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Le bulletin sans concession de l#AGEPS, premi"re organisation !tudiante de l#uni ersit! Paris IV, Juin/Juillet 2011, num!ro 31
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Éditorial
Les herbes folles Ça sent l'herbe coupée, le soleil chatoyant, et les humeurs folles. En un mot, ça sent l'été ! L'été, cette belle saison, celle où les travailleurs pestent et les étudiants travaillent, celle où les voyages se font légion, où les festivals sont pleins, et où la crème solaire connaît son heure de gloire. Une saison dans l'enfer du métro parisien ou dans l'étouffante chaleur d'une plage du sud. Mais avant de pouvoir lézarder sur les plages d'autres continents, l'actualité de notre belle université ne nous laisse aucun répit, que ce soit dans la construction d'un rapport de force collectif et efficace, ou dans le retour du soleil qui signifie aussi partiels et divers examens! Car l'université l'été, ce n'est pas que des vacances... les questions laissées en suspens nous donnent du fil à retordre, l'avenir de nos parcours est plus qu'incertain, la faiblesse des décisions prises laissent penser que le combat sera rude à la rentrée. Plan Licence, LRU, RCE, autant de mots ineptes qui renferment la plus grande casse du système universitaire depuis... des siècles ! Les vacances nous font souffler avant d'entamer le combat. Et même les plages méditerranéennes, avant d'accueillir parasols et touristes, nous offrent un aperçu de ce que sont le farniente à la française et le marchandage sale. Le bourdonnement frénétique des abeilles résonne dans certains cerveaux détraqués qui, retournés, acceptent la prostitution pour un ou deux mirages et trois ou quatre mille euros... incohérence, quand tu nous tiens ! Ne cherchez pas la logique, les mauvaises herbes sont des herbes folles. Marie-Marine AKERMANN Présidente de l’AGEPS

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Le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche a toujours dans sa manche de belles surprises sous forme de circulaire, réforme, et j'en passe... qui sont la conséquence directe d'une certaine LRU (le nom écorche). Dernière en date, non des moindre, une circulaire du 6 janvier 2011, qui annonce sans détour que les universités, afin que leurs étudiants puissent prétendre à un 10ème mois de bourse, doivent impérativement terminer l'année universitaire avant le 31 juillet. Derrière ce chantage odieux, quelle logique ? Quelle justification ? Silence... comme bien des exigences ministérielles, les raisons sont obscures et douteuses. Mais effectives. Le calendrier universitaire de chaque université devant être modifié, Paris IV s'est engouffré dans la brèche afin de réformer en profondeur, comme un dommage collatéral, ses Modalités de Contrôles de Connaissance (MCC). Les conclusions de la Commission de réflexion sur les Rythmes Universitaires, à laquelle induement aucun étudiant n'a été convié, furent sans appel pour les L1 et L2 : exit les semaines de révision, exit le Contrôle Terminal, exit l'autonomie des étudiants,... et les rattrapages en Juin, trois petites semaines après la session d'examens (selon les prévisions les plus sympathiques). Durant une « réunion » en mars, la Délégation Scolarité imposait ses conclusions outrancières aux représentants étudiants et en guise de concertation posait la question piège « Les vacances, Toussaint ou février ? ». Immédiatement sur le pied de guerre, l'AGEPS a dénoncé en bloc les pratiques de la Délégation, le chantage du Ministère, et le fond de la réforme. Non, ils ne passeraient pas. Non, nous ne céderions ni sur les rattrapages en Septembre, ni sur les semaines de révision, ni sur le Contrôle Continu couplé au Contrôle Terminal. Entre autres. Car oui, nous avons des idées, nous avons des propositions, et nous sommes prêts à en discuter, avec vous et pour vous ! C’est ainsi que le rapport de force s’est construit : un travail d'information quotidien sur notre université, un travail de collaboration avec les autres syndicats, étudiants et professionnels, (il y a des terrains sur lesquels l'entente est évidente !), et un travail général des élus en Conseils. Le Comité Technique Le Paritaire a voté contre les modifications des MCC telles que proposées par la Délégation Scolarité et le calendrier universitaire qui en découlait le 30 mars. Le Conseil des Études et de la Vie Universitaire, conseil consultatif de l'université qui donne au Conseil d'Administration les orientations quant à la pédagogie et la scolarité, a voté contre le 2 mai. Mais fi de tout cela ! La démocratie universitaire n'est plus la priorité, quand la

pression du Ministère se fait trop rude, et les besoins budgétaires trop forts... Les étudiants mobilisés pour le CA du vendredi 6 mai, qui comptait faire voter ces mêmes propositions malgré le rejet des autres conseils, ont porté haut et fort les revendications de tous, et ont soutenu les élus étudiants qui s'apprêtaient à défendre les positions maintes fois revendiquées. Faute de participants, et suite au refus de siéger des professeurs de rang A et des élus étudiants et BIATOSS, le CA n'a pu se tenir, et la Présidence a annoncé ne pas « passer en force » pour cette réforme. Couplant travail du quotidien, représentation et rapport de force, nous avons gagnée cette première bataille ! Pour l'année prochaine, pas de régression, pas de casse supplémentaire. Seulement... les manches du Ministère regorgent de surprises, et le dialogue entamé sera houleux. La guerre ne fait que commencer. Marie-Marine AKERMANN

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La santé des étudiants est un problème particulièrement important et conséquent, mais il n’est pas assez pris en considération. Le premier instinct est d’aller chez le médecin de famille ou de ne pas se soigner, par manque d’argent, ou à cause de l’éloignement. Or, des centres de santé ouverts à tous et gratuits existent. Les universités et la ville de Paris en mettent à la disposition des étudiants. Le vrai problème de ces structures est le manque de visibilité et de moyens. Elles sont très méconnues, l’information passe mal ou est inexistante. Le nombre d’infirmiers est cruellement faible, leurs permanences ne sont donc pas en adéquation avec les besoins des étudiants. À Malesherbes, une salle de médecine préventive existe, mais cette dernière sert de salle de colle ! En outre, les problèmes majeurs de santé comme la tabacologie, la nutrition, la psychologie, le dépistage des IST ou

