Le présent plan est une révision et une mise à jour du Plan

de gestion de la qualité de l’air et des changements
climatiques de 2005 de la Ville d’Ottawa. Il s’inspire des
récents travaux effectués avec la Ville de Gatineau et la
Commission de la capitale nationale sur le Plan relatif à
l’énergie et aux émissions pour la région de la capitale
nationale de 2012. On y définit des buts, des objectifs ainsi
qu’une nouvelle cible, et on y suggère un éventail de
mesures à prendre. Ce plan vise une période de vingt ans et
présente des mesures pour les cinq premières années.
Comme les objectifs ne seront pas tous atteints durant cet
intervalle, le plan sera régulièrement mis à jour.

Ville d’Ottawa
Services environnementaux
Mai 2014






Photo gracieuseté de la NASA et de
Chris Hadfield; vue de la Terre et de
son atmosphère depuis l’espace.
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2

Jim Watson, maire d’Ottawa
Il y a 23 ans, la Ville d’Ottawa est
devenue l’une des premières
municipalités au Canada à se joindre au
programme Partenaires dans la
protection du climat (PPC) et à
s’engager à réduire ses émissions de
gaz à effet de serre (GES). J’étais alors
conseiller nouvellement élu, et
aujourd’hui, en tant que maire de la Ville
d’Ottawa fusionnée, je peux affirmer
avec fierté que nous allons dans la
bonne direction. En 2013, notre ville
figurait au palmarès des 21 villes
canadiennes ayant réussi à franchir
l’étape 5 du programme PPC.
Se fondant sur le succès du Plan de
gestion de la qualité de l’air et des
changements climatiques, le présent
plan amélioré fixe de nouveaux objectifs
qui pousseront chacun d’entre nous à
réduire son empreinte de carbone. Il
nous invite tous à prêcher par l’exemple
et à travailler en partenariat. Ce plan est
ambitieux, certes, mais aussi réaliste, et
je suis certain que l’on peut atteindre
ces objectifs.
J’ai hâte de travailler avec la
communauté au cours des prochaines
années pour gérer de façon
responsable notre consommation
énergétique tout en nous adaptant aux
changements climatiques qui touchent
chacun d’entre nous.
Jim Watson, maire
Ville d’Ottawa
Le Conseil municipal
d'Ottawa s'est engagé
à préserver et à
améliorer la beauté
naturelle de notre
capitale nationale. La
Ville d'Ottawa a
adopté des mesures
novatrices et de
nouvelles pratiques
afin de réduire la
pollution, d'accroître
l'efficacité énergétique et de diminuer
notre incidence sur l'environnement de
la région. Les personnes et tous les
ordres de gouvernement doivent
poursuivre de concert leurs efforts afin
de protéger la qualité de l'air que nous
respirons. Cette mise à jour de notre
Plan de gestion du changement
climatique et de la qualité de l'air établit
une base solide sur laquelle s'appuyer
pour aider à garder la capitale du
Canada propre et en santé pour les
futures générations.
Maria McRae,
Conseillère, quartier
Rivière
Présidente du Comité
de l’environnement

3
TABLE DES MATIÈRES
Remerciements 4
Le défi 5
Progrès vers la réalisation de l’objectif de 2005 6
Gérer la complexité 7
Principes directeurs 7
Buts 9
Objectifs 9
Changements depuis 2005 14
Croissance 14
Politiques et programmes de la Ville d’Ottawa 15
Politiques et programmes provinciaux 20
Politiques et programmes fédéraux 22
Et notre performance? 24
Évaluer les émissions de GES 24
Résultats de l’inventaire des émissions de GES 25
Autres indicateurs de rendement 29
Fixer une nouvelle cible 32
Établir des priorités 33
Surveiller le rendement et produire des rapports 34
Notes 36
Document 2: Taking Action
Appendices
A 2012 GHG Inventory
B 2005 Air Quality and Climate Change Management Plan, Status Update
C Trends in Municipal Climate Change Action Plans
D Existing Energy Incentive and Funding Programs
E Energy Supply and Demand in Ottawa and Program Options
F Assessment of the Local Improvement Charge Mechanism
G Risk Mitigation through the Protection of Natural Areas
H Public Health Implications of Climate Change in the City of Ottawa
I Managing Risks through Adaptation
J Bibliography
K Accessible format figures, tables and end notes


4
REMERCIEMENTS
La Ville tient à remercier les personnes
et les organismes suivants pour le
temps et les efforts qu’ils ont fournis en
rencontrant l’équipe de projet pendant
l’élaboration du présent plan :
 ANF Energy Solutions
 Association canadienne de
normalisation (CSA)
 BioRegional North America
 Bullfrog Power
 Comité de l’environnement de la
Chambre de commerce d’Ottawa
 Delphi Group
 Écologie Ottawa
 Écoquartier d’Ottawa-Centre
 Enbridge Gas
 Énergie Ottawa
 EnviroCentre
 Fédération canadienne des
municipalités
 Hydro One inc.
 Hydro Ottawa
 Investir Ottawa
 Logement communautaire d’Ottawa
 Participants à la table ronde sur les
GES de 2013
 Personnel de la Ville d’Ottawa
 Personnel des régions de Durham et
de Waterloo
 Personnel des villes de London,
Toronto, Hamilton, Vancouver et
Halifax.
 Réseau action climat
 Ressources naturelles Canada
 Section de la région de l’Outaouais
du Conseil du bâtiment durable du
Canada
 Travaux publics et Services
gouvernementaux Canada
 Université d’Ottawa
 Windmill Developments



Table ronde sur les GES, mars 2013


5
LE DÉFI
Tous les ordres de gouvernement du
Canada luttent depuis une trentaine
d’années contre la pollution
atmosphérique; plus récemment, ils ont
également entrepris des efforts
d’adaptation à ses effets
1
.
Ottawa a été l’une des premières
municipalités canadiennes à s’attaquer au
problème, établissant des cibles et
proposant des mesures à prendre dès
1991. En 2005, la Ville a adopté la
première version du Plan de gestion de la
qualité de l’air et des changements
climatiques; elle a depuis mis en place ou
au moins entamé les 18 mesures
recommandées. En 2013, la Fédération
canadienne des municipalités a nommé
Ottawa parmi les 21 municipalités
seulement à avoir accompli les cinq étapes
de son programme municipal Partenaires
dans la protection du climat (PPC).
Le Plan de gestion de 2005 d’Ottawa
reprend les cibles de 1991
2
; cependant,
comme le montrera la présente mise à
jour, ces cibles représentent un défi
particulier pour trois raisons majeures :
 L’économie d’Ottawa est en
expansion, et les collectivités en
croissance consomment
inévitablement plus d’énergie et
génèrent plus d’émissions, à moins
que la consommation par personne
connaisse une baisse.
 Dans les modèles de génération des
émissions, Ottawa est responsable de
la façon dont l’électricité qu’elle utilise
est produite. Une bonne partie de la
réduction des émissions en Ontario
est due à l’abandon graduel de la
production d’électricité dans des
centrales au charbon, mais les
réductions futures ne pourront passer
par cette source de GES.
 L’administration municipale de la Ville
d’Ottawa est à l’origine d’un
pourcentage relativement faible des
émissions dans la collectivité : tant les
particuliers que les organismes
devront passer à l’action et réduire
leurs émissions, à petite et à grande
échelle.
Par conséquent, le défi sera ici de
multiplier les initiatives de sensibilisation
et de faciliter le passage à l’action dans
l’ensemble de la collectivité, tout en
encourageant d’autres ordres de
gouvernement à faire preuve de
leadership.

