Quotidien national d’information — 20, rue de la Liberté - Alger — Tél. : (021) 73.70.81 — Fax : (021) 73.90.

43 — 55
e
Année — Algérie : 10,00 DA - France : 1 €
22
e
JOUR DE RAMADHAN
IFTAR
ALGER 20.07
ORAN 20.19
CONSTANTINE 19.52
ANNABA 19.49
IMSAK
ALGER 3.50
ORAN 4.10
CONSTANTINE 3.39
ANNABA 3.31
12
e
JOUR DE L’AGRESSION ISRAÉLIENNE CONTRE GHAZA
337 Palestiniens tués
Contre Israël,
tous les pays
sont frappés
d’une soudaine
incapacité à agir.
Il paraît
surréaliste, au
moment même
où une
population civile
est enterrée
vivante sous un
déluge de
bombes, que
certains Chefs
d’Etat apportent
publiquement
leur soutien à
Israël, et appelle
Hamas à cesser
son agression.
Pourquoi la
communauté
internationale ne
met-elle pas
Ghaza sous
protection
internationale ?
GAZ DE SCHISTE
LA CANICULE FAVORISE LES FEUX DE FORÊT
OUVERTURE CE MATIN DE LA CONFÉRENCE
NATIONALE SUR L’ÉDUCATION NATIONALE
400 propositions
soumises à débat
P. 11
Sonatrach prévoit
de se lancer
dans la production
à partir de 2020
AMONT PÉTROLIER ET GAZIER
42 milliards de dollars
seront investis sur 5 ans
EQUIPE NATIONALE
Du sang neuf en perspective des éliminatoires
G Le Français Christian Gourcuff, nouveau sélectionneur
Une dizaine de wilayas touchées
G 66 incendies de forêt déclarés durant la journée de vendredi
CAN-2015
Des actions de solidarité dans le monde pour l’arrêt de l’agression
PP. 31-32
P. 6
P. 3
P. 32
P. 32
P. 32
PP. 4-5
Et si Ghaza était en Ukraine ?
P. 7
TAYEB ZITOUNI, MINISTRE DES MOUDJAHIDINE :
AMAR GHOUL L’A ANNONCÉ
HOCINE NECIB
PT-UGTA
Solidarité avec la population de Ghaza
Acquisition
de trois
navires en 2014
« Le 60
e
anniversaire
de la Révolution
du 1
er
Novembre
sera exceptionnel »
Les programmes
hydrauliques visent
une alimentation
de qualité
22 Ramadhane 1436 - Dimanche 20 Juillet 2014 - N°15186 - Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287
L A R E V O L U T I O N PA R L E P E U P L E E T P O U R L E P E U P L E
CE MATIN A 10H
A ZERALDA
PT : conférence sur
le mouvement syndical
international
M. Abdelmadjid Sidi Said, SG de
l’UGTA et M. Abdoulaye Dialo Lel-
louma de l’Organisation de l’Union
des Syndicats Africains (OUSA), animeront ce matin, à 10h, une confé-
rence sur le mouvement syndical international, à la mutuelle générale
des travailleurs des matériaux de construction - Zéralda.
2 EL MOUDJAHID
Mét éo
CHAUD ET ENSOLEILLÉ
CE MATIN A 10H
AU SIEGE DE L’ENSI
Bilan de l’opération
d’inscription et
d’orientation des
bacheliers
Le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la
Recherche Scientifique M. Mohamed Mebarki, anime
ce matin à 10h, au siège de l’Ecole nationale Supé-
rieure d’Informatique - Oued Smar, une conférence de
presse portant sur le bilan de l’opération d’inscription
et d’orientation des nouveaux bacheliers/session 2014.
Necib à Tipasa
Le ministre des Ressources en
eau, Hocine Necib, effectue au-
jourd’hui une visite de travail et
d’inspection dans la wilaya de Ti-
pasa où il s’enquerra de l’état
d’avancement de plusieurs projets.
Ferroukhi, Ghoul et Kadi sur les
chantiers de Boumerdès
Dans le cadre de la concertation et de la coordina-
tion intersectorielle, les ministres de la Pêche et des
Ressources halieutiques, des Transports et des Travaux
publics, Sid Ahmed Ferroukhi, Amar Ghoul et Abdel-
kader Kadi, effectuent aujourd’hui à 10h, une visite de
travail et d’inspection des projets relevant de leur sec-
teur dans la wilaya de Boumerdès.
Dalila Boudjemaâ
à Tizi-Ouzou
La ministre de l’Aménage-
ment du Territoire et de l’Envi-
ronnement Mme Dalila
Boudjemaâ effectue au-
jourd’hui une visite de travail et
d’inspection dans la wilaya de
Tizi-Ouzou.
DEMAIN A 22H30
A LA BIBLIOTHEQUE
NATIONALE
EL HAMMA
Nadia Labidi :
Rencontre sur les arts
du spectacle
Des rencontres de la ministre
de la Culture, Mme Nadia Labidi, avec les acteurs du
monde des arts et de la culture se dérouleront durant
le mois béni. La rencontre avec le secteur des arts du
spectacle aura lieu demain à 22h30.
Dimanche 20 Juillet 2014
TOUS LES JOURS
Pièces et monologues
au TNA d’Alger
Dans le cadre du mois de Ramadhan,
le Théâtre national algérien Mahieddine-
Bachtarzi abrite un riche programme entre
pièces théâtrales et monologues :
Ce soir à 22h30 :’’Ibn Batouta’’
Demain à 22h30 : ‘’Souk E’nssa’’
Mardi 22 juillet : ‘’Mina, le loup et le
kadi hérison’’ à midi et ‘’Azouzen à 22h30
JUSQU’AU 25 JUILLET
À PARTIR DE 22H30
DANS LES SALLES
DE L’ONCI
Soirées chaâbi et variétés
Salle El Mougar : soirées tarab, an-
dalou et chaâbi :
Ce soir : Nassir Chamma - Irak
Demain : Hamidou
Mardi 22 juillet : Hadj Kacem et Taleb
Ben Diab
Salle Atlas : Layali El-Tourath oua
El-Mouachah :
Mardi 22 juillet : Troupe El Ajial Al
Saida lil Inchad - Ghardaïa
Association el Manar - Skikda
Complexe culturel Abdelouaheb-
Salim - Chenoua - Tipasa :
Ce soir : Salim Halil, Thanina et Ba-
riza
Demain : Boubkar Hatali, Ghiles
Amzal et groupe Nour el Sahel
Mardi 22 juillet : Ouled Bambra, Si-
dahmed Lahbib et Celina
Théâtre de Verdure – Casif - Sidi-
Fredj (soirées artistiques variées) :
Ce soir : cheb Mahfoud (rai), Fard Bag
(Kabyle), Agroui Mohamed (chaâbi),
Fayçal staïfi.
Demain : Kamel Saoudi, Nawel Skan-
der, cheb Tayeb et Noureddine Staïfi
Mardi 22 juillet : Nasreddine Horra,
Marga Djeloul, Hadjarssi Anissa et Nou-
reddine Debiane
Palais des Expositions - Pins-Mari-
times : soirées artistiques variées :
Mardi 22 juillet : Nariman, Chaba Abla
(staïfi), lazher El Djilali (sahraoui)
Corniche sablette, programme cul-
turel et artistique des wilayas du sud :
Expositions, Animation, soirées artis-
tiques
AGENDA CULTUREL
CE MATIN, A 11H
Les derniers développements
sur la scène palestinienne
Suite aux agressions barbares dont est victime le peuple palestinien
frère, le forum El Moudjahid, en coordination avec l’association Ma-
chaâl Echahid et l’ambassade de Palestine en Algérie, organise ce matin
à 11h une conférence sur le thème « les derniers développements sur la
scène palestinienne », animée par le Dr Louaï Aïssa, ambassadeur de
Palestine en Algérie.
Activités des partis
EXTENSION DU MÉTRO D'ALGER
Nouveaux horaires les vendredis 18 et 25 juillet
Les horaires d'ouverture
du métro d'Alger sont de
10h à 1h du matin, les ven-
dredis 18 et 25 juillet 2014.
Les raisons de ces nou-
veaux horaires sont dues
''aux travaux d'extension
Haï El-Badr vers El-Har-
rach'', explique l'EMA. Le
projet d'extension de la
ligne du métro d'Alger Haï
El-Badr - El-Harrach porte
sur la mise en place des équipements et l'aménagement du système métro
à travers quatre stations (Bachdjerrah-1, Bachdjerrah-2, El-Harrach-gare
et El-Harrach-centre).
MARDI 22 JUILLET
À 11H À ROUIBA
Visite d’inspection des
établissements d’enseignement
La commission de l’éducation, de la forma-
tion professionnelle et de l’enseignement supé-
rieur de l’APW d’Alger effectuera, mardi 22
juillet à 11h, une visite d’inspection aux établis-
sements d’enseignement de la circonscription
de Rouiba, site résidentiel d’El-Heraoua.
JEUDI 24 JUILLET
À 10H30
Visite de travail
de l’APW d’Alger
La commission investisse-
ment, développement local,
équipement et emploi de l’APW
d’Alger effectuera, jeudi 24 juil-
let à 10h30, une visite de travail
dans les communes de Bolo-
ghine, d’El-Biar et de Gué de
Constantine.
Au Nord, le temps sera chaud et enso-
leillé, notamment vers les régions de l'inté-
rieur avec localement évolution orageuse en
cours d'après-midi/soirée.
Les vents seront en général faibles.
La mer sera belle localement peu agitée.
Sur les régions sud le temps sera chaud
et ensoleillé avec cependant possibilité
d'évolution orageuse en cours d'après-
midi/soirée vers les massifs du Hoggar/Tas-
sili.
Les vents seront en général faibles.
Températures (maximales-minimales)
prévues aujourd’hui :
Alger (29- 22°), Annaba (31°- 23°), Bé-
char (42° - 27°), Biskra (46° - 28°), Constan-
tine (37° - 18°), Djelfa (34° - 17°), Ghardaïa
(43° - 28°), Oran (29° - 19°), Sétif (36° -
17°), Tamanrasset (36°- 24°), Tlemcen (31°
- 17°).
DEMAIN A 21H
A L’HOTEL ESSAFIR
Cérémonie en l’honneur
des enfants d’Alger centre
Dans le cadre des préparations de l’opéra-
tion de circoncision collective au profit des en-
fants d’Alger Centre, l’APC organise demain
à 21h une cérémonie en leurs honneur, à l’hôtel
Essafir.
CE MATIN A 11H A BELOUIZDAD
UGCAA : le marché des vêtements en Algérie
L’UGCAA organise ce matin à 11h, une conférence de presse sur
‘’le marché des vêtements en Algérie’’, et ce, en son siège sis au
18, rue Mohamed-Bouldoum - Belouizdad.
Mobilis sponsor
officiel
du village
des loisirs
Sous le haut patro-
nage du Président de
la République, orga-
nisé par le ministère
de la Jeunesse à tra-
vers son Agence Na-
tionale des Loisirs de la Jeunesse
(ANALJ), le premier village des loisirs
s’est ouvert à l’occasion du mois sacré de
Ramadhan et de la session estivale, à la
SAFEX (Pins Maritimes).
Du 15 juillet au 30 Aout, Mobilis sera le
sponsor officiel de cet espace convivial par
excellence. Aux goûts de tous, cet espace de
rêve est dédié pour les enfants, les jeunes
et les familles, offrant un large éventail
d’activités de loisirs et de pratiques liées
aux disciplines artistiques, scientifiques et
sportives.
Nation
EL MOUDJAHID 3
Dimanche 20 Juillet 2014
Ces articles viendront renforcer, amender,
actualiser et adapter les dispositions de la
législation du travail en vigueur par rapport
aux mutations socioéconomiques du pays.
L’avant-projet de la loi du travail, présenté
mercredi dernier par le ministère du Travail,
aux représentants de l’Union générale des
travailleurs algériens et ceux des
organisations patronales pour examen et
enrichissement et qui sera remis en
septembre prochain, à la commission
chargée de l’élaboration de la mouture
finale, comprend 630 articles.
Ce nouveau projet de loi, dans sa mouture
préliminaire, comporte en effet, pas moins
de 100 nouveaux articles qui  viendront ren-
forcer, amender, actualiser et adapter les dis-
positions de la législation du travail en
vigueur par
rapport aux mutations socioéconomiques du
pays. L’avant-projet du nouveau texte com-
prend notamment des dispositions «contre le
harcèlement sexuel en milieu professionnel
et le renforcement des dispositions contre le
travail des enfants en exigeant des autorisa-
tions du tuteur légal pour le travail des en-
fants dans certaines filières d’activités artis-
tiques, à titre d’exemple. La législation
algérienne en vigueur comprend déjà une
série de textes prévoyant des mesures visant
la protection de l’enfant mineur (moins de
18 ans).
Ces mesures prévoient des articles et des
règles relatifs à l’enfant, dont l’interdiction
de recruter un enfant de moins de 16 ans sauf
dans le cadre des contrats d’apprentissage. Il
est à noter qu’une médaille du travail est pré-
vue dans l’avant-projet du nouveau code du
travail pour valoriser l’effort accompli du-
rant la période d’activité. Cette distinction
est instituée dans un article du nouveau pro-
jet de code du travail en cours d’élaboration.
La nature de cette distinction intitulée - mé-
daille du travail - «n’est pas encore définie»,
et sera remise aux travailleurs «qui se sont
beaucoup investis durant leur carrière pro-
fessionnelle», en signe de «reconnaissance
et de mérite», a-t-elle précisé.  Le nouveau
code du travail, qui doit recueillir l’adhésion
de tous et qui tiendra compte de l’évolution
des conditions de travail et du contexte éco-
nomique en Algérie, sera promulgué pro-
chainement.
Concernant le contenu du nouveau texte,
il y aura des dispositions visant à clarifier
celles (dispositions) des lois sociales de
1990. Il s’agit notamment des relations de
travail, notamment les contrats, la prévention
contre le travail illégal, la lutte contre le mar-
chandage de main-d’œuvre, le harcèlement
sexuel, l’interdiction du tabac sur les lieux
de travail et l’élargissement de l’assurance
chômage au contrat à durée déterminée
(CDD).
L’annulation de l’article 87 bis prévue
dans le projet de loi
Dans le même projet, l’accent a été mis
sur la nécessité de lutter contre le travail il-
légal.
A cet effet, le nouveau code prévoit la
création d’une commission nationale prési-
dée par le Premier ministre, et une commis-
sion de wilaya présidée par le wali, pour
prendre en charge ce dossier.
Concernant l’article 87 bis, l’avant-projet
du nouveau code prévoit un traitement spé-
cial à ce dossier, en vue de l’abroger ou de
l’amender.  L’annulation de l’article 87 bis
du code du travail, faut-il le rappeler, est pré-
vue dans la première loi qui sera soumise à
l’Assemblée populaire nationale (APN), à
savoir la loi de finances. Cette décision du
Président de la République a été prise lors de
la dernière tripartite qui a eu lieu le moi de
février dernier. L’annulation de l’article en
question a été confirmée par le secrétaire gé-
néral de l’UGTA, qui a salué la décision du
Président de la République qui, selon lui, tra-
duit « l’intérêt accordé par le président Bou-
teflika au monde du travail ».
Par ailleurs, l’avant-projet de la loi du tra-
vail, que le ministère du Travail œuvre à ré-
viser depuis 2005, a pris en charge, faut-il le
souligner, les revendications des organisa-
tions patronales et des employeurs, en éta-
blissant la flexibilité dans la définition des
relations de travail à l’avenir et les adapter
aux exigences de l’économie de marché.
Salima Ettouahria
PROJET DE CODE DU TRAVAIL
De nouveaux articles pour renforcer les dispositions en vigueur
REPRISE CE MATIN DES PLÉNIÈRES AU CONSEIL DE LA NATION
Quatre textes de loi à l’ordre du jour
(Lois relatives à l’état civil, à l’apprentissage, au service national et aux ressources biologiques)
L
e Conseil de la nation re-
prendra dès ce matin ses tra-
vaux en séances plénières,
consacrées à la présentation et
l’examen des quatre projets de loi
adoptés dernièrement à l’Assem-
blée populaire nationale. Les tra-
vaux de la séance plénière qui
débuteront avec la présentation au
débat général du texte de loi relatif
à l’état civil par le ministre d’Etat,
ministre de l’Intérieur et des Col-
lectivités locales, Tayeb Belaïz, se
poursuivront avec l’examen des
lois relatives à l’apprentissage, au
service national et aux ressources
biologiques.
La programmation cette se-
maine des quatre textes de loi
d’abord à la présentation, à l’exa-
men et aux réponses des ministres
concernés avant la séance de vote
interviendra, avant jeudi, permettra
en effet au Parlement dans ses deux
chambres, le Conseil de la nation et
l’Assemblée populaire nationale,
de finir, dans les délais fixés, l’or-
dre du jour inscrit dans l’agenda de
la session de printemps dont les tra-
vaux de clôture ont été prolongés
de trois semaines.
Dans le cadre de l’examen des
quatre projets de loi, les membres
des différentes commissions spé-
cialisées du Conseil de la nation
avaient tenu des réunions de travail
la semaine passée lors desquelles
ils ont entendu les ministres de l’In-
térieur, de l’Environnement, de la
Formation professionnelle en pré-
sence du ministre des relations avec
le Parlement. Le ministre d’Etat,
ministre de l’Intérieur et des Col-
lectivités locales, Tayeb Belaïz, qui
a ouvert les séances de réunions, est
passé devant les membres de la
commission des affaires adminis-
tratives et juridiques dans le cadre
de l’examen de la loi relative à
l’état civil. Tayeb Belaïz a, en effet,
expliqué les nouvelles mesures
contenues dans le texte de loi relatif
à l’état civil en procédant à la pré-
sentation d’un exposé de la loi
votée dernièrement à l’Assemblée
populaire nationale. Le ministre a
insisté sur les nouvelles mesures en
évoquant la prolongation de la va-
lidité des extraits d’acte de nais-
sance à dix ans, la possibilité de les
délivrer au niveau de n’importe
quelle commune, grâce à la créa-
tion d’un registre national informa-
tisé de l’état civil. Tayeb Belaïz a
indiqué à ce titre également la sup-
pression du délai de validité de
l’acte de décès et de la prolongation
des délais d’inscription des extraits
d’actes de naissance et de décès
dans les registres d’état civil dans
les wilayas du Sud.
Le nouveau texte de facilitation
du quotidien des citoyens stipule
que le président de l’APC est auto-
risé à attribuer la qualité d’officier
d’état civil à ses adjoints et aux dé-
légués communaux chargés de la
gestion des annexes administratives
de la commune, conformément au
nouveau texte de loi qui prévoit le
relèvement à 19 ans de la majorité,
pour sa mise en conformité avec le
code civil. Le second texte de loi
qui sera mis en examen concerne le
secteur de la formation et de l’en-
seignement professionnels dont les
grandes orientations seront expo-
sées par le ministre, Nouredine Be-
doui.
Houria A.
«Tous les problèmes qui touchent l’Algé-
rie doivent se traiter et trouver des solutions
entre Algériens. Dans ce sens, on a proposé
d’intégrer dans la prochaine constitution la
culture de la paix et de la réconciliation ».
C’est ce qu’a déclaré hier à Alger, la Secré-
taire générale du Parti des travailleurs,
Louisa Hanoune, lors de la tenue, vendredi,
de l’université d’été du parti en présence
d’invités étrangers en provenance de Pales-
tine, du Mali, de France, de Tunisie et du
Maroc. Mme Hanoune a estimé qu’ «il faut
que l’Algérie soit un pays moderne et civi-
lisé qui règle ses problèmes avec le dialogue
et la paix». Et d’ajouter : «Notre priorité ac-
tuellement à l’international est Ghaza, et en
Algérie notre priorité est Ghardaïa, car
l’union de l’Algérie est la condition de tout
projet d’avenir, de bâtir une vraie démocratie
et une économie durable et satisfaire les be-
soins des citoyens ». Dans ce sens, la Secré-
taire générale du Parti des travailleurs a
indiqué que sa formation politique «  a été
contactée par le premier ministère afin de sa-
voir si le parti a des propositions à donner au
gouvernement afin de trouver une solution à
la crise qui touche la wilaya de Ghardaïa.»
Suite aux événements qui ont touché la
wilaya de Ghardaïa, les notables de cette
ville ont exprimé leur reconnaissance au pré-
sident Bouteflika pour les efforts qu’il
consent en faveur du règlement des pro-
blèmes récurrents qui y surviennent.
«Faire pression sur les gouvernements
impérialistes qui soutiennent le sionisme
afin d’ouvrir le point de passage de
Rafah»
En ce qui concerne la situation à Ghaza,
Mme Hanoune a suggéré de «faire pression
sur les gouvernements impérialistes qui sou-
tiennent le sionisme afin d’ouvrir le point de
passage de Rafah».
«La position politique algérienne doit se
confirmer et travailler ensemble afin de trou-
ver des solutions et aider Ghaza», a-t-elle
souligné. Dans ce sens, Mme Hanoune a in-
diqué que sa formation politique « prépare,
en concertation avec le Secrétaire général de
l’Union générale des travailleurs algériens
(UGTA), Abdelmadjid Sidi Saïd, des actions
de solidarité avec la population de Ghaza,
victime d’une agression israélienne bar-
bare.» Rappelant que le Croissant rouge al-
gérien (CRA) est en train d’activer pour
venir en aide à la population de Ghaza, Mme
Hanoune a émis le souhait de voir le champ
de l’action de solidarité s’élargir et englober
d’autres acteurs de la société civile.
D’autre part, Mme Hanoune a relevé que
«le Premier ministre, Abdelmalek Sellal,
était disposé à étudier toutes les propositions
concernant les formes de soutien à apporter
aux Palestiniens de Ghaza, y compris les ma-
nifestations publiques». Mme Hanoune qui
a précisé «avoir eu une conversation télépho-
nique avec le Premier ministre», a indiqué
avoir demandé à son interlocuteur que
« soient assurées les mesures de sécurité de-
vant encadrer ce type d’actions de solida-
rité.» Elle a ajouté que «le gouvernement n’a
aucune intention d’interdire des manifesta-
tions publiques de soutien aux Palestiniens,
dès lors qu’il les avait autorisées par le
passé». Mme Hanoune avait déclaré la veille
à l’ouverture de l’université d’été de son
parti que «la position officielle de l’Algérie
à la suite de l’agression militaire israélienne
sur Ghaza est claire et honorable et nous sou-
haitons que le gouvernement fasse davan-
tage d’efforts en vue de consacrer la
singularité de la solidarité historique de l’Al-
gérie pour la cause palestinienne.»
Il y a lieu de noter que neuf Palestiniens
sont tombés en martyrs samedi dans de nou-
velles frappes aériennes israéliennes à tra-
vers la bande de Ghaza, portant à 333 le
nombre de tués dans l’enclave palestinienne
depuis le 8 juillet, ont rapporté les services
d’urgences locaux. De nombreux femmes et
enfants sont morts depuis le lancement des
agressions israéliennes. Selon le Centre pa-
lestinien pour les droits de l’Homme, basé à
Ghaza, les civils représentent plus de 80%
des victimes de l’offensive.
Wassila Benhamed
M
me
HANOUNE, À PROPOS DES AGRESSIONS SUR GHAZA :
« Nous préparons des actions de solidarité en concertation avec l’UGTA »
4
Dimanche 20 Juillet 2014
EL MOUDJAHID
Nation
C
ôté israélien, un bédouin a été
tué par une roquette tirée de
Ghaza, portant à deux le nom-
bre de civils tués depuis le 8 juillet, a
indiqué la police. Un soldat israélien
a également été mortellement touché
par un tir "ami", selon l'armée. Dans
la bande de Ghaza, quatre membres
d'une même famille, dont deux en-
fants, ont péri dans une frappe à Beit
Hanoun (nord), où une cinquième
personne a été tuée par une frappe
distincte, a indiqué le porte-parole
des services des urgences, Achraf El-
Qoudra. Dans la matinée, les cada-
vres de cinq victimes ont été
retrouvés dans les décombres d'une
maison bombardée dans la nuit de
vendredi à samedi, à l'est de Khan
Younes, dans le sud de la bande de
Ghaza. Aux premières heures de la
journée, une frappe a par ailleurs tué
sept personnes, dont une femme, à la
sortie d'une mosquée de Khan
Younes.
D'autres raids ont coûté la vie à un
enfant de six ans et à un jeune
homme d'une vingtaine d'années dans
le nord de l'enclave palestinienne,
ainsi qu'à une personne au nord de la
ville et à une femme de 25 ans à Deir
El-Balah (centre). Quatre autres per-
sonnes ont été tuées plus tôt dans la
matinée à Beit Hanoun, Deir El-
Balah et Khan Younes.
Une autre victime a été retrouvée
dans des décombres, également à
Khan Younes, et deux personnes
blessées dans de précédents bombar-
dements ont par ailleurs succombé à
leurs blessures.
Au total, au moins 337 Palestiniens,
dont de nombreux femmes et enfants,
ont été tués depuis le début le 8 juillet
de l'opération israélienne "Bordure
protectrice", qui a également fait plus
de 2.280 blessés palestiniens. Selon
le Centre palestinien pour les droits
de l'homme, basé à Ghaza, les civils
représentent plus de 80% des vic-
times de l’agression israélienne. De
plus, le nombre de déplacés a presque
doublé en 24 heures, pour atteindre
40.000 personnes, selon l'agence de
l'ONU dans cette bande de terre de
362 km
2
où s'entassent dans la misère
1,8 million d'âmes soumises à un
strict blocus israélien depuis plus de
huit ans. Du fait de l'offensive bar-
bare de l'occupation israélienne,
quelque 70% des secteurs de la bande
de Ghaza sont privés d'électricité,
selon les autorités locales. "Toutes les
lignes avec Israël ont été coupées.
Nous ne recevons aucune électricité
d'Israël. D'habitude, nous recevons
120 MW. Aujourd'hui, c'est zéro", a
déploré le directeur de l'Office de
l'électricité à Ghaza, Fathi Cheikh
Khalil.
Préoccupé par cette situation, le
secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-
moon, était attendu hier dans la ré-
gion, pour aider, "à mettre fin à la
violence et à trouver une solution" au
conflit, selon le secrétaire général ad-
joint pour les affaires politiques, Jef-
frey Feltman. "Le secrétaire général
est prêt à jouer son rôle (dans un rè-
glement pacifique, ndlr)", a-t-il dé-
claré.
337 Palestiniens tués
Au moins 28 Palestiniens, dont trois enfants, ont péri hier dans des frappes israéliennes contre la bande de Ghaza, portant à 337, le nombre de morts palestiniens
en 12 jours d'offensive sur l'enclave palestinienne, selon les services de secours.
9 Palestiniens tués dans de nouvelles frappes
Neuf Palestiniens sont tombés en martyrs hier
dans de nouvelles frappes aériennes israéliennes
à travers la bande de Ghaza, portant à 333, le nom-
bre de tués dans l'enclave palestinienne depuis le
8 juillet, ont rapporté les services d'urgences lo-
caux.
Parmi ces victimes, figurent une cinquième
personne tuée dans une frappe ayant touché une
famille à Beit Hanoun (nord), a indiqué Achraf El-
Qoudra, porte-parole des services d'urgences.
Dans la localité voisine de Beit Lahiya, quatre
hommes ont été tués dans deux frappes distinctes,
alors qu'une personne a été tuée à Khan Kounès
(sud), a ajouté le porte-parole.
En outre, trois hommes ont été tués dans un
raid sur le centre de la bande de Ghaza, selon la
même source. Ces nouvelles victimes portent à
337, le nombre de martyrs palestiniens, dont de
nombreux femmes et enfants, depuis le lancement
des agressions israéliennes le 8 juillet sur la bande
de Ghaza.
Selon le Centre palestinien pour les droits de
l'homme, basé à Ghaza, les civils représentent
plus de 80% des victimes de l'offensive.
Un peuple en danger d’extermination
n
Quand trois enfants israéliens ont été
trouvés morts, la terre entière a crié au
crime odieux, et le Hamas est désigné comme le
meurtrier qui doit payer. Quand Mohammed
Abou Khder, l’adolescent palestinien de 16 ans,
a été brûlé vif par des colons juifs par soif d’une
vengeance primitive, parce qu’il était tout
simplement palestinien, on a parlé de
«représailles». Les militants du Hamas sont
qualifiés de «terroristes», alors que les
terroristes de la Jewish Underground ne sont
jamais mentionnés par la presse, et encore
moins le terrorisme d’État pratiqué par l’entité
sioniste et son armée. Des dizaines d’enfants, de
femmes et de vieillards palestiniens meurent
tous les jours. Un véritable carnage est commis,
en direct, par Israël, et les grandes nations dites
démocratiques le justifient par une prétendue
droit à l’autodéfense. Depuis quand un peuple
qui occupe, humilie, chasse un autre peuple de
sa terre, et mène une politique coloniale
destructrice depuis plus de 60 ans, peut-il se
targuer de se défendre ? Quelle est cette logique
qui veut que le bourreau se voit transformer en
justicier ?
