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ARCHITECTURE DES RÉSEAUX TELECOM

M1
K. KHAWAM
Services
Wireless
Interface
Wired
Interface
Functional Organisation of a telecommunication network
Access Network
Core Net
UE
UE
UNI
UNI
NNI
Les 3 composantes du réseau Télécom
Un réseau d’accès sur lesquels sont connectés les utilisateurs :
o Filaire, avec divers mediums:
Bande étroite (bas débit < 1Mbits/s)
Large bande (accès haut débit >= 2Mbits/s)
Avec l’optique, l’accès est prévu d’atteindre jusqu’à 40Gbits/s.
Avec le haut débit de base (Ethernet), on a, pour les particuliers, Avec le haut débit de base (Ethernet), on a, pour les particuliers,
100Mbits/s par utilisateur et 1Gbits/s pour l’entreprise.
o Sans Fil
Les 3 composantes du réseau Télécom
Un réseau cœur qui met en communication les utilisateurs.
Il est composé de plusieurs sous-réseaux utilisant différentes technologies.
Ces sous-réseaux appartiennent à deux catégories:
o Réseau Circuit
o Réseau Paquet
L’enjeu étant de faire du haut-débit pour acheminer l’information le plus vite
possible. possible.
L’accès coûte 3 à 4 fois plus cher que le réseau cœur.
Des Services qui sont l’intelligence dans le réseau. Par exemple, offrir un
service de courrier électronique.
“Les services” est l’un des premiers domaines du réseau qui a été ouvert à la
concurrence.
Les Interfaces
L’interface UNI entre l’utilisateur et le réseau correspond à une architecture
de protocoles :
o Des protocoles responsables d’acheminer les données des utilisateurs.
o Des protocoles de contrôle responsables de faire parvenir les demandes
des utilisateurs auprès du réseau => signalisation.
o Des protocoles de gestion.
Ces protocoles sont équivalents pour l’accès filaire et sans fil (plus
complexe).
L’interface NNI pour la communication entre deux équipements du réseau.
Alors que l’interface INI : Inter-Network Interface, relie les passerelles de
deux opérateurs (la gestion ne passe pas en général de bout en bout).
Le Réseau Cœur
Les Réseaux à commutation de circuits (téléphonie fixe et mobile)
Ressources allouées d’une manière dédiée à la communication (délai stricte).
Les Réseaux à commutation de paquets
Ressources allouées d’une manière partagée aux communications (tolérance en matière de
délai).
Un Réseau de contrôle responsable de la signalisation.
Le contrôle peut-être échangé entre le terminal et le réseau et de bout en bout, de terminal à
terminal.
Un Réseau de gestion (Management)
Un réseau télécom est opéré et géré et son réseau de gestion comprend :
o Une composante de Supervision : pour gérer les équipements, faire de la
surveillance (monitoring), des mesures, etc.
o Une composante de Gestion : changer de routage, décider du partage de
charge en fonction des périodes de la journée.
CS
Service
PS
Sig
Man
T
T
UNI NNI
UNI
Les Services
Les Réseaux Télécom sont des réseaux multiservices :
La voix avec des contraintes de temps
Les données avec des contraintes d’intégrité
Pour exécuter un service intelligent, on a besoin de trois
composants : composants :
SSP, Service Switching Point responsable de la commutation des services.
SCP, Service Control Point.
SDP, Service Data Point, une base de données qui stocke les informations
relatives aux services (par exemple, à la localisation).
Les services sont considérés comme un sous-réseau logique du
réseau cœur.
Les Protocoles
Dans le monde Télécom, on a besoin de 4 familles de protocoles :
User Plane (Plan Utilisateur)
Pour transporter les flux des utilisateurs : ATM (mode de transport dans les couches basses) ; IP.
Control Plane (Plan Contrôle)
Echange de contrôle via toute une famille de protocoles de signalisation. Echange de contrôle via toute une famille de protocoles de signalisation.
Signalisation dans l’accès : Q931 (pour réseaux bande étroite), SIP (pour VoIP).
Signalisation dans le réseau cœur : SS7, signalisation basée sur IP (dans une architecture tout
IP).
Management Plane (Plan de Gestion)
Il s’agit d’une architecture matricielle qui se greffe sur tous les composants du réseau.
La gestion est plus ou moins centralisée : un agent dans chaque couche remonte les
informations au manager.
Service Plane (Plan de Service) : SS7, IP.
User Plane Control Plane
Management Plane
Three planes Protocols Architecture
Layers Management
User Plane Control Plane
Lower Layers
Higher Layers
Layers Management
Les Systèmes de Transmission
La couche physique est à la base des systèmes de transmission.
Le réseau de transmission est caractérisé par une diversité de
supports de transmission et de débits.
Le réseau de transmission est constitué d’équipements non
dédiés à des services particuliers.
La Transmission
La transmission consiste à adapter le signal à transmettre au type de
support. Cette adaptation s’effectue en deux étapes - le codage et la
modulation dans les équipements d’extrémités.
Dans le cas où le support est partagé entre les deux sens de transmission,
deux modes sont utilisés :
Le mode FDD (Frequency Division Duplex) permet d’affecter une fréquence à Le mode FDD (Frequency Division Duplex) permet d’affecter une fréquence à
chaque sens de transmission, les deux sens émettant simultanément (GSM).
Le mode TDD (Time Division Duplex) permet d’affecter un intervalle de temps à
chaque sens de transmission, les 2 sens émettant sur la même fréquence
(mobiles DECT).
Le multiplexage est une fonction consistant à assembler plusieurs canaux
provenant des utilisateurs (les affluents) pour constituer un canal résultant
transmis sur un même support.
Le canal affluent est représenté par un conduit dans le canal résultant.
Le brassage est une fonction assurant le transfert des conduits entre deux
résultants.
Codage & Modulation
Le codage
Le codage effectue une modification du signal numérique pour faire apparaître certaines
propriétés :
Créer des transitions pour faciliter la récupération du rythme pour la régénération du signal en évitant
ainsi l’absence de transition trop longue ;
Introduire des niveaux électriques supplémentaires pour optimiser le transfert de l’énergie au support de
transmission en réduisant la largeur spectrale du signal.
Le code HDB3 (High Density Binary) utilisé pour les jonctions à 2Mbps entre les équipements, Le code HDB3 (High Density Binary) utilisé pour les jonctions à 2Mbps entre les équipements,
est un code binaire ou ternaire. Un bit à 1 est codé alternativement à +1 ou -1, un bit à 0 est
codé par 0. Pour éviter une longue suite de bits à 0, introduction de viol de parité sur le
troisième 0 (semblable au dernier bit à 1 émis).
La modulation
La modulation est l’opération qui permet de transposer le signal dans la bande de fréquence
adaptée au support de transmission. La modulation correspond à la modification des
caractéristiques d’une onde porteuse en fonction de l’information à transporter :
Modification d’amplitude ASK
Modification de la fréquence de la porteuse FSK
Modification de la phase de la porteuse PSK
Modification simultanée de la phase et de l’amplitude QAM (Quadrature Amplitude Modulation)
La Transmission
Le multiplexage
Le multiplexage temporel (statique ou statistique) TDM (Time Division Multiplex) est
constitué à partir d’une séquence d’intervalles de temps représentant les affluents
pour obtenir un résultant dont le débit est égal ou supérieur à la somme des débits
des affluents (technologie de base pour PDH/SDH).
Le multiplexage fréquentiel FDM (Frequency Division Multiplex) est constitué à Le multiplexage fréquentiel FDM (Frequency Division Multiplex) est constitué à
partir d’une association de fréquences, chacune assurant le support du canal
affluent à transmettre (technologie de base pour WDM).
Combinaison de multiplexage temporel et fréquentiel:
Plusieurs résultants d’un multiplexage temporel sont constitués
Chaque résultant module une porteuse à une fréquence différente.
Lorsque le nombre d’utilisateurs est supérieur à la ressource de transmission, un
protocole d’accès est mis en place pour la réservation de la ressource : un
intervalle de temps dans le mode TDMA, une fréquence dans le mode FDMA, un
code dans CDMA et une sous-porteuse/intervalles de temps dans OFDMA.
TDMA
Fréquence
Temps
T
1
T
2
T
3
Guard time
F
Caractéristiques
Avantage:
Plan de fréquence très simplifié
Facilité de réglage pour changer la capacité des stations
grâce aux techniques numériques et flexibilité d’allouer
plusieurs slots à un seul utilisateur (valeur de bande plusieurs slots à un seul utilisateur (valeur de bande
passante à la demande)
Inconvenient:
Une synchronisation des émissions des stations est nécessaire
pour éviter le chevauchement des paquets des différentes
stations.
