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proprement dite. Mais le taux des complications biliaires est élevé (3 % en
moyenne versus 0.5 % dans les séries adultes). Le risque est majeur lors
de la dissection du triangle de Calot et de la pose de clips. La conversion a
toujours été faite par nécessité plutôt que par précaution.
Conclusion – Cette étude renvoie aux principes de la laparoscopie :
conversion en cas d’intervention trop longue, ou de saignement difficile à
contrôler. Il est impératif que la cholécystectomie laparoscopique ne soit
pas une chirurgie d’apprentissage car l’étude a démontré que les compli-
cations étaient opérateur dépendant. La vulnérabilité de la voie biliaire
est constante lors d’une CL, y compris dans le lit vésiculaire. Chez l’enfant
la découverte d’une lithiase est souvent asymptomatique, les risques de
complication chirurgicale sont d’autant mois acceptables.
SFCP-037 – Chirurgie viscérale
Les accidents du diverticule de Meckel
chez l’enfant. A propos de 58 cas
R. Jemai, N. Sghairoun, F. Fitouri, A. Essid, M. Gasmi, S. Sahli,
M. Hamzaoui
Hôpital d’enfants, Tunis, Tunisie
Objectifs – Le diverticule de Meckel est un reliquat embryonnaire résul-
tant de l’involution incomplète du canal omphalo-mésentérique. Son
incidence dans la population générale est de 2 % et est habituellement
asymptomatique. Le risque de survenue d’un accident sur le diverticule
est de 25 à 30 %. Ce risque est plus élevé chez l’enfant (70 %).
Patients et Méthodes – Les auteurs rapportent leur expérience dans la
prise en charge des complications du diverticule qui représentent 69 % sur
un total de 83 observations colligées entre 1967 et 2007. L’age moyen était
de 4 ans avec des extrêmes de 8mois et de 12ans. Le sexe ratio était de 6.
Résultats – Les accidents mécaniques étaient les plus fréquents (55,17 %),
représentés par une occlusion sur volvulus ou sur bride congénitale (31 %),
une invagination intestinale aigue (20,69 %) et la torsion isolée du diverti-
cule (3,45 %). Les complications infectieuses étaient observées dans 31,03 %
des cas. Il s’agissait d’une péritonite par perforation (15,52 %) ou d’une diver-
ticulite (15,52 %). Enfin une rectorragie abondante avec déglobulisation était
présente dans 15,52 % des cas. Tous les malades étaient opérés. Nous avons
réalisé une résection intestinale emportant le diverticule dans tous les cas,
suivie d’un rétablissement immédiat de la continuité (93,1 %) ou secondaire
après iléostomie temporaire (6,9 %). L’étude histo-pathologique a révélé une
hétérotopie gastrique dans 7 cas (12,07 %) et un pancréas aberrant dans 2 cas
(3,45 %). Les suites opératoires étaient simples dans la majorité des cas (57cas).
Nous déplorons un décès chez un enfant de 4 ans opéré pour un volvulus
du grêle sur bride congénitale avec nécrose intestinale étendue compliquée
d’un état de choc septique fatal au troisième jour post-opératoire.
Conclusion – L’indication chirurgicale ne se discute guère en cas de com-
plications du diverticule de Meckel dont le traitement peut se justifier par
un abord coelioscopique. La précocité du diagnostic permet d’améliorer le
pronostic et d’éviter le recours à des interventions mutilantes exposant à
un grêle court postopératoire ou un sacrifice de la valvule iléo-cæcale.
SFCP-038 – Chirurgie plastique
Résultats à 10 ans de l’utilisation d’une matrice
dermique pour l’excision de naevus géants
congénitaux chez l’enfant : indications, bénéfices
sur la qualité cicatricielle et la croissance,
difficultés
A. Le Touze, C. De Bodman, M. Robert
CHU Clocheville, Tours, France
Les naevus géants congénitaux de l’enfant doivent être excisés, d’une part
en raison du risque carcinologique et d’autre part en raison du préjudice
esthétique.
