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VÉRONIQUE PROVENCHER

COMPORTEMENTS ALIMENTAIRES ET PROFIL
PSYCHOLOGIQUE CHEZ LA FEMME
Le nouveau paradigme en matière de gestion du poids peut-il
être une alternative de choix?

Thèse présentée
à la Faculté des études supérieures de l'Université Laval
dans le cadre du programme de doctorat en nutrition
pour l'obtention du grade de Philosophiae Doctor (Ph.D.)

Département des sciences des aliments et de nutrition
FACULTÉ DES SCIENCES DE L'AGRICULTURE ET DE L'ALIMENTATION
UNIVERSITÉ LAVAL
QUÉBEC

2007

© Véronique Provencher, 2007

Résumé
La prévalcncc croissante de l'obésité que nous connaissons actuellement est sans aucun
doute d'un intérêt majeur en termes de santé publique, d'autant plus que les approches
traditionnelles préconisées dans le traitement l'obésité produisent des résultats
éphémères chez une majorité de gens. Une surenchère quant à l'urgence de perdre du
poids peut alors être observée, particulièrement auprès des femmes, se réalisant parfois
au détriment de l'adoption de meilleures habitudes de vie. Afin de tendre vers un
équilibre qui soutient la santé dans sa globalité, il apparaît donc important de mieux
comprendre les enjeux comportementaux et psychologiques associés à la problématique
du poids chez la femme. Parallèlement, de nouvelles approches méritent d'être
explorées, d'où la pertinence de documenter les effets d'un nouveau paradigme en
matière de gestion du poids qui aborde la question sous l'angle de la santé et du bien-
être, et non de la perte de poids à tout prix. C'est dans cette optique que s'inscrivent les
travaux de la présente thèse qui ont tenté de répondre aux questionnements soulevés à
l'aide d'un devis de recherche tant descriptif que clinique, réalisé auprès de femmes
présentant un surplus de poids et une préoccupation à l'égard de leur poids. Dans un
premier temps, les analyses descriptives ont souligné la présence d'associations entre
les variables psychologiques et les comportements alimentaires, ces liens s'observant
indépendamment du poids. Ces résultats suggèrent donc qu'une approche visant une
saine gestion du poids devrait intégrer les composantes psychologiques aux
changements de comportements. Dans un deuxième temps, les résultats du volet
clinique ont démontré que la désinhibilion et la susceptibilité à la faim avaient diminué
signifïcativement chez les femmes ayant participé à une intervention s'inspirant du
nouveau paradigme en matière de gestion du poids. Sachant que la présence de ces
comportements alimentaires est associée à un plus grand risque de regain de poids à
long terme de même qu'à un profil psychologique altéré, les changements observés
suggèrent donc qu'une approche s'inspirant du nouveau paradigme pourrait être une
alternative de choix auprès de femmes présentant un surplus de poids cl une
préoccupation à l'égard de leur poids.

Il

Abstract
The increased prcvalcncc of obcsity currcntly obscrvcd is obviously a public hcallh
issue, particularly whcn considering that a vast majority of individuals do not achicve
permanent weight loss with actual recommended obcsity treatments. An overstated
emphasis on weight loss may also bc observed, mostly among womcn who arc often
preoccupicd with their wcight. Unfortunatcly, their ambitious attcmpts to losc wcight
may sometimes overshadow the bénéficiai effects of adopting a balaneed and healthy
lifestyle. In order to improve overall women's health, it therefore appears to bc of
rclevance to better understand behavioral and psychological factors that may be relatcd
to the management of body wcight. Furthcrmore, ncw approaches with regard to wcight
management hâve to bc cxplorcd, which stresses the need to assess the effects of a ncw
weight paradigm that is focusing on wcllncss and wholcness, rather than considering
wcight loss as the unique outeome. Using both descriptive and clinical designs, it is in
linc with these considérations that the work of the présent thesis lias bcen conducted
among ovcrwcight and obcsc womcn who wcrc charactcrizcd by a prcoccupation about
thcir wcight. First of ail, significant associations hâve been obscrvcd between
psychological variables and cating behaviors, indcpcndcntly of wcight status. These
descriptive rcsults suggested that cating behaviors and psychological factors should be
both integrated for healthy weight-management. Secondly, rcsults from the clinical trial
showed dccrcascs in disinhibilion and susceptibility to hunger in womcn who
participate to an intervention bascd on the ncw wcight paradigm philosophy. Sincc
thèse two cating behaviors may pose a risk for wcight regain, in addition to be relatcd to
an impaired psychological runctioning, signilleant dccrcascs observed may suggest that
the ncw wcight paradigm could be a relevant alternative for healthy wcighl-
management among ovcrwcight and obcsc womcn who arc charactcrizcd by a
préoccupation about their weight.

Avant-propos
La présente thèse comprend une introduction générale, une présentation de la
problématique des travaux, une description des projets de recherche sur lesquels repose
la démarche scientifique de même que cinq manuscrits et une conclusion générale qui
discute des résultats obtenus au sujet des comportements alimentaires, des facteurs
psychologiques et du nouveau paradigme en matière de gestion du poids chez la femme.
Plus précisément, le premier manuscrit de cette thèse s'intéresse aux associations
présentes entre le poids corporel, les comportements alimentaires et le bien-être
psychologique chez un groupe de femmes ménopausées. Les deuxième et troisième
manuscrits abordent également la question des facteurs psychologiques et
comportementaux pouvant jouer un rôle dans la gestion du poids chez la femme. Cette
fois-ci, les résultats proviennent d'analyses descriptives réalisées auprès de femmes non
ménopausées présentant un surplus de poids de même qu'une préoccupation importante
à l'égard de leur poids. Ces femmes ont par ailleurs été recrutées afin de participera
une étude d'intervention clinique cherchant à investiguer les effets à court et à long
terme d'une approche alternative en matière de gestion du poids, connue sous le nom de
nouveau paradigme. À cet égard, les quatrième et cinquième manuscrits de cette thèse
traitent des effets cliniques observés sur les comportements alimentaires, les sensations
reliées à l'appétit et le poids corporel chez les femmes à l'étude. À l'exception du
manuscrit présenté au septième chapitre, qui sera soumis sous peu à la revue Obesity,
l'ensemble des articles scientifiques présentés à l'état de manuscrits dans cette thèse ont
tous été publiés ou soumis pour publication au cours de la réalisation de mes études de
doctorat. Voici les références détaillées relatives à chacun des articles scientifiques qui
font partie de cette thèse, ces derniers étant présentés tels qu'ils ont été soumis aux
revues scientifiques.

Chapitre 3
Provencher V, Bégin C, Piché ME, Bergeron J, Corneau L, Weisnagcl SJ, Nadeau A,
Lcmicux S. Disinhibition, as assessed by the Three-Factor Eating Questionnaire, is
invcrscly related to psychological well-being in postmenopausal women. International
Journal of Obesity (Lond) 2007 Feb; 31(2):315-20. [Lpub 2006 Jun 6]

Bcgin C. Gagnon-Girouard MP. Eating Behaviors. Dodin S. International Journal of Obcsity (Lond). (Article soumis) Chapitre 6 Provencher V. (Article qui sera soumis sous peu) Cette thèse comprend également une annexe dans laquelle un article de vulgarisation que j'ai rédigé à l'attention des diététistes/nutritionnistes vous est présenté (Annexe A). Personality traits in ovcrweight and obesc women: associations with BMI and cating behaviors. Tremblay A. dans le cadre du premier manuscrit. Obcsity. Plus spécifiquement. Obcsity 2007 Apr. D'ailleurs. "IIcalth-At-Bvcry-Sizc" intervention: long-tcrm effects on eating behaviors and BMI. Bégin C. Chapitre 7 Provencher V. Defincd weight expcctations in ovcrweight women: anthropometrical. tous les co-autcurs ont participé au processus de révision. Drc Simone Lemieux était l'investigateur principal du projet de recherche. Lemieux S. À paraître dans la revue professionnelle de l'Ordre des Diététistes du Québec « Nutrition science en évolution » au cours de l'année 2007. pour chacun des manuscrits dans lequel ils étaient impliqués. IV Chapitre 4 Provencher V. psychological and cating behavioral corrclates. Lcmicux S. Corncau L. 2007 Jun 5. Boivin S. Tremblay A. Mongcau L. Boivin S. Short-term effects of a "Hcalth-At-Lvcry-Sizc" approach on cating behaviors and appetite ratings. Lcmicux S. Gagnon HC. Lcmicux S. Boivin S. ce manuscrit fera partie d'un dossier thématique traitant des comportements alimentaires. Chapitre 5 Provencher V. [Epub ahead of print]. Bégin C. Les travaux réalisés dans chacun des manuscrits présentés n'auraient pu être accomplis sans la contribution de collaborateurs importants. Bégin C. Gagnon-Girouard MP.15(4):957-66. Mongcau L. avec la . Tremblay A. Boivin S. Ce manuscrit s'intitule « Les comportements alimentaires : un enjeu important pour une saine gestion du poids». Tremblay A.

Egalement. Hélène C. Mmcs Marie-Eve Piché et Louise Corneau ont réalisé la cueillette des données auprès des participantes de l'étude. Je profite donc de cette occasion pour remercier tous les gens qui m'ont aidé de près ou de loin à mener ce projet à terme. en tant qu'investigateur principal. et de ma co-directrice. De mon côté. Pour ce qui est des manuscrits présentés aux chapitres 4 à 7. le projet de recherche ayant permis la réalisation de ces travaux s'est déroulé sous la direction du Dre Simone Lemicux. selon les évaluations transmises par les revues scientifiques. avec la collaboration des Drs Catherine Bégin. j'ai effectué les analyses statistiques et l'interprétation des résultats de même que la revue de littérature et la rédaction des quatre manuscrits. Dre Simone Lemicux. avec la collaboration de Mme Louise Corneau. Pour ma part. L'ensemble de mes réalisations ont été effectué sous la supervision de ma directrice de recherche. j'ai participé à la recherche des outils d'évaluation qui ont été utilisés dans le protocole de recherche pour les comportements alimentaires et le profil psychologique et j'ai aussi pris part à la cueillette des données. V participation des Drs Jean Bergeron. j'ai aussi réalisé la revue de littérature de même que la rédaction du manuscrit. j'ai participé à l'élaboration du protocole de recherche et du matériel d'intervention. L'expertise en psychologie du Dre Catherine Bégin a également été mise à profit lors de l'analyse et de l'interprétation des résultats. Dre Catherine Bégin. intervention qui a été testée dans le cadre de l'élude. Gagnon (chapitre 4) et Louise Corneau (chapitre 7) ont participe à l'interprétation des résultats présentés dans les manuscrits. . En tant que conceptrice du programme Choisir de Maigrir?. Tout en étant responsable de l'analyse statistique des données et de l'interprétation des résultats. L'atteinte de cette dernière étape de mon cheminement académique n'aurait évidemment pu être possible sans l'appui indéniable de nombreuses personnes. Pour la totalité des manuscrits de cette thèse. Angelo Tremblay et Sonia Boivin. Mmcs Marie-Pierre Gagnon-Girouard (chapitres 4 et 5). au recrutement des participantes et à la cueillette des données auprès des femmes à l'étude et ce. j'ai été responsable de leur soumission et de leur révision. J'ai aussi été en charge de la réalisation des interventions de groupe lors des quatre phases de l'étude. S John Wcisnagcl et André Nadcau à titre de co- investigatcurs. Dre Lync Mongcau a participé aux manuscrits portant sur les effets cliniques de ce programme (chapitres 6 et 7).

D'autres professionnels ont également participé à la réalisation des interventions cliniques menées dans le cadre du projet CHOIX. ce qui a d'autant plus accentue l'intérêt que j'avais déjà envers ce domaine. j'aimerais remercier Mme Natacha Godbout. pour le bel esprit d'équipe que nous avons su développer ensemble au cours de ces deux années. Tout particulièrement. Simone. professcure à l'École de Psychologie de l'Université Laval. J'en profite aussi pour souligner la participation de Mme Jo-Ann Gilbert. je tiens à souligner le soutien extraordinaire de ma directrice de recherche. En alliant la collaboration. professcure au Département des sciences des aliments et de nutrition de la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation à l'Université Laval. son souci du détail et son implication sans borne ont permis à ces projets d'atteindre leurs objectifs ambitieux. De même. vi En premier lieu. Je voudrais aussi remercier le Fonds de Recherche en Santé du Québec (FRSQ) ainsi que . l'écoute et le plaisir. je ne crois pas que j'aurais fait des études graduées si je ne l'avais pas rencontrée. Dre Lcmicux a su me transmettre la piqûre de la recherche et sincèrement. soit Dre Catherine Bégin. j'ai également eu la chance d'avoir une co­ directrice des plus formidables. je te remercie du fond du cœur pour tout. kinésiologue. Son énergie. j'aimerais mentionner que la collecte des données et la mise en œuvre des interventions ont pu être réalisées grâce au soutien matériel offert par l'Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels. Parallèlement. Grâce à son enthousiasme et à sa curiosité scientifique. tant sur le plan professionnel que personnel. Les projets de recherche qui constituent cette thèse n'auraient pu se réaliser sans l'énorme travail accompli par Mme Louise Corneau. psychologue. L'excellente collaboration qui s'est créée entre nous m'a permis d'approfondir mes connaissances en psychologie. je tiens à remercier tous les co-investigatcurs des projets de recherche auxquels j'ai participé. Merci Catherine pour ton soutien. ton dynamisme et ton empathie envers mon travail et envers moi. professionnelle de recherche à l'Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels à l'Université Laval. Dre Lcmicux a grandement contribué au développement de ma carrière scientifique et ce. lors des rencontres Choisir de Maigrir? portant sur l'activité physique. Au cours de mes études de troisième cycle. Dre Simone Lcmicux. Merci beaucoup Louise pour ces belles années passées en ta compagnie. Leurs commentaires et leurs conseils judicieux lors de la révision des différents manuscrits ont été très enrichissants.

Merci Frédéric d'être à mes côtés depuis maintenant plus de dix ans. tout en apprenant à mieux me connaître et à me faire confiance. Frédéric Roy. qui sont près ou loin de moi. Finalement. pour avoir su alimenter le sujet de mes recherches. j'ai pu approfondir et mieux comprendre certains aspects de ce domaine de recherche si captivant. VII l'Institut Danone pour le soutien financier qui m'a été offert au cours de mes études au doctorat. je ne puis passer sous silence le soutien inconditionnel de mon conjoint. De par nos discussions enrichissantes. Merci à chacun de vous ! . 11 a su être là quand j'avais besoin de lui et sa présence réconfortante m'est devenue essentielle. leurs encouragements et surtout. J'aimerais également remercier ma famille ainsi que mes ami(c)s. pour leurs appuis.

A ma famille .

3 Les glucides et les lipides mis au banc des accusés 21 3.3 Application difficile de la théorie de la restriction chez. Portrait des facteurs impliqués dans le développement de l'obésité 13 2.2.3 Facteurs individuels 15 3.4 Évolution de la théorie de la restriction vers la spécification d'un modèle multifactoriel : émergence de nouveaux facteurs comportementaux 35 4.2.3.3 Succès des interventions dans le maintien du poids à long terme 22 3. les gens obèses 34 4. ix Table des matières Introduction 1 Chapitre 1.2. La problématique du poids 5 1.2 Risques associés à la mortalité 9 1. Caractérisation des comportements alimentaires impliqués dans la problématique du poids 29 4.1 Proposition du modèle de limites dans la régulation alimentaire 33 4.2.1 Le contrôle de l'apport alimentaire : des facteurs physiologiques aux facteurs psychosociaux 29 4.2 Importance des facteurs psychologiques dans la prévention du gain de poids à plus long terme 24 4.1 Risques associés à la morbidité 8 1. Problématique des travaux 5 1.2 À l'origine des comportements alimentaires de nature psychosocialc : la théorie de la restriction 31 4.3 L'autre côté de la médaille : la préoccupation à l'égard du poids 11 2.1 Obésité : définition et prévalcncc 5 1.5 Restriction calorique réelle et perception d'être privé : leur implications respectives dans la régulation de l'apport alimentaire et la gestion du poids 38 .3.1 Les dictes hypocaloriqucs et l'activité physique 19 3. Comment faire face à la prévalence croissante d'obésité? 17 3.2 Facteurs environnementaux 14 2.2.2 Brève description des traitements de perte de poids et de leurs effets à court terme 18 3.2 Les risques pour la santé associés à l'obésité 8 1.1 Facteurs biologiques 13 2.1 Portrait de gens ayant réussi à perdre du poids : les résultats du National Weight Control Registry 23 3.2.1 Définition d'un poids santé et objectifs de perte de poids à viser 17 3.2 L'approche comportementale en tant que traitement de perle de poids 20 3.

3.3.1 Sujets à l'étude 59 3.3 Effets des interventions s'inspirant du nouveau paradigme 48 5. is inversely rclalcd to psychological well-being in postmcnopausal women 71 Abstract 72 Introduction 73 .1 Intervention s'inspirant du nouveau paradigme (Groupe NP) 62 3. Description du projet CHOIX 58 3. 47 5.4 La présence du soutien social explique-t-cllc les bénéfices observés ? 52 5.4. Le projet CHOIX 54 1.5 La philosophie du nouveau paradigme et la santé publique 53 Chapitre 2. X 5.2 Profil psychologique 51 5.3 Profil psychologique 67 Chapitre 3 70 Disinhibition.2 La philosophie et les composantes principales du nouveau paradigme 44 5.1 Les origines du nouveau paradigme 41 5.3 Démarche de santé globale 48 5.3.1 Volet descriptif du projet de recherche 55 1.2 Volet clinique du projet de recherche 56 2.2 Volet clinique du projet de recherche 58 3. as asscsscd by the Three-Factor Eating Questionnaire. Le nouveau paradigme en matière de gestion du poids : une approche alternative 41 5. Objectifs principaux et spécifiques 55 1.2.2 Intervention de type soutien social (Groupe SS) 64 3.3.4.1 L'importance de se sentir bien dans sa peau 46 5.2.3.4 Mesures effectuées 65 3.1 Comportements alimentaires 49 5.3 Description des groupes à l'étude 62 3.2 Devis expérimental 60 3.1 Volet descriptif du projet de recherche 57 2.1 Profil physiologique 66 3.3 Liste d'attente (Groupe témoin) 65 3.4.2.2 Comportements alimentaires et sensations reliées à l'appétit 66 3.3 Gestion du poids et profil métabolique 51 5.3.2 Le plaisir de bien manger et d'adopter un mode de vie actif. Principales hypothèses de recherche 57 2.

XI Mcthods 74 Rcsults 77 Discussion 79 Acknowlcdgemcnts 80 Références 81 Chapitre 4 88 Defined weight cxpectations in ovcrwcight women: anthropomctrical. psychological and eating bchavioral correlatcs 89 Abstract 90 Introduction 91 Mcthod 93 Rcsults 96 Discussion 98 Conclusion 101 Acknowlcdgemcnts 101 Références 102 Chapitre 5 112 Personality traits in ovcrwcight and obcsc women: associations with BMI and eating behaviors 113 Abstract 114 Introduction 115 Mcthod 116 Rcsults 119 Discussion 121 Conclusion 124 .

160 Abstract 161 Introduction 162 Methods 164 Results 169 Discussion 172 Conclusion 176 Acknowledgements 176 Références 177 . XII Acknowledgements 125 Références 126 Chapitrée 134 Short-tcrm cffccts of a "Health-At-Every-Size" approach on cating bchaviors and appetite ratings 135 Abstract 136 Introduction 137 Methods 138 Rcsults 143 Discussion 145 Conclusion 148 Acknowledgements 149 Références 150 Chapitre 7 159 "I lcalfh-At-Evcry-Size" intervention: long-tcrm cffccts on cating bchaviors and 1Î1V1I.

xiii Conclusion 194 Bibliographie 202 Annexe A 218 Les comportements alimentaires : un enjeu important pour une saine gestion du poids 218 Résumé 219 Introduction 220 La restriction. la désinhibition et la susceptibilité à la faim : quelques définitions 220 Les comportements alimentaires du TFEQ et la régulation du poids corporel 221 Associations avec le poids corporel et l'apport alimentaire 221 Implications dans le processus de perte et de maintien du poids 222 L'importance de la santé psychologique 222 Vers une vision plus globale de la gestion du poids 223 Optimisation des interventions nutritionnclics en matière de gestion du poids 224 L'exemple de Choisir de Maigrir ? 224 Et pour la pratique clinique des diététistes/nutritionnistes ? 224 Conclusion 225 Références 228 Annexe B 230 Thèmes des rencontres du programme « Choisir de Maigrir ? » 230 .

body wcight. XIV Liste des tableaux CHAPITRE 1 Tableau 1 : Classification de l'embonpoint et de l'obésité selon ITMC. le tour de taille et les risques associés 6 Tableau 2 : Comparaison entre le paradigme traditionnel et le nouveau paradigme en matière de gestion de poids 42 CHAPITRE 2 Tableau 1 : Définitions des variables psychologiques mesurées dans le cadre du projet CHOIX 68 CHAPITRE 3 Table 1 : Physical characteristics. BMI and wcight loss needed to achieve happy wcight between women with either lowcr or higher happy BMI 108 Table 4: Différences in variables of thc psychological profile between women with cilher lowcr or higher happy BMI 109 fable 5: Différences in cating behaviors between women with either lowcr or higher happy BMI I 10 . BM1 and âge (N-153) 107 Table 3: Différences in age. scores of TFEQ-factors and psychological wcll-bcing score in the samplc of postmcnopausal women (n-101 ) 84 Table 2: Spcarman's corrélation coefficients for the associations of TFEQ- factors and their subscalcs with psychological wcll-bcing score (N=T01) 85 Table 3: Multivariatc régression analysis showing independent contributions of TFEQ-factors to thc varianec of psychological well-being score (n=101) 86 CHAPITRE 4 Table 1 : Dclined wcight expectations in overweight and obèse women (N=153) 106 Table 2: Pearson corrélation coefficients for thc association of defincd wcight expectations with body wcight.

at post-treatment (T=4-month) and at follow-up visits (T 10-month and 16-month) in HAES. at post- treatment (T 4-month) and at follow-up visits (T=T0-month and 16-month) in HAES. SS and control groups 157 CHAPITRE 7 Table I : Cognitive dictary restraint and ils subscalcs at baseline (T=0). SS and control groups 155 Table 3: Associations bctwccn eating behaviors and appctitc sensations (fasting and 1 h AUC) at baseline (N -139) 156 Table 4: Associations bctwccn changes in body wcight and changes in eating behaviors in women from the HAES. 133 CHAPITRE 6 Table 1 : Eating behaviors at baseline (T=0) and changes following the 4- month intervention in HAES. at post- treatment (T-4-month) and at follow-up visits (T=10-month and 16-month) in HAES. XV CHAPITRE 5 Table 1 : Spearman Corrélation Coefficients for the Association bctwccn Personality Traits and Eating Behaviors (N= 152) 129 Table 2: Pearson Corrélation Coefficients for the Association bctwccn Eating behaviors.. SS and control groups 185 . SS and control groups 154 Table 2: Appctitc ratings at baseline (T-0) and changes following the 4-month intervention in HAES. SS and control groups 1X3 Table 3: Susceptibility to hunger and its subscalcs at baseline (T=0). SS and control groups 1X2 Table 2: Disinhibition and its subscalcs at baseline (T-0). dysphoria and body esteem (N=152) 130 Table 3: Multivariatc régression analyses for the contributions of personality traits (and body esteem) to the variance of cognitive dictary restraint (n=152) 131 Table 4: Multivariatc régression analyses for the contributions of personality traits (and dysphoria and body esteem) to the variance of disinhibition (n=152) 132 Table 5: Multivariatc régression analyses for the contributions of personality traits (and dysphoria and body esteem) to the variance of susceptibility to hunger(n=152).

SS and control groups 186 Table 5: Anthropométrie and metabolic profiles at baseline (T=0). 16-month) in women from the HAES. SS and control groups 188 Table 6: Pearson's corrélation coefficients for the associations of long-tcrm changes in cating behaviors and body weight (baseline vs. at post- treatment (T=4-month) and at follow-up visits (T=10-month and 16-month) in HAES. xvi Table 4: Appetite ratings at baseline (T=0). SS and control groups 190 TFEQ . at post-trcatmcnt (T=4-month) and at follow-up visits (T=l 6-month) in HAES.

internai hunger (B) and external hunger (C) in women from the HATiS group (N^-40) 158 .4kg/m2) and in women above the médian value of BMI (B: >30. XV11 Liste des figures CHAPITRE 1 Figure 1 : Répartition en pourcentage de l'IMC chez les adultes provenant des 10 provinces canadiennes en 1978-1979 et en 2004 7 Figure 2 : Algorithme de traitement proposé pour la perte de poids 19 Figure 3 : Illustration des attentes sous-jacentes à la perte de poids 26 Figure 4 : Quantité de crème glacée consommée ad libitum.4kg/m2) 1•• CHAPITRE 6 Figure 1: Associations between change in Ih AUC for hunger and changes in susceptibility to hunger (A).4)(n=10l) 87 CHAPITRE 4 Figure I: Pearson corrélation between current BMI (kg/m ) and happy BMI (kg/m2) in women below the médian value of BMI (A: <30. selon le niveau de restriction et le nombre de collations consommées au préalable 32 Figure 5 : Illustration de la philosophie qui sous-tend le nouveau paradigme en matière de gestion du poids 45 CHAPITRE 2 Figure 1 : Schéma du devis expérimental du projet CHOIX 62 CHAPITRE 3 Figure 1 : Différences in psychological wcll-being score according to the level of habitua] susceptibility to disinhibition and wcight status (BMI médian of 27.

at post-trcatmcnt (T=4-month) and al follow-up (T= 10-month and 16- month) in HAES. SS and control groups 192 Figure 3: Between and within groups' pairwisc diffcrcnccs for BMI at baseline (T=0).CHAPITRE 7 Figure 1 : Between and within groups' pairwisc différences for situational susceptibility to disinhibition at baseline (T=0). at post-trcatmcnt (T^4-month) and at follow-up (T=10-month and 16-month) in HAES. at post-treatment (T=4-month) and at follow-up (T=10-month and 16-month) in FIAES. SS and control groups 191 Figure 2: Between and within groups' pairwisc différences for susceptibility to hunger at baseline (T=0). SS and control groups 193 ANNEXE A Figure i : Exemple de l'entête d'un journal alimentaire qui permet d'analyser les caractéristiques du comportement alimentaire 227 .

plusieurs traitements sont actuellement proposés pour aider les gens à atteindre leurs objectifs de . 11 s'agit en fait des paroles de femmes rondes qui ressentent un urgent besoin d'entreprendre une démarche pour mieux gérer leur poids. le moindre kilo jugé en trop peut devenir une préoccupation importante. les femmes se sentent grandement interpellées par cette pression envers l'atteinte d'un poids santé. » « C'est difficile de se mettre constamment des limites et de faire le deuil de certaines habitudes de vie. mais je ressens de la culpabilité quand je décide de faire des choses pour moi. Contrairement aux hommes. les prévisions statistiques laissent entrevoir que l'obésité aura un impact économique considérable sur notre système de soins de santé . de par leur morphologie. Alors. Chez la femme. La majorité des Québécoises désireraient être plus minces et être à la diète est souvent même considéré comme la norme ' . Quelles sont les raisons qui motivent leur désir de perdre du poids? Plusieurs d'entre elles vous diront que c'est pour prévenir l'apparition de problèmes de santé et les scientifiques œuvrant dans ce domaine leur donnent effectivement raison. Comme le dit si bien le proverbe : « Aux grands maux les grands remèdes ». l'excès de poids observé chez les femmes ne porte pas toujours préjudice à leur santé . L'obésité est désormais un sujet d'actualité. Je n'ai pas le goût de toujours me priver. pouvant s'expliquer par différents facteurs culturels et psychosociaux ' Or. Ces derniers ne cessent de nous aviser de la prévalence croissante de l'obésité et de l'urgence d'agir pour contrecarrer ce fléau qui nuit à l'état de santé de nos populations ' . » Les quelques lignes que vous venez de lire sont le reflet des propos que tiennent certaines femmes lorsqu'on leur demande de nous parler de leur alimentation ou de leur poids. D'autant plus. pourquoi je n'arrive pas à réussir à perdre du poids ? C'est pourtant pas si complique ! » « Je sais que je devrais laisser ma famille s'organiser un peu plus pour me laisser suffisamment de temps pour prendre soin de moi et m'écouter. I Introduction « J'arrive à bien réussir dans mon travail. au sein de ma vie de famille.

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perte de poids. La majorité d'entre eux repose sur la réduction de l'apport en
kilocalorics en combinaison avec l'augmentation de la dépense en énergie, de manière à
rétablir le déséquilibre énergétique ayant mené au gain de poids l 0 '". Parallèlement, de
nombreux produits, services et moyens amaigrissants ont également fait leur apparition
et sont désormais offerts auprès des gens désireux de perdre le poids qu'ils ont en trop.
Cette industrie de l'amaigrissement est d'ailleurs en plein essor depuis les dernières
années, alors que la majeure partie des solutions qu'elle propose ne se conforme pas
nécessairement aux recommandations émises par les professionnels de la santé
Malgré tous les efforts investis dans la prévention et le traitement des problèmes reliés
au poids au fil des ans, la prévalcncc de l'obésité ne cesse de croître .

De nombreuses personnes aux prises avec un surplus de poids ont déjà tenté à plusieurs
reprises de prendre le contrôle de leur poids et de leur alimentation à l'aide des
approches traditionnelles qui leur sont proposées ' . Malheureusement, malgré une
perte de poids à court terme u ' 17 , le maintien du poids perdu sur une plus longue période
ne s'observe que chez une minorité de gens l8"20. Pourquoi la plupart des individus qui
initient une démarche de perte de poids éprouvent-ils tant de difficulté à poursuivre les
changements amorcés ? Contrairement aux traitements de perte de poids qui sont
offerts uniformément à l'ensemble des gens, les causes sous-jacentes à l'obésité sont
d'origine multifactoriclle ~ . Une grande hétérogénéité est également observée au sein
de la population obèse n. Quelques facteurs psychologiques ont aussi été suggérés afin
d'expliquer le regain de poids observé , tels que la présence d'attentes de perte de
24 26
poids trop ambitieuses ~ ou d'une motivation soutenue par des sentiments
d'obligation ou de contrôle ' ' . Une impression de privation pouvant être associée à
la restriction calorique de même que la présence d'une surconsommation alimentaire,
i.e. une consommation excessive de nourriture représentant un apport supérieur aux
besoins énergétiques, sont des facteurs cognitifs et comportementaux qui ont été
également associés au regain de poids ' . Alors qu'une meilleure compréhension
des facteurs psychologiques et comportementaux impliqués dans la problématique du
poids apparaît toujours nécessaire, ces observations suggèrent qu'une saine gestion du
poids va bien au-delà d'un simple objectif de contrôle du poids.

Afin de pallier aux problèmes rencontrés quant à la persistance des changements de
comportements souhaités de même qu'à la pression envers la minceur à tout prix qui

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s'observe chez les femmes, un nouveau paradigme en matière de gestion du poids a été
récemment proposé " . Cette approche alternative qui fait contrepoids au paradigme
de gestion du poids traditionnel considère que chaque personne possède un potentiel de
santé à maintenir ou à développer peu importe son poids ou sa physionomie. En accord
avec une philosophie de santé globale qui n'est pas centrée sur la perte de poids, le
nouveau paradigme souligne l'importance d'acquérir de saines habitudes de vie qui sont
32 34
en harmonie avec l'individu ~ . Ainsi, ce paradigme repose essentiellement sur
l'acceptation de soi ainsi que sur l'abandon des restrictions et des interdits alimentaires,
de manière à favoriser l'écoute des signaux de faim et de satiété . Même si quelques
études se sont attardées à évaluer les effets du nouveau paradigme en matière de gestion
du poids sur certaines variables psychologiques et comportementales ',5~42, il apparaît
tout de même nécessaire de continuer à documenter les effets de cette approche par des
évidences solides, afin de positionner ce nouveau paradigme par rapport aux traitements
traditionnels qui ont été amplement étudiés au cours des dernières années.

C'est au cœur d'une telle problématique que s'inscrivent les travaux réalises dans le
cadre de la présente thèse de doctorat, au cours de laquelle nous nous sommes intéressés
à approfondir les connaissances actuelles quant à la problématique du poids chez la
femme. Tel qu'imagées par les propos des femmes cités d'entrée de jeu, les
préoccupations à l'égard du poids et de l'alimentation peuvent prendre une place
considérable dans la vie de certaines d'entre elles, se justifiant souvent par des objectifs
de santé. Au coeur de cette thèse, notre vision de la santé englobe les notions de bien-
être physique, mental et social et va ainsi au-delà du modèle bio-médical traditionnel,
où l'aspect curatif est au premier plan. De manière à mieux cerner les enjeux qui ont
trait aux profils psychologique, comportemental et physiologique, différentes questions
de recherche ont donc été abordées par le biais de deux cadres d'analyse, soit un volet
descriptif et un volet clinique.

Dans un premier temps, différentes variables psychologiques et comportementales
caractérisant les femmes qui présentent un excès de poids ont été étudiées. Pour
éclaircir le lien controversé entre le poids corporel et le bien-être psychologique, nous
nous sommes tout d'abord intéressés à l'implication possible des comportements
alimentaires et de l'histoire de diètes au sein de cette association. Selon un devis
transversal, ces analyses ont été réalisées chez un groupe de femmes ménopausées,

4

présentant une variété de formats corporels. Les résultats qui découlent de ces travaux
constituent l'essentiel du premier manuscrit présenté dans cette thèse (chapitre 3). Par
la suite, certains facteurs psychologiques et comportementaux pouvant jouer un rôle
dans la gestion du poids ont été investigués auprès de femmes non ménopausées
présentant un surplus de poids de môme qu'une préoccupation importante à l'égard de
leur poids. Plus spécifiquement, les associations entre les attentes reliées au poids et le
profil anthropométrique ont été évaluées chez ces femmes, toujours à l'aide d'analyses
transversales. Sur le plan psychologique et comportemental, nous avons ensuite tenté de
caractériser les femmes qui présentaient des attentes plus réalistes, indépendamment de
leur poids initial. Le deuxième manuscrit de cette thèse poursuit donc ces objectifs de
recherche (chapitre 4). Finalement, dans le cadre du troisième manuscrit présenté
(chapitre 5), nous tenions à parfaire notre compréhension des comportements
alimentaires pouvant jouer un rôle dans la gestion du poids en investiguant la présence
de certains traits de personnalité dans la détermination de ces comportements auprès des
femmes à l'étude.

Dans un deuxième temps, le volet clinique de la présente thèse avait pour objectif
d'investiguer les effets à court et à long terme d'une approche alternative en matière de
gestion du poids, soit le nouveau paradigme. Auprès de femmes caractérisées par un
surplus de poids et une préoccupation importante à l'égard de leur poids et de leur
alimentation, nous nous sommes attardés aux effets d'une telle approche sur les
comportements alimentaires, les sensations reliées à l'appétit de même que le profil
physiologique. Nous avons également pris en considération la contribution du soutien
social face aux changements observés. Les quatrième et cinquième manuscrits de cette
thèse présentent donc les résultats de ce volet clinique (chapitres 6 et 7).

5

Chapitre 1.

Problématique des travaux

1. La problématique du poids

/. / Obésité : définition et prévalence

L'obésité se définit comme étant un excès de poids, principalement causé par une
augmentation de la masse adipeuse de l'individu. L'indice de masse corporelle (IMC =
poids (kg) / taille (m2)) et le tour de taille sont deux mesures simples et pratiques
utilisées pour identifier les gens ayant de l'embonpoint ou de l'obésité . Sans évaluer
directement l'adiposité, ces indicateurs permettent au professionnel de la santé d'avoir
un aperçu de la masse totale d'un individu proportionnellement à sa grandeur de même
que de la distribution de son tissu adipeux. Tel qu'illustré au tableau 1, une
combinaison de l'IMC et du tour de taille procure une évaluation sommaire du niveau
de risque pour la santé.

6

Tableau 1 : Classification de l'embonpoint et de l'obésité selon l'IMC, le tour de
taille et les risques associés.

Risque pathologique associé*
Classes (selon poids normal et tour de taille)
1MC (kg/m2)
d'obésité Homme < 102 cm Homme > 102 cm
Femme < 88 cm Femme > 88 cm

Maigreur 18.5
Normal 18.5 - 24.9
Embonpoint 25.0-29.9 Augmenté Elevé
30.0 - 34.9 I Elevé Très Elevé
Obésité
35.0 39.9 II Très Elevé Très Élevé
Obésité extrême >40 III Très Très Elevé Très Très Elevé
* : Les valeurs seuil ont été définies selon celles proposées par le « National Instilute of Health » et
l'Organisation Mondiale de la Santé. Risque pathologique pour le diabète de type 2, l'hypertension et les
MCV. ; ** : Un tour de taille élevé peut aussi être un indicateur d'un risque augmenté chez les individus
avec un poids normal.
Tableau adapté des références suivantes: The Practical Guide; Identification, Evaluation and Treatment of
Overweight and Obesity in Adulls, 2000 "' et Douketis JD et al., 2005 4 \

Au sein des pays industrialisés, et même dans certains pays en émergence, le nombre de
gens présentant un surplus de poids ne cesse de croître depuis les dernières années .
Alors que le taux d'obésité à l'échelle canadienne se situait à 13.8% en 1978-1979, il se
chiffrerait aujourd'hui à 23,1% chez les adultes canadiens en 2004 ". La proportion de
Canadiens faisant de l'embonpoint a aussi grimpé ces dernières années, se situant à
36,1% en 2004. Ces statistiques montrent bien l'augmentation de la proportion de gens
ayant un surplus de poids au 111 des ans, puisqu'une majorité de Canadiens (59,2%)
aurait un IMC supérieur à 25 kg/m . Ainsi, l'IMC moyen des adultes canadiens
correspond maintenant à 27,0 kg/m' en 2004, comparativement à 25,1 kg/m" en 1978-
1979. Comme l'indique la figure 1, la répartition des individus sur le continuum de
l'IMC se serait donc déplacée vers la droite. Ce changement apparaît important d'un
point de vue de santé publique, car un tel déplacement de la courbe de distribution
suggère que l'ensemble de la population canadienne est touchée par l'augmentation de
l'IMC 44. Il est ainsi possible d'affirmer que nous grossissons collectivement .

7

Moyen Médiane
IMC IMC
2004 27.0 26.1
1978-1979 25.1 24,1

14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45*
Indice de masse corporelle

Figure 1 : Répartition en pourcentage de PIMC chez les adultes provenant des dix
provinces canadiennes, en 1978-1979 et en 2004.
Figure tirée de la référence suivante : Groupe de travail provincial sur la problématique du poids, 2005 4S
(selon les données de Tjepkema M et Shields M, 2004 2 ).

En contrastant la prcvalcncc d'obésité notée chez les Québécois avec la moyenne
canadienne obtenue en 2004, aucune différence significative n'est observée. Ainsi, le
nombre d'individus obèses au Québec (21.8%) n'est pas différent de la moyenne
canadienne (23.1%) . Il est intéressant de souligner que le pourcentage d'individus
présentant un excès de poids est supérieur chez les hommes que chez les femmes, soit
41% et 28%, respectivement. Par contre, aucune différence sexuelle n'est observée
quant à la prévalence de l'obésité . Lorsque le nombre estimé d'individus obèses au
Canada est comparé à celui observé chez nos voisins américains, on constate que le taux
d'obésité des Canadiens (23,1%) demeure inférieur à celui des Américains (29,7% en
1999-2002). Celte différence est d'autant plus marquée chez les femmes, où les
Canadiennes présentent un taux d'obésité beaucoup plus faible que les Américaines,
soit 23,2% par rapport à 32,6% ". Sans négliger le fait que la prcvalcncc de l'obésité
s'est accrue au cours des dernières années au Canada, il semble que notre situation soit
plus enviable que celle des Etats-Unis, particulièrement chez la femme.

s

1.2 Les risques pour la santé associés à l'obésité

1.2.1 Risques associés à la morbidité

Sans être considérée comme une maladie en soi, la présence d'obésité pourrait être vue
comme un facteur de risque associé à certains problèmes de santé physique, tels que les
maladies cardiovasculaircs (MCV), les dyslipidémies, l'hypertension, le diabète de type
2 et certains types de cancers ' . Néanmoins, même si l'excès de poids serait un
facteur d'importance dans la détermination du risque à la santé, il ne permettrait pas
d'expliquer à lui seul le développement de ces maladies chroniques. L'ensemble de la
population qui présente un IMC élevé est loin d'être homogène, particulièrement en ce
qui a trait à leurs habitudes de vie. Il est donc fort probable que des facteurs de risque
plus spécifiques, tels que le tabagisme, les habitudes alimentaires et la sédentarité,
soient impliqués de façon plus directe dans la détermination du risque à la santé 47,4X. À
cet égard, l'effet protecteur de la consommation de fruits et de légumes sur le risque de
49 50
MCV a été récemment rapporté ' . Puis, lorsque la capacité cardiorespiratoirc des
gens est prise en considération, ceux qui présentent une bonne condition physique ont
une risque de MCV inférieur aux gens ayant une pauvre condition physique et ce, peu
importe leur IMC ou leur pourcentage de tissu adipeux 5I'52. Plusieurs éludes ont aussi
démontré que la distribution du tissu adipeux est un facteur particulièrement important à
considérer dans la détermination du risque à la santé associe à l'obésité. Les individus
présentant une obésité viscérale plus importante, et donc un tour de taille plus grand,
auraient un risque plus élevé de développer une MCV ou un diabète de type 2 ' que
les gens ayant une accumulation de tissu adipeux au niveau sous-cutané. Un tour de
hanche plus élevé semble quant à lui être associé à un meilleur profil de santé ' . De
ce fait, en raison de leur morphologie respective, les hommes présentent un profil de
risque plus détérioré que celui des femmes du même âge et ce, même s'ils présentent un
IMC comparable Une grande hétérogénéité peut donc s'observer au sein de la
population de sorte que ce ne sont pas tous les gens obèses qui développeront un
problème de santé mettant en cause leur excès de poids. D'ailleurs, certains obèses sont
56,57
même en bonne santé métabolique . De telles observations suggèrent ainsi qu'au-
delà de la simple mesure de l'IMC, certaines habitudes de vie et un tour de taille élevé
représentent des facteurs de risques importants reliés au développement des maladies
chroniques.

9

Quant à la santé psychologique, la présence d'un excès de poids aurait des
conséquences négatives sur le sentiment de bien-être et la qualité de vie. Une telle
58
association s'accentuerait selon le degré d'obésité en plus d'être relative à la
perception qu'un individu a de son poids corporel . Quoique les conséquences de
l'obésité sur la santé mentale demeurent toujours controversées au plan
psychopathologiquc 22, l'insatisfaction face au poids et/ou l'apparence peut permettre de
différencier les gens obèses des non-obèses. Parallèlement, il a été suggéré que certains
facteurs pourraient prédisposer les gens obèses à présenter un profil psychologique
moins favorable22'60. Tout comme pour les habitudes de vie, les gens obèses possèdent
aussi des caractéristiques psychosociales qui leur sont propres. Parmi ces facteurs, le
fait d'être une femme ' , d'avoir vécu diverses formes de discrimination reliées au poids
1
' , de présenter une plus faible estime de soi ' et d'entretenir de moins bonnes
M
relations avec les autres pourraient distinguer les gens les plus susceptibles
d'éprouver des difficultés d'ordre psychosocial, indépendamment de leur poids
corporel. La perception de l'image corporelle serait aussi un médiateur impliqué dans
l'association possible entre l'IMC et la dépression ' . Chez les gens obèses, ceux qui
initient une demande d'aide pour perdre du poids présenteraient également une
symptomatologic psychologique plus sévère que les gens qui ne sont pas à la recherche
66
de soutien . Finalement, les personnes obèses qui présentent des comportements
alimentaires problématiques, comme l'hypcrphagic boulimique, démontreraient aussi
67 68
une plus grande détresse psychologique ' . Par conséquent, il apparaît faux de croire
que l'ensemble des gens ayant un excès de poids arborent un profil psychologique
défavorable. Il s'agirait plutôt d'une combinaison de facteurs de nature psychosociale,
de pair ou non avec la présence d'un surplus de poids, qui pourraient poser un risque
pour la santé mentale.

1.2.2 Risques associés à la mortalité

Puisque l'obésité peut être associée à différents problèmes de santé et que la prévalence
de l'obésité est en croissance constante, il y a lieu de questionner son impact sur la
mortalité. Alors qu'il apparaît plutôt clair que les gens ayant un IMC supérieur à 30
kg/m2 peuvent voir leur risque de mortalité augmenter ' , les études épidémiologiques
amènent des réponses plutôt différentes pour ce qui est du risque chez les gens

tant au niveau physique que psychologique. !() présentant de l'embonpoint. les résultats d'une étude prospective réalisée à l'aide des données américaines du National Health and Nutrition Examination Survey soutiennent également la présence d'un risque accru de mortalité chez les gens obèses. . Alors que le moindre surplus de poids a très mauvaise presse depuis longtemps. L'amélioration du profil de santé ne se mesurerait alors pas simplement en nombre de kilos perdus. Sans négliger l'importance de la prévalcncc de l'obésité en termes de santé publique. les gens ayant un IMC inférieur à 18. les études citées précédemment démontrent que ce ne serait qu'en présence d'une obésité franche que le risque de mortalité se ferait réellement ressentir.0 kg/m2 69 .0 kg/m2 aurait un risque de mortalité deux fois plus élevé que celui observé chez les femmes non-fumeuses ayant un IMC de moins de 21. mais serait plutôt en accord avec l'adoption de saines habitudes de vie. le risque de mortalité augmentant à partir d'un IMC supérieur à 27. D'ailleurs. facteurs importants à considérer dans la réduction du risque de mortalité et de morbidité. la maigreur représente souvent le format corporel adopté comme critère de beauté dans les magazines qui peuplent notre société . Ces derniers démontraient plutôt un risque inférieur aux gens de poids normal. Récemment. Au lieu de ne mettre le tort que sur le poids en soi. peu importe si ces changements permettent l'atteinte d'un poids jugé santé . Sauf lorsqu'on lui colle l'étiquette de l'anorexie. Ce risque était même supérieur à celui observé chez les obèses de type I (IMC entre 30 et 34. particulièrement chez les gens âgés de plus de 60 ans 7I). il importe de raffiner notre vision commune des conséquences attribuables à la problématique du poids. ce qui n'a par contre pas été observé chez les gens présentant de l'embonpoint.5 kg/m présentaient un risque de mortalité plus élevé que les gens de poids normal. Par ailleurs. suggérant donc que la 70 présence d'embonpoint n'aurait pas d'effet significatif sur l'espérance de vie .9 kg/m2. l'acquisition de saines habitudes de vie devraient devenir l'enjeu principal à viser au sein de la population et ce.9 kg/m2). les femmes non-fumeuses ayant un IMC supérieur à 29. le risque à la santé associé à la maigreur est fréquemment négligé par le milieu de la santé et les médias. Selon la Nurses' Health Study.

se percevant souvent plus grosses qu'elles ne le sont en réalité ' " . les femmes se distinguent particulièrement des hommes. Différents facteurs culturels et psychosociaux pourraient expliquer la préoccupation à l'égard du poids observée chez les femmes. En l'occurrence.7 kg/m2 était synonyme d'excès de poids chez les femmes alors que les hommes ne s'identifiaient à un surplus de poids que lorsqu'ils atteignaient un IMC moyen de 26. ce dernier étant plus important que la circonférence de la taille. sans égard au poids. on constate qu'ils sont beaucoup moins concernés par cette question que les femmes. une telle préoccupation à l'égard du poids pouvant parfois être qualifiée d'excessive. et être à la dicte peut être vu comme la norme ' . près de la moitié des Québécoises ayant un IMC normal aimerait perdre du poids. On peut alors imaginer à . sans compter qu'environ 90% des femmes qui affichent un excès de poids désireraient évidemment être plus minces 4. tels que la valeur importante accordée à l'attrait physique. l'idéal physique recherché est quant à lui toujours associe à la minceur.3 L'autre côté de la médaille : la préoccupation à l'égard du poids Selon l'Association pour la Santé Publique du Québec. D'ailleurs.1 kg/m2 74 . Quoiqu'une des principales raisons mentionnées pour justifier la perte de poids soit l'atteinte d'un meilleur état de santé. les femmes accordent tout de même plus d'importance à l'amélioration de leur apparence . la préoccupation à l'égard du poids constitue aussi un aspect important à prendre en considération dans la 72 problématique du poids . voir même à la maigreur . Une étude australienne a d'ailleurs rapporté qu'un IMC moyen de 23. La pression à perdre du poids que s'imposent plusieurs femmes est donc toujours aussi importante. Alors que le poids moyen des gens ne cesse de croître. En dépit du fait que les hommes retireraient plus de bénéfices d'une perte de poids. Cette observation suggère donc que la circonférence des hanches pourrait être un déterminant de l'insatisfaction à l'égard du poids chez la femme. ce dernier était inversement relié à la prévalence de tentatives de perte de poids chez les femmes . particulièrement parce qu'ils présentent une obésité abdominale plus importante . Ces chiffres dénotent ainsi l'importance accordée par les femmes au moindre kilo jugé en trop. l'association entre la minceur et la perception d'être en forme de même que la pression à réussir tant au travail qu'au niveau de son apparence . Il 1. Lorsqu'on parle de préoccupation ou d'insatisfaction à l'égard du poids. même si un ratio taille/hanche élevé s'avère préjudiciable pour la santé .

l'éducation et les services de soins de santé 62'63. . soit le travail. d'autant plus que la présence de préjugés a également été observée au sein même des gens ayant un excès de poids 77. 12 quel point l'urgence de perdre du poids peut se faire ressentir chez les femmes qui présentent réellement un excès de poids. Parallèlement. De par leurs effets négatifs sur l'image positive et l'acceptation de soi 1(\ il est possible de croire que les préjugés et la discrimination à l'égard du poids puissent ainsi contribuer à renforcer le désir de perdre du poids chez les gens obèses. certaines études ont souligné la présence de différents préjugés reliés au poids de même que l'existence de diverses formes de discrimination. ces dernières pouvant s'observer dans trois milieux de vie importants.

