Introduction Toute activité humaine génère des déchets solides et liquides.

Les nombreux travaux réalisés ces dernières années sur les filières et les modes d’élimination des déchets solides ont démontré l’intérêt que les professionnels de santé et administratifs des hôpitaux ainsi que les pouvoirs publics attachent à ce su et en !articulier" et à la protection de l’environnement et de la #anté !ublique en général. $ette prise de conscience est apparue de fa%on concomitante avec de nouveaux micro& organismes '()*" bactéries multi résistantes et prions+ et a évolué avec les progrès des techniques médicales et l’application des règles d’asepsie allant de pair avec l’extension de l’utilisation des usages uniques. Les centres hospitaliers dont la taille correspond à des petites ou mo,ennes -gglomérations utilisent pour leurs activités et leur h,giène" de grands volumes d’eau qui se trouvent ensuite re etés" chargés de micro&organismes dont certains sont multi résistants et de produits chimiques souvent toxiques et parfois radioactifs. Toutes ces technologies nouvelles qui répondent à des progrès en matière de soins 'hémodial,se" radiologie" laboratoires de hautes technologies+ ne doivent pas compromettre l’écos,stème aquatique de nos rivières et de nos mers. L’homme à le devoir de protéger ses semblables et son environnement. .ans ce mémoire" nous avons envisagé les principales activités de la vie hospitalière 'services de soins et de logistique susceptibles d’avoir un impact sur l’environnement+ en anal,sant les difficultés et les risques qu’elles génèrent et en proposant des solutions

conformes à la réglementation en vigueur. .es conduites à tenir les plus pragmatiques possibles ont été proposées. L’expérience en matière d’h,giène de l’environnement est souvent encore insuffisante et le su et trop souvent minimisé par rapport à la lutte contre l’infection nosocomiale. La responsabilité de l/élimination des déchets d’activité de soins est aux producteurs. )ls doivent" en conséquence" s/assurer que le conditionnement" le stoc0age" la collecte et le traitement est effectué conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur" on entend par producteur" soit la personne morale pour le compte d’un professionnel de santé exerce son activité" soit la personne ph,sique qui exerce l/activité productrice de déchets 'par exemple les professionnels de santé libéraux" ou les patients en automédication+. Les collectivités peuvent prendre en charge les déchets de soins produits par les particuliers en automédication" sauf si elles ugent que cela entra1ne des su étions techniques particulières de collecte et de traitement" à ce titre" peut favoriser la mise en place de collectes sélectives des déchets d’activité de soins. 1-1-LES DEFINITIONS :

1-1-1-Définition de l’Environnement : L/environnement est défini comme 2 l/ensemble des éléments 'biotiques ou abiotiques+ qui entourent un individu ou une espèce et dont certains contribuent directement à subvenir à ses besoins 3" ou encore comme 2 l/ensemble des conditions naturelles 'ph,siques" chimiques" biologiques+ et culturelles 'sociologiques+ susceptibles d’agir sur les organismes vivants et les activités humaines3.

La préservation de l/environnement est un des trois piliers du développement durable et a été désignée comme l/un des huit ob ectifs du millénaire pour le développement L’ENVIRONNEMENET ET LES DECHETS : 1-1-2-LES DECHETS : • C’e t !"oi "n dé#$et% 1-1-2-1-Définition D’après Les Dictionnaires : Déchets : 6nsemble des résidus se présentant sous forme solide voire liquide lorsqu’ils sont contenus dans des récipients réputés étanches 7 ces résidus résultent des diverses activités humaines domestiques" industrielles et agricoles. déroulant" c/est&à&dire tout ce qui entoure l/*omme et ses activités. 4n peut au ourd/hui définir l/environnement comme l/ensemble des composants naturels de la planète terre" comme l/air" l/eau" l/atmosphère" les roches" les végétaux" les animaux" et l/ensemble des phénomènes et interactions s/. .La notion d/environnement naturel" souvent désignée par le seul mot environnement" a beaucoup évolué au cours des derniers siècles et des dernières décennies. 6n revanche" on parle d’effluent pour designer les eaux usée domestiques ou industrielle re etées dans les émissaires d’égouts" les cours d’eau ou dans la mer. -u 55)e siècle" la protection de l/environnement est devenue un en eu ma eur" en même temps que s/est imposée l/idée d/une dégradation à la fois globale et locale de l/environnement" à cause des activités polluantes humaines.

