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D.R.

A : BANK AL-MAGHRIB

2013-2014

Master Droit des Relations d’Affaires

Gestion des ris#$es
Le rôle de BANK AL-MAGHRIB et son CONTRoLE

Rec erc e faite !ar "

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D.R.A : BANK AL-MAGHRIB

2013-2014

Manal Badil %ro!os&e !ar "

%RO'E((E)R " Kari*a To$ili INTRODUCTION :
« Le secteur bancaire est pour l’économie ce qu’est le moulin à eau pour son champs », cet adage résume l’importance du secteur bancaire dans toute économie. Le secteur bancaire est une « industrie » particulière qui se distingue des industries classiques tant par ses caractéristiques intrinsèques que par son impact sur le développement du Royaume. La banque peut, aussi bien au aroc que dans les autres pays, !ouer un r"le dans l’évolution et l’épanouissement de l’économie du pays, surtout lorsqu’ il s’agit de l’esprit concurrentiel et compétiti# des entreprises ainsi que leur ouverture au niveau international. $n e##et, les banques constituent le « noyau » de l’activité économique, leur ensemble #orme un système bancaire piloté par une banque particulière nommée la « %anque &entrale ». &ette dernière s’occupe du contr"le du marché bancaire, assure l'émission des billets et dé#init la politique monétaire du pays. Le secteur bancaire marocain est bien organisé. (l est régi par un cadre législati# et réglementaire complet, inspiré des meilleures pratiques internationales )régulation prudentielle, supervision bancaire, dispositi#s de gestion des risques, réglementation %*le +,-, ./ et disposant d’une solidité #inancière reconnue permettant de #aire #ace, en période de crise internationale, au0 e0igences de sécurité #inancière de plus en plus croissantes.
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La loi bancaire a permis de ren#orcer le pouvoir de la banque centrale en matière de réglementation de l’activité des établissements de crédit et de leur contr"le. 8insi. la %anque d’$tat du aroc a pris en charge la #rappe de la monnaie en argent de type « . !uste après la signature de l’acte d’8lgesiras en 2649. la %anque du aroc a été instituée par le dahir n= 2><6>+-. &ertaines modi#ications sont apportées au0 statuts de la %anque. aroc a été très :usqu’à 2622. visant. le développement du secteur bancaire ne s’amor5a réellement qu’avec la création de la %anque d’$tat du aroc en 2647. cette institution s'est vue con#ier le privilège de l'émission de la monnaie #iduciaire. 8 partir de mars 2637.assani » et l’émission des premiers billets de banque. $n !uillet 266-. La seconde étape importante de la mise en place et de la consolidation du système bancaire marocain a débuté avec la promulgation du décret royal n= 2>97>99 du +2 avril 2697 portant loi relati# à la pro#ession bancaire et au crédit. le pouvoir de contr"le de la %anque d’$tat du limité. dont les principau0 apports consistent en une dé#inition plus précise de l'activité des banques. 3 .du -4 !uin 26<6 pour se substituer à la %anque d'$tat du aroc et assurer la #onction de %anque &entrale. en particulier celles liées à la politique monétaire et à donner plus d’autonomie à ses organes d’administration et de direction. 8 cette époque. à préciser les missions qui lui sont dévolues.R. ainsi que la mission de veiller à la stabilité de la monnaie et de s'assurer du bon #onctionnement du système bancaire. en octobre 266-. La dénomination de ? %an@ 8l> aghrib ? a été substituée à celle de ? %anque du aroc ?. &réée sous #orme d'établissement public doté de la personnalité civile et de l'autonomie #inancière. 8u lendemain de l'indépendance du aroc en 26<9.A : BANK AL-MAGHRIB 2013-2014 1i l’installation des premières banques étrangères au aroc date des années 234+.D. notamment. la délimitation des attributions des autorités de tutelle et de surveillance et l'institution d'une réglementation plus appropriée. les bases d'un système bancaire national ont été mises en place.

la %anque d’$tat du aroc a suspendu en octobre 2626 le régime de parité entre ces deu0 monnaies.A : BANK AL-MAGHRIB 2013-2014 Aans le prolongement des ré#ormes structurelles visant à ren#orcer la stabilité #inancière et à moderniser le système bancaire en vue d’accompagner l’intégration de l’économie marocaine dans l’environnement international. dès 2622.  Des dates à retenir : 1906 : L'Acte d'Algésiras. pris en charge la #rappe des pièces de monnaie en argent de type « hassani » et l’émission des premiers billets de banque. pour une durée de +4 ans. 1946 : Renouvellement. et a##irmé son autonomie pour la supervision du système bancaire. 4 .R. la %anque d'$tat du aroc disposait du privilège de l'émission de la monnaie #iduciaire sur tout le territoire du Royaume et assumait le r"le d'agent #inancier du gouvernement marocain. signé par les délégués de douDe pays européens. en 2647 sous #orme de société anonyme. 1919 : $n raison de l’impossibilité de maintenir une parité #orcée entre la monnaie hassani et la monnaie #ran5aise en circulation au aroc.&e te0te #ait converger les normes régissant l’activité de %an@ 8l> aghrib vers les meilleures pratiques internationales. à l'e0ception des $tats Enis. du privilège d’émission accordé à la %anque d’$tat du aroc. 1911 : (nvestie de certaines missions de banque centrale.D. portant statut de la %anque &entrale.relative au0 établissements de crédit qui ont consacré l’indépendance de l’(nstitut d’émission. notamment pour la conduite de la politique monétaire. des $tats>Enis d'8mérique et du aroc. Le r"le de %an@ 8l> aghrib dans la régulation du secteur bancaire a été ren#orcé à travers la loi 79>4-. à Fanger. dont le capital était réparti entre les pays signataires. la %anque d’$tat du aroc a. le législateur a doté la %anque &entrale d’un nouveau statut qui a #ait l’ob!et de la loi n= 79>4.entrée en vigueur le +4 Bévrier +449. a institué la %anque d'$tat du aroc qui sera e##ectivement créée. et la loi -C>4. Gutre les opérations à caractère commercial.

