1 / 51

1.1. DEFINITION, CONCEPTS, ORGANISMES DE
REGLEMENTATION ET NORMES TECHNIQUES

Définition :

La Compatibilité Electromagnétique (CEM) représente l'aptitude
d'un système à fonctionner dans son environnement et sans
produire lui-même des perturbations électromagnétiques
intolérables pour tout a qui se trouve dans cet environnement.

Concepts :

Système électrique/électronique (fig. 1)
Ensemble d'équipements (capteurs, actionneurs, unités de dialogue
compris) qui participent à la réalisation d'une fonction définie.















Environnement électromagnétique (fig. 2)
Ensemble des phénomènes électromagnétiques existant à un
endroit donné.

Perturbation électromagnétique
Tout phénomène électromagnétique susceptible de dégrader les
performances d'un dispositif, unité d'équipement ou système. Une
perturbation électromagnétique peut être un bruit
électromagnétique, un signal non-désiré ou une modification du
milieu de propagation lui-même.
La perturbation représente la conséquence d'un transfère non-
intentionel d'énergie électrique dit interférence électromagnétique.
2 / 51

Fig. 2 - Environnement électromagnétique d’un équipement électrique

Immunité à une perturbation
L'aptitude d'un appareil ou d'un système à fonctionner sans
dégradations de qualité en présence d'une perturbation
électromagnétique.

Niveau d'immunité
La valeur d'essais spécifiée dans les normes (en dB).

Susceptibilité
La manque d'immunité. Relations quantitatives: Voir fig. 3a, 3b.

Niveau de perturbation (d'émission)
Représente le niveau qui peut être dépasse dans des très petits
nombres de cas (5%, 2%) tenant compte de la distribution
statistique de perturbation.

Niveau de compatibilité électromagnétique
Représente le niveau maximal spécifié des perturbations auquel on
peut s'étendre que soit soumis un dispositif.

Marge de compatibilité électromagnétique
M
c
est la différence (en dB) entre le niveau d'immunité d'un
système et la limite d'émission de la source. Dans cette marge on
trouve le niveau de compatibilité.
3 / 51

























Fig. 3b - Relation entre les différents niveaux d’une perturbation
électromagnétique compte tenu des distributions statiques.

4 / 51
Marge d'émission
M
e
est la différence (en dB) entre le niveau de compatibilité et la
limite d'émission.

Marge d'immunité
M
i
est la différence (en dB) entre la limite d'immunité et le niveau
de compatibilité.

Unités de mesure utilisées en CEM :

Tension électrique

[ ]
[ ] V dB
V
si V
V m
m 1
log 20
10
=

Courant électrique

[ ]
[ ] A dB
A
si I
I m
m 1
log 20
10
=

Champ électrique

[ ]
[ ] E
E si
V
m
dB
V
m
= 20
1
10
log
m
m


Champ magnétique

[ ]
[ ] H
H si
A
m
dB
A
m
= 20
1
10
log
m
m


Exemple :

V mV = 100 => V dB V =
×
=
-
-
20
100 10
10
100
10
3
6
log m

I A = 1 => I dB A = =
-
20
1
10
120
10 6
log m




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1.2. ANALYSE DE COMPATIBILITE
ELECTROMAGNETIQUE

Schématisation d'une interférence électromagnétique est montrée
sur la figure 4.a.

La source est caractérisée par le niveau des perturbations P [dB].

Le couplage assure le transfert de l'énergie de perturbation avec un
affaiblissement A [dB].

La victime (le dispositif récepteur) est caractérisée par le niveau
d'immunité I [dB].

But de l'analyse CEM - évaluer la marge de compatibilité M :


( ) [ ] dB P A I A P I M - + = - - =

Recommandation:
M > 20 dB

pour chaque source et type de couplage
Décision:
M > 20 dB

compatibilité assuré
M < 20 dB ou M < 0 alors on considère le facteur temps et la
pondération
Conclusion:
M > 0

à compatibilité assurée pour des
périodes considérés
M < 0 à on évalue les risques et on prend
des mesures

Critères de performance pour caractériser l'immunité:

A - Le système fonctionne conforme à l'usage, sans erreurs ou
dégradation des performances spécifiées.
B - Le système fonctionne conforme à l'usage après le test mais
pendant l'essai on peut avoir des erreurs.
C - Le système perde temporairement la capacité de fonctionnement ;
après le test on revienne lui-même en bon état ou suite à une
manoeuvre de l'opérateur.
D - Le système perde completement la capacité de fonctionnement ;
il est detruit.

6 / 51

1.3. LES MODES DE PROPAGATION DES
PERTURBATIONS

Les perturbations sont transmises (fig. 4.a) de la source vers le
récepteur (la victime) par le champ électromagnétique sous différents
formes dites couplages (fig. 4.b) :


Fig. 4.a - Scheme d’interference

perturbations
conduites
produites par
le reseau
par reseau
conduction
conduction
liaisos a la
par
terre
induction
magnetique
radiation
entre
carcasses
radiation
entre
conducteurs de
signal
Couplage capacitif
Source
Systéme
Victime
Aquisition
donnees
Sensors
Boite dialogue
radiation
par carte secteur
reseau


Fig. 4.b - Schematisation des couplages



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Couplage par conduction
Interaction transmise par le réseau d'alimentation, par les
conducteurs de mesure, commande, contrôle (signaux) ou par les
liaisons de masse ou de terre (couplage par impédance commune).

Couplage par induction magnétique
Suite à l'interaction d'un champ perturbateur sur une boucle
conducteur du récepteur (couplage par champ magnétique).

Couplage par induction électrique
Suite à l'interaction d'un champ électrique perturbateur par
l'intermède des capacités parasites entre la source et le circuit
perturbé (couplage capacitif).

Couplage par rayonnement électromagnétique
Suite à la propagation du champ électromagnétique produit par la
source et réceptionné par la victime en qui devienne antenne.

SIGNAUX D'INTERFERENCE - voir figure 5



















Fig. 5 - Signaux d’interference




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Signal de mode diférentiel
Interférence de conduction qui se propage (va et vient) entre les
conducteurs d'interconnexion d'équipements; il est perçu par la
victime comme signal utile!

Signal de mode commun
Interférence de conduction qui se propage sur les deux fils de
signal utile avec le retour par la terre. Si les impédances parasites
Z
A
et Z
B
entre les fils sont différentes, Z Z
A B
¹ , alors un signal de
mode commun produit un signal différentiel: ( ) V I Z Z
i CM A B
= - .









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2.1. ORGANISMES DE REGLEMENTATION, NORMES

La Commission Electrotechnique Internationale (CEI) a crée
organismes spéciaux:

§ le Comité International Spécial des Perturbations Radioélectronique
(CISPR) qui élabore des normes CISPR ;
§ le Comité Technique 77 - Compatibilité Electromagnétique qui
élabore les normes CEI.

