Jean-Martin CHARCOT (1825 – 1893

)

Nom qu’on rattache à l’hypnose et à l’hystérie. Il est né à paris. 1856 : nommé médecin des hôpitaux. Il a eu une carrière plutôt lente et laborieuse. Sa carrière prend un tournant décisif en 1842 quand il est nommé médecin chef de l’un des plus grands services de la Salpêtrière. De 1870 à 1893 il sera considéré comme le plus grand neurologue de son temps. Notamment c’est le premier à identifier grâce à la méthode anatomo-clinique différentes pathologies. 1870 : réorganisation des locaux à la Salpetrière, ce qui fait qu’on adjoint à son service le quartier des épileptiques. Dans ce quartier on regroupait les femmes qui souffraient de convulsions. Charcot va se rendre compte que ces femmes présentent des fonctionnements différents. Il se rend compte qu’il y a des authentiques épileptiques et qu’il y a des femmes qui présentent des crises pseudo convulsives : elles tombent mollement, elles ne perdent pas leur urine, elles ne perdent pas tout à fait connaissance et il n’y a pas de morsure de la langue. Ces patientes sont des hystériques qui vont mimer les symptômes perçus chez les femmes qui faisaient des crises épileptiques. C’est à partir de là que Charcot va essayer de distinguer les convulsions épileptiques et les convulsions hystériques. L’hystérie est une maladie connue depuis l’antiquité, maladie considérée comme purement féminine qui touchait l’utérus : ils pensaient que l’utérus était un organe mobile, qu’il se déplaçait dans le corps, qu’il migrait, qu’il pressait les autres organes. On pensait que cette migration était due à un manque de rapport sexuel. Au 19ème siècle, 3 principes qui disputent l’origine de l’hystérie :    L’utérus L’encéphale : on reconnait que l’hystérie peut aussi toucher les hommes. C’est Charcot qui a reconnu que l’hystérie peut aussi être une maladie masculine. Les nerfs

A l’époque de Charcot c’était essentiellement la grande crise hystérique, les autres symptômes étaient secondaires. Charcot était notamment célèbre pour ses leçons du mardi. Il rompt avec la tradition classique en faisant venir le patient dans son bureau. Il se passionne pour l’hystérie et va utiliser la méthode anatomo-clinique mais il ne trouvera jamais de lésions cérébrales à l’origine de l’hystérie. Au départ il pensait que le siège de l’hystérie se trouvait dans l’encéphale et que l’hystérie était due à une perturbation des structures nerveuses. Il va postuler l’existence de lésions dynamiques fonctionnelles, qui touchent les grandes fonctions, par oppositions aux lésions organiques.

Il fait un tableau clinique de l’hystérie avec ses manifestations critiques et inter critiques et avec des stigmates (marque durable que laisse une maladie) : cette grenade attaque comporte 5 phases :

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 La phase des prodromes : signes annonciateurs de la maladie. Orah : douleurs ovariennes, palpitations, douleurs dans la gorge, perte de connaissance, sans morsure de la langue, pas de chute brutale, sans perte d’urine.  La phase épileptoïde (ou phase pseudo convulsive) : s’enchaine trois phases : Phase tonique : arrêt respiratoire et immobilisation tétanique du corps. Phase clonique : petites secousses et mouvements désordonnés . Phase résolutive : chute des paupières et émission de salive.  La phase de contorsions clownesques : grands mouvements désordonnés et bizarres comme si le sujet luttait contre un ennemi imaginaire. Corps tétanisé courbé en arrière comme un arc (opisthotonos)  La phase de transe ou phases des attitudes passionnelles : le sujet va mimer des scènes érotiques, des scènes extatiques ou des scènes violentes.  La phase terminale : retour à la conscience avec souvent des sanglots, des pleurs et quelque fois le sommeil.

1878 : il étend ses recherches à l’hypnose, d’une façon que lui croit scientifique. Il va choisir des sujets d’expérience. Il prend les sujets les plus influençables de ses malades hystériques. Il observe que sous hypnose elles traversent trois phases successives. Cela vient compléter le tableau de la crise hystérique :  La léthargie : sommeil artificiel provoqué par la suggestion (aujourd’hui par un médicament)  La catalepsie : état de plasticité motrice dans lequel le patient va conserver les attitudes qu’on lui imprime. Les muscles sont comme figés.  Le somnambulisme : automatisme inconscient, le sujet ne s’en souvient pas. Des actes plus ou moins coordonnés. Charcot rend de ses découvertes à l’académie des sciences. Communication qui va donner une nouvelle dignité à l’hypnotisme. Il va montrer que sous hypnose il peut reproduire les symptômes hystériques grâce à la méthode de la suggestion. Charcot prend conscience de la plasticité des symptômes hystériques (les symptômes des hystériques sont changeant, labiles, ils varient en fonction de l’entourage du sujet). Il veut induire et réduire les symptômes par hypnose.

Etiologie de Charcot : il aurait voulu que l’hystérie soit une infection neurologique mais il n’a jamais trouvé de lésions dans le cerveau et va reconnaitre au niveau étiologique que des grandes perturbations morales, des traumatismes, des intoxications ainsi que la misère peuvent êtres des causes de l’hystérie. Cela n’empêche que pour lui il n’y a pas besoin d’hypothèse théorique préalables ce qui est important est l’approche nosographique. Le fait de pouvoir reproduire les symptômes hystériques témoigne de la fragilité du terrain hystérique. Pour lui c’est un signe de faiblesse du système nerveux. Cette faiblesse se révèle par l’existence de stigmates corporels. C’est ce terrain hystérique qui est lié à la capacité à être hypnotisé : la suggestibilité hypnotique. Cette suggestibilité est une disposition mentale particulière qui donne à certains sujets une réceptivité et une soumission excessive aux différentes influencent susceptibles de s’exercer sur eux. Charcot pense que la suggestibilité est partie prenante de l’hystérie, c’est le trait central des sujets hystériques. Il va associer l’hystérie à d’autres pathologies : hystéro neurasthénie, hystéro épilepsie et hystéro traumatisme. Cette notion de traumatisme arrive tardivement dans la théorie de

