I- Les débuts de la construction européenne (1948-56

)

Plusieurs conceptions s'affrontent depuis 1948 sur la construction européenne :
- les origines de la construction européenne
- création de la CECA en 1951 (traité de Paris) = communauté européenne du charbon et de l’acier
(dossier p 338-339)
- Les 1
e
institutions européennes sont :
- essai d’approfondissement avec la CED = communauté européenne de défense en 1954 (dossier p
340-341)
- Les modalités de la construction européenne

 l’OECE issue du plan Marshall. Elle répartit l’aide américaine issue du plan Marshall entre les
pays bénéficiaires
 Cœur de l’union = rapprochement franco-allemand
 les fonctionnalistes, proches des fédéralistes, estiment que l'objectif d'une union européenne ne
peut être atteint qu'en commençant par développer des solidarités économiques ce qui
entraînera à terme une forme d'intégration politique.
 il est essentiel que l’Allemagne et la France se trouvent au cœur de cette association. En effet,
la rivalité entre ces deux Etats est à l’origine de nombreux conflits depuis la fin du XIXe siècle
(guerre franco-prusse de 1870-1871, première et deuxième guerres mondiales)
 but = échanger librement charbon et acier
 le Conseil de l’Europe p 342 issu du congrès de La Haye
/ ces institutions ont peu de pouvoir et paraissent trop timides à R. Schuman, qui est partisan
d’institutions supranationales
 Le congrès de La Haye se tient en mai 1948. Il est placé sous la présidence de W. Churchill et
rassemble les partisans d’un rapprochement européen. Il encourage l’unité politique et
économique du continent, et la création d’une assemblée européenne élue. Il fait toutefois
apparaître des divisions entre les partisans d’un Etat fédéral et ceux qui refusent de rogner sur
la souveraineté de l’Etat-nation
 Les raisons sont politiques (éviter de nouveaux conflits en Europe), et économiques (favoriser la
reconstruction européenne)
 Les confédéralistes défendent une Europe fondée sur la coopération entre des États qui
conservent leur pleine souveraineté : ils se placent dans l'héritage du Concert des nations du
XIXe siècle = unionistes p 343
 Les Etats-Unis sont plutôt favorables à un rapprochement entre les pays d’Europe de l’Ouest, et
encourage la formation d’ « Etats-Unis d’Europe ». En tant que leader du bloc ouest, ils
encouragent toute initiative qui pourraient bloquer la propagation du communisme (et pour eux,
la pauvreté est le terreau des totalitarismes ; le développement économique est donc un moyen
de lutter contre le communisme)
 Les fédéralistes p 342 prônent au contraire un dépassement de l’État-nation par la création
d'institutions supranationales placées à la tête d'un État fédéral européen. Supranationalité p
324
 rôle des pères de l’Europe (R Schumann, J Monnet, K Adenauer)
/ la France vote contre
 échec. Provoque une crise, mais rapidement surmontée.

II- De la CEE à l’UE (1957-1992)
- par le traité de Rome en 1957, les six pays signataires privilégient clairement la dimension
économique même s'ils ne renoncent pas tout à fait à l'ambition politique. Création de la CEE =
communauté économique européenne
- dans les années 1960, De Gaulle se montre hostile à la construction supranationale, mais il se heurte
à l'hostilité des cinq autres pays attachés aux institutions de la CEE et inquiets d'une hégémonie
française
- des difficultés à construire une politique extérieure commune
- A partir de l'Acte unique (1986), les traités favorisent la logique supranationale, mais sans faire
disparaître le fonctionnement intergouvernemental. L'Europe évolue alors vers une forme politique
inédite = « Fédération d’États-nations » de Jacques Delors
- le traité de Maastricht fonde l’UE = Union européenne
- En 1969, le départ de Général De Gaulle amène une nouvelle relance de la construction européenne
- dans les années 1950, sous l'influence de Jean Monnet, s'ébauche une méthode communautaire qui
est un compromis entre la logique intergouvernementale et la logique supranationale.
- approfondissement des institutions européennes dans les années 1960-1970
Approfondissement p 334
- les accords de Schengen favorisent la libre circulation : effacement des frontières intérieures,
renforcement des frontières extérieures

