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Le guide des
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0766-6330 ❚ Commission
paritaire : 0909T85315 ❚ Dépôt
légal : novembre 2009
❚ © l’Etudiant 2009 ❚
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© Hervé Thouroude
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Rêvez malgré la crise
On vous a peut-être mis dans les mains ce
Guide des métiers sur une injonction du
genre : « Tiens. Lis ça. Ça va te donner des
idées ! » Ou alors, c’est vous qui avez pris
l’initiative avec un air de dire : « Cette fois,
je prends mon avenir en main. » Et vous voilà, sous le regard
forcément inquiet de vos parents, prêt à recevoir une ava-
lanche de conseils.
On pourrait commencer par vous suggérer de tracer deux
colonnes sur une feuille blanche, et d’écrire à gauche, ce que
vous aimez dans la vie, à droite, ce que vous détestez, histoire
de faire surgir quelques idées. On pourrait aussi vous conseiller
de vous interroger sur vous-même : qui suis-je ? De quoi ai-je
envie ? De quoi n’ai-je pas envie ? De quoi suis-je capable ?…
On pourrait encore vous rassurer en vous rappelant que « vous
êtes jeune » et que « vous ferez plusieurs métiers dans votre
vie »… Bref, on pourrait vous en dire des choses…
Mais on se contentera de vous laisser en bonne compagnie
avec ce guide. Il est là pour vous ouvrir des horizons, vous
interroger ou vous conforter sur un projet. Et surtout nous fai-
sons le pari qu’en vous informant clairement sur la diversité et
la réalité des métiers, vous gagnerez un peu de cette liberté
précieuse et fragile qui est celle de pouvoir choisir. Notre seul
conseil : malgré la crise, il n’est pas interdit de rêver !
Bonne lecture et bonne découverte.
Emmanuel Vaillant
Rédacteur en chef délégué
Édito
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Grâce à lui, l’écologie rentre dans
l’entreprise. Le responsable
environnement aide son employeur à
minimiser l’impact des activités
industrielles sur la nature. Pour cela,
il réalise des études, sensibilise le
personnel aux économies d’énergie
par exemple, propose des
modifications dans la production…
Si parfois, ce professionnel est vu
par certains comme une « caution
verte » au sein de l’entreprise, il
permet en réalité à celle-ci de
s’adapter à une nouvelle donne :
désormais, les sociétés doivent
limiter leurs émissions en CO2,
réduire leur volume de déchets…
Ce métier exige donc une grande
expertise technique, mais aussi de
solides aptitudes à communiquer
pour convaincre dirigeants et
salariés du bien-fondé des mesures
à mettre en œuvre.
Ses compétences : organiser,
coordonner, sensibiliser.
Sa formation : technicien ou
ingénieur, le responsable
environnement a souvent une
formation en rapport avec le
secteur d’activité dans lequel il
travaille (mécanique, chimie,
BTP…) et plusieurs années
d’expérience professionnelle.
Formation
Nous indiquons
des pistes qui ne sont
pas exhaustives sur
les formations,
les établissements
et les diplômes les plus
adaptés à tel ou
tel métier.
Comment lire nos fiches ?
Diplôme
Le niveau indiqué est
celui du diplôme
minimal requis pour
accéder à ce métier.
Salaire
Il s’agit du salaire
mensuel moyen brut
d’un débutant. Il est
bien sûr indicatif car
les rémunérations
varient souvent
selon la taille
de l’entreprise,
le diplôme obtenu,
la région d’emploi…
Bac conseillé
Il s’agit d’une indication
sur les baccalauréats
les plus adaptés aux
filières menant au
métier visé.
sommaire
Orientation, métier : à l’heure des choix……………………………………………………………………………… 4
Quels études pour quels métiers ? …………………………………………………………………………………………… 6
Des métiers selon vos goûts et vos études………………………………………………………………… 10
les secteurs
Aéronautique, espace ……………………………………………………………………………………………………………………………… 16
Agriculture, agroalimentaire …………………………………………………………………………………………………………… 21
Artisanat……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… 24
Audiovisuel, cinéma …………………………………………………………………………………………………………………………………… 26
Audit, comptabilité, gestion ……………………………………………………………………………………………………………… 31
Banque, finance, assurance …………………………………………………………………………………………………………… 35
Bâtiment, travaux publics …………………………………………………………………………………………………………………… 39
Biologie, chimie, pharmacie……………………………………………………………………………………………………………… 43
Commerce, distribution ………………………………………………………………………………………………………………………… 46
Communication………………………………………………………………………………………………………………………………………………… 50
Création, métiers d’art …………………………………………………………………………………………………………………………… 53
Culture, patrimoine ……………………………………………………………………………………………………………………………………… 62
Défense, sécurité …………………………………………………………………………………………………………………………………………… 67
Documentation, bibliothèque ………………………………………………………………………………………………………… 72
Droit ………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… 74
Édition, livres………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… 79
Enseignement……………………………………………………………………………………………………………………………………………………… 81
Environnement…………………………………………………………………………………………………………………………………………………… 85
Fonction publique…………………………………………………………………………………………………………………………………………… 88
Hôtellerie, restauration …………………………………………………………………………………………………………………………… 91
Humanitaire…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… 93
Immobilier ………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… 95
Industrie……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… 97
Informatique, Web, télécoms……………………………………………………………………………………………………… 104
Journalisme ……………………………………………………………………………………………………………………………………………………… 108
Langues ………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… 112
Marketing, publicité………………………………………………………………………………………………………………………………… 114
Médical …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… 118
Mode, textile……………………………………………………………………………………………………………………………………………………… 123
Paramédical ……………………………………………………………………………………………………………………………………………………… 127
Psychologie………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… 132
Ressources humaines ………………………………………………………………………………………………………………………… 135
Sciences humaines et sociales ……………………………………………………………………………………………… 137
Secrétariat …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… 139
Social ………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… 141
Spectacle ……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… 144
Sport …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… 146
Tourisme………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… 151
Transport, logistique ……………………………………………………………………………………………………………………………… 149
3
met ers
le guide des
extrascolaire, et enfin l’environ-
nement familial, c’est-à-dire la
manière dont chacun s’insère
dans une histoire familiale. »
Parler des goûts
et des compétences
plutôt que des métiers
« Avant, les enfants subissaient
l’injonction des parents à la
manière du fameux : “Tu
devrais faire médecine ou du
droit.” Aujourd’hui, les parents
J
’sais pas quoi faire…
Qu’est-ce que j’peux faire ?
Au lycée, et surtout en
classe de terminale, l’heure des
grandes décisions à prendre sur
votre orientation future sonne.
De quoi susciter quelques
angoisses, partagées par les
parents.
Faut-il pour autant s’inquiéter
devant tant d’indécision ? Non.
Les psychologues sont formels :
ne pas savoir quoi faire n’a rien
de pathologique. Arrêter des
choix qui engagent l’avenir, se
projeter sur le long terme dans
un univers et un quotidien de
travail n’est évidemment pas un
moment facile.
À chacun
son rythme
Serait-ce une question de
maturité ? « La maturité ne veut
pas dire grand-chose, estime
Sandrine Calmettes, chef de
service en psychiatrie infanto-
juvénile à Paris. Qui peut dire à
quel moment on devient
adulte ? C’est plutôt une inhibi-
tion à l’action. Car, quand on
interroge les jeunes sur leurs
rêves, il en sort toujours
quelque chose. Mais c’est sou-
vent la crainte de voir ses rêves
sanctionnés par un échec qui
fait que l’on s’interdit de
désirer. » Or, cette peur de
l’échec s’accompagne souvent
d’une vision idéalisée des pro- D
R
Peur de choisir son futur métier, peur de ne pas savoir, peur d’échouer ou
d’avouer ses désirs… Pour y voir plus clair et pouvoir vous déterminer dans votre
orientation, voici quelques regards de psys.
TROUVER SA FILIÈRE AVANT SON MÉTIER. Ce ne sont pas les études seules, mais une succession
d’expériences qui permet de se déterminer pour un métier.
fessions. Résultat, c’est le grand
zapping dans le livre des
métiers : un jour, je veux être
archéologue, le lendemain desi -
gner, et pourquoi pas travailler
dans la communication…
Comment en sortir ? D’abord
en acceptant que chacun ait
son rythme pour se décider, et
prenne le temps de se poser les
bonnes questions. « Il faut sur-
tout commencer par accepter
l’idée qu’il n’existe pas de
métier idéal, comme il n’existe
pas de prince charmant », lance
Mireille Henry, conseillère
d’orientation-psychologue au
centre d’information et d’orien-
tation Mediacom, à Paris.
« Trois points sont à prendre en
compte, estime pour sa part
Dominique Monchablon, psy-
chiatre spécialisée sur les
questions d’orientation. Les
compétences objectivables,
c’est-à-dire le bulletin scolaire,
les compétences réelles, à
savoir l’expérience et la vie
Orientation, métier :
à l’heure des choix
4
disent : “Fais le métier qui te
plaît, l’important c’est que tu
sois heureux.” Cette absence de
confrontation, donc de repères,
est déstabilisante », note Cathe-
rine Giraud, psychologue clini-
cienne en région parisienne. Or,
ces mêmes parents n’ont jamais
cessé d’avoir des désirs pour
leurs enfants. Le problème est
qu’ils ne les formulent pas alors
que ça permettrait justement à
leurs progénitures d’y adhérer
ou de s’y opposer, en un mot de
se positionner.
Par ailleurs, toutes sortes de cli-
chés sur l’autonomie, l’indéter-
mination, la liberté de choix
hors de toutes contingences
sociales et familiales rendent la
prise de décision plus difficile…
« Chacun est pris dans un fais-
ceau de déterminants qu’il faut
remettre à jour, souligne Domi-
nique Monchablon, notam-
ment en mobilisant les parents
pour aider l’adolescent à se
positionner et à réactiver ses
désirs. Et plutôt que parler de
métier, parlons de compé-
tences et de goûts. »
Le droit de ne pas
savoir…
Heureusement, l’heure du
choix arrive un jour, souvent
dans la précipitation à la fin du
printemps de l’année du bac.
Chacun est alors bien obligé de
choisir une stratégie qui, à
défaut d’avoir en tête un objec-
tif de métier, passe par une
décision à prendre sur une
filière d’études.
« Le bac c’est comme une
plaque de Lego à partir de
laquelle chacun va construire
son projet, note Mireille Henry.
C’est forcément angoissant au
départ. Mais en montant les
briques rien n’est jamais figé.
Ce ne sont pas les études
seules, mais une succession
d’expériences qui déterminent
un parcours de métier. » Et la
psychologue d’ajouter : « On a
toujours le droit de ne pas
savoir. Par contre on n’a pas le
droit de ne pas chercher. » ●
Orientation, métier : à l’heure des choix…
Les bonnes stratégies
Faute d’idée précise de métier en tête, chacun y va de sa
stratégie pour s’orienter selon ses envies, sa motivation
pour les études et son niveau scolaire. Voici nos conseils
pour chacun des cinq profils d’étudiant parmi lesquels vous
devriez vous reconnaître.
Le profil
« rationnel »
D’accord pour prendre son
temps, pas d’accord pour le
perdre. Telle est la devise de ces
élèves qui assurent leurs
arrières en misant sur des
études courtes et concrètes, à
bac + 2, qui débouchent sur un
emploi tout en se gardant une
porte de sortie pour poursuivre
au-delà et décider donc plus
tard de leur orientation métier.
Notre conseil : voilà un choix
de raison à court terme qui est
payant à long terme. Les
filières courtes offrent un envi-
ronnement de travail rassu-
rant, avec un cadre de connais-
sances à acquérir et des
échéances précises. Ce choix
permet de devenir autonome
rapidement. Une bonne straté-
gie donc à condition d’avoir
bien anticipé les perspectives
de sortie postbac + 2.
Le profil
« jouisseur »
Ce n’est pas parce que l’on ne
sait pas quoi faire que l’on ne va
pas se faire plaisir. Pour ces
bacheliers qui ont une passion
pour une discipline sans pour
autant imaginer la transformer
en métier, le principe de plaisir
guide leur choix, le plus souvent
vers l’université. Art, histoire,
psycho, philo, lettres, sport…
figurent au palmarès des disci-
plines les plus demandées par
ceux qui ne savent pas quoi
faire… pour l’instant.
Notre conseil : c’est le choix de
cœur. Le principal risque est
d’idéaliser les études envisagées
en oubliant que chaque disci-
pline, en psychologie comme
en arts appliqués, compte des
matières plus techniques,
moins séduisantes. Jouir oui,
mais pas sans perdre de vue un
cadre d’études obligé.
Le profil
« ambitieux »
L’inconvénient d’être plutôt
bon élève, c’est que tout est per-
mis. Alors quitte à se lancer,
autant choisir ce qu’il y a de
mieux, tout du moins ce qu’il y
a de plus sélectif : les classes
prépas. Ces deux années au
cours desquelles « on apprend à
apprendre » permettent de
retarder le moment du choix
sans risquer de se laisser enfer-
mer dans une voie que l’on
regretterait. Encore faut-il ne
pas se tromper entre les trois
filières : scientifique, littéraire
ou commerciale.
Notre conseil : les classes pré-
pas sont, pour les bons élèves,
souvent un moyen de différer
son choix. Avec un profil super-
scolaire, l’étudiant continue
sur une filière généraliste en
bénéficiant d’un encadrement
protecteur qui lui évite de se
poser des questions d’orienta-
tion. Le risque, pendant ces
deux années, est d’oublier de
s’interroger sur ce que vous
voulez faire au-delà des classes
prépas.
Le profil
« aquoiboniste »
« À quoi bon s’interroger si l’on
ne sait pas quoi faire…» « Lais-
sons-nous guider par le flot…»
Voilà le profil type de l’étudiant
qui s’inscrit à l’université sans
trop savoir ce qu’il y fera. Choi-
sir sans désir, faute de mieux,
c’est risquer de s’ennuyer, de
perdre pied et d’échouer aux
examens.
Notre conseil : c’est une déci-
sion d’abandon avec un fort
risque d’incompréhension et de
désillusion. Difficile de résister
si la motivation n’est pas là. À
éviter donc si vous n’êtes pas
motivés par la discipline
embrassée et si vous n’êtes pas
prêts à vous accrocher. Réussir
dans un premier cycle à l’uni-
versité exige d’avoir de l’appé-
tence et de la maturité.
Le profil
« rebelle »
Bac en poche, il est temps de
faire un break. L’année étant
déclarée « off » côté études, tout
est permis : partir à l’étranger
pour y travailler ou simplement
voir du pays, s’engager sur dans
l’humanitaire, multiplier les
petits boulots… Nombre d’étu-
diants en rêvent. Peu franchis-
sent le pas d’une année sabba-
tique pour réfléchir – mais pas
sans rien faire – à leur avenir
professionnel.
Notre conseil : l’avantage
d’une telle démarche est de
pouvoir se confronter au réel.
Mais attention : il n’est pas
facile de se retrouver brusque-
ment sorti de tout cadre sco-
laire. Mieux vaut avoir un objec-
tif clair, sinon il y a un vrai
risque de ne trouver sa place
nulle part. Sachez que le sys-
tème d’enseignement supé-
rieur, à la différence des pays
anglo-saxons, n’est pas conçu
pour ce type de démarche. En
France, il est préférable d’effec-
tuer sont année « off » à bac + 3,
ou avant de rentrer dans la vie
professionnelle. ●
5
aucun diplôme n’est exigé,
cependant sachez que les can-
didats possèdent souvent un
niveau supérieur à celui offi-
ciellement requis.
Le talent plus que les diplômes.
Enfin, pour quelques métiers, le
plus souvent artistiques (scéna-
riste, comédien…), indiquer un
niveau d’études ou une filière
de formation n’a aucun sens. La
personnalité et le talent pri-
ment évidemment bien au-delà
du diplôme. Cependant, pour
les artistes en herbe, le passage
par une école d’art, accessible
avec ou sans le bac, peut être
utile pour affirmer sa tech-
nique, en découvrir de nou-
velles et nouer des relations
professionnelles…
P
armi les quelque trois
cents métiers présentés
dans ce guide, quelques
dizaines seulement exigent un
diplôme spécifique. C’est le cas
des infirmiers, des médecins,
des avocats, ou encore des
architectes… Pour la plupart,
les autres professions sont
accessibles par des voies
diverses. Par exemple, pour
devenir responsable commer-
cial dans une entreprise, vous
pouvez tout aussi bien démar-
rer sur le tas après le bac, après
avoir décroché un diplôme
bac + 2 (BTS ou DUT), ou avoir
poursuivi jusqu’au niveau
bac + 3 (licence pro), et même
jusqu’à bac + 5 (master profes-
sionnel, école de commerce,
école d’ingénieurs). Bref, une
formation et un diplôme ne
prédestinent pas forcément à
un métier en particulier.
Se repérer dans les méandres
des formations. Dans les fiches
de ce guide, nous avons indiqué
le niveau minimal générale-
ment requis et les grandes
filières de formation qu’il est
possible de suivre (université,
école…). Mais sachez qu’il
existe des chemins détournés
que nous n’avons pu détailler.
Voici donc quelques points de
repère pour vous aider à vous
orienter dans le dédale des for-
mations, du CAP ou BEP au
doctorat à bac + 8. Vous retrou- D
R
Voici quelques repères pour vous aider à vous y retrouver parmi la multitude des
formations et des diplômes. Des clés d’autant plus utiles qu’il existe souvent plu-
sieurs filières possibles pour accéder à un métier…
OUVERTS. Une formation et un diplôme ne prédestinent pas forcément à un métier particulier.
verez les métiers classés par
niveau d’études dans les index
des pages suivantes.
Se former à un métier
sans le bac
Plus d’une quarantaine de
métiers accessibles sans le bac
sont présentés dans ce guide.
On distinguera ceux qui exigent
un diplôme précis de ceux pour
lesquels le niveau d’études
importe peu.
Les CAP. Plusieurs métiers,
comme la boulangerie, la
mécanique ou la coiffure, qui
exigent la maîtrise d’une tech-
nique, imposent de passer au
minimum par un CAP. Ce
diplôme se prépare générale-
ment en deux ans après la troi-
sième, dans des lycées profes-
sionnels ou des CFA (centres de
formation d’apprentis). Dans
certaines spécialités, notam-
ment l’artisanat d’art, la pro-
thèse dentaire, la plupart des
candidats ont le niveau bac. À
noter : avec la réforme du bac
professionnel, les BEP sont
amenés à disparaître.
Les concours administratifs
de catégorie C. Dans la fonc-
tion publique, les emplois de
catégorie C, comme agent
technique de l’environnement
ou agent territorial à la petite
enfance, sont accessibles sur
concours aux titulaires d’un
CAP-BEP ou du brevet des col-
lèges. Pour certains concours
Quelles études
pour quels métiers ?
6
Se former à un métier
au niveau bac
Une vingtaine de métiers décrits
dans ce guide requièrent au
minimum un niveau bac. Mais
attention, pas un bac des séries
générales (ES, L et S) ou techno-
logiques (ST2S, STI, STL et STG)
qui ne débouchent pas directe-
ment sur un emploi.
Le bac professionnel. En trois
ans après la classe de troisième,
les bacs pro débouchent sur un
métier, de la logistique à la
micro-informatique. Mais de
plus en plus de lycéens sont ten-
tés de poursuivre leurs études,
notamment vers un BTS.
Le BEES. De niveau bac égale-
ment, le 1
er
degré du BEES (bre-
vet d’État d’éducateur sportif )
permet d’exercer comme moni-
teur dans une soixantaine de
disciplines sportives. Signalons
également le BPJEPS (brevet
professionnel de la jeunesse, de
l’éducation populaire et du
sport), qui permet d’encadrer et
d’animer les disciplines sui-
vantes : activités nautiques,
activités pugilistiques, golf,
techniques de l’information et
de la communication, activités
physiques pour tous, loisirs
tous publics, pêche de loisir,
activités équestres, sport auto-
mobile, animation culturelle.
Les concours administratifs
de catégorie B. Le bac permet
l’accès aux concours de catégo-
rie B de la fonction publique,
tels ceux de contrôleur des
douanes, de rédacteur territo-
rial ou de technicien sanitaire.
Avant d’entrer en fonction, les
lauréats suivent une formation
rémunérée, de six mois à un an.
Se former à un métier
au niveau bac + 2
Environ 100 métiers recensés
dans ce guide requièrent au
minimum le niveau bac + 2. Il
s’agit le plus souvent d’un DUT,
d’un BTS ou d’un BTSA.
Quelles études pour quels métiers ?
Quelque 150 000 bacheliers
entament chaque année la pré-
paration de l’un de ces trois
diplômes. Mais les candidats
sont deux ou trois fois plus
nombreux. En effet, ces forma-
tions, efficaces sur le marché de
l’emploi, sont sélectives.
Les DUT. Implantés sur tout le
territoire, les 190 IUT, rattachés
aux universités publiques, déli-
vrent un DUT dans l’une des
25 spécialités existantes dans
le domaine industriel (élec tro -
nique, informatique, chimie, etc.)
ou tertiaire (gestion, communi-
cation, logistique, etc.). Les deux
tiers des étudiants admis dans
les IUT sont des bacheliers des
séries générales, contre un tiers
de bacheliers techno logiques.
Les BTS. Plus nombreux que les
DUT, les BTS sont aussi plus
spécialisés : il en existe plus de
140, proposés dans plus de
2 000 établissements. Ils recou-
vrent tous les secteurs d’acti-
vité, de l’agriculture à l’informa-
tique, en passant par les arts
appliqués et le secrétariat. Les
lycées publics et privés sous
contrat d’association avec l’État
qui préparent aux BTS prati-
quent une sélection aussi rigou-
reuse que les IUT, mais accep-
tent davantage de bacheliers
technologiques, voire de bache-
liers professionnels. Dans les
écoles privées hors contrat, qui
acceptent les non-bacheliers et
ceux qui ont été refusés ailleurs,
les taux de réussite aux BTS sont
bien inférieurs à ceux des lycées
publics et privés sous contrat.
Dans tous les cas, le BTS est un
examen national, comme le
bac, qui a la même valeur quel
que soit l’établissement où vous
l’avez préparé.
Se former à un métier
au niveau bac + 3
Environ 50 métiers mention-
nés dans le guide sont accessi-
bles à ce niveau d’études. Si
les recruteurs distinguent peu
les diplômés de niveau bac + 3
des bac + 2 dans leurs grilles de
salaires, ils peuvent néan-
moins leur accorder leur pré-
férence à l’embauche. Surtout
quand l’année de formation
complémentaire leur a permis
de se doter d’une spécialisa-
tion pointue ou d’acquérir, par
le biais d’un long stage, une
expérience professionnelle
significative.
Les formations post-BTS/DUT
et les licences professionnelles.
Avec un niveau de sortie à
bac + 2, les DUT et les BTS, qui
forment des professionnels
appréciés des entreprises, ne
correspondent pas au schéma
LMD. Ils ne restent pas pour
autant à l’écart de cette nou-
velle organisation. Une bonne
partie de ces diplômés choisis-
sent de poursuivre en licence
professionnelle dans l’un des
nombreux domaines proposés :
industrie, gestion, social, infor-
matique, communication, etc.
Les écoles paramédicales et
sociales. Le niveau bac + 3
correspond également à la for-
mation délivrée par les écoles
paramédicales (infirmier, mas-
seur-kinésithérapeute, psycho-
motricien…) et sociales (assis-
tant de service social, éducateur
spécialisé…). Ces écoles recru-
tent les bacheliers sur concours.
Dans le paramédical, mieux
vaut avoir un bac S pour kinési-
thérapeute, ergothérapeute ou
psychomotricien, un bac des
séries générales ou SMS pour
infirmier ou encore manipula-
teur en radiologie. Pour les
écoles du secteur social, ce n’est
pas la série de bac qui importe,
mais la personnalité, la motiva-
tion et l’expérience notamment
associative.
Les concours administratifs
de catégorie A. Les emplois de
catégorie A de la fonction
publique sont théoriquement
accessibles au niveau bac + 3, le
plus souvent après une licence.
Mais les candidats qui s’y pré-
sentent sont généralement
issus d’une formation à bac + 4
ou 5. Par ailleurs, pour devenir
enseignant de l’Éducation
nationale, le niveau bac + 5
(master) est dorénavant requis.
Se former à un métier
au niveau bac + 5
Plus de 80 métiers recensés ci-
après exigent au minimum cinq
années d’études supérieures.
L e x i q u e
BEP: brevet d’études professionnelles • BIJ : bureau d’information
jeunesse • BMA: brevet des métiers d’art • BT: brevet de tech-
nicien • BTS: brevet de technicien supérieur préparé en deux ans
après le bac dans les STS • BTSA: BTS agricole • CAP: certi-
ficat d’aptitude professionnelle • CAPES: certificat d’aptitude au
professorat de l’enseignement secondaire • CIO: centre d’informa-
tion et d’orientation • CROUS: centre régional des œuvres uni-
versitaires et scolaires. S’occupe, pour les étudiants, des bourses, des
cités U, des restos U, etc. • DU: diplôme d’université. Diplôme non
reconnu au niveau national • DUT: diplôme universitaire de techno-
logie, préparé en deux ans après le bac dans les IUT • ENS: École
normale supérieure • ESC: école supérieure de commerce. Recrute
le plus souvent après une classe préparatoire commerciale et offre un
cursus d’études en trois ans • IUP: institut universitaire profession-
nalisé • IUT: institut universitaire de technologie, qui prépare au DUT
• LMD : licence (bac + 3), master (bac + 5), doctorat (bac + 8)
• STS : section de techniciens supérieurs, qui prépare au BTS.
7
Ce niveau bac + 5 correspond
au grade de master du système
LMD, défini par le ministère de
l’Éducation nationale. Notez
que si le niveau bac + 4 permet
de postuler à des emplois de
cadre, les entreprises sont de
plus en plus tentées de privilé-
gier les diplômés de niveau
bac + 5.
Les écoles d’ingénieurs. Envi-
ron 210 écoles décernent un
diplôme habilité par la CTI
(Commission des titres d’ingé-
nieur). La durée imposée pour
la formation d’un ingénieur est
de cinq ans. Certains établisse-
ments sont accessibles après le
bac, d’autres après une classe
préparatoire ou un cursus en
fac ou IUT. La plupart mettent
en place des enseignements
spécialisés en informatique,
génie civil, aéronautique, agro -
alimentaire…, mais revendi-
quent une vocation généraliste.
De fait, les jeunes ingénieurs
peuvent aussi bien travailler
dans l’industrie que dans la ges-
tion ou la finance.
Les écoles de commerce. La for-
mation des écoles supérieures
de commerce, qui dure trois
ans, sanctionne également un
niveau bac + 5, car les étudiants
sont admis après deux ans de
classe préparatoire commer-
ciale ou après un diplôme
bac +2 au minimum. C’est dans
ce groupe d’écoles qui recrutent
après une prépa que se rangent
les établissements les plus pres-
tigieux. Mais au-delà du Top 10,
il existe bien d’autres écoles
supérieures de commerce qui
assurent une très bonne inser-
tion de leurs diplômés.
Les masters professionnels et
recherche. Après une licence,
les masters professionnels ou
recherche en deux ans couvrent
toutes les spécialités, des
sciences et technologie à la ges-
tion en passant par la psycho -
logie ou la communication. Le
master professionnel est direc-
tement destiné à une insertion
professionnelle, tandis que le
master recherche est en prin-
cipe la première étape avant le
doctorat.
Se former à un métier
au niveau bac + 6
et plus
Pour les amateurs d’études au
long cours, quelque 20 métiers
décrits dans ce guide nécessi-
tent au moins six années de for-
mation après le bac.
Les études médicales. Les for-
mations qui aboutissent aux
professions médicales (méde-
cin, dentiste, pharmacien…)
s’organisent à l’université de
manière autonome. Passé le
cap du concours de fin de pre-
mière année, les étudiants en
médecine suivent cinq années
d’enseignements théoriques et
de stages en hôpital avant de
présenter le concours de l’inter-
nat. Ensuite, selon la spécialité,
du généraliste au chirurgien, le
cursus dure de trois à cinq ans.
Pour les pharmaciens ou den-
tistes, les études sont à peine
moins longues : au minimum
six ans et jusqu’à huit ou neuf
ans par l’internat.
Les études d’architecture.
Elles durent cinq ans après le
bac et mènent au diplôme d’ar-
chitecte, qui vaut grade de mas-
ter. La sixième année profes-
sionnalisante permet d’exercer
comme maître d’œuvre (et
notamment de signer des per-
mis de construire).
Les études d’expertise comp-
table. Deux diplômes notam-
ment jalonnent les études
comptables. Le DCG (diplôme
de comptabilité et gestion) est
un diplôme d’État de niveau
licence (bac + 3) qui permet aux
étudiants d’obtenir les connais-
sances de base dans les
domaines de la comptabilité et
de la finance d’entreprise. Il se
prépare en trois ans et est
accessible après un baccalau-
réat ou un diplôme de premier
cycle type BTS ou DUT. Après le
DCG, le DSCG (diplôme supé-
rieur de comptabilité et gestion)
est la deuxième étape du par-
cours qui mène au titre d’ex-
pert-comptable. Le DSCG, de
niveau bac + 5, se prépare dans
le cadre d’un master à l’univer-
sité ou dans une école privée,
notamment une école supé-
rieure de commerce.
Les mastères spécialisés. Ce
titre ne doit pas être confondu
avec celui de master, car il sanc-
tionne une formation d’une
année, à laquelle on peut accé-
der avec un diplôme de niveau
bac + 5. Son objectif est d’ap-
porter une expertise métier.
Pour l’année 2008-2009, 121
écoles membres de la Confé-
rence des grandes écoles pro-
posaient 418 mastères spéciali-
sés. Pour en obtenir la liste,
vous pouvez consulter le site de
la Conférence des grandes
écoles : www.cge.asso.fr.
Le doctorat et la recherche.
Enfin, les carrières de cher-
cheur ne débutent qu’après un
doctorat. Celui-ci implique la
rédaction d’une thèse, finali-
sant un travail de recherche qui
s’étale sur trois ou quatre
années d’études après un mas-
ter recherche. ●
Quelles études pour quels métiers ?
Des pistes pour trouver
une idée de métier
Services orientation. L’Etudiant a
créé un service personnalisé d’aide à
l’orientation, payant, qui comprend un
bilan et un accompagnement person-
nalisés, un abonnement au magazine l’Etudiant et des guides de
l’Etudiant. Pour plus d’informations : www.so.letudiant.fr.
Les CIO et SCUIO. Le CIO (centre d’information et d’orientation) de
votre lycée dispose de documentation en libre consultation sur les for-
mations, leurs débouchés et les métiers. Surtout, vous pouvez y ren-
contrer des conseillers d’orientation. À la fac, vous trouverez une
structure sensiblement similaire : les SCUIO (services communs uni-
versitaires d’information et d’orientation). Pour en obtenir la liste :
www.education.gouv.fr/cid160/lieux-information.html.
Les cités des métiers. Initiées à la Cité des sciences et de l’industrie
de Paris (www.citedesmetiers.fr), les cités des métiers, qui disposent
d’une abondante documentation sur les métiers et de spécialistes de
l’orientation susceptibles de vous conseiller, se sont développées dans
toute la France et même à travers le monde. Toutes leurs coordonnées
sont sur www.reseaucitesdesmetiers.com.
Le Réseau information jeunesse. Animé par le CIDJ (Centre d’infor-
mation et de documentation jeunesse) à Paris, il rassemble 1 600
structures, des CRIJ (centres régionaux d’information jeunesse) aux
PIJ (points d’information jeunesse) locaux. Celles-ci informent gratui-
tement les jeunes sur tous les sujets qui les concernent. Pour plus
d’informations : www.cidj.com.
Les PAIO et les missions locales. Les PAIO (permanences d’ac-
cueil, d’information et d’orientation) et les missions locales sont
des structures associatives implantées localement, destinées aux
jeunes de 16 à 25 ans.
Les CCI (chambres de commerce et d’industrie). Elles sont égale-
ment susceptibles de vous aider. C’est par exemple le cas du BIOP
(Bureau pour l’information et l’orientation professionnelle) de la CCI
de Paris. Toutes leurs coordonnées sur www.cci.fr.
Plus d’infos
8
é duc at i on / c ommuni qué
Pourquoi
Nathalie Keller
a inscrit Thomas
à “Coaching
Orientation”
D
e nombreux parents ne
savent plus comment
gérer leur ado. C’est
pourtant la période cru-
ciale pour choisir son
futur métier. Riche de
plus de trente ans d’expérience, le ma-
gazine l’Etudiant apporte une réponse
concrète à ce problème.
Le permis de réussir, ça se prépare
Chaque année, 60 % des jeunes tom-
bent dans les pièges d’une mauvaise
orientation : mauvais choix d’options,
de filière ou d’école. En terminale,
Thomas Keller, 17 ans, n’a pas échappé
à ce dérapage.
« C’est début janvier que nous avons réa-
lisé que Thomas n’avait plus que trois se-
maines pour faire ses choix
d’orientation, confie Nathalie Keller. Pa-
nique à bord ! J’avais entendu parler du
service d’orientation de l’Etudiant. J’ai
téléphoné et j’ai expliqué la situation à
l’une de leurs spécialistes. Aux questions
qu’elle me posait, j’ai compris que
j’avais affaire à des super professionnels.
Elle m’a proposé d’évoquer le sujet tout
en douceur avec Thomas en me suggé-
rant quelques arguments sur mesure.
Mon fils a vite compris l’enjeu. Il a
trouvé, au téléphone comme par e-mail,
l’écoute attentive dont il avait besoin et
les réponses précises à ses interrogations.
Mi-février il avait fait ses choix d’orien-
tation et en juillet, nous avons fêté son
bac. Aujourd’hui, il est en première
année de Sciences-Po. Si j’avais un
conseil à donner aux parents : optez pour
Coaching Orientation dès la première.
Pour Manon qui est en seconde, c’est ce
que nous ferons. »
Un accompagnement permanent
Coaching Orientation, c’est d’abord un
bilan pour déterminer les métiers pour
lesquels le jeune est le candidat idéal.
Pendant un an, un conseiller est à son
écoute pour construire avec lui un pro-
jet. Il l’épaule dans ses démarches : re-
cherche d’une école, inscription...
Coaching Orientation, c’est aussi un dis-
positif exclusif d’information : le maga-
zine l’Etudiant + le Guide des Métiers +
le Guide des Etudes Supérieures. Un
système interactif qui constitue la réfé-
rence absolue en la matière.
En savoir + : www.so.letudiant.fr
Thomas Keller, 18 ans :
« Déjà, on a le stress du bac, et en plus il
faut anticiper plein de trucs. Coaching
Orientation, c’était le bon plan pour moi. »
Demande de souscription
OUI, je souscris à Coaching Orientation
Ci-joint mon règlement de 239 € (au lieu de 269 €)
par chèque bancaire à l’ordre de l’Etudiant
par carte bancaire - Date de validité
N° :
Cryptogramme (3 derniers chiffres au dos)
Signature :
J.L.T.
À renvoyer dans une enveloppe sans l’affranchir à l’Etudiant
Libre réponse 69289 – 75443 Paris Cedex 09
En terminale, Thomas ne savait toujours pas ce
qu’il allait faire après le bac. Totalement démunis
face à la complexité du système de l’enseigne-
ment supérieur, mais sentant qu’il fallait inter-
venir avec tact et efficacité, ses parents ont eu
recours à un service exclusif de l’Etudiant. Un vrai
coaching personnalisé.
Nom ____________________________________________
Adresse _________________________________________
_________________________________________________
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Tél fixe : __________________________________________
email : ___________________________________________ @
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À NOS LECTEURS
Ê
Pour vous aider à découvrir des idées de métiers, nous vous proposons plusieurs
index qui les répertorient selon le niveau minimal d’études exigé (sans le bac, dès
le bac, à bac + 2…), selon vos qualités (littéraire, matheux…) et vos envies (tra -
vailler dans l’artistique, en contact avec la nature, dans le business…).
Des métiers selon vos
goûts et vos études
Agent d’exploitation
du réseau (fontainier) 86
Aide-soignant 128
Animateur 152
Animateur socioculturel 142
Artiste plasticien 54
Auteur 80
Bijoutier-joaillier 54
Boulanger 25
Céramiste 54
Chanteur 145
Charpentier 25
Chef de cuisine 92
Coiffeur 25
Comédien 145
Conducteur d’engins 41
Conducteur de ligne de production 98
Conducteur de train 150
Conducteur routier 150
Costumier 145
Danseur 145
Ébéniste 55
Facteur d’instruments 56
Fleuriste 25
Fusilier marin 68
Gendarme 69
Guide-accompagnateur 152
Horticulteur 22
Hôtesse de l’air 17
Illustrateur 56
Libraire 80
Maître d’hôtel 92
Militaire du rang 70
Modiste 56
Musicien 145
Ouvrier qualifié 42
Photographe de presse 109
Plombier -
couvreur - zingueur 25
Préparateur en pharmacie 45
Prothésiste dentaire 130
Relieur-doreur 56
Sapeur-pompier dans l’armée 70
Scénariste 29
Sommelier 92
Sans le bac
Des métiers dans l’artistique
Animateur du patrimoine 63 → Architecte 41 → Architecte d’intérieur 54
→ Artiste plasticien 54 → Auteur 80 → Bijoutier-joaillier 54 → Cadreur 27
→ Céramiste 54 → Chanteur 145 → Coiffeur 25 → Comédien 145
→ Commissaire-priseur 63 → Concepteur de jeux vidéo 55 → Conservateur de
musée 63 → Costumier 145 → Créateur de parfums 44 → Danseur 145
→ Designer industriel 55 → Designer textile 124 → Directeur artistique 116
→ Directeur de création 116 → Directeur de la photographie 27 → Facteur
d’instruments 56 → Graphiste 56 → Guide-conférencier 63 → Iconographe 80
→ Illustrateur 56 → Infographiste 3D 56 → Ingénieur de la vision 27 → Ingénieur
du son 27 → Maquettiste 109 → Médiateur culturel 64 → Modéliste 124
→Modiste 56 → Monteur 27 → Musicien 145 → Producteur 28 → Réalisateur 28
→ Régisseur 29 → Régisseur d’œuvres d’art 64 → Responsable de diffusion 29
→ Restaurateur d’art 64 → Scénariste 29 → Scripte 29 → Styliste 124
Florence Lipsky, architecte, p. 42.
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Des métiers selon vos goûts et vos études
Dès le bac
Des métiers pour les littéraires
Administrateur de la fonction publique 89 → Archiviste 73 → Attaché de
presse 51 → Auteur 80 → Bibliothécaire 73 → Chargé de communication 51
→ Concepteur-rédacteur 115 → Conservateur de bibliothèque 73 → Directeur
artistique 116 → Directeur de création 116 → Directeur de la communication 51
→ Documentaliste 73 → Enseignant-chercheur 82 → Géographe 138
→Historien 138 → Interprète 113 → Journaliste d’entreprise 151 → Journaliste
radio 109 → Journaliste web 109 → Juge 76 → Juriste d’entreprise 77
→ Juriste social 136 → Lecteur-correcteur 80 → Libraire 80 → Rédacteur en
chef 110 → Rédacteur en presse écrite 110 → Responsable d’édition 80
→Scénariste 29 → Scripte 29 → Secrétaire de rédaction 110 → Terminologue 113
→ Traducteur littéraire 113 → Traducteur technique 113
Agent de comptoir 152
Agent de trafic 17
Automaticien 98
Cartographe 138
Concierge 92
Contrôleur des douanes 89
Dessinateur industriel 98
Exploitant agricole 22
Garde-moniteur 86
Gardien de la paix 68
Gestionnaire de stocks 150
Maître nageur sauveteur 147
Mécanicien moteur 17
Mécanicien outilleur 101
Moniteur de sport 147
Rédacteur territorial 90
Scripte 29
Secrétaire administratif 140
Secrétaire juridique 140
Secrétaire médicale 140
Sous-officier 70
Technicien agricole 23
Technicien de maintenance 102
Technicien supérieur forestier 87
Éric Grosjean, ingénieur aéronautique, p. 18.
Louis-Antoine Souchet, administrateur, p. 90.
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Des métiers dans l’ingénierie
Architecte des systèmes d’information 105 → Assistant ingénieur 89 → Automaticien 98
→ Bio-informaticien 44 → Chef de chantier 41 → Chef de fabrication 80 → Concepteur
web 105 → Conducteur d’engins 41 → Conducteur de ligne de production 98 → Designer
textile 124 → Dessinateur industriel 98 → Développeur 106 → Électronicien 100
→ Géologue 86 → Hydrobiologiste 44 → Ingénieur aéronautique 17 → Ingénieur
agroalimentaire 22 → Ingénieur calcul 100 → Ingénieur chimiste 44 → Ingénieur
commercial 100 → Ingénieur de production 10 → Ingénieur études de prix 141 → Ingénieur
géomètre 42 → Ingénieur méthodes 102 → Ingénieur R&D 102 → Ingénieur réseaux 107
→Ingénieur sécurité 107 → Ingénieur textile 124 → Logisticien 94 → Mécanicien moteur 17
→ Mécanicien outilleur 101 → Pilote de ligne 18 → Responsable de station d’épuration 87
→ Responsable environnement 87 → Responsable qualité 101 → Responsable technique 94
→ Technicien contrôle 102 → Technicien d’analyses biomédicales 45 → Technicien
d’essais 102 → Technicien de fabrication 124 → Technicien de l’industrie pharmaceutique 45
→ Technicien de maintenance 102 → Technicien en informatique industrielle 107
→ Technicien en télécommunications 107 → Technicien en traitement des déchets 87
→ Technicien supérieur des études et de l’exploitation de l’aviation civile 18 → Traducteur
technique 113 → Webmaster 107
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Acheteur 47
Administrateur de bases de données 105
Administrateur de biens immobiliers 96
Agencier 109
Agent commercial 47
Agent général d’assurances 36
Agent immobilier 96
Archiviste 73
Assistant des ressources humaines 136
Assistant export 47
Assistant ingénieur 89
Assistant parlementaire 75
Assistant commercial 140
Assistant de manager 140
Assistant trilingue 140
Attaché de presse 51
Cadreur 27
Chargé de clientèle 36
Chargé de référencement Internet 105
Chasseur de biens immobiliers 96
Chef de chantier 41
Chef de fabrication 80
Chef de mission 94
Chef de produit voyages 152
Chef de publicité 115
Chef de rayon 47
Commercial 48
Comptable 32
Concepteur de jeux vidéo 55
Concepteur Web 105
Concepteur-rédacteur 115
Conducteur de travaux 41
Conseiller agricole 22
Conseiller d’insertion et de probation 142
Designer textile 124
Dessinateur en bâtiment 41
Développeur 106
Diététicien 128
Directeur artistique 116
Directeur d’agence bancaire 37
Directeur d’hôtel 92
Directeur de création 116
Directeur de la photographie 27
Documentaliste 73
Éducateur de la protection judiciaire
de la jeunesse 143
Électronicien 100
Expert en assurances 38
Gérant de restauration collective 92
Gestionnaire en contrat d’assurances 38
Graphiste 56
Greffier 75
Guide-conférencier de musée 63
Guide-interprète 152
Hotliner 106
Iconographe 80
Ingénieur de la vision 27
Ingénieur du son 27
Ingénieur études de prix 41
Ingénieur géomètre 42
Journaliste radio 109
Journaliste Web 109
JRI 109
Logisticien 94
Maquettiste 109
Modéliste 124
Monteur 27
Officier 70
Opticien-lunetier 129
Pilote de ligne 18
Producteur 28
Réalisateur 28
Rédacteur en chef 110
Rédacteur en presse écrite 110
Régisseur général 29
Responsable d’ordonnancement 101
Responsable de diffusion 29
Responsable de magasin 48
Responsable de station d’épuration 87
Responsable environnement 87
Responsable technique 94
Secrétaire de rédaction 110
Styliste 124
Syndic de copropriété 96
Technicien contrôle 102
Technicien d’analyses biomédicales 45
Technicien d’essais 102
Technicien de fabrication 124
Technicien de l’industrie pharmaceutique 45
Technicien en informatique industrielle 107
Technicien en télécommunications 107
Technicien en traitement des déchets 87
Technicien supérieur des études
et de l’exploitation de l’aviation civile 18
Vendeur d’articles de sport 147
Vendeur en micro-informatique 107
Visiteur médical 130
Webmaster 107
Yield manager 92
À bac + 2
Des métiers pour aider les autres
Administrateur de mission humanitaire 94 → Aide-soignant 128 → Assistant de
service social 142 → Audioprothésiste 128 → Avocat 75 → Chirurgien 119
→Chirurgien-dentiste 119 → Conseiller d’insertion et de probation 142 → Conseiller
en économie sociale et familiale 142 → Dermatologue 119 → Diététicien 128
→ Directeur de structure sociale 142 → Éducateur de jeunes enfants 142
→ Éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse 143 → Éducateur
spécialisé 143 → Ergothérapeute 128 → Gardien de la paix 68 → Gendarme 69
→ Infirmier 128 → Infirmier puéricultrice 128 → Maître nageur sauveteur 147
→ Manipulateur en électroradiologie 129 → Masseur-kinésithérapeute 129
→ Médecin des armées 69 → Médecin du sport 119 → Médecin du travail 119
→ Médecin généraliste 120 → Médecin de l’Éducation nationale 119 → Médecin
urgentiste 120 → Ophtalmologue 121 → Orthophoniste 130 → Orthoptiste 130
→ ORL (Oto-rhino-laryngologiste) 121 → Pédiatre 121 → Pédicure-podologue 130
→ Personnel médical en mission humanitaire 94 → Psychiatre 121
→Psychomotricien 130 → Sage-femme 121 →Sapeur-pompier dans l’armée 70
Michael Pavan, éducateur PJJ, p. 143.
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Des métiers selon vos goûts et vos études
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À bac + 3
Acheteur industriel 98
Administrateur de la fonction publique 89
Administrateur de mission 94
Animateur du patrimoine 63
Assistant(e) de service social 142
Attaché de la fonction publique 89
Audioprothésiste 128
Bibliothécaire 73
Chargé de communication 51
Chef d’agence de transport 150
Commissaire dans les armées 68
Commissaire-priseur 63
Conseiller d’orientation psychologue 133
Conseiller en économie sociale
et familiale 142
Conseiller principal d’éducation 82
Conservateur de bibliothèque 73
Conservateur de musée 63
Créateur de parfums 44
Décorateur-scénographe 145
Directeur d’équipement sportif 147
Directeur d’hôpital 89
Directeur de structure sociale 142
Éducateur de jeunes enfants 142
Éducateur spécialisé 143
Enseignant à l’étranger 82
Entraîneur 147
Ergothérapeute 128
Formateur d’adultes 82
Infirmier 128
Infographiste 56
Inspecteur des impôts 89
Inspecteur du travail 90
Journaliste d’entreprise 51
Lecteur-correcteur 80
Lieutenant de police 69
Manipulateur en électroradiologie
médicale 129
Masseur-kinésithérapeute 129
Médiateur culturel 64
Orthoptiste 130
Pédicure-podologue 130
Personnel médical en mission humanitaire 94
Professeur de sport 147
Psychologue scolaire 133
Psychomotricien 130
Régisseur d’œuvres d’art 64
Secrétaire des affaires étrangères 90
Des métiers pour voyager
Acheteur 47 → Administrateur de mission humanitaire 94 → Agent
commercial 47 → Chef de mission humanitaire 94 → Conducteur
de train 150 → Conducteur routier 150 → Développeur local 94
→ Enseignant à l’étranger 82 → Guide-accompagnateur 152
→ Guide-conférencier 63 → Guide-interprète 152 → Hôtesse de
l’air 17 → Journaliste radio 109 → JRI 109 → Logisticien 94
→Médecin des armées 69 → Officier dans l’armée 70 → Officier
de la marine marchande 150 → Personnel médical en mission
humanitaire 94 → Photographe de presse 109 → Pilote de ligne 18
→ Rédacteur en presse écrite 110 → Secrétaire des affaires
étrangères 90
Desmétierspour les manuels
Artiste plasticien 54 → Bijoutier-joaillier 54 → Boulanger 25 → Céramiste 54
→Charpentier 25 → Chef de chantier 41 → Chef de cuisine 92 → Chirurgien 119
→ Chirurgien-dentiste 119 → Coiffeur 25 → Conducteur d’engins de chantier 41
→ Conducteur de ligne de production 98 → Conducteur de travaux 41 → Dessinateur
en bâtiment 41 → Ébéniste 55 → Exploitant agricole 22 → Facteur
d’instruments 56 → Ingénieur géomètre 42 → Masseur-kinésithérapeute 129
→ Mécanicien moteur 17 → Mécanicien outilleur 101 → Modiste 56 → Ouvrier
qualifié 42 → Personnel médical en mission humanitaire 94 → Plombier,
couvreur, zingueur 25 → Prothésiste dentaire 130 → Relieur-doreur 56
→Restaurateur d’art 64 → Technicien agricole 23 → Technicien de fabrication 124
→ Technicien de maintenance 102 → Technicien supérieur forestier 87
Sophie Sarrazin, chirurgien-dentiste, p. 120.
Damien Trésillard, acheteur, p. 48.
13
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Actuaire 36
Analyste financier 36
Archéologue 63
Architecte 41
Architecte d’intérieur 54
Architecte des systèmes d’information 105
Auditeur financier 32
Avocat 75
Bio-informaticien 44
Chargé d’affaires 47
Chargé d’études marketing 115
Chargé de marketing direct 115
Chargé de promotion 115
Chargé du recrutement 136
Chef de produit 115
Collecteur de fonds 94
Commissaire de police 68
Conseiller en environnement 86
Contrôleur aérien 17
Contrôleur de gestion 32
Credit manager 37
Démographe 138
Designer industriel 55
Développeur local 94
Directeur de clientèle 116
Directeur de la communication 51
Directeur des ressources humaines 136
Directeur financier 32
Fiscaliste 33
Géographe 138
Géologue 86
Gestionnaire back-office 38
Gestionnaire d’actifs immobiliers 96
Gestionnaire de carrières 136
Historien 138
Huissier de justice 76
Hydrobiologiste 44
Infirmière puéricultrice 128
Ingénieur aéronautique 17
Ingénieur agroalimentaire 22
Ingénieur agronome 22
Ingénieur calcul 100
Ingénieur chimiste 44
Ingénieur commercial 100
Ingénieur de production 101
Ingénieur méthodes 101
Ingénieur R&D 101
Ingénieur réseaux 107
Ingénieur sécurité 107
Ingénieur textile 124
Interprète 113
Juge aux affaires familiales 76
Juge de l’application des peines 76
Juge des enfants 77
Juge d’instruction 77
Juriste d’entreprise 77
Juriste social 136
Médiaplanneur 116
Œnologue 23
Officier de la marine marchande 150
Opérateur de marché 38
Orthophoniste 130
Outplacer 136
Paysagiste 86
Professeur de collège et de lycée 82
Professeur de lycée professionnel ou
technique 83
Professeur de langue vivante
étrangère 113
Professeur d’EPS 147
Professeur des écoles 83
Psychologue clinicien 133
Psychologue du travail 133
Responsable consolidation 33
Responsable d’édition 80
Responsable logistique 150
Responsable qualité 101
Restaurateur d’art 64
Sage-femme 121
Sociologue 138
Souscripteur 38
Substitut du procureur 77
Terminologue 113
Traducteur littéraire 113
Traducteur technique 113
Trésorier 33
Urbaniste 138
À bac + 4/5
Des métiers dans le business
Acheteur 47 → Acheteur industriel 98 → Actuaire 36 → Administrateur de biens 96
→ Agent commercial 47 → Agent général d’assurances 36 → Agent immobilier 96
→ Analyste financier 36 → Assistant export 47 → Auditeur financier 32 → Chargé
d’affaires 47 → Chargé d’études marketing 115 → Chargé de clientèle 36
→ Chargé de marketing direct 115 → Chargé de promotion 115 → Chasseur de
biens immobiliers 96 → Chef de produit 115 → Chef de publicité 115 → Chef de
rayon 47 → Commercial 48 → Comptable 32 → Contrôleur de gestion 32 → Credit
manager 37 → Directeur d’agence bancaire 37 → Directeur de clientèle 116
→ Directeur financier 32 → Expert-comptable 32 → Fiscaliste 33 → Gestionnaire
back-office 38 → Gestionnaire d’actifs immobiliers 96 → Gestionnaire en contrat
d’assurances 38 → Ingénieur commercial 100 → Ingénieur études de prix 41
→ Notaire 77 → Opérateur de marché 38 → Producteur 28 → Responsable
consolidation 33 → Responsable de magasin 48 → Souscripteur dans les
assurances 38 → Trésorier 33 → Vendeur d’articles de sports 147 → Vendeur en
micro-informatique 107 → Visiteur médical 130 → Yield manager 92
Darasy Kol, opérateur de marché, p. 36.
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Des métiers selon vos goûts et vos études
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Anesthésiste-réanimateur 119
Chirurgien 119
Chirurgien-dentiste 119
Dermatologue 119
Enseignant-chercheur 82
Expert-comptable 32
Médecin de l’Éducation nationale 119
Médecin des armées 69
Médecin du sport 119
Médecin du travail 119
Médecin généraliste 120
Médecin urgentiste 120
Notaire 77
Ophtalmologue 121
ORL (Oto-rhino-laryngologiste) 121
Pédiatre 121
Pharmacien 44
Psychiatre 121
Vétérinaire 23
À bac + 6 et plus
Des métiers dans les matheux
Actuaire 36 → Analyste financier 36 → Auditeur financier 32 → Comptable 32
→ Contrôleur de gestion 32 → Credit manager 37 → Développeur 106
→ Directeur d’agence bancaire 37 → Directeur financier 32 → Expert-
comptable 32 → Fiscaliste 33 → Ingénieur aéronautique 17 → Ingénieur
calcul 100 → Ingénieur chimiste 44 → Ingénieur de production 101
→ Ingénieur études de prix 41 → Ingénieur géomètre 42 → Ingénieur
méthodes 101 → Ingénieur R&D 107 → Ingénieur réseaux 107 → Ingénieur
sécurité 107 → Opérateur de marché 38 → Pilote de ligne 18 → Technicien
supérieur des études et de l’exploitation de l’aviation civile 18 → Trésorier 33
Des métiers en contact
avec la nature
Agent d’exploitation du réseau (fontainier) 86 → Bio-informaticien 44 → Conseiller
agricole 22 → Conseiller en environnement 86 → Enseignant-chercheur 82
→ Exploitant agricole 22 → Fleuriste 25 → Garde-moniteur 86 → Géologue 86
→ Horticulteur 22 → Ingénieur agronome 22 → Œnologue 23 → Paysagiste 86
→ Responsable de station d’épuration 87 → Responsable environnement 87
→ Technicien agricole 23 → Technicien en traitement des déchets 87
→Technicien supérieur forestier 87 → Urbaniste 138 → Vétérinaire 23
Des métiers
auprès des enfants
Animateur socioculturel 142 → Assistant de service social 142 → Auteur 80
→ Bibliothécaire 73 → Conseiller d’orientation psychologue 133
→Conseiller principal d’éducation 82 → Éducateur de jeunes enfants 142
→ Éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse 143 → Éducateur
spécialisé 143 → Enseignant à l’étranger 82 → Entraîneur 147
→ Infirmier 128 → Infirmière puéricultrice 128 → Juge des enfants 77
→Maître nageur sauveteur 147 → Médecin de l’Éducation nationale 119
→ Médecin généraliste 121 → Pédiatre 121 → Professeur d’EPS 147
→ Professeur de collège et de lycée 82 → Professeur de langue vivante
étrangère 113 → Professeur de lycée professionnel ou technique 83
→Professeur de sport 147 → Professeur des écoles 83 → Psychologue
clinicien 133 → Psychologue scolaire 133 → Sage-femme 121
Estelle Feliculis, ingénieure agronome, p. 23.
Sacha Ivanovic, expert-comptable, p. 33.
15