. Jusqu'à présent. ces derniers émergeant tant du système gastro-intestinal que du cortex 1 Traduction libre de "(. l'ensemble de la littérature s'accorde pour dire que l'obésité est un problème de nature multifactoriellc.1 Facteurs biologiques De par notre passé ponctué de famines et de guerres. Puis. comme la leptinc ou l'adiponectinc. Par exemple. l'évolution de l'espèce humaine a fait en sorte que pour assurer notre survie. Notre système de régulation favorise ainsi largement 7X la présence d'un surplus énergétique . les facteurs qui influencent cette équation sont nombreux et plusieurs demeurent toujours méconnus.. Sur le plan génétique.) the genetic background loads the gun. ces derniers contribuant tant aux processus homéostatiques qu'hédoniques reliés à la régulation de la prise alimentaire. tout se transforme. qui initient le début et la fin de la prise alimentaire." Par conséquent. la présence d'un excès de poids origine essentiellement d'un déséquilibre énergétique où l'apport en énergie est supérieur à la dépense. mais l'environnement appuie sur la gâchette » 2. soit que "Rien ne se perd. Portrait des facteurs impliqués dans le développement de l'obésité Personne n'oserait remettre en doute la loi de la conservation de la matière émise par Lavoisicr il y a plus de deux siècles. seraient sous la gouverne de peptides et de ncurotransmetteurs. l'être humain semble donc être moins bien adapté à son environnement puisqu'il est plus susceptible à la prise de poids." . rien ne se crée. Plusieurs mécanismes physiologiques ont été identifiés. il y a plus de 600 gènes. but the environment pulls the trigger.. la sécrétion d'hormones par les cellules adipeuses. Même si le concept d'équilibre énergétique apparaît simple.) le bagage génétique charge le fusil. Tel qu'illustré par Bray: «(.. nous sommes aujourd'hui bien outillés pour faire face à un déficit en énergie. les signaux de faim et de satiété. Jusqu'à maintenant. Nos gènes pourraient représenter de 25% à 70% de la variation reliée à l'adiposité . 13 2. Ils affecteraient notre capacité à bien réguler la prise alimentaire et la dépense énergétique afin de pallier à un surplus d'énergie. marqueurs et régions chromosomales qui ont été associés à l'obésité chez l'humain . comme la ghreline ou la sérotoninc. de même que les concentrations d'insuline et de nutriments retrouvées dans le sang permettraient une rétroaction de la part des réserves énergétiques du corps afin d'exercer un contrôle sur l'apport alimentaire .

Dans une optique internationale. Notre alimentation est souvent riche en lipides et plus dense en énergie H4. Ainsi. . sans compter notre manque de temps chronique qui nous ramène souvent à leur table . Par exemple. Lorsqu'on considère cependant que le génotype d'un individu ne se modifie que sur une très longue période. on constate que l'environnement dit toxique dans lequel nous vivons aujourd'hui a joué un rôle prépondérant dans l'augmentation de la prévalcncc de l'obésité observée au cours de dernières années. 14 cérébral . ce qui peut ainsi favoriser une augmentation de la consommation de malières grasses au sein des différentes populations qui en bénéficient x7 . l'économie mondiale présente dans le secteur agro-alimentaire permet une plus grande disponibilité d'huiles végétales à moindre coût. hormonales et 8I neurobiologiques constituent un aspect central . Plus concrètement. 82 pouvant ainsi amener un gain de poids . En somme.2 Facteurs environnementaux Aujourd'hui. Les portions que nous servent les restaurateurs sont beaucoup plus généreuses qu'auparavant. Soulignons aussi que les aliments sont dorénavant disponibles en tout temps cl que la nourriture dense en X6 énergie est souvent moins dispendieuse . la génétique peut alors difficilement expliquer l'augmentation récente de la prévalcncc de l'obésité dans son ensemble. Tous ces facteurs sont d'autant plus on K 1 XS • préoccupants lorsqu'ils sont combinés ensemble ' . C'est à ce moment que les facteurs environnementaux et individuels entrent enjeu. au moment où nos activités quotidiennes requièrent de moins en moins d'énergie. 2. nous évoluons dans un environnement qualifié de toxique puisque plusieurs facteurs qui y sont présents favorisent une balance énergétique positive. d'autres facteurs sociétaux liés à notre environnement peuvent aussi être impliqués dans la problématique du poids. car les composantes physiques. x l'industrialisation ainsi que les médias et le marketing . la régulation du poids corporel est loin de ne reposer que sur la seule volonté individuelle. tels que la globalisation des marchés. métaboliques. nos loisirs sont de plus so 8 en plus sédentaires ' \ Le portrait de notre assiette a également beaucoup changé au cours des dernières décennies. ce qui favorise la surconsommation.

15 2. Par ailleurs. par le biais d'une disposition biologique comme un faible niveau de leptine plasmatique. Cette balance entre les facteurs déclencheurs et inhibiteurs aura alors une implication importante dans la régulation du poids corporel et donc. Puisque nous sommes loin d'être en tous points identiques. l'issue finale sur le gain poids n'est pas uniforme au plan individuel. En interaction avec les facteurs biologiques et environnementaux. dans la présence d'obésité.3 Facteurs individuels Alors que nous évoluons tous dans un environnement qualifié de toxique ou 82 d'obésogène . les caractéristiques individuelles d'une personne auront un impact sur la régulation de son poids corporel et seront donc impliquées dans le développement de l'obésité . sans compter l'influence de l'environnement extérieur . Les expériences. L'apport alimentaire est soumis à un contrôle régi par les interactions d'un système 7X biopsychologique. chaque individu possède ses caractéristiques comportementales et psychologiques. de par leur bagage initial. . une moins bonne perception des signaux de satiété. Tel que suggéré par la théorie de l'évolution. L'aspect individuel n'est donc pas à négliger. tel que la consommation de portions plus grosses . Si on s'attarde plus spécifiquement aux facteurs cognitifs et comportementaux associés à l'alimentation. De plus. les mécanismes de régulation de la prise alimentaire sont également soutenus par un contrôle conscient (aspect psychologique). les attitudes et les croyances acquises au fil du temps amèneront chaque individu à réagir à sa façon à son environnement en se construisant son propre « micro-environnement » . ces comportements seraient reliés à un plus grand risque de gain de poids à long terme ". tels que la désinhibition et la susceptibilité à la faim. certaines personnes peuvent être plus vulnérables que d'autres à présenter une balance énergétique positive. seraient associés à la présence d'un surplus de poids s s ' . pourrait ensuite se manifester à l'intérieur d'un comportement alimentaire. Par exemple. Quoiqu'une partie puisse être difficile ou impossible à percevoir (aspect biologique). Ces particularités qui lui sont propres peuvent alors influencer son mode de vie et ses choix. Ce système de contrôle biopsychologique sera donc sous la gouverne de facteurs déclencheurs et de facteurs inhibiteurs. la littérature démontre que certains comportements alimentaires.

Ce thème sera traité plus en détails à la quatrième section de ce chapitre. De même. peu d'études ont été en mesure d'identifier un profil de personnalité type qui serait distinctif aux gens obèses . névrotisme élevé) et d'une préférence envers la solitude ou la compagnie de seulement quelques amis (i. les femmes ayant un poids plus élevé seraient caractérisées par la présence d'une plus grande sensibilité (i. Tandis que la fréquence de problèmes psychologiques apparaissait plus élevée chez un groupe de femmes obèses ' . dans un environnement qui favorise déjà amplement le maintien d'un poids élevé. peu importe le niveau de faim ou de satiété réel. Une telle situation permettait ainsi de favoriser une balance énergétique positive dans un monde où la nourriture n'était pas toujours disponible . Quant au profil psychologique. différentes études se sont penchées sur la question sans jamais arriver à un consensus 22. .c. certaines personnes font donc preuve de comportements alimentaires qui peuvent les inciter à manger davantage. Pour ce qui est des autres dimensions du profil psychologique. il apparaît difficile d'établir une relation causale avec la présence d'un excès de poids . Les gens ayant un excès de poids pourraient ainsi présenter des variations au sein de leurs traits de personnalité. De nos jours. extraversion faible) 4. 16 l'expression des comportements de disinhibition et de susceptibilité à la faim pourrait avoir permis à l'être humain d'être en mesure de profiter au maximum des aliments quand ils étaient disponibles et ce. Par exemple. sans souffrir de troubles de personnalité en soi. Différents modèles de personnalité. une récente étude de population a rapporté qu'aucune psychopathologie associée à l'obésité n'était présente 92 . comme le Big Five ou le Tempérament and Character Inven/ory.c. réfèrent à l'ensemble des caractéristiques relativement permanentes qui différencient les personnes les unes des autres. telles que l'estime de soi et l'image corporelle.

c. qui se situe entre 5 et 10% du poids initial et qui s'échelonne sur une période de six mois. Or. du cholestérol sanguin et de l'incidence du diabète de type 2 " . Plus spécifiquement. Ce poids idéal s'inspirait habituellement des tables de poids et de tailles souhaitables. ce poids santé étant propre à chaque individu et pouvant même se situer dans une zone d'IMC considérée à prime abord comme étant à risque. À la lumière de ces résultats. soit environ 5% du poids initial. ces tables correspondent aux estimations réalisées par cette compagnie à partir des données de sa clientèle afin de définir des catégories de poids qui sont associées à un plus faible taux de mortalité. 17 3. Santé Canada souligne que le terme « poids santé » n'a pas été retenu pour identifier la catégorie d'IMC associée à un plus faible risque pour la santé chez les adultes (i. une perte de poids modérée. L'adoption de saines habitudes de vie. qu'il se rapprocherait de la minceur. a également été associée lt)<M02 à une amélioration du profil de santé . Comment faire face à la prévalence croissante d'obésité? 3. apporte tout de même des effets bénéfiques sur le profil de santé. leur utilisation dans la définition des objectifs de perte de poids a pu laisser sous-cntcndrc qu'un meilleur état de santé passait par l'atteinte d'un poids idéal et donc. La littérature démontre également qu'une perte de poids qui peut sembler modeste. l'atteinte d'un poids idéal était favorisée auprès des gens présentant un excès de poids. telles que publiées par la Metropolitan Life Insurance Company . est maintenant recommandée auprès des gens qui désirent perdre du poids . mais également l'acquisition de meilleures habitudes de vie . indépendamment d'un changement de poids. Même si ces tables de poids et de taille ne sont pas représentatives de l'ensemble de la population.5 et 24. IMC entre 18.9 kg/m ) afin justement d'éviter que cette catégorie de poids soit systématiquement perçue comme l'assurance d'un parfait état de santé "'\ L'ensemble de ces constats suggère ainsi que ce n'est pas exclusivement la perte de poids qui peut être responsable de l'amélioration du profil de santé.1 Définition d'un poids santé et objectifs de perte de poids à viser Par le passé. Un poids santé ne correspondrait donc pas nécessairement à l'atteinte de la minceur chez tous les individus. les résultats d'études cliniques montrent clairement que l'atteinte de tels objectifs s'avère très difficile pour la plupart des gens. tel que la réduction de la tension artérielle. . A cet égard. tant d'un point de vue physiologique que comportemental "' % .

nous nous attarderons plus spécifiquement aux traitements traditionnels de perte de poids qui visent la réduction de l'apport énergétique en combinaison avec l'augmentation de la dépense en énergie.8% des gens présentent un 1MC supérieur à 35 kg/m2. La médication et la chirurgie sont donc des traitements habituellement proposés aux personnes qui en sont à leur dernière tentative en vue d'améliorer leur profil de santé ' '. s'adressent principalement aux individus présentant une obésité plus importante ' et qui ont malheureusement connu plusieurs échecs dans leurs démarches de perte de poids antérieures. Ainsi. Un algorithme de traitement a été récemment proposé par Waddcn. tels que la médication et la chirurgie. la diète hypocaloriquc et la pratique quotidienne d'activité physique sont les stratégies préconisées dans le traitement de l'obésité pour la majorité des gens présentant un excès de poids l().2 Brève description des traitements de perte de poids et de leurs effets à court terme Plusieurs traitements sont actuellement proposés pour aider les gens à atteindre leurs objectifs de perte de poids. les préférences et la santé psychologique. allant des changements alimentaires à la chirurgie. 18 3. Ces stratégies peuvent prendre diverses formes. ces méthodes plus agressives devraient toujours être adoptées de pair avec une amélioration des habitudes de vie . De tous les traitements proposés.3% de la population canadienne alors que 7. Dans la présente section. Hormis leurs effets directs sur la perte de poids. À cet égard. le niveau de risque à la santé de même que les démarches de perte de poids effectuées par le passé. . Les statistiques sur la prévalencc de l'obésité nous indiquent que l'embonpoint et l'obésité de classe I touche 51. se définissant par l'IMC. la décision sera guidée par la condition du patient. ce dernier s'inspirant de celui 10 proposé parle NIH/NHLBI tout en y ajoutant la notion d'intensité de traitement ". les traitements de perte de poids plus agressifs. Brownell et Fostcr (Figure 2).

..1 Les diètes hypocaloriques et l'activité physique Depuis maintenant plusieurs décennies. la diète très faible en énergie.. Figure adaptée de la référence suivante : Wadden l'A et al. . Même si elle est moins stricte que la diète très faible en énergie. les gens désirant perdre du poids sont encouragés à réduire leur apport en énergie. elles se définissent généralement selon quatre catégories : le jeûne. La diète faible en énergie fournil quant à elle entre 800 et 1200 kcal par jour. elle doit toutefois être accompagnée d'un suivi médical de même que de la prise de suppléments alimentaires. * CouœdJing médical -» : Option phlS intensive Étape 2 Niveau 2 • Pas de facteur de risque IMC<fc27à29kg/m ri Pn^rainmc auto-assisté Programme commercial W • I ►rogmmme comportemental • < )h&ïtiS fémorale ■ Femme. Mis à part le jeûne. 2002 . De façon générale. Quoique les diètes hypocaloriques puissent être présentées sous divers formats. elle demeure tout de même sous le seuil du métabolisme de base de la plupart des gens et la prise de suppléments alimentaires est aussi recommandée. la diète faible en énergie et la diète réduite en énergie. c'est la diète réduite en énergie qui s'avère la plus souvent populaire. E **P? 3 • Facteur(s)de risque présents — X * Dicte hypoodonque • Obésité abdominale (900àI200kcal}our) • Horome. l'approche la plus sévère est la diète très faible en énergie qui fournit moins de 800 kilocalories (kcal) par jour. Pour être administrée dans les règles de l'art. 3. Ces quatre types de diète se distinguent surtout par l'intensité de la l04 restriction imposée ..2.: Opfioq moins intensive 1MC < 27 kg/m* f\ . Tout en respectant les recommandations nutrilionnelles émises . plus âgée Niveau 3 1 IMC <Je 30 à 39 kg/m V -. 19 Classification Étapes ttéçsà la jMpsion Apstcmcat de la décision ?f Étape Ktapel1 "¥: Traitement suggère Niveau 1 f A * Diète et exercice (par aot-méme) . plus jeune $ MMtcation Niveau 4 IMC à 40 kg/m2 h Étape 4 Chirurgie bariatrique • Démarches antérieures • Préfêrcnces • Santé psychotonique Figure 2 : Algorithme de traitement proposé pour la perte de poids.

En fait. ou cognitivo-comportemental.2 L'approche comportementale en tant que traitement de perte de poids Le traitement comportemental. l'adoption d'un mode de vie actif favorise un meilleur 16 17 maintien du poids perdu sur une plus longue période ' tout en favorisant également 7 une réduction des risques pour la santé . Contrairement aux diètes faibles et très faibles en énergie. les diètes hypocaloriques permettent d'atteindre une perte de poids correspondant à environ 11% du poids initial 1 h. Certains professionnels privilégieront l'adoption d'un plan alimentaire bien défini alors que d'autres laisseront plutôt le patient choisir ses aliments en accord avec la restriction calorique recommandée. peut également chapeauter les diètes hypocaloriques et l'activité physique. Ainsi. l'ingrédient-clé est sans aucun doute la restriction calorique. Sachant qu'une livre de tissu adipeux contient 3500 kcal. I 7 Quant à l'augmentation de la dépense énergétique. sur une période de 15 semaines. plus la perte de poids sera importante et rapide. Quoiqu'une telle combinaison n'augmente pas de beaucoup la perte de poids à court terme. Or. Par ailleurs. la littérature démontre que. si la recommandation de marcher 30 minutes par jour ne représente qu'une dépense d'énergie d'environ 150 kcal. À court terme.2. la diète réduite en énergie repose la plupart du temps sur la consommation de repas équilibrés. lorsque nous traiterons du maintien du poids perdu à plus long terme. à la base de toutes les diètes décrites précédemment.3. Cette approche vise . En somme. plus la diète comporte une restriction calorique sévère. une balance énergétique négative de 500 à 1000 kcal par jour devrait correspondre à une perte de l04 poids d'un demi à 1 kg par semaine . l'encadrement offert peut s'effectuer à différents niveaux. Un tel déficit énergétique correspond habituellement à un apport journalier de 1200 à 1500 kcal pour une femme. 3. cette diète comprend une restriction en énergie d'environ 500 à 1000 kcal par jour. la pratique d'activité physique prise isolément ne permettrait qu'une perte de poids très modeste . qui utilisent souvent des substituts de repas. les gens doivent s'astreindre à un régime d'activité physique plutôt exigeant pour arriver à brûler plus de 500 kcal quotidiennement. 20 quant aux apports en protéines. en glucides et en lipides. la pratique d'activité physique modérée à intense devient un complément de choix à la diète hypocalorique. Nous y reviendrons ultérieurement à la section 3.

Le contrôle des stimuli. soit Slim-Fast. ils sont amenés à se positionner face à leurs objectifs alimentaires et à mieux comprendre les facteurs qui les influencent. Dans le même ordre d'idées. Dans un même ordre d'idées. où les gens sont invités à prendre conscience de ce qu'il mange par le biais d'un journal alimentaire. Weight Watchers ou Atkins. a démontré que. une étude visant à comparer l'efficacité de quatre diètes commerciales. des croyances et des représentations mentales présentes au sujet du poids et des comportements à adopter. À cet égard. Ce processus de changement s'opère entre autres par la détermination d'objectifs et l'auto-observation.2. De cette façon. Ainsi. 3. différents principes et techniques permettant de changer des comportements spécifiques sont donc mis en œuvre ' ) 6 ' 0 7 . Pour y arriver. l'ingrédient-clé du traitement demeure tout de même la réduction de l'apport en énergie et l'adoption d'un mode de vie actif. Ornish. un apport jugé trop élevé en lipides ou en glucides a été pointé du doigt par certains comme étant responsable du gain de poids observé dans la population. Weight Watchers et The Zone. la différence ne réside que dans le format que prend la démarche. le changement de poids sera noté tout au long de la démarche. l'adhérence à la dicte était le facteur principalement associé à . soit Atkins. une étude récente a rapporté que peu importe le programme de perte de poids commercial entrepris. M êmc si l'approche comportementale permet une compréhension plus exhaustive des facteurs impliqués dans la gestion du poids. Ces macronutriments sont donc devenus les cibles majeures de certaines diètes populaires. soit environ 8% à 10% du poids initial . un journal d'activité physique peut être utilisé pour favoriser également l'auto-observation. Si l'activité physique fait aussi partie des objectifs.3 Les glucides et les lipides mis au banc des accuses Sur le plan nutritionnel. seront aussi des techniques utilisées dans le cadre de cette approche. soit la restructuration cognilive. une réduction similaire de 5% à 7% du poids initial sur une période de six mois était observée ")X. 21 principalement à outiller l'individu pour qu'il développe des habiletés l'aidant à réussir 1<)(> sa démarche de perte de poids . tout en ne décelant pas de différences au niveau de la perte de poids entre les quatre diètes à l'étude. la résolution de problèmes de même que la remise en question et la redéfinition des pensées. La perte de poids observée durant six mois de traitement comportemental est du même ordre que celle observée avec les diètes l06 hypocaloriques.

le facteur qui importe le plus pour atteindre les objectifs de perte de poids serait de rester le plus fidèle possible aux nouvelles habitudes alimentaires. les gens éprouvent alors de la difficulté à demeurer dans les rangs. Ces résultats suggèrent donc que peu importe les changements nutritionncls amorcés pour réduire l'apport en énergie. la présence d'un suivi plus intensif a été identifiée comme un facteur pouvant favoriser le maintien du . 3. Perri et Corsica ont rapporte qu'après une perte de poids oscillant aux environs de 9% du poids initial à court terme. franchir l'étape du maintien du poids à plus long terme s'avère un défi de taille. L'obésité est considérée comme un problème de santé chronique qui nécessite une surveillance s'échelonnant sur une longue période de temps. Si on considère le taux d'abandon important observé lors des suivis post-intervention. pouvant laisser sous-entendre un désintéressement de la personne à participer à l'étude dû en partie par une reprise du poids perdu. Ainsi. Selon d'autres études. seulement 20% à 30% des gens arriveraient à maintenir une perte de poids d'au moins 10% du poids initial. pourrait être considérée comme une réussite Après avoir mis en commun les résultats de différentes études portant sur la perte de poids et son maintien. 22 l'importance de la perte de poids . permettant d'atteindre le déficit énergétique proposé dans le cadre des différents programmes de perte de poids. plus d'un an après la fin du traitement ' . La forte proportion de gens qui abandonnent leur traitement en cours de route en est d'ailleurs un signe ")X1(W. il a été suggéré qu'une perte de poids de plus de 5% du poids initial. la perte de poids nette observée après un suivi à long terme d'environ quatre ans ne représentait plus que de 2% du poids initial . Tandis qu'il est suggéré d'intensifier les changements alimentaires et d'augmenter le niveau d'activité physique pour que la perte de poids se poursuive . Quoiqu'il n'existe toujours pas de définition précise quant au succès à long terme d'une démarche de perte de poids.3 Succès des interventions dans le maintien du poids à long terme À longue échéance. il serait possible que ce taux de réussite soit quelque peu surestimé dans la population en général . maintenue durant au moins un an. un ralentissement du rythme de perte de poids et l'atteinte d'un plateau sont souvent notés après six mois de traitement. Même si l'efficacité des approches de perte de poids traditionnelles est clairement démontrée à court terme.

2) la consommation d'une diète faible en énergie et en lipides. les six stratégies gagnantes identifiées auprès de cette population sont: 1) la pratique intense d'activité physique. 11 apparaît alors clair que le maintien des comportements relatifs à la gestion du poids . ils suivent toujours une diète qui leur fournit un apport réduit en énergie. représentant environ 1400 kcal par jour dont 24% provenant des lipides. 3) la consommation d'un petit déjeuner. il semble que le regain de poids ne soit seulement que retardé puisqu'il s'observe toujours dès que le suivi plus intensif prend fin " 2 . tels qu'un contact régulier avec un thérapeute. Ce phénomène est d'ailleurs très bien illustré par l'augmentation de la prévalence de l'obésité qui se manifeste en dépit d'un nombre considérable de personnes affirmant 2A essayer de perdre du poids . Sommairement.3. 4) la surveillance régulière du poids. Ce registre a ainsi étudie cette question auprès de plus de 4000 adultes ayant réussi à perdre au moins 13. Par la description de ces stratégies. plusieurs types de suivis ont donc été mis à l'épreuve. on peut comprendre que les gens qui réussissent à maintenir le poids perdu continuent tout simplement à se comporter conformément aux consignes leur ayant permis de perdre du poids. Toutefois. une meilleure compréhension des facteurs impliqués dans le maintien du poids à plus long terme est grandement souhaitable. Autrement dit. De toute évidence. à raison d'au moins une heure par jour. 5) l'adoption d'un rythme prandial régulier et 6) la prise en charge rapide des variations de poids IH avant qu'elles ne se traduisent en gain de poids important .6 kg (30 lbs) et à le maintenir durant plus d'un an . En vertu des résultats éphémères qui se dégagent des approches traditionnelles préconisées dans le traitement de l'obésité. Pour aider les gens à adhérer à leur diète. des incitatifs 20 monétaires ou des provisions d'aliments . 3. accompagnée de la pratique d'activité physique accrue. la présence d'un regain graduel du poids perdu au fil des années semble être l'aboutissement de nombreuses tentatives de perte de poids.1 Portrait de gens ayant réussi à perdre du poids : les résultats du National Weight Control Registry Le National Weight Control Registry (NWCR) a été créé en 1994 afin de mieux comprendre les facteurs caractérisant les gens qui maintiennent leur perte de poids sur une longue période. 23 poids ' " .

il est intéressant de noter que 42% des gens interrogés dans le NWCR ont affirmé qu'il était plus facile pour eux de maintenir leur poids perdu que de perdre du poids . ) de tels .115 majorité des gens désirant perdre du poids . représentés par les six stratégies gagnantes identifiées précédemment.3. la perception d'une perte de poids réussie est d'un autre ordre chez les gens ayant un surplus de poids. Comparativement au succès à court terme obtenu à l'aide des approches de perte de poids traditionnelles qui l6 l7 l06 permettent tout juste l'atteinte des recommandations de perte de poids ' . que les mêmes conclusions peuvent être appliquées uniformément à l'ensemble de la population. pourraient influencer la poursuite des pratiques de contrôle du poids énoncées . De surcroît.2 Importance des facteurs psychologiques dans la prévention du gain de poids à plus long terme Même si une perte de poids modérée est l'objectif recommandé par les professionnels de la santé. car ces pratiques de contrôle du poids sont adoptées par la l3. 3. Une telle observation semble suggérer que les nouveaux comportements. Or. En effet. attentes qui sont grandement soutenues par le contexte socioculturel dans lequel nous évoluons " 7 . Il serait erroné de croire que parce que les 4000 personnes étudiées dans le NCWR ont connu un succès dans leur démarche de perte de poids. Pourquoi est-ce plus facile pour eux ? Apparemment. À cet égard. Ces derniers visent plutôt une perte de poids qui correspond à environ 30%> de leur poids initial . s'intègrent facilement et perdurent dans le quotidien de ces gens. la présence en amont de facteurs psychologiques. Le problème réside plutôt dans la compréhension des facteurs qui expliquent pourquoi une majorité des gens n'arrivent pas à conserver les nouveaux comportements acquis. 24 acquis au fil de la démarche se doit d'être permanent afin d'être garant d'un succès à long terme. une critique sévère a été publiée à l'endroit du NWCR. signalant que les gens constituant ce registre représenteraient malgré tout l'exception " 4 . les stratégies-clés identifiées au sein du NWCR ne sont pas un secret pour personne. propres à chaque individu. les taux élevés de regain de poids observés l8"20 dénotent clairement que le maintien des comportements relatifs à la gestion du poids s'avère une tâche difficile pour un grand nombre d'individus.

11 existe alors une dichotomie franche entre les attentes des gens désirant perdre du poids et les attentes des professionnels qui les guident dans leur démarche. puisqu'ils ont été associés à une perte de poids plus importante . Tel qu'imagé par Parham à la figure 3 . ce qui malheureusement évoque une perception erronée de ce qu'apporte réellement une démarche de perte de poids. les taux 24 25 d'abandon plus importants observés chez les gens ayant des attentes plus élevées ' suggère qu'une insatisfaction à l'égard de la perte de poids puisse être impliquée dans l'insuccès des démarches de gestion de poids. Parallèlement. Une meilleure satisfaction de son apparence ou l'acquisition d'une plus grande confiance en soi sont des exemples de croyances attribuées à la perte de poids . Dans les faits. les commentaires encourageants des pairs se font de plus en plus rares ou les changements dans la taille des vêtements ne sont plus toujours notés. les efforts consentis afin de perdre ce poids ne sont donc plus soutenus par des bénéfices psychologiques assez importants pour justifier le maintien des nouvelles ll2122 habitudes de vie à plus long terme . Une étude a récemment démontré que les gens vivent une certaine forme d'habituation face aux réactions positives ou à la gratification qu'apportent initialement la perte de poids Par exemple. l'embonpoint peut être perçu comme un mur de brique qui doit être franchi afin d'être plus heureux ou en meilleure santé. Cette question mérite toutefois d'être étudiée davantage. Pour certaines personnes. D'autant plus que ces habitudes peuvent être . À cet égard. 25 objectifs apparaissent donc irréalistes. La grande valeur accordée à ces attentes de perte de poids ambitieuses " 8 et l'incapacité d'atteindre ce poids perçu comme étant une réussite pourrait influencer le pronostic de la démarche de perte de poids. un profil psychologique moins favorable a été associé à des attentes de perte de poids irréalistes '' . Les attentes sous-jacenlcs à la perte de poids en soi pourraient aussi représenter des facteurs à considérer dans la poursuite des comportements à adopter. [| apparaît donc important d'aller plus loin dans l'investigation des facteurs psychologiques et comportementaux associés aux attentes de perte de poids des gens. l'expérience de perte de poids semble devenir de moins en moins agréable au fil du temps. car d'autres groupes de recherche affirment plutôt que des objectifs de perte de poids élevés influenceraient positivement l20121 la motivation. les tentatives de perte de poids ne sont donc pas que de simples histoires de poids. après les premiers mois d'euphorie apportés par la nouveauté de la démarche entreprise. Malgré l'amélioration significative des paramètres de santé observée après la perte de seulement quelques kilos.

Figure 3 : Illustration des attentes sous-jacentes à la perte de poids. les échecs encourus pour atteindre des objectifs de perte de poids trop ambitieux peuvent miner la confiance et l'optimisme des gens envers leur capacité à entreprendre et à réussir des changements de comportements relatifs à une saine gestion du poids. Figure tirée de Parham ES. l'industrie de l'amaigrissement contribue d'ailleurs à entretenir ces faux espoirs à l'égard de la perte de poids. En bout de ligne. tout en ne se conformant pas nécessairement aux recommandations émises par les professionnels de la santé ' 2 . Les gens peuvent également avoir l'impression que ces changements de comportements n'en valaient pas la peine ou qu'ils n'avaient pas été entrepris avec suffisamment de discipline pour connaître les effets espérés. ce que Polivy et Herman résument par le syndrome du faux espoir2 . la quantité. " Traduction libre de « false hope syndrome » . 26 jugées comme étant monotones et démoralisantes . Ces attentes irréalistes quant à la vitesse. le processus de changement était probablement sur la bonne voie " . 1996 ". la facilité et les conséquences relatives à la perte de poids peuvent alors engendrer plusieurs tentatives pour perdre du poids.2 \ En plein essor depuis les dernières années. alors que dans les faits.

il pourrait être proposé que ces traits de personnalité. névrotisme élevé) était associée à la surconsommation alimentaire " "" . la présence de certains comportements alimentaires a été associée au maintien ou au regain de poids à plus long terme. Par ailleurs. dans le maintien du poids perdu. Au lieu d'être motivée par un sentiment d'obligation ou un désir de contrôle. Par . tout comme d'autres facteurs psychologiques énoncés précédemment. 27 La nature des motifs sur lesquels repose la démarche de perte de poids pourrait également jouer un rôle primordial dans la poursuite des changements de comportements et donc. d'autant plus que d'autres variables du profil psychologique pourraient être impliquées dans les associations observées '" " . pourraient être impliqués dans l'émergence de certains comportements alimentaires. mais donnerait plutôt de l'importance à l'acquisition de saines habitudes de vie. en harmonie avec l'individu. favorisant une motivation de nature externe. Sous l'angle de la relation avec la nourriture. elle n'est malheureusement pas souvent observée au sein des programmes de gestion de poids traditionnels. L'atteinte d'un poids spécifique ne serait plus une finalité en soi. Parallèlement. Jusqu'à présent. la tendance à utiliser la nourriture pour faire face à des événements difficiles ou pour éviter certains affects négatifs pourrait aussi être influencée par des traits de personnalité spécifiques . De tels résultats soulignent donc la nécessité de réaliser de plus amples études pour permettre une meilleure compréhension des liens entre la personnalité et les comportements alimentaires. Une internaiisation des changements à entreprendre. Malgré l'importance que revêt cette motivation intcrnalisée et autonome. L'accent mis sur le respect minutieux du plan alimentaire fait entres autres référence au contrôle. un mode de pensée dichotomique allant du tout au rien pourrait caractériser les gens qui n'arrivent pas à maintenir leur perte de poids " 6 . pourrait expliquer en partie pourquoi certaines personnes arrivent à faire des changements dans leurs habitudes de vie qui perdurent au quotidien. Par exemple. Il apparaît donc important de travailler au développement et à la mise en œuvre de programmes de l24 gestion du poids qui soutiennent l'individu dans l'appropriation de sa démarche . une démarche de gestion de poids issue d'un sentiment de liberté et d'autonomie a de meilleures chances de réussite à plus long terme " ' . il a été suggéré que certains traits de personnalité pourraient rendre plus difficile l'adoption permanente de nouveaux comportements 23. seulement quelques éludes se sont intéressées à cette question et ont rapporté que la présence d'une plus grande sensibilité (i. faisant ainsi appel à une motivation dite intrinsèque. De plus.e.

une augmentation de la surconsommation en réponse à divers stimuli a été associée au regain de poids . . D'autre part. 28 exemple. quoiqu'une telle restriction puisse être accompagnée de cycles de perte et de regain de poids plus fréquents . Ces observations suggèrent alors que différents comportements alimentaires joueraient un rôle significatif dans la gestion du poids. un niveau élevé de contrôle sur l'apport alimentaire semble nécessaire au 23 maintien du poids perdu .

le terme « comportement » réfère à l'ensemble des réactions d'un individu. L'influence de ces facteurs pourrait se traduire par le fait de choisir des aliments faibles en gras en sachant qu'ils sont meilleurs pour la santé (cognitif). nous nous attaquons . l'acte alimentaire représente la situation à laquelle l'individu doit faire face. A la deuxième section de ce chapitre. Pour pallier à ce problème. Ainsi. nous avons abordé brièvement le rôle du système biopsychologique et de l'environnement sur le contrôle de l'apport alimentaire ' et donc. 29 4. Ln conformité avec cette pensée. D'autres facteurs non-physiologiques influencent également les comportements. émotionnelle ou sociale. les comportements alimentaires peuvent se définir globalement comme étant la manière dont un individu se conduit face aux aliments qu'il consomme. Nous sommes donc face à un concept relativement large où plusieurs facteurs peuvent être à l'origine d'un comportement. de manger du chocolat parce qu'on se sent seul (émotionnel) ou de manger plus que d'habitude lors d'une fête (social). Dans le domaine de la santé en général. L'augmentation importante de prévalence d'obésité sous-entend l'idée que notre système de régulation alimentaire interne est défectueux. un comportement peut faire suite à des facteurs physiologiques. Lorsqu'on s'attarde plus spécifiquement aux comportements reliés à l'alimentation. Par ailleurs. Ces comportements sont donc d'un intérêt majeur au sein de la problématique du poids. Par exemple. certains de ces comportements alimentaires peuvent représenter des facteurs de risque d'une balance énergétique positive.1 Le contrôle de l'apport alimentaire : des facteurs physiologiques aux facteurs psychosociaux Selon la définition du populaire dictionnaire Larousse. dans la détermination de différents comportements alimentaires. qu'ils soient d'origine cognitive. tels que le fait de manger en présence de faim. plusieurs personnes perçoivent que les facteurs physiologiques qui contrôlent leur apport alimentaire ne leur permettent pas de répondre aux idéaux de poids véhiculés dans notre société . le port du casque à vélo serait un bon exemple de comportement qui réduit les risques de blessures. à la manière dont il se conduit face à une situation . Caractérisation des comportements alimentaires impliqués dans la problématique du poids 4. puisqu'ils favorisent une surconsommation de nourriture .

d'où la perception qu'il faut s'empêcher de manger en présence de faim en vue de respecter les normes préétablies dans le plan alimentaire. Un contrôle cognitif pourrait donc être envisageable et même souhaitable dans un tel contexte mais est-ce une solution adéquate pour tous ? Rappelons la difficulté. la consommation d'une dicte faible en énergie et en lipides a été identifiée comme un des comportements à adopter pour favoriser une meilleure gestion du poids. dans la présente section. Lorsque les gens s'appliquent à réussir une dicte. M) souvent au contrôle alimentaire en tentant de contraindre les apports alimentaires selon différents principes diététiques. Un tel plan est rarement en accord avec les signaux de faim et de satiété et une désynchronisation face au contrôle physiologique est souvent observée . le comportement alimentaire devient alors sous la gouverne d'un contrôle d'origine cognitive. Selon cette description. De pair avec des prédispositions biologiques et la présence de facteurs psychologiques. d'où la popularité croissante de la pratique de dictes. alors que c'est vraisemblablement en mettant l'accent sur l'autonomie de la personne que la réussite à long terme est favorisée ' ' . peu dispendieuse et très accessible . cet environnement plutôt malsain pourraient augmenter la vulnérabilité à la surconsommation . au détriment du 7 contrôle physiologique . d'où l'influence de facteurs sociaux sur l'apport alimentaire. à maintenir des changements de comportements permettant justement de contrôler de façon consciente leur apport alimentaire " . tel que nous l'avons abordé dans la section précédente ' 8 . mais plutôt à des signaux extérieurs qui sont définis selon les règles établies par la dicte. il est aussi vrai que nous vivons dans un environnement où la nourriture dense en énergie est abondante. il devient difficile d'affirmer que les comportements alimentaires régis par des facteurs cognitifs sont souhaitables puisqu'ils ne répondent plus vraiment aux signaux physiologiques de faim et de satiété. De plus. la notion de contrôle cognitif fait aussi référence à une motivation plutôt externe. à caractériser certains comportements alimentaires de nature psychosociale qui ont fait l'objet de nombreuses . en tentant de respecter du mieux possible les obligations alimentaires mises de l'avant. C'est clans ce contexte que nous chercherons. peu importe la présence réelle de sensations de faim. Or. Les sensations physiologiques de faim deviennent souvent l'ennemi à traquer. 56 prenant même une image de normalité ' . une majorité de gens en démarche de perte de poids. présente chez. À cet égard.

ce dernier correspondant au nombre de cellules adipeuses ' 4. .2 A l'origine des comportements alimentaires de nature psychosociale : la théorie de la restriction Vers la fin des années 1970. Herman et Mack ont questionné un groupe déjeunes femmes sur leurs préoccupations à l'égard de leur poids et de leur alimentation. A l'opposé. Ils ont alors identifié deux groupes de femmes. C'est de cette étude qu'est né le concept de la restriction ' 6" . Les hypothèses de Schachtcr et Nisbctt ont par la ]M suite été reprises par Herman et Mack en 1975 \ Ces derniers soutiennent alors que la réactivité aux stimuli externes décrite par Schachtcr et Nisbctt ne serait pas qu'une caractéristique spécifique aux obèses. 4. Quelqu'un se trouvant alors en-dessous de son poids consigne serait en état de carence énergétique et serait plus susceptible de réagir à des signaux externes. questionnaire comprenant 10 items. Une telle hypothèse s'apparente d'ailleurs à la théorie du pondérostat proposé récemment par Cabanac ' 5. cette régulation respecterait plutôt l33 leurs signaux internes de faim et de satiété . les chercheurs ont par la suite demandé aux femmes de participer à un lest visant à évaluer leur consommation de crème glacée à volonté. puisqu'ils ont été en mesure d'observer cette réactivitc chez un groupe de jeunes femmes ne présentant pas de surpoids. Pour valider concrètement ces observations. c'est-à-dire qu'elles limitent de façon cognitive et volontaire leur prise alimentaire en ayant pour but de contrôler leur poids. soit la restriction. Nisbctt a suggéré quant à lui que la régulation externe de la prise alimentaire chez la personne obèse dépendrait de son poids consigne biologique. la désinhibition et la susceptibilité à la faim. ces derniers pouvant être impliqués dans la problématique du poids. 31 études. Dans les mêmes années. À l'aide de la Restraint Scale (RS). Herman et Mack ont alors effectivement observé que les femmes restrictives consommaient une moins grande quantité de crème glacée que les Traduction libre de « set-point ». Un premier groupe présentait un niveau de restriction élevé. les femmes du deuxième groupe présentaient un faible niveau de restriction '. Schachtcr a proposé que la régulation de l'apport alimentaire chez les gens obèses se ferait en réponse à des signaux externes tandis que chez les gens ne présentant pas de surplus de poids.

ces différentes études ont montré que les femmes restrictives augmenteraient plutôt leur consommation de crème glacée. Cette restriction cognitive serait le refict d'un état de carence chronique (ou de tentatives répétées afin de perdre du poids). composée d'un ou deux laits frappés. prédisant ainsi une réactivité accrue aux stimuli externes . Traduction libre de « counter-regulation ». selon le niveau de restriction et le nombre de collations consommées au préalable. des résultats différents ont été observés. Ces résultats ont été par la suite corroborés au sein du même groupe de recherche par d'autres études réalisées selon des conditions expérimentales similaires m. Figure adaptée de la référence suivante : Herman Cl* et Maek I). . M femmes non-restrictives. les femmes restrictives mangeaient cette fois-ci plus de crème glacée que lors du premier test et. En somme. 1975 ' *. ce phénomène ayant été qualifié par les chercheurs de régulation inverse . contrairement aux femmes non-restrictives qui compenseraient pour l'apport calorique supplémentaire apporté par les collations. comparativement aux femmes non-restrictives. elles mangeaient également plus de crème glacée . CD 250 •CD Restriction élevée O (Bu ro Restriction faible D) 200 CD Cl) E CD 150 'Ai i_ 'CD o E CD E -a o 100 •CD m •*-* c c o !>() M1 13 o a 0 1 Nombre de lait frappé avant la consommation de crème glacée Figure 4 : Quantité de crème glacée consommée ad libitum. En présence d'une restriction. Tel qu'illustré à la figure 4. un dérèglement dans la régulation de la prise alimentaire serait observé. lorsque les chercheurs ont demandé aux femmes à l'étude de consommer une collation. avant de manger à volonté la crème glacée. Cependant. telle que mesurée par la RS. ce qui démontre bien que ces femmes limitaient leur apport alimentaire.

