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Association Générale des Étudiants de Paris-Sorbonne

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Le bulletin sans concession de l’AGEPS, première organisation étudiante de l’université Paris IV, Mars / Avril 2009, numéro 22
LA MOBILISATION CONTINUE

opposition aux reformes pecresse et darcos
Éditorial

valerie est devenue “la princesse de greve”
La mode est aux citations, et si notre ministre de l'enseignement supérieur usurpe sans vergogne l'Amour de Coqueteau, je ne peux enchérir qu'avec l'Amour de Saint Exupery: "Aimer ce n'est pas se regarder l'un l'autre, c'est regarder ensemble dans la même direction"; hors force est de constater, décidément, que le regard du gouvernement convoite des horizons auxquels nous nous refusons. Une bien belle tournure pour un divorce, histoire de filer la métaphore. La mort du couple? Pas consommée, pas encore, le gouvernement n'a pas fini d'user toutes ses chances de fâcher les universités, mais patience, il s'y attèle. De quoi serez-vous la Ministre, madame Pécresse, quand la moitié de ce qui porte un diplôme en France aura divorcé? J'ai une autre citation: ''Retourner sur nos pas, c'était nous exposer à périr, par suite des mauvais chemins dont nous avions eu peine à sortir et des effroyables averses qui tombaient.'' (H.Cortes). Ici le danger de mort, c'est l'Université, la Recherche, l'école de la République libre, égalitaire et de qualité, qui l'encourent après avoir essuyé année après année le désengagement de l'état; et qui met l'éducation, l'Université un genou à terre, dans l'arène, face à une marchandisation du savoir et une concurrence avec les autres établissements, auxquels elle n'a pas vocation à ressembler. Pardonnez-moi si mon ton mythifie à mauvais compte le débat actuel, mais hélas nous en sommes là, nous vivons un rapport de force dont l'importance n'a d'égal que le malaise qui l'a engendré: aujourd'hui, dans une poussée historique, toutes les familles de l'Université se sont levées contre des réformes sans âme, et l'unité, la pérennité de cette lutte seront les seules à même de trancher entre deux visions, si différentes, de l'Université française. Julien Auvert Président de l’AGEPS

«Je t'aime, Moi non plus» (S.Gainsbourg)

"La grande tactique des femmes est de faire croire qu'elles aiment quand elles n'aiment pas, et lorsqu'elles aiment, de le dissimuler ." Les preuves d'amour que Valérie Pécresse a cru donner à la communauté universitaire n'ont pas convaincu: les universités françaises se dressent contre les propos mensongers et méprisants des ministres de l'Éducation Nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Les réformes envisagées par le gouvernement sont dangereuses car elles proposent un modèle de société odieux et rétrograde. La réforme du recrutement des enseignants (dite "masterisation") introduit de profondes régressions tant sociales qu'intellectuelles. Quant au projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs, modifiant le décret de 1984, il porte un coup dangereux aux libertés de recherche et d'enseignement. Les déclarations malheureuses de nos ministres de tutelle jusqu'au sommet de l'État attisent la colère des universitaires, qui ne mâchent plus leur mot. Le Président de Paris IV , Georges Molinié, dénonçait ainsi de "plus grand coup porté à la République depuis la République de Vichy" devant un amphi bondé et déterminé lundi 9 février . Cette journée restera sans doute dans les annales de la Sorbonne: des Assemblées Générales, réunissant plus d'un millier de personnes, se sont tenues concomitamment dans trois amphis ! La conférence de presse des présidents d'université, dans l'amphi Richelieu, a donné le ton de la fronde. Les propos des présidents qui se sont exprimés sont cinglants et énergiques. La majorité des intervenants a souligné l'importance de constituer un front uni contre ces réformes: Jean-Loup Salzmann (Paris 13) a appelé de ses voeux une "synergie enseignantchercheur-étudiant-BIATOSS". Celle-ci est absolument nécessaire car , comme M. Salzmann l'a très justement fait remarquer , le gouvernement cherche à "saucissonner les réformes", mais également à accentuer une concurrence destructrice entre universités [suppression]. La présidente de Grenoble 3-Stendhal, Lise Dumasy, estime, pour sa part, que la masterisation est une "catastrophe". Elle appelle à "la solidarité" entre facs. La voix des présidents, virulente, a interpellé car il est rarissime (voire inédit) que la contestation gagne le haut de la hiérarchie de la communauté universitaire. Alors que François Fillon vient d'annoncer le 25 février qu'il remettait sur le métier la question du statut des enseignants-chercheurs sans reculer d'un pouce sur la question des concours de l'enseignement, le front de protestation doit plus que jamais rester uni et fort. Il est, en effet, trop évident que les ministres n'attendent que le moment où ils pourront appliquer le