19"! : $n mars 2637.&ridi. d’une nouvelle loi bancaire qui a permis de ren#orcer le pouvoir de la banque centrale en matière de réglementation de l’activité des établissements de crédit et de leur contr"le. en octobre 266-. 199# : 8doption.relative au0 établissements de crédit qui ont consacré l’indépendance de l’(nstitut d’émission. 196! : Iromulgation de la loi bancaire du +2 avril 2697 qui a permis de ren#orcer le r"le dévolu à la %anque du aroc par ses statuts. des négociations #urent engagées par le Houvernement marocain avec la Brance et la %anque d’$tat du aroc en vue de la reprise par le aroc du privilège d’émission. &ertaines modi#ications sont apportées au0 statuts de la %anque. $006 J Le r"le de %an@ 8l> aghrib dans la régulation du secteur bancaire a été ren#orcé à travers la loi 79>4-. Des %&esti'ns()r'*lé+ati. visant. la dénomination« %an@ >8l> aghrib ». notamment. (nstitut d’émission purement national.R. dans toutes les langues. notamment pour la conduite de la politique monétaire.&e centrale et .<6. a été créée par le Aahir n= 2. portant statut de la %anque &entrale.+-.&es se -'sent : %&el est le cadre .&i c'ntr6le 8rai+ent 1A2 3 &es questions seront con!uguées à travers le plan organisationnel suivant J 5 .D. en matière de contr"le de la pro#ession bancaire. la %anque adopte.&e/ instit&ti'nnel et les +issi'ns 0'nda+entales de 1A2 3 %&el est l4a--'rt des l'is *ancaire 199# et $006 en +ati5re de stat&t de 1A2 3 %&el est le c'ntr6le . et a##irmé son autonomie pour la supervision du système bancaire. à préciser les missions qui lui sont dévolues. la %anque du aroc. en particulier celles liées à la politique monétaire et à donner plus d’autonomie à ses organes d’administration et de direction. le premier !uillet 26<6. en remplacement de la %anque d’$tat du aroc qui cessa o##iciellement d’e0ister.A : BANK AL-MAGHRIB 2013-2014 19 9 : Aès 26<3. en !uillet 266-. notamment. et la loi -C>4.&i s4e7erce aille&rs s&r la *an. 8insi.du -4 !uin 26<6.

&ridi.D.A : BANK AL-MAGHRIB 2013-2014 Intr'd&cti'n )artie 1 : cadre .&es e7e+-les.&e/ instit&ti'nnel et +issi'ns 0'nda+entales de 1A2 A( 9tat&t .&e/ si5ge/ ca-ital/ 'rganisati'n de 1A2 1( 2issi'n 0'nda+entales de 1A2 sel'n le stat&t de 1A2 )artie $ : A--'rts des l'is *ancaires de 199# et $006 et c'ntr6le de la *an.&ridi. et c'ntr6le de 1A2 C'ncl&si'n )artie 1 : cadre .&e : 6 .R.&e/ si5ge/ ca-ital et de 1A2 'rganisati'n  9tat&t .&ridi.&ridi.&e centrale :%&el.&ridi.&e/ instit&ti'nnel et +issi'ns 0'nda+entales de 1A2 A( 9tat&t .&e centrale A( A--'rts des l'is *ancaires de 199# et $006 1( C'ntr6le de la *an.

 Ca-ital : Le capital de la %anque est #i0é à <44 millions de dirhams. (l a aussi pour attributions d’arrKter les caractéristiques des billets et des monnaies métalliques en décidant de leur mise en circulation ou de leur retrait. parmi les personnes connues pour leur compétence en matière monétaire. 8 cet e##et.$lle est une personne morale dotée de l’autonomie #inancière.du -4 !uin 26<6 .A : BANK AL-MAGHRIB 2013-2014 %8 est créée par le dahir n= 2> <6 >+-. La %anque établit des succursales ou des agences en toutes localités oL elle le !uge nécessaire. #inancière ou économique et n’e0er5ant aucun mandat électi#. Le capital de la %anque peut Ktre augmenté par incorporation de réserves sur décision du &onseil de la %anque approuvée par décret. $lle est réputée commer5ante dans ses relations avec les tiers.&e :  C'nseil de la 1an.R. 7 . ce siège peut Ktre trans#éré en tout autre lieu du aroc. Le &onseil de la %anque a notamment pour attributions de déterminer les ob!ecti#s quantitati#s de la politique monétaire. dont trois sur proposition du Houverneur. il #i0e les tau0 d’intérKt des opérations de la %anque et peut e0iger la constitution de la réserve monétaire obligatoire. (l est entièrement souscrit par l'$tat.  9i5ge s'cial : Le siège de %an@ 8l> aghrib est à Rabat.D. il comprend outre le Airecteur Hénéral de la %anque et le Airecteur du Frésor. aucune #onction de responsabilité dans les établissements de crédit ou à caractère #inancier ou dans l’administration publique.&e : Irésidé par le Houverneur. Iour des moti#s graves d'intérKt public.  Organisati'n de la *an. si0 membres désignés par le Iremier ministre .

8 ce tire. au contr"le interne et à la sécurité de l’in#ormation de la %anque. Aans le mKme sens.  C'+ité des s=st5+es de -aie+ent : (l e0amine toutes les questions relatives au0 systèmes et moyens de paiement scripturau0. supervision bancaire.  C'+ité de Directi'n : (l assiste le Houverneur dans la gestion des a##aires de la %anque.&es : (l e0amine des questions relatives au0 risques opérationnels.R.(l peut Ktre assisté. monétaire et #inancière. marché des changes. systèmes de paiement/. il la représente à l égard de l’$tat.  C'+ité des ris.  C'nseil de la c'++&nicati'n e7terne : (l donne son avis sur la politique et les ob!ecti#s générau0 de la communication e0terne de la %anque. des autre institutions #inancières et des tiers .D. d’autres comités internes ont été institués J  C'+ité +'nétaire et 0inancier : (l assiste le Houverneur dans les domaines directement liés à certaines missions #ondamentales de la %anque telles que dé#inies dans ses statuts )évolution économique. gestion des réserves de change. soit d’un directeur général e0er5ant ses #onctions sous son autorité directe.A : BANK AL-MAGHRIB 2013-2014  Le <'&8erne&r J Mommé par sa a!esté le Roi . 8 . des établissements de crédit. politique monétaire. du Airecteur Hénéral et de directeurs désignés par le Houverneur.Le Houverneur administre et dirige la %anque. (l a notamment pour attribution de veiller à l’observation des dispositions statuaires et des règlements de la %anque et à l’e0écution des décisions du &onseil. (l #ormule également des suggestions sur les modalités de di##usion des publications périodiques de la %anque. Le &omité de Airection est composé du Houverneur. soit d un vice gouverneur à mKme de le remplacer en cas d’absence ou d’empKchement.

