You are on page 1of 5

Semaine du 7 au 11 avril 2014

Semaine du 7àau 11 avril 2014 Document usage interne
ACTUALITE DE LA SEMAINE

Marchés Actions
CAC 40 Eurostoxx 50 S&P 500

11/04/14

Perf. sur la semaine

Perf. sur le mois

Perf. Depuis le 31/12/13

4366 3117 1828
11/04/14

-2,6% -3,5% -2,0%
Sur 1 semaine

0,4% 0,8% -2,1%
Sur 1 mois

1,6% 0,2% -1,1%
Depuis le 31/12/13

Marchés de taux

Le Fonds Monétaire International (FMI) table sur un renforcement de la croissance mondiale en 2015 Les minutes du FOMC* tempèrent le message de la Réserve Fédérale américaine (FED). 08/04 : L’Italie dévoile ses projections budgétaires de moyen terme 11/04 : l’agence de notation Fitch relève la perspective de la note de la dette du Portugal (BB+) de négative à positive Zone euro : • Hausse de la production industrielle dans les grands pays de l’Union Européenne • France : légère amélioration de l’activité en mars et progression attendue en avril selon la Banque de France Etats-Unis : • Progression du moral des ménages Pays émergents • Brésil : L’inflation persiste
MARCHES ECONOMIE

> Lire la suite

Eonia*
OAT 10 ans

0,21% 2,01%
11/04/14

n/d
Perf. sur la semaine

+4 pb* n/d
Perf. sur le mois

-24 pb n/d
Perf. Depuis le 31/12/13

Matières 1ères
Pétrole (Brent,
$/baril)

107 1318
11/04/14

1,0% 1,1%
Perf. sur la semaine

-0,8% -2,3%
Perf. sur le mois

-3,3% 9,3%
Perf. Depuis le 31/12/13

Or ($/once)

> Lire la suite

Devises
EUR /USD

1,39

1,4%

0,2%

0,8%

Source: Bloomberg, Stratégie Amundi - Données actualisées à 18h le 11/04/2014

Devises : Le dollar poussé à la baisse par les minutes du FOMC Taux : les taux baissent dans les pays développés avec les minutes de la Fed et les inquiétudes sur le marché actions américain Actions : Prise de profits sur les marchés

> Lire la suite

NOTRE ANALYSE • Le FOMC a vraisemblablement voulu adoucir sa communication après avoir dévoilé des projections de fed funds* plus agressives qu’auparavant lors du dernier FOMC. Toutefois, Janet Yellen avait indiqué en conférence de presse que le premier relèvement de fed funds pouvait intervenir environ 6 mois après la fin du programme de QE* (qui interviendrait vers novembre de cette année) et que les chiffres économiques se sont globalement améliorés depuis. Les politiques monétaires restent bienveillantes, ce qui est primordial pour les actions. Les prises de profits ne constituent pas des inversions de tendance. On conserve notre préférence pour les marchés dont les politiques monétaires sont les plus en retard, à commencer par la zone euro. Enfin, la saison de résultat est ouverte et devrait être marquée par l’impact d’un premier trimestre un peu faible en terme de croissance mondiale et surtout l’impact de la baisse des devises émergentes. Il faudra surement attendre le second semestre pour assister à une vraie reprise des profits. > Lire l’avertissement