4n utilisera le terme de bien pour designer tout bien de production ou de consommation dont la valeur économique est positive" c/est&à&dire pour lequel un acquéreur est dispos à pa.er quelqu’un ou faire lui même le travail.?&?@ relative à la gestion ou contrôle et à l’élimination des déchets définit les déchets comme suite A 2 tout résidu d’un processus de production de transformation ou d’utilisation" et plus généralement tous substance" ou produit en tout bien meuble dont le propriétaire ou le détenteur se défait" pro ette de se défaire ou dont il a l’obligation de se défaire ou de l’éliminer ' ournal officielC.er un prix. #elon cette définition" la valeur nulle d’un bien peut redevenir positive A un ob et débarrasser d’un vieux grenier peut devenir ob et de brocante" puis une .onc pour s’en débarrasser" le détenteur devra pa.échet est toute chose délaissée ou abondonnée par son propriétaire" suite à une opération de production" transformation ou utilisation de toute matière ou produit" d’une manière globale. .= >évrier ?@9: relatives à la protection de l’environnement définissent les déchets comme suit A 2 Bn ..1-1-2-2-Définition D’après La Loi : La loi -lgérienne n8 9:&.: du <inistère de l’intérieure en date de . 3 La loi -lgérienne n8 .?+. 1-1-1-3-Définition Econo i!ue : Bn déchet est une matière ou un ob et dont la valeur économique est nulle ou négative pour son détenteur" à un moment et dans un lieu donne.

1-1-2-3-Les déchets non dan%ereu& ou $es déchets industrie$s #ana$e : $e sont des déchets non toxiques souvent assimilés à des ordures ménagères qui proviennent de l’ensemble des activités économiques. 1-1-2-1-Déchet d’e #a$$a%e : 6mballages" matériaux d’emballages" dont le détenteur final" qui séparé l’emballage du produit qu’il contenait" se défait. 1-2-1-T"pes des déchets : Les déchets solides sont constitués de plusieurs t. $eci inclut notamment les déchets provenant des entreprises industrielles" des artisans" commer%ants" écoles" service publics" hôpitaux" service tertiaires et les déchets produits par les particuliers hors de leurs domiciles.-ntiquité. 1-1-2-'-Les déchets industrie$s dan%ereu& : $e sont des déchets qui peuvent générer des nuisances pour l’homme .pes de produit différent entre eux par leur apparence" leur consistance" leur fermentescibilité et leur évolution. 1-1-2-2-Déchet des entreprises Tous les déchets qui ne sont pas des déchets ménagers. !ar emballage" on désigne toute forme de support destiné à contenir un produit" pour en faciliter le transport ou la présentation à la vente. )ls sont assimilés aux déchets ménagères car ils sont constitués de mêmes composants" ont les mêmes modes de traitement ou des conditions d’élimination similaire. $eci n’inclut pas les déchets de fabrication d’emballage.

1-1-2-(-Déchets radioactifs : Tout déchet constitué par un produit contaminé par des radioéléments artificiels" ou tout matériau a.+)ls ont un étiquetage approprié.ou pour l’environnement. DLes propriétés de danger prises en compte sont les suivantes A  6xplosif  $omburant  >acilement inflammable  )nflammable  Eocif  $orrosif  )nfectieux  Toxique pour la reproductionF$ancérogène  <utagèneF$ancérogène  #ubstances et préparation qui au contact de l’eau" de l’air ou d’un acide dégagent un gaG toxique ou très toxique. DLes déchets industriels dangereux font l’ob et d’un contrôle administratif renforcé 'production" stoc0age" transport" élimination.ant subi transformation mécanique ou chimique .en que ce soit à une autre substance qui présente les mêmes propriétés que précédemment.  #ubstances et préparations susceptibles après élimination de donner naissance par quelque mo. )ls peuvent présenter une ou plusieurs propriétés de danger énumérées ci&dessus ce qui implique certaines précautions particulières.

