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Le b lletin sans concession de l$AGEPS, premi#re organisation "t diante de l$ ni!ersit" Paris IV, D"c / Jan! 11-12, n m"ro 33
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Éditorial
Ami, entends-tu ? Il est des régions du monde où seule prévaut la loi du plus fort. Où la corruption fait rage. Où la plus légitime des voix est la plus haute perchée. La France, nous dit-on, n'est pas de celles-ci ! Si nos ministres expulsent, c'est à cause du chômage. S'ils bafouent notre démocratie, c'est à cause de notre ignorance. S'ils privilégient les banques, c'est à cause de la crise. S'ils laissent la pénurie financière guider nos formation intellectuelles, c'est à cause de la mauvaise gestion de notre Université. Face à cet odieux camouflage d'une mauvaise foi et d'une démission extrêmes, nous choisissons l'agir plutôt que le subir. Nous nous organisons. Et construisons un rapport de force qui, loin d'être idéal, voit de belles victoires justifier notre engagement et notre militantisme. Parce que notre vision de l'enseignement supérieur n'est pas dictée par les problématiques économiques, ni par les ambitions personnelles, mais par notre volonté de recréer une société plus juste, une Université à la hauteur de nos idéaux. « Il est des pays où les gens au creux des lits font des rêves » chantait le partisan. Nos partisans sont nombreux, nos militants moins. Cela ne nous empêche pas d'agir et d'informer, de défendre et d'obtenir. À l'AGEPS, le collectif gagnera toujours sur l'individualisme forcené que nous subissons par ailleurs. Les choses peuvent changer, si nous nous en donnons les moyens. L'expérience l'a prouvé, le futur nous le confirmera. Espérons que 2012 apporte son lot de bonnes surprises ! Marie-Marine AKERMANN, présidente de l’AGEPS

SUS A L6'DEX !
Huit universités en faillite, d'après un communiqué du Ministère en date du 17 novembre, et les autres aux abois, toutes lancées dans la course aux financements. L'une des dernières trouvailles de notre autorité de tutelle pour « encadrer » l'autonomie des universités, c'est d'avoir fait miroiter l'argent du Grand Emprunt. Après un échec initial au premier tour de l'IDEX (nous vous en parlions dans notre précédent numéro), le PRES Sorbonne Universités (avec un s à Universités, c'est important pour la suite) descend à nouveau en lice pour le deuxième tour. Le dépôt des candidatures est le 8 décembre ... et nous sommes priés de revoir notre copie si nous voulons amadouer le jury qui choisira, en toute indépendance (ou pas), les quelques rares élus. Vous imaginez comme la compétition doit faire rage entre les universités pour décrocher ce jackpot, que l'on essaye de nous faire prendre pour une manne qu'il serait irresponsable de bouder. Or, s'il est vrai que, ces dernières années, les budgets des universités se sont réduits comme peau de chagrin, il n'est pas question pour autant que nous remisions toute vision politique au profit de seules considérations financières. Et cela d'autant plus que l'argent de l'IDEX ne

représente pas grand chose si on le rapporte au budget global de notre université. D'autant aussi que les universités du PRES ont été amenées à signer une lettre d'intention qui les engage à verser leur obole à l'IDEX, une super somme dont le Président de notre université refuse de dévoiler le montant. Et puis, les retombées de l'IDEX seront très rigoureusement encadrées et ne bénéficieront pas à toute la communauté universitaire, malgré ce qu’une certaine rhétorique nous invite à penser : cet argent ne peut en effet financer que des programmes de formation et de recherche circonscrits dans un « périmètre d'excellence » (est-ce à dire que tout ce qui se situe en-dehors d'un tel périmètre est mauvais ou moins bon?) qui ne représenterait que 30 % des étudiants et des enseignants, et par ricochet une partie seulement des personnels BIATSS ... Et puis surtout, dans la course à l'IDEX, il faut aussi se dépouiller de beaucoup de prérogatives. Le jury du premier tour a en effet estimé que pour être efficace, la gouvernance de l'IDEX devait être resserrée. Alors, pour conserver nos « chances » dans cette compétition inique, il a fallu revoir les statuts du PRES, déjà controversés, sans les négocier (pour cause de calendrier...), au pas de charge, et en refusant de discuter. Eh oui, car maintenant que nous sommes quatre membres fondateurs dans le PRES, tout passe à la huspres mets et où il n’y a pas de toilettes est un lieu de vie quelque peu particulier.

sarde dans les Conseils, en interne : il faut aller vite pour gagner le gros lot (si maigre) ! Dans notre université, de nombreux (et très divers) membres de la communauté tentent d'alerter la Présidence pour dénoncer ce chantage au financement, qui nous contraint à perdre toute indépendance au sein du PRES et dépossède les représentants élus de l'université d'une part considérable des dossiers qui concerneront l'ensemble de la communauté dans les années à venir. Enfin, certains mauvais esprits (dont nous sommes) craignent qu'à plus ou moins longue échéance, une même forme de chantage nous contraigne à la fusion. Les exemples ratés de Strasbourg (heureux possesseur d'un Idex) ou de Bordeaux (idem) auraient pourtant dû résonner comme des appels à la circonspection ... à quelques mois du renouvellement des mandats, à l'échelle de l'État et de l'université ... Ariane BUISSON