Sombre Saint-valentin

(lundi 15 février) en passant par des cours en plein-air dans les Jardins du Luxembourg [suppression], les étudiants et les enseignants mènent la grève avec humour et détermination. L'imagination prend le pouvoir ? Les grévistes vieil adage (et qui a fait ses preuves l'année deressaient surtout de trouver de nouvelles modalinière encore...): "diviser pour mieux régner ." Le tés d'expression pour gagner la faveur de l'opimaintien de l'unité est un enjeu capital pour la nion publique et répondre habilement à la parole réussite de cette mobilisation; la 3e Coordination méprisante du président et de son entourage. Nationale des universités fait ainsi valoir dans sa Il devient de plus en plus urgent d'alerdeuxième motion qu'"il apparaît clair que les ter toute la nation: ces réformes semblent très attaques contre l'université ne sont qu'un élétechniques et de peu de conséquences aux yeux ment d'une politique plus générale de destruction du grand public. Mais derrière ces mesures dont du service public d'éducation de la maternelle au les enjeux sont parfois mal compris, est tapie une supérieur , comme en témoigne la remise en logique désastreuse de démantèlement du sercause de la laïcité par les accords Kouchner avec vice public d'enseignement. Nous devons rester le Vatican. La Coordination Nationale appelle donc vigilant et créatif pour trouver des media origià la convergence des revendications de la maternaux et marquants d'information auprès de la nelle à l'enseignement supérieur . Elle invite les société tout entière (élèves, parents d'élèves, enseignants du premier et du second degrés et enseignants, futurs enseignants). Nicolas leurs organisations syndicales à rejoindre ce Sarkozy aurait-il peur de la liberté des chercheurs ? Cette volonté de contrôler la parole Mobilisation, amour & paix sociale des enseignants - par le décret de réforme du statut d'enseignant-chercheur , mais également en introduisant à l'oral du CAPES une épreuve portant sur la "connaissance du futur milieu d'exercice" devant un jury comprenant "des personnels de direction, des membres de l’administration et de la hiérarchie de l’Education nationale ainsi que des membres de la société civile" - est certainement l'expression d'une crainte de la part de cet homme qui se vante de ne pas avoir de respect pour la culture. Malgré ses lacunes, notre président saurait-il que certaines des révolutions les plus marquantes dans l'histoire de l'humanité se sont faites par les lettres ? Notre pays est géré comme une petite entreprise; une entreprise sur laquelle pèse la crise et qui commence par faire des économies du côté de son bien le plus précieux: son avenir . Faire l'économie d'une éducation nationale de qualité en protestant de son mouvement." Le mot d'ordre, c'est l'unité. Pour inefficacité (et quoi qu'en dise François préserver la cohésion et la communication entre Bégaudeau, le succès du film de Laurent Cantet les membres de la communauté universitaire, les tiré de son livre - Entre les murs - n'a sans doute modalités d'action envisagées dans de nompas contribué à redorer le blason d'une institution breuses AG parisiennes ces dernières semaines malmenée), c'est faire un sacrifice dangereux et tendent à privilégier un mode inédit de grève: la inefficace à long terme. grève active. Celle-ci permet d'éviter le blocage Face à cette levée de bouclier massive, des centres universitaires, qui nuirait à la fois à le gouvernement fait mine de céder mais rêve l'image du mouvement et à la discussion, et de d'un scénario dangereux: la dispersion des revenbriser le cliché éculé que se fait notre président de dications. Etudiants et enseignants ne doivent la grève; la formule malheureuse de Nicolas donc pas se laisser acheter par quelques mesuSarkozy ("en France, quand il y a une grève, cela rettes ciblées qui pourraient conduire à l'éclatene se voit plus") a manifestement marqué les ment du mouvement. esprits et stimulé les initiatives ludiques et symAriane Buisson boliques. De la cérémonie de "non-remise" des maquettes organisée devant le Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Alain Renaut, professeur de Philosophie à Paris IV, dans les vendredi 13 février à la Inrockuptibles (n° spécial Mars 2009): “la misère universilecture-marathon de la taire et l’échec des étudiants justifient la réforme”. Comme Princesse de Clèves quoi les pseudo-socialistes de droite n’ont même plus besoin devant le Panthéon de partir à l’UMP pour se décomplexer...

La phrase du mois

Le mouvement actuel serait « injustifié et suicidaire » : voilà les doux qualificatifs que vient d’envoyer JeanRobert Pitte, l’ancien président (ouf…) de Paris IV , à ses collègues enseignants-chercheurs. Ils ont dû être choqués, car Jean-Robert réserve d’habitude ses insultes aux étudiants. Et il ajoute : « ne faisons pas les étonnés et ne crions pas à la surprise ». Pour sûr , on en attendait pas moins de quelqu’un qui est régulièrement consulté sur les questions d’enseignement supérieur par l’UMP Paris… Et si la "liste noire", inventée pendant le CPE pour interdire l'accès aux étudiants mobilisés de rentrer dans leur université, revenait au goût du jour? Quoi qu’il en soit, c’est la panique au Rectorat. Durant les vacances de février , les étudiants de Paris IV ou Paris III n’avaient pas le droit d’entrer en Sorbonne à moins d’aller en bibliothèque et de montrer patte blanche. Certains d’entre-nous ont même été fouillés, comme si nous étions de véritables terroristes. Il faut maintenant, pour entrer dans notre université, justifier de ce qu’on vient y faire. Peut-être le nouveau recteur vient-il de lire 1984…BigBrother fait des émules !

ou ravalement de la Sorbonne? couloir
Cela fait quelque temps, que de nouveaux affichages, apparaissent dans notre Université. Ce n’est ni l’annonce de l’allocation d’autonomie pour tous les étudiants, ni l’ouverture d’une centaine de postes supplémentaires à l’Agrégation et au Capes. Au contraire, les affichages qui ornent les portes de la bibliothèque universitaire, commune à Paris IV et Paris I, n’annoncent rien de bon pour les étudiants. En effet, dans le but de procéder à de vastes travaux de rénovationrendusobligatoirespourdesquestions de sécurité, le rectorat annonce la fermeture prochaine de notre B.U. Pour l’instant, agaçant mais pas scandaleux. Nombre d’entre-vous se diront enlisantcetarticle:pourquoicetonalarmistepour de simples travaux de remise en sécurité ? Lepremierpointdedésaccordsedévoile lorsque l’étudiant observe plus attentivement les protocoles de fermeture et d’emprunt dans les nouveaux centres bibliothécaires. Car oui, chers étudiants, vous allez désormais devoir vous rendre aux quatre coins de la capitale pour trouver manuels et ouvrages. Le protocole d’emprunt prévuapparaîtd'ailleursproprementimpraticable. Se faisant via internet, le prêt ne sera effectif que quelques jours plus tard. Finie la longue file d’at-