FDMA
F
1
F
2
F
3
Frequency
Time
F
1
F
2
F
3
Guard Band
Caractéristiques
Avantage:
Simplicité et rapidité de mise en œuvre
Aucune synchronisation n’est requise entre les différentes stations
terrestres
Limitation: Limitation:
La limitation du spectre des fréquences disponibles
Redondance d’équipement pour chaque fréquence (un récepteur pour
chaque porteuse)
Le besoin de correction de fréquence quand il y a un mouvement relatif
entre le réseau et l’utilisateur (effet Doppler)
CDMA
Code
Fréquence
Temps
CDMA
Une porteuse unique est utilisée pour toutes les liaisons et est modulée à un rythme
beaucoup plus rapide que le signal selon un code pseudo-aléatoire qui diffère d’une
liaison à l’autre
La bande passante du signal est alors étalée sur tout le spectre de fréquence disponible
L’émetteur et le récepteur doivent être dotés du même générateur de signaux pseudo-
aléatoires et doivent être synchronisés
CDMA
The bandwidth of the data signal is 1/T
b
and the bandwidth of the spread
spectrum signal is 1/T
c
.
Since T
c
is much smaller than T
b
, the bandwidth of the spread spectrum signal is
much larger than the bandwidth of the original signal.
The ratio T
b
/T
c
is called spreading factor or processing gain and determines to
certain extent the upper limit of total number of users supported simultaneously certain extent the upper limit of total number of users supported simultaneously
by a base station.
CDMA
Synchronous CDMA exploits mathematical properties of orthogonality
between vectors representing the data strings. For example, binary string
"1011" is represented by the vector (1, 0, 1, 1). Vectors can be multiplied by
taking their dot product, by summing the products of their respective
components. components.
If the dot product is zero, the two vectors are said to be orthogonal to each
other (note: if u=(a,b) and v=(c,d), the dot product u·v = a*c + b*d). Some
properties of the dot product aid understanding of how W-CDMA works. If
vectors a and b are orthogonal, then
CDMA
Caractéristiques
Avantages:
C’est la technique d’accès multiple qui est la moins sensible au
brouillage et à l’interférence
La moins sensible à l’interception
La plus efficace en réutilisation de fréquence La plus efficace en réutilisation de fréquence
Inconvénients:
Capacité du canal réduite due à l’étalement du spectre
Techniques de contrôle de puissance assez complexes
Les Réseaux d’accès
Les réseaux d’accès filaires
Le réseau d’accès correspond à la partie du réseau entre l’utilisateur et le commutateur de
rattachement et constitue la terminaison du réseau téléphonique.
Trois types d’interfaces :
L’interface analogique sur laquelle se raccorde un poste téléphonique, un modem ou un
fax. La conversion analogique-numérique est faite au niveau du commutateur.
L’interface numérique RNIS. L’interface numérique RNIS.
L’accès ADSL: il utilise le lien filaire qui relie l’utilisateur au central. Les débits d’accès
dépendent de la distance séparant l’utilisateur du central (atténuation du signal avec la
distance) :
On maintient l’accès en bande de base pour la téléphonie (basse fréquence)
Une partie modulée sur deux porteuses (séparées par une bande de garde): voie
montante en bande étroite (128Kbps) et voie descendante en large bande (1Mbps)
Les réseaux d’accès sans fil
L’accès WiMAX: IEEE 802.16 ou le DSL sans fil.
L’accès WiFi
Les Réseaux d’accès
Le Réseau Téléphonique Commuté RTC
Le réseau téléphonique commuté (RTC) met en relation deux
postes d’abonné
Le protocole pour établir, maintenir et rompre la relation
s’appelle la signalisation
Les 3 étages du réseau sont:
Commutation
Transmission
Distribution
Les Réseaux d’accès: RTC
La commutation : partie centrale du réseau qui met en relation
les abonnés
La transmission : la liaison de l’ensemble des commutateurs
(réseau de transmission ou réseau de transport)
La distribution : le réseau reliant les abonnés au commutateur La distribution : le réseau reliant les abonnés au commutateur
le plus proche (le commutateur de rattachement)
Faisceau
Circuit (physique)
Les Réseaux d’accès: RTC
La hiérarchie du réseau:
Zone à autonomie d’acheminement : les commutateurs accueillent les
abonnés et établissent les communications locales. A noter aussi les
concentrateurs de trafic dans les zones dispersées : quelques
dizaines de milliers d’abonnés
Zone de transit secondaire : contient les commutateurs “internes”
(CTS). Assure le routage si nécessaire (“brassage des circuits”).
Zone de transit principale : un CTS est relié à un CTP, lui-même
éventuellement à un commutateur de transit international (CTI)
Les Réseaux d’accès: RTC
Les Réseaux d’accès: RTC
Acheminement
Le réseau étant partiellement maillé, plusieurs routes
existent pour atteindre un abonné
Il existe la notion de faisceau de premier choix et de débordement
(en cas de saturation)
L’établissement d’une connexion nécessite un échange de L’établissement d’une connexion nécessite un échange de
signalisation entre les commutateurs
Le commutateur local comprend les Unités de Raccordement
des Abonnés (URA) qui ont pour rôle de:
Fournir l’énergie pour les postes (-48v)
Détecter l’accrochage et le décrochage
Générer la sonnerie et les tests des lignes
Offrir une fonction de concentration
Les Réseaux d’accès: RTC
Architecture d’un central
Enregistreur
URA
Traducteur
Taxeur
Maintenance
Concentrateur
de trafic
Unité de Commande
Autres centraux
Les Réseaux d’accès: RTC
Le poste téléphonique
Alimenté en -48v par le central
Le poste raccroché se comporte comme un interrupteur
ouvert qui se ferme à l’état décroché
Lors d’un appel entrant, le poste reçoit une tension
alternative de 75v à 50Hz pour la sonnerie alternative de 75v à 50Hz pour la sonnerie
Lors d’un appel sortant, le poste utilise une signalisation
dans la bande vocale (numérotation décimale ou vocale)
Numérotation décimale (1:100ms, 2:200ms, … 0:1000ms)
Les Réseaux d’accès: RTC
Le poste téléphonique
Codage par fréquence vocale: Emission simultanée de 2
fréquences dans la bande vocale
Les Réseaux d’accès: RTC
Structure d’un numéro
Suit un codage qui permet de localiser géographiquement
un abonné : E Z ABPQ MCDU
E : Exploitant (0=FT, 9=9 Telecom, …)
Z : Zone géographique Z : Zone géographique
AB : zone départementale
PQ : commutateur de rattachement
MCDU : identification de l’abonné
Les Réseaux d’accès: RTC
Le protocole téléphonique (abonnés analogiques)
Présélection : A décroche pour appeler B; le commutateur (CA) le détecte
(alimentation de la boucle de courant) et avertit l’abonné par une tonalité
continue; il trouve un enregistreur libre au central pour décoder la
numérotation.
Traduction : A numérote; l’enregistreur décode et détermine le
commutateur relié à B (CB) à joindre d’après les tables de routage commutateur relié à B (CB) à joindre d’après les tables de routage
Sélection : CA transmet à CB le numéro; 3 cas pour CB
B disponible
B en communication
CB indisponible
Si libre, CB réserve la connexion avec B et active la sonnerie de B. CB
génère une tonalité de sonnerie vers CA. Sinon CB renvoie à CA
l’indisponibilité et CA génère un signal occupé pour A et libère la
réservation de l’enregistreur
Les Réseaux d’accès: RTC
Le protocole téléphonique (suite)
Connexion : CA établit la connexion avec A. A entend alors la sonnerie
produite par CB.
Taxation : B décroche, détection par CB. CB établit la connexion avec B.
Transmet à CA le signal de début démarrant la taxation
Supervision : durant la communication, les commutateurs surveillent la ligne
pour détecter un raccrochage ou une défaillance
Fin : raccrochage par A ou B. C’est CA qui prend la décision de libérer les
connexions;
Si B raccroche, CB envoie à CA le signal de fin; CA lance un timer; si B
décroche avant le timeout, la communication est maintenue;
Si A raccroche, CA arrête la taxation, transmet à CB un signal de fin et
libère la connexion. CB libère à son tour
Les Réseaux d’accès: RTC/RNIS
La Signalisation Sémaphore
Historiquement la signalisation était dans la bande vocale (lent).
Maintenant elle est effectuée sur un canal numérique séparé (permet
d’échanger en cours de conversation, nouveaux services …) :
Réseau sémaphore à commutation de paquets -> SS7 (niveau de fonctionnalités IP).
Le protocole téléphonique est une application particulière (ISUP : ISDN/RNIS
User Part) -> Next Generation Network User Part) -> Next Generation Network
Le réseau de transmission
La transmission MIC et le multiplex primaire E1
La modulation par impulsions d’amplitude (PAM) consiste à prélever,
avec une certaine fréquence d’échantillonnage F
e
des échantillons du
signal initial et de ne transmettre que ces échantillons.
Le théorème de l’échantillonnage, dû à Nyquist. Le théorème de l’échantillonnage, dû à Nyquist.
F
e
doit être égale ou supérieure au double de la fréquence maximale
contenue dans le signal, afin de convertir ce signal d'une forme analogique
à une forme numérique.
Pour la téléphonie, l’essentiel du spectre de la voix humaine est inclus
dans une bande passante ente 300 et 3400Hz. On filtre donc le signal
à 3400Hz et on estime qu’il ne reste aucun résidu à 4000Hz.
On choisit donc d’échantillonner le signal vocal au double de cette
fréquence : 8000Hz.
FILTRAGE
La bande passante nécessaire pour transmettre la voix humaine pour qu'elle
puisse être correctement comprise est : 300 - 3400 Hz.