Cet individu s'imposerait donc une limite de diète. La limite de diète se situerait ainsi à l'intérieur de la zone d'indifférence biologique. : consommation d'alcool) ' . Herman et Polivy ont par la suite proposé un modèle descriptif. Bien entendu. .e.e. . facteurs physiologiques). les chercheurs distinguent les déterminants physiologiques et non-physiologiques de la prise alimentaire en deux zones distinctes : une zone aversive et une zone d'indifférence biologique ' . Plus spécifiquement. le mangeur restreint tenterait de contrôler de façon cognitive et volontaire sa prise alimentaire. Les facteurs favorisant alors cette prise alimentaire plus importante pourraient être de nature cognitive (p. Cette limite de diète ne répondrait pas aux signaux de faim et de satiété. le respect de cette limite peut parfois être compromis et le mangeur restreint percevra alors qu'il a surpasse sa limite de diète.2. ex. 33 4. ces signaux étant associés à des sensations désagréables. facteur non- physiologique). nommé modèle de limites5. ex. émotionnelle (p. Dans ce modèle. Tel que noté lors du phénomène de régulation inverse '. : impression d'avoir surconsommé. des différences interindividuelles joueraient un rôle dans ce modèle de régulation alimentaire et la présence de la restriction cognitive en est un bon exemple. l'individu se situerait dans la zone aversive lorsque sa prise alimentaire est une réponse à ses signaux de faim ou de satiété (i. cette limite étant perçue par le mangeur restreint comme le seuil de kcal à respecter lors de la consommation d'un repas afin de mieux contrôler son poids . ex.1 Proposition du modèle de limites dans la régulation alimentaire Pour permettre une compréhension plus globale des mécanismes de régulation alimentaire. D'un autre côte. : affects négatifs) ou pharmacologiquc (p. ce qui supporte la présence d'une surconsommation alimentaire. Lorsque la consommation d'aliments serait plutôt sous l'influence de facteurs psychologiques (i. facteurs non-physiologiques). réelle ou illusoire). 5 Traduction libre de « boundary model ». l'individu se situerait plutôt dans la zone d'indifférence biologique. car le mangeur restreint essaierait plutôt de respecter la limite cognitive imposée (i.e. l'apport alimentaire du mangeur restreint deviendrait sans limite. Selon la définition proposée par Herman et al.

selon le modèle de limites présenté précédemment. Ainsi. D'autre part. Si la limite imposée par la restriction n'a pas été brisée. ' ont proposé que. Herman et al. se sont intéressés à valider la théorie de la restriction et son effet de régulation inverse chez un groupe de femmes obèses. Rudcrman suggère que la RS. les limites de diète imposées pourraient être très variables d'une personne à l'autre. four observer le phénomène de régulation inverse chez les gens obèses. Il a été rapporté que le score de restriction mesuré par cette échelle pourrait être surestimé chez les gens obèses principalement parce que le . Selon la présence d'une telle variation interindividuellc. Cette échelle de 10 items se divise en deux sous-échelles : la préoccupation face aux diètes et les fluctuations de poids estimées de façon absolue (en livres ou en kilogrammes). En guise d'explication. Quoiqu'ils aient également démontré que la restriction était un bon prédietcur de la consommation alimentaire. Rudcrman et al. ce qui est d'ailleurs cohérent avec leur poids corporel plus élevé et probablement leur apport alimentaire plus grand. il serait probable que la limite de diète chez les obèses n'ait pas été dépassée par la collation consommée dans les études de Rudcrman et al. occasionnant ainsi un bris de cette limite .3 Application difficile de la théorie de la restriction chez les gens obèses Alors que la théorie de la restriction tente à prime abord d'expliquer la réactivité aux stimuli externes chez les individus obèses. ce phénomène n'ayant été observé que chez les femmes non-obèses ayant un niveau de restriction élevé . 34 4. ont été réalisées chez des femmes qui ne présentaient pas de surplus de poids. la plupart des études sur la régulation inverse effectuées par Herman et al. les travaux de Rudcrman n'ont pas permis d'identifier la présence de régulation inverse chez les femmes obèses. pourrait présenter des problèmes psychométriques l3X 42 chez les gens obèses ' . Les personnes obèses se fixeraient peut-être des limites moins sévères en termes de kcal que les gens ayant un poids plus faible. en 141142 comparaison avec des femmes non-obèses . ceci expliquerait pourquoi le phénomène de régulation inverse n'a pas été observé chez les obèses . il apparaîtrait donc nécessaire de comparer deux épisodes alimentaires où la consommation d'une collation serait suffisante pour donner l'impression de dépasser la limite imposée par la restriction présente. utilisée pour catégoriser les gens comme étant des mangeurs restreints ou non.

tel qu'énoncé précédemment. Alors que tous sont d'accord avec l'importance de la théorie de la restriction dans la régulation alimentaire. En 1985. certains se questionnent toutefois sur la pertinence d'associer systématique la présence de la i ' ■ i -i • • i i • 144-147 désinhibition chez tous les mangeurs restreints 4. Puis. les gens obèses semblaient d'ailleurs moins se restreindre que les gens sans surplus de poids. est un facteur intrinsèque à la restriction . À l'origine. Le construit mesuré à l'aide de la RS regroupe donc deux dimensions qui sont l4 intimement reliées selon Ilcrman et Polivy . à partir de leurs . l'analyse de la structure lactoricllc de la RS démontre la présence de deux facteurs distincts : un premier relié à la restriction cognitive et un autre associé aux variations de l4( poids '. D'autres auteurs ont également émis quelques réserves quant à la validité de la RS l44 l46 utilisée pour caractériser les comportements restrictifs " i suggérant que cette échelle comportait plus d'un facteur. ce qui pourrait probablement être évité si la fluctuation de poids était plutôt exprimée de façon relative au poids actuel. mais plutôt le miroir de la présence d'embonpoint selon la sous-échelle de fluctuations de poids. Par ailleurs. ce qui suggère que les deux groupes utiliseraient différemment l'échelle de l42 restriction . d'autres groupes de recherche ont tenté de préciser l'évaluation des comportements alimentaires. Stunkard et Mcssick se sont intéressés à cette question en élaborant le Three-Factor Eating Questionnaire (TFRQ). la consistance interne de ce questionnaire diminuerait lorsque l'échantillon d'individus testés comprenait plus de B8 gens obèses . Un score plus élevé de restriction ne serait donc pas nécessairement le reflet réel d'une plus grande préoccupation face aux diètes chez les gens obèses. la théorie de la restriction considère que la désinhibition. lorsque comparé aux gens ne présentant pas de surplus de poids. Cependant.4 Évolution de la théorie de la restriction vers la spécification d'un modèle multifactoriel : émergence de nouveaux facteurs comportementaux Alîn de pallier aux faiblesses détectées avec la RS auprès des gens présentant un surplus de poids. illustrée par la régulation inverse ou la réactivité aux stimuli externes. 35 score de la sous-échelle reliée aux fluctuations de poids serait plus élevé . Il apparaît tout de même possible que la présence de plus grandes fluctuations de poids soit directement reliée à une pratique de diète active . Pour un même score de restriction. le score de restriction des gens obèses était plus élevé et plus homogène.

Ceux qui réussissent difficilement seraient plutôt caractérisés par un score de restriction élevé provenant de la l43J45 RS. Les trois facteurs dérivés du TFEQ et du DEBQ montrent bien qu'une distinction peut être établie entre la restriction et la desinhibition alors que la RS combine la restriction et la disinhibition à l'intérieur d'un même facteur. particulièrement en ce qui a trait au comportement de restriction ' . associée à une perte de contrôle sur la prise alimentaire. Plus spécifiquement. cette restriction étant de nature hétérogène . la desinhibition du TFEQ s'apparente quant à elle aux sous-échelles émotionnelle et externe du DBBQ. Ce questionnaire. Ainsi.48 consommation d'aliments en présence de sensations et de perceptions de la faim . la restriction mesurée par le TFEQ et le DEBQ est un construit relativement homogène qui permettrait d'identifier des gens réussissant mieux dans leurs tentatives de diètes. la restriction se définit comme étant un contrôle cognitif et volontaire de la prise alimentaire relié à une préoccupation à l'égard du poids. Alors que la susceptibilité à la faim ne semble pas évaluée par le DEBQ. la théorie de l'externalité (qui est reliée aux stimuli extérieurs influençant la prise alimentaire) et la théorie de la restriction (telle que discuté précédemment). la desinhibition (16 items) et la susceptibilité à la faim (14 items). le TFEQ et le DEBQ documentent un type de restriction qui exclut toute référence aux fluctuations de poids . La desinhibition représente plutôt une surconsommation d'aliments en réponse à certains stimuli externes. soit la restriction (21 items). nommé Dutch Eating Behavior Questionnaire (DEBQ). Ce questionnaire permet de mesurer trois facteurs cognitifs et comportementaux reliés à l'alimentation. Ils se sont inspirés de trois différentes théories pour construire leur questionnaire. Par ailleurs. Van Stricn et ses collaborateurs se sont aussi intéressés au développement d'un nouveau questionnaire pour mesurer les comportements l49 alimentaires . 36 observations cliniques de même que des théories de la restriction et de l'externalité l48 (cette dernière réfère aux stimuli extérieurs influençant la prise alimentaire) . soit de manière restrictive (10 items). comme le stress émotionnel. Il est intéressant de noter que la définition des comportements alimentaires du DEBQ se rapproche beaucoup des facteurs évalués par le TFEQ. émotionnelle (13 items) et externe (10 items) . soit la théorie psychosomatique (qui réfère aux émotions associées à la prise alimentaire). permet donc de mesurer trois différentes façons de se comporter face à l'alimentation. Au même moment. il s'agit d'une . Quant à la susceptibilité à la faim.

les mangeurs restreints serait caractérisés par une plus l47 grande fréquence de diètes et de surconsommation . Au cours de la dernière décennie. Même si la restriction évaluée à l'aide du TFEQ semble être un construit homogène. chacune étant associée différemment à la disinhibition. Weslenhoefcr définit le contrôle rigide comme étant une approche dichotomique face à l'alimentation. soit le contrôle de l'apport alimentaire en tant que tel. Dans une analyse de la structure factorielle du TFFQ. Allison et ses collaborateurs avaient d'ailleurs rapporté que deux facteurs semblaient définir la l4 restriction. a été un des questionnaires d'évaluation les plus utilisés dans la recherche sur les comportements alimentaires . Plus spécifiquement. différentes stratégies peuvent être utilisées pour restreindre l'apport alimentaire. aux comportements de diètes et au poids. soit celle reliée aux cognitions et celle reliée aux comportements \ Ainsi. dimensions alors évaluées par les autres comportements définis par ces questionnaires. Alors que cette dernière mesure une restriction qui réfère à un construit comprenant un ensemble de facteurs. le TFEQ et le DEBQ s'intéresse plutôt à une dimension plus spécifique de la restriction. dont la présence de désinhibition. Les mangeurs restreints caractérisés par ces échelles ne présentent donc pas nécessairement les mêmes réactions de régulation inverse que celles observées avec la RS. Wcstenhocfcr s'est aussi intéressé à la définition des comportements restrictifs . À l'opposé. aussi connu sous le nom d'Eating Inventory. le contrôle fiexible serait une approche beaucoup plus graduelle où l'individu se laisse la latitude de faire quelques écarts en trouvant une . La restriction mesurée par le TFEQ et le DBBQ permettrait donc d'identifier une plus grande proportion de gens actuellement à la dicte tandis qu'avec la RS. Toujours selon l'hypothèse que le comportement alimentaire des mangeurs restreints serait hétérogène. v/ et à la surconsommation. L'évaluation de la restriction vise plutôt à identifier les l47 stratégies cognitives et comportementales permettant de réduire l'apport alimentaire . la restriction rigide et la restriction llexiblc. auprès d'un très large échantillon. Cette différence doit être prise en considération dans le choix des questionnaires afin de s'assurer d'un usage approprié. Wcstcnhoefer a observé qu'il existait deux types de restriction. Une étude comparative récente a d'ailleurs rapporté que la restriction évaluée par le TFEQ était la mesure la plus valide l51 pour identifier l'intention d'être à la diète de même que la restriction calorique . Un contrôle rigide plus grand était associé à une désinhibition plus élevée alors qu'un contrôle fiexible était plutôt relié à de faibles l44 scores de désinhibition . le TFEQ.

ce qui apparaît problématique pour la régulation de l'apport alimentaire et de la balance énergétique ne semble pas être la restriction calorique en soi. se manifestant entre autres par le phénomène de régulation inverse. Pour illustrer ce phénomène. À cet égard. Cette personne pourrait donc être moins vulnérable à la désinhibition. Westenhoefer souligne aussi l'importance de la dimension de « tout-ou-rien » qui caractérise le comportement restrictif des gens présentant des niveaux élevés de restriction rigide. En revanche. Ces exemples illustrent bien l'opposition qui est présente dans le contrôle rigide. 4.5 Restriction calorique réelle et perception d'être privé : leur implications respectives dans la régulation de l'apport alimentaire et la gestion du poids. ce comportement pouvant se traduire par des échecs quant aux tentatives de restriction et l44 qui a été associé à des stratégies restrictives rigides . Il s'agirait plutôt de la présence de désinhibition. mais plutôt à la restriction cognitive. Ainsi. quoiqu'ils prétendent compter les calories. D'après l'argumentaire qui vient d'être exposé. Timmerman et Gregg ont constaté que la perception de privation ou la préoccupation par rapport aux aliments n'était pas associé significalivement à l'apport en énergie et en lipides. un autre pourrait se considérer comme un mangeur restreint tout en suivant effectivement une diète. telle qu'évaluée à l'aide de la RS. De plus. on peut supposer que la limite de diète puisse se déplacer sur un continuum. Timmerman et Gregg ont alors suggéré le terme privation . Il est fort possible qu'un individu se perçoive comme étant restreint. chez le mangeur qui se restreint de façon plus flexible. ils ne se servent pas de petites portions et ne mangent pas lentement. ils ne se considèrent pas conscients de ce qu'ils mangent. Cette définition d'un modèle multifactoriel souligne bien l'hétérogénéité présente au sein du concept de restriction. Par ailleurs. 38 solution pour compenser. mais qu'il ne soit pas réellement à la diète. Si nous dressons un parallèle avec le modèle de limites décrit précédemment. Môme si ces gens se disent fréquemment à la dicte. La fréquence de diètes et de surconsommation serait ainsi un facteur associé à une vulnérabilité face à la disinhibition alors que le statut actuel de dicte refléterait plutôt les efforts mis en œuvre pour réduire l'apport calorique dans le but de perdre du poids . il serait possible que le mangeur ayant un comportement plus rigide soit plus susceptible de briser la limite de diète qu'il s'impose. il deviendrait plus vulnérable à la désinhibition. car elle court un moins grand risque de briser sa limite de diète.

on constate qu'il s'agit de s'imposer quelque chose et donc. Comment s'assurer que la restriction calorique imposée n'apporte pas de privation psychologique ? Si on s'intéresse plus précisément à la notion de privation. un tel contrôle des stimuli alimentaires chez chaque individu concerné est-il réaliste sur une base quotidienne et constante? En fait. mais serait avant tout un concept psychologique . Donc. Quoique la restriction calorique soit la pierre angulaire de toutes démarches nutritionnelles de perte de poids. et non pas parce que l'organisme est en déficit énergétique. Puisque cette capacité de restriction ne serait pas assez forte pour contrecarrer l'hédonisme chronique de la faim. une augmentation des sensations de faim et du désir de manger de même que la présence de pensées obsessives quant aux aliments . Au-delà de la simple volonté individuelle. ce sont des facteurs cognitifs. La restriction cognitive ne serait donc pas toujours associée à une 5 restriction énergétique réelle. de s'obliger à faire ou à subir quelque chose de pénible ' . la surconsommation referait donc surface. les auteurs considèrent que la restriction cognitive se manifesterait en réponse à notre environnement actuel qui stimule continuellement la dimension hédonique de notre faim. On voit ainsi la connotation très négative associée à la privation. la restriction cognitive teinte elle aussi très souvent les traitements traditionnels proposés. cette perte de plaisir pouvant alors se refléter dans l56 57 une relation difficile avec les aliments ' et dans l'émergence de comportements alimentaires problématiques . une telle recommandation souligne donc toute l'importance qui se doit d'être accordée à la dimension collective de nos choix alimentaires. 39 l53 psychologique . la présence de surconsommation alimentaire serait présente en amont de la restriction. Le concept de privation psychologique a par la suite été intégré par Lowc et Levine au sein d'un modèle homéostatique/hédoniste de la faim . Selon Lowc et Levine. la solution à envisager pour réduire la privation psychologique chez les gens en démarche de perte de poids serait de réduire l'exposition aux aliments palatablcs qui stimulent leur faim hédoniste Toutefois. En dépit de la restriction calorique en soi. qui seraient responsables du sentiment de privation 30. Par ailleurs. il faudrait s'attarder à mieux définir la façon dont la consommation d'aliments palatablcs devrait être intégrée au sein d'habitudes alimentaires équilibrées et d'un environnement contrôlé . Dans ce modèle. tels que la perception de manger moins qu'à l'habitude ou moins que souhaité.

. probablement parce qu'elle est associée à une perception de privation. Ces observations suggèrent donc que la restriction calorique peut s'avérer difficile à maintenir sur une longue période. Considérant également que les femmes ayant connu de nombreux échecs dans leurs tentatives de perte de poids antérieures puissent présenter une plus grande détresse psychologique et un niveau plus important de dépression . le plaisir et le respect des signaux de faim et satiété. qui mettront à l'avant scène la liberté de choix. on obtient un portrait peu reluisant sur le plan psychologique. 40 et un niveau plus élevé de dépression ont été notés chez des gens ayant suivi une dicte 15 restrictive afin de perdre du poids " . Voilà pourquoi il apparaît important d'explorer de nouvelles approches en matière de gestion du poids. au détriment de l'obligation et de la coercition.

Ce mouvement activiste soutient que la pression exercée auprès des femmes pour être mince serait le rcllet d'une volonté de les garder à l'écart en les amenant à se préoccuper de leur poids Ces auteurs s'interrogent donc sur la valeur accordée au modèle traditionnel qui prévaut au sujet du poids. Hirschmann et Carol H. Même si nous nous émerveillons toujours devant les œuvres de Renoir. s'encre à nos croyances selon trois provenances : la médecine. face au succès mitigé observé avec les diètes de perte de poids préconisées. ex. 41 5. la vision du corps au sein de notre société a également connu de grands bouleversements. Aujourd'hui. quelques chercheurs ont questionné l'importance accordée au poids en lien avec la santé ' ' ' . nous devons admettre que de nos jours ce sont plutôt déjeunes femmes filiformes qui défilent sous la griffe de designers de mode réputés. expliquant peut-être leur intérêt à voir la problématique du poids sous un angle Le titre de ce livre peut se traduire ainsi : L'excès de poids est une affaire de femmes. . a permis l'émergence d'une nouvelle façon de voir la problématique du poids . vision qui a été soutenue par la suite par d'aulres auteurs (p. / Les origines du nouveau paradigme Alors que la prévalcnce de l'excès de poids connaît une croissance importante depuis quelques années ''2. Muntcr en 19X8 "'4 cl Linda Omichinski en 1993 ). l'univers de la mode et de la beauté de même que les tendances culinaires et l'alimentation de tous les jours ' . vers un modèle moral (où la gourmandise est un des n péchés capitaux) et un modèle médical (où un poids élevé est associé à la maladie) . Parallèlement. qui voyait d'un bon œil la présence d'un certain surplus de poids (d'où l'étymologic « cm-bon-point »). En 1978. Le rapport au corps a donc évolue d'un modèle plus traditionnel. le mouvement féministe s'est donc avancé au front pour défendre les femmes du pouvoir médical exercé sur la définition de ce que doit être leur corps. particulièrement chez la femme. intitulé « Fat is a Feminist Issue»'. : Jane R. Face à ces pressions convergentes envers l'importance de la minceur. Le nouveau paradigme en matière de gestion du poids : une approche alternative 5. cette peur de devenir gros. ou lipophobie telle que décrite par Fishler. où de belles femmes toute en rondeur y sont mises en valeur. Plusieurs de ces chercheurs sont issus du domaine de la psychologie et ils ont parfois œuvré auprès des gens ayant des troubles alimentaires. la publication du livre de Susic Orbach.

compréhension et acceptation de soi. Parham décrit très bien cette nouvelle vision du poids. Leur travail a ainsi permis de documenter scientifiquement et de faire évoluer un nouveau paradigme qui remet en question le paradigme traditionnel relié au poids. sans être imputable des causes. Suite du Tableau 2 à la page suivante . qu'entend-on par paradigme ? D'après la définition du dictionnaire. Mais justement. tel que détaillée dans le tableau 2 32. Des transformations extraordinaires sont nécessaires pour perdre et maintenir le poids. Ainsi. Causes de l'excès de La gloutonnerie et la paresse causent Les habitudes de vie des obèses ne poids et maintiennent l'obésité. Paradigme traditionnel Nouveau paradigme Conception de l'excès L'excès de poids est mauvais. Tableau 2 : Comparaison entre le paradigme traditionnel et le nouveau paradigme en matière de gestion de poids. À cet égard. La reconnaissance des facteurs La reconnaissance des facteurs génétiques atténue la responsabilité génétiques permet une meilleure des personnes obèses. sont pas si différentes des personnes minces. Limite des Le poids peut être modifié de façon Plusieurs facteurs qui influencent changements permanente par la plupart des gens. Alors que le paradigme traditionnel fait référence aux modèles moral et médical qui définissent l'excès de poids comme une déviance et un problème que chaque individu doit corriger . l'apport et la dépense d'énergie inhibent aussi les efforts de perte de poids. 42 différent. L'excès de poids n'est qu'une autre de poids façon d'être. un paradigme est un modèle de pensée théorique qui permet de donner une orientation spécifique à la recherche et à la réflexion 129 scientifique . le nouveau paradigme en matière de gestion du poids confronte le paradigme traditionnel en revoyant la façon de conceptualiser les différents aspects de la problématique du poids. le nouveau paradigme réfère plutôt à un modèle où l'individu est responsable des solutions.

La santé peut être améliorée sans égard au seul critère de la minceur. L'excès de poids est traumatisant. l'ableau tiré des références suivantes : Parham ES. La décision de se préoccuper du poids leur appartient à eux seuls. avec leurs patients. Le traumatisme causé par l'obésité est principalement le fruit de notre culture.. Une personne ne devrait pas L'estime de soi permet de accepter ce qui n'est pas bon changer ce qui peut être changé pour elle. Paradigme traditionnel Nouveau paradigme Valeur de la minceur L'excès de poids est un danger. tels que l'amélioration de l'estime de soi et du style de vie. est aussi importante que la perte de poids. Interventions Les personnes obèses doivent faire tous Les gens doivent considérer appropriées les efforts pour maigrir. changé. leurs valeurs et leurs priorités. L'insatisfaction est une et d'accepter ce qui ne peut être motivation au changement. Une intervention efficace donne lieu à Le succès d'une intervention est une perte de poids substantielle. 2000 . n'importe quel poids. défini par les buts fixés au départ. La perte de poids permet de vivre On peut vivre vraiment à vraiment. On peut développer une conception de la beauté incluant différents formats. <n (suite) Tableau 2 : Comparaison entre le paradigme traditionnel et le nouveau paradigme en matière de gestion de poids. L'atteinte d'objectifs. L'excès de poids est peu attirant. Les professionnels de la santé doivent Les professionnels de la santé avoir une attitude ferme auprès des doivent agir de façon concertée obèses. 1996 " et ShaeferC et Mongeau I. Notre conception de la beauté est le fruit d'un apprentissage.

tels que The National Association to Advance Fat Acceptante (NAAFA). Bcrg et Jon I. vont prôner des changements qui permettent d'améliorer la qualité de vie. notons que l'acceptation de soi est une caractéristique déterminante du nouveau paradigme qui permet de différencier le nouveau paradigme des autres approches reliées au poids. À la figure 5. Par ailleurs. Robison constituent des références intéressantes permettant de dépeindre plus en profondeur la philosophie et les 3 ! 34 composantes de ce nouveau paradigme " . La deuxième composante du nouveau paradigme met quant à elle l'emphase sur le changement de comportements selon une approche sans diète . d'autres approches vont plutôt considérer les changements de comportements dans l'optique d'une saine gestion du poids qui met l'accent sur l'adoption d'habitudes de vie alliant la santé et le bien-être ' . Afin d'illustrer ces différences à la figure 5. Parham. Toutefois. soit 1) l'acceptation de soi et 2) le changement de comportement "!2. Soulignons que ces composantes peuvent être abordées à divers degrés dans le cadre des interventions mises en œuvre. qu'on pense à l'environnement toxique dans lequel nous vivons ou à l'insuccès des dictes hypocaloriqucs dans le maintien à long terme du poids chez nombre d'individus. cette dernière pouvant être perçue sous divers angles. en mettant totalement à l'écart la notion de perle de poids. les travaux d'Ellen C. Franccs M. Si nous revenons aux grandes composantes du nouveau paradigme. Ces difficultés ont d'ailleurs été présentées aux sections 3 et 4 de ce chapitre . ces composantes reposent toutes deux sur une reconnaissance des réalités plus difficiles qui font partie de la vie des gens. ce qui explique pourquoi leurs courbes respectives occupent différents niveaux d'intensité sur le continuum présenté à la figure 5. on remarque d'ailleurs que la courbe qui représente l'acceptation de soi est présente tout au long du continuum.2 La philosophie et les composantes principales du nouveau paradigme Puisque le nouveau paradigme en matière de gestion de poids est né d'une remise en question du paradigme traditionnel réalisée par plus d'un auteur et s'échelonnant sur plusieurs années. tel qu'illustré par le rectangle à la base de la figure 5. certains regroupements. Par exemple. . D'un autre côté. la courbe qui représente le changement de 7 Traduction libre de « non-dieting ». il est difficile de le décrire à partir d'un seul ouvrage. 44 5. la philosophie générale du nouveau paradigme est soutenue par deux grandes composantes. démontrant donc que l'acceptation de soi doit faire partie intégrante de toute intervention qui s'inspire du nouveau paradigme . Tel qu'illustré à la figure 5 par deux courbes distinctes.

puisque la restriction représente l'outil de base sur lequel repose le paradigme traditionnel. . De même. Peu importe la vision adoptée quant au poids. Figure 5 : Illustration de la philosophie qui sous-tend le nouveau paradigme en matière de gestion du poids. En somme. 45 comportement varie en intensité sur le continuum. les composantes propres à la philosophie du nouveau paradigme touchent à trois domaines importants : la perception positive de soi. la droite du continuum laissant plus de place à la notion de perte de poids au sein de l'intervention. c'est la poursuite d'objectifs de santé qui domine dans le nouveau paradigme. figure adaptée de la référence suivante : Parham KS. 1996 ". les habitudes de vie et la santé. au détriment de la perte de poids à tout prix. le refus d'encourager les diètes restrictives restera toutefois au cœur de l'approche sans diète.

Chez les gens préoccupés par leur poids qui tentent de se restreindre. Tout comme la valeur d'un être humain ne doit pas se mesurer selon la couleur de sa peau. et savoir profiter de ses forces et de ses atouts tout en considérant de façon objective ses 32 limites et ses faiblesses . la philosophie du nouveau paradigme repose principalement sur l'acceptation de soi. le nouveau paradigme favoriserait l'amorce d'une démarche qui repose sur une motivation autonome. fait partie intégrante du nouveau paradigme tandis que l'approche traditionnelle semble souvent attribuer le succès de la perte de poids à la diète ou aux conseils du professionnel de la santé ' . L'empowerment. où le travail accompli est entrepris par soi et pour soi. D'ailleurs.2. Par ailleurs. concept selon lequel on vise à rendre l'individu responsable de sa propre démarche. tant intérieurement qu'extérieurement. certaines études rapportent que l'insatisfaction à l'égard du poids favorise une perte de poids plus importante ' . Même si le nouveau paradigme souligne l'importance de ne pas attendre d'être mince pour profiter de la vie. il faut comprendre que l'acceptation est loin d'être considérée comme un refus du changement. le . Une telle autonomie de la personne suggère donc qu'une intervention de la sorte a de meilleures chances de 9 1 9"7 9X réussite à long terme ' ' . le poids n'est-il pas le dernier préjuge socialement acceptable " ? Prenant en considération l'ampleur des préjugés au sein de la problématique du poids. D e ce fait. L'acceptation de soi se définit comme suit : se connaître sous tous ses angles. elle doit aussi être détachée de son poids . lîn prenant conscience de ses forces et de ses faiblesses. les échecs reliés à la gestion du poids influencent leur estime d'eux-mêmes ' . et d'autre part. Il n'en faut donc pas plus pour redorer l'importance de perdre du poids à (oui prix auprès de l'ensemble de la population. puisqu'elle peut constituer un des points de départ menant au changement de comportements ' 4.1 L'importance de se sentir bien dans sa peau Tel que mentionné précédemment. 46 5. l'individu serait plus enclin à développer la motivation nécessaire à l'amélioration de sa santé tout en renforçant son estime de soi et son efficacité personnelle ' . l'acceptation de soi est un concept qui peut être difficile à intérioriser. la présence d'un certain parti pris envers la minceur chez les professionnels de la santé spécialisés dans le domaine de l'obésité a été rapporté . tant pour les gens aux prises avec un problème de poids que pour les professionnels de la santé. D'une part.

Cette façon dichotomique de voir la nutrition peut aussi amener son lot de contradictions et de mythes alimentaires. À l'échelle populationnelle. le nouveau paradigme mise quant à lui sur le contrôle interne propre à l'individu où le choix des aliments permet d'allier la santé et le plaisir "". elle serait associée à une surconsommation alimentaire et à un gain de poids à long l73175 terme . les restrictions alimentaires sont mises de côté pour laisser libre court à l'écoute des signaux corporels de faim et de satiété tout en favorisant une saine relation avec les aliments " . Au détriment d'un tel contrôle externe de l'apport alimentaire. 5. D'une part. La personne est également amenée à reconnaître la présence de stimuli émotionnels et environnementaux qui ont une influence sur son apport alimentaire ainsi qu'à trouver et à expérimenter des moyens alternatifs pour répondre à ces besoins externes. ce qui est loin de clarifier l'esprit des gens quant à ce qui compose une saine alimentation. Par ailleurs.2. cette nouvelle approche reconnaît l'importance des saines habitudes de vie. la restriction pourrait 29 s'accompagner de cycles de perte et de regain de poids plus fréquents et d'autre part. où une alimentation de qualité et un mode de vie actif occupent une place prépondérante dans la vie de tous les jours '" . 47 nouveau paradigme favorise plutôt le respect et l'acceptation de la personne en appréciant la diversité des formats corporels de chacun. Pour y arriver. les tenants du nouveau paradigme soutiennent que la difficulté à maintenir la restriction calorique 32 33 imposée serait au cœur du problème ' .2 Le plaisir de bien manger et d'adopter un mode de vie actif Alors qu'il apparaît clair que les approches traditionnelles de perte de poids font face à 8 un bilan peu reluisant quant au maintien du poids à long terme " . Également. Il est d'ailleurs intéressant de noter que de remettre son corps en mouvement peut être un bon moyen de reconnecter avec ses propres signaux internes cl de redécouvrir ce corps qui peut avoir été laissé pour compte au 111 des tentatives de perte de poids antérieures L'alimentation et l'activité physique ne sont donc pas utilisées comme moyens pour . un discours d'opposition et d'obligation concernant ce qu'on devrait et ce qu'on ne devrait pas manger teinte souvent l'éducation en nutrition. Par exemple. le suivi d'une dicte hypocalorique implique le respect d'un plan alimentaire qui est rarement en accord avec les signaux de faim et de satiété. on entend souvent parler des « bons » gras et des « mauvais » gras de même que des aliments à éviter. ce qui 7X produit une désynchronisation du contrôle physiologique de l'individu .

mais plutôt comme facteurs contribuant à améliorer la santé et la qualité de vie pour ainsi faire partie intégrante du mode de vie de la personne.3 Effets des interventions s'inspirant du nouveau paradigme fntie 1988 et 2005. l7K 1X0 éludes n'ont noté aucun changement de poids significatif . Cette définition rejoint bien l'idée énoncée à la fin de la première section de cette problématique. En fait. 5. Sans cibler la perte de poids en soi.3 Démarche de santé globale En mettant l'accent sur la santé et le bien-être dans sa globalité. fes éludes pionnières dans le domaine. l'appellation « Health-at- every-size » (ou la santé pour tous les formats corporels) est aussi utilisée pour décrire le nouveau paradigme en matière de gestion de poids . À .2. Le poids-santé ne se définit plus strictement selon les catégories d'IMC. ils rejettent l'idée selon laquelle le bien-être et la santé ne puisse s'atteindre que par la perte de poids 32. 48 contrôler le poids. certaines l7. On dira alors qu'il s'agit d'une approche centrée sur la santé dans sa globalité. où l'acquisition de saines habitudes de vie représente l'enjeu principal dans la réduction de la mortalité et de la morbidité et ce. d'un mode de vie actif et de sentiments positifs envers soi-même et les 32 33 autres ' . ont permis d'observer que ce type d'intervention apportait des bénéfices au niveau des comportements alimentaires et du profil psychologique ' 6"180.1 kg. mais correspond plutôt au poids auquel la personne est capable d'adopter et de maintenir des habitudes de vie saines et équilibrées 34 . 5. le nouveau paradigme encourage donc l'acquisition de saines habitudes alimentaires. 18 articles scientifiques qui traitent du nouveau paradigme en matière de gestion du poids peuvent être dénombrées dans la littérature scientifique. Pour souligner plus concrètement cet élément d'importance. car les dimensions sociale. et non seulement sur la perte de poids. deux ans après la fin de l'intervention . Quant à leurs effets sur la gestion du poids. spirituelle et physique sont toutes à prendre en considération 34. les tenants du nouveau paradigme considèrent que chaque personne a un potentiel de santé à maintenir ou à développer peu importe sa morphologie 32'33. peu importe si ces changements permettent l'atteinte d'un poids jugé santé 7I . qui ont investigué les effets du nouveau paradigme d'une manière non-expérimentale.' ? alors qu'une autre a rapporté une perte de poids de 3. psychologique.

il est important de noter que quatre grands courants relatifs au nouveau paradigme influencent le type d'intervention développé dans le cadre de ces études. La plupart de ces études avait un devis comparatif.3. trois principaux questionnaires ont été construits pour évaluer les comportements alimentaires. l'acceptation de soi et la santé sont au cœur de l'approche. tant à court terme ' qu'à plus long terme '' . considéré comme le plus populaire d'entre eux. une dernière étude vise simultanément la perte de poids et la philosophie de l'approche sans diète. Ces différences notables quant aux approches mises en œuvre dans ces études sont importantes à considérer dans la description des résultats publiés jusqu'à présent. le profil psychologique de même que le poids et le profil métabolique.1 Comportements alimentaires Tel que discuté dans la section précédente. où les changements de comportement cl l'activité physique sont à la base du traitement. tout comme celles du groupe recevant l'approche . Le TFEQ. tout en y intégrant des 4I concepts de l'approche sans dictes . où l'approche nouveau paradigme était mise en parallèle avec une approche traditionnelle de perte de poids. Bacon et collaborateurs rapportent qu'une restriction rigide plus faible était présente chez les femmes du groupe nouveau paradigme. Dans ces études. a été utilisé par plusieurs études s'intéressant aux effets du nouveau paradigme en matière de gestion du poids. Toutefois. des scores de restriction plus faibles ont été observés chez celles qui participaient à l'approche du nouveau paradigme. en basant le traitement sur la notion de choix . Alors que les femmes qui suivaient la diète traditionnelle ont connu une augmentation de leur score de restriction " ' . Les femmes participant à l'approche cognitivo-comportcmcntalc modifiée ont quant à elle vu leur niveau de restriction augmenté. Finalement. Munter 35~40. d'autres groupes se sont récemment attardés à documenter les effets des interventions s'inspirant du nouveau paradigme en matière de gestion du poids sur les comportements alimentaires. Jane R. la légalisation des aliments. D'autres chercheurs utilisent plutôt une approche cognitivo-comportcmcntalc modifiée. La majorité d'entre-cllcs présentent une approche qui s'inspire des publications de Susie Orbach. l'écoute des signaux de faim et de satiété. tandis qu'une restriction flexible plus élevée s'observait chez les femmes à la diète . 5. 49 l'aide de devis de recherche expérimentaux. Plus spécifiquement. Hirshman et Carol II.

À cet égard. Il est donc possible de croire qu'à plus long terme. . il importe de rappeler que le regain de poids observe chez la majorité des gens ayant participé à un traitement de perte de poids traditionnel puisse s'expliquer en 23 partie par une augmentation des scores de disinhibition et de susceptibilité à la faim . il semble que les interventions nouveau paradigme et traditionnelles puissent réduire de façon semblable ces comportements. les femmes ayant participé à l'approche du nouveau paradigme ont vu leur 7 score de restriction diminué. il a été récemment démontré que les gens ayant de la difficulté à relier leurs sensations de faim et de satiété à leur prise alimentaire étaient caractérisés par des niveaux plus élevés de désinhibition et de susceptibilité à la faim . une réduction de ces comportements alimentaires a été observée tant avec l'approche du nouveau paradigme qu'avec la diète traditionnelle 35'40>4'. D'un autre côté. Si on s'attarde maintenant aux résultats provenant des autres questionnaires relatifs aux comportements alimentaires. la disinhibition et la susceptibilité à la faiin pourraient refaire surface si les gens (entant de suivre leur diète dans le contexte d'une approche traditionnelle n'arrivent pas à maintenir une restriction élevée. Ainsi. Il apparaît donc important d'investiguer cette question auprès des gens ayant participé à une intervention qui s'inspire du nouveau paradigme. même si l'approche s'inspirant du nouveau paradigme vise une meilleure écoute des signaux de faim et de satiété propres à chacun. Cependant. L'ensemble de ces résultats suggère que les interventions s'inspirant du nouveau paradigme en matière de gestion du poids se distinguent principalement par leurs effets sur la restriction. Par ailleurs. l'augmentation de la surconsommation en réponse à divers stimuli sera minimisée. 50 cognitivo-comportementalc standard 41. en ce qui a trait à la surconsommation alimentaire telle que mesurée par la désinhibition ou de la susceptibilité à la faim. ses impacts sur la perception des sensations reliées à l'appétit n'ont toutefois pas été documentés jusqu'à présent. ce qui est en accord avec l'objectif de légalisation des aliments. tant que le niveau de contrôle sur l'apport alimentaire demeurera élevé. tant avec la RS qu'avec le DEBQ 38. Quant à la désinhibition et la susceptibilité à la faim.

3. il est certain que ses impacts sur le profil psychologique ont fait l'objet de plusieurs études. 5.2 Profil psychologique Puisque l'intérêt du nouveau paradigme se situe principalement dans l'atteinte du bien- être et de la santé dans sa globalité. il semble que ces dernières améliorent de façon similaire leur profil psychologique 35'40"42. En fait.6. des effets 35 l>4 3 bénéfiques ont été observés sur le niveau de dépression ' ' ' . les femmes de l'approche traditionnelle reprennent .3 Gestion du poids et profil métabolique Bien que les interventions adoptant la vision du nouveau paradigme ne semblent pas amener une perte de poids significative ' . D'autres études ont de surcroît rapporté que les femmes du groupe nouveau paradigme perdaient du poids signilleativement en cours .3. Au lieu de comparer deux approches opposées. l'estime de soi A ' et l'image corporelle 3. Il est toutefois possible que les bénéfices encourus par l'approche traditionnelle relèvent de la perte de poids en soi.41 graduellement le poids perdu . où des facteurs différents influencent l'issue sur le profil psychologique. lorsque les effets sur le poids sont comparés entre l'approche nouveau paradigme et l'approche traditionnelle. dans certains cas. 51 5. il est évident que les participants ayant suivi une diète connaîtront une perte de poids plus importante que ceux ayant plutôt pris part à l'intervention s'inspirant du nouveau paradigme ' " ' . les résultats les plus intéressants concernent surtout le maintien du poids à long terme. Si un regain de poids survient. Par ailleurs. la perte de poids n'étant pas l'objectif central de l'approche nouveau paradigme. il se peut donc que les améliorations observées ne se maintiennent pas à plus long terme. soit l'approche traditionnelle et l'approche s'inspirant du nouveau paradigme. la différence observée ne perdure pas toujours dans le temps puisque. Toutefois.6 l'estime de soi qui sont persistants à plus long terme. lorsque les résultats observés au sein des groupes nouveau paradigme sont comparés à ceux obtenus chez des femmes participant à une approche traditionnelle de perte de poids. Jusqu'à présent. il serait alors intéressant de mettre en parallèle une intervention s'inspirant du nouveau paradigme à une situation contrôle. 3S-4041 Certaines de ces études démontrent également que 36.39 42 l'approche du nouveau paradigme aurait des effets positifs sur la dépression ' et .

le même constat ne peut être fait chez celles ayant participé à l'intervention s'inspirant du nouveau paradigme . Toutefois. De cette façon. tant chez les femmes ayant participé à l'approche nouveau paradigme qu'à l'approche traditionnelle. très peu d'études se sont intéressées à cette question. une amélioration significative du profil lipidique. l'étude de Sbrocco et collaborateurs mettait tout de même de l'emphase sur la perte de poids 42. quoiqu'il n'y avait pas de différences significatives entre les deux groupes . il sera également possible de comparer convenablement les résultats obtenus avec ceux qui découlent des approches traditionnelles qui ont été amplement documentées. il y a lieu de croire que le soutien social puisse être un ingrédient actif de l'approche. En ce qui a trait au profil métabolique. Bacon et collaborateurs ont noté un maintien des valeurs abaissées de cholestérol total et de LDL-cholcstérol seulement chez les femmes du groupe nouveau paradigme. Cependant. Jusqu'à maintenant. Pour mieux comprendre les facteurs qui sous-tendent les changements positifs observés. 5. 52 d'étude '4 et qu'elles continuaient même à en perdre à plus long terme 42. peu importe la préférence de départ des participants quant au format de l'intervention \ Puisque l'intervention de groupe a souvent été privilégiée dans la majorité des études s'intéressant au nouveau paradigme. Alors que l'amélioration du profil lipidique puisse s'expliquer en grande partie par la perte de poids chez les femmes ayant suivi une diète traditionnelle. En effet. a été documentée à court terme dans seulement deux études 35'41. il est vrai que contrairement à la philosophie du nouveau paradigme. une intervention qui met à profit le soutien social 1XS exploite des facteurs non spécifiques comme la relation et l'acceptation . 11 a d'ailleurs été démontré qu'une intervention de gestion de poids réalisée en groupe apportait une perte de poids supérieure à celle observée lors d'une intervention en individuel. car ce soutien serait un vecteur d'effets significatifs 182 184 sur le profil de santé ~ . il apparaît donc important d'évaluer plus en détails les effets du nouveau paradigme sur les variables métaboliques.4 La présence du soutien social explique-t-elle les bénéfices observés ? Le soutien social est un aspect important à considérer au sein des interventions visant le changement des habitudes de vie. À plus long terme. aucune étude n'a .

mais n'ayant pas encore développé de facteurs de risques concomitants. De ce fait. 53 jusqu'à ce jour permis d'établir dans quelle mesure ce soutien contribuait aux effets bénéfiques observés lors d'interventions s'inspirant du nouveau paradigme. Au Québec. Tout comme le nouveau paradigme. le nouveau paradigme teinte également de façon importante la vision de la problématique du poids. Ce programme vise à promouvoir un poids santé à l'aide d'une approche qui intègre ensemble une saine alimentation. l'approche préconisée par Santé Canada a comme objectif général de favoriser le bien-être dans sa globalité.5 La philosophie du nouveau paradigme et la santé publique Tel qu'énoncé par Berg. la prévention de l'obésité peut être bénéfique pour la santé et le bien-être de la population. lancé en 1991 " . si un individu prenant environ 2 à 3 kg par année cesse de prendre du poids. de l'Association Québécoise pour la Santé Publique et d'ÉquiLibre . sans mettre l'accent sur la perte de poids en soi. principalement grâce aux publications du Groupe de Travail Provincial sur la Problématique du Poids. . la philosophie du nouveau paradigme rejoint très bien les objectifs poursuivis par Santé Canada au sein de son programme Vitalité. le programme Vitalité vise à rendre possible la mise en œuvre individuelle de ces composantes par la promotion d'un environnement favorable. ce qui représente une voie intéressante à envisager. mental et social. via l'acquisition de comportements et d'attitudes qui favorisent la santé 1X7 . car le maintien du poids en tant que tel peut être considéré comme une perte de poids à long terme. Parallèlement. Quant à la santé publique. Cependant. 5. une vie active et une image positive de soi et de son corps. il aurait en quelque sorte « perdu » 10 à 15 kg au bout de cinq ans. peu d'études ont porté un intérêt clinique à la pertinence de prévenir le gain de poids chez les gens présentant déjà un excès de poids. En effet. le nouveau paradigme a inspiré le modèle théorique d'intervention présente dans le chapitre sur l'obésité et le contrôle du poids du Manuel de Nutrition Clinique destiné au diététistes/nutritionnistes membre de l'Ordre Professionnel des Diététistcs du Québec Un tel engouement souligne l'importance de documenter scientifiquement la pertinence des interventions s'inspirant du nouveau paradigme en matière de gestion du poids. soit sur les plans physique. Un tel objectif peut ainsi permettre la prévention du gain de poids.Groupe d'action sur le poids.

54 Chapitre 2. Dans un premier temps. une étude d'intervention clinique nous permettra d'évaluer les effets à court et à long terme . un nouveau paradigme en matière de gestion du poids a été récemment proposé pour tenter de pallier aux problèmes rencontrés quant à la persistance des changements de comportements souhaités de même qu'à la pression envers la minceur à tout prix. Une telle situation souligne donc l'importance de mieux comprendre les associations entre les facteurs psychologiques et comportementaux impliqués dans la gestion du poids. Puis. Il apparaît alors nécessaire de documenter par des évidences solides les effets de ce nouveau paradigme sur différents paramètres de santé. à l'aide d'analyses de nature descriptive. Alors que l'amélioration du profil de santé va de pair avec l'adoption de meilleures habitudes de vie. dans un deuxième temps. de manière à comparer convenablement les résultats obtenus avec ceux qui découlent des approches traditionnelles qui ont été quant à elles amplement étudiées. Pour tenter d'explorer les différents questionnements soulevés. telles qu'un mode de vie actif et des choix alimentaires sains. Bien qu'un poids santé ne corresponde pas nécessairement à l'atteinte de la minceur chez tous les individus. cette problématique pouvant être résumée comme suit. une préoccupation à l'égard du poids se fait tout de même particulièrement ressentir chez les femmes. Le projet CHOIX Le projet de recherche qui constitue l'objet de cette thèse doctorat découle évidemment de la problématique exposée au cours des chapitres précédents. le maintien du poids à plus long terme s'avère une tâche difficile pour une majorité de gens qui s'efforcent de suivre les approches traditionnelles préconisées dans le traitement l'obésité. l'importance accordée à la perte de poids occupe toujours un rôle central. nous nous attarderons à parfaire notre compréhension de certains facteurs psychologiques et comportementaux pouvant jouer un rôle important dans la gestion du poids chez la femme. Cette approche alternative apporte sans-contredit des changements majeurs à notre paradigme traditionnel lié à la gestion du poids. le présent projet de recherche comportera deux principaux volets. Par ailleurs. présentant encore trop souvent des attentes de perte de poids trop ambitieuses. Parallèlement.

Un premier objectif concerne une cohorte de femmes ménopausees présentant ou non un excès de poids (projet MENO). le bien-être psychologique a été mesuré à l'aide du Questionnaire PER 1 alors que le TFEQ a été utilisé afin d'évaluer les comportements alimentaires de l4X restriction. l'objectif poursuivi est le suivant : . cette cohorte était également d'un grand intérêt pour l'étude d'autres variables pouvant être reliées au poids corporel. Il s'agit en fait d'analyses descriptives réalisées au sein d'une cohorte de femmes post- ménopausées. qui s'inspire du nouveau paradigme en matière de gestion du poids. / Volet descriptif du projet de recherche L'objectif principal du volet descriptif de ce projet est d'examiner la présence d'associations entre les variables psychologiques. Au cours du présent chapitre. ce dernier portant le nom de « projet CHOIX ». p a r ailleurs. ces femmes n'étaient pas impliquées dans une étude clinique portant sur la perte de poids et elles présentaient des IMC provenant des différentes catégories de poids (variant de 19 kg/m2 à 60 kg/m2). Plus spécifiquement. cette étude transversale visait à documenter les facteurs de risque de maladies cardio-vasculaircs et de diabète de type 2 1X91 K) chez la femme ménopauséc ' . C'est pourquoi deux questionnaires permettant d'évaluer des variables complémentaires ont été inclus dans le devis de recherche. âgées de 46 à 68 ans. 5:S d'une approche de gestion du poids alternative. Plus précisément. comportementales et physiologiques chez la femme. À prime abord. 1. En effet. Les résultats qui découlent des analyses effectuées auprès des participantes du projet MENO font donc partie des objectifs et des hypothèses du volet descriptif présenté dans cette thèse. nous détaillerons donc les différents tenants et aboutissants du projet de recherche réalisé. Objectifs principaux et spécifiques /. qui s'intitule « projet MÉNO ». Néanmoins. de désinhibition et de susceptibilité à la faim . il importe de préciser que le manuscrit présenté au chapitre 3 de cette thèse fait toutefois référence à un autre projet de recherche.

