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Le bulletin sans concession de l#AGEPS, premi"re organisation !tudiante de l#uni ersit! Paris IV, Mars/A ril 2011, num!ro 30
DEBUT DU SECOND SEMESTRE

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Éditorial
La Sorbonne sous LSD Ce mois est celui du renouveau, ou du nouveau tout court ! Une nouvelle rentrée, de nouveaux professeurs, des nouvelles têtes, de nouveaux lieux d'étude, de nouveaux devoirs... voilà pour la partie fun de la chose, le reste est moins folichon. Un nouveau budget pour nos universités, un nouveau Master mis en place laborieusement, de nouvelles circulaires pour les doctorants et autres agrégatifs, de nouveaux élus. Pour vous tenir en alerte et en haleine, l'AGEPS ne chôme pas et répond présente à chaque nécessité, nécessité faisant loi dans notre université. Les premiers touchés restant malheureusement les étudiants, nous continuons le combat qui est le nôtre, sous diverses formes. Certaines, inédites, feront rapidement leur apparition dans les couloirs de notre fac, mais certaines sont de celles que vous connaissez et aimez, comme le Sorbonnard Déchaîné ! Qui aurait pu le prédire ? Qui l'aurait deviné ? Qui aurait osé l'affirmer ? Le numéro que vous lisez en ce moment même est déjà le numéro 30 du Sorbonnard Déchaîné ! Le journal sans concession de l'AGEPS survit aux exigences qu'il s'est fixées : un quatre pages de qualité, de l'information sûre, toujours vérifiée, des rédacteurs engagés, qui vous offrent leur plume, un journal au plus près des étudiants, car nous vivons un même quotidien. Le Sorbonnard et ses lecteurs, avertis ou novices, n'ont jamais été en aussi bonne forme ! Notre première exigence est la vôtre, vous informer sur votre vie à l'université, et vous n'avez jamais été aussi nombreux à nous suivre. Gageons que cette bonne nouvelle ne sera pas la seule d'un semestre qui s'annonce rude. Marie-Marine AKERMANN Présidente de l’AGEPS

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DES CHIFFRES ET DES LETTRES

OVE : Ob'"0 2+(a*T ETUDIANT
L'enquête 2010 sur les Conditions de Vie Étudiantes de l'Observatoire national de la Vie Étudiante vient de sortir, sonnez trompettes et armez votre patience ! Avec pas moins de 150 documents à éplucher, une synthèse rapide semble salutaire à qui s'intéresse à la vie étudiante. La plupart des enquêtes menées auprès des étudiants nous ramènent aux besoins ataviques liés aux conditions de vie de tout un chacun : logement, alimentation, santé. L'intéressant dans ce rapport est qu'il aborde aussi bien ces besoins que les réels aspects de la vie étudiante dans sa globalité, à savoir l'assiduité, le tabagisme, les sorties, internet, le bien-être, etc. Il aborde tellement d'aspects différents de cette vie qu'il paraît difficile d'en faire un panorama exhaustif. Sur 30 000 étudiants interrogés, une catégorie a été étudiée avec attention : les étudiants en Lettres, Sciences Humaines et Sociales (LSH). Et les chiffres les concernant, s'ils ne diffèrent pas tout à fait de l'ensemble, révèlent des particularités, notamment lorsqu'on aborde la motivation du choix de cette filière. En LSH, 58% des étu-

diants entrent pour les posside bilités développement intellectuel, non pour les débouchés possibles. Intéressant de constater d'ailleurs le manque de confiance en l'avenir révélé par les chiffres... Beaucoup d'étudiants dans nos filières ne s'y engagent pas pour y trouver un plan de carrière mirobolant ; beaucoup sont aussi insatisfaits des informations sur l'orientation. Seulement 41% des étudiants en LSH considèrent qu'il pourront accéder « plutôt facilement » à un emploi après leurs études, les autres ne se prononcent pas. Et ce n'est pas seulement « l'après » qui déstabilise les étudiants : dans les points faibles retenus sur les conditions d'études, plus de 25% des étudiants avouent être insatisfaits de la disponibilité des personnels administratifs, des activités et équipements culturels, de l'information sur la vie de l'établissement, des équipements pédagogiques et des relations avec les autres étudiants. Toutes ces données mettent en lumière un malaise dans la vie culturelle et sociale sur le lieu d'étude, problème récurrent sur pas mal de facs où le campus se résume à une cour glaciale, et la cafète à un distributeur. Être étudiant et autonome ne

signifie pas être livré à soi dans un lieu où aucun point de rendez-vous ne fait référence, et où le dialogue avec l'institution est malaisé. Résultat, stress et fatigue, problèmes de sommeil, tristesse ou isolement sont ressentis par plus de 85% des étudiants au minimum une fois par mois ! En LSH, 32% des étudiants se sentent débordés en général. Ajoutons cela aux temps de transport (en moyenne 15h hebdomadaires à Paris), au travail rémunéré ou en bibliothèque, aux 18h moyennes hebdomadaires passées sur internet, aux sorties au cinéma, en soirée étudiante, ou au musée... L'étudiant a des allures de survivant ! Des chiffres que le Ministère de l'Éducation Nationale, qui a créé l'OVE en 1989, devrait songer à étudier avant de réformer à tout va ! Marie-Marine AKERMANN

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LE 4SYSTEME D5 DES AGREGS
Depuis la rentrée 20092010, les dispositifs ubuesques engagés par le Ministère de l’Éducation Nationale pour mettre en place la réforme de la formation et du recrutement des enseignants ne cessent de nous surprendre. Le nouveau terrain de jeu ? Les Aides Spécifiques pour les Concours Enseignants (ou Aides sur Critères Universitaires). Après une mise en place laborieuse à la rentrée (modification des conditions d’éligibilité trop restrictives, réouverture des candidatures faute de candidats !), il s’avère qu’en 2010-2011, c’est pire encore. Et oui, c’est possible ! Si les nouvelles dispositions de la mastérisation ont bien été mises en place pour les candidats au CAPES et à l’Agrégation, il n’en a malheureusement pas été de même pour les aides financières. En effet, malgré une nouvelle circulaire du 30 septembre 2010, il n’a pas été tenu compte de cette réforme et les conditions d’éligi-