Avant l'échantillonnage et la numérisation, le signal BF traverse un filtre qui
limite la fréquence du signal à 4000 Hz
Le réseau de transmission
MIC
A
m
p
l
i
t
u
d
e
Fréquence
300 Hz 4 kHz
ECHANTILLONNAGE
L'échantillonnage est, après filtrage, une opération effectuée sur le signal à
transmettre en vue de réaliser la conversion "analogique / numérique".
L'échantillonnage consiste à substituer, au signal d'origine, une suite de
valeurs instantanées prélevées sur le signal et régulièrement espacées dans
le temps.
Le réseau de transmission
MIC
le temps.
A des instants précis, régulièrement espacés, on prélève un échantillon du
signal, qui sera représentatif de l'amplitude de celui-ci.
A la réception, pour retrouver le signal original, on filtre les échantillons par un
filtre "passe-bas" à 4000 Hz.
ECHANTILLONNAGE
Fe > 2fs : le signal peut être reconstitué
Le réseau de transmission
MIC
Fe < 2fs : le signal ne peut être reconstitué ( pas assez d'échantillons )
QUANTIFICATION
L'échantillonnage d'un signal
BF consiste en une
modulation d'un peigne
d'impulsions par le signal BF.
Le résultat est une
Le réseau de transmission
MIC
Le résultat est une
modulation d'amplitude de
l'impulsion par le signal
encore appelée PAM (Pulse
Amplitude Modulation).
En PAM, on transmet ces
impulsions modulées en
amplitude mais elles seraient
très sensibles aux bruits et
distorsions.
Le réseau de transmission
Le multiplexage PAM
La transmission PAM consiste donc à émettre 8000 échantillons par seconde, soit
un échantillon toutes les 125µs.
Le signal PAM n’a pas besoin d’occuper le canal de transmission pendant la
totalité du temps entre deux échantillons. Il peut-être rendu assez fin sans que
cela n’altère la possibilité de récupérer le signal original. cela n’altère la possibilité de récupérer le signal original.
Entrelacer plusieurs signaux PAM => multiplexeur temporel.
La largeur de ces échantillons est inversement proportionnelle à la bande
passante du milieu de transmission.
Dans le cas de la transmission sur paire torsadée avec un répéteur tous les 2Km,
on peut insérer 31 autres circuits téléphoniques pendant les 125µs qui séparent
deux échantillons consécutifs d’un premier circuit.
On obtient ainsi une transmission multiplexée à 32 voies.
QUANTIFICATION
Mais ces impulsions modulées en amplitude sont très sensibles aux bruits et
distorsions.
Pour cette raison, en MIC, nous quantifions le signal en faisant correspondre à
chaque amplitude d'échantillon, l'amplitude la plus voisine d'une suite discrète
Le réseau de transmission
MIC
chaque amplitude d'échantillon, l'amplitude la plus voisine d'une suite discrète
et finie d'amplitudes "étalons" appelées "niveaux".
C'est la valeur de ces niveaux qui, à l'émission, après codage, sera transmise
en ligne. Chaque niveau de l'échelle de quantification est caractérisé par un
numéro binaire.
QUANTIFICATION ( suite )
128 plages
V
+1
+2
+3
+4 milieu de la plage
Le réseau de transmission
MIC
+0
+1
-0
-1
plage
-2
-3
-4
128 plages
QUANTIFICATION ( suite )
A chaque plage comprise entre 2 niveaux correspond un numéro (mot codé en
binaire).
Pour le MIC, les échantillons sont codés par des mots de 8 bits.
On dispose donc de 256 plages, soit 256 mots de 8 bits.
Il y a 128 plages de niveaux positifs et 128 plages de niveaux négatifs.
Le réseau de transmission
MIC
Il y a 128 plages de niveaux positifs et 128 plages de niveaux négatifs.
A chaque échantillon situé dans une plage, est associé un mot binaire
correspondant au numéro de la plage.
Cette information est transmise et à la réception, le mot binaire reçu est
reconverti en une impulsion dont le niveau correspond au milieu de la plage
correspondante.
L'erreur de quantification (différence entre niveau réel de l'échantillon et le
milieu de la plage correspondante) est d'autant plus faible que nombre de
plages est grand.
QUANTIFICATION ( suite )
B B = Bruit de quantification
Le réseau de transmission
MIC
S
S = niveau du Signal
S / B = Signal / Bruit
QUANTIFICATION ( suite )
Le nombre de niveaux étant limité, il existe un + Vmax et un - V max.
Une impulsion de niveau supérieur à ces valeurs est écrétée.
Dans une quantification dite linéaire, la largeur des plages est identique pour
tous les niveaux.
Dans une quantification non linéaire, la largeur des plages est variable selon
Le réseau de transmission
MIC
Dans une quantification non linéaire, la largeur des plages est variable selon
le niveau du signal.
Une quantification non linéaire correspond à une compression du signal.
Pour une bonne transmission, il faut que le rapport signal / bruit soit
indépendant du niveau du signal (même qualité aux signaux faibles qu'aux
niveaux forts)
Pour les niveaux faibles, le bruit de quantification B doit être plus petit que pour les
niveaux forts, donc la largeur des plages est plus petite.
On utilise une échelle de quantification logarithmique qui correspond à la courbe
de sensibilité de l'oreille et maintien un rapport S/B presque constant.
ECHELLE DE QUANTIFICATION ( partie positive )
N°de plage
en décimal
96
80
128
112
0
64
48
32
16
1 1/2
1 = Vmax = 3 072 mV
1/4 1/8 1/16
QUANTIFICATION ( suite )
Sur chaque segment est affectée une quantification linéaire (16 niveaux).
La largeur des plages double d'un segment au suivant.
Le réseau de transmission
MIC
Pour l'ensemble des niveaux (positifs et négatifs) on dispose de 16
segments.
La courbe logarithmique est approximée par des SEGMENTS DE
DROITE.
Chaque segment est divisé en 16 plages, soit au total 256 plages.
CODAGE
Constitution du mot binaire.
Un mot binaire de 8 bits, correspondant à une plage du signal, est constitué
comme suit:
LSB 1 MSB 8
Le réseau de transmission
MIC
Le bit S est le bit de signe ( "1" pour tension positive )
Les bits A, B, C représentent le numéro de segment de droite
Les bits W, X, Y, Z indiquent la plage parmi les 16 plages possibles sur le segment
de droite sélectionné.
Le mot 1 1 0 0 1 0 1 0 représente une impulsion positive de la plage 10 du segment 4.
S A B C W X Y Z
MULTIPLEXAGE
La trame MIC est conçue pour transmettre simultanément 30 voies
téléphoniques, en utilisant les temps libres entre deux échantillonnages
successifs d'une voie pour intercaler les échantillons des autres voies.
Chaque voie est échantillonnée à :
- 8 kHz soit toutes les 125 microsecondes
Le réseau de transmission
MIC
- 8 kHz soit toutes les 125 microsecondes
- chaque échantillon est codé par mot de 8 bits
- chaque voie transmet donc un débit de 64 kbps.
Bien que la trame ait été conçue pour transmettre 30 voie téléphoniques
numérisées, les voies BF peuvent être remplacées par des voies de données
à 64 kbps.
L'assemblage des mots binaires entre 2 échantillons successifs d'une même
voie forme la trame.
Chaque voie dispose dans la trame d'un intervalle de temps correspondant à 8
bits (en abrégé IT).
MULTIPLEXAGE ( suite )
Constitution de la trame.
Dans une trame nous avons 30 IT d'information ou 30 mots de 8 bits à
transmettre en 125 µs.
8 bits 8 bits 8 bits 8 bits 8 bits 8 bits
Le réseau de transmission
MIC
IT1 IT2 IT30 IT1 IT2
T = 125 microsecondes
IT3
8 bits 8 bits 8 bits 8 bits 8 bits 8 bits
ORGANISATION DE LA TRAME
Organisation de la trame
A la réception, pour diriger sur chaque voie les mots qui lui appartiennent, il
est indispensable de posséder une référence; à cet effet, un intervalle de
temps supplémentaire placé en début de chaque trame (IT 0) permet de
transmettre un mot de Verrouillage de Trame (VT).
Le réseau de transmission
MIC
transmettre un mot de Verrouillage de Trame (VT).
Une communication téléphonique ne se conçoit pas sans signalisation.
Un IT supplémentaire de signalisation est placé au milieu de la trame (IT 16).
Finalement la trame contient 32 IT de 8 bits chacun pour une durée de 125
microsecondes.
Le débit numérique est donc de 32 voies à 64 kbps soit 2 048 kbps.
ORGANISATION DE LA MULTITRAME
Organisation de la multitrame
L'IT 16 de signalisation ne comprend que 8 bits pour transmettre la
signalisation de 30 voies.
On admet pour la signalisation un rythme plus lent que pour les données.
L'ensemble de la signalisation pour les 30 voies s'effectue sur 16 trames soit :
Le réseau de transmission
MIC
L'ensemble de la signalisation pour les 30 voies s'effectue sur 16 trames soit :
125 microsecondes x 16 = 2 millisecondes
Ces 16 trames forment la multitrame.