FUSIONNITE AIGU1

CLIGNANCOURT : NOUVEAU

MAIS PAS BEAU !
Le Clignancourt nouveau est arrivé ! Fini le temps de l’amiante et des filets qui retenaient les plafonds des amphis, place au renouveau : un centre à l’allure d’un hangar ou d’un parking de grande surface, placé sous haute surveillance qui plus est ! Ce vieux projet, remis au goût du jour en 2010, s’est enfin concrétisé, non sans difficultés. L’État, dans la droite ligne de sa politique de total désengagement financier, a contraint l’université à conclure un PPP (Partenariat Public Privé) avec Bouygues et Dexia : cela signifie qu’ils sont propriétaires du site pour une durée de 30 ans et que l’université leur verse un loyer. Après cette période, l’université deviendra propriétaire et prendra en charge toute la maintenance du bâtiment, encore entier ou non. C’est pourquoi pendant cet intervalle Bouygues colmatera les brèches et fera en sorte que le centre reste debout. Or, lorsqu’on voit son état après seulement deux mois, l’inquiétude nous gagne. Les escaliers glauques semblent déjà en fin de vie, les espèces de legos mous multicolores qui ont envahis le centre sont en sursis. Quant aux dérives que l’on craignait, elles n’ont pas mis longtemps à se faire ressentir, la présence de militants diffusant des tracts et le Sorbonnard Déchaîné faisant réagir les body-guards Exprim avec hostilité. Il y a pourtant pire (et oui c’est possible) : la potabilité de l’eau est plus qu’incertaine, et malgré la mystérieuse disparition, au cours du mois d’octobre, des affiches interdisant d’en boire, les étudiants s’en gardent bien. La propreté du centre est problématique, des cartons ayant ainsi fait office de poubelles pendant plusieurs mois. Le projet provisoire n’incluait pas la cafétéria dans ses plans, mais heureusement pour les étudiants il n’en fut rien. Mais une cafétéria ouverte jusqu’à 15h, où il est interdit de consommer ses pro-

On reconnait cependant à Bouygues la qualité de ses salles de détente pour les administratifs, pièces aménagées avec de grands, larges et colorés fauteuils poires. Un lieu de détente dont les étudiants sont pour le moment privés. Certes le hangar d’entrée fait office de lieu de convivialité, mais son confort reste spartiate et sa chaleur proche du néant. La dégradation des locaux commence déjà à se faire sentir, les tableaux rendent l’âme, le matériel est défectueux, l’isolation se fait prier… Quant à une université où l’électricité ne saute pas deux fois par jour, il ne faut même pas y songer : pensez-vous, nous ne

sommes qu’au XXI° siècle ! Ce nouveau centre reste néanmoins un soulagement pour les étudiants, avec ses vraies salles de classe, ses studios de répétition, ses amphithéâtres. Il est cependant regrettable que le plus grand amphi (400 places) ne soit pas en mesure d’accueillir tous les étudiants lors de certains cours (500 étudiants en Histoire contemporaine). Vous l’aurez compris, ce nouveau centre donne plus une impression d’éphémère que de durabilité. On se donne donc rendez vous dans 30 ans afin de faire les comptes ! Marine VITTOZ

La phrase du mois
«La mise en commun des moyens économiques» est le deuxième objectif du PRES Sorbonne Université(s), selon la présentation disponible sur son site. Juste avant «le partage des infrastructures et la conception de nouveaux moyens au service des étudiants». Messieurs les Présidents, cessez de prétendre que nous sommes stupides : nous lisons seulement ce qui est écrit.

co!loir
UN SUPER PRÉSIDENT Nous avions visiblement été parmi les seuls à relever, dans les nouveaux statuts du PRES, qu'il n'était pas précisé à quel collège devait appartenir son président. Non sans mal, le scoop nous a été révélé : la négligence était parfaitement volontaire, afin de «coller aux exigences internationales du jury d'Idex». Il y aura un appel international… mais rassurezvous, ce n'est pas demain que la présidence sera détenue par un membre de la société civile : tout est réglé d'avance, Louis Vogel (actuellement président de Paris II, du PRES et de la CPU) se succèdera à lui-même. l LA VÉRITÉ SI JE MENS Laurent Wauquiez nous a souvent étonnés, c'est un euphémisme, dans l'aplomb avec lequel il prétend sauver le système universitaire en l'abattant. Aujourd'hui, il nous affirme avec la même foi en son propos mensonger que les CROUS de France se portent à merveille ! Parlonsen aux milliers d'étudiants boursiers qui, non contents d'avoir reçu leur 10e mois de bourses, se voient retardés dans leur paiement du mois de novembre. Celui du mois de décembre ? Une incertitude. Je vais bien, tout va bien, qu'il nous dit ! l LONESOME COW-BOY Il est déjà étonnant que certains syndicats, dans les Conseils où les étudiants les ont élus, ne prennent pas la peine de se déplacer pour défendre ceux qui leur ont fait confiance. Mais il est encore plus surprenant d'en voir d'autres qui quittent le Conseil d'Administration, où seuls trois étudiants peuvent siéger, juste avant les questions pédagogiques. L'AGEPS est restée seule face à la casse d'un système universitaire que beaucoup ne prennent plus la peine de défendre. Parfois, on se sent très seuls ... l LE GRAND HUIT DE LA LRU Le 17 novembre dernier, Laurent Wauquiez (encore) annonçait la mise sous tutelle de huit universités au budget déficitaire pour la deuxième année de suite. En gros, la démocratie locale est suspendue, et le pouvoir budgétaire revient intégralement au recteur de l'académie concernée. Ce qui fait rire jaune, c'est que parmi ces facs, on retrouve Paris VI, fleuron national en raison de sa place au classement de Shanghai comme première université française et membre du PRES ! Décidément, la loi LRU, c'est la grande loterie ! A qui le prochain tour ? l LOUP Y ES-TU ? L'argent du Fond Social D'aide aux Initiatives Étudiantes, (FSDIE) qui fait partie des frais d’inscriptions (16 euros), c'est le vôtre. Quelle ne fut pas notre surprise de constater à la dernière réunion sur le budget FSDIE qu’il manquait au bas mot l’équivalent de… 9000 inscriptions étudiantes ! Où est passé cet argent ? Telle est la question. La pénurie financière de notre Université semble l’obliger à pratiquer d’obscures transferts de fonds. Et qui paie encore les pots cassés ?

A! fond d!

