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Droit transversal (touche à toutes les matières)
Droit qui change tjs
Droit spécial (règles très particulières)
Droit concret (colle à l’actualité)
Introduction générale
On ne parle pas encore de droit de l’E. On parle de l’E. Qu’estce que l’E ! "hacun a sa conception
personnelle de l’E. On utilise durant le cours une dé#inition commune. $l #aut conna%tre ce qui #era
l’o&jet d’une protection juridique.
Section 1: La notion d'environnement
'otion comple(e. Di##icile à dé#inir.
)ichel *rieur + , 'otion caméléon -. 'otion qui rev.t di##érents aspects et change en #onction de
l’évolution du monde et de la société.
Paragraphe 1 : Les essais définitions
A. Sens ds le langage courant
'otion introduite récemment ds la langue #ran/aise (à partir de 0123 ds les dictionnaires).
Définition du dictionnaire Larousse (1!"# + , Ensem&le des éléments naturels ou arti#iciels qui
conditionnent la vie de l’homme -.
On retrouve la nature. On retrouve aussi l’arti#iciel. 4a peut donc .tre ce que l’5 a construit.
6a dé#inition est #aite par rapport à l’5omme. 6a place centrale est donnée à l’5omme.
Définition du dictionnaire $o%ert + , 7ction d’environner ou son résultat -.
En un mot8 l’E c’est ce qu’il 9 a autour de l’5omme. Ds la conception actuelle de l’E qui re#lète la
philosophie actuelle8 l’5omme est le centre de l’univers.
$l #aut considérer l’5 comme une espèce vivante8 parmi d’autres8 qui #ait partie d’un s9stème comple(e
de relations et d’interrelations avec son milieu naturel.
6’E c’est l’ , ensem&le des #acteurs qui in#luent sur le milieu ds lequel l’5 vit -. 6’5omme est placé ds
un milieu et il 9 a des #acteurs qui in#luencent ce milieu.
Définition actuelle du dictionnaire Le petit $o%ert + , Ensem&le des conditions naturelles
(chimiques8 &io8 ph9siques) et culturelles (#acteurs sociologiques) suscepti&les d’agir sur les organismes
vivants et les activités humaines -.
Dé#inition : précise et : large. 2
Des thèmes directeurs se dégagent de cette dé#inition. *rotection de la nature8 l’aménagement du
territoire8 protection des sites sur le plan esthétique (E(. + Estce qu’un &;timent est esthétique !)8
protection des monuments historiques. "e sont sur ces grands thèmes que vont travailler les juristes et
les scienti#iques (les écologues).
&. Sens ds le langage 'uridi(ue
$l e(iste plusieurs dé#initions. "ertaines en droit interne8 certaines en drt <E8 certaines en drt
international. Deu( dé#initions données par le drt <E. 6es dé#initions <E sont transposées en drt
#ran/ais8 alors on étudie les dé#initions <E. )ultiplication des directives <E en matière d’E (O=)8
produits chimiques8 pollution air8 pollution eau8 protection des sites).
"
Définition donnée par la Directive em%allage et éti(uetage des su%stances dangereuses du "! 'uin
1)! + , 6’eau8 l’air8 le sol ainsi que les rapports de ces éléments entre eu( et avec tout organisme vivant
d’autre part -.
Dé#inition concrète. Estelle su##isante ! Estelle complète !
Définition donnée par la *ommunauté européenne + , 6’ensem&le des éléments qui ds la comple(ité
de leurs relations constituent le cadre8 le milieu et les conditions de vie de l’5omme tels qu’ils sont ou
tels qu’ils sont ressentis -.
Dé#inition : éla&orée que la précédente. 4a sem&le .tre la dé#inition la : complète de l’E qui e(iste à
l’heure actuelle. >era la dé#inition utilisée dans le cours. Encore la vision que l’5 est au centre de tout.
6es éléments , tels qu’ils sont ressentis - + ?lément #ondamental. $ntroduction d’un critère su&jecti#.
"’est la première #ois que cette notion est introduite en drt de l’E.
E(emple+ 6a lutte contre les nuisances sonores est un pro&lème d’E
*remière question + Qu’estce que le &ruit !
*hénomène comple(e qui comporte des éléments o&jecti#s et su&jecti#s. $l n’est pas ressenti de la m.me
manière par tlm. De la musique qui ne vous pla%t pas sera du &ruit8 alors que la musique qui vous pla%t
ne sera pas nécessairement du &ruit. <n &ruit imposé est tjs plus g.nant qu’un &ruit sur lequel on a un
contr@le.
$ntensité du &ruit in#luence (#acteur o&jecti#)8 mais il 9 a aussi des #acteurs internes et e(ternes qui
in#luencent (#acteurs su&jecti#s) + Age (personnes ;gées sont : sensi&les)8 se(e (#emmes : sensi&le au
&ruit)8 état de santé (maladie nous rend moins tolérant)8 activité (si activité oB on a &esoin de ré#léchir8 le
&ruit nous dérange plus)8 moment8 lieu (centreville vs campagne).
6a norme juridique + règle générale et impersonnelle
Deu(ième question + En lutte contre le &ruit8 peuton #i(er des normes juridiques et impersonnelles qui
tiennent compte de tous ces #acteurs su&jecti#s !
$mportance d’intégrer les #acteurs su&jecti#s ds la notion d’E.
Paragraphe " : Les notions voisines
"e terme général va .tre complété. "es notions ne seront pas des s9non9mes du terme
environnement. 6a notion dCenvironnement recouvre plusieurs sens8 terme pol9sémique. $l 9 a D
notions principales +
+cologie + Eient de deu( voca&les grecs oikos , la maison - et logos , la science -. 6Cécologie est
une discipline scienti#ique. "Cest la science des relations entre les .tres vivants et le milieu dans
lequel ils vivent. 7pparu en 0FGG avec le &iologiste 5ecHel.
"oncrètement lCécologie étudie un certain nom&re de processus essentiels qui #ont que la vie est
possi&le. *ar e( la lumière sans laquelle la photos9nthèse nCest pas possi&le I lCo(9gène qui permet
la respiration I lCoJone qui #iltre les ra9ons ultraviolets.
KL 6Cécologie nCest pas un s9non9me dCenvironnement. Elle se limite à lCétude des espèces animales
et végétales dans leur milieu à lCe(clusion de lC5omme. 6Cécologie nCest donc quCune partie de
lCenvironnement. "ette notion est très importante en droit car on a toute une série de termes de la
science écologique qui ont #ait leur entrée dans le monde juridique par le &iais du droit de
lCenvironnement. 6e pro&lème est que ces te(tes juridiques ne donnent pas de traduction juridique
précise de ces concepts. *ar e( la notion dCéquili&re &iologique8 introduite dans le code #orestier8
reprise en matière de chasse maritime8 retrouvée aussi à plusieurs reprise dans une grande loi du 0M
juillet 012G relative à la protection de la nature. "ette m.me loi utilise aussi les notions dCha&itat (K
ensem&le des conditions nécessaires à la vie dCune espèce quelque soit le lieu oB ces conditions sont
remplies8 par e( la température8 régime alimentaire8 éclairement) et de &iotope (K lieu oB vie une
espèce8 ce lieu comprend des éléments &iotiques (K .tres vivants) et a&iotiques (KlCeau8 lCair8 le sol8
,
les minérau()).
"es notions actuelles tendent à remplacer la notion dCenvironnement. *ar e( , ministère de
lCécologie du développement dura&le et de lCénergie -. 6e pro&lème est que lCopinion pu&lique a #ait
un amalgame8 à lCorigine les écologistes étaient des scienti#iques8 or lCopinion pense maintenant au(
militants. 6es scienti#iques pour sCen démarquer se #ont appeler les écologues. En 0120 création du
0er ministère de lCenvironnement.
"e qui est recherché ce nCest pas seulement la protection des rapports des .tres vivants avec leur
milieu ou entre eu( mais aussi la protection du milieu lui m.me ou des di##érents t9pes de milieu(.
-ature + 'Ce(iste aucune dé#inition de ce mot. Eu dans sa glo&alité elle regroupe les sites et
pa9sages ainsi que les écos9stèmes.
6a nature on pourrait dire que cCest tout ce qui nCa pas #ait lCo&jet dCune intervention humaine8 tout ce
qui se passe spontanément sans lCintervention de lC5omme. 7ujourdChui le pro&lème est que la
nature sauvage nCe(iste presque plus8 lC5omme est allé presque partout. 6Cintér.t du mot est donc
dans sa s9m&olique8 lCidée de nature reste très #ortement encrée dans les mentalité8 correspond à une
aspiration pro#onde de lC5omme de retrouver ses origines. 6a notion de nature a #ortement contri&ué
au droit de lCenvironnement à travers la protection de la conservation de la nature. 6a loi du 0M
juillet 012G sCappelle loi relative à la protection de la nature.
"e terme est un peu démodé8 on tend à le remplacer par un autre terme plus à la mode %iodiversité.
6a notion de &iodiversité est une contraction de lCe(pression diversité &iologique qui désigne la
variété et la diversité du monde vivant. 6a &iodiversité évoque la diversité du vivant8 tous les
processus8 modes de vie ou les #onctions qui conduisent à maintenir un organisme en vie. On a
dégagé D niveau( dans la diversité du vivant + la &iodiversité des écos9stèmes8 la &iodiversité des
espèces8 la &iodiversité des populations8 la &iodiversité des individus8 la &iodiversité des gènes.
On constate que toutes les atteintes portées à la &iodiversité entra%ne un appauvrissement génétique.
6a &iodiversité cCest tout le vivant8 lC5omme en #ait donc partie.
6Conu a proclamé lCannée 3M0M année internationale de la &iodiversité.
'otion aussi retenue lors du =renelle de lCenvironnement.
.ualité de vie + e(pression utilisée comme su&stitut du terme environnement en 012N. On a
créé un ministère de la qualité de vie. *our les pouvoirs pu&lics ce terme était plus large que
environnement. Oepris par la commission =uichart en tant que nouveau &ut de la police municipale.
Ensuite va .tre consacré par la création dCune délégation de la qualité de la vie à partir de 012F.
En 01FP va .tre institué un secrétariat dCétat chargé de lCenvironnement et de la qualité de vie.
6a qualité de vie e(prime la volonté dCune recherche du qualitati# après les déceptions du
quantitati#. *ermet de préciser que lCenvironnement concerne la nature mais aussi lC5omme dans ses
rapports sociau(8 de travail et de loisirs. Oenvoie à une certaine idée de &ien .tre. 'otion retrouvée
dans la législation en matière de protection contre le &ruit.
*adre de vie + Devenue lCappellation du ministère de lCenvironnement et du cadre de vie en
012F. "Cest lCenvironnement dans son cadre architectural et ur&anistique.
Elle recouvre surtout lCenvironnement ph9sique8 cCest à dire le pa9sage ur&ain et lCespace journalier
des ha&itants. 'otion qui nCest pas seulement utilisée en droit de lCenvironnement (par e( loi du 31
décem&re 0121 relative à la pu&licité8 au( enseignes et préenseignes8 art 0 vise à assurer la
protection du cadre de vie) mais aussi dans des lois plus générales (par e( loi du 2 janvier 01FP
relative à la répartition des compétences entre les communes8 les départements8 les régions et lCétat.
Donne compétence à lCétat et au( collectivités locales pour la protection de lCenvironnement et
lCamélioration du cadre de vie art 600003).
/
Patrimoine + Qait appel à lCidée dCun héritage légué par les générations qui nous ont précédé
et que nous devons transmettre intact au( générations qui nous suivent.
On va avoir des &iens ou des espaces que le droit de lCenvironnement quali#ie de patrimoine et qui
en tant que tel vont devoir #aire lCo&jet dCune attention toute particulière non seulement de la part de
leur propriétaire juridique (sCil e(iste) mais aussi de la part de la collectivité dans son ensem&le. 6e
droit de lCenvironnement est là pour instituer des droits et procédures garantissant la gestion
collective du patrimoine environnement.
*ar e( le patrimoine naturel8 le patrimoine &iologique8 le patrimoine rural8 le patrimoine
architectural et ur&ain8 le patrimoine phonistique et #loristique8 piscicole.
6a loi du P janvier 0113 dite loi sur lCeau a##irme dans son article 0er que lCeau #ait partie du
patrimoine commun de la 'ation. 6e patrimoine mondial de lChumanité (la lune et ses ressources8
lCeau...).
Routes ces notions sont là pour préciser la notion dCenvironnement.
.uelles sont les relations entre l'environnement et le droit 0
6e constat général est quCen matière dCenvironnement le droit est un phénomène secondaire par
rapport à lCapproche scienti#ique de la question. 6e droit va .tre une technique parmi dCautre de
résolution des pro&lèmes. Rrès souvent on aura une solution de droit8 mais ne su##ira pas il #audra
dCautres matières. *ar e( en matière de &ruit le droit doit .tre complété par une approche technique8
éducative...
6e droit de lCenvironnement est pro#ondément marqué par sa dépendance étroite avec les sciences et
les technologies. Eeut dire que la compréhension du droit de lCenvironnement e(ige un minimum de
connaissances scienti#iques. Rout raisonnement juridique impose une approche pluridisciplinaire.
6es règles de police en matière de pollution sont actuellement e(primées sous #orme de
prescriptions techniques (chimique8 ph9sique ou acoustique). *ar e( décret du 0D décem&re 011F
#i(e le niveau sonore à ne pas dépasser dans les discothèques à 0MD déci&els 7 en niveau mo9en et
03M déci&els 7 en niveau de cr.te.
"ette dépendance conduit à instaurer un ordre pu&lic technologique. "Cest le dépassement dCun seuil
#i(é en prescription technique qui déclenchera la répression pénale.
$mplique aussi le recours s9stématique à lCe(pert8 cCest lui qui déterminera la norme de droit et non
plus les juristes. 6e risque est de voir le droit de lCenvironnement au service de la technique et de
voir le raisonnement juridique se trans#ormer en un simple mode dCemploi.
6es usagers vont .tre con#rontés à des règles techniques incompréhensi&les et les juristes devront
#aire appel à un e(pert.
*omment ce droit va t il appréhender l'environnement 0

7ucun te(te juridique ne dé#init de manière universelle la notion dCenvironnement. En droit il e(iste
plusieurs sens donnés à ce mot. 4a va poser de pro&lèmes juridiques dCinterprétation du contenu de
la légalité.
En matière dCur&anisme8 on dit que les règles dCur&anisme doivent respecter les préoccupations
environnementales. >i on ne se met pas dCaccord sur la dé#inition du mot environnement /a aura des
sens très di##érents selon les matières.
Dans une perspective dCensem&le la notion dCenvironnement en droit rev.t deu( sens principau(.
6Cenvironnement au sens stricte + "Cest lCenvironnement ph9sique que lCon trouve dans les te(tes
1
relati#s à lCur&anisme et dans les te(tes relati#s à lCespace. "Cest le pa9sage ur&ain ou encore le cadre
de vie. ).me limité à cette dimension il #aut .tre conscient des di##icultés que pose la mise en place
dCun droit de lCenvironnement. 6Cenjeu est simple8 il sCagit dCinsérer lChomme dans le milieu et de
protéger lChomme contre les agressions du milieu et inversement. 6Cenjeu du droit de
lCenvironnement est de réaliser un équili&re.
*ar e( lCo&jecti# du droit de lCur&anisme est lCéquili&re entre le respect de lCenvironnement et
lCaménagement du territoire.
6Cenvironnement au sens large + "Cest un ensem&le de données et dCéquili&re de #orces concurrentes
qui conditionnent la vie dCun groupe &iologique. 6Cenjeu est de réaliser un équili&re entre lChomme et
le milieu.
On retrouve cette notion dans la loi du 0M juillet 012G relative à la protection de la nature.
6Cenvironnement 9 est un terme générique qui recouvre P thèmes + la nature (espèces animales et
végétales8 équili&res &iologiques)8 les ressources naturelles (lCeau8 lCait8 les sols8 les mines)8 les sites
et les pa9sages.
>i on com&ine les deu( sens on peut en conclure que le droit de lCenvironnement couvre en #ait P
grands thèmes. On les retrouve dans le code de lCenvironnement +
la protection de la nature et des ressources naturelles au(quelles on ajoute aujourdChui la
&iodiversité.
la protection des sites et des pa9sages.
la lutte contre les pollutions et les nuisances au(quelles il #aut rajouter la prévention des risques
naturels et des risques technologiques.
7 partir de ces P grands thèmes #ormant lCenvironnement on sCaper/oit que le droit de
lCenvironnement est con/u non seulement comme un droit dé#ensi# mais aussi comme un droit
o##ensi#8 il permet la lutte contre les atteintes dont il est victime.
.u'est ce (ui e2pli(ue (ue le droit se préoccupe de l'environnement 0
6e constat général est que lCapparition dCun droit de lCenvironnement est récente. 6e droit de
lCenvironnement ce nCest que lCe(pression #ormalisée dCune politique nouvelle mise en place à partir
des années 01GM.
On peut dégager P étapes importantes dans le processus de mise en place de ce droit +
Qin des années 01GM8 émergence dans les pa9s occidentau( de préoccupations liées au droit de
lCenvironnement. *rise de conscience de la #ragilité écologique non seulement dans le conte(te
immédiat et quotidien mais également à lCéchelon planétaire. On sCest rendu compte que les rapports
de lChomme avec son milieu environnement ne sont pas toujours très &ons8 e(cès de
l’industrialisation8 de lCur&anisation8 développement de la société de consommation. "e qui entra%ne
une multiplication des sources de pollution et de nuisance.
On prend conscience que les ressources naturelles ne sont plus inépuisa&les. On a toute une série de
#aits concrets qui prouvent &ien la #ragilité écologique + réchau##ement des climats8 dégradation des
#or.ts8 dégradation de la couche dCoJone8 dissémination des déchets8 réduction de la &iodiversité...
7 la #in des années 01GM découverte de plom& et de mercure dans lCantarctique. "atastrophe de
)inamata (Sapon) avec lCempoisonnement au mercure8 e(plosion dCune usine8 produits chimiques
déversés dans la mer8 into(ication des poissons8 empoisonnement de la population.
En 01FG Rcherno&9l. 6es marées noires à répétition.
"ette prise de conscience va sCaccentuer et va mo&iliser di##érents acteurs.
7nnées 012M01FM8 la prise de conscience va .tre marquée par la multiplication dCavertissements
venant de scienti#iques8 dCO'= spécialisées dans la protection de lCenvironnement8 multiplication
des con#érences internationales. "Cest cette #ameuse pression internationale de lCopinion pu&lique
)
qui est déterminante en droit de lCenvironnement. Elle va sCorganiser en comité ou association de
protection de lCenvironnement pour réclamer lCapplication du droit ou pour surtout suggérer des
innovations permettant de mieu( protéger les populations et les espaces. *ar e( =reenpeace a mené
di##érentes actions. 7##aire sandose 01FG8 usine de production de produits chimiques au &ord du
rhin en >uisse8 incendie dans lCusine8 directeur appelle les pompiers8 ils utilisent de lCeau pour
éteindre8 elle va se mélanger au( produits chimiques et va se déverser dans le rhin8 mort des
poissons. 7ssociations alsaciennes et &adoises se sont mise en place. 7 entra%né une instruction de
00ans8 elles se sont cl@turées par une transaction pénale (règlement amia&le proposé par le ministre
de lCenvironnement)8 met un o&stacle à un procès pénal. Rrès largement utilisé en droit de
lCenvironnement et dans les a##aires de pollutions8 du moins quand le pollueur est riche.
7##aires D568 voulait sCimplanter dans lCaéroport dCentJheim8 supposait la multiplication des vols de
nuit8 riverains avec appui des élus locau( ont réussi à #aire #uir D56.
7nnées 011M à aujourdChui. *hase de gestion des pro&lèmes dCenvironnement8 prise en compte par
les états8 entreprises8 communauté internationale. 6a sauvegarde de lCenvironnement appara%t
comme un intér.t commun reconnu par tous. 6e droit doit alors intervenir et protéger cet intér.t. On
prend également conscience que la sauvegarde de lCenvironnement ne se justi#ie que dans une
perspective dCavenir8 on doit se place sur le long terme. $ntroduction de la notion de générations
#utures. On va gérer les ressources écologiques par la création de normes juridiques qui posent les
&ases de lCintégration des préoccupations environnementales dans toutes les activités humaines.
