1377_em03062014

Quotidien national d’information — 20, rue de la Liberté - Alger — Tél. : (021) 73.70.81 — Fax : (021) 73.90.

43 — 55
e
Année — Algérie : 10,00 DA - France : 1 €
APRÈS DES PLUIES MARQUÉES SUR LE CENTRE
ABDELMALEK BOUDIAF :
« L’état des
deux
personnes
atteintes par le
coronavirus
s’améliore »
ABDESSALEM
BOUCHOUAREB :
« Des
incitations
prévues
pour
le secteur »
HAMID GRINE :
Autorité de régulation
de la presse écrite :
installation
après délivrance
de la carte
professionnelle
AMARA BENYOUNÈS :
« Pas de pénurie
des produits
alimentaires
de base
pendant
le Ramadhan »
CONSULTATIONS AUTOUR
DU PROJET DE RÉVISION
DE LA CONSTITUTION
P. 7
P. 8
P. 14
P. 12
P. 11
« Le ministère
de l’Éducation nationale
œuvre à conférer
une crédibilité
au baccalauréat »
M
ME
BENGHEBRIT :
CLÔTURE DE LA 47
e
FOIRE
INTERNATIONALE D’ALGER (FIA)
Intérêt marqué pour
investir en Algérie
P
h
.

B
i
l
l
a
l
P
h
.

B
i
l
l
a
l
P
h
.

N
a
c
é
r
a

I
.
PRÉSIDENCE
Le Président Bouteflika
signe cinq décrets
présidentiels
Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a signé une série de dé-
crets présidentiels portant ratification d'accords avec différents pays, ainsi que
celui de l'adhésion de l'Algérie aux actes du 24
e
congrès de l'Union postale uni-
verselle, a indiqué, hier, la présidence de la République dans un communiqué.
ÉQUIPE NATIONALE
Guedioura écarté
Amélioration
attendue aujourd’hui
Q Des pluies assez marquées parfois sous
formes d’averses orageuses affectent, de-
puis dimanche après-midi, les wilayas du
centre du pays, créant des inquiétudes et
une paralysie de la circulation qui a sé-
rieusement perturbé les automobilistes.
SORTIE DES ENFANTS
DE LA LUNE AU MUSÉE
DES BEAUX-ARTS D’ALGER
Rien ne vaut le
sourire d’un enfant
POURSUITE À L’APN DE L’EXAMEN DU PLAN
D’ACTION DU GOUVERNEMENT
Éducation et jeunesse au centre
des interventions des députés
Prévalence des
thèmes politiques
Q M
e
FAROUK KSENTINI, PRÉSIDENT
DE LA CNCPPDH :
« L’indépendance de la justice
condition sine qua non pour
l’instauration d’une réelle
démocratie et l’édification
d’un État de droit »
Q ABDELAZIZ ZIARI, ANCIEN
PRÉSIDENT DE L’APN :
« Pour un régime présidentiel
ou semi-présidentiel »
Q ABDELAZIZ BELAÏD, PRÉSIDENT
DU FRONT EL-MOUSTAKBAL :
« Élaborer une Constitution
démocratique
et consensuelle »
Q NOUREDDINE YAZID ZERHOUNI
ANCIEN VICE-PREMIER MINISTRE :
« Inscrire la Constitution
dans la durée »
P. 3
P. 32
Les députés ont poursuivi, hier, l’examen du
plan d’action du gouvernement pour la mise en
œuvre du programme du Président de la
République. Les débats menés par le président
de l’APN, M. Ould Khelifa, se sont poursuivis
en présence du Premier ministre et des
membres de son staff.
PALESTINE
Le nouveau gouvernement
d’union prête serment
PP. 4-5
P. 30
5 Chaâbane 1436 - Mardi 3 Juin 2014 - N°15146 - Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287
L A R E V O L U T I O N PA R L E P E U P L E E T P O U R L E P E U P L E
CE MATIN À 10H AU FORUM
DE LA MÉMOIRE
Hommage à Mohamed Khemisti
Le Forum de la Mémoire, en coordination
avec l’association Machaâl Echahid, organise,
ce matin à 10 heures, une conférence historique
autour du parcours de Mohamed Khemisti, du
mouvement étudiant à la tête de la diplomatie
dans le premier gouvernement de l’Algérie in-
dépendante.
Cette conférence sera animée par des compa-
gnons du défunt dans le mouvement étudiant, en
présence de personnalités nationales.
LE 5 JUIN À 14H À L’HÔTEL
SAFIR
Association El-Amel : clôture de
l’année scolaire
L’association El-Amel pour les handica-
pés physiques de Bab El-Oued organise
une cérémonie de clôture de l’année sco-
laire, le 5 juin à 14h, à l’hôtel Safir.
2 EL MOUDJAHID
Mét éo
ENSOLEILLÉ
Mardi 3 Juin 2014
LES 7 ET 8 JUIN
À L’USTHB
1
er
Salon
de l’étudiant
Le premier Salon de
l’étudiant algérien aura
lieu les 7 et 8 juin à
l’Université des sciences
et de la technologie
Houari-Boumediène, or-
ganisé par l’agence de
communication The
Graduate.
Au Nord, le temps sera généralement en-
soleillé, excepté les régions de l’Est où l’on
notera quelques passages nuageux, avec lo-
calement quelques pluies en matinée.
Les vents seront faibles à modérés 20/40
km/h de secteurs Nord-Ouest.
La mer sera agitée.
Sur les régions Sud, le temps sera enso-
leillé en cours de journée.
Les vents seront faibles à modérés, avec
soulèvements de sable locaux.
Températures (maximales-minimales)
prévues aujourd’hui :
Alger (24° - 16°), Annaba (22°- 14°), Bé-
char (29° - 19°), Biskra (31° - 19°),
Constantine (20° - 9°), Djelfa (23° - 10°),
Ghardaïa (27° - 17°), Oran (28° - 16°),
Sétif (19 - 9°), Tamanrasset (38°- 24°),
Tlemcen (29° - 13°).
DEMAIN À 19H
À LA SALLE
EL-MOUGAR
2
e
Festival d’Alger du
cinéma maghrébin
La cérémonie d’ouverture
du 2e Festival d’Alger du ci-
néma maghrébin aura lieu
demain à partir de 19h à la
salle El-Mougar, avec le film
Fadhma N’Soumer, de Bel-
kacem Hadjadj.
*****************************
JEUDI 5 JUIN À 16H
Exposition rétrospective d’artistes
peintres
À l’occasion de la journée de l’Artiste, le 8 juin,
l’Union nationale des arts et de la culture organise une
exposition rétrospective d’artistes-peintres, jeudi 5 juin
de 16h à 19h, un hommage sera rendu au doyen et
grand artiste Yelles Bachir  et à Hakkar Lazher, décédé
l’année dernière.
*****************************
DU 5 AU 30 JUIN À LA GALERIE
BAYA DU PALAIS DE LA CULTURE
4
e
salon de la photographie Insolite
Le ministère de la Culture et le palais de la Culture
organisent le 4
e
Salon de la photographie insolite du 5
au 30 juin à la galerie Baya, palais de la Culture
Moufdi-Zakaria.
*****************************
JUSQU’AU 7 JUIN AU MUSÉE DE LA
MINIATURE ET DE LA CALLIGRAPHIE
Festival international de la calligraphie
arabe d’Alger
Le Festival in-
ternational de la
calligraphie arabe
d’Alger se tiendra
jusqu’au 7 juin au
Musée de la minia-
ture, de l’enlumi-
nure et de la
calligraphie, palais
Mustapha-Pacha,
avec la participa-
tion de 22 pays.
AGENDA CULTUREL
LES 21 ET 22 JUIN AU CERCLE
MILITAIRE DE BENI MESSOUS
Air Algérie : réunion annuelle
des représentants
à l’étranger
Air Algérie organise, les
21 et 22 juin, une réunion an-
nuelle de ses représentants et
délégués à l’étranger et en
Algérie, au Cercle militaire
de Beni Messous.
CE MATIN À 9H30 AU CENTRE
CULTUREL AZZEDINE-MEDJOUBI
Atelier de travail et de concertation
L’association Étoile culturelle d’Akbou, la Ligue des droits de
l’homme, l’association Femmes en Communication, l’association ANEJ,
l’association Santé Sidi El-Houari et le Réseau algérien pour la défense
des droits de l’enfant NADA organisent, ce matin à 9h30, au centre cul-
turel Azzedine-Medjoubi-Sidi M’hamed, un atelier de travail et de
concertation sur la préparation des propositions de l’amendement de
l’actuel projet de la Constitution entre les organisations de la société ci-
vile algérienne.
SAMEDI 14 JUIN À L’INPED
Assemblée générale de l’ordre des géomètres
Le Conseil régional d’Alger de l’ordre des géomètres experts fonciers
tiendra, samedi 14 juin, une assemblée générale à l’Institut national de
productivité et de développement industriel (INPED) à Boumerdès, à
partir de 9h.
CE MATIN À 11H À L’INSTITUT NATIONAL
SUPÉRIEUR DE MUSIQUE
Conférence sur le 5
e
Festival national
de la création féminine
Le commissariat du Festival national de la création féminine, dont le
thème de cette année sera consacré à notre plat national, le couscous,
sous le slogan «D’orge et de blé», organise une conférence de presse ce
matin à 11h à l’Institut national supérieur de musique.
LES 4 ET 5 JUIN À BÉJAÏA
Rencontre université/
entreprises-Salon de l’emploi
L’université Ab-
derrahmane-Mira
de Béjaïa organise
une «rencontre
université/entre-
prises – Salon de
l’emploi sur l’em-
ployabilité», les 4
et 5 juin au campus
Aboudaou.
JEUDI 5 JUIN À 10H AU
CRASC
Conférence du P
r
Wendy
Wilson-Fall
Le professeur Wendy Wilson-Fall, an-
thropologue, animera une conférence intitu-
lée : «Textes locaux, rumeur et idéologies
ethniques : la communauté amazigh et ses
identités frontalières». Cette conférence est
organisée par le Centre de recherche en an-
thropologie sociale et culturelle, et le Centre
d’études maghrébines en Algérie (CEMA),
jeudi 5 juin à 10h, au siège du CRASC-
Technopôle USTO.
JEUDI 5 JUIN À 19H30 AU MUSÉE
PUBLIC NATIONAL DU BARDO
Défilé de haute couture
traditionnelle
Le Musée public national du Bardo, en parte-
nariat avec la maison de couture Karim Kadid, or-
ganise un défilé de haute couture traditionnelle
«Night by Bardo», jeudi 5 juin à 19h30, au Musée
public national du Bardo.
LES 7, 8 ET 9 JUIN AU CENTRE
CULTUREL D’AZAZGA
Colloque international
Sous le haut patronage du ministre de la Commu-
nication et du wali de Tizi Ouzou, le Haut-Commis-
sariat à l’amazighité organise, les 7, 8 et 9 juin au
centre culturel d’Azazga, un colloque international
sur le thème «Médias, communication, langues et
langages : où en est l’amazigh ?»
DEMAIN À 10H30 À LA SALLE DE CONFÉRENCES
DU FAYET CLUB
Conférence de presse
US Algeria Business Council et la Fondation Filaha Innove organisent
une conférence de presse avec les professionnels de l’agriculture et de
l’agro-industrie, demain à 10h, à la salle de conférences du Fayet Club,
route de Bouchaoui, Ouled Fayet.
CE MATIN À 10H
Front El-Moustakbal : conférence
de presse sur « L’amendement
constitutionnel »
Le président du front El-
Moustakbal, Abdelaziz Be-
laïd, animera, ce matin à
10h, au siège national, une
conférence de presse sur la
participation aux consulta-
tions sur l’amendement
constitutionnel.
*****************************
LE 6 JUIN À 9H À LA
MUTUELLE DE ZÉRALDA
MPR : Deuxièmes Assises
Les Deuxièmes Assises du Mouvement
pour la République se tiendra le 6 juin à partir
de 9h, à la Mutuelle de Zéralda.
Activités des partis
DU 3 AU 17 JUIN
Portes ouvertes sur la CNEP
Le CNEP-Banque organise,
du 3 au 17 juin, des journées
portes ouvertes sur les diffé-
rents produits de la banque aux
agences de Hadjout, Koléa et
Cherchell, du réseau d’Alger-
Ouest.
Ces journées seront organisées comme suit :
Hadjout du 3 au 5 juin
Koléa du 8 au 10 juin
Cherchell du 15 au 17 juin.
3
Mardi 3 Juin 2014
EL MOUDJAHID
Nation
F
arouk Ksentini a souligné hier
à Alger que l’indépendance de
la justice représente «la condi-
tion sine qua non» pour l’instauration
d’une réelle démocratie et l’édifica-
tion de l’Etat de droit. Dans une dé-
claration à la presse à l’issue de sa
rencontre avec le ministre d’Etat, di-
recteur de cabinet à la présidence de
la République, Ahmed Ouyahia, M
e
Ksentini a précisé avoir axé ses pro-
positions sur l’indépendance de la
justice  et des magistrats dans l’ac-
complissement de leur mission. Pour
lui, cet aspect revêt «une importance
extrême» pour éviter une «démocra-
tie de façade».   
Par ailleurs, M
e
Ksentini a indi-
qué que la rencontre était également,
une occasion pour évoquer d’autres
questions dont la nature du régime,
les libertés individuelles et collec-
tives et la liberté de la presse. Enfin,
il a mis en avant l’importance de ses
consultations sur la révision  de la
Constitution.   
Pour sa part l’ancien président de
l’Assemblée populaire nationale
(APN), Abdelaziz Ziari, qui été la
deuxième personnalité à être reçu par
M. Ouyahia chargé de mener ces
consultations, a plaidé pour un ré-
gime présidentiel ou  semi-présiden-
tiel «qui garantira un équilibre entre
les pouvoirs et définira  leurs préro-
gatives».  A cet effet, M. Ziari, qui a
été convié à ces consultations en tant
que personnalité nationale, a indiqué
dans une déclaration à la presse à
l’issue de sa  rencontre,  que ses prin-
cipales propositions ont concerné
entre autres, sur le fait que «le mo-
ment est venu pour donner plus d’ef-
ficacité au multipartisme, notamment
pour la désignation du chef du gou-
vernement». A ce propos, il a estimé
que le chef du gouvernement «doit
être choisi du parti politique majori-
taire au Parlement», relevant en
outre, l’importance d’assurer un
équilibre entre les deux chambres du
Parlement, notamment en termes de
prérogatives. Tout en soulignant le
rôle et les prérogatives assignés au
Conseil de la nation, il a toutefois, in-
diqué que «le dernier mot devrait re-
venir à l’APN, car née d’un suffrage
populaire ».
Par ailleurs, M. Ziari a déclaré
que la rencontre était une occasion
pour aborder d’autres questions ins-
crites dans le cadre de la consécra-
tion de la démocratie, dont celles
relatives à la promotion de la femme
dans les hautes fonctions de l’Etat
Les amendements proposés dans
le projet de révision de cette Consti-
tution donnent un avant-goût de ce
que sera le secteur de la justice,   éco-
nomique, social, éducatif, législa-
tif… la valorisation des ressources
humaines, l’instauration des libertés
de droits… pour tracer une feuille de
route qui mettra en œuvre le début de
ce que sera la nouvelle société algé-
rienne. 
Outre, ces consultations consti-
tuent en elles mêmes le socle d’un
état sociétal nouveau en cours de
gestation et que les autorités veulent
accélérer la naissance, sinon l’émer-
gence en tant que balise pour un futur
moins stressant, un pays délivré des
contingences et des signes dégra-
dants du sous développement. 
La troisième rencontre a été ac-
cordée au  président du Front El
Moustakbal, Abdelaziz Belaïd, qui a
appelé à élaborer une Constitution
démocratique et consensuelle  dont
l’adoption se fera par un référendum
populaire.  «Nous souhaitons que la
prochaine Constitution de la Répu-
blique algérienne soit démocratique
et consensuelle et adoptée par voie
référendaire après un débat entre tous
les représentants de la classe poli-
tique et du peuple» a-t-il indiqué à la
presse à l’issue de sa rencontre avec
le ministre d’Etat,  directeur du cabi-
net de la présidence de la Répu-
blique, Ahmed Ouyahia, dans le
cadre des consultations sur la révi-
sion de la Constitution. 
Parmi les priorités de sa forma-
tion politique pour la Loi fondamen-
tale de la République, M. Belaïd a
cité l’indépendance de la justice à
travers, notamment,  l’élection des
présidents du Haut conseil de la ma-
gistrature et du Conseil constitution-
nel au lieu d’être désignés, et
l’instauration d’un équilibre entre les
pouvoirs par un Parlement qui doit
être, a-t-il dit, «fort». 
Il a ajouté, dans le même
contexte, la création d’une institution
nationale  indépendante élue qui se
chargera de l’organisation et de la su-
pervision des  élections afin, a-t-il
expliqué, d’éviter d’éventuelles
fraudes, garantir  une transparence
du vote et mettre fin au monopole de
l’administration.  M. Belaïd a égale-
ment,  plaidé pour la création d’une
Cour suprême constitutionnelle dans
la perspective de «débattre les ques-
tions tranchées par le Conseil consti-
tutionnel et, par conséquent, garantir
les principes de la démocratie et de
la transparence face à la société algé-
rienne». »Il a ajouté que d’autres
questions en rapport avec l’organisa-
tion et  la gestion des institutions de
l’Etat ont été abordées lors de cette
rencontre.
Pour sa part, l’ancien vice-Pre-
mier ministre, Noureddine Yazid
Zerhouni a estimé que la future
Constitution «doit s’inscrire dans la
durée de manière à assurer une stabi-
lité et des programmes de dévelop-
pement à long terme». Invité à la
concertation sur la révision de la
Constitution en tant que personnalité
nationale, il a ajouté, dans une décla-
ration à la presse à l’issue de sa ren-
contre avec le ministre d’Etat,
directeur de cabinet à la présidence
de la République, Ahmed Ouyahia,
que la préparation de la Constitution
doit tenir compte de la « période par-
ticulière et délicate que traverse l’Al-
gérie qui est caractérisée par
beaucoup de défis et enjeux» liés es-
sentiellement au contexte sécuritaire
de la région. Il a, à cet égard, estimé
que le refus de chercher de nouvelles
voies, « n’était pas la meilleure des
possibilités » pour faire éviter une
fragilisation au pays. En outre,
M. Zerhouni a mis l’accent sur l’im-
portance d’une répartition complé-
mentaire de la gestion centralisée
pour arriver, a-t-il dit, à un «contrôle
effectif» des représentants de la sou-
veraineté populaire au niveau des
communes et des wilayas, ajoutant
qu’il fallait penser le fonctionnement
des administrations locales et confir-
mer leurs responsabilités. «La
Constitution est un document fonda-
mental pour organiser les rapports
entre les trois pouvoirs. J’ai pensé
utile de préciser que la Constitution
à elle seule n’est pas suffisante pour
organiser la vie politique et démocra-
tique qui répond aux principes ba-
siques de la souveraineté populaire»,
a-t-il, par ailleurs, indiqué. Il a, à ce
propos, mis en avant l’importance de
mettre en place des mécanismes et de
définir les règles qui, a-t-il noté, «fe-
ront émerger les élites et leur permet-
tront d’assumer pleinement leurs
responsabilités», relevant la néces-
sité de «revoir» et d’«adapter» les
lois organiques comme celles rela-
tives aux syndicats, médias, partis
politiques et associations.
Kafia Ait Allouache
CONSULTATIONS AUTOUR DU PROJET DE RÉVISION DE LA CONSTITUTION
Prévalence des thèmes politiques
Quatre rencontres ont eu lieu avec le ministre d’Etat, directeur de cabinet à la présidence de la République, Ahmed Ouyahia entrant dans le cadre de la concertation
sur le projet de révision de la Constitution. Il s’agit du président de la Commission nationale consultative pour la protection et la promotion des droits de l’homme
(CNCPPDH), M
e
Farouk Ksentini, l’ancien président de l’APN, Abdelaziz Ziari, le président du Front El Moustakbel Abdelaziz Belaïd, et l’ancien vice-Premier
ministre, Noureddine-Yazid Zerhouni.
« Les consultations autour du projet de la
Constitution devraient aboutir à un référen-
dum populaire», a estimé hier, le professeur
en droit constitutionnel, Abdelhamid Saouira,
lors de son passage sur les ondes de la Chaîne
I de la Radio nationale qui a appelé l’opposi-
tion politique «à ne pas rater l’occasion d’ap-
porter sa contribution pour la consolidation
de sa position constitutionnelle». Intervenant
à l’émission invité du matin, le P
r
Saouira, a
souligné «l’importance de la Constitution
consensuelle d’autant plus qu’il s’agit d’un
pacte social entre le gouvernant et le gou-
verné, qui définit la nature de la relation entre
les autorités et entre les autres composantes
de l’Etat ».
L’expert en droit constitutionnel a égale-
ment salué «le niveau de la méthode utilisée
dans la révision de la Constitution», affirmant
que «les larges consultations les plus larges,
sans exclusive, constituent le meilleur moyen
d’établir un document consensuel ». Pour le
P
r
Saouira, le lancement des consultations
sans mettre aucune limite sauf les constantes
nationales, «est une garantie suffisante pour
aller à un consensus sur la Constitution», sou-
lignant que «les propositions initiales ont tou-
ché plus de 47 articles ce qui constitue le tiers
de la constitution actuelle.
Ce qui constitue en fait, de profondes mo-
difications», précisant que «les consultations
sont susceptibles de modifier ces propositions
et même de proposer de nouvelles modifica-
tions, que ce soit à travers la modification, la
suppression ou l’ajout et tout cela fait que la
révision de la Constitution sera plus profonde
de la soumettre uniquement aux deux cham-
bres du Parlement, ce qui nécessitera plutôt
un référendum populaire sur le nouveau texte
fondamental du pays», a-t-il estimé. L’expert
constitutionnel a appelé la classe politique, et
l’opposition en particulier à apporter sa
contribution à ce sujet, M. Saouira a qualifié
les consultations menées par le ministre
d’Etat, chef du cabinet de la présidence de la
République, M. Ahmed Ouyahia, d’opportu-
nité «historique» pour arriver à une constitu-
tion consensuelle du pays. Il ya lieu de
rappeler que ces rencontres inscrites dans le
cadre des consultations sur le projet de révi-
sion de la Constitution, avec les personnalités,
partis, organisations, associations et autres
compétences, ont débuté dimanche au siège
de la présidence de la République. En effet,
Le 15 mai dernier, la présidence de la Répu-
blique avait adressé des invitations à 150 par-
tenaires constitués notamment de partis
politiques, organisations et associations na-
tionales et représentants de diverses corpora-
tions, en vertu de la décision du Président
Bouteflika, prise le 7 mai dernier, en Conseil
des ministres. Les invitations ont été accep-
tées par 30 personnalités sur 36 destinataires,
52 partis politiques sur 64 invités, toutes les
37 organisations et associations nationales
destinataires d’une invitation et les 12 profes-
seurs d’université sollicités, selon un commu-
niqué publié la semaine dernière.
M. Ouyahia recevra de ce fait, entre le di-
manche 1
er
et le jeudi 5 juin, au siège de la
présidence de la République, 9 personnalités
nationales, 8 partis politiques, le président du
Groupe du tiers présidentiel au Conseil de la
nation et 2 organisations nationales, a-t-on in-
diqué de même source.
Salima Ettouahria
LE PROFESSEUR EN DROIT CONSTITUTIONNEL, ABDELHAMID SAOUIRA :
« Une occasion historique pour une Constitution consensuelle »
4
Mardi 3 Juin 2014
EL MOUDJAHID
Nation
L
a veille M. Sellal a, dans son
intervention, assuré les dé-
putés de son « attention » et
de son «  écoute  ». Au deuxième
jour des débats, les intervenants
ont axé leurs propos sur les sec-
teurs de l’éducation, l’enseigne-
ment supérieur, l’agriculture et
finances. La réconciliation natio-
nale, la révision de la Constitution
et le projet du nouveau découpage
territorial ont également été évo-
qués. S’agissant de la politique de
réconciliation nationale un député
de l’Alliance de l’Algérie Verte
s’est interrogé sur les limites que
l’Etat s’est fixées dans le cadre de
ce processus. Il estimera également
nécessaire de revoir tous les textes
d’application relatifs à ce dossier.
Pour ce qui est du projet de la révi-
sion de la Constitution, un député
du FLN a souhaité l’élaboration
d’un projet qui assure la pérennité
de l’Etat et consacre la démocratie.
De son côté, un député RND a ap-
pelé à ce que cette révision ren-
force le processus démocratique en
Algérie. Pour ce qui du nouveau
découpage territorial le député
FLN de Constantine a souhaité la
création de nouvelles villes dans le
Sud et les hauts plateaux pour sou-
lager les villes du Nord. Il a de-
mandé à ce que ce projet ne
réponde pas uniquement à des
considérations politiques, mais
tient compte de la recherche d’un
développement local harmonieux.
De son côté, un député de l’Al-
liance de l’Algérie Verte (AAV) a
demandé à ce que le nouveau dé-
coupage territorial ne se fasse pas
dans l’improvisation. Le secteur de
l’éducation nationale est celui qui
focalise le plus grand intérêt des in-
tervenants. Qu’ils soient issus du
FFS du FLN, du RND, les députés
convergent dans leurs remarques.
Ainsi tous appellent à la prise de
mesures urgentes pour réhabiliter
le système éducatif. Ainsi la révi-
sion des programmes pédago-
giques, celle du rythme scolaire, du
système de recrutement des ensei-
gnants et des formateurs, la réou-
verture des ITE et la généralisation
du préscolaire sont autant de points
sur lesquels ont porté les interven-
tions en vue de garantir une meil-
leure qualité de l’enseignement.
Des députés ont regretté que le
plan d’action du gouvernement,
critiqué pour son absence de chif-
fres et de mécanismes d’évaluation
des programmes qu’il s’engage à
réaliser d’ici 2019, n’accorde pas
une grande importance au secteur
de l’enseignement supérieur et de
la recherche. L’agriculture n’a pas
été omise par les députés ayant in-
tervenu hier. D’aucuns proposent à
ce que les subventions accordées
aux agriculteurs dans le cadre de la
politique de soutien aillent aux vé-
ritables agriculteurs. Pour ce qui du
système financier et bancaire nom-
breux sont ceux qui ont appelé à
mettre fin aux hésitations et à ré-
former ce secteur en vue d’un plus
grand encouragement de l’investis-
sement productif. La relance du
projet de la banque postale a été
également suggérée. De même que
les députés ont souhaité à ce que la
lutte contre la corruption soit inten-
sifiée. Pour ce qui du soutien de
l’Etat à l’énergie, un député FLN
fera remarquer qu’il ne profite pas
aux pauvres, mais aux nantis et
prive l’Etat de revenus. C’est pour-
quoi il estime qu’il est de temps de
réviser cette politique. Tout comme
il qualifiera d’insuffisants les mé-
canismes mis en place pour résor-
ber le chômage.
La relance du secteur du tou-
risme auquel une attention particu-
lière doit être accordée,
estime-t-on, a été demandée. Le
député RND de Mostaganem dira
compter en cela sur la ministre en
charge de ce secteur qui occupait
avant sa nomination le poste de
wali. Les débats se poursuivront
aujourd’hui et demain. Jeudi, le
Premier ministre doit apporter ses
réponses aux «  préoccupations  »
soulevées par les députés dont cer-
taines n’ont pas de relation directe
avec le contenu du plan d’action.
Nadia Kerraz
POURSUITE A L’APN DE L’EXAMEN DU PLAN D’ACTION DU GOUVERNEMENT
L’éducation fait débat
Les députés ont poursuivi, hier, l’examen du plan d’action du gouvernement pour la mise en œuvre du programme du Président de la République.
Les débats menés par le président de l’APN, M. Ould Khélifa, se sont poursuivis en présence du Premier ministre et des membres de son staff
qui ne manquaient de prendre des notes dès que le secteur dont ils ont la charge était cité par un intervenant.
Le plan d’action du gouvernement est global mais manque de mécanismes
d’application et de suivi sur le terrain
Des députés de l’Assemblée populaire
nationale ont exprimé dimanche à Alger
leurs préoccupations quant à l’application du
plan d’action du gouvernement qu’ils ont
jugé “global”, mais “manquant” de méca-
nismes d’application et de suivi sur le ter-
rain. Lors de la première séance de l’examen
du plan d’action du gouvernement présenté
dimanche par le Premier ministre, Abdelma-
lek Sellal, les députés ont estimé que ce pro-
gramme touchait à tous les secteurs, mais
“manquait” de mécanismes d’application et
de suivi. Une élue du Rassemblement natio-
nal démocratique (RND) a estimé que la
mise en œuvre du plan d’action du gouver-
nement nécessite la mobilisation de cadres
compétents pour assurer son suivi. Une re-
présentante du parti du Front de libération
nationale (FLN) a souligné l’importance que
le plan du gouvernement réponde aux be-
soins des citoyens, estimant nécessaire la
mobilisation de tous pour sa mise en œuvre
sur le terrain”.
Selon des députés, “les plans d’action
des pays développés reposent sur les réalisa-
tions accomplies sur le terrain et non sur des
propositions et des lois qui ne sont pas ap-
pliquées par le gouvernement pour manque
d’efficacité”. Ils ont par ailleurs souligné la
nécessité d’accorder un intérêt particulier à
la formation des ressources humaines, en
tant que facteur essentiel dans le développe-
ment de tout Etat. Par ailleurs, les députés
ont critiqué certains secteurs qui nécessitent
une réforme à l’instar du secteur de la santé.
Selon un député du parti du FLN, l’écono-
mie nationale “n’a pas atteint l’objectif es-
compté”, appelant à accélérer le processus
d’adhésion de l’Algérie à l’OMC en vue
d’acquérir la technologie”. Les députés se
sont interrogés par ailleurs sur l’importance
de ce projet, alors que le Premier ministre
n’a pas présenté la déclaration de politique
générale du gouvernement précédent,
conformément à l’article 84 de la Constitu-
tion. Ils ont également déploré l’absence de
chiffres dans ce même projet. La déclaration
de politique générale devrait aider, ont-ils
précisé, a connaître le taux d’avancement de
certains projets programmés. Ils ont à ce pro-
pos, demandé au Premier ministre des expli-
cations concernant l’absence de dates pour
la réalisation des projets.
Un député du Front pour la Justice et de
développement (FJD) a estimé que le “plan
d’action du gouvernement devrait contenir
des mesures définies, déplorant que le finan-
cement de ce projet repose essentiellement
sur les hydrocarbures”.
APS
P
h