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Alors que nos couloirs fleurent encore le placo-plâtre et que Paris IV n’est pas encore tout à fait inhumée au profit du PRES, prenons le temps de nous recueillir un instant, riches de nos vieux souvenirs et pauvres de perspectives réjouissantes. Plus d'un an après le début des rénovations de la BIU (Bibliothèque InterUniversitaire de la Sorbonne), menées par la Ville de Paris et ayant pour conséquence un monstrueux chaos de déménagements successifs, les étudiants et les enseignants, baladés de salles de cinéma en recoins obscurs, ont pris leur marques. Résignés ? Non ! Tout ce beau monde nourrit le ferme espoir de revenir en Sorbonne ! Mais cette aspiration est-elle bien partagée par tous ? Les velléités d'un certain ministre visant à transformer en Mémorial de l'Éducation la Sorbonne ont fait couler beaucoup d'encre il y a peu. La fermeture d'une partie du bâtiment pendant les travaux et le refus de la Chancellerie d'accorder aux universités orphelines un juste retour au sein des locaux qu'elles occupaient ont également alimenté moult craintes. Des craintes qui ne vont pas sans rappeler le départ pour Aubervilliers d'une partie de nos voisins de

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Paris I (Panthéon-Sorbonne. Alors chacun, dénudé, tire de son bord un bout de la couverture Sorbonne : Paris III, (SorbonneNouvelle) s’accroche ainsi au maintien des bureaux de sa prédisence dans le bâtiment, afin d’en conserver le nom. Malheureux sont ceux qui, comme nous, acceptent de sacrifier leur confort pour en conserver l'usage. Maigre consolation car, progressivement, le nombre de salles de TD et d'amphithéâtres diminue au profit de locaux administratifs ou d'apparat. Voudrait-on virer les étudiants de la Sorbonne ? Détrompez-vous ! Le Président Molinié affirme qu'il se bat pour y conserver un maximum d'espace. Grand prince, il entend augmenter l'espace de Paris IV en Sorbonne de 10 % ! Mais à quoi cet espace sera-t-il dévolu ? Une brasserie de 330 m² rue Champollion ? Le roi oublierait-il que le palais, joyau de son royaume, ne lui appartient nullement... En effet, le Chancelier, actuel gestionnaire, a fait à plusieurs reprises part de son intention de «rendre la Sorbonne aux étudiants» ! Mais, ne vous emballez pas pour autant, l'enfer est pavé de bonne intentions et la promesse trompeuse ! S'il s'agit, dans son esprit, de consacrer, autour de la BIU rénovée, de nouveaux espaces dédiés à la vie étudiante (tels qu'une cafétéria, des salles de réunion

ou de détente, etc.), ce qui ferait alors doublon avec les locaux que Paris-Sorbonne entend créer rue Champollion à l'orée 2013, une telle manœuvre permettrait sans doute également de ravir définitivement la Sorbonne aux universités pour devenir la chasse gardée du Rectorat ! Rectorat, on ne passe pas ! Une autorité qui a su, avec un certain brio, faire d'un lieu consacré à l'enseignement supérieur le berceau de l’événement de luxe et des discours de ministres ou autres chefs d’État. Les intentions du Rectorat sont claires en ce qui concerne l'espace de la maison mère, d’autant plus que certains étudiants de L3 ont d’ores et déjà cours dans les centres extérieurs (Lettres à Malesherbes, Musicologie à Clignancourt). Mais que toutes les autorités se le tiennent pour dit : nous serons attentifs à ce qu'une telle confiscation n'ait pas lieu. Dans notre malheur, une lueur d’espoir : louer des salles coûte cher au Rectorat. Avec seulement un mois et demi de retard, nous devrions bel et bien revenir début 2013. Si la présence des étudiants dans le Quartier Latin semble compromise à moyen terme, le spectre d’une Sorbonne vide, froide et entièrement dévolue à l’administration de supers PRES reste relativement loin. Ne cessons pas de le repousser en faisant résonner la connaissance dans chaque recoin de notre chère Sorbonne ! La rédaction les étudiants étrangers, la politique migratoire du gouvernement fait preuve de non sens en verrouillant l’accès à une première expérience professionnelle. Il est dommage et dangereux de se priver de talents en qui croit l’enseignement supérieur. Parce que finalement, en refermant ainsi la porte aux diplômés étrangers, c’est l’enseignement supérieur français qui perd son rayonnement international. Tout comme l’a très tardivement déclaré Louis Vogel, Président de la CPU (Conférence des Présidents d’Université) : «la circulaire peut avoir des conséquences importantes pour notre enseignement supérieur (…) et détruit nos conventions passées avec des universités étrangères.» Le plus incroyable est que depuis le 6 septembre 2011, les conditions d’obtention des cartes de séjour étudiant étranger se sont considérablement durcies : désormais, pour toute demande ou tout renouvellement de titre, chaque étudiant étranger devra justifier de garanties de ressources devant atteindre 6200 euros sur une période de 10 mois, soit 30% de plus que précédemment. Résultat, la France de Sarkozy vient de durcir les conditions d’entrée des étudiants étrangers, à peine quelques mois après avoir durci les motifs de sortie en les redirigeant comme des malpropres hors des frontières de France dès l’obtention de leur diplôme. Vite, qu’on en finisse ! Marie-Madeleine BEKO galitaires du monde, établi par le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement), se mérite. On comprend pourquoi la jeunesse chilienne, soutenue par près de 80% de la population, descend dans la rue crier sa colère, réclamant un enseignement gratuit et de qualité. Tout cela malgré, ou plutôt (aussi) grâce à la tentative de criminalisation par le gouvernement et les centaines d'interpellations, ainsi que les menaces de mort que reçoivent les leaders du mouvement. Mais leurs revendications vont bien au-delà : c'est tout le système qu'ils veulent réformer, pour enfin mettre un terme définitif à l'ère Pinochet. Ils réclament, entre autres, la tenue d'une assemblée constituante et que l'avenir du système éducatif soit soumis à référendum, ce qui est pourtant interdit par la Constitution. Qu'à cela ne tienne, ils l'ont organisé eux-mêmes, les 7 et 8 octobre : plus d'un million de Chiliens de plus de 14 ans se sont prononcés à 90% en faveur du principe d'une éducation gratuite, pour que les établissements soient à nouveau placés sous tutelle du Ministère de l'Éducation et pour l'interdiction de bénéfices dans l'éducation. À l'heure où le gouvernement français accélère la privatisation de l'enseignement, nous ferions bien d'en prendre de la graine. Alice BENSO