6
PROGRÈS VERS LA
RÉALISATION DE L’OBJECTIF
DE 2005
En 2005, le Conseil a établi l’OBJECTIF
suivant pour Ottawa :
D’ici 2012, réduire les émissions de
GES municipaux de 30 % et celles
produites par la collectivité de 20 %
par rapport aux niveaux de 1990.
Il a été difficile de déterminer précisément
la quantité d’émissions produites par
l’administration et par la collectivité pour
l’année 1990 en raison de données
inadéquates. Toutefois, comme le montre
la figure 1, les émissions à Ottawa sont
passées d’environ 6 160 kilotonnes
d’équivalents dioxyde de carbone
(kt d’équivalents CO
2
) en 2004 à 5 420 kt
d’équivalents CO
2
en 2012, soit une
diminution d’environ 12 %.
Entre 2004 et 2012, la population
d’Ottawa a connu une augmentation
d’environ 86 000 habitants. Pourtant, les
ventes d’Hydro Ottawa, d’environ
7 500 gigawattheures (GWh) par année,
sont demeurées sensiblement au même
niveau. Bref, la consommation d’électricité
par personne a diminué.
La demande en énergie de la ville
d’Ottawa a toutefois augmenté pendant le
même laps de temps dans d’autres
domaines : plus de routes, plus de
voitures, et plus de maisons et
d’immeubles à chauffer. Dans les
circonstances, pourquoi les émissions
totales n’ont-elles pas augmenté?
 Les émissions générées pour chaque
kWh d’électricité produit ont diminué
de manière significative.
 La réduction des émissions liées à la
production d’électricité est plus
importante que l’augmentation des
émissions causées par d’autres
activités comme le transport ou le
chauffage.

Figure 1 : Estimations des émissions
de GES à Ottawa
3
(kt d’équivalents CO
2
)

Le calcul des émissions produites par la
collectivité et par l’administration se fonde
sur de nombreux éléments, notamment
sur la façon de générer l’électricité. Entre
2003 et 2014, Ontario Power Generation
(OPG) a fermé 19 centrales énergétiques
chauffées au charbon, réduisant ainsi les
0
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2000
3000
4000
5000
6000
7000
2004 2008 2012
Collectivité Administration


7
émissions de NO
x
et de SO
x
de la
province de plus de 80 %
4
.
Ainsi, la diminution des émissions de GES
à Ottawa est attribuable en grande partie
aux changements concernant la source
de l’énergie produite. Comme le démontre
la figure 2, la province prévoit que ces
changements prendront fin en 2015,
après quoi les émissions totales
recommenceront à suivre la croissance
de la capacité de production et de
l’utilisation d’électricité.

Figure 2 : Émissions de GES en
Ontario causées par la production
d’énergie – Données historiques et
prévues
5


GÉRER LA COMPLEXITÉ
Les discussions entourant l’objectif de
2012 de la Ville d’Ottawa illustrent bien
l’ampleur du défi. Les actions que l’on
pose à la maison influent sur de lointaines
centrales électriques. Ottawa doit donc
tenir compte de ces émissions lorsqu’elle
dresse des inventaires.
Des changements devront être apportés
par tous les ordres de gouvernement ainsi
que par les individus, les entreprises et
les organismes pour que nous puissions
améliorer considérablement l’efficacité
énergétique et réduire les émissions de
GES tout en nous adaptant à notre
environnement en plein changement.
Les administrations et les services publics
se doivent d’aider les collectivités à se
préparer aux changements climatiques et
à s’y adapter. Ils ne peuvent toutefois
éliminer tous les risques.
Par conséquent, les principes
directeurs du présent plan sont les
suivants :
 Chacun a la responsabilité de bien
gérer sa consommation d’énergie pour
atténuer les risques.
 La collaboration entre les différents
ordres gouvernementaux, les services
publics, les intervenants et la
collectivité en général est essentielle
pour que des changements soient
réalisés.
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15
20
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)


8
 La municipalité doit faire preuve de
leadership afin de garantir l’adoption
d’une approche intégrée et globale par
l’administration et la collectivité.
Ce plan présente des buts et des objectifs
visant à atténuer les changements
climatiques et à s’adapter à
l’environnement en évolution d’Ottawa.
Or, la liste des actions contenue dans le
Document n
o
1 est fonction de la portée
des pouvoirs de la Ville dans ce contexte
et démontre son besoin de travailler en
partenariat.
Des changements seront nécessaires,
notamment en ce qui concerne nos
habitudes, notre style de vie et notre
routine quotidienne afin de protéger la
qualité de l’air et de nous adapter aux
changements climatiques. La majorité des
transactions et de l’utilisation de l’énergie
à Ottawa ne peuvent être contrôlées
directement ou indirectement par la Ville.
Celle-ci peut toutefois sensibiliser la
collectivité et l’inciter à changer, en plus
de promouvoir et de favoriser de
meilleures habitudes.
Les buts et objectifs suivants s’appliquent
aux résidents, aux entreprises et aux
établissements d’Ottawa ainsi qu’à
l’administration municipale.

L’utilisation du transport en commun et de
la bicyclette réduit les émissions de GES.

9
Les buts ci-dessous délimitent les enjeux
qui devront être abordés. Ottawa doit :
Atténuer les changements climatiques et
protéger la qualité de l’air :
1. en réduisant sa consommation
d’énergie;
2. en atténuant sa dépendance aux
combustibles fossiles;
3. en diminuant d’autres sources
d’émissions de GES (p. ex.,
décharges et usines d’épuration des
eaux d’égout);
4. en réduisant d’autres sources de
pollution atmosphérique;
5. en améliorant le captage et le
stockage du carbone (p. ex., en
protégeant les forêts et les milieux
humides qui captent le carbone);
S’adapter aux changements climatiques
et protéger les gens et les biens :
6. en réduisant les risques pour la santé
publique (p. ex., programmes de
prévention et de surveillance du virus
du Nil occidental et de la maladie de
Lyme);
7. en améliorant la résilience des
infrastructures (p. ex., système
d’alimentation de secours et protection
contre les inondations);
8. en réduisant les risques imposés aux
structures (p. ex., en modifiant. les
normes en matière de toitures pour en
améliorer la résistance aux vents);
9. en veillant à la gestion efficace des
urgences.
Les Objectifs ci-dessous illustrent plus
en détail la complexité du défi et le besoin
de séparer les composantes du problème
et de l’aborder sous plusieurs angles.
1. Diminuer la demande d’énergie
nécessitera :
 une hausse de la connaissance et de
la compréhension des résidents
d’Ottawa à l’égard des répercussions
de la consommation d’énergie ainsi
que des avantages et des possibilités
associés à sa réduction;
 des options et des mesures
d’économie d’énergie plus abordables
et plus facilement accessibles;
 l’adoption d’un plus grand nombre de
mesures, de solutions et de
comportements visant l’économie
d’énergie.

10
2. Réduire la dépendance aux
combustibles fossiles nécessitera,
en plus des éléments
susmentionnés :
 la mise en œuvre de programmes qui
encouragent la production d’énergie
renouvelable (p. ex., les programmes
et microprogrammes de tarifs de
rachat garantis, ou TRG);
 l’adoption plus fréquente de
technologies utilisant l’énergie
renouvelable;
 un meilleur appui aux personnes et
aux organismes qui utilisent ou qui
étudient l’énergie renouvelable;
 le renforcement du secteur des
technologies propres d’Ottawa.



Ce que vous pouvez faire
Gardez l’œil sur votre facture énergétique
mensuelle pour connaître votre
consommation. Avec des mesures
simples comme baisser votre thermostat
ou fermer les lumières et appareils
électroniques que vous n’utilisez pas,
vous pourrez économiser et réduire
l’impact environnemental à long terme de
votre ménage.

3. Réduire d’autres sources
d’émissions de GES nécessitera, en
plus des éléments susmentionnés :
 une amélioration continue de la
gestion des gaz d’enfouissement;
 le captage continu du méthane
provenant de l’agriculture et des
systèmes d’épuration des eaux usées.
Installations de biogénération en milieu
agricole
Ce que vous pouvez faire
Voyagez efficacement. Lorsque c’est
faisable, optez pour les transports en
commun, les parc-o-bus et le covoiturage.
Pensez à la marche ou au vélo pour les
trajets dans votre quartier. Moins il y a
d’automobiles sur les routes, plus vite les
gens arrivent à destination et plus la
réduction de la pollution est importante.
Lorsque vous rénovez, privilégiez les
économies d’énergie (série sur les
rénovations éconergétiques de la SCHL)
et les sources d’énergie non
traditionnelles (p. ex., énergie
géothermique ou panneaux solaires
photovoltaïques).