DIFFICULTES, DEBROUILLE

bilité ont été tout simplement reconduites, notamment celle d’être inscrit en Master 2 pour 2010-2011. Or si vous voulez présenter l’Agrégation 2011, vous devez déjà justifier d’un M2. Cherchez l’erreur … Les agrégatifs sont exclus du dispositif ! Seule issue pour eux, obtenir une inscription dans un nouveau M2, et dans l’urgence, car les candidatures aux aides spécifiques ont été ouvertes le 22 octobre et les inscriptions administratives se terminaient le 29 ! Comme toujours depuis l’adoption de la LRU, les universités se débrouillent pour atténuer les conséquences d’une réforme qui ne cesse de pénaliser les étudiants. Paris IV par exemple « s’est arrangée » pour que les agrégatifs puissent tout même être éligibles à cette aide, en incitant ceux qui le pouvaient à se réinscrire dans un Master 2 quelconque. Vous l'aurez compris, Paris IV colmate les brèches ouvertes par le gouvernement comme elle peut. C’est ce que

l’on appelle le «système D». Et comme si cela ne suffisait pas, à la fin du mois de janvier, la publication des programmes des sessions « susceptibles d’être ouvertes pour 2012 » suscitait l’effroi dans les rangs des futurs candidats à l’Agrégation. En effet, notre bon vieux Ministère oubliait de publier au Bulletin Officiel l’ouverture de certains concours externes et internes des Agrégations, notamment de Lettres Classiques et Modernes. Simple oubli ou logique de l’avertissement? On ne peut en tous les cas rester muet. Lorsque l’on lit entre les lignes, on se rend vite compte que la volonté du Ministère est de faire des économies, quitte à supprimer l’Agrégation qui passe pour un doublon trop coûteux du CAPES.

En voulant absolument réduire le nombre de postes aux concours, on se retrouve aujourd’hui dans une situation où nous avons d’un côté le nombre des enseignants qui diminue alors que de l’autre le nombre d’élèves dans les collèges et lycées augmente. Chaque nouvelle disposition enfonce le clou et porte un coup supplémentaire à la formation des enseignants. Le rabotage que subissent la formation des maîtres ainsi que les pressions budgétaires du Ministère présage d’un avenir sombre pour nos écoles. Marie-Madeleine BEKO

La phrase du mois
«Il est indécent de la part des universités de se plaindre ...» a clamé Valérie Pécresse fin janvier, à propos du budget de son Ministère. Mais de quoi s’indigne-t-elle ? Sa politique fonctionne : les universités, censées être autonomes depuis la LRU (2007), subissent un incessant chantage et doivent se prostituer pour le moindre euro. Indécent. C’est le mot.

co loir
L’OR NOIR Après son escapade égyptienne, le Premier ministre s’est rendu le 13 Février à Abu Dhabi afin d’y inaugurer les nouveaux locaux de « ParisSorbonne Abu Dhabi », ce « lieu de dialogue et de partage ». Dialogue juteux pour le partage d’une « fricophonie » fondée sur la marketisation de la Sorbonne et sur « d’innombrables possibilités de partenariat qui s’offrent à qui sait les saisir »… comme le forcing exercé par la France pour refourguer son Rafale ? Espérons que le cheikh ne soit pas en bois. l IN A KINGDOM FAR FAR AWAY ... Limiter les nuisances du déménagement « temporaire »de la Sorbonne ? Une solution étonnante a été trouvée pour les étudiants en préparation à l’Agrégation et au CAPES d’histoire. Certains cours se déroulent à Antony, à plus de 30 minutes de la Sorbonne. Difficile pour la fac de trouver des solutions ? Difficile pour les étudiants de trouver une heure de trajet supplémentaire, dans leur emploi du temps déjà surchargé. Le rectorat doit trouver une rapide solution … le grand amphi reste encore et toujours vide ! l BNF MON AMOUR Et si Ray Bradbury s'était trompé ? Quand on est moderne, on ne brûle plus les livres, on ne les met plus à l'index (c'est bon pour les vidéos sur Youtube ! Des livres...) : non ! On les range soigneusement sur des rayons dont l'accès est ensuite quasi-impossible. Obtenir le précieux sésame pour accéder à la salle de recherche de la BNF relève ainsi du parcours initiatique. Sans se démonter (sans humour aussi), le service des lecteurs explique qu'il s'agit d'une bibliothèque de « dernier recours ». C'est vrai qu'en Sorbonne nous n'en sommes qu'aux premiers secours. l CHAISES MUSICALES Vous n'êtes pas sans ignorer que les travaux en Sorbonne contraignent à des déplacements divers et variés dans tout Paris. Après nous avoir vanté les louanges de l'Immeuble France et nous avoir fait attendre cet établissement censé être le summum du compromis, les étudiants sont bien déçus. Des salles de 50 places pour 80 personnes, des "amphis" trop petits, des plannings mal organisés ... Armez-vous de votre chronomètre pour arriver en avance et d'une bonne dose de motivation pour ne pas passer deux heures assis sur la moquette de votre salle de cours ! Les chaises musicales, d'habitude, c'est drôle...