Au moment où l’offensive israélienne terrestre
contre Ghaza a commencé avec son lot de
destructions massives, il est demandé aux
citoyens de la planète d’oublier les victimes des
bombardements de la semaine passée et,
demain, quand l’armée israélienne
d’occupation retirera ses chars, on demandera
d’oublier toutes les victimes palestiniennes,
celles d’hier et d’avant-hier, comme celles des
soixante dernières années, pour ne se
concentrer que sur les ruines.
À l’évidence, devant tant d’injustices, on ne
peut qu’affirmer qu’il y a bien quelque chose
de pourri dans la conscience de ce qu’on
appelle aujourd’hui la «communauté
internationale». Jusqu’à quand, cette
«communauté internationale», qui, comme
chacun sait, se réduit dans les faits à une
poignée de pays qui régentent la planète au gré
de leurs intérêts, au mépris de toute morale,
avec un cynisme révoltant, continuera-t-elle à
refuser son aide à un peuple en danger
d’extermination ? Le peuple palestinien
traverse aujourd’hui une dure épreuve. Dans
son histoire, ce n’est pas la première et sans
doute pas la dernière. L’actuel consensus
médiatique qui tente de faire croire qu’il ne
s’agit que d’une réaction à des tirs de roquettes
ne peut camoufler indéfiniment la nature
criminelle d’un régime colonial brutal et
raciste, sans cesse aux abois, qui ne recule
devant aucune atrocité et piétine sans vergogne
les droits de l’homme et affiche avec arrogance
son mépris pour le droit international. Devant
le silence ou la fuite en avant des grandes
puissances qui se refusent à exercer leur
responsabilité en hâtant la mise sur pied d’un
État palestinien viable et souverain, il y a de
plus en plus de voix citoyennes qui s’élèvent
dans le monde contre la barbarie israélienne et
exigent qu’elles soient entendues pour arrêter
les massacres, pour honorer et soutenir la
résistance et mettre fin à une colonisation
inhumaine qui n’a que trop duré. Oui, le peuple
palestinien traverse aujourd’hui une dure
épreuve, mais il saura la surmonter ; et tant que
la flamme de la résistance et de la liberté ne
s’est pas éteinte, il continuera à symboliser
l’espoir d’une meilleure humanité.
Cherif Jalil
Des ations de solidarité avec le peuple
palestinien, victime d'une agression sau-
vage israélienne dans la bande de Ghaza,
ont été organisées hier à Londres et à
Paris, au lendemain de manifestations si-
milaires à travers le monde. Ainsi, plu-
sieurs milliers de personnes manifestaient
hier dans la capitale britannique Londres
pour appeler à l'arrêt de l'agression israé-
lienne contre Ghaza et à la levée du blo-
cus. Organisée à l'appel de sept
associations parmi lesquelles Stop the
War, Palestine Solidarity Campaign ou
Islamic Forum of Europe, la manifesta-
tion a débuté devant le cabinet et rési-
dence du Premier Ministre David
Cameron. Le cortège s'est ensuite mis en
route pour se rendre jusqu'aux abords de
l'ambassade d'Israël.
Sur le réseau social Facebook, Pales-
tine Solidarity Campaign a précisé que
"des dizaines de milliers de personnes"
manifestaient à Londres "pour la paix, la
justice et une Palestine libre". "La mani-
festation nationale d'aujourd'hui va don-
ner l'opportunité aux Britanniques de
l'ensemble du pays de dire que ça suffit,
le siège de Ghaza par Israël et son occu-
pation de la terre palestinienne doivent
cesser maintenant", a déclaré l'une des or-
ganisatrices, Sarah Colborne, directrice
de Palestine Solidarity Campaign.
Par ailleurs, une centaine de per-
sonnes ont commencé à se rassembler
hierf à Paris pour dénoncer l'agression is-
raélienne contre Ghaza, malgré l'interdic-
tion des autorités françaises et une "mise
en garde" du président François Hol-
lande. "La solidarité avec les Palestiniens
doit pouvoir s'exprimer à Paris", a expli-
qué à l'AFP, Sandra Demarcq, membre de
la direction du Nouveau parti anticapita-
liste (NPA), seul parti politique à mainte-
nir son appel au rassemblement, après
une interdiction qu'elle juge "illégitime et
scandaleuse".
À Alger, des actions de solidarité avec
la population de Ghaza sont prévues à
l'initiative, notamment, du Parti des tra-
vailleurs (PT), en concertation avec le se-
crétaire général de l'Union générale des
travailleurs algériens (UGTA).
"Nous sommes en concertation avec
M. Abdelmadjid Sidi Saïd en vue de pré-
parer des actions populaires, afin de venir
en aide aux Palestiniens de Ghaza", a dé-
claré hier la secrétaire générale du PT,
Louisa Hanoune, rappelant que le Crois-
sant-Rouge algérien (CRA) est "en train
d'activer pour venir en aide à la popula-
tion de Ghaza".
L'Algérie avait à maintes reprises ap-
pelé la communauté internationale dans
son ensemble à user en urgence de "tous
les moyens" pour faire cesser l'agression
israélienne "criminelle" contre les Pales-
tiniens.
Vendredi, une importante marche a
été organisée à Nouakchott en Maurita-
nie, en solidarité avec la population de
Ghaza et en protestation contre l'offen-
sive israélienne abjecte dont elle est vic-
time.
Les leaders politiques et acteurs asso-
ciatifs participant à cette marche ont dé-
noncé l'attaque israélienne qui a fait plus
de 237 martyrs palestiniens et plus de
2.000 blessés.
Portant des pancartes dénonçant "le
génocide à Ghaza" ou montrant des pho-
tos d'enfants palestiniens blessés ou tués,
des centaines de personnes ont également
manifesté vendredi dans la capitale de la
Bosnie, Sarajevo, sillonnant les rues du
centre-ville .
Dans la nuit de jeudi à vendredi, des
centaines de Turcs ont manifesté devant
le consulat général d'Israël à Istanbul
pour dénoncer ces agressions israé-
liennes dans la bande de Ghaza, portant
des drapeaux palestiniens, et scandant
"Israël assassin, quitte la Palestine !" ou
"Juif assassin !" jusqu'au petit matin.
Aussi, à Ankara, de nombreux dépu-
tés du parti dirigé par le Premier ministre
Recep Tayyip Erdogan, ainsi que ceux de
l'opposition, ont manifesté dans la nuit
devant l'ambassade d'Israël.
Jeudi, M. Erdogan a qualifié les bom-
bardements israéliens sur la bande de
Ghaza de "tentative de génocide systéma-
tique" des Palestiniens, et avait accusé
mardi Israël de "terrorisme d'État".
Des centaines de personnes ont mani-
festé jeudi soir à Buenos Aires pour ex-
primer leur solidarité avec le peuple
palestinien. "Solidarité avec Ghaza",
"Palestine libre", "Paix et justice", scan-
daient les participants à cette manifesta-
tion, organisée à l'initiative du Comité
argentin de solidarité avec le peuple pa-
lestinien.
La présidente de la Fédération des en-
tités argentino-palestiniennes, Tilda Rabi,
a donné lecture à un communiqué appe-
lant à une intervention rapide de l'ONU
pour protéger le peuple palestinien et fus-
tigeant la passivité des puissances inter-
nationales face au massacre des civils à
Ghaza.
"Cette agression israélienne contre la
population civile palestinienne s'inscrit
dans le cadre d'un long processus de gé-
nocide et de nettoyage ethnique mené par
Israël pour s'emparer de la totalité des ter-
ritoires palestiniens et briser sa capacité
de résistance à l'occupation", a ajouté
M
me
Rabi.
Actions de solidarité dans le monde pour l'arrêt de l'agression
12
e
JOUR DE L’ AGRESSION ISRAÉLIENNE CONTRE GHAZA
Affrontements avec
la police à Paris
Une manifestation de soutien aux Palestiniens de Ghaza, organisée hier
à Paris, malgré — fait inédit en Europe — une interdiction des autorités
françaises, a tourné à l'affrontement à coups de pierres et de gaz lacrymo-
gènes entre policiers antiémeutes et sympathisants propalestiniens. Ailleurs
en Europe, notamment à Londres et à Bruxelles, où des milliers de per-
sonnes ont appelé à l'arrêt des bombardements israéliens et à la levée du
blocus sur Ghaza, les rassemblements se sont déroulés dans le calme. Au
douzième jour de l'offensive israélienne sur Ghaza qui a fait 337 morts
parmi les Palestiniens, la communauté internationale peine à arracher un
cessez-le-feu. En fin d'après-midi, une centaine de manifestants s'en sont
pris aux policiers antiémeutes leur jetant pierres et bouteilles dans un quar-
tier du nord de Paris, selon une source policière. Les policiers ont répliqué
avec des gaz lacrymogènes. Au moins une personne a été blessée, un
homme en sang au niveau du bassin. La police a interpellé 14 personnes.
Le climat restait tendu en fin d'après-midi dans le quartier où l'air était de-
venu irrespirable en raison des gaz lacrymogènes. Dans une grande confu-
sion, les manifestants, parmi lesquels beaucoup de jeunes hommes, se sont
dispersés. Bars et commerces du quartier ont baissé leurs rideaux et rangé
leur terrasse dans la panique. Un peu plus tôt, les manifestants avaient af-
flué par centaines pour exprimer leur soutien aux Palestiniens de Ghaza,
malgré la décision des autorités d'interdire tout rassemblement. "Nous
sommes tous des Palestiniens" ou "Palestine vivra, Palestine vaincra", ont-
ils scandé, sous l'œil de la police antiémeute.
L'armée égyptienne bloque
un convoi d'aide en route vers Ghaza
pour « raisons de sécurité »
L'armée égyptienne a empêché hier un convoi de militants pro-pa-
lestiniens de rejoindre le point de passage de Rafah dans le Nord-Sinaï,
vers la bande de Ghaza, a indiqué une source de sécurité évoquant des
raisons de sécurité. "La situation sécuritaire ne permettait pas d'assurer
le passage des 11 bus et des 500 militants", a déclaré un officier posté
au point de contrôle de Balloza, l'un des nombreux barrages militaires
installés sur l'autoroute de Rafah dans la péninsule désertique, cité par
l'AFP. L'Égypte, qui fait face à des attaques contre ses forces de l'ordre
dans le Nord-Sinaï, ferme régulièrement Rafah, unique point de passage
des Palestiniens de Ghaza vers le monde extérieur, mais a récemment
laissé passer des blessés palestiniens.
5
Dimanche 20 Juillet 2014
EL MOUDJAHID
Nation
L
es membres du «groupe de contact»
comprenant l'Ukraine, la Russie et
l'Organisation pour la sécurité et la
coopération en Europe (OSCE) sont arrivés
avec une célérité qu’il s’agit de saluer à un
accord avec les séparatistes pro-russes sur la
mise en place d'une zone de sécurité autour
du site du crash pour mener dans les meil-
leures conditions leurs investigations. Une
réaction rapide, honorable, légitime qui
prouve que la communauté internationale
avec ou sans l’aval de L’ONU ou d’autres or-
ganisations de poids peut intervenir sur le
théâtre des opérations même dans un envi-
ronnement complexe et hostile. L’invasion
du Koweït, a été, on s’en souvient, immédia-
tement suivie de la formation d’une coalition
militaire internationale en moins d’une se-
maine. Contre Israël tous les pays sont frap-
pés d’une soudaine incapacité d’agir. Il
parait surréaliste, au moment même où une
population civile est enterrée vivante sous un
tapis de bombes, que certains chefs d’Etats
apportent publiquement leur soutien à Israël
en appelant Hamas à cesser son agression
!!!! Pourquoi la communauté internationale
ne met pas Ghaza sous protection internatio-
nale ?
L’histoire retiendra que les élites poli-
tiques et les Etats ont choisi, dans leur
grande majorité, de s’asseoir à la table de
l’injustice, du crime, de la tragédie et de la
complaisance vis-à-vis d’un génocide com-
mis à l’encontre des Palestiniens en général
et des habitants de Ghaza plus particulière-
ment. Comme toujours ces élites se mettent
toutes au garde à vous dès qu’il s’agit des in-
térêts supérieurs d’Israël qu’il s’agit de dé-
fendre. Majed Bamya, diplomate du
ministère des Affaires étrangères de l’Auto-
rité palestinienne, a résumé à sa manière
cette coupable partialité de la communauté
internationale, au lendemain du lancement
de l’offensive terrestre de l’armée israélienne
sur Ghaza. «Nous nous sentons trahis par la
communauté internationale», a-t-il déclaré,
plaidant pour que celle-ci impose des «sanc-
tions» à Israël et intervienne pour assurer «la
protection» des populations. En pilonnant
Ghaza, une bande de terre de 40 km de long
et de 2 km de large avec 2,5 millions d’ha-
bitants , Israël ne ferait que se protéger ! En
lançant une opération terrestre Israël ne veut
que détruire l’arsenal de guerre du Hamas
entend on alors qu’on sait que cette opéra-
tion va finir sur le sol ce qu’ont commencé
les raids aériens, destruction de maisons,
d’édifices publics, et surtout commettre les
assassinats ciblés de l’encadrement politique
de la Palestine et rendre ,encore plus impro-
bable, la reprise des négociations en vue de
la paix. Parce que la paix signifie l’existence
d’un Etat palestinien ce dont ne veut pas Is-
raël qui n’a jamais cessé sa politique de co-
lonisation et d’annexions de territoires,
arrachant lambeau après lambeau des sur-
faces qui conditionnent même l’existence
d’un Etat.
Criminelle désinformation
En parallèle à cette tragédie, à ce géno-
cide qui se déroule en ce moment même, on
assiste à un véritable travail de désinforma-
tion planétaire. Les éléments de langage sont
curieusement les mêmes aussi bien en Eu-
rope qu’en Amérique. Tout aurait com-
mencé, dit-on avec l’enlèvement et
l’assassinat de trois jeunes Israéliens en juin
dernier. Même si l’évènement est tragique (il
concerne la mort violente de personnes), son
énoncé comporte au moins deux men-
songes : D’abord, les nombreux auteurs et
relayeurs de cette information passent exprès
sous silence le contexte social, historique et
politique à l’origine de ce drame. Une situa-
tion de colonisation, un système politique
qui n’a rien à envier à l’Apartheid, une dis-
crimination à chaque instant, qui a  trans-
formé Ghaza en poudrière et placé cette
bande dans une spirale dont les éléments ren-
voient plus à la violence qu’à la guerre. Le
second mensonge est le fait de présenter ces
victimes comme de «jeunes israéliens ». On
suggère alors des jeunes sans histoires, paci-
fiques «qui passaient par là» et n’eut été le
tragique de la situation on aurait même af-
firmé qu’il y a un témoin qui les a vus
quelques minutes avant leur disparition
écoutant Imagine de John Lennon. On sait,
en fait, qu’au moins l’un d’entre eux était
soldat de l’armée israélienne. Dans cette
zone qui porte dans sa chair meurtrie depuis
les années trente, la terrible tragédie de la co-
lonisation et du racisme, ces jeunes person-
nifient l’occupant dans tout ce qu’il a de
haineux. Mais médias et hommes politiques
parlent sciemment de jeunes Israéliens sans
plus .Faut-il dire que jusqu’à aujourd’hui ce
triple crime n’a pas été revendiqué contrai-
rement à celui, quelques jours plus tard, d’un
enfant palestinien en «signe de vengeance et
de représailles ?» 
Légitime défense ou assassinats
légitimés ?
Le second mensonge encore plus grave
parce que il porte sur le regard complaisant,
complice que portent ces même élites et
Etats sur cette agression israélienne. Un sou-
tien public, permanent à Israel que ne fait
que se défendre en allant déverser ses
bombes sur Ghaza  ! Chef d’Etat, leader
d’opinion ont trouvé des plumes amicales et
des médias relais pour exprimer leur solida-
rité et le soutenir à «prendre toutes les me-
sures pour protéger sa population». Il y a
quelque chose de kafkaïen de dire que cette
protection des Israéliens à Tel Aviv ou ail-
leurs où les Palestiniens n’ont aucune exis-
tence passe par la mort de dizaines d’enfants,
de femmes et de civils dans cette enclave
qu’est Gaza. Comment peut-on plaider pa-
reille cause en affirmant qu’il s’agit de pro-
tection alors que sur le terrain c’est
exactement du contraire qu’il s’agit. Une
force d’occupation aux moyens militaires
considérables à envahit une enclave et pro-
cède a un systématique nettoyage ethnique !
Tuer des femmes et des enfants n’est-il pas,
en vérité, tuer la capacité d’un groupe à sur-
vivre et à exister  ? Envoyer des messages
aux habitants de Ghaza (à peine trois mi-
nutes avant de lancer le missile) leur inti-
mant l’ordre de quitter leur domicile n’est-il
pas assimilable à ces procédés connus dans
l’histoire pour vider un territoire d’une po-
pulation ? Le nombre de personnes dépla-
cées par le conflit à Ghaza a presque doublé
depuis le début de l'intervention terrestre is-
raélienne, atteignant plus de 40.000 per-
sonnes, a indiqué l'agence de l'ONU pour
l'aide aux réfugiés palestiniens
(UNRWA). Autre mensonge que de suggérer
que les familles de Ghaza ont (contrairement
aux Israéliens) des abris anti bombardement
à chaque coin de rue. Toutes ces élites occi-
dentales savent ce qu’est Ghaza après des
années de blocus, de sabotage et de bombar-
dement. Mais le cynisme n’a pas de limite
quand il s’agit de leur «allié». .«Pour qu'un
avertissement préalable à une attaque soit ef-
ficace, il doit laisser suffisamment de temps
aux civils pour quitter les lieux et se rendre
dans un endroit sûr avant l'attaque. Or, dans
plusieurs cas sur lesquels Human Rights
Watch a enquêté, Israël a lancé un avertisse-
ment, mais seulement cinq minutes ou moins
avant l'attaque. Compte tenu de l'absence
d'abris anti-bombes dans la bande de Ghaza,
les civils ont souvent peu de possibilités de
fuir vers un abri sûr. »
Rendre l’ennemi plus menaçant
Le procédé est huilé depuis, au moins la
première guerre du Golfe. Parler de grave
menace et de danger imminent pour justifier
une agression et l’habiller de justificatifs sur
la nécessité de la légitime défense. Mais de
quel danger parle-t-on. Des roquettes de
Hamas toutes détruites par le dôme d’acier
israélien .Une efficacité plus que douteuse a
ces roquettes dont la capacité de destruction
n’a jamais été prouvée sur le terrain contrai-
rement aux bombes israéliennes. Ce pré-
tendu droit de légitime défense brandie par
Israël et ses soutiens internationaux est à
sens unique puisque personne parmi les
agresseurs n'évoque le respect du droit inter-
national et des conventions pour la protec-
tion des civils (ce qui n’est pas du tout le cas
à Ghaza). On parle de légitime défense alors
que c’est Israël qui agresse depuis des décen-
nies. On parle d’escalade de la violence alors
que sur le terrain il ne s’agit point de légitime
défense alors que c’est Israël qui agresse de-
puis des décennies .On parle d’escalade de
la violence alors que sur le terrain il ne s’agit
point de cela, ni de guerre ni de confronta-
tion entre le Hamas et Israël mais plutôt d’un
crime de guerre commis par un Etat à l’en-
contre de population civiles. La dispropor-
tion des armes et de leur capacité de
destruction entre les deux parties est telle
qu’il faut plutôt parler d’une opération d’ex-
termination que de bataille.  
Ghaza : l’enclave sacrifiée…
Rattrapé par la réalité, Israël se justifie en
disant que le Hamas se cache au milieu de
cette population civile et l’utilise comme
bouclier humain. Même si c’était le cas, quel
est ce droit qui permet de tirer sur une popu-
lation civile pour atteindre un militaire  ?
Dans une autre époque, dans un autre pays
où une population a pris les armes contre
l’occupant, des militaires n’ont trouvé de
formule que de dire «ces combattants sont
au milieu de la population comme des pois-
sons dans l’eau, il faut tout assécher pour les
avoir» cela s’appelle ni plus ni moins qu’un
génocide !
Comme toutes les opérations militaires,
opérations d’annexion ou établissement de
colons dans de nouveaux territoires, Israël a
bien choisi son timing pour torpiller encore
une fois toutes les chances à la paix. La ré-
conciliation, signée entre le Fatah qui admi-
nistre  la Cisjordanie, et le Hamas qui
contrôle depuis juin 2007 la bande de Ghaza
sous blocus israélien a immédiatement été
suivie par l’arrêt des pourparlers israélo-pa-
lestiniens. Israël ne veut pas de paix mais
poursuit la construction de colonies en Cis-
jordanie et a annoncé la construction d’un
millier de logements à El-Qods-Est. Qui, au-
jourd’hui, est assez naïf pour croire que ce
qui se passe à Ghaza a été déclenché par l’as-
sassinat de trois juifs en juin ? Tout assassi-
nat est horrible. Mais qui  a dénoncé ces
groupes de juifs qui se sont vengés en per-
pétrant une série de lynchages ethniques en
Israël, à Jérusalem et en Cisjordanie ? Quelle
est cette chancellerie occidentale qui s’est
élevée contre les agissements de ces soldats
de l’occupation qui ont mené une opération
massive de kidnappings de centaines de Pa-
lestiniens, principalement des membres ou
des partisans du Hamas. Qui dénonce les
opérations clandestines permanentes du
Mossad dans les territoires occupés ?
…sur la nouvelle carte
du monde  
La redistribution des cartes politiques en
Egypte (avec la mise au pas des frères mu-
sulmans, traditionnels soutiens du Hamas),
l’exacerbation des tensions et l’aggravation
des conflits en Irak et Syrie, les rivalités sté-
riles entre certains pays arabes plus soucieux
du rôle de leader ship que d’union, le ma-
rasme financier et économique de nombreux
pays occidentaux qui a ouvert un boulevard
au lobbying juif pour dicter des communi-
qués de soutien à certains présidents a
l’agression israélienne sont une partie des
pièces d’un puzzle qui se forme dans la tra-
gédie au détriment du monde arabe. Dans ce
nouveau monde, multipolaire mais soudé par
les mêmes intérêts mercantiles, la Palestine
n’est plus, malheureusement, une préoccu-
pation chez les Etats qui veulent régenter la
planète. Sans pétrole, sans finances, sans
atouts ou monnaie d’échange, la Palestine
n’a qu’un territoire stratégique qui retrécit
d’année en année, avalée par l’ami de tou-
jours dans une totale impunité.
Les paramètres qui permettent l’intelligi-
bilité des positions des Etats ont été complè-
tement bouleversés ces dernières années. Le
bras de fer qui a opposé la Russie à l’Occi-
dent sur la question syrienne, la crise ukrai-
nienne avec ses aspects géostratégiques qui
se sont cristallisés en Crimée, le déplace-
ment de l’axe de la confrontation entre les
géants économiques en Afrique fonctionnent
dans une même dynamique qui voit l’émer-
gence d’un discours de plus en plus visible,
de plus en plus applaudi et compris, islamo-
phobe au moment même où Israël a réussi
une opa sémantique sur le sémitisme. Inter-
dire, sous prétexte que la manifestation peut
porter atteinte à l’ordre public, une marche
de soutien à la Palestine relève d’un déplo-
rable parti pris.
Ne faut-il pas plutôt contrôler voire inter-
dire Betar et la ligue de défense juive,
deux  mouvements radicaux sionistes qui
multiplient les violences et les attaques à
l’occasion de manifestation de soutien à la
Palestine pour donner l’ultime raison aux au-
torités d’interdire ces marches ?
Mohamed Koursi 
Et si Ghaza était en Ukraine ?
De Paris à Moscou en passant par Berlin, Washington et d’autres capitales qui ont la prétention de détenir les clés du salut planétaire, chefs
d’Etat et autres décideurs ont immédiatement appelé à “une enquête internationale sans entrave qui puisse permettre” de recueillir
tous les éléments de preuves pour déterminer les causes du crash du Boeing 777 de Malaysia Airlines  .
12
e
JOUR DE L’ AGRESSION ISRAÉLIENNE CONTRE GHAZA
6
Dimanche 20 Juillet 2014
EL MOUDJAHID
Nation
U
ne initiative d’envergure qui doit se
dérouler en présence de l’ensemble
des directeurs de l’éducation de wi-
layas, des représentants des travailleurs du
secteur et des parents d’élèves, ainsi que des
chercheurs universitaires.
Cette rencontre nationale de deux jours
s’inscrit dans le cadre d’une évaluation
d’étape de la réforme au niveau du cycle
obligatoire (primaire et moyen). Elle se place
dans le sillage d’une large concertation ini-
tiée par le ministère tout au long du premier
semestre 2013.
Pas moins de 400 propositions seront dé-
battues au niveau de quatre ateliers théma-
tiques. Le premier prend en charge les
programmes d’enseignement, le second est
lié à la formation des formateurs, le troi-
sième atelier se penchera sur les actions de
soutien à la scolarité et à l’égalité des
chances et le dernier touchera à la moderni-
sation de la gestion pédagogique et adminis-
trative.
Les participants envisageront en outre de
repenser l’organisation des examens sco-
laires. Une organisation sujette à révision de
par les nombreuses contraintes qu’elle
contient actuellement.
Les éducateurs et autres fonctionnaires du
secteur vont avoir ainsi l’opportunité de
prendre connaissance des recommandations
des pédagogues et des universitaires versés
dans le domaine de l’éducation afin de les
décliner en décisions opérationnelles qui se-
ront prises selon un échéancier réaliste et
réalisable.
Selon la première responsable du secteur,
il y a lieu de sortir avec des recommanda-
tions issues des résultats de la concertation
des parties concernées et des partenaires so-
ciaux en vue d’une évaluation pédagogique
visant l’amélioration du niveau de l’élève
dans le cadre de la réforme engagée à tous
les niveaux. Sans pour autant remettre en
cause les fondements de la réforme de l’édu-
cation engagée en 2003 par la commission
Benzaghou, les débats porteront sur l’amé-
lioration des conditions de scolarité et la ga-
rantie des chances de réussite à tous les
élèves, la formation des formateurs et la mo-
dernisation de la gestion et de l’administra-
tion du secteur à travers l’intégration et
l’élargissement de l’utilisation des TIC.
Pour la ministre de l’Education nationale,
il s’agit aujourd’hui de dégager des recom-
mandations logiques et rationnelles qui se-
ront tirées de l’ensemble des revendications
et des préoccupations soulevées de part et
d’autre, à commencer par la surcharge des
programmes scolaires, le facteur temps, la
surcharge des classes, la violence dans l’en-
vironnement scolaire et autres phénomènes
influents.
Le phénomène de la déperdition scolaire
a interpellé tout le monde au point de remet-
tre en cause la disparition de l’enseignement
technique. La vision réductrice de la société
envers la formation technique et profession-
nelle, a été vivement critiquée. «Ne vaut-il
pas mieux avant tout d’avoir un diplôme
technique et s’assurer un travail que de dé-
crocher son baccalauréat et accrocher ensuite
son diplôme de l’université pendant des an-
nées au mur?» s’interrogent les cadres du
secteur.
Sarah S.
OUVERTURE CE MATIN DES TRAVAUX DE LA CONFÉRENCE NATIONALE SUR L’ÉDUCATION NATIONALE
400 propositions soumises à débat
Les travaux de la conférence nationale sur l’éducation nationale s’ouvriront ce matin au lycée des mathématiques de Kouba,
sous la présidence de Mme Nouria Belghebrit, ministre de l’Education nationale.
TROISIÈME PRIME
DE "TADJ EL-QORAAN"
Sur fond
de spiritualité
Une ambiance de compétition sur fond de
spiritualité a marqué vendredi soir au palais
des expositions (Alger), le troisième prime de
la 4e édition du concours "Tadj el-Qoraan".
Lors de la soirée, les candidats Rachid
Djebbar de Naama et Yasmina Chrair de
Médéa se sont adjugé les premières places, dé-
crochant ainsi leur qualification en finale.
Six candidats des deux sexes ont été élimi-
nés lors de ce prime hebdomadaire diffusé en
direct par la chaîne "Al-Qoraan" durant tout le
mois de ramadhan.
L'invité de la soirée, l'imam et mufti cheikh
Abderahmane Benamour de Tamanrasset a ap-
pelé les récitants à préserver ce prodigieux ac-
quis.
ANNABA
Les lauréats aux examens récompensés
Les lauréats aux examens des trois pa-
liers, session 2014, ont été honorés jeudi
dernier, dans la soirée, à l'école préparatoire
des sciences de la gestion et de l'économie,
par le wali d'Annaba, M. Mohamed Mounib
Sendid, au cours d'une cérémonie solen-
nelle, en présence des autorités militaires et
civiles ainsi que des parents d'élèves. Avec
un taux de réussite de 40,01%, la wilaya
d'Annaba a amélioré son classement en en-
grangeant six points comparativement à la
session de 2013 où 33% seulement des can-
didats avaient décroché le fameux sésame
donnant droit à un cursus universitaire.
