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►INJUSTICES A POITIERS - www.justicepourtous.

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Nous devons continuer à nous mobiliser et à manifester notre volonté de vivre
dans un pays de justice et de droits ! Soyons nombreux à alerter nos élus !
Samedi 28 novembre, ce sont 1000 lettres (et plus…)
que nous rassemblerons et que nous enverrons au Président de la République !
PHOTOCOPIEZ, SIGNEZ ET FAITES SIGNER ! NOUS SOMMES TOUS CONCERNÉS !

Monsieur le Président de la République,
Par votre statut, vous êtes l’un des garants du bon fonctionnement de nos institutions.
Or, ce qui se passe à Poitiers depuis les évènements du samedi 10 octobre 2009 me semble
extrêmement grave dans un état où sont sensés être respectés les Droits de l'Homme...
Cette situation m'incite à vous interpeller sur plusieurs points :
Les évènements du samedi 10 octobre à Poitiers ont entraîné l’arrestation et la condamnation de plusieurs
personnes absolument étrangères aux violences. Parmi elles, Jean-Salvy Compte et Samuel Bastard,
étudiants militants, ont été arrêtées plusieurs heures après la manifestation, « parce qu'on en a marre de voir
vos gueules de cons dans les manifs » ont déclaré les fonctionnaires de Police.
Comment, dans un État de droit, peut-on être arrêté simplement pour avoir participé
pacifiquement à des manifestations ? Ou parce que votre visage ne revient pas aux
forces de l'ordre ?
Le Ministre de l'intérieur est venu à Poitiers le jour du procès, lundi 12 octobre, et s'est exprimé publique-
ment : «J'espère que la justice sanctionnera, et durement ». Après 48 heures de garde à vue dans des
conditions inhumaines, 8 prévenus sont ainsi passés en comparution immédiate, ce qui, ajouté au battage
médiatico-politique, n’a pas permis à la justice de s’exercer sereinement. Tous ont été condamnés à des
peines très lourdes dont de la prison ferme pour trois d’entre eux.
Comment, dans un État de droit, pouvons-nous accepter de telles conditions de garde à
vue ? Par ailleurs, n'est-il pas possible d'envisager, dans un État de droit, une justice
sereine et indépendante ?
Aujourd'hui, deux des trois condamnés, Samuel et Jean-Salvy ont été remis en liberté après 12 jours de
détention, en attendant leur procès en appel, le 10 décembre. Patrick est resté en prison. La Justice a consi-
déré que ses garanties de représentation en justice et de non réitération étaient insuffisantes. Patrick
Dubreucq n’a pas bénéficié de remise en liberté. Parce qu’il vit de minima sociaux, parce qu’il fait partie de
ces "exclus", Patrick devrait rester enfermé...
Comment, dans un État de droit, peut-on envisager de ne pas considérer équitablement
tous les citoyens quels qu'ils soient ?

En conséquence, je vous demande, Monsieur le Président, d'agir dès aujourd'hui :
- pour la relaxe de tous les inculpés du 10 octobre et l’arrêt de toutes les procédures les
concernant.
- pour que soit déterminée l'échelle de responsabilité qui nous a conduit à de telles
injustices, et que tous les indignes responsables de cette situation soient sanctionnés.
- pour que tout soit mis en oeuvre pour que de telles injustices ne puissent plus avoir
lieu dans notre pays.
- contre la répression des mouvements sociaux et pour que la liberté d'expression et
de manifestation à laquelle nous sommes tous attachés soit garantie dans ce pays.

Nom et Prénom : Signature :
Ville :

● A retourner avant le 25 novembre, à : « Justice pour tous » - BP 90232 - 86006 Poitiers Cedex ●