. Pour plus de renseignements sur la mobilisation en Italie, rendez vous sur les sites http://italy.indymedia.org et sur http://nogelminiparis.fr pour entrer en contact avec les étudiants italiens mobilisés sur Paris. Paul JALAT

ACTUALITE nationale

On dirait un titre d'un roman narrant une histoire d'amour dramatique. Lorsque l'on regarde de plus près, cela s'apparente plus à une farce, aux conséquences fâcheuses… En 2003, le monde universitaire est en plein émoi, tel un élève découvrant ses notes du baccalauréat. L'université chinoise de Shanghai, pour évaluer les établissements chinois par rapport à l'ensemble des universités du monde, vient de publier un classement des universités. Le choc est sans appel, un véritable coup de théâtre. La première université française est 63e. « Ô rage ! ô désespoir ! » se disait-on alors. Cinq ans après, la position des universités françaises a évolué, mais trop peu pour nos dirigeants. La première française, Paris VI, est 42e, (reculant de 3 places par rapport à l'année dernière, scandale national !) l'ENS de Paris est tout juste dans les 100 premiers. Quant à Paris IV , c'est bien loin qu'elle se classe, hors des 500 premières. Pourquoi donc ? Après les pleurs et les lamentations, l'interpellation. Par un système

SHANGAI, MON AMOUR...
de pondération, le positionnement des universités dépend des prix Nobel et autres médailles Fields obtenus par les anciens élèves ou les actuels chercheurs, du nombre de citations de ces derniers dans leur discipline ou de leur publication dans les revues Sciences ou Nature, ou encore de la « performance académique au regard de la taille de l'institution ». Autant dire que les chercheurs non anglophones sont désavantagés, parfois volés lorsqu'ils écrivent en anglais (demandez au Professeur Luc Montanier , actuel Prix Nobel de Médecine, ce qui lui en coûta lors de la découverte du virus du Sida) d'autant qu'il est rare de voir publié dans ces revues un article concernant les sciences humaines, si elles ne sont pas explicitement rattachées aux sciences (dites) dures. Et encore… Ce sont ces dernières qui sont à l'honneur , elles qui trouvent une application commerciale à court terme, et les universités figurant en tête du classement sont les plus riches et les plus inaccessibles pour le commun des étudiants. Celle d'Harvard aux Etats-Unis par exemple, la première, joue sur plusieurs ter-

ACTUALITE internationale
En France, les étudiants ne semblent pas franchement prêts à prendre parti sur les réformes de l'enseignement que Valérie Pécresse et son ami Xavier Darcos nous dévoilent à grand renfort de tambours et trompettes, en clamant la sauvegarde du système éducatif national ; les Italiens au contraire sont mobilisés depuis un mois maintenant contre la réforme Gelmini et les coupes budgétaires qui sont programmées à partir de cette année 2009. Après avoir réuni plus de deux millions et demi de manifestants dans les rues de Rome, les étudiants italiens se réunissaient à nouveau dans la capitale de la péninsule le week-end du 15 novembre pour protester contre ces réformes qui sont aussi dramatiques pour le système éducatif italien que le sont celles du ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche en France, si ce n'est plus. Cette réforme, « kezako ? », vous demandez-vous. Pour faire simple (car il n'est jamais aisé d'expliquer un projet de loi de cette ampleur dans son entier), la loi Gelmini suit trois grands axes. En premier lieu, il est prévu,

en italie, la reforme gelmini

à partir de 2009, de ne donner lieu qu'à un remplacement de poste sur 5 départs à la retraite, ce qui risque de réduire de manière rapide le nombre de professeurs en exercice dans les universités. À cela se couple la baisse de budget qui a été annoncée, à savoir 1,4 milliards d'euros d'ici à 2013, ainsi que la contractualisation des Partenariats PublicPrivé, ce qui risque sur la longueur , sinon de compliquer , de réduire drastiquement les opportunités de financement de l'université dont l'État se désengage. Mais cette loi n'est pas la seule raison de la mobilisation massive des enseignants et des élèves. En effet, non content de s'en prendre à l'enseignement supérieur , le gouvernement de Berlusconi attaque de manière plus dramatique l'enseignement primaire et secondaire, puisque sont prévues pour les cinq prochaines années des coupes budgétaires à hauteur de 7 milliards d'euros ainsi que la suppression de près de 130 000 postes dans l'enseignement (87400 postes d'enseignants et 45000 emplois administratifs). De plus, les horaires de cours sont ici réduits de 15% (ils passent de 30h à 24h