A

fond d

a 01a(&0" ,a.&/ &2 - DOCTORANTS
Les réformes de 2009, contre lesquelles toute la communauté universitaire s'était mobilisée il y a deux ans, n'ont pas fini de faire parler d'elles. Nous avons souvent évoqué dans ces pages les dégâts de la réforme de la formation des enseignants, moins ceux du statut des doctorants, dont nous allons pourtant sentir l'un des douloureux effets dès l'année prochaine. Notre université a aujourd'hui une bombe entre les mains, prête à exploser dans plusieurs directions. Un peu d'histoire : jusqu'en 2009, les doctorants obtenant un financement avaient le statut d'allocataires-moniteurs. Durant trois années, ils donnaient des cours aux nombreux étudiants de Licence de Paris IV en parallèle de leur thèse. La réforme de 2009 a introduit un nouveau type de contrat entre ces doctorants et nos universités, particulièrement mal ficelé, appelé le Contrat Doctoral Unique (CDU). Les doctorants ayant eu la (mal)chance d'obtenir un financement à Paris IV l'année de la réforme, les cobayes du CDU, ont eu à l'époque un contrat comprenant une mission d'enseignement de deux ans au lieu de trois. Paris IV, se rendant compte de son erreur, a rétabli dès 2010 des mis-

LA BOMBE A FRAGMENTATION DU CDU
sions d'enseignement de trois ans … mais le mal était fait. Aujourd'hui, où en sommes nous ? La mission d'enseignement de ces 58 doctorants de 2009 se termine à la fin de l'année universitaire en cours. Pour eux, cela signifie un salaire amputé de 25% et l'interdiction légale de cumuler avec d'autres revenus. « 28 ans, agrégé, et au SMIC », me disait récemment l'un de mes bons amis, avec un regard envieux vers l'autre côté de la rue, à Paris I, où la direction de l'université n'a jamais réduit la durée des missions d'enseignement. Il faut d'ailleurs ajouter que de nombreux doctorants en CDU enseignent plus d'heures qu'ils ne devraient lors de leurs deux premières années de thèse. L'équilibre était jusqu'ici rétabli par un service allégé en troisième année. Mais si on supprime la troisième année, combien d'heures d'enseignement n'auront pas été payées à ces doctorants? Ces sommes pouvant représenter des milliers d'euros, il s'agit d'une véritable violation du droit du travail. Mais le pire est à venir. Cinquantehuit doctorants enseignant chacun plusieurs dizaines d'heures par semestre, cela

représente 3 712 heures de cours par an. Les chiffres ont de quoi faire pâlir. En Histoire, on peut s'attendre au départ de 14 enseignants, soit l'équivalent de 23 TD de première année. En Littérature française, c'est 11 enseignants pour une vingtaine de TD. Et cela concerne évidemment toutes les UFR de notre université : 6 enseignants en Latin, 4 en Philosophie, 4 en Grec, 4 en Études Germaniques … avec à chaque fois le double de TD supprimés. La solution entendue jusqu'ici dans les couloirs de l'université : « réaffectez les moyens » ! Mais il s'agit d'une véritable guillotine : des options, et pourquoi pas des spécialités entières pourraient disparaître … L'AGEPS pousse aujourd'hui un cri d'alarme : coller du sparadrap sur l'hémorragie ne suffira pas à effacer la disparition d'un coup de plusieurs milliers d'heures de cours et de 58 enseignants. C'est à un problème logistique majeur que va être confrontée notre université alors que les étudiants sont plus nombreux chaque année ! Un dernier chiffre pour la route : que représenterait le prolongement des missions d'enseignement des 58 doctorants concernés ? Une somme proche de 250 000 euros, soit une goutte d'eau dans le budget de notre université, qui s'élève à plusieurs dizaines de millions d'euros … Maxime LONLAS tion du Grand Emprunt lancé fin 2009 par le Président de la République (analyse sur http://www.ageps.org). Dix-sept projets à ce jour ont été déposés, dont 5 à 10 obtiendront une partie des 8 milliards d'euros mis en jeu. Chaque projet doit répondre à ce que le Ministère définit comme des IDEX, des Initiatives D'EXcellence, c'est-à-dire des projets financièrement rentables. Cette question de rentabilité est le point faible des Sciences Humaines, au point que certaines universités, telles Bordeaux III, Montpellier III ou Rennes II, ont renoncé à la fois aux PRES mais aussi à l'enveloppe tant convoitée. Motif : les moyens demandés sont moins dispendieux et les résultats moins immédiats. Pas de brevets industriels à la clef, par conséquent moins intéressants comme investissement. Notre actuel Président de la République n'avait-il pas affirmé, en 2007, qu'il était plus intéressant de financer la recherche appliquée à l'industrie que le chercheur en grec ancien ? Ce budget a donc plusieurs interprétations qui se recoupent. Il incite à la survie financière et représente une veillée d'arme entre les PRES avant le choix final. L'université arrive à un nouveau tournant de son histoire : chacun pour soi, Dieu pour tous. Simon VACHERON tant de Langue arabe en France. Pour lui, la détérioration de l’enseignement public en Egypte est l’une des principales causes de révolte de la jeunesse égyptienne, dans la mesure où l’enseignement de qualité est réservé à une élite. Ainsi, à la veille de 2011, la jeunesse dorée bénéficiait d’un enseignement privé haut de gamme (à partir de 10 000 $/semestre pour l’American University) dans des campus flambant neufs alors que, en contrebas, le commun était sacrifié dans des établissements publics sinistrés subventionnés par les pays du Golfe et l’Arabie Saoudite, faute d’investissement de l’Etat égyptien. Quant à l’autonomie des enseignants, quelle fiction ! Si d’un côté les postes-clefs de l’université sont occupés par des membres du Parti National Démocrate volontiers corrompus, de l’autre la garde universitaire recense toute subversion, réelle ou supposée. Ainsi, les révolutions tunisiennes et égyptiennes semblent être les résultats d’une longue gestation : pour Fida, il s’agit de l’éruption de la rage de la jeunesse tunisienne pour qui la révolution ne fait que commencer ; pour Karim, il s’agit de la révolution d’une jeunesse étudiante contre la corruption et le clientélisme d’Etat, décidée à remettre en cause un système de plus en plus défaillant. Loïc LESVIGNES

