Quotidien national d’information — 20, rue de la Liberté - Alger — Tél. : (021) 73.70.81 — Fax : (021) 73.90.

43 — 55
e
Année — Algérie : 10,00 DA - France : 1 €
DIALOGUE INTERMALIEN
HOMMAGE À LA MÉMOIRE DES 22
CONDAMNÉS À MORT EXÉCUTÉS
EN FRANCE AU FORUM DE LA
MÉMOIRE D’EL MOUDJAHID
« ENTRÉE EN VIGUEUR
EN 2015 »
P. 5
P. 5
ABDELWAHAB NOURI À DJELFA :
BELGIQUE 2 - ALGÉRIE 1
Afin que nul n’oublie
P. 8
M. Lamamra : « La
phase initiale prévue
début juillet à Alger »
P.32
LE PRÉSIDENT ABDELAZIZ BOUTEFLIKA SOUHAITE
PLEIN SUCCÈS À L’ÉQUIPE NATIONALE :
« Faire honneur à l’Algérie
et à la nation arabe »
L'exploit
n’a pas eu
lieu
De nos envoyés spéciaux à Belo Horizonte : Salima Ettouahria
Mohamed Amine Azzouz, Hamid Gharbi et Ahmed Hammadi
P
h

:

B
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l
a
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P
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:

N
e
s
r
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n
e
« Toutes les
mesures prises
pour un bon
approvisionnement
durant
le Ramadhan »
P. 5
SCHÉMA D’AMÉNAGEMENT
SPATIAL DES HAUTS PLATEAUX :
« Un enjeu
stratégique
pour la prise en
charge des besoins
des différents
territoires »
P. 32
PRISE EN CHARGE DES DÉPLACÉS
AFRICAINS
M
me
Meslem :
« Mise
en place
prochaine
d’un nouveau
mécanisme »
P. 32
50
e
ANNIVERSAIRE DE LA CNUCED
Amara Benyounès
représentant du
groupe africain :
« Appel à l’adoption
d’une nouvelle
approche
économique »
P. 9
LE GÉNÉRAL-MAJOR BOUSTEILA
EN VISITE À LA FRONTIÈRE EST
Des
équipements
de pointe
pour
renforcer
la surveillance
P. 9
PLAN AZUR DE LA DGSN
Abdelghani
Hamel : « Une
prévention
efficace
au profit
des estivants »
M. BOUDIAF À PROPOS DE LA NOUVELLE LOI SANITAIRE :
RECOMMANDATIONS
DES ASSISES NATIONALES
DE LA SANTÉ :
l Elever le ministère de la
Santé au rang de ministère
de souveraineté
lRevoir les modalités de
couverture sanitaire dans le
Sud et les hauts plateaux
lCréation de pôles
régionaux mutualisant
toutes les compétences
lRéhabilitation de la
fonction de l’omnipraticien
dans la prise en charge des
pathologies courantes et
chroniques
l Halilhodzic :
« Il y’avait faute sur Feghouli
sur le deuxième but »
P
h

:

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l
a
l
PP. 15 à 17
P
h

:

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a
P. 7
20 Chaâbane 1436 - Mercredi 18 Juin 2014 - N°15159 - Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287
L A R E V O L U T I O N PA R L E P E U P L E E T P O U R L E P E U P L E
2 EL MOUDJAHID
Mét éo
VOILÉ
Au Nord, le temps sera dégagé à partielle-
ment voilé avec foyers orageux,
notamment vers les Hauts Plateaux.
Les vents seront modérés de secteurs est à
Nord-est.
La mer sera peu agitée.
Sur les régions sud, le temps sera voilé à
nuageux avec évolution orageuse vers le
Nord Sahara et l’Extrême sud.
Les vents seront modérés avec soulève-
ments de sable local.
Températures (maximales-minimales) pré-
vues aujourd’hui :
Alger (26°-19°), Annaba (24°-19°), Bé-
char (37°-24°), Biskra (36°-23°), Constantine
(27°-13°), Djelfa (31°-17°), Ghardaïa (36°-
25°), Oran (31°-20°), Sétif (25°-13°), Taman-
rasset (37°-25°), Tlemcen (32°16°).
DEMAIN AU STAND DES EDITIONS EL DAR EL
OTHMANIA
Vente-dédicace de Mustapha Fassi
A l’occasion du 7
e
Feliv, qui se tiendra à l’esplanade de Riad el Feth,
M. Mustapha Fassi sera présent demain à partir de 16 h pour une vente-
dédicace au stand des éditions el Dar el Othmania de son nouveau
titre Sanfouniat al Adab.
****************************************************
DU 20 JUIN AU 3 JUILLET A DAR ABDELLATIF
La photographe Marine Lebrun
en résidence photo
Pour sa première résidence photo de la saison 2013/2014, l’Agence
algérienne pour le Rayonnement Culturel accueille à Dar Abdelatif, l’ar-
tiste-photographe, Marine Lebrun, qui pose un regard nouveau sur la
ville d’Alger.
****************************************************
SAMEDI 21 JUIN A 15 H
A LA LIBRAIRE EL IJTIHAD
Vente-dédicace d’Arezki Tahar
La librairie El Ijtihad abritera samedi 21 juin à 15 h un vente-dédicace
du livre de photographies d’Arezki Tahar intitulé « Bejaia, ma ville, ma
pupille, texte de Rachid Boudjedra.
AGENDA CULTUREL
Tebboune à Oran
Le ministre de l’Habi-
tat, de l’Urbanisme et de
la Ville, Abdelmadjid
Tebboune, effectue au-
jourd’hui et demain, une
visite de travail et d’ins-
pection dans la wilaya
d’Oran.
**************************************
Necib à Saida
Le ministre des Res-
sources en Eau, Hocine
Necib, effectuera demain,
une visite de travail et
d’inspection dans la wilaya
de Saida au cours de la-
quelle il inspectera de
nombreux projets et infra-
structures hydrauliques.
**************************************
El Ghazi à M’sila
Le ministre du Travail, de
l’Emploi et de la Sécurité
Sociale, Mohamed El
Ghazi, effectuera demain
une visite de travail et d’ins-
pection des structures rele-
vant de son secteur dans la
wilaya de M’sila.
**************************************
CE MATIN A 10 H 30 AU MINISTERE DE LA
PECHE ET DES RESSOURCES HALIEUTIQUES
Conférence de
presse sur la
campagne de
pêche au thon
Le ministère de la Pêche
et des Ressources Halieu-
tiques organise ce matin à
10 h 30, une conférence de
presse sur les résultats de la
campagne de la pêche au
thon 2014.
SAMEDI 21 JUIN A 10 H
ANR : Conférence
régionale des
wilayas de l’Est
Dans le cadre de la révi-
sion constitutionnelle, le SG
de l’Alliance nationale ré-
publicaine, M. Belkacem
Sahli, animera une confé-
rence régionale de sensibilisation des wilayas
de l’Est à la salle des conférences du jardin de
loisirs de Sétif.
****************************
MARDI 24 JUIN A 9 H
A L’HOTEL EL-AURASSI
FLN : Session
ordinaire du Comité
central
La session ordinaire du
Comité central du FLN, se
tiendra le mardi 24 juin à
9 h à l’hôtel El-Aurassi.
Activités des partis
Mercredi 18 Juin 2014
DEMAIN, A 9 H
ALGEX célèbre
son 10
e
anniversaire
L’Agence nationale de promotion du com-
merce extérieur organise une cérémonie de cé-
lébration du 10
e
anniversaire de sa création
demain à 9 h au siège de l’Agence.
LES 23 ET 24 JUIN AU CRASC
« Société, modernité et  développement
en Algérie et en Corée du Sud »
Un symposium autour de la thématique : «Société, modernité et  dé-
veloppement en Algérie et en Corée du Sud. Approches comparatives»
se tiendra à Oran, les lundi 23 et mardi 24 juin au siège du Centre de
recherche en anthropologie sociale et culturelle (CRASC).
DEMAIN A 9 H 30
A L’HOTEL SHERATON
« Règles novatrices pour briser les
barrières de la tradition dans le sport »
Le Comité olympique et sportif algérien (COA), en
collaboration avec le Secrétariat du «Prix Mohammed
Ben Rached Al Maktoum» organise demain, à partir
de 9 h 30, un colloque international intitulé «Règles
novatrices pour briser les barrières de la tradition dans
le sport».
DEMAIN A 14 H A LA DIREC-
TION GENERALE DE LA SNTF
Cérémonie de distribution de prix
La Société nationale des transports ferro-
viaires (SNTF) organise une cérémonie de
distribution de prix aux élèves lauréats du
concours de dessin sur la sécurité ferroviaire,
au siège de la direction générale, 21/23 Bou-
levard Mohamed V.
CE MATIN A 10 H A L’AMBASSADE
D’IRAK
Conférence de presse
L’ambassadeur de la République d’Irak à Alger,
M. Adi Elkhier Allah anime une conférence de presse
sur la situation sécuritaire en Irak, ce matin à 10 h,
au siège de l’ambassade 4 rue Arezki Abri – Hydra.
CE MATIN A 9H30
ATM Mobilis : Conférence de presse
ATM Mobilis organise ce matin à
partir de 9 h 30, au siège de sa direc-
tion générale, quartier des affaires, Bab
Ezzouar, une conférence de presse ani-
mée par son président-directeur géné-
ral, M. Saâd Damma et M. Alberto Via
de Mediapro Groupe audiovisuel dé-
tenteur des droits d’image et d’organisation des matchs
amicaux du Real Madrid FC.
CET APRES-MIDI A 13 H 30 A L’APN
Cérémonie de clôture de la session de formation
M
me
Athmani Salima vice-présidente de l’APN chargé de l’informa-
tion et de la formation organise cet après-midi à 13 h 30 au siège de
l’APN, la cérémonie de clôture de la session de formation organisée la
semaine écoulée .
CE MATIN A 8 H 30 A L’HOTEL
SAFIR MAZAFRAN
« Les modes alternatifs de
règlement des conflits en
matière pénale »
Le Centre de recherches juridiques et judi-
ciaires organise ce matin à 8 h 30 à l’hôtel
Safir Mazafran un séminaire sur «Les modes
alternatifs de règlement des conflits en ma-
tière pénale».
CE MATIN A 10 H À LA PLACE
DU 1
er
MAI
Macirvie avec les Verts
A l’occasion de la participa-
tion de l’EN à la Coupe du
monde, Macirvie est présent ce
matin avec une cabine mobile
qui permettra aux fans des Verts
d’enregistrer un message vidéo d’encouragement et de
soutien qui sera diffusé sur le web.
AUJOURD’HUI A ORAN
1
er
Salon international
des équipements de sport
Eurl Alcodev organise le premier Salon international des équipements
et des installations de sport et de loisirs «Sporteo Algérie», aujourd’hui,
jusqu’au 22 juin au Centre des conventions d’Oran. En marge du Salon,
se tiendra un colloque qui traitera des problématiques du sport en Algérie.
DEMAIN A 9 H 30 A L’INSP
La scolarisation des enfants handicapés 
A l’occasion de la jour-
née de l’Enfant africain
célébrée cette année sous
le thème  :  «Une éduca-
tion de qualité, gratuite,
obligatoire et adaptée
pour tous les enfants en
Afrique», la Fédération
algérienne des personnes
handicapées, en partena-
riat avec l’UNICEF, orga-
nise une journée de
sensibilisation  «Scolari-
sation des enfants handi-
capés  : état des lieux et propositions pour une scolarisation sans
discrimination» à l’Institut national de la santé publique (INSP).
LES 20 ET 21 JUIN
23
e
édition de la journée Olympique
Le Comité olympique et sportif algérien organise, en collaboration
avec la wilaya de Annaba et sous le parrainage du ministre des Sports,
la 23
e
édition de la journée Olympique qui repose su trois piliers : bou-
ger-apprendre et découvrir, et ce, les 20 et 21 juin.
3
Mercredi 18 Juin 2014
Nation
EL MOUDJAHID
ALGÉRIE-NIGER
M. Sellal reçoit la Première dame du Niger
Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a reçu, hier à Alger, la Pre-
mière dame du Niger, M
me
Malika Issoufou. M
me
Issoufou est arrivée tôt
hier à Alger pour une visite d'amitié.
41
e
SESSION DU CONSEIL DES MINISTRES DE L'OCI
M. Lamamra à Djeddah
Le ministre des Affaires étran-
gères, Ramtane Lamamra, conduit
la délégation algérienne qui prend
part aux travaux de la 41
e
session
du Conseil des ministres des Af-
faires étrangères de l'Organisation
de la coopération islamique (OCI),
prévue aujourd’hui et demain à
Djeddah. Cette réunion "se pen-
chera sur la situation qui prévaut
dans le monde islamique, en parti-
culier la question palestinienne, les
voies et moyens de renforcer la so-
lidarité et la coopération entre les
Etats membres de l'OCI, la situa-
tion particulière des communautés
musulmanes dans le monde et le
phénomène de l'islamophobie et les
manifestations de haine et de dis-
crimination", a indiqué, hier, un
communiqué du ministère des Af-
faires étrangères. La session minis-
térielle sera précédée par une
réunion du groupe de contact de
l'OCI sur la Mali, qui prendra note
de rapport de son envoyé spécial
sur les derniers développements
dans ce pays et dans la région du
Sahel : une situation qui rappelle la
persistance du phénomène du terro-
risme international et la nécessité
de poursuivre les efforts de coopé-
ration en matière de lutte antiterro-
riste, tout en veillant à la promotion
du développement socio-écono-
mique au profit des populations de
la région", a-t-on précisé. L'Algérie
"saisira l'occasion de la réunion mi-
nistérielle pour évoquer son rôle de
médiation dans le processus de ré-
conciliation inter-malien et réaffir-
mer son engagement pour la cause
palestinienne et la promotion d'une
coopération mutuellement avanta-
geuse entre les Etats de l'OCI.
Notre pays présentera également
les recommandations et décisions
issues de la XVII conférence minis-
térielle du Mouvement des pays
non-alignés, qui s'est tenue à Alger
du 26 au 29 mai dernier", a ajouté
la même source.
FINANCEMENT DU DÉVELOPPEMENT DU BÉNIN
L'Algérie prend part à la réunion de Paris
L'Algérie prendra part à une réunion des partenaires pour le finance-
ment du développement du Bénin, qui se tient à Paris (France), a indiqué,
hier, un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Le secrétaire
général du ministère des Affaires étrangères, Abdelhamid Senouci Be-
reksi, représentera l'Algérie à cette réunion organisée par le gouvernement
béninois et qui verra la participation de représentants de plusieurs pays
et ceux d'instructions internationales (PNUD), Banque mondiale, Banque
islamique de développement, Banque africaine de développement...),
ainsi que des partenaires privés selon la même source. Cette rencontre
constitue un cadre d'échange sur les opportunités de financement des pro-
jets de développement présentés par le gouvernement béninois. "La par-
ticipation de l'Algérie à la réunion de Paris est un témoignage de
l'engagement de notre pays en faveur de la promotion des relations bila-
térales avec le Bénin, d'une part, et du développement économique et so-
cial du continent africain d'autre part" a souligné le communiqué.
Le ministre de l'Energie, Youcef
Yousfi, s'est entretenu, hier à Mos-
cou, avec de hauts responsables du
Pakistan et du Kazakhstan, présen-
tant les actions menées par l'Algé-
rie pour développer son secteur
énergétique, indique un communi-
qué du ministère. Le ministre, qui
participe au 21
e
Congrès mondial
du pétrole du 15 au 19 juin à Mos-
cou, s'est entretenu avec le conseil-
ler spécial du président pakistanais
pour les questions énergétiques,
Zahid Muzaffar, le ministre de
l'Energie et du Gaz du Kazakhstan,
Uzakbay Karabalin ainsi qu'avec
des responsables de groupes et so-
ciétés activant dans les secteurs du
pétrole et du gaz. Au cours de ces
entretiens, M. Yousfi a présenté à
ses interlocuteurs les actions me-
nées par l'Algérie pour développer
le secteur de l'énergie et améliorer
le climat des investissements dans
l'objectif de renforcer le partena-
riat. A cette occasion, le ministre a
été invité à effectuer des visites de
travail au kazakhstan et au Pakistan
afin d'examiner les possibilités
d'établir une coopération avec ces
deux pays dans le secteur de l'éner-
gie. M. Yousfi s'est entretenu éga-
lement avec le ministre de
l'Energie des Emirats Arabes Unis,
Souhail Mohammed Al Mazrouie
avec lequel il a passé en revue les
récents développements sur la
scène énergétique mondiale.
21
e
CONGRÈS MONDIAL DU PÉTROLE À MOSCOU
M. Yousfi présente les efforts de l'Algérie
pour développer le secteur de l'énergie
Un nouvel état d’esprit
n
L’espoir de voir la crise malienne connaître
son épilogue dès cet été est désormais de mise.
Les évolutions enregistrées ces derniers jours dans le
conflit, laissent penser, en effet, que le plus dur pour
le Mali est derrière. Mieux, qu’une nouvelle page va
s’ouvrir prochainement pour permettre aux
populations maliennes de se consacrer aux tâches
essentielles qui sont celles du développement
économique et social. L’un des signes les plus
probants de cet optimisme ambiant est
l’engagement et la volonté des parties maliennes
concernées par la crise qui affecte ce pays, de faire
avancer le processus de paix, le dialogue et la
réconciliation inter malien à l’effet d’aboutir dans
les meilleurs délais à un accord de paix définitif et
durable. Le gouvernement de Bamako et les
mouvements du Nord sont aujourd’hui désireux de
réunir toutes les conditions nécessaires pour que soit
mis un terme à la crise qui impacte non seulement le
Mali mais également tous les pays de la sous-région.
Les récentes déclarations du ministre malien des
Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de
la Coopération internationale dans lesquelles il a
réitéré l’engagement du président malien de tout
faire pour aboutir à un accord de paix et la signature
à Alger par six mouvements de deux documents de
base dans lesquels sont soulignés entre autres la
nécessité de préserver l’intégrité territoriale et
l’unité du Mali sont révélatrices du nouvel état
d’esprit qui prévaut au sein des parties concernées
par la crise. Plus encore leur acceptation de
poursuivre à Alger le dialogue inter malien inclusif,
puisque a-t-on annoncé la phase initiale du dialogue
sera lancée au mois de juillet prochain dénote d’une
certaine maturité politique. Il est vrai aussi que les
évènements survenus à Kidal les 17 et 21 mai 2014 et
leurs retombées aux plans sécuritaire, politique et
humanitaire ont servi d’électrochoc. On a pris
conscience que la situation ne peut plus durer sous
peine d’hypothéquer inéluctablement l’avenir du
Mali d’une part et de faire peser sur toute la région
du Sahel un climat d’insécurité et d’instabilité aux
conséquences dramatiques d’autre part. C’est cette
double menace que la partie algérienne, sollicitée
pour trouver une solution politique définitive à la
crise malienne, et les autres pays de la région et
organisations internationales ont réussi à faire
toucher du doigt aux deux parties. Le temps presse.
L’Algérie par la voix de son chef de la diplomatie a
réaffirmé son engagement de principe à venir en
aide à toutes les parties maliennes. Les efforts
déployés et qui ont conduit aux consultations
exploratoires qu’elle mène depuis juin se
poursuivront jusqu’à l’aboutissement du dialogue
par la signature d’un accord de paix durable et
définitif. Nadia Kerraz
BUYOYA, HAUT REPRÉSENTANT DE L'UNION AFRICAINE :
« L'Algérie dispose de tous les atouts à même de préserver
la stabilité dans la région sahélo-saharienne »
DIALOGUE INTER MALIEN
M. Lamamra : « La phase initiale prévue
début juillet à Alger »
La phase initiale du dialogue inter malien sera lancée en juillet prochain à Alger, a annoncé, lundi
dernier, le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra.
L
a phase initiale du dia-
logue entre le gouverne-
ment malien et les six
mouvements activant au Mali
sera lancée avec la médiation
de l'Algérie et l'aide de l'en-
semble des Etats et organisa-
tions réunis, lundi à Alger, a
déclaré M. Lamamra à la
presse à l'issue des travaux de
la 3
e
session de concertation de
haut niveau sur le Mali. Le
dialogue se tiendra également
avec le soutien de la Commu-
nauté économique des Etats de
l'Afrique de l'Ouest (CE-
DEAO), a souligné le chef de
la diplomatie algérienne, ajoutant
qu'une feuille de route sera élabo-
rée dans les prochains jours en pré-
vision du dialogue. Le dialogue
malien devra regrouper le gouver-
nement malien avec les représen-
tants des six mouvements que sont
"le Mouvement arabe de l'Azawad
(MAA)", "la Coordination pour le
peuple de l'Azawad (CPA)", "la
Coordination des Mouvements et
Fronts patriotiques de résistance
(CM-FPR)", "le Mouvement natio-
nal de libération de l'Azawad
(MNLA)" et "le Haut conseil pour
l'unité de l'Azawad (HCUA)". M.
Lamamra a affirmé que l'objectif
du dialogue prévu début juillet "est
de parachever le dialogue sur le
territoire malien", car il s'agit, a-t-
il dit, "d'une question interne" et
"le plus important est de parvenir à
une solution politique de la crise
malienne dans les plus brefs dé-
lais". Il a réaffirmé "l'engagement
de principe de l'Algérie" à venir en
aide à toutes les parties maliennes
dans le but de parvenir à
une solution à la crise
dans le Nord du Mali.
Pour M. Lamamra, cette
session constitue une
"nouvelle étape" dans le
processus de règlement
de la crise dans le Nord
du Mali, rappelant l'enga-
gement du Président de
la République, Abdelaziz
Bouteflika, et de son ho-
mologue malien, Ibrahim
Aboubakr Keita, à œu-
vrer ensemble pour la
consécration de la paix
dans le pays. Le chef de
la diplomatie algérienne a mis l'ac-
cent sur la nécessaire mobilisation
de tous les efforts pour la réussite
du processus de paix dans le cadre
du respect de l'intégrité territoriale
de la République du Mali et du dia-
logue inclusif. Il a saisi cette occa-
sion pour saluer la volonté et les
efforts des parties concernées par
le dialogue en faveur de la consé-
cration de la paix, de la stabilité et
de la réconciliation nationale.
L'Algérie est le pays qui dis-
pose de "tous les atouts à même de
préserver la stabilité dans la région
sahélo-saharienne", a affirmé le
Haut représentant de l'Union afri-
caine (UA) pour le Mali et le
Sahel, Pierre Buyoya. M. Buyoya
a souligné que "les efforts consen-
tis par l'Algérie pour le règlement
de la crise malienne dénotent l'im-
portance du rôle qu'elle peut jouer
dans la région en général", affir-
mant que l'Algérie "est le pays qui
dispose de tous les atouts à même
de préserver la stabilité dans la ré-
gion sahélo-saharienne". Il a quali-
fié la réunion des pays du Sahel sur
le Mali de "fructueuse et construc-
tive" essentiellement pour le pro-
cessus de paix au Mali, ajoutant
que cette rencontre intervenait
après une série de concertations et
de négociations avec plusieurs
groupes armés au nord du Mali qui
ont permis à l'Algérie de "gagner la
confiance indispensable pour enga-
ger des négociations globales entre
toutes les parties maliennes". Le
même responsable s'est dit satisfait
de la fixation du lieu et de la date
de la tenue de la phase initiale des
négociations inter maliennes pré-
vue début juillet à Alger, exprimant
sa reconnaissance aux efforts
consentis par l'Algérie représentée
par le ministre des Affaires étran-
gères, Ramtane Lamamra, et son
engagement de conduire le proces-
sus de dialogue soutenu par l'UA.
Il s'est, en outre, dit confiant quant
à "l'engagement exprimé par toutes
les parties maliennes pour agir au
plus vite dans le sens des négocia-
tions directes en vue de rétablir la
paix dans le pays".
Agrément à la nomination du nouvel
ambassadeur de la République du Mali
Le gouvernement algérien a donné son agrément à la nomination de
Nainy Toure, en qualité d'ambassadeur extraordinaire et plénipoten-
tiaire de la République du Mali auprès de la République Algérienne dé-
mocratique et populaire, a indiqué, hier, le ministère des Affaires
étrangères dans un communiqué.
4 EL MOUDJAHID
Nation
M. BOUDIAF, À PROPOS DE LA NOUVELLE LOI SANITAIRE :
« Entrée en vigueur en 2015 »
Le ministre a indiqué que deux commissions nationales seront installées après les assises nationales de la santé.
«
L
a nouvelle loi sanitaire entrera en vi-
gueur l’année prochaine », a déclaré,
hier à Alger, le ministre de la Santé
de la Population et de la Réforme hospitalière,
Abdelmalek Boudiaf, lors d’une conférence de
presse organisée en marge des assises natio-
nales de la santé.
M. Boudiaf a expliqué que « le secteur
privé doit jouer le rôle d’accompagnateur du
secteur public afin d’aider et d’assurer la
bonne prise en charge des malades à travers
tout le territoire national. »
Dans ce sens, il a insisté sur l’opération de
jumelage qui a été signée avec les hôpitaux du
nord et qui selon lui, est « exemplaire » qu’il
faut encourager, car il s’agit du recensement
des malades des wilaya du Sud et les faire bé-
néficier des soins des médecins spécialistes du
nord.
« L’opération de jumelage a pour but d’évi-
ter le déplacement des malades vers le nord »,
a indiqué M. Boudiaf.
Le ministre a en outre annoncé la finalisa-
tion de la carte sanitaire est finalisée et a donné
des instructions aux directeurs de la santé de
wilaya de l’appliquer.
M. Boudiaf a expliqué que « dans cette
nouvelle carte sanitaire il n’y a pas d’incidence
financière. Les avantage de cette nouvelle
carte est de mettre en valeur le médecin géné-
raliste qui peut orienter les malades par la suite
vers un spécialiste. Notre ambition est de met-
tre en place un dossier médical électronique
pour chaque citoyen. » Lors d’une réunion qui
a regroupé les directeurs de santé de wilaya M.
Boudiaf a incité ses responsables à payer leurs
dettes et spécialement celles de la pharmacie
centrale des hôpitaux.
M. Boudiaf a mis l’accent sur la nécessité
de renforcer la sécurité dans les établissements
hospitaliers, en appelant les directeurs de la
santé de wilaya à renforcer le système de sé-
curité et de même d’engager des sociétés pri-
vées spécialisées dans le domaine.  
