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Table de matières

Table de matières................................................................................................................... 1
INTRODUCTION GENERALE................................................................................................ 1
Chapitre 1 : Eclairages sr la !"ti"! d #arte!ariat pblic$#ri%& : a%a!tages et limites...........'
(ecti"! 1 : le cadre c"!ceptel d ###...............................................................................)
(ecti"! * : les a%a!tages et les i!c"!%&!ie!ts d parte!ariat pblic$pri%&..........................+
Chapitre * : Le ### da!s la c"!cepti"! mar"cai!e : cas de terres agric"les de l,Etat..........1-
(ecti"! 1 : Les ### da!s la c"!cepti"! mar"cai!e ..........................................................11
(ecti"! * : Le ### a .ar"c da!s le cadre d secter agric"le........................................1*
C"!clsi"!............................................................................................................................ 1/
0ibli"graphie......................................................................................................................... 11
INTRODUCTION GENERALE
Répondre aux besoins de la population et améliorer la qualité des services qui lui sont offerts
sont au centre des préoccupations des pouvoirs publics. La concrétisation de ces deux actions
se traduit par un accroissement en besoins d’investissements et de leurs financements qui
doivent être opérés sans aggravation du déficit public.
1
Devant cette exigence, on assiste à un recours de plus en plus croissant à l’usage d’un
nouveau mode de financement et de gestion : le !artenariat !ublic"!rivé #.
$e recours a été motivé par l’insuffisance des solutions apportées par le droit de la
commande publique pour répondre aux ob%ectifs des collectivités publiques. &n effet, les
montages contractuels classiques 'en particulier les marc(és publics) ne permettent pas de
mener à bien tous les pro%ets de construction et de modernisation d’équipements et
d’infrastructures qui sont pourtant indispensables à une relance de la croissance dans un
contexte de contrainte budgétaire forte.
Le partenariat public"privé est une procédure par laquelle l’&tat confie à une personne
de droit privé une mission globale comprenant le financement, la construction, la rénovation,
la gestion ou l’entretien d’une infrastructure ou la fourniture d’un service. L’opérateur privé
per*oit en contrepartie les paiements acquittés par les usagers. $ette mani+re de procéder
consacre une relation d’une durée relativement longue et se caractérise par une répartition des
risques entre la personne publique et l’entreprise.
Les premiers !!! sont apparus au ,aroc au début du -.e si+cle. /ls se sont développés
à partir de 012., en particulier dans les gestions déléguées des services publics, notamment
dans les domaines du transport urbain, de la distribution d’eau et d’électricité,
d’assainissement et de collecte des déc(ets. Le premier 345 '3uild 4perate 5ransfer), un
mod+le de !!! qui consiste à construire, exploiter et transférer, en 6frique et dans le monde
arabe a été conclu en 0117 pour la concession de la production de l’électricité de la centrale
de 8orf Lasfar. Les nouveaux pro%ets ont été réalisés dans un cadre législatif. L’année 0119 a
été marquée par l’amendement du da(ir de création de l’4ffice national de l’électricité '4:&)
pour l’introduction de 345 dans le domaine de la production de l’électricité.
&n -..;, le ,aroc adopte une loi relative à la gestion déléguée des services publics
dont les principes généraux sont le respect des principes du service public 'égalité, continuité
et adaptabilité), l’appel à la concurrence, la transparence des opérations et l’équilibre
économique et financier du contrat. La loi stipule que le délégataire doit gérer le service
délégué à ses risques et périls et en bon p+re de famille. La premi+re gestion déléguée a eu
lieu bien avant le texte de -..; en 0117 et a porté sur le service d’assainissement et la
distribution d’eau et d’électricité à $asablanca.
*
Dans ce contexte notre su%et va être traité sous la problématique suivante : Dans quelle
mesure le recours de l’&tat marocain au mode de financement et de gestion !artenariat
!ublic"!rivé # peut"il aboutir à une gestion plus performante des services publics <
La réponse à cette problématique nous a poussés à construire notre su%et sur la base de
deux c(apitres :
• Le premier va essa=er de donner un aper*u sur la notion du !artenariat !ublic"
!rivé #, ainsi que les avantages et les inconvénients du recours à ce nouveau mode de
gestion et de financement des services publics.
• Le deuxi+me sera consacré pour anal=ser le !artenariat !ublic"!rivé au contexte
marocain ainsi que la pertinence du recours à ce mode de gestion.