6Cune des illustrations les plus récentes /a a été le grenelle de l'environnement. KEnsem&le de
rencontres politiques qui ont été organisées en Qrance à partir dCocto&re 3MM2 et qui visaient à
prendre des décisions à long terme en matière dCenvironnement et de développement dura&le. *our
cela on a mis en place un dé&at multipartis (représentants des gouvernements8 associations
pro#essionnelles8 O'=). 7 coté de ce dé&at8 on a aussi organisé une consultation du grand pu&lic et
des acteurs locau(. 3GF engagements ont été portés par le président de la répu&lique. 7 lCissue des
réunions de travail est sorti un rapport général avec P grandes priorités + la lutte contre le
réchau##ement climatique8 la protection de la &iodiversité8 la réduction des pollutions. Ea constituer
lCe(posé des moti#s de la #utur loi de programmes. 7u #inal deu( lois sont sorties de ce grenelle +
6oi =renelle 08 loi cadre P aoTt 3MM1 loi de programmation relative à la mise en Uuvre du grenelle
de lCenvironnement. Elle rappelle les principes directeurs qui soustendent les principes directeurs
du droit de lCenvironnement.
6oi =renelle 38 loi du 03 juillet 3M0M portant engagement national pour lCenvironnement.
"orrespond à la mise en application dCune partie des engagements du grenelle environnement.
"ontient des mesures concernant G chantiers majeurs + &;timents et ur&anisme8 transport8 énergie8
&iodiversité8 risques santé et déchets8 gouvernance.
Décret du 0P avril 3M0M crée le comité national du développement dura&le et du grenelle
environnement. "et organe assure le suivi de la mise en Uuvre des engagements du grenelle.
"e grenelle a #ait lCo&jet de nom&reuses critiques dès lCété 3MM2. 6a principale critique a été quCil 9
avait 1 O'= représentant o##iciellement lCécologie8 elles ont été sélectionnées par le gouvernement8
les autres ont été écartées du dé&at. *ro&lème dCimpartialité.
PA$3I4 1 : L4S S56$*4S D6 D$5I3 D4
L'4-7I$5--484-3
6e droit de lCenvironnement renvoie à des sources juridiques très diverses8 la plus importante sont
!
les te(tes. )ultiples te(tes épars. "es te(tes présentent deu( aspects +
Des sources dans un très grand nom&res de te(tes du 01è et dé&ut 3Mè. $ls intègrent une notion
restrictive de lCenvironnement car ils sont inspirés e(clusivement par des préoccupations dCh9giène
et de promotion de lCagriculture et de lCindustrie. *ar e( le droit des installations classées de 012G est
directement issu dCun décret napoléonien du 0D octo&re 0F0M. 6e droit minier et #orestier date pour
un &on nom&re de règle du 01è siècle. 6a protection des sites de la loi de 01PM nCest que
lCaménagement dCune loi de 01MG.
Depuis la 3nde moitié du 3Mè siècle le droit de lCenvironnement conna%t une in#lation des te(tes
européens et internationau(.
*9API3$4 P$4LI8I-AI$4 :
6e processus de #ormation du droit de lCenvironnement est lié au( comportements et préoccupations
divers de toutes les sociétés qui se sont succédées. Elles se sont toutes préoccupé de nuisances8
pollutions. *ar e( on a le droit de la chasse8 le droit de la p.che8 règles sur les #umées.
)ais le droit de lCenvironnement tel que connu aujourdChui est le re#let dCune vision collective
contemporaine des pro%l:mes d'environnement. "e droit de lCenvironnement nCe(iste en tant que
vérita&le droit que depuis la mise en place de politiques nationales nouvelles qui ont été
concrétisées par la création dCun ministère de lCenvironnement en 0120 et concrétisé par lCe(istence
de règles issues du droit international et du droit communautaire.
$l 9 a plusieurs périodes dans cette prise de conscience.
*ériode mi(te.
On a dCa&ord la période romantique du dé&ut du 01è oB les écrivains et poètes décrivent la nature
comme un .tre vivant qui devrait servir de modèle pour les sociétés humaines. En m.me temps a
lieu la révolution industrielle qui va &ouleverser les rapport de lChomme avec son milieu de vie. >e
créent les 0er mouvements savants pour la protection de la nature8 des pa9sages et des monuments
historiques.
*ériode scienti#ique et technocratique.
0ère moitié du 3Mè siècle. 6es aménageurs et les industriels e(ploitent les ressources naturelles sans
compter. 6e pro#it et la croissance économique dominent.
*ériode populiste.
7 partir de 01DM. e(pression de la réaction des cito9ens et des médias. 7près les 0ères catastrophes
écologiques8 le pu&lic perd toute con#iance dans les aménageurs et réclame du qualitati#. Ea
conduire lCétat à créer des institutions et des règles spéciales nouvelles qui vont permettre de traiter
les pro&lèmes séparément au #ur et à mesure quCils se posent.
*ériode du nouvel environnementalisme.
7nnées 01FM. On remet en cause lCordre des priorités sociales et économiques. On se rend compte
quCaussi &ien dans les pa9s développés et sous développés8 lCenvironnement et le développement
sont complémentaires. On va .tre tenté de développer la plani#ication de lCenvironnement8 on va
développer la recherche dCapproches s9stémique (glo&ale) des pro&lèmes dCenvironnement.
*ériode post011M.
"Cest la 0ère phase dCune tentative de gestion environnementale gr;ce à lCintégration des
préoccupations environnementales dans les di##érentes politiques.
*ar e( art 0PMO du traité "E , les e(igences en matière de protection de lCenvironnement sont une
composante des autres politiques de la communauté -.
$l #aut savoir que le droit positi# de lCenvironnement est apparu par couches successives en suivant
ces di##érentes période quCa connu la conscience collective. E(plique aussi que cCest un droit de
lCenvironnement qui va sCaccompagner de modi#ications pro#ondes.
On peut distinguer quatre phases principales pour identi#ier le droit de lCenvironnement.
;
7vant 01ND8 législations spéciales8 multiplication de réglementations sectorielles pour régler des
pro&lèmes ponctuels. *ar e( émergence de la protection du voisinage contre les odeurs8 #umées8
rats. Décret du 0D octo&re 0F0M sur les installations dangereuses.
On se rend compte que le développement industriel nécessite aussi de se protéger contre la pollution
de lCair. 6oi du 33 avril 01P3.
Ea émerger aussi la nécessité de protéger les richesse culturelles et naturelles8 lois de 0FF2 et 010P
sur les monuments historiques8 lois de 01MG et 01PM sur les sites.
6Caprèsguerre. 'e va pas mettre #in au( réglementations sectorielles. 6Cenvironnement nCest
toujours pas pris en compte en tant que tel8 mais les préoccupations scienti#iques écologiques vont
dominer.
Qin 01GM dé&ut 012M. =ouvernement "ha&anDelmas. 6Cenvironnement appara%t comme une
politique à part entière. Easte ré#le(ion sur les perspectives à long terme de lCenvironnement8 elle va
a&outir sur le programme des 0MM mesures adopté le 0M juin 012M par le conseil des ministres. "e
programme comportait un volet juridique important donnant deu( orientations. $l préconisait
lCapplication concrète des mesures juridiques déjà e(istantes8 et incitait lCintervention du parlement
pour com&ler les lacunes. "e programme cCest , la #in de la nécropole juridique oB était plongée
lCenvironnement -.
'omination dCun ministre de lCenvironnement le 2 juillet 01208 Oo&ert *ujald. Ea susciter une
production importante de règles dont on pourra dire que cCest du droit de lCenvironnement. $l devient
également une discipline universitaire8 création des premiers cours de droit de lCenvironnement à
>tras&ourg en 0120. *arution des 0er ouvrages et soutenance de thèse en doctorat.
*9API3$4 1 : Les sources du droit de l'environnement
Section 1 : Les sources écrites
6e droit de lCenvironnement est un droit horiJontal qui recouvre les di##érentes &ranches classiques
du droit.
"Cest également un droit dCinteraction qui tend à pénétrer dans tous les secteurs du droit pour 9
introduire lCidée environnementale. "orrespond au traité de )aastricht 2 #évrier 0113 selon lequel la
protection de lCenvironnement doit .tre intégrée dans les autres politiques de la communauté. 6e
droit de lCenvironnement recouvre ainsi partiellement ou totalement plusieurs secteurs de
réglementation.
6e no9au central du droit de lCenvironnement ce sont les règles relatives à la nature8 au( pollutions
et nuisances8 au( risques8 au( monuments et pa9sages8 au( ressources naturelles. >ecteurs qui
jusquCà présent ne #aisait lCo&jet dCaucune quali#ication juridique.
7 ce no9au on rajoute dCautres sources8 des secteurs appropriés par le droit de lCenvironnement8 à
savoir le droit #orestier8 droit rural8 droit minier.
Eont encore se superposer des droits voisins8 cCest le droit de lCur&anisme8 droit de lCaménagement du
territoire8 droit de lCénergie. Dès 012G #orte pénétration de lCenvironnement dans ces domaines.
Section 1 : Les sources écrites du droit international
Paragraphe 1 : Le droit international classi(ue

<n traité international est une sorte de contrat passée entre 3 états (&ilatéral) ou plusieurs états
(multilatéral). Dans la plupart des traités les états créent de nouveau( droits quCils sCengagent à

respecter. 7 coté de /a une 3ème catégorie de traités vont jusquCà créer des organismes supra
nationau( qui sont chargés dCaméliorer la coopération internationale dans un domaine donné.
On sCest peu à peu rendu compte de certains pro&lèmes supranationau( et voir planétaires. *our le
droit international classique on est parti de #acteurs classiques (pluies acides8 dé#orestation8
diminution du patrimoine génétique8 réchau##ement glo&al...) ces #acteurs ont inévita&lement à
lCinternationalisation de la pro&lématique de lCenvironnement. *lusieurs phénomènes ont été mis en
lumière +
les pollutions ne connaissent pas de #rontières
de nom&reuses espèces animales ne connaissent pas de #rontières (migrations)
m.me les éléments naturels de lCenvironnement sont aussi liés étroitement au( autres. *ar e( la
pollution de lCair peut .tre transportée à des distances très longues.
la possi&ilité dCe(porter la pollution. $mpose une certaine harmonisation des législations nationales.
Oenvoie au trans#ert dCactivité8 e(portation de su&stances to(iques ou dangereuses vers des pa9s
étrangers dont la législation est plus permissive que celle des pa9s e(portateurs.
E( + a##aire du "lemenceau. "onvention internationale de V;le de 01F1 sur le contr@le des
mouvements trans#rontière de déchets dangereu( et de leur élimination. 6e porte avion est devenu
un déchet8 #allait sCen dé&arrasser8 on décide de le démanteler mais il contient une quantité
importante dCamiante. 6a Qrance ne voulait désamianter cheJ elle8 elle a donc e(porté en $nde. 6es
associations ont saisit la justice #ran/aise pour lCemp.cher mais la justice a autorisé. 6a cour
supr.me dCinde est saisie8 elle sCoppose à lCentrée du "lemenceau dans les eau( indiennes.
6a commission déchets to(iques de la cour supr.me indienne a estimé quCune telle pratique de la
Qrance violerait la convention de V;le de 01F1 qui prévoit que les transports de déchets dangereu(
ne sont autorisés que si lCétat e(portateur ne dispose pas lui m.me des mo9ens techniques et des
sites dCélimination nécessaires pour éliminer les déchets en question. 6e "lemenceau a donc été
rapporté en Qrance et a été désamianté à Vrest.
6e droit de lCenvironnement comporte de nom&reuses conventions internationales qui sont
o&ligatoires. On dénom&re plus de PMM traités internationau( multilatérau( qui portent sur des
pro&lèmes concernant des régions entières voir toute la planète. Environ 1MM traités internationau(
&ilatérau( relati#s au( pollutions trans#rontières.
"ette réglementation a vu le jour avant tout avec des méthodes pragmatiques. 6es états ont voulu
remédier à des pro&lèmes très concrets qui se posaient à eu(. De manière glo&ale lCessentiel des
traités sera caractérisé par une spécialisation selon les secteurs de lCenvironnement.
On peut dégager P grands secteurs.
• La protection maritime
Dès le départ lCapproche #onctionnelle sCest imposée. Donne toute une série de conventions
internationales sur des pro&lèmes séparés.
On a également des instruments internationau( prévo9ant la coopération des états pour com&attre
les pollutions accidentelles (par e( une marée noire).
On a de grands principes qui ont été énoncés par une convention mondiale + la convention des
nations unies de 8ontet <o%et du 1= décem%re 1;". Elle chapeaute toute une série de
conventions spéci#iques concernant des pro&lèmes précis +
6a convention de 6ondres 0123 concernant lCimmersion de déchets.
"onvention )arpol de 012P sur la pollution par les navires. <tilisée dans lCa##aire EriHa. Dans cette
a##aire le juge pénal #ran/ais nCétait pas compétent car pavillon maltais8 et accident pas dans les eau(
territoriales. )ais contre toute attente8 contre lCavis de lCavocat général la cour de cassation con#irme
la compétence du juge #ran/ais pour maintenir la condamnation de total. Décision purement
politique8 victoire de lCenvironnement mais catastrophe pour le droit international.
1=
Dès 012N toute une série de conventions qui concernent les mers régionales. "es conventions ont
été lancées par le *'<E (programme des nations unies pour lCenvironnement W éla&oré en 01238
siège à 'airo&i au Xen9a W permet la coordination des techniques8 recherches et droits en matière
dCenvironnement).
7 lCheure actuelle il nC9 a pratiquement pas de vide juridique pour la protection maritime8 presque
toutes les Jones maritimes sont couvertes. Oéglementations très &ien détaillées et prennent &ien en
compte les menaces pesant sur les mers et océans.
• La protection de l'atmosph:re
$l 9 a eu une évolution des conceptions qui a entra%né une évolution des te(tes.
7u départ la pollution atmosphérique était considérée comme locale8 mais suite à la découverte des
pluies acides on a compris que le phénomène était répandu. >uite à /a convention de =enève 0P
novem&re 0121 sur les pollutions atmosphériques trans#rontières à longue distance. >Capplique à
lCEurope et à lC7mérique du 'ord.
$l 9 a ensuite eu un élargissement du pro&lème à la stratosphère8 résultat de la découverte que la
couche dCoJone se raré#ie par suite de certains gaJ qui montent par lCatmosphère. 6Caction dans ce
domaine a été considérée comme prioritaire par le *'<E dès 01F0. Ea mener à la conclusion de la
convention de Eienne en 01FD et du protocole de )ontréal en 01F2 pour la protection de la couche
dCoJone.
*réoccupations de plus en plus pressantes sur les changements climatiques majeurs causés par des
activités humaines. Elles ont déclenché une ré#le(ion sur les mo9ens juridiques pour enra9er ces
processus. 7 a&outi à un te(te très important (le seul contraignant)+ le protocole de >?oto le 1=
décem%re 1! qui devait rendre opérationnel la convention internationale sur les changements
climatiques qui avait été ouverte à la signature pendant la con#érence de Oio de Saneiro en 0113. 6e
protocole de X9oto vise à conduire les états à prendre des engagements contraignants et véri#ia&les
pour réduire leurs émissions de gaJ à e##et de serre. Oati#ié par 02D états à lCe(ception nota&le des
Etats<nis (plus gros pollueur)8 de la "hine8 de la Oussie8 du "anada. Entré en vigueur en #évrier
3MMD8 a e(piré le P0 décem&re 3M03. >Cest posée la question de lCaprès X9oto. 6es états ont organisé
successivement des con#érences internationales sur la question du changement climatique. 6a 0ère
sCest déroulée en décem&re 3MM2 à Vali ($ndonésie) elle a réuni plus de 01M pa9s. On 9 trace une
#euille de route pour prolonger le protocole de X9oto au delà de 3M03. Deu( ans après sommet de
"openhague sur le climat et la lutte contre le réchau##ement climatique. 6Co&jecti# est de remplacer
le protocole de X9oto et a&outir à un accord mondial pour la réduction du "o3 après 3M03. Vilan
décevant8 accord a minima8 projet de résolution non contraignant. Oéunion à nouveau lCannée
suivante à "ancuun au )e(ique en décem&re 3M0M. O&jecti# est de trouver un nouveau traité8
conclusion est un accord minimaliste pour continuer les négociations. Oéunion en décem&re 3M00
sommet international de Dur&an en 7#rique du >ud. On se met dCaccord sur un accord prévo9ant
dCéta&lir dCici 3M0D un pacte glo&al de réduction des gaJ à e##et de serre. "et accord devra entrer en
vigueur en 3M3M. "e pacte mondial devra concerner tous les pa9s du monde8 et devra avoir une
#orce légale mais ne sera pas juridiquement contraignant (à quoi /a serre alors!!).
Dernière con#érence en date du 3G novem&re au 2 décem&re 3M03 à Doah au Quatar (pa9s qui
produit le plus haut tau( de "o3 par ha&itant). 6es négociations sur le climat se sont achevées sur
un accord a minima le F décem&re 3M03 (prolongation de 3Nh de la con#érence car désaccord total
des pa9s au moment oB la con#érence devait sCachever). 6e président du Quatar a #ait passer en
#orce lCaccord8 a déclaré adopté les points oB il 9 avait encore des désaccords. 7ucune décision
concrète nCen est ressorti. 6Co&jecti# était de mo&iliser les di##érents états8 de dire que pour 3M0D il
#aut lCaccord mondial8 il ne doit pas 9 avoir de retard. On a mis en place un calendrier de travail8 les
états doivent #aire des ateliers de travail et doivent envo9er au secrétariat de lConu avant #in 3M0N
toutes les propositions.
6e deu(ième volet était le protocole de X9oto qui allait e(pirer. 6es états ont adopté un protocole de
11
X9oto 3 e##ecti# depuis le 0er janvier 3M0P vala&le jusquCen 3M3M. 6es mécanismes sont les m.mes
que dans le 0er X9oto. 6e gros pro&lème est que ce 3ème volet se #ait sans le canada8 sans la
Oussie8 sans la nouvelle Jélande8 sans le japon qui avaient rati#ié X9oto 08 encore moins de pa9s.
6es pa9s qui ont rati#ié représentent seulement 0DY des emetteurs de "o3. Qinalement il ne sert à
rien. 6C<E a #ait un pas8 elle a augmenté son engagement + réduire de 03Y les émissions dCici à
3M3M.
6es 0ers &ilans de ces con#érences pourront .tre dressés #in 3M0P8 est prévue la 01ème con#érence à
Earsovie en *ologne. 6a 3Mème en 3M0D pourrait se dérouler à *aris.
Ea aussi se poser la question de lCaide #inancière à apporter au( pa9s pauvres pour quCils puissent
lutter contre le réchau##ement climatique.
En 3M0D il #audra a&outir à un accord universel.
• La protection de la faune et de la flore sauvages
'ota + 6e droit de lCenvironnement ne prend pas en compte la protection des animau( domestiques.
On note une multiplication des instruments internationau(. DM7ine de traités multilatérau(. $l 9 a eu
une trans#ormation des conceptions concernant la conservation. 7ujourdChui on ne prend plus
seulement en compte lCanimal ou la plante à protéger8 mais aussi les écos9stèmes dont tous les
éléments sont importants. On cherche à protéger avant tout lCha&itat.
7utre phénomène8 le commerce des espèces sauvages qui ne cesse de se développer8 a mené à de
sérieuses restrictions du commerce international. On a mis en place une convention glo&ale +
convention de @ashington du , mars 1!, (convention *I34S#. Elle prévoit P listes oB sont
listés les espèces. 6iste noire + interdiction totale de tout commerce. 6iste grise + restrictions. 6iste
&lanche + li&re.
"omplété par des conventions régionales qui sont particulièrement adaptées à la conservation des
espèces. *ar e( convention de Verne du 01 septem&re 0121 relative à la conservation de la vie
sauvage et du milieu naturel en europe. "onvention de "an&erra du 3M mai 01FM sur la conservation
de la #aune et de la #lore marine de lCantarctique.
Route une série de conventions visent à la conservation dCespèces déterminées. 7utre convention
importante + 6a convention de 0113 sur la diversité &iologique.