Au fond du

ACTUALITE PARIS IV - Ravalement de la B.U....

tente d’une demi-heure pour obtenir votre livre. Maintenant la modernité universitaire exige un délai de plusieurs jours, réservée à ceux qui ont accès à un ordinateur ... Le sort des amphithéâtres proches de la BU apparaît en outre comme on ne peut plus flou tant le rectorat joue sur la désinformation. Ceuxcis devraient fermer à partir de novembre 2009. Les amphis Guizot, Descartes, Richelieu et Liard, deviendraient ainsi inaccessibles aux étudiants. La raison : Les travaux trop importants rendraient inaudible le moindre cours donné. L’excuse peut s'entendre. Cependant l’AGEPS, craint une chose et cette peur est partagée par les associations culturelles de l’université. Les amphis seront-ils aussi fermés le soir après la fin des travaux ? Dans ce cas, cela mettrait fin à tout un programme culturel de qualité organisé par le service culturel de Paris-Sorbonne et les étudiants qui s'y produisent régulièrement. Nous craignons que par soucis de commodité, le rectorat entérine la fermeture définitive de ces amphis. Enfin, le lien évident à faire et qui suscite les pires craintes, c’est la fermeture définitives des lourdes portes de la Sorbonne à la communauté universitaire consécutivement à la fermeture des

principaux amphis. Rien n'est clair là-dessus. L'inquiétude de la présidence de Paris IV , dont on ne peut nier que comme nous, elle tient fermement à une Sorbonne comme lieu de création et de transmission du savoir , est manifeste. Fermeture définitive, pour transformer la Sorbonne en musée de l’éducation, pour en faire unbâtimentadministratif,ouunlieudédiéuniquementauxgrandscolloques,ouenfinlelieuduprogramme inter-âges ? Les interrogations sont vastes et les étudiants vont devoir s'investir pour que les universités, et non le rectorat, gagnent cette bataille. La Sorbonne est-elle en train de se vider de ses étudiants? La reconstruction de Clignancourt peine à voir le jour et va poser aussi des problèmes de place. Notre université redoute qu’une importante masse estudiantine soit impossible à replacer dans les bâtiments existants. On parlerait de 6OOO étudiants. Ces craintes sont loin d'être fantasmées et l’AGEPS appelle l’ensemble de la communauté sorbonnarde à réagir le plus rapidement possible contre un projet qui conduirait à la fermeture prochaine denotreuniversité.Nousdemandonsdeplusàce quelerectoratinformeplusclairementlacommunauté universitaire sur le programme de réaménagement de notre établissement pour l’année universitaire 2009-2010. Son silence actuel est pour le moins révélateur ... Julien Kien lons bien admettre que l'implication des directeurs d'UFR, qui pour certains sont bien éloignés des questions d'échec en licence, est une bonne chose. Il nous semble cependant que la signature des états de services des tuteurs par les directeurs d'UFR n'est en aucun cas incompatible avec une gestion administrative centralisée du tutorat. Cette réforme est censée se mettre en place dès ce second semestre 2008/2009 et nous ne cachons pas qu'elle nous inquiète. Ajoutons cependant que l'idée émise par la professeur déléguée au tutorat de créer une bibliothèque du tutorat afin de permettre à chaque tuteur de s'y référer et d'y trouver les documents nécessaires à son travail est une très bonne chose. L'AGEPS souhaite en outre porter deux propositions pour améliorer le versant pédagogique du tutorat: organiser des « réunions pédagogiques » entre enseignants et tuteurs régulièrement pour d'une part insister sur le travail d'équipe, et d'autre part assigner aux tuteurs une mission claire et adaptée en fonction des disciplines et enseignements ; faire venir systématiquement les tuteurs en CM et en TD, au début de chaque semestre, afin de les présenter aux étudiants, de rappeler les modalités du tutorat et permettre aux étudiants d'identifier tuteurs et démarches comme il se doit. Maxime Lonlas caine— et le nombre de jeunes femmes est des plus retreints… . Les installations de l’université sont par contre vraiment impressionnantes : tous les bâtiments sont récents et fonctionnels. Les nouvelles technologies font partie de la vie quotidienne : campus entièrement équipé du WI-FI, bibliothèque gigantesque où l’on gère soi-même ses emprunts, forums de discussion pour les cours que l’on suit. L’interface (Ulearn, équivalent de Moodle) sur laquelle on peut trouver le matériel nécessaire aux cours est assez fonctionnelle et je ne peux pas nier que l’accès illimité et simplissime aux articles des grandes revues est des plus pratiques. La disponibilité des enseignants et des administratifs est déconcertante : on peut demander à un bibliothécaire des conseils en ligne jusqu’à minuit. C’est là encore une vision hyper productiviste qui ne tient pas compte de la dignité humaine. A mi-parcours de mon expérience, je suis convaincue que pour pouvoir travailler au mieux et être capable de s’engager dans des recherches novatrices, il faut savoir se reposer . Le mode de vie totalement atomisé par ces rythmes en décalés ne participe pas du tout à la création d’un espace public vivant et réactif. Dommage qu’en France on n’ait pas plus de moyens matériels et qu’ici on n’ait pas plus de temps ni de conscience politique! ClaireAbrieux