ACTUALITE NATIONALE - BUDGET
C'est la grande satisfaction du gouvernement. Dans ces temps de disette, de ceinture serrée, de non-renouvellement continu de postes, un seul Ministère échappe à la baisse généralisée des celui de l'Enseignement moyens, Supérieur et de la Recherche. Dans son ensemble, l'Université voit ses crédits de fonctionnement augmenter de 3%. Quant à la masse salariale, dont la gestion revient aux universités elles-mêmes depuis la LRU (2007), elle croît de 2,2%. Un effort surhumain que Valérie Pécresse glorifie, comme chaque année, sans prendre en compte les réels efforts à fournir. Car ces chiffres appellent à plus de modestie, concept ignoré du gouvernement. Avec l'inflation, la hausse réelle est d'environ 1,5%. Globalement, la hausse de budget entre 2010 et 2011 est inférieure à celle entre 2009 et 2010. De plus, parmi les universités de Sciences Humaines, une seule, Rennes II, bénéficie de l'augmentation du budget de la masse salariale, tandis que les autres se contentent d'un budget de fonctionnement faiblement amélioré. Par conséquent, excepté la ministre, personne ne peut être satisfait. La

L6INCITATION AU CHANGEMENT

Conférence des Présidents d'Université (CPU) elle-même n'est pas convaincue par la répartition. Outre s'être jointe, au sommet de Davos, à la demande de l'ensemble des universités de l'OCDE d'un plus grand investissement des gouvernements dans l'Enseignement Supérieur, elle a demandé des explications sur la répartition de ce budget. Car ce budget aurait dû être le premier à appliquer le nouveau système de répartition, basé sur le projet d'établissement et la performance et non sur de simples moyens administratifs. On pourrait pousser un « ouf » de soulagement. Il n'en est rien. Le président de Toulouse I s'en plaint : pour lui, la répartition « pénalise les plus dynamiques, c'est une prime à la médiocrité ». Il avance la hausse de 8% de ses effectifs, ce qui, comparé à celle de la masse salariale, « équivaut donc à une réduction de [son] budget ». Un appel à l'application de la philosophie de la LRU : Morituri te salutant ! Un élément peut expliquer ce budget inadapté à l'autonomie. Les Pôles de Recherche et d'Enseignement Supérieur (PRES) et le Ministère sont jusqu'en mars en négociation dans le cadre de la réparti-

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Le début de cette année 2011 dégage une odeur mêlée de soufre et de jasmin, de crainte et d'espoir... Pas pour nos pays occidentaux qui n'ont théoriquement pas à prendre part à des révolutions qui ne sont pas les leurs : tout au plus, nous ne pouvons qu'exprimer notre solidarité en relayant les messages des peuples qui entendent bien faire résonner leur voix sur la scène internationale. Le premier coup porté est venu du Maghreb où les populations ont violemment réagi à la hausse du coût de la vie, au chômage et à la violence des autorités. Pourtant, ceci n'a été que l'étincelle, car le mouvement de révolte qui a démarré en décembre 2010 en Tunisie et en Algérie s'est amplifié en se propageant dans d'autres pays du Moyen-Orient. Si cette contagion semble être née de la faim et de la misère, il n'en reste pas moins qu'il faille chercher ses ferments dans des motifs plus profonds, plus latents, spécialement dans la frustration d'une jeunesse nombreuse sacrifiée par ses gouvernants. Toutefois, de la Tunisie à l’Egypte, les conséquences n’ont pas toujours les mêmes causes. Pour Fida, étudiante en classe préparatoire PCSI à Tunis, la fracture remonte à l'impulsion donnée à l'enseignement tunisien par H. Bourguiba en 1956 : loin de s’affranchir de la houlette française, sa politique en matière d’enseignement consistait à coller au plus près de la politique française. Son successeur, Z. A. Ben Ali, a continué sur cette lancée en plaçant des cadres francophones (sinon français) à la tête de ce système d’enseignement qui s’est trouvé, de fait, de plus en plus en décalage vis-à-vis de la population. Pour l’étudiante, la seconde fracture réside dans le sabotage programmé de l’université tunisienne qui était, durant les années 8090, un foyer où la jeunesse pouvait s’exprimer à travers des mouvements tant nationalistes que religieux ou culturels. En effet, dès les années 90, la police s’est mise à investir les différents sites universitaires et à les asphyxier, ce qui explique pourquoi les universités tunisiennes ont tardé à rejoindre la révolution. En Egypte, la situation est à la fois similaire et différente, si l’on en croit Karim Selim, titulaire d’une Licence d’Etudes islamiques de l’université d’Al Azhar et assis-

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Alors que le deuxième semestre commence à battre son plein, la question de l'orientation en Master se fait de plus en plus présente dans les esprits des étudiants de L3. Au-delà du choix d'un domaine de recherche et du directeur qui va avec (ce qui n'est déjà pas une mince affaire), ceux d'entre nous qui désirent se diriger vers le professorat se demandent dans quel Master s'inscrire : Métiers de l'Enseignement (MME) ou Recherche ? Pour se présenter aux concours, n'importe quel Master est valable. Quand on est sûr de son orientation, le premier semble un choix plus logique. Les MME n'ont qu'une année d'existence : l'AGEPS demande aux UFR d'organiser, à destination des L3, des réunions au sujet des différents Masters, l'information délivrée doit y être claire et sans tabous.