S’adressant aux responsables du secteur de
wilaya, M. Boudiaf a annoncé prochainement
un mouvement aux postes de responsabilité
dans les différents services.
Le ministre a d’autre part, indiqué que
« deux commissions nationales seront installée
après les assises nationale de la santé. »  
Lors de la tenue des assises nationales de
la santé, l’ensemble des participants ont axé
sur la prévention à tous les niveaux, la promo-
tion de la santé scolaire afin de garantir le
diagnostic précoce chez les écoliers et réhabi-
litation des bureaux d’hygiène aux niveaux des
communes.
Wassila Benhamed
Mercredi 18 Juin 2014
CÉLÉBRATION DE LA JOURNÉE
DE L’ENFANT AFRICAIN
M
me
Mounia Meslem :
« L’Algérie appelle les pays
du continent à lancer
un programme destiné
aux enfants »
La ministre de la Solidarité nationale, de la Famille
et de la Condition de la femme, M
me
Mounia Meslem,
a appelé, lundi à Alger, tous les pays africains à contri-
buer à l’élaboration et au lancement, avant septembre
prochain, d’un programme africain destiné aux en-
fants. L’objectif du programme, recommandé par l’Al-
gérie, est de « renforcer les capacités de
communication sur les questions de l’heure concer-
nant l’enfant africain, outre l’échange d’expériences
entre les pays africains sur la réalité de l’enfance dans
notre continent », a indiqué la ministre, qui présidait
les festivités célébrant la journée de l’Enfant africain,
coïncidant avec le 16 juin. L’approche de l’Algérie sur
le programme africain « ne tend pas à apporter des
modifications aux politiques africaines sur l’enfance,
mais plutôt à modifier les mesures relatives à l’enfant
africain pour améliorer sa situation », a souligné M
me
Meslem, dans une allocution prononcée en présence
de représentants de la Tunisie, de la République dé-
mocratique du Congo (RDC), de la Libye, du Sahara
occidental et du Niger. Participant en force à la célé-
bration de la 23
e
journée de l’Enfant africain, les dif-
férents mouvements associatifs activant en faveur de
l’enfance ont été salués par la ministre, car étant un
véritable trait d’union entre les autorités publiques
d’une part et les familles et les enfants d’autre part.
Lors de ces festivités organisées au centre culturel de
la commune de Oued Koreich, des spectacles artis-
tiques ont été présentées au profit d’enfants ayant des
besoins spécifiques et ceux scolarisés dans les diffé-
rents centres pédagogiques, médicaux et psycholo-
giques des communes de Hydra, Douira et Rouïba,
outre des spectacles au profit des enfants non-voyants
d’El-Achour, des enfants du centre spécialisé de ré-
éducation d’El-Biar et du centre de l’enfance en dé-
tresse de Tébessa.
RECOMMANDATIONS DES ASSISES NATIONALES DE LA SANTÉ
Elever le ministère de la Santé
au rang de ministère de souveraineté
Le rehaussement du ministère de la
Santé en ministère de souveraineté a été
recommandé, hier à Alger, à l’issue des
travaux des Assises nationales de la
santé. « La révision, voire la suppression
» de la réglementation du temps com-
plémentaire des professionnels de santé
ainsi que le service civil a été recom-
mandée par les participants aux assises,
qui ont appelé, notamment au « ratta-
chement » des organismes de la sécurité
sociale au département de la santé. Les
recommandations ont été axées, d’autre
part, sur la nécessité de « renforcer la
complémentarité » entre les trois sec-
teurs de la santé (public, privé, et para-
public), l’introduction de nouveaux
outils de gestion et d’évaluation, ainsi
que la répartition « rationnelle et équi-
table » de soins à travers l’élaboration
de référentiels nationaux tous secteurs
confondus. Le renforcement des pro-
grammes nationaux de prévention est,
également, recommandé, outre la prise
en compte dans la politique nationale de
santé de la spécificité des régions du
Sud, des hauts plateaux et des zones en-
clavées. En matière d’étique et de déon-
tologie, il est jugé nécessaire de
valoriser l’enseignement de la déontolo-
gie dans les cursus de formation, la réac-
tivation du conseil national de l’éthique
des sciences de la santé. Concernant la
gouvernance, les intervenants ont mis
l’accent sur la nécessité de la consécra-
tion de l’autorité sanitaire nationale dans
ses missions de puissance publique de
contrôle, de coordination, de normalisa-
tion, de régulation et d’évaluation. En
matière de financement, les participants
ont souligné l’importance du maintien
de la participation de l’Etat pour garantir
le financement du système national de
santé. S’agissant de la prévention, il est
jugé nécessaire de réviser les textes ré-
glementaires et de développer un sys-
tème de veille sanitaire et de suivi, ainsi
que l’évaluation des programmes de
prévention au niveau local, régional et
national. Les participants ont, égale-
ment, préconisé la promotion du dépis-
tage des maladies transmissibles et non
transmissibles selon les stratégies appro-
priées, ainsi que le renforcement des
programmes de prévention générale et
de prévention en milieux spécifiques.
Sur un autre volet, ils ont appelé à ins-
taurer une politique de management de
l’industrie en imposant aux unités de
production des audits internes et ex-
ternes par des organismes accrédités. Ils
ont jugé utile, aussi, la création d’une
agence nationale du médicament,
comme ils ont encouragé l’investisse-
ment dans la fabrication locale des mé-
dicaments essentiels. En matière de
distribution, il est recommandé d’élabo-
rer un cahier des charges de bonnes pra-
tiques et la mise en place du contrôle pé-
riodique des unités de production. A
propos de la pharmacie d’officine, les
intervenants ont plaidé pour une répar-
tition équilibrée des officines pharma-
ceutiques et l’élaboration du statut de
pharmacien assistant d’officine pharma-
ceutique. Ils ont, d’autre part, mis l’ac-
cent sur l’élaboration d’une
nomenclature des métiers, l’améliora-
tion des conditions de travail, la mise à
niveau permanente des connaissances
ainsi que la promotion de la recherche
en santé. Les recommandations ont, en
outre, porté sur la santé dans le Sud et
les hauts plateaux avec la nécessité de
consacrer la « complémentarité » des
secteurs public et libéral, de revoir les
modalités de couverture sanitaire dans
les zones indiquées et de redynamiser
les conseils régionaux de santé, créés en
1995. Les participants ont, en outre,
plaidé pour l’intégration du secteur libé-
ral dans les réseaux de soins, la création
de pôles régionaux mutualisant toutes
les compétences ainsi que la réhabilita-
tion de la fonction de l’omnipraticien
dans la prise en charge des pathologies
courantes et chroniques dans ces ré-
gions. Il a également été question de la
mise en position d’activités des spécia-
listes restreints au service civil dans les
structures à statut libéral dans le Sud et
les hauts plateaux.
FÉDÉRATION DES TRAVAILLEURS DE LA SANTÉ
Mise à l’écart
Près de 250 personnes, tous corps
confondus, affiliés à la Fédération Na-
tionale des Travailleurs de la Santé,
sous la houlette de l’UGTA, se sont
rassemblées, hier, au siège de la cen-
trale syndicale, pour dénoncer leur ex-
clusion par la commission de
préparation des assises nationales de la
santé qui se déroule depuis hier au Club
des pins, annonçant leur refus catégo-
rique de prendre part à ces mêmes ren-
contre.
En effet, praticiens, biologistes,
sages-femmes, anesthésistes et autres
corps ont tenu, à exprimer leur mé-
contentement quant à ce que qualifient
M. Ait Taleb Réda et le Dr Sahel, res-
pectivement S.G et membre du bureau
exécutif de la fédération d’ « attitude ir-
réfléchie et intempestive d’écarter de
manière ostentatoire l’UGTA à une ren-
contre aussi décisive pour le secteur ».
Les deux représentants de la fédéra-
tion nationale des travailleurs de la
santé, tiennent d’emblée à préciser que
la composition de la liste des partici-
pants à été réduite à sa plus simple ex-
pression, hormis les praticiens médicaux
et les gestionnaires de la santé, conviés
à ces assises.
Les protestataires par le biais de leur
S.G et membre du bureau exécutif, sus
mentionnés se disent révoltés par l’atti-
tude de certains responsables de la tu-
telle, chargé de la préparation de cet
évènement.
Ils ne manqueront pas de souligner
par ailleurs qu’ils s’insurgent contre la
non implication de la fédération dans la
préparation des assises dont le seul
choix, diront- ils, était axé, sur le favo-
ritisme, d’autant plus que certains
noms retenus n’avaient même parti-
cipé aux regroupements régionaux,
tenus à Alger, Oran, Annaba, Constan-
tine, Médéa, Biskra et Béchar qui ont
précédé les assises, alors que les instruc-
tions du ministre de la Santé étaient on
ne peut plus claires quant à l’association
de tous les acteurs ayant participé aux
rencontres régionales. Les représentants
des travailleurs de la santé insistera sur
le fait que la commission avec cette at-
titude d’exclusion a créé une « zizanie
grave et inacceptable » au sein des dif-
férents corps représentés dans la FNTS,
alors qu’il s’agit d’un évènement majeur
puisqu’il sera consacré à l’amendement
de la loi sanitaire, une législation ar-
chaïque qui mérite d’être revue
puisqu’elle remonte à 1986, ce qui sup-
pose des choix politiques et écono-
miques différents de l’époque actuelle.
Le S.G et membre du bureau exécu-
tif de la FNTS, tiennent à relever en
outre que leur fédération a élaboré un
projet de loi, composé de 615 articles,
contenus dans 79 pages, à la faveur des
recommandations des différentes assises
régionales, tenues récemment. «  Des
propositions qui vont toutes dans le sens
de la modernisation du secteur », indi-
queront-ils.
Samia D.
5
Mercredi 18 Juin 2014
EL MOUDJAHID
Nation
E
n effet, le ministre a fait savoir que toutes
les mesures ont été prises pour assurer la
disponibilité des produits de grandes
consommations qui connaissent une forte de-
mande de la part des citoyens lors du mois sacré
du ramadhan « il n’est pas nécessaire de créer
une polémique à ce sujet toutes les mesures ont
été prises pour assurer le bon approvisionne-
ment en produits alimentaires d’une manière
suffisante sur le marché national », a-t-il indi-
qué en ajoutant que la viande sera également
disponible « en grande quantité » et que le prix
de cette dernière variera entre 450DA et 600
DA.
Pour ce qui est des produits laitiers, le pre-
mier responsable du secteur rassure les citoyens
en soulignant que toutes les mesures ont été
prises, et cela notamment à travers les directives
adressées aux laiteries pour produire «  des
quantités suffisantes » qui peuvent couvrir les
besoins du marché national.
Justement, en matière de lait et produits dé-
rivés, «  L’Etat déploie tous les moyens pour
booster la production de ce produit de large
consommation dans l’objectif de le mettre à la
disposition du citoyen au revenu moyen », sou-
ligne le ministre.
Par ailleurs et abordant la question de la pro-
duction nationale, le ministre a affiché sa « to-
tale satisfaction » quant à la production de la
saison 2013-2014, notamment en matière de
fruits et de légumes dans plusieurs régions
d’Algérie et plus particulièrement dans la wi-
laya de Djelfa, en soulignant que « toutes les ri-
chesses engrangées lors de cette saison,
témoignent de l’effort consenti par l’Etat pour
booster le secteur de l’agriculture en Algérie ».
Dans ce contexte, il tiendra à rappeler que
désormais, « les fruits et légumes sont disponi-
bles en qualité et quantité sur nos marchés du-
rant toute l’année. D’ailleurs, tout cela
intervient après les efforts déployés par le Pré-
sident de la République pour donner un nou-
veau souffle au secteur de l’agriculture », a-t-il
expliqué en soulignant également que Abdela-
ziz Bouteflika a donné instruction au gouverne-
ment pour allouer une enveloppe financière de
300 milliards de DA, l’équivalent de 4 milliard
de dollars, pour booster le secteur. « Cela est
bien connu chez notre Président de prendre de
telles décisions et la responsabilité d’effacer les
dettes des agriculteurs. Situation qui a bien
donné ses fruits avec la grande production réa-
lisée cette année ».
Le ministre a fait savoir également que la
production sera accompagnée d’une grande
opération de stockage et de la congélation tout
en relevant que de grands projets seront réalisés
durant le présent quinquennal 2015-2019 dans
le cadre de la transformation de produits ali-
mentaires tout en donnant la priorité à l’agro-
alimentaire. « On n’a pas le droit de faire du
gaspillage et de laisser nos agriculteurs produire
sans accompagnement et sans prise en charge.
Ce n’est qu’avec cet accompagnement que nous
pouvons les encourager », affirme Abdelwa-
hab Nouri.
Pour ce qui est de la régularisation des terres
agricoles, le ministre a précisé que le Président
a pris le courage de prendre en charge l’initia-
tive « de régulariser » le foncier agricole rele-
vant du domaine public. « C’est une opération
à laquelle les pouvoirs publics ont donnés tout
les priorités et l’importance. Aujourd’hui nous
nous acheminons vers l’achèvement de cette
opération avec l’ouverture des portes aux
concessionnaires notamment pour ce qui
concerne l’octroi du crédit bancaire. »
Le ministre a souligné également aux auto-
rités locales et agriculteurs qui l’écoutaient que
le gouvernement est déterminé à développer
l’agriculture en mobilisant toutes les énergies.
« Nous devons réaliser cet objectif pour garantir
la souveraineté et la sécurité alimentaire du
pays », a-t-il aussi affirmé.
Un complexe d’abattage d’envergure
internationale à Hassi Bahbah
Par ailleurs, et lors de son déplacement dans
la daïra de Hassi Bahbah, le ministre a annoncé
que le complexe régional d’abattage de la ville
va être opérationnel dans quelques jours. « Ce
complexe entrera en activité durant la première
ou la deuxième semaine de Ramadhan », a-t-il
signalé ajoutant que ce complexe « revêt une
importance économique régionale et natio-
nale ».
Le complexe, qui contribuera à la création
d’un grand nombre de postes d’emploi, est im-
planté près des localités spécialisées dans l’éle-
vage. Au cours de sa visite, le ministre a eu à
assister à une opération d’abattage et de dépe-
çage des moutons sur cet immense site élaboré
sur des normes internationales. Un site qui
s’étend sur une superficie de 15 ha et qui devrait
produire, après sa mise en service, 16.800
tonnes de viandes ovines et bovines par an.
L’on apprendra que ce complexe fait partie
d’un grand projet de réalisation de trois com-
plexes d’abattage, à l’horizon 2016, pour attein-
dre une capacité de production annuelle de
40.800 tonnes.
La réhabilitation du barrage vert,
plus que jamais, d’actualité
Pour ce qui est de la désertification, quali-
fiée par le ministre de « fléau dangereux qui
guette l’Algérie », M. Nouri a souligné que « la
réhabilitation du barrage vert qui est considéré
comme la plus grande réalisation de l’Algérie
dans les années 1970, est une des priorités du
gouvernement ».
Certes, selon lui, «  le projet a connu des
hauts et des bas dans sa contribution dans la
lutte contre l’avancée du désert. Il a permis au-
jourd’hui, à l’Algérie de se placer parmi les
pays leaders dans la lutte contre la désertifica-
tion qui est l’une des priorités du secteur de
l’agriculture et qui s’inscrit dans le cadre du
prochain quinquennat 2015-2019 ».
Sur ce, il a été mis en place le programme
spécial qui vise la réhabilitation des espaces
verts pour contribuer dans la lutte contre la sé-
cheresse. Celui-ci entrera en application dès
l’achèvement de son étude en cours.
Dans cette optique, le ministre a rappelé les
mesures engagées par l’Etat en matière d’adap-
tation de la stratégie de développement rural,
par l’implication des habitants de ces zones
dans leurs mises en œuvre. A l’instar du lance-
ment de 9000 projets de développement rural
au bénéfice des populations rurales, en vue de
l’amélioration de leurs conditions de vie et de
la préservation de la ressource naturelle locale.
Les projets inscrits à l’actif des programmes
de développement des zones montagneuses,
steppiques et sahariennes ont pour objectif de
valoriser et accroître le couvert forestier, de
même que le traitement des bassins versants et
la protection des équilibres environnementaux,
aux fins d’aider à la réduction de l’érosion des
sols et à la lutte contre la désertification, a en-
core expliqué M. Nouri.
K. A. A.
ABDELWAHAB NOURI À PARTIR DE DJELFA :
« Toutes les mesures prises pour assurer
un bon approvisionnement durant Ramadhan »
« Nous allons assurer un ramadan sans pénurie », a annoncé le ministre de l’Agriculture et du Développement agricole, Abdelwahab Nouri, hier,
depuis Djelfa où il a effectué une visite de travail et d’inspection coïncidant avec la journée internationale de la Désertification.
De notre envoyée spéciale,
Kafia Aït Allouache
L’enjeu du schéma
d’aménagement spatial des
hauts plateaux réside dans la
couverture des besoins des
différents territoires le com-
posant, a estimé, hier à
Djelfa, la ministre de
l’Aménagement du terri-
toire et de l’Environnement
Dalila Boudjemaâ. « Cet
enjeu n’est pas seulement
fondé sur les programmes
publics structurés, mais éga-
lement sur l’ensemble des
opportunités d’investisse-
ment productives privées,
pouvant être réunies tant à
l’échelle interne qu’externe », a ajouté
M
me
Boudjemaâ, en marge de l’ouverture de la
conférence régionale clôturant l’étude relative
au Schéma d’aménagement de l’espace de pro-
grammation territorial (SEPT) des hauts pla-
teaux du centre.
La ministre, qui était accompagnée du minis-
tre de l’Agriculture et du Développement rural,
Abdelwahab Nouri, a souligné la coïncidence de
cette rencontre avec la journée mondiale de
Lutte contre la désertification, comme une «
preuve de l’action concertée du gouvernement,
ainsi que de la cohésion de la politique secto-
rielle commune », a-t-elle assuré. Aussi, a-t-elle
rappelé, dans ce sillage, les efforts « considéra-
bles » consentis en vue du développement des
hauts plateaux, au titre des
larges réformes sociales et
économiques initiées par le
Président de la République,
Abdelaziz Bouteflika, et
mises en œuvre par le gou-
vernement aux fins de ré-
duire les écarts de
développement régionaux et
améliorer le niveau de vie
des citoyens. Le SEPT,
objet de cette conférence,
est un outil de mise en
œuvre de la politique natio-
nale d’aménagement du ter-
ritoire et de son
développement durable. Il
présente des options et orientations stratégiques
de l’Etat en matière d’aménagement de cet es-
pace, aux fins d’asseoir ses activités sur une
base durable, respectant le milieu et les res-
sources, et de répondre aux besoins de la popu-
lation en équipements et infrastructures. Cette
rencontre permettra de faire un exposé du ré-
sumé de l’étude portant sur le SEPT des hauts
plateaux-centre, en vue d’engager des concerta-
tions sur les propositions de sa mise en œuvre,
et leur adoption. M
me
Boudjemaâ a visité, à l’oc-
casion, de nombreuses structures relevant de son
secteur, dont la maison de l’environnement de
Djelfa, la direction de l’environnement et la sta-
tion régionale pour le contrôle de l’environne-
ment et le développement durable.
Le ministre des Ressources en eau ef-
fectuera demain une visite d’inspection
et de travail au cours de laquelle il aura
à s’enquérir sur place de l’état d’avance-
ment des projets et des réalisations rele-
vant de son ministère. Dans la commune
d’Ain Skhouna, dans la daïra de Has-
sasna, M. Hocine Necib et la délégation
qui l’accompagne visitera le projet de la
réhabilitation du périmètre irrigué de
Dayet Zragat, Le premier responsable du
secteur de l’hydraulique et des res-
sources hydriques visitera également
dans la commune de Hassasna le projet
de réalisation d’une station d’épuration
ainsi que le siège de la subdivision des
ressources en eau dans la même localité.
Au chef-lieu de la wilaya de Saida, le mi-
nistre procèdera à la mise en service de
deux châteaux d’eau d’une contenance
de 5.000 m
3
chacun et ce, dans le cadre
de l’opération portant mixtion des eaux
destinées à l’A.E.P pour la ville de Saida
« Chatt cherki » « ITGC et AYATA ». Le
ministre procèdera à la pose de la pre-
mière pierre pour le lancement du projet
d’aménagement d’Oued Saida (2
e
tranche) dont les travaux sont confiés à
la société chinoise Shaolin avec présen-
tation d’une étude du projet relatif à
l’aménagement de l’oued jusqu’aux li-
mites de Sidi Boubakeur. Le siège de
l’agence commerciale de l’A.D.E. dans
la ville de Saida fera l’objet également
de la visite du ministre qui écoutera les
explications de l’étude de réhabilitation
des réseaux d’A.E.P pour les communes
d’Ouled Khaled, Saida et Ain Hadjar. Il
visitera également la station d’épuration
des eaux usées dépendant de l’ONA. Le
ministre achèvera sa visite dans la wilaya
de Saida en se rendant à Sidi Boubekeur
pour la pose de la première pierre du pro-
jet de réalisation d’une station d’épura-
tion des eaux usées, et la présentation de
l’étude ayant trait au projet de l’aména-
gement de l’oued passant par le centre
ville de Sidi Boubekeur.
A. Ghomchi
SCHÉMA D’AMÉNAGEMENT SPATIAL DES HAUTS PLATEAUX :
« Un enjeu stratégique
pour la prise en charge des besoins
des différents territoires »
M. NECIB, MINISTRE DES RESSOURCES EN EAU
DEMAIN À SAIDA
Deux points nodaux :
l’AEP et l’assainissement
6
Mercredi 18 Juin 2014
EL MOUDJAHID
Nation
Le ministre d’État, directeur
de cabinet de la présidence de la
République, Ahmed Ouyahia, a
reçu, hier à Alger, le Premier se-
crétaire du Front des forces so-
cialistes (FFS), Ahmed
Batatache, dans le cadre des
consultations autour du projet de
révision constitutionnelle. Dans
une déclaration à la presse, à l’is-
sue de l’audience, M. Batatache
a affirmé que sa présence à la
présidence de la République
n’avait nullement pour objectif
de débattre de la révision de la
Constitution. "On n’a pas évoqué
ce point précis", a-t-il indiqué,
soulignant que sa présence
"n’avait aucunement pour but de
soutenir ou de pérenniser le pou-
voir en place".
Il a toutefois précisé que sa
présence à la présidence de la
République avait pour objectif
d’expliquer les efforts du FFS
pour arriver à un "consensus po-
litique national qui permet de
faire sortir l’Algérie de la crise,
et d’ouvrir de nouveaux horizons
aux Algériens".
Le Parti des travailleurs a tenu, hier, la ses-
sion ordinaire de son bureau politique, consa-
crée à l’étude du bilan organique et financier,
l’organisation de son université d’été, prévue
durant le mois béni de Ramadhan, ainsi qu’à
plusieurs questions de l’actualité nationale et in-
ternationale, notamment l’amendement de la
Constitution nationale. Intervenant lors des tra-
vaux de cette session, la SG du PT, M
me
Louisa
Hanoune, affirme que son parti ne peut nulle-
ment occulter toute démarche en relation avec
l’avenir du pays, précisant que le Parti des tra-
vailleurs place l’intérêt de la nation au-dessus
de toute autre considération. Elle relève, en
outre, que des propositions ont été faites par sa
formation dans le cadre des consultations, por-
tant essentiellement sur le préambule qu’elle
juge refléter le contexte actuel, insistant sur la
culture de la paix et la résolution des conflits
par le dialogue et la concertation, et mettant en
exergue la souveraineté nationale à l’effet d’im-
muniser la nation et d’arriver à une rupture avec
l’ère du parti unique. La SG du PT rappelle que
les suggestions formulées par sa formation
concernent, en premier lieu, la démocratisation
du régime de gouvernance, l’indépendance de
la justice, la consécration de la citoyenneté af-
fective, la constitutionnalisation de la langue
amazigh comme langue officielle, ainsi que les
acquis économiques et sociaux, le commerce et
le principe d’égalité, et la nationalisation des ri-
chesses du pays. Elle salue, par la même occa-
sion, la politique sociale, tournée vers la
création d’emplois, à travers les différents dis-
positifs, notamment l’ANSEJ, la prise en
charge des handicapés et autres catégories vul-
nérables qui sont le véritable ciment du la na-
tion. Àbordant les troubles de Ghardaïa, elle dit
que le Premier ministre a pris la décision qu’il
fallait, à travers un programme spécial de déve-
loppement de la wilaya, pour assécher le vivier
de la détresse sociale des jeunes et isoler les
provocateurs, ajoutant qu’il y a eu des acquis
sur les plans sociaux, politiques et économiques
qu’il ne faut pas remettre en cause, en dépit des
manquements que ne peuvent en aucun cas être
assimilés aux dérapages qu’ont connus certains
pays arabes. Louisa Hanoune, qui plaide en fa-
veur de la préservation de la règle 51/49 dans
l’attribution des marchés pour protéger l’éco-
nomie nationale, annonce l’organisation d’une
journée parlementaire prochainement sur
l’adhésion de l’Algérie à l’OMC, en contradic-
tion, estime-t-elle, avec les orientations du Pré-
sident de la République relatives à la protection
de l’outil national. La SG du PT rejette le trans-
fert de la sécurité sociale au secteur de la santé,
d’autant plus que la Caisse nationale de sécurité
sociale, selon elle, contribue au financement de
la santé avec 38 milliards de DA, annuellement.
«Nous nous opposons à l’atteinte à la protection
sociale basée sur la solidarité nationale», in-
dique-t-elle, tout en saluant les propos du Pre-
mier ministre, lors des Assises sur la santé
concernant la gratuité des soins qui est irrévo-
cable. S’agissant de certaines voix qui s’élèvent
ici et là contre l’exploitation du gaz de schiste
par notre pays, elle dit que ce sont ces mêmes
parties qui ont applaudi la règle 51/49, souli-
gnant que ce refus n’est que la confiscation des
droits des jeunes à un avenir meilleur. D’autres
questions ont été abordées, lors de cette session,
à l’instar de la crise du Mali, saluant la position
de l’Algérie refusant de prendre part à l’action
militaire en conformité avec le le principe de la
non-ingérence dans les affaires internes, si ce
n’est pour un retour de la paix et de la stabilité
dans ce pays voisin.
Samia D.