En Europe, la Communauté Economique Européenne a crée le
Comité Européen de Normalisation en Electrotechnique (CENELEC) :
La Directive Européenne nr 89/336/CEE, en application de 28
octobre 1992 (avec 4 ans de transition) impose les normes CEE au niveau
des pays de la communauté.

Les normes européennes sont notées EN, elles sont compatibles
avec les normes CEI.
En France, les normes nationales sont notées NF-C, en Roumanie
SR, aux Etats Unies FCC.

Exemples - Normes générales CEM

CEI 1000-1
EN 61000-1
1ère Partie Général - Définitions
CEI 1000-2
EN 61000-2
L'environnement
électromagnétique
CEI 1000-3
EN 61000-3
Limites
(émissions et immunité)
CEI 1000-4
EN 61000-4
Méthodes d'essais et
de mesure
CEI 1000-5
EN 61000-5
Guide d'installation
CEI 1000-9 Divers


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2.2. SOURCES DES PERTURBATIONS
ELECTROMAGNETIQUES

Sources d'origine naturelle
la foudre, le bruit solaire

Sources de l'activité humaine
émetteur radio, TV, radar, micro-ondes
utilisation de l'électricité (transitoires, alimentation à découpage)
décharges électrostatiques

2.2.1. BREF DESCRIPTION DES SOURCES

La foudre
Décharge due à l'électricité statique accumulée par le nuage ;
phénomènes complexes, incomplètement connus.
Valeurs typiques :
- courants 10÷100 KA crête,
- durée: front 10÷20 mS ; queue - 100 mS

Une explication simplifiée en trois étapes (voir la figure 6) :
§ pré-décharge (précurseur par pas) avance par bonds ;
§ précurseur continu du nuage au sol ;
§ arc en retour (sol-nuage) grande vitesse (c/3) et luminosité.

















Fig. 6 - La foudre (présentation schematique)

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La foudre (suite)
Normalisation (voir la figure 7) :
- onde de tension 1,2/50 mS
- onde de courant 8/20 mS






























Emetteurs de télécommunication (voir le tableau 1)
Puissance : quelques W (radiotéléphone) jusqu'à MW (radars)
Bandes de fréquences bien précisées par l'Union Internationale de
Télécommunications (U.I.T.)

Emetteurs industriels, medicaux et domestiques (voir le tableau 2)
Puissance : quelques 10 W jusqu'au quelques 100 KW
Bandes de fréquences bien précisées par U.I.T. (par exemple :
6,78 ; 13,56 ; 27,12 ; 40,68 MHz)
12 / 51
Impulsion électromagnétique nucleaire (I.E.M.N.)
Apparaît suite à une explosion d'une bombe atomique ; l'on
considère (dans le domaine civil) une explosion en haute altitude
(>50 km). L'effet électromagnétique: un champ produit sur des
vastes surface (un pays).
Modélisation : onde biexponentielle 5/200 ns, amplitude 50kV/m,
des autres effets magnétiques sont aussi envisagés.

Sources des parasites dûs à l’utilisation de l’électricité
Lignes électriques à haute tension
à les perturbations de 50 Hz :
- champ électrique au sol (7kV/m),
- champ magnétique (10÷14mT/KA à 15 m d'axe),
à les perturbations à haute fréquence (ex. 30÷70 mV/m à 500Hz) :
- l'effet couronne,
- les aigrettes en effleuves dans les zones du champ
intense,
- les microarcs de type éclateur.

Phenomenes de commutation
Fermeture et coupure des circuits :
- surtensions et surcharges à fermeture des condensateurs
(voir la figure 8),
- coupure des charges inductives avec arrachement (voir la
figure 9).
13 / 51


















Perturbations conduites a basse frequence (harminiques)
Provoquées par les charges non-lineaires :
- éclairage fluorescent (lampes à décharge),
- convertisseurs statistiques (redresseurs, onduleurs) - voir
la figure 10.




























Traction electrique (a courant continu ou alternatif)
Nécessite un traitement spécifique.




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2.2.2. CARACTERISATION DES SIGNAUX D'INTERFERENCE

Les signaux déterministes peuvent être représentés :
- dans le domaine temporal f (t)
- dans le domaine fréquentiel A (w), r(w)

Approche nécessaire:
-circuits avec éléments concentré si e =
l
min
10

-circuits avec constantes localisés (ligues longues) dans l'autre cas.

Exemples caractéristiques (voir la figure 11)












L'onde trapézoïdale (voir la figure 12)

La formule generale : ( )
( ) x t C C n t
n n
n
a
= = +
=
å
0 0
1
2 cos v r
La valeur moyenne : C A T
0
= t

Les harmoniques: ( ) 2 2 C A
T
n
T
n
T
n
T
n
T
n
r
r
=
t
pt
pt
pt
pt
sin sin












15 / 51
Si on connaît la caractéristique A(f) on peut reconstituer un signal
trapézoïdal:
La fréquence fondamentale : f
0
à 0,64 A

La durée moyenne du signal : t
p
=
1
1
f


La durée de montée : t
p
r
f
=
1
2

f
1
et f
2
étant les fréquences de cossue des asymptotes à 20 et 40
dB/décade.

Observation :
Soit un conducteur de longueur l et un signal avec le temps de monté t
r
.
Si t
r
> 2l/c, alors le circuit a les éléments concentré.
Sinon, on devra considérer le conducteur commun une ligne longue.

Exemple: t
r
= 4ns et l = 1 m à ligne longue!


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TABLEAU 1.- Principaux émetteurs de télécomunication.

FREQUENCE

UTILISATION
PUISSANCE
MAXIMALE
ORDRE DE GRANDEUR DU CHAMP A
PROXIMITE DE L'EMETTEUR
< 130 kHz Balises maritimes
150 kHz Radiodiffusion grandes
ondes et Radionavigation
quelques MW 150 dB (µV/m) à 500 m
500 kHz Radiodiffusion ondes
moyennes
quelques
100 kW
145 dB (µV/m) à 200 m

1600 kHz
Comunication MF et HF
(marine, aviation, militaire)
Radiodifusion ondes courtes
quelques
10 kW
quelques
100 kW
123 dB (µV/m) à 500 m
130 dB (µV/m) à 500 m
27/1000 MHz Talkie - Walkie
Radiotéléphones privés et
services publics
C.B. (27 MHz)
quelques W
quelques 10 W