ACTUALITE NATIONALE - $12#' ,10 ETRANGERS

RAYONNEMENTDE LA FRANCE EN DANGER
Quels moyens utilisent les politiques pour gérer les flux migratoires afin de garantir l’emploi des Français et des immigrés présents en France ? Depuis dix ans maintenant, plus particulièrement depuis 2007, la politique traditionnelle de droite voudrait que l’on «adapte» l’immigration légale aux besoins et aux capacités d’accueil de la société française. En ce sens, de nombreuses mesures ont été adoptées pour durcir les entrées et les séjours des migrants : désormais, l’immigration ne serait plus «subie» mais «choisie». Voici quelques mois, soi-disant pour lutter contre l’impact de la crise économique sur l’emploi, Xavier Bertrand et Claude Guéant ont décidé de restreindre pour les diplômés étrangers la possibilité de travailler en France. Leur circulaire du 31 mai 2011 a donné des instructions strictes aux agents des services de préfecture pour maîtriser l’immigration professionnelle. Désormais, «le fait d’avoir séjourné régulièrement en France en tant qu’étudiant, salarié en mission ou titulaire d’une carte ‘compétences et talents’ ne donne droit à aucune facilité particulière dans l’examen de la procédure d’une délivrance d’une autorisation de travail.» Les conditions resserrées, de nombreux étudiants qui répondent normalement aux critères d’attribution d’autorisation de travail se retrouvent sans titre de séjour et avec une obligation de quitter le territoire. Des manifestations ont été organisées pour protester contre cette circulaire et plusieurs diplômés étrangers ont fait part de leurs inquiétudes concernant leur avenir, allant jusqu’à remettre en cause la valeur de leurs diplômes. L’association Le collectif du 31 mai ne milite que dans un seul but, l’abrogation de cette circulaire, et recense les refus de cartes de séjour, les demandeurs en attente d’une réponse ou les diplômés empêchés de déposer leur dossier. L’AGEPS s’est elle aussi jointe au mouvement. Nous dénonçons avec vigueur une politique intolérable menée contre les étudiants étrangers. Alors que 40% des doctorants en France sont des étrangers, que l’immigration rapporte chaque année 12,4 milliards d’euros à l’État, il est impensable de se laisser mener par une politique du chiffre «à l’envers», d’autant plus quand on sait que la France vient de perdre sa troisième place au rang mondial des pays d’accueil. Alors que les universités et les grandes écoles jouent des coudes pour attirer marché du système éducatif. Au Chili, l'accès à l'enseignement supérieur est sans doute l'un des plus chers au monde. Et pour bien se rendre compte de la situation, rien de mieux que quelques chiffres, livrés par le Centro de Microdatos, du département d'Économie de l'Université du Chili : un cursus universitaire coûte entre 170 000 et 400 000 pesos (soit entre 250 et 600 euros) par mois (oui, par mois), forçant 70% des étudiants chiliens à s'endetter et 65% des étudiants les plus pauvres à arrêter leurs études pour des raisons financières. Le Chili est en effet le seul pays d'Amérique latine où il n'existe aucun établissement public gratuit. À titre de comparaison, le salaire minimum chilien est de 182 000 pesos (moins de 300 euros), le salaire moyen de 512 000 pesos (moins de 800 euros). Mais ce n'est pas seulement le système d'enseignement supérieur qui est touché : moins de 25% du système éducatif chilien est financé par l'État, ce qui implique que 75% des budgets des établissements dépendent des frais d'inscription. Dans le primaire et le secondaire, 60% des élèves sont scolarisés dans le privé, ce qui était rare avant l’arrivée de Pinochet (1973). L'UNESCO recommande de consacrer 7% du PIB à l'enseignement, l'État chilien ne lui attribue que 4,4% : la place dans le top 20 des pays les plus iné-

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LA FIN D6UN MONDE
Depuis plus de six mois, un mouvement mobilise la population chilienne, réunissant plusieurs milliers de personnes dans pas moins d'une quarantaine de manifestations. En cause : un ras-le-bol du système éducatif à deux vitesses hérité de la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990), et, au-delà, du système tout entier. En 1981, une réforme du système universitaire supprime l'éducation supérieure gratuite. La Loi Organique sur l'enseignement du 10 mars 1990 entérine un peu plus la privatisation de l'éducation. Malgré le changement de régime, l'ensemble des Lois Organiques adoptées à la veille de la fin de la dictature (11 mars 1990) et qui complètent la Constitution du Chili, inchangeable, sont encore en vigueur : autres gouvernants, mêmes principes de gouvernance. Le 11 mars 2010, Sebastian Piñera, candidat du parti de droite Rénovation nationale, devient président, mettant fin à vingt ans de pouvoir du centre-gauche. Rapidement, ce milliardaire, 488ème fortune mondiale selon le classement Forbes 2011, entreprend d'accentuer encore les logiques de