 faciliter la coopération entre ses membres : développement des transports, FEDER
 Mais les initiatives prises dans les années 1970 n'empêchent pas l'Europe politique de sembler
en panne du fait de la crise économique et du blocage anglais après 1979 (M Thatcher « I want my
money back »)
 1979, Parlement européen élu au suffrage universel
 réaliser une union douanière = accord commercial régional dans lequel les Etats souverains
s’associant suppriment les droits de douane entre eux et adoptent les mêmes tarifs douaniers vis-à-
vis des autres Etats
en 1959, les barrières douanières sont abolies et le TEC (tarif extérieur commun) est adopté
 1974, création du Conseil européen
 monnaie unique (€ en 2002)
 citoyenneté européenne
 Les élargissements se poursuivent néanmoins : 1981, adhésion de la Grèce, 1986, adhésion de
l’Espagne et du Portugal / est-il possible d’intégrer ces périphéries dans l’espace économique
européen ?
 il s’oppose à la politique atlantiste du Royaume-Uni
1963 et 1967 : pose son veto à son entrée dans la CEE
politique de la « chaise vide » 1966
 1957, nouvelles institutions : le Parlement a un rôle consultatif, la Commission met en œuvre les
décisions.
 mettre en place des politiques communautaires : 1962 PAC
 PESC ?
ex : dépendance vis-à-vis de l’OTAN (crise yougoslave 1990s)
ex : Frontex
/ des dispositifs à géométrie variable
 il envisage la CEE comme une Europe des puissances, au sein de laquelle l’Allemagne et la
France jouent un rôle primordial
rapprochement avec K Adenauer
1963, traité d’amitié et de coopération
 1
e
élargissement, avec le RU. A l’arrivée au pouvoir de Pompidou en 1969, il n’y a plus
d’opposition au sein de la CEE. Europe des neuf en 1973
Elargissement p 334
 marché commun = espace économique régional, où les marchandises, les capitaux, les hommes
et les services circulent librement
 Il existe aussi une cour de justice


III- L’UE entre élargissement et approfondissement (1992-auj) : volonté de faire une puissance
mondiale après la guerre froide et avec l’accélération de la mondialisation

- une puissance territoriale qui continue à s’élargir
But = constituer un bloc continental suffisamment vaste pour concurrencer les autres grands pôles
mondiaux.
- Les problèmes institutionnels, apparus dès les années 1970 et aggravés par les élargissements
successifs, n'ont pas trouvé de solution dans les traités de Nice et de Lisbonne. Ils illustrent le dilemme
entre approfondissement et élargissement
- un soft power : Des politiques de voisinage ont été développées pour apporter une aide politique et
économique aux pays limitrophes de l'UE.
- une puissance diplomatique et militaire en construction : la PESC est renforcée, dans le traité de
Lisbonne, par la désignation d'un haut représentant aux affaires étrangères et par la création d'un corps
diplomatique de l'UE
- pour l'heure, l'UE n'est pas encore considérée comme une grande puissance mondiale : les États
peinent à définir une politique étrangère commune et à adopter une position claire face aux États-Unis
qui continuent à assurer la sécurité du continent.
- approfondissement
- une puissance économique
- malgré l’élection du parlement européen au suffrage universel et l’extension de ses attributions,
absence d'un véritable sentiment européen

 montée de l'euroscepticisme chez les citoyens de l'UE
 2004, un projet de Constitution européenne est rédigé. Rejeté en 2005 par la France et les PB
 Un pôle économique majeur
 3 vagues d’élargissement : 1995, Autriche, Finlande, Suède ; 2004, pays baltes, Pologne,
République tchèque, Slovaquie, Hongrie, Slovénie, Malte et Chypre ; 2007 Roumanie et Bulgarie
 les membres ne partagent pas tous la même conception du projet européen : les Britanniques
défendent une Europe marché alors que la France et l’Allemagne veulent construire une Europe
puissance.
 Ex : guerre en Irak
 échec des référendums de 2005
 des taux d’abstention élevés
 traité de Lisbonne : les compétences de l'UE sont étendues à tous les domaines et son
fonctionnement est rationnalisé
 Mais davantage une addition des puissances qu’un bloc économique cohérent. Peu de projets
communs (ex : Ariane, Airbus)
 Elargissement vers les Balkans : Croatie 2013,
autres candidats = Macédoine, Serbie, Montenegro, Turquie
 faut-il continuer à intégrer de nouveaux membres et si oui, lesquels ?

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