Le secteur
Un ciel encore
biennuageux
Touché par la crise écono-
mique, le transport aérien est
plus que jamais dans la tour-
mente. Pour l’année 2009, les
compagnies aériennes mon-
diales pourraient perdre jusqu’à
6,4 milliards d’euros, après une
année 2008 qui s’est soldée par
7,4 milliards d’euros de pertes.
La baisse du nombre de passa-
gers – de plus en plus tentés par
les compagnies low-cost – et la
hausse des prix des carburants
ont eu un effet désastreux sur
des entreprises aux marges déjà
faibles. À l’image de la compa-
gnie italienne Alitalia rachetée
par Air France, le secteur se
réorganise. Les embauches ne
sont donc pas à l’ordre du jour :
Air France a d’ailleurs annoncé
le gel des recrutements et la
réduction de ses effectifs pour
les deux prochaines années. Les
premiers touchés par ces
mesures : les personnels au sol.
D’ailleurs, la société Aéroports
de Paris, gestionnaire des
grands aéroports parisiens, pre-
mier groupe aéroportuaire
d’Europe, qui emploie 11 800
salariés, ne prévoit pas une
croissance de ses effectifs. Seule
l’activité de l’industrie aéronau-
tique et spatiale reste soutenue.
En 2008, 12 000 salariés, dont
20 % de jeunes diplômés, ont
été embauchés par quelque 260
entreprises. Mais l’année 2009
devrait tout de même connaître
une réduction drastique du
recrutement.

Les métiers
Plus souvent à terre
que dans les airs
Contrairement aux idées reçues,
le transport aérien emploie sur-
tout du personnel au sol.
Les besoins des compagnies
aériennes et aéroportuaires
concernent principalement des
profils bac à bac + 2, de forma-
tion commerciale ou technique.
Quant à l’industrie aéronau-
tique, elle fait la part belle aux
métiers techniques et recrute
des profils variés, du CAP (certi-
ficat d’aptitude professionnelle)
au BTS (brevet de technicien
supérieur). Plusieurs pro-
grammes ambitieux chez Airbus
et Arianespace sont en phase de
production : le secteur a besoin
d’opérateurs et de techniciens
pour la fabrication des pièces,
l’assemblage, la maintenance
des aéronefs, etc. Ces postes ne
s’adressent pas aux seuls spécia-
listes de l’aéronautique, mais
aussi aux électriciens, électroni-
ciens, chaudronniers… issus de
filières généralistes. Cette indus-
trie de haute technologie s’ap-
puie aussi sur du personnel très
qualifié. Les ingénieurs et cadres
représentent plus d’un tiers des
effectifs. Le plus souvent en
bureaux d’études, ils imaginent
les équipements et méthodes de
fabrication du futur. La R&D
(recherche et développement)
est un débouché traditionnel
pour les jeunes diplômés.

Les formations
Quelques diplômes
incontournables
Les classes préparatoires scienti-
fiques sont la voie royale pour
intégrer les grandes écoles du
secteur (ENAC, ISAE, ESMA,
ESTACA, Supméca) et devenir
pilote de ligne, contrôleur aérien
ou ingénieur aéronautique. Les
postes de technicien sont eux
occupés par des titulaires de BTS
aéronautique (ex-MEMA) ou de
DUT (diplôme universitaire de
technologie) génie mécanique et
productique, génie industriel et
maintenance, mesures phy-
siques, génie thermique et
énergie, éventuellement com-
plétés par une licence profes-
sionnelle ou un DU (diplôme
d’université). Il existe également
quelques formations tournées
vers l’exploitation aéroportuaire
(préparation de l’avion, supervi-
sion des vols, etc.). Enfin, le CFS
(certificat de formation à la
sécurité), accompagné d’une
attestation d’aptitude médicale
et physique, est exigé pour les
personnels navigants commer-
ciaux (PNC). ● ©

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Ce secteur qui emploie 250000 personnes en France subit de plein fouet les effets
de la crise économique mondiale. Pendant que l’industrie aéronautique et spatiale
continue d’embaucher, le transport aérien se réorganise pour limiter les pertes.
Aéronautique, espace
16
Pour plus d’infos sur les formations dans le secteur aéronautique et espace, voir notre
site www.letudiant.fr, rubrique Guide des études, puis Les études par spécialité.
De nombreux
métiers du
secteur
nécessitent la
connaissance de
l’anglais. Le
niveau requis
varie selon la
fonction exercée :
anglais courant
parlé pour les
métiers tournés
vers la clientèle,
anglais technique
pour les métiers
liés à l’ingénierie,
notions d’anglais
pour les autres.
zoom
AIRBUS TOULOUSE, CHAÎNE D’ASSEMBLAGE DES A380.
Les ingénieurs et cadres représentent plus d’un tiers des
effectifs de l’aéronautique.
Agent de trafic
Bac + 8 moi s
( 1)
À partir de 1 600 €
■ Bac conseillé : S
Une heure environ : entre
l’atterrissage et le décollage, c’est le
temps dont dispose l’agent de trafic
– également appelé chef avion – pour
orchestrer l’ensemble des opérations
de nettoyage, de livraison du
carburant, de contrôles techniques, de
débarquement et d’embarquement
des bagages et des passagers…
Il est aussi chargé de déterminer
la répartition des charges dans les
soutes. Il côtoie chaque jour de
nombreux corps de métier :
mécaniciens, bagagistes, livreurs,
pilotes, etc. Au pied de l’avion, par
tous les temps, il doit être capable de
régler rapidement les problèmes qui
se présentent, comme l’absence d’un
passager ayant enregistré ses
bagages. Mieux vaut être réactif avec
une bonne résistance au stress, car,
quoi qu’il arrive, l’avion doit partir à
l’heure.
Ses compétences : coordonner,
orchestrer, réagir.
Sa formation : on ne devient pas
agent de trafic à la sortie de ses
études. Une première expérience
professionnelle est souhaitable, par
exemple en tant qu’agent
d’opérations, chargé d’établir le
dossier technique du vol remis au
commandant de bord avant le départ.
La formation « agent d’exploitation »
de l’ENAC est un bon point de départ.
Contrôleur aérien
Bac + 5
À partir de 2 500 €
■ Bac conseillé : S
Avec plus de 2,8 millions de vols
contrôlés chaque année, la France est
le pays le plus survolé d’Europe. Dans
ces conditions, la mission du
contrôleur aérien, appelé « aiguilleur
du ciel », est essentielle ! Véritable œil
du pilote, il assure la sécurité et la
fluidité du trafic aérien. Ce
fonctionnaire de l’aviation civile peut
travailler dans un grand aéroport ou
dans l’un des cinq CRNA (centre en
route de la navigation aérienne)
régionaux. Selon son affectation, il
prend en charge le contrôle en route
(en dehors des zones proches des
aéroports), le contrôle d’approche
(dans le voisinage des aéroports) ou le
contrôle d’aérodrome (atterrissage et
décollage). De plus en plus assisté par
l’informatique, ce métier n’en reste
pas moins exigeant : un bon équilibre
psychologique et une parfaite
résistance au stress sont
indispensables. La maîtrise de
l’anglais est quant à elle obligatoire.
Ses compétences : analyser,
guider, décider.
Sa formation : ce fonctionnaire de
la DGAC (Direction générale de
l’aviation civile) est recruté sur
concours à bac + 2 à dominante
scientifique (la plupart des élèves sont
issus des classes prépas
scientifiques). En 2009, 80 places
étaient ouvertes au concours. Une fois
admis, le candidat suit trois années de
formation à l’ENAC (École nationale de
l’aviation civile), à Toulouse. Il en sort
avec le titre d’ICNA (ingénieur du
contrôle de la navigation aérienne).
Hôtesse de l’air
Avec ou sans bac
À partir de 1 400 €
■ Bac conseillé : toute série
Ah, qu’il est bon de partir aux quatre
coins du monde et de passer sa vie à
voyager… Le métier d’hôtesse de
l’air ou steward est souvent réduit à
ce cliché simpliste. Car si la vie des
hôtesses de l’air est effectivement
faite de périples et de rencontres, leur
tâche au quotidien n’a rien d’idyllique.
Les PNC (personnels navigants
commerciaux) sont là pour rendre le
voyage agréable aux passagers en
assurant un service de qualité
(distribution des repas et boissons,
des couvertures, des revues, etc.).
Leur objectif : que le vol se déroule
sans encombre et que les clients
restent fidèles à la compagnie. En
plus de ce rôle commercial, les PNC
veillent à la sûreté à bord de l’avion.
Avant le décollage, ils vérifient la mise
en place des équipements (gilets de
sauvetage, extincteurs…). Pendant le
trajet, ils s’assurent que les consignes
de sécurité sont bien respectées. Et,
en cas d’accident, ils indiquent aux
passagers la conduite à tenir.
Ses compétences : accueillir,
sécuriser, servir.
Sa formation : le CFS (certificat
de formation à la sécurité) est
obligatoire pour exercer dans les
compagnies françaises. Il remplace le
CSS depuis 2008. Il est délivré par la
DGAC après une formation théorique
et pratique de 135 heures. Cette
formation est accessible dès 18 ans.
Certaines compagnies ont, en plus,
des exigences en matière de
mensurations, de présentation et de
maîtrise des langues étrangères.
Ingénieur
aéronautique
Bac + 5
À partir de 2 700 €
■ Bac conseillé : S
Électronique, mécanique,
aérodynamisme, optique, système
embarqué… Le moins que l’on
puisse dire, c’est que l’ingénieur
aéronautique a l’embarras du choix !
Derrière ce terme générique
coexistent en réalité une multitude de
profils d’ingénieurs : ingénieur études
et conception, ingénieur calcul,
ingénieur production, ingénieur
d’essai en vol, etc. Qu’il travaille pour
un constructeur, un équipementier ou
une société de services, l’ingénieur
aéronautique est toujours spécialisé
dans un domaine technique. Il peut
aussi occuper des fonctions
commerciales. On parle alors
d’ingénieur d’affaires ou acheteur.
Dans un bureau d’études ou en usine,
l’ingénieur aéronautique évolue au
sein d’équipes multiculturelles et
pluridisciplinaires. La pratique de
l’anglais et un bon sens du relationnel
sont donc indispensables !
Ses compétences : concevoir,
fabriquer, communiquer.
Sa formation : de préférence une
école d’ingénieurs spécialisée en
aéronautique (ENAC, ESMA, ISAE,
ESTACA ou Supméca). Le métier est
aussi accessible aux ingénieurs issus
d’écoles généralistes ou spécialisées
en électricité, informatique,
télécoms, etc., ayant effectué des
stages dans des entreprises
aéronautiques.
Mécanicien
moteur
Bac
À partir de 1 400 €
■ Bac conseillé :
bac pro aéronautique
Avec l’automobile, l’aéronautique est
sans doute le secteur qui fait le plus
rêver les passionnés de mécanique.
Dans les ateliers des constructeurs,
des équipementiers, des compagnies
aériennes ou des sociétés de
maintenance, le mécanicien moteur
monte, démonte, teste et règle les
moteurs des aéronefs. Il est occupé
la plupart du temps à des opérations
d’entretien pour lesquelles il doit
avoir des compétences en
informatique et en électronique.
Il peut aussi intervenir en urgence
lorsqu’un avion rencontre un
problème technique. Dans ce cas,
il se rend sur place, en France ou à
l’étranger. L’intervention terminée, le
mécanicien moteur délivre, ou non,
une attestation de remise en ligne du
moteur, sans laquelle l’avion ne peut
repartir. Une lourde responsabilité…
Mais le métier de mécanicien moteur
Aéronautique, espace
17
Plus d’infos
À lire > Les Métiers de l’aéronautique et de
l’espace, éditions l’Etudiant.
À voir > Les métiers de pilote de ligne
et de contrôleur aérien en vidéo
sur notre site letudiant.fr.
Contact > Espace orientation Airemploi,
Roissy-CDG, tél. 01.48.16.71.71. Cette association informe
et oriente les personnes intéressées par les métiers
de l’aéronautique.
Sur le Net > www.airemploi.org, site de l’espace
orientationAiremploi > www.aeroemploiformation.com,
site de référence sur l’emploi et la formation dans le secteur
aéronautique et espace.
ne nécessite pas seulement un
savoir technique : il faut aussi être
rigoureux et suivre à la lettre les
procédures de sécurité et de qualité,
évidemment très strictes dans
l’aviation…
Ses compétences : vérifier,
diagnostiquer, réparer.
Sa formation : un bac
professionnel aéronautique (qui peut
être préparé en alternance),
éventuellement enrichi d’une mention
complémentaire.
Pilote de ligne
Bac + 1/2 + 18 moi s
( 1)
À partir de 3 500 €
■ Bac conseillé : S
Dans un avion, c’est lui le boss ! Le
pilote de ligne gère son vol comme
un patron organise son entreprise. De
la préparation du vol au contrôle de
l’appareil après l’atterrissage, il
organise tout, en tenant compte
d’une donnée évidemment
essentielle : la sécurité de ses
passagers. Sa mission débute deux
heures avant le décollage pour
préparer soigneusement son vol, en
calculant par exemple la quantité
nécessaire de carburant et en
étudiant la situation météo. Une fois à
bord, il doit faire preuve de
discernement et de sang-froid pour
faire face à tout imprévu. Le pilote de
ligne, qui doit avoir une santé de fer
et des nerfs solides, est salarié d’une
compagnie aérienne. Il commence sa
carrière sur des petits avions et
effectue des vols nationaux. Au bout
de quelques années, il peut passer
des qualifications pour prendre les
commandes d’avions plus grands,
sur des vols moyen puis long-
courriers. Il débute comme copilote,
avant de devenir commandant de
bord après une dizaine d’années
d’expérience.
Ses compétences : piloter,
commander, analyser.
Sa formation : la principale voie
d’accès est l’ENAC qui recrute sur
concours très sélectif des élèves de
classes prépas scientifiques. Les
candidats admis suivent dix-huit mois
de formation rémunérée. D’autres
voies permettent de devenir pilote de
ligne, notamment l’armée de l’air, la
filière « pilote cadets » d’Air France, et
les formations privées.
TSEEAC
Bac + 2
À partir de 2 100 €
■ Bac conseillé : S
Derrière ce titre obscur se cache un
métier où la polyvalence est le maître
mot. Fonctionnaire de l’aviation civile,
le TSEEAC (technicien supérieur des
études et de l’exploitation de
l’aviation civile) peut occuper
différents postes dans les domaines
de la navigation ou de l’exploitation
aérienne. Contrôle aérien pour des
petits aérodromes, assistance
d’ingénieur, maintenance des
équipements électrotechniques de
l’aéroport, traitement des
informations météorologiques
transmises aux pilotes… Le TSEEAC
peut exercer son métier sur le terrain
comme dans les services
administratifs de la DGAC (direction
générale de l’aviation civile).
Quelques postes sont également
disponibles à Météo France. Le
métier garantit une carrière riche et
variée, avec un éventail de fonctions
extrêmement large. Grâce à des
concours internes, l’évolution vers
des postes d’ingénieur et de
contrôleur aérien est envisageable.
Ses compétences : analyser,
s’adapter, faire preuve de polyvalence.
Sa formation : le TSEEAC est
recruté sur concours après un
baccalauréat scientifique. La
formation de deux ans est rémunérée
et se déroule à l’ENAC, à Toulouse.
Le nombre de places offertes varie
chaque année : en 2009,
25 candidats ont été admis.
(1) À l’ENAC.
Aéronautique, espace
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18
Les passionnés de
voyage peuvent aussi se
tourner vers le secteur
transport-logistique :
conducteur de train,
officier de la marine
marchande… Et bon
nombre de métiers de
l’aéronautique (technicien
en maintenance, ingénieur
d’études…) s’exercent
dans l’industrie.
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T émoi gnage
Son métier Sur le site d’Airbus, près de l’aéro-
port de Toulouse-Blagnac, Éric Grosjean veille à la bonne
conception de l’A380, gros bijou du constructeur aéronautique
européen. Cet ingénieur diplômé de Supméca (Institut supérieur
de mécanique de Paris) et d’un master en mécanique industrielle
est responsable des calculs des structures. Il vérifie que chaque
pièce utilisée pour la fabrication du cockpit, des ailerons et du
tronçon central correspond bien aux exigences de production et
de sécurité. Quand l’équipe de design se penche sur le fuselage,
la « peau » de l’avion, l’ingénieur réfléchit à la matière à utiliser
(de l’aluminium ou du composite), à sa forme et à son épaisseur.
Une fois définie, la pièce fait l’objet de calculs et de tests. Puis
elle est certifiée. « Toutes ces étapes garantissent une sécurité
optimale, explique Éric Grosjean. Contrairement à une voiture,
nous ne pouvons pas construire 500 prototypes avant de mettre
l’avion sur le marché. À chaque commande, il faut adapter et faire
évoluer les pièces. »
Ses conseils « Je pense que la R&D
[recherche et développement] est un passage obligé lorsqu’on
sort d’une école d’ingénieurs. C’est une première expérience, très
enrichissante, qui permet d’acquérir une expertise dans une
discipline et de se spécialiser. Cela ouvre ensuite des perspec-
tives d’évolution dans le métier en participant à des projets de
grande envergure. »
“À chaque commande,
il faut faire évoluer
les pièces.”
Éric Grosjean, 39 ans,
ingénieur aéronautique
20
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Agriculture
Agroalimentaire
Aménagement paysager
Biotechnologies
Cheval
Environnement
Forêt
Horticulture
Gestion de l’eau
Gestion et protection
de la nature
Services aux personnes
Services en milieu rural
Vigne et vin
SL Rendez-vous sur letudiant.fr/servicelecteur

Le secteur
Une agriculture
en crise
Premier producteur européen
de biens agricoles, l’agriculture
française qui emploie 700 000
personnes traverse une période
difficile. Le nombre d’exploita-
tions agricoles ne cesse de
décroître : elles sont aujourd’hui
230 000, soit deux fois moins
qu’il y a dix ans. Toutefois, mal-
gré des exploitations plus
grandes et plus productives, les
agriculteurs connaissent en ce
moment une forte baisse de
leurs revenus.
En revanche, du côté de l’indus-
trie agroalimentaire, les résul-
tats restent positifs. Premier sec-
teur industriel du pays (devant
l’automobile et l’électronique),
l’agroalimentaire regroupe plus
de 10 000 entreprises et 400 000
salariés. Usines de produits lai-
tiers, de biscuits, de plats cuisi-
nés, de viandes… Neuf entre-
prises sur dix sont des PME (de
moins de 250 salariés), souvent
rattachées à des groupes mon-
diaux. Et le secteur manque de
main-d’œuvre: 10 000 postes ne
seraient pas pourvus.

