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H0w3H¬3Sj0HS
L Développement
de la peronnalité
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|SõN Z ZÛÛ ÛZ41ÛÛ
Lr premier \Oiumc des Séminaires
(SLrologic psyctwlogiquc <lécril lcs dynamiques
de la p ychologie des profondeurs ré\élées par le
thème de naissance. Les auteurs y e: posent les
processus et les problèmes auxquels chacun est
confronté au cours du dé\eloppment de 5
personnal ité» Le séminaire sur les étapes
de l'enfance traite des e\périences et des
traumalismcs vécus pendant cette période de la
'ie. de leur rctcnlissemcnt sur |VXistencc de
l'adulte. des peurs rt des difficultC rencontrées
dumnt l'rnfance ct l8uolescencc× Puis Liz
Greene étudie la manière dont le mariage
parental affecte le dé,·eiOPJ>ement de l'indi' idu
ct comment celui-ci reproduit les scénmios
rclationncls de ses parents. llowar'd S8spor as
C\PO e ensuit le concept de sousersonnalil.
ces personnages sou,ent antagonistes qui ¶
disputnt la première place dans notre psyché. cl
nous im ile 8en C\plorer le conI|ns pour micu.
lrs .ntCyrtr= Enfin. Puer ct senaY sc propose
d'étudier dettx arché�pes : l'éternel adole cent
ct le 'ieil homme. qui symbolisent léternel
dilemne entre une aspiration spiriluede 8 |`lm-
mur|8I|tc.8la créati\ ité. el le statisme de l'ordre
ancien. la souver·alnclé des su·ucturs rIb¦Ic8.
l,iz Greene (astrlogue. poUlérapculc
el 1/owar Sasporws (astrologue) dirnt le
Centre d'aslrologir ps}chologique de Londres.
Analyste jungienne. Uz Greene est l'auteur de
nombreu\ ou1-agrs donc le célèbre Jupiter ct
Saturne, nou-.ellcs pcrspccti\es d< l' astrolo�ie
moderne (a1c o1rroyo). Tous dew. donnent 0C
cours el conférences tant aux ÉtalsLnis qu'en
Rurope. tl exercent, àLondrl'S.
Conseillère de collection
Aline Apostolska
Li GREENE Howàrd SASPORTAS
Àb1ÜLLLLÛ
LEDÉVELOPPEMENTDELAPERSONNALITÉ
oÚm8tïcä d´8äIïO!OgIcþäyOhOlOgtquc
volumcÍ
1raduí/del´an¿laí:parNík0u Jríd0n
¬3!r010_t8
ÉDITIONS DU ROCHER
Jcan-Îau!ßcmand
Titre origina :
r»coc»cto;÷c-·o|·»crc·.o--.t.·,
Samuel Weiser, lnc., York Beach, Maine
Tous droits de traduction, de reprouction et d'adaptation réservés
pour tous pays.
ºLÌZGreene and Howard Sasportas, 1Vö!
ÉÉditions du Rocher, IVVZ, pour la traduction française
ºÉditions du Rocher, 1VV!,
ISBN Z ZÚöÜZ+!Ü V
A HO5 0lHul0HI5
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C.G. Jung
SOMMAR
INTRODUCTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
I
LES ÉTAPES
DE L'ENFANCE
par Howard Sasportas
VOS IMAGES INNÉES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
Patters archétypiques indiqués par le thème . . . . 29
TRAVAILLER AVEC L PA IEMS . . . . . . . . . . . . . . 33
Expérimenter et comprendre kpatters . . . . . . . . 41
Modes de transformation possible des patters . . . 42
L'alterative du choix......................... 45
LES PHASES DE L'ENFANCE.................... 55
L'expérience prénatale. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
L'archétype de la naissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66
L'ascendant.............................. 69
La phase orale................................ 76
Besoin, amour et haine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89
Angoisse de prsécution et angoisse dépressive 93
L problème de la surie . . . . . . . . . . . . . . . . . . 95
! phase anale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 99
L bataille du pot de chambre . . .. .. .... .. !03
Corrélations astrologques . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 05
Polarités eau-terre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 111
Confsion zonale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 112
L maison III . .. . . . . ... . .. . .. .. ... ... . .. !12
! phase œdipienne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 116
L'âge de l'école . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 128
L'adolescence................................. 132
11
II
LE MARIAGE PARENTAL
DANS LE THÈME DE NAISSANCE
par L Greene
ARRIÈRE-PLAN ARCHÉTYPIQUE ET IMPLICA-
TIONS PSYCHOLOGIQUES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 149
Exemples de thèmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 192
1
SOUS-PERSONNAUTÉS ET CONFlTS
PSYCHOLOGIQUES
par Howard Sasportas
L'ASSEMBLÉE INTÉRIEURE ................... .
Concepts apparentés ..... . . ... ........... ..... .
Nommer les sous-personnalités . ...... ......... .
L noyau archétypique ....................... .
Planètes, signes et sous-personnalités .......... .
COMMENT IDENTIFIER LES SOUS-PERSONNALI-
263
266
268
269
272
TÉS............................................ 275
Déceler les sous-personnalités dans le thème . . . . . 283
LDÉGRADATION DES ARCHÉTYPES . . . . . . . . . . . 289
L'IDENTIFICATION DES
SOUS-PERSONNALITÉS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 293
Etude d'un cas . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 297
Les sous-personnalités centrées sur l'amour . . . . . 306
L sous-personnalités de type volonté. . . . . . . . . . . 310
Le dilemme amour-volonté. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 313
Changement ou continuité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 319
Le clivage mystique-pragmatique . . . . . . . . . . . . . . . 324
Tête, cœur et ventre ................ , . . . . . . . . . . 330
Travail et jeu . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 337
L dilemme liberté-intimité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 339
Critiques et saboteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 342
L'enfant intérieur............................. 344
1 2
UNE MÉDITATION GUIDÉE SUR Í SOUS-PER-
SONNALITÉS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 345
IV
ÍÍÍÍ ET SENEX
par Í Greene
L'IMAGE ARCHÉTYPIQUE DU PUER . . . . . . . . . . . . . 353
L'ASTROLOGIE DU PUER
Deux exemples de thèmes ..................
BIBLIOGRAPHIE
• = • • • + • • • a æ • • • • • • + » + + æ s • • s + • • • + (
407
446
485
INTRODUCTION
D n'y a pas si longtemps encore, on consultait les
astrologues pour se m prédire l'avenir-argent,
amour, santé-et les rares« analyses de caractère»
se réduisaient aux « recettes » habituelles : si vous
êtes Gémeaux, vous êtes intelligent, doué de talents
divers, et vous vous exprimez avec facilité. Soit le
client connaissait déjà très bien cette série de traits
de personnalité fgés, et dans ce cas ce genre de
consultation ne lui apprenait pas grand-chose ; soit
i ne pouvait s' identifer d'emblée aux traits de
caractère en question, et c'est alors la légitimité de
l'astrologie elle-même qui se trouvait ainsi remise
en cause.
D est vrai que bon nombre de gens vont encore
consulter un astrologue pour se faire prédire l'ave­
nir et se rassurer sur le bien-fondé d'un comporte­
ment qu'ils n'envisagent pas de changer, et il se
trouve encore de nombreux astrologues pour satis­
faire cette clientèle en lui foussant l'information
désirée. Mais au h du temps, en particulier au
cours des cinq derères années, on a pu observer
un changement progessif à la fois dans les raisons
incitant les gens à consulter les astrologues, et dans
le type d'individus qui leur font appel. De son côté
la communauté des astrologues a relevé ce déf en
s'attachant à formuler une astrologie différente et
novatrice, fermement établie sur la tradition, mais
adaptée à l' évolution et à la complexité croissante
des besoins de ses clients. Il y a peu de temps
encore, la clientèle des astrologues était assez limi-
1 5
tée- beaucoup de gens du« show business», bien
connus pour être «superstitieux», et quelques
vagues adeptes de spiritualité en quête d'une
méthode d'illumination sans efort. L situation
s'est là aussi modifée, et pratiquement n'imprte
qui aujourd'hui est susceptible de consulter un
astrologue, un ministre comme une secrétaire, un
médecin comme un artiste, un informaticien
comme un mannequin de mode. Se faire interpré­
ter son thème natal n'est plus considéré comme un
divertissement quelque pu équivoque ni comme
un moyen de se dispnser de faire des choix dans la
vie.
Cette évolution est notamment due à l'intérêt
croissant qu'éveillent l'astrologie de qualité et son
travail de recherche. Les assertions erronées des
profanes ignorants ont été battues en brèche. Mais
l'attraction qu'elle suscite est elle-même un symp­
tôme, car si les astrologues commencent à être
davantage pris au sérieux, et se pénètrent eux­
mêmes de plus en plus de la valeur de leur étude,
y compris sur le plan professionnel, c'est, semble­
t-il, pour plusieurs raisons fondamentales. En
premier lieu, le conseiller astrologique, qu'il le
veuille ou non, a usurpé ce qui était autrefois le
rôle du prêtre, du médecin et du psychiatre. Son
client n'est plus simplement un être crédule vou­
lant se faire dire la bonne aventure, D un pas­
sionné d'ésotérisme enquêtant sur sa derère in­
carnation. Peut-être se sent-il déprimé sans cause
apparente, anxieux ou inquiet, put-être est-il dans
les afes d'une crise affective ou de la rupture
d'une relation, à la recherche d'éléments de ré­
flexion fables sur de nouvelles perspectives profes­
sionnelles ou préoccupé par son sentiment d'apa­
thie et son incapacité à tirer parti de ses talents.
16
Bref, ce client peut avoir toutes sortes de difcultés
psychologiques et chercher, à juste titre, à clarifier
ses problèmes a d'élargir 1 'étendue de ses choix
et de ses solutions (une situation que chacun
rencontre aux moments cruciaux de sa vie). Et,
sans vouloir ofsquer mes lecteurs membres du
clergé ou travaillant dans le domaine psychiatri­
que, ce client aura souvent du mal à trouver pour
ses problèmes psychologiques la tolérance ou la
profondeur de compréhension que 1' on est en droit
d'attendre de l'Église, qui ne lui propose généra­
lement que des aphorismes éculés ; ou i se fera
immédiatement cataloguer sur le plan cinique,
comme a fortement tendance à le faire «l'esta­
blishment» médical orthodoxe, au lieu d'obtenir
des éclaircissements sur ses symptômes et de
pouvoir en discuter ouvertement. Aussi bon gé
mal gré, consciemment ou non, l'astrologue s'est
transformé en conseiller. Les astrologues qui ref­
sent catégoriquement l'aspect psychologque de
leur travai sont pour le moins naïfs, et peuvent
même s'avérer dangereux par leur igorance de la
véritable nature de leur activité. Toutefois, dans
l'ensemble, l'astrologie a bien réagi face à son
nouveau rôle en reconnaissant la dimension psy­
chologique de son champ d'investigations, et, quel
que soit le terme que nous préférions utiliser -
astrologie psychologique, psychologie astrologi­
que, ou tout simplement une astrologe de conseil
honnête, avisée-l'astrologie a atteint sa majorité
et a désormais prs place parmi les autres profes­
sions d'aide et de conseil.
Ü existe un autre h dans la toile tisse par le
mariage de 1' astrologie et de la psychologe : le m
du sens. Le sens est indispensable à la vie, et
semble nécessaire aux êtres humains. Lorsqu'il
nous échappe, nous perdons toute raison de vivre,
d'espérer, de combattre et nous nous se

tons
terrblement désorientés. Qu'il nous appartienne
en fn de compte de créer nous-mêmes notre
propre sens, ou que notre tâche s
?
it de
.
déc


L gand projet cosmique ou une mtention divme,
la recherche de lignes dectrices, le besoin d'avoir
un but et un sentiment de fnalité dans la vie sont
un comportement inné chez chacun d'entre nous.
Ce problème du sens est devenu c

s derers temp

particulièrement pre

sant
:
L Ý cnse du s
_
ens ²
_
qw
nous assaille peut s expliquer par les deceptions
dues aux structures traditionnelles relgieuses, et
plus encore par la complexité croissante de nos
vies dans un monde assiégé de problèmes et de
défs nouveaux et décourageants pour lesquels il
n'existe aucune ligne de conduite ou méthode
d'approche. L perte du sens est la source d'un
grand nombre de problèmes psychologiques pou­
vant prendre la forme de symptômes cliniques. Elle
est souvent à l'origine de la crise qui pousse L
client à consulter un astrologue.
Ayant à sa dispsition le thème de naissance
comme outil dans son activité de conseiller, l'astro­
logue est particulièrement qualé pour assister
autri dans la recherche capitale du sens de sa vie,
mais i doit entreprendre cette tâche avec humilité
et sérieux. Hput propser un sens ou une justifca­
tion aux diffcultés relationnelles de celui qui, ayant
sa Vénus natale en carré à Pluton, vient le consulter
pour des problèmes matrimoniaux. Peuvent-ils lui
apprendre quelque chose sur lui-même ? Pourquoi
se retrouve-t-il dans cette situation ? Est-ce en
relation avec des événements antérieurs de sa vie ?
Ce genre de questions peut aider l'individu à d·
1 8
cerer un thème ou un ;-··-·-1 qu'il attire et met
en scène inconsciemment. De même 1 'astrologue va
pouvoir aider la femme ayant une conjonction
Sature-Neptune en maison X, qui lutte pour
mener sa carrière tout en affrontant l'anxiété, l'in­
sécurité, la peur de l'échec qui la minent. Replacer
ces problèmes dans le contexte global de sa vie et de
son développement personnel lui permettra de leur
donner un sens. Assistée par l'astrologue, elle va
explorer le confit archétypique profond qui sous­
tend ses diffcultés professionnelles, et commencera
ainsi à concevoir ce que cette lutte lui demande de
comprendre, d'affonter et de travailler en elle. Son
dilemme la conduit en fait à développer certaines
qualités, ressources, ou forces qu'elle aurait laissées
en sommeil si elle n'avait pas rencontré de difficul­
tés. L fait d'entrevoir une Ý raison ² intelligble à
notre souffrance est souvent l'élément magique qui
distille confance et clarté dans une situation dou­
loureuse et confuse. Les positions en signe et en
maison, les aspects, les transits et les progressions,
sans parler de la vie elle-même, tout devient plus
significatif N de cette manière.
Comme l'ancien dieu romain Janus, l'astrologie
psychologique a deux visages. Elle peut être le
scalpel chirurgical dévoilant les mobiles, les com­
plexes et l'héritage familial qui se trouvent à la base
des problèmes et des diffcultés tangibles auxquels
se confronte l'individu. Elle peut être également la
lentille permettant de voir la téléologie de nos
conflits dans le contexte de la signifcation globale
du voyage de l'individu. Mais en définitive, les deux
1. Pattern + terme anglais qui, selon le contexte, signifie moèle,
dessin, motif, formule, suucture d'ensemble, scénario, mais sans
équivalent aussi complet en fançais. (N.d.T)
1 9
visages sont tournés vers le mystère central de la
psyché humaine, dont l'astrologe est à la fois la
carte la plus ancienne et la plus nouvelle.
Les séminaires faisant l'objet de ce livre traitent
des expériences de l'enfance, ainsi que du dévelop­
pement, des dynamiques et de la structure de la
personnalité. Ils font partie du progrÜe de for­
mation du Centre d'astrologie psychologique,
fondé et codirigé par les auteurs de ce livre, et
implanté à Londres et Zurich. Ce Centre a été créé
pour promouvoir, explorer et encourager l'usage
de l'astrologie, à la fois comme outil de connais­
sance de soi et comme mode effcace de conseil.
Ces échanges (ainsi que les prochains qui feront
aussi l'objet de transcriptions et seront publiés) sont
inclus dans le cursus de trois ans de séminaires,
cours et ateliers, que comprend la formation appro­
fondie en astrologie psychologique dispensée par le
Centre.
Nous avons tout fait, dans notre travail de trans­
cription, pour préserver |'atmosphère et le ton de
chacune de ces journées, afn de les faire partager
au lecteur. Nous espérons que ceux qui souhaitent
perfectionner leur connaisance de l'astrologie y
trouveront des éclaircissements enrichissants sur
l'interprétation psychologique du thème, tout en
progressant également sur le plan personnel dans la
compréhension et la connaissance de soi indispen­
sables à I conseiller de valeur.
Í Greene
Howard Sasportas
novembre 1986
PRMIÈR PARTE
LES ETAPESDEL`ENIANCE
pæ HOwæd5apOHa
i--(--c-¬o-·--|»o¬¬-
.o¬¬-|-¬-·.-¬o-·--|-,o.-

John Milton
Í--··,-¬-.··-o,·--e,o.--.o.-.--
--(--c-»-.--.·-
Anonyme
VOS IMAGES INNÉES
Nous allons aujourd'hui explorer dans ce sémi­
naire ce que nous révèle le thème sur nos expérien­
ces, nos traumatismes et nos diffcultés durant
l'enfance, et sur la manière dont tout cela se relie à
nos vies présentes. Nous allons nous pencher sur
notre enfance et notre passé pour clarifier le pré­
sent. TI ne s'agt pas de se complaire à évoquer ce
que, selon vous, votre mère ou votre père vous ont
fait. Mais un retour en arrière vers vos premières
expériences peut vous aider à mieux comprendre le
présent et à progresser dans votre vie actuelle. L
passé nous intéresse dans la mesure où Bencombre
la route de l'avenir.
Avant toute chose, je veux établir une distinction
fondamentale entre la manière dont beaucoup
d'écoles de psychologe traditionnelle envisagent les
expériences de l'enfance, et celle dont l'astrologe
psychologque considère les événements du début
de la vie. Certains courants de psychologie tradi­
tionnelle a ent que l'enfant est à la naissance
une page blanche sur laquelle vont s'inscrire en­
suite b diférentes expériences. C'est ce que l'on
appelle la théorie de la ·-|.t---.-.selon laquelle la
manière dont on vous traite dans l'enfance est à
l'origne de certains ,-··-·-.ou «scénarios» qui
déterminent ensuite votre image de vous-même et
vos présomptions sur ce qui va vous advenir plus
tard dans la vie.
Développons cette idée. Tant sur nous-mêmes
que sur la vie en général, les diverses expériences de
23
l'enfance nous amènent à tirer certaines conclu­
sions ou à adopter certaines attitudes, qui consti­
tuent ce que l'on pourrait appeler des « opinions
existentielles». Si, par exemple, votre mère ne s'est
pas montrée très experte pour s'occuper de vous, il
se forme alors un ,.··-·-une présomption, ou une
opinion sur la vie comme « le monde n'est pas un
lieu très sûr pour vivre » ou « ceux dont j'ai besoin
me laisseront tomber». Ou si, à trois ans, vous
voyez votre père claquer la porte et disparaître en
abandonnant sa famille, vous allez penser« qu'on
ne peut pas compter sur les hommes», ou même
«je suis si mauvais que je fais h les gens». Les
premières expériences vous marquent très profon­
dément, et je crois avoir déjà évoqué cette analogie
avec la petite coupure dans l'écorce d'un arbrisseau
qui va se transformer en une large entaille lorsqu'il
aura atteint sa taille adulte.
Ce qui se produit au début de notre vie s'imprime
au plus profond de nous-mêmes. Ces impressions se
fixent la plupart du temps dans notre inconscient et
ne laissent aucune trace dans notre souvenir. Mais
elles donnent naissance à des attentes et des convic­
tions selon lesquelles nous continuons à percevoir
et organiser notre expérience. En d'autres termes,
la manière dont nous voyons et apprécions le
présent est conditionnée par ce qui s'est produit
dans le passé. C'est ce que l'on applle quelquefois
le« déterminisme psychique». Tout événement ou
phénomène mental particulier est associé à des
circonstances chronologquement antérieures.
Même un fantasme sur un événement passé peut
déterminer la manière dont nous interprétons le
présent; il n'est pas nécessaire qu'il se soit réelle­
ment produit. Donc si vous croyez que .o.·avez
fait fr votre père, alors qu'en réalité il est parti
24
pour de toutes autres raisons, ce fantasme initial
continuera à influencer vos attentes ultérieures.
Plus tard dans la vie, vous sélectionnerez vos per­
ceptions, ne remarquant en toutes circonstances
que ce qui vient corroborer vos suppositions et
convictions. Il vous sera alors impossible de voir ce
qui ne corespond pas à vos attentes. Quelqu'un a
dit un jour - Y Í vie nous donne ce que nous en
attendons. » Bref, nos attentes conditionnent notre
expérience de la réalité, qui en retour renforce nos
convictions initiales.
L'astrologie psychologique envisage tout cela
d'une manière légèrement différente. Au lieu de
vous considérer à la naissance comme une simple
page blanche et de croire que ce que l'on vous a fait
dans votre enfance est à l'origine de vos opinions
sur la vie et sur vous-même, l'astrologie psycholo­
gique estime que vous possédez ee,.à la naissance
une prédisposition innée qui s'attend à voir se
produire ceraines choses. Plus que le condition­
nement de l'enfance, c-·· .o·--,·o,·- -.·.--
.-·e·.-.·-·-t|-,.-|t-.,,.-.t·e.-.t-.co-;.,.
·.·.o-.e- »o·-- ·»-¬-e- -.....-c- ,...o.·
,·ee..,o·-.,--c-.o.-|--,e·.--c-e.--c-··..--
¬.-.--- Au cours de votre enfance, certaines
attentes archétypiques innées vont structurer ce
que vous fltrez de votre expérience.
On peut défnir un archétype comme la représen­
tation mentale d'un instinct. Les êtres humains
existent depuis très longtemps, depuis des éterités,
et les processus d'évolution ont bâti et structuré
dans nos psychés certaines attentes se transmettant
de génération en génération et constituant une
sorte de «sagesse de la cellule». Nous nous atten­
dons, à la naissance, à ce qu'il y ait une mère ou, à
un niveau encore plus élémentaire, un sein. Même
25
dans le ventre de notre mère, nous sommes dans
l'attente d'un sein, car tout cela est inscrit dans la
mémoire de nos cellules, comme l'attente d'un
père, et celle de la croissance et de la mort. Toutes
ces images sont présentes en nous, avant même que
nous en fassions véritablement l'expérience.
Nous avons tous à la naissance une image de
chaque archétype : une image de la mère, une
image du père, une image de la naissance, une
image de la croissance, une image de la mort, etc.
Mais les images de ces phénomènes archétypiques
sont légèrement diférentes pour chacun et mon­
trent une grande diversité. Í Lune, par exemple,
concere la mère, et comme vous avez tous la Lune
dans votre thème natal, vous avez donc à la nais­
sance une image de la mère, avant même de la
rencontrer effectivement. Lnature de cette image,
le type de mère très précis à laquelle .o.·vous
attendez, est montré par la position en signe de la
Lune et les aspects qu'elle reçoit. De la même
manière, vous avez dès le départ le sentiment qu'il
va y avoir un père. Comme tout le monde, vous
avez dans votre thème le Soleil, que l'on peut
considérer comme le symbole du père. Í position
en sige et les aspects du Soleil vont décrire avec
beaucoup de précision votre image innée du père.
N'oubliez pas que la perception est fonction de
l'attente et que le contenu est fonction du contexte.
Ce que vous vous attendez à voir va infuencer votre
manière de percevoir ce qui est effectivement là.
Í images et les archétypes innés organisent et
structurent notre expérience. Ainsi, avec un trigone
Lune-Jupiter, vous associez à votre mère une at­
tente innée d'abondance et d'expansion. Comme
c'est ce que vous vous attendez à voir, votre percep­
tion va être sélective, et vous aurez tendance à
26
remarquer plus facilement les fois où elle se montre
généreuse, expansive et jupitérienne, plutôt que
celles où elle va être foide et répressive. Mais si
vous êtes né avec une conjonction Lune-Satue,
vous vous attendez à des diffcultés ou de la foideur
auprès de votre mère, et cette impression innée
vous fera prêter davantage attention aux fois où elle
se confore à ce portrait, en négligeant celles où
elle agit autrement.
Nous examinerons plus précisément les aspects
tout à l'heure, mais je voudrais souligner mainte­
nant la différence entre les écoles de psychologie
traditionnelle et l'astrologie psychologique. L
psychologie traditionnelle reproche souvent aux
parents ce qu'ils nous ont fait, alors que selon
1 'astrologie psychologique, nous sommes en partie
responsables de la manière dont nous expérimen­
tons nos parents, du fait de notre tendance à inter­
préter leurs actes en fonction de nos présomptions
et cr
<
yances innées. L'attitude effective des parents
va Sit renforcer ces impressions innées, soit assou­
plir ou tempérer ceraines de nos attentes fonda­
mentales en ce qui les concere. Si nous nous
attendons à une mère exécrable, et qu'elle se révèle
particulièrement aimante et sécurisante, certaines
de nos attentes négatives vont s'atténuer. Si vous
avez à la naissance l'image intérieure de la Mère
Terrible, c'est elle que vous vous attendrez à ren­
co�trer. �t s'il s'avère que votre vraie mère, quelle
qu en smt la raison, ne peut s'occuper de vous,
cette attente archétypique sera confortée et renfor­
cée, car vous l'aurez vraiment expérimentée dans
votre chair.
�enons l'exemple d'un garçon ayant dans son
theme natal un carré Lune-Pluton. L'image innée
de la mère correspondant à cet aspect a quelque
27
chose de dangereux ou de menaçant (l'archétype
de la Lune, la mère, est en relation avec celui de
Pluton, une force destructrice). Même si sa mère
n'est pas vraiment de type plutonien, l'enfant sera
particulièrement sensible aux moments où elle
montre ce genre d'humeur ou de visage, et il les
remarquera davantage. H se peut qu'un jour, elle le
nourrisse paticulièrement bien puis le recouche,
sûre qu'il est heureux et satisfait. Mais si précisé­
ment ce jour-là le carré Lune-Pluton de l'enfant est
activé (peut-être par mtransit rapide de la Lune ou
de Vénus), il aura beau avoir été bien nourri et
gentiment remis au lit, l'image négative de la mère
va être activée dans sa psyché, et sans aucune
raison apparente, il va se mettre à hurler et pleurer.
Pourtant sa mère vient juste de bien s'en occuper,
qu'est-ce qui lui prend de pleurer comme ça ? Si la
réaction de la mère est de se sentir frustrée, de se
mettre en colère et de le secouer, il pensera: «Je
savais bien que c'était une sorcière. ~ L'image
négative innée de la mère sera ainsi encore renfor­
cée. Si en revanche la mère réagit différemment à
sa fustration, si elle le prend dans ses bras et le
console sans aucune réaction négative, l'image.
innée de la mauvaise mère est adoucie ou tempé­
rée. «Peut-être n'est elle pas si mauvaise après
tout. ² Sans doute serait-il bon que les mères étu­
dient les thèmes de leurs enfants pour comprendre
ce qu'ils vont projeter sur elles, et apprendre com­
ment se comporter avec ces projections en s'effor­
çant de modérer les plus négatives.
En résumé : ce que nous venons d'aborder est
connu en psychologie comme l'opposition inné/
acquis. Ceux qui sont en faveur de |-c,..·sont
convaincus que la manière dont on nous traite dans
l'enfance détermine ce que nous sommes. Ceux qui
28
privilégient |'.--epensent que nous avons à la
naissance un tempérament paiculier condition­
nant la
manière dont nous expérimentons la vie. Í
psychologie astrologique penche évidemment pour
l'idée que nous naissons avec un certain tempéra­
ment inné, et que notre conditionnement archéty­
pique précède celui de notre enfance. C'est sans
aucun doute un mélange des deux, mais l'astrologie
psychologique place le tempérament en premier, et
le conditionnement effectif de l'enfance en second,
à cause de cette tendance à percevoir les événe­
ments et les gens qui nous entourent dans l'enfance
avec les lunettes de notre propre tempérament. Si
nos lunettes sont bleues, la vie nous semble bleue.
Avec des lunettes rouges, elle nous semble rouge.
L thème natal qui décrit notre conditionnement et
nos attentes archétypiques prend alors toute son
importance.
PAITERNSARCHÉTYPIQUES INDIQUÉS PAR
LE THÈME
Nous allons un peu travailler sur le thème.
Certains aspects et positions clefs du thème peuvent
vous permettre de comprendre les attentes et ,-·
·.-»·fondamentaux présents à votre naissance. Je
voudrais que vous y réfléchissiez au cours de cette
jouée : dans votre thème, chaque aspect ou
position planétaire décrit une sorte de ,-··-~en
V�>s. Ces ,-··-·-·donnent naissance à des api­
ruons, des croyances, des suppositions sur vous­
même ou sur la vie. Par exemple quel genre de
suppositions ou d'attentes pourrait nourrir selon
vous celui qui a m carré Lune-Satue dans son
thème de naissance ? Quelle pourrait être son
29
opinion sur l'archétype de la mère, avant même
qu'il n'expérimente effectivement sa mère réelle ?
r.-·...,.-·Un sentiment de rejet ou de froideur.
no«.-eFormulez-le dans un énoncé.
r.-·...,.-·Ma mère est foide.
no«.-e D'accord, «Ma mère est froide» est un
énoncé possible. Quels autres énoncés pourraient
correspondre à cet aspect ?
r.-·...,.-· Ma mère est rigide, peu affectueuse
ou incapable.
no«.-eOui, mais quelle opinion pourrait avoir la
personne sur ses propres émotions ?
r.-·...,.-·Ce pourrait être un énoncé comme :
Ý Mes émotions me créent des problèmes. ^
no«.-eBien. Quelles sont les autres signifcations
de la Lune ? LLune correspond également au fait
de voir ses besoins satisfaits, alors quel peut être
| 'énoncé correspondant à la satisfaction des besoins
fondamentaux ?
r.-·.. ,.-·Mes besoins fondamentaux ne sont
pas comblés.
no«.-e Oui, c'est souvent l'expérience de ceux
qui ont le carré Lune-Saturne, une diffculté à
satisfaire leurs besoins émotionnels et même physi­
ques.
Bon, laissons la Lune de côté. Que se passe-t-il si
30
vous avez un carré Vénus-Sature ? Vénus est
l'archétype de l'union, l'image du (ou de la) bien­
aimé(
e).
Quel genre d'énoncé pourrait correspn­
dre à cet aspect ?
r.-·.. ,
.-· Je vais être rejeté dans la relation.
no«.-e C'est à peu près ça, ou même quelque
chose d'encore plus élémentaire comme : « Dans la
relation (Vénus) je vais rencontrer des difcultés
(Satue).» Mais n'oubliez pas que Satue sug­
gère également le travail et l'effort. Et donc sur un
autre plan, il peut y avoir un présupposé ou une
attente comme « Établir une relation va me deman­
der beaucoup de travail. »
Et le trigone Vénus-Jupiter ? Quele va être l'opi­
nion de celui qui a cet aspect sur sa vie relation­
nelle ?
r.-·...,.-·Celui que j'aime va être démonstratif
et va m'aider à m'épanouir.
no«.-e Oui, et même quelque chose comme :
«J'ai beaucoup à donner dans la relation. ^ L'ar­
chétype de l'union (Vénus) est en contact avec
l'archétype de l'expansion (Jupiter). Voilà quelles
sont les attentes innées de ceux qui ont cet aspct à
la naissance. Elles existent avant même qu'ils
n'aient de relation, avant même qu'ils ne sorent
avec quelqu'un. C'est l'image qu'ils se font de ce
qu'ils vont expérimenter à travers Vénus. Et c'est
ce qu'ils s'attendent à rencontrer qu'ils remarque­
ront, rechercheront ou contribueront à provoquer,
consciemment ou inconsciemment.
Naturellement, tout est en réalité beaucoup plus
3 1
compliqué. On peut avoir à la fois un carré Vénus­
Sature et un trigone Vénus-Jupiter, ainsi qu'une
conjonction Lune-Uranus. Je voudrais aujourd'hui
que vous étudiiez votre thème en réfléchissant à vos
idées sur la vie qui concordent avec les aspects et
psitions planétaires de votre thème. Nous allons
examiner les expériences de l'enfance, car on y
discere en général très clairement ces ,-··-·-·à
l'œuvre. Nous naissons avec une combinaison
d'attentes qui constitue I 'ossature de notre fture
expérience, et ce que nous allons effectivement
expérimenter dans l'enfance s'ajoutera à ces atten­
tes, leur donnant corps et substance.
Différents archétypes émergent selon les étapes
de l'enfance '•Ala naissance, par exemple, l'Ascen­
dant est au premier plan. L'expérience de la nais­
sance va donc voir surgir les problèmes liés à votre
Ascendant. Les deux premières années de la vie
voient la prédominance de l'instinct de survie et de
la satisfaction des besoins, et la Lune est alors le
principe le plus important du thème. Hs'ensuit que
le ,-··-·-inné associé à la Lune va prendre corps
entre la naissance et l'âge de deux ans. Les archéty­
pes s'expriment dans les pulsions, qui elles-mêmes
concerent les problèmes vitaux. Entre deux et
quatre ans, l'instinct est de s'a  er et d'acquérir
davantage d'autonomie : on marche de mieux en
mieux, on apprend à parler, on veut faire preuve
1. Je présente ici des concepts psychologque dont je suis redevable,
pur baucoup, à Diana Whitmore, fondatrice du Psychosynthesis
and Education Trust à Lndres. Son atelier sur« L'enfance et l'in·
conscient" (octobre-décembre 1980) a stimulé ma réflexion dans cc
domaine. Depuis lors, elle a écrit Psychosynthesis and Education: A
Guide to the foy of Larning (Wellingbrough, England ; Tutone
Pres, 1986}, où elle étudie le développement psychologique ct
spirituel des enfants et des adolescents.
32
d'in
dividu
alité et exercer ses muscles. Le pro­
blèm
e
fondamental est de développer son auto­
nomie, et les archétypes correspondants sont ceux
du pouvoir, de l'af ation et du contrôle de soi,
de la maîtrise de l'environnement, et de la force.
Les deux planètes ,·.-..,-t-·activées correspn­
dant à ces principes sont le Soleil et Mars. C'est
donc
entre deux et quatre ans que les problèmes
en rapport avec le Soleil et Mars seront au premier
plan dans votre vie. Après quatre ans, lorsque
nous prenons davantage conscience de l'unité
formée par notre père et notre mère, les questions
concerant la relation émergent, et l'archétype de
Vénus entre en scène. Vos ,-··-·-· associés à
Vénus se dévoilent au cours de cette phase
œdipienne.
TRAVAILLER AVEC LES ra=rws
Au-delà de l'intérêt que présente la découverte de
nos ,-··-~·,l'un de nos objectifs aujourd'hui est
également de commencer à travailler avec eux. lls
puvent en effet nous empêcher d'être heureux, et
même s'il est impossible de les changer ou les
transformer radicalement, nous pouvons toujours
modifer notre attitude envers eux. Je veux parler
des ,-··-·-.en général. Cela me rappelle un poème
d'une poétesse américaine, Amy Lowell, appelé
r-··-·-·dont le derer vers est resté gravé dans
ma mémoire depuis que je l'ai lu au lycée. Juste à
l�h, elle dit . Ý Mais, mon Dieu, à quoi peuvent
bten servir les ,-··-·-·? Þ
33
Je ne crois pas que le Soi profond vous envoie
des ,-··-·-.diffciles ou des multitudes de carrés
ou d'oppositions juste pour vous torturer, je ne le
crois pas méchant à ce point. Pourtant nous avons
tous à la naissance certaines croyances et attentes
archétypiques avec lesquelles i va nous falloir
travailler. Sur le plan de l'hérédité et de la généti­
que, i l se peut que nous héritions de nos ancêtres de
problèmes ou de conflits non résolus : ce qu'ils ont
traversé ou affronté nous est transmis par une sorte
de Ý psychogène Þ, tout comme nous sont transmi­
ses les caractéristiques physiques. Les gènes se
transmettent de génération en génération, et nous
n'héritons pas seulement de traits physiques, mais
aussi de problèmes psychologiques ou de questions
affectives non réglées. Peut-être un ancêtre, ou une
série d'ancêtres, a-t-il eu des ennuis avec le bon
usage de l'autorité et du pouvoir, et vous allez
naître avec une conjonction Mars-Satue en carré
à Pluton. Vous héritez des problèmes d'affrmation
de soi qu'ils n'ont pas su régler, et c'est en quelque
sorte à vous dorénavant d'en venir à bout. Hse peut
aussi que vous héritiez d'un dilemme entre une
série de traits venant de certains ancêtres, et une
autre venant d'autres ancêtres. Imaginons que vous
comptiez parmi eux des pirates audacieux, mais
1. C.G. Jung a donné au concept du Soi une tout autre sigifcation
que Freud. Après avoir distingué entre le moi et le soi, " le moi
n'étant que le sujet de ma conscience, alors que le soi est le sujet de
la totalité de la psyché, y compris l'inconscient ¤• ses conceptions sur
l'inconscient l'ont entraîné 8redéfnir le soi comme« transcendance
du moi, dépassement du moi, terme du "processus d'individuation"
qui permettrait au moi de se métamorphoser en une pleine
conscience d'autrui et du monde, où certains commentateurs ont
voulu voir une quasi-assimilitation à Dieu"· (Norbert Sillamy, Dic­
tionnaire de psychologie, Bordas.)
34
au
ssi
des notables locaux satuiens. Vous aurez
alors à la naissance un carré Jupiter-Sature. Une
partie de vous-même voudra être libre et expansive
(Jupiter), alors qu'une autre partie se sentira attirée
par
une vie plus conventionnelle et rangée (Sa­
ture).
Il se peut aussi que ces ,-··-·-· attentes et
croyances spécifques présents à la naissance soient
en rapport avec les vies antérieures, le karma, et la
réincaation. r-·c»-¬-·..--·-.¬--.¬.¬si
vous avez vécu certaines expériences diffciles avec
vos mères dans des vies précédentes, vous allez sans
doute
vous attendre à la naissance à rencontrer des
diffcultés avec votre mère dans cette vie, ce qui
correspondra à des aspects conflictuels à la Lune,
ou une position problématique en maison X (si vous
associez la maison X à la mère). Ou peut-être
étiez-vous une mère incompétente dans une vie
précédente, et l'image associée à la Lune à votre
naissance le refétera.
Une fois que vous aurez pris conscience de ces
croyances ou suppositions innées et de votre pen­
chant à voir les choses d'une certaine manière, vous
pourrez commencer à travailler à l'intérieur de
cette structure pour progressivement élargir les
frontières d'une croyance ou d'un ,-··---en envi­
sageant d'autres alteratives.
Prenons l'exemple d'un carré Lune-Satue, qui,
comme nous venons de le dire, semble compliquer
l'expérience de la mère ou la satisfaction des be­
soins. Tout en restant à l'intérieur des paramètres
des deux principes archétypiques représentés par la
Lune
et Satue, nous pouvons également associer
cet
aspect à l'étude (Saturne) des émotions (la
Lune). En d'autres termes, un carré Lune-Sature
Peut
aussi nous demander d'étudier et de travailler
35
sur nos problèmes émotionnels, ainsi que sur notre
relation à la mère. D'un côté Saturne symbolise la
difculté et la restriction, mais de l'autre, il indique
une maîtrise obtenue par beaucoup de travail et
d'eforts. Gthe, qui avait Satue à l'Ascendant en
Scorpion, a dit un jour : Ý C'est dans ses limites qu'à
l'origne le maître se reconnaît. ^ Satue désigne
ce qui en nous est faible, stupide, médiocre, mais i
montre également le point où, grâce à l'efort et au
travail, on peut devenir fort. Même si l'on nous a
infligé cette combinaison de l'archétype de la Lune
avec celui de Sate, nous pouvons essayer d'in­
venter de nouvelles solutions pour concilier ces
deux principes au lieu de rester coincés à un niveau
où nous nous contentons de souf. Une fois mis
à jour les ,-··-~·et principes archétypiques impli­
qués, leurs sigcations et leurs diférents niveaux
de manifestation possibles, nous pouvons chercher
d'autres manières de les concilier. Lsouffrance et
la difculté peuvent rester nécessaires, mais de
nouvelles possibilités se font jour.
r--·.c.,--· C'est intéressant. J'ai une conjonction
Lune-Satue, et je donne des cours de préparation
à l'accouchement. J'ai toujours pensé qu'en travail­
lant avec les futures mères, je travaillais aussi sur
moi-même.
no«-·e 1! se peut qu'en exploitant à fond un
certain niveau ou une certaine dimension de cet
aspect, vous risquiez moins de devoir l' expérimen­
ter sur d'autres plans. Mais vous devrez, bien sûr,
toujours afonter l'aspect Lune-Satue sur un
plan personnel pour provoquer un certain type de
croissance.
Néanmoins, et dans la mesure du possible, je
36
conseillerais aux gens de créer co-·c.-¬¬--·des
structures dans leur vie qui permettent à ces aspects
de
s'exprimer. Prenons l'exemple d'un carré So­
leil-Neptune. L Soleil représente le principe mas­
culin, l'a  ation, l'expression et l'esprit. L
contact de Neptune y introduit des qualités de
sensibilité et de créativité, mais il suggère égale­
ment la faiblesse, la dissolution, la dispersion et
l'évasion. Si nous considérons que le Soleil corres­
pond à l'image du père, la manière dont l'individu
va expérimenter le père (le Soleil) va être colorée
par Neptune. L père va recevoir la projection
neptunienne, et l'enfant ayant cet aspect sera
particulièrement sensible au côté neptunien de son
père. Certains pères le mettent parfois assez bien en
scène : ils boivent trop, se droguent, sont malades
ou en mauvaise santé, absents psychologiquement,
ou bien simplement ils disparaissent en mer. (Même
si le thème du père n'est pas particulièrement
neptunien, l'enfant ayant l'aspect Soleil-Neptune
enregstrera les situations où il se comporte de cette
manière.) D'une manière ou d'une autre, le père
n'inspire pas confance, ou n'est pas physiquement
présent. H peut aussi être créatif, artiste et très
sensible. J'ai N un jour le thème de la flle d'un
acteur célèbre aux Etats-Unis. Elle avait un carré
Soleil-Neptune. Neptune n'apparaissait pas seule­
ment dans le talent d'acteur de son père, mais aussi
dans sa célébrité, car il était très pris et donc
souvent absent de chez lui. Elle devait donc sacrifer
(Neptune) le père, en l'abandonnant au monde.
C'était pour elle L sujet très douloureux, et elle
continuait à essayer d'attirer son attention de
diverses manières pour s'en faire aimer. Cela peut
aussi arriver aux enfants de pasteurs, dont le père
appartient autant aux fdèles qu'à la famille. Les
37
enfants ayant cet aspect vont donc être blessés dans
le sentiment de leur valeur, de leur importance et de
leur identité, du fait de ce flottement da

s
.
la rela­
tion avec leur père. lls formeront des oprmons sur
la vie du style V je ne sais pas qui je suis » ou Ý je dois
renoncer à ce que je veux ».
Et lorsque vous avez un carré Soleil-Neptune,
vous ne pouvez passer au travers ni échapper au fait
que Neptune affecte votre Soleil. Vous ne po
_
uvez
même pas en rejeter la responsabilité sur autrw, car
il s'agt de votre propre conditionnement archéty­
pique. Mais il vous est possible d
_
e chercher
.
�ne
nouvelle manière plus constuctiVe ou positive
d'assoier le Soleil et Neptune, au lieu de continuer
à traîner un sentiment de faiblesse ou de confusion
sur les questions d'identité et de pouvoir. Avez-vous
une idée sur la manière dont on pourrait relier son
identité à Neptune constrctivement, sans se sentir
nébtùeux ou confus ?
r.-·.c.,.-· Peut-être en faisant quelque chose
d'artistique ou de créatif ?
no«.-e. Oui, on peut travailler à s'ouvrir comme
un caal à travers lequel l'expression artistique
s'écotùerait. On peut choisir la danse ou la poésie
comme moyens de s'exprimer, et s'adonner aux
Muses. On peut également pratiquer la méditation,
et s'asseoir deux fois par jour pour se dissoudre et
sortir des frontières de l'ego, en se mêlant avec
quelque chose de plus grand que le moi. Ce faisant,
on utilise une des possibilités par lesquelles cet
aspect peut se manifester. On fait la démarche de
concilier les archétypes du Soleil et de Neptune
d'une manière plus positive, au lieu de rester dans
le vague et la confusion. On crée des alternatives
38
pour l'emploi de ces énergies. Naturellement un
excès de méditation qui vous fait trop planer ne
peut que vous ramener à la case départ.
Un archétype peut s'exprmer sur de nombreux
plans, et s'il ne fonctionne pas bien sur l'un d'entre
eux, on peut l'expérimenter sur un autre. Cela s'ap­
plique également aux psitions en maisons. L
maison V concere non setùement les enfants mais
aussi la créativité prsonnelle, comme la pinture, le
dessin, l'écriture et la musique. Si vos enfants sont
une source de soucis (par exemple avec une
conjonction Sature-Uranus en V en carré à Mars en
maison VIII), i peut être utile de s'impliquer à
d'autres niveaux de la maison V, et de vivre autre
chose que d'avoir ou d'élever des enfants. En suivant
des cours aristiques, en vous joignant à une compa­
gnie théâtrale ou à un groupe de danse amateur,
vous dépenserez une partie de ce qui strouve en
maison V. Élargr votre maison V à d'autres domai­
nes que vos enfants sotùagera votre relation avec eux
d'un certain poids. J'ai moi-même une conjonction
Mars-Sature-Pluton en maison VII, la maison de
l'association. Lorsque Zip Dobyns a regardé mon
thème voici de nombreuses années, elle Î
¹
a
conseillé de prendre un Üié sur le plan profes­
sionnel. Il lui semblait qu'une association d'affaires
dépenserait un peu de l'énergie de Mars-Satue­
Pluton qui ne serait plus ainsi obligée de s'exprimer
intégralement dans des relations plus intimes ou
personnelles. C'est ce que j'ai essayé, et cela a
marché. J'ai ouvert un Centre de méditation avec un
de mes amis Capricore, et simtùtanément, mes
relations intimes sont devenues moins tendues et
complexes. L'association professionnelle absorbait
une partie de ce qu'indiquait ma conjonction en
maison VII.
39
Je vois que, comme d'habitude, je m'écarte du
sujet. Je voulais vous parler de la possibilité de
travailler sur certains de nos ,-··---·opinions sur
la vie, scénarios, et confgurations du thème, pour
mieux les ressentir, mieux les comprendre et pou­
voir ensuite si possible les transformer et les trans­
muter. Comme je vous l'ai déjà dit, nos ,-··---·ou
nos idées existentielles sur la vie sont les principes
selon lesquels nous vivons. Ils donnent naissance au
genre de rêves que nous faisons, au genre de trauma- '
tismes que nous subissons, et au genre de maladies
dont nous souffons. Nos ,-··-~·et croyances
établissent les paramètres de ce que nous allons
expérimenter dans la vie. Le mot grec correspon­
dant à ,-··---est ,---e.,¬-Un paradigme est un
cadre conceptuel à travers lequel nous voyons l'ex­
périence. Avant le 7N¯ siècle par exemple, le para­
digme largement accepté était que le Soleil touait
autour de la Terre, ce qui constituait une croyance
sur laquelle se fondait la perception de la réalité.
Un autre mot pour paradigme ou ,-··---est ce
que l'on appelle une « prédisposition mentale ».
Quelqu'un de très déprimé peut par exemple avoir
une prédisposition l'incitant à penser que le monde
entier est contre lui, et toute son expérience du
monde va s'organiser selon ce présupposé . uconsi­
dérera ou interprétera toutes ses expériences
comme menaçantes, sans même remarquer celles
qui sont en faveur de la vie, car u ne peut voir le
monde que dans ce cadre particulier. Dans le même
ordre d'idées, nous avons également l'image de soi,
ou du modèle de soi, que certains appellent un
méta-paradigme ou une méta-prédisposition parce
que, psychologiquement parlant, notre image de
nous-mêmes détermine la majeure partie de ce qui
nous arrive et de notre manière de percevoir le
40
monde. Un homme corpulent par exemple peut
avoir comme image de soi celle d'un homme corpu­
lent. Même s'il suit un régime et réussit à maigir, i
peut néanmoins garder la même image de soi et, se
voyant comme quelqu'un de gros, ugrossira proba­
blement de nouveau.
EXPÉRIMENTER ET COMPRENDRE
Lr:nrws
Pour travailler avec nos ,-··-~·et croyances, ü
faut en premier lieu les --,e-.¬--·--pleinement. Ils
correspondent aux différents aspects du thème et
peuvent être à l'origine d'idées comme « Je dois me
battre pour survivre » ou bien « Les hommes sont
tous des salauds » ou encore « Ceux que j 'aime me
quittent. » Faire l 'expérience d'un ,-··---veut dire
entrer pleinement en contact avec lui, et il existe un
exercice destiné à vous y aider. Nous n'allons pas le
faire aujourd'hui, mais vous pourrez l'essayer un de
ces jours. Choisissez un aspect dans votre thème,
disons un carré Vénus-Satue, et demandez-vous
quelle est votre opinion sur la vie qui est en rapport
avec cette position. Cela peut ressembler à : « Je ne
suis pas assez bien pour qu'on m'aime. » Expli­
quez-le ensuite en long et en large à quelqu'un
d'autre, en l'exagérant et le dramatisant au maxi­
mum. « Je suis tellement horrible, laid et répugnant,
comment pourrait-on m'aimer ? » « Je suis un misé­
rable insecte insignifant, de la pure vermine, etc. »
Sentez l'impact de cette déclaration et de cet aspect
sur votre corps et sur vos sentiments. Ou si, par
exemple, vous avez un carré Soleil-Pluton et pensez
que Ý les hommes sont menteurs et ne peuvent que
me détruire », parlez ouvertement de cette croyance
41
à quelqu'un en la montant en épingle. D'autres
parties de vous-même pensent peut-être différem­
ment, mais contentez-vous pendant cet exercice de
concentrer votre attention sur ce ,.··-·-ou cette
croyance. Pour pouvoir se désidentifer de quelque
chose ou le transmuter, il faut d'abord l'expérimen­
ter pleinement. Vous ne pourrez jamais transformer
quelque chose que vous n'avez pas « avoué » ou
reconnu en vous-même.
Une thérapie peut nous aider à mettre en évidence
ces ,.··-·-·, une interprétation de thème égale­
ment. Et une fois que nous l'avons expérimenté, B
nous faut ensuite comprendre un ,.··---Regar­
dez-le de plus près, examinez-le, et réféchissez-y.
Étudiez les principes archétypiques en jeu, et voyez
comment ils se relient aux expériences de votre
enfance. L'astrologie nous donne un langage et un
cadre conceptuel permettant ce genre d'examen et
d'exploration. L'étude de votre thème ne vous met
pas seulement en contact avec la constitution de vos
,.··---. archétypiques fondamentaux, mais elle
vous permet en outre de vous reporter en arrière et
d'y réfléchir.
MODES DE TRANSFORMATION POSSIBLE DES
r:=rws
Après avoir bien expérimenté et mieux compris
un ,.··---,l'étape suivante est sa ·-.-·¬.·.·.o- .
trouver un moyen de changer cette opinion sur la
vie, de changer cette conviction, cette supposition
ou cette attente. L tâche est de réorienter les
archétypes impliqués vers une nouvelle opinion sur
la vie, en trouvant une nouvelle manière d'utiliser
les énergies concerées. Je ne crois pas qu'il soit
42
facile de nous libérer d'un vieux ,.··-·-car Ba une
sorte de mainmise sur nous. Et en essayant de
combattre une idée que vous vous faites sur la vie,
vous vous adressez en réalité un message qui
conforte cette croyance et peut la renforcer. Au lieu
de la combattre, il me semble plus judicieux d'en
créer une nouvelle et de lui accorder davantage
d'attention qu'à l'ancienne. De cette façon, vous
n'essayez pas de détruire le vieux ,.··--- mais
vous détouez votre attention en créant une nou­
velle alterative. Grâce à votre attitude créative, ce
n'est plus la conviction initiale qui fnit par prévaloir
mais la nouvelle.
Je vais vous donner un exemple ti ré du thème
d'une de mes clientes, une femme de vingt ans
venue me voir en consultation. Elle avait une
conjonction Pluton-Uranus en Vierge en maison X,
opposée à une conjonction Soleil-Mars en Poissons
en maison ¡. Une de ses idées fondamentales sur
la vie était un sentiment de faiblesse et d'ineffcacité
par rapport aux autres. Î monde lui faisait très
peur. Comme le suggère l'opposition entre la X et
la IV, sa vie familiale avait été très perturbée dans
son enfance. Son père avait quitté la maison lors­
qu'elle était encore très jeune, et son sentiment de
faiblesse provenait en partie du fait qu'elle n'avait
pu, lorsqu'elle était enfant, empêcher la séparation
de ses parents. L rupture du mariage parental
équivaut, pour un enfant, à voir le monde se
déchirer en deux et s'effondrer complètement, et il
se sent terriblement impuissant. Sa volonté (Soleil
et Mars en Poissons) avait en quelque sorte été
annulée par une force impersonnelle de destruction
et de changement (Uranus et Pluton en opposition
au Soleil et à Mars). De plus, sa mère lui semblait
très forte, très énergique et légèrement menaçante,
43
ce qui s'ajoutait à son propre sentiment d'infério­
rité. C'est un cas où la conjonction Uranus-Pluton
en Vierge en maison X concordait bien avec la
mère. Í fille projetait son image d'une mère
dominante et puissante sur le monde, qui pour elle
était dangereux et rempli d'individus plus grands et
plus forts qu'elle.
H lui était très diffcile de se défaire complète­
ment de la conviction que le monde extérieur était
un endroit menaçant hors de son contrôle, car cette
croyance lui venait de son environnement d'en­
fance. Mais nous avons parlé ensemble de la possi­
bilité que le monde ait également de bons côtés et
qu'elle-même soit effcace et se montre plus forte.
Notre travail consistait à concevoir une nouvelle
idée sur la vie qui incluait l'ancienne tout en lui
ajoutant une nouvelle possibilité. « Oui, le monde
peut de temps en temps avoir l'air écrasant, mena­
çant et dangereux, mais parfis les gens sont gen­
tils, et il est aussi possible d'y trouver sa place. » Elle
avait au demeurant un Soleil angulaire conjoint à
Mars, et deux planètes puissantes dans la maison de
la carrière. Nous avons élargi son opinion sur la vie
en une structure Ý et . . . et » : le monde est quelque­
fois dangereux -·il peut aussi être de votre côté.
Puis nous avons discuté de ce qu'elle pourrait faire
sur le plan concret, et j'ai mentionné la possibilité
d'une formation d'artiste en maquillage. Je ne sais
trop pourquoi, l'opposition Vierge-Poissons m'y
avait fait penser. H s'avéra qu'elle avait justement
discuté avec quelqu'un de cette éventualité peu de
temps auparavant. C'était un domaine où elle
pourrait utiliser son imagination et sa sensibilité
Poissons, tout comme son habileté technique po­
tentielle Vierge. Je sentais que cela lui convenait,
car on devinait en la regardant, à la manière dont
44
elle se présentait, qu'elle aurait le sens esthétique
nécessaire. Bref, une bonne partie de notre séance
s'est concentrée sur l'idée qu'elle pouvait être
effciente et avoir du talent, et que ce genre de
choses n'était pas réservé aux autres comme le
laissaient entendre ses déclarations initiales. Nous
n'avons pas rejeté son opinion sur la vie, mais lui
avons juste adjoint d'autres possibilités, et elle
pouvait au moins les essayer pour voir ce qui allait
se passer.
L'ALTERNATIVE DU CHOIX
Voici une question que vous pouvez maintenant
vous poser : Ý Mes convictions actuelles -celles qui
concerent ma personne, les hommes, les femmes,
le monde en général -sont-elles cohérentes avec ce
que je veux dans ma vie et pour mon avenir ? »
Nous faisons alors intervenir le choix, la
conscience, la possibilité d'être une force créative
dans notre propre vie, au lieu de nous contenter de
ce qui nous est donné en le vivant selon les vieux
schémas.
Je trouve très utile de garder cela à l' esprit lors­
que je travaille sur mes ,-··-···personnels. Je
viens par exemple d'entreprendre la rédaction d'un
nouveau livre et, déjà mort d'inquiétude, je pense :
Ý Mon Dieu, je me suis engagé à faire ce livre pour
l'année prochaine alors que je n'aurai pas le temps.
Cela va sûrement être un échec, et j'en suis malade
à mourir. ~ J'ai trois planètes en Lion, ce qui me
donne le droit de dramatiser un peu. Comme je
vous l'ai dit, Mars est dans mon thème conjoint à
Sature et Pluton, et Mars a beaucoup à voir avec
notre manière de commencer les choses. Aussi mon
45
;.··-~pur initier les choses (Mars) est teinté
d'appréhension et de peur (Satue), et lorsque
Pluton s'en mêle, j'y vois une question de vie ou de
mort. Comme cette conjonction est en Lion, ces
problèmes sont particulièrement pressants lorsque
je m'exprime sur le plan créatif. Pour me remettre
sur la voie, je dois me ressaisir en me disant :
« Attends une minute, Howard, ces pensées et ces
craintes sont-elles cohérentes avec ce que tu vou­
drais qui se passe dans ta vie ? » Je sais bien que je
ne veux pas forcément mourir l'année prochaine, H
vivre un calvaire, H manquer de temps pour écrire
ce livre. Aussi ces pensées ne sont-elles pas en
accord avec ce que je souhaite. J'ai pleinement
expérimenté et vécu toutes ces craintes et ces
doutes l'année derière lorsque je travaillais à mon
premier livre, et je n'ai aucune envie de revivre ce
cauchemar. Et maintenant, lorsque je commence à
avoir ces pensées négatives, je reconnais qu'elles ne
sont pas cohérentes avec mes aspirations. J'aime­
rais avoir le temps de travailler à mon livre, de
prendre plaisir à être créatif et à écrire. Je ne nie pas
I'existence de mes appréhensions, mais je déplace
mon attention pour la reporer sur ce que je veux
réellement voir se produire. Robert Fritz , le fonda­
teur du DMA ( une méthode intéressante conçue
1. Ls idée de Robert Fritz mentionnées ici sont à la b de
quelqueune des nombreuses techniques et exercices oferts par le
progamme d'étude du DMA, qui a récemment été rebaptis
" Technologe de création DMA »
·
Pour toute inforation sur ce
¶|¡ et sur le lieux d'enseigement à traver le monde, écrivez 8
DMA Inc., 27 Congess Street, Salem, Massachusetts 01 970. Je vous
recommande également le livre de Rober Fritz, The Path of Last
Resistance (DMA lnc, Salem, Massachusetts, 1984), qui explique en
profondeur les principes fondamentaux sur lesquels reposent les
cours de « Technologies de création "·
pour vous aider à créer une vie plus conforme à vos
désirs)
insiste sur le fait que la clé de votre avenir se
trouve dans le présent et non dans le passé. Je vois
tant de gens se lamenter : « Voilà ce qui m'est arrivé
quand j'étais petit, et maintenant je suis comme je
suis, et je n'y peux rien. Þ Si vous croyez que le
passé détermine votre avenir, votre énergie contri­
bue à ce qu'il en soit ainsi. Mais si vous croyez que
la clé de votre futur est le présent, les prémices sur
lesquelles vous basez votre vie sont différentes. L
façon dont vous allez travailler sur les choses ¬..-·
·--.-·devient plus importante que ce qui vous est
arrivé dans le passé.
Robert Fritz fait remarquer qu'il vaut mieux
penser à vos croyances et à vos idées sur la vie non
comme à des faits réels, mais comme à des o;.
-.o-·Ainsi, si vous croyez que personne ne vous
aimera jamais (carré Vénus-Sature), essayez de le
voir plutôt comme une opinion que comme une
vérité absolue sur vous-même. Puis demandez­
vous : « Cette opinion est-elle oui ou non en accord
avec ce que je voudrais voir se produire ? Þ Voulez­
vous réellement que cela se passe ainsi ? Voulez­
vous réellement ne pas être Ý aimable » ? Voilà ce
que vous pouvez commencer à faire dès aujour­
d'hui. Inventez d'autres croyances qu'il vous plai­
rait de voir se produire, et accordez-leur toute votre
attention. Lorsque la croyance initiale vous revient,
ne la niez pas, mais inventez une alterative qui
vous plaît davantage. Sur le plan astrologique,
lorsque vous choisissez de nouvelles idées, veillez à
rester à l'intérieur des archétypes des planètes
impliquées dans l'aspect ou la confguration sur
lesquels vous travaillez. Je suis convaincu que, dans
un certain sens, nous ne pouvons échapper à cette
prédestination.
47
r.··.c.,.-· Prenons l'exemple d'un carré Mars­
Saturne. Au lieu de se concentrer sur la manifesta­
tion négative de ces énergies, il faudrait imaginer
d'autres manières plus positives de les concilier et
les utiliser ?
no«.-e Oui. Un carré Mars-Satue peut
conduire à l'idée que « ma volonté est inefcace ».
Mais, en restant à l'intérieur de la signifcation de
Mars et Satue, on peut transformer cet énoncé en
quelque chose comme : « Si je vais doucement et
me montre prudent et persévérant, je peux attein­
dre mon but », ce qui demeure en accord avec la
combinaison Mars-Sature. ll est aussi possible
d'essayer d'imaginer à quoi pourrait ressembler
une personne ayant le trigone Mars-Sature, car
cela peut vous inspirer un nouvel énoncé sur les
mêmes planètes en carré. Qu'elle soit une conjonc­
tion, un carré, un trigone ou un sextile, la nature de
l'aspect lui-même me semble fnalement moins
importante qu'une recherche constructive pour
mieux harmoniser les deux énergies concerées. Si
vous avez un carré Vénus-Satue, pensez à ce que
pourrait être l'interprétation d'un sextile ou d'un
trigone des mêmes planètes, et vous obtiendrez
ainsi la croyance alterative sur laquele vous
concentrer. Mais pour que cela marche, vous devez
suivre la règle du jeu et rester à l'intérieur des deux
archétypes impliqués. Mais si vous choisissez un
énoncé jupitérien sur l'amour et l'union alors que
votre Vénus est en aspect à Satue, cela manquera
de cohérence avec ce que le Soi profond a en tête
pour vous, et cela ne marchera probablement pas.
Alors quel pourrait être un énoncé alteratif pour
un carré Vénus-Satue, à part « Personne ne peut
m'aimer » ou « Je n'obtiens pas ce que je veux dans
48
la
relation? » Pensez au trigone ou au sextile Vé­
nus-Satue, cela va vous aider à reformuler votre
énoncé. Restez dans les limites du contact des
principes Vénus-Sature.
r.··.c.,.-·. Quelque chose comme « Si je travaille
sur
une relation, je peux devenir plus fort, plus
aimant et plus loyal. ^
no«.-e Bien. Mais avant d'en arriver là, vous
devrez d'abord pleinement expérimenter et com­
prendre votre énoncé initial, pur --...·-essayer
de déplacer votre conscience vers un énoncé alter­
natif.
Je vais vous donner un autre exemple. Prenons le
cas d'une femme venant me voir en consultation.
Elle a une conjonction Soleil-Sature en maison X.
Au cours de la séance, il apparaît qu'elle a peur de
son patron. Au N de sa conjonction Soleil-Sature
en maison X, je me demande s'il y a un problème
plus profond derrière cette crainte de son patron, et
je l'interroge donc : « De qui d'autre avez-vous déjà
eu peur ? » Elle me répond : V Des figures d'autorté
en général. , Nous commençons à élargir le pro­
blème. C'est le moment de lui poser cette question
bien commode : « Ce sentiment de pur vous est-il
familier ? » Aquoi elle répond : « Oui, lorsque j'étais
petite, j'avais peur de ma mère. ^ Puis je lui de­
mande : « De quoi aviez-vous peur avec votre
mère ? » Elle me dit : Ý J'avais peur que ma mère ne
m'aime pas. » Je peux alors pousser plus avant mon
exploration : « Que se serait-il passé si elle ne vous
avait pas aimée ? » (Ce genre de questions est utile
lorsque vous travaillez sur le plan psychologique à
partir des positions du thème.) Et elle dit : « Je
suppose que j'avais peur qu'elle ne s'occupe pas de
49
moi et m'abandonne si elle ne m'aimait pas. » Nous
sommes ainsi passés de la peur du patron à la peur
de l' abandon par la mère. Si je poursuis encore plus
loin en demandant « Que se serait-il passé si elle
vous avait abandonnée ? », elle répondra sans
doute : « Je serais morte. »
À un niveau très profond, la peur de son patron
était sans doute liée à une histoire non réglée avec
sa mère et une anxiété sur sa propre survie. Mais
imaginez qu'elle vienne me voir en me disant
qu'elle a peur de son patron et �ue je lui propose :
« Bon, je vais faire une synastrie entre vos thèmes
et nous allons tirer ça au clair. » Je vais faire alors
cette comparaison et lui dire : « Ne soyez pas stu­
pide, vous n'avez aucune raison d' avoir peur, vous
avez plus de planètes en feu que lui. » Et elle
repartira contente et prête à aborder son patron
avec plus d'assurance. Mais plus tard, dans un
nouveau travail, le même problème resurgira, ou
d'autres individus lui feront peur. Autrement dit, si
elle ne comprend pas le fond du problème et ne s'en
occupe pas, elle trouvera toujours quelqu'un d'au­
tre avec qui mettre ce scénario en scène. Tant
qu'elle ne creusera pas plus loin pour modifer le
;.··-~initial, elle le verra toujours réapparaître
sous de nouvelles formes.
Da une simple consultation astrologique, vous
ne pourrez sans doute qu'enclencher ce processus,
mais si vous entreprenez un travail suivi avec la
personne, vous aurez là un bon axe de départ. Et si
vous adressez la personne à un thérapeute, vous
l' aurez aidée à découvrir quelque chose de très
1. L svnastrie entre deux thèmes de nð ce est une technique
astroloique consistant à les comparer QUobtenir des informations
sur la relation entre les deux personnes. (Nd. T.)
50
i mportant : le lien entre sa peur de ne pas plaire à
son
patron et celle que sa mère ne l'aime pas. Tout
le
monde garde en soi un enfant, et chez cette
personne, cet enfant a peur de mourir s'il déplaît
aux fgures d'autorité.
r.··...;.-·. H semble un peu difcile de faire la
corréla�on entre le personnage masculin du patron
et sa mere.
uo«.·e H n'y a aucune diférence. Tous les
probl�mes rela�s à la m�re peuvent être projetés
sur n rmporte qw, u man, un patron ou le Premier
çStre. À chaque fois, elle a peur d'être elle­
me

e, car e�e a peur de mourir si on ne l' aime pas.
Mrus, attention Ì Elle est maintenant adulte et elle
peut se prendre en charge sans avoir besoin d' abdi­
quer devant les autres pour survivre. Pourtant la
petite flle en elle ressent toujours les choses de la
même manière. L'important dans son cas est de
choisir entre se conformer aux désirs d'autrui pour
q

e l'enfan

_
en elle
.
se s

nte plus en sécurité, o
'
u agir
d une mamere qw lw corresponde vraiment en
r�spec�t ce qu'elle pense ou ressent. Sa conj�nc­
tlon Soleil-Sate en maison X lui fait dire : « J'ai
peur d'être ce que je suis. » Mais cela peut aisément
s

transformer en : « Je dois travailler dur pour
de�elopper mon identité. » Voilà la véritable sig­
cation d'une conjonction Soleil-Sature : la
c
.
onstruction (Satue) d'une identité, la construc­
tion d'un sentiment d'iuence de pouvoir et
d'idépendance.
'
Voi

i un autre ex
,
emple. Une femme ayant Pluton
en mrson ¡est recemment venue me voir et Ï
¹
a
parlé de son appréhension des voyages en avion, de
5 1
sa peur de voler -soit dit en passant, ce n'était pas
Érica Jong • Avec Pluton en IX, quels peuvent être
les problèmes plus profonds sous-jacents à la peur
de l' accident d'avion ?
r.··...;.-· L peur d'être détruit si l'on s'aven­
ture trop loin.
uo«.·ePouvez-vous creuser davantage ?
r.··.. ,.-· L peur d'être détruit si vous lâchez
prise, si vous prenez des risques ou avancez en
terrain inconnu.
uo«.·e Oui, et je pense qu'à un niveau encore
plus profond il s'agit de la peur de Dieu ; une
méfance envers Dieu, une conviction que Dieu
cherche à vous détruire. Pluton peut être une
énergie destructrice, et la maison ¡ concere la
religion aussi bien que les voyages. Or cette
femme peut très bien aller consulter un théra­
peute behavioriste qui traitera parfaitement sa
peur de l'avion. Il la fera monter un peu chaque
jour dans un avion, d'abord au sol, et elle fnira
ainsi par se sentir beaucoup mieux. Pourtant le
;.··-~ profond subsistera, et u est en h de
compte plus efcace de remonter à la source du
problème, sa méfance envers Dieu et tout ce
qui s'y rapprte.
Je voudrais aborder un autre aspect du travail sur
les ;.··-·-·inspiré du livre de Jean Houston r»-
1 . �rica Jong, auteur américain, a écrit ¼roman best-seler intitulé
L Complexe d'Icare. (N.d.T.)
52
ro··.-/cu.¬-- • Elle raconte brièvement le cas
d'une femme nommée Meredith avec qui elle a
trav
aillé. L'enfance de Meredith a été très traumati­
sante. Sa mère
,
' a abandonnée à la naissance pour
la faire adopter. Mais chaque fois qu'elle avait un
nouvel ami et commençait à installer un semblant
de foyer, elle reprenait Meredith avec elle. Aneuf
ans, Meredith avait subi la brutalité des innombra­
bles amants de sa mère. Elle devint en grandissant
une jeune femme attirante qui avait terriblement
peur du monde. Complètement traumatisée, elle
tremblait à l'idée de sortir pour faire quoi que ce
soit. Meredith avait vingt-six ans lorsque Jean
Houston travailla avec elle de la manière suivante.
Elle demanda à Meredith de se représenter en train
de naître, d'assister à sa propre naissance. Meredith
devait imaginer sa venue au monde et ensuite se
visuaJiser elle-même en train de se prendre dans les
bras à sa naissance. Meredith, à vingt-six ans, devait
donc s'imaginer en train de s'occuper de Meredith
nouveau-née et de la prendre dans ses bras. Jean
Houston lui demanda alors . Ý Sentez-vous que
¡
'on
vous aime ? ^ Et Meredith lui répondit Ý Oui, je me
sens aimée. ³ Puis elles travaillèrent sur un autre
âge. Meredith devait penser à une autre période de
son enfance où elle avait besoin d'être tenue et
aimée. Et Jean Houston lui disait . Ý Bien, que la
Meredith de vingt-six ans donne à la Meredith plus
jeune ce dont elle avait alors besoin. Þ Meredith le
fit mentalement jusqu'à ce que pour chaque pé­
riode, elle puisse dire . Ý Oui, je me sens aimée. »
1 . Jean Houston, The Possible Human |LAngeles : Jeremy Tar·
cher, 1982). Ccl ouvrage a été traduit en français sous le titre
L'Homme en dcv«niríLJour Ëditeur, collection Éveil), mais il est
actucllcmcnl épuisé.
53
Elles travaillèrent un grand nombre d'heures de
cette manière jusqu'à ce que la Meredith de vingt­
six ans étreigne la Meredith du même âge. De
nombreuses années de traumatismes furent ainsi
soulagées, et la suite montra que Meredith s'était
libérée des sentiments négatifs de son passé.
Üest vrai que de cette manière vous n'effacez pas
complètement les anciens traumatismes, mais vous
contribuez à créer une piste alterative dans le
système esprit/cerveau ; vous vous forgez une
autre expérience que celle que vous avez vécue
dans la réalité. Vous restez sensible à la souffrance
du passé, mais en ayant créé sur le plan physiologi­
que quelque chose de nouveau pouvant supporter
de nouvelles expériences, et vous permettant de
dépasser les limites qui vous étaient fixées aupara­
vant. C'est ce que Jean Houston appelle un proces­
sus de commutation temporelle dans le système
esprit/cerveau. Elle dit qu'en agissant ainsi, vous
devenez pleinement présent et vous adhérez davan­
tage au cours que suit votre vie.
r.··...;.-· Et vous devenez « l' homme en deve­
D• . Þ
uo«.·e .Disons que vous êtes en bonne voie. Mais
pour Meredith, ce fut une expérience de guérison.
Quelqu'un a dit un jour que « la thérapie consiste à
faire sortir les choses, et la guérison à les faire
rentrer. ^
r.-·.c.,.-·. L visuali sation était-elle utilisée ?
1 . Voir l'ouvrage de Jean Houston, Te Possible Human, déjà cité.
54
uo«.·e Oui. Les techniques de visualisation
permettent de quitter le présent et de retourer
dans le passé pour ajouter de nouveaux éléments
plus positifs à la réalité expérimentée à l'époque par
la personne. 1n'est jamais trop tard pour avoir une
enfance heureuse. L'enfant de trois ans vit toujours
en nous, et rien ne nous empêche, tels que nous
sommes maintenant, d'entrer en contact avec lui
pour lui donner 1 'amour dont [
a besoin.
r.-·...,.-·: Il est curieux que Meredith ait vécu
tout cela à vingt-six ans, pendant son retour lunaire.
uo«.-e Oui, c'est vrai. Ce travail a été accompli
lorsque la Lune progressée de Meredith revenait sur
s

L

ne natale, et
.
c'est un bon moment pour
recapituler et exammer les événements antérieurs . .
,
pour pouvOir ensuite partir dans une nouvelle
direction.
LES PHASES DE L'ENFANCE
Nous allons explorer les diverses phases de l'en­
fance, en comparant notre expérience avec les
données du thème. Je vous ai expliqué précédem­
ment que les archétypes sont étroitement associés
�certaines périodes de la vie au cours desquelles ils
tiennent le devant de la scène. Nous allons partir du
tout début avec
,
'expérience prénatale. L'archétype
central de cette phase est celui de l'unité. Nous
reg

derons quelles
.
sont les positions du thème qui
refletent notre relatiOn avec cet  rchétype et l'expé-
55
rience intra-utérine en général. Puis nous passerons
à la naissance et à l'archétype de l'irùtiation et de
Ý la manière de commencer les choses ^_ et nous
discuterons du rapport entre l'Ascendant et la
naissance. Nous explorerons ensuite ce qu'il est
convenu d'appeler la phase orale, dans laquelle la
pulsion prédominante est celle de la survie et de la
satisfaction des besoins, et qui peut ête associée à
la Lune. Pendant la phase suivante, dte anale, la
pulsion ou la motivation essentielle est le désir
ardent de s'a er et de devenir plus autonome.
L'archétype du pouvoir est au premier plan pen­
dant cette période, et les positions du Soleil et de
Mars prédominent. D'après la psychologe tradi­
tionnelle ( et malgré les controverses sur la chrono­
logie de ces périodes), la phase anale conduit à la
période œdipienne, qui se caractérise par le désir de
l'enfant de gager l'amour du parent du sexe
opposé. L'archétype alors activé est celui de
l'union, ce qui va mettre en vedette diverses posi­
tions du thème. Puis nous considérerons ce que l'on
appelle Ý |'âge de 1' école ^ ou Ý l'âge du jeu ² (de six
à dix ans), et nous terminerons par un bref survol
de l'adolescence.
Au m et à mesure que nous examinerons ces
diverses périodes en les reliant au thème, j'aimerais
que vous participiez à la discussion avec toutes les
informations que vous jugerez utiles, tant sur le
plan psychologque qu'astrologque. Après tout,
nous avons tous vécu ces expériences et, pour la
plupart, nous essayons toujours de résoudre des
problèmes remontant à notre enfance.
56
L'EXP
É
RIENCE PRÉ
NATALE
« L névrose d'un enfant commence dans l'esprit
du
parent. ² C'est une citation du livre du Dr Arthur
Janov n-r--/.-,c»./e • Les raisons pour lesquel­
les une femme décide d'avoir un enfant vont en fait
influencer la future psychologe de l'enfant. Veut­
elle un enfant parce que c'est ce que la société
attend d'elle, alors qu'au fond elle ne se sent pas
très materelle ? Veut-elle avoir un enfant pur que
quelqu'un ait réellement besoin d'elle ?
L'expérience de la vie commence dans l'utérus.
Deux mois après la conception, un cerveau rudi­
mentaire se forme dans l'embryon, capable d'enre­
gistrer l'expérience. Au cours de cette vie intra­
utérine, certains de nos ;.··-·-·innés et de nos
attentes archétypiques sont déjà activés et prennent
corps lorsque nous enregistrons ce que vit notre
mère. Il est très curieux que nous nous retrouvions
très souvent avec une mère dont le thème corres­
pond étroitement au type de mère que nous nous
attendons à avoir. L'enfant qui a une conjonction
Lune-Pluton par exemple va se retrouver avec une
mère dont l'Ascendant ou le Soleil est en Scorpion,
ou qui a aussi une conjonction Lune-Pluton. Il peut
également être mis au monde par une mère ayant
un transit important de Pluton, si bien que ses
premières expériences formatrices avec elle seront
colorées par cette planète. Mais je Î
¹
écarte du
sujet, revenons à la vie intra-utérine. Si certains
d'entre vous ont davantage de connaissances que
moi sur le développement du fœtus, qu'ils n'hési-
1 . Dr Ahur Janov, The FeelingChild(New York : Simon&Schus­
ter, 1975 ; et Londres : Abacu, 1973), Ç. 13. Traduit en fançais su
le titre de L'Amour et !'E1t{ant, aux Éditions Flammarion.
57
tent pas à faire des remarques et des observations
complémentaires.
Que peut révéler le thème sur notre expérience
prénatale ? J'ai déjà dit que les archétyps s'expri­
ment à travers les pulsions, qui elles-mêmes s
manifestent à différentes périodes de la vie. L'ar­
chétyp activé pndant la phase intra-utérne est
celui de |.-.·e,et la pulsion correspondante est le
désir de ne faire qu'un avec le Tout. Parlant de la vie
dans l'utérus, Arthur Koestler dit que « l'univers est
foalisé sur le Soi et le Soi est l'Univers ^• Dans
l'idéal, nous avons au cours de la vie intra-utérine
un sentiment de totalité océarque, un sentiment
d'unicité avec le reste de la vie. Beaucoup d'entre
vous m'ont déjà entendu en parler, car j'y fais
souvent allusion comme vous allez vous en rendre
compte en travaillant avec moi. Je suppose que
c'est parce que mon désir le plus cher est d'y
retouer !
r.··...;.-· Vous n'êtes pas le seul.
uo«.-e: Oui, mais le tout est de trouver une
marère saine d'y retouer . . .
Pour déceler dans le thème la marère dont nous
avons expérimenté la vie i ntra-utérine, j'examinerai
la maison XII, les planètes qui s'y trouvent et leurs
aspects, le signe sur sa cuspide et sa planète
maîtresse. Elle nous donne des indices sur ce que
notre minuscule cerveau rudimentaire va enregs­
trer par le lien ombilical avec la mère
.
Je regarderai
également la position de Neptune dans le thème et
ses aspcts. Un trigone Jupiter-Neptune va assoier
1 . Ahur Koestler cité pa Ken Wilbel: dans 1te Atman Pect
(Wheaton, IL: Thesphic Pblhing, 1980), p. 8.
58
l'ex
périence de l'unité (Neptune) avec le bien-être
et
l'expansi
?
n (Jupiter). Un carré Satue-Neptune
peut associer soufance, difculté et limitation
(Satue) à l'

chétype de l'unité (Neptune). Plus
tard
dans la Ve, les problèmes liés aux diverses
formes de l'expérience mystique (le sentiment de
f�e un avec le reste de la Création) seront aussi en
resonance avec ce genre de positions.
r.··...;.-· Quels livres pourriez-vous nous re­
commander sur la vie intra-utérine ?
uo«.-eUy a celui de Starslav Grof intitulé :»-
«-./ ¬·o;t»-u .¬.-c-.o-·..o.· • Ses recher­
che
.
s l'ont conduit à utiliser le LSD pour faire
rev1

e aux gens le
!
-ll expérience avant et pendant
la nruss�ce. 1ly a egalement un chapitre à ce sujet
dans le hvre de J anov :»-r--/.-,c»./eMais ses
ouvrages se contentent souvent de faire de la
pr
.
op

gande
,
pour la thérapie primale qui, d'après
lUl, repond a tout. Avec son Uranus en maison XII
c'est un sujet sur lequel i est inflexible.
'
r.··...;.-· U existe un très bon livre de Francis
Mott sur l'efet ombilical, intitulé r»-u.·.·-o;
t»-s-/;·•
uo«.-e Oui, je ne l'ai pas encore lu, mais Mott est
con
;
tu pouce

av æ t
_
caractéristique essentielle
de |expenence mtra-utenne est une sorte d'immer-
1 . Stanislav Grof, The Rea/ms of the Human Unconscious (New
York :
_
Dutton, et Londres : Souvenir Press, 1979). Traduit en
R
fr ançrus sous le titr  Royaumes de l'inconscient humain (Éditions du
ocher, 1988).

alh
Je me suis aperç
.
u,
��
après ce séminaire, que ce livre de Mott et
m eureusement eputse.
59
sion dans un paradis primordial. C'est ce que les
jungens appellent la Ý totalité ouro borique 1 », où il
n'y a ni séparation, ni temps, ni fontières. C'est
pourquoi nous pouvons l'associer à notre Neptune
met informe.
L'utérus est une sorte de paradis. Mais il semble
bien qu'il y ait des utérus cinq étoiles, et d' autres
quatre, trois ou deux étoiles, etc. Au cours de la vie
intra-utérine, nous enregistrons tout par l'intermé­
diaire de notre mère. C'est ce que l'on appelle
« l'effet ombilical », et c'est probablement la mai­
son XII qui montre la nature de ce que reçoit
l'enfant par le lien ombilical. Si, par exemple,
Sature est en maison X, des sensations satur­
niennes passent de la mère à l'embryon en forma­
tion via l'effet ombilical ; avec Jupiter en XII, ce
sont des sensations jupitériennes qui passent par
l'ombilic. Il semble que la maison XII donne des
indications sur ce que la mère a vécu pendant sa
grossesse. J'ai pu vérifer cette théorie un grand
nombre de fois. Je ne crois pas l'avoir lue chez
d'autres astrologues, et en fait je ne me rappelle
plus si je l'ai lue, si je l'ai découverte ou si je l'ai
inventée ¯• Mais peu importe, elle est très intéres­
sante car elle a l'air de bien marcher. Les histoires
que me racontent les gens sur ce qu'ont vécu leurs
1 . Adjectif du vocabulaire jungen formé B parir du mot grec
Ouroboros, symbole alchimique représentant un dragon ou un
srpent formant un cercle et se mordant la queue. Version ociden·
tale du Yin et du Yang, üexprime le mouvement cyclique et l'union
des opposés, et, selon Jung, servait aux alchimistes à fgurer un état
originel de totalité. (N.d.T.)
Z. Depuis quej'ai donné ce séminaire, je suis tombé sur le tine très
intéressant et sérieux de Ta Næ, Life-Time Ascrolog' (Londres :
Allen &Unwin, 1984), qui étudie les maison IX·XII en relation avec
la gestation.
60
mères pendant leur grossesse, présentent des corré­
lati
ons étonnantes avec les positions de leur mai­
son
XII. J'ai fait, par exemple, le thème d'une
femme �ont S

te pesait sur la maison XII et qui
a eu acces au JOual de sa mère après sa mort. Sa
mère y avait écrit qu'elle ne voulait pas de l' enfant
qu'elle portait (ma cliente). Étant une artiste elle
voulait que rien n'interfère avec son travail créatif.
r.··...;.-· Avez-vous remarqué des corrélations
pour Uranus en X  ?
uo«.-e Oui. Très souvent quelque chose d'inat­
t�n�u boul

v

rse la

ère ou la famille pendant la
v1e mtra-utenne de 1 enfant ayant cette position :
une rupture du mariage parental, un déménage­
ment forcé, quelque chose d'important qui entraîne
un gros changement. Et ainsi l'enfant qui a Uranus

n �I ��t avec l'idée derrière la tête que la vie est

m
p
reVlSlble

t qu

tout peut changer d'un instant
a 1 autre. ll lw deVIent donc difcile de s'installer de
quelque manière que ce soit, à cause de ce senti­
ment vague mais persistant que tout risque à tout
moment d'être chambardé.
Tout ce qui est en maison X est enfoui au plus
profon� de nous-mêmes et, fottant librement, peut
d

mc s infltrer dans les autres domaines de notre
VIe.
,
Celui
.
qui a s
,
atue en 7 , par exemple, peut,
apres avorr passe un mauvais moment dans l'uté­
rus •
_
naître ensuite avec la conviction intérieure que
la
.
Vle ne va pas le gâter, même si rien d'extérieur ne
lw est encore arrivé qui le justife. N'oubliez pas en
outre que la plupart des planètes natales en maison
^vont transiter l'Ascendant et la maison I relati­
vement tôt dans la vie, ce qui leur confère forcé-
61
ment une influence déterminante sur la façon dont
la personne voit les choses.
L'analyse des aspects sépara tifs de la Lune nous
donne aussi des indices sur l'expérience prénatale.
Íaussi, ce n'est pas quelque chose que j'ai lu dans
un livre, aussi j'aimerais que vous l'expérimentiez
vous-même. En utilisant une forme de ;-o,--...o-.
co-»--·-·sur les aspects séparatifs de la Lune, je
crois qu'il est possible de défnir avec précision le
mois de la grossesse au cours duquel certains
archétypes ont été constellés dans la conscience
rudimentaire du fœtus. Prenons un exemple : la
Lune est à 9° du Scorpion en carré à Pluton, lui­
même à 3° du Lion. C'est un aspect sépara tif car la
Lune va plus vite que Pluton et s'éloige du carré.
Elle se déplace en gros de 1° par mois en progres­
sion secondaire, et donc un mois après la naissance
de l'enfant, la Lune a progressé jusqu'à 1 Qo du
Scorpion ; deux mois après la naissance, la Lune est
à 1 1 ¨ du Scorpion, etc. Mais nous pouvons égale­
ment utiliser les progessions converses, et reculer
la Lune de 1 o par mois précédant la naissance. Dans
ce cas, si |'on recule la Lune de 6°, elle se retrouve
à 3° du Scorpion et en carré exact à Pluton à 3° du
Lion, ce qui correspond au sixième mois avant la
naissance ou au troisième mois après la conception.
Autrement dit, en utilisant ce système, la Lune
converse bute contre Pluton trois mois après la
conception, ce qui suggère que l'embryon en for­
mation rencontre quelque chose de plutonien par
1 . Terme du voabulaire jungen sigifant dans  contexte activés,
sollicité. Jung a défni la constellation comme Ñ une opraton
automatique, spntanée, involontaire •¬ D'aprè lui, ¤ Îcontenus
constellés répndent à certains complexes qui possèdent leur énerge
spcifque. » (C.G. Jung L'Homme à la découverte de son âme)
(N.d.T.)
62
l'in
termédiaire de la Lune/mère. Plus tard dans la
vie,
chaque transit afectant le carré natal Lune­
Plut
on réactivera le même ;.··---datant du troi­
sième mois après la conception.
Hest alors important de se poser la même ques­
tion : Ý Comment ce ;.··---fonctionne-t-il actuel­
lement dans votre vie ? ^ Et sa forme présente
est -elle cohérente avec ce que vous voulez dans
l'existence ? S'il y a contradiction, quel pourrait
être l'énoncé alteratif correspondant à ce genre
d'aspect ?
Janov a rapporté quelques expériences effectuées
sur des rates gravides dont la gestation se passait
dans un milieu très bryant : leur prtée était plus
petite que celle des autres mères. Cela suggère que
tout stress ou fayeur subis par la mère pendant sa
grossesse a un eft sur sa progéniture. L réaction
de peur qui accompagne un bruit fort produit des
changements hormonaux chez les rates, et affecte
le développment de l'embryon. L tension ner­
veuse de la

ère augmente son rythme cardiaque,
et donc aussi celui du fœtus. On sait qu'il peut
entendre des bruits, et si le cœur de sa mère bat
irrégulièrement, il ne va pas se sentir très rassuré.
Ainsi, déjà dans l'utérus, l'individu n'a pas vraiment
confance dans la vie. Hest très possible que la mère
de quelqu'un qui a Uranus en 7 ait eu un rythme
cardiaque irrégulier pendant sa gossesse.
t.··.c.;.-· Lorsqu'on met la tête sous l'eau dans
son bain, on entend battre son propre cœur. Ce doit
être très proche de ce qui se passe dans l'utérus
lorsqu'on entend battre le cœur de b mère.
t.··.c ,.-·. Û existe un enregistrement japonais
fantastique sur ce qu'entend le fœtus dans l'utérus.
63
C'est extrêmement émouvant car le battement du
cœur est terriblement fort, et l'on entend également
le bruissement du sang qui passe par l'aorte. Cela
m'a semblé magque.
uo«.·e Oui, cela nous montre l'importance du
rythme.
r.··...;.-· C'est aussi très apaisant pour les
bébés, et vous pouvez leur passer ce disque pour les
faire taire.
uo«.·e En effet, j'ai lu le récit d'une expérience
en Thaiande dans une salle d'hôpital où se trou­
vaient quatre cents femmes et leurs bébés. lls ont
passé ce disque, et la salle n'avait jamais été au

si
silencieuse ; on entendait juste le son de cet enregis­
trement.
On pourrait se demander à quels types de ryth­
mes réagit le fœtus en formation dans l'utérus, et
s'il y a un rapport entre ce qui se trouve en maison
XII ou le signe de sa cuspide, et le style de batte­
ments de cœur de sa mère. Les aspects de la Lune
converse aux planètes natales peuvent aussi nous
éclairer.
r.··.c.;.-·Et si Jupiter est en X  ?
uo«.·e J'ai toujours pensé que les personnes
ayant Jupiter en X  devaient avoir éprouvé un
immense bien-être dans l'utérus, à moins que la
planète ne reçoive des aspects diffciles. Dans l'en­
semble, ce sont des gens qui plus tard ont foi en la
vie et montrent une sorte d'optimisme fondamen­
tal. Dans les situations les plus dangereuses et les
plus diffciles, ils s'arrangent toujours pour
64
s'échapper à temps, comme Indiana Jones dans i-.
:.--·.·.-·.e-|:·.»-;-·e.-
r.··.
c.;.-· Et si c'est Neptune qui est en maison
Xi ?
uo«.·e Si Neptune est bien aspecté, c'est un
utét�
,
c�q étoiles,
.
�e «.·,�es uté
r
s. C'est pour­
quOI } Ü souvent l rmpress10n que ceux qui ont
Neptune en X  n'auraient jamais voulu naître.
Pourquoi quitter ce paradis pour venir dans la
rudesse du monde de la forme et de la séparation ?
r.··.c.;.-· J'ai moi-même Uranus en maison XII
et je trouve très intéressant l'éclairage que vo�
nous avez apporté. Lorsque ma mère était enceinte
c'était la guerre et nous avons dû être évacués. Ell�
était tr�s désorientée, et je suis sûr que cela Ï
¹
a
marque.
uo«.·e Oui, dans l' utérus comme dans la toute
petite enfance, notre mère est pour nous le monde
�ntier. �e qu'e�e vit, no

s le vivons. Mais plus tard,
il peut etre utile de fre la part de ce qui nous
appartient et de ce qui nous est venu d'elle.
r.··...;.-· Et si c'est le Nœud sud de la Lune qui
est en maison ?Ì ?
Ho�.·e On dt en général que le Nœud sud
mdique le chemin de moindre résistance. En
maison XII, le sujet peut montrer une forte ten­
dance régessive et préférer se fondre avec autrui
plutôt que de faire émerger et de développer le moi
d'un individu unique et séparé. Le Nœud nord est
alors en maison VI, et il y a conflit entre l'aspiration
65
de la maison X  à rester dans l'étreinte de la
Grande Mère, le désir d'être englouti dans quelque
chose de plus grand que le moi et de s'y identifer,
et à l'opposé la maison N qui se préoccupe des
caractéristiques particulières qui vous distinguent
des autres. Dans mon livre n- :«./·- uo.·-. ,
j'examine en profondeur la sigcation des diver­
ses planètes et siges dans la maison XII.
r.··...;.-·: Toujours à propos de la maison X  ,
j'ai entendu parler d'une autre expérience sur des
rates en gestation. Lprogéniture de celles que l'on
caressait au cours de leur grossesse suvivait mieux
que celle des autres.
uo«.·e·Ce qui tendrait à prouver que la mère
caressée et aimée pendant sa grossesse aura un
bébé ayant une plus gande chance de survie.
Peut-être une Vénus bien aspectée en XII ? Je vous
fait remarquer que nous n'arrivons pas à quitter
cette phase intra-utérine ! Passons à la naissance.
L'ARCHÉTYPE DE L NAISSANCE
L'archétype constellé à la naissance est celui de
|.-.·..·.o-. la manière dont nous commençons les
choses. Notre naissance physique active l'image
innée correspndant à cet archétype, et plus tard,
chaque fois que nous aurons à commencer quelque
chose de nouveau ou à entrer dans une nouvelle
phase de vie, ce ;.··-·-initial qui a présidé à notre
1. Howard Sasportas, Te Telve Houses (Wellingborough, En·
gland : The Aquarian Press, 1 985).
66
nai
ssance ressortira, accompagné de tous les ajouts
ultér
ieurs.
L sige de l'Ascendant refète notre image
inné
e de l'archétype de la naissance, mais le
matre de l'Ascendant, son signe, sa maison et ses
aspects me semblent tout aussi imprtants. Toute
planète qui aspecte étroitement |'Ascendant est en
outre activée à la naissance. Tout cela, ainsi que la
position de Mars, son sige et ses aspects vous
donne des indices sur l'expérience qu'a vécue la
personne au cours de sa naissance, ainsi que sur
la manière dont elle approche chaque nouvelle
phase de sa vie et chaque nouvelle entreprise
imprtante.
L naissance nous fait intégrer un corps, et elle
marque le début de la vie en tant qu'individu
séparé. L corps est une frontière qui nous
distingue des autres. En fait, au cours des pre­
miers six à neuf mois de vie après la naissance
• •
!
nous ne Ý pigeons » pas encore vrrument que nous
sommes une entité séparée. Cette phase, où nous
voyons tout ce qui nous entoure comme une
extension de nous-mêmes, a été appelée Ý narcis­
sisme prmaire ». Selon les conceptions les plus
récentes de la psychologie, le nourrisson a bsoin
de vivre cette expérience, d'être au centre du tout.
On
.
ne devrait donc pas propulser le bébé trop
rapidement hors du milieu non différencié de
l'utérus ni lui faire ressentir la séparation trop
brutalement. Les six à neuf premiers mois de la
v�e devraient être une adaptation progressive à
l'Idée que nous sommes séparés et distincts. C'est
une période où l'on ne s'occupe jamais assez d'un
e
!lfant, où l'on ne peut trop l'aimer. Puis progres­
Sivement, ucommence à prendre conscience de la
séparation et à 1 'accepter. Il supporte mieux la
67
fustration et acquiert de l'indépendance. Ce n'est
pas ce que préconisaient la plupart des livres sur
l'éducation des enfants écrits dans les années
quarante et cinquante, qui recommandaient plutôt
d'agr en sorte que le bébé s'adapte à la routine de
sa mère. On croyait qu'il fallait le nourrir à heures
fxes, sans se laisser émouvoir s'il pleurait, et il
était conseillé de le laisser hurler. Cela nous a
donné toute une génération d'adultes qui cher­
chent désespérément à retrouver cette sensation
d'unité qu'on leur a supprimée trop tôt. Ce besoin
maladif correspond à la pathologie qui découle
d'une expérience prématurée de la séparation
dans la vie
.
À l'âge adulte, l'individu est constam­
ment à la recherche de la personne, ou de la
chose, qui s'assemblera parfaitement avec lui et lui
redonnera l' impression d'être entier. Et générale­
ment, chaque fois qu'il n'obtiendra pas ce dont il
a besoin, il aura toujours tendance à vouloir
régresser pour revivre correctement cette phase
initiale.
Àl'inverse, une autre pathologie peut apparaître
si cette phase de narcissisme primitif dure trop
longtemps, lorsque la mère est suradaptée aux
besoins de l'enfant au-delà d'environ dix-huit mois.
S'il n'apprend pas à accepter la séparation, il ne
saura plus tard comment affonter la vie lorsqu'elle
ne correspond pas exactement à ce qu'il veut quand
il le veut. Lcomptera sur la satisfaction instantanée
de ses désirs, que sa mère lui a toujours assurée. 1
croira que tout le monde doit s'adapter à lui, et ne
pourra faire face au caractère « autre Ñ des autres.
C'est pourquoi le pédiatre anglais Winnicott parlait
68
d'un « materage sufsÜ ent bon ». Si la mère
essaie d'êtr
� �
op p�aite et s'adapte trop long­
temps aux desrrs de 1 enfant, elle ne lui apprend pas
à affronter la fustration et il se trouvera démuni
face aux réalités de la vie. Mais nous reverrons cela
plus tard. Revenons à l'expérience de la naissance
elle-
même.
Il est utile de vous renseigner sur la manière dont
s'est
déroulée votre naissance, pour mieux com­
prendre votre ,-··-~concernant I'archétype de
l'in�tiation et la manière de commencer les choses.
Mrus
.
re vous y trompez pas : ce ne sont pas les
cond

t10ns de votre naissance qui sont à la base de
certrns de vos ,-··-·-·¸ ce sont au contraire vos
,-··-
·
-

inn�s et vos attentes -,·.o·.correspon­
�ant ��archetype de la naissance qui ont influencé
1 expenence de votre naissance.
Ñ L'Acendant
!'ai eu récemment une idée qui me semble très
utile pour l'interprétation astrologique celle de
c
��
sidérer | 'Ascendant comme notre
'
manière
d
.
eclore, comme les différentes manières dont un
o

seau sort de l'œuf à coups de bec. Comment un
Oiseau Ascendant Bélier va-t-il sortir ? Et un oiseau
Ascendant )aureau." Et cela ne correspondra pas

eulem

nt a la façon de,n vous êtes né, mais aussi
a ce qw se passe chaque fois que vous entreprenez
quelque chose de nouveau ou entrez dans une
nouvelle phase de votre vie.
Un oiseau Ascendant Bélier va se précipiter la tête
¸¬ Ù.Y. ½ÍDD!COl!. Pla.ving and Reality {McW XCIK . Nc!hucD
ÝöZ ' cJ  CD5CII� L!ðDOc·ÛIc!ðgDc . ÍcDguÌD ÛOK5. 1985)
:
L
]· I¸I. cD ÍIðDçðI5 bL ÍcII\Ic Jeu et Réalité BuX LOIíICD5
�m�.