Dans son intervention, le directeur de
l'éducation de la wilaya s'est montré satisfait
des résultats obtenus et il a estimé que An-
naba a fait un saut qualitatif par rapport aux
dernières années en matières d'examens de
fin de cycle. Ce sont au total ,12 lauréats qui
ont réalisé la performance de plus de 17/20
et 40 candidats ont décroché leur diplôme
avec mention très bien. La première lauréate
au niveau de la wilaya n'est autre que la bril-
lante Ben M'hidi Nardjes, du lycée Larbi
Ben-M'hidi avec un 17,55 en sciences expé-
rimentales. Sa dauphine, Lakouaghet Rayan
Fatima Zohra, du lycée Oued Kouba, série
sciences expérimentales, vient en seconde
position avec un 17,53. La troisième place
avec 17,47 est partagée par trois candidates.
Il s'agit de Boulahdid Safoua, Al Aïs-
saoui Malek Feriel et Guernoub Ranya, res-
pectivement des lycées 5-Juillet,
Larbi-Ben-M'hidi et 18-Février de Sidi
Amar. Le lycée Moubarek El Mili s'est em-
paré de la première place au classement des
établissements secondaires avec un taux de
réussite de 57,73%. Suit de près le lycée
Boumerouane avec 53,11%,
puis celui de Oued Kouba. Par ailleurs, les
lycées des localités rurales de Oued Ziad et
Ain Berda émergent du lot et ont occupé
respectivement les 6ème et 7ème places à
l'échelle de la wilaya.
Pour ce qui est de l'examen du brevet
d'enseignement moyen (BEM), 56 heureux
lauréats ont été récompensés également
dont la moyenne est comprise entre 19,66 et
18,00/20 et le taux de réussite enregistré à
Annaba est de l'ordre de 60,40%. S'agissant
de l'examen de fin de cycle primaire, le taux
de réussite à atteint 83,53% et pas mois de
six élèves ont obtenu une moyenne de 10/10
dans le chef-lieu de wilaya. Le wali d'An-
naba a également honoré et félicité 10 lau-
réats aux besoins spécifiques des trois
cycles d'enseignement.
B. Guetmi
L’accompagnement des fa-
milles nécessiteuses doit se faire
tout au long de l’année, a souligné,
hier, la présidente du Croissant
Rouge Algérien (CRA), Mme
Saïda Benhabyles, à Béni Milek,
une commune située à environ 120
km à l’Ouest de Tipasa.
"Nous souhaitons, en tant
qu’organisme humanitaire, que
l’accompagnement des familles
nécessiteuses et pauvres ne soit pas
limité au seul mois sacré du Rama-
dhan, mais élargi à tous les mois de
l’année", a indiqué Mme Benha-
byles dans une déclaration à la
presse, à l’issue d’une visite de so-
lidarité à Béni Milek, une com-
mune montagneuse de Tipasa,
considérée comme la plus déshéri-
tée de la région. Le choix de la
commune de Béni Milek pour cette
visite, inscrite au titre de la nou-
velle stratégie du CRA ciblant les
familles nécessiteuses, s’est fait
sur la base d’un "recensement du
ministère de la Solidarité nationale,
de la Famille et de la Condition de
la femme, relatif aux communes
les plus pauvres du pays, dont
celle-ci fait partie (Béni Milek)", a-
t-elle expliqué.
Soulignant le caractère "huma-
nitaire" et "symbolique" de cette
visite, Mme Benhabyles a estimé
qu’il s’agit là "d’un geste de rap-
prochement envers les familles
pauvres de cette région déshéritée,
de s’enquérir de leurs conditions
de vie et d’écouter leurs préoccu-
pations, et partant, de trouver un
moyen de les aider." Elle a fait
état, dans ce sens, d’un "fichier na-
tional des familles nécessiteuses"
en cours d’élaboration par des
équipes du CRA qui ont déjà fait
un recensement des familles
concernées à Béni Milek, pendant
que des opérations similaires sont
en cours à travers 47 communes
considérées comme les plus déshé-
ritées, à l’échelle nationale.
Durant cette visite, Mme Ben-
habyles a procédé à la distribution
de 80 couffins du Ramadhan,
d’une valeur de 7.000 DA l’unité,
avant une inspection du bureau
local du Croissant Rouge Algérien
à Cherchell.
La commune de Béni Milek fait
partie des régions de Tipasa ayant
subi les affres de la décennie noire,
un fait à l’origine d’un retard ac-
cusé dans plusieurs secteurs de dé-
veloppement.
Actuellement, cette localité est
le théâtre d’une nouvelle dyna-
mique insufflée par la réalisation
en cours de nombreux projets de
routes pour son désenclavement,
ainsi que de son raccordement aux
réseaux publics d’électricité et de
gaz.
M
me
BENHABYLÈS, PRÉSIDENTE DU CRA, À BÉNI MILEK (TIPASA)
«L’accompagnement des familles nécessiteuses
doit se faire tout au long de l’année»
Dimanche 20 Juillet 2014
7 EL MOUDJAHID
Nation
C
omme chaque été, les feux de forêts poin-
tent leur bout de nez en cette période de
grande canicule et déjà, des dégâts sont
enregistrés un peu partout en Algérie. Accentués
par les fortes chaleurs qui sévissent actuellement
dans plusieurs régions du pays, les incendies ont
nécessité une forte mobilisation des sapeurs-
pompiers.
Pour la seule journée de vendredi, pas moins
de 66 incendies de forêts et de maquis avec des
surfaces parcourues par les flammes estimées à
240 ha de forêts et 130 ha de maquis ont été en-
registrés par les services de la protection civile.
Aussi, on compte 40 incendies de récoltes, d’ar-
bres fruitiers et de bottes de foin avec des pertes
estimées à 23 ha de blé, 4427 arbres fruitiers et
7.260 bottes de foins. Il a fallu aux sapeurs pom-
piers une dose d’énergie importante et des efforts
colossaux pour parvenir à éteindre les flammes.
L’incendie le plus important a été constaté
dans la wilaya de Relizane, nous confie le sous-
directeur des statistiques et de l’information à la
Direction générale de la protection civile qui a
indiqué que cette situation a nécessité l’interven-
tion de la colonne mobile.
Ce qui signifie que des gros moyens aussi
bien humains que matériels ont été mobilisés.
Joint par téléphone, le lieutenant-colonel
Achour révèle que les autres incendies ont été
recensés dans les wilayas de Sétif, Tipasa,
Bouira, Tissemsilt, Jijel, Chlef, Boumerdes,
Tlemcen, Mostaganem et Ain-Defla.
En outre, la mise à feu d’une décharge pu-
blique située à proximité de la forêt de Bainem
(Alger) a failli coûter cher n’était ce l’interven-
tion rapide des sapeurs-pompiers de l’unité mo-
bile, postés à l’intérieur du bois dans le cadre du
dispositif de la protection civile.
Le départ de feu, enregistré vers 13 h, a atteint
la forêt mais heureusement, il a été fort et vite
traité et maîtrisé. Les dégâts sont estimés à 6.000
m
2
, soit moins d’un hectare.
Sur un autre registre, le bilan des incendies de
forêt compris entre le 1
er
et le 25 juin fait état de
194 foyers incendies pour une superficie détruite
et cumulé entre forêt, maquis, broussaille et vé-
gétation agricole de 1.297 hectares. Les dégâts
causés aux forêts sont
estimés à 344 ha contre
697 de maquis et 208 ha
de broussilles.
Les wilayas les plus
touchés par les feux de
forêts sont Sidi Bel
Abbés qui a enregistré
15 foyers et 420 ha de
dégâts, suivie de Mas-
cara, avec 7 incendies et
467 ha détruits. La pro-
tection civile a mis en
place un dispositif spé-
cial pour lutter contre
les feux de forêt.
Parmi les mesures
phares, on retient la création des colonnes mo-
biles qui sont dotées d’importants moyens hu-
mains et matériel (camions de lutte contre les
feux de grande capacité, camions citernes, am-
bulances, des véhicules 4X4…).
Outre la lutte contre les feux, les colonnes
mobiles se chargent également de la sensibilisa-
tion des citoyens à la prévention sur les risques
et les dangers des incendies de forêts. Aussi,
leurs champs d’actions s’étendent au-delà de la
wilaya de compétente et sont appelées à venir au
secours des régions limitrophes.
A ce jour, on compte 22 colonnes mises en
place dans les régions connues pour être des
zones à hauts risques. Mais selon le lieutenant
colonel Achour, la protection civile ambitionne
d’atteindre le chiffre de 35 colonnes mobiles dés
que les lignes de crédit seront débloquées.
SAM
O
rganisée chaque année par le
ministère des Affaires reli-
gieuses et du Wakf, sous le
haut patronage du Président de la Ré-
publique, Abdelaziz Bouteflika, cette
11
e
édition se distingue d’emblée par
l’établissement d’un record en matière
de participation, à travers la présence
de candidats de 51 pays du monde, dont
la Suède, le Canada et la Russie, notam-
ment. Cette forte participation étran-
gère, a souligné le D
r
Mohamed Aissa
à la cérémonie d’ouverture de la com-
pétition, reflète certainement l’impor-
tance croissante prise par ce concours
international d’Alger de récitation, de
psalmodie et d’interprétation du Coran,
qui en est aujourd’hui, à sa 11
e
édition.
Il a mis en exergue l'attachement du
peuple algérien à la mémorisation, la
récitation et à l'interprétation du Coran,
particulièrement durant le mois sacré de
Ramadhan, en rappelant les nom-
breuses écoles coraniques fondées dans
différentes régions du pays par d'émi-
nents oulémas tels que Cheikh Abou El
Kacem El Boudjelili, Sidi Abderrah-
mane El Yellouli et autres. Le D
r
Mo-
hamed Aissa a ensuite évoqué la bonne
tradition (sounna) de la lecture cora-
nique collective, héritée de Abou Ed-
darda, un des compagnons du Prophète
(QSSSL), celle du «Hizb Errateb» dans
nos mosquées, et de la lecture cora-
nique selon Ouarch, à partir de celle de
l’imam médinois Nafaâ, traditions qui
ont permis au peuple algérien d’oppo-
ser une longue résistance face à la ré-
pression coloniale. Il a ensuite parlé des
travaux de plusieurs érudits algériens en
matière d’interprétation du Coran,
comme Cheikh Belkacem El Boudjelili,
cheikh Ibrahim Bayoudh et cheikh Ab-
delhamid Ben Badis, notamment avant
d’arriver aux contemporains et faire
part de la prochaine contribution de
cheikh Touati Bentouati dans ce do-
maine. Avant de donner le coup d’envoi
au concours, le ministre a exprimé ses
marques de soutien et de solidarité avec
le peuple palestinien à Ghaza, victime
des lâches agressions israéliennes qui
ont fait des centaines de morts et de
blessés, au cours de ces derniers jours.
Au nom des membres du jury, le D
r
Aymen Souwid, a pris la parole pour
rappeler l’importance de la récitation du
Coran durant le mois de Ramadhan, en
particulier pour les peuples qui ne par-
lent pas la langue arabe, avant de mettre
l’accent sur le «livre d’Allah» en sa
qualité de source fondamentale de la re-
ligion musulmane, avec la sunna du
Prophète(QSSSL).
Dans ce contexte, il a évoqué les re-
commandations de Dieu Tout-Puissant,
contenues dans le Coran, en précisant
que leur mise en œuvre permet au mu-
sulman d’adopter une conduite exem-
plaire qui lui sera utile dans la vie et
dans l’au-delà.
L’encouragement et le soutien à la
mémorisation, à la récitation et à la
psalmodie du Coran, notamment chez
les jeunes, en fait partie, a-t-il ajouté en
rendant un vibrant hommage au Prési-
dent de la République, Abdelaziz Bou-
teflika, initiateur de ce concours
international du Coran.
La soirée a été marquée par la pré-
sentation d'un film documentaire retra-
çant le parcours de cette manifestation,
suivie de chants religieux exécutés par
la troupe "Al Anouar" de Bechar. et la
récitation de versets coraniques par les
spécialistes algériens en psalmodie
cheikh Riad El-Djazaïri, Mohamed Me-
gatli El Ibrahimi et Zakaria Hamama.
Pour rappel, le concours internatio-
nal est ouvert aux candidats âgés de
moins de 25 ans et porte sur la récita-
tion, la psalmodie et l’interprétation du
Coran. Un jury d’experts nationaux
dans le domaine des lectures cora-
niques, constitué de MM. Kamel
Guedda, Amer Larabi, Mohamed
Cheikh, Abdelhadi Laâkab et Rabah
Merabtine, encadre les épreuves sous la
présidence des savants Aymen Rouchdi
Souwid d‘Arabie Saoudite et Abdelaziz
Fadel Matar Fahd El Anzi du Koweït.
Quant à la compétition à caractère na-
tional, elle s’adresse aux jeunes de
moins de 15 ans, issus de plusieurs wi-
layas du pays, en vue de les encourager
à mémoriser le Coran et à le réciter en
entier. La remise des prix et distinctions
aux lauréats du concours aura lieu au
cours de la cérémonie religieuse orga-
nisée à Djamaâ El Kebir d’Alger, la nuit
du 2
7e
jour de Ramadhan, soit «Leïlat El
Qadr», en présence des hautes autorités
du pays.
En 2013, les candidats Abdelaziz
Ali El Himri (Qatar) et Hadjar Sebbah
(Algérie) sont arrivés premiers ex
aequo du 10
e
concours international de
récitation, psalmodie et interprétariat du
Coran d’Alger, suivis d’Aouadh Ab-
derrahmane Ihab Hassan (Yémen) en 3
e
position, rappelons-le. Pour leur part,
les jeunes Mustapha Choukri (Alger),
Saousan Bouhali (Sétif) et Moussa Arik
de Tamanrasset, ont été les lauréats du
concours national de récitation du
Coran.
Mourad A.
La vague de chaleur enregistrée ces
derniers jours à travers tout le pays a
provoqué plusieurs incidents ayant né-
cessité l’intervention des services de
santé et de la protection civile. Et bien
qu’un bulletin météorologique spécial
(BMS) a été lancé, notamment en ce qui
concerne les mesures préventives à
prendre, il n’en demeure pas moins que
plusieurs cas d’évacuations sanitaires
ont été relevés par ses services à travers
le territoire national.
Selon le lieutenant Zoheir Benam-
zal, chargé de la communication au ni-
veau de la direction générale de la
Protection civile, pas moins de 4.609 in-
terventions ont été enregistrées en l’es-
pace de quarante-huit heures, soit durant
la période allant du 17 au 19 Juillet.
«Les unités de la protection civile se
sont déplacées pour répondre aux appels
aux secours, suite à des accidents de la
circulation, accidents domestiques, éva-
cuations sanitaires et extinction d’incen-
dies» a indiqué le lieutenant Benamzal.
Dans ce cadre, le chargé de communi-
cation de la protection civile a fait sa-
voir que plusieurs accidents de la
circulation ont été recensés durant cette
période dont ont causé la mort à 16 per-
sonnes et ont fait 36 autres blessées qui
ont été évacués vers les structures hos-
pitalières pour des soins. Le bilan le plus
lourd a été enregistre au niveau de la wi-
laya d’Oum el Bouaghi avec 2 per-
sonnes décédées et 5 autres blessées,
suite à une collision entre deux véhi-
cules légers, survenue sur la RN 81,
commune de Berriche. M. Benamzal a,
également, noté l’intervention des uni-
tés de la protection civile pour l’extinc-
tion de 9 incendies urbains, industriels
et divers au niveau des wilayas d’Alger,
Tizi Ouzou , Bordj Bou Arreridj, Médéa
et 1 à M’sila. Par ailleurs une personne
a trouvé la mort et 12 autres ont été bles-
sés dans sept accidents de la route en-
registrés durant ces dernière 24 heures
dans la wilaya de Batna, ont indiqué les
services de la Protection civile. Une per-
sonne a trouvé la mort et une autre a été
blessée dans l’un des plus dangereux ac-
cidents enregistré durant cette période,
lors du dérapage d’un véhicule sur la
RN 3 à la sortie nord de la ville d’Ain
Yagout.
Un autre accident survenu surl’évi-
tement sud à proximité de la nouvelle
gare routière a occasionné des blessures
à 4 personnes dont le véhicule s’est ren-
versé. Les premiers secours ont été as-
surés sur place aux victimes par la
Protection civile avant leur transfert
vers les structures sanitaires.
Par ailleurs, les services de la Pro-
tection civile, ont enregistrés 5 cas de
décès par noyade, durant la même pé-
riode, dont 2 au niveau de plages inter-
dites à la baignade. Il s’agit d’un jeune
homme âgé de 18 ans qui a péri à Cap
Djenet, wilaya de Boumerdés et la se-
conde victime âgée de 23 ans au lieu
Tassalast, commune de Tigzirt dans la
wilaya de Tizi-Ouzou.
Kamélia H.
CONCOURS INTERNATIONAL D’ALGER DE RÉCITATION, PSALMODIE
ET INTERPRÉTATION DU CORAN
Participation record à la 11
e
édition
Hier soir, Dar El Imam Sidi Abderrahmane Etthaâlibi de Mohammadia, a accueilli en grandes pompes la cérémonie d’ouverture du 11e Concours
international d’Alger de récitation, psalmodie et interprétation du Coran, présidée par le D
r
Mohamed Aissa, ministre des Affaires religieuses et du Wakf,
en présence du représentant du Président de la République, des membres du gouvernement et des cadres du secteur.
M’SILA
Deux morts et trois blessés dans
une collision
Deux personnes ont péri et trois autres ont été blessées dans un accident de cir-
culation survenu vendredi soir sur la RN 8, non loin du village Mohamed-Seddik
Benyahia, dans la commune d’Ouled Sidi Ibrahim (M’sila), a indiqué samedi la
protection civile. Il s’agit d’une violente collision entre deux véhicules légers à
laquelle deux passagers voyageant à bord de la même voiture n’ont malheureu-
sement pas survécu, selon la même source qui a ajouté que trois autres personnes,
blessées, ont été évacuées sur l’hôpital de Boussaâda.
Le corps sans vie d’un jeune homme repêché
dans une retenue collinaire
Le corps sans vie d’un jeune homme âgé de 27 ans a été repêché, tard dans la
soirée de vendredi, du plan d’eau d’une retenue collinaire située au lieu dit Ald-
jafen, dans la commune de Maâdhid (M’sila), a-t-on appris hier, auprès de la Pro-
tection civile.
La même source a indiqué qu’il s’agit probablement d’une noyade, la canicule
de ces derniers jours poussant de très nombreuses personnes vers les différents
plans d’eau pour s’y baigner, souvent au péril de leur vie. Les plongeurs de la
Protection civile, dépêchés sur place aussitôt après l’alerte, n’ont pu repêcher le
corps qu’après plus de trois heures de recherches.
Une enquête est ouverte pour définir les causes de ce décès.
BILAN DE LA PROTECTION CIVILE
4.609 interventions en deux jours
20 ha de forêts détruits à Tipasa
Près de 20 ha de forêts ont été détruits dans la wilaya de Tipasa, suite aux incendies déclarés dans la
journée de vendredi, à travers plusieurs sites forestiers de la région, a-t-on appris auprès de la di-
rection de la Protection civile.
Ces pertes en couvert végétal concernent les régions boisées de Gouraya, Fouka, Sidi Amar, Da-
mous et Tipasa, selon la source, qui n’a pas écarté l’hypothèse que les "chaleurs caniculaires ayant
sévi durant la journée de vendredi, soient à l’origine de la déclaration de ces feux de forêts ainsi que
leur propagation." Les agents de la Protection civile de la wilaya sont également intervenus pour
l’extinction de huit foyers d’incendies déclarés, dans la même journée, à travers les forêts de la wi-
laya, pour des "raisons non identifiées.
LA CANICULE FAVORISE LES FEUX DE FORÊT
Une dizaine de wilayas touchée
G 66 incendies de forêts déclarés durant la journée de vendredi.
P
h

:

B
i
l
l
a
l
9
Dimanche 20 Juillet 2014
EL MOUDJAHID
Nation
L
a mise en œuvre de ce pro-
gramme, avec l’adhésion et l’ef-
fort de tous, matérialise  la vision
d’une Algérie forte et plus indépen-
dante économiquement. On peut faire
des constats simples, mais déterminants
pour notre pays. Les résultats sont là, il
faut bien le reconnaître : l’intégration
de la sphère informelle, les réformes du
système financier, fiscal et douanier, du
système socio-éducatif, les nouveaux
mécanismes de la régulation et de la co-
hésion sociale, l’optimisation de l’effet
des dépenses publiques et la nouvelle
gestion des infrastructures, la moderni-
sation de l’Administration, devant pri-
vilégier la réussite de ce programme qui
n’est pas achevé, mais qui connaît tout
de même une bonne avancée.
C’est ainsi que l'accélération du
processus de réformes économiques et
sociales que dicte la promotion d'une
économique diversifiée et compétitive,
et la mise en œuvre du Pacte national
économique et social de croissance
conclu en février dernier, en veillant
sur  la création d’emplois en tant qu’ob-
jectifs cardinaux de cette démarche, ont
été soulignées par le Président de la Ré-
publique, qui a, en outre, instruit le gou-
vernement de prendre toutes les
dispositions nécessaires  pour améliorer
la maîtrise, l'approvisionnement et la
régulation du marché intérieur, y com-
pris en ce mois béni de Ramadhan et de
la période estivale.
Ainsi, il a été question de la mise en
place d’un dispositif spécial, à l’instar
des années précédentes, par le ministère
du Commerce dans le but d’approvi-
sionner et de contrôler le marché durant
le mois de Ramadhan, marqué généra-
lement par la spéculation et la hausse
des prix des produits de large consom-
mation. Triste situation qui n’a pas été
constatée cette année, en raison d’un
bon approvisionnement des marchés
avec des «prix abordables».
Le citoyen a affiché sa satisfaction
à l’égard de ces démarches qui lui per-
mettent d’avoir accès à une consomma-
tion spécifique à ce mois, et à sa portée.
Il a également été question de la créa-
tion d’une commission mixte regrou-
pant les ministères du Commerce et de
l’Agriculture, ainsi que les Douanes,
pour la préparation et l’encadrement de
l’approvisionnement du marché durant
le mois béni.
Assurer le pouvoir d’achat
Ainsi, le citoyen a toutefois été ras-
suré sur le fait que les fruits et légumes
sont disponibles à des prix acceptables,
durant le mois de Ramadhan qui coïn-
cide, de surcroît, avec l’été, saison de
disponibilité de ces produits agricoles.
Le même constat d’abondance sera sû-
rement fait pour le blé tendre et le blé
dur, grâce à une bonne saison céréa-
lière. Des instructions ont aussi été don-
nées à l’Office algérien
interprofessionnel des céréales (OAIC)
pour l’importation des légumes secs, en
vue de faire face à la forte demande sur
ce produit pendant cette période.
Concernant les produits d’épicerie tels
que le sucre et ’huile, les stocks ont lar-
gement pu couvrir la demande de ce
mois de Ramadhan et le reste de l’an-
née. Des orientations ont aussi été don-
nées sur le contrôle des pratiques
commerciales qui cible principalement
tous les prix réglementés et la lutte
contre la spéculation et la rétention des
stocks. Ce contrôle vise également tout
changement d’activité sans titre légal.
Concernant le contrôle de la confor-
mité des produits, qui a pour but de pré-
server et de protéger la santé du
consommateur, celui-ci a été orienté
vers les exigences de respect des condi-
tions d’hygiène et de la chaîne de froid
pendant cette période de grandes cha-
leurs. Par ailleurs, des moyens adéquats
ont été déployés pour la sensibilisation
des consommateurs quant à l’hygiène,
la conformité des produits et la rationa-
lisation de la consommation à travers le
contact direct ou par l’intermédiaire des
associations de protection des consom-
mateurs, auxquelles le Président de la
République à donné une grande impor-
tance pour être un allié des autorités
dans l’application de cette démarche de
bonne gouvernance en raison du fait
qu’ils sont beaucoup plus proches des
citoyens et qu’ils peuvent cerner leurs
préoccupations.  
L’enjeu alimentaire est désormais
appréhendé en termes d’impératif de
souveraineté nationale. Il s’agit, pour
notre pays, de redoubler d’efforts pour
assurer la couverture des besoins ali-
mentaires de base par la production na-
tionale et d’assurer la promotion du
monde rural.
Développement agricole
et souveraineté alimentaire
Un grand potentiel reste à exploiter
à cet effet pour faire jouer à l’agricul-
ture son plein rôle dans la stratégie de
développement global. Le développe-
ment rural et la revitalisation des es-
paces ruraux continueront à faire l’objet
d’une démarche intégrée et intersecto-
rielle. Ils figurent parmi les priorités du
programme du Président de la Répu-
blique pour leur redynamisation. L’ac-
tion tendra à accroître sur le
quinquennat, la superficie utile d’un
million d’hectares supplémentaires à
travers la valorisation de nouvelles su-
perficies, notamment dans les Hauts
Plateaux et le Sud.
De même que les superficies irri-
guées seront doublées pour atteindre, à
l’horizon 2019, 25% de terre culti-
vée.  C’est  une  démarche  inscrite dans
le nouveau programme du Président de
la République pour la période de 2014-
2019, et cela a été annoncé à plusieurs
reprises par Abdelmalek Sellal, lors de
la campagne électorale, dans plusieurs
régions, à l’instar de Mascara, Blida,
Sidi Bel-Abbès, Béchar, Ouargla, Aïn
Defla, Chlef…
Dans ce cadre, la protection et l’ex-
tension du patrimoine forestier, le déve-
loppement de la steppe, la conservation
des écosystèmes naturels et la lutte
contre l’érosion des sols et la désertifi-
cation bénéficieront  d’une priorité éle-
vée. Le soutien public porte aussi sur la
bataille des rendements. Dans ce cadre,
la recherche agronomique bénéficiera
de moyens additionnels et sera orientée
vers le développement de variétés et es-
pèces à rendement élevé. En outre, la
vulgarisation agricole sera systémati-
sée, de même que le soutien à la pro-
duction sera renforcé. Il s’agit
d’augmenter la productivité dans les fi-
lières stratégiques que sont les céréales,
la viande rouge, les laitages et les lé-
gumes secs.
Une importance toute particulière
sera accordée à la formation et à l’in-
sertion des jeunes en leur facilitant l’ac-
cès aux terres agricoles et en les
accompagnants dans le lancement et le
développement de leurs exploitations.
La politique des régulations des
marchés agricoles et agro-alimentaires
sera affinée dans ses méthodes et élar-
gie dans son champ d’application en
vue de garantir des revenus décents aux
producteurs tout en protégeant le pou-
voir d’achat des citoyens.
De plus, les relations de complé-
mentarité entre agriculteurs et éleveurs,
d’une part, et les industries de transfor-
mation, d’autre part, seront également
encouragées.
Le concours financier de l’État au
développement agricole et rural sera
porté à 300 milliards de dinars par
année pour le nouveau programme
quinquennal.
Kafia Ait Allouache
APPROVISIONNEMENT DU MARCHÉ
La politique de régulation a porté ses fruits  
Voulant assurer sa stabilité politique et son émergence économique, l’Algérie a tracé un programme pour le prochain quinquennat
qui prévoit des changements rendus nécessaires par l’évolution qu’a connue notre pays dans tous les domaines, depuis 1999,
et surtout après la dernière élection présidentielle. 
L
e retard accusé par Orascom Télécom Algé-
rie (OTA) pour commercialiser son service
3G n’a pas été pour désavantager l’opérateur
national de la téléphonie mobile, puisque pas
moins de 60.000 nouveaux abonnés ont été enre-
gistrés au portefeuille clients, et ce depuis le lan-
cement de la 3G+ le 5 juillet dernier.
L’objectif affiché est de compter parmi ses 17
millions d’abonnés actuels, 1,5 million d’abonnés
à la 3G+. Une prévision basée entre autres sur
l’engouement populaire pour l’offre Millenium.
«Souvenez-vous lorsque, le 19 décembre dernier,
nous avons présenté notre feuille de route pour le
déploiement de la 3G, et nous nous sommes enga-
gés à faire de la 3G, une technologie utile et ac-
cessible à tous les consommateurs algériens», a
déclaré le président exécutif de Djezzy, Vincenzo
Nesci, lors d’une conférence de presse organisée,
jeudi soir, à l’hôtel El-Aurassi.
Insistant sur la qualité de service technique, la
transparence des offres et la qualité de la relation
avec le client comme valeurs fondamentales sur
lesquelles repose toute la politique de l’entreprise,
Vincenzo Nesci a tenu à souligner : «Ce n’est pas
nous qui sommes en retard, ce sont les autres qui
étaient en avance.» Dans cette optique, il a rappelé
que «Djezzy s’est engagé à faire de la téléphonie
3G, une technologie accessible à tout le monde.