POUR ALLER PLUS LOIN

LA COOPERATION JETABLE
A l'heure où priorité est donnée aux longues études et où le jeune diplômé met parfois des mois avant de trouver un emploi médiocre et qui ne correspond en rien à ses compétences, certains d'entre nous préfèrent faire une pause. Certains choisissent alors de partir à l'étranger, pour une période plus ou moins longue et dans des conditions très variables. La coopération internationale peut alors être une solution, pour « agir autrement, très loin ». était très hétérogène, les postes clefs de l'école étaient occupés par les familiers de l'Ambassade de France : la présidente de l'association des parents d'élèves, le directeur détaché de l'Education nationale, les représentants des parents d'élèves qui étaient aussi volontiers enseignants salariés. Certaines personnes cumulaient donc le statut de parent d'élèves, d'enseignant, de représentant de parents et, accessoirement, de relation du directeur qui donnait volontiers des réceptions fortement alcoolisées. Inutile de préciser qu'en cas de coup dur, tout le monde s'épaulait gentiment, quitte à faire fi de l'avis des parents d'élèves lambda. C'est dans ce climat que mon licenciement a été orchestré, avec un vice de procédure absolument monumental : absence de convocation par courrier, non respect des délais, refus des représentants du personnel, faute prétendue jamais explicitée, intimidations…

a posteriori par l'école n'est pas une manière détournée de recruter un volontaire bénévole (que l'on peut indemniser au lancepierre) pour un poste de salarié sans perdre l'agrément de l'agence. Parallèlement à cette hypothèse, le contrat signé était complètement bâclé : huit articles en deux pages, mauvaise adresse du siège de l'association, changement d'intitulé de poste par rapport à l'accord de volontariat …

