FINANCES PUBLIQUES (L2) Les finances publiques représente environ : - 300 milliards d’€ pour l’Etat - 500 milliards d’euro

pour la Sécu - 240 milliards d’euro pour les collectivités locales Les FP se caractérisent comme l’argent des citoyens (impôts), et les dépenses publics : choix fait par des décideurs de la République (Parlements, gouvernements). Fin 70’s : modèle d’Etat interventionniste. Aujourd’hui : mutation. Compte tenu des relations existantes entre les différents Etats, un problème de FP peut se répercuter dans un pays voisin : vision internationale de la chose. La gouvernance financière publique : est l’association de la démocratie et la recherche d’une gestion efficace des FP. Recherche de bénéfices, croisement des recettes diminuant avec les dépenses augmentant : Effet de ciseaux. Lorsque l’Etat emprunte, celui-ci paye les intérêts qui vont s’ajouter aux dépenses qui ne cessent de grimper. En dépensant davantage, un pays emprunte davantage... : Effet boule de neige. Seconde solution : la maitrise des dépenses en augmentant les impôts pour diminuer le déficit. Mais ce procédé gêne la consommation, donc freine l’économie. Le procédé est aussi une gêne pour les entreprises ressentant me besoin d’investir pour se développer : risque de faillite, délocalisation. - les collectivités locales : représentent un milieu très diversifié avec des institutions ayant leur propre budget (communes, régions, départements, associations, sociétés publiques locales, établissements publics locaux, société d’économie mixte locale...). - L’Etat : comprend les administrations et les opérateurs qui ne fonctionnent pas tous de la même manière. - La sécurité sociale : elle comprend la CNAF, la CNAMTS, l’ACOSS, la caisse des régimes particuliers, la CNAVTS. Au niveau européen, existe une incohérence puisque tous les membres n’ont pas de monnaie unique, chaque Etat est souverain donc pas de FP cohérente dans l’ensemble. Première Partie : Nouvelles Gouvernances et Mise en Cohérence des Systèmes Financiers Publics Nationaux Sous partie 1 : Une gouvernance financière de l’Etat, simple et cohérente Chapitre 1 : La fusion des finances publiques et du pouvoir politique. C’est l’impôt qui a été à la base du système financier et de la construction de l’Etat. Un pouvoir politique ne peut exister sans impôts, sans ressources. La fiscalité donne de l’autonomie au pouvoir. Par conséquent la création et la possession du pouvoir fiscal est un passage nécessaire vers la construction d’un pouvoir politique. Section 1 : Le pillage : une forme désordonnée de prélèvement et de pouvoir Le pillage : première manifestation d’une fiscalité. Le pillage se différencie de l'impôt puisque le pillage est avant tout un prélèvement irrégulier dans le temps. Le pillage consiste à prélever la totalité des biens et produits de leur victime : aucun temps de reconstituer leur capital pour pouvoir produire de nouvelles richesses économiques Aucune possibilité ni de produire ni de survivre.. Section 2 : Le tribut : l’ancêtre de l’impôt et l’entrée dans l’ordre politique

Section 3 : L’organisation du pouvoir fiscal et de l’administration de l’impôt Lorsqu’un système fiscal relativement stable est institué. Le propriétaire. Tentative de considération : l’impôt est légitime. par la consommation du contribuable (se loger. en premier lieu. Qui doit payer l’impôt ? Il va être mis en place un recensement des contribuables. les bases d’imposition. Prélèvement effectué sur la différence produite. le modèle des premiers Etats. et la sécurité intérieure par la police. On va établir sur cette base ce que l’on appelle un tarif qui va permettre d’élaborer un système de paiement qui va être adapté aux contribuables. que l’on appelle le recouvrement de l’impôt. la ressource fiscale permet. Quelle est la matière imposable ? On crée un cadastre. L’Etat s’efforce de faire acquitter volontairement l’impôt par le contribuable. Question du consentement d’impôt. Sur cette base. Le tribut se caractérise par un temps laissé aux individus afin de pouvoir survivre et produire des surplus. On va pouvoir évaluer ce qu’on va demander à ce contribuable.Le tribut est un prélèvement obligatoire (Impôt : prélèvement obligatoire) Le prélèvement peut être effectué par la force et intervient à date fixe. vêtir. un véritable Etat va pouvoir se constituer. l’Etat constitue une forme politique supérieure aux autres communautés (intégration. La seconde phase consiste à calculer l'impôt du contribuable : phase de la liquidation de l'impôt Troisième phase 3e phase : la collecte de l’impôt. Par ailleurs il convient de savoir qui sont les contribuables d’une part et d’autre part quelle est la nature de la matière imposable (qu’est-ce qu’on va imposer). l’impôt constitue un échange. Par conséquent les professionnels vont asseoir l’impôt. Nécessité du contribuable de considérer l'impôt comme légitime. La création des premiers Etats Le modèle fiscal élaboré par rapport au tribut à constitué la structure de base de la matrice. I. Ensuite est mis en place. unification des communautés) : l'Etat est qualifié de communauté supérieure. un prix payé pour le service de l’Etat. Quels sont les services que l’Etat pose à l’origine ? L'Etat se présente comme 1. le genre de culture faite sur ce terrain et enfin le rendement du terrain. On va pouvoir mettre en place des administrations spécialisées (on va pouvoir les financer). A l’origine on a taxé la famille. Le cadastre est un plan de tous les terrains et ce plan indique la superficie du terrain. . à partir de cette matrice. La sécurité extérieure est sécurisé par l'armée. et produire des nouveaux surplus) Un premier modèle du système fiscal. Le modèle fiscal est fondé sur l’échange (le modèle du marché). des professionnels ayant la fonction de déterminer. nourrir. Cette base d’imposition est qualifiée d’assiette de l’impôt. celui qui cultive le terrain. tout d’abord le montant.Assurant la sécurité des populations : armée et police. par la suite prélevé. de financer une armée stable. L’Etat tente de faire admettre un principe : le service aux contribuables . un corps de fonctionnaires chargés d’administrer l’impôt : des spécialistes. .

