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LSD_39.

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A!!ocia"ion G'n' ale de! &"#dian"! de Pa i!-So bonne

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Le b lletin sans concession de l$AGEPS, le s"ndicat ind#pendant de l$ ni!ersit# Paris-Sorbonne, F#!rier/Mars 2014, n m#ro 39
P in"emp! 2014

Me$ci a (!'%
Éditorial
Bravo, encore bravo et toujours bravo à tous ceux qui ont pris le temps d’aller voter pour ces élections (et qui iront sûrement à toutes celles à venir !) Pour les deux années à suivre, rappelez-vous en, c’est votre voix que nous portons, ce sont vos idées que nous défendons, ce sont vos combats qui nous enflamment ! Pour les deux années à suivre, vous avez, en majorité, choisi l’A.G.E.P.S. pour vous représenter au sein de notre université, et nous ferons de notre mieux pour être là quand vous en aurez besoin. Pour les deux années qui viennent, et celles d’après bien sûr, nous ferons en sorte de mériter la confiance que vous avez mise en nous ! C’est dans cet esprit que nous publions ce sorbonnard tout frais, tout beau, tout nouveau, qui, vous le verrez vite, se plonge dans l’exotisme et parle beaucoup de l’université à l’international (!) Effectivement, non contente d’être une université qui attire un grand nombre d’étudiants étrangers (l’une des plus attractive de France, attendez, LA Sorbonne !), nous sommes aussi, et il est important que vous le sachiez, l’une des facultés avec le plus de mobilité externe, et avec des partenaires partout (ou presque !) dans le monde ! Qui plus est, le dépôt des dossiers Erasmus étant terminé depuis quelques semaines maintenant, si vous n’avez pas eût le temps ou l’argent de le faire cette année, nous vous proposons donc de voyager avec nous, et comme d’habitude avec le LSD, c’est totalement gratuit ! Eugène Sandoz Président de l’AGEPS

e& mai &e a &, a' b!'l!& !
L. AGEPS "a+e &!'j!'$% %e% de&&e%
Les 11 et 12 février derniers, à quelques jours de la Saint Valentin, une vague d'amour s'est abattue sur ParisSorbonne. Que cet amour soit mignon, quelque peu embarrassant, voir carrément encombrant, il était partout ! Vous ne vous souvenez vraiment pas ? Voyons ! C'étaient les dates des élections étudiantes ! Nous avons été nombreux à vous courtiser ces deux jour-là. Certains s'étant même déplacés pour l'occasion. Cependant, cet amour si pressant semble en avoir effrayé certains... En effet, seulement 9% d'entre vous se sont déplacés jusqu'aux urnes pour faire entendre leur voix... Quant aux doctorants, ils n'ont été que 2%... À l'issue de cet événement qui fut éprouvant tant pour vous que pour nous, l'AGEPS est redevenue la première organisation syndicale de Paris-Sorbonne. Vous avez été 43% (en Conseil d'Administration), 42% (en Conseil des Études de la Vie Universitaire) et 78% (en Conseil Scientifique) à soutenir notre projet, nous permettant d'obtenir 2 sièges sur 5 en CA, 4 sièges sur 10 en CEVU et 3 sièges sur 4 en CS. Nous vous remercions de la confiance que vous nous accordez pour vous défendre lors des deux prochaines années. Cependant, une victoire n'est pas une fin en soi, notre vrai travail commence maintenant. Car, contrairement à ce que l'on pourrait croire, un programme n'est pas fait pour qu’il ne soit pas appliqué. Ainsi, depuis la rentrée, vous pouvez nous voir sur les différents sites de notre université avec des pétitions : à Michelet, nous demandons la mise en place de microondes pour pouvoir manger sainement sans se ruiner ; à Clignancourt, l'ouverture d'une reprographie étudiante afin que nous n'ayons plus à nous déplacer au cyber-café pour imprimer des documents ; à Malesherbes, la mise en place de salles de permanence, car les étudiants ont besoin de lieu pour travailler en groupe. Mais, notre véritable bataille sera celle des Modalités du Contrôle des Connaissances et du calendrier, car nous demandons le retour d'une vraie semaine de révisions banalisée, sans cours, ni examens, le retour de toutes les matières aux rattrapages et le maintien de la semaine de vacances à la Toussaint. Ces points seront abordés lors d'un CEVU au mois d'avril, conseil dans lequel nous avons gagné un siège par rapport aux précédentes élections. Vous pouvez compter sur nos élus, pleins de ressources, pour préparer ces dossiers avec minutie et faire entendre votre voix ! Lors de cette campagne, nous ne vous avons pas promis la lune, mais seulement d'améliorer nos conditions d'études au jour le jour. Notre légitimité dans cette tâche que nous nous sommes données, nous la tirons de notre présence au quotidien. Que nous soyons ou non en période d'élections, l'AGEPS est toujours présente sur les différents sites de Paris-Sorbonne. Avec vous, nous échangeons idées, projets, et parfois même des cafés. Et si, un jour l'envie vous prend de vouloir vous investir dans la vie de notre université, pensez à pousser la porte de notre local ! Salomé PAUL Femme, po# q#oi $o"e!-"# ?