Chapitre 1 : Eclairages sur la !ti! du "arteariat public#"ri$% :
a$atages et limites
Dans sa définition la plus large, le terme de partenariat public"privé couvre toutes les formes
d’association du secteur public et du secteur privé destinées à mettre en >uvre tout ou partie
d’un service public
'
6u"delà de cette définition, le terme de partenariat public"privé est de plus en plus
utilisé pour désigner une nouvelle forme de contrats publics née au Ro=aume"?ni et
transposée dans de nombreux pa=s.
!our illustrer notre propos sur le !!! nous avons %ugé nécessaire de passer en revu du
cadre conceptuel de ce concept à travers ces différentes formes, avantages et inconvénients.
&ecti! 1 : le cadre c!ceptuel du """
Le partenariat public"privé '!!!) est un pro%et con%oint entre le gouvernement et des entités
privées dont l’ob%ectif est de fournir certains biens et services publics 'tels que le
développement de l’infrastructure) de fa*on plus efficace. Les dépenses tr+s importantes en
infrastructure prévues par les gouvernements suscitent des besoins en financement et en
expertise nécessitant une participation du secteur privé. Le !!! constitue un vecteur
essentiel à la mobilisation des capitaux nécessaires dans le cadre d’un partenariat
approfondi portant également sur l’apport de savoir"faire et d’expertise tec(nique.
Le !!! présente également certains avantages en mati+re de gestion con%oncturelle.
La crise économique met en relief l’effet de stabilisation des !!!, qui féd+rent la capacité
institutionnelle et l’expertise des secteurs public et privé, ainsi que leurs mo=ens financiers,
dans l’ob%ectif d’optimiser l’offre d’infrastructure ou de services. $ette alliance large des
acteurs public et privé assure aux pro%ets concernés une meilleure résilience face à la
crise que ne l’aurait permis une démarc(e non coordonnée.
La transition d’un sc(éma traditionnel des marc(és publics vers un sc(éma !!! o@
l’Atat est moins impliqué passe par un continuum allant du contrBle total du concessionnaire
par l’autorité publique à un degré minimal de contrBle. Les contrats de service, les contrats
de gestion, les baux, les mod+les construire"opérer"transférer '345), les concessions et la
privatisation intégrale sont des sc(émas qui comportent des degrés différents de contrBle
exercé par les acteurs publics et privés.
$omme le montre le tableau qu’on va voir par la suite, les sc(émas de !!! se
différencient également en ce qui concerne la propriété des actifs, les obligations
d’opération et de maintien, les sponsors principaux, l’allocation de risque commercial
et, surtout, la durée du pro%et. La longue durée de nombreux pro%ets !!! constitue le premier
argument pour un cadre institutionnel et réglementaire solide.
)
Ceules deux de ces catégories D les différentes formes de 345, 344, 3445, 354,
ainsi que les opérations impliquant un contrBle etEou engagement d’investissement
temporaire 'concessions) D nécessitent des sc(émas public"privé complexes. /l s’agit là de
mod+les qui sont désignés par le terme !!! dans son sens le plus étroit dans la plupart de la
littérature sur le su%et.
$es !!! sont souvent financés en engageant de la dette à long terme contre les flux
de trésorerie générés par le pro%et tout seul. $ependant, bien que la plupart des !!!
complexes soient financés selon les principes du financement de pro%et, les !!! n’impliquent
pas forcément ce mode de financement.
?n !!! peut ne pas avoir recours à des dépenses d’équipement ma%eures à long terme
lorsqu’il s’agit simplement de la reprise par le secteur privé d’un service auparavant fourni
par le secteur public sur la base d’un simple contrat de service.
Typologie du partenariat public-privé
1
Opti"!
D&te!ter d
capital
E2pl"itati"! et
e!tretie!
I!%estisseme!t
e! capital
Ris3e
c"mmercial
Dr&e 4a!!&es5
C"!trat de
ser%ice
#blic #blic et pri%& #blic #blic 1$*
C"!trat de
gesti"! 6
a77ermage
#blic #ri%& #blic #blic '$/
0ail #blic #ri%& #blic .i2te 8$1/
C"!strcti"!$
E2pl"itati"!$
Tra!s7ert
40OT5
#ri%& 47"r!itre
de ser%ice
pblic5
#ri%& #ri%& #ri%& *-$'-
C"!cessi"! #blic #ri%& #ri%& #ri%& */$'-
#ri%atisati"! #ri%& #ri%& #ri%& #ri%& I!d&termi!&e
La comparaison des trois formes de !!! met en relief les contours de cette t=pologie :
 Régie intéressée 'management contract) : le partenaire privé g+re le service et se fait
rémunérer pour cela, avec un intéressement au résultat. La propriété de l’actif, le
personnel, les revenus et les coFts restent tous c(eG le partenaire public.
