4LES 14 TENDANCES TOURISTIQUES POUR 2014 https://veilletourisme.

ca/2014/01/16/les-14-tendances-touristiques-pour-2014/# À la suite de la conférence sur les 13 tendances touristiques de 2013, Paul Arseneault, de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, et Pierre Bellerose, de Tourisme Montréal, récidiven t pour une seconde année dans le cadre des Gueuletons touristiques, cette fois-ci accompagnés de deux intervenants français, Jean-Luc Boulin et Pierre Eloy, rédacteurs du blogue etourisme.info. Grâce à leur sens de l’observation affûté et à leur expérience sur le terrain, ces 4 conférenciers ont identifié 14 tendances touristiques qui marqueront l’année 2014. 1- LA CROISSANCE S’ACCÉLÈRE POUR LE TOURISME URBAIN L’épicentre touristique devient urbain. La croissance touristique des grandes villes s’explique avant tout par une meilleure accessibilité, en raison des investissements massifs réalisés dans les aéroports au cours des dernières années. Selon l’Organisation mondiale du tourisme, ce phénomène est visible depuis cinq ans et va s’accélérer en 2014. De cette tendance découle la possibilité pour les régions de profiter de ces flux touristiques; les grandes villes créent des alliances commerciales entre elles afin de maximiser les retombées et deviennent même des plaques tournantes (hubs) pour les territoires environnants. 2- CONCENTRATION/FUSION/ALLIANCE – LE MOT D’ORDRE POUR LES ATTRAITS ET ÉVÉNEMENTS La Société des célébrations du 375e anniversaire de Montréal et la fusion des musées McCord et Stewart illustrent la tendance à la concentration, plutôt qu’à la multiplication. Centraliser la gestion d’événements ou d’attraits sous une entité commune est une stratégie qui permet de gagner en puissance, mais aussi en pertinence pour le visiteur. C’est une nouvelle façon de voir l’avenir des attraits et des événements. 3- RETAILTAINMENT (COMMERCE ET DIVERTISSEMENT) Devant la croissance exponentielle du commerce en ligne, les centres commerciaux traditionnels perdent en attractivité. En effet, ils n’apportent plus autant de valeur ajoutée pour le consommateur, qui peut se faire livrer à domicile après avoir passé une commande en ligne. Ils doivent dès lors se réinventer, faire vivre une expérience au visiteur et le divertir. Aux États-Unis, certains centres se rapprochent de plus en plus du milieu touristique; en ajoutant une offre de divertissements, ils deviennent ainsi des lieux de loisirs. On voit même des marques de textile comme Urban Outfitters et Quicksilver développer des enseignes hôtelières, afin de jumeler magasinage et séjour touristique. 4- LES HABITANTS, PROMOTEURS DE LEUR COMMUNAUTÉ Les organismes de gestion de la destination (OGD) s’appuient de plus en plus sur les habitants pour promouvoir leur destination. On retrouve ce mouvement de fond dans le crowdfunding, le crowdsourcing et le crowdlearning. Ce dernier concept se transpose dans le tourisme par les habitants qui font visiter leur milieu de vie aux visiteurs, par exemple la communauté des greeters. Le mélange de tous ces concepts laisse entrevoir une nouvelle forme d’organisation touristique, le crowdtourism, où les interactions entre les membres de la communauté et les visiteurs sont omniprésentes. Ainsi, les OGD et les entreprises touristiques auront un rôle de médiation et d’organisation de cette rencontre.