Les métiers
Polyvalence au menu
Élevage, maraîchage, viticul-
ture… Chaque filière agricole
offre un éventail d’emplois
variés, que ce soit dans la pro-
duction, le conseil ou la vente.
La polyvalence est donc de mise,
surtout pour les chefs d’exploita-
tion qui gèrent du personnel,
des investissements et s’activent
sur le terrain… De plus, la maî-
trise des outils informatiques et
technologiques devient indis-
pensable alors que l’automatisa-
tion des tâches se poursuit. Le
monde agricole a donc besoin
d’une main-d’œuvre de plus en
plus qualifiée et sensible aux
problématiques écologiques.
Quant au secteur agroalimen-
taire, sa vitalité profite surtout
aux titulaires d’un bac + 2, prin-
cipalement en commerce-mar-
keting et la fabrication. Face à
des consommateurs préoccu-
pés par la sécurité alimentaire
et leur santé, les entreprises
recherchent également des spé-
cialistes de la qualité et de la
nutrition. Le niveau de qualifi-
cation bac + 5 reste la voie
royale pour intégrer des grands
groupes, en recherche et déve-
loppement, conseil, et manage-
ment.

Les formations
Les bac +2 se régalent
Le CAPA (certificat d’aptitude
professionnelle agricole) et le
BEPA (brevet d’études profes-
sionnelles agricoles) se prépa-
rent en deux ans après la troi-
sième. Le BEPA rénové permet
tout particulièrement de pour-
suivre en BPA (brevet profession-
nel agricole) ou, en trois ans, en
bac pro. Après le bac, il existe une
vingtaine de spécialités de BTSA
(brevet de technicien supérieur
agricole) de niveau bac + 2 :
industries agroalimentaires,
analyse et conduite de systèmes
d’exploitation, etc. Enfin, une
vingtaine d’écoles délivrent un
diplôme d’ingénieur spécialisé
dans le secteur. ●
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Alors que l’agriculture française connaît une situation assez difficile avec de fortes
baisses de revenus, l’industrie agroalimentaire, elle, se porte plutôt bien grâce à
une compétitivité accrue, et propose de nombreux emplois.
Souffrant d’un
déficit d’image
auprès des
jeunes diplômés,
l’industrie
agroalimentaire
peine à recruter.
Or, d’ici à cinq
ans, 10 % à 12 %
de salariés
partiront à la
retraite. Ce qui
représente un
potentiel de
28 000 à
33 600 postes
à pourvoir.
zoom
RÉCOLTE DE POTIRONS BIO EN ÎLE-DE-FRANCE. Les exploitations agricoles sont deux fois moins
nombreuses en France qu’il y a dix ans ; 40 % d’entre elles comptent au moins un salarié.
Agriculture,
agroalimentaire
21
Pour plus d’infos sur les formations dans l’agriculture et l’agroalimentaire, voir
notre site www.letudiant.fr, rubrique Guide des études, puis Les études par spécialité.
Agriculture, agroalimentaire
22
Conseiller agricole
Bac + 2 à bac + 5
À partir de 1 400 €
■ Bac conseillé : S
ou techno STAV
Sur la route du matin au soir, le
conseiller agricole se rend dans les
exploitations agricoles à la rencontre
des agriculteurs pour les aider à
développer leur activité de façon
intelligente. Comment améliorer la
qualité et la quantité des céréales
cultivées ? Comment gagner en
productivité ? Le conseiller base son
travail sur des analyses précises de
l’exploitation. Ces dernières lui
permettent d’établir un projet de
développement (coût estimé, objectifs,
calendrier des opérations, etc.).
Employé par une chambre
d’agriculture, une coopérative ou un
groupement d’exploitants, il peut être
spécialisé dans un domaine (machines
agricoles, irrigation, choix des
semences). Dans tous les cas, il se
doit d’être à la pointe de l’information
agricole, tant technique que
réglementaire.
Ses compétences : sensibiliser,
écouter, conseiller.
Sa formation : un BTSA (brevet
de technicien supérieur agricole) ou,
de plus en plus exigé, un cursus
d’ingénieur (agronome, agricole, des
techniques agricoles).
Exploitant agricole
Bac à bac + 2
À partir de1 400€
■ Bac conseillé : techno
STAV ou pro CGEA
L’exploitant agricole est un véritable
chef d’entreprise ayant une ou
plusieurs spécialités : l’élevage, les
cultures céréalières, la viticulture, le
maraîchage… Du matin au soir, sept
jours sur sept, il veille sur son
exploitation. Ses journées sont
rythmées par les saisons pour semer,
entretenir ses cultures, soigner son
bétail, récolter. Il veille aussi à
l’aménagement de sa ferme et à
l’évolution de ses installations. Car un
exploitant agricole n’a pas forcément
les mains dans la terre. Il s’occupe de
la comptabilité, des relations avec les
banques et de la gestion
administrative et financière de
l’entreprise. Enfin, commercial dans
l’âme, il doit trouver les bons
partenaires et négocier le prix de ce
qu’il achète et de ce qu’il produit.
Ses compétences : cultiver,
gérer, organiser.
Sa formation : il est nécessaire
d’avoir un diplôme agricole de niveau
bac pour s’installer (et ainsi bénéficier
d’aides financières). Le bac pro CGEA
(conduite et gestion de l’exploitation
agricole) ou le bac technologique
STAV (sciences et technologies de
l’agronomie et du vivant) restent les
voies les plus courues. Elles
permettent aussi de poursuivre vers
un BTSA.
Horticulteur
CAP à bac + 2
À partir de 1 300 €
■ Bac conseillé : pro
productions horticoles ou S
À quoi reconnaît-on un horticulteur ?
À sa main verte ! Ce spécialiste des
plantes et des fleurs en pot veille au
bon développement des cultures dont
il a la charge. En plein air ou sous
serre, il sème, surveille, arrose, traite
et taille les plantes avant qu’elles
soient proposées à la vente. Au
contact des clients, il les conseille
dans leurs achats. Plus d’un tiers des
professionnels du secteur occupent
des postes de vendeurs en magasin.
Ses compétences : cultiver,
conseiller, vendre.
Sa formation : après la troisième,
le CAPA et le BEPA productions
horticoles permettent d’entrer très vite
dans la vie active. Pour accéder à des
postes d’encadrement, mieux vaut
poursuivre vers un bac pro et un
BTSA productions horticoles.
Quelques écoles d’ingénieurs sont
spécialisées en horticulture, comme
l’Institut supérieur des sciences
agronomiques, agroalimentaires,
horticoles et du paysage (Agrocampus
Ouest) à Angers.
Ingénieur
agroalimentaire
Bac + 5
À partir de 2 500 €
■ Bac conseillé : S
Transformer les matières premières
agricoles en produits destinés à
l’alimentation : telle est la mission
principale de l’ingénieur
agroalimentaire. Biscuits, plats
cuisinés, boissons, conserves… quel
que soit le produit fabriqué, ce
scientifique de formation intervient à
différents niveaux de la production.
En amont, l’ingénieur en recherche et
développement conçoit de nouveaux
produits et élabore des recettes
inédites en tenant compte des
demandes du service marketing. Le
but ultime reste que le consommateur
soit séduit par le nouveau produit.
Lorsque la recette est validée, la
production peut commencer.
L’ingénieur de fabrication entre alors
en jeu : il organise la vie de l’usine
pour produire de façon efficace et
rapide. Il veille également au respect
des procédés de fabrication. À ses
côtés, le responsable qualité,
ingénieur lui aussi, effectue tests et
contrôles sur les ingrédients et les
produits transformés pour que la
qualité finale du produit soit conforme
au cahier des charges. Enfin, il
travaille au contact de nombreux
autres métiers : cuisiniers, biologistes,
opérateurs, commerciaux, spécialistes
du marketing, etc.
Ses compétences : innover,
fabriquer, contrôler.
Sa formation : une école
d’ingénieurs spécialisée en agronomie
(ENSAIA à Nancy, ENSA Toulouse,
Montpellier SupAgro…) ou une école
d’ingénieurs généraliste, toutes
accessibles après deux années de
prépa scientifique.
Ingénieur
agronome
Bac + 5
À partir de 2 300 €
■ Bac conseillé : S
Génétique, nutrition, alimentation
humaine et animale, microbiologie ou
encore virologie… Quelle que soit sa
spécialité, l’ingénieur agronome
poursuit un seul et même objectif :
améliorer les techniques de
productions pour développer une
agriculture compétitive, durable et
sûre. Médiateur entre la science et le
monde agricole, il peut travailler, par
exemple, à l’amélioration de la
résistance d’une céréale ou à la
création d’une nouvelle machine
agricole. Selon sa fonction, il travaille
sur le terrain ou en laboratoire, auprès
d’une chambre d’agriculture, à l’INRA
(Institut national de la recherche
agronomique), au CNRS (Centre
national de la recherche scientifique),
au CNEVA (Centre national d’études
vétérinaires et alimentaires), dans un
laboratoire privé, ou chez un industriel
de l’agroalimentaire.
Ses compétences : chercher,
analyser, communiquer.
Sa formation : une école
d’ingénieurs spécialisée (AgroCampus
Ouest, Agro ParisTech, Montpellier
SupAgro, AgroSup Dijon, l’ENSA
Toulouse, l’ENSAIA…) après deux ans
de classe prépa bio-véto. La
spécialisation se décide le plus
souvent en troisième année de
formation.
À lire > Bien choisir sa formation agricole
secondaire et supérieure, coédition l’Etudiant-
France agricole, les Métiers au contact des
animaux et de la nature, éditions l’Etudiant.
À voir > Les métiers de conseiller agricole et de
manager d’atelier en vidéo sur letudiant.fr.
Contacts > Assemblée permanente des chambres d’agriculture,
75008 Paris, tél. 01.53.57.10.10, http://paris.apca.chambagri.fr
> Association nationale pour l’emploi et la formation en
agriculture, 75010 Paris, tél. 01.46.07.58.22, www.anefa.org.
Sur le Net > www.portea.fr : site lié au ministère de l’Agriculture.
Il présente les formations et les établissements publics
d’enseignement agricole >www.metiers-industries-
alimentaires.com: site de l’Agefaforia, organisme qui collecte
et gère les fonds de formation professionnelle des industries
alimentaires > www.apecita.com: site dédié à l’emploi dans
l’agriculture, l’agroalimentaire et l’environnement.
Plus d’infos
Bien choisir sa
formation
agricole
Études
,Choisir des études
courtes : CAPA, BEPA,
BPA, BTA, bac pro...
,Opter pour un cursus
postbac : BTSA, DUT,
écoles d’ingénieurs ou
filières universitaires...
,Connaître les débouchés
et les métiers qui
recrutent
Cécile Ezvan
Fabienne Guimont
secondaire et supérieure
Édition 2008
23
Agriculture, agroalimentaire
Œnologue
Bac + 5
À partir de 2 000 €
■ Bac conseillé : S
Dans les vignobles, il est l’expert
scientifique. L’œnologue,
étymologiquement « celui qui possède
la science du vin », a la responsabilité
de s’assurer que le vin produit soit de
bonne qualité. De la plantation des
cépages à la commercialisation du
précieux breuvage, il supervise toutes
les étapes de fabrication, pour
conseiller et épauler les viticulteurs. Il
effectue des analyses, prescrit les
traitements nécessaires à la bonne
santé des vignes, décide de la
conservation du vin… Spécialiste de
la dégustation, il peut aussi prendre en
charge les relations avec les clients.
Ses compétences : conseiller,
superviser, goûter.
Sa formation : le DNO (diplôme
national d’œnologie) est dispensé par
six établissements (les universités de
Bordeaux 2, Bourgogne,
Montpellier 1, Reims, l’INP Toulouse et
Montpellier SupAgro). Il se prépare en
deux ans après une licence en
sciences (physique-chimie, biologie,
agronomie, biochimie, etc.) ou un
niveau équivalent (180 crédits ECTS).
Technicien
agricole
Bac prof essi onnel
À partir de 1 300 €
■ Bac conseillé :
pro agricole
En agriculture, le technicien peut avoir
de multiples casquettes : il peut être
salarié d’une coopérative, d’une
société de travaux agricoles ou d’une
exploitation. Dans ce dernier cas, il
participe à tous les travaux et seconde
le chef d’exploitation. Il prend alors
soin des cultures, nourrit les animaux,
entretient le matériel et les locaux,
gère le stock… Il peut également se
spécialiser et devenir conducteur de
machines agricoles ou encore
technicien en aquaculture et travailler
dans des élevages d’animaux et de
plantes aquatiques : poissons,
coquillages, crustacés, etc.
Ses compétences : cultiver,
entretenir, assister.
Sa formation : le bac
professionnel agricole est une bonne
base. Il existe de nombreuses
spécialités et options : conduite et
gestion de l’exploitation agricole
(options productions animales,
productions végétales, vigne et
vin, etc.), productions horticoles,
travaux paysagers, agroéquipement,
maintenance des matériels
agricoles, etc. Des spécialisations plus
pointues sont possibles à bac + 2
(comme le BTSA productions
aquacoles ou gestion forestière) : elles
sont un atout pour ceux qui
envisagent de prendre un jour les
commandes d’une exploitation.
Vétérinaire
Bac + 6
À partir de 1 800 €
■ Bac conseillé : S
Qu’il soit des villes ou des champs, le
vétérinaire s’occupe de la santé des
animaux : soins, vaccins, opérations
chirurgicales, prévention des
maladies… Dans son cabinet, en
ville, ses « patients » sont avant tout
des chiens et des chats, mais aussi
des rongeurs, des reptiles ou encore
des oiseaux. À la campagne, il
s’occupe aussi des animaux de la
ferme (bovins, ovins, volailles, etc.). La
majorité des 15 000 vétérinaires de
France exercent en cabinet. Pour les
aider dans leur tâche, un auxiliaire
vétérinaire prend en charge toute la
gestion administrative et commerciale
du cabinet. Celui-ci peut également
assister le vétérinaire lors des
opérations. À l’heure actuelle, de
moins de moins de professionnels
travaillent en milieu rural. Les
nouveaux diplômés rejoignent
l’industrie agroalimentaire, grande
pourvoyeuse d’emplois. Autres
secteurs d’exercice : l’industrie
pharmaceutique, la direction des
services vétérinaires et, pour quelques
rares postes, les parcs zoologiques.
Ses compétences : observer,
soigner, conseiller.
Sa formation : les quatre écoles
nationales vétérinaires de Maisons-
Alfort, Lyon, Nantes et Toulouse,
recrutent sur concours – très sélectif –
après une prépa BCPST-véto, une
deuxième année de licence sciences
de la vie, et certains BTS, DUT ou
BTSA. Pour ces trois derniers cas, il
existe une classe préparatoire au
concours d’une durée de un an. ©

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T émoi gnage
Son métier Coordinatrice du GAB (Groupement
d’agriculture biologique et biodynamique) d’Île-de-France, Estelle
Feliculis aide les exploitants de sa région à développer une acti-
vité bio. « Récemment par exemple, nous avons mis en place une
filière de pain bio en Île-de-France. Il a fallu trouver les meuniers,
mais aussi les boulangers, les cantines scolaires et les magasins
qui allaient distribuer ce pain. Nous intervenons ainsi du champ
à l’assiette. Nous avons aussi aidé des maraîchers qui souhai-
taient développer des vergers bio avec un programme de forma-
tion. » Diplômée d’Agro ParisTech, cet ingénieure agronome s’est
spécialisée dans le développement agricole. « Le bio ne signifie
pas un retour aux schémas du passé. Au contraire. L’agriculture
biologique impose beaucoup de technicité et de connaissances
scientifiques. Par exemple, éviter les mauvaises herbes sans trai-
tement chimique exige un savoir-faire spécifique. Le bio, ce n’est
pas les petits oiseaux : on parle outils, machines, techniques…»
Ses conseils « Il faut faire des stages pour
choisir sa voie. Car le métier d’ingénieur agronome ouvre sur des
parcours très divers. J’ai des collègues qui travaillent au Crédit
agricole pour monter des dossiers de financements, d’autres dans
la recherche, dans l’agroalimentaire, voire dans l’informatique. Je
conseillerais de s’orienter vers le bio, c’est un secteur porteur. Il
y a même un potentiel pour s’installer en tant qu’agriculteur bio.
En Île-de-France, on cherche des terres et des candidats…»
“Le bio impose technicité
et connaissances
scientifiques.”
Estelle Feliculis, 38 ans,
ingénieure agronome

Le secteur
Première entreprise
de France
En France, le secteur, qui
emploie plus de 3 millions de
personnes, regroupe 920 000
entreprises. Dans cette fameuse
« première entreprise de
France », on compte chaque
année 100 000 nouveaux
emplois qui peinent à trouver
preneurs : 150 000 postes
seraient aujourd’hui disponi-
bles. Dans les prochaines
années, le secteur des services à
la personne, en plein dévelop-
pement, devrait recruter en
masse. Les métiers liés à l’envi-
ronnement (énergie solaire par
exemple) connaîtront aussi une
forte progression. D’ici à 2015,
400 000 nouveaux emplois
devraient voir le jour.

Les métiers
Place aux jeunes !
Boucher, taxi, maçon, coif-
feur, céramiste… l’artisanat
regroupe plus de 250 métiers
différents et quelque 500 acti-
vités. C’est l’un des secteurs
les plus ouverts aux jeunes,
avec 200 000 apprentis formés
chaque année, dont 80 % sont
embauchés en CDI (contrat à
durée indéterminé) à l’issue
de leur apprentissage. La moi-
tié d’entre eux accèdent au
rang de patron dans les dix
ans qui suivent leur entrée
dans la vie active. Et comme
300 000 artisans devraient
prendre leur retraite d’ici à dix
ans, les places pour prendre la
relève ne sont pas prêtes de
manquer !

Les formations
Pas de travail
sans qualification
Pour assurer aux clients une
prestation sûre et de qualité, la
loi exige une qualification pro-
fessionnelle pour la plupart
des métiers de l’artisanat. C’est
notamment le cas pour l’auto-
mobile, le bâtiment, les soins
esthétiques ou encore l’ali-
mentation. Du CAP (certificat
d’aptitude professionnelle) au
BTS (brevet de technicien
supérieur), quelque 600 forma-
tions professionnalisées sont
proposées, avec la possibilité
d’entrer en apprentissage à
tous les niveaux. Pour répon-
dre aux nouveaux besoins
et pour se développer, les
entreprises de l’artisanat
recherchent également de
nouvelles compétences. Des
partenariats avec des IUT (ins-
tituts universitaires de techno-
logie) et des universités ont été
mis en place pour faire connaî-
tre les métiers du secteur aux
jeunes issus d’une formation
générale ou d’un cursus de
gestion, de comptabilité, de
commerce, de droit… ● ©

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Chaque année, le secteur crée 100000 nouveaux emplois. Ce dynamisme fait de
l’artisanat l’un des rares secteurs à offrir de belles perspectives d’emploi aux
jeunes, même peu qualifiés.
Depuis quelques
années, l’artisanat
accueille de plus
en plus de
femmes. Elles
occupent un tiers
des postes
salariés et sont
particulièrement
représentées
dans le textile et
l’habillement
(59 %), la
réparation, le
transport et les
services (53 %) et
les métiers d’art
(25 %), Elles sont
11 % à travailler
dans le bâtiment.
zoom
TISSAGE À LA MANUFACTURE DES GOBELINS, À PARIS. Un actif sur dix travaille dans l’artisanat.
Répartition des
entreprises artisanales
par type d’activité
Source APCM (Assemblée permanente
des chambres de métiers), 2008.
Pour plus d’infos sur les formations dans l’artisanat, voir notre site
www.letudiant.fr, rubrique Guide des études, puis Les études par spécialité.
Artisanat
Bâtiment
40 %
Production
17 %
Alimentation
11 %
Services
32 %
Artisanat
25
Boulanger
CAP/BEP
À partir de 1 300 €
En moyenne, un boulanger accueille
chaque jour dans sa boutique 450
clients ! Pour répondre à cette
demande, il commence sa journée
avant l’aube. Première étape de la
préparation du pain : la pâte. Eau,
farine, levure, la recette est simple,
mais tout est question de savoir-faire.
Elle est ensuite pétrie à la machine et
mise à fermenter plusieurs heures
avant d’être cuite. Pour satisfaire sa
clientèle, le boulanger innove et
invente de nouvelles recettes, joue la
carte du « traditionnel », toujours dans
le strict respect des règles d’hygiène
et de conservation.
Ses compétences : cuisiner,
innover, vendre.
Sa formation : le CAP boulanger
ou le BEP (brevet d’études
professionnelles) alimentation, option
boulangerie, suffisent. Mais les
perspectives d’évolution sont plus
vastes pour les titulaires d’une MC
(mention complémentaire) boulangerie
spécialisée ou pâtisserie
boulangère… D’autres diplômes de
niveau bac permettent d’accéder à
des postes plus élevés : le BP (brevet
professionnel) boulanger et le BM
(brevet de maîtrise) boulanger ou
pâtissier, tout spécialement adapté aux
futurs chefs d’entreprise, ou encore le
bac pro métiers de l’alimentation,
option boulangerie ou pâtisserie.
Charpentier
CAP/BEP
À partir de 1 300 €
De la conception au montage des
charpentes, c’est sur ses épaules que
reposent la construction et la
réparation de structures en bois ou en
métal qui serviront de toit aux
bâtiments. Lorsqu’il réalise une
charpente, ce professionnel se base
en premier lieu sur les plans de
l’architecte pour dessiner en atelier
les pièces à réaliser. Pas question
pour lui d’être fâché avec la
géométrie ! Il s’appuie sur des
logiciels de calcul pour évaluer
l’équilibre des forces et des volumes.
Assisté d’outils à commande
numérique, il façonne poutres et
poutrelles ou confie leur fabrication
à des prestataires, puis participe à
l’assemblage et à la mise en place
de la structure.
Ses compétences : concevoir,
fabriquer, assembler.
Sa formation : le CAP charpentier
bois, le BEP bois et matériaux
associés, le CAP ou le BEP structures
métalliques suffisent pour exercer.
Mais la complexification des
méthodes de conception oblige à plus
de qualifications scientifiques et
technologiques. Le BP charpentier, le
bac pro technicien constructeur bois
sont donc recommandés. Le bac
technologique STI spécialité génie
mécanique (option bois et matériaux
associés ou structures métalliques)
suivi d’un BTS charpente couverture,
systèmes constructifs bois et habitat,
ou structures métalliques, conduit à
des fonctions d’encadrement.
Coiffeur
CAP/BEP
À partir de 1 300 €
Le rôle du coiffeur commence dès
l’entrée du client dans le salon :
dans ce secteur très concurrentiel,
la qualité de l’accueil est aussi
importante que le coup de ciseaux !
Des paroles aimables, une
présentation soignée… Le coiffeur se
met en quatre pour que son client
passe un agréable moment. Il discute
avec lui des soins et gestes à réaliser
en fonction de la nature des cheveux
et des désirs du client. Shampoing,
coupe, brushing, coloration,
extension… Le coiffeur maîtrise
toutes les techniques et est incollable
en matière de tendances : la coiffure
est un métier de mode… Dans les
salons proposant des produits
capillaires, ce professionnel doit
également avoir la fibre commerciale.
Lorsqu’il est installé à son compte,
il doit, en plus, gérer la comptabilité,
les factures et l’approvisionnement
du magasin.
Ses compétences : coiffer,
créer, écouter.
Sa formation : le CAP coiffure est
le diplôme de base obligatoire. Il peut
être suivi d’une mention
complémentaire coloriste-
permanentiste ou styliste-visagiste et
complété par un CAP perruquier-
posticheur. Pour se mettre à son
compte, un BP – ou mieux un BM –
coiffure sont nécessaires.
Fleuriste
CAP
À partir de 1 300 €
Dans sa boutique qui embaume des
senteurs des plantes, le fleuriste
conseille et sert ses clients. Mais ne
vous y trompez pas, ses fonctions
sont beaucoup plus vastes ! Avant
l’ouverture, ce professionnel part
s’approvisionner chez les grossistes
et les producteurs. Il sélectionne lui-
même les fleurs qui rejoindront son
stock, guidé par certaines dates du
calendrier (fête des Mères,
Noël, etc.). En arrière-boutique, il
rempote, taille, traite et arrose ses
plantes. Ses connaissances en
botanique et en horticulture lui
permettent d’apporter les meilleurs
soins à chaque plante et de
conseiller judicieusement ses
clients, en tenant compte de leurs
envies, des circonstances et de sa
propre sensibilité.
Ses compétences : cultiver,
créer, vendre.
Sa formation : le CAP fleuriste
suffit, mais le BP fleuriste est
réellement un plus.
Plombier,
couvreur, zingueur
CAP/BEP
À partir de 1 300 €
C’est bien connu, un plombier a
toujours de bons tuyaux… Qu’il soit
salarié ou indépendant, il répare,
installe et entretient les canalisations
d’eau et de gaz. Il effectue également
la pose et la réparation des appareils
sanitaires (robinets, baignoire, etc.).
Lorsqu’il est sur un chantier, le
plombier étudie les plans de
l’architecte pour déterminer le
passage précis des réseaux. Ensuite,
il les pose et les raccorde. Ses gestes
doivent être minutieux. Souvent doté
d’une double compétence (le
plombier, couvreur, zingueur participe
aussi à la confection des toitures),
il peut évoluer vers un poste de chef
de chantier ou ouvrir sa propre
entreprise.
Ses compétences : réparer,
entretenir, installer.
Sa formation : les diplômes de
base sont le CAP installations
sanitaires et le BEP techniques des
installations sanitaires et thermiques.
Il est conseillé de les compléter par
une MC zinguerie ou par un BP
équipements sanitaires. Pour des
postes d’encadrement, mieux vaut
préparer un bac pro énergétique ou
bâtiment suivi d’un BTS fluides-
énergies-environnement. Pour
l’activité de couvreur, le CAP couvreur
et le BEP techniques du toit sont des
passages obligés.
À lire >Esthétique et beauté, la passion du bien-être,
les Métiers du bâtiment, éditions l’Etudiant.
Contact > APCMA (Assemblée permanente
des chambres de métiers et de l’artisanat),
12, avenue Marceau, 75008 Paris. Sur son site,
www.artisanat.fr, vous trouverez les coordonnées
des CAD (centres d’aide à la décision) qui informent, orientent et
facilitent le recrutement des artisans >UPA (Union professionnelle
artisanale), 53, rue Ampère, 75017 Paris, www.upa.fr.
Sur le Net > www.artisanat.info, le site du Fonds national
de promotion et de communication de l’artisanat, donne
toutes les infos sur les métiers et les formations.
Plus d’infos
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ESTHÉTIQUE
ET BEAUTÉ
LA PASSION
DU
BIEN-ÊTRE
Métier par
métier, les
diplômes
pour
réussir
De l’artisanat au monde
de l’entreprise, il n’y a
qu’un pas pour nombre de
spécialités techniques et
industrielles (voir BTP et
Industrie), commerciales
(voir Commerce et
Hôtellerie, restauration)
et même artistiques
(voir Mode, création).
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Le secteur
Un colosse
aux pieds d’argile
En France, plus de 9 000 entre-
prises travaillent pour le cinéma
et l’audiovisuel, et emploient
environ 43 000 personnes, sala-
riées ou intermittents du spec-
tacle. Elles sont 6 300 spéciali-
sées dans la production de films
(pour le cinéma, la télévision, la
publicité, etc.), 1 300 dans les
prestations techniques (la loca-
tion de matériel de tournage
notamment) et 800 dans la dis-
tribution (de films pour le
cinéma, de DVD, etc.). Porté par
des succès comme Bienvenue
chez les Ch’tis ou OSS 117, le
cinéma français bénéficie d’une
conjoncture favorable : en 2008,
dans l’Hexagone, les films fran-
çais ont généré plus d’entrées
que les films américains. Mais
les petites structures de produc-
tion restent fragiles. Un phéno-
mène accentué par la réduction
des crédits accordés par les
banques. Du côté de la télévi-
sion, les chiffres sont plus nuan-
cés. Si la TNT et la télévision par
ADSL ont redynamisé le secteur,
la perte d’audience des grandes
chaînes nationales et la vulnéra-
bilité des sociétés de production
font que le marché peine à trou-
ver une visibilité.

Les métiers
Gare à la précarité
Dans ce contexte, ce sont les
métiers techniques qui offrent le
plus d’opportunités. En marge
des professions « vedettes »
(ingénieur du son, cadreur), il
existe une multitude de métiers
moins connus, comme poin-
teur vidéo, technicien d’exploi-
tation, ingénieur de la vision.
Tous s’appuient sur des techno-
logies de pointe. À la veille du
tout-numérique, le développe-
ment, la gestion et la mainte-
nance des systèmes informa-
tiques sont des savoir-faire très
recherchés. Moins diversifiés,
les métiers de la réalisation, de
la production et de la distribu-
tion sont ouverts à des profils
plus variés. Toutefois, un niveau
bac + 2 au minimum et un bon
carnet d’adresses sont des
atouts pour débuter. À noter : la
vitalité retrouvée du secteur ne
se traduit pas encore par une
amélioration des conditions de
travail, notamment pour les
intermittents du spectacle dont
la situation reste précaire.