140 dB (µV/m) à 1 mètre
130 dB (µV/m) à 30 m
87/108 MHz Radiodiodiffusion
modulation de fréquence
quelques 10 kW 130 dB (µV/m) à 200 m
176/223 MHz Télévision VHF quelques 10 kW 125 dB (µV/m) à 200 m
108/144 MHz
328/335 MHz
960/1215 MHz
Emeteurs VHF et UHF
aéronautiques et maritimes,
balises
10 à 50 W
100 dB (µV/m) à 200 m
470/862 MHz Télévision UHF quelques 10 kW 120 dB (µV/m) à 200 m
1 GHz Radars quelques MW (*) 146 dB (µV/m) à 1 km
2 à 40 GHz Télécommunications
hyperfréquences
Faisceaux hertziens
quelques W
70 dB (µV/m) à 1 km
(*) On peut obtenir des puissances de crête de l'ordre de GW.
17 / 51
TABLEAU 2.- Emetteurs industrials, médicaux et domestiques à fréquence radioélectrique.
APPLICATION FREQUENCE
PUISSANCE
MAXIMALE
ORDRE DE GRANDEUR DU CHAMP RAYONNE
Tables de cuisson à induction
domestiques
quelques 10 kHz quelques kW 110 à 130 dB (µV/m) à 3 m
(fondamental)
70 à 100 dB (µV/m) à 3 m
(harmoniques)
HF médical et paramédical
fonctionnant à éclateurs
(diathermie,massages,…)
spectre large
quelques 10 kHz à
quelques 100 kHz
quelques 10 W 70 à 100 dB (µV/m) à 3 m
en ondes kilometriques
Machines à inductions pour
traitement des métaux
100 à 600 kHz quelques 100 kW 90 à 110 dB (µV/m) à 3 m
Chauffage diélectrique pour
traitement des matières
plastiques
6,78 MHz
13,56 MHz
27,12 MHz
40,68 MHz
quelques 100 W
à
quelques 100 kW

80 à 130 dB (µV/m) à 30 m
HF médical (diathermie, bistouri
électrique)
27 MHz quelques 10 W 60 à 90 dB (µV/m) à 30 m
Fours de séchage (laine, bois) 27 MHz quelques 10 kW 80 à 110 dB (µV/m) à 30 m
Tunnels de décongélation
Stérilisation
915 MHz
(sous dérogation)
2450 MHz
quelques 10 kW

quelques kW

90 à 120 dB (µV/m) à 30 m
Fours à micro-ondes
domestiques
2450 MHz quelques 100 kW 80 à 110 dB (µV/m) à 3 m
18 / 51

3. TYPES DE COUPLAGE

3.1. COUPLAGE PAR IMPEDANCE COMMUNE
(GALVANIQUE OU PAR CONDUCTION)

Couplage assuré par les liaisons électriques entre deux systèmes :
par l'alimentation commune, le réseau de terre et les capacités parasites
entre les équipements et les masses métalliques - voir la figure 13.













Fig. 13 - Couplage par élément commun


Modélisation - voir le schéma équivalent sur la figure 14.













Fig. 14 - Schéma équivalent



19 / 51
Circuit 1 - perturbateur
Le courant dans le circuit perturbateur est :
I
V
R R Z
V
R R
S C S C
1
1
1 1
1
1 1
=
+ +
@
+

parce que Z R R
S C
<< +
1 1

La tension perturbatrice sur Z est : V ZI
C
=
1


Circuit 2 - perturbé
La tension perturbatrice sur la charge R
c2 est :
V
R
R R Z
V
R V
R R
S
C
S C
C
C C
S C
=
+ +
@
+
2
1 1
2
2 2

( )( )
V
R Z
R R R R
V
S
C
S C S C
@
+ +
1
1 1 2 2
1

L'atténuation de ce couplage :
( )( )
A
V
V
R Z
R R R R
S C
S C S C
= =
+ +
20 20
10
1
2
1 1 2 2
log log

Exemple :
Soit V
1
= 5V R
S1
= R
c1
= 50W f = 100 kHz
V
2
= 10mV R
S2
= 100W R
S2
= 10 MW
Z = 0,1W à 100 kHz
Alors: V
S
= 5 mV (!) A = -60 dB


ETUDE DE CAS :
LIAISON DE MASSE ET TERRE COMMUNES

Soit l'exemple montré sur la figure 15 :








La résistance d'une piste de cuivre d'épaisseur 35 mm
[ ] R
l
d
m = 0 5 , W
avec: l = longueur
d = largeur (dans la même unité)
V
V+V
R L
I
1
Z
V
Fig. 15 Connexion de masse commune
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L'inductance:
[ ] L L l H = ×
0

où L
0
= 1 mH/m est l'inductance linéique

Exemple:

En basse fréquence (BF)
Soit une piste de 10 cm longueur et 1mm largeur.
Le courant perturbateur I
1
=1A courant continu et R = 50 mW.
La tension perturbatrice est : V mV
p
= × × =
-
50 10 1 50
3

C'est trop pour une carte analogique à bas niveau!

En haute fréquence (HF)
Soit la même piste parcourue par un courant 1 A à 10 MHz.
La tension perturbatrice est : V ZI fI V
p
@ - = × × = 2 6 28 10 1 6 28
7
p , ,
parce que L>>R.
La valeur est inacceptable pour une carte numérique.

Observations
- en courant continu et BF, l'inductance ne compte plus ;
- en HF la section du conducteur n'a pas d'importance (suite à
l'effet de peau).

Remèdes
- diminution de la résistance commune,
- séparation des circuits perturbateur et perturbé,
- liaisons de masse courtes et séparés.


21 / 51

3.2. COUPLAGE PAR INDUCTION MAGNETIQUE
(COUPLAGE INDUCTIF)

Couplage du au phénomène d’induction produit par le champ
magnétique variable à

Loi de Faraday: ( ) V t
d
dt
p
= -
F


où le flux magnétique est: [ ]
ò ò
= = F
s s
Wb dS H S d H J m m m m cos
0 0

S - étant l’aire de boucle du conducteur du circuit perturbé
(voir la figure 16)
La tension perturbatrice dépend de la grandeur de l’aire A, de
l’ongle d’incidence J , de la valeur du champ perturbateur et aussi
de la vitesse de variation du flux magnétique.













ETUDE DE CAS :
COUPLAGE ENTRE DEUX LIGNES SIMPLES

Soit la disposition montrée sur la figure 17.a avec le schéma
équivalent 17.b, ou :
l’inductance mutuelle M : [ ] M
i
H =
F
12
1

F
12
étant la partie du flux produit par le courant i
1
qui embrasse
l’aire S du circuit perturbé.

En régime sinusoïdal :
( ) V R R I j L I j MI
S C 1 1 1 1 1 1 2
= + + + w w
( ) 0
2 2 2 2 2 1
= + + + R R I j L I j MI
S C
w w

~
2
V
R
2
S
R
2
C
V
~
p
H
F i g . 1 6 L e c o u p l a g e i n d u c t i f
F V
S
22 / 51






















La fonction de transfert :
I
I
j
M
R R
j
L
R R
S C
S C
2
1
2 2
2
2 2
1
= -
+
+
+
w
w


et le module représenté sur la figure 18.


