Ab' dhabi:

de% Cheik% e bla c
En mai 2006, un partenariat a été signé entre la France et les Emirats Arabes Unis aux termes duquel la Sorbonne s’est implantée à Abu Dhabi. Les deux établissements entendent « développer une coopération dans le domaine de l’enseignement en Art, Lettres et Sciences Humaines » ainsi qu’une coordination scientifique. Sur le principe, on ne peut que se féliciter de cette initiative qui permet d’exporter le modèle intellectuel français porté par la « luxueuse » marque universitaire mondialement connue qu’est la Sorbonne. Cette exportation est l’opportunité de nourrir cette image de « l’élite » française à l’instar de monument tel que Harvard, la LSE (London School of Economics) ou la NYU (New York University)... Mais est-ce là ce que nous voulons ? Cultiver cet élitisme et ressembler à des universités dont nous dénonçons régulièrement le fonctionnement ? Je ne pense pas... Telle est l'une des conséquences

de cette implantation ; le cautionnement de cet élitisme. D'autre part, les enjeux du financement du à cette implantation sont cruciaux. N’oublions quand même pas que la Sorbonne a besoin d’argent ! Aux termes de l’accord passé, les droits de scolarité acquittés par les étudiants à Abu Dhabi s’élèvent à une somme de 10 à 15 000 euros annuels selon la licence ou le master, la Sorbonne percevant 15% du montant. Ce n’est pas beaucoup mais à croire que cela est assez, pour continuer à faire payer cher les Emiriens, selon la Présidence... Petite anecdote, Pascal Renouard de Vallière proche de la famille Dassault et de la famille royale des EAU a fortement œuvré au rapprochement des deux nations dans le cadre de ce projet. Pour montrer le bon fonctionnement de celui-ci, il réclame 2 millions d’euros d’honoraires qui lui auraient été promis, par les EAU, mais cela sans avoir signé de contrat ; tout dans la poche et net d'impôt !

Sans oublier les ouïesdires sur les enseignants rentrant des EAU avec des « valises de cash », mais cela ne nous regardes pas. De plus, la qualité de l’enseignement est sérieusement endommagée. En effet, pour l’instant ce sont les professeurs de l’université parisienne qui vont aux EAU donner leur cours au détriment des étudiants parisiens qui se retrouve sans ces derniers. Génial ! Les deux parties s’en retrouve finalement pénalisées. Les étudiants des EAU voyant leur diplôme bradé et les étudiants parisiens n’ayant pas tous leur cours pour leurs examens. Vous parlez d’une organisation… Et si cela ne suffisait pas, cette « implantation » pose, à la fois, la question de la liberté. Un profes-

seur, Nasser bin Ghaith, économiste renommé dans son pays a été emprisonné. En effet il aurait, durant une interview, critiqué le Cheik Mohammed Zayed, mais à été arrêter pour un tout autre motif : possession d'alcool, selon un article du Nouvel Obs datant du 21 Avril 2011... Coïncidence ? Il en ressort que la France, représentée par la Sorbonne, s'attaque à la question épineuse de la mixité culturelle d’une manière qui laisse vraiment à désirer… Etienne GRANIER-DEFERE

La phrase du mois
Par rapport au "tudiants "trangers, le pr"sident du collectif Marianne, estime qu'il $ n'est pas possible d'accueillir tous les étudiants étrangers qui voudraient venir en France. Il faut que l'on accueille les meilleurs ou ceux qui en tireraient le plus grand bénéfice %. Que dire ! cela? Ah les bons vieu r"fle es du colonialisme au sein du F.N. peut #tre !

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couloir
Comme vous le savez tous, pour l'année 2013-2014, la semaine de révision banalisée a été supprimée au profit de la chimérique semaine tutorée. Seul exception à cette règle : l'UFR d'Histoire de l'Art et d'Archéologie qui a eu une véritable semaine blanche de révision et devait servir « d'UFR test » pour prouver l'utilité de cette semaine banalisée avant les partiels. Cette UFR est également celle de notre bien aimé Président, Barthélémy Jobert. Coïncidence ?

Au fond du

Ac&'ali&e Pa$i% 4

404 S!$b! e ! &$!'(ee
Les vieux murs de la Sorbonne ont parfois du mal à se mettre à l’ère de l’informatique vu le fonctionnement erratique du wifi ou du réseau de portable, seraient-ils imperméables à la technologie ? Certes, désormais, on nous impose de passer le C2I (Certificat Informatique et Internet) – en théorie, une loi au doux nom d’ « Arrêté Licence » nous y oblige, mais en pratique, faute de moyens pour former tous les étudiants de Paris-Sorbonne, seules quelques filières privilégiées comme l’Histoire voient cette matière rendue réellement obligatoire. Mais pour cela, que de bizarreries ! Qu’en CM le prof nous explique très sérieusement qu’un ordinateur est composé d’un écran et d’un clavier…passons. Ca part d’un bon sentiment. Qu’en TD on nous apprenne comment changer l’arrière plan d’un PC, admettons aussi, au moins cela nous aura tous bien fait rire. Mais

que la moitié des étudiants ne soient pas au courant qu’il faille s’inscrire au C2I en L2 pour le premier semestre, ce qui leur a valu un joli 0 dans leur moyenne, le rire devient jaune. Quant à ceux qui ont tout fait bien comme il faut, ou du moins qui ont été en partiel…il reste encore un challenge ! En effet la particularité du C2I c’est qu’il faut avoir un minimum de 10 dans TOUTES LES EPREUVES pour pouvoir valider. Hé oui, vous pouvez avoir un 18 dans la matière mystérieusement nommée "D1 théorique", si un malheureux 9 se promène en D4... touché-coulé ! Vous êtes ajournés et rebelote en L3 ! Pourtant, l’organisation de ce certificat gagnerait à être plus transparente et plus adaptée aux besoins et compétences d’une génération comme la nôtre, née avec un ordinateur au bout du cordon ombilical… Qui ne sait pas en effet que la maîtrise des outils informatiques est essentielle pour notre futur professionnel ou académique ? Dans certaines filières plus encore que dans d’autres, comme cursus considérés comme ne correspondant pas aux attentes des grandes entreprises. Mais ces filières ne sont-elles pas importante ? Bien sûr que si ! Et sur le plan de la culture en premier lieu. Nos grands auteurs, nos musées, notre architecture, notre patrimoine… tout cela découle d’enseignements peu prisés par les entreprises représentées par le MEDEF mais qui ont toute leur place dans l’économie de notre pays. Mme Filippetti pourrait aisément le rappeler à notre chère Mme Fioraso à travers le bilan financier de la culture en France qu'elle a récemment présenté. Oui, la culture en France est un atout et même bien plus que cela ! Elle rapporte à elle seule sept fois plus que Peugeot, Renault et toute l’industrie automobile française réunis ! Nos cerveaux d'étudiants en ébullitions sont la richesse de ce pays bien plus que les entreprises du Cac 40. Pourtant on voit naître des sur-formations annexes à l’université comme la bien nommée opération Phœnix qui, tel l’oiseau renaît de ces cendres, vous permet, Hô miracle, de refaire une année de Master supplémentaire ! Car vous, bon étudiant qui venez de vous taper 5 ans de forma-