TRIBUNE
POURQUOI LES PERSONNELS UNIVERSITAIRES SONT ILS
Les étudiants de notre Université le savent ou le sentent : l'ensemble des personnels universitaires ne respirent guère la joie de vivre depuis plus d'un an et les choses ne vont pas en s'améliorant. Trois motifs à cela : la réforme et la mastérisation des concours de l'enseignement ; la réforme du statut des enseignants, mais aussi plus largement la fragilisation de l'ensemble de la fonction publique ; la réforme du CNRS. Outre leurs répercussions sur ceux qui sont en poste, ces réformes détruisent toute perspective d'avenir pour une partie des étudiants qui souhaitent enseigner et/ou faire de la recherche dans des conditions dignes et décentes. Je ne m'arrêterai ici que sur le premier point. Les ministres de l'Éducation Nationale (EN) et de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESER) portent ensemble une double réforme. La première concerne les épreuves des concours de recrutement des professeurs des écoles et du secondaire. La philosophie en est clairement énoncée dans une circulaire datant d'octobre. Il s'agit de faciliter le recrutement par le Ministère de l'EN d'enseignants qui correspondent « aux besoins de l'employeur », d'homogénéiser les différentes formations et d'« impliquer dans le recrutement des personnels de direction, des membres de l'administration et de la hiérarchie de l'EN ainsi que des membres de la société civile ». Outre que cela aura pour conséquence d'accroître la soumission de l'enseignant vis-à-vis de « son employeur », qui sont les « membres de la société civile » évoqués ici de manière fort vague et que seront-ils en mesure d'évaluer à ce stade ? La part des connaissances disciplinaires, dont la maîtrise est le véritable fondement de l'autorité de l'enseignant (à moins de concevoir sa fonction comme celle d'un gardechiourme), diminue drastiquement au sein d'un concours. Cette évolution a lieu au profit d'un apprentissage pédagogique - certes indispensable, mais il s'agit ici de théorie sans lien avec une pratique en situation (cf. infra), d'autant que l'on peut se demander si une pédagogie sans contenu est imaginable…- et de connaissances concernant le « système éducatif », évaluées au cours d'une épreuve orale (« entretien avec le jury ») afin de « vérifier les connaissances du candidat relatives aux valeurs et aux exigences du service public, au système éducatif et à ses institutions et de manière plus générale à son aptitude à exercer le métier de professeur de collège et de lycée ». Quels seront les critères d'évaluation de cette conformité ? Sans commentaire… Deuxième point : la mastérisation de la formation des enseignants et, surtout, des concours. Il s'agit en théorie de revaloriser le métier des enseignants qui prépareraient à la fois les concours et un M2, afin d'avoir un M2 à l'issue de leur formation. Problème : la fonction publique française ne connaît aucun concours à bac+5, mais le problème est résolu ! le concours est « au niveau licence »… Pourquoi ? Parce que cela permet de ne pas revaloriser le traitement des enseignants du primaire et du secondaire, au-delà probablement d'un petit cadeau de début de carrière… Les étudiants qui auront le master et pas le concours qu'ils auront préparé pourront aller enseigner comme contractuels ! Et ceux à qui il arrivera le contraire ? Ces « reçus-collés » préoccupent les préparateurs de maquettes et ils ont la solution ! Elle s'appelle « gestion des flux » (ou sélection à l'entrée du M1). Dernier point, essentiel : on supprime l'année de stage avec service allégé qui était le premier contact de l'enseignant avec une classe et la formation en IUFM qui l'accompagnait. On envoie les nouvelles recrues à l'abattoir (18h au lieu de 6) et les stages prévus dans les masters n'y feront rien puisque les étudiants ne peuvent être qu'en situation de simples observateurs de la vie de classe. Alors oui, les enseignants universitaires sont en colère car c'est l'avenir des étudiants et de l'ensemble de l'EN qui est menacé. Ils réclament donc que tous les acteurs impliqués dans une telle réforme puissent négocier avec les ministères compétents : cette réforme imposée est néfaste ! Une vidéo explique les dangers de ces réformes http://www.youtube.com/watch?v=cnwdEqFbgms&fmt=18 Et pour ceux qui sont convaincus, vous pouvez signer un appel à l'ouverture de négociations : Annliese NEF http://appeldu8novembre.fr

On pourrait s'en tenir à cette formule si l'on voulait résumer la finalité de cette « Coopération Internationale ». Pourtant, nombreuses sont les bavures qui accompagnent ce modèle, et elles se font dans le silence et en toute impunité. Née sous l'administration De Gaulle, la coopération internationale a permis à tout un tas d'associations « loi 1901 » de fleurir sur le territoire français, sous l'impulsion et le contrôle du MAE [Ministère des Affaires Etrangères]. Ces associations recrutent et forment sommairement des volontaires, puis elles leur trouvent des partenaires locaux qui leur fourniront un cadre plus ou moins précaire afin d'effectuer leur mission. Ce cadre varie très aléatoirement : de 0 €/mois à l'équivalent du SMIC, tout repose sur les négociations engagées par l'association française entre le partenaire et le volontaire, évidemment plus vulnérable. Pour ne rien arranger, le statut de ces coopérants a été redéfini récemment. La loi stipule maintenant que l'accord de volontariat « ne relève pas […] des règles du code du travail » ; ce qui signifie que si le moindre litige advient entre un partenaire local et un volontaire, le volontaire est démuni et paie le plus souvent les pots cassés. C'est dans ces conditions que je suis parti au Soudan, pour une mission d'enseignement des disciplines littéraires à des jeunes de 14 à 19 ans. Après deux premiers mois qui furent extrêmement satisfaisants tant du point de vue humain que professionnel, les relations avec le partenaire local se sont fortement dégradées, pour finalement aboutir à mon licenciement en mai 2008, dans des circonstances plus que douteuses. En effet, si la population de l'école