La répartition se fait de la manière suivante :
- l'IT16 de la trame "0" est le mot de Verrouillage de Multi-Trame (VMT)
indispensable pour la synchronisation des signalisations à la réception
- 2 à 4 bits par IT 16 pour les trames "1 à 15"
Si l'on n'utilise que 30 bits pour la signalisation (1 bit par voie) les 30 autres
bits peuvent être utilisés pour transmettre de la télégraphie.
ORGANISATION DE LA TRAME ( suite )
L'IT0 possède 2 configurations particulières suivant que la trame est paire ou
impaire
IT0 des trames paires ( 0 , 2 , 4 ... )
LSB MSB
Le réseau de transmission
MIC
Le bit n°1 (RI1) est la Réserve Internationale n°1, il est mis à "1" si la réserve
n'est pas utilisée. Les bits n°2 à 8 forment le mot de Verrouillage de Trame (VT)
LSB
1
MSB
8
RI 1
0 0 1 1 0 1 1
Mot de Verrouillage Trame : MVT
ORGANISATION DE LA TRAME ( suite )
L'IT0 possède 2 configurations particulières suivant que la trame est paire ou
impaire
IT0 des trames impaires ( 1 , 3 , 5 ... )
LSB
1
MSB
8
Le réseau de transmission
MIC
Le bit n°1 ( RI2 ), Réserve Internationale 2, est à "1 " si réserve non utilisée.
Les bits n°2 et 6 sont fixés à "1" pour éviter toute resse mblance avec le mot VT.
Le bit n°3 est utilisé pour l'alarme en cas de perte de VT : "0" pas d'alarme.
Le bit n°4 est utilisé pour l'alarme taux d'erreur : "0" = erreur < 10
-3
Les bits ( RN ), Réserve Nationale sont à "1" si réserve non utilisée.
1 8
RI
2
1 A E
RN
1
RN RN
ORGANISATION DE LA MULTITRAME (suite)
IT 16 de la trame "0"
LSB
1
MSB
8
0 0 0 0
RI 3
A R R
Le réseau de transmission
MIC
Les bits n°1 à 4 forment le mot de Verrouillage Multi -Trame ( VMT )
Le bit n°5, Réserve Internationale n°3
Le bit n°6 est utilisé pour l'alarme en cas de perte de VMT : "0" pas d'alarme
Les bits n°7 et 8 sont en réserve
0 0 0 0
RI 3
A R R
Mot de Verrouillage
MultiTrame : MVMT
ORGANISATION DE LA MULTITRAME (suite)
IT 16 de la trame "n"
LSB
1
MSB
8
S1 S2
0 1
S1 S2
0 1
Le réseau de transmission
MIC
Les bits n°1 et 2 forment la signalisation de la voie n ( 1 ou 2 bits )
Le bit n°4 est fixé à "1" pour éviter toute ressemblance avec le VMT
Les bits n°5 et 6 forment la signalisation de la voie m = n+15
Les bits n°7 et 8 sont en réserve ( fixés respectivement à " 0" et "1" )
S1
n
S2
n
0 1
S1
m
S2
m
0 1
Trames impaires (1, 3, 5, . . .) R R 1 R E A 1 R
Trames paires (0, 2, 4, . . .) 1 1 0 1 1 0 0 R
ORGANISATION DE LA MULTITRAME (suite)
Info voie 30
Le réseau de transmission
MIC
Info voie 1
IT
0
IT
1
IT
2
- - - -
-
IT
15
IT
16
IT
17
- - - -
-
IT
31
Plage de
segment
N°de
segment
±
Z Y X W C B A S
Trames
"n"
1 0 S2
n+15
S1
n+15
1 0 S2
n
S1
n
Trame "0" R R A R 0 0 0 0
ORGANISATION DE LA MULTITRAME (suite)
SMT n SMT n+1
Code correcteur d'erreur : CRC4
Le réseau de transmission
MIC
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
ORGANISATION DE LA MULTITRAME (suite)
SMT n SMT n+1
Code correcteur d'erreur : CRC4
Le réseau de transmission
MIC
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
IT 0
R 0 0 1 1 0 1 1
IT 0
R 0 0 1 1 0 1 1
IT 0
R 0 0 1 1 0 1 1
IT 0
R 0 0 1 1 0 1 1
ORGANISATION DE LA MULTITRAME (suite)
Code correcteur d'erreur : CRC4
Soit F(x) la fonction polynomiale de la SMT "n"
Soit G(x) = X
4
+ X + 1
Le réseau de transmission
MIC
Le CRC 4 est le reste de la division polynomiale F(x) / G(x)
Il est inséré dans la SMT "n + 1"
RESUME
La transmission numérique des 30 voies MIC s'effectue par :
FILTRAGE de chacune des voies pour limiter le spectre
ECHANTILLONNAGE de chacune des voies
QUANTIFICATION et CODAGE des échantillons
MULTIPLEXAGE temporel des échantillons codés MULTIPLEXAGE temporel des échantillons codés
TRANSFERT du signal codé en un signal HDB3
suppression des composantes continues du signal à cause des
transfos, transfert sous un seul signal des données et du rythme
Cela nécessite une organisation en :
TRAME pour les voies
MULTITRAME pour les signalisations
TRAITEMENT D'UNE VOIE
Filtrage
4 kHz
Quantification Codage Multiplexage
Signal
audio
Signal
à spectre
Voie
codée
Signal
numérique
tramé
Autres voies
à spectre
borné
codée
Autres voies
Codage HDB3
1 1 0 0 1 1 0 0 0 1 1 1 0 0 0 1
Codage HDB3
1 1 0 0 0 0 1 1 1 0 0 0 0 1 0 1
Codage HDB3
1 1 0 0 0 0 1 1 1 0 0 0 0 1 0 1
Bit de viol
Codage HDB3
1 1 0 0 0 0 1 1 0 0 0 0 1 0 1 0
Codage HDB3
1 1 0 0 0 0 1 1 0 0 0 0 1 0 1 0
Bit de remplissage
Codage HDB3
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Codage HDB3
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Codage HDB3 (suite)
Définitions :
Bipolaire :
impulsion en ligne en polarité normale (alternée)
correspondant à un "1" binaire
Viol :
impulsion en ligne en viol de bipolarité (de même signe impulsion en ligne en viol de bipolarité (de même signe
que l'impulsion en ligne précédente) correspondant au
quatrième "0" d'une séquence de quatre "0" consécutifs
Remplissage :
impulsion en ligne de remplissage en bipolarité normale
(alternée) correspondant au premier "0" d'une séquence
de quatre "0" consécutifs, générée pour assurer le viol
de polarité suivant le signe inverse au viol précédent
Le réseau de transmission
Système Plésiochrone
Pas de synchronisation globale mais une synchronisation de proche en proche
(pas d’horloge globale).
Débit max 140Mbps.
Multiplexage
Le passage à l’ordre de multiplexage supérieur n+1 consiste à multiplexer
ensemble 4 multiplex d’ordre n : Hiérarchie Plésiochrone. ensemble 4 multiplex d’ordre n : Hiérarchie Plésiochrone.
Le passage d’un ordre à l’ordre supérieur pose un problème d’horloge.
On choisit une horloge de sortie légèrement supérieure à 4 fois la valeur
maximale de la fréquence de l’horloge de chacun des affluents : on rajoute du
sur-débit pour compenser le déphasage temporel (bits de justification).
Démultiplexage
Les systèmes de multiplexage de la hiérarchie Plésiochrone traitent chaque
affluent de manière totalement transparente comme des flux de bits dont ils
ignorent totalement la structure.
Simplicité et transparence mais on est obligé de démultiplexer l’ensemble du
multiplex pour retrouver chacun des affluents.
Pour parvenir au multiplexage de plusieurs voies téléphoniques,
simultanément sur un même circuit, les Européens ont adopté la
trame MIC qui permet de multiplexer 30 canaux de parole, avec
signalisation et synchronisation, sur un support à 2,048 Mbps.
Ce format est appelé E1.
Le réseau de transmission
Système Plésiochrone: Hiérarchie européenne
Cette hiérarchie pour la téléphonie "numérique" est comparable à la
hiérarchie définie pour le multiplexage "analogique" en fréquence.
Le multiplex primaire à 30 voies est regroupé par ensembles de 4
pour fournir un multiplex du second ordre de 120 voies à 8,448 Mbps.
Ce débit est légèrement supérieur à la somme des 4 débits primaires
car on insère dans la trame à 8 Mbps des octets de bourrage pour
individualiser les 4 multiplex constituants et pour ne pas synchroniser
entre eux ces derniers (chaque circuit à 2 Mbps fonctionne avec son
horloge propre).
Multiplexage Hiérarchique en Europe
Le réseau de transmission
Système Plésiochrone
Les Américains ont adopté un multiplex de 24 voies appelé PCM
(Pulse Code Modulation):
L'échantillonnage s'effectue 8000 fois par seconde (8 000 Hz)
Le codage s'effectue sur 7 bits (128 échelons)
Le débit utile par voie est donc de 8 000 x 7 = 56 kbps;
Le réseau de transmission
Système Plésiochrone: Hiérarchie américaine (et japonaise)
Le débit utile par voie est donc de 8 000 x 7 = 56 kbps;
Un bit par voie sert à la signalisation de cette voie.
Un bit est ajouté pour la synchronisation de la trame de 125 µs.