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encore la contraception et la gynécologie ne sont pas assez mis en avant, alors que ce sont des problèmes très présents. Depuis un an, un service SIUMPPS (Service Interuniversitaire de Médecine Préventive et de Promotion de la Santé) est mis en place dans le cadre du Pôle de Recherche et d'Enseignement Supérieur (PRES). Ce réseau de centres de santé regroupe Paris II, Paris VI et Paris IV. Mais il dispose d’un budget de 500 000 € pour … 71 000 étudiants ! Cela va-t-il vraiment permettre à tous les étudiants de bénéficier de ces centres ? Avant la création du PRES, Paris IV était associé à Paris V, mais la visibilité était proche de zéro. Malgré toute la bonne volonté du SIUMPPS, on est toujours dans les startingblocks : pas de réelles informations, aucune communication ne passe car la plupart des étudiants en ignore souvent l’existence. À Malesherbes, il à certes organisé une journée dépistage IST, mais installer une permanence sur les différents sites ne serait-il pas judicieux ? De même, leurs localisations et

horaires d’ouvertures s o n t - i l s adaptées au besoin des étudiants ? Non, car le rythme de vie est plus complexe et les horaires doivent être élargis afin qu’une majorité en profite. Ces centres ne délivrent pas d’ordonnances, obligeant les étudiants à aller chez le médecin pour en obtenir une ! Néanmoins, la question de la santé étudiante semble être de plus en plus prise en compte : en février dernier, le « conseil étudiant de la ville de Paris » a organisé des groupes de travail sur cette question et les problèmes cités ressortent de ces réunions. D’autres centres existent comme les BAPU (Bureaux d’Aide Psychologique Universitaires), le service social du CROUS ou

encore des centres municipaux. Des aides sont proposées, comme le « chèque-santé » de la Région : 100 euros pour les boursiers qui souhaitent souscrire à une mutuelle étudiante. La Ville envisage d’élargir cette aide aux étudiants non boursiers de Paris. Celle-ci serait déterminée sur critères sociaux. Les étudiants peuvent également faire une demande de CMU, qui offre une couverture gratuite. Malgré une évolution positive de la situation, de fortes lacunes persistent. Avec le temps, nous verrons bien ! Aurélie RIVIÈRE

La phrase du mois
«Il nous manque en France une formation à la laïcité, un diplôme sur la laïcité et les principes républicains.» déclarait Valérie Pécresse sur France Info, le mercredi 30 mars 2011, envisageant cette formation pour les personnes en charge des cultes, les DRH, les agents des services publics ... Et pourquoi pas un Master Formation des Ministres, tant qu’on y est ?

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STAGIAIRE IMPOSSIBLE Vous voulez devenir prof ? Vous venez d’obtenir le CAPES ou l’Agrégation et vous demandez comment se passera votre année dans le Secondaire l’an prochain ? Alors n’hésitez plus, passez sur le site de Stagiaire Impossible ! Collectif national indépendant, Stagiaire Impossible souhaite porter les revendications des stagiaires de l’Éducation Nationale. Désirant informer les étudiants sur la difficulté du métier, ils rapportent de nombreux témoignages de profs. Parce qu’avec 18h de cours par semaine à assurer en plus d’une pseudo-formation à l’IUFM ... il y a de quoi péter les plombs. http://stagiaireimpossible.org l LUC CHATEL MANQUE SES CLASSES Redoutée par le SNUIPP-FSU, Luc Châtel a confirmé mardi 26 avril la fermeture de 1 500 classes dans l'enseignement primaire, conséquence des 9 000 suppressions de postes pour la rentrée 2011. Mais ce qui est plus surprenant, c'est l'argumentation développée par notre cher ministre de l'Education Nationale : en effet, grâce à ces suppressions, la moyenne par classe va descendre à 25 élèves en maternelle et 22 en élémentaire... Un raisonnement mathématique quelque peu douteux, alors que les effectifs augmentent l'année prochaine de 5 000 élèves... Sans doute l'ancien DRH de L'Oréal était-il fâché avec le calcul mental lorsqu'il était petit ... l ABU DHABI Lorsqu'il s'agit de défendre les Droits de l'Homme, la France est la première à plastronner sur La Fayette. Mais lorsqu'il s'agit de prendre position officiellement face à une situation houleuse où la Sorbonne se trouve impliquée, les coqs quittent la basse cour. Ainsi l'arrestation de l'émirien Nasser bin Ghaith le 21 avril à Abu Dhabi est-elle suivi d'un silence inquiétant. Heureusement que vos élus étudiants, par une motion présentée au CEVU du 2 mai (voir encadré en face), ont obtenu finalement le positionnement de l'université sur la question en dénonçant cette entrave faite aux Droits de l'Homme ! l AMÈRE VICTOIRE Le samedi 7 mai, la Sorbonne organisait son tournoi international universitaire de rugby, pour la première fois dans le cadre du PRES. Une équipe PRES composite et inédite le remporta après de fâcheux débordements sur le terrain. Mme la Ministre Valérie Pécresse, furtivement de passage dans le coin, remis la coupe et salua une victoire, mais pas celle des étudiants, dont on corrigea les hourras, et qui restèrent interdits et défaits. Les étudiants musicologues le connaissent bien, mais sa réputation dépasse les frontières de l'UFR de Musique et Musicologie : le COUPS (Chœur et Orchestre de l’Université Paris-Sorbonne) est réputé dans l’univers de la musique classique et contribue depuis plusieurs décennies au rayonnement de Paris IV par l’organisation de nombreux concerts. Géré depuis sa création par l'association Musique en Sorbonne, celle-ci valide aussi l’enseignement de pratique collective auprès de plus de la moitié des étudiants de Licence. Pourtant, l'UFR et l'association se livrent une guerre ouverte depuis quelques mois, s'accusant mutuellement de surdité et de refus de concertation. Les étudiants, pris entre deux feux, sont les victimes de ce qui n'est, qu'au fond, rien de plus qu'une querelle de chapelle. Le 15 février dernier, le conseil de l’UFR a décidé de ne pas renouveler pour l’année 2011-2012 sa convention avec l’association Musique en Sorbonne. Le 6 avril, il précisait et validait de nombreux détails quant à la structure qui lui succèdera pour assurer la formation et la gestion d'un chœur et d'un orchestre de qualité. Le tout sans prendre la peine d'informer ou de rassurer réellement les étudiants, pourtant premiers concernés. L'information ne vint que de la lettre rédigée par l'élu AGEPS de l'UFR de Musique et Musicologie à l'attention des étudiants du COUPS. Cette information était d'autant plus nécessaire que l'affaire a très rapidement pris une ampleur inattendue, puisque le Président de l'université est allé jusqu'à publier un communiqué afin de justifier la décision de l'UFR. Mais que s'est-il donc passé ? D'une part, l'UFR reproche à Musique en Sorbonne le manque de représentativité dans son Conseil d'Administration : seul le directeur de l'UFR y représente l'université, mais son statut n'est que consultatif. Ajoutez à cela une annonce de recrutement pour le poste de chef de chœur émise en janvier par l'association, précisant que le recruté serait engagé en « CDI payé par l'université » … diffusion sans accord préalable de l'UFR. S'il n'est pas choquant que Paris IV exige que Musique en Sorbonne lui rende des comptes et lui permette de prendre part à son fonctionnement, l'UFR mérite aussi sa part de blâmes : ni l'association, ni les formateurs, ni les membres de l'orchestre et du chœur n'ont été consultés et visiblement, aucune tentative