Le strip

J'ai donc quitté le Soudan précipitamment, laissant mes élèves à trois semaines des examens de fin d'année. Mais en rentrant en France, j'ai commencé à mettre le nez dans les contrats, les statuts associatifs et les textes de loi et certaines incohérences préoccupantes ont pu être mises à nu. En effet, l'« Accord de volontariat de solidarité internationale » (VSI) tripartite que j'ai signé avec l'association française d'une part et le partenaire local d'autre part excluait formellement la signature de tout accord ad hoc… Or, au cours du premier mois passé au Soudan, l'école m'a fait signer un contrat de travail en bonne et due forme entre elle (« employeur ») et moi (« employé »), ce qui me donnait pleinement le statut de contrat local. Pour comprendre ce que cela signifie, il faut s'intéresser au site internet de l'agence qui fait le lien entre l'Education nationale et le MAE français. Il y est fait mention de trois statuts de personnel autorisés : les expatriés, fonctionnaires français recrutés en France ; les résidents, fonctionnaires français recrutés dans le pays d'accueil et les contrats locaux… Le statut de volontaire ne fait nullement partie des statuts prévus pour un établissement agréé par l'agence. Par conséquent, on est en droit de se demander si le contrat de travail ad hoc proposé

On pourrait croire que ces situations sont exceptionnelles, que le monde de la coopération est « beau et bon » par définition, qu'a fortiori dans les structures françaises on respecte le droit du travail étant donné qu'on s'expatrie pour apporter notre contribution à ce monde… Pourtant, il n'en est rien. Avec un minimum d'observation, on se rend compte que les flux d'argent sont conséquents, que ce soit entre le MAE et les associations agréées ou entre ces dernières et le partenaire local : par exemple, sur une mission de trois ans, le partenaire peut être amené à payer environ 3000 € pour «frais de dossier» et «aide à la couverture sociale du volontaire». En outre, je doute que l'administration De Gaulle ait mis en place cette coopération pour les beaux-yeux du Tiers Monde. Lors d'un forum sur le codéveloppement, j'ai pris conscience de l'erreur du modèle proposé : depuis soixante ans, nous sommes toujours dans le même système sans cesse réactivé ; le soixante-huitard barbu et au tshirt malien qui va sacrifier son confort coupable pour construire une école dans un village sénégalais… ce même soixante-huitard qui, à ce forum, sera capable de poser une question comme : « Comment pouvonsnous obliger le partenaire local à utiliser l'argent alloué selon les termes de l'accord préalable ? ».

EN COLERE ?

Le bilan n'est pas fameux : en un demi-siècle de coopération, le Tiers-monde est toujours «tiers» et les grandes puissances se portent le mieux du monde… Modifier la façon de concevoir les rapports humains en évitant les pièges tendus par le système que nous alimentons chaque jour apparait comme une urgence : chercher à vivre bien avec les autres, quelles que soient leur culture et leur religion, sans prétention, en un mot : « à notre mesure d'homme », c'est militer pour un monde plus digne et plus humain. Loïc LESVIGNES

Maître de conférence en histoire médiévale

culturel
Séminaire Interuniversitaire Paroles & musiques Mercredi 3 décembre à 17h Salle des Actes De l'astronomie à l'écologie Jeudi 4 décembre à 20h30 Amphithéâtre Richelieu Spectacle audiovisuel Midis sonores Tous les lundis de 12h à 13h Hall B du Centre Malesherbes Lectures Chœur et Orchestre de l'Université Paris-Sorbonne Mercredi 3 décembre à 20h30 Grand Amphithéâtre Musique

Agenda

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« Les beautés du Panthéon, les Vénus, les Nymphes, les Narcisse sont autant de mensonges (…) ». Voilà ce que décrète Pablo Ruiz Picasso (1881-1973) le 8 octobre 1908. Lui qui a suivi une formation artistique et classique dans son Espagne natale. Lui dont le père était peintre. Lui qui dira aussi « A 12 ans, je dessinais comme Raphaël, j'ai mis des années à savoir dessiner comme un enfant. ». Ce Picasso qui dérange souvent ceux qui se retrouvent confrontés à son œuvre déstructurée, à ses femmes