Existait de nombreux principes fiscaux. II.Assurant le développement économique. Par la suite. Construction du droit fiscal à partir de la Révolution française et fin XIX. » Suppression des privilèges d’impôts pendant la . le décideur en matière fiscale est le citoyen à travers ses représentants. Aux origines de la formalisation juridique des finances publiques A la Révolution : instauration des bases d’un modèle fiscal donnant naissance à la suite à la fiscalité moderne. 3. en France aux Etats généraux. l’impôt est un échange et doit être décidé par un groupe d’aristocrates. d’en suivre l’emploie et d’en déterminé la quotité. Les seigneurs féodaux vont s’approprier des morceaux de ces systèmes fiscaux. Réunion ponctuelle puis régulière des assemblées. Les principes fiscaux fondateurs d’un pouvoir fiscal légitime Question de la légitimité fiscale.Organisateur des fêtes religieuses. . Aide financière du vassal : aides féodales. (construction de canaux d’irrigation permettant aux agriculteurs de cultiver sur le terrain). de la consentir librement. construction du droit de la comptabilité publique. Moyen âge : confusion entre le patrimoine privé et le patrimoine public. La légitimité fiscale fut formalisé juridiquement à la Révolution. . le recouvrement et la durée. La création du droit public financier est de pair avec la création de l’Etat libéral et démocratique. élaborés à la Révolution et instauré dans le cadre de la DDHC de 1789. Tâche des révolutionnaires : création des bases du droit fiscal (les grands principes du droit fiscal. Le principe de base est le principe de consentement d’impôt ou principe de légalité fiscale. L'Etat est basé sur la capacité de régler les terrains.2. Négociation par les vaisseaux des aides féodales accordés : institutionnalisation des négociations se traduisant par l'apparition d’assemblées. Le principe attribue une légitimité politique à l’impôt. Apparition de la 1e forme politique de consentement de l’impôt. 1. Les assemblées instaurent en Angleterre le Parlement. 2) Le principe d’égalité Principe de l’égalité des impôts (Article 13) « pour l’entretien de la force publique et pour les dépenses de l’administration une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens en raison de leur faculté (principe d’égalité). l’assiette. Institution des assemblées : instauration du parlementarisme. ou par leur représentants la nécessité de la contribution publique. Modèle de base : modèle fondé sur l’échange. Dans le cadre juridique. puisque le pouvoir fiscal appartient au législateur (représentant de la population). Les principes figurent aux articles 13 et 14 de la DDHC. Instauration du premier modèle de consentement. ». le droit budgétaire et le droit de la comptabilité publique (droit réglant l’organisation du système comptable du secteur public). ces systèmes fiscaux vont éclater au Moyen âge. Après la déclaration en Assemblée nationale annulation des impôts de l'AN par le Tiers-État. A. 1) Le principe du consentement Aucun impôt ne pouvait pas être élevé sans le consentement de l’assemblée. Souhait général : les représentants des citoyens doivent consentir à l’impôt : article 14 de la DDHC. Multiplication et hausse du coût des conflits des guerres. L’intégration juridique des finances publiques au sein de l’Etat Progressivement se constitue un droit public financier composé de trois branches : le droit fiscal. « Tous les citoyens ont le droit de constater par eux-mêmes. aujourd’hui constitutionnels). Figure dans le décret du 13 juin 1789. lorsqu’auront été construite des systèmes élaborés. Dorénavant.

Début XIX : début des votes des premiers budgets. En absence de budget. Le budget est démocratiquement décidé par le Parlement. 2) Notion de budget Le budget est un acte à la fois juridique. la réalisation de dépenses. Les bases juridiques de l’Etat-gendarme 1) Le droit budgétaire comme garant de la neutralité de l’Etat Droit budgétaire : droit définissant les normes. le recouvrement de recettes. des dépenses et des recettes publics. donc politique. le droit budgétaire attribue un cadre d’action à l’Etat-gendarme. » (Article 13). le conseil municipal pour la Commune). recettes) : réalisées par le pouvoir exécutif (les ministres). mais ne peut être adopté que par une Assemblée délibérante élue.Le budget est un acte de prévision Le budget prévoit les dépenses et les recettes pour l’année civile à venir. Bâti au XIX. Le budget consiste à prévoir des dépenses et des recettes pour une année civile à venir. une légitimité financière. Un budget est d’essayer d’équilibrer les dépenses et les recettes pour l’avenir. représentative des citoyens et démocratiquement élue (le Parlement. financées par les recettes. Mais les opérations (dépenses.Le budget est un acte d’autorisation Adoption du budget par une assemblée délibérante : autorise le pouvoir exécutif à réaliser les opérations qui figurent au budget : L'Assemblée autorise l’exécution du budget. est proscrite : le budget est alors un acte condition.Révolution. Fait par le gouvernement. Régulièrement évoqué par le Conseil constitutionnel (sur la base de l’égalité devant l’impôt dans la taxe Carbonne). politique et gestionnaire. « nécessité de la contribution publique ». Les principes sont actuellement en vigueur et ont valeur constitutionnelle. B. pouvant non seulement décider des recettes (essentiellement les impôts) mais aussi des dépenses. a) Un budget est un acte de prévision et d’autorisation . à l’Etat libéral. Le principe confère à la fiscalité. b) Un budget est acte de bonne politique et de bonne gestion Budget : acte démocratique. . Non vote du budget : impossibilité pour l’exécutif de paiement des dépenses ou collecte des recettes. « Pour l’entretien de la force publique et pour les dépenses de l’administration une contribution commune est indispensable. qui interdise à l’Etat d’agir au-delà de frontières juridiques biens établies. Intervention de la notion de Budget par le Parlement . Le droit budgétaire permet d’éviter toute forme d’intervention de l’Etat dans la vie économique. Objectif du droit budgétaire droit : instaurateur de règles déterminant un périmètre de l’action. 3) Le principe de nécessité de l’impôt. ou le Conseil de la collectivité locale. Principe figurant dans les articles 13 et 14 de la DDHC. Le principe d’égalité devant l’impôt est un principe de justice fiscale conférant une légitimité sociale à l’impôt. Budget : acte de bonne gestion et de prévision . les règles concernant l’exercice du pouvoir financier dans le cadre de la détermination des prévisions. Le budget est adopté par une assemblée délibérante. .