Faut-il donc toujours travailler en silo et séparer les touristes des visiteurs et de ceux qui pratiquent des loisirs? Une évolution est nécessaire de la part de l’industrie. les mouvements de ces touristes seront de plus en plus complexes à analyser et à interpréter. Outre la qualité de la nourriture. 11. qui doit se démarquer tout en répondant à des standards de qualité recherchés par une clientèle internationale.CHOC ENTRE MONDIALISATION ET PRODUITS LOCAUX DANS LA RESTAURATION La demande croissante en tourisme responsable touche aussi le secteur de la restauration. on constate l’importance de la formation en tourisme et de la professionnalisation de ces métiers. De plus. certains nouveaux emplois voient le jour. c’est .5. les comportements de la clientèle LGBT se rapprochent de plus en plus de ceux de la moyenne des voyageurs. par exemple. On ne raisonnera plus simplement en apparentant le tourisme à un voyage lointain. de recherche. à l’origine de ces attentes. DE MOINS EN MOINS GAI ET DE MOINS EN MOINS GAY… Aujourd’hui. Les entreprises touristiques doivent à la fois s’entourer de spécialistes (formés par exemple pour le Web ou les médias sociaux) et décloisonner les fonctions de marketing. car il s’agit d’une clientèle aux retombées touristiques importantes. en raison de la fusion entre American Airlines et US Airways… voilà autant de mouvements et de signaux macroéconomiques qui annonceraient un retour des Américains au Canada et au Québec pour 2014.2014: ANNÉE DE L’IMPATIENCE Les entreprises ne peuvent plus se contenter d’être réactives. ce qu’il recherche avant tout. Le numérique. baisse du coût du transport aérien pour l’ensemble de l’Amérique du Nord. 9. réserve sa chambre sur une agence de voyages en ligne et peut se passer des services de l’hôtelier.CONNECTER LES COMPÉTENCES L’ère du multitâches et des généralistes est finie. de ventes et de développement afin que tous les employés puissent participer aux projets. 10. 7. mais en le considérant aussi comme un loisir de proximité. l’animateur numérique de territoire et le reporter de territoire. 8. Les professionnels du tourisme ne doivent toutefois pas les perdre de vue. les consommateurs exigent une garantie sur l’origine des produits et souhaitent consommer «local». est aussi la solution pour y répondre. reprise de l’économie aux États -Unis. Elles comprennent l’importance d’humaniser les relations avec leurs clientèles. Cela sera-t-il suffisant pour renverser la tendance? 6. En 2014. Elle délaisse quelque peu les quartiers et attraits spécifiquement «gays» et est ouverte à sortir des grandes villes.LE CARACTÈRE IMPRÉVISIBLE DU TOURISME AMÉRICAIN Appréciation prévue du dollar américain en 2014. ce qui est plus difficile à gérer. ou tourisme «d’hyperproximité».MIGRATIONS NOUVELLES Ce phénomène vient de la fusion de deux tendances: la mobilité et la redéfinition du touriste.LE TOURISME LGBT. elles doivent à présent jouer la carte de l’instantanéité. En France.DES NOUVEAUX DÉFIS D’ÊTRE HÔTELIER Le comportement du client a changé: il est devenu autonome. Les grandes entreprises sont en train de faire évoluer leurs outils de conversation instantanée sur les médias sociaux en remplaçant leur automatisation par de vraies personnes. Le client ne veut plus perdre son temps et s’attend à être servi rapidement et efficacement. Ce constat est un véritable enjeu pour une destination.

les voyages connaissent une croissance de 9 % chez les jeunes par année. Plus les consommateurs chinois seront au fait de notre offre. mais il demeure possible de les utiliser à son avantage… 13. La possibilité de nuire est accessible à tous. encourage les Chinois à partir en croisière. dans son dernier plan quinquennal. mais de 2 % seulement dans la population en général. après les États-Unis.9. aussi bien dans les transports que dans les communications. ce n’est pas le cas au Canada. http://tourismexpress.6. L’industrie touristique ne pourra pas la chasser. Selon des recherches récentes d’Expedia. La solution réside peut-être dans l’hyperpersonnalisation du produit. AIRBNB ET LES AGENCES DE VOYAGES EN LIGNE SE RÉINVENTENT La force des grandes entreprises de tourisme en ligne telles que TripAdvisor. 