Galeries nationales du Grand Palais. Jusqu'au 2 février 2009

picasso et les maitres

déformées, à ses visages explosés, aimait la beauté classique et plus encore la tradition picturale. Les grands modèles classiques sont-ils donc des mensonges ? Certes non, mais leur beauté, dictée par les Académies comme idéale, canon à suivre, incontestablement oui. Là est tout le génie de Picasso : avoir su réinterpréter ces maîtres qu'il admirait tant, depuis les statues de la Grèce antique jusqu'aux peintres français du XIXe siècle (Manet, Delacroix) en passant par les Cranach ou les peintres espagnols (Zururban, Le Greco, Goya). Dans la période dite « classique » des années 1920, l'influence d'Ingres est frappante… mais, les clins d'œil, les « déconstructions-reconstructions » d'après les maîtres, les multiples variations autour d'une œuvre sont mythique Third de Soft Machine, incontestablement le meilleur album de ce groupe emblématique du tournant progressif (fin 60 - début 70) de la musique rock. Nappes de synthé, riffs de batterie simples, presque inutiles tant le feeling rythmique de chaque musicien transparaît, et surtout évolution constante d'une musique modeste, toujours maîtrisée et pourtant fabuleusement virtuose : avec Third, c'est tout le rock progressif qui s'exprime dans la plus grande pureté, tant dans l'inspiration de multiples genres de musique (free jazz, rock, classique, blues,…), dans la folie de ses expérimentations, ou dans son indescriptible univers fait d'opposés qui se croisent, s'entremêlent (réel-onirique, déshumanisation-sentimentalisme, sourire-tristesse). Combien le manque de technique musicale affiché par Pink Floyd au même moment semble loin, tant tout semble

légions dans sa production foisonnante. Les salles se suivent,y sont regroupés et mélangés autoportraits de tous siècles, modèles, couleurs, figures qui ont inspiré l'artiste. Puis, viennent les variations autour des Ménines, du Massacre des Innocents et de l'Enlèvement des Sabines. Enfin, après avoir voyagé dans les différentes époques, à travers toute l'Europe, après s'en être mis plein la vue de ces lignes colorées, de ces visages captivants, l'exposition se clôt sur les Nus avec les belles Vénus, Maja et Olympia. Au cours de l'exposition, la démonstration est parfaite et la confrontation entre les classiques et Picasso, qui nous semblait toujours possible et sans doute inéluctable, éclate au grand jour . Seul bémol comme toujours au Grand Palais, le prix toujours trop élevé et le succès de ces expositions qui empêchent une visite silencieuse en tête à tête avec les chefs d'œuvre… Mathilde MÉREAU couler naturellement ; tout comme la difficile conciliation entre esthétique et expérimentation, problème majeur de nombreux groupes de l'époque (de Kraftwerk à Van der Graaf Generator). Alors oui, la guitare de Kevin Ayers, présente dans les deux premiers opus, manque ici à l'appel - le monsieur avait déjà à l'époque des ambitions solo -, et l'arrivée de plusieurs musiciens issus de la sphère Mingus/Coltrane confère à cet opus un fort accent de ce qui s'appellera plus tard le jazz fusion ; il n'en reste pas moins un album profondément rock, que seuls ceux qui accepteront de se laisser porter quelques minutes par les couleurs musicales sauront apprécier . A l'exemple des plus grandes musiques, Third ne se décrit pas, comme il ne s'écoute pas. Third, et tout Soft Machine se vit, se déguste, se réfléchit, se pleure. Et sans doute est-ce cela qui, aujourd'hui, rend l'hommage si pressant et indispensable. Thomas TAQUET
CEVU étudiant (Maxime Lonlas), un VP du Conseil scientifique professeur (Barthelémy Jobert) et un VP du CA maître de conférence (Denis Labouret). Cependant, la vie politique de Paris IV est priseaucolletparlapressionduministère :composeraveclasiproblématiqueLRU, improviser avec le plan-licence, ne pas baisser la garde avec la réforme des concours. Au menu des prochains conseils, dans les UFR ou les centraux : l'intégration à un grand ensemble universitaire appelé Paris-Universitas, la discussion sur le calendrier universitaire, la rénovation de Clignancourt…etlerespectdelasemaine de révision, de la compensation annuelle et autres réjouissances ! Retrouvez les coordonnées de vos élus sur le site de l'Ageps et n'hésitez pas à les contacter ! La rédaction