:

B
i
l
l
a
l
PECHE ET AQUACULTURE
Des incitations dans la formation
prévues pour les investisseurs
Les investissements dans la pêche et l’aquaculture bénéficieront
d’un cadre d’incitation indirect grâce à l’expertise et à la formation, a
indiqué, dimanche passé à Alger, le ministre de la Pêche et des Res-
sources halieutiques, Sid Ahmed Ferroukhi. “Il est prévu de nouveaux
investissements avec un nouveau cadre d’incitation indirect qui encou-
rage les investisseurs avec un accompagnement en expertise et en for-
mation”, a précisé le ministre en marge des débats sur le plan d’action
du gouvernement à l’APN. “L’élément humain est un élément clé (du
développement du secteur) puisque les professionnels restent au centre
de la dynamique et il faut créer les moyens d’intégrer la pêche et
l’aquaculture dans les priorités du gouvernement comme le dévelop-
pement industriel”, a-t-il poursuivi. M. Ferroukhi a évoqué des exo-
nérations fiscales et des bonifications des taux d’intérêt du crédit
accordés aux investisseurs dans le domaine de la pêche. “Il y aura un
taux de 0% aux opérateurs qui s’intègrent au plan aquapêche de 2020”,
a-t-il dit. Par ailleurs, il a souligné que les réalisations faites dans le
domaine de la pêche et de l’aquaculture seront renforcées à travers le
plan d’action du gouvernement “car le secteur de l’aquaculture peut
créer de l’emploi”. L’aquaculture “peut améliorer, en même temps,
les sources d’approvisionnement sur le marché”, a-t-il affirmé ajoutant
que la démarche suivie par son département est celle de promouvoir
une “pêche responsable pour protéger la ressource et permettre sa
croissance”. A propos de la cherté du prix du poisson, il a indiqué que
“ce qui est important est de diversifier les sources d’approvisionnement
du marché et de faire en sorte que progressivement l’économie et la
rentabilité puissent permettre des améliorations sur les prix”.
APS
L’état des deux personnes atteintes
par le coronavirus contracté en Arabie
saoudite s’améliore, a annoncé, hier à
Alger, le ministre de la Santé, de la
Population et de la Réforme hospita-
lière, Abdelmalek Boudiaf.
« Les deux personnes atteintes par
le coronavirus ont été tout de suite re-
pérées et prises en charge. Leur état
de santé s’améliore », a déclaré à la
presse M. Boudiaf en marge du débat
sur le plan d’action du gouvernement
à l’Assemblée populaire nationale
(APN). Deux hommes âgés de 66 et
59 ans ont contracté ce virus lors d’un
séjour en Arabie saoudite pour l’ac-
complissement de la Omra. Ils ont été
pris en charge respectivement par les
services de santé des wilayas de Ti-
pasa et Tlemcen. Le ministre a pré-
cisé, à cette occasion, que des
mesures « rigoureuses » et « bien étu-
diées » ont été prises pour faire face
au coronavirus et éviter, par consé-
quent, a-t-il dit, d’éventuelle contami-
nation. Interrogé si l’Etat réduit le
nombre de personnes se rendant à La
Mecque pour l’accomplissement de la
Omra afin d’éviter de contracter ce
virus, M. Boudiaf a écarté cette éven-
tualité, estimant que la meilleure ma-
nière de s’en prémunir était la
prévention. Au sujet des supporters
qui devaient se rendre au Brésil pour
assister à la Coupe du monde, le mi-
nistre s’est voulu rassurant, déclarant
que ces derniers ont été vaccinés et
qu’il n’ y a pas lieu de s’inquiéter.
APS
Le ministre de l’Habitat, de l’Ur-
banisme et de la Ville, M. Abdelmad-
jid Tebboune, en réponse à une
question relative aux recours formu-
lés par les demandeurs de logements
AADL, a répondu que « beaucoup
des recours sont infondées ». Cepen-
dant, souligne le ministre, « il y a des
cas fondés. Il y a des cas que nous
étudions au fur et à mesure et donc de
les régler, si c’est possible ».
Le ministre rappellera dans ce
contexte que « toute demande de lo-
gement doit passer par le fichier na-
tional et que toute personne
enregistrée dans le fichier national ne
pourra bénéficier, à nouveau, d’un lo-
gement ». Cela dit, note le ministre,
« il existe des cas un peu spécifiques
où la personne peut redemander un
logement ». Il citera à titre d’exemple
les cas de personnes qui ont des F1.
Et de préciser : « Dans ce cas là, on
ne tient pas compte de la première ac-
quisition. »
Soraya G.
AADL
« Beaucoup de recours sont infondés »,
souligne M. Abdelmadjid Tebboune
SANTE
L’état des deux personnes atteintes par le coronavirus
s’améliore
Nation
EL MOUDJAHID 5
Mardi 3 Juin 2014
« Le plan d’action du gouvernement
prévoit des incitations pour ce secteur », a
déclaré hier le ministre de l’Industrie et
des Mines.
Le ministre qui s’exprimait, en marge
de la séance plénière consacrée au débat
du plan d’action du gouvernement, a sou-
ligné qu’il y aura de nouvelles initiatives
« prochainement pour aboutir à moins de
contraintes pour l’investissement ».
Le plan d’action du gouvernement sti-
pule qu’il n’y aura pas de distinction entre
secteur privé et public afin de promouvoir
la production nationale et de moderniser le
secteur industriel en soutenant les activités
favorisant l’intégration et utilisant les
avantages comparatifs énergétiques et na-
turels tout en consolidant le processus de
partenariat.
La gouvernance des entreprises sera
également améliorée pour développer les
dispositifs de normalisation et d’accrédi-
tation, parallèlement au renforcement des
capacités de formation des ressources hu-
maines.
Soraya G.
ABDESSALEM BOUCHOUAREB,
MINISTRE DE L’INDUSTRIE ET DES MINES :
« Des incitations prévues
pour le secteur »
Approché en marge de la séance plénière,
tenue hier à l’APN, consacrée au débat du plan
d’action du gouvernement, le ministre des
Transports, M. Amar Ghoul, a souligné que
toutes les dispositions ont été prises pour assu-
rer un bon accueil à la communauté algérienne
établie à l’étranger et que des réductions des
tarifs pour leur venue en Algérie, sont prévues.
« Certes, la cherté du titre de transport consti-
tuait une préoccupation, mais à partir de cette
année, les prix des billets de voyage, par avion
et par bateau, connaîtront une baisse sensi-
ble », a déclaré le ministre des Transports. Le
ministre s’est longuement attardé sur les der-
nières mesures concernant l’allégement des
procédures de débarquement. Il citera notam-
ment les facilitations au niveau des ports et des
aéroports auprès des services des douanes et
de la sécurité. Abondant dans ce sens, le mi-
nistre soulignera toute l’importance de la me-
sure concernant la suppression de la fiche de
police exigée au niveau des ports et aéroports.
Le ministre des Transports mettra en relief éga-
lement que pour ce qui est du transport mari-
time des voyageurs, les contrôles de douane se
feront désormais à bord des bateaux, ce qui
permettra un gain de temps appréciable, pour
les deux parties.
Soraya G.
AMAR GHOUL
« Toutes les dispositions ont été prises pour
assurer un bon accueil à la communauté
algérienne établie à l’étranger »
MEDIAS
La non-parution
d’un journal, une affaire
« purement commerciale »
La non-parution d’un journal est une affaire « pu-
rement commerciale » due à un litige entre ce quo-
tidien et la Société d’impression d’Alger (SIA), a
indiqué hier à Alger le ministre de la Communica-
tion, Hamid Grine. Répondant à une question sur la
décision de la SIA de ne plus imprimer certains jour-
naux, en marge de l’examen par les députés du plan
d’action du gouvernement, M. Grine a affirmé que
cette décision était une « affaire purement commer-
ciale qui concerne l’imprimerie d’Alger et les jour-
naux » et n’est en « aucun cas » une affaire
« politique ». Il a donné l’exemple d’un journal dont
la dette avec la SIA s’élève à 55 millions de dinars,
relevant que d’autres journaux n’ont pas eu de pro-
blèmes avec l’imprimerie, car ils honorent leurs
dettes grâce certainement à une « bonne gestion » et
une « meilleure tenue » de leur comptabilité. Le jour-
nal arabophone El Fadjr (quotidien) était absent hier
des étals des buralistes, a-t-on constaté.
Autorité de régulation de la presse écrite :
installation après délivrance de la carte
professionnelle
L’installation de l’Autorité de régulation de la
presse écrite ne se fera qu’après la délivrance de la
carte professionnelle du journaliste par la commis-
sion provisoire chargée de la question, a indiqué hier
à Alger le ministre de la Communication, Hamid
Grine. « Ce sont les journalistes professionnelles qui
éliront les membres de l’Autorité de régulation et,
par conséquent, la détermination de celui qui est
journaliste et celui qui ne l’est pas, doit se faire avant
l’installation de cette autorité », a expliqué le minis-
tre à la presse en marge de l’examen par les députés
du plan d’action du gouvernement. Le ministre a
rappelé que le fichier des journalistes professionnels
sera établi par la commission provisoire qui sera ins-
tallée à cet effet. L’affiliation à la Caisse nationale
de sécurité sociale (CNAS) est un des critères qui
définira le journaliste professionnel, a-t-il dit. La
commission provisoire de la délivrance de la carte
professionnelle est composée de 12 membres dont
des journalistes et des fonctionnaires des ministères
du Travail et de la Communication.
Des colonies de vacances seront orga-
nisées en faveur de plus de 150.000
jeunes issus des régions du sud du pays, a
indiqué, hier à Alger, le ministre de la Jeu-
nesse, Abdelkader Khomri. « Nous allons
faire un effort ensemble pour pouvoir or-
ganiser des colonies de vacances en fa-
veur de plus de 150.000 jeunes, issus des
wilayas du sud du pays », a indiqué M.
Khomri, en marge du débat sur le plan
d’action du gouvernement à l’Assemblée
populaire nationale.
Il a ajouté qu’un plan similaire était mis
en place pour en faire bénéficier près de
30.000 jeunes issus des autres régions du
pays, relevant qu’en concertation entre le
ministère de l’Enseignement supérieur et
de la Recherche scientifique, le ministère
de la Jeunesse lancera en faveur de près
de 50.000 étudiants des universités d’été
ou des colonies de vacances.
« C’est un signal fort de notre ministère
en faveur de notre jeunesse qui a de
grandes attentes », a-t-il dit, estimant
qu’il était fondamental de savoir écouter
cette jeunesse et de savoir la mobiliser
« car elle représente un trésor ».
M. Khomri a indiqué, par ailleurs, que de
grandes rencontres de concertation natio-
nale seront organisées, avec la participa-
tion notamment des jeunes, du
mouvement associatif et des experts, pour
réfléchir ensemble afin de mettre en place
une stratégie d’Etat, pour l’épanouisse-
ment de la jeunesse algérienne.
APS
ABDELKADER KHOMRI, MINISTRE DE LA JEUNESSE :
« Des colonies de vacances au profit de plus
de 150.000 jeunes du sud du pays »
L
e ministre du Commerce, Amara
Benyounès, a indiqué hier à Alger
que les produits alimentaires de
large consommation seront disponibles
durant le mois du ramadhan, affirmant
que des mesures sont prises en ce sens
par son département et celui de l’agricul-
ture.
« Dernièrement, on a eu une réunion
et on assure les citoyens que tous les pro-
duits seront disponibles (...) il n’y aura
pas de pénurie de produits essentiels », a
déclaré le ministre à la presse en marge
du débat sur le plan d’action du gouver-
nement à l’Assemblée populaire natio-
nale (APN). M. Benyounès a ajouté qu’
« il y a une coordination entre les minis-
tères du Commerce et de l’Agriculture
afin que tous les produits soient disponi-
bles en quantités suffisantes », mais que
« pendant les deux ou trois premiers
jours du ramadhan, les prix augmente-
ront comme chaque année.»
Des quantités supplémentaires de
viandes rouges seront importées avant le
ramadhan pour répondre à la forte de-
mande et freiner l’envolée des prix, avait
indiqué récemment le ministre de l’Agri-
culture et du Développement rural, Ab-
delwahab Nouri. Jusqu’ici quelque
30.000 tonnes de viandes rouges ont été
importées par des importateurs privés et
publics.
Il s’agit de viandes rouges congelées
en provenance d’Inde et du Brésil et qui
doivent être écoulées durant le mois
sacré à des prix allant de 400 à
600 DA/kg. Interrogé, par ailleurs sur les
marchés informels, M. Benyounès a in-
diqué que des instructions viennent
d’être données pour les éradiquer dans le
but de protéger la santé des consomma-
teurs. Evoquant l’obligation faite aux lai-
teries d’apposer certaines mentions sur
les sachets de lait subventionné (25
DA/litre) à compter du 1
er
juin 2014, le
ministre a affirmé que cette mesure a été
reportée au 31 décembre prochain « pour
que les commerçants puissent écouler
leurs stocks et la décision sera appliquée
à partir du 1
er
janvier 2015.»
A une question sur le processus
d’adhésion de l’Algérie à l’Organisation
mondiale du commerce (OMC), M. Be-
nyounès a réitéré la volonté politique du
gouvernement d’accéder à l’organisation
multilatérale tout en protégeant le produit
national.
« On est au début de la relance écono-
mique et de la réindustrialisation du
pays, et il faut une protection du produit
national pendant quelques années », a-t-
il expliqué, rappelant que le Conseil des
ministres avait souligné qu’il fallait par-
venir à la protection du produit national
en intégrant l’OMC.
APS
COMMERCE
Pas de pénurie de produits alimentaires
de base pendant le Ramadhan
POURSUITE A L’APN DE L’EXAMEN DU PLAN D’ACTION DU GOUVERNEMENT
P
h
.

B
i
l
e
l
P
h
.

B
i
l
e
l
P
h
.

B
i
l
e
l
6 EL MOUDJAHID
Nation
Mardi 3 Juin 2014
COLLOQUE À ORAN
Plaidoyer pour la création d’un
observatoire africain sur le Sahara
La création d’un observatoire de dimension africaine dédié à la recherche
scientifique pluridisciplinaire autour du Sahara, figure parmi les recom-
mandations majeures résultant, lundi à Oran, des trois journées du colloque
international «Carrefours sahariens». Cette proposition a pour objectif de
«consolider les réseaux académiques déjà existants entre les scientifiques
du continent Africain en général et des pays riverains du Sahara en parti-
culier», a indiqué Sidi Mohammed Trache, membre du comité d’organisa-
tion du colloque tenu au Centre de recherche en anthropologie sociale et
culturelle (CRASC).
La mise sur pied d’un Observatoire permettra de promouvoir la re-
cherche et la formation des jeunes doctorants autour des différents domaines
d’intérêt commun, notamment l’histoire, la culture, l’économie et la socio-
logie, a souligné ce chercheur associé au CRASC et enseignant au Dépar-
tement de géographie de l’Université d’Oran. Résumant les
recommandations émises par les participants à ce colloque, le même uni-
versitaire a également fait valoir la nécessité de «donner une approche nou-
velle et spécifiquement Africaine aux études sur le Sahara». «Des structures
extérieures (au continent) se sont penchées depuis longtemps sur cet espace,
et il est temps de se donner l’occasion, pour nous Africains, de livrer notre
vision commune grâce au renforcement des canaux d’échanges déjà exis-
tants», a-t-il souligné. Les chercheurs des pays riverains du Sahara consti-
tuent à ce titre les «vecteurs majeurs» de cette coopération associant aussi
bien les historiens et les archéologues que les géographes et hommes de
lettres, a encore estimé le même orateur. De son côté, Karim Ouaras, direc-
teur-adjoint du Centre d’études maghrébines en Algérie (CEMA) a mis en
avant la nécessité de «retracer tous les réseaux de circulation et de diffusion
du savoir ayant ont caractérisé le Sahara». «Nombre de lectures réductrices
ont affecté cet espace (Sahara) pourtant très riche en enseignements pour
avoir réuni des civilisations, des cultures, des langues, des manières de faire,
de voir et de vivre, en témoignent les manuscrits, les foggaras et les gra-
vures rupestres», a-t-il observé. Le colloque a été également mis à profit
par les organisateurs pour l’animation d’un atelier doctoral au profit de
jeunes universitaires algériens qui ont bénéficié d’orientations spécifiques
aux thèmes de leurs recherches consacrées, entre autres, à l’urbanisme, aux
énergies renouvelables et au développement durable des villes sahariennes.
Plus de 40 conférenciers algériens et étrangers ont pris part au colloque
«Carrefours sahariens» tenu sous le thème «Vues des rives du Sahara» et
faisant suite aux éditions de Tanger (Maroc) en 2009 et de Niamey (Niger)
en 2011. La manifestation scientifique a été organisée par le CRASC en
partenariat avec l’Université de Ghardaïa, l’Institut américain d’études ma-
ghrébines (AIMS) et l’Association de recherche sur l’Afrique de l’Ouest
(WARA, Université de Boston, USA).
Selon M
me
Saïda Benhabylès
présidente du Croissant-Rouge Al-
gérien (CRA), «Les listes faites par
les APC concernant les familles
nécessiteuses ne sont pas exhaus-
tives», «car elles ne sont pas
constamment mises à jour», a-t-
elle estimé. En effet, la première
responsable du CRA a expliqué
que «ces listes sont faites selon des
documents administratifs qui prou-
vent que la personne ne bénéficie
pas de l’assurance sociale», dit-
elle, alors que «cela n’est pas un
repère, car il y a des gens qui tra-
vaillent et ne sont pas inscrits à la
caisse d’assurance», a précisé,
M
me
Benhabylès.
Intervenant lors d’une confé-
rence de presse, M
me
Benhabylès a
déclaré que les dons du Croissant-
Rouge, à la veille du mois du Ra-
madhan, «sont destinés aux
familles qui n’ont aucune source
de revenus, ce qui n’est pas le cas
pour les listes faites au niveau des
APC», a-t-elle soutenu, partant du
principe que bon nombre de ces fa-
milles deviennent beaucoup plus
nécessiteuses au fil du temps, et
que d’autres nouvelles familles
viennent s’ajouter.
S’agissant du remplacement des
couffins par une somme d’argent,
la présidente du CRA a estimé que
«cette décision vise à aider davan-
tage les familles nécessiteuses».
«Je suis convaincue que les fa-
milles préfèrent une somme d’ar-
gent au couffin, car elles pourront
la dépenser selon leurs priorités »,
a encore souligné, M
me
Benhaby-
lès. La présidente du CRA a en
outre, mis l’accent sur la nécessité
de «redonner un autre souffle au
croissant rouge algérien, à travers
le renforcement de la crédibilité de
ses actions». Pour ce faire, la res-
ponsable a indiqué que le conseil
administratif du Croissant-Rouge
algérien a pris la décision, d’«ou-
vrir effectivement cet espace à des
personnes ne faisant pas partie du
Croissant-Rouge, mais qui vien-
nent offrir leurs services».
Dans le même ordre d’idées, la
première responsable du CRA a
fait savoir qu’«un groupe de travail
a été installé au niveau du CRA» et
ce «dans la perspective de tracer
une stratégie pour renforcer et mo-
derniser cette organisation », a jus-
tifié M
me
Benhabylès.
Suggérant la création d’«un club
du Croissant-Rouge, où peuvent se
rencontrer les intellectuels, les ex-
perts et les journalistes pour contri-
buer aux efforts du CRA dans les
actions humanitaires», la responsa-
ble a, par ailleurs, souligné
quelques objectifs actuels du CRA,
dont, la mise en place d’«une
banque de données, «qui nous per-
mettra de connaître les familles
vulnérables et le degré de vulnéra-
bilité dans chaque région», a-t-elle
fait savoir.
Sihem Oubraham
MOUVEMENT DES NON-ALIGNÉS
Le MNA et le groupe des 77 renforcent
leur coordination
La coordination des efforts entre le Mouvement des Non-Alignés et le groupe des 77+Chine en faveur d’un ordre économique international plus
juste a connu indéniablement une remarquable avancée entre les deux organisations, à l’occasion de la réunion tenue à Alger, vendredi dernier.
C
oïncidant avec la célébration du 50
e
an-
niversaire de la création du G77, le Pa-
lais des Nations a accueilli la réunion du
comité conjoint, PNA/G77, tenue pour la pre-
mière fois au niveau ministériel. Dans une al-
locution d’ouverture, le ministre des Affaires
étrangères, Ramtane Lamamra, en qualité de
président de la Conférence ministérielle du
MNA, avait tenu à souligner que cette structure
créée, il y a de cela 20 ans, sous la présidence
algérienne du G77 «demeure une plate-forme
irremplaçable de concertation, de réflexion et
de coordination entre les deux regroupements».
Le communiqué commun publié à l’issue
de la rencontre avait réaffirmé ainsi la complé-
mentarité des deux regroupements et leur
pleine solidarité. La déclaration a confirmé que
cinquante-neuf ans après la conférence de Ban-
dung (1955), et cinquante ans après la réunion
de Genève (1964), «les idéaux et objectifs
contenus dans ces déclarations historiques sont
toujours valables».
Insistant sur la complémentarité des deux
organisations, le texte final relève ainsi que le
Mouvement des pays Non-Alignés constitue la
principale plate-forme politique pour les pays
en voie de développement dans les forums
multilatéraux, y compris au sein de l’ONU.
Le groupe des 77 demeure, pour sa part, le
principal forum économique offrant aux pays
du Sud les moyens d’articuler et promouvoir
leurs intérêts économiques communs tout en
renforçant leur capacité de négociation sur
toutes les questions économiques majeures au
sein des Nations unies, et en veillant à promou-
voir la coopération Sud-Sud en faveur du dé-
veloppement. Un engagement en faveur d’un
ordre international plus juste marque d’un fort
engagement politique, à poursuivre et à inten-
sifier leur lutte en faveur d’un ordre écono-
mique international juste et équitable.
Les participants à la réunion d’Alger ont ap-
pelé, les chefs d’Etat et de Gouvernement des
pays membres du G77 à «prendre part active-
ment au Sommet historique du Groupe qui aura
lieu les 14 et 15 juin à Santa Cruz en Bolivie».
La forte synergie entre les deux organisations
est également confirmée à travers le soutien en-
tier apportée à l’initiative de l’Algérie de
convoquer en partenariat avec les présidents du
MNA, du G77 une réunion au niveau ministé-
riel du Comité conjoint de coordination du
MNA et du G77 à New York en septembre
2015 à l’occasion de la commémoration du 60
e
anniversaire de la déclaration de Bandung et
du 70
e
anniversaire de la création de l’ONU.
Cette initiative algérienne vise à donner forme
à une coordination renforcée sur les questions
économiques et environnementales y compris
celles du changement climatique inscrites à
l’agenda du système des Nations unies.
Dans ce contexte, M. Ramtane Lamamra avait
souligné dans son allocution à l’ouverture des
travaux du Comité conjoint que le Mouvement
des Non-alignés et le groupe des 77 doivent
renforcer leur action collective afin de confor-
ter leur voix dans «un multilatéralisme revivi-
fié».
Une réforme profonde de l’architecture
financière internationale
Ce multilatéralisme doit inclure des solutions
globales à la crise financière internationale aux-
quelles seront associés tous les pays, a expliqué
le ministre qui a constaté que la crise a dévoilé
la précarité du système économique et financier
mis en place ce qui «rend plus que nécessaire
une réforme profonde de l’ensemble de l’archi-
tecture financière internationale».
Pour M. Lamamra, la réforme a besoin pour
donner ses fruits «d’être menée d’une manière
inclusive, transparente, solidaire et démocra-
tique, où les voix et les contributions de tous les
pays doivent être prises en compte». Sur le plan
de la coopération Sud-Sud, le ministre avait re-
levé devant les représentants du comité conjoint
que l’Algérie a intégré la coopération Sud-Sud
comme une contribution à la réalisation des ob-
jectifs nationaux mais aussi régionaux et inter-
nationaux de développement. En outre,
l’Algérie a procédé, depuis 2010, à l’annulation
de la dette de 14 pays africains pour un montant
de 902 millions de dollars et celle de deux autres
pays pour un montant de 500 millions de dollars.
«Ces actions concrètes, s’inscrivent dans le
cadre des actions de solidarité immédiates et tra-
ditionnelles de l’Algérie envers ces pays, notam-
ment en matière d’appui à la reconstruction et
aux efforts de développement économique et so-
cial», avait -il souligné.
Remodeler la configuration
de l’économie de demain
Abordant l’évaluation de la mise en £uvre
des objectifs du millénaire pour le développe-
ment (OMD) et la préparation du prochain
agenda du développement post 2015, le minis-
tre avait indiqué que ces deux questions consti-
tuent un double défi pour les pays (MNA) et le
groupe des 77 pour interagir de concert. Quali-
fiant ces négociations d’opportunité historique,
M. Lamamra avait souligné l’importance d’une
conjugaison des efforts entre le MNA et le G77
«afin de faire de ces deux organisations des
forces de proposition qui puissent influer sur la
prise des décisions et être à même de remodeler
la configuration de l’économie de demain pour
le bien-être et l’épanouissement de nos peu-
ples». Se référant enfin, au parcours du Groupe
des 77, le ministre avait affirmé que «cette Or-
ganisation s’est imposée comme le porte éten-
dard des revendications des pays du sud dans
les négociations concernant les grandes ques-
tions internationales». Soulignant, les acquis
réalisés à l’initiative du groupe, le ministre a
rappelé que le G77 a été à l’origine de la créa-
tion des différents mécanismes multilatéraux
chargés du développement au sein de l’ONU
tels que l’ONUDI, le FIDA, le Fonds Perrez
Guerrero pour la coopération Sud-Sud, le Fonds
commun pour les produits de base et le Système
global de préférences commerciales.
APS
M
me
SAÏDA BENHABYLÈS, PRÉSIDENTE
DU CROISSANT-ROUGE ALGÉRIEN :
« Je suis convaincue que les familles préfèrent
une somme d’argent au couffin du Ramadhan»
Hier, lors de la seconde journée des
épreuves du baccalauréat session 2014, les
candidats inscrits dans les différentes filières
en passer les épreuves de mathématiques, le
matin, et de langue anglaise, l’après-midi.
Il est vrai que la plupart d’entre eux ont
dépassé le stress et l’émotion du premier jour.
Il n’en demeure pas moins qu’ils ont achevé
leur deuxième journée d’examen avec une
certaine appréhension concernant le sujet des
mathématiques, notamment pour les futurs
bacheliers issus des deux filières langues
étrangères, et économie et gestion qui ont eu
du mal à aborder cette matière sensible.
Hier, aux environs de midi, au sortir des
différents centres d’examen à Alger, l’am-
biance est plutôt au doute et à l’appréhension.
Les avis étaient différents. L’épreuve de
mathématiques a en effet surpris plus d’un,
par les exercices «costauds» qui étaient proposés
aux candidats. D’ailleurs, beaucoup d’entre eux ont
qualifié le sujet de «trop difficile». Nabil, inscrit
dans la filière économie et gestion, explique que les
deux sujets proposés au choix «n’étaient pas du gâ-
teau». «J’ai travaillé le moins dur, mais à cette
heure-ci, je ne peux vous dire si mes réponses sont
correctes ou pas», souligne le candidat scolarisé au
lycée Okba. Un candidat, qui, aux dires de ses ca-
marades, est d’habitude excellent en maths.
Son copain Hakim, qui tient une liste de syno-
nymes et de contraires en anglais, «histoire de les
enregistrer une dernière fois dans mon cerveau
pour le prochain examen», estime que «l’espoir
d’obtenir le bac s’est un peu éloigné avec le sujet
de maths». «C’était trop dur, il n’était pas à la por-
tée des élèves moyens», jugent deux autres lycéens.
Cette appréciation n’est pas partagée par tout le
monde. Une candidate rencontrée devant le lycée
des frères Hamia à Kouba considère, quant à elle,
qu’un des deux sujets était facile. «Certes, le pre-
mier était trop dur, mais le deuxième était aborda-
ble», explique-t-elle, tout en précisant que les
mathématiques figurent parmi les matières essen-
tielles pour les élèves des filières techniques et
scientifiques avec un coefficient 5, d’où le «sérieux
de l’affaire !»
Plusieurs candidats des filières scientifiques
étaient plutôt soulagés à leur sortie des centres
d’examen. Avec un coefficient 2, la note d’anglais
peut contribuer à «sauver ma moyenne», plaisante
une candidate scientifique interrogée devant le
lycée Etaâlibia d’Hussein Dey. Des élèves et leurs
parents ont mis en évidence, l’absence de lieux
«d’attente» durant la pause entre deux
épreuves, notamment en cette journée plu-
vieuse. L’attente dure plus de trois heures,
puisque la première séance s’achève à midi et
la seconde est programmée pour 15h. Après
chaque épreuve, les candidats sont contraints
de quitter les centres d’examen. Un groupe de
filles explique que pour passer le temps entre
les deux épreuves, elles ont été contraintes de
«flâner, même si le cœur n’y était pas».
Par contre, rentrer à la maison peut s’avé-
rer périlleux en raison des risques d’embou-
teillages, surtout pour des lycéens qui ont été
déplacés à des kilomètres de leur lieu de rési-
dence. Il faut préciser que la répartition des
candidats sur les différents centres d’examen
se fait par ordre alphabétique.
Ce qui fait que plusieurs élèves sont orien-
tés vers des établissements relevant d’autres
communes souvent éloignées de la leur.
Sur un autre plan, la plupart des centres d’exa-
men ne prennent pas en compte la demi-pension,
le jour J. Les repas n’y sont pas prévus. «Il est vrai
que nos parents ont prévu un budget pour manger
dehors, durant la pause entre les deux épreuves,
mais ce n’est pas une solution, car il faut trouver
l’endroit où manger, et on ne connaît pas bien le
quartier. En plus, c’est vraiment difficile, surtout
avec cette pluie torrentielle», se plaint un groupe
de candidats devant le centre d’examen Etaâlibia.
Une situation qui revient chaque année et qui
devrait être prise en considération par les respon-
sables du secteur pour les prochaines sessions. À
bon entendeur !
Sarah Sofi
CONFÉRENCE
SUR LE LANGAGE
POLITIQUE ET LE
LANGAGE POÉTIQUE
De l’importance
du verbe et de
la rhétorique
Selon le président du Haut conseil de
la langue arabe, Azzedine Mihoubi, «le
bon politicien est celui qui délivre un
message court, mais qui comporte beau-
coup de sens, pour transmettre son dis-
cours aux destinataires». En effet, selon
lui, «le créateur ne trahit pas la souve-
raineté de son peuple», précisant que les
politiciens qui maîtrisent la langue «ont
une vision créative».
Dans une conférence animée conjoin-
tement à l’École nationale supérieure
des sciences politiques (ENSSP) à
Alger, par le président du Haut conseil
de la langue arabe et des professeurs
d’université, et en présence de polito-
logues et d’étudiants, M. Mihoubi a
considéré qu’«il y a une différence entre
le langage politique et le langage poé-
tique», expliquant que «la langue des
poètes est riche, alors que la langue uti-
lisée par les politiciens est sèche est di-
recte, et surtout pragmatique»,
soulignant l’importance de ce «mé-
lange» entre le langage politique et le
langage académique, pour prononcer les
discours politiques.
L’orateur reconnaît toutefois qu’«il
ya des poètes qui ont réussi à exprimer
leurs positions politiques en utilisant le
langage direct», estimant que la «dis-
tance» entre les deux expressions «n’est
pas longue».
Dans ce contexte, le conférencier a
cité les noms de politiciens algériens et
étrangers qui sont reconnus pour leurs
«maximes» qui resteront toujours «éter-
nelles, d’actualité», et que tout un cha-
cun utilise dans le langage usuel.
Dans ce cadre, le premier responsable
du Haut conseil de la langue arabe a af-
firmé que le défunt Président de la Ré-
publique Houari Boumediene est connu,
«aujourd’hui par ses rhétoriques» qui
demeurent ancrées dans l’esprit de
chaque Algérien, rappelant son expres-
sion «nous sommes avec la Palestine à
tort ou à raison».
Le même conférencier a évoqué une
autre expression du même Chef de
l’État, décédé pourtant depuis plus de 35
ans, «la Palestine est le ciment qui nous
regroupe, et la dynamite qui nous sé-
pare».
Par ailleurs, M. Mihoubi a indiqué
que le Chef de l’Etat est connu aussi
pour ses discours politiques très distin-
gués, expliquant que le Président Bou-
teflika «maîtrise l’art de la rhétorique et
le maniement du verbe». «Deux carac-
téristiques qui distinguent les grands
orateurs et qui façonnent le charisme des
leaders».
M. Mihoubi a cité quelques formules
qui sont restées gravées dans les annales
des discours politiques, comme celle de
Staline qui a dit que «la mort d’une per-
sonne est une catastrophe, et la mort
d’un groupe n’est qu’une statistique».
De leur part, les autres conférenciers
ont, dans leurs interventions, mis en lu-
mière, l’importance de la langue dans
n’importe quel discours, indiquant que
la manière dont cette langue est utilisée
«motive» les auditeurs.
Hicham Hamza
7
Mardi 3 Juin 2014
EL MOUDJAHID
Nation
DEUXIÈME JOURNÉE DE L’EXAMEN DU BAC 2014
Les élèves face à une épreuve ardue : les mathématiques
L
a ministre, qui s’exprimait en
marge de l’ouverture des plis
des épreuves d’anglais au bac-
calauréat au lycée Khaled-Bousmaha,
a assuré que son département minis-
tériel «s’emploie inlassablement, de
concert avec l’ensemble des parte-
naires du secteur, à rendre crédible
l’examen du baccalauréat, qui joue un
rôle important dans l’avenir des ap-
prenants», soulignant que «toutes les
conditions requises pour un bon dé-
roulement de cet examen ont été réu-
nies». «Les épreuves se déroulent
dans des conditions normales, à tra-
vers l’ensemble du territoire natio-
nal», a-t-elle indiqué, en assurant
qu’«il n’a été enregistré aucun inci-
dent de nature à perturber le déroule-
ment de l’examen, hormis quelques
tentatives isolées de fraude débus-
quées». «La loi sera appliquée dans
toute sa rigueur», a-t-elle affirmé à cet
égard, en rappelant que «la loi,
comme le savent les candidats, punit
sévèrement les cas de triche par une
exclusion, de l’auteur, de cet exa-
men». Tout en invitant les candidats à
lire attentivement les questions avant
d’y répondre, M
me
Benghebrit a sou-
tenu que les sujets du baccalauréat de
cette édition ont «été puisés des pro-
grammes enseignés, avec la prise en
compte du seuil qui leur a été fixé du-
rant l’année scolaire 2013-2014».
Évoquant le déroulement des
épreuves du baccalauréat dans la wi-
laya de Ghardaïa, par rapport aux
perturbations qu’a connues cette ré-
gion dans le sud du pays, la ministre
a assuré que celui-ci «ne diffère en
rien des autres wilayas du pays».
THÈME D’UNE CONFÉRENCE AU CCI
« Apprends à connaître ton enfant »
Sous le thème «Apprends à
connaître ton enfant», le Centre cul-
turel islamique d’Alger a organisé
une conférence débat, hier, animée
par M
me
Belkouche Ounissa, psy-
chologue spécialiste de l’orientation
familiale, en présence d’un public
tout juste moyen, mais très inté-
ressé, lequel ne s’est pas fait prier
pour participer activement au débat
qui s’est instauré ensuite dans la
salle, à cette occasion.
La Journée internationale de
l’enfance, célébrée le 1
er
juin de
chaque année, constitue en effet une
belle opportunité de discuter et de
débattre de ce sujet, en vue de pro-
mouvoir la protection, l’éducation,
la santé et le bien-être des enfants.
Dans ce contexte, la conféren-
cière, qui est également mère de fa-
mille, a rappelé, dans sa
communication, les principales pé-
riodes de développement de l’en-
fant, en axant, notamment, son
propos sur le stade déterminant de
la petite enfance, une période extrê-
mement sensible, qui se situe entre
1 et 6 ans, au cours de laquelle l’en-
fant apprend à observer, à connaître
les choses qui l’entourent par l’ex-
périmentation, et à s’exprimer de
différentes manières aussi. En effet,
pour s’exprimer, pour dire ce qu’il
voit, ce qu’il ressent, ce dont il rêve,
l’enfant a besoin de beaucoup de li-
berté. Comme le soulignent les spé-
cialistes du domaine, les premières
années de l’enfance sont détermi-
nantes pour toute la vie, a-t-elle af-
firmé, en mettant en relief une série
de recommandations ou clés de dé-
veloppement et d’épanouissement
de l’enfant. Appuyant ses dires par
des exemples tirés de notre quoti-
dien et parfois par des astuces, M
me
Belkouche Ounissa a expliqué à
l’assistance présente, de manière
pédagogique aussi, comment doit-
on se conduire avec les enfants, nos
enfants, pour les mettre dans les
meilleures conditions d’apprentis-
sage des bonnes manières et des
conduites à prendre.
Dans ce cadre, elle a conseillé
aux parents, particulièrement les
mamans, de veiller soigneusement
à l’éducation de leurs enfants, d’être
à leur écoute, en évitant de faire
usage de la violence contre eux, de
l’intimidation et autres procédés
contreproductifs. La psychologue
pense que les enfants ont plus be-
soin, à cet âge-là, d’une prise en
charge et d’un suivi constants pour
grandir, s’épanouir convenable-
ment, invitant ensuite les parents à
privilégier avec eux des rapports
basés sur l’amour, la confiance, la
compréhension, l’espoir.
Avant d’ouvrir le débat, la
conférencière s’est arrêtée aux au-
tres étapes de développement de
l’enfant, en apportant à chaque fois
les précisions utiles qui les caracté-
risent, notamment les comporte-
ments nouveaux qui émergent chez
les adolescents et qui risquent, s’ils
ne sont pas pris en charge correcte-
ment, de déboucher sur l’échec de
l’éducation parentale. Nous n’en
sommes pas là, fort heureusement,
car, aujourd’hui, c’est la Journée
mondiale de l’enfance, la journée de
tous les enfants.
Mourad A.
P
h