Faisons un rapide retour sur leur naissance. La réforme des concours de 2009 mutile l'année de stage, qui mêlait formation théorique (pour 2/3) et formation pratique (pour 1/3), permettant ainsi d'accompagner les premiers pas des nouveaux professeurs. Le rapport entre pratique et théorique est inversé : dès la rentrée, les profs enseignent à temps plein, soit 18h par semaine, sans formation préalable. La formation théorique à l'IUFM ne représente plus que 108h sur l'année. Depuis septembre, les témoignages de ces jeunes profs ne manquent pas. Dans tous les médias, ils sont très nombreux à faire part de leur profonde détresse face aux exigences d'un métier qu'on leur demande d'assurer aussi bien que les profs aguerris. Seulement stagiaires, donc non titulaires de leur poste, ils recevront la visite d'un Inspecteur de l'Éducation Nationale pour juger leur travail et décider de leur avenir dans le métier. Ils ont un salaire moindre que celui des titulaires, pour un travail (au moins) équivalent. Par ailleurs, si des tuteurs sont censés accompagner ces nouveaux venus pendant cette année de stage, ce tutorat n'est pas effectif. De nombreux profs ont refusé d'être tuteurs pour protester contre la réforme. Ceux qui ont accepté manquent de temps pour prendre en charge leur stagiaire. Une récente enquête de l'UNSA révèle qu'un tiers des tuteurs ne veut pas l'être à nouveau l'an prochain. L'année de formation post-concours supprimée, c'est pendant le Master que l'étudiant a un premier contact avec le métier, via des stages de quelques dizaines d'heures. C'est ainsi que sont nés les fameux Masters Métiers de l'Enseignement. Les

UFR de Paris IV les ont différem- ébranle la diversité au sein du ment mis en place, mais ils s'ap- corps enseignant. Celle-ci risque puient tous plus ou moins sur la d'être encore diminuée si le goumaquette du Master Recherche vernement décide de réserver les correspondant. Ils nécessitent bourses attribuées aux étudiants donc la rédaction d'un mémoire, préparant les concours à ceux en sus de la préparation au inscrits en MME. Le chantage à la concours et du stage dans le bourse est un instrument habituel secondaire. Non seulement il n'y dans les mains du gouvernement a pas suffisamment de stages : allongement du calendrier unipour tous ces étudiants, mais il versitaire, mise en difficulté des s’agit en outre de stages en res- agrégatifs ( cf p. 1) … Ce n'est pas ponsabilité : encore moins formés encore le cas, mais nous craique les profs stagiaires, même gnons que cela ne tarde. pas sûrs d'être admis au concours, ils devront enseigner. Le $%*+ea* &'%f Par ailleurs, un étudiant qui, en fin de M1 MME, décide de se réorienter en Recherche n'est pas certain de pouvoir y rejoindre le M2 : nombreux sont les profs qui estiment la formation de recherche en MME insuffisante. Est-il alors utile de préciser qu'envisager une thèse à la suite d'un MME est insensé ? Les recalés au concours Dans un tel contexte, il risquent aussi, dans certaines n'est pas si étonnant que le nomUFR, de se voir refuser la valida- bre de candidats au CAPES soit en tion de leur M2 MME. Enfin, et chute libre cette année. Cette dans un contexte de diminution baisse pose plusieurs problèmes. drastique du nombre de postes Tout d'abord, un problème de aux concours, il ne faut pas négli- niveau : de facto, la plupart des ger la valeur de son diplôme sur candidats de cette session (les le marché du travail. Les titulaires écrits étaient en novembre) d'un MME ayant raté le concours étaient les recalés de juin dernier. auront-ils beaucoup d'autres Qu'on ne prétende pas que leur choix que de devenir des profs niveau ait beaucoup augmenté en contractuels ? Pas de titularisa- même pas 6 mois, dont 2 de tion à espérer et un statut forte- vacances. Faute de candidats, le ment précaire en vue. taux de réussite au CAPES 2011 sera très élevé. Dans certaines Quelle que soit la voie que sections, il y a plus de postes que vous choisirez, MME ou d'admissibles : en Lettres Recherche, sachez que des certifi- Classiques, 103 admissibles pour cats annexes sont exigés pour les 185 postes, en Éducation concours : le C2i (Certificat Musicale, 114 pour 120. Dans ces Informatique et Internet) depuis sections et dans celles où le nomplusieurs années, et, innovation bre d'admissibles dépasse de peu pour la session à venir, le CLES2 celui des postes, il est à parier (Certificat de Compétences en que le Ministère ne les pourvoira Langues de l'Enseignement pas tous, pratique fort répandue Supérieur, niveau 2). Paris IV pré- dans les années 90. Une voie pare à ces deux certificats royale pour les pourfendeurs des (anglais, allemand, italien et concours défendant leur remplaespagnol pour le CLES, niveau cement par des Masters pro. TOEFL environ) et a même intégré Gageons que ceux qui le C2i à certaines maquettes de sauront surmonter tous ces obsLicence. Sans ces certificats et tacles auront vraiment foi en leur même en cas de réussite au métier. concours, impossible d'exercer et, pour en garder le bénéfice, il fauAlice BENSO dra les obtenir dans l'année. Un beau moyen pour alourdir encore une formation déjà si pesante. L'allongement des études pour accéder au CAPES le rend plus coûteux et ségrégatif et