Plusieurs étapes dans cette évolution : étape clinique. l’importance du psychisme et va mettre en avant la notion de traumatisme psychique et d’hystérie secondaire à un traumatisme. étape expérimentale. L’hystéro traumatisme provient d’une idée qui va agir à l’occasion d’un événement précis et qui va déterminer le symptôme. Il est passé d’une approche neuropathologique à une approche psychologique. . il met en évidence l’importance de cette approche.Charcot car il n’a pas une théorie unique de l’hystérie : c’est un ensemble de points de vue qui ont évolué avec le temps.

la scission (die Spaltung) au sein de leur esprit. elle progresse sans s’en rendre compte).  La schizophrénie simple : progression lente (insidieuse. Il va reprendre les différentes formes de schizophrénies décrites par Kraepelin et ajouter une forme : la forme simple. 1 démence a plusieurs formes. les situations (fête.  La schizophrénie paranoïde : désunion profonde de la personnalité avec une forte activité délirante. Dans ses débuts il a collaboré avec Freud mais ne s’est pas engagé dans la psychanalyse car il n’adhérait pas à toutes les idées. intelligence. Bleuler s’y oppose car il pense que tous les sujets ne présentent pas la même évolution et n’ont pas forcément de troubles de la mémoire ni d’attention. fendue. sans aucun sens.Eugène BLEULER (1857 – 1939). le langage…). volonté) Schizophrénie = pensée déchirée.  Dissociation = rupture de l’unité psychique qui provoque un relâchement des processus dissociatifs sur lesquels reposent le fonctionnement mental.  La schizophrénie hébéphrénique : le plus à l’œuvre est la dissociation. repli de la personne progressive et indifférence affective (perdre tout intérêt pour tout ce qui existe : les gens. Il veut rendre compte de cette division qui apparaît dans les activités psychiques des individus grâce à ce terme. la discordance (touche la pensée.  Skhizein = fendre (cliver. drame qui se passe devant la personne : elle ne va pas réagir). Il va donc proposer le terme de schizophrénie. La dissociation affecte plusieurs domaines (un sujet peut par exemple raconter la mort d’un proche de façon joyeuse. C’est grâce à un ouvrage écrit sur la démence précoce et la schizophrénie qu’il est devenu célèbre. l’affectivité. C’est à lui qu’on doit le concept de schizophrénie à la place de démence précoce. Ce qui intéresse Bleuler c’est de décrire les symptômes et les processus de pensée et non de connaître l’origine de la maladie. déchirer)  Phrên = pensée (cœur. De plus. il y a des sujets chez qui la maladie apparaît à l’âge adulte. désagrégation de la personnalité. Délires sans structures. Il pense qu’il y a plusieurs maladies et non une se ule qui a plusieurs formes. Personnes appauvries sur le long terme. La dissociation est le signe pathognomonique de la schizophrénie. Pour Kraepelin : . Pour lui ce qui est spécifique chez ses patients c’est la division.Précocité des troubles. . évolution vers un tableau démentiel.

indifférence au quotidien. Coupure avec la réalité externe. la constitution d’une propre réalité en opposition avec la réalité extérieure. positions figées. Repli. A l’époque : Organogenèse VS psychogenèse. Il décrit des signes primaires et secondaires et des symptômes fondamentaux et accessoires. altération de la personnalité (troubles de la conscience de soi. repli sur soi même. Domaines que touche la dissociation donc symptômes primaires :  Cognitif : trouble de la pensée qui affecte le rythme de la pensée et la continuité. C’est dans cette forme que le négativisme s’exprime le plus. dépersonnalisation : ne pas se reconnaître.)  Signes secondaires : ils seraient d’origine psychogènes et sont le résultats des symptômes primaires. capacité de raisonnement). hypertrophie. de l’intellect et dans les affects.  Signes primaires : relèvent directement du processus schizophréniques et ils auraient une origine organique. incompatibles.  Ambivalence : présence simultanée d’affects opposés. Dissociation : symptôme primaire et fondamental Hallucination : symptôme primaire et accessoire Autisme & ambivalence : symptômes secondaires et fondamentaux Délire : symptôme secondaire et accessoire.  Les paraphrénies : elles se caractérisent par une forte activité délirante sur des thèmes fantastiques. Les réactions psychopathologiques sont le délire. troubles de la personnalité et de l’humeur. La schizophrénie catatonique : dissociation mais principalement au niveau psychomoteur. Il parle du relâchement des associations. les obnubilations. les confusions et les troubles somatiques (+ écholalies / échophrasies / etc. dépression. déréalisation : ne reconnaît pas l’environnement extérieure. l’ambivalence et l’autisme. des dissociations entre les fonctions psychiques (volonté. l’autisme (attention pas l’autisme des enfants mais sens du repli totale sur soi). Ce sont des symptômes positifs reflétant une tentative d’adaptation. trouble de l’humeur (agitation.  Autisme : détachement de la réalité combiné à la prédominance relative ou absolue de la vie intérieure. Phénomènes sensoriels (hallucinations & illusions). attitude de rejet du monde extérieur. Tout cela va donner lieu à des signes tels que les hallucinations. (4A)  Symptômes accessoires : peuvent être présents mais ne sont pas systématiques. intelligence. maniérisme. troubles du langage . baisse de l’affectivité. pensée illogique..) et tous les éléments catatoniques (expressions corporelles). comportements stéréotypés. désorientation temporo-spatiale…). Peut se retrouver dans le domaine de la volonté. Associations de pensées bizarres et absurdes. idées délirantes. l’ambivalence  Symptômes fondamentaux : signes que l’on retrouve chez tous les patients : relâchement des associations.