6e conseil de lCeurope est très proli#ique en matière de conservation de la #aune et de la #lore8 il a
adopté plusieurs conventions8 il est à lCorigine de la convention de 6ugano du F mars 011P sur la
responsa&ilité civile des dommages résultant dCactivités dangereuses pour lCenvironnement.
"onvention du N novem&re 011F sur la protection de lCenvironnement par le droit pénal. "onvention
sur les pa9sages signée à Qlorence en octo&re 3MMM.
7 été à lCorigine dCun des tout premiers documents internationau( relati# à lCenvironnement + la
charte européenne de lCeau proclamée en mai 01GF et a #ormulé un principe #ondamental + lCeau ne
conna%t pas de #rontière.
Routes ces conventions internationales sont o&ligatoires. 7 coté de ces conventions il e(iste une
deu(ième source du droit international + les déclarations de principe. Elles sont non o&ligatoires et
appelées so#t laZ. Elles #i(ent la ligne générale que devrait suivre les états pour la création de
nouvelles règles de création de droit international de lCenvironnement.
On dénom&re à lCheure actuelle N déclarations de principe8 adoptées lors de con#érences
internationales.
Adéclaration de StocBholm sur l'environnement adoptée en 'uin 1!". 7doptée par la con#érence
des nations unies8 elle peut .tre considérée comme le #ondement de la totalité des actions
ultérieures. Elle énonce des principes en matière de coopération internationale mais qui ne sont pas
nouveau(8 ils se rattachent au( règles du droit international commun à la sauce environnementale.
*rincipe 30 + les états ont lCo&ligation de sCassurer que les activités e(ercées dans les limites de leur
juridiction ou sous leur contr@le ne causent pas de dommage à lCenvironnement dans dCautres états
1"
ou dans des régions ne relevant dCaucune juridiction nationale (comme la haute mer).
7vant de devenir un principe écrit il était une source non écrite8 jugé tellement important quCil a été
transcrit.
*rincipe 33 + invite les états à coopérer en ce qui concerne la responsa&ilité et l’indemnisation des
victimes de la pollution et dCautres dommages écologiques. )et en avant les di##icultés actuelles
des mécanismes de réparation. On est en train de créer des règles spéci#iques en droit #ran/ais. <n
te(te propose dCinsérer dans un article du "" la notion de responsa&ilité pour lCenvironnement.
Adéclaration de $io sur l'environnement et le développement de 1". "omporte 32 principes
parmi lesquels notamment le principe de précaution8 les principes dCin#ormation et de participation
des cito9ens8 droit au développement dura&le et à une vie seine et productive en harmonie avec la
nature8 responsa&ilité pour les dommages à lCenvironnement8 les études dCimpact.
"omplétée par un programme dCactions appelé lCagenda 30 promouvoir le développement dura&le
dCici le 30ème siècle et au delà8 constitue une stratégie dCaction pour tous les acteurs de
lCenvironnement.
Adéclaration de Cohannes%ourg sur le développement dura%le de "==".
>e contente dCinviter les états au développement dura&le et à améliorer la gouvernance à tous les
niveau(.
7 été ensuite organisée la con#érence internationale de *aris en #évrier 3MM2 qui portait sur la
gouvernance écologique mondiale. Eolonté de mettre en place une action mondiale cohérente de
gestion de lCenvironnement. Sacques "hirac a proposé la création dCune O'<E (organisation des
nations unies pour lCenvironnement).
Aconférence de $io pour le développement dura%le en 'uin "=1" appelée $ioD"=. ?valuation des
3M dernières années8 regard sur les prochaines décennies. 3 thèmes majeurs ont été discutés +
lCéconomie verte (conte(te de l’éradication de la pauvreté et le développement dura&le)8 la
gouvernance mondiale du développement dura&le (institution pour le développement dura&le).
0Er o&jecti# a été de renouveler les engagements internationau( sur la question du développement
dura&le. On sCest interrogé sur la #a/on de réduire la pauvreté dans le monde8 la #a/on de
promouvoir la justice sociale8 comment assurer la protection de lCenvironnement sur une planète de
plus en plus peuplée. 7 lCissue du sommet8 les représentants de plus de 01M pa9s ont adopté la
déclaration , lCavenir que nous voulons -. P thèmes majeurs ont été inclus + la réalisation dCune
économie verte dans le conte(te de lCéradication de la pauvreté et du développement dura&le.
#ormulation dCo&jecti#s de développement dura&les8 ils doivent .tre concrets8 concis et #aciles à
comprendre8 en nom&re limité8 am&itieu(8 dCenvergure mondiale et suscepti&les dC.tre appliqués
dans tous les pa9s compte tenu des réalités des ressources et du niveau de développement respecti#s
de ceu( ci ainsi des priorités et politiques nationales. ren#orcement de la gouvernance
environnementale internationale8 elle doit sCappu9er sur deu( choses très concrètes + la création
dCune instance politique de haut niveau pour améliorer la coopération et la coordination au sein du
s9stème des nations unies. <ne revalorisation du r@le du *'<E avec notamment lCaugmentation de
ses mo9ens #inanciers8 on va octro9er une part du &udget de lConu pour le pnue. On pose le principe
dCadhésion universelle au conseil dCadministration du pnue (tous les pa9s doivent 9 participer).
6e &ilan de cette con#érence O$O:3M se trouve dans les nom&reuses réactions des O'=8
associations. Veaucoup ont mani#esté leur colère devant lCéchec ou lCa&sence dCengagements de ce
sommet.
On sCest vite rendu compte que la réglementation internationale doit sCaccompagner dCune
coopération permanente entre les états en matière de recherche8 dCéchange dCin#ormation8
dCéla&oration de programmes dCactions8 surveillance.
6a protection internationale de lCenvironnement ne peut se concevoir en dehors de cadres
1,
institutionnels internationau(.
En pratique on constate que la quasi totalité des organisations internationales participent déjà à des
activités concernant lCenvironnement. DCautre part les traités internationau( spéci#iques à
lCenvironnement prévoient très souvent la création dCorganismes qui ont pour r@le de surveiller et
gérer lCapplication de leurs dispositions.
7 coté de ces #acteurs ph9siques vont sCajouter des #acteurs économiques voir juridiques.
$ls résultent de lCintensi#ication des échanges et de la coopération économique sur le plan
international. On a une économie qui sCest trans#ormée8 elle se place dans un conte(te mondial.
On constate que la protection de lCenvironnement peut conduire dans un premier temps à
lCaccroissement des charges qui pèsent sur lCéconomie dCun pa9s donné. 6es pri( des produits et
prestations de services risquent dCen su&ir les conséquences. Dans un s9stème économique mondial
les conditions de la compétitivité peuvent sCen trouver #aussées à moins dCharmoniser les charges en
imposant des règles équivalentes dans les autres pa9s. 6Charmonisation cCest la "EE8 le marché
unique.
Paragraphe " : Le droit communautaire
6Cunion européenne est une organisation internationale avec un statut spéci#ique qui lui permet
dCédicter des règles qui sCimposent à lCensem&le des pa9s mem&res.
Est ce quCil e(iste un droit communautaire de lCenvironnement !
6a prise en compte de lCenvironnement va se #aire progressivement.
?tape 0 + un consensus politique a été constaté dans la déclaration des che#s dCétat et de
gouvernements réunis à *aris en octo&re 0123. $l a été concrétisé dans un 0er programme dCactions
considérant que lCamélioration de la qualité de la vie et la protection du milieu naturel #igurent
parmi les taches essentielles de la communauté et quCil convient de mettre en Uuvre une politique
communautaire de lCenvironnement.
6e pro&lème est que dans le traité de Oome de 01D2 il nC9 avait aucune attri&ution e(presse en
matière dCenvironnement. $l a donc #allu cherche un #ondement juridique su##isamment général. 6a
communauté va utiliser ses compétences générales en matière dCharmonisation des normes
juridiques des états mem&res pour mettre en place une réglementation de protection de
lCenvironnement. [ art 0MM du traité de Oome concernant le rapprochement des législations dans le
cadre du marché commun.
7 cela va sCajouter progressivement des programmes dCaction en matière dCenvironnement. "es
programmes nCont pas #orce juridique o&ligatoire mais ils sont importants car ils ont prévu avec des
échéanciers les actions à entreprendre au niveau communautaire8 ont dé#ini les priorités et posé les
principes de ces actions. 6e dernier en date est le Gème adopté en 3MM3 et qui dé#inie les priorités
pour lC<E jusquCen 3M0M et audelà (domaines dCaction prioritaires + le changement climatique8 la
nature et la &iodiversité8 lCenvironnement et la santé8 la gestion des ressources naturelles et des
déchets). *lus dCune centaine de directives ont été posées.
6e droit de lCenvironnement de la "EE e(iste de #a/on autonome8 il présente des caractéristiques
propres qui le distingue des autres droits de lCenvironnement des états mem&res ainsi que des autres
secteurs oB sCe(ercent lCaction juridique de la communauté. "Cest un droit à part entière.
?tape 3 + 6e traité de Oome est amendé par lCacte unique européen en 01FG8 il va introduire dans le
traité de Oome un nouveau titre 2 consacré à lCenvironnement. 7rt 0PMO8 > et R. "et article donne
compétence à la communauté européenne pour , préserver, protéger et améliorer la qualité de
l'environnement, contribuer à la protection de la santé des personnes, et assurer une utilisation
rationnelle et prudente des ressources naturelles -.
Ea sCajouter dCautres instruments8 des principes générau(. $ls avaient déjà été mentionnés dans les
1/
0er programmes dCaction8 ils vont désormais trouver leur e(pression juridique dans lCart 0PMO du
traité de Oome amendé. $l sCagit des principes de prévention8 principe de lutte des pollutions à leur
source8 principe pollueur pa9eur8 principe de lCintégration des considérations environnementales
dans toutes les politiques de la communauté.
En plus on 9 ajoute des procédures spéci#iques + procédure des études dCimpact pour les projets
pouvant avoir des incidences sur lCenvironnement8 les études de danger pour les installations
industrielles8 procédures dCaccès à lCin#ormation.
$ntégration de règles particulières en matière de responsa&ilité civile environnementale.
?tape P + 6a charte des droits #ondamentau( de lC<E adoptée dans le traité de 'ice en 3MM0. Elle se
ré#ère à la protection de lCenvironnement dans le cadre des o&jecti#s du développement dura&le.
*armi les o&jecti#s de lC<E se trouve l'objectif de niveau élevé de protection et d'amélioration de la
qualité de l'environnement. 7 ce moment là e(istaient encore les P piliers de lC<E. 7 cette époque
lCenvironnement #ait partie du 0er pilier intitulé les communautés européennes. Eoulait dire que la
protection de lCenvironnement était une compétence partagée entre lCue et les états mem&res. 6es
états mem&res peuvent adopter des actes juridiques o&ligatoires dans la mesure oB lC<E nCa pas
encore e(ercé sa compétence (principe de su&sidiarité). "es P piliers ont été supprimés par le traité
de 6is&onne.
?tape N + Rraité de 6is&onne entré en vigueur le 0er décem&re 3MM1. permet à lC<E de disposer
dCinstitutions modernes et de meilleurs méthodes de travail pour relever les dé#is du monde
dCaujourdChui. 6e traité de 6is&onne #ait de la lutte mondiale contre les changements climatiques un
o&jecti# spéci#ique et prioritaire. 6e traité de 6is&onne nCa pas remplacé les traités antérieurs il les a
remis à jour. $l préserve les acquis de lC<E en matière dCenvironnement. $l dit clairement dans le titre
3M , environnement - art 010 à 01P8 lCun des o&jecti#s de lC<E est d’Uuvrer au développement
dura&le en Europe #ondé notamment sur un niveau élevé de protection et dCamélioration de la
qualité de lCenvironnement. 6orsque lCunion intervient en matière dCenvironnement elle doit
contri&uer à la poursuite dCo&jecti#s clairs à savoir préserver8 protéger et améliorer la qualité de
lCenvironnement8 protéger la santé humaine8 encourager une utilisation prudente et rationnelle des
ressources naturelles8 promouvoir des mesures à lCéchelle internationale pour sCattaquer au(
pro&lèmes environnementau( au niveau régional ou mondial.
"es N étapes ont du .tre concrétisées par des outils juridiques &ien précis + les règlements européens
et les directives.
6e règlement européen sCapplique directement dans les états mem&res dès sa pu&lication.
Quantitativement en environnement il 9 a peu de règlements mais ceu( qui e(istent sont très
importants. On lCutilise pour créer des institutions environnementales au niveau européen. *ar e(
règlement du 00 mai 011M modi#ié en 0111 relati# à la création de lCagence européenne pour
lCenvironnement et du réseau européen dCin#ormation et dCo&servation pour lCenvironnement.
Oèglement du 30 mai 0113 portant création dCun instrument #inancier pour lCenvironnement8
lCinstrument li#e. Oèglement du 3P mai 3MM2 met en place li#e:.
6a directive européenne nCest pas directement applica&le il #aut la transposer dans un certain délai.
De très nom&reuses directives ont été prises dans tous les secteurs de lCenvironnement.
Directives mettant en place lCétude dCimpact. Directives cévéJo qui réglementent les risques
dCaccidents majeurs de certaines activités industrielles. Directive ha&itat du 30 mai 0113 concernant
la conservation des ha&itats naturels et de la #aune et de la #lore sauvages.
$l e(iste plus de 3DM directives prises dans tous les secteurs de lCenvironnement. "e sont des
directives sectorielles.
>e sont rajoutées plus récemment des directives générales a9ant une pro&lématique transversale.
11
Directive du 30 avril 3MMN sur la responsa&ilité environnementale en ce qui concerne la prévention
et la réparation des dommages environnementau(. Directive du 01 novem&re 3MMF relative à la
protection de lCenvironnement par le droit pénal.
"es te(tes témoignent dCune évolution pro#onde dans les conceptions environnementales de lC<E.
).me si la volonté de prévention a toujours été considérée comme prioritaire la communauté a
mené des actions essentiellement curatives et réparatrices.
Dans un premier temps le droit communautaire va sCorienter vers la lutte contre les pollutions. *our
concrétiser cette lutte on va adopter une approche sectorielle longtemps dominante8 chaque milieu
environnemental #ait lCo&jet dCune réglementation. "oncrètement les réglementations visent alors à
limiter la présence de certaines su&stances indésira&les dans les milieu( (par e( les teneurs).
6e milieu pris en compte nCest protégé quCen raison de ses #onctions écologiques voir économiques.
*ar e( le secteur de lCeau8 on distingue entre les eau( de &aignade8 celles aptes à la vie des poissons8
celles propres à .tre utilisée par lCalimentation humaine8 celles servant de réceptacle au( rejeteurs
dCeau( usées. "Cest les réglementations par milieu.
<n deu(ième t9pe de réglementations se sont développées8 les réglementations à la source des
pollutions. Elle comporte deu( catégorie de réglementations8 celles par activités (véhicules à
moteur...)8 celles par su&stance (rejets de mercure...).
"es deu( t9pes de réglementations sont #ondées sur deu( approches +
6imiter les émissions de su&stances. >e #ont en #onction des connaissances et de lCétat des
techniques8 en #onction de la disponi&ilité matérielle de ces techniques et en #onction de leur
pratica&ilité économique et #inancière. 6a com&inaison de ces considérations sCappelle , le principe
des meilleurs mo9ens techniques disponi&les -.
6a communauté #i(e des valeurs limites dCémission que les états mem&res sont tenus de considérer
comme des normes minimales. 6es états mem&res doivent eu( m.me #i(er dans leur législation ces
normes dCémission qui pourront .tre plus sévères.
6a qualité des milieu( et leur teneur en su&stance polluante. Des o&jecti#s de qualité sont #i(és par
les normes.
$l e(iste une autre tendance plus récente qui est a(ée sur la prévention et sur les aspects glo&au( de
la protection de lCenvironnement. DCune part cette nouvelle réglementation sCe##orce d’introduire des
o&ligations de prévention et de réglementer des activités le plus en amont possi&le. "Cest par
e(emple le cas des directives "eveJo. Quand on parle de risque cCest quCon est avant la réalisation
dCun dommage8 on prend en compte la notion le risque.
DCautre part un autre a(e majeur qui est issu dCune prise de conscience du trans#ert des pollutions
dCun milieu à un autre. 7 conduit à introduire une approche plus glo&ale dans la réglementation
communautaire. On essaie dCappréhender une su&stance dans tous les milieu( oB elle peut intervenir
8 on essaie dCemp.cher le trans#ert. "Cest les réglementations , multimilieu( -. *ar e( directive sur
lCamiante du 01 mars 01F2.
$l e(iste aujourdChui un droit communautaire de lCenvironnement8 il présente la caractéristique
majeure dCavoir pour o&jecti# de mettre un place une qualité minimale uni#orme de lCenvironnement
tout en laissant les états mem&res li&res d’.tre plus sévères. 7rt 01P RQ<E.
Section " : Les sources écrites de droit interne
7u sommet des normes juridiques se trouve la "onstiution du N octo&re 01DF et la charte de
lCenvironnement de 3MMN.
Paragraphe 1 : La constitution et la charte de l'environnement de "==/
1)
6a "onstitution est un te(te #ondamental qui détermine les droits #ondamentau( des cito9ens.
En matière environnementale il 9 a un avant et un après autour dCune date charnière + le 1er mars
"==1.
7vant le 0er mars 3MMD on note lCa&sence de principe constitutionnel de protection de
lCenvironnement. *endant longtemps il nCe(istait pas en Qrance dans le préam&ule de la constitution
un droit #ondamental de lChomme à lCenvironnement. 6a Qrance accusait un retard important par
rapport à &eaucoup de pa9s qui avaient inscrit ce droit dans leur constitution (>uisse dès 01208
=rèce en 012D8 "hine en 012F). 6Cidée de le #aire e(iste depuis 012D mais ne sCétait jamais
concrétisée jusquCen 3MMD. 'otamment lors des dé&ats parlementaires sur ce qui allait devenir la loi
du 0M juillet 012G. De m.me dans les 0MM propositions de )ichel Varnier en 0122.
7 coté de /a les juges #ran/ais ont eu lCoccasion de constater que le droit à lCenvironnement ne
constituait pas une li&erté pu&lique #ondamentale. 6e principe de la protection de lCenvironnement
nCest donc reconnu quCau niveau législati#. 6e pro&lème est que la dé#ense de lCenvironnement se
heurte souvent au droit de propriété qui est un droit constitutionnel.
6e catal9seur nCest pas venu de la Qrance mais de la "ourED58 dans sa jurisprudence elle prend en
compte de plus en plus le droit de lCenvironnement. 6a "onvED5 ne prévoit aucun article relati# à
la protection de lCenvironnement. Or8 la cour va néanmoins réussir à développer toute une
jurisprudence oB elle va permettre une protection de lCenvironnement.
ArrEt *4D9 décem%re 1/ LopeF Austra contre 4spagneG dans lequel la cour a estimé que
des atteintes graves à lCenvironnement peuvent a##ecter le &ien .tre dCune personne et la priver de la
jouissance de son domicile de manière à nuire à sa vie privée et #amiliale (art F).
Surisprudence con#irmée par l'arrEt *4D9 1 février 1; <uerra et autres contre Italie8 lCétat a
#ailli à son o&ligation de garantir ce droit à la vie privée et #amiliale en omettant de donner à des
personnes victimes de graves pollution industrielles les in#ormations essentielles qui leur auraient
permis dCévaluer les risques pouvant résulter pour elles de continuer à vivre à c@té dCune usine très
polluante.
=r;ce à cette jurisprudence on a une protection indirecte de lCenvironnement qui va #aire que le droit
de lCenvironnement va devenir hiérarchiquement supérieur à la loi.
)ais est ce que dans la "onstitution on ne trouverait rien permettant la protection de
lCenvironnement !
7rt PN et P2 dé#inissent les domaines dCintervention du législateur et du pouvoir e(écuti#. *as de
ré#érence e(près à lCenvironnement. "e nCest donc pas un critère de distinction entre la loi et le
règlement.
On constate que &eaucoup de lois sont prises en matière dCenvironnement car la constitution réserve
dCimportants domaines au législateur.
En règle générale seul le législateur peut créer de nouvelles normes de protection de
lCenvironnement. Deu( raisons principales +
6Cart PN dispose que la loi détermine les principes #ondamentau( du régime de la propriété. 6a mise
en place de te(tes protecteurs de lCenvironnement dans &eaucoup de cas vont limiter la li&erté du
propriétaire de disposer de son &ien.