Les formations
D’indispensables
études techniques
En deux ans après le bac, le BTS
(brevet de technicien supérieur)
métiers de l’audiovisuel permet
d’accéder à des postes de tech-
nicien variés. Il propose cinq
options : image, son, montage et
postproduction, gestion de pro-
duction, techniques d’ingénie-
rie et exploitation des équipe-
ments. Si vous choisissez la fac,
misez sur les masters profes-
sionnels plutôt que sur la filière
« arts du spectacle ». Par ailleurs,
il existe deux écoles publiques
accessibles sur concours à
bac + 2, la FEMIS (École natio-
nale supérieure des métiers de
l’image et du son) à Paris et
l’ENSLL (École nationale supé-
rieure Louis-Lumière) à Noisy-
le-Grand (93), et une dizaine
d’écoles privées spécialisées qui
proposent des formations en
deux ou trois ans après le bac :
EFET, ESEC, ESRA, 3IS, SAE
Institute… ● ©

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Si le cinéma et l’audiovisuel français gagnent des parts de marché aux niveaux
national et international, le secteur reste cependant fragile. Et il attire toujours
davantage de candidats qu’il n’offre de postes.
Audiovisuel, cinéma
26
Pour plus d’infos sur les formations dans l’audiovisuel et le cinéma, voir notre
site www.letudiant.fr, rubrique Guide des études, puis Les études par spécialité.
Pour exercer
certaines
professions
techniques dans
le cinéma (scripte,
monteur,
réalisateur, etc.),
la CIP (carte
d’identité
professionnelle)
est obligatoire.
Délivrée par le
CNC, elle s’obtient
par l’expérience.
Par exemple, un
réalisateur doit
avoir été premier
assistant sur trois
longs métrages.
zoom
LORS D’UNE PRISE SUR LE PLATEAU DE « PROTÉGER ET SERVIR », D’ÉRIC LAVAINE. Le tournage
de ce long-métrage a mobilisé jusqu’à 80 personnes durant huit semaines.
Cadreur
Bac + 2 à bac + 5
À partir de 1 400 €
( 1)
■ Bac conseillé :
toute série
Il est l’œil du réalisateur : sur ses
conseils, il détermine les mouvements
et les angles de prises de vues
(appelés cadres). Aux commandes de
sa caméra, il anticipe et suit le
déplacement des acteurs en veillant
sur son cadre. Si certains réalisateurs
tiennent la caméra pour diriger plus
facilement les acteurs, la plupart
d’entre eux travaillent avec un cadreur
en donnant des indications plan par
plan. En fiction télé, le cadreur est
souvent secondé par un assistant
opérateur, chargé du matériel de prise
de vues, de sa mise en place et de
son bon fonctionnement. Sur les
plateaux de télévision, il travaille sous
la direction d’un réalisateur en régie.
Pour multiplier les opportunités
professionnelles, les cadreurs ont
souvent plusieurs cordes à leur arc :
cadrage et réalisation, cadrage et
montage, fiction et documentaire, etc.
Ses compétences : filmer,
cadrer, échanger.
Sa formation : un BTS métiers de
l’audiovisuel, option image,
éventuellement complété par un
cursus universitaire ou par une
formation en école spécialisée.
Directeur
de la photographie
Bac + 2 à bac + 5
À partir de 2 000 €
( 1)
■ Bac conseillé : toute série
C’est l’un des techniciens de
l’audiovisuel les plus créatifs. Sur un
plateau de tournage, le directeur de la
photographie, aussi appelé « chef
opérateur », est le maître des
lumières. Avant le tournage, il choisit
les caméras, les lentilles, les
éclairages. Tout cela pour créer un
univers de couleurs, de tons et
d’émotions qui réponde au souhait du
réalisateur. Souvent reconnaissable
pour les initiés, le style du directeur de
la photographie est sa signature, sa
marque de fabrique. À la télévision
comme au cinéma, il est entouré
d’une équipe d’éclairagistes, chargés
de positionner le matériel (projecteurs,
réflecteurs…) selon ses directives.
Ses compétences : éclairer,
créer, coordonner.
Sa formation : un BTS métiers de
l’audiovisuel, option image, puis une
école spécialisée ou, pour débuter à la
télé, un BTS métiers de l’audiovisuel,
option techniques d’ingénierie et
exploitation des équipements, voire un
BTS électronique.
Ingénieur
de la vision
Bac + 2
À partir de 1 400 €
( 1)
■ Bac conseillé : S, STI
ou STT
Responsable de la qualité de l’image
télévisuelle, ce technicien va sur le
plateau avant le début de l’émission
pour régler les caméras en fonction
des paramètres techniques établis par
le directeur de la photographie. Il
travaille ainsi sur les contrastes et les
couleurs. Il s’assure au passage que
toutes les caméras sont « raccord »
entre elles, afin d’éviter des images et
des couleurs trop différentes d’un
plan à l’autre. Il peut aussi placer des
filtres sur les caméras pour atténuer
la fatigue sur un visage, gommer
quelques rides, créer un effet.
Ses compétences : régler,
vérifier, préparer.
Sa formation : un BTS métiers de
l’audiovisuel, option techniques
d’ingénierie et exploitation des
équipements, ou un BTS ou DUT
électronique.
Ingénieur du son
Bac + 2 à bac + 5
À partir de 1 500 €
( 1)
■ Bac conseillé : S ou STI
génie électronique
Sur un plateau de tournage, l’ingénieur
du son est l’oreille du réalisateur. À la
fois artiste doté d’une bonne culture
musicale et technicien de haut vol, il
est le responsable de l’identité sonore
du film. Qualité du son, tonalité des
dialogues, choix des bruitages… son
travail commence dès la lecture du
scénario durant laquelle il imagine la
couleur sonore du film. En fonction de
ses choix et de son analyse, il adapte
son matériel de prise de son. Lors du
tournage, il collabore avec les
perchistes qui positionnent les micros
en fonction de ses indications.
La hantise de « l’ingé son » ? Les
parasites et les interférences qui
« abîment » un son. Après le tournage,
il réalise le mixage, étape essentielle
qui consiste à mélanger et doser les
différentes sources sonores pour
obtenir la bande-son définitive du film.
Quand il ne travaille pas pour
l’audiovisuel, l’ingénieur du son évolue
dans le monde musical : il enregistre
des albums en studio, sonorise des
salles de concert, etc.
Ses compétences : enregistrer,
mixer, sonoriser.
Sa formation : un BTS métiers de
l’audiovisuel option son, une formation
en école spécialisée (bac + 3 à
bac + 5), ou bien le Conservatoire
national supérieur de musique à Paris,
qui recrute chaque année une dizaine
d’étudiants à bac + 2 (cursus
scientifique) pour une formation en
quatre ans qui mène au diplôme de
« musicien-ingénieur du son ».
Il existe aussi des formations à la fac,
comme le master pro son et musique
à Brest et celui de l’IUP métiers de
l’image et du son à Aix-Marseille 1.
Monteur
Bac + 2 à bac + 5
1 100 €
( 1)
■ Bac conseillé : S, STI,
STT ou L option cinéma
et audiovisuel
Pour tirer quinze minutes de film à
partir de vingt heures de rushes, le
monteur passe des journées
27
T émoi gnage
Son métier L’homme à la caméra, c’est lui. Ali
Lakrouf, chef opérateur image, a un parcours de formation clas-
sique : après un bac scientifique, il prépare pendant un an son en-
trée à l’école Louis-Lumière qu’il réussit au second essai. En
sortant de formation, il occupe rapidement des postes d’assis-
tant caméra pour des tournages de pub et des longs métrages au
cinéma. Après huit ans passés en tant qu’assistant, il devient chef
opérateur pour des films de fiction, des courts métrages, des films
institutionnels et des pubs. À l’écoute des intentions du réalisa-
teur, c’est lui qui choisit le matériel, gère les lumières avec son
équipe, définit les angles de prises de vues… « C’est vraiment un
travail d’équipe au sens où il faut savoir travailler en cohérence
avec tous les métiers qui interviennent sur un tournage : machi-
nistes, décorateurs, ingénieurs du son… Mais mon premier in-
terlocuteur est le réalisateur avec lequel je collabore depuis
l’initiation du projet jusqu’au moment du tournage. »
Ses conseils « Le choix de l’école est évi-
demment important. À part la FEMIS et Louis-Lumière, d’autres
établissements proposent d’excellentes formations comme 3IS,
ESRA, ou, en Belgique, l’INSAS à Bruxelles et l’IAD à Louvain. Quoi
qu’il en soit, si une école apporte du réseau et donne de la cré-
dibilité, surtout celles qui sont très sélectives, l’essentiel n’est pas
la technique pure mais la pratique. Et un conseil pour se lancer :
il faut monter à Paris et traîner dans les endroits où se font les
films : studios, loueurs de matériels, boîtes de prod…»
“L’essentiel n’est pas
la technique pure
mais la pratique.”
Ali Lakrouf, 43 ans,
chef opérateur image
Audiovisuel, cinéma
entières, les yeux rivés sur son banc
de montage numérique. Il commence
par visionner l’ensemble des images
et en fait une sélection minutieuse,
ne gardant que les prises de vues les
plus intéressantes. Doté d’un sens
artistique aigu, mais aussi d’un sens
du rythme, il fait ensuite un premier
montage qu’il affine peu à peu. Il met
en place d’éventuels effets, puis
synchronise la bande-son avec les
images. Durant le montage, le
réalisateur n’est jamais loin pour
superviser cette étape essentielle de
la construction d’un film télé ou
cinéma. Spécialisés dans les effets,
les monteurs truquistes font, quant à
eux, l’habillage des chaînes et des
émissions télévisées, et sont
omniprésents dans la publicité.
À l’aide de logiciels d’images et
d’effets spéciaux, entourés
d’infographistes et d’animateurs
2D ou 3D, ils déforment
les perspectives, incrustent
des personnages, superposent
des images…
Ses compétences : visionner,
choisir, monter.
Sa formation : le BTS métiers de
l’audiovisuel, option montage et
postproduction (surtout pour la
télévision) et/ou une école
spécialisée.
Producteur
Bac + 2 à bac + 5
Au pourcentage
■ Bac conseillé :
toute série
Pas de producteur, pas d’argent
pour le film ! Ce professionnel a la
lourde charge de trouver des
financements pour réaliser un long-
métrage. Aide de l’État, prêts
bancaires, partenariat avec une
chaîne de télévision… les solutions
sont nombreuses et, très souvent, le
producteur investit lui-même une
partie de son argent dans le projet,
avec pour objectif clair de se
renflouer. Il a donc son mot à dire
sur la création : il peut demander au
réalisateur de modifier la fin du
scénario s’il juge qu’elle ne
correspond pas aux attentes des
spectateurs, ou intervenir dans le
choix des acteurs. Pendant la
préparation et le tournage du film,
le producteur passe le relais au
directeur de production : c’est lui qui
va définir, en fonction du budget, les
besoins en personnel, négocier les
rémunérations, participer au choix
des prestataires (location de
matériel, de lieux, d’accessoires,
hébergement et restauration), etc. À
ses côtés, l’assistant de production,
sorte de supercomptable spécialisé
dans l’audiovisuel, contrôle chaque
dépense et s’assure qu’il n’y a pas
d’écart entre le budget prévisionnel
et le coût réel du film.
Ses compétences : négocier,
financer, accompagner
Sa formation : un BTS métiers
de l’audiovisuel option gestion de
production, une école de cinéma,
voire une école de commerce. Enfin,
l’INA’Sup (école de l’INA) propose
une formation en production
audiovisuelle de niveau master
(bac + 5).
Réalisateur
Bac + 2 à bac + 5
Variable
■ Bac conseillé :
toute série
Au cinéma, il est souvent à
l’origine du projet de film, parfois
même du scénario. À la fois auteur,
technicien et manager, le réalisateur
coordonne toutes les étapes de la
création d’un long-métrage, depuis
la recherche d’un producteur
Audiovisuel, cinéma
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28
Sont aussi présents sur les plateaux de cinéma et
de télévision, ou dans les coulisses des théâtres,
les agents artistiques, les costumiers, les décorateurs,
les scénographes, ainsi que les comédiens
(voir Spectacle). Par ailleurs, les sociétés de production
audiovisuelle emploient des attachés de presse
spécialisés (voir Communication) et recherchent de
plus en plus de spécialistes du multimédia
(voir Informatique, Web, Télécoms).
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T émoi gnage
Son métier Auteur notamment de la série
Mafiosa, diffusée sur Canal+, Pierre Leccia estime que pour écrire
un bon scénario il faut se servir de son propre vécu, mais aussi
savoir se documenter. « Le scénario peut être comparé au plan
d’un architecte : le film est la maison à construire, le réalisateur
est celui qui la construit, le scénariste celui qui fait les fonda-
tions. La règle veut qu’une page de scénario représente une
minute du film. C’est un support technique, sans effet de style,
lu par très peu de personnes. Il ne peut pas être comparé à un
roman. Un très bon scénariste peut être un très mauvais roman-
cier et inversement ! » Écrivant aussi bien pour la télé que pour
le cinéma, cet auteur doit aussi s’adapter. « Les contraintes bud-
gétaires et artistiques se retrouvent partout, avec plus ou moins
d’influences selon le producteur et le diffuseur. Il est clair que
lorsqu’on écrit le scénario d’un téléfilm qui passera sur une
chaîne généraliste en prime time, certaines choses sont pros-
crites, comme la violence extrême. Le secret consiste à savoir à
qui l’on s’adresse, où et quand. C’est au scénariste d’adapter
son écriture à ces contraintes. »
Ses conseils « Je me suis lancé dans ce
métier sans formation. Pourtant, je suis persuadé que les jeunes
doivent fréquenter les écoles de cinéma. Ce n’est pas pour
autant qu’ils deviendront de bons scénaristes, mais comme un
musicien, il est indispensable de bien connaître ses gammes
pour pouvoir écrire sa propre musique. Et l’atout des jeunes scé-
naristes est d’être élevés et nourris à la série TV pour
parfaitement en connaître les codes. »
“Un bon scénariste peut
être un très mauvais
romancier, et inversement.”
Pierre Leccia, 47 ans,
scénariste
jusqu’au montage et au mixage
final. Il peut même participer à la
promotion du film aux côtés des
acteurs, lorsque son nom fait figure
de référence. Le métier de
réalisateur prend toute son
importance sur le tournage : il doit,
dans un délai limité, mener
techniciens et acteurs vers ce qu’il
désire tout en coordonnant le travail
de chacun. Pour relever ce véritable
défi, il peut compter sur des
assistants réalisateurs qui prennent
en charge la préparation du
tournage et veillent à son bon
déroulement. À la télévision, le rôle
du réalisateur de plateau est plus
technique, moins créatif, puisqu’il
s’agit avant tout de superviser la
préparation, puis l’enregistrement
des émissions en se conformant aux
directives du producteur. Sélection
des participants, choix des décors et
du générique, position des
caméras… il doit tout prévoir.
Durant l’enregistrement ou le direct,
installé en régie, il donne des
indications de prises de vues aux
cadreurs, par micro et oreillettes
interposés. Il est en contact direct
avec la plupart des métiers qui font
un film, du producteur aux
techniciens en passant par les
comédiens.
Ses compétences : diriger,
coordonner, créer.
Sa formation : idéalement, un
BTS métiers de l’audiovisuel option
métiers de l’image (ou un autre
diplôme audiovisuel de niveau
bac + 2/3), suivi d’une école
comme la FEMIS, 3IS, l’ESRA…
L’université propose quant à elle
quelques masters pro en réalisation
(Paris 1, Aix-Marseille 1, Grenoble 3).
Régisseur
général
Bac + 2 à bac + 5
À partir de 1 100 €
( 1)
■ Bac conseillé :
toute série
Véritable nounou des équipes de
production, il veille à l’organisation
quotidienne du tournage : demande
d’autorisation pour le transport des
équipes ou le blocage des rues,
réservation de l’hébergement et de la
restauration, recrutement des
figurants… Même s’il prépare
chaque tournage plusieurs semaines
à l’avance, il doit toujours gérer une
multitude de petits contretemps,
qu’ils soient liés à la météo ou aux
caprices de stars ! Sur un long-
métrage, le régisseur général
est assisté par un ou plusieurs
régisseurs adjoints.
Ses compétences : organiser,
coordonner, administrer.
Sa formation : le BTS métiers de
l’audiovisuel option gestion de
production constitue une bonne
base. Une école d’audiovisuel permet
quant à elle de connaître les rouages
d’une production. Toutefois,
beaucoup de régisseurs apprennent
encore leur métier sur le terrain,
sans avoir suivi de formation
spécifique.
Responsable
de diffusion
Bac + 2
Variable
■ Bac conseillé : S, STI,
STT ou L option cinéma
ou audiovisuel
Tout ce qui passe à l’antenne est
soumis à son œil d’expert. Le
responsable de diffusion veille en
premier lieu à ce qu’aucun imprévu
ne vienne perturber le cours normal
d’une émission en direct. Au
moindre incident, il doit trouver la
parade sans que les téléspectateurs
ne s’en aperçoivent. Posté dans la
régie centrale, il s’assure que le
conducteur (document indiquant à la
seconde près ce qui est diffusé à
l’antenne) est parfaitement respecté.
Si un animateur « déborde » en fin
d’émission, il peut décider de le
« couper » ou d’écourter un
générique. Le responsable de
diffusion intervient également hors
direct, traquant le moindre
contretemps. Enfin, il s’assure que la
durée des spots publicitaires est
bien conforme aux normes édictées
par le CSA.
Ses compétences : contrôler,
gérer, organiser
Sa formation : le BTS métiers
de l’audiovisuel, option
techniques d’ingénierie et
exploitation des équipements, peut
ouvrir les portes d’une chaîne de
télévision. Cependant, quelques
années d’expérience sont
nécessaires avant d’accéder à
ce poste.
Scénariste
Aucun di pl ôme
Variable
■ Bac conseillé :
toute série
Loin des caméras et des plateaux de
tournage, le scénariste invente des
histoires pour le cinéma et la
télévision. À la demande d’un
réalisateur ou d’un producteur, il tisse
la trame du futur film. Il y a autant de
manières de concevoir un scénario
qu’il existe de scénaristes. Mais dans
tous les cas, le travail consiste à
construire une histoire, des
personnages, des dialogues…
À noter : certains scénaristes
sont spécialisés dans l’écriture des
dialogues. Selon le sujet, le scénariste
se documente pour nourrir son
imagination et décrire certaines
scènes. À la télévision, mesure
d’audience oblige, il doit, en plus, tenir
compte des attentes des
téléspectateurs. Les scénaristes
de télévision travaillent souvent en
équipe et dans l’urgence.
Ses compétences : inventer,
écrire, scénariser.
Sa formation : les rares
formations consacrées au métier
sont dispensées par les écoles de
cinéma. La FEMIS dispose d’un
département scénario. Il existe
aussi quelques formations
délivrées par les écoles privées
comme le CEEA (Conservatoire
européen d’écriture audiovisuelle) à
Paris, qui forme chaque année de
futurs scénaristes.
Scripte
Bac à bac + 4
À partir de 1 000 €
( 1)
■ Bac conseillé :
toute série
Le chronomètre toujours accroché
autour du cou, la scripte – le métier
est essentiellement féminin – assiste
au tournage de chaque scène avec
une attention de tous les instants. Elle
chronomètre chaque plan, note tous
les détails et prend des photographies
des accessoires, de l’éclairage, des
costumes… Rien ne doit lui
échapper : les scènes sont rarement
tournées par ordre chronologique. Elle
assure donc la cohérence du tournage
et permet d’éviter les aberrations
d’une scène à l’autre (une cigarette à
droite sur un plan qui passe à gauche
sur le suivant). Au montage, son
regard est très important pour valider
les enchaînements entre les
séquences. À la télévision, la scripte
établit un conducteur qui lui permettra,
lors de l’émission, de gérer le temps
d’antenne.
Ses compétences : observer,
chronométrer, vérifier.
Sa formation : si la plupart des
scriptes apprennent sur le terrain,
la FEMIS propose une formation
spécialisée de vingt-quatre mois
ouverte aux diplômés bac + 2
de moins de 27 ans. Une
formation scripte est également
dispensée au CLCF (Conservatoire
libre du cinéma français).
(1) Salaire hebdomadaire minimal
conventionnel dans le cinéma, sur une
base de 35 heures. Les employés des
sociétés audiovisuelles, plus souvent
mensualisés, touchent comparativement
un salaire moins élevé.
29
À lire > Ciné, télé, radio, tous les métiers (avec et)
sans piston, éditions l’Etudiant.
À voir > Les métiers de réalisateur TV
et de scripte en vidéo sur letudiant.fr.
Contact > CNC (Centre national de la cinémato-
graphie), 12, rue de Lübeck, 75016 Paris,
tél. 01.44.34.34.40, www.cnc.fr.
Sur le Net > www.ina.fr, site de l’INA (Institut national de l’au-
diovisuel) > www.videadoc.com, centre de documentation sur
la création cinématographique, audiovisuelle et multimédia.
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Pour plus d’infos sur les formations en audit, comptabilité et gestion, voir notre site
www.letudiant.fr, rubrique Guide des études, puis Les études par spécialité.

Le secteur
Quelle belle crise !
À l’heure où de nombreuses
activités accusent le coup face à
la crise économique, le secteur
de la comptabilité et de la ges-
tion d’entreprise s’en sort plutôt
bien. Face aux difficultés ren-
contrées ces derniers mois, les
sociétés repensent leurs activi-
tés en se réorganisant et se
restructurant. Autant d’oppor-
tunités accueillies positivement
par les « pros du chiffre ». L’aide
stratégique qu’ils apportent aux
dirigeants pour rationaliser les
coûts, réussir un plan social ou
assurer une communication
financière sans faille est de plus
en plus recherchée.
Cependant, les effectifs des cabi-
nets progressent plus vite que
ceux des services financiers des
entreprises : les dirigeants
confient désormais fréquem-
ment une partie de leurs activi-
tés comptables à des prestataires
extérieurs. En France, quatre
cabinets internationaux se par-
tagent une part importante du
marché. Les « Big Four »
(Ernst&Young, Deloitte, KPMG
et PwC) ont recruté à eux seuls
3 800 collaborateurs en 2008.

Les métiers
Pros du chiffre,
mais pas que…
Comptable, auditeur financier,
contrôleur de gestion… le sec-
teur, qui regroupe une dizaine de
métiers incontournables, est très
ouvert. D’ailleurs, les métiers de
l’expertise comptable et de l’au-
dit peinent à trouver des candi-
dats. Si ces professions exigent
une excellente technicité et une
parfaite maîtrise des chiffres, des
qualités commerciales et de
communication sont également
nécessaires, pour travailler dans
l’audit, la gestion ou la compta-
bilité. Les recrutements s’effec-
tuent à partir de bac + 2/3, mais
souvent le niveau requis à l’em-
bauche est plus élevé et la maî-
trise de l’anglais indispensable.

Les formations
Objectif bac + 5
En deux ans après le bac, vous
avez le choix entre le BTS CGO
(brevet de technicien supérieur
comptabilité et gestion des
organisations) et le DUT GEA
(diplôme universitaire de tech-
nologie gestion des entreprises
et des administrations). Pour-
suivre en suite à l’université est
possible : licence pro manage-
ment des organisations, option
assistant de gestion et contrôle
financier, IUP (institut universi-
taire professionnalisé) en
comptabilité et finance, mas-
ters en comptabilité, contrôle,
audit… Ces profils universi-
taires sont de plus en plus pri-
sés par les employeurs qui
apprécient ces spécialisations.
Autre grande filière de forma-
tion du secteur, les diplômes
comptables avec, à bac + 3, le
DCG (diplôme de comptabi-
lité et gestion), à bac + 5, le
DSCG (diplôme supérieur de
comptabilité et gestion) et à
bac + 8, le DEC (diplôme d’ex-
pertise comptable). Enfin,
vous pouvez aussi opter pour
une formation en école supé-
rieure de commerce. ●
Du contrôle de gestion à l’audit financier, le secteur ne connaît pas la crise. Bien
au contraire ! Toutefois, les recruteurs recherchent de plus en plus de profils
ultra-spécialisés et expérimentés.
Audit, comptabilité,
gestion
Les opportunités
d’emploi en
matière d’audit et
de conseil sont
concentrées pour
moitié en Île-de-
France. Ensuite,
arrivent à égalité
les régions
Rhône-Alpes et
PACA (un emploi
sur dix). La
poursuite de
carrière à
international est
aussi une
possibilité, surtout
pour les employés
des grands
groupes.
zoom
AUDITEURS CHEZ PRICEWATERHOUSECOOPERS. L’audit externe est un important vivier de recrutement
de jeunes diplômés, amenés ensuite à évoluer au sein de cabinets ou en entreprise.
Audit, comptabilité, gestion
32
plus souvent par un diplôme comptable.
Pour devenir associé dans un cabinet,
il est nécessaire d’être titulaire du DEC
qui permet d’être légalement
responsable de la publication des
comptes d’une entreprise. Les
auditeurs de la Cour des comptes sont
recrutés quant à eux parmi les meilleurs
élèves issus de l’ENA (École nationale
d’administration).
Comptable
Bac + 2
À partir de 1 500 €
■Bac conseillé : S, ES
ou STG
Toute la journée, il compte, calcule et
triture des centaines de chiffres. Dans
une entreprise, le comptable est un
peu le “banquier”, celui qui vérifie
toutes les dépenses et les recettes.
Achat de fournitures de bureau,
paiement des salaires, vente de
produits… Rien ne lui échappe :
il contrôle tous les mouvements
d’argent. En fin d’année, il élabore
le bilan comptable de l’entreprise.
Ce résumé de l’activité annuelle sera
vérifié par un expert-comptable.
Le métier de comptable varie d’une
entreprise à l’autre. Dans les PME,
ses responsabilités sont nombreuses
et ses activités variées. Dans les
grandes entreprises, son poste est
généralement spécialisé (paiement
des salaires, factures). Il est alors
placé sous la responsabilité du
directeur comptable. Enfin, il peut
travailler dans un cabinet d’expertise
comptable : il gère alors la
Auditeur financier
Bac + 5 à bac + 8
À partir de 2 000 €
■Bac conseillé : S ou ES
Il existe trois grandes catégories
d’auditeurs financiers : les auditeurs
externes, les auditeurs internes et les
auditeurs à la Cour des comptes.
Les premiers travaillent pour un
cabinet d’audit. Lorsqu’une entreprise
les contacte, ils se rendent sur place
pour rencontrer ses dirigeants, ses
employés et vérifier avec minutie la
bonne tenue des finances. À partir de
leur « enquête », ils établissent un
diagnostic sur la santé de
l’entreprise. Les auditeurs internes,
eux, sont salariés d’une grande
entreprise. Ils se déplacent
régulièrement dans les filiales du
groupe, dans ses usines, dans ses
succursales. Ils analysent le
fonctionnement et l’organisation des
activités. S’ils détectent la moindre
anomalie, ils en informent leur
direction, qui prendra les mesures
nécessaires pour corriger cette
irrégularité. Restent les auditeurs à la
Cour des comptes. Contrairement à
leurs collègues, ils travaillent
exclusivement pour le service public.
Ils auditent donc les administrations
de l’État, les entreprises publiques, la
sécurité sociale, les associations
bénéficiant de subventions, etc.
Ses compétences : contrôler,
enquêter, diagnostiquer.
Sa formation : master audit ou
contrôle de gestion, diplôme d’école
supérieure de commerce complétés le
comptabilité de plusieurs entreprises
(artisans, commerçants, agriculteurs).
Ses compétences : compter,
analyser, administrer.
Sa formation : un BTS CGO ou un
DUT GEA, option finance-comptabilité.
Mais des diplômes de niveau
supérieur, en comptabilité ou d’école
de commerce, sont de plus en plus
appréciés et permettent d’évoluer plus
rapidement.
Contrôleur
de gestion
Bac + 4/5
À partir de 2 200 €
■Bac conseillé : S, ES
ou STG
Faire parler les chiffres ? Quelle drôle
d’idée ! Pourtant, grâce à leur analyse
rigoureuse et minutieuse, le contrôleur
de gestion aide l’entreprise à choisir
une bonne stratégie de
développement. Tout d’abord, ce
professionnel établit des prévisions de
budget, grâce aux informations
fournies par les services commerciaux.
Il fixe des objectifs chiffrés détaillés.
Ensuite, il élabore des outils de
contrôle qui lui permettront de vérifier
si l’entreprise a atteint ses objectifs.
Si ce n’est pas le cas, il conseille la
direction sur les actions à mettre en
place pour rectifier le tir.
Ses compétences : analyser,
prévoir, conseiller.
Sa formation : une école
supérieure de commerce, un master
professionnel spécialisé en contrôle
de gestion ou un diplôme comptable.
Directeur financier
Bac + 5 à bac + 8
À partir de 4 000 €
■Bac conseillé : S ou ES
C’est l’un des hommes importants de
l’entreprise. Ce professionnel, à la fois
excellent comptable et manager,
supervise la gestion financière de toute
une société. En collaboration avec ses
collègues comptables, financiers et
administratifs, il veille à garantir
l’équilibre financier de l’entreprise et à
optimiser ses performances. Pour cela,
il décide des placements à effectuer et
conseille la direction générale sur les
projets d’investissement (fusion,
acquisition, prise de participation dans
une société tierce…). Si le directeur
financier passe beaucoup de temps
dans les chiffres, c’est également un
fin négociateur : il gère les relations
avec les banques et rencontre tous les
investisseurs potentiels. Tout cela dans
un seul but : que l’entreprise se
développe.
Ses compétences : analyser,
gérer, prévoir.
Sa formation : les diplômés
d’école supérieure de commerce
titulaires du DCG (diplôme de
comptabilité et de gestion) sont
particulièrement recherchés.
Toutefois, ce poste n’est accessible
qu’après plusieurs années
d’expérience comme directeur
comptable ou contrôleur de gestion.
Expert-comptable
Bac + 8
À partir de 2 800 €
■Bac conseillé : S ou ES
L’expert-comptable aide les
entreprises et les artisans à élaborer
leurs bilans annuels et tous les
documents fiscaux et sociaux exigés
par la loi. Mais son rôle ne s’arrête
pas là : l’expert-comptable est pour
ces entrepreneurs un véritable coach !
Il peut conseiller et assister ses
interlocuteurs dans leurs choix
stratégiques. Création d’entreprise,
réformes fiscales, lutte contre la
fraude… Il est incollable sur tout ce
qui touche à la vie de l’entreprise.
Neuf experts-comptables sur dix sont
aussi commissaires aux comptes.
Observateurs indépendants, ils
vérifient les comptes publiés par les
entreprises pour s’assurer qu’aucune
fraude n’a été dissimulée (fausses
factures, détournement de fonds…).
Si fraude il y a, il doit les révéler au
conseil d’administration et aux
actionnaires de l’entreprise.
Ses compétences : conseiller,
assister, contrôler.
Sa formation : pour pouvoir
s’inscrire à l’Ordre des experts-
comptables et exercer, il faut obtenir
trois diplômes successifs : le DCG
(diplôme de comptabilité et gestion) à
bac + 3, le DSCG (diplôme supérieur
de comptabilité et de gestion) à
bac + 5, et le DEC (diplôme
d’expertise comptable), obtenu après
trois années de stage.
À lire > Comptabilité et gestion, des métiers
stratégiques, les Métiers de l’audit, les Métiers
de l’expertise comptable, Bien choisir son école
de commerce, aux éditions l’Etudiant.
À voir > Les métiers d’auditeur externe et de
directeur financier en vidéo sur letudiant.fr.
Sur le Net >www.ifaci.com, le site de l’Institut français de
l’audit et du contrôle internes, et www.futurexpert.com,
le site édité par le Conseil supérieur de l’ordre des
experts-comptables, détaillent les professions et les
diplômes du secteur >www.fdefi.com est le site du premier
groupement d’experts-comptables et de commissaires aux
comptes indépendants.
Plus d’infos
33
Audit, comptabilité, gestion
©

R
é
m
y

A
r
t
i
g
e
s
Fiscaliste
Bac + 5
À partir de 2 000 €
■Bac conseillé : S ou ES
Les impôts n’ont plus aucun
secret pour lui ! Conseiller spécialisé
en droit et en fiscalité, ce
professionnel aide l’entreprise à
appliquer avec rigueur les
normes fiscales nationales et
internationales. Il lui propose
également des solutions pour réduire
ses impôts. Pour cela, il doit connaître
sur le bout des doigts toute la
réglementation en vigueur. Chargé de
faire le lien avec l’administration
fiscale, il assiste aux contrôles fiscaux
et trouve des arguments de poids en
cas de contentieux. Le fiscaliste
conseille aussi l’entreprise sur des
dossiers importants comme les
opérations de fusion ou de
restructuration.
Ses compétences : conseiller,
défendre, proposer.
Sa formation : plusieurs masters
(bac + 5) sont particulièrement
adaptés : droit fiscal, droit des
affaires, droit économie et
gestion, etc. Cette profession est
également accessible aux avocats
spécialisés dans le droit des affaires.
Responsable
consolidation
Bac + 5
À partir de 2 300 €
■Bac conseillé : S, ES
ou STG
Ce cadre expérimenté doit son titre à
un anglicisme : dans la langue de
Shakespeare, « to consolidate »
signifie « grouper ». Le responsable
consolidation s’occupe donc de
rassembler les comptes des
différentes filiales d’un même groupe,
comme s’il s’agissait d’une seule et
même entreprise. L’objectif : refléter
avec exactitude la réalité économique
du groupe. Dans un contexte actuel
de fortes restructurations et de
concentrations, les postes ne
manquent pas pour les profils
qualifiés. Rarement confiée aux
débutants, cette fonction est
accessible après trois ans
d’expérience en audit ou
dans un service de consolidation.
Ses compétences : analyser,
contrôler, synthétiser.
Sa formation : master
professionnel en comptabilité
ou en finances, diplôme comptable
(DCG, DSCG), école supérieure
de commerce.
Trésorier
Bac + 5
À partir de 2 000 €
■Bac conseillé : ES ou STG
Proche conseiller du directeur
financier, ce professionnel veille sur
le « trésor » de l’entreprise qui
possède plusieurs comptes
bancaires à alimenter, à équilibrer et
parfois à combler. C’est là tout le
rôle du trésorier. Une grosse
facture arrive ? Il s’assure que les
comptes sont assez fournis pour
payer la somme due. Un
investissement important est
programmé pour les prochains
mois ? Il se renseigne auprès des
banques pour trouver des
placements financiers intéressants
et lucratifs. Après plusieurs
scandales financiers intervenus ces
dernières années, les opérations
bancaires de ce genre sont
observées à la loupe. Chaque
semaine, le trésorier transmet à sa
hiérarchie un état des lieux des
finances de l’entreprise.
Ses compétences : analyser,
équilibrer, placer.
Sa formation : un cursus
spécialisé en gestion et finance :
école supérieure de commerce
option finance, master finance
ou trésorerie, diplôme supérieur
en comptabilité et gestion.
Les études de gestion et
de comptabilité peuvent
conduire à exercer
d’autres professions dans
bien des secteurs,
comme la banque, les
assurances et la fonction
publique (inspecteur
des impôts, inspecteur
du Trésor…) ou encore
l’enseignement
(professeur certifié
ou agrégé d’économie
et gestion…).
D

a
u
t
r
e
s

m
é
t
i
e
r
s
T émoi gnage
Son métier Au départ, Sacha voulait être foot-
balleur. Aujourd’hui, il passe ses journées à jongler… avec les
chiffres ! Et précise d’emblée que son travail est tout, sauf mono-
tone : « La comptabilité est le cœur de mon métier, mais je fais
beaucoup d’autres choses. Au-delà des chiffres, je dois effec-
tuer un bilan précis de la santé d’une entreprise à un moment
donné, et ainsi contribuer à la prise de décisions stratégiques
pour son avenir. » Ce travail, qu’il juge valorisant, lui permet de
collaborer avec quelques entrepreneurs à forte personnalité,
comme le chef étoilé Alain Ducasse, l’un de ses plus gros clients.
Enfin, avant de pouvoir revendiquer le titre d’expert-comptable
au sein de l’un des plus grands cabinets d’audit et de conseil,
PricewaterhouseCoopers, Sacha est passé par un long parcours
d’études : huit ans au minimum, dont trois de stages, et la rédac-
tion d’un mémoire.
Ses conseils « C’est clair, les études sont plu-
tôt fastidieuses. Mais c’est un parcours jalonné de périodes de
stages intéressants. Cela vaut vraiment la peine de s’accrocher. Et
il faut savoir que ce diplôme permet aussi d’être recruté comme
directeur financier ou de reprendre une entreprise. »
“Je contribue à la prise
de décisions
stratégiques pour l’avenir
de l’entreprise.”
Sacha Ivanovic, 36 ans,
expert-comptable
Institut Supérieur des Métiers
associé à l’Université Catholique de l’Ouest





B AN QU E AS S U R AN C E

L Li ic ce en nc ce e P Pr ro o p po os st t B BA AC C + + 2 2
C Ch ha ar rg gé é d de e C Cl li ie en nt tè èl le e - - P Pa ar rt ti ic cu ul li ie er rs s
en convention avec l’Université du Maine

D DU U p po os st t B BA AC C + +3 3
C Ch ha ar rg gé é d de e C Cl li ie en nt tè èl le e - - P Pr ro of fe es ss si io on nn ne el ls s

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Z
I
R
35
Pour plus d’infos sur les formations dans le secteur banque-assurance, voir notre site
www.letudiant.fr, rubrique Guide des études, puis Les études par spécialité.