&es : (ls sont chargés de dé#inir la stratégie in#ormatique de la %anque et de la Houvernance du système d’in#ormation.D. il assurera la concertation et la coordination des actions en matière de lutte contre la contre #a5on et la #alsi#ication de la monnaie. un &omité national pour la lutte contre le #au0 monnayage est prévu. Grgane créé par décret. Iar ailleurs.  C'+ités des in8estisse+ents : (l assure l’e0amen et le suivi d’e0écution des investissements de la %anque ainsi que des procédures de leur réalisation.&e et c'+ité tec>ni. 1( Les +issi'ns 0'nda+entales de 1A2 sel'n la l'i n? !6(0# -'rtant stat&t de 1A2 9 .&e : (l donne son avis sur le recours au0 procédures disciplinaires en cas de manquements présumés au0 dispositions du code de Aéontologie.  C'+ité d4ét>i.  C'nseil c'ns&ltati0 de la 0'r+ati'n : (l détermine les besoins de la %anque en matière de #ormation.A : BANK AL-MAGHRIB 2013-2014  C'+ité stratégi. établit les priorités et évalue l’e##icience des programmes de #ormation.R.&e in0'r+ati. (ls ont également pour mission de contr"ler la con#ormité des solutions techniques et architecturales proposées par rapport à celles arrKtées dans le cadre de la stratégie in#ormatique de la %anque.

8 cet e##et.  Ae gérer les réserves publiques de change. $lle peut représenter celui>ci dans lesdites négociations selon les directives du ministre des #inances. des emprunts publics et des e##ets publics et. pour mission de contribuer. des opérations d'émission. à la réalisation des ob!ecti#s économiques et sociau0 arrKtés par le Houvernement. la %anque est chargée.Movembre +44<. elle est chargée J  Ae veiller à la stabilité de la monnaie et à sa convertibilité.  Ae s'assurer du bon #onctionnement du système bancaire. $lle soumet au Houvernement tous avis et toutes suggestions relativement au0 mKmes matières. dans les limites des attributions qui lui sont con#érées par le dahir n 2 >4< >-3 du +. $lle peut Ktre également chargée d'assurer le service #inancier des emprunts garantis par l'$tat.  A'établir des statistiques sur la monnaie et le crédit.A : BANK AL-MAGHRIB 2013-2014 %an@ 8l> aghrib e0erce le privilège d'émission des billets de banque et des pièces de monnaie ayant cours légal sur le territoire du Royaume. Iar ailleurs. $lle participe aussi à la négociation des 10 . Aans ce cadre. Aans ce cadre. cet organisme public donne son avis sur les instruments de la politique monétaire préalablement à leur mise en Nuvre. %an@ 8l> aghrib est le conseiller #inancier du Houvernement. elle participe au0 négociations de prKts et emprunts e0térieurs conclus pour le compte de l'$tat ou avec sa garantie. d'une manière générale. (l a. dans les conditions #i0ées par arrKté du inistre des Binances. ou le représente auprès de celles>ci.  Ae développer le marché monétaire en relation avec la stabilité de la monnaie et d'assurer sa régulation. de conversion et de remboursement. du service #inancier des emprunts émis par l'$tat.D. également. La banque centrale est l'agent du Frésor pour ses opérations de banque et de crédit tant au aroc qu'à l'étranger. La %anque assiste le Houvernement dans ses relations avec des institutions #inancières de caractère international créées en vue de promouvoir la coopération internationale dans les domaines monétaire et #inancier. &elui>ci la consulte en toutes matières susceptibles d'a##ecter l'e0ercice des prérogatives et des #onctions de la %anque.R.

ainsi qu'à l'organisation du marché #inancier et du marché monétaire. %an@ 8l> aghrib est l'agent #inancier des établissements et institutions revKtant un caractère public. Foute#ois.  Les '-érati'ns de la *an.R. 8ussi elle participe à l'établissement des prévisions de recettes et de dépenses en devises étrangères et à l'élaboration des programmes d'importation.&es : Les billets et monnaies métalliques émis par %an@ 8l> aghrib ont seuls cours légal et pouvoir libératoire sur l'ensemble du territoire du Royaume . pour leurs opérations de banque et de crédit tant au aroc qu'à l'étranger. ainsi que par les banques établies au aroc. L'e0écution de ceu0>ci s'e##ectue pour le compte de l'$tat qui en assume les risques et charges quelconques et rembourse à la %anque toute perte de change ou autre subie à cette occasion. %an@ 8l> aghrib peut Ktre chargée par le inistre des Binances de la gestion de certaines institutions #inancières d'intérKt général placées sous le contr"le ou la garantie de l'$tat ou béné#iciant de sa garantie. &es limites ne peuvent Ktre opposées par %an@ 8l> aghrib par les caisses publiques. L'$tat garantit à la %anque le remboursement de tout découvert ou avance consenti en application de ces accords et dans les limites prévues par ceu0>ci. $lle est chargée aussi de veiller à l'application des dispositions légales et réglementaires relatives à l'e0ercice de la pro#ession bancaire. 1ous réserve des dérogations prises par le inistre des Binances. Le pouvoir libératoire des monnaies métalliques émises par la %anque peut Ktre limité au montant qui est #i0é pour chaque type de monnaie par le décret de mise en circulation visé à l'article 23.D. $lle conclut toutes conventions utiles à l'e0écution technique de ces accords. Ene convention détermine dans chaque cas les conditions et les modalités de cette gestion.Le pouvoir libératoire des billets émis par %an@ 8l> aghrib est illimité.&e : • L4é+issi'n/ la circ&lati'n et le retrait des *illets et +'nnaies +étalli. Le inistre des Binances arrKte la liste des établissements et institutions au0quels s'applique la présente disposition.A : BANK AL-MAGHRIB 2013-2014 accords #inanciers internationau0 et est chargée de leur e0écution. 11 .

couleurs et toutes autres caractéristiques des billets. natures. son remboursement total ou partiel relève de la seule appréciation de la %anque. sans indemnité. les billets et monnaies métalliques #alsi#iés ou altérés qui lui seraient présentés et qui lui paraOtraient de nature à permettre des manNuvres #rauduleuses. 1ous réserve de l'agrément du arrKte J inistre des Binances. • Les dénominations. ou à porter atteinte au prestige de la monnaie marocaine. d'un type de billets ou de monnaies métalliques en circulation. %an@ 8l> aghrib • Les dénominations. Les billets et monnaies métalliques qui ne satis#ont plus au0 conditions de la circulation monétaire peuvent Ktre retirés de la circulation par la %anque. Le décret #i0e le délai et les modalités de l'échange. • La mise en circulation d'un type nouveau de billets ou de monnaies métalliques est arrKtée par la %anque. Aans les autres cas. est décidé par décret. La %anque peut également retirer de la circulation et annuler. La contre>valeur des billets et monnaies retirés de la circulation et non remboursés est versée au Frésor. titres. Le remboursement d'un billet mutilé ou détérioré est accordé lorsqu'il présente la totalité de ses signes récogniti#s. vignettes. ni Ktre recevable par celle>ci en raison de la perte. sous réserve d'approbation par décret pris sur proposition du inistre des Binances. du vol ou de la destruction des billets et monnaies émis par celle>ci.A : BANK AL-MAGHRIB 2013-2014 8ucune opposition ne peut Ktre signi#iée à la %anque. • L'impression des billets ainsi que la #rappe des monnaies s'e##ectuent à la diligence de la %anque. par voie d'échange. dimensions. #ormats.R. types. La %anque appréciera également dans quelle mesure il convient d'échanger toute pièce de monnaie dont l'identi#ication est devenue impossible par suite d'altération ou de mutilation. poids.D. tolérances et toutes autres caractéristiques des monnaies métalliques. Le retrait. pris sur proposition du inistre des Binances. 12 .