Nous sommes leader avec 17 millions d’abonnés,
nous comptons renforcer notre position, notam-
ment avec l’arrivée de la 3G+. Grâce à la qualité
de notre service, la confiance que les clients ap-
portent à Djezzy et la performance du réseau et de
nos équipes techniques, nous restons optimistes
pour plus de succès.»  
Il y a lieu de noter que la 3G+ de Djezzy est
désormais disponible dans 7 wilayas. Il s’agit
d’Alger, Constantine, Oran, Ouargla, El-Oued,
Skikda et Béchar, avant d’étendre la couverture au
reste du pays. Démocratiser cette technologie est
donc l’objectif que se sont assignés les responsa-
bles de Djezzy, même si le lancement de la 3G+
intervient plus de six mois après celui de ses deux
autres concurrents. «L’internet mobile est devenu
aujourd’hui une réalité. Nous offrons aujourd’hui
un service 3G de qualité, tout simplement parce
que nous disposons d’un réseau performant», a in-
diqué Philip Thome, directeur général de Djezzy,
en affirmant que «malgré les moments difficiles
qu’à vécus l’entreprise, notre réseau 2G est resté
fiable». De son côté, le directeur-adjoint chargé du
commercial, André Barakat, a indiqué : «Notre ré-
seau est prêt aujourd’hui pour accueillir un million
et demi d’abonnés 3G+. Nous sommes bien en
avance sur les exigences annoncées dans le cahier
des charges, un travail remarquable a été assuré
par nos équipes techniques qui continuent à ac-
complir leurs missions,ce qui nous permet de
noyus développer au quotidien et de garder une
longueur d’avance sur les exigences du marché.»
Estimant que le succès est au «rendez vous»,
Barakat ajoute : «Nous avons choisi au début de
lancer la 3G+ uniquement dans nos boutiques,
mais après le rush qu’ont connu nos établisse-
ments, nous avons vite étendu l’opération sur nos
12.700 points de ventes et partenaires afin d’assu-
rer une meilleure distribution et accueillir nos
clients dans de bonnes conditions. Pour moi, cet
engouement reflète la confiance et la bonne image
qu’a Djezzy auprès de ses clients.»
Désormais, les abonnés d’OTA peuvent accé-
der d’une manière simple et rapide à une multitude
de services internet, tels que le téléchargement, la
vidéo, la musique, les jeux, sans oublier les ré-
seaux sociaux sur différents appareils de leur choix
: tablettes, PC de bureaux, laptop et Smartphone.
Par ailleurs, et pour assurer une large présence
sur la Toile, Djezzy a saisi cette occasion pour lan-
cer son «Djezzy Store» qui compte plus de 2.000
applications téléchargeables. L’offre Millenium
existe en deux formules d’abonnements : 3G+
1.750 DA ou 3G+ 6.000 DA, offrant des commu-
nications gratuites et illimitées vers le réseau
Djezzy de 21h à 7h, et de la Data de 500 Mo à 2
Go. Selon les responsables de Djezzy, ces offres
présentent plusieurs avantages, dont l’illimité via
les réseaux sociaux comme Facebook, Twitter et
What’s Up, où des partenariats ont été signés à tra-
vers le groupe Vimpelcom.
L’opérateur offre des réductions, pour les en-
treprises, sur les abonnements peuvant aller
jusqu’à 50%. 
Sihem Oubraham
ALORS QUE 60.000 NOUVEAUX CLIENTS SONT DÉJÀ ENREGISTRÉS DEPUIS LE LANCEMENT DE LA 3G
Djezzy table sur 1,5 million d’abonnés
Quelque 23 tonnes de viandes ovines congelées ont été
dernièrement refoulées du port d’Oran par une brigade de
contrôle aux frontières de la direction régionale de com-
merce, a-t-on appris de cette administration.
Cette marchandise d’une valeur de 9 millions de dinars
provenait d’Espagne. Les inspecteurs chargés du contrôle
aux frontières ont refusé l’accès de cette marchandise sur
le marché pour absence de mention de l’adresse de l’im-
portateur et du pays d’origine, et ce conformément à la loi
et dans le souci de préserver la santé du consommateur,
ajoute la même source.
Durant ce mois de juillet, 6 tonnes de jus de nectar de
raisins ont été refoulés du port d’Oran. Cette marchandise
d’une valeur de 354.000 dinars, importée également d’Es-
pagne, portait un nom et une adresse du producteur que
ceux portés sur les documents présentés par l’importateur.
Des offres accessibles à tous
PORT D’ORAN
Refoulement de 23 tonnes de viandes congelées
L’opérateur national de téléphonie mobile,
filiale à 49% du russe Vimpelcom, n’a pas lé-
siné sur les offres de lancement de sa 3G+.
"Djezzy Speed", une offre internet déclinée en
6 formules : «Speed jour d’un volume de 50
Mo pour 100 DA, 500 Mo à 750 DA, 2 Go
pour 2.000 DA, 5 Go à raison de 4.000 DA,
speed à la demande à partir de 3 DA le MO et
enfin la formule 200 MO pour 200 DA.»
Quand à l’offre @migo, un forfait qui permet
aux clients Djezzy de rester en contact illimité
avec leurs amis via les réseaux sociaux Face-
book, Twitter et What’s Up. Cette offre est d’un
volume de 200 Mo pour 150 DA avec une
durée de validité d’une semaine. Pour activer
le forfait @miGo, il suffit de composer la syn-
taxe *707# sur son mobile et se laisser guider.
À cela s’ajoute, en outre, la troisième offre est
un Pack 3G, «Djezzy Connect». Cette offre
contient un Pack Djezzy Connect, une carte
SIM et un bonus de 500 Mo/mois sur deux
mois. Il est disponible sur les 7 wilayas cou-
vertes par la 3G+ Djezzy.
Son prix est de 1.900 DA TTC avec un
accès illimité sur 4 sites internet, à savoir
ouedkniss, echouroukonline, lebuteur et elhed-
daf. Cette offre est limitée à 30 jours à partir
du 5 juillet. La dernière n’est autre que le fa-
meux «Millenium», décliné cette fois avec
l’option 3G en plus. Djezzy y propose de ma-
nière limitée du data de 500 Mo à 2 Go à tra-
vers deux formules : «Millenium 3G 1750» qui
propose aux abonnés des appels «gratuits et il-
limités : de 21h à 7h et 7j/7». Un forfait de 2
heures de communication s’étalant sur 1 mois
vers tous les réseaux. Une connexion internet
3G+ sur les zones couvertes par le réseau de
500 Mo. Les frais d’accès répartis sur les 4 pre-
mières factures est 1500 DA avec un payement
mensuel de 1.750 DA et d’une caution d’une
année fixée à 4.000 DA. La deuxième formule
est celle du "Millenium 3G 6000" qui propose
10 heures d’appels de communication vers tous
les réseaux nationaux mobiles, d’un débit in-
ternet de 2 Go, avec les mêmes frais et la même
caution annuelle que la première formule, mais
avec payement mensuel de 6.000 DA.
En week-end, les communications sont gra-
tuites 24 heures sur 24.
S. O.
10 EL MOUDJAHID
Economie
Dimanche 20 Juillet 2014
TIARET
Perte de la moitié de la pro-
duction du laboratoire d’amé-
lioration de semences
La moitié de la production du laboratoire d’amélio-
ration de semences de pomme de terre de la com-
mune de S’baïne, dans la wilaya de Tiaret, est
endommagée chaque année, a-t-on appris du direc-
teur de cet établissement. Le responsable du labora-
toire, Ahmed Zebbar, a indiqué que son
établissement relevant de l’Institut national de re-
cherche agricole produit, chaque année, 64 quintaux
de semences de base, et ce dans le cadre du partena-
riat avec la Corée du Sud, mais 30 quintaux de cette
production globale est inutilisable. Cette situation
s’explique par le déficit de la ferme-pilote «Si Ab-
delkrim», l’unique partenaire du laboratoire devant
acquérir toute la production annuelle de semences.
«Ce déficit en moyens de prise de notre production
fait que, depuis trois années consécutives, 30 quin-
taux sont systématiquement inutilisables.» Dans ce
contexte, le même responsable a expliqué que les se-
mences de base doivent être sorties des chambres
froides pour une durée de trois mois avant l’entrée
en phase de développement, puis leur transfert à la
ferme-pilote pour le début de leur phase d’intensifi-
cation. «Une fois la période dépassée, le produit est
endommagé et devient irrécupérable», a-t-il encore
ajouté. Le contrat signé entre l’Institut national de
recherche agricole et la ferme-pilote «Si Abdelkrim»
désigne cette dernière comme seul et unique parte-
naire, et que toute la production du laboratoire doit
être livrée à cette ferme-pilote. Pour éviter ces pertes
et améliorer les semences de pomme de terre, le di-
recteur du laboratoire préconise la résiliation du
contrat qui l’oblige à livrer toute sa production à
cette ferme-pilote et le recours à d’autres fermes pu-
bliques ou privées pour contribuer à garantir une au-
tosuffisance de production de semences de pomme
de terre.
TAMANRASSET
L’étude de l’aménagement de
la zone touristique d’Aguenar
confiée au CNTC
L’élaboration de l’étude de l’aménagement de la
zone touristique d’Aguenar (Tamanrasset) a été
confiée provisoirement au Centre national des tech-
nologies et du consulting (CNTC), a indiqué hier le
ministère du Tourisme et de l’Artisanat. Le marché
de l’étude de l’aménagement touristique de la zone
d’Aguenar dans la wilaya de Tamanrasset a été at-
tribué pour un montant de 19,5 millions de DA et un
délai de réalisation de 10 mois, ajoute la même
source. Dans le cadre du programme du gouverne-
ment portant sur les études et la réalisation des
grandes infrastructures de bases, le CNTC est chargé
des études générales en relation avec de multiples
secteurs. Il s’agit des secteurs de l’environnement,
du traitement des rejets liquides et industriels, ainsi
que l’économie des transports (enquêtes, plans de
transport et aménagement du territoire), ainsi que
l’agriculture et l’hydraulique.
NAÂMA
4.291 emplois créés durant
le premier semestre
4.291 emplois ont été créés par le biais des différents
programmes et dispositifs d’aide à l’emploi, à tra-
vers la wilaya de Naâma, durant le premier semestre
de 2014. Le programme d’aide à l’insertion profes-
sionnel vient en tête avec la création de 1.637 em-
plois des secteurs administratif (956) économique
(681), au profit des diplômés d’universités, des pro-
mus des centres de la formation professionnelle, et
des jeunes sans diplôme, a déclaré le chef de service
de gestion de la main-d’œuvre, Tayeb Zehal. Selon
le même responsable, 185 jeunes ont bénéficié de
contrats d’emploi aidé afin d’offrir aux nouveaux
demandeurs d’emploi dans le secteur économique,
des formations dans le but de faciliter leur insertion
dans le monde du travail. Néanmoins, ce nombre
reste insuffisant, en raison de faible nombre d’entre-
prises productives dans la wilaya et de l’absence
d’un tissu économique et industriel, a-t-il expliqué.
Les différents secteurs d’activités de développement
ont contribué, durant le premier semestre, à la créa-
tion de 1.977 emplois, dont 148 postes avec des
contrats à durée indéterminée, le reste étant constitué
de contrats à durée déterminée, a ajouté la même
source. Ces postes d’emploi sont répartis sur les sec-
teurs public (717 postes) et privé (1.215), ouverts
par les différentes entreprises de travaux public et
bâtiment et de l’agriculture, en plus de 45 emplois
offerts par les sociétés étrangers activant sur le ter-
ritoire de la wilaya, a-t-on signalé. Dans le même
cadre, quelque 146 emplois permanents ont été créés
par le biais de l’Agence nationale de soutien à l’em-
ploi des jeunes (ANSEJ), 68 autres par le biais de la
Caisse nationale d’assurance chômage (CNAC) et
278 emplois permanents via l’Agence nationale de
gestion du microcrédit (ANGEM).
FRUITS ET LÉGUMES
La mercuriale s’adoucit
La question de la hausse ou de la baisse des prix des produits de large consommation est,
évidemment, liée directement à la règle de l’offre et de la demande.
L’
Algérie n’échappe pas à cette règle,
bien entendu. Le problème de cette
fluctuation des prix chez nous ré-
side certainement dans les mentalités et à
certains réflexes contre-productifs hérités du
passé. En effet, les situations récurrentes de
pénurie de produits alimentaires, la vente
concomitante et autres pratiques commer-
ciales négatives ont concouru à la création
d’un sentiment d’insécurité et de peur qui in-
cite les chefs de famille à acheter en grande
quantité, sans jeter le moindre regard aux
prix. On s’attendait, comme d’habitude, à
une hausse des prix, surtout qu’on en est à
quelques jours de l’Aïd-el-Fitr. Il n’en est
rien. Le constat qui se dégage, à travers les
étals de la capitale, contredit cette prévision.
En fait, il y a plutôt un adoucissement de la
mercuriale, marquée ces derniers jours par
une baisse relative par rapport au début du
mois de Ramadhan. Mais la question qui se
pose est de savoir si ces prix resteront au
même niveau à la veille de l’Aïd-el-Fitr. Les
commerçants que nous avons sollicités, lors
d’une virée effectuée hier au niveau de cer-
tains marchés d’Alger, notamment celui de
Bouzrina, ont unanimement indiqué qu’il
sera impossible de maintenir les prix des
fruits et légumes au même niveau. Les com-
merçants trouvent regrettable que les habi-
tudes des consommateurs algériens changent
à la veille des fêtes religieuses. Malgré que
les produits de large consommation soient
disponibles et en abondance dans les mar-
chés, une augmentation de la demande ne
peut qu’engendrer, effectivement, une
hausse des prix. Les prix sont liés bien sûr à
la règle de l’offre et de la demande. Lors de
notre virée, nous avons remarqué, à titre
d’exemple, que le prix de la tomate est à 40
DA, alors que la semaine écoulée, il était à
50 DA. Le prix de la pomme de terre est tou-
jours stable et varie entre 50 et 60 DA. Par
contre, le prix de l’oignon a connu une lé-
gère augmentation pour atteindre 50 DA. La
semaine passée, selon les commerçants, il
était à 40 DA le kilogramme, tandis que le
prix de la carotte tourne autour des 60 DA.
S’agissant du prix de la courgette, il a atteint
50 DA. Quant au prix de la salade, il est
resté plus ou moins stable, il ne dépasse pas
les 100 DA et varie selon la qualité du pro-
duit. Quant au prix du haricot vert, ce der-
nier est à 50 DA. En ce qui concerne les prix
du piment et du poivron, ceux-ci tournent
autour des 70 DA. La même tendance à la
baisse est constatée également pour les prix
des fruits, qui n’ont pas échappé à la règle
en affichant des seuils abordables au niveau
des magasins spécialisés et des marchés po-
pulaires. À titre d’exemple, la pomme lo-
cale, vendue entre 80 et 100 DA, selon la
qualité. En ce qui concerne les viandes rouge
et blanche, elles sont stables. La viande
rouge fraîche a atteint 1.300 DA. La viande
blanche à atteint, quant à elle, 240 DA. En
ce qui concerne la sardine, nous avons re-
marqué une baisse sensible qui a atteint 250
DA/kg. Il y a lieu de noter qu’en dépit de ce
léger recul des prix, leurs niveaux restent
toujours excessifs par rapport au pouvoir
d’achat des familles, particulièrement les
ménages à faible revenu.
Makhlouf Ait Ziane
L’euro baissait très légèrement face au
dollar, vendredi, dans un marché peu vo-
latile, déstabilisé par un regain de tensions
géopolitiques au lendemain du crash d’un
avion de ligne malaisien en Ukraine.
La monnaie européenne valait 1,3512
dollar vendredi soir contre 1,3525 dollar
jeudi soir. Elle progressait face à la mon-
naie nippone, à 136,99 yens contre 136,83
yens la veille au soir, ainsi que le dollar,
qui s’échangeait à 101,38 yens contre
101,17 yens. «Les marchés financiers ont
été déstabilisés par un regain de risques
géopolitiques après le crash d’un avion
civil dans l’est de l’Ukraine et le début
d’une opération militaire terrestre d’Israël
à Gaza», expliquait un analyste chez Bank
of Tokyo-Mitsubishi. En effet, les opéra-
teurs sur le marché des devises, comme sur
les autres places financières, restaient
préoccupés par l’annonce jeudi du crash
d’un avion de la Malaysia Airlines dans la
région de Donetsk, dans l’est ukrainien,
abattu par un missile, selon les responsa-
bles américains. Dans ce contexte, les in-
vestisseurs optaient pour la prudence,
surveillant l’évolution des tensions, limi-
tant leurs mouvements sur le marché des
devises. Pour sa part, le dollar ne semblait
toujours pas profiter du retour de l’aver-
sion au risque sur les marchés financiers,
continuant de marquer une pause en fin de
semaine après l’intervention mardi et mer-
credi de la présidente de la banque cen-
trale américaine (Fed), Janet Yellen,
devant le Congrès américain. Cette der-
nière a estimé que si le marché du travail
continuait à «s’améliorer plus rapidement
qu’anticipé (...) les hausses du taux direc-
teur pourraient probablement intervenir
plus tôt et être plus rapides que ce qui est
actuellement envisagé», une perspective
qui rendrait le dollar plus rémunérateur et
plus attrayant pour les investisseurs spécu-
latifs.
De son côté, la livre britannique bais-
sait face à l’euro, à 79,15 pence pour un
euro, comme face au billet vert, à 1,7071
dollar pour une livre. La devise suisse re-
culait face à la monnaie unique euro-
péenne, à 1,2148 franc suisse pour un euro,
ainsi que face au billet vert, à 0,8990 franc
suisse pour un dollar.
La devise chinoise a terminé à 6,2079
yuans pour un dollar, contre 6,2042 yuans
la veille. L’once d’or a fini à 1.307,25 dol-
lars au fixing du soir, contre 1.302,50 dol-
lars jeudi.
CHANGES
L’euro termine la semaine en légère baisse face au dollar
lors des échanges européens
En cette période de Ramadhan, le mar-
ché présente un autre visage. Certains fruits
et légumes disparaissent, tandis que d’au-
tres arrivent en force. Le climat et la saison
y sont certes pour quelque chose. Mieux,
les prix et la configuration des étals obser-
vés en ce moment traduisent éloquemment
la situation d’absence de pénurie, au grand
bonheur de nos ménagères qui n’éprouvent
pas trop de peine à garnir leur panier jour-
nalier. Ainsi, sur les étals de fruits, ce sont
les raisins, le melon et la pastèque qui do-
minent en ce moment. Le marché est appro-
visionné sans interruption. Il est préférable
de s’y rendre le matin de bonne heure, on
peut alors pleinement profiter de la vue
dans les grandes allées et se promener tran-
quillement. Les marchands installent leurs
étals, ça discute, ça rigole, l’ambiance est
chaleureuse et bon enfant. Les étalages
jouent des coudes à savoir laquelle sera la
plus belle, la plus colorée et originale ; il
faut avouer que c’est un vrai spectacle de
voir les installations d’épices, d’olives et
dattes, viandes, poissons… aux marchés de
Bouzrina et Amar-Elkama. Ces souks sont
de véritables lieux d’échanges, de com-
merce et une bonne occasion pour se plon-
ger dans le quotidien algérois. Il compte
parmi les plus vieux marchés d’Alger, à une
coudée de la place des Martyrs. À l’inté-
rieur, on y fait ses courses, mais on vient
aussi y prendre le pouls de cette partie de
la ville. L’ambiance est colorée, joyeuse et
bon enfant, grâce un mélange de cris des
plus réjouissants. Et à l’instar d’autres mar-
chés de la capitale qui regorgent de produits
alimentaires et d’objets à la fois loufoques,
étonnants et remplies de petites merveilles
cachées au fond des échoppes, le marché de
Bouzrina rend service à sa fidèle clientèle.
Les fruits et légumes, la vaisselle, l’artisa-
nat, l’habillement, l’ameublement… Notre
journaliste s’y est baladé hier et nous donne
un aperçu de cet incontournable lieu de vie.
À vrai dire, ce marché couvert qui n’a l’air
de rien est, en fait, très appréciable en cette
période de Ramadhan, tant il regorge de
produits frais. On y trouve tout ce dont nous
avons besoin. Pour ceux et celles qui ado-
rent les échoppes d’épices multicolores aux
milles odeurs, ils en auront pour leur argent.
Véritable centre commercial en plein air,
grâce à la diversité de ses produits, c’est
tout simplement un plaisir de flâner dans le
dédale de petites ruelles et slalomer entre
les étals au gré d’une vaste panoplie
d’odeurs et des couleurs qui offre souvent
des moments d’authenticité et de contact
direct entre commerçants et clients qui
viennent de nombreux quartiers. C’est que
visiter les marchés est sans doute le meil-
leur moyen de s’imprégner de l’ambiance
d’une ville. S’enfoncer dans les méandres
des étroites ruelles et marchés d’Alger qui
sont les poumons de la vie populaire, avec,
pour chacun, leurs spécialités et une am-
biance propre qui ne laisse pas indifférent.
Farid B.
Le marché, un lieu d’échange
11
Dimanche 20 Juillet 2014
EL MOUDJAHID
Economie
Les cours des matières premières ont évolué
de manière irrégulière la semaine dernière,
ébranlés pour certaines par un contexte géopo-
litique très tendu au lendemain d’un crash aé-
rien en Ukraine et de l’agression israélienne sur
Ghaza ainsi qu’une légère accélération de la
croissance chinoise. Les prix du pétrole ont fini
la semaine en hausse sur fond d’un contexte
géopolitique tendu à la suite du crash aérien en
Ukraine et de l’agression israélienne sur
Ghaza. A Londres, sur l’Intercontinental Ex-
change (ICE), le baril de Brent de la mer du
Nord pour livraison en septembre a avancé pour
s’établir à 107,24 cents contre 106, 66 dollars
le vendredi précédent.
Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour
livraison en août a fini à 103,13 dollars, sur le
New York Mercantile Exchange (Nymex),
contre 100,83 dollars une semaine plus tôt. Les
cours du sucre et du café ont de nouveau baissé,
pénalisés par la bonne progression de la récolte
au Brésil, premier producteur mondial de ces
deux matières premières, tandis que le cacao
s’est redressé en fin de semaine. Les cours du
sucre ont continué de décliner, tombant à leur
plus bas niveau depuis trois mois mardi à Lon-
dres et à New York. Sur le Liffe de Londres, la
tonne de SUCRE BLANC pour livraison en
octobre valait 451 dollars vendredi, contre
457,10 dollars le vendredi précédent. Sur le ICE
Futures US de New York, la livre de SUCRE
BRUT pour livraison en octobre valait 16,98
cents, contre 17,16 cents sept jours auparavant.
A Londres, la tonne de ROBUSTA pour livrai-
son en septembre valait 2.000 dollars, contre
2.015 dollars le vendredi précédent. A New
York, la livre d’ARABICA pour livraison en
septembre valait 163,80 cents, contre 164,25
cents sept jours auparavant.
Les cours du cacao ont commencé la se-
maine en baisse, toujours pénalisés par de
bonnes récoltes en Afrique du l’Ouest (princi-
pale zone productrice) et de décevants chiffres
de concassage en Europe au deuxième trimes-
tre, avant de se redresser en fin de semaine,
grâce à de bons chiffres de concassage en pro-
venance d’Amérique du Nord. A Londres, la
tonne de CACAO pour livraison en septembre
valait 1.919 livres sterling, contre 1.912 livres
sterling le vendredi précédent. A New York, la
tonne pour livraison en septembre valait 3.069
dollars, contre 3.078 dollars sept jours plus tôt.
Les cours du blé se sont légèrement appréciés
la semaine dernière à Chicago, soutenus par une
hausse des tensions en mer Noire, tandis que le
soja a bénéficié de signes encourageants pour
la demande.
Le maïs a lui reculé, pénalisé par une météo
favorable aux Etats-Unis. Cet hiver, la crise
entre l’Ukraine et la Russie avait déjà fait flam-
ber les prix du maïs et du blé, les investisseurs
craignant un arrêt des exportations depuis les
ports ukrainiens, qui n’a finalement pas eu lieu.
La Russie et l’Ukraine représentent à elles
seules près d’un cinquième des exportations de
blé de la planète, selon les experts.
Le boisseau de blé pour livraison en sep-
tembre, le plus actif, a clôturé à 5,3225 dollars
contre 5,2600 dollars en fin de semaine dernière
(+1,19%). Le boisseau de maïs (environ 25 kg)
pour livraison en décembre 2014, le plus
échangé actuellement sur le marché, a fini ven-
dredi à 3,7850 dollars contre 3,8475 dollars
vendredi dernier (-1,62%). Le contrat à
l’échéance la plus rapprochée, septembre ac-
tuellement, a fini à son plus bas depuis fin juillet
2010. Le boisseau de soja pour livraison en no-
vembre, le plus coté, a terminé à 10,8525 dol-
lars vendredi contre 10,7500 dollars il y a une
semaine (+0,95%). L’or a fortement oscillé dé-
gringolant d’abord à un plus bas de trois se-
maines et demi, avant de se reprendre en milieu
de semaine à la faveur d’un regain des tensions
géopolitiques.
A partir de mardi, ce sont des propos de la
présidente de la Réserve fédérale américaine
(Fed), Janet Yellen, qui ont également provoqué
la chute des métaux précieux.
En effet, la présidente de la Fed a prévenu
que les taux d’intérêt pourraient être remontés
plus tôt et plus rapidement que prévu, ce qui a
occasionné une hausse du dollar. Or le renfor-
cement de la monnaie américaine rend les ac-
tifs libellés dans celle-ci (tel que l’or) plus
coûteux pour les investisseurs munis d’autres
devises. L’or est donc tombé mardi à son plus
bas niveau depuis le 19 juin, à 1.292,35 dollars
l’once. Il a entraîné les autres métaux dans sa
chute, l’argent marquant mercredi un plus bas
depuis le 19 juin (à 20,58 dollars l’once).
L
e groupe Sonatrach prévoit
d’entamer l’exploitation des
importants gisements de gaz
de schiste de l’Algérie à partir de
2020, avec une capacité de produc-
tion de 30 milliards de m
3
par an
comme première phase, a appris
l’APS samedi auprès du groupe pé-
trolier. Selon une source au groupe
Sonatrach «les tests réalisés, après
fracturation, ont permis de relever
que les débits obtenus restent compa-
rables à ceux obtenus sur les gise-
ments shale américains produisant
commercialement». Elle ajoute que
ces résultats, considérés «très encou-
rageants», ont permis d’envisager ra-
pidement le passage à la phase pilote
dans la perspective de mettre ce po-
tentiel en production à partir de 2020.
La même source précise que le PDG
de Sonatrach, M. Abdelhamid Zer-
guine a fait cette annonce début juil-
let lors d’une conférence internatio-
nale sur la sécurité de
l’approvisionnement en gaz naturel
dans la Méditerranée tenue à la Val-
lete (Malte). Sonatrach a également
annoncé lors de cette conférence
qu’elle allait commencer l’exploita-
tion avec une capacité de production
d’environ 30 milliards de m
3
par an
comme première phase, soit l’équiva-
lent de la consommation nationale
actuellement, ajoute la même source,
citant le PDG de Sonatrach. L’Algé-
rie possède les troisièmes réserves
techniquement récupérables au
monde des shale gaz, estimées à 700
TCF (trillions de pieds cubes), selon
l’Agence internationale de l’énergie
(AIE). Elle compte sept importants
bassins renfermant le gaz de schiste,
selon une étude réalisée par le Dé-
partement américain de l’énergie
(DoE) en collaboration avec la firme
américaine Advanced Ressources in-
ternational. Pour mieux évaluer ce
potentiel en hydrocarbures non
conventionnels, sonatrach a signé
des accords de coopération avec de
grands groupes pétroliers comme
ENI, Anadarko, Talisman et Shell. En
2014, l’Algérie a autorisé des forages
pilotes pour le schiste mais a soumis
les projets de prospection et d’exploi-
tation de ce gaz non conventionnel à
la décision du Conseil des ministres.
POUR STIMULER LE DÉVELOPPEMENT
L’ONU appelle à plus
d’investissements en Afrique
Le président de l’Assemblée géné-
rale des Nations unies, John Ashe, a
relevé, lors d’un débat sur la promotion
des investissements en Afrique, la né-
cessité de mobiliser les ressources né-
cessaires pour stimuler le
développement dans ce continent pour
permettre de réaliser des progrès dans
le domaine du développement.
L’Afrique a besoin de combler un
énorme déficit de financement, a dé-
claré M. Ashe, soulignant que les fi-
nancements innovants doivent venir de
l’intérieur du continent et de plus d’in-
vestissements du secteur privé, ainsi
que des collaborations public-privé.