ACTUALITE Paris IV - reforme du tutorat
Le tutorat est une des armes essentielles pour lutter contre l'échec et la désorientation des étudiants tout au long de leur licence. On peut dire clairement que le tutorat, actuellement, fonctionne correctement sur Paris IV , tant d'un point de vue administratif que pédagogique. Les étudiants et tuteurs sont nombreux à se rendre à un bureau du tutorat qui fait un travail remarquable, et la fréquentation des cours des tuteurs augmente chaque année. On note d'ailleurs une réelle amélioration des résultats des étudiants assidus. Depuis quelques mois, on constate pourtant une volonté de la part de la présidence de notre université de réformer cette gestion que personne ne semble avoir remis en cause jusqu'ici. Cela pose une double question: quelle est la réforme envisagée et pourquoi? A la première question, la réponse est relativement simple: il s'agit de décentraliser la gestion du tutorat, c'est à dire essentiellement des fiches de présence des étudiants et des états de service des tuteurs (le nombre d'heures de cours qu'ils donnent), du bureau du tutorat vers les UFR. Alors que du personnel administratif s'occupait de la gestion administrative du tutorat de la même manière pour

la decentralisation touche aussi Paris IV?
tous les tuteurs de tous les UFR de l'université, ce sont maintenant les professeurs délégués au tutorat dans chacun des UFR qui vont devoir s'en occuper . Ils transmettront ensuite cela aux directeurs d'UFR qui enfin redirigeront vers le service chargé de payer les tuteurs. L'inquiétude que nous avons est simple aussi: faire gérer son propre tutorat par chacun des UFR, c'est prendre le risque de faire apparaître des disparités entre les filières, et donc des inégalités entre les étudiants. C'est aussi brider la possibilité de conduire une politique de tutorat globale. L'AGEPS ne saisit pas ce qui conduit à faire faire un travail administratif à des enseignants. Le bureau du tutorat avait la méthode et l'expérience de cette gestion, ce qui n'est pas le cas des professeurs délégués au tutorat dans chaque UFR, qui ont a contrario une grand expérience pédagogique du tutorat. Il semble d'ailleurs logique de s'occuper des questions de pédagogie au niveau des filières, vu que chacun d'elles a sa particularité. La présidence nous assure qu'elle sera attentive à ce qu'aucune inégalité ne voit le jour , mais nous ne comprenons pas la nécessité de ce changement de gestion. Nous vou-

La Conférence des Présidents d’Université (CPU), instance qui réunit plus de 83 présidents d’universités françaises, adopte depuis quelques temps des positions pour le moins en décalage avec son conservatisme traditionnel…Alors qu’elle s’est souvent révélée l’alliée du gouvernement, la voilà qui demande « repousser à 2011 » la réforme des concours. Mieux encore, elle émet de « fortes réserves » sur la médiation proposée par Pécresse ! La remise en cause l’action de la ministre de tutelle au sein même de la CPU, voilà qui révèle un courage insoupçonné…

Courage encore. Jean-Robert Pitte toujours. Dans le magazine Challenges, il nous dit qu’il est étonné du « manque de courage de certains présidents d’université » qui rejettent ces réformes qui leur donnent pourtant plus de pouvoir . De la part de quelqu’un qui avait le courage d’abonder dans le sens de sa ministre de tutelle à grand renfort d’apparitions médiatiques, voilà qui fait sens ! Paris-Sorbonne n’avait pas besoin d’un poste de Maître de Conférences en Histoire contemporaine ? Qu’à cela ne tienne, elle en aura un ! La fille d’Alain Marleix, Secrétaire d’Etat à l’Intérieur et aux collectivités locales, vient de se voir quasiment nommée à ce nouveau poste tant le concours de recrutement, dit-on à Paris IV , ne serait qu’une formalité administrative. Pourtant, notre université manque d’enseignants dans d’autres filières. Moralité : quand une université aura besoin d’un poste, il faudra maintenant qu’elle demande à un membre du gouvernement. De là à faire un procès en copinage, il n’ya qu’un pas…

ACTUALITE internationale - l’universite a atlanta
Me voici à Atlanta pour mon deuxième semestre de M2 philosophie politique et éthique. Oui, enfin je suis là aussi pour être assistante de chercheur . Ne vous arrêtez pas au titre ronflant : je fais des photocopies et corrige des QCM. La vie d’étudiant ici c’est du boulot en continu. Quand je ne bosse pas pour mes cours, je bosse pour mes profs. C’est un curieux concept où il faut rendre des « papers » tous les deux jours (sans blague) sans pourtant essayer d’y mettre une réflexion profonde. L’ambiance de la classe est bien plus dynamique que dans notre université : le concept de cours magistral n’existe pas du tout, les étudiants doivent s’impliquer dans tous les cours. L’autonomie de travail de l’étudiant ne fait cependant pas partie des mœurs scolaires. Je trouve ce paternalisme intellectuel un peu déplacé d’ailleurs : écrire chaque semaine un résumé du texte étudié en classe me rappelle curieusement l’époque lointaine du collège. Les examens consistent la plupart du temps en des « essays » avec livre ouvert à côté de

“Georgia on my mind”

Difficile d’oublier les nombreuses interventions policières engagées par notre administration pendant le mouvement contre la LRU. Cependant la vie sorbonnarde réserve ses bonnes surprises. En effet, l'ancien directeur du centre Clignancourt, M. Luc Pfirsch, vient de poser sa démission. Il regrette, selon nos sources, le caractère incontrôlable de la grève des personnels administratifs dans son centre. Alors monsieur Pfirsch, il est plus difficile de faire du zèle avec les forces de l'ordre, quand c'est des

la copie. J’ai le sentiment de vivre la représentation parfaite d’une pensée productiviste à outrance : ils sont arrivés à imposer leurs principes économiques à la vie étudiante ! Même les vacances d’été sont faites pour faire des recherches dans une autre université ou donner des cours. C’est quand même un comble pour une étudiante de philo de ne pas avoir le temps de penser en paix. L’anxiété des étudiants est accentuée par leur absolue nécessité de réussite brillante : les frais d’inscription pour un seul semestre sont de 6000 $ (4700 euros environ à l’heure où je vous parle). Autant vous dire que l’erreur n’est pas permise. La grande majorité des étudiants est donc obligée de s’endetter pour aller à l’université publique. Et encore, je ne suis pas dans une université privée ou dans une ville où la vie est très chère ! Le mythique système de bourses d’étude me semble par contre très peu productif : les minorités du pays sont extrêmement peu représentées –ce qui est incroyable dans un Etat comme la Géorgie où la majorité de la population est afro-améri-