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de renégociation de la convention n'a été tentée. Il est clair que les tensions existaient depuis longtemps entre les deux structures, mais ni l'une ni l'autre ne paraît avoir tenté quoi que ce soit pour arranger la situation, semblant au contraire se complaire à envenimer la situation, qui en brandissant l'absence de dialogue, qui en criant au meurtre d'un ensemble musical. De telles querelles administratives, mais aussi personnelles, sont parfaitement pitoyables. Car ce sont les étudiants qui risquent d'en pâtir. Certes, la nouvelle structure prévue par l'UFR, dont les moyens humains resterons les mêmes que ceux existants, reprend l'offre de formation déjà existante et en profite même pour y apporter quelques améliorations intéressantes, comme possibilité pour les étudiants diplômés du Master professionnel Gestion de la Musique d'être embauché en CDD pour aider à la gestion de la structure. Mais c'est quand on parle subventions que le bât blesse : les soutiens institutionnels et privés n'arriveront pas avant deux ou trois ans, le temps que la nouvelle association fasse ses preuves. Espérons que l'UFR et l'université assumerons jusqu'au bout ce divorce en augmentant les premières années leurs subventions, afin que les étudiants ne soient pas sacrifiés sur l'autel de la discorde. Alice BENSO Quoi de mieux que de financer la médecine, les recherches environnementales et les nouvelles technologies. Les Lettres et Sciences Humaines ne seraient donc que paroles semées au vent, et il ne servirait à rien de les étudier ? Mais le meilleur reste à venir : des Initiatives d’Excellences à la sauce allemande avaient déjà vu le jour. Les universités allemandes sont déjà depuis un certain temps des entreprises au service marketing plus ou moins affuté et qui tentent par tous les moyens de recruter des étudiants. Ce n’est donc plus qu’un produit de consommation parmi d’autres. Il y a quelques années, nous avons failli subir le même sort sous la présidence de M. Pitte, avec ParisSorbonne (marque déposée), ce dernier voulant faire de notre Université un Grand Établissement type Dauphine (et ses diplômes hors de prix). Les Initiatives d’Excellences allemandes, qui ont le même but que celles proposées actuellement en France, ont été renouvelées il y a peu, sans rouvrir un concours à toutes les universités. L’Allemagne, des universités à la recherche prestigieuse d'un côté et des boîtes à Licences de l'autre. En bref, rentabilité, secteur privé, classement, profit, inégalités, voici ce vers quoi nous mène le duo de choc Pécresse/Sarkozy depuis 2007. Lawrence COSSON libéraux de tout poil ne veulent pas voir : de très nombreuses familles du Québec n’ont plus les moyens de financer les études de leurs enfants, et les bourses disponibles sont loin de suffire. Aujourd’hui, les étudiants du Québec se mobilisent. Dans un pays où il est pourtant moins fréquent que chez nous d’assister à des manifestations, ils étaient plusieurs centaines en décembre dernier par -15°, devant l’Assemblée Nationale du Québec, à dénoncer ce qui n’était encore qu’un projet gouvernemental. En avril 2011, ils étaient aussi nombreux à manifester à l’entrée d’un colloque du Parti Libéral du Québec (PLQ). Pour l’instant, malheureusement, le gouvernement a adressé à la mobilisation étudiante une fin de non-recevoir. Mais la bataille, qui peut encore durer des années, est loin d’être achevée. Aujourd’hui, sans vouloir être alarmiste, nous, étudiants français, devons aussi nous inquiéter de cette menace. Le 21 janvier 2009, 92 députés UMP ont déposé une proposition de loi qui prône la mise en place d’un système universitaire payant sur le modèle anglo-saxon. Elle n’a pas encore été discutée, mais l’idée est bien présente dans la tête des dirigeants de l’UMP. Pour nous aussi, la bataille n’est pas perdue, mais elle est loin d’être terminée. Soyons donc solidaires de nos amis du Québec ! Maxime LONLAS N.B. : 1 $ canadien équivaut à 1 $ US

ACTUALITE NATIONALE - )a #5, '"#5
L’entreprise d'autonomisation et de privatisation de l’université s'est accélérée en 2007 avec la loi LRU. Cette réforme a conduit les universités à gérer elles-mêmes la totalité de leur budget (RCE), organisant ainsi leur asphyxie financière. Les universités ont été poussées ensuite à se regrouper en grands pôles appelés PRES, afin de mutualiser leurs moyens et formations. Depuis quelques mois, plusieurs milliards d'euros de budget sont redéployés dans le cadre du Grand Emprunt de 2010. Par différents appels d'offre, ils sont en train d'être répartis de façon inégalitaire et en privilégiant les pôles les plus réputés : financer toutes les universités ? Une folie ! Laboratoires d’excellence (LABEX) et Initiatives d’excellence (IDEX), les deux premiers volets des appels d'offre, concrétisent un système universitaire à deux vitesses. Les LABEX sont une réunion de plusieurs laboratoires de recherche ; les IDEX visent à faire émerger en France un nombre restreint de « pôles d’excellences » ; le tout afin, soit disant, de rivaliser à l’international. Sur 241 LABEX proposés, seulement 100 ont été retenus, et 7 IDEX sur 17 ont été présélectionnés.