M. Ashe a déclaré qu’au cours des dix
dernières années, des sommes considé-
rables ont été investies dans de nom-
breux pays africains, y compris ceux
avec des taux de croissance très élevés,
notant que les investissements directs
étrangers (IDE) vers le continent ont
augmenté de façon constante depuis
l’an 2000. Toutefois, une grande partie
de ces investissements est liée à l’in-
dustrie extractive ou l’exportation des
ressources, et n’a pas contribué à amé-
liorer la capacité de production ou à
créer des emplois. Malgré des res-
sources naturelles abondantes, la répar-
tition des bénéfices reste inéquitable et
les revenus n’ont pas servi à dévelop-
per les éconoamies locales. Par consé-
quent, les déficits de financement im-
portants demeurent, notamment dans
le domaine de l’agriculture, de l’indus-
trie et du développement des infra-
structures, a expliqué M. Ashe. De son
côté, le Secrétaire général de l’ONU,
Ban Ki-moon, a déclaré que lors de ses
voyages en Afrique, il a pu constater le
dynamisme et le potentiel du conti-
nent. Selon les estimations de l’ONU,
la croissance globale de l’Afrique dé-
passera 5% en 2015, notamment grâce
à la demande intérieure et la stabilité
des prix des produits de base. Mais
pour M. Ban, malgré cette perfor-
mance, il reste de sérieux défis à rele-
ver pour assurer un développement
économique et social plus inclusif,
équitable et durable.
La directrice générale du FMI,
Christine Lagarde, a averti ven-
dredi que la croissance en Europe
pourrait être «gravement» affectée
si l’inflation y demeurait «obstiné-
ment basse», et que l’orientation
actuelle des marchés était «peut-
être trop positive».
«Une inflation obstinément
basse peut gravement nuire à la
croissance» et «alourdir le poids de
la dette», a-t-elle déclaré dans un
discours prononcé devant la Fon-
dation Robert Schuman à Paris. «La
politique monétaire doit rester ac-
commodante, pas de manière indé-
finie, mais jusqu’à ce que la
demande privée se soit complète-
ment rétablie et que la BCE ait at-
teint son objectif de stabilité des
prix», a-t-elle déclaré, dans une al-
lusion à l’objectif d’un peu moins
de 2% d’inflation de la BCE. Mme
Lagarde a toutefois présenté
comme «une bonne nouvelle» que
«l’économie européenne soit en
train de commencer à se remettre
de la crise».
«On le voit sur un certain nom-
bre d’indicateurs. On le voit aussi à
l’orientation très positive des mar-
chés, peut-être trop positive par
rapport aux fondamentaux», a-t-elle
ajouté. Dans un apparent appel du
pied à l’Allemagne, elle a par ail-
leurs estimé que «les pays dispo-
sant de marges budgétaires
suffisantes doivent pouvoir engager
une politique d’investissements pu-
blics». La directrice du FMI a jugé,
par ailleurs, «tragique» le chômage
très élevé des jeunes en Europe,
avertissant que ce continent ris-
quait, s’il sacrifie cette génération,
de ne plus «tenir son rang dans
l’économie mondiale».
«Il nous paraît impératif de pré-
server et de développer une main
d’œuvre hautement qualifiée», a-t-
elle déclaré. «Aujourd’hui, quand
on regarde les besoins en termes de
compétence et d’emplois dans le
monde, il y a une compétition fé-
roce. Il n’y a pas forcément besoin
d’aller dans le Nord Dakota, d’aller
en Californie ou d’aller en Inde.
Il y a aussi des besoins à satis-
faire, des réserves de talent qu’il
faut impérativement continuer à
former», a-t-elle conseillé.
«De ce point de vue, le chô-
mage des jeunes avec un taux
moyen de 24% dans les pays de
l’UE est tout simplement tragique.
Un jeune chômeur, à l’aube de
l’âge adulte qui ne trouve pas d’em-
ploi, on le sait, toutes les études le
montrent, perd graduellement ses
compétences, perd confiance dans
ses talents et dans ses capacités à
apprendre de nouveaux talents et
son employabilité future est mise
en cause», a déploré Mme Lagarde.
«L’Europe dépend donc de cette gé-
nération pour tenir son rang dans
l’économie mondiale, de plus en
plus compétitive, pour prendre en
charge les retraites des baby-boo-
mers et puis pour assumer le poids
de la dette», a averti la patronne du
Fonds monétaire international.
FMI
Christine Lagarde met en garde contre une
inflation «obstinément basse» en Europe
GAZ DE SCHISTE
Sonatrach prévoit de se lancer dans la production à partir de 2020
COURS DES MATIÈRES PREMIÈRES
Une évolution irrégulière
AMONT PÉTROLIER ET GAZIER
42 milliards de dollars seront investis sur 5 ans
Le groupe Sonatrach va investir 42 milliards (mds) de dollars
dans l’amont pétrolier et gazier pour augmenter sa production
à 225 millions de Tep (Tonnes équivalent pétrole) en 2018, a
appris l’APS samedi auprès du groupe Sonatrach. Le groupe
va mobiliser plus de 100 mds de dollars pour son plan de dé-
veloppement à moyen terme 2014-2018, dont 42 mds de dol-
lars seront consacrés au développement de plusieurs gisements
pétroliers et gaziers, a indiqué une source au sein de Sonatrach.
La part du gaz naturel représente un montant de plus 22 mds
de dollars sur la période 2014-2018. Le programme d’inves-
tissement de Sonatrach à moyen terme vise en priorité à élargir
la base des réserves et à augmenter la capacité de production
du groupe, a-t-on relevé de même source. Sonatrach s’attend
à un redressement de sa production primaire des hydrocarbures
en 2018, après un repli amorcé en 2010, selon des prévisions
chiffrées du groupe pétrolier rendues publiques récemment. Le
groupe va renouer grâce à la mise en service de plusieurs pro-
jets pétroliers et gaziers avec ses niveaux de production atteints
avant 2010. En 2008, sa production des hydrocarbures avait at-
teint 232 millions de Tep avant de retomber à 214 millions de
Tep en 2010 et à 205,8 millions de Tep en 2011 puis à 194,5
millions de Tep en 2012. Au titre de ce plan, la production de
Hassi Messaoud, plus grand champ pétrolifère du pays sera
maintenue à 400.000 barils/jour grâce à des projets de récupé-
ration tertiaire et de boosting de production prévus à cet effet.
Concernant la production gazière, le groupe table déjà sur une
récupération supplémentaire de 400 milliards de m
3
de gaz na-
turel du champ de Hassi R’mel, un méga-gisement en produc-
tion depuis 1956.
Pour les cinq prochaines années, Sonatrach prévoit l’entrée en
production des champs de Tinhert à Illizi (24 millions de
m
3
/jour), Hassi Bahamou et Hassi Mena (21 millions de
m
3
/jour), Touat à Adrar (12 millions de m
3
/jour), Reggane (12
millions de m
3
/jour) et le projet Timimoun (5 millions de
m
3
/jour).
13 EL MOUDJAHID
Monde
Dimanche 20 Juilllet 2014
ATTAQUE DE DRONE
AMÉRICAIN DANS
LE NORD-OUEST
DU PAKISTAN
11 morts
Onze insurgés présumés tali-
bans pakistanais ont été tués
hier par un drone américain
dans le nord-ouest du Pakis-
tan, ont indiqué les autorités.
"Le drone a tiré huit missiles
sur le camp tôt hier matin,
tuant onze membres de la
faction Punjabi des talibans
pakistanais", a déclaré un
responsable de la sécurité de
la région, cité par l'AFP.
ATTENTAT
EN SOMALIE
6 morts
Six personnes ont été tuées
hier dans le port méridional
somalien de Kismayo par un
kamikaze qui a déclenché sa
bombe dans une maison ap-
partenant à un important
chef de guerre anti-shebab
de cet ancien bastion des in-
surgés somaliens, a annoncé
le chef visé. "L'explosion est
survenue peu après que je
suis entré dans la maison.
Mes gardes ont vu un
homme qui essayait de se
mêler à eux et, quand ils lui
ont demandé ce qu'il faisait
là, il s'est fait exploser, tuant
six personnes dont un enfant
et blessant sept autres per-
sonnes", a déclaré à la presse
Iftin Hassan Basto.
KENYA
7 morts dans
l'attaque d'un
bus
Sept personnes au moins,
dont quatre policiers, ont été
tuées dans l'attaque, ven-
dredi soir, d'un autocar dans
une zone de la côte du
Kenya, théâtre d'une série de
violences meurtrières depuis
la mi-juin, ont annoncé la
police et la Croix-Rouge
dans un nouveau bilan. Les
insurgés somaliens shebab
ont revendiqué cette attaque
comme la plupart des précé-
dentes.
ITALIE
18 migrants
retrouvés morts
au large de
Lampedusa
Les sauveteurs italiens ont
retrouvé les corps sans vie de
18 immigrants sur un bateau
au large de l'île italienne de
Lampedusa, et un 19
e
homme est mort pendant son
transfert vers l'île, a indiqué
hier l'agence italienne Ansa.
Deux autres hommes, retrou-
vés dans un état critique sur
cette embarcation à la dé-
rive, transportant au total
plus de 600 personnes, ont
été transportés à l'hôpital de
Palerme en Sicile. Les sauve-
teurs pensent que les vic-
times ont été asphyxiées.
L
e gouvernement ukrainien est
sommé "de fournir des dé-
tails" sur l'utilisation de "mis-
siles sol-air Bouk" dans l'est de
l'Ukraine et d'"expliquer pourquoi
ils se trouvent là alors que les insur-
gés n'ont pas d'aviation", a annoncé
le vice ministre de la défense russe,
Anatoli Antonov à la télévision ac-
cusant de fait Kiev. Anatoli Anto-
nov a dévoilé une liste de dix
questions "simples" destinées au
gouvernement ukrainien, qui sont,
selon lui, essentielles pour détermi-
ner le responsable de la catastrophe.
"Les réponses à ces questions pour-
raient permettre non seulement la
Russie, mais également l'Occident
et l'Asie, de tenter de trouver une ré-
ponse à la question fondamentale :
que s'est-il passé dans le ciel ukrai-
nien et que pouvons-nous faire pour
que cela ne se reproduise plus ?", a-
t-il souligné. Le ministère russe de
la Défense a affirmé vendredi, que
les systèmes de missiles Bouk de
l'armée ukrainienne, le type d'arme-
ment qui est soupçonné d'avoir
abattu le Boeing malaisien, étaient
en activité le jour de la catastrophe.
Vingt sept systèmes de missiles
Bouk appartenant à l'armée ukrai-
nienne sont déployés dans la région
où s'est écrasé l'avion de ligne ma-
laisien. M. Antonov a ajouté que les
forces armées ukrainiennes de-
vraient donner aux experts interna-
tionaux l'accès aux documents de
son arsenal de missiles air-air et sol-
air. Il s'est aussi demandé "pourquoi
les contrôleurs aériens avaient auto-
risé un vol commercial à traverser
une zone de guerre, où ont été abat-
tus plusieurs avions militaires dans
les jours précédents".
VOL MH17 MALAISIEN
La Russie accuse Kiev d'être responsable
de la catastrophe aérienne
BREVES…BREVES
SYRIE
270 personnes tuées par les
jihadistes lors de la prise
d'un champ gazier
270 personnes ont été tuées par les jiha-
distes de l'Etat islamique (EI) lors de la prise
d'un gisement de gaz à Homs, dans le centre
de la Syrie, a rapporté l'Observatoire syrien
des droits de l'Homme (OSDH) vendredi.
"L'Observatoire a pu documenter la mort de
270 personnes tuées dans les combats ou exé-
cutées par les combattants de l'EI dans le
champ gazier de Chaar pris hier par l'EI", a af-
firmé le directeur de l'OSDH, Rami Abdel
Rahmane. Parmi les morts figurent 11 civils,
des forces du régime (armée et milice) et des
gardes du gisement.
"La grande majorité des hommes tués ont
été exécutés par balle après avoir été empri-
sonnés suite à la prise du champ", a déclaré
Rami Abdel Rahmane.
Une contre-offensive des forces du régime
a par ailleurs provoqué la mort de "40 com-
battants au moins de l'EI", a précisé le direc-
teur. Plus de 50 morts et blessés parmi les
forces du régime ont été transférés dans un
hôpital de Homs.
Les membres du Conseil de sécurité se sont féli-
cités des efforts déployés par les pays voisins de la
Libye pour promouvoir la stabilité dans ce pays, a
indiqué le président du Conseil de sécurité, Eugène-
Richard Gasana, dans une déclaration à la presse au
siège de l’Onu.
Cette déclaration a été faite par le Conseil de sé-
curité après avoir entendu, jeudi, le Représentant
spécial du Secrétaire Général de l’Onu en Libye,
Tarek Mitri, qui a fait un point de situation sur ce
pays. Les ministres des Affaires étrangères des Etats
voisins de la Libye avaient tenu une réunion la se-
maine dernière à Hammamet (Tunisie) à l’issue de
laquelle ils avaient, notamment décidé de la mise en
place de deux commissions dont l'une sécuritaire et
militaire présidée par l'Algérie et l'autre politique
présidée par l'Egypte, et ce, dans le cadre du soutien
à la Libye pour l'aider à surmonter la crise actuelle.
Les membres du Conseil de sécurité ont égale-
ment réaffirmé leur ferme attachement à la souve-
raineté, à l’indépendance, à l’intégrité territoriale et
à l’unité nationale de la Libye. Par ailleurs, l’organe
de décision de l’Onu a condamné la récente flambée
de violence survenue en Libye, notamment les com-
bats qui ont eu lieu autour de l’aéroport international
de Tripoli, «notant avec une profonde préoccupation
que ce regain de tension s’inscrit dans un schéma
durable de violences entre milices motivées par des
rivalités politiques, ce qui empêche les autorités li-
byennes de gouverner normalement. » Les membres
du Conseil ont ainsi souligné que la violence et la
menace de son emploi étaient inacceptables et qu’on
ne peut y avoir recours pour poursuivre des objectifs
politiques, réaffirmant que toutes les parties doivent
participer au dialogue politique et s’abstenir de toute
violence et de toute action menaçant la stabilité de
l’Etat.
Tout en se félicitant du bon déroulement des
élections législatives de juin dernier, en dépit des
problèmes de sécurité que connaît le pays, le Conseil
de sécurité a demandé au Parlement libyen de se réu-
nir rapidement, de s’entendre sur la formation d’un
gouvernement et de s’employer d’urgence à pro-
mouvoir la transition démocratique en Libye. Pour
les membres du Conseil, un dialogue sans exclusive
est le seul moyen pour parvenir à un règlement po-
litique durable et permettre à l’Etat d’assurer la sé-
curité et le respect de l’Etat de droit dans tout le
pays.
Sur un autre plan, le Conseil a pris note de la ré-
duction temporaire des effectifs de la Mission d’ap-
pui des Nations Unies en Libye (MANUL) du fait
de la détérioration des conditions de sécurité, et a
exprimé son soutien à cette Mission onusienne tout
en exhortent les autorités libyennes à assurer la sû-
reté et la sécurité du personnel de la MANUL.
LIBYE
Le Conseil de sécurité salue les efforts déployés
par les pays voisins
Obama : « Un missile tiré depuis une zone contrôlée par les séparatistes est à l’origine du crash »
L'avion malaisien qui s'est écrasé
jeudi dans l'est de l'Ukraine a été
abattu par un missile tiré depuis une
zone contrôlée par les séparatistes
pro-russes, a affirmé vendredi, le pré-
sident américain Barack Obama. "Ce
que nous savons aujourd'hui c'est
qu'un missile sol-air a été tiré et que
c'est ce qui a provoqué la chute de
l'avion. Nous savons (...) que ce tir a
été effectué depuis un territoire
contrôlé par les séparatistes russes",
a déclaré M. Obama lors d'un point
de presse à la Maison Blanche. Le
président américain a ajouté qu'il était
"trop tôt pour deviner les intentions
de ceux qui ont pu tirer le missile",
mettant en garde contre la tentation
de tirer des conclusions trop hâtives.
"Cette tragédie révoltante montre
qu'il est temps que la paix et la sécu-
rité soient rétablies en Ukraine", a-t-
il souligné. Le gouvernement ukrai-
nien a accusé hier, les séparatistes, de
"chercher à détruire, les preuves de ce
crime international". Pour sa part, la
Malaisie a déclaré hier, que des in-
dices vitaux avaient été altérés dans
la zone où s'est écrasé le vol MH1, et
dénoncé ce qu'elle considère comme
une "trahison" à l'égard des vies
anéanties dans la catastrophe. "L'in-
tégrité du site a été compromise, et il
y a des indications montrant que des
indices vitaux n'ont pas été préservés
sur place. Des interférences sur la
scène du crash risquent de fausser
l'enquête elle-même", a déclaré le mi-
nistre de transports malaisien Liow
Tiong Lai. Ainsi, l'enquête s'annonce
particulièrement difficile, au moment
où les premières équipes étrangères,
les Néerlandais et les Malaisiens, ar-
rivent en Ukraine. Hier matin, un
progrès potentiel est apparu, avec
l'annonce d'un accord entre Kiev et
les séparatistes sur une "zone de sé-
curité" de 20 km autour du site de
crash, négocié par le groupe de
contact comprenant l'Ukraine, la Rus-
sie et l'OSCE. Cet accord doit per-
mettre à l'Ukraine de "remplir
l'objectif essentiel: (...) identifier les
corps et les remettre aux familles", a
indiqué M. Valentyn Nalyvaïtchenko,
chef des services de sécurité SBU de
Kiev. Sur le terrain, les forces de
Kiev ont déclaré avoir repris aux re-
belles la partie sud-est de la ville de
Lougansk, une ville de près de
500.000 habitants qui est, avec Do-
netsk, une des deux principales
places fortes des rebelles. Elles ont
indiqué aussi que l'aéroport de Lou-
gansk avait été "débloqué". Le ser-
vice de presse des rebelles de
Lougansk a refusé de confirmer cette
avance loyaliste, tout en faisant état
d'affrontements autour de l'aéroport.
La police néerlandaise a envoyé hier des
équipes rendre visite aux familles des victimes
mortes dans le crash du vol MH17 malaisien afin
de recueillir des informations qui permettront
d'identifier les corps des victimes comme les cica-
trices ou les échantillons ADN. "Ce matin, nous
avons envoyé 80 enquêteurs qui travaillent en
équipe afin de se rendre à 40 adresses", a déclaré
le porte-parole de la police criminelle, Ad Kras-
zewski. Au cours des prochains jours, la police va
rendre visite aux familles des 192 Néerlandais
morts dans la chute du vol MH17 jeudi dans l'est
de l'Ukraine, une zone occupée par les opposants
séparatistes. L'accident de l'appareil de la compa-
gnie aérienne Malaysia Airlines a causé la mort de
298 personnes. Ces enquêteurs seront les premières
personnes de référence pour les familles en cas de
questions au sujet du long processus d'identifica-
tion des nombreuses victimes et ce, "jusqu'au re-
tour du corps aux Pays-Bas et sa restitution à la
famille", selon la même source. "Ils ont commencé
à rassembler des informations au sujet des per-
sonnes disparues, comme leur taille ou leur couleur
de cheveux, mais aussi des signes particuliers
comme des cicatrices ou des tatouages, ce que ces
tatouages représentent et leur emplacement", a
ajouté M. Kraszewski. Il existe trois critères offi-
ciels internationalement reconnus pour identifier
un corps à 100% : les empreintes digitales, les em-
preintes dentaires et l'ADN. "Les échantillons ADN
peuvent provenir de prises de sang, des cheveux
laissés sur une brosse dans la salle de bain", par
exemple, a expliqué le porte-parole. Huit experts
de la police sont actuellement en Ukraine afin de
préparer avec les autorités locales le processus
d'identification, notamment déterminer qui va com-
piler et comparer les informations recueillies sur
les corps des victimes. "Si les données recueillies
aux Pays-Bas et en Ukraine correspondent, c'est
une identification et si c'est à 100%, alors le corps
peut être rapatrié vers les Pays-Bas", a ajouté le
porte-parole.
La Russie a accusé hier, les autorités ukrainiennes d'être responsables de l'accident du Boeing malaisien, probable-
ment abattu par un missile dans l'est de l'Ukraine.
La police néerlandaise en quête d'informations pour identifier les victimes
15
Dimanche 20 Juillet 2014
ZAHO, AUTEURE-COMPOSITRICE-INTERPRÈTE DE RNB :
« Mon rêve était de faire de la musique
et non de devenir une star »
Zahera Darabid retourne à Alger, la ville qui a vu ses premiers rêves, elle a répondu à nos questions sur ce qu’elle éprouve
pour le public algérien et comment elle vit de sa passion ; la musique.
Vous êtes de retour à Alger, votre ville na-
tale, ça vous fait toujours quelque chose de
revenir à l’endroit qui a vu vos premiers
rêves…
Ça me fait toujours chaud au cœur de reve-
nir en Algérie, il n’y a pas eu de coupure du
tout, je suis toujours en contact avec les mêmes
amis d’enfance, avec la famille, c’est le retour
aux sources, même s’il y a eu une coupure phy-
sique, il n’y jamais eu une coupure morale ou
dans le cœur, parce que je préserve mes valeurs
algériennes, l’éducation que mes parents m’ont
donné. Ça fait toujours plaisir de revenir, sur-
tout dans la ville d’Alger où j’ai grandit, je suis
la fille de Bab Ezzouar, je me disais un jour
j’irai peut-être faire quelque chose à l’étranger,
et j’honorerai mon pays et les Algériens seront
fiers de moi, et revenir pour leur montrer que
c’est possible de réussir.
C’est donc de chaleureuses retrouvailles
avec votre public algérien ?
Je dirai plutôt que c’est un autre rendez-vous
avec mon cher public algérien, les rencontres se
font tous les jours, tout le temps à travers les ré-
seaux sociaux. A chaque fois que je me produit
en Algérie c’est le suspens, parce qu’il y a de
nouvelles générations, il y a un public qui se re-
nouvelle, et c’est un immense bonheur de se
produire face à ses compatriotes.
Zaho l’adolescente rêvait de vivre de sa
passion musicale, et non de devenir une star,
une fois la célébrité acquise, comment vous
faites pour gérer ça ?
J’essaye de rester le plus possible proche de
ma famille qui me rappelle à chaque fois que je
ne suis pas Zaho, mais plutôt Zahéra. Et puis je
sais que tout peut s’arrêter du jour au lende-
main, j’estime que j’ai déjà beaucoup de
chance. Je n’est pas dit que je vais faire une car-
rière et je ne sais pas pour combien d’années,
j’ai dit que je me battrai tous les jours pour faire
de la musique.
Votre single Tu es ma meilleure que vous
avez fait en featuring avec le rappeur La
fouine a connu un grand succès, c’est lui qui
vous a sollicité pour ce projet ?
Oui, c’est lui qui m’a sollicité, et au départ
j’ai refusé, parce qu’on avait fait déjà quatre fea-
turing dans nos carrières, il faut savoir que mon
premier featuring c’était avec lui il y a 13 ans de
ça. Je lui ai dit qu’il y a plein de chanteuses ta-
lentueuses, mais il insistait pour me convaincre
que cette chanson n’est pas comme les autres,
qu’il ne voit que moi car j’ai de l’émotion et les
mots, en plus c’est du vécu pour lui, et puisque
je connais son vécu, quand j’ai écouté la chan-
son, je suis tombé amoureuse du morceau.
On dit souvent que vous êtes l’amie des
rappeurs, vous faites beaucoup de featuring
avec les rappeurs, pourquoi ce choix ?
Moi, je ne calcule rien par rapport à l’esprit
du genre de musique avec lequel je fais un fea-
turing, c’est plutôt par rapport aux rencontres
qu’on fait dans la vie, des expériences et des
échanges qui font émerger des idées, et puis ont
se dit, aller on va au studio pour faire un featu-
ring. Il ne faut pas calculer dans l’art, il faut
sentir les choses quand elles viennent. Je crois
qu’il ne faut pas avoir peur de faire les choses
pour qui on a un coup de cœur et une envie de
concrétiser les choses.
Si on vous demande de transmettre un
message aux jeunes qui veulent réussir, ce se-
rait quoi ?
Tout d’abord, il faut avoir de l’ambition,
l’être humain est son seul et propre moteur, par
expérience j’ai essayé de prendre des gens par
le bras et de leur dire cours avec moi, mais et
certains te lâchent la main et se disent fatigués.
Mais si tu ne te prépares pas toi à faire des
courses tout seul, personne ne t’ouvrira les
portes. Si nous mettons une personne qui n’est
pas prête dans l’arène, c’est dur ! Les gens sont
cruels et cette vie aussi. Il faut que les jeunes
persévèrent, croient en eux, soient patients et
travailler, il ne faut pas prendre le rôle de la vic-
time et dire que nous sommes marginalisés, il
faut apprendre à se lever tôt et à travailler labo-
rieusement, si tu penses que tu vas réussir, tu at-
tires le succès.
Propos recueillis par K. B.
BLIDA
Des soirées très animées
U
ne animation intense caractérise les soi-
rées de Ramadhan à Blida, particulière-
ment avec l’entame de la deuxième
quinzaine de ce mois sacré, durant laquelle la
majorité des familles investit rues et boulevards
principaux de la ville, dès la fin du f’tour, pour
une longue soirée qui se poursuivra jusqu’aux
premières lueurs de l’aube. Les ruelles ensom-
meillées de la longue journée de jeûne sont en
effet vite remplacées, dès le F’tour achevé, par
des rues grouillantes d’une activité intense
créée par une multitude de jeûneurs repus en
quête, qui d’une soirée divertissante, qui d’une
bonne affaire au marché, ou simplement d’une
bonne balade digestive à l’air rafraîchissant de
la nuit.
D’aucuns, par contre, choisissent les lieux
de culte pour accomplir leurs prières suréroga-
toires dans une ambiance de ferveur religieuse
qu’ils tentent de mettre à profit pour implorer
la miséricorde et la bénédiction de Dieu.
Parallèlement, d’autres citoyens investissent
cafés et salons de thé pour de longues heures à
deviser autour d’un café, un thé, une glace, ou
des boissons fraîches. Pour attirer la clientèle,
de nombreux cafetiers ont installé des climati-
seurs à l’intérieur de leurs salles, tout en amé-
nageant de jolies tables, à l’extérieur, pour ceux
qui le peuvent, dans une invite claire aux pas-
sants pour venir s’installer, et passer de longs
moments dans des discussions à bâtons rompus,
axées dans la plupart des cas sur le football,
Coupe du monde oblige. D’autres jeunes préfè-
rent se constituer en groupes, au bord des rues
pour des parties de dominos interminables,
agrémentées de boissons fraîches ou de fruits.
Samssa, griwèche et autres
douceurs pour les soirées en famille
Pour de nombreuses familles de Blida, les
soirées de Ramadhan sont aussi synonyme de
visites échangées entre voisins ou membres
d’une même famille, pour des soirées chaleu-
reuses réunissant tout ce beau monde autour
d’une bonne table achalandée, où samsa, gri-
wèche et m’hencha, petites douceurs chères
aux Blidis, trônent en roi, accompagnés d'un
bon thé et dégustés dans un ambiance particu-
lière faite pour consolider les rapports familiaux
en ce mois de piété et de fraternité. La
deuxième quinzaine de Ramadhan est la pé-
riode des emplettes pour l’Aïd El Fitr, d’où le
nombre impressionnant de femmes accompa-
gnées d’enfants, qui invertissent les commerces
de la ville, qui à la quête d’habits, qui à la re-
cherche d’ingrédients nécessaires pour confec-
tionner les gâteaux de l’Aïd. Des
encombrements intenses accompagnent parfois
ces sorties nocturnes, notamment aux abords
des mosquées, à la fin des prières suréroga-
toires.
Les soirées de Ramadhan pour
fêter le succès aux examens
Le Ramadhan 2014 ayant coïncidé, cette
année, avec l’annonce des résultats des exa-
mens du baccalauréat et du BEM, beaucoup de
familles ont opté pour les soirées de ce mois
béni pour fêter le succès de leur progéniture, où
famille et voisins sont réunis dans une am-
biance festive, pour déguster les gâteaux-rois
du Ramadhan, à savoir la Zlabia et le Kalb el-
Louz. En effet, si les familles algériennes ont
l’habitude de fêter le succès scolaire de leurs
enfants avec divers gâteaux fait maison, ceux-
ci ont été détrônés, cette année, par les indémo-
dables Zlabia et Kalb Ellouz, dont la demande
a enregistré une hausse vertigineuse, au grand
bonheur des commerces spécialisés dans cette
pâtisserie orientale.
P
h
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B
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a
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TRADITIONS ÉQUESTRES
La fantasia nous vient du fond des âges
LUCARNE
En Algérie les origines de la fantasia remon-
tent à la nuit des temps. C’est une véritable ré-
pétition d’un rituel guerrier pratiqué par les
ancêtres.