>eule une loi #i(e les règles concernant la détermination des crimes et des délits. Or il est
nécessaire dCavoir des in#ractions assorties de sanctions pénales dissuasives pour assurer le respect
du droit de lCenvironnement.
En droit pénal de lCenvironnement il nCe(iste quCun seul crime8 tout le reste ce sont des délits et
contraventions. "réé le 0er mars 011N avec le nouveau code pénal8 cCest le terrorisme écologique
art N303. 3M ans de réclusion et PDM MMM\ dCamende. "irconstance aggravante lorsqu’à entra%né la
mort dCune ou plusieurs personnes8 réclusion criminelle à perpétuité assortie dCune période de sTreté8
2DM MMM\ dCamende. 6Carticle nCa pas encore servi.
1!
En 3MM3 période électorale8 parmi les engagements de "hirac il prend lCengagement dCadosser
lCenvironnement à la "onstitution #ran/aise. *our se #aire il met en place la commission "oppens
qui procède à lCéla&oration de charte de lCenvironnement. $l en est résulté un projet de loi
constitutionnelle déposé à lC7' le 32 juin 3MMP avec lCo&jecti# de #aire entrer lCenvironnement dans
la "onstitution. 6a loi qui en est ressortie8 celle du 0er mars 3MMD8 relative à la charte de
lCenvironnement8 va .tre votée par le "ongrès (on utilise la procédure dCurgence). Elle modi#ie le
préam&ule de la "onstitution de 01DF pour la 0ère #ois a#in dC9 ajouter la ré#érence à la charte de
lCenvironnement.
"ette ré#orme nCest pas une nouveauté en soit8 à cette époque &eaucoup dCautres pa9s avaient déjà
consacré constitutionnellement lCenvironnement. )ais cette ré#orme est une révolution à la
#ran/aise +
elle intervient après de nom&reuses initiatives avortées (depuis 012D)
on va recourir à un processus dCéla&oration inédit en droit constitutionnel #ran/ais
on réunit dans un seul document à la #ois la reconnaissance dCun nouveau droit #ondamental (droit
de vivre dans un environnement équili&ré et respectueu( de la santé art0 de la charte) et les
principes droits et devoirs qui permettent sa concrétisation
6e #ait de consacrer tout un te(te constitutionnel spéci#ique à lCenvironnement rev.t une grande
valeur s9m&olique.
6a charte va insérer dans la "onstitution de nouveau( droits #ondamentau(8 elle va le #aire de
manière novatrice8 elle va intégrer dans la constitution des éléments nouveau( (écos9stème8
&iodiversité8 générations #utures...).
6e processus dCéla&oration a été réalisé de manière participative et transparente. 4a constitue une
originalité en matière constitutionnelle car dans toute lChistoire constitutionnelle #ran/aise
lCéla&oration de projet de cette ampleur a généralement été lCUuvre dCassem&lées politiques.
"eci car idée que lCenvironnement est un patrimoine commun et donc indispensa&le dCassocier tous
les acteurs sociau( et économiques à sa protection (démocratie participative).
6es travau( de la commission "oppens. Dans cette commission le pouvoir politique était très peu
représenté (que deu( parlementaires).
*arallèlement a été #aite une consultation nationale sur la &ase dCun questionnaire qui pouvait .tre
renvo9é au ministère de lCécologie et du développement dura&le.
*ar ailleurs des assises régionales ont été organisées pour permettre des échanges de point de vue au
plan local.
En#in8 des institutions pu&liques (conseil économique et social8 o##ice parlementaire de lCévaluation
des choi( scienti#iques et technologiques) ont aussi procédé à des consultations plus restreintes.
Rous les acteurs de la société civile ont pu .tre consultés. )ais la transparence a encore des limites8
ni lCavis du "onseil d’?tat ni le projet de loi constitutionnelle avant son adoption par le conseil des
ministres nCont été accessi&les au pu&lic.
Est ce que ces restrictions à lCin#ormation du pu&lic sont con#ormes à la convention dC7arhus du 3D
juin 011F sur lCaccès à lCin#ormation la participation du pu&lic au processus décisionnel et lCaccès à
la justice en matière dCenvironnement. Entré en vigueur en Qrance depuis le G octo&re 3MM3.
"hamp dCapplication + elle ne sCapplique pas à lCe(ercice des pouvoirs judiciaires ou législati#s mais
sCimpose &ien au( autorités pu&liques dans la phase dCéla&oration de règles ou dCinstruments
normati#s juridiquement contraignants qui sont dCapplication générale et qui peuvent avoir un e##et
important sur lCenvironnement.
7rt F + la participation du pu&lic doit avoir lieu tant que les options sont encore ouvertes.
6a charte est adossée à la "onstitution et non dans le corps m.me. 6Cinscription dans la "onstitution
ellem.me e(ige une très grande concision. 6e te(te de la "onstitution ne traite généralement pas
directement des droits #ondamentau( mais renvoie par son préam&ule au( te(tes de 02F1 et 01NG.
1;
6a technique retenue est celle dCune accroche concise qui renvoie à la charte proprement dite qui est
un te(te séparé contenu dans lCart 3 de la loi du 0er mars 3MMD.
"e simple renvoi est #ondamental8 il donne valeur constitutionnelle au( dispositions insérées dans le
te(te de la charte. 6a protection de lCenvironnement est mise au m.me rang que les droits de
lC5omme et la souveraineté nationale.
$l 9 a une volonté de dater la charte , charte de 3MMN -8 cCest en 3MMN quCon sCest mis dCaccord sur ce
quCallait .tre le te(te dé#initi# qui se trouve dans une loi de 3MMD.
)arque la volonté du constituant de souligner que les droits à lCenvironnement rev.tent au 30ème
siècle une importance égale à ceu( quCavaient les droits et li&ertés classiques pour les #ran/ais de
02F1 ou encore quCavaient les droits économiques et sociau( au lendemain de la 3nde =)
(préam&ule de 01NG).
On parle de droits de Pème génération8 venu après ceu( de 0ère génération (droits li&erté) et de la
3ème génération (droits créance).
6e #ait quCil sCagisse de droits de Pème génération risquetil de nuire à leur validité. E(istetil une
hiérarchie entre les di##érentes générations de droits ! 'O'. 6a distinction a un intér.t purement
historique.
6a courED5 a eu lCoccasion de préciser quCil nCe(iste nulle cloison étanche entre les droits de 0ère et
de 3ème génération (0121 7ire9 c] $rlande).
6e critère pertinent pour déterminer la valeur juridique dCun droit cCest son support #ormel.
6es droits consacrés en 01NG ont valeur constitutionnelle tout comme ceu( de 01F1 car évoqués
dans les m.mes termes dans le préam&ule de la "onstitution de 01DF. >ans aucun doute les droits de
la charte ont également valeur constitutionnelle.
"onséquence + 'on seulement ces droits &éné#icient dCune proclamation solennelle par les cito9ens
mais également parce quCils sont érigés au niveau constitutionnel ils &éné#icient dCun niveau de
protection élevé.
6a "harte est muette sur le plan des sanctions pénales8 comment assurer une protection ren#orcée à
ces droits si on ne prévoit aucune sanction pénale ! 6e juge va rechercher la réponse dans les te(tes
prée(istants8 mais /a ne su##it pas.
Dans la loi =renel 3 il est prévu de ré#ormer le droit pénal de lCenvironnement8 normalement par le
législateur8 mais art DGD de la loi =renel 3 , jCha&ilite le gouvernement par voie dCordonnance pour
#aire ce travail -. 6Cordonnance est sortie8 elle ne change rien du tout8 elle généralise quelque chose
qui nCest pas &on à tous les secteurs de lCenvironnement.
6a loi constitutionnelle du 0er mars 3MMD se présente en N parties distinctes +
lCart 0er modi#ie le préam&ule de la "onstitution en rajoutant une ré#érence à la charte de
lCenvironnement.
lCart 3 correspond à la charte proprement dite qui est divisée en 3 parties + un long e(posé des
moti#s dont la nature juridique est am&igu^ (les 0ers considérant renvoient à des considérations
scienti#iques sur le lien entre lChumanité et son environnement) : les 0M articles proclamant des
droits et des devoirs.
lCart P modi#ie lCart PN de la "onstitution en ajoutant un nouveau titre de compétence matériel pour
la loi. $nsère un alinéa 0G. 6a loi détermine désormais les principes #ondamentau( de la préservation
de lCenvironnement.
La charte.
7rticle 0 + Droit de lC5omme à un environnement équili&ré et respectueu( de la santé.
[ <n tel droit avait déjà été consacré sur le plan législati# à lCart 600M3 du code de
lCenvironnement (issu de la loi du 3 #évrier 011D)8 , les lois et les règlements organisent le droit de
1
chacun à un environnement sain... -.
[ On a une constitutionnalisation de ce droit8 ce droit #ondamental nCest plus tri&utaire des lois et
règlements chargés de lCorganiser.
[ QuCentendton par avenir équili&ré ! On ne sait pas de quel équili&re il sCagit. On pourrait
avancer que la lecture de cet article doit se #aire à la lumière des considérants qui le précède8 oB lCon
trouve les ré#érence au milieu naturel et à lCéquili&re naturel.
"Cest le juge qui va apporter la réponse à cette interrogation8 il nCest pas certain quCil tienne compte
des considérants.
[ 6a #ormulation de ce droit éta&li un lien entre la protection de lCenvironnement et la protection de
la santé de lC5omme. Elle place lCindividu au centre de la protection de lCenvironnement8 il nCest pas
protégé pour luim.me mais en ce quCil est nécessaire à lC5omme.
6Cadjecti# , sain - (choisi par la commission "oppens) a été écarté et remplacé par , respectueu( de
la santé -8 par là est traduite lCe(igence que lCenvironnement ne soit pas noci# pour la santé. >i on
avait gardé , sain - lCe(igence aurait été plus large. <n peu dommage.
7rticle 3 + Devoir de prendre part à la préservation et à lCamélioration de lCenvironnement.
[ "e devoir pèse sur lCensem&le des sujets de droit car il concerne les personnes ph9siques et
morales8 privées et pu&liques.
[ "onsiste à stopper ou à ralentir la dégradation de lCenvironnement8 mais aussi à améliorer lCétat
de lCenvironnement (con#orme à la convention DC7arhus de 011F).
[ 6e "onstituant sCest inspiré de lCart 600M3 alinéa 3 "ode de lCenvironnement , il est du devoir de
chacun de veiller à la sauvegarde et de contri&uer à la protection de lCenvironnement -.
[ 7ppara%t comme la contrepartie de lCart 0er de la "harte.
7rticle P + Devoir de prévention.
[ On conna%t déjà la prévention sous #orme de principe8 ici il devient un devoir.
[ Eient préciser le devoir général de préservation de lCenvironnement posé à lCarticle 3.
[ 6Carticle P est #ormulé de manière très large8 concerne toute personne. "e devoir de prévention a
un o&jet très large qui ne se limite pas au( atteintes graves à lCenvironnement8 il inclus tous t9pes de
dommages du &anal à lCe(ceptionnel et du ponctuel au di##us.
"e devoir englo&e également le dommage qui nCest pas certain puisque ce sont , toutes les atteintes
suscepti&les dC.tre portées à lCenvironnement - qui sont visées par le constituant.
[ 6e constituant renvoie au législateur le soin de préciser le contenu de ce devoir. "et article nCest
pas autonome. Fans après le législateur nCa toujours pas pris cette loi précisant le contenu du devoir.
7rticle N + Oesponsa&ilisation des auteurs dCatteintes à lCenvironnement.
$l vise peut .tre plut@t une déresponsa&ilisation des auteurs dCatteintes à lCenvironnement.
[ *ose le principe dCune contri&ution de lCauteur dCune atteinte à lCenvironnement à la réparation de
celleci.
6Cart N prolonge lCarticle P puisquCil prévoit quCen cas dCéchec du devoir de prévention suivi de
dommage à lCenvironnement8 le responsa&le doit contri&uer à la réparation.
)ais lCarticle ne pose lCe(igence que dCune simple contri&ution à la réparation8 suppose seulement
une réparation partielle et non intégrale. On a une régression de la charte. Elle permet des
e(onérations et des limitations de responsa&ilité. On réduit la charge pesant sur le vérita&le
responsa&le pour la reporter sur la collectivité en mutualisant ainsi la réparation.
'éanmoins cet article possède un point positi#. On consacre le principe de réparation des dommages
causés à l’environnement et non plus des dommages causés à autrui. "ela implique que tous les
éléments de l’environnement sont concernés 9 compris donc ceu( qui ne sont pas appropriés8
comme l’eau ou l’air8 et m.me si l’atteinte ne préjudicie pas à autrui. "’est la consécration de la
notion de dommage écologique pur ce qui est con#orme à la directive européenne sur 30 avril 3MMN
sur la responsa&ilité environnementale. *ar la suite la cham&re criminelle pour l’a##aire de l’EriHa a
consacré ce dommage économique pur.
"=
Article 5
$l est tout à #ait édi#iant et important.
$l consacre le principe de précaution8 c’est le seul article de la "harte qui énonce un principe8 et il
suscite un grand nom&re de controverses et c’est ce qui a retardé le te(te.
$l est parado(al de constater que les autres droits #ondamentau( énoncés dans la "harte se sont vus
re#user l’appellation de principe alors m.me qu’ils e(istent déjà en tant que tel dans le "ode de
l’environnement.
"e principe de précaution a donné lieu à un dé&at scienti#ique particulièrement vi#. $l #aut savoir
que certaines personnes étaient inquiètes de ce que l’inscription de ce principe dans la "onstitution
puisse conduire soit à paral9ser certaines recherches soit à accroitre le risque pesant sur les
chercheurs de voir leur responsa&ilité mise en cause. *endant longtemps ces personnes se sont
opposées à ce que le principe soit m.me évoqué dans la "onstitution. "es personnes sont les
pro#essions pharmaceutiques et médicales qui ont été traumatisés par certains procès comme le
drame du sang contaminé ou de l’amiante. "es pro#essions con#ondent le principe de précaution
avec celui de la responsa&ilité civile8 d’oB leur opposition et elles pensent à tord que le principe de
précaution va #reiner la recherche scienti#ique or il permet de prendre des mesures8 d’e(ercer de
nouvelles actions.
Dans la #ormulation de cet article on constate qu’il 9 a une dé#inition du principe de précaution mais
cette dé#inition est di##érente de celle du "ode de l’environnement et cette dé#inition est également
di##érente de celle donnée par les te(tes communautaires et internationau(.
Elle est di##érente car le principe de précaution ne parait s’imposer directement qu’au( personnes
pu&liques alors que dans les autres dé#initions il s’imposait aussi immédiatement au( personnes
privées et donc au( activités de recherches et de pro#essions industrielles.
6a deu(ième di##érence c’est que l’article D restreint l’application de ce principe au( seules
h9pothèses de dommages graves ER irréversi&les alors que dans les autres te(tes sont visés les
dommages graves ou irréversi&les. 6es 3 conditions sont cumulatives et non plus alternatives.
"es di##érences vont poser un pro&lème d’articulation entre la "harte et le droit international et
communautaire. 6a question est simple + s’il 9 a une contradiction entre la "onstitution et une
convention internationale8 laquelle de ces normes doit on #aire prévaloir ! $l #aut envisager plusieurs
cas de #igure +
soit la "onstitution est plus protectrice de l’environnement qu’une norme internationale et
dans ce cas la solution est simple + la "onstitution prévaut sur la norme internationale puisque les
conventions internationales ne #i(ent que des o&ligations minimales que les Etats restent li&res de
ren#orcer.
soit la "onstitution est moins protectrice de l’environnement qu’une norme internationale +
c’est le cas de l’article D et c’est &eaucoup plus délicat. En e##et8 la solution sera radicalement
di##érente selon que l’on se place du point de vue de l’ordre juridique ou du point de vue de l’ordre
juridique communautaire ou international. >i on se place du point de vue de l’ordre juridique
interne + on applique la jurisprudence de la "our de cassation et du "onseil d’Etat. "ette
jurisprudence a rappelé que la "onstitution (article DD) a##irme la suprématie des normes
internationales sur les nationales mais du point de vue de l’ordre juridique interne cette supériorité
ne s’applique pas au( dispositions de valeurs constitutionnelles. "’est la théorie de l’écran
constitutionnel. "e sont les arr.ts du "onseil d’Etat du PM octo&re 011F8 >arran et de la "our de
cassation du 3 juin 3MMM8 )ademoiselle Qraisse.
En clair cela signi#ie que si une disposition de la "harte est moins protectrice de l’environnement et
c’est ce qui sem&le ressortir de l’article D que telle ou telle norme internationale les cito9ens ne
pourront pas invoquer ce traité international devant les juges nationau( contre les dispositions de la
"harte ou contre n’importe quel acte de droit interne qui se contenterait d’appliquer purement la
"harte.
"1
>elon l’ordre juridique international un Etat n’a pas le droit d’invoquer sa "onstitution pour violer
les engagements qu’il a pris dans les traités. Donc si la "harte est moins protectrice de
l’environnement la Qrance ne pourra pas invoquer sa "onstitution et si elle le #ait elle pourra .tre
condamnée sur la scène internationale ou européenne notamment par la "our ED5 et la "S<E.
6es juges nationau( vont &ien devoir #inir par se plier au( dispositions sau# si la Qrance dénonce
clairement les traités qu’elle a signé et a##irme clairement qu’elle ne veut pas mettre en place une
protection de l’environnement. $l 9 a donc une situation d’insécurité juridique. 6es juges8 dans leurs
visas8 visent tous les te(tes pour ne pas qu’on puisse leur reprocher d’avoir écarté le droit
international.
Article 6
"et article porte sur le développement dura&le. On a l’application d’un principe général qui est le
principe d’intégration qui con#ronte les intér.ts économiques et sociau( au( considérations
écologiques. 6e développement dura&le devient8 avec cet article G8 un o&jecti# constitutionnel.
6’article G précise que la protection et la mise en valeur de l’environnement en tant que tel doivent
.tre conciliées avec le développement économique et social.
"et article s’adresse directement au législateur et au( autorités administratives puisque le te(te vise
, les autorités pu&liques -.
Article 7
"’est le seul qui a entrainé une intervention du législateur. "et article énonce les droits
constitutionnels à l’in#ormation et à la participation du pu&lic. "es 3 droits sont étroitement liés au
droit de l’5omme à l’environnement sain car ils en constituent l’un des principales procédures
d’application. )aintenant ces droits tels qu’ils sont #ormulés ne sont pas a&solus puisqu’ils sont
conditionnés par la loi8 il 9 a un renvoi e(près à la loi8 celle du 32 décem&re 3M03 relative à la mise
en Uuvre de principe de participation du pu&lic dé#init à l’article 2 de la "harte de l’environnement.
"ette loi modi#ie un article du "ode de l’environnement. 6’aspect négati# c’est que ces droits sont
limités par la loi et l’article lui m.me se limite au( in#ormations détenues par les personnes
pu&liques.
6’aspect positi# c’est que cet article devrait à terme contri&uer à la naissance d’un nouveau droit de
la participation en matière d’environnement en o&ligeant l’administration à pu&lier les projets de
décrets8 à #i(er des délais pour les commentaires du pu&lic et à prendre en considération ces
o&servations.
Article 8
$l inscrit dans la "harte l’éducation et la #ormation à l’environnement qui contri&ue à l’e(ercice des
droits et devoirs énoncés par la "harte. "et article traduit la volonté de #aire de l’écocito9enneté une
réalité.
On peut donc dire que le droit de l’environnement est un droit cito9en.
Article
"’est la conciliation de la recherche et de l’innovation avec l’environnement. "’est une déclaration
de principe purement s9m&olique car il n’est pas du tout certain que le #ait d’insérer cette
in#ormation qu’on va continuer à donner &eaucoup d’argent pour l’environnement.
6e souci de l’article 1 c’est que la #ormulation de ce te(te peut .tre lue de 3 manières di##érentes.