69
la première pour éclore ; il va fonc
:
r et cass

r la
coquille d'un seul coup pour appantre sur scene,
bang comme ça. Naturellement, si Mars (le maître
du élier  est en carré à Pluto

, �co�aîtra la
souffance et l'effort avant de frure rrruption. Que
va faire l'oiseau Ascendant Taureau ?
r.··...;.-· TI me semble qu'il va P
_S
er un �on
moment à regarder d'abord par la fenetre pour etre
sûr qu'il n'y a aucun danger avant d'esquisser le
moindre mouvement.
uo«.·e Oui, [ va attendre aussi longtemps que
possible avant de bouger ; mais �ès que le chang

­
ment lui semblera indispensable, il se montrera tres
résolu et ira jusqu'au bout. Et que va faire un oiseau
Ascendant Gémeaux ?
r.··...;.-·. Il va donner des coups de bec un
p
eu
partout sur la coquille, ou
[
va commencer, pws se
laissera ensuite distraire par autre chose. H
y
eut
également se demander s'il faut vraiment le frure et
peser le pour et le contre.
uo«.·e Oui, l' oiseau Ascendant Gémeaux vouŒa
sans doute d'abord tout lire sur la nature de la sortie
de Ì'œuf avant de se lancer ou u cherchera
.

discuter la question avec d'autres oiseaux du vo:s:-
nage. J'ai remarqué que les Ascen�ants en s1gne
d'air préfèrent se renseigner au maXfium avant de
s'engager dans quoi que ce soit.
.
Les Ascen�an

s
Verseau, par exemple, ont besom avant d agtr
d'une sorte de compréhension conceptuele du
^ pourquoi et dans quel but » de la chose. Alors
9
ue
l'Ascendant Taureau, lui, réagit à une contramte
70
physique et éprouve le désir ardent, organique,
biologque de faire un mouvement.
L'oiseau Ascendant Cancer ressent le besoin de
s'ex
traire à coups de bec ou de bouger. H com­
men
ce par donner des coups de bec puis hésite en
p
ensant Ý il vaut mieux rester dans un endroit que
je connais déjà » et il retoue à l'intérieur. Mais
fnalement il ne ssent pas très bien dedans non
plus, et use remet à donner des coups de bec pour
sortir. Les oiseaux Ascendant Lion attendent en
général le meileur moment pour faire une entrée
fracassante et font irruption majestueusement sur
la scène. L'oiseau Ascendant Vierge voudra vivre
une éclosion bien ordonnée, en rangeant tout après
chaque série de coups de bec. L'Ascendant Vierge
craint de ne pas y arriver, c'est pourquoi il s'appli­
que tellement. Face à la naissance ou à toute
nouvelle phase d'expérience, un oiseau Ascendant
Balance va priviléger le côté esthétique, en agissant
avec goût et beaucoup d'allure. En tant que signe
d'air, il voudra s'assurer qu'il s'agt d'un événe­
ment parfaitement justifé et il agira ensuite avec
beaucoup d'honnêteté, du moins de son point de
vue. Mais l'oiseau Ascendant Balance peut s'arran­
ger pour que ce soient les autres qui le forcent à
changer ou à agir, L il se sent ainsi dégagé de
toute responsabilité personnelle. Í siges de la
seconde moitié du zoiaque ont tendance à créer
des situations qui les forcent à changer, au lieu de
simplement changer parce que c'est ce qui leur
convient.
t.··...;.-· Vous n'allez pas traiter les signes de la
seconde moitié ?
71

uo«.·e Mais si, je ne veux pas être une mauvaise
mère. Passons-les en revue. Que peut-on eire de la
naissance d'un Ascendant Scorpion ?
r.··.c.;.-· L naissance put impliquer un com­
bat entre la vie et la mort.
uo«.·e. Oui, de nombreux Ascendants Scorpion,
et beaucoup de ceux qui ont Pluton à l'Ascendant
m'ont raconté qu'eux-mêmes ou leur mère avaient
fôlé la mort à leur naissance. Il semble que les
Ascendants Scorpion créent des situations dramati­
ques qui leur demandent de grandir et de changer,
sous pine de mourir ou du moins de se retrouver
en triste état. L'Ascendant Sagttaire se lance en
général avec enthousiasme dans toute nouvelle
phase ou entreprise : « Hé, mon vieux, je me de­
mande ce qui va bien se passer ? » En général,
l'Ascendant Sagttaire va justifer le changement
par un fondement philosophique quelconque. Ou
alors, après avoir évalué l'ensemble de la situation,
u jugera de la meilleure action à entreprendre.
L'Ascendant Capricore résiste habituellement au
changement : « Mon Dieu, faut-il vraiment en pas­
ser par là, c'est un tel effort, je sais pourtant bien
qu'il le faudrait. ² Le Capricore peut regmber
devant cette perspecti ve jusqu'au derier moment,
se demandant toujours si c'est la bonne chose à
faire, jusqu'à ce qu'il mspar capituler. J'ai déjà
parlé du Verseau. Un oiseau Ascendant Poissons va
probablement préférer rester dans l'œuf, sauf si on
l'attire au-dehors ou lui demande de bouger. Les
Ascendants Poissons ne se sentent forcés d'entrer
dans une nouvelle phase ou de passer à l'action que
si quelqu'un, ou quelque chose, .|-·o.-qu'ils le
fassent.
72
r.··.c.;.-·. Que faut-il penser des naissances
prém
aturées, retardées ou des césariennes ?
,o«.·e D'après
r
on expérience, une conjonc­
tiOn
ou un aspect d Uranus avec l'Ascendant peu­
vent
correspondre à quelque chose d'inhabituel à

ropos de la naiss

ce. (ranus ou Jupiter près de
|
Ascendant p1 ent egalement suggérer un in­
cvidu pressé de sortir. Dans certains j'ai vu
q
t
;'avec Mercure sur l'Ascendant, la perso�e était
n

e a
!
cours du transfert de la mère à l'hôpital. Les
cesanennes peuvent être en corrélation avec Mars
ou Pluton en conjonction ou en aspect à l ' Ascen­
d

t, c
.
ar ces
.
planètes sont en relation avec la
ch rr

e. Mats en toute
_
ho�êteté, je n'ai pas
entrepns de recherche systematique sur le sujet. Je
ne vous p

le que des observations de mes quinze
ans de pratique astrologique.
Il

e sembl

intéressant de considérer ce genre
d

naiSsanc

d L point de vue purement psycholo­
gique. (ne etud
.
e s

les naissances prématurées a
montre que �es mciVIdus manifestaient en grandis­
sant L besom de permanence et une peur panique
du changement, car sans doute pur eux ce chan­
gement s'était produit trop tôt. Ceux dont la nais­
sance �été ret

dée peuvent avoir le sentiment que
leur mere voulait les empêcher de naître. C'est alors
souv

nt
_
sa propre r�pugnance à naître que l'enfant
a proJetee sur sa mere. Elle est dans ce cas perçue
comme celle qui retient ou bloque l'enfant mais la
plupart du temps celui-ci montrera lui-même plus
t

d �;.··-·-de retenue ou d'inhibition dans les
Situations ciffciles.
En ce qui concere les naissances par césarienne
Janov a

_ senti qu'il manquait à ces gens quelqu�
chose d rmportant. Une naissance naturelle cor-
73
porte des contractions, et c'est une expérience dont
est prvé l'enfant né par césarienne. Ce�
contrac­
tions jouent un rôle important L ell

sti �ent la
peau du bébé. Vous savez que les ammaux lechent
leurs nouveau-nés. Ulèchent leur progéniture pour
stimuler la peau, et favoriser la mise en marche des
intestins et de la vessie. Le toucher est très impor­
tant pour nous au début de la vie, car il stimule les
organes et les aide à démarrer. C'est comme un
massage. En cas de constipation, si l'on vous fait un
bon massage, tout s'arrange sur-le-champ. Ce

qui sont nés par césarienne vont trave

ser la VIe
avec le sentiment que quelque chose d unportant
est juste sur le point de se produire, car ils ont été
privés de l'expérience complète de la naissance et
l'attendent toujours.
r.-·.. ,.-·Vous nous avez dit que Pluton sur
l'Ascendant pouvait signifer une naissance trauma­
tisante. Je connais un Bélier qui a Pluton sur son
Ascendant Lion en opposition à la Lune et Mars en
Verseau. Sa mère était polonaise, et m fuyaient
l'avance russe lorsqu'elle a accouché.
r.-·...;.-· Que pensez-vous des naissances dé­
clenchées ?
uo«.-e C'est un gros problème pour l' astrologie.
J'ai tendance à penser que nous naissons lorsque
nous sommes censés naître. Si l'accouchement a
été déclenché, le Soi a sans doute progrÜé de
vous mettre au monde à ce moment-là.
r.··.. ,.-· En étudiant la synastrie d'une mère et
de ses trois enfants, j' ai remarqué qu'elle avait un
lien particulièrement fort avec son fls aîné. Et elle
74
m'a
dit lorsque
j
e lui en ai parlé : « C'est étrange.
C'est la seule nrssance qui a été déclenchée, parce
qu'à l'époque je n'y connaissais rien. ) Et pourtant
c'était l'enfant dont le thème avait les liens les plus
étroits avec le sien.
uo«.·e· Cela me rappelle un cas que j'ai rencontré
récemment. J'ai fait le thème d'une petite flle dont
la
mère a eu une tumeur cérébrale pendant sa
grossesse. Les médecins avaient décidé de déclen­
cher |'accouchement, car ils pensaient que la mère
allait mourir très rapidement. Ils avancèrent donc
la naissance, et il s'avéra que le moment choisi
correspondait à l'heure exacte d'une éclipse prati­
quement totale du Soleil en Gémeaux ( 1 984). Cela
semble incroyable, faire correspondre exactement
l�nais

�ce, sans

·en douter, avec l' heure précise
d un

echpse Í Et
,
malement savez-vous ce qui s'est
passe ? Alors qu ils emmenaient la mère en salle
d'opération pour procéder au déclenchement l'en­
fant est sortie de son plein gré avant même ,u'ils
n'arrivent au bloc opératoire. Elle est tout simple­
ment venue au monde à ce moment-là. Malheureu­
sement,

a mère est morte trois jours plus tard.
Cette petite flle a Pluton en maison XII, à 29o de la
Bal

ce, et elle est Ascendant Scorpion. Pluton en
mruson XII correspond à l'expérience de l'enfant
sur ce que vit sa mère pendant sa grossesse, et dans
c

cas la mère av

t appris qu'elle allait mourir.
L Ascendant Scorp1on, proche de Pluton en maison
^, renforce l'impression dramatique et inquié­
tan�

ertourant la naissance elle-même, sans parler
de leclipse. On peut imaginer dans le ciel une sorte
de
A
grand or±ateur qui prend tout en compte,
meme les naissances déclenchées.
Il nous faut continuer à avancer. Maintenant que
75
nous sommes nés, nous allons passer à la phase
orale. J'aimerais la m avant le déjeuner, pour
pouvoir aborder la phase anale lorsque nous digére­
rons notre repas.
L PHASE ORL
L archétypes se manifestent dans les pulsions,
qui elles-mêmes s'expriment grâce aux différents
organes du corps. Ces derers sont donc plus ou
moins sollicités à chaque étape de l'enfance. Au
cours de la phase orale (de la naissance à deux ans),
nous nous relions au monde essentiellement par la
bouche et l'activité de succion. Ípeau est égale­
ment très importante pendant cette phase : être
touché, caressé et porté est crucial. Les expériences
de Harlow avec des bébés singes séparés de leur
mère dès la naissance I' ont montré • Certains
avaient été mis en cage avec un mannequin en hde
fer, d'autres avec un mannequin en tissu moeleux,
tous deux équipés de manière identique pour nour­
M les singes. Le problème ne se situait pas dans
l'alimentation : le .o-·..·était le facteur clé. Ceux
dont la mère était en tissu avaient en grandissant
moins peur du monde et des expériences nouvelles
que les singes élevés par la mère en hde fer. Le fait
de pouvoir se blottir contre la mère en tissu favori­
sait de meilleures relations plus tard dans la vie.
Harlow avait ensuite utilisé des « mères chausset­
tes ». Les expérimentateurs mirent au point un
1. En ce qui concere les expériences de Harlow avec les singes, voir
l'ouvrage de Bowlby, Attachment and Lss, Volume 1 (Hard·
mondsworth, Grande· Bretage : Penguin Books, 1984 )_ traduit en
fançais sous le titre Attachement et Perte, et publié par les P. Ì.F.
76
m
oyen de chaufer la chaussette, et ils s'aperçurent
que
la progéniture des mères chaussettes chauffées
était mieux adaptée que celle des mères chaussettes
n
on
chauffées. Les mères qui étaient à la fois
douces au toucher et chaudes étaient les meilleures
de
toutes.
Les principes archétypiques essentiels de la phase
orale sont
¡
'amour, le fait d'être nourri et protégé
(-.··.·.-.-'¿
·
et la survie. Selon le psychologue
Erik Erikson , cette phase concere avant tout le
développement de la confance opposée à la mé­
fance. L gr

�e question
.
est : « V ais-je y arri­
ver ? » Le prmc1pe astrologique dominant alors
activé est la Lune, mais les positions en Ì` Ì et
}� maison, de même que toute accentuati�n Tau­
reau ou Cancer doivent également être prises en
compte. Tout ce qui dans le thème est associé à
l'amour et à la -.··.·.-.-va être stimulé.
Au cours des deux premières années de la vie,
n

:ms
.
n

ms forgeons
.
des opinions sur le degé de
secunte que nous mspire le monde. Nous nous
demandons s'il s'agt d'un endroit où u fait bon
v�vre. C'est une période où la mère représente
n
;
elle

ent le monde entier pur l'enfant. Si elle est

ecunsante et apporte au bb ce dont i a besoin


ura d

s l'idée que « L vie me foura ce doni
} Ü besol
?
; le �onde ne présente pas de danger
pour mOI
. » Erikson appelle cette attitude l'espé­
rance tenace ou la confance. Mais si la mère
néglige son OO ou ne comprend pas ses besoins,
1 .
.
Nurturance est le substantif corespndant au verbe to nurture
@m n'a Ç8 d'équivalent en fançais : selon le contexte nourrir
'
edu Ì • d
'
'
quer, e ever, s occupr e, se dévouer pour protéger consoler
chérir. (N.d.T.)
' ' •
2. Erik Erikson, Childhood and Society (New York : Y.Y
¸
Norton,
1964 , et St Albans, Grande-Bretagne : Triad Paladin, 1977).
77
si elle est trop fustrante, ou si elle est une mère de
type « gavant », le bbé peut se mettre dans l'idée
que la vie n'est pas favorable à sa survie. C'est ce
qu'Erikson appelle la méfance de base. Qui plus
est, si le bébé a faim et que bmère ne vient pas, ou
s'il sent le besoin d'être porté d'une certaine
manière et que l'étreinte de sa mère est trop serrée
ou trop lâche, il se met à penser : « Qu'est-ce qui ne
va pas chez moi ? C'est sûrement parce que je suis
mauvais que mes besoins ne sont pas satisfaits. »
Melanie Klein 1 en parle comme de l'introjection de
la mauvaise mère ou du mauvais sein. Naturelle­
ment, une telle situation n'est pas favorable à
l'image de soi qu'aura l'enfant plus tard dans la vie.
Une autre grande question se pose au cours de
cette période : « Que dois-je faire pour obtenir
nourriture et amour ? » « Faut-il rester tranquille
pour que 1' on me fasse manger ou que |'on me
prenne dans les bras ? » « Faut-il réclamer ma
nourriture ? » « Dois-je hurler à tue-tête pour avoir
de l'amour ? » « Faut-il être sage et bien se compor­
ter pour obtenir ce dont on a besoin ? » C'est ce
genre d'opinions sur la vie qui se forme au cours de
la phase orale.
Nous allons étudier la Lune et ses différents
aspects pour voir les idées et les expériences corres­
pndantes. N'oubliez pas qu'une planète aspectant
la Lune nous donne des indications sur notre exp­
rience de la mère, et ce qui dans son comportement
nous a marqués.
1. Melanie Klein, Love, Guilt and Raration and Other Works
1VZ1-1VßO(New York . Fr ÍC, 1984, et Lond - Hogah P  ,
1985), ]. ZÌ. Îfrançais, voir Melanie Klein, Joan Rivière, L'Amour
et la Haine- L Besoin de réparation (Petite Bibliothèque Payot).
78
r.-·.

.;.-· J'ai dû arrêter d'allaiter ma flle à sept
semames parce que mes canaux lactifères s'étaient
bouchés. Ma flle a la Lune à 7° de la Balance
o
pposée à Sate à go du Bélier. Nous vivions à
l'époque en pleine brousse aficaine et je n'avais
qu'un seul biberon.
uo«.-e Quand votre flle a eu environ deux mois
sa
Lune est passée du 7e au ge degré de la Balance
'
en opposition exacte à son Saturne. L principe d�
Sat

e color�t la
.
manière dont elle vous expéri­
mentait, et la Situation était telle que vous reflétiez
parfaitement cet aspect. Votre lait - sa source
d' �mentation (la Lune) - était bloqué (Satue).
Me
��
sans
,
ce problème, elle aurait de toute façon
expenmente quelque chose de satuen par votre
intermédiaire à cette époque. Plus tard, en se fon­
dant sur cette expérience et éventuellement sur
d'autres circons;
��
es
,
votre flle a peut-être pensé
que le monde n etait pas pour elle un lieu très sûr.
t.-·...;.-·:Eh bien ! elle est maintenant complè­
tement punk, avec les cheveux d'une couleur
a troc

et tout ce
,
qui s'ensuit. Elle a essayé un
ceram temps de s habiller comme tout le monde
pour trouver du travail, mais cela n'a pas marché.
Elle est redevenue punk, et elle croit fermement
que le monde entier est contre elle.
uo«.-e Souvent les ;.··---·de l'enfance émer­
g

nt de nou
"
eau complètement à l'adolescence.
!¸en rep

l

rai plus tard
.
Nous avons parfois l'occa­
Sion de reVIser des ;.··-~·d'enfance négatifs au
co
l
s de l'adolescence. Si, par exemple, votre fille
avrt une amie intime qui satisfasse totalement
7g
certains de ses besoins émotionnels, cela pourrait
cicatriser les blessures de son enfance.
r.··.c.;.-· ·Et les aspects Lune-Uranus ?
n¬.·e Voyons d'abord les
,

pects diffcil

s.
L'enfant naît avec une image �tene

e
.
de la

ere
changeante, inconséq�
f
ente
?
u
.
rmp

eV

Ible ; s01t la
mère va réellement etre amsi, s01t |enfant sera
prédispsé à remarquer davantage chez elle ce
genre de comportement. Le rapprochement de
l'archétype de |

Lu

e et du
P
-

i�e d'Uranus
suggère que la mere n est pas tres a Ìrse dans son
rôle materel.
L Mère-Lune traditionnelle

st la
Mère-Terre. Mais Uranus fait toujours ressortir les
côtés les moins conventionnels de l'archétype ou du
principe qu'il aspecte. L'expérie
.
ce de l'
.
e

fant ne
sera sans doute pas celle d'une mere traditiOnnelle.
Peut-être ressemblera-t-elle à Athéna, la déesse de la
Sagesse impassible, ou à Artémis, la chasser

sse
vierge. Ceux qui ont un aspect Lun

-Uranu

Ï ont
souvent raconté qu'ils avaient eu l'rmpress10n que
leur mère aurait préféré faire autre chose que

ester
à la maison à changer les couches et frre la
vaisselle. J'imagine la mère Lune-Ur

us por:tant et
nourrissant l'enfant alors que son espnt est �e


Elle pense à l' avenir, à ce
,
qu'

ll
; p�
)Urr�t farre
d'autre, ou à ce qu'elle a N a la tele
y
tsiO

. L enf

t
est bien pris dans les bras et nourri, mrus sa mere
n'est pas vraiment là et il sent son manque de
présence. Cela le trouble car il ne s�t p

s'il peut
compter sur elle. Si elle est une
_
v

able
!
connue,
le monde entier semble alors tres mcertrun. Il sent
qu'elle n'est pas en a

cord a

ec se


besoins,
.
et en
grandissant il aura l'Imp
:
es
,
siO

d etre en �Ishar
,
­
monie avec le monde. Refechissez-y. Imagmez a
80
quoi
ressemble une mère inconséquente pour 1 'en­
fant. U va par exemple un jour sourire en tendant
les
bras, et sa mère le prend. U pensera alors :
« Bon, quand je sours et tends les bras, ma mère
me pre
r
d. » Le jour suivant, il sourt, tend bbras,
et sa mere ne le prend pas. Alors il pense : Ý Bon,
c'est peut-être seulement une fois sur deux qu'elle
me prend quand je lui souris en tendant les bras. ^
Les enfants ayant un aspect Lune-Uranus devien­
nent très �ventifs dans leurs eforts, car us'effor­
cent de fare enter le comportement imprévisible
de leur mère dans une sorte d'équation logique. lls
e
:
cellent à organiser diverses informations en sys­
temes. Ds vont se montrer en grandissant extrême­
ment originaux, inventifs et indépendants, car ils
n'ont jamais vraiment senti qu'ils pouvaient tota­
Ieme

t se fer à leur mère pour s'occuper d'eux.
Certams se montreront eux-mêmes à l'âge adulte
agités et imprévisibles, et toujours en avance sur
tout le monde. Et plus tard dans la vie, les hommes
ayant
<
et aspect sont souvent attirés par des fem­
mes qw ne sont pas de type maternel. Et s'ils ont de
surcroît une conjonction Vénus-Satue, le Capri­
come sur la cuspide de la maison V, et un carré
Lune-Uranus, ils se retrouvent en pleine confusion.
Lcôtés saten et capricoren recherchent une
partenaire conventionnelle, tandis que le carré
Lune-Uranus indique une attirance pour les fem­
mes uraniennes, qui refètent un côté de la nature
de l'homme peu adapté aux formes conventionnel­
les de la vie de famille.
J'ai souvent N les aspects Lune-Uranus corres­
pondre à un changement de résidence dans les
PreJ?iers moments de la vie. Si par exemple la Lune
est a 2° du Cancer, et Uranus à 6° de la Balance la
Lune progressée sera, par progession secondære,
81
en carré à Uranus quand l'enfant aura quatre mois.
Et vous découvrirez que la famille a déménagé, ou
que quelque chose de perturbant s'est produit dans
le milieu familial à l'époque. L'enfant nouveau-né
est à peine instalé chez lui que tout est bouleversé,
ce qui donne naissance à une opinion comme : « Je
ne peux m'installer confortablement nulle part. »
L Lune voudrait trouver un nid sécurisant et
confortable, mais Uranus lui dit : « Chaque fois que
tu commenceras à te sentir bien quelque part, je
bouleverserai tout autou de toi. » Plus tard, l'indi­
vidu a des difcultés à se stabiliser sur quoi que ce
soit pour très longtemps, parce que l'archétype du
contenant (la Lune) est associé à l'archétype du
changement et de la perturbation (Uranus).
L femme ayant un aspect Lune-Uranus voit ses
rapports avec son enfant s'améliorer au m et à
mesure qu'il grandit. Elle put alors se détacher de
sentiments strictement materels et lui parler o
jecti vement. Cela n'aurait aucun sens de parler
objectivement à un enfant de six mois qui a besoin
d'être changé ou qui a faim.
r.··...;.-· Quelle est l'expression positive d'un
aspect Lune-Uranus ?
uo«.·e Avec un sextile ou un trigone Lune­
Uranus, l' enfant put voir sa mère comme un
modèle d'orignalité et d'individualisme dans sa
pnsée et son comprtement. S'il s'agt d'une ptite
flle, elle va penser en grandissant : « Je pux être
une femme sans être forcément conventionnelle,
j' ai le droit de faire mes trucs à moi. » Si c'est un
petit garçon, il aimera à l' âge adulte les femmes qui
sont des individus à part entière, car cela ne lui
posera aucun problème. Hest vrai aussi que, si sa
82
mère a complètement réprimé son côté uranien
l'e
nfant ayan

l'

pect Lune-Uranus vivra à l'âg�
adul

e les aspiratiOns inexprimées de sa mère qui
aurrt voulu être diférente et originale.
'
r.··.. ,.-·: Que se passe-t-il lorsque la Lune est en
aspect avec Pluton ?
uo«.·e Les
.
aspects �une-Pluton sont analogues à
Pluton en mruson X (si vous considérez la maison X
co
p
un

celle de la mère), à la Lune en Scorpion, ou
meme a la Lune en maison VIII. L'astrologie est un
lang

ge dans lequel les choses peuvent s'exprimer
de �verses manièr
�s . L vous a déjà sûrement
parle de c
.
ette combmruson du principe de la Lune
et d

celui de Pluton, mais je vais vous le résumer
,
L'l
l
age de
.
la mère est sans doute sombre o�
��
gative (
��
.Is pas toujours, nous parlerons de
l image P

Sihv

 
Lune-Pluton tout à l'heure). Vous
avez peut-etre l tmpression que votre mère n'est pas
d'un

grande aide ou ne comprend pas bien vos
besoms
:
et
.
même le sentiment qu'elle cherche à
vous detrwre. Elle vous semble étouffante dévo­
r

te et menaçante. Ce n'est pas qu'elle vous
'
frappe
reelle

e

t ou vous donne des clous à manger, mais
e�e a 1 Ü dangereuse. Elle peut vous étouffer en
b accrochant trop à

ous, vous tenir trop serré.
� ous pouvez en outre etre particulièrement réceptif
ses humeurs sombres et ses· rléJressions ou à
�elque chos

de déplaisant qui bouilk 1Ile �n elle.
b
Lune represente ce que nous recevons et absor-
ons d

notre environnement d'enfance. Une Lune
aspect

e par Pluton est réceptive à ce qui est
��toruen d
r
s son

ntourage ; il s'agt habituelle­
la
nt �e la mere, mrus ce peut être n'importe qui à
mruson, une tante, une nounou ou une sœur.
83
J'ai fait récemment le thème d'une femme qui a
la Lune à 1 o du Scorpion et Pluton à 2° du Lion.
Quand elle a eu un mois, sa Lune progressée a fait
un carré exact à Pluton. C'est donc un moment où
l'enfant a senti quelque chose de plutonien dans
l'air. En fait sa mère soufait d' une sévère dépres­
sion post-natale et refusait sa fl e. Et plus tard dans
la vie, chaque fois qu'un transit se produira sur les
premiers degrés d'un sige fe, l'aspect natal se
déclenchera, en réactivant les sentiments ressentis
à l' âge d'un mois : la même émotion de colère, de
peur, de frustration et de terreur qu'elle a dû
expérimenter lorsque sa mère déprimée la rejetait.
De plus cette femme garde l'impression d'avoir été
« mauvaise », car sinon pourquoi sa mère l'aurait­
elle rejetée ? Vous voyez pourquoi cet aspect sug­
gère la nécessité de faire un grand ménage au sein
des émotions.
Cela me rappelle une femme avec qui j'ai travaillé
pendant quelques années. Elle avait un carré
Lune-Pluton. Je lui ai fait faire un exercice de ·c
|.··».-,' au cours duquel elle devait revivre sa
naissance et s'i mager ensuite qu'elle était placée
contre la poitrine de sa mère. Elle hurlait que cela
la dégoûtait et lui donnait envie de vomir. Tout ce
qui affecte la Lune peut être projeté sur le sein, et
dans ce cas, le sein lui semblait empoisonné, un vrai
sein plutonien. À l'âge adulte, cette femme s'est
passionnée pour les questions de régime, de santé et
pour les techniques de perfectionnement du corps.
I. M´ wau point Çl'Amércain Léonard L, cette thérapie fondée
sur la relaxation et l'hyrventilation vise B librer 1C couches
profondes de l'individu, notamment en dédramatisant le trauma­
tisme de la naissance. Elle comprend aussi ¼ cerain nombre de
techniques suggestives pour contrôler la pensée. (N.d.T.)
84
Dans le thème d'une femme la L
,
m
ent
indiquer la manière do'nt ell
une pe
li l
t

gale­
corps. L mère est le
.
e se
,
re e a son
féminin
.
Ce qu'elle a N d

eruer modele du rôle
a
projeté sur sa mère) e
�:
a m�re (o
!
ce qu'elle
chercher en elle-même et ) trav�er�a
m
tenant le
r.··...,.-· Quelle est l''
. .
Lune-Pluton ?
unage posttlve de l'aspect
no«.-e Je pense à quel
,
avait

aspect Lune-Pluton
q
¦t�
as
o��
l'
m
divi�u
ou meme un carré) et
,
l
 
g , un sextile
cancer ou une mal�die
ou a mere av
_
ait eu un
l'
.
menaçant sa Ve lor
ent

t

tait encore petit. En fait la
,
squ
_
e
surecu a la crise et triom h
,
d
mere avait
de la mère était celle d'
P e u canc

r. L'image
face à une crise grave e
��
t

ansfor:natiOn positive
traverser une période
'
né a�
evoquait la c

pacité de
ce

dres vers une nouvell
� _
ve �renaitr

de ses
mere se désinté er
.
VIe. e. lllant avait N sa
tement, et c'étai�o-w
s se rec

nstruire complè­
dans la vie, comme dan�l
un model

pour plus tard
u-·-:-,¬o--
e h:/.c-oo-·-·i.»-
r.··.c.;.-·´ Ì
Lune-Nep�e

uvez-vous nous parler de l'aspect
µo«.-e Uvous intéresse au
? L '
|emprise de Neptune
.
l' nf
ssi . mere est sous
es� neptunien chez sa
'
� ant
,
est sens�ble à ce qui
mere victime ou
mere. C est une Image de la
c
martyre qui vient ' |'
+
?mme avec Neptune en
. .
a espnt,
derez que la maiso X
maison X ( 5I vous consi-
le
�oissons sur la �
��
e
e
â
rapprt avec la mère),
mruson XII J'
+
d
e la X, ou la Lune en
. Ü N es cas où la mère avait aban-
85
donné une carrière artistique ou créative pour avoir
un enfant. Peut-être en fait avait-elle eu peur de se
lancer dans les difcultés d'une carrière de chan­
teuse ou de danseuse, et la materité lui avait
ouvert d'autres perspectives. Mais il émanait tou­
jours d'elle le même reproche : « Regarde tout ce
que j'ai sacré pour toi. »
Aucun enfant n'est indifférent à sa mère, mais
l'enfant Lune-Neptune entretient avec elle des liens
mystérieux. H sent à distance ce qui se passe pour
elle, et si elle soufe, il expérimente cette douleur
comme si elle était sienne. ll peut même parfois se
sentir respnsable de cette souffance, autant que
s'il en était la cause. Bref, les aspects Lune-Neptune
suggèrent un problème de fontières, car on ne sait
pas où l'on fnit et où commencent les autres. On
souffe généralement beaucoup à l'âge adulte, car
on se sent solidaire des problèmes et des besoins
d'autrui, et l'on ne cesse de secourir les autres.
Avec ces aspects Lune-Neptune, on a souvent
l'impression que tout est en quelque sorte relié ou
en rapport avec soi. Nous avons tous plus ou moins
éprouvé dans l' utérus un sentiment d'unicité avec
le reste de la vie, et nous gardons le souvenir qu'à
un niveau profond, nous sommes reliés au tout. Les
mystiques parlent de se ré-unir au Soi universel. Les
enfants gardent le souvenir de cette relation, et si
quelque chose se passe « là-dehors », ils se sentent
concerés, et croient peut-être même en être la
cause. C'est ce que montre le h x·.¬-·co-··-
x·.¬-·.où le petit garçon croit que sa mère est
partie parce qu'il a été méchant. Une petite flle m' a
raconté un jour que son père avait quitté la maison
parce qu'elle n'était pas assez jolie.
Les enfants croient en outre que ;--·-·ou »o.

/o.·quelque chose revient à ;..·-réellement l'ac-
86
tio�.
S'ils ont

e pensée négative envers leur mère,
et SI I�le

demam

lie tombe malade, ils seront sûrs
que c est a cause d eux. Les enfants ayant un aspect
Lune-�:�tune vont souvent ressentir ce genre de
culp
abilite, et se croire responsable de tout ce qui va
mal
.
autour d'eux. C'est une sorte de pensée
magq�e . . Et

omme ils se sentent coupables et
m
:
uvats

�s n

uront pas à l'âge adulte une image
tres positive d e�-mêmes. Ou alors cette image
sera confse, car
,
il

re�semblent à des éponges, si
absorbante

face a Ien�onnement qu'ils ne savent
plus eux-memes ce qu'ils sont.
t.
·(
.�.;.-· Howard, j'ai un aspct Lune-Neptune
e
.
t J � tend

ce à me sentir malheureux dans le�
SituatiOns ou Je devrais en fait me mettre en col' ere.
uo«.·e Vou

sentiriez-vous coupable si vous vous
mettJez en colere ?
t.··.c.;.-· Oui, c'est vrai.
uo«.·e:.Co:ff e je vous l'ai dit, un aspect Lune­
Neptune U
:
�que d

s problèmes de fontières, et
s

s fontieres clrres, il devient difcile de se
defe



e
:
Car ,.. êtes-vous fnalement ? Votre
sensibilite vous prmet de si bien comprendre la
personne adverse que vous finissez par vous api­
toyer sur elle au lieu de vous mettre en colère. Ls
aspects Lune-Neptune suggèrent le fardeau d'une
t�

� grande sensibilité. Cela peut avoir un côté
\ eatral

se

 
dr�Ie : n'importe quoi devient terri­
_lement Signifcatif et vraiment excessif. Les indivi-
u
?
�une-Neptune sont parfois aussi un peu trop


ecieux. E� même temps ils sont souvent blessés et
eçus de VOir que la vie ne correspond pas à leurs
87
rêves. L Lune représente ce que nous recevons, c

que nous absorbons de notre environnemen

. S1
vous voulez absorber Neptune dans votre envrron­
nement vous allez y chercher des anges, et des
trompe:tes célestes, des oiseaux qui

h
a
tent, ou
Julie Andrews sur sa montage autnch1enne, ou
Richard Gere qui vous emmène sur une île déserte.
Vous ne voulez pas de fagentation, �e do�eur et
de disharmonie, vous voulez vou
?
U_ fusionner
pour vous sentir de nouveau entier. C est ce que
l'on appelle la « nostalgi

dvine
,

�rsque le
monde est dur, cruel et mechant, |mdiVIdu Lune­
Neptune est vraiment déçu. On peut remarquer
que, parmi ceux qui ont ces asp
e
ct
?
, beaucoup
fnissent par travailler dans d

s hopitaux et des
institutions pour aider ceux QU souffrent ou sont
dans la détresse. Ils essaient en quelque sorte de
faire se rapprocher le monde de leur idéal,

u ?e
s'identifer à ceux que la société ap

elle les l

sses­
pour-compte. Mais en même temps �s

nt touJ
.
o

rs
ce désir de retourner dans cet endrOit celeste, Ideal
et parfaitement harmonieux.
r.··.. ,.-·: Lorsque je sens qu

je purrai
?
r

mettre en colère, j'ai pur de farre de la peme a
l'autre.
uo«.·e Oui, c'est ce que j'entends par le fardeau
d'être quelqu'un d'hypersensi�le. �s gens �une­
Neptune puvent être

i comprehensif

et toleran

s
avec autrui que cela eclipse leur
,
colere. ¡l se
��
t
sans doute préférable po

eux d
,
'
.
e
i
rm�ver et �b
.

rer cette colère ou ce sentrment d mJustlce, mrus ils
font généralement marche arrière pour se montrer
de nouveau compréhensifs et tolérants. C'est par­
fois un facteur de guérison pour la prsonne ad-
88
ve
rse qui pense : « Je lui ai fait terriblement mal, et
u
m
'accepte encore. » Ce type de comportement
aide à dissoudre sa dureté et sa rigidité. Mais cela
peut aussi la rendre folle de ne pouvoir obtenir une
réaction fanche, énergique et courageuse, et vous
risquez de devenir son paillasson.
Un aspect Lune-Neptune peut également nous
demander de faire le sacrifce de notre mère per­
sonn
elle. Si par exemple ele doit travailler toute la
jourée pour joindre les deux bouts, nous serons
forcés de faire ce sacrifce à un tout jeune âge, de la
rendre au monde. J'ai N cet aspect dans les thèmes
de ceux dont les parents tenaient des pubs. L pub
est alors le foyer de l'enfant, et ainsi même chez
eux, ils doivent regarder leur mère servir les autres
C\ leur prêter attention.
r.··...,.-· J'ai un aspect Lune-Neptune, et ma
mère était Sagittaire avec une Lune en Poissons.
Son mariage n'a pas été facile, et elle a sacrifé son
désir d'aller à l' université pour être mère.
uo«.·e` Son comportement semble correspondre
8 sa Lune en Poissons, et elle n'a pas exprimé son
Soleil en Sagittaire, le sige de l'enseigement
supérieur. Mais maintenant .o.·¬c¬- étudiez
aujourd'hui l'astrologie et la psychologie. Bon, il
faut nous arrêter pour déjeuner. Nous n'en avons
pas encore Davec la phase orale, mais le déjeuner
P�ut constituer un exercice pratique. Remarquez
b1en ce qu'il vous faut faire pour avoir à manger.
• Besoi, amou et haie
Continuons la suite de notre exposé sur la phase
orale. Fondamentalement, le monde intérieur de
89
l'enfant est composé de trois facteurs : besoin,
amour et haine. Un enfant est extrêmement dé­
muni. Si sa mère le nourrit et le prend dans ses bras
quand il en éprouve le besoin, il ressent un immense
amour pour elle. Mais il arrive toujours un moment
où la meilleure des mères déçoit ou frustre son
enfant, ce qui lui fait peur et le met en colère, car
en f de compte sa vie dépend de la façon dont elle
accomplit son travail.
Dans l'utérus, tout était à votre portée lorsque
vous en aviez besoin. Après la naissance, vous
commencez à réaliser que votre mère ne fait pas
vraiment partie de vous, qu'elle est une
p
ersonn

différente et séparée. Cela vous met tres mal a
l' aise, car il se peut qu'elle ne soit pas to

jours en
accord avec vous. Elle a ses propres senttments et
humeurs, qui ne correspondent pas forcément à
.
ce
que vous voulez et à ce dont vous avez besom.
Comme vous êtes complètement dépendant d'elle
pour votre survie, vous avez très peur et vous vous
mettez en colère lorsqu'elle n'est pas là alors que
vous avez besoin d'elle. Vous la détestez. Vous
voudriez la tuer. C'est une fureur primordiale,
instinctive c'est la substance dont Pluton et les
cauchem�s sont faits. Je vous parlerai mieux de
tout ceci dans le séminaire b l'agression, mais
nous touchons à ce que Melanie Klein appelle Ý le
besoin de cliver 1 ». L'enfant clive réellement sa
mère en deux personnes différentes : la bonne mè�e
(ou le bon sein) et la mauvaise mèr

(ou le mau

rus
sein). Il aime et adore la bonne mere, celle qw est
1 . Melanie Klein, The Psycho·Analysis of Childre11 \McW XOIX ,

ree
ÏIc55, 1984 , 0! LODOIc5 . MOgB!IP Ï!c55, 1980) _ ]. 153. ¯IB�

! cn
français 5Ou5 ¡c titre La Psychanalyse des enfants, 0! ]UDÌ\0 BuX
P.U.F.
90
l
à
lorsq
u'il. en
.
a besoin ; et
.
u déteste, méprise et
vo
udrrut detruire la mauvruse mère, celle qui ne

pond
pas quand il la réclame. Cliver la mère en
deux lui permet d'agr en toute sécurité, car même
s'il
fantasme sur la destruction de la mauvaise
rèr

, il lt
.
r

ste toujours la bonne
.
Üput exprimer
de I
hostilite et de la fureur envers la mauvaise
mère, ca; ce
.
n'est pas la même que la bnne mère.
Il
peut detrwre en pnsée la mauvaise mère tout en
gardant intacte la bonne mère. Cela ne vous
rappelle-t-il pas les contes de fées ? L méchante
belle-mère -·la vraie mère, qui est en réalité la
princesse ?
.
Ls psy

hologues s' accorde
x
t en général pur
�;
e que �enf

t p

end
,
conscience du clivage à
,
age de dix-hwt m01s. C est le moment où si tout
v

bien, il e

� censé ré�ser que la bonne �ère qui
VIent  orsq
l
il �n a besom est la même que celle qui
p
a
:f01s le
_
deçm

. Ucommence à comprendre que sa

ere est a la fms bonne et mauvaise, et se met donc
a
J
enser : V Bon, je devrais un pu tempérer ma
hame envers ma mauvaise mère, si c'est la même
que la bonne dont j 'ai besoin. » On apprend ainsi à
a�cepter qu'autrui soit à la fois bon et mauvais. Un
clivage non ré
.
sorbé peut s'avérer pathologique plus
tard dans la VIe. Dans ce cas, si l'on ne vous donne
pas c
.
e que vous voulez et si l'on ne s'ajuste pas
parfrutemen

.
avec vous, vous voyez la persnne
comme e�tlereme
?
t mauvaise, qu'il s'agsse de
votre petit(e) anu(e), de votre mari, de votre
f�mme, de votre patron ou de votre professeur. Et
b1 elle est mauvaise, votre haine, vos penchants
d

structeur

t votre colère seront justifés, et vous
�aurez pas l1mpression de détrire quelque chose
,
¸

bon. V�us pouvez déceler une régession à
etape du clivage en cas de conflit avec la personne
91
que vous aimez, s'il voùs semble tout à coup qu'elle
est méchante et veut vous détruire parce qu'elle
n'agit pas comme vous voulez. Vous perdez de vue
tout ce qu'elle a de bon, ou tout ce que la relation
vous ofe de bon. Je me demande si la psychopa­
thologie de quelqu'un comme Peter Sutclife,
l'Éventreur du Yorkshire qui a assassiné toutes ces
femmes, n'avait pas quelque chose de non résolu
concerant le clivage. IÌ considérait ses victime
féminines comme mauvaises, et dans son esprt
tordu, ce qu'il tuait était corrompu.
Résorber le clivage veut dire trouver en vous­
même comment accepter qu'autrui soit à la fois
bon et mauvais, et que la relation soit elle aussi un
mélange de facteurs bons et mauvais. Il me semble
que les personnes ayant un fort accent mutable
dans leur thème ont parfois du mal à résorber le
clivage, surtout si la Lune se met de l_a p��- L
Lune en Gémeaux, par exemple, suggere deJa une
image double de la mère. Cela me fait penser à �
thème que j'ai fait récemment pour une femme qw
avait une conjonction Lune-Uranus en Gémeaux en
trigone à Jupiter en Balance, mais également en
carré à Mars en Vierge. Au cours de l'interpréta­
tion, elle s'est montrée réceptve, ouverte, et Ü
semblé apprécier notre discussion. Puis quelques
jours plus tard, j'ai reçu d'elle une lettre furieuse :
mon interprétation, l'astrologe et moi-même
n'étions qu'un tssu d'idioties. C'est à peu près ce
qu'elle a écrit. Ainsi pendant l'interprétation, tout
avait été --·.e·-¬--·bon, puis ensuite tout était
devenu .-·e,·./-¬--·mauvais. Je l'ai appelée plus
tard au téléphone, mais elle n'a ren voulu entendre
de ce que je lui disais, même pas « bonjour »,
absolument rien.
L clivage put également pser des problèmes s
92
la
LU?
e reçoit des aspects contradictoires. Je
coJ1l
aiS . par exempl
� une femme ayant une
conJ
onctin Lune-Jupiter en carré à Pluton. Lors­
que
son arnant se conduit bien, il est l'homme le
plus
.
magque qu' o
_
n ait jamais N sur terre (les
s
entr
ment

Lune-Jupiter). Lorsqu'il ne s'accorde
pas
parfrutem
_
ent avec elle, elle le trouve alors
purement et s:mplement ignoble (Lune en carré à
Pluton)
.
D

?Jere une �une en trigone à Neptune
e

en cae a Mars

uggere une tendance à passer
d
.
une aµ?tude extremement admirative (Lune en
tn�one a Neptune) à une attitude complètement
feuse (Lune en carré à Mars).
• Ango�sse de persécution et angoisse
depressive
, D'après Melanie Klein, le nourrisson soufe


ale

ent de deux sortes d'angoisses différentes
lie
�s a la phase du clivage 1• H y a d abord ( l'an�
gmsse de persécution », correspondant au senti­
me

t que
.
quelql:e chose, là-dehors, va vous dé­
t
il
e. Mrus �n frut, dans la plupart des cas, l 'enfant
proJette sur 1 environnement sa propre méchanceté
et �a propre destructivité.
A la longue, l'angoisse de persécution se déplace
vers ce que l'on appelle « l 'angoisse dépressive » la
� d
� détruire

e
_
q
_
ue
_
l'on aime. L'angoi�se
�epr sstve est en
:
e�Ite tres saine, car elle nous
mpec�e de concretiser µosimpulsions négatives.
Lorsqu un enfant se met a la ressentir, il commence
I .

,
»

��
cm, Lve, Gutlt
a
nd

eparation and Other Work
L�
_ ]. ?ó3�27ó.tm�s,vo
l
Melanie Klein, Jo Rivière,
Pa
m
)
our et la Hame-L Bom de reparation (Petite Bibliothèque YO! ¸
93
à comprendre que b mère est à la fois

nne
mauvas, et il va essayer de compnser :

il se
.
un jour négatif et hostile envers sa mere, B
essayer de se racheter le lendemain en a
gentil. De cette manière il due son �g
détruire celle qu'il aime et dont � a bsom.
Nous continuons bien souvent a agr de la meme
manière à l'âge adulte. C'est une a�itude
j'obsere couramment, tant chez m0
mes clients. Au cours du proessus de
mes clients peuvent faire des project!ons sur
car je ne leur donne pas tout ce dont ils ont .. .�rn
Cela me rapplle une femme qt? �rusquement
mit à me voir sous un mauvr JOur. Au
.
d'une séance, elle me prit violemment à partie,
reprochant de ne pas être sufsamment bon C
ne pas la remettre d'aplomb in

tantan�m

n�. ± e
était très en colère, parce que Je ne lUI di�rus
exactement ce qu'elle devait faire de b VIe.
séance suivante, elle revint avec un bouquet
fleurs, comme pour réparer ses t�rts,
.
car elle
.
peur de r' avoir heurté ou crru

ru� que Je
veuille plus travailler avec elle. U etait
que je fusse toujours là •
_
mê�e aprè

q

' e�e �
fâchée contre moi, car Je lw montraiS æIqu
pouvait avoir des sentiments négatifs sans que
touât mal. Et de même
[
est important qu'
mère accepte de laisser son enfant eXléilenter
toute la gamme de sentiments et d' émoti
?
ns
émergent en lui au cours de kphase de clivage
des périodes d'angoisse de pr

écution
.

t d'an·
goisse dépressive, au lieu de réagrr de mamere
subjective.
J'ai très nettement observé des
astrlogques à ce sujet. Ceux dont la Lune est
aspct diffcile à Ma, Satue, Uranus,
94
ou
Pluton ont profondément peur de détruire ou
de
perdre ceux qu'ils aiment. lls peuvent être
p
ersu
adés au fond d'eux-mêmes qu'en aimant
quelq
ue chose, ils risquent de le détruire. U et
p
ossible
que, dans leur enfance, ils se soient un
jour sentis furieux contre leur mère. L lendemain,
elle
est tombée malade, ou a dû partir pour une
quelcon
que raison, et ils ont cru que c'était leur
faute
.
On retrouve le même ;.··-·- chez les
enfants nourris au sein qui ensuite en sont privés,
car le lait se tarit ou la mère tombe malade. H
peuvent garder le sentiment que leur gloutonnerie
a tari le sein, et plus tard dans la vie, ils éprouve­
ront une pur confuse de faire m ceux qu'ils
aiment, ou de les voir mourir ou partir. Ceux qui
ont un ;.··-~de ce type agissent très souvent
inconsciemment de manière à ce que cela s
prouise, car il est dans la nature d'un complexe
d'essayer de se prouver à lui-même qu'il est vrai.
Prendre conscience de ces complexes nous aide à
les changer. Nous sommes dominés par tout ce
dont nous sommes inconscients en nous-mêmes, et
le thème put nous aider à explorer certains de ces
problèmes, ce qui nous prmet ensuite de travailler
avec eux, et de prendre en compte d'autres alter­
natives comme je vous l'ai déjà expliqué au cours
de ce séminaire.
• L problème de la sue
L
survie est en fait le problème foi\damental de
la
phase orale. L conviction : < J'ai besoin que, tu
�'aimes pur suivre Ñ est à la base de la relation
lian
t dès le départ I'enfant à la mère. Dans la ptite
enfan
ce, c'est tout à fait vrai. Nous sommes tous
à la
naissance des victimes potentielles ; quelqu'un
95
de plus grand et de plus vieux doi� s'occuper de
nous car sinon nous mourons. Mrus plus tard, le
petit
'
enfant en nous (l'enf

t dans l'
_

dulte) resse

t
toujours les choses de la meme maruere dans s

VIe
relationnelle, alors qu'il n'y a plus aucun problem

de survie. Une relation intime peut réveiller ce qw
n'a pas été réglé, et actio�er tous |

l
atterns des
premières situations relationnell

s ;es unport
?
tes
avec la mère ou la personne qw s est occupee de
|' enfant. Si votre partenaire menace de vous
quitter ou vous trompe, vous penserez : « Je
y
ais
mourir si tu me quittes Ñj ou « Je ne peux pas VIvre
sans toi. ~ Ce n'est pas vrai, vous êtes un adulte
maintenant et vous n' avez pas besoin de l'amour
'
.
ou de la présence de quelqu'un pour survivre.
Mais l'enfant en vous pense encore ainsi, et le
ressent à un niveau primordial très profond. E
nous est donc très difcile d'être complètement
calmes, détachés, et objectifs dans nos relations les
plus intimes : trop d'anxiété, de fantômes et de
peurs remontant aux p

emiers mo

en

s
_
de notre
vie de nourrisson sans defense sont reveilles. Sur le
plan astrologique, cela se manifeste souv
_
ent par
des carrés entre la maison ¡ou X et la mruson V
ou N, suggérant que les problèmes pare

taux
(l'axe du méridien) interfèrent avec les problemes
relationnels (la V et la V). Mais il est vrai que
la projection sur ses partenaires intimes de difcul­
tés parentales non réglées est si universelle que l'on
peut difcilement l'attribuer à telle position ou à
tel aspect. Plus nous sommes proches de quel­
qu'un, plus nous avons tendance à projeter sur lui
l'image de la mère.
À cet égard, la théorie du Dr Bowlby, un autre
96
psy
chiatre anglais 1, est aussi très intéressante.
ao
wlby étudie notre souci constant de nous sentir
aim
és par notre mère. Des siècles d'évolution ont
enra
ciné dans notre espèce la conviction que notre
mère
ne voudra nous garder en vie que si elle nous
aim
e. L séduire en lui souriant, la charmer, la
capti
ver sont des façons de s'assurer qu'elle nous
aime. Et si elle nous aime, elle restera alors près de
nous et nous protégera si un horrible monstre veut
nous
dévorer. Aussi, plus tard dans la vie, lorsque
vous vivrez une relation, i'enfant en vous pensera
toujours que, pour survivre, votre partenaire doit
vous préférer à tout le reste. S'il se met à fer avec
quelqu'un d'autre, ou s'il est distrait par son travail,
son loisir favori ou une quelconque préoccupation,
la partie primitive de votre cerveau s'inquiétera et
se mettra à ruminer : « Je vais mourir s'il ne me
préfère pas à tout. ~ 1s'agit d'une jalousie primor­
diale profondément enracinée dont l'origine est la
peur de perdre la mère.
J'ai remarqué que ce pattern était puissant chez
ceux qui ont des carrés au Lion, venant soit du
Taureau, soit du Scorpion. En fait, il me semble que
toute la génération ayant Pluton en Lion (le sige du
sentiment de sa propre importance) essaie de tra­
vailler sur ce genre de problème. Mais c'est en h
de compte un dilemme humain universel. Nous
avons en nous une partie plus mûre, gouverée par
la régon cérébrale du cortex la plus récente dans
l'évolution, capable de comprendre que « l'indivi­
duation de mon partenaire exige la satisfaction
1. Ln ]cu\ 1
¹
DuVcï uD
¹
t5uDt C1ðÎI c! CODCu Ou IrðVðÎÌ U0 ÛDW¡Dj
0ðn5 Ì'DuVIðg0 O0 Nð[gU Û0Î, Unfinished Business : Pressure
Points in the Lives of Women {|cW XOIk . OOuD¡0Oðj, 1980),
]. 70-77.
d'autres besoins et intérêts que moi ». Nous som­
mes d'accord, nous savons que c'est vrai, mais
pourtant les parties plus primitives de notre cerveau
et l'enfant effrayé en nous paniquent devant une
telle perspective.
r.··.c.;.-·. L problème est d' apprendre à deve­
Hnos propres père et mère en arrêtant de projeter
ce genre de choses sur autrui.
u.-e. Oui, c'est bien mon avis, même si cela
n'est pas toujours facile à cause de ces « zones
primitives » de notre cerveau. Mais en trouvant
notre propre mère intérieure et en apprenant à
nous occuper de nous-mêmes avec sollicitude,
comme Meredith l'a fait avec Jean Houston, nous
déchargeons autrui de ce fardeau, et ne lui deman­
dons plus de compenser ce dont nous avons été
privés dans l'enfance.
ll me reste quelques précisions à ajouter sur la
phase orale. C' est à cette période de la vie que nos
dents commencent à pousser. L'apparition des
dents provoque une crise, car naturellement cela
nous donne envie de mordre. Nous sommes donc
tranquillement par exemple en train de téter, lors­
que nous ressentons cette envie et mordons, à la
gande surprise de notre mère q, interloquée,
nous retire rapidement le sein. Pour peu que le
sevrage intervienne au moment où vous faites vos
dents, il en résulte une association selon laquelle se
montrer agressif (par exemple en mordant) veut
dire prdre l' amour. Une profonde conviction s'en­
racine alors en nous, selon laquelle nous risquons
de perdre l' amour, la complétude, et la sensation
d'unité avec la vie et notre m·ère, si nous nous
montrons trop sûrs de nous ou agessifs
.
98
Dans un sens, l'apparition des dents coïncide
ave
c le développement de l'autonomie et de l'indi­
vidu
alité.
.
Avec le temps qui passe, nous nous
diffé
renciOns de plus en plus de la totalité ourobori­
que avec notre mère. Avant d'avoir des dents, nous
dev
ions tout avaler entier ; mais dorénavant nous
pouvons mâcher les choses, les réduire en leurs
compo

ants po

reJdre ce que nous ingurgitons
plus digeste. N oubliez pas que l' apparition des
dents et de |'envie de mordre (qui constitue un acte
agressif indique que nous devenons un individu
séparé. C'est comme passer de l'expérience de la
maison XIà celle de la maison V, ou de la Lune et
Neptune au Soleil, à Mars et à Mercure. Vous voyez
ce que je veux dire, après Neptune (la phase
prén

tale) et la Lune (la phase orale), d'autres
archetypes commencent à être activés et vont
prévaloir.
L PHASE ANALE
Lphase suivante est la phase anale, et la zone du
corps co
:
espondante est le sphincter, dont il s'agt
de controler les muscles. Elle se situe approximati­
veme
.
nt entre deux et quatre ans, deux années que
certams auteurs ont quaées de « terribles ». Au
�o�s de la phase orale, nous nous sommes fait une
1�ee sur le monde, en nous basant sur notre expé­
nence de la mère et de notre environnement. Au
co�� de la phase anale, nous nous faisons une
opm10n sur nous-mêmes, sur notre pouvoir, notre
val�ur et nos capacités en général. L problème ne
�e Situe plus entre la confance et la méfiance, mais
il
peut se résumer dans la formule « autonomie
oppo
sée à honte et doute. » L question essentielle
99
n'est plus Ý Que penser de ce monde ? » mais plutôt
« Que penser de moi-même? » ou « Qui suis-je ? » ou
« Suis-je puissant et effcace
,
ou sale, méchant,
mauvais et impuissant ? ^ Les archétyps claire­
ment focalisés pendant cette période sont ceux du
Soleil et de Mars. Nos attentes innées et ;.··---·
archétypiques sur nous-mêmes (montrés par le
Soleil et Mars) sont mis en évidence et commencent
à s'étoffer. J'ai remarqué que les oppositions Tau­
reau/Scorpion, Cancer/Capricore, et Vierge/
Poissons pouvaient rencontrer des problèmes ou
des difficultés au cours de cette période. Autrement
dit, surveillez la polarité terre-eau. J'y reviendrai.
Une autre question essentielle se pose au cours de
cette période : Qui décide ? Toi ou moi ? L mère
ou l'enfant ? Au cours de la phase anale, notre
sentiment de séparation, notre individualité et notre
autonomie s'affermissent, et cela coïncide avec
certains changements physiologiques. Grâce à une
meilleure coordination, notre rayon d'action
s'agrandit. Nous apprenons à marcher et nous
commençons à parler ; notre champ d'exploration
s'étend. Une autre dimension du monde s'ouvre à
nous. Auparavant notre attitude, la plupar du
temps réceptive, consistait à ingurgiter les choses
ou à nous y agripper. Maintenant nous sommes
capables de nous a  er plus directement face à
|'environnement. PoW que nous nous sentions
raisonnablement en sécurité et que notre milieu ne
soit pas trop répressif, nous prenons plaisir à deve­
nir de plus en plus autonomes et indépendants.
Mais, ironie du sort, le développement de notre
capacité à nous déplacer et à fonctionner dans le
monde nous confonte à un sentiment frustrant de
notre ptitesse et notre insuffsance. Il y a là dehors
,
100
des
choses beaucoup plus gandes que nous, qui
n
ous
font peur et nous menacent. Il y a des limites
à
ce
que nous avons le droit de dire ou de faire
N
otre
mère se fâche et se met dans tous ses états s|
nous
voulons faire preuve d'autonomie en nous
lan
çant sur une route féquentée ou en disant des
mots qu'elle n'aime pas. On nous force à nous
sentir honteux et méchants à props de certaines
des
choses qu

nous prenons plaisir à faire et à dire.
C'est
pourquoi Erikson a souligné l'importance du
dilemme « autonomie opposée à honte et doute ^ au
cours de cette phase •
No
t
e m�re joue le rôle de « celle qui dit non »,
nous mterdisant et nous limitant certaines formes
d'expression. Si vous exprimez votre autonomie et
votre individualité et que pour une raison ou une
autr

vous soyez puni ou gifé, vous allez avoir le
sentiment d'être mauvais et impuissant face à la vie.
Plus tard, chaque tentative pour exprimer votre
volonté ou

otre indépendance pourra s'accompa­

er (e sentiments d'insécurité et d'anxiété. Si vous
et
��
elevé dans un environnement trop répressif ou
cntique, vous vous apercevrez peut-être en grandis­
sant que vous

·osez pas être vous-même, ou que
vous a

ez besom des autres pour vous dire ce qu'il
faut farre. Vous vous sentirez coupable de trans­
gresser l'autorité ou de défendre vos propres droits
et
_
ous garderez le sentiment que la vie est pl�
PW

an

e que vous. Nous verrons tout à l'heure les
correlations astrologques de ce type d'expériences.
·
Lphase anale est une période où les enfants sont
genéralement difciles •
_
mais il n
;
e semble impor­
tant que les parents sment conscients des implica-
l . E En, Chidho and Soiety, p. 226-229.
1 01
tions positives du développem�
nt de la volonté
:
our
la croissance de l'enfant. Je sws souvent choque p

la manière dont une mère gronde son enfant, et Je
suis parfois tenté de prendre mon agenda pour fxer
rendez-vous en 2003 à l'enfant devenu un adulte
ayant de sérieux problèmes de personnalité. J'ai N
une scène de ce genre l'autre jour en fais

t
_
mes
courses. Un enfant d'environ quatre ans aidait sa
mère à pousser le chariot du supermarché. Sa mère
s'est éloignée pour aller cher�her

uelq

e

hose
dans un rayon différent, apres lw avorr dit de
1' attendre au même endroit sans bouger avec le
chariot. Elle est donc partie dans l'allée centrale, et
le petit garçon est resté cloll:é au sol
.
avec le chrot,
obéissant parfaitement aux mstruct10ns de sa mere.
Mais malheureusement il bloquait le passage, et on
lui a demandé de se pousser avec son chariot. Il
était vraiment en plei n milieu et u s'est fnalement
décidé à avancer son chariot dans I'allée pour
laisser passer les gens. Sa
r
ère qui rev
,
en�t l'

vu
et s'est mise à hurler en le giflant : « Je t avais dit de
ne pas bouger ce chariot, etc. » J'observais le
pauvre gosse dans cette situation diffcile, et je n'ai
pu m'empêcher d'interv�
�· Devant �e ray

n des
conftures, j'ai commence a raconter �la mere ce
qui s'était passé, en ajoutant une trrade sur le
développement de la volonté et de l'autonomie
balayant la honte et le doute ! Elle m'a lancé un
regard aussi déconcerté qu'horrifé. Quelle trste
expérience pour le pauvre petit garçon ! Je me
demande quelle opinion sur la vie et sur l'u

ag

,
d

sa volonté il a dû se forger. H se retrouvait p1ege
dans une double contrainte, et perdait à tous les
coups.
102
• Lbatai  e du pot de chambre
M
.
ême si
.

'est devenu un cliché, on ne peut que
sou
lign

r 1 rmportance de l'apprentissage de la
propr�te au cours de la période anale, et son
rete
ntis

ement essentiel sur notre développment.
[ ba
_
taille du pt de chambre, comme on l'applle
parfois, symbolise en fait beaucoup d'autres conflits
qu� 11:ous allons vivre dans notre lutte pur nous
soc1�

er .
.
Dans la plupart des cas, la mère est la
prermere influence socialisante que vous rencon­
trez, et votre premier grand effort de socialisation
est le cont
:
ôle du sphincter. Que se passe-t-il donc ?
I
;s ques�10ns concerant les figures d'autorité,
|affrrtatiOn personnelle, le contrôle de soi et le
pouvorr
p
as

e

t au premier plan. Qui va gagner ? Si
notre mere msiste : « Tu y vas quand je te le dis » ou
«
Tu n'y vas que lorsque je dis d'y aller », vous v

us
a

tendr


ps tar� �ans la vie à ce que les fgures
d auto
?
te SOient severes, dures et intraitables. Si la
volonte de votre mère domine ainsi la vôtre vous
n'�ez pl

cro�e à votre propre autorité, à
'
votre
aptitu�e a �on

t10nner comme un individu séparé.
LSituation mver

e existe. Si votre mère est trop
accommodante et s1 elle vous laisse y aller quand
vous voulez, vous vous forgerez alors la conviction
que seule votre volonté importe, que ne compte que
ce que vous v�lez, et
,
vous n'apprendrez pas à faire
d� comprorm

. L mere peut également être inco­
herente
:
Un JOur ell

vous force à apprendre la
Proprete, le lendemam elle vous laisse faire ce que
��us voulez. pans ce cas vous ne saurez jamais à
age adulte Sl votre volonté est juste ou non vous
n� saurez jamais quand vous affirmer et ,uand
ceder,
.
quand faire
,
preuve d'autorité ou abdiquer.
Cuneusement, I apprentissage de la propreté est
103
en résonance avec les problèmes de créativit�. Les
enfants tirent un certain orgueil de la pr

ductton de
leurs excréments
.
C'est l'un

des prerm
_
eres
,
choses
que produit notre corps. L enfant crOit creer ces
matières et il n'en a pas fondamentalement honte,
mais il ûit par comprendre qu'il y a là quelque
chose de mal et de vilain. L'un des ;.··-·-·appa­
raissant au cours de la phase anale concere le
jugement bon ou mauvais que nous portons sur nos
créations ce qui se retrouvera plus tard dans les
problèm�s liés à la manière dont le monde v

accueillir nos créations. Mais si l'on vou
,
s force a
trouver sale et honteux ce que vous creez, vou
.
s
resterez avec le sentiment que ce que vous expn­
mez ou produisez est indésirable.
Au cours de la phase anale, vous vous
,
aper
��
vez
qu'il y a en vous des choses que votre mere n rme
pas. Cela vous fait peur, car vous a

ez encore
besoin de son amour pour survivre. Creer quelque
chose qu'elle n'aime pas vous fait honte et vous
effraie. C'est un peu ce que l'on ressent en classe
lorsque I' on pose une question
<
u fait une remarque
qui tombe à plat ou passe maperçue , � peu
comme lorsqu'on « fait une gaffe ». UI
-
sentune
t
t
de honte vous envahit et vous voudriez pouvOir
disparaître ou vous cacher très loin. Ce genre de
sentiment provient de la phase anale.
Un autre problème activé pendan

la phase anale
est celui de savoir quand se retemr et quand se
laisser aller. Cela ne concere pas s

ulem

n

les
excréments mais aussi le fait de re

emr e! dissunu­
ler ses sentiments ou de les expnmer librement:
Certains sont de type « expulsif an� >. Tout
_
ce qw
se passe en eux éclate au grand JOur, et ils font
parfois pas mal de dégâts sur leur passage. D'autre

sont de type « rétenteur anal ». Tout en eux est serre
104
et retenu. Impossible de savoir ce qui s'y cache,
rais
on sent quelque chose qui pue.

Corrélations astrologiques
Ainsi que je vous I'ai dit, la position en signe et les
aspects du Soleil et de Mars sont au premier plan au
cours de cette phase anale. Le Soleil nous donne le
s
entim
ent d'être un individu séparé, et Mars est en
rappo
rt avec notre manière d'affrmer notre vo­
lonté. Dès notre naissance, selon une prédisposition
innée,
et avant même que notre mère ne nous mette
sur
le pot en nous disant . V V as-y ^¡ nous nous
attendons à ce que certaines choses se passent
lorsque nous affrmons notre individualité, lorsque
nous nous montrons créatifs et nous exprimons, ou
lorsque nous nous dressons contre le monde ou
contre la volonté d'autrui.
Amusons-nous un peu. Que peut donner un
trigone du Soleil ou de Mars avec Jupiter ? Qu'al­
lez-vous ressentir lorsque vous vous demanderez
qui vous êtes et ce que vous devez exprimer ?
t.··...;.-·: Je vais me sentir très bien.
u¬.·e: Oui, dès la naissance, vous penserez avoir
quelque chose d'abondant et de merveilleux à
offir. Et si vous avez un carré Soleil-Neptune ou
�ars-Neptune ? Qu'allez-vous ressentir par rappor
a ce que vous voulez a er, communiquer ou
créer ?
t.··...;.-·: Des hésitations et un manque d' assu­
r
ance.
105
no.-e ·Oui, et vous vous sentirez peut-être cou­
pable lorsque vous af erez votre volonté. ¡±fait
le thème d'un homme ayant un carré exact Mars­
Neptune. Tout petit, il est entré dans la chambre de
sa gand-mère et l'a trouvée morte. I a vécu les
vingt-cinq ou trente années suivantes en croyant
être à l'origine de cette mort. U avait assimilé par
erreur |'action d'entrer dans la chambre à la cause
de la mort. Neptune embrume tout ce qu'il touche,
et dans le cas de Mars, Bpeut obscurcir la véritable
sigifcation d'une action. I a échafaudé ce fan­
tasme sans en parler à personne, cachant son péché
secret au fond de lui-même. Plus tard dans la vie,
terrifé à l'idée de s'afrmer, Best devenu fonction­
naire, s'acquittant de son travail à la prfection.
Mais on lui a toujours refusé tout avancement dans
son service, en raison de son manque d'assurance
ou sous prétexte qu'il n'avait pas le dynamisme
requis.
Lmême genre de problème peut se poser avec
le carré Mars-Pluton. ¡±eu en consultation une
femme qui avait le Soleil, Mercure et Mars
conjoints en Scorpion, tous en carré croissant avec
Pluton en Lion. Quand son Soleil progressé a atteint
la conjonction Mercure-Mars et s'est approché du
carré exact avec Pluton, son petit frère a eu L
grave accident alors qu'elle était censée le surveil­
ler. Hest tout à fait possible qu'elle ait aupara
éprouvé des sentiments négatifs envers lui, du fait
de son intrusion dans son monde privilégié d'enfant
unique. Elle peut même avoir souhaité le
complètement disparaître. Lorsque l'accident s'est
prouit, elle a sans doute pensé que ses sentiments
négatifs envers lui en étaient la cause. Au cours de
l'interprétation, il s'est avéré qu'elle avait d'énor­
mes diffcultés à savoir ce qu'elle voulait pour
106
elle
-mê?le. Elle était d'une aide pré .
5
c5 45 et savait
particu
lière
Clel:se
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ns leur vie et leur ca· ,
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_····-·.|t··.«-·«··.,,(N
e
���k ��,,_�
107
patients dépressifs font en général partie de ceux
qui ont un centre de contrôle extere ; ils ont perdu
confance en leur pouvoir d'agir dans leur propre
intérêt ou d'influencer le monde qui les entoure, et
développent un sentiment d'impuissance et de
désespoir.
J'ai observé des corrélations astrologiques cor­
respondant à cette théorie. Les individus ayant le
Soleil et Mars en aspect difcile à Neptune vont
souvent avoir un centre de contrôle extere. lls
trouvent lew· propre pouvoir faible, insuffsant ou
ineffcace. Même s'ils ont des fantasmes de gan­
deur et d'autorité, ils gardent m sentiment sous­
jacent d' i mpuissance. Ceux qui présentent un as­
pect diffcile entre Satue et le Soleil ou Mars ont
également l'impression que leur volonté et leur
expression prsonnelle sont restreintes ou limitées,
ou qu'ils vont indéfniment se heurter à des murs.
Ces deux types peuvent essayer de compenser ce
genre d'aspects en essayant de se montrer particu­
lièrement durs, impitoyables ou sûrs d'eux, proches
de la caricature du « macho ». lis peuvent aussi
continuellement éprouver leur volonté et démon­
trer leur valeur, toujours et encore, pur se rassurer
sur eux-mêmes. lls vont parfois laisser exploser
violemment leur colère et leur frustration face à
ceux qui semblent les bloquer. Ou leur volonté de
pouvoir fstrée se retourera contre eux-mêmes
en donnant naissance à diverses formes de compor­
tement autodestructeur. lls puvent même avoir
l' air doux et accommodant,. alors qu'au fond
d'eux-mêmes ils sont frieux et sur le point d'explo­
ser.
108
r.
-·.

.,
-
-·_´ �t à quoi correspondrait un centre de
cont
role mteneur ?
no
«.-e Qu'en pensez-vous ?
r.-

...,.-· Peut-être à un trigone Mars-Jupiter,
ou a m hn as

 ct

ntre le Soleil ou Mars et
Ura
nus,
.
qw confererrut le pouvoir de diriger sa
propre Ve.
no«.-e C'est probable.
r.-·...,.-· Et s'il y a contradiction entre cerains
aspects de votre thème qui bloquent le Soleil et
��, et d'au�res qui suggèrent que vous pouvez
dger votre Ve et vous exprimer librement ?
no«.-e
.
Eh bie

, il y aura des moments où vous
vous s
�?
trrez
J
WSant, responsable, et où vous
a


z �unpress10n de contrôler la situation, alors
qU a d autres vous serez dans vos petits souliers.
Vo

pouvez regarder les maisons impliquées pour
s�vou: dans quel domaine de vie l'une ou l'autre
Situation se rencontrera.
r.-·...,.-· N� pensez-vous pas que dans notre
culture, cela depende en partie du sexe ? 1! me
¸emble qu

dans ma clientèle, ce sont surtout les
emmes qw ont peur d'exprimer leur pouvoir.
uc«.-e Il faut bien sûr tenir compte du condi­
�onnement culturel. Û est vrai qu'on apprend
av

tage aux femmes dans leur enfance à ne pas
�'Pnmer leur colèr

ou montrer leur assurance
.
ous voyez ce que Je veux dire, des phrases du
gene . ^ Tu n
,
es pas très jolie quand tu te mets en
109
colère. » Ou « Aucun homme ne voudra de toi si tu
es trop exigeante. » Que se passe-t-il
.
alor

pour
?
la
femme qui a un Mars fort ou un Soleil pwssant .
Prenons l'exemple d'une femme ayant une
conjonction Mars-Ju
J
iter-Uran� en  �lier s

l'As­
cendant en trigone a son Soleil en ��w • �.nous
considérons le thème comme une s

ne d ms�c­
tions divines sur la meilleure maniere de s epa
:
nouir, il vaut mieux qu'elle développ t

ut c

qw
est sur son Ascendant. H est probable q

.
ell

mte

­
prétera son environnement comme |mcitant a
s'affrmer. Mais disons qu'elle ait la Lune en
.
Cancer
et que sa mère lui répète sans cesse d'être bi�n sage
et gentille. Que va-t-il se passer ? H y a di

erses
possibilités. Elle peut
.
écouter sa mère
,
�t rerue

sa
conjonction Mars-Jupiter-Uranus en Belier sur |As­
cendant, ce qui la rendra très mæeureu

e, car
nous ne pouvons être heurell
?
' sans
,
etre �rus avec
nous-mêmes. Elle peut aussi se debrouiller pour
avoir l'air gentille et sage à l 'extérieur, tout e
?
manipulant subtilement son entourage po

obterur
exactement ce qu'elle veut. Ou alors elle ep

sera
un homme qui vivra à sa place sa volonte de
pouvoir inexprimée, une attitude que l'on retrouve
dans « le syndrome féminin d'Hollywood »
.
H faut
espérer cepndant qu'elle ne se content
7
ra p�de
se conformer à b Lune, en prenant des dispositiOns
pour développer sa �ropre �olonté et
.