Le secteur
Après le tsunami
La finance internationale a
subi un raz-de-marée. La crise
américaine des subprimes
(type de crédit immobilier) a
gangrené tout un pan de l’éco-
nomie mondiale. Et la France
ne fait pas figure d’exception.
Premier employeur du privé
avec plus de 390 000 salariés,
le secteur de la banque se
restructure et panse ses plaies.
Les grands groupes (Crédit
Agricole, BNP Paribas, Société
Générale) affichent des résul-
tats en baisse. Le groupe
Caisse d’Épargne a annoncé
des pertes de 2 milliards d’eu-
ros pour 2008 et, dans la fou-
lée, la suppression de 3 500
postes d’ici à 2012. Sa banque
d’investissement, Natixis, va
réduire ses effectifs de 15 %
avant la fin de l’année. Para-
doxe de la situation, les éta-
blissements bancaires recru-
tent encore pour combler les
départs en retraite des « papy-
boomers ».
En 2008, 30 000 personnes ont
été embauchées. Un nombre
tout de même en baisse par
rapport aux années précé-
dentes. De leur côté, les socié-
tés d’assurance (Groupama,
AGF, AXA, MACIF, MAAF…),
qui emploient plus de 200 000
salariés, ont aussi vu fondre
leurs profits. Mais elles conti-
nuent de miser sur le vieillisse-
ment de la population, qui,
avec les problématiques de
retraite et de santé, devrait leur
« assurer » de beaux jours.

Les métiers
Place aux
commerciaux
En 2008, plus de la moitié des
embauches dans ces secteurs
ont concerné les métiers de
force de vente. Pour gérer un
nombre toujours plus élevé de
contrats et de comptes, et ven-
dre un éventail de produits en
augmentation, sociétés ban-
caires et assureurs recherchent
en priorité des profils commer-
ciaux (notamment à bac + 2 ou
bac + 3). Mais les métiers du
management et de support
(comptable, RH, contrôle)
voient également leur part
s’accroître. Avec la sophistica-
tion des produits et l’évolution
des métiers, les entreprises du
secteur recrutent des profils de
plus en plus qualifiés, c’est-à-
dire au minimum des titulaires
de bac + 5.

Les formations
Des masters
très spécialisés
Si l’heure est à des qualifica-
tions plus élevées, les forma-
tions à bac + 2 restent cepen-
dant appréciées des recruteurs :
les BTS et DUT à dominante
commerciale sont une bonne
porte d’entrée dans le secteur,
tout comme le BTS banque ou
le BTS assurance. De son côté
l’université offre un large choix
de programmes à bac + 5 : une
centaine de masters pro per-
mettent de se spécialiser dans
un métier (gestion du patri-
moine, back-office pour la
banque, par exemple).
Quelques établissements, tels
que l’Enass (École nationale
d’assurances), l’ITB (Institut
technique de banque) et
l’ITM (Institut des techniques
de marchés), proposent pour
leur part des cursus spéci-
fiques au secteur. Enfin, la
banque et les assurances
recrutent de plus en plus de
diplômés d’écoles supérieures
de commerce, d’écoles d’in-
génieurs ou d’IEP (instituts
d’études politiques). ●
Conséquence directe de la crise financière, les banques et les sociétés d’assu-
rances, qui emploient environ 600000 personnes en France, affichent des résultats en
forte baisse. Malgré tout, les entreprises continuent de recruter pour assurer la relève.
Banque, finance,
assurance
Chaque année,
8 000 jeunes du
bac + 2 (BTS) au
bac + 5 (master
pro) apprennent
les métiers de la
banque par le
biais de
l’alternance.
Employés par une
entreprise, les
étudiants suivent
leur formation tout
en touchant un
salaire.
zoom
DANS UNE SALLE DE MARCHÉ DE BNP PARIBAS. Conséquence de
la crise, les embauches dans la finance se sont réduites
et sont devenues beaucoup plus sélectives.
Banque, finance, assurance
36
Actuaire
Bac + 5
À partir de 2 500 €
■ Bac conseillé : S ou ES
option maths
Dans une compagnie d’assurances,
l’actuaire, qui conçoit et modifie les
contrats d’assurance proposés aux
clients, travaille avec l’aléatoire et
échafaude des milliers d’hypothèses.
Ce pro des statistiques et des
probabilités réalise des calculs longs et
complexes pour trouver la formule
idéale : celle qui permettra à l’assuré
d’être correctement indemnisé et à la
société d’assurance de faire des
bénéfices ! Pour y parvenir, l’actuaire
passe en revue tous les risques
possibles. Pour créer une
assurance-vie, il s’appuie par exemple
sur des données chiffrées : évolution de
la mortalité, fréquence des visites chez
le médecin, etc. Mathématicien
confirmé, il n’a pas pour autant toujours
le nez dans ses algorithmes ! Il offre
aussi ses conseils aux professionnels
chargés de commercialiser les contrats.
Si la majorité des actuaires travaillent
pour le monde de l’assurance, leurs
compétences intéressent de plus en
plus les banques et les organismes
financiers.
Ses compétences : chiffrer,
contractualiser, assister.
Sa formation : l’Institut des
actuaires, une association de
professionnels, reconnaît dix
formations menant au métier. Elles
sont dispensées en école, à l’ENSAE
ParisTech (École nationale de la
statistique et de l’administration
économique), à l’ESSEC (École
supérieure des sciences économiques
et commerciales), au CNAM
(Conservatoire national des arts et
métiers), ou à l’université (master pro
mathématique, actuariat, décision et
organisation, notamment à Paris-
Dauphine, Lyon 1 et Strasbourg 1).
Agent général
d’assurance
Bac + 2
À la commission
■ Bac conseillé : ES ou STG
C’est le VRP du secteur. Dans son
catalogue, l’agent général d’assurance
a des dizaines de sortes de contrats
d’assurance. À son bureau ou à
domicile, il commercialise ses produits
d’assurance. Après avoir décrypté et
analysé les besoins de ses clients
(assurance pour une habitation, pour
une voiture, assurance-vie, etc.), il leur
propose un produit adapté à leur
demande. Une fois les contrats établis,
il s’occupe du « service après-vente » :
à la demande des clients, il leur porte
assistance lorsqu’un sinistre survient
et qu’un dédommagement est
demandé. L’agent général d’assurance
peut être salarié d’une compagnie ou
travailleur indépendant. Dans ce cas, il
représente plusieurs assureurs. Le
métier est très différent selon la taille
de l’entreprise. Dans une petite
structure, le professionnel est
polyvalent. Dans un grand groupe, les
fonctions sont plus cloisonnées :
le conseiller clientèle se charge de la
commercialisation des produits ; le
gestionnaire, lui, assure uniquement le
suivi des dossiers (voir « Gestionnaire
en contrat d’assurance »).
Ses compétences : conseiller,
vendre, assister.
Sa formation : les emplois sont
ouverts aux titulaires de bac + 2 :
BTS assurance, DEUST assurances
(Poitiers, Toulon, Clermont-Ferrand 1),
BTS management des unités
commerciales ou négociation et
relation client, DUT techniques de
commercialisation. Il existe aussi
quelques écoles spécialisées, comme
l’Enass.
Analyste
financier
Bac + 5
À partir de 2 500€
■ Bac conseillé : S ou ES
Il est en quelque sorte un informateur.
Fin limier, l’analyste financier étudie la
situation des entreprises cotées en
Bourse pour pouvoir conseiller au
plus juste ses collègues opérateurs
boursiers et ses clients. Le but : que
les investissements rapportent de
l’argent à ses clients. Ultra-spécialisé,
il se concentre sur quelques
entreprises (une dizaine) ou sur un
secteur d’activité (Internet,
automobile, produits de luxe). Il lit la
presse, étudie les bilans financiers
des sociétés et suit de près
l’évolution des Bourses. Il noue
aussi des relations avec les
T émoi gnage
Son métier À 29 ans, Darasy Kol est déjà un tra-
der d’expérience. Il travaille depuis six ans au « front office » de
HSBC France, qu’il a intégré après un master de finance de l’uni-
versité Paris-Dauphine et un troisième cycle de l’EM Lyon. Un
cursus enrichit chaque année par plusieurs stages en salle de mar-
ché. « Sur un CV, c’est une preuve concrète de motivation. J’ai
commencé dès la première année comme stagiaire en “back office”
et grâce à cela j’ai pu effectuer de nouveaux stages qui m’ont per-
mis de construire mon expérience tout au long de mes études. »
Aujourd’hui la fonction de Darasy consiste à fixer les prix de pro-
duits de marché pour les clients de la banque et à couvrir ses
engagements. Dans un contexte de crise financière, Darasy regrette
de voir la profession diabolisée. « Les traders ont un métier à res-
ponsabilités, mais ils sont aussi entourés par des règles strictes et
des équipes en charge des contrôles. Chaque transaction est véri-
fiée à plusieurs échelons et nous avons chaque jour un bilan des
opérations en portefeuille », souligne Darasy qui est soumis chaque
jour aux aléas de l’actualité financière. « Il faut toujours être à l’af-
fût des chiffres économiques, des résultats des entreprises, du
moindre événement qui peut influer sur l’économie. La curiosité et
la réactivité sont des qualités essentielles pour un trader. »
Ses conseils « Pour le trading pur, je conseille
de passer par une école d’ingénieurs. Le métier nécessite de
bonnes bases en maths, mais aussi en informatique. Un troisième
cycle spécialisé, notamment à l’université, est intéressant pour par-
faire ses bases d’économie et de mathématiques financières. »
“La réactivité est
une qualité essentielle
pour un trader.”
Darasy Kol, 29 ans, trader
©

D
R
37
Banque, finance, assurance
entreprises suivies pour obtenir
des informations directes. En
fonction des données recueillies,
il fournit des recommandations et
des conseils d’achat. Ces notes
sont transmises aux clients de
la banque, de la société de Bourse
ou de l’entreprise spécialisée
en analyse financière pour laquelle
il travaille.
Ses compétences : analyser,
synthétiser, interpréter.
Sa formation : une grande école
de commerce, d’ingénieurs ou un IEP
(institut d’études politiques),
complétée par un master
professionnel en banque et gestion
(analyse économique, management
option finance, administration des
entreprises, etc.).
Chargé
de clientèle
Bac + 2 à bac + 5
À partir de 1 600 €
■ Bac conseillé : STG
ou ES
Plus souvent dans son bureau, où
il enchaîne les rendez-vous, que
derrière le guichet de la banque, le
chargé de clientèle gère les comptes
de plusieurs centaines de clients.
Il les conseille dans la gestion de leur
argent et leur propose de nouveaux
produits financiers susceptibles de
les intéresser (assurance-vie, crédit,
plan d’épargne). Car c’est avant tout
un commercial : il doit développer
son portefeuille clients pour atteindre
les objectifs de vente fixés par sa
hiérarchie. Ce métier (à ne pas
confondre avec le conseiller clientèle
qui officie au guichet pour les
opérations courantes) comporte aussi
une part non négligeable d’opérations
techniques, notamment pour
préparer les dossiers d’autorisation
de crédit. Dans la profession, il existe
deux « spécialités » : chargé de
clientèle particulier ou chargé de
clientèle entreprise. Ce dernier
présente un profil plus expérimenté. Il
peut gérer les comptes d’artisans, de
PME ou, nec plus ultra, de grandes
entreprises. Enfin, le gestionnaire de
patrimoine s’apparente aussi à un
chargé de clientèle. Sa spécialité : les
clients les plus fortunés. Les sommes
en jeu sont donc très importantes. Et
le gestionnaire peut être amené à
conseiller ses clients sur l’achat de
biens immobiliers, de pierres
précieuses, d’œuvres d’art…
Ses compétences : conseiller,
vendre, gérer.
Sa formation : les banques
recrutent des titulaires de BTS banque
(qui comporte deux options : marché
des particuliers et marché des
professionnels) ou de BTS et DUT
commerciaux. Mais les diplômés à
bac + 4/5 accèdent plus rapidement
au poste de chargé de clientèle
entreprise.
Credit manager
Bac + 5
À partir de 2 700 €
■ Bac conseillé : S ou ES
Les retards de paiement et les
impayés peuvent très vite mettre en
péril la santé financière des
entreprises. En Europe, les impayés
sont d’ailleurs à l’origine d’une
défaillance de société sur quatre !
Pour éviter ce scénario catastrophe, le
credit manager (ou directeur de crédit)
veille au grain. Il sécurise les ventes
de son entreprise pour limiter les
risques liés aux mauvais payeurs. Il
dispose de plusieurs « armes » : il
crée des clauses spéciales dans les
contrats, il met en place des
procédures de relance, il imagine des
systèmes de crédit pour les clients
dans l’impossibilité d’honorer leurs
paiements… Lorsque le litige est plus
important (un grand retard de
paiement, par exemple), il participe à
la gestion du contentieux et suit
personnellement les affaires
judiciaires. Le credit manager tente
également de prévenir tout problème
en aiguillant ses dirigeants vers de
futurs clients fiables.
Ses compétences : sécuriser,
relancer, conseiller.
Les diplômés en
sciences économiques
et financières pourront
également travailler dans
le domaine de l’audit,
de la comptabilité et de
la gestion (auditeur,
directeur financier…). D

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Sa formation : ce poste peut
s’adresser aux débutants diplômés
d’une école supérieure de commerce,
d’ingénieurs ou de gestion, ou encore
aux titulaires d’un master
professionnel spécialisé. Une
expérience de deux ou trois ans dans
une fonction bancaire est conseillée.
Directeur
d’agence bancaire
Bac + 2 à bac + 5
À partir de 2 700 €
■ Bac conseillé : S, ES
ou STG
« Je veux parler à votre directeur ! »
Lorsque des clients mécontents
débarquent au guichet de la banque,
c’est toujours lui qu’ils réclament ! Le
directeur d’agence bancaire doit donc
faire preuve de diplomatie et de
sang-froid. Mais le règlement des
litiges avec la clientèle n’est qu’un
infime aspect de son métier.
Responsable de l’agence et de son
personnel, le directeur est avant tout
un gestionnaire et un manager qui
fixe des objectifs concrets à ses
collaborateurs et veille à ce qu’ils les
atteignent. D’ailleurs, il doit lui-même
respecter des impératifs de chiffre et
de rentabilité fixés par sa hiérarchie.
C’est pourquoi ce poste est toujours
dévolu à un commercial expérimenté,
qui a souvent derrière lui une dizaine
d’années d’expérience de terrain.
Ses compétences : coordonner,
diriger, superviser.
Sa formation : cette fonction est
souvent atteinte par promotion
interne. Il est donc possible de
démarrer avec un BTS banque ou un
DUT finances comptabilité. Mais un
diplôme bac + 5 en commerce,
finance ou comptabilité permet de
gravir plus rapidement les échelons.
Expert
en assurances
Bac + 2 à bac + 5
À partir de 1 400 €
( 1)
■ Bac conseillé : toute
série
Lorsque le client d’une compagnie
d’assurances est victime d’un sinistre,
l’expert se rend sur place pour évaluer
l’étendue des dégâts. Il observe les
moindres détails, recherche les causes
de l’accident et estime le montant des
dommages. Pour cela, il doit posséder
des connaissances techniques pointues.
Médecine, automobile, bâtiment,
météorologie… l’expert est la plupart du
temps spécialisé dans un domaine. À
partir de ses observations faites sur le
terrain et de ses connaissances
juridiques, il rédige ensuite un rapport
qui permettra à la société d’assurances
de calculer le montant des
indemnisations à verser à l’assuré. Mais
l’expert n’intervient pas seulement après
le sinistre. Avant la signature d’un
contrat, il peut effectuer des expertises
pour estimer la valeur d’un bien à
garantir, un bijou par exemple.
Ses compétences : constater,
étudier, estimer.
Sa formation : les cursus diffèrent
selon le domaine de compétences
(médecin pour une expertise
d’accident corporel, ingénieur pour les
risques industriels, architecte pour un
À lire > Banque, finance, les métiers
qui résistent à la crise, éditions l’Etudiant.
À voir > Les métiers d’actuaire et de chargé
de clientèle en vidéo sur notre site
letudiant.fr.
Sur le Net > www.fbf.fr, www.ffsa.fr
et www.emploi-assurance.com: les sites des organisations
professionnelles de la banque et de l’assurance regroupent
de nombreuses infos sur les métiers, les formations et
des offres d’emploi > www.metiers-assurance.org : le site
de l’Observatoire de l’évolution des métiers de
l’assurance met l’accent sur l’évolution des différents
métiers de l’assurance.
Plus d’infos
Banque, finance, assurance
38
Gestionnaire
en contrat
d’assurance
Bac + 2
À partir de 1 400 €
■ Bac conseillé : STG,
ES ou S
Ce professionnel de l’assurance gère et
effectue le suivi des dossiers des
assurés tout au long de la vie des
contrats. Qu’il soit généraliste ou
spécialisé (dans le secteur de
l’automobile, de la santé, de
l’immobilier, etc.), c’est lui qui prépare
les déclarations de sinistres.
Il détermine aussi le montant de
l’indemnisation en fonction du contrat
souscrit et du rapport établi par l’expert.
Il peut également intervenir au sein du
service contentieux et prendre en
charge des conflits entre la compagnie
d’assurances et les assurés. Si
l’ordinateur reste son principal outil de
travail, le gestionnaire est en contact
fréquent avec les autres services de la
société, ainsi qu’avec les assurés.
Ses compétences : gérer,
indemniser, fidéliser.
Sa formation : les sociétés
d’assurance recrutent des titulaires de
BTS assurance, de DUT carrières
juridiques ou de DEUST en droit
des assurances (Poitiers). Une
formation plus pointue (master pro
gestion, économie) permet de gérer
des dossiers plus complexes.
Opérateur
de marché
Bac + 5
À partir de 2 500 € + primes
■ Bac conseillé : ES ou S
La grande époque des golden boys
gesticulant et hurlant dans les salles de
marché est révolue. Aujourd’hui,
l’opérateur spécialisé, ou trader,
intervient sur les marchés financiers
internationaux à partir de son
ordinateur et de ses téléphones. Il vend
et achète des titres, des matières
premières ou des produits dérivés,
pour le compte d’une banque ou d’une
société de Bourse. Les ordres qu’il
reçoit proviennent de courtiers ou
directement de ses clients. Excellent
négociateur, il met en concurrence
vendeurs et acheteurs pour obtenir les
meilleurs prix. Les sommes engagées
sont souvent colossales et le stress est
sinistre immobilier). Il faut ensuite
passer une certification pour pouvoir
exercer la profession.
(1) En libéral, ses revenus mensuels
peuvent atteindre 3 500 €.
Gestionnaire
back office
Bac + 4 ou bac + 5
À partir de 2 000 €
■ Bac conseillé : ES ou S
Contrairement au trader qui travaille au
front (front office), ce professionnel de
la finance est en poste dans « l’arrière-
boutique » de la banque, le back office.
Loin de l’effervescence et du tumulte
des salles de marché, il traite les
opérations financières conclues par
ses collègues. Il enregistre les
transactions, informe les clients
concernés, effectue les règlements et
les livraisons des titres, gère les
versements des dividendes des
actions et les intérêts des obligations,
déclare les transactions à la Banque
de France et au Trésor public… Autant
de tâches qui nécessitent un sens
aiguisé de l’organisation, mais aussi
une parfaite connaissance des règles
comptables et financières, de plus en
plus complexes.
Ses compétences : traiter,
enregistrer, déclarer.
Sa formation : une école de
commerce, spécialisation finance, un
IEP (institut d’études politiques), une
école d’ingénieurs, spécialité
mathématiques financières.
À l’université, un master professionnel
en banque et finances, comptabilité,
contrôle des activités de marchés
financiers ou contrôle de gestion.
omniprésent dans la profession.
L’opérateur financier doit avoir de
l’intuition, prendre des risques tout en
gardant la tête froide. Mais avec la
crise économique et la révélation de
pratiques abusives, l’image des traders
s’est passablement ternie.
Ses compétences : acheter,
vendre, négocier.
Sa formation : une grande école
de commerce ou d’ingénieurs (les
profils scientifiques sont de plus en
plus convoités), complétée par un
master universitaire (bac + 5),
spécialisé en finances,
mathématiques ou gestion.
Souscripteur
Bac + 5
À partir de 2 300 €
■ Bac conseillé : ES ou S
Peu connu du grand public, le
souscripteur occupe pourtant un poste
de premier ordre au sein des
compagnies d’assurances. Homme de
responsabilités, c’est lui qui décide si
son entreprise doit ou non assurer
certaines personnes et certains biens.
Si le client est une maison de luxe et
que la garantie porte sur des pièces de
très grande valeur, les enjeux
financiers peuvent être
considérables… Avant de prendre sa
décision, le souscripteur réalise
diverses évaluations : il prend en
compte la politique de la compagnie
d’assurances qui l’emploie et le niveau
de risque attaché à la demande du
client. S’il accepte de garantir le bien, il
doit alors préciser les conditions de
garantie, fixer le montant de la prime
d’assurance (somme que doit verser le
client pour être assuré), rédiger un
projet de contrat avec, si nécessaire,
des clauses particulières. Pour plus de
performances, les souscripteurs sont
souvent spécialisés (immobilier,
aéronautique, risques industriels, etc.).
Ses compétences : analyser,
décider, justifier.
Sa formation : une école de
commerce ou d’ingénieurs en
relation avec le domaine de
spécialisation (industrie,
immobilier, etc.), complétée par un
master en assurance. L’Enass (École
nationale d’assurances) et l’ISR
(Institut supérieur de réassurance)
proposent des formations adaptées.
T émoi gnage
Son métier « C’est après avoir découvert, en
licence de droit, le domaine particulier du droit de la respon-
sabilité que j’ai voulu travailler dans les assurances. À la MAIF,
je m’occupe uniquement des associations ou des collectivités
locales. Je suis chargée de la gestion des sinistres : en cas
d’accident, j’instruis le dossier pour que les avocats et les
experts déterminent les responsabilités. Il s’agit d’être très
réactif pour les aider à résoudre chaque affaire. Je m’occupe
aussi de la gestion des contrats. Je rencontre les sociétaires
pour mettre à jour leur contrat et les fidéliser. Je les conseille.
Cela exige de bien connaître leur fonctionnement et leur
domaine d’activité. Entre une organisation sportive et une asso-
ciation pour handicapés, les besoins des sociétaires sont
spécifiques ! Cela exige également d’avoir un bon sens de
l’écoute et du contact. »
Ses conseils « Je commencerais par ras-
surer les futurs étudiants en droit : ce qui me semblait très
théorique en cours d’études se révèle en fait très utile au quoti-
dien dans mon travail. Par exemple, les notions juridiques de
délais administratifs, si rébarbatifs à apprendre, sont indispensa-
bles pour mon métier. Si c’était à refaire, je compléterais ma
formation par un master en droit des responsabilités. »
“Ce qui semblait théorique
en cours s’avère
très utile au quotidien.”
Angélique Camus, 31 ans,
rédactrice juridique
©

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Pour plus d’infos sur les formations dans le BTP, voir notre site
www.letudiant.fr, rubrique Guide des études, puis Les études par spécialité.

Le secteur
Après l’euphorie,
la gueule de bois
Après avoir pulvérisé tous les
records d’activité au début des
années 2000, la croissance du
BTP (bâtiment, travaux publics)
se stabilise. Dans le bâtiment, la
mise en chantier de logements
neufs aura connu un recul de
9 % en 2009 par rapport à 2008.
Les travaux publics doivent éga-
lement faire face à une baisse
d’activité. Les carnets de com-
mandes sont moins remplis que
l’année précédente (- 4,7 %),
mais les professionnels restent
confiants. À moyen terme, les
perspectives d’activité seraient
en effet favorables : d’ici à 2020,
une soixantaine de grands pro-
jets routiers, ferroviaires et flu-
viaux devraient voir le jour en
France. Les artisans du bâti-
ment, quant à eux, accusent le
coup. Leur baisse d’activité
devrait durer encore quelque
temps : le nombre de permis de
construire et de crédits à l’habi-
tat continuent de chuter. Malgré
ce constat général plutôt mitigé,
le BTP embauche toujours pour
compenser les départs en retrai -
te et la mobilité de ses salariés.

Les métiers
Encore besoin
de bras !
En 2007, 292 000 personnes ont
été embauchées dans une entre-
prise du BTP. Malgré tout, ce
chiffre reste inférieur aux
besoins. Les difficultés à recruter
concernent les ouvriers (notam-
ment les électriciens et les plom-
biers), qui représentent les deux
tiers des emplois du secteur.
Pour un niveau de qualification
supérieur, la demande des
entreprises porte sur les postes
en bureau d’études, en mainte-
nance et sur les profils commer-
ciaux. L’évolution des normes de
sécurité entraîne également une
forte demande du côté des ser-
vices qualité, sécurité et environ-
nement. Le manque de cadres
expérimentés profite aux jeunes
diplômés, qui intègrent facile-
ment ce secteur.