M. Ouyahia reçoit le Premier secrétaire du FFS
Le président de
l’Association des an-
ciens du MALG,
Dahou Ould Kablia, a
plaidé, hier à Alger,
dans le cadre des
consultations autour
du projet de révision
const i t ut i onnel l e,
pour un "équilibrage"
des attributions entre
le Président de la Ré-
publique et le Premier
ministre, dont les mis-
sions devraient être
"codifiées et précisées" dans la Constitution.
M. Ould Kablia a indiqué, dans une déclara-
tion à la presse, avoir émis, lors de sa rencon-
tre avec le ministre d’État, directeur de
cabinet de la présidence de la République,
Ahmed Ouyahia, chargé de mener les consul-
tations sur le projet de révision constitution-
nelle, des propositions sur "un équilibrage"
des attributions entre le Président de la Ré-
publique et le Premier ministre, dont les mis-
sions devraient être "codifiées dans la
Constitution et précisées". "Nous avons pré-
senté un très grand nombre d’observations et
surtout des propositions sur les questions de
fond essentielles, notamment la réconcilia-
tion nationale et la parité sur laquelle nous
avons demandé un peu plus d’explication",
a-t-il dit. M. Ould Kablia a indiqué aussi
avoir fait des propositions en ce qui concerne
"la décentralisation et la protection de l’en-
vironnement". "Nous avons surtout demandé
qu’il y ait de nouvelles institutions consulta-
tives pour mieux
conforter la notion de
concertation", a-t-il
souligné. "Nous
avons, dans ce sens,
proposé la création
d’un Conseil supé-
rieur de Défense, qui
assiste le Président de
la République et les
responsables directs
sectoriels de la Dé-
fense nationale à
mieux définir la poli-
tique nationale du
pays", a-t-il dit. Il a indiqué avoir suggéré la
création d’institutions consultatives consa-
crées par la Constitution, comme un Conseil
supérieur de l’énergie, "qui sera chargé de la
définition de la politique énergétique du
pays", un Conseil supérieur des langues et un
Conseil supérieur de l’environnement. Il a
plaidé également en faveur de la constitution-
nalisation du Conseil national économique et
social (CNES), "pour qu’il ait une capacité
d’application et de suivi". Les débats ont
porté également sur l’"aspect rédactionnel
(de la Constitution, ndlr) et sur un certain
nombre de points purement de forme", a-t-il
relevé. M. Ould Kablia s’est dit, enfin,
convaincu que la nouvelle Constitution "va
ouvrir la voie à une République nouvelle qui
se projettera dans l’avenir et qui permettra
d’édifier le pays dans le sens qui a été voulu
par les moudjahidine, et en particulier par les
chouhada qui ont payé de leur vie la liberté
et l’indépendance retrouvées de l’Algérie".
SYNDICAT NATIONAL
DES MAGISTRATS
La concrétisation
de l’indépendance
du pouvoir judiciaire
Le prési-
dent du Syndi-
cat national
des magis-
trats, Djamel
Aïdouni, a
proposé, di-
manche à
Alger, dans le
cadre des
consultations
autour du pro-
jet de révision
constitution-
nelle, de nou-
veaux mécanismes pour concrétiser l’indépendance du pouvoir
judiciaire. "Nous avons proposé des mécanismes pour concré-
tiser l’indépendance du pouvoir judiciaire, relatifs notamment
à son autonomie financière et sa composition", a indiqué M.
Aïdouni, dans une déclaration à la presse, à l’issue d’une au-
dience avec le ministre d’État, directeur de cabinet de la pré-
sidence de la République, Ahmed Ouyahia, chargé de mener
les consultations sur le projet de révision constitutionnelle. Il
a relevé que ces mécanismes permettront au Conseil supérieur
de la magistrature d’avoir une "indépendance totale" par rap-
port au pouvoir exécutif, notant que les débats ont été essen-
tiellement axés "sur le principe de séparation entre les
pouvoirs, notamment concernant le pouvoir judiciaire". "Nous
avons aussi fait des propositions relatives aux libertés indivi-
duelles", a-t-il dit, soulignant avoir suggéré de constitutionali-
ser le fait que l’interdiction de sortie du territoire ne pourra
plus être prononcée que par la justice. D’autres propositions à
caractère social ont été émises lors du débat, a-t-il dit.
PARTI DES TRAVAILLEURS
M
me
Hanoune : « Il faut défendre les acquis politiques, économiques et sociaux »
RÉVISION DE LA CONSTITUTION
Le FFS convaincu de la possibilité de reconstruire le consensus national
Le Front des forces socialistes (FFS) se dit
convaincu de la possibilité de reconstruire le consen-
sus national en Algérie pour un "changement paci-
fique du système", mais affirme que cette démarche
nécessite, à la fois, un climat de confiance et une vo-
lonté politique de la part des acteurs politiques des
différentes tendances, du pouvoir et de la société ci-
vile. Ce consensus permettra de "faire ensemble le
bon diagnostic de la crise, et de préconiser les me-
sures appropriées sur le plan constitutionnel, insti-
tutionnel, du développement économique et du
progrès social (...)", lit-on dans un communiqué du
FFS rendu public hier.
Le FFS souhaite, dans son communiqué, que sa
participation à la concertation sur la révision de la
Constitution que mène le ministre d'État, chef de ca-
binet de la présidence de la République, Ahmed
Ouyahia, "ne soit pas interprétée comme une caution
au processus de révision constitutionnelle engagé".
Les raisons de cette participation visent, entre autres,
selon la même source, à "alerter le pouvoir sur le
danger que court l'Algérie pour son unité, son inté-
grité territoriale, sa sécurité, ses ressources et l'avenir
des futures générations si des changements urgents,
impératifs et vitaux ne sont pas initiés dès à présent,
avec une approche systématique et inclusive (...)".
Le FFS se dit ne pas être porteur de jugement de
valeur sur les révisions de la Constitution proposées
ni de propositions d'amendements, car "persuadé
que ce texte ne répond qu'à un souci de gouvernance
du régime à court terme", estimant qu'"une consti-
tution qui ne prend en compte que les intérêts du
pouvoir n'aura pas le consensus nécessaire à sa sta-
bilité". Pour le plus vieux parti politique de l'oppo-
sition en Algérie, créé en 1963 sous la présidence de
Hocine Aït Ahmed, la participation à la concertation
sur la révision de la Constitution est aussi une occa-
sion pour faire part au Président de la République
des doléances des citoyens qui "n'ont pas accès aux
services sociaux de base et font face au chômage",
parce que "les communes n'ayant ni l'autonomie ad-
ministrative ni l'autonomie financière pour y pour-
voir". La concertation pour le FFS est, également,
un moyen pour exprimer "la profonde préoccupation
de la population sur l'avenir des ressources pétro-
lières, gazières, hydriques et solaires, exposées à
l'appétit vorace et impitoyable des multinationales
soutenues par leurs gouvernements respectifs", et
pour lancer "un cri d'alarme sur le phénomène de la
corruption qui se généralise à tous les niveaux de la
société". Par ailleurs, le FFS annonce, dans le com-
muniqué, la préparation d'une conférence du consen-
sus national incluant "la participation du système à
travers ses représentants dans les partis politiques et
les organisations gouvernementales, au côté des au-
tres acteurs politiques de l'opposition et de la société
civile".
Forte
volonté de
contribuer
au renouveau
G
L’opinion publique, qui
a suivi avec attention les
consultations sur la ré-
vision de la Constitution ayant
réuni, depuis leur entame,
Ahmed Ouyahia, ministre
d’État, directeur de cabinet de
la présidence de la République,
et un certain nombre de per-
sonnalités, a pu se rendre
compte, au vu des déclarations
de ces derniers, à l’issue des en-
tretiens, que, de toute évidence,
un pas positif a été franchi se
traduisant par le recueil d’une
somme appréciable de proposi-
tions destinées à enrichir la loi
fondamentale. Le nombre de
personnalités ayant répondu
positivement à l’invitation à
participer aux consultations est
déjà un facteur révélateur de la
volonté de ces hommes et
femmes, qui ont l’Algérie au
cœur, d’apporter une pierre à
l’édifice.
Le climat dans lequel s’est dé-
roulé le dialogue, tel que décrit
par ceux qui y ont pris part, a
été fidèle à la promesse faite
par M. Ouyahia de placer ces
consultations sous le sceau de
l’ouverture sans aucun préala-
ble ni balises imposées, ce qui a
sans doute encouragé les uns et
les autres à défendre avec un
certain art de la persuasion
leurs propositions dans l’espoir
de les voir intégrées dans la
nouvelle Constitution. De toute
évidence, le sens de l’écoute de
M. Ouyahia et l’esprit qui a
présidé à l’initiation de la dé-
marche par le Président de la
République, à savoir ouvrir
une nouvelle ère dans les ré-
formes dans le but d’approfon-
dir la démocratie, consolider
l’État de droit tout en accélé-
rant la dynamique de dévelop-
pement en se dotant d’un corps
de règles inscrites dans une
Constitution au diapason de
notre époque et répondant aux
aspirations de notre société, de
telles préoccupations tendues
vers le bien commun et l’inté-
rêt supérieur du pays ne pou-
vaient que créer un élan au sein
des forces vives de la nation se
reflétant dans la réponse à
l’appel du devoir et la disponi-
bilité à apporter une contribu-
tion désintéressée à l’œuvre de
rénovation.
M. Brahim
Ould Kablia : « Pour un équilibre des
attributions du Président de la République
et du Premier ministre »
Mercredi 18 Juin 2014
EL MOUDJAHID
Nation
7
Organisée sur instruction du mi-
nistre d’État, ministre de l’Intérieur et
des Collectivités locales, Tayeb Be-
laïz, la caravane médicale de prise en
charge des zones enclavées com-
mence peu à peu à se généraliser à
travers le territoire national. Le ton a
été donné, lundi, dans la wilaya d’El-
Oued, où des médecins mobilisés par
la direction de la santé, assistés
comme toujours par les services de la
Protection civile, dont l’expérience
dans ce genre d’opération n’est plus
à prouver, ont effectué plus de 400
consultations médicales au profit des
citoyens démunis dans plus d’une
trentaine de zones enclavées.
«C’est l’une des actions de proxi-
mité décidées par l’État pour prendre
en charge les doléances des popula-
tions. Cette caravane a pour but
d’abord de soulager des populations
qui ne bénéficient pas beaucoup de
prise en charge médicale, notamment
dans les régions éloignées, et de sen-
sibiliser ensuite ces gens, plus parti-
culièrement les nomades, de
l’importance de se faire soigner pour
éviter d’éventuelles complications»,
a expliqué le sous-directeur des sta-
tistiques et de l’information à la Di-
rection générale de la Protection
civile, le lieutenant-colonel Achour,
qui insiste plus particulièrement sur
les populations du Sud et des zones
éparses qui ne bénéficient pas d’une
prise en charge médicale adéquate et
efficiente. À l’instar des autres wi-
layas du Sud, El-Oued souffre d’un
manque flagrant en médecins spécia-
listes. Dans ce contexte, on apprendra
qu’une quarantaine d’entre eux seront
affectés prochainement dans la ville
des Mille et une coupoles et des au-
tres communes de la wilaya. Pour
réunir les conditions de réussite de
cette initiative, la PC a mobilisé un
staff constitué de 10 praticiens spé-
cialistes, cinq généralistes, 4 sages-
femmes et des assistants sociaux, en
plus de moyens matériels nécessaires
à cette mission, tels que des médica-
ments, des équipements médicaux,
des ambulances et des véhicules tout-
terrain.
Cette caravane s’assigne comme
objectifs, la prise en charge médicale
de franges sociales défavorisées vi-
vant en régions enclavées et l’activa-
tion du dispositif de dépistage
précoce de plusieurs maladies chro-
niques ou infectieuses auprès des po-
pulations nomades.
Pour rappel, cette caravane sani-
taire, inscrite dans le cadre du pro-
gramme national lancé par la
Direction générale de la Protection ci-
vile, conformément aux instructions
du ministère de l’Intérieur et des Col-
lectivités locales, est également orga-
nisée avec le concours des services de
la wilaya, ceux de la Santé et de la po-
pulation, ceux de l’action sociale et
ceux du Croissant- Rouge algérien.
Outre les consultations médicales, les
populations démunies ont donc béné-
ficié de lots de médicaments gratuits,
ainsi que de diverses aides telles que
la distribution de couvertures et de
produits alimentaires. Le programme
prévoit deux sorties par mois et devra
cibler l’ensemble des zones enclavées
d’El-Oued, à savoir les 12 daïras et
31 communes, dont Bayadha qui a
connu une effervescence particulière
après que ses populations ont eu vent,
via la mosquée, du passage de la ca-
ravane. Nous y reviendrons avec plus
de lors de nos prochaines éditions.
S. A. M.
CARAVANE MÉDICALE DE PRISE EN
CHARGE DES ZONES ENCLAVÉES
Au plus près des populations
à El Oued
De notre envoyé spécial :
Sid Ahmed Merabet
L’École supérieure des Transmissions de Koléa (Ti-
pasa) a abrité, hier, une cérémonie de sortie de 13 promo-
tions d’officiers et d’officiers supérieurs, après une
période de formation dans cet établissement, baptisée au
nom du moudjahid Abdelhafidh Boussouf. La cérémonie
de sortie de ces promotions, qui portent le nom du chahid
Benzedira Mohamed Tahar, a été présidée par le directeur
central des Transmissions au ministère de la Défense na-
tionale, le général major Lechkhem Abdelkader, en pré-
sence d’autres officiers supérieurs, de cadres de l’Armée
nationale populaire (ANP) et des autorités locales. Après
avoir prêté serment, les élèves, dont certains sont issus de
pays arabes et africains, ont reçu des grades et des attes-
tations de la part des hauts responsables de l’ANP. Ils ont
ensuite procédé à la passation du drapeau de l’École à la
promotion entrante, avant que la cérémonie ne prenne fin
avec des exhibitions militaires. Le commandant de cette
École, le général Bedjghit Farid, a, dans son allocution,
indiqué que cette année a vu la sortie de la première pro-
motion d’officiers de «guerre électronique», «spécialité
radio», et deux autres promotions de «communication et
commutation».
Il y a également trois promotions de spécialité «radio»,
«systèmes d’information et commandement», et «trans-
mission», a-t-il ajouté, faisant état de la sortie d’une qua-
trième promotion d’élèves officiers détenteurs de licences
LMD en électronique et informatique, ainsi que d’autres
promotions dans les catégories état-major, application et
perfectionnement. Le commandant de l’École a appelé les
nouveaux promus à «travailler dans le respect de la ri-
gueur et de la discipline militaires afin d’atteindre les ob-
jectifs escomptés», en rappelant que l’état-major de
l’ANP «accorde une importance capitale aux établisse-
ments de formation».
ÉCOLE SUPÉRIEURE DES TRANSMISSIONS DE KOLÉA
Sortie de 13 promotions d’officiers
et d’officiers supérieurs
De nombreux projets innovants
pour la protection des fonds marins
ont été mis en exergue par l’associa-
tion «Nautilus» de Dellys, lors du
Salon national de l’environnement et
des clubs verts, ouvert depuis lundi
dernier à Boumerdès.
Ces projets exposés au grand pu-
blic par cette association, dédiée à
l’environnement et aux fonds marins,
ont attiré une grande foule de cu-
rieux, mais aussi de citoyens très in-
téressés par leur impact sur
l’environnement marin, a constaté
l’APS. Le projet des «sacs de dé-
chets» confectionnés à l’aide de dé-
chets ferreux, plastiques et de fils de
fer récupérés fait partie de ces inno-
vations présentées, à l’occasion, par
le président du comité scientifique de
l’association, Amirouche Adel. La
deuxième innovation de l’associa-
tion, dont le stand a eu beaucoup de
succès, consiste en la réintroduction
dans les fonds marins locaux d’une
plante aquatique endémique de la
Méditerranée, actuellement en voie
d’extinction, à cause de la pollution,
la Posidonia Oceanica, en l’occur-
rence.
Selon M. Amirouche, cette opéra-
tion, unique à l’échelle nationale, est
prise en charge par une dizaine de
plongeurs de l’association qui procè-
dent à l’introduction de cette plante
au niveau de la plage de Sidi Sli-
mane, à Afir, ainsi qu’à sa réimplan-
tation au niveau de la plages «Les
Salines» de Dellys, d’où elle a dis-
paru, ces dernières années, et dont le
fond marin est devenu sablonneux et
sans vie. «Nous avons obtenu des ré-
sultats extraordinaires après seule-
ment une année de lancement de cette
expérience», s’est-il félicité, affir-
mant que la «vie et la verdure sont de
nouveau réapparues au niveau des
fonds marins de la région, entraînant
dans leur sillage des poissons, qui
sont le synonyme de la formation
d’un cycle de vie naturel et complet».
Outre la production d’une
moyenne de 14 litres d’oxygène par
jour et au mètre carré, la Posidonia
Oceanica joue un rôle d’importance
dans l’amortissement de la force des
grandes vagues, en plus de son intérêt
comme engrais agricole, une fois re-
jetée par la mer, à la fin de son cycle
de vie.
SALON NATIONAL DE L’ENVIRONNEMENT ET DES CLUBS VERTS
Des projets innovants pour protéger
le milieu marin
HOMMAGE À LA MÉMOIRE DES 22 CONDAMNÉS À MORT EXÉCUTÉS
EN FRANCE AU FORUM DE LA MÉMOIRE D’EL MOUDJAHID
Afin que nul n’oublie
Brahim Ould Hamou, militant de la Fédération de France FLN et rescapé de la guillotine, a ému, hier, l’assistance, fort
nombreuse, venue à la rencontre organisée par le forum de la Mémoire d’El Moudjahid, en coordination avec
l’association Machaâl Echahid, célébrant la journée nationale des Condamnés à mort.
L
e témoignage poignant de ce
militant racé était celui d’un
homme qui a juré de ne pas
oublier ses compagnons, auxquels il
a tenu particulièrement à rendre hom-
mage et en a salué le courage et l’ab-
négation. Des hommes, tel que le
premier condamné à mort et exécuté,
le chahid Bellil Abdallah, dit Abdal-
lah Indochine, originaire de Sétif et
qui était fils unique. Cet homme d’un
courage inouï n’a pas tremblé alors
qu’il s’apprêtait à mourir. Fièrement
et avec le sourire, refusant même de
mettre le bandeau, il n’a pas tremblé
lors de son exécution, témoigne son
compagnon Brahim Ould Hamou. Il
a bravé courageusement les souf-
frances de la prison de la Santé
(France). Il fut le premier condamné
à mort exécuté en septembre 1958.
Brahim Ould Hamou, les larmes aux
yeux, s’est rappelé des souffrances
endurées dans les couloirs sombres
de la prison, qu’on appelait aussi les
couloirs de la mort, où sont générale-
ment parqués les condamnés à mort
qui devaient être guillotinés. Cette
guillotine, qui a fait tomber les têtes
des meilleurs enfants de l’Algérie qui
ont porté à bras-le-corps la guerre de
Libération, doit nous rappeler,
jusqu’à la fin des temps, l’atrocité co-
loniale et le prix consenti pour arra-
cher l’indépendance de notre pays, a
dit Brahim Ould Hamou. Cette ma-
chine de la mort restera un témoin ir-
remplaçable des crimes commis par
le colonialisme pendant la Révolu-
tion algérienne, indique, pour sa part,
M
e
Ali Haroun, cadre dirigeant de la
Fédération de France FLN. Il rappelle
que près de 200 militants de la cause
nationale, sur les 2.000 condamnés à
mort, ont été exécutés entre 1956 et
1962. Les autorités judiciaires colo-
niales n’ont pas épargné le jeune
Lakhlifi Abderrahmane, âgé à peine
de 17 ans, et ce malgré l’intervention
de plusieurs chefs d’État, du Pape et
des instances de l’ONU pour arrêter
son exécution. «La France doit recon-
naître tous ses crimes de guerre», a-
t-il lancé. Il a ensuite évoqué d’autres
cas de condamnation suite à des ju-
gements partiaux du tribunal militaire
de Lyon dans la prison de Fort Mont-
luc, où a eu lieu l’exécution de trois
militants de la Fédération
de France du Front de libération na-
tionale (FLN), à savoir Bouguen-
doura Miloud, Lekhlifi
Abderrahmane et Makhlouf Abdelka-
der, et bien d’autres Algériens furent
tout aussi impitoyablement exécutés.
M
e
Ali Haroun souligne qu’il est
temps pour l’État algérien de corriger
une injustice historique, ces militants
ne revendiquant que la reconnais-
sance qui leur revient de droit, regret-
tant au passage la disparition
inexpliquée des archives les concer-
nant. Ses militants devraient bénéfi-
cier d’un statut particulier et hissés au
rang qui leur revient de droit, et
la France coloniale qui refuse de pré-
senter des excuses pour ses crimes
contre l’humanité ne pourra échapper
à l’histoire. D’autres militants, à
l’instar d’Abdelkader Bekhouche et
de Brahim Djari, n’ont pas oublié et
ont apporté leurs témoignages sur les
actions menées par des milliers de
militants, tout en se remémorant en-
core cette attente de l’exécution. Ils
gardent encore l’amer souvenir des
moments passés à la prison, des mo-
ments chargés de souffrances, d’hu-
miliations et de terreur. Ils ont
longuement parlé du courage de leurs
compagnons, qui ont subi les sévices
du couloir de la mort avant de passer
à la guillotine. Ils ont retracé les mo-
ments terribles de l’attente et les der-
niers moments passés avec les
condamnés exécutés dans la prison
de la Santé.
À la fin de cette rencontre, le prési-
dent de l’association Machaâl Echa-
hid, Mohamed Abed, a tenu à honorer
le moudjahid Brahim Ould Hamou et
en son nom l’ensemble des militants
de la Fédération de France du FLN.
Farid B.
P
h
.
 
L
o
u
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s
a

M
.
8
Mercredi 18 Juin 2014
EL MOUDJAHID
Nation
Après l’annonce des résultats du
Baccalauréat qui devraient être an-
noncés lors de la première semaine
du mois prochain, les lauréats seront
confrontés à une autre épreuve ; celle
des inscriptions universitaires, une
opération totalement informatisée.
Ils entameront leurs préinscrip-
tions universitaires le 6 juillet
prochain juste après l’affichage des
reçus à cet important examen qui
ouvre droit aux études supérieures.
L’opération devrait se poursuivre
jusqu’au 10 du même mois. La péri-
ode de confirmation des préinscrip-
tions est fixée entre le 11 et le 12
juillet. Par contre les affectations et
les recours auront lieu du 20 au 26
juillet. Enfin les inscriptions défini-
tives s’étaleront sur la période allant
du 2 au 7 août.
Comme chaque année ceux qui
ont décroché le fameux sésame espè-
rent, être orientés vers les spécialités
de leur choix. Mais tout repose sur la
moyenne obtenue à l’examen, et le
respect de la fiche de vœux. En tout
état de cause les nouveaux bacheliers
auront tout le temps de choisir la fil-
ière qui réponde le mieux à leur
moyenne obtenue au Bac et à leur
profil et ce, à partir du 6 juillet
prochain. Au cours de cette première
phase des inscriptions via Internet, ils
devront faire leur choix et opter pour
les filières qui reflètent leur moyenne
et ce avant la phase de confirmation.
Après le traitement des vœux, les
inscrits peuvent, du 20 au 26 juillet,
introduire des recours, qui seront trai-
tés avant la clôture des inscriptions
définitives. Quant aux concours
d’aptitude et d’accès aux écoles pré-
paratoires, ils se dérouleront, quant à
eux, du 20 au 25 juillet, et en cas
d’échec aux tests, la réorientation des
bacheliers se fera 72 heures avant la
clôture des inscriptions.
Ainsi le ministère de l’Enseigne-
ment supérieur et de la Recherche
scientifique a réparti son calendrier
en quatre grandes étapes afin de dis-
patcher les nouveaux bacheliers sur
les quelques 3.500 licences et 50 fi-
lières d’excellence. Ce processus
d’inscription par Internet, qui en est
à sa septième année consécutive est
accompagné par l’aménagement des
cyberespaces au profit des bacheliers
n’ayant pas cette possibilité d’in-
scription sur le net. Selon les respon-
sables du secteur, l’orientation vers
l’enseignement et la formation supé-
rieurs obéit à un classement qui re-
pose sur les trois paramètres
d’orientation et d’inscription à savoir
la série et les résultats du baccalau-
réat : La mention, la note des ma-
tières essentielles et la moyenne
générale du baccalauréat, les vœux
exprimés par le titulaire du baccalau-
réat, les capacités d’accueil des éta-
blissements d’enseignement et de
formation supérieurs. Pour participer
au classement, certains domaines de
formation, filières et troncs com-
muns, exigent une moyenne générale
minimale au baccalauréat.
Cette moyenne n’ouvre pas auto-
matiquement le droit à une inscrip-
tion définitive. Ce classement se fait
soit sur la base de la moyenne
générale obtenue au baccalauréat,
soit sur la base de la moyenne arith-
métique entre la moyenne générale
du baccalauréat et les notes obtenues
dans certaines matières.
Comme chaque année les respon-
sables de l’Institut national de l’In-
formatique procéderont après la con-
firmation des inscriptions qui aura
lieu entre le 11et le 12 du mois
prochain à l’étude et au traitement
des dossiers. La période des affecta-
tions et des recours on line est fixée
entre le 20 juillet et le 26 juillet, soit
une durée de six jours au lieu de deux
seulement. Au terme de toutes ces
démarches, les recteurs et directeurs
d’établissements universitaires sont
tenus d’envoyer au ministère de tu-
telle les listes établies et contenant
les noms de tous les nouveaux ins-
crits dans les centres universitaires et
ce avant le 9 aout 2014.
Au-delà de cette date, aucune ins-
cription ou autre recours ne seront
acceptés. Le ministère de tutelle est
clair sur ce sujet. Il suit, à travers
l’Institut national de l’informatique
(INI) et au détail près toutes les
opérations entamées par les nou-
veaux bacheliers. Il est vrai que les
universités algériennes ne connais-
sent pas, depuis quelques années,
l’affluence enregistrée en cette péri-
ode, mais il faut dire que les nou-
veautés introduites nécessitent tout
l’intérêt requis pour permettre à l’é-
tudiant d’entamer sa première année
universitaire dans les meilleures con-
ditions possibles.