Informatique et Paris-Sorbonne feraient-elles

enfin bon menage ?
D’un point de vue national, le numérique occupe une place peu importante dans les universités. Il est malheureusement loin d’être un axe de développement stratégique, notamment du point de vue des professeurs d’université. Ils n’ont généralement pour le monde de l’informatique qu’un regard plutôt lointain. Si nous, étudiants de ce début du XXIè siècle, somme nés avec des ordinateurs entre les mains, nos enseignants sont parfois bien loin de cette nouvelle réalité. A l’occasion des réformes pédagogiques d’ampleur de ces dernières années (loi LMD,…), l’informatique à l’université n’a en aucun cas été intégrée à la réflexion. Et quand une université s’y intéresse, c’est souvent plus pour améliorer sa propre gestion que pour aider à la formation de ses étudiants. A quelques rares exceptions près, l’informatique et l’université ne font donc pas bon ménage. Pourtant, les enjeux sont d’une importance capitale : les attentes de la part des étudiants sont à la foi pédagogiques et sociales. Pédagogiques parce que l’informatique est maintenant incontournable tout au long des études, de la licence au doctorat, et que les nouveaux outils imaginables peuvent révolutionner la manière d’apprendre. Social parce que l’accès de chacun d’entre-nous à un ordinateur est loin d’être acquis et qu’il peut souvent s’agir d’une barrière importante devant l’accès au savoir. Et soyons clairs : dans le paysage plutôt désert en matière informatique au sein des universités, Paris IV fait figure d’exception…dans le mauvais sens. Dans le palmarès, Paris IV est en haut du podium des derniers. Il n’est d’ailleurs pas besoin de faire des études statistiques pour le constater. Faisons un cours bilan. Les salles informatiques à Paris-Sorbonne sont peu nombreuses, petites, sous-équipées, avec du matériel d’un autre âge dans certains cas ; les horaires d’ouverture sont loin d’être assez larges et elles servent parfois de salle de cours. Qui est allé dans la salle info de Clignancourt a pu constater la pauvreté du matériel mis à notre disposition. De plus, le Wifi n’est accessible nulle-part pour les étudiants de Paris IV, que ce soit dans les bibliothèques ou ailleurs, alors même qu’en Sorbonne les étudiants de Paris 1 peuvent se connecter depuis des années. Ajoutons que notre université, contrairement à de nombreuses autres, ne dispose en aucun cas d’un Environnement Numérique

de Travail (ENT). Le portail étudiant s’est bien amélioré cette dernière année et nous avons enfin accès à un mail étudiant, mais outre le fait que la plateforme mail semble tout droit sortie des années 90, il ne s’agit en aucun cas là de ce qu’on appelle un ENT dans les autres universités. Un véritable ENT consisterait en la mise à disposition d’une plateforme mail ergonomique et d’un bureau virtuel personnalisable accessible partout dans l’université

PARIS-SORBONNE, UNE FAC AU TOP DE LA TECHNOLOGIE...

Quoi qu’il en soit, il s’agit maintenant de ne pas se reposer sur nos lauriers. L’informatique est devenue, ces dernières années, un outil pédagogique essentiel qu’on aurait dû savoir favoriser. Il faut maintenant que Paris IV rattrape le temps perdu. Un budget d’environ 30 000€ vient de nous être alloué dans le cadre d’une initiative nationale, afin de mettre en place des cours sous forme de Podcasts. L’idée est bonne mais à quoi bon si aucune plate forme ne permet de diffuser correctement ces podcasts, si le matériel informatique à la disposition des étudiants n’est pas à la hauteur, si les étudiants ne sont pas informés de cela dans le cadre d’un ENT qui fonctionne ?