J
ropre
autorité mais avec diplomatie et sensibilite. Elle
vivra �si à la fois la sensibilité de
,
1� Lune
.
�t
l'indépendance de la conjonction en Belier, mrus ü
lui faudra beaucoup d'entraînement po

appren­
dre à acquérir de l'assurance sans frure preuve
d'agessivité.
1 1 0

Polartés eau-tere
Avant la pause, j'ai encore deux ou trois choses
à
vous dire sur la phase anale et ses correspondan­
ces
astrologques. J'ai cité tout à l'heure les polari­
tés
eau-terre, et je vais vous en parler un peu mieux.
Prenons une opposition Cancer-Capricore. Ce
genre
.
d'opposition dans un thème peut indiquer des
probleme

anaux. L Cancer est instinctif, primitif
et
anarchique, alors que le Capricorne s'adapte à la
sociét�
.
en accept�t ses li�tes et ses règles. Cette
oppositiOn symbolise le dilemme entre suivre son
instinct et se montrer plus civilisé. Si vous préférez
un côté de l 'opposition et voyez l' autre comme un
ennemi ou une contrainte, vous voudrez alors être
libre et suivre votre nature (Cancer), mais vous
verrez le monde vous en empêcher (Capricorne) et
vous demander d'agr plus convenablement. Ou
v�u

serez exceptionnellement méthodique, disci­
pline et respectueux des convenances (Capricore),

t

ou

rencontrerez des gens trop affectifs ou
mstmctifs (Cancer) qui vous menaceront ou vous
dégoûteront
.
L'opposition est intérieure. Ce sont
de µfaçons d'être diférentes qui luttent en vous­
meme.
�ans le
,
c
.
as de l'opposition Vierge-Poissons, le
POissons n re pas trop se contrôler, c'est un signe
« flottrut », alors que la Vierge préfère au contraire
l
,
a routine. L Taureau et le Scorpion soulèvent
egalement la question de la satisfaction ou de la
maîtrise des désirs, ou le dilemme entre s'accrocher
aux choses et lâcher prise.
1 1 1
• Confsion zonale
Toujours à propos de la phase anale, il est égale­
ment intéressant de comprendre comment les
problèmes de pouvoir peuvent se mélanger avec les
questions d'alimentation. Si vous êtes décidé à
affiimer votre volonté face à votre mère, vous
pouvez refuser de manger pour faire preuve d'au­
tonomie. Certaines recherches sur l' anorexie ont
suggéré qu'il semble plus important à l'anorexique
de garder pouvoir et contrôle sur son propre corps
que de survivre en acceptant de manger. De même,
IÌ est clair que les problèmes de pouvoir peuvent
facilement interférer avec les problèmes sexuels. Il
peut y avoir un rapport entre un disfonctionne­
ment sexuel comme l' éjaculation précoce ou tar­
dive et 1 'alternative plus générale de se retenir ou sc
relâcher. Lorsque par exemple votre mère insiste
pour que vous alliez aux toilettes, si cela vous met
en colère, votre manière de reculer sera de lui dire
non et de vous retenir. Cela peut se déplacer de la
zone anale à la zone phallique, et c'est ce que l'on
appelle parfois « la confusion zonale ». C' est le cas
de l'homme qui, ayant conçu beaucoup de colère
dans son enfance contre l'exigence de sa mère,
cherche à se venger contre les femmes plus tard
dans la vie. En cas d'éjaculation précoce, il relâche
trop tôt. Dans certains cas d'éjaculation tardive, il
entrave ou retient. Les aspects à Mars peuvent
permettre de mieux comprendre certaines de ces
situations.
• L maison III
On peut mettre en rapport la phase anale avec la
maison ÎÎÎ associée au mouvement et à la mobilité.
1 1 2
Au
Cur
s de la
phase anale, nous parvenons à une
c
oor
din
ation
physiologique suffsante pour nous
d
ép
lac
er facile
ment dans notre environnement. Le
sige
et les
éve
ntuelles planètes de la maison ¡Î¡
révèle
nt notre
prédisposition à percevoir sélective­
m
ent
c
ertains
aspects de notre environnement im­
rédiat,
tout en
négligeant ou ne remarquant pas les
autres. L
es indi
vidus ayant Vénus en ΡÎvont choisir
de . ne
voir que les aspects les plus agéables et
plrusants de
l'environnement, et ils vont se montrer
aimables et ouverts avec leur entourage. Alors que
ceux qui ont Satue en Ρ1 ne vont percevoir que
les traits menaçants, restrictifs et hostiles de leur
environnement, qui à leur yeux ne sera donc pas un
endroit sûr où |'on peut aller et venir en toute
lberté. 1sera également possible de déceler dans la
maison ÎÎÎ la nature de nos sentiments pour nos
frères et sœurs et de mieux comprendre notre
:nteraction avec eux.
L capacité de se déplacer dans | 'environnement
est très importante pur 1 'enfant, car /-¬oa»-¬--·
,·t.co-e.·.o-e-t--,e·.--c-.Le mouvement et
l'expérience stimulent tous deux le cerveau et la
•éfexion, et c'est pourquoi nous a  ons la
naison ¡ÎÎ non seulement à l'environnement im­
ll édiat, mais aussi à l'esprit, à notre manière de
pnser. Vous avez certainement remarqué que
orsque je donne un cours, je me déplace sans cesse.
J'ai l'impression que ce mouvement active ma
ïéfexion et m'aide à faire des associations. U est
Probable que le mouvement aide réellement le
cerveau à se développer. Mercure est le maître de
~ maison ÎΡ qui régt tant les petits déplacements
que la réfexion.
Certaines expériences effectuées par des cher­
cheurs sur les singes tendent à le confrmer. Ls
I I3
• Confsion zonale
Toujours à propos de la phase anale, il est égale­
ment intéressant de comprendre comment les
problèmes de pouvoir peuvent se mélanger avec les
questions d'alimentation. Si vous êtes décidé à
affu·mer votre volonté face à votre mère, vous
pouvez refuser de manger pour faire preuve d'au­
tonomie. Certaines recherches sur l 'anorexie ont
suggéré qu'il semble plus important à l'anorexique
de garder pouvoir et contrôle sur son propre corps
que de survivre en acceptant de manger. De même,
il est clair que les problèmes de pouvoir peuvent
facilement interférer avec les problèmes sexuels. Il
peut y avoir un rapport entre un disfonctionne­
menl sexuel comme l'éjaculation précoce ou tar­
dive el l'alternative plus générale de se retenir ou se
relâcher. Lorsque par exemple votre mère insiste
pour que vous alliez aux toilettes, si cela vous mel
en colère, votre manière de reculer sera de lui dire
non et de vous retenir. Cela peut se déplacer de la
zone anale à la zone phallique, et c'est ce que l'on
appelle parfois « la confusion zonale ». C'est le cas
de l'homme qui, ayant conçu beaucoup de colère
dans son enfance contre l'exigence de sa mère,
cherche à se venger contre les femmes plus tard
dans la vie. En cas d'éjaculation précoce, urelâche
trop tôt
.
Dans certains cas d'éjaculation tardive, il
entrave ou retient. Ls aspects à Mars peuvent
permettre de mieux comprendre certaines de ces
situations
.
• La maison 111
On peut mettre en rapport la phase anale avec la
maison \í1 associée au mouvement et à la mobilité.
1 1 2
;u
cours de la phaSe anale no
,
coordination physiologi u� s·
parvenons a une
déplacer facilement dan"notr
s�te pour nous
sige et les éventuelles Ianè�
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révèlent notre prédisposi�ion à
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son ÎΡ
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per

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médiat, tout en négligeant ou n
envrronnement im­
autres. Lindividus ayant V é
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de ne voir que les as
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xp

nences effectuées par des cher-
es smges tendent à le confinne L r
.
s
1 1 3
singes étaient répartis en deux groupes : certains
étaient élevés dans une cage comportant un pen­
dule en mouvement, et les autres dans une cage où
le pndule était immobile. L petits singes élevés
avec le pendule stationnaire se montrèrent à l'âge
adulte beaucoup plus terrifés par les humains,
moins portés à l'exploration, et sur un plan général
moins bien adaptés comparativement aux autres
.
Nous pouvons peut-être en déduire que trop serrer
les rênes aux enfants pendant la phase anale ne
limite pas uniquement leurs mouvements et leurs
expériences, mais également leurs cerveaux, qui se
développeraient moins bien que ceux des enfants à
qui on laisse plus de liberté.
Limiter un enfant dans ses mouvements et son
expérience ne veut pas simplement dire le laisser
enfermé dans son parc trop longtemps. Les parents
puvent mettre leurs enfants dans des c.-..-·
¬--·.»Certains enfants n'ont le droit de penser
ou de dire que ce qu'approuvent leurs parents. Lur
conditionnement leur demande de faire très atten­
tion à ce qu'ils font, disent ou pensent, et ils perdent
toute spntanéité. S'ils détestent un professeur à
l'école, ü ne peuvent en parler en rentrant chez
eux. Üdoivent dissimuler leurs pensées et savoir ce
qu'il convient de dire. Certains sentiments ne sont
jamais franchement abordés, et la psyché tout
entière se congestionne. Examinez votre maison Ρ¡
pur mieux cerer les problèmes de ce type, c'est­
à-dire le degré de spontanéité face à l'inhibition de
la pensée, du mouvement et de l'expérience.
Si vous avez étudié la biologe à l'école, vous avez
probablement entendu l'expression V l'ontogénèse
reproduit la phylogénèse ²- Dans l'utérus, nous
évoluons du poisson à l'être humain, et de même,
au cours des trois premières années de la vie, nous
1 1 4
rep
rodu
isons à nouveau ce processus évolutif. L
]iv
re
de Jean fous
.
to� i�no¬¬---e-·--.-com­
por
te �chapitre mtltule « L'éveil de la mémoire
évolu
tive 1.»
.
Elle a travaillé sur ce sujet avec Moshe
�eld
enkrrus, le fondateur ?'une technique qui uti­
bse
le mouvemel!t pour developper la conscience.
Selon �ouston,
.

I nous ne réussissons pas (au cours
des t
.
r?IS premieres années de la vie) à faire la
transi

I

n en
.
douceur de l'état poisson à l'état
am
phibie, pUis au reptile, au singe, jusqu'à tenir
de�o
ut cop:me un être humain, toute notre psycho­
logie

n patit. Nous avons à la naissance un cerveau
de poisson, n

us bougeons
"
comme un poisson, et
t
?
ute une partie de nous-memes doit pouvoir fonc­
tiOnn
_
er comme un poisson. Ces mouvements acti­
vent a leur tour l�croissance de la partie du cerveau
�oncen
;
ant le d

v

loppei
"
?ent amphibien et repti­
lien. C est la pen ode ou l'enfant commence à
ramper sur le ventre et à coordonner les mouve­
ments des bras et des jambes. (Nous devrions nous
mettre tous par �erre pour essayer ces phases.) Ces
mouvements activent à leur tour les zones cérébra­
les
y
rot
?
mammaliennes et l'enfant commence à se
tr�er a quatre pattes. Ce mouvement de reptation
stimule le cerveau néom3alien et nous nous
met

ons à faire des mouvements p:oches de ceux
du s

ge, en nous dandinant d'un côté sur l'autre.
Je
.
vru

vou

,
le montrer : comme ça. Et ainsi de
SUite, Jusqu a ce que les parties les plus humaines
du cerveau se développent
.
� Jean �ouston, Te :-··.-|.u.~.-Pour en savoir davant
a
e

�ce SUJet, consulter le livre de Moshe Feldenkrais

 -�·


.u-. ~.-(New York : Harper w Row J972)
'
L d ·
P ete trad ·t b `

• . e erruer

R
ui en çæ�¼ le titre Í c--·...--.s.--÷.aux
1
IÝJ . L  ont, mrus il est actueUement épuisé.
1 1 5
Houston soutient que, pour être physiologique­
ment et psychologquement en bonne santé, nous
devons expérimenter complètement chacune de ces
étapes de développement. Si, par exemple, on
empêche l'enfant d'expérimenter complètement la
phase reptilienne (quand il commence à se traîner
sur le ventre et à coordonner les mouvements de ses
bras et de ses jambes, ainsi que ceux des axes
supérieur et inférieur du corps), son développe­
ment sexuel peut s'en trouver contrarié. Si l'on se
montre trop répressif ou coercitif pendant la phase
du singe que je vous ai montrée, la curiosité de
l'enfant diminue, et sa capacité d'apprentissage
technique et d'imitation est amoindrie. C'est pour­
quoi le mouvement et � cert�degré d

libre
expression dans les premieres annees de la Ve sont
nécessaires pour que nous devenions des adult�s
capables de tirer le meilleur parti de leur potentiel
global
.
Je voudrais maintenant passer à la phase
œdipienne.
L PHASE ŒDIPIENNE
Traditionnellement la période œdipienne était
censée intervenir entre quatre et six ans, mais
certaines recherches la situent maintenant plus tôt,
à n'importe quel moment à partir de deux ans et
demi. Selon Erikson, la question primordiale est
alors celle de « l'initiative opposée à la culpabi­
lité 1 ²
_
Lphase œdipienne correspond à un triangle de
trois personnes. Auparavant, au cours des phases
1. Erik Erksn, Childhod and Soiété, Ç. 229-232.
1 1 6
ora
le et anale, seules deux personnes étaient impli­
quée
s : l'enfant et sa mère (ou la prsonne qui
pren
d soin de lui). Mais au cours de la phase
œdipienne, l'enfant va prendre conscience de son
père
et de la relation parentale en général. L'arché­
typ  constellé est alors celui de |a-.o-(Lphase
orale met l'accent sur | .¬oa- , au cours de la
phase anale, l�

o/o-·e�développ ; mais pndant
la
phase œdipienne, |amour -· la volonté sont
consi
dérés comme fonctionnant ensemble.) L
principale planète activée pendant cette phase est
Vénus •
+
m�� d'autres p�es du thème dont je vous
parlerru bnevement vont etre constellées au même
moment.
Disons d'abord un mot sur le rôle du père
.
Dans
les toutes premières années de la vie l'enfant est en
génér�beaucoup

lus co:sc�en
.
t de �a mère que de
so
?
p

r

.
,
En gr

dissant, �realise progessivement
Ý Ialtente » du pere. Au depart il ne fait qu'un avec
sa mère (la totalité ouroborique dont nous avons
déjà
p
arlé)
!
et il peut expérimenter son père comme
une mtrus10n ou une perturbation dans ce cocon
ourobo

que
t
ère-enfant
.
H passe généralement
t?ute la JOuee avec b mère avec qui s'établit un
lien �troit. �s son père rentre du travail, rappor­
t�t
,
a la mruson quelque chose de complètement
different : le parfum du monde extérieur. La fait
rem�quer un jour que l'enfant ayant un carré
Soleil-Pluton peut expérmenter l' arrivée du père
comme une sorte de viol ou d'intrusion dans la
Pureté du lie� vécu avec la mère
.
Un aspect difcile
en
:
re le So�e�et Mars ou Uranus put suggérer la
�eme expenence, et donner une image du père
�olente et imprévisible. Plus tard dans la vie les
d
e

es a yan
� .
ce genre d'aspect pourront conse�er
e l homme l image du violeur.
1 1 7
Sur un plan positif, le père fout l'énergie du
principe masculin indispensable pour se séparer de
la mère. De bons aspects au Soleil évoquent un père
qui vous prépare à quitter la mai
��
n, et vous
conseille pour afonter le monde exteneur et vous
libérer de l'étreinte protectrice de la mère. Evous
raconte des épisodes de sa jeunesse, la manière
dont il a vécu telle ou telle expérience, et cela vous
inspire pour partir afonter le monde et vous lancer
dans cette aventure dont vous allez être le héros ou
l'héroïne.
Mais si le père ne s'en est pas très bien tiré
lui-même, il ne joue pas son rôle de modèle. Déçue
par son père, la petite flle devenue
3
dulte va
s'attendre à ce que tous les hommes lw ressem­
blent ou bien elle va être à la recherche du père
idéal
'
qu'elle n'a pas eu. Le petit garçon, lui, peut
s'angoisser de ne jamais aniver à égaler un père
trop merveilleux, ne montrant jamais aucune im­
perfection ni faiblesse. Et s'il s'agit d'une flle, elle
peut passer sa vie à comparer les hommes qu'elle
rencontre à cette image du père idéalisée dans son
enfance. Je ne vais pas passer en revue toutes les
conélations astrologiques de ce type d'expériences,
elles sont trop complexes et variées. Mais lorsque
vous avez un thème sous les yeux, gardez ces ,.·
·-~.typiques en mémoire, pour voir si l'un d'entre
eux ne conespond pas aux aspects du Soleil et aux
planètes en maison Î(si vous considérez qu'elle se
rapporte au père). Prenons le cas d'une femme
ayant une conjonction Soleil-Jupiter : il est intéres·
sant de chercher à savoir si elle a projeté Jupiter sur
son père. J'ai souvent entendu les femmes ayant cet
aspect me raconter comme leur père était �vin et
merveilleux. Cela me rappelle Fallon du feuilleton
r,-..·, qui ne voit que le côté positif de Blake
1 1 8
c

ngton. Esera difcile pour les autres hommes
de
se
montrer à la hauteur de l'image paterelle
jupit
érienne de la
l
etite flle. Avec un aspct So­
leil
-Nep
tune,
_
la petJ.te flle peut idéaliser son père,
p
uis
en grandissant le voir sous un jour différent qui
la
déçoit. Et cela peut se transformer en ,-··-~
dans ses relations avec les hommes plus tard.
|pÜt �e
.
la phase orale à la phase anale, puis
à la phase œdipienne, le besoin de s'exprimer et de
s'
�er se r

?fo

ce. L sexualité émerge plus
clarrement, et lmstmct sexuel prend en général la
for� d'un fantasme avec le parent du sexe opposé.
En frut, sur un plan plus profond et plus symboli­
que, « l'élément contrasexuel » de votre nature est
activé. Les désirs œdipiens constituent le premier
contact réel avec le sexe opposé. Venant de se
séparer de sa mère au cours de la phase anale le
garçon réalise maintenant qu'elle est différente
'
de
ìµ, et il prend contact avec b propre « féminité
intér?eure » en la désirant. L flle, elle, entre en
relatiOn avec sa propre « masculinité intérieure ? en
désirant son père. On projette l'image du masculin
ou du féD sur le père ou la mère, puis on
�herche la complétude en se ré-us t avec cette
unage. Sur un plan symblique, le désir incestueux
put �tr

considéré comme une tentative pour unir
les pnnc1pes masculin et féD en soi-même. Le
garçon projette alors la Lune et Vénus sur bmère
ç
�la flle projette son Soleil et son Mars sur so�
pre. Lorsque le garçon désire sa mère, c'est en un
sens sa Lune et sa Vénus qu'il voudrait contacter.
Lo�q

e la fl e désire son père, elle cherche à se
r

lier a ses propres Soleil et Mars. Au début de la
�1e, l
!
!llajeure

artie du thème est expérimentée à
exteneur de s01-même, « là-dehors ». L'individua-
1 19
tion implique de réintégrer dans le moi ce que l'on
avait auparavant projeté sur les autres.
L complexe d' Œipe (ou le complexe d'Éectre
pur les femmes) lance une
.
ofensive co

tre la
relation parentale. Je ne cro1s pas
.
9
ue lenfant
convoite réellement le parent de maruere sexuelle ;
il veut plutôt tenir /.;·-¬.e·-;t..-dans le cœur
du parent de sexe oppsé, et il perçoit le parent du
même sexe comme un obstacle. Au met à mesure
que le garçon prend
:
onscience de s
 
>n

re, il
réalise aussi qu'il l'empeche de monopobser latten­
tion de sa mère. H la voit prêter attention à son
père, et en éprouve de lajalo

ie
:
c

il la veut to
1
te
pour lui. Lflle qui cherche
.
a s urr
,
avec son
1
re
voit sa mère comme une nvale. C est du moms
généralement ainsi que cela se passe. 1ai remar
q

que les individus ayant de fortes pos1t1ons en Lon
ont souvent d'énormes difcultés lors de la phase
œdipienne, car le Lion est très co�ce
n
é par �e désir
de se faire aimer et de monopoliser |attention. L
Bélier peut lui aussi avoir des problèmes de ri

alité
œdipienne, car il veut toujours gager et deteste
être rejeté. L Balance ressent avec beaucoup �
e
subtilité les enjeux relationnels et elle est donc tres
sensible aux problèmes œdipiens. L Gémeaux
n'est pas en reste pour s'e
x
pên
:
er d

s t
<�
tes
sortes de triangles. L Scorp1on rume destabiliser
celui qui a le plus de puvoir et d'infuen

e. Nous
aurons bientôt passé en revue tous les s1gnes : le
dilemme d'Œdipe est pratiquement universel,
quelle qu'en soit la raison.
.
Erikson a écrit que cette phase focalise lc¸
py
¸
blème de « l'initiati ve opposée à la culpabil1te ».
Nous allons tout d'abord examiner la question
point de vue du garçon
.
L'initiative s'exprime
le désir de gager l'amour de la mère en
120
du
père
, ce qui sige : « Je veux me débarrasser
de
pa
pa pour le remplacer dans son rôle auprès de
raman. » Nous voyons ainsi se former un triangle.
garçon va naturellement se sentir coupable de
ses
désirs. L a peur que son père ne lise dans ses
p
ensées et le punisse. L situation est similaire pour
la
flle. Elle a peur d'être punie si sa mère découvre
qu'elle veut son père pour elle toute seule. Nous
faisons tous |'expérience d'une régession à la
phase œdipienne lorsque nous avons le sentiment
que si les gens savaient vraiment ce que nous
pnsons <u
y
oulons, ils ne nous aimeraient plus ou
nous puurrent.
L garçon est en compétition avec son père : « Je
suis un gand garçon maintenant, et j'aimerais
avoir maman pour moi seul et me débarrasser de
papa. » Mais dès qu'il commence à se comparer à
son père, il ne se sent généralement pas très à l'aise.
Papa e

t plus gr

d ; papa est mieux armé pour
subverur aux besoms de maman ; papa travaille et
gagne de l'argent pour pouvoir mieux veiller sur
elle ; et par-dessus tout, papa la possède déjà.
?
e la même façon, la petite flle se compare à sa
mere : « Maman sait cuisiner et tenir la maison
meux que moi ; elle est beaucoup plus qualifée
p�s'occuper de papa, etc. » L garçon et la flle
?mvent tous deux voir en face qu'ils sont petits et

capables comparés à leurs rivaux respectifs. Nous
VIvons courÜent une autre régression au stade
œ
_
dipien lorsque nous avons peur que les autres ne
decouvrent que nous ne sommes pas aussi parfaits
et ca

ables qu'ils le croient. H peut subsister de
�ette
epoque la peur que l'on ne découvre notre
mca
l
acité et notre stupidité fondamentales. Qua­
t
¸e-vmgt-di x-neuf
p
ersonnes
.
vont vous
.
applaudir et
c amer que vous etes merveilleux, mrus la derère
1 21
vous déclarera qu'en fait vous n'avez rien d'ex­
traordinaire, et vous allez vous dire : « Ça j est, je
suis découvert. ³ Si vous êtes resté bloqué à la

hase
œdipienne, vous
,
allez
.
garder
}
o

t

V??"e Vle un
sentiment d'inadequatiOn et d infenonte face aux
autres : le petit garçon ou la petite fle en vous se
comparent encore aux « gands , .
Nous sommes alors dans une situation diffcile.
Comment en sortir ? L complexe d'Œdipe ne peut
se résoudre que lorsque le garçon abandonne la
compétition avec son père et �éc�de d' ê�e �n
émule et de l'imiter. « I ne sert a nen de nvaliser
avec papa, il a visiblement beauc
<
up d'avance s
m
moi alors pourquoi ne pas plutot essayer de lw
ress�mbler, et comme ça quand je ser� grand,
j'aurai moi aussi une maman po
_
ur mOI
:
» Et la
petite fle décide de ressembler a sa mere pour
pouvoir un jour avoir un papa pour elle toute s

ul
:
.
Au lieu d'une compétition où l'on cherche à detro­
ner le parent du même sexe, nous choisissons de
nous y identifer et de lui ressembler en prenant
exemple sur lui.
Mais cette phase peut présenter des complica­
tions. Que va-t-il se passer si la mère trouve réelle­
ment le petit garçon plus désirable et

ttirant qu

le
père ? Si le père n'est pas un bsou

en de f�e,
s'il est nul au lit, si c'est un pauvre Ivroge et

� la
relation parentale la déçoit, la mère peut en frut se
touer vers le ptit garçon pour chercher le genre
de satisfaction émotionnelle qu'elle aurait dû trou­
ver dans son mariage avec le père. Une sorte de
qualité érotique (pas nécessairement ni explicite­
ment sexuelle) commence à se glisser dans sa
relation materelle avec son fls. L garçon peut
tout d'abord être émerveillé : « Mince, j'ai gagné ,,
mais il lui reste une arrière-pensée, le sentiment
122
qu'il
a détruit son père et que tôt ou tard il en sera
pu
ni· D'aut
:
e part l:énergi

libidinale du garçon
res
te
attachee a la mere et n est pas libre de couler
dans d'autres directions ou dans d'autres relations
.
Il
demeure « le gand garçon de maman », et le père
est
exclu. Il n'y a pas de relation authentique avec
le
pa.ent �u même
A
sexe. L ptite flle put vivre
une
situation du meme ordre si son père se toue
vers elle pour trouver l'amour et la sympathie
émotionnelle que lui refuse sa femme. Elle a bien
rempré la compétition avec sa mère mais craint
ses représailles, et risque de rester éterellement
« la petite flle de papa »
.
Une diffculté comparable peut surgr si le parent
du sexe
,
oppos
.
é !fieurt ou quitte la maison pendant
les annees œ�1p1ennes. L père part à la guerre ou
les
,
parents dt
y
orcent
:
L petit garçon pense aussi
qu � � conqws sa
,
!llere et triomphé de son père,

rus il redoute d etre puni pur avoir détruit le
pe:e. (même chose arrivera à la ptite flle si sa
mere s
.
en

a ou meurt au cours de cette période.
L SituatiOn
,
peut être encore plus compliquée,

vec

e que 1 on appelle « le complexe d'Œdipe
Uverse » ou * le dilemme œdipien homosexuel , .
Norm�eme
?
t l'enfant désie le parent du sexe
oppo

. Mru
.
s que

_Passe-t-il S le parent du sexe
�ppose est Sl peu d

s

able qu'il est impssible que
Ienfant se sente attire vers lui ? Si, pour une raison
ou une autre, la mère est abominable, üest pssible
q

e le garçon préfère son père et cherche à se
debarrasser de la mère ; ou si son père est afeux
la
flle peut vouloir se marier avec sa mère et
sup
p
ri
J
er son
_
père. Dans ce cas, le garçon veut
ofr a son pere ce que la mère aurait dû lui
d
?
nner ; e� la �e
y
eut apporter �sa mère ce que le
Pere aurrut du lw donner
.
Il s agit du complexe
123
d'Œdipe inversé ou homosexuel. Et bien sûr d'au­
tres complications surgssent avec le nombre crois­
sant de parents c .libataires, dont les partenaire
peuvent être attirés dans le scénario.
r.··...,.-·. Quel genre d'aspect relieriez-vous au
complexe d'Œdip inversé ?
no«.·e Je ne peux donner de règles absolues,
mais j'ai fait quelques observations. Prenez le cas
du garçon qui trouve sa mère si pénible ou si peu
attirante qu'il préfère conquérir son père. J'ai N
cette situation avec des thèmes dont la Lune reçoit
des aspects très diffciles, mais dont le Soleil est bien
aspecté. Si la Lune est épouvantable, le garçon peut
rencontrer beaucoup de problèmes avec sa mère,
ou la trouver insupportable, et son père (comme le
montrent les aspects favorables au Soleil) lui sem­
blera plus désiable et attirant. L situation inverse
peut se présenter chez les femmes, lorsque le Soleil
est faible ou mal aspecté, alors que la Lune est
lUeuse. Ípetite flle trouve alors son père peu
attirant, ou u peut même être ce que l'on appelle
« un père absent », inexistant physiquement, af ec­
tivement ou mentalement. Lpulsion libidinale de
la petite flle reste attachée à la mère et ne s'aiguille
pas sur le père.
Mais généralement, le complexe d'Œdip se
résout lorsque l'envie de prendre modèle sur le
parent du même sexe et de s'y identifer devient
plus forte que celle de lui faire concurrence. T faut
faire très attention à la manière dont le parent de
sexe opposé rejette les avances de l'enfant qui veut
V se marier » avec lui. L père doit faire L de la
gâce et de la beauté de sa fille, mais sans lui faire
croire qu'elle pourrait l'avoir pour elle toute seule.
124
Il
d

it �a rejeter te
'
;drement. L mère doit bien faire
sen
tir a son fls qu e�e ne le rejette pas parce qu'elle
Je prend pour un mmus.
L dilemme œdipien refait surface à l'adoles­
cen
ce lorsqu'au lycée les garçons se disputent les
plus be�es flles et vice versa. Plus tard dans la vie,
les
vestiges �e ce complexe sont encore visibles
chez ceux qw semblent toujou tomber amoureux
de perso
'
;Des �éjà m
.
ariées ou non disponibles
quelle qu en SOit la raison. Cela me fait penser à
de�x cas très clair

, dont l'un est celui d'un homme
qUI

avec une conjonction Lune-Pluton en Lion en
mruson VÎÎ, passe son temps à briser les mariages
d
.
e

�utre

. Pour �é

ontrer sa valeur et sa supério­
nte
,
. il dOit conquenr �a femme d'un autre ; dans la
n
;
ruson
y
�r de la relation, la Lune relie toute forme
d associati�n aux problèmes avec la mère

et
Pluton en Lion intr
.
oduit l'i
.
dée de rivalité, d'intrlgue
et de complexes mconsc1ents. Certaines femmes
ayant un aspect Soleil-Neptune semblent toujours
t<mb�r
�?
ureuses d' hommes déjà mariés ou
diffcile
.
s �seduire, ce qui peut dénoter des infuen­
ces œdipiennes non résolues. Lsituation est sou­
vent compar

ble avec un aspect Vénus-Neptune :
on v

ut ce qw est fuyant ou difcile à obtenir, pour
enswte sacnfer la relation d'une manière ou d'une
autre.
r.··.. ,.-· Et que pensez-vous d'un aspect Vé­
nus-Uranus ?
uo«.·e

Il
.
me semble que cela ne suggère
_�
<
bligatorrell
l
: e

t des problèmes œdipiens.
ap
;
es mon
.
exp
��
en

e


et

pect évoque plutôt
W dilemm

li�erte U
?
timlte. D un côté la personne
recherche 1 uruon (Venus), mais de l'autre elle a soif
125
d'indépndance et de li��rté (U

an�s),


le �hoix
d'un partenaire avec qw ue

t diffcile d
.
etabirr un
lien durable lui permet de preserver sa liberte.
On peut voir également des vestges de senti­
ments œdipiens se manifester tardivement
.
lors­
qu' un individu voudrait qu'on le trouve merveilleux
sans rien faire pour le ¬e-··-- C'est toute la
diférence entre --·,--l'attention et ¬e-··-·l'atten­
tion. J'ai associé tout à l'heure le complexe d'Œdipe
avec le côté Lion de nos natures. Le désir d'être
apprécié de cette manière est très léonin. Je connais
des gens ayant un fort accent Lion qui désirent
ardemment être applaudis pour leurs talents et
pourtant ne les développent pas sérieusement par
peur d'échouer. Ils pensent que les autres devraient
se rendre compte de leur importance et de leur
génie avant même de les démontre

, ce qui res�e
.

ble beaucoup aux sentiments de 1 enfant œdipien
qui veut qu'on le t

ouve aussi b
.
on que m

an

ou
papa, aussi bon qu un adulte, bien avant d en etre
là.
L'exhibitionnisme peut parfois être un reliquat de
la phase œdipienne. Les Lion sont génér�ement
réputés pour ce type de

omp

rte

ent q�, selon
moi, est également un trrut Sagttarre. Le dile
iI
e
œdipien évoque le feu et l'air. Le feu veut se farre
remarquer et ne pas être comme tout le monde,
tandis que l' air sait s'adapte

pour s'
Ï
téger
_
d

s
un système plus large. Le Lion veut etre spcial,
unique et monopoliser l' attention générale, alors
que le Verseau se considère c
<
mm

pm� d:un
système et trouve que le pouvorr dm

etre eqwta­
blement distribué entre tous ses constituants.
Les aspects de Vénus sont constellés au cours de
la phase œdipienne. Nous avons déjà parlé de la
façon dont un aspect Vénus-Saturne suppose souf-
126
f
an
ce
et limitation dans la relation. Ceux qui ont

aspect Vénus-Pluton peuvent vivre une phase
œdipi
enne très difcile car l' archétype de l'union
g en aspect avec une énerge destructrice et
50u
oise, ce qui concorde parfaitement avec la
p
hase
œdipienne.
;.···
..,.-·´ Et lorsque Vénus est en aspect à la
Lun
e ?
n¬.-e Cet aspct dénote évidemment des pro­
blèmes œdipiens, surtout dans un thème masculin.
L'image de la Lune/mère s'enchevêtre avec Vénus,
l'image de la bien-aimée et de l'union. Uy a conf­
sion entre le materel (Lune) et l'érotique (Vénus).
j principe féminin a de nombreuses facettes
différentes : il y a la mère, qui vous nourrit et prend
soin de vous, et il y a également l'amante ou la
maîtresse qui tourmente, firte, provoque et séduit.
A'e

un aspect Lune-Vénus, le garçon a du mal à les
distmguer, car elles se superposent. En nours ant
�� e�ant, la mère expérimente quelque chose
d erotique et de sensuel ; et le fait d'être nourri
constitue aussi pour l 'enfant une stimulation éroti­
que. Si les besoins sexuels et émotionnels de la mère
�e sont pas satisfaits par son mari, elle put s'inves­
U co

plè�ement dans la relation avec son enfant.
Des
emotions sensuelles surgssent en elle lors­
qu'elle joue son rôle materant, et des sous-enten­
dus
,
à connotation amoureuse passent entre la mère
et 1 enfant
.
- �e genre de situation peut prolonger la
Ph

e œdipienne du garçon. Ou il put ne pas y
av
o� de place dans sa vie pur d'autres femmes,
c� � est trop engagé avec sa mère. Un aspect
��cile
,
entre la Lune et
.
Vénus peut suggérer des
\U ultes dans son manage plus tard dans la vie.
127
u: ie¬¬e çaivei:::eµ saie¬¬eee¬¬euae
-¬e:e-(Laae),µea:µe:c:e:ea:seo:i¬e::sexae|
à se: e,a:c (ve:as). µa:ee çae |a seeie:e;a,e
:aueasies:aµµe::ssexaeisavee|a¬e:e
r-··.c.,--· u:ea::eve:as·sa:ueµea:·i|sa,,e
:e:çae!eoia::se se:::e,e:eµa:ie µa:e::avee
ieçae|..veac:ai:su:i: ª
no-·e: Oui, ees:µessiu|e.L µe:i:eri|eaya::ao
asµee:ciiaei|eveoas·sa:ueµea:avei:|i¬µ:es
sie:çai||ai¬a:çaeçae|çaeeieseµea:çaeseo
µe:e|a::eavea::i:aa:e

r|as:a:cca:s|avie, eiie
µea: i:ee:seie¬¬e:: assi¬i|e: |ie¬¬e çaeiie
vea:secai:eaveeieµe:eçaei|e:aµasee:çais
neassi:à a::i:e:|a¬ea:ceee:ie¬¬eee::esµe:c
à |aµe:i:eaiiee:ei|eçaiessaiee:ee:ecavei:µaµa.
xaiieace:e¬ue:a¬ea:easeceeeaxçaiiai¬e::,
eiiees:a::i:eeµa:eeuxçai:eµ:ese::e::aocer.
- si]eu:ie:s| a¬eu:ceee:ie¬¬e,eeiaµ:eave:a
çae;e :e sais µas si ¬aavaise.-c:ie µea: aussi
essaye:à :ea:µ:ixcevi:e:ee,e::eceee:ri:,e:
eieisissaa:cesie¬¬esçaiiaseeu:ise::e::eiai
i:sµi:e:: aaea:e aoxie:e L ie¬¬es aya:: a:
asµee: cimei|e ve:as·sa:aoe µeave:: avei:i ai:
aa:e:e¬ee:i:ceµe:ca::,¬aise|ieseaeieo:sea·
ve::uae,:a:cese:siui|i:ee:vui:e:aui|i:eaa:e;e:
neusessaye:s:ea;eu:scecissi¬aie:sa:ue
L'ÂGE DE L'ÉCOLE
L µiase saiva::e, seave:: aµµeiee - |a,e ce
|eee|e -,eaµa:ieis -| a,eca;ea²y sesi:ae:e:¬a·
|e¬eo:eo::esixe:d Ü. Ceb:ieçaivaie::ceia
Y µe:iecece|a:e:ee² cer:eac,ieeai¬eava::ia
128
:e¬
µ-:eceia
.
µaue::�
.
se|e:c:ikseo1 , |eµ:eu|e¬e
es:
aie:seeiace-L ¬cas:::eeµµeseeà |
n
c

ee·
n:e»_ eas::e:s � c:ie¬¬eœciµie:eoµo·
sao
.
:°¸ -ue:caee

:c,

e:esaisµaseoee:eacai:e,
��
s,eµax::ava:iie:aceve:i:,:aace:aµµ:eoc:e
@ e::e ao ueo µaµa ea a:e ueo:e ¬a¬aa
I'
·
C' 1
µea:
aveo::² es: e¬e¬e::ceceveieµµe:se:iea·
se¬e�: |es :aie:

:s
)
ai ve:: :eas µen:e:::e ce
ieoe::eo:e:µias¬ceµeoca¬¬e::ca:s|e c
E a :i

|
¬e: e.
¿ a: a eeee,oeas:eoee:::e:s:e,a|ie:e¬eo:

aa::es�:se::esçaeoesµa:e::s,e:oeas:eus
s·:

aeos ¬:ea

xia

e aax aa::es, ience:e::e ia·
¬·r
¸ 
�euseia:,:sseosoe::eeeoseie:eeceiavie
e:,e:e:ai

.
×eas ee¬¬�:,eos à exµie:e: eo :eas·¬-¬es
Iacui:e µe:e::iei Les a:eie:yµeseo,ea µeocao:
,e::e
(
iaseseo:e::aµµe::avee |'eiaeieoeee:|a
ce¬µe:eoee, e: si :ea: ¬a:eie uie: eeia oeas
ec:ie:.e

e�,:

cissao:ca:siiceeça�:easse¬
¬esexµen¬e::ese:eiaeaeessie::evaoeieoeas

e»eeo::eos ces cimeui:es, oeas oeas seo:i:e:s
±eaµauiese:ioie:ieu:s aaxaa::es M ;. c
:i
c
. e·+ e¬·
a,eo a¬ao:e:e e:::eas::ave:se:see::eµe::ece
ceµeocu

eaaeeaµcesµiasesµ:eeece::esa:a|ee:
e:ai

,ça:se::e:ee:eµiasie:ca¬eo:a|es;a:ie
se:::¬eo:ce:e::evaiea:e:ce:esçaaii:es
xa eeu:s ce

ia µiase œciµieo:e, oeas oeas
se¬¬es ¬

sa:es �� acai:es sa:s avei: aaeuae
ei�ee
A|a,ece1

eeie,oeas:ivai:seosavee:es
Par. n

easave:sseice:eee:oaissa:eeµea::es
µ
:�c

ae:.e:sneasave:sueseioceee::eie:¬ece
µia:s.:çaeieo::eaveà -::eµ:ecae:ii
sa:ieµ|aaas::eie,içae,|esµ:eu|e¬essu:ve:aa:
1 · Childhood and Society, ]. 232·234.
129
à cette période sont en rapport .avec
.
Me
.
rcure,
Jupiter et Satue, et les confguratio

s Impliquant
ces planètes tiennent le devant de la
.
scene. Mercure
donne des indications sur notre mtellect, sur la
manière dont nous apprenons, et sur notre assu­
rance ou notre manque de confance dans nos
capacités mentales. Mercure conce�e
,

n
<�
tre
notre dextérité manuelle et notre habilete a utiliser
les outils. Un carré Mercure-Satue peut do!ler
un esprit plus lent que les autres, et
c
eux qw ont
cette position se sentent donc peu surs de le
w
s
aptitudes mentales. lls ont l'imp

ession de devorr
travailler terriblement dur pour farre leurs p
;
euves.
Mercure en aspect diffcile à Uranus peut rrusonner
et penser différemment des autres enfants. Ceux
qui ont cet aspect peuvent se sentir étrangers et ne
pas savoir s'int�grer. U
.
n aspect Mercure-Nept
m
e
suggère un espnt
,

osrm9ue de type cerveau
.
dr<1t,
peu à l'aise avec l education traditio

e�e qw exige
une approche plus rationnelle

t �earr

de type
cerveau gauche. L maison IIÎ m t

u

eg��ment
comment la personne vit sa scolante. SI �on j
trouve Jupiter, c'est gé

éraleme

t �
,
domame �e
vie bien vécu, où l'on n a pas d mqwet

des. Mrs
Sate en maison ÎÎ\ suggère des sentrments de
doute ou d'insuffsance et des problèmes d'intéga­
tion. Avec Pluton en U, bien travailler à l'école et
être considéré comme un individu intelligent de
:
vient presque une question de vie ou de JOr . Ý �·
je travaille bien et réussis brillamment, Je Vvrai ;
sinon je serai détruit. ² Ce n'est natur

lle

�n
!
p�
le genre de pensée qui vous re

d tres a
.
lruse a
l'école. Comment être détendu s1 votre V

est
.
e

jeu ? De son côté la maison V concere
·
|acquJSI·
tion du savoir-faire, ainsi que l'apprentissage du
travail en commun, et les planètes se trouvant dans
130
ce
tte
maison seront probablement au premier plan
§ l'âge de l'école.
Vou� vous demandez peut-être pourquoi j'asso­
cie
Jupiter et Sate à cet âge. Jupiter est conceré
car
c'est le m?��

t où nous grandissons et élargis­
sons nos possibilites. Nous voudrions ressembler à
cert
.
ains héros et héroïnes que nous admirons.
Jup
iter e

t la carotte qui nous tire en avant, l 'envie
de
gran� et �e
p
rogresser. Quant à Satue, je le
lie �u frut que
,
si
,
l. o

�ous encourage à grandir, c'est
.-�,
.c¬c-·a imteneur de certaines restrictions et
lirutes. Par son système éducatif, la société essaie
de
nous �ormer pour f
�e d

nous de bons citoyens,
pour onenter
.
nos asprrat10ns (Jupiter) vers des
forme
.
s sat
u
ennes
A
acceptables
.
On nous pousse à grandir . e.t
,
a ac

rmtre notre créativité et notre producti't

, mrus en nous demandant de rester
dans les lirmtes de ce qui est normal ou légitime sur
le plan collectif (Sature)
.
t�··.
�.;--·:
�ette période va-t-elle être plus com­ pliq
?
ee pour ienfant ayant un aspect difficile entre Jupiter et Satue ?
- o
¸
.cel

se peu.t bien. Son désir d'explo­ ration et d exp

s10n (Jupiter) peut être entravé par Sature. H est si conscient d'être jugé et surveillé (Sat

e)
.
qu:il
,

peur de s'exprimer librement de maruere JUpitenenne. Un aspect diffcile entre Sa
A
tue et Uranus peut suggérer un dilemme du meme o

�e
. �s désirs extrêmement individualis­ �es e

creatif

d Uranu� peuvent être étouffés par le
.
esom
de suivre une ligne de conduite plus tradi­ tio
nnelle.
¨
g
A

e

Jup.iter-Sature, le problème peut être aussi lu1
d avorr les yeux plus gros que le ventre. C'est
! J!
une période où l'enfant essaie d'égaler les adultes et
üpeut ne pas respecter les limites de son â


,
_
d
_
e s
expérience et de sa taille. Cette forme d lnltiative
exagérée peut être dangereuse car
.
Ì'enf

 lt va
probablement échouer dans sa tentative, et il peut
garder toute sa vie l'impression d'être un raté,
.
ou
continuer à l' âge adulte à faire de grands proJets
irréalistes et voués d' avance à l'échec. Les individus
ayant Sature en carré à Jupiter ou Neptune sont
souvent douloureusement conscients de la diver­
gence entre ce qu'ils auraient aimé être et ce qu'ils
sont.
L'ADOLESCENCE
Hme reste très peu de temps pour vous présenter
la phase de l'adolescence qui se situe entre d
douze ans et dix-neufvingt et un ans. Pendant
cette péri�de, vous émergez du sein de la famille
pour entrer dans la société, un peu comme une
nouvelle naissance. Au cours de l' adolescence,
toutes les étapes précédentes de croissance sont
récapitulées et refont surface
.
Tout ce qui n' a pas
été résolu au cours de la phase orale réapparaît.
« Ce monde est-il mlieu sûr pour ma survie ? » Les
sentiments et les ,.··c·-·non résolus de la phase
anale réapparaissent aussi. « V ais-je être
.
à la hau­
teur puissant et effcace, bon ou mauvaiS, face au
mo�de ? ³ Et les problèmes œdipiens resurgissent
de plus belle. « Comment vont se
J
asser mes

ela­
tions ? V ais-je avoir du succès et attrrer ceux qm me
plaisent ? Ñ
«
Une des choses les plus intéressantes que j'a
entendu dire sur ce passage difcile de l' adoles­
cence, c'est qu'elle offre l'opportunité de réparer ce
132
qui s¸est mal passé
.
dans l
'
enfance. Ls mêmes
pro
blemes vont refarre surface : si votre mère ne
vous a pas semblé
_
sécurisante dans votre enfance
vous
ne vous sentirez pas en lieu sûr lorsque vou�
vous aventur

rez dans Je monde au cours de J' ado­
lescence. �aiS vous pourrez en revanche travailler
plus �onsciemment sur ces sentiments et modifer
certainS de vos ,.··c--· d'enfance. Un de vos
professeurs put r

mplacer votre mère pour vous
p

rm�ttre de pro]

t�
;
_
ce
:
taines de vos attentes
negat
ives. U

� amitie mtime peut cicatriser VOS
bless
1
r

s œdi

1ennes. Et en grandissant, vous allez
acquenr certames techniques et compétences qui
vous permettront de vous sentir plus efcace
'
face
au monde que lorsque vous hurliez votre impuis­
sance dans votre berceau.
Lpréoccupation essentielle de !'adolescent est la
recherche de sn identité. H passe des heures
dev
,
ant l
,
a
_
glace à essayer de comprendre qui uest.
II
.
s

xpe

ente sous différentes formes en jouant
diff

rents r

les. Et la quête de son identité sexuelle
deVIent temblement urgente.
�n p

ut classer en gros les adolescents en quatre
categones ou 1J1?es principaux • Il y a tout d'abord
le typ

.o-;o·¬.··c: ceux qui se marient générale­


nt Jeunes sans remettre en question les valeurs et
I

aux de leur famille ou de la société. Ils vivent la
�ere chose que leurs parents. lls ont en général
c
ans leur thème un fort accent Sate ou Capri-
ore. lls ne cherchent pas à affrmer leur indivi-
�_�
:
o
.
nceptions

ur les quatre typs d'adoleents proviennent
Pastor,j
e de c
?
nferences auxquelles j'ai asisté B la Wesrnster
galit sur
oundatJOn B_Londr

s (1979-80), données par le Dr M. Mar­
___¸ la psychologe du developpment (Developmental Pscho-
133
dualité et ne
conn
aissent pas la
révolte de l' adoles­
cence. Mais
plus
tard
dans la vie,
souvent vers la
quar
antaine (à
l'oppo
sition
d'Ur
anus à
lui-mê
me,
ou de
Saturne à
lui-mê
me), ils se
révolt
eront
vio­
lem
ment
contre les
contr
aintes
et les
conve
ntions
qu'ils
avaient
aupara
vant
accept
ées.
Autre
ment dt,
leur
révolte
adoles
cente
les
rattrap vers le
milieu
de leur
vie.
il y a
ensuite le type
.ec-t.
.·c
ce sont des
adole
scents
tacitur
nes,
roma
ntiques et
rêveurs.
Certains sont
extrê
mement
moralistes et
obsédés de
prfec
tion.
D'autres sont
des
révolu
tionna
ires en­
gagés
dans des
mouv
ements
progr
essistes. ils ont
en
général des
thèmes
fortem
ent
uraniens ou nep­
tuniens, avec en prime une
pointe
de
Mars ou de
Jupiter. ils
décou
vrent
la
méditat
ion
transc
endan­
tale à
dix-huit ans, et
pensent
qu'elle
va leur
per­
mettre
de
chang
er le
monde. Leur
vision
de la vie
est
systém
atique
ment à
l'oppo
sé de
celle de leurs
parents. Si les
parents se sont
lancés à fond
dans
l'alime
ntation
biologi
que et le
mouv
ement
paci­
fste,
l'adol
escent
idéaliste
suivra le che
min in·
verse Ý 1 faut être
dur et
agressif pour
survivre
dans ce
monde
³¿ et il
devien
dra
punk
ou
autre
chose du même genre.
Le
troisiè
me type
d'ado
lescent
est
| »ceo
-.··c u
passe
son
temps à la
plage,
fait du surf et a
aban·
donné
ses
études. 1
peut
égale
ment se
drog
uer,
sniffer
de la colle, et
même
pratiq
uer la
prostit
ution
occas
ionnelle. Ü peut y avoir
dans
son
thème
de
fortes
tenda
nces
Jupiter ou
Neptu
ne, ou
peut-ê
tre
une
fascin
ation
pluto
nienne
pour ce qui est tabu
et
décad
ent.
On peut
étiqu
eter le
quatriè
me
¡
d'adol
esce
nt
comme
;·,c»o
;-·»cOn y trouve les
néo-n
azis,
134
jeun
esse du Front National en Ag
,t.-»c-e.et tous les divers uc/t.
·
��
··
'
¡
.
quelques
Chacune de ces quatre and
, ,
.
r

cherche d'une identité�Sur
¸¸c�teg�nes est
� la
uons astrologiques, j'ai remar ué
P an e� c�n;ela­
ayant des positions diffi
g
q
q
ue les mdiVIdus
1
1 adolescence des mome�t�
s
tr�
n mru�on U! vivent à
tion
associe la maison ÎÎÎà l'â
u�atsant

. Ltradi­
ans, et les planètes qui s' tr�
e csept a quatorze
renseigner sur l'initiation 'le
uvent

e
��
ent nous
de la personne concerné
p�sage �1 �adulte
minutieusement la maison �-
examl?erru aussi
se passent ses rapports ao
pour savorr comment
d'amour sont terriblement
�eux, car le�

stoires
cence. L maison
____
eu

portantes a _1 adoles-
ti?n� sur l'attitude enver"la  ��t
ts u�forma­
dec_nt les rapports sociaux avec 1
. mruson 7
amis, essentiels à cette époq d
e
l
s �oupes et les
Pour co

1
, ue e a vie.
cence
,
il fa
��1¸��
preocc

pations de l'ado
l
es­
progressions import
���
entivement les tr�sits et
ans et dix-sept/dix
-
huit an

enant entre dix
/
onze
Pluton pendant cette

.
Ne per�ez pas de vue
type très proche de l'ad
e, car c est un arché­
ta
nt qu
,
enfant et v
o es�ence : vous ¬o.-c:en
mythe de l'er'
ous ·c--..·c:en jeune adulte L
Pl
evement de Persépho I
·
uton est en analogie avec l' d 1
ne par e dieu
commence alor
, a o escence. L'histoire
que l'on a
que_Pers�pho�e est une petite fl e
Printemp'��
1'
��fs��â
'
la Jeune vierge. C'est le
Ele s'amu
.
I e est couvert de fleurs
se InnOcemment dans les prés ave�
1 . ÎOUI Uc5 Ì cCau`CI55cmcDI5 CO I ´
¬

OUaÎrW ]rOUÎ5aD¡ UUtaD
Dp cmcD!æD

5 5Ur Ìc5 QrOgr
g
55ÎOD5
• Uc NaDC) ÅDDc 1a5!Í
¡CcI¡c]Ha5c,)CVOU5rcCODDaDUcÎc
,
·
~·~-.
·{¶Or[
g
aC)

·-

t
·-,····.--· r.~·-
a aDUcÎc
 
Lcr 1984).
135
diverses déesses vierges, et vit sous l'étreinte pro­
tectrice de sa mère. C'est alors que Pluton vient
l'enlever, l'emmène aux Enfers, la viole et l'épouse.
Ce qui se produit pendant l 'adolescence est du
même ordre : nous sommes éjectés de l'innocence
de l'enfance, souvent lors d'une aventure amou­
reuse ou d'une rencontre sexuelle, et des senti­
ments et émotions profondément souterrains re­
montent à la surface. L'adolescence n'est jamais
une transition facile, mais si Pluton est impliqué
dans une progression ou un transit important au
cours de cette période, l'arrachement à l 'enfance
peut s'accompagner d'un surcroît d'angoisse et de
bouleversements.
Je vais illustrer tout cela en prenant le cas d'une
femme dont le Soleil est à 1° du Scorpion et Pluton
à 13° du Lion. En progression secondaire, le Soleil
est en carré exact à Pluton à l' âge de douze ans.
Sans même parler de cette progression, cet âge est
de toute façon plutonien par les changements
physiques fappants se produisant dans le corps à
l'approche de la puberté. Or la flle en question a
-.··.une progression importante impliquant Plu­
ton à la même époque. C'est comme si Pluton
redoublait de force, et l 'intensité dramatique du
changement est accentuée. Elle est en train de
développer ses caractères sexuels secondaires, sa
poitrine se développe, sa pilosité pubienne apparaît
et ses règles vont commencer. Jusqu'à l'âge de dix
ou onze ans, elle a peut-être encore pris des bains
avec son père, mais tout change maintenant. Son
père n'est plus aussi naturel avec elle qu'il en avait
l'habitude : elle devient plus féminine, et il
ressent de la gêne et de l'embarras. Elle peut
assimiler ses désirs sexuels naissants avec
perte d'intimité avec son père. Elle a l'u
·
no:ressio
n
136
qu�il lui arrive
quelq
ue chose
de
fâche
.
attrre que
des
désagr
ém
ents
Pl
ux, qw ne lui
elle peut conser
v
er un senf
·
us t

d d

s la
vie,
culpabilité
ou
de m
alaise
un!
nt
� �
cert
itude, de
nature.
ur e cote
sexuel
de sa
Lorsqu
'un
des
parents de l '
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de son adoles
cence
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_�_ .
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* Ì sa mere
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ue Sat
'
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·
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Uranus ou
Plu-
. ants ou se m� : c
par progression au
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d l ' d l
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dépenda
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l'enfan
.
omm
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pass
age
de la
l'adulte
ne
s'est
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e aux
re

pons
abilités de
ressentir plus
tard le

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r

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revivre
cette
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m
un
retour
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e
peut
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her à re'g
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elleme
nt. Ü
, esser vers cett
vecue
ou
ces
envies
adole
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e ewa
nce
non
qui n'a
pas
connu d'enf
scen�es
Insati
sfaites.
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éprou­
ç
¸ivoul
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rester
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devenir
adulte,
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ce
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Ü]
n a pas vecu
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de
ans
e mo
nde et la
sociét
é.
t

·.c.;
--·
.
Q . ue
pens
ez-vo
us des
enfants nés
dans
137
les années soixante au moment de la conjonction
Uranus-Pluton en Vierge ?
uo«-·e Vous soulevez un point intéressant, en
rapport avec ce que l'on appelle les aspects de
génération. Toute une génération née approximati­
vement entre 1962 et 1968 a la conjonction Ura­
nus-Pluton en Vierge et atteint maintenant sa
majorité. Sur le plan historique, c'est une période
d'accélération et de changement. Le monde a eu un
coup de folie. L'Amérique est devenue ^ dingue ~
après l'assassinat du Président Kennedy, puis ceux
de Martin Luther King et Bobby Kennedy. Les
enfants nés à cette époque sont arrivés dans un
monde où les vieilles valeurs et mœurs étaient
contestées et renversées, comme le décrit la
conjonction Uranus-Pluton. C'était l'explosion des
années soixante avec la liberté sexuelle et la révolte
contre . c··-:/.·»¬c-· Les enfants ayant cette
conjonction dans leur thème atteignent maintenant
leur majorité. LVierge est le signe du travail et des
travailleurs. En Angleterre, ces gamins sortent de
l'école pour chercher du travail dans un pays où
sévit le chômage, où tout ce qui concere le travail
est en crise. Face à cette situation, de nouveaux
systèmes sont mis au point pour améliorer les
perspectives d'emploi de la jeunesse, comme le
travail à temps partiel et la semaine de quatre jours.
J'ai entendu parler de quelqu'un qui serait prêt à
payer celui qui lui trouverait du travail. H s'agt
certainement d'un revirement uranien des affaires
Vierge. Certains se montrent très créatifs dans leur
recherche d'emploi, et d'autres retourent leur
rage, leur nihilisme et leur sentiment d'injustice (la
conjonction Uranus-Pluton) contre la société. L
mouvement punk cherche à choquer par la ma·
138
Thème U" 1 + Mandy
J dat
&
>

s�uci
de
discré
ti�n.
e de
natssan
ce est tenue
secrète
the
me a été
calculé
A
*
Uri
ch,
Suisse l l
par . strodt
enst,
Pos!{ach
CH-8033 ' se on e systeme
Placidus.
,
4
139
m ère d'habiller et de parer le corps, questions liées
à la Vierge. Autrement dit, les punks
_
se se
���
t de
leur corps pour dire ce qu'ils pnsent a la societe. Et
d'autre part sur un plan pl
� J
O

itif, on
.
note un
intérêt croissant pour la sante, |alimentat1o

et les
médecines alteratives, car la Vierge est le signe de
la santé.
, ,
Le temps passe très vite. Nous f  ons en gene-
ral à 17 heures 30, et i nous reste juste un moment
pour présenter un thème au tablea

et

ettr

e

application ce dont nous avons parle auJourd hw.
Quelqu'un veut-il proposer son thème ?
Voici le thème de Mandy. Voyons les proges­
sions de la Lune dans l'enfance.
Al'âge de trois mois, Mandy, votre Lune progres­
sée est conjointe à Jupiter, donc

ous n'êt
�?
pas
trop mal lotie. Vous contactez Jupiter par 1 mter­
médiaire de votre mère, et de plus cela s

passe e

maison VII. J'ai l'impression que votre mere de

ait
se sentir très bien et que sa relation avec votre pere
marchait bien à cette époque.
«.-e, Je sais un peu ce qui s'est passé d'

près ce
que ma mère m'a raconté
.
Elle s'es

manee avec
mon père juste un an avant m� naissance,

t sa
materté lui a permis �e c
<
nsolider

on m
��
g

.
Elle était contente de 1 avorr et sentait que c e

tait
ce qu'il fallait faire. Elle était soulagée de s'etre
mariée comme tout le monde.
no...·e Donc au début vous vous sentiez bien
avec elle. Mais à l'âge de six mois, votre Lune
progressée est en carré à Pluton et commence un
qui nconce avec Neptune
.
Donc qu

lque chose
change. L'accent n'est plus sur Jupiter, et v

:s
découvrez Pluton et Neptune à travers votre mere.
140
sav
ez-vous ce qs'est passé lorsque vous aviez six
rois ? Quelque chose qui implique un bouleverse­
ment ou un changement ?
«.
-e, ·Elle est retombée enceinte. Mon fère a à
p
u près un an et trois mois de moins que moi.
nc
«.·eDonc la Lune progressée arrive sur Plu­
t
?
n et �otre

ère tombe enceinte. Vous n'avez que
siX
mm�, mais vous sentez un changement et cela
vous fait peur. Pensez-vous qu'elle désirait vivre
une
nouvelle materté aussi vite ?
«.-e,: Non, je ne pense pas que cela lui ait fait
plaisir. Elle m'a dit u n'y a pas longtemps : « Je ne
comprends pas pourquoi tu te sens une enfant non
désirée alors que tu as été la seule qui ait réellement
été progrÜ ée. »
nc«
ª
·e L Lune est en carré à Pluton par pro­
ges

IOn, et elle e
.
st bouleversée d'être de nouveau
encemte. Elle brOie du noir, peut-être même est-elle se

rètement furieuse, et vous le sentez. Les pre­
rers rapports avec votre mère démarrent bien avec Jupiter, puis rencontrent des diffcultés avec Plut<n. Al
!
début pleine d'espoir et de promesses, la relation debouche sur un sentiment de malaise et de menace. Cela vous rappelle-t-il quelque chose ?
«.-e, Ou, c'est vrai. Lorsque je débute une no
.
uvelle relation, tout me semble en général mer­ �eilleux.
Puis je me mets très vite à penser : « Atten- Ion, ça va sûrement mal tourer. »
"
o
¿
.·e Une Lune conjointe à Jupiter et en carré
a
uton : les sentiments commencent par être
1 41
expansifs et ouverts (Jupiter), mais ensuite un
élément de peur et de danger (Pluton) s'insinue.
Cette confguration nous suggère donc un ;.··-~
ou une attente qu'il peut être utile d'étudier. Nous
en avons remonté la piste dans le passé en explo­
rant la relation avec la mère. Et l'on peut égale­
ment réfléchir à la manière dont il va réapparaître
dans les autres relations. C'est ce que j'entends par
étudier et comprendre un ;.··-·- U est ensuite
possible de travailler d'une manière plus créative
avec les principes planétaires impliqués, mais nous
n'avons pas le temps de le faire maintenant.
Continuons néanmoins à regarder ce thème.
L Lune progressée est en carré à Pluton et en
quinconce à Neptune et Satue du sixième au
dixième mois après votre naissance, alors que votre
mère se voit imposer une nouvelle grossesse. Vous
ne vous sentez plus aussi bien avec elle, et ses
problèmes personnels 1
'
empêchent peut-être de
bien s'occuper de vous. Puis, quand vous atteignez
l'âge d'un an environ, votre Lune progessée fait L
sextile à votre Mercure. Que se passe-t-il ? Un
déménagement ? Mercure indique parfois L dé-
ménagement.
«.-e, Oui, nous avons déménagé lorsque j' avais
un an.
nc«.·e Vous voyez, la simple étude de la Luc
progressée peut nous révéler énormément de cho­
ses. LLune progressée en Taureau est en sextile à
Mercure en Poissons. L sextile suggère que
déménagement a été bénéfque.
142
«.-e, Ma mère détestait l' dr
.
,
E
l
le a préféré celui où ·nous a
en Oit ou �e suis née.
vons emmenagé.
nc«
.·e L naissance de votre fère
.
alors que la Lune progressée est
, se produit
et en maison VIn C'
.
Jassee en Gemeaux
h
.
+ est mteressant 1 L
c ange de signe et de maiso
• a une
mère sous un nouveau
.
our
n et vous, voyez votre
n'est plus toute à vous
J
do
; Elle se dedouble, elle
partager avec votre fère.
renavant, vous devez la
«.-e,
J
e suis en train de al m
Lorsque j'avais à peu
,
c c er quelque chose.
avons quitté 1
,
pres quatre ans et demi nous
pense que ma Lun
eterre po,ur l' Australie,
'
et je
loin de mon L
e progressee ne devait pas être
ranus en Cancer e
.
cette époque.
n maison ¡vers
nc«.·e Oui, cela conc d b'
.
tenant de côté la Lune r
or e I�n. Laissons main-
ce que
donne
l'opp
osi

o

gr
J�
see.
J
e
!
e demande
Neptune. Je vous ai dé'à
,
M�s a Satue et
aspect comme d'
� parle aujourd'hui de cet
avec
l'im
pressi
on
un
qu
«
e
ce
l
ntr

de
contr
ôle »
exté
rieur,
+
a VIe est plus p
SI, ou un sentiment d
,
.
.
wssante que
cité.
Impwssance et d'inefca-
×.-e, En 1959 a
.
, . .
est
tombée de
, ors que ] �vais SIX ans, ma mère
,
nouveau encemte et d
,
.
sance a une Ý chose T 1
,
a onne nais­
à
l'université E
». s �nt ,encore dans un bocal
a été très dé
.
n-
e
,
est rentree a la maison malade et
P
le
urait la m

r
t
d

e
b
���
dan
� q
u

lqu

s années. El
l
e
ann
iversaire
.
  qw etait ne le jour de son
143
no«.·e Satue passait alors dans votre maison
\U la maison des frères et sœurs, et cela corres­
po�d à la mort de l'un d'entre eux et à la dépression
de votre mère.
«.-e,. Au cours des années suivantes, ¡ai dû
m
·
ocupr de mon frère et de ma sœur plus Jeunes,
à cause de la dépression de ma mère. ll me semble
que c'est ainsi que j'ai ressenti l'opposition de Mars
à Satue ¢ Neptune. On m'a confé mon frère et
ma sœur, et je n'ai jamais bien su comment m'y
prendre
.
no«.·e. Oui, Satue en transit traversait la
maison ¡ÍÍ des frères et sœurs à cette époque, et
c'est un domaine où vous avez rencontré des
difficultés. De plus, votre Sature natal régi
.
t le
Capricorne où se trouve la cuspide de votr

mruson
ÎÎÎ,ce qui donne encore une autre conne

on entre
Satue et vos frères et sœurs. Votre sentunent de
puvoir et vos capacités (Mars) sont op
p
osés à
Sature, qui à la naissance est lié à votr

mruson Í.
Cela n'a pas dû être facile de se "
:
orr confer la
responsabilité de s'occuper de deux Je

es enfants
alors que vous n'aviez vous-même que 5D ans.
Mandy : J'ai toujours eu l'impression que les gens
me croyaient susceptible de faire des choses avant
que je ne sois réellement prête à les assumer.
no«.·e . Ce que vous venez de dire refète �
;.··-·-dans votre vie lié à l'opposition de Mars a
Satue et Neptune
,
et qui s'est révélé lorsque vous
avez dû vous occuper de vos jeunes frère et sœur.
J'ai bien peur qu'il ne nous faille maintenan�
conclure
.
Mais n'oubliez pas qu'en cherchant a
144
rie
ux �
,
o
n
:prendre certains de vos problèmes d'en­
fan
ce lies
.
a cet aspect, vous entreprenez un travail
con
strctif sur vos sentiments d'inadaptation et sur
vos
peur

de
.
ne pas être prête ou à la hauteur face
à
vos
,
oblig�

10ns. Vous vous sentirez ainsi plus libre
de
reconcilier les principes de Mars, Satue et
Nept
une d'

ie nouvelle manière
. L Soi suprême,
quel
que soit le nom que vous lui donnez ne vous
dot
.
e yas d'un aspect ou d'un ,.··-~just� pur le
plrusrr de vous torturer.
J'espère que ce séminaire vous aura ofert à tous
quelques lignes directrices pour découvrir et mieux
comprendre vos opinions sur la vie et vos ,.··-·-·
tels q

'ils apparaissent dans votre thème. H vous
appartient dorénavant de travailler à en moder ou
chan

er certains
,
��
tant que faire se peut. Il est
cert

m qu

le passe mfluence votre manière de voir
la
.
vie
,
m
.
rs votre avenir dépend de ce que vous
frutes maintenant.
DEUXIÈME PARTIE
LE
MAR!ACE PARENTALDANS
LE TH£MEDENA!SSANCE
pæ Líz GrCCnC
:·,.·--···o-·e-·patterns.
Thoma Fu  er
ARRIÈRE-PLAN ARCHÉTYPIQUE ET
IMPUCATIONS PSYCHOLOGIQUES
Nous allons aborder dans ce séminaire le thème
du mariage parental tel qu'il apparaît dans l'horos­
cope, ainsi que ses implications dans les relations
interpersonnelles. L mariage parental n'existe pas
seulement dans la vie réelle, il est aussi une image
archétypique, et c'est cette dimension que j'aime­
rais examner tout d'abord. L pouvoir du mariage
des parents sur la psyché de l'enfant, puis sur les
,.··-~relationnels ultérieurs de l'enfant devenu
adulte, provient en grande partie de cette dimen­
sion archétypique, car les parents réels sont les
canaux ou les supports des parents archétypiques.
Ds sont pour I'enfant la Mère du Monde et le Père
du Monde, et ne deviennent des personnes norma­
les que plus tard dans la vie, si tout se passe bien (et
encore pas toujours). Une image archétypique
décrit un ,.··-·-ou une prédisposition envers un
genre particulier d'expression instinctuelle, une
expérience de la vie commune à tous les êtres
humains. L psyché humaine expérimente ces
pulsions instinctuelles comme compulsives, et donc
comme numineuses 1 , car elles surgissent de ni­
veaux que nous ne pouvons ni comprendre ni
contrôler. Pour exprimer la puissance des instincts,
eäe formule des images spontanées, comme les
dieux et les déesses de la mythologe, qui sont des
_I.
Tere jungen quaant une expérence qui évoue le O½.
·¤·T.)
149
autoportraits psychiques de ;.··-~.fondamen-
taux de développement.
, , .
Nous faisons tous, par exemple, l e

pen�nce de
la puberté, qui est un
c
arrefour biologique et
psychologque essentiel, ou
.
1
� nat

e sexuelle d

l' individu commence à se differencier. L puberte
s'accompagne de profonds
.

hangeme
1
ts

ur tous
les plans, émotionnel, spmtuel, aussi bien q

e
physiologque
.
ll est CO

ant,
.
J
Ot

ent, d
� .
vOir
un adolescent devenir tres religieux a c�tte P
.
en?Ce
de la vie et montrer un profond et brûlant mter�t
pour les questions spirituelles. Dans
.
la myt�ologe
et les contes de fées, la transformation de 1 e
?
fant
en adulte sexuellement �é:en


.
est fguree de
nombreuses manières, mrus
g
s agit presqu


�u­
jours d'un rite de passage, d'un processus d lilltia­
tion. L thème du « mariage avec la

ort »� par
exemple se retrouve dans le mY,the d Hades �t
Perséph�ne et dans l'histoire d'

ros et P

y

�e,
comme une image du passage de lenfanc

a 1, age
adulte, et de l'unité psychique
.
avec la m

re a µ
état de séparation et de conscience de s

1. Perse­
phone est une jeune vierge vivant en sym�10se av

c
sa mère sans avoir été touchée p

.
la VI

. Hades
l'enlève et l'entraîne aux Enfers, ou il ia VIole et la
pénètre sexuellement , ce qui la transfor

e d

s sa
nature essentielle. Elle ne pourra plus Jamais re­
trouver l'innocence de son état antérieur. Dans !e
mythe d'Éros et de Psyché, Psyché est condamnee
à mort et enlevée par son futur ép
<
ux, le
.

eu É
:
os,
qu'elle n'a pas le droit

e voir. Mrus a

ssltot qu

Ile
voit son visage, elle n est pl

la
.
meme, et ?Ien
qu'ils soient unis à la mde 1 �storre com
x
e
,
ils le
sont au début, leur union est d un genre different,
et Psyché s'est transformée.
Ces images d'initiation semblent
1DÛ
aux c�ange

ents physiologiques et émotionnels se
pro
dwsant a la puberté. Mais le même ;.··-~de
chan
gement, pénétration, transformation et renou­
vellement _Peut également décrire des événements
psychologtq
!
es survenant à d'autres périodes criti­
ques de la VIe. Autr�m
.
ent di
.
t. si l 'image mytholog­
que est
.
une descnption VIvante de l'exprience
pubertarre, celle-ct est elle-même une image d'au­
tres étapes de la vie où s'opère un mouvement vers
une conscience plus profonde ou plus large.
Lrsque nous ét

dions la !lature du mariage
p
a
ental dans le
,.
theme de nrussance, u s'agit du
mem� genre d rrage archétypique. L couple
f
<
re �ar les parents est un symble de la source de
vie, le heu de notre commencement. H représente
les Parents du Monde, dont l'accouplement dans la
mythologe symbolise le commencement du

o

de. Dans |

!11ytho
!
ogie grecque, par exemple,
|!-l mvers �st cree par 1 accouplement d'Uranus, le
dieu du Ciel, et de Gaïa, la déesse de la Terre. De
cette union naît le
.
cosmos manifesté qui, d'un point

e vue
_
psychologique, est en fait l 'individu séparé,
I
!
lc

e dans une forme physique. J'émerge de
luruon de mes parents, moi, mon monde mon

orps m µT�té. Cette union des parents co�porte
a la fOis un ruveau personnel et un niveau univers l
l source de 1 'être demeure un profond mystèr�
dont
.
le noyau est numineux, en dépit des progès de
1� SCI

nce
.
dans le domaine du développement de la
�e
,
bi
?
Iogque. Depuis des millénaires, la question
�D ou venons-_nous ª² a constellé, depuis les pro­
p
ondeurs de l'mconscient, l'image du couple des
are
nts du
Monde.
Ce thème change d'apparence selon les diféren­
!
es
cultures, qui vont accentuer ceOéléments et
l
lltrodu
ire des variantes de détail. Dans les civilisa-
1 51
tions méditerranéennes antiques, essentiellement
fondées sur l'agriculture, le créateur originel, l'Un,
est fém
. Ce peut être la mer, la terre, le Chaos,
la Nuit Mère ou le Grand Abysse. Ces représenta­
tions décrivent une divinité fém
e se fécondant
elle-même, si bien que le couple des Parents du
Monde demeure dans un cadre fém
. L déesse
possède un phallus et peut donc inséminer b
propre matrice
.
Ou elle s'accouple avec un serpnt
qu'elle a elle-même créé, ce qui revient au même,
mais semble plus décent. Dans les mythes du nord
de l'Europe ayant N le jour dans des cultures
nomades, reposant sur l 'élevage du bétail et des
chevaux et non sur les récoltes, c'est une divinité
masculine, incluant le réceptacle fémini, qui est à
l'origine du processus de la création du monde.
C'est également le cas de notre mythologie judée­
chrétienne issue elle aussi d'une culture nomade.
Au commencement était Dieu, et l'esprit de Dieu
planait à la surface des eaux. Les eaux fém
es
fécondées par l'esprit divin sont d'abord créées par
Dieu et se trouvent aisi incluses dans un cadre
mascul. De cette fécondation émerge l'œuvre de
la Création.
L'étude des mythes correspondant aux diféren-
tes cultures nous montre que l'accentuation varie
selon l'orientation particulière de chacue, et selon
la force de la nature ou l'instinct valorisé
.
Mais le
thème reste fondamentalement le même. Les Pa­
rents du Monde représentent la source de la créa­
tion, et la chose créée est « moi ». Tout cela semble
bien évidemment ridicule à l'esprit rationnel, ca
nous avons maintenant une connaissance suffsante
des processus de fécondation et de naissance pur
rendre superfue l' idée qu'Eurynome s'est accou·
plée avec un serpent. Nous disposons de
152
sortes de théories impressio
tion physique de l'univers n'

ante� sm: la �orma-
Ie P
ère Ciel et la Mère T
yant
;
,en a v�ravec
images prim
ordiales sont to
en
:
e. e
é
f
oms,
ces
|
·
.
UJ
O
urs VIvantes d
mconsc1ent, mchangées et t ´ L
ans
m
ontrent féquemment no
r

s ree es, comme le
plan ma
gco-my
thique que l

e

ves, et
�·.est sur
ce
parents, avant que l' ego individ
an
.
expe�ente ses
conscience ne se forment U


b
oule Siege de la
prendre itellectuellement
.
n e e !e peut cor­
pénis dans le vagin de sa
�ue son pere a mis son
l'un a fécondé l'ovule de
r
er

, et

ue le sperme de
parents sont des dieux t
au
/
e .
.
our le bébé, les
sépare pas encore. lls sont l'�
u -
y
wssants, qu
.
'il ne
les aspects masculin et fé
.
.
n
. d
a

ou�c� �ngmelle,
vient d'émerger. lis sont
_e a �IVIruté dont il
divins, c
a
r la vie et la mort
â
ne mve�tis de pouvoirs
leurs mains. IÌ me semble
u no
y
msson sont entre
à comprendre

,
que c� a peut nous aider
dique

du man
l
ag
our
e
qum 1 e
al
ffet Irrésistible et « fa ti-
.
parent sur l'' 'd
vient pas seulement d
, m  VI u ne pro-
horrible et
destr
ucteur
u carac
tere co
�plète
ment
leux, de ses propres ar

n
ou
.
au
C
OJ
tr
arre
merv
eil
­
est le modèle de la "re'at'
ts . le
ll
ma.zage des parents
Ion e e-meme.
, L'univers ne peut exister
,
rege entre le Ciel et la Terr
sans q�e !
.
harmonie
que l'existence de l ' f
_ ce qui reVIent à dire
entre ses parents S

.
n

t epend de l'harmonie
¸
ésacc
ord, la cr
é
ati
��
s
pe

e
r:¸
s du

on�e
sont en
ant ressent une énorme
¸�

e aneantie, et l'en-
l
�ge spectre entre « l'h
anxJe
!
e. Certes il existe un
me Ó
et l' .
armorue » et « la disharmo
e
ntr�
les
,�

J
ar
_
ite
d
d
'
un
équilibre sublim

chez
des
parents
h

�n e n

se retrouve jamais
rous à
l'intérieur
d
mams .
·
L est pourquoi les re-
u mariage parental ont des
153
réperc
ussion
s si
profon
des sur le jeune enfant et
plus
tard
sur la
psyché de
l'adulte.
Cela va
beau­
coup
plus
loin
qu'un
divorce
évent
uel
entre
le père
et la
mère
qui se
disput
ent la
maison, le
lave-v
ais­
selle,
et l'abo
nnem
ent au
u-.e-
-.
r.,-.·.Le cou­
ple des
Parents du
Mond
e, l'Our
oboros d'où
vient
la
Création, se
brise
en
deux, et tout
ce qu'il
contient de
vivant
ne
peut
que
succo
mber.
Naturel­
lement
aucun
couple de
parents ne
connaît l'har­
monie
parfait
e, sauf
dans
les
romans de
Barbara
Cartland
.
L vie de
chaque enfant impli
que
fatale­
ment un
certain
degé
d'anxi
été et
l'expé
rience de
la
sépara
tion, L il ne peut
exister
de
foyer où les
parents ne
fassent
qu'un,
comme les
Parents du
Monde
dans la
mythol
ogie
.
Mais,
dans
la tête de
l'enfa
nt, ils ne
font
qu'un, ou
devrai
ent ne faire
qu'un,
et les
prenù
ers
soupç
ons
qu'il
pourr
ait en
être
autre
ment
corre
spond
ent à un
processus
natu­
rel
d'éveil de
l'anxi
été,
gâce
auquel i-,o
de l'en­
fant
comm
ence à
émer
ger,
capable de se tirer
d' affa
ire avec
ses
propres
moyens de survie. Ou du
moins il est à
espérer que cela se passe ainsi,
L si
le
mariage parent
al réel est
vraim
ent
épou
vantab
le,
l'indi
vidu
s'accr
ochera
souve
nt,
même à
l'âge
adulte, au
fantasm
e des
Parents du
Monde
parfai
ts,
purs
uivant
cette
image plus
tard
dans
ses
propr
es
relations.
Entre
l'image
archét
ypique de
l' union des Pa-
rents
du
Monde et la
réalité
terres
tre de
deux
perso
nnes
qui
vont
leur
chemin
tant
bien
que
mal
en
faisant
de leur
nùeux
, il y a
fatale
ment un
écart.
C'est
pourqu
oi il
n'existe
person
ne qui
n'ait
expé·
riment
é
quelqu
es
dif cultés
conce
rant le
mari
age
parent
al. Tout
mariage parental comp
orte ses
fêlu·
res et ses
fssures. Ce
n'est
pas sur
l'éven
tualité
des
problè
mes,
mais
sur
leur
nature qu'il
4
\b4
sel
on moi, de nous interroger
. .
du
,.··---,présent à la naiss

en particulier au N
l'a
strologe. C'est un peu analo
ce,
'
l
ue nous révèle
J
u
ng à propos des cor lex
.
gue a a �emarque de
de savoir si l'on a des c�mp��'`
quest10n
t
'est pas
en a ; mieux vaut s intéresse
� car tout e monde
c
omplexes, et chercher à cor�
a ·�nature de ces
l'in
dividu et comment ils se ma�
n e ce qu'en fait
L'union des Parents du M
estent d�s �vie.
l'un
ivers ne sont pas des éve
'
n
on
e
de et
��,
creatiOn de
t ' l' L
'
ments es au tem
e a espace. expression Ý Uétait �
. .
ps
entendre que les Parents du M d
�e. OIS Þ lrsse
sablement dans l'r·
. on e s urussent inlas-
conscient ce q
·
st
ce q
ue décrit la théologie D
.'

e proche de
�ent sa cr�ation à chaqu�i�
=�;
e
:
ft c

ntinuelle­
dit pas · Ý Tiens, tiens, ils ont fait
_
¸. n e ant ne �
avant ma naissance. ² Les Ì

our neuf mo1s
tent constÜ  ent la
.
ar:nts , u Monde enfan­
la vie de l'enfant L
'
" VIe, recree

t a
.
chaque instant
réalité des parents p

s


arc�etyPique précède la
tive qui permet à Jung d'�
c est c�tte prspec­
pas une feuille blanche o
,
1
er que 1 enfant n
,
est
écrire n'importe quoi U
u �s parents peuvent
parental préexiste dan I
ne �age du mariage
l'apport de l'astrolo
.
s a
r
sych� ?u nouveau-né, et
rable, car elle a mo��
�n a m�¡ere a �té incompa­
e
st une ima e
.
.
e que, Sl e manage parental
¤0 "d
g o,·o·chez tout le monde h
Y u perçOt difé
, c aque
c
ouple réel des
re

ent et sélectivement le
f
ettes du masc

e
��
s
d
¸
M
?�
de. Les diverses
4
=sa ps ch
_
·
u emmm se manifestent
Mo
nde ex�ct
o oge comme le Père et la Mère du
c
ollecti
f
d
e
r
ent comme elles le font sur un plan
*expérien"d
es myt?es des diférentes cultures.
rente
pour ch
u manage

arental est ainsi diffé­
nas ce est
;
cun, de men:e 9ue le thème de
,.··-¬particulier à chaque indi-
1 55
vidu.
|
fai t que les vrais
parents
semblent souvent
scomprter selon ce modèle -;·.o-..et pssèdent
eux-
mêm
es des
thèmes
constit
uant de
superbes
suppo
rts
pour
les proje
ctions
de
l'enfa
nt, reste Ì
mystè
re
incom
préhen
sible.
Cette
diversité de
l'image
archét
ypique fonda-
ment
ale
du
mariage parental est fascin
ante à
explo­
rer,
car
elle
semble en
rapport
avec
les différents
;-··c

relatio
nnels
appa
raissa
nt ultére
urement
dans
la
vie. À un
niveau
encore
plus
profond, le
coupl
e
des
Parents du
Monde
et la
création de
l'univ
ers
sont
égale
ment
des images du
processus
créatif à
l'inté
rieur de
l'indivi
du,
constell
ées lors de
toute
activité
créatrice.
Ainsi la Mère et le Père du
Mond
e ne sont pas
seulem
ent des images
projetées
sur
nos
parents. lls sont
aussi !a
Mère et le Père à
l'inté
rieur de
nous, le conte
nant
corpr
el et l'insé­
minateur
spirituel, dont l'union crée toutes les
formes
d'expression de notre propre individualité.
C'est
ce
que nous
appelo
ns « être
créatif •·
D'autre
part l'unité intérieure d'un individu est profondé­
ment
influencée par l'image du mariage parental,
car
dans
b
psyché
, les
opposés vont
s'aligner sur le
mêm
e axe que celui
des
parents. Lmère
et le père
intérieurs
vont se traiter l'un l'autre selon le même
;-··c¬
présidant à l'expérience du mariage paren­
tal.
{´CI pourquoi nous ne pouvons espérer inté­
grer
nos
multiples clivages
interes qu'en
afron­
tant
ce
dilem
me du
mariage
paren
tal.
Cela peut expliquer pourquoi nos parents nous
appa
raiss
ent si
souvent en
rêe.
Lorqu
'on
travai
lle
en
prof
ondeur sur ce problème des
scissions dans
psyché,
on voit fréquemment se présenter en
l'ima
ge de ses parents au lit, leur
chamb
re, ou au
chose
du
même genre.
C'est
même
généra
lement
première fois que l'on pense consciemment à
156
par
ents au lit. Cette diffcult
,
à
imaginer délibe' ,
e que nous avons tous
.
rement nos par t
.
frure l'amour mérite réfe
.
C I
en s en tram de
général vaguement em

on. e a nous semble en
Est-ce qu'un jour ils ont
arr�ant ou comique.
justifer en trouvant toutes
vrauen

. · ·? On peut se
delies expliquant cette g
A
so
ll
rtes d excuses superf-
d
,
.
&
ene. nous sembl d'f il
Imaginer nos parents dé h bill,
e : c e
avec
passion, peut-être p
_
c
¸
q
.�
s, ou scaressant
o.
toute autre raison
u s son

trop
.
vie�,
renacle, et notre rire emb
.
,
Notre rmagatlon
C'est, à mon avis parce
arrasse cache autre chose.
tabou, un mystè�e sac

ue

ous touchons là un
permis de voir : l'acte d�
e
c
q
u � ne

ous est pas
cet�
e
.
image suggère souve

atio

. C est pourquoi
guenson est à l•œuvre d
qu un processus de
apparaît dans nos rêves o
ans la ¸syché lorsqu'elle
première fois. Si les are
u nos antasmes pour la
création devient im

oss
�¸
ne peuvent s'uni r, toute
gagner par la dépressio�
�et

ous nous laissons
Mais si notre ima
·
n
.
'
oupes de nous-mêmes
.
sexue
l
le de nos p
�atwn peu� concevoir l'union
produit cette image
¸��¸ ou 5I notre inconscient
qu
_
elque sorte avec la
eve, cela no

s

onnecte en
creativité s'éveille.
source de la creatiOn, et notre
��··.c.;--· Qu'entende -
.
lmconscient ? Comment
Z vo�
 
=
�ar clivages dans
thème ?
se miillestent-ils dans un
/.: Par clivage, j' entends
.
msoluble entre deux
un conflit apparemment
¸
xem
p
le entre l'inte
ll
ec
_
se
d
�·
soi-même, par
espnt et le corps 0
,
n unents. Ou entre
autres, et des él�s d
�����e l am¸ur et le besoin des
pe
nchants destructe
_e et
,
agressivité ou des
urs. ous avons tous en nous
157
ce genre de confits, inclus dans le
.
,-··-~ de
chaque thème de naissance. Mai

certains

emblent
capables de les accepter et de
.

vre consc1e

ent
les deux extrémités de la polante, alors que d autres
ne peuvent vivre qu'en optant pour l'une des deux
et en se dissociant de l'autr

.
,
.
.
On peut déceler ces conflits en etu�an�
.
certains
facteurs du thème, et notµ
ent �
quilibre des
éléments. Lorsqu'un élément particulier est sura�­
centué ou sous-accentué,
.
il y a
,
général

ment
.
c�­
vage. Un individu ayant hwt planetes

n s1g�es d �
et aucune en eau va évidemment s 1dentif

r tre�
fortement avec le côté rationnel de ��psyche, et il
aura de gros problèmes pour accueillir et accepter
ses sentiments
.
Un autre ayant la plupart de

es
planètes en terre, et �quement
.
Pluton en �
1
on
pour représenter le feu, VIvra un clivage ent

e d
,
une
part les sens et le monde physique, ce derruer etant
le côté de sa psyché auquel us'identife,

t d'�'
;
ltre
part le royaume de l'imagination et de
.
l'mtwtlOn.
C'est l'une des manières de déceler les clivages dans
un
thème.
h'
On peut également trouver dans � t
.

me un
leitmotiv suggéré non seulement par l eq�?re des
éléments mais aussi par les aspects et pos1t10

S en
maison. Dn considère qu'un motif est �o
x
;unant
lorsqu'il apparaît plusieurs fois de façon different�.
Prenons l'exemple d'une personne

yant son Sole
.
il
en Verseau trigone à Uranus en G

meaux, t
a
.dis
que Vénus est aussi en Verseau mais en

ppos1t10n
à Pluton et en carré à une Lune en Scol10n. Nous
pouvons immédiatement déceler un clivage,
,
u
;te
oppsition visible entre deux
.
!
endan

es suggeree�
par le thème de diver

es m

eres. C est comme Þ
l'on avait dans la meme p1ece deux
antithétiques par leurs motivations et leur compor·
158
te
ment. D'une part le côté B, mental et rationnel
est
accentué, et il donn

une vision de la vie impr­
s
onn

lle, accordant moms de valeur aux réactions
émo�
o�elles

t
,
sentimentales individuelles qu'à
une . ethiqu
<
generale
.
et ades préceptes de vie

ppli

ables a
,
tous. Mais d autre pat, le côté eau,
emotionnel, egalement très fort, dénote non seule­
ment beaucoup de sensibilité et d'intensité mais
sous-entend aussi un système de valeurs très per­
sonnel plaçant les besoins particuliers de l'individu
au-dessus de l'intérêt collectif. Nous savons que le
Soleil symbolise entre autres le pôle masculin de la
pers

nnalité. �

st

n étroite relation avec l'héritage
du pere,
p
rer ere mcaation de ce pôle masculin
rencontree dans le monde extérieur. L Lune en
revan

he
,
sym�lise le pôle féminin et se trouve
associee

la mere, première expérience de ce pôle
rencontree dans le monde extérieur. L'exemple
astrol

gi
9
ue que je viens de citer peut être étudié
sous �erents an�es, mais si nous y cherchons un
prtrait psychologque de l'individu, il est essentiel
de C
?
mpren�e q

e ce genre de confguration
suggere un clivage, mtervenant également entre les
parents, et donc entre les Parents du Monde.
�erso
lli!
e n'est exempt de clivages. Même un
theme tres harm