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L'Iliade 24 chants pour 24 semaines Tous les mardis de 12h à 13h Hall B du Centre Malesherbes Lectures Concert Lyre et Muse « Musique de chambre » Mardi 9 décembre à 20h30 Amphithéâtre Richelieu Musique

Café Homérique 13 décembre 2008 de 10h à 12h Restaurant Constance Lectures Théâtre médiéval : Everyman Mardi 16 décembre à 20h30 Amphithéâtre Richelieu Théâtre en anglais

Chanson Française en Sorbonne Avec Lilicub, Maureen Dor , Céline Caussimon, Jérôme Attal et Julie Durand Jeudi 11 décembre à 21h Amphithéâtre Richelieu Chanson

L'apogée du rock progressif, et plus encore… Mardi 11 novembre. T andis qu'en France FIP repasse pour la énième fois les nouvelles galettes scatologiques d'Anaïs (un concentré de vacuité - textuelle - et d'incompétence - musicale -), de Marianne Feder (découvrir Garage Band en 11 leçons) ou de Grand Corps Malade (vendre sa musique en affichant son handicap), l'on oublie qu'il existe encore quelques radios étrangères sur Internet dont la programmation musicale reste plus qu'acceptable. Connecté à l'une de ces dernières poches de résistance, j'entends tout à coup un morceau qui me fait sortir de ma torpeur matinale : « Moon in June », troisième piste du

soft machine : third

Séminaire Interuniversitaire Paroles & musiques Mercredi 17 décembre à 17h Salle des Actes L'interprétation jazz vocale Par Jerrold LEVINSON (Maryland). En Sorbonne de 17h à 20h. Récital de piano Par Saida Zulfugarova Jeudi 18 décembre à 20h45 Amphithéâtre Richelieu Musique

Séminaire Interuniversitaire Paroles & musiques Mercredi 11 mars à 17h Salle des Actes Le Jazz Poem Par Enzo CORMAN (écrivain) & JeanMarc PADOVANI (compositeur). En Sorbonne de 17h à 20h. Présentation de "Terezka Planetová" Jeudi 12 mars à 19h30 Centre Tchèque Conférence

Séminaire Interuniversitaire Paroles & musiques Mercredi 11 février à 17h Salle des Actes Musique et cinéma Par Michel CHION (Paris 3). En Sorbonne de 17h à 20h.

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Zone d’info
“aide aux projets étudiants”

La commission FSDIE

Vous aurez sans doute remarqué que ce Sorbonnard Déchaîné est plus épais que les précédents. Et bien c'est grâce à vous! En effet, nous n'aurions pu augmenter la pagination du canard de l'AGEPS sans une aide du Fond de Solidarité et de Développement des Initiatives Etudiantes (FSDIE) « Aide Culturelle ». Ce fond est alimenté par chacun de nous lors de son inscription à hauteur d'un peu plus d'une dizaine d'euros, et finance chaque année plusieurs dizaines d'initiatives d'étudiants individuels ou d'associations de Paris IV . Il suffit de déposer un dossier composé de quelques pièces essentielles (un budget prévisionnel, une lettre de motivation de l'étudiant ainsi que d'un ensei-

gnant, une présentation détaillée du projet...) au Service Culturel de notre université. Ce service ou des associations comme l'AGEPS peuvent vous aider à le construire. S'il est accepté en commission Aide Culturelle, vous recevez alors le financement demandé pour l'action que vous souhaitez entreprendre. Cette commission est composée d'enseignants, d'administratifs et d'étudiants (dont 3 sont de l'AGEPS). Ce fond est plutôt bien alimenté et il serait dommage que ceux d'entre nous qui ont des projets n'en profitent pas! N'hésitez donc pas à déposer un dossier , car une initiative de qualité est généralement financée sans problème.