Un délire qui est polymorphe et qui est non systématisé.Apragmatisme : fait de ne plus réussir à mener une activité. Dans certaines conceptions ce concept a disparu et apparition du DSM – IV (il faut 2 symptômes ou plus) En plus : . ce n’est pas simple d’observer des troubles de la pensée. Où est ce qu’on en est aujourd’hui ? La dissociation c’est elle qui va rendre le mieux compte des caractéristiques des schizophrènes. C’est un processus interne ce qui veut dire que l’observateur ne peut que la deviner. la pensée est dispersée et se développe dans différentes directions. Correspondrait à ce qu’on peut voir. froideur du sujet. Les 2 symptômes principaux sont : Barrage : signe pathognomonique. . mimique non congruente a l’affect. Le discours peut reprendre sur le même thème ou sur un différent. délires flous incohérents = délire paranoïde (flou.Echolalie : répétition des derniers mots. Hallucinations cénesthésiques : hallucination sur la vue du corps se déformant (bras qui pousse. Ce n’est pas un concept qui fait l’unanimité : ce n’est pas très objectif. La théorie de Bleuler va être critiquée notamment par son fils Manfred Bleuler : rejette le biologisme quand a la schizophrénie.Echophrasie : répétition de la phrase. maniérisme. .  Affectif : retrait affectif. Interruption brusque du cours de la parole qui traduit une interruption de la pensée.  Comportemental : décalage au niveau du comportement et des affects. stéréotypie verbale.Schizophasie : langage pathologique (nouvelle façon de communiquer / mots déformés) . négativisme. Il est indifférent aux autres et se désinvestie de toute relation. Fading : ralentissement du discours avec un arrêt progressif.- - (néologisme et paralogisme).A la même époque en France Chaslin Philippe va décrire la discordance qui est un délire symptomatique de la dissociation ce qui va être observable chez le patient. tête qui tombe…) . . Et le langage ne peut pas refléter exactement la pensée. .Négativisme : tous comportements de refus ou d’opposition à autrui. Discordance. On a aussi une ambivalence des sentiments et des expressions. Dans le discours il n’y a pas d’axe thématique. Elle peut être uniquement un trouble de l’esprit. Délires du schizophrène : délire qui se caractérise par une expression désordonné d’idées étranges. observer.Néologisme : création de mots qui n’existent pas. incohérent). idées qui n’ont pas de liens les unes des autres.

Un peu synonyme d’abréaction : moment où les émotions sortent. où l’individu se décharge. Transfert : processus par lequel les désirs inconscients s’actualisent sur certains objets. est tombée amoureuse de Breuer. relation directe avec le patient. Freud a alors réalisé qu’il y avait des résistances même sous hypnose chez certains patients. La méthode cathartique est donc plus efficace que l’hypnose simple (ou l’on essaye juste d’annuler les symptômes) parce que le patient simplement hypnotisé ne se rappelle pas toujours de son avancée. des pensées auxquelles on ne peut pas avoir accès.Freud (1856 – 1939) En rencontrant Breuer. à utiliser l’association libre (dire ce qui nous passe par la tête sans interdits). C’est la découverte de l’inconscient. Des patients se remémoraient des choses qui ne leur étaient pas conscientes. Patiente Anna O. Il va travailler sur la suggestion post-hypnotique avec Bernheim à Nancy. même les choses futiles. C’est par elle que tout a commencé : c’est Breuer qui a utilisé la méthode cathartique. C’est un compromis entre - . Pour que cette méthode cathartique soit efficace. Celui-ci sera alors dépassé et « annulé ». Il dégage l’importance de la sexualité infantile dans la psychogénèse (=développement psychologique d’un individu).. règle de non contact. Suggestion en état de veille = Libre Association. : elle parle beaucoup. inventé par Breuer. le patient revit un événement traumatique et décharge des émotions qu’il n’a pas pu évacuer au moment du déroulement de l’événement. il applique la méthode cathartique : sous hypnose. Breuer pense que c’est le point clé de la thérapie. cela les inquiète. dans le cadre d’un certain type de relation établie avec eux (les objets) et éminemment dans le cadre de la relation analytique. Freud va commencer à faire allonger les gens. Il créé de nouvelles définitions : NEVROSE = « une affection psychogène où les symptômes sont l’expression d’un conflit psychique trouvant ses racines dans l’histoire infantile du sujet et constituant un compromis entre le Désir et la Défense ». Ils vont se rendre compte qu’il n’y a pas forcément besoin de l’hypnose. il faut une hypnose très profonde. Cette notion a choqué la Vienne bien-pensante de la fin du 19ème siècle. SYMPTÔMES = « expression du Retour du refoulé ». puis Freud a compris que l’amour n’était pas dirigé vraiment vers le thérapeute mais que c’est de l’ordre de ce qu’il va appeler le transfert. Il applique la suggestion en état de veille. Freud s’intéresse aux symptômes des névrosés qui proviendraient de l’inconscient. ils vont se dire que c’est une limite à ne pas franchir. Freud réutilisera la méthode. Quand Anna O tombe amoureuse de Breuer. a présenté la méthode à Freud et a présenté la patiente. des choses. Ce sont des manifestations de surface qui manifestent la présence d’un conflit psychique. Le patient doit dire tout ce qui lui passe par la tête. Particularité d’Anna O. psychanalyse vient de « psycho analisis ».

rôle des parents. il décrit le conscient. Le ça est persuadé d’être immortel. comme si le traumatisme avait cassé le par excitation. les stimuli n’arrivent pas moins fort. sans règle dans la famille  possibilité de pathologie. . le préconscient et l’inconscient. Ils vivent tout très fort.Mécanismes qui ressemblent aux mécanismes de défense de l’état d’éveil Rêver que mon conjoint me quitte  ne veut pas dire que l’on voudrait inconsciemment que notre conjoint nous quitte. La deuxième topique sera le Moi. comportement en miroir (si on se sent agresser on va agresser l’autre). or si on suivait toutes nos pulsions on ne survivrait pas longtemps. beaucoup plus de choses qui se passe dans l’inconscient et le préconscient que dans le conscient. le Surmoi et le Ca. Le moi : c’est notre être. pas de protection. besoin de limites de l’homme). Surmoi : superviseur (règles de morale.le désir pulsionnel et l’impossibilité de la réalisation. Les topiques : - Conscient Inconscient Préconscient 1ère topique Ça Moi Surmoi 2ème topique Ça : réservoir des pulsions. Petit récapitulatif des corrections qu’a appliqué Freud :  Aspect Topique du psychisme : d’abord.Le rêve est la réalisation d’un désir (y compris si c’est un cauchemar) . Le moi est la partie émergée de l’iceberg.  Aspect Economique du psychisme : Pulsions de vie VS Pulsions de mort (avant il avait décrit les pulsions sexuelles et les pulsions d’auto-conservation) . C’est un moyen pour le conflit de s’exprimer. Patients qui ont vécu des traumatismes : impression qu’il n’y a pas de filtre. Par excitation : filtre aux excitations (positives ou négatives) ce qui nous permet de ne pas être heurtés de plein fouet par ce qui se passe autour de nous. Le vrai sens de notre rêve n’est pas le contenu manifeste (sens latent et sens manifeste).