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Pour obtenir ces fameux sésames, une concurrence féroce s'est mise en place entre les différents PRES. Le gouvernement a organisé cette bataille en réduisant régulièrement les moyens réels des universités depuis plusieurs années. Elles ont dû monter des dossiers en quelques semaines, voire quelques jours dans certains cas, pour espérer récupérer une part du gâteau. Résultat: après la diagonale du vide en géographie, voici venir la diagonale du vide universitaire ! En effet, les IDEX présélectionnés aujourd'hui permettent d'observer quelles régions se doteront d’un enseignement supérieur bien financé et quelles régions seront laissées à l’abandon: une diagonale allant de la Bretagne à la Côted’Azur. Mais cela engendre également d’autres problèmes. Les professeurs choisiront les universités dans lesquelles les moyens manqueront le moins pour leurs recherches, ce qui entraînera forcément les étudiants qui en auront les moyens financiers à les rejoindre. Quant aux autres, qu’ils restent dans le vide ! On remarque également que la majorité des IDEX sélectionnés sont surtout ceux dont les sujets paraissent rentables.

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Une épée de Damoclès se balance lentement au-dessus de nos têtes depuis quelques années, avec de plus en plus de vigueur cependant : la hausse des frais d’inscription à l’université. Preuve s’il en est qu’il ne s’agit pas d’une lubie, mais d’un mouvement généralisé à l’ensemble des pays riches : cette épée vient de tomber, et durement, sur la tête des étudiants québécois. Les frais d’inscription dans les universités québécoises sont déjà très élevés : cette année, un étudiant devait débourser 2168 dollars canadiens pour espérer suivre des cours au sein d’une université québécoise. Mais apparemment, cela ne suffit pas au gouvernement libéral de Jean Charest. Le ministre des finances du Québec a fait voter le 17 mars dernier un budget proposant une hausse des frais d’inscription de 325 $ par an durant 5 ans, soit une hausse totale de 1625$ d’ici 2016. A cette date, nos homologues québécois devront donc débourser 3793$ par an pour avoir le droit d’étudier. Le prétexte ? Un budget d’austérité, bien évidemment, consécutif à la crise financière qui a frappé nos économies. Voilà donc nos amis du Québec obligés de payer les pots cassés des alchimistes de la finance et de la très libérale gestion du premier ministre J. Charest. L’éducation, en temps de crise, est encore une fois en première ligne des coupes budgétaires publiques … Évidemment, les deux principales organisations syndicales étudiantes québécoises, la Fédération Étudiante Universitaire du Québec (FEUQ) et la Fédération Étudiante Collégiale du Québec (FECQ) sont vent debout contre cette réforme. On pouvait ainsi lire cette déclaration de LouisPhilippe Savoie, l’un des responsables de la FEUQ, reprise en boucle par les médias québécois le 4 avril dernier : «On va être présents partout pour dénoncer cette décision inacceptable et insensée [...] et c'est clair que la mobilisation va aller en s'accentuant si le gouvernement Charest ne recule pas sur sa décision de hausser les frais de scolarité». La FEUQ rappelle notamment que depuis 2007, les étudiants québécois ont déjà encaissé une hausse de 500$, soit 30%. Elle ajoute que 60% des étudiants universitaires du Québec sortent de leur cursus avec une dette moyenne de 14 000 euros. Et elle dénonce un fait simple, que les

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Le 13 février dernier, François Fillon inaugurait à la hâte le nouveau campus de Paris-Sorbonne Abu Dhabi (PSUAD), implantée aux Émirats Arabes Unis depuis 2006. Cette université émirienne, héritage du gouvernement Villepin, ressemble à une ruche un peu vide, où se croisent les fantômes d’étudiants émiriens, fils et filles des magnats locaux, des étudiants du Maghreb, du Proche-Orient ou d’Afrique subsaharienne, quelques étudiants français, enfants d’expatriés, et une pléiade de professeurs de Paris, venus dispenser là le savoir made in France. Ce ballet étonne et glace lorsque, derrière la vitrine de ce « pont entre les civilisations » (la devise de Paris-Sorbonne Université Abu Dhabi), on découvre l’ampleur des zones d’ombre et l’emprise d’intérêts qui n’ont rien à voir avec le savoir et la recherche universitaire …