Le débit sur le support est donc de :
(7 + 1) bits x 24 = 192 +1 = 193 x 8 000 = 1544 kbps.
La hiérarchie américaine et japonaise est similaire à celle
du reste du monde mais moins régulière.
Elle n'est pas un multiple du canal de base (64 kbps) car les bits de
synchronisation ne sont pas proportionnels aux nombre de voies
transportées.
Le réseau de transmission
Système Plésiochrone: Hiérarchie américaine
Le multiplex de base est appelé DS-1
DS1 = 1,544 Mbps (30 voies)
DS2 = 6,312 Mbps (120 voies)
DS3 = 32,064 Mbps (Japon)
DS3 = 44,736 Mbps (Etat Unis)
Support de communication
Hiérarchie PDH :
Europe Etats Unis Japon
Le réseau de transmission
Système Plésiochrone
E-4 = 139,264 Mbps
E-3 = 34,368 Mbps DS-3 = 44,736 Mbps 32,064 Mbps
E-2 = 8,448 Mbps DS-2 = 6,312 Mbps 6,312 Mbps
E-1 = 2,048 Mbps DS-1 = 1,544 Mbps 1,544 Mbps
Multiplexage
Hiérarchie PDH :
Signal 1
Signal 2
Signal Résultant
Signal 3
Signal 4
A
B
C
1
2
3
b
Bit 1
Bit 2
Bit 3
Trame à mots
entrelacés
Trame à bits
entrelacés
A
B
I
Bit n
D
E
I
Bit 4
Le réseau de transmission
Système Plésiochrone
Multiplexage
Hiérarchie PDH Européenne :
MUX ordre 1 (Trame MIC) 2,048 Mbps = ± 5.10
-5
(± 102 bits)
MUX ordre 2 (TNM 2/8) 8,448 Mbps = ± 3.10
-5
(± 253 bits)
MUX ordre 3 (TNM 8/34) 34,368 Mbps = ± 2.10
-5
(± 687 bits)
MUX ordre 4 (TNM 34/140) 139,264 Mbps = ± 1,5.10
-5
(± 2089 bits)
Le réseau de transmission
Système Plésiochrone
TNM 2/8
Synchronisation des signaux plésiochrones
Pour multiplexer des signaux numériques plésiochrones, on passe par une
phase intermédiaire qui est de les rendre synchrones. phase intermédiaire qui est de les rendre synchrones.
Pour cela on utilise une justification positive qui consiste à augmenter le
débit de chaque signal incident pour l'amener à un débit commun.
Insertion non systématique d'un bit (J) par trame incidente dans un
emplacement (PJ = positionnement de justification).
PJ = soit bit J soit bit de donnée.
Ces débits sont à nouveau augmentés jusqu'à un débit utile pour former la
trame (MVT).
TNM 2/8
Constitution de la trame : 4 secteurs de 212 bits
Bloc
service
Bloc
informations
Entrelacées
4 x 50 bits
I
J
Bloc
informations
Entrelacées
4 x 52 bits
I
J
Bloc
informations
Entrelacées
4 x 52 bits
I
J
P
J
Bloc informations
Entrelacées
4 x 51 bits
12
bits
200
bits
4
bits
4
bits
4
bits
4
bits
208
bits
208
bits
204
bits
Justification positive: si débit trop faible, on retarde l’affluent avec
un mot de justification.
Justification négative: si débit trop fort, on avance l’affluent en
plaçant un élément d’information dans un emplacement réservé.
bits bits bits bits bitsbits bits bits bits
TNM 2/8
1er secteur
Bloc
Service
Bloc
informations
Entrelacées
4 x 50 bits
I
J
Bloc
informations
Entrelacées
4 x 52 bits
I
J
Bloc
informations
Entrelacées
4 x 52 bits
I
J
P
J
Bloc informations
Entrelacées
4 x 51 bits
12
bits
200
bits
4
bits
4
bits
4
bits
4
bits
208
bits
208
bits
204
bits bits bits bits bits bitsbits bits bits bits
Un bloc de service de 12 bits
Un MVT de 10 bits (1111010000)
Une alarme distante
Un bit de parité
50 bits d'informations pour chaque signal incident
TNM 2/8
2ème et 3ème secteur
Bloc
service
Bloc
informations
Entrelacées
4 x 50 bits
I
J
Bloc
informations
Entrelacées
4 x 52 bits
I
J
Bloc
informations
Entrelacées
4 x 52 bits
I
J
P
J
Bloc informations
Entrelacées
4 x 51 bits
12
bits
200
bits
4
bits
4
bits
4
bits
4
bits
208
bits
208
bits
204
bits bits bits bits bits bitsbits bits bits bits
Un bit IJ pour chaque signal incident
52 bits d'informations pour chaque signal incident
TNM 2/8
4ème secteur
Bloc
service
Bloc
informations
Entrelacées
4 x 50 bits
I
J
Bloc
informations
Entrelacées
4 x 52 bits
I
J
Bloc
informations
Entrelacées
4 x 52 bits
I
J
P
J
Bloc informations
Entrelacées
4 x 51 bits
12
bits
200
bits
4
bits
4
bits
4
bits
4
bits
208
bits
208
bits
204
bits bits bits bits bits bitsbits bits bits bits
Un bit IJ pour chaque signal incident
Un emplacement PJ
Soit un bit J de justification
Soit un bit d'information
51 bits d'informations pour chaque signal incident
Calcul des débits maxi et mini des trains incidents
Calcul des deux débits moyens
Calcul de la durée de la trame
T = Nombre de bits émis par trame / débit de la trame
T = 4 x 212 / 8,448 x 10
6
T = 100,379 µ µµ µs
Calcul des débits maxi et mini des trains incidents
Débit minimum (d)
d = Nombre de bits émis / durée de la trame
d = 50 + 52 + 52 + 51 / 100,379 x 10
-6
d = 2,042 Mbps
Débit maximum (D)
D = Nombre de bits émis / durée de la trame
D = 50 + 52 + 52 + 52 / 100,379 x 10
-6
D = 2,052 Mbps
TNM 2/8
Synchronisation des signaux plésiochrones
Débit nominal 2,048 Mbps
Débit maxi
Débit commun 2,052 Mbps
Débit utile 2,112 Mbps
Débit nominal 2,048 Mbps
Débit mini
PDH system
Add-Drop Multiplexing
2048
Démultiplexage
Re-multiplexage
512
128
32
Le réseau de transmission
Système Synchrone
Les supports physiques sont maintenant numériques et une nouvelle
hiérarchie a dû être développée :
SONET (Synchronous Optical NETwork) en Amérique du nord
SDH en Europe
Ces nouvelles hiérarchies prennent toujours en compte la numérisation de la
parole suivant un échantillonnage toutes les 125 µs, mais elles sont
complètement synchrones :
une trame est émise toutes les 125 µs,
la longueur de la trame dépend de la vitesse de transmission.
Le réseau de transmission
Système Synchrone
Une horloge unique synchronise l’ensemble du système (pas besoin de bits
de justification). De plus, on peut sortir un canal de base à 64Kbps de
n’importe quel ordre de multiplexage.
Débit max 40Gbps.
Caractéristiques de la SDH :
Tous les équipements de la SDH sont équipés par le même signal d’horloge
(horloge atomique). Ce rythme est transmis de proche en proche sur fibre
optique à tous les équipements de transmission SDH du pays.
Les multiplexeurs d’ordre N savent multiplexer des affluents de n’importe
quel ordre inférieur.
Comme tous les affluents ne sont plus issus de l’une des extrémités pour
aller à l’autre extrémité de transmission, une importante fonction de
gestion est nécessaire pour spécifier la destination de chacun des flux
multiplexés.
Le réseau de transmission
Système Synchrone: AVANTAGES
Grande fiabilité de transmission, la fibre de verre est insensible aux
interférences électriques et électromagnétiques.
Absence d'interférences entre fibres optiques voisines
Grande bande passante. Une fibre unique peut transporter plus de
1000000 fois le volume transporté par un fil de cuivre.
Même sur fibre optique, avec son débit max de 565 Mb/s, la hiérarchie PDH a du
mal à satisfaire les besoins en bande passante des nouveaux services.
Très faible atténuation, ce qui augmente considérablement la portée entre
deux régénérateurs.
Une seule fibre optique peut transporter un débit de 10 Gbps sur 400 Km sans
amplificateurs.
Les deux standards SDH et SONET sont compatibles. Ils ont un interfaçage
entre eux et avec les réseaux non optiques (PDH(USA), PDH(Europe), ATM)
SONET est au départ une proposition de BELLCORE (BELL COmmunication
REsearch) puis un compromis a été trouvé entre les intérêts américains,
européens et japonais pour l'interconnexion des différents réseaux des
opérateurs et les réseaux nationaux.
SONET est devenu une recommandation de l'UIT-T.
Le réseau de transmission
Système Synchrone: SONET
C'est une technique de transport entre deux nœuds qui permet
l'interconnexion des réseaux.
La hiérarchie des débits étant différente sur les trois continents, il a fallu
trouver un compromis pour le niveau de base.
C'est le débit de 51,84 Mbps qui forme le premier niveau STS-1
(Synchronous Transport Signal, level 1).