Freud voulait entendre le sujet (notamment par la pratique de la libre association) raconter ses ennuis. en quelque sorte la version subjective du patient. En effet. on se concentre sur l’histoire du sujet. sur sa vie. Autre découverte. A retenir comme la plus grande avancée de Freud : la découverte du rôle étiologique du psychisme dans certaines maladies. Il a fait la distinction. au sein des psycho-névroses de défense. c’est la Défense qui est responsable des symptômes dans les névroses. entre la psycho-névrose de transfert et la psycho-névrose narcissique . Il a développé la notion de mécanisme de l’inconscient. d’une instance a l’autre… Le principal est le refoulement. Aspect Dynamique du psychisme : il a décrit les mécanismes de force a l’œuvre dans le psychisme.

Ces maladies sont des épisodes et s’améliorent. état d’épuisement aiguë. il constate une évolution progressive et déficitaire en 3 formes :  Hébéphrénique (déesse Hébée. Dans la stupeur catatonique les personnes peuvent restées figer des heures. peut s'apparenter à un état dépressif et un repli sur soi. donne l'impression d'avoir perdu la raison. C’est un délire non systématisé.  Démence paranoïde (ou forme délirante) : Le délire s’accompagne d’hallucinations. au début insidieux. auteur contemporain de Freud -fondateur de la nosographie psychiatrique contemporaine. avec un comportement infantile. aujourd’hui rare (moments catatoniques) : caractérisée par une 1ère phase de dépression. Le sujet témoigne d’un vécu qui n’a rien à voir avec la réalité (hallucination. Démence précoce : atteinte marquée de la vie affective et de la volonté. En apparence la plus folle mais très riche au plan symptomatique (meilleur pronostic). Il travaille notamment avec Alzheimer sur la démence "sénile" = état d'effondrement mental avec perte des capacités intellectuelles et de l'autonomie de vie (privation de l'esprit) observée chez les personnes âgées. retrait social. manie. il est incohérent et illogique. -L’important c’est le bon diagnostic pour déboucher sur un pronostic précis. Maladies incurables : folie périodique ou circulaire (états réguliers). discret.  Catatonie : forme plus sévère. discours incompréhensibles. Il observe cette même démence chez des ados et jeunes adultes qu’il qualifie de démence précoce. Il démarre avec une pluralité de symptômes mais peut évoluer vers un état démentiel (appauvrissement mental. jeunesse) : caractérisée par un état déficitaire majeur. état d'apathie. évolution régressive vers une désagrégation complète = incurable. se détache des relations sociales.Emil KRAEPELIN (1856 – 1926) -Psychiatre allemand. avec nécessité de soins importants) ou conduire à une guérison partielle (fragilité psychique permanente mais baisse de l’angoisse et des symptômes) permettant une réintégration dans la vie sociale. Les sujets sont passifs. Il fait la distinction entre maladie curable / incurable. délire) : schizo moins difficile à traiter car propose du matériel sur lequel travailler. L'ado montre des pb de concentration. Maladies curables : mélancolie. Pour la démence précoce. suivant d’une phase d’excitation puis enfin le sujet plonge dans une stupeur catatonique cad que le sujet à un ralentissement extrême tant psychique que physique ainsi qu’une confusion où le sujet est totalement désorienté. .

Ils dorment très peu et se réveillent très tôt : on parle d’insomnie matinale. Un des signes de guérison est donc le sommeil plus long que peut avoir le sujet. Une inhibition de la volonté. sans logique.  Les épisodes fondamentaux : on ne l’utilise plus. une exaltation de l’humeur. ils ne ressentent plus rien avec plaisir : anhédonie . Les sujets perdent tout gout à la vie.  L’épisode dépressif (ou mélancolique) : les sujets sont dans une douleur morale intense. Aujourd’hui : MALADIE et plus précisément troubles bipolaires. La puberté est une période de transformation corporelle . C’est une variabilité d’humeur. Ils ont besoin de se décharger. tenir des propos incompréhensibles. Parfois amnésie. Les sujets ont donc des conduites suicidaires. Les images et les souvenirs passent à toute vitesse : tachypsychie. Ils ont une inhibition affective. on parle d’hyperactivité désordonnée.Notion de dissociation : idée d’une coupure du fonctionnement psychique du patient qui donne lieu à un état interne chaotique. On ne peut pas parler d’hyperactivité. Kraepelin dégage 2 grandes causes :  Endogènes (se base sur la théorie de la dégénérescence) : répétition aggravée des tares familiales (disposition à la démence précoce ou à la folie cyclique maniaque dépressive). Selon lui la démence peut surgir lors de bouleversements hormonaux à des stades différents du développement (mais unique maladie) : idée de sécrétions toxiques sous forme hormonale à l’adolescence et post-ménopause = 2 périodes critiques. Ils ne se rendent pas compte de leur état = personne anosognosique.  L’épisode mixte : le sujet peut subir des symptômes de l’état maniaque et de l’état dépressif. Ils sont très irritables et on parle de désinhibition sexuelle. jusqu’à inventer des mots. qui est plus difficile à supporter que n’importe quelle douleur physique. Le moins effort est extrêmement difficile. Les fluctuations de l’humeur sont rapides. s’habiller de façon très excentrique). fonctionner en écholalie = perte de l’unité intérieure du fonctionnement psychique. Ils n’arrivent plus à se concentrer ni à retenir de nouvelles choses. Etat qui dure 5/6 mois à l’époque. On dit qu’ils ont un optimisme irréaliste. maintenant en 3 semaines le sujet est guérit mais le traitement est à vie. Etat qui dure 5/6 mois à l’époque. un ralentissement général des gestes et de la parole. c’est bien une pathologie car ils touchent à tout mais ne finissent rien. Ils ont l’impression qu’ils peuvent tout entreprendre (c’est-à-dire qu’ils peuvent s’endetter gravement. ainsi qu’une anesthésie totale de ressentie. un sujet qui devient euphorique. Ils sont atteints de logorrhée. Kraepelin va décrire la psychose maniaco-dépressive avec 4 types :  L’épisode maniaque : Sujet chez lequel on a une surexcitation des fonctions psychiques. Le sujet dort de moins en moins mais ne se sent pas fatigué (même un somnifère ne peut pas le faire dormir).