De façon plus spécifique. qualité de vie. puis examiner si les comportements alimentaires (restriction cognitive. extraversion. heureux. amabilité et tendance à être consciencieux) permet de caractériser les femmes démontrant des comportements alimentaires associés au poids (restriction flexible et rigide.2 Volet clinique du projet de recherche L'objectif principal du volet clinique de ce projet est d'évaluer différents paramètres de santé qui permettront de juger de la pertinence d'une intervention qui s'inspire du nouveau paradigme en matière de gestion du poids chez des femmes caractérisées par un surplus de poids et une préoccupation importante à l'égard de leur poids et des aliments. Les deux autres objectifs s'intéressent plutôt à un groupe de femmes non-menopausées caractérisées par un surplus de poids et une préoccupation importante à l'égard de leur poids (projet CHOIX). désinhibition et susceptibilité à la faim). Examiner les associations entre les attentes relices au poids (poids de rêve. puis identifier les variables du profil psychologique (niveau de dépression. 3. nous nous intéresserons aux effets d'une telle approche sur les comportements alimentaires de même que sur le profil physiologique. désinhibition et susceptibilité à la faim) qui caractérisent les femmes ayant des attentes plus réalistes quant au poids qui les rendrait heureuses. Vérifier si la présence de certains traits de personnalité (névrotisme. ouverture à des expériences nouvelles. taille et 1MC). . 1. acceptable et décevant) et le profil anthropométrique (poids. 56 1. Vérifier la présence d'une association entre le poids corporel et le bien-être psychologique. Plus spécifiquement. estime de soi et image corporelle) et les comportements alimentaires (restriction cognitive. nous nous attarderons aux objectifs suivants : 2. désinhibition et susceptibilité à la faim) et/ou l'histoire de diètes seraient associés au bien-être psychologique.

moyen et long terme d'une intervention s'inspirant du nouveau paradigme sur le profil physiologique (IMC. nous suggérons que les femmes à l'étude ayant des attentes reliées au poids plus réalistes présenteront un profil psychologique et des comportements alimentaires plus sains. de désinhibition et de susceptibilité à la faim seraient plus à risque de présenter un bien-être psychologique altéré et ce. 2. profil lipidique et tension artérielle) des femmes à l'étude (mesures effectuées aux mêmes moments que pour l'objectif 1). désinhibition et susceptibilité à la faim) et les sensations de faim. peu importe leur poids corporel. Les objectifs spécifiques poursuivis seront donc les suivants : 1. Mesurer l'effet à court. 2 et 3). Par la suite. / Volet descriptif du projet de recherche Le premier objectif poursuivi nous amène à poser l'hypothèse selon laquelle les femmes de cette cohorte ayant des scores élevés de restriction rigide. Mesurer l'effet à court. 2. Principales hypothèses de recherche 2. 3. moyen et long terme d'une intervention s'inspirant du nouveau paradigme sur les comportements alimentaires (restriction cognitive. selon le deuxième objectif de ce volet. de satiété et le désir de manger chez les femmes à l'étude en effectuant des mesures au début de l'intervention (T=0 mois). . Déterminer dans quelle mesure l'élément de soutien social présent dans l'approche du nouveau paradigme peut contribuer aux effets d'une telle intervention (sur les variables décrites aux objectifs spécifiques 1. à la fin de l'intervention (T=4 mois) ainsi que 6 mois (T=10 mois) et 12 mois (T=16 mois) après la fin de l'intervention. 57 Il sera également question de la contribution du soutien social aux changements observés.

nous émettons l'hypothèse que les femmes ayant participé à l'approche s'inspirant du nouveau paradigme (groupe NP) modifieront de façon significative leurs comportements alimentaires au cours de l'intervention et ce. Parallèlement. La section qui suit s'attardera donc à décrire en détails ce projet de recherche. alors qu'aucun changement ne sera observé dans les groupes S S et témoin. Par contre. Description du projet CHOIX Tel que décrit précédemment. de désinhibition et de susceptibilité à la faim seront caractérisées par un niveau de névrotisme plus important alors que leur tendance à être consciencieuse sera plus faible. de désinhibition et de susceptibilité à la faim. le troisième objectif de ce volet nous porte à croire que les femmes présentant des comportements de restriction rigide. Leurs comportements alimentaires seront alors plus favorables.2 Volet clinique du projet de recherche Premièrement. Quant au deuxième objectif de ce volet. le premier objectif du volet descriptif de cette thèse a été réalisé auprès de femmes ménopausées ayant participé au projet MRNO. tout comme les femmes des groupes SS et témoin. . 2. SX Finalement. nous émettons l'hypothèse que les femmes du groupe NP auront un profil physiologique plus favorable à la fin de l'étude. lorsque comparé aux groupes SS et témoin. soit moins de restriction cognitive rigide. que ceux des femmes ayant participé au groupe de soutien social (groupe SS) ou n'ayant pris part à aucune intervention (groupe témoin). 3. les sensations de faim. nous suggérons que les femmes de l'approche NP ne perdront pas de poids de façon significative pendant l'intervention. ils ont été effectués dans le cadre du projet CHOIX. Toutefois. pour ce qui est des autres objectifs poursuivis par les volets descriptifs et cliniques. de satiété et le désir de manger des femmes du groupe NP connaîtront également des changements significatifs à court terme et à plus long terme. tant à court terme qu'à plus long terme. soit à court terme.

Les sujets à l'étude dans ce projet sont des femmes pré ménopausées (âgées entre 28 et 51 ans) qui ne prennent pas de contraceptifs oraux. il apparaît donc souhaitable de s'intéresser aux femmes qui ne présentent pas ces caractéristiques de manière à minimiser les effets possibles sur les résultats de l'intervention à l'étude. physiologiques et émotionnels que pourraient engendrer la ménopause et la prise de contraceptifs oraux. Par conséquent. Ce projet de recherche vise les femmes qui présentent un IMC se situant entre 25 et 35 kg/m .1 Sujets à l'étude Une partie du volet descriptif de cette thèse. S') 3. de même que la totalité du volet clinique. Également. Les gens qui initient une demande d'aide afin de mieux gérer leur poids l9 présentent également une vulnérabilité plus importante au plan psychologique . prévenir un gain de poids subséquent chez ces femmes et ainsi empêcher qu'elles ne se retrouvent avec un IMC correspondant à une classe d'obésité plus importante (IMC>35 kg/m") est souhaitable et pourrait éviter à long terme le développement de complications métaboliques fréquemment associées à l'obésité. d'autant plus que les tenants du nouveau paradigme dénoncent les échecs répétés des diètes hypocaloriqucs dans le maintien du poids perdu à long terme. ont été réalisées à l'aide du projet CHOIX. Considérant que les femmes ayant connu de nombreux échecs dans leurs tentatives de perte de poids antérieures puissent présenter une plus grande détresse psychologique. environ 44% des Canadiennes se trouve dans cette zone d'IMC et. Selon la plus récente enquête réalisée au Canada . La décision d'étudier ce groupe de la population s'explique principalement par le fait que la préoccupation à l'égard du poids et la pratique répétée de dictes est une réalité touchant davantage les femmes que les hommes 6 ' 7 " 75 . de même que des comportements alimentaires problématiques ' . au Québec. un niveau plus important de dépression ' . le désir de perdre du poids est présent chez la majorité de ces femmes . le présent projet de recherche s'est donc intéressé principalement à cette clientèle de femmes. correspondant aux catégories d'embonpoint et d'obésité de classe 1. Dans . le fait d'être une femme représenterait un facteur permettant de distinguer les gens les plus susceptibles d'éprouver des difficultés d'ordre psychosocial. indépendamment de leur poids corporel '. En raison des changements hormonaux.

les femmes préoccupées par leur poids ont été identifiées à l'aide des critères définis par Grodner . tels que l'hypertension. car un tel état pourrait nuire au bon fonctionnement des groupes. Pour ce faire.Questionnaire. 4 e version l94 ou de dépression majeure . Cette échelle permet également de détecter les troubles de toxicomanie et d'alcoolisme qui sont également des critères d'exclusion. ■ Problèmes de toxicomanie ou d'alcoolisme sévère. quant aux différentes tentatives de perte de poids antérieures. ■ Grossesse actuelle ou planifiée pour la prochaine année. ■ litre actuellement à la dicte pour des raisons médicales. ■ Avoir déjà suivi le programme « Choisir de maigrir? » 3. ■ Utilisation de médicaments pour traiter des problèmes de santé. l'objectif était de recruter un total de 150 femmes.5 kg depuis les deux derniers mois). ■ Présence d'un trouble du contrôle des impulsions (évaluée selon l'échelle de Multi- Impulsivité ). ■ Avoir un poids actuellement instable (variation supérieur à 2. le diabète (type 1 et 2) et la dépression. 2) se restreindre intentionnellement dans ses apports alimentaires depuis au moins deux ans et 3) malgré la présence d'une restriction. toujours pour s'assurer de la présence d'insuccès. Les critères d'exclusion retenus pour le projet CHOIX sont les suivants: ■ Présence de troubles alimentaires (anorexie et boulimie). en termes de poids. ne pas avoir réussi à perdre du poids ou avoir repris le poids perdu. la dyslipidémie. ■ Prise de contraceptifs oraux. quatre phases de recrutement ont été prévues dans le devis expérimental du projet. selon VEating Disorder Examination . le poids actuel des femmes à l'étude devait correspondre au poids maximal atteint au cours de la vie adulte. soit 1) se considérer comme préoccupée par sa silhouette et par son poids.2 Devis expérimental Lors de la planification du projet CHOIX.() le cadre du projet CHOIX. (. Des recherches antérieures avec des interventions similaires 1K 176 ' suggèrent un taux d'abandon à court terme (T-4 mois) de l'ordre de 10% pour les . réparties aléatoirement entre les trois groupes à l'étude (50 femmes par groupe). Par ailleurs.

Il a donc été estimé qu'à la fin de l'étude (T=I6 mois). ce qui constitue des différences cliniquement significatives. Il est important de noter que les femmes ont été informées de leur assignation aux groupes qu'après avoir complété les tests au laboratoire au T-0. le taux d'abandon pourrait être de 20% chez les groupes NP et SS et de 40% chez le groupe témoin. Initialement. 144 femmes ont été randomisées aléatoirement entre les trois groupes à l'étude : I) Groupe NP (N-48). soit en septembre 2003. mais plutôt l'atteinte d'un meilleur état de santé en général. en janvier 2004. T 16 mois). Par ailleurs. pour ainsi éviter les biais potentiels. De ce nombre. Un tel échantillon permettrait également de détecter une différence de 13 % dans les niveaux de LDL-cholcstérol entre le groupe NP et le groupe SS et de 15 % entre le groupe NP et le groupe témoin (écart-type de 21.05).5 unité dans le score de qualité de vie entre le groupe NP et le groupe SS et de 1 unité entre le groupe NP et le groupe témoin et ce. Par la suite. À plus long terme (T=16 mois). T-^10 mois) et à long terme (un an après la période d'intervention . puisque l'approche s'inspirant du nouveau paradigme ne visait pas nécessairement une perte de poids significative. Les analyses de puissance ont donc été effectuées en considérant ces taux d'abandon. un total de 40 femmes dans les groupes NP et SS et de 30 femmes dans le groupe témoin permettrait de détecter une différence de 0. le niveau LDL-cholcstérol). Puisque les variations hormonales peuvent influencer plusieurs paramètres métaboliques.e. . en septembre 2004 et en janvier 2005. à moyen terme (six mois après la période d'intervention . 194 femmes ont été recrutées pour participer au projet. À posteriori. p=0. 61 groupes NP et SS et de 20% pour le groupe témoin. ce projet de recherche a été réalisé lors de quatre phases de recrutement.8% et puissance de 76% .05 (moyenne et écart-type des scores de qualité de vie chez des sujets normaux : 4. 2) Groupe SS (N-48) et 3) Groupe témoin (N 48).0). tel qu'illustré à la figure I. ces femmes ont été invitées à revenir au laboratoire pour une séance de test à court terme (immédiatement après la période d'intervention . avec une puissance de 83% et un p=0.7 ± 4. Par la suite. rL-4 mois). les analyses de puissance ont été réalisées afin de détecter des différences statistiquement et cliniquement significatives quant à la qualité de vie et au profil lipidique (i. 154 femmes éligibles à prendre part à l'étude ont complété les différentes mesures au laboratoire avant la période d'intervention (T=-0). d'évaluation et d'expérimentation.

ce programme a vu le jour il y a plus de 20 ans et a été dispensé depuis à plusieurs femmes québécoises.1(1 et 16 mois Figure 1 : Schéma du devis expérimental du projet CHOIX 3. Il repose sur une approche d'intervention éclectique puisant certains concepts d'apprentissage dans l'approche féministe ainsi que dans les théories comportementale et psychodynamique. « Choisir de maigrir? » est inspiré de la vision de Suzie Orbach 161 et de Hirschmann and Muntcr "'4. « Choisir de maigrir ? » est une démarche de groupe qui vise une saine gestion du poids par l'amélioration des habitudes de vie et par la remise en question du choix de maigrir à tout prix.4. les participantes ont été testées dans la phase folliculaire de leur cycle menstruel.3.1 Intervention s'inspirant du nouveau paradigme (Croupe NP) A lin de réaliser une intervention en accord avec les principes du nouveau paradigme en matière de gestion de poids. « Choisir de maigrir ? » favorise la prise en charge du problème par les personnes elles- . Le programme tente d'amener les participantes à mettre l'accent sur la santé et sur une vie pleine et harmonieuse plutôt que sur le poids et l'apparence. ^ Séance de tests au laboratoire à 0. Il veut interrompre les cycles de perte et de regain de poids en remplaçant l'utilisation répétitive de diètes amaigrissantes par l'adoption de saines habitudes de vie. attente qui caractérise souvent les lemmes initiant le programme. tout en laissant une place importante à Vempowernwiit. 62 ly7 nutritionncls et psychologiques ~' .Croupe d'action sur le poids. Développé et soutenu par ÉquiLibre . Ainsi.3 Description des groupes à l'étude 3. les mesures sont prises aux mêmes moments que pour les 2 autres groupes. 10 mois 16 mois Temps 0 4 mois 1er suivi post­ 2e suivi post­ Début de l'étude Fin de l'intervention intervention intervention Intervention Groupe NP et SS (14 remontres) * Pour le groupe témoin. Comme plusieurs autres programmes s'appuyanl sur les principes du nouveau paradigme. le programme « Choisir de maigrir? » a été utilisé dans le cadre de ce projet.

le partage entre participantes et les discussions. Selon un devis quasi-expérimental. Le cheminement structuré proposé aux participantes est réalisé à partir d'activités variées. la perception de l'image corporelle. 63 mêmes en leur donnant les connaissances et les moyens de se rcapproprier leur démarche de changement. les exercices pratiques. la lecture. Par exemple. Vous trouverez à l'annexe B les thèmes qui ont été abordés au cours des rencontres. psychologique et socioculturelle. l7<) Récemment. les rencontres permettent de remettre en question et de travailler sur les croyances et les attentes reliées au poids. l'affirmation de soi et le soutien social sont également des thèmes discutés lors des rencontres. amenant les participantes à effectuer un exercice de prise de décision éclairée. Un total de 14 rencontres de groupe (13 rencontres de trois heures et une journée intensive de six heures. telles que l'auto-observation. ont été animées par une nutritionniste (membre de l'Ordre Professionnel des Dictétistes du Québec) et une psychologue (membre de l'Ordre des Psychologues du Québec). constituées de 12 participantes. aux besoins fondamentaux reliés à l'alimentation (physique. le programme « Choisir de maigrir?» a lait l'objet d'une évaluation . à l'image corporelle. Selon une vision globale de la santé. Des rencontres de groupe. L'identification de ses besoins et des moyens adaptés d'y répondre. Ce travail est réalisé entre autres par le biais d'un journal alimentaire et de discussions de groupe. l'efficacité personnelle. pour un total de 45 heures) s'est déroulé sur une période de 16 semaines. dans lequel les femmes n'ont pas été randomisées. Les analyses préliminaires ont permis d'observer des améliorations significatives à court et à long terme quant à la préoccupation à l'égard du poids et de la nourriture. ainsi qu'à élaborer un plan d'action. psychologique et social) et à l'activité physique tout en favorisant la mise en pratique des aspects discutés. les participantes de «Choisir de maigrir?» ont été comparées à des femmes d'un groupe témoin qui ne recevait pas d'intervention. Une partie importante des rencontres est aussi accordée à l'importance de bien reconnaître les signaux corporels de faim et de satiété de même que d'identifier les facteurs externes qui peuvent influencer la prise alimentaire et les comportements. le programme aborde le problème du poids et de l'image corporelle selon ses multiples dimensions : biologique. l'estime de soi. le niveau de dépression et la satisfaction dans la .

Les mêmes intervenantes (nutritionniste et psychologue). 3. Comme pour le groupe NP. il était possible de contrôler les effets pouvant être attribués à l'intervenant. De cette manière. les intervenants ont un rôle non-directif et agissent plutôt comme facilitateur auprès de l'échange entre les participantes. Ces résultats suggèrent donc qu'une telle intervention pourrait également avoir des effets bénéfiques sur d'autres paramètres de santé. Ainsi. Ils ne donnent aucune information spécifique. tel qu'offert dans toute intervention de groupe. M vie ' 70 . tel qu'observé pour « Choisir de maigrir ? ». des questions ont été préparées et ont par la suite été posées aux participantes du groupe afin de susciter une réflexion et une discussion de groupe. l'objectif principal visé par la création d'un groupe recevant une intervention de type soutien social était de reproduire le soutien social structurel. ce qui soutient le choix de ce programme au sein du présent projet de recherche.3. mais amènent plutôt les participantes à parler de leurs difficultés et à envisager des solutions. pour s'assurer que les deux types d'intervention étaient vraiment distinctes l'une de l'autre. Pour chacune des rencontres. Sachant que le soutien social est un aspect important à considérer au sein des interventions visant le changement des habitudes de vie ' . Dans le contexte de ce projet. l'intervention de groupe a souvent été privilégiée dans l'élaboration des approches s'inspirant du nouveau paradigme. Bégin). Lemieux et C. l'inclusion d'une intervention de type soutien social permet de comparer le . soit la présence de personnes significatives . ces thèmes sont abordés dans un format très différent. il apparaît donc pertinent de prendre en considération cet aspect dans le cadre de ce projet. Ainsi. étaient aussi en charge d'animer les rencontres pour les groupes SS. l'intervention de type soutien social qui a été élaborée est une approche de groupe ciblant les mêmes thèmes discutés dans le programme « Choisir de maigrir ? » (Présentés à l'annexe B). qui avaient été formées dans le cadre de l'approche du nouveau paradigme. toutes les rencontres ont été filmées et un échantillon a été visionné par deux investigateurs de l'étude (S. un total de 14 rencontres de groupe (d'une durée de deux heures) s'est déroulé sur une période de 16 semaines. Toutefois. Or.2 Intervention de type soutien social (Groupe SS) Tel que souligné précédemment. Dans le cadre du projet CHOIX.

qui contient une composante de soutien social. sauf indications contraires. les mesures anthropométriques. T=4 mois.3. soit après la séance de test prévu un an après la fin de la période d'intervention. ils ont été complétés à la maison avant la séance de tests au laboratoire. 3. l'histoire de poids et de diètes a été effectuée à toutes les visites afin de pouvoir documenter ces variables et les mettre en relation avec les autres variables à l'étude. sur une base volontaire. . T=0. Par ailleurs. Afin de limiter les déplacements des participantes au laboratoire. toutes les mesures réalisées dans le cadre du projet CHOIX ont été effectuées aux mêmes moments pour les trois groupes à l'étude (i. 65 groupe NP. les participantes ayant été randomisées dans le groupe témoin n'auront reçu aucune forme d'intervention au cours de l'étude. Cette absence d'intervention permet ainsi d'avoir un groupe de femmes qui représente ce que des femmes préoccupées par leur poids et désirant perdre du poids feraient pendant une période d'un an et demi dans le contexte réel de leur vie. Quant aux questionnaires psychologiques et comportementaux. Ces femmes ont tout simplement été inscrites sur une liste d'attente pour recevoir le programme « Choisir de maigrir? ».4 Mesures effectuées Tel que discuté précédemment.e. T=10 mois et T=16 mois). métaboliques ainsi que le test du déjeuner standardisé ont été réalisés au cours d'une même visite. 3. l'inclusion d'un groupe témoin permet de mesurer : 1) l'effet global de l'intervention s'inspirant du nouveau paradigme (comparaison entre le groupe NP et le groupe témoin) et 2) l'effet du soutien social en soi (comparaison entre le groupe SS et le groupe témoin).3 Liste d'attente (Croupe témoin) Quoiqu'elles aient pris part aux quatre séances de tests prévus au laboratoire. et le groupe SS. lorsque leur participation au projet de recherche aura été complétée. Il sera ainsi possible de déterminer l'effet de l'intervention s'inspirant du nouveau paradigme après avoir contrôlé pour la composante du soutien social. Dans le contexte de ce projet. 11 importe donc de mentionner que les femmes du groupe témoin n'étaient pas contraintes d'éviter de faire des diètes ou de modifier leurs habitudes de vie.

1 Profil physiologique ■ Mesures anthropométriques Le poids et la taille de même la circonférence de la taille et des hanches ont été mesurés 20() selon des méthodes standardisées . le TFEQ a été complété par les l48 participantes . permettant de différencier l'intention d'être à la diète (restriction) de la surconsommation (désinhibition) ' ' . la désinhibition (16 questions) et la susceptibilité à la faim (14 questions). les participantes devaient être habillées légèrement et devaient retirer leurs souliers. l'ajout des sous-facteurs proposes par Westenhocfcr permet de prendre également en considération l46 2( l'hétérogénéité s'observant pour la restriction cognitive . l'approche de Westenhocfcr a également été utilisée afin de différencier le contrôle rigide du l74 contrôle flexible . Par ailleurs. L'utilisation du TFLQ dans l'évaluation des comportements alimentaires se justifie par la présence d'une bonne validité de cette échelle auprès d'un échantillon de gens obèses.2 Comportements alimentaires et sensations reliées à l'appétit Afin de documenter les comportements alimentaires."-2025 | c contrôle rigide et flexible pouvant être associés différemment avec la régulation de l'apport alimentaire. ■ Mesures métaboliques La mesure de la tension artérielle a été réalisée par une infirmière de recherche.4. Ces mesures ont toujours été effectuées dans une pièce fermée afin de préserver l'intimité des participantes. soit la restriction cognitive (21 questions).4. la présence de comportements alimentaires problématiques et l'excès de poids ' '" '. HDL- eholcstérol et triglycérides) des participantes. Des prélèvements sanguins ont également été effectués afin de mesurer le profil lipidique à jeun (cholestérol total. Quant à la restriction cognitive. 3. selon des procédures standardisées. LDL-cholcstérol. 66 3. Tel que présenté à la section 4 du deuxième chapitre de cette thèse. . Pour prendre ces mesures. ce questionnaire permet de mesurer trois facteurs cognitifs et comportementaux relies à l'alimentation.

poids minimum et maximum atteint depuis l'âge adulte de même que les attentes quant au poids (poids de rêve. Quatre sensations relatives à l'appétit (désir de manger. Conçu afin d'être représentatif d'un déjeuner habituel. différentes dimensions du profil psychologique ont été mesurées à l'aide de questionnaires validés de manière à dresser un portrait détaillé des variables psychologiques pouvant être associées à la problématique du poids. 3. nous nous sommes également intéressés à documenter les comportements alimentaires dans une situation standardisée. Elles devaient donc être à jeun depuis au moins 12 heures. lors de la matinée de tests prévus au laboratoire au T=0. deux rôties de pain blanc (80g). 30. faim. ce questionnaire permet de documenter les variables suivantes : nombre et le type de diètes réalisées dans le passé. quelle quantité de nourriture pourriez-vous manger immédiatement? ». la mesure des comportements alimentaires est une variable importante à documenter pour en mesurer l'impact. telles qu'évaluées par Foster et al. les femmes ont été invitées à consommer un déjeuner composé d'un verre de jus d'orange (250g). satiété et propension à la consommation de nourriture) ont été évaluées par les participantes à l'aide d'échelles visuelles analogues (allant de 0 à 150mm). 12g de beurre. Plus spécifiquement. poids acceptable et poids décevant).4. 50 et 60 minutes après avoir consomme le déjeuner.3 Profil psychologique Tel que résumé au tableau 1. Ces échelles ont été administrées avant et immédiatement après un déjeuner standardisé. de même que 10. l'âge de la participante lors de sa première diète. 67 Puisque l'approche du nouveau paradigme vise essentiellement l'adoption de sains comportements. Les participantes devaient alors répondre aux quatre questions suivantes : « Dans quelle mesure avez-vous envie de manger? ». «Dans quelle mesure avez-vous l'impression d'avoir faim?». En plus du TFEQ. T=4 mois et T=16 mois. 16g de beurre d'arachides et 20g de fromage (32% de matières grasses). 20. dont 12% de protéines. poids heureux. Un questionnaire général sur l'histoire de poids et de diètes a également été complété par les participantes. Le choix des questionnaires a ainsi été réalisé en accord avec les outils qui ont été utilisés . ce déjeuner fournit un total de 601 kcal. . « À quel point vous sentez-vous remplie? » et « À votre avis. 47% de glucides et 41% de lipides. 40. Selon un protocole qui a été réalisé précédemment dans d'autres études ' .

mais elles ne feront pas l'objet de cette thèse. Notez que d'autres variables psychologiques ont été évaluées dans le cadre du projet CHOIX. de nouveaux questionnaires ont également été ajoutés. Dimensions du profil Variables mesurées Définitions psychologique Niveau de dépression Symptômes reliés à la Variations dans l'humeur. pouvant osciller de dépression la tristesse à l'excitation. Extraversion Réfère à la quantité et à l'intensité des relations interpersonnelles. pour permettre une compréhension plus large tant sur le plan descriptif que clinique. Tendance à être Tendance à aller vers des comportements qui consciencieux ont des objectifs précis. Amabilité Reliée à la confiance envers les autres et à l'intérêt de les aider. Poids Satisfaction par rapport au poids. Estime de soi Générale Perceptions quant à sa valeur globale. 68 précédemment dans la littérature pour ainsi permettre de comparer les résultats entre les études. Tableau 1 : Définitions des variables psychologiques mesurées dans le cadre du projet CHOIX. l'inventaire de dépression de Beck a été 195 209 utilisé . Par exemple. La qualité de vie associée au poids a été évaluée à l'aide d'une version française du questionnaire Impact of Weight on Quality of Life . Ouverture à des Associée à la recherche et à l'appréciation expériences nouvelles d'expériences nouvelles. Personnelle Perceptions quant à sa valeur propre. Pour mesurer le niveau de dépression. Image corporelle Apparence Sentiments généraux par rapport à l'apparence. Sociale Perceptions quant à ses relations avec ses proches. L'estime de soi a été mesurée par l'inventaire d'estime de soi de Battle . Traits de personnalité Névrotisme Relié à la susceptibilité de vivre des émotions négatives. Par la suite. Le Body Esteem Scale a permis de mesurer la perception de l'image corporelle 2I(). . les traits de personnalité ont été évalués à l'aide du NEO-Five Factor Inventory 2 ". Attribution Evaluation des autres quant au poids et à l'apparence.

69 Qualité de vie associée Mobilité Problèmes concernant la mobilité et le au poids fonctionnement physique quotidien Estime de soi Préoccupations concernant l'estime de soi en lien avec le poids Vie sexuelle Limites sexuelles reliées au poids Vie sociale S'adapter convenablement aux endroits publiques et réactions négatives de la part des autres Travail Préoccupations par rapport à la performance au travail en lien avec le poids .

Véronique Provcnchcr. Suite aux analyses effectuées. John Weisnagel.48). alors qu'aucune différence n'a été notée selon l'histoire de diètes. ces résultats suggèrent que certains comportements alimentaires pourraient caractériser les femmes ayant un risque accru de présenter un bien-être psychologique altéré. des mesures anthropométriques ont été réalisées (poids. taille et IMC (kg/m2)).08). peu importe leur IMC. L'objectif général de cette étude transversale était de vérifier la présence d'une association entre le poids et le bien-être psychologique de même que d'examiner si les comportements alimentaires et l'histoire de diètes pouvaient être reliés au bien-être psychologique. Marie-Eve Piché. une tendance a été observée quant à l'association entre l'IMC et le bien-être psychologique (r—0. désinhibition et susceptibilité à la faim {Three-Factor Eating Questionnaire) ainsi que l'histoire de diètes. Trois questionnaires ont également été administrés afin d'évaluer le bien-être psychologique (Questionnaire PER). La désinhibition. Les femmes qui présentaient des scores élevés de susceptibilité habituelle face à la désinhibition (cette sous-échelle de la désinhibition étant la plus fortement associée au bien-être psychologique) avaient un niveau de bien-être psychologique plus faible et ce. André Nadcau et Simone Lcmicux. . S. Jean Bcrgcron.17. Auprès de 101 femmes ménopausées. Louise Corneau. est associée négativement au bien-être psychologique chez les femmes ménopausées. p-0.28<r<- 0. 70 Chapitre 3. La désinhibition. la susceptibilité à la faim et leurs sous-échelles étaient négativement associées au bien-être psychologique (-0. les comportements alimentaires de restriction. telle qu'évaluée par le Three-Factor Eating Questionnaire. En conclusion. Catherine Bégin.

Québec. Institutc of Nutraceuticals and Functional Foods 2440. Laval University. Simone Lcmieux 'institutc of Nutraceuticals and Functional Food (INAF) and Department of Food Sciences and Nutrition. CHUL. Riinning head: Weight status. as assessed by the Three-Factor Lating Questionnaire. Canada. and 4Diabctcs Research Unit. Epub 2006 Jun 6. 31 (2):315-20. Référence de l'article: Provencher V. Québec. Canada. Weisnagcl SJ. Québec. Marie-Ève Piché ' 3. Hochclaga Blvd. 3 Lipid Research Center. Corncau L.: 3637 Fax:(418)656-5877 E-mail: simone. John Weisnagcl 3 ' 4 . Ph.ca Supportcd by Ihc Canadian Institutcs of Health Research (MOP-37957) and Heart and Stroke Foundation of Canada.. Canada. Laval University.lemieux@aln. as assessed by the Three-Factor Eating Questionnaire. Jean Bergcron 3. eating behaviors and psychological well-being. Disinhibition. CHUQ. Québec. is inverscly relatcd to psychological well-being in postmenopausal women. 71 Disinhibition. Piché ML. Laval University. Bégin C. Lcmieux S.ulaval.D. Canada. Catherine Bégin 2. André Nadcau . Bergcron J. Véronique Provencher '. Louise Corncau '. 2 School of Psychology. Québec. G1K 7P4 Phone:(418)656-2131 ext. Nadcau A. International Journal of Obesity (Lond) 2007 Feb. is inverscly relatcd to psychological well-being in postmenopausal women. S. Address of correspondence: Simone Lemieux. .

and to examine whether cognitive dietary restraint. 72 Abstract Psychological correlatcs of obesity remain under controvcrsy. non-dicters: had never been on a diet) werc also administrated. p=0.28<r<- 0.17. wc performed anthropométrie measurements (weight. height and body mass index (BMI)). thèse dietary variables may contributc to identify ovcrweight and obcse individuals who arc at higher risk of having an impaired psychological wcll-bcing. More spccifically. disinhibition. Three-Factor Eating Questionnaire. In conclusion. In a samplc of 101 postmcnopausal womcn. The main purpose of this cross-scctional study was to verify the hypothesis of a relationship between wcight status and psychological well-being. The Three-Factor Eating Questionnaire (TFEQ) and a questionnaire about dicting history (dicters: had alrcady bccn on a dict. susceptibility to hunger and ail their subscales with psychological wcll-bcing (-0.48) while no significant différences in psychological well-being werc observed between dieters and non-dieters. regardless of their wcight status. Significant négative rclationships were observed for disinhibition. thèse rcsults show that. individuals who display higher lcvels of disinhibition may be at higher risk of having an impaired psychological wcll-bcing. psychological well-being .08). Keys words: Obesity. susceptibility to hunger and dieting history could bc rclatcd to psychological wcll-bcing. TFEQ-factors are also rclatcd to psychological wcll-bcing. women displaying a higher score for habituai susceptibility to disinhibition (which is the subscale of TFEQ that was the most closely rclatcd to psychological wcll-bcing) had a lower level of psychological well-being. A trend for a significant relationship was observed between BMI and psychological wcll-bcing (r=-0. as wcll as being rclatcd to weight status. Sincc eating bchaviors and dicting history hâve bccn previously rclatcd to obesity status. Finally. and mcasurcd psychological wcll-bcing (PER Questionnaire).

Since thc relationship between obesity status and mental heaith is still under debatc. Although psychological and social conscqucnccs of obesity havc bccn prcviously addressed. Today. Some adverse effects of dieting havc been prcviously observed on mental well-being " . no control group). il could be hypothesized that some characteristics of overweight and obesc individuals. 73 Introduction Thc World Health Organisation (WHO) defines heaith as "a state of complète physical.g. may be important corrclates of psychological well-being. but thesc rcsults hâve not bccn corroboraled by thc review published by the National Task Force on the Prévention and Trcatment of Obesity in 2000 24. most of the studies addressing . the relationship between wcight status and psychological well-being remains controvcrsial. according to thc Thrcc-Factor Eating Questionnaire (TFFQ). such as eating behaviors or dieting history. To our knowledge. fcw studies havc found significant différences between obesc and non-obesc subjects regarding psychopathology. While some studies hâve shown that obesity status could bc rclatcd to an impaired quality of life or to a lowcr life satisfaction and fewer future life aspirations . Although eating disorders 8 such as binge-cating hâve bccn rclatcd to a greater risk of psychopathology ' . and it has bccn suggested that spécifie risk factors may prédispose overweight or obèse individuals to develop an impaired psychological well-being ' . il has been reported that obesc subjects gcnerally display higher scores for disinhibition " and suseeptibility to hunger ' •l5" 7 than non-obesc individuals.: small samplc size. Among thèse risk factors. onc of the most important hcalth problcm for which thc prcvalcncc is consistcnlly increasing in industrialized countries is certainly obesity 2"4 and its négative physical heaith conscqucnccs havc been widcly reported 5'6. some methodological limitations bave bccn underlined (c. This définition clcariy states the importance of psychological well-being in thc maintenance of a good hcalth status. To better explain this disparity. More prcciscly. relationships between eating behaviors and psychological functioning hâve not been clcariy established ~" " . mental and social well-bcing and not merely the absence of discasc or infirmity" '. eating behaviors and history of dieting may be of relevance.

susceptibility to hungcr and dieting history could also be relatcd to psychological wcll-bcing. which was approved by thc Laval Univcrsity Médical Center and Laval Univcrsity Research Ethics Committccs. A subsamplc of 101 women complctcd both TFEQ and PER Questionnaire and only data rclated to thcse women are prescntcd in this papcr. To confirm the menopausal status. postmenopausal status. Methods Subjects This study was conducted among a sample of 131 postmenopausal womcn (aged bctwccn 46 and 68 years). Each woman was individually interviewed to evaluate if she met the study's criteria for âge. Very few studies hâve been conducted in samples of older individuals or in subjects who are not involved in a weight-loss program. disinhibition. Whcn asked about thcir menstrual cycle. further studies are needed to understand better which factors may prédispose older individuals to develop an impaired psychological wcll-bcing in rclationship to thcir wcight status. were not using any type of HT. . rccruitcd through various média in thc Qucbcc City mctropolitan arca. hormone therapy (HT) and other médication. diabètes. womcn who reported that they did not have thcir menscs for at least 1 year were considered as postmenopausal and werc included in the study. 1A psychological aspects of obesity hâve been conductcd among samples of adolescent or young womcn and among clinical samples of women sceking a weight-loss intervention. werc not involved in a weight-loss intervention and had a stable wcight for al least 3 months. Prior to thcir participation to thc study. The main purposc of this cross-sectional study conductcd in a sample of postmenopausal womcn was to vcrify thc hypothesis of a relationship bctwccn wcight status and psychological wcll-being. Ail womcn included in this study werc frec from metabolic disorders. a mcasure of thc folliculc-stimulating hormone (FSH) was performed (FSH value bctwccn 28 and 127 UI/L). Therefore. each woman signed an informed consent document. dyslipidemia or endocrine disorders (except stable thyroid discasc). werc not under treatment for coronary heart discasc. and to examine whcthcr cognitive dictary restraint.

: "I always hâve ideas to do new things").: "Evcn whcn 1 am alone. e.: "I would likc to look like someone elsc"). 1 do not fecl bored").: "I am oftert afraid to fail"). satisfying interpersonal relationships. Disinhibition is an overconsumption of food in response to a varicty of stimuli. This questionnaire is in Frcnch language and lias bcen devcloped by Pépin. This 166-itcm questionnaire mcasurcs psychological well-being by the mean score of six subscales (exprcssed in percentile).g. 75 Assessment of psychological well-being Psychological well-being was evaluated by the PER Questionnaire (version 2. anxicty (refers to worries. Answers to each question arc assessed with a 3-lcvel Likcrt scale. More preciscly.g.: "I likc to have scrious discussions with my friends") and emotional stability (ability to control 2 reactions. e. Rhéaume and Lorangcr in 1999 2S and validated in the Canadian Frcnch population under study.88). wliich arc self acccptance (gcncral self cvaluation of strengths and wcakncss.76 to 0. score ranging from 0 to 14) '. This questionnaire lias bcen validated and ail scalcs had good test-rctest rcliability " ' . c. The PER Questionnaire lias an acceptable internai consistency (Cronbach a from 0. c. a good test-rctest rcliability (corrélation coefficients from 0.81 to 0. fears and stress. dynamism. disinhibition and susceptibility to hunger. Thèse factors arc cognitive dictary restraint.: "I am controlling quite wcll my émotions") \ Fligh psychological well-being would be described by high emotional stability. cognitive dictary restraint is a conscious control of food intakc with concerns about shape and weight (21 items. émotions and moods.g. associatcd with a loss of control on food intakc (16 items.g. Assessment of TFEQ-factors The TFEQ is a 51-item questionnaire devcloped by Stunkard and Mcssick in 1985 2(\ This instrument assesses three factors lhat refer to cognitions and behaviors associatcd with eating. interpersonal relationships (affective and social interactions with others.g.g. such as emotional stress. e. autonomy (freedom toward choiecs.95) and a good discriminant validity whcn comparing healthy subjects to individuals suffering from psychological problems . score ranging from 0 to 21). dynamism (gênerai level of activity. autonomy and self acccptance as well as less anxicty. score ranging from 0 to 16). Finally. susceptibility to hunger refers to food intakc in response to feelings and perceptions of hunger (14 items. c. . activitics and décisions.0).

" and Bond et al. body weight and BMI were determined according to standardized procédures. history of dicting was evaluatcd by the following question: "Havc you ever bcen on a dict in order to lose weight?". Anthropométrie measurements Ilcight. score ranging from 0 to 6) as proposed by Bond and co-workers . Internai hungcr refers to the type of hungcr which is interpreted and regulated internally while cxtcrnal hungcr is rather triggered by cxtcrnal eues * . Disinhibition has also bccn dividcd into three subscales (habituai. Emotional susceptibility to disinhibition defincs a kind of disinhibition which is associated with négative affective states (3 items. Cognitive dictary rcstraint has bccn dividcd into rigid and flexible rcstraint (7 items for cach subscale. dicting and wcight while flexible rcstraint is a more graduai approach to eating. emotional and 29 situational susceptibility to disinhibition). score ranging from 0 to 5). as suggested by Bond and colleagues . all-or-nothing approach to eating. score ranging from 0 to 7). Height was measured to the nearest millimeter with a stadiomclcr. score ranging from 0 to 5). for cxamplc. and body weight was measured to the nearest 0. as proposed by Westenhoefer and colleagues ". 76 More spécifie subscales can also bc derived from thèse threc gênerai TFEQ-factors. "fattening" foods arc caten in limitcd quantitics without feclings of guilt ". In the context of the présent study. If women had already cxpcrienccd dicting. Rigid rcstraint is defined as a dichotomous. they were considered as "dieters" while they were identified as "non-dicters" if they had never bccn on a dict to losc weight. as suggested by Westenhoefer et al. while situational susceptibility to disinhibition refers to a type of disinhibition that is initiated by spécifie cnvironmental eues (5 items. . score ranging from 0 to 3). Dicting history has bccn prcviously rclated to higher scores for cognitive dietary rcstraint and disinhibition . dieting and weight in which. 3i as recommended at the Airlic Conférence . Habituai susceptibility to disinhibition describes behaviors that may oecur when circumstanccs prédispose to récurrent disinhibition (5 items.1 kg on a . Susceptibility to hungcr has bcen dividcd into two spécifie subscales (internai and cxtcrnal locus for hungcr) (6 items for cach subscale.

Ail analyses wcre performed by using SAS statistical software (SAS Institute. Results showed that higher scores for disinhibition. A négative trend for a significant relationship was observed between BMI and psychological well-being (r=- 0.p=0. To détermine if particular TFEQ-factors would be more tightly associatcd to psychological well-being. In thc présence of a significant group effect.08). a log transformation lias been performed. Results Basclinc charactcristics of thc samplc arc presented in Table I. Spcarman's corrélation analyses werc performed as presented in Table 2.17.05.0 kg/m to 59. Thc BMI range of 19. USA).. 30 kg/m2<BMI<35 kg/m2: N-22. A Student / test was performed to asscss différences in psychological wcll-bcing according to history of dicting. Thc probability level for significance used for thc interprétation of ail statistical analyses was set at an alpha level of p<0. Participants wcre wearing swimming suit and were askcd to rcmove their shocs for thèse measurements. N. A Spcarman's corrélation analysis was conductcd in thc samplc to détermine thc relationship between BMI and psychological wcll-bcing. susceptibility to hunger . 25 kg/m <BMI<30 kg/m2: N=41. For variables not normally distributcd. according to results obtained by thc multivariatc régression analysis and weight status. an analysis of variancc was performed to asscss différences in psychological wcll-bcing. To quantify the univariate relationships of TFEQ-factors and thcir subscales with psychological wcll-bcing. Cary. Statistical analysis Spcarman's corrélation analyses were performed to quantify thc univariate relationships of BMI as well as TFEQ-factors and thcir subscales with psychological well-being.C. BMI>35 kg/m2: N=l 1). Aftcrward. a multivariatc régression analysis using thc stcpwisc procédure was conductcd. 77 calibratcd balance. Duncan's tests werc conductcd to détermine which of the groups werc significantly différent.7 kg/m for thc présent samplc shows that subjects from ail weight catégories werc included in the study (BMI<25 kg/m2: N=27.

wcight status was taken into considération by performing an analysis of variance which assessed différences in psychological well- being. Sincc BMJ was also positivcly rclatcd to habituai susceptibility to disinhibition (r=0. Rcsults showcd that only habituai susceptibility to disinhibition significantly cxplaincd 27.0001).0% of thc variance in thc modcl.64<r<0. Habituai susceptibility to disinhibition>0. Thcrcfore.4 kg/m2 (N=38)). women wcrc divided according to their score for habituai susceptibility to disinhibition (médian: low score (<0. p<0. rcsulting in thc formation of four différent groups (habituai susceptibility to disinhibition<0. . Ail rcsults obscrvcd remained significant after an adjustment for BMI.69 and BMI>27. Studcnt / test analysis showcd thaï the level of psychological well-being did not significantly differ according to thc history of dieting. flexible restraint. habituai susceptibility to disinhibition<0.4 kg/m2 (N=31). as presented in Table 3. even if dieters had higher scores for rigid restraint.69).05. rigid restraint and psychological wcll-being. regardless of their wcight status. vx and their subscalcs wcrc associated with a lower level of psychological wcll-being while no significant rclationships werc obscrvcd bctwecn cognitivc dietary restraint. habituai susceptibility lo disinhibition>0.4 kg/mP21' (N -13). p<0.01). As presented in Figure 1. data not shown). further analyses mainly focuscd on TFEQ-factors rather than dieting history. according to groups formed on thc basis of the mcdian score for habituai susceptibility to disinhibition and BMI médian value (27.89. Analyses were conducted to détermine which particular TFEQ-factors would bc more closcly rclatcd to psychological well-being.69 and BMI>27.4 kg/m2 (N=19).69 and BMR27.4 kg/m ).69 and BMI<27. log transformed scores).69) or high score (>0. rcsults indicatc that women having a higher score of habituai susceptibility to disinhibition had a lowcr level of psychological well-being compared to thosc having a lowcr score of habituai susceptibility to disinhibition.51. Following thesc rcsults. Sincc highly significant corrélations wcrc obscrvcd bctwecn TFEQ-factors and their subscalcs (0. a multivariatc model containing subscalcs of each TFEQ-factors was tested with a stepwisc analysis. Tins rcsult remained significant even when BMI was taken into considération in the modcl. disinhibition and susceptibility to hunger compared to non-dicters (p<0.

Results from our study showcd that habituai susccptibility to disinhibition would bc the TFEQ-factor most tightiy rclatcd lo psychological wcll-bcing. which suggests that particular subsamplcs of obesc individuals may bc at greater risk of developing psychological disturbances. habituai susccptibility to disinhibition appcars to bc a TFEQ-factor that contributcs to the level ofpsychological well-being. having cxpcricnccd discrimination bascd on wcight such as leasing l8J<J 35 and displaying a binge-eating disorder . whilc their distress could bc mostly rclatcd to their pattern of erratic cating. Each individual has his own pcrsonal characterislics that differ from others. For cxamplc. This study did not show a significant rclationship between BMI and psychological wcll- bcing. Habituai susccptibility to disinhibition is defined as circumstanccs that could prédispose to récurrent overconsumption of food logether with a loss of control on food intakc. rather than to their wcight gain l9 x . In fact. 7<> Discussion Results showcd that disinhibition and susceptibility to hunger wcrc significantly rclatcd to psychological wcll-bcing. As dcscribcd by Bond et al. being a woman 32. several factors may expiait) the lack of rclationship or the trend observed between BMI and psychological factors. although a tendency for an association was observed. having highcr level of body 34 dissatisfaction . some similarities can bc observed with binge cating disorder. which may cxplain why this subscalc of disinhibition appcars to bc the most important. habituai susccptibility to disinhibition is the corc component of disinhibition " . Furthcrmorc. indcpcndcntly of wcight status. whilc a négative trend for a rclationship between wcight status and psychological well-being was observed. In this regard. sinec previous studies have shown a positive rclationship between disinhibition and severity of binge cating 37 or with the frequency of objective bulimic épisodes . Thèse différent risk factors underlinc the fact that the obesc population is not homogencous. womcn scoring highcr on this subscalc of disinhibition may présent a lowcr level of psychological well-being. irrespectivcly of wcight status. m ay ail bc factors that enhanec the risk of expressing psychological distress. Even if a high score for this TFEQ-factor should not bc considered as pathological. As suggested by Fricdman and Browncll in their extensive review of the psychological corrclatcs of obesity .. a greater risk of psychopathology has been previously observed in binge caters lx ''' . As previously noliccd by Tanofsky-Kraff and Yanovski and as shown by the .

80 significant relationships observed between psychological well-being and TFEQ-factors in the présent study.L. Acknowlcdgcments This rescarch project was supported by the Canadian Institutcs of Health Research (MOP-37957) and Hcart and Strokc Foundation of Canada. thèse results suggest that. a causal relationship cannot be cstablishcd. results from this study must be carcfully interpreted. It could be argued that TFEQ-factors may be altered in responsc to a low level of psychological well-being. Thereforc. The authors express their gratitude to the subjects for their excellent collaboration as well as to Réseau Psychotech for having given us the opportunity to publish results from the PER Questionnaire. since an impaired psychological well-being may also be a triggcr for disinhibition. S. can promotc overcating . as well as being related to weight status.P. TFEQ-factors are also associatcd with psychological wcll-being. which stresses the importance of distinguishing individuals who displayed non-normative eating patterns from those who maintain a satisfying relationship with food. it could be suggested that non-normative eating patterns may also influence psychological wcll-being and health in postmenopausal women of varying weight. Since the présent results are derived from a cross-sectional study. In a study conducted in obesc fcmalc bingc eaters. Chua et al. In order to have a global impact on health status. is récipient of a studentship from the Fonds de la recherche en santé du Québec. is a rescarch scholar from the Fonds de la recherche en santé du Québec. V. as induced by an exposure to a sad 9 film. eating behaviors could therefore be a target for wcight- management interventions. showed that a négative mood. In conclusion. .