La recommandation SDH a été normalisée par L'UIT-T (1988).
G.707 - Synchronous digital bit rate
G.708 - Network Node Interface for SDH
G.709 - Synchronous multiplexing structure
Le réseau de transmission
Système Synchrone: Synchronous Digital Hierarchy
La hiérarchie SDH reprend celle de SONET.
Le niveau 1 de SDH est le niveau 3 de SONET.
Support de communication
Hiérarchie SDH :
SDH(Europe - Japon) SONET (US)
Le réseau de transmission
Système Synchrone
STS - 1 51,840 Mbps
STM - 1 STS - 3 155,520 Mbps
STM - 3 STS - 9 466,560 Mbps
STM - 4 STS - 12 622,080 Mbps
STM - 6 STS - 18 933,120 Mbps
STM - 8 STS - 24 1244,160 Mbps
STM - 16 STS - 48 2488,370 Mbps
La trame de base est appelée STM-1 (Synchronous Transport
Module level 1)
Débit SDH
Le réseau de transmission
Système Synchrone: SDH
155 Mbps STM - 1
622 Mbps STM – 4
2,5 Gbps STM – 16
10 Gbps STM – 64
20 Gbps STM – 128
40 Gbps STM – 256
L'architecture d'un réseau SDH est déterminée à partir d'un certain
nombre de considérations fondamentales telles que:
Respect du débit et du synchronisme
Assurer le transport dans un temps minimum
Le réseau de transmission
Système Synchrone: TOPOLOGIE
Assurer le transport dans un temps minimum
Capacité du réseau à palier automatiquement ses défaillances au
moins partiellement pour assurer le transport des données vitales
L'architecture en anneau est celle qui répond le mieux à ces
considérations, cependant, on constate dans la pratique qu'un mélange
de topologies, anneau, arborescent et maillé est parfois utilisé.
Le raccordement des usagers sur le réseau d'opérateur se fait
sur des équipements de multiplexage spécifique :
MIE (Multiplexeur à Injection Extraction)
ou ADM (Add Drop Multiplexer).
Topologie des réseaux SDH
Réseau d'abonnés
ADM
F.O. F.O.
Affluents
2 Mbps, 34 Mbps, …
Agrégats
Réseau d'abonnés
Réseau d'opérateur
Il existe trois types de topologie pour les réseaux
SDH :
Topologie des réseaux SDH
ADM
Boucle ou anneau
Nœud A
ADM
ADM
ADM
Nœud B
Il existe trois types de topologie pour les réseaux
SDH :
Topologie des réseaux SDH
Bus
ADM
ADM
Il existe trois types de topologie pour les réseaux
SDH :
Topologie des réseaux SDH
ADM
ADM
Etoile
ADM
ADM
ADM
Protection :
Topologie des réseaux SDH
A
E
/
R
/
A
Normal
A
D
M
E
/
R
/
R
R
/
E
/
E
A
D
M
Secours
Protection 1+1
Cette protection prévoit un deuxième support de secours qui prend le
relais en cas de défaillance du circuit normal. Le circuit de secours
dépend de l'architecture, il peut être constitué d'une fibre en cas d'un
réseau unidirectionnel, ou d'une paire de fibre en cas d'un réseau
bidirectionnel.
Le réseau de transmission
Système Synchrone: SDH
bidirectionnel.
Protection 1:1
Elle consiste à utiliser simultanément 2 fibres à demi-charge. Si l'un des
dispositifs est défaillant, le deuxième est utilisé à pleine charge. Lors de
l'utilisation normale, il est admis d'utiliser les deux autres demie-charges
de resserve pour transporter des flux supplémentaires.
La trame SDH de base
La structure des trames dans un réseau plésiochrone PDH ne comporte
qu'un nombre réduit de bits alloués à l'exploitation et ne permettent pas
la gestion du réseau.
Par contre, la technologie SDH, ayant été conçue pour fonctionner sur
Le réseau de transmission
Système Synchrone: SDH
Par contre, la technologie SDH, ayant été conçue pour fonctionner sur
fibre optique, dispose de débits de transport considérables permettant de
réserver une capacité significative pour la gestion du réseau.
La gestion du réseau SDH inclut l’exploitation, la gestion, la
maintenance et la mise en service, elle est effectuée par des
informations de surdébit transportées dans les trames.
Chaque couche d’un réseau SDH (niveau d’encapsulation) dispose
de moyens propres de gestion. Certaines données dites de bourrage
sont incluses juste pour la synchronisation.
Multiplexage SDH
Pour la norme SDH, les niveaux sont organisés hiérarchiquement en
STM-n (Synchronous Transport Module, niveau n). Pour SONET il sont
organisés en STS-n (Synchronous Transport signal, niveau n)
Débits de la hiéarchie SDH/SONET
Le réseau de transmission
Système Synchrone
SDH
Débits de la hiéarchie SDH/SONET
Lors du multiplexage SDH, les données sont encapsulés dans des blocs
(trames) qui seront multiplexés pour donner des blocs de plus en plus gros
jusqu’à obtenir une trames STM.
Chaque bloc porte un nom: Conteneur (C), Conteneur Virtuel (VC), Tributary
Unit (TU), Tributary Unit Group (TUG), Administrative Unit (AU),
Administrative Unit (AUG), et Synchronous Transport Module (STM).
Le réseau de transmission
Système Synchrone
Multiplexage SDH
Un bloc de données SDH (C, VC, TU, TUG, AU, AUG, STM) est toujours
transmis en 125 µs. Comme les blocs ne contiennent pas le même
volume de données, cela suppose l'utilisation d'horloge de plus en plus
rapide au fur et à mesure qu'on avance dans l'arbre de multiplexage.
Le multiplexage SDH se fait en deux étapes:
Un premier niveau, dit niveau inférieur LO (Low Order) suivi d'un
deuxième niveau, dit niveau supérieur HO (High Order).
sont multiplexés pour former les VC-
HO, en suite, , les VC-HO sont multiplexées pour
former la trame STM.
La trame SDH de base
Le temps de base correspond toujours à 125 µs (8 000 trames par
seconde).
Chaque trame comprend 9 rangées de 270 octets.
La zone de supervision comprend 9 octets en début de rangée pour
Le réseau de transmission
Système Synchrone
SDH
La zone de supervision comprend 9 octets en début de rangée pour
délimiter et gérer la trame.
L'information transportée est indiquée par un pointeur situé dans la zone
de supervision.
La zone d'information forme un conteneur virtuel, l'information peut
déborder d'une trame sur la suivante, la fin est repérée par un "pointeur
de fin" dans la zone de supervision.
La trame SDH de base ( STM-1 )
270 octets
9
261 octets framing
Le réseau de transmission
Système Synchrone
SDH
9 octets
de contrôle
r
a
n
g
é
e
s
pointeur
Trame de base SDH
Unité administrative (AU)
Le réseau de transmission
Système Synchrone
SDH
1
2
3
5
6
7
8
9
4
Unité administrative (AU)
Pointeur
Surdébit de section (SOH)
Sur-débit de section SOH
RSOH Sur-débit de section
de régénération
Le réseau de transmission
Système Synchrone
SDH
1
2
3
5
6
7
8
9
4
Pointeur
MSOH Sur-débit de
section de multiplexage
SOH
Le SOH est utilisé pour la gestion des sections de ligne de
transmission :
Verrouillage de trames
Multiplexage et démultiplexage de trames
Le réseau de transmission
Système Synchrone
SDH
Multiplexage et démultiplexage de trames
Sécurisation automatique des liaisons
Le RSOH est dédié à la gestion des sections de régénération, il
est donc traité au niveau des répéteur-régénérateurs.
utilisé pour dialoguer avec/entre les régénérateurs
Le MSOH est dédié à la gestion des sections de multiplexage,
il est donc traité au niveau des terminaux de ligne.
utilisé pour dialoguer avec/entre les multiplexeurs
D1
B1
A1 A1 A1
D2
E1
A2 A2 A2
SOH
Pointeur
D3
F1
C1
RSOH
Z1
D10
D7
D4
B2 B2 B2
Z1 Z1 Z2
D11
D8
D5
K1
Pointeur
Z2 Z2 E2
D12
D9
D6
K2
MSOH
SOH
RSOH
•J0/C1 : Trace pour la section de régénération
•B1 : Surveillance de la qualité sur la section de régénération (BIP-8)
•E1 : voies de service omnibus (Parole)
•A1, A2 : les 6 octets constituent le mot de verrouillage de trame
•F1 : voies de service ou de données pour l'utilisateur
•D1, D2, D3 : canaux de données pour la section de régénération. Data
Communication Channel (DCC)
MSOH
Communication Channel (DCC)
•X : non utilisé
•B2 : Surveillance de la qualité sur la section de multiplexage (BIP-24)
•K1, K2 : deux octets servant au protocole lors des protections MSP.
•D4,..., D12 : Canaux de données pour la section de multiplexage.
•S1 : indication de la qualité de la synchronisation
•M1 : Résultat du comptage B2 renvoyé au départ de la section de
multiplexage
Le concept de la hiérarchie SDH repose sur une
structure de trame où les signaux affluents destinés à
être transportés sont encapsulés dans un conteneur.