En attendant, la correction des co-
pies des 657.026 candidats au Bacca-
lauréat, bat son plein après la mise en
place des commissions de correction
à travers les 57 centres de correction.
Pas moins de 34.228 enseignants
dont 34.000 correcteurs, 57 chefs de
centres et 171 adjoints sont mobilisés
pour assumer cette lourde mission.
Sarah S.
ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
Les inscriptions universitaires
auront lieu du 6 juillet au 7 août
D
ans une allocution introductive, M.
Hadj Salah a confirmé, que la
Dakhira représente «un instrument
efficace pour toute personne désirant obtenir
davantage d’informations quel que soit son
niveau d’instruction ou son âge.»
En matière de formation et d’enseigne-
ment dans le monde arabe, cette banque de
données joue «un rôle pionnier» dans la ré-
gion. Il s’agit également d’un moyen effi-
cace pour «élever le niveau culturel et
scientifique de l’individu arabe et maitriser
la connaissance scientifique dans la langue
d’origine.»
S’adressant à l’assistance, M. Hadj Salah
souligne que l’effort à consentir réside dans
l’«adoption du statut de l’instance suprême
de la dakhira el arabiya». Une adoption qui
doit se concrétiser, selon ses dires, par le ren-
forcement du cadre législatif, l’application
du programme tracé et le parachèvement de
ses structures administratives et techniques.
Dans le même ordre d’idées, il rappelle que
ce projet a eu le soutien du Président de la
République et du chef de l’exécutif, aux-
quels un vibrant hommage a été rendu, pour
tous les efforts consentis dans la promotion
de cette initiative.
D’autre part, l’orateur précis jusqu’aux
moindres détails,, souligne que cette banque
permettra au citoyen arabe, considéré
comme véritable ressource pour tout
développement, d’accéder rapidement à l’in-
formation grâce à Internet et aux millions de
textes du patrimoine scientifique et tech-
nique sauvegardés dans cette banque de don-
nées. Il précise que la Dakhira «n’est pas une
bibliothèque électronique mais une banque
de données scientifiques et culturelles inter-
active.» Dans ce registre, il déplore la part
réduite de la langue arabe au niveau de la
Toile, notamment sur les réseaux sociaux.
Une part estimée à environ 0.01%, tandis
que l’anglais caracole en tête avec un taux
de 68%. Aux yeux de Hadj Salah, «il est in-
concevable que les universitaires et
chercheurs arabes soient en marge des
avancées scientifiques et culturelles enreg-
istrées dans le monde». Des centaines de
milliers de textes sont publiées quotidien-
nement sur le Net. Et «cette catégorie d’éru-
dits n’y accède que des mois plus tard»,
poursuit le linguiste. Devant cette situation,
le président de l’Académie algérienne de
langue arabe appelle les institutions,
publiques et privées, à adhérer à ce projet et
travailler en concertation avec les initiateurs
du projet, dans le cadre de la «numérisation
des textes». Outre l’aspect scientifique, cette
adhésion sera d’un apport certain pour faire
face au coût financier élevé dudit projet, rap-
pelons-le, né en Algérie. Proposé par notre
pays, cette « banque arabe de données» a été
adoptée en 2010 par les hautes instances de
la Ligue arabe. L’Organisation suprême de
la Dakhira arabe, qui siège à Alger, a été
créée à cet effet au moment où certains pays
arabes ont entamé la mise en œuvre du pro-
jet, à l’instar de la Jordanie, du Liban, du
Soudan et de l’Algérie.
De son côté, M. Hocine Ben Abed, dans
une allocution lu au nom du chef de la diplo-
matie Ramtane Lamamra qu’il représente, a
mis en relief la nécessité d’une instance
pareille et l’utilisation effective de la langue
arabe. Selon lui, la dakhira offre une oppor-
tunité d’assimiler les concepts langagiers,
notamment en langue arabe. Un pas de plus,
qui permet à l’ensemble des pays de la ré-
gion de se mettre au diapason avec les pays
leaders en la matière.
Quant au D
r
Cherif Merribi, celui-ci,
après avoir rappelé l’historique de cette idée,
fait savoir que la Commission nationale
qu’il préside est composée de 12 membres
qui sont des universitaires et chercheurs de
haut niveau.
Fouad Irnatene
CENTRE CULTUREL
ISLAMIQUE D’ALGER
L’autosuffisance en
matière de connaissance
et d’information,
clé de la prise de décision
Le centre culturel islamique d’Alger a abrité hier, une con-
férence débat intitulée «L’autosuffisance nationale en matière d’in-
formation», animée par le D
r
Yahia Bakir Bakelli, enseignant à
l’université Taïba de Médine, Arabie saoudite. Face à une assis-
tance moyenne, composée d’universitaires et de fonctionnaires, le
conférencier a tenu d’abord à rappeler l’importance vitale de l’in-
formation, tous domaines confondus, et de son impact majeur sur
la décision politique, avant de déplorer le peu d’intérêt réservé à
la prise en charge de ce volet dans nos universités, bibliothèques
et entreprises. Dans ce contexte, il a évoqué les lourds efforts dé-
ployés par l’individu ou le groupe, en vue de produire l’informa-
tion et la connaissance (dans le cadre des études et recherches
universitaires, par exemple), avant de regretter amèrement le peu
de considération pour les résultats obtenus. En effet, a-t-il ajouté,
au lieu de consacrer des fonds importants pour acquérir science et
le savoir-faire de l’étranger, nos universités, centres de recherche
des entreprises et autre bibliothèque nationale, pullulent de nom-
breuses études scientifiques non exploitées, malheureusement.
L’universitaire a ensuite abordé le volet de la connaissance et
de l’information en soulignant que les pays et les entreprises se
livrent aujourd’hui à une concurrence féroce dans ce domaine
pour s’imposer sur les marchés mondiaux. Axant leurs efforts sur
la recherche et l’exploitation des données recueillies, tous moyens
confondus, institutions et entreprises collectent beaucoup d’infor-
mations, fiables surtout, à même d’aider à la prise de décision, des
bonnes décisions qui leur assurent la réussite dans leurs projets,
a-t-il indiqué avant d’ajouter que chez nous, l’information existe,
certes, mais elle n’est pas accessible, pour des raisons diverses,
notamment les lenteurs bureaucratiques. La nécessité d’impulser
un vrai développement socio économique et culturel du pays im-
plique, a-t-il souligné, l’exploitation de cet important potentiel
d’informations et de connaissances, comme le fait si bien le
CERIST, depuis des années. Dr Bakelli a conclu ses propos en ap-
pelant à la mise en place d’une stratégie globale, appuyée sur des
stratégies sectorielles, qui permettra à tous les citoyens d’accéder
à l’information et à la connaissance, partout où ils se trouvent.
Mourad A.
6
e
SESSION ORDINAIRE DE LA «DAKHIRA EL ARABIYA»
« Un moyen efficace pour élever le niveau
culturel et scientifique de l’individu arabe »
La 6
e
session ordinaire de l’instance suprême de la «dakhira el arabiya» s’est tenue, hier, à la résidence d’Etat Djenane El Mithak, en présence
de MM. Hamid Grine, Abdelaziz Belkhadem, Abdelkader Zoukh, Abderrahmane Hadj Salah, respectivement ministre de la Communication,
ministre d’Etat, représentant personnel du Président de la République, wali d’Alger et président de l’Académie algérienne de langue arabe, ainsi
que les représentants du Premier ministre et du ministre des affaires étrangères.
Ph. Wafa
Le coup d’envoi des caravanes du « Plan
azur » qui doivent sillonner 77 plages cô-
tières en vue de sensibiliser aux risques des
accidents de la route et de la drogue, en pré-
vision de la saison estivale, a été donné, hier,
par le général-major, Abdelghani Hamel, di-
recteur général de la sûreté nationale et ce,
au niveau de la promenade de la baie d’Alger
« Sablettes » en présence de plusieurs minis-
tres, des autorités locales, représentants de la
société civile, cadres de la sûreté nationale
ainsi que des représentants de la presse na-
tionale.
Aussi, suite aux directives et orientations
du DGSN, qui suit de près l’activité de ses
services, toutes les mesures nécessaires ont
été prises pour que la saison estivale, dont
l’ouverture officielle est prévue ce 21 juin,
se déroule dans les meilleures conditions
possibles.
Les postes de police de surveillance et de
sécurisation des plages ont pour missions de
veiller à l’ordre public dans son sens le plus
large. Ils ont également pour mission de veil-
ler à la protection des personnes et des biens,
de garantir la tranquillité des estivants, de
veiller au respect de la réglementation en
matière d’hygiène, de salubrité publique et
de protection de l’environnement.
Dans une allocution, lue par le commis-
saire divisionnaire Aïssa Naïli, directeur de
la sécurité publique, le général-major Hamel
a souligné la nécessité d’une politique de
prévention efficace au profit de la sécurité et
de la quiétude des estivants que ce soit des
touristes étrangers, nationaux ou nationaux
non- résidents.  « Tout en luttant contre le
crime sous toutes ses formes, nous prêtons
une attention particulière à la prévention par
une occupation permanente du terrain, et la
mise en place de dispositifs adaptés aux cir-
constances et des actions de sensibilisation
en direction de la population », a affirmé le
premier responsable de la DGSN.
Il a annoncé dans ce contexte, « le renfor-
cement du dispositif sécuritaire qui concerne
58 postes de police de surveillance générale
et de sécurisation, et qui seront opérationnels
pour la prise en charge au plan sécuritaire de
77 plages autorisées à la baignade ».
Dans le même ordre d’idées, il a expliqué
que l’effectif global dédié exclusivement à
la mission de sécurisation des plages autori-
sées à la baignade s’élève à 1.000 policiers,
tous grade confondus, « ses policiers sont sé-
lectionnés parmi le personnel ayant subi une
formation spécifique en lien avec les mis-
sions de surveillance et de sécurisation des
plages », a-t-il précisé.
Il a indiqué, en outre, que l’effectif des
postes de police intégrera le dispositif spé-
cialement prévu pour les wilayas côtières
constitué des différents services chargés de
la protection des biens et des personnes, la
circulation routière et l’ordre public, qui est
estimé à plus de 70.000 policiers.
Par ailleurs, le dispositif général de sécu-
risation de la saison estivale à travers le ter-
ritoire national composé de l’ensemble des
personnels des unités opérationnelles de la
sûreté nationale s’élève à 160.000 policiers
tous grades confondus.
Il y a lieu de noter, enfin, que le Plan azur
2014 sera maintenu à l’occasion du mois
sacré par l’adaptation des créneaux horaires
des dispositifs engagés, en fonction de l’af-
fluence des estivants et de la situation pré-
valant au niveau des sites balnéaires, lieux
de loisirs et de manifestations artistiques or-
ganisées en période nocturnes.
Sihem Oubraham
9
Mercredi 18 Juin 2014
EL MOUDJAHID
Nation
I
l s’agit de contrecarrer les
nouvelles menaces créées par
les alliances mercenaires-dji-
hadistes dont l’objectif est d’allu-
mer le feu de la « fitna » et de
porter atteinte à la stabilité de
l’économie nationale.
Lors de la dernière réunion du
Commandant de la gendarmerie
nationale avec les cadres du 5
è
Commandement régional de gen-
darmerie nationale de Constantine,
le général-major Ahmed Bousteila
avait instruit les unités de procéder
au « renforcement du dispositif
dédié à la sécurité sur tout le tracé
frontalier et les régions frontalières
avec les pays suscités ».
Il avait également appelé les com-
mandants degroupement territoria-
lement compétents à « redoubler
de vigilance».
Le renforcement de la sécurité au
niveau des frontières Est du pays
est devenu urgent et vital pour la
stabilité et la tranquillité du pays ,
les menaces externes demeurant
uneréalité fondamentaleàlaquelle
il faut faireface. Depuis uneannée,
de juin 2013 à juin 2014, les me-
sures prises pour la consolidation
sécuritaire au niveau des régions
suscitées se sont traduites d’une
manière efficace sur le terrain.
La gendarmerie nationale mobili-
sée à nos frontières , devant la
montée en puissance du phéno-
mène du terrorisme dans les deux
pays voisins, a procédé à l’im-
plantation de 16 postes avancés sur
le tracé frontalier de la wilaya de
Tébessa, sachant qu’en face se
trouve le Mont Chaâmbi , base ar-
rière du terrorisme en Tunisie où
de nombreux attentats ont été enre-
gistrés depuis un certain temps.
Ces postes avancés sont dotés de
moyens humains et matériels
conséquents afin de faire face à
toutes les situations critiques, ces
derniers sont équipés de caméras
de surveillance thermiques ultraso-
phistiqués et de moyens roulants
pour la surveillance et l’interven-
tion rapide.
En plus de ces postes, le Comman-
dement de la gendarmerie natio-
nale vient de doter la wilaya de
Tébessa d’une unité de surveil-
lance aérienne composée de trois
hélicoptères modernes de type
« Augusta » embarquant des camé-
ras de surveillance à infrarouge qui
sillonneront le tracé frontalier de
jour comme de nuit.
Cette unité aérienne composée de
pilotes d’élite a été inaugurée par
le général major en visite de travail
dans la région, avant de visiter l’un
des 16 postes mis en service.
Au poste avancé de Koudia Bou-
chabka, un gendarmenous appren-
dra que son unité venait de
neutraliser 7 terroristes tunisiens
qui activaient dans la région de
Safsaf et qui s’apprêtaient à s’in-
troduire sur le territoire national.
Des armes, des bombes
et des roquettes récupérées
Outre les équipements modernes,
l’action sécuritaire prévoit égale-
ment le renforcement des groupe-
ments et escadrons de GGF par les
unités relevant des groupements
d’intervention rapide (GIR) ap-
puyés par le contrôle régulier des
unités territoriales et des SSI,ce
dispositif constitue la première
ceinture de sécurité du pays.
Le général-major a inspecté tout le
tracé frontalier de la wilaya à bord
d’un nouvel hélicoptère pour
constater de visu l’efficacité de la
surveillance aérienne dans la sécu-
risation des frontières. Il a égale-
ment visité les postes avancés de
Bouchabka et El Aounet à Tébessa,
effectuant une halte à l’escadron
des gardes frontières. Il s’arrêtera
au chantier de réalisation d’un
groupement d’intervention dont les
travaux devra ient s’achever
au courant de l’ année.
Au cours de sa visite, le général -
major Bousteila a inspecté le dé-
ploiement dudispositif sécuritaire
mis en place et s’est informé des
méthodes de coordination entre les
différents services de la gendarme-
rie nationale concernés par le dis-
positif. Au quatrième point de la
visite, au centre d’instruction
d’Ain Marzouk, le général -major
a exprimé son mécontentement en
constatant le retard accusé dans
l’avancement des travaux du centre
qui s’étend sur 42 hectares. « Votre
travail n’est pas professionnel, il ya
lieu de se poser la question pour-
quoi les travaux n’avancent pas, il
faut livrer le projet le plus rapide-
ment possible », a-t-il tenu à signi-
fier à l’entrepreneur chargé du pro-
jet. Il convient de noter que durant
la même période un nouveau grou-
pement de GGF a été créé dans la
région d’El Ayoune, wilaya d’El
Tarf. Par ailleurs, en matière de
chiffres, la gendarmerie nationale
relevant de la wilaya de Tébessa, a
annoncé, rien que pour les cinq
premiers mois de l’année 2014,
avoir démantelé plusieurs réseaux
spécialisés dans le trafic d’armes,
arrêté de nombreux personnes
entre nationaux et étrangers ,ce qui
a permis de récupérer 24 armes de
différents calibres,plus de 10.000
balles, des dizaines degrenades, 10
bombes artisanales et convention-
nelles à usage militaire, des ro-
quettes, des lance-roquettes, ainsi
que des rampes de lance -grenades.
Au cours de la période considérée,
les gendarmes ont neutralisé 20
terroristes alors que20 autres, deux
Tunisiens et 18 Libyens, sont acti-
vement recherchés par les services
de sécurité sur la bande frontalière.
La menace des groupes djihadistes
libyens et tunisiens n’est pas
l’unique souci de la gendarmerie,
ce corps constitué assure aussi des
missions traditionnelles de lutte
contre la criminalité organisée, no-
tamment la contrebande.
La contrebande en sus du trafic de
drogue porte un grand préjudice à
l’économie nationale car les ré-
seaux spécialisés dans ce type de
criminalité sont en connexion avec
les groupes terroristes qui trouvent
dans ces activités illicites le le
moyen de se financer.
Au cours des six premiers mois de
2014, les gendarmes ont récupéré
21 tonnes de kif traité, 500.000 li-
tres de carburant, 2425 têtes de
cheptel et 245 véhicules utilisés
dans le transport de marchandises
illicites.
M. M.
LE GÉNÉRAL-MAJ OR BOUSTEILA EN VISITE À LA FRONTIÈRE EST
Des équipements de pointe
pour renforcer la surveillance
Le général-major Ahmed Bousteila a inspecté tout le tracé frontalier de la wilaya à bord d’un hélicoptère
pour constater de visu l’efficacité de la surveillance aérienne dans la sécurisation des frontières Est.
PLAN AZUR DE LA DGSN
Abdelghani Hamel : « Une prévention efficace au profit des estivants »
De notre envoyé spécial à
Tébessa : Mohamed Mendaci
Ph. Billal
10
Mercredi 18 Juin 2014
EL MOUDJAHID
Economie
ENTREPRISE PORTUAIRE DE BEJAIA
10
e
anniversaire de la création de Bejaia
mediterranean terminal
L’Entreprise portuaire de Bejaia
(EPB) a célébré dernièrement le
dixième anniversaire de la création
de la filiale Bejaia Mediterranean
terminal (BMT) en présence des di-
recteurs généraux de ports d’Algé-
rie, du PDG de Sogeports et des
différents partenaires économiques
de la wilaya. Dans son intervention,
le PDG de l’EPB, Achour Djelloul,
a retracé l’historique de la naissance
de ce terminal à conteneurs en juin
2004, filiale de l’entreprise mère
grâce a une joint-venture entre
l’EPB et Portek PSE Singapour. M.
Achour souligna a cet effet que :
« que le projet de création du termi-
nal à conteneurs du port de Bejaia,
répondant aux standards internatio-
naux, a été dicté par la nécessité
d’opérer des transformations dans le système por-
tuaire et maritime algérien, pour relever le défi de
l’efficacité et de la rentabilité et faire face aux nou-
veau défis de la mondialisation et à la concurrence
impitoyable entre les différents acteurs. Depuis la
création de ce terminal, le port de Bejaia a fait du
chemin et a connu un essor prodigieux. L’évolution
s’est avérée une réalité qui s’est, chaque jour, réaf-
firmé à travers les performances du port qui a at-
teint aujourd’hui l’âge de maturité.
Il est évident aujourd’hui que la mise en exploi-
tation de notre terminal à conteneurs a apporté une
dynamique sans précédents à nos activités et nous
pouvons sans risque de nous tromper dire au-
jourd’hui que le bilan du port de Bejaia est très po-
sitif ». Au cours de cette rencontre, il a été présenté
l’historique de la création de BMT, la présentation
de la société Portek Singapour, les principales per-
formances réalisées par BMT et les projets d’inves-
tissements et projets de création de zones
logistiques initiées par l’entreprise portuaire de Be-
jaia. De son côté le responsable de la société Portek
en Algérie, Takao Omori a signalé que « Malgré
nos activités d’expansion, Bejaia Mediterranean
terminal restera toujours l’une de nos entreprises
communes à laquelle nous tenons très chers. BMT
est le premier investissement de Portek en Afrique
et notre relation avec nos partenaires algériens est
solide et durable. Grâce au partenariat étroit avec
l’EPB, BMT a revitalisé le secteur portuaire à tra-
vers une nouvelle approche de gestion, en recon-
naissant le rôle important des autorités et en
collaboration avec eux afin d’augmenter le profes-
sionnalisme dans le secteur portuaire. BMT a éga-
lement inventé la chaîne d’approvisionnement en
Algérie, avec la solution logistique de quai à la
porte. Depuis la création de BMT, le domaine por-
tuaire en Algérie a vu un changement important car
le modèle d’affaires de BMT met les clients en
priorité. BMT et non seulement un prestataire de
service mais plus important, c’est un fournisseur de
solutions ». A travers cette journée, les participants
ont constaté de visu tout l’intérêt qu’a apporté la
création de BMT à travers une joint-venture entre
deux importantes entreprises algérienne et singa-
pourienne et qui après dix années de création, le
port de Bejaia a connu une dynamique sans précé-
dent et jamais égalée et qui pourrait à l’avenir se
hisser au premier rang des ports algériens. Le port
de Bejaia a connu un développement très important.
Un schéma directeur est arrêté pour la concrétisa-
tion du projet de création de six quais de 1.180 mè-
tres linéaires pour des navires porte-conteneurs et
autres navires avec une surface additionnelle de 47
ha.
Ce projet permettra la mise à niveau de l’en-
semble des quais du vieux port de commerce avec
possibilité d’exploitation des navires de gros ton-
nage. Par ailleurs pour permettre une meilleure au-
tonomie de l’espace de stockage, il a été créé des
zones logistiques extra portuaires. La tendance évo-
lutive a poussé le port de Bejaia à rechercher d’au-
tres espaces vitaux et à envisager le renforcement
des installations dans son extension à l’extérieur et
ce, à travers la création de zones logistiques à Tixter
(Bordj Bou-Arréridj) d’une superficie de 20 ha et
l’autre à Aboudaou (Bejaia) de 5 ha.
Le port de Bejaia a réellement gagné le défi et
l’avenir lui est totalement prometteur.
M. Laouer
U
n bilan qui renseigne sur l’ampleur des phé-
nomènes de la contrefaçon et du piratage,
des pratiques courantes encouragées par
l’absence de coordination dans les actions, au plan
interne, et international mais, aussi, par le fait de la
dispersion des législations relatives à la protection
des droits de la propriété intellectuelle. Il s’agit de
pratiques qui constituent de réelles menaces sur la
santé du consommateur et l’économie et qui inter-
pellent, par conséquent, les autorités des différents
pays à œuvrer dans le sens d’une stratégie com-
mune pour contrer ce genre de pratiques déloyales.
L’Algérie, à l’instar d’autres pays, n’échappe pas
au phénomène d’atteinte aux droits de propriété in-
tellectuelle qui a pris de l’ampleur à la faveur de
l’ouverture de son marché. Une proportion traduite
par le nombre croissant de cas de contrefaçon enre-
gistrés au niveau des différentes juridictions et qui
a augmenté de 55 en 2011 à 75 en 2013.
Durant les cinq dernières années, les services
des douanes ont enregistré 168 demandes d’inter-
vention pour contrecarrer l’introduction sur le mar-
ché national de produits de contrefaçon. Ces
demandes ont concerné principalement les secteurs
d’activités touchant directement ou indirectement
la santé du consommateur, dont les pièces de re-
change automobiles, produits électriques, produits
cosmétiques et l’électroménager. En 2013, l’INAPI
a été destinataire de la part des douanes de 53 de-
mandes d’information concernant des marques,
objet de suspicion de contrefaçon et 70 demandes
dans le même objectif de la sûreté nationale. Dans
ce contexte, l’INAPI a organisé, hier, à l’hôtel El
Djazaïr, avec la collaboration de l’Organisation
mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), un
atelier sous-régional sur le respect de la propriété
intellectuelle, regroupant des participants de pays
du Maghreb, notamment l’Algérie, la Mauritanie,
le Maroc, la Libye et la Tunisie. L’évènement de
deux jours a pour objectif de sensibiliser les parties
concernées sur les dangers de la contrefaçon sur la
santé publique et, d’examiner les moyens d’aller
vers une stratégie commune pour lutter efficace-
ment contre toutes formes d’atteinte aux droits de
la propriété intellectuelle notamment au plan judi-
caire, a affirmé M. Rachid Meksel, directeur géné-
ral de la compétitivité industrielle au niveau du
ministère de l’Industrie et des Mines. Pour le cas de
notre pays qui négocie son adhésion à l’OMC ce
qui suppose l’adhésion à l’Accord de l'Organisation
mondiale du commerce sur les aspects des droits de
propriété intellectuelle qui touchent au commerce
(ADPIC), une adaptation des textes au contexte in-
ternational s’avère être une condition préalable. «
Notre pays a été désigné parmi les six qui faisaient
partie d’un grand projet pilote pour définir une stra-
tégie de propriété intellectuelle. On a travaillé sur
l’Algérie avec l’ensemble des institutions concer-
nées ». A travers ce séminaire, ajoutera M. Meksel,
« on s’est rendus compte que ceux qui exploitaient
la contrefaçon et le piratage tiraient avantages des
profits, du fait du manque de coordination entre les
différentes parties concernées », d’où l’impératif
d’aller vers « une coordination interne pour la porter
ensuite au niveau régional ». A ce niveau, il faudra
œuvrer pour le rapprochement des législations, a-t-
il indiqué précisant qu’on « travaille pour le rappro-
chement des législations avec l’UE ». Soulignant
que « la situation sécuritaire dans la région a retardé
quelque peu la formation », il rappellera que « ce
phénomène n’est pas cantonné dans une frontière,
il n’est pas national et peut s’exercer là où il y a des
opportunités ». Pour un pays comme l’Algérie qui
a des frontières avec sept pays, « les choses sont
plus compliquées » admet M. Meksel. S’il est admis
qu’« aujourd’hui, il ya des moyens modernes qui
confèrent aux magistrats et aux douanes la possibi-
lité de détecter la contrefaçon à des niveaux très
fins », il demeure, néanmoins impératif que les
douaniers soient « mieux outillés » pour effectuer
leur mission dans de bonnes conditions notamment
au plan du déploiement, a a-t-il affirmé. M. Xavier
Vermandele, conseiller juridique principal à la di-
vision de la promotion du respect de la propriété in-
tellectuelle à l’ONPI a rappelé que « la protection
des droits de la propriété intellectuelle est un élé-
ment fondamental dans toute stratégie économique
». Aussi, leur rôle dans la croissance dépend d’un
système de protection des DPI qui soit « fiable et
respecté ». Le représentant de l’Organisation mon-
diale de la propriété intellectuelle estime que « la
tâche de l’application des DPI doit être partagée ».