 6ffermage : le partenaire privé per*oit les revenus et subit les coFts. /l paie un lo=er
au partenaire public, qui reste propriétaire de l’actif. Les investissements pour mise à
niveau sont su%ets à approbation par le partenaire public 'le propriétaire). $e t=pe de
1
Cource : $o(en, C(ams, 6ttia '-..-), traduction 4$D& '-..1)
/
contrat propose l’avantage de gérer le service avec l’efficience du privé, tout en
gardant l’actif dans la sp(+re publique.
 $oncession : Le concessionnaire 'souvent une société privée) prend en c(arge non
seulement des frais dHexploitation et dHentretien courants mais également des
investissements. Le concessionnaire se rémun+re directement aupr+s de lHusager par
une redevance fixée dans le contrat de concession, révisable selon une formule de
variation proposée dans le contrat.
&ecti! ' : les a$atages et les ic!$%iets du parteariat public#pri$%
Le !artenariat !ublic !rivé est un instrument de politique économique destiné à faire
bénéficier les collectivités des effets favorables de la gestion privée : efficience économique
de la gestion par l’opérateur privée I apport du savoir"faire et de la tec(nologie d’un opérateur
souvent international, allégement de la contrainte budgétaire qui p+se sur la puissance
publique I réduction de l’interventionnisme du secteur public.
/" !rincipaux avantages du recours au partenariat public"privé pour lHautorité !ublique
0. ?n partenariat pour assurer des services publics de meilleure qualité au moindre coFt
Le partenariat public"privé ne signifie pas seulement de recourir au secteur privé pour
financer des pro%ets dHinvestissement sur la base de revenus générés par lHinfrastructure, mais
aussi de faire appel aux compétences et au savoir faire de gestion du secteur privé pour
réaliser et opérer des pro%ets publics de fa*on plus efficace pendant leur durée de vie.
6 cet égard, on peut décrire les avantages essentiels que peut procurer le recours au
partenariat public"privé, et les implications de ce recours en termes de rBle pour la puissance
publique.
-. 3énéfices financiers et budgétaires pour lH&tat
 All%ger les c!traites budg%taires
&n permettant de faire appel à des fonds privés, le partenariat public"privé permet parfois de
développer des pro%ets avec peu, voire pas de dépenses pour lHautorité publique 'même si un
certain niveau de subventions est souvent nécessaire). Le coFt du service peut, dans de
nombreux cas, être alors transféré aux usagers 'péages routiers, facturation de lHeau, etc.)
+
$ertains pro%ets financi+rement rentables permettent même de créer de nouvelles ressources
par un partage des bénéfices entre lHopérateur et lHautorité publique 'péages, taxes, etc.).
 Retabiliser les i$estissemets
6u"delà de lHallégement de la contrainte budgétaire, lHutilisation de bons montages en
partenariat public"privé permet dHoptimiser les pro%ets et dHaugmenter les bénéfices pour un
investissement donné, par rapport à un montage en marc(é public. $es avantages se
retrouvent dans les éléments suivants :
• ?ne meilleure intégration et une s=nergie entre les p(ases de conception, de
construction et dHopération, à condition de faire un appel dHoffres unique pour les trois
p(ases I
• ?ne conception innovante, un re engineering et une gestion efficaces I
• ?n accent mis sur la qualité du service offert à lHusager"client I
• ?ne approc(e qui c(erc(e à minimiser le coFt total du pro%et sur sa durée de vie
'investissement J entretien J opération) I
• ?ne meilleure exploitation du capital et la génération de revenus annexes.
K. 6llocation optimale et transfert dHune partie des risques au secteur privé
Les pro%ets en partenariat public"privé comportent presque tou%ours un niveau élevé de
risques, en raison des montants financiers importants en %eu, des incertitudes sur les coFts de
construction et dHopération, et des incertitudes sur les revenus. Le montage en partenariat
repose sur une allocation équilibrée de ces risques, une fois quHils ont été bien identifiés, et
permet dHen transférer une certaine partie à lHopérateur privé lorsquHil est à même de mieux les
contrBler que lHautorité publique.