:

N
e
s
r
i
n
e
P
h

:
L
o
u
i
s
a
SETRAM et l’école Profil célèbrent
la journée de l’Enfance
À l’occasion de la journée de l’Enfance, la Société d’exploitation des
tramways d’Algérie, SETRAM, en partenariat avec l’école d’art Profil, a
célèbré cette journée, le 1
er
juin, par un évènement convivial et éducatif.
L’objectif de cette manifestation est d’accorder une attention à cette
génération montante afin de la sensibiliser et de lui faire prendre
consciences de ce qu’est le tramway. En prévention des risques, et afin
d’accompagner les enfants en vue de s’habituer à ce nouveau mode de
transport, la SETRAM mènera, à cette occasion, une campagne de sensi-
bilisation et d’information sur «La tram-atti tude». Celle-ci porte sur les
comportements et les réflexes que chacun se doit d’adopter afin de préser -
ver sa sécurité et celle des autres dans l’enceinte du tramway, ainsi qu’aux
abords proches.
De son côté, l’école Profil a programmé un spectacle avec une multi-
tude d’activités et d’animations comprenant des chorégraphies, des jeux
d’enfants et plein d’autres surprises.
TIZI OUZOU
Aucune tentative de fraude
C’est dans un climat de sérénité totale que se sont déroulées hier les deux
épreuves de baccalauréat, à savoir les mathématiques et langue anglaise, à tra-
vers les 61 centres d’examen répartis à travers la wilaya de Tizi Ouzou, a-t-on
assuré de la direction de l’éducation. «Tout s’est très bien passé en ce
deuxième jour», a indiqué Mohand Tachaâbount, chargé de communication
de la direction de l’éducation de Tizi Ouzou, qui a également précisé qu’au-
cune tentative de triche n’a été signalée par les 6.594 enseignants mobilisés
pour la surveillance de cet examen.
Toutes les conditions ont été mises en place pour permettre aux candidats
de se concentrer uniquement sur les questions, a souligné notre interlocuteur,
en indiquant que tous les candidats scolarisés bénéficient d’un repas amélioré
préparé dans les cantines scolaires.
Concernant le nombre de candidats qui se sont absentés aux épreuves,
celui-ci s’est élevé à 74 candidats scolarisés et à 1.160 candidats libres, pour
diverses raisons, notamment la maladie. Comme au premier jour, les sujets
proposés hier étaient, selon les candidats, accessibles pour tout candidat qui
s’est préparé sérieusement.
Bel. Adrar
M
me
NOURIA BENGHEBRIT :
« Conférer une crédibilité à l’examen »
Les services du ministère de l’Éducation nationale œuvrent pour conférer une «crédibilité» au diplôme du baccalauréat,
a déclaré, hier à Tipasa, la première responsable de ce département, M
me
Nouria Benghebrit.
8
Mardi 3 Juin 2014
EL MOUDJAHID
Nation
P
h
.

B
i
l
a
l
BISKRA
Collision entre un bus
et un véhicule :
un mort et 7 blessés
Une personne a trouvé la mort et sept autres ont
été blessées, hier, dans une collision entre un bus et
un véhicule utilitaire sur la RN 46, près du lieu-dit
Ain Skhouna, dans la commune d’El Ghrous (Bis-
kra), a indiqué la protection civile. La violence de
l’impact entre les deux véhicules qui circulaient en
sens inverse a provoqué la mort "sur le coup" du
conducteur du véhicule utilitaire heurté de plein
fouet par le bus assurant la ligne Sidi Khaled-Bis-
kra, a précisé la même source. Les personnes bles-
sées, dont une se trouve dans un "état inquiétant",
toutes passagères du véhicule de transport en com-
mun, sont prises en charge à l’hôpital Mohamed-
Ziouche de la ville de Tolga, a-t-on également
indiqué. Une enquête a été ouverte par les services
compétents pour déterminer les circonstances de cet
accident, selon la même source.
ASSURANCES
Macir-Vie adhère
au cercle du C.C.I.A.E
Dans l’objectif de
nouer et de renforcer le
développement les rela-
tions économiques entre
l’Algérieet l’Espagne, la
société d’assurance
Macir-Vievient d’adhérer
au prestigieux cercle du
C.C.I.A.E, composéd’en-
treprises algériennes et
espagnoles en tant que
sponsor et assureur exclu-
sif, afin de leur apporter
son savoir-faire dans le
domaine des assurances
vie, voyageet santé.
En effet, le Cercle du
Commerceet del’Indus-
trieAlgéro-Espagnol s’est
implanté maintenant de-
puis quelques années sur
plusieurs wilayas, princi-
palement, Alger et Oran.
Il est utile de souli-
gner que depuis sa créa-
tion, le Cercle opère
essentiellement dans le
but d’améliorer les rela-
tions économiques entre
les deux pays en les réu-
nissant au sein d’une
même association. Il
s’agit, dans les faits, d’en-
courager et aider « les en-
treprises espagnoles
implantées en Algérieou
intéressées par leMarché
algérien avec des entre-
prises algériennes qui
souhaitent se développer
ou sediversifier en parte-
nariat avec des sociétés
espagnoles », a indiqué
AmineBouamrane, direc-
teur marketing deMacir-
Vie.
Dans le cadre de son
adhésion au cercle,
« Macir-Viemet àladis-
position du Cercle du
Commerceet del’Indus-
trie Algéro-Espagnol et
des entreprises qui y
adhèrent, un panel depro-
duits d’assurances nova-
teurs àdes tarifs préféren-
tiels, queçasoit en assu-
rance de personnes, ou
bien en assurance dom-
mageàtravers son entre-
prisemère», préciserale
représentant delasociété
d’assurance. Et d’ajouter
queces produits sont pro-
posés pour apporter aux
sociétés concernées « des
garanties sur-mesure et
complètes destinées à
couvrir les collaborateurs
des entreprises ainsi que
leur patrimoinecontreles
aléas delavieet garantir
le développement de
leurs activitéen toutesé-
rénité».
Macir Vie, s’est éga-
lement associéeàMawa-
reed Housedans lecadre
d’un partenariat straté-
giqueinédit qui lui aper-
mis de s’installer au
niveau des locaux deVFS
Global, le gestionnaire
des demandes de visa
pour l’Espagne, Grèce,
Malte, Hollande, entre
autres. Unedémarchequi
s’inscrit dans « l’ambition
deprocurer uneproximité
client et faciliter au mieux
les démarches de de-
mandedevisa», du mo-
ment où les demandeurs
auront la possibilité de
souscrire, lors delaprise
de rendez-vous, une As-
surance Voyage sans
qu’ils aient àsedéplacer
dans une quelconque
agenced’assurance.
Cette filiale de la
Compagnie Internatio-
nale d’Assurance et de
Réassurance (CIAR), est
présente dans les 48 wi-
layas du pays avec un ré-
seau de 127 points de
venteet pas moins de400
collaborateurs.
M. M.
Les fortes pluies qui sont tombées, hier,
sur la région Centre, ont entraîné comme à
l’accoutumée beaucoup de désagréments
pour les citoyens, à cause des routes gorgées
d’eau, des avaloirs bouchés et autres causes
de l’encombrement de la circulation dans la
plupart des agglomérations. Contacté au télé-
phone par El Moudjahid, M. Benamzal, res-
ponsable de la cellule de communication de
la protection civile, a annoncé que les élé-
ments de la protection civile ont effectué,
hier, après-midi plusieurs interventions pour
évacuer les eaux de pluie qui ont submergé
certaines communes des wilayas de Djelfa,
Béjaïa et Tizi Ouzou. Dans la wilaya de
Djelfa, les services de la protection civile ont
évacué les eaux pluviales qui ont envahi cer-
taines habitations situées dans les cités « El
Hadayek », Benbaîda et Souk Errahma du
chef lieu de wilaya, comme ils sont interve-
nus, pour la même raison, au CEM Ibn Khal-
doun et à la cité « El Mahatta » d’Ain
Oussera, ainsi qu’au niveau de l’établisse-
ment scolaire Hireche Abdelaziz de la com-
mune de Charef, a indiqué M. Benamzal. A
Bejaia, les éléments de la protection civile
sont intervenus pour évacuer les eaux de pluie
qui se sont accumulées au niveau du CEM de
Tamezrit et au centre ville d'El Kseur, alors
que dans la wilaya de Tizi-Ouzou, les eaux
pluviales qui ont submergé le siège de la daïra
d'Azeffoun ont été évacuées par la protection
civile, a-t-il ajouté avant de préciser qu’au-
cune victime ni dégât matériel n’est à déplo-
rer, selon les premières estimations.
Mourad A.
Près de 2.000 éléments de la gendarmerie nationale viendront
épauler les services du groupement de wilaya d’Oran de ce corps
afin de renforcer la couverture sécuritaire durant la saison estivale
prochaine, a déclaré son commandant. Le lieutenant-colonel Djil-
lali Tahri a indiqué que ses services ont mis en place cette année
un plan qui s’adapte aux exigences de la couverture sécuritaire,
surtout au niveau des communes côtières et des routes menant
aux plages. Les brigades de la gendarmerie nationale seront
orientées selon l’importance des sites. De grands effectifs seront
concentrés dans les sites balnéaires très fréquentés par les esti-
vants, comme la corniche oranaise ouest qui s’étend des plages
des communes d’Aïn Türck jusqu’au complexe touristique Les
Andalouses.
Les efforts seront axés sur la facilitation de la circulation pour
lui donner plus de fluidité surtout sur les axes routiers principaux
menant aux plages et aux sites touristiques.
PLAN DELPHINE A ORAN
2.000 gendarmes pour renforcer la couverture sécuritaire en été
DERNIERES INTEMPERIES : 3 WILAYAS DU CENTRE TOUCHEES
Ni victime ni dégât
Le programme des vols internationaux de
la compagnie nationale Air Algérie, depuis
l’aéroport Rabah-Bitat d’Annaba, à destina-
tion de Marseille, de Paris (France) et Istan-
bul (Turquie) a été fortement perturbé, hier,
a-t-on appris auprès de plusieurs voyageurs.
Un panne technique sur l’avion assurant la
desserte Annaba-Paris, dimanche soir, a
contraint l’appareil à se poser à nouveau, peu
après son décollage sur la piste de l’aéroport
d’Annaba, entraînant de nombreux retards
par effet « boule neige », a indiqué à l’APS
la reponsable de la communication d’Air Al-
gérie, Mounia Bertouche. Les voyageurs,
pris en charge par la compagnie, ont pu dé-
coller, dans la matinée de lundi pour Paris,
tandis que le vol Annaba-Istanbul, initiale-
ment prévu dans la soirée de dimanche, sera
assuré, a annoncé la même source, « dans les
30 prochaines minutes ». Deux vols hebdo-
madaires sont assurés par Air Algérie à partir
de l’aéroport Rabah-Bitat vers les villes de
Marseille, de Paris et d’Istanbul.
APS
AIR ALGERIE
Les vols internationaux en partance de l’aéroport
d’Annaba fortement perturbés
P
lusieurs routes de la capitales étaient
obstruées hier, dès les premières
heures de la matinée provocant des
bouchons interminables sur plusieurs axes de
la capitale. Des inondations et l’éclatement
de plusieurs égouts ont été constatés et plu-
sieurs personnes sont restées bloquées au ni-
veau des voies et trémies pour un long
moment. Un bulletin spécial est émis par les
services de la météo depuis dimanche et a ex-
piré hier à 15 heures. Les cumuls ont été es-
timés à plus de 40 mm durant la validité de
ce BMS.
Pour M. Agagna, chef prévisionniste à
l’observatoire national de la météo, cette
nouvelle donne météorologique est en fait
« une perturbation classique qui s’est formée
en occlusion et lorsqu’il y a occlusion il y a
forcement une pluie continue et en quantité ».
ainsi, il a été enregistré au niveau d’Alger
prés de 36 mm de cumul de pluie, 47 mm a
Bejaia et 38 à Djelfa. M Agagna reconnaît
que même s’il s’agit de perturbations de cli-
mat classique causé par la rencontre d’un air
chaud avec un air froid, «  il est rare d’enre-
gistrer autant de cumul durant pareille sai-
son ».
Notre interlocuteur précise qu’à partir de
ce week end, une hausse de la température
sera enregistrée au niveau du nord et des ré-
gions de l’intérieur du pays où les tempéra-
tures atteindront les 30°, 40°.
Pour les températures d’aujourd’hui, il est
prévu pour les régions du nord que les temps
nuageux se soient améliorés progressivement
au cours de l’après-midi d’hier, les vents qui
ont atteint les 40 km-h vont également deve-
nir modérés. Pour la journée d’aujourd’hui,
il est prévu une amélioration après dissipa-
tion de la brume matinale près des côtes Cen-
tre et Est et les vents seront faibles.
Pour les régions du Sud il est attendu un
temps généralement ensoleillé à partielle-
ment voilé. Les températures maximales va-
rieront de 28°c/35°c avec des pics de 42°c
vers l’extrême sud. Les vents seront faibles
à modérés avec quelques soulèvements de
sable local.
Farida Larbi
APRES DES PLUIES MARQUEES SUR LE CENTRE
Amélioration attendue aujourd’hui
Des pluies assez marquées, parfois sous formes d’averses orageuses, affectent depuis
dimanche après-midi les wilayas du centre du pays créant des inquiétudes et une paraly-
sie de la circulation qui a sérieusement perturbé les automobilistes.
«Les changements climatiques observés ces dernières 48 heures n’ont rien d’exceptionnel,
sont tout à fait ordinaires et sont dus à des conditions anti-cycloniques (haute pression)
qui ont touché toutes les régions de la Méditerranée».
L’Office national de météorologie prévoit, par ailleurs, des journées «relativement
chaudes» en fin de semaine dans les régions intérieures de l’ouest du pays, avec des tem-
pératures oscillant entre 30 et 31 C°. Le reste du pays connaîtra des températures saison-
nières allant de 20 à 28 C°, un vent faible et modéré (20 à 40 km/ h) alors qu’au Sud,
quelques passages nuageux seront observés, a conclu M. Benchâabane.
ONM : rien d’exceptionnel
Le tribunal criminel près la cour d’Ouar-
gla, siégeant en session criminelle, a pro-
noncé, hier, des peines de 3 et 4 années de
prison ferme, assorties d’une amende de
100.000 DA chacun, à l’encontre de trois in-
dividus inculpés d’« apologie et d’encoura-
gement d’actes terroristes ».
Une peine de 4 ans de prison ferme a été
prononcée dans cette affaire à l’encontre
d’A. S.-M. (33 ans), poursuivi également
pour «infraction à la législation du change et
à la réglementation régissant le mouvement
des capitaux». Dans la même affaire, le dé-
nommé M. A. (27 ans) a écopé de trois ans
de prison ferme. Peine infligée aussi à M.
M. (38 ans, de nationalité malienne) pour en-
trée et séjour illégaux sur le territoire natio-
nal. Selon l’arrêt de renvoi, l’affaire remonte
au 27 octobre 2013, lorsque les services de
la gendarmerie nationale ont arrêté, à Ta-
manrasset, lors d’un contrôle au niveau d’un
bus, le dénommé A. S. M. en possession
d’un lot de téléphones portables, de cartes de
recharge de téléphones satellitaires, en plus
d’une somme en devises évaluée à 8.700
euros. L’enquête diligentée par les mêmes
services, qui a aussi révélé que les télé-
phones portables contenaient des photos et
images de terroristes, ainsi que des pièces
d’armes légères et lourdes, a donné lieu à
l’arrestation de deux autres acolytes, dont les
téléphones portables renfermaient des pho-
tos d’éléments en relation avec le terrorisme.
Le représentant du ministère public a re-
quis, après avoir passé en revue les preuves
d’implication des trois individus dans les
actes qui leur sont reprochés, une peine de
10 ans de prison ferme contre chacun des
membres du groupe.
COUR D’OUARGLA
3 et 4 ans de prison ferme pour apologie d’actes terroristes
9
Mardi 3 Juin 2014
EL MOUDJAHID
Nation
L
e P
r
Douagui a indiqué que
« durant la tenue de ces
journées, plusieurs recom-
mandations ont été prises, notam-
ment, le programme de prise en
charge des maladies allergiques
qui comporte plusieurs volets.»
Selon lui « le premier consiste en
l’amélioration des conditions de
diagnostic et du traitement de ces
maladies. C’est-à-dire la disponi-
bilité du plateau technique et de la
disponibilité des allergènes sans
aucune pénurie. »
Le deuxième volet est la forma-
tion continue des médecins géné-
ralistes qui ont un rôle essentiel
dans la prise en charge et le diag-
nostic précoce de ses maladies.
« Un médecin généraliste bien
formé c’est un malade pris en
charge à temps », a estimé le P
r
Douagui.
Le troisième aspect est la répar-
tition des médecins spécialistes à
travers le territoire national. L’Al-
gérie a formé beaucoup de méde-
cins mais il y a aujourd’hui un
problème de couverture d’un cer-
tain nombre de localités éloignées
de notre immense territoire, no-
tamment, les régions du Sud et des
hauts plateaux.
La quatrième recommandation
est la création d’au moins un cen-
tre régional d’allergologie dans
chaque région sanitaire. « Au-
jourd’hui, il y a un seul centre na-
tional de prise en charge d’allergo-
logie pointue, ce qui est bien sûr,
très insuffisant. Par ailleurs, on in-
siste pour que les médicaments
soient disponibles de façon régu-
lière de manière à ne pas interrom-
pre le traitement », a-t-il souligné.
Le P
r
Douagui a tenu à réitérer
son appel aux autorités concernées
afin de prendre en charge les ci-
toyens qui ne travaillent pas et qui
ont des difficultés à acheter des
médicaments. « C’est un acte de
solidarité afin d’accorder tous les
moyens aux personnes démunies.
C’est le rôle des collectivités lo-
cales qui doivent prendre en
charge cette frange de la société »,
a-t-il estimé.
Il faut dire que cette pathologie
touche de plus en plus de monde.
En effet, avec la modernité qui in-
clut une pollution de plus en plus
présente, l’allergie est une réaction
anormale et excessive du système
immunitaire générée par un
contact avec une substance géné-
ralement étrangère à l’organisme.
Une substance déclenchant une ré-
ponse immunitaire est appelée an-
tigène, mais l’on parle aussi
d’allergène dans le cas de l’aller-
gie. L’allergène est bien toléré par
la plupart de la population, toute-
fois les personnes allergiques dé-
clenchent une réaction inadaptée,
excessive et pathologique : c’est
l’allergie, qui est l’une des formes
de l’hypersensibilité. La branche
de la médecine qui étudie les aller-
gies est l’allergologie. Les méde-
cins spécialistes de cette maladie
sont les allergologues.
Une substance inoffensive pour
certains peut provoquer une réac-
tion allergique chez une personne
dite sensibilisée. Les traitements
consistant à rendre l’organisme to-
lérant à la substance sont dits de
«désensibilisation ». La prédispo-
sition familiale, appelée aussi ter-
rain « atopique » est un facteur
aggravant. Les réactions aller-
giques les plus communes incluent
eczéma, urticaire, rhinite aller-
gique, attaques d’asthme, allergies
alimentaires et réactions aux ve-
nins après une piqûre d’insecte tels
que les guêpes et les abeilles.
Il y a lieu de noter que l’Algérie
compte plus d’un million d’asth-
matiques et de rhinite allergique.
Cette dernière est l’une des mala-
dies les plus fréquentes et
concerne 20% de la population.
C’est un problème de santé pu-
blique. 3 à 4% de la population
souffre d’asthme bronchique, et
8% des enfants ont un asthme
bronchique et allergique. D’ail-
leurs l’Organisation mondiale de
la santé, situe l’asthme bronchique
et les allergies au 4
e
rang des
préoccupations de santé publique
dans le monde.
Wassila Benhamed
XII
e
CONGRES MAGHREBIN D’ALLERGOLOGIE ET D’IMMUNOLOGIE CLINIQUES
Un programme national de prise en charge
de l’asthme et des maladies allergiques
« La mise en place d’un programme national de prise en charge de l’asthme et des maladies allergique est une nécessité », c’est ce qu’a déclaré,
hier à Alger, le professeur Habib Douagui, chef de service pneumo-thoracique au CHU de Béni Messous, en marge de la
clôture du XII
e
congrès maghrébin d’allergologie et d’immunologie cliniques et du 4
e
Atelier africain de formation continue en allergologie.
EL KHROUB
Réouverture de l’hôpital de jour
pour les malades du cancer
PESTE AVIAIRE A L’EST DU PAYS
« La situation est sous contrôle »
affirme le ministère de l’Agriculture
Le ministère de l’Agri-
culture et du Développe-
ment rural, rassure les
éleveurs de poulets suite à
l’apparition de plusieurs
foyers de la peste aviaire à
l’est du pays et affirme que
«  la situation est stable et
sous contrôle ».
Contactée par nos soins,
la cellule de communica-
tion du ministère de l’Agri-
culture, a fait savoir que
«  mis à part les 12 bâti-
ments d’élevage affectés
par la maladie et situés
dans les wilayas de Bordj
Bou-Arréridj, Sétif, Batna
et Tébessa, aucun nouveau
cas n’a été signalé par les
inspecteurs des services vé-
térinaires des wilayas
concernées. »
Cependant, le ministère
de l’Agriculture a appelé
les aviculteurs à travers le
pays à «  prendre les me-
sures nécessaires, notam-
ment en ce qui concerne la
revaccination de tout le
cheptel et veiller à l’hy-
giène de leurs bâtiments ».  
Les premiers foyers de la
maladie sur le cheptel avi-
cole ont été enregistrés à
partir du 15 mai 2014, dans
les wilayas de Bord Bou
Arréridj (5 bâtiments) et de
Sétif (4 bâtiments).
D’autres foyers ont été
signalés plus tard dans les
wilayas de Batna (2 bâti-
ments) et de Tébessa (1 bâ-
timent), mais à un degré
moindre aux deux pre-
mières wilayas.
Dans ces quatre wilayas
(les seules touchées par
cette maladie virale), il a
été enregistré 12 bâtiments
d’élevage affectés par cette
maladie.    
Pour faire face à la situa-
tion, les services du minis-
tère de l’Agriculture ont
dépêché sur les lieux, des
inspecteurs qui ont tout de
suite procédé à des prélève-
ments qui ont été transmis
aux laboratoires de l’Insti-
tut National de la Médecine
Vétérinaire, pour analyse.
De même, des instruc-
tions ont été adressées aux
inspections vétérinaires de
wilaya ainsi qu’aux profes-
sionnels pour «  appliquer
immédiatement des me-
sures de précautions pour
freiner la propagation de la
peste aviaire ».
Il s’agit notamment de la
revaccination de tout le
cheptel avicole contre la
maladie.
Par ailleurs, le ministère
de l’Agriculture a donné
des instructions quand à
« la limitation des mouve-
ments de personnes aux
seuls intervenants au ni-
veau des élevages et l’ap-
plication stricte des
mesures d’hygiène par les
chargés de suivi d’éle-
vage ».
Outre le renforcement de
l’hygiène dans les bâti-
ments d’élevage, les éle-
veurs sont appelés à
déclarer toute mortalité sus-
pecte des volailles pour ef-
fectuer de prélèvement en
vue de l’analyse aux labo-
ratoires vétérinaires.
Connue, également, sous
le nom de «  Newcastle  »,
cette maladie contagieuse,
dont le foyer d’origine est
encore inconnu, est provo-
quée par un virus qui af-
fecte les oiseaux,
notamment les volailles do-
mestiques. Cette maladie se
manifeste par des signes
cliniques  tels : difficultés
respiratoires, manifesta-
tions nerveuses, diarrhées,
etc.
Cette maladie qui affecte
une variété d’espèces d’oi-
seaux, ne représente pas
une menace pour l’homme
qui s’avère, ainsi, insensi-
ble au virus, selon le minis-
tère de l’Agriculture.
Il y a lieu de signaler à la
fin que le spectre d’une
contagion a grandement
fait baisser la consomma-
tion de poulets à travers
plusieurs régions du pays,
ce qui s’est répercuté sur
une baisse du prix du kilo.
Une différence de 100 DA
sur le kilo est en effet
constatée ces derniers
jours.
Kamélia H.
L’unité d’accueil et de prise en charge des
malades du cancer (hôpital de jour) d’El
Khroub a repris ses activités hier après une in-
terruption de plus de 18 mois, donnant lieu à
une cérémonie symbolique organisée en pré-
sence des responsables locaux de la santé.
Fonctionnelle depuis 1996, cette structure
monobloc de trois étages a fait l’objet de tra-
vaux d’aménagement pendant cette « trêve »
occasionnée par l’arrêt forcé des séances de
radiothérapie au centre hospitalo-universitaire
(CHU) de Constantine dont elle est rattachée.
Selon le directeur général du CHU, Ahmed
Brachia, l’hôpital de jour, unique structure du
genre en Algérie, a pour mission première
d’assurer une prise en charge « psychologique,
humaine et sociale » des patients de tout l’Est
du pays appelés à effectuer des séances de ra-
diothérapie au CHU. Situé sur un site accueil-
lant, agrémenté de verdure, cette structure
desservie par une navette par minibus vers le
centre anticancer du CHU, offre une soixan-
taine de lits, des salles de repos, des salons et
un réfectoire.
Les patients sont appelés à y séjourner entre
20 et 30 jours, en fonction de la durée du pro-
tocole de radiothérapie, a précisé à l’APS le
directeur de cette unité, M. Hellal Guenifa.
Une équipe pluridisciplinaire composée de pa-
ramédicaux, de psychologues et d’assistantes
sociales veille au repos des malades, a indiqué
le même responsable.
Deux services de chimiothérapie seront ou-
verts prochainement à l’établissement hospi-
talier Tami-Medjebeur à Ain Turck et à
l’hôpital d’El Mohgoun (daïra de Gdyel) pour
renforcer la prise en charge des cancéreux
dans la wilaya d'Oran, a-t-on appris auprès du
Centre hospitalo-universitaire d'Oran. Le ser-
vice de l’établissement hospitalier Tami-Med-
jebeur sera opérationnel en juillet prochain
pour épargner aux malades des daïras d'Ain
Turck et de Boutlélis le déplacement au CHU
Oran qui accueille les malades des wilayas
d’Oran et de Tissemsilt, a indiqué le chargé
d’information, Kamel Bayou. Le CHU d'Oran
assurera une formation de deux mois au staff
qui dirigera ce service et qui sera composé de
deux médecins généralistes, deux infirmières
et quatre préparateurs pharmaciens, ainsi que
leur accompagnement par les oncologues
Djillali El Ouafi et Yamouni Mohamed. Le
CHUO désignera également deux spécialistes
au niveau du service de chimiothérapie à l’EH
d'Ain Turck qui se chargera, à son tour, de
l’aménagement de ce service et son équipe-
ment en matériels nécessaires pour une meil-
leure prise en charge des patients, selon la
même source. Dans une deuxième phase, l’hô-
pital d’El Mohgoun dans la daïra de Gdyel
sera doté d'un service de chimiothérapie. Les
deux opérations seront concrétisées en colla-
boration avec les directions des deux établis-
sements hospitaliers et la direction générale du
CHU Oran, en application des orientations du
ministère de tutelle. Le CHU d'Oran dispose
de deux services de chimiothérapie d’une ca-
pacité de 79 lits qui ont accueilli 18.500 ma-
lades en 2013, soit une moyenne de 120
malades/jour.
ORAN
Ouverture prochaine de deux services de
chimiothérapie à Ain Turck et à El Mohgoun
P
h