Le principe d’unité budgétaire Idée : tout doit être mis dans un même document. . démocratique et du souci gestionnaire d’efficacité. La recherche de la transparence constitue un point commun à la démocratie et à la bonne gestion. . les recettes et dépenses doivent figurer pour leur intégralité. Problème du principe d'unité budgétaire : . une activité économique. Seconde catégorie : les budgets annexes : opérations effectuées par des services de l’Etat dont la loi n’a pas doté de la personnalité morale et dont l’activité consiste essentiellement à produire des biens ou à rendre des service. 3. Le principe de l’universalité budgétaire Le principe comporte plusieurs règles : la règle de non-affectation et la règle de non-compensation. . Impossibilité de compenser une dépense par une recette. Le principe de spécialité budgétaire 1817 : Les parlementaires peuvent voter les dépenses par ministère : instauration du principe de spécialité budgétaire Vote des crédits (argent servant à financer les dépenses) par les ministères. consistant à effectuer des prévisions. de politiques menés par une majorité au pouvoir. .Budget : acte politique. Compte de commerce : retrace des opérations à cadre industrielles et commerciales. 3) Les premiers grands principes du droit budgétaire Principes du droit budgétaire : institués afin d'assurer une transparence des finances publiques. Les élus doivent avoir une vue globale des prévisions budgétaire. Dans un budget. Les réformes budgétaires mise en place dans le monde entier ont pour objectif d’adapter à la gestion publique des dispositifs de la gestion privée : adaptation de la comptabilité des entreprises au secteur public.La règle de non compensation Règle de produit brute. Le budget de l’Etat est aussi un acte juridique.La règle de non affectation Toutes les recettes doivent servir à financer l'ensemble des dépenses : impossibilité d'affecter une recette particulière à une dépenses particulière. L’objectif du Parlement est le contrôle de l’utilisation de l’argent public. Toutes les dépenses et toutes les recettes doivent être présentées dans un seul et unique document. Compte d'affectation spéciale : compte concernant les opérations définitif. 2. 1. Transparence relevant tant du souci politique.La question de l’unité d’un document budgétaire Budget de l'Etat comprend plusieurs catégories : Première catégorie : le budget général comprenant l’essentiel des dépenses et des recettes de l’Etat (95 % du budget). traduction financière de choix de société. Obtention du droit par les parlementaires du droit de voter les crédits de manière spécialisée. le contribuable doit payer les impôts de l’autre : aucune différence entre somme due par l’un par l’autre : aucune compensation. voté par le Parlement : acte législatif. Budget : acte de bonne gestion. à prévoir des programmes chiffrés qui peuvent se poursuivre. Soucis politiques : souci politique démocratique et souci de l’efficacité de la gestion. Recherche de transparence : constante de la vie financière publique. L’Etat doit payer la facture d’une côté.

D’une manière générale il s’agit d’un texte qui organise le fonctionnement budgétaire de l’Etat. Les deux budgets d’annexe : votés par le Parlement en même temps comme le budget général. Le modèle libéral classique va alors laisser la place à un modèle d’Etat interventionniste. B. Ce modèle va s’épanouir après WWII. pas de majorité solide). Si déficit : comblement par une subvention du budget général. Le gouvernement présente un projet de budget et après le Parlement n’a pas vraiment de droit pour changer ou d’amender ce projet. politique. Ordonnance du 2 janvier 1959 : renforce les restrictions apportées au droit d’amendement en matière budgétaire. mais il le vote. On a qualifié ce texte de ‘constitution financière de la France’. (Projet de loi de finance). La limitation des pouvoirs du Parlement Les pouvoirs du Parlement vont être considérablement limité en matière financière à partir de 1958 (réaction à la IVe République. On considère qu’il fait partie du bloc de constitutionnalité. (Roosevelt). .Existe actuellement deux budgets annexes. . C. : Parlementarisme rationalisé. des collectivités locales et des organismes de sécurité sociale. juridique des libéraux classiques. L’harmonisation de la législation financière Remaniement du droit budgétaire à partir de 1959 afin de le faire correspondre à la conception du rôle de l’Etat dans la société et notamment en matière économique. La crise la plus importante est celle des années 1930. Elle a la couleur de l’époque (le droit budgétaire était à l’époque keynésien). Chapitre 3 : L’intégration économique des finances publiques au sein de l’Etat Le modèle économique. Nécessité d'être adoptés en équilibre. Troisième catégorie : les comptes spéciaux : enregistrent des opérations que l’on a voulu mettre à part du fait soit de la spécificité de leur mode de financement soit du fait de leur caractère temporaire. Le PIB de la France est actuellement de 2000 milliards d’euros. faible possibilité du Parlement de modifier le projet de budget. Ainsi. a fait l’objet de plusieurs crises à la fin 19e. début 20e. Le texte le plus important est l’ordonnance du 2 janvier 1959 qui est très remarqué par les conceptions keynésiennes. Cette ordonnance est venu renforcer les restrictions apportées par la C° de 1958 au droit d’amendement en matière budgétaire. Défavorable au modèle libérale classique. Le modèle de l’époque n’est pas le même de répondre à la crise structurelle et non pas conjoncturelle.La question de l’unité de l’ensemble des comptes publics Pour avoir une vue complète : faudrait réunir dans un seul document les dépenses et les recettes de l’Etat. Avec le parlementarisme rationalisé institué par la C° de 1958 le pouvoir d’amendement en matière financière va être considérablement restreint. Dépenses des Collectivités locales : environ 230 milliards d’euros Dépenses de l’Etat : plus de 300 milliards et Dépenses de la sécurité sociale : environ 500 milliards. Les comptes spéciaux peuvent être excédentaires ou déficitaires. soumis par le gouvernement. Article 40 de la Constitution : restreint le droit d’amendement en matière de droit budgétaire. contrôle et exploitation aérien et publication officielle et information administrative. Pouvoir conséquent du gouvernement en matière de soumission du projet au Parlement . ils vont penser que l’Etat doit intervenir dans l’économie. Si un excédent est dégagé : celui-ci est reversé au budget général.

Ces deux catégories de lois de finances. Un budget ne se réalise jamais complètement. La LOLF a été mise en application à partir du 1e janvier 2006. Les LFR ne sont pas obligatoires. (des dispositions concernant l’impôt. Les trois catégories de lois de finances Il existe trois catégories de lois de finances. La naissance de nouvelles notions juridiques A. Elle est discuté à partir de l’automne. Cette loi concerne à déterminer ce qui était vraiment réalisé l’année dernière. 2. Le Parlement autorise le gouvernement d’engager des dépenses. celle de budget et celle de loi de finance. 3. pas de recettes possibles. a) Budget primitif Correspond à la loi de finance initiale pour l’Etat. La LR est un document budgétaire qui constate les résultats de l’année écoulée. la fiscalité). C’est une loi. Le nombre n’est pas fixé. de toutes sortes de dispositions financières. . ont en commun de prévoir les dépenses et de recettes. Ce projet de loi initial concerne l’année à venir. Il existe trois catégories de documents budgétaires. d’un budget. a) La loi de finance initiale C’est la 1e loi de finance de l’année. Les notions de budget et de loi de finance pour l’Etat 1. il s’agit d’actes de prévisions. il peut n’en pas y avoir.L’ordonnance de 1959 a été abrogée et a été remplacée par la loi organique relative aux lois de finance du 1e août 2001 (LOLF). Loi de finances : Lois constituées d'articles. mais va être considérablement réformé : Un nouveau texte sera normalement mis en application en début de l’année prochaine. Elle est obligatoire. Elle est adoptée par le Parlement. Ce texte organise le fonctionnement du système comptable public. Sans autorisation. Les LFR sont adoptées en cours d’année. Le budget et la loi de finances Ordonnance de 2 janvier 1959 distingue deux notions ne concernant que l'Etat. III. pas de dépenses. c) Les lois de règlement Ce n’est pas un acte de prévision. Elle décrit les résultats effectifs de l’exécution budgétaire. Autrement dit. Elle peut être votée avant la fin de l’année. Budget : traduction comptable chiffrée dans le cadre de la loi de finance : article 1 de la LOLF. Les budgets des collectivités locales Les collectivités locales adoptent des budgets et pas de lois de finance (car pas de pouvoir législatif). Elles modifient la loi initiale. Le budget est un acte d’autorisation. le budget de l’Etat. juridique. Il s’agit de lois de finance qui servent à modifier lorsque cela est indispensable les choix budgétaires qui ont été précédemment effectuées. Il convient de souligner que la LOLF est issu d’une initiative parlementaire à la différence de tous les autres textes budgétaires précédents. la loi de finance constitue une expression législative. Ce nouveau décret correspond à la conception que l’on se fait aujourd’hui de la comptabilité publique. Par ailleurs un autre texte est important il s’agit du décret de 29 décembre 1962 portant règlement général de la comptabilité publique. Se compose aussi des dispositions financières des finances locales. C’est un acte obligatoire qui est adopté par le conseil de la collectivité locale. car votée par Parlement. il est toujours en vigueur. b) Les lois de finance rectificative On les appelle également « collectives budgétaires ». ou y avoir plusieurs.