Fig. 17 Cas de deux lignes simple cuplés
V1 ~
R
S
1
R
C
1
R
S
2
R
C
2
a)
I1
*
*
M
H1
L
1
M
*
~
V
1
*
L
2
R
S
1
I
1
I
2
R
S
2
R
C
1
R
C
1
b)
23 / 51
En bassses fréquences (BF)
L'hypothèse no. 1 - basses fréquences : wL R R
S C 2 2 2
<< +
La tension perturbatrice sur la résistance de charge R
a
:
( )
V
R
R R
j MI
R
R R
j M V
R R j L
S
C
S C
C
S C
S C
@
+
× @
+
×
×
+ +
2
2 2
1
2
2 2
1
1 1 1
w
w
w


Si le courant I I t
1 1
=
$
sinw , alors
$ $
V
R
R R
MI
S
C
S C
=
+
2
2 2
1
w

Soit une impédance de transfère : Z
R
R R
M
T
C
S C
=
+
2
2 2
w

En hautes fréquences (HF)
L'hypothèse no. 2 - hautes fréquences : wL R R
S C 2 2 2
>> +
La tension perturbatrice sur la résistance de charge R
C2
:
V
R
j L
j M I
R
L
MI
S
C C
@ × × @
2
2
1
2
2
1
w
w

L’amplitude est donc :
$ $
V
R
L
MI
S
C
=
2
2
1


et l'impédance de transfère : Z
R
L
M
T
C
=
2
2



ETUDE DE CAS :
CALCUL DE L’INDUCTANCE MUTUELLE
– conducteurs parallèles

Soit la disposition géométrique montrée sur la figure 19 où un
conducteur rectiligne perturbe un circuit rectangulaire.













Le champ magnétique: H
I
r
=
1
2p

perturbé
2a
d-a
d
d+a
1
(C2)
24 / 51

Le flux perturbateur: F = × × =
+
-
-
+
ò
m m
p
m m
p
0
1 0
1
2 2
1
1
r
r
d a
d a
r
I d
r
lI
a
d
a
d
ln
L’inductance mutuelle: M l
a
d
a
d
=
+
-
m m
p
0
2
1
1
ln
Exemples
Circuit perturbateur: courant 10 A, 50 Hz
Circuit perturbé: paire simple, 100m longueur avec une distance
d'enterrées 2a = 5 mm; impédance de source R
S2
100 = W

Position : parallèle a 5 cm distance entre les deux circuits

L’inductance mutuelle: M H =
×
+
-
=
-
jp
p
m
10
2
100
1
2 5
50
1
2 5
50
2
7
ln
,
,


La tension induite (basse fréquence):
$
, , V mV dB V
S
=
+
× × × × = =
-
10
10 10
314 2 10 10 6 21 75 9
4
4 2
6
m

Variante : câbles joints d=1 cm de longueur l=500 m et courant
I = 100 A à 150 Hz
$
, , V V dB V
S
=
+
× × × × × = =
-
10
10 10
6 28 150 84 10 100 7 8 138
4
4 2
6
m
Dans le premier cas on a une valeur acceptable pour une carte
numérique; dans le deuxième cas c’est inacceptable.

LE CABLE BLINDE
- construction coaxiale avec un conducteur centrale et une
enveloppe en matériau conducteur (tresse flexible) ;
- assure la réduction du couplage entre les lignes si les
extrémités sont relies a le terre - voir la figure 20 ;
- propriété remarquable : le champ produit du courant
parcourant le blindage passe par la boucle définie par le
conducteur intérieur et la masse; par conséquence l'inductance
mutuelle est égale a l’inductance du blindage : M L
S
=
- à l'intérieur de l'enveloppe le champ produit par la circulation
du courant par celui-ci est nulle.



25 / 51









Conforment en modelé équivalent on peut écrire:
( )
( )
R j L I j L I R I I
S S S S G S
+ - + - = w w
1 1
0
et la fonction de transfert est:
I
I
R j
L
R
R R j
L
R R
S
G
S
G
G S
S
G S
1
1
1
=
× +
+ +
+
æ
è
ç
ö
ø
÷
w
w

Le module de cette fonction a une variation présentée sur la
figure 21. En dessous de la fréquence angulaire de cause R L
G S
/ le câble
pert son efficacité.














En haute fréquence (au-delà de quelques dizaines de MHz) il faut
considérer l'impédance de transfère.
La définition de l'impédance de transfère correspond en notations
de la figure 22 :
[ ]
Z
V
I l
m
t
i
S
=
×
W

Donc comme ça on peut évaluer la tension perturbatrice si un
courant induit I
S
circule par l'écran ( l <
l
2
).

Fig. 20 Cable blindé
~
V
1 C
R
1
I
~ 1
V
I
1
R
S
*
*
M
R
G
L
1
L
S
I-I
1
I
S
S
Fig. 21 Le fonction de transfert
1
s
I
I
lg
1
dec
dB
20
S G
G
R R
R
+
S
G
L
R
S
S G
L
R R +
w lg
26 / 51





























Soit la disposition normale d’usage d’un câble coaxial et, suit a une
perturbation extérieure un courant I
S
circule.
Sur la charge on a une tension perturbatrice V
MD
; en général R R
G C
=
et donc:
V
V
MD
i
=
2

En utilisant la notion de l'impédance de transfère on peut calculer
la perturbation:
V
Z I l
MD
t S
=
2

En basse fréquence l'impédance de transfère est pratique la
résistance ohmique de la tresse; en haute fréquence elle est indiquée par
les producteurs.
~
R
1
S
I
a)
i
V
Fig. 22 Sur l'impedance de transfert
I
S
~
Vi
RC
VM
D
I
S
E , H
b)
RG
27 / 51

3.3. COUPLAGE PAR INDUCTION ELECTRIQUE
(COUPLAGE CAPACITIF)

Couplage dû aux capacités parasites qui existent entre les circuits,
contes électroniques, carcasses, terre et masses - voir la figure 23.











MODELISATION

La ligne 1 n’est pas chargée ( I R
C 1 1
0 @ Þ Þ ¥) pour le séparer de
la situation d’induction magnétique - voir la figure 24a.
Le schéma équivalent complet (approche circuit) est représenté sur
la figure 24.b
L'élément de couplage c’est la capacité parasite qui peut être
évaluée par calcul avec les formules connues ou par la résolution
du problème de champ (approche champ).

