Première organisation étudiante de Paris IV, l’AGEPS dispose de nombreux élus dans les différents conseils d’UFR et, jusqu’à aujourd’hui, de 5 élus dans les conseils centraux de Paris IV. En tant qu’étudiants, nous travaillons chaque jour à ce que notre voix à tous soit prise en compte dans la gestion de la fac. Rejoignez-nous! Nos locaux: SORBONNE: salle E660bis, cour Cujas, à côté du service des bourses MALESHERBES: salle 113, premier étage CLIGNANCOURT: salle 303, RDC, à gauche en sortant des amphis Le Sorbonnard Déchaîné: Directeur de publication: Maxime LONLAS, Rédactrice en chef: Claire AMIOT, Comité de rédaction de ce numéro: Claire ABRIEUX, Julien AUVERT, Charlotte COSSON, Paul JALAT, Julien KIEN, Loïc LESVIGNES, Mathilde MÉREAU, Charles NICOLAS, Thomas TAQUET, Simon VACHERON Dessins: Julien AUVERT, Maquette: Xavier HENRY

contact@ageps.org

www.ageps.org

01 45 86 81 24

SOIRÉE ÉTUDIANTE « CCTP » : les Rouges et les Blancs Jeudi 18 décembre à partir de 20h Lieu à définir Soirée Organisé par le BDE de Paris-Sorbonne Theoria-Praxis. Pré-ventes au BDE (salle F660, esc. i, 1er étage).

Avec les conseils d'UFR, les conseils centraux sont les organes vitaux participant au fonctionnement de l'université, et en ce début d'année ça n'a pas chômé pour nos 65 élus ! Ces conseils réunissent vos professeurs, le personnel administratif et vosélusétudiantspourdiscuterdetoutes lesquestionsrelativesàlaviequotidienne et à venir de l'UFR ou de l'université. La situation globale de nos UFR est tout à fait symptomatique du manque d'homogénéité dans la gestion de notre grande Sorbonne. Soit nous, élus, sommes en face d'équipes d'enseignants qui nous écoutent et qui prennent en compte nos avis dans les décisions finales. Soit, on bafoue complètement nos droits en se moquant de nous! En Anglais, Etudes Germaniques et Géographie, les étudiants doivent se battre pour être associé aux discussions des conseils d'UFR. Et encore, s'ils y sont convoqués… Nous osons espérer que la direction de l'université relèvera ces dysfonctionnements et remédiera à ces situations illégales. Et

La voix des Elus

malgré l'indifférence dans laquelle ils agissent parfois, vos élus ne baissent pas les bras et continuent à tenter de s'imposer pour vous défendre. Ailleurs,celaavancebien:findutirageau sort des sujets d'examen en Histoire et Histoire de l'Art, pré-rentrée dès septembre pour les étudiants historiens en prépa concours, intégration du sport dans les maquettes pour les historiens d'art et archéologues; et en philo, on saluera l'instauration d'un système d'inscriptions pédagogiques par ordre alphabétique et le soutien réel pour le club de philo naissant. On remarque aussi le positionnement de certains UFR, comme l'UFR de Grec, contre la réforme des concours, leur volonté de discuter , d'informer et d'échanger avec leurs étudiants à ce propos. Au CEVU (Conseil d'Etudes et de la Vie universitaire) et au CA (Conseil d'Administration), de belles victoires et de grands chantiers ont été menés, ayant en toile de fond les sentiers rocailleux de la nouvelle législation ministérielle. Première bonne nouvelle, l'université a

adopté la compensation annuelle, qui avait disparu depuis l'application du LMD ; c'était une revendication capitale, fruit d'un long combatdel'AGEPS,etc'est une belle victoire pour tous les étudiants. Autre bonne nouvelle, l'intégration dans le calendrier de deux « semaines de révisions », même si, à l'évidence, faire respecter ces dispositions par les UFR s'annonce comme un autre combat ! Fruit des débats du CEVU et du CA, les conseils se sont prononcés pour un moratoire sur la réforme des concours. Puis votée au dernier CEVU, une commission fera l'état des lieux des DU (Diplômes d'Université). Les débats sont riches au CEVU, où règne un véritable climat d'échange ; la discussion sur les modalités de contrôle des connaissances est lancé. Saluons Mathias Degoute, élu AGEPS au Conseil Scientifique, souvent seul représentantétudiantpourdéfendrelesdoctorants et suivre les évolutions des questions de recherche, notamment sur le financement ou les modalités de soutenances de thèse. Fierté à mettre au crédit de notre université, nous sommes la seule faculté de France à avoir un Vice Président (VP) du