Sthénie : être agité. c’est une épreuve identitaire où le plus difficile est d’accepter de changer tout en restant le même (dynamique paradoxale)  Exogènes : il faut rechercher dans la vie des patients. à décider.Cyclothymie : coexistence d’épisodes dépressifs et maniaques. . les causes psychiques. .Asthénie : fatigue physique et psychique généralisée. Les souvenirs et les images défilent à toute vitesse. . à ressentir des émotions positives. la vie sexuelle devient potentiellement mature. les traumatismes susceptibles de les faire craquer.Bradypsychie : ralentissement du cours de la pensée + délai long avant l’évocation des souvenirs. incohérent. . . Accélération du langage.Hédonisme : fait de prendre du plaisir (inverse anhédonie) .Tachypsychie : accélération de la pensée. .Dysthymie : épisodes de dépression qui se répètent.Logorrhée : débit de parole extrême (rapide et continu).normale. L’adolescence met en jeu le corps et le psychisme (manifestations invisibles) les relations aux autres bougent. Altération pathologique de la volonté.Anhédonie : perte de la capacité à prendre du plaisir. dans leur histoire infantile. Kraepelin préfère ne prendre en compte que les causes endogènes : pessimisme lourd sur l’action thérapeutique car pour lui tout aliéné représente un danger pour les autres mais surtout pour soi. inutile. . . En plus : . .Aboulie : baisse de la capacité à initier des choses.

perverties. L’interprétation se fait sur des bases réelles.Il y a une ressemblance entre la folie et la passion mais la différence est quantitative. La folie serait des passions poussées à leur extrême. En plus :  Délire : ensemble d’idée en contradiction évidente avec la réalité auquel le sujet adhère totalement. désordonnées. .Jean-Etienne ESQUIROL (1772 – 1840)  1805 : thèse « les passions considérées comme causes. loi qui réglementera le traitement et l'hospitalisation des malades mentaux. Pour parler de l'étiologie de la maladie mentale.  Mécanismes : Illusion / Hallucination / Imagination / Intuition. il utilisera la métaphore de l'épigastre (qui est une région du corps) : les impressions des passions se font ressentir dans la région épigastrique. très science-fiction (cas des paraphréniques) .  1812 : il devient médecin à la Salpêtrière. Le délire se construit avec des thèmes et des mécanismes. elles appartiennent à la vie organique et ont un statut particulier parce qu'elles sont liées à la morale. . 3 idées importantes : .Hallucination / Illusion : définition d’Esquirol. .  1825 : Médecin chef à Charenton. termes qui vont expliquer en partie la folie.  Hallucination : une perception sans objet à percevoir. qui nous pousse à agir et qui n’est pas de l’ordre intellectuel.  Les thèmes sont très variés : persécution / jalousie / dysmorphophobie : peur des adolescents à la vue de leur changement de corps.Intuition : conviction spontanée.Les passions vont servir au traitement des maladies (nouvelle idée) Esquirol est à l’origine des premières descriptions des hallucinations et illusions (avant on parlait de vision). C'est le lieu de rencontre métaphorique entre l'organique et la morale. symptômes et moyens curatifs de l'aliénation mentale ». C'est à Charenton qu'il va former la plupart des grands médecins aliénistes français du milieu du XIXème siècle.Les passions sont à l’origine de l’aliénation mentale. Le délire s’organise en réseau (tous les secteurs de la vie du sujet sont affectés) ou en secteur (un seul objet de la vie du sujet est touché). .  Illusion : mauvaise interprétation d'un stimulus réelle. Il va jouer un rôle important sur le plan administratif et législatif en particulier avec la loi de 1838. Elles se situent à la frontière de l'âme et du corps.Imagination : délire très construit. « Il n'y a pas d'aliéné dont les facultés morales ne soient altérées. » Il va faire le parallèle entre les expressions de la passion et les expressions des aliénés.  Passions : tout ce qui nous met en mouvement. . On retrouve ici l'étiologie des passions décrites par Pinel.

L'idée est que le trouble de l'humeur est séparé du trouble du jugement. C'est lui qui inaugure la distinction entre démence et idiotie. imbécillité) et de ce qui est de l'ordre de l'affaiblissement psychique (démence). l’hallucination. la manie qui est un délire général.  Monomanie : espace intermédiaire entre manie et lypémanie. Dans son ouvrage. Elle disparaît rapidement. Il fait une distinction beaucoup plus nette. crétinisme. C'est là-dedans que l'on retrouve l'essence de son œuvre et sa classification nosographique des maladies mentales. On est plus du tout dans la douceur et la compassion. c’est à l’adolescence qu’elle commence.  Démence : affaiblissement des facultés intellectuelles psychiques.Affectives : affectif qui touche la sensibilité. sera décrite dans toutes ses formes. Délire partiel permanent et sans fièvre.  Idiotie : insuffisance de développement mental. 3 types : . Elle commence à la naissance. C’est donc un traitement du mal par le mal.  Manie : Idem Pinel  Lypémanie : délire partiel triste avec tendance suicidaire (c’est un peu la conception actuelle de la mélancolie). Il rompt totalement avec l'idée d’Hippocrate selon laquelle les maladies mentales proviendraient de la bile noire. . plus tranchée. On ne cherche plus l’erreur mais on soumet les passions du patient à l’autorité du médecin. Il reprend la catégorisation nosographique de Pinel mais la modifie légèrement. C’est un délire limité à un seul objet ou à un très petit nombre d’idées. . autant maintenant ils essayent de créer des passions pour provoquer une secousse morale qui mette l’aliéné dans un état opposé à celui dans lequel il était initialement = méthode perturbatrice. La raison est préservée. Autant avant ils essayaient de convaincre par la parole. mais il n'y a pas véritablement délire. Esquirol avait essayé le traitement moral mais ça avait été un échec car s’il laissait l’autre s’exprimer à un moment le médecin devenait une espèce d’idéal pour le patient (c rainte de transfert).Il essaye de localiser dans le corps certains troubles mentaux. l’illusion des sens. L’hôpital redevient un lieu carcéral. de ce qui est de l'ordre de l'insuffisance de la faculté mentale (idiotisme. c’est donc congénital. une face importante pour la discipline et l’intimidation. L’évolution s’est donc faite vers une pédagogie beaucoup plus forte avec le recours au travail qui devient obligatoire. Les troubles de l'humeur proviennent d'une entité à part. 1838 : traité « Des maladies mentales ». qui se comprend comme une passion triste.Intellectuelles : ce qui domine la symptomatologie c'est le trouble intellectuelle avec une thématique et des mécanismes comme l’interprétation morbide. Le dément s’est développé normalement. débilitante et oppressive. L'originalité d'Esquirol sera qu'il remplace la mélancolie par deux classes d'affections différentes : d'un côté la lypémanie et de l'autre côté les monomanies. D’où le fait qu’il y avait un rapport de séduction mais très autoritaire.

couché donc très faible.- Instinctive : ce qui va être touché c'est la volonté. En plus : .Catarrhes = gros rhume (sécrétion abondante de mucus par le nez) . . ce qui peut aller jusqu'à l'homicide. . ou ils commettent des actes délictueux ou immoraux. .Clinophilie : être très souvent allongé. .Onanisme = masturbation.Aménorrhée = trouble dans les menstruations.Phobie = crainte d’un objet ou d’une personne qui ne provoque pas de caractère dangereux.