Les dépenses définitives et les dépenses temporaires Les dépenses temporaires sont des prêts qui sont accordés par les collectivités publiques. Les notions de dépense d’investissement et de fonctionnement a) La dépense d’investissement Ils sont également qualifiés de « dépenses d’équipement ». tous les achats. on y trouve des opérations qui ont été réellement exécutées. les loyers payés pour louer un local etc. c’est à dire les salaires. Toute acquisition d’un équipement engendre systématiquement des dépenses de fonctionnement qui devront être renouveler chaque année tant que l’équipement ne sera pas obsolète. Parmi ces décisions il est une plus importante que les autres. . La notion de dépenses publiques C’est le total des dépenses de l’Etat et collectivité locales et des organismes de sécurité sociale. Par exemple les salaires aux fonctionnaires. P ex on va classer dans la fonction culture. P ex on ajoutera tous les salaires. Tous les frais d’entretien. La notion de dépenses de transfert Les dépenses de transfert sont des sommes qui sortent d’un budget et qui sont alors considérés comme dépenses pour entrer dans un autre budget et qui alors sont considérés comme une recette. ou encore de « dépenses en capitale ». sécurité sociale : 500 milliards. P ex l’Etat transfert certaines sommes de son budget vers les collectivités locales. Etat : 300 milliards. A quelle fonction elles vont été attribuer. Cela permet de connaitre le coût de chaque fonction. qui s’appelle « le budget supplémentaire ». es loyers etc. B. collectivités locales : 200 milliards. Ils concernent l’acquisition d’équipement publics. par fonction réalisée. Ces frais de fonctionnement qui se reconduit d’année en année engendrent ce que l’on qualifie d’inertie budgétaire. Ex : essence pour faire fonctionner la voiture qui est la dépense d’investissement. Les dépenses fonctionnelles et les dépenses par nature Les dépenses fonctionnelles : On classe les dépenses. p ex prête de l’argent à un Etat étranger. c) Le compte administratif Correspond aux lois de règlements. une route. des programmes ou des missions. 4. Que l’on appelle aussi qq fois. mais c’est une dépense temporaire. Elles ne sont pas obligatoires. par conséquence c’est une dépense pour l’Etat et une recette pour la collectivité locale. Il n’a pas de remboursement. mais on ne saura pas quelle est la destination de ces dépenses. Il s’agit des moyens qui sont mis en œuvre pour faire fonctionner les équipements. comme p ex une Université. Les intérêts sur emprunt. Une seule présentation par nature ne permet pas une gestion très efficace des comptes publics. toutes les dépenses qui concernent la culture. ou les frais de transport. La quasi-totalité des dépenses publiques sont des dépenses définitives. 5. Les dépenses par nature : Les dépenses peuvent être classées par nature et dans ce cas on fait le total de toutes les dépenses sans distinguer la fonction à laquelle elle se rattache. Le prêt serait remboursé il ne s’agit donc qu’une dépense temporaire.b) Les décisions modificatives Correspondent aux lois de finances rectificatives. Par exemple on trouve les salaires versés aux fonctionnaires. 3. b) La dépense de fonctionnement On les appelle aussi des dépenses courantes. Définitions économiques et financières des dépenses publiques 1. 2.

3. Actuellement. Mais aussi parce qu’un excédant peut faire prendre le risque d’engager des dépenses avec cette excédant et p ex engager des investissements d’équipement qui auront pour conséquence de générer des dépenses de fonctionnement pour les années à venir tant que l’équipement existera. Il ne peut y avoir ni déficit ni excédant. les collectivités territoriales doivent présenter dans leur budget un équilibre. Par contre. La notion de besoin de financement est plus large que celle de déficit. car il ne faut pas seulement couvrir le déficit. Par ailleurs le solde qui est obtenu est appelé un solde d’exécution. ce qui est pris en considération est l’équilibre éco général. soit il faudra recourir à l’impôt. Car il nécessiterait soit de recourir à l’emprunte ce qui entraine des charges pour le future. On se rend compte que les dépenses concernant la formation et la recherche sont essentielles pour l’avenir. depuis le consulat. Par conséquent le budget peut être excédentaire ou déficitaire ou équilibré. le déficit prévu est de 82 milliards d’euros et le capital à rembourser en 2010 est d’environ 100 milliards d’euros.) 2. Les conceptions techniques de l’équilibre a) Les notions de solde budgétaire Le solde (différence entre recette et dépense) budgétaire des lois de finances est appelé un solde prévisionnel. être le résultat. C’est aussi d’essayer de lutter efficacement . Pourquoi pas d’excédant ? : Parce qu’ils peuvent signifier. Les notions d’équilibre budgétaire Il existe deux grands équilibres. Actuellement on s’oriente vers une réduction des dépenses publiques mais également vers une réduction de ce que l’on appelle les « niches fiscales ». Les dépenses d’avenir Ce sont des dépenses qui concernent plus particulièrement la formation et la recherche.Augmenter les recettes publiques pour réduire les dépenses publiques. (En moyenne on considère qu’un équipement engendre 10% de son coût en fonctionnement. le besoin de financement pour 2012 devrait être de 182 milliards d’euros. On appelle ça la règle d’or. La question de la réduction du déficit Les solutions pour réduire un déficit sont les suivantes : .6. d’un prélèvement d’impôt supérieur à ce qui était nécessaire. 4. Ce qui constitue pour les classiques un handicap pour l’investissement (dans les entreprises). En conséquence. C. 1. La notion d’équilibre keynésien Selon les théories keynésiennes et dans le cadre des règles juridique adaptant le keynésianisme il n’y a pas de principe juridique d’équilibre. que l’on appelle également les dépenses fiscales et qui consiste en des allègements d’impôt pour certaines catégories de contribuable. On y ajoute maintenant la santé et qq fois l’environnement. b) L’équilibre comptable des budgets locaux Le budget des collectivités locales doivent être en équilibre. mais il demeure un équilibre de type keynésien. mais il faut également verser une partie du capitale emprunté. Pour les économistes libéraux classiques il doit y avoir un équilibre strict. b) La notion de besoin de financement Le besoin de financement est constitué par le total du déficit et du remboursement du capital emprunté qui doit être fait sur l’année. L’équilibre keynésien et il existe également des conceptions techniques de l’équilibre. Les notions juridiques a) L’équilibre économique et financier de la loi de finances La notion d’équilibre apparait à l’article 1e de la LOLF n’est pas un équilibre comptable.