9. &valuation réaliste et maLtrise des coFts
Le montage en partenariat public"privé permet aux autorités publiques de mieux
évaluer le coFt réel dHun pro%et. ?ne évaluation exacte et réaliste des coFts est ainsi
indispensable aux promoteurs du pro%et pour attirer des financements en capitaux et en prêts.
/l permet également de limiter tr+s largement les dérives des coFts dHun pro%et que lHon
rencontre trop souvent dans les grands marc(és publics dHinfrastructures.
1
M. 3énéfices économiques et sociaux
Les bénéfices économiques et sociaux doivent rester au centre du recours au
partenariat public"privé, en tout premier lieu parce que le pro%et, qui sera financé en grande
partie sur les revenus tirés de son exploitation, doit avant tout être con*u en vue de procurer le
meilleur service au meilleur prix qui pourra satisfaire la plus grande client+le.
;. Réalisation rapide et fiabilité de la mise en >uvre du pro%et au service du développement
économique
LorsquHun pro%et est évalué comme bénéfique pour la société, un montage en partenariat
public privé peut permettre dHaccélérer sa mise en >uvre et sa réalisation. &n effet, il dépend
alors beaucoup moins de la disponibilité de ressource budgétaire, condition qui risque souvent
de le reporter.
7. 6cc+s aux marc(és financiers et développement du marc(é financier local
LHappel au financement privé pour ces pro%ets a aussi un effet bénéfique dHun point de
vue financier macroéconomique. &n effet, il permet dHaméliorer lHacc+s aux marc(és financiers
internationaux, en attirant des capitaux internationaux, en renfor*ant lHimage du pa=s sur ces
marc(és, et en sHappu=ant sur des opérateurs de grande envergure a=ant un acc+s privilégié à
ces marc(és. /l permet aussi à terme de développer un marc(é financier local.
4n peut citer aussi d’autres avantages du recours au partenariat publicEprivé :
 Am%li!rati! des ser$ices au public
 D%$el!ppemet durable de l(e$ir!emet
 Recetrage du r)le de l(Etat sur ses missi!s r%galiees
 *%%+ices tech!l!gi,ues
Le partenariat public"privé permet dHattirer des experts a=ant acquis une expérience
internationale: constructeurs, opérateurs, ingénieurs, financiers, %uristes, etc. $ette expertise
doit se retrouver du cBté du partenaire privé, mais également en interne ou en conseil de
lHautorité publique. /l en résulte un important transfert tec(nologique ou de savoir faire qui se
traduit sur de nombreux plans :
 $onstruction et s=st+mes dHexploitation 'les tec(niques les plus modernes peuvent être
proposées, de fa*on adaptée au contexte local) I
 ,anagement des pro%ets et de lHexploitation I
 /ngénierie financi+re I
8
 /ngénierie institutionnelle I
//" $lé de la réussite dHun partenariat public"privé : LHanal=se et le partage des risques
0. !rincipaux risques pour la puissance publique et pour lHopérateur privé
Le recours au partenariat public"privé peut apporter des bénéfices aux deux partenaires mais il
ne manquera pas dHentraLner :
 pour la puissance publique, une dégradation de la qualité du service et le risque de
surcoFts budgétaires si elle doit finalement assumer ce service, faute dHintérêt
économique pour le privé I
 pour lHopérateur privé, une moindre rémunération, voire une perte des capitaux
investis.
Les deux partenaires ont donc con%ointement intérêt à limiter les risques susceptibles
dHaffecter la réussite du pro%et. $es risques nHont pas une cause unique, mais peuvent provenir
de causes directes ou indirectes qui peuvent survenir tout au long de la vie du pro%et, depuis sa
naissance %usquHà sa maturité, et qui, à tout moment, peuvent entraLner lHinfirmité ou la mort
du pro%et.
1-1 Ris,ues sp%ci+i,ues p!ur le parteaire pri$%
Dans le cadre du partenariat, lHopérateur privé supporte des risques in(érents à tout
partenariat avec un intervenant public. Cont regroupés sous lHappellation de risque politique :
 expropriation, nationalisation, confiscation I
 c(angement des priorités gouvernementales, législation rétroactive, c(angement du
contexte institutionnel I
 non"transfert ou non"convertibilité des recettes du pro%et.