Paul SERIEUX (1864 – 1947) Jean Marie Joseph CAPGRAS (1873 – 1950) Sérieux à travaillé avec Magnan. Cette interprétation se diffuse et s’organise en système avec un caractère égocentrique marqué.L’incurabilité sans démence terminale . Ce syndrome correspond des agnosies d’identification ou des méconnaissances systématiques. . Le mécanisme principal de ces délires systématisés est l’interprétation.La persistance de la lucidité et de l’activité psychique. Ce qui fait connaitre Capgras c’est son travail sur le syndrome de fausse reconnaissance délirante (ou illusion des sosies. terme introduit par Kahlbaum. .  L’interprétation délirante c’est un jugement faux qui va être porté sur une perception exacte. .Des interprétations délirantes multiples et organisées. Elle peut être de 2 types :  L’interprétation normale c’est l’opération d’un esprit curieux qui en présence de phénomènes ou d’une situation donnée va chercher à en comprendre la signification et à en tirer des déductions.Une absence d’hallucinations. qu’ils ont aussi appelé les folies raisonnantes. C’est chez le malade un refus d’admettre la véritable personnalité des êtres qui lui sont proche et en même temps en présence de ses proches le sujet ne peut s’empêcher de trouver une ressemblance et prétend que ce sont des doubles ou des sosies. Le délire d’interprétation est une psychose chronique systématisé et se caractérise par : .L’évolution par extension progressive des interprétations. C’est en travaillant à Maison Blanche qu’il rencontre Capgras. Serieux fait partie des premiers à faire connaitre en France la classification des maladies mentales proposée par Kraepelin. Elle est différente de l’idée délirante car pour eux l’idée délirante est une conception imaginaire créée de toute pièce par le sujet et qui n’est pas déduite d’un fait observé. . Clérambault et Serieux ont décrit le délire chronique à évolution systématique. Il décrira cela comme un phénomène affectif dû à une dysfonction cérébrale. C & S travaillent tous les deux et publient un ouvrage sur les folies résonnantes en 1909. 1923). Aujourd’hui cela correspondrait à un délire paranoïaque (=je pense à coté). et a publié deux ouvrages : « le délire chronique à évolution systématique » et « la paralysie générale ». Pour ces auteurs l’interprétation délirante se distingue des hallucinations et illusions parce que pour eux ce sont des troubles sensoriels. Le délire d’interprétation systématisé correspond à une construction intellectuelle morbide faite de multiples idées délirantes qui vont être organisées progressivement et successivement sur un mode logique et qui vont donner l’impression d’un ensemble relativement cohérent (inverse schizophrénie).

dénaturée. l’hallucination qui est une perception sans objet à percevoir. délire messianique. sensation de transformation du corps. l’interprétation : interprétation fausse qui se fait à partir d’un fait réel.Le délire est une prédisposition constitutionnelle au niveau de cette psychose. etc. douleur corporelle. Mécanismes du délire : C’est à partir de là que s'élabore le délire. l’imagination : capacité à créer des choses. Thème hypocondriaque: conviction d’être atteint d’une maladie grave. sur sa pensée. Beaucoup de narcissisme. On a tout ce qui concerne :  Les distorsions du jugement avec : l’intuition : croyance. mission à accomplir. connaissance qui surgit chez le sujet sans arguments. les fabulations : faux souvenirs qui touchent plus le passé récent que le passé ancien. la façon dont se construit le délire. Il est déclenché par un choc émotionnel (par exemple : un deuil). ce sont les mécanismes qui sont responsables du délire. Elles peuvent être des hallucinations sensorielles ou des hallucinations psychique (vois intérieures)  Les proliférations imaginaires avec : l’imagination. Idée que le monde est détruit. à inventer des choses. Thème de grandeur ou de mégalomanie: richesse / puissance particulièrement surdimensionnée. refus. son psychisme. sans vérifications. Thème de négation: concerne une tendance à l'opposition. Thèmes du délire : Thème de persécution: conviction du sujet que l'on veut le nuire dans sa personne ou dans ses biens. le prophète. Connaissance intuitive. Thème mystique: en lien avec la religion (« Je suis le fils de Dieu. que le sujet est mort. contradiction systématique ou la conviction de non existence de la personne physique ou morale. Thème passionnel (regroupe le thème de la jalousie et de l’érotomanie) Thème de référence : le sujet se croit être le centre d’attention d’une personne spéciale. .  Les altérations des perceptions avec : l’illusion qui est une perception réelle qui va être déformée. des découvertes exceptionnelles.). Thème d'influence: le sujet a l’impression d’être commandé par une force extérieure qui va agir sur lui.

). Délire chronique : dure dans le temps (au moins 6 mois). Degré d’adhésion. d’illusions et des hallucinations. Délire non systématisé : délire polymorphe. internes au sujet. Délire en secteur: délire qui touche un seul domaine de la vie du sujet. Il y a chez le sujet un besoin de tout expliquer. Le mécanisme prévalent du délire est l’interprétation. les antécédents personnels et familiaux (ATCD). Participation affective au délire (cf : passage à l’acte qui sont des témoins du degré d’adhésion. Délire aigu : de forte intensité qui ne dure pas dans le temps. Le sujet atteint de délire d’interprétation est totalement convaincu qu’il a raison et donc adhère entièrement à son délire. . il peut y avoir un peu d’intuitions. et le contexte social et culturel.  des interprétations endogènes : s’appuient sur des sensations corporelles. vie relativement normale. extérieures. incohérent sans logique. Délire en réseau : délire qui touche tous les domaines de la vie du sujet.- l’automatisme mentale : force extérieure qui contrôle l’activité du sujet avec hallucination intra psychique. schizophrénique : flou. tout évènement de la réalité va être appréhendé à partir d’un prisme déformant et tout va s’intégrer au système de croyance du délire. Le délire d’interprétation chronique systématisé est initialement en secteur puis s’étend en réseau. contenu irréel. Modalités d’expression et d’évolution. délire intermittents (ex : PMD) Modalités d’extension. Degré de systématisation. Le délire peut être construit à partir de deux types d’interprétations :  des interprétations exogènes : se fondent à partir de perceptions sensorielles. Délire systématisé : délire paranoïaque avec peu d’hallucination. Fond constitutionnel. Personnalité pré morbide du sujet.