Ex : essence pour faire fonctionner la voiture qui est la dépense d’investissement. P ex l’Etat transfert certaines sommes de son budget vers les collectivités locales. 5. Les notions de dépense d’investissement et de fonctionnement a) La dépense d’investissement Ils sont également qualifiés de « dépenses d’équipement ». On se rend compte que les dépenses concernant la formation et la recherche sont essentielles pour l’avenir. Il s’agit des moyens qui sont mis en œuvre pour faire fonctionner les équipements. Le prêt serait remboursé il ne s’agit donc qu’une dépense temporaire. mais c’est une dépense temporaire. une route. Ils concernent l’acquisition d’équipement publics. Définitions économiques et financières des dépenses publiques 1. par conséquence c’est une dépense pour l’Etat et une recette pour la collectivité locale. 3. b) La dépense de fonctionnement On les appelle aussi des dépenses courantes. Que l’on appelle aussi qq fois. Les dépenses fonctionnelles et les dépenses par nature Les dépenses fonctionnelles : On classe les dépenses. 2. es loyers etc. Il n’a pas de remboursement. B. Tous les frais d’entretien. P ex on ajoutera tous les salaires. Etat : 300 milliards. toutes les dépenses qui concernent la culture. La quasi-totalité des dépenses publiques sont des dépenses définitives. ou les frais de transport. Les dépenses définitives et les dépenses temporaires Les dépenses temporaires sont des prêts qui sont accordés par les collectivités publiques. les loyers payés pour louer un local etc. des programmes ou des missions. Par exemple on trouve les salaires versés aux fonctionnaires. 4. Les dépenses d’avenir Ce sont des dépenses qui concernent plus particulièrement la formation et la recherche. P ex on va classer dans la fonction culture.contre la fraude fiscale. Cela permet de connaitre le coût de chaque fonction. La notion de dépenses de transfert Les dépenses de transfert sont des sommes qui sortent d’un budget et qui sont alors considérés comme dépenses pour entrer dans un autre budget et qui alors sont considérés comme une recette. 6. Les intérêts sur emprunt. comme p ex une Université. mais on ne saura pas quelle est la destination de ces dépenses. tous les achats. c’est à dire les salaires. La notion de dépenses publiques C’est le total des dépenses de l’Etat et collectivité locales et des organismes de sécurité sociale. . sécurité sociale : 500 milliards. Une seule présentation par nature ne permet pas une gestion très efficace des comptes publics. Par exemple les salaires aux fonctionnaires. par fonction réalisée. Ces frais de fonctionnement qui se reconduit d’année en année engendrent ce que l’on qualifie d’inertie budgétaire. Les dépenses par nature : Les dépenses peuvent être classées par nature et dans ce cas on fait le total de toutes les dépenses sans distinguer la fonction à laquelle elle se rattache. collectivités locales : 200 milliards. . Toute acquisition d’un équipement engendre systématiquement des dépenses de fonctionnement qui devront être renouveler chaque année tant que l’équipement ne sera pas obsolète. On y ajoute maintenant la santé et qq fois l’environnement.La solution idéale serait que la croissance économique reprenne. p ex prête de l’argent à un Etat étranger. ou encore de « dépenses en capitale ». A quelle fonction elles vont été attribuer.

Les subventions de l’Etat (8/10/13) . les collectivités territoriales doivent présenter dans leur budget un équilibre. n'étant pas un équilibre comptable. le besoin de financement pour 2012 : 182 milliards d’euros. 2. b) La notion de besoin de financement Le besoin de financement est constitué par le total du déficit et du remboursement du capital emprunté qui doit être fait sur l’année. est pris en considération l’équilibre économique général. La notion de besoin de financement est davantage large que celle de déficit : il ne faut pas seulement couvrir le déficit. orientation vers une réduction des dépenses publiques mais aussi vers une réduction des « niches fiscales ». d’un prélèvement d’impôt supérieur au nécessaire. Pour les économistes libéraux classiques : nécessité d'avoir un équilibre strict. Depuis le consulat. Par conséquent. Excédant : prise de risque d’engagement des dépenses avec le dit excédant (ex: engager des investissements d’équipement ayant pour conséquence de générer des dépenses de fonctionnement pour les années à venir tant que l’équipement existe). consistant en des allègements d’impôt pour certaines catégories de contribuable. Ex : Lutte efficace contre la fraude fiscale.C. 1. . ou dépenses fiscales. L'impôt constituant pour les classiques. déficit prévu : 82 milliards d’euros et capital à rembourser en 2010 : 100 milliards d’euros. 3.Augmenter les recettes publiques pour réduire les dépenses publiques. Pourquoi pas d’excédant ? Déficit et excédant peuvent être le résultat. 4. La notion d’équilibre keynésien Selon les théories keynésiennes et dans le cadre des règles juridique adaptant le keynésianisme : existe aucun principe de juridique d’équilibre. soit recourir à l’impôt. entrainant des charges pour le future. un handicap pour l’investissement (dans les entreprises). : . II. En conséquence. mais demeure un équilibre de type keynésien. Par ailleurs le solde obtenu est nommé un solde d’exécution. Absence de déficit et d'excédant sinon nécessité de recourir à l’emprunt. Les conceptions techniques de l’équilibre a) Les notions de solde budgétaire Le solde (différence entre recette et dépense) budgétaire des lois de finances est nommé un solde prévisionnel. mais il faut également verser une partie du capitale emprunté. La question de la réduction du déficit Solutions pour réduire un déficit. Les notions juridiques a) L’équilibre économique et financier de la loi de finances Notion d’équilibre : apparait à l’article 1e de la LOLF. le budget peut être excédentaire ou déficitaire ou équilibré. b) L’équilibre comptable des budgets locaux Le budget des collectivités locales doivent être en équilibre : principe de la règle d’or. Actuellement. Les notions d’équilibre budgétaire Existe deux grands équilibres : l'équilibre keynésien et existe également des conceptions techniques de l’équilibre.La solution idéale serait que la croissance économique reprenne. Actuellement.