2-1-+is!ue $iés au& déchets d’acti*ités de soins: &-1-&-&-'(ENTS )IOLO(I*+ES • <anipulation de produits biologiques A sang" urines" selles" crachats" etc.-1-1-1-Ri !"e infe#tie".enne activité résultant des laboratoires de recherche ou d’industries spécifiques. Bne manipulation et un transport multiple " ou ne prenant pas en considération certains paramètres scientifiques" ou bien leur mélange avec des déchets municipaux généraux" leur dépôts sur des terrains en plein air" voire leur utilisation comme remblai" ou encore une fouille sans précaution dans des décharges sauvages des déchets hospitaliers" pose de très sérieux problèmes environnementaux et peut causer de graves dangers pour la santé des habitants en général. 1-1-2-)-Déchets d’acti*ités de soins : Les déchets d’hôpitaux sont souvent toxiques et contiennent des matières infectieuses et dangereuses.-1-1-M'L'DIES -ROFESSIONNELLES &-.cobactéries at.: • Irucellosis professionnelles • <aladies dues aux bacilles tuberculeux et a certainness m.pouvant libérer des radioéléments naturels.. et 6 • -ffections professionnelles dues aux amibes . +is!ues $ies . les déchets à haute activité résultant du programme électronucléaire. )ls peuvent être de diverses natures A & les déchets à faible ou mo. $a anipu$ation des produits #io$o%i!ues : • <écanismes de contamination A DLa $ontamination peut être cutanéo&muqueuse A &6ffraction cutanée A par piqHre" coupure par un ob et piquant coupant tranchant &pro ection A pro ection d’un liquide ou d’un produit chimique A oculaire" sur la bouche &contact cutané A sur peau lésée &$ontamination digestive directe par ingestion accidentelle d’un produit humain ou chimique &indirecte 'manu portée+ pas de lavage des mains D$ontamination respiratoire A inhalation d/aérosols" gouttelettes" particules &-ccidents d/exposition au sang par contamination cutanée ou con onctivale A ()*" hépatite I 'peut être à l/origine d/un carcinome hépatocellulaire+ hépatite $ &-.cobacterium 0ansasii" <.piques A <.-1-RIS*+ES -O+R L' S'NTE &-.cobacterium marinum" <.cobacterium aviumFintracellulaire" <.cobacterium fortuitum • )nfections d/origine professionnelle par les virus des hépatites -" I" $" .cobacterium xenopi" <. $es déchets sont sous&divisés en A déchets généraux" puis déchets infectieux" déchets biologiques" et enfin ob ets pointus et tranchants.

-1-1-.-Ri !"e /$0 i!"e: • -ffections périarticulaires provoquées par certains gestes et postures de travail &-./o 3nt 3" 3n4 .mères A opérations de désinfection • -ffections cancéreuses provoquées par l/aldéh.lènes et tous les produits en renfermant • -ffections provoquées par l/aldéh. .-1-&-Le f3#te"r de ri !"e de #ont3min3tion 6n pratique de soins" il n’.-1-Le 3##ident e.• • <aladies liées à des agents infectieux ou parasitaires contractées en milieu d/hospitalisation et d/hospitalisation à domicile Jératocon onctivites virales &-. Le risque de transmission d/agents infectieux lors d/un -6# concerne l/ensemble des germes véhiculés par le sang ou les liquides biologiques 'bactéries" virus" parasites et champignons+ 6n pratique" on redoute surtout le (*I" le (*$ et le ()*" en >rance" du fait de leur prévalence" de l’existence d’une virémie chronique et de la gravité de l’infection engendrée.-1-1-Définition Bn accident exposant au sang '-6#+ est défini comme tout contact avec du sang ou un liquide biologique contenant du sang et comportant soit une effraction cutanée 'piqHre ou coupure+ soit une pro ection sur une muqueuse 'Lil" bouche+ ou sur une peau lésée. 6n pratique" les accidents les plus graves sont ceux oM A DLa blessure est profonde DLa virémie du patient source est élevée .de formique et ses pol.-&-N+IS'NCES -O+R L1ENVIRONNEMENT E2TERIE+R • $ontaminations possibles par les réactifs ou les germes manipulés en cas de non respect des procédures de sécurité • #olvants pouvant être à l/origine d/incendies .-1-1-&-Ri !"e #$imi!"e: • -ffections gastro&intestinales provoquées par le benGène" le toluène" les x.de formique • Lésions ecGématiformes de mécanisme allergique • Khinite et asthmes professionnels • -ffections professionnelles de mécanisme allergique provoquées par les protéines du latex 'ou caoutchouc naturel+ &-. a de risque de contamination par ces virus qu’en cas d’-6#" le risque individuel varie en fonction de la gravité de l’-6#" et notamment de l’importance de l/inoculum viral.