par exemple en Archéologie, des logiciels et des compétences informatiques pointues sont indispensables pour pouvoir se débrouiller en master : croquis à l’aide de logiciels de graphisme pour réaliser des fac-similés de céramiques, systèmes de cartographie très poussés, et bien sûr, gestion de bases de données complexes. Malheureusement, la matière qui est censée nous préparer à ces complexes heures de casse-tête binaire, un joli coeff’ 12 en L3 spécialité archéo, n’a pas été assurée ces deux dernières années faute d’intervenants disponibles pour les compétences informatiques… Au deuxième semestre de l’année dernière comme pour celui-ci, le cours a été remplacé au pied levé par un cours improvisé qui nous apprenait que le cuir provient des vaches et même parfois des chèvres… Mais c’est peut-être là, au final, la solution technique aux difficultés informatiques en Sorbonne : le retour aux bons vieux parchemins ? Marjolaine MOULIN, Stessy MALQUY et Axelle BREMONT-BELLINI

ACTUali&e a&i! ale
E %eig eme &,

l Au début de ce semestre, les étudiants de deuxième année de licence de géographie ont appris qu'à cause de la grossesse d'une de leurs enseignantes, ils seraient évalués sur des polycopiés en ligne sur moodle. L'UFR de Géographie n'avait en effet pas prévu de remplaçante dans cette matière... Il est vrai qu'un congé maternité est difficile à anticiper ! L'AGEPS, avec l'aide de M. Tallon, est intervenu afin que cette situation cesse immédiatement... Et une remplaçante a été trouvée, comme par enchantement !

tion (apparemment inutiles), vous ne seriez pas employable immédiatement, non, non… Le principe est simple, vous mettre en condition 1 ans dans les entreprises les plus capable de vous apprendre le « monde du travail » comme Coca-Cola, Bouygues et toute la clique du Cac 40 qui, bien sûr, sont « très » représentatives de la diversité des emplois aujourd’hui... Attention, voyage en terre inconnu car comme on le sait bien, les étudiants n’ont JAMAIS travaillé ! Bref, pour faire le bilan de cette petite affaire, pas besoin de schéma : 5 ans depuis sa mise en place, 160 personnes sélectionnées en tout dans 6 universités parisiennes, et un beau trou dans le budget (car oui, en plus cela a coûté cher, s’en vante les idéologues dont vient l’idée !). Dire ainsi que les entreprises n’ont pas assez de place à l’Université c’est oublier qu’elles s’insinuent de plus en plus dans sa gestion et qu’il faudrait plutôt s’occuper de financer professeurs et enseignants afin de ne pas perdre une fois pour toute cet enseignement qui fait notre richesse. Julie PRZYSIECKI

5 e'$!% l. ac&i!

On a récemment entendu notre chère ministre de l'enseignement supérieur Mme Fioraso nous parler de rapprochement entre universités et entreprises.

Pour cela, quoi de mieux que de donner le droit de vote pour l’élection du Président de l’Université aux représentants des entreprises qui siège au CA. Pierre Gattaz, président du MEDEF en serais ravi, lui qui trouve qu’il faudrait réformer l’enseignement au sein des universités vers quelque chose de plus « professionnalisant ». « Les formations dispensées à l'université sont encore trop souvent orientées pour la toute petite minorité d'étudiants qui se destinent à l'enseignement, et pas pour ceux qui vont aller travailler en entreprise » Ainsi veut-on faire de la fac une magnifique fabrique de future travailleurs de Total ou de Sanofi, oubliant au passage les formations dites "secondaires" telles au les Sciences Humaine ou les Lettres. L'université devrait s'adapter à l’entreprise … Au risque à terme de voir disparaitre ces

l Savez-vous que certaines universités françaises ont opté pour de nouvelles méthodes pour l’inscription d’étudiants ? Par exemple, à l’université Pa u l -Va l e r y de M o n t p e l l i e r, l ’ u n i v e r s i t é a décidé de procéder à un tirage au sort pour l’inscription de ces derniers c a r, f a u t e d e b u d g e t , l a faculté a estimé que c’est la méthode « la plus juste » pour que tout le monde ait un maximum de chance de s’inscrire. A quand le tour pour ParisSorbonne.