Sophisme : « Tous les chats sont mortels.. Aristote est mortel donc Aristote est un chat.Le délire d’interprétation systématisé est un délire chronique et incurable. pas d’évolution déficitaire. Dans ces délires on retrouve des délires chroniques avec les délires paranoïaques (délires passionnels. les délires de relation des sensitifs (« Je pense être descendant du roi. En France on distingue : Les délires systématisés qui sont non dissociatifs : pas d’atteinte des fonctions mentales. Autre façon de distinguer les délires est de distinguer les délires systématisés des délires non systématises. délires relativement tardifs. d’érotomanie). » .. » . Je suis le fils de. . Dans les délires chroniques on va retrouver actuellement : .La PHC (psychose hallucinatoire chronique) : le mécanisme prévalent est l’hallucination.Les paraphrénies : le mécanisme principal est l’imagination .Syllogisme : « Tous les hommes sont mortes.Les délires paranoïdes : où l’on retrouve le délire d’interprétation systématisé (paranoïa). d’interprétation. ») et les délires passionnels (délires de revendication. Socrate est un homme donc Socrate est mortel. de jalousie.. Dans les délires d’interprétation on regroupe les psychoses hallucinatoires chroniques (mal systématisé) et les délires paraphréniques (mal systématisé) Dans les délires non systématisés ou dissociatifs on a deux types de délires aigues :  Les bouffées délirantes aigues  Les psychoses post partum Dans les délires chroniques on retrouve la schizophrénie (ou démence précoce) En plus : .).

Perversion marquée par l’attachement exclusif du sujet à un élément .).). -La paresthésie : libido déplacé (catégorie où il place le fétichisme. Le masochisme ne correspond pas forcément à une pathologie sexuelle. C’est l’excitation cérébrale qui apparaît chez l’enfant avant la puberté et après l’extinction de la libido. Il va classer les perversions (déviations sexuelles) en 4 catégories : -La paradoxie : libido intempestive donc chez les jeunes enfants et les personnes âgées. » Il considérait donc que le viol était quelque chose de répréhensible mais que ce n’était pas une perversion. Les organes génitaux fonctionnent normalement mais il y a une absence d’excitation sexuelle chez le sujet. c’est cortical. Pour K-E. -L’hyperesthésie : excès de libido. =>Masochisme : les situations qui normalement donnent du déplaisir vont au contraire donner du plaisir (notamment les situations de soumissions.Von Richard KRAFFT-EBING (1840-1902) Il est le premier à décrire la folie hystérique qui deviendra la démence précoce puis ensuite la schizophrénie. -L’anesthésie : absence de libido. la fonction sexuelle est dépendante des corps cérébraux. L’excitation sexuelle est produite par des représentations inhabituelles. =>Sadisme : sujet qui a besoin de provoquer de la douleur. de douleurs. on parle de masochisme pour des personnes qui se font souffrir dans la vie quotidienne. de faire souffrir physiquement ou moralement et d’humilier pour avoir du plaisir sexuel. Trait de personnalité qui recherche la soumission.  Perversion : toute relation sexuelle cherchant le plaisir en dehors des relations dites normales avec une personne de sexe opposé et d’âge équivalent. Dans la perversion narcissique il y a du sadisme. etc. Il a écrit le premier livre sur les perversions sexuelles : « Psychopathia Sexualis » (1886). qui cherche à subir. etc. Il se centre sur tous les aspects de la sexualité. Pour lui : « Est pervers tout acte qui ne va pas dans le sens de la propagation de l’espèce. N’existe pas que dans le domaine de la sexualité (ex : patrons sadiques envers leurs employés) =>Fétichisme : sujet qui a besoin d’un objet extérieur (souvent un accessoire vestimentaire) pour se satisfaire. Il a consacré sa vie à décrire une constitution neuropathique qui pour lui était une modification mentale due à la dégénérescence et qui s’expliquait du point de vue de la sexualité. hyperexcitation sexuelle.

Chez l’homme la maladie qui est la cause peut être l’abstinence ou la masturbation par exemple. . Différence avec Freud : Pour Freud. =>Homosexualité : le sujet doit être avec des sujets du même sexe pour parvenir à l’excitation sexuelle.spécifique de préférence matériel. En plus : . Pour lui l’homosexualité résulte d’un stoppage de développement de l’embryon.Personnalité histrionique : mode général de réponses émotionnelles excessives et de quête d’attention. sens péjoratif. =>Paranoïa sexualis : maladie génitale fonctionnelle ou organique et qui elle même devient par la suite la cause de la maladie psychique.Paraphilie : terme employé de nos jours aux Etats-Unis à la place du mot perversion. Les éléments délirants peuvent conduire à des dépressions réactionnelles et donc au suicide. =>Nymphomanie : symptôme d’une grave dégénérescence psychique et qui peut être suivie rapidement d’un collapsus mortel. . Il considère que c’est une maladie très grave car il peut y avoir dans certains cas des hallucinations. c’est une fixation à un stade infantile.Cyclothymie : versatilité de l’humeur. Il disait qu’elles étaient capables de toutes les formes de déchéances comme notamment la prostitution. Les femmes nymphomanes sont atteintes de frigidité qui leur empêchent de jouir et donc les fais recommencer pour atteindre l’orgasme. Chez les femmes les causes peuvent être les mêmes. . . être le centre de l’attention. . ou encore une maladie sexuellement transmissible. C’est un excès de libido.Gonorrhée : infection des voies génitales (MST) ≈ cystite.Hypocondrie : tendance maladive à se préoccuper de sa santé et de maladies. Pour K-E.Théâtralisme : le fait d’aimer se mettre en scène. Ces personnes sont envahies d’obsessions et ils deviennent esclaves de leur imagination. le pervers né avec des prédispositions et il le devient avec ses expériences. Tendance à mentir et à être séductrice (= symptôme d’une personnalité histrionique) . des sentiments de persécutions. indispensable pour accéder à l’orgasme (principalement masculine.Satyriasisme = nymphomanie masculine. tous les enfants sont des pervers polymorphes mais ils le restent ou non. La manie de la jalousie chez l’homme est liée en majeure partie à l’alcoolisme. . souvent imaginaires. les femmes étant soumises) C’est à la fois une perversion de but et d’objet.