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0) Disinhibition 6.0(5.1 (69.3 1.6 + 6.4 ± 4.0 .4 + 3.4-67.0 + 3.0) Psychological well-being 67.4 46.1 47.1 19. S/1 Table 1: Physical charactcristics.7 1.99.0 (9.0-59.4 0.0 (4.Maximum (Médian) Age(yrs) 56. scores of TFEQ-factors and psychological well- being score in the sample of postmenopausal women (n=101).8 ± 16.7(27.154.0 (74.7 ± 4.9 .0) .20.1) Weight (kg) 72.0) Susccptibility to hunger 4.7 + 24.0-15. Means ± SD Minimum .4) Cognitive dietary rcstraint 9.8(56.5 0.2) BMI(kg/m 2 ) 28.0 .0-12.

48*** Emotional -0. 1 : AU corrélations remained significant after adjustment for BMI (log transformed values).43*** Internai hunger -0.04 Flexible restraint 0. 85 Table 2: Spearman's corrélation coefficients for the associations of TFEQ-factors and their subscales with psychological well-being score (N=101).12 Rigid restraint -0.30** Hunger -0.05 Disinhibition -0. Psychological well-being Restraint 0.40** Significant corrélation : *p<0.28** Situational -0. .01 ***p<0.0001.41*** ' Habituai -0.39*** Extcrnal hunger -0.05 **p<0.

F value p value Square Square Flexible restraint — — NS NS Rigid restraint — — NS NS Habituai 0. .57 < 0. Partial R. 86 Table 3: Multivariate régression analysis showing indcpendent contributions of TFEQ-lactors to the variance of psychological well-being score (n=!01).27 36.27 0. Model R.001 ' Emotional — — NS NS Situational — — NS NS Internai hungcr — — NS NS External hungcr — — NS NS /: Results remained significant even when BMI was entered in the model.

Values adjusted for agc.4) (n=101). Values are means ± SE . as determined hy Duncan 's test.35 and p=0.69) HIGH (>=0.4 c . 0 N=31 I | LOW (<0.05).i "<D 80 70 : : b -9 60 b "eu "rô 50 o D) 40 O 30 O 20 ! >^ (/) 10 N 13 L N zi 9 „ | N=38 | Q. 87 □ BMK27.4 100 en 90 a ■ BMI >= 27.69) Score habituai susceptibility to disinhibition Figure 1: Différences in psychological well-bcing score according to the level of habituai susceptibility to disinhibition and weight status (BMI médian of 27.5. Analysis of variance: F .0006 Bars within each catégories with différent superscript letlers are significantlv différent (p<0.

04) cl présentaient une restriction flexible plus élevée (p-0. Marie-Pierre Gagnon-Girouard. Gagnon. 24. . Lorsque les femmes ont été appareillées pour 1TMC.2 ± 6. celles qui avaient des attentes plus réalistes étaient plus âgées (p=0. la qualité de vie reliée au poids. l'estime de soi. quatre différentes attentes quant au poids ont été définies selon le Goals and Relative Weight Questionnaire (poids de rêve. Chez 154 femmes pré-ménopausées ayant un surplus de poids.e.2 ± 5. respectivement). Le poids et 1TMC des femmes étaient positivement associés à leurs attentes quant au poids (0. Ces résultats suggèrent donc que des attentes quant au poids plus réalistes sont associées à un profil psychologique et à des comportements alimentaires plus sains. avaient une meilleure satisfaction quant à leur poids (p-0. Hélène C.02) que les femmes ayant des attentes moins réalistes. Les attentes quant au poids sont-elles associées aux profils anthropométrique et psychologique de même qu'aux comportements alimentaires chez les femmes présentant un surplus de poids ? Véronique Provenchcr. la satisfaction envers l'image corporelle. acceptable et décevant).6 + 5. La dysphorie.8% et 15. p<0. 88 Chapitre 4.7%.0001). alors qu'elles présentaient des attentes pour le poids heureux différentes.6%.03).85. les comportements alimentaires et l'histoire de poids et de dictes ont également été évalués. IX.003) et une susceptibilité à la faim plus faible (p=0. Angelo Tremblay. Sonia Boivin et Simone Lcmicux. heureux.37 < r < 0. Les résultats démontrent que les femmes avaient des attentes quant à leurs poids de rêve. L'objectif de cette étude transversale était de vérifier la présence d'associations entre les attentes quant au poids et le profil anthropométrique ainsi que d'identifier les variables psychologiques et les comportements alimentaires qui caractérisent les femmes ayant des attentes plus réalistes. Catherine Bégin. heureux et acceptable qui se situaient au-delà des recommandations actuelles en terme de perte de poids (i.

Psychological profile. Institutc of Nutraeeuticals and Functional Foods 2440. Canada. Laval Univcrsity.: 3637 Fax: (418) 656-5877 E-mail: simone. Québec. Keys words: Obcsity. CIIUQ. Laval Univcrsity. Hélène C. International Journal of Obcsity (Lond). Eating behaviors. Québec. Véronique Provenchcr'.ca Supported by the Canadian Institutcs of Health Research (MOP-64226) and Danone Institutc. Kunning head: Factors related to weight expcctations.lemieux@aln. psychological and cating behavioral corrclates. Angelo Tremblay3. . 2 School of Psychology. Gagnon HC. Québec. Defined weight expcctations in overweight women: anthropomctrical. Boivin S. Department of Food Science and Nutrition. Division of Kincsiology. Canada. Trcatment goals. 1 Institutc of Nutraeeuticals and Functional Foods. Department of Préventive and Social 4 Mcdicinc. Gagnon . Weight status. Hochelaga Blvd. Sonia Boivin4 and Simone Lemieux . Canada. C11UL. Laval Univcrsity. Lemieux S. Québec. Québec. Catherine Bcgin2. Bégin C. Marie-Pierre Gagnon-Girouard2. Canada. 2007 Jun 5. [Epub ahead ofprint]. Ph. Laval University. Gagnon-Girouard MP. Addrcss of correspondence: Simone Lemieux. Référence de l'article: Provenchcr V. Laval Univcrsity.ulaval. Canada.D. Tremblay A. Gl K 7P4 Phonc: (418) 656-2131 ext. psychological and cating behavioral corrclates. Eating Disorders Trcatment Program. 89 Defined weight expcctations in overweight women: anthropomctrical. 3 Québec.

4 kg) and acceptable (67.003) and a lowcr score for susceptibility to hunger (p 0.8% or 15.03) and were charactcrizcd by a greater satisfaction towards body wcight (p 0. 90 Abstract Objective: To examine associations between defined wcight expectations and anthropométrie profile and to identify psychological and eating behavioral factors that charactcrizc women having more realistic wcight expectations.1 kg.6 ± 5.6 ± 6. Whcn women werc matchcd onc by one for their current BMI.8 kg.0001).6 + 5. Rcsults: Womcn's expectations for their dream (60. 3) Acceptable wcight (could accept even if not happy with it). but showing différent happy BMI.9 rf 6.2 I 5.04). Psychological assessments evaluated dysphoria.02) than women with a less realistic happy BMI. Conclusion: Thèse findings suggest that having more realistic wcight expectations is related to healthier psychological and eating behavioral characteristics.37 < r < 0. . 2) disinhibition (ovcrconsumplion of food with a loss of control). 18. and 3) susceptibility to hunger (food intake in response to feelings and perceptions of hunger).7% or 12.e. happy (65. p<0. and 4) Disappointcd wcight (would not view as a succcssful achievement). rcspcctivcly) than goals recommended for overweight individuals. body esteem) and weight-related quality of life.0 kg and 15.8 + 7.2 ± 6.6% or 19.8 kg) wcights correspondcd to higher pcrccntages of wcight loss (24. Mcthods: A non-random samplc of 154 overweight/obesc women completcd the "Goals and Relative Weight Questionnaire" which assessed four wcight expectations: 1) Dream weight (what ever wanted to wcight).0 kg). a higher score for flexible restraint (p-0. satisfaction with onc's body (i. sclf-cstccm. Defincd weight expectations were positively associatcd with current weight and BM1 (0. The "Thrce-Factor Eating Questionnaire" assessed eating behaviors: 1) cognitive dictary restraint (control of food intake).2 ± 6.2 + 6.85. 2) Happy wcight (would bc happy to achieve). women with a more realistic happy BMI werc oldcr (p=0.

Psychological characteristics such as higher level of dysphoria . other modifiable factors have been suggestcd to explain thc déterminants of paticnt's expectations. happy. Morcovcr. and efforts have been engaged to raise awareness among thc gcncral population about the importance of having a hcalthy wcight. acceptable and disappointed wcights . wc may consider thc contribution of cating behaviors in thc détermination of paticnt's expectations sinec cating behaviors arc closcly rclatcd to psychological characteristics. lowcr self-estccm and poorer satisfaction with body image have been found to bc rclatcd to more stringent weight expectations. préoccupation about wcight may bc rclatcd to dissatisfaction with onc's body wcight and shape as wcll as an over-concern about rcaching an idcal wcight . and this issue is central for the dcvclopmcnt of interventions that aimed at modifying paticnt's expectations. Individuals having a higher wcight status arc thus more likely to choosc higher wcights in kilograms to definc thcir wcight expectations . Prcvious studies have shown that measured BMI was positivcly rclatcd to higher wcight expectations as defined in absolute wcight or in BMI unils 7" . Among thosc potential modifiable factors. 91 Introduction There is no doubt that thc prcvalcncc of obesity is increasing in industrializcd countrics ' . such as wcll-bcing l2 . In a culture that emphasizes thinness and weight control. As underlined by Poster et al. and they are also significantly associatcd with wcight status . ' . showed that thc proportion of thosc who désire to lose weight was quitc elevated with 35% considering themsclvcs above thcir desired weight . A considérable discrepancy exists between rccommcndcd weight loss goals (5 to 10% of initial wcight ) and paticnt's expectations (average of 30% of initial wcight 7) among overweight and obesc individuals. Givcn that both . data concerning modifiable factors rclatcd to body weight expectations arc still scarce. measured wcight lias been identified as a strong déterminant of dream. This is particularly observed in women compared to men who appear to bc much more comfortable with thcir wcight 4. A study performcd in Canadian women having a BMI within acceptable limits (acceptable BMI defined as being between 20 and 24 kg/m2 for thc purposc of that study). In addition to unmodifiablc factors such as âge and sex '' .

suggesting that less realistic wcight loss goals are not hampering efforts to losc wcight. On thc other hand. without however enhancing wcight-loss maintenance ' '. Considering thc meaningful impact of obesity. Tcixicra et al. Evcn if moderate weight losses of 5 to 10% of initial wcight arc recommended for overweight and obèse individuals who are attempting to losc wcight '. it appears of rclcvancc to understand better thc associations between wcight status. previous pilot studies aiming at changing wcight-loss expectations were gencrally effective in producing more realistic wcight-loss expectations at thc end of thc intervention. Inconsistent results rcportcd in thc litcraturc thcrefore stress thc rclcvancc to understand better factors rclated to patient's weight expectations. expecting a higher percentagc of body wcight loss. More prcciscly. and may rather inercase motivation to losc wcight. 92 psychological characteristics and wcight status are related to weight expectations. this study proposcd to . wcight expectations. In addition. psychological distress and eating behaviors on health status together with thc discrepancy observed between recommended wcight-loss goals and patient's expectations. rcportcd a curvilinear relationship between wcight expectations and wcight changes. controversy is still observed in thc litcraturc regarding thc possible conséquences of having greater weight loss expectations or in other words. other studies have shown that individuals who expressed more important wcight loss expectations werc cxpcricncing a higher attrition rate during a wcight-loss program. Somc authors rcportcd that subjects who expected a highest percentagc of body wcight loss werc thosc who lost thc most significant body wcight without bcing I7IX psychologically distresscd . The primary objective of thc présent study was to examine associations between defincd wcight expectations and anthropométrie profile in a samplc of prcmcnopausal overweight and obèse women studied at basclinc of a research intervention on wcight management. it could thcrefore be suggcsted that eating behaviors may be involvcd as significant déterminants of weight expectations. having either too high wcight-loss expectations or too low wcight-loss expectations were rclated to a lower percentage of body wcight loss. On thc opposite. suggesting that not bcing ablc to rcach defincd wcight loss goals may create 20 dissatisfaction regarding wcight loss attempts ' ' . psychological profile and eating behaviors.

This paper présents rcsults obtained at basclinc and docs not report rcsults from thc intervention part of thc study. Womcn werc also characterized by a 22 préoccupation with their wcight and eating . Ilowever. werc not pregnant or lactating and werc not presenting chronic discascs or taking médication that could impact on measurements performed. 93 idcntify psychological and eating bchavioral factors that charactcrizc women having more realistic BMI cxpcctations defincd in tcrms of happy BMI. Measurements of dépendent variables Defined weight expeetations. Whcn thesc womcn wcre excluded from Ihe présent analyses. Womcn wcre tested during thc follicular phase of their mcnstrual cycle to control for thc potcntial impact of hormonal variation on nutritional and psychological variables. womcn voluntarily acccptcd to participatc to thc rcscarch projcct.g. werc not currcntly dicting. had a stable wcight for at lcast 2 months (+ 2. Method Participants This study was conduclcd among a non-random samplc of 154 prcmcnopausal women (mcan âge of 42. January 2004. some women werc cxccptionally tested at another moment of their cycle mainly becausc they had an irrcgular cycle (N-4). newspapers and Internet). similar rcsults wcre observed. Scptembcr 2004 and January 2005). Prior to their participation to thc study. A total of 194 womcn wcre met for a screening interview and 154 of them acccptcd to takc part to thc study and wcre tested at basclinc. eacli woman signed an informed consent document which was approved by thc Laval University Rcscarch Ethics Committee.5 kg).4 + 5. Study design Womcn who participatcd in thc présent study wcre reeruited during four equal phases of testing and intervention (September 2003. In rcsponsc to advcrtiscment through différent média in thc Québec City metropolitan area (c. Ail womcn included in this study werc overweight or obesc (body mass index (BMI) between 25 to 35 kg/m2).6 yrs). A Frcnch version of thc Goals and Relative Wcighls Questionnaire (part II) was used to idcntify four différent catégories of wcight .

but onc you could acccpt sinec it is less than your current weight". Data regarding previous attempts to losc wcight and changes in wcight status werc collcctcd through a gênerai questionnaire on diet and wcight history. it is a wcight that you would bc happy to achieve"). <M expectations: 1) Drcam weight ("A wcight you would choosc if you could wcight whatcvcr you wanted"). Dysphoria was evaluatcd by the Bcck Dépression Invcntory 24 during thc sercening interview . Anthropometrical profile. llcight. and body wcight was measured to thc nearest 0. Diet and weight history. However. height was measured to thc nearest millimeter with a stadiometer. 3) Acceptable wcight ("A wcight that you would not bc particularly happy with. They also had to indicatc thc number of limes they prcviously experieneed dicling (from 0 to 5 Unies). Finally. In addition. Weight-rclatcd quality of life was measured by thc . and 4) Disappointed weight ("A weight that is less than you arc at your current wcight. but onc that you would not view as succcssful in any way. Psychological variables. Expccted weight loss and pcrccntagcs of wcight loss that would bc required to rcach thc four defined wcight expectations werc also calculated according to initial body wcight for cach woman. You would be disappointed if this were your final weight after thc program"). body wcight and body mass index (BMI) werc determined according to standardized procédures. wcight expectations werc also transformed into BMI units to permit adéquate comparison between women from différent statures. as recommended at thc Airlic 23 Conférence .1 kg on a calibratcd balance. Women had to indicatc at which age they first altcmpted to lose wcight. they had to recall their highest and lowcst wcight ever during adult life (cxcluding wcight reached during pregnancies for the highest wcight). In thc présent study. Différent validatcd questionnaires were administrated to assess psychological variables. 2) Happy weight ("This weight is not as idéal as thc First onc. Bricfly. Ail women involvcd in thc study (except onc woman who did not answer this questionnaire. two questions on diet history and two questions on wcight history were of particular interest. N=153) identified their four weight expectations (in pounds or in kilograms) and thèse absolutc wcight values werc used in thc analyses. Participants werc askccl to dress lightly and to remove their shocs for thèse measurcments.

all-or-nothing approach to eating. further analyses were conducted with happy weight expectations. dicting and weight).4kg/nT). susceptibility to hunger (food intakc in response to feclings and perceptions of hunger). anthropométrie profile (current weight and BMI) and âge. emotional susceptibility to disinhibition (disinhibition associatcd with négative affective states).2. Sincc Fostcr et al.0. further analyses assessing différences in psychological variables and eating bchaviors were performed with current BMI and happy weight expectation expressed in BMI units (referred to as happy BMI). To allow adéquate comparison between women from différent statures .measured by the Body-Estccm Scale 7. habituai susceptibility to disinhibition (bchaviors that may occur whcn circumstances prédispose to récurrent disinhibition). The Three-Factor Eating Questionnaire (TFEQ) is a 51-item validatcd 2l< questionnaire " which assesses threc factors that refer to cognitions and bchaviors associatcd with eating: cognitive dietary restraint (conscious control of food intakc with concerns about shape and weight). Self-Esteem. Eating behaviors.1. flexible restraint (graduai approach to eating. Public Distrcss. situational susceptibility to disinhibition (disinhibition initiatcd by spécifie environmental eues). disinhibition (overconsumption of food in response to a variety of stimuli associatcd with a loss of control on food intake). according to five dimensions of quality of life (Physical Function. social and pcrsonal) was assessed with the 2( Culturc-Frcc Self-estcem Inventories \ Body esteem (appearance. and Work). Sclf-cstcem (gênerai. coefficients of corrélation observed for the rclationship between current BMI and happy BMI werc computed and then compared using McdCalc statistical software. havc prcviously shown that happy weight was the body weight expectation that was the most closcly associatcd with weight loss goal. . Sexual Life. weight and attribution) werc . Statistical analysis Pcarson's corrélation analyses were performed to quantify the univariatc relationships between dellned weight expectations (in kg and in BMI units). version 8. internai hunger (hunger interpreted and regulated internally) and cxternal hunger (triggered by external eues). dicting and weight). More spécifie 3I 32 subscales can also be derived from thèse three gênerai eating behaviors ' : rigid restraint (dichotomous. In the two groups of women formed on the basis of their current BMI (BMI above or below the median value of 30. 95 Impact of Weight on Quality of Life Questionnaire (IWQOL-Lite) .

which corresponds to the standard déviation (SD) for the mean happy BMI value. For variables not normally distributed. 96 Women were also matched one by one for their current BMI (± 0.6 + 5. drcam BMI and happy BMI. Table 2 shows corrélations between defined wcight expectations and anthropométrie profile. women who defined their happy BMI as being closer to their current BMI werc considcred as having a more realistic happy BMI than women who defined their happy BMI as being further from their current BMI (less realistic happy BMI).5 ± 9. USA). acceptable and disappointed wcights arc presented in Table 1.73 kg/m2 for their happy BMI.05. An average wcight loss of 7. happy. N. Age was positivcly associated with drcam weight. Their perception of their drcam.8 % of lier initial weight to reach her happy weight expectation. More specifically.C. women with a more realistic happy BMI werc determined as follows. Results Women from this study had a mean body weight of 80. For a given current BMI.5 kg) for the mcan hcight in our samplc (1.5 + 3. The probability level for significance used for thc interprétation of ail statistical analyses was set at an alpha level of p<0.5 % would have bcen considcred as a disappointed resuit in this samplc. This matching procédure also rcsultcd in similar values for wcight and hcight when thc two groups werc compared.62 ± 0. This value is higher than current recommendations for wcight loss (5 to 10% of initial wcight).. Each pair was formcd so that a noticeable différence in their value of happy BMI was observcd (number of pairs formed was N=57.95 kg/m2. Current wcight and current BMI werc both positivcly rclatcd to drcam. Cary. For thc purposc of thcsc analyses. happy.8 i 5. acceptable and disappointed wcights expressed in kg or in BMI units. An average woman would have to losc 18.6 kg (BMI: 30. each pair showed a différence of at lcast 1. Psychological variables and cating behaviors werc compared between thèse two groups of womcn by performing a Studcnt unpaircd / test analysis. and thcsc . 39 womcn were not includcd in the analysis becausc it was not possible to match them for thèse spécifications). a log-transformation was performed.05 m)). Ail analyses were performed by using SAS statistical software (SAS Institute.0 kg/m ). which rcfcrs to thc stable weight inclusion criteria (±2.

0001 and r-0. as dcscribed in the Method's section.3 t 6.7 + 8.0 ± 9. Women from thèse two groups also reportcd similar highest and lowest weight during adult life (82. women with a Icss rcalistic happy BMI were comparable to thosc with a more rcalistic happy BMI regarding the age at which they first attempted to lose weight (23.8 ± 7. More spccifically. 97 relationships rcmaincd significant after adjustment for weight or BMI. As explained in the Method's section. Figure 1A) than to thosc with a BMI above the médian (>30. As illustratcd in Figure 1. p<0. p-0. respectively). the corrélation obscrvcd between current BMI and happy BMI was stronger in womcn having a BMI below the médian value (<30.7 kg and 58.0 vs 3.9 kg for womcn with a Icss rcalistic happy BMl vs 85. Figure 1B) (r=0.4kg/m2. no significant différences were obscrvcd with regard to psychological variables between womcn prcscnting cither a lowcr or a higher happy BMI. Différences obscrvcd in ealing behaviors between womcn with Icss rcalistic and more rcalistic happy BMI are presented in Table 5. acceptable BMI and disappointed BMI (data not shown). Similar différences between groups formed on the basis of their current BMI werc also obscrvcd for relationships between current BMI and dream BMI. Women with a more rcalistic happy BMl showed a greater satisfaction with their weight compared to thosc having a Icss rcalistic happy BMl.7.4 kg and 56. Table 3 shows no différence for weight and BMI between womcn having cither a lowcr (less rcalistic) happy BMI or a higher (more rcalistic) happy BMI.6 kg for women with a more rcalistic happy BMl. p-0. respectively. the percentage of weight loss from initial body weight that would be requircd to rcach happy weight (% of wcight-loss) was greater in womcn with a Icss rcalistic happy BMl than in women with a more rcalistic happy BMI. Womcn with a Icss rcalistic happy BMI werc also younger than women having a more rcalistic happy BMI. Women with a more .59). relationship between current BMI and happy BMI was furthcr cxamincd. respectively with a z statistic = 4. no significant différences werc obscrvcd with regard to diet and weight history between thèse two groups.17 and p 0. except for the body image dimension.4kg/m2. Furthcr analyses werc performed in womcn matchcd onc by onc for their current BMI.77) as wcll as the number of times they cxpericnccd dieting (3.07. p = 0.63.2 yrs vs 23.0001). respectively.2 ± 2.0232. p-0. As obscrvcd in Table 4.27. As cxpcctcd.02. Moreover. Howcvcr.7 i 8.2 + 7.7 yrs. p-0.4 ± 1. but prcscnting a significantly différent happy BMI.

happy and acceptable wcights reported by womcn from this study rcprcscnled higher wcight-loss goals than current recommendations (5 to 10% of initial weight) '.03). In thc présent study. This discrepancy between womcn's définitions and health définitions of successful weight loss lias been previously observed in other studics . Since âge was significantly différent between womcn with a lower vs. Significant différences wcrc still observed for satisfaction with their weight (p=0. such as value of thinness.003) and susceptibility to hungcr (p=0. pcrccntagcs of weight loss needed to achieve each defined weight were lower than those previously observed in other samplcs . may contribute to cxplain thc important déviation between current recommendations and defined expectations in tenus of weight loss ' . in addition to unmodifiablc factors such as agc and sex ' . Womcn with a more rcalistic happy BMI wcrc older and wcrc charactcrizcd by a greater satisfaction towards their body weight together with a higher score for flexible restraint and a lower score for susceptibility to hunger. 57 pairs of womcn having a similar current BMI. Defined values for dream.03) while thc différence notcd for externat hungcr was no longer significant (p=0. Thèse findings suggcsl that. adjustment for agc was also performed. As previously reported ' ' . Socio-cultural context and norms in which womcn arc living.07). modifiable factors such as body image and cating behaviors are also rclatcd to weight expectations. 98 rcalistic happy BMI wcrc charactcrizcd by a higher score for flexible restraint while they displayed a lower level of susceptibility to hunger (particularly for thc cxtcrnal hungcr subscalc). The values corresponding to actual recommendations were rather considered as disappointing rcsults l'or womcn in thc présent sample. In thc présent study. but showing significantly différent happy BMI expectations wcrc formed. flexible restraint (p=0. those with a higher happy BMI. womcn with higher weight and BMI wcrc likely to choosc higher defined weight expectations. Discussion Thc main objectives of this study wcrc to examine associations between defined weight expectations and anthropométrie profile as well as to identify psychological and cating bchavioral factors that characterize womcn having a niore rcalistic définition of what would be a happy BMI.

In that sense. women with a more realistic happy BMl werc characterized by a greater satisfaction towards their weight while no other différences werc notcd for psychological variables. In fact. which could mcan that even if heavier women choosc higher absolutc wcights.3 kg/m in the study of Fostcr et al. In accordancc with rcsults from Tcixcira et al. when adjustcd for BMl 7'8'10. among our overweight and obesc samplc. Finally. In linc with thesc rcsults. body image dissatisfaction is highly prévalent among overweight and obesc individuals ' . 99 Considering that defined wcight cxpeetations are positively related to BMl. thc amount of initial wcight to losc to rcach defined wcight cxpeetations (% of wcight loss) werc also positively related to weight and BMl (data not shown). they would still have to losc higher amount of wcight to rcach their cxpcctcd body weight.0 kg/m2 in thc présent study vs 36. This is suggesting that body image is a consistent psychological factor closcly related to womcn's définition of their happy wcight. It is thereforc of rclevancc to understand better why for a given current BMl. similar rcsults were observed suggesting that différences notcd for body wcight satisfaction. thèse women would bc more likely to expérience unsucccssful wcight loss altcmpts.5 ± 3. It has been prcviously shown that more positive sclf-cstccm and body image as well as lower wcight phobia and dysphoria werc associated with more realistic defined wcights. after adjustmcnt for thc confounding effect of age. age was also positively related to wcight cxpeetations. Tcixcira et al. showed that a lower body cathexis (i. One possible cxplanation may bc that thesc women associatc ncgativcly weight and happiness " '. in accordancc with previous studies l(>. where older women werc showing more realistic values for happy BMl. in gênerai. more négative feelings towards one's body) and a less realistic happy weighl were both predictors of poorcr success in wcight loss on a long-tcrm basis. are more dissatisfied with their weight and présent higher cxpeetations towards weight loss. as observée! in thc présent and previous studics ' ' . As prcviously demonstrated . thc influence ofbody dissatisfaction on wcight loss attempt could bc related . Although we know that. this différence could bc cxplaincd by a rclativcly lower BMl observed in our samplc (mcan BMl of 30. Howcver. .3 ± 4. thc présent rcsults showed thaï.e. flexible restraint and susceptibility to hunger between women with différent happy BMl expectation could not bc cxplaincd solcly by différences in age. therc is a spécifie group of women who. some women arc more susceptible to bc less satisfied by their wcight and to have less realistic wcight cxpeetations. (1997)). indcpcndently of their BMl.

has been prcviously related to higher levcls of flexible restraint and lower scores for susceptibility to hunger 9"42. Successful weight maintenance. being ablc to manage food intake with a more graduatcd and sustainablc approach together with being less triggered by feelings of hunger may hclp to develop a better relationship with food. 100 to unrealistic expected changes in body image. except for the severity of binge-cating for which no association was observed 8'9. In the présent study. Fcw studies hâve examined the relationships between eating behaviors and weight expectations. Ilowcvcr. our rcsults may also provide some explanations for the greater attrition rate observed during weight-loss programs in individuals with higher expectations as wcll as for their lower pcrccntagc of body weight loss achieved ' ' . higher score for flexible restraint together with lower score for susceptibility to hunger werc observed in women having a more realistic happy BMI. In this regard. women with more realistic weight expectations could bc more successful in their attempts to maintain their weight loss.0002). which implics that initial weight loss is subscqucntly kept for at least scvcral months.20. In fact. In fact. p=0. This is in Une with the 43 work of Wcstcnhocfcr who has previously suggested that long-term success in weight maintenance would bc enhaneed by helping individuals to give up their less realistic expectations about weight loss together with focusing on bchavioral changes under the principle of flexible control. the présent study has demonstratcd a significant négative relationship between satisfaction towards weight and susceptibility to hunger (r=-0. wc may suppose that those who are less satisfïcd with their body and présent less realistic expectations arc at higher risk to adopt non-normative cating behaviors in order to lose their excess weight 37 . Accordingly. In addition. it could be suggested that lower level of flexible restraint as wcll as higher score of susceptibility to hunger may act as barriers that counteract efforts to lose weight or maintain weight loss achieved. Thus. the cross-sectional nature of this study has to be considered and at this point. Jn fact. since they also display more favorable cating patterns. prior studies havc shown that body dissatisfaction was related to overcating 37'38. This would suggcst that having more realistic weight expectations is associatcd with some cating behaviors related to more successful weight loss maintenance. it remains to be established whether cating behaviors are . lindings from the présent study suggcst that weight expectations and eating behaviors could bc related to cach other. If wc referred to Stice's model. for those overweight and obèse women who havc less realistic weight expectations.

Louise Corncau.P. Accordingly. is récipient of a studentship from the Fonds de la recherche en santé du Québec. Nutrition. sincc women involvcd in the présent study were not randomly sclccted. Acknowledgemcnts This research project was supportcd by the Canadian Inslitutcs of Health Research (MOP-64226) and Danone Institute. Julie Doyon and Natacha Godboul) as wcll as the research .T. which is often observed among research volunteers. as préoccupation about food scems to be closcly rclatcd to préoccupation about weight. It might bc SLiggcstcd that to bc succcssful. potential bias such as a higher socio-economical status. and thcsc psychological and cating bchavioral corrclatcs of wcight cxpcctations appear to bc relevant clinical targets in wcight management interventions. According to previous literaturc. A. also seem to bc of rclcvancc in the understanding of womcn's définitions of wcight cxpcctations. In addition. interventions focusing on more modest weight losscs should also include components aiming at improving body image and cating behaviors. Clinical pilot studics which mainly aimed to promotc more modest wcight-loss cxpcctations have bcen prcviously conducted "' 21 . Othcr factors. Thcsc interventions were effective in producing more realistic cxpcctations while thcy did not facilitatc a better wcight-loss maintenance at long-tcrm. such as flexible cating and hunger. toi causally involvcd in relationships observed with weight cxpcctations. is partly fundcd by the Canada Research Chair in Physical Activity. Conclusion In a sample of premenopausal overweight and obesc women preoccupied with their wcight. We would like to underline the excellent work of ail research professionals that were involvcd in this study ((ieneviève Alain. thèse charactcristics would bc rclatcd to more succcssful wcight loss attempts ' '. may have influeneed results obtained. and Knergy Balance. more realistic wcight cxpcctations werc rclatcd to less body wcight dissatisfaction as wcll as to highcr level of flexible restraint and lower score for susceptibility to hunger. V. thcy may not be représentative of ail overweight and obèse women.

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7 15.9 ± 6.0 18.2 ±5. You would bc disappointcd if this were your final wcight after the program".8 ±7.2 ±6.6 ±5.4 24.8 25.8 ± 5.4 ±5.8 6.2 ±6.8 15. but onc you could acccpt sincc it is Icss than your currcnt wcight".0 ±2.5 28.6 Happy weight 65.7 Disappointcd 74.6 ±5.0 7.5 wcight Mcans values ± SD Dream wcight: "A weight you would choosc if you could wcight whatever you wanted".0 23. 106 Table 1 Defined weight expectations in overweight and obèse women (N=153). Expcctcd Différence from 2 Wcight (kg) BMI (kg/m ) weight-loss current weight (kg) (%) Dream wcight 60.7 ±1.0 ±1. 1 lappy wcight: "This wcight is not as idcal as the first onc. it is a wcight that you would bc happy to achieve". and Disappointcd wcight: "A weight that is less than you are at your currcnt wcight.6 ± 6.0 +H.2 ±6. Acceptable weight: "A weight that you would not be particularly happy with. Ilowever.8 Acceptable wcight 67. but onc that you would not vicw as succcssiul in any way.1 24.9 12.7 ±1. .7 19.

it is a weight that you would bc happy to achieve". 107 Table 2 Pearson corrélation coefficients for the association of dejined weight expectations with hody weight. and Disappointed weight: "A weight that is less than you are at your current weight. I lappy weight: "This weight is not as idéal as the first onc. Weight (kg) BMI (kg/m2) Age (yrs) Dream weight 0.13 Disappointed BMI 0.68*** 0.05.16*' Happy weight 0. but onc you could accept since it is less than your current weight". BMI and âge (N=153).53*** 0. .80*** 0.85*** 0.80*** 0.19*2 Acceptable BMI 0.67*** 0.63*** 0. but one that you would not vicw as successlul in any way. **p<0. ***p<0.48*** 0.13 Acceptable weight 0.78*** 0.23**2 Happy BMI 0. Dream weight: "A weight you would choosc if you could weight whatever you wanted". Acceptable weight: "A weight that you would not bc particularly happy with.59*** 0.01. Howcvcr.58*** Q y|*** 0.67*** n 37*** 0. You would bc disappointed if this were your final weight after the program".09 Disappointed weight 0. 2: Remained significant after adjustment for BMI.14 Significant corrélation: *p<0.11 Dream BMI Q1Q*** Q 49*** 0.0001 1 : Remained significant aller adjustment for weight.

28 2 BMI (kg/m ) 30.4 ±5.1 15.0001 Data arc mcans ± SD Women from thc lowcr happy BMI group had a mcan happy BMI of 23.03 Weight (kg) 80.2 0.0001).5 i 5.8 ±2. 108 Table 3 Différences in âge.0 30.71 Happy weight loss (%) 22.2 ± 9. .0 0. BMI and weight loss needed to achieve happy weight hetween women with either lower or higher happy BMI. Lowcr happy BMI Higher happy BMI p value (N=57) (N=57) Age (yrs) 41. body weight.0 ± 1.9 0.1 ±9.8 43.1 ±5.6 ±3.2 ± 5.0 0.4 kg/m2 whilc women from thc higher happy BMI group had a mcan happy BMI of 26.2 82.7 ± 1.5 kg/m 2 (p<0.

6 0.8 + 0. .2 + 0. BDI = Dysphoria (Bcck Dépression Invcntory).6 1. Total IWQOL .6 ± 2.04 ' BES-Attribution 1. 5 + 13.9 + 0.4 + 1.88 Social sclf-cstccm 6.67 BES-Appcarancc 1. 109 Table 4 Différences in variables of the psychological profile between women with either lower or higher happy BMI. 3 + 12.23 BES-Wcight 0. 0 9.2 11.6 0.5 0.4 0.2 0.Lite).5 0.2 4.2 + 7.7 ± 0.12 General sclf-cstccm 11.65 Data arc mcans ± SD 1 : Différence observed between the two groups remaincd significant aftcr adjustment for age (p=0.8 + 2. BES-Appcarancc. wcight and attribution = Body esteem (Body esteem scalc).5 0. Lower happy BMI Higher happy BMI p value (N=57) (N=57) 151)1 10.7 ± 1 .03).Weight-rclatcd qualily of life (Impact of weight on quality of life .8 + 0.27 Personal sclf-cstccm 4.5 6. 1 0.9 + 3.8 + 3.6 1.4 + 0.5 7 6 .2 ± 7 .48 Total IWQOL 7 2 .6 0.

.75 Disinhibition 9.19 Situational 3.2 1.7 0.8 4.6 0.5 ±4.4 ±3.3 9.4 0.4 0.9± 1.0 2.4 ±2.5 ±1.3 ± 1.43 Emotional 2.31 Habituai 2.9 2.2 ± 2.8 ±3.02 Data are means ± SD 1 : Différences observed between thc two groups remaincd significant aftcr adjustmcnt for âge (p<0.2 0.2 ± 1.5 0. 110 Table 5 Différences in eating behaviors between women with either lower or higher happy BMl (N=114).7 ±3.003 ' Rigid rcstraint 2.6 2.02 Internai 2.3 ±3.8 ± 1.3 ±1.3 ± 1.4 0.07).7 ± 1.38 Hunger 6.0 9.3 3.0 ± 1.06 External 2.4 ± 1.05).9 0.6 3.25 Flexible restraint 2. cxccpt for external hungcr (p=0.8 2. Lower happy BMT Higher happy BMl p value (N=57) (N=57) Cognitivc rcstraint 8.7 ±1.3 ± 1.0 0.1 ± 1.6 0.

4.27 Q. .0001. However. 24 E 22 20 ♦ 18 I ! 24 25 26 27 28 29 30 31 32 r=0.4kg/m2) and in women above thc médian value of BMI (B: >30.0001 A 28 ♦ 26 ♦♦♦ ♦ *_!*. it is a weight thaï you would be happy to achieve". 30 p=0.0.4kg/m2). which is corresponding to thc following définition: "This weight is not as idéal as the lirst one. p .63 30 p<0.0232. 11 32 r=0.02 B OJ 28 ♦ ► ♦ ♦ ♦♦ ♦♦ ♦ X 26 ♦ ♦♦♦ ♦ ♦♦♦ 24 22 * * % ♦ ♦ ♦♦♦ rr^r 20 18 30 31 32 33 34 35 36 37 38 Current BMI (kg/m2) Figure I Pcarson corrélation bctwccn current BMI (kg/m2) and happy BMI (kg/m2) in women bclow the médian value of BMI (A: <30. Happy BMI refers to thc happy weight expectation (in BMI units). z statistic .

112 Chapitre 5. Ces résultats suggèrent donc que certaines dimensions de la personnalité pourraient permettre une meilleure compréhension du poids et des comportements alimentaires présents chez les femmes ayant un surplus de poids. Un niveau élevé de névrotisme a été identifié comme un prédietcur significatif des scores élevés de restriction. Associations entre les traits de personnalité. Marie-Pierre Gagnon-Girouard. La propension à être consciencieux a aussi été reconnue comme un déterminant de la restriction. Les analyses de régression ont montré que la propension à être consciencieux était le seul trait de personnalité positivement associe à l'IMC. L'objectif principal de cette étude était de vérifier si les traits de personnalité peuvent être associés à l'IMC et aux comportements alimentaires chez 154 femmes présentant un surplus de poids. extraversion. ouverture à des expériences nouvelles. les comportements alimentaires (restriction. Angclo Tremblay. Cinq dimensions de la personnalité ont été évaluées à l'aide du NEO Five-Factor Inventory (névrotisme. Puis. taille et 1MC). l'IMC et les comportements alimentaires chez les femmes présentant un surplus de poids. . Catherine Bégin. Finalement. amabilité et propension à être consciencieux). desinhibition et susceptibilité à la faim) ont été évalués par le Three-Factor Eating Questionnaire. de désinhibition et de susceptibilité à la faim. Sonia Boivin et Simone Lemieux. Des mesures anthropométriques ont également été effectuées (poids. Véronique Provencher. un niveau élevé d'amabilité serait le prédicteur d'un score de susceptibilité à la faim plus faible.

Canada. 4 Eating Disordcrs Trcatmcnt Program. 113 Personality traits in overweight and obèse women: associations with BMI and eating bchaviors. School of Psychology. Lcmicux S. GIK 7P4 Phone: (418) 656-2131 ext. Canada. Eating Bchaviors.lemieux@aln. Québec. Gagnon-Girouard MP.. BMl and cating bchaviors. Marie-Pierre Gagnon-Girouard2. Boivin S.ca Riinning head: Pcrsonalily traits. Québec. Fax: (418) 656-5877 E-mail: simone. Référence de l'article: Provencher V. Québec. Angclo Tremblay3. Address of correspondance: Simone Lcmicux. Division of Kincsiology. Québec. Sonia Boivin4 and Simone Lcmicux . CHUL. Canada.ulaval. CIIUQ. Tremblay A. Québec. Laval Univcrsity. Department of Food Science and Nutrition. Canada. Véronique Provencher'. Catherine Bégin2.: 3637. Personality traits in overweight and obèse women: associations with BMl and cating bchaviors. Bégin C. 1 Institute of Nutraccuticals and Functional Foods.. Laval Univcrsity. Hochelaga Blvd. (Article soumis) . Canada. Department of Préventive and Social Medicinc. Ph. Laval Univcrsity. Laval Univcrsity. Québec. Institute of Nutraceuticals and Functional Foods 2440.D.

extraversion.5 ± 3. Keys words: Fivc-factor model. Conscicntiousncss was also found to bc a positive déterminant of cognitivc dictary rcstraint. a highcr level of agrccablcncss predicted a lowcr score of susccptibility to hungcr. Susccptibility to hungcr. Rcgrcssional analyses showed that only conscicntiousncss was positively rclated to BMI. Finally. openness to expérience. mean body mass index (BMI) of 30. Disinhibition.0 kg/m2). disinhibition and susccptibility to hunger. A highcr level of neuroticism was identified as a significant prcdictor of highcr scores for cognitivc dictary restraint. height and BMI) werc performed and cating bchaviors (cognitivc dictary rcstraint. Anthropométrie mcasurements (wcight. agrccablcncss and conscicntiousncss). Obcsity. . 114 Abstract This study aimcd at assessing the extent to which personality traits are rclated to BMI and cating bchaviors in overwcight and obesc womcn (N=154. The NEO Fivc-Factor Invcntory was used to capture the fivc dimensions of personality (neuroticism. Psychological functioning. Cognitivc dictary rcstraint. Thcsc findings suggest that particular dimensions of personality may contributc to a better understanding of weight and cating bchaviors in overwcight and obèse womcn. disinhibition and susccptibility to hungcr) were measured by the Threc-Factor Eating Questionnaire.