11
4. Réduire d’autres sources de
pollution atmosphérique
nécessitera, en plus des éléments
susmentionnés :
 la conception et la construction de
bâtiments de façon à atténuer la
formation de moisissures et à favoriser
une bonne qualité de l’air;
 le choix de méthodes et de matériaux
de construction minimisant la
dispersion des particules et les
dégagements gazeux;
 un entretien continu des routes pour
réduire au minimum la poussière
provenant de celles-ci;
 le retrait progressif des installations de
chauffage inefficientes.


Toit vert du Musée canadien de la guerre
(Gracieuseté de la Canadian Aerial Photo
Corporation)





5. Améliorer le captage et le stockage
du carbone nécessitera :
 qu’il n’y ait aucune perte nette de milieux
humides, de forêts et de prairies;
 des avancées technologiques continues
pour contrôler les émissions et la
combustion des combustibles fossiles;
 la mise en place de méthodes de
stockage du carbone.




Ce que vous pouvez faire
Concevez l’aménagement paysager de
votre propriété de façon à créer plus
d’ombre, à ralentir l’écoulement des eaux
pluviales et à prévenir les accumulations
d’eau près des fondations.

12
6. Réduire les risques pour la santé
publique nécessitera, en plus des
éléments susmentionnés :
 la détection des risques pour la santé
et la communication de ceux-ci aux
résidents et aux entreprises d’Ottawa;
 la mise en place de programmes de
surveillance, de sensibilisation et de
prévention des maladies à
transmission vectorielle comme la
maladie causée par le virus du Nil
occidental et la maladie de Lyme;
 l’augmentation du ratio de surfaces
végétales par rapport aux surfaces
imperméables, afin de réduire l’effet
d’« îlot de chaleur » urbain.


En Ontario, la maladie de Lyme est
transmise par la tique à pattes noires.

7. Augmenter la résilience des
structures nécessitera :
 la définition de l’étendue et de l’échelle
des risques associés aux structures
municipales et des services publics;
 des définitions précises des normes de
performance en matière
d’infrastructures;
 un ajustement des normes et des
exigences en matière de conception
d’infrastructures afin de répondre aux
normes de rendement;
 la construction d’infrastructures doubles
et de systèmes de secours, au besoin;
 l’amélioration des protocoles de
chantiers de construction.



Le système photovoltaïque solaire de
l’hôtel de ville.

13
8. Réduire les risques associés aux
structures nécessitera :
 l’apport de modifications au Code du
bâtiment de l’Ontario;
 l’apport de modifications aux
exigences relatives aux plans de
zonage et d’implantation;
 un accroissement de la sensibilisation
du public quant aux limites des
infrastructures municipales, ainsi
qu’aux comportements et aux mesures
à adopter pour réduire les
répercussions sur les propriétés
privées;
 l’adoption d’un plus grand nombre de
mesures de contrôle de la gestion des
eaux pluviales au niveau des terrains
(p. ex., prolongement des tuyaux de
descente pluviale, plantation
d’arbustes, revêtements perméables).



Rigole gazonnée

9. Veiller à la gestion efficace des
urgences nécessitera :
 la mise en place d’un système de
gestion des urgences;
 un accroissement de la sensibilisation
du public sur l’état de préparation en
cas d’urgence, à l’aide de campagnes
comme le programme Êtes-vous
prêt?;
 la mise en place de partenariats avec
d’autres organismes et ordres de
gouvernement.

La Ville ne peut effectuer des
changements pour tous ces éléments,
mais elle est d’avis qu’il s’agit d’enjeux
nécessitant une attention particulière de la
part de la collectivité en général et des
gouvernements.


Ce que vous pouvez faire
Parlez de la gestion des urgences avec
votre famille; préparez un plan et
conservez une trousse d’urgence dans
votre auto et à la maison.

14
CHANGEMENTS DEPUIS 2005
La collectivité et le cadre réglementaire
d’Ottawa ont beaucoup changé, et de
nombreux progrès ont été réalisés depuis
2005. Voici un survol des éléments
importants de la dernière décennie. Des
détails supplémentaires sont fournis en
annexe là où une référence l’indique.
Croissance
Aménagement du territoire et
population
Entre 2005 et 2011, la population
d’Ottawa a augmenté d’environ
61 570 personnes et de 34 794 ménages,
et environ 1 325 hectares nets de terres
dans les zones de peuplement urbaines
ont été utilisées à des fins résidentielles,
commerciales et institutionnelles, dont
334 301 m
2
ont servi à la construction de
locaux commerciaux
6
.

L’augmentation du
nombre de résidents et d’infrastructures et
le développement accru du secteur se
sont traduits par une augmentation de
l’énergie consommée pour se déplacer et
pour chauffer et refroidir les bâtiments.

Transports
Entre 2005 et 2011, le nombre de
propriétaires de véhicules a augmenté
d’environ 14 %
7
, et les déplacements en
voitures, d’environ 5 %
8
. Actuellement,
environ 57 % des travailleurs voyagent
seuls dans leur voiture pour se rendre au
travail
9
.

Les émissions produites par les véhicules
continuent de grimper.
Entre 2005 et 2012, OC Transpo a ajouté
228 véhicules à son parc, dont
179 véhicules hybrides. De plus, le
Transitway a été allongé de 9,3 kilomètres
(km) afin de stimuler l’utilisation du transport
en commun. Pendant ce temps, 205 km de
routes ont été construits, l’autoroute 7 a été
allongée entre Terry Fox et Carleton Place,
et l’autoroute 417, jusqu’à Arnprior.
Bâtiments
Entre 2005 et 2011, on a dénombré
40 313 mises en chantier à Ottawa. 24 %
d’entre elles étaient situées à l’intérieur de la
Ceinture de verdure et 76 %, à l’extérieur de
celle-ci10. Bien qu’une intensification soit
observable, la majorité de la croissance à
Ottawa s’est effectuée dans les collectivités
suburbaines. Dix-sept nouveaux projets
d’aménagement privés ont reçu la
certification LEED de niveau Argent ou ont
atteint des normes supérieures de
conception et de construction.

15
Construction de logements
Politiques et programmes de la
Ville d’Ottawa
Aménagement du territoire
Des mises à jour ont été apportées aux
documents municipaux suivants en 2009,
puis en 2013 : le Plan officiel, le Plan
directeur des transports (qui comprend
des recommandations du Plan sur le
cyclisme d’Ottawa et du Plan de la
circulation piétonnière d’Ottawa) ainsi que
le Plan directeur de l’infrastructure. Ces
documents fournissent une orientation et
des politiques pour façonner la croissance
à venir. Depuis 2005, la Ville a approuvé
le Plan directeur des espaces verts et
modifié son Règlement de zonage pour
tenir compte des décisions de
planification. Elle a également approuvé
d’autres plans et politiques, dont :
 les plans de sous-bassins
hydrographiques;
 les plans de conceptions
communautaires et les plans
secondaires;
 les plans d’aménagement axés sur le
transport en commun
 les lignes directrices sur la conception.
La Ville a également adopté et mis en
place des politiques comme le Règlement
municipal sur la conservation des arbres
urbains ainsi que d’autres politiques
visant des enjeux précis liés à l’utilisation
du sol.
Transports
Depuis 2005, la Ville :
 a entrepris la construction de la Ligne
de la Confédération, un système de
train léger de 12,5 km qui, selon les
prévisions, permettra de réduire les
émissions de GES de 38 kt par année
d’ici 2031;
 a adopté un règlement sur la marche
au ralenti;
 a installé une borne de recharge pour
les véhicules électriques à l’hôtel de
ville, en partenariat avec Hydro
Ottawa;
 a acheté 175 autobus et 40 véhicules
hybrides;
 a mis hors service 331 autobus âgés
en moyenne de 18 à 24 ans;
 a encouragé les initiatives sur les
déplacements actifs (p. ex., Mois du
Vélo au boulot).