TRIBUNE C6 EST POURTANT PAS COMPLIQUE
18 Février 2011 : Jeudi Noir chantait « Les Jolies Colonies de Vacances » dans le panier à salade qui mettait fin à la dernière réquisition, au 22 avenue Matignon. Dommage, ce magnifique bâtiment vide depuis 4 ans retourne à l’abandon selon les souhaits d’AXA, son propriétaire, et il n’y a plus personne pour surveiller l’Elysée maintenant. Depuis 2006 maintenant, Jeudi Noir dénonce un marché du logement totalement dérégulé par des politiques gouvernementales dont le seul but est de favoriser le profit des grandes entreprises et de leurs amis. Quelques exemples pour vous rafraîchir la mémoire : Notre dernier ami en date, AXA, vient de déclarer un résultat de 4,3 milliards d’Euros pour 2010, soit une progression de 20% par rapport à 2009. Tout ça grâce à un parc immobilier vacant à plus de 10% très apprécié des agences de notation. Autre grand ami, Icade, filiale immobilière de la Caisse des Dépôts et Consignations, a revendu entre 2009 et 2010 plus de 24000 logements sociaux, c’est-à-dire payé par le contribuable, pour près de 2 milliards d’euros. Plein de gens qu’on aime beaucoup, à commencer par notre sous-ministre Apparu, qui se vente d’avoir battu des records de construction de logement social… avec des logements qui n’existent pas encore ; mais aussi François Lebel, maire UMP du 8ème arrondissement, pour qui le 8ème n’est pas assez bien pour y faire du logement social ; et plein d’autres encore… Pourtant, la Fondation Abbé Pierre alerte pour la 16ème fois de la situation du mal-logement. Il manque entre 800 000 et 1 million de logements aujourd’hui en France, principalement dans les zones dites « tendues », comme l’Ile-de-France, la région PACA ou l’agglomération lyonnaise. Pour parer au plus urgent, Jeudi Noir propose la réquisition des immeubles vacants, l’augmentation de la taxe sur les logements vacants et la création d’une taxe identique pour les bureaux. Outre les 16 000 logements soumis à la taxe sur la vacance sur Paris, il existait plus de 3,6 millions de mètres carrés de bureaux vacants en 2009 en IDF7. Et qu’on ne vienne pas nous dire que ces bureaux seraient trop coûteux à transformer en logements, une bonne partie se situant dans des immeubles haussmanniens, c’est-àdire d’anciens logements. La réquisition citoyenne est une solution d’urgence mais aussi un moyen d’interpeller le gouvernement sur l’augmentation du coût du logement, aussi bien à l’achat (multiplié par 2 en 10 ans) qu’à la location (+50% en 10 ans). Contrairement à ce qu’en disent Nicolas Sarkozy et Benoist Apparu, le logement n’est pas un bien comme les autres, et ne peut s’échanger sur le marché au même titre qu’une voiture ou une tablette de chocolat. Il est urgent de réguler ce marché pour éviter la spéculation immobilière dont nous sommes les premières victimes. Une taxe sur la plus-value à la revente et un plafonnement des loyers (comme nous le proposait Apparu en septembre… mais il a dû oublier) permettraient de prévenir les dérives tout en générant des finances pour la construction d’équipements publics (écoles, crèches…). À plus long terme, l’Etat doit remettre en place une véritable politique du logement et cesser ses effets d’annonces. Il est nécessaire de redévelopper les aides à la pierre. Ces aides permettent la construction de logements véritablement sociaux (financement PLAI et PLUS). Or, elles sont passées de 700 à 500 millions d’euros entre 2008 et 2011. De même, il faut sortir le logement financé en PLS (Prêt Locatif Social) du compte des 20% de la loi SRU. Il représente aujourd’hui 40% de la production, mais n’est en fait qu’un logement au tarif « normal ». Plus généralement, il faut en finir avec la propagande gouvernementale, notamment concernant la propriété privée. La propriété privée ne protège pas contre la crise8, n’assure pas le bon état des bâtiments ni du quartier9, et elle n’est pas accessible à tous10. De nombreuses alternatives sont possibles à condition de ne plus considérer le locataire comme un perdant dans la société. Le bail à réhabilitation pour les squats, l’habitat coopératif, l’habitat mobile sont quelques exemples de ce qui s’offre à nous. Venez en discuter autours d’un verre de mousseux à la prochaine action… JEUDI NOIR www.jeudi-noir.org / contact@jeudi-noir.org

Le strip - MARVIN & LOOMIS - SILENCE RADIO

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8 MARS - JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DE LA FEMME
Du 14 au 18 mars, l’AGEPS s’associe avec Theoria Praxis et TéléSorbonne pour présenter une revue de presse sur les droits de la femme. Cette exposition sera visible à Malesherbes et à Clignancourt. Une projection-débat aura lieu à Malesherbes le vendredi 18 mars de 16h à 19h45, sur le thème « Les femmes dans leurs études ». Plus d’infos sur www.ageps.org.

Agenda

Oyez, oyez braves gens, damoiselles et damoiseaux, la vie culturelle parisienne n'est pas morte, qu'on se le dise ! J'en veux pour preuve le 104 qui, avec ses 26 000 m², a accueilli à l'occasion de la soirée « Nuit Ouf », promue par la radio NOVA entre autres, 17 000 personnes dans une ambiance déjantée. Lorsqu'on arrive en ce gigantesque espace culturel du dix-neuvième arrondissement, on est frappé dans un premier temps par une architecture mixte, véritable vortex temporel alliant l'ancien et le contemporain. Ce lieu édifié par le diocèse de Paris en 1873 était destiné aux services funèbres. Il en va de même après 1905, où il devient le Service Municipal des Pompes Funèbres. Il ne faudra attendre ensuite que 1998 pour observer la fermeture