From a psychological vicwpoint. Previous studics have also shown that disinhibition and susceptibility to hunger werc significantly associatcd with a higher weight status "7. corrclates of obesity have not been consistcntly reportcd 8. As reviewed by Rlfhag and Rossncr 3. In parallcl. bchavioral factors have been related to an increased risk of weight regain. as well as the présence of emotional instability . an elevated ncuroticism and a redueed exlravcrsion have been related to a higher weight status among women . As an cxamplc. such as the présence of disinhibitcd eating and elevated levcl of hunger. A higher score of novelty secking lias also been linked to lowcr successful weight management and could indicatc a stronger drive toward overcating in obese individuals Thèse results might rcflcct the heterogeneity of the obese population and suggest that particular personality dimensions could be related to spécifie bchavioral corrclates of obesity. with lack of asscrtivencss (subscalc of ncuroticism) explaining 17% of disinhibitcd eating. Some variations in personality traits. 115 Introduction A bctter undcrstanding of factors involved in weight management is a critical issue in developed countries wherc the prcvalence of obesity is consistcntly increasing ''2. fcw studics have been able to identify a distinct personality style that refers spccifically to obèse individuals ". werc related to emotional and external eating. A higher level of ncuroticism and a lowcr levcl conscientiousness l4 . which suggest that spécifie eating behaviors may contributc to weight gain through an inercase in food intake. In addition. a higher risk for psychopathology related to l0 obesity per se lias not been found in a population-bascd study . 7 Novelty secking also appears to bc ncgalively related to cognitive dictary restraint . may characterizc obese individuals when compared to lean persons. as assessed by the Dutch Fating Behaviors Questionnaire. rather than personality disorders. . such as eating behaviors. Accordingly. 13% of hunger score and 12% of flexible control "'. associations between personality traits and eating behaviors have been prcviously reportcd. as demonstrated by personality modcls such as the Big Fivc or the Tempérament and Character Inventory. Whilc obesc women have been found to have an increased probability to expérience psychological disturbanecs . similar results werc observed in eating behaviors assessed by the Three-Factor Hating Questionnaire (TFEQ).

dysphoria and body esteem werc includcd in further analysis. also callcd thc Big Five. .c. the tendency to expérience négative émotions. and body image disturbance . BMI and cating behaviors. Furthcrmorc. weight status and cating behaviors. The NEO Five-Factor Inventory (NEO-FFI) is a rcliablc and powerful instrument designed to capture thc dimensions of thc five-factor model. as prcviously warranted by Elfhag ' 6 . Method Participants This study was conducted among a sample of 154 prcmenopausal women (mcan age of 42. with the five-factor model of personality. characteristics of psychological functioning. such as levcl of dysphoria and body image perception. Thc main objective of this study was thcrelbrc to assess thc extent to which personality traits arc relatcd to body mass index (BMI) and cating behaviors in a sample of overweight and obese women who are involvcd in a weight-management study. assessment of weight status and/or psychological functioning has not been consistently includcd as covariatcs in prior studies aiming to study personality corrclatcs of cating behaviors. as assesscd by the TFEQ. particularly ncuroticism. on a continuum including hcalthy and pathological aspects of personality 2I . no study lias put into rclationship cating behaviors. recruited through différent média in thc Québec City metropolitan area. it appears to be of relevance to consider spécifie psychological variables in examining associations between personality traits. which is consistent with the définition of neuroticism. to examine whether thc psychological functioning is involvcd in thc association(s) between personality traits. Aftcrwards. have becn prcviously relatcd to weight status and could be signifïcant corrclatcs of cating behaviors ' . Following thèse observations. 116 Meanwhilc. To our knowledge.6 yrs). i. In addition. further studies arc needed in larger samples of overweight and obesc women who are preoccupied by their weight. Moreovcr. associations have becn observed 20 between personality traits.4 ± 5. Sincc individuals who seck hclp from profcssionals to better manage their weight appear more likely than other obèse persons to be cmotionally distressed and dissatisfied with their body image 22 . psychological and behavioral issues in this population have to be studied to a greater scope.

similar rcsults were observed. using a five point rating scalc 2I. diabètes.0 kg/m2).5 kg). some women werc exceptionally tested at another moment of their cycle mainly because they had an irregular cycle (N=4). January 2004. A total of 194 women wcrc met for a sercening interview and 154 of them acccptcd to takc part to the study and wcrc tested at baselinc. Measurements of variables Personality traits The NRO-FFI was administrated to ail women involvcd in thc study (with the exception of two women who did not complète thc questionnaire. Women wcrc tested during thc follicular phase of their menstrual cycle to control for potential impact of hormonal variation on behavioral and psychological variables. cach woman signed an informed consent document which was approved by thc Laval University Research Ethics Committee. 117 Ail women included in this study werc overweight or obese (mcan BMI of 30. This paper présents rcsults obtained at baselinc and docs not report results from thc intervention part of the study. Women wcrc also characterized by a préoccupation about their weight and cating . wcrc not taking oral contraceptives. wcrc not currently dieting to losc wcight.5 ± 3. were not pregnant or lactating. 2) to exhibit restriction over food choices for at least two years and 3) to bc unsucccssful in previous attempts to losc wcight (for at least thc past two ycars). following criteria defined by Grodner : I) to show over concern with shape and weight. wcrc not prescnting metabolic or important psychological disorders and werc not under treatment for coronary heart disease. N-152). had a stable wcight for at least 2 months (± 2. Prior to their participation to the study. Study design Women who participatcd in thc présent study wcrc rccruited during four cqual phases of testing and intervention (Scptcmbcr 2003. Whcn thesc women wcrc excluded from the présent analyses. dyslipidemia. Scptcmbcr 2004 and January 2005). openness to expérience (proactive secking and . extraversion (quantity and intensily of oncs' interpersonal interactions). Ilowever. This 60-item validated questionnaire aims to assess thc basic structure of normal personality according to five major dimensions of personality: neuroticism (tendency to expérience négative émotions). dépression or endocrine disorders (except stable thyroid disease).

agreeableness (tendency to hâve faith in other people and to be eager to help them) and conscientiousncss (degree toward goal directed behaviors) 2 '. no cut-off point is used to separate individuals according to diagnostic catégories. hcight was mcasurcd to thc nearest millimetcr with a stadiometer. body wcight and body mass index (BMI) werc determincd according to 24 standardized procédures. Anthropomctrical profile Hcight. a T score of 50 is équivalent to the average score of a woman from a non-clinical samplc of women '.1 kg on a calibralcd balance. BE-Weight (satisfaction with wcight) and BE-Attribution (évaluations attributed to others about one's body or appearance) were mcasurcd by thc Body-Estccm Scalc " . Dysphoria was evaluated by thc Beck Dépression Invcntory during the screening interview . Participants were asked to dress lighlly and to remove their shocs for thesc mcasurcments. Personality traits are rather evaluated at a broadest level and scores are interpreted in comparison to a standard référence group. as recommended at the Airlie Conférence . Psychological variables Two validated questionnaires werc administrated to assess thc charactcristics of psychological functioning. cach of thc five domains represents a continuous dimension and thus. Eating behaviors Thc TFEQ is a 51-item validated questionnaire which assesscs threc factors that refer to cognitions and behaviors associatcd with caling: cognitive dietary restraint (conscious control of food intakc with concerns about shape and wcight). . susceptibility to hunger (food intakc in response to feclings and perceptions of hunger). In conceptualizing personality with the NEO-FFI. In the présent study. Bricfly. and body wcight was mcasurcd to thc nearest 0. 118 appréciation of ncw expériences). Threc factors of body esteem (BIï). which are BE- Appearance (gênerai feclings about appearance). disinhibition (overconsumption of food in response to a varicty of stimuli associatcd with a loss of control on food intake).

i. p<0.c.10..46. In a ncxt step. BE-Appcarancc and/or BE-Attribution wcrc potcntially involvcd in rclationships observed between pcrsonality traits.05). BE-Appearance.-0. N. p^0. The strongest psychological correlatc of BMI. p-0. with p-in and p-out set on 0. respectively) while no association was observée! with dysphoria (r 0. 119 Statistical analysis Exploratory analyses wcrc firstly pcrformcd to quantify the univariatc rclationships of pcrsonality traits with BM1 and eating bchaviors by using Spcarman's corrélation analyses. Agrceablcncss and Conscicntiousncss) thosc potcntially predictors of BMI or eating bchaviors (Modcl 1.01).enter method) were performed to identify if dysphoria.0001 and r -0. A second set of rcgrcssional analyses (multiple régression .74. Ail analyses wcrc performed by using SAS statistical software (SAS Institute. Since the correlational analyses revealed the présence of co-lincarity between BE-Appcarancc and BE-Weight (r=0. With regard to psychological functioning. BMI and eating bchaviors. p<0.0001). Pearson's corrélation analyses were also conducted to assess the associations between psychological variables. Spcarman's corrélation analyses did not show significant associations between personality traits and wcight status. USA).05. multivariate régression analyses using the stcpwisc procédure wcrc conducted to identify among the fïve personality traits (i.22). only the personality traits identified as significant predictors in the first modcl wcrc includcd. Opcnness to expérience. and not between BE-Appcarancc and BE-Attribution (r=0. Cary. In this modcl. only BE-Appcarancc and BE-Attribution were kept for furthcr analyses.17. Rcsulrs In the présent samplc of overweight and obèse women.000l). Ncuroticism.C.05). with p-in and p-out set on 0. p 0.03.32. BE-Appcarancc and BE-Attribution wcrc ncgativcly rclaled to BMI (r.e.20. Extraversion. BMI and eating bchaviors. with the exception of a positive corrélation between conscicntiousncss and BMI (r-0. togcthcr with the strongcr psychological correlatcs of BMI or eating bchaviors (Modcl 2. was subsequently kept for furthcr analyses. The probability level for significance used for the interprétation of ail statistical analyses was set at an alpha level of p<0. p<0. .

ail rcsults observed remained significant after adjustment for BMI. explaining 6.2 % of the variance (Model 2: t = 2. a first multivariatc model containing cach of the fivc personality traits was lested with a stepwisc analysis (Model I). explaining 14. p-O.0 % of the variance (Model 1: t = 2. with higher score of ncuroticism being positivcly related to disinhibition and susccptibility to hunger.01). Dysphoria was also positivcly correlated to susccptibility to hunger whereas no association was noted with cognitive dictary restraint. Whilc a higher score of conscientiousness was associatcd with an increascd level of cognitive dictary restreint.21 .0 % of the variance in Model 1. both psychological variables were found to significantly contributc to BMI. p=0. To examine which particular personality traits would be more closely related to cognitive dictary restraint.57. As shown in Table 3. In a second model.03). Whilc BE-Appearancc was negatively related to susccptibility lo hunger. a higher score of conscientiousness was identified as a significant déterminant of a higher BMI.0001 for BE-Appcarancc). higher scores of conscientiousness and ncuroticism werc identified as significant predictors of a higher level of cognitive dictary restraint. a lowcr score of BE-Attribution was rather correlated to a higher cognitive dictary restraint. in which BE-Appcarancc was added to conscientiousness in the régression analysis. p<0. explaining 3. As presented in Table 2.17. Although a higher BMI was correlated with higher score for disinhibition (r 0. Pearson's corrélation analyses werc conducted to détermine which charactcristics of psychological functioning could be related to eating behaviors.40. 120 Following a stepwisc analysis testing which personality traits could be considered as potcntial predictors of BMI. p=0. Spearman's corrélation analyses werc performed as presented in Table 1. To quantify the univariatc relationships of eating behaviors with personality traits. it was negatively related to disinhibition and susccptibility of hunger.0I for conscientiousness and t = -4. Sevcral significant corrélations were observed. Possible influences of psychological functioning on the . Higher score of dysphoria together with lowcr scores of BE-Appearance and BE- Attribution were related lo a higher level of disinhibition. Négative associations were also observed bctwccn extraversion and disinhibition as well as bctwccn extraversion or agreeableness and susccptibility of hunger.

Discussion Thc main objective of the présent study was to assess whelher pcrsonality traits are relatcd lo BMI and cating behaviors in a samplc of overweight and obesc women.2% of the varianec cxplaincd in the Model 2). Similarly to disinhibition. Finally. thèse psychological variables wcrc added to ncuroticism in a second rcgrcssional modcl (Modcl 2). Thc only significant déterminant of disinhibition was ncuroticism. ncuroticism and agreeablcncss did not rcmain significant contribuions for susceptibility lo hunger.7% of the variance in this first rcgrcssional modcl (Table 4). dysphoria and BE-Appcarancc. thc strongest psychological correlate of cognitive dietary restraint. ncuroticism was no longer a signillcant déterminant of disinhibition. cxplaining 11. wcrc added to ncuroticism and agreeablcncss in a second rcgrcssional modcl (Modcl 2). strongcr corrclatcs of susceptibility to hunger. In this model. was added to conscientiousness and ncuroticism. Table 4 showed that when dysphoria and BE- Appearancc are entered in thc équation. flic final modcl cxplaincd 20. Since dysphoria and BE-Appearancc wcrc identifîcd as thc strongcr corrclatcs of disinhibition. pcrsonality traits wcrc also tcstcd as prcdictors of siisceptibiiity to hunger in a multivariatc modcl with a stcpwisc analysis (Modcl 1) and results arc presented in Table 5. i. As shown in fable 5. when BE-Appcarancc is added in thc équation.8% of thc varianec. BE-Attribution. Table 3 shows that conscientiousness and ncuroticism rcmain significant prcdictors of cognitive dietary restraint.8 % of thc varianec. Whilc only conscientiousness was relatcd to BMI. results indicale that particular . Prédictive value of pcrsonality traits was also assessed for disinhibition (Modcl I). with a higher score of ncuroticism cxplaining 13.c. conscientiousness and ncuroticism wcrc tcstcd in a second régression model (Modcl 2). A higher score of ncuroticism and a lower score of agreeablcncss wcrc identifîcd as significant prcdictors of a higher level of siisceptibiiity to hunger. Thc final model cxplaincd 14.c. and that thc addition of BE-Attribution did not change the results firstly observed (8.5% of thc varianec. i. 121 rclationships obscrvcd between cognitive dietary restraint.

122 dimensions of pcrsonality are reflected in eating behaviors. after thc inclusion of BR-Attribution (model 2). such as dysphoria and dissatisfaction towards onc's appearanec. disinhibition and susceptibility to hunger could bc more strongly mediatcd by other psychological variables. To address cffcctivcly thc issue of eating . When dysphoria and BE-Appcarancc were included in thc régression analyses (Model 2). As long as various life events are perecived with a greater emotionality. contributions of pcrsonality traits were no longer significant for both disinhibition and susceptibility to hunger. Thèse individuals may also face difficultés in managing their eating behaviors if underlying psychological factors. eating behaviors measured. As shown in thc current literaturc. A highcr lcvcl of neuroticism was identified as a significant prcdictor of highcr scores for cognitivc dictary rcstraint. but not ail. and then being involved in the susceptibility of becoming obèse. It has also becn shown that conscientiousness was a positive déterminant of cognitivc dictary rcstraint and that agrecablcncss ncgativcly prcdictcd susceptibility to hunger. women who arc charactcrizcd by a général tendency to expérience négative affect may bc prone to exhibil difficultés related to their psychological Punctioning in général and to présent eating disorders . disinhibition and susceptibility to hunger. It could thereforc bc suggested that neuroticism may prédispose to parlicular psychological disturbances. abundant and affordable foods ' . individuals who arc sensitive and at highcr risk to expérience négative affect may respond to thèse situations by fecling depressed or dissatislled with their appearanec. conscientiousness and neuroticism rcmain significant déterminants of cognitivc dictary rcstraint. are ignored or denied. may rcprcsenl a constant challenge for individuals who arc highly sensitive. such as dysphoria and poorcr body esteem. and then overeating. Thcy could consider eating as a bchavioral strategy used to cope with their mood and emotional prédisposition . Findings from thc présent study go beyond thèse observations by demonstrating that thc associations between pcrsonality traits. Furthcrmore. rcsults from the présent study underlinc thc influence of psychological factors in the associations observed between pcrsonality traits and some. Mcanwhile..<) affect as significant predictors of disinhibition and susceptibility to hunger . In addition. in which appetite and hunger are often triggered by palatablc. Prcvious studics have identified pcrsonality lacets rclatcd to neuroticism or négative l417 :. Thèse psychological charactcristics could cventually bc rclatcd to non-normative eating behaviors. oui" current "loxic environment".

which suggests that higher lcvcls of agrceablencss may be of benefit for mental health. a population also charactcrizcd by higher scores of cognitive dictary 40 restraint . Thèse results may suggcst that in order to maintain a conscious control ovcr food intakc. On the other hand. women from the présent sample werc charactcrizcd. by a very high score of agrceablencss in comparison to a standard référence group of women " . and could therefore bc rclatcd to hcalthicr behavioral factors. a positive association was observed between conscientiousness and BMI. the présent study showed that agrceablencss negatively predicted susceptibility to hunger. in average. This parlicularity limils the generalization of results observed. variables of psychological functioning appear to be relevant proximal clinical targets. as a behavioral strategy used to dcal with the présence of négative affect. In the présent sample. Neverthelcss. the présence of conscientiousness could be necessary. A récent meta-analysis reported a négative association between various psychological symptoms and agrceablencss . Whilc agrceablencss lias bcen previously identified as a less important personality trait when compared to conscientiousness and neuroticism in the understanding of eating l4 behaviors . it is of interest to underline that neuroticism lias been consistently observed in eating-disordered women . which is in agreement with the définition of cognitive dictary restraint that obviously implics sclf- control. This finding appears to bc in opposition with the lowcr score of self- . findings observed in the présent study suggest a significant contribution of both conscicntiousncss and neuroticism to cognitive dictary restraint. to cxplain the positive association reported between neuroticism and cognitive dictary restraint. such as what is actually being donc in the treatment of eating disorders . Interventions that directly focus on dysphoria. body esteem as wcll as mood régulation could be part of an interdisciplinary model of weight management '. such as with disinhibition. l4 A In accordancc with previous studies ' . it could be suggested that attempts to control food intakc may be considered. 123 behavioral changes. compared to personality traits which are harder to modify. To support this explanation. but may underline that higher lcvcls of agrceablencss appear to bc an important feature of overweight and obese women who are involvcd in a weight- management study.

measurcment of pcrsonality traits could bc use fui to identify overweight and obcsc women that may be at risk to display non-normative cating behaviors. thèse two components bcing involvcd at différent stages of action. rcsults from the présent study suggest that neuroticism. conscientiousncss. Considering that a highcr score of cognitive dietary restraint rcflccts a conscious control of food intakc when someone is concerned about his shape and wcight. could bc considered as the first clinical target. In the current study. To assist thèse individuals in their attempts to achieve hcalthy behaviors. While some cognitive control of food intake is required to lose weight 4I ' 42 . it may indicatc thaï women with a highcr wcight status are task-oriented and cognitivcly attempt to reduce their food intake. In an integrated wcight- . Conscientiousncss was also positivcly rclated to cognitive dietary restraint in this samplc. rcsulls from the présent study suggest that cating behaviors and psychological factors should bc both integrated in weight-management interventions ''. In addition. such as reducing overcating épisodes or cating less often in the absence of hunger. Improvcmcnts in non-normative cating behaviors. it could bc hypothesized that the présence of a very high level of conscientiousncss when making efforts to control cating could be counterproductive. 124 directcdncss previously observcd in a community obcsc population as well as with the common bias toward obcse individuals that defines thcm as lacking of sclf-control or willpower 22. Conclusion In sLimmary. in which overweight and obcsc women acceptcd to takc part to an intervention. which in turn may impede their attempts to manage their body wcight. strong-willed and determined. In addition. the fact that ail women involvcd in this study werc prcoccupicd by their weight and cating could have influeneed the positive association observcd between conscientiousncss and BMI. sinec the rccurrcncc of overcating is frcquently observcd in a number of pcoplc . From a clinical vicwpoint. since thèse women still have a highcr BMI. and psychological funclioning are relevant factors that contributc to a better understanding of BMI and cating behaviors. agrccablencss. thosc with a highcr BMI appear to bc characterizcd as bcing purposcful. Difficulties in achieving hcalthicr cating behaviors may although be cxpcrienccd by some individuals. variables rclated to psychological funclioning could then bc identificd as relevant clinical targets.

the présence of particular pcrsonality traits may be of concern. due to the cross-sectional nature of the current study. Louise Corneau. Nutrition. is partly funded by the Canada Rescarch Chair in Physical Activity. Finally. V. Jo-Annc Gilbert and Natacha Godbout) as wcll as the rescarch nurses (Danicllc Aubin and Claire Julien). Nevertheless. which suggest an extensive participation of psychologists in this integrated weight-management approach. is récipient of a studentship from the Fonds de la recherche en santé du Québec. S. 125 management approach. . for individuals who still expérience failures in the achicvcmcnt of healthier cating behaviors and improved psychological profile. longitudinal and clinical studics will hâve to bc conducted to address the relcvancc of this proposed integrated approach with regard to cating behavior changes and wcight management. this part of the treatment could aim to support individuals in their efforts toward health behaviors changes by achieving a better psychological wcll- being. Thèse underlying factors of proximal psychological variables could therefore represent the last target. and Energy Balance.T. A. Julie Doyon. Wc would likc to underline the excellent work of ail rescarch profcssionals that were involvcd in this study (Geneviève Alain.L. The authors would likc to express their gratitude to the subjeets for their participation in this study.P. is a rescarch scholar from the Fonds de la recherche en santé du Québec. Acknowledgements This rescarch project was supported by the Canadian Institutcs of Health Research (MOP-64226) and Danone Institutc.

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25** N: Neuroticism.07 -0.01.05.12 -0.21** Hunger 0.000] . E: Extraversion. Signi/icant corrélation. **p<0.03 -0. N E O A C Cognitive restraint 0.06 0. ***p<0.16* Disinhibition 017*** -0. A: Agreeahleness.15 -0.29** 0.14 0. O: Openness to expérience.29** -0. 129 Table 1 : Spearman corrélation coefficients for the association between personality traits and eating behaviors (N=152).02 -0. C: Conscientiousness. AU corrélations remain significant when adjusted for BMI. *p<0.29** 0.27** -0.

dysphoria and body esteem (N=152).17* Disinhibition 0 3g*** -0.27** -0.23** Hungcr 0.11 0.35*** -0. **p<0. 130 Table 2: Pearson corrélation coefficients for the association between eating behaviors.05.0001 .28** -0.01. Dysphoria m: -Appearance BE-Attribution Cognitive restraint 0.10 -0. ***p<0.07 Significatif corrélation: *p<0.

16(0.42 0.02 Neuroticism 0. R-Square = 8.38.03) 2.03) 2.20 (0.23 (0.18(0.2% . Agreeahleness and Conscientiousness were introduced in this model. p — 0.64) 1.88 0. p = 0.03 Model 2 Conscientiousness 0. Neuroticism and body esteem related to attribution were introduced in this model.32 0.03) 2.006 Neuroticism 0.006. 131 Table 3: Multivariate régression analyses for the contributions of personality traits (and body esteem) to the variance of cognitive dietary restraint (n=152).01 .77 0.03) 2. F .4. Openness to expérience. Extraversion.06 Model 1: Neuroticism. F = 4. R-Square = 6.72.02 BE-Attribution 0. Model 2: Conscientiousness.20 (0.19 0.0%. Standardized régression t value p value coefficient (SE) Model 1 Conscientiousness 0.

86.0001.8% .90.04) 2.7%.43) -2.36 0. Extraversion. F . p<0.02 Model I: Neuroticism. dysphoria and body esteem related to appearance were introduced in this model. Agreeableness and Conscientiousness were introduced in this model.06 Dysphoria 0. Model 2: Neuroticism.02) 4.18(0.89 <0.19(0.0001.23. Openness to expérience.37 (0.00( Model 2 Neuroticism 0.01 0. p<0.12.87 0.03) 1.19(0. 132 Table 4: Multivariatc régression analyses for the contributions of pcrsonality traits (and dysphoria and body esteem) to the varianec of disinhibition (n=152).05 BE. Standardizcd régression t value p value coefficient (SE) Model 1 Neuroticism 0. R-Square = 20. F . R-Square = 13.Appearance -0.

15(0.94 0. Standardized régression t value /.13 Agreeablencss -0.15(0.17(0.81 0.0001.005 Agreeablencss -0. Agreeableness and Conscientiousness were introduced in this model. p<0.20.8%.05 Model 1: Neuroticism. 133 Table 5: Multivariate régression analyses for the contributions of personality traits (and dysphoria and body esteem) to the variance of susccptibility to hunger (n=152). Model 2: Neuroticism.03) -1. value coefficient (SE) Model 1 Neuroticism 0.65 BE. Openness to expérience.01. F = 6.03) 1.05) 0.08 Dysphoria 0.Appcarancc -0. R-Square = 14.03) -2. F == 10.51) -1. p<0. Extraversion.0001 .20 0.05 (0.46 0.03) 2. dysphoria and body esteem related to appearance were introduced in this model.23 (0.76 0.18(0.51 0. R-Square = 11.03 Model 2 Neuroticism 0.5% .

respectivement) alors que la perte de poids était négativement reliée à la susceptibilité habituelle face à la desinhibition dans les groupes NP et témoin (r=0. En comparaison avec les groupes SS et témoin.31.05. p<0. desinhibition et susceptibilité à la faim) ont été évalués à l'aide du Three- Factor Eating Questionnaire. Ces résultats suggèrent qu'une intervention NP pourrait avoir des effets significatifs sur les comportements alimentaires et les sensations reliées à l'appétit chez des femmes présentant un surplus de poids. quoiqu'elle n'était pas différente des changements observés dans les groupes SS et témoin (p-0.05 et r=0. Véronique Provcnchcr. une diminution plus importante de la susceptibilité à la faim a été notée chez le groupe NP (p-0.05.6 + 2. respectivement). faim.37. Une perte de poids a été observée après 4 mois d'intervention chez le groupe NP (-1. p<0.02 pour chacun).5 kg. Les sensations reliées à l'appétit (désir de manger. Sonia Boivin et Simone Lcmicux. p<0. Angelo Tremblay. Les interventions ont été conduites sur une période de 4 mois et les données ont été recueillies avant et après cette période. p<0. p<0.01 et r—0.39. 134 Chapitre 6.09). Les femmes ont été réparties aléatoirement dans trois groupes : 1) intervention nouveau paradigme (NP). Lync Mongcau. Les comportements alimentaires (restriction. . Cette étude visait à évaluer les effets d'une intervention s'inspirant du nouveau paradigme en matière de gestion du poids sur les comportements alimentaires et les sensations reliées à l'appétit chez 144 femmes présentant un surplus de poids.02. respectivement). satiété et propension à la consommation de nourriture) ont été mesurées selon des échelles visuelles analogues avant cl après un déjeuner standardisé. 2) intervention soutien social (SS) et 3) témoin (sans intervention) (N=48/groupc).0001). Effets à court terme d'une intervention s'inspirant du nouveau paradigme en matière de gestion du poids sur les comportements alimentaires et les sensations reliées à l'appétit.44.05 et p=0. Le désir de manger après le repas a aussi connu une diminution plus importante chez le groupe NP par rapport aux groupes SS et témoin (p-0. Catherine Bégin. Une augmentation de la restriction llcxible était associée à une perte de poids plus importante chez les groupes NP et SS (r—0.

ca Supported by the Canadian Institutes of Health Research (MOP-64226) and Danone Institute.: 3637 Fax:(418)656-5877 E-mail: simone. Obesity 2007 Apr.15(4):957-66. Référence de Particle: Provenchcr V. Canada. Address of correspondence: Simone Lcmicux. Ph. Canada. Québec.D. Department of Préventive and 4 Social Medicine. School of Psychology. eating behaviors and appetite ratings. Sonia Boivin5 and Simone Lcmicux1. Québec. Canada. Tremblay A. Québec. Québec. Catherine Bégin2.. CHUQ. Institut national de santé publique du Québec. Institute of Nutraccuticals and Functional Foods 2440. Véronique Provenchcr1. Hochelaga Blvd. Laval Univcrsity. Laval 3 Univcrsity. Laval Univcrsity. Mongeau L. . Lcmicux S. . Lyne Mongeau4. Canada. Department of Food Science and Nutrition. 135 Short-term effects of a "Health-At-Every-Size" approach on eating behaviors and appetite ratings. Montréal.lemieux@aln. Québec. Institute of Nutraccuticals and Functional Foods.... Québec. ' Eating Disordcrs Trcatmcnt Prograin. Laval Univcrsity. Canada. Laval Univcrsity. Canada. Division of Kinesiology. Short-term effects of a "1 lealth-At-Evcry-Size" approach on eating behaviors and appetite ratings. kunning head: HAES. Angelo Tremblay1. G1K 7P4 Phone: (418) 656-2131 ext. Bégin C. Québec.ulaval. CIIUL. Boivin S .

5 kg. Results: More important dccrcascs in susceptibility to hungcr and cxtcrnal hungcr were observed in the HAES group whcn comparcd to the SS group (p=0. for susceptibility to hungcr and cxtcrnal hungcr. social support (SS) group and control group.05. Research Mcthods and Procédures: Women were randomly assigned to one of thc 3 groups (HAES group. hunger. Appetite ratings (dcsirc to cat. rcspectivcly).04) whcn comparcd to thc control group. the change in thc dcsirc to cat being also différent than thc onc observed in SS group (p=0.6 ± 2. for susceptibility to hungcr) and to the control group (p^-0.39. Interventions were conducted over a 4-month period and mcasurcments wcrc taken bcforc and aftcr this period. Keys words: Wcight-managemcnt. which did not cliffer significantly from the SS and control groups (p=0. N=48 in each group). rcspectivcly). p<0. A dccrcasc in habituai susceptibility to disinhibition was also associatcd with a greater weight loss in HAES and control groups (r=0. p<0.37.02) and hungcr (p=0. An inercase in flexible restraint was significantly related to a greater weight loss in both HAES and SS groups (r— 0.01 and r=-0. visual analogue scalcs. Women from the HAES group cxpcricnccd significant weight loss at 4-month (-1. fullness and prospective food consumption (PFC)) wcrc assessed by visual analogue scalcs bcforc and aftcr a standardized breakfast. p<0. 136 Abstract Objective: To assess the effects of a "Health-At-Evcry-Size" intervention (HAES) on eating behaviors and appetite ratings in 144 pre-mcnopausal overweight women. p<0. Discussion: Thèse results suggest that a HAES intervention could hâve significant effects on eating behaviors and appetite ratings in prc-mcnopausal overweight women. appetite.44. whcn comparcd to a SS intervention or a control group.00()l).09). .02).005. rcspectivcly). women from the HAES group had more important dccrcascs in postprandial arca under the curve for dcsirc to cat (p=0.05. disinhibition and susceptibility to hungcr) wcrc evaluatcd by thc "Thrcc-Factor Eating Questionnaire". p<0.05 and r=0. new weight paradigm. Eating behaviors (cognitive dictary restreint. Thrcc-Factor Eating Questionnaire.02 and p=0.05.31. In addition.

referred to as "Health-At-Uvcry-Sizc" (HAHS). Thèse observations underlinc how much weight maintenance could bc difficult to carry out successfully. dépression. and is emphasizing on self-acceptance and wcll-bcing . body image and self-esteem) and a dccrcasc in disinhibition. This new weight paradigm. some researchers have suggestcd a shift from the traditional obcsity treatment paradigm. some inconsistent results with regard to the effects of HAES approach on restrained cating patterns have been observed in previous studies " " . However. It lias also been suggestcd that restrictive diets could have négative effects on cating behaviors such as an increasc in appetite ° and an inercase in frequency of obsessive thoughts about food and cating ". Considering that weight loss is obviously difficult to maintain on a long-tcrm basis \ l() 12 together with the possible harmful effects of restrictive dieting " . weight- loss programs. Studies on the effects of a IIAliS approach showed signilicant improvements in psychological variables (e. susceptibility to hungcr and/or binge cating behaviors. hâve been developed . focusing on lowcring energy intakc (caloric-restrictcd diet) and increasing physical activity. is focusing on a healthy lifestyle by promoting overall health benefits of behavioral changes relatcd to dietary habits and physical activity. .g. Even if hypocaloric diets successfully reducc body weight in the short-term. even if no significant weight loss was observed "' . sinec the main way to achieve weight loss (calorie-rcstricted diet) may also bc relatcd to factors enhancing weight regain in the long term. weight management is rather viewed from a hcalth-ccntcrcd approach. hungcr. 137 Introduction Weight management is a critical issue in developed countrics whcrc the prevalence of obcsity is constantly increasing '' . Différent factors have been identifïcd to explain better why it may be difficult for most individuals to maintain weight loss. and this percentage is even lowcr after 3 to 5 years 4'5. In an attcmpt to fight this obcsity épidémie. Instcad of considering weight loss as the main outeome. only 20% to 30% of overweight/obesc individuals are maintaining their weight loss after 1 to 3 ycars. in which it is argued that health is relatcd to behaviors independently of body weight status . binge cating and cating in rcsponsc to négative émotions and stress have been relatcd to weight regain " . Behavioral factors such as disinhibited cating.

More spccifically. Methods Participants This study was conducted among a sample of 144 premenopausal women (mcan âge of 42. The main objective of this study was to assess the effects of a HAES approach on cating behaviors and appetite sensations. less is known about its observable effects on régulation of food intake. after an intervention period of 4 inonths. recruited through différent média in the Québec City metropolitan arca. it could be hypothesized that. Relationships between cating behaviors and appetite sensations as wcll as their associations with weight changes were also examincd in ordcr to further address if body weight changes could bc associated to changes in cating behaviors and appetite sensations. To our knowlcdgc. 2) social support intervention group (SS group) and 3) control group.5 kg). it is of relcvancc to take into account the effects of social support on changes observed in HAES studics. Ail women included in this study were overweight or obèse (body mass index (BM1) between 25 to 35 kg/m2). Also. had a stable weight for at lcast 2 months ( t 2. since social support could be a factor rclated to changes in health- rclated behaviors . in comparison with SS and control groups.3 + 5.6 y). an important charactcristic of most HAES interventions is that they hâve been conducted in group setting l5" 7. were not taking oral conlraccptivc. changes in cating behaviors and appetite sensations werc compared between 3 groups: 1) HAES intervention group (HAES group). Prcvious studics on the effects of HAES approaches showed significant deercases in disinhibition and susceptibility to hunger. Thercforc. a more important decrease in disinhibition and susceptibility to hunger (and their rclated subscales) would be observed in the HAES group. and thèse changes hâve been rclated to better weight management 9 . 138 Even if récognition of hunger and satiety signais is an important issue in HAES approach. Thus. were not currcntly dieting to lose weight. no study lias yct rcportcd the impact of a HAES approach on appetite sensations measured following a standardizcd meal. were not pregnant or lactating. werc not presenting metabolic or important psychological disorders and .

Ail measurements were taken at bascline (T=0) and at thc end of the intervention period (T=4-month) in thc 3 treatment conditions (IIAES group. Evcn if subjects were ail randomized before bascline testing in order to optimize appointaient scheduling. is . Whcn thèse womcn were excluded from the présent analyses. named Choisir de Maigrir? ("Whal about losing wcight?"). This IIAES intervention. SS group (N-48) and control group (N=48). I lowever. January 2004. cach woman signed an informed consent document which was approved by thc LavalPP ''"'University Research Ethics Committcc. Study design The présent study is a randomized controlled trial in which participants were recruited during four cqual phases of testing and intervention (Septcmber 2003. Womcn were tested during the follicular phase of thcir mcnstrual cycle to control for potcntial impact of hormonal variation on nutritional and psychological variables. SS group and control group). and womcn were then assigned to onc of thc 3 treatment conditions: HAES group (N=48).equilibrc. following criteria defincd by Grodner 21 : 1) to show over concern with shape and wcight. they lcarncd their group assignment only after they did their bascline measurements to avoid polential bias. similar results were observed. 139 were not under treatment for coronary heart diseasc. dyslipidcmia. 2) to exhibit restriction over food choices for at least two years and 3) to be unsucccssful in previous attempts to lose weight (for at least thc past two years). somc womcn were cxceptionally tested at another moment of their cycle mainly because they had an irregular cycle (N=4). Description of treatment conditions The IIAES intervention (N 48) was conducted into small groups of 12 womcn and 14 wcekly sessions were scheduled (13 3h-evening sessions and 1 intensive-day session of 6 hours). Prior to their participation to the study. thc samc registered dictician and clinical psychologist were in charge of the group (they previously rcccivcd an intensive training to provide the IIAES approach tested. Randomization was performed within each phase. diabètes.ca/ for more détails). For each phase of intervention. Womcn were also charactcrizcd by a préoccupation about thcir wcight and eating. Scptember 2004 and January 2005). Follow-up measurements will be completed at 6 montas (T-10-month) and 1 ycar (T-16-month) post-intervention for ail women under study. sec http://www. dépression or endocrine disorders (cxccpt stable thyroid disease).

and C. following the same chronology. Similarly to the I1AES group. The main objective of the SS intervention was to reproduce a structural social support provided by the group itself. Thcreforc. the registered dietician and the clinical psychologist werc not counsellors (as in the HAES group). as it can bc observed in a group setting. The control group (N^4S) was a wailing list control condition in which womcn werc instructed to follow thcir usual lifestyle habits. In order to control for potcntial bias rclatcd to providers. Each HAES and SS session was videotaped and tapes werc reviewed by 2 investigators of the study (S. To achieve this purpose. during the 4-month intervention period. Différent thèmes were presented during sessions such as realistic objectives with regard to wcight loss (according to energy intakc and cnergy expenditurc). the SS intervention (N=48) was conducted in small groups of 12 womcn and 14 wcckly sessions were planncd (14 2h-evcning sessions). which is translatcd by the establishment of an individualized action plan to bc pursued on the long term. Supported by lectures. 140 focusing on gênerai wcll-being as well as positive ways of having a hcalthy and satisfying lifestyle. womcn should bc able to take thcir own and well-informcd décision about losing wcight or not. guided sclf-reflection and observations. Following the 14 sessions of intervention. the samc registered dietician and clinical psychologist involvcd in the HAES group were also in charge of the SS group for the 4 phases of intervention. thèse womcn did not rcccivc any form of contact from the rescarch .B. exercise or counsclling was provided to participants. no spécifie information. Ilowever. Enjoymcnt of physical activity and hcalthy nutrition and acceptation regarding thcir own and others' body image were also discussed. group discussions as wcll as practical exercises. Womcn joincd logcthcr to discuss and share about wcight and health issues as wcll as to offer thcir support to each other.) to ensure that the interventions were appropriate. psychological and sociocultural aspects of body wcight.L. this intervention aimed at enhancing awarcness and knowledgc about biological. each theme discussed in the HAES group was repeated in the SS group. Thcreforc. A weekly food diary and group discussions were used to facilitatc the récognition of internai eues of hunger and saticty (ratcd on a 3-point scalc) and the identification of external influences on eating behaviors and cnergy intakc. but were rather acting as facilitators in the group discussion (SS group).

. At the end of the 4-month intervention period. Ilow hungry do you feel? (Not hungry at ail to as hungry as I ever felt). Appctitc sensations Following a 12-hr overnight fast. Ilow lu 11 do you feel (Not full at ail to very full). How much food do you think you could eat? (Nothing at ail to a large amount). lh post-meal area under the curve . llcxiblc restraint (graduai approach to eating. susceptibility to hunger (food intake in response to feclings and perceptions of hunger). disinhibition (ovcrconsumption of food in rcsponsc to a variety of stimuli associated with a loss of control on food intake). 50 and 60 minutes after the consumption of the standardized breakfast. habituai susceptibility to disinhibition (behaviors that may occur when circumstanccs prédispose to récurrent disinhibition). immediately after and al 10. hunger. women from the control group werc invitcd for post-intervention testing. 30. all-or-nothing approach to cating. 20. as described by Doucct et al. More spécifie subscales can also bc derived from thèse three gênerai cating behaviors ' : rigid restraint (dichotomous. situational susceptibility to disinhibition (disinhibition initiatcd by spécifie cnvironmcntal eues). Appctitc sensations werc recorded beforc. 141 team. as performed in women from HA ES and SS groups. 40. internai hunger (hunger interpreted and rcgulatcd internally) and external hunger (triggered by external eues). emotional susceptibility to disinhibition (disinhibition associated with négative affective states). fullness and prospective food consumption (PFC) (adapted from ~7). Measurcments of dépendent variables Eating behaviors The TFEQ is a 51-item validated questionnaire "" which assesses three factors that refer to cognitions and behaviors associated with cating: cognitive dictary restreint (eonscious control of food intakc with concerns about shape and weight). dicting and weight). Questions werc askcd as follows: Ilow strong is your desire to eat? (Vcry weak to very strong). Aecording to the trapezoid method. dicting and weight). cach woman was invitcd to eat a standardized breakfast (601 kcal) and to rate lier appctitc sensations aecording to 4 visual analogue scales (ranging from 0 to 150 mm): désire to eat.

C. appctitc sensations (fasting and lh AUC) and body weight. 142 (lh AUC) in response to thc standardizcd breakfast was calculated for each appctitc sensation. USA). Anthropométrie profile Hcight.1 kg on a calibratcd balance. The probability level for significancc used for thc interprétation of ail statistical analyses was set at an alpha level of p<0. Howcvcr. since prior studies did not report consistent rcsults with regard lo cxpcctcd changes in cognitive dietary restraint and body weight l5"2 . N.05. Statistical anaiysis Analyses werc performed with ail participants in thc study for which data werc available at post-intervention testing (T=4-month. Ail analyses were performed by using SAS statistical software (SAS Institutc. Onc-tailcd tests of significancc arc rcportcd for disinhibition. Cary. it was decided to use two-tailcd lests for thèse variables. as recoinmended at thc Airlic Conférence .. Hcight was measured to the ncarest millimeter with a stadiometer. a log- transformation was performed. and body weight was measured to the ncarest 0. Participants werc askcd to dress lightly and to remove thcir shocs for thèse measurcments. N=121). . Pearson's corrélation analyses werc also conducted to quantify thc univariatc rclalionships between cating behaviors and appctitc sensations (for basclinc values and short-tcrm changes) as well as their associations with short-tcrm changes in body weight. and sinec thc effects of a IlARS intervention on appctitc sensations have not been yct rcportcd. For variables not normally distributed. Thc MIXBD procédure for repeated measurcments was performed to détermine différences among and between groups rcgarding short-tcrm changes in cating behaviors. An anaiysis of variancc was performed to assess différences bctwccn groups for ail variables measured at basclinc. body wcight and body mass index (BMI) were determined according to J standardizcd procédures. susceptibility to hungcr and thcir rclated subscales because directional hypothèses werc established for thèse variables.

respectively.1 kg/mP2. In thc control group. 30.c. scores for disinhibition. For cating behaviors. between-group différences werc still observed for susceptibility to hunger and external hunger. 143 Rcsults For ail variables measurcd in thc présent study. A significant increase in flexible restraint was observed in thc HAES group while disinhibition and susceptibility to hunger (and ail thcir subscales) significantly decreascd in this group. Table 1 also shows that womcn from thc HAES group had a significantly more important dccrcasc in susceptibility to hunger whcn comparcd to thc SS and control groups.0 kg/mP2p. respectively.1 ± 3.6 ± 3. Whcn baseline values werc added in the statistical model for lh AUC for desire to cat and hunger. In the SS group. Thc dccrcasc observed for cxtcrnal hunger was also more important in women from the HAES group than in womcn from the control group. a significant réduction in disinhibition as wcll as in habituai and situational susceptibility to disinhibition was observed.7 ± 3. Attrition rates of 8. Table 2 shows that womcn from thc IIAHS group had higher desire to cal and hunger in fasting statc aller thc intervention while no significant changes in response to thc intervention werc observed in thc SS and control group.1 kg/mP2l> and 30. no différences werc observed at baseline between the threc groups. i. Womcn from the HAES. SS and control groups. SS and control group had a mcan BMI of 30. Table 1 shows différences observed in cating behaviors between the 3 groups.8% and 20. Ilowcvcr. 18. the inclusion of baseline values in thc modcls did not hâve a significant effect on rcsults obtaincd. Women attended to 11 ± 3 sessions for the 1IAES group and 9 ± 5 sessions for thc SS group (p=0. situational susceptibility to disinhibition and cxtcrnal hunger significantly decreascd. Additional analyses werc performed in which baseline values of dépendent variables studied werc added as covariates into stalistieal modcls. différences observed between groups for changes in . lh AUC for desire to cat and hunger significantly decreascd at 4 months in the HAES group and this dccrcasc was also significantly différent from slightly inercases observed in thc SS and control groups for thèse appetite sensations.8% werc observed for the HAES.3%.03).

Table 3 présents rclationships between eating behaviors and appetite sensations at basclinc.0% of thc initial wcight) while wcight loss observed in thc SS and control groups was not significant (SS group: -0. susceptibility to hunger and internai hunger wcre positivcly related to lh AUC for hungcr.6 i 2. corrélations werc performed between changes in thèse variables.09). additional analyses werc performed by stratifying thc samplc according to the médian of basclinc values (médian for AUC of desire to eat = 612. Since significant short-term changes in susceptibility to hungcr and its subscalcs as well as in lh AUC for desire to eat and hungcr wcre observed in the IIABS group.28). Disinhibition was positivcly correlatcd with PFC in the fasting statc and with AUC for desire to eat.0 mm x min. To further address whether wcight loss was rclatcd to changes in eating behaviors and appetite sensations.0 kg.0001 or 2. p=0. correlational analyses werc conducted in thc .5 kg. thc impact of basclinc values on changes in lh AUC for désire to eat and hungcr was not thc samc in the 3 groups.4 I 3. As observed in Figure 1. Ilowever. 144 lh AUC for désire to eat and hungcr wcre not significant anymorc. To further address this issue. fullness and PFC. as reflcctcd by a significant basclinc lh AUC for desire to eat by group interaction and also by a significant basclinc lh AUC for hungcr by group interaction.8 + 2. p<0.07 and control group: -0. A négative association was observed between susceptibility to hunger and lh AUC for fullness. Similar associations wcre observed with change in lh AUC1 l'or desire to cal (data not shown). Susceptibility to hungcr was positivcly correlatcd with fasting and lh AUC values for desire to eat. no significant group différences werc observed for changes in body wcight (p=0. significant between-group différences in changes in lh AUC for desire to eat and hungcr werc observed in thc subsample of women having lh AUC at basclinc above the médian value while between-group différences werc not significant in thc subsample of women with basclinc I h AUC values below thc médian. In addition.5 mm x min.). p 0. A significant decrease in body wcight was observed in the HAES group (-1. and médian for AUC of hungcr = 775. With this second set of analyses. Cognitive dietary restraint was positivcly associated with desire to eat in thc fasting statc and with lh AUC for fullness while it was invcrscly associated with lh AUC for PFC. hungcr and PFC.2 kg.

Thcsc results suggest that a HAES approach could hâve bénéficiai effecls on particular eating bchaviors and appetite sensations. hunger and PFC following a standardized breakfast in spite of increases observed in fasting ratings for thcsc appetite sensations . in a study conducted in weight-redueed subjects following calorie-restricted diet. women from the HAES group presented more important deercases in susceptibility to hunger and cxtcrnal hunger compared to the control group and a more important dccrcasc in susceptibility to hunger compared to the SS group.l9 As prcviously observed in olher studies . l5 l8. A more important dccrcasc in habituai susceptibility to disinhibition was also associated with a more important dccrcasc in body weight in HAES and control groups. On the contrary. with a more important dccrcasc in lh AUC for désire to cat in comparison with women from the SS group and control groups. Women from the HAES group had also significantly lowcr post-mcal ratings for désire lo cat and hunger than the control group and also lowcr post-mcal raling for désire to eat than the SS group. A highcr increasc in flexible restraint was significantly relatcd to a more important dccrcasc in body weight in both HAES and SS groups while in the control group. ) susceptibility lo hunger significantly decreased in women from the HAES group. 145 3 groups into study and results are presented in Table 4. effects of IIAES approach appear to be more bénéficiai in women having highcr postprandial ratings for désire to cat and hunger at basclinc. even if their ratings for thèse appetite sensations have increased in the lasting state. no changes werc notcd in their postprandial ratings for désire to cat. with a dccrcasc in cxtcrnal hunger. In addition. in comparison to SS and control groups. Discussion The aim of this study was to asscss the effects of a HAES approach on eating bchaviors and appetite sensations. when compared to a social support intervention or a control group. Although results showed significant changes in eating bchaviors for the three groups studied. weight loss was relatcd to a highcr increasc in cognitive dictary restraint. No relationships werc observed belween changes in appetite sensations and changes in body weight. Changes in appetite ratings werc also observed only in women from the HAES group. Data on observable effects of a HAES approach on .

a significant dccrcasc in disinhibition lias bcen l5 l8 l9 reportcd ' ' 5 as observed in the présent study. Thèse improvements could be explaincd by the emphasis on a better perception of hunger and satiety signais promoted in the HAES intervention compared to the other groups.() restricted dicts in order to lose weight ' Thus. sinec a similar dccrcasc in disinhibition also occurrcd in womcn involvcd in the SS and control gioups. Even if ail thèse measurements of restraint have bcen shown to share common variance . this bénéficiai effect does not appear to bc distinctive of the HAES intervention. as it lias bcen prcviously observed for binge-cating disorder . A similar dccrcasc in disinhibition lias also bcen shown in individuals who followed caloric- |S|X (. Thus. Long-term follow-up data will be of interest to assess if the HAES intervention will lcad to a better maintenance of redueed disinhibition scores. It appears relevant to specify that varions questionnaires bave bcen used to assess changes in restraint following a HAES intervention. As opposed to traditional weight-loss diets in which an inercase in cognitive dietary restraint has been observed ' . Ncverthclcss. sinec this approach is based on more internai ways to cope with disinhibition. 146 appetite sensations are new findings in this arca of rcscarch and it may be argued that thèse womcn dcvclopcd a beltcr ability to be conscious of their physical signais of hunger and satiety. However. studics regarding the effects of a HAES approach on cating behaviors usually document a dccrcasc in restrained cating patterns '' '. In the présent study. dcvcloping skills to differentiatc real feelings of hunger from external stimuli may be an important aspect of HAES interventions. scores in cognitive dietary restraint did not significantly dccrcasc after 4 months in any of our study groups.:. For cxamplc. which could bc translatcd in lowcr susceptibility to hunger and appetite sensations. différent types of interventions seem to bc effective in reducing disinhibition in the short-term suggesting that this cating behavior may be sensitive to sevcral stratégies toward its change. Restraint Scale and Dutch Eating Behavior Questionnaire. the maintenance of thèse behavioural changes could bc questioned with regard to motives supporting improvement and it could bc argued that Irue behavioral changes may only be maintained on the long-lcrm in thosc who really internalized new lifestyle behaviors . such as TFEQ. Following a HAES intervention. the food diary which aimed al enhancing consciousness about level of hunger and satiety at each mcal may be onc of the factors involvcd to cxplain our findings.

opposite effects of flexible and rigid restraint on anthropométrie parameters have becn observed in previous studies.g. préoccupation about wcight and food. with rigid restraint being rclated to a higher BMI 25'3S. sex. A significant increase in flexible restraint was observed in women from the HAES group. 147 . it has becn proposed that flexible restraint would bc an cating behavior that should bc cnhanccd with regard to long-term wcight management 7. To our knowledge. number of subjects. 15 18 ' and Sbrocco et al. 20 while cognitive dietary restraint slightly increased in thc study of Rapoport et al. This is somehow différent from what has been observed in thc study of Bacon et al. but this change did not differ from SS and control groups.19. bascline scores for cating behaviors. rcsults from thc présent study could support thc idea that restraint is not an homogcnous concept and that spécifie aspects of restraint. may have bénéficiai hcalth effects 39 2H40 4l Whilc appetite ratings from VAS have becn previously rclated to energy intakc . effects . in which cating behaviors werc not significantly rclated to appetite ratings °. only onc study addrcsscd this issue. Although increased llcxiblc restraint was not a distinctive effect of thc HAES intervention. such as llcxiblc restraint. in which a decrease in rigid restraint has been noted . 25 in order to refîne thc définition of cognitive dietary restraint by representing its distinct aspects. it has becn previously suggested that each scale may represent différent aspects of 24 thc gênerai construct of restraint '" and questionnaires cannot bc substituted to each other. i associations between cating behaviors and appetite sensations have becn studied to a lesscr extent. This raiscs thc rclcvancc of assessing this issue in other populations. In fact. Thc assessment of flexible and rigid restraint has been previously proposcd by Westcnhocfcr et al. This could bc cxplaincd by différences in charactcristics of study samples (e. suggesting that when an intervention following a MARS approach is targeting cating behavior changes. Results from our study can only be comparcd to studies reported rcsults from thc TFEQ in which a decrease in cognitive dietary restraint was reported by Bacon et al. history of dicling). In addition. Significant associations werc observed within thc HAES group belween deercases in susceptibility lo hunger and redueed appetite ratings for désire to eat and hunger. which is not in linc with rcsults obtaincd in thc présent study.