). constituant les grandes politiques publiques. mais certaines relèvent de différents ministères : mission interministérielles. on les appelle des dotations. La mission constitue une unité de vote. pompe à essence. les programmes concourent à la réalisation de la mission. Les crédits des programmes relèvent de la responsabilité des ministres (ne peuvent pas être interministériels). Les revenus du domaine Les collectivités locales ont la possibilité d’exploiter leur domaine public. IV. D’autre part l’Etat accorde également aux collectivités locales des dotations pour qu’elles puissent investir. Regroupement des crédits au sein de mission. concernant un seul ministère. mais aussi des structures administratives (conférer la révision générale des politiques publiques). Section 1 : L’élaboration du budget de l’Etat Instauration des budgets de programme : progression de l’accessibilité et de la clarté du budget I. Elles peuvent louer les appartements dont elles ont la propriété. on les appelle les dotations globales d’équipements. Les collectivités locales ont la possibilité d’emprunter librement à n’importe quelle banque. Elles peuvent p ex faire payer l’occupation du domaine public (restaurants. Au sein du ministère : désignation systématique d'un responsable du programme. Elles ne peuvent emprunter que pour financer des équipements. Gestionnaires (: fonctionnaires. Des demandes des comptes sont appliquées aux gestionnaires devant atteindre les objectifs. Les crédits budgétaire seront adoptés mission par mission. de profonds changements des administration. Les missions peuvent être ministérielles (relever d’un seul ministère) : mission ministérielle. de la culture administratif. Par conséquent. A. la mission culture. Le responsable du programme . Les missions Missions : grands objectifs . L’emprunt C’est une ressource temporaire.L’Etat verse aux collectivités locales différentes subventions. Un budget lisible présenté par objectifs à atteindre Budget présenté depuis 2006 : ne relève pas seulement d’une seule logique de moyen. Réforme budgétaire : changement des fonctionnaires en gestionnaires. Les missions comprennent des sous objectifs : des programmes. La plus importante des dotations s’appelle la dotation globale de fonctionnement. Existe environ une cinquantaine de missions chaque année. seront jugés sur leur résultat : logique d’entreprise ayant pour conséquence. Modèle budgétaire actuel : logique de résultat. L’Etat alloue d’abord des dotations pour le financement des dépenses courantes des collectivités locales. Elles exploitent également leur domaine privé. ou les vendre. Les programmes Existe 160 à 170 programmes. Est pris en compte les objectifs à atteindre. Le budget ne se borne pas à allouer des crédits (des moyens financiers) sans se soucier des résultats obtenus avec ces moyens. III. Il est inaliénable. les marchés etc. Programme : objectifs secondaire (sous-objectif). Exemple : mission d'aide au développement. Au moins deux programmes par mission. B. gérant un budget comme une petite entreprise) ayant pour fonction le budget de leur administration. mission recherche et enseignement supérieur (mission interministérielle).

Participe aussi aux négociations ayant lieu au sein de l’UE. Les institutions et procédures d’aide à la décision Parcours de la décision budgétaire : l’exécutif élabore le projet de budget (projet de loi de finance). les grands choix pouvant être faits concernant les recettes et les dépenses de l’Etat. La direction du budget assure le suivi des questions européennes concernant des aspects budgétaires.Santé . 3.Direction générale de la modernisation de l’Etat : modernisation des administration de l’Etat et de la révision générale des politique publiques A. les finances des CT et les finances de la sécurité sociale.est un chef de service ayant la responsabilité d’atteindre les objectifs du programme (comme des directeurs d’une grande administration). La direction générale des finances publiques Crée par un décret du 3 avril 2008. La direction générale de la modernisation d’Etat Administration récente ayant été mise en place en janvier 2006. par conséquent des sous-objectif devant être atteints pour réaliser le programme. Elle résulte de la fusion de deux anciennes administrations : . Les administrations financières Administrations appartenant au ministère financier 1.Direction du budget . Les programmes se déclinent en sous-programme : des actions. Pour élaborer le projet de budget.Justice .Provisions . Plusieurs administrations : 1. Mission Programme Programme Programme Action action action action action action action action action Exemple pour des mission : Action extérieure de l’Etat .Direction générale des finance publique . la direction participe aussi à l’élaboration des textes législatifs pouvant avoir un impact sur les finances publiques. 2.Pouvoirs publics . Concerne les finances de l’Etat. l’exécutif dispose d’administrations qui aidant à l’élaboration du budget. 3. lors de la suppression de la direction de la réforme budgétaire. A pour fonction de proposer au Ministre des finances. . En dehors de la préparation du budget. La DGME façonne les grandes orientations ayant été décidées pour moderniser l’Etat dans le cadre de la révision générale des politiques publiques soit la RGPP (consiste à faire un audit des administrations pour voir si elles sont pertinentes pour réaliser les politiques publiques fixées dans le budget). Les actions Sous-programmes. La direction du budget Est en charge d'une fonction essentielle : l’élaboration du projet de loi de finance. 2. notamment ceux pouvant avoir un impact sur le budget de l’Etat en France.Ville et logement . Environ 600 à 700 action. au Ministre du budget. Le projet de loi de finance est soumis au Parlement (AN et Sénat).Travail et emploi II. C.