1-' Ris,ues sp%ci+i,ues p!ur la puissace publi,ue
LHautorité publique, en confiant à un opérateur privé, la gestion et lHexploitation dHun
service public, prend le risque de laisser se créer un Nmonopole privéN qui pourrait ne pas
assurer le respect des principes de base du service public : continuité, adaptabilité,
transparence et égal acc+s pour tous. LHautorité publique se trouverait alors dans une situation
de blocage et devrait, supporter des risques pouvant prendre des formes diverses :
9
" risques dHinterruption des travaux et de services I
" risques de surcoFt I
" risques politiques vis"à"vis des cito=ens et des usagers I
" risques de rac(at du pro%et et risques de non"performance I
" risques dHimpossibilité de remplacer le partenaire I
"risques de gel des options futures dHaménagement ou de développement
$es risques ont de fortes c(ances dHapparaLtre lorsquHon est en présence de ca(iers de c(arges
dHappel dHoffres incomplets.
Chapitre ' : Le """ das la c!cepti! mar!caie : cas de terres agric!les
de l.Etat
Le terme de !artenariat public privé '!!!) est sur toutes les l+vres depuis 0. ans au ,aroc. /l
est devenu le mode de structuration par excellence des pro%ets d’infrastructures dans les
secteurs des transports, de l’énergie et de la distribution d’eau. 4r ce terme, parfois utilisé à
1-
tort, décrit une réalité souvent plus complexe en mati+re de structuration %uridique et
financi+re. &n effet, les montages !!! ne se caractérisent pas uniquement par la simple
association du secteur public et du secteur privé pour la réalisation ou l’exploitation d’un
pro%et mais passe aussi, notamment, par l’évaluation préalable du pro%et, l’identification des
risques, la modélisation financi+re et l’ingénierie %uridique.
6insi au niveau de ce c(apitre le point sera mis sur la conception marocaine du !!!
notamment dans le secteur agricole.
&ecti! 1 : Les """ das la c!cepti! mar!caie
Les !!! existent au ,aroc de tr+s longue date. 4n peut citer notamment les concessions de
distribution d’eau potable dans quatre villes du Ro=aume '0109 et 01-.), des lignes
ferroviaires de 5anger"O+s '0109) et de O+s",arraPec( '01-.), et de l’exploitation des ports
en 010; à $asablanca, ,o(ammedia et 5anger. Le p(énom+ne a connu un essor à partir de
012., et parmi les cas actuels les plus emblématiques des !!! au ,aroc, on peut citer la
centrale électrique de 8orf Lasfar pr+s d’&l 8adida, qui gén+re autour de M. Q de la
consommation d’électricité marocaine.
La centrale a été reprise con%ointement par $,C &nerg= 'Atats" ?nis) et 633
'Cuisse) en 0117 sur la base de dispositions 345 'construire"opérer"transférer) et d’un pro%et
d’augmentation de la capacité 'deux nouvelles unités de génération ont été construites à cBté
des deux unités (éritées de l’4ffice national de l’électricité du ,aroc au moment du
transfert). $e !!! semble avoir été fécond en éc(anges de savoir"faire tec(nique et
managérial, bien au"delà de la réalisation des ob%ectifs financiers et de développement. Les
partenaires se sont également avérés tr+s engagés en tant qu’entreprises cito=ennes 'respect
de l’environnement, pro%ets caritatifs). La part de $,C &nerg= dans ce !!! constituait,
pendant de nombreuses années, le plus gros /D& américain au ,aroc.
Le nouveau port de 5anger",éditerranée, un pro%et structurant de grande envergure
dé%à partiellement opérationnel, est géré par l’6gence spéciale 5anger",éditerranée
'5,C6), une entité de l’Atat qui assume les fonctions d’autorité portuaire, de développeur
et de gestionnaire des Gones franc(es qui font partie intégrante du pro%et, et d’acteur
territorial veillant sur le développement socio"économique des communautés limitrop(es. La
5,C6 g+re les appels d’offre concernant les différentes composantes du pro%et, qui sont
11
généralement confiés à des consortia d’opérateurs privés marocains et étrangers aupr+s
desquels la 5,C6 représente le pouvoir public. Le capital de la 5,C6 est détenu à 10,7. Q
par le Oonds Rassan // pour le développement économique et social 'un organisme d’Atat).
La participation des investisseurs privés à la réalisation du port de 5anger",éditerranée
s’él+ve à 0,M milliards d’euros, soit la moitié du montant global du pro%et. ?ne deuxi+me
p(ase ambitieuse '2-M millions d’euros), 5anger ,ed //, ne sera désormais mise en >uvre
que progressivement suite à la crise économique et à la baisse des volumes du fret maritime,
en commen*ant par un seul terminal à conteneurs 'au lieu des deux prévus) et en reportant
l’entrée en service de 0M mois.