Ac&'ali&e i &e$ a&i! ale
De% ca%%e$!le% face a de% f'%il%
« Il y a pénurie de tout sauf de balles » scandent les pancartes des étudiants vénézuéliens excédés par la situation de leur nation. Le Venezuela, en prise à de nombreuses manifestations depuis l’arrivée de Nicolas Maduro (dauphin de Hugo Chavez), se voit de plus en plus mis en péril depuis quelques semaines. Cette nation, régie essentiellement par l’argent du pétrole, est en déséquilibre économique et social croissant. Un déséquilibre que le président, récemment mis en place n’arrive à résoudre. Le mouvement étudiant qui nous tient à cœur a, quant à lui, vu le jour le 4 février 2014 à San Cristobal. Il a pour but de dénoncer l’insécurité croissante sur le campus universitaire de ladite ville suite au viol d’une membre de la faculté. Cette contestation n’a pas tardé à s’amplifier au niveau national. Il faut attendre le 12 février afin de voir apparaitre les premières violences avec la mort de trois individus dont deux étudiants et plus de 60 blessés. S’en suivent des manifestations quotidiennes particulièrement sanglantes accompagnées de nombreuses arrestations arbitraires. Outre une amplification nationale, ce sont les revendications qui elles aussi ont

connu une croissance. Les manifestants ne marchent plus seulement pour défendre la cause du campus de San Cristobal mais aussi pour libérer leurs compatriotes enfermés, ou encore obtenir plus de droits dans un pays où tous les moyens de communication sont brimés.

l

Après cette dernière semaine de vacances, les plus observateurs de Clignancourt ont pu remarquer un changement : et oui nous avons changé de vigiles ! Oui, encore ! Mais cette fois plus de regard soupçonneux posé sur vous à la bibliothèque, et vous pouvez vous balader dans les couloirs sans soucis…ou du moins sans votre carte ! La menace étudiante semble donc avoir été écartée. Mais puisque l’on semble entrer dans un schéma une rentrée/ de nouveaux vigiles, attendons de voir ce que nous réservent les prochains !

Une brimade qui n’a pas été directement mise en application. Afin de dénoncer ces atrocités, les divers médias ont divulgué les images des prémices de cette contestation nationale mais ces derniers se sont vite ravisés suite à la mise hors diffusion de la chaîne colombienne NTN24. Chaîne qui s’employait à diffuser toutes les atrocités vécues par les étudiants pacifistes. Ne disposant plus d’outils publics, les réseaux sociaux ont alors été mis à profit. Néanmoins, le gouvernement là aussi, a agit avec zèle. Aujourd’hui, les comptes, autant Twitter que Facebook des opposants et encore plus de la communauté estudiantine sont complètement censurés. La liberté d’expression et d’information a totalement disparu de la nation vénézuélienne. Des libertés qui étaient déjà entachées depuis plusieurs années comme le témoignent les divers mouvements étudiants antérieurs. La communauté estudiantine est déjà descendue dans la rue en 2007 afin de s’opposer à la fermeture de Caracas TV. Chaîne de télévision qui a fait office de relais à une revendication bien plus conséquente : le désir d’obtenir une plus grande liberté d’expression et une transparence

univoque quant aux affaires publiques. A cela s’ajoute de nouvelles interventions étudiantes afin de mettre en avant un refus par rapport à la politique particulièrement rigide de l’ancien président Hugo Chavez, à ce moment-là hospitalisé. Certains jeunes étaient même allés jusqu’à crier «Vive le cancer » en référence à l’homme politique. Phrase qui, par la suite, a choqué la communauté internationale, ne comprenant pas réellement la situation. Afin de calmer ces débordements, le pouvoir en place a pris l’initiative, durant la période du carnaval, de rajouter deux jours fériés à ceux déjà présents. A cela, les étudiants refusent de troquer la manifestation contre un Spring Breack bolivarien. Désormais, peut-on qualifier cette période difficile de « Printemps latino » en référence aux évènements d’Afrique du Nord? Il y a, certes, des ressemblances troublantes mais la situation est tout autre car la genèse des évènements de la plazza Venezuela est en marche depuis plusieurs années déjà. La député de l’opposition Delsa Solorzano a bien illustré l’exagération des décisions du gouvernement vénézuélien à travers son intervention « Nous ne savions pas que tenir une casserole ou une poêle était un acte de terrorisme. ». Chloé GUYOT et Mathiew LEISER