TRIBUNE
L’heure est grave pour l’Ecole de la République à laquelle nous sommes attachés et commande que nous unissions nos efforts pour que soient retirées les réformes actuelles touchant tous les niveaux, de la maternelle à l’université. La transmission des connaissances par des professeurs qualifiés –CAPES, agrégation- est directement attaquée, entre autres, par le dispositif d’« histoire des arts » introduit dans les programmes d’enseignement de toutes les disciplines. Ce dispositif, par son contenu et ses modalités, n’a rien à voir avec l’histoire de l’Art ni même un enseignement quelconque. L’histoire des arts est, en effet, l’un des domaines de la « pratique artistique et culturelle » de l’accompagnement éducatif, pour lequel peuvent intervenir : « des intervenants extérieurs (associations, structures culturelles et sportives...). et également « des personnels non enseignants, des étudiants, des parents d’élèves, des bénévoles (membres d’associations, enseignants à la retraite...). » BO N°25 du 19 juin 2008. Un exemple concret ? La convention nationale signée le 13 février 2008 par les ministres de l'EN et de la Culture avec la Fondation « Culture et Diversité » est venue généraliser ce que 19 établissements scolaires d'Ile de France ont déjà connu l'an dernier : les étudiants de 4è année de l'Ecole du Louvre, dans le cadre de stages ont offert leurs services gratuitement aux élèves… La première conséquence étant la prise en compte, au brevet des collèges, d’activités extérieures à l’Ecole, par le biais notamment du dispositif de « réussite éducative » du plan de cohésion sociale de Borloo qui, dans le cadre des « services à la personne », permet des cours de pratique artistique à domicile ou dans un cadre associatif - associations payantes ou associations de bénévoles, tout le monde ne pouvant s’offrir des services payants. Qui peut admettre l’instauration d’une telle discrimination sociale au sein de l’Ecole ? Que des activités artistiques pratiquées en dehors de l’école et financées par les parents puissent faire l’objet d’une épreuve au brevet, n’est-ce pas légitimer le fait que l’école désormais s’en remette à des organismes privés y compris pour la préparation d’épreuves d’examens ? En toute logique, cette « histoire des arts » pouvant être « enseignée » - ou plutôt « assurée » par n'importe qui, collègues appartenant à d'autres disciplines, étudiants stagiaires, intervenants extérieurs divers, etc., on n'a que faire d'enseignants spécialistes dont la compétence a été vérifiée par le concours ! Cela se vérifie dans le document de travail du ministère à propos du nouveau CAPES d’arts plastiques « masterisé ». Nous constatons que le Capes nouvelle formule supprime totalement la référence à l’histoire de l’art. Certes, l'épreuve dite de « culture artistique » de l'ancien Capes, n'était déjà plus une épreuve d'histoire de l'art, mais elle ne s'en appuyait pas moins sur l'histoire de l'art avec deux questions précises mises au programme portant sur l'art ancien et sur l'art moderne et contemporain. Aujourd’hui, il n’est plus question que de « sujet à consignes précises » …sans que rien de précis ne soit apporté sur cette « précision » ! Avec ces mesures il s’agit d’étendre aujourd’hui ce qui avait été défini précisément en 2005 dans une circulaire culture/EN : « l’impérieuse nécessité pour nos institutions de préparer les élèves aux œuvres produites par les industries culturelles à travers une éducation aux arts et à la culture. » Et le rapport Gross, d’où sont issues ces mesures, de renchérir : il s’agit d’« un enjeu propre pour la culture, celui de former et d’assurer ses publics de demain. » Nous considérons quant à nous que l’instruction publique suppose un lieu préservé, à part de la société civile : elle n’est pas un « service » car elle ne concerne ni des consommateurs, ni des usagers ou partenaires. Merci de votre soutien et soyez assurés du nôtre. Danièle Salamand, présidente de l’APAP

d’histoire de l’art a l’ecole!

il n’y aura pas

et sur Internet, avec un espace disque personnel et la possibilité de partager des fichiers entre étudiants ainsi qu’avec les enseignants, des listes et groupes automatiques par cours afin de faciliter le passage des informations, la mise de cours en ligne (ce qui va nécessiter une évolution des mentalités enseignantes), un agenda intégré avec les changements d’horaires des cours qui s’inscrivent automatiquement,…Cette liste pourrait faire tourner la tête à un étudiant de Paris IV tant sa réalisation semble inaccessible, mais tous ces outils existent déjà dans d’autres universités, à Lyon 2 ou Aix-Marseille par exemple. Alors pourquoi pas chez nous, dans le cadre de « l’Université Numérique Régionale (UNR) Paris » ? Si Paris-Sorbonne a pu accumuler un tel retard en la matière, c’est parce que notre université vient de perdre cinq ans. Cinq ans durant lesquels aucun véritable projet n’a été construit, cinq ans durant lesquels Jean-Robert Pitte, ancien président de ParisSorbonne, n’a répondu à aucun des appels à projet du ministère, à tel point qu’à la Sous-Direction des Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Education (SDTICE), dépendante du ministère, on parle de « cas spécial » en souriant…La seule chose qu’aura réussi à lancer l’ancienne équipe présidentielle est un embryon de portail étudiant, après nous l’avoir promis pendant quatre ans. Belle performance.

Les 100 000€ de budget spécial que notre université vient d’obtenir afin de développer son équipement informatique, tant elle est un cas à part, doivent donc être très bien utilisé. Pour l’instant, l’idée semble être d’acheter entre 100 et 150 ordinateurs portables afin de permettre aux étudiants qui le souhaitent (les boursiers notamment) d’accéder à un ordinateur, ainsi que de développer le WIFI à la Maison de la Recherche, à Malesherbes, à Clignancourt et l’INHA. C’est évidemment loin d’être suffisant, mais cela peut commencer à répondre aux deux enjeux essentiels que sont la demande croissante d’équipement à des fins pédagogique et, plus important, l’inégalité sociale entre étudiants devant l’accès à l’informatique. Le président de notre université commence ainsi à tenir engagements qu’il avait pris en la matière vis-à-vis de l’AGEPS lors de son élection. Soyez sûr que l’AGEPS regardera de près l’utilisation de ces nouveaux budgets de l’université en matière informatique, vous informera de l’avancée des projets et demandera à ce que du matériel de qualité et le Wifi soit rapidement accessible partout, ainsi que l’intégration de la question informatique dans la réflexion autour de la reconstruction du centre Clignancourt, prévue pour les années qui viennent. Maxime LONLAS

Le strip

- Marvin & Loomis - “Papier de banque”

culturel ou passer d’a priori a doxa
Journées de sensibilisation au handicap Les 16 et 17 mars dans le hall du centre Malsherbes, avec stands, tables rondes et ateliers. Ces journées s’organisent en partenariat avec l’université Paris 3 (12 et 13 mars). Il paraît que c’est plus facile de voir un film que de lire un livre. Il paraît que de toute manière le livre c’est chiant et que le film c’est mieux, parce qu’au moins il y a des images. On-dit. Eprouvons. Prenons deux livres déjà adaptés. Par souci de qualité, ce sont deux livres de Philip K. Dick, apparentés tous deux au style a priori bien connu de la science-fiction : Les androïdes rêvent ils de moutons électriques ?, mieux connu sous le nom réducteur donné par le film, de Blade Runner ; et une autre œuvre, considérée comme plus ardue, Substance Mort, en anglais A scanner darkly, titre original