:

N
e
s
r
i
n
e
Mardi 3 Juin 2014
11 EL MOUDJAHID
Nation
SORTIE DES ENFANTS DE LA LUNE AU MUSÉE DES BEAUX-ARTS D’ALGER
Rien ne vaut le sourire d’un enfant
A l’occasion de la journée internationale de l’Enfance, le Musée national des Beaux-Arts d’Alger a organisé, dimanche soir, une soirée
en l’honneur des enfants de la lune, ces petits chérubins atteints d’une maladie rare qui leur interdit tout contact avec les rayons du
soleil, et qui vivent un ténébreux calvaire bien malgré eux, dans une extrême solitude.
L
es enfants s’en sont donnés
à cœur joie, chantant en
chœur, dansant sous les so-
norités de la guitare et s’éclatant
dans un atelier de dessin, ainsi que
d’autres activités ludiques organi-
sées pour leur faire oublier la gri-
saille de leur quotidien.
D’autres enfants sains sont
venus compatir avec les enfants de
la lune, dans le but qu’ils ne sen-
tent pas seuls ou différents, ce qui
les aide à surmonter ce fardeau et
à se sentir comme tous les enfants.
Les enfants de la lune sont at-
teints du Xeroderma pigmento-
sum, dit XP, qui est une pathologie
tellement rare et compliquée que
les médecins du monde entier
n’ont pas réussi à lui trouver un re-
mède efficace. Sa vulgarisation se
résume en disant que c’est une ma-
ladie d'origine génétique qui se ca-
ractérise par une sensibilité
excessive de la peau aux rayons
ultra-violets du soleil. Cette expo-
sition engendre des troubles ocu-
laires et un risque multiplié par
1000 de développer en cancer de
la peau ou des yeux. Cette hydre
réduit malheureusement l'espé-
rance de vie du malade et il
n'existe à l'heure actuelle aucun
traitement pour abréger les souf-
frances de ces enfants. On ne peut
que limiter les symptômes en ap-
pliquant des mesures préventives
drastiques et très onéreuses dont
les parents ayant accompagné
leurs enfants étaient unanimes à
affirmer l’incapacité de se munir
de tout le dispositif dont un enfant
de la lune doit disposer de (casque,
lunette, casquette et crème anti-
UV…), mais ils continuent d’ac-
compagner leur enfants avec
dévouement dans cette longue et
pénible nuit. Les enfants ont visité
le musée avec un guide qui leur a
expliqué l’histoire et les caractéris-
tiques de chaque œuvre placardée
sur le mur, ils ont fait preuve d’une
grande attention et d’un grand in-
térêt : «Les enfants de la lune sont
d’une grande intelligence, ils sont
très sensibles à l’art et ils possè-
dent de grandes capacités intellec-
tuelles, ils ne demandent que de
l’amour et une plus grande tolé-
rance par rapport à la société», a
déclaré M
me
Fatma Zerhouni, pé-
dagogue et directrice d’école pri-
maire qui s’est jointe à cette
initiative pour donner un peu de
joie aux enfants de la lune.
Le même constat est fait par
M
me
Sihem Benbetka, biologiste et
présidente de l’association "Le
bonheur" qui œuvre au bien-être
de ces enfants: «Ils sont très pers-
picaces et brillants dans les études,
malheureusement la cruauté de la
société oblige certains à arrêter
l’école par crainte de se sentir dif-
férent des autres ». La société al-
gérienne fait face à un grand
chantier, notamment sur le plan ju-
vénile, celui d’accepter les enfants
malades atteints de maladies chro-
niques, à l’instar des trisomiques
et des enfants de la lune, avec la
nécessité de créer des centres spé-
ciaux pour ce genre de maladie
rare, avec l’aide des psychologues
et sociologues qui peuvent éviter à
ces pauvres créatures le calvaire de
vivre en marge de la société.
Kader Bentounès
BENBETKA SIHEM, BIOLOGISTE, PRÉSIDENTE DE L’ASSOCIATION "LE BONHEUR"
« La pathologie des enfants de la lune doit être reconnue
comme maladie chronique »
Biologiste de formation, la jeune Benbetka
Sihem milite de toutes ses forces pour que
le Xeroderma pigmentosum soit reconnu
comme maladie chronique, elle nous livre
dans cet entretien les conditions difficiles
dans lesquels vivent ceux que l’on appelle
«les enfants de la lune»
Une petite présentation de votre
association ?
L’association «Le bonheur» s’occupe des
actions de divertissement pour les enfants
malades en général, mais nous avons un
grand volet pour les enfants de la lune. Cela
fait six mois qu’on travaille avec eux, et
bien que l’association ait été créée il y a
seulement 2 ans. Je tiens à signaler aussi que
nous sommes une association apolitique qui
n’est pas subventionnée par l’Etat.
Quels sont les principaux facteurs de cette
maladie ?
Les enfants de la lune sont atteints d’une
maladie génétique très rare, ils ne peuvent
pas sortir le jour, ils sont sensibles aux
rayons ultra-violets du soleil. Le premier et
plus grand facteur c’est le mariage consan-
guin, que les parents soient cousins ger-
mains ou cousins de deuxième ou troisième
degrés, ce qui accentue le risque d’appari-
tion de la maladie. Je tiens à dire que les re-
cherches scientifiques sont incapables de
trouver un traitement efficace à cette patho-
logie, rien plus que des mesures préventives.
Quelles sont ces mesures préventives et
sont-elles à la portée du citoyen ?
Il s’agit d’une crème spécifique étendue
sur les parties du corps exposées au soleil,
il faut le faire chaque deux heures, c’est un
tube onéreux qui coûte 2.800 DA et nous
souhaitons qu’il soit reconnu comme une
crème thérapeutique et non cosmétique. Ils
doivent aussi porter des lunettes anti UV,
ainsi que des casques qui les protègent de
rayons du soleil, ces derniers coûtent égale-
ment cher, nous les ramenons de l’étranger
et notre principal but est de collecter des
fonds pour cela. Ce n’est pas un luxe de por-
ter ces accessoires, c’ est impératif pour évi-
ter le pire, c'est-à-dire un cancer de peau.
Quelles sont les actions que vous menez
pour apporter un peu de réconfort à ces
enfants ?
Nous essayons de les aider avec les
moyens du bord, nous ne disposons pas de
tous les moyens pour répondre aux nécessi-
tés de ces enfants. On collecte des fonds et
on fait du porte -à-porte, on achète des
crèmes, des lunettes, des casquettes et des
tee-shirts anti UV, en plus d’organiser des
sorties nocturnes, nous avons déjà visité le
musée du Bastion 23, on les a amené à l’aé-
roport, ils ont pris l’avion la nuit et ils ont
beaucoup aimé. Nous ne ménageons aucun
effort pour rendre ces enfants heureux.
Avez-vous des chiffres exacts des enfants
atteints de cette maladie ?
Sur la liste de notre association, nous avons
120 enfants inscrits, selon les dires des pa-
rents qui sont en contact avec d’autres ma-
lades, le chiffre est approximatif à 500
malades, ce qui est un record à l’échelle
mondiale, car les estimations disent qu’il y
a 4.000 enfants de la lune partout dans le
monde, dont 500 en Algérie, 800 en Tunisie
et 700 au Maroc, la moitié des enfants du
monde se trouvent au Maghreb et cela est
relatif à nos coutumes du mariage consan-
guin, il est clair qu’il est impossible de stop-
per le mariage consanguin, cela fait partie
des us et coutumes des sociétés, mais il faut
sensibiliser au maximum les gens et mettre
à leur portée les risques que peut engendrer
un tel mariage.
Existe-t-il un recensement national de
ces enfants ?
Au début, nous ignorions la présence de
cette maladie en Algérie, nous nous sommes
rapprochés des services dermatologiques
des CHU Mustapha et Bab El Oued pour
avoir les listes des malades, ainsi que l’hô-
pital de Douera spécialisé dans la chirurgie
esthétique qui a 150 dossiers d’ enfants at-
teints de cette maladie.
Les 120 malades inscrits sur la liste de notre
association ont été recensés dans les hôpi-
taux, ce sont les parents aussi qui m’aident
à recenser. Le Xeroderma pigmentosum
n’est pas une maladie contagieuse, ce n’est
pas une maladie à déclaration obligatoire,.
Comment procéder pour que ces enfants
aient une scolarité normale ?
L’on œuvre pour collaborer avec le mi-
nistère de l’Education afin d’assurer une
scolarité plus ou moins normale à ces en-
fants.
Certains directeurs n’ont pas accepté de
placer des films anti UV au niveau des vitres
des écoles, certaines institutrices refusent
que les fenêtres soient fermés à l’approche
de l’été, il faut que l’état d’esprit change et
que les gens acceptent ces enfants, certains
parents ont dû arrêter la scolarité de leur en-
fant à cause de ces contraintes, ainsi que
l’index de la société qui reste impitoyable à
leur égard.
Quels sont les objectifs à atteindre pour
que les enfants de la lune puissent vivre
dans de meilleures conditions ?
Notre principal objectif est de faire
reconnaître cette maladie par la sécurité
sociale comme maladie chronique, nous
continuons de militer pour cette cause, en
France elle a été reconnue, et il faut que l’on
fasse autant, vu que notre système de santé
est similaire à celui de la France.
Il faut une centaine de dossier pour que
cette maladie soit reconnue au niveau du
ministère de la santé et nous sommes sur le
point de les collecter auprès des parents.
Nous espérons également installer un
service de diagnostic prénatal du conseil
génétique.
Et pourquoi pas construire des centres
spécialisés de vacances, d’autant plus qu’ils
ne sont pas nombreux, un endroit dans
lequel ils se rencontrent en plein jour , voir
le soleil et la nature, un endroit où ils
pourront faire de la musique du théâtre et
d’autres activités afin de s’épanouir et
oublier leur maladie.
Comment comptez-vous sensibiliser les
gens sur les facteurs de cette maladie ?
Nous avons besoin d’une grande
médiatisation, nous avons répondu présent
partout où on nous a invité. Nous espérons
cependant animer une émission à la
Télévision algérienne en prime time, durant
laquelle tous les parents seront à l’écoute et
puisse comprendre les causes et les
conséquences de cette maladie.
Propos recueillis par K. B.
P
h
o
t
o
s

:

N
a
c
é
r
a
12 EL MOUDJAHID
Economie
Mardi 3 Juin 2014
CLÔTURE DE LA 47
e
FOIRE INTERNATIONALE D’ALGER (FIA)
Intérêt marqué pour investir en Algérie
La 47
e
Foire internationale d’Alger (FIA) a pris fin hier après six jours d’exposition, de rencontres professionnelles et d’animations destinées au grand
public et aux opérateurs économiques venus en force pour nouer des partenariats avec les entreprises étrangères.
C
ette édition, tenue sous le
signe d’« une Algérie forte et
sereine », a été marquée par
une forte affluence des profession-
nels et du public et a permis d’éta-
blir de multiples contacts entre les
différents opérateurs nationaux et
exposants étrangers. Sachant que
cette importante manifestation a vu
la participation de 600 entreprises
étrangères représentant 37 pays. Ce
rendez-vous économique annuel
constitue un véritable espace inter-
national pour encourager les
échanges économiques entre les ex-
posants locaux et étrangers et pro-
mouvoir les opportunités
d’investissements en Algérie. Lors
d’une virée effectué, hier, dans les
stands des exposants nous avons re-
marqué et cela en dépit du mauvais
temps que les espaces d’expositions
ont été presque envahis par les visi-
teurs venus de différentes villes et
régions du pays. On aura remarqué
que c’est le pavillon exposant les
produits de l’artisanat qui a attiré
plus de visiteurs.
Du côté des exposants nous
avons constaté que ces derniers ont
également mis le paquet pour offrir
« the best of » de leurs produits et
services. D’après les déclarations re-
cueillies sur place, il ressort que les
exposants étrangers, ont montré leur
grande satisfaction quant au bon dé-
roulement de cette foire. Ils ont sou-
ligné que leur participation à ce ren-
dez-vous leur a permis de rencontrer
les hommes d’affaires de différents
pays notamment de l’Algérie, ce qui
leur a permis de connaître le marché
algérien de près. Il y a lieu de noter
dans ce contexte que la plupart des
exposants ont à l’unanimité exprimé
leur souhait d’investir et de lancer
des projets de partenariats en Algé-
rie.
A cet effet, des opérateurs repré-
sentant l’hôpital spécialisé de Jorda-
nie ont déclaré à APS qu’il ont une
grande volonté de lancer des projets
en Algérie qui permettent de dispen-
ser des prestations médicales à des
prix raisonnables, tout en souhaitant
obtenir des facilités de la part des
autorités algériennes conformément
à la législation algérienne en ce qui
concerne notamment le foncier.
Rappelons que les Etats-Unis, l’in-
vité d’honneur durant cette 47
e
édi-
tion. Elle a participé avec près de
80 exposants activant notamment
dans divers secteurs comme le
transport, la technologie, l’agricul-
ture, et l’industrie pharmaceutique.
Makhlouf Ait Ziane
PARTICIPATION AMERICAINE A LA FIA
Opportunité de partenariat dans de nouveaux secteurs
La participation américaine à la 47
e
Foire
internationale d’Alger (FIA), en tant qu’invité
d’honneur, devrait permettre de promouvoir le
partenariat économique, dominé jusque-là par
les hydrocarbures, dans d’autres secteurs
comme l’industrie pharmaceutique, agroali-
mentaire et bâtiment. Exposants et responsa-
bles américains présents à la FIA ont exprimé
leur satisfaction de leur participation à la foire
qui a permis, selon eux, d’identifier d’autres
créneaux de coopération hors hydrocarbures,
a indiqué à l’APS le président du Conseil d’af-
faires algéro-américain, Smail Chikhoune. « Il
s’agit d’une rencontre très fructueuse, car il y
a eu énormément de prise de contacts entre des
entreprises algériennes et américaines, pu-
bliques ou privées, dans plusieurs secteurs no-
tamment l’industrie pharmaceutique,
l’agroalimentaire, ou encore le bâtiment », a
précisé M. Chikhoune. Dans le domaine phar-
maceutique, en plus des accords déjà signés en
marge de ce rendez-vous économique, plu-
sieurs accords d’entente seront signés inces-
samment, selon ce responsable. Une
compagnie américaine compte ouvrir une
usine en Algérie en partenariat avec des Algé-
riens pour fabriquer des dispositifs et équipe-
ments médicaux, a-t-il révélé sans donner plus
de détails. La FIA a été aussi l’occasion pour
annoncer la signature de deux accords d’en-
tente dans ce domaine entre les autorités algé-
riennes et les firmes américaines. Après les
hydrocarbures et le pharmaceutique, l’agricul-
ture vient en troisième position en terme de
partenariats. Il a été convenu d’organiser, en
octobre prochain, des visites en Californie au
profit d’agriculteurs algériens afin de bénéfi-
cier de l’expérience de cette région, classée
première puissance agricole des Etats-Unis.
L’objectif essentiel de cette visite est de pou-
voir introduire les nouvelles technologies dans
la gestion et la production agricole en Algérie.
Elle vise également de conclure des partena-
riats notamment dans l’industrie du lait. En
outre, des opérateurs américains ont souligné
leur volonté d’importer certains produits
agroalimentaires algériens. Dans le secteur du
bâtiment, la majorité des professionnels amé-
ricains sont favorables à des partenariats « du-
rables » avec les opérateurs algériens, surtout
que le pays a un « ambitieux » programme de
logements, a ajouté M. Chikhoune. Dans ce
domaine, des discussions ont été entamées
entre les professionnels des deux pays concer-
nant les matériaux de construction. «  Pour
conclure, on peut dire que le choix des Etats-
Unis comme invité d’honneur, a été une
grande opportunité pour aider les compagnies
américaines à découvrir le marché algérien et
les possibilités d’investissement. C’est bien
parti pour développer des partenariats durables
gagnant-gagnant  », a-t-il dit. De son côté,
l’ambassadeur des Etats-Unis à Alger, Henry
Ensher, a estimé que «  la participation amé-
ricaine traduit la volonté de son pays de déve-
lopper les relations économiques avec
l’Algérie. Les accords signés lors de cette foire
témoigne de la volonté de l’Algérie et des
Etats-Unis de diversifier leurs partenariats, no-
tamment entre les entreprises privés algé-
riennes et américaines  », a souligné le
diplomate américain. Les échanges commer-
ciaux entre l’Algérie et les Etats-Unis ont at-
teint 7,1 milliards de dollars en 2013. Les
exportations algériennes vers les Etats-Unis
ont atteint 4,8 milliards de dollars alors que
l’Algérie a importé 2,3 milliards de dollars de
ce pays. Une centaine d’entreprises améri-
caines sont présentes en Algérie, selon le
Conseil d’affaires algéro-américain.
ACCESSION DE L’ALGERIE A L’OMC
Le processus avance bien
Le ministre du Commerce, Amara Benyounès, s’est féli-
cité, dimanche passé à Alger, de l’avancement du processus
d’adhésion de l’Algérie à l’Organisation mondiale du com-
merce (OMC), précisant que la partie algérienne préparait
les réponses aux questions adressées par plusieurs pays
membres dans le cadre des négociations. « Les négociations
pour l’accession de l’Algérie à l’OMC avancent bien et nous
préparons les réponses à plusieurs pays membres de l’orga-
nisation et adressées dans le cadre des rencontres bilatérales
et multilatérales pour l’accession à l’OMC, a-t-il déclaré à
l’APS en marge des débats autour du plan d’action du gou-
vernement à l’Assemblée populaire nationale (APN). « Dès
que les négociations seront terminées et les décisions seront
prises, nous allons procéder à cette accession avec accord de
l’Organisation », a-t-il encore précisé. Concernant le retard
qu’a connu le processus d’adhésion et la lenteur des discus-
sions, M. Benyounès a affirmé que « le principe de l’acces-
sion a été retenu, mais au rythme de l’Algérie et surtout en
préservant les intérêts de l’économie nationale ». Nous n’al-
lons pas brader l’économie du pays et nous allons défendre
les intérêts de l’Algérie », a insisté le ministre. Selon l’OMC,
la série de réunions suivante sont prévues dans le courant de
l’année, « sous réserve que les questions des membres ainsi
que les réponses accompagnées des informations de l’Algé-
rie soient communiquées à temps ». L’OMC a affirmé ré-
cemment que les négociations pour l’accession de l’Algérie
progressent de manière « constructive sur le fond » et leur
rythme « s’accélère ». Le président du groupe du travail
chargé de l’accession de l’Algérie à l’OMC, l’Argentin Al-
berto D’Alotto, a indiqué en mars dernier à Genève que l’Al-
gérie a réalisé des « progrès substantiels » pour devenir
membre de cette organisation et qu’elle devrait maintenir son
rythme de travail pour atteindre son objectif. L’Algérie, qui
a mené 12 rounds de négociations multilatérales, durant les-
quels elle a traité 1.933 questions liées à son système écono-
mique, s’apprête à répondre aux questions et observations
des pays membres de l’organisation. L’Algérie est engagée
dans le processus d’intégration du système commercial
mondial depuis juin 1987, date du dépôt de la demande offi-
cielle d’adhésion au GATT (accord général sur les tarifs et
le commerce, ancêtre de l’OMC), mais, les négociations
n’ont été entamées concrètement qu’à partir de juillet 1996.
La première réunion de travail a eu lieu en avril 1998.
REALISATION DU COMPLEXE DE PRODUCTION DE TURBINES (GEAT) A AIN YAGOUT
GE organise une formation pour les professionnels algériens
L’initiative de General Electric s’ins-
crit dans le cadre de l’accord de partena-
riat signé avec Sonelgaz portant sur la
réalisation du complexe de production
GEAT (General Electric Algeria Tur-
bines) à Ain Yagout (wilaya de Batna)
pour la fourniture d’environ 2.000 mé-
gawatts d’énergie par an. Il s’agit, a-t-on
appris auprès de la compagnie, d’assurer
des « formation complètes pour les pro-
fessionnels algériens afin de leur trans-
mettre les meilleures pratiques
mondiales de GE, en termes de tech-
niques de production et de contrôle de la
qualité ». L’objectif assigné à cette pre-
mière session consiste à certifier le per-
sonnel de GE «  sur des tâches
d’installation et de maintenance des so-
lutions fournies par GE ». La première
session de formation en Algérie, indique
t-on, a été lancée le 14 mai dernier, au
centre de formation de GE à Hydra et
avait concerné une vingtaine de techni-
ciens et ingénieurs recrutés pour le mon-
tage et la mise en service des projets de
Power Generation en Algérie (à Hassi
R’mel, Hassi Berkine, Boufarik, Boutle-
lis, ainsi que pour les sites des 6 nou-
velles centrales électriques). Deux autres
sessions d’une durée d’un mois chacune
sont prévues à Alger d’ici la fin de l’an-
née. « Aussi, ce genre d’actions traduit
l’engagement de GE dans le transfert de
savoir-faire et le développement des ta-
lents locaux » d’autant plus qu’elle pré-
voit «  un apprentissage théorique et
pratique  » à même de transmettre aux
employés  «  les connaissances néces-
saires afin de mener à bien les nombreux
projets du groupe en Algérie », a déclaré
M. Michel Golebiowski, Senior Mana-
ger au sein de GE et responsable de la
formation. Les sessions de formation dis-
pensées en Algérie complètent un curri-
culum de développement entamé, pour
la plupart des recrues, par une prépara-
tion préliminaire aux Etats-Unis. «  Ce
programme spécifique permet aux em-
ployés de se familiariser avec l’installa-
tion de nouvelles centrales de GE dans
le pays. Au cours de cette formation, un
programme de mentorat des employés
sera mis en place afin de suivre leur dé-
veloppement au travers d’expérience de
chantier en Algérie, en Afrique et au
Moyen-Orient », est-il souligné. Plus de
40 spécialistes et managers de Global
Field Operations en charge des projets
d’installation clé-en-mains ont été mobi-
lisés pour la circonstance. Aussi, la for-
mation qui couvre pas moins de 80
modules sollicite l’intervention d’une
vingtaine d’experts dans les domaines de
l’installation et de la mise en service des
équipements.
D. Akila
MATERIAUX DE CONSTRUCTION
Légère hausse de la production en 2013
La production des matériaux de construction a enregistré
une légère hausse (+0,3%) en 2013, après des baisses consé-
cutives constatées depuis 2008 et ce, jusqu’au premier trimes-
tre de l’année dernière, selon l’Office national des statistiques
(ONS). La production des matériaux de construction a connu,
après cinq ans de recul, un rebondissement au 2
e
et 3
e
trimestre
2013 avec respectivement 6,2% et 7,8% pour rechuter au 4
e
trimestre à -4,8% et enregistrer, ainsi, une légère hausse de
0,3% durant toute l’année précédente, indique une publication
de l’ONS sur l’indice de la production industrielle. Ce regain,
quoique modéré, est synonyme d’une relance de la production
de deux activités. Il s’agit de la branche de fabrication des
liants hydrauliques qui a enregistré une hausse de 2,5% et de
celle de la fabrication de produits en ciment et matériaux de
construction divers (+7,3%) durant l’année 2013. La produc-
tion des autres branches du secteur des matériaux de construc-
tion a reculé. En effet, après une hausse « importante »
observée en 2012 (+13,6%), l’industrie du verre a reculé de
2,6% en 2013. La fabrication des matériaux de construction et
produits rouges a également chuté durant les quatre trimestres
de l’année écoulée, situant le taux moyen annuel de croissance
à 20%. Le secteur industriel public algérien a enregistré en
2013, une légère hausse de 0,8%, inférieure a celle enregistrée
en 2012 (+1,6%), mais plus « importante » que celle de 2011
(+0,4%). Hors hydrocarbures, le taux de croissance industrielle
a atteint 2,2%, contre 5,5% en 2012 et 2,4% en 2011, alors que
le taux des industries manufacturières a augmenté de 1,8%,
après une stagnation constatée l’année d’avant. Cette « timide »
croissance de la production industrielle du secteur public s’ex-
plique par une amélioration de la production d’un certain nom-
bre d’activités, notamment des industries sidérurgiques,
métalliques, mécaniques et électriques (ISMME) avec +5,5%,
les industries textiles (+4%), des bois et lièges (+2,1%), et,
enfin, les matériaux de construction (+0,3%).
13 EL MOUDJAHID
Economie
Mardi 3 Juin 2014
AGRICULTURE
Nouvelle baisse sur le marché européen des céréales
TRANSPORT MARITIME
Frets secs et pétroliers en baisse en raison
d’une faible activité
Les prix des transports de ma-
tières premières sèches ont globale-
ment décliné au cours de la semaine
dernière, écourtée par un jour férié
hier à Londres, et les frets pétroliers
ont suivi la même tendance. Indice
phare du marché, le Baltic Dry Index
(BDI), qui fournit une estimation
moyenne des tarifs pratiqués sur 20
routes de transport en vrac de ma-
tières sèches (minerais, charbon, mé-
taux, céréales, etc.), a fini vendredi
à 934 points, au plus bas depuis mi-
avril, contre 964 points une semaine
auparavant. Le Baltic Panamax
Index (BPI), qui synthétise les tarifs
pour quatre routes (la plupart pour
les céréales) empruntées par des na-
vires de la catégorie «Panamax», ap-
pelés ainsi car leurs dimensions sont
adaptées au passage du canal de Pa-
nama, a terminé à 872 points ven-
dredi, au plus bas depuis un mois,
contre 1.001 points une semaine au-
paravant.
Le Baltic Capesize Index 2014
(BCI 2014), qui compile les tarifs de
la catégorie de navires «Capesize»,
forcés par leur taille imposante à na-
viguer au large des caps Horn et de
Bonne-Espérance, a terminé en re-
vanche la semaine en hausse à 1.395
points, contre 1.358 points le ven-
dredi précédent. De leur côté, les ta-
rifs des transports pétroliers ont aussi
reculé la semaine dernière. L’indice
Baltic Dirty Tanker Index (BDTI),
moyenne des taux pratiqués sur dix-
sept routes de transport de pétrole
brut, a fini à 657 points vendredi,
contre 691 points la semaine précé-
dente. Le marché des transports de
produits pétroliers a également ex-
périmenté une semaine de faible ac-
tivité, notamment en raison du jour
férié lundi au Royaume-Uni et aux
Etats-Unis, ont expliqué les ana-
lystes.
Le Baltic Clean Tanker Index
(BCTI), moyenne des prix pratiqués
sur six routes de produits pétroliers
raffinés (essence, gaz liquéfié, fioul
de chauffage, etc.), a ainsi terminé à
525 points vendredi, son minimum
en cinq semaines, contre 532 points
sept jours auparavant.
A PARTIR DE SEPTEMBRE
Mise en circulation du nouveau billet de 10 euros
La Banque centrale européenne (BCE) a commencé
à distribuer aux commerces et entreprises de la zone
euro une brochure pour les préparer à la mise en circu-
lation à partir de septembre du nouveau billet de 10
euros. Cette brochure doit aider plus de 3 millions de
boutiques et de PME à se familiariser avec cette cou-
pure, qui apparaîtra sous sa nouvelle forme le 23 sep-
tembre, et à s’assurer que leurs appareils
d’authentification de billets ne poseront pas problème,
a indiqué la BCE hier. La distribution de prospectus a
commencé hier en Finlande et en Estonie et se poursui-
vra dans les autres pays de la zone euro jusqu’à la fin
du mois de juin. Il s’agit, après le billet de 5 euros, de la
deuxième coupure d’une nouvelle série de billets bapti-
sée «Europe», censés être plus difficilement falsifiables.
Sa couleur tire davantage sur le rouge que sur le marron
mais son design reprend celui de l’ancien, avec quelques
ajouts technologiques pour le rendre plus sûr et plus ré-
sistant. Lors de l’introduction du nouveau billet de 5
euros en mai 2013, plusieurs soucis techniques étaient
apparus, certaines machines dans les transports en com-
mun refusant notamment de l’accepter.
Le marché européen des cé-
réales accuse une nouvelle baisse
hier, apaisé par les bonnes pers-
pectives de récoltes et des cli-
gnotants météo au vert. A la
mi-journée, le blé recule de 1,50
euro la tonne, pour les échéances
de novembre à 190,25 et de jan-
vier à 190,50 euros la tonne. Le
marché se montre actif avec
7.500 lots échangés à 11h15
GMT. Le maïs accuse une baisse
similaire de 1,50 euro sur l’échéance de novembre à 190
euros la tonne et de janvier à 190,50 euros la tonne. Là
aussi le marché est vigoureux avec 7.500 lots échangés.
« Tous les fondamentaux sont au vert avec un bon état
des semis et des paramètres météo favorables », sou-
ligne Edward de Saint-Denis, de la société de courtage
Plantureux. Seul point à surveiller, estime-t-il, la parité
euro-dollar : « Si la baisse se vérifie, elle pourrait rame-
ner un peu de compétitivité à l’export » sur l’origine
française. En France, l’état d’avancée des cultures reste
bon, selon l’observatoire de FranceAgriMer, Céré’Obs
: en Blé tendre, l’épiaison compte six jours d’avance sur
la moyenne et la part des blés dans un « bon à très bon »
état reste stable à 75%, en orge d’hiver, l’épiaison est
finie depuis la semaine passée
avec huit jours d’avance sur la
moyenne et 71% des cultures
dans un état « bon à très bon ».
Enfin, en maïs, les semis sont
pratiquement achevés pour une
levée atteinte à 96%, avec un jour
d’avance en moyenne. La part
des « bons à très bons » atteint
88% en baisse comparé à la se-
maine précédente. A Chicago,
note le cabinet de conseil Agritel,
tous les contrats de blé ont achevé la semaine passée en
repli « compte tenu de la non-compétitivité de l’origine
américaine sur la scène export ». Là encore, les pers-
pectives sont bonnes et pèsent sur les cours : les semis
de maïs ont marqué une nouvelle progression selon le
rapport hebdomadaire du ministère américain de l’Agri-
culture et de nouvelles pluies attendues sur la Corn Belt.
De son côté Offre et Demande agricole (ODA) signale
que « le centre météo ukrainien prévoit une récolte de
céréales qui pourrait dépasser le niveau de l’année der-
nière à 63 millions de tonnes » - même si les « analystes
locaux sont moins optimistes» nuance-t-il. En France,
sur le marché physique, blé et orge sont en recul de 1,50
euro et le maïs perd un euro à la mi-journée.
PROCHAINE EDITION DU LOGIMMO
A ORAN
Plus d’une soixantaine
d’exposants
Plus d’une soixantaine d’exposants prendront part à la 7
e
édition du
Salon International du Logement et de la Promotion Immobilière Lo-
gimmo, prévue du 11 au 14 juin 2014, au Centre de Conventions Moha-
med Benahmed d’Oran, a-t-on appris auprès des organisateurs. Cette
manifestation internationale organisée par l’agence Proximity Pr, réunira,
durant quatre jours, les professionnels de l’immobilier, dont les promo-
teurs immobiliers, les bureaux d’études et d’architecture, les organismes
bancaires et financiers et autres.
Le Salon, qui cible aussi bien les professionnels que le grand public,
se veut un espace de rencontres, d’échanges et d’opportunités permettant
aux exposants de promouvoir leurs produits et donnant aux visiteurs l’oc-
casion de découvrir des offres immobilières et des solutions concrètes de
logement répondant à leurs besoins et selon leurs bourses, expliquent les
organisateurs.
Il offrira également la possibilité aux opérateurs nationaux et étrangers
d’échanger leurs expériences et de nouer des partenariats dans le domaine
de la promotion immobilière, secteur en plein essor en Algérie, grâce aux
mégas projets initiés par les pouvoirs publics à l’échelle nationale et no-
tamment dans la wilaya d’Oran.
« La wilaya d’Oran bénéficie d’un important programme de construc-
tion d’infrastructures et de logements et d’un gigantesque projet de mo-
dernisation qui lui permettra de rivaliser avec les grandes métropoles de
la rive nord de la Méditerranée », soulignent les organisateurs. En marge
de l’exposition, un riche programme d’animation est prévu et sera marqué
par des tables rondes, des débats sur des thèmes d’actualité traités par des
spécialistes et experts du secteur.
ENDETTEMENT AU 4
e
TRIMESTRE 2013
Nouvelle baisse des prêts
bancaires internationaux
Les créances transfrontalières
ont continué de chuter au dernier
trimestre 2013, plombées de nou-
veau par un repli des prêts libellés
en euro, a indiqué hier la Banque
des Règlements Internationaux
(BRI). Les prêts internationaux des
banques déclarantes à la BRI ont
reculé de 122 milliards de dollars
(89,7 milliards d’euros) entre fin
septembre et fin décembre, ce qui
correspond à une baisse de 0,4%
sur la période, selon les statistiques
publiées dans son rapport trimes-
triel. Les prêts internationaux ont
ainsi décliné sur sept trimestres
successifs, a souligné la BRI, qui a
cependant souligné que le rythme
de la contraction a néanmoins été
moins marqué sur les trois derniers
mois de l’année que durant les
deux précédents trimestres. Cette
chute au quatrième trimestre est at-
tribuable principalement à un recul
à hauteur de 355 milliards de dol-
lars des prêts libellés en euro, ce
qui reflète une tendance générale
observée sur plusieurs années. De-
puis fin mars 2008, l’encours des
prêts bancaires transfrontières en
euro a chuté de quelque 1.900 mil-
liards, ce qui correspond à une
baisse de 21%. Cette contraction
représente près des deux tiers de la
réduction globale de l’encours des
créances transfrontières sur la pé-
riode, a précisé cette institution
considérée comme la banque cen-
trale des Banques centrales. Au
quatrième trimestre, les prêts libel-
lés en dollars américains se sont en
revanche inscrits en hausse de
0,5% à 64 milliards de dollars tan-
dis que les créances libellées en
yen ont progressé de 5,2% à 61
milliards de dollars. Les créances
transfrontalières aux économies
émergentes ont quant à elles aug-
menté de 2,5% à 91 milliards de
dollars. Ce chiffre masque cepen-
dant de fortes divergences régio-
nales, a précisé l’institution sise à
Bâle, qui a mis en lumière une
forte expansion des prêts à la Chine
(+9%).
BANQUES
Création d’un organe pour réguler le secteur
de la monétique en Algérie
L’Association professionnelle des banques et établissements financiers (ABEF) a annoncé, hier dans un communiqué, la création d’un (GIE-monétique),
dont la mission consiste à réguler le secteur de la monétique en Algérie.
«À
l’issue des travaux de
l’assemblée générale
extraordinaire de
l’ABEF, tenue le 2 juin 2014 à la ré-
sidence d’État Djenane El-Mithak,
le GIE-économie (groupement d’in-
térêt économique de la monétique)
a été créé et son assemblée générale
constitutive à été réunie», a indiqué
l’ABEF dans le communiqué.
Le GIE-monétique «va permettre
le pilotage de la stratégie de déve-
loppement de la monétique visant la
généralisation de l’usage de moyens
de paiement moderne, dont la carte
de paiement et le e-paiement», selon
la même source.
Le groupement auquel ont adhéré
l’ensemble des banques de la place
aura pour mission de réguler le sec-
teur de la monétique en Algérie. La
Banque centrale, qui est l’autorité
monétaire, siégera dans le comité de
direction pour veiller à la sécurité du
système de la monétique. Le minis-
tre des Finances, Mohamed Djellab,
présent à cette réunion, «a noté, avec
une grande satisfaction, la création
du GIE-monétique en tant qu’or-
gane de régulation de l’activité mo-
nétique», en prenant acte de l’impli-
cation de la Banque d’Algérie dans
la mise en œuvre de cette démarche.
M. Djellab a appelé, à ce titre, à
la poursuite des efforts pour une
modernisation des services et pro-
duits bancaires, comme condition
indispensable pour l’amélioration de
l’inclusion financière de l’Algérie.
Le ministre a rappelé, dans ce
cadre, que le gouvernement ne man-
quera pas d’accompagner, par des
dispositions appropriées, l’action
d’élargissement de l’utilisation de
moyens de paiement scripturaux.
Il a encouragé expressément les
banques de la place, qu’elles soient
publiques ou privées, «à innover en
matière de produits et services, no-
tamment en matière de finance-
ments structurés à la dimension du
programme de développement en-
gagé par le gouvernement». Compte
tenu des ambitions affichées par le
gouvernement, le ministre a de-
mandé au secteur bancaire de redou-
bler d’efforts et de développer de
manière plus forte son accompagne-
ment de l’investissement en Algérie
afin de permettre la réalisation, dans
les meilleures conditions, des objec-
tifs de croissance fixés dans le pro-
gramme du gouvernement.
À cet égard, il a exhorté les
banques à satisfaire, dans les condi-
tions optimales de délais et de coûts,
les besoins de financement de l’éco-
nomie nationale.
Gouvernance, formation, éthique
et promotion des cadres algériens
ont été les messages forts du minis-
tre des Finances, selon le communi-
qué.
APS
14
Mardi 3 Juin 2014
EL MOUDJAHID
Monde
PALESTINE
Le nouveau gouvernement d’union
prête serment
C
e cabinet de
« consensus », di-
rigé par le Premier
ministre sortant Rami
Hamdallah, est soutenu par
le mouvement islamiste
Hamas, mais constitué de
personnalités indépen-
dantes et de technocrates.
Composé de 17 ministres,
dont 5 de Ghaza, c’est un
exécutif de transition qui a
pour mission prioritaire de
préparer des élections d’ici
la fin de l’année. « Au-
jourd’hui, avec la forma-
tion d’un gouvernement
d’union nationale, nous an-
nonçons la fin de la divi-
sion palestinienne qui a fait
beaucoup de tort à notre
cause nationale », a déclaré
M. Abbas à la Mouqataa, le
siège de la présidence pa-
lestinienne à Ramallah
(Cisjordanie), après la
prestation de serment des
ministres. A Ghaza, le
Hamas a salué un gouver-
nement d’union de « tous
les Palestiniens ». L’Orga-
nisation de libération de la
Palestine (OLP), dominée
par le mouvement nationa-
liste Fatah de M. Abbas, et
le Hamas ont signé le 23
avril un nouvel accord de
réconciliation pour mettre
fin à la division politique
depuis 2007 entre la Cis-
jordanie, dont l’Autorité
palestinienne administre
les zones autonomes, et la
bande de Ghaza
PRESIDENTIELLE
EN SYRIE
Début du scrutin
aujourd’hui
Les électeurs des zones tenues
par le régime se préparent à se ren-
dre aux urnes aujourd’hui pour une
élection que Bachar al-Assad est
assuré de remporter, trois ans après
le début d’une révolte contre le
pouvoir qui s’est transformée en
conflit sanglant.
Selon le ministère de l’Intérieur,
15 millions de Syriens sont appelés
à voter dans un pays exsangue, loin
des zones d’affrontement entre
armée et rebelles. La presse a évo-
qué « un plan de sécurité » mis en
place depuis dimanche dans toutes
les villes syriennes « pour proté-
ger » les électeurs et les bureaux de
vote contre d’éventuelles attaques.
« Les forces armées et de sécu-
rité sont en état d’alerte maximum
afin d’assurer la sécurité des Sy-
riens désirant voter », affirme, hier,
le quotidien al-Watan sur le terrain,
au moins 50 personnes, dont neuf
enfants, ont été tuées en deux jours
lors de bombardements menés par
les rebelles sur des zones tenues
par le régime à Alep, dans le nord
de la Syrie, a indiqué une ONG.
Cette escalade survient avant la
tenue d’élections présidentielles
controversées aujourd’hui que Ba-
char al-Assad est assuré de rem-
porter. « Au moins 50 personnes
dont 9 enfants ont été tuées par des
tirs d’obus et de roquettes sur les
zones tenues par le régime », a pré-
cisé l’Observatoire syrien des
droits de l’homme (OSDH). Ces
bombardements ont tué 23 per-
sonnes samedi et 27 dimanche.
En plus des cinquante civils
tués samedi et dimanche, 230 au-
tres ont été tués en deux mois par
des bombardements rebelles contre
les zones gouvernementales.
Le président Mahmoud Abbas a an-
noncé hier la « fin de la division » entre
Palestiniens. « Aujourd’hui, avec la for-
mation d’un gouvernement d’union na-
tionale, nous annonçons la fin de la di-
vision palestinienne qui a fait beaucoup
de tort à notre cause nationale », a dé-
claré M. Abbas
Le président Mahmoud Abbas annonce
la « fin de la division » entre Palestiniens
SAHARA OCCIDENTAL
La conférence sur la décolonisation
soutient le droit du peuple sahraoui
à l’autodétermination
Des intervenants à la conférence des Nations unies sur la dé-
colonisation ont souligné la nécessité de permettre au peuple sah-
raoui d’exercer son droit à l’autodétermination conformément aux
décisions et résolutions des Nations unies.
Les représentants de certains pays dont l’Equateur, le Chili, la
Corée et la Sierra Léone ont affirmé lors d’une conférence des Na-
tions unies tenue les 21 et 23 mai dernier aux Iles Fidji « leur ferme
appui au droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermina-
tion », a indiqué, hier, l’agence de presse sahraouie (SPS).
Dans ce contexte, le représentant de la Sierra Léone a souligné
la nécessité de « prendre en considération le rôle de l’UA dans la
question du Sahara occidental » préconisant la conjugaison des ef-
forts pour le règlement de ce conflit ».
Le représentant du Front Polisario en Australie, Kamel Fadhel,
a appelé la communauté internationale à « réagir aux multiples en-
traves dressées par le Maroc au processus de paix, aux violations
des droits de l’homme et au pillage des richesses naturelles » sou-
lignant que « la solution pacifique à la question du Sahara occi-
dental passe par l’organisation d’un référendum libre, juste et
transparent sous l’égide des Nations unies et de l’UA ». Il a appelé
les Nations unies à « élargir les prérogatives de la Minurso au