Si l’on s’en tient à la définition la plus plau-
sible, l’histoire de la fantasia est avant tout celle
de la rencontre en terre nord-africaine de
l’Homme et du cheval, comme l’attestent déjà
les restes osseux d’Equus Caballus Algericus,
sous espèce endémique existant en Algérie et
datant d’avant la fin des temps préhistoriques
(40.000 mille ans) ; ou, plus près de nous, les
gravures rupestres de l’Atlas saharien datant de
9.000 ans avant J-C, qui représenteraient les an-
cêtres du cheval barbe actuel.
Aujourd’hui, la fantasia célèbre une fête re-
ligieuse (waàda), une fête civile ou alors le che-
val lui-même, comme c’est le cas à Tiaret ou à
M’doukal pour ne citer que ces deux localités.
Et le cheval barbe, symbole de la fierté des po-
pulations des hautes plaines steppiques, jouit
d’une place privilégiée dans la vie affective du
bédouin. Sa maniabilité en fait un cheval de
fantasia par excellence.
La fantasia est alors soumise à un ensemble
de comportements codifiés. L’ambiance, engen-
drée par les cavalcades bruyantes des groupes,
les coups de feu retentissants et l’odeur de la
poudre, est très particulière.
Dans l’Ouest, le Centre du pays, on peut as-
sister encore à des fantasias de groupes qui
s’opèrent avec au moins une dizaine de cava-
liers qui galopent côte à côte et arrêtent leurs
montures après la salve de coups de feu et ce, à
quelques mètres à peine des spectateurs.
A l’Est du pays, les cavalcades s’effectuent
par vagues successives de deux ou trois cava-
liers et la fantasia devient exhibition de haute
voltige et de jeux d’adresse.
La beauté des costumes des cavaliers ainsi
que le harnachement des chevaux procurent des
sensations uniques. Pour témoigner des tradi-
tions hospitalières du peuple algérien, ces ma-
nifestations populaires se terminent toujours par
des agapes joyeuses et conviviales, dont les mé-
chouis et les couscous qui très souvent rivali-
sent de saveur et de finesse.
Autour du cheval et comme pour l’honorer,
se sont formés de grands artisans selliers, tant
leur amour à façonner des harnachements et des
selles brodées de fil d’or et d’argent s’apparente
à de l’art proprement dit.
K. Bouslama
Fantasia à El Ghicha (Aflou, Laghouat)
17
Dimanche 20 Juillet 2014
16EL MOUDJAHID EL MOUDJAHID
L
es Mekkois idolâtres ne devaient
pas tarder à violer la trêve de dix an-
nées conclue à El Hodeibia. Une
nuit, ils surprirent et massacrèrent
une vingtaine de musulmans appar-
tenant à la tribu des Khoazâas, campés au puits
d’El Ouatsir. Devant une pareille trahison, le
Prophète n’eut plus de scrupule à les attaquer,
et prit ses dipositions pour organiser une expé-
dition. Les Mekkois, se doutant bien que leur
crime ne resterait pas impuni, députèrent Abou
Sofiane à El Madina, afin d’offrir des satisfac-
tions et de demander la continuation de la trêve.
A son arrivée. Abou Sofiane descendit chez sa
fille Oum Habiba, qui, nous le savons, était une
des épouses de Mohammed; mais lorsqu’il vou-
lut prendre place sur un tapis étendu à terre,
Oum Habiba, le devançant précipitamment re-
plia ce tapis et le mit de côté. «Ôma fille, lui dit
Abou Sofiane d’un ton offensé, trouves-tu ton
père indigne de ce tapis, ou bien ce tapis in-
digne de ton père ?». «Ce tapis est celui du Pro-
phète répondit-elle ; or toi, adorateur d’idoles,
tu es en état d’impureté, et tu le souillerais de
ton impiété». «Assurément, ma fille, il est sur-
venu un malheur qui t’a troublé l’esprit, depuis
que tu nous a quittés !».
Ayant compris, après cet accueil, qu’il
n’avait rien à espérer de ce côté, il se rendit au-
près du Prophète, mais il ne put en obtenir au-
cune réponse. Il fit alors une tentative
désespérée auprès d’Abou Bakr, puis auprès
d’Omar et d’Ali, les suppliant d’intercéder en
faveur de ses compatriotes, mais sans plus de
succès. Et, plein d’appréhension, il remonta sur
son chameau, pour reprendre le chemin de
Mekka.
La démarche d’Abou Sofiane ne lui permet-
tant plus de dissimuler ses projets, le Prophète
ne songea qu’à hâter ses préparatifs afin de sur-
prendre les Mekkois avant qu’ils pussent mettre
leur ville en état de défense. Le dixième jour du
mois de Ramadhan, après avoir laissé à El Ma-
dina, comme lieutenant. Abou RohamKoltsoum
El Ghifari, le Prophète partit, suivi d’une armée
déjà considérable, qui se grossit en route des
nombreuses tribus accourues sur le parcours, et
qui atteignit bientôt le chiffre de dix mille
hommes.
Le jeûne de Ramadhan était scrupuleusement
observé par tous les fidèles; mais, lorsqu’ils ar-
rivèrent au puits d’El Kédid, au milieu du jour,
le Prophète jugea que leur constance avait été
soumise à une épreuve suffisante. Craignant que
la privation de boisson, jointe à l’extrême fa-
tigue, n’eût de dangereux effets sur leur santé,
il se fit apporter un vase rempli d’eau, et domi-
nant la foule sur le dos de sa haute chamelle, il
but une gorgée aux yeux de tous, afin de leur en-
seigner par son exemple, qu’ils pouvaient rom-
pre le jeûne en voyage dès qu’ils sentiraient
leurs forces épuisées ; et ainsi qu’il est prescrit
dans le Coran : «Celui qui est malade ou qui
voyage restituera au jeûne, dans la suite, un
nombre égal de jours» (Coran, II 180).
Apartir de cette étape, le Prophète activa tel-
lement la marche de son armée qu’il campa à
Moor ed Dhzohrane, presque aux portes de la
ville, avant que les Quoraïches eussent pu se
renseigner sur l’importance des troupes musul-
manes et sur la direction qu’elles avaient suivie.
Abbas, oncle de Mohammed, retenu
jusqu’alors à Mekka par ses affaires et sa fonc-
tion de Siquaï, avait rejoint les croyants à
Djohfa, avec toute sa famille. La sincérité de sa
conversion n’avait pu lui faire oublier son affec-
tion pour ses concitoyens, et il était fort inquiet
sur leur sort, dans le cas où leur attitude eût
obligé Mohammed à s’emparer de la ville par
un assaut meurtrier.
Abbas a dit : «Lorsque le campement fut ins-
tallé, je montai sur la mule blanche du Prophète,
et je me rendis à El Arak, sur la route de l’Arafa,
dans l’espoir d’y rencontrer, soit un porteur de
bois, soit un briquetier, soit un pèlerin, pour le
charger de prévenir les Quoraïches en les exhor-
tant à venir implorer la clémence d’Allah.»
«J’avançais avec précaution dans les ténè-
bres lorsque près de moi, dissimulés à mes yeux
par des blocs de rochers, passèrent deux person-
nages qui s’entretenaient à voix basse. Etonné
de voir les milliers d’étoiles d’or que les feux
des fidèles faisaient scintiller sur les collines au-
dessous des étoiles argentées du firmament, l’un
d’eux disait : «Jamais je ne vis autant de lu-
mières que cette nuit, sur ces montagnes !» -
«Ce sont probablement les feux des Khozâas,
décidés à faire la guerre pour venger leurs
morts». - «Les Khozâas ne sont pas si nombreux
; non certainement, ce ne peut-être leurs feux !»
répliqua la première voix, que je reconnus pour
celle d’Abou Sofiane. - «Ôpère de Hendhala! »
lui criai-je. - «C’est toi ? O père d’Al Fadhel,
que me veux-tu ?» répondit-il, ayant aussi re-
connu ma voix. - «ÔAbou Sofiane, le Prophète
approche à la tête d’une armée si nombreuse que
toute résistance est impossible, et que, demain,
les Quoraïches seront écrasés». - «Que faire ?
Quel conseil me donnes-tu ?» - «Si tu es pris
dans le combat, ta tête sera tranchée, n’en doute
pas; mais monte derrière moi sur cette mule, je
te conduirai devant Mohammed, et je l’implo-
rerai en ta faveur».
Abou Sofiane, comprenant que c’était là
pour lui l’unique espoir de salut, se résigna ; il
sauta en croupe derrière moi, et nous devan-
çâmes son compagnon, Bodaïl, qui avait décidé
de nous suivre.
Chaque fois que la lueur d’un des nombreux
foyers du camp illuminait notre groupe, sur un
fond des ténèbres, les sentinelles nous arrê-
taient et questionnaient : “Qui est celui-là?”.
Mais apprenant que j’étais Abbas, oncle du Pro-
phète, et reconnaissant la mule, ils nous laissè-
rent passer...
Tout alla bien jusqu’au moment où nous ar-
rivâmes devant les feux du campement d’Omar.
Ce dernier, s’avançant vers nous, demanda éga-
lement : «Qui est celui-là?» Mais, à cet instant,
la lueur du brasier ayant frappé le visage de mon
compagnon qui se tenait serré contre moi, il le
reconnut, et dans une explosion de joie il s’écria
: «Ah ! c’est toi Abou Sofiane, Ô ennemi d’Al-
lah ! Louanges au Tout-Puissant qui te livre
entre nos mains, sans traité ni sauf-conduit!». Et
il courut vers la tente du Prophète. Je mis la
mule au galop, et je le devançai ; je sautai à bas
de ma monture et je pénétrai dans la tente de
Mohammed ; mais presque au même instant, y
arrivait Omar qui lui cria : «O Prophète, c’est
Abou Sofiane, l’ennemi d’Allah, que le Tout-
Puissant a fait tomber entre nos mains, sans
traité ni sauf-conduit ! Charge-moi de lui tran-
cher la tête !»
J’intervins : «O Prophète ! Je l’ai pris sous
ma protection, personne ne l’approchera cette
nuit, si ce n’est moi». Et Omar, manifestant une
haine encore plus exaltée, je lui dis : «Douce-
ment, Ô Omar ! Si Abou
Sofiane était un des Bni Ben Kaâb tes parents,
tu n’agirais pas ainsi ; mais il est un des Bniadi
abd Menaf parents du Prophète, ne l’oublie pas

Omar répliqua : «Doucement Ô Abbas ! Ta
conversion, sache-le, me causa plus de plaisir
que ne m’en eût causé celle de mon père, El
Khettab, mort dans l’idolâtrie ; et cela pour
l’unique raison que le Prophète tenait plus à ta
conversion qu’à celle de mon père». L’Envoyé
de Dieu mit fin à notre discussion par ces mots
: «Emmène Abou Sofiane ÔAbbas, et demain à
la première heure, tu reviendras avec lui».
J’obéis. Abou Sofiane passa la nuit en pleine
sécurité, dans mon campement. Mais,voyant
tous les musulmans se lever d’un même mou-
vement, à la première lueur de l’aube, il fut saisi
d’inquiétude : «O père d’El Fadhel me dit-il,
que veulent-ils ? En ont-ils à ma vie ?» —«Ras-
sure-toi, lui répondis-je, ils ne veulent que la
prière».
Et, au spectacle de ces dix mille hommes,
mystérieursement éclairés par les reflets roses
de l’aurore, suivant religieusement chacun des
gestes du Prophète, s’inclinant lorsqu’il s’incli-
nait et se presternant lorsqu’il se prosternait, il
ne put retenir cette exclamation : «Par Allah ! Je
n’ai jamais vu de rois obéis comme cet homme
; ni Cosroës, ni César, ni aucun des plus puis-
sants monarques de l’univers !»
— «Viens lui dis-je, lorsque la prière fut
achevée, j’intercéderai en ta faveur, et toi tu in-
tercéderas en faveur de ton goum».
— «Eh bien ! lui demanda le Prophète
lorsqu’il le vit devant lui, reconnais-tu mainte-
nant ÔAbou Sofiane qu’il n’y a de Dieu qu’Al-
lah !». — «Par mon père et ma mère, combien
tu es patient, généreux et
conciliant !» «Oui, je le reconnais ; s’il était
avec Allah des dieux autres que Lui, ils m’au-
raient apporté quelque secours». — «Et recon-
nais-tu que je suis le Prophète
d’Allah ?» —«Par mon père et ma mère, quant
à cela, il subsiste encore quelque doute en mon
esprit, je verrai plus tard». — «Malheur à toi !
Ô Abou Sofiane, m’écriai-je, indigné par cette
réponse. Hâte-toi de témoigner l’entière vérité,
sinon je te retire ma protection et ta tête tombera

Alors, il se dirigea vers les trois cent soixante
idoles rangées autour du Temple, et, commen-
çant par la plus grande, celle de Hobal, il lui
perça les yeux de son bâton recourbé, en disant
: «La vérité est venue, l’erreur est périssable !»
Et l’idole tomba sur le visage, se brisant en mille
fragments. Successivement, il passa devant les
autres idoles, qui subirent le même sort.
Une seule restait debout, celle des Khozâas,
qui était faite de bronze et d’émail, et se dressait
superbement sur la terrasse du Temple. Le Pro-
phète dit à Ali : «Agenouille-toi».
Puis, étant monté sur ses épaules : «Lève-toi
!» Mais Ali ne put se redresser, malgré toute sa
vigueur il se sentait accablé par un poids surna-
turel, celui de la Prophétie. Ce que voyant, le
Prophète descendit, s’agenouilla à son tour, et
dit à Ali : «Monte sur mon dos pour détruire
cette idole !» Plein de confusion, Ali refusait,
mais sur l’insistance de Mohammed, il obéit. Ali
a dit : «Je posai mes pieds sur les épaules du
Prophète, qui se redressa, et je me sentis soulevé
par une force inconnue, qui m’eût permis d’at-
teindre le ciel si je l’eusse tenté».
«L’idole était scellée par des tiges de fer mais
à ces mots du Prophète : «La vérité est venue,
l’erreur a disparu. Elle s’ébranla sans le moindre
effort de ma part, et, précipitée sur le sol, elle
s’anéantit en poussière». La foule, remise de sa
frayeur, était sortie peu à peu des maisons, et
muette de stupeur, elle assistait à la destruction
de ses dieux impuissants... Lorsque tout vestige
d’idolâtrie eut disparu, le Prophète se tourna
vers la Kâaba en proclamant : «Il n’y a de dieu
qu’Allah ! Il n’a pas d’associés ! Il a accompli
Sa promesse en secourant Son serviteur et en
dispersant ses ennemis !» Puis, s’adressant aux
Mekkois : «O assemblée des Qoraïches, com-
ment pensez-vous que je vous
traiterai ?»— «Avec générosité, ô frère géné-
reux, fils d’un homme généreux !» lui répondi-
rent-ils, pleins d’anxiété.— «Allez, leur dit-il,
vous êtes libérés !» (Ils étaient esclaves et cap-
tifs, d’après les lois de la guerre). Le Prophète
n’excepta de cette magnanime amnistie que
onze hommes et six femmes, dont la conduite
avait été impardonnable, et il ordonna de les
mettre à mort, en quelque lieu qu’on les rencon-
trât.
Cette sentence fut exécutée sur le champ
pour plusieurs d’entre eux, parmi lesquels
Haouarits, qui avait odieusement brutalisé Fa-
thima fille du Prophète et femme d’Ali,
lorsqu’elle émigra de Mekka.
Pour affirmer sa nouvelle autorité, Moham-
med résolut de nommer immédiatement les
deux plus importants fonctionnaires de Mekka
: l’Intendant de là Kâaba et celui de Zemzem.
Il fit réclamer à Otsmane ben Talha les clefs
du Temple. Mais celui-ci, après avoir rageuse-
ment fermé les portes, emporta les clés dans sa
maison. Le Prophète les lui fit arracher par la
force et songea à les confier à son oncle Abbas,
qu’il venait de confirmer dans ses fonctions de
Siqquaï ou Intendant de Zemzem. Mais une Ré-
vélation l’arrêta dans son intention, lui ordonna
de rendre la charge d’Intendant du Temple à son
ancien possesseur.
Il chargea donc Ali de rapporter les clefs à
Otsmane, et de lui dire : «O fils de Talha, re-
prends les clefs avec la charge d’Intendant de la
Kâaba.»
Et ce dernier, ému par cette générosité dont
il était si peu digne, s’empressa de l’assurer de
sa sincère reconnaissance et de son absolue fi-
délité. A ce moment, un groupe touchant s’ap-
procha, c’était celui d’Abou Quahafa, vieillard
aveugle et courbé sous le poids de ses quatre-
vingt-sept années, s’appuyant sur l’épaule de
son fils Abou Bakr. «Pourquoi n’a-tu pas laissé
ce noble vieillard dans sa demeure, où j’eusse
été lui rendre visite ?» dit le Prophète à Abou
bakr.—«Il était juste qu’il vînt à toi, et non que
toi tu allasses à lui»répondit ce dernier.
Plein d’attentions, Mohammed fit asseoir le
vénérable aveugle à ses côtés, lui passant affec-
tueusement la main sur sa poitrine, et il accueil-
lit avec joie sa conversion que celui-ci était venu
lui annoncer.
Le lendemain, tous les habitants de Mekka
se dirigèrent vers la colline de Safa, où le Pro-
phète les avait convoqués pour
recevoir leur soumission.
Déjà rassurés par la générosité des premières
paroles et des premiers actes de leur vainqueur,
ils ne paraissaient guère affectés par les senti-
ments de tristesse, de honte et de découragement
habituels aux vaincus.
Leur vainqueur n’était-il pas un des
leurs ?
Sa gloire n’allait-elle pas devenir leur gloire,
son triomphe leur triomphe, et son empire leur
empire ?
En réalité, malgré leur hostilité à son égard,
la plupart d’entre eux avaient cruellement souf-
fert d’être séparés de leur génial compatriote, de
celui que, dans sa jeunesse, ils avaient sur-
nommé El Amine, «l’homme sûr». Avec atten-
drissement, ils se remémoraient le charme
mystérieux de sa personne et l’attrait irrésistible
de sa parole. Et sen secret, depuis longtemps,
ils brûlaient du désir d’entrer dans le mouve-
ment d’enthousiasme religieux que Mohammed
avait soulevé à travers l’Arabie tout entière, et
de se convertir.
Hadiths
Le Messager d’Allah (que la paix et le salut d'Allah soient sur lui) a dit : «
Celui qui tue une personne qui a conclu un pacte avec les musulmans
(Mou’âhad) ne sentira pas l’odeur du paradis, alors que son odeur est sentie
d’une distance équivalente à quarante années. »
Rapporté par Boukhâry.
——0o0——
Le Messager d’Allah (que la paix et le salut d'Allah soient sur lui) a dit : «
Nul n’aura vraiment la foi s’il n’est pas digne de confiance, et nul n’aura vrai-
ment la religion s’il ne respecte pas les pactes. »
Rapporté par Bayhaqy et authentifié par Boukhâry.
——0o0——
Le Messager d’Allah (que la paix et le salut d'Allah soient sur lui) a dit : «
Les signes révélateurs de l’hypocrite sont au nombre de trois : il ment lorsqu’il
parle, ne respecte pas sa promesse lorsqu’il la donne et trahit lorsqu’on lui
fait confiance. Ceci, même s’il accomplit la prière, verse l’aumône et prétend
être musulman. »
Rapporté par Mouslim.
FETH MEKKA
En l’an VIII de l’Hégire, deux ans avant sa mort, l’Envoyé de Dieu et ses troupes faisaient sans coup férir la conquête de La Mecque, la Cité sainte qui le vit naître,
grandir et recevoir la Révélation et que les notables idolâtres avaient contraint huit années plus tôt à l’exil. Oubliant et pardonnant à ses anciens persécuteurs, le
Prophète de la Rahma fut magnanime et grand seigneur avec les vaincus.
19
Dimanche 20 Juillet 2014
«M
on regretté père avait un magasin
de disques et d’électroménager. À
temps perdu, j’y allais donc pour
écouter de la musique et des chanteurs de renom
de ce temps-là ; et c’est comme cela que la chan-
son m’a collé à la peau et, depuis, alors que je
n’avais que 12 ans, je ne m’en suis plus séparé»,
nous confie Samir qui ajoute que son choix portait
surtout sur Cheikh Elafrit, Mohamed Tahar El-
Fergani et Abdelhalim Hafez qu’il appréciait par-
ticulièrement. «Le genre tunisien faisait
également partie de mes préférences», ajoute
Samir Staïfi que le destin de la chanson sétitienne
a croisé en route, au fur et à mesure qu’il en dé-
couvrait la profonde beauté.
Pour ce vieux routier de la chanson sétifienne
qui croisa un jour le regretté Mohamed Benchaïb,
un enfant de la ville et chantait déjà très tôt
l’amour de sa ville avec une merveilleuse inter-
prétation, Ya Stif El-Ali, les choses n’en restèrent
pas là, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives à
Samir qui se mit du coup à fouiner dans les pro-
fondeurs d’un patrimoine qu’il adoptera, chantera
et tentera sans cesse de préserver. «J’étais jeune
en effet quand Mohamed Benchaïb venait de
France, portant avec lui ses disques qu’il montrait
à mon père et que j’ ecoutais à n’en plus en finir.
La chanson sétifienne se mit alors à couler dans
mes veines, et ce qui devait arriver arriva.»
Samir Staïfi se mit alors à aller vers toutes les
fêtes sétifiennes pour écouter attentivement ces
sublimes voix de femmes qui débitaient à gorges
déployées, le merveilleux message du sraoui, pour
exprimer le message de l’amour, celui de la souf-
france, mille et une paroles qui faisaient exploser
les poitrines. «Un jour, un ami, Lamri Larousi,
vient me voir et me propose le texte d’une chan-
son intitulée alors, Laâzba Staïfia. Je me lance
dans le bain, et pour un coup d’essai, ce fut alors
un coup de maître. Cette chanson remporta un
succès fou, tant et si bien que je me fis très vite
une place parmi de grands chanteurs comme Saïd
Mehentel, Zoubir, Bekakchi El-Khier, Mustapha
Allel… et j’ai enregistré mon premier disque
lorsque le regretté Cheikh Hamza, alors détenteur
d’un studio d’enregistrement vint me proposer de
le faire. Je passe ensuite à la TV au cinéma va-
riété, avec l’orchestre Es Saada que conduisait
formidablement le regretté Abbes Rezig, et là je
chante Khali Khali. Le succès aidant, j’entame
alors une belle carrière et je suis sans cesse solli-
cité à mon grand bonheur», dit-il.
Samir Staïfi, qui s’est envolé de ses propres
ailes, insiste sur le fait qu’il n’a jamais été dans
un conservatoire ni fait partie d’un orchestre ou
d’une association. «Je me suis fait moi-même, j’ai
été à l’école de mon public qui m’a aidé et poussé
sans cesse vers le succès ; je lui en serai toujours
reconnaissant», ajoute-t-il, quand bien même il se
souvient encore de cette période d’hospitalisation
à Sétif qui lui a valu d’être amputé de son orteil
droit. Beaucoup pensaient que c’était la fin d’un
règne, mais là aussi, la volonté de Samir, l’assis-
tance des médecins du CHU de Sétif et celle de
tous ses amis et pouvoirs publics locaux lui ont
permis de relever le défi et revenir plus fort sur la
scène, limitant, à sa plus simple expression, cette
période difficile.
À 66 ans, en effet, Samir ne plie pas, il sait au
contraire que le chant sétifien dans son authenti-
cité risque d’être emporté par ce qu’il considère
être «un raï staïfi», et là il s’arrête de nouveau
pour dire : «Je préserverai ce patrimoine jusqu’à
ma mort.»
Que de chemin parcouru depuis par ce chan-
teur qui n’oublie pas aujourd’hui Nacir Guidoum
et Mabrouk Attar, pour les textes, et cite avec
émotion deux autres noms, ceux du regretté Nor-
dine Staïfi et Tahar Gouffi, deux symboles de la
chanson sétifienne. Aux âmes bien nées, la valeur
n’a donc point attendu le nombre des années pour
ce chantre de la chanson sétifienne qui a interprété
tant de fois Khatem Sobhi, Kahlouchi, Meddi Yed-
dek Lel Hena, Haret Zemmou, Ya Moul Echache,
chanté Sétif d’antan et Aïn El-Fouara, et tant d’au-
tres succès qui lui valent aujourd’hui de faire vi-
brer bien des scènes d’ici et d’ailleurs.
F. Zoghbi
Les promenades nocturnes, à pied, sont de
plus en plus prisées par les habitants de la ville
d’Annaba qui n’étaient pourtant pas si noctam-
bules que cela durant la première quinzaine du
mois de Ramadhan, a-t-on constaté.
Contrairement aux premiers jours du mois
béni, marqués par une affluence modeste des
citoyens, en ville, après la rupture du jeûne,
un rush impressionnant de promeneurs est
enregistré dans La Coquette, ces derniers
temps.
La ville des Jujubes qui s’illumine géné-
reusement dès la tombée de la nuit est livrée,
dès la fin de la prière des Taraouih, au va-et-
vient bruyant et incessant de groupes de jeû-
neurs, qui sortent souvent en famille, en
quête de quelques moments de détente après
de longues heures d’abstinence. Si les places
et les placettes de l’antique Hippone, ainsi
que le fameux Cours de la Révolution, sont
noirs de monde dès la fin du f ’tour, les ma-
gnifiques plages longeant la superbe corniche
ne sont pas en reste puisqu’elles attirent les
dizaines de promeneurs qui y affluent de dif-
férents coins de la cité pour goûter à la fraî-
cheur des embruns marins. Lynda, une jeune
mère de famille, affirme ‘‘s’adonner à ce
sport (la marche, ndlr) avec infiniment de
plaisir, chaque soir après le f ’tour’’, après
(s)’être adaptée au jeûne. Toute sa famille ré-
sidant au centre-ville se retrouve invariable-
ment en début de soirée sur l’esplanade
longeant la plage Rizi-Amor (ex-Chapuis),
qui pour siroter une tasse de thé accompa-
gnée de cacahuètes, qui pour savourer une
glace, qui encore pour tailler une bavette tout
en marchant à petit pas ou, tout simplement,
s’asseoir sur le sable pour profiter de l’air
marin vivifiant. Certaines familles n’hésitent
pas à transporter carrément leur s’hour, afin
de prolonger au maximum leur soirée en de-
hors de leur domicile, histoire d’oublier la
longue journée de jeûne et permettre aux en-
fants de jouer librement tout en humant un
bon bol d’air frais. En fait, les plages de Saint
Cloud, Rizi-Amor, Bel Azur, La Caroube, le
Belvédère ou Ras El- Hamra aux pieds du
mont de l’Edough, sont des lieux où l’on peut
trouver toute une série de mausolées, de
sources d’eau et de grottes, offrant l’embarras
du choix aux nombreux promeneurs. De leur
côté, les pêcheurs à la ligne ne se privent pas
du plaisir que procure cette activité pratiquée
un peu partout sur la côte annabie, que ce soit
en solo ou en groupe. Un ‘‘vrai régal que je
ne changerais pour rien au monde’’, confie
Brahim, un passionné de pêche après la rup-
ture du jeûne.
Certaines familles optent pour le majes-
tueux Cours de la Révolution pour passer
d’agréables moments, soit pour s’attabler et
déguster une glace, soit pour faire le tour des
magasins en prévision de l’Aïd-el-Fitr. De-
puis l’entame de la deuxième décade du mois
de Ramadhan, Annaba ne cesse d’exhiber
toute sa splendeur pour l’offrir à ses prome-
neurs dont le nombre ira crescendo à mesure
que le mois béni tire à sa fin. Bientôt, ce sera
les préparatifs de l’Aïd, puis le retour des
baigneurs et de l’autre animation — bien plus
débridée celle-là — de l’été et des plaisirs de
la grande bleue. En attendant, Annaba, qui vit
au rythme des soirées ramadhanesques en
plein air, ouvre ses bras, chaque soir, chaleu-
reusement, pour accueillir, comme il se doit,
une foule joyeuse, comblée par le charme de
la Coquette et heureuse d’y vivre.
ANNABA
Les promenades nocturnes particulièrement prisées
Ammi Kouider est boulanger de-
puis belle lurette ; il a hérité de la bou-
langerie de son père qui lui même l’a
héritée de ses grands-parents. «Ce mé-
tier est un affaire de famille, de père en
fils», nous dit-il en souriant. C’est un
métier difficile et fatigant, et le résultat
est une exigence à laquelle on ne peut
pas se soustraire face à la demande du
consommateur. Travailler de ses mains,
une matière vivante, et la transformer
en un aliment essentiel qu’est le pain,
rien de plus valorisant, nous explique
ammi Kouider. Chaque jour, le boulan-
ger a la satisfaction d’offrir à ses clients
un produit de qualité, élaboré dans le
respect de la tradition. C’est un métier
difficile et exigeant, mais respecté et
aimé de tous, petits et grands. Installé
à son compte depuis la mort de son
père, cet artisan boulanger est indépen-
dant et ne doit sa réussite qu’à son tra-
vail, sa personnalité, la maîtrise de son
travail et sa créativité. Sans cesse à la
recherche de la perfection, il s’accorde
aux progrès techniques et imagine de
nouvelles recettes pour la satisfaction
de ses clients, notamment durant le
mois béni de Ramadhan pour ses
miches et ses fougasses.