* Ce terme est défini dans le lexique

Semaine du 7 au 11 avril 2014

Semaine du 7 au 11 avril 2014

• Le FMI table sur un renforcement de la croissance mondiale en 2015 Le FMI prévoit une accélération modérée de la croissance mondiale de +3,6% en 2014 à +3,9% en 2015. Cette accélération devrait être portée principalement par la reprise dans les pays avancés (+2,2% en 2014 et +2,3% en 2015) alors que les pays émergents marquent sensiblement le pas en 2014 (+4,9%) avant de réaccélérer en 2015 (+5,3%). En définitive, nous retrouvons dans les prévisions du FMI les lignes directrices de notre propre scénario central : (1) croissance tirée par les pays avancés, (2) résistance de la croissance mondiale à la crise financière dans les émergents et (3)persistance de pressions déflationnistes en zone euro en dépit d’une reprise cyclique qui se renforce. Les prévisions du FMI mettent ainsi la BCE sous pression : il lui revient en effet d’agir pour écarter tout risque de déflation*. • Les minutes du FOMC* tempèrent le message de la FED Elles dévoilent que « presque tous » les membres du FOMC étaient pour l’abandon de la « forward guidance* » numérique (pas de remontée des fed funds tant que le taux de chômage est supérieur à 6,5%). « Certains d’entre eux» se sont montrés inquiets du décryptage fait par les marchés de la modification substantielle de leurs projections des fed funds (1% fin 2015 et 2,25% fin 2016 contre respectivement 0,75% et 1,75% lors du comité de décembre 2013). Enfin, les minutes révèlent que les membres du FOMC sont loin d’avoir la même vision sur le marché du travail. • 08/04 : L’Italie a dévoilé ses projections budgétaires de moyen terme Le gouvernement Renzi révise à la baisse sa prévision de croissance pour 2014 à 0,8% (en baisse de 0,2%). L’objectif de déficit budgétaire reste, lui, inchangé à 2,6% du PIB en 2014. • 11/04 : L’agence de notation Fitch relève la perspective de la note de la dette du Portugal (BB+) de négative à positive Pour justifier sa perspective, l’agence a mis en avant l’important assainissement budgétaire. Le déficit public* a atteint 4,9% du PIB en 2013, bien en-dessous de son objectif de 5,5%, et devrait atteindre 4% du PIB en 2014. Fitch estime également que la dette publique* a atteint son apogée à 129% du PIB* en 2013 (idem prévisions du FMI). Enfin, suite à un troisième trimestre consécutif de croissance, l’agence a augmenté sa prévision de croissance du PIB à 1,3% pour 2014 et 1,5% pour 2015.

ACTUALITÉ DE LA SEMAINE

> Retour au sommaire

ECONOMIE

Zone euro : • Hausse de la production industrielle dans les grands pays de l’Union Européenne La production industrielle a progressé, en février, de 0,4% en Allemagne, de 0,7% en Espagne, de 1,0% au RoyaumeUni mais a baissé de 0,5% en Italie. Ces chiffres sont, dans l’ensemble, supérieurs aux attentes. • France : La Banque de France note une légère amélioration de l’activité en mars et s’attend à une progression en avril. L’indicateur Banque de France du climat des affaires* dans l’industrie progresse en mars à 99, contre 98 en avril. L’indicateur équivalent portant sur les services reste stable en mars à 94. La Banque de France dit s’attendre à une progression en avril, tant dans l’industrie que dans les services
* Ce terme est défini dans le lexique

> Retour au sommaire

Semaine du 7 au 11 avril 2014

Semaine du 7 au 11 avril 2014

ECONOMIE (suite)
Etats-Unis : • Progression du moral des ménages D’après son estimation préliminaire, l’indice de confiance des consommateurs de l’Université du Michigan* progresse à 82,6 contre 81 attendu et 80 en mars. Pays-émergents : • Brésil : L’inflation persiste Au mois de mars, les prix à la consommation ont augmenté de 6,1% sur un an (+0,9% sur un mois). Cette augmentation est essentiellement due aux prix des aliments poussés à la hausse en raison d’une sécheresse qui a touché les récoltes dans certains Etats du pays. L’inflation* atteint donc 2,1% au 1er trimestre 2014. Pour rappel, le 3 avril, la Banque centrale du Brésil (BCB) a monté une nouvelle fois son principal taux directeur de 25 pb à 11% pour lutter contre l’inflation.
> Retour au sommaire