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définitive en tant que telle, deux années de stade végétatif et le lancement de sa chrysalide en 2001. Moribond pendant plusieurs années, le 104 est aujourd'hui un lieu de vie et un espace de rencontres culturelles. Le 104 est riche de sa librairie, de sa boutique Emmaüs, de son restaurant, de son café, de sa crèche associative, et surtout des stands de passage. On peut notamment se détendre en ce moment sur un tapis roulant où on vogue lentement sur le dos, ou encore se retrouver assis au milieu d'une tempête de petites billes de polyester. Véritable fête foraine culturelle du 19è arrondissement, ce lieu voit trôner le fabuleux Manège Carré Sénart. Imaginez un manège tout droit sorti d’un film de Tim Burton, réalisant l’alliance entre le bois et l’acier dans un mariage qui nous donne à penser à une machine infernale. Sa mécanique grinçante, ses bisons et buffles géants tions complexes, toujours marquées par un enjeu de domination et de pouvoir. Un jeu des représentations mené pendant des siècles par des hommes, qui ont ainsi inventé de celle qui les attire et les effraye un reflet lacunaire et figé. Ces images ont le vie dure et sont profondément enracinées dans notre représentation du monde : l'exposition Brune/Blonde qui s'est achevée en janvier à la Cinémathèque témoignait de la persistance de ces codes, qui remontent aux premiers portraits des héroïnes de la mythologie. Alors, quand les femmes écrivent sur les femmes, que disent-elles ? Deux romans écrits à l'encre sensuelle dressent de magnifiques portraits de femmes : Ce que je sais de Vera Candida de V. Ovaldé et L'Art de la joie de G. Sapienza. Le second est un peu ancien déjà mais de l'un à l'autre, on retrouve explorées les relations rares et troublantes qui unissent plusieurs générations de femmes, mères et amantes tour à tour, dans un univers tout d'ombre et d'éclat. Les personnages masculins n'apparaissent qu'à l'arrière-plan où ils forment un point d'attraction ou, au contraire, un

aux squelettes mécaniques ne manqueront pas de vous faire retrouver vos yeux rêveurs d’enfant. Vous pourrez également chevaucher des poissons éléphants jaunes, un mérou géant et une nuée d’insectes avec leurs sièges en ampoules gardant avec folie ce petit royaume de l’improbable dessiné à l’absinthe. Nous le disions, le 104 est un lieu de l’événementiel en plein essor. On peut y observer un marché bio, des séances d’arts martiaux, des ateliers de lecture, et surtout des expositions à l’image de celle de Pascale Marthine Tayou qui nous offre son travail sur le thème « mur ouvert ». Notons également que cet espace culturel accueille tous les vendredis soir des artistes, des danseurs de hip-hop … dans une ambiance aussi spontanée que festive. Voilà donc un « temple » qui a muté du funèbre à la vie associative et culturelle. À découvrir … Julien FOUQUET panorama de domination et de violence. La Sicile de G. Sapienza, empreinte d'une ambiance très fin de siècle, apparaît comme un jardin ouvert aux sens, un espace de lumineuse liberté, bien loin de la moiteur de l'île de Vatapuna, puis de la ville de Lahomeria, dans lesquelles V. Ovaldé file le destin de trois générations de femmes harcelées par le désir d'un homme mystérieux. Vera Candida quitte son île pour tenter de s'affranchir de l’emprise du désir et chercher à gagner un monde où, croit-elle, il peut s'accomplir dans le respect de l'autre, loin de la figure monstrueuse et cynique de son père. Ces deux romans spectaculaires sont une invitation de la littérature à l'imagination à inventer ce monde d'incarnation et de sensualité où désir et respect s'accordent harmonieusement, de manière forcément binaire, mais sur un mode de combinaison sans cesse renouvelé. Ils célèbrent une figure de la femme affranchie et magnétique. L'histoire ne dit pas si les personnages féminins ont un salaire égal à leurs homologues masculins. Ariane BUISSON tre Malesherbes à avoir voté pour vos représentants. Pour les résultats, n’hésitez pas à vous rendre sur le site de l’AGEPS (www.ageps.org). Enfin, l’AGEPS a dernièrement soulevé un problème au sein de l’UFR d’Histoire : les M2 Métier de l’Enseignement qui ne sont pas admissibles aux oraux du CAPES n’ont malheureusement que peu de choix quant à leur réorientation : recommencer ou recommencer ! À l’heure où nous écrivons cet article, des discussions sont en cours pour pallier ce léger manque de propositions. Affaire à suivre donc dans notre prochain numéro. Marine VITTOZ

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LE 25 MARS 2011, FAITES SONNER VOS RÉVEILS POUR L’ÉDUCATION !
L’AGEPS se joint à l’appel de plusieurs associations pour que les élèves et étudiants de France fassent sonner leurs téléphones portables le 25 mars à 14h pile, pour protester contre la casse du service public d’Éducation et sa privatisation croissante. Cette manifestation s’inscrit dans le cadre du Printemps des Résistances organisé par le Mouvement International Étudiant.

FESTIVAL
La 8ème édition du festival artistique étudiant « Ici & Demain », organisé par la mairie de Paris, se déroulera du 10 au 24 mars, présentant plusieurs dizaines de spectacles. Programme disponible sur http://icietdemain.fr.

Il y a déjà vingt-cinq ans, dans la Préface de L'Un est l'Autre, É. Badinter constatait les limites de la première révolution féministe, rattrapée par un nouveau discours réactionnaire. Elle se proposait alors d'explorer les conditions de l'égalité dans la différence à travers un parcours sociologique, historique, anthropologique et philosophique. É. Badinter dessinait alors des voies pour une société où l'Un et l'Autre vivent de manière démocratique et complémentaire. Si on jette un coup d'oeil dans le rétroviseur, nous avons déjà, au moins sur le plan des institutions, accompli une bonne partie du trajet, mais sur le plan psychologique, comme la route est longue encore ! Notre imaginaire est encore – et pour longtemps sans doute – peuplé des représentations archaïques et stéréotypées de l'homme et de la femme, unis par un système de rela-

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La !oi" des El s
L’AGEPS se sent décidément bien seule dans les Conseils Centraux. Certains syndicats n’y brillent que par leur absence, c'est pourquoi nous lançons un appel à témoin pour retrouver leurs élus portés disparus. Soyons fous : nous pourrions peut-être aussi espérer une plus grande assiduité des personnalités extérieures : quoi de plus pratique en effet que le représentant du CROUS soit présent au CEVU pour répondre aux questions que l’on peut se poser sur la faisabilité d’un projet avec le CROUS lui-même ? Le dernier Conseil d’Administration a été convoqué en plein milieu des examens du mois de janvier. Il est difficile dans ce cas de s’assurer de la présence des élus étudiants qui sont, je vous l’assure, des étudiants comme les autres et donc en partiels. Notre

POÉSIE
Le 13ème Printemps des Poètes se tiendra du 7 au 21 mars dans plusieurs grandes villes de France. Cette année, vous aurez l’occasion d’y découvrir la poésie d’Outre-Mer ! Michel Butor , René Depestre, André Velter et Kenneth White sont mis à l’honneur pour cette édition. Détails sur www.printempsdespoetes.com.