Le concept du !!! au ,aroc se traduit également par une série de concessions
portant sur la distribution d’eau et d’électricité, ainsi que sur l’assainissement 'le traitement
des eaux usées et la collecte des déc(ets solides) dans plusieurs villes marocaines. Dans le
cas de la L=dec, titulaire de la gestion déléguée des services de distribution dHeau, dHélectricité
et dHassainissement de la $ommunauté urbaine du Srand $asablanca, les améliorations sur le
plan tec(nique sont nettes. ?ne économie dHeau de -M millions de mK, une protection efficace
contre les inondations et la réduction de moitié des coupures dHélectricité ont été réalisés. Les
probl+mes survenus à $asablanca comme à Rabat rel+vent de l’augmentation des tarifs, %ugée
nécessaire pour le financement de la mise à niveau de l’infrastructure. /l s’agit de la forme de
!!! la plus visible aupr+s du grand public. Le secteur de l’immobilier a également connu un
foisonnement de !!!, aussi bien dans l’(abitat social 'qui %oue un rBle clef dans la lutte
contre l’(abitat insalubre) que dans la construction de sites touristiques.
Les principaux pro%ets de gestion déléguée en cours de finalisation concernent le
réseau de transport urbain par autobus dans la région de Rabat"Calé, les pol=cliniques de
la $:CC, le %ardin Goologique national, et le service de l’eau d’irrigation dans les périm+tres
du LouPPos, du 5adla et des DouPPala ainsi que du périm+tre d’&l Suerdane. ?n contrat
a récemment été signé pour la gestion déléguée du monopole de commercialisation de
l’alcool ét(=lique.
&ecti! ' : Le """ au /ar!c das le cadre du secteur agric!le
Dans le cadre de la libération de l’économie nationale et de la mise en valeur du
patrimoine agricole, le gouvernement marocain a adopté un plan qui vise à se désengager de la
gestion directe des terres agricoles gérées par les sociétés étatiques.
1*
L’approc(e retenue est une approc(e de parteariat o@ :
L.Etat met à la disposition des investisseurs des propriétés de tailles suffisamment importantes,
permettent une mise en valeur optimale avec une durée de location suffisamment longue,
permettant l’amortissement des capitaux à investir.
Les parteaires pri$%s réalisent des pro%ets agricoles etEou agro"industriels, constituant des
référentiels en mati+re de développement agricole, à même de drainer le maximum
d’investissement et de créer le maximum d’emplois avec le respect dans le temps des
engagements pris en vue de faire de cette opération un mod+le réussi de gestion des terres
relevant du domaine privé de l’&tat.
Les attentes des pouvoirs publics se résument comme suit :
• La meilleure valorisation du patrimoine foncier géré par les sociétés étatiques I La
mobilisation de capitaux privés nationaux et étrangers I
• La contribution à la mise à niveau des principales fili+res agricoles 'agrumes, olivier,
rosacées, vigne, maraLc(age, élevage, production de semences certifiées etc..) I
• La sauvegarde de l’emploi existant et la création de nouveaux emplois.
!euvent participer aux appels d’offres les personnes p(=siques ou morales, marocaines
ou étrang+res, présentant des références satisfaisantes en mati+re tec(nique et financi+re dans
leur secteur d’activité économique et ce en leur nom seul ou con%ointement et solidairement.
L’expérience des candidats dans l’exploitation agricole etEou agro"industrielle ou dans
la distribution des produits agricoles est exigée. $ette expérience est soit acquise par le
candidat lui" même ou %ugée à travers les compétences tec(niques et managériales qu’il
compte engager pour la gestion du pro%et.
Les opérations ont été lancées en deux tranc(es. La premi+re, datant d’octobre -..9
avait porté sur 90.2K7(a, répartis entre 0;; pro%ets. La seconde, lancée en %uillet -..7, avait
concerné K2.7K0(a répartis entre 00; pro%ets.
Le cadre réglementaire régissant le c(oix des attributaires pour la premi+re tranc(e
s’est basé sur un 6ppel d’offres international # '64/) régi par un r+glement comportant
notamment, les conditions d’évaluation des offres sur la base de l’étude, par des comités
d’experts, selon les crit+res de références du soumissionnaire # '0M points) I
d’investissements et intégration # '9M points) I de création d’emplois # '-. points) et de
co(érence du pro%et # '-. points).
