Bye Bye Edison

Genève - Festival Arbres & Lumières 2009 - Isabelle Corten & Sara Castagné - « Bye bye Edison »

CONCEPT

« Bye bye Edison »

La dernière ampoule à incandescence…

Le 22 octobre 1879, l’invention par Thomas Edison, de l’ampoule électrique à filament de carbone révolutionne la société des hommes. 130 ans plus tard, elle va disparaître. Même si certains lui reprochent sa grande consommation d’énergie et son fort dégagement de chaleur, l’analyse de son cycle global révèle des vertus qui devraient gagner l’adhésion de chacun: son faible coût, son excellente qualité de lumière et son recyclage facile. De son côté la «lampe économique», plus onéreuse, n’offre, pour l’heure peu de garantie probante de recyclage. La présence de mercure dans ces lampes requiert pourtant des mesures spécifiques.

Le projet « Bye Bye Edison » reflète l’envie de nombreux professionnels de la lumière de conserver ces lampes à incandescence, de rendre hommage à la beauté de leur lumière, à la beauté de l’objet même... Les dernières ampoule devraient être précieusement conservées, comme les témoignages bientôt disparus d’une invention fabuleuse.

Echouée dans un platane…

Le platane, symbole de force, de longue durée de vie, de résistance à la pollution, mais aussi de régénération (selon la mythologie grecque) l’accueille dans ses bras. L’arbre protecteur, large et puissant, reçoit cette fragile ampoule et lui redonne vie.

Et maintenue en vie par des panneaux photovoltaïques.

L’ampoule bat faiblement… il faut la maintenir artificiellement en vie. Alimentée par des panneaux photovoltaïques, elle récupère de nuit l’énergie accumulée de jour. L’ampoule revit, et elle ne consomme plus rien…

Et entourée de la nouvelle génération

Les ampoules led’s, entourant la « dernière ampoule », s’inclinent et se balancent doucement au vent… elles sont le futur mais regrettent leur sœur, comme des larmes, elles la pleurent…

Genève - Festival Arbres & Lumières 2009 - Isabelle Corten & Sara Castagné - « Bye bye Edison »

G O N F L A G E D E L’A M P O U L E

Genève - Festival Arbres & Lumières 2009 - Isabelle Corten & Sara Castagné - « Bye bye Edison »

EQUIPE
Sarabelle - Les Sœurs lumière : Une équipe européenne et engagée
Isabelle Corten et Sara Castagné se sont rencontrées en 1998 sur le Plan Lumière du Tracé royal à Bruxelles. Actuellement, plus de 10 ans après, elles mènent ensembles, auprès de Concepteurs lumières sans frontières, une opération humanitaire au Mali. Ce duo de femmes, conceptrices lumière, à l’expérience reconnue, manie avec brio, avec humour et poésie le langage de la lumière. Passionnée par la ville, croisant des trajectoires professionnelles en Belgique et en France, cette équipe déploie une formidable énergie pour « faire parler la nuit ». Par ailleurs, ayant actuellement un projet sur Genève (mise en lumière du Quai du Seujet), Isabelle Corten s’est déjà familiarisée avec la ville.

Architecte urbaniste, spécialiste de l’espace public et de la lumière, elle travaille sur le réaménagement d’espaces publics en Belgique et à l’étranger. Après avoir fondé sa propre agence en 2001, elle co-fonde l’Agence A.PLA (Agence Paysage Lumière et Architecture) en 2003, pour ensuite, début 2008, créer une agence entièrement dédiée à la lumière « ISABELLE CORTEN-URBANISME LUMIERE ». Elle est l’auteur (ou co-auteur) de nombreux plans lumière (Tracé royal, Uccle, Anderlecht, Liège, SDAL du Port de Bruxelles, etc) et de projets de mise en lumière (églises, maisons communales, ponts, grands-place, logements sociaux, etc…).
Isabelle Corten – Urbaniste Lumière - www.isabellecorten.eu Membre de la Professional Lighting Designer’s Association (PLDA) www.plda-a.org Membre de l’Association des Concepteurs Lumière Sans Frontières (CLSF) www.concepteurslumieressansfrontieres.org

ISABELLE CORTEN

Artiste plasticienne de formation, Sara Castagné s’est vite orientée vers le domaine de la lumière, en débutant par une formation en éclairage et photométrie à l’AFE. Après avoir été chef éclairagiste à Disneyland Paris, elle intègre l’agence Concepto (Roger Narboni) en 1997 et y perfectionne ses connaissances jusqu’en 2006 en participant à de nombreux plans lumières et mises en lumière architecturales (Notre Dame de Paris, Le Pont Rion-Antirion en Grèce, la Tour Dexia au Luxembourg…). De 2006 à 2009, elle intègre l’agence ON pour enfin fonder sa propre agence.
Sara Castagné – conceptrice lumière Membre de l’Association des Concepteurs Lumière et Eclairagistes (ACE), www.ace-fr.org Membre fondateur de l’Association des Concepteurs Lumière Sans Frontières (CLSF). www.concepteurslumieressansfrontieres.org

Genève - Festival Arbres & Lumières 2009 - Isabelle Corten & Sara Castagné - « Bye bye Edison »

S A R A C A S TA G N E

La ville et la lumière sont au centre des préoccupations d’Isabelle Corten. La pratique professionnelle de cette conceptrice lumière repose sur des expériences probantes en Belgique et à l’étranger. La lumière ne peut se confiner dans le corset trop étroit de l’exercice de style parfois nombriliste. Non, elle est un enjeu de cohésion sociale. Aussi, Isabelle Corten ne se contente pas de réaliser des études sur la mise en lumière d’un site voire son illumination. Elle y ajoute ce supplément d’âme qui signe une démarche résolument politique. Sans doute sa formation d’urbaniste l’invite à questionner sans cesse le sens de sa démarche. La ville, un espace de vie peuplé d’hommes, de femmes et d’enfants dessine sa trame sociale. Une rue, une place, une avenue, un arbre; tout devient un prisme nouveau d’appréhension de la réalité urbaine. Alors, oui l’ambition de décliner les différents modes de l’éclairage sur une partition sociale est possible. Son parcours le démontre.

« Eclairer, c’est donner physiquement à voir, illuminer ou mieux luminer (mot à imposer) ; c’est donner à penser, à méditer, à réfléchir, c’est aussi émouvoir ». Cette phrase d’Henri Alekan a bercé les premiers pas de Sara Castagné en 1992 lorsqu’elle découvre un métier qu’elle ne soupçonnait pas, celui des «lumineurs» d’ espaces. Inspiré par des Narboni, Kersalé, Clair, Alliot, Alekan, Tanisaki, Le Parc, Tahara (…), elle rentre dans un champ vaste où l’espace nocturne reste à inventer, un monde où tout semble possible. Elle tente alors au travers du métier de concepteur lumière, de créer une poétique de l’espace, pour surprendre et induire de nouveaux usages. Elle opère aujourd’hui sur des projets d’éclairage extérieur et intérieur, soustendus par une vision structurée en 3 dimensions : l’individu perceptif, la qualité de vie nocturne et l’environnement.