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Vous l'avez sans doute déjà remarqué, les syndicats étudiants à la Sorbonne, ce n'est pas ce qui manque ! Et vous avez souvent du mal à vous repérer dans les différences qui peuvent exister entre eux, quoi de plus logique. Le travail que nous effectuons parfois en commun n'est pas pour éclaircir les choses et après tout vous vous dites que cela ne vous concerne pas tellement. Erreur ! Cela est compréhensible, mais notre travail en tant que syndicat étudiant vous touche en premier lieu. Nous sommes tous étudiants, nous évoluons avec le même quotidien et les mêmes embûches. Ce sont celles-ci qui nous ont, nous étudiants syndiqués, poussées à devenir militants. Un syndicat étudiant, c'est simple. C'est une association d'étudiants qui veulent faire changer les choses sur leur université, qui sont conscients de l'efficacité d'une action organisée et qui pensent que l'Université française est capable de plus et de mieux pour ses étudiants. Les différences résident dans les prises de position et dans les moyens mis en place pour parvenir à faire bouger les choses. L'AGEPS (Association Générale des Étudiants de Paris Sorbonne) a pris le parti d'un syndicalisme étudiant local, offensif, efficace et militant. Nos principes sont simples, nos orientations purement syndicales. Naturellement, notre rôle d'association étudiante ne se cantonne pas stricto sensu à des prises de position universitaires, mais nous gardons en mémoire nos fondamentaux : la défense d'une Université laïque et publique qui refuse toute forme de sélection, qu'elle soit sociale, économique, identitaire... Le respect de la démocratie dans notre université, la transparence des informations qui circulent sont au cœur de nos problématiques. C’est par ce biais que nous protégeons les étudiants. Siégeant dans les Conseils de l'université, nos élus veillent au grain et ont à cœur de défendre partout où ils le peuvent nos droits. Le budget de ParisSorbonne, devenu crucial dans la gestion de chaque université en France depuis la Loi Responsabilité des Universités (LRU), tristement célèbre depuis 2007, est au centre de notre pistage à la fraude universitaire. Parce que nous sommes les garants des parcours des étudiants qui nous accordent leur confiance, nous agissons sur toutes les questions où votre voix doit se faire entendre ! Parce que l’expression de cette parole est un droit inaliénable. Notre implantation locale et notre connaissance du quotidien que nous vivons avec vous nous permettent de ne jamais prétendre à des informations ou des revendications hors sol. Parce que nous suivons les mêmes cours, parce que nous avons les mêmes professeurs, les mêmes parcours que vous, nous pouvons légitimement débattre sans qu'une directive externe ne vienne influencer nos actions. Et c'est là toute notre force. La force d'un syndicat étudiant comme le nôtre, c'est avant tout les individus qui le composent. Si nous avons choisi de nous impliquer dans la vie de notre université, c'est pour défendre les idéaux qui nous sont chers et que l'AGEPS relaie par la construction du rapport de force créé par notre connaissance de Paris IV. Nous pesons, nous pédagogiques, de recherche, sont les fondamentaux des constructions de nos parcours. Nous influençons par notre travail en Conseils les décisions sur les contenus des filières et protégeons la diversité et la richesse de nos offres de formation. Il s'agit pour nous de garantir à chaque étudiant l'opportunité du choix de l'apprentissage, de lui permettre de trouver et de construire sa voie dans les meilleures conditions possibles.

TRIBUNE

ENGAGEZ-VOUS, QU0ILS DISAIENT !

sommes à l'écoute, nous apportons des solutions qui facilitent notre parcours universitaire et dont l'impact profite à tous. Faire remonter les problèmes dont nous discutons tous les jours, avec vous, c'est ce que font nos élus et nos militants. Nous apprenons, ensemble, à rendre notre militantisme efficient. Et vivre cette expérience, ce débat d'idées constant, en collectif, ça fait du bien ! Nous n'avons pas tous les mêmes convictions, les mêmes envies ou les mêmes idées à propos de nos parcours et de notre vision de l'université, qu'importe ? Bien au contraire ! Ce sont nos divergences qui nous permettent une lucidité et une précision toujours avérées dans nos prises de position. Chacun trouve à l'AGEPS la place de débattre et d'exposer un point de vue, même contradictoire. C'est du débat que naît la diversité et de la diversité la justesse. Vous pouvez participer, vous y avez votre place. Vous avez des choses à dire et des idées à défendre. C'est d'ailleurs ce que nous enseignent nos parcours et nos formations intellectuelles. L'AGEPS est le lieu où votre voix peut se faire entendre, là où elle compte le plus, là où elle peut faire bouger les choses. Nos domaines de prédilection sont ceux qui font exister la vie étudiante sur notre université, ceux qui vous concernent avant tout. Bien entendu, les questions

Mais notre action va audelà : si nos élus sont garants des droits et devoirs des étudiants et de l'évolution de ceux-ci, notre champ d'activité s'étend à tout ce qui concerne la vie étudiante. Le travail des représentants est le reflet de celui de chaque militant, qui englobe aussi bien les aspects sociaux, culturels et disciplinaires que les dimensions administratives et légales de la vie universitaire. Notre bilan parle de luimême et nos acquis sont le levier des revendications que nous portons depuis quelques mois à un niveau national, avec la fédération que nous avons, dans le respect de notre indépendance et de notre particularité, créée avec d'autres syndicats locaux et indépendants : l'Offensive Syndicale Étudiante (OSE) ! Obtenir des victoires sur Paris IV, c'est notre talent. Les étendre à toutes les universités qui bâtissent l'enseignement supérieur, c'est notre finalité. C'est pour cela que nous nous sommes syndiqués, pour être offensifs, nous faire entendre et nous faire comprendre. Nous participons et créons tous les jours pour nous, étudiants. Cet enthousiasme associatif se fait pour vous et avec vous. Une façon comme une autre de s'engager pour un monde plus juste : rejoignez-nous ! Marie-Marine AKERMANN

Le s rip - MARVIN & LOOMIS - mini "i al, ma#i animal !!!