• Changes : Le dollar poussé à la baisse par les minutes du FOMC. Il s’est déprécié contre quasiment toutes les devises, en perdant 1% en termes effectifs. La volatilité* a continué à baisser sur le marché des changes. Les devises d’Amérique Latine se sont appréciées face au dollar cette semaine encore. Le won sud-coréen a atteint un plus haut face au dollar depuis août 2008, après une baisse significative du taux de chômage (de 3,9 à 3,5% en mars). • Taux : Les taux baissent dans les pays développés, avec les minutes de la Fed et les inquiétudes sur le marché actions américain. Les taux développés sont orientés à la baisse à cause de chiffres médiocres en Chine et surtout de la publication des minutes de la Fed. Les marchés de taux ont globalement interprété les minutes du FOMC comme le signal que la Fed garderait une politique de taux zéro pendant la majeure partie de 2015. • Actions : L’actualité boursière de la semaine a été dominée par la décision de la BCE de baisser ses taux directeurs Les minutes de la Fed, rassurantes sur la progressivité du changement de politique monétaire, n’ont pas suffi pour mettre fin aux prises de profits sur les valeurs technologiques américaines (surtout la biotech et les réseaux sociaux). L’Europe, un peu surachetée, corrige aussi. Enfin, le Japon a été pénalisé par le discours de la BoJ (Bank of Japan) qui ne se montre pas pressée d’agir. En revanche, les marchés émergents, très en retard, tirent leur épingle du jeu.

MARCHÉS

> Retour au sommaire

* Ce terme est défini dans le lexique

Semaine du 7 au 11 avril 2014

Semaine du 7 au 11 avril 2014

LEXIQUE
Climat des affaires : Indicateur qui synthétise la tonalité des enquêtes de conjoncture menées auprès des industriels (évolution de la production par rapport au mois précédent, évolution des commandes par rapport au mois précédent, niveau du carnet de commandes, niveau des stocks de produits finis, taux d'utilisation des capacités de production et évolution des effectifs). Déficit public : en comptabilité nationale, la notion de déficit budgétaire s'utilise lorsque le budget de l'État est en déficit : les recettes de l’État (hors emprunt) sont inférieures à ses dépenses (hors remboursement d'emprunt) d'où un solde budgétaire négatif. Dette publique : c’est, dans le domaine des finances publiques, l'ensemble des engagements financiers pris sous formes d'emprunts par l'État, les collectivités publiques et les organismes qui en dépendent directement (certaines entreprises publiques, les organismes de sécurité sociale, etc.). Ainsi déficit public et dette publique sont liées mais se distinguent par leur nature : le déficit est un flux alors que la dette est un stock. Déflation : Baisse générale des prix. A ne pas confondre avec la désinflation, qui est le ralentissement de la hausse des prix. Eonia : L'Eonia est l'abréviation d'Euro Overnight Index Average. Il correspond au taux moyen des opérations au jour le jour sur le marché interbancaire en Euro, pondéré par les transactions déclarées par un panel d'établissements financiers, les mêmes que pour l'Euribor. Fed Funds : Ce sont, aux États-Unis, les fonds déposés par les banques commerciales et autres institutions financières ayant des exigences de réserves obligatoires auprès des Réserves fédérales régionales, y compris les fonds en excès de ces réserves obligatoires. Contrairement au dispositif actuellement en vigueur dans la zone euro, les importantes réserves obligatoires déposées auprès de la banque centrale, la Fed, ne sont pas rémunérées. La Fed a créé un marché permettant aux détenteurs de federal funds dont les réserves obligatoires sont temporairement insuffisantes d'emprunter directement auprès de ceux qui en ont en excès. Il résulte un marché secondaire au jour-le-jour des réserves non utilisées, qui forme le marché directeur des taux à très court terme du marché monétaire domestique américain. Les montants s'échangent moyennant des taux d'intérêt librement négociés entre les contreparties. Le taux moyen de ces prêts et emprunts, calculé quotidiennement par la banque centrale, est le federal funds effective rate. FOMC (Federal Market Open Committee ou en français Comité fédéral d’open market) : organe de la Réserve fédérale américaine chargé du contrôle de toutes les opérations d'open market (achat et vente de titres d'État notamment) aux États-Unis. Elle constitue en cela le principal outil de la politique monétaire américaine. Le comité établit la politique monétaire en fixant des objectifs à court terme pour ces opérations, ce qui constitue le principal support des Federal Fund rates, c'est-à-dire les taux d'intérêt au jour le jour pour les prêts entre banques commerciales. Le FOMC est aussi chargé des opérations de la Fed en matière de politique monétaire à l'étranger bien que toute opération monétaire étrangère soit supervisée par le trésor américain, qui a pour mission d'adapter la politique monétaire aux fluctuations externes du dollar. Forward guidance : Terme utilisé par les banques centrales pour communiquer sur leur future politique monétaire dans le but de calmer les incertitudes de marchés.
> Retour au sommaire