Fig. 24 Couplage capacitif
~
1
V
C
C
R
S
1
C C
2
1
Z
1 C S
R
2
R
C2
b)
S
V
V
1
~
R
S1
R
C1
1
C
R
S2
2
2
C
C
C
a)
a) amplacement
b) scheme
R
C
Fig. 23 Les capacités parasites
~
P
N
chasis chasis
signel
masse
p C
1 C
p C
2 C
p C
c C
28 / 51
ETUDE EN FREQUENCE

La fonction de transfert s’obtient en négligeant R
S1
, alors:
( )
V
V
j R C
j R C C
S
C
C
1
2
2 2
1
=
+ +
w
w

Le module de la fonction de transfère est présenté sur la figure 26.

Cas particuliers :

En basse fréquences (BF)
Voir le schéma équivalent sur la figure 25.a

R R R
S C 2 2 2
Þ , on négligew w C C
1 2
, ,
La tension perturbatrice : V C R V
S C
@ w
2 1
en tant que R C
C 2
1 w <<

En hautes fréquences (HF)
Voir le schéma sur la figure 25.b

La tension perturbatrice : V
C
C C
V
S
C
C
=
+
2
1























Fig. 26 Comportement fréquenciel

Fig. 25 Cases particuliers
~ 1
V R
2 ~
V
1 R
2
V
S S
V
C
C
1
C
C
C
2
C
a) b)
a) basses frequences
b) hautes frequences
29 / 51
ETUDE DE CAS :
ETUDE EN REGIME TEMPORAL TRANSITOIRE

Permet une bonne description de comportement dans des cas de
signaux perturbateurs de commutation.
Soit un signal perturbateur linéaire croissant dans un temps t
r
,
comme il est montré sur la figure 27-a.



















Fig. 27 Signal perturbateur et réponse temporel

En utilisant la transformée de Laplace, le signal est:
( ) ( )
[ ]
V p
V
t p
pt
r
r 1
0
2
1
1 = - - exp
tenant compte aussi de superposition et de la rélation de Borel.
Dans la fonction de transfère on change jw à p et on obtient la
réponse du système à l’excitation V
1
:
( )
( )
[ ]
( ) V p
C
C C
p
p R C C
V p
S
C
C
C
=
+
+ +
-
2
2 2
1 1

En repassant dans le domaine temporel, on obtienne:
( ) ( )
( ) V t
V
t
R C
t
t
t t
t t
S
r
C
r
r
= - -
æ
è
ç
ö
ø
÷
é
ë
ê
ù
û
ú
- - -
-
æ
è
ç
ö
ø
÷
é
ë
ê
ù
û
ú
-
ì
í
î
ü
ý
þ
0
2
1 1 1 1 exp exp
t t

où ( ) t = + R C C
C 2 2
est la constante de temps
et 1(t) la fonction échelon unitaire : 1(t) = 0 pour t < 0, et 1 ailleurs.
30 / 51
La réponse est montrée sur la figure 27-b et on peur voir que le
maximum est:
V
V
t
R C
t
r
C
r
max
exp = - -
æ
è
ç
ö
ø
÷
é
ë
ê
ù
û
ú
0
2
1
t

Exemples:
Soit un transformateur secteur avec la capacité parasite primaire-
secondaire C
c
= 100 pF soumis à une surtension V
o
= 3 kV avec
t
r
= 50 ms. Le circuit secondaire a C
2
= 20 pF et une résistance de charge
R
2
= 1 MW.
La valeur maximale de la tension:
V V
max
exp =
×
×
× × - -
æ
è
ç
ö
ø
÷
é
ë
ê
ù
û
ú
@
-
-
3 10
10 10
10 10 1
10
120
2400
3
6
6 10



31 / 51

3.4. COUPLAGE PAR RAYONNEMENT
ELECTROMAGNETIQUE

Le champ électromagnétique est produit par une source de
radiations (oscillateur etc.) et se propage dans l'environnement.

MODELISATION - LE RAYONNEMENT DU DIPOLE

Le dipôle = paire des charges Q(t) et -Q(t) à la distance h avec un
élément de courant
I(t) = I
o
cos wt = Re (I
o
e
jwt
).
Soit les notations faites sur la figure 28.


Fig. 28 - Dipole elementaire

Soit b =w/g constante de phase et v =
1
me
vitesse de propagation
Le potentiel scalaire : V
Q
h v
e
R R
j
j R
= +
æ
è
ç
ö
ø
÷
-
0
4
1
pe
b
b
cos
et le potentiel vecteur : A I
e
R
hi
j R
Z
=
m
p
b
4
0


en coordonnés sphériques (R, g, r),

on obtient : H
hI v
R
hI
j
v
R
e
j R
j
b
p p
b = +
é
ë
ê
ù
û
ú
- 0
2
0
4 4
sin sin

composante »
1
2
R
composante »
1
R

(champ proche) (champ rayonné)

32 / 51

CHAMP RAYONNE A GRANDE DISTANCE - voir fig. 29


Fig. 29 - Le champ a grande distance de source

H
H
H
I h
vj
e
R
R
v
j R
=
=
=
ì
í
ï
ï
î
ï
ï
-
0
0
4
0
j
b
p
b sin
et
E
E
I h
j
e
R
E
R
v
j R
=
=
=
ì
í
ï
ï
î
ï
ï
-
0
4
0
0
p
wm J
b
j
sin

Donc H H i =
j j
et E E i
v v
= sont dans le même plan normal sur la
direction de propagation (onde plane).
L'impédance de l'onde dans l’air et le vide :

E
H
= = =
m
e
p 120 377 W W

CHAMP PROCHE - CHAMP LOINTAIN
La variation de l'impédance de l'onde Z
E
H
= est présentée sur la
figure 30.
Le champ est considéré proche si R <
l
p 2

Dans cette zone sont prédominantes les effets d’induction
magnétiques (dans les circuits à basse impédance) ou les effets
d'induction électriques (dans les circuits à haute impédance).
Le champ est considéré lointain si R >
l
p 2

33 / 51

Fig. 30 L’impedance d’onde

Exemples:

f MHz [ ]

l[ ] m
l
p 2
[ ] m
1 300 47,7
3 100 15,9
10 30 4,77
30 10 1,59
100 3 0,477
300 1 0,159
1000 0,3 0,0477


LA THEOREME DE RECIPROCITE

La fonction de transfert entre deux structures rayonnantes est
complément réciproque - voir la figure 31.