D. en compte à vue ainsi qu'à terme ou préavis. • Les titres ou les valeurs émis par des états étrangers ou béné#iciant de leur garantie ainsi que ceu0 émis par des institutions #inancières internationales ou des banques centrales. à la demande du &onseil de la %anque.A : BANK AL-MAGHRIB 2013-2014 • La c'&8ert&re de la circ&lati'n: La banque centrale est tenue de conserver une encaisse>or ou en devises convertibles en or. 13 .  Les '-érati'ns l'é+issi'n : c'nstit&ant les c'ntre-arties de Les opérations de %an@ 8l> aghrib telles qu'elles sont dé#inies au0 articles +< à -< du 1%8 ci>après sont J • Les opérations sur or et sur devises étrangères J%an@ 8l> aghrib peut procéder à toute opération sur JLes billets étrangers et généralement tout instrument de paiement libellé en monnaie étrangère et utilisé dans les trans#erts internationau0. • Les e##ets de commerce à ordre. &e pourcentage pourra Ktre augmenté !usqu'à un ma0imum d'un tiers par décret pris sur proposition du inistre des Binances. • Les avoirs en devises étrangères.R. La couverture>or se compose d'or en lingots. Le montant de cette encaisse ne peut Ktre in#érieur au neuvième de la circulation des billets. libellés en devises étrangères. d'or monnayé ainsi que d'or en compte auprès des banques centrales. Les devises convertibles en or admises en couverture sont constituées e0clusivement par des billets et des avoirs en compte. tirés du aroc sur l'étranger et répondant au0 conditions d'admissibilité des e##ets à l'escompte de %an@ 8l> aghrib.

c/ Aes valeurs mobilières ou des e##ets émis par l'$tat ou garantis par lui. qu'en vertu d'une convention entre les deu0 parties. la durée. escompter ou prendre en pension des traites et obligations cautionnées souscrites à l'ordre des comptables du Frésor et venant à échéance dans un délai ma0imum de 64 !ours.  Les a&tres '-érati'ns : 14 . -> %an@ 8l> aghrib ne peut consentir à l'$tat d'autres concours #inanciers directs que ceu0 prévus ceu0 prévus au dahir. • La %anque peut consentir des prKts et des avances à terme #i0e. d/ Aes e##ets de commerce. la rémunération et les modalités de remboursement des concours consentis. approuvée par décret. soit garantis par J a/ Ae l'or monnayé ou en lingots. e/ Foutes autres valeurs réelles agréées par %an@ 8l> aghrib P soit garantis par l'$tat.D. b/ Aes devises ou créances en devises étrangères. limitées au di0ième des recettes budgétaires ordinaires constatées au cours de l'année budgétaire écoulée. • Les opérations de crédits. +> %an@ 8l> aghrib peut consentir des avances à l'$tat à titre de #acilités de caisse. • Aes e##ets émis ou garantis par l'$tat à la condition que ces e##ets ne soient pas acquis directement du Frésor ou des organismes émetteurs.A : BANK AL-MAGHRIB 2013-2014  1an@ Al(2ag>ri* -e&t esc'+-ter/ ac>eter/ -rendre en -ensi'n et céder : • Aes e##ets de commerce à 2+4 !ours d'échéance ma0imum à partir de leur date de prise à l’escompte.R. dans les conditions arrKtées d'un commun accord avec le inistre des Binances.  Les c'nc'&rs 0inanciers acc'rdés à l'Atat : 2> %an@ 8l> aghrib peut. &ette convention doit prévoir le montant.

des immeubles ou d'autres biens pour couvrir ses créances douteuses ou en sou##rance. réescompter son porte#euille à l'étranger. d'hypothèque ou de dation en paiement. garantir la bonne #in des e##ets ainsi remis ou des opérations d'escompte et d'avances y relatives.R. • $##ectuer toutes opérations de change. peut J • Guvrir et tenir des comptes courants et des comptes de dép"ts. $lle assure la création et le #onctionnement des chambres de compensation. accorder des crédits à court terme à l'étranger.D.A : BANK AL-MAGHRIB 2013-2014 %an@ 8l> aghrib. $lle peut vendre et échanger lesdites propriétés selon les besoins de son e0ploitation. tant au comptant qu'à terme. souscrire au capital d'établissements #inanciers ayant leur siège social à l'étranger. • Harantir la bonne #in de crédits consentis à des tiers. • Recevoir en dép"t des valeurs mobilières. au0 mKmes #ins. #aire toutes opérations bancaires d'ordre et pour compte de tiers pour autant que la couverture desdites opérations soit #ournie ou assurée à la satis#action de la %anque. %an@ 8l> aghrib peut prendre toute initiative tendant à #aciliter les mouvements de #onds. des métau0 précieu0 et des monnaies et louer des compartiments de co##res>#orts. • Irocéder à toutes opérations d'encaissement de valeurs. les immeubles et les biens ainsi acquis doivent Ktre aliénés dans le délai de deu0 ans sau# prolongation de délai accordée par le inistre des Binances. $lle peut. $lle peut aussi accepter à titre de nantissement. A'une manière générale. ou 15 . 1ous réserve des dispositions Au dahir. outre les opérations prévues à l'article +C. acquérir les immeubles et tous autres biens qui lui sont ad!ugés sur vente #orcée. • Gbtenir des crédits à court terme de l'étranger avec ou sans garantie de valeurs. La %anque peut. %an@ 8l> aghrib peut acquérir les propriétés immobilières nécessaires à ses services ou à son personnel. avec l'autorisation du inistre des Binances. remettre celui>ci en gage.

