You are on page 1of 3

En ce qui concerne les critiques que l’on peut faire du projet de loi de

finance pour 2008 sur la mission sécurité comprenant les programmes


police et gendarmerie plusieurs choses peuvent être constaté:

Concernant le programme police nationale:

Alors que les actes de délinquance et de criminalité notamment contre les personnes
sont en augmentation, pour exemple, entre 2002 et 2006 ces violences faites aux
personnes ont augmentées de 13,9%, il est quand même prévus une diminution du
plafond d’emploi du programme police nationale de 1400 emploi exprimé en ETPT
dont 945 qui seront supprimé en application de la décision de ne remplacer qu’un
départ à la retraite sur deux.

Toujours dans ce programme, une augmentation de 20 millions à 25 millions d’euros


de primes de résultats est également prévus ce qui peut aboutir plus à une concurrence
entre fonctionnaires qu’à une coopération.

Concernant le programme gendarmerie nationale:

Ensuite, on peut regretter la diminution de 2,52% des AE et de 0,58% des CP du


programme gendarmerie nationale par rapport à 2007 qui est un programme essentiel
avec celui de la police.

Ici aussi une diminution du plafond d’emploi de 965 emploi ETPT est prévus dont
475 qui seront supprimé en application de la décision de ne remplacer qu’un départ à
la retraite sur deux.

On peut regretter que le taux d’exécution pour les crédits d’investissement est en nette
diminution car il n’est que de 70% alors qu’il est de 96,6% pour les crédits de
fonctionnement et de rémunération et charges sociales.

Le parc domanial de la gendarmerie nationale souffre d’un certains niveau de vétusté


qui n’est pas négligeable car en effet 70% de la superficie du parc qui a plus de 25 ans
nécessite une rénovation qui s’impose à cause du retard accumulé au cours des
dernières années.
Les délais de construction des bâtiments pour les gendarmes sont quant à eux
particulièrement longs.
Quant au financement du développement et de la modernisation de ce parc, celui ci
s’appuie sur des contrats de partenariats public-privée.
Ce financement est assuré par l’administration au moyen de baux emphytéotiques en
complément d’un financement par par une personne privée ce qui induit un surcoût lié
à une prime de l’opérateur privé qui est la conséquence d’une réduction de
concurrence.
Ceci place cet opérateur privé dans une situation de quazi monopole et conduira à une
élévation du prix pratiqué par celui-ci.
En ce qui concerne les dispositions communes de la mission sécurité:

Il est prévus un recours accru aux technologies nouvelles en consacrant 1,1milliards


d’euros à cette accélération technologique, soit un doublement des moyens actuels
alors que les effectifs globaux actuel ne nécessiterait plus de nouvelles augmentations.
La surabondance financière utilisé pour ces technologies pourraient être investi plus
efficacement afin d’augmenter le nombre de fonctionnaire.

En ce qui concerne la présence des fonctionnaires dans les zones sensibles ou la


sécurité est particulièrement difficile à assurée, on a constaté que les effectifs présents
dans ces zones sont souvent très jeunes et le taux de rotation y est élevé ce qui nuit à
l’efficacité opérationnelles des services de police et gendarmerie.

Au 1ER juillet 2007, on a constaté que sur 230 villes situées en zones de compétence
police et étant dotées d’un dispositif de vidéosurveillance qui est un système
essentielle pour et efficace pour la sécurité des personnes, et bien seulement 53 sont
dotées d’un déport d’images vers un commissariat de police ou un centre
d’information et de commandement ce qui est insuffisant.
On peut également faire une comparaison avec d’autres pays pour avoir un aperçus de
cette insuffisance en constatant par exemple qu’à la différence de Paris qui compte un
peu plus de 300 caméras, Londres en compte 30 000.

Quant à la charge liée aux gardes statiques, celle ci reste lourde pour la majorité des
services de police et gendarmerie.
Sans prendre en compte la police nationale, la gendarmerie nationale à elle seule
consacre déjà plus de 2000 emplois à ces gardes statiques dont par exemple 137 pour
l’hotel Matignon, 540 pour la sécurité du palais de justice de Paris , 169 pour
l’assemblée nationale, 166 pour le sénat, 365 pour la présidence de la république pour
n’en citer que les plus importantes, tandis que des dispositifs de vidéosurveillances ou
d’alarmes anti-intrusion pourrait garantir le même niveau de sécurité et permettre ainsi
un gain significatif en personnel.

L’existence de deux structures distinctes pour la police technique et scientifique dont


l’une est composée de l’institut national de la police scientifique (INPS) et l’autre de
l’institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) peut constituer
un frein à l’accés de fichiers important pour l’élucidation des affaires.
Une fusion de ces deux structures permettrait donc une meilleure coordination des
services de police et gendarmerie et permettrait une plus grande rapidité de circulation
de l’information.

Les transfèrements et extractions de prévenus ou de condamnés mobilisent un nombre


important de fonctionnaire.
Ainsi, la gendarmerie a par exemple consacré en 2006 1 813 348 heures à ces taches
correspondant à 108 875 transfèrements et extractions judiciaires, 10 252
transfèrements et extractions administratives et à 222 transfèrements militaires.
En ce qui concerne la police nationale, la garde et l’escorte des détenus mobilise prés
de 2700 emploi ETPT.
Un réunion de ces charges de transferts au main d’une seule administration; le
développement de techniques comme par exemple le recours à la visioconférence pour
les audiences devant les magistrats ou bien la mise à contribution de la police et de la
gendarmerie seulement pour le transfert des détenus dangereux et permettant de
limiter ces transferts serait tout à fait envisageable.

Related Interests