PRES (Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur) Sorbonne-Université(s), Idex (“Initiatives d’excellence”), fusion, université globale, nouveaux statuts... Depuis plusieurs semaines, ces expressions ponctuent les débats qui animent notre université en raison de l’annonce de la modification des statuts du PRES, créé en 2010, regroupant les universités Paris-Sorbonne, Pierre et Marie Curie (ex-Paris 6) et Panthéon-Assas (ex-Paris 2), modification qui constitue un pas vers la fusion des universités et du Muséum National d’Histoire Naturelle qui serait intégré à cet ensemble. De fait, en bons élèves attentifs aux critiques émises par le jury international de l’Idex, tel une agence de notation évaluant la gouvernance des États, pour justifier de recaler la candidature du PRES à l’Idex (un dossier présenté sous le doux nom de SUPER), début juillet, nos présidents ont pris le parti de réviser la gouvernance (terme de management qui a désormais remplacé celui de gouvernement) du PRES. Pour la session de rattrapage, d’après les consignes, il fallait aller très vite vers une « université globale » dans laquelle les décisions seraient débarrassées des lourdeurs de la démocratie interne des universités. Toutes choses égales par ailleurs, cela ressemble fort à un processus de construction européenne dans lequel les nations renonceraient à leur souveraineté pour s’en remettre à un gouvernement européen. Les établissements du PRES renonceraient à leur autonomie au bénéfice du PRES. La solution envisagée, présentée le 2 novembre lors d’une réunion des personnels enseignants et BIATSS, à laquelle étaient invités les élus étudiants, et précisée depuis lors par des textes soumis aux conseils centraux de l’université (ces rares lieux où étudiants, enseignants et administratifs ont encore leur mot à dire), vise à redéfinir la structure du PRES, une fondation de droit privée constituée en 2010. Il serait désormais managé par un Délégué Général et piloté par un CA du PRES sans représentativité démocratique qui pourrait imposer ses vues aux différents établissements, les quelques garde-fous mis en place en 2010 disparaîtraient ainsi. Or, il se trouve que c’est cette structure anti-démocratique qui contrôlerait l’argent obtenu de l’Idex. Qu’est-ce donc que l’Idex ? La définition au sein du PRES d’un “périmètre d’excellence” en recherche et en formation ne concernant qu’une minorité des enseignants et des étudiants. Une bonne partie des budgets des établissements et une petite rallonge venant du « Grand emprunt » (mais l’essentiel est autofinancé) seraient mobilisées pour financer une poignée d’«excellentes» formations suivies par une minorité d’étudiants sélectionnés (aux droits d’inscription à terme supérieurs?), 30% environ des effectifs globaux, et quelques recherches triées sur le volet. Tant pis pour ceux qui ne seront pas dans le « périmètre » et devront s’occuper de 70% des étudiants avec moins de moyens! Quoique nos présidences s’en défendent, la restructuration de ce nouvel ensemble autour de cinq « directions transversales » (communication, relations internationales et européennes, vie étudiante, recherche et valorisation, insertion professionnelle) annonce des « économies d’échelle » dans les services administratifs et donc une dégradation des conditions de travail de tous. Elle entraînera aussi un éclatement des formations et des axes de recherche, désormais définis par le PRES : adieu la liberté académique et pédagogique ! Tout cela pour une éventuelle rallonge budgétaire équivalente à 3,5% du budget annuel des établissements (le reste étant autofinancé, par une redéfinition des priorités au profit de quelques-uns), et cela si nous obtenons l’Idex 2 ! Si la candidature échoue de nouveau, les structures resteront. Il paraît donc urgent d’attendre et de ne pas engager nos universités dans une course à l’excellence risquant de détruire, au nom d’une logique pernicieuse, un service public qui, malgré les coups qui lui sont donnés quotidiennenment, assume encore ses missions. Les importantes échéances électorales, locales et nationales, du printemps 2012, doivent inciter à la prudence : attendons et donnons-nous les moyens de réfléchir à d’autres alternatives. Rien ne nous oblige à détruire volontairement notre université et ses instances démocratiques ! Rien ne nous oblige à renoncer à l’idée que l’université est une institution républicaine au service de l’émancipation individuelle de tous les jeunes et non d’une petite minorité ! Les nouveaux statuts du PRES ont été rejetés à l’unanimité par les comités techniques de Paris-Sorbonne et de l’UPMC ; montrons par notre mobilisation que nous refusons ces réformes hâtives et la logique ministérielle qui vise à modifier les missions de l’université. CGT P4, SNESUP P4, UNSA P4

FESTINA LENTE HATONS-NOUS LENTEMENT

+ ISON DES INITIATIVES c!l !rel
SERVICE CULTUREL DE PARIS-SORBONNE Savez-vous que le Service Culturel de notre université organise et promeut de nombreux événements, mais aussi qu’il vous offre des places de divers spectacles vivants en échange d’une critique ? Si vous avez besoin d’une aide au financement d’un projet, contactez-les aussi, l’université peut vous subventionner ! Pour de plus amples renseignements : www.culture.paris-sorbonne.fr En Sorbonne, galerie Claude Bernard, escalier I (au bout de la cour SaintJacques), rdc COURTS-MÉTRAGES Vous pouvez déposer vos dossiers de candidature pour le festival «Silence, on court !», consacré aux courts métrages de tous genres (documentaire, expérimental, animation, fiction), jusqu’au 31 décembre 2011. Cinéastes en herbe, sautez le pas ! Le festival se déroulera du 9 au 14 avril 2012. Toutes les infos sur www.silenceoncourt.fr CONCERTS Le COPS (Choeur et Orchestre de Paris-Sorbonne) organise de nombreux concerts, auxquels vous pouvez avoir accès à des tarfis imbattables : 3 euros en prévente, 5 euros sur place. www.culture.paris-sorbonne.fr/cops Mardi 13 décembre, 20h : Joseph Haydn, La Création (université Panthéon-Assas, 92 rue d’Assas, amphi 1700) Dimanche 11 mars 2012 : Zoltan Kodaly (An Ode for Music, Battle Song, Kallai Kéttös, Mattrai Képék) et Britten (Hymn to Santa Cecilia, Hymn to Saint Peter, Hymn to the Virgin, Festival Te Deum) (réfectoire des Cordeliers, 15 rue de l'Ecole de médecine, Paris 6e) Mardi 27 mars (et/ou mercredi 28 mars) 2012 : Weber (Oberon, Ouverture), Ravel (Ma Mère l'Oye), Mozart (Ave Verum), Poulenc (Gloria) Mardi 22 mai (et/ou mercredi 23 mai) 2012 : Wagner (Les Maîtres Chanteurs, Ouverture), Tchaïkovski (Variations sur un thème Rococo), Puccini (Messa di Gloria) ALBERTINE DISPARUE Le Centre de la Voix, émanation du Service Culturel de Paris-Sorbonne, organise une lecture d’Albertine disparue de Marcel Proust le jeudi 8 décembre à 20h, au Centre de la Voix, 29 rue Boursault, Paris 17° (M° Rome). 1 euro (symbolique) pour les étudiants. RONSARD EN MUSIQUE Le samedi 10 décembre à 20h30, dans l’amphi de Gestion en Sorbonne, les Sorbonne Scholars organisent le concert Ronsard en musique. Entrée libre ! ENVIE DE VOUS CULTIVER, MAIS PAS D’IDÉE OÙ ALLER ? N’oubliez pas de consulter l’agenda culturel de l’université : www.culture.paris-sorbonne.fr/agendaculturel Beaucoup d’événements sont gratuits ou à prix symbolique ! N’oubliez pas non plus la gratuité des musées nationaux et de la ville de Paris pour les jeunes ! Nous vous proposons de vous plonger au cœur de la vie étudiante : être étudiant ne se résume pas seulement au fait d’aller en cours et de rendre ses travaux. Pour nous permettre de réaliser nos projets ou nous aider à concrétiser nos initiatives, plusieurs structures sont mises à notre disposition. La Maison des Initiatives Etudiantes (MIE), créée par la mairie de Paris en 2002, est l’une d’entre elles et accueille les étudiants afin de les guider dans leurs projets culturels. De nombreux ateliers sont ainsi mis en place pour leur apporter un maximum d’atouts et faire aboutir leurs idées. Elle met en outre à leur disposition des salles de réunion, de conférence, de projection, des bureaux, du matériel informatique, ainsi qu’un centre de documentation