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Ega'* mai% da % la diffe$e ce
On entend souvent parler de gender studies mais savons-nous réellement ce que c’est ? Encore un délire de pseudo scientifiques dont certains rares militant ferait l’apologie ? Faux. Le terme de « genre » est né dans les années 50 aux États-Unis et est tout d’abord utilisé par des médecins, psychiatres ou psychologues, notamment pour des études portant sur l’hermaphrodisme. Il est ensuite repris dans les sciences humaines (en particulier en sociologie) dans les années 70. Il est assez difficile de définir avec précision ce qu’est réellement le genre. Mais on pourrait dire qu’il désigne les valeurs et représentations que ce fait une société des sexes biologiques donnés. Pour le dire autrement, le genre correspond plus ou moins aux stéréotypes qu’une société a envers un sexe. Prenons un exemple trivial: la couleur des filles est le rose, celle des garçon le bleu. Il ne faudrait cependant pas le confondre le sexe, qui est le donné biologique d’un individu, le genre ayant une dimension beaucoup plus sociale. Il ne faut pas non plus le confondre avec la notion d’orientation sexuelle. La principale différence entre le genre et ces deux autres concepts, est qu’il n’est pas complètement déterminé « naturellement », les individus peuvent potentiellement le choisir. On ne naîtrait donc pas avec un genre prédéfini, mais on le construirait petit à petit au fil des années. Mais pas toujours… Les gender studies sont donc des études relatives à cette notion. Néanmoins, il faut bien comprendre qu’il ne s’agit pas d’un seul mouvement uniforme, mais de plusieurs courant parfois en totale contradiction. Les gender studies ne se retrouvent en effet pas uniquement en sociologie pure, mais également en art ou encore en histoire. De manière générale cependant on peut dire qu’elles consiste à étudier les rapports sociaux entre hommes et femmes, et les différentes inégalités qui, souvent, en découlent. Elles étudient également comment se forme la distinction des différents genres, et ce dès notre plus jeune âge, et la formation des différents stéréotypes dans une société donné. Les différences de « stéréotypes » sur les deux sexes d’une société à l’autre, et les pressions (sur les individus) qu’ils peuvent provoquer sont également l’une des préoccupations majeurs de ces études. Enfin, il ne faut pas oublier les rapports d’influence qu’entretiennent sexe et genre, dont les analyses sont présentes dans les gendre studies. De plus en plus ces études se développe dans plusieurs pays. En France par exemples, elles ont récemment été intégrées dans quelques universités dans certains cursus de doctorat et Master ainsi qu’à Sciences Po. Il n'est pas compliqué d’expliquer pourquoi ces études de genre existent. Observons donc le domaine thèses ou théories. scolaire où l’égalité semble être à Le concept de genre et son étude son point culminant. Les filles et les garçons suivent le même cursus et sont avant tout des moyens de sont même mélangés entre eux. mieux comprendre comment se Formidable, n’est-ce pas ? forme l’identité sexuelle des indiviCependant, la question est de savoir dus. Le société ne doit pas être s’ils sont réellement sur un même appréhendée comme un sorte d’oppied d’égalité. Or les études de presseur destructeur de liberté, genre démontrent que les hommes mais comme un lieu où les et les femmes n’ont pas la même approches des différents genres appréhension de la vie et des évoluent et se modifient. Il ne faut études. Selon certaines statistiques pas non plus voir le genre comme un en effet, il semble que les jeunes moyen de confondre tous les sexes. garçon en primaire et en secondaire Certes comme dans il existe des aient tendance à être plus régulière- mouvements très minoritaires d’ind i v i d u ment en échec scolaire que a l l a n t leurs équivalents féminins. Q#and le gen e !)en m(le Mais, curieusement, dans les études supérieures les f e m m e s auraient tendance à aller dans des filières moins sélectives que les garçons. C’est particulièrement le cas dans les filières scientifiques où la proportion de femmes est bien inférieure à celle hommes des (environ 30% des femmes en études supérieures). Pour prendre d’autres exemples: on verra bien plus de secrétaires femmes que des secrétaires hommes, tout comme on observera qu’en politique les hommes sont plus nombreux. Certes ces écarts jusqu’à affirmer que le donné biolotendent à se rétrécir au fil des gique est strictement sans imporannées mais continuent à être dis- tance. Néanmoins, il ne faut pas criminant (surtout professionnelle- croire que ces cas pour le moins ment). La distinction homme-femme extrêmes soient représentatifs de ne se fait pas seulement dans les l’ensemble des gender studies. domaines scolaire et professionnel D’autre part dire « zut » à une cermais également dans le foyer. Certes taine forme de contrainte sociale il n’est pas possible d’éviter d’incul- n’est pas non plus fomenter une quer absolument tous les stéréo- révolution: chacun est libre de pentypes, surtout dès la plus tendre ser ce que bon lui semble du enfance. Néanmoins, il serait tout à moment que son point de vue ne fait envisageable de faire en sorte soit pas imposé et qu’on accepte les qu’ils ne soient pas discriminant par autres personnes aussi différentes soient elles. la suite. Toute personne n’est évidemDernièrement, on a pu entendre ment pas absolument déterminé à de nombreuses polémiques à propos l’avance. Ses choix ne sont pas tous de ce que certains appel la Théorie dictés ni par le sexe ni par le genre. du genre. Pure invention pour les En revanche, nié l’influence que ces uns, danger bien réel pour les deux notions peuvent avoir dans une autres, la « Théorie du genre » ne société sur les individus est absurde. laisse pas nos élites intellectuelles Le genre n’est donc pas figé et gravé de marbre. Rappelons simplement dans le marbre, il est changeant et ici que, si cette « théorie » existe, évolue dans le temps. Et c’est pour elle est à distinguer des gender stu- mieux le cerner dans toute sa comdies. En effet ces dernières, comme plexité qu’existe les études de dit précédemment, ne forment pas genre. Valentina SAEZ LEAL , Betty SILVA une théorie unique, mais un mouveet Victor NIFLE ment entier et varier dans ses hypo-

TRIBUNE
Le% Ma%&!k%: ' %emi ai$e d. e&'dia &% "!'$ le% e&'dia &%!
Que l’université ne soit pas seulement un lieu d’apprentissage, mais également de partage, est une évidence qui ne cesse pas d’être répétée. Et particulièrement lorsque nos études, arrivées au niveau des Masters, prennent timidement la voie de la recherche, laquelle ne saurait être empruntée en solitaire.

Que ce soit à l’occasion de l’élaboration de mini-mémoires ou de mémoires, nous prenons conscience que nos recherches, aussi personnelles soient-elles, se nourrissent de discussions, d’objections, de débats, de dialogues, au sein de notre communauté étudiante. Et pourtant ces échanges ne dépassent guère le temps d’une pause entre cours, d’un café, d’un verre, et le plus souvent entre étudiants de même discipline, voire de même parcours. Faudrait-il donc attendre le doctorat – autant dire, pas mal de temps ! – pour partager nos recherches dans le cadre de séminaires ? Faudrait-il attendre la soutenance de notre mémoire pour s’exercer à défendre notre travail ?

C’est pour ne pas attendre passivement ces échéances, et pour fructifier des échanges souvent trop courts ou trop restreints, que nous avons pris l’initiative de proposer en Master 1 de philosophie, un séminaire où les étudiants peuvent présenter librement leur projet de recherche à d’autres étudiants, chaque semaine, tous les lundis, pendant deux heures (la première heure étant consacrée à la présentation proprement dite, la seconde à une discussion).

Trois séances ont déjà eu lieu, et semblent tenir leurs promesses : les intervenants voient leur réflexion enrichie par les questions ou remarques des participants, et ces derniers eux-mêmes peuvent saisir au vol de la matière pour leurs recherches ; surtout, les discussions ne sont pas celles de spécialistes, mais, ouvertes à tous les parcours du Master de philosophie – Histoire de la philosophie, Philosophie de l’art, Philosophie politique et éthique, Philosophie des sciences (etc… Pas que philo)– elles permettent – du moins est-ce leur ambition – de croiser tous les points de vue et de les nourrir mutuellement.