A ce propos, il considère qu’un « niveau élevé d’ex-
pertise des agents et des magistrats est essentiel
pour réduire l’incidence du piratage et de la contre-
façon ». D’autre part, « la promotion d’un environ-
nement de protection des DPI exige qu’on aborde
le problème de la demande sur les produits contre-
faits » d’où la nécessité, dira t-il, d’impliquer les as-
sociations et le citoyen dans l’effort de
sensibilisation sur la question. Le séminaire qui
abordera une vingtaine de thèmes en rapport avec
le sujet central, démontre le besoin « d’un dialogue
international » sur la problématique, conclura M.
Xavier Vermandele. Dans un exposé retraçant les
procédés utilisés dans la contrefaçon et ses diffé-
rentes formes, le directeur général de l'Institut na-
tional algérien de la propriété industrielle (INAPI),
M. Abdelhafid Belmehdi a démontré que les aspects
de ce phénomène sont présents dans notre quoti-
dien. La contrefaçon se pratique à tous les niveaux
allant de la subtilisation de l’idée, la conception
pour s’étendre à la reproduction illégale du produit
lui-même. De grandes marques sont ainsi copiées
pénalisant les créateurs de modèles dans l’ensemble
des secteurs ce qui induit de fuites de capitaux et
des pertes inestimables pour les économies. Le DG
de l’INAPI a plaidé, dans ce sens, pour la mise en
place d’un système d’alerte sur la base d’une action
coordonnée entre les différents acteurs impliqués
dans la démarche de protection des DPI. Aussi, sans
la formation et la sensibilisation, les efforts reste-
ront insuffisants, a affirmé l’intervenant.
D. Akila
ALGÉRIE — GRANDE-BRETAGNE
Mise en place prochaine d'une commission
mixte algéro-britannique
Une commission mixte algéro-britannique de haut niveau sera mise en place prochainement en vue de
développer les relations de coopération entre l'Algérie et la Grande-Bretagne dans différents domaines in-
dustriels, a indiqué, hier, un communiqué du ministère de l'Industrie et des Mines. Cette commission bi-
latérale se tiendra à l'occasion de la tenue à Londres en automne prochain d'une conférence sur
l'investissement, a indiqué M
me
Alderman Fiona Woolf, maire de Londres lors d'une rencontre avec le mi-
nistre de l'Industrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb. "L'objectif est de discuter du partenariat
entre l'Algérie et la Grande-Bretagne et d'asseoir une coopération dans différents domaines industriels au
regard des potentialités qu'offre l'Algérie", a-t-elle précisé. Cette commission mixte sera préparée par le
ministre de l'Industrie et des Mines et le représentant personnel du Premier Ministre pour la promotion du
partenariat avec l'Algérie, Lord Richard Risby, précise le communiqué. Des réunions entre les représentants
du ministère de l'Industrie et les représentants de l'ambassade de Grande-Bretagne en Algérie se tiendront
prochainement pour préparer cet événement, selon la même source. Lors de cette rencontre, M
me
Alderman
Fiona a souligné qu'"il est toujours intéressant de se rendre en Algérie et que les Britanniques ont pour
objectif de saisir toutes les opportunités que présente ce marché émergeant dans plusieurs domaines no-
tamment l'industrie".
De son côté, M. Bouchouareb a exprimé sa disponibilité à soutenir les efforts qui tendent à approfondir
et intensifier les partenariats entre les opérateurs économiques des deux pays. M
me
Alderman Fiona Woolf
est arrivée samedi à Alger pour une visite de trois jours. Elle est accompagnée par Lord Risby, l’envoyé
du Premier Ministre pour le partenariat économique avec l’Algérie et par une délégation d’entreprises bri-
tanniques qui comprend : Mayer Brown, Citibank, Clifford Chance, Reuters et Shell. Durant son séjour
en Algérie, elle a été reçue par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, et par plusieurs ministres.
RENCONTRE B TO B ENTRE OPÉRATEURS
ALGÉRIENS ET ITALIENS
Promouvoir les opportunités de partenariat
L’agence italienne pour le com-
merce extérieur (ICE), en collaboration
avec la chambre de commerce de Pa-
dova en Italie a organisé, hier, à l’hôtel
Hilton une rencontre B to B entre une
dizaine d’ entreprises italiennes opérant
dans divers secteurs d’activités et des
entreprises algériennes. Cette impor-
tante rencontre d’affaires confirme l’at-
trait de notre pays pour les
investisseurs étrangers. D’ailleurs, ce
désir d'élargir ce partenariat a été ex-
primé à maintes reprises par les opé-
rateurs économiques étrangers,
témoigne de leur ferme volonté à pro-
mouvoir et à renforcer la coopération
économique et commerciale avec l’Al-
gérie. Selon les organisateurs de cet
événement, cette rencontre B to B s’inscrit dans la continuité des événement organisés auparavant par ICE et
dont l’objectif est de créer de nouvelle opportunités commerciales intéressantes qui renforceront les rapports
existants entre l’Italie et l’Algérie. Il est à rappeler que dans une déclaration à El Moudjahid en marge d’un sé-
minaire organisé récemment sur « la présentation des machines et équipements de haute facture technologique
aux opérateurs algériens », l’ambassadeur d’Italie à Alger, Michele Giacomelli, a qualifié la coopération entre
les deux pays « d’excellente », ajoutant que « l’Italie considère l’Algérie comme un partenaire très important
et stratégique ». S’agissant des activités des entreprises italiennes présentées à ce rendez vous d’affaires, les or-
ganisateurs ont souligné que ces dernières opèrent notamment dans la climatisation industrielle, équipement de
grandes cuisines et collectivité , machines et équipements pour le packaging et l’emballage, articles techniques
pour le BTPH. En ce qui concerne les échanges commerciaux, durant le 1
er
trimestre 2014, l’Italie reste le troi-
sième fournisseur de l’Algérie avec un total de 1.26 milliard de dollars, derrière la France et la Chine et devant
l’Espagne, selon les dernières données de la douane algérienne. Aussi les exportations italiennes vers l’Algérie
de bien d’équipements industriels ont enregistré de 2.04 milliards de dollars en 2013, soit une augmentation de
près de 27% par rapport à l’année 2012. Makhlouf Ait Ziane
ATTEINTE AUX DROITS DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE
Une stratégie commune pour contrer
les pratiques déloyales
Près de 400.000 articles contrefaits ont été saisis par les services des douanes en 2013. Le chiffre révélé par cette institution fait état de plus sept
millions d'articles contrefaits recensés durant les sept dernières années, soit une moyenne d'un million d'articles par an.
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11 EL MOUDJAHID
Economie
Mercredi 18 Juin 2014
CONTRATS D’ACQUISITION DE 25 NAVIRES DE MARCHANDISES
Des mesures d’accompagnement
seront exigées
Le transfert d’expertise et la formation du personnel naviguant algérien doivent être inclus dans les futurs contrats d’acquisition de 25 navires de
marchandises prévus par les pouvoirs publics, a préconisé un ancien cadre dirigeant et expert en transport maritime et logistique.
L
orsque l’Algérie a commencé à ache-
ter des navires, dans les années pas-
sées, elle faisait appel aux équipages
étrangers, notamment européens pour com-
mander ses navires et assister, pour une
durée, le personnel naviguant algérien, a rap-
pelé Abdenabi Mezara. «Aujourd’hui, il faut
renouveler l’expérience et exiger dans les ca-
hiers de charges d’achat de navires des chan-
tiers navals que les cadres qui les
commandent restent pour un temps pour
transférer leur expérience à l’élite maritime
algérienne qui ne demande qu’une mise à ni-
veau», a-t-il estimé dans un entretien à
l’APS. Il a recommandé aussi d’encourager
l’affrètement coque nue afin de permettre
une absorption du chômage d’équipage.
Dans le cadre de cette opération (l’affrète-
ment coque nue), a-t-il poursuivi, le fréteur
s’engage, contre paiement d’un loyer, à met-
tre à la disposition d’un affréteur un navire
déterminé, sans armement ni équipement ou
avec un équipement et un armement incom-
plet pour un temps défini. Cet expert a
plaidé, entre autres, pour la signature de
conventions entre les compagnies maritimes
algériennes et l’Institut supérieur maritime
de Bou Ismail ainsi que les universités pour
préparer les futurs jeunes managers de la
flotte nationale au lieu de recruter des com-
mandants étrangers pour un salaire mini-
mum d’environ 4.000 euros par mois (plus
de 400.000 DA). M. Mezara a suggéré, par
ailleurs, la signature d’une convention entre
les compagnies maritimes et l’Entreprise na-
tionale de réparation navale (Erenav) pour
assurer la maintenance des navires et de
créer des entreprises de maintenance légère
pour des interventions rapides, ce qui per-
mettra un gain de temps et de coûts et le ren-
forcement de la prévention et de la
maintenance. Les chantiers navals étrangers
importent les pièces, notamment d’Asie ou
du constructeur et chiffrent leurs prestations
à des prix exorbitants. L’Algérie a perdu des
sommes importantes dans ces arrêts tech-
niques, a-t-il fait remarquer. Un observatoire
d’analyses de coûts portuaires est nécessaire
L’Etat doit reprendre son rôle de régulateur
pour protéger l’économie nationale en l’ab-
sence de concurrence sur certaines lignes où
des armateurs imposent des tarifs excessifs,
en créant un observatoire d’analyses de
coûts, équivalent à une bourse de fret et de
coûts portuaires, a-t-il recommandé. Selon
cet expert maritime, il est impératif d’impo-
ser certaines références tarifaires pour ré-
duire les marges bénéficiaires de ces arma-
teurs, ce qui sera profitable pour les
importateurs algériens et l’économie natio-
nale. A titre illustratif, «un conteneur débar-
qué dans les ports méditerranéens est moins
cher qu’un conteneur débarqué en Algérie
pour la même distance du port de charge-
ment (malgré les coûts élevés de la main-
d’œuvre et de l’énergie), dans ces ports, a-t-il
indiqué. Cet ancien cadre dirigeant a évalué
les surcoûts d’un conteneur provenant de dif-
férentes origines entre 200 et 500 euros, soit
un minimum global dépassant le (1) million
de conteneurs. «C’est l’équivalent de 250 à
500 millions d’euros/an de surcoûts, de quoi
renouveler la flotte algérienne en quelques
années et augmenter le nombre des ports
secs et les magasins de stockage sous douane
en partenariat avec les ports», a-t-il ajouté.
M. Mezara a estimé, par ailleurs, que la dé-
cision des pouvoirs publics de construire des
silos de stockage de céréales est une «bonne
initiative» pour assurer la sécurité alimen-
taire du pays et limiter les surcoûts en sure-
staries. A titre d’exemple, dans les années
1980, l’Algérie était dans l’obligation d’im-
porter de grandes quantités de céréales pen-
dant une durée limitée en raison de la forte
demande et de la chute de leurs prix sur le
marché mondial à cette époque. C’est pour-
quoi, elle a fait appel à des partenaires étran-
gers propriétaires de silos dont la capacité de
stockage et la structure d’accueil portuaire
pouvait recevoir des navires «panamax» de
50.000 tonnes pour un transbordement sur
les ports algériens avec des navires de capa-
cités moyennes, ce qui a engendré des sur-
coûts, a-t-il regretté. Cet expert a appelé,
entre autres, à accorder la priorité dans l’ac-
costage des navires au pavillon national en
lui réservant des quais car les ports algériens
sont les ports d’attache des navires algériens.
Ailleurs, le pavillon de l’Union européenne
(UE) est prioritaire et pourtant ce n’est
même pas le pavillon du pays. L’achat de na-
vires frigorifiques (reefers) pour le transport
de produits périssables comme les viandes,
les poissons, les produits laitiers et pharma-
ceutiques est aussi recommandés par cet ex-
pert du fait que le pavillon national ne
dispose pas de ce type de navires. Il a plaidé
aussi pour le renforcement du pavillon na-
tional par des navires «tankers» pour le
transport des huiles alimentaires.
Une vingtaine d’entreprises françaises explo-
rent avec leurs homologues algériens les op-
portunités d’investissement dans les
infrastructures de base, lors des rencontres
algéro-françaises de la géotechnique, du fo-
rage et des fondations ouvertes hier à Alger.
«Ces rencontres seront une opportunité pour
les entreprises françaises de mesurer, sur le
terrain, les multiples opportunités offertes
par le développement des investissements
dans la réalisation d’infrastructures de base»
en Algérie, a indiqué Jean-Marie Pinel, pré-
sident de la Chambre de commerce et d’in-
dustrie algéro-française (CCIAF). Plus de
160 entreprises algériennes sont également
présentes à ces rencontres d’affaires pour
participer à des rencontres bilatérales (B to
B) avec les entreprises françaises. «Depuis
quelques années l’Algérie s’est lancée dans
de vastes programmes d’investissement no-
tamment dans la réalisation d’infrastructures
de bases», a ajouté M. Pinel qui relève que
près de 150 milliards de dollars sont injectes
dans la réalisation des routes, autoroutes,
barrages, hôpitaux, écoles et des centaines de
milliers d’habitations. Les projets de réalisa-
tion de 1.200 km d’autoroutes, de 6.500 km
de voies ferrées, plus de 150 ouvrages d’art
ainsi que 15 projets de tramway et de cen-
taines de milliers de logements sont une
réelle opportunité pour donner un nouvel
élan au partenariat entre l’Algérie et la
France dans la géotechnique, le forage et les
fondations, souligne-t-on lors de ces rencon-
tres économiques. «Ce fort accroissement
des projets dans le domaine des infrastruc-
tures autoroutières, ferroviaires et autres ou-
vrages oblige l’Algérie à acquérir une
maîtrise de la géotechnique et de l’étude des
sols», selon le CCIAF
Avis d'attribution provisoire
L'EPE/MOBSCO/SPA Rouiba porte à la connaissance des soumissionnaires
ayant participé à l'avis d'appel d'offres national et international restreint
n°01/MOBSCO/2014 paru sur El Moudjahid et Echaâb le 22/01/2014, portant
sur «étude et réalisation de la transformation d'une cabine de peinture liquide
et ses annexes cabine d'application poudre Epoxy», que l'attribution provisoire
du marché est la suivante :
Tout soumissionnaire, qui conteste ce choix, peut introduire un recours auprès
de la commission des marchés EPE/SPA/MOBSCO dans un délai de 10 jours.
El Moudjahid/Pub
ANEP 202357 du 18/06/2014
Entreprise de Mobilier Scolaire et Collectif d’Algérie
EPE-SPA-MOBSCO
Au capital de 75.000.000 DA
Zone Industrielle Route Nle N° 05 BP 21 Rouiba W. Alger
Tél.: 021/81.10.09- 81.11.10 - Fax : 021/81.35.28
NIF : 0998 160 003 659 33
N° avis d'appel d'offres
N° 01/MOBSCO/2014
Soumissionnaire
retenu
GÜVENÇELlK
Note totale
100 pts
98.50
Montant
87.000 € CFR
Port d'Alger
Publicité
Une virée effectuée sur les marchés de la
capitale, notamment ceux de la rue Ferhat
Boussaâd (ex-Meissonnier), Clauzel et Ali
Mellah, nous a permis d’avoir une idée sur ce
phénomène récurrent auquel on assiste à la
veille de chaque mois de Ramadhan, celui de
l’envolée des prix
En effet, aucun produit n’a été épargné par
cette augmentation qui ne trouve apparem-
ment aucune explication logique. «Les prix
changent d’une journée à l’autre», observe
une dame rencontrée sur les lieux. «Il y a une
semaine, le prix de la pomme de terre ne dé-
passait pas les 35 DA le kilo, alors qu’au-
jourd’hui elle est proposée à 60 DA, c’est
pratiquement le double» a-t-elle expliqué. Ef-
fectivement, la mercuriale a connu, en un laps
de temps très court, une hausse substantielle
de 10 à 20 DA, voire 30 sur un même produit
maraîcher.
Des commerçants interpellés à ce sujet,
ont tenté d’expliquer la hausse des prix des
fruits et légumes par la forte demande des
ménages en produits alimentaires notamment
durant cette période de l’année, où apparem-
ment on procède à un certain stockage de
denrées en tous genres.
Ainsi, en quelques jours, la laitue a vu son
prix passer de 50 à 100 DA. C’est également,
le cas pour les carottes, la courgette et les na-
vets qui grimpent de 60 à 80 DA le kilo cha-
cun. Le poivron, quant à lui, oscille entre 120
et 140 DA le kilo, et le piment à 120 DA le
kilo. L’ail de cette saison quant à lui, a doublé
en une semaine, passant de 35 DA à 100 DA
le kilo.
La tomate a aussi connu une augmentation
pour atteindre les 100 DA, tout comme les au-
bergines. Les haricots verts sont cotés à 120
DA, alors que l’oignon qui est un ingrédient
essentiel dans la préparation de tous les plats,
est cédé, aujourd’hui, entre 40 et 60 DA le kg,
alors qu’il était à 25 DA, il y a quelques jours
de cela.
Pour ce qui est du prix des fruits, ces der-
niers restent loin d’être à la portée de toutes
les bourses. Un kilogramme de melon est
cédé à 100 DA le kilo, la banane écoulée à
140 DA, les figues à 200 DA le kilo et la
pomme cédée à 150 pour la locale et 250 DA
pour celle importée de l’étranger. La necta-
rine, les pèches et les abricots sont proposés
entre 120 et 160 DA le kilogramme. Les pas-
tèques reviennent à 40 DA le kilo. Les cerises
400 DA. Toutefois, les citoyens ont exprimé
leur satisfaction de ce côté-là, certains que
nous avons rencontrés, estimant que de mé-
moire de consommateurs, il n’avaient vu au-
tant de fruits produits en Algérie, d’aussi
bonne qualité, en aussi importantes quantités
et à des prix aussi «abordables».
Côté viandes, la cherté n’est pas encore
au rendez-vous. Le prix de l’agneau oscille
entre 1.200 et 1.400 DA le kg, le veau entre
950 et 1300 DA le kg. Concernant la viande
blanche, le poulet, notamment son prix tourne
autour des 290 DA le kg.
Kamélia Hadjib
INVESTISSEMENT DANS LES INFRASTRUCTURES DE BASE
Des entreprises françaises prospectent
les opportunités d’affaires en Algérie
MERCURIALE
Hausse inexpliquée
13
Mercredi 18 Juin 2014
EL MOUDJAHID
Monde
SAHARA OCCIDENTAL
Le représentant du Front Polisario à l’Onu
dénonce l’obstruction au référendum
Le représentant du Front Polisario à l’Onu, Ahmed Boukhari, a dénoncé à New York, l’obstruction à la tenue d’un référendum d’auto-
détermination au Sahara occidental, occupé par le Maroc, appelant le Conseil de sécurité à assumer toute sa responsabilité pour ré-
gler la question sahraouie.
M.
Boukhari s’exprimait,
lundi, à la réunion du
comité spécial de
l’ONU chargé de la décolonisation,
ou comité des 24, qui a été consa-
crée au dossier du Sahara occiden-
tal. Dans son intervention, le
représentant sahraoui a rappelé que
le Sahara occidental est la dernière
colonie africaine qui attend tou-
jours sa décolonisation totale.
« C’est un affront pour l’Afrique »,
s’est-il indigné, en précisant que le
Sahara occidental est un « dossier
colonial » qui se trouve sur un sol
(l’Afrique) dont la lutte pour la li-
berté a inspiré, dans une large me-
sure, la résolution 1514 de
l’Assemblée générale portant créa-
tion du comité de décolonisation.
Dans ce sens, il a cité l’ancien pré-
sident sud-africain, Thabo Mbeki,
qui a qualifié la situation au Sahara
occidental de « source de honte
pour nous les Africains ».
Le Maroc a choisi de remplacer
le colonisateur européen
M. Boukhari a pointé du doigt
«l’immense responsabilité de
l’ONU et donc du comité, brutale-
ment paralysés par le coup de force
perpétré en octobre 1975, à savoir
l’invasion puis l’occupation mili-
taire du Maroc, comme le recon-
naissent les résolutions pertinentes
de l’Assemblée générale de
l’ONU». Le Maroc «a choisi de
remplacer le colonisateur européen
face à un peuple qui résiste et lutte
pour son droit d’exister», a-t-il af-
firmé. A ce propos, il a observé que
«si l’ONU a fini par convaincre le
Maroc d’organiser un référendum,
qui était prévu pour 1992, et d’ac-
cepter avec le Front Polisario les
différentes options d’autodétermi-
nation, les autorités marocaines
n’ont pas hésité, finalement, à pro-
clamer unilatéralement le Sahara
occidental comme partie intégrante
de leur territoire». M. Boukhari a,
ainsi, dénoncé l’obstruction à la
tenue du référendum d’autodéter-
mination, arguant que le statu quo
est «l’option préférée du Maroc qui
peut ainsi s’adonner à la répression
brutale de la population sahraouie
et à l’exploitation des ressources
naturelles, en particulier la pêche et
le phosphate ». Dans ce sillage, il
a dénoncé le lancement par le
Maroc d’opérations pour les explo-
rations pétrolières sur les côtes sah-
raouies, ce qui complique les
efforts de décolonisation de
l’ONU. Tout cela a été rendu pos-
sible, a-t-il déploré, par « une sorte
d’abdication des organes de l’ONU
impliqués dans le processus de dé-
colonisation ». Pourtant, le Front
Polisario «n’a cessé de coopérer
pour en finir avec une situation qui
entache la crédibilité de l’ONU»,
a-t-il affirmé, appelant le Conseil
de sécurité à assumer «toute sa res-
ponsabilité».
Le Maroc sape les efforts de
Christopher Ross
M. Boukhari a également dé-
noncé l’attitude du Maroc « qui
continue à saper les efforts » de
l’Envoyé personnel du secrétaire
général de l’ONU pour le Sahara
occidental, Christopher Ross, qui
n’a pas pu entamer les visites dans
la région, alors qu’elles étaient pré-
vues pour les mois de mai et juin
en cours. Il a également appelé
l’Union africaine à renouveler sa
volonté d’œuvrer de concert avec
l’ONU pour mettre fin au « dernier
conflit colonial » sur la terre
d’Afrique. Le représentant sah-
raoui a, en outre, exhorté le comité
onusien de décolonisation de sortir
de sa «longue hibernation» à tra-
vers des visites sur le terrain pour
être «plus proche de la réalité».
Selon lui, « ne rien faire, c’est aller
dans le sens des voix et des intérêts
de ceux qui veulent liquider ce co-
mité spécial » en invitant ce dernier
à dépêcher une mission sur place.
«La paix et la stabilité dans la ré-
gion, ainsi que la crédibilité du co-
mité l’exigent », a-t-il soutenu.
Lors de cette réunion de travail
du comité de décolonisation, le re-
présentant de l’Equateur a regretté,
pour sa part, qu’en plein XXI
e
siè-
cle, le monde doit encore «traiter
d’un anachronisme qu’est le colo-
nialisme».
Il a appuyé «sans réserve» les
efforts de M. Christopher Ross et
le rétablissement du droit inaliéna-
ble du peuple sahraoui à l’autodé-
termination, ainsi que le travail de
la Mission des Nations unies pour
l’organisation d’un référendum au
Sahara occidental (Minurso) tout
en appelant à la mise en place d’un
mécanisme de surveillance de la si-
tuation des droits de l’homme au
Sahara occidental. En avril dernier,
le Conseil de sécurité a adopté une
résolution sur le Sahara occidental
dans laquelle il a appelé à une so-
lution qui «permette l’autodétermi-
nation du peuple du Sahara
occidental» et s’est clairement pro-
noncé contre la situation de statu
quo tout en relevant l’importance
d’améliorer la situation des droits
de l’homme au Sahara occidental.
Préalablement à l’élaboration et à
l’adoption de cette résolution, cet
organe de décision de l’ONU a pris
connaissance du dernier rapport
annuel du secrétaire général de
l’ONU sur la question sahraouie
dans lequel M. Ban Ki-moon a rap-
pelé au Conseil que le dossier du
Sahara occidental est un problème
de décolonisation. Le chef de
l’ONU a invité les deux parties au
conflit (Maroc et Front Polisario) à
reconnaître la nécessité urgente de
progresser et à dialoguer sérieuse-
ment sur deux questions clefs : le
contenu d’une solution politique et
la forme de l’autodétermination,
mais s’il n’y aura aucun progrès
avant avril 2015, a-t-il avisé, le
moment sera alors venu pour le
Conseil de sécurité de revoir tota-
lement le cadre qu’il a fixé en avril
2007 pour le processus de négocia-
tion.
Le représentant du Front Polisario auprès des Na-
tions unies, Ahmed Boukhari, a demandé à la com-
mission de décolonisation l’envoi d’une commission
d’enquête au Sahara occidental. M. Boukhari a réi-
téré, dans son intervention, lors de la réunion de juin
de la commission de décolonisation, la demande du
Front Polisario relative à l’envoi d’une commission
d’enquête au Sahara occidental, a indiqué l’Agence
de presse sahraouie (SPS).
Le représentant du Polisario a précisé que « le
meilleur moyen de concrétiser cette démarche est
d’aller directement sur le terrain », assurant que l’As-
semblée générale et la commission de décolonisation
sont comptables de son aboutissement. M. Boukhari
a estimé, par ailleurs, que le rapport de la commis-
sion d’enquête publié le 14 octobre 1975 était « le
premier rapport détaillé reçu par l’Assemblée géné-
rale depuis que la cause sahraouie a été intégrée dans
l’agenda de décolonisation en 1963 », ajoutant que
les recommandations contenues dans ce document
« ont été consolidées par l’avis consultatif de la Cour
internationale de justice le 16 octobre 1975 ».
Le Front Polisario demande l’envoi
d’une commission d’enquête onusienne
IRAK
La ville stratégique de Tal
Afar aux mains des insurgés
Les insurgés se sont emparés de la plus grande partie de
Tal Afar, une ville stratégique du nord de l’Irak, a indiqué
hier un responsable du gouvernement, faisant état de plu-
sieurs dizaines de morts dans les combats. Les forces pro-
gouvernementales détiennent toujours des secteurs de cette
enclave de la province de Ninive, a ajouté Noureddine Qa-
balane, numéro deux du Conseil de la province. Cette ville
clé est située à 380 km au nord-ouest de Baghdad sur la route
vers la frontière syrienne.