: e
l
, n� présentant pratique­
m
:
nt aucun cont, va rmpliquer un clivage du fait
meme de son harmonie, car ului manquera fatale­
ment quelque chose s'il est si méloieux. C'est l'un
des
p
aradoxes du grand trigone, auquel la tradition
attnbue chance et bonheur, et qui purtant sur le
_
lan
psychologique, implique toujours l'ac�entua­

on d'un
.
élément et donc la carence d'un autre.
h
es c

mfits
,
semble

t être inhérents à la nature
t
�a

. L astrologie nous permet de les localiser
res
rapidement. Dans un thème, ces clivages repré-
159
sentent non seulement nos propres contradictions,
mais aussi nos parents, que nous ressentons comme
des pôles opposés correspondant a

fon�emen

masculin et fém en nous. Celw qw a h
wt
planètes en air et rien en eau va prob

bl

ment
expérimenter l'un de ses parents comme Ü¡ 1 autre
étant la pauvre eau négligée. Ces élé

e

ts opposé

,
réfexion contre passion, sont archetyp1ques, mats
nous allons commencer par les percevoir chez nos
parents comme un confit d'aspirations humaines.
On peut se demander si n

s Iarents
,
corres
p
ondent
effectivement à la descnptlon qu en fatt notre
thème mais il nous est impossible de sortir de
, A
A
nous-mêmes pour le voir. Notre pere ou notre mere
ne sont évidemment pas uniquement composés
d'air ou d'eau même si, pour un observateur
extérieur ils se�blent réellement posséder les ca­
ractéristi,ues de ces deux éléments. Quoi qu'il en
soit, ils sont en général d'excellents supports nous
permettant de vivre ce qui, au fond, nous appar-
��
.
Í scénarios parentaux accompagnant ces di:
vages sont eux aussi tr�s arc�étypiques,
.
c
�Ill
e s
,
I
les scripts avaient éte secretement distnbues a
l'avance. Pour poursuivre l'exemple de la personne
air n'ayant pas d'eau, l'un des parents, générale­
ment le père si le Soleil est en air, joue le rôle de
l'individu foid détaché, insensible, qui vit dans sa
tête et ne peut exprimer la chaleur du sentiment.
L'autre, généralement la mère si la Lune est en
.
eau
ou fortement aspectée par Neptune ou Pluton, JO

e
le rôle du parent hypersensible, insatiable et
.
frstr�,
ignoré et négligé, perpétuellement meurtn,
.
b

uil­
lant de colère rentrée, mais apparemment V1Ct1m
e
et d'une patience à toute épreuve, et en génér�
rejeté par son partenaire. J'exagère, bien sûr, mros
160
le
s ex
.
emples ne manquent pas. On peut évidem­
ment mverser ce tableau si l'on trouve huit planètes
en eau et
.
rien en air e
� penser que l'un des parents
est �ectivement d

mmateur, possessif, puissant et
maru
J
ulat

ur, tandis que l'autre est faible, absent
distr
ait et mcapable. Voilà le principe.
'
ü s'agit en réalité d'une dynamique interne à
l'œuvre
_
dans l'individu. L côté air écrase le côté
eau
,
en etouf

t les réa

tions émotionnelles spon­
tanees, et le cote eau, furieux et fstré, se venge en
acca�lant la p�rsonne d'humeurs négatives et dé­
pressives. Mats cette dynamique intérieure est
di�ficile à
A

aîtriser. Parfois l'image inverse appa­
rrut : le cote eau écrase le côté air en faisant un
drame de tout et en dépréciant les efforts de l'intel­
lee

pour se J?Ontrer objectif et prendre en considé­

atiO
I
le po

t de vue d'autrui. De plus en plus
unpu:ssant et !

efcace, le côté air se venge par des
p;

ees obsess10

e�es négatives. Nous sommes
generalement possedes par l'un et inconscients de
l'autre

et cette attitude se reflète dans notre ten­
dance a prendre le parti d'un parent contre l'autre.
Lorsque nous parlons de notre enfance, à moins de
�ou� montr
;
r particulièrement respctueux et
eqwtables, 1 un va paraître gentil et l'autre mé­
c?ant
:
�os parents constituent le premier champ
d ex�nence de nos confits, et à l'inverse ces
confts dominent notre image du mariage parental
En
règle générale, l'intérieur et l'extérieur sont !�
refet l'un de l'autre. Si le comportement des
Parents correslond bien à cette image, c'est parce
'ue
.
les temperaments oppsés ont tendance à
·�ttt
;
er
.
mutuellement et se marier. L clivage
arch
et

Ique n'a pas encore été intégé, et on
�ratt probablement en remonter la piste sur
P USieurs générations
.
L personne ayant ce clivage
1 61
thème
doit
donc
essayer d'en
dégager
dans
son
, .
quelqu
e chose de
creatif
.
Ls
gens
décriv
,
ent
.
souve_�e�
_���,_
��
manière très
arche
typiq
ue.
h
.
d il ne nous
,
' t
elqu'un
de tres
( ¡
père etr qu
d'affec
tion » et on
trouvera
montrait p�
beauc
oup
. onction S�leil
-Satu
e ou
dans
son
theme une
con]
Uranus
en
maison Î,
un
carré
Soleil-
Uran
�,
e��
.
« Ma
mère
était très
Un
autre
vous
expliq�
.
le tem s et mon pre
dépres
sive,
�:_pl
��
ai�¸
��
t
par le �êpris. » Et on
se
conten
tait
e. a �
Lune-
Neptu
ne, un car é
trouve une
conJon

on
e en
Poissons
opposée à
Lune-
Pluton, une
un
enre Uest diffcile
Jupite
r, ou
quelque c�os


�:
e
g
ce ¸ue
l'on
vous
de
savoir
d�s
que e
ai
Chaque fois que j'ai
raco
nte est obJ
e
C
ti
V
emen

vr
il
�·
a semb

que leur
pu renc
ontrer
les
paren
'
¹ à ce qui
m' avait été
comp
ortem
ent �
orr
!
spond

lait
plus
évident
chez
décri�,
même _.c
´.`u'��
et même si leur
propre
certruns que
,
c
.
ez
,
,
tential
ités sur le plan
thèm
e sugge
rai

d autr
_¸�
ent
plus
l' ego et la
relati
onnel.
Mais.
app
t faibles
plus le
comp
rte­
consci
ence de sm son
l
.
d�min
er par
l'inc
ons­
ment a tend
.
ance à se ai
,
sser
s Sans
doute
n'y
a-t-i
dent c
?
llectif
e

.
se
di

;
che�yp
:
t
entièr
e, en
partic
u ..
que
tres
peu d m N us a P

,
d t
ù le
lier
chez les
génér
ations
prece
en
.
es,
,rson
nelle
. al était
contr
aiga
nt et
l'expr
essiOn
.
socl
.
,
.
e arché
typique du
mma
ge
restre
mte
.
L unag
dr
ssession non
seule
ment
tal
semble
pren
e.
p
L
��·�cnrd
l'enfant
,
mais
aus�l
des
parents
.
ue
nous
entre
une
projec�
IJ- et .�s
�'¨"
a"n o
¹ ��r' V#
choisi
ssons
est tres
etrang æ
+ ×
mais
nou
s
est
presq
ue

ou
j
our

t
�:¸���,,�ment �u u.-. ¯
donno
ns une
mterpre a
162
En fait, au lieu de se demander à longueur de temps
si l'image du mariage parental décrite par le thème
est dans la réalité objectivement « vraie », i me
semble plus créatif de réféchir à ce qu'elle peut
nous apprendre sur nous-mêmes.
L'image subjective du mariage parental est teni­
b
lement importante sur le plan intérieur, qu'elle
soit
comée ou non par les circonstances objecti­
ves
.
Elle correspnd à la manière dont les pôles
opposés de la personne se traitent mutuellement.
L'exemple de nos parents nous est très utile, car si
dans notre thème apparaît un clivage, vécu par nos
parents dans leur mariage de manière destructrice,
nous ne savons alors comment nous en sortir, car i
nous manque un modèle. Nous avons souvent
l'impression de ne pouvoir résoudre ce que nos
parents n'ont pas non plus résolu, quelles que
soient notre révolte ou notre conviction consciente
du contraire. S'il ne règne aucune harmonie entre
les Parents du Monde, nous gandissons avec la
conviction que ces conflits ne peuvent déboucher
que sur l'échec et la souffance
.
Cette impression
s'accompagne d'un sentiment d' accablement et de
profond désespoir, parfois masqué par de très
bonnes défenses. Les gens évitent souvent la rela­
tion, lorsque le mariage parental ne leur a montré
que le côté destructeur du confit
.
Nos conflits
intérieurs présentent une dimension très créative,
mais L mauvais mariage parental nous prive du
bon départ qui nous aiderait à en prendre
cons
cience. L'individu peut alors faire absolument
n:�mp
orte quoi pour éviter de tomber dans le même
Piege
que ses parents. ll a peur de devoir expéri­
�ent
er cette souffance qui lui semble écrasante et
��sup
portable du fait qu'il n'entrevoit aucune solu­
tio
n. ll peut compenser en se dissociant ou s'enfuir
163
dans ün monde imagnaire pour é�
ter cet
,
en�oit
irrespirable où il a observé un confit archeoPique
insoluble. TI peut en arriver à nier �e

sentiments,
par peur de ressem?
ler a� parent qw n �co?Du
que
la frustration, ou s'mterdire toute unagmauon, �I le
parent ayant choisi cette voie n'a µ� e

vy�
décemment et a connu l'échec. PourquOI swvrrt-il
un chemin conduisant à une telle souffance ?
Les clivages suggérés par un thème peuvent n
.

us
permettre individuellement de trouver une mrere
unique, féconde et authentique
.
de no

s ex
p
nm

r
dans la vie, pourvu qu'une

elauon pwsse s etablir
entre les pôles opposés. Mrus les gens
,
sont so

vent
si intimement persuadés que le probleme �s� J?So­
luble qu'ils étouffent leurs propres potentialites et
inhibent d'importants aspects d'eux-mêmes. Plus
grande est l'impression de conflit entre le

parents,
plus fort sera vraisemblable

en

l� �enttmen

de
désespoir sur ses propres confits mtene:rs. Je tiens
à souligner l'importance du
,
mot «
.
sentrment »,
,
car
il s'agit d'un sentiment de desesprr plus que d une
réalité. Mais il ne sufft pas de se le dire pour en être
convaincu.
TI semble que le nombre des scénarios parentaux
ptentiels soit limité, tout comme le nombr

des
planètes. Cela va beaucoup troubler ceux qw. sont
prsuadés que leur ,.··-~parental

s uru
q
u

.
Evidemment les circonstances sont touJours diffe­
rentes, de même que les aptitudes de l'indiyid�
face
à la situation. Mais les ,.··---· archetypiques
peuvent se ranger en groupes
d
ts. Lo�sque
l'on considère « ce qui s'est mal passe », car il j a
toujours quelque chose qui s'e�t µ�passé, l'un des
parents a général

m
�?
t do

e |aut
;
e dans U?e
sphère de vie particuliere. SI la mere s est mont

ee
plus puissante que le père, les images constellees
¡ó+
von
t être celles de la femme dévorante et avide, et
de
l'homme impuissant et émasculé. L sentiment
subj
ectif d'une forte puissance de la mère s reflète
alor
s dans le thème avec une maison X accentuée
par le Soleil ou Pluton au Milieu du Ciel ; ou par de
nom
breuses. planètes en Cancer, sige prédisposé
par bconscience matriarcale à voir la mère comme
la
Grande Mère. Si la force de la mère basée sur b
.
t
com
petence et b bnne organisation matérielle
semb
le associée à la terre, les indicateurs seront
alors souvent Satue ou Mars, ou une Lune en
sige
de terre fortement aspectée par Satue ou
Mars. Son pouvoir peut également s'exercer sur le
plan affectif, en raison de b forte personnalité, ou
par une
.
manipulati

n culpabilisante
.
Les martyrs
sont temblement pwssants. lls tiennent leur entou­
rage en esclavage, car il est insupportable de faire
du mal à celui qui soufe déjà tant
.
On trouve alors
féquemment Neptune ou Pluton en maison X ou
Jupiter accentuant b dimension Poissons, o� la
Lune dans un sige d'eau en fort aspect avec
Neptune, Pluton ou Jupiter. L mère peut aussi
a  rmer sa force sur le plan intellectuel, ce qui est
beaucoup plus courant qu'on ne le croit. J'ai sou­
vent entendu des gens me raconter que leur mère
était cultivée et avait un diplôme universitaire, alors
que leur père était un ouvrier > instruction. L
facteurs astrologques U en valeur sont dans ce
cas Mercure ou parfois Uranus en maison X ou une
Lune en sige d'air. Lmère est alor très à l'aise en
Sciété, extraverie, entourée de nombreux amis et
e_lle
.
sait attrer les gens à elle, alors que le père est
t
�de et rés

r�, ou maladroit et gauche sur le plan
í
'ctal. Les mdicateurs de la mère peuvent être
enus ou la Lune en X, ou la Lune en Balance
Verseau, Gémeaux ou Sagittaire. L mère put
!óô
exerc
er sa
domin
ation
sur le
plan
spirit
uel, et
deven
ir une
fgure typiq
uement
neptu
nienn
e, se
tenant en
quelqu
e sorte
plus
près
de
Dieu.
r.··..
.;.-
·. Pou
vez-vo
us
nous
expliq
uer ce que
vous
enten
dez
par un indic
ateur ? S'agt
-il
toujours
d'une planèt
e en
maison X?
t.:. Ou, la plupart du
temps. J'ess
aierai
d'y reve­
nir
plus
en
détail
ultérie
urem
ent.
Mais il
semble
bien
que les
plan
ètes en
maison X et le
signe du
Milieu
du
Ciel
décriv
ent les
comp
osantes
essentiel
­
les de
l'ima
ge de la
mère,
et donc
de la
Mère du
Mond
e. H faut
aussi
prend
re en
consid
ération le
signe de la
Lune,
la
maison où elle se
trouv
e et les
aspec
ts
qu'elle
forme avec
les
autres
planèt
es. H
faut
tenir
comp
te de tous
ces
facte
urs, et il est
parfois
compli
qué
d'en
faire la
synth
èse, L il
arrive
souv
ent que les
infor
matio
ns
soient
contra­
dictoi
res
.
Mais
j'essai
erai
d'illu
strer
tout
cela
avec
les
exemp
les des
thèm
es que
nous
étudie
rons
tout
à l'heu
re.
Àce
propos, je ne
voudrais pas
que
vous
abordi
ez
ces
indic
ateurs
astrol
ogiqu
es de
manière
trop
ri­
gde,
car ils ne sont
que des
sugge
stions
et non
des
règles. Une
simple
indic
ation
dans
un
thèm
e ne
sige
pas
autom
atique
ment
qu'une
situat
ion
partic
uère
soit une
domi
nante
dans la
psych
é. ü
faut
que
l'info
rmati
on se
répète
pur
que
l'on
puisse la
consi
dérer
ainsi.
Tout
cela va
vous
don
ner
une
idée
des
divers typs
de
puvoir
exercés
par la
mère
dans le
mariage
paren
tal,
que
notre
espri
t
appré
hende
sous
forme
d'opp
sés.
C'est
ainsi
que
la
psyché
humai
ne
semble
percev
oir les
chos
es.
Si
la
mère est
hyper
sensible, le
père
appar
aîtra
déta·
ché et
indiff
érent,
vivant
dans sa tête
et non
dan
s
166
son
cœur. H est difcile de
. .
fon
ctionnent réellement sur c
:t
vo
r
r
d
s
t
les parents
si l'enfant prçoit simplement
ax� , u ��uvoir
'
ou
ses
prédispositions. J'ai l'im
ce �esequilib
,
re selon
fois
l'un, parfois l'autre ou
p:essx
f
n que c est par-
Lprésence de planètes e
m
n
em� es deux à la fois.

,
.
mrson X ou Î
renseigne Immediatement sur |'
.
. nous
mariage parental ains·
nnage subJective du
cru
·
u forment

c
���i
e
s
��
hacun des parents,
lumière rouge clignotait
+ est COJ?ffie si une
tion, voici un personnage
po
h
"º'�
dire
: « Atten­
parent. » IÌse pose alors un
arc
�[I
qu

,


Sé en
pouvoir, car si l'une des
pro
.
ere d equilibre du
occupée et l'autre vide
m�sons parentales est
prendre davantage d'impo�
es deux parents va
m'est arrivé de rencontrer
ance pour l'individu. ll
réellement conscience de ces
�es gens n'ayant pas
trompaient souvent de
eux « �amps »
.
lis se
gâchis de leur propre
Jar�nt �n lw attribuant le
que, le parent ayant eu l'�
·
ur e plan psychologi­
et la plus durable n'est .
rn �enc
!
|�plus profonde
car on a généralement
�amrus ce w q�e l'on croit,
on se sentait suffsamme
o

�at� cel
.
w face auquel
ter consciemment et di
n sur e SOI pour l'affron­
situation terriblement
rect�ment. C'est en fait une
autre manière de voir
)ara oxale. Mais il y a une
planètes en maison X
es choses. L présence de
d'un problème archétypf
u Î
h
sug?ère l'existence
et donc à l'intérieur d
que
.
c ez l11 des parents
blème va se transmettr�
·�·ar
t
Jge parental
.
Ce prO:
d'héritage psycholo qu
a e ant comme une sorte
Pre l'

e.
nons exemple d N
suggère une mère
.
e eptune en maison X ; il
sacrifé toute expres;n
s

�e, u3e femme ayant
amour pour son mari sa f
�e e au nom de son
une pauvre victime d� la vi�
e, s�s
ul
enfan�s.
,
etc.,

en res te generale-
167
ment des
problè
mes de
culpab
ilité,
de r�
J
ulation
et d'idéa
lisatio
n de la
mère, qui ex�
rce
amsi un fort
pouv
oir
émoti
onnel
sur la
psyche d

SO'l
enfant.
Mais
Neptun
e est un pers

nnage
arc�

typique,
.
une
planète
extérie
ure symb
olisant
U
?
e VISIOn m�
stlque
collective et non une personne reelle. Il s�rrut donc
plus
juste
de dire
que
l'image

chéty
p1q�e
de la
Fem
me-qui-
souffre, dont
l'apot
heose
myth1que est
la Vierge Marie, anime la m�re
.
e

probablement
toute
la lignée
mater
elle. L
mdiVldu ayant
_
Ne
t
tune en X doit affronter ce personnag� arc?etypt­
que de
manière créativ
e, au lieu de s'

1dennfer ou
de s' insurger violemment contre lw en refusant
toute forme d'engagement émotionnel. Si la �ère
réelle n'a pas su intéger
créativ
ement
ce « des�
'l ~_
en demeurant la victime du père, l'enfant va hen

er
du même dilemme et du même déf. E� même
.
s1 1�
maison IV est vide, ü est facile de �e

er qw f

t
soµ
la pauvre mère, car toute VlCtune a besom
d'un bourreau. Si elle s'identifie forteme
?
t au
thème de la souffrance et du m

e,
.
s

It
.
ell

choisira inconsciemment un partenarre qw Ì rude a
soµ
soit elle forcera son partenaire à se com­
porter
'
ainsi malgré lui. L simple présence
,
de
Neptune en maison X suggère donc tout un scena-
rio de mariage parental
.
.
W
Si la mère est une fgure de pouvorr, le

ot
,
é
fép
de la vie va prendre une ampleur
.
conside­
rale, alors que le côté masculin reste
;
a �rble. c
,
ela
peut se manifester sous f

rme ��

epns, ou d un
excès de protection et d 1dentificat10?· Cela
y
eut
également sortir du domaine des relatl
?
�s et s æ·
trer dans l'expression créative, la positlO� sociale,
et dans la manière de se relier au corps. ��ce ge�
de déséquilibre apparat dans le theme d
homme, u va trouver les femmes
168
p
uis�a
nte, de mên;e que son propre côté fém.

s
emotiOns vont etre
.
trop fortes, les passions trop
Vlv
es, le corps trop eXIgeant, les instincts irrésisti­
bles. T?ut le domaine féminin lui semble menaçant,
pote

tle�emen� casi!ateur, et le monde masculin
parrut fruble et rmpwssant
.
Et cet homme va soit se
b

tt:e
.
contre la �ère du Monde en rabaissant le
feH chaque fms qu'il le rencontre à l'intérieur
et à l'extérieur de
.
l�,

oit tomber sou� son emprise
e� sacrifer b '  te, co

e le faisaient jadis
ree�eme
.
nt l�s
l
r�tres de Cybele. Quoi qu'il en soit,
sa s1tat1on mteneure sera très inconfortable, car il
ne rege aucune harmonie entre les Parents du
M
.
onde. L'un des deux a englouti l'autre
.
Lorsqu'un
ellen� de ce j r� de

ande d'entreprendre un
travail de psychotherapie sur ce dilemme u me
semble
.
préfér

bl

de !'adresser à un thé;apeute
mas
.
culin. C�lw-

I parrut
p
lus à même de le guérir,
car i put retablir �me�

ur équilibre du mariage
parent� en foumtssant ·rmage d'un personnage
masculin plus forte que celle du père. L'éthique sur
laquelle se fondent des « conféries Þ comme les
fancs-

aÇO
I
S valorise le pouvoir de l'esprit mascu­
lin, et precoruse un sentiment de puissance face à la
Mere du

o

de. �i vous ne l'avez pas encore N,
essayez �ass1ster a une représentation de Jrta·c
c-

c»--·ccde Mozart, dont c'est précisément le
SUJet. Certes on ne peut changer son thème mais il
me sem?le possible de voir b parents d�s une
rrspectiv� plus équihbrée et d'établir une meil-
relation avec les parents archétypiques qui les

ous-te
ndent
:
Une suraccentuation du féminin peut
d
rouver une Issu

plus créative, comme un travail
a
_
s u�professw

�te «
.
fé�e » faisant appel
l'i
nc
Û
e
_ntrments et a |rmagmatwn, ce qui évitera à
VIdu de se sentir castré par la Mère du Monde.
169
Si
dans
le
thèm
e le
pouvoir
du
père
préd
omine,
la
situati
on est
tout
aussi
inco
nforta
ble,
Llà aussi
les
Pare
nts du
Monde ne sont
pas en
harm
onie. )
masc
ulin
domi
ne
alors le fé
p
consid
éré
comme
fai ble. L
puis
sance
du
père
peut
se
mani
fester sur
le
plan
maté
riel,
ce qui
est la
situa
tion
classique,
mais
pur
un
enfant, cette
puiss
ance
matérielle ne
se
situe
pas
forcé
ment
sur le plan
fnan
cier. Hs' agit
plutôt
d'une
aptitu
de à
concr
étiser
les
choses dans
la
réalité.
Ls
diffc
ultés
survie
nnent
lorsqu
e cette
prédo
min
ance
maté
rielle
du
père
s'acc
omp
agne de
l'imp
uissa
nce et de
l'irre
spon
sabilité de la
mère.
Elle
put
ne pas
oser
romp
re un
maria
ge
malheu­
reux
si elle a
peur
de s
lancer
toute
seule
dans la
vie, et sa
dépe
ndan
ce
maté
rielle
lui
sert
d'ex
cuse.
L'arg
ent
devien
t alors
un
symb
ole du
puvoir. L
pre
détient la
clé de la
survie de
chacu
n, et cela le
rend
terrifi
ant. H
peut
égale
ment
mono
poliser le
pou
voir
intell
ectuel par
son
intelli
gence, b
clarté
d'exp
ression et b
pnd
ération. Sa
puis
sance
peut
aussi se
mani
fester
sur le
plan
émoti
onnel
ou
sex
uel,
alors
que la
mère
donne l'imp
ression d
' être
froide,
renfe
rmée
et
inhib
ée. L
viole
nce
des
émo­
tions
du
père
peut
affec
ter
toute
l'amb
iance fami·
liale, et son
aura
sexue
lle
domi
ner la
maiso
n,
alors
que
la
mère, qui
semble à
peine
avoir
un
corps
,
plane
dans
les
espa
ces
célest
es tout
près
de
Dieu. \
fémi
nin
semb
le
incap
able et
impu
issant, et le
devien
t l'opp
resseur.
Cela ne
vous
rapp
elle-t-il
notre vie plitiqu
e ? Les
Parents du
Mond
e
aussi
visib
les
dans
la
socié
té que
dans
nos
intéri
eurs.
Lorsq
ue le père
se
transf
orm
e en
Père
tout le
côté
fémin
in de la vie est
étouffé ou � rbt'l!
L
femm
e
domi
née
par
son
--.-

entend
jours
une
petite
voix
intéri
eure la
harc
eler,
170
disant qu'il ne faut pas être
, =
désor
d
re de ses sentime
�ntanee IÌ montrer le
contraignant, ses besoins
n
t
, que
.
son corps est
imagination tout simpleme
r�p
.
�x�eants, et son
que le masculin rabaisse le
_ � ¸ c e
.
C'est ainsi
Chez l'homme ce sont les
en
:n
nm chez la femme.
qui
sont touc
h
és. Soit i

ent
u�
en
t
s
c
t les ïnstincts
contre le pouvoir du pèr
se at desesperément
mère mar
t
yre, puis deven�
pr

n

t le parti de sa
de
l'autorité tyrannique d
t ltmeme une victime
soit il s'immole simpleme¯
s e
p

onde extérieur,
étant lui-même un tyran M

u ere du Monde en
sentiment de déséquilib
4
t
rus de toute façon, son
mêmes.
re e b souffrance sont les
Ce malaise intérieur s
. .
que, plus
.
tard dans la vi�'.
t _
:
;s

_té
i
ément lors-
une relatiOn. Au bout d

�� N �s engage dans
de
.
ux
,
partenaires se sent dé
"
q

u
,
tes, l'un des
?Oi
t ·attitude de l
'
autre il
l
a
l
opp
n
me.
Q
uelle que
mconsciente qu'une lutt
'
d
a a pr

fonde certitude
c� le conflit du ma
e e pouvorr e

t inévitable,
C
ient. L'un doit forcé


e
¡
arental dom
me l'incons
­
Cette conviction est si
n ¸aWl:er, et l'autre perdre.
nous y conformons n
pro o
l
ndement enracinée que
, ,
os re ations N
generalement un parten
.
d

ous trouvons
co
ï
cide étrangement b

re ont I
un
age parentale
�emblant même souven.���
c la nôtre, lui res­
�une autre goutte d'eau E
'
t
e
d
une

outte d'eau
eu
x
mariages parenta

n e u
,
I
ant I
h�storre des
?
eu
x
pères et les deux
'
,
on s aperçOit que les
m
terchangeables d l
meres sont pratiquement
sino
n dans leur c

m
an

eur nature fondamenta
le
m�me signe zodia!" �¨`
nt
.
�s sont souvent du
predom
inant dans la vie
� mere est le parent
b
d
is
leme nt aussi dans la vi
�e
+
¸elle le

era proba-
paru ou s'il ét 't b
e a
.
utre. S  le père a
r a sent ou fruble dans la vie de
1 71
l'un, l'autre aura sans doute expérime

té un
manque similaire dans son enfance. Le dilemme
archétypique est le même pour
.
chac
,
un, et
A
ce
complexe les attire dans une relation ou le meme
problème est constellé chez les deux p

rsonn� et
où se présente une nouvelle ch�ce d y
.
travailler
créativement. Je souponne que c est la nuson pour
laquelle tant de gens ont ��s ennuis

vec leurs
beaux-parents. ils les ont de
J
a rencontres aupara-
v�.
.
l
ü sufft d'allumer la télévision pour vorr es
scénarios archétypiques du mariage parent� app

­
raître dans toute leur splendeur. lls sont s1 cl�l­
ques et si universels qu'ils semblent se pourswvre
indéfniment dans les feuillet<s m�los, de
y
ant
,
d

s
millions de spectateurs, annee apres annee, repe­
tant toujours les mêmes thèmes.
r-··...;--·. Comme co·o--·.o-s··--·
i.:. J'avoue que je ne regarde pas co·o--·.o-
s··--·. et je suis sûre que je
.
rate une profonde
expérience archétypique. M�s
.
n� :ms avons avec
so-;un autre exemple caractenst1
9
ue
.
so-
r
com­
prte un scénario de mariage class1q

e. J

1ca est
brillante, frivole, très intelligente et tres agwcheuse,
et elle toue en rond auprès de son balourd �e
mari. Les infdélités de sa femme ne font que, le lier
plus étroitement à elle, il lui

t tr�s

ttache et se
montre assez idiot, car une srut qu

1 f

e �ans e�e,
et encore moins avec elle. ¡! s agit b1en d un
mariage mythique, et les Grecs, qui savaien
,
t

ac�

ter les choses, l'ont représenté d

s l his�orre
d'Aphrodite et d'Héphaïstos. Aphrodite, la deesse
de l'Amour, est belle, futile, séd�s

te �� d'une
immoralité impénitente. Son man, Hephrustos,
172
die
u forgero:i. est laid, difforme, maladroit et
balourd, qumque excellent artisan. Ce n'est pas un
com
p

gnon très raffné
. ü est complètement en­
s
orcele par . s' beauté. Elle n'arrête pas de le
tr?m
per,, mrs il la

eprend toujours, après quelques
f

bles ?emonstra�IOns d'indignation et de protesta­
tiOn. � es! ce que Je

eux dire par un nombre limité
d�
scen�os de

an,age

chétypiques. Le mariage
d Aphrodite et d Hephrustos, transposé sous une
form; m

dere dan
:
so-;(on peut se demander si
le scenanste
,
.
conn

t efectivement la mythologie
gecque ou s une frt que puiser à la même fontaine

temelle), contU:ue à �vre et à prospérer, comme
1
une des representations typiques du mariage
parental.
On retro

ve Aphrodite et Héphaïstos dans le
co

ple d

1 enorme femme dominatrice et de son
petit man tout maigre qu'elle mène par le bout du
ne�� Ils nous
.
fon! beaucoup rire à la télévision ou au
theatr
7
.' �rs. c est déjà beaucoup plus tragique
lorsqu il. �agz� de n
<
s propres parents, et pire
encore s1l �ms aperçmt que I'onjoue soi-même l'un
des deux roles. Les spectateurs américains ont l'air
d'apprécier le comique de ce type de mariage où
d

goss

f

mmes surali mentées, ayant touj�urs
�ç

entimetres de plus que leur minuscule mari
�ore, parlent en général d'une voix sonore et
�t�dente. Le mari répète en général : « Oui chérie »
_mtervalles réguliers pendant toute 1 'émlssion, et
c
?n entend tout 1

long des rires préenregistrés.
1
est ?eaucoup moms drôle lorsque cela se passe à
a �ruson. Et sur le plan intérieur, c'est la manifes-
M
ta
�Ion d'un profond déséquilibre car la Grande
ere a c t I

m
·
Que
�re e pauvre petit s-amant impuissant.
neil
l
es
l
orr pel!t-on fonder sur les relations person-
es, SI cette rmage domine l'inconscient ?
173
Dans un genre encore plus triste, on porte sou.
vent aI'écran un autre scénario que I'on retrouve
aussi a la maison, celui du père physiquement
violent et de la mère tremblante et impuissante. Je
me suis souvent interrogée sur les rappors entre
ces scénarios et les diférentes cultures, car celui
dont je viens de parler, la gosse femme autoritaire
et I'homme timoré qui s'échappe dans ses rêves ou
ses activités intellectuelles, n'est pas seulement
populaire a la télévision américaine, mais aussi
dans les films italiens. Fellini notÜ ent excelle
dans l'art de décrire ce genre de femmes. En
revanche, la violence du père et la soufance de la
mère maltraitée reviennent régulièrement dans les
réci ts terribles de nombre de mes clients irlandais.
r-··...,--·. A quoi pensez-vous que cela puisse
être dû ? Est-ce un problème d'alcoolisme ?
i.: Je n'en sais rien. S'il en est ainsi, le scénario
relationnel et le problème d'alcoolisme ont la même
origne, au lieu d'être la cause l'un de l' autre. Les
relations archétypiques entre les Parents du Monde
s'infltrent dans les valeurs culturelles autant que
dans l'inconscient de l'individu
.
Lnature des liens
qu'entretiennent la Mère et le Père du Monde varie,
tout comme l 'image de Dieu varie d'un groupe
culturel a un autre. Peut-être mon intuition
soulige-t-elle des diférences culturelles qui en
réalité n'existent pas, mais il me semble pourtant
que c'est mettre le doigt sur quelque chose de très
intéressant. Les pères ivroges existent dans toutes
les cultures, de même les pères violents, qui n'
pas besoin d'alcool pour déclencher leur V !ÞÞ̯
vité. L mère n'a souvent d'autre issue que de
refugier dans la religion, et se sacrifer pour
174
enf
ants. Sur le plan mytholo ·
le dieu de la
Guerre,
décrit
___
no
.
us
avons
Arès,
combattant furieux Le p' re

l
omere
comm
e un
l
4
VO ent et
ao al
·
exp ose en
cassant tout
autour d l
.
r
'
QU¡
les
siens, est en général mari ,
e , Ut et en
fapp
ant
neptunienne
endur
ant
tout s
e �
une
.
Parte
naire
u
ans
nen
dire
L
·
sement,
est
rare
qu'elle s'en
aille
.
uneu-
mencer une
nouvelle vie
Ell
pour
reco

§
. en disant ases enf�ts
.
e se
conte
nte de
souE-
dérangez
pas, il a bu ce
:

?
�e¸
�ag�s
et ne le
le thème
d'une
fem
me ay
·
t

rut rece
mment
mariage
parent
al. Vers
dix
an
vecu
ce
genre
de
commencé à supplier sa

_ -�
onze
.
ans,
elle
avait
caue de b violence. Mai
ere e
<Wtte� s

n père à
tou,ours· Ý Je reste
s sa
mere lw
repo
ndait
en
fants. ^ Ce
n'était b
¸
n
��_
tre
bien
à
vous,
les
qu'elle
restait et b ré
e�e
nt pas
pour
ça
absurde.
Les �nfants a
_�se
t

t

t
compl
èteme
nt
h
eureux
et
tranq
uill
. en
e�e
nettem
ent
plus
Mais la fem
me vic�
5I e e
a�rut
9
uitt.é
son
mari.
qui la
fait
souf s
� a besom d un
mâle
brutal
· .
·
mon
com
ment
po
ü s tist u cette
compuls· h ,
.
u
rr
t-e e
thème de
ma
cliente
�n arc
,
et�pl
que ? Dans le
�onjoi
nt aSatu
re et
'
à
iuton
etrt. en
maiso
n X
etait
conj
ointe à N
eptu
ne
��
al
tandis que la L
une
v?us qui
attrib
uent la
mais�X
ance:
Ceux
d'entre
dire
que
ce
grou
d
l

au
pre
pourr
aient
bien
sa
viole
nce M.s
p �

tes en
Lion
décrit
très
s

ggér
er
que
ce
t
te
ac
��
ul
m

erse, on
put
aussi
�o� corr
¤
d .l '
.-.¬.
+
h¸n d,'ag
ess.i�té en
Vctu
ne
sous l'a
ar
5 e a
mere
'
qw
JOue la
Prop
re
colère
�¸
ence de N
eptune et
projette b
Par
te
naire
violent
s��
 opr�
d�tru
ctivité
sur un
Ì
co
uple d
'
, g
ant
amsi
bonne
consc
ience
º<
fd, 1
u _P�re
volage
et de la
mère
ulc ,
,
.
e e
part1c1pe
d l
W eree
P
ut
c
onsi
dérer le
mari
¸
g
a
d
me
z
me
dyna
r_ique
.
O
n
e e
eus et
Hera
dans la
1 75
mythologe gecque comme une représentation de
ce dilemme extrêmement féque

t. Dans les
.
my
:
thes germaniques, Odin personnife le m Qq
court l 'aventure et Frigga la femme pleme de
ressentiment qui lui reste toujours fdèle et l'
.
attel
!
d
à la maison en rant. Zeus correspond bten sur
à Jupiter dans la mythologie romaine et en astrolo­
gie. Les pères jupitériens incaent

ouve
t.
t ce
prsonnage aventureux et immoral, meme s d le
vivent davantage dans leurs fantasmes que dans la
réalité concrète. Mais un père dont les
.
fantasf-es
érotiques se déclenchent ala mo�dr

�a  � de sems
peut faire plus de dégats que celw qw v�reellement
son amoralité, car l'on se sent p

rpetu

ll

ment
rejeté sans pouvoir attribuer ce sentrme

t a nen. de
concret. Le mariage ne donne aue
��
1

press10n
de sécurité, sans que l'on sache d
?
u
v
ent cette
anxiété et la flle de ce j de pere eprouvera
souvent plus tard une profonde méfance envers les
hommes, sans cause apparente.
. .
Quelle est, a votre avis, la dynamique

te

e
correspondante ? On voit tr�s sou

ent le scenan
?
Zeus-Héra se jouer dans la VIe. Mrus ce couple, ou
l'homme trompe sa femme qui elle-
J
?ême l'attend
en pleurant a la maison, es
.

a
��
� un symble
représentant quelque chose d mteneur. Avez-vous
une idée ace sujet ?
r.-·.c.,.-·: Íl arrive que la femme trompée s'
prenne à sa rivale.
i.:: Oui, mais qui est cette rivale ? Elle sembl

général à l'opposé de la �e

e o

de ce qu
représente. Peut-être en realite s

nvale est-elle
dimension inconsciente ou non vecue de la ¡L��� IVt
projetée al'extérieur du mariage.
176
r
.··.
..,.-·
.
Alors l'autre femme - ou l'autre
homme, peu
Importe - n'est pas
réelle
ment
exté­
rieu
re. Elle est al'intérieur.
t·:
.
T

u
� est al'inté
rieur. Que
pour
rait bien
signi­
_
e� mten�ur
��
ent ce
genre
de
mariage
paren
tal,
qw aboutit
gener
alemen
t à un
triangle ?
r.···..;.-·: Cela
me
semble lié a un
manque de relation entre l'esprit et le corps.
t

.: Oui, c'est
aussi
mon
avis.
Zeus est un dieu du cie�, un
person
nage
spiritu
el.
C'est le feu
créateur. Il s a

c

rd

mal
avec sa
femme terre, qui lui
semble

e limitatt
.
on
J
lus
.
qu'une parte
naire
créative favo­ r

sant son m

p1rat1
0n. Et
Héra, la
déesse
du Ma­ L'
f
age . et de lEnfan
�ement, répro
uve la
liberté
de lespnt. Elle
voudrrut que son
mari lui reste
perpé­ tue�em
ent
enchaîné et ne
tolère
pas
qu'il
parte et revtenne
sans
cesse.
C'est
toujou
rs avec
d'autr
es f�mmes que
Zeus
engen
dre les
héros
ou les
demi­ dieux c
�m
me
Thésée,
Persée
et Héraclès. Ce
mythe nous
de

nt un clivage non
résolu, dont la solution
e

t
prtue�ement
cherch
ée à
l'exté
rieur, ce qui D appo
:
te qu un
surcroît de
colère
et de
fustr
ation. _
mariage
�e Zeus et Héra, si souve
nt mis en
scène ans �es
manage
,
s
��
e
?
t

u

,
semble symbo
liser
un P

oble
me |e crea
?:
tte a l'mtér
ieur
de
l'indivi
du.
S en

ager a concr
etiser
son
poten
tiel
créate
ur équi­
�aut
a la
mort
A
de I'

sprit.
C'est
un
asservi
sseme
nt
err
es

re, pl
l
!tot
qu un
accom
plisse
ment.
On ne
Pe�t
.
a la
fots
être
libre
et
s'eng
ager
sur le
plan
cre
atif.
Et la
terre
instin
ctive
voit un
danger
et une
�ena
ce
dans les
envolées de l'espri
t et de l'ima
gina­
_
¸n,
et
essaie de les
étouffe
r. Il
manque un
terrain
e
nte
nte,
un
point de vue
nouveau
entre les
deux ·
t
177
.
malheureusement, cela va s' avérer la plupart mrus

 rsonne du temps être �e t¸��,
�ec l'un �u l'autre de ces Chacun va s I en
let le Ý méchant ³ corr
_
espon

deux personnages,
otentiel inconscient etouffe. dans les deux
.
cas �u
P
au Père zeus, tout ce qui Si nous nous Identif
_
ons
te la sécurité nous semble dans

e monde
repr
¸��
e d'eng
agement est une un piege, et toute
, tivité Dès lors nous ne menace pour notre cr�a
s vivons dans le réalis
ons ab
,
s
,
olum

t
. n_

s

ou
et notre
potentiel mon�e de l et�e
.
e
J
�s Si n�us nous identifons infni n
_
e s'ac

u se
J
am
m rocède de l'imagina­ à la mere Hera,
.
to

t ce
l�rat'n semble un terrain tion et de l'esp
n
t d ex�
uest valorisé le foyer, et inconnu et dangere�. e
, est une déesse extrê­ ce qui est
connu

t sur
ll
H

j
eu
créatif lui semble mement conventio
b
nn
l
e e
.
blZ
.
arre et anormal. Les O irresponsa e ou
|
¿
·
pue ,
, b
.
s'identifer à Zeus e ere, femmes peuv

nt

es Ien ,
car ce n
,
est pas une les h�mmes a Hera la
�.
r
-
,
arental archétypique question de sexe
.
Ce ma
n _


ère de
conflit
que symbolise une forme �
.
IC
rtains indiVIdus. rencontrent ce
_
les confgurations astro- Quelles sont, se on vous,
¯
logiques suggérant ce ;-··-~.
lé de Jupiter. L r»··.c.;--·: Vous nous av�z ,_
mère peut-elle incaer Jupiter .
W æ
t être en maison X, i.: Oui, bien su:
.
Jupiter


u
la Lune peut être en ou en fort aspect �la Lun�,
également représenter Sagittaire. L mere peu
cas elle est la ;.-t|-. l'esprit de Zeus, et dans ce
.
la vie est une longue | ' éterelle jew:e flle pour q
w ariage les enfants aventure pas
b
s
ili t?t
nn
e' s ¯e�q�es lui s�mblent en fait les responsa
178
une
sorte de mort. Üarrive que l'on voit se profler une fgure de martyre lorsque Jupiter est un indica­ teur de la mère, mais il est alors très différent de Neptune
.
Neptune est noyé dans une aura mystique et la femme martyre de l' image neptunienne est un sacrifce aux dieux, une incaation de la souf­ fance hU
e. Alors que Jupiter correspnd à la tragédienne, jouant son rôle de martyre dans les règles de l'art. Derrière la souffance apparente, toujours représentée avec brio, on devine un talent inné pour les planches
.
t-··...;--· C'est alors Sature qui suggère Héra.
i.,: Oui, Satue peut lui être assoié. Les règles et limitations sociales et le respect des valeurs tradi­ tionnelles appartenant au domaine de Héra sont saturiennes. L Lune peut également représenter Héra, surtout lorsqu'elle est en maison X dans un signe de terre. L Lune symbolise le côté materel du féminin, et Vénus son côté érotique. Héra est
trop soucieuse d'être une femme honnête pour
folâtrer et faire la coquette comme Aphrodite. Mais
si elle avait intégré en elle les deux opposés, Zeus ne
l'aurait pas épusée, car ils forment ensemble une
unité. Pluton suggère parfois un personnage de ]

Héra, du moins sur le plan de la jalousie et de la
pssessivité. Mais Pluton est beaucoup plus sombre
et
profond que Héra. Lrsqu'on trouve dans un
t
hème une confguration comme Jupiter en maison
¹· ou conjoint au Soleil, ainsi qu'une Lune en
Taureau ou Capricore en carré ou en opposition à
Plu
ton, cela me semble impliquer un mariage
Parenta
l du style Zeus et Héra. Lorsqu'elle opère
s
u Ç
plan intérieur, cette dynamique donne sou­
v
ent
un problème d'expression créatrice ou des
179
difcultés relationnelles, car un côté cherche tou­
jours à s'envoler alors que l'autre voudrat
construire des structures stables sur cette terre.
Nous avons tous en nous quelque chose de ces
scénarios caractéristiques. lls ne sont pas patholo­
giques, mais archétypiques. lls nous lancent un
déf, car ce que les parents n'ont pu concilier entre
eux réapparaît chez l'enfant. Nous sommes tous le
produit de deux parents, et leurs deux séries de
gènes vivent en nous. TI en est de même pour les
deux psychés parentales et leurs mythes dominants.
Je ne vois aucun moyen d'y échapper, mais il nous
est pssible d'ajouter quelque chose de créatif au
;-··-~ archétypique avant de le passer à nos
propres enfants. C'est, me semble-t-il
,
ce que nous
applons évolution.
r-··...;--·. Existe-t-il, quelque part en nous, une
idée du couple parfait et du mariage parfait ?
i.: Je crois que oui
.
C'est ce que décrivent les
mythes, lorsqu'ils nous présentent l'image du Père
et de la Mère du Monde créant ensemble l'univers,
et les mythes proviennent des psychés humaines.
Bien sûr ce couple parfait n'existe pas dans la vie m
dans les thèmes. Mais sans doute est-ce sur l'espir
qu'il existe quelque part, sur un autre plan, que s
fonde notre quête spirituelle au cours des âges. Non
seulement nous essayons d'approcher la perfection
des Parents du Monde dans nos histoires d'amour
et nos mariages, mais nous vénérons aussi le couple
divin en tant que Dieu
.
I s'agit d'une question
religieuse autant que relationnelle. En défnitive
l'union parfaite représente la totalité du soi
.
Í
symbolisme alchimique, que Jung a exploré en
profondeur
,
place l'image de la .o-,.-.·.o. du
180
m
ariage divin,
.
co

e
,
l'a?outissement du gand
œuvre. L .o-,.-.·¬reurut ce qui ne l'est
´ ´
d |
.
D �
'
]amrus
@ a
y
te. e meme qu une force collective nous
pousse a

o
!
ls reprouire, nous nous sentons éga­
let?ent

tttres
.
vers l 'image de cette union parfaite
qw est
!
ia fOis notre origine et notre fnalité. Plu�
le
.
man_ag

.
Parental est problématique, plus le
c�
vage mteneur
,
est imprtant, et donc plus l'indi­
VIdu se sent force de trouver une solution meilleure
9
ue ses parents,

ar sa complétude intérieure est en
Je

. On pwrrut p

esque dire, paradoxalement
,
q

un
.
mauvrus manage parental est en réalité un
bten!rut pour l'individu, car les problèmes qu'il
suscite le forc�nt à gandir suffsÜ ent
trouv�r �n meilleur équilibre. H ajoute ain�¯
contnbuti
,
on pe

s

nnelle à la situation antéreure.
Q

�lqu un Ï a mterrogée pendant la pause-café
sur l l
f
age du roi Ahur et les règles de l'ao
co

olS
.

H s'agit aussi d'un gand scénario arch�
typique, evoquant un autre genre de mariage pa­
�en
l


·
O
d
n peu
.
t le voir comme la réponse collective
C ere es p

lssons a

modèles d'union propsés
¸u cours des eres du Belier et du Taureau. Dans les
egen�

du roi Ahur, le personnage de la femme
¸·�clive. II j a �·un côté la femme horriblement
,ru
�·
,
ou la putam, et de l'autre la femme belle

�heree

t inaccessible. L culte de Marie, jailli d�
l mc

m

ctent collectif au XI siècle avec un im act
��derable, e

t étroitement lié aux symboie¦de
¸•

¸ ur C_�ot

. L femme représente une sorte
f
I�eal spmtuel m

cce
_
s�ible, et l 'homme reçoit le
t
ar
eau de la charr retive qu'il doit maîtriser et
v
�smut
.
er pour obtenir l'amour de sa bien-aimée
_

e s'il ia désir
<
sexuellement
,
ce désir ne doi:
(
·
ad
etre
.
consomme, car tout perdrait son intérêt
oratiOn doit se situer sur le plan spirituel,
1 81
comm
e
une
sorte
de
travail alchi
mique, où les
ardeu
rs
gossi
ères
de la
passion cha
elle
sont
tran
sform
ées,
grâce
au
désir
inass
ouvi, en
pésie et
exploits de
cheval
erie.
Ce
serait
pour la
femm
e un
affront et
une
déché
ance
que
d'être rava
lée au
niveau chael de
l'hom
me. L
femm
e détient le
pouvoir
spiritu
el en
tant
qu'int
ermédi
aire
avec
Dieu,
exact
ement comme
Marie dans
la
doctrine
catho
lique.
Elle
peut
accord
er la
gâce et la
miséri­
corde. L'ho
mme
est une
vile
créat
ure de
chair, et
on
peut lui
pardo
nner de
satisfaire sa lubri
cité avec
des
femm
es
ordin
aires
dont il n'est
pas
amou
reux,
même
s'il les
épouse
.
C'est ce qui
ressort clair
ement
de la
descri
ption
de
Béatri
ce dans
i.
o...--
co-c

e.-
Béatric
e est au
paradis,
alors
que le
pauvre
Dante doit lui
-même se conte
nter
du
purga
toire, à
moins
qu'elle
n'inter
cède
en sa
faveur auprès des
anges. Dans
la vie
réelle, Dante n'a
même jamais
parlé à
Béatri
ce. ll l'a
seulem
ent
vue une ou
deux
fois
traver
ser le
Ponte
Vecchio, et
heur
eusem
ent
pour
l'hist
oire
de la
poésie, elle est
morte
avant
qu'il
n'ait
eu
l'occa
sion de
réinté
grer
ses pro
jection
s. Un
autre
bon
exem
ple de ces
étrang
es scén
arios
sur la
douceur de la
souffr
ance
est celui
du
r---»
...--
de
Wage
r.
Élisab
eth, la
pure et
sainte
héroïn
e de
l'opér
a,
lutte
contre la
lasci ve
déesse
Aphr
odite
pour
l'âme de
Tannh
auser.
Elle est
prête à sacri
fer
sa vie
pour le
libérer de l'étre
inte
obscè
ne de la
déesse de Ì`
Amour
cha
el
.
Ce
scénario arché
typiq
ue
corres
pnd
égale
ment
à un
type
de
mariage
paren
tal,
ainsi
qu'à
une
dynami
que
intéri
eure
.
U
arrive
très
souvent
que
l'hom
me ne soit pas très à l' aise au lit avec ce
genr
e
de sainte
femme
.
U
l'idéali
se trop
pur la
soume
ttr
e
à ses
appétits igob
les et il a honte
de sa
bestial
ité.
182
Tout marche bien lorsqu'il e t
rais pas avec sa femme.
b avec une prostituée,
r-··...;»-· ·Je ne sais s'il
,
. .
d'
objective, ou simplement de
s agissait �e réalité
tive, mais j'ai toujours vu r e
ra percep

on subjec
-
ble dans un petit monde étriq
s parent� _VIvre ensem­
A
moins que je ne me sois c:
e c
l

mp etement clos.
aucun des deux
,
1
mp �tement trompée
avaient l'air h
n a eu
.
a momdre liaison
.
E�
,
eureux, et Je ne les ai
´ ´
s occuper que des petites ch
Jamais vus
· L
.
oses ordinaires d I
VIe. ur existence était te  bl
e a
incidence cela peut-il avo;r;t
ement b
f
anale. Que
l
le
sur un en ant ?
t.:· Eh bien, vous le save b b
que moi. Mais s'il ,
.
z �
ro a lement mieux
f
.
en etait vrrument ain il
W
ar e des efforts considérabl
5I, s ont du
vie tout ce qui était ma
. es. po� �c�er de leur
dinaire ou menaçant
��ue, rmpre

sib�e, e

traor­
quement banal
r
·
p
a
ent n est Jamais
¸,
,

t

rre. lls ont d
Ü
to
Jt
s
;

��
e
��
v

rg

n
1
dé ou terre à
1
mconscient pour
,
res VIOemment dans
, preserver leur sée · t, E
suppose que cette vie non vé
L e. t je
L'ombre parentale v
eue vous a contaminée.
reur de la médiocrit
<us a sans d
,
oute inspiré l'hor-
e�prisonnée dans 1i
��:
t
� d�:ste
z
''ous senlÏ
diennes. Evous devient dè 1
.
�arres quotl­
le côté positif des choses
s ;:r
t
s
'

l
l
cile d
,
apprécier
parental a dA , U
a ene es. Ce mariage
laes de fon�
etou er toute passion, en évitant les
et en éludant
l
a
h
�����
d
et profondeur excessives
-
battre pour un id, al
u sens et
.
le ?esoin de se
cercle
fermé
1
�. our pouvorr vivre ainsi en
ciemment c�nc��e
eux persoD?es, ont dû incons­
supprimer tout ce
�n marc�e tres strict afn de
c
i
r
e
remue-ménage
qu
l
l
pourra
i
t provoquer le moin-
. s se sont en quelque sorte
183
f
coupés du domaine archétypique, avec ses compt.ù­
sions, ses drames et sa grandeur. Ce retranchement
leur a certainement apporté une forme de paix et de
sécurité, mais au prix de l'âme
. Et leur enfant a
hérité du désespoir de l'âme captive, par qui elle va
put-être se laisser mener, à l'exclusion du reste.
C'est de cette vie non vécue que vous avez hérité.
Quels indicateurs parentaux avez-vous dans votre
thème ?
r-··...;--· Je n'ai aucune planète en maison XH
en maison Î. Mais la Lune en Taureau est
conjointe au Milieu du Ciel en maison ¡X. J'ai sept
planètes en signes de feu, y compris Pluton conjoint
à l'Ascendant Uon. Mais j'aimerais bien savoir si
mes parents étaient réellement si fermés ou s'il
s'agit de ma propre perception.
i.:. Je ne peux vous répondre sur ce plan. Il
faudrait que je regarde mieux votre thème pour le
déterminer. Mais en tout cas u donnaient proba­
blement cette impression. L génération de vos
parents a vécu deux guerres mondiales et toutes
leurs certitudes ont été balayées et buleversées.
Beaucoup d'individus se sont réfugiés dans le type
de mariage que vous nous avez décrit. Mais dans
leur for intérieur et dans leur inconscient, leur
nature était vraisemblablement tout autre, et la
perception consciente que vous avez eue d'eux
diffère peut-être de la véritable et profonde expé·
rience parentale suggérée par votre thème. L
manière dont votre tempérament feu vous fait
réagir me semble très sigcative. On voit souvent
des parents terre conclure ce genre de mariage,
surtout si des événements extérieurs les ont confor·
tés dans leur terre. L destin les confronte alors
184
avec �

vie non vécue sous la forme d'un f í
\qum ressemblent les thèmes de vos P~�n�
eu.
r-··...;--· ·Je n'ai pas leur heure de
.
mais vo
·
nrussance
,
,
u

avez rruson. lls sont tous deux terre M
,
mere etrt Cancer avec une Lun T

a
t I
,
e en aureau et
rois p anetes en signe de terre M
,
, .
Capricore.
_ on pere etrut
t.:.Üest intéressant que votre Lun
.
t ll
.
en Taur
¯
e }LÌ e e aussi
eau, qumque vous sembliez la d ,
Sa conjonction avec le Milieu du L 1
es�vouer.
maison ¡
,
Ie • meme en
, .
'
,
suggere que vous identifez votre mère
a ces qualites Taureau, dont elle est évidemment un
ex�ellent support.
V
ous projetez manifestement
�����������¸ ���
c
s_elle, et elle projette sans
très mystérieux de voir 1
��_��

Il semble souvent
les parents n

ont pu vivre
V
mcaer tout ce que
doute été heureux d 1
. os larents ont sans
M
.
l
.
ans eur petit monde banal
vo"
s e
,
martage parental archétypique décrit �
d
A
e theme pourrait représenter le prix qu'ils �nt
u payer pur ce bonheur apparent. Et votre père ?
r-··.. ,--·
¯
Dans th
,
�élier, co
.
nj�int
_
à Me¨´e, .��s
1
't �».�o��
us en trigone a Pluton et en opposition à Neptune.
i.:: C'est bien ce que H
soit la qualit,
_

J
.
e pensrus. semble que ce
e VIsionnarre t
,

vous relie à votre èr
� pottqu� ?u
.
feu qui
core il
.
P e, mrus comme il etrut Capri-
refoul�r
e_�rut
.
_ur
,
et tentait sans doute de la
ð

rru mteressant de connaître
Sol
¸�dant et 1

re

te de son thème. Les aspcts
s
+�
V énu�
e��tlculi�

les

onjonctions avec Mars et
o position a Neptune, évoquent un
1 85
perso
nnage
très
différe
nt de
celui
que
vous n

us
avez
décrit.
Un père
neptun
ien est
souvent un_pere
absen
t,
peut-être fascin
ant et
attirant,
?
u
mag�9ue,
parfois
idéalisé,
mais
,
très
,
oc�up�ou
macce
ss1ble.
J'ai le
sentim
ent qu il n av rut ne� d
.
e
banal, du
moins dans sa vie
intérie
ure. ü
frusrut
seulement
semblant de l'être
. TI
devait
avoir un
grand
sens
,
de
ses
respn
sabilités, et se repo�
ait sur
votre
mere
pour le côté m

térie�.du m�age.
'
pour s
.
a subs­
tance. C'est æ;que]'mterpreterrus le dessm de ce
thèm
e. Vous ne
nous avez
pas dit si votre
Lune en
Taureau était en
carré à Pluton.
r»-·...
;»-·. Elle
l'est.
i.: Bon, l'affaire se corse. Peut-être vaudrait-il
mieux prendre ces données une par une po

les
étudier plus soigneuseme��· µq

e vos pos1t1ons
planétaires nous servent d illustrat

on po
�,
tout ce
dont je viens de vous parler. En regl

generale, le
mariage parental se reflète dans les mrusons Îet X,
et dans les
aspect
s et signe
s du
Soleil et de la Lune.
On peut pratiquement le considérer comme une
règle générale. Voyons si nous

uvons composer
une histoire à partir de votre theme. Il faut tou�
d'abord examiner les deux maisons parentales, ou
l'on ne trouve pas de planètes. L Taureau est sur
la cuspide de la maison X, avec une. Lune en
conjonction au Milieu du Ciel, et le �corpu:�n est sur
la cuspide de la Î. Sur un plan tres
general, cela
laisse
pnser
que la
mère,
symboli
sée par la terre,
est des deux parents la plus stable, beaucoup ph.

s
présente sur le plan
affectif, et
ancrée
dan
_
s
_
la Ve
ordina
ire. L
conjon
ction
de la Lune au
Milieu
�u
Ciel évoque sa forte présence émotionnelle
.
En frut,
j'ai dans l'idée qu'elle était si présente que, put-
186
être mê

e inc

sciemment, vous vous identifez
profondement a elle et à sa situation dans la vie en
t

t
q
ue
_
fe�me.
,
v

s propres sentiments et réac­
t

ons mstU
?
ctlves e�rent probablement très liés aux
s1

ns. Mrus, la pre

ondér

ce du feu dans votre
the
me sug�ere que 1 expressiOn de ces qualités terre
peu
� constituer un, véritable déf. Aussi la mère
deVIent-

11

U?e mere Ý banale ²¿ vivant dans W
monde etnque et ennuyeux. Comme je l'ai dit vous
av�
z sans doute très peur de vous montrer
'
ordi­
n

e, tere et sans intérêt, et de vous sentir prise au
p1ege, tout comme votre mère.
. Les
a;
pects de la Lune semblent confrmer cette
mterpreta�
<
m_- L
c
arré Lune-Pluton est très sou­
vent as

oc1e a la depression, à la tristesse et à la
�tra

on
_
chez la
_
mère. L Lune symbolise la
mere,
,
ams1 qu

la Vle du corps et l
'
existence terres­
tre. �e

t
.
la Mere du Monde, le pôle de la matière
qw equilibre la dimension spirituelle du Père du
Monde. Lorsque Pluton est en contact avec la Lune
la M_ère �u �
onde a _quelque chose d'obscur et d�
passiOnne .. C est la Ve souterraine primitive de la
nature qw refuse �e se civiliser et ne supporte
aucun

f
�n:
e de rejet ou de séparation. Ce prson­
nage femuun pourrait correspondre à Héra, mais i
me semble plus profond et me fait penser à des
person
l
ages mythiques comme la gorgone, qui
symbolise la
_
na�w:e outragée. L'enfant absorbe tout
cela,_ pour ams1 dire, avec le lait de sa mère. C'est
�e rmage où
_
la condition féminine sige fustra­
hon, ressentiment et désirs insatisfaits. Mais
comme elle était Cancer avec la Lune en Taureau
�ans d
?
ute votre mèr,e attach�t-elle trop d'impor�
c
�ce a so

foyer et a sa famille pour risquer une
!'ontat10n ou une crise de quelque ordre que ce
SOit. Elle a, selon moi, étoufé tous ses besoins
1 87
émotionnels et s'est réfugiée dans une petite vie
tranquille, tout en étant probablement au fond
assez déprimée.
,
.

Les images concerant le pere sont tres differen-
tes
.
Elles ont quelque chose d'érotique. Tout
d'abord, la cuspide de votre maison IV tombe en
Scorpion, ce qui suggère que, sous son aspect
austère, vous avez dû sentir un autre courant
sous-jacent en lui. J'ai l'impression que v
?
tre rela­
tion ou vos sentiments profonds envers lw ont sans
doute été beaucoup plus complexes que vous ne
l' avez laissé entendre. Les aspects solaires, et en
particulier, comme je l'ai déjà dit, le

co

j

n

ti
?
ns
avec Vénus et Mars, montrent un pere 1dealise et
romancé, un personnage de fantas

e �rotique
.
que
l'on adore, mais qui reste à jamrus macc

ss1ble.
Dans ce genre de situation, l'homme peut vorr �ans
un mariage banal un endroi

où se cac� er, car il ne
sait comment faire face a ses pass10ns et aux
divagations de son »-.--

Mais
,
s'il a une ��· elle
va généralement deviner cette fevre, ce qw d

c�en­
chera le développement de sa propre sexualite et
générera une profusion de fantasmes. Lplupart du
temps, dans ce genre de tdangle, la mère est tenue
pour responsable de la vie ennuye

e et b

ale des
parents, car « si seulement » le pere av
'
t eu une
femme plus excitante - co

e v

us-rneme .-

es
véritables potentialités et son unagmat10n �

eatlV
;
auraient pu s'exprimer. Cela vous semble-t-il Juste .
r»··.. ,»-·. Oui. Contirluez.
i.:. Vous êtes sûre ?
r-··...;--·` Oui, je viens de vous le demander.
188
i.:·Bon. Eh bien, je pense que ce mariage parental
ress�mble beaucoup plus au couple Zeus-Héra qu'à
c

lw de
.
d�ux personnes banales absorbées par leur
Vle
.
quot1dienne et leurs préoccupations matérelles
J
'r de plus e

plus l'impression que vous avez dG
pre
ndre parti, en choisissant et idéalisant votre
père. Vous avez alors projeté votre propre ombre de
t
t
rr
,
e sur votre mère, votre rivale qui, malgé son
c
?
te
.
tere et ennuyeux, a néanmoins réussi à
sedwre et gar�er

otre pè

e. Voici donc un mariage
parental
.
archetyp1que qw, selon le parti que vous
aurez pns face aux deux camps, va beaucoup nous
apprendr

sur vos propres dilemmes intérieurs
dans la v�.Vous êtes à la fois terre et feu, et vous
avez besom de trouver une manière de les valorser
tous deux

n vo

-même. En optant pour le camp
de votre pere, c est dans le monde imaginaire du
f�� et de
.
l'esprit
q
ue vous vous sentez le plus à
|ru�. Mrus ce chOix se fera aux dépens de votre
relat10n avec votre corps et votre féminité, à moins
que vous ne vous réconcilliez avec votre Lune en
T

ure

u et ses ?es
?
ins naturels et fondamentaux.
C

st, a mon
.
aVls, |L des défs suggérés par votre
theme, et qm semble n� pas avoir été résolu par vos
pare

ts dans le
U
manage. lis se sont simplement

aches e

�eu .�ur, ce qui n'est pas surprenant si
1 on cons1d�re |e

ue où uont vécu et le compor­
tement social que |on attendait d'eux. Je vais vous
pser une question très personnelle à laquelle évi­
demment vous n'êtes pas forcée de répondre. Mais
elle peut vous aider à saisir la façon dont ce mariage
parental continue à vivre en vous. Avez-vous un
gnchant pour les triangles, une tendance à vous
er avec des hommes mariés ?
1 89
t»··.. ,--·. Ob, je vois ce que vous voulez dire.
i.: Bon. Peut-être pouvons-nous continuer. J'es­
père que ce n'était pas trop gênant. Je voudrais être
sûre que vous me suivez bien. Je vous ai Ôque ces
images dans le thème étaient des représentations
subjectives, et j' ai néanmoins interprété l'exemple
qui nous a été gentiment proposé comme s' i s'ags­
sait d'informations objectives. Je n'ai aucun moyen
de savoir quel degé d'objectivité présente l'image
du mariage parental dans un thème. D'après mon
expérience, elle me semble souvent assez objective,
quoique cela reste sujet à caution. Mais elle Ü
également un côté subjectif, aussi important sinon
plus, basé sur la perception sélective. J'ai associé le
carré Lune-Pluton à la dépression et à la colère
refoulée chez la mère. U est évident qu'elle était
plus qu'une simple incarnation de la dépression et
de la fustration. Elle avait > doute beaucoup
d'autres qualités, certaines très créatives et positi­
ves, et elle a pu se transformer au h des années.
Mais si ce carré de Pluton est le seul aspect de la
Lune, c'est la dépression que l'enfant va expér­
menter en premier chez sa mère. De même j'ai
interprété les aspects du Soleil comme une image­
père idéalisée et érotique. Lpersonnalité du père
avait évidemment d'autes facettes, notamment l¢
Soleil en Capricore, qui n'a rien du héros d'un
roman de chevalerie. Lest probable que son sens dc
l'autodiscipline et des règles morales était suffi­
sÜent puissant pour l'emporter sur une
plus folâte et poétique. Pourtant dans le thème
sa flle, les qualités capricoriennes ne semblent
liées à l'image père. C'est une perception sÌCCl1VC
Nous purrions voir dans le carré Lune-Pluton
seulement l'image d'une femme malheureuse,
190
au88í une grande profondeur d
.
force énorme de la vie in
.
e
.
sen

ent et une
positif de l'héritage de la m
�c�ve
. C

st
, le
côté
aspects solaires de la
même fa
e.

co
!l
s,tder
�t les
père
correspnd à son intuiti
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.
cote
pos

tif du
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nature romantique même
�-
.
so� Imagmat10n et
émergé dans son co - rte
l nen
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en
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s
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On a au début de la vie
.
lière de ce qui se passe e
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percep
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Particu-
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.
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et l'individu est alors pris dan
'
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;-··-·-comp
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.
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Père
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1 91
d'être écrasé par le poids de la vie �errestr


t�
:
p
��
et le corps sont perçus comme meon
;
,
:
.
l'on habite le corps, l'esprit est

n

hame, m

s st
l' habite l'esprit, le corps est reJete et pr
<
scnt, ce
q� gâche tous les plaisirs normaux de la Ve terres-
tre
Quelle que soit la solution de ce dilemme, elle n

ut être trouvée en agissant comme les par

nts ¯ pe
æ ur l'un contre l'autre, car dsont en prenant p
1
po
,
'd t , l'intérieur de nous- hétypiques et res
1
en a
, .
ar

de l'un ou l'autre eqUivaut a memes. couper
4
_
f d d'une partie de soi-meme. aut pren re s'amputer
.
'bl t h
.
ce qui est toujours tem emen u autre c em,
,
.
d 't l'r· venter au m et a mesure difcile car on 01
·
e l' o� avance
.
Nos parents ne peuvent no

s serr
!�modèle, et se révolter contr

eux re'ent au
même. En h de compte, ce dilemme n est pas
seulement celui du mariage des
P
.
arents.
é

�����r:
la gageure d'être capable de Vvre cr
d lim.t:
w æ _

dans le mon e I e avec intuition et Imaga Ion,
h
.
C'est le de l'incarnation dans u corps P
.
ystque.
.
és déf de la terre et du feu, respectlvem

nt mca
dans notre exemple par la mère et le pere.
EXEMPLES DE THÈMES
N allons maintenant étudier les thèmes
9
ue
j'ai -¯au tableau, et voir plus
.
en détail  ·


'
'
[
:
.
d
.
a e parental ams1 que ses eue tion
d
u man
i de l'adulte Ces thèmes présentent sens ans a Ve
·,
d' et de
l'intérêt d'être ceux d'un frere et une
�œ
u
r
,
d t
leurs parents, quoiqu'il nous manque |Ascen an
192
du
thème de la mère. J'ai aussi les positions plané­
taires des grands-parents des deux côtés si nous
avons bsoin de nous y reporter plus tard, ce qui ne
manquera pas de se produire, car on peut retrouver
le thème mythique du mariage parental sur plu­
sieurs générations dans une famille. L aussi,
comme pour la mère, nous n'avons pas d'heure de naissance. Mais vous pourrez voir les grands traits
de caractère fondamentaux des parents - unique­
ment reflétés par les aspects et signes planétaires,
sans le témoignage complet d'un thème correcte­
ment calculé -trouver un écho dans tous les thèmes
que nous allons étudier. Il va nous falloir assimiler
beaucoup d'informations avec ce groupe de thè­
mes, et mieux vaut procéder lentement, en com­
mençant par le fls, que j'appellerai Bruce. Quel­
qu'un veut-il nous faire part de ses premières
observations sur le thème de naissance de Bruce ?
(Voir le thème no 2, page suivante
.
) Ne vous concentrez pas seulement sur la maison X et la
maison IV. Essayez d'abord de vous faire une impression d'ensemble de l'individu
.
Participant . M y a peu de terre dans ce thème, seulement Neptune en Vierge, conjoint à un Ascen­ dant Vierge. Et l'importance de Neptune est accen­ tuée par son opposition au Soleil en Poissons. Je pense que c'est un homme assez rêveur, peut-être dépendant ou confus. C'est ma première impression.
i.,, Il est au fond sans doute confus, rêveur et dépendant. Je crois que vous avez raison. Mais il montre un comportement assez différent, et je vais vous
donner à son sujet quelques informations. C'est
un cadre d'une grande société, qui a moyen­ nem
ent réussi. Il s'occupe principalement du côté
193
������
6'\2' 51. �
.
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on.
l
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selon le
systèn
L thème
a eté ca cu e par
Placi d
us.
194
commercial de l'affaire, et voyage donc beaucoup.
En apparence, sa personnalité est typiquement
Vierge, au sens le moins attirant des manuels. Ílest
form
aliste et très Ý correct ^y avec une ;c·.o--un
peu fragile. Mais tout cela cache un vilain problème
d'alcolisme. Sa sœur, de qui je tiens la plupart des
info
rmations sur la famille, m'a raconté qu'il était
un
enfant extrêmement cruel et destructeur. Non
seulement il n'arrêtait pas de la taquiner mécham­
ment, mais il ne se privait pas non plus de torturer
les animaux. C'est un phénomène étrange que j'ai
déjà eu l'occasion de rencontrer avec des thèmes
fortement neptuniens. Quelqu'un parmi vous a-t-il
une idée sur la raison pour laquelle ce ;-··c·-de
cruauté peut s' associer à L thème ayant L tel
accent Poissons ?
r--·.c.;--· J'imagine que c'est l'ombre du Pois­
sons habituellement sensible et compatissant.
t.:. On peut le voir ainsi, et cela me semble assez
vrai. Mais j'ai l'impression que quelque chose de
Jìu subtil est en jeu, qui nous demande aussi
d'éclaircir ce que nous entendons au juste par
¯ ombre Ñ« La remarque sur la dépendance de
Bruce était parfaitement juste, et je crois qu'effecti­
vement sa personnalité est assez faible et informe.
Mais udéteste être N, ou se voir lui-même sous ce
jour, et u projette son impuissance fondamentale
sur des objets plus faibles, tels une sœur plus jeune
ou un animal familier, car i ne supporte pas de la
sentir en lui. Bruce n'a pas permis à sa qualité
Poissons fondamentale d'accéder au conscient, et
c'est toujours ce que l'on empêche de s'exprimer
consciemment qui bascule dans l'ombre. Il préfére­
rait être Bélier ou Lion, et non un neptunien doux,
195
sensib
le et
vulné
rable.
Chaque fois
qu'il
voit ces
qualités se
refléter à
l'extér
ieur, cela
décle
nche sa
crua
uté et il cherc
he à
blesser et
détruire ce qui le
renvoie à sa
propre
nature. Ce
comp
ortem
ent n'est
pas
rare
chez les
Poiss
ons,
non
pas qu
'
ils soient
secrè
tement
cruels
, mais
plutôt
parce
que
nombre
d'entre eux,
bomm
es et femm
es, ne
peuvent accep­
ter la
forte
vulnér
abilité
liée à leur
nature. lis n'ont
pas de
frontiè
res
fermes face
aux
autres, ce qui veut
dire
qu'ils
sont
toujo
urs
récep
tifs
aux
besoins et
souffr
ances
de
leur
procha
in. Si cela
s'avère inte­
nable, le
Poissons peut
facile
ment
faire
sembl
ant de
se
comp
orter
comme un
Gém
eaux
ou un
Capri­
come, en ne
montra
nt
aucune
sensib
ilité
et en
affich
ant
une
;c·.---
hyper
-ratio
nnelle. Et la
crua
uté
peut
alors, à mon
avis,
parfois faire
surface,
si on lui
rappelle
avec
trop
d'insis
tance
ce
qu'il a
refoulé
.
On
peut
égale
ment
remar
quer
que
Mars
est
rétrog
rade
en
Balan
ce, en carré
exact à
Pluton
et en
oppos
ition à
Uranus, ce
qui, me
semble
-t-il,
peut
suggé
rer la
cruauté
.
Cet
homme a de
fortes
conv
oi­
tises et de
puissa
nts
désirs, en
partic
ulier sur le plan
sexuel. (Notez que
Vénus
est en
Bélier
en
maison
VIII,
opposée à
Mars et elle
aussi en carré à
Pluton
.)
Mais il n'a pas la
force et la
fermeté
nécess
aires
pour
cherc
her à
satisfaire ses
désirs
et se
prend
re
réelle
ment en
main. üa l'esprit vif et est
intell
igent
,
car
Mercure se
trouve
en
trigone à
Mars. 1 sait
proba
bleme
nt très
bien s'y
prendre avec
les
gens
,
car sa
Lune
est au
Milieu du
Ciel, et
Nept
une
l'Asc
endant
lui
donne la
capacité de
savoir
d'
tinct
ce que les
autres
veulent lui
enten
dre
dire
.
Mais je ne sais
purq
uoi,
malgré toute
l'éner
gie
le pouvoir
qu'imp
lique
nt ces
aspects de
Mars, il
toujou
rs resté
médio
cre, sans
doute à cause
du
196
fondamental de sa personnalité
.
,
ment cristallisée Je su os
'
qw n est pas vrai-
consument au-d�dans d'|w
e que s
;
.
s dé
.
sirs se
diri
_
ger
.
vers un but précis. Îl
sans
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u u PtlSse les
c
olere rn consciente qui à mon
j � la un7 enorme
liée à son problème d •�cooli
a ..�est egalement
n
ature
beaucoup de violen

me
.
re
a dans b
Poissons opposé à Neptune n
e, que le �oleil en
vert
ement, car i a beaucou
e peut

xpnmer ou­
Ì
doit se contenter de to
��0¡
b
s
om �es autres.
Soleil est en maison VII
n er es arumaux. Ce
dance à l'égard d
, ce qw accentue b dépn-
es autres sur lesq 1
sens des réalités
. Et Satum
u
.
e s repose son
ce
_
dant indique en outre qu'
���_
o
:
¸
sons au Des­
lw apporter soutien et sécurité d
¸

ur e

pur
soit la derière personne à l'ad
ans a VIe, b

�n qu'il
probablement très d  cile
mettre, et qu il rende
attachements.
aux autres de deviner ses
Aussi Bruce est-il en réalit ' d' h' ,
besoins opposés : il ne put s

éc
�c Ire entre de

vre avec acharnement ce
'
il
apper et poursw­
manque de force et de con
q
f
u veut de .la vie, car il
j t
ance en lw · mai
u non plus se consacrer
.
|
, s

ne
des autres et W contenter
�mp ement au se�ce
supporte pas d'être
. , e son sort, car il ne
dont il a envie. U
�o��e �u de reno'?cer à ce
Scorpion ou en C
.
P us fort, dis
o
ns en
|
apncorne |'aurait
·
d
a volonté et l'ind, d
, U e a expnmer
Mars-Pluton-Uran
epen
.
�ce de la configuration
signe de son exil
us
.
Mrus uest rétrogade dans le
Jw ses aspects

"o
��
do

c prob

blement écrasé
plan
intellectueL
e et
m
consclent, sauf sur le
t-·
·

.c.;--· Est-il marié ?
t.: Oui, il est marié et
[ a trois fls. Je n'ai pas les
données de naissance de son épouse, mais on m'a
dit que c'était une maîtresse femme très réaliste,
qui dirige plus ou moins le ménage et maintient
l
'
union du mariage. Il a de toute évidence trouvé en
elle son Sature en maison N. Elle tolère son
alcoolisme et tient lieu de père et mère pour leurs
enfants. Mais Bruce n'arête pas de quitter sa
famille pour voyager. H a sans doute l'impression
qu'elle le brime.
Avant de vous parler des parents de Bruce, j'ai-
merais que vous essayiez de reconstituer son type
de mariage parental à partir de son thème de
naissance
.
r.··...;.-·´ Si je cherche le père dans les aspects
solaires, comme vous nous l'avez suggéré tout à
l'heure, puis dans la maison IV, cela me donne un
portrait contradictoire. L Soleil est en opposition à
Neptune, ce qui suggère un côté mystique et peut­
être artiste, n'ayant pas vraiment les pieds sur terre.
Peut-être son père n'était-il pas très présent. Peut­
être sa personnalité était-elle informe et faible,
comme, selon vous, celle de Bruce. Mais le Soleil
est aussi en trigone à Jupiter, et d'après ce que vous
nous avez dit sur Zeus, cela évoque quelqu'un de
très différent, un esprit beaucoup plus aventureux.
L Soleil est également en trigone à Pluton, ce qui
pourrait dénoter une volonté de pouvoir ou une
forte sexualité
. Je ne vois pas comment assembler
tous ces éléments.
t.:: L père de Bruce non plus. C'est bien là le
problème. Et Bruce non plus. Comme vous l'avez
dit, il y a là une contradiction, ou ce que j'appelle un
clivage. Bruce a en lui ce clivage, nous venons juste
198
d'en parler
'
dans les pulsi
,
satisfaction de ses désirs et
¸n��pp

sees entre la
autres. Mais on le trouve
a_ negat on envers les
son père
qui, j
e peux
main

uss
i
prob
ablem�nt
chez
aussi alcool
ique.
Lo
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'
un
e
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le
_ du
,
e.
était
parents par ce genre d
�me decnt lun des
s'aait de l'h' ·t
e portraJt contradictoire il

en age psycholog· 'il ·
'
enfant. Ce que son père n
,
Iqu

qu
. .
l�sse à son
lui
-même, Bruce va le vi

as reuss
i
a
mtégrer en
dilemme, et son roblè
e comme son propre
manière, diférente
p
et
¡
me �st
.
de trouver une
clivage. ll est
très
rare
p
d
us
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f
.
e rouver un port · d
parent par rutement cohérent d
.
rrut e
plupart des gens man uent
ans u� theme, car la
individus confrontés à 1e
de cohe:ence. Et les
Bluce ont en général d
graves p

oblemes comme
chargés de clivages et
�s antecedents familiaux
dissociés camouflés dans l
e fra�ments psychiques
Ì
es coms
pere a efectivement u
·
.
aventureuse et jupitérienn
ne autre dlmension,
également et ex rime
e, que
.
Bruce possède
père, lui, a qui
¡
é son
p
��
on

es
_
om_
de
voyag
er. L
pour aller à Londres où
Ieu etnque du yorkshire
ua fni par devenir un

¸xactement co_mme Bruce,
a dû trouver ce Jupiter
dre ¸ommerc
i
al moyen. Il
lui
-même
lorsqu'il a
·u '
q
l
ue que
part au
fond
de
rejoint la capitale. Il
q
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e no�d de l_' A
n
gleterre et
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man ué
1

aus
�t
man
i
feste
ment un
très jupitérie�e.

�_
e
a�orét .�théâ�re, passion
troupes de théâtre aate�
VJe � fat� p�ie de
transformer cette
.
'
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t
s reussir à
n
u
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huit
heure
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s
���
en voca
_
t
t<
n. et il a conti
­
le
monde Il était d
?t quottd
i
en comme tout
. ans sa Jeunesse plein d'entrain
¹ · ÌDH U BÇ86 a le texte. (N.d.T.)
:
199
séduisant et physiquement attirant. Ses qualités
plutoniennes sont plus diffciles à déceler, excepté
peut-être dans la poursuite solitaire de sa propre
destinée loin du mileu familial. Mais en étudiant la
nature du mariage de ce père, vous verrez que sa
personnalité possède bien cette dimension forte­
ment plutonienne.
Les trois aspects au Soleil de Bruce semblent
donc bien correspondre à son père, qui lui-même
n'a pu les concilier. ll aurait voulu être quelqu'un
d'autre, et sa flle m'a raconté qu'il était très distant
et inaccessible lorsqu'elle était enfant, disparaissant
un verre à la main derrière son journal ou rivé à la
télévision. Hdevait vivre dans un monde imaginaire
où tous ses désirs fustrés étaient satisfaits, alors
que sa vie réelle était très monotone. Le côté
neptunien de son père semble avoir été pour Bruce
le plus douloureux et difcile à comprendre et
intéger.
Vue sous l'angle de la perception qu'avait Bruce
de son père et de la relation qu'il entretenait avec
lui, cette opposition dénote un père « fuyant », un
homme avec qui aucun rapport authentique n'était
possible. Hs'échappait un peu plus loin chaque fois
que l' on essayait de l'approcher réellement. Je crois
que Bruce a dû vivement ressentir son absence
psychique. Mais ne pouvant montrer de compas­
sion envers sa propre faiblesse, il ne pouvait non
plus afonter celle de son père. Sur un plan
conscient, Bruce a certainement honte de la médio­
crité de son père, et ce sentiment accroît encore sa
diffculté à affonter la sienne. Ce père, à son avis
faible et méprisable, n'ajamais actualisé les qualités
plus héroïques refétées par les trigones solaires de
Bruce à Jupiter et Pluton
.
En même temps, l' oppo­
sition Soleil-Neptune suggère une forte idéalisation
200
inconsciente du père mêl d d ,
être Bruce le met-il s� un
ee
.
'
d
e e
al
ceptio
n, et
peut-
g
* pie
est
et le m
a t- secretement rejetant sur 1
°
.
e-
bilité de l ' app�ent désintérê
���
d
eme
l '
a
:
espon


tante de son père S
e
attitude dis-
. a sœur m'a
aussi
×
Bruce,
arrivait souv
ent
chez
elle
vêtu d��
c
-"

t
qu
d
e
son pere,
portant son
mant
I s e
Son père est
mort
mainte
eau, so�
chape
au, etc.
�nco�e de se
rappro
cher
�:c
t

t

rus Bruce

ss

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Jamrus pu
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ter
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qu
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n a
a laissés. Hest bien
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n

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qu'il
le pousse
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° . �
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ue�q

e . ch?se
et venérat
ion
d'un
,
d

tte
secrete
Idealis
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cessible.
pere
orena
vant à
jamais
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Passons
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 onnage
.
de I�
mère.
du thème
de
Bruce?
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Partici
pant ` La Lune
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.
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on X en
Géme
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autre
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.
radict
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avec
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de I'autre
la

gant,
fo
i
d et
conve
ntionn
el et

. meme
nature rêve
1
×
ruble
sse
impuis
sante
que 1

use et a
meme
e pere.
Liz ,
Oui,
vous
avez
rais
u
.
,
cliv
age.
L
mère a
on,
y a bien la un
autre
au
père,
égale
men
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chose
de très
sem�l
able
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tradi
ctions
intérie
ur
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N�ptu
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tes.
Ce ne sont
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C e
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Puis
sance de pz:on q
:
�ousi�
me de
Jupiter et la
l
ard
nept
unie
C'
S
spar
russent
dans le brouil-
n.
est
atu
e.
Qu'en
pens
ez-vou
s ?
Par
tici
pant
.
Cela
indi
entr
e
rom�
ti
q
d
ue, �le
sembl
e-t-il, un
conflit
sme
et
evmr,
et elle a sans
doute
201
vécu le côté satuen. Hlui a fallu s'accommoder
d'un alcoolique incapable de se relier à sa famille
.
Elle a dû se montrer très forte et prendre en main
toutes les choses pratiques, et elle avait probable­
ment un fort sentiment de responsabilité qui 1 'a
empêchée de tout laisser tomber. Sa propre nature
faible et rêveuse n' a pu s'exprimer, car il était
impossible que tous deux se comportent ainsi. Ils
auraient sûrement voulu vivre une vie merveilleuse
et féerique. H a noyé ses illusions perdues dans
l' alcool (Neptune
)
, et elle a caché sa déception en
suivant son devoir (Satue). Suis-je tombé juste ?
i.:. Vous êtes tombé juste sur de nombreux points.
Je vois que vous avez pris le coup pour reconstituer
ce genre d'histoire. Lmère est en effet romantique
et elle s'est laissé horriblement piéger dans une vie
ne ressemblant en rien à ses rêves. Comme vous
l'avez dit, la présence de Satue suggère qu'elle a
tout supporté par sens du devoir, et elle l'a sans
doute fait payer à son entourage. D'après ce que
l'on m'a dit, elle était de type plutôt intellectuel,
assez mondaine et s'intéressait à diverses activités
culturelles, ce qui correspond bien au personnage
décrit par la Lune en Gémeaux dans le thème de
Bruce.
M
ais elle avait des accès de mauvaise hu­
meur et faisait des scènes à la maison, lorsque ses
relations sociales importantes n'étaient pas là pour
la voir. Elle se disputait sans cesse avec le père, puis
plus tard avec Bruce. Elle semblait déçue qu'ils ne
soient pas plus fortunés et socialement plus Ý im·
portants ». Plus le père buvait, plus elle s'en prenait
à lui avec acrimonie. Elle est morte d'un cancer
lorsque ses deux enfants étaient encore jeunes.
202
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Lune
en

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203
lavision de la vie de sa mère, il lui sera imP?ssibl

de se réconcilier avec son père, et av

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.
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ressemble à son père. C'est ce que Je voulrus dire
tout à l'heure par « prendre parti ». Consciemme
nt,
Bruce n'a pas grand bien à dire de sa m�re
:
y�
inconsciemment, c'est à travers ses yeux
.
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_

voit la vie, son père et lui-même
.
Et u � recree
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que son pere d

sa propre vie et

on pro
p
re man�ge.
,
Sa femme n est
pas coléreuse ½ lunatique, mcus c est une fem

e
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uggere
ce Satue représentant à l a fois la mère et l'
�P���·
Bruce est dépendant de sa femme comme �Ìetrt
de sa mère, et ses voyages so
?
t des tentatives de
fuite, exactement comme ses disputes avec sa mère
lorsqu'il était plus jeune.
Vous commencez sûrement à comprendre le type
de mariage que vivaient les parents de B

ce, et la
situation décrite par sa sœur confm� le
.
s informa­
tions données par les indicateurs planetarres de son
thème. L fait que le Soleil et la Lune aspectent tous
deux fortement Neptune indique que les pruents,
l'un comme l' autre, ont vécu dans une ambi

C

générale d'espoirs contrecarrés, de

êves non r�
ali­
sés, de déceptions et d'échappatorres. �a m

re,
burrée d' ambitions sociales et de pretentions
culturelles, s'est retrouvée mariée à un �omme
décevant tant sur le plan affectif que fnancier ; et,
à mon avis, aussi sur le plan sexuel, comme vous le
verrez tout à l'heure lorsque nous comparerons les
thèmes des parents. Pour elle uétait mraté. Toutes
les promess

s et l'exci

a
!
i

n
.
des pre

1e
;
s temps du
mariage avruent toure a !rugreur et a Ìam

rtume.
Elle ne pouvait lui pardonner et l'attaquait donc
constamment, alors qu'il Wretirait �e
p
lu
.
s en µl�
loin dans son monde nepturen. Elle etrut ·.obsedee
204
par
ses griefs qu'elle n'avait pas grand-chose à offir
à
ses enfant

, ho

 s
.
le devoir satuen. Et il est
pro
bable qu elle �rusrut de son mieux pour monter
le
fls contre le pere. Elle W retrouvait dans le rôle
du
par

nt fort et responsable, alors qu'elle aurait
v
?
ulu etre �carlett O'Hara devant la foule de ses
r
:
ches s�:mprrants en adoration à ses pieds. Elle était
5I �
org

e de r�e

timent qu'elle n'arrivait pas à

orr q
� �
lle sacrifrut elle-même son propre pten­
tiel creat�, no

par:ce que quelqu'un l'y forçait, ou
par

e qu elle n avrut pas connu le véritable amour
m�s parce qu'

lle était fondamentalement tro;
fruble et neptunienne elle-même pour prendre en
c�arge sa propre �e et essayer de se réaliser sépa­
rem

nt de so

man et de sa famille. Son mari était
cense tout lw d
?
nner, sin<n elle le lui ferait payer.
E

son r

ssentiment a h par littéralement la
devorer Vvante.
�père, quant à lui, avait manifesté au départ un
espnt �e courage, d'aventure et d'enthousiasme
ro

ant1que, abandonnant une vie provi nciale étri­
quee pour ess
��
er de «
.
réussir » dans le tourbillon
de �a
.
gande c

te. Uavrut de grands rêves de succès
artistique, mrs manquait de la résistance et de la
confance en soi nécessaires pour démontrer ses
tal
��
ts. H s' �tait �alement trouvé un travail banal
qw
.
1 ennuy
:
t �o
;
nblet?ent mais lui garantissait du
moms la secunte materielle. U s'était marié avec
�e fe�e appar
:
emment
p
�sionnée et excitante,
_W mili

u soc

al « supeneur » au sien, pur
¸�percevorr en

wte qu'il
.
avait visé trop haut. Elle
j
en demandrt trop et une pouvait se montrer à
a
hauteur de b espérances, sans parler des sien­
���_

opres. rn'a_ v ai
!
pas assez confance dans sa
li
irilite pour lw temr tete et se réfugiait dans |'alcoo­
sme, la plus vieille forme du monde d'agression
205
.
.
l' ense généralement d'abord
pasive. Qum que on
P
l'alcoolisme comporte
à son côté autodestruct

U:
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,
et le désir inconscient
.
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r.··...;.-·. On �a:presqu
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i.:. C'est vrru.
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+� héritage physique. Je
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:
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offrant un éclairage
profond et plus  l


d� la réalité quotidienne.
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a
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as fait, pour les raisons
neptunienne. Mrus ne
206
que nous allons voir en regardant son thème et son
propre mariage parental. Le père a donc mis en
scène son propre clivage en choisissant une femme
pouvant incaer à bplace toute sa partie primitive
et
obstinée, ce qui lui a prmis de prendre ce genre
de choses en horreur et de se retirer dans !'autre
moitié de b nature. Dans son enfance, Bruce
manifestait lui-même quelques-uns des aspcts les
moins attirants de Pluton-Mars, qui avaient déjà
mal toué au lieu de s'exprimer dans une agessi­
vité et une volonté de puvoir saines et normales.
Sans doute les emporements de b mère n'y
étaient-ils pas étrangers, et il semble s'être * civi­
lisé » avec l'âge. Mais il s'est ensuite retiré dans la
même torpeur neptunienne que son père. Je ne sais
pas où cette paie plus explosive de sa nature se
manifeste maintenant. Uest certain qu'elle implose
dans son alcoolisme. J'espère qu'elle ne se dirige
pas contre ses trois enfants. Mais elle est, à mon
avis, en majeure partie profondément refoulée, et
l'alcool en est la manifestation voilée, ainsi que le
moyen de la tenir enfermée au sous-sol.
Voyez-vous la trame mythique de ce mariage ? Je
n'aurais évidemment pu reconstituer un scénario si
détaillé sans connaître l'histoire de cette famille que
j'ai évoquée. L thème de Bruce ne dit pas que son
père était alcoolique, quoique ce soit souvent le cas
de ceux qui ont une opposition Soleil-Neptune. De
toute manière, même s'il n'avait pas été alcoolique,
il
aurait trouvé une autre échappatoire, et l'expé­
rience de la souffance, de la tristesse, du manque
et de l'amour déçu aurait été identique. Les indica­
teur
s planétaires - dans le cas du père, Neptune,
Jupiter et Pluton, et dans le cas de la mère, Neptune
et
Sature - parlent de thèmes fondamentaux
appa
rtenant aux deux parents et donc également à
207
Bruce lui-même. Quel que soit le caractère réel de
ces parents, que nous étudierons en temps utile
dans leur thème, uont un côté très mythique. L
père est un aventurier romantique qui n'a pas réussi
à affronter la vie. Son incapacité de réussir (Jupi­
ter-Pluton) lui a fait chercher refuge dans la bois­
son, l'apathie, et le repli sur soi (Neptune). Lmère
est une personnalité séduisante et extravertie, dé­
chirée entre les responsabilités de sa vie quoti­
dienne et ses rêves de splendeur romantiques,
victime d'un mariage pesant et aigrie par le ressen
­
timent et la déception (Lune en Gémeaux carré à
Neptune et Satue). Bien qu'anglais, ils semblent
tous deux sortir d'une pièce de Tenessee Williams.
lis ont le même accent sur la planète extérieure
Neptune, et cette aspiration collective ancestrale
doit se manifester sur un plan très personnel dans
l'intimité de la chambre à coucher parentale.
Chacun des deux exprime ce Neptune de manière
différente. Face à leurs déceptions et à la perte de
leurs illusions, le père réagt par la passivité et la
dési ntégration, et la mère par l'indignation et le
désir de vengeance. Bruce est lui aussi lié à Neptune
par son Soleil et sa Lune. 1 va hériter de ce qui,
dans la psyché familiale, pourrait potentiellement
être un grand talent créateur, mais qui jusque-là
ressemble plutôt à un ulcère. H doit trouver le
moyen d'exprimer cette qualité d'imagination et ce
contact avec le numineux sous une forme plus
créative que ne l'ont fait ses parents, et il n'a pas
réussi jusqu'à présent. D'après ce que dit sa sœur,
il semble n'avoir même pas encore compris qu'il y
a peut-être quelque chose qui cloche. Comme son
père, il a préféré l' aveuglement de Neptune à sa
dimension créative, et il refoule tous ses instincts
d'agressivité. I est impossible de savoir sous quelle
208
l
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-ci vont �r par refaire surface, mais ils
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ron surement tot ou tard lorsque sa s ché
essrera de compenser le déséquilt"bre Rien
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pe , erru Susan. Que vous inspire ce
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Parti

ipant . Ce thème me fait bien meill
+
pressiOn que c_lui de Bruce. On y trouve b::U�o�
­
defeu. L Soleil Mercure Vénus et l'As d
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en Bélier. Mais ümanqu� également d���rr��
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a
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.
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Lt£ :Oui,

·est vrai. Elle a ses problèmes, mais ils ne

ont pas SI
P
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ruee, peut-etre parce que, comme vous l'avez dit
elle a be

l!cou� de feu et la détermination typique�
m_nt Belier d améliorer sa vie. Bruce n'a ue
V

nu

et �ranus en Bélier, et bien que le feu pui �se
�w-meme e

re la source de nombreuses diffcult
,
:|est une rude pr�ci

use dans le contexte fa��
que nous
.
avons d

cnt, car il permet de pressentir
d�s la yte
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.
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_
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essrstt t�
.
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s pour continuer à progresser, à
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s que |
·
mdiVIdu ne soit profondément intro­

ertl et ne VIve son inspiration feu en s'échappant
ans
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onde imaginaire.
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Ot�ait devenir sculpteur, mais
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ser ses rêves de jeunesse
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Y avorr une tnste prolifération d'artistes
anques dans cette famille, peut-être due à l ' in-
209
l$•13' .,.
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¶z• ¶*¶qº,
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41.
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4•54'53
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T
10°15'37 •
H 4•40' 41 • r
J
9•¶Q• z•r
Tème H J+ Susan. ] date de naissance est tenue secrète
par souci de discrétion.