F i g . 3 1 T h e o r e m e d e r e c i p r o c i t e
~
2 1 1 2
~
I
1
V
2 1
V 1 2
I
2
1
21
2
12
I
V
I
V
=
34 / 51
La fonction antenne émettrice ou réceptrice sont de même type,
donc une connexion courte peut rayonner ou peut réceptionner les
parasites hautes fréquences

La tension aux bornes d’une antenne (voir aussi la figure 32) :
v E heff
a
= × [ ]
[ ]
[ ] m m V
V
M
m










Si on utilise les unités relatives : E V K
e
= +
Champ à déterminer : [ ][ ][ ] dB V dB
m
V
dB m m (donné par le constructeur
d’antenne)

Pour une onde plane on peut déterminer aussi H :
H E =
1
120p
et 20
1
120
5153
10
log ,
p
= - dB

Alors :
H V K
e
= + - 5153 ,
[ ]
[ ]
[ ] dB
A
m
dB V dB m m
Le calcul de la densité de puissance :
p
E
Z
=
2
0

[ ]
[ ]
V
m
2
W


Z
0
120 = pW
[ ]
W
m
2


76 , 145 - = E p
[ ]
[ ]
[ ] dB
W
m
dB
V
m
dB
2
m





Va
a Z
e V
R Z
Champ
E
Antenne Recepteur de
mesure
Valeur mesuree
Fig. 32 Relativement a le mesure
35 / 51
Fig. 33 Antennes
0,96
blindage
a)
b)
d)
c)
accord
balun
2
l
ANTENNES UTILISEES EN CEM

On utilise une large gamme d’antennes ; parmis les plus connues :

¨ dipôles accordés - voir la figure 33-a
La longueur des dipôles l = 0,96 l/2; plage recommandée des
fréquences 30-300 MHz, adaptation par longueur.

¨ antenne boucle blindée - voir la figure 33-b
Sensible aux champs magnétiques et peu sensible aux champs
électriques parasites.
Domaine de fréquences : 10 KHz - 30 MHz; accord avec circuits
passifs inductance - condensateur.

¨ antennes log périodiques (Y
agi
) voir la figure 33-c
Bande de fréquence 200 MHz - 1 GHz.

¨ antenne biconique voir la figure 33-d
Peuve être utilisée très prés source bande: 200 MHz - 1 GHz






36 / 51

3.5. PROBLEMES

Problème 1

Sur une carte électronique il y a une piste conducteur où circule
i
1
=I
1
sint [A]. En parallèle, une boucle formée par un autre circuit -
comme il est montré sur la figure 3.1 - subit l'influence du courant i
1
.
Evaluez le rapport I
2
/I
1
en fonction de la fréquence en considérant
R
s2
=R
c2
=50!.

i
1




d
Rs2
i
2



V
p
R
c2
2a

V
2


l


Fig. 1

Solution

Calculons d'abord l'inductance de couplage M :
nH
d
a
d
a
l
r
M 48 )
06 . 0
05 . 0
1
06 . 0
05 . 0
1
ln( * 1 . 0 *
2
7 10 4
)
1
1
ln( *
2
0
=
-
+
-
=
-
+
=
p
p
p
m m

Evaluation de l'inductance propre du circuit 2 : L
2
=L
0
l=100 nH
Le rapport de courant est donc:
2
2
2
1
2
1
*
R
L j
R
M
j
I
I
w
w
+
- = ou
R
2
=R
s2
+R
c2

~
37 / 51
Alors :
9
9
10 * 1
10 * 48 . 0
1
2
-
-
+
- =
w
w
j
j
I
I

1
2
I
I



M/L
2
=0.48


2 L
M










9
10

w
Fig. 2

Conclusions

En bases fréquences :
w << 10
9

et I
2
/ I
1
@ - jw × 0,48×10
–9

Par example : f = 1 MHz et I
2
/ I
1
= 3×10
-3


En hautes fréquences :
w > 10
9
et I
2
/ I
1
= 0,48 = constant
Par example : f = 200 MHz et w = 1,25×10
9












38 / 51
kW
dt
dif
rr
S
e
m
8 , 4
10
10 20
50 2
60 10 4
2
6
3 7
0
=
×
×
×
× ×
= × =
-
-
p
p
p
m
Problème 2

Supposons que le courant foudre circule dans un conducteur de
descente de paratonnerre.
Un équipement de commande avec son variateur de vitesse à qui il
appartient forme une boucle de surface S = 60 m
2
. L’isolement est assuré
par optocoupleurs comme on a montré sur la figure 3.3.


Fig. 3

Calculez la tension induite et vérifiez l’isolation en considérant
dif/dt = 20 kA/ms , r
m
= 50m.

Solution

La tension induite dans la boucle est :

La valeur moyenne du champ magnétique est :

Alors :


Cette valeur entraîne la destruction de l’optocoupleur par amorçage
à travers le diélectrique interne. Pour éviter de tels situations la boite de
commande doit être isolante ; la liaison à la terre se fera dans un seul
point (évitant les boucles grande surface). On peut aussi utilisé la liaison
de commande en fibre de verre.





( ) S H
dt
d
dt
d
e
m 0
m
f
- = - =
m
m
r
if
H
p 2
=
39 / 51
Problème 3


Un conducteur du réseau industriel est parcouru au court-circuit
monophasé, d’un courant I
cc
= 10 kA. Supposons que à petite distance
(d = 2¸10 cm) on trouve un circuit monophasé parallèle, formé par deux
conducteurs éloignés à 5 mm entre eux, dans le même plan. Evaluez le
niveau de la tension perturbatrice dans le circuit perturbé supposant une
longueur d = 10 m.

Solution

Considérons la disposition géométrique montrée sur la figure 4.











Fig. 4


L’inductance mutuelle M a une valeur entre :





et la valeur maximale (conducteur très proche) :





qui représente la valeur pour la distance d = 10 cm.

La valeur de la tension perturbatrice dans le circuit est donc :





H M
6
7
2
10 1 , 0
100
5 , 2
1
100
5 , 2
1
ln 10
2
10 4
-
-
× =
-
+
×
×
=
p
p
max 2 2
max
4 6
1 1
44 , 0 2
21 , 2 10 10 5 , 0 50 2 2
V I M V
V I M V
cc p
cc p
= =
= × × × × = =
-
w
p w
)
)
H
d
a
d
a
M
l 6
7
1
1 0
1
10 5 , 0
20
5 , 2
1
20
5 , 2
1
ln 10
2
10 4
1
1
ln
2
-
-
× =
-
+
×
×
=
-
+
× =
p
p
p
m m
40 / 51
Sur l’impédance de charge du circuit perturbé on peut avoir une
partie importante de cette tension ; si l’impédance de la source est petite
par rapport à celle de charge alors :


Dans des situations que le circuit perturbé est un circuit de mesure
à bas niveau ou un circuit numérique, les valeurs de la tension induite
sont inacceptables.

Conclusions

Remèdes
- éloignement des circuits force – signal ;
- torsadage du câble (réduction du signal avec 10¸30 dB) ;
- canalisations séparés, eventuellment blindage.


Problème 4

Considérons de nouveaux la situation examinée auparavant, au lieu
du conducteur supposons un câble monophasé (2 fils éloignés à 5 mm)
parcouru par le courant de court-circuit I = 10 kA.