Agenda

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et une galerie d’exposition. De nombreux partenaires, comme le CROUS, s’associent à la promotion des jeunes artistes : le festival ICI&DEMAIN, l’un des nombreux événements organisés par la MIE, regroupe tous les arts et se déroulera du 10 au 24 mars. Les candidatures sont malheureusement closes mais vous pourrez tenter votre chance l’an prochain ! N’hésitez pas, en attendant, à aller rencontrer les jeunes artistes. La MIE possède deux antennes, l’une à Bastille et l’autre au cœur du pôle universitaire de la Rive Gauche Les Grands Moulins, proche de la BNF, où le LABO 13 a été inauguré en avril dernier. Il est principalement basé sur la solidarité internationale, le développement durable et le commerce équitable. Mais la MIE n’est pas le seul organe aidant les étudiants dans leurs projets. Depuis 2005, l’association L’Envolée Bleue suit la même ligne en proposant également des atel'Odéon en février prochain. Prométhée est le titan qui a volé le feu divin pour le donner aux hommes, et leur apporter ainsi les arts et l'intelligence. La pièce commence après cet acte d'insolence, quand le voleur est enchaîné à un rocher pour un long supplice, sur l'ordre de l'implacable Zeus. On ne voit donc pas le vol du feu, mais le titan supplicié le raconte : comme souvent dans le théâtre antique, une parole, d'une poésie profonde et vivante, raconte ce qu'on ne voit pas sur scène. C'est aussi l'occasion d'une réflexion sur la condition humaine : « J'ai logé en eux d'aveugles espérances », dit le titan aux filles d'Océan qui lui demandent comment il a apaisé les hommes de leur crainte de la mort. Mais la particularité de Prométhée enchaîné, c'est précisément que les hommes en sont absents : c'est la seule pièce conservée du théâtre grec où n'interviennent que des dieux. S'y jouent, dans l'opposition des forces cosmiques, le problème universitaire à se réunir en intersyndicale et en réunions publiques d’in-

liers et en développant des projets artistiques en cinéma, théâtre, photographie, écriture et danse. Des expositions sont organisées en partenariat avec la RATP et deux festivals ont été créés : l’un sur le thème de la culture étudiante («Libres comme l’Art») et l’autre, «Silence, on court !», destiné aux courts métrages. La date limite de dépôt des candidatures pour ce dernier est le 31 décembre 2011. Dans un souci de valoriser les projets des jeunes mais aussi la culture, L’Envolée Bleue souhaite sortir de Paris pour s’implanter dans des quartiers moins favorisés. Enfin, n’oubliez pas que l’université dispose d’un fonds d’aide aux initiatives étudiantes, le FSDIE, qui peut financer en partie un projet culturel à condition qu’il profite à l’ensemble de la communauté étudiante de ParisSorbonne. Si cela vous intéresse et si vous avez un projet artistique, n’hésitez plus : vous avez toutes les clés en main ! Aurélie RIVIÈRE de l'ordre du monde, de la justice et de la violence du pouvoir. Zeus lui-même, le puissant maître de l'univers, ne domine pas la destinée... La mise en scène des Perses d'Olivier Py en mai dernier avait reçu de bonnes critiques. Une rencontre avec les dieux grecs, par un metteur en scène qui connaît bien son sujet, cela peut valoir le détour ! Du 14 au 19 février, de 6 à 16 € la place pour un étudiant, ce sera sans doute une belle sortie pour Olivier Py, puisque le ministre de la Culture a refusé, de manière incompréhensible, de reconduire son poste de directeur pourtant fort apprécié au théâtre de l'Odéon. Un mal pour un bien, puisqu'on lui a finalement proposé un peu plus tard la direction du festival d'Avignon, à laquelle il aspirait depuis longtemps. Mais on peut noter un caprice ministériel de plus, qui ne nous étonnera pas : on sait comme notre gouvernement fait peu de cas de la culture. Juliette HALLÉ la même occasion les 4 élus de la liste Indépendante soutenue par le Sorbonnard Déchaîné et l’AGEPS, portant à 6 élus sur 10 cette liste. Enfin, l’AGEPS, premier syndicat à Paris IV et syndicat indépendant, n’aura de cesse de faire vivre la démocratie au sein de notre université, et ce, à tous les niveaux de cette dernière. Si vous aussi vous voulez défendre la démocratie universitaire ainsi que les droits de l’ensemble des étudiants comme nous le faisons depuis quelques années, n’hésitez pas à prendre contact avec nous et à nous rejoindre. L’AGEPS et l’ensemble de nos élus vous souhaite à tous de bonnes fêtes de fin d’année et bon courage pour vos examens. Lawrence COSSON