16

Véhicule municipal hybride
En 2011, la Ville a piloté un projet de
voies cyclables séparées sur l’avenue
Laurier et, en 2013, la bande cyclable a
été approuvée en tant qu’installation
permanente. On a également inclus
200 km de nouvelles infrastructures
cyclables dans le nouveau Plan directeur
des transports.

Bande cyclable réservée sur l’avenue
Laurier

Transitway et véhicules de transport en
commun
Bâtiments
Entre 2008 et 2012, la Ville a procédé à la
rénovation de ses établissements
existants, réduisant du même coup sa
consommation de propane et de mazout
de 44 % et de 71 %, respectivement. De
plus, tous les bâtiments municipaux
construits depuis 2005 obtiennent
minimalement la classification certifié
LEED, et la plupart sont certifiés LEED
Argent ou reçoivent une mention plus
élevée.
En 2007, la Ville a mis en œuvre son
Programme de valorisation de l’eau. Entre
2007 et 2013, l’approvisionnement en eau
potable a diminué de 9 653 mégalitres
grâce à la mise en place d’initiatives
diversifiées de gestion de la demande et
de l’approvisionnement.

17

Service d’ambulance certifié LEED
Gestion de l’eau et des déchets solides
La Ville d’Ottawa, en partenariat avec
Énergie Ottawa et Integrated Gas
Recovery Services, a construit une
centrale énergétique alimentée aux gaz
d’enfouissement sur le site de la décharge
contrôlée du chemin Trail. Elle génère
actuellement environ 6 MW, ce qui permet
d’alimenter 6 000 foyers. Deux digesteurs
anaérobies mésophiles ont été construits
au Centre environnemental Robert-O.-
Pickard (CEROP), portant ainsi la
production de la centrale de
l’établissement à 2 430 kW.
La Ville a également enrichi son
programme de boîtes bleues, a introduit
les bacs verts en 2010 et est passée à
une collecte des déchets bihebdomadaire
en 2012. À la fin de 2012, la quantité de
déchets envoyés par les résidents à la
décharge avait diminué de 18 % par
rapport à l’année précédente.

Centre environnemental Robert-O.-
Pickard
Amélioration des infrastructures
La Ville a également pris des mesures
exhaustives pour cibler et atténuer les
risques associés aux systèmes d’eaux et
d’eaux usées. Depuis 2005, les initiatives
phares suivantes ont été lancées :
 mise à jour des mesures de contrôle
en temps réel pour gérer et réduire les
surverses d’égouts unitaires;
 réduction des inondations dans le
secteur ouest de la ville;
 lutte contre les inondations à Orléans;
 stockage des eaux usées de Côte-de-
Sable;
 réduction des inondations de l’égout
collecteur du ruisseau Cave;
 réduction des inondations dans le
secteur O’Connor;
 améliorations apportées aux égouts
collecteurs;
 programme d’évaluation de l’état des
conduites d’eau à grand diamètre;
 installation de dispositifs de contrôle
du débit à l’échelle de la Ville;

18
 réduction des eaux parasites.
Sur la liste des travaux majeurs figurent la
mise à niveau du bassin de Glen Cairn, la
reconfiguration de la station de pompage
Hazeldean, la construction de la cuve de
stockage de Côte-de-Sable et le
dédoublement du collecteur de la rivière
Rideau. Ces travaux, ainsi que d’autres
projets d’immobilisations, permettent
d’améliorer la capacité d’accueil des
systèmes de collecte durant les périodes
de précipitations abondantes.

Construction du tunnel destiné au train
léger
Répercussions sur la santé publique
Santé Canada a publié en 2007 un
rapport exhaustif faisant état des
problèmes de santé humaine causés par
les changements climatiques, intitulé
Santé et changements climatiques :
Évaluation des vulnérabilités et de la
capacité d’adaptation au Canada
11
. Le
rapport met l’accent sur six catégories de
risques sanitaires potentiels associés aux
changements climatiques. On y indique
aussi les facteurs climatiques à l’origine
de ces risques, et les répercussions
possibles et projetées de ceux-ci sur la
santé. La Ville d’Ottawa évalue
actuellement ces risques et tente de les
atténuer à l’échelle locale.
Le Plan en cas de conditions climatiques
extrêmes de la Ville d’Ottawa prévoit la
communication au public d’avis de
chaleur ou de froid, ou d’avis concernant
l’indice UV, la qualité de l’air ou le smog.
Santé publique Ottawa (SPO) émet des
avis publics lorsqu’on prévoit que
l’humidex dépassera 40 degrés Celsius
(°C) ou que le facteur de refroidissement
éolien fait descendre la température sous
la barre des −35 °C, ou quand la qualité
de l’air est mauvaise ou que l’indice UV
prévu est très élevé.
Un comité municipal des conditions
climatiques extrêmes regroupant
plusieurs organismes surveille
l’émergence des risques sanitaires en lien
avec les conditions extrêmes et cherche à
les atténuer, en se concentrant sur les
groupes à risque élevé de la collectivité,
comme les personnes âgées.
En mars 2013, SPO a présenté un rapport
au Conseil de santé d’Ottawa sur les
conditions climatiques extrêmes dans la
ville. Ce rapport se concentre sur
l’augmentation des ressources
nécessaires pour lutter contre les

19
maladies associées à de telles conditions
climatiques, les stratégies déployées pour
éviter les répercussions néfastes et les
recherches et les évaluations prévues
pour améliorer le Plan d’action de lutte
contre la chaleur et le smog. Consultez
l’annexe H pour plus de renseignements
sur les répercussions des changements
climatiques sur la santé.

Promotion de la Cote air santé dans la
région de la capitale nationale
Planification d’urgence
En 2012, dans le cadre de l’initiative
Choisir notre avenir, la Ville a publié son
Plan d’atténuation et de prévention des
risques, soulignant les risques et les
vulnérabilités à long terme et
recommandant certaines mesures à
prendre dans le cadre du Programme
municipal de gestion des situations
d’urgence.
En 2013, la Ville a mis à jour son Plan de
mesures d’urgence et travaille
actuellement à l’élaboration d’un plan et
d’un programme visant l’atténuation des
risques. Ceux-ci comprendront des
mesures pour pallier des faiblesses et
prévenir des dangers comme :
 la défaillance d’une infrastructure
essentielle;
 les tempêtes de neige;
 les tempêtes estivales;
 les tremblements de terre;
 la santé publique;
 les matières dangereuses;
 la sécurité publique.

Intervention d’urgence
Les services municipaux revoient en
parallèle leurs plans de continuité des
activités.

Déneigement des routes et des trottoirs

20
Préparation aux situations hivernales
La Ville d’Ottawa a été l’une des
premières municipalités à souligner, avec
Environnement Canada, les
répercussions des changements
climatiques sur les opérations hivernales,
ce qui a mené à l’organisation en 2006
d’un sommet portant sur les opérations
d’entretien hivernales dans un contexte
climatique changeant. Au fil des années,
la Ville a adopté plusieurs mesures afin
de mieux gérer les chutes de neige et la
glace hivernale, dont voici quelques
exemples :
 Les dépôts de neige ont été conçus
pour accueillir des volumes de neige
supérieurs aux moyennes
saisonnières. Les installations sont
situées à des endroits qui permettent
de réduire le temps de conduite et les
émissions de GES produites par les
véhicules.
 Une entente a été conclue avec les
services météorologiques pour qu’ils
fournissent des prévisions
atmosphériques détaillées pour quatre
zones de la ville, des prévisions sur
certains éléments affectant la surface
des routes, comme la glace noire et le
gel, et des seuils d’alertes inférieurs à
ceux d’Environnement Canada,
comme dans les cas de pluie
verglaçante (toute occurrence au lieu
d’une occurrence durant
minimalement 2 heures) et de chutes
de neige (3 cm au lieu de 15 cm).
 Un système météorologique routier a
été installé et fournit des conditions
météorologiques en temps réel ainsi
que des renseignements sur les
conditions routières à des endroits
clés.
Politiques et programmes
provinciaux
Aménagement du territoire
En 2014, le gouvernement ontarien a
approuvé une nouvelle Déclaration de
principes provinciale visant à orienter
l’utilisation du sol sur l’ensemble de son
territoire. Les nouvelles politiques exigent
des municipalités qu’elles réduisent leurs
émissions de gaz à effet de serre et
qu’elles s’adaptent mieux aux
changements climatiques en ayant
recours à des outils d’optimisation de
l’aménagement du territoire, et qu’elles
favorisent au maximum les systèmes
axés sur l’énergie renouvelable et
l’énergie de remplacement. Elles doivent
également adopter des pratiques
exemplaires en matière de gestion des
eaux pluviales.
Bâtiments
En 2012, les règlements du Code du
bâtiment de l’Ontario ont été renforcés
afin que l’eau et l’énergie soient
valorisées à l’étape de la conception.
L’Office de l’électricité de l’Ontario (OEO)
offre des remises aux ménages qui
remplacent leur fournaise et leur