Les formations
Les cursus courts
comme porte d’entrée
Plusieurs CAP (certificats d’apti-
tude professionnelle) préparent
aux métiers du BTP, de la
maçonnerie à l’électricité. En
deux ans après la classe de troi-
sième, ils permettent de pour-
suivre vers un bac professionnel
lié à une spécialité : construction
bâtiment gros œuvre, ouvrages
du bâtiment, etc. À bac + 2, les
titulaires du BTS (brevet de tech-
nicien supérieur) bâtiment, du
BTS travaux publics et du DUT
(diplôme universitaire de tech-
nologie) génie civil sont très
convoités. Ces techniciens accè-
dent facilement à des fonctions
d’encadrement. Enfin, il existe
de nombreuses formations uni-
versitaires professionnalisées en
lien avec ce secteur : licences et
masters professionnels. Naturel-
lement, les diplômés ingénieurs
généralistes ou spécialisés, par
exemple de l’ESTP (École spé-
ciale des travaux publics, du
bâtiment et de l’industrie) à
Paris, sont toujours très recher-
chés par les entreprises. ●
Locomotive de l’économie française avec près de 1 400 000 salariés, l’activité du
BTP se contracte. Malgré tout, les recruteurs peinent toujours à trouver du person-
nel pour occuper certains postes, très spécialisés ou moins qualifiés.
Bâtiment,
travaux publics
Le bâtiment, qui
regroupe toutes
les activités de
construction, de
décoration et
d’aménagement
des édifices,
représente 70 %
du chiffre
d’affaires du BTP,
contre 30 % pour
les travaux
publics qui
s’occupent des
infrastructures
(routes,
canalisations…) et
des ouvrages
d’art (ponts,
barrages…).
zoom
CHANTIER DU TUNNEL D’HALLANDSAS, EN SUÈDE, MENÉ PAR VINCI. Le manque de cadres
expérimentés permet aux jeunes diplômés d’intégrer facilement le secteur.
40
Lycée des Métiers du Bâtiment
Route d’Aubusson - 23500 FELLETIN
Tél : 05 55 83 46 00
www.lmb-felletin.ac-limoges.fr
5 hlières de Métiers:
> Gros Œuvre -
Génie Civil
> Bois (Menuiserie,
charpente, ossature bois)
> Aménagement -
Finitions
> Taille de Pierre
> Métal
» 3ème Découverte Professionnelle 6 heures
Après le collège
» Voie générale et technologique: 2nde
ISI-ISP, 2 Bacs STI (bois et génie civil)
» Voie professionnelle :CAP et Bac Pro
» 2 BP en apprentissage (Charpente,
Métiers de la Pierre)
Etudes supérieures
» 4 BTS en rythme scolaire
» 5 BTS en alternance (CFA)
> Bâtiment
> Enveloppe du bâtiment
> Systèmes constructifs bois et habitat
> Aménagement et finitions
> Constructions métalliques
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ECOLE DU BATIMENT ET DES TRAVAUX PUBLICS
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Etablissement Labellisé par le Ministère de l’Education Nationale
Lycée des Métiers de la Construction et de son Environnement
Licences Professionnelles
- Economie de la construction dans le cadre Européen
- Management et gestion de travaux dans le bâtiment
- Management et gestion de travaux dans les travaux
publics
Post BAC
- BTS Bâtiment - Travaux Publics
- BTS Etudes et Economie de la Construction
- BTS Géomètre Topographe
- BTS Technico Commercial : Matériaux de Bâtiment
- BTS Communication Visuelle
- BTS Design d’Espace
- MANAA : classe de mise à niveau arts appliqués
- PTS classe préparatoire à la section BTS
Baccalauréat technologique
- STI Arts appliqués
- STI Génie civil
- STI Génie civil-sport
Baccalauréat professionnel (3 ans)
- Travaux publics
- Technicien Géomètre Topographe
- Bâtiment - Etudes et Economie
- Assistant(e) d’Architecture
EBTP : 18, 18 bis rue de Belfort
94307 VINCENNES Cedex
Tél 01 48 08 11 21 - Fax 01 43 98 96 87
secretariat@ebtp.info
Pôle Technologique - Angle des rues
Edouard Vaillant et des Fédérés
MONTREUIL (93100)
SL Rendez-vous sur letudiant.fr/servicelecteur
41
Bâtiment, travaux publics
Architecte
Bac + 5 et bac + 6
À partir de 2 000 €
( 1)
■ Bac conseillé : S
Ses plans ne sont jamais bien loin.
Qu’il supervise la construction d’une
petite maison ou d’un immense
bâtiment, l’architecte procède toujours
de la même manière. Il commence
par établir une étude de faisabilité :
choix des matériaux, coût des travaux,
particularités du terrain… Tout est
pris en compte pour pouvoir dessiner
un premier plan et graver dans le
marbre les indications techniques.
Mais l’architecte ne reste pas le nez
collé à ses plans ! Il doit obtenir le
permis de construire, négocier les prix
avec les entrepreneurs qui réaliseront
le chantier, veiller au respect de toute
la réglementation… Auprès de tous
ses interlocuteurs, il doit savoir
défendre ses idées pour éviter que
ses projets finissent dans les cartons.
Ses compétences : concevoir,
conseiller, superviser.
Sa formation : le diplôme d’État
d’architecte (grade de master),
indispensable pour exercer, se
prépare dans l’une des vingt écoles
d’architecture publiques. Vous pouvez
aussi suivre la formation privée de
l’ESA (École spéciale d’architecture) à
Paris, ou encore le cycle d’architecture
de l’INSA (Institut national des
sciences appliquées) de Strasbourg,
école publique d’ingénieurs.
(1) Salaire brut pour un architecte salarié
débutant.
Chef de chantier
Bac + 2
À partir de 1 700 €
■ Bac conseillé : STI génie
civil, S
Le chef de chantier est sur le terrain par
tous les temps ! Pendant toute la durée
des travaux, il organise le planning des
différents corps de métiers, contrôle le
travail des ouvriers et met la main à la
patte si nécessaire. Il travaille avec le
conducteur de travaux, avec qui il
participe aux différentes réunions de
chantier. Quand il n’est pas aux côtés
des ouvriers, c’est qu’il règle les tâches
administratives. Il vérifie tous les bons
de commandes, toutes les factures…
Pas question de dépasser le budget fixé
dans le contrat ! Autres préoccupations
quotidiennes de ce meneur d’hommes :
la sécurité des professionnels présents
sur le chantier et le respect des délais
de livraison.
Ses compétences : diriger,
organiser, contrôler.
Sa formation : ce type de poste
est traditionnellement proposé aux
titulaires d’un BTS bâtiment ou
travaux publics, ou d’un DUT génie
civil. Une licence professionnelle
bâtiment et construction, spécialité
chef de chantier, est proposée à
l’université de Valenciennes (59).
Conducteur
d’engins
Du CAP au bac
À partir de 1 600 €
■ Bac conseillé : bac pro
travaux publics
Haut perché dans sa cabine, le
conducteur d’engins manie des
mastodontes de plusieurs tonnes.
Bulldozer, pelle mécanique,
niveleuse, décapeuse… Ces
machines lui permettent de préparer
le terrain avant le début du chantier. Il
peut ainsi déblayer la terre, creuser
ou encore damer le sol. Le grutier,
quant à lui, est un spécialiste : avec
sa grue, il dépose les matériaux
lourds et encombrants là où les
équipes en ont besoin. Après tous
ces efforts, le conducteur prend le
temps de bichonner ses machines. Il
effectue lui-même leur entretien ainsi
que toutes les petites réparations.
Ses compétences : conduire,
préparer, entretenir
Sa formation : un CAP conduite
d’engins de travaux publics suffit,
mais il peut être complété par un BP
(brevet professionnel) conduite
d’engins des travaux publics ou par
un bac professionnel travaux publics.
Conducteur
de travaux
Bac + 2 à bac + 5
À partir de 2 500 €
■ Bac conseillé : STI génie
civil, S
Sur un chantier, il n’y a qu’un maître à
bord : le conducteur de travaux. Ce
chef d’orchestre coordonne et dirige
l’ensemble des activités du chantier.
Avant de lancer toute construction, il
participe à la préparation des travaux :
il analyse les plans d’architecte,
évalue les besoins humains et recrute
les équipes. Il choisit aussi les outils
appropriés, les matériaux et
sélectionne les sous-traitants. Il se
charge également des démarches
administratives nécessaires à
l’ouverture du chantier. Lorsque le
chantier est lancé, il n’est jamais bien
loin : il veille aussi au respect des
délais, des coûts et des normes de
sécurité. Mieux vaut avoir une
organisation sans faille et une parfaite
connaissance des différents corps de
métiers et techniques du bâtiment.
Ces savoirs s’acquièrent grâce aux
expériences de terrain, comme chef
d’équipe, puis chef de chantier.
Ses compétences : organiser,
coordonner, communiquer.
Sa formation : l’ESTP de Paris
délivre, en deux ans après un bac S
ou STI spécialité génie civil, un
diplôme de conducteur de travaux.
Les BTS bâtiment et travaux publics
ou le DUT génie civil apportent les
connaissances techniques
indispensables à ce poste, mais
doivent êtres complétés par des
expériences de terrain.
Dessinateur
en bâtiment
Bac + 2
À partir de 1 600 €
■ Bac conseillé : STI, S
Pour construire une maison, il faut
d’abord l’imaginer, puis la dessiner et
la bâtir. Le dessinateur en bâtiment
s’occupe de la deuxième étape. Grâce
aux indications techniques fournies
par l’architecte, il réalise des plans
détaillés qui permettront aux
conducteurs de travaux de préparer le
chantier avec précision. Canalisations,
circuits électriques, emplacement des
fenêtres… Aucun détail ne doit
échapper au dessinateur, qui ne
« dessine » plus que sur ordinateur. La
connaissance des logiciels de DAO
(dessin assisté par ordinateur) et de
CAO (conception assistée par
ordinateur) est donc indispensable !
Ses compétences : dessiner,
concevoir, projeter.
Sa formation : les diplômes à
bac + 2 permettent de gérer très vite
des dossiers complets. Sont
particulièrement appropriés le DUT
génie civil, le BTS bâtiment, bois et
construction métallique, le BTS
travaux publics ou encore le BTS
géomètre-topographe.
Ingénieur études
de prix
Bac + 2 à + 5
À partir de 2 300 €
■ Bac conseillé : S,
STI génie civil
Le ciment, c’est de l’argent !
L’ingénieur études de prix en sait
quelque chose. Avant le début de la
construction de tout bâtiment, il est
chargé de chiffrer le prix de revient
total du projet, pour le compte d’un
architecte ou d’une entreprise du
bâtiment. En fonction des plans
dessinés par l’architecte, il évalue les
besoins en matériaux, en effectifs, etc.
Il négocie les prix, établit un devis,
puis, une fois le chantier lancé, il suit
l’avancement des travaux et gère le
Plus d’infos
À lire > Les Métiers du bâtiment et des travaux
publics, éditions l’Etudiant.
Sur le Net > www.ffbatiment.fr (site de la
Fédération française du bâtiment), www.metier-
tp.com (de la Fédération nationale des travaux
publics) et www.capeb.fr (de la Confédération de
l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment)
détaillent tous les métiers et toutes les formations du BTP.
L’Observatoire prospectif des métiers et des qualifications du
BTP (www.metiers-btp.fr) donne, lui, un panorama complet
du secteur. Enfin, Les CAP du BTP (www.cap-btp.com), un site
institutionnel, se consacre aux formations en CAP.
Métiers &
Formations
Les métiers du
bâtiment et des
travaux publics
Philippine Arnal
Chef d’équipe
Conducteur de travaux Électricien
Responsable de projet
Plombier Responsable de site Couvreur zingueur
Ingénieur commercial
Charpentier
Chauffagiste Chef de chantier
Bâtiment, travaux publics
budget prévisionnel. Il actualise et
révise régulièrement les prix,
réorganise le planning en fonction des
contretemps, propose de nouvelles
orientations (choix d’un revêtement de
moindre qualité, par exemple) pour
compenser un surcoût…
Ses compétences : évaluer,
chiffrer, planifier.
Sa formation : une école
d’ingénieurs option BTP. Le BTS étude
et économie de la construction
permet d’obtenir un poste de
technicien avant d’évoluer vers plus
de responsabilités.
Ingénieur
géomètre
Bac + 2 à bac + 5
À partir de 2 800 €
■ Bac conseillé : S, STI
Il existe deux profils d’ingénieurs
géomètres : le géomètre-topographe
et le géomètre-expert. Le premier
fonde son travail sur les plans et les
relevés effectués sur le terrain par son
collègue technicien géomètre. Grâce à
ces données précises (altitude,
présence de poteaux, d’arbres, de
murs), il imagine les travaux
d’aménagement nécessaires à la
réalisation de son projet. Le
géomètre-expert, quant à lui, a une
fonction officielle d’expertise juridique.
Il est le seul professionnel à pouvoir
dresser les plans et les documents
topographiques qui délimitent les
propriétés foncières. GPS, images
satellites, dessin assisté par
ordinateur… L’expert doit manier des
outils de pointe, car dans son métier,
la précision est de mise. C’est par
exemple lui qui est chargé de certifier
la bonne longueur des pistes
d’athlétisme ou des piscines
olympiques.
Ses compétences : mesurer,
relever, aménager.
Sa formation : parmi les écoles
préparant au diplôme d’ingénieur
topographe, on peut citer l’ESTP de
Paris, l’INSA de Strasbourg, l’ESGT
(École supérieure des géomètres et
topographes) du Mans. Le géomètre-
expert doit être en plus diplômé par le
gouvernement (DPLG) pour pouvoir
devenir membre de l’ordre des
géomètres. Enfin, le BTS géomètre-
topographe débouche sur des
fonctions de technicien géomètre.
Ouvrier qualifié
Du CAP au bac pro
À partir de 1 400 €
■ Bac conseillé : bac pro
Il peut être coffreur, maçon,
électricien, couvreur, chauffagiste,
plombier, peintre… Le statut d’ouvrier
qualifié réunit une grande variété de
métiers. Avec un point commun : leur
dominante manuelle. Lors de la
construction ou de la rénovation d’un
bâtiment, ces professionnels se
succèdent sur le chantier. L’électricien
trouve le meilleur emplacement pour
les composants du système
électrique, puis procède à la pose des
câbles, des fils, des prises et des
tableaux électriques. Le plombier
élabore le chemin que devront suivre
les tuyaux pour alimenter en eau
cuisines et salles de bains et réalise
les installations. Si l’autonomie de
chaque corps de métier est
importante, rien n’est cependant
laissé au hasard. Les documents
techniques, comme les plans réalisés
par le dessinateur en bâtiment,
permettent d’harmoniser le travail de
chacun et d’organiser la vie du
chantier. Tout cela dans un seul but :
que les normes de sécurité et la
réglementation soient respectées. Car
une installation de chauffage défaillante
ou une mauvaise conception du
circuit électrique peuvent avoir des
conséquences dramatiques.
Ses compétences : construire,
fabriquer, installer.
Sa formation : du CAP au bac
pro, chaque corps de métier à ses
propres filières de formation et ses
propres diplômes. Les titulaires d’un
bac pro évoluent plus rapidement vers
des postes de chef d’équipe.
Les métiers de l’immobilier
peuvent également
intéresser les jeunes
ingénieurs à travers des
professions comme
inspecteur technique des
immeubles, responsable
de programme… À noter :
le métier d’architecte
d’intérieur est traité dans
le chapitre « Création ».
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T émoi gnage
Son métier Du centre chorégraphique de Mont-
pellier à la bibliothèque universitaire du campus d’Orléans, Florence
Lipsky, avec son associé Pascal Rollet, conçoit des bâtiments autour
des usages que l’on en fait, sans fioriture. « L’architecture est un
art complexe de distribution de la matière et d’organisation de l’es-
pace qui nous permet d’habiter cette planète en éprouvant sécurité,
confort et émotions », souligne cette diplômée de l’école d’archi-
tecture de Grenoble. « Chaque projet commence par un
programme, c’est-à-dire un cahier des charges établi après une
longue phase d’écoute du client et d’observation de l’environne-
ment. Puis nous travaillons avec des bureaux d’études et des
ingénieurs par spécialité. » Après les étapes de dépôt du permis de
construire, des études, des dessins et de consultation des entre-
prises du bâtiment, l’étape du chantier est essentielle. « Un
architecte passe autant de temps dans son bureau qu’en réunions
de chantier avec les différents corps de métiers », précise Florence.
Ses conseils « Il faut être curieux, exigeant,
résistant, généreux et avoir un point de vue. La plupart des étu-
diants sortant du bac n’ont pas eu de sensibilisation à l’archi-
tecture. Ils arrivent démunis, sans opinion. Or il est fondamental
de s’interroger sur le rapport du corps à l’espace, sur l’usage d’un
lieu, etc. Aussi, ce métier exige un véritable engagement, avec des
contraintes fortes sur des bâtiments propres pour l’environnement,
peu consommateurs d’énergie, tout en offrant du confort. »
“On passe autant
de temps au bureau
que sur un chantier.”
Florence Lipsky, 49 ans,
architecte
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Pour plus d’infos sur les formations en biologie, chimie, pharmacie, voir notre site
www.letudiant.fr, rubrique Guide des études, puis Les études par spécialité.

Le secteur
La pharmacie
grippée
Cinquième producteur dans le
monde et deuxième en Europe,
les industries chimiques pèsent
très lourd dans l’économie fran-
çaise. Pourtant, en ces temps de
mondialisation, elles doivent
faire face à la concurrence venue
d’Asie et à une automatisation
des tâches de plus en plus éle-
vée. Au cours des dix dernières
années, le secteur a connu une
érosion du nombre de ses sala-
riés. Total, L’Oréal et Air Liquide,
les trois leaders du secteur,
continuent néanmoins d’affi-
cher des bilans très positifs. Glo-
balement, c’est le secteur des
savons, parfums et produits
d’entretien qui se porte le mieux,
suivi de la chimie organique
(pétrochimie, matières plas-
tiques, etc.). Les résultats de l’in-
dustrie pharmaceutique sont
plus inquiétants : en 2008, 6 500
postes ont été supprimés. La
baisse des prescriptions, les
déremboursements et le déve-
loppement des médicaments
génériques infléchissent l’éco-
nomie des laboratoires français
tels Servier ou Pierre Fabre.

Les métiers
Le boom de la sécurité
et du contrôle qualité
L’industrie chimique doit répon-
dre à des critères toujours plus
stricts en matière de sécurité,
d’hygiène et de développement
durable. Aussi, de nouvelles exi-
gences émergent en termes de
formation, avec un niveau de
qualification revu à la hausse.
Les recrutements concernent
principalement des profils com-
binant la production et le
contrôle qualité ou bien la pro-
duction et le contrôle sécurité.
Mais le secteur a aussi besoin
d’ingénieurs généralistes, pour
ses métiers de fabrication,
conditionnement et mainte-
nance. Dans l’industrie du
médicament, tous les métiers ne
sont pas touchés par la crise. Les
entreprises rencontrent même
des difficultés pour recruter des
ingénieurs et des techniciens
dans la production, le contrôle
qualité et la réglementation.

Les formations
Une carte à jouer
pour les bac + 2/3
L’offre de formation en chimie
et biologie est riche et variée. Les
cursus courts sont nombreux :
BTS (brevets de technicien
supérieur) et DUT (diplômes
universitaires de technologie)
chimie, biologie, géni e chi -
mi que, géni e bi o l ogique,
bioanalyses et contrôles…
Quelques licences profession-
nelles sont également spéciali-
sées dans ces domaines. Au
niveau ingénieur, les entreprises
recrutent à la fois dans les écoles
généralistes et spécialisées en
chimie et génie chimique
(membres de la fédération Gay-
Lussac). L’université propose
quant à elle des masters pro en
relation avec le secteur, et
accueille les futurs pharma-
ciens, qui doivent suivre un cur-
sus de six à neuf ans. ●
La France a su se créer une place de choix au sein de l’industrie chimique mon-
diale. Mais le secteur, qui emploie plus de 290000 personnes, est globalement en
petite forme. Toutefois, les recruteurs restent optimistes.
Biologie, chimie,
pharmacie
Les ingénieurs
recherche et
développement ont
toute leur place
dans l’industrie
chimique : la
profession investit
chaque année
plusieurs milliards
d’euros dans la
recherche
(3,1 milliards en
2007). Le secteur
emploie 11 000
personnes en
recherche et
développement,
dont 38,5 % de
chercheurs et
46 % de
techniciens.
zoom
SALLE DE TESTS AU GÉNÉTHON, À ÉVRY (91). L’activité de recherche et développement dans l’industrie
pharmaceutique compte environ 15 000 professionnels, dont un tiers de chercheurs (source Leem).
Bio-informaticien
Bac + 5
À partir de 2 000 €
■Bac conseillé : S ou STL
Entre la biologie et l’informatique,
son cœur balance ! Ce scientifique à
la double compétence travaille main
dans la main avec des chercheurs de
tout poil. Pour eux, il crée des
logiciels qui leur permettront
d’exploiter efficacement tous les
résultats obtenus au cours de leurs
expériences. Un collègue a besoin de
modéliser une structure de protéine ?
Le bio-informaticien développe pour
lui le programme informatique
adéquat. Certains bio-informaticiens
sont spécialisés dans les
statistiques : ce sont les
biostatisticiens.
Ses compétences : concevoir,
développer, adapter.
Sa formation : un master
professionnel en bio-informatique
accessible après un cursus en
biologie, chimie ou informatique,
préparé par une petite dizaine
d’universités ou un master double
compétence informatique appliquée
à la biologie. Certaines écoles
d’ingénieurs proposent aussi des
spécialisations dans le domaine.
Créateur
de parfums
Bac + 3 à bac + 5
À partir de 2 200 €
■Bac conseillé : S ou STL
En voilà un qui doit avoir du « nez » !
Le créateur de parfum, appelé aussi
parfumeur crée de toutes pièces des
senteurs et des fragrances qui
serviront à l’élaboration de parfums,
de savons, ou encore de lessives.
À partir d’essences naturelles ou de
produits de synthèse, il compose et
imagine de nouvelles odeurs. Pour
cela, il jongle avec des dizaines de
molécules, réalise des centaines
d’essais, teste, sent… Un peu d’anis,
un brin de vanille, quelques gouttes de
lavande. Rien n’est laissé au hasard :
le parfumeur base son travail sur les
indications des services marketing.
Dans la grande consommation
comme en parfumerie de luxe, les
enjeux financiers sont tels que le
créateur de parfums doit avoir…
du flair pour trouver la senteur qui fera
la différence.
Ses compétences : sentir,
imaginer, créer.
Sa formation : le groupe ISIPCA
(Institut supérieur international du
parfum, de la cosmétique et de
l’aromatique alimentaire), à Versailles
(78), propose plusieurs formations
dans le domaine des parfums. Par
ailleurs, il existe quelques cursus à
l’université, tel le master pro ICAP
(ingénierie cosmétiques, arômes et
parfums), de Montpellier 2.
Hydrobiologiste
Bac + 5
À partir de 1 900 €
■Bac conseillé : S ou STL
Les eaux de nos rivières contiennent
parfois d’étranges substances…
Lorsqu’une anomalie est constatée
(couleur de l’eau suspecte,
développement d’algues, mortalité
soudaine des poissons, etc.),
l’hydrobiologiste se rend sur place pour
prélever quelques litres d’eau. Une fois
rentré à son laboratoire, il étudie l’état
biologique du liquide recueilli. Grâce à
ses analyses méthodiques et
rigoureuses, il découvre, à la manière
d’un enquêteur, les causes du
problème. Mais son travail ne s’arrête
pas là. Une fois qu’il a obtenu les
résultats définitifs, il préconise des
solutions pour améliorer la qualité des
eaux et favoriser le repeuplement des
rivières. Ses conseils ? Il les porte à son
employeur, qui peut être une
association ou un bureau d’études.
Mais la plupart de ces spécialistes de
l’eau travaillent pour le compte
d’organismes de recherche ou
d’établissements publics (comme les
agences de l’eau).
Ses compétences : prélever,
analyser, conseiller.
Sa formation : un diplôme
d’ingénieur orienté vers la biologie est
fortement conseillé, mais un master
professionnel en biologie ou sciences
de l’environnement peut aussi
convenir.
Ingénieur chimiste
Bac + 5
À partir de 2 300 €
■Bac conseillé : S
La chimie est partout ! Matières
plastiques, cosmétiques,
médicaments… Les profils des
ingénieurs qui fabriquent ces produits
sont extrêmement variés. Au tout
début de la chaîne de production, en
recherche et développement,
l’ingénieur chimiste conçoit et teste de
nouveaux produits. L’ingénieur
méthodes et procédés se charge
ensuite d’imaginer, construire et
installer les usines indispensables à
leur production. Puis les ingénieurs de
production prennent le relais pour
surveiller la fabrication en usine et
veiller au respect des délais, des
règles de sécurité et des coûts.
Enfin, comme toute autre
marchandise, il faut bien vendre ces
produits issus de la chimie :
l’ingénieur technico-commercial s’en
charge. Ses connaissances
techniques lui permettent de défendre
avec efficacité son catalogue. Quel
que soit leur champ d’action, les
ingénieurs chimistes exerçant dans
l’industrie jonglent sans cesse entre
rigueur scientifique et impératifs
commerciaux.
Ses compétences : innover,
concevoir, fabriquer.
Sa formation : selon le domaine
d’activité, un diplôme d’une école
d’ingénieurs spécialisée en chimie ou
en génie chimique, un troisième cycle
universitaire, voire un doctorat en
biologie ou en chimie pour ceux que la
recherche fondamentale attire.
Pharmacien
Bac + 6 à bac + 9
À partir de 2 000 €
■Bac conseillé : S
Plus des deux tiers des
pharmaciens français travaillent
dans une officine. L’autre tiers
exerce dans l’industrie.
Le pharmacien d’officine n’est pas
un simple commerçant. Souvent
propriétaire de sa pharmacie, il est
responsable de la santé de ses
clients. La moindre erreur de sa part
ou de l’un de ses employés peut le
conduire devant les tribunaux.
Il vérifie donc avec minutie la
compatibilité des médicaments
prescrits et la conformité de la
prescription avec le profil de son
client (notamment son âge). Ses
conseils portent aussi sur le choix
des shampoings, des crèmes
hydratantes et de tous les autres
articles de parapharmacie. Mais
dans ce secteur, il doit faire face à
la concurrence féroce des grandes
surfaces. Dans l’industrie, le
pharmacien doit faire appel à des
connaissances beaucoup plus
techniques. Selon le poste occupé,
c’est lui qui crée les nouveaux
médicaments, qui perfectionne les
produits existants ou définit les
modes d’administration et les bons
dosages.
Ses compétences : vendre,
gérer, concevoir.
Sa formation : en faculté de
pharmacie, le premier cap à passer
est le très sélectif concours de fin de
PCEP1 (première année du premier
cycle des études de pharmacie).
Le choix entre recherche, officine et
industrie se fait à la fin de la
quatrième année, avant l’internat.
Le diplôme d’État de docteur en
pharmacie s’obtient à l’issue de la
sixième année et peut être complété
par une spécialisation.
À lire > Les Métiers de la biologie et des
biotechnologies, les Métiers de la médecine et
de la pharmacie, éditions l’Etudiant.
À voir > Le métier de pharmacien en vidéo
sur letudiant.fr.
Contact > UIC (Union des industries
chimiques), tél. 01.46.53.11.00, www.uic.fr.
Sur le Net > www.leem.org, site officiel des entreprises du
médicament qui regroupe des infos sur l’activité économique,
les entreprises, les métiers et les formations du secteur
pharmaceutique > Le site http://lesmetiersdelachimie.com,
créé par l’UIC est plus largement dédié au secteur de la chimie.
Plus d’infos
Métiers &
Formations
Les métiers de
la biologie
et des biotechnologies
Chloé Leprince
Botaniste
Hydrologue
Data-manager
Ingénieur développement
Garde du littoral
Enseignant-chercheur
Consultant en biotechnologie
Responsable qualité Zoologiste
Bio-informaticien
Biologie, chimie, pharmacie
44
Préparateur
en pharmacie
BP
À partir de 1 300 €
■Bac conseillé : STL
Le préparateur en pharmacie est tous
les jours au contact des clients de
l’officine. Sous la houlette du
pharmacien, il délivre les médicaments
prescrits par les médecins et tous
ceux qui ne nécessitent pas
d’ordonnance. Dans l’arrière-boutique,
il s’occupe de la gestion des stocks et
peut réaliser des préparations
(pommades, crèmes, solutions…). Si
cette pratique est devenue très rare en
pharmacie de ville, elle est en
revanche incontournable à l’hôpital.
Le préparateur doit alors
« reconditionner » la plupart des
médicaments en fonction des besoins
des patients. Dans l’industrie,
il contrôle les matières premières
utilisées dans la fabrication des
médicaments, et après quelques
années d’expérience, peut encadrer
des opérateurs de production.
Ses compétences : préparer,
vendre, conseiller.
Sa formation : le brevet
professionnel préparateur en
pharmacie, indispensable pour
exercer, se prépare en deux ans après
un BEP carrières sanitaires et
sociales, un bac STL spécialité
biochimie, génie biologique, etc.
La formation se fait en apprentissage.
Technicien
d’analyses
biomédicales
Bac + 2 à bac + 3
À partir de 1 400 €
■Bac conseillé : STL ou S
Entre microscopes et flacons, le
technicien d’analyses biomédicales
fait parler le corps humain. Sang,
urine, biopsies… Les analyses
permettent au médecin, qui les a
prescrites, d’établir un diagnostic et
ainsi de trouver le bon traitement.
Pour réaliser ces batteries de tests, le
technicien possède de nombreuses
machines sophistiquées. Mais il utilise
encore et toujours les outils
traditionnels, comme les pipettes.
Ses compétences : analyser,
contrôler, interpréter.
Sa formation : le DETAB (diplôme
d’État de technicien d’analyses
biomédicales), qui se prépare en trois
ans dans les instituts agréés par le
ministère de la Santé ; le BTS
analyses de biologie médicale
bioanalyses et contrôles ou
biophysicien de laboratoire
(uniquement à l’École technique
supérieure du laboratoire, à Paris) ; le
DUT génie biologique, option analyses
biologiques et biochimiques…
Technicien
de l’industrie
pharmaceutique
Bac + 2
À partir de 1 600 €
■Bac conseillé : STL ou S
Les industries pharmaceutiques et
cosmétiques emploient différentes
catégories de techniciens.
Le technicien de formulation donne
naissance à la formule du
médicament élaborée par les
ingénieurs ou les pharmaciens. Pour
cela, il effectue des essais et vérifie la
stabilité de la molécule obtenue.
Le technicien galéniste, quant à lui,
est un spécialiste de la « forme » du
médicament. Gélule, poudre, gel,
spray… il étudie comment « habiller »
la molécule aux vertus thérapeutiques
pour qu’elle puisse être absorbée
facilement par le patient.
Le technicien de laboratoire de
contrôle analyse pour sa part la
qualité des produits sortant des
chaînes de fabrication. D’autres
techniciens sont spécialisés dans le
contrôle de la qualité ou encore dans
l’organisation de la production.
Ses compétences : fabriquer,
tester, contrôler.
Sa formation : il existe une large
offre de diplômes à bac + 2 : BTS
biochimie, bioanalyses et contrôles,
biologie, chimie. DUT génie chimique,
chimie, biologie, génie chimique-génie
des procédés...
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Son métier Au cœur de l’usine de production de
Soual des laboratoires Pierre Fabre, dans le Tarn, Franck Legen-
dre supervise toutes les opérations de contrôle qualité menées
pendant la fabrication des médicaments. Son rôle : assurer la
sécurité du médicament, donc du patient. Pour cela, ses équipes
réalisent quotidiennement toute une batterie de tests sur les
matières premières, les produits de conditionnement et les
machines. « Les produits fabriqués sont répartis par lots. Chaque
lot devra être contrôlé. Les résultats obtenus sont archivés et
conservés pendant plus de dix ans en accord avec la réglemen-
tation : en cas d’enquête, il faut pouvoir retrouver tout l’historique
du lot concerné », précise ce titulaire d’un doctorat en chimie bio-
logique. Sa principale contrainte est de perturber le moins
possible la vie de l’usine. « Notre activité ne participe pas direc-
tement à la fabrication du médicament. Elle doit donc s’intégrer
parfaitement au flux de production. » Lorsqu’une anomalie est
constatée (une impureté dans le produit, un aspect ou une cou-
leur inhabituels), il doit réagir très rapidement. Son service, le
service « assurance qualité » peut seul prendre la décision de
stopper la production.
Ses conseils « Je suis passé de la recherche
à la production. Ce choix doit être réfléchi car ce sont deux milieux
totalement différents. Aujourd’hui, mon métier est particulière-
ment technique et il faut être très réactif. »
“Seul mon service peut
prendre la décision de
stopper la production.”
Franck Legendre, 38 ans,
responsable
contrôle qualité
T émoi gnage
45
Biologie, chimie, pharmacie
Les diplômés en chimie
et biologie peuvent
exercer dans
l’environnement (par
exemple technicien de
laboratoire…) ou encore
dans le secteur
agroalimentaire.
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Le secteur
Concurrence,
le maître mot
Que serait le commerce sans la
concurrence ? La grande distri-
bution et le commerce de
détail, qui concentrent plus de
la moitié des employés du sec-
teur, doivent chaque jour redou-
bler d’inventivité pour conser-
ver leurs clients et en conquérir
de nouveaux. Pour cela, les
grands groupes (Auchan, Carre-
four, etc.) s’immiscent sur le
marché des produits bancaires
et des loisirs, multiplient les
cartes de fidélisation… Mais,
malgré tous ces efforts, leur
croissance reste limitée : la crise
économique et la baisse de la
consommation des ménages se
font ressentir. Et c’est le « hard
discount » qui tire son épingle
du jeu. Ces magasins connais-
sent une hausse d’activité, tout
comme les commerces spéciali-
sés (jardinage, sport…) et ceux
sur Internet (e-commerce).

Les métiers
Les commerciaux
loin devant
La grande distribution compte
plus d’un tiers de commerciaux.
Principalement détenteurs d’un
bac + 2 et dotés de compétences
managériales, ils gravissent les
échelons grâce à la promotion
interne, encore très présente
dans les entreprises. Les nou-
veaux besoins portent entre
autres sur les spécialistes en
logistique, et sur les experts en
sécurité alimentaire (responsa-
de plus en plus des profils quali-
fiés. Les filières courtes à bac + 2,
nombreuses et de qualité, com-
prennent le DUT (diplôme uni-
versitaire de technologie) tech-
niques de commercialisation et
quatre BTS (brevets de techni-
cien supérieur) : management
des unités commerciales, négo-
ciation et relation client, com-
merce international et technico-
commercial.
L’université propose de son côté
des licences professionnelles,
dont la fameuse Distech qui se
prépare en alternance, des IUP
(instituts universitaires de pro-
fessionnalisation) et des mas-
ters pro. Les chambres de com-
merce et d’industrie ont créé les
instituts de promotion com-
merciale et les écoles de gestion
et de distribution, qui forment
en deux ans leurs étudiants.
Quant aux écoles supérieures de
commerce, elles ont mis en
place, en dernière année, des
spécialités qui intéressent de
plus en plus les recruteurs. ● ©

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Plus de trois millions de personnes en France travaillent dans le commerce ou
dans la vente. Stables depuis plusieurs années, les effectifs du secteur devraient
continuer à se maintenir, grâce notamment à l’e-commerce.
Selon les
prévisions de la
DARES (Direction
de l’animation de
la recherche,
des études et
des statistiques),
190 000 postes
de vendeurs
devraient être
créés d’ici à 2015.
zoom
DANS LES ALLÉES DE LA GRANDE DISTRIBUTION. Les 1 500 hypermarchés français emploient à eux
seuls 300000 personnes, dont la moitié ont moins de 35 ans.
Pour plus d’infos sur les formations en commerce, distribution, voir notre site
www.letudiant.fr, rubrique Guide des études, puis Les études par spécialité.
Commerce, distribution
ble qualité, par exemple). Quel
que soit le métier, le passage par
la case « magasin » est presque
systématique, sauf pour certains
profils (ressources humaines,
qualité, marketing).
Dans l’industrie et les services,
de nouvelles fonctions émer-
gent, comme responsable du
développement e-business.
Mais les cadres commerciaux
classiques restent très recher-
chés. Les jeunes diplômés des
grandes écoles notamment se
voient offrir des postes de direc-
tion dans certains groupes de
grande distribution. Histoire de
compenser le manque de candi-
dats, parfois rebutés par la mau-
vaise image du secteur.