Le risque de transmission du (.N+. .-LES RIS*+ES DE TR'NSMISSION D1'(ENTS INFECTIE+2 -'R LE S'N( ET LES LI*+IDES )IOLO(I*+ES .). Le -.H.-1. !armi ces agents infectieux" le (.P à ?.*.I./.).e nombreuses études ont permis de préciser ce risque.@ particules virales par ml+. .*" (.DL/aiguille est utilisée pour un geste intraveineux ou intra artériel DL/aiguille est visiblement souillée DL/aiguille est de gros calibre Les accidents causés par une tierce personne peuvent également être graves car le mouvement de retrait de l’ob et vulnérant est moins immédiat. du $ode de la #anté !ublique+" le risque de contamination .Le ri !"e /o"r le /er onnel de 3nté : Le sang ou les liquides biologiques peuvent véhiculer des agents infectieux très divers 'bactéries" virus" parasites et champignons+.* après exposition au sang d/un patient porteur du (. .*.":CN.I" (.epuis anvier ?@@?" date à laquelle la vaccination contre l/hépatite I a été rendue obligatoire en >rance cheG le personnel de santé 'article L.-1-. $ette forte contagiosité est liée à la quantité importante de virus présents dans le sang et les liquides biologiques '?.*.). ?. Le -. à partir d/un patient infecté est très élevé 'C à O. A Le risque de transmission du (.$ représentent un risque particulier du fait de la possibilité d/une virémie prolongée et de la gravité des infections engendrées.-1-.I.* est estimé à . A Iien que ce virus soit retrouvé dans divers liquides biologiques" seuls le sang et les liquides biologiques contenant visiblement du sang et provenant de patients dont la virémie est élevée ont été usqu/alors impliqués dans la transmission en milieu de soins.H.

Iien que des cas de contamination par le (.ant servi à un abord vasculaire ou contenant du sang sont ma oritairement en cause dans la transmission du (.*.e nombreux agents viraux peuvent être véhiculés par le sang ou liquides biologiques. $e risque est faible comparé à celui de l/hépatite I et peut s/expliquer par une virémie moins importante '?. après exposition au sang d/un patient porteur du (. Les autres a%ents *irau& A . Les données épidémiologiques actuelles montrent que le risque professionnel de contamination par le (. cheG les soignants.*. La transmission de ces agents au personnel soignant est donc tou ours possible notamment pour des infections graves telles les fièvres hémorragiques" dont plusieurs cas de transmission au personnel de santé ont été rapportés. Le risque de contamination professionnelle dépend également des circonstances de l’exposition.ifférentes enquêtes menées dans les unités de soins montrent que les accidents par piqHre surviennentA .: à ?.O particules virales par ml de sang+.$ varie entre C et :N.H.6. après pro ections cutanées soient rapportés" il a été établi que les piqHres profondes avec une aiguille creusent a.). Toutefois" ce risque persiste encore" notamment pour certaines catégories professionnelles 'médecins+ pour lesquelles la couverture vaccinale reste )nsuffisante Le -.$.*.*. Le tableau de l/annexe ) résume les informations disponibles concernant les risques de contamination pour les soignants" après un -.C. A 6n raison de la prévalence estimée de cette infection dans la population générale 'de l/ordre de ?N+ et de son caractère as.). .mptomatique" le risque théorique de contamination est élevé.des soignants est en nette régression.#" par ces trois virus.

C&O. C"?N Brines" selles . et (.$.* Eon quantifié" transmission par cette voie non documentée mais plausible +is!ue se$on $e t"pe de $i!uide #io$o%i!ue 5rou*é 5ossi#$e 334 6u$ 3'4 Brines" selles #ang" liquides biologiques contenant du sang #ang" liquides biologiques contenant du sang #perme" sécrétions vaginales" salive sperme" sécrétions vaginales" salive (.*.*.I.*.$.Ta#$eau des ris!ue de conta ination pour $es soi%nants après un 0 E S par $es trois *irus : -H/--HC--IH -I+1S +is!ue de trans ission Du patient au soi%nant se$on $e t"pe d2accident E&position Contact u!ueu& percutanée31 ou peau $ésée 324 4 (.).N Eon quantifié" probablement élevé par rapport au (.