Ì Ì stème
L thème a été calculé par Astrodtenst, se on e p
Placidus.
21 0
dicateur neptunien qui se retrouve de génération en
génération. Personne dans cette famille n'a encore
été capable de réellement l'incaer m d'en concré­
tiser le potentiel créateur. Susan vit avec un peintre
à succès depuis une quinzaine d'années, mais ils ne
se sont jamais mariés et n'ont pas d'enfant. Cela n'a
rien pour nous surrendre, N ce qu'elle a vécu
dans
le mariage parentaL Elle est relativement
heureuse dans cette relation, mais reste fstrée et
insatisfaite par rapport à son propre potentiel créa­
teur. Elle a été mariée très peu de temps lorsqu'elle
était beaucoup plus jeune, mais ce mariage a été
une déception, et elle ne semble pas disposée à
répéter cette erre}ll' en passant un contrat formel
avec son peintre. A cet égard au moins, elle a réussi
à accomplir ce que sa mère n'avait pu faire : quitter
une relation malheureuse pour se chercher quelque
chose de mieux.
L serait maintenant intéressant de voir si un
,-··c·-de mariage parental similaire apparaît dans
le thème de Susan. M est évident que nous ne
devons pas nous attendre à trouver exactement les
mêmes indicateurs. Mais je pense que nous de­
vrions découvrir une histoire analogue.
t-··.c.,--· L Soleil ne fait aucun aspect majeur,
hormis b conjonction avec Mercure. Il est en
maison 7 ,en quinconce à Jupiter et en demi-carré
à la Lune. Cela donne quelque chose de très sem­
blable au thème de Bruce, car Jupiter et la maison
^rappellent son accentuaton Neptune-Poissons.
Ípère semble disparaître dans le brouillard de la
maison X .
�.:. Oui, beaucoup de similitudes apparaissent si
l
on
regarde uniquement le Soleil. Il j a là en effet
2 1 1
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21 3
sexuel entre les parents, il arrive souvent que la
libido du père dont le cours s'

st détourné d.e la
mère se reporte sur sa flle
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Aussi avec s

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oleil en
Bélier, que j'associe sur le plan archetypi
q
u� au
mythe du dieu-père phallique, S��est predi


sée du fait de sa propre constitution psychi
q
ue
intérieure à voir son père à travers une lentille
archétypi|ue très puissante
.
M�me si elle
.
semble
n'être jamais véritablement entree �n _relation
!
vec
lui comme le suggère son Soleil maspecte
.
en
mcson XII, il existe néanmoins en

re eux un lien
obscur et inconscient de nature mcestueuse et
manipulatrice
.
Les deux indicateurs Neptune et
Pluton apparaissent ici liés au père co

e
.
d

s le
thème de Bruce, mais l'accent est tr

s �fferent.
Même le troisième, Jupiter, est aussi pres

nt. Il
semblerait que Bruce, avec son Sol

il e

�mss

n

opposé à Neptune à l'Ascendant, smt
l
redispo

e ,a
identifer son père à
.
Neptun

, et donc a 1� c

:m

Ide­
rer comme faible et maccessible, tout en l  deahsant
inconsciemment sous les traits du héros aventureux
qu'il devine dans la brume. En r�vanch

!
avec son
Pluton en maison IV et son Soleil en Belle
:
, Susa

identife son père avec la force et le po

v

Ir p�all�­
que et cette puissance sexuelle inexpnmee lw frut
ç�.Que pensez-vous de la mère dans le thème de
Susan ?
r.··.c·,.-· L Lune est co
?
jointe à M
r
s. C'
.
est
une mère puissante et agressi
"
e. C

tte conJo

ctlOn
est en carré à Uranus, ce qw reflete peut-etre le
caractère explosif et imprévisible des humeu_rs de s

mère. Mais ils sont aussi tous deux en tngone a
Saturne, et l'on retrouve donc le côté pratique et le
sens du devoir.
21 4
Liz ·
Oui, là aussi nous avons un portrait similaire
a
vec cependant d'importantes différences. Dans |�
th
èf!l
e de Bruce, l
e
caractère explosif de la mère ne
s

discer
e
pas vraunent. On y voit plutôt le portrait
� un
conflit entre �� n

ture
.
romantique et idéa­
li

te e
!
les dures limitat10ns Imposées par la vie.
C, est e

alement
.
un confit entre un côté fragile et
deta
che des contingences, et un autre solide et for
ne
comptant que sur soi. Ce qui ressort du thème d�
Susan es� plus explicite et plus inquiétant. ll ne faut
pas
oublier que d ans séparent les naissances de
Bruce et de Susan. Lsituation parentale avait sans
d
?
ute
,
beaucoup empiré à I'époque où Susan est
ne
,
e, debou

hant sur le

scènes dramatiques qu'elle
ma racontees
.
L conJonction Lune-Mars en Pois­
sons reflète en partie le carré Lune-Neptune du
�ème de Bruce,
,
mais en plus du flou et du roman­
tisme se profle egalement un Mars assez dynami­
que.
A
Comme ,vous. l'avez dit, c' est une nature
e
;
tret?ement e�ot10nnelle et agressive, très pas­
SI

nnee, rom

tique, et animée par un ardent désir
_
et

e ,q

elqu un dans la vie. Tout cela concere
aus

I eVI�emment Susan, et la présence de cette
COf1JOnction en maison 7 indique que, comme sa
mere, elle se soucie beaucoup de ce que les autres
pnsent d'elle.
.
�.carré Lune-Uranus montre un profond conflit
mteneur de la mère face à ses obligations biologi­
ques mate

elles. ¡�dans l' idée qu'à l'époque où
S

san est nee, sa mere ne souhaitait pas en réalité
d. autre enfant, et aurait sans doute préféré tout
51
lPlement s'en aller. Mais l'indicateur satuen
�..apparaît à la fois dans les thèmes de Bruce et d�
usan comme un facteur majeur dans le tempéra­
�ent et la nature de la mère, suggère un double
¹
stade contrecarrant toute évasion de la prison du
21 5
mariage et de la materité. Premièrement, la mère
avait probablement un trop �and sens de ses
bTtés et des conventions. Une femm
e
responsa
il
l
I
f t ne rompt pas son mariage et port
e
Ý comme au »
d ti les enfants de son mari, sans se pose� e ques
,
.
on

.
Deuxièmement, il semble que la soli�de et 1 J?de-
endance matérielle, sujets eux au�si
.
saturruen�,
�ent posé un problème à la mère. Il s agit du
.
confh�
entre Saturne et Neptune, que ion
p:
u
d
t
.

Oir

u
d
s

t
dilemme entre la necessite etre r e­ comme un
a
d
+ §
pendante matériellement, et le bes
?
rn e
l '
vivre a
et pour les autres. L caractere co ereux et trav
l
er
�f de' crit par Susan est ici manifeste, alors que exp ost
· · ' 'voque ni dans le thème de Bruce, l'tmage mer

n e
.
colère ni violence, mais plutôt un terbl

dil
â

e
entre romantisme et devoir. L sens � evmr
apparaît aussi dans le thème de Susan, mru

sous la
forme d'un trigone et non d'un ca.r:é entre atue
et la Lune. Cela implique pe

t-etre que Su
.
san
trouvait positive cette dimensiOn de sa -¸�
dont elle admirait la force. Bruc�, q':l

t a ut,
d
.
t la trouver foide et se sentir reJete. Í j a evru
,
d' ous n'a men­ un autre aspect qu aucun en re v
  Pl Il tionné le quinconce entre la Lune et ut
?
n.
t . d' � un sombre courant sexuel sous-Jac�n rn tqu
h nts L mere ue Susan devine c ez ses pare æ
¡
q
l ' nm
·
e par une colère castratnce contre e exp

timent et ce
.
u est anime du meme sen ,
.
��i"a puissU ent et sans doute inconsctem·
ment affecté Susan.
Participant : Que voulez-vous dire ? Que s'est-il,
votre avis, réellement passé sur le plan sexuel
les parents ?
21 6
Liz : Je n'en sais rien. Je ne peux que spéculer sur
les i
ndices que nous donnent les thèmes. Mais je
pense que la colère du père a pris la forme d'une
m
ani
pulation sexuelle, comme des taquineries se
ter
minant toujours en indifférence. Nous verrons
plus tard à ce propos qu'il a dû j avoir une puis­
san
te attraction sexuelle entre ces parents au début
de
leur marage, à cause de la conjonction entre la
Vénus de la mère et le Mars du père, et du trigone
entre le Mars de la mère et la Vénus du père. H
devait beaucoup l'attirer, ce qui la rendait >
doute très dépendante de lui sur le plan sexuel, et u
a dû s'en servir contre elle. Nous nous pncherons
sur cet aspect du mariage plus tard. Je veux
maintenant en fnir avec ces données sur les thèmes
de Bruce et de Susan. Avez-vous d'autres questions
sur ces configurations parentales ?
Participant : Quels pourraient être les mythes reflé­
iætce mariage parental ? Je n'en trouve aucun. 1Í
ne correspond pas à celui de Zeus et Héra, LZeus
est fort et lutte avec sa femme. Ou du moins il a la
force de lui échapper pur aller vers d'autres fem­
mes. ¡ père de Bruce ne pouvait prendre la fuite, et Bruce non plus
.
Ls'est en apparence battu avec sa mère, mais je pense qu'au fond elle a eu le dess
us.
t·:
Oui, je suis d'accord ; au fond elle le dominait ·utde nombreux plans. Ce père est pourtant plus Proche
de Zeus qu'il ne semble au premier abord. Son
alcoolisme est une forme de fuite, même si, �ntr
airement aux fugues de Zeus, [ n'engendre
ne

de créatif. Même aveugle et illusoire, c'est une quete
de 1 'anima, qui malheureusement finit ici en
2 1 7
« cul-de-sac » et se révèle être I déguisement Q
l'apathie dépressive de la Mère Ter
n
ble. Bruce
s'échappe également de son propre mariage grâce
à ses voyages d'affaires.
r.··...;.-· A-t-il des aventures lorsqu'il voyage
?
i., Je n'en ai pas la moindre idée. Je pense que
Susan n'en sait rien non plus, car son fère n'est pas
du genre à lui faire des confdences. J'aurais ten­
dance à penser que oui, N sa Vénus en Bélier en
maison VIII en opposition à Mars en Balance. ll
faut bien que cet aspect se manifeste quelque part,
et Bruce n'est pas encore abruti par l'alcool,
comme son père l'a été plus tard dans la vie. J'ai
l'intuition que Bruce va voir des prostituées lors­
qu'il est sur la route, ou des partenaires de rencon­
tre, et qu'il n'est peut-être pas très doux avec elles
lorsqu'il les a entre les mains. Mais personne n'en
a jamais entendu parler. Peut-être est-ce la réalité,
et peut-être ne s'agit-il que de fantasmes. Je
çonne malgré tout l'existence d'un côté •��U 1I
dans sa vie et ses fantasmes érotiques. Í �� �¡S ^
entre Vénus, Mars, Pluton et Uranus, ainsi que
maison VIII me donnent ce sentiment. Une
colère intérieure jaillit de son sentiment d
sance et d'insuffsance face à la force de sa ÍCD1H ø¢
Pour répndre à votre question, je cherche
image mythique pour ce mariage parental,
arriver à en trouver une qui lui corresponde
tement. C'est pourtant un scénario assez classu:tl
1!pourrait faire penser à Zeus et Héra, dont la
manifeste les qualités satuennes dans son
!. Î faças das le texte. (N.d.T.)
21 8
conventionnel de
mère et d
,
é
.
p
oison elle a un côté sor
.
pouse .
.
Ma1s
avec
son
d
'H
écate,
ou de la
G
orgone
c
i
��
q
w
la
fl
:appr
oche
thè
me de Susan ar 1
, � a se re ete
dans le
M
ars, Pluton
et 'ranu�
s

dic

teurs
mate
rels,
jupitérien
par
certa
ins co�t
,
pe�e

emble
assez
, , . es,
mrus c est
un z _
manque »,
Intro
verti
Il
.
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mais
cela
n'a
.
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ul
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ut
,
autref
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être
s'échapper
dans
les
bras
d'
�nne.
{
Au
heu
de
trouv� refuge dans une aut
a
¸
res
e
n
m�s, il a
bouteille.
C'est
un
genre
re
orm�
d
.-.¬..la
perdu sa
puissa
nce.
C' est

e
Zeus
mversé
qui a
retrouv

ici les
traces du
¸
�s c

sens
_que
l 'on
I
l avrut
auss
i
un c
ô

sour
a
n
a
.
ge
,eus-H
era. ·
. nots tres
perver
t · crots, comme je vous
l 'ai
dit
,. .
s, e je
ment
blessé sa femme par
'
qu H a mcon
sciem­
rément
cruel
en lu1·

comp
orem
ent
délibé-
b il
'
geant
une h
U
·
su t e qui
exace
rbait la c 1,
,
u
atiOn
espoirs
déçus. Mais ce
genr�
¸
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ee de ses p

opres
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'
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fureur
et du
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me ¸
VIctime
pitoy
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;
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utable. Il est
neur.
Cette
histoire
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¿
quelq
 
ue
chose
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proche
du
mythe
de C
[
·
g e est
.
fnalement
assez
terrif
iante et le

ybele
et
Attis,
la
déesse
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s'é
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n

il et
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e
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me
bl
re
« pOis
son ».
Cette
thè
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es
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·
sem
e corre
spond
re à l'un
des
L'au
tre
thème
Iage
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tal.
to
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celu
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q

on
retro
uve
dans
cette
his-
masc
fort et
puiss
ant
manip
ulant

¹·
ÏD
h
·
açrs
ds le texte.
(A.d.7.)
21 9
et contrecarrant le fémir, trouve aussi son écho
dans la mythologie, avec les nombreuses histoire
s
de jeunes filles menacées par 1 'attaque de monstres
hideux, comme Psyché avant qu'elle ne rencontre
Éros, ou Andromède enchaînée à son rocher. On
trouve ici quelque chose du même genre, car le
père incarne également Pluton, et la mère la victime
neptunienne. Tout dépend du côté du prisme
à
travers lequel vous regardez. 1 s'agit toujours du
même mythe relatif au pouvoir. Les deux versions
masculine et féminine de l'histoire oppsent Nep
tune à Pluton, et dans ce confit, l'un joue l'agres­
seur et l'autre la pauvre victime pitoyable. C'est, à
mon avis, l'un des profonds paradoxes du mariage
parental, et des parents du monde archétypiques.
Tous deux sont au fond le reflet l'un de l'autre, et
pourtant ils se partagent les rôles pour que le conflit
puisse exister, et pour qu'une nouvelle synthèse
ptentielle puisse voir le jour.
Peut-être serait-il intéressant de regarder mainte­
nant les thèmes des parents de Bruce. (Voir le
thème no 4 et le thème no 5 pages suivantes). lis ne
vous surprendront pas, après tout ce dont nous
avons parlé. Les images parentales du thème de
Bruce sont subjectives, et sont donc des éléments
intérieurs à sa propre psyché, mais il s'avère que ses
parents sont eux-mêmes d'excellents supports pour
leur projection.
Le père de Bruce a le Soleil en maison XII
Lion, en trigone à la Lune en maison IV en CògI|ª@
taire. Cette Lune refète la qualité jupitérienne
on trouve l'écho dans les aspects Soleil-Jupiter
thèmes de ses deux enfants. Le Soleil en X  ,
l'on retrouve dans le thème de Susan, rerre�enu�
cette aura neptunienne foue et insaisissable qu'a
père pur ses enfants. C'est en outre, bien sûr,
220
Fm
D¡t
1ø11B
Y
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³¬
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l

221
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W
0'2:'23'
T
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4':3'r
� 22' 2'41 .
021'21'41'r
27'34'3S'r
,
no j ¯ ] mère de Bruce. Nous ignorc
;
ms l'�ew
;
e
de
T

me
ce ]

date est tenue secrète par souct de dtScretwn.
narssan a
o
.
1 thème a été calculé par Astr renst.
222
ind
ication sur son propre père, et tout comme
susan, son identité a sans doute eu beaucoup de
diff
culté à émerger de l'océan de l'inconscient
fam
ilial. Ce Soleil en maison X  du père de Bruce
| et en évidence .une des dimensions les plus
intéressantes de l'étude du mariage parental dans le
thème, car u semble que cet homme ait lui-même
vécu exactement le même genre de mariage paren­
¡ celui des gands-parents paterels de Bruce -
que Bruce et Susan présentent tous deux dans leur
propre thème. L grand-père de Bruce, auquel
manifestement son père s'identife étroitement,
semble avoir été un homme faible et lunatique,
plutôt paisible et aimable, mais assez inconsistant.
Cela nous est suggéré non seulement par la position
solaire en XII du père de Bruce, mais aussi par la
présence de la Lune en maison IV, évoquant un
père instable sur qui 1 'on ne peut compter. Et
devinez comment la grand-mère paterelle de
Bruce est représentée dans le thème de son père ?
Pluton est en maison X, en compagnie d'une
conjonction Vénus-Neptune en Cancer également
en maison X. Et tout est accentué par une opposi­
tion entre la Lune et Pluton. De plus une autre
planète tient lieu d'indicateur materel du père de
Bruce : Jupiter, conjoint au Milieu du Ciel en
Gémeaux. On retrouve donc les mêmes indicateurs
planétaires pour ce mariage parental que dans le
thème de Bruce : Jupiter, Neptune et Pluton.
t-··.c.;.-·. L père a le même Ascendant que
Bruce. Peut-être cela explique-t-il en partie leurs
réactions similaires à leurs problèmes. L Vierge
n'est pas un signe particulièrement fort face aux
problèmes émotionnels. Cela peut également nous
aider à comprendre pourquoi le père n'a jamais
223
pursuivi
les
ambiti
ons
théâtr
ales
qui
semblent
corre
spondre à son
Soleil en Lion
et à sa Lune en
Sagt
taire.
Son
Ascend
ant
V
ierge lui a fait préférer
la sécu
rité.
i..: Je
crois
que
vous
avez
raison. Tout
comme son
père,
Bruce
a opté
pour un
travail
sûr.
Comme on
pouv
ait s'y
attend
re, il
s' intér
esse
aussi à des grou­
pes de
théâtr
e amate
ur,
mais
moins
que son père.
C'est
pour
lui une
autre
triste
manière de se relier
à son
père,
mais i n'est
pas en fait
réelle
ment attiré
par le
monde
théâtr
al. Je
vois
toutes
sortes de
p
extrêm
ement
intére
ssants dans le
thème de
son
père. À
premiè
re vue, u
semble assez
harmo­
nieux.
Ü
n'existe pas bien sûr de thèm
e d'«
alcooli­
que »,
tout
comm
e u
n'exist
e pas de thème d'« ho­
mose
xuel » ou de « grand
compo
siteur ». Le trigone
entre
le
Soleil
et la
Lune,
selon
l'inter
prétation
orthod
oxe,
devrait donner une vie heur
euse et un
bonne opinion de soi.
Les
intenti
ons
consci
entes et
les
instincts
travaill
ent en
harm
onie, et l'on ne
s'attend pas à trouv
er un
aspect aussi
positif
dans
une si triste
vie
. Mais
tout en
astrolo
gie est à
double
tranch
ant, et la
manière dont
foncti
onne un
aspect
dépend énorm
ément
de la
consci
ence de
l'indiv
idu.
Un trigo
ne
Soleil-
Lune
peut
isoler
de la vie celui
qui
est
incap
able de vivre
son
identité
indivi
duelle
. De
même
qu'il
existe
des
situati
ons où
carrés
et oppo
si­
tions
sont
très
précieux, car ils
apport
ent à
la
perso
nnalité
un bon
esprit
comba
tif et une
tensi
on
créatri
ce, les trigones
peuvent
parfois
être
fatals 5
l'on
ne peut
s'en
échap
per
.
lls sont un refuge sûr où
les
combats du
monde
ne
peuvent s'intr
oduire, car
tout
y est
harmo
nieux,
mesuré, et
coule
aisanc
e. Ce
trigone
Soleil-L
une
tombe dans
maisons d'eau. H
conce
re la vie
intéri
eure
224
se
mble ménager une retraite face a d
,
rie
ur. ¡Ì va hausser la confance en
u

on
.
e exte-
a
utosatisfaction peut conduire l'indi
���æce�te
s
upér
ieur et l'aveugler dans les
.
� u a s

cr

nre
ü
se
contentera de faire sembl
��
tuations diffc�es
 
_père s'est, à mon avis s'
que t
?
u� v

b1en.
ses
fantasmes en ferm�t
,plement echpse dans
monde, tandis que son co
a
s
port

au r�te du
fais
ant semblant d'eAt
V'
rp allr
u
t travailler en
re 1erge.
r.··.c.;.-·. Mais pourquoi n
. . +
son individualite' ¹U
e pouvrt-il pas Vvre
· est quand 1A Í
retrouve pas non plus chez
¸
;
}
me on ! On ne
Lon en rapport avec le
,
e ants ce�e valeur
e
st sextile à P
luton
.
P
e
__�
e
.
¸
t ce Soleil en
!l
on
fort accent plutonien que l'
ce a correspond-il au
thèmes de Bruce et Susan po. d

en
:
ou¸e �ans les
sextile devrait lui avoir do
,
ec¸e e pere ? Ce
v
oir. �
Soleil est de pl

n

e
��
e de pou­
Scorpion, qui est un Mars fort.
arre a Mars en
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.
ment vrai L
us venez e dire est potentielle-
thème M
.
.
j
d
a quelques excellents aspects dans ce
· U e nombre
+
p
otentiel de cet homme n

s
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r
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s font que le
·
p
remière tient sans d
7
J

ais actualisé. L
redondance à la nat
out_, meme SI cela semble une
au père q

e
J
·
'exam
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e u
p
ro
p
re mariage parental
L
1 erru rmeux t t ' l'h
omme vous nous l' av di i
ou
.
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.
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t, j.a enswte ce carré
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·
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e, surtout dans les
Prtance [
s ou prend énormément d'im-
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, avec e sent
rm
ent
·savoir ce que no
.
ar
ul
s represente notre aptitude
us vo ons dans la
v
ie et à faire ce
225
F
qu'il
faut
pour
l'avoir
.
Lorsque
Mars est en carré au
Soleil
dans le thème d'un
homme,
celui-ci peut ne
pas
vouloir µ
ier ses instincts
agressifs et compé
­
titifs à l'image
qu'il a de
lui-mêm
e. Ce clivag
e entre
la
consc
ience
de l' ego
et les
instincts
masculins
gossiers peut
fnir par le
dissocier de b
masculinité
essen
tielle
.
Mars et le
Soleil
sont
tous
deux des
princip
s
masculi
ns,
mais ce
sont
des
facettes
différ
ente
du
masculin, tout
comme
Vénus et la
Lune sont des facettes différentes du féminin. L
Sleil, que les Grecs représentaient comme le noble
dieu Apollon, concere la conscience et l'esprit
créateur. Mars est une divinité chthonienne qui
représente le puvoir du corps. L père de Bruce ne
pouvait faire face à sa propre agessivité et l'on
retrouve dans le thème de Bruce l'écho de ce
problème. L'image du mariage parental dans le
thème du père va dans le même sens, car u est
représenté une fois de plus par l'homme faible et
impuissant et la femme étouffante et autoritaire
.
Mal reliée à Mars, cette jolie combinaison lon­
Sagittaire ne peut s'exprimer que sur le plan du
fantasme, car elle manque de l'instinct de surie et
de la nature tenace et compétitive néce
s es pour
mettre ses grands rêves en pratique. L feu tout
seul, sans quelque chose de plus solide qui lui donne
corps, se croit revenu aux temps de la chevalerie,
porte aux nues le bon, le vrai et le beau. L
ressemble à un conte de fées, et tout ce qui
le troubler est banni au fn fond de l'inconscient.
Tout cela explique, à mon avis, pourquoi le
de Bruce n'a jamais poursuivi son véritable UL ¼
le théâtre, autrement que de manière décousue,
il lui aurait fallu se battre pour réussir. L
est un milieu très agessif, où des gens
et narcissiques s'arrachent le moindre rôle dans
226
a
mbiance de jalousie de médi
tio
n féroce. Jupiter
Î
'a pouss
'
s

ce
.
et de compéti-
natal pour aller à la ville M
� a q
w
tter son
_
Nord
l'in
conscient n'était
´
aiS Mars, refoule dans
@5 rêves. Il l�i était s:c�Z
fo�
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o

C
<
>�rétiser
a
mbitions, quel que soit son

ssi
t

e reali

er
,
ses
Tout cela, autant que la
, en •

mon aVs reel.
Vierge, explique son man

esez:e e !'�endant
vous l'avez dit l'A d
q

d effcacite. Comme
, ×
• cen ant VIerge ' t
.
lierement fort face à une
n e

µµparticu-
n
elle,
et il a tendance com
co on

at
10
n
,
e

otion­
à se retirer discrètement
�l

s
h
POissons a ceder et
ment manifesté ce man
.
u
e
,
omme a certaine­
assauts de sa femme M
q � d
d
assur
1
ance face aux
m l
. rs ans e do . d
trav
'
a Vierge est capabl d b
maine u
cité et de discipline et
� e

aucou
l
de téna
-
assiduité pour acqué;ir un: t
:
c::
.
t travailler avec
pas que son Ascendant N
´
.
lq

e. Je ne pense
men�
.
interdit toute réus��[!
e

w
�au�omatique­
ambitions, même s'il
.
re sation de ses
certaine passivité dans
montrait sans
.
doute une
nelles
.
Par ailleurs le c.�

on�ontatiOns person­
suggérer une tendance à
e
�:{
�-Mars peut parfois
choses magnifques d .
 
0
<
nr toutes sortes de
le meilleur etc - to
e
t
a
V
Ie - etre le premier
'
être
c
�mporter
'
co
��
un

b
en ne suppo
r
tant pas de se
l'egoïsme et de l'agr

�e
,
et en ayant horreur de
j
am
ai
s à obtenir aucun
:
s
¿
I
V
I
te
.
h
ii
ne réussit donc
qu'u désire et ne
e ces c oses mereilleuses
femme agr�sive
t
�u

non plus
,
tenir tête à une
comme nous l' av�ns
es un problem� martien, et
de ce type dans son t


B

ce aaussi un problème
aspect Mars-Soleil
.
e e naissance, non pas un
Balance carré , Pl
mais un Mars rétrogade en
V
é
nus.
a uton et opposé à Uranus et
L `
pere, ne voulant pas de ce Mar S
.
s en corp10n,
227
l'a projeté sur la mèr�
9
ui, av

c s

:m
-
-.-..acerb
e
et incisif, s'en est srs1 avec Jubilation. Sa natur
e
fortement Scorpion en faisait un excellent support.
En comparant les thèmes, on s'aperçoit que
.
le M�
en Scorpion du père tombe sur la conJonction
Soleil-Mercure de la mère. Ce Mars du thème
du
père en carré au Soleil ainsi qu'à Sate (même
s'il ;'agit d'un carré dissocié), �t en quincon

e
.

Pluton, me fait suspecter une enorme

gress1Vte
derrière le repli de cet homm

. Ü devrut �ar

eler
très subtilement sa femme, declenchant rns1 ses
accès de fureur. L Scorpion, nous le savons, peut
être très vindicatif et venimeux et, ici en maison III,
il reflète la manière dont il devait s'exprimer avec
elle. Ce Mars particulièrement fort, car maître de
son signe, a été, selon moi, essentiellement vécu p

le père de Bruce sur le plan inconscien
!
, parce qu il
lui était impossible d'affronter en lUI-meme un �ars
grossier, couvert de poil? et de sue_r. Il devrt se
voir comme un splendide chevalier en armure
dorée à l'instar de la plupart des Lion. Je pense
qu'il �vait peur de

a propre vio�ence et l'a don�
refoulée, empaquetee et offerte a sa �emm�,
,
qll!
ensuite la lui a restituée. Toutes ces rrsons liees a
son Mars expliquent qu'il n'ait pu exprimer le
ptentiel créateur que vous avez trè� juste�ent
décelé dans le sextile de Pluton au Soleil en Lion.
Son propre mariage parental, comme je vous l'ai
dit, y est aussi pour quelque d

ose. �ous avons �
comment ce problème se manifestait chez Bfce
_
privé d' une im
G
g� père positi�� �mlaquelle prOJ
l'émergence irut1ale de sa vte, � h<>r

une
tauge sans claire conscience de son Identi te ¯ Û •••
! mc. L grand-mère de Bruce est une fgure
nienne, à la fois par la présence de Pluton en !ÛÞ ¹
X et par son opposition à la Lune. L
228
qua
nt à lui, s� reflète dans la conjonction Lune­
Ur�
us en mruson IV et dans le Soleil en Lion en
rruscm XII. �xactement comme Bruce vis-à-vis de
§
m�re, le pere de Bruce est fortement lié à la vie
ér

twnnelle �e ce

and-

ère, qui, me semble-t-il,
a
du s� sentrr castre et ecrasé par sa puissante
p�
en�e. Ce grand-père, à en juger par la
conJ
onction
,
L

e-Uranus en maison IV, a sans
doute montre a son fls le même genre de réaction
que
Bruce a vu chez son
J
ère : le repli sur soi, vécu
Þ
¿1

?
Js comme un

desaffection et un manque
d mte

et
_
. L grand-mere, de son côté, quoique de
toute eVIdence très puissante et probablement ex­
trêmement manipulatrice, est aussi représentée
dans ce thèm

par Vénus-Neptune en Cancer : sur
le p�an c

:m

cient, elle devait apparaître faible et
fragile et etatt pr
?
bablement idéalisée par le père de
B

ce. IÎla voyatt comme la princesse mythique en detresse que
.
sa na
�ure �trinsèquement chevaleres­ que c�erc�rut t
<
uJ
_
O

s a sauver. Il était incapable de v
<
rr qu en
.
realite elle n'avait nul besoin d'être s
?
uv�e
.
Tel pere, tel fls, aussi le père de Bruce ne s

st-il probablement jamais rendu compte du pou­ vorr secret
�e la grand-mère. U est tombé dans le ,.

··-·-de 1 homme ayant un puissant complexe­ f!lere, dont l'une des formes extrêmes est l'alcoo­ lisl!le, l
.
a mère plutonienne négative qui à l'intérieur �eantit tous les efforts de libration et d'a
 a­ hon
personnelle en tant qu'homme
.
J'aimerais brièvement mentionner un ou deux aspects qui apparaissent dans les thèmes des gands-
p
are
.
nts paterels, pour vous montrer avec

ue�


qlllétante régularité ces ;-··-·-.se sont

Pe

es a travers la famille. L grand-mère, repré- ntee par Pluton dans le thème du père de Bruce,
229
avait le Soleil en Verseau en carré exact à Pl
l
ton, �e
qui n
'
a rien pour nous surprendre. Le carre Soleil­
Pluton est un aspect particulier dan

un th

me
féminin car il est la plupart du temps mconsc1ent
.
Peu de íemmes de cette génération auraient admis
leur volonté de pouvoir et leur aptitude à l'exercer
par des moyens émotionnels subtils. Même pour les
générations plus jeunes, ce n' est pas un

p�c

facile à vivre pour une femme, car il est considere
comme Ý peu féminin ³ par la société. Nous avons
l'exemple de Margaret Thatcher et de son carré
Soleil-Pluton. Mais le plus souvent, la femme S
_

leil-Pluton va faire semblant d'être faible et impws­
sante en offant le pouvoir à quelqu'un d'autre.
Cela lui permet de devenir une
.


time qui peut
manipuler autrui par la culpabilite. Les fe

mes
ayant ce carré arborent souvent une perso
;
a emo­
tive et vulnérable, camouflant une volonte de fer.
Elles me semblent aussi fragiles que le Rocher de
Gibraltar. Avec Pluton en maison X et l'opposition
Lune-Pluton dans son thème, il est visib�e qu

le
père de Bruce, à un certain
,
niveau, avrut pleme­
ment conscience de la force enorme et des tendan­
ces manipulatrices de sa mère. M�s j' �agne que
le contact Vénus-Neptune leur aJoutrut une aura
romantique, ce qui explique pourquoi il n'a jamais
pu se libérer.
Dans le thème de la gand-mère, la Lune est dans
le derier décan du Uon ( je ne suis pas sûre du
degré exact, du fait de !:absence
,
d

l'heure de
naissance ) et elle est a I en carre a Pl

ton. �
s
problèmes de lutte de pouvoir et de marpulat10n
sexuelle se retrouvent dans la famille de Bruce sur
de nombreuses générations. Notons en passant que
Neptune dans le thème de la grand-mère est
quement sans aspect, ne formant qu'un trigone
230
ux:an
us en Vi

rge. On pourrait donc dire que le
th
ere
,
plutoruen dans le mariage parental arrive
jus
qu'a Bruce et Susan du côté de la famille de leur
père, par l'interédiaire de la grand-mère pater­
nelle.
L gand-père paterel, représenté dans le thème
du jre �e Bruce, comme nous l' avons N¡ par une
conjonction Lune-Uranus en maison Î, présente
également dans son thème, ce qui ne devrait pas
non plus nous surprendre, une conjonction Soleil­
Nep�un� en T

ur�a

. Cette conjonction comprend
aussi Venus, Situee a la h du Bélier. Nous avons
don

,

homme doux, paisible et plutôt rêveur,
marie a une femme plutonienne puissante, même si
son comportement apparent semblait se conformer
aux exigences sociales de l'époque. Et de nouveau
comme on pouvait s'y attendre, ce grand-père
pate
,
rnel a un carré Soleil-Mars, exactement comme
le pex
:
e de �!"ll

e. T
?
ut ce q

e j.e vous ai dit sur le
P\obleme �mtegration des mstmcts agressifs s'ap­
p
lique aussi au gand-père, qui l' a ensuite transmis
a son fls, le père de Bruce. On pourrait donc dire
que
_
le thème neptunien vient du côté paterel de la
famill

, par (

g
;
and

père paterel, de même que le
probleme d mtegation des pulsions agessives de
Mars.
. J'aimerais maintenant que vous regardiez atten­
ti
y
ement le thème de la mère de Bruce. Je vous ai
dit que je n'avais pas son heure de naissance et ne
connaissais donc pas son Ascendant. Mais
'
nous
�ouvons qu

d mê

e y glaner beaucoup d'indica­
h?ns. Avec nen moms que cinq planètes en Scor­
Pion
:
ce . thème peut certainement lui valoir le
qu�fcatif de femme plutonienne. Ce groupe de
Planetes tombe sur le Mars en Scorpion de son mari
et
cet aspect avait sans doute aux premiers jours de
231
son mariage pris une forme b

aucoup plus exci­
tante et érotique. Hsemble y aVOJ! e

quelq

e chos
chez le père de Bruce qui hypnotiSait completement
la mère sur le plan sexuel. Bruce, cependant, n'a
apparemment pas perç

cette qu�té
.
plutonienne
chez sa mère. Pluton n est pas un mdicateur de la
mère dans son thème. Ce qu'il a prçu est plus
neptunien, à cause de son carré natal Lune-�ep­
tune. Cette qualité neptunienne semble se refleter
dans le thème de la mère par les trigones que son
Mercure son Soleil et sa Vénus font à Neptune.
Ý
W
Pour Bruce, sa mère est vaporeuse, reveuse, ro-
mantique et insaisissable, et c'était en effet l'un de
ses côtés, du moins si l'on considère ces aspects
natals. Lconjonction Soleil-Vénus dans son thème
semble aussi reféter ses intérêts culturels et son
besoin d'être populaire et appréciée en société.
Bruce la voit aussi sous un jour satuen. Elle
n'est pas satuenne au sens habituel, c
a
il n'y

pas dans son thème d'accent �ur le Cap
!
lcome (�
moins que son Ascendant ne smt en Capncome), Î
d'aspect entre Saturne et les l�air�s
.
Nous ne
savons pas si Saturne est angularre. Mrus elle a dans
son thème une double opposition entre Sate et
la conjonction Mars-Jupiter en Scorpion, et cette
confguration refèt

l'inte

i�é
.
de sa col�re et d

b
fustration. Un sentiment mteneur persistant d U·
puissance l'a peut-être poussée à rester dans une
situation où elle se sentait très malheureuse, malgré
la force des planètes en Scorpion et
,
des as

cts
puissants comme le trigone de Pluton a la conJonc·
tion Mars-Jupiter.
ll semble que la Lune soit dan

le thèm

.
de
mère à la hdes Poissons ou au deb
 
ut du Be�er
:,
est impssible de le savoir avec certitude, m"ls J
l'intuition qu'elle est en Bélier, car la
232
que Ï
¹
en a faite Susan insiste sur son irascibilité
pe
rmanente, son mauvais caractère, et le ressenti­
ment avec lequel elle s'est sacrifiée. L Lune en
Bélier n' a rien d'une martyre, et aucune Lune en
Béli

r n


e soumettrait à un tel rôle sans soupape
de
secunte. L Lune en Poissons est généralement
be

ucoup plus disposée à se sacri fer sans trop se
pl
_
rundre, L

ll
.
e � un
� plus grande capacité de
devouement ��smter

se envers autrui. De plus, il
ser?1


u� l rmpre

s10n donnée par la mère en
soc1ete etrut celle d une femme pleine d'entrain
intér

s�ante et stim�ante, et si la Lune n'était p�
en Belier, nous a L ons un thème si inondé d'eau
qu:il
.
ser�t <f cile
,
de ì'associer avec une personna­
lite si¸anrmee
:
il n y a pratiquement pas d'air dans
ce theme, uquement Pluton en Gémeaux et avec
une Lune en Poissons, il n'y aurait pas d� feu du
tout. Cela ne ressemble pas à la femme diffcile et
emportée qui s'est si violemment bagarrée avec son
mari et son fls.
r-··...,--·. Et le mariage parental de la mère ? D
me

emble voir sans cesse repasser le même m.Sa
conJOncti
?
n Soleil-Vénus en trigone à Neptune
semble dire que son père était lui aussi un être
g

ntil, doux, artiste et passif. Et si la Lune est
reellement en Bélier, il y a alors un carré Lune­
�luton. En fait ce carré existe même S la Lune est
ala h des Poissons. C' est de nouveau le même
scénario.
t.: Bien sûr. C'est ce qui nous attendait au terme
de
_
l'ex
p
loration méthodique de tous ces thèmes. L scen
ario mythique du marage parental que nous
»
vons commencé par explorer dans le thème de
ruee, puis dans celui de Susan, n'est pas une
233
simple image appartenant à ces deux p�rsonne
s.
C'est un mythe familial. U semble y a vou
:
eu
p
lu.
sieurs générations de femmes de type �ybele devo­
rant en secret des hommes de type Attis. Quel q
��
soit leur comportement apparent, leur perso

n hte
abritait ce mythe familial. Et il semble de meme
y
avoir eu plusieurs générations d'�ommes de j
Attis qui, en représaille
.
s •
, ¡
r

�srent leur amour
:
leur sensualité et leur VIrilite a le

s
.
femmes, qw
devenaient ainsi les malheureuses VI

tlmes du
,
reJ

t
et de la manipulation sexuelle. Ce theme a
:
chety

t
=
que imprège toute la f��· et Bruce 1 3 recree
dans son mariage. Il mqmete Susan

w, pour
l'éviter, a opté pour une demi-vie, c� qw

:est �as
le pire moyen de briser la chaîne, bte

qu u coute
très cher. Et en fn de compte cette 1m�ge de la
femme forte et de l'homme faible est ausst
.
le

eflet
d'une dynamique intérieure de Bruce lw-meme,
qui laisse son inconscient - sous la forme de la
sombre anima/mère - submerger son c,omascu­
lin, trop faible pour résister et se b�ttre. Cha

un est
au bout d'une longue lignée de mtses �n scerte de
cette dynamique de relation, qui est
.
a la fms un
héritage familial et un ;.··-·-mythiq

e de son
intégation potentielle. Bruce en est un tn

te exem·
ple car il n'est pas suffsamment consctent p

ur
fai:e face à ce clivage intérie

de n:aruere
constructive. Mais il est néaoms posstble
.
de
travailler sur ce genre d'hérit
��
e,
,
et 1� manage
parental est alors un modèle d mtegatwn po!en­
tielle, si l'on arrive à trouver une nouvelle •B1cI
créative d'harmoniser les deux Parents du Monde.
t.··.c.;.-·. Mais alors quelle est cette
union potentielle entre ce que vous appelez
234
fe
mme de type Cybèle et l'homme de type Attis ?
Qu'aurait pu faire Bruce ?
i.:. Il aurait pu combiner des qualités rares chez
Ies
hommes, et devenir quelqu'un qui allie sensibi­
lité
, compassion et imagination à une forte volonté
et à une tenacité lui permettant d'actualiser ses
rêves. Il a en lui les deux propensions. H aurait pu
être d'un gand secours pour les autres, ce qui, à
mon avis, lui aurait donné d'énormes satisfactions,
si seulement il avait pu exprimer son être entier. Il
dispose en effet d'un imprtant potentiel d'empa­
thie et de perspicacité sur les df cultés d'autrui, et
d'un don pour exprimer et expliquer les choses afn
que les autres puissent bien les comprendre. H me
semble qu'il devrait travailler dans un domaine
créatif, n'ayant sans doute rien à voir avec le
théâtre, mais plutôt avec l'écrture, l'édition ou la
publicité, où il pourrait réussir gâce à sa sensibilité
aux besoins d'autrui et aux demandes du public.
Bien sûr nous ne savons pas ce qu'il adviendra de
Bruce. Il nous faudrait examiner les transits et les
progessions pour voir ce qui pourrait le faire
buger ou l'ouvrir. Je ne suis pas optimiste à son
sujet, un simple pressentiment qui n'a rien à voir
avec son thème. Lplupart de ceux qui se confon­
tent au même dilemme que Bruce, s'en sortent tant
bien que mal et transmettent le problème à leurs
enfants.
Nous pourrions continuer à discuter sur ces
thèmes pendant des heures, et il reste évidemment
de
nombreux points que je n'ai pas abordés. Ma
per
.

pective était orientée dans une direction pari­
culiere, en raison du sujet du séminaire. J'aimerais
maintenant poursuivre, puisque nous avons N
.
ess
entiel.
235
r.··.. ,.-·. Lcs pcrsonnagcs parcntaux ct Ìcuts
rcÌatìons mutucÌÌcs apparaisscnt dans mcs rôvcs
scmOÌaOÌcsàccuxqucrÓvÒ!cmonthÒmc. LcÌam´a
prmis dc portcr un nouvcau rcgard sut mcs pa-
rcnts. Lcs hgurcs parcntaÌcs vucs cn rôvc corrcs-
pondcnt·cÌ!cs, à votrc avìs, aux vraìs parcnts ou
sont·c!Ìcs aussì dcs ìmagcs intÓrìcurcs?
t.: LÌÌcs sont Ìcs dcux
¸
Nous pouvons, sur un
ccrtaìnpÌanasscz limitÓ, travaìl!cravcclcspcrson-
nagcs parcntaux cn rôvc, ct cc gcnrc d´cxp!oratìon
pcut laìrcÓmcrgcr un IÌot dcscntìDcnts ct d'cxpÓ-
ricnccs dc Ì´cnlancc. 5ì votrc pÒrc, quì vous a
tou|ours scmOÌÓ gcntíÌ ct sympathìquc, vous appa·
raÎt trÒssouvcntcnrôvccommcun horrt!!cvìoÌcur¸
votrc ìnconscìcnt chcrchc proOaO!cmcnt à vous
parÌcr d'autrcs aspccts dc votrc rcÌatìon avcc !uì.
5ur un autrc pÌan¸ Ìcsparcnts sont aussìdansnos
rôvcs dcs pcrsonnagcs archÓtypìqucs, à travcrs
Ìcsquc!s on dcvìnc Ìcs pcrsonnagcs mythìqucsdont
nous avons parÌÓ
¸
5ì par cxcmpÌc, vous rôvcz dc
votrc pÒrc au× commandcs d´un avion, c´cst un
ZcusouunUranusàpcìncdÓguìsÓs
_
symOoÌìsantlc
;.c-.-·-~..Ìà·haut dans Ìc cìcÌ. Nous avons Ìà
uncautrcvo!cd'cxpÌoratìonIÓcondc, nouspcrmct·
tant d'approchcr Ìa toíÌc dc lond mythiquc dc nos
parcnts ct dc mìcux comprcndrc Ìcur conduìtc.
Maìs cn mdc comptc ccs pcrsonnagcs
_
qucs,toutcommcÌcursdìmcnsìonspÌuspcrsoc!·
Ìcs, sont au·dcdans dc nous·mômcs
¸
L'
v!oÌcur dÓcrit pcut·ôtrc nos proprcs
agrcssíIs ìnconscìcnts, ct !c pÒrc/¡uerpì!otant
avìon cst sans doutc nouc proprc adolcsccnt
rìcurquichcrchcàscdìstanccrdcÌavìc cn
dc Ìahautcur. JantsurÌc pÌan pcrsonnc! qu´
!ypìquc, ccs pcrsonnagcs sont Oìcn vìvants
236
noUc Înconscìcnt ct ìÌs r
.
santcs mascuÌíncsct
.
c
|
rcscn
tcnt
nos
comp

sant ct huctucux dc
c�nti1cs. I1 cst trÒs
íntÓrcs-
parcntaÌcs
onírí
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¸ qucs
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5ì, par
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souvcnìr d'un
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1
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alors
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Lcla
pcut
cor-
8
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On]on
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Ílutoncnm 
X

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c
Ìunc·
M
M
·
. .
4 !son
c
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mc cn
colÒrc
P-_ 8¡s cndch:i
tìvc,
ccttc
¢o
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cìc
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c
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J
pcr�o
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Orc
dan
uI rcvc,
a
man1Ic
statìon d´unc
¤n
c
orc
cons��t'
c
!��q��

ont cIlc
n'

t pas
naura
pas
acccdÓ
au
237
conscient, ce personnage va s'exprime
:
de manièr
e
détouée, sape

son assuranc

.
e

al

erer ses rel

­
tions avec autrw. Cette agressivite n est pas force­
ment malsaine, car elle peut être le tranc�ant qui
manque à la personnalité consciente et essrue de s'y
intégrer. Cette mère en colère n'est d
<
nc pas com­
plètement pathologiq

e ; elle
.
est arch

typique. Ses
qualités peuvent avorr besom de s mclure dans
notre vie, car sans elles nous ne pouv�ns no

défendre, ni avoir de sentiments authentlq

e�, Î
sentir d'instinct chez une autre femme le desrr de
nous voir tomber malade.
Vous devriez lire le livre d'Erich Neumann, n-
c·-.·«c·»-· ¿ qui analyse m

rveilleuseent
,
bien
la complexité des nombreux Vages de l
,

c�e

mère. Ü est extrêmement dommage qu n en rut
jamais écrit la contrepartie, « The G

e

t Father �¹_
quoique j'aie trouvé de nombreux element tres
intéressants à propos des Parents du Monde dans
un autre de ses ouvrages, n-o·.,.-·.-eu.··c¸
c|cc-·c.c..--.··• L'un des thèmes abordés par
Neumann est la multitude de visages que
.
peut
prendre l'archétype mère. Je vais vous en f
r
e un
résumé très succinct, car cela concere notre �
tude
du mariage parental et des personnages mythiques
représentant les Parents du Monde dans le thème
individuel. Neumann propose un dia

amme
.
 
asé
sur une croix dont chaque axe a un pole positif et
un pôle négatif. L'un d

ces
,
axes r

présen

e la
dimension materelle de 1 archetyp mere, et a son
l . Erich Neumann, Te Great Mother (Princeton, NJ : BoUinged
Foundaùon, Princeton University Îç, 1955 ; et Londres + �
tledge &J¿Paul, 1955).
2. Erich Neumann, Te Origins and History of L_ lnsl
 
:iousneS
(Princeton, NJ : Bollingen Foundation, Princeton Uruver1ty
1954 ; et Lndres : Routledge GKegan Paul, 1954}.
238
ex
trém
ité négative on trouve la Mère Terrible sous
to
utes ses formes - gorgone, harpie, sorcière ser­
p
ent, dr

go_

mal�9ïe, �
,
épression, poison, etc. À
son
extrermte positive s1ege la Bonne Mère avec
.
. .
,
ces
tmages qw nous nournssent et nous soutiennent
da
ns
la vie, le lait, la moisson, le pain, le sein, la
nat
ure, les arbres, la corne d'abondance, etc.
Nous retrouvons dans cet axe maternel de l'ar­
chét
ype beaucou
l
des �fférentes facettes auxquel­
les nous

vons frut allus10n en étudiant les thèmes
de la famille de Bruce. Cette famille semble domi­
née par l'extrémité négative de l'axe comme nous
le su

gère l'image féminine forteme�t plutonienne
que 1 on rencontre dans la plupart des thèmes. Ce
perso

age

chétypique ne correspond pas seule­
ment a des 1mages comme Kali ou la Gorgone. U
P
.
eut �ussi s'exp�rimenter sous forme d'états et de
s1t

at1

ns
P?Y
chiques comme la dépression, l'apa­
thi�, l lmp'llssance, la paralysie, l'alcoolisme ou la
toXco

arue. Les
p
ersonnages de ce type qui nous
apparaissent en reve sont en rapport avec le côté
des

ructeur
,
et
,
dévorant de notre vraie mère. Cela se
reflete e

,
g

neral dans le thème de naissance par un
Plu�on �e a la
.
Lune ou en maison X. Derrière la
vr

e
.
mere se tient la mère archétypique négative,
ll�s uest

lus j

te de suggérer que la vraie mère
e�rut s

us !
;�
pnse de cet archétype, plutôt que
dire qu
t
lle etrut cet archétype. Un parent n'est pas
�archetype. Ce

enre
.
d'expérience mère est loin
,
etre rare, ce qw explique pourquoi tant de gens
�prouvent des sentiments similaires dans leur rela­
tio
n avec leur mère. Toutes ces mères plutoniennes
�.s

t pas identiqu

s, elles ne sont pas fabriquées
¹ ×n�d

s une 1
;
sme du Yorkshire, même si l'on
t
Parfois l 1mpress10n du contraire devant la simili-
Ude
de l'expérience subjective de tant d'individus.
239
.
de lanètes, le langage _ast
��
Av�c un
I
eti� ¸omb��
ti"té de
l'expér
ience m
'iVI­
logqu
e redwt
.
a r
h
,
P
archétypiques essentiels.
duelle à certams t eres
ande furie qu'une
« L
'enfer
?
e
.
dé,
tient
-�
d
_��_
ge
³ :
l'outrage, le
femme
delrossee
», dit e
d'une femme blessée et
ressentiment et la r��un_
t qui sent ses instincts
humiliée par un
reje

.
nee archétypique décrite
dépréciés, est
.
une ex�n�
e mère plutonienne. ¡
par Ì'astrolo�� c?mm
oviennent pas seulement
rejet
et l'h�
atl


��� et c'est plus important,
du partenarre, r�
,
'
Lrsque ce genre de
de l' .-.¬.· de a me

¸

n rêve il ne correspnd
person
nage
vou�
apparro
ère et ala Mère, mais à
pas seulement a votre r
.
e�t à la fois la mère et la
quelqu
e c�
ose e_n vo

s q
�éfnitive, il ne sert à rien
Mère.
Et Je crOIS qu en
.
.
ues et astro­
d'étudier toute_ ces �xplicatiOn_
-elle�, si l'on ne
logiq
ues,
aussi f
�c
m
ante

t
o��
nnais
sance à soi
­
tente pas d  appliquer ce
C à l' œuvre à l'inté­
même, là où ce personnage
rieur de soi.
'
.
Pl t n en maison X dans mon
r.-·.c.;.-·` J Ü u

.
e voudrais mieux le cor­
thème de
nross
ance,

J
¯ [
ut
corr
espon
dre
prend
re. Je �
ois
�_�������¸�_
essiv
e, et j'étr
uf
·
s
chez ma mere
·.
détresse et de sa so -
toujours c�nsci

nte
,
de s
�s il serait
plus
juste
de
franc
e. Mr
o
s
,
?
a

re

t
vo
lle
-�
ême sous
l' emp
rise
de
dire que ma mere �tru e
l'archétype plutoruen.
1 u...--.·--·.,....·.·-...--.+.·-s·

»
�.u.··.·«~
+
·.·.
_����+-Wi  a
Citation extrrute e .
1670-1729. .»+r,
240
i.: ·Je veux simplement dire que votre mère, en
ta
nt que personne, n'est pas K,ou la Gorgone, ni
quel
qu'un qu'il vous faille en défnitive haï ou
c
ondamner. Elle s'identifait probablement à la
f
gure archétypique de la Femme qui Souffre et ne
puvait donc rien mpur améliorer sa situation
dans la vie. Si vous arrivez à le comprendre, vous ne
vous sentirez pas coupable d'être plus heureuse
qu'elle ne l' a été
.
Sinon, l'hértage inconscient de
cette identifcation va se cacher quelque part dans
votre propre psyché, et vous vous mettrez involon­
tairement dans des situations qui vous rendront
malheureuse et dépressive, exactement comme
votre mère, et vous serez incapable de vous en
sortir
.
r.··.c.;.-··Mais vous semblez dire que ce côté de
l'axe materel est le seul que j' aie expérimenté, et
que ce côté négati f de la Grande Mère est le seul que
je puisse exprimer. Je ne pense pas avoir été une
mère terrible pour mes enfants. En tout cas, j'ai
essayé de toutes mes forces d'être à l'opposé de ma
propre mère
.
t.: Ce n'est pas ce que j' ai dit. C'est vous qui
venez de le dire. Si vous avez Pluton en maison X,
cela ne veut pas dire que ce soit le seul aspect du
principe materel dont vous disposiez
.
Mais le fait
que vous vous en défendiez tellement me porte à
croire que ce complexe est encore très vivant et
actif en vous. Lorsque je dis que votre mère était
affectée par cet aspect négatif de la vie, cela veut
dire qu'elle s'identifait à un état de souffrance et de
res
sentiment, et qu'elle n'arrivait pas à voir les
choses de manière plus positive ou créative. Un
archétype est aussi une perspective particulière sur
241
la vie. Lrsqu'une femme voit 1

vi

sous le jour de
la Mère Terrible, la femme, mI que

a propre
féminité lui semble victime de l'oppressiOn et du
dénigre�ent, et elle va réagr en
'
onséquence, à
A
la
fois dans sa relation avec son man et dans son role
de mère. Elle a l'impression que sa liberté 1� a été
retirée, qu'elle est sous-estimé

et �compns

,
.
et
qu'elle a dû sacrifer sa propre tdentit

et ses d

s1rs
prsonnels pur élever des enfants qmvont m.de
toute façon par la quitter en la lrussant les mams
vides.
r.-·...;.-·. Oui, c'est tout à fait ma mère.
t.:. Si cette expérience archétypique corresp
��

pour vous à la Mère du Monde, qui forme la m
?�
t1e
du couple parental, c'est cette idee sur la c

md1t1on
fém
e que votre mère vous aura transrmse. Cela
n'est peut-être pas »o·-cseule idée s

le suje�, o
A
u
peut-être avez-vous une tout autre opm10n
.
Mrus tot
ou tard votre voyage personnel va vous mettre en
contact avec cet aspect particulier de la vie, que
vous avez rencontré dans l'enfance par le cataly­
seur de votre mère personnelle, et qui demeure
quelque part en vous. Tant que vous n'en aurez pas
conscience et essaierez simplement de vous mode­
ler sur ce que vous croyez
,
être l'opposé
_
de votre
mère vous n'aurez pas resolu le probleme. b
agiss�t ai, vous main

enez ce! �érta

e d

l'inconscient, et vous contmuerez a 1 expruner m­
consciemment. Je n'ai aucune idée du genre de
mère que vous êtes. Je suis sûre que vous n'êtes pa
« terrible ». Mais i est probable que votre propre
mère ne l'était pas non plus. Elle était sans doute
une femme complexe, et vous n' êtes branchée
sur une seule de ses facettes, sur une
242
p
ers
pective de la vie que, selon moi, vous avez
p

obablement
.
en vous sur un plan inconscient.
Lest pourq

OI vous vous efforcez tant d'être une
« bonne » mere, au lieu d'être simplement vous­
même. Cela ne veut pas dire que vous soyez « terri­
ble » pour vos enfants. Cela veut dire qu'il reste
quel�ue part en
y
ous 1

poids de la dépression et du
sentiment de deses
p
mr de votre mère, que vous
masquez sous un VIsage de bonne humeur achar­
née. �n tant que femme, tout le spectre du féminin
con�titue votre héritage et votre nature. Mais le
destm, ou le Soi, peu importe le nom que vous lui
donnez, semble inviter chaque femme à affronter
@@ aspect particulier de ce vaste archétype que

ous appe�ons le
.
féU. Aucune femme ne peut
etre tout a la fms. Essayez si possible de ne pas
déformer ce

ue je dis selon vos propres peurs.
Aucune mere ne choisit délibérément d'incaer
Pluton, sauf dans les tragédies grecques et de temps
en temp

dans uopéra de Mozart. Je suis sûre que
votre mere au

s1 a essayé de toutes ses forces d'être
m
:
e bo
r
e mere. C'est d'ailleurs là qu'est le pro­
bien:e. S1 vou

essayez à tout prix de ressembler à
une Image fge

d

s votre esprit ou votre .-.¬..,
v
?
us all

z
.
d

vorr etouffer votre véritable nature, et
c est p

ec1seme
-
?t la source de la dépression et du
re

sentiment. C est lorsqu'une femme essaie à tout
��de s

modeler sur l'image collective et stérile
une mere absolument parfaite, sans se rendre
_¡mpte que cet axe pos

 de de

pôles indissocia-
e

, que tous les sentiments negatifs comme la
coler

, l'agressivité et le besoin de se faire passer en
P�em1er sont refoulés et repoussés dans l'incons-
t
c
tent. Ces sentiments négatifs, sains au départ se
rouv
ent co t
· , , ·
·
'
l'e
, .
n amines a ce ruveau mconscient par
Xpen
ence archétypique de la colère et de l'agres-
243
sivité et la Mère Terrible outragée entre en scène
avec
'
tous ses griefs. Alors peu �p?
rte que V?US
vous conduisiez bien et avec abnegation, le destm a
une fâcheuse manière de mettre Pluton d�s la
maison X du thème de vos enfants ou de le glisser
en conjonction avec leur Lune. Ce que .  vous vo
�s
êtes caché à vous-même ne put leur etre cache,
pas plus que ce que votre mère s'est caché ne vous
a été caché. Cela veut également dire que l'autre
côté de l'équation, le père, doit incarner la secon�e
moitié du couple archétypique. Or le part�nrure
naturel de la Mère Terrible, avec son ressentiiD

nt
bouillonnant et ses blessures douloureuses, n

t
autre qu'un salaud glacial �t
.
��iffér

nt,
,
1� Pere
Terrible, qui n' a aucune sensibilite et deprec

e tou

ce qui est féminin
.
Le

ère se
,
tro

ve do
?
c 1�
.
auss1
entraîné vers la polarite archetyp1que, a qw u
.
sert
de support, et il s'ensuit un certain type de manage
parental dans v��re
.
t�ème.
.
, .
.
Très souvent .mdiVIdu se polanse
_
sur
|
m�cate

parental du même sexe dans son the
n
.
e, et u¸essrue
de se modeler à l'opposé de tout ce qu il re

resente,
dans une tentative d'être « tout sauf » la mere ou le
père.
Dans ce cas, ce personnage par

ntal bascule
naturellement dans l'inconscient, mrus ce tour d
t
passe-passe de l' ego ne l'a évidemment pas efface
du thème natal ou de la psyché. Pluton, Neptune et
Uranus interiennent souvent dans ce type de
polarisation lorsqu'ils apparaissent en maison X ou
W, de même que Sature. C'est parce q

e l' ego
trouve ces planètes inconfortables
.
et ne. s
:
t com­
ment les vivre et les exprimer. MaiS on firut par �
retrouver sans s'en rendre compte à l'autre oppose,
car quelle que soit l'extré

i

é
,
de l'�e, sur
on s'appuie, l'autre extremtte co�nee dans.
conscient va tôt ou tard se marufester, smt
244
m
anière v
.
oil�e dans son
p
ropre comportement, soit
dans celw d un partenarre. Hvaut mieux afonter
le
,
problèm

,
� l'intérieur de soi-même, au lieu
d �ssayer d �dt� er un opposé aciel
.
Et n'ou­
bli
_
ns pas, il n y a µµ �e planètes maléfiques.
M
eme Pl

ton, qll se prete s1 facilement à l' imagerie
de la Mere Temble, peut vouloir dire tout autre

hose lorsque l' .-.¬.·ne porte pas sur lui de

ug

ment de valeur
.
H représente le pouvoir des
1
?
st

cts �ruts

t des passions animales, et c'est
|
.¬¬.·msen

1ble et critique qui décide que ce

enre de sensat10

s et de besoins sont dégoûtants et
liilportuns
:
LMere Temble a sa place dans la vie,
car s VIsage transpersonnel est le destin, son
empnse permet de comprendre, d'accepter les lois
d; �
a p

opr
� �
ature physique et instinctuelle. H
5
.
agtt d un element positif et non négatif. Les
hindous le savent bien lorsqu'ils vénèrent K
comme le M pouvoir destructeur de Dieu sous la
forme de la Mère Sombre ».
Lorsqu'une facette particulière de l'archétype
materel est. ac

entuée dans le thème d'un individu
comme u mdicateur de la mère, l'épux corres­

ondant a ce personnage est aussi constellé, et
l en

emble forme la toile de fond mythique du
man_age p

ental. On trouve toujours la Mère
T

mble mam dans la main avec un amant-fls­
redempteur !aible, considéré comme « bon » L il
promet les recompenses de l'intellect et de l'esprit.
Nous plaçons nos propres jugements de valeurs sur
ce

personnages
.
LMère Terrible peut aussi appa­
nutre comme la Mère qui Souffre, blessée et rejetée
�un

ant-fls in
,
conséquent, indifférent, insen-
e ou 1mmoral. C est elle alors qui est Ý bonne »
ralgr'
l'
Ý
W
e

a co e�e et sa rancune, et lui devient
rauvr », car il est la cause de sa souffance. Ces
245
deux prsonnages vont toujours ensemble, et c'es
t
pourquoi les femmes qui souffent semblent
tou­
jours épuser les �
.
mmes qui l

s font s?uf�.
Ils
sont secrètement hes et chacun mcae 1 amma ou
l' animus de l'autre. ü me semble extrêmement
profitable d'explorer ce terrain particulie

dans
le
thème de naissance, car cette perception plus
équilibrée des deux moitiés du co':ple parental nou
s
prmet d'acquérir une perspective pl

large
et
d'avoir plus de discerement dans nos Jugeme

ts.
Aucun ne peut demeurer « bon » ou « mauvais »
dans l'intérêt de notre santé psychque car tous
deux sont au-dedans de nous.
Lorsqu'il est suffsamment profond et non un
simple exercice intellectuel, ce changement
,
d�
perception est bénéfque, dans 1� mesur

ou il
permet de ne plu

être a

tant so

s au �estm .��
ses relations. Mrs peut-etre est-il rmposs1ble d mte­
grer complètement ces personnages, car tout
compte fait, ils sont archétypiques et ne puvent
jamais devenir la propriété personnelle d'un -,o.Ce
sont nos mythes directeurs
.
Contact.er ces prs� ­
nages intérieurs et entretenir une meilleure relation
avec eux nous rend plus objectifs et prmet a
l'extrémité oppsée de l'axe de s'exprimer �av�­
tage. Lorsqu'on s'enferme ?ans
.
une Jlarisation
excessive, plus rien ne peut s expnmer.librement et
naturellement. En essayant atout pnx de ne p�
être plutonienne, vous allez étouffer vos quali
.
tes
prsonnelles d'amour m

temel, e

leur e

pressto�
va être bloquée sous le pmds des « Je devrrs » ou Ý �
faudrait » qui sous-tendent l'opinion de votre an&·
mus sur ce qu'est une « bonne » mère -c'
tout sauf votre propre mère.
246
parti
cipant . Vous nous avez parlé de deux axes.
Quel est le second ?
Liz - L'autre est ce que ì'on pourrait appeler 1 'axe
de l:âe. Ce
.
n'

st pas �e ��minin materel qui
contient et maintient, mais !ame ou la dimension
anima du f�minin qui guide et inspire. Cet axe,
sel�D le sc?e�a de Neumann, a aussi deux pôles,
post tif et negatif. L« bonne » extrémité de 1' anima
est la dimension spirituelle qui n'est pas incompati­
ble
avec un certain érotisme, et élève la conscience
au-dessus de la routine ordinaire en l'élargissant et
J' approfondissant. L fgure la plus transperson­
nelle et toujours actuelle correspondant ace pôle de
l'ax�
est celle de Marie, incaant sagesse et com­
p�swn. Nous tr

uvons une autre image plus an­
cienne de cette dimension inspiratrice du féminin
dans le visage positif d'Aphrodite. Elle nous fait
connaître le plaisir sexuel et ouvre notre cœur ala
beauté et à la grâce. C'est la femme en tant que
compagne, camarade, guide intérieur et muse
grâce à qui la vie devient magque, joyeuse, prend
�sens e
,
t a

but. L
.
P?le sombre ou négatif de
|axe de 1 am:a est la srrene, attirant ì'-,odans le
chaos, la folie et la désintégration. L'inspiration
passe alors par le sortilège et la séduction plus que
par 1 'amour et la joie, et il en résulte la destruction
de la �e et non son expansion
.
Cela nous rappelle
ces mechantes femmes « fatales » 1 des vieux flms
de
.
�arlèn

D�etrich
.
Ce genre de personnage,
PSitif ou negatif, peut correspondre ala vraie mère
dans le thème d'un homme ou d'une femme
com
me nous I'avons N pour les facettes du fémin�
I · £n fraças das le texte. (N.d.T.)
247
maternel. Ce sont sou ven� Vénus ou
.
J�piter en
maison X ou en fort aspect a la Lune qw levoquent
sous ses deux aspects sombre et l�eux. Ce so
nt
aussi parfois Neptune et Uranus, ams1

ue �erc�
e
et le Soleil. Lvie non vécue de la vrrue mere n est
pas toujours plutonienne

t chargée de

anc
.
une et
de ressentiment. Elle peut etre foll�

e

t er?tlque
.
et
déborder de passion sexuelle et d msprration crea­
trice non concrétisées. Tout comme l'axe mate
n
el
du féminin sombre ou lumineux, a pw· partenrre
logique � fls-amant, l'axe de
.
l'âme
.
s'associe
naturellement à un axe masculin patnarcal ou
paterel. Dans la �ythologie, l

s femmes cor�� la
courtisane Aphrodite sont hab1tuelle

ent

anes à
des types pères pesants comme �ephrust
,
os, et
Marie est évidemment l'épouse de D1eu le Pere.
Une fois de plus, je dois vous demand�r �e ne pas
prendre ces images mythiques au sens litteral. Elles
se comportent de manière capricieuse et vous
.
flent
entre les doigts dès que vous essayez de leur �
·
�Q
ser des liens trop structurés

vec le
?
PO
?
Itlons
astrologiques. Un thème ne pr

sente Jamais une
seule caractéristique pour la mere. On en trouve
toujours plusieurs, comme nous |'avons N, so

vent
contradictoires. Et qui plus est, chaque planete
.
a
plusieur visages. Un carré Lune-Nep�une
.
su
.
gge­
rera le sacrifce et la souffrance de la mere victlm

,
alors qu'une conjonction Vénus-Neptune e

�x_
son X évoquera un personnag
:
érot
.
iqw

ou spmtue
exalté. Il faut utiliser votre lffagmat
.
lOn et votre
connaissance du comportement humam

 ur com­
biner les divers éléments en une synthese cohé­
rente. Et il faut aussi apprendre à penser en
sés. Si vous avez une idée de l'image liée à l'un
parents prenez en considération le pendant
de ce p�rsonnage, car les Parents du Monde voya•
248
ge

t touj
<
urs e�

ou�le
. �mère
.
sirène séduisante
qU a tOUJOurs .Ü d une Jeune flle (la ;.c/t-qui
flirte
encore avec son Papa ) forme en général un
cou
ple avec un type père patriarcal à la poigne de
fer. Si vous êtes leur fls, vous allez probablement
vo
us retrouver dans le rôle de Hamlet, essayant de
déli
vrer la mère bien-aimée de la poigne du vieux
tyr
an
.
Si vous êtes leur flle, vous pouvez vous
ide
ntifer à Psyché en pensant qu'une femme
sexu
ellement plus atti rante et plus bele empêche
votre père amant bien-aimé de se rapprocher de
vous. L sombre mère materelle, couveuse et
possessive, forme en général un couple avec un
jeune
.
homme
,
charmant, mais inconséquent, et
parfms completement insensible. L mère Héra
conventionnelle, terre à terre et sécurisante forme
en général un couple avec un adolescent exalté
infidèle et fascinant. Aucun parent réel ne corres�
pond à ces portraits
.
Ce sont des caricatures du
co

prtement humain, et les vrais parents sont des
creatures complexes dotées de natures individuel­
!

s.�ais les personnages mythiques se comportent
ams1, et nos complexes également. Il est impossible
d� séparer les Parents du Monde, et lorsque l'un
d

ntre eux est fortement représenté, son parte­
narre naturel est implicitement présent. Les thèmes
de la famille que nous venons d'étudier en ont été
une bonne illustration.
t�··�.�;
--·

.
Lorsque vous nous avez parlé de l'ex­ tre�
te positive de l'axe de l'âme, vous avez cité
Mane. Est-ce le seul symbole collectif que nous ayo
ns pour cette dimension du féminin dans notre Cultu
re ? Nous ne vénérons plus Aphrodite. Cela me semb
le un peu asymétrique
.
249
t.:. Marie est le seul symbole religieux identifable
dont nous disposions. Mais nous créons sans cesse
nos propres symboles féminins qui sont beaucoup
plus plantureux que Marie, et nous les vénérons au
cinéma, dans les romans et la poésie, dans
la
musique, et dans nos vies quotidiennes. Vous avez
raison, Marie est asymétrique, dans la mesure où
elle n'a pas de dimension érotique. Je suis persu

dée qu'il s'agit d'un problème collectif, ayant surg
dès que nous nous sommes débarrassés de la déesse
Aphrodite née de l'écume de la mer. Marie incae
nombre des fonctions positives de | .-.¬.car elle
est un guide spirituel et une intermédiaire compa­
tissante qui intercède en faveur de l'humanité
auprès de L Dieu si lointain. Le seul ennui est
qu'elle n'a pas de corps, et toute la sexualité rejoint
donc le pôle négatif de l'axe, la sirène, qui entraîne
les hommes vers leur destruction. Cela correspond
parfaitement à la vision de la femme au Moyen Âge,
où le corps féminin était l'instrument du diable et
faisait de l'homme un pécheur. Mais sur le plan
i ndividuel, Aphrodite reste bien vi vante dans l'in­
conscient féminin, et à notre époque, nous n'accor­
dons plus autant d'attention aux symboles religieux
collectifs. Ele apparaît souvent comme le côté
ombre d'une mère refoulée et inhibée sur le plan
sexuel, indiquée par Vénus en maison X, ou
conjointe ou opposée à la Lune dans le thème de
son enfant.
r.-·.. ,.-·.Mais si Marie est pur nous le ¡b|c
le plus élevé du féminin, il devient très diffcile pour
une femme de valoriser le côté positif de sa sexua
lité. Hreste toujours associé à la sirène.
250
Liz :·
C'est
c
e qui se passe lorsque la femme s'identi­
fe
mco

sc1emme

t aux valeurs collectives et se
so
ume� a
_
la pression de la soiété. C'est précisé­
ment la ou nous sommes les moins individuels que
n
?us sommes les plu

sujets à de tels clivages. Nous
�acc�rdons
plls mamtenant beaucoup d'attention
a
Mane, m

s �j a une ou deux générations, ce
person_nage �t�t beaucoup plus puissant sur le plan
c
?
llect1f, et il iest encore pour le fdèle du catholi­
CISJ?e. Le pro�lème sur�t lorsque la voix de votre
-
-.¬..est tres co�echve, et se projette à l'exté­
neur comme la VOIX de la société. Les axes de
Neumann nou

permett

nt d'analyser ce qui se
passe lorsque 1
,
c,-consc1en� essaie d'approcher le
r ya�e archetypique. H lw est tenibiement dif­
cile d
.
a

cepter la dualité. Concilier spiritualité et
sexualite peut lui sembler insurmontable alo
sur le i h ,
.
, rs que
,
P an
.
arc
.
etyp1que elles ne sont pas en conflit.
C est tout a frut exclu pour |c,obien ancré dans un
ensemb!e de valeurs collectives les déclarant in­
com
p

ttbles
:
Prendre conscience de sa propre
dualit� e

�evelopper des sentiments authentique­
r
ent mdiVlduels fondés sur des valeurs personnel-
es nol!� permet de ressentir beaucoup moins de
f
ulpabilite et de refoulement, et de nous désidenti­
er �e ces problèmes collectifs. Pour réellement
=�
p�ehender ses propres contradictions, il faut
o

r�IPU le

h

e du mariage parental, où une ex
tremite asymetnque de 1 'axe doit toujours former

pie av

c un type particulier d'époux. Marie
die
u-
g

touJ

urs
.
po� former un couple avec un
co
nd
1� pere q

e

Ige d elle la perfection, tout en se
d
,
_
lllSant lw-meme de manière complètement
c


�so?Dable et destructrice. ì| a souvent aussi un
ex

tres chamel et la force à se soumettre aux
ces
de sa « nature inférieure ». L sirène s'ar-
251
range toujours pour former un couple avec l'un
de
ces nobles types paterels, si préoccupé du bien­
être de l'humanité qu'il n' a pas de temps à consa­
crer à ses charmes. Ce sont des portraits un peu
sarcastiques, mais qui me semblent fnaleme
nt
assez justes.
L'ambivalence est un trait caractéristique de tous
ces personnages archétypiques, et c'est cette ambi­
valence que la conscience a tant de mal à intégrer.
Ls axes tracés par Neumann nous permettent de
comprendre pourquoi le mariage parental, comme
le mariage des Parents du Monde, nous apparaît
habituellement comme un confit d'opposés où
deux personnes sont polarisées sur un problème
qui en défnitive, leur appartient à chacune. L'axe
materel, que j'ai mentionné tout à l'heure, l'illus­
tre parfaitement. L mère archétypique possède
une dimension à la fois créatrice et destructrice. L
materté inclut les deux. Mais il est très diffcile
pour une femme de s'e

p�rimenter d�s cett

dualité. Elle ressent en general un homble senti­
ment de culpabilité lorsqu'elle se heurte au côté
destructeur de la mère en elle-même. Í senti­
ments d'une femme envers son enfant sont souvent
un mélange très compliqué d'amour et de h�e, de
besoin et de pouvoir. Nous tenons pour acqws que
!'amour est le constituant principal et nécessaire de
la materté. Mais on y trouve aussi fatalement dc
la haine car la naissance d'un enfant signife N
mort d� la ,.-/|.chez la femme. Au-delà de
problèmes banals de responsabilité pratique, au­
delà de l'i mpression d'avoir signé pour quinze W
et du sentiment de « jamais plus ~ lié à la perte de la
liberté personnelle, se proflent aussi des ques!ions
symboliques plus profondes concerant le destm, lc
temps, l'âge et le renoncement à l'éterelle adoles-
252
cen
ce, ainsi que la séparation d'avec sa propre
mère et la fn de l'identifcation à la flle éterelle
qui
peut toujours retouer à la maison. C'est le
mariage de mort symbolisé par le mythe Hadès­
perséphone. L femme ressent souvent un fot de
sentiments négatis envers son bb, et même si
c'
est naturel et inévitable, cela lui semble inquiétant
§ elle s'identife à l'opinion collective selon laquelle
il
faut toujours aimer inconditionnellement son
enfa
nt et se sacrifer pour lui, sous pine d'être une
Mèr
e Terrible. Le désir de détruire, qui accompa­
ge souvent 1' expérience de 1' accouchement cor­
resp
ond à quelque chose d'archétypique. c·�st ce
que
j
'on voit chez les animaux qui se nourrissent de
ce qu'ils

r

créent, comme les poissons ; ils avalent
leur prog

mture,

t c'est lel
!
! meilleur repas pour
des semames. Mrus reconnrutre de tels sentiments
s
?
uève un
,
profond problème moral, car les expé­
nmenter n est pas la même chose que les exprimer.
Refus

r de les
.
expé�ente
.
r vous force générale­
ment a les expnmer mconsciement. Si l'on refuse
ce déf en refoulant complètement ses sentiments
négatifs, l'inconscient de l'enfant va alors s'en
saisir. LMère Terrible est toujours à proximité de
la Bonne Mère. Le même problème se retrouve
dans le travail créatif, qui constelle aussi .'archétype
de la mère. Hn'y a pas seulement le désir ardent de
mettre au monde, mais souvent aussi celui de
détruire, et beaucoup d'artistes sont coutumiers de
cette ambivalence et de cette confusion dans leurs
�fforts. Pourtant le collectif ne condamne pas l'ar­
tiste, alors qu'il condamne la mère.
C 'e

t d

s la mesure où les vrais parents accep­
tent
.
j
ambivalence de leurs sentiments dans leur
tnanage et leur conscience que l'enfant devenu
adtùt
e s' autorise une telle ambivalence au-dedans
253
de lui-même. Plus le refoulement aura été impor
­
tant dans le mariage des parents, plus toutes ce
choses vont suppurer dans l'inconscient de l'enfa
nt,
et plus elles auront de pouvoir sur la vie de l'indi­
vidu plus tard. Acet égard, les parents exercent un
pouvoir considérable et portent une énorme res­
ponsabilité sur le plan individuel, encore que cette
pensée désagréable puisse efrayer plus d'un couple
et les faire choisir de ne pas avoir d'enfants.
r.··.. ,.-·: Puis-je vous demander quelque chose
au sujet de la sirène ? Il me semble que vous l'avez
surtout décrite comme un personnage sexuel. Je
pensais à des femmes comme Cléopâtre, dont la
séduction repose sur le pouvoir aussi bien que sur
la sexualité. Cela fait-il aussi partie de l'axe de
|.-.¬. ·
t.: Amon avis oui, et on le retrouve aux deux
extrémités de l' axe. Inspiré par le côté créatif ou
positif de son .-.¬..l'individu peut se diriger vers
des buts supérieurs et actualiser des potentialités
non encore développées. En revanche, le côté
négatif de |.-.¬.séduit avec des promesses de
pouvoir inflationnistes qui entraînent |'individu
au-delà de ses capacités et limites, sur la voie de
l'autodestruction. L mot important associé à la
sirène est « séduire ». Et vous avez raison, la séduc­
tion peut passer par autre chose que la sexualité. L
sirène vous chuchote souvent . Y Moi seule te com­
prends. Tu es un talent méconnu. Moi seule suis de
ton côté. Reste-moi fdèle et je ferai de toi quelque
chose. Þ L rôle de ..-.¬. est de consteller le
potentiel intérieur inconscient chez |'homme et de
le mettre au monde dans la vie extérieure. t.-.÷.
a l'intuition du devenir de l'homme et de sa vérita·
254
ble d

stïI�e. Lf

mme s'aligne souvent sur ce pôle
du
feÏ en etant la muse itrice d'un
ho11
e auparavant inintéressant ou encore inac­
c

m�li et e

le
 
oussant
.
v

rs une activité créatrice.
J .
º
.¬.n

ga

n

e, la srrene, utilise sa vision du
destm de l mdiVIdu pour ses propres objectifs et
p
ro
y
oque souvent c�e

lui une inflation le poussant
a
.
dep

se
z
ses c

pa
<
Ites réelles. Comme vous I'avez
cJt
:
Cleopatre a JOUe ce rôle avec Marc-Antoine. L
srrene est la compagne intérieure du Ý génie mé­
co
r
u » dont les talents ne sont pas conformes ou
pas a la hautew: des e�

e
?
ces du monde. Hne peut
ac

�pter de V
_
rr la vente en face ni comprendre
guuest
l
eut-etre comme tout le monde. Lsirène

t une dimension de I'.-.¬.de I'homme. Elle est
egale!flent

e �ension de la psyché féminine, et
pe

t etre un mdicateur de la mère dans un thème de
nrsance. L séduction sexuelle de la sirène n •est
p
as �eulement la promesse de I 'acte de chair. Elle
Implique
,
ou entr�e toujours quelque chose d'au­
tre,

t 1 accomplissement est souvent différé et
garde en promesse ou en « récompense ». C'est une

o

e de sexualité téléologique, comme si le sexe
etrut en

é�té l'accès à un processus beaucoup plus
lon

qw n est autre que la réalisation du véritable
destm de l'homme.
Llitt�ra

e foisonne d'exemples de ce genre de


e f

¯e. Elle est aux côtés de la muse
msprratrtce, et on ne put souvent I'en distinguer
oule plan

chétypique, elles ne font qu'un. On I�
trouve

ll_S I d

les contes de fées, sous la forme
de ces srrenes etranges et ambiguës qui promettent
m
c
mts et merveilles, mais sont en réalité très
mechantes. Lorsque nous rencontrons ce genre de
¡rsonnages dans les contes de fées, ils sont généra­
ement « bons Þ ou « mauvais », ce qui illustre bien
255
ce que je vous disais. Ü est rare de trouver U
personnage authentiquement ambivalent et com­
plet. L bonne littérature produit des personnage
s
beaucoup plus complexes, car la
p
olarité ar�héty­
pique a été perçue par la
,
conscience

u?tile
�e
l'artiste. Mais les contes de fees sont en general tres
polarisés, parce que l'archétype
.
est nave

m
:
n
 
divisé en plusieurs personnages qm sont en realite
les facettes d'un seul. Hy a toujours une méchante
belle-mère et une bonne fée, et ainsi de suite.
r.··.c.,.-·. U arrive féquemme

t que
.
la bonne
mère soit morte dans les contes de fees, et une reste
que la méchante belle-mère. Je pensais à c--e·.|
/o-
i.:. Oui, la bonne mère est « morte », ce qui,
d'après moi, veut dire « inconsciente », et c'est la
situation de départ de l'histoire. Les contes de fées
commencent souvent par une situation critique ; le
meunier perd son argent, la reine ne peut avoir
d'enfant, ou quelque chose toue mal dans le
royaume. L'inconscient exprime à travers les
contes de fées une manière de dénouer et guérir
une situation de clivage ou de polarisation. Ainsi la
« bnne » mère morte correspond à la prte d'une
certaine valeur, et la mère négati ve domine alors la
conscience, ce qui déprime et dévalorise l'héroïn�.
C'est une autre manière de présenter ce dont Je
vous parlais tout à l'heure, au sujet de Pluton en
maison X et de la mère qui s'identife à la Mère
Terrible. L« bonne » mère est morte, et la femme,
telle Cendrillon, vit en haillons métaphoriques et
doit nettoyer la maison car, selon la « mauvaise ,
mère elle n'est bonne à rien. Mais la bonne mère
réaparat toujours, transfgurée et restituée sous la
256
for
e d'une bonne fée prenant parti pour le héros
o.l'héroïne et combattant la méchante belle-mère.
üme semble que l'on peut rapprocher ces thèmes
de la question qu'a posée tout à l'heure l'un d'entre
vous. 1 se demandait si une femme n'était reliée
qu'à une seule dimension de la mère archétypique,
dans la mesure où une planète particulière se trou­
vait en maison X. Le conte de fées nous présente
une situation où l'image positive est tombée dans
l'inconscient
.'
suite à une crise qui s'est générale­
ment prodwte auparavant dans le récit ou dans
l'histoire de la famille. tc,oest alors à la merci de
quelque chose de très auto-destructeur et dépressif.
Mais l'image positive réapparaît toujours sous une
autre forme, généralement plus transpersonnelle
après divers rituels ou épreuves très spécifques.
Cela revient à dire que l'image positive existe tou­
jours quelque part à l'intérieur de la personne
même si elle est au départ de sa vie sous le charm�
d'un complexe destructeur
.
Àleur manière, les contes de fées nous disent la
mêm� chose sur le mariage parental que les images
mythiques, car il s'agit en réalité des mêmes per­
sonnages. K revient en Dame Rolle et Éros et
Psy

hé réapparaissent comme la Belle
'
et la Bête.
Mrus les contes de fées ont ceci de différent qu'ils
nous ofent une « méthode » ou une « formule »
pour travailler sur le problème décrit au début de
l'�stoire. De plus, ils évoquent fréquemment la
reapp�tion magique de quelque chose que l'on
c:�yru� mort
.
H serait horriblement déprimant
d
,
etu�er les pr

blèmes du mariage parental si l'on
D avrut ce sentiment de pouvoir retrouver une
¹ · Voir les Contes de Grimm, publiés par les Éditions Flammarion.
257
expérience de totalité qui s'est dissociée dans le
passé. Les opportunités d'expression individuelle
qui s'ofaient à nos parents et aux parents de nos
parents décroissent en remontant le temps,
.
et �

lement les générations de plus en plus lomtames
s'enfourent dans la gueule du collectif
.
Nous
sommes tous confrontés à un arriéré familial terri­
fant d'immondices refoulées, et nous sommes en
mde compte responsables individuellement de ce
que nous allons faire de cet héritage. Personne ne
peut y échapper. Le thème va mettre en évidence
un type particulier de mariage parental et de désé­
quilibre. Î! ne nous dira pas forcément comment
faire disparaître ce clivage, ni même s'il est possible
de le résorber. Beaucoup de gens n'y arriveront
jamais, et leurs enfants devront ensuite afonter le
problème
.
Mais nous pouvons trouver un encoura­
gement dans l'étrange témoigage des contes de
fées : la Ý bonne ² mère ou le Ý bon ² père réappa­
raissent comme par mage au moment crucial pour
jeter leur poids dans la balance et rompre le
mauvais sort. On devine l'unité secrète des person­
nages Ý bon »et Ý mauvais ² dans les contes de fées
comme dans les mythes, quoique les mythes soient
plus directs pour combiner les opposés dans un
même personnage. Mais nous dépendons en défini­
tive de cette bonne fée que ni l'ego ni un acte de
volonté ne peuvent forcer .se manifester. Elle
n'apparaît pas toujours aux plus méritants et ver­
tueux. Hs'agit d'un processus très mystérieux nous
permettant d'apprter un pu de lumière dans les
coins sombres du mariage parental.
Je suis certaine que nous ne pouvons réussir en
essayant de nous situer ..'opposé de nos parents,
par un acte de décision consciente. Nos parents
258
so
nt au-dedans de nous, et nous ne pouvons devenir
a
utres .
.
De nombreuses portes s'ouvrent lorsque
n
ous frso
f
s l'efort d'expérimenter et d'affonter
en
nous-memes le personnage auparavant projeté
sur
le parent. Mais nous devons alors l'approcher

vec nos propres valeurs et réagir selon nos concep­
tiOns personnelles, et. qqn suivre les règles de nos
parents ou de la