du présent dahir.D.R. le législateur a doté %8 d’un nouveau statut qui a #ait l’ob!et de la loi n=79>4entrée en vigueur le +4 #évrier +449. La %anque ne peut e##ectuer d'autres opérations que celles qui sont autorisées en vertu des articles +C à -6. l'e0tension ou l'amélioration des services bancaires e0ige qu'il soit dérogé en totalité ou en partie au0 limitations imposées au0 opérations de la %anque en vertu de l'article -. b/ Les opérations en cause sont entreprises au béné#ice e0clusi# de son personnel. &e te0te #ait converger les normes régissant l’activité de %8 meilleurs pratiques internationales. L'acti# immobilier net comptabilisé par %an@ 8l> aghrib en e0écution des dispositions de l'article -3. c/ Ae l'avis du &onseil de la %anque. (l lui #ournit gratuitement les escortes nécessaires à la sécurité des transports de #onds et de valeurs. Le Houvernement assure gratuitement la sécurité et la protection des établissements de la %anque.A : BANK AL-MAGHRIB 2013-2014 d'institutions #inancières régies par des dispositions légales particulières ou placées sous le contr"le de l'$tat. ainsi que de toutes autres valeurs comptabilisées par la %anque en représentation de ses comptes de capital. sau# si J a/ Les opérations en cause sont nécessitées par l'e0écution ou la liquidation d'opérations autorisées par le présent dahir. de réserves et d'amortissement. vers les 16 .  A--'rts et criti.&es d& n'&8ea& stat&t de 1A2 : Aans le prolongement des ré#ormes structurelles visant à ren#orcer la stabilité #inancière et à moderniser le système bancaire en vue d’accompagner l’intégration de l’économie marocaine dans l’environnement international. ne peut e0céder le montant total desdits comptes. augmenté des investissements comptabilisés en e0écution des dispositions de l'article -6. souscrire au0 emprunts émis par les dites institutions. dans les mKmes conditions. $lle peut.

#i0é par voie réglementaire.D. la banque a pour responsabilité de mener la politique monétaire avec pour ob!ecti# #ondamental la stabilité des pri0. de transparence des résultats et de respect du mandat. &elle>ci implique un devoir de communication. qui s’assure que les états de synthèse de la banque donnent une image #idèle 17 . l’article 3 des statuts con#ie à %8 la détermination des rapports entre le A. n’e0clut cependant pas une concertation avec le gouvernement notamment pour limiter les risques de divergence entre la politique monétaire et les politiques budgétaires et de change. la complémentaire entre politiques étant nécessaire pour la maitrise de l’in#lation. considérée comme un élément déterminant pour assurer un environnement #avorable à l’investissement. ainsi que la détention de la gestion des réserves de change. Aeu0 modi#ications ma!eures ont été introduites au niveau du contr"le des comptes de la banque.A : BANK AL-MAGHRIB 2013-2014 8u plan mondial.de la loi soumettent les comptes à un audit annuel réalisé sous la responsabilité d’un commissaire au0 comptes. et les devises. le privilège de l’émission de la monnaie #iduciaire et la mission d’assurer la supervision du système bancaire. la mission des banques centrales a été globalement recentrée sur la stabilité des pri0.R. à l’égard des Houvernements. s’e##ectue dans un cadre institutionnel caractérisé par une indépendance accrue des banques centrales. Iour ce qui a trait la politique de change. en e##et..dé#init les missions #ondamentales de %8 et les prérogatives de ses organes de Houvernance tout en consacrant son autonomie. Les dispositions de l’article 24 con#èrent également à la banque la responsabilité de veiller à la sécurité des systèmes de compensation et de règlement>livraison des instruments #inanciers et d’assurer la sécurité des moyens de paiement et de la pertinence des normes qui leur sont applicables . gage de crédibilité indispensable. La loi n= 79>4. Gutre. Les articles <+ et <. à la croissance économique et à la protection du pouvoir d’achat des citoyens. dans le cadre du régime de change et de la parité du A. &ette indépendance. La recherche de cet ob!ecti# de lutte contre l’in#lation. L’indépendance des banques centrales pour corollaire J la responsabilité.

 A--'rts de la l'i 199# La place qu’occupe %8 dans ce dispositi# est importante. vice président du &onseil Mational de la onnaie et de l’$pargne et président du &onseil des établissements de crédit. $lle est présente à haut niveau dans les principales instances créées par la loi .R. gr*ce à cette loi.Le gouverneur de %8 devient. La %8 acquiert une in#luence considérable dans les prises de décision ayant trait à la politique monétaire et au0 règles prudentielles.D. La banque communique par ailleurs à la &our des &omptes ses comptes annules et les e0traits des procès verbau0 du &onseil relati#s à son budget et à son patrimoine.A : BANK AL-MAGHRIB 2013-2014 de son patrimoine.pour se pencher ensuite sur ceu0 de la loi bancaire de +449. $lle !oue un r"le important dans l’activité bancaire en participant activement au0 ad!udications des %ons du trésor et au0 avances qu’elle accorde au niveau du marché monétaire.&e centrale A( A--'rts des l'is *ancaires de 199# et $006 Le r"le con#ié à %8 a connu à travers les deu0 lois bancaires successives de 266. Gn va commencer d’abord par les apports de la loi bancaire de 266. mais il ne peut plus porter sur les opérations de la politique monétaire. de sa situation #inancière et de ses résultats. L’audit porte également sur la qualité du dispositi# de contr"le interne. accompagnés des rapports des auditeurs. dont l’importance et les conditions in#luent directement sur la trésorerie des banques et sur les tau0 d’intérKt appliqués.et celle de +449 des modi#ications importantes. )artie $ : A--'rts des l'is *ancaires de 199# et celle de $006 et c'ntr6le de la *an. La loi bancaire a ren#orcé très sensiblement les attributions de %8 en matière de contr"le et de dissuasion dont elle est investie envers les banques tout en l’étendant pour la première #ois au0 autres établissements de crédit 18 . Le contr"le du commissaire du Houverneur a été maintenu.

de circulaires. de directives générales ou individuelles données au0 établissements de crédit. Iour mener à bien ses missions %8 nombre de prérogatives J a été doté par le législateur d’un certain • $lle établit et tient à !our la liste des établissements de crédit agrées et celle de leurs réseau0 « 8u aroc et à l’étranger ». • $lle peut en outre #aire communiquer toutes pièces. des situations périodiques et des renseignements y a##érents que les établissements de crédit sont tenus de lui adresser. #iliales actionnaires ». $lle ne pouvait intervenir qu’au travers de recommandations adressées au ministère des #inances et au &$&. • $lle #i0e les modalités de #onctionnement des comptes ainsi que les modèles des états comptables.A : BANK AL-MAGHRIB 2013-2014 « établissements à statut particulier et société de #inancement » . et détermine par voie de décisions réglementaires. les conditions d’application des arrKtés pris par le inistre des Binances. $lle n’avait pas le pouvoir direct de #i0er de nouvelles réglementations ni d’octroyer ou de retirer les licences bancaires. et mKme au0 personnes morales ayant avec ces di##érents établissements des liens !uridiques ou #inanciers qui en #ont un groupe d’intérKt « maison Qmère. 19 . tous autres renseignements ou précisions qu’elle estime nécessaires et procéder à tous les contr"le ou inspection qu’il !uge nécessaires.D.con#érait des pouvoirs plut"t limités à %8 .R. participant ainsi à la mise en Nuvre de la réglementation bancaire.  Apports du Da>ir n?1(0 (1!" -'rtant l'i n?#4(0# La loi de 266.