clage et d/élimination des déchets .+ (.$. ?@@=" London" Bnited Jingdom+. 4ccupational transmission of *)(. 5-(e tion de dé#$et : toute opération de pré collecte" de collecte" de stoc0age" de tri" de transport" de mise en décharge" de traitement" de valorisation" de rec. 4ccupational transmissionof *)(.*.ec.*." !etrosillo E." )ppolito S.#alive" (.N si patient -g*Ie R (.I.*.*.).se de la littérature '!uro (.ON #ang" liquides biologiques contenant du sang #perme" sécrétions vaginales" L$K" liquide pleural" amniotique urines" selles ? & (." Sill E." Sill E." Tagger T.":CN . . $olloquede l/ -ssociation internationale de la sécurité sociale secteur santé A U)nfections transmissiblespar le sang. Q estimation d/une fourchette de risque à partir des données de la littérature A C à?. compris le contrôle de ces opérations ainsi que la surveillance des sites de décharges pendant la période de leur exploitation ou après leur fermeture 7 . : & $es liquides n/ont amais été impliqués dans des contaminations professionnelles mais peuvent être considérés comme sources potentielles car il contiennent le virus etFou ont été impliqués dans d/autres modes de transmission.).ans ces liquides" le virus est habituellement indétectable ou en concentration trop >aible pour entra1ner une contamination. Q méta&anal.N à O. O & .*. Q méta&anal.se '*eptonstall T. Q <éta&anal.". C & (. !aris " 9 et @ uin ?@@=" abstract -9. Kisques professionnels et préventionU.).se des études réalisées '*eptonstall T.N si patient -g *Ie& 7 ?. Bnpublished report of the !*L#" .

Les déchets sans ris!ueA comparables aux ordures ménagères.clable 7 O&: Elimin3tion de dé#$et : toute opération d’incinération" de traitement" de mise en décharge contrôlée ou tout procédé similaire permettant de stoc0er ou de se débarrasser des déchets conformément aux conditions assurant la prévention des risques pour la santé de l/homme et de l/environnement7 7ESTI86 A selon LarousseA "la gestion. ULe processus de gestionU regroupe quatre fonctions" étroitement liées les unes aux autres. (-La c$assification internationa$e de $289S distin%ue: ?. $ertains auteurs considèrent la gestion comme un processus. du latin gestion. :. C. )ls comprennent surtout des déchets provenant du secteur hôtelier et administratif des hôpitaux.O&? (énér3te"r de dé#$et A toute personne ph. d'administrer. O&C Tr3itement de dé#$et : toute opération ph. est une action ou une manière de gérer.sique ou morale dont l’activité de production" de distribution" d’importation ou d’exportation génère des déchets. . de diriger ou d'organiser quelque chose".sique" thermique" chimique ou biologique conduisant à un changement dans la nature ou la composition des déchets en vue de réduire dans des conditions contrôlées" le potentiel polluant ou le volume et la quantité des déchets" ou d/en extraire la partie rec. Les déchets infectieu& ni coupants ni pi!uantsA comprennent tous les autres déchets pathologiques et anatomiques" ainsi que les pansements" le sang et les excréta des patients et tout déchet taché de sang ou d/excréta humains. Les déchets très infectieu&A comprennent tous les déchets contenant de fortes concentrations de microbes pathogènes" tels que les cultures microbiennes" les cadavres d/animaux de laboratoire et d/autres déchets pathologiques très infectieux.