contrôle de la situation des droit de l’homme et la protection des
richesses naturelles sahraouies ».
La conférence a été consacrée à l’examen des questions de dé-
colonisation dans 17 territoires privés de l’exercice du droit à l’au-
todétermination à travers le monde.
UKRAINE
Moscou repousse d’une semaine
son ultimatum sur le gaz à Kiev
La Russie a repoussé, hier, d’une semaine son ultimatum sur
le gaz à l’Ukraine et la menace d’une coupure d’approvisionne-
ment qui inquiète l’Europe, objet de négociations cruciales à
Bruxelles. Ces négociations ont lieu dans le cadre d’une semaine
déterminante pour l’Ukraine, au bord de la guerre civile.
La Russie a demandé hier des « couloirs humanitaires » dans
l’est du pays, où de violents combats se poursuivent entre l’armée
et les séparatistes. Le président élu Petro Porochenko doit rencon-
trer dès demain le président américain Barack Obama, et pourra
aussi croiser le chef de l’Etat russe Vladimir Poutine lors des cé-
lébrations le 6 du débarquement allié en Normandie. Par ailleurs,
le conflit entre rebelles prorusses et forces loyalistes dans l’est du
pays divise les orthodoxes, selon qu’ils appartiennent au patriarcat
de Kiev ou de Moscou, et représente une menace pour les catho-
liques et les protestants. Le patriarche orthodoxe de Kiev Filarète,
a dénoncé « l’agression contre l’Ukraine et le soutien apporté par
la Russie aux terroristes et séparatistes », dans un message aux fi-
dèles, il y a deux semaines.
L’Eglise orthodoxe du patriarcat de Kiev a été créée en 1992,
après l’indépendance de l’Ukraine, en opposition avec le patriarcat
de Moscou. Non reconnue par les autres églises orthodoxes dans
le monde, elle a en Ukraine nettement moins d’églises et de fidèles
que le patriarcat de Moscou. L’archevêque de Lougansk et Alt-
chevsk Mitrofane, du patriarcat de Moscou, a un regard totalement
différent sur la situation : « Il faut prendre en considération le ré-
sultat du référendum (sur l’indépendance de la région de Lou-
gansk).
Ceux qui sont au pouvoir à Kiev doivent écouter les gens du
sud-est de l’Ukraine et tenir compte de ce qu’ils pensent », a-t-il
a déclaré au site ukrainien portall.tv.
ESPAGNE
Le roi Juan Carlos abdique
après 38 ans de règne
Le roi d’Espagne Juan Carlos, affaibli par de multiples ennuis de santé et à
la popularité ternie par les scandales, va abdiquer au profit de son fils, le prince
Felipe, a annoncé, hier, le chef du gouvernement Mariano Rajoy, prenant le pays
par surprise. Le prince des Asturies, âgé de 46 ans, doit devenir le prochain roi
d’Espagne sous le nom de Felipe VI. Juan Carlos, monté sur le trône à la mort
du dictateur Francisco Franco en novembre 1975, a construit sa popularité en
menant la transition de l’Espagne vers la démocratie, avant de connaître une fin
de règne marquée par les problèmes de santé et les scandales.
« Le roi m’est apparu convaincu que ce moment était le meilleur pour pro-
céder en toute normalité au changement à la tête de l’Etat et à la transmission
de la couronne au prince des Asturies », a déclaré Mariano Rajoy lors d’une dé-
claration institutionnelle exceptionnelle convoquée en urgence.
VIOLENCES EN IRAK
22 morts à Fallouja
Au moins 22 personnes ont péri dans des affrontements et des bombarde-
ments dimanche à Fallouja, une ville située à 60 km à l’ouest de Baghdad et
tenue par des insurgés, a-t-on appris, hier, de source médicale.
Les violences, qui ont également fait 36 blessés, ont touché plusieurs secteurs
de Fallouja et sa périphérie, a précisé Ahmed Shami, un médecin du principal
hôpital de la ville.
Mahmoud al-Zobaie, un dirigeant de la tribu Zoba, a indiqué que les vio-
lences ont éclaté à la mi-journée avant de se poursuivre durant plusieurs heures.
Selon lui, une demi-douzaine de quartiers situés dans le nord, le sud et le centre
de Fallouja ont été touchés par des bombardements, alors que des accrochages
entre forces armées et insurgés ont eu lieu au nord et au sud de la ville.
Plus de 350 personnes ont été tuées dans la région de Fallouja depuis le début
de la vague de violence fin décembre dans cette ville et dans sa province d’Al-
Anbar, selon M. Shami.
NUCLEAIRE IRANIEN
Le chef de l’AIEA salue les efforts
de Téhéran
Le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a salué,
hier, à Vienne les efforts de l’Iran pour faire la transparence sur son programme
nucléaire, tout en rappelant que tous les doutes n’étaient pas levés.
« L’Iran a entamé un dialogue substantiel avec l’Agence », s’est félicité le
Japonais Yukiya Amano dans un discours aux Etats membres de l’agence spé-
cialisée de l’Onu.
L’Iran négocie depuis le début de l’année avec les grandes puissances du
« 5+1 » un accord susceptible de rassurer durablement le reste du monde sur le
caractère exclusivement pacifique de son programme atomique, en échange
d’une levée des sanctions internationales.
Le nouveau gouvernement d’union nationale palestinien a prêté serment, hier,
devant le président Mahmoud Abbas, qui a décrété la « fin de la division »
entre Palestiniens.
AFFRONTEMENTS A BENGHAZI (LIBYE)
16 morts
Des affrontements opposaient, hier, des forces loyales au gé-
néral Khalifa Haftar à des groupes islamistes à Benghazi, dans
l’est libyen, faisant au moins 16 morts, deux semaines après
l’offensive lancée par ce général dissident au nom de la lutte
contre le « terrorisme ». Les heurts ont fait au moins 16 morts,
dont 11 militaires, et 26 blessés, selon un bilan fourni par deux
hôpitaux de la ville.
Il s’agit des affrontements les plus violents depuis ceux du
16 mai lorsque le général Haftar a lancé sa campagne, intitulée
« Dignité », pour éradiquer, selon lui, les « groupes terroristes »
dans l’Est, faisant au moins 76 morts. Plusieurs heures après le
début des combats les autorités libyennes n’ont pas encore
réagi.
Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011,
elles ont été dans l’incapacité de rétablir l’ordre dans le pays
plongé dans le chaos et sous la coupe de milices. Le colonel
Saad Al-Werfelli, commandant de la base aérienne de Benghazi
et loyal au général dissident, a précisé que les combats ont éclaté
après une attaque à l’arme lourde lancée par des groupes isla-
mistes, dont Ansar Asharia, contre un camp militaire de l’armée
libyenne. Ces groupes radicaux ont bombardé tôt, hier, le camp
21, cernant les soldats qui y étaient et faisant des morts et des
blessés, a poursuivi le colonel Al-Werfelli.
Ce camp appartient aux unités d’élite de l’armée libyenne à
Benghazi qui ont apporté leur appui au général Haftar, des
forces de l’armée de l’air loyales au général dissident sont ve-
nues à la rescousse et ont mené des raids aériens contre les as-
saillants, a ajouté cet officier.
Société
15 EL MOUDJAHID
POUR RÉDUIRE LES RISQUES MORTELS LIÉS AU TABAC
L’OMS prône une hausse des taxes
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé, vendredi, les pays à augmenter les taxes sur le tabac pour
encourager le sevrage tabagique et éviter que de nouveaux consommateurs ne deviennent dépendants, soulignant que le
tabac tue près de 6 millions de personnes par an.
L’
appel de cette organisa-
tion onusienne a été lancé
à l’occasion de la Journée
mondiale sans tabac qui est célé-
brée le 31 mai de chaque année.
Sur la base des données de 2012,
l’OMS estime qu’une augmenta-
tion des taxes de 50% permettrait
à l’ensemble des pays de réduire le
nombre des fumeurs de 49 millions
au cours des trois prochaines an-
nées et de sauver 11 millions de
vies.
Alors que le tabagisme pro-
voque un décès toutes les six se-
condes, jusqu’à 50 % des
consommateurs meurent à cause
du tabac, qui entraîne aussi des
coûts considérables pour les fa-
milles, les entreprises et les gou-
vernements. Le traitement des ma-
ladies liées au tabac comme le can-
cer et les cardiopathies est coûteux.
Les maladies et les décès liés au
tabac frappent souvent des
consommateurs dans la force de
l’âge, en pleine activité profession-
nelle, affectant leur productivité et
leur revenu.
Pour la directrice générale de
l’OMS, Margaret Chan, l’augmen-
tation des taxes sur le tabac consti-
tue “le moyen le plus efficace de
réduire le tabagisme et de sauver
des vies”, ajoutant qu’une action
résolue dans le domaine fiscal
“frappe l’industrie du tabac là où
cela fait mal”. Les prix élevés sont
un moyen particulièrement effi-
cace pour amener les jeunes à ne
pas commencer à fumer, leurs
moyens étant souvent plus limités
que ceux des adultes, explique
l’OMS. Cette organisation estime
que si tous les pays augmentaient
les taxes sur le tabac de 50% par
paquet de cigarettes, ils perce-
vraient 101 milliards de dollars de
recettes supplémentaires. Le taba-
gisme est la principale cause de
décès évitables dans le monde : le
tabac tue près de 6 millions de per-
sonnes par an, dont plus de
600.000 sont des non-fumeurs vic-
times du tabagisme passif. Si rien
n’est fait, met en garde, l’OMS, le
tabac provoquera plus de 8 mil-
lions de décès annuels en 2030
dont plus de 80% dans des pays à
revenu faible ou intermédiaire.
Mardi 3 Juin 2014
Publicité
AIT AISSA MIMOUN (OUAGNOUNE)
Un jeune retrouvé mort
Un jeune homme âgé de 28 ans a été retrouvé mort dans la soirée de samedi dernier (21 heures),  à
l’intérieur de son domicile sis au village Igounane Amar, commune d’Aït Aïssa Mimoune, 25 kilo-
mètres à l’Est du chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou, apprend-on de source sécuritaire. Célibataire
de son état, le jeune homme a été découvert mort d’une balle d’un fusil de chasse qu’il a atteint au
cou, a-t-on indiqué de même source. Le corps de la victime a été transféré par les éléments de la Pro-
tection civile en présence des éléments de la Gendarmerie nationale au CHU Nedir-Mohamed pour
les besoins de l’autopsie. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes et circonstances exactes
de cette mort suspecte.
B. A. 
El Moudjahid/Pub
ANEP 126838 du 03/06/2014 El Moudjahid/Pub ANEP 126838 du 03/06/2014
L’augmentation du nombre d’enfants pau-
vres au Royaume-Uni s’établit à 3,5 millions en
2013, en hausse de 700.000 par rapport à 2010,
et pourrait atteindre cinq millions d’ici 2020,
s’est inquiétée mercredi dernier, l’organisation
caritative Save the Children. Sont déclarés
«pauvres» les enfants dont le revenu familial
est inférieur à 60% du revenu médian britan-
nique. A titre indicatif, ce revenu médian repré-
sentait 517 livres (635 euros) par semaine pour
un employé à plein temps en 2013, selon l’Of-
fice national des statistiques. «Alors que la si-
tuation économique s’améliore, celle des
enfants pauvres devrait s’aggraver», note ce
rapport intitulé «Un début juste (dans la vie)
pour chaque enfant».
L’ONG, qui s’attend à une hausse de 1,4
million d’enfants vivant sous le seuil de pau-
vreté sur les six prochaines années, avance que
les familles ont été frappées par un «triple coup
dur» avec des salaires en stagnation, la réduc-
tion des aides sociales liées aux mesures d’aus-
térité prises par le gouvernement de David
Cameron, et une augmentation du coût de la
vie. «Les enfants ont payé le prix le plus impor-
tant de la récession», juge-t-elle. En Espagne,
Save the Children a également appelé à la mi-
avril le gouvernement à faire plus pour venir
en aide aux enfants pauvres alors qu’un tiers
des mineurs dans le pays, soit 2,8 millions d’en-
fants, sont menacés par la pauvreté. En France
en 2010, 2,7 millions d’enfants grandissaient
dans des ménages vivant sous le seuil de pau-
vreté, selon les chiffres de l’Insee. Mi-avril,
l’ONG Trussell Trust avait rapporté que près
d’un million de Britanniques avaient eu re-
cours l’an dernier aux banques alimentaires,
une hausse « choquante » de 163% par rapport
à 2012.
MARIAGE DES MINEURES AU MAROC
Forte hausse en 2013
Le mariage des mineures a connu
une hausse significative au Maroc
passant de 18.341 cas en 2004, année
de l’entrée en vigueur du nouveau
code de la famille, à 35.152 cas en
2013 selon des chiffres officiels.
«Le taux de mariage des mineures
(à) est passé de 7,75 % en 2004 à
11,47% en 2013 et l’année 2011 a
connu la plus grande proportion de
ce type de mariage avec un taux de
11,99 % du total des actes de ma-
riages conclus au cours de cette
année», a déclaré le ministre maro-
cain de la Justice et des Libertés,
Mustapha Ramid lors d’un séminaire
tenu mercredi à Rabat sous le thème
«Dix ans après l’application du Code
de la famille: bilan et perspectives».
Au Maroc, la Moudawana (code de
la famille) porte à 18 ans au lieu de
15 ans l’âge légal du mariage des
femmes sauf dans des cas exception-
nels soumis à l’appréciation du juge.
Selon Anaruz, un réseau de centres
d’écoute des femmes victimes de
violence, certains hommes n’hésitent
pas à épouser des filles à l’âge mi-
neur et attendent que leurs épouses
atteignent l’âge légal (18 ans) pour
déclarer leur mariage dans les tribu-
naux.
La question du mariage des filles
mineures au Maroc figurent parmi
les principaux combats de la société
civile et des associations féministes,
à travers l’organisation de manifes-
tations, de sit-in et de signature de
pétitions. Dans l’une de ses déclara-
tions à la presse, la présidente de la
Ligue démocratique pour les droits
de la femme (LDDF), M
me
Fouzia
Assouli avait estimé que «les ma-
riages de mineures constituent une
violation des droits de l’enfant».
Par ailleurs, le ministre a relevé
qu’une hausse significative des cas
de répudiation a été enregistrée pas-
sant de 7.213 de jugements en 2004
à 40.850 jugements en 2013, notant
que la répudiation pour raison de
chikaka (discorde) s’accaparait la
part du lion de ces jugements avec
97 % durant les trois dernières an-
nées. S’agissant du divorce, il a in-
diqué que son taux a stagné durant la
dernière décennie, allant de 29.668
cas en 2005 à 22.452 cas en 2010,
notant que le taux du divorce révo-
cable a régressé avec 1.877 cas, soit
7,44 % du total des actes de divorce,
contre une augmentation du divorce
par consentement (14.992, soit 59,46
%).
Concernant la polygamie, M.
Ramid a fait savoir qu’elle s’est sta-
bilisée durant les dernières dix an-
nées, soulignant que le taux le plus
élevé a été enregistré en 2004 et
2011 avec 0,34 % du total des actes
de mariage conclus, alors que le taux
le plus faible (0,26 %) a été enregis-
tré au cours des années 2012 et
2013.
ROYAUME-UNI
Une ONG s’inquiète d’une montée
de la pauvreté infantile
Culture
16 EL MOUDJAHID
Mardi 3 Juin 2014
E
crire un ouvrage sur une ville, un
lieu a toujours été un exercice
difficile, voire périlleux. Généra-
lement l’auteur, les auteurs sont origi-
naires de la région, donc nostalgie,
souvenirs d’enfance souvent déformés
par le temps, viennent parfois grever leur
écriture d’une certaine objectivité. Je
n’en suis nullement contre. Toute évoca-
tion de SON lieu est par essence totale-
ment individualiste. Tant mieux. Pour
ma part j’y vois là de l’honnêteté intel-
lectuelle et de la poésie. Après tout, des
personnes venant d’un même lieu ne
vous en parleront Ô grand jamais d’une
façon idoine.
A la lecture attentive, attentionnée, et
oasienne bien sûr de l’ouvrage de Farouk
Zahi Bou Saada en quelques traits…, je
me suis totalement plongé dans une
apnée enchanteresse de la ville. L’auteur,
de son propre aveu, ni cartographe, ni
historien ni sociologue, hurle l’amour
qu’il porte pour sa ville. Sa cité BON-
HEUR. Mais cette ville lui est devenue
quasi étrangère. Perdue la cité qu’il avait
jadis connue. L’ouvrage débute d’ail-
leurs par une longue poésie ponctuée de
larmes sur ce lieu qu’il compare adroite-
ment et bien joliment à la palette d’un
peintre de génie qu’un ignorant, aurait
entièrement barbouillée de ses doigts
crasseux de laideur inculte. Alors il en
pleure des larmes sèches, et aussi arides
que l’oued aujourd’hui asséché et mias-
matique.
L’ouvrage de Farouk Zahi après
quelques chapitres concernant la géogra-
phie, l’histoire, bien souvent surprenante
(saviez-vous que c’est le 27 août 1962
que l’état-major de l’ALN décide dans un hôtel de
Bou Saada que celle-ci prendrait le nom d’ANP),
l’économie, le patrimoine, va nous faire avancer
dans le dédale amoureux de SA ville. Il nous fait
revivre son bonheur pour cette cité et cela chro-
nique après chronique, puis encore chronique et ce
jusqu’à nous tant faire aimer sa ville et que nous
ne partagions pas après pas son amertume de
constater comment cette Cité bonheur a pu être tant
défigurée, barbouillée, saccagée par l’homme-loup
des steppes. Mais attention si l’auteur peut être
souvent amer, voire acerbe il n’est jamais acrimo-
nieux, jamais hargneux, cela tient plus du chagrin
et de la pitié. Il ne se reconnaît plus dans sa ville.
Ame perdue, en détresse. Il vadrouille dans ses
souvenirs et nous dit son incapacité à s’y reconnaî-
tre. Mais où est donc passée ma ville «  mater-
nante » savante, odoriférante ? Mais où est passée
ma vraie fiction. Cette fiction dont le philosophe
Michel Foucault disait qu’elle était la véritable his-
toire et non l’académique histoire vue par des Co-
lons telle une carte postale exo-érotique
orientalo-berbère. D’ailleurs le Colon ne s’y trom-
perait guère. Installé en hôtellerie luxueuse, en si-
rotant un bon thé du «  bled  » il pouvait sans se
mêler à l’indigène, profiter à travers les larges baies
vitrés du salon de son Hôtel (l’aquarium comme le
décrit si justement l’auteur) la vie si « chatoyante »
du quotidien local. C’est là une des chroniques les
plus réussies de Farouk Zahi.
La guerre. Les horreurs vues par un enfant de
dix ans, lui, le prosateur. Ou d’ailleurs tout autre
enfant de la ville, de la steppe. La région aura eu
beaucoup, mille fois dix mille fois trop de martyrs.
Souvent oubliés. Les survivants, il leur demande
de témoigner, simplement, juste quelques lignes.
Peu de lignes mais parfaitement direc-
tionnelles (Indépendance  !!!), hum-
bles, exprimées avec retenue.
Tout au long de son ouvrage, l’au-
teur s’interroge : mais qu’a donc fait
cette ville pour qu’aujourd’hui, elle
soit si défigurée, presque haï. Son
passé méritait-il un tel affront. Non,
mille fois non. Ville résistante et ce de-
puis l’invasion romaine. Ville savante
depuis des siècles. Ville oasis de fruits,
plantes. Ville aux architectures millé-
naires. Ville cosmopolite. Mystère et
burnous blanc. Nous partageons ses
questionnements et c’est en cela qu’il
nous fait d’autant aimer sa ville, sa ré-
gion.
Bou Saada en quelques traits…
c’est le visage buriné de l’auteur, vi-
sage aux multiples ruelles, remparts,
moulins, jardins et cafés à jamais dis-
parus. Visage où son regard réfléchit
les multiples pôles culturels, musi-
caux, picturaux, poétiques, et même
cinématographiques de cette Cité qui
pourrait devenir une Atlantide si on
n’y prend garde, la Cité du bonheur
englouti.
Vous ne trouverez aucune icono-
graphie, aucune photo dans le livre de
Farouk Zahi. Construisez les vous-
mêmes. Les textes valent bien plus
qu’une image fixe. Virevoltant dans
l’espace et le temps, la vue, le goût,
l’olfactif.
Bel ouvrage, bel écrit. Vous auteur
qui vous déclariez être ni historien, ni
géographe, ni sociologue en avant-pro-
pos vous voilà devenu le secours de
votre Cité, son assistant perpétuel, son
protégeant, son amoureux transi, son aimant, en li-
vrant à vos lectrices et lecteurs un bonheur si bien
cité tout au long de vos 200 pages.
AU PIED DE LA LETTRE
A L’ORÉE D’UN LIVRE
La Cité du bonheur
Mohamed Walid Grine c’est votre premier
écrit édité, ou plutôt devrais-je dire vos pre-
miers écrits, car il s’agit de nouvelles…
Effectivement ce sont sept nouvelles qui com-
posent Les autres.
Mais dites-moi pour une première parution,
avoir choisi l’axe littéraire que représente
la nouvelle, exercice littéraire quelque peu
périlleux, est un peu une gageure. Non ?
Je ne sais pas, en fait j’ai toujours adoré la nou-
velle depuis que j’écris, c’est-à-dire depuis
l’âge de 15 ans et je m’y sens parfaitement à
l’aise, et d’ailleurs un de mes nouvellistes pré-
férés est Raymond Carver, un auteur américain
qui est dans le courant minimaliste.
D’autres auteurs de nouvelles qui ont votre
préférence...
Oui les Russes comme Gogol, ou encore le
père fondateur de la nouvelle turque, malheu-
reusement inconnu chez nous, à savoir Faïk
Sait, ou encore Abdelhamid Benhadouga.
Alors abordons ces sept nouvelles. Dites-
moi, elles sont plutôt sombres vos nouvelles,
pas très tendres envers votre prochain. Elles
épinglent leurs tares comme des papillons
dans une boîte...
Il est vrai. Mais vous savez, si la plupart de
mes personnages sont si violents et physique-
ment et verbalement, c’est que pour moi ils re-
flètent pour la plupart cette société à laquelle
ils, nous sommes confrontés, hommes et
femmes et qui, elle, est bien souvent syno-
nyme de violence. Ils sont misanthropes de
fait.
A aucun moment, ou peut-être si dans une
seule de vos nouvelles, vous situez géogra-
phiquement ces dernières. Vous semblez
vouloir nous dire que ce ne sont pas là des
cas isolés dont l’action se situerait plus dans
les grands villes mais bien plus un état d’es-
prit, une façon d’être, des comportements
auxquels nous pourrions être confrontés
d’est en ouest, du nord au sud de notre
pays. Cet état de fait est fondamentalement
sociétal...
Exactement.
D’une façon générale dans chacune de vos
nouvelles, il y a un narrateur différent qui
aime à s’adresser directement au lecteur, il
le hèle et lui écoute cette histoire...
J’aime interpeller le lecteur, qu’il accompagne
mon histoire, qu’il se sente lui aussi responsa-
ble de ce qui va se passer. C’est une façon de
lui dire, cette histoire n’en est pas juste une
mais je te responsabilise et en quelque sorte de
ce qui va se dérouler. En fait lui dire cela n’ar-
rive pas qu’aux autres.
La thématique principale de vos nouvelles
reste cependant la lutte contre les préjugés
quels qu’ils soient...
Oui d’ailleurs dans ma première nouvelle Der-
rière un djilbab un jeune, après une drague
assez minable s’assoit dans un bus à côté
d’une jeune fille en djilbab et s’aperçoit d’une
part qu’elle lit du Stefan Zweig mais qu’en
plus elle écoute du Heavy Metal. C’est lui qui
en fait est pris au piège car jamais il n’aurait
imaginé cela. A la fin il se demande même s’il
n’avait pas rêvé. Tel est pris qui croyait pren-
dre. Ah les vains préjugés !
Le plus drôle c’est qu’ensuite dès qu’il
croise une fille en djilbab, il se questionne :
peut-être que celle-là écoute Shakira et lit
Adonis...
Et pourquoi non ? En fait dès qu’il y a préjugé
se pointe rapidement l’intolérance.
Egalement dans vos autres nouvelles vous
pointez du doigt les autres travers de la so-
ciété tels que l’incivisme (dans Monologue)
le quand dira-t-on (L’autre), la désespé-
rance de la jeunesse (Ils n’ont plus rien).
J’ai tenté dans mes nouvelles de tout simple-
ment décrire ce dont tout un chacun est mal-
heureusement témoin au quotidien dans notre
société. Méchanceté gratuite, violence envers
les femmes ou les enfants, l’ennui et le désœu-
vrement des jeunes. Et je ne pense pas avoir
exagéré. Non « normal ».
Oui. « Normal » mot qui ne veut rien dire.
Il y a tellement d’  «  anormalités  » dans
notre société que notre jeunesse a crée ce
mot pour se rassurer. Un dernier mot
Hamid Walid Grine...
Je m’attelle actuellement à un autre recueil de
nouvelles. Mais le temps, pour cela il faut du
temps, beaucoup de temps et c’est là que le bât
blesse quelque peu. Mais je tiens bon.
*J’espère bien, il ne manquerait plus qu’après
nous avoir donné à lire de si succulentes nou-
velles, vous nous laissiez, nous lecteurs sur
notre faim papivore. Merci Mohamed Walid
Grine et à la revoyure.
Entretien avec Mohamed Walid Grine qui
vient de publier un recueil de nouvelles :
- (Les Autres. 107 pages. Editions Alpha).
Walid Grine : « Dès qu’il y a préjugé, se pointe rapidement l’intolérance »
UN AUTEUR SE LIVRE
DE L’ECRIT à L’ECRAN
De très nombreux ouvrages
écrits ont été adaptés au ci-
néma. Ici cinq œuvres ma-
jeures.
La Bête humaine roman
d’Emile Zola . Adapté et réalisé
en 1938 par Jean Renoir avec
Jean Gabin.
Carrie (roman) de Stephen King
adapté et réalisé en 1976 par
Brian De Palma avec Sissy Spa-
cek.
Aimez-vous Brahms… roman
de Françoise Sagan adapté et
réalisé par Anatole Litvack en
1960 avec Anthony Perkins
L’Exorciste (roman) de William
Peter Blatty , adapté et réalisé
par William Friedklin en 1973
avec Ellen Burstyn.
Mary Poppins (roman) de Pa-
mela. L. Travers adapté et réa-
lisé par Robert Stevenson en
1964 avec Julie Andrewsr.
« Comme une mère, une ville na-
tale ne se remplace pas.
de Albert Memmi
« Il faut des monuments aux cités
de l’homme, autrement où serait la
différence entre la ville et la four-
milière ?
de Victor Hugo
« Toute phrase doit être en soi un
monument bien coordonné, l’en-
semble de tous ces monuments
formant la ville qui est le Livre.
de Charles Baudelaire
« Quand on retourne dans sa ville
natale, on s’aperçoit que ce n’était
pas l’endroit qu’on regrettait,
mais son enfance.
de Sam Ewing
Pour connaître toute la mélancolie
d’une ville, il faut y avoir été en-
fant.
Walter Benjamin
ILS ONT DIT…
SUR LA VILLE
QUOI DE NEUF
LIBRAIRE ?
Les récentes parutions intelligibles, crédibles,
diffusibles et « trouvibles » en Librairie
Tahar Djaout : Un mémoire mise en signe (Ecrits
sur l’Art). Editions Kalima
Micha : « Cœur de métal ». Editions Dalimen
Leila NAKKACHE : La maison des images.
Editions Rafar
Hajar BALI : Trop tard. Editions Barzakh
PAGE ANIMEE PAR YOUSSEF SAIAH
Le dernier film du cinéaste algérien Tariq
Teguia, Révolution Zendj, a été projeté di-
manche, à la salle Ibn Zeydoun d’Alger, en
avant-première nationale. Sortie en 2013,
cette production algéro-libano-qataro-fran-
çaise met en liaison les combats et les luttes
des uns et des autres, des deux rives de la
Méditerranée, tout en essayant de donner
une réponse à la mondialisation, avec, no-
tamment, une épopée pour la découverte de
la révolution des zendj, révolte des esclaves
irakiens contre le pouvoir du califat Abasside
au IX
e
siècle.
Le film, qui est un clin d’œil au film
Nahla, de Farouk Beloufa (1979), est un re-
gard ouvert, porté vers l’Est, vers la Grèce
en ébullition (crise économique), vers
l’Orient du Printemps arabe et l’Orient des
Zendj, cette révolte d’esclaves noirs de la ré-
gion de Bassorah contre le pouvoir du califat
Abasside.
Mettant en avant les pérégrinations d’Ibn
Batuta (Fethi Ghares), un journaliste-repor-
ter algérien qui a décidé de mener une en-
quête sur la révolution des zendjs en Irak
suite à un reportage qu’il élaborait sur les
tensions communautaires à Ghardaïa
lorsqu’il a entendu le mot Zendj pour la pre-
mière fois. Il sera envoyé par son journal à
Beyrouth, où il fait la rencontre de Nahla
(Dianna Sabri), fille de révolutionnaires pa-
lestiniens exilés, qui continue à financer le
combat de son pays, grâce à l’argent des étu-
diants anarchistes grecs.
Le film présenté avec un rythme lent et
des plans qui jouent sur le contraste entre les
paysages urbains et ceux naturels sublimés
a été reçu par le public de manière diffé-
rente, selon l’acteur grecque John W. Peake
: «Au début de l’audience, il y avait quelques
difficultés à comprendre certaines parties
historiques, mais au final, c’est tout le
monde qui a compris que c’est un film qui
essaye de réunir toutes les révolutions et tous
les combats pour les droits de l’homme.»
Le film s’applique à montrer des plans,
parfois dépassant les 30 secondes, avec peu
de musique. «Pour que les choses soient au-
dibles, il faut enlever les sons, le silence peut
souvent être éloquent. Durant un film qui
dure 137 minutes, il y a à peine 15 minutes
de musique, c’est un moyen de faire réenten-
dre les choses telles qu’elles sont en travail-
lant le creux», a expli-
qué le réalisateur du
film, lors du débat qui a
suivi la projection.
Après des études de phi-
losophie et d’arts plas-
tiques, le cinéaste ajoute
sa touche personnelle
dans chacun de ses
films, des ombres et des
fantômes qui disparais-
sent dans Inland (son
dernier film sorti en
2008), et qui réapparais-
sent dans Révolution
Zendj, avec d’autres dé-
sirs et sur les rythmes
d’autres vitesses. Des
personnages en guise de
surface de vibration, qui
reçoivent leurs vibra-
tions de l’extérieur et
qui réagissent à l’écran.
Au moment où un
chef d’un lobby d’entre-
preneurs américain
marche au Queens à
New York, il profère
une phrase marquante
qui se considère comme
le noyau de la théma-
tique du film : «Nous
sommes les seuls vrais révolutionnaires de
ce monde.» Une phrase qui sonne comme
une prise de conscience du contrôle d’un
monde, qui demeure à leur vision, un plan
géostratégique à embraser. «On peut consi-
dérer le groupe d’entrepreneurs américains
comme des personnages burlesques et cari-
caturaux ; il y a cette dimension dans le film,
ils nous ramènent à la dureté du monde et
rappellent qu’ils sont les auteurs des chan-
gements radicaux», a-t-il précisé, avant
d’ajouter  : «Nous avons beau essayer être
dans l’utopie de la révolution, le désir du
changement, il faut avoir la force du désir de
ces entrepreneurs qui remodèlent des régions
entières, qui ont la puissance de leurs inten-
tion et qui peuvent changer le monde.» Le
film gravite autour d’un seul mot : les révo-
lutions, mais qui les mènent ? Et comment
procéder ? Le cinéaste explique, à travers ce
film qui essaye d’exhumer les révoltes ou-
bliées des VIII
e
et IX
e
siècles sous le califat
Abbasside en Irak, que son œuvre porte à
l’écran des obstinations, et qu’il faut voir le
modèle des révolutions des zendjs comme
un paradis de lutte ancestrale, qui perdurent
avec d’autres visages fantomatiques toujours
à réinventer. «Il y a, dans le film, des
révolutionnaires, des semis-révolutionnaires,
des prétendus révolutionnaires, des pseudo-
révolutionnaire, ainsi que de potentiels révo-
lutionnaires, mais le plus important, c’est
qu’il y a ceux qui les font réellement à leur
images», a-t-il noté.
Il est à rappeler que Tariq Teguia a déjà
réalisé plusieurs courts métrages, dont Kech
mouvement, en 1992, le Chien, en 1996, et
Ferrailles d’attente, en 1998, ainsi que des
longs métrages comme  Rome plutôt que
vous, en 2006, et Inland, en 2008. Révolution
Zendj a été présenté en avant-première mon-
diale au Festival international du cinéma de
Rome, en décembre 2013. Il a reçu par ail-
leurs le Grand prix du 28
e
festival internatio-
nal de Belfort en France, ainsi que le prix
Scribe pour le cinéma, décerné annuellement
à une œuvre novatrice en hommage aux
frères Lumière. Le film sera également en
compétition officielle au 2
e
Festival maghré-
bin du cinéma prévu du 4 au 11 juin à Alger.
Kader Bentounès
17
Mardi 3 Juin 2014
EL MOUDJAHID
Culture
L
e Féliv, qui est un espace
privilégie pour tous les
amoureux du livre et qui