IL Y EN A AUSSI A ABU DHABI

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Précarité, concurrence, impossibilité de faire valoir ses droits, impossibilité d’en gagner de nouveaux… être étudiant aujourd’hui est un plaisir sans cesse renouvelé. Confrontés à ces réalités, nous avons fait le choix du syndicalisme. Quotidiennement, nous nous impliquons dans la vie de nos universités et à tous les niveaux. La faiblesse du débat social et l’absence d’organisation capable de porter nos revendications nous imposent de réagir. Nos associations locales sont présentes et actives sur leur université mais nous ne nous reconnaissons pas dans les organisations nationales déjà existantes. Nous sommes cependant conscients de la nécessité d'agir d'un point de vue national : la défense des droits étudiants ne s'arrête pas aux portes de nos universités respectives et les attaques répétées contre l'enseignement supérieur public imposent une prise de position à l'échelle nationale. Il faut être offensif. C'est dans cette optique que l'AGEP (Association Générale des Étudiants de Picardie), l'AGEPS (Association Générale des Étudiant de Paris-Sorbonne), l'AMEB (Association Multiculturelle des Étudiants de Besançon) et le SEN (Syndicat des Étudiants de Nantes) se sont réunis pour fonder la Fédération des Associations Syndicales Étudiantes (FASE). Nous souhaitons mutualiser nos expériences de terrain, afin de porter efficacement à un niveau national les valeurs communes de nos quatre associations syndicales. Dans cette optique, nous avons choisi de créer une organisation regroupant en son secrétariat fédéral un maximum d'associations membres en créant des postes thématiques tels qu'un secrétariat fédéral aux questions sociales ou encore à la recherche. Rejetant la stratégie de sauvegarde a minima des acquis, c’est un nouveau projet pour les étudiants et l’Université que nous voulons impulser. Notre ambition est de permettre à chaque étudiant d’accéder à une réelle autonomie financière et matérielle. Nous refusons le principe de sélection sous toutes ses formes et nous nous battons pour une démocratisation de l'Université. Nous engageons un combat pour une reconnaissance nationale de nos formations, ainsi que pour des droits nouveaux, basés sur la sécurisation des parcours professionnels et l'accès à l'enseignement supérieur pour tous. Nous avons une mission de réflexion sur tout ce qui touche à l'enseignement supérieur et de recherche français et au milieu étudiant mêlant les questions pédagogiques et plus largement le monde universitaire. Nous devons commencer par mener une réflexion continue sur les liens entre l’enseignement supérieur, la recherche et le milieu étudiant. Nous accompagnons les étudiants dans toutes leurs démarches administratives, quelle que soit leur appartenance politique ou religieuse et devons être à l’écoute de leurs demandes et de leurs revendications. Plus largement, nous nous donnons pour mission de défendre les droits matériels et moraux des étudiants : sécurité sociale étudiante, parc public de logement étudiant, accès aux activités culturelles, artistiques et sportives, enjeux environnementaux... Nous défendons une harmonisation par le haut des droits étudiants : c'est ce que nous appelons la clause de l'étudiant le plus favorisé. Nous ne sommes pas les porteparoles uniques mais les relais des aspirations, des demandes et des revendications des étudiants: c’est pourquoi nous présentons des candidats dans toutes les élections universitaires et académiques où cela est possible et opportun. Conscients que la participation aux instances de l'Université n'est qu'une part de notre travail, nous participons également activement au mouvement social et travaillons à la construction du rapport de force. La sensibilisation des étudiants aux grandes problématiques nationales est fondamentale dans notre activité au quotidien. Il est nécessaire de repenser le syndicalisme étudiant de transformation sociale. Nous souhaitons nous inscrire dans une démarche démocratique et indépendante des syndicats professionnels et des partis politiques. Cet élan de construction doit s’appuyer sur un ensemble solide de syndicats implantés localement, au plus près des étudiants et des problématiques de leur université, capable de porter nos revendications à un niveau national. Glenn Le Cornec Secrétaire Général de la FASE

Les circonstances de la naissance de cette Sorbonne des sables sont frappées du sceau du secret : quel intérêt majeur a dicté la nécessité d’exporter dans cette région avec laquelle la France n’a jamais entretenu le moindre lien culturel ou diplomatique la « marque » Sorbonne ? Car c’est bien de cela qu’il s’agit : localement, on vante aux étudiants les bénéfices qu’ils tireront dans leur carrière professionnelle d’un diplôme barré du logo de la Sorbonne Abu Dhabi et, pour les seuls 189 actuellement inscrits dans l’un des parcours de Licence géré par ParisSorbonne, de celui de la maison mère. C’est ainsi que l’on peut lire dans les brochures institutionnelles distribuées aux futurs étudiants de Master, en anglais dans le texte, puisque c’est la langue dans laquelle la quasi-totalité des cours de Master sont dispensés : « the Paris-Sorbonne University Abu Dhabi is the only French (sic) university with a campus outside France ». En effet, pour essayer d’attirer les étudiants – ils ne sont que 620 actuellement, alors que le campus peut en accueillir jusqu’à 2000 – PSUAD a longtemps joué la carte de l’ambiguïté : délocalisation de la Sorbonne aux Emirats Arabes Unis, campus de Paris IV à l’étranger, etc. Rien de tout cela n’est vrai ! PSUAD est une université de droit émirien, financée par l’équivalent local de notre ministère de l’éducation nationale, l’Abu Dhabi Education Council (ADEC), qui a pratiquement tout pouvoir pour faire et défaire les diplômes et les parcours proposés par Paris IV dans le domaine (minoritaire) des Humanités et Paris V dans le domaine du droit et de l’économie. En somme, Paris IV n’est qu’un prestataire de service et, traitée comme tel, n’a pratiquement voix au chapitre dans aucun domaine… Paris-Sorbonne Abu Dhabi reflète ainsi le pire visage de l’université de demain, dirigée par un directeur exécutif, aux ordres des organismes qui financent l’établissement et mû par une seule logique comptable de rentabilité. Ses décisions devraient être encadrées par le Conseil d’Administration – composé de trois membres français et de trois membres