Il caractérise la maladie mentale ressentie et reconnue chez le patient de façon pénible mais avec conscience claire. Terme crée en 1777 par Cullen. il considérait que c’était l’organe le plus influent. théorie des humeurs d’Hippocrate : Sang (cœur) – Phlegme (cerveau) – Bile jaune (foie) – Bile noire (rate). Pour lui. les massages car les maladies psychiques étaient dues au phlegme (c-à-d des causes externes)… Hippocrate a décrit la manie (état d’agitation) et la mélancolie (état d’abattement) telle qu’on la connaît aujourd’hui. Folies chroniques sans fièvre : Mélancolie = état d’abattement & Manie = état d’agitation. Névrose = Nerfs. De là. William CULLEN (1710 – 1790): Névrose. Enfin. contrairement aux psychoses.C. La maladie est considérée comme organique. nerveuse. il s’est basé sur les travaux (W) d’Alcmeon de Crotone qui pensait que le cerveau fonctionnait comme une glande et qu’il sécrétait la pensée. Il complète la classification de Celse en faisant la distinction entre les folies :  Folies aiguës avec fièvre : Frénésie = état d’agitation & Léthargie = état d’abattement. A l’époque de Freud. il a aussi dit que l’épilepsie était une véritable maladie et non pas une sanction ou une maladie divine. J. les lavements. le cerveau était le centre qui faisait fonctionner le corps humain entier et non le cœur.Autres personnes importantes : Hippocrate pose une théorie humorale de la maladie. On traitait les patients / les plantes. Il décrit aussi assez finement les signes et les symptômes. la névrose était une maladie considérée moins grave que la psychose puisque le sujet rend compte de ses difficultés. Celse (1° s. Pour développer cette théorie. sans délire et sans affaiblissement mental. sans altération de la personnalité.) propose de distinguer les maladies aiguës qui disparaissent au bout d’un certain temps (frénésie) des maladies chroniques (mélancolie) Arrêté de Cappadoce : il propose un traité avec une sémiologie et des hypothèses étiologiques (origine des maladies). ap. La frénésie est le mélange de sang avec la bile jaune et la léthargie est un trop plein de phlegme. etc. Le but recherché est l’équilibre de ces 4 humeurs. les tisanes. c’est-à-dire une maladie qui repose sur les humeurs.) Hippocrate a posé le Serment de médecine qui régit encore de nos jours les médecins. qu’il a conscience de ses troubles et peut donc . la santé et la maladie : Feu (chaleur) – Terre (sécheresse) – Eau (humidité) – Air (froid). un excès entraine des troubles (d’où les saignées. La mélancolie est un afflux de bile noire et la manie est un embrasement de bile noire et de bile jaune Empédocle : théorie des 4 éléments qui permettaient de régir le md.

Ainsi. Il est le théoricien de ce que l’on appelé « les bosses du crâne ». Elle atteint l’identité du sujet et le rapport qu’il a avec la réalité. il a mis en évidence une enveloppe du cerveau. Gall s’est intéressé à l’anatomie du cerveau. avec le courant psychiatriques. qui sont chroniques. On pensait à l’origine que c’était psychogène. Observation après autopsie des cerveaux + lien avec phéno-clinique. Grâce à la description anatomo-clinique. II s’intéressait surtout par les inflammations qui pouvaient envahir les méninges. à ses différentes fonctions et ses différentes zones. Gall pensait que chaque zone du cerveau correspondait à une fonction spécifique. elle touche l’esprit. La psychose a été de tous temps considérée comme plus grave. Depuis 20 ans. c’est une maladie de l’âme. En effet. Terme crée en 1845 par Feuchtersleben. Chacune de ses facultés avaient son siège dans une région du cerveau et cette région était d’autant plus développée que l’était la faculté.) Franz Joseph GALL (1758 – 1828)  La phrénologie (phrên = pensée / logos = science). Ernest FEUCHTERSLEBEN (1806 – 1849) Psychose = âme. Actuellement le terme est réservé plus spécialement aux affections psychiques. F. la schizophrénie. Il définit 27 facultés (1=instinct de reproduction / 2=amour des enfants / 3= affection. par la palpation. Antoine Laurent BAYLE (1799-1858). Lorsqu’il y avait une inflammation de cette enveloppe (arachnitis chronique). la névrose a été considérée comme quelque chose de psychogène. la forme du cerveau étant modifiée.). Cette maladie est non organique. La manie. l’hystérie. cela repoussait en regard le crâne.guérir de la maladie. Le patient n’a pas conscience de ses troubles. Petit à petit. Il a découvert les phases finales de la syphilis qu'on ne pouvait pas soigner à l'époque (MST). amitié / etc. ils pouvaient estimer quelle faculté était plus développée et lesquelles étaient moins développées. J. . Les états anxieux. les états obsessionnels et phobiques sont des névroses. A partir de là. les délires hallucinatoires et paranoÏaques sont des psychoses. L’expression « Avoir la bosse des maths » provient de la phrénologie. il a montré que cela provoquait une paralysie générale et un dérangement intellectuel. la mélancolie. La psychose est un trouble mental général. Un siècle plus tard on fait le lien avec cette manifestation clinique. plus sévère que la névrose. on pense que la psychose est en partie d’origine organique.

Bole (anglais) a identifié la maladie de Parkinson) . Intérêt aux besoins non plus anatomique (cerveau) mais fonctionnelles : troubles dans la vie du patient. Psychiatrie et neurologie ont été liées jusqu'en 1969 grâce à ses travaux. Ex : sclérose en plaque – maladie neurologique. en psychiatrie aux USA.Idée de grandeur chez les patients. Alzheimer soigné en neurologie en France.