volonté d'adapter les normes international du secteur privé au secteur public de l’Etat.La direction générale de la comptabilité publique La DGFIP reprend l’ensemble des fonctions des deux administrations : . Organisme dont la fonction est de garantir la qualité des programmes et des indicateurs de résultat liés à ce programme. à lui demander un avis sur les orientations budgétaires que le gouvernement envisage. détermine les bases d’imposition des contribuables. comme dans les entreprises. fixés par les programmes. Évaluation par le comité de la qualité de ces indicateurs. Réutilisation du dispositif en 1998. transmis au ministère ainsi qu’aux commissions de finance de l’AN et du Sénat. ont été réalisés : mise en place des indicateurs de résultat ou des indicateurs de performance. et normalisé par la LOLF et mise en application dès 2003 (certains dispositifs). Le conseil de normalisation des comptes publics Comité réunissant des experts. Si est atteint un résultat : mise en place d'un indicateur de performance (indicateurs chiffrés). des représentants des administrations de différents ministères. 2. Le comité interministériel d’audit des programmes Comité composé par des experts de contrôle. en France. sur les choix que le gouvernement envisage. Produit également un rapport général de portée public chaque année. DGFIP : administration d'exécution B. 2. Le débat est en fait une consultation informel du Parlement. les remarques du CIAP au sujet des programmes évalués : audit. Institution de la procédure par la LOLF du 1 août 2001. . précisé par un inspecteur général des finance (: corps contrôle appartenant au ministère de finance). Pour évaluer si les objectifs à atteindre. Le dispositif a été expérimenté de manière informelle en 1990 par le gouvernement Rocard. et repris en 1996 par le gouvernement Juppé. Les membres du CIAP appartiennent à des corps de contrôle des différents ministères. Existe alors une pénétration du management de l’entreprise au sein du secteur public. les dispositifs abandonnés. paie les dépenses des administrations publiques et encaisse les recettes publiques. Permet au Parlement d’indiquer des préférences ou des objections avant que le projet de loi de finance soit . Les indicateurs sont chiffrés et ont pour objet de savoir si les buts ont été ou non atteints. Actuellement. Mise en place du CIAP le 1 octobre 2002 : produit un rapport. ou encore des universitaires. contrôle la sincérité des déclarations des contribuables) Tient les comptes publics. calcule l’impôt. Création du CNOCP dans un contexte de la mise en place au sein de l’Etat d’un système comptable adapté du système comptable privé. Le Parlement : le débat d’orientation des finances publiques Le débat est un dispositif consistant pour le gouvernement à consulter le Parlement. Rôle du comité : essaye d’adapter les règles du modèle d’entreprise au secteur public. Comité permettant l'existence.1. C. Mais aussi des représentants de la profession comptable. Les comités d’experts (Ex : CNOCP) 1. Le rapport contient les recommandations. de la comptabilité.La direction générale des impôts . Depuis 2006 : présence d'un bilan et un compte de résultat. Pour adapter et trouver des solutions pour adapter les normes de la comptabilité d’entreprise aux particularités du secteur public.des fonctions fiscales (assoie l’impôt.

à l’issu des réunions. en Avril-Mai se tiennent les conférences budgétaires : réunions ayant lieu entre la direction du budget et les services financiers de chaque ministère. La finalisation Le projet de loi de finance est imprimé et est soumis en septembre en Conseil des ministres pour approbation. A l’issu des travaux. Les commissions de finance peuvent demander l’assistance de la Cour de compte. le cadre général du budget est fixé par la Direction générale du budget. Les lettres plafond sont aussi transmises au commission de finance. discussion et adoption du projet de loi de finance par le Parlement à l’automne. Ensuite. Le rapporteur général dispose d’une compétence étendue à tous les textes de loi de finance. une lettre de cadrage : lettre envoyé par le PM à chaque ministre. une nouvelle lettre. Section 2 : L’adoption du budget de l’Etat par le Parlement Examen. Est fixé les grandes orientations que pourrait prendre la loi de finance. ensuite un rapporteur général présentant un grand rapport consistant à décortiquer le projet de loi de finance. puis au Sénat. Les commissions facilitent donc la compréhension aux parlementaires. La fonction des commissions de finances fut élargie par la réforme budgétaire de 2001. Fin juin. Existe un président. Existe une tradition consistant à mettre à la présidence des finances. et produit un rapport général sur le projet de loi de finance. voire même le PM). transmission des rapports au Sénat. arbitre. Les rapporteurs spéciaux produisent des rapports concernant des aspects particuliers du budget de loi de finance. Les dites commissions possède un rôle important au sein du Parlement en exerçant une grande influence sur la discussion budgétaire. Le projet de loi de finance est transmis à l’AN et aux commissions de chaque assemblée. puis est transmis à l’AN : débat à l’AN. Les arbitrages politiques Au début de l’année. les commissions élisent en leur sein d’une part un rapporteur général du budget et d’autre part des rapporteurs spéciaux. pour chaque mission. 2013 et 2013. un élu de l’opposition de l’assemblée. . le PM adresse à chacun des ministres. Les crédits sont déterminés par mission. "la lettre plafond". E. Assistées par un corps des fonctionnaires qualifiés.définitivement élaboré par l’exécutif. Concernant les désaccords : feront l’objet d’un arbitrage politique (normalement par le ministre de finance. A l’issu des conférences un rapport est établie faisant apparaitre les points des désaccords et d’accords. celle de l’AN et celle du Sénat. Puis. I. L’examen du projet par les commissions des finances Chaque assemblée dispose d’une commission des finances. Les ministères négocie avec la direction pour avoir des crédits : examen des demandes de crédits des ministères. cour étant tenu de répondre à la demande et d’effectuer des enquêtes réclamées par la commission. le PM adresse à l'ensemble des ministres. La lettre fixe pour chaque ministère le plafond du crédit du ministère et fixe aussi les mesures concernant les réformes structurelles des administrations du ministère devant être réalisé au cours d’un programme budgétaire. D. La dite demande se fait dans le cadre d’une programmation budgétaire à moyen terme (sur trois ans) Par exemple : les discussions ayant lieu en 2011 ont porté sur 2012.

Mais. le Sénat dispose d’un délai de 20 jours pour examiner le texte en première lecture. L’ordre des priorités de l’examen du projet de loi de finance Le projet de loi de finance comprend deux parties. . s’il propose en contrepartie la majoration d’une autre ressource. Si l’assemblée nationale a laissé passer le délai de 40 jours et adopter le budget hors délai en première lecture sans avoir dessaisi par le gouvernement. ils ont la possibilité p ex de supprimer un programme et de transférer le crédit de ce programme sur un ou plusieurs autres de la même mission. 2. les dispositions du projet de loi de finance peuvent être mises en vigueur par voie d’ordonnance. éventuellement modifié par les amendements déjà votés par l’AN et acceptés par le gouvernement. Par conséquent le plafond de crédit de la mission ne peut pas être dépassé. S’il n’est pas respecté. L’AN dispose d’un délai de 40 jours pour examiner et voter le projet en première lecture. B. La seconde partie du projet de loi de finance ne peut être mise en discussion avant l’adoption de la 1e partie. Le déroulement de la discussion 1. Les procédures particulières 1. La réforme budgétaire (LOLF de 2001) a élargi le pouvoir d’amendement des parlementaires. Les délais 1. La discussion et la vote du budget par les assemblées A. Les parlementaires ont par conséquent la possibilité de modifier complètement le contenu des missions. En fait les parlementaires ont la possibilité de proposer la réduction d’une ressource. A partir de là. Normalement. La transmission à l’office du Sénat est une faculté pour le gouvernement. c’est à dire les programmes à condition de ne pas augmenter le montant des crédits de la mission. Le droit d’amendement Régit par l’article 40 C°. Le Sénat dispose alors d’un délai de 15 jours pour statuer. ce n’est pas une obligation.La procédure d’urgence (Article 45 C°) . la procédure n’est pas viciée. le Parlement dispose d’un délai total de 70 jours pour adopter le budget. 2.II. les parlementaires ont le droit de modifier les programmes qui figurent à l’intérieur d’une mission. La mission doit de toujours contenir au moins 2 programmes. En effet. une partie recettes et une partie dépenses. Ils peuvent parfaitement créer un autre programme en utilisant les crédits des autres programmes existants à l’intérieur de la mission.L’article 47 C° : lorsque le Parlement ne s’est pas prononcé dans un délai de 70 jours. L’objectif est alors de ne pas augmenter les dépenses et de ne pas diminuer les recettes. 2. Ce droit d’amendement est extrêmement limité. lorsque leur adoption aurait pour conséquence soit une diminution de ressources publiques ou bien l’augmentation ou la création d’une charge publique. Les délais de droit commun Le projet de loi de finance doit être d’abord déposé sur le bureau de l’AN au plupart le premier mardi d’octobre. En effet les amendements présentés par les membres du Parlement ne sont pas recevables. Section 3 : L’exécution du budget de l’Etat . C’est un délai impératif. le gouvernement peut saisir le Sénat du texte initial. l’application article 40 C° est limitée aux missions.