Les formations
Insertion garantie
àtous les niveaux
Si la distribution est encore l’un
des rares secteurs où les non-
diplômés ont une chance de per-
cer, les entreprises recherchent
Commerce, distribution
47
Acheteur
Bac + 2 à bac + 5
À partir de 1 800 €
■ Bac conseillé : ES, S
ou STG
Passer ses journées à acheter ? Le
rêve de tout accro au shopping ! Pour
l’acheteur professionnel, c’est plus
compliqué que cela : il achète les
produits dont son entreprise a besoin
pour fonctionner. Son but : obtenir les
meilleures marchandises au meilleur
prix. Dans la grande distribution, il
travaille en centrale d’achat et
approvisionne l’ensemble des
magasins de l’enseigne. Spécialisé
par produit (épicerie, fruits, légumes),
il prospecte les fournisseurs, puis
négocie pour obtenir la meilleure
offre. Dans l’industrie, l’acheteur doit
se procurer tous les produits que son
entreprise ne fabrique pas elle-même,
des matières premières aux petites
fournitures. Il peut aussi être
spécialisé dans les achats
internationaux. Dans ce cas,
l’acheteur doit également maîtriser les
réglementations douanières, la
législation du transport international,
les questions d’assurance et de
paiement, et même la géopolitique.
Quels que soient son secteur
d’activité et son rayon d’action,
l’acheteur doit composer
quotidiennement avec la pression du
chiffre et les situations de stress
qu’elle génère.
Ses compétences : négocier,
acheter, démarcher.
Sa formation : la majorité des
acheteurs possède un diplôme
bac + 5, notamment d’école de
commerce. Si certaines enseignes de
la grande distribution accueillent
également des diplômés bac + 2
(BTS ou DUT commerciaux), pour le
secteur industriel, les entreprises
privilégient le recrutement des
diplômés d’écoles de commerce et
des ingénieurs ayant suivi un 3
e
cycle
en commerce international.
Agent commercial
Bac + 2
À la commission
■ Bac conseillé : STG ou ES
La France compte aujourd’hui
quelque 30 000 agents commerciaux.
Vendeurs indépendants ou patrons
d’une petite société, ils négocient et
concluent des contrats de vente pour
le compte d’autres entreprises. Ils
sont « mandataires ». Constamment
sur les routes, l’agent commercial
démarche les clients, négocie les prix,
les quantités, ainsi que les délais de
livraison. Une fois l’affaire conclue,
il transmet la commande au fabricant,
qui livrera directement le client.
En guise de paye, l’agent touche alors
une commission proportionnelle au
montant de la commande réalisée.
Pour pouvoir vivre de son activité,
il doit savoir débusquer les produits
qui se vendront le mieux et trouver
des clients.
Ses compétences : démarcher,
négocier, vendre.
Sa formation : bac + 2
commercial (BTS négociation et
relation client ou DUT techniques de
commercialisation). L’accès à la
profession est soumis à une
inscription au RSAC (Registre spécial
des agents commerciaux).
Assistant export
Bac + 2 à bac + 4
À partir de 1 500 €
■ Bac conseillé : général
toute série ou STG
Ne vous laissez pas tromper par son
titre. L’assistant export ne passe pas
son temps à parcourir le monde. Bien
au contraire, c’est depuis son bureau
qu’il travaille. Lorsque les
commerciaux de l’entreprise, après
d’âpres négociations, ont réussi à
décrocher un contrat de vente, cet
administratif prend le relais. Il
s’occupe de la signature des contrats
et s’assure du bon déroulement de la
commande. Facturation, réception des
marchandises, organisation de leur
transport, rien ne lui échappe. Il est le
garde-fou de la société. Ce super-
secrétaire est en relation constante
avec les autres services de
l’entreprise et gère ses commandes
par téléphone et par mail.
Naturellement, il maîtrise une ou
plusieurs langues étrangères, dont
l’anglais, et connaît bien les
réglementations propres aux activités
d’exportation (formalités douanières,
règles de transport, etc.).
Ses compétences : administrer,
organiser, coordonner.
Sa formation : le BTS commerce
international (diplôme à référentiel
commun européen) est la formation la
plus adaptée. Des entreprises
recrutent également des diplômés
bac + 3 ou bac + 4 issus d’écoles de
commerce. Ce métier est accessible
aux débutants dans les PME-PMI.
Chargé d’affaires
Bac + 5
À partir de 1 800 €
■ Bac conseillé : S ou ES
Spécialisé dans le BTP, les télécoms,
l’informatique ou les prestations
bancaires, le chargé d’affaires est
l’interlocuteur privilégié des clients de
son entreprise. Il ne leur vend rien,
mais leur fournit un appui technique
lors de la négociation, puis de
l’exécution des contrats. Avant la
vente, il analyse les besoins du client
pour pouvoir lui proposer des solutions
techniques adaptées à ses demandes.
Coûts, délais, il participe activement
aux négociations commerciales.
Lorsque le contrat est signé, il suit le
dossier et vérifie que toutes les
conditions du contrat sont respectées.
Car au moindre dysfonctionnement (un
retard, par exemple), c’est à lui que le
client s’adresse pour demander des
« comptes ». Le chargé d’affaires,
appelé aussi ingénieur chargé
d’affaires, doit gérer aussi bien les
relations clients que les parties
techniques ou financières des
contrats. La plupart de temps, il fait du
développement, soit en anticipant les
besoins de sa clientèle, soit en
démarchant de nouveaux clients.
Ses compétences : démarcher,
conseiller, négocier.
Sa formation : certaines écoles
d’ingénieurs spécialisées (en BTP,
aéronautique, etc.) proposent des
cours de commerce et de marketing.
Des écoles supérieures de commerce
assurent aussi des formations à
vocation technico-commerciale.
Il existe enfin quelques masters pro
spécialisés dans le secteur.
Chef de rayon
Bac + 2 à bac + 5
À partir de 1 700 €
■ Bac conseillé : STG, ES
ou STI
Personnage clé de la grande
distribution, le chef de rayon (appelé
aussi manager de rayon) est
responsable d’une famille de
produits : boulangerie, fruits, viandes,
hi-fi… Tel un chef d’entreprise, ce pro
de la « grande distrib’ » organise, en
toute autonomie, la vie de ses rayons.
Il supervise la gestion des réserves
(vérification des prix et des
commandes, réception des
marchandises), afin d’éviter les
surplus et les ruptures de stock. Il
s’assure aussi du bon
approvisionnement des linéaires. Tout
cela, avec un œil rivé sur les chiffres
des ventes. Dans certaines enseignes,
il participe également au choix des
produits et à la sélection des
fournisseurs. Le chef de rayon a une
âme de manager : il encadre et
participe à la formation de son équipe
(vendeurs, approvisionneurs, etc.), en
martelant, du matin au soir, les
objectifs à atteindre.
Ses compétences : organiser,
coordonner, manager.
Sa formation : cette fonction
correspond souvent à un premier
emploi après un bac + 2, type BTS
management des unités
commerciales ou DUT techniques de
commercialisation. Cependant, on
note un relèvement du niveau de
À lire > Choisir la meilleure école de commerce,
éditions l’Etudiant.
À voir >Le métier de manager de rayon en vidéo
sur letudiant.fr.
Sur le Net >www.fcd.asso.fr et
www.opcommerce.org : le site de la Fédération
des entreprises du commerce et de la distribution et celui de
l’Observatoire prospectif du commerce apportent toutes les
infos utiles sur l’état et les métiers du secteur.
Plus d’infos
qualification requis avec l’arrivée
sur ces postes de diplômés d’écoles
de commerce et d’IUP en commerce
ou vente.
Commercial
Bac + 2 à bac + 5
À partir de 1 500 €
+ commissions
■ Bac conseillé : STG ou ES
Vendre toujours plus, tel est, en trois
mots, le credo de tout commercial qui
se respecte ! Qu’il exerce dans une
PME-PMI ou dans un groupe
international, qu’il commercialise des
produits ou des services, le
commercial poursuit toujours ce
même objectif. Obstiné ? Oui, et fier
de l’être ! Car pour conclure une
vente, il doit prouver à son client
l’opportunité que représente l’achat
de ses produits, notamment par
rapport à la concurrence. Mais le
commercial ne peut pas compter sur
son seul bagou : il doit absolument
connaître ses produits sur le bout des
doigts, les tendances du marché et
toutes les techniques de vente. Dans
certaines entreprises, il dispose d’une
marge de négociation : il peut alors
faire un « geste commercial ».
Souvent, il consacre aussi une partie
de son temps à prospecter de
nouveaux clients. Il existe différentes
catégories dans cette profession : les
commerciaux grand public (qui ont
pour clients des particuliers), les
commerciaux B to B (qui s’adressent
à des entreprises), les télévendeurs
(qui travaillent uniquement par
téléphone), etc.
Ses compétences : négocier,
démarcher, vendre.
Sa formation : la plupart des
recrutements se font au niveau
bac + 2 au minimum (BTS
management des unités
commerciales, négociation et relation
client, commerce international à
référentiel commun européen et DUT
techniques de commercialisation).
Certains secteurs préfèrent cependant
les diplômés d’écoles de commerce.
Responsable
de magasin
Bac + 2 à bac + 5
1 600 € + intéressement
■ Bac conseillé : STG, S
ou ES
C’est lui qui « tient la boutique ». Qu’il
soit propriétaire, gérant ou salarié
d’une grande marque possédant un
réseau de boutiques, le responsable
de magasin gère en grande autonomie
le développement de son commerce.
Avec un seul et même but :
développer son chiffre d’affaires pour
gagner des parts de marché sur ses
concurrents. Le commerce est une
incessante bataille ! Dans ses bureaux,
il assure la tenue administrative du
magasin, supervise l’organisation des
rayons, gère le recrutement de ses
employés. Il a une double casquette,
commerciale et managériale. Dans la
grande distribution, certains magasins
emploient plusieurs centaines de
personnes et génèrent des profits
considérables. Leurs responsables,
appelés « directeurs de centre de
profits », sont alors de vrais patrons de
PME. Excellents gestionnaires, ces
responsables ont des attributions très
larges, qui peuvent aller jusqu’à la
mise en place d’investissements
lourds (travaux d’extension,
par exemple)… toujours avec un
seul objectif : faire grimper le
chiffre d’affaires !
Ses compétences : organiser,
manager, vendre.
Sa formation : au minimum un
diplôme bac + 2 (BTS management
des unités commerciales, BTS
négociation et relation client, DUT
techniques de commercialisation, etc.)
avec une première expérience du
commerce sur un poste de vendeur,
par exemple. La grande distribution
recrute de plus en plus de diplômés
d’écoles de commerce.
Commerce, distribution
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La fonction commerciale
se retrouve dans tous
les secteurs : l’artisanat
(boulanger, boucher…),
les banques et
assurances (conseiller
commercial, chargé de
clientèle…),
l’agroalimentaire,
l’informatique…
Par ailleurs, la fonction
marketing est étroitement
liée à la vente et au
commerce.
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T émoi gnage
Son métier Diplômé de l’ISARA, école d’ingé-
nieurs en agriculture, et d’un mastère spécialisé à l’EM Lyon,
Damien Trésillard a découvert la grande distribution en stage de
fin d’études chez Carrefour. Hasard des affectations, ce fils de
fabricant de fromages est nommé acheteur au rayon… fromages
à la coupe. « Ce lien privilégié facilite mes relations avec les pro-
ducteurs. Je comprends leur position, à l’heure où les grandes
enseignes sont souvent critiquées pour la pression qu’elles exer-
cent sur leurs fournisseurs. » En tant qu’acheteur, Damien choisit
les produits qui seront présents au rayon fromages des
200 hypermarchés Carrefour. « Je négocie 80 millions d’euros
d’achats avec 60 fournisseurs par an, aussi bien des petits pro-
ducteurs que de grandes entreprises. » L’autre part de son travail
consiste à valoriser les produits mis en rayon. « Je prépare les
prospectus publicitaires, les campagnes d’affichage et les ani-
mations dans les rayons, en collaboration avec le service
marketing et les agences de communication. »
Ses conseils « Beaucoup d’acheteurs ont
commencé comme chef de rayon avec un BEP ou un CAP. Mais
je conseillerais aujourd’hui de viser, comme je l’ai fait, une dou-
ble compétence en production agroalimentaire et en finance. Côté
métier, il faut avant tout pouvoir résister au stress et être rigou-
reux. Car vu le nombre de magasins dont je suis responsable, la
moindre erreur peut avoir de lourdes répercussions. »
“La double compétence
est un atout.”
Damien Trésillard, 25 ans,
acheteur
49
Institut Supérieur des Métiers
associé à l’Université Catholique de l’Ouest





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Le secteur
La communication,
le nerf de la guerre…
Le domaine de la communica-
tion emploie près de 70 000
personnes en France. Les entre-
prises et les collectivités
publiques l’ont bien compris :
pour elles, cette activité est un
facteur de croissance écono-
mique essentiel. Elles y consa-
crent donc une part croissante
de leur budget. Renault, par
exemple, a développé un site
Internet intégralement dédié
aux professionnels des médias.
Selon l’APEC (Association pour
l’emploi des cadres), le nombre
d’offres d’emploi continue
d’augmenter, mais la crise est
passée par là et les petites
agences sont les premières tou-
chées. Le secteur doit aussi faire
face à de profondes mutations :
l’arrivée en force des nouvelles
technologies oblige notamment
les entreprises à repenser leur
développement.

Les métiers
La révolution
du Web
Traditionnellement composées
d’attachés de presse et de char-
gés de communication, les
équipes s’ouvrent aujourd’hui à
de nouveaux profils. Les pros de
l’informatique et du web 2.0 ont
désormais toute leur place dans
le secteur. On demande ainsi
aux employés de savoir diffuser
des newsletters, d’animer des
blogs. Les diplômés d’écoles de
commerce, d’écoles de journa-
lisme ou d’IEP (instituts
d’études politiques) sont aussi
très recherchés. Avoir une
expertise dans un domaine
comme la finance ou le déve-
loppement durable peut égale-
ment constituer un atout. Dans
les prochaines années, les
postes en communication
interne devraient connaître un
essor, tout comme la communi-
cation territoriale.

Les formations
Un bac + 2
ne suffit plus
Le BTS (brevet de technicien
supérieur) communication des
entreprises et le DUT (diplôme
universitaire de technologie)
information-communication
sont les diplômes de base de la
profession. Mais ils ne vous per-
mettront plus d’accéder à des
postes à évolution. La poursuite
d’études est donc indispensa-
ble. L’université propose, pour
sa part, des licences profession-
nelles, mais aussi des masters
professionnels qui ont une
excellente réputation auprès
des professionnels, comme
ceux du CELSA (École des
hautes études en sciences de
l’information et de la commu-
nication, rattachée à Paris 4-
Sorbonne).
Du côté des formations privées,
l’offre est pléthorique. Citons,
parmi les plus connus, Sup de
com, l’EFAP, l’ISCOM (École
supérieure de communication
et de publicité), l’ECS (Euro-
pean communication school),
l’ISCPA-Institut des médias de
Paris, ou encore l’ISTC (Institut
des stratégies et des techniques
de communication). ● ©

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La com’ attire encore et toujours de nombreux candidats. Mais attention, le secteur
est en mutation et exige des compétences nouvelles et toujours plus pointues.
Communication
50
Pour plus d’infos sur les formations en communication, voir notre site
www.letudiant.fr, rubrique Guide des études, puis Les études par spécialité.
La communication
s’exerce
principalement au
sein de petites
équipes : plus des
deux tiers des
services de com’
emploient moins
de six personnes.
En communication
d’entreprise, ce
chiffre diminue,
puisqu’un tiers
des
professionnels
travaillent seul ou
à deux.
Source : baromètre
Union des
annonceurs – Conseil
supérieur de
l’audiovisuel, 2007.
zoom
DANS UNE AGENCE DE COM’. Les postes de commercial représentent 36,8 % des 10000 profes-
sionnels travaillant en agence, contre 26,8 % pour les créatifs (source AACC).
Attaché
de presse
Bac + 2 à bac + 5
À partir de 1 800 €
■ Bac conseillé : ES, STG
ou L
Son objectif, c’est de convaincre !
L’attaché de presse (désormais
appelé plus volontiers conseiller en
relation presse) ne fait pas de la
politique, non… Pourtant, il passe ses
journées à défendre ses idées, ou à
promouvoir et à vanter les mérites de
l’entreprise pour laquelle il travaille. Il
peut aussi représenter un produit, une
personnalité ou bien un événement
(un festival de musique par exemple).
Quel que soit son domaine
professionnel, le but reste le même :
que les journalistes s’intéressent à
l’événement (ou au produit) et qu’ils
en fassent l’écho dans leur média.
Pour cela, ce pro de la communication
ne ménage pas ses efforts : il rédige
des communiqués de presse, prépare
des dossiers, organise des
conférences et des voyages de
presse. Bref, il soigne les journalistes
aux petits oignons et veille à ce qu’ils
ne ratent aucune information. Il doit
être en mesure de répondre à toutes
leurs demandes… les plus urgentes,
comme les plus saugrenues ! Inutile
donc de préciser que l’attaché de
presse (métier ou la gente féminine
occupe 70 % des postes) connaît son
sujet sur le bout des doigts…
Ses compétences :
communiquer, promouvoir, convaincre.
Sa formation : les diplômes à
bac + 2 permettent d’accéder à des
postes d’assistant (BTS
communication des entreprises,
DUT information-communication).
Mais mieux vaut poursuivre vers
un bac + 4/5 : master pro en
communication (CELSA – Paris 4),
école de commerce, de
communication. Il existe aussi des
écoles spécialisées, comme l’EFAP.
Chargé
de communication
Bac + 3 à bac + 5
À partir de 1 700 €
■ Bac conseillé : ES, STG
ou L
C’est le porte-parole de l’entreprise.
Le chargé de communication
œuvre pour valoriser l’image et le
savoir-faire de son entreprise. Les
grandes lignes de son travail lui sont
dictées par le directeur de la
communication. Charge à lui ensuite
de trouver tous les moyens
nécessaires à la mise en place de
cette politique. Les messages qu’il
délivre peuvent s’adresser aux autres
employés de la société
(communication interne), aux
actionnaires (communication
corporate) ou encore à la presse et
au grand public (communication
externe). Quel que soit son profil, le
« chargé de com’ » conçoit lui-même
ses supports de communication,
rédige communiqués, dossiers de
presse et journaux internes, organise
des manifestations événementielles
de A à Z (voyages de presse,
opérations de mécénat et de
sponsoring, etc.). Pour être efficace,
il ne doit jamais perdre de vue sa
cible et la stratégie globale de
l’entreprise. Dans les grandes
sociétés (il peut aussi œuvrer dans
une association ou une
administration), il est souvent
spécialisé dans la communication
événementielle, la communication de
crise ou encore les relations
publiques.
Ses compétences :
communiquer, informer, organiser.
Sa formation : une école
de communication, une
formation universitaire en
communication ou en sciences de
l’information, un IEP ou encore une
école de commerce avec une
spécialisation en communication.
Directeur
de communication
Bac + 5
À partir de 3 500 €
■ Bac conseillé : ES ou L
Aujourd’hui plus qu’hier, pour se
distinguer de ses concurrents, une
entreprise doit miser sur une stratégie
de communication spécifique… et
efficace ! Celle-ci est définie par un
homme (ou une femme) : le directeur
de communication. En étroite
collaboration avec la direction générale,
il détermine l’image de l’entreprise à
mettre en avant, les valeurs à
promouvoir, les modes de
communication à privilégier, les
partenaires à associer… Pour l’aider
dans sa tâche, il est épaulé par une
équipe, pouvant compter jusqu’à une
vingtaine de personnes dans les
grandes entreprises (chargés de
communication, journalistes
institutionnels, attachés de
presse, etc.). Le « dircom’ » est donc
bien plus qu’un fin stratège et un
excellent créatif : il est aussi un meneur
d’hommes. Garant de l’image de
l’entreprise, il peut être amené à la
« défendre » lors de conférences de
presse ou tout autre type
d’événements.
Ses compétences : décider,
organiser, communiquer.
Sa formation : grande école
de commerce (type HEC) ou
de communication, IEP, troisième
cycle universitaire dans la
communication (type CELSA)…
Plusieurs années d’expérience sont
nécessaires pour accéder à cette
fonction, pour laquelle les places sont
très convoitées… mais rares !
Journaliste
d’entreprise
Bac + 3 à bac + 5
À partir de 1 500 €
■ Bac conseillé : ES, STG
ou L
Il doit savoir jongler avec dextérité entre
journalisme et communication. Le
journaliste d’entreprise participe à
l’élaboration des publications
périodiques de l’entreprise (lettre
d’information, journal interne, rapport
d’activité) destinées aux salariés, aux
clients, aux actionnaires… Comme
n’importe quel autre journaliste, il
enquête, fait des interviews, des
reportages, rédige des articles. Mais
contrairement à ses collègues, il doit
mettre en avant le discours officiel de
l’entreprise. Ses interlocuteurs sont
souvent choisis par la direction et ses
articles sont lus et relus par de
nombreux services avant d’être validés.
Pour toutes ces raisons, il n’est pas
reconnu comme journaliste par la
Commission de la carte d’identité des
journalistes professionnels. La presse
institutionnelle (journaux municipaux,
de conseils régionaux, etc.) constitue
un autre débouché pour ces
journalistes « communicants » : ils
couvrent les événements ayant marqué
la commune, la région… Plus
qu’ailleurs, la diplomatie est de mise,
car ils évoluent sur un terrain politique.
Donc « miné » !
Ses compétences : écrire,
informer, communiquer.
Sa formation : école de
communication ou de journalisme,
master en sciences sociales ou
communication des entreprises et des
institutions, etc.
Communication
51
À lire > Métiers de la com’, choisir la meilleure
stratégie d’études, éditions l’Etudiant.
À voir > Les métiers d’attaché de presse
et de responsable communication, en vidéo
sur notre site letudiant.fr.
Sur le Net > www.synap.org : site du
Syndicat national des attachés de presse et des
conseillers enrelations publiques > www.ujjef.com: site de
l’Union des journaux et des journalistes d’entreprises
de France > www.categorynet.com, un portail d’infos sur
le secteur de la communication et du journalisme, avec
des offres d’emploi et de stages > www.aacc.fr : site de l’AACC
(Association des agences-conseils en communication).
Plus d’infos
Poursuivant les mêmes objectifs que
la communication d’entreprise, la publicité offre
toute une panoplie de professions (chargé
de promotion, chef de produit…). Si vous avez une
bonne plume, des capacités de synthèse
et d’analyse, les métiers du journalisme vous
sont ouverts. Enfin, les ressources humaines
englobent souvent la communication interne.
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SL Rendez-vous sur letudiant.fr/servicelecteur

Le secteur
L’excellence
n’empêche pas
la précarité
Vivre de son art n’est pas chose
facile. La France est l’un des
pays les plus riches en matière
de patrimoine artistique. Pour-
tant, seuls 5 % des 100 000 à
150 000 artistes plasticiens
vivent de leur production. Pour
joindre les deux bouts, les aides
publiques, le « mécénat » fami-
lial, les petits boulots et les
allocations sociales s’avèrent
indispensables. Même des pro-
fessions jusqu’alors épargnées,
comme celle de graphiste, se
précarisent. Le nombre de sala-
riés recule pour laisser place à
de plus en plus de travailleurs
indépendants. Les artisans d’art
sont quant à eux 100 000 en
France, répartis dans quelque
38 000 ateliers. Ils représentent
10 % des entreprises de l’artisa-
nat. Le secteur est dynamique,
porté par son excellente réputa-
tion auprès des professionnels.
Mais il n’attire plus les jeunes.
Alors, chaque année, des ate-
liers disparaissent faute de
repreneurs…

Les métiers
L’artisanat d’art
recrute
Du côté de la création, les pro-
fessionnels qui s’insèrent le
mieux sur le marché du travail
sont les artistes polyvalents qui
acceptent de mettre leur créati-
vité au service de la communi-
cation, du marketing ou de l’in-
dustrie. Dans le domaine des
métiers d’art, qui compte 217 spé-
cialités, deux secteurs recrutent
à tour de bras. Le bâtiment
recherche des tailleurs de
pierre, des sculpteurs, des gra-
veurs, des marbriers… L’ameu-
blement, quant à lui, embauche
chaque année quelque 20 000
spécialistes. Les ébénistes,
tapissiers, doreurs-encadreurs
et selliers sont très prisés.

Les formations
Des écoles
à la réputation
internationale
Dans le secteur, certaines écoles
d’art ont acquis au fil des
années une réputation qui
dépasse les frontières de la
France. Les trois grandes écoles
publiques (ENSBA, ENSAD,
ENSCI) délivrent en cinq ans
leur propre diplôme. Elles
recrutent sur concours ultra-
sélectif : beaucoup de candidats
pour une petite poignée
d’élus… Il existe également en
régions une cinquantaine
d’écoles dites des « beaux-arts ».
Elles forment leurs étudiants en
trois à cinq ans. Du côté du
privé, les écoles artistiques ne
sont pas en reste. Certaines
d’entre elles ont aussi une
excellente réputation : ESMOD,
ESAG, Penninghen, LISAA, etc.
La durée des études y est très
variable et les frais de scolarité
souvent très élevés.
Si vous souhaitez suivre un cur-
sus plus court et très concret, il
existe bon nombre de CAP. L’ap-
prentissage est la voie royale
pour les métiers de l’artisanat
d’art. Un BMA puis un DMA
peuvent compléter le CAP. Pour
une durée d’études équivalente,
il existe sept BTS (brevets de
technicien supérieur) spéciali-
sés en arts appliqués. Ils peu-
vent être prolongés par un
DSAA (diplôme supérieur d’arts
appliqués, de niveau bac + 4). ● ©

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Les très nombreux métiers du secteur exigent passion, talent et ténacité. Mais
attention, les professions les plus médiatisées, qui attirent un grand nombre de
jeunes, ne sont pas forcément les plus accessibles.
Création, métiers d’art
Il y a quelques
années, le
ministère de la
Culture a instauré
le titre de
« maître d’art »,
qui honore des
professionnels
pour la qualité de
leur travail.
Pendant trois ans,
ces artisans
acceptent de
former dans leur
atelier un élève.
Aujourd’hui,
74 maîtres d’art
couvrent toutes
les disciplines
(fondeur de
cloches, facteur
d’orgues,
costumière,
sérigraphe, etc.).
Les prochaines
nominations sont
prévues pour
janvier 2010.
zoom
L’ATELIER DU PEINTRE OLEG LAZO. L’artiste ne peut plus se contenter de créer, il doit aussi
savoir être un commerçant, démarcher les galeries, communiquer…
53
Pour plus d’infos sur les formations en création et métiers d’art, voir notre site
www.letudiant.fr, rubrique Guide des études, puis Les études par spécialité.
Architecte
d’intérieur
Bac + 4/5
À partir de 1 400 €
■ Bac conseillé : STI arts
appliqués ou S
Pour lui, le plus important est la beauté
intérieure… d’un bâtiment, bien sûr !
Il imagine l’aménagement de maisons,
bureaux, musées, commerces, etc. Il
détermine l’emplacement du mobilier
(et crée parfois lui-même les meubles),
choisit les matériaux, les couleurs, les
matières qui habilleront les lieux. Tout
cela dans un unique but : rendre
l’espace confortable, accueillant et
fonctionnel. Car si ce professionnel est
un créatif à l’imagination débordante, il
n’en reste pas moins un technicien du
bâtiment. Il connaît donc toutes les
contraintes techniques et
réglementaires du secteur. Pas
question d’oublier le passage des
câbles électriques ! De plus, il maîtrise
sur le bout des doigts les logiciels
informatiques spécialisés et dispose
d’une excellente culture générale en
histoire de l’art. Lorsque son projet est
ficelé, il le présente à son client.
Ensuite, il sélectionne les entreprises
chargées de réaliser les travaux et
coordonne la vie du chantier. Il peut
être travailleur indépendant ou salarié
d’un cabinet.
Ses compétences : imaginer,
créer, aménager.
Sa formation : le CFAI (Conseil
français des architectes d’intérieur)
réglemente la profession. L’organisme
reconnaît ainsi douze écoles,
publiques (ENSAD, École Boulle,
ENSAAMA) comme privées
(Camondo, Penninghen…). Un BTS
(design d’intérieur par exemple) est un
excellent tremplin pour intégrer ces
formations.
Artiste plasticien
Avec ou sans bac
Variable
L’art peut prendre bien des formes.
L’artiste plasticien, lui, base son travail
sur des techniques et des matériaux
variés, dits « plastiques ». Sculpture,
peinture, gravure… si les supports
changent, le but reste le même :
créer, avec passion et faire connaître
(et reconnaître) son art. Mais il faut
bien avouer que vivre de ses œuvres
est une gageure : la notoriété ne vient
pas en un claquement de doigts et le
marché de l’art est soumis aux
modes, aux tendances. De plus,
l’artiste ne peut plus se contenter de
créer, seul, dans la pénombre de son
atelier. Il doit être un véritable
commerçant pour démarcher les
galeries, communiquer… Et exister !
Ses compétences : imaginer,
créer, concevoir.
Sa formation : le talent ne
s’apprend pas, mais le passage par
une école peut être bénéfique pour
acquérir certaines techniques et se
créer un réseau de contacts. Les
Beaux-Arts de Paris n’exigent que le
niveau bac, mais recrutent sur dossier
et travaux artistiques. Dans les écoles
municipales et régionales d’art, le
niveau minimal est, en principe, le bac.
Bijoutier-joaillier
CAP à bac + 2
À partir de 1 400 €
Quelques grammes d’or, un petit
diamant. De précieuses parures
prennent forme entre les mains de cet
artisan. Au départ de tout bijou, il y a
un dessin, réalisé par un « styliste ». À
partir de cette esquisse, le bijoutier-
joaillier fabrique une broche, une
bague, un pendentif. Le travail est
minutieux, précis. Il faut étirer le
métal, le graver, sertir la pierre… Les
outils peuvent être traditionnels (lime,
marteau) ou ultramodernes (laser,
ordinateur). Certains bijoutiers,
appelés « créateurs », conçoivent et
fabriquent leurs bijoux de A à Z, puis
les commercialisent. Mais la plupart
sont salariés d’une marque (Cartier,
Maty, etc.) et travaillent en atelier. En
boutique, le bijoutier peut aussi
réparer ou transformer des bijoux.
Ses compétences : concevoir,
fabriquer, réparer.
Sa formation : le CAP art et
techniques de la bijouterie-joaillerie
permet d’acquérir les techniques de
base. Pour s’installer à son compte, il
faut obtenir un BMA (brevet des
métiers d’art) art du bijou et du joyau.
Il est possible de continuer sa formation
en préparant un DMA (diplôme des
métiers d’art) proposé, entre autres, par
l’École Boulle, à Paris.
Céramiste
CAP à bac + 2
À partir de 1 300 €
Dans son atelier, l’humidité et l’odeur
d’argile font l’ambiance. L’artisan-
céramiste, aussi appelé potier,
fabrique de la vaisselle, des pots, des
tuiles, des carrelages décoratifs avec
pour unique matériau : la terre cuite,
qu’il fabrique lui-même. Il la lave, la
pétrit, la piétine même ! Ensuite, vient
l’heure du façonnage. Habile et
minutieux, il travaille la matière à
l’aide de tours et de moules. Mais il
peut aussi la modeler directement
avec des spatules, des stylets et des
racloirs. Chaque pièce est séchée puis
décorée. Mais le céramiste n’exerce
pas seulement en petit atelier. Il peut
aussi travailler pour l’industrie. Son
rôle est alors davantage tourné vers
l’encadrement et le contrôle qualité.
Ses compétences : fabriquer,
modeler, décorer.
Sa formation : les CAP
tournage en céramique et décoration
en céramique apportent les
techniques de base. Le BMA
céramique et le BT (brevet de
technicien) dessinateur en arts
appliqués, option céramique,
permettent en plus d’acquérir les
techniques de décor. Après le BMA, il
est possible de préparer le DMA arts
textiles et céramiques (École Duperré
à Paris ou lycée Léonard-de-Vinci à
Antibes) ou le BTS art céramique.
Création, métiers d’art
T émoi gnage
Son métier Son site Internet affiche la couleur :
un ciel bleu, quelques brins d’herbe… Gwénaëlle Bessière
est graphiste free-lance spécialisée en développement durable.
« Je traduis un message par une image en m’adressant à une
cible particulière », explique cette diplômée de l’École supérieure
des arts appliqués Duperré (BTS stylisme de mode) et de l’École
Estienne (en PAO), qui réalise des pubs, des brochures et
autres outils de communication pour des entreprises et des
collectivités locales. À la commande, elle commence par lire le
brief du client. « J’entame mon travail de création à partir de ce
cahier des charges. S’il s’agit d’une illustration pour une affiche, je
réalise un croquis pour une première base de discussion avec le
client. Si cela convient, je réalise le montage final. » Après plusieurs
échanges et quelques retouches, le projet est finalisé en quelques
semaines, voire plusieurs mois. « Le graphiste doit s’adapter aux
demandes de son client. De la plaquette d’information d’une asso-
ciation à la campagne d’affichage d’une mairie, l’écart est
grand… Mais c’est ce qui fait la richesse du métier ! »
Ses conseils « Avant de se lancer en free-
lance, il faut être bien conscient que le côté créatif du métier
cohabite avec toutes les tâches administratives et de communi-
cation. Il faut savoir vendre son travail. Et pour rester dans le coup,
il faut être ouvert à toutes les tendances : livres, expositions…
L’enrichissement artistique est primordial ! »
“Pour rester dans le
coup, il faut être ouvert
à toutes les tendances :
livres, expositions…”
Gwénaëlle Bessière, 34 ans,
graphiste free-lance
54
Concepteur
de jeux vidéo
Bac + 2 à bac + 5
À partir de 1 400 €
■ Bac conseillé : toute série
Le gamer n’a souvent pas conscience
des trésors d’imagination qu’il a fallu
déployer pour le scotcher devant l’écran !
Pourtant, tout a été minutieusement
pensé et calculé dans ce sens.
Décors, personnages, niveaux de
difficultés, propriété des objets… tous
ces éléments de l’intrigue ont été
inventés par un professionnel : le
game designer. À partir d’un scénario,
il construit la logique et l’interactivité
du jeu. Il écrit un cahier des charges,
le game design, à partir duquel les
développeurs vont pouvoir travailler.
Car le métier de game designer est
avant tout un métier d’écriture. Mais il
nécessite aussi des compétences en
programmation et, surtout, une
parfaite connaissance de l’univers des
jeux vidéo et des attentes des joueurs.
Ses compétences : imaginer,
concevoir, programmer.
Sa formation : il n’existe pas de
parcours type. Un BTS communication
visuelle option multimédia peut être
une première voie. Mais la tendance
est à la hausse des qualifications.
Plusieurs cursus offrent des formations
appréciées par le métier : Supinfogame
à Valenciennes, les Gobelins-l’École
de l’image à Paris, le master pro jeux
et médias interactifs numériques de
l’ENJIM d’Angoulême et des
universités de Poitiers et de La Rochelle.
Designer industriel
Bac + 4/5
À partir de1 800 €
■ Bac conseillé : S ou STI
arts appliqués
Les objets qu’il imagine doivent être
beaux et utiles. Le designer
industriel innove pour répondre à la
demande des consommateurs mais
aussi pour que son entreprise se
démarque de la concurrence.
À partir d’un cahier des charges, il
imagine donc un produit innovant, de
par sa matière, de par sa forme.
Mais les exigences fonctionnelles
sont essentielles : à quoi sert une
belle chaise si on ne peut pas
s’asseoir dessus !
Pour cultiver son « flair », le designer
doit en permanence se tenir informé
de l’évolution des concepts, des
technologies, des modes.
Il peut être salarié d’une agence ou
travailler à son compte.
Quelques entreprises, notamment les
constructeurs automobiles, ont leurs
propres équipes.
Ses compétences : innover,
imaginer, concevoir.
Sa formation : très cotés, l’ENSCI
et les Arts déco délivrent après
cinq ans d’études un diplôme en
design. Une dizaine d’écoles
proposent des formations
spécialisées. Il existe aussi un DSAA
(diplôme supérieur en arts appliqués)
de créateur-concepteur, option
création industrielle, accessible
avec un bac + 2. Certaines écoles
d’ingénieurs assurent une option
design (INSA Lyon entre autres).
Ébéniste
CAP à bac + 2
À partir de 1 300 €
Cet artisan tient son nom d’un bois
prestigieux, l’ébène. Dans son atelier,
il fabrique, rénove et restaure des
meubles en bois. Avant de passer
au travail, il choisit les essences à
utiliser (chêne, hêtre, olivier, etc.),
puis il dessine la forme du meuble et
prépare les morceaux de bois
nécessaire à la fabrication de l’objet.
Ce dernier est ensuite conçu
dans le respect des techniques
anciennes. La découpe, l’assemblage,
le placage, les finitions… tout est fait
à la main. Qu’il travaille dans son
propre atelier ou en usine, il passe
son temps debout, dans un
environnement chargé de fines
particules de bois. Allergiques,
s’abstenir !
Ses compétences : fabriquer,
réparer, restaurer.
Sa formation : la filière comprend
un CAP ébéniste, un BMA ébéniste,
un bac pro artisanat et métiers d’art,
option ébéniste. Vous pouvez ensuite
préparer un BTS productique bois et
ameublement ou un DMA ébénisterie,
notamment à la prestigieuse École
Boulle, à Paris.
Les talents de créateur
peuvent s’exercer dans
le journalisme
(maquettiste de presse…),
la publicité (directeur
artistique, maquettiste
de pub…) ou la mode
(designer textile,
styliste…).
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T émoi gnage
Son métier Depuis l’âge de 15 ans, Pierre
Autissier a suivi un parcours de formation classique et efficace :
un bac STI arts appliqués et deux ans de formation spécialisée
en création de jeux vidéo, en l’occurrence, LISAA, une école pri-
vée parisienne reconnue par le ministère de la Culture. Après
un premier stage, il enchaîne les contrats auprès de plusieurs
sociétés d’édition de jeux, où il fait ses premières armes sur les
différents logiciels de conception de jeux. À 22 ans, il est
embauché par les studios d’Ubisoft, deuxième éditeur européen
de jeux vidéo. En tant que level artist, c’est lui qui dessine, à
l’aide de logiciels tels que 3D Max ou Maya, les décors des jeux
à partir d’une architecture technique fournie par le level design.
« Dans ce travail d’équipe, je m’occupe de tout ce qui est cos-
métique en créant des impressions de matière, de texture, de
volumes, c’est-à-dire tout ce qui fait exister un décor qui fera
vivre les personnages. »
Ses conseils « Pour décrocher un emploi
dans le jeu vidéo, il faut d’abord montrer ce que l’on sait faire. Le
CV et la lettre de motivation ne suffisent pas. Il faut pouvoir pré-
senter un book de dessins et des rendus en 2D et 3D. Il faut aussi
profiter de sa formation en école pour réaliser des microprojets
qui serviront à convaincre son futur recruteur. »
“Mon métier est de faire
exister un décor qui fera
vivre les personnages.”
Pierre Autissier, 26 ans,
créateur de jeux vidéo
©