0c1ete. Le mariage parental est
une forme de destm, et le fuir .l'extérieur ne peut
que le con

teller à l'intéri

ur. Bien souvent, les gens
ne sont meme pas conscients de le h, car u leur
manque cette. perception
,
intérieure du couple pa­
rental. Pour VIvre notre theme de manière créative
no

�evons nous eforcer de lui trouver une inter�
�:e�atiOn p�rsonnelle et nouvelle, sans chercher à
ìeVIter ou a le transcender.
TROISIÈME PARTIE
SOUS-P£RSONNAL!TES£T
CONILTS PSYCHOLOC!QU£S
pæ HOwæd5apOHa
c-c;c·.o---t.·ec··.-c»-.·c-..c¬|tec
eo·-·c.·.c·ec,·o.;c.ec;·c...o-,
ec-;--·..ecee¬-,o,.c.,ec
«-.».-.c/· .
ecce.-·.c·ecc»·..·.
Heny A. Mur ay
L'ASSEMBLÉE IRIEURE
Dans son livre w.·ac«.,»c.Piero Ferrucci
nous dit que « chacun de nous est une multitude ».
|
psychologue humaniste anglais John Rowan a
parlé un jour d'une société intérieure compsée des
divers êtres qui cohabitent en nous. L poète
prga Ferando Pessoa a écrit . Ý Dans chaque
recoin de mon âme, se tient un autel pour un dieu
différent 1 • ³ Toutes ces citations expriment la
même idée, selon laquelle une personne est compo­
sée d'une multitude de moi. Nous montrons toutes
sortes de comportements diférents selon les cir­
constances, que ce soit au travail, à la maison, en
société, ou encore lorsque nous nous promenons
tout seuls à la campagne. Très souvent nous endos­
bÎ et quittons nos différentes identités b en
avoir véritablement conscience.
Pour parler simplement, disons que nous som­
mes tous constitués de diverses parties puvant
avoir des pulsions difrentes et même contradictoi­
res. Lu intérêts et leurs intentions peuvent diver­
ger. Chacune de ces parties, que nous appellerons
sous-personnalités ou sous-moi, va avoir sa propre
façon de marcher, de parler, son propre type
d'attitude physique, son énerge, sa volonté et ses
1. YctO ÎcOMCCI, Whar We May Be [145ÅDgcÌc5 .JctcDy 1aICHcI,
1982 ; cI ¼cÌÌID§DOrOUgH, ÅDgÌcIcO± ' 1UD5¡ODc P  , 1982),
P·48 ,JOHDÛ8,¡Ît60c• Í5DÎ6l6ÎD¡6tÍcUtc •y UDcCODDUDÍCa·
\tµq ¿
Iq5cD¡6c ðU LOD§5 aDDUcÌ Cc Ìa bOCI6¡6 DIÎIðDDIÇUc Cc
P6yCHOÌO@c cD 1974 ; Ps , CÎI6 ¿at tc1MCCI, Whar We May Be,
]
·47.
263
besoins particuliers. Les sous-personnalités sont des
« satellites psychologiques » coexistant à l'intérieur
de la personnalité.
Uest évident que ce concept s'accorde trè bien
avec l'astrologie, car, dans le thème de nas ce,
les divers siges et planètes représentent également
différentes parties de nous-mêmes. Lorsque vous
avez un thème sous les yeux, vous puvez vous
demander à quoi ressemble chacune de ses posi­
tions, ce qu'elle veut, et comment elle se présente.
Prenez par exemple le thème 6, ci-contre. Nous
l'appllerons Kathy. À quoi pourrait ressembler sa
Vénus en Vierge à l'Ascendant ? Comment
approche-t-elle les gens ? Quels sont ses besoins et
ses aspirations ?
r.··.c.;.-· Elle aime avoir l'air net, soigné et
compétent. Elle est probablement prudente et ré-
servée.
uo«.·e Ou, et cette partie d'elle-même peut faire
plus ou moins bon ménage avec les autres. Vénus
en Vierge est l'un des instruments de son orchestre.
Mais que pourrait-on dire de son Uranus en maison
X ? Que veut-il, ou à quoi peut-il ressembler ?
Cherche-t-il la même chose que Vénus à l'Ascen-
dant ?
r.-·...;.-· Vénus veut qu'on l'aime, elle cherche
à plaire et voudrait voir réger l'harmonie,
qu'Uranus en maison X n'y attache pas uc.u,v"t
d'importance.
uo«.·e En effet ! Nous avons donc déjà une
de ses différentes parties, de ses sous-moi.
concept de sous-personnalité cadre bien avec l'
264
265
lyse de thème et vous verrez que les confgur�t�on_
de sous-personnalités s'�c ent autour
.
des pos1t1on
s
en sige et aspects planetarres du Soleil, de la Lune,
de l'Ascendant, etc. Mais je vous demande un peu
de patience, nous allons y venir.
CONCEPTS APPARENTÉS
Accordez-moi une minute pour laisser s'exprimer
ma sous-personnalité intellectuelle de « petit prof ».
Voici une défnition claire et précise des sous-per­
sonnalités. Les sous-personnalités sont « des ;.·
·-·-· de sentiments, de pensées, de comporte­
ments de perceptions, d' attitudes, et de manières
! ¡ , • ´
d'agir qui ont tendance a s 1 en reponse aux
situations récurrentes de la vie ».
Ce concept, selon lequel nous sommes une
multiplicité de moi, n'est

� n�:veau. L'analyse
transactionnelle montre qu
[ eXIste un parent, un
adulte et un enfant chez chacun d'entre nous,
assurant alterativement la conduite de l' individu.
Perls et la c-··.|·n--.;,parlent de deux prota­
gonistes, le « Top Dog » et l' « Under?

g2 ». L ro;
ro,dit : « Tu devrais te mettre au regme », tandis
que l' t-e--eo, répond : « Mais je ne peux pas
1 . Citation de la thèse de Molly Young Brown, :».+·

-/c..s.-,
:».t·..»-··-».·.·.,,·-..».-:-s.-.s..·-.-·�·,

.-s:··
·
.»-·-g(Johnston Colle ge, Univ

rsity of Redlands, �ali forrue, 19�9),
p. 14. Cette thèse est en vente a la Psychosynthests and Educatton
Trust Ubrar, 188 Old Street, Londres, ECl.
.
2. L¤ Top Dog, est Je chien de tête d'un attelage de trameau
:
Ce
mot signife par extension chef, �eneur, no�aent dans les JeUX
sporifs. Peris insiste sur la lutte mtrapsychique entre le r

,DO
(conscience morale, surmoi) et l' c-s.·
s-,,.sous·ffre Þ• résistan
ce
égotique). ,»sr

·
266
g
·
empêc�
.
er de m

ger du chocolat. » Le philoso­
p
he
GurdJief a frut observer la manière dont une
p
artie de nous-mêmes peut décider de se lever tôt le
le
ndemain, alors qu'une autre s'y refuse • Jung fait
in
directement allusion aux sous-prsonnalités .
p
rop
s des complexes. Un homme peut être do­
miné
par son complexe mère. Se trouvant avec une
fe
mme,
g
ne voit plus la situation clairement et
obje
ctivement, mais à travers la lentille déformante
de ce complexe. De même, on peut être dominé par
un
complexe d'infériorité et interpréter la vie de ce
pint d
.
e vue. Une
.
fe
m
e peut être gouverée par
son
.-¬.· .on dit qu elle a un « .-.¬..fort ». Un
homme. peut de la même manière être subjugué par
son .- ¬..ou son moi « féminin ». Votre ombre
peut également vouloir vous régenter
.
Toutes ces
parties semi-autonomes de la psyché prennent le
pouvoir et agissent indé
p
endamment de la réalité
objective de la situation .
Les psychologues et psychothérapeutes cliniciens
conn�ss

nt bien cette idée des sous-personalités,
ce qw n est pas le L de la psychologie académi­
que. John Rowan a raconté qu'il avait passé une
1. Pour plus ample informaton S!'anal)gMctionnelle et !æ
�� enfant, adwte et parent, le leteur put s reprter Bl'oUe
d .nc Bm, Gm :.-,·.:·.,(New York : Grove Ð . 1967).
Pour plus ample infoIon S la Gestalt et le clivage r-,c-,
e-s.·s-,le lecteur put se reprter au livre de Erving et Miriam
Plster, c.··.··:v.·.,,:-·.,·.·.s(New York : Vintage
�973). �our plus

pie �ormation sur le concept de la mlÙtiplicit
(
_)�# de GurJief, voiT Oupansky, i-s..·.»-/».u.·...·-.·
wDie�o. CA : Harcourt Brace Jovaovich, 1969), paru en fançais
le titre t
·
.,~.-·�s.-.-·..,-.~.-·.-.---.(Stok).
i
e
Pour
une informato� comp�émentaire sur le concept des cor­
P. xe de C.G. Jung, NÝM son livre t·,.»-·-,...·r,,.·(San Fran­
��o : C.G. Jung Foundation,
.
197 1 .et �ndres : Routledge GKegan
• 1 971), paru en fançr sous le t1tre r,,.·,·,-»-·-,....·
ve : Georg fiteur, 1986).
267
jouée entière à chercher une allusion aux sous­
prsonnalités dans l'index de divers ouvrages de
psychologie universitaire, en vain
.
On vous sigale
bien sûr quelques cas extrêmes de dissociation de la
personnalité, comme s.|,|ou r»-ti---r.c-.c;
r»-.mais ils restent des cas limites. Les sous-pr­
sonnalités ne correspondent pas nécessairement
à
des dissociations aussi gaves, car tous les gens dits
« normaux » en pssèdent et s'y s'identifient.
NOMMER LES SOUS-PERSONNAUTÉS
ll est souvent utile de donner des noms aux
sous-personnalités, comme la garce, la sorcière,
l'idéaliste, l'enfant blessé, le critique, etc. Donner
un nom à une sous-prsonnalité est une façon de
l'identifer et de travailler avec elle. Chaque sous­
personnalité va avoir sa propre histoire, sa propre
mythologie. Certaines se discerent plus facilement
que d'autres. Elles peuvent aller et venir. ü en
apparaît de nouvelles, qui disparaissent ensuite ou
se transforment. Et vous devez garder à l'esprit
qu'en règle générale, les rôles que nous jouons dans
la vie puvent chacun abriter plusieurs sous-per­
sonnalités. Je ne voudrais pas que vous confondiez
le concept des sous-personnalités avec ces rôles, qui
sont plus vastes. Un homme d'affaires peut mettre
en jeu plusieurs sous-personnalités dans son rôle
d'homme d'affaires. H va mettre en avant sa sous­
prsonnalité de Ý battant ^¿ ou son sous­
« pragatique ». Ce même homme d'affaires
avoir une très forte sous-personnalité « mystique
tout en choisissant de ne pas la montrer dans
travail. Imaginez qu'en pleine négociation sur
marché important, il se mette à dire : « 1ialfm�m
268
p�u �porte, nous sommes tous fères, mon
Y
leux
:
», o

que sa sous-prsonnalité mystique
mtemenne JUt

a

moment où il décroche un gos
c
<
ntrat pour lw dire : « Tu devrais te sacrifer et
lrus�r tomber. ^ Mais il existe certainement des
mys�ques efcaces ou des hommes d'afaire
mystiques.
s
gNOYAU ARCHÉTYPIQUE
Au cœur de ch

que sous-personnalité, on trouve
tOUJ

urs � archet�e. II est très important de ne
pas loublier. (De meme, Jung a écrit qu'au cœur de
chaque complexe se tient un archétype central le
no
r
au du complexe mère étant par exemple 1: ar­
chetype de la_
t
;tère). Tout au fond de chaque
S
?
us-personn�t� se trouve donc 1 'énergie, la pul­
SI�n ou le pnnc1pe de ì'archétype qui lui a donné
nru an

e. Cherc�ant à s'actualiser, ce principe
particulie� va attrrer à lui divers éléments de la
personnalit� ou
.
diférentes façons d'être dont le
centre archetyptque va maintenir la cohésion m
que la sous-personnalité puisse s'exprimer. J� vais
v
?
l!s doru:e
;
un exemple pour que ce soit plus clair.
J ru trav�e 9uelque temps avec une femme ayant
une conJonction Mars-Uranus en Cancer sur l'As­
cendant, en sextile à Satue en Vierge. Autour de
cette
confgur
at· '
'
t
·
t

,
q , ,
Ion s
.
e ru e ee une sous-person-
�te qu elle appelrut « Ros». Elle était assistante
��ctale, et !os ft son apparition alors qu'elle travail­
d
�t et devrut r

n

ontrer, en vue d'une négociation,
·
u
s
. �V<cats tres Imprtants au centre d'assistance
� ?ïct�e ou quelque chose du même genre. Elle
et
a
dit
,
: «
�t aorsje m�suis transformée en Ros »,
me l a decnte. Ros etait arrivée dans sa Morris
269
Minor avait ouvert la portière avec assurance, et
s'était
'
rendue à la réunion d'une démarche décidée.
Elle portait un foul
a
d sur

e veste blanche, un
pantalon bien repasse, et avrut un porte-doc�e�ts
à la main. Elle était prête à l' action (Mars conjomt
à Uranus sextile à Satue). Qu'y avait-il au centre
de Ros ? Qu'est-ce qui la poussait à prter ce
foulard, ce pantalon, à marcher et se comporter �

cette manière ? Le noyau de cette sous-personnalite
était . archétyp ou le principe de la compétence et
de l' effcacité. Cet archétype, ou principe central,
avait attiré et assemblé divers éléments de son
esprit, de son corps et de ses sentiments pour
favoriser l'apparition de la compétence et de l'eff-
cacité
.
. ×
En d' autres termes, une sous-personnalite est
une synthèse de divers traits de caractères

t autres
éléments psychologiques. Elle a se

,
puls10ns, ses
sentiments ses émotions, et sa maere propre de
se tenir et de marcher. Mais pour qu'une telle
synthèse puisse se faire, il doit y avoir un centre
autour duquel elle s'effectue. bans une so
,
u

-per
:
sonnalité ce centre est une puls10n ou un desrr qw
lutte en �ous pour s'exprimer. Cette pulsion int�­
rieure centrale a le pouvoir d'attirer et de mainterur
ensemble ce qu'il lui faut pour créer l'entité vivante
de la sous-prsonnalité.
Cette femme avait également une autre sous-
prsonnalité qu'elle appelait �Y le bl
?
b
.
1 »

Elle
un carré Mars-Neptune). Apres avorr JOUe
années le rôle de Ros, elle s'était �O!C �
« blob ». Elle me l' a décrit : sa chemise
ucJU\
u
.u..
Ì Titre d'un Mde science-fction aérc de In S. Y
J�,avec Steve McQueen, danslequel un monstre informe, le« Blob
avale les gens. (N.d
.
T.)
270
ell
e
avait

o

s�, et elle se sentait complètement
conf
use et m�ec1se. Ell

se diluait (Neptune) dans le
Þ blob »
. Mrus quel etait le noyau central du
« blob » ? Quel était son essence ? Même si appa­
reri
Uent �e « blob
_
» n'avait rien pour plaire, il
r
e
presen
!
rut le b
:
som de se détendre, de se dissou­

e, �
e lac�er pnse, �e c
?
�er - « être » par opposi­
ti
?�
a « farr� ». ¸H¸ l

enJmgnait de ne pas être si
s
eneuse et ..decidee, de se relier davantage aux
bsoins
.
de son .-.¬- Et donc même s'il se
montrrut quelque peu déformé et extrémiste il
avait une qualité centrale dont cette femme a�ait
bes
.
oin pour �

éaliser et équilibrer son côté plus
.¬¬.·Je lUI ru demandé d'imaginer qu'elle tenait
R
<
s d

s une
.
main et le « blob » dans l'autre, pour
lw fare sent� �a différence entre les deux. Les
sous-personnalites ont un poids différent une sorte
de c
.
ont

ct spécifque que l'on peut eff�ctivement
sentrr ..on les imagine dans chaque main. Les
adeptes de la progrÜation neurolinguistique
po

ssent cela un peu plus loin. lis pratiquent ce
qu ils appellent « la technique de l'écrasement vi­
suel » :

ous imaginez une sous-personnalité dans
l
f
le mam,
_
et une deuxième, antinomique, dans
|a

tre. Puis vous rapprochez lentement vos deux
mams et les
.
ressez doucement l'une contre l'autre. Cette technique pe


t d'expérimenter la façon do�t elles peuvent s allier ou se combiner et d'ob­ tenrr
une sensation de synthèse ou d' alli�ce des deux.
Pour que tout se passe bien, u faut évidem­ ment
prendre garde à ne pas les écraser au cours du Proce
ssus.
271
PLANÈTES, SIGNES
ET SOUS-PERSONNAliTÉS
Les planètes et les signes représentent des éner­
ges et des principes archétypiques, autour desquels
s'édifent les sous-personnalités. Celles-ci vont donc
se former autour des diverses psitions et confgu.
rations planétaires du thème de naissance. Cet
aspect de I' astrologie a beaucoup impressionné Ím
Gordon-Brown, l'un des cofondateurs du Centre de
psychologie transpersonnelle. Voici ce qu'il a écrit :
Ma collègue Barbara Somers et moi-même
avons animé un atelier de psychologe trans­
personnelle pour un groupe d'astrologues.
A de les aider à identifer leurs sous-per­
sonnalités, nous avons fait les exercices habi­
tuels basés sur des images. Nous avons été très
fappés de voir que dans un grand nombre de
cas, les stuctures de sous-prsonnalité qui
émergeaient semblaient représenter ou sym­
boliser certaines des confgurations clés du
thème de naissance . . . Cela peut donner lieu à
une recherche intéressante et fructueuse dont
la psychologie et |
' astrologie tireraient toutes
deux grand proft. Je précise que les exercices
destinés à faire apparatre les sous-personnali­
tés n'avaient rien à voir avec
|
'astrologie •
Au cours des exercices de repérage des sous­
personnalités, les astrologues avaient immédiate­
ment fait des rapprochements. « Hé, c'est Uranus
Ì. Ì8 Gordon-Brown, 4Tmpmnæ PsychologP• quatrèm
e
partie de Pychology Tay, Faculté d'études astrologiques, Diplom
a
Course, p. ÌÅ.
272
mon Ascendant Í Ñy ou ¹ Voilà mon carré
L
une-Satue Í Ñ
Amusons-nous un peu avec ces notions. Quel
gen
re de sous-personnalité pourrait se former
aut
our d'une conjonction Mars-Jupiter en Bélier
sur
|'Ascendant ou le Milieu du Ciel ? Si cette
conj
onction devenait le centre archétypique d'une
sous-p�

o

alité
 
particulière, quels traits de pr­
sonnalite attrrenut-elle ? Comment marcherait-elle
parlerait-elle, sentirait-elle et mènerait-elle les cho:
ses ? Que vous vient-il à l'esprit ?
t.-·.c.;.-·Quelque chose comme un dieu guer­
rier.
no«.·e Oui, je pensais aussi à un guerrier, à un
individu qui a besoin de se battre pour quelque
chose.
r.··...,.-· ·Le chevalier. Celui qui combat pour
une cause.
u-«.·e:Comment cette sous-personnalité se tien­
drait -elle ?
r.··...,.-· Avec ferté, bien droite, mais légère­
ment penchée en avant, comme si elle était prête à
attaquer. L'énerge circulerait vers le haut et vers
l'extérieur.
u-«.·e: Parfait, vous avez tout à fait compris ce
que je voulais dire. Quel genre de sous-personnalité
Jurrait
.
se former autour d'un Soleil en Capricore
tng
one a Satue en Vierge ? Quelles images cela
vous évoque-t-il ?
273
r.-·.c.;.-· Quelqu'un de très stable.
r.-·.c.;.-· .Quelqu'un de très rigide.
uo«.-e Voilà qui est très intéressant. N?

s avon
s
deux commentaires : une sous-prsonnalit� do
,
t le
noyau refète la stabilité, et une autre gwndee
et
rigde. Un archétype put s'e

p�er à �e �om­
breux niveaux différents. L pnnc1pe archetyp1q
ue
de la terre, Saturne, va se manifester sous fo

m

de
stabilité o.de raideur, ou dans une combmrson
des de�. Un Soleil en Capricore trigone à Sate
en Vierge peut donner naissance
,
à une sous-
.
er­
sonnalité méthodique, efcace et econome, qw ne
gaspille pas son activité. Mais d'un autre côté, elle
put aussi être étriquée, rigide et très

ale, co

e
le stéréotype du proviseur de lycee dracoruen.
Comparez maintenant tout cela mentalement avec
une sous-prsonnalité qui s'é�fe auto
,
ur
,
d' une
conjonction Soleil-Uranus en Gemeaux a |Ascen­
dant. Aquoi va-t-elle ressembler ?
r.-·.c.;.-·Ce purraitêtre une sous-prsonnalité
révoltée, avec un côté rapide et inventif, ou versa·
tile.
uo«.-e. Oui. Comparez maintenant la façon don�
cette sous-personnalité pourrait se tenir, son
tude, par opposition à celle <ue nous a

ons m�n
tionnée tout à l'heure (Soleil en Capncome
trgone à Sate en Vierge). Prenez
secondes pour bien sentir la différence dans
corps en l'imagnant.
ll n'y a rien de réellement nouveau dans ce
vous faites aujourd'hui. Vous interprétez les
tions du thème. Mais je voudrais vous
274
p
erfectionner votre interprétation en vous mon­
tra
nt co

ent

haque confguration planétaire
�o

e
,

russance a un t� de personne pariculier
a ir teneur de vous. Les diverses confgurations de
votr
e thème donnent donc naissance à tout un
g
oupe, et, comme dans n'importe quel group
certains de ceux qui le composent peuvent ne p�
bien s'entendre. Vous devez vous lier d'amité avec
les
différents membres du groupe et les inciter à
être en meilleurs termes. Si l'un d' entre eux se
mont
;
e particulièrement difcile, B vous fudra
peut-etre i

consacrer davantage de temps, pur
permettre a cette partie de mieux s'intéger dans le
véhicule global de votre personnalité.
COMMENT IDENTIFIER LES
SOUS-PERSONNAUTÉS
l!ne partie �e notre travail va être expérimentale,
et Je vou�rus vous faire faire un exercice pour
ap
l
r
?
fon� votre compréhension des sous-person­
nali�es. S1 vous possédez à fond ce concept après
·...b
��n étudi� vos propres sous-personnalités,
....

t�serez rrueux ce cadre théorique pour l'in­
terpretatiOn du thème d'autrui ou pour pousser
Plus avant l' analyse du vôtre.
Avant de commencer, j'aimerais vous dire quel­
qu

s mots sur les exercices que nous allons faire a
Uourd'hui. L plupart d'entre vous dans ce

.


o
 
nnaissent bien les techniques de visualisa­
_�r d
ir

gee permettant d' e

plorer k psyché. Cer-
ames
d entre elles sont extremement puissantes et
275
, eillent des sentiments très profol
'
ds·
.
Mais cell
e
rev
''ai choisi d'utiliser aujourd hw sont
très
��rées. Vous êtes ici pour é

udier et non. p_
.
the' rapie et ces exercices sont destmes
à
swvre une •
nn familiariser avec le concept des sous-perso
a-
.� et ses rapports avec le thè

e
.
Si quelque ch_d
de trop déplaisant se mettait a

merge

au cours e
ces exercices, je vous suggère d en en �uvrant
les yeux et peut-être en écrivant que que �ose s_
ue vous venez d'éprouver. Je vous ��an e
��.i de ne pas hésiter à discuter de vos ex rence
moi soit à l'intérieur du groupe, smt, s:vous av

¸
.
,
pendant l'une des pauses. Beaucou

��'n��`
z
�ous suivent une thérapi

personnelle,. et s:
uel ue chose d
,
important devait se

asser auJ.our­
J.hJdans l'un de ces exercices, le reux ¿
;
att de
tout emprter à vos propres séance

.
de t era

e.
mme vous le savez, l'une des conditions

eqwses
�ur notre formation de trois ans est de .¸�une
théra ie endant au moins un an. Nous en
.

sons
` gle
p
car nous croyons que si vous avez .mten­
��a
e
e tr�vailler en tant qu
,
astrologue-psychol
<
gue
et d'explorer la psyché des au

es, L vaut
d
file,_
avoir une idée précise de ce qw se passe ans
vôtre.
,
.
.
,
'd m'a Au cours des semmrures prece
.
ents,
.
on
e demandé si l'on pouvait ou devait pratiqu�r c
enre d
,
exercice en astrologie avec les clients.
soyons clairs. Si vous êtes as
!
ologue ¸t q_

v��
travail consiste en une seule seance sur e t em
ent votre client, je vous recoml?

de al
?

s
,
fortem
de -- ;..utiliser la visu�sat10
t
dingee dans
consultation. Il peut touJours

merger
.
chose de diffcile, et L est impossible d

laiss�
,
client en plan avec ce genre de proble¸e.
pourquoi dans ce cas j
,
éviterais d' emp oyer
276
genre de technique
.
En revanche, même dans une
con
sultation unique, je ne vois pas de raisons pour
ne
pas présenter à vos clients le .c-c-;·des sous­
prsonnalités, en leur expliquant la théorie et en
dis
cutant des sous-personnalités suggérées par leur
thè
me, sans nécessairement leur faire pratiquer
(• exercice. Comme je vous i ai dit, ce concept est
gén
éralement très bien compris, et c'est un moyen
efcace de mettre en lumière les paradoxes et
dilemmes que nous éprouvons tous entre divers
désirs et pulsions contradictoires se disputant la
priorité à l'intérieur de nous-mêmes.
Si vote travail vous permet de suivre vos clients,
c'est-à-dire si vous les voyez toutes les semaines ou
à une féquence régulière, on peut alors supposer
que vous possédez .'entraînement psychologique
ou Ja viglance nécessaires pour incororer
constructivement à votre travail les techniques de
visualisation dirigée, et pour faire face à tous les
problèmes que ce genre d'exercice peut soulever.
J'insiste sur le fait que J'on ne doit pas proposer de
thérapie suivie à b clients sans avoir mené à terme
une formation psychologque ou astrologique per­
mettant de le faire avec compétence, ou sans le feu VCM de ceux qui vous forment et vous supervisent. J'espère m'être bien fait comprendre : l'usage ir­
responsable de ces techniques est inexcusable. Bon, nous allons maintenant commencer .'exercice.
1 . Fermez les yeux et détendez-vous une minute, CD
chassant toutes les tensions excessives de votre co
rps avec votre respiration.
2. Choisissez maintenant une position planétaire 1
< votre thème. Par exemple votre Vénus en
277
Vierge, votre Mars en Sagittaire ou votre Ascendan
t
Uon. Choisissez simplement une position.
3. Maintenant prenez conscience de la partie de
vous que reflète cette position. Laissez émerger une
image représentant cette position. Cette image peut
être une femme, un homme, un animal, un objet ou
n'importe quoi d'autre. Lssez-la simplement
émerger, comme si vous regardiez un écran sans
savoir ce qui va suivre.
4. Dès que vous voyez cette image, attendez
qu'elle se révèle davantage. Ne la jugez pas, n'inter­
férez pas, laissez-la faire ce qu'elle veut.
D. Sentez l'impression d'ensemble qui émane de
cette image. Si elle veut parler, laissez-la faire.
Faites-lui de la place. Découvrez ce dont elle a
besoin. Discutez avec elle. C'est l'une de vos sous­
prsonnalités. Elle est vivante et elle a des pulsions,
des manques et des besoins. Je vous laisse quelques
instants avec elle.
6. Bon, accordez-vous maintenant une der­
minute pur ouvrir lentement les yeux et reve�
dans cette pièce. Prenez quelques notes sur ce qw
s'est passé. Donnez si possible un nom à cette
sous-personnalité. Écrivez quelques mots sur _m
habitudes, ses traits de caractère et b pette
manies.
Maintenant, mettez-vous deux par deux et discu·
tez avec votre partenaire de ce qui s'est passé au
cours de cet exercice. Cet échange va vous aider à
faire une meilleure mise au point. Pour ma propre
curiosité, j' aimerais savoir comment cet exercice
278
s'est
passé, si certains veulent bien en parler devant
le g
oup?
t.-·�c.
º
.-·. J'ai travaillé sur ma Lune en Cancer
carree a Neptune en Balance. L'image qui m'est
venue, comme vous vous en doutez, est celle d'un

os
,
c;abe. Ce crabe vient d'un lieu très profond,
la ou il j a b

au�oup d'eau. Ses pinces sont dan­
gereuses, et
,
y tie
?
t b

n
.
�t ne lâche pas. H a
beaucoup d energe pnnutlve et créative mais

out en l'appréciant, il préfère rester inc�te et
infor
me.
no«.-e C

mme cette image vient des débuts du
royau.
n
e Ûal, elle peut signifier une partie de
v
?
us-meme encore
?
�seure, sur laquelle vous
n avez pas assez travaille. Peut-être ne lui avez-vous
pas
.
accordé assez d'attention consciente. Vous avez
m

tenant c
;
crabe et pouvez prendre le temps de
lw p

ler
.
et d apprendre à le connaître. Remarquez
les situatiOns qui le font apparaître.
t.··..·

.-· J'ai travaillé sur mon Soleil en Vierge,
et Je 5U$ to

.
bé sur quelque chose que j'ai appelé
« le Furet VIgilant ».
u
º
«.-e ·H y a beaucoup d'animaux dans cette
piece.
r.-·.c.,.-·L Furet Vigilant doit sc renseigner
sur

out et tout comprendre. H a besoin de tout
savmr pour pouvoir se décider, et pour tout organi­
ser et
A
contrôler. J'ai aussi un Ascendant Gémeaux.
�eut-

tr
e
cette sous-personnalité est-elle née de la
�mbmruson du Soleil en Vierge et de l'Ascendant
meaux, les deux siges régis par Mercure.
279
uo«.·e Oui, le Gémeaux s'intéresse davantag
e
aux choses pour le plaisir de la connaissance.
U
aime s'informer sur une multitude de choses diffé­
rentes. LVierge acquiert le savoir pour le J?ettre
en pratique. L Vierge préfère
,
a
?
pro�ondir que
s'éparpiller. Abraham M
a
low a ecn
!
un
}�
ur 9ue le
savoir nous donne un sentunent de secunte. SI nous
connaissons quelque chose, si nous comprenon
s
son fonctionnement, si nous pouvons l'étiqueter et
le classer nous en avons moins peur. Avant, les
gens véneraient ce qui leur sembl�t e�ayant ;
maintenant ils l'étudient sur le plan scientifque. Et
après l'avoir étudié, ils essaient de le dominer. )
cœur archétypique de votre petit furet est la sagesse
et l' intelligence.
Quelqu'un a-t-il eu du mal à visualiser ces ima­
ges ? Si aucune image ne vo':ls est v�
nue pour la
position sur laquelle vous vouliez trav
,
al

r,
p
e

ous
faites pas de souci. Contentez-vous d y reflechir,
.
et
essayez de comprendre à quelle sous-personnalité
en vous elle pourrait être associée. Ne vous forcez
pas dans ce cas à travailler avec des images,

otre
esprit peut faire cette exploration. Nous pratique­
rons encore un peu ce travail expérimental plus
tard dans la jouée.
Avec les années qui passent, je fais de plus en plus
confance au thème. Ü arrive qu'une personn�
assise en face de moi ait une certaine apparence qUI
ne cadre pas avec son thème. Dans ce cas, je fais
confance au thème, et non à la personne. J'ai Y
trop d'exemples où ce que disait le thème s'es
avéré plus exact que ce que la pe�sonn

essay�t d�
me montrer. L thème est un outil de diagnostiC qU
280
peut nous aider à déceler les sous-personnalités
rême cachées de la personne. I nous permet en
outre d'accéder au centre archétypique des sous­
pers?nn�tés, . e� étu�ant les planètes et signes
im
pliques. Mrus il y a d autres manières de déceler
les
sous-personnalités. Vous pouvez faire ce que
j'appelle « la revue du soir ». (On dirait un titre de
joual, non ?) Tous les soirs avant de vous coucher
(après vous être brossé les dents et à condition que
vous n' ayez pas d'autres occupations), revoyez
mentalement les événements de la jourée, comme
sur un magétoscope. Vous n' êtes alors censé
qu'assister à ces événements ou les observer au fur
et .à mesure qu'�se dé

o�ent d

s votre esprit.
Frutes-le de mamere obJeCtive, detachée et sans
porter de jugement. Essayez de le faire ch�que soir
pendant quelques semaines, et vous allez remar­
quer que vous avez des manières distinctes de faire
face à diverses situations, car selon le cas elles
provoquent chez vous certains types de réactions.
Vous pourrez alors commencer à vous faire une
meilleure idée de vos sous-personnalités.
Vous pouvez également vous demander quels
sont les diférents visages que vous montrez au
�o

de selon les circonstances, et chercher des
mdices en observant les divers rôles que vous jouez
dans la vie. Comment vous comportez-vous avec les
prsonnages d'autorité, les gens plus jeunes, votre
fem
me, vos subalteres au bureau ? Que montrez­
vous de vous-même à la maison en vacances au
trav
ail ?
'

li
(ne fois que vous avez décelé une sous-personna­
te,
vous pouvez lui chercher un nom et tracer un
Prtrait d'ensemble de son caractère. Découvrez
�es �esoins et ses �ésirs. Vous po
.
uvez même la
ess
mer. Notez les crrconstances qw favorisent son
281
apparition. Réféchissez à ses forces et ses faibles
­
ses, et à la manière dont elle interagit en vous­
même avec vos autres sous-personnalités.
r.··...,.-·. Combien une personne abrite-t-elle de
sous-prsonnalités ?
n¬.·e. John Rowan . qui travaillait déjà sur les
sous-personnalités en 197 4, a dit que certaines
personnes avaient jusqu'à dix-huit sous-personnali­
tés. Mais upense que le chiffre normal se situe entre
quatre et huit. Au-delà, certaines se recoupent ou
ne sont en réalité que les facettes d'une seule. Je ne
crois pas que vous puissiez travailler effcacement
avec plus de quatre ou ci nq sous-personnalités
.
Bon, résumons-nous. Üfaut avant tout identifer
vos sous-prsonnalités, pour passer ensuite à la
phase de l'acceptation. On ne peut accepter quel­
que chose que l'on a pas identifé. (D'un autre côté,
on put identifer quelque chose et refuser de l'ac­
cepter). Après l'acceptation vient la coordination,
qui consiste à faire converser les sous-personnalités,
à les faire se relier, puis à déteriner si elles
s'aiment ou non. Enfn vient l'intégation, celle-là a
pur objet d'améliorer la cohésion de ces sous­
prsonnalités æ qu'elles coopèrent plus harmo­
nieusement, constructivement et concourent à réa·
liser vos buts et objectifs d'ensemble. Vos différen·
tes sous-prsonnalités doivent savoir qu'elles font
1 . John Rowan, « The Interai Sciety P• communication pré:en,t@
au Congè annuel de la Sciété brtannique de pschologie en
Ìleteur put ausi Ö reprter à l'article de Rowan « You're
AJonc with Yow-elf X¿ publié ds l'éition britannique de
log Today, en janvier 1976.
282
P

vil
i� �·un
1
plus gand tout, pour éviter qu'elles ne
p
n eg�ent eur propre intérêt.
DÉCE�R LSOUS-PERSONNAUTÉS DANS
LE THEME
d
Nous ¿ons maintenant aborder des notions fon-

ent es, en examinant les confgurations clés
q
;n peuvent d�nner naissance aux sous-personnali­
tes dans I
.
e
,
theme. Considérons d
,
abord les sous­
prsonnalites au sens large.
'
1 . L ÍÔt»s:c»r»csoir:i.crL:c»rtrct
:
,

ous pouvez trouver trois sous-per­
sonn
.
es UJ. J. erentes de cette manière : une basée
sur le SI�� du s
,
ol

il
:
1
,
autre sur le sige de la Lune
et la tr?I

Ieme édifee autour du signe de l' Ascen:
dant. J ru par �xemple travaillé avec une prsonne
ayant un Soleil en Taureau qui avait 1
,
sous-personnalité ¹ Fal taff
,
.
appe e cette
,
s ^+ Le Sige du Taureau
est concere par la vie du corps et il a
,
.
1
monde matériel et physique. Nous avons
P
d
P
e
,
��
Cie
l
e
! du Soleil v
�a N e
¾

.
en Ierge avec la sous-prsonnalité du
é
F_et V1gl

t ». Les positions de la Lune donnent
g
.
ment nrussance à des sous-personnalités. Si le
�leil et la Lune se trouvent dans des si
���nts peu compatibles, il peut alors y .o��
_¸t entre deux sous-personnalités différentes
l'e
ees autour de c�acune des positions. Prenons
L
xemple de quelqu un qui a le Soleil en Bélier et la
P
une �nC

cer. Quel genre de sous-personnalité
urrut se  Ormer autour d'un Soleil en Bélier ?
t-
··..·,.-·. Le Soleil en Bélier me semble corres-
283
pondre au héros et au désir de conquête et de
puissance.
uc«.-e.Et la Lune en Cancer ?
r.-·.c.;.-·. L Lune en Cancer pourrait donner
une sous-prsonnalité plus sensible, basée sur l'as­
similation plutôt que sur l'expansion. L sous-per­
sonnalité Bélier va vouloir agr, entreprendre et
conquérir de nouveaux domaines, tandis que la
Lune en Cancer préférera dormir ou mener sa
petite vie tranquille à la maison, le seul endroit où
elle se sent en sécurité. Elle va tergiverser pour faire
ce que veut le Soleil en Béler.
uc«.·e Oui, c'est tout à fait ça. Vous avez le
Cancer sensible ^ qui rumine » et le Bélier agressif
qui avance hardiment, les désirs de rég�ession
contre les désirs de progession. L Soleil peut
vouloir aller de l'avant, donner des cours, faire des
conférences, passer des examens ou s'établir � son
compte. L Lune préfère peut
:
être rester
A
au
.
lit o

ne rien faire, car quitter ce qu elle connrut   nen lu
fait peur. En général, avec un carré Soleil-Lune,
une partie de vous a besoin de faire quelque chos
pour votre croissance et votre ép

ouissemen]�le
Soleil), tandis qu'une autre partie n en a pas specia­
lement envie (la Lune). Vous pouvez par exempl

devoir donner une conférence, tout en ayant en frut
envie de rester au lit à la maison. Des dilemmes du
même genre peuvent surgir entre des sous-perso�
nalités édifées autour d'un Soleil et d'un Ascendant
peu compatibles, ou d'une Lune et d'un Ascendant
en confit. En fait, je serais même très inquiet
voir quelqu'un qui n'a pas développé de
sonnalité autour de son Soleil ou de son As<: entoa
284
Où est cette partie de lui-même ? Si un Ascendant
Cap
ricore ne montre rien qui évoque le sens de
}'
ordre et même la rigidité, je vais me faire du souci
@m lui. Je me demanderai si son heure de nais­
sa
nce n'est pas fausse. Je m'inquiéterai de son
man
que de contact avec lui-même. Ls sous-moi
gms'édifent autour du Soleil et de l'Ascendant sont
essentiels à notre identité et nos ambitions les plus
fondamentales, et nous en avons besoin pour nous
développer vers ce que nous sommes censés deve­
n
.
2. LES PLANÈTES ANGULRES. Une planète placée
sur l'un des angles du thème peut former la base ou
le noyau d'une sous-personnalité. Je ne parle pas
seulement des planètes sur |'Ascendant ou le Mileu
du Ciel, mais aussi sur le Descendant et le Fond du
Ciel . Une planète sur le Fond du Ciel suggère
quelque chose de profond en nous-mêmes qui n'est
peut-être pas évident pour les autres, sauf s'ils nous
connaissent très bien.
3. LES STELLUMS. Un minimum de trois planètes
dans le même sige peut donner naissance à une
sous-personnalité associée au signe en question.
4. L PREDOMINANCE D'UN EUMENT. Prenez en
considération les éléments pour évaluer les sous­
personnalités. Si vous avez six planètes en eau, vous
po

vez avo�

e sou
,
s-personnalité dont le noyau
releve du pnnc1pe de 1 eau. Si vous avez six planètes
en feu, vous aurez un sous-moi dont le noyau feu a
besoin de créer pour s'exprimer, de s'embraser
dans
la création. Une prédominance de la terre peut
�onner naissance à une sous-personnalité pragma­
t
iq
ue.
285
r.-·.c.;.-· L faible représentation d'un élémen
t
put-elle générer une sous-personnalité ?
u¬.-eOui, c'est une bonne question. Si vous
avez une carence en feu (qu'il soit absent ou peu
représenté), vous avez probablement une sous-per­
sonnalité tapie dans l'ombre qui voudrait désespé­
rément être tout ce que représente le feu, ou qui
reflète les qualités du feu les plus négatives, primiti­
ves, rudimentaires. C'est bien. Merci d'y avoir
pensé. Dans son livre «c|.·.-,1 , liz décrit très bien
les types de personnalités associés aux éléments. Je
vous recommande aussi un ouvrage intitulé :.-,.
r,;oto,,.qui contient des essais de James Hilan
et Marie-Louise von Franz 2•
5. LES PLANSTES INASPECTEES. Une planète inas­
pectée peut donner naissance à une sous-personna­
lité. Lorsqu'une planète est inaspectée, cela ne veut
pas dire qu'elle n'est pas importante. Mais elle agit
indépendamment des autres planètes du thème. Si
votre Lune est inaspectée, cela ne signife pas que
vous n'avez pas de sentiments, mais que vos senti­
ments ne sont pas tempérés ou modifés par d'au­
tres planètes du thème. U peut vous arriver d'agir
sans aucun sentiment du tout, car la Lune n'est
reliée à rien. Al'inverse, il peut y avoir des moments
où c'est .-.,.c¬c-·la Lune qui vous motive,
autrement dit vos sentiments et rien d'autre, car
1. |2 LrccDc, t··.·.-,.-+··-·-,...·c..+·.-:...-,..·-
o.-···[¶OI[ ÜcaC), N¢ ' baDUc̼c 1cr, 1978 ,c!¼cÎÌIDgDOIO
:
Ug0·
LIaDUc·ÜIc!agDc ¯ 1)c ÅÇUarÎaD Pes, 1985, Ç. 52:60, !raUJI

cD
D¼DÇaÎ6 6Ou3 Ìc !ΡIc L c..+·.··-.-,.,..+.····.·.-·».·.~.·
cI Ç8 aUX ÎC\!ÎOD6 CU VOC)c!.
?. Na!Ic-Í4UÎ5c VOD Ì!8 c! JòDc5 H a.·.-,·t·,-·-,·,a+

Iæ. b]ODg ÏUDÍÎCòIÎOD5, 1971 ).
286
elle n'entaîne rien d'autre dans son sillage. On dit
que . �es planètes inaspectées se comportent de
raruere autonome, et leurs sous-personnalités font
de même. Elles se séparent du reste de la personna­
lité
et manœuvrent de façon indépendante.
6. LES PLANSTES ÅMNÅ ET ANIMUS. J'assoie natu­
rell
ement certaines planètes aux pulsions masculi­
nes ou de :,,
,
.-.¬...et d'autres à |.-.¬.et aux
désirs fé0. L Soleil, Mars, Jupiter et Uranus
sont des énergies liées à l' .-.¬..et au besoin de
?
'
�er, de lutter, d'avancer et d'M er son
tdenute. L Lune, Vénus et Neptune sont des
énerges féUliées à |.-.¬. .elles sfondent,
b m�langent, fusionnent, accueillent, s'adaptent,
transigent, etc. Vous me suivez ?
Dis�
l
s que vous ayez deux planètes de typ .-.
-.·liees par un aspect, une conjonction Sleil­
Mar

, un carré Soleil-Uranus, ou un quinconce
Soleil-Mars, etc. Lorsque deux planètes masculines
so!1t

n contact, cela donne une double dose de
pnnc1p� ��c�  Cet aspect dénote une gande
quantih� �

ne

ge, �e volonté, de dynamisme, de
co;nbativlte, d espnt de compétition et peut-être


me d� tyrannie belligérente. Une sous-personna­
lite

elativement arriviste ou belliqueuse peut donc
Þ developpr autour de ces deux planètes masculi­
nes en aspect. Si en revanche vous avez deux
pl�ètes
_
fémes de :,,,
.-.¬.en aspct, une
COiljonction Lune-Vénus, un quinconce Vénus-Nep­
tune, un trigone �une-Neptune, cette confguration
va
correspondre a une sous-personnalité basée sur
des
9ualités .-.¬.(amour, épanchement, service,
sacr
ifce) dont la douceur peut mpar être écœu­
rante. Deux planètes de type .-.¬. en aspect
Peuvent donner une sous-personnalité qui accentue
287
trop le féminin, s'adapte trop et va trop loin sur ce
plan. Deux planètes masculines en aspect peuven
t
donner une sous-personnalité excessive dans l'ex­
pression des traits de caractère liés à l' .-.¬...
r.-·...;.-· Les sous-personnalités peuvent-elle
s
aussi avoir une ombre?
u¬.-e Je le pense. Tout en ayant une sous­
personnalité fortement c�
ntrée s

l'amour,
,
on
peut nourir au fond de soressen

e
!
lt et

ol

re ¿
^ Quand cela va-t-il être mon tour ? J auneraiS bien,
pour changer un peu, que cela soit à moi que l'on
donne et de moi que l'on s'occupe. » Une sous­
personnalité fortement masculine de type .-.¬..
peut cacher au fond d'elle-même la peur de ne pas
être aimée et appréciée.
Si d'autre part une planète .-.¬.est en
.
aspect
avec une planète .-.¬...vous pouvez avorr deux
sous-personnalités différentes en co¬t l'une
,
avec
l'autre. Disons que vous ayez un carre Mars-V en

.
Lsous-personnalité Mars veut a 

r s

m mdivt­
dualité, alors que la sous-personnalite Venus veut
s fondre, être aimée et s'unir. Cela vous donn

une sous-personnalité tyrannique du s
!
le
.
.
^

o1
d'abord » en conit avec une autre plus equilibree,
diplomate et équitable.
.
Tous ces commentaires vous donnent des ugm
directrices générales pour identifer les sous-


W alités dans un thème. N
'
oubliez pas que n'lffi·
porte quelle position d'un t�me

ut donner
naissance à une sous-personnalte. Mrus celles dont
je vous ai parlé sont souvent les plus évidentes.
288
¿ DÉGRADATON DES ARCHÉTPES
Je
.
tiens de nou
y
eau à souliger l'intérêt du travail
de �er

_
Ferrucci sur les sous-personnalités, et plus
particulierement sur la question de la dégradation
_� �e la distorsion des énergies archétypiques •
�:,t

ute
,
sous-Ier
�onnalité peut être l'expression
d

foree � �pnncipe archétypique ou d'un prin­
cipe
plane�arre. Une sous-personnalité complète­

ent �anatique s

ra par exemple la déformation de
ìar

hetype de   enthousiasme ou de la planète
Jupiter.
pæ son livre intitulé r-./-eoe·2 Heinrich
Heme
.
�xplore, en étudiant mythologie eilégendes,
ce qu il est a�v�n

des dieux romains et grecs
lorsque le christiarusme a pris la relève. Qu'est
dev

nu Mar

, le dieu de la Guerre ? Comment
Ju�Iter, le ;odes dieux et le protecteur du peuple
a-t-il to
w
e ? Qu'

st-il arrivé à Vénus/Aphrodite ?
S

lon Here, �es
.
dieux grecs et romains ont décliné
d

s
q
u

le christianisme a pris le pouvoir. lis ont été
de

ones e

relégués dans la foule obscure errant la
nwt panm les hiboux et les crapauds
.
Mars est
d

venu un m

rcenaire, Mercure un commerçant,
V

nus a gage sa vie en sprostituant et Jupiter a
vecu de la c�asse en vendant des paux de lapins.
lls ont garde quelque chose de leur saveur orig­
nelle, ou de leur essence archétypique mais ssont
exp ´
'
d
* *
'
nmes a es ruveaux inférieurs. L'expression
Pure de l'archétype a été rabaissée.
On peut comparer un archétype à un ascenseur
��_¬--,+».·+-n.y»-,-�,-4, ,54-58
.
OV done ¼ bref resume du lvre de Heie das æn liv
.·+-n.·e-,,52.
289
dans un grand magasin. Le même ascenseur peut
vous déposer au premier étage aux chauss

es pour
dames au deuxième étage pour les vetement
s
masces ou vous monter directement au restau- ,
� * *
rant du derier étage. De la meme maer
:
, tout
archétype peut s'exprimer à de nombreux mveaux
différents. Un accord est composé de diférentes
notes. L'archétyp féminin peut correspn±e à la
mère la nounou, la petite amie, aux sentrments,
aux �ases aux cercueils, ou même aux fleurs qui
s'épanoui� ent à la nuit ! Je
;
eux dire
9
-u
.
e tout
contenu de la psyché peut se degader. L ]OIe peut
devenir maniaque, 1 'enthousiasme se transf
?7�
er
en fanatisme, la compassion devenir de la p1t1e, la
paix déboucher sur l'inertie et l'intelligence se
transformer en duplicité.
Disons que vous ayez une sous-perso
r
ali

é
inerte un M blob T+ Hest possible que cette mertie
soit la
'
déformation d'une qualité
.

chétypique
t
lus
profonde où la sous-personn�te pre

d racme,
cette qualité que l'on appelle prux. En ru

t
.
ou en
cherchant à éliminer votre sous-personnalite me�e
!
vous risquez de perdre contact avec c

tte q
'
lalite
de paix. Lorsqu'un archétype s'est degrade, on
peut le hausser de nouveau à un plan supérieur. ü
sufft de commencer par identifer et

ccep

er I
_
a
sous-personnalité inerte,
p
ui

de

r
��
ailler
,
a de

couvrir son noyau archetyp1qu

Int!Iæ defo
z
;ne
par la suite. L sous-personnalite saur

peut-e

re
alors trouver les moyens de permettre a son pnn­
cipe fondamental de s'exprimer autrement que
par l'inertie.
,
* ¯ "
Suivez-moi bien et tout va s eclrurcrr. Revenons
aux bases. Cela me rappelle Margaret Hone, vous
vous souvenez, nc«ce-~rc-·|cctc(a··-c|c,.
290
écrit en 1951 ' . Bon, je ne veux pas me moquer
d'elle, son livre est très utile et il m'a beaucoup aidé
au début de mon apprentissage de l'astrologe. Eh
bien, prenez le principe du Soleil et réféchissez à ce
que peut être son expression positive. Et quelles
sont ses expressions négatives ? Pensez au principe
Soleil en termes de dégradation ou d'élévation d'un
archétype.
r.-·.c.;.-·: Ls qualités positives du Soleil sont la
noblesse, la dignité, le sens de l'identité, l'expres­
sion personnelle.
nc«.-e: Margaret Hone serait fère de vous. Et ses
déformations ?
t.-·.c ,.-·: Les déformations du Soleil pourraient
être ì'arrogance, la morgue, le fait d'exiger des
autres qu'ils se soumettent à vous.
nc«.-e. Bien. Une sous-personnalité arrogante
peut donc être 1 'expression déformée de la qualité
archétypique plus pure de la noblesse, de la dignité
et de la confance en soi. Cette sous-personnalité est
un spécimen dégadé d'un excellent principe qui
joue un rôle important dans la vie. Mais avant de
pouvoir recontacter les qualités plus psitives du
Soleil, il vous faut e.|c·eentrer en rapport avec
votre sous-personnalité arrogante, car celle-ci est le
moyen d'y accéder. Les archétypes puvent être
déformés par la peur, le doute, la rigdité, et prdre
ainsi de leur pureté ou de leur essence lumineuse.
1 . Margaret Hone, Te Moder Tetbook o] Atmlog, Lond,
Fowlcr et Co., 1951.
291
Continuons. Que vous inspire la Lune? Quelles von
t
ête les diférentes alteratives ?
r.··.c.;.-· Une sous-personnalité basée sur m
Lune peut être réceptive, attentive et sensible
à
autru. Mais la déformation du principe Lune peut
suggérer que l'on se nourrit de l'identité d'autri,
en scontentant de reféter les autres, que 1 'on n'est
pas un individu à part entière.
uo«.·e L cas extrême est celui du « vampire
psychique ² qui aspire votre énerge pour se nour­
Y. Mais si certaines sous-personnalités de type
Lune peuvent être par trop dépendantes et épuiser
les autres, d'autres expriment les qualités plus
positives de la Lune telles que la sollicitude et
|'amour materel. Et Mercure ?
r.··...;.-·¡! a pour expression psitive la viva­
cité, la lucidité, la vigilance, l'adaptabilité et la
souplesse d'esprit. Mais au négatif il peut être
pointilleux, dilettante, tatillon, et très vif-argent (ici
aujourd'hui, demain ailleurs). Et un peu roublard.
uo«.·e Et Vénus ?
r.··...;.-· Une sous-personnalité centrée sur
Vénus peut montrer une gande sensibilité à la
beauté dans ses goûts, privilégier l'amour et re­
chercher l'union. Mais lorsqu'elle est distordue,
une sous-personnalité Vénus peut envier ceux aux­
quels on accorde davantage d'attention, essayer de
smettre en valeur au dépens du partenaire, ou être
si éprise de beauté que tout doit toujours être
parfit.
292
_o«.·e Bien.
,
Et M

s put être le courage ou
ì
unprudence. L expansion de Jupiter peut se trans­
for
mer en boursoufure, l'ordre de Satue en
ri�|té,
. �
tc. Je crois que vous avez compris. L
generosite peut se prvertir en gaspillage. Un besoin
d'ordre pel
!
t
!
ouer à la manie obsessionnelle.
P

nser les �er

nts nivea

d'une qualité archéty­
pique vous rude a garder l esprit mobile.
L'IDENTIFICATION DES
SOUS-PERONNAUTÉS
J
 
suis redevable de ce qui suit à lady Diana
Wlutm
?
re, la fondatrice du Psychosynthesis and
�uc

t

onal Trust. Elle Ï
¹
a appris qu'après avoir
Ide

tife �e sous-personnalité, il fallait lui poser
tr

1s questions . ç.c»c.-·.·rc,.o...·. be­
.o.- ; et ç...·. . ¬o}.· · Voici comment
proceder : prenez une position dans un thème et
voyez

i elle vous suggère une image
.
Vous pou�ez
alors
.
dialoguer avec cette image en lui posant ces
questions. Vous approfondissez ainsi votre connais­
sance de cette sous-personnalité, en entamant avec
elle une sorte de thérapie •
ll
!
lagnons qu'une de vos sous-personnalités ait
en

e d'�e voiture tape-à-l'œil. Vous avez une
conJ
?
nction J

piter-Mars en Sagttaire en maison
V
.
L Image qw vous vient pur cette confguration
est
celle d'un pilote de course, du genre Peter
�»¬-. sur la S

personnalité �1979) dirigé par Diana
tmore, su les ausp1ce de ce qu1 s'appelle maintenant Je
sy hosynthesis and Educational Trust, B Lnd.
293
Fonda. Vous allez alors demander à cette sous­
personnalité : « Que veux-

? » Ce à
_
q

oi
.
elle
va
répondre : « Je veux une vmture tape-a-l œil. »
E  e
veut quelque chose de simple, clair et précis.
lH
de mon retour de Jupiter en Sagittaire, j'ai satisfa
it
un fantasme de mon adolescence en allant m'ache­
ter une vieille voiture de sport anglaise. Je mourais
d'envie de la décapoter, et évidemment on était en
décembre. C'est assez drôle, car j'attendais ave
impatience le retour de Jupiter, qui me semblait
présager une progression spirituelle. Enfn pas­
sons . . .
Après lui avoir demandé : « Que veux-tu ? •_
demandez-lui ensuite : « De quoi as-tu besoin ? »
« D'accord, tu veux une voiture tape-à-l'œil, mais
de quoi as-tu besoin ? » Elle va peut-être répondre :
« J'ai besoin d'être reconnue. » L besoin d'être
reconnu est plus subtil que l'envie d'une voiture
tape-à-l'œil, et on peut le satisfaire par d'autres
moyens que cet achat. Si vous avez une autre
sous-personnalité craigant la vitesse, ou un peu
près de ses sous (par exemple Satue en Vierge en
carré à la conjonction Mars-Jupiter), il vous faudra
trouver un autre moyen de satisfaire ce besoin de
reconnaissance et ne pas vous contenter d'acheter
ce genre de voiture. H faut d'abord découvrir
.
le
besoin pur que se révèlent les moyens de le satiS­
faire.
Et derer lieu, posez-lui la troisième question :
« Qu'as-tu à m'offrir ? » Lrépnse vous permettra
d'identifer la qualité archétypique fondamentale d�
la sous-personnalité. Ce put être dans ce cas : « �·al
de l'énergie, du dynamisme et de la volonte
à
t'offir. »
Voici un autre exemple. Prenons le cas d
sous-personnalité friande de chocolat. Tout
294
qu'ell
e veut, c'est manger des gâteaux des biscuits
de ¸l� crème au ch
?
colat, etc. Une
'
sous-prson�
nalite gloutonne. S1 vous lui demandez : « Que
veu
x-tu ? », elle va évidemment répondre : « Je
v
eux
du choolat. » Mais si vous lui demandez ´
« De
quoi as-tu besoin ? », que va-t-elle vous dire ?
.
r.··.c.,.-·· De chocolat.
no«
.-e Très drôle. Hy a beaucoup d'amateurs de
chocolat ici aujourd'hui. « De quoi as-tu besoin ? »
Elle va put-être répondre : « De nourriture. »
r.··.c.,.-·. Elle va peut-être répondre : « Du su­
cre Í »
nc«.·e Combien de fois mourez-vous d'envie de
chocolat, alors qu'en fait vous avez besoin de
nou ture et de réconort. Dès que vous aurez
compris que le besoin profond est celui d'être
no�

vous pourrez trouver d'autres moyens de le
satisfarre que le chocolat. Je sais bien que c'est un
exemp�e très général, mais voyez-vous ce que je
YCU
_
dire
_
? H vous reste alors à poser la troisième
question a la sous-personnalité fiande de chocolat :
« Qu'as-tu à m'ofir ? » Alors, qu'a-t-elle à offir ?
t.··.c.,.-·. Du chocolat.
t.··.c.,.-·· Un infarctus.
uc«

e Qu

lle bande de clowns ! Allez, que
Pourrrut-elle repondre à « Qu'as-tu à m'offir ? »
Ìc /
`
·
.c.,.-· De l'amour, de la tendresse, de la
295
sollicitude, le contraire de la carence affective,
le
désir d'être rassasié.
Howard : Oui, il y a en fait, sous cette folle envie de
choolat, une qualité archétypique liée à la
.
ten­
dresse, à l'amour et à l'ép nouissement affecttf. )
mangeur de chocolat invétéré put avoir un pro-
blème de cet ordre.
L moèle de thème que j'utilise comprte un
pint au centre du cercle. Lrsque j'�terprète Ì
thème, j'imagne mon client sur ce pomt

�ntr l et
pars de là pour lire �es différentes
_
psttJons du
thème. Ce point represente votre « Je ^ ou votre
« suis ». Ce « je » ou ce « suis » vont s'exprimer à
travers les différents signes et énergies pl nétaires.
On peut aussi voir ce pint central comme le chef
d'orchestre, et les signes et planètes comme les
différents instruments de l'orchestre. Un bon chef
d'orchestre doit connaître tous les instruments et
les aider à jouer harmonieusement ensemble.
Ce travail sur les sous-personnalités n'a pas pour
seul intérêt de les identifer et les étudier : il vous
 ide d'une autre manière. Üvous permet de pren­
dre conscience qu'il existe une partie de vous qui Û
ces sous-personnalités, que vous êtes un « je » avec
un enfant blessé, un tyran, un mystique, un so�
moi pragmatique, etc. Quelque chose en v<us
même peut dire . * Parfois je suis le
_
tyr n, parf
��
s le
mystique et parfois l'e

fant bless

. ^ Vo
z
s n eteS
pas simplement l'un ou l autre, mrus vous etes
qui se déplace de l'un à l'autre. De cette 1
vous renforcez votre impression d'avoir un ,..,"""
d'organisation supérieur, ou un centre

supérieur, pouvant accueillir, identifer et ·�"'"'""
296
avec vos diverses sous-personnalités. C' est un pro­

�ssus �� de
_
ux temps. Lpremière phase concere
i.e--

.;.c-·¬-des sous-prsonnalités et leur « re­
c

�russ��e »¸ L phase suivante est celle de la
e-..e
¸
-·.;.

¬-.v
?
us permettant de réaliser que
vous etes d1stm

t d

ll

s : vous
,
êtes un « je » qui
�ut passer �e .une a .autre. C est ce que je veux
dire l
<
rsque je P'l

du point central ou du centre
org rusateur supeneur. De ce pint central vous
avez uplus grand degré de conscience et de
'
choix
q
ue s1 vo

vous contentez de vous identifer avec
|
une ou .autre de vos sous-personn lités.
ÉTUDE D'UN CAS
L'exemple de ce cas particulier va vous  ider à
comprendre comment mettre en pratique le
co

cept de sous
:
perso�alité, tant sur le pl n  stro­
logique que therapeutique. (Voir le thème no 6
page 265) Khy a

ai� vingt-neuf ans lorsqu'elle est
venu� me vorr. Ow, je vois vos oreilles dressées et
vos
r
s ente
_
ndus. Que se passe-t-il de p rticulier
vers vmgt-hwt-trente ans ? Oui, le fameux retour de
Sate. Tout le monde a maintenant entendu
P,

ler du retour de Satue. Même ceux qui me
telephonent

o
t
r une in

erprétation sans conn ître
gand-chose a ì astrologie, sont parfois au courant
4çleur retour de Sate et

¹
en font part. üexste
surement un m rché pour des cartes postales du
¿enre « Navré d'apprendre votre retour de Sa-
8
ue » ou ¹ Tous mes souhaits pour votre retour de
 
�e. » I

sont tous si soulagés lorsqu'il est
� Je deteste leur dire qu'il faudra ensuite
onter le
_
premier c

é de Satue, qui me
smble un def tout aussi difcile.
Revenons à Kath y. Elle avait vingt-neuf ans lors
­
qu'elle est venue me voir pour la première fois,
et
elle voulait entreprendre un travail thérapeutiqu
e
sur son thème. Son problème provenait des diffcul
­
tés auxquelles elle se heurtait pour s'établir en tant
que « designer » indépendante. Elle travaillait à
temps partiel en assurant le secrétariat d'un artiste
célèbre. Suffsamment bien rétribuée pour subverùr
à sa vie quotidienne, elle aurait dû, en théorie, avoir
le temps de se consacrer à son propre travail pour
en faire quelque chose de commercialement viable.
Mais en fait, elle gaspillait tout son temps libre, ou
le passait à faire des courses ou des démarches pour
son petit a.
Voici, sur un plan très général, comment nous
avons travaillé au cours de nos douze séances. Lors
de la première, je lui ai présenté son thème, en
attirant son attention sur certains confits person­
nels symbolisés par ses positions astrologiques.
Ayant le Soleil en Vierge en maison X , elle devait
probablement faire passer b bm après ceux
des autres, ou avoir des difcultés à établir une
fontière entre elle-même et les autres. Vénus étant
à quelques degrés de son Ascendant Vierge, elle
accordait beaucoup d'impce à l'amour et
cherchait l'équilibre, la fusion, le service et l'har­
monie avec autrui. Toutes ces positions suggéraient
que Kathy prenait conscience de son identité en
servant les autres et faisait d'énormes concessions
pur préserver la paix et l'harmonie dans ses rela·
&ns.
,
Cepndant les psitions de Mars et Uranus sugge­
raient que Kathy avait besoin de liberté et d'espac
e
pour son expression personnelle. Ces planète
s
d'affrmation individuelle étaient en conflit avec
son
goût du service et son abnégation. Mars, conjoint
298
la L
une et en carré au Soleil, accentuait les pulsions
d'
expression personnelle. Une personne dont le
Mars aspecte à la fois le Soleil et la Lune ne veut pas
res
ter dans son coin et passer inaperçue. Un large
5esq
uicarré (1 35°) entre la conjonction Lune-Mars
et U
ranus indiquait le besoin de touver une expres­
sion à son originalité créatrice. En outre le Soleil, au
ri-point d'Uranus et Neptune, était pris entre d'un
côté l'obstination et l'indépendance d'Uranus, et de
l'au
tre Neptune, la planète du sacrifce et de la
dissolution du moi. Dans sa progression sur la voie
de la croissance et de l' i ndividuation (le Soleil),
Kathy se sentait tiraillée entre Neptune et Uranus.
Cette structure de mi-point résumait parfaitement
son dilemme entre servir les autres et agir pour son
propre compte.
J'ai examiné avec Kath y le symbolisme du Soleil
en Vierge en maison XII, de Vénus sur l'Ascendant
et du demi-carré Soleil-Neptune. Ayant immédia:
tement reconnu cet aspect de sa personnalité, elle
me l'a elle-même décrit comme « l'Assistante su­
perdévouée ». Nous pouvions maintenant nous
occuper d'une sous-personnalité manifeste, formée
auto

de ces positions astrologiques. Selon Kath y,
l'Assistante superdévouée était terriblement eff­
cace, mais n'agissait en principe que pour les
autres, prenant en secret beaucoup de plaisir à être
reconnue et approuvée pour ses eforts.
Nous avons travaillé un moment sur le thème de
l'Assistante superdévouée en utilisant diverses
t�ch
niques de visualisation et représentation inté­
neure. Comme Kathy était 8devant moi et me
P�lait de sa sous-personnalité d'Assistante super-
¸evo

ée
!
j'ai N  

n attitude et son visage changer.
� lw U demande ce qui se passait, et elle m'a
rep
ondu qu'elle se sentait soudain très jeune. Puis
299
elle s'est écriée : « Je sais ce que c'est, c'est
L
Bonne Petite Catherine ! » Kathy venait de décou­
v « L Bonne Petite Catherine Ñ¿ une sorte de
prototype d'Assistante superdévouée, qui stenait
dans les coulisses.
La Bonne Petite Catherine avait environ quatre
ans et elle portait des tresses. Elle était |.bonne
petite flle ; elle ne d�ran

e�t jamais pers<nne. L
Bonne Petite Cathenne VIVait avec son pere et sa
mère dans un tout petit appartement au derer
étage, à New York. Ses parents ne s'entendaient
pas bien, et elle avait très
J
eur d'aggr

ver leur
discorde en causant le momdre probleme. L
Bonne Petite Catherine s'exprimait par la voix de
Kathy : « Il faut que je sois sage. Si je fais un pas de
travers il va arriver quelque chose d'affreux. •
Dans � environnement aussi explosif et encombré,
elle ne se sentait pas assez en sécurité pour être
spontanée ou s'exprimer
.
librement. 1 l;ri semblait
que l'ambiance de la maison ne pouvait admettre
davantage de tension. (Notez que le maître de la
maison IV, Jupiter, est en carré à Mercure, le
maître de la maison X, et aussi en carré à Pluton.)
Toute petite, Kathy avait appris à s'identifer à c

que lui demandait son environnement. Cela �w
semblait le moyen le plus sûr d'assurer sa suvte.
On peut remarquer que, pendant toute son
fanee, Pluton en transit progressait lentement ver
son Soleil. Elle devait le sentir, quelque part tout
fond d'elle-même, s'approcher à pas de loup.
ton avait fait son entrée en maison XII au cours
la première année de sa vie, elle était ce
.
mée
courants souterrains menaçants. La conJonct
avec le Soleil ne s'est produite qu'à l'âge de huit
neuf ans, au moment où le mariage de ses
a fni par se briser. Si vous sentez Pluton s
300
ch
er de vous à un si jeune âge, que pouvez vous
fai
re ? � ous vous cachez sous la table et essayez
d'ê
tre bien sage pour l'empêcher d'entrer.
En me parlant de L Bonne Petite Catherine
Jathy se tenait très droite sur sa chaise. Mais tout
en
continuant son récit, elle a pris conscience d'une
autre présence et s'est exclamée : « Attendez, il y a
quelqu'un d'autre par ici. Je le reconnais c'est celui
qui regarde La Bonne Petite Catherin� d'un air
méprisant. C'est le Petit Diable Ì ^
Je dressai l'oreille. Qui était donc ce Petit Diable ?
J'étais intrigué. Je suggérai que nous nous rensei­
��
ns �avantage sur lui, car je me doutais qu'il
s a

ssait

ans doute de son côté Mars-Uranus.
(Élementarre, mon cher Watson.) Nous avons pris
un nouveau siège pur Le Petit Diable et je lui ai
demandé de changer de place pour �e montrer
co
n
ment Le Petit D�able s'asseyait. Kathy a croisé
les Jambes, et a fils sa main sous son menton
reposant son coude sur l'un des bras du fauteuil
'
J'ai eu l'impression de voir Le Petit Diable bouder:
Lorsqu'elles ont été refoulées, les énergies de
Mars-Uranus commencent tout d'abord souvent
par montrer de la colère ou du mécontentement ou
tout au moins par bouder.
'
Je 1� � de
�andé si Le Petit Diable avait quelque
ch?s� a ce a L
,
�nne Petite Catherine. Les yeux
bru�es, � a parle d une voix monocorde, dans la
mmnqw reposait sous son menton : « Je ne t'aime
P4· Catherine. Tu es si raisonnable et timide. Moi
au
moins, je sais m'amuser. Tu te laisses marche;
Mles pieds. Tu es assommante. Tu te sens respon­
_¡�le
,
de tout le mo

de . . . »U
�·a
.
semblé qu'une fois
er

et transforme, Le Petit Diable purrait don­ �er
a
�thy les qualités nécessaires à son propre
Panow
ssement et à l'expression de ses énergies
301
créatives. Al'époque, L Petit Diable ne savait
que
bouder et se mettre en colère. Vous auriez fait
de
même si l'on vous avait marché sur les pieds
pndant tant d'années. L Pett Diable était en
ÍNt
l'enfant naturel et spontané que Kathy n'ava
it
jamais vraiment pu être. Toute cette énergie créa­
tive naturelle confnée avait toué en colère
m
dépression. U fallait contacter

ette éneq

ie pour m
libérer et la diriger vers des voies plus creatives.
Lpremière réaction de Kathy avait été de jugu.
1er L Petit Diable. Ce ;-··-·-pouvait être brisé en
lui lâchant un peu la bride. Or à l'époque de notre
rencontre, Uranus en tansit commençait à s'ap.
procher de sa conjonct�on Lune-M

s et à former
un carré avec son Soleil. H semblrut opportun de
libérer L Petit Diable q qu'Uranus aide son
énergie martienne à se manifester. Elle pourrait
ainsi détruire ce ;.··c~qui lui faisait refouler son
côté Mars-Uranus. Ren ne peut émerger de l'in·
conscient si ce n'est pas le bon moment, et l'on doit
respecter ce que la personne est prête à expérimen­
ter. Essayer de forcer les choses est une grave
erreur. Mais les transits du thème de Kath y suggé­
raient et confrmaient que c'était bien le bn
moment pour faire sortir Mars.
Au cours des séances suivantes, nous avons
décidé d'en savoir davantage sur L Petit Diable, en
gardant toujours du temps

ur
9
ue s

m « enfa�
pleucheur et boudeur » pwsse s expnmer. Je lw
ai demandé quels pourcentages de son temps elle
accordait à L Bonne Petite Catherine et au
Diable. Elle m'a répondu que dans b vie,
maintenant, ele incaait L Bonne Petite Oat
rine/ Assistante superdévouée environ
quinze pour cent du temps, et L Peti t
vingt-cinq pour cent. Us'agissait du partage de
302
t
em
ps entre Neptune et Mars/Uranus, et je lui ai
de
mandé ensuite si elle en était satisfaite. (Lorsque
cela ne vous pose aucun problème, pourquoi se
me�
e martel en �te �,Elle a reconnu que non, et
je
| ru alors questonnee sur ce qu'elle aurait pré­
féré. Elle aspirait à un partage équilibré. « Mais
qu'est-ce qui vous en empêche ? » Elle avait peur de
s'�
er et �e consacrer du temps à son propre
tra
vail de ec·
·
,--·L elle craigait de faire de la
peine aux autres en ne s'occupant pas d'eux. Elle
était toujours la gentille petite flle essayant de faire
plaisir à maman et papa et de ne causer aucun
souci. Pour l'enfant vivant toujours dans sa psyché,
s'af er voulait dire risquer d'être abandonnée et
J
e�t êtr

de mourir. Elle avait essayé, quand elle
etrut pet1te, de se conformer aux besoins de son
environnement pour se faire aimer et maintenir sa
famille unie. Plus tard dans la vie elle avait conti­
nué à le faire, alors que sa survie n
:
était plus en jeu.
Elle se cramponnait à un mécanisme de défense
n'ayant plus lieu d'être.
Semaine après semaine, L Petit Diable qui initia­
lement parlait d'une voix monocorde et semblait
très renfermé, se mit à exprimer ses sentiments de
plus en plus ouvertement, tant au cours des séances
que dans le monde extérieur. Kath y se montrait
;�a animée et dé�ordai

d'activité. ö peurs
d enfance, son angoiSse qu on ne l'aime plus si elle
le laissait s'exprimer, commencèrent à diminuer.
Nous n'avions pas changé le nom du Petit Diable
mais peut-être aurions-nous dû le faire, car e�
non
u
nant une sous-personnalité, on risque de res­
ter
eventuellement bloqué sur son nom. Lorsqu'elle
com
mence à changer, ce peut être une bonne chose
de
modifer aussi son nom, et L Petit Diable aurait
Þudevenir « LVraie Catherine Spontanée ».
303
U a fni par se produire une de ces fameUSes
expériences de synchronicité. Plus Kathy
comprenait l'intérêt d'exprimer son côté Mars.
Uranus, plus son environnement lui offrait d'oppor­
tunités de concrétiser son projet de e-·.,---indé­
pendant. Les circonstances semblaient très favora­
bles à b carrière, culminant vers notre douzièm
e
séance dans une imprtante commande passée par
une chaîne de gands magasins. Kathy se laissait
moins démonter par les obstacles rencontrés dans
son entreprise prsonnelle. Elle s'a  ait avec
plus d'assurance, défnissait mieux b fror
.
tières et
formulait mieux ses besoins. Elle consacrait davan­
tage de temps à la pursuite des objectifs qu'elle
s'était fxés.
Auparavant, en s'identifant si fortement à l'As­
sistante superdévouée, Kathy se sentait (o-.e-de
rendre service et de s'adapter aux besoins des
autres. Dès lors, la fustration du Petit Diable !u
faisait nourrir un ressentiment inconscient envers
ceux qu'elle aidait. Maintenant que Kath y sentait
qu'elle pouvait a  er ses besoins en toute sécu­
rité, elle pouvait .»o.·.- plus librement
.
de se
montrer conciliante ou d'aimer rendre service aux
autres.
r.··.. ,.-· Kathy connaissait-elle l'astrologe
avant de venir vous voir ?
uo«.-e Très peu. Elle s'était déjà fait faire son
thème. Mais j' ai l'impression que les gens saisis


très rapidement le concept des sous-personnalites,
que l'on peut parfois utiliser dès la première
Je commence par demander à mon client d
ner qu'il se tient au milieu de son thème, sur
fameux point central. Je lui dis ensuite que
304
allons examiner les diférentes parties de sa person­
nalité, symbolisées par les planètes. Chaque pla­
nète, ou confguration, a des besoins et désirs
distincts et éventuellement contradictoires. L
ge
1
c
?
mp

enn

nt
.
tout
.
de suite L dont u s'agit.
Mm-meme Je Sais 5t le client voit ce que je veux dire
lo
rsqu'en pleine interprétation, u me désigne une
planète ou une position dont j 'ai déjà parlé en
disant : « Mais cette partie ne s'entend pas bien avec
celle-là », en me montrant une autre position du
thème. Non seulement u a identifé les deux sous­
personnalités, mais ucommence à sentir le « je » qui
ÌC pssède et put travailler avec elles
.
Comme je
vous l'ai dit, le travail sur les sous-personnalités
consiste non seulement à les identifer, mais aussi à
s'en désidentifer et à se reconnecter au« je » qui les
µ (le «je » qui passe de l'une à l' autre). Diana
Whitmore utilise une analoge pour expliquer la
différence entre c·--une sous-personnalité et .»o.-
une sous-personnalité. Si vous e·-.un chien qui
mord, vous mordez. Mais si vous ..-:un chien qui
mord, vous pouvez alors choisir de le laisser
mordre, de lui mettre une muselière ou de lui
apprendre à ne pas mordre. Si vous vous identifez
complètement à une sous-personnalité, vous êtes
forcé de l'exprimer. Mais si vous réalisez que vous
avez
.
cette sous-prsonnalité en vous, i est alor
pssible de la changer, la transformer ou la modi­
fer.
.
Plus on devient conscient d'une dynamique inté­
�eure, moins
g
y a de risque qu'elle nous domine
mcon

ciemment. Tant que Kathy n'avait pas
co
nscience du Petit Diable, elle était sous son
e
mprise . i n'arrêtait pas de saboter et bouleverser
ce qu'elle voulait faire. Après avoir pris le temps de
305
travailler avec lui, elle a pu canaliser son énerge
plus constructivement.
LES SOUS-PERSONNAUTÉS CENES
SUR L'AMOUR
Nous avons tous des sous-personnalités dont
la
pulsion, ou motivation archétypique sous-jacente
,
se fonde sur le principe de l'amour. Ces sous-pr­
sonnalités manifestent des désirs ardents et obstinés
d'appartenance, de relation et d'union. Les sous­
prsonnalités fondées sur l'amour sont générale­
ment très sensibles et réceptives à leur environne­
ment. Ls signes où ces qualités sont les plus
manifestes sont le Cancer, la Balance et les Pois­
sons. Si le Soleil, la Lune ou l'Ascendant tombent
dans l'un de ces signes, ou s'il s'y trouve une
prédominance de planètes, on trouvera probable­
ment chez l'individu de fortes sous-personnalités
basées sur l'amour. Ls besoins et pulsions associés
à la Lune, Vénus et Neptune sont aussi ceux de
réceptivité, d'appartenance, de relation et d'union.
Si ces planètes se trouvent sur I angle du thème,
proches de lui, ou si elles se trouvent en aspect
étroit ou en relation angulaire l'une à l'autre, on
peut en toute certitude supposer 1 'existence de
sous-personnalités basées sur le principe d'amour.
L position du Soleil, ou de la Lune, ou d'un groupe
de planètes en maison Î,V ou X  peut être une
autre indication de sous-personnalités de type
amour. L, une forte accentuation de l'élément
eau, associé au concept jungien de la fonction
sentiment, donne de forts besoins d'amour autour
desquels peuvent se former des sous-personnalité
s.
L'expression la plus positive de ces sous
-
306

rso�alités de �amour les prte à s'occuper
d autru  avec sollic tude, à entourer d'afection
p
rotéger et harmoniser. Cependant la qualité arché�
cypiqu

d'aro� qt? se dégage de la personnalité et
in
teragit avec 1 envrronnement peut facilement être
déformée par la peur, le doute, l'insécurité les
attit
udes rigides o11 �con
,
ditionnement négatif. Si
��

xe
��
le
.
le pnnc1pe d amour est déformé par
1
m�cunte, �peut donner naissance à de forts
besoms de dependance : le besoin d'être constam­
ment rassuré sur le fait que l'on vous aime ou la

ur de mal faire �t de perdre celui ou cene
'
qu'on
rume. Autrement dit, des besoins d' amour distordus
peuvent �ngen�er un excès de dépendance, fnis­
s
,
ant par s e

pnmer dans une sous-personnalité que
l on pourrrut appeler V la chi fe molle ²» On trouve
d'autres défom1ations du principe d'amour dans
des sous� prsonnalités comptant beaucoup trop sur
leur envrronnement . ¾ |'environnement me dit ce
dont j'ai besoin ou qui je suis ²¿ ou Ý 1 'environne­
ment doit m' aimer ». Le fonctionnement de ce
genre de sous-personnalité s'appuie sur une ten­
dance excessive à s'adapter pour se faire aimer.
Elles sont

onst

ent préoccupées par l'opinion
des autres a leur egard, et essaient de comprendre
leurs
_
besoins et leurs attentes pour modeler en
conseq

ence leur pers
?
nnalité ou leur comporte­

ent
.
S1, en restant fdeles à quelque chose d'inté­
neur, elles croient être en contradiction avec ce que
les
autres attendent d'elles, elles préfèrent laisser
tot?ber et prendre le parti de ce qui maintient la
P
,
r ou ne contrarie personne. Les sous-personnali­
tes
fondées sur l'amour peuvent aussi soufir d'un
manque de discOation, d'une diffculté à établir
des fontières claires, et de problèmes d'émation
face aux circonstances négatives de leur vie. Elles
307
ne savent pas dire non. Dès que quelqu'un alentour
a un problème, la sous-personnalité de typ amour
se sent responsable.
Les sous-personnalités basées sur l'amour struc.
turent leur être de manière à se défendre contre ce
qu'elles redoutent le plus : le rejet, la solitude ou
l'isolement. L'individu peut alors se retenir d'ex.
primer ou de faire ce qu'i sent réellement, car il Ü
peur de faire de la peine, de s'aliéner les autres,
ou
de perdre l'amour par contrecoup.
Comme nous l'avons N dans le cas de Kathy,
l'enfant ayant le Soleil, la Lune, l'Ascendant,. ou un
groupe de planètes en Cancer, Balance ou Pmssons,
ou ayant un accent sur la Lune, Vénus o