les sanctions disciplinaires !usqu’ Rà désignation d un liquidateur et le retrait de lR agrément.D.R(%.ettisse+ent de n'&8ea&7 'rganis+es à certaines de ses dis-'siti'ns : La loi bancaire a étendu le contr"le de la banque centrale à toutes les entités qui e0ercent des à caractère bancaire.A : BANK AL-MAGHRIB 2013-2014 (l est apparu nécessaire de ré#ormer à nouveau la loi bancaire pour #aire #ace à l’ouverture au monde e0térieur et se mettre à niveau des standards internationau0. publiée en #évrier +449. à l’e0clusion de certaines institutions nommément désignées.  Ass&. les normes de gestion interne.  Ren0'rce+ent des r5gles de *'nne g'&8ernance : Gutre le partage clair des pouvoirs entre le inistère des Binances et %8MS 8L> 8H. la loi bancaire prévoit des dispositions visant à améliorer la transparence des activités de la banque centrale en matière de supervision.Aepuis l’autorisation administrative d’e0ercer. (l intervient dans toutes les phases de la vie d’une banque . la #i0ation du capital minimum. $lle consacre l’autonomie de la banque centrale en matière de supervision et l’habilite notamment à octroyer les agréments pour l’e0ercice de l’activité bancaire. A’oL l’adoption de la loi bancaire n -C>4-. &ette nouvelle loi a étendu les pouvoirs de %8 .  Réa+énage+ent d& cadre instit&ti'nnel : Les réaménagements introduits portent aussi bien sur la répartition des compétences entre les autorités monétaires que sur les attributions et la composition des organes consultati#s. Le gouverneur de la %8 devient l’homme #ort de la pro#ession. le choi0 des dirigeants.R. à édicter par voie de circulaires toutes les normes à caractère comptable et prudentiel.  Redé0initi'n d& cadre de c'ntr6le des éta*lisse+ents de crédit -ar les c'++issaires a&7 c'+-tes : 20 . à prononcer les sanctions à l’égard des établissements qui en#reignent les dispositions légales et réglementaires et à traiter les di##icultés des établissements en crédits.

 2ise en -lace d4&n n'&8ea& cadre a--r'-rié -'&r le traite+ent des di00ic&ltés des éta*lisse+ents de crédit : Ene procédure spéci#ique de traitement des di##icultés des établissements de crédit.  2ise en -lace d4&n cadre -'&r la c''-érati'n entre 1ANB AL( 2A<CRI1 et les a&tres a&t'rités de s&-er8isi'n d& secte&r 0inancier : $n perspective d’un meilleur contr"le consolidé des risques. dont la mission consiste à coordonner les actions de supervision des régulateurs des di##érents compartiments du système #inanciers . Gutre la certi#ication des comptes.  Ren0'rce+ent de la -r'tecti'n des intérDts de la client5le des éta*lisse+ents de crédit : Les principau0 réaménagements prévus dans ce domaine portent sur J • La clari#ication des relations entre prévus dans les établissements de crédit et la clientèle à travers l’institution de l’obligation de signature d’une convention de compte précisant les conditions de #onctionnement et de cl"ture des comptes de la clientèle. a été instituée.D. au0 auditeurs e0ternes. l’évaluation de l’adéquation du système de contr"le interne ainsi que la véri#ication de la sincérité des in#ormations destinées au public et leur concordance avec les comptes. par la loi bancaire de 266-.R.A : BANK AL-MAGHRIB 2013-2014 La mission des commissaires au0 comptes a été pour y intégrer celle dévolue. dans le cas oL elle estime que sa situation #inancière est irrémédiablement compromise. il a été institué une commission de coordination des organes de supervision du secteur #inancier. La responsabilité de l’intégralité du processus est ainsi con#iée à %8M 8L> 8H.R(% qui peut décider de la mise d’un établissement sous le régime de l’administration provisoire ou de sa liquidation. dérogatoire au0 dispositions du code de commerce. et à organiser l’échange d’in#ormation relatives au0 entités soumises à leurs contr"le respecti#s . cette mission porte sur la véri#ication du respect des dispositions comptables et prudentielles. 21 .

D. qu’ils soient développés ou émergents. *an. 1eulement.&e centrale Aans nombre de pays. les banques centrales des pays européens béné#icient d’autant d’autonomie et !ouissent des mKmes pouvoirs. dans tout système 22 .&e centrale :%&el.  La +ise en -lace d4&ne -r'céd&re -'&r le traite+ent des c'+-tes en dés>érenceE Ene meilleure in#ormation du public notamment en ce qui concerne l’a##ichage des conditions de banques et la garantie de trans#ert du compte sans #rais si l’initiative en revient à la banque en cas de #ermeture d’agences. notamment le service central des incidents de paiement.&es Les banques centrales du système monétaire mondial sont devenues des acteurs clés et a##irment leur poids dans la résolution des crises économiques et #inancières.R. A’ailleurs. 1( C'ntr6le de la *an. la possibilité pour les tiers intéressés d’accéder au0 in#ormations détenues par les services d’intérKt commun. $t. 8u aroc %8 est il aussi soumis à l’obligation de présenter le rapport de sa politique monétaire T  Le c'ntr6le de la e7e+-les. les banques centrales sont tenues de présenter leur rapport de politique monétaire au Iarlement et d’en débattre avec ses commissions des #inances.A : BANK AL-MAGHRIB 2013-2014 • Ene plus grande protection des intérKts des déposants en cas d’indisponibilité de leurs dép"ts.

