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=, S24, A 0,860 | ina SALON : | | coup pikil, GENERIL Leol fr ees I | | Les portes du Salon do peinture, aujour~ @hal, quand elles s'ouvront, font un, bruit Senfer. Et tout lo ingndo se rue. |Jadis, alles ||tournalent discrétomont sur) leurs gonds: Cot art do latpeinture, autrefojs cul- tiv & Fombre: d'atoligrs en quelqid sorto guslores, of Lo délasseniont d'un polit nom~- bro d'initién, sont pasnds AI'ctat jo. ddinalno domaun : e'est un four banal of: chagun va quiralin plat do son mftier, yxtdina do fa inanléra do sentir at do voir. ‘Tout te monde fait dale pelnture, prosque tout lo monde se mélo; de parlor pointure.| Dans Vintérieur Je plus innec2nt cn apparence, dans les armojrerles moins suspectes, en foulllant bien, yous découvririez des pin- ecaux séchés, ef ung paletta converte des | tons les plus invraisemblables. C'est an en~ gouemant géaéeal, un courant qu'on na ra miontara pas, ct leu krch » actuol qui s6- - vit sar les tableaux sera linpulssant 4 en- rayer ea mouvement, 1h eaite banale préoceupation artistique, Ecesfubier de le foule, éceite manie d's i mareuts, Bcette vegétation Jouche, il faut opposer us langage sérére ek porter avec viguear la cogadequi tranche & Je racine mite de Varbre. Il ne faut pas que l'art | solt dtouflé par les artiates, 1a slacérits par | letéter, Jo génle par I'babi La jury | dé palituré manque 6 cctto thehe d'atre le Atagan quilgardo les pommas ‘dor -do.ce. in lin aan Rabseldos, Fareha a Véps fgmboyantd qut! défond Jentyéa da'ca p radis ltorrostrett il faut lo Tui diro on face. tf Hijm'appara(t daniant plus mesquin ct ma-, lnglroft.qua|samission ost plas. grandp. It st plus. gt faut cassar gang pitid los oncogs n nts dont: on cqrosso le noz de 1 Aoadjmio dg3 Beaux-Arts, — aotte vieille coquotts TLncadéa toe roduit ‘rion, Ie jucy do | paintitre no] sost; j rion, Impulysqn? A pro- { Yaqiuer quof quo co soit, Incapablo d'stont= fer qui quo |co|.soit, C'ost vainoment que PAcadimio,{allaite dos nourrlssons, pread Bae Jon artistos Au bercoau, Ello fait dos viell~ GIHEQ lnrdeide oos| onfants, D'autre ipart, quien > modi In pjoegduro dou sort Jo jury do painturo, comnja qa viont do lo falro dans gee daraloraltomps, polne Inullle! 1.0 'So~ g a * jz Ae lon ast ot fed toujours Ja mame, ni \ame meilleur nt plrd Tl se répate chaque annso ° vee uno dijoldnto monotonie, 1s preinier coup d’oall sur Le Salon, lo ro- gril géodral qu'on jotte aur,les salles. qui ir'gn subitle| douloureux contre-coup? Ah! vous dit¢s-vous, miaisic'est'lo Salon do ‘anngo dernidro quo vous m’oflrez lil Et vous vous Alas dgja dit la mmo éhosa l'an- néo d'avant, Et yous vous [dites cata & rehaque ine mal, dopuls dix aus. I sem- 1} a'pris la peino soulomont lo. changar les foiles do place, Co sont parpa- tuellument Ips mamos aujats, traltds avec Ia tbino wauclwrie, In inémo patience atérilo, fort poutlla: Co ne sont point 1 ont travallld A cos tableaux mais des condanitiés aux labours furecs, 4u tous,fort proprament ot pitoyablement, hé- las! so sont ncquittés do leur besogne, par dovoir ow. par nécessite.,! art est even. un choral do: mandge, il tourne su mo, il pidtine sur place, otdans a etainto qu'il no yoio sa honte, il adeug ailléres sur los youx. ¢ Ia fanto do l'Académio? Noa. 1? uliinie est uno exeuso. Est-co Ja faut jm clo” enfantin pour los courours de -haute ract. Getta, époquo a los artistes qu'elle mérite, voila tout. Crest le souffle des gra ides dpoques'qui place les cuvres A la han- tour qui oblige los foules A lever la tét Par co temps do calmo pat, 10 public, de lovor les youx, n'a qu’A ragardor simp mont devaal| lui, quand il n'est pas obligs dese baisser. : 1 iCommont classor tous ces ouvrages, comment assigner nno placo A tous cas mna~ niours du pluceau? I ya das tendances vagues, dog irrSalisations, mais pas d'é~ coles, i veal dire, Oa sont-los chefs, les soklats, Varniéo? Appellzrons-nouy M. ‘ Bouguereay*cliof de-groupe 7.1 appartient onrlant | ryge entégorie do peintr nt M. Boulangor’a lourdemant résium gilo dans yno'lettre toute récoute+Comme auteur doa lettre, MJ Bouguereau d du :? Pas davantage. Le jury est un obsta- 1 igne les! bas-fonds, perche sur les som- EE nots, rend au Peau Fam eulle anlique mold d'nspirations: dternollos) est I'ayo:~ veux des muges ‘aux chasios draperius, HL nppartient' 1a grande tradition, il est de konno gnalson. Ile la digalté do gon art; comma don Ruy” Gomez do Silva} il peut montrer, {sur’ #05 miurallles, 4a galeria rante d'agcdtras, Iaquellmcommenc: Raphael pour finir A Jul, Bouguereau. Mais juctitie-t-il cette attitude? Sa diguits n'est qu'une pose, Latmosphora dans la~ quello iL go miauty c'est Pantosphorad quo jalme, c'est la vi ou plutot ca été Ia, vraio; c'est’ colle du genic, do la v1 scathnent, de |'imagination criatrice, dela, | pensée dominatrice. Je le vois bien juchs | sue TOlynpe de Mart, et A cats Ee tro, j'ea distingun bien d'autres, » | MosMetoniepar examplo; j'y vois errar M. L-aryPSl.Cabaitel ues est de cotens lo dont VEllacin serail, si l'on veut, M. Raphavt Collins Mais N. Cabanel a lair de‘romplic 1s tii intérijn. Tout au plus veille-t-il A oo qua ly failflo ‘rayon qul’ agoniss dans Ia Tampe d’atbitre, dont lo génio a cessé de ronouveler 'hutila d'or, no s'éteigne pas i tout jamais Il est une mata qul protege de Finjare des vents, ot cost beaucoup dire.