donne chaque année, et ce depuis
sept ans, l’occasion à nos chéru-
bins de s’initier à la bonne lecture
dans une dimension pédagogique,
comporte, comparativement aux
Salons littéraires, comme l’a af-
firmé Sofiane Hadjadj, une pro-
grammation dont les thématiques
ne sont pas spécifiques, mais ou-
vertes au contraire à tous et qui tout
en abordant des questions pointues
reste largement perméable à d’au-
tres événements généralistes et an-
nexes.
«Notre souhait est de proposer
au citoyen algérien, un imaginaire
et du rêve pour les écrivains, tout
en organisant des rencontres natio-
nales et internationales pour les au-
teurs, car quelle que soit la
conjoncture, le livre est une fenêtre
ouverte sur le monde et sa compré-
hension et vecteurs de relations fra-
ternelles et nous permet aussi une
vision du monde différente», dit le
commissaire Azzedine Guerfi.
Cette édition, que préside ce der-
nier pour la 4
e
fois consécutive,
sera l’occasion, pour les organisa-
teurs, de rendre un hommage à Ga-
briel Garcia Marquez, l’immense
écrivain colombien, prix Nobel de
littérature et ami de l’Algérie, dis-
paru cette année, un hommage que
lui rendront Rachid Boudjedra,
Amine Zaoui et Djillali Khellas. À
l’heure où les réseaux sociaux et
l’internet supplantent pratiquement
l’information et le livre, la littéra-
ture universelle à laquelle se ratta-
chent les écrivains algériens
apparaît comme le lieu le plus pro-
pice au développement de notre
culture libérée des carcans qui
l’emprisonnent dans des territoires
exclusivement idéologiques, le fes-
tival consacre trois journées
pour «raconter l’Algérie au 21
e
siè-
cle» dans ses trois langues d’écri-
ture, à savoir : l’amazigh, l’arabe
et le français.
Les débats qui interrogeront les
nouvelles mises en forme de l’es-
thétique romanesque, avec les pu-
blications en langue kabyle, ainsi
qu’une exploration de la jeune lit-
térature arabe, en l’occurrence sy-
rienne et égyptienne, qui
connaissent, à l’heure actuelle, de
grands changements politiques
avec une parole qui se tourne vers
les vecteurs de l’identité et toutes
les symboliques du jeune roman
arabe. À cet effet, un hommage
sera rendu à l’écrivain disparu du-
rant la décennie noire, Mohamed
Dorban. On annonce l’organisation
d’une grande exposition dans des
stations de métro, une exposition
intitulée  «Écrivains du monde,
mondes d’écrivains» qui se pré-
sente comme une passerelle entre
le monde de la photo d’art et celui
de la littérature, et qui réunira
quelque 50 portraits d’éminents
écrivains et réalisée par Francesco
Gattoni. Le Féliv poursuit ses ate-
liers d’écriture pour enfants, avec
un apprentissage des techniques de
l’écriture littéraire comme celle du
roman, de la nouvelle et du récit
transmises par des animateurs qui
ont une expérience certaine dans
l’écriture et dans le cadre du volet
«jeunesse» que comporte ce festi-
val des expériences inédites d’ini-
tiation à la lecture seront proposées
aux enfants entre 6 et 14 ans, pour
susciter en eux, le goût de la cul-
ture livresque et, pourquoi pas, des
vocations, sans compter les anima-
tions artistiques que pourront sui-
vre ces derniers avec des
musiciens, des dessinateurs, des
conteurs venus de Tiaret, d’Afrique
du Sud et d’Europe, Asie et Ma-
ghreb. Le festival qui s’étendra
cette année vers Aïn Taya, Bou-
merdès et Blida, tout au long des
11 jours de son déroulement, offre
aussi au public, qui accueillera
comme chaque année des auteurs
venus des quatre coins du monde,
vingt pays sont invités à cet événe-
ment— coupe du monde oblige —
un focus sur la littérature brési-
lienne, des conférences sont pré-
vues avec des écrivains algériens
comme Anouar Benmalek et Yahia
Belaskri pour dialoguer avec les
auteurs du nouveau continent des
rapports entre le sport et les livres,
avec, notamment, le Brésilien Ro-
géro Pereira, Paula Anacaona et
Rodrogo Ciriaco, avec lesquels dé-
battront des Algériens comme
Faïza Guène et Sarah Haïder.
Enfin, comme toute activité cultu-
relle, le festival n’a pas oublié d’as-
socier au programme, la musique
qui interviendra à la clôture avec
des stars et des vedettes incontour-
nables de la chanson orientale et
jazzy, ainsi pour les autres mélo-
manes, le maitre du malouf, le ta-
lentueux cheikh constantinois
El-Fergani.
Lynda Graba
FESTIVAL INTERNATIONAL DE LA LITTÉRATURE ET DU LIVRE DE JEUNESSE DU 11 AU 20 JUIN
Une programmation
au goût de chacun
En prévision de la prochaine tenue du festival qui ouvrira ses portes, mercredi prochain, dans près de 8 sites répartis sur la capitale,
sur des régions limitrophes, ainsi que sur les quais du métro, une conférence de presse a été organisée hier par le directeur et tout le staff
du festival à la salle Frantz-Fanon de l’Office Riadh El-Feth.
PROJECTION EN AVANT-PREMIÈRE DE RÉVOLUTION ZENDJ, DE TARIQ TEGUIA
Le destin croisé de moult révolutions
Ph : Wafa
Détente -TV
EL MOUDJAHID 21
R
R
E
G
L
E
M
E
N
T
D
E
F
L
E
C
H
I
R
C
R
E
R
R
M
A
G
N
E
T
I
Q
U
E
R
P
F
D
L
C
E
L
E
E
V
A
N
D
A
L
I
S
M
E
E
O
E
E
E
U
D
I
S
T
D
E
T
A
I
L
L
A
N
T
C
R
L
L
G
L
R
H
I
R
B
I
S
E
A
U
T
A
G
E
U
T
D
A
I
M
A
P
N
E
I
C
E
D
P
T
R
E
L
A
I
U
S
T
T
I
B
A
O
C
I
O
T
E
R
O
E
G
U
A
S
A
P
E
I
N
M
I
R
N
N
U
A
N
O
U
L
L
X
U
S
I
A
U
M
A
O
C
I
O
F
D
L
I
M
R
I
A
U
R
O
R
T
R
E
N
B
S
A
C
I
E
E
V
E
B
G
N
R
E
N
E
H
R
R
T
R
R
L
E
R
P
M
E
T
I
I
T
I
O
C
E
F
I
F
G
E
E
S
L
M
I
E
L
T
E
E
I
A
L
A
M
R
A
A
R
R
H
E
B
E
E
N
E
R
R
U
N
N
E
N
P
U
B
U
A
R
C
T
I
R
D
T
R
E
E
X
E
T
R
T
O
G
E
N
N
E
A
T
S
S
O
R
I
E
N
T
E
R
T
O
I
I
I
E
D
S
V
E
U
H
I
S
P
A
N
I
S
M
E
N
G
V
L
S
P
S
A
D
A
P
R
O
S
P
E
R
I
T
E
A
N
O
L
Q
E
E
R
R
L
E
X
P
L
O
I
T
E
U
R
I
E
R
E
U
R
D
C
E
P
C
O
M
P
R
E
S
S
I
F
S
R
E
S
E
E
E
S
U
R
E
L
E
V
E
R
Z
I
G
Z
A
G
U
E
R
E
CINÉASTE
3. Règlement
6. Surélever
11. Magnétique
12 . Vandalisme
13. Détaillant
14. Biseautage
16. Hispanisme
17. Prospérité
18. Exploiteur
19. Compressif
21. Orienter
26. Défléchir
28. Zigzaguer
31. Auréoler
32. Recuisson
33 . Cantonais
34. Portuaire
35. Empoigner
36. Feldspath
37. Frugivore
38. Délateur
39. Abeilles
40. Légitimer
41. Faunesque
42. Culminant
43. Grand-père
7. Ironiser
8. Endettes
9. Concerter
10. Plausible
15. Infirmer
20. Cou-de-pied
22. Etalement
23. Déniveler
24. Promettre
25. Tourbière
27. Religieux
29. Eglantine
30. Luxuriant
1. Bombarder
2. Desserrer
4. Sciaphile
5. Cravacher
Mot CACHÉ
SOLUTION PRÉCÉDENTE : ENCYCLOPEDIE
Mots CROISÉS Mots FLÉCHÉS
Nº 3719
Nº 3719
Nº 3719
Grille
Page animée par Mourad Bouchemla
Définitions
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
I
II
III
IV
V
VI
VII
VIII
IX
X
HORIZONTALEMENT
I- Sonneries devoiture- Bonneappréciation. II- En cab -
Céleri. III- Difficultédesemouvoir - Fleur royale. IV- Article
étranger - Mauvaiselangue. V- Risqua- Enseignant.VI- Pratiques
- En givre. VII- Piècedeharnachement - Villed’Espagne. VIII -
Région d’Espagne. IX- J oyeusement - édition. X- Vagabonde -
FleuvedeFrance.
VERTICALEMENT
1- Eclairage. 2- Lieu derecherche- Est àl’écouteen mer.
3- Stupéfier. 4- Clé miracle. 5- Relatif à une ogive - Article.
6- En chenil - Endurons. 7- Possessif - Deux enpoupe- Tel une
mule. 8- Administrations Eclésiastiques. 9- Relatif à la
thyroide. 10- Beaucoupfamilièrement - Poète.
MARSUPI AL D’ AUSTRALI E
———————————————
DI FFUSE
———————————————
DANS L’ EAU
OPPOSI TI ON
————————————
DANS LE LYS
————————————
PROBLÈME
DU GRAND SUD
——————————
EVALUATI ON
À L’ ASPECT DE SABLE
———————————
PAS GATÉS PAR LA NATURE
PRÊTES À TOUT
——————————
ÉTAT PHYSI QUE
FORTS PROPOS
——————————
NATURE I DÉALE
I SSU
——————————
FI N D’ I NFI NI TI F
ENCERCLA
————————————
UNE FEMME
————————————
EN CAS
TI TRES DE ROI S
————————————
CANCRE
————————————
DÉTESTER
EN ÉDI TI ON
————————————
PETI T ANNEAU DE CORDAGE
————————————————
ACCEPTE
FORT DES OS
————————————
COMPOSANT ÉLECTRONI QUE
———————————————
RI CHES
COMBAT DANS L’ ARENE
———————————
CRI DE J OI E
———————————
ESPRI T
OTE LA MOUSSE
————————————
ÉMOTI ON
————————————
TRAVAI LLE EN TERRE
SOLUTION DES MOTS CROISÉS
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
SOLUTION DES MOTS FLÉCHÉS
K L A X O N S T B
E A B G A C H
A B A S I E L Y S
L O S V I P E R E
O S A P R O F
U
L
S U E L S G I
M O R S U B E D A
A N D A L O U S I E
G A I M E N T E D
E R R E S E I N E
K O A L A E
A
M E T
A A R E N C E
E S T I M T I O N
D I O D
A
A
O S S U
E R S E U
E
Y S
A N E S I R E S
D A H A N T E
M A D
I
A M E N E
E M O
S
E C U M E
T E R R A S S I R E
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Télévision
Sélection
Mardi 3 Juin 2014
12h25 : Djenane(02)
feuilleton doublé
13h45 : Ziyarat latounssa
documentaire
14h30 : Qouloub fi sira'e(25)
15h15 : 52 chrono ''rediff''
16h25 : GGO football (10)
16h50 : Taqdar tarbah
17h25 : Fréquencemusic
émission
18h00 : J ournal en Amazigh
information
18h25 : Lesoleil delavérité(23)
19h00 : J ournal en Français+météo
information
19h25 : Canal azur
documentaire
20h00 : J ournal en Arabe
information
20h45 : Paroles defemmes
société
22h00 : Fréquencemusic
émission
22h30 : Epression livre
émission culturelle
Mardi
Fréquence Music, est une émission musicale qui touche à tous les
styles musicaux algériens, du Rai, du Chaabi, du Kabyle, du Gnawi et
même du Rock algérien.
C’est une émission à travers laquelle, l’animateur avec son enthou-
siasme et sa bonne humeur, nous invite à passer d’agréables moments de
bonheur, de nostalgie et de détente.
Rachid, un jeune peintre doué. Ce dernier a organisé des
expositions en Algérieet en Europe, qui l'ont rendu célèbreet riche.
Son cousin Kamel lui propose de réaliser en partenariat une usine
pour avoir des parcelles deterrain mitoyennes, un projet qu'il accepte
et lui établit uneprocuration pour disposer desaterreet lui envoiede
l'argent depuis l'étranger avant qu'il ne le tue. Nadia, la femme de
Rachid, après avoir étémenacéepar Kamel qui ajurédetuer safille
Hanane, aétécontrainted'immigrer en Europeoù ellearefait savie.
Après 23 ans d'émigration, elledécidederetourner en Algérieavec
safilledevenuepeintreégalement douéequi adécidéd'enquêter sur
lamort deson père.
Fréquence music
18h25
Réalisée par Nabil Tribeche—Présentée par Amir Nebbache
Feuilleton Algérien réalisé par : Mustapha Hadjadj
Avec : Fadéla Hachemaoui, Amina Loukili et Tewfik Abdoun
Le soleil
de la vérité
22h00
Mardi 3 Juin 2014
Vie religieuse
- Dohr.........….............12h46
- Asr.............................16h37
- Maghreb....................20h05
- Icha……...……....... 21h45
Mercredi 6 Chaâbane 1435 correspondant
au 4 juin 2014 :
- Fedjr........................03h40
- Chourouq.................05h30
Horaires des prières de la journée du mardi 4 Chaâbane 1435
correspondant au 3 juin 2014 :
28
EL MOUDJAHID
Vie pratique
QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION
Editépar l’EPE-SPA
EL MOUDJAHID
aucapital social de50.000.000DA
20, ruedelaLiberté, Alger
Téléphone: 021.73.70.81
Présidente-Directricegénérale
dela publication
Naâma Abbas
Rédacteurs en chef
Kamal Oulmane — Achour Cheurfi
DIRECTION GENERALE
Téléphone: 021.73.79.93
Fax : 021.73.89.80
DIRECTION DE LAREDACTION
Téléphone: 021.73.99.31
Fax: 021.73.90.43
Internet : http://www.elmoudjahid.com
E-mail : elmoudjahid@elmoudjahid.com
BUREAUX REGIONAUX
CONSTANTINE
100, rueLarbi Ben M’hidi
Tél. : (031) 64.23.03
ORAN
Maison de la Presse
3, placedu 1
er
Novembre: Tél. : (041) 29.34.94
ANNABA
2, rueCondorcet : Tél. : (038) 86.64.24
BORDJ BOU-ARRERIDJ
Ex-siègedelawilaya
RueMebarkiaSmaïl, B.B.A. 34000
Tél/Fax : (035) 68.69.63
SIDI BEL-ABBES
Maison delapresseAmir Benaïssa
ImmeubleLeGarden, S.B.A.
Tél/Fax : (048) 54.42.42
BEJAIA :
Bloc administratif, ruedelaLiberté.
Tél/Fax : 034.22.10.13
TIZI OUZOU :
CitéMohamedBoudiaf (ex-2.000logts)
Bâtiment 3, 1
er
étage, Nouvelleville
Tél. - Fax : (026) 21.73.00
TLEMCEN :12, placeKairouan
Tél.-Fax : (043) 27.66.66
MASCARA : MaisondelaPresse
RueSenouci Habib
Tél.-Fax : (045) 81.56.03
CENTRE AIN-DEFLA :
CitéAttafi Belgacem(FaceàlaPoste)
Tél/Fax: 027.60.69.22
PUBLICITE
Pour toutepublicité, s’adresser
àl’AgenceNationaledeCommunicationd’Editionet
dePublicité“ANEP”
ALGER : 1, avenuePasteur
Tél. : (021) 73.76.78- 73.71.28- 73.30.43
Fax : (021) 73.95.59- Télex : 56.150
Télex : 81.742
ORAN : 3, rueMohamedKhemisti
Tél. : (041) 39.10.34
Fax : (041) 39.19.04- Télex : 22.320
ANNABA :
7, cours delaRévolution
Tél. : (038) 84.86.38 : Fax : (04) 84.86.38
Régie publicitaire
EL MOUDJAHID
20, ruedelaLiberté, Alger : Tél./Fax : 02173.56.70
ABONNEMENTS
Pour lessouscriptionsd’abonnements, achatsdejournaux
ou commandes de photos, s’adresser au service
commercial : 20, ruedelaLiberté, Alger.
COMPTES BANCAIRES
AgenceCPA Che-Guevara- Alger
Comptedinarsn° 102.7038601- 17
AgenceBNA Liberté
- Dinars: 605.300.004.413/14
- Devises: 605.310.010078/57
CptesBDL - AgencePort Saïd
- Dinars: 005.00107.400.2478620.28
- Devises: 005.00107.457.2478620.28
Editépar l’EPE-SPA
EL MOUDJAHID
Siègesocial : 20, ruedelaLiberté, Alger
IMPRESSION
Edition du Centre :
Société d’Impression d’Alger (SIA)
Edition de l’Est :
Société d’Impression de l’Est, Constantine
Edition de l’Ouest :
Société d’Impression de l’Ouest, Oran
Edition du Sud :
Unité d’Impression de Ouargla (SIA)
Unité d’Impression de Béchar (SIA)
DIFFUSION
Centre : EL MOUDJAHID
Tél. : 021 73.94.82
Est : SARL “SODIPRESSE” :
Tél-fax : 031 92.73.58
Ouest : SARL “SDPO”
Tél-fax : 041 46.84.87 : Sud : SARL “TDS”
Tél-fax : 029 75.02.02
France : IPS (International Presse Service)
Tél. 01-46-07-63-90
Les manuscrits, photographies ou tout autre document et
illustration adressés ou remis à la Rédaction ne sont pas
rendus et ne peuvent faire l’objet d’une réclamation..
djim
El Moudjahid/Pub
Le Président-Directeur Général, les
membres du Conseil d’Administration,
les cadres dirigeants, les cadres et les
représentants des travailleurs, ainsi que
l'ensemble du personnel de l'ENAG,
profondément affligés par le décès de la
sœur de Monsieur AMEZIANE
Smaïl, présentent à celui-ci et à tous les
membres de sa famille leurs sincères
condoléances et les assurent en ce
douloureux événement de leur
compassion.
Puisse Dieu Le Tout-Puissant
accorder à la défunte Sa Sainte
Miséricorde et l'accueillir en Son Vaste
Parâdis.
«A Dieu nous appartenons et à Dieu
nous retournons.»
CONDOLEANCES
El Moudjahid/Pub ANEP 127033 du 03/06/2014
El Moudjahid/Pub ANEP 202102 du 03/06/2014 ANEP 202099 du 03/06/2014
ANEP 202105 du 03/06/2014
El Moudjahid/Pub ANEP 127108 du 03/06/2014
ANEP 127192 du 03/06/2014
djim
El Moudjahid/Pub du 03/06/2014
Le président de l’Association des
Moudjahidine de la Fédération du FLN en France
1954-1962, Wilaya 7 historique, et tous les
membres de l’Association très attristés par le décès
de leur frère de combat le moudjahid :
OUSSAIDÈNE Lounas
Présentent à sa famille leurs sincères
condoléances et l’assurent en cette pénible
circonstance de leur profonde sympathie.
Puisse Dieu le Tout-Puissant accorder au
défunt Sa Sainte Miséricorde et de l’accueillir en
Son Vaste Paradis.
A Dieu nous appartenons et à Lui nous
retournons
CONDOLEANCES
djim
El Moudjahid/Pub
Les familles
Bach Toubdji, Han-
nafi et Boukadoum,
unies dans la peine
avec la famille Kas-
sab, ont la douleur
de faire part du
décès de Taieb
Kassab, survenu le
samedi 24 mai à sa
75
e
année à la suite
d’une longue mala-
die. Il comptait
parmi les bâtisseurs de l’Algérie indépen-
dante en tant qu’architecte. Son exempla-
rité et son sens du devoir guideront nos
pas avec l’aide du Tout-Puissant.
«Ne soyez pas tristes de l’avoir perdu
mais réjouissez-vous de l’avoir connu.»
Nous prions le Très Haut de l’accueillir
dans Son Vaste Paradis.
«A Dieu nous appartenons et à Lui
nous retournons.»
DECES
Mardi 3 Juin 2014
EL MOUDJAHID
Sports
29
COUPE D’AFRIQUE DE BOXE
(PREPARATION)
Les pugilistes algériens
en stage à Alger
La sélection algérienne masculine de boxe (seniors)
entame aujourd’hui au complexe sportif Sveltesse à
Cheraga (Alger) un stage pré-compétitif qui se poursui-
vra jusqu’au 11 juin en vue de la Coupe d’Afrique des
nations 2014 prévue du 14 au 21 juin à East London en
Afrique du Sud, a-t-on appris auprès de la Fédération al-
gérienne de boxe (FAB). L’équipe nationale seniors
conduite par Merchoud Behous, Boualem Ouadahi et
Rabah Hamadache, effectue ce quatrième stage de pré-
paration avec la participation de 12 pugilistes. « Ce qua-
trième stage de préparation intervient après celui
effectué à Cuba qui a permis à nos boxeurs de se per-
fectionner sur le volet technico-tactique et de se mesurer
aux boxeurs de haut niveau », a indiqué le DTN, Mourad
Meziane, à l’APS.
Le directeur technique national a estimé que le stage
de Cuba a été « bénéfique à plus d’un titre » pour les
boxeurs algériens qui ont disputé des combats-tests face
à leur homologues cubains, brésiliens, péruviens et vé-
nézueliens. « Le stage pré-compétitif d’Alger sera le der-
nier avant de rallier la ville d’East London en Afrique
du Sud. Au cours de ce stage, le staff technique arrêtera
la liste finale des boxeurs qui prendront part à ces joutes
africaines », a-t-il ajouté. Par ailleurs, la sélection fémi-
nine de boxe, composée de cinq pugilistes, entamera à
partir de demain un stage de préparation en vue de la
Coupe d’Afrique en Afrique du Sud.
L’Algérie a été détentrice de la Coupe d’Afrique des
nations à deux reprises : en 2010 à Alger et 2012 au
Botswana. Boxeurs convoqués au stage : Mohamed
Flissi (49 kg), Lakhdoud Hichem (52 kg), Ziani Djoudi
(56 Kg), Itim Khalil (56 Kg), Benbaaziz Réda (60 Kg),
Abdelkader Chadi (64 kg), Nemmouchi Younes (69 kg),
Tabi Sofiane (75 kg), Benchabla Abdelhafid (81 kg),
Kalaouar Hichem (81 kg), Chouaib Bouloudinet (91 kg),
Khimesse Mohamed (+91 kg).
BLIDA
Coup d’envoi du tournoi national
militaire des champions de futsal
Le tournoi national militaire des champions de foot-
ball en salle (futsal) a débuté, hier, à la salle omnisports
du complexe sportif régional de la première Région mi-
litaire (RM), à Blida.
Quatre équipes, championnes des tournois qualifica-
tifs organisés sur trois étapes à travers les différentes Ré-
gions militaires prennent part à cette compétition, qui se
déroulera en deux rencontres demi-finales, un match de
classement et une finale.
« Les activités sportives revêtent une importance ca-
pitale dans la préservation de la bonne condition phy-
sique des éléments de l’Armée nationale populaire
(ANP), d’où la grande importance qui leur est accordée
pour la promotion de cet aspect », a souligné le com-
mandant régional de la défense aérienne de la première
Région militaire, le général Chaâbani Mustapha, dans
son allocution d’ouverture de cette compétition, qui
s’étalera sur deux jours. Il a également appelé les élé-
ments des équipes de la 1
re
, 2
e
, 3
e
et 5
e
RM, qui anime-
ront ce tournoi, à « étaler toutes leurs qualités techniques
pour faire plaisir à l’assistance ».
CAN-2015/qualifications
Résultats des matchs retour du premier tour des qua-
lifications de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2015
et programme du deuxième tour :
Aller Retour
(+) Lesotho - Liberia 0-1 2-0
Comores - (+) Kenya 0-1 1-1
(+) Ouganda - Madagascar 1-2 1-0
(+) Guinée équatoriale - Mauritanie 0-1 3-0
(+) Congo - Namibie 0-1 3-0
(+) Rwanda - Libye 0-0 3-0
(+) Botswana - Burundi 0-0 1-0
(+) Guinée-Bissau - R. Centrafricaine 0-0 3-1
(+) Sierra Leone - Swaziland 1-1 1-0
(+) Bénin - Sao Tomé-et-Principe 2-0 2-0
Tchad - (+) Malawi 0-2 3-1
Zimbabwe - (+) Tanzanie 0-1 2-2
Soudan du Sud - (+) Mozambique 0-5 0-0
NDLR : les pays précédés du signe (+) qualifiés pour
le 2
e
tour en compagnie des Seychelles qui ont obtenu leur
ticket après l’exclusion de la Gambie de toutes les com-
pétitions de la CAF pendant deux ans pour avoir triché
sur l’âge de ses joueurs.
Le tour (match aller 18-20 juillet, retour 1-3 août) :
Lesotho - Kenya Ouganda - Guinée équatoriale Congo -
Rwanda Botswana - Guinée-Bissau Sierra Leone - Sey-
chelles Bénin - Malawi Tanzanie - Mozambique
Les vainqueurs qualifiés pour les phases de poule, en
compagnie des pays désignés têtes d’affiche : du 5 sep-
tembre au 19 novembre.
L’équipe de France a été tenue en échec
par le Paraguay 1 à 1 en match de pré-
paration au Mondial-2014, dimanche à
Nice. En dépit de l’ouverture du score
par Antoine Griezmann à la 82
e
minute,
les Paraguayens ont égalisé par Victor
Caceres à la 89
e
minute. Cinq jours après
une première victoire amicale probante
contre la Norvège (4-0), les Bleus n’ont
donc pas confirmé. Il reste un dernier
match préparatoire au programme, di-
manche prochain contre la Jamaïque à
Lille. Le premier match de l’équipe de
France dans le groupe E du Mondial
aura lieu le 15 juin à Porto Alegre face
au Honduras. Le 20 juin à Salvador, les
Bleus affronteront la Suisse, avant un
dernier match le 25 juin face à l’Equa-
teur au stade Maracana de Rio de Ja-
neiro.
AMICAL
La France tenue en échec par le Paraguay 1-1
L’Association Sportive
Bouchaoui Athhlétic Club
(ASBAC) présidée deux
mandats durant par Moha-
med Daimallah, est une asso-
ciation de course à pied créée
en 2005. Elle comprend plus
de 250 adhérents de tout âge.
Elle organise chaque année
un challenge (10, 15 et 20
km) , ainsi qu’un marathon
(42 et 195 km ). La 8
e
édition
a été organisée cette année à
Biskra, avec un ultra mara-
thon de 100 km, en une seule
étape, avec un parcours re-
liant Biskra à Ouled Djellal.
L’ASBAC organise aussi le
biathlon, triathlon, une course
relais, une course des petits
Gnous (2 fois/an durant les
vacances scolaires et destinée
aux enfants entre 6 et 12 ans)
et des randonnées (marche
et/ou avec vélo) dans diffé-
rentes régions du pays.
L’ultra marathon (100
km), course de l’impossible,
a par exemple réunit excep-
tionnellement cette année
plus de 29 concurrents avec
20 arrivants après plus de 14
heures de course ! Parmi ces
arrivants, 3 femmes ! Nous
avons par ailleurs enregistré
lors de cette édition la parti-
cipation de 8 étrangers (Es-
pagne, France et Portugal).
Le record de l’épreuve a été
pulvérisé par Nabil ITIM de
Constantine puisqu’il a été
réalisé un super chrono de 8
h.25’. Pour le professeur en
médecine et 1
er
vice président
de l’ASBAC, Bouadjar
Bakar, ce genre d’activités
sportives et socioculturelles
suscite de plus en plus l’en-
gouement de personnes de
tous âges, au vu de l’am-
biance conviviale qui se créée
autour, mais aussi pour son
rôle instructif, constructif et
éducatif pour les plus jeunes
qu’elles permettent de réali-
ser. Il faut dire qu’en sus de
tout cela, des rencontres de
sensibilisation contre les
fléaux de la société comme
l’alcoolisme, le tabagisme et
autres, mis aussi des rencon-
tres de sensibilisation en rap-
port avec la santé, qui traitent
de plusieurs sujets tels le dia-
bète, l’hypertension et autres
sont aussi organisés par les
responsables de l’association
ASBAC, qui joue un rôle
socio-éducatif, autour d’acti-
vités sportives et de sensibili-
sation très important au ser-
vice des citoyens en général
et des jeunes en particulier.
Elle leur permet de s’enri-
chir, d’avoir l’occasion de
vivre les bienfaits du sport et
de pouvoir prendre part à des
moments d’efforts sportifs
mais aussi de loisirs, de dé-
tente. C’est aussi une oppor-
tunité qui s’offre à eux de
connaître différentes régions
du pays et cela sert à promou-
voir le tourisme dans notre
pays, en quelque sorte. Tout
cela ne peut qu’être apaisant
et enrichissant pour ceux qui
y prennent part. Notre société
a besoin de ce genre de relais
importants à son épanouisse-
ment et à son harmonie.
L’éducation, la sensibilisation
sur les fléaux sociaux, les
échanges, percevoir l’impor-
tance de fournir des efforts
pour une vie meilleure à tra-
vers les vertus du sport et
l’esprit de famille font partie
des leitmotivs d’ASBAC.
Ainsi beaucoup d’efforts
sont accomplis par ce club
amateur de proximité, vivant
uniquement des cotisations
minimes de ses adhérents et
dont le seul but est celui de
faire aimer la course à pied
aux petits et grands, en em-
bellissant cette discipline
sportive par divers autres ac-
tivités qui se font autour. Cela
a valu à ASBAC d’attirer l’at-
tention de sponsors dont le
soutien pour les divers évène-
ments initiés par cette asso-
caition active est plus
qu’indispensable désormais.
A cet effet, la direction de la
jeunesse et des sports et de la
Ligue d’athlétisme de Biskra
s’implique aussi pour prêter
aide à ARBAC ainsi que
l’aide du Pr Abderrahmane
Benbouzid, puisque le mara-
thon par exemple devient un
réel évènement organisé
chaque année en marge des
journées médico-chirurgi-
cales de Ouled Djellal.
Il est à rappeler que cet ultra
marathon a été homologué
l’année passée. C’est à dire
que la distance a été officiali-
sée par la Fédération algé-
rienne d’athlétisme en
attendant de l’être par l’IAF.  
Mohamed-Amine Azzouz
L’ASBAC 
Une histoire d’amour avec le marathon
ATHLETISME / CHAMPIONNAT MEDITERRANEEN U23
15 athlètes algériens qualifiés
Ils seront 15 athlètes algériens à participer au 1
er
championnat méditerranéen d’athlétisme des
moins de 23 ans prévu les 14 et 15 juin courant à Aubagne en France.
C
ette élite qui s’est qualifiée à l’is-
sue de la réalisation des minimas
exigés par l’Union méditerra-
néenne d’Athlétisme, est composée des
meilleurs espoirs de notre athlétisme et
en mesure de réaliser « quelques
choses » selon la direction technique na-
tionale (DTN) de la Fédération algé-
rienne (FAA). M. Abdekrim Sadou,
chargé des équipes nationales à la DTN
nous a expliqué ce « quelques choses »
par le podium. « Certains athlètes de par
leurs performances sont capables de
monter sur le podium », nous a-t-il dit,
en précisant que « nos internationaux
ont bénéficié, depuis le début de saison
de trois stages de trois semaines chacun
à Béjaia pour les épreuves techniques et
à Tiaret pour les demi-fond ». Belbachir
sur le 800 m, Tabti 3000 m steeple,
Dihya Heddar, Abdelmalek Lahoulou et
Saber Boukemouche 400 m/haies sont
les athlètes sur lesquels peut compter la
DTN pour arracher des médailles. Néan-
moins et en dépit de la rude concurrence
dans cette compétition, les autres parti-
cipants auront comme objectif à défaut
de podium d’améliorer leurs perfor-
mances individuels.
Les qualifiés : Ferhat Belaid, Tou-
fik Yesraf (10 000 m marche), Hakim
Saadi et Hadda Souaidia  (10 000 m),
Mansour  Haraoui (5 000 m), Belbachir
(800 m), Abdelmalek Lahoulou, Saber
Boukemouche et Dihya Heddar (400
m/haies), Bilel Tabti, Salim Keddar et
Hadjer Soukhal (3 000 m steeple),
Chouaib Hamdane (1500 m), Hichem
Krim (hauteur), Hichem Khalil Cheradi
(perche).
M. Ghyles
30
Mardi 3 Juin 2014
EL MOUDJAHID
Sports
L
e nom de Guedioura qui ne
jouait pas avec son club de
Nottingham Forest avait été
annoncé. Maintenant, c’est officiel, le
milieu récupérateur des Verts, Adlène
Guedioura n’ira pas au Mondial bré-
silien. C’était un peu prémonitoire lui
qui était en ballottage défavorable
avec Belkhalem et Halliche. Finale-
ment, le Bosnien a préféré puiser le
joueur à « sacrifier » parmi les milieux
récupérateurs. Pourtant, il n’y a pas
que lui qui ne jouait pas dans son club.
Ils sont nombreux dans sa situation,
mais comme on dit, le dernier mot re-
vient au sélectionneur national, Vahid
Halilhodzic. La plupart des observa-
teurs ont estimé que l’entraîneur na-
tional est seul maître à bord. C’est lui
qui doit faire la part des choses et sur-
tout assumer ses choix. Là personne
ne peut le contester, même si Gue-
dioura reste un milieu de terrain qui a
beaucoup donné à l’équipe nationale.
Aujourd’hui, il est temps que tout
le monde se fasse à cette idée de jouer
sans Guedioura. La liste des 23 est
maintenant officielle. Elle n’a été dé-
lestée que de deux joueurs qui sont le
gardien harrachi, Azzedine Doukha et
Adlène Guedioura. Par conséquent, le
coach national va se donner entière-
ment à son travail, notamment ce
match amical contre la Roumanie pré-
vue à 19h30 à Genève. Là, il est cer-
tain qu’il va aligner son équipe type
ou presque afin de mettre en applica-
tion la tactique qu’il va appliquer
contre la Belgique ce 17 juin à Belo
Horizonte. Certes, Yebda, blessé,
risque de ne pas être aligné au cours
de cet ultime match amical contre la
Roumanie. Il est certain, comme l’ont
relevé quelques spécialistes avisés,
que la défense de l’équipe nationale
n’a pas encore rassurée comme il le
faut. Le but arménien encaissé au
cours du second half a tout remis en
question, surtout au vu de la facilité
avec laquelle il a dribblé Belkhalem et
inscrit son but. Par conséquent, des re-
touches sont à apporter sur la compo-
sante. L’entrée de Bougherra aux côtés
de Medjani pourrait donner une solu-
tion dans le compartiment défensif des
Verts. On reste, malgré tout, optimiste.
Hamid Gharbi
EQUIPE NATIONALE
Guedioura quitte les Verts
L’entraîneur national, Vahid Halilhodzic, vient de trancher après avoir bien réfléchi durant toute une nuitée quant au joueur qui al-
lait quitter les Verts. Il faut dire que la presse nationale avait déjà donné le nom du joueur qui allait retourner chez lui.
ANEP 126940 du 03/06/2014
Publicité
L’Equipe type nationale a dominé l’Arménie,
samedi (3-1) lors d’un match de préparation à
deux mi-temps diamétralement différentes. On
avait assisté à une première mi-temps de haute
facture où les Verts avaient littéralement sur-
volé leurs vis-à-vis, plantant trois buts au pas-
sage. Et une deuxième mi-temps moins
emballante où le sélectionneur national n’avait
fait que tourner son effectif de manière à faire
jouer un maximum de joueur. Ajoutez-y la fa-
tigue que certains joueurs ont ressenti vers la
fin. Si certains se sont inquiété sur le fait que
les joueurs traînaient un peu la patte vers la fin,
Vahid Halilhodzic a positivé la chose. Le sélec-
tionneur national a dit clairement à ses joueurs
que ceux qui étaient fatigué à la fin ont réelle-
ment bien travaillé durant le stage. Comme ils
étaient soumis à une forte charge de travail à
Sidi-Moussa, la préparation de haut niveau
l’impose, les joueurs ont logiquement les
jambes lourdes. « Ceux qui n’ont pas ressenti
de fatigue à la fin du match n’ont pas bien tra-
vaillé durant le stage », a clairement dit Vahid
Halilhodzic à ses joueurs au lendemain de la
rencontre face à l’Arménie. Ce qui rassure sur
le degré de préparation des Verts en prévision
du Mondial. Comme le deuxième micro cycle
de travail devrait s’achever au lendemain du
match face à la Roumanie, on va s’attendre à
ce que la charge de travail baisse petit à petit
d’ici au coup d’envoi du Mondial. A partir de
la semaine prochaine, Vahid Halilhodzic et son
staff vont axer le travail sur le plan technico-
tactique. Des séances de récupération vont être
incluses quotdiennement avec des bains chauds
et froids, des séances de massages et plus
d’heures de récupération. Ceci devrait permet-
tre aux Verts d’atteindre leur forme olympienne
d’ici le premier match face à la Belgique, prévu
dans deux semaines, jour pour jour. Le sélec-