A& ni8ea& e&r'-éen J Les statuts de la %anque centrale européenne )%&$/ précisent que l’institution est tenue d’établir un rapport annuel sur ses activités et sur la politique monétaire de l’année précédente et de l’année en cours.  %&i c'ntr6le 8rai+ent le tra8ail de 1an@ Al( 2ag>ri* 3 Les Binances et la &our des comptes. 8u aroc. Le gouverneur peut aussi Ktre entendu par les commissions des #inances des deu0 assemblées du Iarlement #ran5ais. à l’initiative de celles>ci ou à sa demande. surtout en matière de politique monétaire.A : BANK AL-MAGHRIB 2013-2014 démocratique. :usque>là aucune obligation de rendre compte au0 députés. La politique monétaire est entérinée par un &onseil au sein duquel seules les personnes indépendantes ont droit au vote. en 8ngleterre ou encore en Funisie et en Furquie. la loi 79>4. L’indépendance de la banque centrale a pour corollaire sa responsabilité sur le plan de la conduite de la politique monétaire et requiert par conséquent une plus grande transparence en la matière. au moins une #ois par an. un rapport sur les opérations de la banque.D. a consacré une 23 . $n $urope. La T&nisie J La %anque centrale de Funisie a amendé en +449 ses statuts pour inclure l’obligation pour le gouverneur de remettre un rapport annuel au Irésident de la république et d’en transmettre une copie au président de la &hambre des députés et à celui de la &hambre des conseillers. An France J Les statuts de la %anque de Brance stipulent que le gouverneur adresse au Iarlement et au Irésident de la république. La question de leur contr"le se pose avec acuité. à la &ommission $uropéenne et au &onseil européen. l’indépendance doit Ktre contrebalancée par la responsabilité a#in de garantir un équilibre des pouvoirs. portant statut de %an@ 8l> aghrib. au &onseil de l’E$. les banques centrales sont tenues d’in#ormer de l’ensemble de leurs actions.R.du +novembre +44<. contr"lent sa gestion mais ne peuvent !uger la conduite de la politique monétaire. et de l’adresser au Iarlement européen. la politique monétaire qu’elle met en Nuvre et les perspectives de celles>ci. tout comme au0 $tats>Enis. le che# de l’$tat et les députés de la nation.

notamment l’ob!ecti# d’assurer la stabilité des pri0. $n #ait. d’autant plus quand il s’agit d’une institution dont les prérogatives sont ma!eures. 24 .A : BANK AL-MAGHRIB 2013-2014 indépendance totale. année de l’adoption des nouveau0 statuts de l’institution. qui détermine les rapports entre la devise nationale et les devises étrangères et qui supervise son système bancaire et #inancier. il n’a pas à s’e0pliquer sur sa politique monétaire. il a adopté la totalité des pratiques internationales . vu que cette dernière a été modi#iée. surtout. &ette indépendance. qui gère sa politique monétaire. Ene situation bien particulière qui suscite des interrogations de taille J %an@ 8l> aghrib échappe>t>elle à la responsabilité devant les élus de la nation et le public en matière de conduite de la politique monétaire T 1on action est>elle contr"lée ou pas par un quelconque organe public T $t. L’article <7 du 1%8 dispose qu’ « En rapport annuel sur la situation économique. monétaire et #inancière du pays ainsi que sur les activités de la banque est présenté à sa a!esté le Roi avant le -4 !uin qui suit la cl"ture de l’e0ercice en cause. des nouveautés se pro#ilent en la matière. &ertes.R. a #ait converger la gouvernance de la banque vers les meilleures pratiques internationales en la matière. il peut Ktre entendu par les commissions permanentes chargées des #inances des deu0 &hambres. le gouverneur de %an@ 8l> aghrib se contente d’un rapport annuel adressé au che# de l’$tat. important à signaler. la problématique du contr"le de %an@ 8l> aghrib remonte dé!à à +44<. %an@ 8l> aghrib est bien tenue de rendre compte à trois organes di##érents. $lle a trait à la &onstitution. 8u aroc. de cette institution vis>à>vis du pouvoir e0écuti# et législati#. &e rapport est publie au bulletin o##iciel ». $n #ait. à leur demande. à la #ois #inancière et décisionnelle.D. $t ce. pourquoi le aroc n’a>t>il pas adopté la mKme logique que les pays européens en matière de responsabilité devant le Iarlement de la banque centrale alors qu’en termes de mode de gouvernance et de prérogatives de la banque. mais. et. qui émet la monnaie du pays. de mKme que les nouvelles missions et attributions apportées par les nouveau0 statuts. mais il n’en discute pas avec le Iarlement.

il est précisé que le &ommissaire du gouvernement contr"le les activités de la banque sau# en ce qui concerne les opérations de la politique monétaire. 25 . Le troisième contr"le est. la politique monétaire n’entre naturellement pas dans leur champ de contr"le. %an@ 8l> aghrib étant une entreprise publique. (l re5oit l’ensemble des procès>verbau0 des séances du conseil et des délibérations et peut e0iger toute pièce qu’il estime devoir consulter. Le rapport d’audit est communiqué au0 membres du conseil et au &ommissaire du gouvernement. qui #i0e les missions attribuées au &ommissaire du $n second lieu. &ela dit. (l est aussi stipulé que ce commissaire peut e0iger que toutes les décisions du conseil de la banque #assent l’ob!et d’une seconde délibération avant leur e0écution. En rapport est produit annuellement et adressé à la cour. (l contr"le pour le compte de l’$tat les activités de la banque et veille au respect par celle>ci des dispositions législatives régissant ses activités. le commissaire du gouvernement qui a historiquement été le secrétaire général du ministère des #inances et qui est membre du conseil de la banque. assuré par des commissaires au0 comptes indépendants qui procèdent à un audit annuel et à une certi#ication des comptes de %an@ 8l> aghrib. au plus tard cinq mois après la cl"ture de l’e0ercice » 8rticle <+ du 1%8 . il y a le contr"le de gestion de la &our des comptes. de sa situation #inancière et de ses résultats et apprécie son dispositi# de contr"le interne. en particulier les dispositions de ses statuts. « Les comptes de la banque sont soumis à un audit annuel réalisé sous la responsabilité d’un commissaire au0 compte ce dernier certi#ie que les états de synthèse de la banque donnent une image #idèle de son patrimoine. Aans l’article <4 des statuts de %an@ 8l> aghrib. à savoir la conduite de la politique monétaire. la mission qu’on peut quali#ier de la plus importante. lui. mais autres que celles relatives à la politique monétaire. échappe à tout contr"le. en premier lieu.A : BANK AL-MAGHRIB 2013-2014 (l y a. Uuant à la &our des comptes et les commissaires au0 comptes.D. contenant les comptes de la banque et les procès>verbau0 de son conseil relati#s au budget et au patrimoine de la banque. &’est l’article <4 du 1%8 gouvernement.R.