M. Qabalane a affirmé que les insurgés contrôlaient la
majeure partie de Tal Afar et la région environnante. Il a fait
état de poches de résistance précisant que des soldats, poli-
ciers et habitants armés, tenaient certaines parties de l’aéro-
port. Cinquante civils ont été tués dans les combats ainsi que
plusieurs dizaines d’insurgés et membres des forces se sécu-
rité, a-t-il ajouté. Mohamed al-Bayati, chef du comité de la
sécurité au Conseil provincial de Ninive et originaire de Tal
Afar, a indiqué que 500 à 700 insurgés ont pris part à l’as-
saut. Depuis le début le 9 juin de leur offensive, des insurgés
de l’EIIL ont pris le contrôle de la deuxième ville d’Irak,
Mossoul, d’une grande partie de sa province Ninive (nord),
de Tikrit et d’autres secteurs des provinces de Salaheddine,
Diyala (est) et Kirkouk (nord). Plus près de Baghdad, les
forces de sécurité ont chassé hier des insurgés de Baâqouba.
EGYPTE
Le nouveau gouvernement
prête serment
Le gouvernement du nouveau président égyptien Abdel
Fattah al-Sissi, qui a remporté largement la présidentielle des
26-28 mai, a prêté serment hier au Caire, ont rapporté les
médias locaux.
Les 34 ministres, ainsi que le Premier ministre sortant et
reconduit Ibrahim Mahlab, ont prêté serment hier devant le
chef de l’Etat, lors d’une cérémonie retransmise en direct sur
les chaînes de télévision. Treize ministres sont nouveaux par
rapport au gouvernement provisoire précédent, installé par
M. al-Sissi au lendemain de la destitution et l’arrestation de
l’ancien président Mohamed Morsi le 3 juillet 2013. L’an-
cien ministre des Affaires étrangères Nabil Fahmi, a été rem-
placé par un ancien ambassadeur à Washington, Sameh
Choukri. Le ministre de l’Intérieur, Mohamed Ibrahim,
conserve son portefeuille, tout comme le précédent ministre
de la Défense et chef de l’armée, le général Sedki Sobhi.
NOUVEL ATTENTAT DES SHEBAB
AU KENYA
Au moins 10 morts
Au moins dix personnes ont été tuées dans un nouvel at-
tentat perpétré par un commando armé, dans la nuit de lundi
à hier, près de la côte kényane, a annoncé, hier, la police. La
police locale a indiqué que des hommes armés, apparemment
du même commando que celui qui a tué dimanche soir au
moins 49 personnes dans la localité de Mpeketoni, près de
l’archipel touristique de Lamu (est), ont tué dans la nuit de
lundi à hier au moins dix personnes dans le village voisin de
Poromoko.
En bref…
Mercredi 18 Juin 2014
CHRONIQUE
BRÉSILIENNE
Voir Rio et...
mourir
l
Il est certain que les
supporters qui ont fait le
déplacement au Brésil n'ont
pas manqué de faire une virée à
Rio de Janeiro. C'était presque
pour eux, une question de vie ou
de mort. Ils étaient plus d'une
centaine à avoir tenté l'aventure
tant elle est enivrante, exaltante
même. La gent féminine était aussi
de la fête. Des cadres de
Sonatrach, des employés, cadres
de Sonelgaz et de simples
supporters ont tenu à braver tous
les dangers pour s'y rendre. Pour
eux, c'est une question
primordiale. Ils craignaient avant
leur départ que le climat peu sûr
qui régnait sur place allait leur
être très nuisible, pour ne pas dire
dangereux. On peut dire qu'ils s’y
sont rendus avec la "peur au
ventre" de crainte de se faire
"déplumer" par des hordes
sauvages qui ne respectent rien.
Tout ce qui a été dit sur
l'atmosphère régnante à Rio a été
remis en cause d'un revers de la
main par nos supporters qui
revenaient de Rio de Janeiro. Ils
nous ont presque suppléé pour
relater la vérité de la situation qui
y règne fidèlement. «On a été
surpris par la gentillesse des
Brésiliens, mais aussi de gens de
toutes les nationalités. Ils nous ont
presque choyés dès qu'on avait
déployé le drapeau algérien. Ils
nous demandaient avec insistance
de l’échanger contre le leur. Les
Argentins sont ceux qui adorent le
plus les Algériens. Ils ont même
scandé avec eux "N'challah Ya
Rabi, l'Algérie qualifiée". Ils les
ont tout de suite adoptés», a
affirmé Boudjemaâ.
Amar enchaîne : «Il faut dire à
nos parents, à nos familles, que
tout ce qui a été dit sur les favellas
est dénué de tout fondement. J'ai
circulé à Rio dans les quartiers les
plus chauds, comme les traitent
beaucoup. Personne n'a essayé
d'intenter à nos vies ou nos biens.
En tant que Skikdi, je peux te dire
que les gens nous aiment ici au
Brésil. Et ceux qui disent le
contraire sont des menteurs. J'ai
discuté avec des Libanais (les plus
nombreux, ndlr), des Irakiens,
Syriens, Argentins, Russes et
d'autres nationalités, ils nous ont
assurés que ce ne sont que des
rumeurs. On s'est baigné à
Copacabana sans qu'ils nous
arrive quoi que ce soit.»
Il est certain que le Brésil, malgré
tout, est en train de réussir son
Mondial. On a parlé à satiété des
retards dans les travaux de
construction des stades.
Finalement, on a vu de beaux
stades. L'intox a de beaux jours
devant elle.
Hamid Gharbi
Sports
Supplément
25
e
minute de jeu. Stade Mineirao
de Belo Horezente au Brésil. Fe-
ghouli, l’attaquant vedette de la sé-
lection nationale et du FC Valence
(Espagne), avait rendez-vous avec
l’histoire. Le meilleur élement du
onze algérien se présente face au
portier des Diables Rouges, Thi-
bault Courtois, pour exécuter le pe-
nalty accordé par l’arbitre mexicain
de la rencontre. Avec un sang- froid
et une maîtrise remarquable, il
trompe la vigilance du keeper de
l’Athletico Madrid, et ouvre ainsi
la marque pour les Verts. Il met
ainsi un terme à 28 ans de disette
en coupe du monde. En effet, l’Al-
gérie n’avait plus inscrit le moindre
but dans une phase de coupe du
monde depuis l’édition du
Mexique en 1986. Le dernier bu-
teur au Mondial fut Djamel Zidane.
C’était face à l’Irlande du Nord. Il
avait permis a l’EN de revenir au score (1-1) sur un coup franc direct qui avait
laissé Pat Jennings de marbre. Cependant, le but de Feghouli n’a pas permis a la
sélection nationale de s’imposer puisque les Belges se sont imposés par 2 à 1.
La dernière victoire de l’équipe nationale, qui a prend part à son quatrième Mon-
dial, remonte à l’édition de 1982 en Espagne, où l’Algérie avait battu le Chili
par le score de 3 buts à 2.
Rédha Maouche
T
out de blanc vêtus, les Algé-
riens entamèrent bien le
match en obtenant un coup
franc qui ne donnera rien,
mais c’était bon pour le moral. Dans
le premier quart d’heure, nos capés
arrivent à bien museler les Belges,
mais sur le plan offensif, la machine
ne s’est pas encore mise en branle.
L’escarmouche de Mahrez (17’) a
failli porter. Toutefois, les Belges par
Witsel, des 25 m, obligeront M’bolhi
à repousser un essai assez dange-
reux. Le match est prudent, mais la
décision pourrait se faire d’un côté
comme de l’autre. En effet, sur un
contre rapide, Mahrez centre aussi-
tôt, Feghouli est fauché, l’arbitre
mexicain  Rodriguez n’hésite pas à
donner le penalty. Feghouli le trans-
forma d’une manière imparable.
C’est le délire dans les tribunes (25’).
La deuxième tentative a été la bonne.
Le public algérien exulte. Les Belges
réagissent par à-coups, et Witsel, en-
core lui, donnera à M’bolhi l’occa-
sion de montrer son immense talent
en sortant une balle «chaude», en
corner. Les Verts ne se jettent pas
«tête baissée» dans l’arène, ils atten-
dent plutôt le moment propice. En
fin de première période, la pression
belge se précise, mais les nôtres veil-
lent au grain. C’est sur ce score de 1à
0 que les deux équipes rejoignent les
vestiaires. En seconde mi-temps, les
Belges tenteront de revenir plus en
force, mais ils tomberont sur une
équipe algérienne volontaire à sou-
hait, qui obtient même un corner qui
a failli apporter le deuxième but
(56’). La  pression du jeu deviendra
plus nette, et sur un corner, les
Belges ont failli encaisser le 2
e
but. Il
s’en sortent bien, néanmoins ils
continueront à mener des actions
assez dangereuses, mais M’bolhi est
à créditer d’une très belle prestation.
Mais sur un centre bien ponctué par
Fellaïni, les Belges égalisent. Un
heading imparable. Sur un «contre»
rapide, Martens qui s’est retrouvé
seul ne laissera aucune chance à
M’bolhi (80’). La défense a subi le
match en seconde mi-temps. Trois
minutes de temps additionnel ne
donneront rien. Défaite amère, mais
l’espoir demeure permis face à la
Corée du Sud et à la Russie.
Hamid Gharbi
De nos envoyés spéciaux à Belo Horizonte : Salima Ettouahria, Mohamed-Amine Azzouz, Hamid Gharbi et Ahmed Hammadi
Feghouli met fin
à 28 ans de disette
CONFÉRENCE DE PRESSE D’HALILHODZIC :
« Il y avait faute sur Feghouli
sur le deuxième but »
L’entraîneur national a orga-
nisé, hier à Belo Horizonte, sa
conférence de presse d’après-
match. Tout d’abord, il a exprimé
la déception de toute l’équipe et
du public. Il a estimé que le 2
e
but
de Martens était entaché d’une
faute sur Feghouli. «On est passé
à côté d’un exploit. En deuxième
mi-temps, on n’a pas fait ce qu’il
fallait faire. Les Belges ont été
mieux que nous physiquement,
plus frais. On avait tout donné. Ils possèdent des individualités qui
peuvent faire la différence. En subissant en deuxième mi-temps, on
l’avait payé cash. Il y a eu, c’est vrai, baisse de régime en seconde
mi-temps. Il y a des joueurs qui ont eu des crampes. Ce qui montre
la différence entre les deux équipes», dit-il. À la question relative à
Mostefa qui restait le maillon faible de la défense algérienne, Halil-
hodzic a aussitôt défendu son poulain : «Il est tombé sur l’un des
meilleurs joueurs du monde. Il n’est pas à blâmer. Il a fait ce qu’il a
pu.» En dépit de la défaite, Halilhodzic a félicité son équipe : «J’ai
personnellement félicité mon équipe. Je les ai encouragés. Car ils
sont passés à côté d’un véritable exploit. Car on n’a pas un Hazard
dans l’équipe. Toutefois, l’espoir reste permis. Il nous reste encore
deux matchs. On fera tout pour bien les négocier.»
Cependant, il n’a pas voulu dire s’il va apporter des changements
ou pas devant la Corée du Sud, dimanche prochain.
Hamid Gharbi
Pour le premier match de l’équipe nationale,
les Algérois ont suivi la rencontre, avec beaucoup
d’attention, dans une ambiance digne de ce grand
événement planétaire. «Nous sommes un peuple
joyeux, et nous nous réjouissons d’être présent à
la Coupe du monde qui reste le plus grand événe-
ment sportif. Nous sommes sortis dans les rues
pour dire que nous avons foi en cette équipe», a
affirmé une dame au volant de sa voiture, accom-
pagnée de ses trois filles. Dans le cadre du pro-
gramme «Les festivités d’Alger la capitale», le
P/APC d’Alger-Centre, Abdelhakim Bettache,
était sur les lieux pour superviser le bon déroule-
ment de la projection du match, soulignant que
cette initiative, placée sous l’égide du wali d’Al-
ger, vise à faire vivre aux Algériens, l’ambiance
du pays de la samba en projetant tous les matchs
de la Coupe du monde.
Chanceux étaient ceux qui
ont pu trouver une place sur
les escaliers du jardin Khe-
misti, en face de la Grande-
Poste. Une centaine de
personnes se sont donné
rendez-vous une heure avant
le coup d’envoi pour suivre
le match ensemble dans une
ambiance des plus folles. Le
premier but de Sofiane Fe-
ghouli a provoqué un ton-
nerre d’ovations entre
fumigènes et klaxons des
automobilistes qui suivaient le match à la radio.
Après cette défaite sur le score de deux buts à
un, les supporteurs des Fennecs, déçus, continue-
ront d’encourager les Verts jusqu’au bout.
Kader Bentounès
Le match sur grand écran à la Grande-Poste
BELGIQUE 2 - ALGÉRIE 1
L’exploit n’a pas eu lieu
Ph. Billal
Sports
17
Mercredi 18 Juin 2014
16EL MOUDJAHID EL MOUDJAHID
O
utre Portugal-Allemagne, illuminé
par Thomas Müller, auteur du pre-
mier "hat trick" du Mondial, les
États-Unis ont gagné le droit de se mêler à
la course aux huitièmes de finale en battant
le Ghana (2-1). Cette cinquième "journée"
a également été marquée par le premier
match (vraiment) nul du Mondial, Iran-Ni-
geria (0-0). "Je veux faire une très grande
Coupe du monde", avait lancé la veille Cris-
tiano Ronaldo, pas spécialement réputé pour
son humilité. L'opération est bien mal enga-
gée, tant le meilleur joueur du monde et ses
partenaires ont été emportés par l'Alle-
magne, qui a rapidement ouvert le score sur
un penalty de Thomas Müller, auteur au
total de trois buts et seul en tête du classe-
ment des buteurs. Les Portugais se sont ra-
pidement trouvés menés (2-0) sur un but de
Hummels puis réduits à dix, à la suite d'un
geste déplacé de Pepe ; un simili coup de
tête sur Thomas Müller. Les Allemands ont
inscrit un troisième but juste avant la mi-
temps. Au bout de 45 minutes, ils avaient
assuré l'essentiel: la victoire et la quasi cer-
titude de terminer en tête du groupe G, avec
en perspective un huitième de finale face au
deuxième du groupe H (vraisemblablement
l'Algérie ou la Russie). Et Cristiano Ro-
naldo, l'inspirateur du Portugal ? Il fut ab-
sent des débats, loin de son niveau et
victime de la faillite de son équipe. Embar-
rassé depuis quelques semaines par une
gêne persistante à une jambe (genou et
cuisse), née d'une saison particulièrement
éprouvante avec le Real Madrid, vainqueur
de la Ligue des champions, il a souvent
couru dans le vide. Et ses tentatives sur coup
franc, l'une de ses spécialités ? Deux se sont
perdues, pour l'une dans les airs et pour l'au-
tre dans... la pelouse, sous les sifflets mo-
queurs de Salvador de Bahia. Il a cadré son
troisième tir, en toute fin de match, histoire
de rappeler qu'il savait encore faire des
choses avec un ballon. Mais Neuer était là.
Sous les yeux de Merkel et Biden
Les Allemands ont eux démontré, sous les
yeux de la chancelière Angela Merkel, qu'ils
sont des candidats crédibles à un quatrième
titre mondial, après ceux de 1954, 1974 et
1990. Les Philipp Lahm, Manuel Neuer,
mais aussi Bastian Schweinsteiger ou Mi-
roslav Klose (tous deux remplaçants face au
Portugal) ont participé à pratiquement
toutes les aventures sous les ordres du sé-
lectionneur Joachim Löw, en poste depuis
l'après-Mondial-2006. En huit ans, la Mann-
schaft a accumulé les belles productions,
mais échoue lors des matches décisifs. Et
l'Allemagne, orpheline d'un titre internatio-
nal depuis l'Euro-96, se lasse. Aussi, l'aven-
ture brésilienne constitue peut-être l'une des
dernières occasions de cette belle génération
de décrocher un trophée. Outre Angela Mer-
kel, venue soutenir l'équipe, une autre figure
de la politique internationale était dans les
tribunes du Mondial: le vice-président amé-
ricain Joe Biden a assisté au succès des
Etats-Unis sur le Ghana (2-1). Ce succès
colle aux Américains l'étiquette de "troi-
sième équipe" capable de se mêler au duo
Portugal-Allemagne dans la course aux hui-
tièmes de finale. Jamais vraiment pris au sé-
rieux en raison de leur manque de tradition
en "soccer", les Etats-Unis ont pourtant
connu au moins les huitièmes de finale lors
de trois des cinq dernières Coupes du
monde.
Dempsey, buteur précoce
Dirigés par l'Allemand Jurgen Klinsmann,
les Américains ont ouvert la marque par
Dempsey, auteur après 30 secondes du but
le plus rapide depuis le début du Mondial.
Ils ont longtemps conservé leur avantage,
jusqu'à l'égalisation d'Andre Ayew (82’).
Mais Brooks a offert la victoire aux Eagles
d'une belle tête (86’). Cette défaite constitue
une contre-performance pour le Ghana qui,
s'il n'a disputé que deux éditions, a franchi
à chaque fois le premier tour, pour atteindre
les huitièmes de finale en 2006, puis les
quarts en 2010 après avoir éliminé... les
États-Unis (2-1 a.p.). Cette fois, les hui-
tièmes se sont peut-être envolés dès le pre-
mier match ! Une autre équipe africaine a
déçu. Champion du continent, le Nigeria,
candidat sérieux à la deuxième place du
groupe F derrière l'Argentine, a produit un
match d'une grande pauvreté face à l'Iran (0-
0), de loin le moins spectaculaire depuis le
début du Mondial. Le sélectionneur des Ira-
niens, le Portugais Carlos Queiroz, avait lui
fixé un objectif simple à son équipe: repartir
du Brésil "avec fierté". Avec ce match nul,
l'Iran a déjà rempli une partie de la mission.
ARGENTINE
Pour Messi
Allemagne et Pays-Bas
ont été les meilleurs
L'Allemagne et les Pays-Bas ont été les deux
équipes les plus convaincantes depuis le
début du Mondial, mais les autres n'ont pas
encore toutes montré le meilleur d'elles-
mêmes, a affirmé, lundi, l'Argentin Lionel
Messi. "Lors des premiers matches, ce qu'on
a vu de mieux a été la Hollande et l'Alle-
magne. Mais il y a des sélections qui n'ont
pas encore montré tout ce qu'elles peuvent
donner. Elles vont s'améliorer au fur et à me-
sure", a déclaré Messi, lors d'une conférence
à Cidade do Galo, le camp de base de l'Ar-
gentine, près de Belo Horizonte. Les Pays-
Bas ont créé la plus grosse sensation depuis
le début de la Coupe du monde en écrasant
l'Espagne, championne en titre, 5 à 1. L'Al-
lemagne a surclassé le Portugal 4 à 0. "Ce
n'est pas facile de jouer le premier match, qui
a beaucoup de signification. Ces deux
matches (contre l'Iran et le Nigeria dans le
groupe G, ndlr) vont nous servir à nous ap-
procher de ce que nous voulons, pour nous
qualifier et arriver bien en huitièmes de fi-
nale", a ajouté la "pulga" (la puce).
J5 DE LA COMPÉTITION
Cristiano Ronaldo
sombre avec le Portugal
M
ême Diego Maradona
se pose la question : "Et
maintenant, comment
va faire l'Espagne pour se re-
mettre de ce coup de massue ?
Parce que l'Espagne n'est pas
habituée à ce qu'on lui mette
cinq buts", a déclaré la légende
du football argentin sur la
chaîne Telesur, diffusée depuis
le Venezuela.
Pendant le match, vendredi,
certains s'accrochaient encore
au rêve d'un Mondial victorieux
dans un bar du centre de Madrid
bardé d'écrans de télévision. "En
2010, on a aussi perdu le pre-
mier match", avançait une sup-
portrice, d'une petite voix.
"Mais là, ce n'est pas juste une
défaite, ils nous écrasent", lui
rétorquait, sans appel, un autre.
Après le triplé historique —
Euro-2008, Mondial-2010 et
Euro-2012 —
, l'enthousiasme des Espagnols
a été douché. "J'ai l'impression
que la fin d'une époque est arri-
vée.
Ce cycle de victoires est
fini", juge Javier Gomez, pré-
sentateur du journal télévisé
sportif de la chaîne privée La
Sexta.
Pour lui, La Roja ne passera
"même pas en huitièmes de fi-
nale". "C'est la fin d'un modèle
de football" fondé sur la répéti-
tion des passes courtes, le fa-
meux "tiki-taka" propre au jeu
de La Roja et du FC Barcelone,
qui s'incline face "à un jeu plus
physique, plus rapide", expli-
quait le journaliste à l'AFP.
"Contre le Chili, ils pourraient
s'imposer, car les joueurs sont
piqués au vif, mais cela va être
compliqué puisque le Chili est
une équipe très disciplinée, très
acharnée, très physique dans la
pression", analysait-il. Et même
une victoire contre le Chili
risque d'être insuffisante dans un
groupe B dominé par l'ava-
lanche de buts des Pays-bas.
"Morts, mais pas éliminés"
"Le Chili va chercher à obte-
nir le nul. Je ne crois pas que
l'Espagne puisse marquer plus
de deux buts", s'inquiétait Yoel
Plaza, un étudiant madrilène de
21 ans en sortant de la boutique
officielle du Real Madrid, dans
le centre de la capitale.
Pour lui, la liste de joueurs
n'a pas été élaborée en pensant
"à l'avenir". "Cette équipe vit
beaucoup du passé, de ce qu'elle
a fait en Coupe d'Europe et au
Mondial.
Il y a des joueurs qui n'ont
pas été sélectionnés et qui pour-
tant auraient pu être bien meil-
leurs que certains qui l'ont été",
accusait-il. Plus indulgents, les
internautes semblaient eux vou-
loir donner une deuxième
chance à son gardien et capi-
taine emblématique, Iker Casil-
las.
Selon le quotidien sportif
AS, "plus de 30.000 inter-
nautes" voudraient qu'il soit à
nouveau titulaire, contre 18.200
pour David De Gea. "Casillas a
encore l'estime du public, mais
les commentateurs et les profes-
sionnels, eux, le remettent en
question", soulignait lundi l'au-
teur de l'article, Juan Jimenez.
Visage de la défaite, Iker Ca-
sillas sera sur le terrain demain,
"cela ne fait aucun doute", selon
Javier Gomez. "Si (le sélection-
neur) Vicente del Bosque se ca-
ractérise par quelque chose, c'est
sa fidélité.
Or, s'il le sort, il le tue." Ra-
fael Benitez, entraîneur de Na-
ples, appelait lui à ne pas
enterrer La Roja trop vite.
"Sa philosophie lui a donné
de nombreux triomphes par le
passé, ce serait bon de ne pas
l'oublier, et ils ne doivent pas la
changer à cause d'une seule dé-
faite", écrivait-il sur son blog,
ajoutant que "l'Espagne doit
penser à la victoire et à mettre
de nombreux buts" face au
Chili.
Le journaliste et écrivain
Enric Gonzalez ironisait lui
dans El Mundo, rappelant, à
propos des joueurs espagnols,
qu'"il existe des cadavres qui
mordent". "Eux le savent, et
leurs prochains rivaux le savent,
et nous le savons nous-mêmes
qu'en tant que sélection, ils sont
morts. Morts, mais pas élimi-
nés", écrit-il.
INTERNET
La déroute du Portugal
affole les compteurs sur Twitter
L
a lourde défaite du Portu-
gal et de sa superstar Ro-
naldo face à l'Allemagne
(4-0), lundi à Salvador, a été
l'une des rencontres les plus
commentées du Mondial sur
Twitter, avec 8,9 millions de
messages publiés dans le monde
lors de sa retransmission. Il
s'agit d'un des matchs les plus
commentés depuis le début de la
compétition, hormis le match
d'ouverture du Mondial oppo-
sant le Brésil à la Croatie (3-1)
durant lequel 12,2 millions de
messages ont été échangés, a in-
diqué, hier, ce réseau social.
Pour les twittos, le tournant du
match a été l'expulsion du Por-
tugais Pepe, après son coup de
tête sur l'Allemand Thomas
Müller, avec un pic à plus de
261.000 tweets par minute. Le
soutien de la chanteuse Rihanna,
parmi les personnes les plus sui-
vies sur le réseau social avec
35,8 millions d'abonnés, à Cris-
tiano Ronaldo, Ballon d'or 2013,
qu'elle a notamment appelé
"mon bébé" (29.428 retweets),
n'aura pas été suffisant pour évi-
ter cette déroute. Autre soutien
de poids, celui de Barack
Obama à son équipe nationale
qui a battu le Ghana (2-1). "11
hommes sur le terrain, plus de
300 millions qui les soutiennent
îWorldCup îUSMNT", a écrit
sur son compte, le Président des
États-Unis, en accompagnant
son message d'une bannière
étoilée sur un coucher de soleil
avec la mention "une nation, une
équipe".
Cette rencontre a suscité un
total de 4,9 millions de tweets
dans le monde sur le réseau so-
cial qui compte un total de 255
millions d'utilisateurs actifs. La
troisième rencontre de la jour-
née, le premier nul du tournoi
entre Iran et Nigeria (0-0), a gé-
néré 1,3 million de messages.
ESPAGNE
La fin d’une époque pour La Roja ?
Après l'humiliante défaite infligée par les Pays-Bas (5-1), l'ambiance avant la
rencontre face au Chili de demain est au doute en Espagne où, si l'on porte
encore un grand respect aux champions du monde en titre, beaucoup craignent
"la fin d'une époque".
Dernière superstar entrée dans le Mondial, Cristiano Ronaldo, Ballon d'or 2013, a sombré avec le Portugal, balayé par
l'Allemagne (4-0) lundi à Salvador, dans l'un des chocs du premier tour.
PORTUGAL
Bento pessimiste
quant à ses blessés
L'attaquant Hugo Almeida et le
défenseur Fabio Coentrao,
remplacés en cours de match
pour le Portugal contre l'Alle-
magne (0-4) lundi à Salvador,
ont été victimes de blessures
musculaires, et leur sélection-
neur Paulo Bento s'est dit pes-
simiste. "Les perspectives ne
sont pas les meilleures, ce sont
deux blessures musculaires, et
il faudra du temps pour les soi-
gner", a dit le technicien en
conférence de presse. "Nous al-
lons essayer de gagner les deux prochains matches pour qu'ils
puissent revenir dans le tournoi, ça doit être un objectif pour
nous tous", a-t-il ajouté. Les perspectives ne sont pas très en-
courageantes pour eux, et c'est à nous de trouver la meilleure
solution pour toute absence qu'on pourrait avoir contre les États-
Unis". La Selecçao affronte les Américains dimanche à Manaus,
et bouclera son premier tour face au Ghana le 26 juin à Brasilia.