Neptune,
ou sur les maisons IV, VII ou X , va presenter ces
caractéristiques. Pour tous les enfants, mais p�us
particulièrement pour ceux du type amour, se faire
aimer est un moyen d'assurer leur survie. Se sen­
tant aimé l'enfant sait qu'il va obtenir de son
environne�ent le genre de soins et de soutien
nécessaires à sa sécurité, son bien-être et son exis­
tence. Les distorsions de nos sous-personnalités de
] amour ont leur origne d

s notre e
.
n!ance,
lorsque l'obéissance nous semblait la condition de
notre survie.
Étouf er dans notre enfance ce qui semblait
inadmissible à notre environnement put avoir été
opprtun et néces à l'épue. Ma nous
_
nous
agippns souve

t beauco

p trop longt�mps a nos
mécanismes de defense de
|
enfance. A1 age adulte,
nous entretenons des sous-personnalités crampn·
nées à l'idée que notre survie repose sur notre
adaptation aux besoins ou aux atte
.
ntes des autres,
alors qu'en fait un adulte est parfaitement capabl
e
de s'occuper de sa propre survie. C'est l'enfant
l'adulte qui craint des conséquences radicales s
308
s'éc
arte du droit chemin ou exprime sa véritable
in
dividualité.
Les sous-personnalités fondées sur l'amour ont
,,
;.··---ou une manière de voir la vie du genre .
¾Si je me conduis mal, si je ne fais pas ce que
ve
ulent les autres, si je ne me conforme pas à ce
qu'ils attendent de moi, il va se prouire une
cata
strophe. » C'est d'après ces instructions ou ce
con
texte cachés qu'une sous-prsonnalité de type
amour put structurer ses choix dans la vie.
En réprimant constÜ ent sa propre individua­
lité
, et en privilégant les désirs, les besoins ou les
attentes d'autrui, on fnit forcément par éprouver
beaucoup de colère et de ressentiment. C'est le côté
ombre de la sous-personnalité de type amour. On
peut ne pas l' exprimer fanchement, mais plus
indirectement à travers des remarques comme ·
V Après tout ce que j'ai fait pour toi, voilà comment
�� m

remercie$ »,
.
ou « Si tu n'avais pas été là,
] aurais pu . . . » On fait des reproches à l'autre, ou on
l'accuse de ne pas être =Z reconnaissant ou
d'être trop tyrannique, alors qu'en réalité �'est
exa.ctement ce que le ]amour a fait à son propre
HOI•
. J'ai un peu insisté sur les déformations du prin­
CIQ d' amour et leur expression à travers certaines
so�-personnalités, mais u n'est pas dans mon in­
t

ntion de désacraliser l'amour plus longtemps.
� amour est la force la plus belle et la plus essen­
tielle de toutes. L'amour est un moyen de se recon­
necter à la totalité. L'amour nous permet de trans­
�ender notre identité isolée et individuelle. A la
��· la sous-personnalité de type amour est un
desrr
tout à fait légitime et très beau de se relier aux
autr
es et de transcender le sentiment de séparation.
309
r.··...;.-·. Au cours de l' exercic

que nous avons
fait tout à l'heure, j'ai très clarrement N une
sous-personnalité de type amour. Ma Lune . en
Poissons m'est apparue co
ll
e une feJ?ffie vetu
e
d'une longue robe flottante qw englobait tout.
uo«.-e. Oui, elle représente d�mc une c
,
eraine
partie de vous. Le principe sous-Jacent d� |
�our
est très beau, mais prenez garde aux distorsions
dont je vous ai parlé.
LES SOUS-PERONNALITÉS DE TYPE
VOLONTÉ
Un autre groupe de sous-personnalités s' or

anise
autour du principe archétypique d

la »o|o-·-.LL�
expriment un instinct de.

u

oi� et µ besom
d'expression personnelle Situe a l
_
oppose des be·
soins d'appartenance et d'harm
<
m1e des sous-
p
er-
alités amour L'amour est ym et la volonte est
sonn
.
.
, l l t , t le
,.-,Les siges que j'associe a a vo on e son
.
Bélier, le Lion, le Scorpion, le Vers

au et le Capn­
come - ainsi que, dans une cert

e mesure, lc
Sagittaire et même certaines
'
u�tes du Taureau
(la volonté de maintenir), mais Je change tout lc
temps d'avis à ce sujet.
Des sous-prsonnalités peu

ent se fo�er autour
du principe de la volonté SI le Soleil, la Lune,
|' Ascendant ou un groupe de planètes occ1;pent c�
siges. On peut aussi assoier la vol

n�e avec
Soleil, Mars, Uranus, et certaines qualites de� J � �
ter, Sature et Pluton. Si l'on trou

e ces
.
sur ou près de l'un des angles du theme, ou s1
sont en aspect étroit entre elles, on va
.
,
blement rencontrer des sous-personnalites
31 0
vées par le principe de la volonté, qu'elles soient ou
non
conscientes chez l'individu.
En outre, des positions importantes dans les
rais
ons I, V ou X pourraient être une indication
supplémentaire de ce type de sous-personnalités.
Enfn, le feu est l'élément associé à l' expression
personnelle, et lorsqu'un thème présente de nom­
breuses planètes dans cet élément, l'af ation
individuelle peut être pariculièrement forte.
Dans leur expression la plus positive, les sous­
personnalités liées à la volonté luttent pour l'excel­
lence, la force, la fanchise et la clarté. Elles savent
utiliser leur énergie ou leur pouvoir pour servir une
fnalité supérieure ou lutter pour une grande cause.
Mais la qualité archétypique de volonté qui s'ex­
prime dans la personnalité peut, par exemple, être
déformée par la rigidité et se transformer en désir
de puissance et tyrannie, et dans ce cas l'individu
veut toujours obtenir ce qu'il désire et exige que
tout le monde se plie à sa volonté. Le principe de
volonté peut aussi dégénérer en égoïsme ou esprit
de compétition excessifs, en autoritarisme et en
ambition effénée. Les sous-personnalités volonté
structurent très souvent leurs vies de manière à se
défendre contre ce qu'elles redoutent le plus :
perdre le contrôle, perdre le pouvoir ou se sentir
impuissantes.
Comme vous vous souvenez, nous avons dit au
cours du séminaire sur les étapes de l'enfance que
l'amour était l'archétype central des premières
années de la vie. L volonté, en tant que principe
archétypique, émerge généralement vers l'âge de
deux ans. Le développement de la volonté est
étroi
tement lié au détachement d'une sur-dépen­
dance et d'une sur-identifcation à la mère et à la
déc
ouverte de sa propre identité et de sa propre
3 1 1
individualité séparée. Évidemme

t, la mère
_ou
d'autres personnes) n'aime p

tOUJO

s la maruere
dont nous choisissons de le farre. L developpeme
nt
de la volonté donne næ
ce à de nomb�eux
confits et tiraillements avec les parents,

s et
fgures d'autorité. Po
w
t�t, elle nous �orme .ener­
ge et le puvoir de mrutnser no!Ie envrro
.
nnement
:
elle nous apprte la joie, une meilleure estime �e MI
et I sentiment de réussite. Quelqu'll;
,
a-t-il au­
jourd'hui visualisé une sous-personnalite de j
volonté ?
r.··.c ,.-· J'ai travaillé sur la conjoncti

n de
Pluton sur mon Ascendant en Lion. <

elqu un de
très fort essayait de sortir de derne

e quel
9
ue
chose, sans y arriver vraiment. 1Ì v

lrut control

r
tout le thème et les autres
J
laJ
-
etes
:
H voulait
émerger et utiliser les autres pnnc1pes a ses fns.
u¬.-e Comment l'avez-vous ressenti ? Vous
semblait-il juste et légitime?
r.··.c.;.-· Oui, on pouvait lui f�e c�nfa
r
c

. ü
a dit qu'il se manifesterait lorsqu'il serrut pret a le
faire.
u¬.·e · Donc i demandait du temps. L'aviez·
vous déjà rencontré auparavant ?
r.··.c.;.-· Non, i s'est manifesté aujourd'
pur la première fois.
u¬.-e H me semble utile d'y trav�er. V
pouvez prendre le temps chez vous de di�oguer
peu plus avec lui, de lui parler, de le dessmer.
31 2
vo
us lui accorderez d'attention, plus vous aiderez
Cc
principe à entrer en action.
]
DILEMME AMOUR-VOLONTÉ
[ sous-personnalité de type volonté revendique
)a liberté d'être et de faire ce qu'elle veut. E  e
dem
ande aux autres de s'adapter à elle, contraire­
ment aux sous-personnalités de type amour qui
passent leur temps à s'adapter aux autres.
Un thème présente un dilemme amour-volonté
lorsqu'on trouve une double accentuation de planè­
tes, siges, ou maisons indiquant des sous-person­
nalités des deux types. Lpersonne va alors expé­
rimenter une forme de confit ou une d culté
d'intégration entre ses besoins d'amour et de vo­
lonté. Elle ne sait quand fusionner, s'adapter et
composer et quand dire non et faire céder autrui. U
f

ut espérer que le thème montrant ce genre de
demme amour-volonté soit capable de concilier
constructivement ces deux principes. Du moins la
personne. peut-elle apprendre à faire de la place
dans sa Ve pour les deux manières d'être.
. De� planètes associées à
|
'amour en aspect
dif cile engendrent un excès du principe amour
.
Deux planètes de la volonté en aspect df cile
e�geldrent un excès d'obstination. Mais un aspect
difcile entre une planète amour et une planète
volonté produit un dilemme entre l'amour et la
v
olonté. J'ai mentionné tout à l'heure le cas du
C�é Mars-Vénus, où Mars veut mer son indi­
Vdualité alors que Vénus veut fusionner. L carré
Sole
il-Neptune ou l'opposition Mars-Neptune peu­
ve
nt
donner une autre version du dilemme amour­
Vol
onté. On peut toujours réprimer l'un en faveur
313
de l'autre, mais tôt ou tard, le côté nié va poser de
s
problèmes. Si l'on néglige les besoins d'une sous
­
personnalité ou d'une planète en faveur d'u
ne
autre, le sous-moi négligé (ou la planète négligée)
accumule une sorte de pression dans l'inconscient,
pouvant parfois exploser irrationnellement, et il va
devoir trouver un moyen détouré de se réalise
r.
Lorsqu'elles sont refoulées, les sous-personnalités
liées à la volonté deviennent frieuses, geignardes,
budeuses, malades ou déprimées. Les sous-pr­
sonnalités d'amour frustrées peuvent cacher des
blessures, ou le sentiment de ne pas être aimées ou
d'être mal intégées.
Parfois le côté amour se dit . Ý On ne va plus
m'aimer si je me montre trop obstiné. ^ Cette peur
que l'on ne nous aime plus si nous sommes trop
exigeants ou si nous ne nous conformons pas à la
volonté d'autrui provient souvent de l'enfance.
Mais la volonté peut aussi prendre pur et se dire .
Ý On va profter de moi si je me montre trop
afectueux. » Quelque part dans le passé, vous vous
êtes peut-être montré très aimant et ouvert, et vous
vous êtes ensuite senti déçu et blessé. Í volonté
vous dit . M Fais attention, quand tu leur donnes la
main, ils veulent le bras. Si tu t'adaptes trop à eux,
tu vas perdre contact avec ce que tu es, tu risques
d'être submergé. > L volonté a peur d'aimer, peur
de perdre l'espace et la liberté. L'amour a peur de
perdre contact.
L'exemple classique d'une trop forte
tion à une sous-personnalité de type volonté
celui de l'homme d'affaires, dont la forte
personnalité de battant se fonde par exemple
une conjonction Mars-Jupiter en Capricore
maison X opposée à Neptune en Cancer en
æ
Î. H se sent forcé d'entrer en compétition, de
31 4
b
attre, de gimper au > et. Plus tard dans la vie
ü regrettera peut-être le manque d'attention ac:
co
rdé à ses besoins d' amour quand il réalisera qu'il
s'
est aliéné b femme ou ses enfants. ll aura sans
dou
te ré�i, mais au dépens d'une vie personnelle
et affecti�e sous-développée. Ou bien à cinquante­
cinq
.
ans, il sera
y
eut-être victime d'une attaque qui
le
lrusser� partiellement paralysé et presqu'entiè­
rem
ent d

pendant
,
des autres. L côté amour rejeté
a rebondi et fappe de plein fouet. Lséquelles de
son
attaque font que cet homme d'affaires se re­
trouve pratiquement impotent, et cette faiblesse
correspond à une partie de bnature dont il n'avait
probabl

ment ¡amais reconnu l'importance. U
cherchrut put-etre tout le temps à prouver b force
pur compenser un sentiment de faiblesse. S'il avait
accordé plus �e temps, plus tôt, à son Neptune en
�ancer e
?
mazson ¡, les choses se seraient put­
etre passees autrement.
Si
_
l'astrologue s�t formuler les bonnes questions,
le theme est un oum9e di

ostic inestimable pour
comprendre les predispos1t10ns de l'individu face à
l'amour et à la volonté. L thème indique-t-il une
s�abondance innée de volonté, et donc l'intérêt
4accord
,
er plus d' atte�tion aux siges et aux planè­
tes de 1 amour · Indique-t-il un déséquilibre en
faveur de l'amour, et peut-être le besoin de déve­
lopper davantage les sous-personnalités volonté ·
Ou ja-t-il un équilibre entre les deux conduisant à
�e prpétuelle indécision ·Mais l'équilibre entre
I
amour et la volonté peut aussi donner naissance à
�e synth�e idéale de ces qualités, à une aptitude
_aturelle a se montrer aimant lorsque c'est oppor-
W¸ et plus volontaire lorsque c'est nécessaire. ÌÌ
deVI
ent alors possible d'aimer sans perdre son indi-
31 5
vidualité et de faire preuve de volonté sans êtr
e
autoritaire.
U arrive cependant très souvent que l'équilib
re
potentiel entre l'amour et la volonté indiqué p
ar le
thème n'existe pas. L'ego déteste l 'ambivalence, Ç
lorsqu'il est confronté à des choix conflictuels, q
choisit en général de s'identifer à un principe et de
refouler l'autre. Comme nous l'avons vu, le Pri

cipe rejeté réapparaît inéluctablement plus ¼
sous une forme ou une autre, et souvent de manière
très désagréable.
Lorsque nous avons parlé de Kath y, je me suis
servi de la notion de pourcentage pour aborder son
dilemme amour-volonté. Quel pourcentage de vo­
tre temps consacrez-vous à votre côté volonté et
quel pourcentage à votre côté amour ·Cela vous
satisfait-il ? Sinon, que préféreriez-vous ·Qu'est-ce
qui vous empêche de le vivre ainsi ? Ce genre de
questions peut vous permettre de faire du bon
travail.
Vous devriez essayer le concept de ·-¬;.;.··.,c
dans votre travail sur les sous-personnalités. Je æ
que beaucoup d'entre vous n'en voient pas l'utilité,
mais je vous assure que cela vaut la peine d'essayer.
L temps partagé implique d'abord de se faire un�
vue d'ensemble de la personnalité et de ses consu­
tuants, pour ensuite attribuer consciemment M
certain laps de temps à l'expression de
sous-personnalité. De cette manière, aucun cOm�·g
tuant du moi ne se sent ignoré et ne risque plus,
s'exprimant, de détraquer les pulsions ou les
soins d'autres parties de la personnalité. L § ¤¹ §
d'accumulation explosive diminue. Sur un plan
élémentaire, il peut s'agir de mettre au point
programme de temps partagé réservant par �-�" 
316
ple
les ltJ?�· mercredi, vendre� ¡ les sous­
pers
onnalites amour, et les mardi, Jeudi et samedi
_ les

o
u
s-perso

alités volonté. Évidemment
da
ns la realite, ce n est pas aussi simple. Mais
rap
pelez-vous que si c'est le moment d'aimer au
lieu d'être autoritaire et individualiste, il faut alors
dir
e à votre côté volonté : « Ne t'en fais pas, je ne
t'ai
pas oublié. Je m'occupe maintenant de
l'amour, mais ce sera bientôt ton tour d'être volon­
taire, quand le moment sera venu. »Hest imprtant
de
reconnaître le côté que l'on réprime et de lui
faire savoir que ses besoins seront aussi satisfaits.
Ansi il ne se sent pas négligé et n'a pas besoin d'en
venir à des extrémités abominables pour se faire
entendre. Cela peut se comparer au chef d'orches­
tre faisant signe aux cordes d'entrer et aux cuivres
de se taire.
t.··.c.;.-· Je viens de penser à un autre type de
problème en rapport avec le dilemme amour-vo­
lonté : un individu peut être trop complaisant et
accommoant à son travail, alors qu'il devrait en
réalité montrer plus de volonté et de détermina­
tion ; et le même sera trop dur et autoritaire à la
maison, moù il a réellement besoin de mieux aimer
et comprendre les autres.
u¬.·e Õ,c'est un bon exemple d'une sorte de
déplacement.
t.··.c.;.-· L'histoire de l'homme d'afaires ayant
�e attaque à la cinquantaine Ï
¹
a intéressé. J'ai fait
l
�utre jour le thème d'une femme dont le mari
Vent d'avoir une attaque. ll a toujours été très
comp
étent, organisé et efcace dans le monde
extérieur. Maintenant elle doit lui peigner les che-
31 7
veux et l'habiller, et il n'arrête pas de pleurer.
Elle
ne l' avait jamais N pleurer, cela la tro

ble
�au.
coup. Je n'ai pas N le thème de so
?
man, mrus
.
elle
a un transit de Neptune sur la cuspide de sa m
rson
VII.
u¬.·e Oui c'est exactement ce que je veu dire.
Lorsu'un cüent ayant
_
des

onflits é
y
id

.
nts
amour-volonté dans son theme vtent me vorr, ] es­
saie de lui expliquer la valeur des deux faço
ns
d'être. ftre aimant, conciliant et réceptif est parfois
une bonne attitude. Être dur, volontaire et sûr
de
soi convient aussi au moment opportun. Autremen
t
dit, aucun principe n'est meilleur que l'autre, tous
deux sont également bons. H est d

nc norm� de
vivre votre conjonction Mars-Jupiter en Uon,
comme il est tout aussi normal de vivre votre
conjonction Lune-Neptune en Balance. Mais tout le
problème est de savoir q

andvivre l'
U
?e ou l'autre,
quand faire entrer en scene Mars-Jupiter, et quand
manifester Lune-Neptune. Je demande alors à mon
client de se tenir au centre de son thème et d'analy­
ser les diverses situations de sa vie . ¹ Que m
passe-t-il dans votre travail ? Sentez-vous le besoin
de plus d'amour ou de volonté ? Si vous choisi

z
la volonté, manifestez alors davantage votre coté
Mars-Jupiter. Que se passe-t-il à la maison ?
 
Y
avez-vous besoin de plus d'amour ou de volonte ?
Vu la situation vaut-il mieux maintenant accentuer
votre Mars ou
'
votre Neptune ? » Je peu aussi lui
suggérer de commencer par manifester
.
Nep�e.
Mais si dans trois mois il ne se sent pas reu, il
faudra alors vivre son Mars et ne plus faire dc
concessions. Les transits et les progessions
vent beaucoup nous aider. Lorsque 'un a
important transit de Neptune, c'est nnen:mcm
318
le moment de manifester des qualités neptuniennes
.
Mais si en même temps Uranus fait tout voler en
éclats, je ne suis pas sûr de conseiller à mon client
d'attendre tranquillement et de faire preuve de
patience et d'adaptabilité.
CHA
NGEMENT OU CONTINUITÉ
Passons à quelques autres confguratons de
sous-personnalités et aux dilemmes éventuels qu'el­
les puvent engendrer, comme par exemple celui
entre le changement et la continuité. Sous sa forme
la plus pure, la pulsion de continuer nous ofe
l'enracinement et l 'approfondissement, la patience,
et le sens du rythme et du bon moment. Lpersévé­
rance nous permet de consolider, de savoir attendre
que la chose soit prête, comme si on attendait
qu'elle cuise ou qu'elle ait sufment grandi.
Continuer permet de faire apparaître des structures
qui favorisent la vie, et des formes à travers lesquel­
les notre être peut se manifester. Continuer nous
donne le temps de bien connaître la chose, d'accep­
ter la nécessité de vivre à 1 'intérieur de fontières et
d'admettre les limites de la condition humaine. Les
sous-personnalités centrées sur des désirs de conti­
nuité reflètent toutes ces qualités.
Ls signes, à mon avis, les plus représentatifs de
ce principe sont le Taureau, le Capricore, et dans
une certaine mesure la Vierge et le Cancer. Une
pr�dominance des siges de terre peut donner
nrussance à une sous-personnalité de typ conti­
nuité, de même qu'un Saturne fort, ou des grou­
pments imprtants en maison II, VI ou X.
Cependant la pulsion ou le désir de continuité
Peuvent se déformer si l'on s'entête, se cramponne,
31 9
et préfère stagner ou rester dans un ··.·.,.o
par
peur de l'inconnu. Lpersévérance peut égaleme
nt
towner en cristallisation et rigdité. Lorsqu'on rete
trop longtemps avec quelque chose qui a fait son
temps, les choses perdent leur faîcheur, s'usent
jusqu'à la corde, pourrissent et deviennent stériles.
L sous-personnalité de q continuité put $
buter en disant . ¾ Et alors ? Que veux-tu de plus ?
Estime-toi heureuse avec ce que tu as, arrête de
rêver, redescends sur terre. »
Mettez maintenant cela en parallèle avec une
sous-personnalité centrée sur le principe du chan­
gement. Sous sa forme la plus pure, notre besoin ou
pulsion de changement est essentiel. L change­
ment peret la progession, le développment
graduel hannonieux, la croissance, la transfora­
tion et l'épanouissement. Le bouton doit éclater
pour devenir une rose. 1Ì faut casser des œufs pour
faire une omelette. Les sous-personnalités basée
sur le changement ne sont pas autant attachées à la
forme que celles qui aspirent à la continuité. Elles
se réveillent un jour avec une vision diférente des
choses, et vont bouleverser ce qui existe déjà au
nom de ce qui est nouveau, inconnu ou n'a pas
encore été essayé. Lorsqu'une sous-personnalité de
type continuité sige un contrat, elle l'honorera
toujours d ans plus tard, même si ses sentiments
sont très différents. Les sous-personnalités de ]
changement sont motivées par ce qui est nouveau,
alors que les types continuité sont attachés aux
formes existantes.
Les siges que j'associe au changement sont
Bélier, le Sagittaire, le Gémeaux et le Verseau.
vous croisez sur votre route un individu ayant
Soleil en Gémeaux, un Ascendant Sagttaire et U
Lune en Bélier, vous allez vite comprendre qu'il
320
s'a
ttac�e jamais très longtemps. Les planètes que
j'as

ocie au changement sont Mars, Jupiter, Uranus
et
���
n entendu Mercure, et les éléments sont le feu
c¡ |=

r.·
·.c.;.-·` Et Vénus et la Balance ?
no«.·e: Dans la mesure où la Balance est un signe
idéaliste, je l'associerais au changement. L Ba­
!
az
:
ce cherche
.
la relation idéale, le système politique
1deal, et
.
c. �rus sa recherche d'équilibre la rend un
peu moms mstable que le Gémeaux ou le Bélier.
r.··...;.-·. Et Pluton et le Scorpion ? ls aiment
bien tout raser pour repartir à zéro.
n-«.·e. <ui, on peut les mettre dans le même
groupe, mrus e�t�e parenthèses, car le Scorpion est
souv

nt assez ng�de. Cependant, c'est vrai, pur les
besoms �u changement et de l'évolution, Pluton et
le �corp10n peuvent m par se débarrasser de ce
qw ne marche plus et leur semble usé jusqu' à la
corde. Il leur faut juste un bon moment pour s'y
résoudre. Ce n'est ¡� comm

le Sagittaire qui
souvent change aussi tot que la Situation se dégrade.
Quelle

sont l

s altérations du changement ? Elles
peuvent etre tres destrctrices, comme le change­
ment pour le changement. L'attitude des sous­
personnalit�
� ?
ttachées au changement peut se
fo

der sur 1 Idee que toutes les limites et barrières
d01ven

.
être igorées, ou sur la peur de s'enraciner
et de s mstaller. Cela donne des individus qui ont
Pur de rater la moindre occasion et ne s' accro­
chent jam�s l

ngtemps à quoi que ce soit. lis
Puvent meme etre insensibles aux besoins de leur
321
propre corps, qu'ils considèrent comme un� en­
trave à leur liberté. lls peuvent refuser de vorr l¬
limites de la condition humaine et commettre une
forme de péché d'orgueil en visant trop haut ou en
étant trop idéaliste. Mais comme Prométhée, s'ils
essaient de voler le feu aux dieux, useront punis.
Vous ne verrez jamais une Vierge penser que tout
est possible. L terre dit : V Pre
?
�s le temps �e
réféchir, ne t'emballe pas. » L Belier, le Sagtta 
ou le Verseau répliqueront . V Non, L faut y croire
pour que cela arrive. » Ls sous-personnalités aspi­
rant au changement ont en eles quelque chose de
l'éterel adolescent (le ;.c·,Les sous-personnali­
tés préférant la continuité sont plus proches du
·c-c-.
Les sous-personnalités de type changement re­
doutent par-dessus tout d'être emprisonnées dans
la forme. De même que Zeus détestait être pris au
piège par Héra, l'esprit déteste être cloîtré dans la
forme.
r--·.. ,--· Donc un carré Sate-Uranus dans
un thème suggère un confit entre une sous-person­
nalité basée sur Sate et une autre basée sur
Uranus ? Entre une attitude prudente et conserva­
trice, et une tendance plus agitée, anticonformiste
et ie.
u¬--e Oui, c'est mon avis. Voyez-vous d'autres
combinaisons de dilemme changement-continuité ?
r--·...;--·. Des planètes en Capricore, ¬�
aussi en Verseau. Ou un fort accent Taureau, malS
aussi Sagittaire. Ou un côté Bélier, mais avec un�
conjonction Soleil-Satue ou un Ascendant Capn­
core.
322
¡¬--e: Oui, je vois que vous avez saisi. Esuft de
@
reporter à notre liste de siges et planètes du
cha
ngement et de la continuité et de voir leurs
diverses combinaisons.
;.-·.
. ,--· Ne put-il y avoir de terrain d'en­
t
ente ?
q--e Si, i est toujours possible de faire une
synthèse des diverses sous-personnalités. U existe
s
ûrement une manière de garder le meilleur de
J'ancien tout en ft place au nouveau. Mais en
général les sous-peÏ alités disant : « Je dois
changer, je dois gandir, je dois me transformer a
* ,
con tm uer a avancer, évoluer » sont souvent en
confit avec celles qui sont plus passives ou qui ont
besoin de stabilité et de sécurité.
On peut commencer par s'acheter une maison
pur s'assurer un minimum de sécurité, et ensuite
voyager et se déplacer. On peut aussi faire l'inverse.
Penez un thème air ou feu avec un Ascendant
Capricore. Dans la première partie de b vie
l'individu va vivre son côté instable et aventureux
'
puis autour de trente, trente-cinq ans, il va se sentu
sollicit�
p
ar 1� Capricore. Une nouvelle sous-pr­
sonnalite va emerger, trouvant que « ça ne serait
pas mal de s'installer et d'acheter une maison
comme tout le monde ». Certains ont en horreur
l'idée d'être un simple être humain comme les
autres. Mais d'autres sont terrifés à l'idée d'explo­
rer
des horizons plus lointains et de sortir de la
norme.
323
LE CUVAGE MYSTIQUE-PRAGMATIQUE
L sujets que nous venons d'abrder nou
s
conduisent à un autre dilemme entre sous-pers
on.
nalités conflictuelles, que l'on appelle généralem
ent
le clivage mystique-pragmatique.
Lr du séminaire sur les étapes de l'enfan
ce,
nous avons dit qu'au cours de notre vie intra­
utérine (ou quelque part dans le passé), nous avons
connu l'expérience de baiger dans une totalité
océanique. H s'agt d'un état de pré-sujet/objet,
d'un sentiment de non-  renciation, où l'on
n'éprouve pas encore la perception d'un moi sé·
paré. De l'Ascendant à la maison VI, nous dévelop­
pons le sentiment d'un moi distinct, séparé de
autres moi. Nous passons d'un état sans -,oau
sentiment d'avoir un « je ». De la maison VII à la
maison XII, nous renonçons à ce sentiment du moi
séparé dans le but de nous fondre à nou

e

u a


autrui ou dans le plus grand tout. H s agi d M
dilemme existentiel fondamental de 1' être humain.
Une partie de nous-mêmes veut développer W
sentiment du moi séparé, se défnir plus clairement
et établir des fontières, alors qu'une autre B
consL ent envie de se dissoudre à nouveau dan
cette totalité ouroborique. Nous savons intuitiv�
ment que le tréfonds de notre être est universel
il té, mais nous habitons un corps qui nous
distinct des autres
.
Or certains ont tendance à se distinguer et
différencier des autres, à établir des fontières,
que d'autres au contraire préfèrent dissoudre
limites et fusionner avec autrui ou avec Dieu.
pragmatique essaie d'établir des distinctions et
séparations, et le mystique cherche la
dance du sentiment du moi séparé.
324
Des sous-personnalités puvent se former autour
des
pulsions mystiques ou pragmatiques. Regar­
dons
.
les planèt

, signes et maisons concerés pur
y vorr plus clarr. L sous-personnalités pragmati­
ques se
_
fo
n
ent so

vent autour des signes de terre,
en p�c�er la VIerge. Le Gémeaux fait lui aussi
des distmctions et cherche des différences. Mercure
et
Satune, ainsi q_ue les maisons II, lll, VI et X
peuvent JOuer un role dans le développment de ce
genre de sous-personnalités.
Les sous-personnalités pragmatiques se montrent
efcaces sur le plan pratique face à leur environ­
ne�
ent. En fait, dans notre société contemporaine
?
nJuge
�<
mvent un �dividu d'après son adaptatio�
a son reu. On le JU�e d
_
e façon pragmatique, sur
sa. mauere de se relier a . environnement ou de
farre face au monde quotidien de la forme et de la
matière. ?ans certains
��
extrêmes, ces jugements
pe'!vent etre des plus ngdes et matérialistes. Celui
q

a deux
:
oitures dans le garage familial vaut
sure
��
nt rmeux que celui qui n'en a qu'une. On
considere
t
e personne selon sa position et bplace
dan�
_
la societe, selon des critères professionnels et
familiaux. Ces repères sont tangibles, et c'est ce qui
compte le
J
lus pur la mentalité pragatique.
C�ux q
�.
on
_
t de fortes sous-personnalités prag­
matiques s mter

ssent davantage à .c,..-·. et
n�n au ;o.·,.o.des choses. Lterre, la Vierge, les
Gemeaux, Satue, Mercure, les maisons III et VI
correspondent également à des activités cerveau
gauche, à l'opposé du cereau droit mystique. Le
�e.rveau gauche compartimente, classe, analyse et
etiq
uette. H accumule des faits.
¨h
Les pragmatique
?
fon! de bons bureaucrates,
ff
ercheurs et fonctionnarres. Ils aiment voir leurs
e
Orts donner des résultats concrets et tangbles.
325
Pour une sous-prsonnalité pragmatique, la réal
ité
se divise en « moi-dedans-ici » contre « vous-de­
hors-là ». lis cherchent à comprendre les choses
,
à
les démonter pour voir comment elles marche
nt.
Lorsque vous comprenez bien le fonctionnement de
quelque chose, vous pouvez alors l'utiliser à votre
avantage, ou 1' améliorer et le perfectionner Q
nécessaire. Sur un plan positif, la sous-personnalité
pragmatique sait parfaitement afonter le monde
quotidien et mener à bien ses réalisations.
J
pragatique se sert des idées pour les mettre
en
action en les matérialisant. Mais l'une de ses princi­
pales déformations le conduit à penser que « ce
qu'il ne peut pas voir n'existe pas ». Ceux qui ont
privilégé dans leur vie leur côté pragmatique doi­
vent souvent afonter ce que l'on appelle une crise
existentielle. Ils ont réussi sur le plan pratique et
matériel, ils ont une excellente situation, une
maison, une famille, mais leur vie n'a aucun sens.
Cette crise existentielle les amènera à se demander
« Àquoi me sert tout ça ? » ou « Àquoi est-ce que je
sers moi-même ? »
Je pense que vous avez compris. Comparons
maintenant l'approche pragmatique avec celle du
mystique. Tout d'abord, quels sont les signes,
planètes et maisons que vous attribueriez au côté
mystique ?
r--·.c.;--· Neptune, L Poissons et la maison
XII. lis concerent tous la dissolution des fontières
et la transcendance de 1' -,o

uc«--e Oui, c'est juste. Y a-t-il d'autres � �
teurs mystiques ?
326
;.-
·.c.;--· Peut-être Jupiter, le Sagttaire et la
r
ais
on IX ?
µc«
--e Oui, Jupiter, le Sagittaire et la maison IX
so
nt
étroitement associés à la recherche du sens de
la
vie et au voyage au-delà des fontières des
act
ivités quotidiennes et banales. L maison IX
che
rche des réponses aux pourquoi de l'existence.
¡me semble utile de vous donner quelques explica­
tions
supplémentaires sur la sous-personnalité de
_mystique.
J'associe le cerveau droit avec les maisons I et
/, ainsi que Jupiter et Neptune. L cerveau droit
voit des ensembles. Si vous montrez au cerveau
droit une série de pints, i sait les relier visuelle­
ment et y voir une forme. Marilyn Ferguson, l'au­
!cu de nc+,.--.--co-.;.--., ¡ a trouvé une
formule succincte pour résumer la distinction entre
les cerveaux gauche et droit : « L cerveau gauche
prend des instantanés, le cerveau droit assiste à des
fs. »
�s qes mystiques (maisons IX, XII, Jupiter,
Sagttarre, Neptune, Poissons) vivent souvent dans
lcdomaine du possible. lis peuvent avoir des sous­
personnalités de type Walter Mitty ou Billy Lar2• U
passent leur vie à rêver de fantasmes de gloire et
d'héroïsme. L mystiques cherchent à atteindre
1. Marilyn Ferguson, Te Aquarian Conspirac (Los Angeles . Je­
fY �archer, 19�1 ; et Lndres: Granada, 1981), ]. 82. Traduit en
çrus sous le titre Î Enfants du Verseau, aux �tions Ca­
º -I

¹

Lþ{ Vie secète d Walter Mity (1947) de N
.
Z. MaL
 n
t
� la -,-d'un timide ,rêvant de glorieuses aventures. Billy Lio�
�le
titre d un þtoue QJohn Shleinger en 1963 qui a pour
  �ros
un mythomane aé de fantasmes de gndeur et de pouvoir +
  d. T)
327
l'indicible et courent d'un sommet à l'autre.
refusent les réalités banales de la vie quotidien
ne.
lis n'aiment que la splendeur des cimes, affche
nt
leur détachement des contingences de ce monde,
et
détestent nettoyer l'évier et payer la note du gaz
. ¡þ
sont à la recherche de la connaissance ultime qui le
libérera de la servitude de |'existence terrestre. j
veulent se sentir emportés vers quelque chose. J
leur faut beaucoup d'espace ou de liberté pour
élargir leur conscience et explorer des royau
mes
lointains. lis ont en horreur les restrictions, les
obligations et les contraintes. L'une des déforma­
tions principales du mystique est de penser que
« pour pratiquer la spiritualité, il faut se retirer,
vivre sur une montagne et ne pas travailler huit
heures par jour ». Une autre déformation proche lui
fait dire que « pour pratiquer la spiritualité, il faut
détruire | c,o car on ne devrait avoir H c,om
individualité ».
Alors que le pragatique va connaître une crise
existentielle, le mystique va devoir affonter ce que
l'on appelle une crise de dualité. Avec ces ambitions
spirituelles et idéaux élevés d'amour et d'unité, il se
voit lui-même comme un exemple d'amour univer­
sel et d'illumination, ¬..·il a toujours envie de tuer
tous ceux qui lui téléphonent ou le dérangent en
pleine méditation. U soufe de la contradiction
entre ce qu'il croit qu'il devrait être et ce qu'il est,
et sent un énorme fossé entre ses idéaux et ses
réactions viscérales.
Toute forme de mysticisme semble une menace
au pragmatique qui a peur de perdre ses fontières,
peur de l'informe. L mystique, lui, craint de M
retrouver pris au piège de problèmes matériels O
de banalités quotidiennes insigantes. Ma
réalité le mystique et le pragmatique ont besoin l'un
328
de l'autre. Notre personnalité ordinaire est le véhi­
cule grâce auquel une conscience plus élevée peut
s'exprimer. L¸ vision du mystique a une perspective
plu
s large, mrus le pragmatique a la capacité de la
ra
mener
.
sur terre et de la matérialiser. L mystique
peut avorr des pouvoirs de guérison, mais le prag­
matique connaît les techniques permettant de les
canaliser. Voyez-vous ce que je veux dire ? Lors­
qu'un de vos clients a ce dilemme la meilleure
mani�re de travailler est de lui íaire prendre
conscience que ces deux parties de lui-même ont
besoin l'une de l'autre. L mystique peut donner du
sens à
.
la vie du pragmatique ; et le pragatique
peut ruder le mystique à concrétiser les choses.
Rejeter le pragmatique revient à refuser d'être un
individu séparé et de grandir, ou à dire non à la vie.
Voici
A
une technique que vous pouvez essayer
vous-meme ou avec vos clients qui présentent ce
clivage mystique-pragmatique. Installez trois chai­
ses d
a
ts la pièce, dont l'une est pour le pragati­
que, 1 autre pour le mystique et la derère pour
l'ob

ervateur .
.
Asseyez-vous sur la chaise du prag­
matique, et frutes-le parler de ses convictions et de
ses valeurs. Asseyez-vous ensuite sur la chaise du
my

tique pour faire de même. Vous pouvez aller et
vemr entre les deux chaises, æque le mystique et
le pragmatique puissent dialoguer et discuter. Puis
prenez la chaise de l'obserateur, et expliquez-leur
comment ils pourraient mieux s'entendre ou ð -
¬
f
ver a une sorte de synthèse. Peut-être trouvez-vous
ça idiot, mais je l'ai souvent fait, et je vous assure
q�e
,
cela vous aide à bien distinguer ces différents
¸otes. <'est un
.
exercice intéressant pour celui qui a
e Soleil en VIerge, la Lune en Capricore et un
Ascendant Poissons avec Jupiter sur l'Ascendant
ou pour celui qui a un Soleil Taureau en maison 1
'
4
329
mais six planètes dans les maisons I et XII, C
cela peut leur permettre de mieux comprendre le
ur
propre fonctionnement.
r-··.c.;--·· U me semble que les pragatiques
$
font beaucoup de soucis sur les petits détails.
uo«.-e Oui.
Disons que vous deviez donner
U
conférence. Le pragmatique (avec par exemple
U
accent Gémeaux, Vierge, maisons Ì ou N)va $
donner un mal fou pour trouver à l'avance chaque
mot de sa conférence. Alors que le mystique (mai­
sons I et X , Jupiter et Neptune) pensera : « Je
vais laisser la nuit me porter conseil, et le cosmo
s
veillera à ce que les mots justes me viennent. ^ L
mystique Ý plane » si haut qu'il tré�':lche
.
d�s
.
|�
meubles. Le pragmatique a une VISIOn s1 limitee
qu'il manque de recul pour voir l'en�emble.
J'attire moi-même beaucoup de clients ayant \
dilemme mystique-pragatique. U viennet me
voir une première fois et me disent qu'ils cherchent
l'illumination et vont partir au loin méditer à lon·
gueur de temps. Puis ils reviennent l'année suivante
me raconter que leur seule ambition est de gager
beaucoup d'argent pour se sentir plus en sécurité.
Vous trouverez dans le tableau 1 pages suivantes lm
résumés de quelques-unes des structures de sous­
personnalités dont nous venons de di�cuter, 8
ciées à leurs correspondances astrologiques.
TÊTE, CŒUR ET VNR
Tout au long de l'année derère, mon
s'est appuyé sur l'idée que la vie peut être vécue
trois niveaux difrents, la tête, le cœur et le
330
felen Davis, qui est psychothérapeute à Londres a
s
tim
ulé ma réflexion dans ce domaine. Les so�s­
per
sonnalités peuvent se former à partir de ! 'éner­
gie
de la tête, du cœur ou du ventre. Je vais vous
ex
pliquer tout cela plus clairement.
Tout ce qui se passe à l'intérieur ou à l'extérieur
de
nous-mêmes peut être expérimenté à ces difé­
rents niveaux. Prenons l'exemple d'un rendez-vous.
Vous attendez la personne depuis une heure et
demie et elle n'est toujours pas là. Vous pouvez
appréhender cette situation avec la tête, en es­
sayant de comprendre ce qui se passe : vous allez
contrôler sur votre agenda si vous ne vous êtes pas
trompé d'heure ou d'endroit. L tête va chercher

e S?rte de cadre conceptuel pour interpréter la
Situation. Vous allez penser que si la personne ne
s'est pas manifestée, c'est parce que ce jour-là vous
étiez censé faire autre chose. Le Verseau, le Gé­
meaux, la Balance et le Sagittaire essaient de
comprendre les faits et de leur trouver un sens. Ce
so
?
t
.
des signes de tête autour desquels peuvent
s'

difer des sous-personnalités de type cérébral. L
VIerge et le Capricore peuvent également être
considérés comme des siges de tête, car trouver
Ü sens aux choses leur permet de garder le
contrôle sur leurs sentiments.
Vous pouvez également essayer de faire face à
cette situation avec le cœur. Vous êtes triste que la
�rsonne ne soit pas venue, et vous vous demandez
..t
?
ut va bien · Ý J'espère qu'elle n'a pas eu un
accident en venant me voir ce serait affeux ce

: !

er�t ma faute. » Ou le cœur rentre à la maison et
ecnt
un poème sur la tristesse de la vie, du genre
« d
�ux barques passaient dans la nuit ». Le cœur
unive
rsalise son émotion, ressent la tristesse poi­
gnante de la situation et se repaît de sentiments
331
STRUCI'URE DES SOUS-PERSONNAUS
Typ
Pulsions de æ Sige Planète Maisns Éléments Distorsions
Typ amour For bm
S'éde S'éde Fore Accent sur Suci excessi f de ce
d'appartenance, d autour de autour d'un mns le sige que pnsnt le
æ
nÎauonO
pitions ac ent IV, Vou d'eau
autre. Manque de
d'inclusion.
en $ � H " Ý ±
X
discrton.
Sensibilité et
Difculté à établir
réceptivité à
de fontière.
l'environnement
Typ volonté Instinct de puvoir
S'édie S'ée FoOes Acccn!w
Ddcpu ce,
ctbm
autour de autour d'un maisons!, les sige
égoïme, esprit de
d'expres on
pitions accnt Vou X de fcu
comptiton
prsonnelle. en C o
exce  if,
Demande aux ² M H �
autoritarisme,
autre de Mpler à Y �
(aussi
fontière top
Svolonté.
(aussi < 7) ¤ 7 v)
hermétque.
Typ Wmde progs,
S'éde S'ée Fores Accent sur Lchangement
changement
de transformation O
autour de autour d'un maisons le sige pur le
de changement
ptions Ü cnt U. UO de feu et
changement, pur
en ² 7 Ü
Y ~ "
X d'air
excesive de

o
fontières O
|m¤·
/t
« ÏÏOM DmÇ }'¢
>´w ÏOC
\~w \\t\
contìnuìtc consoudcrct autour d autour d'un mU, le se ¤U,QQuc
contenir, dér ptions acent '' IV, VlouX de terre confonnisme,
d'enr, en
maintn du 5l0lu
d'ancrer, d Ó ¤
qu0ppur de

préerer Ode (auss$ q)
l'mO u.
¯ .
maintenir
Typ
Ude mb S'ée S'ée Fore Accent M Lfaut 9 tout U r
mysique réalité V , autour de ßtour maisons le siges tomber » Ou
tndance et ptions d'un U.XO de fu C
º00l'ego •
expansion en acent XII d'eau pur être
spirituelle. Typ
?J 1l
spirituel. Vit trop
cereau droit (aussi �) (ausi �li )
dans le rêve et
0le domaine
du pssible.
Manque de
réalisme.
Ty
A terriblement S'édife S'éife Fortes Accent Trop terre aterre,
pragatique- Umd'établir autour de autour maisons mIw
]æ Z
des fontière et
psitions d'un II, III, V signe de d'imagination,
de Ídes en accent ou 7 terre man
 
ue d'une
distinctions.
< H ^ ' ou
vue d mble
Approhe réaliste (parfois II) Ý en
de la víe.«Lque
de
teI
je ne peux pas
l'environnement.
voir n'existe
Ty cerveau
]. R
gauche
avec une certaine complaisance. Le Cancer, le
Poissons et le Uon sont de toute évidence des siges
de cœur, autour desquels peuvent s'édifer des
sous-personnalités de type cœur.
Mais que se passe-t-il dans votre ventre, que se
passe-t-il dans vos tripes si pendant plus d'une
heure et demie vous êtes resté à attendre cette
prsonne que vous aviez vraiment envie de voir ? Et
de surcroît il pleut. Le ventre s'agte et bouillonne.
Vous ne pouvez empêcher votre ventre de s'agter,
c'est une réaction du corps naturelle et viscérale à
la déception
.
Votre côté instinctif va penser : « Je le
déteste, je vais le tuer, comment peut-il me faire ça
à moi ? Attends un peu que je le revoie, je l'enverrai
promener
. » Le ventre peut même encore bouillon­
ner au souvenir des autres fois où vous avez été
déçu, comme lorsqu'à quatre mois vous hurliez du
fond de votre berceau et que votre mère ne venait
pas. Vous ressentirez exactement la même impres­
sion chaque fois dans votre vie que vous vous
sentirez trahi dans votre attente et qu'on vous
délaissera
. J'associe le Scorpion, le Bélier et le
Taureau avec cette énergie du ventre. L Cancer C
un mélange de cœur et de ventre. Le Capricore est
une curieuse combinaison de ventre et de tête, L
il ressent de forts sentiments viscéraux tout en
essayant de rationaliser, de comprendre et de re­
féner. Ls sous-personnalités ayant de fortes réac­
tions viscérales peuvent s'édifer autour de
ces
signes, de même que, par exemple, lorsque Pluton
est sur un angle ou en conjonction avec la Lune.
Je peux vous citer l'exemple d'une
Gémeaux Ascendant Vierge, venue me voir
consultation. Elle essaie d'être
rationnelle et cérébrale, L chez elle la tête
mine. Mais elle a un carré en T impliquant la
334
à la h du Cancer en carr,
,
Mars au début du Scorpi
e a u;e
?
PP Sition entre
T
aure

u
.
Ce
double
carr

n
d
e

l

p
t
ter a
� début du
Scorion et Jupiter en Ta
Lt;me a Mars en
réactionnel viscéral Ell
ureau

u

gere un fort c
ô

spirituel et vit dans �e
�_� sctpl

d'un maître
années, elle a

.
unaute. Pendant des
viscéraux profonds

:e�ams de
.
ses sentiments
être plus compréhensiv'.t
pensatt
q
u'elle ec»..·
sous-personnalité tolérant
c
?
mpattssante. Une
autour de la Vierge et d
� s est donc édée
plus refoulée, courroucé� t
e

ea

, e
;
une autre
autour du carré en T C
e emotive s est formée
s
o�
s-pers
onnalité instin

tive
om
¸
e e


�r
e la
sm�er pur des fbromes
'
.
e e se tait matntenant
annees, quelque chose a gr ±
pen?ant tout�s ces
elle, mal
g
ré ses efforts
� et s est envemmé en
C�la ne
veut
pas
_�
s
��
o
f
t
.
rer
raiso
nnable.
expnmer nos sous-personn"
, aille absolument
leur lâcher la bride
r
.
tes de type ventre et
et trouver
moyen d

tra
a
t

ous
devons les accepter
pièce à la télévision u
Y
v
a

e
f
vec elles
.
.
J'ai vu une
One, avec Frances de la T
q que� !'l IS, o.c·for
que je veux dire Elle
.

ur, qw illustre bien ce
f:
appé

de
sclér�
se e
,��¸
q

e
r
ô
l

d'une
'ol<iste
g
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entre
prendre une
thér
s .
.
on ma
n �� sug­
c?nte les visites chez l' al
apie,
A
et la ptece ra­
seance, elle entre sur f
an y�te. la première
bien
droite Elle
un autewl roulant et se tient
P
.
· montre une s
.
a
t
tement adulte Ell
,
ous-personnalité
t
out
compn·s Ell
. e est .. tres dans sa tête et a
,
· e reconnr
u
t •·1
(u�lle soit malade et ne
.
qu L _ est dommage
r
r
u
� elle a
réglé la
questi

��
se
ll
plus
J?
uer de
violon,
P4I
de la situat
.
. e e va tirer le meilleur
r�siq
ue et en ai'"t
en pren'lt des étudiants en
(ui
donnera un sens à
s�
� :�
� dans son travail, ce
335
Pendant un moment, vous admirez le courag
e et
la maturité avec lesquels elle afonte ses problè­
mes. Mais l'analyste ne se laisse pas avoir. Au cour
des quatre séances suivantes, il essaie de la
M
craquer jusqu'à ce que, à la cinquième séance,
elle
s'effondre par terre en pleurant de rage contre
son
état. Une sous-personnalité blessée et complète­
ment frieuse vient d'émerger. Elle se met aussi à
hurler que, quand elle avait neuf ans, son père ne m
laissait pas jouer du violon car il voulait qu'elle
travaille dans une usine de chocolat ou quelque
chose du même genre. Elle donne libre cours à S
colère et sa rage, accumulées chaque fois qu'elle
s'est sentie bloquée ou retenue dans la vie.
L'analyste fait alors quelque chose de très inté­
ressant. C'est au moment où elle est complètement
effondrée, déprimée et déchaînée, lorsqu'e�

est
sous l'emprise totale de sa sous-personnalite fu­
rieuse et enragée de type ventre, qu'il intervient en
lui disant : « Bon d'accord, mais nous allons main­
tenant parler de votre projet de prendre des étu­
diants et d'aider votre mari. » 1 la ramène exacte­
ment à ce qu'elle avait décidé cérébralement
,
au
début de la thérapie. Mais elle a depuis contact
.
e la
sous-personnalité furieuse et malheureuse qw se
cachait tout au fond d'elle-même, ce qui libère
1' énergie nécessaire pour mener à bien ses projets:
Auparavant sa sous-personnalité de type tête lw
servait à éviter d'affonter ses sentiments plus
profonds. Elle utilisait toute son énerge à les refou­
ler et il ne lui en restait plus pour progresser. C'es
'

,
7
seulement après les avoir contactes et avoue
qu'elle a pu débloquer la situation, et retrouver
sufsU ent d'énergie pour continuer à avancer.
Contacter vos sous-personnalités furieuses
et
courroucées ne veut pas forcément dire les laisser
336
s'
ex
primer conte les autres, mais plutôt les mettre
§jour, les obserer, les féquenter en vous-même,
les
accepter, et les contenir jusqu'à ce quelle soient
prêt
es à changer. On ne peut transformer ce que
l'o
n
condamne ou nie, il faut d'abrd l' accepter.
D'un autre côté, si l'on exprime à longueur de
tem
ps ses sentiments négatifs, on peut s'y retrouver
coincé. L seule alterative entre les exprimer ou
}es
refouler est de les mettre en lumière et les
a
ccepter. Ces sous-personnalités ne sont sans doute
pas très belles à voir, mais s on les accepte, il est
pssible de rediriger leur énergie vers une autre
forme. N'oubliez pas que c'est seulement quand
Hercule sort l'Hydre du marécage pour l'exposer à
la lumière du jour qu'elle perd son pouvoir et se
transforme en trésor. Je ne pense pas qu'il soit
possible d'éliminer tout ce qui est sombre ou
négatif, ou de nous en affanchir, mais 1' accepter et
l'admettre nous permet de le transformer, ou du
moins d'établir une meilleure relation avec ce côté
de nous-mêmes. Unous faut tous accepter la mort
comme faisant partie de la vie. Nous ne puvons
rie

changer au fait que nous mourrons un jour,
mrus nous pouvons travailler sur notre attitude
envers la mort.
TRAVAIL ET JEU
Certaines sous-personnalités s'édifent autour des
positions en maisons

ou X, ou bien là où il y a un
fort
accent sur Sate, la Vierge ou le Capricore.
Ce s

nt des travailleurs invétérés, des drogués du
tra
vail. Elles peuvent entrer en conflit avec d'autres
sous
-
p
ersonnalités préférant s'amuser, de type jeu,
for
mees autour de Jupiter en signe de feu ou d'air,
337
ou autour d'un accent sur le Sagttaire. Je
moi-même ce dilemme entre le travailleur invété

et le « tire-au-flanc ». Mon côté travailleur invétéré
correspond à mon Ascendant Capricore, au Sco

pion sur le Milieu du Ciel et à ma conjonctio
n
Mars-Sature-Pluton. Hest en contradiction avec
le
tire-au-flanc représenté par Jupiter en Sagittaire
l'anse de mon thème seau. Je vais me tuer au trav_
tout en me disant : « Pourquoi ne suis-je pas sur
une
plage à siroter un campari-citron ? Ñ Mais lorsque
je
suis à la plage, je pnse que j' aurais dû apporter
mes livres pour continuer à travailler.
r.··...;.-· Ne pensez-vous pas qu'un accent sur
la maison V pourrait avoir le même effet ?
uo«.·e Oui, vous avez raison. Lmaison V aime
jouer. J'ai également remarqué que les prsonnes
ayant Vénus ou Jupiter en maison ? gaspillent
souvent leur temps dans un tow·billon social.
r.··...;.-·J'ai Vénus à l'Ascendant en Balance et
j'aime bien flemmarder.
uo«.·e Ou, Certaines positions fortes de Vénus
peuvent donner une sous-personnalité de ce type.
J'essaie de partager mon temps entre ces deux
sous-personnalités. Quand je travaille, je ds à
Tire-au-Aanc : « Ne t'inquiète pas, ce sera bientôt
ton tour, je vais prendre une semaine de congé à ne
rien faire. • Et quand je suis en congé, je ds à
Travailleur Invétéré : « Ne t'inquiète pas, je ne t'ai
pas oublié. Lsemaine prochaine, je travaillerai U=
dur pur rattraper le temps prdu. Ñ
338
LE
DILEMME UBERTÉ-INTIMITÉ
C'es
!
une variation très courante sur amour­
volant

et
. �
�angement-continuité. Presque tous
ce� a qw ] en
.
Parle connaissent bien ces deux
puls

ons contradictoires
.
Une partie de l' individu


l

e de ses s

us-personnalités, veut la liberté,
j
m�ependance, l
.
aventure et vivre de nouvelles
�x
p
e�ence

,

andi

.
q

· �e autre cherche la stabi­
lite,   assoc at10n, ! mtirmté et la sécurité avec une
autre p�rsonne
:
D' après vous, où vont se montrer
les besoms de liberté ?
r.··...;.-·Ce sont les mêmes positions que celles
d

changement. L Bélier, les Gémeaux, le Sagit­
trure e� le V

rseau ont besoin
.
de beaucoup d'espace
et de liberte. Mercure a>esom de diversité, Jupiter
et Ur

us puvent s rmpatienter de ce qu'ils
connrussent déjà bien.
uc«.-eOui, tout à fait. Avec un accent feu et air
o

une forte maison I ou ¡, on va retrouver c�
meme g

nre �e di
,
spositions. Les maisons III et XI
ont auss1 besom �
.
une grande diversité d' expérien­
c

.
s .
.
O�e�es pos1t10ns attribueriez-vous au besoin
_
mtrmite ?
r.··.

.;.-·Le Taureau et le Cancer sont les
p
l
rem1ers
9
w me viennent à l'esprit. Ainsi que la
une et Venus.
u

.·e. Oui, ils aspirent à la relation et à l'inti­
�te.
,
L�
er
e et l' eau ont aussi besoin de ce genre
e
.
secunte. Un accent sur la maison Î ou la
_ruso
!
VII correspond à des besoins d' intimité. L
OrpiOn et la maison VIII sont souvent en quête de
339
relations intenses et passionnées. A

ez-vous
.
d'au.
tres idées de configurations du theme qw met­
traient en lumière ce dilemme ?
r.-·...;.-· ·Peut-être le carré Vé�us-Ur
��
s .. D


côté la prsonne aspire à la relation et |mtte,
mais de l'autre Uranus a besoin d'espace et d'indé­
pendance.
nc«.·e. Oui, voyez-vous autre chose ?
r.··...;.-· Une Lune en Taureau, en carré à
Vénus en Verseau, pourrait rencont
:
er I
.
e
,
même
dilemme, car le Taureau cherche la secunte, alors
que le Verseau peut préférer essayer autre chose.
r.··...;.-·· J'ai le Soleil en Sagitt�e , en
.
quin­
conce à la Lune en Cancer, et je connrus tres b1en ce
cont. Ma partie Sagi ttaire veut être libr

,
de
voyager, alors que ma Lune en <ancer pre!�re
rester à la maison avec mon partenarre. ll est Belier
Ascendant Cancer et je pense qu'il a exactement le
même problème.
no«.-e Peut-être devriez-vous acheter une cara­
vane ou un bateau. Vous purriez ainsi voyager
tout en restant à la maison.
, .
Examinons un de ces exemples plus en detail.
Prenez le cas d'une femme ayant un quinco�ce
Vénus-Uranus. Son côté Vénus aspire à la relation
et l'intimité, tandis que son cô�é Uranus peut refu·
ser d'être coincé dans une relation
Dans ce genre de cont, nous prenons très
parti pour l'un des deux termes en niant l'
Cette femme peut donc s'identifer à son bes
o�
d'intimité, en niant son côté uranien. Mais
340
Jez-v<ms ce que disait Jung. Je vais le paraphraser
en disant que tout ce que nous nions en nous­
rêm�s, nous l' at�irons _�1 'e

térieur et I'appelons
V destm » Donc SI elle s Identife à son côté Vénus
en
niant son côté uranien, que va-t-il se passer ?
r.
··...;.-· Elle va attirer quelqu'un d'uranien qui
ne veut pas s'attacher.
nc«
.·e ·Oui, elle va consciemment ou incons­
ciemme�t choisir un partenaire qui refuse un lien
conventionnel, ou qui un jour ou |
'autre la laissera
tomber. Elle sera ainsi forcée d' affonter Uranus et
même si la situation semble lui être imposée
'
de
I'exté�eur, elle ne l'aurait pas attirée si elle ne
n'avrut pas
:
n elle c

côt� uranien. Si, par exemple,
son partenarre uraruen frut ses valises et s'en va, elle
v� t�averser . p

ndant un moment une période
�fcile e� solit�e, pour découvrir ensuite qu'elle
aune avorr sa liberté et son indépendance. Elle va
al

rs basculer dans son côté uranien en voulant
preserver son espace individuel sans jamais réelle­
ment s'engager. Que va-t-il se passer ensuite ?
t-··...;.-·: Elle peut rencontrer un vénusien ou
Ü cancérien cherchant précisément la stabilité
dan� une relation durable et dans un petit nid
douillet.
c«.-e,

0'?, elle s'e

t identifée avec Uranus,

ne la VIe lw apporte Venus. Uest à espérer qu'elle
  sse par trouver une sorte d'équilibre et arrive à

�sou?re ce
,

oi?i
.
t
_
intérieur entre ses besoins de
erte et d mtlfilte. U serait préférable qu'elle
re

contre un partenaire ayant le même dilemme
qui
lui dirait le matin en se levant . ^ Alors ¬�
341
chérie, comment te sens-tu aujourd'hui ? Plutô
t
uranienne et indépendante? Ou préfères-tu êtr
e
dorlotée ? » Chacun des partenaires doit fair
e
preuve d'une gande maturité pur savoir accept
er
de bonne gâce, sans piquer une colère,
9
ue l'autr
e
puisse avoir envie de prendre un peu l'ar.
CRITIQUES ET SAOTEURS
Je voudrais mentionner quelques autres sous­
prsonnalités intéressantes se rencontrant cou­
rU ent. Uy a tout d'abord le critique ou le juge.
On peut critiquer a

trui ou soi-même,
,
.
I?-aiS �'est
généralement soi-meme, et le genre d mJonchons
comme ·.e-»·..·ou .t;..e·..·nous renvoie au
concept feudien de surmoi. C'est comme avoir
quelqu'un derrière son dos qui CO
J
mente tout ce
que l'on fait et dont la phrase favonte est : « Je sws
désolé, mais tu pourrais faire mieux. ^ Un Sate
fort, en maison I, sur l'Ascendant, sur le MC ou le
FC, conjoint au Soleil ou à la Lune •
,

tc.
!
_
put
donner naissance à une sous-personnalite cntlque,
de même qu'un fort accent en Vierge, ou une
maison V importante. Et si elle s'associe avec la
sous-personnalité du saboteur, vous

e pourrez
jamais rien entreprendre, car chaque fOis que vous
vous lancerez dans quelque chose de nouveau, le
saboteur montera la tête au critique, et vous serez
stoppé net dans votre élan.
Comment travailler avec le critique ? Lorsque
sous-personnalité critique se manifeste, je
menee par la reconnaître et lui demande ensuite
bien vouloir disparaître. Je lui rappelle que
sonne n'est parfait et qu'il s'agt d'un processus
création et rectifcation perpétuel. J'essaie
342
m
ent de voir si elle a un bn conseil à Î
¹
ofr, mais
la
plupart du temps, elle me crée des difcultés
jus
te pour le plaisir.
Le crtque, ou le juge, peut être la voix de l'un de
v
os parents intériorisée dans l'enfance. Le sabo­
teu,lui, représente quelque chose en vous qui aime
VO�S COu

er I'herbe SOU? le pied. ll n'aime pas VOUS
voir réussrr ou a

c
?
mplir quoi que ce soit qui vous
donne bonne oprmon de vous-même. Le saboteur
se�
ble
,
pr

ue vo?s dir
.
e que vous n'avez pas le
droit d avorr la momdre Importance ou d'arriver à
VOS fns. Hs'assure que VOUS êtes exactement là OÙ
u faut au bon moment pour que les choses se
p

sent ¬.tpar une sorte de .,-.»·o-...·e-e,.
·»-1 me semble que le saboteur est en relation
très étroite avec les Poissons, Neptune et la maison
�J, Is�bel �ckey disait souvent qu'une mauvaise
utilisation d une planète en maison XII pouvait
ca

s

r votre perte. Je vois une autre explication. Le
pnnc1pe fondamental du Poissons (ainsi que de
Neptune et de la maison X )réside dans le renon­
c

me
l
t aux attac�ements et l'abandon du moi

par

. Upeut
_
se deformer en : « Je n'arrivejamais
�avorr ce que Je veux »¡ou « Je dois sacrifer ce que
Je veux. ^ Et chaque fOis que vous serez sur le point
de réal!ser quelque chose, vous vous saboterez
vous-meme et vous
:
etrouverez à la case départ, de
nou�eau dans un etat non déterminé. Un vague
sentiment de culpabilité s'associe à la réussite ou à
�comportement valorisant, car en votre for inté­
ne

quelque chose vous dit : « Comment peux-tu
cror
re que tu es différent et exceptionnel alors
qu'en réalité ta vraie nature est infnie. � (Les
SOus-
personnalités de la victime et du martyr sont
Proche
.
s parentes de celle du saboteur.)
Il
eXte une répnse simple à tout cela, que vous
343
purriez essayer de rétorquer à votre saboteur
est de cette nature : |.-.»--..|.·e -c-.|.·
|.-e.».e..|.·eSongez-y. Sur un certain plan nou
sommes des êtres is, iltés, universels,
alor
que sur un autre nous avons une identité disti
ncte
et séparée. H est aussi important de développr
notre individualité que cette partie de nous-mêm
e
ne faisant qu'un avec tout le reste. L petit moi @
tous les jours a ses besoins et ses demandes. T

o
p
m
gens essaient de transformer leur pe

s�nnalite �
« Soi trans personnel ». Il faut rendre a 1 c,oce qll
est à |c,oet au Soi transpersonnel ce qui lu
appartient.
L'ENFANT INTÉRIEUR
Nous avons tous des sous-personnalités d'enfant,
comme l'enfant blessé ou l'enfant effrayé. Si vou
découvrez en vous L enfant qui a mal ou qui �
peur il faut prendre le temps de lui parler et de lu
do�er de l' amour. Rassurez-le. Demandez-lui œ
qu'il veut et ce dont L
·
a besoin .
.
Cherc�ez
.
à lui f�
plaisir. Caressez-le. C est en agssant ams1 que vou
aiderez l'enfant blessé à devenir plus fort et p
confant en lui et à s'aimer davantage.
L'analyse transactionnelle parle de 1 T
Adapté. Souvenez-vous de L Bonne Petite \auw
rine elle était une enfant adaptée. Pour se
aim�r elle se conformait à ce que, croyait-elle,
parents attendaient d'elle
:
Mais il y

�ussi. l'
sain et naturel, cette partie de nous a Jamais
tine, spontanée, innocente et ouverte à la
Gardons-nous de jamais nous débarrasser de
enfant.
344
UNE MÉDITATION DIRIGÉE
SUR LES SOUS-PERSONNAUTÉS
Nous allons faire un exercice.
1 . Fe

ez les yeux et retirez-vous dans votre
es
pace mtérieur
.
Utilisez la respiration pour relâ­
c
 

r toutes vos tensions int�rieures. N'essayez pas
d ecarter de force vos pensees ou vos sentiments
laissez-les simplement être. '
2. I

aginez-vous dans un champ l'été. Vous le
connaissez peut-être déjà, ou vous venez juste de
l'inventer,. .Observez autour de vous les détails de

ette prae. Regard

z l'herbe, sentez les fleurs,
ecoutez t� )US les brwts
.
Prenez une demi-minute
pur le frure.
ó¸ Maintex:ant levez les yeux pour voir une
mruson au lom. Un chemin y conduit, prenez-le. En
vous rapprochant,. vous allez voir une inscription
sur la porte : « Maison des Sous-personnalités ».
¸ +. N'entrez pas. Observez la maison de l'exté­
Ocu: comment sont les prtes et les fenêtres ?
Es�-elle calme ou bruyante, en bon état ou déla­
bree ·Prenez quelques secondes pour la regarder.

_
Maintenant reculez de quelques pas et invitez
(
troi�
de vos sous-personnalités à sortir de la maison tro

s aspects de vous-même). Demandez-leur de �:µ
et de vous parler. Peu importe si ce sont des
aux, des personnages bizarres ou de simples ·
ouettes.
345
6 Lissez-les se présenter. Observez-les un mo­
me�t et voyez comment elles interagissent entre
elles.
7. Concentrez votre attention sur l '
.
une de
.
c

s
sous-personnalités. Choisissez celle qw vous mte­
resse le plus. Demandez aux deux autres de retour­
ner dans la maison. U n'y a donc plus que vous Ç
elle qui restez ensemble.
8. Parlez et dialoguez avec cette pr
u
ie de vous­
même. Écoutez ce qu'elle a à vous drre. De

an­
dez-lui ce qu'elle attend de vous. Demandez-!

c

qu'elle a à vous offrir. Avez-vous quel
q
ue chos

a lw
dire ? Dites-lui ce que vous ressentez a son su
}
et. Je
vais vous laisser quelques minutes pour le frure.
9. Demandez-vous comment cette
.
partie de
vous-même se manifeste dans votre Ve. �
?
quels
moments entre-t-elle en scène dans votre Ve .
1 0. Maintenant devenez cette partie de vous­
même entrez en elle. Voyez à quoi cela ressemble
de de�enir cette sous-personnalité. Quel effet c

la
vous ferait-il de vivre toute votre vie de c

seul pomt
de vue ? Lorsque vous êtes ainsi, de
_
qum avez-vous
réellement besoin ou qu'avez-vous a donner ? �c
nez quelques minutes pour faire cette exploration.
1 1 . Quittez maintenant cette sous-personnalité
et revenez là où vous étiez, en face d'elle.
la ressentez-vous maintenant ? Avez-vous q
chose à lui dire ?
12. A présent dites-lui adieu et faites-la
346
d
ans la maison (vous pourrez lui reparler une autre
fois si vous voulez).
13. Si vous deviez nommer cette partie de vous,
q
uel pourrait être son nom ?
14
.
Lorsque vous serez prêt, revenez lentement
et
doucement dans cette pièce et prenez quelques
notes sur ce que vous venez d'expérimenter.
Mettez-vous maintenant deux par deux et discu­
tez de cette expérience avec votre partenaire. Cela
vous aidera à clarifer les choses que d'en parler.
Cherchez à quelles données de votre thème cette
sous-personnalité et les deux autres se rattachent.
Quelqu'un veut-il partager avec le goupe ce qu'il a
vécu pendant cet exercice ?
r.··...;.-· Je ne comprends pas très bien
,
j'ai vu
U homme-loup sauvage et enragé qui voulait me
tuer. J'ai l'impression que c'est en relation avec
Mars et Pluton dans mon thème. J'ai eu cette vision
M moment, mais sous diférentes formes. On
aurait dit un horrible fou cherchant à tuer pour le
plaisir. Qu'est -ce que je pux bien en faire ?
u¬·.·e. Lorsqu'une sous-personnalité se mani­
feste sous la forme d'un animal sauvage, elle repré­
sente généralement une énerge demeurée en nous
sous une forme primitive. U faut tout d
,
abord
accepter cet homme-loup comme faisant partie de
VLj, H est quelquefois Utile de dessiner OU de
peindre une sous-personnalité pur approfondir la
rel
ation que l'on entretient avec elle. L refouler ne
la
rendra certainement pas meilleure. L'accepter
ouvre la voie de la guérison. Cela ne veut pas dire
347
qu'il faille l'exprimer en acte, mais i faut simp
le.
ment entrer en relation avec cette partie de
VOUS­
même. Cherchez ce qui rend l'homme-loup si þ-
rieux. Vous devez voir en face cette partie sau­
vage de vous-même sufsamment en colère pour
tuer. Pensez à la quantité d'énergie ainsi bloquée,
qui pourrait être canalisée constructivement.
L'homme-loup a besoin qu'on s'occupe de lui.
Donnez-lui à boire quelque chose qui le calme. D
fnira par s'amadouer si vous lui accordez un peu
d'attention. Pour faciliter les choses, vous pouve
z
vous visualiser en train d' escalader une montage
avec votre sous-personnalité. Au m et à mesure
que vous montez, gardez le contact avec elle. Vous
allez la voir changer ou passer par de subtiles
transformations. Elle peut même devenir totale­
ment différente. Lorsque vous arriverez au som­
met, laissez le soleil briller sur vous deux. Deman­
dez alors à votre sous-personnalité de vous parler
davantage. Si vous avez pur d'escalader la monta­
gne tout seul avec elle, amenez avec vous quelqu'un
d'autre en qui vous avez confance et qui saura vous
aider si vous rencontrez des difcultés.
r.··...;.-· .A oui, j'ai oublié de vous dire. J'ai
aussi N une sous-personnalité de bonne sœur, qui
tenait l'homme-loup en laisse.
nc«.-e ¡Ìy a donc deux côtés en vous, la oon ª
sœur et l'homme-loup. Et elle le tient en laisse.
ont une relation intéressante ! Bon, j 'aimerais voÎi
également la bonne sœur mettre ses gros •
pur venir escalader la montagne avec vous
l'homme-loup. L faire gimpr sur la mcmt;ge
aide son énergie archétypique sous-jacente à s'
ver.
348
;.··.. ,.-·: En fait ma prenùère impulsion a été
d'essayer d'empisonner l'homme-loup.
nc«.

e · Je ne pense pas que cela vous mènerait
bien
lom. Essayez plutôt le bouillon de légumes. Ou
s'il y a un plan d'eau claire à nù-chemin du sommet
r
u
;êtez-

ous pour y boire avec lui. L'eau peut êtr�
tres punfante.
W
C'était
U
?e image très substantielle, qui serait
surem
�?
t feconde dru

  �tr�vail thérapeutique. Si
vous n etes pas en therapte, il pourrait être bon de
trou
ver quelql'

avec qui travailler sur cette
sous-personnalite. Lorsque se manifeste une sous­
prso

alité di�fcile, vous pouvez essayer cette
technique consistant à lui faire escalader une
montage avec vous.
Les sous-personnalités sont comme les gens : si
nous Ie
_
s acc

ptons, les écoutons et les traitons avec
c

mp

ehensiOn.
.
elles fnissent généralement par
s ouvnr et

e li

er davantage. Et elles recèlent
toutes une energe ou un principe archétypique
naturel et fo
z
damental faisant partie de la gande
da de la VIe.
A
un niveau transpersonnel et supraconscient i
)a place dans |�vie

ur tous les archétypes. I ,a
M te
f
lPS pour etre rumant et patient, et un temps
Þu etre dur et volontaire. Il y a un temps pour
changer et un t

mp� pour demeurer où l'on est. Je
me

e

s dev

rur biblique ! Mais dans la réalité
q�oti�enne, l
.
ego ou la personnalité peut ne plus
tre
� bten savorr si c'est le moment d'être comme
cect
ou com

e cela. Néanmoins, sous leur forme
gure, l

s arch
.
etypes sont tous des facettes essentiel-
s et necessrures de la vie. Non seulement le thème
349
astrologique est utile pour diagnostiquer la pré­
sence de sous-personnalités, mais le langage symbo.
lique de l'astrologe nous permet en outre d'entr
e.
voir les profonds principes archétypiques sous-ja.
cents impliqués. En essayant d'éliminer pureme
nt
et simplement une sous-personnalité, nous risquo
ns
de perdre contact avec ce principe archétypique
et
donc avec l'un des éléments composant la riche
texture de la vie elle-même. Mieux vaut l'[ccepter
et chercher de quel principe elle peut être la distor­
sion. L thème décrit le ballet exécuté par les
archétypes lors de notre naissance, dans la ggan.
tesque danse éterelle de la vie.
Merci à vous d'être venus et veillez à remporter
vos sous-personnalités en partant. N'oubliez pas
que vous n'êtes jamais seul !
QUATRIÈME PARTIE
1UÍ1 LJ CÍ^Ͳ
pæL GrCCnC
t.··.Ôc-;.-·ec·»o¬¬c·Í
vc··/c·c.

c·tc�.o
º
··ec··..».,c·
+»c..-c;cc..o-;·ct..·.¬..-
c.·tc¬o-ec.o-·.c-·|.c-;/.·ect.·¬c·
o.c·.-c;c.-.o¬;·c-e·c
Wi a Butler Yeats
L'IMAGE ARCHÉTIQUE DU ÍULÍ
Nous allons aujourd'hui étudier tout d'abord
l'image du ;.-·.-·-·-.·l'éternel adolescent, telle
qu'elle apparaît dans les mythes. Nous en cherche­
rons la sigcation sur le plan intérieur dans la
psychologe de l'individu, ainsi que sur le plan
extérieur en termes de comportement. Passant
ensuite à l'astrologie du ;.-·.nous examinerons les
facteurs particuliers suggérant l'importance de ce
thème mythique dans la vie de l'individu. En hde
jourée, nous étudierons un ou deux thèmes exem­
ples, pour que vous puissiez mettre ces notions en
pratique.
Lpouvoi r de fscination du ;.-·est considéra­
ble, comme l'atteste aujourd'hui le fait que ce
séminaire soit complet et comporte une longue liste
d'attente. L thème du ;.-·attire visiblement un
grand nombre de gens, notUent dans le do­
maine astrologique, car
g
symbolise, entre autres
signifcations, une sorte d'aspiration spirituelle, un
désir ardent de s'évader de la terre. H n'y a donc
rien d'étonnant à ce que le ;.--se montre plus actif
dans uséminaire d'astrologie que dans une confé­
rence sur les taux d'intérêts de la Uoyds Ba. Mais
je
vois une autre explication à son importance
particulière à notre époque : son image me semble
personnifer de nouvelles idées et de nouveaux
potentiels émergeant de l'inconscient collectif. L
;.-·est l'ennemi de la stagation, et il sufft
d'entendre le mot « libération » pour savoir qu'il est
353
en action. Son domaine recouvre tout ce qui
concere la libération de l'âme et de l'esprit, ~
que de nombreuses dimensions de l'ésotérisme, et
tout cela vous donne déjà une idée du ;.··-~
achétypique de la vie qu'il va représenter.
Autant vous donner tout de suite une défnition
aussi claire que possible du mot archétype, car ce
problème va forcément se
.
po

er. Hfaut bi e
x
sûr lire
Jung à ce sujet, en part culier u.:·.»-·,;-.-·
t.-.o-...--·.o|t-.·.; L ;.-·.-·-·-.·est une
image archétypique, c'est-à-dire une image spnta­
nément créée par l'inconscient, que l'on retrouve
dans les mythes, les contes de fées et les l�gendes de
chaque pays, de même que dans les reves et les
fantasmes des individus. Cette image représente un
instinct particulier ou une énergie universelle, inhé­
rents non seulement à la nature humaine mais à la
vie elle-même. Les images mythiques, notU ent
celles de la terre mère ou du père céleste, sont des
;.··-~.intrinsèques de la vie, considérés par
.
les
êtres humains comme divins car usont compuls fs,
puissants, et transprsonnels. Les images archéty­
piques sont des représentations psychique

subj

­
tives illustrant la manière dont la psyche expen­
mente ces ;.··-·-. innés et compulsifs. Ma
contrairement sans doute au royaume animal, nous
associons valeur et signifcation à ces pulsions ins­
tinctuelles ; aussi l'image archétypique contient-elle
pour nous une tonalité-sentiment et un système de
valeur. Ce n'est pas une simple représentation de ce
que l'on ressent dans le corps. Si les êtres
1. C.G. Jung, :».c-···..·+a-·
·
·-/C.G. :.-,:»·
.-+.»· c-···....· c-.--·..-.·vol. 9, p. 1 (Princeton,
Bllingen  eres, Prnceton Uruversity Pres, 1968 ; et Lnd
Routledge GKegan Paul, 1959).
354
ex
pé�e

te
x
t leurs instincts comme des prson­
na
ges divms evoluant dans une histoire, c'est parce
que le pouvoir de ces instincts est considérable, en
deç
à ou au-delà de la volonté consciente, et parce
qu'ils ont une intention et se dirigent vers un but.
Notre étude du ;.-·nous conduit à considérer
une image représentant un instinct spirituel. Ces
ter
mes peuvent vous paraître contradictoires mais
u
semble bien que l'aspiration spirituelle soi:pour
l'être humain un instinct inné, tout autant que le
désir de se reproduire. Cet instinct spirituel n'a rien
à voir avec les structures temporelles des religons
établies, quoique leur naissance ait toujours été
marquée
p
ar une so
x
e de révélation unique et
cataclysrmque devant etre transmise à l'humanité.
Mais le ;.-·. hanté par son aspiration à la vie
ét�m

�e, est

n quête d'une expérience spirituelle
qw delivrera |homme de la fatalité de la mort et de
la décomposition, ainsi que de la sujétion à l'héré­
dité et au destin. James Hillman a bien formulé ce
thème dans son livre r.-·r.;-·.
Le concept de ;.-·.-·-·-..se rapporte à
cette dominante archétypique qui personnife
les pouvoirs spirituels transcendants de l'in­
conscient collectif 1 •
Le ;.-·symbolise quelque chose d'inné en cha­
cun d'entre nous. Hest une dimension de l'incons­
cie

t collectif, beaucoup plus que le ;.··-~psycho­
logqu
e d'une prsonne particulière. H semble ce­
p

dant - et c'est l'un des domaines où la psycho­
log e des profondeurs peut s'enrichir gâce à |' astro-
l .
James Hillman, :.··t.,···.:.....  prina Publications 1979)
H· Àd.
� • 7
355
logie - que les dominantes archétypiques telles
le puer soient plus actives chez certains indi
que d'autres, sans que cela soit dû uniqueme
nt g
leur environnement, à l'infuence parentale
ou g
des attitudes culturelles. H pourrait exister
che
z
chaque individu une prédisposition innée à
expr.
mer une dominante archétypique particuliè
re,
comprenant non seulement le personnage
mythi.
que mais aussi son histoire. C'est peut-être entr
e
autres ce que nous entendons par destinée.
Je voudrais consacrer un peu de temps à vous
parler de cette question de l'esprit, car c'est un de
ces mots, comme l'amour, qui ont des sigcations
différentes selon les gens. Lrsque je l'utilise pour
décrire le puer, je l'associe à une expérience d'éter­
nité et d'immortalité, à quelque chose qui ne vieillit
ni ne meurt comme le corps. L puer se bat contre
l'asservissement à la nature et contre le cycle in�
luctable de la vie organique. Ü apparaît donc très
souvent dans les mythes comme un être immorel,
un enfant divin qui, s'il doit mourir, sera de toute
façon ressuscité. L mort et la putréfaction sont
liées au royaume de la Grande Mère, car elles
concerent le corps qui sort des entrailles materel·
les et retoue à la terre mère. Tout ce qui vit sur
terre est cyclique et éphémère. Tout naît, grandit,
arrive à maturité, commence à décliner, se désintè­
ge et meurt. Mais l'être humain voudrait s'y
soustraire, et c'est cette aspiration que symbolise le
puer. Même si dans les mythes, il s'incae grâce �
une mère chaelle, il rejette ce monde, car il se 5
engendré par un père spirituel, par un dieu, Þ
représente donc le désir de transcender le domain
e
de la mère. L'image du puer se retrouve au cœur
de
toutes les religions cherchant à entrer en
356
a
vec
l'esprit éterel et immortel, comme on peut le
vo
ir
dans le thème central du christianisme.
Hillman a également écrit que V les personnages
d
u
puer sont les avatars de l'aspect spirituel du
sc. ·
N<s somm

s donc en présence de la fgure
du messie ou du redempteur, annonçant la libéra­
tion de l'esclavage, du péché et de la mort terres­
tres. Al'aube de l'ère chrétienne, ce message a fait
irr
uption dans la conscience collective avec une
telle
puissance qu'on peut le considérer comme l'un
des
exemples les plus profonds de la manière dont
ue dominante archétypique peut submerger une
société tout entière. L'esprit du puer proclamait
alors : « Vous n'êtes pas subordonnés à Rome, ni au
monde, ni au «.«.-e·.le Seigneur du Monde.
Vous pouvez vous afanchir de la mort, de la
douleur et du péché. Voici la vision du Royaume
des Cieux que je vous promets. » En formulant ainsi
Je message du puer, je ne sous-entends rien sur le
Jésus historique, quoiqu'il puisse être intéressant
d'y réfléchir. Mais je suggère que la réceptivité à ce
message dont a fait preuve l'inconscient collectif de
l'époque était une garantie d'enracinement, si bien
que le personnage mythique, ou archétypique, et la
personne historique se sont rencontrés pour aboutir
a une nouvelle religion axée sur m personnage
��
ntral mi-humain, mi-divin. Très proche de
|�age du puer, l'avatar est en général projeté par
l'mconscient collectif dans le monde extérieur sur
un support humain, plutôt que ressenti sous forme
de révélation intérieure et individuelle. H a  e :
« Je connais le secret de l ' immortalité et je peux
v
ous le révéler, à condition que vous preniez les
engagements nécessaires et que vous renonciez à
Votre a

tachement au monde de la mère. » L puer
est tOUJOurs le fls de Dieu le Père, envoyé du Ciel
357
pour apporter le message de l'esprit. H est
messager divin, ou, N sous un autre angle, il
l'image de notre aspiration et de nos potential
ité
humaines à connaître Ì expérience du sens m @
l'immortalté, la garantie que la vie n'est pas sù
plement une existence biologque dépourvue @
fnalité.
On peut en déduire que l'un des aspects du p
uer
est celui de l'intermédiaire divin, et, dans ce sens,
il
est proche du personnage astrologque et mytholo­
gique de Hermès-Mercure, le messager entre
le
monde olympien du père céleste Zeus et le monde
physique de l'incaation. Hermès se rendait aussi
aux Enfers où il guidait les âmes des défunts, 8
que les messages de l'esprit éterel puisse!lt �es­
cendre jusqu'au royaume de kmort. Hermes n est
qu'un des personnages mythologiques, présentant
chacun une facette légèrement différente, que nous
rencontrerons dans notre étude de la dominante
archétypique du puer. Cela nous donne l'impres­
sion de regarder à travers un prisme, dont chaque
facette correspond à un personnage différent de la
mythologe ou des contes
.
de fée

. L P
,
ler
,
C
diffcile à cerer, pur la srmple rruson qu il n q
partient pas au monde de la forme. Uest fondar!e&
talement insaisissable, trop immatériel pur etre
appréhendé dans une réalité physique dura�le Þ
substantielle. Ls sigcations que l'on confere 8
l'esprit sont innombrables, et ce sont sans d

ute
|

diverses expériences de réalité spirituelle qw expli­
quent la multiplicité des religons, dont chacune se
prolame la seule et unique.
Le puer n'est pas une fgure de héros. H
combat pas de monstres ou de méchant�
le monde de la forme pour gouverer .,
358
A la différence de personnages mythologiques
co
mme Héraclès, il n'est un héros que dans le sens
où un rédempteur est héroïque, parce qu'il va
de
voir connaître la douleur, la souf ance et le
s
acr
ifce pour accomplir sa tâche. Mais le puer n'est
pas un conquérant. Happaraît la plupart du temps
dans les mythes comme une victime, à l'instar de
Jésus
ou de l'Orphée grec. Et chez le dieu gec
Diony
sos, on trouve la combinaison particulière du
réd
empteur et de la victime, qui prodigue l'extase
en
nous libérant de la servitude du corps
.
N'appar­
tenant pas au royaume de la forme, le puer ne se
sent
pas tenu d'obéir à ses lois et se situe hors des
struct
ures du monde
.
Lne peut accepter la limita­
tion, car son univers, qui n'a pas de fontières et
change perpétuellement de forme connaît Wle loi
× .
,
Ý su pen eure Ñ« U est donc souvent considéré
comme L ^ hors-la-loi Ñ¿ un criminel aux yeux du
monde, ou on le prend pour L fou, comme
Dionysos
.
On voit bien le rapport de tous ces
�èf!!eS
.
avec nom�re d

disciplines ésotériques dont
|
,
obJ
.
ectif est de
.
bnser
|
asservissement à la loi, qu'il
s agsse de la l01 du karma, de la loi de l'instinct ou
d� cell

de la soi-disant nature inférieure
.
Ces �es
d enseigements sont très séduisants, car ils pro-
i
!Dettent l'expérience de l'immortalité et de kjoie
e.
En touant un pu le prisme sur lui-même nous
allons voir apparaître une autre dimension d�puer
ºiée à l'image de l'enfant divin. L'enfant in­
came des potentiels non encore arrivés à matuté
et
donc non
.
encore fgés dans l'espace et le temps.
¸ett

sens

tion �e potentialités i tées non déve­
t
?PPees frut partie du domaine du puer. Un poten-
Iel
ne peut exister dans le monde de la forme, car
359
il ne s'est pas encore matérialisé. Dès qu'il s'incél
dans la réalité, avec ses limites et ses partic�ari
té,
il perd cette qualité insaisissable de V deverur ³ q
ui
le caractérise. L puer reste donc un enfant ou
adolescent. 1 n'est pas encore un homme et ne
lc
deviendra jamais, car sinon il ne serait plus
,
un p
uer.
U est à 1 'origine de tout processus de developp
ment et évoque cet élan d'enthousi

me, d'excit
tion et de vision i  tée que nous eprouvons tou
avant que l'objet ne se matérialise en se soumetta
nt
aux limites de la forme. L processus de création
lié
au travail artistique en est une bonne illu

tration.
Lorsque l 'idée jaillit - et jaillit est le mot de, car lc
puer vous ofe une révéla�on soudaine de

cen�ue
du ciel et non un projet sOigneusement prepare -,
elle est d'une beauté parfaite et dégage un p�fum
d'immortalité. On plane sur les hauteurs. Mrus dès
que l'on se met à travailler sur cette i�ée, en la
peignant, en la modelant ou en l�transcnv

t, etc.,
elle commence à montrer des rmperfect10ns, car
l'objet créé ne pourra jamais être aussi parfait q

e
la vision originale flottant sur des nuages de glorre
céleste. L dépression éprouvée par de noi??n

ux
artistes à la fn d'une création est peut-être bee a la
perte du puer qui, après avoir D¸ cette idé
,
e
.
au
monde, va disparatre lorsque celle-
<
1 se c
?
ncretiSe,
l8 t l'artiste dépossédé et empnsonne dans ¾
mortalité.