Agenda

culture - Du livre au film…

Le 26 mars 2009, Theoria-Praxis de 21h à 5h au Globo (8 bd de Strasbourg, Métro Strasbourg St-Denis). Venez écouter des concerts en choisissant votre camp (Noir /Rouge / Blanc), les plus nombreux auront leur part du butin ! Avec Black Curtains / Simone elle est bonne / Quinsigamond / Patamix Crew Préventes Paris IV : 4euros Autres préventes: 5euros Olivier Py en Sorbonne Dans le cadre du cycle "Olivier Py" (représentation des sept contre Thèbes le 11 fevrier dernier en Sorbonne et projection des illusions comique en salle F366 le 11 mars prochain à18h), Theoria-Praxis organise une conférence lundi 16 mars à 20h Amphi Milne Edwards en présence d'Olivier Py. Venez Nombreux! L’Iliade 24 chants pour 24 semaines Tous les mardis de 12h à 13h Hall B du Centre Malesherbes Lectures

conservé pour son adaptation au cinéma. Blade runner ou comment être en permanence sur le fil : entre intelligence et émotion, entre liberté et empathie, entre castes et sentiment d’exploser. Monde classifié, quand explosera t-il ? Ici, aucune notion de bien ou de mal, jamais l’auteur ne se positionne, il expose, informe et construit. Alors pourquoi tant de raccourcis dans son adaptation au cinéma, qui rendent l’intrigue pâlichonne et facile ? Pourquoi tant de nouveaux préjugés, qui rendent le héros (joué par Harrison Ford) attendu ? Pourquoi tant de mélo tout du long, qui dévie l’atmosphère initiale du roman ? Surprenante esthétique, décors époustouflants, jeu d’acteur coriace, et pourtant… nous nous retrouvons là dans le aurait valu de ne pas récidiver en juillet 2008 et d’éviter le pied-de-nez des enseignants mobilisés. Le 16 février 2009, une centaine de personnes se sont réunis sur la Place du Panthéon pour la lecture marathon du célèbre roman de Madame de Lafayette. L'acteur Marcel Bazonnet ancien directeur de la Comédie française et Louis Garrel, qui s'est illustré dans l'adaptation moderne de la Princesse de Clèves, ont commencé la lecture qui dura six heures et quinze minutes. « La magnificence et la galanterie n'ont jamais paru en France avec tant d'éclat que dans les dernières années du règne de Henri second ». C'est ainsi que commence la Princesse de Clèves. La Princesse de Clèves, est une belle jeune femme de seize ans, élevée par sa mère dans les règles de la morale. Elle tombe amoureuse du Duc de Nemours, un homme beau et

cas typique de l’adaptation traîtresse, qui est sympathique mais terriblement frustrante pour qui a lu le livre. Substance Mort, terrible drogue prise dans un futur proche. On trippe avec tous ces camés, ces grillés du cerveau et on finit par les aimer. Dans toute leur folie. On est pas si loin d’eux finalement. Roman comme une véritable plongée dans le mélange homme-drogue. Descente en enfer. Ou descente de l’Eden ? Vague impression qu’on tombe parce qu’on comprend. Le film, lui, est tellement près du texte qu’il surprend. L’hallucination continue, les pinceaux se sont emparés de la réalité et l’ont repeinte. Sorte de dessin filmé aux reflets mouvants, fluides, versatiles. Tout le jeu des acteurs, casting irréprochable, est conservé dans une saisissante vision colorée. Raphaelle JAMET intelligent mais aux mœurs légères. Or , celle-ci est promise au Prince de Clèves. Ce roman, un des plus grands chefs d'œuvres de la Préciosité, narre le parcours amoureux de ces trois personnages principaux ainsi que le refus de la Princesse de se laisser emporter par ses sentiments. Lire ce roman et l'apprécier ne fait pas de nous des êtres « sadiques et imbéciles » ! Le mardi 17 février c’est l’histoire de l’art qui s’est invitée sur la même place. Trois professeurs de Michelet vêtus de toges ont dispensé un cours sur la Lutèce antique fondée au Ie siècle, qui deviendra Paris au IIIème siècle après J.-C. Notons que le forum, lieu principal de la cité, était situé au pied de l'actuel Panthéon, qui fut une église avant d’être le lieu des grands hommes. Nous ne pouvons que nous féliciter de toutes les initiatives culturelles de ce type, dans l'espoir que l' « Université ouverte » ne mourra pas avec le mouvement! Nennecy ANGELIQUE février dernier, les débats ont tourné autour du projet de réforme des concours de recrutement et de la formation des enseignants. Les trois élus AGEPS ont réaffirmé leur opposition à cette réforme calamiteuse pour l’école de la République, dont les conséquences pour la citoyenneté sont graves. Un premier bilan pour la Semaine de Révision, dont l’application ne s’est pas déroulée dans les meilleures conditions, a également été fait. Bien loin d’être parfaite, il faut rappeler qu’il s’agit d’une mesure transitoire dans l’attente de la réforme des rythmes universitaires à Paris IV. La Rédaction contact@ageps.org

culture & mobilisation

En cette période particulière, un article culture particulier . Nicolas Sarkozy, le 23 février 2006, nous disait dans une citation qui mériterait de figurer dans un bêtisier des discours des présidents de la Vè République: « L'autre jour, je m'amusais, on s'amuse comme on peut, à regarder le programme du concours d'attaché d'administration. Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d'interroger les concurrents sur La Princesse de Clèves. Je ne sais pas si cela vous est souvent arrivé de demander à la guichetière ce qu'elle pensait de La Princesse de Clèves… Imaginez un peu le spectacle ! ». A l’époque apparemment personne n’était là pour expliquer les fondamentaux de la littérature française à notre petit Nicolas, ce qui lui