On peut avoir une lecture +
minimaliste + cette lecture encourage le développement et la promotion des recherches
technologiques et scienti#iques en relation directe avec la protection de l’environnement. En
pratique on constate qu’il 9 a une multiplication des programmes de recherches8 des instituts de
recherches dans le domaine de l’environnement. "ette promotion va permettre d’assurer une
""
meilleure connaissance de l’évolution des connaissances et des avancées scienti#iques en matière
d’environnement. "ette lecture pose un o&jecti# au sens strict du terme.
ma(imaliste + cette lecture veut qu’on pose une e(igence de compati&ilité de la recherche
dans son ensem&le avec la protection de l’environnement. On serait tenté de dire que l’article 1 pose
un simple cadre à la li&erté scienti#ique8 cCestàdire que l’article dit que pour n’importe quelle
recherche8 n’importe quel domaine il #aut intégrer les préoccupations environnementales.
Article !"
"et article rappelle que toute politique environnementale doit posséder une dimension
internationale et européenne. Et cet article en #ait un o&jecti# à valeur constitutionnel.
"et article re#lète la volonté présidentielle de #aire de la "harte un modèle à e(porter sur la scène
européenne et internationale.
6ors d’un discours en 3MM0 Sacques "hirac a dit + , #orte de ces principes la Qrance peut devenir le
creuset d’un nouvel art de vivre pour le __$ème siècle -.
D. Le %ilan de la *harte de lHenvironnement
6’innovation majeure de la "harte consiste à proclamer des devoirs. D’a&ord cette proclamation
illustre une sorte de responsa&ilité des hommes et de la société dans la dé#ense de l’environnement.
"ette "harte appara%t aujourd’hui comme un instrument juridique nouveau au service de la
protection de l’environnement et elle mani#este aussi une volonté politique de donner à la protection
de l’environnement une place de choi( dans l’ordre juridique constitutionnel.
6e pro&lème c’est qu’aucune sanction pénale n’est prévue dans cette "harte alors que c’est le seul
mo9en pour #aire respecter cette protection ren#orcée de l’environnement.
On peut se poser la question de sa portée e##ective en pratique. 6a portée juridique de cette "harte
va .tre assurée par 3 acteurs principau( + le juge dans l’interprétation qu’il va en donner et dans la
garantie et le contr@le qu’il va en assurer et le législateur qui va devoir intervenir.
6e législateur est directement visé par la "harte. 6’e##ectivité de la "harte va dépendre de la volonté
du législateur qui va devoir adopter de nouvelles lois pour la mise en Uuvre de certains articles de la
"harte qui #ont un renvoi e(près à la loi pour dé#inir le contenu et les modalités d’application des
dispositions constitutionnelles. *our l’instant il n’a pris qu’une seule loi à propos de l’article 2. $l 9
a une ré#orme constitutionnelle qui a considéra&lement élargi la portée de la "harte concernant les
lois e(istantes et celles qui peuvent poser un pro&lème de compati&ilité avec la "harte8 il s’agit de la
ré#orme depuis la loi constitutionnelle du 3P juillet 3MMF qui est une loi de modernisation des
institutions de la Eème Oépu&lique. "ette loi crée un nouvel article8 le G008 dans la "onstitution
qui introduit le contr@le de la constitutionnalité a posteriori8 c’est le principe d’e(ception
d’inconstitutionnalité. "ette loi pour pouvoir entré en vigueur était soumise à une loi organique du
0M décem&re 3MM1 qui précise les conditions d’application de l’article G00 qui est entré en vigueur
le 0er mars 3M0M. Donc le contr@le de constitutionnalité a posteriori des lois est possi&le après le 0er
mars 3M0M. Désormais il est possi&le à tout cito9en a9ant saisi le juge administrati# ou judiciaire
peut contester la constitutionnalité des dispositions d’une loi quand il estime que ce droit porte
atteinte au( droits et li&ertés que la "onstitution garantit. *armi ces droits et li&ertés on a désormais
la "harte de l’environnement. En droit de l’environnement8 à l’heure actuelle8 0P Q*" ont été posé
au "onseil constitutionnel.
6a "harte ouvre de nouvelles possi&ilités d’actions8 elle est au sommet de la hiérarchie des normes
donc les te(tes in#érieurs doivent lui .tre con#orme et c’est là qu’interviennent les juges8 notamment
les juges judiciaires qui pourront .tre conduits à appliquer les principes de la "harte ou à en véri#ier
le respect8 mais également les juges administrati#s qui seront conduit à #aire un contr@le
administrati# des actes qui lui sont soumis.
",
6a deu(ième possi&ilité d’action c’est la procédure de ré#éréli&erté qui concerne les agissements
illégau( de l’administration suscepti&les de portée des atteintes irréversi&les à l’environnement. "et
article permet au juge de prendre toute mesure nécessaire à la sauvegarde d’une li&erté
#ondamentale. 6’ordonnance du tri&unal administrati# de "h;lonsen"hampagne du 31 avril 3MMD à
propos d’une r.vepartie est la première décision d’un juge qui #ait directement application de la
"harte de l’environnement. $l 9 avait plusieurs associations de protection de l’environnement qui
ont demandé au juge des ré#érés d’enjoindre au pré#et d’interdire l’organisation de la r.vepartie.
"es associations soutenaient qu’en ne s’opposant pas à l’organisation de cette r.vepartie le pré#et
porte une atteinte grave et mani#estement illégale au droit #ondamental à l’environnement consacré
par la "harte. Dans un premier temps le tri&unal administrati# reconna%t le caractère de li&erté
#ondamentale de valeur constitutionnelle au droit à l’environnement parce qu’il est inscrit dans la
"harte adossé à la "onstitution. 6e tri&unal relève que le site du lieu est d’une très grande valeur
environnementale qui comporte des espèces #loristiques et #aunistiques remarqua&les et nécessite
donc une protection juridique ren#orcée et de conclure qu’en l’espèce le pré#et porte une atteinte
grave et mani#estement illégale à une li&erté #ondamentale en ne s’opposant pas à cette r.vepartie.
6a troisième possi&ilité d’action c’est que le "harte o##re une possi&ilité de recours du cito9en
devant le juge judiciaire pour voie de #ait8 cCestàdire lorsque l’administration conduit une activité
ou adopte un comportement sans aucune &ase juridique. "ette possi&ilité de saisir le juge judiciaire
n’est o##erte que pour les droits #ondamentau(8 ce qu’on a avec la "harte.
On peut dire en conclusion que la "harte de l’environnement place la Qrance en situation de
précurseur car aucun autre pa9s n’a élevé au niveau constitutionnel à la #ois le droit à
l’environnement et un ensem&le de principes de &ase aussi éla&orés.
"ette "harte de l’environnement va avoir des conséquences directes sur les sources de droit
#ran/ais.
Paragraphe " : La loi et le *ode de lHenvironnement
6a première conséquence de la "harte c’est que les #utures lois doivent désormais .tre con#ormes
au( dispositions de la "harte de l’environnement.
6a deu(ième conséquence c’est qu’il 9 a eu une modi#ication de l’article PN de la "onstitution qui
attri&ue désormais une conséquence directe au législateur pour poser les principes #ondamentau( de
la préservation de l’environnement. "ela permet de mettre en con#ormité le droit avec la pratique
législative qui était suivie depuis plusieurs années déjà.
$l 9 a eu &eaucoup de lois mais certaines sont des piliers et posent les principes de &ase du droit
#ran/ais de l’environnement. On va procéder par secteur.
6a première loi #ondamentale est celle du 1= 'uillet 1!) relative I la protection de la nature.
"’est le premier te(te général a##irmant que la protection du milieu naturel et des éléments qui le
composent est d’intér.t général. "ette loi a m.me été intégrée dans le "ode de l’environnement.
Dans cette loi l’environnement appara%t comme une valeur sociale essentielle qu’il #aut préserver
énergiquement et pour cela on a mis en place un dispositi# répressi# éla&oré.
6a loi met en place une protection de la #aune et de la #lore et de certains milieu( et espaces
naturels. "ette protection n’est pas a&solue. D’a&ord la protection de la #aune et de la #lore ne vise
ni tous les animau( ni tous les végétau(8 il s’agit simplement de protéger les espèces sauvages
appartenant au patrimoine &iologique national. Ensuite8 pour pouvoir protéger ces espèces sauvages
on met en place un s9stème de liste nationale et des listes régionales qui dressent l’inventaire des
espèces animales et végétales à protéger.
"/
3ème grande loi + La loi du 1 'uillet 1!) Installations classées pour la protection de
l'environnement (I*P4#. 7rt 6D000 et suivants du code de lCenvironnement8 décret dCapplication
du 30 sept 0122 trouvé dans la partie réglementaire (OD000 et suiv).
"Cest la 0ère loi à utiliser le mot environnement dans son titre. 7nnées 012M8 prise de conscience
écologique qui est à lCorigine de cette loi tout à #ait novatrice car elle prend en compte non
seulement la santé et la sécurité pu&lique mais aussi la protection des milieu( naturels en tant que
tel. "ette législation est très importante car lCindustrie reste la cause principale des pollutions.
6Cindustrie est responsa&le des rejets dans lCeau8 lCair8 thermiques8 déchets8 accidents technologiques.
6a loi $"*E met en place une police des installations classées. On met en place toute une
réglementation administrative permettant de gérer toutes les nuisances. Elle prévoit des procédures
administratives + la procédure dCautorisation8 la procédure dCenregistrement8 la procédure de
déclaration. 6es installations les plus dangereuses sont soumises à autorisation8 les installations les
moins dangereuses juste à déclaration.
6a loi doit préciser pour chaque installation à quelle procédure elle correspond8 on a une
nomenclature #i(ée par le décret du 3M mars 01DP modi#ié plusieurs #ois.
6a ligne directrice de la loi est logique8 elle ne va pas emp.cher toutes les pollutions8 elle va
permettre un droit négocié entre les e(ploitants et lCautorité pré#ectorale. 6e service compétent
travaillant pour la pré#ecture est la direction régionale de lCenvironnement8 de lCaménagement et du
logement (DOE76). "es services ont des inspecteurs des installations classées.
6Co&jecti# de la loi est que la pollution soit accepta&le pour tous en conciliant les intér.ts sociau(
économiques et les intér.ts de lCenvironnement. Elle cherche un équili&re8 pour cela elle #i(e des
seuils de pollution licites.
6a loi a un champ dCapplication très large car elle concerne toutes les #ormes de pollution de
nuisances8 et de risques technologiques produits par lCindustrie. E(plosions8 incendies8 risques
to(iques8 eau8 air8 déchet8 nuisances lumineuses8 ol#actives8 sonores. $l 9 a une seule e(ception + le
risque nucléaire et les pollutions radioactives ne rentre pas dans le champ de la loi. $ls sont soumis à
un régime à part. *endant longtemps le risque nucléaire a été régit par un simple décret de 01GP8
cCétait un sujet ta&ou8 on ne voulait pas quCil 9 ait un dé&at parlementaire autour de la question du
nucléaire. Du coup la conséquence sur le plan pénal est une simple contravention.
6e législateur est #inalement intervenu avec la loi du 0P juin 3MMG relative à la transparence et à la
sécurité en matière nucléaire. On 9 retrouve les procédures administratives de la loi installations
classées.
<ne autre grande loi est la Loi du 11 'uillet 1!1 relative I l'élimination des déchets et I la
récupération des matériau2. )odi#iées à plusieurs reprises pour intégrer les te(tes internationau(
et assurer la transposition des directives européenne. 7rt 6DN00 et suiv du code de
lCenvironnement.
6es décharges à ciel ouvert sont interdites depuis 3MM08 maintenant ce nCest plus du stocHage mais
du traitement8 essa9er de récupérer pour réutiliser.
6a loi de 012D est une loi cadre8 loi qui pose des principes directeurs8 elle renvoie ensuite à de très
nom&reu( décrets dCapplication. 6Co&jecti# du législateur en 2D a été dCassurer la transparence en
matière de déchets et mettre en place une gestion correcte du déchet de sa naissance à sa mort. On
va suivre le déchet dans toutes ses étapes.
$l e(iste la pratique du , not in m9 &acH9ard - + on se dé&arrasse de nos déchets dans un pa9s
pauvre.
6a loi va imposer une o&ligation dCélimination pour les producteurs de déchets8 une o&ligation
dCin#ormation8 réglementation sur lCimportation e(portation et transite de ces déchets. 6Célimination
ne peut se #aire que par des éliminateurs agréés.
"1
En pratique la loi de 012D est longtemps restée en sommeil #aute de décret dCapplication. *rès de
NMans après il 9 a toujours des articles qui ne sont pas applica&les. En plus il 9 a une pénurie des
juristes dans tous les ca&inets ministériels8 ce sont des techniciens8 ingénieurs qui vont rédiger les
te(tes dCapplication.
Nème secteur + lCeau.
Loi du , 'anvier 1" dite loi sur l'eau8 modi#iée et complétée par la loi du PM décem&re 3MMG sur
lCeau et les milieu( aquatiques.
6Co&jecti# principal est la gestion équili&rée de la ressource en eau et le ren#orcement de la lutte
contre la pollution. $ntroduction de mécanismes répressi#s novateurs.
6a ligne directrice de cette législation est de réglementer les activités humaines pouvant porter
atteinte à la qualité de lCeau ou au( milieu( aquatiques. *our cela on met en place une
réglementation + des te(tes de prévention ou dCinterdiction quCil #audra respecter.
*our réglementer ces activités humaines on prend le dispositi# des installations classées et on le
transpose dans la loi sur lCeau. On aura une police administrative de lCeau8 ainsi certains rejets dans
lCeau seront soumis à déclaration8 enregistrement ou autorisation. 6a liste des di##érents rejets est
éla&orée par décret.
6Cart 0er + l'eau fait partie du patrimoine commun de la nation.
Dème secteur + le &ruit.
6a loi sur le &ruit a été attendue très longtemps8 loi du 1 décem%re 1" relative I la lutte contre
le %ruit. On la doit à >égolène Oo9al à lCépoque ministre chargée de lCenvironnement. "Cest une loi
cadre. Elle met en place un droit de prévention et un droit de lutte contre les &ruits8 mais seulement
ceu( pouvant nuire à la santé ou porter atteinte à lCenvironnement. 7rt 6D200 et suivants du code
de lCenvironnement.
6a loi ne prend pas en compte tous les &ruits8 elle les prend seulement dans leur aspect négati# [
les nuisances sonores. Elle va le #aire au travers de N domaines +
les activités et les o&jets &ru9ants + on veut limiter le &ruit à la source de son émission. On
réglemente les activités &ru9antes et les o&jets &ru9ants.
les transports et les constructions + règle de lCéloignement réciproque des in#rastructures.
les avions + s9stème de protection des riverains dCaérodrome en prévo9ant des s9stème
dCinsonorisation des ha&itations avoisinantes.
les &;timents sensi&les + &;timents pu&lics qui produisent du &ruit (écoles8 g9mnases8 salles de
#.tes...) ou qui doivent .tre protégés du &ruit (h@pitau(8 maternités8 crèches...). 6a loi impose au(
constructeurs des o&jecti#s de qualité sonore.
6a loi va augmenter les pouvoirs de police et les sanctions pour assurer cette prévention contre les
nuisances sonores.
"Cest une loi cadre soumise à 0P décrets dCapplication8 ils ne sont toujours pas tous parus8 seuls 2
promulgués. On appelle cette loi la &elle au( &ois dormants.
Gème secteur + les risques technologiques et naturels.
On a une grande loi8 la Loi du ,= 'uillet "==, relative I la prévention des ris(ues technologi(ues
et naturels et I la réparation des dommages. On la doit à lCe(plosion de lCusine 7`Q en 3MM0.
En pratique à coté des pollutions &anales on a des accidents graves et e(ceptionnels qui peuvent
avoir des e##ets imprévisi&les sur lCenvironnement.
6es pouvoirs pu&lics vont prendre en compte les risques technologiques majeurs.
On a lCe(plosion de lCusine ceveJo (italie) en 012G8 lCusine de &opal (inde) en 01FN (3DMM morts)8 aJ#
en 3MM0. 6es marées noires à répétitions8 lC7mococadiJ8 lCEriHa8 le *restige.6es accidents nucléaires8
")
Rcherno&9l8 QuHushima. 6e stocHage et le transport du gaJ8 cleaveland 01NN.
De tels accidents produisent des conséquences humaines et matériels si grandes que les pouvoirs
pu&lics mettent en place des répressions drastiques.
6a loi de 3MMP va instituer un état de catastrophe technologique en cas de survenance dCun accident
dans une installation classée8 dans une installation souterraine de produits dangereu(8 de transport
de matières dangereuses dans ce cas on déclare un état de catastrophe technologiques à partir du
moment oB &eaucoup de &iens immo&iliers sont endommagés.
<n #ond commun permet dCindemniser les dommages.
)ise en place également de préventions contres les risques naturels (glissements de terrain8
avalanches...) 8 on découpe le territoire national en Jones8 on 9 applique un plan de prévention des
risques naturels. 6a loi impose une o&ligation dCin#ormation au( vendeurs ou &ailleurs dCun &ien se
situant dans une Jone de prévention des risques naturels.
"Cest au niveau de la loi que sont proclamés les principes #ondamentau( en droit de
lCenvironnement I une loi générale est venue intégrer les principes #ondamentau( + loi du 3 #évrier
011D relative au ren#orcement de la protection de lCenvironnement. Elle consacre les principes
communs dégagés en droit international et en droit communautaire et vient les intégrer dans notre
droit national. "es principes sont les principes de prévention8 précaution8 pollueurpa9eur8
in#ormation et participation du pu&lic. Oetrouvés à lCart 600M0 du code de lCenvironnement.
On a un outil qui opère un regroupement de toutes les lois environnementales + la code de
lCenvironnement. $l a #allu longtemps pour lCavoir8 il date dCune ordonnance du 0F septem&re 3MMM.
Routes les grandes lois environnementales ont été codi#iées et se trouvent dans la partie législative.
6e code comprend environ 0MMM articles et est découpé en 2 livres.
On peut dégager N étapes dans le processus de codi#ication +
dès juin 0113 une commission dCe(perts a été créée pour travailler sur la codi#ication du droit de
lCenvironnement. 6a commission a éta&li quCun regroupement e(hausti# des te(tes se rapportant
directement ou indirectement à lCenvironnement ne pouvait .tre envisagé. $l #allait #aire des choi(8
les te(tes étaient trop nom&reu(. Ont été retenus les te(tes relati#s à la lutte contre les pollutions et
nuisances8 la lutte contre les risques naturels et technologiques8 les te(tes relati#s à la protection de
la qualité des milieu( naturels. 6e code ne sera donc pas complet.
le projet de code rédigé par la commission est enregistré à la présidence de lC7' le 30 #évrier 011G.
En 0112 ce projet de loi devient caduque par suite de la dissolution de lC7' par Sacques "hirac.
<n second projet de loi est enregistré à la présidence de lC7' le 32 mai 011F.
7 ce moment le parlement est très encom&ré8 ce projet de loi ne va m.me pas passer par un e(amen
en commission8 on recours à la procédure de lCordonnance qui ha&ilite le gouvernement à intervenir
en matière législative.
6a loi du 0G décem&re 0111 ha&ilite le gouvernement à procéder par ordonnance à lCadoption de la
partie législative de certains codes. 6e code de lCenvironnement procède de lCordonnance du 0F
septem&re 3MMM. 6e pro&lème est quCà cette date les dispositions nCont pas valeur législative
puisquCelles sont prises par le gouvernement. $l a #allu prendre une loi de rati#ication8 intervenue le 3
juillet 3MMP.
6e code de lCenvironnement est découpé en 2 livres.
6e livre 0er rassem&le les dispositions générales + on a les principes générau( de lCenvironnement8
les dispositions relatives à lCin#ormation et à la participation des cito9ens8 les dispositions relatives
au( institutions environnementales à compétence transversale8 régime des associations de protection
de lCenvironnement. Rrès récemment a été créé un nouveau titre (ordonnance du 00 janvier 3M03)
rassem&lant toutes les dispositions pénales applica&les à lCensem&le des in#ractions du code de
lCenvironnement. 6Cordonnance entrera en vigueur le 0er juillet 3M0P.
"!
6e livre 3 est intitulé milieu( ph9siques + il comporte toutes les dispositions sur lCeau et lCair.
6es livres P et N sont relati#s à la protection de la nature + protection des espaces naturels et de la
#aune et de la #lore.
6e livre D traite des risques8 pollutions et nuisances + installations classées8 su&stances chimiques8
déchets8 ogm8 risques naturels8 nuisances8 a##ichage...