. (-3 $e finance ent de $a %estion des déchets so$ides édicau& et phar aceuti!ues : . (-2 Les ressources atérie$$es : 6lles concernent le matériel et les équipements de conditionnement" de stoc0age" de transport et de traitement des . 6n plus de ces mesures" d/autres auteurs préconisent une vaccination contre l/hépatite I et la tuberculose et une surveillance médicale par le médecin du travail 'suivi médical" dépistage et prévention des risques et maladies professionnels.O.+ tels que les piles électriques usagés et les thermomètres brisés. & Les produits chimiques périmés.#<! '?9":...#<! sur l/homme et son environnement" puis sur les précautions à prendre et les méthodes à appliquer pour une élimination optimale de ces déchets .+. =. -insi" l/4<# recommande que le personnel médical" infirmier et d/entretien doit être formé et sensibilisé concernant les risques engendrés par . Les déchets coupants ou pi!uantsA comprennent les seringues etées" les scalpels brisés et tout autre déchet piquant ou coupant..#<!. &Les conteneurs usagés de gaG pressurisés &Les déchets contenant de fortes concentrations de métaux lourds toxiques 'arsenic" mercure" plomb. $ar" dans de nombreux hôpitaux" il a été constaté que les erreurs humaines constituent une des causes parmi les plus importantes de mauvaises pratiques dans le processus de gestion des . =& .totoxiques" avec leurs emballages internes. Les déchets chi i!ues et phar aceuti!uesA comprennent les résidus de produits pharmaceutiques et chimiques avec leurs emballages internes.#<!. La formation et la sensibilisation du personnel A La formation et la sensibilisation du personnel fait partie intégrante du plan de gestion des . &Les résidus de produits c. )déalement" une petite commission sera érigée au sein de l’hôpital et sera chargée d’étudier la problématique des déchets dans son contexte élargi et de transmettre des avis à la direction.#<! nécessite la désignation d’un responsable au sein de l’établissement.éterminants de la gestion des déchets solides médicaux et pharmaceutiques A (-1 Les ressources hu aines La problématique de la gestion des . Les mesures de protection du personnel A (u l/exposition aux différents risques" l/4<# recommande de protéger le personnel contre tout risque de traumatisme ou d/infection" en prenant des dispositions nécessairesA vêtements de protection appropriés" masques et gants. Les déchets spéciau&A comprennent = sous catégoriesA &Les déchets radioactifs. P. L/effectif A Le personnel nécessaire pour cette gestion est estimé pour chaque hôpital" compte tenu entre autre" de la capacité litière occupée de l/hôpital" du nombre de ses unités.

!ar ailleurs" le coHt de traitement des . • 6tablissement du circuit 'plans des bVtiments+A circuit propre et sale. $et intérêt s/explique par le fait que dans la législation européenne" la responsabilité du traitement et d/élimination des déchets dangereux incombe aux producteurs 'principe du Upollueur pa.ens des principaux modes de traitement et d/élimination a pu être opérée en 6urope . • >aire des choix sur les modalités de gestion 'tri" conditionnement" stoc0age" transport+ et les mo.s et selon le procédé de traitement utilisé.age stérilisation" compactage • !lanification individuelle" sectorielle ou régionale.ens utilisés 'humains" matériels" financiers+. #uite à une enquête réalisée par la commission des communautés européennes" une évaluation des coHts mo. $ette politique s/est concrétisée en ?@99" par la parution d/un guide sur les déchets solides.eurU+. P& K6$4<<-E. Le tri constitue le maillon faible de la cha1ne de gestion des . >aire des études d’impact sur l’environnement (-(.#<!. 6n >rance" le <inistère chargé de la santé" en liaison avec le <inistère chargé de l/environnement" a engagé dès ?@9C" une politique d/information et de sensibilisation des gestionnaires des établissements hospitaliers. !our cela" le directeur doit veiller à la mise en place d’un programme de gestion des . #on financement est prévu dans le cadre de ce budget. !our pouvoir établir un programme efficace" l/4<# recommande certaines mesuresA • Eécessité d/exécuter une étude au préalable sur les déchets qui sont produits ou qui sont susceptibles de l/être" pour déterminer leur quantité et leur t. $haque responsable peut se référer à ce guide pour élaborer et mettre en application sa propre démarche de gestion des déchets. (-'.#elon l/4<#" ce coHt fait partie des dépenses d/h.giène hospitalière représente environ ?N du total du budget d/un hôpital et le coHt spécifique de la gestion des déchets représente . depuis leur production usqu/à leur élimination finale. • #tratégie de traitement et d/éliminationA incinération sur les lieux ou en dehors de l/hôpital" bro.-T)4E# La gestion des déchets solides médicaux et pharmaceutiques doit être traitée comme un "système". $ependant" un ."C=N de ce même budget.pologie.ens adéquats à utiliser et vers les possibilités de les améliorer. Le pro%ra e de %estion des déchets so$ides édicau& et phar aceuti!ues : $e programme applique les grandes orientations de la politique générale en matière de santé et de l/environnement du pa.#<!" le succès de cette gestion dépend généralement de cette étape. $ar un tri trop restrictif crée un risque d/infection et trop large" il augmente la charge financière du traitement des déchets ':O+.#<! est variable selon les pa. 6n 6urope" le coHt de l/h.giène hospitalière. Le guide les oriente également vers les mo.s. L’i p$ication des responsa#$es hospita$iers : La réduction des risques liés aux déchets est de la responsabilité de la direction de l’établissement ou l’hôpital. • >aire des études de la faisabilité et de l/intérêt économique.#<! notamment en ce qui concerne A les modalités et les conditions de tri" de traitement" de manipulation" de stoc0age" de transport et de destruction des .