Séminaire d’étudiants, pour les étudiants, c’est grâce à vous et vous seuls que nous pourrons développer et pérenniser ce projet. Alors merci à ceux et celles qui ont déjà participé, et merci aux futurs mastoks qui viendront nous rejoindre !

Le strip - Mar in & Loomis - Chauffe Marcel !!!
Jérôme Watin-Augouard.

Quelques détails pratiques : tous les lundis (sauf en période de vacances universitaires), de 18h à 20h, au centre Serpente, salle D421. N’hésitez pas à demander le programme : Contacts : jeromewa@hotmail.fr , andre.rebelo91@gmail.com Groupe Facebook : Les Mastoks .

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culturel
Evènement Afin de découvrir ou redécouvrir le théâtre ancien grec, n’hésitez pas à aller aux Dionysies, du 21 au 29 mars 2014, dans les cinq pièces du cycle thébain, dans des récitals (Pythique de Pindare, Roman de Thèbes à la cour d’Aliénor d’Aquitaine), et des lectures dramatisées (Pausanias, Diodore de Sicile, Naissance de la tragédie de Nietzsche). Homère n’en sera pas absent. Et pour mieux comprendre les destinées humaines, une journée d’études et d’ateliers sera consacrée à interroger les étoiles, de Ptolémée à Galilée. Chanson Française en Sorbonne Pour ceux qui aiment la chanson française (en langue Française ou régionnales) à la Sorbonne vous pouvez assister à des concerts gratuits. Une séance d’information est prévue le 18 mars à 21h à l‘amphi Richelieu. entrée gratuite. Voyage, voyage ! Envie de voyager? De voir les beautés du monde? Eh bien le Parc Zoologique de Paris communément appelé Zoo de Vincennes réouvre ! Il a ouvert ses portes pour la première fois en 1934. Fermé au public depuis 2008, le site a attendu quelques années avant de pouvoir connaitre une rénovation en profondeur . Plus de deux ans de travaux ont été nécessaires pour permettre au parc animalier de vivre une véritable renaissance en ce printemps 2014. Le 12 avril 2014, les visiteurs pourront enfin découvrir ce site d'exception. Quand De Gaulle rencontre Napoléon Rien à faire la nuit ? Allez goûter à l’Histoire avec la participation des nouvelles technologies alors ! Un spectacle de vidéo monumentale anime la cour d’honneur des Invalides. Grâce aux possibilités offertes par les nouvelles technologies de projection 3D, les façades de la cour bougent et donnent vie à l'Histoire de France, des Invalides, et de ses grands hommes. Cette 3e édition propose une version spéciale Commémoration du centenaire de la Grande guerre et 70e anniversaire de la Libération de Paris. La Nuit des Invalides c’est du 24 avril au 24 mai 2014. Pour avoir un corps d’athlète en été Vous voulez remettre vos cuisses en état de marche? Redorer leur blason? Eh bien allez courir pardi ! Paris possède de nombreux parcs pour courir tels que le parc Monceau ou encore les Jardins du Luxembourg. Pour les vrais, des courses vont avoir lieu dans la capitale avec l’arrivée du Printemps. Ainsi, le Marathon de Paris se tiendra le 6 avril et pour ceux qui veulent faire moins de distance mais vraiment s’amuser , le Color Run Paris c’est le dimanche 13 avril. A vos pigments !

Agenda

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Alors que les examens commencent à pointer le bout de leur nez, mettre un peu de musique dans votre vie ne vous ferait pas de mal pour vous changer les idées. Que vous soyez musicien confirmé, ou amateur, ou alors que le nom Beethoven vous fasse plus penser au chien qu'au compositeur, dans tous les cas, détendez-vous un peu grâce au Choeur et Orchestre de Sorbonne Universités (C.O.S.U.). Petit rappel : le C.O.S.U, ce sont 180 choristes et 70 musiciens encadrés et formés par des pros, en partenariat avec le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris et le Pôle Supérieur de Paris-Boulogne Billancourt. Ces derniers sont originaires du PRES (Sorbonne Universités : Paris IV et Paris 6), il est ainsi possible pour un étudiant de sciences de pouvoir pratiquer une activité

musicale (pas de problème là-dessus, même Albert Einstein jouait du violon), ce qui permet aux étudiants d'universités différentes de se rassembler : décidément, la musique, ça crée des liens ! Et le C.O.S.U. n'accueille pas que des étudiants de license, certains Masters gestion y font leur stage pour assurer leur formation dans l'administration. Enfin, le Coeur et Orchestre du PRES rassemble bien au-delà de l'échelle locale : un partenariat existe avec son homologue Néérlandais (à Haarlem, où un concert a eu lieu en décembre dernier) et le choeur fera une tournée en Croatie à partir de fin juin (qui a dit que la musique n'était pas un langage universel ?). En parlant des choeurs, le C.O.S.U. se compose de deux ensembles: un grand de 120 choristes et un petit de 60. Ces derniers se produisent soit accompagnés d'un orchestre, soit d'un
une page noir pour tous les étudiants néerlandais, à cause de notre nouveau ministre de l’enseignement. Les études qui devait nous modeler comme des citoyens responsables, créatifs et dynamiques, devenaient de plus en plus scolaires. Heureusement un des syndicats organisa une manif'. Le but ? Les droits des étudiants. Mais, paradoxalement, les trains vers le Parlement de La Hague demeurèrent vide ce mercredi-là, et les étudiants restèrent dans leurs lits ou leurs classes, moi inclus. Est-ce que les facs françaises sont organisées si hiérarchiquement que la discussion ne peut avoir lieu que dans les rues avec des mégaphones ? Est-ce que l'étudiant néerlandais est domestiqué derrière sa façade audacieuse ? Je ne le sais pas, mais on peut néanmoins constater que je prends maintenant des notes, obéissant, et mot à mot. Et oui, il y a quelque semaines j'ai participé à ma première relais-manif'. Avec un grand mégaphone. Geert SLABB