21
climatiseur inefficients. Le prix d’achat
offert aux premiers participants dans le
cadre du programme et du
microprogramme de TRG visait aussi à
augmenter le taux de participation ainsi
que la croissance dans le secteur de
l’énergie renouvelable.
En 2013, la province a étendu la portée
de ses règlements entourant les taxes
d’améliorations locales pour y inclure le
financement des améliorations
énergétiques. Plus récemment, on a
annoncé qu’Infrastructure Ontario pourrait
aider les municipalités et les services
publics en finançant des programmes
locaux de modernisation
12
.
Les trois principaux fournisseurs
énergétiques à Ottawa (Hydro Ottawa,
Hydro One inc. et Enbridge Gas) offrent
des primes, conformément aux lois
provinciales, aux résidents et aux
entreprises souhaitant devenir plus
éconergétiques. Un résumé des
programmes en place est fourni à
l’annexe D.
Transports
La province a entrepris en 2013
l’élargissement de l’autoroute 417 pour y
ajouter une voie dans chaque direction
entre la rue Nicholas et l’autoroute 174.
Les travaux se poursuivront jusqu’en
2015. Une nouvelle passerelle pour
piétons sera également construite pour
relier la station Tremblay et le quartier
Overbrook.
Production et distribution d’énergie
En 2009, la province a adopté la Loi de
2009 sur l’énergie verte et l’économie
verte et a mis sur pied le programme et le
microprogramme de TRG pour
encourager les particuliers et les
entreprises à produire de petites ou de
moyennes quantités d’énergie. Depuis
2009, Hydro Ottawa a approuvé
619 projets d’énergie renouvelable, dont
559 sont aujourd’hui en place. De son
côté, Hydro One inc. a approuvé
450 projets, dont 368 sont aujourd’hui en
place
13
. Ces programmes ont contribué à
l’essor important du secteur de l’énergie
renouvelable à Ottawa.
D’autres changements importants ont
également été prescrits conformément
aux règlements provinciaux, notamment :
 la simplification de l’obtention d'une
autorisation pour les projets d’énergie
renouvelable;
 une vérification énergétique obligatoire
(à moins que l’acheteur y renonce)
des demeures avant la vente;
 de nouveaux programmes à l’intention
des municipalités visant à faire en
sorte qu’une partie des frais associés
aux projets communautaires d’énergie
renouvelable puisse être récupérée
14
.
Planification et coûts
À l’automne 2013, le gouvernement
provincial a publié un rapport intitulé Vers
un bilan équilibré : Le Plan énergétique à

22
long terme de l’Ontario. Les concepts
suivants y sont présentés :
 priorité à la conservation;
 approvisionnement en énergie fiable et
propre;
 augmentation du stockage local;
 augmentation du recours à la
facturation nette;
 programmes et planification à l’échelle
régionale.
Les objectifs de cette politique provinciale
sont ambitieux. Avec les mesures mises
en place, on s’attend à ce que les sources
d’énergie renouvelable comptent pour
46 % de la capacité de production de
l’Ontario d’ici 2025
15
. Grâce à une
combinaison de diverses sources
d’énergie (éolienne, solaire,
hydroélectrique), la province est en train
de se doter d’un réseau d’électricité plus
solide et résilient. La figure 3 illustre la
hausse des coûts énergétiques prévue
par la province à mesure qu’elle mettra en
place son modèle de prestation des
services. On s’attend à ce que les
factures d’électricité résidentielles
augmentent d’un tiers d’ici 2028.
Figure 3 – Facture d’électricité
résidentielle type

prévue
16

Politiques et programmes
fédéraux
Au moyen du Fonds municipal vert, la
Fédération canadienne des municipalités
offre un soutien financier aux projets
d’immobilisations qui appuient
l’innovation. Depuis 2005, la Ville a reçu
des subventions totalisant 1 560 925 $
pour différentes initiatives comme l’étude
d’un système de drainage comportant des
rigoles gazonnées et des tuyaux perforés,
et pour le déploiement d’un programme
municipal de compostage résidentiel.
Entre 2007 et 2012, le gouvernement
fédéral a mis sur pied le programme
écoÉNERGIE Rénovation – Maisons,
grâce auquel plus de 35 000 ménages
d’Ottawa ont effectué des projets de
rénovations. Bien plus encore ont procédé
à des vérifications énergétiques.
La Ville a également alloué plus de
161,5 M$ à son projet de train léger à
0
50
100
150
200
250
2013 2016 2020 2024 2028
D
o
l
l
a
r
s

Année

23
partir des transferts reçus par le fonds
fédéral de la taxe sur l’essence.
Meneurs communautaires
Universités, collèges et conseils
scolaires
L’Université Carleton et l’Université
d’Ottawa ont toutes les deux recours à
des installations de chauffage principales
à des fins de chauffage, de génération
d’eau chaude et d’humidification. En
2012, le Collège Algonquin a inauguré
son nouvel édifice, le Robert C. Gillett
Student Commons, qui a obtenu la
certification LEED Or. Depuis 2011,
l’Ottawa-Carleton District School Board a
mis en place 13 systèmes dans le cadre
de microprogrammes TRG; 12 autres
systèmes sont en cours d’installation, ce
qui porte le total à 25. Les écoles
participantes présentent également des
données en temps réel. De plus, environ
67 % des écoles primaires et secondaires
de la Ville prennent part au programme
municipal Des bacs verts dans les écoles.

Le Centre for Construction Excellence du
Collège Algonquin

Photo des installations de LCO
Logement communautaire d’Ottawa
Logement communautaire d’Ottawa
(LCO) a installé 29 systèmes
d’alimentation solaire produisant 10 kW et
un mur solaire de 8 000 pieds carrés, et a
remplacé les toilettes, les pommes de
douche et les aérateurs de robinets dans
ses 15 000 logements, réduisant ainsi la
consommation d’eau de 40 %. LCO a
également mis sur pied le « Plan vert de
LCO » qui servira de guide pour
restreindre les coûts des services publics

24
et pour réduire leur impact sur
l’environnement. Grâce à son élaboration
de pratiques durables, LCO est devenu
un exemple à suivre.
Cette année, LCO mettra à l’essai de
nouveaux systèmes d’éclairage, puis
procédera à des rénovations dans son
parc d’immeubles à forte densité. La
période de rentabilisation prévue pour ce
programme se situe entre deux et cinq
ans.
Écoquartier d’Ottawa-centre
Investir Ottawa, en partenariat avec
l’écoquartier d’Ottawa-Centre et d’autres
organismes et entreprises, élabore des
plans pour collaborer avec des
propriétaires et des membres de la
collectivité afin d’améliorer la qualité de
l’environnement et des parcs de
logements ainsi que la commercialité du
centre-ville.

Promoteurs locaux
Plusieurs promoteurs locaux se sont
donné pour objectif de concevoir et de
construire des bâtiments durables. Parmi
les projets répondant aux critères de
certification LEED
17
Or ou mieux, notons
l’édifice The Currents (1227, avenue
Wellington), les Ottawa Train Yards (395,
avenue Terminal) et le Centre des
congrès d’Ottawa. Plus récemment, des
projets de développement de la propriété
près de la chute des Chaudières ont été
présentés dans le but d’y créer une
collectivité incomparable grâce à des
approches de pointe dans les domaines
de l’aménagement du territoire et du style
de vie.