ANTIQUITÉ
Sur le plan culturel, le monde antique n’est pas en reste ce moisci. (Re-)découvrez les trésors de la Grèce et de la Rome antiques en vous rendant aux diverses manifestationsdu festival européen latingrec les 17, 18 et 19 mars (www.festival-latin-grec.eu) et des Dionysies 2011, du 25 mars au 2 avril, dédié à Jacqueline de Romilly (www.dionysies.org).

CONCERTS
Les vendredis à 12h15, du 4 mars au 13 mai, vous pourrez assister à des conférences-concerts sur le thème « Voyage au centre de l’Europe » à l’amphi 1 du Centre Assas, 92 rue d’Assas, 6ème arrondissement. Au programme : Mozart (Autriche), Haas (Moravie), Kodaly (Hongrie), Bach (Leipzig), Brahms (Vienne), Schulhoff (Prague), Dvorak (Rep. Tchèque), Liszt (Hongrie) ... Tarifs, compositeurs et interprètes sur www.concertsdemidi.fr.

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élue AGEPS a donc obtenu la garantie qu’aucun Conseil ne se déroule de nouveau pendant les périodes d’examens afin que les élus étudiants puissent être présents. Malgré l'indignation de certains professeurs, nous y avons aussi présenté une motion contre les absences des enseignants partis à Abu Dhabi et pour le remplacement systématique de leurs cours aux horaires prévus. Nous avons été indignés lorsque le CA a refusé de soumettre cette motion au vote, la qualifiant de prise de position de l'AGEPS. Nous vous en avions parlé lors de notre précédent numéro, le Sénat du PRES fera sa grande première le 29 mars, rassurez-vous chers curieux, vous en saurez plus très rapidement. Question actualité, les UFR ne sont pas en reste. Rappelons que leurs conseils pren-

nent des décisions à l’échelle des filières. Toutes les petites tracasseries que rencontrent les étudiants au cours de l’année universitaire peuvent généralement se régler directement auprès des UFR, mais pour cela encore faut-il avoir des élus étudiants qui y siègent. Nos amis de l’UFR d’Etudes Slaves seront donc ravis d’apprendre que très prochainement ils seront, comme leurs camarades des autres UFR, dotés d’élus étudiants. L’année dernière aucune liste n’avait été présentée et les élections avaient dû être annulées. Au mois de décembre c’était un vice de procédure qui avait fait ajourner l’élection, reportée au 22 février, soit une semaine seulement après la rentrée. Devant le peu de temps disponible pour mobiliser et informer les étudiants sur ce scrutin, l’AGEPS a fait la demande d’un report. Les élections se dérouleront donc (enfin) le 1er mars. En espérant que vous serez nombreux ce jour-là au cen-

Zone d’info
Les Conseils Centraux
dont 8 étudiants. Il traite de toutes les questions relatives à la pédagogie et à la vie de l’étudiant. Le vice-président du CEVU est un étudiant. Le Conseil Scientifique (CS) est composé de 40 membres dont 4 étudiants, tous doctorants. Il traite toutes les questions relatives à la Recherche. Bien que les élus étudiants soient minoritaires dans ces Conseils, leur importance n’est pas négligeable : ils permettent aux étudiants de faire entendre leur voix et, parfois, de gagner de nouveaux droits !

01 40 46 32 27 www.ageps.org contact@ageps.org
Première organisation étudiante de Paris IV, l’AGEPS dispose de nombreux élus dans les différents conseils d’UFR et, jusqu’à aujourd’hui, de 5 élus dans les conseils centraux de Paris IV. En tant qu’étudiants, nous travaillons chaque jour à ce que notre voix à tous soit prise en compte dans la gestion de la fac. Rejoignez-nous ! Nos locaux: SORBONNE: salle F646 galerie Claude Bernard, esc. P deuxième étage. MALESHERBES: salle 113, premier étage CLIGNANCOURT: salle 303, RDC, à gauche en sortant des amphis Le Sorbonnard Déchaîné: Directeur de publication : MarieMarine AKERMANN. Rédactrice en chef : Alice BENSO. Comité de rédaction de ce numéro : M-M AKERMANN, Ariane BUISSON, Pierre DECOUSSY, Julien FOUQUET, Julien KIEN, Loïc LESVIGNES, Maxime LONLAS, Marie-Madeleine NGNINGONE-BEKO, Simon VACHERON, Marine VITTOZ. Dessins :M-M AKERMANN, Pierre DECOUSSY, J. FOUQUET.Maquette : Xavier HENRY Avec la participation du FSDIE de Paris 4

Les Conseils Centraux sont les organes décisionnels les plus importants de l’université : ce sont eux qui décident de son orientation générale.

Le Conseil d’Administration (CA) est composé de 27 membres dont 3 étudiants. Il est en charge de tout ce qui touche à la vie de l’université, depuis les maquettes d’enseignements jusqu’au budget global. Les décisions du CS et du CEVU lui sont soumises, mais il a toujours le dernier mot. Le Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CEVU) est composé de 20 élus