«La vie de boulanger, ajoute-t-il,
est rythmée par les rapports humains et
l’amour du travail bien fait ; choisir un
métier est déterminant pour votre vie
future. Toutefois, il est parfois difficile
de se diriger vers une carrière alors que
cela semble si loin. Votre choix doit
s’appuyer sur un secteur porteur, qui
vous garantit des perspectives d’avenir.
Pour mettre toutes les chances de mon
côté, j’ai choisi un métier passion, celui
de boulanger.» Ammi Kouider ne re-
grette pas son choix, et il fait tout pour
apprendre ce métier à ses enfants dont
deux ont déjà mis la main à la pâte,
alors que deux autres dont une fille
sont médecins de carrière. Sa femme
lui donne des idées, avoue-t-il, pour la
préparation de son pain, croustillant à
souhait et mœlleux. Il veille la nuit
pour préparer le pain depuis la pre-
mière fermentation, la pesée et le fa-
çonnage en passant par l’apprêt,
l’enfournement dans des conditions de
chaleur insupportable pendant l’été, la
cuisson pour aboutir au défournement
et le ressuage. Des gestes quotidiens et
mécaniques qu’exécute ammi Kouider
par sa profession de boulanger qui
compte parmi les authentiques métiers
de tradition et de savoir-faire qui asso-
cient tour de main et savoir faire,
«parce que, nous dit-il, pour fabrique
du pain, il faut du temps et du savoir-
faire. Les gestes s’enchaînent, héritage
d’un artisanat qu’il s’est transmis, des
gestes qui agissent sur la qualité finale
du pain».
A. Ghomchi
PORTRAIT
Ammi Kouider, le boulanger du coin
P
h
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:
 
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j
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K
r
a
c
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SAMIR STAÏFI
La chanson sétifienne
dans son authenticité
Plus connu sous le pseudonyme de «Samir Staïfi», Belkhir Abdelkrim, né en 1948, découvrira en fait le monde de la chanson très tôt.
Dimanche 20 Juillet 2014
Vie religieuse
- Dohr.........….............12h54
- Asr.............................16h45
- Maghreb....................20h07
- Icha……...……....... 21h43
Lundi 23 Ramadhan 1435
correspondant au 21 juillet 2014 :
- Fedjr........................04h00
- Chourouq.................05h45
Horaires des prières de la journée du dimanche 22 Ramadhan
1435 correspondant au 20 juillet 2014 :
29 EL MOUDJAHID
Vie pratique
QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION
Editépar l’EPE-SPA
EL MOUDJAHID
aucapital social de50.000.000DA
20, ruedelaLiberté, Alger
Téléphone: 021.73.70.81
Présidente-Directricegénérale
delapublication
Naâma Abbas
Rédacteurs en chef
Kamal Oulmane — Achour Cheurfi
DIRECTION GENERALE
Téléphone: 021.73.79.93
Fax : 021.73.89.80
DIRECTION DE LAREDACTION
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Internet : http://www.elmoudjahid.com
E-mail : elmoudjahid@elmoudjahid.com
BUREAUX REGIONAUX
CONSTANTINE
100, rueLarbi Ben M’hidi
Tél. : (031) 64.23.03
ORAN
Maison de la Presse
3, placedu 1
er
Novembre: Tél. : (041) 29.34.94
ANNABA
2, rueCondorcet : Tél. : (038) 86.64.24
BORDJ BOU-ARRERIDJ
Ex-siègedelawilaya
RueMebarkiaSmaïl, B.B.A. 34000
Tél/Fax : (035) 68.69.63
SIDI BEL-ABBES
Maison delapresseAmir Benaïssa
ImmeubleLeGarden, S.B.A.
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BEJAIA :
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Tél/Fax : 034.22.10.13
TIZI OUZOU :
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Bâtiment 3, 1
er
étage, Nouvelleville
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TLEMCEN :12, placeKairouan
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MASCARA : MaisondelaPresse
RueSenouci Habib
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CENTRE AIN-DEFLA:
CitéAttafi Belgacem(FaceàlaPoste)
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PUBLICITE
Pour toutepublicité, s’adresser
àl’AgenceNationaledeCommunicationd’Editionet
dePublicité“ANEP”
ALGER : 1, avenuePasteur
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Fax : (041) 39.19.04- Télex : 22.320
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IMPRESSION
Edition du Centre :
Société d’Impression d’Alger (SIA)
Edition de l’Est :
Société d’Impression de l’Est, Constantine
Edition de l’Ouest :
Société d’Impression de l’Ouest, Oran
Edition du Sud :
Unité d’Impression de Ouargla (SIA)
Unité d’Impression de Béchar (SIA)
DIFFUSION
Centre : EL MOUDJAHID
Tél. : 021 73.94.82
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Tél-fax : 041 46.84.87 : Sud : SARL“TDS”
Tél-fax : 029 75.02.02
France : IPS (International Presse Service)
Tél. 01-46-07-63-90
Les manuscrits, photographies ou tout autre document et
illustration adressés ou remis à la Rédaction ne sont pas
rendus et ne peuvent faire l’objet d’une réclamation..
FELICITATIONS
Un grand bravo à ma fille
HAMMOUI Sara
qui vient de décrocher son BAC avec
brio.
En cetteheureuseoccasion, ta mère,
ta sœur Sonia et toutes les familles
HAMMOUl et DERRADJ I tefélicitent
et te souhaitent d'autres succès à
l'avenir lncha’Allah.
Merci pour lebonheur et la joieque
tu nous as procurés.
Bravo SARA !
El Moudjahid/Pub du 20/07/2014
SOCIETE DE TRANSFORMATION ET D’APPLICATION DE L’ALUMINIUM
STAA/Spa - Filiale : EMB Société Holding
Avis d'appel d'offres
national et international ouvert
N°03/14/ PLD/STAA Spa / DG
Un avis d'appel d'offres national et international ouvert est lancépour l'acquisition de:
Lot n° 1 : UN COMPRESSEUR D'AIR À VIS LUBRIFIÉE AVEC SECHEUR D'AIR
FRIGORIFIQUE INDEPENDANT.
Lot n°2 : UN GROUPE ELECTROGENE DE 1200 KVA.
Les fournisseurs intéressés par le présent avis d'appel d'offres peuvent retirer contre un
paiement de4000 DA (quatremilledinars), lecahier des charges auprès de:
STAA/Spa/Direction Générale
Boulevard Mohamed-Boudiaf, Gué de Constantine, Alger
Les offres, accompagnées des pièces énumérées dans le cahier des charges, doivent
parvenir sous double enveloppe fermée à l'adresse indiquée ci-dessus.
L'enveloppeextérieuredoit êtreanonyme, necomporter aucun signedistinctif et indiquer
uniquement la mention suivante :
Avis d'appel d'offres national et international ouvert
N°03/PLD/STAASpa/DG - A ne pas ouvrir
La date limite de dépôt des offres est fixée à 30 jours à compter de la première parution
du présent avis dans la presse.
Les soumissionnaires resteront engagés par leur offres pendant 120 jours à compter de
la date de clôture du présent avis.
ANEP 202757 du 20/07/2014 El Moudjahid/Pub
SGP « INDJAB »
ENTREPRISE DE
CONSTRUCTION DE BLIDA
NIF :099909080274523
NIS 0 979 0925 00015 38
ECB : ROUTE D'ALGER BP N° 01
BENI MERED BLIDA
Avis d'appel d'offres
national ouvert
N°006/DEP/2014
L'Entreprise de construction de Blida (ECB)
lanceun avis d'appel d'offres national ouvert pour la
sous-traitancedes travaux deparachèvement et CES
del' opèrations :
• 950 LP.L à Bou-Ismail wilaya de Tipaza
-Blocs n°01,03,07,09,16 ,42,44,46 (24 Logts), n°
05,11,14,(22 Logts)
• 200 LP.L à Bouharoun wilaya de Tipaza
-Blocs - n°08 (24 Logts),
• 350 LP.L A Chaiba wilaya de Tipaza
-Blocs N° 02,04,14 (18 Logts), n° 11(12 Logts)
• 330 LP.L POS H2 à Bouarfa wilaya de Blida
-Blocs n° 12,15,18 (15 Logts), n° 13,17 (18
Logts)
• 200 LP.L POS H2 à Bouarfa wilaya de Blida
- Blocs n° 02,05,08,11 (20 Logts),n°01,04,06
(15 logts)
•  200 LP.L POS A 3 à Bouarfa wilaya de Blida
-Blocs n° 04 ,09,11 (20 Logts) n° 01(18 Logts)
• 274 LP.L à Ben Khellil wilaya de Blida
-Blocs n° B3 , B4, B7, B8 (20 Logts) n°
A3,A6(15 Logts)
NB: seules les entreprises disposant de
qualification et catégorierequiseégale à un (01) et
plus peuvent soumissionner.
Les cahiers des charges peuvent être retirés
auprès delaDEP/DG del'entreprisedeconstruction
deBlidarouted'Alger BP n°01 Beni Mered Blida
contre paiement des frais de reproduction d'un
montant de2500,00DA millecinq cent dinars.
Les offres devront êtreaccompagnées des pièces
réglementaires précisées dans lecahier des charges.
1- Offre technique :
L'offre établie par les soumissionnaires doit
comprendrel'ensembledes documents détailles dans
lecahier decharges.
NB : Les documents fournis doivent être
valides à la date d'ouverture des plis et légalisés
2- Offre financière:
- Lettre de soumission renseignée, datée et
signée;
- Bordereau des prix unitaires datéet signé;
- Devis quantitatif et estimatif, datéet signé.
Les offres doivent êtres présentées, sous double
pli fermécomportant séparément un pli techniqueet
un pli financier, Les offres techniqueet financiére
seront fermées, cachetées séparément dans deux
enveloppes et intégrées dans l'enveloppeextérieure
qui doit être strictement fermée et anonyme et ne
devracomporter quelamention :
« Soumission à ne pas ouvrir»
Avis d'appel d'offres national ouvert n°006/DEP
/2014 réalisation en sous traitance des travaux de
parachèvement et CES de l'opération :
• 950 LP.L à Bou-Ismail wilaya de Tipaza
-Blocs n°01,03,07,09,16 ,42,44,46 (24 Logts), n°
05,11,14,(22 Logts)
• 200 LP.L à Bouharoun wilaya de Tipaza
-Blocs - n°08 (24 Logts),
• 350 LP.L A Chaiba wilaya de Tipaza
-Blocs N° 02,04,14 (18 Logts), n° 11(12 Logts)
• 330 LP.L POS H2 à Bouarfa wilaya de Blida
-Blocs n° 12,15,18 (15 Logts), n°13,17 (18
Logts)
• 200 LP.L POS H2 à Bouarfa wilaya de Blida
- Blocs n° 02,05,08,11 (20 Logts),n°01,04,06
(15 logts)
•  200 LP.L POS A 3 à Bouarfa wilaya de Blida
-Blocs n° 04 ,09,11 (20 Logts) n° 01(18 Logts)
• 274 LP.L à Ben Khellil wilaya de Blida
-Blocs n° B3 , B4, B7, B8 (20 Logts) n°
A3,A6(15 Logts)
Les enveloppes intérieures porteront lenomet
l'adressedu soumissionnaire. Les offres doivent être
déposées à:
Monsieur le directeur des études et
programmes de l'entreprise de construction de
Blida (ECB) sis route d'Alger BP n°01 Béni-
Mered Blida, dans un délai dequinze (15) jours à
compter de la première parution de l'avis d'appel
d'offres dans deux quotidiens nationaux et le
BOMOP.
L'heure limite de dépôt des offres est fixée à
12h00,les offres arrivées hors délai seront écartées et
/ou renvoyées : lecachet delapostenefaisant pas
foi.
le service contractant à toute latitude de
prolonger par avisdepressedûment et régulièrement
publiéledélai dedépôt des offres.
Lessoumissionnairesresteront engagéspar leurs
offres pendant 180 jours àcompter du dernier jour
correspondant àladatelimitededépôt des offres.
- L'ouverture des plis se fera au siège de la
direction générale de l'ECB en séancepubliquele
jour ouvrablecorrespondant àladatelimitededépôt
des offres. Les entreprises soumissionnaires y sont
invitées.
Le wali de la wilaya de Boumerdès, les cadres,
l’ensemble des fonctionnaires et les élus, de la wilaya
très affectés par le décès de Aissat Djamel, directeur
de l’Emploi de la wilaya de Boumerdès, présentent
à tous les membres de sa famille leurs sincères condo-
léances et les assurent en cette pénible circonstance
de leur profonde compassion.
Puisse Allah Tout-Puissant accorder au défunt Sa
Sainte Miséricorde et l’accueillir en Son Vaste Para-
dis.
“A Allah nous appartenons et à Lui nous retour-
nons”.
S.O.S.
CONDOLÉANCES
Un SOS est lancé à toutes les âmes
charitables dans le pays comme à l'étranger
pour venir en aide au petit Mahmoud, âgé de
6 ans, handicapé physique. Le cas de l'enfant
est très sérieux, il ne va même plus à l'école,
son père l'a abandonné depuis sa naissance et
sa mère ne désespère pas et compte sur la
solidarité du peuple algérien durant ce mois
de Ramadhan pour lui procurer des couches
3
e
âge, 1 paire de baby-bottes orthopédique, lait entier
(aliment quotidien).
Contacter le 0552 426.300
Merci Dieu vous le rendra.
El Moudjahid/Pub du 20/07/2014
El Moudjahid/Pub du 20/07/2014
El Moudjahid/Pub
La société ALGRAN-SPA
informe que l'appel d'offres
national n°05/14/ALGRAN/2014
paru sur les quotidiens
l'Expression, Echourouk et El
Moudjahid le 25/05/2014,
concernant la fourniture d'un
poste transformateur, est
déclaré infructueux pour cause
: aucune offre n'a été reçue.
El Moudjahid/Pub
SOCIETE DE GESTION DES PARTICIPATIONS
ETUDES & ENGINEERING «GENEST»
GROUPE LABORATOIRE NATIONAL
DE L’HABITAT ET DE LA CONSTRUCTION
E.P.E./S.P.A. AU CAPITAL DE 150.000.000 DA
Prorogation de délai
de soumission
Les candidats souhaitant participer à l'appel d'offres national et
international restreint n°02/EPE LNHC/SPA/2014 relatif à la formation des
personnels techniques des entreprises du Groupe LNHC, paru dans les
quotidiens nationaux El Watan et El Moudjahid, sont informés que la date
limite de remise des offres, fixée initialement au quarante-cinquième jour
qui suit la date de la première parution dans la presse nationale, soit le 31
juillet 2014, est reportée au 31 août 2014 à 12h00.
ANEP 202772 du 20/07/2014 El Moudjahid/Pub
LES ENTREPÔTS FRIGORIFIQUES DE LA MÉDITERRANÉE
E.P.E FRIGOMEDIT /SPA
CAPITAL SOCIAL DE 100 000 000 DA
MISE EN DEMEURE
Le Groupement CLEOP INTER ENTREPRISE, titulaire du
marché n°01/ I 2013, approuvé le 03/11/2013, portant sur l'étude et
la réalisation de l'entrepôt frigorifique de collecte de 20.000 m
3
à
Trifaoui, Wilaya d'El-Oued, est mis en demeure de renforcer le
chantier en moyens humains et matériels.
Un délai de huit (08) jours est accordé au Groupement, à compter
de la parution de la présente mise en demeure, pour prendre toutes
les dispositions nécessaires à l'effet de rattraper les retards accumulés.
Faute de quoi, il lui sera appliqué les dispositions contractuelles,
notamment celles prévues aux articles 27 relatives aux pénalités de
retards.
ANEP 202770 du 20/07/2014
ANEP 202755 du 20/07/2014
El Moudjahid/Pub
Société Algérienne des Granulats
SPAau capital de 100 millions de dinars
FILIALE DU GROUPE ENOF
OFFRE D’EMPLOI
Urgent, cabinet médical à
Bouzaréah recrute quatre (04)
médecins généralistes et quatre
(04) infirmiers à partir d’août
2014.
Contactez : 0672 53.72.39
El Moudjahid/Pub du 20/07/2014
Direction générale
AVIS D'INFRUCTUOSITÉ
ANEP 202750 du 20/07/2014
Sports
30 EL MOUDJAHID
Dimanche 20 Juillet 2014
Publicité
El Moudjahid/Pub ANEP 134096 du 20/07/2014
RÉPUBLIQUE ALGÉRIENNE DÉMOCRATIQUE ET POPULAIRE
MINISTÈRE DE LA DÉFENSE NATIONALE
PREMIÈRE RÉGION MILITAIRE
AVIS D’APPEL D’OFFRES NATIONAL RESTREINT
N°111/2014/A1
Le Ministère de la Défense nationale lance un avis d’appel d’offres national restreint en vue de :
Travaux de remise en état du réseau moyen tension à BLIDA.
Les entreprises et sociétés intéressées par le présent avis peuvent se présenter au siège de la :
PREMIERE REGION MILITAIRE
Sise à : Route de Cheffa - Blida
Pour retirer les cahiers des charges contre paiement de la somme de cinq mille dinars
algériens (5.000,00) DA, pour les sociétés de droit algérien, au compte
Nº51/730 0000 109 001 09 008 ouvert auprès de la Trésorerie publique - Wilaya de BLIDA.
Les personnes déléguées pour le retrait du cahier des charges doivent se munir :
- une copie légalisée d’une pièce d’identité en cours de validité,
- une lettre d’accréditation délivrée par le candidat à la soumission,
- une copie légalisée du registre du commerce de la société,
- une copie légalisée du certificat de qualification et de classification professionnelles,
entreprise spécialsée en électricité ;
- une copie originale du bon de versement de la somme citée ci-dessus.
Les offres comprenant les pièces et documents exigés dans le cahier des charges devront être
scindées en deux (02) parties :
1 - Une offre technique comprenant les documents requis par le cahier des charges,
2 - Une offre financière-commerciale comprenant les documents requis par le cahier des
charges.
Les offres (techniques et financières) contenues dans (02) enveloppes distinctes, doivent
parvenir sous pli cacheté à l’adresse ci-après :
Direction Régionale des Finances de la Première Région Militaire
Bureau d’Administration des Cahiers des Charges
BP Nº64 A / Terre 01 / Blida
L’enveloppe extérieure doit être strictement anonyme et ne devra comporter que la mention :
Soumission à ne pas ouvrir
Avis d’appel d’offres national restreint
Nº111/2014/A1
Les soumissions doivent être adressées ou déposées à l’adresse indiquée ci-dessus, avant la
date limite de dépôt des offres fixée à 45 jours à compter de la première date de publication.
La date d’ouverture des plis est fixée dans le cahier des charges.
Les soumissionnaires resteront engagés par leurs offres pendant une durée de 180 jours égale
à celle de préparation des offres fixée dans le cahier des charges.
FC BARCELONE
Messi, premier
contribuable d'Espagne
Selon le
quotidien gé-
néraliste La
Vanguardi a,
Lionel Messi
est le premier
contribuable
d ' Es p a g n e ,
avec 56 mil-
lions d'euros
d'impôts ver-
sés en 2013.
Cette somme
se décompose comme suit : 44,4 millions d'impôt
sur le revenu pour les exercices 2010-2011-2012,
calculé en fonction des droits à l'image perçus sur
cette période, ainsi que 12 millions d’impôt sur le
revenu, calculé sur le salaire versé par son em-
ployeur, le FC Barcelone, en 2013. À cela vient
s'ajouter 3 millions réclamés à titre de sanction par
le fisc espagnol pour des droits à l’image non dé-
clarés de 2007 à 2009. Au cours des six dernières
années, l'attaquant du Barça (27 ans), récent fina-
liste du Mondial 2014 avec l'Argentine et désigné
meilleur joueur de la compétition par la FIFA, a
versé plus de 100 millions d'euros d'impôts. Rési-
dent fiscal en Espagne, Lionel Messi a fait l'objet
d'un redressement fiscal en juin 2013, accusé par le
fisc de ne pas avoir déclaré 10,1 millions d'euros de
droits à l'image pour les années 2007, 2008 et 2009.
REAL MADRID
La mère de Cristiano
Ronaldo voulait avorter
C'est une confession aussi brutale qu'inattendue.
Dans son autobiographie publiée cette semaine au
Portugal, et intitulée Mère courage : la vie, la force
et la foi d'une battante, Dolores Aveiro, la mère de
Cristiano Ronaldo, révèle qu'elle a songé à avorter
lorsqu'elle attendait l'actuel attaquant du Real Ma-
drid, son quatrième enfant après Elma, Hugo et
Katia. À l'époque, un médecin lui avait déconseillé
d'interrompre sa grossesse, avant qu'elle ne finisse
par décider de garder son enfant. Cristiano Ronaldo
sait tout de cet épisode, selon sa mère.
FIFA
Suspension levée pour
la fédération du Nigeria
La Fédération internationale de football
(FIFA) a annoncé, vendredi, la levée de la sus-
pension imposée le 9 juillet à la Fédération nigé-
riane de football (NFF) en raison d'ingérences.
La Fifa a pris note du retrait des procédures et
décisions juridiques qui empêchaient le prési-
dent, les membres du comité exécutif et le
congrès de la NFF de gérer les affaires du foot-
ball nigérian et qui avaient donc entraîné la sus-
pension", a précisé la Fifa dans un communiqué.
"Étant donné que l'ordre statutaire a été rétabli au
sein de la NFF et que les organes légitimes ont
été réinstallés, la FIFA a décidé de lever la sus-
pension", a ajouté l'instance. La FIFA avait ex-
pliqué sa décision du 8 juillet par le fait que "la
NFF a fait l'objet d'une action en justice du tri-
bunal de grande instance de la République fé-
dérale du Nigeria" qui empêchait "le président de
la NFF, les membres de son comité exécutif et
son congrès de gérer les affaires du football ni-
gérian".
STADE DU 20-AOÛT 1955
Prêt pour le championnat
Selon le président de la LFP,
Mahfoud Kerbadj, toutes les données
indiquent que le stade du 20-Août
1955, qui connaît en ce moment des
travaux de réfection de la pelouse
synthétique, sera prêt au coup d’en-
voi du championnat. Le CRB et le
NAHD y sont domiciliés, pour rap-
pel. Cela réjouira certainement les in-
conditionnels des deux clubs qui
appréhendaient la non-disponibilité à
temps de cette mythique enseigne
d’ici le début de la saison.
M.-A. A.
Le champion olympique algérien du 1.500
mètres, Taoufik Makhloufi, "ne devrait parti-
ciper à aucun autre meeting avant les Cham-
pionnats d'Afrique d'Athlétisme" du 10 au 14
août prochain, à Marrakech (Maroc), a annoncé
hier la Fédération algérienne d'athlétisme
(FAA). "Après le meeting de Rome (ndlr : le 5
juin dernier, sur 1.500 mètres), Makhloufi a
constaté qu'il n'était pas encore prêt. C'est ainsi
qu'il a décidé de se consacrer beaucoup plus à
la préparation qu'à la compétition", a expliqué
le directeur technique national, Ahmed Boubrit.
L'enfant de Souk-Ahras devait participer le 18
juillet dernier au meeting de Diamond League,
à Monaco (France), mais il a finalement re-
noncé. "En plus du fait qu'il relève d'une grave
maladie, qui l'a éloigné des circuits pendant
plusieurs mois, il faut tenir compte qu'entre
Doha, Shanghai, Rome et les USA pour parti-
ciper au Mile d'Eugène, Makhloufi à beaucoup
voyagé dans un temps très réduit. Ce qui l'a
émoussé davantage", a tenu à ajouter Boubrit.
Taoufik Makhloufi se trouve actuellement dans
le sud de la France, où il se consacre entière-
ment à la préparation : "Il a opté pour le centre
de Font-Romeu, situé à environ 1.800 mètres
d'altitude. Il s'y est installé juste avant le début
du mois de Ramadan et il y restera pratique-
ment jusqu'au début des Championnats
d'Afrique", a encore confié le DTN
Ahmed Boubri, confirmant, cependant, que
Makhloufi sera bel et bien présent à Marrakech,
du 10 au 14 août prochain, car "il n'est ni ma-
lade ni blessé. Il avait juste besoin de travailler
un peu plus. En tout cas, je suis en contact ré-
gulier avec lui, et pour l'heure, il confirme sa
participation au rendez-vous continental", a
conclu le DTN. L'équipe nationale seniors, ap-
pelée à prendre part à ces Championnats
d'Afrique d'athlétisme, compte actuellement 20
membres. Mais ce nombre pourrait être revu à
la hausse au cours des prochains jours, car,
contrairement à Makhloufi, d'autres athlètes
sont en pleine compétition, en ce moment. De
ce fait, ils pourraient réaliser les minima néces-
saires pour faire partie du voyage à Marrakech.
WSB WORLD SERIES
OF BOXING (2014-2015)
16 franchises au
lancement de la 5
e
saison
Seize (16) franchises réparties en deux groupes
vont s'affronter lors de la cinquième saison de la
World series of boxing (WSB), avec la présence de
l'équipe algérienne Faucons du Désert qui participe
pour la troisième année consécutive à cette compé-
tition.
Les Faucons du Désert d'Algérie évolueront
dans le groupe A en compagnie de la franchise du
Maroc qui fera ses débuts dans cette compétition,
qualificative aux jeux Olympiques de Rio de Ja-
neiro au Brésil en 2016.
Le groupe A est composé également de l'équipe
"Russia Boxing", des Ottomans d'Ukraine, des Do-
madores de Cuba, des Guerreros du Mexique, de
Germany Eagles d'Allemagne et des Dragons de
Pékin (Chine). Pour sa troisième expérience dans
cette compétition lancée en 2010 par l'Association
internationale de boxe amateur (AIBA), l'équipe al-
gérienne se mesurera, pour sa première sortie, à la
formation des Domadores de Cuba, finaliste de la
saison dernière, selon le tirage au sort effectué mer-
credi à Istanbul, en Turquie.
Le groupe B est composé des Condors d'Argen-
tine, Astana du Kazakhstan, Italia Thunder d'Italie,
les Knockouts des Étas-Unis, les Hussars de Po-
logne, les Baku Fires d'Azerbaïdjan, une franchise
du Venezuela et une nouvelle équipe à désigner
dans les prochains jours.
Le calendrier de la cinquième saison verra des
changements en raison de l'arrivée de nouvelles
équipes. La saison régulière est passée de dix à 14
semaines. Cette nouvelle saison sera significative
pour les franchises participantes puisqu'elle verra
la qualification de 17 boxeurs directement aux jeux
Olympiques de Rio-2016.
Les qualifiés sont les boxeurs classés premier et
deuxième dans les catégories de poids mouche, mi-
mouche, lourd et super-lourd. Le nombre de
boxeurs WSB qualifiés pour ces jeux Olympiques
est sensiblement supérieur à celui de Londres en
2012, où seulement cinq pugilistes ont bénéficié
d'une place parmi le gotha mondial. La World series
of boxing est une compétition lancée en 2010 par
l'Association internationale de boxe amateur met-
tant en lice des équipes, appelées franchises, répar-
ties dans quatre conférences continentales :
Amérique, Asie, Afrique et Europe.
CHAMPIONNATS D'AFRIQUE 2014 D’ATHLÉTISME
Makhloufi privilégie la préparation
à la compétition
CHAMPIONNAT DU MONDE DE HANDBALL-2015
Le programme de préparation de l’EN arrêté
La Fédération algérienne de handball a arrêté, en collaboration avec la direction technique nationale et le staff technique, le
programme de préparation de l’équipe nationale en prévision du Mondial-2015, prévu du 15 janvier au 1
er
février. Ainsi, l’équipe
effectuera un premier regroupement à Alger du 2 au 12 août, avant de s’envoler pour la capitale française, le lendemain.
L’
équipe séjournera a Paris
jusqu’au 23 du même
mois où elle disputera qua-
tre rencontre amicales. Les protégés
de Zeguili affronteront deux forma-
tions de première division française
et la sélection nationale japonaise à
deux reprise. Les Verts prendront
part, du 23 au 29, à un tournoi in-
ternational en Suisse avant de rega-
gner Alger. Le staff technique
réunira les joueurs locaux pour des
mini-stages par la suite, à Alger (du
19 au 21 et du 27 au 29 septembre,
puis du 3 au 5 et du 11 au 13 octo-
bre), avant de conduire la sélection
au Brésil pour participer à un tour-
noi international du 25 octobre au 5
novembre. Les joueurs locaux se-
ront par la suite convoqués pour
deux petit regroupement à Alger
durant le mois de novembre (7 au
10 et du 14 au 17). Au mois de dé-
cembre, la sélection nationale abor-
dera la dernière ligne droite de sa
phase de préparation au Mondial.