6e livre G réunit les dispositions applica&les au( RO) et à )a9otte + elles ont des spéci#icités
locales comme des espèces endémiques.
6e livre 2 a été rajouté8 il nCopère la codi#ication que dCune seule loi8 celle du 0D avril 3MMP relative
à la protection de lCenvironnement en antarctique. 6es activités e(ercées en antarctique sont
soumises à autorisation ou déclaration préala&le . 6Cantarctique a été classé en tant que réserve
naturelle mondiale consacrée à la pai( et à la recherche scienti#ique.
"e code a le mérite dCe(ister8 mais la codi#ication a été #aite à droit constant. 'ormalement une
codi#ication doit .tre #aite par le législateur8 ici elle a été #aite par le gouvernement par voie
dCordonnance. Eeut dire que le gouvernement ne touche pas au( dispositions législatives et #ait du
copiercoller (Kà droit constant).
Erreur car le droit de lCenvironnement #ait avant la codi#ication est mal #ait8 &eaucoup
dCincohérences. Rous les dé#auts ont été repris et recopiés tels quel.
$l aurait aussi #allu pro#iter de la codi#ication pour intégrer les te(tes internationau( et
communautaire8 chose que le gouvernement ne peut pas #aire.
En septem&re 3MMM on a donc un simple recopiage8 compilation des dispositions contenues dans
certaines lois. $l nous manque aussi toute la partie réglementaire du code. Rrès importante car le
droit de lCenvironnement contient &eaucoup de règlements et décrets. $l a #allu attendre 2ans pour
avoir toute la partie réglementaire du code.
Paragraphe , : Les r:glements
Ensem&le des actes et décisions pris par le pouvoir e(écuti# et les di##érentes autorités
administratives.
$l 9 a deu( catégories de règlement +
les règlements sont des mesures dCapplication des lois. *ar e( le décret du 30 septem&re 0122 pour
lCapplication de la loi relative au( $"*E.
"es décrets sont pris soit pour préciser le te(te de loi8 soit pour en #i(er les modalités dCapplication.
Rant que le décret nCest pas pris la loi nCest pas applica&le. Qace à lCinertie du pouvoir e(écuti# il 9 a
un recours. 6e gouvernement est dans lCo&ligation de prendre un tel décret dans un délai
raisonna&le8 et son re#us peut .tre à la demande des administrés censuré par le conseil dCétat. "Cest
très rare malheureusement.
E( + "E 3F juillet 3MMM association Qrance nature environnement. 6e "E dans cette décision non
seulement annule le re#us du 0er ministre de prendre les décrets dCapplication prévus par la loi
littoral de 01FG et par le code de lCur&anisme8 mais encore lui enjoint de prendre ces décrets dans un
délai de G mois sous peine dCune astreinte de 0MMM#rcs par jour de retard.
champ dCapplication de lCart P2 de la "onstitution.
des règlements autonomes8 par e(emple8 le décret du 0er mars 01G2 créant le s9stème des parcs
naturels régionau(.
Dans tous ces te(tes réglementaires il 9 a une hiérarchie +
au sommet il 9 a les décrets qui sont signés par le *remier ministre et cosigné par les
ministres concernés par le te(te. 6orsque ces décrets sont soumis à l’avis du "onseil d’Etat8 ce qui
est généralement le cas en droit de l’environnement8 ce sont alors des décrets en "onseil d’Etat dont
la valeur est supérieure au( décrets dits simples.
les arr.tés et déli&érations + les arr.tés sont pris par une autorité administrative individuelle
";
qui peut .tre le ministre8 le maire8 le pré#et par e(emple8 alors que les déli&érations émanent d’un
organe collégiale qui peut .tre le conseil général8 le conseil municipal par e(emple. "e sont des
te(tes qui sont pris en application d’une législation8 pour préciser les modalités d’application8 ce ne
sont pas des te(tes autonomes. "e peut .tre soit des actes règlementaires soit des actes individuels +
l’acte règlementaire s’applique à tous les administrés présents et #uturs qui se situeront dans le cas
de #igure prévu par le te(te alors que l’acte individuel s’applique à un seul administré.
les instructions8 les circulaires et les directives + ce sont de simples lettres adressées par une
autorité administrative8 en général le ministre8 indique à ses services comment interpréter ou
appliquer une législation. "es te(tes n’ont pas de caractère règlementaire8 ils ne peuvent pas créer
une nouvelle règle de droit.
D’un point de vue quantitati#8 le droit de l’environnement est très largement un droit règlementaire.
*hapitre " : Les sources non écrites du droit de lHenvironnement
6e droit de l’environnement est un droit très évoluti# c’est pourquoi le juge et la jurisprudence
constitue une source importante du droit. On distingue 3 sources non écrites + la jurisprudence et les
principes générau( du droit8 a la coutume.
Section 1 : La 'urisprudence et les principes générau2 du droit
I. Définition
$l #aut savoir que le droit de l’environnement est un droit évoluti# qui s’adapte au( évolutions et
&esoins de la société8 il a donc un aspect jurisprudentiel. 6es di##érentes juridictions vont jouer un
r@le important puisqu’elles vont interpréter les te(tes mais elles vont aussi .tre amenées à com&ler
les éventuelles lacunes du droit écrit.
On part du principe de &ase + lorsque le juge est saisi il est o&ligé de statuer sans quoi il commettrait
un déni de justice8 ce qui est interdit. "ela veut dire que le juge ne peut pas re#user de juger en se
#ondant sur l’a&sence de règle permettant de trancher le litige et par conséquent il est &ien o&ligé8 le
cas échéant8 de poser des principes qui vont #onder sa décision. "es principes sont les principes
générau( du droit qui sont un certain nom&re de principes qui ne #igurent pas dans les te(tes mais
que les juges appliquent.
II. 42emples de principes générau2 du droit
7u plan international on peut citer l’e(emple de la célè&re a##aire des #onderies du Rrail qui a
opposé les Etats<nis au "anada. On est en 0F1G8 une #onderie s’est installée au "anada près de la
#rontière américaine et cette #onderie émet des rejets polluants qui vont atteinte les agriculteurs
américains. *our trancher ce litige on ne va pas aller devant un juge8 on va constituer un tri&unal
ar&itral et le 00 mars 01N0 le tri&unal ar&itral va trancher le litige en #aveur des agriculteurs
américains8 il va donner tord à l’Etat pollueur8 sur la &ase d’un principe qu’il a inventé. 6e principe
est le suivant + aucun Etat n’a le droit d’user de son territoire ou d’en permettre l’usage de manière
que des #umées provoquent un préjudice sur le territoire d’un autre Etat ou au( propriétés de
personnes qui s’9 trouvent s’il s’agit de conséquences sérieuses.
"ette règle a été jugée tellement #ondamentale qu’elle a été reprise lors de la con#érence de
>tocHholm de 0123 qui l’a intégré dans le principe 30 de la déclaration de >tocHholm.
7ujourd’hui c’est un des grands principes écrits en matière de pollution trans#rontière.
7u plan national cela concerne les déclarations d’utilité pu&lique. En 0120 le juge administrati#
"
invente le principe de proportionnalité en droit administrati# #ran/ais. "Cestàdire que le juge
administrati# véri#ie si les projets menés par l’administration présentent des avantages supérieurs
au( inconvénients en matière de déclaration d’utilité pu&lique.
III. 7aleur et portée des principes générau2 du droit
6e raisonnement est simple8 le juge est chargé d’appliquer le droit écrit par conséquent les principes
non écrits dégagés par la jurisprudence doivent s’e##acer quand un te(te d’une valeur supérieure
vient les contredire.
$ls se situent donc en dessous de la loi.
I7.La 'urisprudence communautaire
7 c@té de /a8 en droit de l’environnement8 il 9 a toute une jurisprudence communautaire qui s’est
développée. Elle joue un r@le important8 notamment un arr.t célè&re apporte une restriction à la
li&re circulation des marchandises8 il s’agit de l’arr.t 7VD5O (7ssociation des VrTleurs d’5uile
<sagée) rendu par la "our de justice de 6u(em&ourg du 2 #évrier 01FD. *our comprendre cet arr.t il
#aut comprendre une jurisprudence antérieure8 la célè&re jurisprudence "assis de Dijon du 3M
#évrier 0121.
Dans l’arr.t "assis de Dijon8 la "our de 6u(em&ourg va rappeler 3 règles et va poser le #ameu(
principe +
le principe de su&sidiarité + tant qu’il n’9 a pas de réglementation communautaire les Etats
mem&res sont li&res d’adopter leur propre réglementation.
le principe d’équivalence ou de la reconnaissance mutuelle par les Etats mem&res de leur
règlementation respective + mais si un produit est légalement #a&riqué et commercialisé dans un Etat
mem&re il doit .tre commercialisé dans les autres Etats mem&res.
le principe "assis de Dijon + toute#ois8 pour des moti#s d’intér.t générau( limitativement
énumérés8 telle que la protection du consommateur8 ils sont appelés , e(igence impérative d’intér.t
général -8 l’Etat peut restreindre la circulation des marchandises. "es e(igences impératives
d’intér.t général8 pour .tre retenue8 doivent présenter 3 caractères + .tre nécessaire et .tre
proportionnelle.
"ette jurisprudence a été appliquée en matière de protection de l’environnement dans l’arr.t
7VD5<. Depuis 01FD le juge a admis que la protection de l’environnement est une e(igence
impérative d’intér.t général. "ela veut dire que depuis cette date un Etat peut interdire ou
restreindre la circulation de certaines de marchandises au nom de la protection de l’environnement.
Section " : La coutume
"’est une règle de droit courante avant la Oévolution8 c’est un comportement ou un usage8 qui à
#orce d’.tre répété8 devient o&ligatoire. "’est une source du droit non écrite qui a quasiment disparu
depuis que le droit écrit est devenu la principale source du droit en Qrance.
'éanmoins certaines coutumes su&sistent dans la mesure oB la loi leur reconna%t encore une valeur.
En rapport à l’environnement on peut citer des e(emples de coutumes + l’article du "ode pénal qui
réprime les sévices graves ou de nature se(uelle ou acte de cruauté envers les animau( domestiques
ou apprivoisés ou les animau( sauvages tenus en captivité. "’est un délit puni de 3 ans
d’emprisonnement et PM MMM\ d’amende. "ette loi prévoit 3 e(ceptions coutumières + au 'ord les
com&ats de coqs et au >ud la tauromachie.
,=
*hapitre , : Le droit de lHenvironnementG nouvelle %ranche du droit 0
Section 1 : Les %ranches classi(ues du droit
6e droit se su&divise en sous matières qu’on appelle les &ranches du droit. On peut donner une
dé#inition de cette &ranche du droit + c’est un ensem&le cohérent et autonome de règles adaptées à
un secteur déterminé d’activités.
$l #aut rechercher les indices d’e(istence d’une &ranche du droit +
dans les &ranches classiques du droit l’ensem&le des règles a souvent #ait l’o&jet d’une
codi#ication.
il #aut partir de la caractéristique général du droit8 le droit est évoluti# donc il doit suivre les
évolutions de la société et notamment les évolutions du milieu du secteur d’activités qui #ait l’o&jet
de la &ranche du droit. "elui qui va intervenir pour #aire ces adaptations c’est le juge. Donc
l’e(istence d’un juge spécialisé est souvent un deu(ième indice de l’e(istence d’une &ranche
classique du droit.
Section " : Le droit de lHenvironnementG ensem%le cohérent et autonome de r:gles
7 partir de 012P il 9 a eu une émergence et une multiplication des ouvrages sur la protection de la
nature8 sur le régime juridique des pollutions industrielles et #inalement sur la protection de
l’environnement dans son ensem&le.
)ais à ce moment là les opinions étaient partagées sur l’e(istence d’une nouvelle &ranche du droit.
*endant plusieurs années il 9 a eu une opposition entre 3 écoles doctrinales +
I. LHécole doctrinale contre lHenvironnement comme %ranche du droit
*our certains auteurs le droit de l’environnement8 qui est la s9nthèse des règles a9ant trait au(
pro&lèmes de la protection de la nature et de lutte contre les pollutions8 ne peut .tre quali#ié de
&ranche du droit parce qu’il lui manquerait son autonomie. "ette critique peut appara%tre #ondée
pour plusieurs raisons. 6a première raison c’est qu’en e##et8 le droit de l’environnement a un
caractère transversal8 c’est un droit horiJontal qui recouvre et interpénètre toutes les &ranches
classiques du droit. 6a deu(ième raison c’est qu’il n’e(iste pas de juridictions spécialisées en
environnement8 les litiges8 en #onction de leur caractère8 sont soumis au( juridictions e(istantes.
II. LHécole doctrinale pour lHenvironnement comme %ranche du droit
7u contraire8 certains auteurs a##irment que le droit de l’environnement e(iste en tant que &ranche
du droit parce qu’auteur de l’o&jet nouveau qu’est l’environnement les règles de droit nouvelles
présentes des particularités qu’on ne trouve pas dans les autres matières. En e##et8 depuis plusieurs
années se sont développées des règles particulières qui sont adaptés à la pro&lématique spéci#ique
de la protection de l’environnement.
7. 42emple de la théorie des trou%les anormau2 de voisinage
"’est une création purement prétorienne8 elle a été inventée par la "our de cassation dans un arr.t
du 32 novem&re 0FNN. "ette théorie repose sur une appréciation su&jective de la nuisance par les
juges. 6e principe est le suivant + toute personne doit nécessairement toléré de la part de ceu( qui
l’entourent une dose de désagrément inhérente au voisinage. )ais il 9 a une limite au delà de
,1
laquelle ce désagrément n’est pas supporta&le + lorsque le trou&le devient anormal. 6orsque cette
limite est dépassée il 9 a responsa&ilité civile de l’auteur du dommage. 6a nuisance en question
dans l’arr.t de 01NN c’était le &ruit et selon la "our de cassation le &ruit ne constitue pas un trou&le
tant qu’il ne dépasse pas une certaine intensité.
6a "our de cassation dégage donc une notion nouvelle qui est la notion de seuil. 6a question est de
savoir comment calculer ce seuil. $l n’9 a pas de règles écrites prée(istantes pour déterminer ce
critère8 c’est la jurisprudence qui décide au cas par cas et cette notion de seuil est relative. 6e seuil
de la normalité ne se situe pas à la m.me hauteur selon les voisinages considérés.
6a "our de cassation a dégagé P critères d’appréciation que le juge va devoir intégrer pour décider
si le trou&le est anormal ou non +
le juge prend le standard d’une personne normale pour la victime.
le lieu du dommage.
la durée de la nuisance8 sa #réquence8 son intensité.
6’intér.t de cette théorie propre à l’environnement puisque /a concerne les trou&les du voisinage
c’est qu’elle met en place une responsa&ilité civile sans #aute. $l #aut juste essa9er de démontrer et
de convaincre le juge qu’on est en présence d’un trou&le anormal.
V. 42emple du droit dHantériorité ou du droit de préAoccupation
"e droit est consacré par l’article 6 0030G du "ode de la construction et de l’ha&itation.
, 6es dommages causés au( occupants dCun &;timent par des nuisances dues à des activités
agricoles8 industrielles8 artisanales8 commerciales ou aéronautiques8 nCentra%nent pas droit à
réparation lorsque le permis de construire a##érent au &;timent e(posé à ces nuisances a été
demandé ou lCacte authentique constatant lCaliénation ou la prise de &ail éta&li postérieurement à
lCe(istence des activités les occasionnant dès lors que ces activités sCe(ercent en con#ormité avec les
dispositions législatives ou réglementaires en vigueur et quCelles se sont poursuivies dans les m.mes
conditions. -
"et article pose la règle suivante + il emp.che la victime d’une nuisance qui s’est installée dans le
voisinage d’une activité d’engager la responsa&ilité civile du responsa&le de l’activité présente
antérieurement. 6a question qui va se poser au juge civil + le pollueur peut il soutenir qu’il ne doit
rien parce qu’il était installé avant !
7rgument contre l’irresponsa&ilité du pollueur + si l’on admet que l’antériorité est une
cause d’e(onération du pollueur ce serait admettre pratiquement à son pro#it un droit
d’e(propriation privée.
7rgument pour l’irresponsa&ilité du pollueur + si quelqu’un vient à s’installer à pro(imité
d’un lieu oB il 9 a une pollution8 il le #ait volontairement et il doit assumer les conséquences du
risque qu’il a pris.
*endant plusieurs années c’est la jurisprudence qui a du trancher. *endant longtemps elle a évité de
reconna%tre un droit à l’e(onération du pollueur mais la jurisprudence avait décidé que si quelqu’un
s’installait à pro(imité d’une activité polluante c’était alors dans un quartier qui n’était pas
totalement résidentiel donc le seuil d’anormalité serait plus élevé donc il #audrait une pollution plus
important pour retenir la responsa&ilité du pollueur.
En 012G le législateur est intervenu en la matière avec la loi du P0 décem&re 012G visant à protéger
l’agriculture. En e##et8 dans les années antérieures il est arrivé à plusieurs occasions que des citadins
aient achetées des résidences secondaires à la campagne et soient incommodés par les nuisances
agricoles. Et il 9 a donc eu des procès intenté par les citadins contre les agriculteurs et ces procès se
sont soldés par des échecs pour les demandeurs. 6e projet de loi est intervenu pour légaliser la
jurisprudence. 6e projet de loi posait la règle simple + en cas de nuisance agricole la victime n’a pas
,"
droit à réparation si l’agriculture était là avant. 7u cours des dé&ats parlementaires certains
parlementaires ont voulu étendre ce te(te au( nuisances industrielles et artisanales. 7ujourd’hui le
te(te couvre tous les cas de nuisances.
6a règle c’est que la préoccupation est devenue une cause d’e(onération du pollueur mais il #aut
remplir 3 conditions cumulatives +
l’activité source de pollutions doit .tre e(ercée en con#ormité avec les dispositions
législatives ou règlementaires.
l’activité doit .tre poursuivie dans les m.mes conditions. "ela veut dire que le pollueur8
pour &éné#icier de ce te(te et .tre e(onéré de sa responsa&ilisé8 ne doit pas avoir modi#ié les
conditions de son activité8 que se sont en plus ou en moins. "ela veut dire que le pollueur prend des
risques à partir du moment oB il modi#ie quelque chose dans ses installations donc ce te(te constitue
une vérita&le incitation à la routine dans la pollution.
"ette m.me règle e(iste à titre jurisprudentiel en droit administrati# et le juge administrati#
l’applique dans les litiges relati#s au( nuisances occasionnées par le #onctionnement d’un ouvrage
pu&lic.
*. 42emple des études dHimpact et de la procédure dHen(uEte pu%li(ue
6e droit de l’environnement impose que l’on #asse des études pour véri#ier l’impact d’un projet qui
va .tre autorisé. "’est ce qu’on appelle les études d’impact suivie de la procédure d’enqu.te
pu&lique qui ont pour &ut d’éclairer l’administration lorsqu’elle va devoir réaliser un projet nuisi&le
à l’environnement.
D. 42emple du contentieu2 spécial des installations classées
En droit de l’environnement on a le contentieu( spécial des installations classées pour la protection
de l’environnement. "e contentieu( déroge totalement au contentieu( administrati# classique. En
e##et8 depuis 0F0M le juge administrati# applique des règles spéci#iques voire contraires au droit
administrati# classique pour trancher les litiges en matière d’installations classées.
'otamment8 dans ce contentieu(8 le juge se reconna%t le droit de se su&stituer à l’administration et
de modi#ier des actes pris par l’administration.
Donc m.me s’il n’9 a pas de juge de l’environnement il appara%t un contentieu( de
l’environnement8 cCestàdire des procès qui sont conduits selon des règles propres. "’est donc un
premier pas vers un juge de l’environnement.
*ar e(emple8 au plan international8 la "our international de justice de 6a 5a9e a créé le 01 juillet
011P une cham&re spécialisée dans les pro&lèmes d’environnement.
7u niveau interne on n’a pas encore de juridiction spécialisée mais on a une loi du P mai 3MM0 sur la
répression des rejets polluants par les navires qui institue des juridictions spécialisées dans les
a##aires maritimes avec les R=$ du littoral maritime.