tionneur de l’Arménie avait loué les qualités
physiques de l’Algérie, ce qui dénote du degré
de préparation de l’équipe. De quoi rassurer
tout le monde à la veille des phases finales  de
la Coupe du Monde.
A. Benrabah
Q TEMPERATURE : selon la
météo suisse, la rencontre Algé-
rie-Roumanie prévue mercredi
à 19h30 heure algérienne au
stade de Genève pourrait se dé-
rouler sous la pluie. En effet, les
prévisions météorologiques an-
noncent des orages et de la pluie
pour la journée de mercredi
dans le canton de Genève.
Depuis l’arrivée de la délégation
algérienne en Suisse, le beau
temps et le soleil dominent, au
grand bonheur des habitants de
Genève.
Q AUTOGRAPHE : contraire-
ment aux précédentes séances
d’entraînement des partenaires
de Yacine Brahimi qui s’étaient
déroulées au stade de Genève
loin des yeux des fans, celle de
dimanche au stade du FC Mey-
rin (canton de Genève), a été
marquée par la présence de pe-
tits garçons qui ont été autorisés
à voir de près leurs idoles et leur
demander des autographes. Cer-
tains joueurs à l’instar de Hilal
Soudani, Madjid Bougherra ou
encore Yacine Brahimi ont ré-
pondu volontiers aux sollicita-
tions des adolescents, tout
contents d’avoir décroché une
photo avec leurs stars.
Q VISITE : certains joueurs de
la sélection algérienne de foot-
ball à l’instar de Faouzi Ghou-
lam, Hassen Yebda et Djamel
Mesbah ont reçu dimanche
après-midi la visite de membres
de leurs familles à leur lieu de
résidence à l’hôtel La Réserve
de Genève. Certains ont profité
de cette occasion pour immorta-
liser ces moments d’intimités et
de retrouvailles en photos.
Q EXCLUSIVITE : le milieu
offensif de la sélection algé-
rienne de football, Sofiane Fe-
ghouli, a signé un contrat
d’exclusivité avec un site euro-
péen spécialisé en football. Une
envoyée spéciale de ce site a été
dépêchée sur place à Genève
pour réaliser un entretien avec le
joueur de Valence qui a, en re-
vanche, décliné poliment une
sollicitation d’une chaîne de té-
lévision privée algérienne qui
avait pourtant acquis les droits
de filmer les coulisses du stage
des Verts à Genève.
Q ROUMANIE : la sélection de
la Roumanie, prochain adver-
saire des Verts en match amical
mercredi soir au stade de Ge-
nève, est actuellement en stage
dans la ville d’Yverdon-les-
Bains, à 120 km de Genève. Les
hommes de Victor Piturca de-
vraient rallier Genève mardi
pour effectuer une séance d’en-
traînement au stade qui accueil-
lera la rencontre et animer un
point de presse, selon les res-
ponsables du stade.
Echos de Genève
Gardiens de but :
- Mohamed-Lamine Zemma-
mouche (USM Alger)
Date de naissance : 19 mars 1985
Nombre de sélections : 7
- Ouhab Rais M’bolhi (CSKA
Sofia / Bulgarie)
Date de naissance : 25 avril 1986
Nombre de sélections : 27
- Si Mohamed Cédric (CS
Constantine)
Date de naissance : 9 janvier 1985
Nombre de sélection : 1
Défenseurs :
- Essaid Belkalem (Watford / An-
gleterre)
Date de naissance : 1
er
janvier 1989
Nombre de sélections : 13 (1 but)
- Madjid Bougherra (libre, sans
club)
Date de naissance : 7 octobre 1982
Nombre de sélections : 61 (4 buts)
- Faouzi Ghoulam (SSC
Naples/Italie)
Date de naissance : 1
er
février 1991
Nombre de sélections : 5
- Rafik Halliche (Academica
Coimbra / Portugal)
Date de naissance : 2 septembre
1989
Nombre de sélections : 28 (1 but)
- Aissa Mandi (Stade de Reims
/France)
Date de naissance : 22 octobre
1991
Nombre de sélections : 2
- Carl Medjani (Valenciennes FC
/France)
Date de naissance : 15 mai 1985
Nombre de sélections : 25 (1 but)
- Djamel Mesbah (AS Livourne /
Italie)
Date de naissance : 9 octobre 1984
Nombre de sélections : 26
- Mehdi Mostefa Sbaa (Ajaccio
/France)
Date de naissance : 30 août 1983
Nombre de sélections : 22
Milieux de terrain :
- Saphir Taider (Inter Milan / Ita-
lie)
Date de naissance : 29 février 1992
Nombre de sélections : 10 (3 buts)
- Hassan Yebda (Udinese /Italie)
Date de naissance : 14 mai 1984
Nombre de sélections : 24 (2 buts)
- Nabil Bentaleb (Tottenham
Hotspur /Angleterre)
Date de naissance : 24 novembre
1994
Nombre de sélections : 2
- Yacine Nacerdine Brahimi
(Grenade CF /Espagne)
Date de naissance : 8 février 1990
Nombre de sélection : 5
- Abdelmoumen Djabou (Club
Africain /Tunisie)
Date de naissance : 31 janvier
1981
Nombre de sélections : 7 (1 but)
- Sofiane Feghouli (Valence CF
/Espagne)
Date de naissance : 26 décembre
1989
Nombre de sélections : 18 (5 buts)
- Medhi Lacen (Getafe CF/ Es-
pagne)
Date de naissance : 15 mars 1984
Nombre de sélections : 29
Attaquants :
- Riyad Karim Mahrez (Leices-
ter City FC /Angleterre)
Date de naissance : 21 février 1991
Nombre de sélection : 1
- El Arabi Hilal Soudani (GNK
Dinamo Zagreb /Croatie)
Date de naissance : 25 novembre
1987
Nombre de sélections: 21 (10 buts)
- Islam Slimani (Sporting CP Lis-
bonne/Portugal)
Date de naissance : 18 juin 1988
Nombre de sélections: 19 (10 buts)
- Nabil Ghilas (Porto FC / Portu-
gal)
Date de naissance : 20 avril 1990
Nombre de sélections : 5 (2 buts)
APRÈS ALGÉRIE - ARMÉNIE
La fatigue est un bon signe
selon Halilhodzic
La fiche technique des 23 Verts
Fiche technique des 23 joueurs retenus hier à Genève par le sélectionneur de l’équipe d’Algérie de football,
Vahid Halilhodzic, pour le Mondial-2014 au Brésil.
Sports
EL MOUDJAHID 31
Mardi 3 Juin 2014
JSK
Plus que deux
joueurs et on boucle
le recrutement
La JSK est sur le
point de boucler son
recrutement. Le club
kabyle qui s’y pris
plutôt que tout le
monde, a déjà enre-
gistré huit nouvelles
arrivées. Il n’en reste
plus que deux, a dé-
claré Mohand-Chérif
Hannachi, avant de
clore définitivement
le dossier recrute-
ment. Deux milieux à
vocation défensive, selon toute vraisemblance. C’est
du moins ce qu’a affirmé le président kabyle. Et
puis, les contacts avec de potentielles cibles laissent
à le penser. En effet, la JSK insiste toujours pour
avoir Ahmed Magehout, bien que celui-ci est plus
proche de rester au CRB que d’arriver à la JSK. Le
milieu de terrain a fait savoir clairement à ses inter-
locuteurs que si on lui fait une bonne offre, il rem-
pilerait au Chabab. Qu’à cela ne tienne, Hannachi
ferait le forcing pour le débaucher. Il en est de même
pour Mourad Delhoum. L’ancien capitaine de l’ESS
fait courir tout le monde, mais ne décide toujours
pas, bien qu’il ait confié à ses proches qu’il est sé-
duit pas le projet de la JSK. L’on ne sait pas s’il fait
monter les enchères par son indécision ou temporise
t-il juste pour être sûr de faire le bon choix, mais une
chose est sûre, l’ex-international semble prendre
tout son temps avant de trancher. Le dossier reste
donc ouvert. La JSK pourrait toujours changer
d’avis et faire signer un défenseur, si Mohamed Ziti
(ESS) accepte de revenir. L’arrière-droit a reçu une
offre ferme et attendrait de voir comment évoluera
la situation à l’Entente avant de décider. Comme la
JSK a déjà libéré 11 joueurs, il n’est pas à écarter
qu’on en recrute autant. D’autant qu’Aït Djoudi va
finir par demander des doublures à chaque poste,
histoire de palier aux départs recensés. Hannachi a
dit qu’il vaudrait mieux laisser deux licences pour
le mercato hivernal, mais il ne se privera sans doute
pas à les puiser si jamais il tombait sur une bonne
recrue. Le dossier reste donc ouvert. Mais pas pour
longtemps.
A.B
FABIO CAPELLO
(ENTRAÎNEUR RUSSIE) :
« Une occasion pour
réévaluer le niveau
de mes joueurs »
Le sélectionneur de l’équipe russe de football,
adversaire de l’Algérie au mondial 2014 au Brésil
(12 juin-13 juillet), l’Italien Fabio Capello, a estimé
que le match amical disputé samedi face à la Nor-
vège (1-1) à Oslo, lui a permis de «réévaluer» le ni-
veau de ses joueurs. «Ce match était très important
pour nous face à une bonne équipe norvégienne.
Cette rencontre a été très disputée de part et d’autre.
C’était une occasion pour moi de réévaluer le niveau
de mes joueurs. Je suis satisfait d’autant qu’aucune
blessure n’a été enregistrée», a affirmé Capello à
l’issue de la partie, cité dimanche par le site officiel
de la fédération russe (RFS). La Russie a ouvert le
score à la 3
e
minute de jeu grâce à Oleg Shatov,
avant que les locaux ne remettent les pendules à
l’heure par l’entremise d’Anders Konradsen (77
e
).
Il s’agit du deuxième test amical pour les Russes,
après leur victoire lundi dernier face à la Slovaquie
(1-0) à Saint-Pétersbourg. «Face à la Norvège, nous
avons créé plusieurs occasions de marquer, mais
nous avons échoué à les transformer tous. La dé-
fense de l’équipe adversaire a tenu bon. Je reconnais
également que nous avons laissé l’initiative aux
Norvégiens à la fin du match, ce qui leur ont permis
d’égaliser», a-t-il souligné. Les Russes disputeront
leur dernier match amical avant la coupe du monde,
le 6 juin prochain devant le Maroc au stade Loco-
motiv à Moscou. Le départ de la sélection russe pour
le Brésil est prévu le 8 juin prochain, soit neuf jours
avant son entrée en lice dans la compétition. La Rus-
sie établira son camp de base dans la ville d’Itu,
dans l’Etat de Sao Paulo. Au Mondial-2014, la Rus-
sie évoluera dans le groupe H avec l’Algérie, la Bel-
gique et la Corée du Sud. Les Russes entameront le
tournoi contre les Sud-Coréens le 17 juin à Cuiabà,
avant d’affronter la Belgique le 22 juin à Rio de Ja-
neiro et l’Algérie, le 26 juin à Curitiba.
MC ALGER
Le brouillard commence
à se dissiper
Viendra, viendra pas… La question tient en haleine la famille mouloudéenne depuis
quelques jours, déjà.
C
haref, qui devait signer
son contrat, fait durer le
suspens. Entre le tech-
nicien et la nouvelle direction
du club, ça coince toujours.
L’objet de la discorde, le re-
crutement, en grande partie.
En effet, alors que la direction
du MCA avait trouvé un ac-
cord et pratiquement tout réglé
avec le désormais ex-coach de
l’USMH, notamment concer-
nant le salaire et la durée du
contrat, un point, essentiel aux
yeux de Charef, vient retarder
la signature de son contrat. Le
technicien a remis une liste de
joueurs à recruter pour le mer-
cato estival, souhaitant enta-
mer son travail avec son
nouvel effectif à partir du 12
juin. Cependant, les choses
traînent. La date de la reprise
a d’ores et déjà était repoussée
a une date ultérieure, obligeant
Charef à revoir son pro-
gramme de préparation. Par
ailleurs, aucun des joueurs ci-
blés n’a encore paraphé son
contrat. La cellule de recrute-
ment au niveau du MCA a été
contrainte de faire face a un
problème de taille. Les
contrats de pratiquement les
deux tiers de l’effectif du
MCA de l’année dernière
n’auraient pas été déposés à la
Ligue. Une situation délicate
qui plonge le club dans un cli-
mat de crise. Des dossiers liti-
gieux que la direction
intérimaire aurait bien aimé ne
pas avoir à gérer pour s’occu-
per uniquement de sa mission,
à savoir la préparation de la
nouvelle saison sur tous les
plans. La liste des libérés reste
à trancher, même si Charef
veut constituer son propre
groupe composé essentielle-
ment de joueurs avec qui, il a
déjà travaillé. D’autre part, la
question du plafonnement des
salaires est un sérieux handi-
cap pour le recrutement des
éléments ciblés par le nouveau
coach. Certains d’entre eux, à
l’image de Karaoui, ou encore
Hindou, se montrent très exi-
geants. Aux dernières nou-
velles, Zerguine aurait donné
son feu vert pour trouver une
solution et accélérer le recru-
tement. Une somme considé-
rable aurait été débloquée pour
cette opération, alors que
Bedja a obtenu le feu vert du
premier responsable de Sona-
trach pour trouver une formule
permettant de contourner la
consigne du plafonnement des
salaires. Selon certaines
sources, Charef devrait signer
avant la fin de la semaine,
ainsi que certains joueurs ci-
blés.
R. Maouche
MO BÉJAIA
L’AG des actionnaires
décisive pour l’avenir
d’Adrar à la tête du club
Le président du MO Bé-
jaia, Akli Adrar, a indiqué
qu’il allait être fixé sur son
avenir à la tête du club de
Ligue 1 algérienne de football
à l’issue de l’assemblée géné-
rale (AG) des actionnaires de
la société sportive par actions
(SPA) des Crabes, prévue
lundi soir. «Tout sera tiré au
clair à l’issue de l’AG des ac-
tionnaires. Je présenterai
pour la circonstance mon
bilan, après quoi je déposerai
ma démission, et c’est à cette
AG de prendre les décisions
qui s’imposent», a déclaré
Adrar à l’APS. Ayant pris les
commandes du club bougiote
au milieu de la phase aller du
championnat, Adrar avait
réussi le pari de maintenir son
équipe parmi l’élite et ce,
pour sa première saison en
Ligue 1. Les Crabes, sous la
houlette de l’entraîneur Ab-
delkader Amrani ont terminé
à la 12
e
place le championnat.
Tout était ficelé pour que la
stabilité soit prônée à la prési-
dence du club et sa barre tech-
nique avant que des pro-
blèmes ne surgissent entre les
actionnaires de la SPA du
club. «Cette AG sera une oc-
casion pour mettre les points
sur les i.
Il est temps d’ailleurs de
remettre de l’ordre dans la
maison et s’attaquer enfin à
la préparation de la nouvelle
saison», a précisé Adrar.
Questionné sur sa réaction au
cas où sa démission venait à
être rejetée par les membres
de l’AG, le même interlocu-
teur n’a pas voulu précipiter
les choses. «Je ne pense pas
encore à cette éventualité.
Tout sera décidé suivant la
tournure des débats», a-t-il ré-
torqué, précisant au passage
que même le sort de l’entraî-
neur Amrani a été tranché hier
soir. Amrani, convoité notam-
ment par l’USM El Harrach
pour succéder à Boualem
Charef parti au MC Alger, a
conditionné la poursuite de sa
mission au MOB par le main-
tien des actuels dirigeants aux
affaires du club.
BENCHEIKHA
(ENTRAÎNEUR DU RAJA (MAROC) 
“ Gagner des titres
avec une équipe qui joue
les premiers rôles ”
Le nouvel entraîneur du
Raja Casablanca (D1 maro-
caine de football), l’Algérien
Abdelhak Benchikha, a dé-
claré dimanche à Casablanca
qu’il ambitionnait de «gagner
des titres avec une équipe qui
joue les premiers rôles avec
l’appétit de toujours faire
mieux que les saisons précé-
dentes». «Je ne vous cache
pas mon ambition de gagner
des titres avec une équipe qui
joue les premiers rôles avec
l’appétit de toujours faire
mieux que les saisons précé-
dentes», a souligné Benchikha à la presse après son engage-
ment pour les deux prochaines années à la tête de la barre
technique de l’équipe vice-championne du Maroc (2013-
2014), en remplacement du Tunisien Faouzi Benzarti. Il a
ajouté «j’ai ma propre philosophie du jeu que j’espère assi-
milera le plus rapidement l’effectif de l’équipe», estimant
qu’un entraîneur du Raja a «plus de chance de jouer les titres
mais a aussi plus de risques d’être limogé». Le technicien al-
gérien qui a entrainé cette saison la formation marocaine le
Difaa hassani d’El Jadida (DHJ, D1) a indiqué qu’il est au
Raja pour relever d’autres challenges dans cette nouvelle
étape dans sa carrière, précisant que la pression du public ne
lui faisait pas peur. «J’ai toujours vécu les pressions du public
et des résultats» pour les avoir supportées du temps où il était
à la tête du Mouloudia d’Alger ou du Club Africain (Tunisie).
Engagé en juillet 2013 par le DHJ, pour une saison renouve-
lable, il a remporté, en novembre 2013, la coupe du Maroc
(2012-2013), premier titre de l’histoire du club et sa forma-
tion, éliminée aux huitièmes de finale bis de la coupe de la
Confédération africaine de football, a pris une honorable cin-
quième place en championnat. Il est le troisième entraîneur
algérien à diriger le Raja après Rabah Saadane en 1989 avec
à la clé le premier titre continental des Verts la ligue des
champions, et Meziane Ighil en 1994.
TRANSFERT
D E R N I E R E S
PÉTROLE
Le Brent
à 108.84
dollars
MONNAIE
L'euro à 1.359 $
FÊTE NATIONALE DE L’ITALIE
Le Président Bouteflika
félicite le Président Giorgio
Napolitano
Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika,
a adressé un message de félicitations au Président de la
République italienne, Giorgio Napolitano, à l’occasion
de la fête nationale de son pays. «La célébration de la
fête nationale de votre pays m’offre l’agréable opportu-
nité de vous adresser, au nom du peuple et du gouverne-
ment algériens, et en mon nom personnel, mes
félicitations les plus chaleureuses, ainsi que mes vœux
sincères de santé et de bonheur pour vous-même, de
prospérité et de bien-être pour le peuple italien ami», a
écrit le Chef de l’État dans son message. «Je voudrais
vous exprimer, en cette occasion, ma satisfaction quant
à la qualité des relations traditionnelles d’amitié, de coo-
pération et de bon voisinage qui unissent nos deux pays,
et vous réaffirmer mon entière disponibilité à œuvrer, de
concert avec vous, à leur renforcement, au bénéfice de
nos deux peuples», a ajouté le Président Bouteflika.
«Dans cette perspective, le prochain sommet bilatéral
offrira l’opportunité d’identifier les voies et moyens sus-
ceptibles de consolider et d’élargir les domaines de coo-
pération et de partenariat entre nos deux pays», a
souligné le Président de la République.
«De même que la présidence italienne de l’Union eu-
ropéenne, durant le deuxième semestre de l’année en
cours, contribuera à donner une nouvelle impulsion au
dialogue et à la coopération entre l’Europe et les pays
de la rive sud de la Méditerranée, pour relever les défis,
particulièrement économiques, auxquels nous devons
ensemble faire face, et renforcer la paix et la sécurité
dans notre région», a relevé le Président Bouteflika.
LA MINISTRE SAHRAOUIE DE LA CULTURE :
« L’occupant marocain a échoué à effacer la culture sahraouie »
La ministre sahraouie de la Culture, Kha-
didja Hamdi, a affirmé que l’occupant marocain
«a échoué à effacer l’identité sahraouie, malgré
tous les moyens utilisés depuis près de 40 ans
d’occupation». La ministre, cité hier par
l’agence de presse sahraouie (SPS), a précisé,
dans une allocution devant la communauté sah-
raouie établie à Murcie (Espagne), à l’issue des
journées portes ouvertes sur la culture sah-
raouie, que «l’attachement des Sahraouis à leur
identité nationale était l’un des facteurs qui ont
mis en échec, cette tentative d’effacement».
M
me
Hamdi a relevé que «toutes les politiques
adoptées par l’occupant marocain dans les ter-
ritoires occupés et les villes du sud du Maroc
pour faire disparaître les repères authentiques
du peuple sahraoui ont échoué», car, a-t-elle dit,
le «citoyen sahraoui est très conscient de l’im-
portance de sa culture et de son identité». Elle
a appelé les membres de la communauté sah-
raouie en Espagne et dans tous les pays du
monde «à rester attachés à la culture sahraouie
et à transmettre les valeurs culturelles sah-
raouies aux générations futures».
DIPLOMATIE
Agrément à la
nomination du
nouvel
ambassadeur
tunisien en Algérie
Le gouvernement algérien a
donné son agrément à la nomination
de M. Abd Elmadjid El-Ferchichi,
en qualité d’ambassadeur extraordi-
naire et plénipotentiaire de la Répu-
blique de Tunisie auprès de a
République algérienne démocratique
et populaire, a indiqué, hier, le mi-
nistère des Affaires étrangères dans
un communiqué.
PRÉSIDENCE
Le Président Bouteflika signe cinq
décrets présidentiels
L
e Président de la Répu-
blique, Abdelaziz Boute-
flika, a signé une série de
décrets présidentiels portant rati-
fication d'accords avec différents
pays, ainsi que celui de l'adhésion
de l'Algérie aux actes du 24
e
congrès de l'Union postale uni-
verselle, a indiqué, hier, la prési-
dence de la République dans un
communiqué. Le Président Bou-
teflika a ainsi ratifié un document
portant adhésion de l'Algérie aux
actes du 24
e
congrès de l'Union
postale universelle, faits à Ge-
nève, le 12 août 2008. Le Chef de
l'État a également signé le décret
présidentiel portant ratification de
l'accord entre le gouvernement al-
gérien et le gouvernement bulgare
sur la marine marchande signé à
Sofia le 2 novembre 2011. Il a
aussi signé le mémorandum d'en-
tente entre le gouvernement algé-
rien et celui de l'État du Qatar, re-
latif à la coopération dans le do-
maine du pétrole et du gaz, signé
à Alger le 7 janvier 2013. L'autre
décret signé par le Président de la
République porte ratification de
l'accord entre le gouvernement al-
gérien et l'Organisation interna-
tionale du travail concernant
l'École supérieure de la sécurité
sociale, signé à Genève, le 14 juin
2013. Il s'agit également du dé-
cret portant ratification de l'ac-
cord entre les gouvernements
algérien et français sur l'exemp-
tion réciproque de visas de court
séjour pour les titulaires d'un pas-
seport diplomatique ou de ser-
vice, signé à Alger le 16
décembre 2013. La signature de
ces décrets intervient conformé-
ment à l'article 77-11 de la
Constitution, précise le communi-
qué.
AFFAIRE KHALIFA
Ouverture de procès de l’ancien homme
d’affaires Abdelmoumène Khelifa
Le procès de l’ancien
homme d’affaires algérien Ab-
delmoumène Rafik Khelifa,
poursuivi, ainsi que dix autres
prévenus, pour notamment
«banqueroute» et «détournement
de fonds», s’est ouvert, hier, au
tribunal correctionnel de Nan-
terre (Hauts-de-Seine), a-t-on
constaté. Sur les douze prévenus
dans cette affaire, neuf étaient
présents à l’ouverture du procès
qui s’étalera jusqu’au 21 juin, le
principal accusé, Rafik Khelifa,
étant déjà incarcéré depuis dé-
cembre 2013 en Algérie pour af-
faire similaire, suite à son
extradition par les autorités bri-
tanniques. Un cas d’empêche-
ment pour maladie d’un des
prévenus et le décès d’une autre
ont en réduit le nombre des ac-
cusés présents à neuf, dont un
notaire, des anciens représen-
tants du groupe Khalifa en
France, ainsi qu’un constructeur
et équipementier aéronautique.
Certains parmi les accusés ont
été déjà condamnés, en mars
2007, par le tribunal criminel de
Blida à des peines de prison.
Dans son réquisitoire, la prési-
dente du tribunal, M
e
Fabienne
Siredey-Garnier, a fait un rappel
des faits, affirmant que trois par-
quets français en étaient saisis au
départ, avant d’en confier la
compétence au tribunal de
Grande instance de Nanterre,
ville où les principales activités
du groupe Khalifa en France
étaient domiciliées. Tout en évo-
quant une «fulgurante» et «sur-
prenante» montée de «l’empire
économico-financier» de l’an-
cien milliardaire algérien en
quelques années en France, elle
a indiqué que deux instructions
judiciaires ont été ouvertes dans
cette affaire suite à de «sérieux
signalements» de dysfonctionne-
ments dans les différentes socié-
tés du groupe Khalifa. La
présidente du tribunal a cité, no-
tamment des «soupçons de blan-
chiment» d’argent par le groupe,
surtout à travers les activités de
Khalifa Airways et d’Antinéa
Airlines (filiale) en France, ainsi
que le signalement anonyme du
«non-paiement» des salariés de
Rent Car, l’autre filiale de loca-
tion de voitures du groupe Kha-
lifa. Elle a signalé, à cette occa-
sion, qu’excepté Krg Pharma —
dont la principale animatrice
n’est autre que l’ex-épouse de
Rafik Khelifa (Nadia Amirou-
chen), présente à l’audience —,
toutes les autres entités ayant ap-
partenu au groupe mis en cause
ont été «mises en liquidation».
Dans l’après-midi, le tribunal
devait commencer à auditionner
les accusés dans cette affaire.
Les plaidoiries des parties civiles
interviendront le 16 juin. Rafik
Khelifa, qui sera jugé par défaut
lors de ce procès, a déjà été
condamné, en 2007, en Algérie
par contumace à la réclusion cri-
minelle à perpétuité pour asso-
ciation de malfaiteurs et faillite
frauduleuse. Mais la Cour su-
prême algérienne a cassé, en
2012, cette condamnation, et il
doit être de nouveau jugé dans
son pays. Le procès de Nanterre
a été renvoyé une première fois
en septembre 2013, car la dé-
fense avait soulevé une question
prioritaire de constitutionnalité.
La dépouille mortelle
rapatriée demain
en Algérie
Le corps de la chan-
teuse Noura, décédée di-
manche dans un hôpital
parisien suite à une
longue maladie, sera ra-
patrié demain en Algérie,
a appris l’APS auprès de
l’entourage artistique de
la défunte à Paris. «Le
corps de la défunte chan-
teuse sera acheminé par
un vol d’Aigle Azur, le 4
juin à midi. Il sera en
début d’après-midi à l’aéroport Houari-Boumediene
d’Alger», a indiqué un coordinateur artistique dans la
capitale française, Farid Ouahmed. Le lendemain,
jeudi, la chanteuse populaire algérienne sera enterrée,
pour exaucer son dernier vœu, parmi les siens au ci-
metière de Sidi Yahia, sur les hauteurs d’Alger, a pré-
cisé la même source. La levée du corps est prévue,
elle, aujourd’hui à 13 heures à l’hôpital parisien de La-
riboisière, dans le 10
e
arrondissement. Née Fatima
Badji, Noura est reconnue comme la première chan-
teuse qui a bénéficié du statut de star par des thèmes
proches à tous les Algériens en interprétant le thème
de l’exil (ghorba) avec Gal El-Menfi (le banni), le
thème de l’amour avec Houa, houa (lui, lui), et en ex-
ploitant différents registres des folklores régionaux.
Elle est la première chanteuse maghrébine à obtenir
un disque d’or au début des années 1970. Une soirée
artistique a été organisée, en mars 2012 à Alger, en
l’honneur de l’artiste, dont la discographie comporte
plus de 500 titres de chansons en langues arabe, ka-
byle et française.
FORUM AUJOURD’HUI À ALGER
Les menaces transnationales en Afrique du Nord
Un forum sur les menaces transnationales
dans la région de l’Afrique du Nord se tiend à
Alger, avec la participation d’une soixantaine
d’experts nationaux et étrangers, a indiqué,
hier, le ministère des Affaires étrangères dans
un communiqué. Organisée par le Centre amé-
ricain des études stratégiques pour le Proche-
Orient et la région de l’Asie du Sud (Near East
South Asia Center for Strategic Studies,
NESA), en collaboration avec le ministère des
Affaires étrangères, la rencontre, qui prendra
fin jeudi, sera consacrée à l’analyse des me-
naces sécuritaires dans la région de l’Afrique
du Nord et leurs causes politiques, écono-
miques et sociales. «Le choix de l’Algérie pour
abriter ce forum témoigne de l’importance
stratégique du rôle de notre pays dans la lutte
contre le terrorisme et autres crimes
connexes», explique le MAE. Ce forum, qui
regroupe des experts et d’éminents professeurs
algériens, américains, tunisiens, marocains, li-
byens, mauritaniens et égyptiens, est le 4
e
du
genre après ceux de Bangkok, Amman et
Rome dédiés aux thèmes spécifiques à chacune
des régions concernées. Les travaux du forum
se pencheront, durant quatre jours, sur les fac-
teurs politiques et économiques des menaces
transnationales et la convergence des menaces
transnationales en Afrique du Nord. Les causes
politiques et économiques, et la familiarisation
avec le secteur de la sécurité seront également
les deux autres thèmes au menu des quatre pa-
nels. Les panels sont composés de groupes de
travail thématiques sur plusieurs sujets, dont
l’impact du «printemps arabe» et de l’interven-
tion militaire en Libye, et les autres facteurs
économiques et politiques sur la situation sé-
curitaire dans la région. Le rôle des réseaux il-
licites et du phénomène de la radicalisation de
certains mouvements dans la dégradation de la
situation en Afrique du Nord, et l’étude des
facteurs positifs ou négatifs que le développe-
ment économique et l’inclusivité politique
peuvent donner à la stabilité de cette région fi-
gurent également au programme. Les panels
porteront aussi sur le rôle de la coopération ré-
gionale et internationale dans la sécurité des
frontières et la lutte contre les réseaux illicites.
Les participants auront à analyser les situations
sécuritaire, politique, économique et sociale
dans cette région. Dans ce cadre, la partie al-
gérienne participe avec son expertise «avérée
et reconnue» en la matière avec des académi-
ciens spécialistes et des cadres des ministères
des Affaires étrangères et de la Défense natio-
nale, ainsi que des anciens responsables algé-
riens de haut niveau, indique-t-on de même
source. Le NESA Center, créé en 2000, est un
prestigieux centre de réflexion (Think Tank)
qui relève du département de la Défense amé-
ricaine (Pentagone). Ce centre, qui figure
parmi les cinq centres régionaux relevant de
l’Agence américaine de coopération de dé-
fense et de sécurité (Defense Security Coope-
ration Agency), regroupe des universitaires de
renom et des experts du cercle diplomatique et
militaire. Le NESA Center entretient des rela-
tions «très étroites» avec l’Algérie, souligne le
MAE dans son communiqué. À ce titre, plus
de 200 cadres et responsables algériens ont
participé aux formations organisées par ce cen-
tre durant ces dernières années. Le NESA Cen-
ter soutient, par ailleurs, les efforts de
coopération et de sécurité pour les quatre com-
mandements régionaux américains, comme le
Commandement central des États-Unis
d’Amérique (USCENTCOM) et le Comman-
dement des États-Unis d’Amérique pour
l’Afrique (AFRICOM). Il soutient aussi les ef-
forts de coopération et de sécurité pour le
Commandement des États-Unis d’Amérique
pour l’Europe (USEUCOM) et le Commande-
ment des États-Unis d’Amérique pour le Paci-
fique (USPACOM).
DÉCÈS DE LA CHANTEUSE NORA
La ministre de la Culture
salue le riche parcours
artistique de la défunte
La ministre de la Culture, Nadia Labidi, a salué, hier à
Alger, le riche parcours de la défunte Noura, décédée
dimanche, et son engagement pour la promotion de la
chanson algérienne. Dans un message de condoléances,
M
me
Labidi a souligné que la «défunte était un modèle
de sacrifice et de dévouement, et l’une des artistes les
plus célèbres de sa génération aussi bien à l’intérieur
qu’à l’extérieur du pays... ». La ministre a rappelé le
rôle de l’époux de la défunte, le compositeur Kamal
Hamadi, dans l’émancipation artistique de Noura, à tra-
vers une coopération fructueuse qui a donné naissance
à de nombreuses chansons célèbres et éternelles. M
me
Labidi a estimé que le décès de Noura est une grande
perte pour la chanson algérienne, ajoutant qu’elle res-
tera à jamais, un modèle de réussite pour les jeunes ar-
tistes. Noura, de son vrai nom Fatima Badji, est née en
1942 à Cherchell. Dans les années cinquante, elle anime
des émissions pour enfants sur les ondes de la radio. En
1971, elle obtient, avec Slimane Azzem, le Disque d’or
Chez Pathé Marconi pour avoir vendu plus de 2 mil-
lions de disques. La doyenne de la chanson algérienne
a à son actif plus de 500 titres puisés du patrimoine al-
gérien. Pour tous ceux qui l’ont aimée, Noura restera
l’inoubliable interprète de nombreux titres illustres, à
l’instar de Ya Rabbi Sidi, Ya Bent El-Houma, Ya Tayara
et Ya nas amahou.
La présidente-directrice
générale et l’ensemble du
personnel d’El Moudjahid,
profondément affectés par le
décès de
Abdelwahab ALLOUACHE
époux de leur consœur et amie
Lilya Allouache
lui présentent, ainsi qu’à toute
sa famille, leurs sincères
condoléances, et les prient de
trouver ici l’expression de leur
sympathie émue.
CONDOLÉANCES

Sign up to vote on this title
UsefulNot useful