ET NOTRE PERFORMANCE?
Le Plan de gestion de la qualité de l’air et
des changements climatiques de 2005
exposait 18 mesures à prendre pour
réduire et atténuer les répercussions des
changements climatiques. La majorité de
celles-ci ont été mises en place, comme
on peut le voir à l’annexe B. Estimer les
émissions de GES nous permet de
mesurer l’effet de ces mesures et nous
aide à prendre des décisions éclairées au
fil de notre progression.
Évaluer les émissions de GES
On calcule les émissions de GES
produites au niveau de la collectivité
essentiellement en reportant les
moyennes provinciales à la ville d’Ottawa
de façon proportionnelle en fonction de la
population, du nombre d’emplois et
d’autres variables générales semblables
pour déterminer la proportion des
émissions produites à Ottawa par rapport
au total provincial.
Le calcul des émissions de GES
municipales se basent principalement
sur des données courantes (p. ex.,
factures d’électricité et de mazout,

25
utilisation et diversification du parc
automobile, systèmes de surveillance du
carburant, etc.). Dans les deux cas, les
données utilisées dans les calculs
correspondent à des émissions moyennes
qui comportent une grande marge
d’erreur, particulièrement au niveau des
émissions de la collectivité.
Les émissions de GES sont calculées afin
d’en dégager des tendances et d’élaborer
des politiques. La prudence est toutefois
de mise lorsque l’on compare les résultats
d’une année à l’autre, puisqu’ils donnent
un aperçu global et peu raffiné. Par
exemple, les données de 2008 reflétaient
les importantes tempêtes de neige subies
en février et en mars, qui ont entraîné une
augmentation de la consommation
d’essence du parc automobile par rapport
à l’utilisation moyenne habituelle pour
cette période de l’année.
Résultats de l’inventaire des
émissions de GES
Comme le montre la figure 4, les
résultats de l’inventaire des émissions de
GES pour 2012 indiquent que
l’exploitation des bâtiments et les
transports sont les deux secteurs
d’activité qui contribuent le plus aux
émissions de GES et à la pollution de l’air
à Ottawa.
Figure 4 : Pourcentage d’émissions de
CO
2
par secteur consommateur
d’énergie, Ottawa 2012

Bâtiments
La consommation d’énergie dans les
bâtiments est surtout liée à la régulation
de la température (chauffage en hiver,
climatisation en été.) La réfrigération et
les systèmes qui demandent une
alimentation presque constante en
énergie constituent la deuxième source
de consommation. Enfin, l’équipement
utilisé de façon cyclique ou intermittente,
comme l’éclairage, les électroménagers et
le matériel électronique, ainsi que
l’équipement de bureau ou de
transformation, consomment également
de l’énergie.
La quantité d’énergie consommée à ces
fins fluctue en fonction des facteurs
suivants :
Bâtiments,
49 %
Transports,
40 %
Agriculture,
4 %
Eaux usées,
< 1 %
Déchets
solides,
6 %

26
 la valeur « R » d’un édifice (la qualité
de son isolation, fortement corrélée à
l’âge de l’édifice);
 l’efficacité énergétique de
l’équipement, du matériel électronique
et des électroménagers;
 le nombre d’occupants et leurs
habitudes de consommation;
 la vigueur de l’économie locale – une
économie forte exige généralement
plus d’énergie.
Comme on le voit à la figure 5, les
résultats de l’inventaire indiquent que la
Ville d’Ottawa a réduit les émissions de
ses installations d’environ 30 % entre
2008 et 2012. Bien que cette diminution
importante soit en grande partie due à la
décision de la province d’abandonner
graduellement la production d’électricité à
partir du charbon, elle peut aussi être
attribuée au programme de rénovation
municipal, qui a permis à la Ville
d’améliorer l’efficacité énergétique de bon
nombre de ses installations.
Figure 5 : Émissions de la Ville et des
résidents : 2004, 2008 et 2012
(kt d’équivalents CO
2
)

Figure 6 : Nombre d’habitations par
âge et par type
18


De même, les émissions provenant de la
consommation d’énergie dans les
bâtiments produites au niveau de la
collectivité ont aussi fortement diminué,
soit d’environ 24 % entre 2008 et 2012.
Encore une fois, ce résultat est en grande
partie attribuable à l’abandon graduel du
charbon, mais aussi probablement au
programme écoÉnergie du gouvernement
0
500
1000
1500
2000
2500
3000
3500
4000
2004 2008 2012
Communauté Installations de la Ville
0
50000
100000
150000
200000
Single-detached house Other dwelling Apartment, building
that has five or more
storeys
Pre-1980 1981-2000 2001-2011

27
fédéral et aux interventions des
propriétaires et des gestionnaires
d’immeuble visant à contrôler la hausse
des coûts énergétiques.
Si l’on veut continuer de réduire les
émissions provenant des bâtiments, le
principal défi sera de rénover un grand
nombre de vieilles maisons (comme le
montre la figure 6) tout en veillant à ce
que les nouveaux bâtiments intègrent les
dernières méthodes et techniques de
construction pour réduire les besoins
énergétiques et atténuer les risques.
L’annexe E présente un aperçu de l’offre
et de la demande d’énergie à Ottawa et,
plus particulièrement, des solutions qui
permettront de réduire encore plus les
émissions provenant de l’exploitation des
bâtiments. L’annexe F offre un examen du
recours aux taxes d’améliorations locales,
qui pourraient favoriser la rénovation des
habitations et des entreprises.
Transports
Le plus grand défi pour le secteur des
transports d’Ottawa est l’accroissement
de la population, associé à notre
dépendance continue à l’automobile et à
notre préférence pour ce moyen de
transport. La hausse des émissions
d’automobiles, comme le montre la
figure 7, indique que l’accroissement du
parc automobile et des déplacements
annule l’effet des avancées
technologiques susceptibles de réduire
les émissions des véhicules.
Figure 7 : Émissions des véhicules :
2004, 2008 et 2012 (kt d’équivalents CO
2
)

En 2013, la Ville a adopté son Plan
directeur des transports, ayant pour
principal objectif de promouvoir le recours
à la marche, à la bicyclette et aux
transports en commun. C’est pourquoi
elle a récemment entrepris un projet de
train léger de 2,1 milliards de dollars
échelonné sur cinq ans, qui devrait
permettre d’atteindre la cible de répartition
modale du transport en commun de 26 %
d’ici 2031
19
. À l’étape 2
20
, on prévoit
ajouter au réseau du train léger 35 km et
19 stations, de sorte qu’en 2023, 67 %
des résidents devraient avoir accès à un
service de train léger à moins de 5 km de
leur domicile
21
.
La mise en œuvre du projet de train léger
sur rail devrait réduire les émissions du
parc d’OC Transpo d’environ
94 000 tonnes par année d’ici 2031. Le
Plan recommande l’aménagement de
0
500
1,000
1,500
2,000
2,500
2004 2008 2012
Collectivité Parc automobile de la Ville


28
nouvelles pistes cyclables, des
améliorations aux sentiers de la Ville et un
recours accru au covoiturage.
Au fur et à mesure qu’elle investira dans le
train et les véhicules légers pour favoriser
l’utilisation du transport en commun, la Ville
devra :
 aménager les terrains à proximité de
voies de transport en commun;
 recourir à des mesures incitatives et
dissuasives pour encourager les
automobilistes à adopter le transport en
commun;
 continuer à gérer les émissions de son
parc automobile.
De plus, il existe un fort potentiel
d’augmentation du nombre de bornes de
recharge à des endroits stratégiques sur le
territoire de la ville afin que le public y ait
accès plus facilement.

Véhicule hybride de la Ville d’Ottawa.
Déchets solides
Depuis 2008, la Ville a réussi à réduire de
18 % les émissions de GES de la
décharge du chemin Trail en installant
une centrale énergétique alimentée aux
gaz d’enfouissement ainsi qu’en
augmentant chaque année la capacité et
l’efficacité du système de captage du gaz
d’enfouissement. La mise en œuvre du
programme de bac vert et la collecte des
déchets toutes les deux semaines ont
également contribué à réduire le tonnage
total de déchets enfouis.