E. La consécration du droit de lHenvironnement
6’ordonnance du 0F septem&re 3MMM crée le "ode de l’environnement8 c’est ce qui consacre
réellement l’e(istence de ce droit et ce d’autant plus que la loi du 0er mars 3MMD a hissé le droit de
l’environnement au niveau constitution
*onclusion de la partie 1
6e droit de l’environnement renvoie à des sources juridiques très diverses. On peut dire qu’il n’9 a
,,
pas de vide juridique8 tous les domaines sont pris en compte. 6orsqu’on survole un droit de
l’environnement on a l’impression que c’est un droit éclaté mais malgré tout ces innom&ra&les
règles s’organisent autour d’un minimum de principes spéci#iques et communs.
PA$3I4 " : L4S <$A-DS P$I-*IP4S D6 D$5I3 D4
LH4-7I$5--484-3
$l e(iste des principes communs au( peuples de la planète8 e(pression dCune solidarité mondiale due
à la glo&alité des pro&lèmes dCenvironnement.
"es principes résultent de par leur dimension8 soit du droit international conventionnel et coutumier
soit des droits nationau( à travers les constitutions et les lois cadre sur lCenvironnement.
*as étonnant que les principes du droits #ran/ais de lCenvironnement soit inspirés par le droit
international et le droit communautaire.
$l est très di##icile dCidenti#ier et de classer ces principes générau( tant ils sont variés. "ertains vont
se contenter dCe(primer des vUu( ou des o&jecti#s alors que dCautres constituent de vérita&les
normes juridiques.
On peut distinguer deu( grandes catégories +
les principes #ondamentau( et #ondateurs du droit de lCenvironnement8 principes des plus générau(8
ils posent les &asent.
les principes opérationnels8 ou dCaction environnementale.
Rous ces principes une #ois consacrés juridiquement8 soit dans des traités soit dans des lois8 sont
suscepti&les d’entra%ner des e##ets juridiques en sCimposant au( comportements des personnes
pu&liques et des personnes privées et en servant au juge de norme générale de ré#érence.
"hapitre 0. 6es principes #ondateurs
Eoir document.
>ection 0. 6’environnement est d’intér.t général
$. 6a reconnaissance législative de l’environnement
$$. 6es e##ets de la reconnaissance de l’intér.t général attaché à l’environnement
7. 6e contr@le de légalité
V. 6e service pu&lic de l’environnement
". 6’ordre pu&lic écologique
>ection 3. 6e droit de l’homme à l’environnement
$. 7u plan international et européen
$$. Dans les pa9s étrangers
$$$. En Qrance
,/
>ection P. 6a reconnaissance du droit des générations #utures
>ection N. 6a préservation du patrimoine commun
>ection D. 6e développement dura&le et le principe de l’intégration de l’environnement
*hapitre " : Les principes dHaction environnementale
*osés par la loi Varnier du 3 #évrier 011D relative au ren#orcement de la protection de
lCenvironnement. 6e 0F septem&re 3MMM elle a été codi#iée dans le code de lCenvironnement. "es
principes sont désormais regroupés dans l’article 6 00M0 $$ du "ode de l’environnement.
7 lCorigine ils étaient au nom&re de N8 aujourdChui il 9 en a D + *révention8 in#ormation et
participation du pu&lic8 pollueurpa9eur8 précaution.
Section 1 : Le principe de prévention
7rticle 6 00M0$$3b "E + , 6e principe d’action préventive et de correction8 par priorité à la
source8 des atteintes à l’environnement8 en utilisant les meilleures techniques disponi&les à un coTt
économiquement accepta&le -.
$l #aut &ien distinguer la prévention de la précaution.
6a prévention consister à emp.cher la survenance dCatteintes à lCenvironnement par des mesures
appropriées dites préventives8 avant lCéla&oration dCun plan ou la réalisation dCun ouvrage ou dCune
activité.
6Caction préventive est une action anticipatrice et a priori par opposition au( mesures a posteriori du
t9pe réparation8 restauration ou répression qui interviennent après une atteinte avérée à
lCenvironnement. On a par#ois opposé les actions a priori et a posteriori. En #ait elles ne sont pas
e(clusives lCune de lCautre mais plut@t complémentaires parce quCil nCest pas possi&le de tout prévoir.
6e mieu( est de com&iner les deu(.
6e principe de prévention a dCa&ord été énoncé à lCart 0PM O c3 du traité de 8aastricht. Ensuite il
a été repris par la loi Varnier. "ette prévention on la trouve également dans la charte
constitutionnelle de lCenvironnement de 3MMN8 elle ne lCénonce pas comme un principe mais un
devoir. 6C art P impose à toute personne de prévenir ou à dé#aut de limiter les atteintes suscepti&les
dC.tre portées à lCenvironnement.
P instruments contri&uent à sa mise en Uuvre +
• L'o%ligation légale de prendre en compte l'environnement et les études d'impact.
$l sCagit dCéviter quCune construction ou un ouvrage justi#iés au plan économique ne se révèle
ultérieurement né#aste ou catastrophique pour lCenvironnement. On cherche à prévenir les pollutions
ou atteintes à la nature en évaluant à lCavance les e##ets de lCaction de lChomme sur son milieu
naturel.
*our cela la loi a posé lCo&ligation de respecter les préoccupations dCenvironnement8 consacré dans
le code de lCenvironnement. "ette o&ligation sCapplique à P catégories dCactivités + les travau(
pu&lics ou privés8 les projets dCaménagement8 les documents dCur&anisme. Et elle sCapplique
immédiatement et conditionne légalement lCactivité visée. *ar e( le permis de construire doit
respecter les préoccupations dCenvironnement (O0000D du code de lCur&anisme).
Des prescriptions spéciales pourront .tre imposées si les constructions ont des conséquences
,1
dommagea&les pour lCenvironnement.
*our prévenir les atteintes il #aut conna%tre et étudier lCimpact sur lCenvironnement à lCavance. On le
#ait au travers de lCétude dCimpact.
6e code de lCenvironnement parle de E$E (étude dCimpact environnemental).
"Cest à la #ois une procédure administrative et une étude scienti#ique préala&le. 6a règle en droit de
lCenvironnement est que les décisions de lCadministration doivent prendre en compte
lCenvironnement quelque soit le domaine dans lequel elle intervient. 6Cadministration va utiliser les
études dCimpact pour prendre ses décisions en toute connaissance de cause.
En tant quCétude scienti#ique préala&le8 il sCagit dCétudier scienti#iquement lCinsertion dCun projet dans
lCensem&le de son environnement en e(aminant les e##ets directs et indirects8 les e##ets immédiats et
lointains et les e##ets individuels et collecti#s.
6Cétude dCimpact est née au( ?tats<nis dans une loi sur lCenvironnement de 012M. Elle a été
importée en Qrance dans lCart 3 de la loi du 0M juillet 012G relative à la protection de la nature.
Routes les dispositions se trouvent au( art 60330 à P du code de lCenvironnement.
Oé#orme récente par la loi =renel $$ du 03 juillet 3M0M.
6e s9stème mis en place en droit #ran/ais a&outit à un ensem&le de procédures asseJ compliquées
qui varient selon quCil sCagit de plan8 d’activités8 de travau(8 et m.me depuis peu de lois ou
règlements.
$l e(iste plusieurs t9pes dCétude dCimpact selon lCampleur du projet et de la gravité des impacts.
On peut distinguer P t9pes de procédures +
6a mini notice dCimpact8 simple anal9se sommaire8 pour projets les moins dangereu(.
6a notice dCimpact8 rapport succinct indiquant dans quelle mesure un projet a##ecte
lCenvironnement. 7ppelée aussi mini étude dCimpact.
6a vérita&le étude dCimpact8 pour les projets les plus dangereu(.
6e principe posé par la loi est que tous les ouvrages importants (suscepti&les dCavoir des incidences
nota&les sur lCenvironnement ou la santé humaine) doivent .tre soumis préala&lement à leur
réalisation à une étude dCimpact.
<ne liste négative est éta&lie par décret énumérant limitativement les ouvrages dispensés dCétude
dCimpact ( décret du 03 octo&re 0122 modi#ié à plusieurs reprises). On va 9 trouver les ouvrages
a9ant une #ai&le répercussion sur lCenvironnement8 les travau( dCentretien et de réparation8 les
projets en raison de leur coTt modique.
Qui #ait lCétude dCimpact ! *oint le plus critiqua&le8 le responsa&le de lCétude dCimpact est lCauteur
m.me du projet. "ette solution peut rendre inutile lCétude dCimpact. Eont se poser le pro&lème de
partialité et le pro&lème de la compétence technique. 7u( étatsunis elles sont #aites par des
administrations indépendantes.
Dans la pratique on peut .tre en présence de ma%tres dCouvrage importants8 ils #ont eu( m.me lCétude
dCimpact dans la mesure oB ils disposent de services technique ou de recherche. Dans certains cas ils
soustraitent une partie de lCétude pour laquelle ils ne disposent pas de toutes les données. 6Cétude
suppose une étude de lCétat initial des lieu( et des impacts écologiques.
Dans dCautres cas il 9 a des ma%tres dCouvrage moins importants8 ils sont o&ligés de #aire appel à des
&ureau( dCétudes spécialisés8 &on point pour la compétence technique8 par contre la partialité
demeure (il su##it de donner un pot de vin).
6a loi impose un contenu minimum des études dCimpact. 7 lCorigine elle devait comporter D
ru&riques8 puis il 9 a eu la loi =renel $$ qui impose désormais 2 ru&riques.
7insi de manière générale8 lCétude dCimpact suppose lCétat initial du lieu oB se situe le projet8 les
,)
e##ets pour lCenvironnement ou la santé humaine8 les mesures envisagées pour réduire éviter ou
compenser les e##ets négati#s nota&les sur lCenvironnement ou la santé humaine...
O&jecti# des études dCimpact + a&outir à une décision mieu( ré#léchie compte tenu des contraintes de
lCenvironnement. Eise lCauteur du projet et lCadministration. 6Cauteur est mis en #ace de ses
responsa&ilités8 il va choisir de mener à &ien son projet ou 9 renoncer.
6Cadministration en dernier ressort va pouvoir mieu( apprécier si elle peut ou non autoriser les
travau(.
*ortée de lCétude dCimpact + $l nCe(iste aucun e##et juridique immédiat8 lCétude dCimpact nCest quCun
élément dCune procédure et ne constitue pas un acte administrati# spécial. En tant que tel lCétude
dCimpact nCa aucune portée juridique. "Cest tout de m.me important pour la prévention8 du moins si
lCétude est &ien #aite.
• L'autorisation préala%le des activités polluantes dans différents secteurs de
l'environnement.
<tilisé pour les installations classées8 les déchets8 les &ruits8 lCeau.
6Cidée est que la meilleur prévention passe par lCe(igence dCune autorisation préala&le pour
lCe(ercice de toute activité polluante ou risquant de porter atteinte à lCenvironnement. On met en
place une procédure administrative dCautorisation. $nstituée pour les $"*E. $l 9 a ensuite eu une
généralisation8 notamment en 0113 en matière dCeau8 &ruit8 déchets.
On a estimé que cCétait tellement e##icace8 quCen parallèle se sont développés dCautres t9pes
dCautorisations. *ar e( le recours à la procédure dChomologation préala&le à la mise sur le marché de
produits et su&stances chimiques dangereu(. 6e recours à la procédure dCagrément pour les O=).
"ette procédure dCautorisation préala&le va sCaccompagner de prescriptions techniques visant à
supprimer ou limiter les inconvénients du projet sur lCenvironnement.
• La lutte I la source pour les %iens et les produits
7u lieu de réduire les déchets et les émissions de polluants il sCagit de sCattaquer à la source de la
pollution en imposant une conception et une #a&rication des machines et des produits qui
nCengendrent pas ou très peu de nuisances lorsquCon les #ait #onctionner ou quand on les consomme.
*ar e( pour réduire les déchets il #aut ne pas #a&riquer de produits non rec9cla&les. *our lutter
contre les pollutions atmosphériques de véhicule il #aut imposer au( constructeurs de #a&riquer des
véhicules non polluants.
Qondement de la lutte à la source + cCest au plan international quCa été dégagée lCidée8 principe F de la
déclaration de Oio de 0113 (so#t laZ) on pr@ne la réduction et lCélimination des modes de production
et consommation non via&les. "e principe a été consacré dans le traité dC7msterdam (art 02N3)8 il a
donc une #orce juridique contraignante (, la correction par priorité à la source des atteintes à
lCenvironnement -).
"ette e(igence est toute relative car la loi admet des e(ceptions qui dans les #aits seront justi#iées
par des raisons économiques et non pas écologiques.
Section " : Les principes dHinformation et de participation du pu%lic
7 lCorigine la loi Varnier consacrait ces deu( principes ensem&le. 6a loi du 32 décem&re 3M03
sépare ces deu( principes. 6e quatrièmement consacre lCin#ormation8 le cinquièmement la
participation. *as #orcément nécessaire car les deu( vont de paire8 une participation du pu&lic
,!
nécessite #orcément une in#ormation.
7rticle 6 00M0$$Nb "E + , 6e principe selon lequel toute personne a le droit d’accéder au(
in#ormations relatives à l’environnement détenues par les autorités pu&liques -.
7rticle 6 00M0$$Db "E + , 6e principe de participation8 en vertu duquel toute personne est
in#ormée des projets de décisions pu&liques a9ant une incidence sur l’environnement dans des
conditions lui permettant de #ormuler ses o&servations8 qui sont prises en considération par
l’autorité compétente -.
"es deu( principes doivent .tre lus à la lumière de 600M3 , il est du devoir de chacun de veiller à
la sauvegarde et de contri&uer à la protection de lCenvironnement -.
"omment peut on veiller à sauvegarde de lCenvironnement si ce nCest en disposant les in#ormations
concernant à la #ois lCétat de lCenvironnement et les projets qui risquent dC9 porter atteinte.
6es in#ormations peuvent soit .tre spontanément données par les autorités pu&liques soit sollicités
au titre de la communication des documents administrati#s. 4a permettra une participation en
connaissance de cause des cito9ens.
>ources +
*rincipe 0M de la déclaration de Oio8 il proclame le droit à lCin#ormation et préconise la
participation de tous les cito9ens concernés comme étant la meilleure #a/on de traiter les questions
dCenvironnement.
"es principes ont été consacrés juridiquement par la convention dC7arhus du 3D juin 011F sur
lCaccès à lCin#ormation la participation du pu&lic au processus décisionnel et lCaccès à la justice
environnementale.
"ourED5 Oner9ildiJ c] Rurquie 0F juin 3MM38 la cour a##irme quCune atteinte à lCenvironnement
peut violer le droit à la vie de lCart 3 de la "ED5. 6a cour rappelle quCil e(iste un devoir
dCin#ormation à la charge des autorités pu&liques. $ci elle avait estimé quCil 9 avait non respect du
principe dCin#ormation sur les dangers dCune décharge municipale dont seule lCadministration avait la
connaissance.
"harte constitutionnelle de lCenvironnement de 3MMN énonce à lCart 2 le droit de toute personne
dCaccéder au( in#ormations relatives à lCenvironnement détenues par les personnes pu&liques. Droit
de participer à lCéla&oration des décisions pu&liques a9ant une incidence sur lCenvironnement8 avec
la réserve selon laquelle ce droit sCe(ercera dans les conditions et limites prévues par la loi (du 32
décem&re 3M03).
"es deu( principes trouvent leur concrétisation dans lCaction des associations de dé#ense de
lCenvironnement dont le r@le pratique est e(tr.mement varié.
Elles peuvent intervenir en tant que relais pour lCin#ormation des cito9ens. 6es pouvoirs pu&lics
vont utiliser les associations pour di##user lCin#ormation en matière dCenvironnement. $ls vont #aire
conna%tre les enjeu( et les orientations des politiques de lCenvironnement menées par lCétat. 6es
associations vont mener des actions de sensi&ilisation et de #ormation du pu&lic.
"e sont des organes de consultation. <n certain nom&re de sièges au sein dCorganes consultati#s
vont .tre réservés au( associations de protection de lCenvironnement.
Elles peuvent .tre des organes de gestion des espèces naturelles protégées. *ar e( le ">7
(conservatoire des sites alsaciens) qui se trouve à lCécomusée8 association de protection de
lCenvironnement dont la mission est dCacheter ou de louer des espaces naturels pour pouvoir les
protéger. Depuis 012G des conservatoires régionau( des espaces naturels "OE' ont été créés dans
31 régions pour gérer et entretenir des espaces naturels remarqua&les.
Elles peuvent agir en tant quCorgane dCe(pertise ou de contre e(pertise des pro&lèmes
,;
dCenvironnement. >ouvent on va #aire appel à des grandes associations (société #ran/aise du droit de
lCenvironnement >QDE8 #rance nature environnement...)8 ou à certaines associations locales qui
peuvent dans leur domaine .tre consultées comme e(perts par les pouvoirs pu&lics à lCoccasion
dCa##aires particulières ou de ré#ormes. *ar e( pour le =renel de lCenvironnement le ministre de
lCenvironnement avait #ait appel à la >QDE.
6es associations ont également vocation à participer au( enqu.tes pu&liques pour discuter dCun
projet soumis à enqu.te et pour #aire des propositions ou contre propositions sur ce projet.
$l peut arriver que des associations se voit con#ier la rédaction dCétudes dCimpact pour le compte
dCadministrations.
"e sont des organes de recours contentieu(. 6e contentieu( de lCenvironnement est essentiellement
associati#8 si les associations ne menaient pas dCaction devant le juge8 il nC9 aurait pas autant de
contentieu(. Devant le juge pénal cCest le procureur qui décide de saisir8 mais en matière
dCenvironnement le parquet classe lCa##aire sans suite car nCa pas le temps de sCen occuper8 les
associations sont là pour contrer le procureur et saisir elles m.mes le juge.
Quel est le poids des associations ! >ituation très changeante et o&scure. 6Cimportance quantitative
est di##icile à mesurer8 il 9 aurait entre 0M MMM et NM MMM associations intéressées plus ou moins
directement au( pro&lèmes dCenvironnement8 et environ PY de #ran/ais 9 adhérant.
<n autre pro&lème se pose en pratique8 il e(iste deu( catégories dCassociations dites de
lCenvironnement8 les &onnes et les mauvaises.
[ 6es associations dites de dé#ense de lCenvironnement8 elles regroupent des personnes soucieuses
de protéger e(clusivement leurs intér.ts de propriétaires ou qui cachent les intér.ts de certains
grands partis politiques. "e sont des associations intéressées. Elles constituent peu de chose
quantitativement8 leur caractère intéressé est vite démasqué.
[ 6es associations désintéressées8 ce sont les vraies. Elles poursuivent un &ut d’intér.t général de
caractère écologique et concernent lCensem&le de la collectivité. *our mieu( les reconna%tre les
pouvoirs pu&lics ont mis en place une procédure comple(e + la procédure dCagrément des
associations. 6Cagrément a été imaginé en 012G pour sélectionner les associations qui vont
&éné#icier de droits spéciau( de participation à la politique de lCenvironnement. Elle résulte de la loi
du 0M juillet 012G relative à la protection de la nature et de la loi du P0 décem&re 012G portant
ré#orme de lCur&anisme. 6e s9stème dCorigine a été rendu comple(e par une multiplicité de régimes
spéciau( avec des conditions dCagrément di##érentes selon le t9pe dCassociation.
6a loi Varnier de 011D a simpli#ié le s9stème et mis en place une procédure uni#orme dCagrément.
60N00 à 60N3P code de lCenvironnement.
<n seul t9pe dCagrément8 60N00 énumère les domaines dans lesquelles les associations doivent
intervenir pour pouvoir o&tenir lCagrément. 7ssociations e(er/ant leur activités statutaires dans le
domaine de la protection de la nature et de la gestion de la #aune sauvage (association de chasseurs)8
de lCamélioration du cadre de vie8 de la protection de lCeau8 air8 sols8 sites et pa9sages8 de lCur&anisme
ou a9ant pour o&jet la lutte contre les pollutions et les nuisances I et dCune manière générale Uuvrant
principalement pour la protection de lCenvironnement.
"es associations o&tenant lCagrément sont appelées , les associations agréées de protection de
lCenvironnement -.