In comparison with previous studics in which wcight loss was not systcmatically l5 ls 3. also lost a significant amount of body weight. when compared to a social support intervention or a control group. even if changes in eating behaviors occurrcd in a social support contcxt. who increased their level of flexible restraint. women from the HAES group . Associations observed between changes in body wcight and flexible restraint may also partly cxplain why women from thc HAES group. Thus. An increasc in flexible rcstrainl and a deercase in habituai susceptibility to disinhibition werc rclated to wcight loss in thc HAES group and similar relalionships were also observed in SS and control groups. Conclusion Rcsults from this study showed that a HAES approach could have bénéficiai cffecls on particular eating behaviors and appetite sensations. Thèse rcsults suggest that social support may bc effective in changing cognitions about food. appetite ratings remain stable before and after the social support intervention. Significant changes in eating behaviors as mcasured by the TFEQ were observed in thc social support group. Rcgardless of thèse changes. which is in accordance with thc literature underlying positive outeomes of social support interventions in wcight management 42. although this change in body weight did not significantly differ from the onc observed in SS and control groups. as it was the case in the HAES group. since the présent rcsults are derived from correlational analyses. the direction of causality eannot be established.! observed after a HAES intervention " ' ) the présent study showed a small but significant deercase in body wcight in thc HAES group in thc short-term. without inducing active problcm solving aiming at truly modifying eating patterns. Thèse changes in eating behaviors have been prcviously rclated to successful wcight loss and maintenance y-43>44 as wcll as to 2iA5A< lower energy intakes \ which is in accordance with rclationships observed in the présent study. llowcver. 148 observed in thc perceptions of the bchavior could also be associated to observable feelings rclated to this behavior. thèse improvements were not clearly translated into significant changes in appetite ratings. More specifically.

it will bc of interest to assess the maintenance of thesc changes as well as further improvement in global hcalth status.P. V. Julie Doyon and Natacha Godbout) as wcll as thc rescarch nurses (Danielle Aubin and Claire Julien). and they also express their gratitude to thc subjeets for their collaboration. Nutrition. and Energy Balance. In thc long term. Thc authors would likc to thank ÉquiLibre .Groupe d'action sur le poids for thc opportunity to use Choisir de Maigrir? in the study. is récipient of a studentship from the Fonds de la recherche en santé du Québec. . A. Louise Corncau. Our results also suggest that a HAES approach may bc efficient in thc short-tcrm in improving cating behaviors and appetite sensations that might favor better food choiecs and régulation of energy balance. Acknowlcdgcmcnts This rescarch project was supportcd by thc Canadian Tnstitutes of Hcalth Research (MOP-64226) and Danone Institutc.T. is partly funded by thc Canada Research Chair in Physical Activity. Wc would likc to underlinc thc excellent work of ail rescarch professionals that werc involvcd in this study (Geneviève Alain. 149 presented a more important decrease in susceptibility to hunger and in lh AUC for désire to cat when they werc compared with women from thc SS and control groups.

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3 ±1.4 -0.1 -0. Control group: N=2).4** 3.2 2.5 8.6 0.4±1.9** p=0.9 ± 1.6 0.2 ± 1.4 -0.6 ± 1.6** 2.7 ± 1.05.3 p=0.31 Emotional 2.2± 1.0 2.8 ±2.8 ±3.41 Hunger 5.0 -0.0 = 2.5 ±1.2 -0.2 ±1.6 ± 1.1 -1. f: For each variable studied.2** 1.3 ±1.5 -0.5 ±3.3 ±2.1 ±1.6 ±3.6 ±3.0 ±1.3* 2.6** 9.9 ± 1.3 ±3.6 ±1.3 ± 1.8 p=0.3 ±1.4** 1.7 0.3 ±2.5 ±1.2 -0.24 Situational 3.7 ± 3.24 External 2.42 Rigid restraint 2.5 ±1.01. SS and control groups.1 -0.4 ±2.9 0. .7 -1.4 ±1.0001.6 0.2 -0.1 ±1.8 ±4.5 ± 1.2 -0.3 -0.0* p=0.2 ±0.05 Internai 2.7 -0.6 ±1.2 p=0.7*** 2.6 2.1 ±1.5 a p=0.2 -0.4 ±1.9** 5.7 -0.1 ±1.5 -0.6 p=0.47 Habituai 2.6 2.4a p=0.4 ±1. **p<0.20 Flexible restraint 3.5 ±1. between group Baseline' Changes Baseline Changes Baseline Changes (N=48) (N=44) (N=46) tf (N=39) (N=46) (N=38) Cognitive restreint 9.59 Disinhibition 9.4 -0.3 2.5 p=0.2 ±1.4 -0.0 ±3.1* p=0. 154 Table 1: Eating behaviors at baseline (T=0) and changes following the 4-month intervention in HAES.3 2.4 a 5.1 ± 1.8** 8.5** 3. ***p<0.8 -0.9± 1.9 -1.02 Means values ± SD.7** 2. a: Significantly différent from changes (T=4 vs T=0) observed in the HAES group.3 ±1.0± 1.4 0. HAES group SS group Control group Diff.5 -0. no significant différences were observed between groups at baseline.9 ± 1. Significant within group change (T=4 vs T=0): *p<0.5 ±2.0 ±1.5 ± 1.2 ±3.4 8. ff: Some participants did not complète the TFEQ at baseline (SS group: N=2.2 ±1.6 ± 2.5 ±3.0 -1.6 ±1.6 0.3 ± 2.0 ± 1.2 ±2.3 ± 1.

7 ±49.7 =b 37.6 ±31.0 5.01.2 ±35..2 ±36.0 87. Control group: N=3) .2 ±39.97 AUC PFC 1826= 1593 -538± 1453 1433= 1567 18± 1215 1394 ±1286 -26 ± 990 p=0.0 ± 23.7 ±24. a: Significantly différent from changes (T—4 vs T=0) observed in the HAES group. SS group. f: For each variable studied.1 ±40. 155 Table 2: Appetite ratings at baseline (T=0) and changes following the 4-month intervention in HAES. SS and control groups. ff: Some participants did not complète the standardized breakfast test at baseline (HAES group: N=2..0 ±25.8 12.7 ±37.8 3. no significant différences were observed between groups at baseline.3 5.86 Means values ± SD.1 =37. N=5.8** 91.5 ±32.5 p=0. HAES group SS group Control group Diff between group Baseline' Changes Baseline Changes Baseline Changes (N=46) n (N=40) (N=43) (N=37) (N=45) (N=37) Appetite ratings in fasting state (mm) Désire to eat 88.8 -1.5 9.6 p=0.8 = 33.80 PFC 83.02 AUC hunger 1419= 1389 -526= 1338** 1164=1292 -64± 1202 894 ±939 157±828 a p=0.4 17.2 ±41.6* 89.6 ±49.8 82.4 14. **p<0.8 -1.1 26.2 ±32.3 ±29.1 ±41.0 ±29.04 AUC fullness 6160 = 2038 114== 2157 6359 ±2205 111± 1495 6521 ±1918 16 ±1696 p=0.05.46 Fullness 27.2 ±34.92 Hunger 83.3 84.0 88.2 p=0.5 p=0.0 10.8 ±30.44 lh AUC (mm x min) AUC désire to eat 1383± 1376 -451±1321* 1042 ±1159 94 ± 1171 a 803 ±871 321±1079 a p=0..0 12.5 -0. ***p<0. Significatif within group change (T=4 vs T=0): *p<0.0001.3 31.4 =± 31.2 ±27.

05.24** AUC PFC -0.24** 1 h AUC (mm x min) AUC désire to eat -0.26** 0.05 PFC -0.01. 156 Table 3: Associations betvveen eating behaviors and appetite sensations (fasting and lh AUC) at baseline (N=139) Cognitive restraint Disinhibition Hunger Appetite ratings in the fasting state (mm) Désire toeat 0.05 0.05 0.20* 0.35*** Significant corrélation: *p<0.17* 0.0001 .10 0.17* 0.10 0.43*** AUC hunger -0.20* 0. **p<0.21** Hunger 0.48*** AUC fullness 0.02 0.02 0.28** 0.11 -0.18* Fullness 0.02 -0. ***p<0.16 0.17* -0.

29T -0.17 A Rigid restraint 0.09 0.29 ' -0.39*> -0.25 T 0.30T 0.09 Significant corrélation: p<0.28 -0.01 A Extcrnal 0.11 A Habituai 0.11 0.18 A Disinhibition 0.20 0.10 : *p<0.261 -0.10 A Internai 0.08 -0.12 A Situational 0.01 .02 A Hunger 0.05: **p<0.28T 0.31* 0.11 -0. SS and control groups.01 -0.21 0.17 0. 157 Table 4: Associations between changes in body weight and changes in eating behaviors in women from the HAES.16 0.23 0.37* -0.44* A Emotional 0.39* A Flexible restraint -0. A Body weight (kg) HAES group (N=44) SS group (N=39) Control group (N=3 8) A Cognitive restraint -0.

00()4 U 0 • • • i • • t -1000 • • • fi -2000 : • -3000 -4000 (i -5000 • • -8 -6 .0004 0 -1000 -2000 -3000 -4000 -5000 5.26 A A C p=0. 4 .53 • B 1000 p=0. 158 3000 2000 r=0. -15 10 C Changes in susceptibility to hunger (unitless score) S 3000 -fi 2000 r=0. .10 0 -1000 A i A à -2000 A A A "T i -3000 -4000 A -5000 A -7 -6 -5 -4 .54 1000 p=0.1 0 1 2 Changes in cxternal hunger (unitless score) Figure 1: Associations bctween change in lh AIJC for hunger and changes in susceptibility to hunger (A). 2 0 2 fi Changes in internai hunuer (unitless score) es fi 3000 U 2000 1000 r=0. infernal hunger (B) and cxternal hunger (C) in women from the HAES group (N=40).3 .2 .

Quant à l'IMC. Véronique Provencher. les sensations reliées à l'appétit. Les interventions ont été conduites sur une période de 4 mois et les données ont été recueillies au début de l'étude (T^-0 mois). Catherine Bégin. Effets à long terme d'une intervention s'inspirant du nouveau paradigme en matière de gestion du poids sur les comportements alimentaires et l'IMC. Les scores de susceptibilité situationnelle face à la desinhibition de même que de susceptibilité à la faim ont diminué en cours d'éludé dans le groupe NP (p<0. à la fin de l'intervention (T=4 mois) ainsi que 6 mois (T=10 mois) et 12 mois (T=16 mois) après la fin de l'intervention. respectivement) et dans le groupe SS (p=0. Sylvie Dodin.01. le profil lipidique et la tension artérielle ont également été mesurées. une diminution significative en cours d'étude n'a été observé que chez le groupe NP (p=0. Les femmes ont été réparties aléatoirement dans trois groupes : 1) intervention nouveau paradigme (NP). une intervention qui s'inspire du nouveau paradigme en matière de gestion du poids peut apporter des changements à long terme favorables quant aux comportements alimentaires et à l'IMC.0001 et p=0. Les sensations reliées à l'appétit ont été mesurées avant et après un déjeuner standardisé.0002. 2) intervention soutien social (SS) et 3) témoin (sans intervention) (N=48/groupc).001 et p—0. Angclo Tremblay. Louise Corncau. leurs comportements étaient plus favorables que ceux notés chez le groupe témoin. Cette étude suggère que. L'IMC. Alors qu'aucune différence n'a été observée à 16 mois entre les comportements alimentaires des groupes NP et SS. . Sonia Boivin et Simone Lcmicux.001). en comparaison avec un groupe tcmoin. Cette étude visait à évaluer les effets à long terme d'une intervention s'inspirant du nouveau paradigme en matière de gestion du poids sur les comportements alimentaires. Lyne Mongeau. 159 Chapitre 7. respectivement). le profil métabolique et l'IMC chez 144 femmes présentant un surplus de poids. Les comportements alimentaires ont été évalués à l'aide du Three-Factor Eating Questionnaire. ce changement à long terme étant plus favorable que celui observé chez les groupes SS et témoin.

ulaval. Dodin S. Department of Food Science and 2 Nutrition. Tremblay A.: 3637 Fax: (418)656-5X77 E-mail: sirnone. Montréal. Catherine Bégin2. Sylvie Dodin5. and "* Division of Kincsiology. Eating Disordcrs Treatment Program. Department of Préventive and Social Medicinc. Québec. Québec. Canada. 4 Institut national de santé publique du Québec. Pavillon Saint-François-d'Assise. Obesity. Lemieux S. Angelo Tremblay3. Sonia Boivin6 and Simone Lemieux . Address ofeorrespondence: Simone Lemieux. Référence de l'article: Provencher V.ca Supportcd by the Canadian Institutes of Health Research (MOP-64226) and Danone Institutc. Véronique Provencher1. Département d'obstétrique et gynécologie. Canada. Corncau L. Québec. Canada. Hochciaga Blvd. Canada. CHUL. Québec. Boivin S. Laval Univcrsity.D. Lyne Mongcau4. Laval Univcrsity. G1K 7P4 Phone: (418) 656-2131 ext. (Article qui sera soumis sous peu) . Laval Univcrsity. Mongcau L.lemieux@aln. Louise Coraeau . Institutc of Nutraceuticals and Functional Foods 2440. Bégin C. 1 Institutc of Nutraceuticals and Functional Foods. Québec. School of Psychology. Ph. Canada. "Health-At-Every-Size" intervention: long-term effects on eating behaviors and BMI. 160 "Health-At-Every-Size" intervention: long-term effects on eating behaviors and BMI. Laval Univcrsity. Québec. Running head: Long-term effects of IIAES. CF1UQ.

a IIAES approach could havc long-term bcncficial effects on eating bchaviors related to disinhibition and hungcr as wcll as on body wcight management. rcspectively). hungcr.001). fullncss and prospective food consumption) were assessed before and after a standardized breakfast. body mass index (BMI). disinhibition and susceptibility to hungcr) were evaluatcd by thc "Thrcc-Factor Eating Questionnaire". 4 months. Howcver.c. Keys words: Wcight management. Rcsults: Scores for situational susceptibility to disinhibition and susceptibility to hungcr significantly deercased ovcr time in both IIAES (p<0.001 and p=0.0()01 and p=0. Whilc eating behavioral scores observed at 16-month did not differ between IIAES and SS groups. Thrcc-Factor Eating Questionnaire .0002. only womcn from the IIAES group showcd a significant dccrcasc in BMI over time (p-0. 2) social support (SS) group (N=48) or 3) control group (N=48). Anthropométrie and metabolic variables (i. Research Methods and Procédures: Women were randomly assigned to: 1) HAES group (N=48). Whcn compared to the SS and control groups. Non-dieting. Main effect of time observed in metabolic variables did not differ between HAES. blood lipids and blood pressure) were also measured. Interventions wcrc conducted over a 4-month period and measurcments were obtaincd at baseline. metabolic profile and wcight status in a sample of 144 pre-menopausal overweight and obesc women. Eating bchaviors (restraint. a more favorable dccrcasc in BMI was observed in thc IIAES group in thc long-tcrm. Appetite ratings (désire to eat. respectivcly) and SS groups (p=0. 10 months and 16 months. when compared to a control group. Discussion: Results from thc présent study suggest that. 161 Abstract Objective: To assess thc long-term effects of a "Hcalth-at-cvery-sizc" intervention (IIAES) on eating bchaviors. appetite sensations. SS and control groups.0I. No significant changes wcrc observed in ratings of appetite sensations. they wcrc more favorable than scores notcd in thc control group.

and this pcrcentagc is cven lowcr after 3 to 5 ycars ' . current guidelines arc recommending weight- control stratégies that are mainly focusing on lowcring cncrgy intake and increasing physical activity . the prcvalencc of obesity is still increasing. behavioral and psychological factors described above may partly cxplain why somc individuals are experiencing difficulties in their attempts to maintain spécifie wcight-control stratégies over time. behavioral and psychological factors relatcd to dicting arc also relatcd to a grcater risk of wcight regain in the long terni . Only 20% to 30% of overweight and obese individuals arc maintaining a significant amount of weight lost after 1 to 3 ycars. also referred . 162 Introduction Obesity is obviously a public hcalth issue. since its increascd prcvalencc is rcaching épidémie proportions ''2 along with négative health conséquences 3. Restrictive dicting has been relatcd to inercascs in appetile sensations . Somc investigators also raiscd doubts about recommending wcight-loss dicts to the gênerai population " 7. In fact. Dcspitc an elevated number of dicters ' . a vast majority of individuals do not achieve lasting wcight losses. While encrgy-rcstrictcd dicts and increascd physical activity have been proved to bc effective on a short-term basis ' . dicting being cven scen as a normative behavior in women 9'10. In this new wcight paradigm. as wcll as to answer to the obvious necd to develop effective and sustainablc weight management stratégies. The developmcnt of sustainablc wcight-control stratégies thus remains a challcnging issue for public hcalth organizations. With respect to the concerns about restrictive dicting. Difficulties relatcd to the persistenec of behavior changes over lime appear to be a cause of concern with regard to weight management ' . a paradigm shift from the traditional "weight-centered" approach to a more "hcalth- centered" approach has been suggested '' . To improve wcight management among the population. to a higher frequency of obsessive thoughts about food and eating ' as wcll as to a grcater risk of dépression " and overcating in response to négative émotions 17 and stress "'. which arc in accordance with spécifie wcight-control stratégies commonly used by individuals who arc attempting to losc wcight 5"7. In the context of a "dict menlality".

and thesc studies only reportcd short-term results ' ' . .g. without nccessarily observing significant cffccts on weight status. further investigation in randomized controllcd studies is still needed. Intcrestingly. LDL-cholesterol and blood pressure) ' .e 34 or a high attrition rate " . Othcrwise. it is argucd that health is rclatcd to bchaviors indepcndcntly of body weight status . Since thc rôle of social support has never been reportcd in HAES studies. Furthcrmore. to our knowledge. only threc randomized controllcd studies have compared thc cffccts of a HAES intervention with those observed in a waiting-list control group.g. deercascs hâve been usually notcd following a HAES intervention ' ' while inconsistent findings have also been reportcd . lowcring disinhibition and 29 3() susceptibility to hunger) ' . lowering total 29 30 cholestérol. Regarding restraincd eating patterns. psychological functioning (e. with an emphasis on self-acceptancc and non-dicting '. deercasing dépression. H therefore appears to bc of rclevancc to evaluate thc long-tcrm cffccts of a HAES intervention on health outeomes. although emphasis on a better perception of hunger and satiety signais is promotcd in IIAFS interventions. interventions bascd on thc IIAFS approach arc 29 31 usually pcrformed in group setting ' .ed meal have never been reportcd. Howcvcr. Finally. long-tcrm cffccts on appetite sensations following a standardi/. Prcvious studies suggested that IIAES interventions could improve eating bchaviors (e. social support lias been prcviously identified as an effective component that may enhanec changes in weight management programs 5-36'38. Although promising health outeomes have been observed with HAES interventions. comparisons with a control group should bc pcrformed to rcduce bias rclatcd to random fluctuations or subjective benefits. it could bc of interest to isolate thc confounding effect of social support in order to better assess thc health benefits of HAES interventions. thc HAES approach is focusing on a healthy lifcstylc by promoting ovcrall health benefits of bchavioral changes rclatcd to dictary habits and physical activity. with thc inclusion of a control group together with considération about missing data over time. 29 n inercasing body image and sclf-estecm) ~ and metabolic profile (e. some studies in which data from long-tcrm follow-ups have been reportcd had a small sample si/. 163 to as "Hcalth-At-Every-Sizc" (HAES). First of ail.g. Without considcring weight loss as thc main outcomc.

Evcn if subjects werc ail . SS and control groups. A samplc of 144 premcnopausal women (mcan âge of 42. had a stable weight for at lcast 2 months (+ 2. More specifically. Randomization was performed within cach phase.6 y). Ail thèse women werc overweight or obesc (body mass index (BMI) between 25 to 35 kg/m ). It was hypothesi/cd that changes in eating behaviors and appctitc sensations observed in the long-term in the HAES group would bc of a greater magnitude than thosc observcd in both SS and control groups. 2) SS group (N-48) and 3) control group (N-48). charactcri/. but that body weight changes observcd within the HAES group would bc associatcd with improvements in eating behaviors. 2) social support intervention group (SS group) and 3) control group. January 2004.5 kg). appctitc sensations. mctabolic profile and weight status. Study design The présent study is a randomized controllcd trial in which participants werc recruited during four cqual phases of testing and intervention (Scptcmbcr 2003. werc not pregnant or lactating and werc not presenting chronic discases or taking médication that could impact on measurements performed. Prior to their participation to thc study. changes in evaluated outeomes werc compared between threc groups: 1) HAES intervention group (HAES group). Septcmber 2004 and January 2005). werc not currcntly dicting. 164 Thc purposc of the présent study was to assess the long-term cffects of a HAES intervention on eating behaviors. six months and one year after a 4-month intervention period. it was hypothesized that no différences in weight status would bc observcd at long-term between HAES. Methods Participants Women involvcd in the présent study werc recruited from thc Québec City metropolitan area through média advertisements. Sincc weight loss is not considered as a main outeome in HAES interventions.3 ± 5.cd by a préoccupation about their weight and eating voluntarily accepted to participate to thc research project. cach woman signed an informed consent document wliich was approved by thc Laval University Research Ethics Committcc. and women werc then assigned to one of the threc treatment conditions: 1) HAES group (N-48).

they Icarned thcir group assignaient only after they did their baselinc measuremcnts to avoid potential bias. For cach phase of intervention. named Choisir de Maigrir? ("What about losing weight?"). appetite sensations. In thc threc treatment conditions (HAES group. ail data were collcctcd at baselinc (T=0). which is translated by thc establishment of an individualized action plan to bc pursued on the long term. Womcn were testcd during the follicular phase of thcir mcnstrual cycle to control for potential impact of hormonal variation on testcd variables.c.ca/ for more détails). . Whcn thesc women were compared to thosc testcd during thc follicular phase of thcir mcnstrual cycle. This MARS intervention. A weekly food diary and group discussions werc used to facilitate Ihc récognition of internai eues of hunger and satiely and thc identification of cxtcrnal influences on cating behaviors and energy intakc.cquilibrc. thc samc registered dietician and clinical psychologist were in charge of thc group (they previously reccived an intensive training lo provide the HAES approach lested. at thc end of thc intervention period (T=4-month) as well as at 6-month and 1-yr post-intervention (T=10-month and T=16- month). group discussions as well as praclical exercises. Following the 14 sessions of intervention. sec hllp://www. However. SS group and control group). this intervention aimed at enhancing awareness and knowledge about biological. metabolic profile and wcight status (i. some womcn werc cxceptionally tested at anothcr moment of their cycle mainly because they had an irregular cycle (at T=4-month: N=4. Enjoyment of physical activity and hcalthy nutrition and acceptation regarding thcir own and others' body image were also discussed. Différent thèmes werc prcscnled during sessions such as rcalistic objectives with regard to wcight loss. psychological and sociocultural aspects of body wcight. Supported by lectures. baselinc). 165 randomizcd bcforc baselinc tcsting in ordcr to optimize appointment scheduling. T=16- month vs. guided sclf-rcllection and observations. no différences were observed with regard to long-term changes in cating behaviors. is focusing on gênerai wcll-being as well as positive ways of having a heallhy and satisfying lifestyle. women should be able to takc thcir own and wcll-informed décision about losing weighl or not. Description of treatment conditions Thc IIAES intervention (N=48) was conducted into small groups of 12 womcn and 14 wcekly sessions werc schcdulcd (13 3h-evening sessions and 1 intensive-day session of 6 hours). at T=10-month: N=10 and at T=l6-month: N=l I).

) to ensure that the interventions wcrc appropriatc. as performed in womcn from HAES and SS groups. dieting and weight). dicting and weight). flexible restraint (graduai approach to eating. following the samc chronology. thèse womcn did not rcccivc any form of contact from thc rescarch team. women from thc control group wcrc invitcd for post-intervention testing. no spécifie information.B. and C. during thc 4-month intervention period. Thc control group (N-48) was a waiting list control condition in which women wcrc instructed to follow their usual lifestyle habits. More spécifie subscales can also bc derived from thèse threc général eating behaviors 4!'44: rigid restraint (dichotomous. but wcrc rather acting as facilitators in thc group discussion (SS group). 166 Similarly to the HAES group. exercise or counselling was provided to participants. the SS intervention (N=48) was conducted in small groups of 12 womcn and 14 weekly sessions were planned (14 2h-evening sessions). all-or-nothing approach to eating. the samc rcgistered dictician and clinical psychologist involved in the HAES group wcrc also in charge of thc SS group for thc 4 phases of intervention. In ordcr to control for potential bias related to providers. Measurements of dépendent variables . each theme discusscd in thc HAES group was repeated in the SS group. as it can bc observed in a group setting. Womcn joined together to discuss and sharc about weight and hcalth issues as wcll as to offer their support to each other. However. the rcgistered dictician and the clinical psychologist wcrc not counscllors (as in the HAES group).L. susceptibility to hunger (Ibod intake in response to feelings and perceptions of hunger). Each HAES and SS session was videotaped and tapes were reviewed by 2 investigators of thc study (S. Thc main objective of the SS intervention was to reproducc a structural social support provided by the group itsclf. To achieve this purpose. disinhibition (ovcrconsumplion of Ibod in response to a variety of stimuli associated with a loss of control on food intake). At thc end of thc 4-month intervention period. Therefore. Therclbrc. Eating behaviors The TFEQ is a 51-item validatcd questionnaire ' " which assesscs threc factors that refer to cognitions and behaviors associatcd wilh eating: cognitive dietary restraint (conscious control of Ibod intake wilh concerns about shape and weight). habituai susceptibility to disinhibition (behaviors that may occur when .

as recommended at thc Airlie Conférence . hunger. situational susccptibility to disinhibition (disinhibition initiatcd by spécifie cnvironmental eues). 50 and 60 minutes after thc consumption of thc standardizcd brcakfast. According to thc trapezoid method. lh post-mcal area under thc curve ( I h AUC) in response to thc standardizcd brcakfast was calculalcd for each appctitc sensation. '. each woman was invitcd to eat a standardizcd brcakfast (601kcal) and to rate lier appctitc sensations according to 4 visual analogue scalcs (ranging from 0 to 150 mm): désire to eat. How much food do you think you could eat? (Nothing at ail to a large amount).c. as described by Doucct et al. Participants werc askcd to dress lightly and to remove their shocs for thèse measurements. High density lipoprotein (HDL-Cholesterol) levcls were obtained using an autoanalyser 49 whercas low density lipoprotein (LDL-Cholesterol) levcls were estimated with the . NY) 4X. How full do you fccl (Not full at ail to vcry full). How hungry do you fccl? (Not hungry at ail to as hungry as I ever fclt). On thc morning of the four testing sessions (i. Questions werc askcd as follows: How strong is your désire to eat? (Vcry weak to very strong). and body weight was measured to thc nearest 0. 40. . internai hunger (hunger interprcted and regulatcd intcrnally) and extcrnal hunger (triggered by extcrnal eues). Total plasma cholestérol and triglycérides concentrations were determined enzymatically in plasma and lipoprotein fractions with a Technicon RA-500 analyzer (Bayer. 4S fullness and prospective food consumption (adapted from ). cmotional susccptibility to disinhibition (disinhibition associatcd with négative affective states). Anthropométrie and metabolic profile Height. T-10-month and T=l6-month). 167 circumstanccs prédispose to récurrent disinhibition). Appctitc sensations Following a 12-hr overnight fast (at T=0. at T-0. T^4-month and T=16-month). . 30.1 kg on a calibrated balance. 20. body weight and body mass index (BMI) were determined according to standardizcd procédures. immediatcly after and at 10. Tarrytown. Appctite sensations werc recorded before. height was measured to thc nearest millimeter with a stadiometer. T -4-month. Fasting blood samples werc also collccted from an antecubital vein into vacutaincrtubes containing HDTA to assess plasma lipid-lipoprotein profile following standard laboratory analyses.

This analysis procédure allow modclling of covariance structure. which mean that change observed over time differ according to thc group. simple effeets between times and groups wcrc tested to further décompose thc main interaction effect (with an alpha level set at p<0. Whilc women wcrc in thc seatcd position. N=38). Baselinc group means and mcans following the 4-month intervention period for ail dépendent variables studied were assesscd by entering into lincar mixed modcls according to a group (IIAIîS vs. body weight and metabolic variables becausc prior studics did not report 2. 168 équation of Fricdewald . systolic and diastolic blood pressures were mcasurcd in duplicate in thc right arm. between- subjects and/or within-subjects heterogencity as well as multiple comparisons of repeated measurement effeçts When significant group by time interactions were observed. 4-month vs. A Studcnt / test analysis was performed to assess différences for ail variables mcasurcd at bascline between womcn who compictcd tcsting at both baselinc and T= 16-month (i. appelite sensations. the mixed mode! approach lias been rccommcndcd for repeated measurements designs with 51 groups of cqual size . 16-month) split-plot design. cffcct-sizc estimâtes (ES. différence between mcans divided by their pooled standard déviation) following thc rccommcndalions of Bird .e.02. ) wcrc also calculatcd (d = standardized différence. missing data across levels of repeated measurement variable. N=106) and womcn who did not compictcd tcsting at T=16-month (i. Two-tailed tests wcrc although used for cognitive dictary restraint. To assess thc magnitude of between group différences observed at thc 16-month visit.34 consistent results with regard to cxpcclcd changes in thèse outeomes " a nd . 31>3.c. completcrs. As a viable alternative to conventional tests of significanec thaï may bc prone to falscly reject null hypothèses when data do not conform to thc assumptions of multisample sphericity. 10-month vs. rcgardlcss of session attendanec in HAES and SS participants. Statistical analysis Intcntion-to-treat analyses wcrc performed in ail subjects who compictcd at Icast baselinc évaluation (N=144).c. i. onc-tailed tests of significanec arc reported for pairwise comparisons involving thèse variables. S ince directional hypothèses wcrc established for disinhibition. Control) by time (baselinc vs. non-complcters. Pairwise différences among between and within group means wcrc further tested and alpha error inflation was controlled with thc Tuckcy-Kramcr adjustment . susceptibility to hunger and their rclaled subscalcs. SS vs. in order to control for experiment- wise by thc Dunn's procédure ).

A tendency for a lowcr attrition rate at the 16- month visit was also observed in women from the HAES group.2 (SAS Institutc. Correlational analyses werc only performed in participants for whom data were availablc at 16-month visit (i. 1. a log-transformation was performed. triglycérides. Finally. N=33 in SS group (68. BM1. HDL-Cholesterol and blood pressure) and eating behaviors (i. respcctivcly (p=-0.e.34 + 0. p--0. disinhibition. Furthermore. susceptibility to hunger and their related subscales). SS and control groups for eating behaviors. no significant différences were notieed at baseline between the HAES.50 ± 0. Changes in eating behaviors Means and errors for scores in cognitive dietary restraint and its subscales at cach testing session arc presented in Table 1.26 mmol/L in SS group. women involved in the HAES group attended more sessions than women from the SS group ( 1 1 + 3 sessions in 11AES group vs. Whilc no significant group by time interactions werc observed. cognitive dietary restraint.2%) and 33. HAES group having higher levcls than SS group (1.05. with 14.6% of them who did not complète the last testing session compared to 31. The probability level for significanec used for the interprétation of statistical analyses was set at an alpha level of p<0.8%) and N=32 in control group (66.c. p=0.7%)).33 mmol/L in HAES group vs. 16-month). Rcsults As reported in a previous paper from our group '. total plasma cholestérol. Foi- variables not normally distributcd. N=41 in HAES group (85. Baseline comparisons between completers and non-completers at T= 16-month showed no significant différences with regards to age.007)). BMI and metabolic variables (with the exception of HDL-Cholesterol. baseline vs.c.03). Ail analyses werc performed by using SAS statistical software version 8. appctitc sensations. metabolic variables (i.07). 2005).3% in SS and control groups. a main effect of time was notcd for flexible restraint (with a tendency . Pearson's corrélation analyses werc conducted to estimate the univariatc linear relationships between long-term changes in eating behaviors and body weight (i. 169 bccausc long-term effects of a HAES intervention on appctitc sensations havc not been assessed prcviously. LDL-Cholcsterol.c.4%). 9 ± 5 sessions in SS group.

a significant group by time interaction was observed for situational susccptibility to disinhibition (a tendency was noted for total disinhibition). women from the HAES group showed a significantly lower score of situational susccptibility to disinhibition at T=4-month (p=0.16-month (p-0.0002 and p-0. although pairwisc . a main effect of time was notcd for scores of susccptibility to hunger and its two subscales. d=- 0. but this decrease did not rcmain significant at T= 16-month (p=0.0006) and T= 16-month (pO. In women from the SS group.001) and T.001) while no such decrease was noted in the control group (Figure 1). At 16-month visit. a tendency for a significant différence between HAES. In the SS group.0001) as well as in responsc to the SS intervention (simple effect of time. rcspcctivcly). More specifically. a tendency for a significant différence between MARS.38).54) as well as in the SS group vs. ES calculations for between-group différences obscrvcd at 16-month visit for situational susceptibility to disinhibition revcalcd more favorable effects in the HAES group vs. As shown in Figure 2. 170 for a main effect of group). scores for situational susceptibility to disinhibition decreased over time following the HAES intervention (simple effect of time. while pairwisc différences among between- group means were not significant. p<0. as shown in Table 1. As shown in Table 3. whereas no such decrease was obscrvcd in the control group (Figure 2). Table 2 shows means and errors for scores in disinhibition and its subscales. As illustratcd in Figure 1.32). p=0.03).008) in comparison to basclinc.03) and at T=10-month (p=0. a main effect of group was also observed for cognitive dictary restraint. At T=16-month. control group (small ES.05).0001) when compared to basclinc. a lower score of susccptibility to hunger was notcd in the HAES group at T=4-month (p 0. SS and control groups was obscrvcd (simple effect of group. Also.04). SS and control groups was obscrvcd (simple effect of group. Significant group by time interactions were also obscrvcd for thèse behavioral variables. In addition. women involved in both HAES and SS groups showed a significant decrease in their scores of susccptibility to hunger over time (simple effect of time. a lower score of susccptibility to hunger was also observed at T=16-month (p-0.01) in comparison to baseline. T=10- month (p=0. Ncvcrthclcss.02) when compared to basclinc. control group (moderate ES. p=0. p-0.01. a main effect of time was notcd. More specifically. p=0. score of situational susccptibility to disinhibition were lower at T^-4- month (p=0. For cach of thèse behavioral variables. d=-0.

control group (moderatc ES.5\ and J—0. simple effect of time on internai hungcr was only significant in the SS group (p=0. d=-0. rcspectively) as wcll as in the SS group vs. main effects of time werc observed for BM1. significant dccreascs over time werc also noted.34).50). more favorable effects werc observed in the HAES group vs.50 and t/=-0. However. d=-0. d=-0. c/=-0. Whcn subscalcs of susceptibility to hungcr were further cxamined.001 and p 0.004).54) as wcll as in the SS group vs. ES calculations for between group différences observed at the 16-month visit in BMI . p^0. However. 171 différences among between-group mcans did not rcveal significant différences. No significant changes werc observed for LDL-cholesterol in any of the 3 groups. ES calculations for bctwccn group différences observed at the 16-month visit in both internai and extcrnal hunger showed more favorable effects in the MAES group vs.007) whercas simple effect of time on cxtcrnal hungcr was only significant in the MAES group (p<0. In addition. whcn ES werc calculatcd for between group différences observed at 16- month visit in susceptibility to hungcr. although a tendency for a group by time interaction was observed in lh AUC for fullness. no significant différences were observed between HAES.000l). control group (moderate ES.59. although this dccrcasc did not remain significant at T=10-month (p-0. A tendency for a group by time interaction was also observed for BMI. respectivcly).35) and T=16-month (p-0. no significant group by time interactions werc observed. As notcd for susceptibility to hungcr.01. More specifically. no main effects of group or time werc observed in lh AUC for cach appetite sensation (with the exception of lh AUC for désire to cat wherc a tendency for a main effect of time was noted). SS and control groups (simple effect of group. women from the HAES group expcricnccd a significant weight loss at T=4-month (p=0.I6-month. control group (moderate ES. However. Al T. Changes in BIVII and metabolic variables As shown in Table 5.50). Changes in appetitc sensations As shown in Table 4. rcspectively). As shown in figure 3. significant changes werc notcd in women from the HAES and control groups (simple effect of time.56. triglycérides and blood pressure. control group (moderate ES. p=0.

59). d=-032) as wcll as in the HAES group vs. More important dccrcascs in disinhibition and in habituai susceptibility to disinhibition were associated with more important deercascs in BMI in the HAES group. weight loss was associated to a decrease in externai hunger in the HAES group while it was related to a decrease in internai hunger in the SS group. weight loss was rather related to a higher incrcasc in rigid restraint. A higher decrease in susceptibility to hunger was significantly related to a more important decrease in BMI in both HAES and SS groups. SS and control groups. SS group (small ES. a higher incrcasc in flexible restraint was significantly related to a more important decrease in BMI in both HAES and SS groups while in the control group. SS and control groups. control group (small ES. No signifïcant différences in eating behaviors were although observed at l-yr follow-up between IIAES and SS groups. More spccifically. More spccifically. in comparison to a SS intervention and a waiting-list control group. our results suggest thaï at 1-yr follow-up. but not in the control group. A positive rclationship was also observed between change in disinhibition and change in BMI in the SS group whercas a positive association was noted between change in habituai susceptibility to disinhibition and change in BMI in the control group. scores for situational susceptibility to disinhibition as wcll as for susceptibility to hunger and its two subscales were lower in the IIAES and SS groups than in the control group.38 to d--0. appetite sensations. A more important decrease in BMI was also observed in the long-term in women from the IIAES group when compared to . Although main effects of time were observed in IIAES. 172 rcvcaled more favorable effects in the HAES group vs. as determincd by small to moderate ES (from d-- 0. As shown Table 6. Discussion The présent study aimed at examining the long-term effects of a HAES intervention on eating behaviors. Associations between changes in eating behaviors and changes in BMI Considcring the main cffect of time obscrved for BMI in HAES. significanl group by lime interactions wcrc noted for particular eating behaviors. correlational analyses wcrc conducted in the 3 groups into study to further address whcthcr weight loss was related to changes in eating behaviors. metabolic variables and weight status.25). d=-0.

which suggcst that decreascs in disinhibition and susccptibility to hungcr observed did not differ according to thc treatment conditions. Decreascs in disinhibition and susccptibility to hunger 1-yr following thc end of a HAES intervention havc been previously notcd in two randomized controlled studics aiming at examining thc effcctivcncss of a HAES approach in comparison to a 30 33 traditional wcight-loss treatment ' . according to follow-up measurements conducted in thc présent study. the présent study did not shown distinctive effects of the HAES approach on eating behaviors in comparison to a social support intervention. Evcn if decreascs in disinhibition and susccptibility to hungcr havc also been observed in traditional wcight-loss studics 22'57.25. Accordingly. With regard to changes in appetite ratings. thèse rcsults suggcst that. Sincc disinhibited eating and more hungcr havc been identified as risk factors for weight regain "" . significant effects on appetite ratings werc not maintained in thc long-term. To explain this lack of sustainabic changes in women from thc HAES group. 173 women from the SS and control groups (small ES of d=-032 and c/=-0. more important effect on situational susccptibility to disinhibition and susccptibility to hungcr werc notcd at 1-yr follow-up in thc HAES group. a HAES approach could havc bénéficiai cffccts on eating bchaviors rclated to disinhibition and hungcr as well as on body weight management. when compared to a control group. In the présent study. thèse studics did not show significant group by time interactions. Howevcr. when compared to women from thc SS and control groups '. Overall. whcn the HAES intervention was compared to a waiting-list control group. we previously reported more important short-term decreascs in Ih AUC for desire to cat in women involved in thc IIAES group. respectivcly). decreascs in disinhibition and susccptibility to hungcr were rclated to thc deercase in BMI observed in the IIAES group. these improvements tended to return to basclinc values on a longer term basis 22. rcsults from thc présent study further suggcst that a HAES intervention could produce modest benefits with regard to long-tcrm weight management. it could bc suggcsted that grcatcr . I lowcvcr. Thèse lowcr scores observed at long-tcrm in thc HAES group could bc explained by thc présence of a weckly food diary and group discussions that arc implcmcntcd during the intervention to facilitate thc identification and thc ability to cope with factors that are influencing thc lost of control over eating as well as thc perceptions of hungcr. with thc exception of changes in BM1. Howevcr.

weight loss was rather related to a higher increase in rigid restraint. Whilc changes in the perceptions of eating less in response to cxtcrnal and cmotional eues. more than 14-week). In thc prescrit study. previous long-tcrm studies reported significant dccrcascs in cognitive dietary restraint in women involvcd in a HAES intervention ' . An interesling finding from thc présent study is thc similar effects observed following thc HAES and thc SS intervention for ail variables tested. which is usually translated by higher scores of cognitive dietary restraint. no significant group by time interactions were observed for cognitive dietary restraint and its two subscalcs whilc an effect of time was noted for flexible restraint. such associations were not observed in women from the SS and control groups (data not shown). a higher increasc in flexible restraint was significantly related to a more important dccrcasc in BM1 in both HAES and SS groups whilc in thc control group. with similar inercascs in cognitive dietary restraint observed bctwccn HAES and dict groups in thc study of Rapoport et al. when changes in psychological variables assessed in thc current study were examined among women from thc HAES group. higher increascs inflexible restraint werc related to greater improvements in thc satisfaction with onc's weight or appearanec (r-0.e. Thcsc resulls arc in line with previous studies wherc social support has been identilied as an effective component in ovcrall success of weight management programs .35. 174 awarcncss of physiological hunger observed at the end of the intervention pcriod may nccd furthcr cmphasis during a longer period of time (i. Sincc HAES approaches rather emphasized on self-acceptance and 2b non-dieting . I Iowcvcr. rcsults from the présent study suggest (bat spécifie aspects of restraint. 34.04 and r-0. Intercstingly. Ilowever.33.03. p-0. Sincc flexible restraint has bcen prcviously related to a lower susceptibility to overeating and to better weight management " . has been prcviously related to successful weight lost following energy- 25 restricted diets . effects on observable ratings related to thesc behaviors may bc less casily modified. such as flexible restraint. as assessed by thc TFEQ. may hâve bénéficiai hcalth 58 effects . rcspectivcly). inconsistent findings could bc highlightcd. are observed following a HAES intervention and arc maintained at long-tcrm. A better control over eating. as wcll as lack of significant group by time interaction noted in thc study of Sbrocco et al. p^0. with the exception of changes in BMI. Furthcrmorc.

In addition. thc discussion was still oriented toward topics rclatcd to the HAES intervention. even if significant changes wcre observed in a social support context. two othcr long-term M)M studics reported significant wcight losscs . In this regard. in order to favour sustainablc changes in cating behaviors. it could bc hypothesized that no différences in wcight status would bc observed in thc long-term with this new wcight paradigm whilc health parameters would bc improved. Thus. cvcn if the registcred dictician and thc clinical psychologist wcre not counscllors (as in the HAES group). appetitc ratings and wcight that arc observed on short-term basis. following thc samc chronology.6% in the HAES group). cvcn if no calorie restriction was suggestcd in thc . In the présent study. previous studics found no significant effect of HAES interventions on body wcight ' . Ncverthelcss. To cxplain bénéficiai effects observed in thc SS group. 14. but wcre rather acting as facilitators in the group discussion (SS group). a lower satisfaction has bcen observed in thc SS group. even if deercascs in LDL-cholcstcrol and systolic blood pressure wcre notcd . 175 " " * . 11 ± 3 sessions in HAES group) and a highcr attrition rate at T=16-month (31. llowcver. as translatcd by a lower attendance (9 ± 5 sessions in SS group vs. it is also of rclcvancc to underlinc thc fact that cach thème discussed in thc HAES group was repeated in thc SS group. which could hâve positivcly infiucnccd changes observed in this group. Factors influencing cating patterns and food intakc as wcll as différences between real feclings of hunger and food intakc triggered by cxtcrnal eues arc examplcs of topics that wcre discussed in the SS group. with significant changes over lime observed in metabolic variables . On the othcr hand. rather than "weight-centered" approach . some practical problems may occur in thc implcmentation of SS groups. In thc présent study.2% in the SS group vs. it may be suggestcd that this cost-efficient intervention could bc implcmcntcd at thc end of a HAES intervention. thesc two studics emphasized more on food intakc during the intervention by recommending lower calorie intakc (around 1800 kcal per day). Considcring the potcntial bencfits of a social support intervention. mistaken ideas about food and wcight that could bc supportcd by some participants may inercase thc risk of devcloping bias knowledge on thesc issues. The rôle of social support thcreforc appears to be an important factor to consider when attcmpting to cvaluatc the hcalth bencfits of HAES interventions (as wcll as othcr wcight management programs). Whilc HAES interventions are bascd on a "health-ccntcrcd" approach.

sinec no distinctive effects werc observed between thc HAES and thc SS groups. is récipient of a studentship from the Fonds de lu recherche en santé du Québec. while no distinctive effect of the HAES intervention were noted for metabolic variables. Nutrition. 176 HAES group. Thereforc. We acknowlcdge that thc samc wcight management intervention is not nccessarily appropriate for everyonc. Wc would like to underline thc excellent work of ail research profcssionals that werc involved in this study (Geneviève Alain. Conclusion Rcsults from this study showed that women involved in a HAES intervention expcricnccd sustainable improvements in cating behaviors rclatcd to disinhibition and hunger. when compared to a control group. when compared to thc SS and control groups. thc rôle of social support appears to bc an important factor to consider with regards to cating bchavioral changes. To explain the lack of improvement observed with regard to metabolic profile. more favorable effects on BMI was observed in the HAES group. more favorable effects on BMI werc observed in thc HAES group. it would bc of interest to further détermine which group of thc population response better to a HAES approach.P. Julie Doyon.T. whcn compared to thc SS and control groups. it is of rclevance to underline that ovcrweight and obesc women involvcd in the présent study had at baseline a very healthy metabolic profile within thc range of values recommended for preventing cardiovascular discascs 5y . Jo-Anne Gilbert and Nalacha Godbout) as well as the research nurses (Daniclle Aubin and Claire Julien). The authors would likc to thank . V. is partly funded by thc Canada Research Chair in Physical Activily. fn addition. which suggest that long-tcrm behavior changes observed in women from the HAES might bc relalcd to a better régulation of energy balance. Howcver. It would bc thereforc of interest to assess changes in a samplc of obesc women presenting higher blood lipid and blood pressure lcvcls. and Energy Balance. Acknowlcdgements This research project was supportcd by thc Canadian Inslitutcs of Health Research (MOP-64226) and Danone Inslilulc. A.

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3 .70 SS 2.137) F (3.8 ±0.6 ± 0 .3 Rigid restraint HAES 2.1 ± 0 .2 3.0 ± 0 .2 1.5 ± 0 .331) F (6.5 = 0.9 ±0.6 ± 0 .3 2.0 ± 0 .1 ±0.8 ± 0 .57 p=0.4 ±0.71 1.01 0.7 Flexible restraint HAES 3. at post-treatment (T=4-month) and at foiiow-up visits (T=10- month and 16-month) in HAES.6 Control 8.0 ±0.33 0. 3 3. 2 2.3 ± 0 . 7 7.06 p=0.5 ± 0 .3 2.5 ± 0 .6 3. 3 3. 2 3.6 8.8 ± 0 .64 p=0. 182 Table 1: Cognitive dietary restraint and its subscales at baseline (T=0).9 = 0. 6 8.3 ± 0 .21 SS 2.64 0.8 ±0.20 p=0.2 ±0. 3 2. Means ± Standard Errors MIXED procédure Baseline Post-treatment Follow-up Follow-up Group effect Time effect Interaction (T=10-month) (T= 16-month) Group x Time (T=0) (T=4-month) F (2. 2 2. SS and control groups.4 ± 0 .3 Control 2.0 ± 0 .14 SS 8.5 ±0.3 ±0. 2 2.81 p=0.7 ± 0 . 6 8. 6 9.41 p=0.2 ±0.3 Control 2. 3 2.0 ± 0 .05 p=0.5 ±0.3 2.6 ± 0 .331) Restraint HAES 9. 6 9.2 ± 0 .90 2.2 3. 2 2. 6 9.0 ±0.6 ± 0 .61 p=0.8 ±0.3 2.3 = 0.05 p=0. 6 9.6 10. 2 2. 2 3. 3 3.4 ± 0 . 3 3.67 1.