A chaque conteneur est associé un sur-débit de
Le réseau de transmission
Système Synchrone
SDH
A chaque conteneur est associé un sur-débit de
conduit réservé à l'exploitation de celui-ci.
Le conteneur et son sur-débit forment le conteneur
virtuel (VC : Virtual Conteneur).
Trame de base SDH avec conteneurs
Pointeur +
POH
Le réseau de transmission
Système Synchrone
SDH
Surdébit de section (SOH)
1
2
3
5
6
7
8
9
4
(UA)
POH (Path OverHead)
Surdébit de conduit: utilisés pour caractériser le service transporté
J1
B3 B3 = Contrôle de parité pour le conduit
Le réseau de transmission
Système Synchrone
SDH
B3
C2
F2
H4
Z3
Z4
Z5
G1
B3 = Contrôle de parité pour le conduit
C2 = Indication du type de charge utile
F2 = Canal de communication utilisateur
J1 = Vérification de la continuité du conduit
G1 = Indication d'alarme distante
H4 = Indication de trame multiple
Z3-Z5 = Réservé
La trame SDH de base
La trame offre une capacité totale de 2 430 octets toutes les 125 µs.
Les 9 premières colonnes (81 octets) ne contribuent pas au transport
d'information et constituent un surdébit utilisé pour délimiter et gérer la
trame.
Le réseau de transmission
Système Synchrone
SDH
Les 2 349 octets restants constituent un conteneur virtuel, lui-même
constitué d'une colonne (9 octets) transportant le surdébit de conduit POH
(Path OverHead) et du conteneur proprement dit, offrant une capacité de
transmission de 2 340 toutes les 125 µs soit un débit de 149 760 kbps.
Le surdébit de conduit est utilisé pour des fonctions de gestion
( parité, type de charge utile, continuité du conduit...)
Les signaux à transporter proviennent de liaisons qui peuvent être
synchrones ou asynchrones. Pour faciliter leur transport, on les
accumule dans un conteneur virtuel (VC).
Il y a différents conteneurs virtuels pour chaque type de signal à
transmettre.
Le réseau de transmission
Système Synchrone
SDH
transmettre.
Le transport de ces conteneurs sur les trames (STM-n) s'effectue par
multiplexage temporel (G 709).
1,5 Mbps 34/45 Mbps 140 Mbps
C11 C2 C3 C4 C12
2 Mbps 6 Mbps
Le réseau de transmission
Transport PDH
C11 C2 C3 C4 C12
AU 3 AU 4
C1 C2 C3 C4
1,5/2 Mbps 34/45 Mbps 140 Mbps
Le réseau de transmission
Transport PDH
C4
P
O
H
= VC-4
C4
P
O
H
Pointeur
= AU-4
AU-4
S
O
H
= STM-1
C1 C2 C3 C4
1,5/2 Mbps 34/45 Mbps 140 Mbps
Le réseau de transmission
Transport PDH
C1 C2 C3 C4
C3
P
O
H
= VC-3
C3
P
O
H
Pointeur
= TU-3
C4
P
O
H
= VC-4
TU-3
TU-3
S
O
H
AU-4
P
O
H
VC 4
S
TU-3
140 Mbps
C4
P
VC 3
34 Mbps
C3
x 3
AUG
x 3
STM n
x n
TUG 3
x 3
S
O
H
TU-3
P
O
H
VC 3
S
O
H
AU-3
C3
S
O
H
TU-12
P
O
H
VC 12
2 Mbps
C12
x 7
P
O
H
VC 3
x 7
TUG 3
TUG 2
Conclusion
La hiérarchie numérique synchrone offre une
grande souplesse d'exploitation grâce à sa
capacité de modification rapide de la configuration
du réseau de transmission.
Cette capacité découle de l'importance des sur-
débits qui véhiculent les fonctions de supervision et
de commande et se traduit par une plus grande
offre de service auprès des entreprises.
le coût d'équipement SDH/ATM reste encore très
élevé et doit faire face à d'autre technologie.
SDH : Synchronous Transport Module level 1: 155 Mbit/s
Les Réseaux d’accès
RNIS
Entre l'invention du téléphone il y a deux siècles et les années soixante, la voix fut
transmise de manière analogique, sous forme d'un signal électrique se propageant
sur des fils de cuivre. Puis les compagnies de téléphone commencèrent à utiliser la
transmission numérique entre les centraux.
La transformation du signal, analogique vers numérique et inversement, est assurée
par des « codecs » (codeurs/décodeurs) qui fonctionnent suivant le schéma
classique de l'échantillonnage et de la quantification.
Aujourd'hui, les lignes reliant les centraux entre eux sont de plus en plus constituées
de fibre optique (une fibre unique peut transporter120.000 communications
simultanément).
Les Réseaux d’accès
RNIS
Pour le RTC, entre le poste de l'usager et le plus proche central téléphonique
(portion du réseau appelée « boucle locale »), la voix reste transportée de manière
analogique sur une paire de fils de cuivre.
On peut aussi assurer le transport de la voix sous forme numérique sur le réseau
local. La transformation du signal analogique vers numérique et inversement, est
assurée par le codec situé dans le poste de l'usager.
Le protocole correspondant, défini par l'ITU (International Telecommunications
Union), a été baptisé ISDN (Integrated Services Digital Network) - RNIS (Réseau
Numérique à Intégration de Services) et Numéris le nom commercial utilisé par FT
Le RNIS peut servir à transmettre tout type de donnée numérique, ce qui élargit le
champ d'action habituel des compagnies de téléphone.
Les Réseaux d’accès
RNIS
Les canaux
Le protocole du RNIS prévoit que les données transitent dans des «canaux» et
que plusieurs canaux fonctionnent simultanément sur la même ligne téléphonique.
Il existe deux types de canaux :
Le canal B (Bearer channel), utilisé pour la transmission des données numériques,
fonctionnant par commutation de circuits, à 64 kilobits/s (parfois encore 56 kilobits/s
aux usa)
Le canal D (Delta channel), utilisé pour la signalisation (ex : l'établissement de la Le canal D (Delta channel), utilisé pour la signalisation (ex : l'établissement de la
communication), fonctionnant par commutation de paquets (selon le protocole X.25), à
16 ou 64 kilobits/s.
Ces canaux sont "full duplex", le trafic peut donc s'effectuer simultanément dans
les deux sens, comme pour une ligne téléphonique analogique.
Les canaux B peuvent être utilisés séparément, ou réunis à plusieurs pour créer
une liaison fonctionnant à un multiple de 64 kilobits/s. Cette technique est
appelée "inverse multiplexing", ou "bonding".
Outre son rôle de base dans la signalisation, un canal D peut être utilisé pour
assurer la liaison avec un réseau de transmission de données (ex : Transpac).
Les Réseaux d’accès
RNIS
Les réseaux d’accès filaires
L’interface numérique RNIS :
Accès de base ou interface T0: 2 canaux B (mode circuit) et un canal
D (mode paquet, transfert de données et signalisation d’accès)
=2*64Kbps + 16Kbps.
Le raccordement sur cette interface utilise un équipement TNR
(Terminaison Numérique Réseau) qui assure l’adaptation sur la paire
métallique.
Accès Primaire (surtout à usage professionnel) ou interface T2: 30B +
D = 30*64Kbps + 64Kbps. D : (signalisation-mode paquet).
Interface sur laquelle se raccorde un PABX ou le routeur d’un réseau
local.
Les Réseaux d’accès
RNIS
Les Réseaux d’accès: RNIS
L’équipement d’extrémité
L'accès de base utilise une ligne téléphonique ordinaire. A l'arrivée de cette
ligne chez soi, un "équipement d'extrémité" marque la limite entre ce qui reste
la propriété de la compagnie de téléphone et ce qui appartient au particulier.
C’est l’ETTD/ETCD (Equipement Terminal de Transmission de Données/Equipement
Terminal de Circuit de Données).
FT installe le TNR, qui reste sa propriété, et qui est alimenté en énergie
électrique à travers la ligne.
Au-delà du TNR commence le bus S0 (propriété du particulier), qui peut Au-delà du TNR commence le bus S0 (propriété du particulier), qui peut
comporter au maximum 10 prises S0 (type RJ45), et permet de brancher au
plus 5 terminaux tous numériques.
FT ne fournissant qu'un seul numéro de téléphone par ligne Numéris, chaque appareil
doit reconnaître les données qui lui sont destinées.
Les Réseaux d’accès: RNIS
L’équipement d’extrémité
Pour raccorder un micro-ordinateur au bus S, il faut utiliser un dispositif
d'interface appelé "adaptateur RNIS" ou "modem RNIS", fonctionnant
suivant le protocole V.110 (en Europe) ou V.120 (aux Etats-Unis).
Ce dispositif peut être :
une carte que l'on insère dans un connecteur d'extension du micro-ordinateur
un adaptateur externe, relié au micro-ordinateur par sa sortie série.
Le terme anglais TA (Terminal Adapter) désigne tout dispositif
d'interface permettant de relier un appareil (micro-ordinateur,
téléphone analogique, fax analogique également appelé "fax groupe
3") au bus S.
Les termes "digital modem" ou "ISDN modem" sont également utilisés.