piano, soit a capella. Tout ce petit monde répète deux fois par semaine dans le grand auditorium de Clignancourt pour assurer une programmation pour tous les goûts, avec à la baguette Vincent Barthe pour l'orchestre et Ariel Alonso pour les choeurs. C'est par ailleurs dans cet auditorium que le C.O.S.U. se produira le 6 mai à 19h30 pour une représentation du Réquiem de Fauré (une petite sortie culturelle dans le centre Clignancourt, oui c'est possible !). Vous pourrez également faire un tour à l'église SaintEustache le lendemain pour le même concert si le premier arrondissement vous branche plus. Le prix d'entrée s'élève entre 5 et 16 euros pour les pré-ventes et entre 8 et 20 euros sur place. Vous pouvez du coup désormais compter sur la musique pour vous accompagner dans cette dure épreuve que sont les examens de fin d'année ! Audrey LEDUEY et Louis SHAKERMAKER
de Nederlandse studenten, met dank aan onze nieuwe minister. De studietijd die ons moet opleiden tot verantwoordelijke, creatieve en dynamische burgers, wordt schoolser en schoolser. Gelukkig heeft de studentenvakbond een actie georganiseerd. doel? Het Studentenrechten. Maar, maar onwaarschijnlijk waar, er is op deze woensdag geen student te vinden in de treinen richting Den Haag, en de studenten blijven in groten getale in bed dan wel in de collegezaal, ik incluis. Zijn de Franse universiteiten dusdanig hiërarchisch georganiseerd dat de discussie alleen maar op straat met megafoons kan plaatsvinden? Is de Nederlandse student zo tam achter deze mondige façade? Ik durf het niet te zeggen, maar we kunnen wel constateren dat ik als Nederlandse student in Frankrijk ook netjes de woorden van mijn prof een voor een neerpen. En toch ook, een paar weken terug nam ik deel aan mijn eerste activistische manifestatie. Mét grootse megafoon.

« Plof », on s’assoit. Le premier cours du semestre sur l'idéalisme allemand débute. Malgré le fait que je ne maîtrise pas encore parfaitement le français, je suis confiant : sans problème je peux suivre les conversations qui m'entourent. À neuf heures pile, le prof entre et avec lui une silence profond ; il monte sur son estrade. Mes voisins et voisines étendent leurs doigts et tapent sur leurs ordinateurs pour 90 minutes non-stop d'enregistrement. Légèrement surpris je vois que les notes prises sont du mot à mot, comme si on n'était pas des étudiants mais les secrétaires de Thomas d'Aquin. Le soir même, je sors de ma chambre (qui fait la même superficie que la moitié de mon armoire aux Pays Bas) pour une promenade et boire un verre avec plusieurs de mes voisins et voisines de la matinée. En passant par le Jardin du Luxembourg, on tombe sur un étudiant, ou plutôt quatre, qui se sont installés en face d'une

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de agence voyage. Leur slogan n’est pas trop sophistiqué mais rimant. Ils critiquent les transports des animaux de laboratoires par KLM. Quel engagement pour un vendredi soir ... Six mois plus tôt, j'étais encore en toute sécurité dans le château-fort en béton qui porte le nom de St. Radboud, juste à la périphérie du centre-ville de Nimègue. Les différentes approches philosophiques de Les Hauts de Hurlevent étaient le programme du jour . En citant une scène qui mettait la larme à l’oeil, le prof conclua avec « … et on voit la même situation aujourd'hui grâce au fait que l'émancipation des femmes n'est pas encore achevée. » Le mec à côté de moi réagit indigné : « Ben, cela, c'est une opinion non-fondée ! L'homme dans notre société a des problèmes au moins aussi difficiles. » Grâce à des arguments philosophiques forts et des objections presque aussi fortes de l'étudiant, on s'imaginait dans les dialogues platoniciens. Cette même période était

We ploffen neer. Het eerste college van dit semester over het Duits idealisme gaat van start. Hoewel mijn beheersing van het Frans nog niet optimaal is, zit ik zelfverzekerd in de zaal: probleemloos volg ik alle gesprekken om me heen. Om negen uur stipt komt de prof binnen met een stilte in zijn kielzog; hij bestijgt zijn podium. Mijn klasgenoten knakken hun vingers en strekken hun nek boven hun laptops voor 90 minuten non-stop notities. Enigszins verrast zie ik dat de aantekeningen woord voor woord van de prof worden overgenomen, alsof we hier geen studenten zijn maar de notulisten van Thomas van Aquino. 's Avonds ga ik op pad (mijn kamer hier is om en nabij even groot als de helft van mijn bezemkast in Nederland), maak een wandeling en ga op jacht met mijn klasgenoten van hedenmorgen naar een borrel. Tegenover de Tuinen van Luxemburg stuiten we op een clubje studenten, vier man sterk, die zich tegen over een soort reisbureau heeft verschanst. Hun kreten,

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niet te ingewikkeld maar wel op rijm, maken duidelijk dat ze het niet eens zijn met de proefdiertransporten van KLM. Wat een engagement op hun vrije vrijdagavond... Een halfjaar eerder zat ik hoog en droog in de betonnen vesting met de naam van St. Radboud, even buiten de Nijmeegse binnenstad. De verscheidene filosofische ontledingen van Wuthering Heights staan vandaag op het programma. Na het citeren van een tranentrekkende scène sluit de prof af met een “... en dezelfde situatie is en blijft actueel, vanwege het feit dat de vrouwenemancipatie nog lang niet voltooid is.” Mijn kameraad op rechts reageert verontwaardigd: “Ja, wacht eens even, dat is een ongegronde mening! De man in onze hedendaagse samenleving heeft net zo goed allerlei moeilijkheden.” Sterke filosofische argumenten vanuit de prof en bijna net zo sterke argumenten van studentenzijde maken er welhaast een platoonse dialoog van. Deze zelfde periode was een zwarte bladzijde voor