1'
La deuxi+me tranc(e a été scindée en deux catégories de pro%ets faisant c(acune
l’ob%et d’un r+glement. Les petits et mo=ens pro%ets ont fait l’ob%et d’un r+glement quasi"
identique à celui a=ant été appliqué à la premi+re tranc(e avec un s=st+me de notation
différent et qui se présente comme suit : 'i) les références du soumissionnaire 'K. points) I 'ii)
les investissements et l’intégration 'KM points) I 'iii) la création d’emplois '0M points) et la
co(érence du pro%et '-. points).
Les pro%ets semences # et grandes fili+res #, quant à eux ont fait l’ob%et d’un
6ppel à ,anifestation d’/ntérêt # '6,/) régi par deux r+glements : un r+glement de
présélection 'pour constituer la liste des trois investisseurs potentiels qui seront invités à la
p(ase de sélection finale) et un r+glement de sélection finale 'pour sélectionner l’ad%udicataire
qui signera la convention de partenariat avec l’&tat marocain).
6pr+s la déclaration de l’attributaire à l’issue des procédures d’appel à la
concurrence, une convention de partenariat est signée pour une durée de : 'i) quarante années
'9.) à compter de sa date d’entrée en vigueur, si le partenaire propose pour la mise en valeur
du pro%et, la réalisation d’investissements en plantations arboricoles, viticoles, foresti+res
dominantes ou en infrastructures agro"industrielles importantes I 'ii) dix sept années '07)
à compter de sa date d’entrée en vigueur, si la proposition du partenaire pour l’exploitation
du pro%et porte sur les cultures annuelles et l’élevage.
La convention est articulée autour de l’obligation du partenaire 'respect des
dispositions législatives et réglementaires), de l’obligation de l’6dministration 'Cuivi de la
convention), du régime financier de la convention 'le montant de la redevance est révisable
à la (ausse tous les cinq ans au taux de 0.Q) et du cautionnement 'caution de soumission et
cautions d’exploitation).
Le dispositif institutionnel des deux opérations comprend quatre niveaux :
# Les C!mmissi!s d.!u$erture des plis, constituées de représentants des
,inist+re de l’6griculture, de l’&conomie et des Oinances, des 6ffaires
&conomiques et Sénérales et de l’/ndustrie, du $ommerce et des :ouvelles
5ec(nologies. &lles sont c(argées de l’ouverture des plis en séances publiques et de
l’étude des dossiers administratifs et %uridiques.
1)
# Les C!mit%s d.e0perts, constitués par des représentants des ,inist+res c(argés
des 6ffaires &conomiques et Sénérales, de l’&conomie et des Oinances et de
l’6griculture et de la !êc(e ,aritime et de l’/ndustrie, du $ommerce et des :ouvelles
tec(nologies. $es comités proc+dent à l’étude des références des soumissionnaires
et au classement des offres par ordre décroissant en vue de constituer une liste
des trois premiers candidats pour c(aque pro%et.
# La C!mmissi! de "arteariat, placée sous la !résidence du ,inistre
c(argé de l’6griculture, et constituée des ,inist+res de l’&conomie et des
Oinances, de l’/ntérieur, de l’6griculture et de l’/ndustrie, du $ommerce et des
nouvelles tec(nologies. &lle est c(angée de l’évaluation et de la comparaison des
offres sur la base de l’étude des comités d’experts, en vue de la validation,
éventuellement la correction, des trois premi+res offres pour c(aque pro%et.
# La C!mmissi! Itermiist%rielle, présidée par le !remier ,inistre. &lle
proc+de à l’étude des propositions de la $ommission de !artenariat et à la validation
de la liste des ad%udicataires.
Le bilan pour l’ensemble de l’opération de !!! # autour des terres agricoles de
l’&tat montre que : 'i) ;KM dossiers ont été traités par les commissions pour la premi+re
tranc(e 'avec un re%et de 9K dossiers) et 2;. pour la tranc(e // 'avec un re%et de ;M dossiers)I
'ii) des partenaires étrangers de renom ont été retenus, dont des espagnols, des fran*ais,
des américains et des argentins I 'iii) l’investissement prévu dans le cadre des deux
opérations est supérieur à 0- ,,DR dont 1,K ,,DR pour les nationaux et -,1 ,,DR
pour les étrangers I 'iv) une création de K2.;0. emplois, dont KM.K9. ouvriers, -.919 cadres
de maLtrise et 77; cadres supérieurs.
Le plan ,aroc Tert # prévoit le développement de !artenariat !ublic"!rivé autour
de 7.. ... (a de terres agricoles appartenant à l’&tat et aux collectivités et(niques à
raison de 7. ... (a par an.