2. On a mis en place ce que l’on appelle une chaine de responsables. Les responsables de programme s’engagent sur les objectifs qu’ils ont à réaliser et ils ont la possibilité d’utiliser de manière tout à fait libre les crédits qui figure au programme. Le responsable de programme. En contrepartie de cette liberté de gestion. La responsabilité managériale des gestionnaires Des crédits sont attribués aux gestionnaires des administrations de l‘Etat. Les responsables de budget opérationnel de programme et d’unité opérationnelle Pour atteindre les objectifs. par conséquent ces gestionnaires disposent d’un budget avec lequel ils doivent réaliser un certain nombre d’objectifs. Le responsable de BOP ainsi que le responsable de programme gère librement les crédits mis à sa disposition. Un responsable de programme peut être responsable de plusieurs programmes. En effet. 3. Avant l’Etat était sous le modèle Etatgendarme. Le responsable de programme a pour fonction de réaliser l’ensemble des objectifs qui figure dans son programme. Ce projet annuel de performance présente les objectifs que doit réaliser le responsable de programme et il est confié au Parlement en annexe du projet de loi de finance qui leur est soumis à discussion. Les responsables de programme Chaque responsable est comme un chef d’une petite entreprise. les responsables de programme doivent ensuite rendre des comptes. Dans LOLF on va voir qu’elle se fait sur le modèle du management et la gestion de l’entreprise. Le responsable de programme désigne un responsable de chaque BOP. Ces gestionnaires sont responsables soit du programme soit d’une partie de programme. un contrôle a posteriori de ce résultat va de pair avec la responsabilité managériale. Les gestionnaires sont introduits dans une culture de la performance. Les parties de programme sont qualifiées de budget opérationnel de programme (BOP). Un programme (crédit qui permet de réaliser tel ou tel objectif). Ce modèle fondée sur l’entreprise date du début du siècle dernier. Le responsable de BOP peut diviser son BOP en unité opérationnelle et désigner un responsable de ces unités opérationnelles.L’exécution du budget veut dire qu’on va l’exécuter le projet contenu dans la LOLF. I. une fois qu’il a exécuté son programme doit produire ce que l’on appelle un rapport annuel de performance qui sera transmis au parlementaire en annexe de projet de loi de règlement (projet de loi de finance qui constate ce qui était réaliser et voté par le Parlement). Des responsables pour chaque programme budgétaire sont désignés dans chaque ministère. Existe actuellement pas moins de 1000 responsables de BOP (pour plus de 2000 BOP). Autrement dit. Ils doivent présenter ce qu’on appelle un projet annuel de performance. Il va être jugé sur les résultats qu’il aura obtenus. le responsable de programme peut déléguer la réalisation d’une des partie du programme à des fonctionnaires. des gestionnaires. La fongibilité des crédits Les crédits attribués aux responsables de programme sont dits ‘fongibles’. ces gestionnaires ont la possibilité s’il le juge utile pour atteindre les objectifs qui leur sont fixés de décider que des crédits qui initialement par exemple destiné à financer les dépenses de fonctionnement soit utiliser p ex pour réaliser des . Elle se fait selon un modèle de gestion emprunté des entreprises. c’est à dire que ce modèle appliqué au budget politique a traversé le modèle de l’Etat et les modèles économiques. Il existe environ 80 programmes (pour environ 160 à 170 programmes). telle qu’elle est mise en œuvre dans la plupart des pays et est fondée en ce qui concerne l’exécution du budget sur une responsabilisation des gestionnaires. Le responsable de BOP s’engage auprès du responsable de programme à réaliser les objectifs du BOP. A. 1. Le pilotage de la gestion : une chaine de responsables La réforme budgétaire sous la forme de budget de programme. On donne aux gestionnaires une liberté d’utiliser les crédits qui sont mis à leur disposition pour réaliser l’objectif qui leur ont été fixés. : Chaine de responsabilité.

Cette fongibilité de crédit confère une grande autonomie de gestion aux responsables. les dépenses destinées à rémunérés les personnels peuvent être utilisés pour d’autres opérations. Il existe cependant à cette fongibilité des crédits. Le dialogue de gestion La mise en place d’une chaine de responsabilité s’accompagne de ce qu’on appelle un dialogue de gestion. ce qui compte est d’atteindre l’objectif. Les responsables de programme et les responsables de BOP et d’UO discutent et s’accordent sur les objectifs à atteindre. C’est un système complexe. Par contre. Nota : actuellement cette possibilité de fongibilité de crédit n’est pas utiliser à plein. Ils se concertent pour évaluer les possibilités d’atteindre ces objectifs. un gestionnaire n’a pas le droit d’utiliser des crédits désignés pour une opération de fonctionnement ou d’investissement pour augmenter les dépenses du personnel. Les gestionnaires ne se trouvent pas dans un modèle hiérarchique classique vertical. B. En effet on dit que la fongibilité des crédits est asymétrique.équipements. Ils peuvent également décider l’inverse. Dans ce cadre le préfet a pour mission de donner un avis préalable sur les BOP et de s’assurer de la cohérence de ces BOP avec les autres actions territoriales. sur les moyens disponibles pour atteindre ces objectifs et sur les indicateurs de résultats permettant de déterminer ces objectifs à atteindre. En effet. qui se met doucement et progressivement en place. Nota : La déconcentration des administrations et la multiplication des BOP au niveau déconcentré (: au niveau territorial) font qu’il est nécessaire de surveiller la cohérence des différends opérationnels. Par conséquent. mais en contrepartie tous ces responsables doivent rendre des comptes à leur supérieur hiérarchique. . les gestionnaires ont la possibilité de changer/ de modifier la destination des crédits qui sont mis à leurs disposition.