Semaine du 7 au 11 avril 2014

Semaine du 7 au 11 avril 2014

Indice de confiance de l’université du Michigan : cet indicateur mesure le moral des ménages, il est calculé et publié chaque mois par l’Université du Michigan. Pour le calculer, environ 500 personnes sont interrogées sur leur vision de l'avenir économique à court et moyen terme (1 an et 5 ans) ainsi que sur leurs finances personnelles. L'influence de cet indicateur américain est assez forte sur les marchés car il est un vrai indicateur avancé de la consommation future des individus. Inflation : Baisse de la valeur de la monnaie, qui entraine une hausse générale des prix. Pb : pb est l’abréviation de point de base ; 1 point de base correspond à une variation de 0,01%. De fait, 100 points de base correspondent à une variation de 1%. PIB ou produit intérieur brut est l’un des agrégats majeurs des comptes nationaux. En tant qu'indicateur économique principal de mesure de la production économique réalisée à l’intérieur d'un pays donné, le PIB vise à quantifier — pour un pays et une année donnée — la valeur totale de la « production de richesses » effectuée par les agents économiques résidents à l’intérieur de ce territoire (ménages, entreprises, administrations publiques). Le PIB reflète donc l’activité économique interne d’un pays et la variation du PIB d’une période à l'autre est censée mesurer son taux de croissance économique. Quantitative Easing (QE) : Politique monétaire dite « non conventionnelle », utilisée par certaines banques centrales pour augmenter la masse monétaire, de manière à stimuler l’économie et accélérer l'inflation. Taux directeurs : taux d'intérêt fixés par la banque centrale d'un pays ou d'une union monétaire, et qui permettent à celle-ci de réguler l'activité économique. Volatilité : Mesure des fluctuations de valeur d’un actif qui permet d’évaluer son risque.

LEXIQUE (SUITE)

> Retour au sommaire

AVERTISSEMENT
Achevé de rédiger le 11/04/2014 à 18h Cette publication ne peut être reproduite, en totalité ou en partie, ou communiquée à des tiers sans notre autorisation. Edité par Amundi - Société anonyme au capital de 596 262 615 euros - Siège social : 90, boulevard Pasteur, 75015 Paris - Société de gestion de portefeuille agréée par l’AMF n° GP 04000036 - 437 574 452 RCS Paris. Les informations figurant dans cette publication ne visent pas à être distribuées ni utilisées par toute personne ou entité dans un pays ou une juridiction où cette distribution ou utilisation serait contraire aux dispositions légales ou réglementaires, ou qui imposerait à Amundi ou ses sociétés affiliées de se conformer aux obligations d’enregistrement de ces pays. La totalité des produits ou services peut ne pas être enregistrée ou autorisée dans tous les pays ou disponible pour tous les clients. Les données et informations figurant dans cette publication sont fournies à titre d’information uniquement. Aucune information contenue dans cette publication ne constitue une offre ou une sollicitation par un membre quelconque du groupe Amundi de fournir un conseil ou un service d’investissement ou pour acheter ou vendre des instruments financiers. Les informations contenues dans cette publication sont basées sur des sources que nous considérons fiables, mais nous ne garantissons pas qu’elles soient exactes, complètes, valides ou à propos et ne doivent pas être considérées comme telles à quelque fin que ce soit.

> Retour au sommaire