5 ±0.2 1.3 = 0.Table 2: Disinhibition and its subscales at baseline (T=0).2 0.5 8.5 Control 9.05 1.8 ±0.5 7.4 ±0.2 1.3 ±0.54 7.5 0.2 1.10 SS 8.3 = 0.80 p=0.2 1.5 7.0001 p=0.2 1.2 1.2 = 0.7 ±0.331) Disinhibition HAES 9.54 SS 1.0 ±0.2 1.5 ±0.2 1.9 ±0.83 p=0.5 Habituai HAES 2.2 Suite du Tableau 2 à la page suivante .2 2.63 1.2 1.9 = 0.9 = 0.2 Control 2.46 p< 0.04 4.2 Control 2.31 SS 1.7 ±0.2 1.003 p=0.5 7.8 ±0.9 ±0. SS and control groups.36 p=0.2 1.7 ±0.2 2.9 ±0.0 ±0.2 1.0 = 0.0 ±0.1 ±0.2 2.7 ±0.79 18.9 ±0. Means ± Standard Errors MLXED procédure Baseline Post-treatment Follow-up Follow-up Group effect Time effect Interaction (T=0) (T=4-month) ( =10-month) T (T=16-month) ¥ (2A37) ¥ Q&I) Group x Time F (6.8 ±0.5 8.58 0.2 1.2 1.8±0.1 ±0.0 ±0.8 ± 0.0001 p=0.6 ±0.5 8.5 8.58 p< 0.7 = 0. at post-treatment (T=4-month) and at foliow-up visits (T=l(J-month and 16- month) in HAES.6 ±0.8 = 0.5 8.2 1.5 7.2 Emotional HAES 2.2 1.9 = 0.20 p=0.3 ±0.4 ±0.

4 ±0.2 Control 3.6 ±0.3 ±0.1 ±0. SS and control groups.5 ±0.0 ±0. 184 (suite) Table 2: Disinhibition and its subscales at baseline (T=0).29 12.03 SS 3.4 ±0.2 2.9 ±0.2 3.2 3.22 2. Situational HAES 3.2 2.2 2.28 p< 0.3 ±0.0001 p=0.2 .2 1.7 ±0. at post-treatment (T=4-month) and at follow-up visits (T=10-month and 16-month) in HAES.2 2.8 ±0.2 2.33 p=0.2 2.5 ±0.2 2.

0 ±0.6 ±0.3 1.2 2.3 1.5 4.2 2.2 ±0.2 2.10 3.80 p=0.2 2.3 1.5 5.0 ±0.9 ±0.50 6.4 ±0.2 2.2 1.1 ±0.3 1.5 ±0.5 ±0. 185 Table 3: Susceptibilité.5 Internai hunger HAES 2.3 1.01 SS 2.4 ±0.0 ±0.23 p=0.08 2.331) F (6.1 ±0.9 ±0.1 ±0.4 ±0.5 0.5 4.2 1.9 ±0.0 ±0.8 ±0.3 ± 0.7 ±0.5 4.86 p=0.5 4.0001 p=0.007 SS 5.3 2.137) F (3.3 2.0 ±0.4 ±0.1 ±0.5 ±0. SS and control groups.331) Hunger HAES 5.3 ±0.3 External hunger HAES 2.9 ±0. Means ± Standard Errors MFXED procédure Baseline Post-treatment Follow-up Follow-up Group effect Time effect Interaction (T=10-month) (T= 16-month) Group x Time (T=0) (T=4-month) F (2.3 .3 Control 2.6 ±0.3 2.45 p=0. at post-treatmeut (T=4-month) and at foiio\v-up visits (T-10-month and 16-month) in HAES.6 ±0.0002 p=0.02 p=0.5 4.2 1.0 ±0.7 ±0.6 ±0.5 5.03 p=0.8 ±0.5 ±0.3 Control 2.96 7.39 p=0.0 ±0.3 0.5 5.75 2.2 1.5 ±0.01 SS 2.3 1.to hunger and its subscales at baseline (T=0).80 3.5 4.7± 0.3 2.5 Control 5.

136)=0.61 p=0.31 F(4.82 p=0.28 SS 1141 ± 183 1080 ±169 1174±211 Control 881 ±179 998 ±168 1189 ± 212 AUC fullness HAES 6160^ 300 6287 ±314 6389 ±323 F(2.134)=2.202)=2.06 p=0.134)=0. at post-treatment (T=4-month) and at follow-up visits (T=lô-month) in HAEs.25 F(4.64 p=0.28 p=0.20 F(2.21 6544 ± 325 p=0.79 p=0. Means ± Standard Errors MIXED procédure Baseline Post-treatment Follow-up Group effect Time effect Interaction (T=10-month) (T=0) (T=4-month) Group x Time AUC désire to eat' HAES 1383 + 170 907 ±180 1310 ± 187 F(2.07 SS 6411 ±310 6910 ±339 Control 6525 ±303 6603 ± 322 5905 ± 343 Suite du Tableau 4 à la page suivante .27 p=0.196)=1.24 F(2.134)=0.94 F(4.78 p=0.18 SS 1022 ± 176 1113 = 187 1102± 197 Control 790 ±172 1075 ±186 1231 ±198 AUC hunger1 HAES 1419 ± 176 857 ±163 1299 ±203 F(2. S5> and control groups.Table 4: Appetite ratings at baseline (T=0).196)=1.44 F(2.202)=0.134)=1.

96 p=0.201)=0.201)=0.75 p=0. AUCPFC 1 HAES 1826 ±215 1256± 192 1613 + 236 F(2. Ss and control groups. but raw values are reported in the table. .49 F(2.29 F(4.43 ss 1398 = 223 1383 ±199 1385 + 247 Control 1375 + 218 1367+198 1601+247 1: Analyses were performed with log-transformation values oflh-AUC. 187 (suite) Table 4: Appetite ratings at baseline (T=0). at post-treatment (T=4-month) and at folîow-up visits (T=16-month) in HAEs.61 p=0.135)=0.

97 p=0.5 ±0.06 Control 30.45 SS 3.77 ±0.1 F(2.3 ±0.1 ±0.4 ±0. Means ± Standard Errors MIXED procédure Baseline Post-treatment Follow-up Follow-up Group effect Time effect Interaction (T=10-month) (T= 16-month) Group x Time (T=0) (T=4-month) MI (kg/m') HAES 30.2 ± 0.5 30.1 1.11 Control 2.1 ±0.10 2.04 ±0.10 F(2.335)=0.93 ±0.335)=3.5 ±0.1 ±0.4 29.15 p=0.1 1. 188 Table 5: Anthropométrie and metabolic profiles at baseline (T=0).1 1.3 ±0.5 = 0.74 ±0.1 =0.90 ±0.10 2.5 30 3 ± 0 5 P=0.10 3.4 29.10 2.1 1.4 30.1 1. SS and control groups.4 30.1 1.138)=6.91 F(3.39 F(6.88 ±0.60 p=0.4 29.79 ±0.1 1.4 30.43 p=0.13 p=0.6 ±0.138)=1.138)=0.3 = 0.4 30.2 ±0.10 3.67 SS 1.10 2.10 ± 0.10 2.88 F(6.98 ±0.11 Triglycérides' (mmol/L) HAES 1.138)=2.138)=0.10 2.2 ± 0.07 ±0.10 3.5 LDL-Cholesterol (mmol/L) HAES 2.1 1.97 ±0.83 F(3.27 F(6.2 ±0.1 ±0.2 ± 0.1 1.02 p=0.5 F(2.51 F(3.1 Control 1. at post-treatmcnt (T=4-month) and at follow-up visits (T=iÛ-month and 16-month) in HAES.335)=0.5 ±0.2 ± 0.0 ±0.335)=1.06 SS 30.2 ± 0.67 p=0.0005 p=0.1 Suite du Tableau 5 à la page suivante .5 ±0.03 ±0.

94 p=0.6 ± 1.1 = 1.1 74.48 p=0.6 114.336)=10.3 ±1.2 75. but raw value is reported in the table.6 107.1 75.5 F(2.5 105. SS and control groups.336)=0.0004 p=0.2 Control 73.6 ± 1.0 ±1.2 Svstolic blood pressure (mmHg) HAES 108. .65 F(3.5 108.5 ±1.138)=1. at post-treatment (T=4-month) and at foliow-up visits (T-10- month and 16-month) in HAES.1 ± 1.138)=1.5 109.5 107.1 76.2 ±1.7 Control 105.0 72.2 78.0 ±1.3 ± 1.0 ±1.7 ± 1.4 ± 1.7 ± 1.6 109.2± 1.6 107.3 ± 1.2 ±1. Diastolic blood pressure (mmHg) HAES 74.26 p=0.35 F(3.5 ±1. 189 (suite) Table 5: Anthropométrie and metabolic profiles at baseline (T=0).2 75.31 F(6.20 p<0.1 72.1 F(2.8 ±1.2 73.336)=6.9 ±1.7 / : Analyses were performedwith the log-transformation value ofTG.70 F(6.82 SS 74.0001 p=0.6+ 1.5 112.1 ±1.3 ±1.47 SS 108.336)=0.8= 1.

11 A Habituai 0.56*** -0.31 -0.05.12 A Rigid restraint -0.22 0.01. 190 Table 6: Pearson's corrélation coefficients for the associations of long-term changes in eating behaviors and body weight (baseline vs. SS and control groups.10 0. 16- month) in women from the HAES.39* 0.37* 0.001 .12 A Hunger 0.48** -0.56*** 0.01 -0.44** 0.50*** 0. **p<0.43** -0.43* A Flexible restraint -0.35* 0.27 0.44** A Emotional 0.10 -0.18 A Situational 0.23 0.10 A Internai 0.18 0. ***p<0.36* -0. A Body weight (kg) HAES group (N=40) SS group (N=33) Control group (N=32) A Cognitive restraint -0.10 0.04 A External 0.09 Significant corrélation: *p<0.37* A Disinhibition 0.52*** 0.

5 -±— Control ë 43 .05.01. . ***p<0. SS and control groups.s 3 . Means values ± SE Significant within-group changes (in comparison to baseline): *p<0. 191 -€>—HAES a -D—SS •g 3. **p<0.0001. at post-treatmcnt (T=4-month) and at follow-up (T=10-month and 16-month) in HAES.a ^i 3 a 3 2.5 1 S t/1 T=0 T=4 T=10 T=16 Time (months) Figure 1: Betwecn and within groups' pairwise différences for situational susccptibility to disinhibition at baselinc (T=0).

**p<0. Means values ± SE Significant within-group changes (in comparison to baseline): *p<0.05. . at post-treatment (T=4-month) and at follow-up (T=10- month and 16-month) in HAES.0001. 192 -O-HAES CHSS -±— Control T=0 T=A T=10 T=16 Time (months) Figure 2: Bctween and within groups' pairwise différences for susccptibility to hungcr at basclinc (T=0).01. SS and control groups. ***p<0.

***p<0.5 29 28. SS and control groups.05. . at post-trcatment (T=4-month) and at follow-up (T=10-month and 16- month) in HAES.5 T=0 T=4 T=10 T=16 Time (months) Figure 3: Betwecn and within groups' pairwise différences for BMI at bascline (T=0). **p<(). 193 -O-HAES 31.5 -D-SS 31 -à-Cbntrol E 30.5 Ë 30 BMI 29. Means values ± SE Significant within-group changes (in comparison to haseline): *p<0.()l.0001.

une association bidirectionnelle serait présente entre l'alimentation et la santé psychologique " . tels que le névrolisme. Alors qu'un bien-être psychologique altéré de même que la présence d'un névrotisme plus important puissent être associés à la surconsommation alimentaire. de désinhibition et de susceptibilité à la faim de même que de la présence d'un surplus de poids. Pour commencer. En accord avec les propos de Polivy et Ilerman. Hn effet. Reconnaissant l'importance des problèmes reliés au poids dans notre société. les femmes qui présentent un niveau élevé de désinhibition seraient plus à risque d'avoir un bien-être psychologique altéré. les différentes analyses descriptives réalisées ont démontré que : ■ Au-delà de la présence d'un excès de poids. À l'aide d'un volet descriptif et d'un volet clinique. De telles observations soutiennent ainsi l'importance de conjuguer ensemble les questions relatives aux comportements alimentaires de même qu'au profil psychologique. il apparaît donc pertinent d'étudier certaines dimensions qui s'y rattachent. la tendance à être consciencieux et l'amabilité. différents questionnements ont été soulevés quant à la saine gestion du poids. la première série d'articles présentés aux chapitres 3 à 5 souligne l'importance des associations entre les variables psychologiques et les comportements alimentaires au sein de la problématique du poids chez la femme. seraient des déterminants significatifs des comportements de restriction. le fait d'avoir des attentes plus réalistes quant au poids qui les rendrait heureuses serait associé à des caractéristiques psychologiques ainsi qu'à des comportements alimentaires plus sains. ■ Des traits de personnalité. l'objectif général de la présente thèse était d'approfondir nos connaissances relativement aux enjeux comportementaux et psychologiques en matière de gestion du poids auprès de femmes caractérisées par un surplus de poids et une préoccupation importante à l'égard de leur poids. 194 Conclusion À la lecture de la problématique présentée dans cette thèse. le fait d'être plus . ■ Peu importe le poids des femmes à l'étude.

mais serviront plutôt à soutenir l'individu dans la compréhension des facteurs impliqués dans son comportement alimentaire. tel que le chocolat ou la crème glacée chez les femmes. et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité» . de manière à favoriser une vie pleine et harmonieuse. Chez les gens qui éprouvent des difficultés au plan psychologique. des attentes de perte de poids plus réalistes. Ces résultats font ainsi ressortir l'importance de développer des interventions de gestion du poids qui mettent à profit les expertises des nutritionnistes et des psychologues. associées à un contrôle alimentaire plus flexible et à une moins grande susceptibilité à la faim. il pourrait être suggéré que de saines habitudes alimentaires ne pourraient être adoptées qu'en présence d'une bonne santé psychologique. pourraient être un moyen utilisé pour atténuer la présence d'émotions négatives en procurant du plaisir ou en rappelant de bons souvenirs 2I4 . En accord avec la définition de la santé selon l'Organisation Mondiale de la Santé. la consommation d'aliments jugés réconfortants. 195 susceptible à cette désinhibition pourrait également jouer un rôle au plan psychologique. l'adoption de saines habitudes de vie doit se faire en harmonie avec la santé psychologique. il apparaît important de mieux comprendre les liens qui unissent la saine 2U alimentation avec la santé psychologique . pourraient être le reflet d'un meilleur profil psychologique. mental et social. car une rétroaction peut être grandement favorisée. il nous apparaissait important . les liens unissant l'alimentation et la santé psychologique s'observant indépendamment du poids. Il faut donc aller au-delà de la simple notion de perte de poids. D'autre part. C'est alors que l'association bidirectionnelle proposée prend toute son importance. Par exemple. un tel comportement peut aussi être associé à de la culpabilité 2I5 et donc s'avérer peu aidant à plus long terme. tel qu'observé avec les traitements de perte de poids de nature cognitivo-comportementale. Parallèlement. Dans ce cadre-ci. devant l'insuccès des traitements traditionnels de perte de poids à plus long terme de même que face à l'importance des facteurs psychologiques et comportementaux au sein de la problématique du poids. surtout chez une personne qui désire contrôler son poids. À cet égard. le terrain pourrait être moins propice aux changements dans les habitudes de vie. Toutefois. Lorsqu'on parle de changements de comportements en lien avec la problématique du poids. soit que « La santé est un état de complet bien-être physique. les outils psychologiques ne seront pas qu'utilisés pour renforcer les règles de la diète.

ces changements s'étant d'ailleurs maintenus à plus long terme. a été observée à court terme chez les femmes du groupe NP. puisque des changements significatifs au niveau des comportements alimentaires ont été observés à court et à long terme chez les femmes ayant participé à l'approche de type soutien social (groupe SS). ■ Une réduction significative du poids corporel. les comportements alimentaires des femmes du groupe NP se sont donc avérés plus favorables que ceux des femmes n'ayant pris part à aucune intervention (groupe témoin). ■ Un effet significatif du soutien social a été note. Toutefois. le changement de poids observé n'était pas significativement différent de celui noté dans les groupes SS et témoin. les résultats de cette étude clinique font l'objet des articles présentés aux chapitres 6 et 7 de cette thèse. Ce changement de poids ne s'est également pas traduit en une amélioration du profil métabolique chez les femmes du groupe NP. Ces travaux rapportent principalement que : ■ Une diminution significative des comportements de desinhibition et de susceptibilité à la faim a été observée à court terme chez les femmes ayant participé à l'approche s'inspirant du nouveau paradigme (groupe NP). cette perte de poids s'étant maintenue après un an. les femmes de ce groupe n'ont connu aucun changement de poids significatif à court et à long terme. Même si une réduction des scores de restriction rigide n'a pas été observée à court et à long terme chez les femmes du groupe NP. dans un deuxième temps. Toutefois. se distinguant même des changements observés dans les groupes SS et témoin. qui s'inspire du nouveau paradigme en matière de gestion du poids. Toutefois. ■ Une diminution du désir de manger et de la sensation de faim a été notée à court terme chez les femmes du groupe NP. Ainsi. C'est pourquoi nous nous sommes intéressés. À long tenue. Les résultats qui se dégagent de cette étude clinique soutiennent l'hypothèse selon laquelle une approche s'inspirant du nouveau paradigme en matière de gestion de poids modifierait de façon favorable les comportements alimentaires des femmes à l'étude. correspondant à environ 2% du poids initial. 196 d'explorer de nouvelles stratégies en matière de gestion du poids. ce changement observé à court terme dans le groupe NP n'a pas été maintenu à plus long terme. à évaluer les effets à court et à long tenue d'une approche de gestion du poids alternative. elles ont connu une diminution plus .

Finalement. De même. suggérant que le soutien social pourrait être un élément important à considérer lors de l'élaboration d'interventions visant le changement de comportement chez les femmes. ce changement de poids n'était significativement différent de ceux notés chez les femmes des groupes SS et témoin. Il est toutefois important de rappeler que les femmes à l'étude présentaient une tension artérielle et des valeurs lipidiques correspondant déjà aux objectifs de santé visés par les recommandations médicales actuelles. telle que « Choisir de Maigrir ? ». Quant à la deuxième hypothèse de ce volet clinique du projet. Il apparaît donc logique que la restriclion imposée par les diètes traditionnelles puisse se traduire par une perception de privation accrue et cire ainsi pénible à maintenir à plus long terme. aucun effet significatif sur profil métabolique n'a été observé à court et à long terme à l'intérieur des trois groupes à l'étude. Une approche qui s'inspire du nouveau paradigme en matière de gestion du poids. ce qui peut expliquer pourquoi une amélioration d'un tel profil métabolique pouvait être difficilement observable. dont l'accent mis sur le soutien de l'individu dans l'appropriation de sa démarche. au détriment de la coercition. cette perte de poids ayant été maintenue à plus long terme. Cette caractéristique du nouveau paradigme peut permettre une réduction de la privation psychologique. Cependant. une légère diminution du poids corporel a été observée à court ternie chez les femmes du groupe NP. Alors qu'une réduction de l'apport en énergie qui origine d'un choix libre et autonome sera plus difficilement perçue comme une privation. les effets d'une intervention s'inspirant du nouveau paradigme sur les comportements alimentaires ne se sont toutefois pas démarqués des changements observés à l'intérieur du groupe SS. met à l'avant scène la liberté de choix et le plaisir. la notion d'obligation mettra quant à elle à profit une motivation extrinsèque. la présence d'un sentiment de liberté et d'autonomie augmente les chances de réussir sa démarche à plus long terme ' ' . Différents facteurs peuvent permettre d'expliquer les impacts observés suite à l'approche s'inspirant du nouveau paradigme. pouvant ainsi expliquer en partie la diminution des comportements de . en comparaison avec les femmes du groupe témoin. 197 importante de leurs comportements de désinhibition et de susceptibilité à la faim. Tel qu'énoncé dans la problématique de cette thèse. Le développement d'une motivation autonome au sein du processus de changement de comportement pourrait permettre à l'individu de se libérer de la perception de privation psychologique sous- jacente aux restrictions alimentaires qu'imposent les diètes hypocaloriques.

Groupe d'action sur le poids. Tel que mentionné précédemment. le nouveau plan d'action ministériel adopté en octobre dernier par le gouvernement québécois. il lui sera difficile de poursuivre dans la bonne voie si tout dans son environnement va à ['encontre de ses nouveaux objectifs. Parallèlement. tels que l'Association pour la Santé Publique. un suivi à plus long terme pourrait être envisagé à la suite des 14 semaines du programme «Choisir de Maigrir?». Afin de favoriser le maintien du processus de changement de comportement de même que la solidification des acquis. 198 désinhibition et de susceptibilité à la faim. La restriction calorique pourrait alors s'effectuer de manière plus flexible. l'implication d'un psychologue pourrait être d'autant plus importante dans l'individualisation de la démarche. À titre d'exemple. soulignant l'importance d'avoir une bonne santé psychologique. D'un autre côté. Chez les femmes qui manifestent des difficultés plus marquées au plan psychologique. favorisera l'adoption de saines habitudes de vie dans une optique de prévention et ce. la Coalition Québécoise sur la Problématique du Poids et ÉquiLibre . on ne peut maintenant que souhaiter que ce plan d'action puisse passer de la théorie à la pratique. des changements dans l'environnement doivent également être réalisés de manière à faciliter le maintien des nouveaux comportements adoptés. cette motivation autonome se doit d'être développée et soutenue sur une longue période. les nutritionnistes qui s'intéressent à la problématique du poids gagneraient certainement à laisser plus de liberté et d'autonomie aux femmes qui les consultent tout en développant une collaboration enrichissante avec les psychologues. le terrain doit également être propice aux changements dans les habitudes de vie.Plan d'action gouvernemental de promotion des saines habitudes de vie et de prévention des problèmes reliés au poids 2006-2012 ». par le biais d'un choix conscientisé et désiré de même que par une sensibilité accrue envers ses signaux de faim et de satiété. Un tel constat souligne ainsi l'importance de soutenir les individus dans leur démarche de changement par la mise en place d'actions politiques et de changements organisationnels. . 11 est d'ailleurs intéressant de noter que parmi les actions proposées par le gouvernement afin d'améliorer les services auprès des personnes touchées par la problématique du poids. pour que les changements de comportements observés puissent être maintenus à plus long terme. Avec la contribution d'organismes. Ainsi. 217 tant chez les individus que dans la société . Même si une personne fait preuve d'une grande motivation autonome pour faire des changements dans sa vie. intitulé « Investir pour l'avenir .

l'objectif de santé visé dans le nouveau paradigme. D'autre part.8% dans le groupe SS comparativement à X. 18. Cet élément semble donc être un ingrédient-clé à considérer dans le développement d'interventions auprès des femmes. elles nous ont tout de même fait part de leur mécontentement face à l'inaction des professionnels de la santé en charge du groupe. D'une part.c. au détriment de la perte de poids à tout prix. facilement quantifiable et grandement valorisé dans notre société alors que l'amélioration de la qualité de vie et de la santé dans sa globalité est une notion relativement abstraite et donc difficile à évaluer. car l'approche s'inspirant du nouveau paradigme semble favoriser une saine gestion du poids.3% . Auprès de femmes qui présentent déjà un excès de poids. un groupe ne reposant que sur le soutien social pourrait ne pas être viable à plus long terme. La perte de poids est un résultat tangible. Toutefois. 199 on retrouve la mise en œuvre du programme « Choisir de maigrir? » dans le réseau des centres de santé et de services sociaux du Québec Alors que la perte de poids ne soit pas l'objectif visé par le nouveau paradigme. ces résultats permettent d'adoucir les craintes à l'endroit du nouveau paradigme quanta un possible gain de poids dû à une libéralisation du contexte alimentaire. selon le format adopté dans ce projet de recherche. Les résultats observés dans le cadre du projet CHOIX vont plutôt à l'encontrc de ces préoccupations. il peut paraître étonnant de constater une légère diminution du poids à court terme chez les femmes ayant participé au programme « Choisir de maigrir? ». Un résultat surprenant qui émerge des travaux présentés est sans aucun doute les effets significatifs observés chez les femmes ayant participé à l'approche soutien social. Ce mécontentement s'est d'ailleurs manifestée par un taux d'abandon en cours d'intervention plus élevé que celui observé dans le groupe recevant l'approche nouveau paradigme (i. Llles auraient grandement apprécié que ces dernières soient plus actives au sein du groupe et qu'elles puissent répondre à leurs nombreuses questions au sujet de l'alimentation et du poids. est un concept pouvant être difficile à intégrer pour les femmes. il peut être difficilement concevable pour elles que la simple prévention d'un gain de poids éventuel puisse être un objectif aussi louable que la perte de poids. Quoi qu'à la fin des rencontres la plupart des participantes étaient satisfaites de leur expérience. cette perte de poids s'étant également maintenue à plus long terme. Cette situation pourrait expliquer pourquoi la perte de poids demeure un objectif de choix pour la plupart des femmes.

il aurait également été possible d'effectuer des comparaisons entre les restrictions évaluées par le TFEQ et la RS afin de mieux comprendre les facteurs qui distinguent ces deux types de restriction. la participation à un groupe de soutien pourrait maximiser l'effet positif du soutien social dans la poursuite des objectifs de changement définis dans le cadre de « Choisir Maigrir ? ». la nutrition étant une science qui a acquis une certaine popularité auprès du public. Pour pallier à cette difficulté. La mesure de la restriction cognitive à l'aide de la RS aurait tout d'abord été un ajout d'intérêt à ce projet. Toujours dans l'optique de mieux cerner la notion de privation psychologique. la nutritionniste et la psychologue qui agissaient à titre d'intervenantes dans le groupe. 200 dans le groupe NP). En plus de permettre une évaluation d'une forme de restriction ayant été associée précédemment à la privation psychologique . on comprend qu'elles pouvaient s'attendre à recevoir des conseils relatifs à l'alimentation et la psychologie. Puisque les femmes du groupe SS savaient très bien que les intervenantes étaient des professionnelles de la santé. et favoriser une meilleure rétention dans le groupe. En dernier lieu. À cet égard. à adopter des comportements alimentaires compulsifs et à éprouver de la . Une telle situation exige donc une bonne dose de prudence envers la qualité du soutien offert afin d'éviter le renforcement de propos qui peuvent s'avérés erronés. avaient pour rôle de faciliter les échanges entre les participantes sans donner d'informations spécifiques. elle fait malheureusement face à une propagation importante de mythes. il pourrait être proposé qu'une approche de type soutien social puisse être mise en place à la suite d'une démarche de gestion du poids plus structurée. sans posséder de formation professionnelle dans le domaine de la santé. il aurait été intéressant d'inclure au projet un questionnaire mesurant l'obsession quant à la nourriture ou au poids. particulièrement dans le domaine de la gestion du poids. Afin de pallier aux attentes des participantes qui n'ont pu être satisfaites dans le contexte de l'étude. Par exemple. rejoignant môme le taux d'abandon de 20.8% noté pour le groupe témoin. Il est important de rappeler que dans le cadre du projet CHOIX. l'animation d'un groupe reposant sur le soutien social pourrait être réalisée par des gens qui ont vécu une problématique semblable et qui peuvent apporter de l'aide à leurs pairs. Par ailleurs. il importe de discuter de la pertinence de mesurer d'autres variables qui auraient pu contribuer au protocole de recherche. le Eating Obsessive and Compulsive Questionnaire aurait pu être un outil intéressant pour évaluer la tendance à avoir des pensées obsessives envers la nourriture.

Finalement. telles que l'identification des facteurs comportementaux et psychologiques qui caractérisent les femmes les plus susceptibles de profiter d'une approche qui s'inspire du nouveau paradigme. 201 culpabilité ou de l'anxiété face aux aliments 2 ' 8 . l'ajout de ce deuxième questionnaire aurait tout de même permis d'évaluer plus spécifiquement les effets d'une approche s'inspirant du nouveau paradigme sur le côte obsessif associé à la nourriture. En somme. De plus. tout en favorisant le développement d'une démarche autonome. on peut ainsi déduire que la régulation intuitive de la prise alimentaire est favorisée dans cette approche. Ces travaux ont ainsi mis en lumière d'autres hypothèses qui demeurent toujours sans évidence. l'ajout du Intuitive Eating Scale aurait permis d'investiguer des changements possibles auprès de composantes- clés de la régulation intuitive de la prise alimentaire. et 3) la confiance envers ses signaux internes de faim et de satiété dans la détermination de l'apport alimentaire . En fouillant ces questions. et non pas émotionnelles. Il apparaît alors possible de présumer qu'une approche qui s'inspire du nouveau paradigme en matière de gestion du poids puisse représenter une alternative de choix auprès de femmes qui tentent de retrouver une certaine harmonie avec leur poids et leur alimentation. que la philosophie du nouveau paradigme se distingue des approches traditionnelles en matière de gestion du poids. 2) le fait de manger en réponse à des raisons physiques. un nouveau questionnaire. La pertinence de mettre en place des interventions qui s'inspirent du nouveau paradigme auprès des hommes mérite également d'être évaluée. permettrait justement d'évaluer 1) la permission de manger sans s'imposer de conditions. le nouveau paradigme mettant l'accent sur l'importance d'écouter ses signaux de faim et de satiété. nous avons plutôt pris conscience de toute la complexité qui émerge de ce domaine de recherche. soit le Intuitive Eating Scale. En revanche. De pair avec l'évaluation des sensations reliées à l'appétit lors du déjeuner standardisé. Bien que la désinhibition évaluée par le TFEQ ait été associée à une prise alimentaire compulsive . la santé psychologique de même que les effets nouveau paradigme en matière de gestion du poids. . À ce sujet. les liens importants qui relient l'alimentation et la psychologie ne sauraient à présent être mis en doute. nous en savons toujours peu sur l'implication des facteurs psychologiques dans la détermination des choix alimentaires. il serait tout à fait utopique de croire que les travaux de la présente thèse aient permis de répondre à l'ensemble tics questions de recherche touchant les comportements alimentaires. C'est en tentant de rendre justice à ces liens.

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Candidate au doctorat Institut des nutraccutiqucs et des aliments fonctionnels.Se. Nutrition . M. Institut des nutraccutiqucs et des aliments fonctionnels Université Laval 2440.ca . Université Laval.provcnchcr@inaf.p.ulaval. Boulevard Hochelaga.Science en évolution. Ordre Professionnel des diététistes du Québec (Manuscrit sous presse) Adresse de correspondance : Véronique Provcnchcr.Annexe A Les comportements alimentaires : un enjeu important pour une saine gestion du poids Véronique Provcnchcr. Dt. Québec (Québec) G1K 7P4 Téléphone: (418) 656-2131 poste: 11469 Fax:(418)656-5877 Courriel : véronique. Département des sciences des aliments et de nutrition.

Comportements alimentaires. Afin de tendre vers des changements de comportements qui sont en harmonie avec la santé psychologique. À cet égard. la perception qu'un contrôle rigide doit être exercé sur l'alimentation serait plutôt associée à un poids plus élevé et à des scores de désinhibition plus importants. les interventions qui s'inspirent de cette vision plus globale faciliteront la reconnaissance des signaux de faim et satiété et l'identification des facteurs psychosociaux qui influencent la prise alimentaire. il apparaît donc important d'adopter une nouvelle vision de la problématique du poids qui met l'accent sur la liberté de choix et le plaisir. Mots-clés : Obésité. . 219 Résumé L'obésité est une problématique multifactoriclle où l'implication des comportements alimentaires dans le contexte d'une saine gestion du poids apparaît d'un intérêt majeur. Santé psychologique. La littérature soutient par ailleurs qu'une saine gestion du poids serait favorisée par la mise en action d'interventions qui soutiennent l'individu dans l'appropriation de sa démarche. les comportements de désinhibition et de susceptibilité à la faim ont été associés à la présence d'un surplus de poids ainsi qu'à un plus grand apport en énergie et en lipides. Bien que la restriction cognitive puisse sembler à prime abord souhaitable à la perte de poids et au maintien d'un poids plus faible. Plus spécifiquement. Interventions nutritionnclles. La difficulté qu'éprouvent certaines personnes à relier leurs sensations de faim et de satiété à leur prise alimentaire serait également associée à des niveaux plus élevés de désinhibition et de susceptibilité à la faim de même qu'à un poids plus élevé. Signaux de faim et de satiété.

L'obésité est en fait une problématique multifactorielle où de nombreux facteurs biologiques. ces comportements alimentaires se . Cette progression de l'obésité au sein de la population s'explique par la difficulté à maintenir l'équilibre entre l'apport et la dépense énergétique. Tel que décrit dans le Tableau 1. la desinhibition et la susceptibilité à la faim : quelques définitions Sous l'influence de divers facteurs biologiques. la mise en action d'une telle recommandation s'avère beaucoup complexe. l'implication des comportements alimentaires dans le contexte d'une saine gestion du poids apparaît d'un intérêt majeur. nous nous attarderons plus spécifiquement aux comportements alimentaires qui ont été invesligués à l'aide du Three-Factor Eating Questionnaire (TFHQ). Dans le présent article. nous nous intéresserons donc à caractériser certains comportements alimentaires ayant été étudiés pour leurs associations avec le poids et l'apport alimentaire. Au cœur de cette problématique multifactorielle. La restriction. 220 Introduction Tant dans les médias que dans la littérature scientifique. psychologiques et sociaux influencent l'équilibre énergétique. nous proposerons quelques pistes permettant d'optimiser les interventions nutritionnelles en matière de gestion du poids selon une vision plus globale de la problématique du poids. Cette complexité s'illustre notamment par le regain de poids observé chez une majorité de gens qui tentent de perdre du poids . L'élaboration de solutions efficaces et durables permettant de prévenir et de traiter l'obésité demeure ainsi un défi de taille. Nous identifierons également leur rôle possible dans le processus de perte et de maintien du poids. L'obésité représente une préoccupation de santé publique importante. Pour terminer. plusieurs comportements alimentaires peuvent être impliqués dans la problématique du poids. dans un environnement « obésogène » qui favorise la surconsommation alimentaire et la sédentarité 2. Même s'il paraît facile de renverser la tendance en mangeant simplement moins et en bougeant plus. Dans le présent article. les problèmes reliés au poids suscitent un vif intérêt. d'autant plus qu'une majorité de Canadiens affichent désormais un surplus de poids '. psychologiques et sociaux.

s'illustrant entres autres par une surveillance stricte des portions consommées. il s'agit d'une consommation d'aliments en présence de déclencheurs qui stimulent la faim ou l'impression d'avoir faim 4. Lorsque nous avons mis ces deux sous-facteurs en parallèle . notez toutefois que ce questionnaire n'est pas considéré comme un outil d'évaluation clinique. nous n'avons observé aucune différence entre les scores de restriction cognitive des gens obèses et non-obèses . la désinhibition et la susceptibilité à la faim. un gain de poids plus important a même été noté à long terme . Quant à la susceptibilité à la faim. particulièrement chez les femmes . Les comportements alimentaires du TFEQ et la régulation du poids corporel Associations avec le poids corporel et l'apport alimentaire Dans le cadre de nos travaux de recherche. À l'opposé. La restriction cognitive se manifeste lorsqu'une personne qui se préoccupe de son poids sait qu'elle doit contrôler sa prise alimentaire et qu'elle tente de le faire. La présence de ces comportements alimentaires était également associée à un plus grand apport en énergie et en lipides. une personne plus flexible face à son alimentation se laisserait la latitude de faire quelques écarts en trouvant une solution pour compenser 7 . Quoiqu'un niveau élevé de restriction cognitive ait été associé à de plus faibles apports en énergie et en lipides. il a été proposé que ce comportement puisse être divisé en deux sous-facteurs : le contrôle rigide et le contrôle flexible 7. Même s'il serait logique de croire qu'une plus grande restriction cognitive serait systématiquement associée à un poids plus faible. nous avons constaté que les scores de désinhibition et de susceptibilité à la faim étaient plus élevés chez les hommes et les femmes obèses que chez les non-obèses . Une personne qui exerce un contrôle rigide sur son alimentation se distinguerait par une approche de « tout-ou-rien ». Afin d'éclaircir le lien entre la restriction cognitive et le poids corporel. 221 regroupent en trois catégories : la restriction cognitive. Chez les femmes qui présentaient des scores de restriction cognitive élevés. une telle affirmation est loin de faire l'unanimité dans la littérature. Même si le TFEQ a été fréquemment utilisé en recherche. La désinhibition représente plutôt une surconsommation d'aliments en réponse à des influences extérieures et associée à une perte de contrôle sur la prise alimentaire de même qu'à l'absence de sensations de faim.

De par une perception négative des changements relatifs à son alimentation. une approche de perte de poids qui encourage un contrôle rigide de l'alimentation favoriserait plutôt l'émergence de la désinhibition . une telle situation pouvant se produire même si aucune restriction calorique n'est réellement présente ". Une personne démontrant plus de rigidité face à son alimentation pourrait ainsi être plus susceptible de perdre le contrôle sur sa prise alimentaire. cette personne expérimentera une privation psychologique. Les comportements de désinhibition et de susceptibilité à la faim peuvent ainsi refaire surface. la perception d'un individu quant au contrôle qu'il doit exercer sur son alimentation semble jouer un rôle clé dans la réussite d'une démarche de gestion du poids. ce qui compromet le succès de la démarche de perte de poids à plus long terme . Implications dans le processus de perte et de maintien du poids En proposant aux gens d'entreprendre une dicte afin de perdre du poids. 222 avec le poids. Une personne peut en effet se sentir privée si elle perçoit qu'elle mange moins qu'à l'habitude ou en moins grande quantité qu'elle ne le souhaiterait. Un contrôle plus rigide était relié à un poids plus élevé et à des scores de désinhibition plus importants . Même si une restriction cognitive semble à prime abord souhaitable pour faire face à un environnement non-favorable à une saine gestion du poids . les stratégies nutritionnelles préconisées dans le traitement de l'obésité misent sur la restriction calorique . le maintien d'un niveau élevé de restriction cognitive s'avère toutefois difficile au quotidien. L'importance de la santé psychologique Bien qu'un contrôle plus fiexible de la prise alimentaire serait associé à une meilleure gestion du poids à plus long terme. on peut toutefois questionner la justesse d'une telle solution pour l'ensemble de la population. des associations contraires ont été observées. Selon ces observations. La présence d'un regain graduel du poids perdu au fil des années semble d'ailleurs être l'aboutissement de nombreuses tentatives de perte de poids . Une relation plus difficile . En raison des multiples facteurs qui influencent l'équilibre énergétique. Lorsque le comportement alimentaire de la personne à la diète répond bien aux règles établies par le plan proposé. une augmentation de la restriction cognitive et une diminution de la desinhibition sont observées en cours de traitement .

peu importe leur poids ' 5 . Notons également que la difficulté à relier les sensations de faim et de satiété à la prise alimentaire serait associée à des niveaux plus élevés de désinhibition et de susceptibilité à la faim de même qu'à un poids plus élevé x . il apparaît donc important d'adopter une nouvelle vision de la problématique du poids qui met à l'avant scène la liberté de choix. Comment peut-on donc s'assurer que les changements de comportements alimentaires favorisant une saine gestion du poids puissent se réaliser de façon harmonieuse ? Vers une vision plus globale de la gestion du poids En plus d'être associée à certaines difficultés au plan psychologique. l'expérimentation. La notion de restriction cognitive fait plutôt référence à des renforçateurs externes (p. . insatisfaction quant au poids) peuvent d'ailleurs être observés chez des femmes à la dicte qui apprécient moins le plaisir de manger ' 2 . Ces observations suggèrent donc qu'une saine gestion du poids va bien au-delà d'un simple objectif de contrôle alimentaire ou de perte de poids. faible estime de soi. Par ailleurs. Une augmentation des sensations de faim et du désir de manger de même qu'un niveau plus élevé de dépression ont également été notés chez des gens ayant suivi une diète restrictive afin de perdre du l3 14 poids ' .ex. le plaisir et le respect des signaux 2I 22 de faim et satiété ' . 223 avec les aliments et la présence d'affects négatifs (p. nous avons constaté que des femmes présentant de faibles niveaux de désinhibition affichaient un meilleur bien-être psychologique que celles ayant des niveaux élevés de désinhibition et ce.ex. plan alimentaire ou règles à suivre). une stratégie de gestion de poids directive et rigide pourrait nuire aux prises de conscience qui soutiennent un changement de comportement sain et durable . la restriction utilisée comme stratégie de perte de poids ne s'effectue pas toujours être en accord avec les signaux de faim et de satiété . D'autre part. sentiment d'obligation ou de culpabilité. Afin de tendre vers des changements de comportements qui soutiennent la santé dans sa globalité. alors que c'est vraisemblablement en mettant l'accent sur l'autonomie de la personne et l'internalisation des changements que la réussite à long terme est favorisée ' . Cette nouvelle vision exigera alors une optimisation des interventions réalisées par les diélélisles/nutritionnistes en matière de gestion du poids.

en est un bon exemple (voir www. 224 Optimisation des interventions nutritionncllcs en matière de gestion du poids L'exemple de Choisir de Maigrir ? Les programmes d'intervention qui s'inspirent d'une nouvelle vision de la problématique du poids considèrent les changements de comportements et la gestion du poids selon leurs dimensions biologique. Tel qu'illustré à la Figure I. . l'approche de groupe Choisir de maigrir?. le journal alimentaire peut être utilisé comme un outil d'observation qui facilite l'analyse du comportement alimentaire plutôt que comme un outil de contrôle. Afin de vérifier si un tel programme apporte des changements significatifs sur les comportements alimentaires évalués par le TFBQ. Et pour lu pratique clinique des diététistes/nutritionnistes ? Au lieu de miser sur la restriction cognitive et la perte de poids à tout prix. certains outils cliniques favorisent de meilleures prises de conscience. Tout en misant sur l'autonomie. A titre d'exemple. Au Québec. il apparaît plutôt souhaitable de soutenir l'individu dans une démarche orientée vers la reconnaissance des signaux de faim et de satiété de même que l'identification des facteurs psychosociaux qui influencent la prise alimentaire. développée et soutenue par ÉquiLibre Groupe d'action sur le poids. Les restrictions alimentaires sont ainsi mises de côté pour faciliter l'écoute des signaux de faim et de satiété et la reconnaissance des influences externes sur la prise alimentaire . ce programme vise à soutenir l'autonomie de l'individu dans sa démarche par l'adoption de saines habitudes de vie et la prise d'une décision éclairée face à l'amaigrissement. Un an après la fin des interventions. nous avons testé les effets de Choisir de maigrir ? auprès de femmes présentant un surplus de poids. ce journal peut questionner la personne sur un ensemble de facteurs qui influencent sa prise alimentaire. psychologique et socioculturelle . l'expérimentation et le plaisir.ca pour plus de détails) ' . Anime par une diététiste/nutritionniste et une intervenante psychosociale.equilibre. nous avons constaté que les scores de desinhibition et de susceptibilité à la faim avaient diminué davantage chez les participantes de Choisir de maigrir ? que les femmes faisant partie d'un groupe témoin. Ces résultats suggèrent donc que ce programme permet l'atteinte de comportements alimentaires favorisant une saine gestion du poids.

. il est aussi important de reconnaître nos limites professionnelles lorsque nous travaillons auprès de gens qui manifestent des difficultés plus marquées au plan psychologique. Une bonne santé psychologique étant plus propice aux changements. Par ailleurs. l'implication d'un psychologue pourrait ainsi enrichir grandement la démarche amorcée. Parallèlement. nous pouvons dès maintenant enrichir nos interventions nutritionnclles en mettant à profit l'autonomie. Conclusion Tout en reconnaissant l'importance d'une alimentation de qualité et d'un mode de vie actif. l'expérimentation et le plaisir. Môme si de plus amples études s'avèrent nécessaire pour parfaire notre compréhension des problèmes reliés au poids. 225 comme les signaux de faim et de satiété de même que les sentiments vécus avant et après le repas. l'adoption de comportements alimentaires qui favorisent une relation harmonieuse avec la nourriture et avec soi-même est un enjeu à considérer pour une saine gestion du poids. des changements collectifs devront être réalisés afin de rendre nos environnements favorables au maintien des comportements alimentaires souhaités.

Comportements Définitions et exemples alimentaires Quand une personne sait qu'elle devrait contrôler son apport alimentaire et qu'elle tente de le faire le plus souvent Restriction cognitive* possible : ■ Se servir de petites portions . associée à une perte de contrôle sur la prise alimentaire et à une absence de sensations de faim : Désinhibition ■ Manger trop lors d'une occasion sociale . ■ Calculer le nombre de portions consommées.ex. * : Le premier exemple pour la restriction cognitive réfère au contrôle flexible alors que le deuxième concerne le contrôle rigide. Surconsommation d'aliments en réponse à des influences extérieures. 226 Tableau 1 : Description des comportements alimentaires évalués par le TFEQ. anxiété ou ennui). Consommation d'aliments en présence de déclencheurs qui stimulent la faim ou l'impression d'avoir faim : Susceptibilité à la faim ■ Avoir souvent faim entre les repas. . Les exemples de ce tableau ont été rédigés à partir des questions du TFEQ . ■ Avoir assez faim pour manger à la vue d'une gourmandise. ■ Manger en réponse à des émotions (p.

3 = Faim intense. + Degré de satiété : 0 . Satiété Influences sur Sentiments (0-4)* lieu. avec consommés façon de (0-4)' la prise avant/après qui manger** alimentaire Figure 1 : Exemple de l'entête d'un journal alimentaire qui permet d'analyser les caractéristiques du comportement alimentaire.Pas rassasié du tout. 227 Faim Heure. ** Vitesse : vite ou lentement. 1 = Légèrement rassasié. 2 = Faim modérée. . Aliments Vitesse. 4= Faim incontrôlable . 2 = Parfaitement rassasié. Façon de manger : attentivement en dégustant ou plutôt distraitement . J = Faim à peine perceptible. * Degré de faim : 0 = Pas faim du tout. 4= Inconfortable. 3 = Trop rempli.

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230 Annexe B Thèmes des rencontres du programme « Choisir de Maigrir ? » lre rencontre : Je commence ma démarche 2 e rencontre : J'évalue ma consommation alimentaire 3 e rencontre : J'analyse mes habitudes alimentaires 4 e rencontre : J'évalue mes besoins énergétiques 5e rencontre : Je mets mon corps en mouvement 6e rencontre : J'écoute mon corps (journée intensive) 7e rencontre : Je prends conscience de l'influence des autres 8e rencontre : J'explore mon image corporelle 9e rencontre : J'examine mes motivations à maigrir 10e rencontre : Je choisis l'orientation de ma démarche 1 Ie rencontre : Je nourris mon corps 12e rencontre : Je deviens critique face aux diètes 13e rencontre : Je précise mon plan d'action 14e rencontre : J'évalue ma démarche .