Centrale énergétique alimentée aux gaz
d’enfouissement de la décharge du
chemin Trail.

Bacs de recyclage de la Ville en bordure
de rue.

29
Comme le montre la figure 8, la Ville et
les collectivités ont réduit leurs émissions
depuis 2005 malgré une hausse de la
population. Malheureusement, la méthode
de calcul actuelle ne permet pas de tenir
compte des programmes de
réacheminement des déchets, donc tous
les déchets des secteurs industriel,
commercial et institutionnel sont
considérés comme enfouis. Par
conséquent, la quantité d’émissions
réduites est probablement sous-estimée.

Figure 8 – Émissions provenant des
déchets solides : 2004, 2008 et 2012
(kt d’équivalents CO
2
)

Tous les résultats de l’inventaire figurent à
l’annexe A.
Autres indicateurs de rendement
La mesure des émissions de GES n’est
qu’un des moyens utilisés pour évaluer le
rendement de notre communauté au
chapitre de la gestion énergétique et de
l’atténuation des risques.
Alertes au smog et statistiques sur les
maladies respiratoires
Les préavis de smog sont publiés par le
ministère de l’Environnement et
Environnement Canada. Depuis 2004, de
zéro à cinq journées par an ont fait l’objet
d’un préavis de smog à Ottawa, à
l’exception du sommet de 25 jours atteint
en 2005.
Les résidents d’Ottawa qui sont les plus
vulnérables aux épisodes de chaleur
extrême et de smog sont les personnes
atteintes d’une maladie chronique
(asthme, diabète, cardiopathie ou maladie
respiratoire) et celles qui vivent seules.
En 2010, l’asthme a été la cause de
258 hospitalisations, soit un taux de 33,2
pour 100 000 habitants à Ottawa, bien en
deçà du taux de l’Ontario, qui est de 43,3
pour 100 000 habitants. Les taux
d’hospitalisation dus à l’asthme sont plus
élevés chez les jeunes enfants de un à
quatre ans.
En 2008, l’Ontario Medical Association a
estimé à l’aide d’un modèle d’analyse
qu’environ 500 décès prématurés par
année étaient attribuables à la pollution
atmosphérique à Ottawa
22
. Ce résultat
0
50
100
150
200
250
300
350
400
2004 2008 2012
Opérations municipales
Exploitants privés

30
tient compte du fait qu’un certain
pourcentage de la population avait des
antécédents médicaux, par exemple une
cardiopathie, ayant aggravé des troubles
de santé préexistants et accru le risque
de décès à des niveaux de pollution que
les personnes en santé ne
remarqueraient même pas.
Approvisionnement en énergie et
sécurité
La région d’Ottawa est alimentée en
énergie par des lignes à haute tension
faisant partie intégrante du réseau de
production-transport d'électricité de
l'Ontario. L’énergie qui provient de
centrales électriques de la province est
acheminée aux habitations et aux
commerces par un réseau de circuits de
distribution.
Le gaz naturel consommé à Ottawa
provient des pipelines de TransCanada,
plus précisément de la station de
Richmond Gate, près du village de
Richmond et de Hawthorne sur le chemin
Hawthorne. En 2013, Enbridge a achevé
un grand projet de renforcement de ses
pipelines de l’ouest de la ville pour
assurer la redondance du système et la
croissance future.
À l’échelle locale, les six centrales
électriques de la chute des Chaudières
d’Énergie Ottawa génèrent 38 MW, et
6 MW supplémentaires à la centrale
énergétique du site d’enfouissement du
chemin Trail. Une capacité de production
renouvelable d’environ 764 MW a été
ajoutée au réseau grâce à des projets
d’Hydro Ottawa et d’Hydro One.
En mars 2014, Hydro Ottawa a annoncé
un contrat de 40 ans pour accroître la
capacité de la station de la chute des
Chaudières à 58 MW, assez d’énergie
pour alimenter 20 000 foyers par année.
À l’heure actuelle, les contrats conclus
dans le cadre des programmes et
microprogrammes de TRG de l’Office de
l’électricité de l’Ontario (OEO) interdisent
généralement aux petits producteurs
d’utiliser leur propre énergie pendant les
pannes. La production accrue d’énergie
locale, la fragmentation du réseau ainsi
que l’utilisation de la facturation nette et
des systèmes de secours amélioreraient
grandement la sécurité de la collectivité,
mais nécessiteraient la collaboration de
multiples intervenants comme l’OEO,
Hydro Ottawa, Hydro One et l’Office de la
sécurité des installations électriques.
Espaces naturels
Le couvert forestier et humide d’Ottawa
sert de réservoir naturel, de brise-vent,
d’aire de stockage de carbone, de réserve
de combustible et d’épurateur d’air, en
plus d’aider à réguler la température de
l’air et à réduire le ruissellement et
l’érosion.
Il faut voir à ce que les propriétaires
fonciers assurent la gérance et la
protection des espaces naturels restants

31
afin que ces fonctions soient préservées.
Le couvert forestier d’Ottawa occupe
20 % du territoire urbain, bien en deçà
des 30 % visés par la Ville.
L’annexe G donne des détails sur la
capacité des espaces naturels à atténuer
les impacts des changements climatiques
et propose une approche pour l’avenir.

Plantation d’un arbre remplaçant un arbre
abattu pour lutter contre l’agrile du frêne
L’économie verte
Selon Investir Ottawa
23
, notre ville
compte :
 plus de 240 entreprises dans le
secteur des technologies propres;
 plus de 4 600 personnes occupant un
emploi dans le secteur des
technologies propres;
 plus de 2 000 facultés
d’établissements postsecondaires
œuvrant dans le secteur des
technologies propres.
En 2012, la Société canadienne
d’hypothèques et de logement a indiqué
que 42 % des ménages d’Ottawa
interrogés prévoyaient dépenser 1 000 $
ou plus pour rénover une habitation d’ici
la fin de l’année
24
.
Des investissements continus dans la
mise à niveau et la rénovation des
habitations représentent une importante
occasion de mettre en œuvre des
mesures d’atténuation et d’adaptation.
Une communauté d’entrepreneurs et de
concepteurs bien informés peut favoriser
et faciliter ces changements.

Installation d’isolant dans une habitation.

32
FIXER UNE NOUVELLE CIBLE
Le Plan énergétique à long terme de
l’Ontario de 2013 prévoit des
augmentations modestes dans la capacité
de production d’électricité au cours des
20 prochaines années en se fondant sur
les trois principales hypothèses
suivantes :
 poursuite de la réduction de la
consommation d’énergie par habitant;
 tendance soutenue vers un
développement économique moins
énergivore;
 poursuite de la réduction de la
consommation d’énergie en période
de pointe
De 2004 à 2012, les émissions par
habitant ont chuté de 7,3 à 5,8 t
d’équivalent CO
2
à Ottawa, soit une
baisse de 20 %.
Les municipalités canadiennes ont signalé
qu’elles éprouvent des difficultés à
atteindre leurs cibles de réduction des
émissions de GES en raison des effets de
leur croissance, malgré le fait que leurs
émissions par habitant ont diminué. Pour
cette raison, plusieurs municipalités, dont
Fredericton, ont décidé de fixer des cibles
d’émission par personne, une mesure
plus réaliste de leurs efforts de réduction
des émissions
25
. (L’approche et les
mesures proposées dans d’autres
municipalités figurent à l’annexe C.)
La baisse de 20 % des émissions par
habitant depuis 2004 est en grande partie
attribuable aux changements apportés par
l’Ontario dans ses modes de production
d’énergie. En avril, la province a fermé la
dernière des centrales au charbon qui
étaient responsables des émissions plus
élevées au début des années 2000. Une
réduction supplémentaire de 20 % exigera
des efforts de la part des particuliers, des
entreprises et des institutions.
La population d’Ottawa devrait augmenter
de 10 800 habitants par année, soit
environ 1 %, pour atteindre
1 031 000 habitants d’ici 2021
26
.
Comme le montre la figure 9, au niveau
actuel de 5,8 t d’équivalents CO
2
par
habitant, les émissions de la collectivité
pourraient augmenter, passant de
5 420 kt (2012) à environ 5 980 kt d’ici
2021, simplement en raison de la
croissance de la population. Si toutefois
Ottawa peut réduire ses émissions par
habitant à 4,6 t d’équivalents CO
2
en
mettant en œuvre le Plan de gestion de la
qualité de l’air et des changements
climatiques, les émissions de la
communauté diminueront, passant plutôt
de 5 420 kt à 4 743 kt d’ici 2021, une
baisse approximative de 12 %.