Lpuer incae donc le sentiment d'une U t
de possibilités, comme le montre l'

a
?
e
.
de l'enfant
divin. Dès qu'un potentiel se matenal1se

t
cae l'enfant divin a toujours autre chose a
car il �st immortel et reste à jamais dans un état
promesse il tée. Tout est possible tant que l'
est un enfant. Lrsqu'on est sous l'emprise du
on préfère toujours de beaucoup commencer
360
que
chose que le f. L puer ne s'attarde pas pour
v
oir
son idée menée à bonne fn, il est déjà en
marche vers la prochaine. Vous commencez sûre­
ment à entrevoir quelles vont être les manifesta­
tio
ns du puer dans les comprements de la vie
individuelle, que nous étudierons plus en détail tout
à l'he
ure. Lorsqu'il régt le comportement humain,
le
puer se caractérise par un enthousiasme perma­
nent
pour quelque chose de nouveau qu'il aban­
don
nera avant son achèvement, ayant déjà une
autre idée en tête.
j thème archétypique du puer se retrouve
également d�s l'image mythique du personage
complexe d' Eros. Éros apparaît à la fois comme un
garçon charmant et malicieux prenant gand plaisir
à décocher ses flèches d'amour sur de pauvres
mortels sans défense, et comme un grand e..¬o-
dont le pouvoir terrifant maintient la cohésion de
l'univers manifesté. Nous avons ici à la fois le côté
U peu bête, fivole et parfois méchant du puer, et
son côté majestueux et numineux, représenté par la
quête ardente de l' amour et de l'union avec le divin.
Dans la philosophie platonicienne, l'amour humain
et l' attirance sexuelle sont les refets chaels de
l'amour divin, et dans le visage de notre bien-aimé,
nous entrevoyons ce dieu auquel nous aspirons.
C'est une dimension très importante et subtile du
puer, car il est souvent décrit comme un person­
nage phallique, comme une image d'ardeur
sexuelle, alors qu'en fait sa sexualité n'est pas celle
du
corps et correspnd plutôt à la quête continuelle
d� 1 'étreinte divine. Hermès et Dionysos sont des
dieux phalliques, mais ils ne sont pas aussi instinc­
t

els que le dieu de la Guerre Arès-Mars qui,
¹ ayant pas de père, émerge entièrement du monde
361
de la mère. Leur curiosité sexuelle et leur abando
n
comportent quelque chose d'étrangement foid
et
détaché, comme si leur véritable dessein n'était
pas
la satisfaction sensuelle, mais plutôt la poursuite
de
quelque chose d'immatériel projeté sur l'objet
physique désiré. Certains personnages littéraire
s,
comme Don Juan, sont très proches du ;.--car
bien que Don Juan et ses pairs soient en apparenc
e
à la poursuite du plaisir physique, u semble, en y
regardant de plus près, qu'ils soient en fait animés
par la quête d'un amour supérieur de nature spiri­
tuelle. Cela nous donne également une idée sur les
manifestations du ;.--en termes de comporte­
ment humain. Lorsqu'il a les traits de Don Juan, le
;.-- est incontestablement érotique, car u est
perpétuellement en quête de relation et aimé des
femmes. Il est cependant incapable de vivre une
relation véritable, car s'engager complètement
dans l'expérience chaelle l'emprisonnerait dans
le monde de la forme et |'obligerait à abandonner b
quête de l'immortalité. C'est pourquoi, lorsque le
;.--domine la psychologie d'un individu, son ;.·
·---d' intenses fantasmes érotiques débouche sur
une déception après la possession physique. L
quête du ;.-- n'est pas en réalité de nature
sexuelle.
Le ;.--incae donc une sorte de désir suatu·
rel, un véritable désir mystique, mais qui s'exprime
souvent comme une soif ardente et romantique de
Celui ou Celle qui donnera un sens à la vie. Ces deux
aspects sont très étroitement liés. Chez les
mystiques du Moyen Âge, comme saint Jean de
Croix ou sainte Thérèse d'Avila, qui vivaient
deux à une époque où le désir sexuel était
et le désir spirituel sacré, la limite entre le
érotique et l'aspiration spirituelle est
362

ès poue. Le

ocabulaire employé est souvent
Id
entique, de meme que les sentrm
·
ents e'
,
L
K
prouves.
omme o Johnson l'a souligé dans son li
n-r.,c»o/o,o;«o¬.-·.ci-� .la i.-|-.·"�
?
u «
_
extase de mort », ou « pâmoison » érotique est
etroitement apparentée à 1' expérience Î t'
'
1 k
·
ys Ique ou
a a ;-. --;--.--c-
Je voudrais vous indiquer deux livres faciles à
trouver

ur le t
.
hème du ;.--que je vous recom­
mande S¡ le SUjC¡ vous intéresse. L'un est intitulé
:»-r.--:-·---.·.et son auteur est Marie-Lo .
von Franz2 J' . d' ' '
.
,
l'
wse
·
r eJ

Cite
.
autre dont le titre est
r.--r.;--.Ce dermer frut parti' e d' ll
.
d J
. . .
une co ect10n
o¸t
.
a
i
eS ��an dirge la publication, et dont il
a w-meme ecnt les meilleurs essais. Ces deux
_uvrages nous proposent de très intéressantes ana­
l
ses c
<
nc
,
e

ant le ;.--et il est intéressant que
un SOit ecnt
.
par lle femme et l'autre par un
homme, ce qw explique, à mon avis, la différence
�n�amen

ale de leurs �hès�s. Le ton du livre de
,
az

·Lowse von Franz rmplique que le ;.--est en
re�te un garço
?
attaché à sa mère n'ayant jamais
vrrument gran9, encore rivé à un fantasme d'in­
�st

par �es liens de QDet de fascination. Pour
ane-Lowse von Franz, il semble correspndre à
e fore de complexe, et son livre nous apprend
 
au

oup sur la pathologie du ;.-- et sur les

;
oblemes qu'il génère lorsqu'il domine la psyché
un homme. Ü apparaît comme le fls-amant
¹: ~ÞnJOhD �
' "Le (|c
W

H
§
¸
�·-+�·�.-+.-,11e Psycholog ofRoman-
"^0gøD Ïøu¡¸
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' ¹ ¯"¬ ·
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í ¹²
HO¹05 . HOu(Ì0@
§c
2
. | ´
I9¿
¡__

Þ50 VCH Ì£. Puer Aeterus |ÛC5lCH . bÎgC Ït055,
363
mythique de la Grande Mère et symbolise l'état
psychologique de l' adolescence.
, .
Hillman, de son côté, voit les choses
.
tres difé­
remment, car il semble que le ;.c-s

It �ur lui
l'enfant qv de Dieu le Père. Dans l optique
de
H an l'imprtant est la relation entre le Pet le
père, en'tre le ;.c-et le .c-c-,
.
le Ý vieil ho

e Þ,
Au lieu d'insister sur la pathologe du ;.

-.�an
préfère s'intéresser à l'arrière-plan a;c�etyp1que de
cette pathologe, et aux aspec�
creatifs dl! ;

.c-.
Ls deux points de vue sont b1en entendu mteres­
sants sans doute autant l'un que l'autre, car même
si la
'
dimension créative et positive du ;.c-C
réelle il est aussi à l'origne d'une multitude d'en­
nuis �t de soufances dans la vie P
t;
rsonnelle
.
des
individus et en particulier des problemes relatlOn·
nels et s�xuels les plus courants. U importe é
ç
ale­
ment de prendre en considération sa path
?
l
?�
e et
le côté plus sombre de sa nature,
,
ca:a

tense
r�
l'ambivalence de sa relation au fe1.
!
e
.
,
v

essayer aujourd'hui d'explorer les deux. Mats
_
J ru.le
sentiment que le ;.c-est un personnage. �elle
pur la plupart des femmes, sur les plans mteneœ
et extérieur, car il voit la femme avant tout co

la mère et sa réaction au fémest celle d'un r�J�
inné du côté instinctuel de la vie
.
Seule la ce:SIOQ.-
spirituelle du fém, celle de l
'
âme
semble acceptable, contrairement à la
chamelle et ses relents de prise au piège et de
C'est ainsi que dans le mythe chrétien, Marie
être pure et immaculée, pour être le ré<:e]ta�
approprié de son incaation. Le ;.c-cherche �
libérer de l'étreinte de la mère, et comme celle-cl
une facette du féminin que toutes les
possèdent à un degré p�us ou
,
moins u· npon
;.c-crée de grandes difcultes tant aux
364
q
u'aux femmes. L mère se sent exclue face aux
effor
du ;.c-pou;
,
rej�ter sa condition de mortel
et
s envoler vers |etremte du père spirituel. L
mon
de du ,

c-manque d'âme. ll est exclusive­
me�t
.
masculin, même si ce qu'il cherche semble
inf
ailli�lement se trouver dans l 'étreinte des fem­
mes
.
C est pourquoi la femme dont la nature com­

rte un� forte dimension materelle, vit une expé­
nence tres douloureuse lorsqu'elle entrevoit le ;.c-
dans la psychologie d'un homme. Plus elle essaie de
®
l'attacher, plus il se bat pour s'enfuir. Je me
trompe p

ut-ê�e, mais il me semble bien deviner
chez M
.
ane-Lowse von Franz une certaine forme de
res
.
sentlment �ans ses écrits sur le ;.c-C'est une
attitude parfrutementjustifée, dans la mesure où le
personna�e archétyp!que du ;.c-refusera toujours
une
.
relation complete avec le féminin. II peut
mufester d

s

on caractère quelques traits ex­
tr

mement �eJI&sants, comme l'immaturité, les
eXJgenc

s pueriles, la brutalité, l'absence complète
d� sen!Iment, et
l
ême la cruauté. Mais cette
dimens1

n

atho!ogJque du ;.c-ne doit pas oblité­
rer sa Signication essentielle, qui est son désir
ardent de re�emption spirituelle
.
Dans ce sens, le
».

c- apparrut comme U personnage intérieur
present chez la femme comme chez l 'homme se

��
�t
.
en contrepoint du monde materel
. De �on
e Hillman, en défendant si fort le ;.c-a quelque
_ose
.
�e Mike Jagger écrivant sur David Bowie. J'ai
_
ten Iunpressi
,
on
.
que nous sommes en face d'un
4 de
r
.c-decnvant le ;.c-

Mais comme il ne
_�t e

Ister d
,
objectivité psychologique, et je ne fais
v
o
OI-mem

|� exception à la règle, je crois que
_de

ez lire les deu

o

vrages.
nous
P
<
m
.
t �e vue expnme par Hillman est pour
tres Interessant, comme vous le verrez tout à
365
|'heure lorsque nous regar
.
derons les sigat

e$
astrologiques du ;.--.

ca: � concere la relat
ion
qu'entretient l'esprit Juvenile du ;.-- avec
le
monde structuré, fgé et formel du .----.:n q
ui
allez bien sûr immédiatement reconnrtre
le
��¨os-Sature de l'ast
:
olog
.
ie et de la

ytholog
e.
r.-·et .----sont indissociables, et Ìon
.
ne
put
considérer l'un sans envisager l'autre. Ils illust
�ent
notre expérience humaine du nouveau co
?
tre l �
+
d futur contre le passé. Sans la dimensio
n
cten, u
#
| rsonnage du
terrestre du père représentee par e pe
,
. .
´
.----.le ;.--ne peut faire preuve d

cr
Lo
eat

Vlte, et
risque de dégénérer en ce que Mane- wse von
Franz nous a décrit comme le garçon de
.
sa m�an.
Nous devons donc envisager les deux �menslO

:
la relation du ;.--à la mère, et sa rel�tlon au pere
.
L ;.--est souvent très agaçant pour �homme
plus satuen, prohe du .----¡l le vo

t

omme
un délinquant en puissance et un, pn
;
pre-a-

en que
l'on ne peut que mépriser et repnmer. � est �
roblème analogue à celui de la fe

me a
.
do Mº
�ante materelle qui trouve l
t
;.-·t
n
;mature
.
%
efféminé, ou qui essaie de le devorer
.
L expr

ssion
de sentiments négatifs à l'enco
l
tre �u ;.--IDpliJ
que souvent une forte charg
� ��
otiOnnelle
jacente. Pourquoi réagit-on aJl1l a un ne 
_
rsann.é}
archétypique ? Personne n'est un archetyp,
donc personne n'est « uniquement » un ;.--.

·
qu'un parmi vous a-t-il une idée sur la questlon .
r-··.c.;--·. Il se peut que ces trois ,
. ouent un rôle important dans le theme de
�ersonne.
Si l'on en manifeste u

en refoulant
autres on peut éprouver ensutte ce que
appl�z une charge émotionnelle.
366
;.:: Oui, c'est bien cette dynamique qui me semble
so
us-tendre les fortes réactions de certains individus
fa
ce au ;.--Lorsque cette dominante archétypi­
que
est accentuée dans un thème, les deux autres
per
sonnages de la pièce, la mère et le père, sont eux
aussi accentués, implicitement si ce n'est directe­
ment, car ils sont tous trois inséparables et nous
rac
ontent une histoire. Mais il est très difcile d'en
être conscient et de les reconnaître à l'intérieur de
soi. Nous nous voyons généralement sous les traits
d'un seul d'entre eux, et vivons le scénario classique
ÇU l' identifcation à l'un des personnages du mythe
du ;.--nous conduit à refouler les autres dans
notre inconscient et à les expérimenter dans le
monde extérieur, à travers d'autres personnes.
Lorsque Sature est dominant dans un thème, par
aspect ou par un accent Capricorne, l'individu est
lié au ·----.mais il a en même temps un problème
implicite immédiat avec le ;.-·. car toutes les
qualités du .----se retrouvent inversées chez le
»
.-·
Chacun reflète l'ombre de l'autre, et ils sont
inséparables. Lorsque le ;.-·est dominant dans le
thème, le .----et la mère vont aussi poser des
problèmes, directement ou par implication, car l'on
ne peut considérer l'un sans envisager les autres.
Parvenir à voir un thème d'une perspective
archétypique n'est pas une tâche aisée. S'il ne
s'agissait que de repérer le ;.-·.tout serait simple.
Mais u n'entre jamais en scène tout seul. L ;.-·
n'est pas un personnage statique, H joue M rôle
dans une histoire dont l'intrigue concere le monde
quu s'efforce de transcender - le royaume physi­
qucde la mère - et le monde qu'il essaie d'atteindre
- l'esprit éternel du père. Et pour tout compliquer,
le
père spirituel auquel aspire le ;.-·a une face
som
bre, une dimension terrestre, que nous appe-
367
lons le ·----C' est l'ombre de Dieu le Père,
«--
.- . le Seigneur du Monde, une dimension du
princi  père que le ,
��
-doit m

ar ��o
.
nter
�t
reconnaître s'il veut ventablement s ua |espnt.
L relation avec le père demande d'accepter
les
deux ce que le ,.--voudrait éviter. Repérer
le
,.--ne pse aucun problème, et nous pouv�>s
.le
faire sans thème. Mais il est beaucoup plus diffcile
d' apprendre à disce

er o
,
ù
.

t

�mment ces pr­
sonnages éterels agssent a l mteneur de la psyché
individuelle. Il nous faut comprendre le genre
de
drame qu'ils génèrent, localiser les blocages interdi­
sant leur relation, et éventuellement trouver une
manière plus créative de les

pproch

r qu:une
simple identifcation aveugle et mconsciente a un
seul d'entre eux.
t.-·.c ,.-·. Comment le ,.--considère-t-il le ·-
---? Vous nous avez dit que le vieil homme fait
souvent preuve de mépris envers le ,.--et le
condamne.
i.:. L ,.--va généralemen
� r�a�
,
f�ce
.
au ·----
en le traitant de vieux tyran decrepit a liqwder. Aux
yeux du ,.--. le ·---- ap
��
aît con: e le Père
Terrible, imposant une autonte despotique
,
. Ls h
tiennent souvent ce discours sur leur pere . «ü
essaie de me barrer la route, il me bloque, il �e
comprend pas mes idées, il veut juste me voll'
réussir et gagner de l'argent
.
» Le ,.--est �o�
souvent le hors-la-loi combattant l'autorité du VIeil•
lard. Son attitude est celle de l'animosité contr

symboles père dans la société, contr

tout c

qw
structuré, traditionnel, lent, ou
.
eXIge .patience
discipline. L'esprit révolutionn
a
re, q

u
·----sur la société, est une marufestat10n �LUl!·l¹
368
(u
,.--de caractère évident
.
^ À bas l'ordre an­
cie.n ·' » Tel est le
.
cri de c�l�re du ,.--contre le père
qw, il le sent, rejette sa VISion de l'avenir. Mais il ne
voit
pas que le père céleste dont il cherche |
'amour
et �
e père terres
?"
e, objet de sa haine, font partie
int
egran�e du meme personnage archétypique. Et
s'u
réussit à renverser le vieil homme il se cristalli ­
sera 1�-même souvent en ·----. �omplètement
in
conscient d'abriter en lui-même ce miroir à deux
faces.
r.··.c.,.-· L ,.-·peut-il se manifester dans la
psychologe d'une femme ?
Lt£ .Certainer
�nt. Lorsque je me réfère au ,.--je
ne parle pas uruquement des hommes. J'étudie une
image archétypique que la psyché décrit dans la
mytholo�e
,
co

n:e masculine parce qu'elle incarne
!
ile qualite sp
.
mtuelle. Mais ce personnage fait
egalement partie de la psychologie des femmes. Il
a
p
p
�ient à la
,
dime

sion masculine de la psyché
f

me, appelee .-.¬.·.et il a la même signifca­
��on que
.
chez l'homme : l'instinct transcendant de
l mconscient vers la rédemption spirituelle. Lors­
qu� le ,.--domine la psychologie d'une femme ce
qw se pr
?
duit si l' .-.¬.·(l'inconscient) subme�ge
.s
:
ntrment d'identifcation à son propre corps fe�
, elle devient ce que l'on appelle, en termes tec�
que

, une ,.-tt..l'éterelle jeune flle. L'ex­
Pression ^jeune flle » ne doit bien sûr pas être prise dans un sens trop littéral
.
L ,.-tt.est amoureuse 1el'esprit et il lui déplaît de devoir s'incaer dans �corps
�é�. L' .
º


de la femme est géné-
.
ement msprre par |espnt du ,.--mais comme Je
Vou
s l'ai dit, celui-ci n'entre jamais en scène tout
se
ul.
Lorsqu'une femme s'identife inconsciem-
369
ment à cet amant spirituel, elle ne peut éviter
µ
dlemme avec le principe mère q qu'avec
le
·----.le père terrestre. L ;.-/t
-

.ou la fe
ll e
dominée par le ;.-·.se sent �oussee par la
_

eme
aspiration transcendante que l �omme
.
domme
par
le ;.-·Mais elle doit pour ce farre rerue
_
r sa prop
re
identité physique et sexuelle, et son dilemme
est
très différent. J' aimerais garder tout cela pour plus
tard, lorsque nous nous concen�rero

s davantag
e
sur la manière dont le ;.-·s expnme dans
la
psychologie individuelle.
r.··...;.-· Je trouve très intéressante la compa­
raison que vous avez faite entre Hillman et von
Franz. J'ai lu le livre de von Franz qui m'a beau­
coup impressionnée. Elle a une sorte de b

n sens
fondamental que j'aime énormément. Je n'ai pas lu
le livre de Hillman, mais ce qui me frappe en
repensant à tout ce que j'ai déjà lu de lui, c'est
l'enthousiasme que lui inspire le ;.-·
t·: Oui, c'est que je voulais dire e
r
le c mparant
à Mike J agger décrivant David BoWie. Hil
_
lman m�
semble fortement infuencé par le ;.-·.et uconnat
donc bien les problèmes du ;.-·face au ·----HB
besoin de se justifer, sans doute avant tout face K
lui-même. Mais son livre est de toute façon tr
brillant et d'une grande utilité pour mieux coll
prendre le ;.-· J' aime bien aussi celui de
von
Franz. Je crois qu'il est impossible d'être
sur ces questions. Même l a description du ;.-·
je vais vous faire aujourd'hui va être influencée
la réaction individuelle qu'il m'inspire, et
réaction elle-même va dépendre de sa tocau.sé1·1"
dans ma propre psychologie à ce moment
de
vie. Von Franz nous présente une approche
370

e
i!estre du ;.-·.qui va plaire à beaucoup, sauf
eVIderent au
r
.-·I!sent bien qu'on lui tape sur
les d
_
Igts, ce qw
!
d'un autre côté, ne lui déplaît pas
fo
rcement, car B adore passer pour un méchant
garçon. J'ai donné, voici quelques années une
co
nférenc

SlJ! le thème du ;.-·loI d'un c�ngrès
d'ast
:
ologte. \ cette époue, le livre de Hillman
n'étrut pas e
_
ncore sorti, et j'étais très impressionnée
par le travail de von Franz sur le sujet. Je l'ai donc
é

ormément cit�
;
·
.
J'ai sw
:
out parlé de la patholo­
gte du ;.-·.et ] ru avance quelques-unes des opi­
nions de vo
z
Franz, en disant notamment que le
,.-·a tout Simplement besoin d'être mis à la vieille
école du travail qui fait de vous un homme. C'est ce
qui ressort très clairement du livre de von Franz : il
faut que le ;.-·s'engage, se salisse les mains et
accepte sa mortalité. Cela revient à dire qu'il doit
entre_: e

.
r

pport a

ec Je ·----.sous peine de voir
sa creativite se gaspiller et se prdre. Ls réactions
susdt�es par
_
cette conférence m'ont beaucoup
amusee
.
Sept jeunes gens sont venus me voir à la
so

ie, tous très fortement marqués par la psycho­
lcç|�du
r
.-·.pour me raconter avec quel plaisir ils
avatent ecouté ce que j'avais dit, me prenant en
quelq

e sorte pour une mère qui leur avait tapé sur
le� dOigts. �s se sentaient maintenant baucoup
mteu

, car je leur avais donné une M répnse P
travailler dur-ce qui fnalement les confortait dans
l

ur

auvaise conduite, et ils repartaient enchan­
tes.
Bten sûr, rien n'allait changer dans leur vie si
�e n'

st q

'ils avaient t

ouvé
.
un nouveau no� à
d
u
r Sit

at1on. Je trouvrus fascmant de voir qu'une
yn�rruque avait été constellée par mes nombreuses
�tatto

s
.
de von
_
Franz et par ma présentation de
u
t
,
te
VIsion particulière du ;.-·Il est probable
5 une autre dynamique sera constellée aujour-
371
d'hui si je parle davantage du travail
.
de Hillman,
ce
qui me semble être |éjà �e c

à en
.
Juger par vo
�re
derière question. J essaie neanmoms de �e m
am.
tenir dans un juste milieu, en gardant un œi sur
les
problèmes terrestre

+�

,.c

· et l'a



e sur
.
�¿
potentiel créatif.
,
Mais s1 J

v

s �trms

eme œi, J

le fxerais sur l extraordinarre even
.

ail de
senu.
ments constellés par le ;.c·dans n 1mporte
quel
groupe social.
L ;.c-est une fgure archétypique
!
et la seule
volonté d'un c,oindividuel ne peut
.
le farre changer.
Il émerge de |inconscient coll

ctif et me semble
parfois être une sorte de dest_n,
.
auquel ne
�ut
échapper l'individu. L seul choiX libre et consctent
qui nous est offert porte sur les qualités
.
que |c,.
doit développer pour l'intégrer et l'expr1mer �m
l'écraser. Nous ne pouvons forcer le
c
.

-a se
manifester sur terre. Même si nous y arnv10ns, ce
serait une castration complète de l'esprit
1
.
e
!
la mort
de la joie et du jeu, ou de toute spontan

tte dan

la
vie. De plus, cela ne pourrait que |�¸farr.e renrutre
avec encore plus de vigueur
.
Nous n etudions
J
as le
;.c-pour le river à des chaînes
.
Hne peut caplt�er
face au .c- c-

an

.
une atte�te colo
�;
æe a
,
la
créativité d'un mdivtdu ou d une soctete. C f
souvent ce que tentent, avec de
!
erribles

o�
quences émotionn

lles,
.
les gens d un
.
c

rtam ®
qui commencent a avorr peur de VIeillir et
draient vivre de façon plus responsable, sans
ser ce qu'est un véritable processus de !I �+¹
Cela se traduit généralement par
w
e
.
dépression, une perte de sens
,
.
et d es
p
mr,
sensation de renoncement, et l 1mpress10n
de
préparer à glisser dans la vieilesse et la mort. ü
exister une manière de garder au ;.c-son
372
jeu
nesse, tout en étant capable de vivre sur terre et


ccepter no
��
destin d'�tre
,
humain. Il s'agt
d
mc�er
.
sa VIsion dans la VIe reelle, ce qui ne peut
®
farre Î en. se cantonnant dans une éterelle
a�oles

ence Î en se soumettant à une autodisci­
pline feroce
.
Hill man. s
1
ggère que le chemin passe
par la s

uffance, mais Je voudrais que nous soyons
plus clarrs 5U le genre de souffance requise
.
L'un
des ?ands dilemmes du ;.c-est celui de la com­
passiO

. �omment un esprit immortel et désincaé
pourr

t-il ressentir de la compassion pour la vie
�umaine ? : ,;.--est fondamentalement foid. On
|e

tend farre
.
de
p
andes déclarations sur I'amour
uruversel, mrus iamour pour un être particulier
rest

hors de sa portée, car il est dépourvu de
sentiment
:
Son
.
amour es

celui de l'esprit
.
Lmère
ne peut lw offir de c�emm vers la compassion, car
son amour est entache de possession. Il ne lui reste
donc
9
ue
,
�'au
.
tre visage du féminin, l'âme, seule à
pouvorr ietremdre sans l' attacher. Peut-être est-ce
dans |�creuse� de ce genre de relation que le ;.c·
put s humaruser sans perdre son essence spiri­
tuelle.
¸ L;.c-apparaît parfois dans un thème en rela­
ucn �vec � probrèm

.
mère clairement marqué,


s il

v
� �
uss1 qu u se combine avec un pro­

 
me pere
.
eVI�

nt. L ;.c·a différentes facettes
q � seul mdiVIdu ne put toutes manifester ou
�er * C'est pourquoi nous nous référons à
er

nts pe

sonnages mythologiques, comme
Henne
s ou Dionysos, chacun reflétant de subtiles
¸�an
��
-
s chez
.
le ;

.c-Parmi ses caractéristiques,
¸ deJa ment10nne sa nature insaissable ainsi que
autre
f
illm
'
4
¿
,
s

cett

s que H an appelle « la résistance
ordre etabli »
,
et « la résistance à l'emprisonne-
¤D!de la matière ». Une autre formule de Hillman
373
ble-t-il une importante soulig

également,

�`��fuse l'humiliation d'un dimens10� dl ;.-_
·
t vrai que dans les mythes ou destin ordinane Þ· es
e voit rarement mourir d'un
e
les contes de f

e
.
s, on 1
L .-·meurt toujours avec grippe OU d

VIeillesse
:
m.urt jeune. 1! se noie dans beaucoup d allur
:
,

t il
ar une n
a
ade
ayant noué ses
une source, e_trame
P
ou   ou après avoir pris son
bras
autour e
.
s
¸
n
il
c
to
r
�b
e en
pleine
mer, car la
envol vers le
l
c�¸
'
fait fondre la cire qui maintenai
t
chaleur du so � a

de sa nature le ;.-·ne peut ses ailes. Du frt me�e
d'une vieill�sse paisible. L connaître la matw
;
e
.
J fnit par s'en évader, vie ne le rattrape Jamais.
, d de'but à la hpour il s'est arrange u
æ
tout co

e
bilités et souvent sa vte écha
pper a ses res

ons

me
0�
il va
réaliser son s'arrête au momen m
´ant une curieuse justesse potentiel. Il j a cep

n
oce et tragique, car son dans
cette mort
,
p

ec
on
entho
usiasme ne seront charme, sa beaute e s
. .
d'un ;.-·bedonnant
.
· t par la VISIOn Jamais anean Is ,
ennuis de prostate. Vous et chauve tracasse par ses
. e thème d'une h comprenez s�ei?en

'�'�
o
��it nécessairement tragique en p eme Je
e mythique du ;.c-. accompagner le perso
.
nnag
turel de sa vc. Cette mort est l'about
i
ssement na
. la fn il w
Même si sa mère réclame so
r

��"��ortel �t son tran�cende enc
d
i
n

re �ar s��
 ��n de prendre con- destm extraor arre.
.
est proigieusement symboliq

e.
d On peut ainsi étudier certruns es
l mythiques correspndant au ;.-·dan

a
Atfs se tue en s tive de leur m
_
ort
d
t:onc d'un pin
.
Adonis lui-même aupres u
glier Icare tombe du 1
• *
ort par un san Þ b esse a ¯
Ph t n s'écrase au sol dru
s
dans la m
il
er •
b
et
,
a
d
e
e �on père. Osiris est miS char-sole em rase
374
pièces par Seth aux Enfers, de même que Dionysos
par les Titans. Orphée est démembré par les
Ménade et Jésus est crucifé. Aussi magnifque­
ment prometteurs que soient ces prsonnages, g
meurent jeunes ; et quoique beaucoup d'entre eux
ressuscitent, tels Attis, Adonis, Osiris, Dionysos et
Jésus, m ne deviennent jamais des hommes d'âge
mûr, ni même des dieux d'âge mûr. Comme d'au­
tres personnages du ;.-·de la mythologie, Attis et
Adonis sont liés à 1 'esprit de la végétation, se réveil­
lant au printemps avec la sève pour un épanouisse­
ment éphémère et disparaissant à l'approche de
l'hiver pour renaître au printemps suivant. Malgé
cette résurection perétuelle, il n'y a pas de per­
manence dans la fonne.
L thème de ce décès tragique et prématuré est
courant dans le monde artistique, et le ;.-·semble
s'exprimer avec une vigueur considérable chez de
nombreux créateurs. On pourrait notamment citer
le cas de Nijinski, Je grand danseur ayant connu la
célébrité avant l ' âge de trente ans, qui s'est ensuite
retiré dans une schizophrénie catatonique pour le
restant de ses jours, >
jamais redanser. Sans être
une véritable disparition physique, il s'agit néan­
moins d'une forme de mort. Certains d'entre vous
connaissent peut-être le poète symboliste fançais
Athur Rimbaud. Ü a écrit tous ses poèmes avant
l'âge de vingt et un ans pour ensuite disparaître en
�thiopie comme traquant d'armes, et il est mort
Prématurément à trente-sept ans. Von Franz cite
l'ex
emple de Saint-Exupéry, l 'auteur du t-·.·
t·.-
.-Tous sont fauchés en pleine jeunesse, avant
qu'ils
n'aient atteint la maturité et réalisé leur
�rillantes promesses créatives. Nous avons aussi
e�e
mple de Mozart. Quoique les productions
cre
atives de ces âmes extrêmement tourmentées
375
soient pour nous de précieux héritages, on ne peut
s'empêcher de se demander quel poète aurait été
Rimbaud à la quarantaine, avec un style plus mûr
et une clairvoyance encore plus profonde. L temps
est l'ennemi du puer. Hne peut accepter de voir %
potentiels soumis à la critique du monde, car cela
équivaut pour lui à un compromis avec le vieux
senex. H préfère s'échapper dans la mort que voir
stagner ou se tarir son inspiration.
De même que les individus chez qui il est forte­
ment constellé, le puer a horreur d'être considéré
comme un simple mortel. Use sait l'enfant divin et
ne peut qu'être unique, ce qui est évidemment un
paradoxe, car tout personnage archétypique ex­
prime quelque chose de collectif. H n'y a rien
d'individuel chez le puer ; il représente notre aspi­
ration spirituelle à tous. Mais lui-même est sûr
d'être unique. J'ai souvent remarqué qu'il est
particulièrement agaçant pour l'individu s'identi­
fant au puer de s'entendre dire qu'il appartient à
un type particulier de dynamique psychologique.
C'est pour le puer une insulte, car toute incaation
de l'esprit est unique et exceptionnelle. C'est lui qui
s'exprime par la bouche du client lorsque celui-ci
demande à l'astrologue : « Mon thème est-il uni­
que ? En avez-vous déjà V un qui lui ressemble ? •
C'est un gand paradoxe, car sur un certain plan, le
fait de se sentir unique, le sentiment d'être l'enal
chéri des dieux, est un état subjectif authentique
valable. Et pourtant d'un autre côté, le puer est
archétype universel se manifestant dans le !OWÞ
entier, et partout des milliers d'individus s'y
fent fortement et montrent tous un comrOrteJneQI
extraordinairement semblable.
L sentiment « d'être unique en son genre ^
376
une expér
ience
extrê .
.
parce
qu'il se
sent
;neme
f!t
msprr
ante.
C'est
parce qu'il a l ' '
p
ofonde
ment
excep
tionne
l
unpre
ssion
de déte
· .
. '
un message
particu
liers
, .
n��e
VISion
ou
courage de
s'expr
imer


q�

1 mdiVId

trouve le
ment
aurait-il l'aplo
mb d
a Ive
.
ment.
Smon,
cor­
vraiment
avoir
envie
de !
e
r
cro
r
re
que
l'on
puisse
peintures,
ou
d'éco
uter
e
s::
e, ou
.
de
regar
der ses
partout
dans le
monde il se
musi

ue,
alors
que

ol!velles
œuvres artisti
ues
p

odwt �ans
cesse
de
eclipse le
puer
qu'il
noJ se
. C
b
fs

lot

que le
senex
notre
temps
et de n
r
e mutile de
perdre
inepties créatives qui
�us
t
cass�r
la
tête
avec
des
rien de bon et
s�ront
e
oute
a�on ne
donne
ront
profon�e
de
possé
der

d�cratt
.
v

s. L c
.
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e
donc neces
saire et
.
.
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f��
euse,
.
e

e
l
l
e cons
titue
l'une
supporte pas de
stagn
s
positi
ves du
puer. Il ne
banale. L
destinée de
l':�f�
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.
me

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.
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vie
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nce
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vU: � a nen a voir
travaille pour
manger.
eur
astiCÜe
ux,
où l'on
Il est
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,
b
monde
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* A , L
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.
Sans
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Ô ]a rus. Mais
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f
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n le
retro
h
,
a e
deve
nu
sociali
ste et ch
l'h
uve c ez |
aristo­
ez
omme
de la
classe
377
ouvrière de sensibilité aristocratique. Ses deux
visages, sombre et lumineux, se v
<
i

nt dans son
arrogance et dans l'ampleur de sa VISion.
r.-·...;.-·. U est toujours en tain de délé

�r le
travail diffcile et concret aux autres pour qu ils le
mènent à bonne m.
i.:. Tout à fait. Le ;.c-est un fauteur de troubles
et non un travailleur. Lne met jamais en pratique
ce qu'il prêche, car il n'aurait plus assez d'é

e

ge
ou d'inspiration pour proposer une nouvelle VISion.
Nous allons maintenant nous pencher sur le
personnage du ·c-c-, i?dissoc�able
,
du
,
;.c· Les
écrits de Hillman sont a ce SUJet tres evocateurs,
quoique pas toujours applicables en pratique. Selo�
lui, le ;.c·préside à la floraison des choses, tan�s
que le vieillard préside à la récolte. Le couple refete
la temporalité et l'éterté. U�e n

uvelle idée
p

rd
son caractère de nouveauté s il n y a pas de VIeille
idée qu'elle puisse remplacer. L'éterté ne veut
rien dire si elle ne s'oppse à l'éphémère. Si le ;.c-
est un rédempteur, il doit y avoir quelque chose à
racheter. Nous retrouvons toujours cette ombre
derrière le ;.c- l'ombre du vieil homme. Ce lien
indissoluble ent�e le .c-c-et le ;.c-entre l'ordre
et le chaos, entre l'ancien et le nouveau, doit nous
conduire, me semble-t-il, à étudier les indicate�
astrologques concerés en considérant la polanté
;.c-.·c-c-chez chacun. L Capricor:n

par exem·
ple, à qui la tradition attribue les qualites du
possède aussi une ombre très adolescente et -"'·""' ·
que, d'une grande sensibilité spirituelle. � ¸
des Gémeaux, qui détient beaucoup des qualites
378
,.c-montre aussi un côté très rigide et structuré
d'une grande profondeur de réflexion. Lorsqu'un�
face

st éclairée, l'a�tre reste dans l 'ombre et rien
ne dit celle que l'individu va exprimer s�lon les
m
<
ments de sa �e. J'ai rencontré des Capricore
qw se
,
comprt
r
ent comme de faux Gémeaux, et
des
<émeaux qw
.
se comprtaient comme de faux
Cap
ncore. L dilemme archétypique du ;.c-et
d.u
.c-c-fait partie �u voyage de l 'individu dans la
VIe, et des p

rmutat10ns se produisent, selon l'âge
et selon les crrconstances.
Le. symbo�sme alchimique foisonne d'histoires
d? VIeux rOI
,
malade, où généralement le jeune
rede�pteur n est autre que le vieux roi ressuscité.
Ce theme se
.
retrouve aussi dans les légendes du
Graal : sa
J
WSsance anéantie, le vieux Roi Pêcheur
attend la rede
JI
tion, �t le jeune et fingant Perce­
val, �e
;
.c-frut rrruptlon par inadvertance dans sa
destinee. r
-
c-et .c-c-vont toujours de pair dans
la

ythol

gte, et me semble-t-il aussi dans la psy­
che. ParfOI

1

;.c-doit se battre contre le .c-c-.
c
?�
e Thesee renversant le roi Minos, ou Jason
 ecuper

t
,
s
.
on trône légtime usurpé par le mé­
c�ant rOI Pellas. Face à ce genre d'antagonisme le
neux semble être de vivre de manière à ne ,as

n
.
traîner de clivage permanent. H faut pur cela
_VIt�r de pren�e
p
arti,
.
au contraire de l'attitude
ab
.
Ituelle. f

c� a 1 ambivalence. Si tous deux ont
d o1t de Cite, il est certainement possible d'établir
entre
.
eux

e forme de relation, pas forcément
P�

te, mrus au moins réalisable. Lrsque la
lllOitle
de ce couple est reléguée dans l'inconscient

e
gande partie de l'énergie vitale va se gaspille:
Utter, partout où on le rencontre, contre sa
379
projection dans le monde extérieur, et à le refou
ler
à 1 'intérieur de soi.
H est apparemment très diffcile de parvenir
à
vivre avec cette ambivalence du senex et du
puer.
Je suis là aussi fappée par la différence de ton entre
von Franz et Hillman. Von Franz laisse entendre
qu'il faudrait assagir le puer et le mettre au service
du senex, tandis que Hillman semble suggérer que
le senex doit fnir par obéir au puer, quitte
8
renoncer à son trône si nécessaire. Peut-être
est-il
impossible d'arriver à autre chose qu'un compro­
mis raisonnable où l'un des côtés va forcéme
nt
dominer l'autre pendant un moment. Mais on peut
voir également le puer et le senex comme la polari�
entre le côté structuré et contrôlé de l` ego
conscient, et le monde chaotique et créatif de
l'inconscient. L'ego est satuen, et Freud le savai�
lorsqu'il parlait de l'attitude défensive naturelle q
l'ego et de son inquiétude. Tout en étant solaire et
éclairante, la conscience peut aussi être très n'r""­
nique, et c'est pourquoi il est difficile de
avec les productions de l'inconscient, comme
rêves, les fantasmes et les affects, sans chercher
les changer pour correspondre à l' idée que l'on
fait d'un individu sain. L'ego a dû
lutter pour son existence précaire, cette toute
partie de soi qui peut dire « je suis moi-même ».
est compréhensible qu'il soit un peu paranoïaque
peu disposé à capituler sans se battre. Nous
tons donc aux forces du chaos, que nous les
rimentions à l'intérieur ou à l'extérieur de
mêmes. C'est la dimension satuenne de l'ego
a construit son sentiment d'identité une ·
après |'autre dans le long combat pour sortir
l'enfance, au gré des séparations, des pertes,
adaptations et des compromis avec la vie
380
neu
re. L puer est son ennemi, car il personnife le
3� �u changem
��
t et le pouvoir destructeur et
re
genera

eur
.
de ! mconscient, qui peut si facile­

er;t
.
an�antrr tou
� ce dur labeur, sans un instant
d
hesitatt
.
on, pour mstaurer une nouvelle direction
dans la VIe.
Cela vous rappelle peut-être le mythe de Cronos­
Sat�e
:
I
.
l dévor
,
ait ses enfants car un oracle lui

¸
rut P


di
� g
ue 1 un d'entre eux le détrônerait un
JOur. L mdiv1du dont la personnalité est bien im­
p
l

tée et
.
défnie �ans le monde trouve le puer tout
a
_
frut
.
temfant. � il � ume des responsabilités et a
reussi dans la VIe,
.
s il a une maison, un emprunt
l
?
ge�ent, une VOiture, une famille, une bnne
SJtuatt
.
o

et une po

iti
,
sociale élevée, il ne peut
a

cueillir de bon gre Imcursion éclair du puer qui
lUI semble subversif et menace d'effondrement
toute cette be
.
ll

sécurité
.
Tel est l'état d'esprit du
se_ne. Il

st VIsible que le puer a quelque chose de
tres uran
��
n,
.

omn:e
.
no

s disons en astrologie.
Sou

ent |rndividu SI bien etabli à la maturité était

oc1al et rebelle dans sa jeunesse, mais le senex
et

t �aturelle
!
lent constellé à l'approche de l'âge
m�, il

oublie ce
,
comportement juvénile qui lui
frut mruntenant tres peur. Bien évidemment ce
genre ?e personne ne va pas faire bn accueil aux
merveilleuses innovations du puer, et sa réaction
sra la pl

p

du temps de lui tordre le cou.
Donc l�ou le puer craint la loi et la structure le
¸enex crat la désintégration et le chaos. Lgr�de
ore
e du senex tient dans sa profonde intégité et
��¸

on respect pour le temps et
¡
'expérience. On
_
egxement observer cette polarité puer/ senex
h
�s
.
le deroulement d'une relation. Au début d'une
P
t
sto
rre
.
d'am
?
ur, c'est en général l'exaltation du
uer
qw domme ; il j a une ivresse irrésistible dans
381
son érotisme intense et son sentiment de potenti
ali­
tés ies. L puer semble être en étroite af
fnité
avec ce que nous appelons Ý tomb

r
.
amoureu
x -.
Cela nous ramène à Platon et sa VISIOn du gran
d
daimon Éros, dont l'aspiration incite les indivi
dus
à rechercher leur source dans l'expérience d'un
amour humain. C'est dans une nouvelle histoire
d'amour, ou dans un amour impossible, que le p
uer
s'exprime le plus magifiquement. Mais dès qu'il
s'agt de mariage ou de vie commune, comportant
un engagement et une promesse de stabilité dans le
temps, le senex est immédiatement c
'
mstellé. Sa
le senex il serait impossible de frure le travail
nécessæe et diffcile requis pour les inévitable
adaptations et compromis d'une relation ; et per­
sonne ne saurait non plus reconnatre la valeur de
la qualité d'amour qui grandt av
,
ec le te!ps
.
�t
l'intimité des expériences partagees. Mrus s1tot
constellé, le senex commence à se quereller avec le
puer dont i redoute l'instabilité. L quest
.
ion du
degré de liberté que doit comporer le manage va
fatalement se poser. Cette polarité s'exprime sou­
vent dans une relation où l'un joue le rôle du sene
et l'autre celui du puer. Nous avons, dans m
mythologie, un modèle de ce genre de mariage ave
l'union de Zeus et de Héra. Zeus fugue sans cesse.
vers de nouvelles conquêtes, et Héra lui rappelle
constU ent ses engagements et le caractère sacré
de la maison et du foyer.
L'un des deux partenaires peut être su
par le puer, se sentir devenir claustrophobe
étouffer dans la relation
. L'autre peut alors
retrouver au pôle opposé, et poussé par la peur
l'insécurité, essayer de le retenir. Mais j' ai
l'impression, comme le montrent généralement
deux thèmes, que le dilemme puer/ senex est
382
run aux deux partenaires. Ce qui est inconscient
ch
ez l'un devient comportement manifeste chez
)'au
.
tre. E� c
,
as de rupture, très souvent celui qui
ava
it ex prne le puer dans cette relation va devenir
Je
,
se
.
nex d

s
,
la suivante. Nous étudierons plus en
det
ail tout a 1 heure les facteurs astrologiques sug­
géra
nt ce genre de dynamique.
Ü me semble vous avoir déjà parlé du travail
cré
atif dans la perspective du puer et du senex. L
l
u

r s' exp�e �� l'inspiration initiale : je vais
ec:rre un livre, J r
.
U?e m

rveilleuse idée, je vais
swvre un cours artistique, Je vais étudier l'astrolo­
ge. � sensation
.
d'excitation et de potentialité est
merveïleuse
:
Mrus au
.
het à mesure que le temps
passe, il deVIent marufeste qu'il va falloir énormé­
ment travailler si |'on veut que le produit fnal
resse

bl

un
 
eu à
.
la vision initiale. L puer ne veut
pas
.
reecnre �OIS so
?
roman, D passer six mois
a farre des croqUis de petales de feurs, ni apprendre
l
e
s calculs mathématiques nécessaires pour dresser
U thème. Une fois le travail créatif mis en place u
devient d

domae du senex. Cela s' accompa�e
�ouve

t d un sentiment de pere et de dépression
�usq� a
.
ce que le puer revienne avec une autre
msp1rat10n. L
J
U

r et le
,
se'ex ne sont pas simple­
ment des descnpt10ns d attitudes psychologiques.
Lcsont de grands principes archétypiques à 1 'œu­
vre dans toutes les dimensions de la vie humaine et
aut
re.
'
_ J'aimerais maintenant vous parler d'une autre
acette de l'image mythique du puer. H apparaît s
o�ve
nt comme un personnage estropié ou boiteux
¡
t
ºarrive aussi qu'il ait les mains blessées. Comm�
e
t
n
Ythe a une tendance inquiétante à s'exprimer
383
dans la vie des gens, il se peut que cette situation
se
reflète dans la réalité, et un individu fortement
dominé par l'archétype du puer peut être littéral

ment mutilé aux mains ou aux pieds. Sur le plan
symbolique, cela peut signifer que le puer est blessé
par le contact avec la réalité terrestre. Haime planer
sur les cimes, et c'est là qu'il se sent fort. Mais
lorsqu'on le force à atterrir, il devient fagle et va
se faire mal en heurtant le roc des structures du
monde satuen. Sur un plan intérieur, on pourrait
décrire cette blessure comme un sentiment d'amer­
tume ou d'aliénation. Le thème des mains meur­
tries est également très parlant, car c'est avec les
mains que nous faisons les choses. Les mains sont
des symboles très profonds, et les animaux n'en
possèdent pas. C'est avec les mains que nous
actualisons nos visions créati ves. C'est pourquoi les
personnages mythologques, comme Prométhée ou
Athéna, enseignent à l'humanité comment faire les
choses, comment tisser, construire des bateaux,
etc. Le don des mains est un bienfait du ciel pour les
êtres humains, et notre connaissance de leur utilisa­
tion est une faveur des dieux. Mais le puer aux
mains mutilées va être incapable d'actualiser sa
vision, ou il va se blesser dans le processus même
d'actualisation. Faire passer ses idéaux dans la
réalité est pour lui toujours douloureux.
L'un des mythes les plus parlant est celui d'Icare.
En volant trop haut, il a N ses ailes se détacher
lorsque la chaleur du soleil a fondu la cire qui
,
le
maintenait ; il est alors tombé dans la mer et s Þ
noyé. Une autre histoire signifcative est celle d'Hé­
phastos. Après avoir été banni de l'Olympe p

bM
père, Zeus, il s'est retrouvé estropié pour touJour,
se déplaçant avec des béquilles d'or. Héphaïst�s M
l'artisan divin, celu qui peut actualiser sa
384
créative. Mais le puer en lui a été meurtri et il a dû
p

yer c

don par b blessure aux pieds. Hy a bien
sur auss1 le p�rsonnage de Jésus, crucifé avec des
clous aux mams et aux pieds. Pour le puer, la vie
sur terre est une sorte de crucifxion, et lorsqu'il
entre dans
.
le monde du senex, Satue le crucifie
s,ur I� cr

1x de la matière. C'est l'expérience de
lesp

t qw souf

.
de ne pouvoir s'envoler chez lui,
cloue au sol par l mcaation terrestre.
Parti

ipant : Ce
.
la me f�t penser à Lord Byron et
son pied-bot. U mcarut parfaitement Je mythe du
puer.
Liz : Oui, c'est un excellent exemple de la manière
d
?
nt un mythe peut s'emparer de la vie d'un indi­
vidu pres

ue dans les moindres détails. Nous trou­
vons aussi chez
,
Byron la poursuite de l'inaccessible,
�t une h precoce et dramatique. Je voudrais
�galeme

t
y
ou; raconter un conte de fées très

tr
��
e, m
;
ttule JJeune File sans mains • C'est
|h1storre d un meunier qui vend sa flle au diable
co

tre de grandes richesses. Mais celle-ci couvre ses
mams de larmes et le diable ne peut l'approcher. H
demande alors au meunier de lui couper les mains
ce qu'il fait, mais la flle pleure alors sur Üpiget�
tran

hés, et le diable est encore gugé. Elle s'enfuit
et
,
VIt
_
de nombreuses aventures, mais ce n'est
qu apres de longs eforts solitaires que ses mains
repoussero

t. Ce conte de fées est très révélateur
sur le fonctiOnnement du puer chez la femme. L
�ouffan

e de 1� flle est due à la médiorité de l'âme
e son pere qw la sacrife à sa cupidité et méprise
l . Voir les Contes de Grm. (N.d.T.)
385
le féminin. Elle ne peut s'échappr qu'en s'
tilant et en sacrifant ses mains, et devient ainsi
sorte de puella, une fl e qui se défe de la vie.
blessure infigée par son père l'empêche de s' ' ' @
ner en tant que femme et d'actualiser ce poten
tie
H est me semble-t-il, très courant de voir @
fe�e s'identier au puer, l' animus esprit, �
rester en quelque sorte dissociée d

la vie,
incapable de se laisse
:
pén�t
,
er Pa: la VIe, parce
qu
son expérience du pere a ete te�blement d�

ru
triee. L puer devient alors le rédempteur sp
mtu
qui va l'élever au-dessus de la tragédie de c
� mond
de tromperie, de mensonges et de trahison. �
épousant ainsi l'esprit, elle empêche tout aou
humain d'entrer dans sa vie, et c' est seulement ave
le temps et beaucoup d'efforts que ses ?lains �
pousseront et qu'elle pourra aborder la VIe coril
une personne réelle.
Nous allons maintenant étudier plus en détail la
manière dont le puer se manifeste dans le cmno.
tement humain. Chez les individus qu'il doJi ,.
1' une de ses facettes évidentes est son
insaisissable. Mais son attitude est très muradOXalll
dans la mesure où, tout en souhaitant rester libre
insaisissable, il adore aussi se faire remarqu

r.
donne chez lui un curieux mélange de
et de dérobade. Hdoit manifester sa nature
unique, sans se retrouver captif d'une
particulière. ll en résulte une autre rac:tè1 :
. :
sn
.
c 1ue
cette tendance du puer à vivre dans le proVIsorre.
préfère vivre
?
ans I
.
e fu� que dans le présent,
qui est comprehensible SI nous nous souv

n
??
s
le monde du puer est celui de la potent1�te!
jours située dans l'avenir. ^ Maintenant »signife
386
r
ort de potentialités futures, car le présent anéantit
je
sentiment d'un possible encore flou et lointain.
po
ur le puer, tout ce qui se produit dans le présent
n'est pas !a réalité. C'est une simple période d'essai,
qui
ne dmt donc pas être prise au sérieux
.
Pourquoi
@lancer dans un travail qui n'a rien à voir avec sa
véritable vocation ? Cela pourrait signifer qu'il ne
put plus avancer, ce qui pour le puer équivaut à la
r
ort. Si
.
sa m�son ne

t qu'une halte temporaire,
p
urquOI se fatiguer a 1 arranger et y implanter ses
racines alors qu'il va bientôt repartir. Si son pays
n'est qu'une contrée de passage, pourquoi s'y ins­
taller, alors que le pays lointain où les perspectives
sont tellement plus romantiques est à deux pas ? Si
la personne qu'il aime n'est pas l' Unique, si elle
n'est qu'une expérience passagère, même agréable
et si le Grand Amour ne s'est pas encore montré
'
pourquoi s'engager et souffrir en endurant cor

promis et limitations ? Pour le puer la Vraie Vie
n'estjamais là. Elle est toujours un pe�plus loin. L
Vraie Vie doit être parfaite, car la vision de l'avenir
est P
.
arfaite, et
.
elle ne peut correspondre à un
travail, une mruson ou un partenaire réels fatale­
ment imparfaits
.
Ce n'est pas l'ambition au sens
habituel qui 8e le puer, même si cela y ressem­
b!e pour �observateur extérieur. C'est parce qu'il
rev
� �
on

muellement de nouvelles possibilités qu'il
�1 � b1 o
p
po¡te. 1! est animé par le désir
msatiable d une peak experience transcendant tou­
tes les autres, mais en cherchant ce genre de choses
��s les situations de la vie terrestre, il court
�Vdemment au-devant de nombreuses déceptions.
est vrai . qu

le

omportement du puer peut
s

mbler fro

d, m

�ns
,
Ible, m

ipulateur et opportu­
niste,
car des qu il s aperçOit que ce qu'il vit n'est
P¤ la Vraie Vie, il est tout à fait capable de faire
387
demi-tour et de disparaître sans montrer le moindre
reget ou la moindre tristesse. Je ne pense purtant
pas qu'il s'agsse de calculs opportunistes, au sens
satuen. Les yeux du puer sont toujours fxés
sur
cette vision insaisissable, qui est en défnitive
le
Grand Amour. Les événements et les personnes
de
sa vie immédiate n'ont tout simplement pour lui pas
de réalité.
Le puer est aussi caractérisé par son amoralité, ce
qui correspond bien avec son image archétypique,
car la moralité relève d'une part du royaume de
Satue, et d'autre part du monde féminin du
sentiment, desquels il se dissocie complètement. On
put donc diffcilement s'attendre à ce qu'il partage
les valeurs de l'un ou de l'autre. L moralité du
puer est extrêmement contestable, du moins sur le
plan collectif. L défnitions sociales du bien et du
mal ne le concerent pas, car la pursuite de son
idéal passe avant tout, et toute exigence morale
imposée de |'extérieur lui semble un obstacle sur sa
route. Lmoralité implique toujours de choisir une
chose et d'en sacrifer une autre, et le puer n' appré­
cie pas du tout de devoir faire des choix. H veut le
beurre et l'argent du beurre, car toute forme de
choix ne peut que le limiter. Et donc, dans sa
révolte contre la mère et contre le senex, le puer
peut délibérément faire f des valeurs morales qu'il
perçoit comme « parentales », et qui lui semblent
attenter à la liberté de son propre esprit. H s'agt
naturellement d'une liberé discutable, car M
comportement déterminé par une révolte compul·
sive n'est pas plus libre qu'un comportement dé­
terminé par une obéissance aveugle. Mais s'il r�
jette la morale collective, le puer a sa
moralité, son propre culte de la vérité telle qu
388

onç�i�. Hpeu
,
t trahir un �our tout en étant fdèle
a sa v1s

o
?
de l Amour. Et il est un esprit expérimen­
tal
:
preferant e5

yer les choses, au lieu de s'en
m
efer et de les eVIter.
Cette amoralité et c
,
e besoin d
:
expériences peu­
vent provoquer de tres fortes reactions chez les
gens, pur des raisons évidentes. L puer adore être
un agent prooateur et mettre les pieds dans le
pl
,
at P?ur t
,
ouch
�r le point
.
sensible de la rigdité
defensive d
.
autrui. ll rume b1en railler le senex. Son
but e

t de dissoudre ses résistances excessives et de
favonser
_
toute forme d'ouverture. Cette manière
constructive de provoquer autrui peut cependant
comport

r une gr

de part de cruauté, proche de
ce

� de |

nfant decoupant un insecte pour voir ce
qu il va frure sans ses ailes. L'esprit n'est pas relié
aux valeurs de sentiment, et le puer ne se préoc­
cu
p
e pas du
:
�mt, de savoir s'il fait du mal à quel­
q

un. ¸Hn

s mteresse qu'à la croissance d'autrui
.
Des 9u on l accuse de cruauté, Bse fâche et s'en va
car il

e se s

nt
.
aucunement responsable du bon

heur � autrw. SI cela vous a fait mal, c'est votre
probleme et pas le sien.
L'�mage de la claudication ou de l'infrmité peut
aussi se retrouver dans des patterns comporemen­

ux. Le puer est estropié et faible sur terre et il
,
est fort que lorsqu'il est en vol. Cela se mæfeste
so'vent comme une forme de défaillance ou d'im­
PUissance face aux exigences pratiques de la vie. Le
��ag� du puer semble souvent vous dire : « Je
¸vrrument beaucoup trop sensible et exception­
ne pour affronter les tâches harassantes de ce
1
. E faças da le texte. (N.d.T.)
389
monde, purrais-tu, s'il te plat, le
.
faire à ma place
pendant que je Î
¹
occupe de ce qw me semble plus
important. » Cette faiblesse semble extrêmement
attirante aux femmes materelles et aux hommes
paterels, et elle s'accompagne
,
sou
'
ent d'une �­
croyable confance en soi ou d un enorme senti­
ment de supériorité. L puer s'effondre comme un
enfant lorsqu'on lui demande de marcher sur terre.
C'est là b blessure, qu'il dissimule et affche à la
fois de la manière la plus provocante. Cette fagilité
a pourtant quelque chose d'authen�i
9
ue et de justi­
fié car la sensibilité esthétique et spmtuelle du puer
so�t précieuses au meilleur et au pire sens du
terme, et la pesanteur du m


de
.
tez:estre ,risque
d'anéantir sa vision et toute l msprrat10n creatnce
qu'il peut offrir à la vie.
.
Cela me fait penser au personnage mythique
d'Achille le héros de la guerre de Troie, invulnéra­
ble sauf �u talon par lequel sa mère l'avait tenu,
tout pett, lorsqu'elle l'avait plongé dans les eaux du
Styx pour le rendre immortel. L

lan terrestre est
le talon d'Achille du puer, son urque souffrance.
Cette idée de l' invulnérabilité à l'exception d' une
certaine partie du corps, est un thème mythique
courant. On le retrouve chez un autre personnage,
Siegfried, dont seul le dos 'est vulnérable. L pu

 
ressent donc une énorme anxiété face aux probl ­
mes de la vie ordinaire. Lmisère, la banalité et la
laideur menacent de le détruire, et son apparent
mépris, son arrogance vis-à-vis des choses terrestres
cachent ce malaise fondamental.
1. L'emplacement d'une feuiUc tombée sur l'omoplate de Siegfrie
d
quand Us'est plongé dans le sang du dragon. (N.d.É.)
390
Participant : L comportement du puer me semble
très proche de celui de ì'adolescent.
Liz : Tout à fait. L puer est l'image archétypique
de l'adolescence. Il est normal qu'il nous domine
dans, no�re jeunesse. c_o�e toutes les images
a
:chetypi
9
ues, le puer decn

a la fois un pattern de
vie o

gan1qu�, et une dynamique psychologique. L
premier est lie au corps
,
et l'adaptation du puer au
senex nous donne une image du processus du
vieiJ?

sement. �s
_
en
,

x est l'image archétypique de
la v1e�es�e. �rus a 1 mtérieur de ce grand pattern
collectif, il existe des natures individuelles et des
thèmes astrologiques, parfois en conflit avec les
éta

de conscience présumés de chaque période de
!a vi� Certa�s
_
individus très satuens, n'ayant
Jamrus pu expenmenter la merveilleuse irresponsa­
bilité de l'enfance, avaient déjà l'air vieux dans leur
jeunesse .
.
On rencontre parfois des mercuriens qui
sont tOUJOurs des enfants à soixante-dix ans et
continuent à voir et expérimenter la vie avec les
yeux de l'adolescence
.
Mais en général nous som­
mes sous l'emprise du puer à dix-huit ans, et sous
celle du sen ex à soixante. C' est ainsi que nous
sommes programmés sur le plan physiologique.
�el
.
a n'e
:
clut pas d'avoir le sens des responsabilités
a dix-hwt ans et de savoir s'amuser à soixante. Mais
nombre de gens âgés se cristallisent et perdent leur
esprit cr�atif. Ils sta

ent et parlent tout le temps
du
p
asse, comme 5I le futur n'existait pas. Ils
�eVIennent alors très intolérants sur les fasques de

eunes

e dont eux-mêmes s'étaient rendu coupables
tly� b1

n �ongtemps. Nous préférerions ne pas nous
sentrr Irrevocablement soumis, au moins sur un
Plan
.
intérieur, au cycle organique, mais sur le plan
Physique, nous ne pouvons y échapper. En dépit
391
des liftings et du jogging, nous vieillissons tous.
Et
en général les enfants projettent �e
.
·

-c-sur le

parents, tandis que les parents Veillissants pro
Jet­
tent le ,.c·sur leurs enfants.
r.··...,.-· Sont-ils toujours prése�ts
W
ensemb
le
chez l'individu ? Quelqu'un ne peut-il etre seule­
ment l'un ou l'autre ?
t.: Lvie serait très simple si c'était le cas. Ma
je n'ai jamais vu une extrémité de la polarité
être
forte dans la psyché d'un individu sans que l'autre
extrémité ne soit présente avec une force égale. J
semble que la vie s'exprime à travers des polarités.
On peut trouver très difficile de tenir compte de
cette dualité dans sa pensée, mais j'ai bien peur que
nous ne soyons forcés d'apprendre à percevoir en
opposés si nous voulons
,
compr

ndre les êtres
humains, sans parler de |astrologie. Ce genre �e
difficultés rend une grande partie de la pensee
astrologique stérile et limitée. Nous pourrions
prendre l'exemple d'un transit de Satue, que
l'interprétation habituelle décrit
.
comm

une
.

riode de restrictions, de dur travail, de depression,
de repli sur soi, et peut-être de satisfaction et �e
réussite sur le plan matériel. Ma ce n'est jamaiS
aussi simple, car si Satue ne représentait que lc
·c-c-comme il ressort de ce genre d'interpréta·
tion, nous nous contenterions de le supporter en
nous mettant dans l'état d'esprit correspondant cl
en attendant des jours meilleurs. Ce qui rend
transits de Satue si difciles, c'est que le ,.c·
le ·c-c-sont tous deux constellés en même
Dès que nous nous soumettons à une extrémité
cette polarité ,.c·.·c-c-.cela stimule en nous
opposé. D'un côté, le Vieux Rabat-joie impose
392
général la

é

essité d'accepter des limites, intérieu­
re
s
ou exteneures, et d'affonter cette réalité ca­
ch
ée derrière les illusions et les fantasmes romanti­
ques. H faut s'armer de patience, continuer à
s'appliquer sans progès ou bénéfce apparent, et
apprendre à afonter la solitude et à se prendre en
ch
arge. Ma d'un autre côté, cette même pression
provoque en même temps une nervosité inferale
ina
ccoutumée. L ,.c· entre brusquement en
scèn
e, et nous avons peur d'étoufer si nous ne
pouvons plus bouger ni changer, et perdons notre
disponibilité. Lorsque la vie nous défe avec un
problème d'engagement, ce qui ne veut pas s'enga­
ger se manifeste aussi. C'est pourquoi les transits de
Satue ne correspondent jamais uniquement à une
période de labeur et de diffcultés, mais aussi à un
choc angoissant d'opposés. Si nous faisons preuve
de sagesse et d'honnêteté envers nous-mêmes, ils
peuvent nous permettre de mieux comprendre nos
contradictions et notre complexité.
Cette même simultanéité intervient dans les rela­
tions. Un individu n'ayant apparemment aucun
problème avec la polarité ,.c·. ·c-c-. tombe
amoureux. Immédiatement tous deux sont constel­
lés,

t
,
le couple va généralement se partager la
plante en concluant une sorte de marché ou de
p
acte inconscient, du style « tu serais le docteur et
Je serais l'infrmière », sauf que c'est « tu serais le
]u8ret je serais le ·c-c-Þ· On peut aussi résoudre
le
dilemme en ayant deux partenaires, un mari et
uD
amant, ou une épouse et une maîtresse. L mari
9ul'épouse représentent la sécurité et la stabilité et
Joue
nt le rôle du ·c-c-
L'individu l'aime et ne veut
Pas |ui faire de peine, mais le côté romantique et
Pass

onné lui manque. L'amant ou la maîtresse
r
eçO
ivent la projection de la signification du ,.c·
393
qui apporte une sensation d'exaltation
.
et de I<ssib

lités illimitées, mais aussi beaucoup d'mstabilité.
Je
ne parle pas ici de l'aspct sentimental de ce genre
de relation, mais de b sigcation symbliq
ue
dans la vie de l'individu. Dès qu'une extrémité de la
polarité puer/ senex est fortement activée, intérie
u.
rement ou extérieurement, l' autre extrémité n'est
jamais très loin.
Le dilemme puer/senex n'est pas nécessaireme
nt
le thème mythique dominant dans la vie de chacun.
Beaucoup réussissent à bien intégrer les deux, et m
vie leur présente d'autres défs. Mais certaine
indications dans un thème de naissance peuvent
suggérer que le dilemme puer/senex est l'un de
thèmes fondamentaux du voyage individuel à tra­
vers la vie. De plus, le couple ne se manifeste pas de
manière identique pour tout le monde. Certains
individus vont exprimer cette dynamique dans le
domaine des relations. Pour d'autres, le problème
se situera dans leur travail ou dans leur expression
créative.
Participant : J'ai vu l'autre jour un client qui sem
blait manifester beaucoup des caractéristiques du
puer. Ses deux passions étaient le ski et l' escalwe
Ü détestait tellement marcher que, lorsqu'on lw N
retiré son permis pour condute en état d'ivresse,
a acheté une bicyclette, car i refusait purement
simplement d'aller où que ce soit à pied.
Liz .Votre remarque me rappelle que j'ai oublié
mentionner l' amour du puer pour les
dangereuses. Íì semble sans cesse flirter avec
mort, en pratiquant toutes sortes de
terrifantes qui feraient dresser les
sur
tête de tout individu sensé. Cela lui donne
394
doute l'impre

sion de vaincre le senex, encore et
encor

, en lw prouvant son immortalit' J
nseill d m
.
e. e vous
co e e e un JOur les �orans de Mary Renault
sur �exandr� le Gr

d •
,
Fre from Heaven et Te
Pe
d
rszan Boy = �e de�nt magnifquement 1
,
esprit
ar en� et audacieux d Alexandre qui se croi
·
t
gendre par di flirt
'
en­
.
un eu, et e avec la mort encore et
tOUJours,

e mesurant avec sa propre mortalit ,
Chaque fOis que le puer réussit à rester en vie il
e
.
enc
<
re gagné. Mais usemble aussi y avoir dan� ce�
manv�udages
.
avec la mort une sorte de désir de
mort n:conscient correspondant peut-être ,
nostalgie de la mère qu'il a rejetée et abando
a
nn�
e
ee.
Participant : Ce genre de témérité est à l'origine de
la mort de nombreux acteurs de cinéma et po
stars. Je pensais à James Dean et Eddie Cochran'
_iz . Oui, ce
.
sont de bons exemples de ces étranges
ravades qw permettent au puer de J·ouer avec l a
mort Jani J 1·
J
. ·
·
'
. s op L¡ M Hendnx, Brian Jones et
d autres chanteurs ont flirté de la même r
.
,
av

c la mort, en choisissant la drogue au li`���
VOitures de sport Le désir de mort d
thè
d ·
u puer est un
me courant ans les rêves. Les individus ayant
y problème d'intégration du puer dans leur vie
revent souvent qu'un splendide jeune homme


e
.
merveilleu

e jeune femme, est sacrifé o� ��
r�
cide volontairement. Ce sont des rêves doulou-
ux, car le personnage du puer est en général très
¸_¸-¸�Renault, r.··;·-~u·..·-(New York . Rando H
, et Londres
·
Pen · B k
· Ï ouse
,
York : Pantheon
.
l 972�m Lo
oo
d
s
,
19.72) et
t·:···..-e-,(New
P
r
emier a ét
_
_
_ et
.
n res
· Pengum Books, 197 4 )+ L
HWles .
_,
.
t
.
e ua_ m(en fançats sous le titre L t·.+.c.··et publie'
1ons 1ard.
1
395
beau et possède une forte aur:a spiri�uelle.
Ils
peuvent suggérer que le puer dOit mounr pour
$
transformer en quelque chose de plus complet,
Ç
mieux se relier à la vie. lls peuvent être annonc
ia.
teurs d'une dépression, où le senex fait son appar.
tion et où l'on pense beaucoup au temps, à la mor
et à ce que l'on a réellement accompli dans sa vie.
Partici pant . À quoi ressemble le puer sous $
forme puella ?
Liz . Les contes de fées nous ofent quelques ima­
ges très explicites de �a puell

,
<?
:rune
,
La Jeune
Fille sans mains dont Je vous Ü1 deJa parle.
L belle
princesse enfermée au sommet de la tour, q

demande à ses prétendants de passer par de tem­
bles épreuves pour prouver leur v�eur,

s� une
autre image de la puella. Vous pour

ez au

s1 lire ¿
Roi Barbabec où la princesse est bI orgueilleuse et
arrogante qu'aucun homme n'est assez bon pour
elle. Il lui faudra éprouver de grandes souffrances
avant de pouvoir accepter l'amour humain. Dans
les contes de fées où la princesse elle-même n'est
pas arrogante, elle est empriso

ée par son
chant père-sorcier. Cette dynam1que est
active dans la psychologie des femmes : leur
mus/père a peur de les voir partir pour entrer
la vie, et leur dit que tous les hommes sont
brutes et qu'il n'y en a pas
*
I s.eul �e ?
on
:
princesse est liée
!
ar
,
un m

age

agmrure a
père-amant bien-rme et spmtualise dont elle
voit pas la face sombre qui l'emprisonne dans
virginité. Nous avons aussi le personnage de
! . Voir les Co111es de Grimm. (N.d.T.)
396
neh
ilde dans le Ring de Wagner. Brunehilde est
J'a
nima spirituelle de son père Wotan, dont elle suit
}es y
eu
?
fermés. la volonté, jusqu'à ce qu'elle se
r
ette
.
a ress
c:
ntrr amour et compassion pour la
sit
uation tragique de Siegmund et Sieglinde. Elle
bra
ve alors son père, et sacrie ainsi sa virginité
étemell�. Wo�an la punit en la plongeant dans un
s
omm
eil magique, entourée d'un mur de feu et il
déc
lare que seul pourra demander sa main cel� qui
os�ra tra
y
er�er ce brasi:r. C'est en fait la passion
qw va reveiller Brunehilde, car cette expérience
ran
:ène la
.
puella sur terre et dans son corps. U
arnve aussi que ce corps, appartenant au royaume
de la Grande Mère, fasse redescendre la puella sur
terre avec une grossesse « accidentelle » Mais la
dynamique à l'œuvre chez la puella est fondamen­
t�ement la m�me que
.
chez sa contrepartie mascu­
Jme. Elle est Iepouse-fille du père céleste et essaie
dcs'envoler loin du royaume materel de� instincts
et du domaine terrestre et concret du senex. Elle
reste �a

s un état de virginité éterelle, quoiqu'au
sens
_
htt

ral du te
.
e. cela s'avère généralement
tout a frt le contrarre. Lpue/la arbore souvent un
côté
,
�peu équivoque et |B d'avoir une grande
expenence s
c:
xuelle, tant hétérosexuelle qu'homo­
sexu
.
elle,
,
mrus elle est curieusement dénuée de
�assion re
:
ll

et a fréquemment besoin de protec­
tion •

en dep1t de son insensibilité apparente
.
Elle
��.�.��e séduire le père, mais sa sexualité est en
_ali�e informe, car elle n'est pas encore entrée en
elat10n avec son propre corps. On trouve dans les


es de fées nombre de personnages évoquant les
erentes facettes de la pue/la, comme Raiponce
¯

Voir les Co/lfes de Grimm. (,\'.d. T.)
ea L aeiie aa aeis be:¬ao:, çta vi: aaos

se¬¬eii eoe|ao:e ¡asçaa ee çae ee::e :e
�:iuie
;assieosexaeiieoeia:eveiiieio:eae�auiee:
aae
eessiuie, ia puella se¬uie seaveo: v:v:e

aaos

¬eoae¬a,içaebeseeoa:esa::e::es:,o:aeaua»
aeooe: iaoieo s;i:::aeiie a·ee ie ;e:e ces: µ
i¬¬eose sae:iaee, çta i.a ae¬aoae ae aeve»
i:
¬e::e|ie.
Participant : reose:·veas çaeiaae;:essieo
·
;s:·
oa:aie;ea::ai:e::eeo:a;;e::aveeee;:euie¬e
?
Liz : ces:uieo;essiuie. L oaissaoeeaaoeoia»:
eeos:eiie:ea¡ea:sieseo:i¬eo:aes
ª
;:e;:e;-e::

·
ii:e ea:uoes:aese:¬ais;ias;ess.uieae s.aeo:.·
ae:aie:eme|ie]eaoeiiiie.ooes:¬aio:eoao:aoe
¬e:e,uieoieeaiiseeaaosiaeeo:ioai:eaa:e¬;s.[
eeoi:eo:a:ieoaee::esi:aa:.eoeo::aíoeseaveo:a»e
ae;:essieo.ra:ieisiaoe

veii

¬�:eoe;ea
.
::eoeo
ee:aseo¬a:ia,eaveeles;n:·;e:

,

:;:e;e::

se:
seoueueieia»:as¬eaeieoiao:a.va.z|ie:e,e::e
aie:s ie v:ai ;e:e e: essaie ae :eveoaiçae:
.
a»e
eeoee;:ieoaivioeaeieoi�:sa:ieç

a�ieiie;:e;e::e
ses ;:e;:es iao:as¬es a:¬¬e::a|.:e e: ae g�·
aea: L puella ;ea:aeeeiai:e::eaoe

�:e�:es
aes::ae:::ee, si sa,:essesse e: sa¬a:

e

:eoeo:
;as :eassi a iai iai:e eeo:ae:e: �� ;¬oe:;e ae
o:aoaeve:eaeo:seoee:;ses:las::a-eo:
ie;:euie¬eaeieoe|eve

:e

eo:aei

s;:i:
ia :eaii:e :e::es::e a aeooe oa.ssaoee aae
u:eax :|e¬es ¬y:|eie,içaes saisissao:s
::eaveosaaosiaoeieo1es:a¬eo:ii¬a,eaes
,esaeb.eas aeeea;|a»:aveeiesai|esaes
oaeiçaee|ese ae eeies:ee:ai¬¬aeuese
seaai:e e: eo::aíoe: ve:s ie ¬eoae eusea:
ae
398
a i
e:e. ooseo: aoei¬;iiea:ieoae;ee|ee:ae
se
�a:eaa:ea:aeeesi¬a,esaapuer eovea:ee:
a
::.:e ve:

ia :e::e ce::eai¬eosieo ¬y:|içae se
:e:
:eave e,�e¬eo: sa: ie ;|ao ;sye|e|e,içae e:
e
e·:

s

oaaao;:eieoaseo:i¬eo:aeeai;auiii:ee:
|�¸;e

|eaa:e.:.aaee:;s. vaiçeseoa;;a:eoee
a
e�eus¬e :e¬ae, ie puer ;ea: ;a:aaexaie¬eo:
a·e::|eo:eaesooee:,se:ie::eave:see:e:e¬eo:
saie

seo|e::ea:ae::e;·isaa;ie,eaeia¬a:ie:e

·
es:pass�aie¬
�o

:aaea|a|ao::seae;e:a·esa
»oe
::e,=æsaass.aiae:aio:eaeiaseaii|a:e ae|a
eeo:a¬aa:ieoe:aeìa|:e:a:ieoaesa;a:e:es;i:i·
:a�||e. ts ;a·a,es eusea:s ae ia o:aoae ve:e
a::.:e�:e::eua:eo: aiaieis|e puer, ;a·eeçaiis
s
º
o: aee�:aea�. saies e: aeieoaas, e: ;a:ee çae
[ es: ao ieaaex:ase e|aoe|ie çai eeoaai: a ia
±e·:


rticipant : J�çaeiçaeaiiiiea|:e aee¬;:eoa:e
i .ma,eaeia ;noeesseeoie:¬eeaaos|a:ea:. ie
P
Uer çaeve
º
s
º
e
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esaeiees.Na:eissees:aoexe¬;ieaeeepuer
399
statique, gelé dans la contemplation de son prop
re
reflet. Et certaines ,.-t|.-dans les myth

s, co

re
Atalante la chasseresse, refusent de se }rosser
pené.
trer par la vie tout en restant pleines de
.
mouveme
nt
et de vitalité. Mais u me semble que 5I nous avo
ns
tant de princesses statiques, c'est parce que l'éne

gie du ,.-·s'exerce sur le plan spirit

el et soustr
ait
la femme à la vie, gelant ses sentiments et
Æ
instincts. Qu'il s'exprime de manière introvertie
ou
extravertie, le ,.-·représente to

jour

not�e
�Pi:
ration vers le monde pur et abstrrut de l espnt, QM
que la peur et le rejet de to

t� forme d'U
:
carnatio

.
L thème de la princesse decnt avec des Images tre
précises le problème intérieur d'une fei?ffie
.
do

t la
personnalité peut être apparemment tres Öee et
vivante. Elle va traverser la vie en affchant

e
grande liberté et en pren

t du �on t

mps, maiS,
sur I certain plan, elle n a pas depasse la puberté
et vit encore gelée et endormie dans sa
,
tour. Il C
difficile de voir le lien entre le ,.-·exalte et roman­
tique et la princesse gelé�,
,
enles as

ociant au

êm

dilemme ; mais la tonalite du sentiment est Identi­
que chez les deux, et ces fac
,
et�e

appare

ent
différentes proviennent en realite de la meme
dominante archétypique
.
,
Pour la princesse dans la tour, aucun mortel n C
assez bon. Nous retrouvons à nouveau la

endance
naturelle du ,.-·à la vie provisoire. « Un Jour mon
prince viendra », pense la ,.-||.. et ell

semb �,
chercher l'homme de sa vie avec un mcurab��
romantisme perfectionniste. Mais il
.
n'y a pas
et ß
n'y aura jamais d'homme de sa vie, car elle C
secrètement mariée à Dieu. Son père amant app_
1
tient au royaume de l'esprit, et aue� morte
.
l
peut rivaliser avec lui. Souvent
,
ce dile

e Ì
rieur se projette sous la forme d un .-
·
¬../--�
400
qui, lorsqu 'il domine une femme, va la faire
constall

ent t

mber amoureuse d'hommes de

ype spm
.
t
;
el ou maccessible .
.
Ces �omm es peuvent
etre martes, homosexuels, vivre a des milliers de
kilomètres ou être engagés dans une démarche
spirituelle et rejeter son corps. L femme ayant ce
genr
,
e �

,.··-

-qui
.
gaspille
,
ain

i ses passions est

n reaIte sous 1 em
p
nse secrete d un .-.¬...,.-·
I
empechant de v1vre
.
Elle va être intimement
persuadée qu'elle-même cherche réellement à s'en­
ga

er profondément, mais que ce sont les hommes
qUI ne le veulent jamais. En projetant ainsi le ,.-·
sur les hommes, cette femme n'aura peut-être

�e-

�me pas l'air d'être de type ,.-||.Mais à
1 mteneur elle est comme enfermée dans une tour
par sa
,
propre aspiration à la perfection et aucun de
ses pretendants ne peut être assez bien parce qu'elle
ne veut pas qu'ils le soient.
L peur et la répugnance éprouvées par le ,.-·
pour le royaume du corps se traduit souvent chez la
femme par u



oût de son propre corps. L' .-.­
mus.,

œr lUI presente sans cesse l'image d'une
p
_
erfectiOn non cha

lle, en regard de laquelle les
re�es, les odeurs vagmales et les pilosités semblent
\'frment complètement monstrueuses. L'influence
du ,.-·peut aussi se retrouver dans des problèmes
comme !'
.
anorexie ou la boulimie. Cet .-.¬.·.,.-·
et ses extgences de perfection peuvent se projeter
sur un homme auq
.
uel l

femme reproche de rejeter
son c
?
rps. Il y a bien sur des hommes qui ont des
problem�s avec le corps des femmes, et d'autre part
il est vrai, comme le dit le mouvement féministe
que les femf
!
les subissent une énorme pression �
se
montrer a la hauteur de certains critères irréalis­
�es
de
,
beauté et de séduction
.
Mais néanmoins
ors
qu une femme a un ,.··-·- relationnel lui
401
donnant l' impression que son corps est

ejeté,
il me
semble que quelqu'un en elle, son .¬¬..·,.
-·,
traite son corps avec le même mépris et la mêm
e
peur qu'elle expérimente dans le
_
mond

ex�éri
�ur
avec les hommes. C'est un probleme tres diffcil
e,
car nous créons nos propres réalités extérieur
es
avec nos complexes intérieurs. L vieux père-so

cier tenant la princesse prisonnière le fait souven
t
en dénigrant ses instincts, et il s'agit en fait
du
problème que r

nc

ntre souvent le père
.
réel av

c
les sentiments erotiques de sa fle qw grandit,
Comparé au royaume spirit

el, le c
< n
-
p
s n'est alors
que de la chair, sale, mauvrse et tnv ale.
r.··.c·,.-· Pourriez-vous nous parler davantage
de la relation du ,.c·avec la mère ·
t.:´ Ì ,.c· forme une
p
olarité avec la mè

e
exactement comme i le fatt avec le ·--c- Mrus
dans la relation mvthique fs-amant,
[
semble
s'agir du problème de l'esprit contre l' insti

ct, ou
de celui de l'esprit contre la nature. L mere est
possessive avec le ,.c·et

lie essaie de se �'attacher
et de l' empêcher de grandir, car ell

le vmt c

mxe
sa propre extension, celle de la P
.
wssanc

c

e

tlve
de la nature et du féminin
.
En frut elle lUJ deme le
droit d'avoir l'impudence de prétendre à une exi

tence séparée. Autrement dit, la mère va se ten�
entre le ,.c·et le ·c-c-car leur ré
.
conciliati

n lw
ferait perdre son fls. Cette dynamique est
.
dans de nombreuses familles où la mère, qui
veut généralement beaucoup à son mari, c
.
herche
s'approprier son fls en lui barrant le chem1
_
n de
père jusqu'à ce qu'il commence à le

rmre
terrible qu'elle le dit. Il y a une attractiOn "�'rT .
entre le ,.c·et la mère. L ,.c·représente \OU¡P
402
}es potentialités créatives d'une nouvelle vie, et il
féconde la mère qui va vivre son esprit masculin par
son interédiaire. ll est son rédempteur. Elle, en
retour, représente pour lui les racines de l'incaa­
tion et le plaisir du corps. Elle lui propose de
¡
'aider
à
manifester son potentiel, à condition qu'il le lui
offe sur son autel. Mais il a en fait réellement
besoin d'un père, car ce don materel est toujours
assorti de conditions. Elle est terriblement puis­
sante, car elle lui a donné naissance et peut lui
reprendre son corps grâce à la mort. Il essaie
perpétuellement de se libérer de son attraction, et
ne pourra y parvenir qu'en incorporant un peu de
la force et de l'indépendance du .--c-Sur le plan
humain, il semble diffcile au ,.c·d'affonter une
survie solitaire sans la mère. Tout en la combattant,
il revient toujours vers elle, quémandant en secret
cela même qui lui fait peur. Derrière chaque mère
dominatrice se tient un fils dépendant. L mère
séduit le ,.-·par les sens et par le besoin qu'il a
d'elle. Mais c'est une relation terriblement ambiva­
lente, qui peut devenir très négative et destructrice
sur le plan personnel. En défnitive le ,.-·a besoin
de ce que représente son père. Sans un sentiment
de puissance virile, il ne peut créer de véritable
rel

tion avec le royaume féminin, qui lui apparaîtra
toujours sous les traits de la mère omnipotente et
menaçante.
LGrande Mère est aussi la grande consolatrice,
celle qui va soiger les mains et les pieds blessés et
endormir la douleur de l'existence terrestre soli­
t;e. C'est aussi ce qui la rend si séduisante. En
allegeant sa souffance, elle lui permet de poursui­
vre son chemin, mais en même temps elle l'empê­
che de grandir en ne le laissant jamais porter sa
douleur tout seul. Chacun va explorer à sa manière
403
les diverses facettes de cette histoire triangulai
re.
Certains doivent s'attaquer au problème de g
dépendance à la mère avant toute possibilité
de
réconciliation avec le père. Pour d'autres, le pro.
blème de la relation au père doit être affonté ava
nt
de pouvoir renouer avec la mère.
Nous allons voir cette différence d'accent $
reféter dans les histoires mythologiques. Certains
héros, comme Persée et même Perceval, doive
nt
combattre la séduction et la terreur que leur inspir
e
leur mère avant de pouvoir se réconcilier avec leur
père. Persée doir tuer la Gorgone Méduse pour
délivrer sa princesse du méchant roi d'Éthiopie
qu'il détônera ensuite pour prendre sa place.
Perceval doit résister aux ruses de séduction de
Kmdavant de pouvoir approcher le Saint Graal,
ou, dans l'opéra de Wagner, la Lance. Mais d'au­
tres héros, comme Thésée, doivent affonter le
problème père, sous la forme d'un roi malveillant
ou d'un monstre masculin comme le Minotaure,
avant de pouvoir résoudre la question du féminin.
L puer cherche à s'unir avec le père, et, pour ce
faire, il doit accepter le côté terrestre du princip
père, autrement dit son propre corps masculin. L
mère cherche à s'interposer, car elle veut garder ce
corps en sa possession. Il doit la quitter non seule­
ment pour sa propre rédemption, mais aussi pour m
sienne. Mais i devra finalement faire la paix avec
elle, en tant qu'homme, sous peine de perdre
l'amour, la chaleur et la compassion humaines.
C'est au puer qu'il incombe de quitter la mère.
Beaucoup d' hommes bien sûr n'y arrivent pas et
prolongent le mariage puer-mère, dans l' espoir que
quelqu'un ou quelque chose viendra les en
cher. Lmère elle-même ne facilite pas cette
ration qui la fait souffrir. Mais en même temps
404
pe
ut le r

pous
.
ser p

des moyens détownés, car sa
propre evolution dep nd aussi de son départ. Ce
¡çtt�¬
,
se retrouv

dans nombre de mariages
bn
ses. L homme qwtte sa femme qui d'après Iui
ì'éto,fe et elle en éprouve beaucoup +e chagrin ei
d
e c

lere et le rend responsable de tout. Mais c'est
e�fait

Ile qui le chassait, car cette séparation était
necessaire pour tous deux, et le puer l'a mise en
acte.
On entend souvent le puer faire grief à la mère de
tous s�s malhel
!
fs. �ais tous deux sont en réalité
complices, et �eme
.
sl son passe-temps favori est de
la rem
?arrer, il contmue malgré tout à lui rester très
at_ta
7
.
he et |'empêche ainsi de se transformer en
hetaire, en compagne érotique et en âme sœur. J'ai
conn

de

homme

pris dans cette dynamique qui
se plaignaient contmuellement de la possessivité de
�eur f

m
r
e et �e supportaient plus leurs scènes de
Jalousie Î les
.
diverses contraintes du mariage. On

e demande bien en quel honneur ils auraient droit
�une acceptation inconditionnelle de toutes leurs
t

cartad

s. Et en y regardant de plus près, on
s aperç

:n
� �
ue leur propre rejet explique autant la
possessiVIte d

leur femme que sa nature présumée.
l puer reVIent toujours à la mère encore et
e�core, exigeant qu'elle accepte tout
'
de lui sans
farre preuve de sentiments personnels il a sans
cesse besoin de son amour et de son so�tien mais
la
cantonne dans son rôle de mère. Naturelle�ent
c
� genre de dynamique ne peut qu'empirer ei
b acc