Les Réseaux d’accès: RNIS
Transmission du signal
La bande passante d'une ligne d'usager est très souvent supérieure au MHz
On peut transmettre sur cette ligne un signal sinusoïdal de fréquence 1MHz
sans qu'il ne soit complètement absorbé par la capacité répartie de la
ligne.
Pour numériser la boucle locale, il faut une fréquence de répétition des
impulsions : elle a été fixée à 80 kHz impulsions : elle a été fixée à 80 kHz
La durée d’une impulsion est donc 10
6
/80.000=12.5µs.
La modulation choisie pour transporter l’impulsion: 2B1Q qui fonctionne sur
quatre niveaux de tension. Ces niveaux varient entre -2,5 et +2,5 V.
A chacun de ces 4 niveaux on associe l'un des nombres binaires suivant : 00,
01,10 et 11.
Ainsi, une impulsion peut transporter un nombre binaire de deux chiffres,
soit deux bits. Le débit de la ligne RNIS vaut donc
80(kHz) x 2(bits) = 160Kbps => 0.9 * 160 = 144Kbps (B/B/D)
Les Réseaux d’accès: RNIS
L’interface numérique RNIS :
On distingue deux types de configuration d’installation pour le raccordement
des terminaux RNIS à la TNR : le bus actif et le bus passif ;
Le bus passif permet un raccordement en parallèle des terminaux RNIS sur le
câble de distribution à l’intérieur du local de l’abonné.
Une résolution de contention est mise en place pour détecter les collisions d’accès au
bus : CSMA/CA via le protocole LAP-D.
T0 contient : les 2B, le D et le canal E pour accéder au bus T0. Un terminal qui établit
un appel doit vérifier au préalable si le canal D est libre. Pour cela, il écoute le canal
E en réception, écho du canal D émis.
Utilisateur inactif : émission ininterrompue de ‘1’. Si émission : ET logique entre les ‘1’
et la trame HDLC à émettre mais il faut être sûr au préalable que le canal soit libre.
Le bus actif correspond au raccordement d’un équipement TNA (Terminal
Numérique d’Abonné – micro commutateurs).
Les Réseaux d’accès
RNIS
Les canaux B sont attribués (via D) à un seul terminal à un instant donné, Il
ne peut donc y avoir de conflits sur ceux-ci.
Plusieurs terminaux peuvent émettre simultanément sur le canal D vers le
TNR.
Le bit E (Echo) de la trame TNR_TE indique le bit effectivement reçu par le
TNR sur le canal D.
Pour transmettre sur D un terminal doit :
Attendre que le canal D soit libre : 8 "1" consécutifs (une trame HDLC ne
comporte pas plus de 6 "1").
Emettre un bit et vérifier que l'écho de ce bit est identique au bit émis. Si
l'écho est différent : arrêt immédiat de l'émission. Si l'écho est identique le
terminal peut émettre le bit suivant.
Les Réseaux d’accès: RNIS
La résolution de collision n’est possible que parce que l'on contrôle la
transmission bit par bit et que les terminaux sont synchronisés (par le TNR).
Les Réseaux d’accès: RNIS
Priorité induite:
Le "0" (codé ±v) sera prioritaire sur le "1" (codé 0v). Un terminal
émettant des "0" (+v/-v) en tête de son message sera donc prioritaire.
Les messages sur D étant des trames HDLC, le premier champ différent
certainement d'un terminal à l'autre est l'adresse. Un terminal possédant
une adresse faible sera donc prioritaire.
Limitation de la priorité :
Le nombre de "1" à attendre pour déclarer que le canal est libre sera
variable pour chaque terminal.
n de base = 8 (ou 10 pour TE à priorité plus faible).
n = n+1 si le TE a réussi à émettre une trame,
n = base (8/10) si collision détectée.
Les Réseaux d’accès: RNIS
• Norme Q930 (I450) : Aspects généraux de la couche 3.
• Norme Q931 (I451) : Spécifications pour l'appel de base.
• Norme Q932 (I452) : Services supplémentaires.
Les Réseaux d’accès: RNIS
Couche Physique
La couche physique (ou niveau 1) est identique pour les canaux B et
D qui sont multiplexés pour composer un accès de base ou un accès
primaire.
Pour la suite de la présentation, nous prenons l'exemple de l'accès
de base 2B+D. de base 2B+D.
La structure de la trame est composée de 48 bits répétés toutes les
250µs, soit un débit total de 192Kbps.
La distribution des débits entre les canaux B et le canal D est
réalisée par multiplexage. Chaque trame contient :
2 octets pour le premier canal B (B1),
2 octets pour le second canal B (B2),
4 bits pour le canal D répartis sur la trame.
Les Réseaux d’accès: RNIS
Couche Physique
Format des trames
Les formats de trames dépendent du sens de transmission
entre le terminal RNIS (TE) et TNR
Les Réseaux d’accès: RNIS
Activation / Désactivation
Afin de limiter la consommation en l'absence de communications (le taux
d'occupation d'un BUS est généralement très faible) le réseau via le TNR
peut désactiver le BUS.
La temporisation de déclenchement de la désactivation à partir du moment
où les canaux sont libres est typiquement de 10s.
La réactivation du BUS se fait en 200ms, peut être provoquée par :
Un terminal (décrochage...). Il émet un signal particulier (suite de fanions) qui
"réveille" le TNR qui émet une trame vide ...
Le réseau (appel entrant...), le TNR émet une trame vide sur laquelle se
synchronisent les terminaux qui émettent une trame et le TNR positionne alors
le bit A pour indiquer que les échanges peuvent commencer.
Les Réseaux d’accès: RNIS
Couche Liaison: Canal B
Commutation de circuits
Le circuit est établi, maintenu et libéré en utilisant la signalisation du
canal D. Les données utilisateur sont échangées sur les canaux B
avec les protocoles utilisateur.
Mode semi-permanent Mode semi-permanent
Le circuit est établi entre les utilisateurs et le réseau pour une durée
délimitée ou non. Une fois le circuit établi, le canal D n'est plus
nécessaire pour la signalisation.
Commutation de paquets
Une connexion en mode commutation de circuits doit être établie
entre l'abonné RNIS et un nœud du réseau à commutation de
paquets sur le canal B. Cette connexion en mode commutation de
circuits implique l'utilisation de la signalisation du canal D.
Le réseau à commutation de paquets peut être partiellement RNIS.
RNIS peut donc fournir un service de commutation de paquets sur les
canaux B (protocole X.31a).
Les Réseaux d’accès: RNIS
Couche Liaison: Canal D
3 types de services : signalisation, commutation de paquets et télémétrie.
Ces services sont tous intégrés dans le même protocole de niveau 2 appelé
LAP-D : trames au format HDLC (High-Level Data Link Control) et protocole
LAP-B (Link Access Protocol - Balanced Mode).
Le rôle des trames HDLC est de contrôler la liaison de données entre le TNR
et le Terminal RNIS (TE1).
Le protocole LAP-D est normalisé par l'ITU : spécifications Q.920 et Q.921.
La principale différence entre les protocoles LAP-B et LAP-D réside dans
l'adressage (champ Address).
À partir des champs TEI/SAPI, l'adressage LAP-D permet de gérer les
liaisons multipoints : plusieurs services pour une même interface ou
diffusion d'un message vers toutes les interfaces du bus S0.
La taille maximale de trame est limitée à 260 octets.
Les Réseaux d’accès: RNIS
Couche Réseau
Canal B
Il n'existe pas de protocole RNIS spécifique au niveau 3 pour les canaux
B. Suivant le mode de commutation choisi au niveau 2, on peut utiliser
différents protocoles.
La commutation de circuits étant le mode d'accès privilégié pour les
connexions à Internet, on retrouve donc les protocoles du modèle connexions à Internet, on retrouve donc les protocoles du modèle
TCP/IP au niveau réseau.
Les protocoles X.25 et X.75 sont utilisables pour accéder aux
réseaux à commutation de paquets.
Canal D
Le protocole de niveau 3 ou protocole D gère principalement
l'établissement, le maintien et la libération des connexions.
Il peut aussi assurer le transfert d'information (protocole X.31b) et des
compléments de services.
Les spécifications ITU I.450/Q.930 et I.451/Q.931 définissent les
messages de gestion des connexions.
Les Réseaux d’accès
RNIS
RNIS-BE et RNIS-LB
RNIS à Bande Etroite (NUMERIS) : après 1987
Réseau numérique de bout en bout (intègre la boucle locale)
Un réseau et des ressources dédié à la signalisation (SS7)
Un réseau synchronisé avec horloge atomique
Une seule interface aux usagers (support et connecteur RJ45) pour

Une seule interface aux usagers (support et connecteur RJ45) pour
proposer un réseau multiservices (voix, données, vidéo, …)
Débits variables à l’accès du réseau (nx64 Kbps, n ⊂ [2, 30])
RNIS à Large Bande (ATM) :
Conserve les principes du RNIS-BE et en plus offre :
Une nouvelle interface d’accès à hauts débits (10 Gigabit/s) avec une
plus petite granularité
Une nouvelle et unique infrastructure de transmission (ATM/AAL)
Les Réseaux d’accès
RNIS
RNIS-BE
Les Réseaux d’accès
RNIS
RNIS-LB