Solution

On va considérer de nouveau la géométrie discutée - voir dans la
figure 3.5 :

Fig. 5.








Fig. 3.5

Dû au fait que le courant de court-circuit circule "aller-retour" dans
les conducteurs 1 et 2, l’induction magnétique dans l’aire du circuit
perturbé est diminuée considérablement.

P P
C S
C
c
V V
R R
R
V @ ×
+
=
2 2
2
2
41 / 51
La valeur de cette induction est :





Alors, à la distance de 2 cm, la tension perturbatrice est :


Pour la distance de 10 cm on trouve :




On peut facilement voir, par comparaison avec le problème
précédent, que la perturbation est beaucoup réduite.

Concusions

Les court-circuits monopolaires à la terre aussi comme les
perturbations de mode commun sont plus dangereux en ce qui concerne
les tensions induites.
Les court-circuites bipolaires, tripolaires symétriques aussi comme
les perturbations de mode différentiel produisent des tensions induites
plus réduits dans les zones voisines avec les câbles.

















( ) ( )
( )
mT
b d
b i
b d
i
b d
i
B B B
r
6 , 71
10 5 , 2 20
10 5 2
2
10 2 10 4
2
2 2 2
6 2 2
3 4 7
2 2
1 0 1 0 1 0
2 1
=
× -
× ×
×
× ×
=
=
-
× =
+
-
-
= - =
-
- -
p
p
p
m
p
m
p
m
) ) )
) ) )
max
3 3
124 , 1 10 5 10 10 6 , 71 50 2 V S B e
r
- = × × × × × × - = × × - =
- -
p w
)
)
max
3 3
3
2 2
0
1 , 22 10 5 10 10 41 , 1 50 2
10 41 , 1
2
2
mV S B e
T
b d
b i
B
r
- = × × × × × × × - = × × - =
× =
-
× =
- -
-
p w
p
m
)
)
)
)
42 / 51

Problème 5

Un câble coaxial a le blindage constitué par 40 fils en cuivre d’un
diamètre de 0,1 mm. Evaluez la fonction de transfert considérant le
blindage connecté à la terre aux extrémités (R
G
= 50 mW) et la longueur
de 10 m.

Solution

La fonction de transfert a l’expression :


avec les notations faites sur la figure 3.6 :









Fig. 3.6.

La résistance du blindage :


L’inductivité peut être évaluée : L
S
= L
0
× l = 1 × 10
-6
× 10 = 10 mH

Les pulsations de cassure sont :






et le rapport BF :

La fonction de transfert varie donc entre les limites 0,08 en basses
fréquences et 1 en hautes fréquences ; le graphique a été montré sur la
figure 3.7 :

S G
S
G
S
S
R R
L
j
R
L
j
I
I
+
+
+
=
w
w
1
1
1
W =
×
× ×
=
×
=
-
-
57 , 0
4
40
10
10 10 8 , 1
8
8
p
r
S
l
R
S
1 3
6
3
1
10 5
10 10
10 50
-
-
-
× =
×
×
= = S
L
R
S
G
w
1 3
6
2
10 62
10 10
57 , 0 05 , 0
-
-
× =
×
+
=
+
= S
L
R R
S
G S
w
08 , 0
62 , 0
05 , 0
= =
+
S G
R R
Rt
43 / 51













Fig. 3.7

Concusions

On peut voir que l’efficacité du blindage se manifeste d’une façon
effective de quelques kilohertz. En basses fréquences on doit avoir une
bonne terre et aussi un blindage avec un grande nombre de fils (double
couche) en parallèle.


Problème 6

Un câble coaxial fait la liaison entre deux matériels informatiques ;
avec les câbles secteur on constitue un boucle de 8 × 8 m
2
.
Un coup de foudre atteint un paratonnerre à 150 m distance; un
courant de fondre avec dif/dt = 20 kA/mS se produit (fréquence
équivalente 300 kHz).
Vérifiez l’effet du courant induit dans la boucle mentionnée
auparavant.

Solution

Considérons le schéma montré sur la figure 3.8.

La foudre produit une tension induite dans la boucle :





( )
V e
dt
dif
rr
S
S H
dt
d
dt
d
e
m
m
1706
10
10 20
64
150 2
10 4
2
6
3 7
0
0
=
×
× ×
×
×
=
× - = - = - =
-
-
p
p
p
m
m
f
44 / 51











Fig. 3.8


L’inductance de la boucle avec 1 mH/m est :
L = L
0
× l = 1 × 8 × 10
-6
= 8 mH
Le courant dans la boucle a une variation :
À une fréquence équivalente de 300 kHz on a :





Ce courant circule comme impulsion dans le blindage du câble
coaxial ; à l’extrémité apparaît une tension entre le conducteur central et
blindage :
u
p
= z
t
× l × I
b

où z
t
est l’impédance de transfert. Pour les câbles blindés habituelles à
300 kHz :
z
t
= 10 ÷ 50 mW/m

Dans un cas défavorable (câble avec écran en aluminium bobiné) :
z
t
= 50 mW/m
on obtient :
u
p
= 50 × 10
-3
× 8 × 113 = 45,2 × V
max


Cette valeur peut endommager l’électronique connecté (circuit
analogiques or digitales) s’il ne sont pas protégés par des limitateurs de
tension (diodes etc.).


H
V
L
e
dt
dib
donc et e
dt
dib
L 213 10
8
1706
: ,
6
= × = = =
max
5 6
113
10 3 2 10
213 /
A
dt di
I
b
=
× × ×
= =
-
p w
)
45 / 51

4.1. OBTENTION DE LA COMPATIBILITE
ELECTROMAGNETIQUE

Le rôle principal est joué par le responsable CEM - un ingénieur
qui a les coupeuses et l’autorité d’appliquer les normes.



Tâches principales du responsable CEM :
- contrôle et avis des projets ;
- application des normes CEM au niveau de l'entreprise ;
- approbation sous signature de la conformité aux normes CEM ;
- coordination des actions CEM entre divers départements ;
- mise à jour avec les nouveautés CEM.



La gestion des problèmes CEM :
Se fait avec deux documents opérationnels :
- le Plan de Contrôle CEM,
- le Plan d’Essais CEM.



LE PLAN DE CONTROLE CEM prévoit:
- les principales thèmes CEM envisagés ;
- catalogue des sources et victimes probables ;
- techniques d’obtention de la CEM, comme suit :
¨ les liaisons à le terre (les réseaux de terre),
¨ les liaisons d’interface,
¨ l’usage des conducteurs blindés et des blindages,
¨ les sources d'alimentations,
¨ les filtres secteur et pour signal,
¨ les isolations galvaniques et optcouplages.
- la gestion du projet :
¨ contrôle des plans et des cartes,
¨ l'élaboration de plan de test,
¨ le contrôle final et les responsabilité pour la conformité
CEM.
- les règles d’assurance de la qualité.