L'autre joueur sorti sur blessure, le défenseur allemand Mats
Hummels, a lui été victime d'un "hématome sur la cuisse", a ex-
pliqué son sélectionneur. "Il a reçu un coup et il ne pouvait plus
sauter", a dit Joachim Löw en conférence de presse.
RUSSIE
Capello interdit à ses joueurs de tweeter
Le sélectionneur de la Russie, Fabio Capello, a in-
terdit à ses joueurs de s'exprimer sur les réseaux
sociaux, dont Twitter, Facebook et Instagram,
pendant toute la durée du Mondial-2014, a-t-il ex-
pliqué lundi à Cuiaba.
"Les joueurs ne peuvent pas utiliser les réseaux
sociaux ici" au Brésil, a dit l'Italien. "Ils doivent
s'abstenir pendant un mois, puis quand ils rentre-
ront à la maison, ils pourront se lâcher". "Les
tweets peuvent être une nuisance s'ils ne sont pas
écrits de manière intelligente, a poursuivi Capello.
Donc, dans le but d'empêcher cette nuisance, j'ai
préféré demander à mes joueurs de ne pas utiliser
les réseaux sociaux."
RIO DE JANEIRO
Des fans argentins
ont forcé l'entrée
du Maracana
Une trentaine de supporters de l'équipe
d'Argentine sans billet sont entrés de
force, dimanche soir, dans le stade Ma-
racana de Rio pour assister au match
Argentine-Bosnie (2-1), révèle un
vidéo amateur publié lundi. Dans cette
vidéo filmée avec un smartphone, on
peut voir des fans vêtus aux couleurs de
l'Argentine et du club Boca Juniors de
Buenos Aires escalader un mur puis
forcer une des portes d'entrée métal-
liques du stade sous l'œil impuissant
d'une poignée de stadiers. Lundi, le Co-
mité organisateur local (COL) du Mon-
dial-2014 a annoncé à la presse que
neuf des resquilleurs avaient été arrêtés
puis relâchés après la rencontre. "Ceux
qui ont franchi le mur ont été intercep-
tés et remis aux autorités", a annoncé le
porte-parole du COL Saint-Clair Mi-
lesi, qualifiant cet incident d'"isolé".
"C'est un climat de fête, nous deman-
dons aux supporters de ne pas entrer en
force s'ils n'ont pas de billet", a pour-
suivi M. Milesi. Pendant la rencontre de
dimanche soir, plusieurs centaines de
fans argentins étaient à la recherche de
places au marché noir autour du stade.
L'Américain Clint Dempsey a ouvert le
score pour les États-Unis au bout de 30 se-
condes contre le Ghana, lundi à Natal, en
match du groupe G du Mondial-2014, but
le plus rapide du tournoi, mais loin du re-
cord. Hakan Sukur, en 2002, a inscrit avec
la Turquie contre la Corée du Sud, le but
le plus rapide en Coupe du monde, en 11
secondes (3-2 score final), lors du match
pour la 3
e place.
ÉTATS-UNIS
Dempsey rapide
mais loin du record
TWEET DE MEIRELES SUR L’ARBITRE
DE ALLEMAGNE-PORTUGAL
La FPF défend son joueur
La Fédération portugaise de football a défendu, dans la nuit de lundi
à hier, son joueur Raul Meireles, accusé sur les réseaux sociaux
d'avoir adressé un geste insultant à l'arbitre d'Allemagne-Portugal
(4-0) au Mondial-2014. Sur ce cliché qui a agité la twittosphère et
qui est repris sur le site de la FPF, on voit Meireles tendre un doigt
de chaque main dans le dos de l'arbitre. La FPF nie que le joueur ait
voulu adresser un "geste incorrect" à l'arbitre qui venait d'exclure
son partenaire Pepe. La Fédération assure que le joueur transmettait
à son partenaire Bruno Alves, "les instructions de l'entraîneur Paulo
Bento", soit un replacement tactique pour jouer à dix. La FPF re-
grette toute spéculation sur les réseaux sociaux qui pourrait "nuire
aux intérêts du joueur et de la sélection nationale".
LIGUE 1 MOBILIS
Dix clubs
ont changé d’entraîneur
Les entraîneurs s’en vont, les présidents res-
tent ! Chez nous, ceci est une réalité inéluctable.
La valse des entraîneurs a déjà débuté, et ils sont,
il faut le dire, plusieurs clubs à se lancer dans une
opération «renouveau» perpétuelle.
Cet été, ils sont dix clubs à avoir changé d’en-
traîneur. Ce qui n’est pas un record en soi, puisque
cela fait partie de la tradition des clubs algériens.
Même l’USMH, pourtant exemple de stabilité,
ces cinq dernières années, a été emmenée à chan-
ger d’entraîneur après le départ de Boualem Cha-
ref pour le MCA, un club pas franchement adepte
de stabilité. Foued Bouali, malgré une coupe
d’Algérie remportée, a été contraint de quitter le
navire, tout comme Azzedine Aït Djoudi, son ho-
mologue de la JSK, qui a été démis de ses fonc-
tions pour ses déclarations à la presse.
C’est qu’il suffit d’un rien pour qu’un entraî-
neur saute en Algérie, fusse-t-il le champion d’Al-
gérie en titre ! D’ailleurs, Aït Djoudi, puisqu’on
en parle, a été déjà licencié deux fois par l’USMA
après avoir remporté le doublé, et la JSK après
avoir remporté le championnat. Le CRB et le
MCO aussi ont changé d’entraîneur après avoir
assuré leur maintien. Tout comme le RCA. Alors,
ce club, c’est un cas atypique. Le club de l’Arbaâ,
qui a surpris tout le monde par son parcours élo-
quent pour sa première saison en Ligue 1, a li-
mogé Si Tahar Cherif El-Ouezzani, et engage
Mohamed Mekhazni. Il n’y a aucune logique qui
puisse expliquer qu’on mette fin aux fonctions
d’un entraîneur à qui tout le monde reconnaissait
le mérite du parcours de l’équipe.
L’instabilité touche aussi bien des clubs qui ac-
cèdent en Ligue 1 Mobilis. Ni le NAHD ni
l’USMBA n’ont gardé leur entraîneur une fois
l’exploit réalisé. Seuls l’ASMO, le MOB, le
MCEE, l’USMAet la JSS ont opté pour la stabi-
lité. Un gage de réussite incontestable. Il faudra
s’attendre à ce que des entraîneurs sautent en
cours de saison. Il y en a même qui s’en vont au
beau milieu de la préparation estivale, faute
d’avoir trouvé un minimum de sérénité pour tra-
vailler. C’est bien dommage, parce que dans le
football, c’est l’entraîneur qui fait l’équipe et non
le président. Ceci dans tous les sens du terme.
A. B.
ILS SONT ARRIVÉS DIMANCHE
À BELO HORIZONTE
Ooredoo prend en
charge le déplacement
de journalistes
L’opérateur de téléphonie mobile Ooredoo a pris
en charge le déplacement d’une vingtaine de journa-
listes pour assurer la couverture médiatique des ren-
contres des Verts à la Coupe du monde qui se tient
actuellement au Brésil.
Le déplacement a eu lieu, dimanche soir, au bord
d’un Airbus 330 de la compagnie nationale Air Algé-
rie. Après 10 heures de vol, les journalistes sont arrivés
finalement à Belo Horizonte, la ville qui a abrité le
premier match des poulains de Vahid Hallilodzic, hier
à partir de 17h face à la Belgique. Accompagné des
fans des Verts, les journalistes représentant plusieurs
titres et organes de presse ont été hébergés à l’hotel
Armada à Belo Horizonte.
L’opérateur de téléphonie mobile a également pris
en charge plus de 250 supporters algériens, venant des
quatre coins du pays. Le PDG d’Ooredoo, également
présent à Belo Horizonte, les a même rencontrés à
l’entrée du stade où il a procédé à la distribution d’une
dizaine de billets aux supporters qui ont oublié ou
perdu leurs billets.
En tout état de cause, les supporters algériens, par
l’ambiance qu’ils ont créée toute la journée à travers
les rues de cette grande ville, ont fait l’événement, no-
tamment par leur fameux slogan «One, Two, Three,
Viva l’Algérie », ce qui a poussé de nombreux curieux
à demander où se trouvait notre pays et à prendre des
photos avec les fans de l’équipe des Fennecs, déguisés
avec des peintures vert, rouge et blanc, et arborant des
écharpes et banderoles vertes pour l’occasion.
Incontestablement, les Algériens savent se faire re-
marquer là où ils vont, notamment par leur sens de la
fête et de l’ambiance. Dans ce contexte, même les sup-
porters belges ont été étonnés de voir ce curieux et
joyeux spectacle.
S. E.
Culture
28
EL MOUDJAHID
Mercredi 18 Juin 2014
E
vidence. Chaque nouveau
roman de Rachid Boudjedra
est un événement en soi. En
exergue une citation d’Heraclite
d’Ephese. Nulle coincidence. Le
père du personnage principale,
Teldj, est épistemologue. Selma,sa
mère, sage-femme. De l’origine du
monde (le peintre Courbet) à son
évolution et ses multiples révolu-
tions humaines et scientifiques (les
penseurs de la Grèce antique ma-
thématiciens, astronomes, philo-
sophes, botanistes et ceci et cela).
Tout commence et finit sur une ter-
rasse. Lieu idéal pour observer,
ouïr le monde d’en bas.Teldj est
une égarée et sa perplexité sur le
présent et le futur du monde et plus
particulièrement du monde arabe,
elle tente d’en trouver les réponses
non en elle-même mais chez les
autres. Elle se refuse. Elle, la
championne mondiale, olympique
du 400 mètres haies, longiligne,
n’a aucune latitude sur les événe-
ments dont elle est témoin. Ni sur
les révoltes arabes en Tunisie,
Libye, Egypte, Bahrein, Yemen,
qui hante son quotidien ni sur les
seismes de la terre-mère (tremble-
ments de terre d’El Asnam de 54 et
80) ni sur les séismes sociaux de
son pays (événements de 88) que
son père lui narre, rapporte, ana-
lyse.
Elle se crée une solitude propre,
son enfermement. Un athlète cou-
reur est seul de sa substance. Para-
doxe, elle est passionnée par la
Chine et sa civilisation. Il me sem-
ble que c’est un pays où il doit
être bien difficille d’être en si-
tuation d’isolisme. Du reste,
après deux ans passés à Shan-
ghai elle n’aura et ne gardera
souvenirs que d’une jeune
femme amie-amante, May.
D’ailleurs ses inclinations
amoureuses, charnelles, elle
ira toujours les chercher au-
près de femmes hors champs.
May la chinoise, son idiome,
sa culture sinologique. Nieve
l’Andalouse (neige en castil-
lan), sa voisine d’un temps,
elle aussi perchée sur sa ter-
rasse drapée dans un drap de
bain reproduisant «Femmes
d’Alger dans leur apparte-
ment» de Pablo Picasso.
Il lui faut cette autre. Sinon
elle zigzague, louvoie comme
les rats. L’auteur cite Abou
Othmane Amr Ibn Bahr qui
écrit dans son Traité des ani-
maux : Car le rat ne court pas,
il zigzague, ignore la ligne
droite, il louvoie. Etrange
comme l’un de ses livres de
chevet à notre Teldj soit un roman
de Peter Handke , auteur autri-
chien, intitulé L’angoisse du gar-
dien de but avant le penalty,
solitude absolue, et qu’un autre soit
signée par l’immense écrivain an-
glais Allan Sillitoe La solitude du
coureur de fond mais qui a égale-
ment écrit un remarquable receuil
poétique dont le titre est The rats
and others poems (les rats et autres
poèmes).
Sacré Rachid Boudjedra, toujours
à nous jouer les escargotiers, et à
nous prendre par la main afin de le
suivre dans son écriture labyrin-
tique. Et si ce n’est pas l’espace-
spirale, alors il nous couvrira
d’ocre, de safran et de couleur abri-
cot, les couleurs de son Timimoun.
Oui, oui, certes oui, ce dernier
roman de Rachid Boudjedra est,
pour ma part, à coup sûr aussi un
roman réminiscence. Comment ne
pas y lire en filigrane La répudia-
tion ou encore Topographie idéale
pour une agression caractérisée.
Cette faculté de rappeler volontai-
rement des souvenirs, faculté toute
platonicienne, il la partage avec
son personnage principale, Teldj.
Lui littérairement, elle par le vécu
de son enfance dans la maison fa-
miliale à Mchounèche (l’abricot en
berbère) ou son quasi-viol près du
fournil rougeoyant alors qu’elle
n’avait que sept ans. Repulsion à
jamais inscrite dans sa chair, d’un
homme en elle.
Mais l’auteur a toujours aimé à
faire de ses personnages des êtres
antinomiques. Teldj trouve se-
cours, réconfort, réponses chez des
hommes. Son père, Salim, son
grand-père Sidi Hacène.
Mais aussi Ali l’arpenteur
fou de la rue Didouche
Mourad , Benjy le brailleur
que personne n’a jamais
vu, enfant de Faulkner,
dont la voix est emplie de
bruits et de fureur, sans ou-
blier Ali l’emasculé ,dit
«visage de cauchemard».
Elle a besoin de tous ces
égarés. Ils sont les garants
que toutes ses désillusions
sur le monde sont en ex-
pectatives seulement et,
qu’un jour… un jour vien-
dra couleur d’orange.
Si l’auteur a choisi un peu,
que dis-je, beaucoup par
dérision mortifère le titre
de son roman en le nom-
mant Printemps c’est pour
sûr à cause de ces soi-di-
sants «printemps» arabes
qui ont, selon la médias oc-
cidentaux, fleuris ça et là (de jas-
min, des pharaons, et pourquoi pas
aussi des perles pour Bahrein ou
encore des garamantes pour la
Libye) et dont il fait dire à ses per-
sonnages : tout ça pour ça !. Quelle
dérision, quel mécompte, quelle
désillusion ! pour tous ces pauvres
bougres qui ne se connaissent ni
d’Eve ni d’Adam et qui se sont fait
trouer la paillasse pour le profit de
gens qui eux se connaissent parfai-
tement bien (George Bernard
Shaw).
Cette désillusion , Teldj, son père,
son grand-père la partage, se la
partage tout au long du roman.
Allant plus en arrière (1914) l’au-
teur fustige, stigmatise, condamne,
foudroie de sa verve et par une
écriture au lance-flammes toutes
ses guerres «pichrocolines» (Rabe-
lais) qui ont dévasté le monde de-
puis un siècle (Indochine, Algérie,
Vienam, Cuba, Rwanda, Soudan,
Bolivie, Corée, Irak, Afghanistan)
et tant d’autres, oubliées, gom-
mées, désertées de la mémoire hu-
maine. Réquisitoire sans appel de
Rachid Boudjedra, fulgurante gra-
phie qu’il nous donne à lire dans ce
dernier roman. Tous les hommes
sont barattés par l’Histoire. Depuis
toujours les guerres ; et partout
dans le monde les guerres pichro-
colines ont dévasté l’humanité».
Les femmes
En son récit, l’auteur nous dit ses
personnages féminins comme des
êtres fragmentés, en «extinction de
voix». Bâillonées, mutilées dans
leur âme, déchirées de ne pouvoir
se vivre pleinement, elles n’ont
plus que recours, secours qu’au so-
liloque, «la macération» de leur
moi intérieur ou pire encore à
l’égarement ésotérique par des pra-
tiques de l’occulte noir. Noir
comme le sang sale, entaché, que
chaque mois elles doivent honteu-
sement soustraire aux yeux des tar-
tufes, bigots et autres donneurs de
leçons sur la bonne morale et les
«vraies» règles du correctement re-
ligieux.
Dans une partie du roman, Teldj
tient, ou plutôt se tient un discours
haletant, sombre, précipité, pante-
lant mais si avide de vie que l’au-
teur à dessein ne ponctue
aucunement. Vite parler, dire, s’ex-
primer avant que le bâillon ne
cloue la bouche.
Rachid Boudjedra pointe un doigt
accusatoire sans ambages, terrible-
ment justifié, profondement fondé
sur le silence complice du monde
occidental, mutisme affidé à leurs
interêts sordides, quant à toutes ces
guerres, massacres, exodes bi-
bliques de populations hagardes ;
mais bien loin de leur chez soi «dé-
mocratiquement» ouaté. Silence,
on tue ! Mais ailleurs. Chez les
«basanés», les «noirauds », les «ci-
trons».
Devenir animal de l’homme,
viande, chair comme disait Gilles
Deleuze, le philosophe à propos de
la peinture de Francis Bacon dont
les reproductions hantent le salon
de Teldj.
Mais Teldj se crée néamoins des
portes de sorties : elle enseigne la
poésie érotique arabe à l’Univer-
sité, écoute Keith Jarrett et son
Khöln Concert, lit le grand penseur
Maimonide et court toujours, saute
les haies de la vie, pour tenter de
trouver l’amour fou et des réponses
à ses folles questions.
Oui, da ! décidement chaque
roman de Rachid Boudjedra ne
peut vous laisser dans l’indiffé-
rence, la vacuité. Il vous bouscule,
fait rendre gorge à vos idées re-
çues, abrase vos poncifs ou autres
clichés sur tel ou tel sujet. Il vous
oblige à endosser la peau d’un être
pensé et pensant.
Roman hallucinant de vérités, ré-
quisitoire sans concessions sur
l’inhumain et son cortège d’hor-
reurs, éloge du savoir et de la tolé-
rance. Et ceci… est justement
Printemps de Rachid Boudjedra.
L’auteur a débuté en citant Hera-
clite, je terminerai par une phrase
tirée de l’Iiade d’Homère : « Il est
sans foi ni loi, sans feu ni lieu,
celui que réjouit la glaciale horreur
de la guerre intestine».
Y. S.
AU PIED DE LA LETTRE
DE L’ÉCRIT À L’ÉCRAN
De très nombreux ouvrages
écrits ont été adaptés au ci-
néma. Ici, cinq œuvres ma-
jeurs :
L’opium et le bâton, de
Mouloud Mammeri. Réalisé
par Ahmed Rachedi. 1969.
Les nus et les morts, de
Norman Mailer. Réalisation de
Raoul Walsh. 1958.
Le choix de Sophie, de
William Styron. Réalisé par
Alan. J. Pakula.1983
La porte du soleil, d’Elias
Khoury. Réalisé par Yousry
Nasrallah. 2004.
Ce que le jour doit à la nuit,
de Yasmina Khadra. Réalisé
par Alexandre Arcady. 2012.
Derri Berkani (écrivain
franco-algérien)
«Printemps arabe, Révolution
de jasmin, qu'importe la
formule qui dans sa vacuité
n'apporte aucune réponse à la
question que chacun se pose.
Comment un mouvement qui a
débuté sous les auspices de la
technologie et de la
convivialité du web a fini en
catastrophe salafiste»
Gustave Akakpo (écrivain
togolais)
«Comment réussir de nos jours
une bonne Révolution ?
D'abord, se procurer un
dictateur. Contrairement aux
idées reçues, c'est un ingrédient
assez facile à trouver au Nord
comme au Sud. Attention, il
circule actuellement sur le
marché quelques vieux
dictateurs en mal de trône.»
Yahia Belaskri (écrivain
algérien)
«Vous avez pris nos corps et les
avez flagellés. Vous avez pris
nos mains et les avez
entravées. Vous avez pris nos
jambes et les avez ligotées.
Vous avez pris nos bouches et
les avez bâillonnées. Vous avez
pris nos cœurs et les avez
essorés. Vous avez pris nos
ventres pour y creuser des
gouffres. Vous avez pris nos
vies et joué de nos envies. Vous
avez pris nos aspirations et les
avez broyées. Vous avez pris
notre air et l'avez pollué. Vous
avez pris nos mots et les avez
pervertis. Vous avez arraché
notre verbe et soufflé la haine
dans nos veines. Vous avez
épouvanté les faibles et
terrorisé les poètes».
ILS ONT DIT…
« LES PRINTEMPS
ARABES »
QUOI DE NEUF
EN LIBRAIRIE ?
Des parutions d’essais, romans, poé-
sies intelligibles, crédibles, diffusi-
bles et «trouvables» en librairie.
Mohamed Attaf : Chants d’an-
goisse et de colères (Trois tomes).
Editions Dalimen. 2013.
Smail Goumeziane : L’Algérie et le
nouveau siècle . Edif 2000. 2013.
Farid Larab : Les mineurs du dé-
sert. Kenadsa 1913-1962. Editions
Chihab. 2013.
Mohamed Chouli : La plume dans
la plaie. Editions El Hikma. 2013.
PAR YOUSSEF SAIAH
PRINTEMPS, DE RACHID BOUDJEDRA, EDITIONS BARZAKH 2014
Un roman réminiscence
29
EL MOUDJAHID
Culture
Mercredi 18 Juin 2014
« CONSTANTINE, CAPITALE 2015
DE LA CULTURE ARABE »
Aménagement
de la place Ahmed Bey
Une enveloppe financière de 270 millions de dinars a été
mobilisée pour l’aménagement de la place Ahmed Bey, plus
connue sous l’appellation de "Dounia Ettaraif", située au cœur
du centre-ville de Constantine, a-t-on appris lundi, auprès du
Directeur de l’urbanisme, de l’architecture et de la construc-
tion (DUAC). Inscrits dans le cadre de la grande manifestation
"Constantine, capitale 2015 de la culture arabe", les travaux
dont le chantier vient d’être lancé englobent "l’aménagement
d’aires de détente et de loisirs, la création des espaces verts,
la pose d’un nouveau revêtement sur les trottoirs et la réfection
de l’éclairage public", a indiqué Habib Mehdi. La restructura-
tion des commerces, notamment des kiosques, l’installation
des jets d’eau, des bancs et de divers mobiliers urbains consti-
tuent l’essentielle de cette opération de "régénération et de re-
vitalisation" du centre de l’antique Cirta, a-t-on encore noté.
Evoquant un site urbain stratégique, mitoyen à la place de 1
er
-
Novembre, appelée communément "la Brèche", M. Mehdi a
mis en exergue l’importance d’utiliser, dans ce chantier d’amé-
nagement des procédés modernes et des matériaux nobles de-
vant contribuer à la réussite de cette opération d’aménagement.
Le projet d’aménagement de la place Ahmed Bey figure parmi
une série de projets d'embellissement du chef lieu de la wilaya
lancés par les services de la DUAC, comprenant entre autres
"la réhabilitation de neuf jardins publics et l’aménagement des
ronds-points, a-t-on encore souligné. Aussi, un plan d’exten-
sion et de développement des espaces verts à travers le chef
lieu de la wilaya sera incessamment lancé, en prévision de la
grande manifestation culturelle que la ville des Ponts s’apprête
à accueillir", a ajouté M. Mehdi.
ARTS PLASTIQUES
L’artiste-peintre
Noureddine Benazzouz
expose à Tlemcen
Une exposition de pein-
ture et de sculpture de l’artiste
Noureddine Benazzouz se
tient au musée d’art et d’his-
toire de Tlemcen jusqu’au 30
juin courant, sous le thème
générique "Figures". Benaz-
zouz trouve son inspiration
dans la terre africaine, "une
terre d’art chargée d’histoire,
notamment durant l'ère primi-
tive où l’homme vivait en
harmonie totale avec son en-
vironnement", a-t-il souligné.
L’enfant, qui symbolise l’in-
nocence à l’état pur est omni-
présent dans les œuvres
proposées aux visiteurs par
Noureddine Benazzouz qui a
choisi des couleurs gaies et
claires puisées de l’environ-
nement méditerranéen, et où
il a voulu créer une symbiose
entre les deux êtres (l'enfant
et l'homme primitif) "que
l’espoir de vivre rassemble
dans un espace respirant le
besoin et l’amour de la vie
dans toute sa
dimension".L’artiste, dont les
œuvres dégagent des regards
socio anthropologiques allant
parfois jusqu’à l'approche
philosophique, a tenté, à par-
tir de sa longue expérience,
une aventure dans le monde
semi abstrait de la peinture.
Par ailleurs, l'exposition met
en avant le travail de collage
de cet artiste représentant des
sculptures réalisées à base de
pièces métalliques rassem-
blées ça et là.
Ces pièces, bien agencées
prennent la forme de visages
humains que Noureddine Be-
nazzouz appelle
"Masques"."Chaque homme
porte un masque différent des
autres selon les situations et
l'état d’esprit de tout un cha-
cun", a-t-il expliqué à ce pro-
pos.
Par ses sculptures, Nou-
reddine Benazzouz se veut un
"recycleur" de tous ce qui est
rejeté par la société, lui don-
nant une esthétique artistique
réelle et vivante. Diplômé de
l’Institut national des arts dra-
matiques d’Alger, Noured-
dine Benazzouz a réussi, du
haut de ses 49 ans, à se frayer
un chemin artistique qui lui
est propre et qui lui a valu de
nombreuses satisfactions et
distinctions à l’échelle natio-
nale et internationale. Son
projet futur, a-t-il dit, est d’or-
ganiser une grande exposition
à la fondation d’art contem-
porain d’Alger.
Sortie de Krim Belkacem et Colonel Lotfi
aux mois d’octobre et novembre
Rencontré en marge de la confé-
rence d’information, le cinéaste algé-
rien Ahmed Rachedi revient sur ses
trois projets cinématographiques qui
seront projetés en avant-première in-
cessamment. Le premier intitulé Le
point final, est un film documentaire
en deux numéros, qui explique les pré-
mices du 1
er
Novembre et l’aboutisse-
ment des efforts des moudjahidine et
la volonté du peuple pour déclencher
la révolution.
Pour ce qui est du film Colonel
Lotfi, Ahmed Rachedi indique qu’il
est au montage et qu’il sera projeté en
avant-première au mois d’octobre ou
novembre. Et sur le retard de huit
mois du film de Krim Belkacem, le
realisateur explique : «Peut-être n’ont-
ils pas voulu faire sortir le film durant
la période des élections présiden-
tielles, ils m’ont proposé de le sortir
au mois de Ramadhan mais j’ai refusé,
pareil pour la saison estivale qui n’est
pas la meilleure période pour faire la-
sortie d’un film, j’ai donc accepté de
les faire sortir aux mois d’octobre et
novembre», a-t-il noté.