$nsuite. incluait mKme un article )n= <3/. l’indépendance de la banque et de son &onseil ne veut pas dire que celle>ci n’entretient aucun rapport avec les autres institutions publiques du pays. selon la &onstitution )l’ancienne/. c’est le &onseil constitutionnel qui a déclaré incompatibles avec la loi suprKme les dispositions de cet article.R. assister au0 séances des deu0 &hambres et au0 réunions des commissions permanentes comme les membres du gouvernement. présenté au Iarlement en +44<. à l’instar des dirigeants des autres institutions publiques. en concertation avec le ministre chargé des #inances. et que %an@ 8l> aghrib. qui stipulait que le gouverneur de la banque peut Ktre écouté par les commissions permanentes des deu0 &hambres chargées des #inances. $n plus. ais pourquoi alors son gouverneur n’est pas tenu. au sein duquel seuls les membres indépendants de tout courant politique ou e0écuti# ont le pouvoir de délibérer sur les décisions à prendre en la matière. sans toute#ois porter pré!udice à l’ob!ecti# de stabilité des pri0.D. de rendre compte de la politique monétaire devant le Iarlement T Le pro!et des nouveau0 statuts de la banque. mission #ondamentale de la banque. les membres du conseil de la banque sont nommés par le che# de l’$0écuti#. Gn peut dire donc que %an@ 8l> aghrib assure ses missions en par#aite concertation avec l’$0écuti#. à la demande de ces dernières ou à l’initiative du gouverneur. ne peut Ktre considérée comme 26 . l’ob!ecti# de stabilité des pri0. &’est un conseil. %an@ 8l> aghrib a l’obligation statutaire d’accomplir ses missions dans le cadre de la politique économique et #inancière du gouvernement. arguant que le gouverneur de la banque ne peut. de par son indépendance et l’étendue de ses missions. notamment le pouvoir e0écuti#. Le gouverneur de %an@ 8l> aghrib ne peut Ktre entendu à sa demande par le Iarlement. sur les questions relatives à la politique monétaire et à l’activité des établissements de crédit. Gr.A : BANK AL-MAGHRIB 2013-2014 &ela veut>il dire que %an@ 8l> aghrib décide de la politique monétaire à mener et l’e0écute sans rendre compte à personne T A’abord. la politique monétaire n’est pas #i0ée par le gouverneur de la banque tout seul. Ae plus. selon ses statuts. est arrKté. Ae #ait.

celle>ci ne se #era plus par dahir. question qui relève. A’abord. et que toutes les données et publications relatives à la conduite de la politique monétaire sont accessibles au public via internet à un rythme régulier. L’article <3 des statuts de la banque n’a donc pas été adopté. $t il #aut savoir qu’en matière de transparence de la banque centrale. elle. &e ne sont donc pas les instances de %an@ 8l> aghrib ou le ministère des #inances. mais pas en ce qui concerne la politique monétaire. mais par le conseil des ministres sur proposition du che# de gouvernement. selon l’article 74 de la nouvelle &onstitution. dans leur mission de préparation du travail législati# qui peut nécessiter l’accès à certaines données.A : BANK AL-MAGHRIB 2013-2014 l’une des institutions publiques mentionnées dans la &onstitution et devant Ktre entendues par le Iarlement. Uuoi qu’il en soit. la loi suprKme donne carte blanche au0 commissions du Iarlement pour auditionner tous les responsables des administrations et des établissements et entreprises publics. en in#ormant le inistre chargé des #inances. qui n’ont pas souhaité introduire la possibilité que le Iarlement puisse auditionner le gouverneur sur la politique monétaire du pays. le Iarlement a le droit d’évaluer toute politique publique. ayant planché à l’époque sur l’élaboration des nouveau0 statuts de la banque.D. de demander à entendre le gouverneur de %an@ 8l> aghrib. dans son article 242. avec l’adoption de la nouvelle &onstitution. dans la mesure oL les décisions de politique monétaire sont e0pliquées au public. en ce qui concerne la nomination du gouverneur de %an@ 8l> aghrib. précise un !uriste dans le milieu bancaire. «La politique monétaire du pays est une politique publique». en présence et sous 27 . à l’occasion de chaque réunion du conseil.R. $t dans l’article 24+. $t pour ce qui est du contr"le des activités de la banque. une grande avancée peut Ktre constatée. la &onstitution va plus loin et précise que le Iarlement doit réserver une séance annuelle à la discussion et à l’évaluation des politiques publiques. mais le &onseil constitutionnel a laissé la possibilité au0 commissions chargées des #inances. Ae plus. à travers les di##érents médias. cette question du contr"le de la politique monétaire par le pouvoir législati# a été résolue. quatre #ois par an. de la seule compétence du conseil des ministres.

on ne peut que qualifier la ré#ulation du syst$me monétaire par Ban Al!"a#hrib de performante% "ais le contr*le reste tou+ours nécessaire.souverainisation. mKme si celle>ci béné#icie d’une indépendance. ne serait!ce que pour le principe démocratique qui devra se traduire par une démocratisation et une .des mécanismes de prise de décision économique. l’ass$chement des liquidités et le ralentissement du crédit apr$s une période d’euphorie. le co)t de l’ar#ent est resté quasiment stable durant ces derni$res années. CONCLU9ION : Finalement.R. son gouverneur pourra Ktre auditionné par les commissions chargées des #inances après in#ormation du ministère des #inances. A’une source autorisée au sein de la banque centrale. par le fait que le .ali de Ban !Al!"a#hrib devra rendre compte de la politique monétaire de BA" é#alement devant les élus du peuple en présentant son rapport annuel devant le Parlement% 1I1LIO<A)CIA : 28 .A : BANK AL-MAGHRIB 2013-2014 la responsabilité des ministres dont ils relèvent. en attendant de voir Abdellatif Jouahri s’exprimer devant le Parlement sur les questions de la politique monétaire. il y a lieu de reconnaître que le travail de Ban Al!"a#hrib en mati$re de ré#ulation monétaire et de supervision bancaire a été efficace% &e travail est m'me salué par des institutions internationales comme le F"( ou la Banque mondiale% &ar quand on sait que mal#ré la plus #rave crise qui a touché le monde.D.

&e de l4 acti8ité *ancaire a& 2ar'c H/ Aditi'n I+ade $00!E  1errada 2'>a+ed AIIedine/ G Les tec>ni.A : BANK AL-MAGHRIB 2013-2014  1en>ali+a L>assane/ G Le n'&8el en8ir'nne+ent .&e de crédit et de c'++erce e7térie&r a& 2ar'c H/ Aditi'n 9ACAA $00!E  Didier R 2artin G Dr'it c'++ercial et *ancaire +ar'cain H/ Aditi'n $010E  1an@ Al 2ag>ri* G Ra--'rt ann&el H/ $010 /$011 /$01$ E  1errada 2'>a+ed AIIedine G Les n'&8ea&7 +arc>és des ca-ita&7 a&7 2ar'c H Aditi'n 9ACAA 199"E  Les l'is relati8es a&7 éta*lisse+ents de crédit et 'rganis+es assi+ilés de 199# et de $006E  Le n'&8ea& stat&t de 1A2 /$006E 29 .R.&es de *an.&ridi.D.