46 / 51
LE PLAN D'ESSAIS CEM :
Doit mentionner les normes, les procédures et les techniques
d’essais pour certifier la conformité CEM.
Contenu principal :
- le choix du niveau d'immunité selon les critères de
performance,
- les équipements qui doivent être analysé,
- les objectifs d’essais les normes de référence et les équipement
d’essais nécessaires,
- bref description des emplacements et schémas d’essais,
- l'évaluation de résultats et les rapports d’essais,
- les conclusions et mesure à prendre.

Pour les producteurs équipements, les essais font partie du plan
d'assurance de la qualité, selon les normes IS0-9000.
Les actions ont donc un caractère de continuité après un plan
d’essais sur les enchantions bien définies or sur le base d'essais de
recomformation périodiques



METHODES ET MOYENS DE METISSER LE CEM
- règles de type ”règles de l’art” (”rule of thumb”) qui sont
indiqués dans la littérature suite à l'expérience industrielle,
- analyse au stade de projet des sources et couplages probables,
conception des interfaces et liaison de terre conforme aux
règles CEM,
- modélisation, étude sur maquette,
- simulation après le dimensionnent préliminaire,
- application des normes CET au niveau de prototype,
- essais préliminaires sur maquette.



ACTIONS SUR LES SOURCES
- les sources intentionnelles (ammetters etc.) doit être bien
stabilisés dans leur tende de fréquence ; en général elles ne
peuvent pas être modifiées,
- les sources non intentionnelles (dû à l’application de
l’électricité) doivent être bien connues; leur influence doit être
limité par moyens techniques appropriés.


47 / 51
E
C
L
R
L
C
R
+
_
C
R
p
'
_
+
L
R
a) b) c)
Fig. 34 Trateiment des bobines

Exemples : Les bobines des relais et les transformateurs à vide qui
produisent des surtensions au moment de l'ouverture.

· La valeur maximale de la surtension:
u
E
R
L
C
max
= en courant continu

u E
f
f
max
@
2
h en courant alternatif
où:
E est la tension de la source,
R, L sont les éléments de la bobine,
C est la capacité parasite,
F est la fréquence industrielle,

( ) f LC
2
1
2 =
-
p est la fréquence propre d'oscillation,
h = ¸ 0 25 0 4 , , est le coefficient de restitution de l'énergie
magnétique,

On peut facilement atteindre 5÷10 fois E!

Remèdes

· couplage d’un condensateur C C
p
@ ¸ 40 20 ou d’une diode en
parallèle (pour les bobines de relais à courant continu) - voir la
figure 34 b) et c),
· circuits d’alimentation "haute qualité",
· pour éviter les effets des coupures bréves ou prolongées sur les
équipements sensibles (réseaux des computers etc.) on utilise
des montages d’alimentation statique sans interruption (ASI) -
voir la figure 35.












48 / 51
Fig. 35 Alimentation sans interruption
Commutateur statique
~
=
=
~
Redresseur
Onduleur
utilisation
Reseau
Batterie











































49 / 51
Circuit 1 Circuit 2 Circuit 3
terre multipoint
Fig. 36 Les liaison a la terre
Fig. 37
V
L R
C
L R
1 2
i D
V
l
Z
c
V
1
V
1
t
0
t=0
v
2l
t =
i Z
c
ACTIONS SUR LES COUPLAGES
COUPLAGES PAR IMPEDANCE COMMUNE

Méthodes de mise à la masse et à la terre :
- tous équipements doit être connecte à la terre (toute partie
métallique et carcasse) par des saisons d’électrosécurité ;
- pour éviter le couplage par élément commun, on va utiliser un
seul point de terre comme il est montré sur la figure 36 on
méthodes de mise à la terre multipoint.









L’influence des inductances propres :
· lorsque sur le conducteur commun doivent circuler courants
impulsionnels dons l'inductive des liaisons jouent un grand
rôle,
· l’inductance propre d’une connexion - 8 nH/cm,
· soit le schéma typique pour l'électronique numérique présenté
sur la figure 37.















Soit le cas d’une liaison de 25 cm, donc avec L = 200 nH et R =
62,5 mW et le courant Di = 8 mA avec un temps de monté Dt = 4 ns
(valeurs usuelles en numérique).
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Circuit 1 Circuit 2 Circuit 3
reccommande !
b)
La variation de tension a l'apparition de l’impulse de courant est:
D D
D
D
V R L mV
i
i
t
1
400 = - - @ -
Si quelques portes logiques commutes dans le même temps on peut
avoir des erreurs logiques.
Remède - emploie d’un condensateur comme il est montré sur la
figure pour réduire la variation de la tension.
D
D D
V
i t
C
1
1 '
=
La valeur de ce condensateur - dite de découplage - se calcule pour
assurer que Dv
i
= 5%V
1
.
Vue autre phénomène qui peut se produire est la propagation d’une
telle variation sur la liaison qui devienne une ligne longue. Après avoir
parcouru la longueur l, on a une réflexion côte surce (qui a une
impédance interne très faible) avec changement de la polarité et après le
signal apparaisse de nouveau à puce après le temps 2l/o comme il a été
montré sur la figure 37c.
Pour éviter ça on doit réduire impédance linéique en réalisant des
trajets rapprochés va et vient.













Circuit 1 Circuit 2 Circuit 3
point de
terre
a)
A eviter!
51 / 51

BIBLIOGRAPHIE

1. Champiot G.G. - Les perturbations électriques et électromagnétiques,
Ed. POPEE 85, Avon 1991.
2. Williams T. - EMC for Product Designers, Newnws II-nd ed. 1996.
3. Charoy A. - Compatibilité Electromagnétique, Tome 1, 2, 3, 4,
Dunodtech 1992.
4. Degauque P., Hamelin J. - Compatibilité Electromagnétique, Dunod
1990.
5. Chauvet F. - Compatibilité Electromagnétique, Techniques de
l'Ingenieur D 1900-E 3750.
6. Boudenot J.-C., Labanne G. - La compatibilité électromagnétique et
nucleaire, Ed. Ellipses 1998, Paris.
7. Tesche F.M., Janoz M.V., Karlson T. - EMC Analysis methods and
computational models John Wiley and Sons New York, 1977.
8. *** - CETIM Materiau et revetements pour la compatibilité
électromagnétique, 1996, Sènslis, doc. CETIM.
9. Hortopan G. - Compatibilitate electromagnetica, Ed. Tehnica 1998,
Bucuresti.
10. Schwab A. - Compatibilitatea electromagnetica, Ed. Tehnica, 1996,
Bucuresti.