Du 20 au 30, la sélection se rendra
en Slovénie pour un stage ponctué
par trois ou quatre rencontres ami-
cales.
Du 3 au 5 janvier, les camarades
de Berkous se rendront en France
pour affronter les tricolores, en
amical, avant de rejoindre l’Es-
pagne le lendemain pour participer
a un tournois assez relevé regrou-
pant les sélections d’Espagne, de
Hongrie et de Pologne. Les Verts se
rendront ensuite à Doha pour pren-
dre part à la 24
e
édition du cham-
pionnat du monde de handball.
Rédha M.
31
Dimanche 20 Juillet 2014
EL MOUDJAHID
Sports
Appelé en urgence par les diri-
geants de la JSM Béjaïà, pour
occuper le poste de manager gé-
néral de l’équipe, au vu de la si-
tuation catastrophique dans
laquelle s’est retrouvé le club en
cette intersaison, notamment
après sa relégation en ligue 2,
Hakim Medane se démène
comme il peut pour réussir un
bon recrutement, qu’il s’agisse
de l’entraîneur ou des joueurs.
Pour l’entraîneur, il avait opté
pour deux noms prioritaires. Il
s’agit des techniciens chevron-
nés Younès Ifticène et Kamel
Mouassa. Il voulait avoir l’un
d’entre eux.
Du fait qu’Ifticène eut opté pour
l’EN militaire, il voulait à tout
prix convaincre Mouassa d’ac-
cepter de prendre en mains les
destinés techniques de la JSMB,
qui aspire à jouer l’accession dès
cette saison, afin de retrouver sa
place parmi l’élite. Après une
franche discussion entre les deux
hommes, comme affirmé par
Medane, l’ex-coach de l’ASMO
a fini par donner son accord pour
s’engager avec l’équipe des
Hammadites. Ravi d’avoir réussi
à avoir le OK de Mouassa, soit
un souci en moins pour lui, Me-
dane devait ensuite discuter avec
son nouvel entraîneur des
joueurs à maintenir au sein de
l’actuel effectif béjaoui et des
éléments à recruter. Le lende-
main matin de l’accord trouvé
entre les deux hommes, un appel
parvient au manager béjaoui l’in-
formant que Mouassa venait
d’opter officiellement pour
l’USM Blida. Medane n’en reve-
nait pas et après avoir vérifié la
véracité de cette mauvaise nou-
velle, il était hors de lui et déçu
par l’attitude de son pourtant ami
Mouassa. Il n’a pas admis
qu’après lui avoir donné sa pa-
role, ce dernier ne l’a pas tenue
et a changé d’avis en choisissant
de driver l’équipe phare de la
ville des Roses, sans l’en avoir
préalablement informé. Appa-
remment, les deux hommes ne se
sont pas rencontrés pour aplanir
les zones d’ombres autour de ce
revirement de Mouassa, qui reste
incompris et inexplicable pour
Medane. Par ailleurs, on n’a pas
pu avoir le point de vue et la ver-
sion de Mouassa par rapport à
cette histoire, pour connaître les
raisons qui l’ont poussé à donner
son accord à la JSMB pour chan-
ger d’avis dès le lendemain et
finir par opter pour l’USMB, un
club qu’il connaît parfaitement
pour y avoir déjà exercer, en y
accomplissant un excellent tra-
vail. Il avait lancé de nombreux
jeunes joueurs qui ont fait par la
suite les beaux jours de nom-
breux clubs, tels les Rebih, Che-
bira, Badache, Hamiti et autres.
Connu pour être un homme à
principe et de parole, chose que
connaît bien chez lui Medane,
Mouassa a des raisons pour avoir
agit de la sorte, mais...
Mohamed-Amine Azzouz
C
e qui n’est en soi qu’une confirmation
d’une information qui circule depuis
déjà plusieurs semaines. Si bien qu’au
jour d’aujourd’hui on sait, sans risque de s’y
méprendre que le futur sélectionneur des Verts
a entamé officieusement son travail en supervi-
sant d’abord l’Algérie lors de ses matches de
Coupe du Monde et le Mali, futur adversaire de
l’EN lors des éliminatoires à la CAN 2015, dans
la région parisienne. En outre, l’ancien coach
du FC Lorient, adepte invétéré du 4-4-2, est en
train de constituer son staff technique. Une pre-
mière composante devait, à ce propos être arrê-
tée hier au cours de la réunion du Bureau
fédéral, dont le procès-verbal n’est pas encore
publié sur le site Internet à l’heure où nous met-
tons sous presse.
Autre certitude, Christian Gourcuff devrait in-
jecter du sang neuf au groupe des Verts. Il fau-
dra s’attendre effectivement à ce que des
joueurs, absents lors de la Coupe du monde,
soient rappelés. C’est le cas par exemple de
Ryad Boudebouz, que l’ancien sélectionneur
avait rayé de sa liste pour un problème relation-
nel. Il en de même pour Ishak Belfofil, deux
grands espoirs du football algérien qui peuvent
espérer de nouveau à relancer leur carrière in-
ternationale avec l’avènement de Christian
Gourcuff. Si dans l’absolu, Christian Gourcuff
ne devrait pas trop chambouler le groupe déjà
en place, lui qui hérite d’une équipe clé en
main, il va sans doute réintégrer Boudebouz et
Belfodil, d’autant qu’il a besoin de sang neuf
en perspective de la campagne éliminatoire qui
débutera à la mi-août. Comme il y a des joueurs
qui sortent exténués de la Coupe du monde,
voire occupé par leurs transferts pour d’autres,
le nouveau sélectionneur pourra donc compter
sur Boudebouz et Belfodil, plus ou moins sta-
bles en club, à plus forte raison le premier
nommé qui entame sa deuxième année à Bastia.
Ceci étant dit, d’autres jeunes espoirs pourraient
être sélectionnés très prochainement. Ce renfor-
cement assez réfléchi, faut-il le préciser, pour-
rait se limiter à Zeffane et Benzia, avec qui la
FAF a déjà entamé les démarches de qualifica-
tion avec l’Equipe d’Algérie. Les deux joueurs
formés à l’Olympique lyonnais ont déjà entamé
les démarches administratives nécessaires à leur
qualification. Ceci pour dire que l’EN version
Gourcuff connaîtra un petit remaniement. Mais
pas au point de chambouler tout un travail de
trois années.
A. B.
EQUIPE NATIONALE
Du sang neuf en perspective des éliminatoires
La FAF devait sur le principe officialiser l’installation de Christian Gourcuff à la tête de l’EN, hier au cours de la réunion du Bureau Fédéral.
O. MARSEILLE
Kadir ne trouve pas preneur
L'international algérien, Foued
Kadir, annoncé par plusieurs
médias locaux comme figurant
sur les tablettes de certains
clubs français et allemands en
prévision de la nouvelle saison
n'a toujours pas finalisé son
transfert, selon la Provence
Contrairement à certains de ses
ex-coéquipiers marseillais, no-
tamment son compatriote Flo-
rian Raspentino et Larry
Azouni qui ont rapidement
trouvé preneur, rejoignant res-
pectivement Caen et Nîmes, l'ancien valen-
ciennois, de retour d'un prêt de courte durée
à Rennes, se trouve toujours en stand-by à
Marseille. Interdit d'entraînement avec les
seniors, car indésirable chez
le nouvel entraîneur, Marcelo
Bielsa, l'Algérien s'entraîne
actuellement avec l'équipe
"réserve" de l'OM. Mais il ne
chôme pas pour autant,
puisque le coach Thomas
Fernandez le fait travailler
actuellement à raison de trois
séances par jour, au centre
Robe r t Loui s - Dr e yf us .
Une importante charge de tra-
vail, qui s'étale sur plusieurs
heures, pratiquement de 6h30
au crépuscule, que Kadir accepte volontiers,
car espérant être le plus en forme possible
lorsque un éventuel club acquéreur se pré-
sentera pour l'engager.
CHAMPIONNAT DE CROATIE (1
RE
JOURNÉE)
Soudani buteur avec le Dinamo Zagreb
L'attaquant international algérien,
Hilal Soudani, meilleur buteur du
Dinamo Zagreb la saison dernière, a
enchaîné avec un deuxième but en
quatre jours lorsqu'il a contribué
dans la victoire de son équipe face à
Slaven Belupo (4-0) vendredi soir en
ouverture du championnat de pre-
mière division croate de football.
Outre, le fait d'avoir inscrit l'un des
quatre buts de son équipe dans cette
rencontre, l'ancien baroudeur de
l'ASO Chlef (Ligue 1, Algérie), a dé-
livré également une passe décisive.
Mardi dernier, Soudani s'était aussi illustré en
marquant l'un des deux buts de son équipe lors de
sa victoire à domicile face à Zalgiris de Lituanie
(2-0) en match aller du deuxième tour prélimi-
naire de la Ligue des champions
d'Europe. Il est le premier
joueur de la sélection algérienne
à reprendre les entraînements
puis la compétition avec son
club, quelques jours seulement
après la participation des Verts à
la Coupe du Monde brésilienne
où ils se sont distingués en se
qualifiant pour la première fois
de leur histoire aux huitièmes de
finale. Soudani, qui s'était en-
gagé la saison dernière avec le
champion de Croatie en titre,
envisageait de changer d'air cet été. Selon la
presse algérienne, il serait dans le viseur du Her-
tha Berlin (Allemagne), mais son entraîneur au
Dinamo se serait opposé à son transfert.
EN AMICAL
Victoire du MC Oran face à l'ES Tunis (2-1)
RÉUNION DU CA POUR DÉSIGNER
LE NOUVEL ENTRAINEUR
Fergani, Bouaratta, Hammouche,
Boudjaârane proposés
Le manager général de la JSMB, Hakim Medane nous a fait savoir
qu’une réunion du Conseil d’administration programmée hier soir,
afin de trancher la question du nouvel entraîneur. Plusieurs dos-
siers étaient sur son bureau, dont ceux de Ali Fergani, Rachid
Bouaratta, Said Hammouche et Samir Boudjaârane. Affaire à sui-
vre…
M. A. A.
ALORS QU’IL AFFIRME AVOIR EU SON ACCORD POUR DRIVER L’ÉQUIPE
Medane ne comprend pas le revirement de Mouassa
ALORS QUE LES DIRIGEANTS DE LA JSMB SOUHAITENT S’EN SÉPARER
Certains joueurs sous contrat exigent de rester
ou d’être indemnisés
On croit savoir que la direction du club compte se séparer de certains éléments faisant partie
de l’actuel effectif de la JSMB. Le problème est que ces joueurs sont sous contrat. C’est
pourquoi, ils ont signifié aux responsables béjaouis qu’ils sont prêts à partir à condition
d’être indemnisés financièrement parlant. Cela reviendrait cher au club, puisque certains
ne demandent pas moins de six mois de salaire, à défaut ils ne comptent pas quitter la JSMB.
C’est pourquoi, une certaine tension règne entre ce groupe de joueurs et la direction du
club, qui cherche à trouver rapidement un compromis avec eux.
M. A. A.
APRÈS AVOIR FAIT VENIR BELKAÏD ET YAHIA-CHÉRIF
Medane veut Metref et Bouguèche
Selon une source crédible, après avoir réussi une excellente opération en faisant venir Yahia-
Chérif et Belkaïd, le manager du club des Hammadites, Hakim Medane souhaite convaincre
Metref et Bouguèche, actuellement libres de tout engagement, d’opter pour la JSMB. Il est
vrai qu’avec cette pléiade de joueurs de talents, la JSMB aura bien les moyens de jouer
l’accession la saison prochaine. Les négociations n’ont pas encore été entamées, mais le
seront incessamment.
M. A. A.
Le MC Oran (Ligue 1, Algérie), s'est im-
posé face à l'US Tunis (2-1) vendredi soir
pour son deuxième match amical dans le
cadre de son stage à Tunis en vue de la sai-
son footballistique 2014-2015. Les locaux
étaient les premiers à avoir ouvert le score
par Mohamed Ali Mhadebi (31e minute),
et ce n'est qu'en fin de rencontre que les
Oranais sont parvenus à égaliser puis pren-
dre l'avantage respectivement par Seddik
Beradja et Mounir Fekih. Lors de ce ren-
dez-vous, l'EST, champion de Tunisie sor-
tant, a aligné un effectif composé dans sa
majorité de joueurs remplaçants. Il s'agit
de la deuxième joute amicale des ''ham-
raoua'' depuis le début de leur stage. Ils ont
fait match nul (0-0) face au NA Hussein
Dey (Ligue 1, Algérie) lors de leur pre-
mière sortie. Le stage du MCO, auquel
participent 25 joueurs dont 12 nouvelles
recrues se poursuivra jusqu'au 25 juillet.
Le néo-président du Mouloudia, Ahmed
Belhadj, qui a succédé à Youcef Djebbari,
démissionnaire, a décidé de procéder à des
remaniements notables dans son effectif
par rapport à celui de la saison précédente,
qui a vu son équipe frôler la relégation.
Tous les compartiments ont été touchés par
ce remue-ménage, à commencer par le
poste du dernier rempart avec l'arrivée de
Natech (ex-CS Constantine). En défense,
la formation de la capitale de l'Ouest a en-
gagé Merbah (ex-JS Kabylie) et Hamda-
dou (ex-CAB Bou Arréridj). Le milieu de
terrain pourra compter sur Bahloul et Be-
natia (ex-CSC), Kharroubi (ex-
Osotsapa/Thaïlande), Ammour
(ex-CABBA) et Larbi (ex-Fréjus, National
-France). Quant à l'attaque, elle a été ren-
forcée par Zaâbiya (ex-JSK), Nekkache
(ex-Paradou AC), Athmani (ex-ASM
Oran) et Bezzaz (ex-CSC). La barre tech-
nique, qui a connu le défilé de trois entraî-
neurs la saison dernière, a été confiée à
Cherif El Ouezzani, l'ancien champion
d'Afrique avec les Verts en 1990, et auteur
d'un parcours honorable avec le RC Arbaâ
lors de l'exercice précédent, coïncidant
avec sa première saison parmi l'élite
JSMB
CAN 2015
D E R N I E R E S
PÉTROLE
Le Brent
à 107.04
dollars
MONNAIE
L'euro à 1.352 $
CRISE MALIENNE
Le dialogue
intermalien inclusif
se poursuit à Alger
«dans un esprit positif»
Le dialogue intermalien inclusif pour un règle-
ment définitif de la crise dans le Nord du Mali se
poursuit à Alger «dans un esprit positif», a appris
l’APS hier auprès du ministère des Affaires étran-
gères. Les parties maliennes représentant le gouver-
nement et les mouvements politico-militaires du
Nord ont été engagées par la délégation algérienne
et l’équipe de médiation qui la soutiennent, sur «les
différents volets des négociations devant couvrir les
questions de défense et de sécurité, les questions
économiques, sociales et culturelles, ainsi que celles
relatives à la réconciliation, à la justice et à la si-
tuation humanitaire», a souligné la même source.
Dans le sillage de ce dialogue, lancé mercredi der-
nier à Alger, le ministre des Affaires étrangères,
Ramtane Lamamra, a présidé hier une série de réu-
nions avec l’équipe de médiation composée de
l’ONU, de l’UA, de la CEDEAO, de l’OCI, de
l’UE, du Niger, du Burkina Faso, du Tchad et de la
Mauritanie, a indiqué la même source. Les réunions,
a-t-on précisé, se sont élargies à des séances de tra-
vail avec les représentants des parties maliennes.
«Ces consultations ont débouché sur un accord de
principe portant sur la méthodologie ainsi que sur
les questions devant être traitées en priorité au cours
de la phase initiale du dialogue inter-malien qui doit
prendre fin jeudi 24 juillet. Les négociations devant
reprendre au courant du mois d’août prochain à
Alger», a-t-on relevé. Les six mouvements concer-
nés par le dialogue inter-malien sont le Mouvement
arabe de l’Azawad, la Coordination pour le peuple
de l’Azawad, la Coordination des Mouvements et
Fronts patriotiques de résistance, le Mouvement na-
tional de libération de l’Azawad, le Haut conseil
pour l’unité de l’Azawad, et le Mouvement arabe
de l’Azawad (dissident).
AZAZGA
Marche de solidarité avec la
famille d’un jeune disparu
Les habitants d’Azazga, une localité située à 37 km
à l’est de Tizi-Ouzou, ont organisé hier une marche de
solidarité avec la famille de Saïd Djennad, un jeune étu-
diant de 23 ans, porté disparu depuis le 13 juillet.
Cette marche, organisée par les comités des villages
d’Azazga, a été largement suivie par la population
d’Azazga et des localités voisines, qui, en dépit des tem-
pératures caniculaires enregistrées ce week-end dans la
wilaya de Tizi-Ouzou, est venue nombreuse pour soute-
nir la famille Djennad dans cette épreuve difficile.
La procession silencieuse s’est ébranlée du siège de
l’APC pour rejoindre la daïra où un rassemblement a eu
lieu, et durant lequel les organisateurs ont exprimé leur
solidarité avec la famille de la victime et exhorté les pou-
voirs publics à «aider la cellule de crise dans la gestion
de cette affaire pesante de disparition», qui fait l’objet
d’une enquête des services de sécurité, rappelle-t-on.
Dans une déclaration à la presse, la famille Djennad
a écarté la piste de la fugue.
Cette marche a été ponctuée par une grève générale
suivie par tous les commerçants qui ont baissé rideau
vers 10h30. Le marché hebdomadaire, organisé chaque
samedi, a été annulé, ainsi que toutes les activités artis-
tiques prévues dans cette ville pour animer les soirées du
mois de Ramadhan.
EN
Le Français Christian Gourcuff, nouveau sélectionneur
Le technicien français Christian Gourcuff est devenu le nouveau sélectionneur de l'équipe algérienne de football, en remplacement
du Bosnien Vahid Halilhodzic, a appris l'APS auprès de la Fédération algérienne de football. La désignation s'est faite lors de la réunion
du bureau fédéral de la FAF, tenue hier au Centre technique national de Sidi-Moussa. Gourcuff aura également la mission de diriger
la sélection A', composée de joueurs locaux.
Yazid Mansouri, nouveau manager général
L'ancien capitaine de l'équipe algérienne de football, Yazid Mansouri, a été désigné manager général de la sélection A. La désignation
s'est faite lors de la réunion statutaire du bureau fédéral de la FAF, tenue hier au centre technique national de Sidi Moussa, sous la pré-
sidence de Mohamed Raouraoua. Mansouri, 36 ans, ancien joueur des Verts (2001-2010) et membre du Bureau fédéral, succède dans
ce poste à Abdelhafid Tasfaout.
TAYEB ZITOUNI, MINISTRE DES MOUDJAHIDINE
« Le programme commémorant le 60
e
anniversaire
de la révolution du 1
er
Novembre sera exceptionnel »
Le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, a dévoilé hier à Alger, certains aspects du programme arrêté pour la
célébration du 60e anniversaire du déclenchement de la révolution du 1er novembre 1954, soulignant qu’il sera
«exceptionnel» et impliquera plusieurs secteurs.
P
lacées cette année sous le
slogan de «Novembre de
la liberté», les festivités
du 60e anniversaire de la révo-
lution du 1
er
Novembre 1954
«seront à la hauteur de cette
glorieuse révolution et concer-
nera plusieurs secteurs dont les
sports, la culture, l’éducation et
l’enseignement supérieur», a in-
diqué M. Zitouni à l’ouverture
des travaux de la réunion d’éva-
luation du secteur. Il a précisé
que l’accent sera mis particuliè-
rement sur «l’aspect populaire,
de manière à toucher l’ensemble
des catégories de la société»,
rappelant la nécessité d’impli-
quer les associations à caractère
culturel et historique, les comi-
tés de quartiers, les musées et
les bibliothèques. Il a souligné
que le programme qui sera mis
à jour ultérieurement compor-
tera des concours en direction
des élèves des différents cycles
d’enseignement. Ils concerne-
ront le dessin, la poésie, le théâ-
tre, le sport. Le ministre des
Moudjahidine a affirmé que la
wilaya de Skikda abritera cette
année, les festivités commémo-
rant l’anniversaire du 20 août,
estimant que cet évènement
marquera le «lancement» du
programme prévu pour le 1er
novembre 1954. Il a fait remar-
quer également que son secteur
«a ouvert des ateliers pour la ré-
vision et l’examen des lois et
textes relatifs au ministère des
Moudjahidine en ce qui a trait
au fichier, à la reconnaissance,
aux pensions, à la protection
sociale, au patrimoine culturel
et historique et à l’enregistre-
ment des témoignages». D’autre
part et évoquant la réunion qui
regroupera deux jours durant
les directeurs de wilayas et les
directeurs des musées régionaux
du moudjahid, M. Zitouni a dé-
claré que celle-ci tendait à cer-
ner les problèmes du secteur et
y apporter les solutions
idoines». Entre autres ateliers
ouverts par le secteur figure no-
tamment «la lutte contre la bu-
reaucratie», a-t-il renchéri
relevant que des mesures ont été
prises pour ce qui est de la carte
d’adhérent, de la commission
médicale et du transfert des
dossiers pour un règlement au
niveau local». Ces décisions
s’inscrivent dans le cadre de la
«modernisation et l’adaptation
du secteur aux développements
survenus de par le monde», a
tenu à dire M. Zitouni. Il a sou-
ligné aussi le rôle des musées
régionaux et de wilayas, les
centres de repos pour qu’ils
soient, a-t-il dit, des centres de
rayonnement historique et de
prise en charge aux plans sani-
taire, psychologique et social».
Il a appelé les directeurs de wi-
layas à prendre des initiatives
pour assurer le suivi des projets
relatifs aux moudjahidine et
ayants-droit, estimant néces-
saire la préservation des tombes
des chouhada et des sites histo-
riques».
FORUM DE LA RADIO NATIONALE
Ghoul : acquisition de trois navires en 2014
L’
Algérie va acquérir en
2014 trois nouveaux na-
vires dans le but de ren-
forcer la flotte nationale de
transport maritime et d’augmen-
ter sa part sur le marché inter-
national, a indiqué samedi à
Alger le ministre des Transports
Amar Ghoul. S’exprimant lors
du forum de la Radio nationale,
le ministre a précisé que cette
opération s’inscrivait dans le
cadre d’un plan d’acquisition de
27 navires pour le transport de
voyageurs et de marchandises
prévu entre 2015 et 2016. Parmi
ces navires, poursuit-il, 25 de-
vront être consacrés au transport
de marchandises avec pour ob-
jectif d’accroître la part de la
flotte nationale dans les
échanges commerciaux de l’Al-
gérie à 30% dans les prochaines
années contre 3% actuellement,
d’autant plus que 95% des mar-
chandises sont transportées par
voie maritime, soutient le minis-
tre. En outre, les pouvoirs pu-
blics devront «acquérir de trois
à cinq navires pour le transport
de voyageurs dans le cadre du
projet du transport urbain mari-
time» devant être mis en œuvre
«bientôt». Le gouvernement
mise sur le développement des
transports maritime, ferroviaire
et aérien, érigés en priorités du
quinquennat 2015-2019 pour sa-
tisfaire la demande et réduire les
congestions dans les grandes
villes d’une part et promouvoir
le tourisme d’autre part.
Dans ce sillage, le ministre a
réaffirmé que l’Etat compte
concrétiser de nouveaux projets
et moderniser les infrastructures
existantes, notamment les ports
de plaisance, commerciaux et
pétroliers. Citant le projet du
port commercial prévu entre
Dellys (Boumerdès) et Tenès
(Chlef), M. Ghoul a indiqué que
les études préliminaires de ce
projet avaient été achevées et
que les études détaillées de-
vraient être lancées bientôt. Il a
affirmé que 16 ports de plai-
sance devraient être réalisés du-
rant le prochain quinquennat en
vue de créer une dynamique
économique et touristique à tra-
vers les 14 wilayas du littoral.
Quant au transport aérien, il est
question de couvrir le marché
domestique et ce, à travers une
complémentarité entre les deux
compagnies Air Algérie et Tas-
sili Airlines. La compagnie Air
Algérie devra voir sa flotte ren-
forcée par 16 nouveaux avions
en vue de couvrir les destina-
tions africaines et renforcer
celles à grande marge bénéfi-
ciaires afin d’augmenter sa part
de marché international évaluée
actuellement à 50%. Ainsi, la
flotte de la compagnie atteindra
59 avions en 2016, ce qui per-
mettra de réduire les prix des bil-
lets selon le ministre, qui dit
avoir proposé aux deux compa-
gnies nationales d’émettre un
billet unique et valable dans les
deux compagnies.
S’agissant du transport ferro-
viaire, M. Ghoul a indiqué que
l’objectif de son département
était de ramener le réseau natio-
nal à 6.000 km en 2017 contre
4.000 km actuellement, avec
l’objectif d’atteindre 12.500 km
à l’horizon 2025. Il a affirmé,
par ailleurs, que l’opération de
délivrance du permis de service
taxis était suspendue jusqu’à
l’élaboration des plans de trans-
port de wilayas des transports
qui sera finalisée en décembre
prochain.
Les programmes du secteur
des ressources en eau permet-
tront "une alimentation en eau
potable avec la qualité requise",
a affirmé samedi le ministre des
Ressources en eau, Hocine
Necib, assurant que 75% des Al-
gériens ont accès à l'eau au quo-
tidien. Il a précisé lors du forum
de la Radio nationale que les
programmes tracés par le secteur
prévus dans le plan d'action du
gouvernement 2015-2019 visent
une "alimentation en eau potable
avec la qualité requise et sans
exlusion", assurant que 75% des
Algériens ont accès à l'eau quo-
tidiennement dont 24% ont de
l'eau 24h/24h, 16% un jour sur
deux et 9% un jour sur trois.
Rappelant que l'Algérie est ca-
ractérisée par un climat semi-
aride, le ministre a fait savoir
qu'une stratégie a été mise en
place pour mettre un terme au
spectre de la sécheresse et qui
repose sur la mobilisation de
l'eau et la diversification de ses
ressources. 40 barrages ont été
réalisés depuis 2000, tandis que
le nombre de stations de déssa-
lement d'eau de mer a été porté
à 9, d'une capacité de production
d'environ 1,5 million de m
3
,
ajoutant que la station "Maqtaa"
sera prochainement mise en ser-
vice avec une capacité de pro-
duction de 500.000 m
3
/jour
outre la station de Ténès (Chlef)
qui permettra le traitement de
plus de 200.000 m
3
. Par ailleurs,
le ministre a affirmé que le plan
d'action du gouvernement vise à
faire porter les superficies agri-
coles irriguées à plus d'un mil-
lion d'hectares puis à environ
deux millions d'hectares à l'hori-
zon 2020. S'agissant de la poli-
tique à venir du secteur, M.
Necib a dit : "Nous œuvrons à
promouvoir les moyens de ges-
tion et le service public en pour-
suivant la réalisation des
barrages et stations de déssale-
ment et la réhabilitation des ré-
seaux d'assainissement". A une
question sur la décision d'aban-
donner la gestion déléguée de
l'eau dans les grandes villes et
son remplacement par l'aide
technique, il a précisé que la
nouvelle orientation se fera
conformément à de nouveaux
contrats, en vertu desquels le
partenaire étranger se contentera
uniquement de la gestion tech-
nique permettant de tirer profit
de l'expérience internationale en
matière de gestion et de maîtrise
des techniques modernes. Dans
un souci de garantir une meil-
leure distribution de l'eau dans
les grandes villes, l'Etat a confié
la gestion à des partenaires
étrangers depuis 2005. La firme
française Suez environnement a
été chargée de la gestion de l'eau
dans les wilayas d'Alger et Ti-
pasa.
L'UE salue le rôle
de facilitation de l'Algérie
L'Union européenne (UE) s'est félicitée du lance-
ment, le 16 juillet à Alger, du dialogue inclusif inter-
malien et salué le "rôle de facilitation" joué par
l'Algérie dans ce cadre, a indiqué le porte-parole de
l'Action extérieure de l'UE, Michael Mann, dans une
déclaration. "Nous nous félicitons du lancement, le
16 juillet à Alger, de la phase initiale du dialogue in-
clusif intermalien. Nous saluons le rôle de facilitation
joué par l'Algérie, en coordination avec la CEDEAO,
l'Union africaine et les Nations unies, ainsi qu'avec
l'UE et l'OCI, de même que l'accompagnement des
pays participant aux concertations de haut niveau : le
Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger et le Tchad", a
souligné le porte-parole dans sa déclaration.
"L'Union européenne réitère son plein soutien à
la poursuite de ce dialogue, en vue d'aboutir à un mé-
canisme efficace de mise en œuvre des engagements
des parties, susceptible de favoriser une paix et une
réconciliation durables au Mali", a-t-il ajouté.
NECIB
Les programmes hydrauliques visent une alimentation de qualité