Pour ce qui est des informations re-
latées sur des mémoires français indi-
quant que le colonel Lotfi était mort
une année avant l’annonce de son
décès, le cinéaste dément cette infor-
mation : «Le colonel Lotfi est mort le
23 mars 1960, lors d’un accrochage,
nous avons même le rapport écrit par
l’officier français qui était chargé de
l’embuscade», a-t-il témoigné. Sur la
question des séquences sensibles du
film, Ahmed Rachedi indique que la
rencontre entre Frantz Fanon et Krim
Belkacem, et le débat survenu quant à
la question d’Abane Ramdane est l’un
des moments sensibles du film :
«Lorsque l’information de la mort
d’Abane au champ d’honneur a fait la
une du journal El Moudjahid quatre
mois après sa mort, Frantz Fanon de-
mande des explications détaillées,
c’est parmi les passages gênants du
film». Sur la question d’une éven-
tuelle réaction de la famille des héros
de ces films historiques, le cinéaste
rassure que se sont des œuvres ciné-
matographiques qui visent avant tout
à rendre hommage à leur prouesse et
honorer leurs mémoires : «Les héros
de la Révolution algérienne méritent
plus d’un film pour avoir une vision
complète de leurs prouesses, nous
avons traité le film de notre point de
vue.
C’est un film de fiction, il porte à
l’écran les moments important de la
vie de Krim Belkacem, ayant une re-
lation importante avec le mouvement
national, Krim Belkacem est l’un des
rares personnages de la révolution al-
gérienne qui a tout vécu, il a pris le
maquis pour combattre la France de-
puis 1947, il a été condamné à mort à
quatre reprises, il était parmi les ini-
tiateurs du premi1
er
Novembre, l’un
des créateurs du FLN, le chef histo-
rique de la wilaya III» a-t-il fait savoir.
K. B.
CINÉMA
Soutien de la DGSN à la
production cinématographique
A l’occasion de la journée de l’Artiste coïncidant avec le 8 juin, le forum de la Direction
générale de la sûreté nationale (DGSN) a abrité, hier, au siège de son Ecole supérieure Ali-
Tounsi, à Alger, une conférence d’information animée par le cinéaste algérien Ahmed Rachedi
et les deux acteurs Hassan Benzerari et Hassan Kachach, portant sur le rôle de la police dans
les productions cinématographiques.
D
e prime abord, le cinéaste algé-
rien a tenu à remercier la
DGSN, pour son fidèle soutien
et sa grande collaboration pour la réa-
lisation des œuvres cinématographique
algériennes, notamment celles rela-
tives à la guerre de Libération algé-
rienne, qui demeure l’un des sujets
phares du 7
e
art algérien : « Il y a peu
de pays dans le monde où les services
de sécurité sont impliqués avec un tel
dévouement dans les travaux cinéma-
tographiques, l’Algérie est fière du
professionnalisme de sa Sûreté natio-
nale et l’aide logistique et humaine des
services de sécurité facilitant la tâche
du cinéaste et le booste à créer davan-
tage», a-t-il noté.
Il est bon de souligner que l’épée
de Damoclès est suspendue sur les œu-
vres cinématographiques dans le
monde entier, le problème de produc-
tion et le manque de financement, l’in-
terlocuteur a mis l’accent sur la grande
contribution des services de sécurité
pour promouvoir un film : «Le cinéma
n’a pas été épagné par les impôts, on a
dû payer 23 % des subventions qu’on
a eues pour le film Colonel Lotfi, la
DGSN et l’Armée nationale populaire
(ANP) nous aident gratuitement et
avec un grand dévouement, leurs aides
constituent souvent jusqu’à 50 % du
budget d’un film», a-t-il fait savoir.
Le conférencier a appelé lors de son
intervention, à mettre au devant du ci-
néma, le rôle capital joué par la police,
afin de démontrer sa véritable tache au
sein de la société : «Il est temps de
créer une mythologie de la police al-
gérienne comme c’est le cas aux Etats-
Unis avec les services du FBI et la
CIA. Il faut songer à faire des films
policiers pour démontrer le véritable
rôle de la police dans la vie quoti-
dienne algérienne», a-t-il souhaité.
Le commissaire principal Omar Lar-
roum, a communiqué par la même oc-
casion, les chiffres des aides
logistiques fournies durant l’année
2013 aux productions cinématogra-
phiques. Entre autres 101 véhicules,
5.353 matériaux techniques, et 59
sièges sécuritaires, ainsi que des
équipes de protection ont été mis à la
disposition d’une dizaine de films his-
toriques, films documentaires, feuille-
tons télévisés et longs métrages de
fiction.
Kader Bentounes
P
h
:

L
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L
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Mercredi 18 Juin 2014
Vie religieuse
- Dohr.........….............12h49
- Asr.............................16h41
- Maghreb....................20h12
- Icha……...……....... 21h54
Jeudi 21 Chaâbane 1435
correspondant au 19 juin 2014 :
- Fedjr........................03h37
- Chourouq.................05h29
Horaires des prières de la journée du mercredi 20 Chaâbane
1435 correspondant au 18 juin 2014 :
30 EL MOUDJAHID
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Les manuscrits, photographies ou tout autre document et
illustration adressés ou remis à la Rédaction ne sont pas
rendus et ne peuvent faire l’objet d’une réclamation..
Le Président et les membres du Comité de direction, le
Secrétaire Général ainsi que l'ensemble du personnel de
l'Agence Nationale pour la Valorisation des Ressources en
Hydrocarbures (ALNAFT) présentent à leur collègue, M.
BOUHADDOUDA Hammoudi, Directeur de Division,
leurs condoléances les plus attristées suite au décès de sa
belle-sœur.
Ils l'assurent, en cette douloureuse circonstance, de leur
profonde sympathie.
Puisse Dieu Le Tout-Puissant accorder à la défunte Sa
Sainte Miséricorde et l'accueillir en Son Vaste Paradis.
«A Allah nous appartenons et à Lui nous retournons.»
El Moudjahid/Pub ANEP 129627 du 18/06/2014
CONDOLEANCES
Trois années passent comme si c'était trois
jours, tu nous a quittés à jamais Fella, comme
tu le voulais, entourée de tes enfants et ta
famille.
Nous, les familles Dahane, Bouiche,
Karassane demandons à tous ceux qui l'ont
connue et aimée d'avoir une pieuse pensée en sa
mémoire.
Que Dieu le Tout-Puissant accorde à la
défunte Sa Miséricorde et l'accueille en Son
Vaste Paradis.
«A Dieu nous appartenons et à Lui nous
retournons.»
PENSEE
El Moudjahid/Pub du 18/06/2014
Le ministre des Affaires
Etrangères, le ministre délégué
chargé des Affaires Maghrébines et
Africaines, le secrétaire général et
l’ensemble du personnel du
ministère des Affaires Etrangères,
très affectés par le décès de la
mère de leur collègue M
me
BENGHANEM née BEN
YAHIA Naïma, lui présentent
ainsi qu’aux membres de sa famille
leurs sincères condoléances et les
assurent en cette pénible
circonstance de leur profonde
compassion.
Ils prient Dieu le Tout-Puissant
d’accorder à la défunte Sa Sainte
Miséricorde.
CONDOLÉANCES
Les familles Boumia
Ahcène d’Ouled Sidi
Moussa, Boukahel, Mes-
saoudi et Belhadi ont ap-
pris avec une grande
tristesse le décès de Bou-
kehel Belkacem survenu
à l’âge de 58 ans.
En cette pénible cir-
constance, elles présentent à tous les
membres de sa famille : Zouzou, ses frères
et sœurs, leurs sincères condoléances et
prient Dieu Le Tout-Puissant d’accorder au
défunt Sa Sainte Miséricorde et de l’accueil-
lir en Son Vaste Paradis.
«  A Dieu nous appartenons et à Lui
nous retournons.»
CONDOLEANCES
El Moudjahid/Pub du 18/06/2014
L'entreprise GESI-TP
SPA informe tous les
soumissionnaires ayant
participé à l'appel d'offres
national restreint n°04/DT
ORAN/ DAST/ GESI -
TP/2014 relatif à la «Réali-
sation des travaux des
corps d'état secondaires
(C.E.S) d'un centre de
formation à Oran en lots
groupés ou séparés»,
que celui-ci est déclaré
infructueux.
El Moudjahid/Pub
M. Ahmed BOUCENNA, Président-Directeur Général, les cadres et l'ensemble
du personnel de l'ANEP, très affectés par le décès de M. Messaoudi Mustapha,
oncle de M. Messaoudi Hamid, P-DG de l'ENAG, lui présentent ainsi qu'à sa
famille leurs sincères condoléances et les assurent de leur profonde sympathie en
cette pénible circonstance.
Puisse Dieu le Tout-Puissant accorder au défunt Sa Sainte Miséricorde et
l'accueillir en Son Vaste Paradis.
« A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.»
CONDOLEANCES
El Moudjahid/Pub du 18/06/2014
GESI-TP SPA
GESI-TP SPA
12, ROUTE DE MEFTAH
ZONE INDUSTRIELLE
OUD-SMAR (ALGER)
NIF : 000016159018350
Avis
d'infructuosité
ANEP 202286 du 18/06/2014 El Moudjahid/Pub ANEP 129941 du 18/06/2014
Le ministre des Affaires
Etrangères, le ministre délégué
chargé des Affaires Maghrébines
et Africaines, le secrétaire
général et l’ensemble du
personnel du ministère des
Affaires Etrangères, très affectés
par le décès du frère de leur
collègue M. ARROUDJ Ali, lui
présentent ainsi qu’aux membres
de sa famille leurs sincères
condoléances et les assurent en
cette pénible circonstance de leur
profonde compassion.
Ils prient Dieu le Tout-
Puissant d’accorder au défunt Sa
Sainte Miséricorde
CONDOLÉANCES
El Moudjahid/Pub ANEP 129942 du 18/06/2014
L'Entreprise de Terrassement & Tra-
vaux Routiers : ETTR Ouargla - EPE - SPA
au capital de 246 000 000,00 DA sise à :
Zone Industrielle - BP 401- Ouargla lance
un avis d'appel d'offres restreint en vue de
la fourniture des agrégats pour le projet
«Djanet - Tinalkoum». Les soumission-
naires producteurs d'agrégats, intéressés
par le présent avis, peuvent retrier le cahier
des charges auprès du sécrétariat de la Di-
rection générale de l’ETTR contre paie-
ment de 5.000,00 DA. La date limite de
dépôt des offres est de 15 jours à compter
de la date de la première parution du pré-
sent avis dans les quotidiens nationaux.
L'enveloppe extérieure contenant les of-
fres technique et commerciale, strictement
anonyme, ne devra comporter que la men-
tion suivante :
Avis d'appel d'offres national restreint
N°02/DG/ETTR/2014
Fourniture d'agrégats
« A ne pas ouvrir»
à déposer au secrétariat de la Direction gé-
nérale de l'ETTR-Zone Indutrielle-Ouar-
gla, avant le dernier jour du délai de remise
des offres à 12h00.
L'ouverture des plis se fera en séance
publique le même jour à 13 heures 30 min.
Les soumissionnaires sont cordialement
invités à y assister. Si ce jour coïncide avec
un jour férié ou un jour de repos légal, l'ou-
verture des plis se fera le jour ouvrable sui-
vant.
El Moudjahid/Pub
Entreprise de Terrassement &
de Travaux Routiers
E.T.T.R. Ouargla
EPE - SPA au capital
de 246 000 000,00 DA
Avis d’appel d’offres
national restreint
N° 02/DG/ETTR/2014
ANEP 317 du 18/06/2014
Société de Gestion
des Participations
de l’Etat Travaux
Publics «SINTRA» Spa
SGP- SINTRA SPA
REMERCIEMENTS
La famille Khennouche d’Alger, de Jijel et de
Béjaïa, parents et alliés, remercie toutes les
personnes qui se sont associées à sa douleur suite
au décès de Khennouche Mokhtar (retraité de la
BADR de Jijel) survenu le 12/06/2014 à l’âge de
64 ans.
Nous demandons à toutes les personnes qui
l’ont connu d’avoir une pieuse pensée à sa
mémoire.
« A Dieu nous appartenons et à Lui nous
retournons.»
El Moudjahid/Pub du 18/06/2014
FELICITATIONS
Monsieur et Madame Hadjersi d’El-
Harrach félicitent Monsieur et Madame Aïssi
H’mida et sa femme Zohra pour la naissance
d’une jolie poupée prénommée Assil Ritadj,
venue égayer leur foyer.
Prompt rétablissement à la maman et
longue vie au bébé. Tonton
Karim
——0O0——
Monsieur et Madame Hadjersi d’El-
Harrach félicitent Monsieur Loubazda
Youcef et sa femme Dalila, pour la naissance
d’une jolie poupée prénommée Miral Talia,
venue égayer leur foyer.
Prompt rétablissement à la maman et
longue vie au bébé. Tonton
Karim
——0O0——
Millebravos à Lydia, notrechèrefille,
pour taréussiteàton master avec mention très
bien (16/20)
La famille DJENNADI, ton papa
Abdenour, tamaman, tes frères et tes sœurs
sont très fiers de cette réussite qui honore
également ta famille. Ta victoire sur toi-
même, que représente l'acquisition de ce
nouveau diplôme, n'est duequ'àton labeur et
àton intelligence.
Tu n'as pas, en effet, ménagétapeinepour
obtenir de haute lutte et haut la main cet
examen. Tu as renié tes loisirs, travaillant
d’arrache-pied même la nuit, car tu voulais
réussir àtout prix.
Toute la famille t'embrasse très
chaleureusement et affectueusement. Toutes
nos plus vives félicitations et bravo !
El Moudjahid/Pub du 18/06/2014
REMERCIEMENTS
La famille ALLEK d’Alger et de Béni Douala,
parents et alliés, remercie tous les présents et tous
ceux qui ont compati à sa douleur suite au décès de
leur chère et regrettée mère, grand-mère et sœur
ALLEK Dehboucha, survenu le 13/06/2014
Puisse Dieu le Tout-Puissant accorder à la
défunte Sa Sainte Miséricorde et l’accueillir en Son
Vaste Paradis.
« A Dieu nous appartenons et à Lui nous
retournons.»
El Moudjahid/Pub du 18/06/2014
31
Mercredi 18 Juin 2014
EL MOUDJAHID
Publicité
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D E R N I E R E S
PÉTROLE
Le Brent
à 112.85
dollars
MONNAIE
L'euro à 1.356 $
M. Sellal reçoit le président de
l’Union arabe des banques de
données et de l’académie de la
langue arabe égyptienne
Le Premier
ministre, Abdel-
malek Sellal, a
reçu, hier à Alger,
Cheikh Hassan
Chafi’i, président
de l’Union arabe
des banques de
données et prési-
dent de l’acadé-
mie de la langue
arabe égyptienne,
a c c o mp a g n é
d’une délégation
représentant plu-
sieurs pays arabes, indique un communiqué des services du Premier
ministre. L’entretien a permis de procéder à une évaluation de l’état
d’avancement du projet portant création d’une organisation suprême
de la « Dakhira arabe », une institution appelée à jouer un rôle im-
portant dans la transmission des connaissances issues de la produc-
tion scientifique et culturelle arabe, a ajouté la même source. Après
avoir rappelé la contribution algérienne dans les efforts visant à
concrétiser cet important projet à travers les facilitations accordées,
le Premier ministre a réaffirmé le souci et la volonté de l’Algérie
d’encourager toute dynamique susceptible de promouvoir la culture
et la langue arabes sur le plan mondial, a précisé le communiqué.
L’audience s’est déroulée en présence du président de l’Académie
algérienne de la langue arabe, Abderrahmane Hadj Salah.
50
e
ANNIVERSAIRE DE LA CNUCED
Amara Benyounès représentant du
groupe africain : « Appel à l’adoption
d’une nouvelle approche économique »
Le Groupe africain au sein de
la Conférence des Nations unies
pour le commerce et le développe-
ment (CNUCED) a appelé, lundi
à Genève, à définir une nouvelle
approche économique pour faire
face aux défis actuels et assurer un
développement équitable et dura-
ble. « S’il est vrai que la CNU-
CED a permis aux pays en
développement de s’inscrire dans
une perspective d’intégration au
système économique mondial, il
reste qu’il serait opportun et utile
de redéfinir une approche nou-
velle tournée vers une CNUCED
plus en rapport avec les défis
d’aujourd’hui », a souligné Amara
Benyounès, ministre algérien du
Commerce qui s’exprimait au
nom du Groupe africain lors de la
cérémonie de célébration du 50
e
anniversaire de la CNUCED.
Selon lui, la nouvelle approche
devrait être globale et orientée
vers des modèles de coopération
et de partenariat qui serviraient
une mondialisation centrée sur un
développement équitable et dura-
ble. Aussi, cette démarche devrait
être fondée sur des actions
concrètes et réalistes qui seraient
de nature à favoriser la promotion
de résultats adaptés au besoin de
la sphère socio-économiques des
pays en développement. « Il
s’agit, en d’autres termes, pour la
CNUCED d’aider ces pays à ren-
forcer leurs capacités pour leur
permettre d’assurer la maîtrise de
leurs outils productifs, une sécu-
rité alimentaire, une exploitation
rationnelle de leurs ressources na-
turelles et une intégration adé-
quate de leurs économies ». Une
telle approche pourrait, selon les
préconisations du Groupe, bénéfi-
cier à travers la CNUCED des
avantages d’une participation des
pays en développement à la gou-
vernance et à la prise de décision
sur les ressorts de l’activité écono-
mique mondiale. Cette démarche
et l’ensemble de ces objectifs
« sont de nature à donner une nou-
velle raison d’être et un nouveau
souffle à la CNUCED (...) », a
souligné M. Benyounès. Pour le
Groupe africain à la CNUCED,
celle-ci est « toute désignée pour
veiller à agir en faveur des proces-
sus d’intégration régionale qui
sont, comme vous le savez, a-t-il
noté, les vrais moteurs de la crois-
sance économique et du dévelop-
pement ». Le ministre du
Commerce a, par ailleurs, appelé
la CNUCED à inscrire ses actions
futures pour faciliter l’intégration
des pays en développement dans
l’économie mondiale par un accès
plus ouvert à l’Organisation mon-
diale du commerce (OMC). A cet
effet, la CNUCED devrait appro-
fondir son analyse des consé-
quences de la prolifération des
barrières non tarifaires, à savoir
les obstacles techniques au com-
merce, les mesures de protection
sanitaire et phytosanitaire et les
mesures discriminatoires. « Ces
obstacles entravent lourdement la
capacité des pays en développe-
ment à tirer profit des opportunités
d’un système commercial interna-
tional qui serait profitable à tous »,
a encore souligné M. Benyounès.
Afin d’atteindre ces objectifs, le
Groupe africain a appelé la CNU-
CED à aider les pays en dévelop-
pement à promouvoir des
solutions efficientes aux pro-
blèmes posés par le commerce des
produits de base qui est entravé
par l’instabilité des prix. Sur un
autre plan, le Groupe africain a in-
vité la CNUCED à porter son at-
tention sur les besoins des pays en
développement en termes d’inves-
tissement direct étranger (IDE).
JOURNÉE NATIONALE DES ANCIENS CONDAMNÉS À MORT
Dans le souvenir des dures conditions de la prison Serkadji
PRISE EN CHARGE DES DÉPLACÉS AFRICAINS
M
me
Meslem : « Mise en place prochaine
d’un nouveau mécanisme »
Un nouveau mécanisme sera
« incessamment » mis en place
par le gouvernement algérien pour
la prise en charge des déplacés
africains « sans pour autant com-
promettre leur liberté, ni attenter à
leur dignité », a affirmé lundi à
Alger la ministre de la Solidarité
nationale, de la famille et de la
condition de la femme, Mounia
Meslem. « La mise en place de ce
mécanisme participe de la volonté
de l’Algérie de prendre en charge
ces déplacés et d’assurer leur pro-
tection, conformément au devoir
de solidarité humaine, pour lequel l’Algérie est
connue en pareilles situations, comme fut le cas avec
les frères syriens », a précisé M
me
Meslem. A une
question de l’APS sur le nombre des déplacés afri-
cains en Algérie, la ministre a indiqué que son minis-
tère ne disposait pas de données à ce sujet, d’autant
que « ces déplacés refusent de res-
ter au niveau des tentes mises à
leur disposition à travers plusieurs
wilayas du pays ». Elle a en outre
souligné, que « ce nouveau méca-
nisme qui est en phase d’élabora-
tion en collaboration avec
plusieurs ministères notamment
ceux de l’Intérieur, des Affaires
étrangères et de la Défense, per-
mettra de connaître le nombre
exact de ces déplacés et de définir
les procédés par lesquels les aides
leur seront acheminées sans pour
autant compromettre leur liberté
ni attenter à leur dignité ». « La prise en charge de
ces déplacés qui ont trouvé refuge en Algérie, n’est
pas chose aisée et n’implique pas uniquement le mi-
nistère de la Solidarité, mais relève plutôt d’une po-
litique d’Etat à part entière », a-t-elle ajouté.
Le centre des activités cultu-
relles Agha, relevant de l’établis-
sement Art et Culture de la wilaya
d’Alger, a abrité hier une confé-
rence débat sur l’histoire de la Ré-
volution de Novembre, en
hommage aux chouhada Ahmed
Zabana, Fernand Iveton et Abder-
rahmane Taleb. Organisée dans le
cadre de la célébration de la Jour-
née nationale des anciens condam-
nés à mort (1954-1962), la
rencontre a permis à plusieurs
moudjahidine, anciens condamnés
à mort, d’apporter de précieux té-
moignages sur la Révolution de
Novembre dans la région algé-
roise, les dures conditions de dé-
tention à Serkadji (ex-prison
Barberousse) et les tortures mo-
rales et physiques subies par les
moudjahidine dont de nombreux
disparus, dans les cellules de la
mort. A cette occasion, l’assistance
présente a eu droit à un témoi-
gnage poignant du moudjahid
Salah Melzi d’El Biar, un rescapé
de la guillotine, alors que ses
frères Chafik et Allal ont été exé-
cutés à la prison Serkadji, en 1957.
Condamnés à mort par un tribunal
militaire, les trois frères ont vécu
l’enfer à Serkadji, dans les cou-
loirs de la mort, se rappelle encore
le moudjahid Salah Melzi en met-
tant particulièrement l’accent sur
le courage et la détermination de
son frère Chafik, un fervent mili-
tant nationaliste qui a fait ses
classes aux SMA, PPA-MTLD,
l’OS avant d’être arrêté par les
forces coloniales qui lui ont fait
subir toutes sortes de tortures sans
parvenir à le faire avouer.
On ne dormait pas, la nuit, a t-
il indiqué, on vivait dans la peur
d’être brutalement réveillé par les
gardiens pour être emmené sans
ménagement à la guillotine.
Pour ce faire, a ajouté le moud-
jahid, nous disposions d’un sys-
tème d’alarme dans la prison pour
éviter toute surprise, et partant,
sonner l’alerte générale partout,
même chez les femmes, dans la
Casbah voisine, lesquelles se met-
tent de la partie, en lançant leurs
youyous.
M. Salah Melzi a évoqué aussi
le souvenir des autres condamnés
à mort, en soulignant le courage et
la patience dont ils faisaient
preuve, dans ces moments diffi-
ciles, citant à cet égard le cas de
ses compagnons de lutte Boure-
nane (22 ans à peine), Abderrezak
Hahad et un moudjahid de Boufa-
rik.
Lui succédant, le moudjahid
Redouane Bennani a commencé
par rendre un vibrant hommage
aux nombreux chouhada, exécutés
sommairement par les forces colo-
niales et rappeler le souvenir de
son ami, son frère de combat,
Briki Yahia, un journaliste à Alger
Républicain, mort au champ
d’honneur, en coulant des larmes
amères lors de son témoignage.
Lors du débat qui s’est ins-
tauré, la question du nettoyage et
de la préservation des tombes des
glorieux chouhada, a été soulevée
par les participants, lesquels ont
estimé que cette tâche incombe
normalement à la société civile.
Mourad A.
LE PRÉSIDENT ABDELAZIZ BOUTEFLIKA SOUHAITE PLEIN
SUCCÈS À L’ÉQUIPE NATIONALE :
« Faire honneur à l’Algérie
et à la nation arabe »
L
e Président de la
République a
formé, hier, le
vœu que l’équipe natio-
nale réalise des victoires
lors des rencontres de la
Coupe du monde de
football et qu’elle persé-
vère dans la compétition.
« P r o f o n d é m e n t
convaincu de votre dé-
termination à décrocher
la victoire et à donner de
la joie à vos supporters
qu’ils soient à l’intérieur
ou à l’extérieur du pays,
je vous souhaite à l’ins-
tar de toute la nation al-
gérienne de persévérer
dans la compétition et de
prouver le mérite de
votre qualification aux
phases finales de la
Coupe du monde », a
écrit le Président Boute-
flika dans un message
adressé à tous les mem-
bres de la sélection na-
tionale et au staff
technique. « Cette quali-
fication demeure une
fierté pour le peuple al-
gérien qui vous est indé-
finiment reconnaissant
de votre investissement
dans la réalisation de son
rêve après des années
d’attente ». « Vous irez
sans doute au bout de
votre performance, im-
prégnés d’un grand es-
prit sportif et d’une
entente symbiotique qui
vous permettra de sur-
monter toutes les diffi-
cultés », ajoute le
Président de la Répu-
blique. Pour le Chef de
l’Etat, « le soutien sin-
cère et indéfectible de
vos compatriotes qui de-
meurent profondément
confiants en l’ardeur que
vous mettez à concrétiser
leurs attentes et celles de
tous les peuples arabes
qui vous apportent leur
appui, et votre détermi-
nation inébranlable à ho-
norer le football algérien
et le porter au rang mon-
dial devront certaine-
ment vous inspirer ».
« Votre peuple est assuré
de votre capacité à faire
honneur à l’Algérie et à
la nation arabe tout en-
tière grâce à une victoire
qui est à votre portée, la
finalité de votre partici-
pation à une compétition
d’une telle envergure est
de porter haut et fort
l’emblème national avec
l’aide de Dieu Tout-Puis-
sant », souligne le mes-
sage. « Armez-vous de
votre amour pour la pa-
trie et livrez une compé-
tition loyale et vous
serez assurément en me-
sure de réaliser l’exploit
que tous vos compa-
triotes appellent de leurs
vœux», conclut le mes-
sage.

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