Patients et méthode – 7 enfants ont été traités par derme artificiel Intégra
®

pour naevus géant congénital depuis 1998. L’excision était réalisée, Intégra
posé et agrafé, et le pansement refait tous les 2 jours la première semaine
puis 2 fois par semaine. Entre J18 et J22, le néoderme vascularisé était greffé
en peau mince. Chez 3 patients le naevus était circulaire sur un membre et
l’excision a été réalisée en 2 temps successifs de façon à éviter les difficultés
de drainage veineux distal. Au total, 10 poses d’Intégra ont été réalisées.
Résultats – nous avons eu à déplorer 5 infections très localisées pour les-
quelles un simples traitement local a permis de poursuivre le traitement.
Dans un cas, nous avons noté une absence très localisée de revasculari-
sation de la matrice. Dans 4 cas, nous n’avons noté aucun incident. Les
résultats ont été jugés bons ou très bons dans 2 cas, satisfaisants dans
4 cas et de mauvaise qualité dans 4 cas (cicatrice hypertrophique).
Discussion – nous essayons de préciser les indications d’une matrice
dermique dans l’excision des naevus géants congénitaux de l’enfant et
par rapports aux autres techniques plus classiques. Nous insisterons sur
les avantages de cette technique pour la qualité de la cicatrice et ses
possibilités de croissance mais nous exposerons également les difficultés
rencontrées et les limites de la technique.
SFCP-039 – Chirurgie plastique
Les tumeurs de Spitz chez l’enfant :
une prise en charge difficile
O. Bouali, J. Mazereeuw-Hautier, L. Lamant, J. Guitard, P. Galinier
Hôpital des Enfants, Toulouse, France
Objectifs – Les tumeurs de Spitz sont des tumeurs fréquentes et le plus
souvent bénignes de l’enfant. Il existe néanmoins des formes atypiques
à potentiel métastatique pour lesquelles le diagnostic différentiel avec
un mélanome malin est délicat. A partir de notre série personnelle et
après une revue de la littérature, nous proposons une mise au point sur
le sujet.
Méthodes – Il s’agit d’une étude rétrospective d’avril 1989 à septem-
bre 2007 portant sur 44 enfants opérés à l’Hôpital des Enfants de Toulouse
de tumeur de Spitz. A partir du dossier clinique et des comptes-rendus
anatomopathologiques, nous avons étudié les données démographiques,
les indications opératoires, les types histologiques. Le recul post-opéra-
toire moyen est de 6,7 ans.
Résultats – 44 enfants ont été opérés, 19 filles et 25 garçons âgés en
moyenne de 6,9 ans au moment de la chirurgie. Les 44 tumeurs de Spitz
se répartissaient comme suit : tête et cou 54,5 %, membre pelvien 22,7 %,
membre thoracique 18,2 % tronc et abdomen 4,6 %. Dans 88,6 % des cas
il s’agissait d’une tumeur de Spitz typique et dans 11,4 % des cas d’une
tumeur de Spitz atypique. Aucun « mélanome spitzoïde » et aucune
lésion métastatique n’ont été retrouvés.
Conclusion – La terminologie « naevus de Spitz » doit être abandonnée
et il faut parler de tumeur de Spitz « typique », « atypique » ou de
mélanome. La prise en charge thérapeutique de ces tumeurs reste
difficile car actuellement il n’existe pas de consensus. Elle nécessite des
anatomopathologistes confirmés. Les tumeurs de Spitz doivent faire
l’objet d’une surveillance clinique régulière. En cas d’atypies cliniques ou
d’évolutivité, la lésion doit être retirée dans sa totalité avec une marge
d’au moins 1 cm.
SFCP-040 – Chirurgie plastique
Les hémangiomes de la face : stratégies
thérapeutiques ; à propos de 25 dossiers
I. James (1), L. Guibaud (2), F. Cambazard (3)
(1) Clinique du Val d’ouest, Ecully, France ; (2) Hôpital Debrousse, Lyon, France ; (3)
Hôpital Nord, St Etienne, France
La multidisciplinarité a fait la preuve de son efficacité dans de nombreux
domaines ; dans le cadre des hémangiomes elle nous a permis de mieux