La princesse de cleves

Projection-rencontre-lecture : « La Macédoine au coeur de la poésie mondiale » Mardi 10 mars à 21h Amphithéâtre Guizot Projection-rencontre-lecture Organisé par Matthias VINCENOT et l’association La Scène du Balcon. Concert de clôture de la semaine de sensibilisation pour le handicap Mardi 17 mars à 21h Amphithéâtre Richelieu Orchestre de 50 flûtes et de vingt accordéons du Collectif d’artistes GRADISCA, dir . Éric GROUSSARD. Les Concerts de Midi : L’éloquence du jazz et la voix d’aujourd’hui Vendredi 27 mars à 12h15 Amphithéâtre Richelieu David LINX (voix), Diederik WISSELS (piano). Jazz vocal. LECTURE-DEBAT avec Joëlle Gardes autour de son recueil « Dans le silence des mots » Lundi 6 avril à 20h Amphithéâtre Guizot Lectures par Frédérique Wolf-Michaux.

f

Programme complet sur le site de l’université: www.paris-sorbonne.fr

CONCERT du Chœur et Orchestre de Paris-Sorbonne Mardi 7 avril à 20h30 Grand Amphithéâtre Ensemble instrumental et Chœur de Paris-Sorbonne. Direction : Denis ROUGER. Programme : Fauré, Brahms, Bloch, Hersant.

Le site de l'AGEPS vous informe aussi régulièrement et contient divers articles de fonds, notamment sur

Le site http://www.etudiant-paris4.fr vous informe de tout ce qui se passe actuellement, à la fois sur Paris-Sorbonne et au niveau national, et possède un agenda mis-à-jour . Des comptes-rendus d'assemblées générales, des articles de fonds, des schémas d'explications et divers tracts y sont à votre disposition. Enfin, vous y trouverez aussi des informations concernant l'ouverture et la fermeture des sites de l'université.

Où trouver l'information sur le mouvement actuel qui traverse le monde de l'éducation en son entier?

Les sites de la mobilisation

Zone d’info

la question des concours. Vous pourrez aussi y trouver tous les numéros du Sorbonnard Déchaîné: http://www.ageps.org Pour les étudiants de Michelet, un site spécial d'information a été créé: http://micheletmob.canalblog.com

Enfin, le site de Paris-IV met en ligne des informations de manière plutôt sporadique mais souvent importantes: les communiqués issus des AG des personnels, les flash d'actualité des UFR, ainsi que des informations sur l'ouverture des sites de l'université: http://www.paris-sorbonne.fr

Première organisation étudiante de Paris IV, l’AGEPS dispose de nombreux élus dans les différents conseils d’UFR et, jusqu’à aujourd’hui, de 5 élus dans les conseils centraux de Paris IV. En tant qu’étudiants, nous travaillons chaque jour à ce que notre voix à tous soit prise en compte dans la gestion de la fac. Rejoignez-nous! Nos locaux: SORBONNE: salle E660bis, cour Cujas, à côté du service des bourses MALESHERBES: salle 113, premier étage CLIGNANCOURT: salle 303, RDC, à gauche en sortant des amphis Le Sorbonnard Déchaîné: Directeur de publication: Julien AUVERT, Rédactrice en chef: MarieMadeleine BEKO, Comité de rédaction de ce numéro: Nennecy ANGELIQUE, Claire ABRIEUX, Ariane BUISSON, Charlotte COSSON, Paul JALAT, Julien KIEN, Raphaelle JAMET, Maxime LONLAS, Charles NICOLAS, Thomas TAQUET, Simon VACHERON Dessins: Julien AUVERT, Maquette: Xavier HENRY

www.ageps.org

01 45 86 81 24

Puisque l’ambiance est aux évaluations, d’ailleurs acceptées par le monde professoral, le LSD s’y est également mis ! 20/20 pour les UFR de Langue Française, Histoire et Histoire de l’art qui ont voté la grève active et organisé des conférences et cours alternatifs au sein de l’université mais également en dehors, afin de faire connaître le travail des enseignants-chercheurs et de montrer la vie qui nous anime. Certaines après-midi sont même banalisées en vue de ces manifestations. 18/20 pour les UFR de Latin et de Grec qui ont traversé la rue qui les séparait pour se serrer la main. On l’avait bien dit : on parle en latin et en grec! Bonne note hypothé-

La voix des Elus

tique aux UFR ayant une bonne volonté, comme l’UFR d’Allemand ou de Musico, mais mise à rude épreuve par la fermeture du site Malesherbes. 12/20 pour l’UFR de Philosophie, qui sort de l’immobilisme mais reste un peu à part dans les débats. Si une absence peut-être justifiée par une manifestation, la grève active n’a pas été votée, puisque celle-ci doit être une initiative personnelle. Dans l’ensemble, les professeurs suivent l’avis du Président de Paris IV plus que celui des AG tenues en Sorbonne. 0/20 pour l’UFR de Géographie puisque le dialogue profs-étudiants semble être brisé. Néanmoins, bravo aux élus pour la motivation dont ils font preuve pour connaître l’avis de leurs professeurs.

Bilan : beaucoup de brassards « Sorbonne en grève ». NB : le jaune étant la couleur des Humanités et pas celle de votre teint au lendemain d’une soirée! Ca s'active du coté des centraux. Au CA on prend en direct le poul de la politique universitaire: par deux fois est voté une motion refusant la rendue des maquettes des nouveaux masters “concours”, la demande d'un moratoire, l'opposition ferme à un ministère sans manières. Du lourd aussi quand la présidence à décider de sortir du coffre le dossier Abu Dhabi. Ils nous avaient promis qu'on en saurais beaucoup, on en sait déjà plus sur le compte d'un Etablissement de droit émirien où la faculté est unique prestataire de service. Pour les détails, rendez-vous au prochain Sorbonnard. Lors du CEVU du 6