émiriens – mais celui-ci ne se réunit un hôtel luxueux et couronnés d’un que…deux fois par an ! Autant dire que modeste per diem d’environ 5 000 le Conseil d’Administration de PSUAD euros en liquide ? Par ailleurs, comme n’a d’existence que théorique et que les diplômes sont délivrés par Paris IV, les orientations politiques et budgé- charge au secrétariat des UFR de traitaires de l’établissement sont prises en ter les notes, à Paris, des étudiants de dehors de son sein. Alors, qui, en réa- PSUAD … En contre partie, Parislité, pilote cette université mirage ? On Sorbonne touche 15 % du montant ne s’avancera pas trop en pensant que des frais d’inscriptions perçus par la ce sont ceux qui la financent, mais de Sorbonne-Abu Dhabi. Cela représente là à savoir de qui il s’agit exactement une goutte d’eau dans le budget de … C’est là que commencent fantasmes notre université, au titre de l’utilisation et spéculations, nourris par les détrac- du nom « Sorbonne ». Car, en définiteurs de la Sorbonne émirienne depuis tive, la seule chose qui intéresse les l’origine du projet, qui n’ont pas man- Emiriens, c’est la marque qué de faire remarquer la concomi- « Sorbonne », que les étudiants achètance de l’installaAb% Dhabi : n d)& ile $ %$ tion de P S U A D avec l’implantation d’une base militaire a é r o navale à A b u Dhabi, officiellem e n t inaugurée au print e m p s 2009. Le soupçon d’un lien entre intérêts commerciaux et militaires et la présence tent au prix fort et pour un bénéfice qui sur le territoire émirien d’une vitrine de reste encore à prouver. Les frais d’insla culture française est encore attisé cription en Licence s’élèvent ainsi à par un faisceau d’indices à manipuler près de 16 000 euros par an…une avec précaution : du lobbying au bagatelle pour certains étudiants, la moment de la signature du contrat plupart émiriens, dont les voitures de Sorbonne Abu Dhabi d’un proche de la luxe décorent le parking de l’univerfamille de l’avionneur français Dassault sité, une somme péniblement réunie à la mention de la même entreprise par d’autres, en particulier des étucomme mécène de PSUAD, sans diants du Proche Orient ou du compter le passage par une carrière Maghreb, attirés par ce miroir aux militaire de quelques-uns des cadres alouettes. Ceux-ci espèrent, une fois actuels de l’université … leur diplôme émirien en poche, qu’ils obtiendront un visa pour venir poursuiEn deçà de ces considérations poli- vre leurs études en France. Sorbonnetiques, le fonctionnement de PSUAD Abu Dhabi leur vend – une fortune – pèse lourdement sur Paris IV, qui voit un rêve qu’ils ne réaliseront pas tous, partir des enseignants en mission de car il ne paraît pas être dans les priorideux semaines sous le soleil émirien et tés du gouvernement de favoriser les dont les cours en France ne sont pas échanges universitaires avec les pays toujours remplacés. Dans certaines du bassin méditerranéen avec lesquels UFR, les candidatures se bousculent : nous entretenons pourtant des liens effectivement, qui se priverait du plai- culturels anciens, mais qui n’ont pas sir de passer quinze jours dans des l’argent du pétrole pour se payer la conditions de travail plutôt agréables marque « Sorbonne ». (trois heures de cours par jour devant une poignée d’étudiants), logés dans Ariane BUISSON

«Les Humanités nous engagent»
Dans un article paru le 21 avril 2011, le site Rue89 dénonce le silence de l'université Paris-Sorbonne, sollicité par Human Rights Watch, au sujet de l'arrestation de l'économiste émirien Nasser bin Ghaith. Le Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire de l'université ParisSorbonne exprime sa solidarité envers tous les individus dont la liberté d'expression est menacée, en France et dans le monde entier. Aux Emirats Arabes Unis, comme ailleurs, il n'est pas tolérable qu'une personne puisse être poursuivie et emprisonnée lorsqu'elle défend les droits de l'Homme. L'héritage de l'université Paris-Sorbonne nous oblige moralement à défendre les valeurs de la république, libre et laïque. Nous dénonçons les entraves à la liberté d'expression partout où elle est menacée. Nous devons porter haut notre engagement humaniste.

Motion votée en CEVU à l initiative de l AGEPS

Le s rip - MARVIN & LOOMIS - ABUCADHABI

JAZZEZ-VOUS ? c!l !rel
2012 MÊME PAS PEUR Cette campagne, initiative de l’association Animafac et à laquelle l’AGEPS participe activement, est conçue par et pour les jeunes, afin de nous encourager à devenir acteurs de la vie démocratique. Pour cela, nous sommes tous appelés à exprimer nos refus et nos aspirations pour 2012 ! www.2012memepaspeur.net ÉCRITURE Si vous vous sentez une plume légère, alors n’hésitez plus et participez au concours Bleu Pétrole, organisé par les éditions éponymes, ou au concours À l’est de l’Europe, par l’UFR d’Études Slaves de Paris IV . Dans les deux cas, la date limite de candidature est le 30 juin. www.bleupetrole-editions.com www.etudes-slaves.paris-sorbonne.fr LA CAGETTE DES ÉTUDIANTS La Cagette des Étudiants est une AMAP (Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne) à destination des étudiants. Le principe est simple : via cette association, vous signez un contrat avec un maraîcher local qui vous fournit fruits et légumes, souvent bio, chaque semaine. Ce système est très flexible (le contrat dure un mois, renouvelable) et peu cher (40 euros). Les légumes sont livrés le lundi à la Maison des Initiatives Étudiantes, métro Bastille. http://lacagette.free.fr LECTURE Les jeunes éditions Callidor , fondées en avril 2011 par un étudiant de Lettres, ont publié leur premier livre : Sweeney Todd (James Malcolm Rymer), roman jamais traduit en français. Pour 15 euros, vous pourrez vous offrir une histoire inédite, inspiratrice du Dracula de Bram Stoker , en plus de soutenir des Éditions naissantes et ô combien prometteuses. www.editions-callidor.com EXPOSITIONS Pour celles et ceux qui seront sur Paris pendant l’été et qui auront la chance de ne pas consacrer leurs vacances à travailler , la capitale regorge d’expositions gratuites ou à petits prix pour les étudiants. www.paris.fr/expos Voici deux suggestions : Paris au temps des impressionnistes L’Hôtel de Ville, soutenu par le Musée d’Orsay, a réuni un très grand nombre d’oeuvres (peintures, pastels, dessins) des impressionnistes, décrivant leur vision de la vie moderne. Jusqu’au 30 juillet 2011. Hôtel de Ville, Salle Saint-Jean, entrée 5 rue de Lobau, métro Hôtel de Ville. Entrée gratuite. Et Lutèce devint Paris bla bla description Jusqu’au 26 février 2012. Crypte archéologique du parvis de NotreDame, parvis de Notre-Dame, place Jean-Paul II, métro Cité ou Saint-Michel, RER Saint-Michel Notre-Dame. Entre 2 et 4 euros. CONCERT Mercredi 22 juin à 18h30, vous pourrez assister à un concert gratuit intitulé Lieder et Mélodies au Grand amphithéâtre du centre Malesherbes. Au programme, des lieder (chants accompagnés au piano) de Schubert, Schumann, Mendelssohn, Brahms et Strauss et des Chausson, Lalo, Fauré, Duparc, Debussy et Poulenc. 108 boulevard Malesherbes