.#<!A concernant les risques liés à la manipulation des déchets" la t. & >ormer et sensibiliser le personnel impliqué dans la filière de gestion des .#<! à l’hôpital.+ & Kenforcer l’information" l’éducation et la sensibilisation du public sur l’importance de la gestion des . & )nformer le personnel et les usagers de l’hôpital concernant le tri et les circuits de gestion des déchets 'édition de plaquettes" affichages. $’est ainsi que nos recommandations émanent des résultats et des écarts soulevés pendant notre étude" et qu’on présente comme suit A &Kenforcer l’effectif des agents chargés de la collecte" du transport" et du traitement des .giène environnementale et de la santé. etc....#<! dans l’amélioration du cadre de vie" de l’h..pologie des déchets" les modalités de leur gestion 'tri" collecte" stoc0age+.tri fiable et pérenne dans le temps doit répondre aux = critères suivants A la simplicité 'connu de tous+" la sécurité" la cohérence 'avec la réglementation en vigueur+" la stabilité dans le temps et l/évaluation périodique pour garantir la qualité du tri.

& 6quiper les unités en locaux adéquats de stoc0age des déchets.+" en assurant leur vaccination 'surtout contre l/hépatite I+. & 6laborer un plan clair se rapportant aux différents aspects de la gestion des . )l est donc important de rester vigilant" de procéder à des évaluations régulières et de redonner les informations asseG fréquemment si l/on veut obtenir de bons résultats.& <otiver le personnelA les possibilités de formation offertes" les mo. & !révoir une ligne budgétaire au niveau de la morasse pour les déchets hospitaliers" et l’alimenter d’environ ... & .oter suffisamment les unités en matériel nécessaire pour l/accomplissement des tVches relatives à la collecte et le transport des déchets au niveau de l’hôpital 'sacs rouges" poubelles" boites pour les ob ets piquants et coupants" chariots à poubelle.+. etc."C=N du budget de fonctionnement de l/hôpital" comme suggèrent les recommandations de l/4<#. Stade 3 A >ormulation des recommandations nécessaires pour l’amélioration de la gestion des déchets et les mesures nécessaires pour leur exécution..ésignation d’une personne responsable de la gestion des déchets au niveau de l’établissement. & -ssurer une protection suffisante du personnel A en les dotant d/équipements de travail 'tenue" gants" bottes" masques" lunettes.. L’information et la sensibilisation doivent faire partie intégrante du plan de gestion proposé.stème de gestion des déchets" le responsable de gestion des déchets commencera par établir un état des lieux de la situation actuelle dans son établissement" en réalisant une enquête sur la gestion des déchets d’activités de soins. #ix stades de base sont recommandés pour l’élaboration de ce plan de gestion des déchets dans l’hôpital A Stade 1 A . . )l devra s’adapter au personnel en fonction de leur grade d’implication dans la gestion des déchets Stade ( A -pprobation du plan de gestion par les responsables et commencement de son exécution. . Ee pas oublier qu/impliquer les personnes nécessite un retour d/information 'publication des résultats obtenus et des coHts+.#<!A par la détermination des activités à réaliser" les différents intervenants et leurs attributions" les ressources nécessaires" les ob ectifs à atteindre et les organes de contrôle" de suivi" de supervision.. Stade ) A Kévision du plan de gestion des déchets d’activités de soins.)nstituer des relations de coordination à travers des commissions ou comités régionaux dans un cadre de collaboration intersectorielle '<inistère d/agriculture" <inistère d/intérieur" <inistère d/environnement" $ollectivités locales" . Stade 2 A -vant la mise en place du s.+.ens de protection" la vaccination et le suivi médical sont souvent per%ues positivement par le personnel. Stade ' A Kédaction d’un pro et de plan de gestion des déchets d’activités de soins.