$l ne su##it pas que lCassociation interviennent dans lCun des domaines énumérés8 elle doit aussi avoir
une certaine durée de vie et une certaine représentativité. 6a durée de #onctionnement a été #i(ée
dès 012G à Pans au moins à compter de la déclaration de lCassociation en pré#ecture ou de son
inscription au registre des associations du tri&unal civil dans les P départements du 5autOhin8 du
VasOhin et de la )oselle. On veut sCassurer que lCassociation nCest pas purement conjoncturelle ou
politique. "oncernant la représentativité8 elle sera appréciée discrétionnairement
0
par
0 Discrétionnairement + décision non motivée. >ouverainement + décision motivée.
,
lCadministration selon D critères de lCart O0N03 "ode Env. + lCassociation doit e(ercer à titre
principal des activités e##ective liées à lCenvironnement8 lCassociation doit constituer une
organisation présentant des garanties su##isantes.
6a décision dCagrément est de la compétence du pré#et de département lorsque lCassociation
intervient au niveau régional et départemental8 de la compétence du ministre de lCenvironnement
lorsque lCassociation intervient au niveau national.
6a décision de lCagrément doit .tre motivée8 pu&liée soit au SO quand prise par le ministre8 soit au
recueil des actes administrati#s lorsquCelle émane du pré#et.
E##ets de lCagrément +
permet de participer à titre prioritaire à lCaction des organismes pu&lics.
permet de se constituer partie civile devant les juridictions pénales pour les in#ractions à toutes les
lois environnementales ainsi quCau( te(tes pris pour leur application. "Cest un privilège dCaccès à la
justice8 permet de contourner lCo&stacle de lCintér.t personnel à agir.
>ontelles nom&reuses en Qrance !
6e &ilan est médiocre8 il 9 en a peu. $l 9 a &eaucoup de retraits sans raison.
*armi elles un quart dCassociations nCont pas directement ou uniquement pour &ut la protection de
lCenvironnement (associations de p.cheurs8 de chasseurs...).
6e principe dCin#ormation et de participation du pu&lic est également concrétisé par la
démocratisation des enqu.tes pu&liques.
*rocédure qui précède les grands travau( et qui a pour o&jecti# de #aire conna%tre au pu&lic la teneur
du projet et recueillir son avis a#in de mieu( éclairer la décision de lCadministration.
$ntroduite par la loi Vouchardo du 03 juillet 01FP qui se trouve au( art 603P0 et suivants. 7rticles
modi#iés récemment en m.me tant que lCétude dCimpact (32 décem&re 3M03).
"Cest un consécration législative du droit à lCin#ormation et de la participation du pu&lic pour des
opérations suscepti&les dCa##ecter lCenvironnement.
On a une liste donnée par un décret e8n conseil dCétat8 dCaménagements ouvrages et travau(
suscepti&les dCa##ecter lCenvironnement. $l 9 a environ 1MMM enqu.tes pu&liques réalisées chaque
année. 6e pu&lic peut non seulement o&tenir une in#ormation complète sur le projet mais il peut
aussi #ormuler ses appréciations8 suggestions8 contrepropositions.
On a aussi créé une nouvelle institution + la commission nationale du dé&at pu&lic.
$nstituée par lCarticle 3 de la loi Varnier. Depuis 3MM3 elle est devenue une autorité administrative
indépendante. Entrée en #onction en 01128 elle a pour &ut dCorganiser avant l’enqu.te pu&lique un
dé&at pu&lic sur lCopportunité8 les o&jecti#s et les caractéristiques principales des projets
dCaménagement ou dCéquipement d’intér.t national a9ant un impact signi#icati# sur lCenvironnement
ou sur lCaménagement du territoire ou présentant de #orts enjeu( socioéconomiques.
"ertains travau( sont soumis de droit à la commission nationale du dé&at pu&lic. DCautres travau(
#ont lCo&jet dCune saisine de la commission par P catégories de personnes (collectivités locales8 0M
parlementaires8 association agréée de protection de lCenvironnement au plan national).
Dans tous les cas la commission national apprécie pour chaque projet si le dé&at pu&lic doit .tre
organisé et selon quelles modalités.
<ne dernière personne peut la saisir8 le ministre en charge de lCenvironnement8 pour organiser un
dé&at pu&lic sur des options générales en matière dCenvironnement8 de développement dura&le ou
dCaménagement.
6a procédure doit permettre un dé&at contradictoire. Elle se termine par un compterendu et un
&ilan rendu pu&lic. 6es conditions de saisine de cette commission sont relativement réduites8 elle
/=
peut ne pas donner suite et la durée des dé&ats est trop courte (N mois prolongea&les 3 mois).
6a commission a été saisie pour lCaménagement du port du 5avre8 pour la &ranche sud du R=E
rhinrh@ne8 pour lCe(tension du port 'antes >t 'aJaire8 pour la ligne à très haute tension Voutros
"arros dans le parc naturel régional du Eerdon.
Section , : Le principe pollueurApa?eur
7rticle 6 00M0$$Pb "E + , 6e principe pollueurpa9eur8 selon lequel les #rais résultant des mesures
de prévention8 de réduction de la pollution et de lutte contre celleci doivent .tre supportés par le
pollueur -.
"e principe est inspiré dCune théorie économique selon laquelle les coTts sociau( e(ternes qui
accompagnent la production industrielle dont le coTt résultant de la pollution doivent .tre
internalisés8 cCestàdire pris en compte par les agents économiques dans leur coTt de production.
$l a été consacré par le principe 0G de la déclaration de Oio de 0113. $ntroduit en droit #ran/ais par
la loi Varnier.
"e principe a deu( interprétations +
7cceptation large + ce principe vise à imputer au pollueur le coTt social de la pollution quCil
engendre. Suridiquement /a conduit à mettre en Uuvre des mécanismes de responsa&ilité pour
dommage écologique couvrant tous les e##ets dCune pollution non seulement sur les &iens et les
personnes (dommage écologique dérivé)8 mais également sur la nature elle m.me (dommage
écologique pur).
"e principe est de plus en plus invoqué pour justi#ier lCadoption de régime de responsa&ilité
o&jective
3
en matière dCenvironnement.
E( 08 "onvention internationale de 6ugano sur la responsa&ilité civile des dommages résultant
dCactivités dangereuses pour lCenvironnement. Dans son considérant G elle intègre le principe
pollueurpa9eur + , considérant dCopportunité dCéta&lir dans ce domaine un régime de responsa&ilisé
o&jective tenant compte du principe pollueurpa9eur -.
E( 38 6e livre &lanc de la commission des communautés européennes sur la responsa&ilité , la
responsa&ilité environnementale permet de mettre en Uuvre les grands principes de la politique
environnementale inscrite au traité "E et avant tout le principe du pollueurpa9eur -.
7cceptation étroite + celle retenue par lCO"DE8 le principe vise à #aire prendre en charge les
dépenses de lutte contre la pollution par le pollueur. 7doption de ta(es ou redevances de dépollution
imposées au pollueur sans #aire supporter la dépollution par lCensem&le de la collectivité.
"e principe a justi#ié la création de la R=7* (ta(e générale sur les activités polluantes). )ise en
place à partir du 0er janvier 0111. Elle regroupe F ta(es prée(istantes (ta(e sur les ordures
ménagères8 ta(e sur la pollution de lCeau...).
"oncrètement les pouvoirs pu&lics qui veulent #aire supporter la charge de la pollution au pollueur
peuvent recourir à plusieurs instruments qui pris isolément nCont pas la m.me e##icacité mais qui
sont généralement utilisés conjointement. $l 9 a N instruments +
6a ta(ation
P
des pollutions + elle contri&ue à #aire peser sur le pollueur un prélèvement
o&ligatoire décidé par les pouvoirs pu&lics et qui sera utilisé par eu( plus ou moins directement pour
restaurer ou contr@ler lCenvironnement. 7 partir du 0er janvier 3MMM elle a été a##ectée à la sécurité
sociale. On a accusé ce s9stème de trans#ormer la R=7* en un imp@t de rendement.
6a #i(ation de normes antipollution+ procédé qui permet de réduire les pollutions en
imposant au seul pollueur la charge de lCinvestissement. "onsiste à imposer par des actes juridiques
3 >ans #aute
P Oedevance + imp@t a##ecté à une dépense en particulier. Ra(e + non a##ectée.
/1
o&ligatoires des normes techniques antipollution. "Cest un mécanisme largement utilisé en pratique
dans les di##érents secteurs de lCenvironnement. "es normes techniques peuvent .tre de plusieurs
sortes. 6es normes à la source (on impose des techniques de #a&rication emp.chant toute pollution)8
les normes dCémission (déterminer un seuil ma(imum dCémission de polluants. 6e niveau doit .tre
tel que lCindustriel sera incité à dépolluer pour ne pas dépasser le seuil toléré. =énéralement utilisée
pour les installations soumises à autorisation)8 les normes de qualité du milieu am&iant ou o&jecti#s
qualité (per#ectionnement des normes dCémission. 7u lieu de mesurer les polluants émis à chaque
source de pollution on #i(e dans une Jone donnée un niveau mo9en de pollution du milieu naturel.
On impose au( industriels de cette Jone de ne pas dépasser un niveau de pollution qui risquerait de
modi#ier la qualité am&iante du milieu considéré. "es normes nécessitent une politique très
rigoureuse dCaménagement du territoire8 toute création dCentreprise nouvelle ou toute augmentation
des capacités productives des entreprises e(istantes risquent de modi#ier la qualité du milieu
am&iant).
Elles sont très utilisées en pratique mais les résultats ne sont pas satis#aisants. 6e niveau de la norme
doit tenir compte à la #ois des innovation technologiques et des capacités #inancières des industriels.
6es pouvoirs pu&lics doivent #i(er ces normes après des concertations appro#ondies avec les
industriels (droit négocié). >ouvent la renta&ilité #inancière lCemporte sur les préoccupations
environnementales. 6e mécanisme des normes est également très lourd dans son application car il
nécessite un s9stème de contr@le et de mesure permanente des pollutions émises pour véri#ier le
respect de seuils de pollution imposés réglementairement.
"es normes supposent une révision régulière au #ur et à mesure des progrès techniques. Rrès peu de
te(tes prévoient une révision régulièrement des normes techniques. Qreine le progrès technique et
lCinnovation.
)écanismes divers de compensation + on insiste depuis récemment sur ces mécanismes.
"Cest un aveu dCéchec8 car ce qui #ait lCo&jet dCune compensation a été irrémédia&lement détruit ou
pertur&é. On #ait pa9er au pollueur quelque chose qui ne peut pas .tre restitué. On utilise
essentiellement la compensation en nature qui accompagne certaines autorisations8 /a va .tre la
remise en lCétat des lieu( ou la création dCun nouveau milieu naturel équivalent. 6a consécration
législative de ce s9stème a été #aite par la loi du 0M juillet 012G [ les études dCimpact comprennent
des mesures envisagées pour compenser les conséquences dommagea&les de lCenvironnement.
6Ca&olition des droits acquis de nuire en matière de pollution + 6e principe général est celui
de lCapplication immédiate de la loi ou réglementation nouvelle sous réserve dCéventuels droits
acquis. On met en place une e(ception qui permet de #aire supporter la charge de la pollution au
pollueur. En matière dCinstallation classée soumise à autorisation8 on va dire que les autorisations
délivrées par la pré#et ne consistent pas des actes individuels intangi&les8 elles peuvent .tre révisée
et modi#iée non seulement selon le droit applica&le au moment de leur édiction mais aussi selon le
droit nouveau éventuellement applica&le au moment de leur modi#ication. On peut donc modi#ier
une autorisation e(istante8 le pollueur devant toujours .tre soumis à la règle nouvelle qui se veut en
principe plus protectrice de lCenvironnement que lCancienne.
En pratique on o&serve que le principe pollueurpa9eur est détourné8 et quCil équivaut à un droit de
polluer à celui qui pa9e.
Section /. Le principe de précaution
7rticle 6 00M0$$0b "E + , 6e principe de précaution8 selon lequel l’a&sence de certitudes8 compte
tenu des connaissances scienti#iques et techniques du moment8 ne doit pas retarder l’adoption de
mesures e##ectives et proportionnées visant à prévenir un risque de dommages graves et
irréversi&les à l’environnement à un coTt économiquement accepta&le -.
/"
Quand sCappliquetil !
On est en présence dCun procédé8 produit8 phénomène dont les e##ets potentiellement dangereu( ont
été identi#iés mais dont lCévaluation scienti#ique ne permet pas de déterminer le risque avec
su##isamment de certitude. 6Capplication du principe de précaution doit permettre de ne pas retarder
lCapplication de mesures visant à prévenir le risque en lCa&sence de certitudes scienti#iques.
"omment en eston arrivé à ce principe !
$l 9 a deu( phénomènes essentiels qui lCont dégagé + 6Cirréversi&ilité de certaines atteintes à
lCenvironnement8 et les incertitudes scienti#iques qui a##ectent certains dossiers comple(es
(diminution de la couche dCoJone8 centrales nucléaires et déchets radioacti#s8 ogm).
Qace à ces deu( phénomènes il 9 a une nouvelle #orme de prévention qui a été imaginée pour
protéger la société contre des risques encore inconnus ou incertains.
Que signi#ie le principe de précaution!
6Cignorance quant au( conséquences e(actes à court ou à long terme de certaines actions ne doit pas
servir de préte(te pour remettre à plus tard lCadoption de mesures visant à prévenir la dégradation de
lCenvironnement. 7utrement dit #ace à lCincertitude ou à la controverse scienti#ique il vaut mieu(
prendre des mesures de protection sévères à titre de précaution plut@t que de ne rien #aire.
"Cest une mise en Uuvre du droit à lCenvironnement des générations #utures.
Encore #autil &ien distinguer la précaution de la prévention.
6a précaution vise à limiter des risques encore h9pothétiques ou potentiels.
6a prévention sCattache à contr@ler des risques avérés.
"e principe a été consacré avant tout en droit international et en droit communautaire.
>ur le plan communautaire art 02N3 du traité dC7msterdam.
>ur le plan international principe 0D de la déclaration de Oio de 0113 et dans diverses conventions
internationales (convention internationale sur le changement climatique8 convention sur la
protection et lCutilisation des cours dCeau trans#rontières et des lacs internationau(...).
6e principe de précaution a été intégré en droit #ran/ais via la loi Varnier8 cette loi en donne une
dé#inition proche de celle de la déclaration de Oio mais qui est limitative compte tenu de la
restriction économique qui a été intégrée dans la dé#inition #ran/aise , à un coTt économiquement
accepta&le -.
"Cest un principe dCactualité8 il est devenu une ré#érence incontourna&le dans tous les discours
relati#s au( risques. 7ujourdChui il a largement dé&ordé le champ du droit de lCenvironnement. On
lCinvoque également en matière de santé des consommateurs ou de sécurité alimentaire.
Dans lCa##aire de la vache #olle les autorités #ran/aises ont invoqué le principe de précaution pour
suspendre la mise sur le marché de produits suscepti&les dC.tre porteurs de lCagent de la vache #olle.
6a jurisprudence utilise souvent ce concept en matière dCO=).
Quelle est la valeur du principe de précaution !
$l a une valeur universelle car il se trouve dans divers te(tes. $l a valeur législative (loi Varnier)8 il a
valeur constitutionnelle.
En dépit de #ortes réticences dans la commission "opens la charte constitutionnelle a consacré ce
principe dans son article D. "Cest le seul principe de la charte (le reste cCest des devoirs8 droits).
6a charte le présente comme un mécanisme de prévention des dommages graves et irréversi&les
pouvant a##ecter lCenvironnement. Dans les autres te(tes on dé&orde du droit de lCenvironnement
(notamment dans le domaine de la santé). DCaprès lCart D son application relève de la responsa&ilité
des autorités pu&liques8 mais par le &iais des te(tes internationau( ce principe pourra également
/,
sCappliquer au( entreprises privées.
"oncrètement le principe de précaution prend la #orme de mesures provisoires et proportionnées8
cCest à dire quCelles ne peuvent .tre ni dé#initives ni e(cessivement lourdes.
6a restriction économique #igurant dans le code de lCenvironnement dispara%t dans la charte.
*onclusion. La finalité du droit de lHenvironnement 0 6n droit I un
environnement sain
"e quCon appelle aujourdChui droit de l’environnement cCest autre chose que le droit simplement
appliqué à lCenvironnement. "Cest le re#let dCune vision collective contemporaine des pro&lèmes
dCenvironnement. "Cest lCe(pression dCun mouvement mondial dCopinion pu&lique. "e droit de
lCenvironnement a connu de pro#ondes trans#ormations en raison de lCévolution de son contenu8 qui
#ont que le droit de lCenvironnement est un révélateur de lCévolution du droit. *ar son caractère
novateur il va &ousculer de nom&reu( principes traditionnels et o&liger le juriste à remettre en cause
certaines techniques juridiques. En droit international le droit de lCenvironnement lCa &eaucoup
in#luencé au niveau du processus conventionnel.
De m.me le droit de la responsa&ilité civile est largement questionné par le particularisme du
dommage écologique. 6e droit des &iens a du mal a intégrer les &iens environnementau( dans la
division classique &iens]personnes. Est ce quCil ne #audrait pas alors créer une Pème catégorie en
droit des &iens !
On peut dégager P particularités marquantes de ce droit de lCenvironnement +
6e droit de lCenvironnement présente un caractère scienti#ique et technique très marqué. *ar e(
pour mieu( lutter contre la pollution les scienti#iques #i(ent des seuils de tolérance de pollution
consacrés par le droit. "es normes techniques ne sont pas toujours &ien per/ues par le
pu&lic. ?troite colla&oration entre le scienti#ique et le juriste.
6e droit de lCenvironnement par nature horiJontale a une tendance très #orte à l’e(pansionnisme. $l
a intégré par touches successives les droits #orestier8 rural8 maritime8 minier8 de lCur&anisme et
aménagement du territoire.
6e droit de lCenvironnement doit il continuer à se répandre dans tous les autres droits au risque de se
diluer ou doit il #ormer un &loc homogène distinct des autres droits pour pouvoir sCappliquer avec
e##icacité ! "et e(pansionnisme a posé la question de la codi#ication8 résolue par lCordonnance de
3MMM qui a créé le code de lCenvironnement.
6e droit de lCenvironnement a &ouleversé les rapports entre lCétat et les cito9ens. On a vu le r@le
essentiel de lCopinion pu&lique8 des associations de dé#ense de lCenvironnement. "a a conduit à
mettre en place de nouvelles procédures dCin#ormation et participation des cito9ens. On a une
s9stématisation de la démocratie participative qui est le #ruit de revendications liées à
lCenvironnement.
Quelle est la #inalité du droit de lCenvironnement !
"Cest un droit à un environnement sain. Droit qui par son contenu contri&ue à la santé pu&lique et au
maintient des équili&res &iologiques. "Cest un droit pourJI lCenvironnement8 et non plus un droit de
lCenvironnement. "om&inaison entre environnement et santé.

$l 9 a eu une évolution #ondamentale des te(tes entre le préam&ule de 01NG et la charte de
lCenvironnement de 3MMN.
En 01NG on disait , la nation garantie la protection de la santé -. Eeut dire que cCest une o&ligation
positive pour lCétat et la collectivité.
En 3MMN on dit , chacun a le droit de vivre dans un environnement équili&ré et respectueu( de la
//
santé -. Eeut dire quCon a un droit individuel qui implique non seulement des prestations positives
mais aussi des mécanismes administrati#s et juridictionnels de réclamation tant à lCencontre de lCétat
que vis à vis des tiers.
Estce que lChomme reste au cUur de ce droit ou nCen est il que lCun des protagonistes !
Dans la charte on constate que le te(te des articles reste essentiellement centré sur la protection de
lCenvironnement de lChomme pour lChomme luim.me. 6’enjeu nCest pas de protéger nCimporte quel
environnement mais de protéger un environnement utile à lChomme.
*ourraiton se détacher de cette vision anthropocentrique de lCenvironnement et développer un droit
de lCenvironnement qui soit aussi #ait pour lCenvironnement luim.me !
E_7) + P questions. 0 principale et deu( autres plus légères.
)oodle G documents +
plan de cours + conna%tre
la charte de lCenvironnement + avoir sous les 9eu( en révisant
les principes dCaction environnementale + avoir sous les 9eu( en révisant
Document de cours , les principes #ondateurs - + lire comprendre et retenir les points essentiels.
"ommentaire EriHa8 "ommentaire guerre des piliers + pour la culture.
.