Geert SLABB

La oi! des Elus
La crise des urnes était le sujet de notre dernier LSD, mais rappelez-vous, encore avant nous parlions souvent de la crise budgétaire dans l’université ! Nous avions même écrit une motion pour faire reconnaître cette fameuse crise (à retrouver sur le site de l’A.G.E.P.S.) ! Motion qui, si vous vous en rappelez, a vécu de nombreuses péripéties, puisqu’elle fût, dans un premier temps, même pas présentée en Conseil d’Administration, celui-ci arguant qu’elle fut envoyée trop tard (sept jour au lieu des huit règlementaires). Effectivement, le CA était parfaitement dans son droit de refuser de présenter cette motion, bien qu’il ait disposé de sept jours pour lire ces fameuses vingt lignes. Toutefois, l’argument semble un peu éculé quant, dans ce même conseil, sont présentés en séance des documents d’une soixantaine de page, si ce n’est plus. Ou même, bien plus récemment, quand les élus sont convoqués trois jour avant le conseil (le délai légal devant être de huit normalement). Sympathique pour les élus travaillant à côté et ayant un emploi à côté ! C’est donc pour cela que les élus des syndicats signataires de cette motion, parce que oui, nous étions nombreux, ont, lorsque le président a refusé ne serais-ce que de présenter la motion en CA, quitté la séance. Nous expérimentons tous des cas de doubles-standards, et ils ne sont jamais très réjouissant,

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mais quand il s’agit d’un double standard attaquant la démocratie universitaire même, quand il s’agit d’ignorer des représentants étudiants, mais aussi des personnels administratifs, et des enseignants, on commence à dépasser une ligne rouge. Heureusement, la sortie en trombe de ces derniers a touché certaines personnes sensibles au respect de la démocratie, proposant de redéposer la motion, et par la même de l’amender pour moins « choquer ». Et effectivement, nous l’avons redéposé, mais refusé de l’amender. En effet, ce qu’on nous a opposé être des contrevérités, la réduction de l’offre de formation, ou encore du nombre d’administratifs, sont des vérités qu’étudiants comme BIATS ou enseignants voyons tout au long de nos parcours personnels. Par cette motion nous souhaitions que le conseil d’administration dénonce la politique de dés-

engagement dans l’enseignement supérieur mené par les gouvernements depuis une dizaine d’année, une politique qui ne peut mener les universités françaises que droit dans le mur. Enfin, loin d’être une grande nouveauté, quelques universités ont déjà sautés le pas et fait voter une motion similaire, et bien que moins touchée que les autres de part sa stature, ParisSorbonne se doit de montrer sa solidarité ! M. Hollande voulais, au début de son mandat, être jugé sur la jeunesse, cette dernière lui répond qu’il serait temps qu’il s’en rappelle ! Eugène SANDOZ

Zone d’info
Café-débat
donner votre avis autour d’un gobelet fumant. Il s’agira d’un débat de 3 heures articulé autour de 3 temps de parole : - Choix, nécessité, proxénétisme : des réalités humaines - Les effets sociaux de la prostitution dans le monde - Prostitution et légalité. Evidemment, ce débat est ouvert à tous et à tout moment. Vous pouvez vous joindre à nous lors de la première heure ou de la seconde ou voir même, soyons fous, lors des trois heures entières. En tout cas, restez bien attentifs à l’affichage et n’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus !

01 40 46 32 27 www.ageps.org contact@ageps.org
Syndicat indépendant de Paris-Sorbonne, l’AGEPS dispose de nombreux élus dans les différents conseils d’UFR et de 9 élus dans les conseils centraux de ParisSorbonne. Étudiants, nous travaillons chaque jour à ce que notre voix à tous soit prise en compte. Rejoignez-nous ! Nos locaux: SORBONNE: salle F646 galerie Claude Bernard, esc. P, 2è étage. MALESHERBES: salle 113, 1er étage CLIGNANCOURT: au niveau de la vie étudiante au -1. Le Sorbonnard Déchaîné : Directeur de publication : Eugène Sandoz, Rédacteurs en chefs : Mathiew LEISERHARDING et Matthieu MINÉ-GARROS . Comité de rédaction de ce numéro : Salomé PAUL, Etienne GRANIER-DEFERE, Marjolaine MOULIN, Stessy MALQUY, Axelle BREMONT-BELLINI, Julie PRZYSIECKI, Chloé GUYOT , Valentina SAEZ LEAL, Betty SILVA, Audrey LEDUEY , Louis SHALKERMAKER et Geert SLABB. Dessins : Valentina SAEZ LEAL. Maquette : Mathiew LEISER-HARDING Avec la participation du FSDIE de Paris-Sorbonne

L’AGEPS et Le Sorbonnard Déchaîné, en partenariat avec le GLUP (Groupe LGBT des Etudiants de Paris) et l’association de filières les Géonautes, vous convient à un café-débat qui se tiendra prochainement à Clignancourt, à la fin du mois d’avril. Nous vous tiendrons au courant par affichage et au travers d’internet du jour de tenue exact.

Cette première édition, qui, nous l’espérons, sera suivie par d’autres séances, portera sur le thème de la prostitution, une réalité plurielle. Avec la participation de plusieurs intervenants issus du milieu associatif, du milieu académique ou du milieu juridique, nous vous attendons nombreux pour venir échanger et