#<! $ependant" la gestion des .pologie et programmer ainsi le matériel et les équipements de conditionnement" de stoc0age" de transport et de traitement de ces déchets" et le personnel nécessaire pour cette gestion compte tenu entre autre" de la capacité litière occupée de l/hôpital" et du nombre de ses unités. .#<!" des patients et des accompagnateurs doivent faire partie intégrante du plan de gestion des . L/amélioration de cette gestion passe inévitablement par la levée de ces contraintes qui nécessiterait une implication des responsables à tous les niveaux et une coordination et une collaboration intersectorielle harmonieuse et efficace" et la préparation d’un plan même simple de gestion des déchets déterminant les ob ectifs" les activités" les intervenants et leurs attributions" les ressources nécessaires" ainsi que les mécanismes de suivi" de supervision et de contrôle.’oM la nécessité de faire une étude au préalable sur les déchets qui sont produits au niveau des hôpitaux ou qui sont susceptibles de l/être" pour déterminer leur quantité et leur t. . La formation et la sensibilisation du personnel de santé" du personnel responsable de la collecte des .#<! au niveau de l’hôpital *assan )) d’-gadir souffre dans son ensemble d/un certain nombre de contraintes humaines" matérielles" financières et organisationnelles.$4E$LB#)4E Les déchets solides médicaux et pharmaceutiques doivent faire l/ob et d/une gestion spécifique et rationnelle visant à éviter toute atteinte à la santé de l/homme et à l/environnement.#<!" car dans de nombreux hôpitaux" il a été constaté que les erreurs humaines constituent une des causes parmi les plus importantes de mauvaises pratiques dans le processus de gestion des .

ens adéquats à utiliser et vers les possibilités de les améliorer. $ette politique s/est concrétisée en ?@99" par la parution d/un guide sur les déchets solides '?. >aire des études d’impact sur l’environnement 1. Le pro%ra e de %estion des déchets so$ides édicau& et phar aceuti!ues : $e programme applique les grandes orientations de la politique générale en matière de santé et de l/environnement du pa.1.eurU+ . !our pouvoir établir un programme efficace" l/4<# recommande certaines mesuresA W Eécessité d/exécuter une étude au préalable sur les déchets qui sont produits ou qui sont susceptibles de l/être" pour déterminer leur quantité et leur t.'.+.+. Le guide les oriente également vers les mo. 6n >rance" le <inistère chargé de la santé" en liaison avec le <inistère chargé de l/environnement" a engagé dès ?@9C" une politique d/information et de sensibilisation des gestionnaires des établissements hospitaliers '?.#<! notamment en ce qui concerne A les modalités et les conditions de tri" de traitement" de manipulation" de stoc0age" de transport et de destruction des .3. W #tratégie de traitement et d/éliminationA incinération sur les lieux ou en dehors de l/hôpital" bro.pologie.s. $et intérêt s/explique par le fait que dans la législation européenne" la responsabilité du traitement et d/élimination des déchets dangereux incombe aux producteurs 'principe du Upollueur pa. W >aire des choix sur les modalités de gestion 'tri" conditionnement" stoc0age" transport+ et les mo. $haque responsable peut se référer à ce guide pour élaborer et mettre en application sa propre démarche de gestion des déchets.(.3. L’i p$ication des responsa#$es hospita$iers : La réduction des risques liés aux déchets est de la responsabilité de la direction de l’établissement ou l’hôpital.#<! 'CX+. W >aire des études de la faisabilité et de l/intérêt économique.age stérilisation" compactage W !lanification individuelle" sectorielle ou régionale. !our cela" le directeur doit veiller à la mise en place d’un programme de gestion des . W 6tablissement du circuit 'plans des bVtiments+A circuit propre et sale.ens utilisés 'humains" matériels" financiers+.

ans notre étude" le processus de gestion des déchets solides médicaux et pharmaceutiques consiste en l/établissement d/une filière de gestion comprenantA le tri" le conditionnement" le stoc0age" la collecte" le traitement et l/élimination de ces déchets.stèmes viables au plan environnemental" techniquement faisable" socialement acceptable" susceptibles d’éliminer les risques d’infections et de garantir un environnement sain et propre" il ambitionne de donner une vision et des orientations ma eures d’une gestion rationnelle des .#<! contribue à assurer une gestion durable de ces déchets en mettant en place des s.ol '?9O?&?@C=+. Le plan d’amélioration de la gestion des .planification" l/organisation" la direction et le contrôle" comme l/a con%u *enri >a. '?O+ .#<!" mais aussi d’être une base pour le développement d’un consensus avec les acteurs institutionnels impliqués dans les activités liées à la gestion des . .#<!.

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