Agenda

!2)12/# - CENTRE TCHEQUE

Le 18 de la rue Bonaparte est un lieu qui se charge d'histoire. En 1916, il accueillait le gouvernement provisoire de ce qui allait être la future République tchécoslovaque de Masaryk. Aujourd'hui, on n'y parle pas que d'histoire. Et après la séparation de 1993, c'est la République tchèque qui en prend possession pour y installer son jeune et dynamique centre culturel. A l'image d'un Institut français à l'étranger, le centre culturel tchèque est doté d'une médiathèque, propose des expositions, des concerts de classique et des séances de cinéma d'Europe centrale et d'ailleurs. Le rôle de ces institutions, on le connaît

instinctivement : développer le dialogue entre les cultures, ici donc la française et la tchèque. Aimez-vous le jazz ? Tous les vendredis depuis maintenant près de dix ans (sauf vacances scolaires), le 18 de la rue Bonaparte héberge un jazz club, petit, bruyant et accueillant, où pour un prix raisonnable dans Paris, on y déguste bière tchèque et conversations éméchées avec ses amis dans une atmosphère tantôt calme et feutrée, tantôt endiablée où le public se met à danser. Le centre culturel tchèque et son ParisPrague Jazz Club sont à l'image de la politique culturelle de la dynamique République, qui comme tout autre pays, plein de défauts, ne s'en fait pas moins une jolie publicité à Paris. En avril, le centre participait avec notre chère Sorbonne à un colloque sur la littérature centre-européenne post-1989. Le 6 mai, il participait au Festival Paris-Prague 2011 en hom-

mage au Printemps de Prague, qui a été l'occasion de nouveaux concerts et de nouvelles rencontres. La musique semble tout rythmer au pays de Dovřák, Smetana, Kafka, Kundera, Čapek et les autres. Et d'ailleurs, d'ici cet automne, comme chaque année c'est tout un festival de jazz qui sera de nouveau mis en place avec l'ensemble des centres culturels étrangers à Paris, le festival Jazzycolors (www.jazzycolors.net) qui existe depuis 2002 à l'initiative du centre culturel tchèque. En septembre, une fois encore, de nombreux concerts animeront notre fin d'été et la rentrée des classes et des universités ... Chers lecteurs, je ne puis vous adresser qu'un seul conseil, allez donc faire un tour dans ce centre au coeur de Saint-Germain, coeur jazzy de Paris. Pierre DECOUSSY peut donc juger de son effet sans pénétrer dans cette sphère privée, ce qui interférerait dans les conditions de l’expérimentation menée … Ainsi, les œuvres exposées sont volontairement hermétiques, dotées d’un quelque chose caché aux yeux du spectateur, qui ne saurait être vu sans être atteint. En contradiction, on pourrait le croire, avec la politique d’ouverture de l’art contemporain à un public large, menée par le FRAC, cette exposition maintient le mythe de l’opacité de l’œuvre d’art contemporaine. Cependant, le non-vu comme le nonsignifiant ne sont pas nécessairement l’inconnu, mais plutôt une ouverture sur le possible dont l’imaginaire se fait l’architecte. Et si finalement le décloisonnement de l’art contemporain résidait davantage dans l’hypothétique et dans l’accaparement de l’œuvre plutôt que dans l’explicitation rationnelle ? Après tout, l’inconnu fut de tout temps sujet à fabulation mais le rêve lui, ne dévoila jamais les secrets de sa connaissance. Allison SIEUROS www.fracidf-leplateau.com monde (sauf nous) s’est, bien entendu, empressé d’approuver cet élan si inattendu ! Meilleure nouvelle, en ce qui concerne le sujet non moins corrosif des IDEX, les «sénateurs» pourraient participer aux commissions à ce sujet. La grande question sera alors de savoir si cet engagement sera bel et bien respecté ! Pour conclure sur une note positive, nous adressons nos félicitations à la toute dernière UFR de Paris IV : le département d’Études Arabes et Hébraïques a pris son envol et s’est mué en UFR. Les étudiants de cette toute nouvelle UFR ont donc eu le plaisir d’élire le 10 Mai leurs représentants. La liste indépendante soutenue par l’AGEPS, seule présente, a remporté tous les sièges. Marine VITTOZ

C2)12/# - ART CONTEMPORAIN
Niché aux abords des ButtesChaumont, dans le 19ème arrondissement parisien, Le Plateau se présente comme le véritable petit écrin du Fond Régional d’Art Contemporain (FRAC). Espace dévoué à l’accueil d’expositions temporaires, c’est aussi le lieu où se dévoile, une fois par an, la collection permanente du FRAC. L’art contemporain s’invite donc quotidiennement dans la frénésie de son quartier populaire et hétéroclite à la fois. Structure ouverte sur la rue, Le Plateau décloisonne un art trop souvent relayé au second plan par le public. Suivant une politique visant à abolir cette frontière œuvre-public, Le Plateau organise également des Séquences durant lesquelles artistes et public partagent le même espace. Devenant ainsi un lieu d’échange, les deux sphères entrent en contact, s’influencent mutuellement et la confrontation devient directe avec la « tête pensante » de chaque