33
Figure 9 : Émissions prévues de la
communauté (kt d’équivalents CO
2
/an)

Par conséquent, afin de souligner dans le
Plan la nécessité que les particuliers et
les organisations fournissent des efforts à
l’avenir, la NOUVELLE CIBLE ci-dessous
a été établie.
D’ici 2024 :
Réduire les émissions de GES par
habitant à 4,6 t d’équivalents CO
2
.

ÉTABLIR DES PRIORITÉS
Bien que beaucoup d’efforts aient été
déployés et le soient toujours, plusieurs
lacunes doivent encore être comblées.
Par prudence, il faudra concentrer nos
ressources dans les domaines qui
permettront à la collectivité d’atteindre cet
objectif. Au cours des cinq prochaines
années, la Ville d’Ottawa devrait donc
prendre des mesures axées sur les
objectifs suivants :
1. Continuer à améliorer la rentabilité de
toutes les opérations municipales.
2. Travailler avec des partenaires pour
informer et outiller les résidents
d’Ottawa de façon à lui permettre de
prendre des décisions éclairées.
3. Travailler avec des partenaires pour
aider les personnes qui souhaitent
améliorer l’efficacité et la résilience
énergétiques de leur habitation, de
leur entreprise ou de leur immeuble de
placement.
4. Travailler avec des partenaires pour
orienter et rassurer l’industrie de la
conception et de la construction afin
de favoriser la création de structures
et d’espaces urbains durables.
5. Mettre sur pied un programme
d’intendance pour gérer et préserver
les terrains qui servent de réservoirs
d’eau naturels, de brise-vent,
d’épurateurs d’air et de puits de
carbone.
Le tableau ci-joint propose des mesures
que devront prendre la municipalité et la
collectivité au moyen du financement
existant. Une liste complète de mesures
communautaires sera présentée au début
de 2015 et prise en compte pendant
l’examen des priorités pour le prochain
mandat du Conseil.
4
5
6
7
2012 2021
5,8 t/habitant 4,6 t/habitant

34
SURVEILLER LE RENDEMENT ET
PRODUIRE DES RAPPORTS
À l’avenir, la Ville dressera l’inventaire de
ses émissions annuellement et celui de la
collectivité, tous les quatre ans; le Plan
sera quant à lui revu et mis à jour d’ici
cinq ans.
Entre-temps, nous recommandons
d’utiliser les indicateurs de rendement
suivants pour évaluation plus facilement :
 les progrès accomplis en regard de la
cible de 2024;
 les progrès accomplis dans l’atteinte
des buts et des objectifs du Plan;
 l’efficacité des plans d’action.
Sauf indication contraire, l’année de
référence est 2012.
Municipalité
1. Aucune augmentation des émissions
de GES entre 2012 et 2024.
2. Aucune augmentation des émissions
de GES causées par les activités
d’OC Transpo pour chaque kilomètre
parcouru par un usager, par rapport au
niveau de 2013
27
.
3. Réduction annuelle de 4 % des
KWh/m
2
achetés par les installations
municipales d’ici 2020.
4. Réduction de 8 % de la quantité totale
de litres consommés pour
100 kilomètres par le parc automobile
municipal d’ici 2020
28
.
5. Mise en œuvre du programme de
contrôle des inondations du Plan de
gestion des infrastructures en période
de précipitation d’ici 2020, et de la
totalité des mesures d’atténuation des
inondations d’ici 2030.
6. De 2012 à 2024, intégration de
nouvelles sources d’énergie
renouvelable aux nouvelles
installations municipales lorsque c’est
possible.

35
Collectivité
7. De 2012 à 2024, aucune perte nette
d’espaces naturels de stockage
(couvert forestier et milieux humides).
8. Réduction de 6 % de l’électricité
consommée par habitant d’ici 2020.
9. Réduction de 15 % de la
consommation résidentielle de gaz
naturel d’ici 2020.
10. Accès à des sources
d’approvisionnement électrique de
secours pour la moitié des résidents
ayant une pompe de puisard d’ici
2024.
11. Application du modèle des cibles de
répartition modale mentionnées dans
le Plan directeur des transports.
12. Atteinte des objectifs de production et
de réacheminement des déchets fixés
dans le Plan de gestion des déchets
d’Ottawa.


NOTES

1
L’annexe I présente une discussion sur l’atténuation des risques par l’adaptation.
2
Les cibles de 1991 et de 2005 ont été établies conformément à celles recommandées
dans les accords de Kyoto.
3
L’année 1990 a été choisie comme année de référence conformément au Protocole de
Kyoto. Toutefois, les données pour l’année en question étaient incomplètes. Les
inventaires de GES réalisés pour 2004, 2008 et 2012 ont été faits selon des méthodes
reconnues internationalement et sont utilisés pour effectuer le suivi de notre performance.
4
Ministère de l’Environnement de l’Ontario. Vers un bilan équilibré : Le Plan énergétique à
long terme de l’Ontario, 2013.
5
Ibid.
6
Ville d’Ottawa. Rapport annuel sur le développement (différentes années); les hectares
nets correspondent au tissu urbain privé, excluant les emprises municipales et les parcs.
7
Rapports sur la sécurité routière à Ottawa.
8
Enquête Origine-Destination de la Ville.
9
Ville d’Ottawa. Ottawa va de l'avant, vol. 1, 2013.
10
Ville d’Ottawa. Rapport annuel sur le développement 2012, septembre 2013.
11
Association canadienne de santé publique. Répercussions sur la santé du changement
climatique et de la pollution atmosphérique.
12
Consulter l’annexe F pour en savoir plus.
13
Énergie Ottawa et Hydro One inc.
14
http://news.ontario.ca/mei/fr/2009/05/lassemblee-legislative-de-lontario-adopte-la-loi-sur-
lenergie-verte.html
15
Plan énergétique à long terme de l’Ontario, figure 16, page 35.
16
Ministère de l’Environnement de l’Ontario. Vers un bilan équilibré : Le Plan énergétique à
long terme de l’Ontario, 2013.
17
http://ottawa.ca/fr/residents/eau-et-environnement/les-batiments-ecologiques
18
Profil de l’Enquête nationale auprès des ménages, 2011.

37

19
La répartition modale du transport en commun en période de pointe matinale était de
22,4 % en 2011.
20
http://ottawa.ca/fr/nouvelles/le-plan-des-transports-prepare-letape-2-du-train-vers-lest-
louest-et-le-sud
21
http://ottawa.ca/fr/hotel-de-ville/consultations-publiques/amenagement/foires-aux-
questions
22
Coût national des maladies attribuables à la pollution de l’air
23
http://investottawa.ca/fr/secteurs/technologies-propres/
24
Société canadienne d’hypothèques et de logement. Rapport sur la rénovation et l’achat
de logements.
25
Bulletin communautaire de la Ville de Fredericton, janvier 2011
26
Plan officiel de la Ville d’Ottawa 2013
27
Pendant les années où la circulation sera déviée pour permettre la construction de la
Ligne de la Confédération, la consommation de carburant d’OC Transpo devrait
augmenter, mais peut-être pas le nombre d’usagers. Il sera important de s’assurer que la
distance moyenne supérieure parcourue par les véhicules (en raison des déviations) est
évaluée afin que le nombre total de kilomètres parcouru par usager augmente en fonction
de la consommation totale de carburant (et des émissions de GES).
28
Le parc automobile municipal comprend tous les véhicules légers, moyens et lourds,
mais exclut l’équipement du service de police, du transport en commun et l’équipement
hors-route.

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