12.7 voyages par an et donc plus que les 30 à 45 ans. à une agilité et à une adaptabilité exemplaires.TRIPADVISOR. dans l’industrie. le client l’a adopté e. plus les entreprises canadiennes seront capables de vendre leurs croisières de luxe aux voyageurs chinois fortunés. Ils utilisent de préférence les concierges mobiles et . LES JEUNES VOYAGEURS L’OMT estime que le nombre annuel d’arrivées de jeunes voyageurs (de 18 à 30 ans) atteindra300 millions d’ici 2020. qui en font 2. voire adapter le modèle pour qu’il cohabite avec l’ensemble des acteurs. qui en font 3. Dans certains hôtels Accor. Ils privilégient et font évoluer l’expérience client en ligne grâce à une écoute. et les 46 à 65 ans. À l’échelle mondiale. et il faut maintenant apprendre à vivre avec et à l’intégrer. les voyageurs de 18 à 30 ans font en moyenne 4.com/nouvelles/trois-tendances-touristiques-a-surveiller-en-2014 Trois tendances touristiques à surveiller en 2014 LES CHINOIS PRENNENT LEUR VITESSE DE CROISIÈRE Après avoir déclaré l’année 2013 «année du tourisme maritime». ceux-ci peuvent se retourner contre l’entreprise. un type de voyage jusqu’à maintenant peu commun pour les consommateurs chinois. Si le marché des croisières souffre encore d’un manque d’infrastructures portuaires en Chine même. prédisent que la Chine deviendra d’ici 2017 le deuxième marché des croisières. Ces jeunes voyageurs effectuent des réservations.L’ÉCONOMIE COLLABORATIVE FERA PARTIE INTÉGRANTE DE L’ÉCONOMIE TOURISTIQUE Tendance très importante en 2013. Le plan a été reçu avec enthousiasme par les citoyens et beaucoup. le gouvernement chinois. Les chaînes Best Western et Carlson Rezidor Hotel exploitent ce filon en affichant les vues à 360 degrés de chacune de leurs chambres sur Google Street View . Il ne lui faut cependant pas tomber dans le piège d’accorder plus d’attention aux avis négatifs qu’aux avis positifs. bien au contraire. Le prestataire se doit donc d’être de plus en plus un veilleur de sa réputation en ligne. le décor de la réception s’individualise. Il est très difficile de concurrencer ces géants du Web. l’économie collaborative continuera d’exister en 2014.une chambre. Les déplacements des jeunes voyageurs sont maintenant facilités par la croissance mondiale des liaisons. Airbnb et Expedia consiste à se réinventer continuellement.LE CÔTÉ SOMBRE DE L’INSTANTANÉITÉ ET DE LA TRANSPARENCE Malgré tous les avantages des médias sociaux en matière de relation client. c’est la standardisation de la différenciation. font part de leurs expériences sur les réseaux sociaux et lisent ou écrivent des avis en ligne afin de préparer leurs voyages — tout cela à partir d’un téléphone intelligent ou d’une tablette. 14. On découvre le côté sombre de la transparence et une forme de terrorisme numérique identifiée par le terme «Far Web». qui dépensent déjà en moyenne 1 776 $ par voyage au Canada.

. HouseTrip et HomeAway mettent en contact des voyageurs et des personnes qui désirent louer leur résidence à court terme. et les systèmes de paiement en ligne sont à présent sécurisés et conviviaux. Les voyageurs recherchent des expériences authentiques. les consommateurs prudents ont diminué leurs dépenses et trouvent dans la consommation collaborative une bonne façon de voyager tout en économisant. solutions qui reposent souvent sur des applications pour téléphones intelligents. L'ÉCONOMIE DU PARTAGE : L'HÉBERGEMENT ET LES SERVICES DE VOYAGES COLLABORATIFS De nouveaux modèles d’entreprise font leur apparition pour faciliter le partage de services de voyages entre individus. des acteurs touristiques de première ligne. les propriétaires de biens inutilisés (maisons. par exemple. ce qui fait des hôtes d’Airbnb. exactement comm e le concierge d’un hôtel. Plusieurs facteurs contribuent à cette croissance de l’économie d u partage :  facteurs économiques : depuis le début de la crise.choisissent des solutions d’hébergement ou de services de voyage collaboratifs. comme le covoiturage.) peuvent se faire un peu d’argent et réduire leurs coûts en louant ces biens. chambres. Par ailleurs.  facteurs sociaux : l’évolution des goûts des consommateurs et des normes sociales a entraîné un engouement pour les rapports directs entre les personnes et le partage des expériences. Airbnb a été utilisé par 10 millions de voyageurs depuis sa création en 2008. Des sites de location de chambres comme Airbnb. Les réseaux sociaux et les avis en ligne personnalisent la transaction et augmentent la confiance.  facteurs technologiques : la téléphonie mobile et les réseaux sociaux ont rendu possible l’appariement entre l’offre et la demande dans un réseau dépassant largement la famille et les amis. voitures. Les voyageurs peuvent ainsi connaître leurs hôtes et leur demander conseil. dont cinq millions en 2013. etc. et le fait de contribuer à l’économie lo cale et d’en apprendre plus sur leur environnement leur permet d’y arriver.