UNE EXPOSITION SERVIE SUR LE PLATEAU
œuvre. Abolissant le lieu d’exposition nihiliste, Le Plateau s’incarne comme un réel espace de conversation et de compréhension de l’art. S’inscrivant dans cette même problématique, Le Plateau accueille, du 9 juin au 7 août 2011, l’exposition Nul si découvert, organisée par le commissaire Guillaume Désanges. Petite dernière d’un cycle d’expositions temporaires autour du thème de l’Erudition concrète, celle-ci étudie l’impact du savoir sur la connaissance. À travers les réalisations de nombreux artistes, de la première moitié du XXème siècle, dont certaines productions s’échelonnent jusqu’à nos jours, l’exposition examine la limite de l’accès à la connaissance. Les œuvres explorent ainsi l’action de freinage de l’action humaine sur tout processus étudié et qui pourrait interférer sur son résultat. L’idée repose alors sur le cloisonnement, sur le non-vu, d’un processus qui reste donc inconnu à l’œil de l’observateur qui ne

La "oi# des El!s
Au menu de cet article, très peu de mets agréables, à Paris IV, l’ère des réjouissances est passée. Le temps file à une vitesse folle, c’est vrai : à peine un Sorbonnard bouclé que les solutions aux problèmes exposés sont résolus ... et que de nouveaux pointent le bout de leur nez. Et quels problèmes ! La réforme des MCC dont vous entendez parler depuis maintenant plus d’un mois est un sujet brûlant. Aurons-nous encore des examens l’an prochain ? La mise en place de cette réforme est faite de manière saugrenue et les étudiants ne sont que trop peu interrogés à ce sujet : aucun conseil d’UFR n’a été invité, collégialement, à discuter des différents calendriers ou de la pertinence ou non des modes de contrôles pour les 1ères et 2èmes années. Ah … La démocratie universitaire, ça fait rêver !

f

Mais au milieu de toutes ces nouvelles moroses, on peut tout de même en trouver des plus réjouissantes. Rappelez-vous des problèmes que nous avions évoqués au sujet des Master Métiers de l’Enseignement à l’UFR d’Histoire, la situation s’est arrangée. Les étudiants peuvent maintenant choisir entre : un passage en S2 Recherche ou continuer au S2 en Master Métier de l’Enseignement. Et, surprise, tous les étudiants inscrits en Histoire purent décrocher un stage pratique alors qu’on nous rabâchait que cela serait impossible faute de places … des engagements positifs qui, nous l’espérons, se poursuivront durant les années suivantes pour cette filière. Et quel fut le raz-demarée le 1er mars dernier à Malesherbes ? C’était les élections étudiantes à l’UFR d’Études Slaves, la liste indépendante soutenue par l’AGEPS a remporté tous les sièges, oui oui tous les sièges. Ce

sont donc 7 étudiants issus de cette liste qui vous représenterons durant 2 ans dans cette UFR. Vous en entendez parler dans votre journal depuis bien longtemps maintenant, le premier Sénat du PRES s’est déroulé le 29 mars 2011. À la carte, hypocrisie s’il-vous-plait ! Sa première mission était l’élection d’un vice-président dont le mandat lui permettra d’assister au CA du PRES. Ce CA étant complètement vide d’étudiants, il aurait été intéressant de voir une candidature étudiante soutenue par ce Sénat. Pensezvous ! C’était sans compter sur Louis Vogel (actuel Président du PRES, de Paris II et de la CPU). Tout y était préparé à l’avance, sans qu’aucun débat ne puisse avoir lieu. Organisé à la manière d’une chambre d’enregistrement, les propositions, ou, comme ce fut en l’occurrence le cas durant ce Sénat, les candidatures, sont simplement présentées sans laisser de place à l’échange. Une seule et unique candidature d’un professeur de Paris VI est « sortie » comme tombée du ciel et tout le

Zone d’info
Vos droits pendant les examens
Conservation et capitalisation La conservation permet de conserver une note au-dessus de la moyenne plusieurs années, même en cas de redoublement : chaque EC ou UE acquise l’est définitivement ! La capitalisation permet de garder les notes positives des EC à l’intérieur d’UE non validées, afin de ne pas avoir à les repasser en septembre. Fraude Même pris en flagrant délit de tricherie, personne n’a le droit de vous faire sortir avant que vous ayez terminé l’épreuve. Votre copie devra être corrigée comme toutes les autres. Retrouvez tous vos droits sur notre site !

01 40 46 32 27 www.ageps.org contact@ageps.org
Première organisation étudiante de Paris IV, l’AGEPS dispose de nombreux élus dans les différents conseils d’UFR et, jusqu’à aujourd’hui, de 5 élus dans les conseils centraux de Paris IV. En tant qu’étudiants, nous travaillons chaque jour à ce que notre voix à tous soit prise en compte dans la gestion de la fac. Rejoignez-nous ! Nos locaux: SORBONNE: salle F646 galerie Claude Bernard, esc. P deuxième étage. MALESHERBES: salle 113, premier étage CLIGNANCOURT: salle 303, RDC, à gauche en sortant des amphis Le Sorbonnard Déchaîné: Directeur de publication : MarieMarine AKERMANN. Rédactrice en chef : Alice BENSO. Comité de rédaction de ce numéro : Marie-Marine AKERMANN, Alice BENSO, MarieMadeleine BEKO, Ariane BUISSON, Lawrence COSSON, Pierre DECOUSSY, Julien FOUQUET, Maxime LONLAS, Aurélie RIVIÈRE, Allison SIEUROS, Simon VACHERON, Marine VITTOZ. Dessins : Julien FOUQUET. Maquette : Xavier HENRY Avec la participation du FSDIE de Paris 4

Retard aux examens Les retards sont admis jusqu’à une heure après le début de l’épreuve. Cette heure limite est également celle des premiers départs autorisés de la salle d’examen, définitifs ou non.

Règles de compensation Les enseignements constitutifs (EC) d’une même unité d’enseignement (UE) se compensent entre eux. Les UE d’un même semestre se compensent entre elles. Les semestres d’une même année se compensent l’un l’autre : ainsi, avec 9 au premier semestre et 11 au second (ou l’inverse), vous n’avez pas à passer les rattrapages, car votre moyenne annuelle est de 10 !