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Olivier Py, directeur du théâtre public de l'Odéon jusqu'en mars prochain, a luimême mis en scène ces dernières années les sept pièces conservées de celui qu'on appelle le père de la tragédie : Eschyle, le premier des trois grands tragiques grecs, avant Sophocle et Euripide. C'est un retour aux sources de notre culture, et un pari jamais facile à tenir, puisqu'il s'agit de retrouver l'esprit d'une œuvre qui a 2500 ans et qui peut dérouter le spectateur moderne : peu d'acteurs, pas d'action, une intrigue inexistante. Pourtant, nous dit Aristophane à la fin des Grenouilles, il vaut mieux voir une pièce d'Eschyle que d'écouter bavarder Socrate ! Pour clore ce cycle de mises en scène, Prométhée enchaîné sera créée au théâtre de

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La "oi# des El!s
Les mois écoulés ont vu la démocratie universitaire de Paris-Sorbonne être mise a mal à tous ses niveaux. Ces attaques ne proviennent pas uniquement de notre bon gouvernement, lancé dans une politique de rigueur à tout va, mais également de la présidence de notre université et de la direction de certaines UFR. Commençons par notre président, M. Molinié, qui nous a offert une bonne prestation de langue de bois lors de sa réunion d’information sur le PRES et son Initiative d’Excellence (IDEX), qui se tenait à Malesherbes. Force est de constater que cette réunion s’est transformée en plaidoyer pour le PRES, dans un dialogue de sourds, la phrase revenant le plus étant : «Je ne répondrai pas à vos questions». Ceci a conduit l’ensemble de la communauté

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formation. Le but de cette course en avant à laquelle l’AGEPS s’oppose est bien sûr la modification des statuts du PRES et la fusion annoncée des universités Paris II, IV et VI. Certains croient-ils encore à un père Noël du financement des universités ? La farce des IDEX, soit disant porteurs de financement pour les années à venir, ne concernerait que 30% d’entre nous. Qui plus est, notre absence de représentants au sein du Conseil d’Administration du PRES souligne que nous ne sommes pas au centre des préoccupations de ce projet. Quant au CS (Conseil Scientifique), ce sont nos élus qui ont fait marcher la machine démocratique à travers une consultation doctorale, le 29 novembre, afin de faire remonter au CS les problèmes que les doc-

torants rencontrent. De plus, nos élus déplorent les problèmes dans l’attribution des contrats doctoraux uniques, notamment le refus par les ED de les attribuer après la tenue des jurys d’agrégation. Mais des attaques à la démocratie étudiante ont également éclaté dans différentes UFR, et notamment celle de LEA. En effet la direction de cette UFR annonçait il y a peu la suppression du Master Commerce Italien pour la rentrée prochaine. Cependant, la vigilance de nos élus a permis de rappeler que les maquettes de cours ont une date limite de consommation allant jusqu’en 2014 et non au bon vouloir des directeurs d’UFR. Heureusement, la démocratie n’est pas encore morte à Paris-Sorbonne. Des élections partielles ont en effet eu lieu le 8 novembre en Histoire de l’Art et Archéologie, visant à renouveler 8 sièges étudiants au conseil d’UFR. Une participation record est à noter et nous félicitons par

Zone d’info
Vos droits pendant les examens
Conservation et capitalisation La conservation permet de conserver une note au-dessus de la moyenne plusieurs années, même en cas de redoublement : chaque EC ou UE acquise l’est définitivement ! La capitalisation permet de garder les notes positives des EC à l’intérieur d’UE non validées, afin de ne pas avoir à les repasser en septembre. Fraude Même pris en flagrant délit de tricherie, personne n’a le droit de vous faire sortir avant que vous ayez terminé l’épreuve. Votre copie devra être corrigée comme toutes les autres. Retrouvez tous vos droits sur notre site !

01 40 46 32 27 www.ageps.org contact@ageps.org
Première organisation étudiante de Paris IV, l’AGEPS dispose de nombreux élus dans les différents conseils d’UFR et, jusqu’à aujourd’hui, de 5 élus dans les conseils centraux de Paris IV. En tant qu’étudiants, nous travaillons chaque jour à ce que notre voix à tous soit prise en compte dans la gestion de la fac. Rejoignez-nous ! Nos locaux: SORBONNE: salle F646 galerie Claude Bernard, esc. P, 2° étage MALESHERBES: salle 113, 1° étage CLIGNANCOURT: salle 540, 5° étage Le Sorbonnard Déchaîné: Directrice de publication : MarieMarine AKERMANN. Rédactrice en chef : Alice BENSO. Comité de rédaction de ce numéro : Marie-Marine AKERMANN, Julien AUVERT, Alice BENSO, Marie-Madeleine BEKO, Ariane BUISSON, Lawrence COSSON, Juliette HALLÉ, Maxime LONLAS, Aurélie RIVIÈRE, Marine VITTOZ. Dessins : Julien AUVERT, Julien FOUQUET. Maquette : Xavier HENRY Avec le soutien de la Commission «Aide aux Projets Étudiants» du FSDIE de Paris-Sorbonne (Paris IV)

Retard aux examens Les retards sont admis jusqu’à une heure après le début de l’épreuve. Cette heure limite est également celle des premiers départs autorisés de la salle d’examen, définitifs ou non.

Règles de compensation Les enseignements constitutifs (EC) d’une même unité d’enseignement (UE) se compensent entre eux. Les UE d’un même semestre se compensent entre elles. Les semestres d’une même année se compensent l’un l’autre : ainsi, avec 9 au premier semestre et 11 au second (ou l’inverse), vous n’avez pas à passer les rattrapages, car votre moyenne annuelle est de 10 !