C!clusi!
Le ,aroc fait preuve d’un parcours plutBt réussi dans le domaine des partenariats public"privé
'!!!). Le pa=s a ainsi accumulé une expérience considérable qui pourrait irriguer de
nouvelles réformes visant lHamélioration du cadre institutionnel, du contrBle et de lHévaluation,
et de la consultation des parties prenantes. &n effet, des réformes sont à entreprendre pour
1/
améliorer le cadre des !!!. &lles concernent principalement l’élargissement du c(amp
d’action des !!!, la création d’une unité !!!, l’instauration d’un s=st+me d’anal=se coFts"
bénéfices plus rigoureux pour les !!!, et une consultation s=stématique et approfondie autour
des !!!.
Les partenariats public"privé '!!!) se sont développés au ,aroc avant même la mise
en place d’un cadre législatif spécifique. Les !!! sont présents dans des secteurs tr+s variés,
dont la génération dHélectricité '8orf Lasfar &nerg= $ompan=), lHinfrastructure portuaire
'6gence spéciale 5anger",éditerranée) et la distribution dHeau et dHélectricité 'L=dec à
$asablanca). /ls ont permis un transfert de savoir"faire international en complément des
compétences dé%à disponibles sur place. !lusieurs services publics s’en sont trouvés nettement
améliorés.
$ependant, ce t=pe de partenariat reste confronté à plusieurs défis au ,aroc. D’abord,
les !!! sont encore trop concentrés sur les services publics et certains pro%ets d’infrastructure
'les c(amps d’action traditionnels #). &nsuite, il n’existe pas d’unité c(argée des !!! pour
superviser et coordonner la politique globale en la mati+re, mais plusieurs entités au sein de
minist+res spécialisés. L’ensemble du dispositif est donc plutBt éclaté et ad hoc. &nfin, les
anal=ses comparatives des avantages et des inconvénients, ainsi que les consultations sur les
opérations de !!!, ne sont pas s=stématiques.
$es défis appellent un certain nombre de réformes D proposées dans le résumé de ce su%et D
dont trois peuvent évoquer l’orientation globale de cette évaluation :
L’élargissement du champ d’action des PPP : /l est préconisé l’élargissement du c(amp
d’action des !!!, %usqu’ici concentrés sur les services publics et certains pro%ets
d’infrastructure, pour qu’ils soient mis en >uvre dans des secteurs moins traditionnels.
La création d’une unité de PPP : /l est préconisé la création d’une unité c(argée des !!! qui
serait rattac(ée au 5résor public ou au minist+re des Oinances et qui bénéficierait d’un soutien
politique de (aut niveau au sein du gouvernement. ?ne telle unité renforcerait la capacité du
gouvernement à gérer efficacement un programme de !!! complexes, = compris l’évaluation
des coFts et des bénéfices des pro%ets, et le suivi de leur mise en oeuvre.
1+
Un processus de consultation approfondie autour des privatisations et des PPP : /l est
préconisé la mise en oeuvre d’un processus de consultation autour des privatisations et !!! à
venir, et autour des stratégies sous"%acentes, qui impliquerait les acteurs économiques au sens
large, ainsi que le monde universitaire, les s=ndicats et la société civile.
*ibli!graphie
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 Ou$rage :
" ,4?564?6U/L 6bdella(, NLes grands services publics, manuels et travaux universitairesN,
&dition 0111
" Oran*ois Lic(+re, 3oris ,artor, Partenariats publics-privés », Litec, -...
" Silles !édini, Cébastien 5(ouvenot Pratique des partenariats public-privé !hoisir, évaluer,
monter son PPP. # !aris : Litec, -..;
 /%m!ires et Re$ues :
" "#L$%& 'aad, ( Le Partenariat Public-Privé )PPP* : nouveau mode de gestion et de
financement des pro+ets au ,aroc », &roisi-me .ialogue #uro-,éditerranéen de
,anagement Public, &unis, &unisie, / et 0 octobre 1232
" ( Pro+et de loi relative au partenariat public-privé », 444financesgovma
" Vuatri+me forum annuel sur la réforme et la modernisation de l’administration publique et de
la gouvernance, 5anger ',aroc), 0; D 078uin -..2
" ( Les partenariats public-privé : un héritage positif pour les générations futures 5 », ,émoire
pour le ,aster professionnel : ,anagement du secteur public : collectivités et partenaires,
!lémence 6#7#%U., le 8 septembre 122/
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WWW.finances.gov.ma
WWW.WiPipedia.com
18