D
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55
Création, métiers d’art
Facteur
d’instruments
CAP à bac + 2
À partir de 1 300 €
Il fabrique des pianos, des violons, des
guitares ou encore des trompettes. Le
facteur d’instruments, passionné de
musique et souvent musicien lui-même,
est toujours spécialisé dans une
famille d’instruments : à vent, à
percussion, à cordes pincées
(guitare…), etc. Le plus connu, le
luthier, donne naissance aux violons,
violoncelles, contrebasses. À partir
d’une matière première (bois, cuivre…),
il réalise, à la main, l’instrument dans
son intégralité. De son travail dépendra
la qualité sonore de l’instrument. La
plupart de ces artisans s’occupent
aussi de la réparation et de l’entretien
des instruments.
Ses compétences : fabriquer,
restaurer, vendre.
Sa formation : plusieurs CAP
(facteur de pianos, d’orgues, d’instruments
à vent, lutherie…) se préparent en trois
ans en apprentissage. Il est conseillé
de passer ensuite un BMA facture
instrumentale (option piano,
accordéon, orgue, guitare ou
instrument à vent). Depuis la rentrée
2009, le DMA facture instrumentale
(options accordéon, guitare, instruments
à vent et piano) est proposé. Il
complète le DMA lutherie déjà existant.
Graphiste
Bac + 2 à bac + 4
À partir de 1 500 €
■ Bac conseillé : STI arts
appliqués ou S
Affiches, brochures publicitaires,
couvertures, emballages… Au cours
de leur conception, la plupart des
documents écrits passent entre les
mains d’un graphiste. Chargé de leur
donner une identité visuelle, celui-ci
choisit la typographie, les couleurs,
le papier. Il positionne les différents
éléments (textes, images, etc.),
conçoit des logos… Le résultat doit
être lisible, harmonieux, captivant. Le
but étant d’attirer l’œil du
« consommateur », qu’il s’agisse
d’une boîte de dentifrice ou d’un
prospectus. Aujourd’hui, le graphiste
passe ses journées les yeux rivés sur
son ordinateur. Les logiciels de PAO
(publication assistée par ordinateur)
ont remplacé les crayons. Autre
caractéristique incontournable du
métier, il faut savoir travailler dans
l’urgence, les délais étant parfois très
serrés. Le graphiste peut exercer en
agence, en studio de création, ou
dans une rédaction de magazine. Il
peut aussi être free-lance et travailler
à la commande.
Ses compétences : imaginer,
concevoir, communiquer.
Sa formation : le BTS
communication visuelle enseigne les
bases de la PAO. Il peut être complété
par un DSAA arts et techniques de la
communication. Les diplômes délivrés
par les écoles d’art sont très prisés.
Illustrateur
CAP à bac + 5
Variable
■ Bac conseillé : L arts
appliqués ou STI arts
appliqués
En quelques coups de crayon,
l’illustrateur fait passer son message,
qu’il conçoive des images pour la pub,
la presse ou l’édition. À partir
d’indications fournies par ses clients
(il travaille le plus souvent en
indépendant), il crée tout un univers
graphique à base de personnages,
d’atmosphères et de décors originaux.
Sa « patte », son style feront toute la
différence. Dans l’édition (livres pour
enfants, bandes dessinées),
l’illustrateur est souvent à l’origine du
projet. Sa liberté d’expression et de
ton est illimitée. Car, face à certains
directeurs artistiques ou éditeurs, il
faut parfois faire et refaire les
crayonnés (croquis) avant d’arriver au
résultat escompté. Pour pouvoir vivre
de son travail, cet artiste doit savoir
vendre son talent et son originalité.
Aujourd’hui, il est indispensable
d’avoir un site Internet.
Ses compétences : imaginer,
dessiner, illustrer.
Sa formation : si cette profession
est accessible sans diplôme, on
constate qu’une grande partie des
illustrateurs aujourd’hui en activité
sont passés par une école d’art, type
Beaux-Arts ou Penninghen. Pour la
BD, une dizaine d’écoles
(essentiellement privées) proposent
des formations adaptées.
Infographiste
Bac + 3
À partir de 1 400 €
■ Bac conseillé : STI arts
appliqués
C’est un peu le « papa » des
personnages d’un jeu vidéo. Grâce à
sa souris et à son clavier, ce pro
de l’informatique leur donne
naissance et dessine
l’environnement dans lequel ils vont
évoluer. Son imagination reste
guidée par les indications très
précises du scénario et du
story-board, remis par le game
designer. Première étape de son
travail : la réalisation de croquis.
Ensuite, l’infographiste les anime sur
ordinateur, les habille de couleurs, de
texture et peaufine leur mouvement. Il
peut travailler en 2D ou en 3D.
Ses compétences : imaginer,
dessiner, animer.
Sa formation : de nombreuses
écoles d’art ont intégré des cours
d’infographie dans leur cursus (les
Gobelins, l’ENSAD). Il existe aussi des
écoles spécialisées, telles Supinfocom
et Supinfogame à Valenciennes.
Modiste
CAP à bac pro
À partir de 1 300 €
■ Bac conseillé : bac pro
artisanat et métiers d’art
Les chapeaux qu’il confectionne sont
souvent des pièces uniques. Ses
clients ? Des particuliers, des
costumiers, des boutiques… Lorsqu’il
conçoit un nouveau modèle, le
modiste dessine un patron puis crée
la forme du chapeau à l’aide de
moules sur lesquels il applique la
matière (paille, feutre), en tenant
compte de différents critères : les
tendances, la personnalité de son
client, son physique. Même si depuis
quelques années, les chapeaux
reviennent sur le devant de la scène,
les débouchés restent limités dans
cette profession.
Ses compétences : dessiner,
concevoir, confectionner.
Sa formation : CAP mode et
chapellerie, qui peut être complété par
un bac pro artisanat et métiers d’art,
option vêtements et accessoires de
mode.
Relieur-doreur
CAP à bac + 2
À partir de 1 300 €
Avec minutie et dextérité, il démonte
et remonte des livres pour les
rénover ou les réparer. Le relieur-
doreur dégage une à une les
pages de leur reliure, les nettoie,
puis les relie à nouveau en les
collant ou en les cousant. Ces
différentes étapes le conduisent à
travailler le papier, le carton, le cuir et
la toile. Aujourd’hui, cet artisan
s’occupe surtout de livres récents, par
exemple des ouvrages de bibliothèque
abîmés. Mais il prend parfois en
charge des livres rares et précieux.
Il réalise alors la dorure du livre
pour lui redonner une apparence
proche de l’origine, d’où son titre
de « relieur-doreur ».
Ses compétences : rénover,
restaurer, protéger.
Sa formation : le CAP art de la
reliure, diplôme de base, permet de
poursuivre vers un BMA art de la
reliure et de la dorure puis vers le
DMA arts graphiques option
reliure-dorure.
À lire > Les Métiers de la création et du design,
Bien choisir son école d’art, les Métiers de la
mode, les Métiers des jeux vidéo, les Métiers
d’Internet à l’ère du 3.0, éditions l’Etudiant.
Contact > Mission des métiers d’art (ministère
de la Culture), 1, rue Berbier-du-Mets,
75013 Paris, tél. 01.40.15.80.00.
Sur le Net > www.metiers-art.culture.fr : site du ministère de la
Culture consacré aux métiers d’art > www.metiersdart-
artisanat.com: site de la Société d’encouragement aux métiers
d’art qui détaille les filières qui mènent à ce secteur d’activité.
Plus d’infos
LES MÉTIERS
DE LA
CRÉATION ET
DU DESIGN
LE GUIDE
2009-2010
L’art et la
manière
de choisir
la bonne
filière
N
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Création, métiers d’art
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MÉTIERS
Designer Graphique,
Directeur Artistique,
Concepteur Multimédia,
Illustrateur.
FILIÈRES
Identité Visuelle,
Packaging,
Édition,
Publicité,
Multimédia.
Échanges et stages internationaux
Titre reconnu par l’État au niveau 2
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90 rue de Javel 75015 PARIS
tél. : +33 (0)1 43 57 07 75
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17 rue Lieutaud 13100 AIX-EN-PROVENCE
tél. : +33 (0)4 42 27 43 15
design &
communication
visuelle
PORTES OUVERTES
PARIS
les 26, 27 et 28 mars 2010.
AIX-EN-PROVENCE
les 19, 20 mars
et 23, 24 avril 2010.

Année préparatoire : 1 an
Préparation aux concours
des écoles d’art.

Cycle supérieur : 4 ans
La dernière année Lab5-Master
en insertion professionnelle,
s’effectue en alternance.
SL Rendez-vous sur letudiant.fr/servicelecteur
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w w w. l e c o l e d e d e s i g n . c o m
[ CRÉATlON ET MANAGEMENT |
DESIGN PRODUIT
DESIGN D'INTERACTIVITÉ
DESIGN D'ESPACE
DESIGN GRAPHIQUE
OUVERTURE DES
INSCRIPTIONS
À PARTIR DU
16 NOVEMBRE
BTS / LICENCES PRO
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BAC + 5 / VISÉ PAR L'ETAT
Format|on |n|t|a|e
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> Responsable
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19 et 20 mars 2010
de 10h à 18h
SL Rendez-vous sur letudiant.fr/servicelecteur
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Lycée technique privé sous contrat d’association reconnu par l’Etat
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ECOLE DU BATIMENT ET DES TRAVAUX PUBLICS
ARTS APPLIQUES - SPORT
Externat - Demi Pension - Internat
Formation Initiale ou par Apprentissage
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Lycée des Métiers de la Construction et de son Environnement
Licences Professionnelles
- Economie de la construction dans le cadre Européen
- Management et gestion de travaux dans le bâtiment
- Management et gestion de travaux dans les travaux
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Post BAC
- BTS Bâtiment - Travaux Publics
- BTS Etudes et Economie de la Construction
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- BTS Technico Commercial : Matériaux de Bâtiment
- BTS Communication Visuelle
- MANAA : classe de mise à niveau arts appliqués
- PTS classe préparatoire à la section BTS
Baccalauréat technologique
- STI Arts appliqués
- STI Génie civil
- STI Génie civil-sport
Baccalauréat professionnel (3ans)
- Travaux publics
- Technicien Géomètre Topographe
- Techniques de l’Architecture et de l’Economie de la
Construction
EBTP : 18 rue de Belfort 94307 VINCENNES Cedex
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Le secteur
Des débouchés
peu nombreux
En France, 33 000 personnes
participent directement à la
conservation du patrimoine
culturel et architectural dans les
musées, monuments histo-
riques ou au sein des 600 entre-
prises qualifiées dans la restau-
ration du patrimoine ancien.
Mais, face aux restrictions bud-
gétaires perceptibles au minis-
tère de la Culture, les recrute-
ments sont moins nombreux.
Fonctionnaires pour la plupart,
les professionnels du patri-
moine sont en effet directe-
ment touchés par cette évolu-
tion. Les débouchés sont peu
nombreux, le nombre de
visiteurs ayant un effet direct
sur l’emploi. Il faut environ
10 000 visiteurs de plus sur un
site pour créer un emploi per-
manent. Alors, pour attirer les
touristes, l’État et les collectivi-
tés multiplient les initiatives
ponctuelles, du type Journées
du patrimoine, Nuits des
musées, etc.

Les métiers
Surtout dans la
fonction publique
Directeurs de musée, conserva-
teurs, restaurateurs… les
professionnels du secteur exer-
cent leur métier au sein des
42 700 monuments protégés et
des 1 200 musées de France. La
plupart d’entre eux sont fonc-
tionnaires. Ils ont donc passé
un concours : celui du ministère
de la Culture pour les fonction-
naires d’État et celui du CNFPT
(Centre national de la fonction
publique territoriale) pour les
fonctionnaires territoriaux.
Mais les postes sont distillés
au compte-gouttes. En 2009,
15 postes de conservateur
d’État étaient à pourvoir. Le ciel
est plus dégagé pour les
spécialistes de « médiation
culturelle », qu’ils soient atta-
chés de presse, animateurs du
patrimoine ou encore guides-
conférenciers.

Les formations
Un niveau
de qualification
très élevé
Un tiers des professionnels du
secteur possèdent un diplôme
de troisième cycle (master). Il
faut donc envisager des études
longues pour décrocher un
poste dans la profession. Parmi
les formations phares, l’École
du Louvre fait office de réfé-
rence. Elle propose trois cycles
dans le milieu des marchands
d’art et permet de préparer le
concours de conservateur,
organisé par l’INP (Institut
national du patrimoine). Autre
piste : les études universitaires,
dites classiques, d’histoire de
l’art (telles que le master de
recherche), ou encore les for-
mations universitaires profes-
sionnalisées – licence pro, IUP
(institut universitaire profes-
sionnalisé), master profes -
sionnel… – en management
culturel. Un double cursus uni-
versité-École du Louvre est
particulièrement apprécié par
les professionnels du secteur. ● ©
J
é
r
ô
m
e

P
l
o
n
Très attractif, le secteur de la culture et du patrimoine, qui emploie sutout des
fonctionnaires, est touché par les restrictions budgétaires de l’État. Résultat : les
recrutements se font au compte-gouttes.
Culture, patrimoine
62
Pour plus d’infos sur les formations dans le secteur de la culture et du patrimoine, voir
notre site www.letudiant.fr, rubrique Guide des études, puis Les études par spécialité.
En 2007,
les 1 200 musées
de France ont
accueilli 51 millions
de visiteurs.
Parmi les plus
fréquentés,
figurent sans
grande surprise
le Louvre, avec
8,2 millions de
visiteurs, et le
château de
Versailles, qui a
attiré 5,3 millions
de curieux.
zoom
CONFÉRENCIÈRE AU MAC/VAL (MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN DU VAL-DE-MARNE). Les professionnels
du secteur multiplient les initiatives pour attirer les visiteurs et les sensibiliser aux œuvres.
Archéologue
Bac + 5 à bac + 8
À partir de 1 600 €
■ Bac conseillé : L,
ES ou S
En France, environ 90 % de l’activité
archéologique est dite « préventive » :
avant la construction d’un bâtiment
ou d’une route, l’archéologue
examine le terrain pour prévenir toute
destruction d’éventuels vestiges. On
est loin de l’image aventurière de
l’archéologue faisant des découvertes
inestimables sur des chantiers au
bout du monde… Employés
notamment par l’Institut national de
recherches archéologiques
préventives, les musées et les
collectivités locales, les 3 500
archéologues français peuvent
également travailler sur des chantiers
programmés, où le but est de
rechercher et d’étudier toutes les
traces laissées par les civilisations
anciennes. Mais ces scientifiques
n’interviennent pas uniquement sur le
terrain. Ils passent aussi beaucoup de
temps dans leur laboratoire où ils
analysent le résultat de leurs fouilles
et mettent par écrit leurs découvertes
et leurs réflexions.
Ses compétences : découvrir,
examiner, analyser.
Sa formation : s’il n’y a pas de
parcours type, un cursus jusqu’au
master et plus souvent un doctorat en
histoire de l’art et en archéologie est
indispensable.
Commissaire-
priseur
Bac + 3 + 2 ans
À la commission
■ Bac conseillé : L,
ES ou S
« Adjugé… vendu » ! C’est la phrase
culte de tout commissaire-priseur. Ce
professionnel libéral procède aux
ventes aux enchères publiques
d’œuvres d’art ou d’objets saisis par
la justice auprès de particuliers et
d’entreprises. Son sens de la mise en
scène et son aisance orale
contribuent à susciter l’intérêt des
« spectateurs », et donc à faire
grimper les prix ! Cependant, la vente
n’est que l’aboutissement d’un long
travail que le commissaire-priseur
commence plusieurs semaines en
amont : fin connaisseur en matière
d’art, il inventorie les objets, les
estime, prépare le catalogue de vente.
Il doit être titulaire d’une étude (qui
coûte entre 15 000 et 30 000 €). Il
peut aussi faire partie d’une société
commerciale. Mais dans ce cas, il n’a
pas le droit de s’occuper des ventes
judiciaires.
Ses compétences : inventorier,
expertiser, vendre.
Sa formation : après un double
cursus en droit et histoire de l’art (l’un
des deux diplômes devant valider une
licence, l’autre un bac + 2), la réussite
à l’examen, très sélectif, de la
Chambre nationale des commissaires-
priseurs permet de suivre un stage de
deux ans chez l’un d’eux.
Conservateur
de musée
Bac + 3 + 18 moi s
À partir de 1 900 €
■ Bac conseillé : L histoire
de l’art, ES ou S
Ange gardien des œuvres d’art, le
conservateur du patrimoine est
fonctionnaire de l’État ou d’une
collectivité territoriale. Dans un
musée, il est chargé de l’inventaire,
de l’étude, de la mise en valeur et de
la conservation des collections. Son
but : que les objets d’art traversent le
temps dans les meilleures conditions.
Pour cela, il contrôle le taux
d’humidité et la température du
musée, il planifie les campagnes de
restauration, il gère les inventaires,
prépare les expositions… Il peut
même chercher à étoffer l’offre du
musée en prospectant de nouvelles
acquisitions. Chaque conservateur
est spécialisé : archéologie, archives,
inventaires, monuments historiques,
musées ou patrimoine scientifique,
technique et naturel. Tout dépend de
sa formation et de ses goûts. Au
quotidien, ses fonctions le conduisent
à coordonner différents corps de
métier : scientifiques, restaurateurs,
personnels administratifs ou
techniques…
Ses compétences : protéger,
organiser, administrer.
Sa formation : l’INP (Institut
national du patrimoine), ouvert sur
concours aux titulaires d’une licence
ou d’un équivalent, forme les
conservateurs en dix-huit mois.
Guide-conférencier
de musée et
de monument
Bac + 2 à bac + 4
À la visite
■ Bac conseillé : L,
ES ou S
Qui n’a pas arpenté un musée, un
château ou une ville sous la conduite
énergique et passionnée d’un guide-
conférencier ? Féru d’art et d’histoire
et doté de talents de conteur, ce
professionnel dévoile au public
l’histoire et les secrets des sites et
des œuvres exposés. Mais ses
interventions ne sont pas
improvisées : il prépare longuement
chacune de ses « conférences » en
s’informant sur les œuvres, leurs
auteurs, les anecdotes qui leur sont
liées… Pédagogue, il sait adapter son
discours à son public, qui peut être
composé d’amateurs comme de
personnes à la culture artistique
étendue. En général, il parle
couramment une, voire plusieurs
langues étrangères, culture et
tourisme étant intimement liés…
Les guides-conférenciers travaillent
essentiellement pour la Réunion des
Culture, patrimoine
63
À lire > Les Métiers du patrimoine et de la
culture, éditions l’Etudiant.
À voir > Le métier de conservateur de musée
envidéo sur letudiant.fr.
Sur le Net > www.culture.gouv.fr : le ministère
de la Culture met en ligne diverses
informations sur les filières et les métiers du secteur
> www.inp.fr : l’INP (Institut national du patrimoine) présente
sur son site les métiers du patrimoine.
Plus d’infos
Métiers &
Formations
Les métiers du
patrimoine
et de la culture
Laurent Thévenin
Antiquaire
Conservateur de musée
Attaché culturel
Restaurateur d’œuvres d’art Archéologue
Journaliste culturel
Commissaire-priseur
Architecte des bâtiments de France
Bibliothécaire
Les passionnés de culture
exerceront aussi dans
les secteurs de l’édition
et du livre (responsable
d’édition, libraire…), de
la documentation et
des bibliothèques
(conservateurs des
bibliothèques…) ou
du tourisme
(guides-interprètes…).
D

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m
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t
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s
Animateur
du patrimoine
Bac + 3
À partir de 1 500 €
■ Bac conseillé : L histoire
de l’art
L’animateur de l’architecture et du
patrimoine travaille pour les villes
ayant signé la convention « Villes d’art
et d’histoire ». De Roubaix à Pézenas
en passant par Guérande, Guebwiller
et Basse-Terre, ce réseau regroupe
près de 130 communes attachées à
la valorisation de leurs richesses
culturelles locales. Des richesses que
l’animateur du patrimoine s’efforce de
mettre en valeur, en organisant des
expositions temporaires et
permanentes, des visites découvertes,
des animations dans les écoles, en
publiant des brochures
informatives, etc. Pour cela, il doit
évaluer avec discernement les atouts
du site et les attentes du public, mais
aussi se montrer créatif dans ses
projets pour se « démarquer » des
villes environnantes… Fonctionnaire
territorial, l’animateur du patrimoine
encadre et forme également les
professionnels qui iront à la rencontre
du public, en particulier les guides-
conférenciers de la région. Pour
arriver à ses fins, il travaille en étroite
collaboration avec les services
touristiques, culturels et administratifs
de la ville, et connaît bien les acteurs,
les enjeux et les réseaux des
politiques du patrimoine.
Ses compétences : animer,
sensibiliser, coordonner.
Sa formation : le recrutement
(sélection sur épreuves) est accessible
aux titulaires d’un bac + 3 en histoire,
histoire de l’art, architecture ou
médiation culturelle. Il vous faut bien
connaître l’histoire de la région dans
laquelle vous postulez.
musées nationaux, la Caisse nationale
des monuments historiques et les
« Villes d’art et d’histoire ».
Ses compétences :
transmettre, raconter, communiquer.
Sa formation : avant d’exercer, le
professionnel doit se soumettre à un
examen pour obtenir sa carte
professionnelle. Les modalités de
recrutement diffèrent selon les statuts.
Dans tous les cas, un cursus en
histoire de l’art, à la fac ou à l’École
du Louvre, s’impose.
Médiateur culturel
Bac + 3 à bac + 5
À partir de 1 300 €
■ Bac conseillé : toute
série
Derrière ce titre générique, se cachent
en réalité des dizaines de professions
aux profils riches et variés : chargé de
l’action culturelle, programmateur de
spectacles, animateur culturel,
attaché de presse… Toutes ont
cependant un objectif commun :
assurer au plus grand nombre l’accès
à la culture. Cela passe par des
activités d’administration, de gestion,
de management ou encore de
communication. Qu’il exerce dans une
bibliothèque, un musée, une galerie
d’art… le médiateur culturel travaille
toujours en concertation avec une
équipe et au contact du public.
Ses compétences : gérer,
administrer, communiquer.
Sa formation : les écoles privées
et les universités ont développé de
nombreux cursus de management
culturel ou de mise en œuvre et
gestion de projets culturels.
Régisseur
d’œuvres d’art
Bac + 3 à bac + 5
Variable
■ Bac conseillé : toute
série
Transporter un tableau de Léonard de
Vinci ne s’improvise pas ! Pour gérer
ce véritable casse-tête logistique, les
musées peuvent compter sur un
professionnel : le régisseur d’œuvres
d’art. Il gère l’organisation matérielle
de tout mouvement d’œuvres, du
transport au stockage. Il obtient les
autorisations douanières quand les
pièces doivent partir à l’étranger,
souscrit les contrats d’assurance,
vérifie leur bonne protection lors de
l’emballage… Touche-à-tout, habile
de ses mains, il a, en plus, le sens des
responsabilités : il n’a pas le moindre
droit à l’erreur. Les œuvres qu’il
touche sont parfois estimées à
plusieurs millions d’euros.
Ses compétences : transporter,
protéger, organiser.
Sa formation : il n’existe pas de
formation initiale pour ce métier. Un
cursus en histoire de l’art doublé
d’une formation dans le domaine de
la conservation préventive est
recommandé. Une formation en
logistique est un atout.
Restaurateur d’art
Bac + 5
À partir de 1 500 €
■ Bac conseillé : L histoire
de l’art
Le temps qui passe fait parfois des
ravages sur les œuvres d’art.
Heureusement, le restaurateur d’art
les remet en état et leur donne une
seconde jeunesse. Peinture, sculpture,
céramique, photographie… quelle
que soit sa spécialité, cet artisan doit
redonner à l’œuvre son apparence
d’origine. Pour cela, il s’appuie sur
des analyses préalables, réalisées en
laboratoire. À coups de rayons X et
autres technologies, il évalue le temps
et le coût de la rénovation, ainsi que
les opérations à réaliser pour obtenir
le résultat voulu : nettoyage, lavage,
retouche, etc. Ce travail d’orfèvre peut
prendre des mois, voire des années,
pour une seule et même œuvre !
Ses compétences : réparer,
entretenir, restaurer.
Sa formation : le département
des restaurateurs de l’INP, qui recrute
des bacheliers sur concours, délivre
un diplôme d’État en cinq ans de
restaurateur du patrimoine. Avec sept
options : arts graphiques et livres, arts
textiles, peinture, photographie,
sculpture, mobilier, arts du feu. Trois
autres formations permettent
d’exercer auprès des collections des
musées de France : l’École d’art
d’Avignon, l’École supérieure des
beaux-arts de Tours et le master 1
conservation-restauration des biens
culturels de l’université Paris 1.
Culture, patrimoine
©
G
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T
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i
64
T émoi gnage
Son métier Sa fascination pour les œuvres d’art
est née d’une visite au musée des Arts royaux d’Anvers, alors
qu’elle était étudiante en khâgne. Quelques années plus tard,
après une maîtrise de lettres modernes et des études à l’École du
Louvre, la voici conservatrice au musée des Beaux-Arts de Nantes.
Sous la direction d’une conservatrice en chef, elle est chargée de
la collection des arts anciens : des peintures, sculptures et gra-
vures du XIII
e
à la fin du XVIII
e
siècle. « J’ai pour double mission de
protéger physiquement ces œuvres et de les faire connaître au
public, explique la jeune conservatrice. Même si en exposant les
œuvres, on prend le risque de les abîmer, le conservateur doit jon-
gler continuellement entre ces deux principes. » Pour la conser-
vation des œuvres, Adeline Collange travaille avec les restaurateurs
qui réparent les œuvres endommagées. Contrôle des tempéra-
tures, des lieux de stockage… Elle s’occupe également d’orga-
niser des expositions et de rédiger des articles qui feront connaître
la collection du musée. Enfin, elle suit le marché de l’art toujours
en quête d’une pièce qui pourrait enrichir le musée. »
Ses conseils « Le métier de conservateur
ne fait pas seulement appel à des compétences scientifiques. Il
faut une ouverture d’esprit, s’intéresser à la communication, à la
médiation… Pour ces raisons, la majorité des conservateurs ont
suivi un double cursus, par exemple en histoire de l’art et lettres
modernes, ou médiation culturelle. »
“Une double mission de
protection des œuvres et
présentation au public.”
Adeline Collange, 27 ans,
conservatrice de musée
65
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Le secteur
Des recrutements
malgré les restrictions
En France, 500 000 personnes
(militaires ou civiles) travaillent
pour l’armée de terre, de l’air, à
la marine nationale, ou encore
à la gendarmerie (désormais
sous tutelle du ministère de l’In-
térieur). Le ministère de la
Défense reste le premier recru-
teur de l’État, avec 30 000 sol-
dats intégrés en 2008. Mais les
récentes baisses de budget
entraînent une réduction des
effectifs : 54 000 suppressions
de postes sont prévues sur sept
ans. Elles concernent surtout
les postes administratifs, car, du
côté du terrain, les besoins en
personnel restent importants.
De nouveaux profils sont
recherchés, notamment en ren-
seignement, informatique et
télécommunications.
Le domaine de la sécurité,
quant à lui, se porte bien. Dans
le secteur public, la police natio-
nale, qui emploie 145 000 per-
sonnes, recrute chaque année
environ 3 000 nouveaux fonc-
tionnaires. Dans le privé, les
sociétés de gardiennage et de
services comptent 136 000 sala-
riés. D’ici à 2015, elles devraient
créer 100 000 nouveaux postes.

Les métiers
Pour tous les goûts,
tous les profils
L’armée propose plusieurs cen-
taines de métiers dans pratique-
ment tous les secteurs : infante-
rie, aéronautique et marine,
bien sûr, mais aussi santé, trans-
port, logistique, communica-
tion, environnement, nouvelles
technologies… Qu’il s’engage
sans le bac (militaire de rang),
avec un niveau entre bac et
bac + 2 (sous-officier) ou au-
delà (officier), qu’il soit électro-
technicien, cuisinier, ou para-
chutiste, le militaire est avant
tout un soldat. Côté police
nationale, les fonctions sont
accessibles de bac à bac + 5. Les
agents peuvent travailler dans
les services administratifs ou
dans les services actifs. Quel que
soit leur grade (gardien de la
paix, lieutenant, commissaire),
ils assurent des missions de pré-
vention et d’enquête. La sécu-
rité privée propose quant à elle
des métiers accessibles par des
formations courtes (CAP à
bac + 2) : secouriste, maître-
chien, garde du corps…

Les formations
Àchaque école
sonconcours
Pour embrasser la carrière mili-
taire, un brevet des collèges peut
suffire. L’armée assure ou com-
plète la formation de ses recrues
pour tous les niveaux d’études.
Mais si vous visez de hautes
fonctions hiérarchiques (offi-
cier), un bac + 2 au minimum
sera alors obligatoire. Pour sa
part, la police nationale recrute
sur concours dès le bac (gardien
de la paix). Il vous faudra un
bac + 3 pour devenir lieutenant
et un bac + 5 pour accéder au
poste de commissaire. Que vous
vouliez rejoindre l’armée ou la
police, vous devrez vous soumet-
tre à des sélections (physiques,
techniques, psychologiques),
parfois longues et difficiles. Pour
travailler dans la sécurité privée,
il existe quelques formations,
menant les étudiants à un niveau
CAP ou bac+2. Les CAP agent de
prévention et de sécurité, agent
de prévention et de mainte-
nance, et maintenance et
hygiène des locaux permettent
d’entrer très vite sur le marché
du travail, mais sur des postes
peu qualifiés. ● ©

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Malgré des coupes sévères dans son budget, l’armée continue de recruter, essen-
tiellement pour compenser les départs en retraite. Les métiers de la sécurité sont
quant à eux en plein développement.
Défense, sécurité
Mieux vaut être
prévenu :
s’engager dans
une formation
militaire impose
de servir son
corps d’armée
pendant une
durée déterminée
par la loi. C’est ce
que l’on appelle
le « lien au
service ». Par
exemple, un
médecin des
armées s’engage
pour douze ans
de carrière après
l’obtention de son
diplôme.
zoom
À BORD DE LA FRÉGATE « SURCOUF ». Dans la marine, comme dans les autres armes, de nouvelles
spécialités sont recherchées, notamment en informatique et télécommunications.
67
Pour plus d’infos sur les formations en défense et en sécurité, voir notre site
www.letudiant.fr, rubrique Guide des études, puis Les études par spécialité.
Défense, sécurité
68
Commissaire
dans les armées
Bac + 3
( 1)
À partir de 1 600 €
■ Bac conseillé : ES, S
Rattaché à l’administration générale
d’un régiment, d’une base aérienne,
d’un navire, d’un état-major ou d’un
service du ministère de la Défense, le
commissaire des armées exerce des
fonctions de direction dans
l’administration, les finances, le conseil
juridique et les ressources humaines.
Selon son affectation, il s’occupe des
fournitures et des équipements, du
logement, de la restauration, du
recrutement, de la formation et de la
reconversion. Il gère aussi les budgets
et surveille les procédures comptables
dont il est responsable devant le
ministère. Le commissaire intervient
sur le territoire national et pour les
opérations extérieures.
Ses compétences : gérer,
administrer, organiser.
Sa formation : le concours
est commun aux trois armées. Il
est accessible aux jeunes de moins
de 26 ans, titulaires d’un bac + 3 (IEP,
université, école de commerce ou
d’ingénieurs). Les recrues suivent une
formation générale de deux mois en
administration et gestion. Elles
rejoignent ensuite leur armée pour
deux années de formation : l’École
des commissaires de l’air, à Salon-de-
Provence (13), l’École du
commissariat de la marine,
à Brest (56), et l’École militaire
supérieure d’administration et de
management de l’armée de terre,
à Coëtquidan (56).
Commissaire
de police
Bac + 5
( 1)
À partir de 2 000 € net
■ Bac conseillé :
toute série
Le commissaire de police dirige un
service de police nationale. Il peut
s’agir d’un commissariat, d’un service
de police judiciaire, d’un service de
renseignement. Selon le lieu de son
affectation, son travail varie
énormément. Dans tous les cas, le
commissaire est un meneur
d’hommes : il encadre l’ensemble des
personnes affectées à son service
(lieutenants, gardiens de la paix et
personnel administratif) et il définit les
opérations à mener. Après sept
années de carrière, il peut devenir
commissaire principal, puis
commissaire divisionnaire après
quatre années supplémentaires.
Ses compétences : diriger,
coordonner, orienter.
Sa formation : le concours
externe est ouvert aux candidats
titulaires d’un bac + 5, âgés de
35 ans au plus au 1
er
janvier de
l’année du concours. Les lauréats
suivent ensuite une formation de deux
ans à l’École nationale supérieure de
la police, à Saint-Cyr-au-Mont-d’Or
(69). Les gardiens de la paix justifiant
d’une expérience de quatre ans
peuvent passer le concours interne de
commissaire.
Fusilier marin
Ni veau 3
e
à bac + 3
( 1)
À partir de 1 100 €
( 2)
■ Bac conseillé :
toute série
La mer est son terrain d’action. Le
fusilier marin assure la surveillance et
la protection des sites sensibles de la
marine nationale. Bateaux, bases
navales ou aéronavales, ports :
lorsqu’il patrouille à terre, la mer n’est
jamais bien loin ! À bord des bateaux,
il est présent pour protéger le
personnel contre toute attaque
éventuelle. En cours de carrière, le
fusilier marin peut acquérir des
qualifications complémentaires et se
spécialiser dans un domaine :
parachutisme, tir d’élite, maître-
chien, etc. Ce corps d’armée, formé
pour combattre en milieu aquatique,
comprend également cinq unités de
commandos de marine. Si la plupart
des fusiliers rêvent de porter un jour
le fameux béret vert, seuls 3 % y
parviennent !
Ses compétences : protéger,
surveiller, combattre.
Sa formation : à Brest, l’école de
maistrance (ouverte aux titulaires du
bac à bac + 3) dispense aux futurs
officiers marins une formation
générale de dix-huit semaines. Les
recrues rejoignent ensuite l’école des
fusiliers marins, à Lorient, pour une
spécialisation de cinq à six mois.
Le contrat QMF (quartier-maître de la
flotte) permet, quant à lui, aux jeunes
de niveau brevet à bac de signer un
contrat de quatre ans avec l’armée et
de suivre une formation de douze
semaines à l’école des fusiliers
marins. Ils sont ensuite affectés dans
une unité.
Gardien de la paix
Bac
( 1)
À partir de 1 500 € net
■ Bac conseillé :
toute série
Littéralement, le gardien de la paix…
« garde la paix ». Au contact direct de
la population, il veille à maintenir la
tranquillité publique, grâce à des
actions de prévention et de répression.
Car ce fonctionnaire de la police
nationale ne passe pas ses journées
derrière le comptoir du commissariat.
Il se rend sur le terrain, participe à des
enquêtes, effectue des filatures, des
arrestations. Le métier comporte de
multiples facettes et spécialisations.
Un gardien de la paix peut travailler
dans une brigade des stupéfiants, une
compagnie républicaine de sécurité
(CRS) ou même devenir sauveteur en
montagne. Désormais, après trois ans
d’ancienneté et une formation interne
de quatorze semaines, il peut devenir
enquêteur judiciaire… Élémentaire,
mon cher Watson !
Ses compétences : enquêter,
sécuriser, auditionner.
T émoi gnage
Son métier Diplômé d’un master de droit, mais
ayant raté le concours externe de lieutenant, Frédéric Maglione
est entré dans la police en débutant comme gardien de la paix.
Le parcours est atypique, mais l’expérience enrichissante. « Ce
premier poste m’a permis d’observer tous les aspects de ma
future fonction », raconte-t-il. Après cette première expérience, il
repasse avec succès le concours de lieutenant de police et se
trouve affecté à la brigade des stupéfiants de Versailles. Les Stup,
il y vient par hasard, mais y reste par goût. L’aspect pénal du
métier, c’est-à-dire le travail d’enquête autant que le manage-
ment d’équipe, l’intéresse. « Sur une affaire, comme chaque
enquêteur s’occupe d’une partie, il faut savoir faire le lien entre
tous. Et puis j’ai toujours voulu faire de l’investigation. Le domaine
des stupéfiants a ceci de particulier que l’infraction est cachée,
c’est à nous d’aller la chercher », précise le lieutenant qui, depuis
neuf ans dans ce service, ne connaît pas la routine. « Je peux
avoir prévu, au cours de la matinée, de faire des réquisitions ou
des écoutes judiciaires et me retrouver à 13 heures, sur la route,
à interpeller un véhicule chargé de stupéfiants, les fameux
“go fast”. Nous travaillons ainsi sur l’ensemble du territoire et en
relation avec nos collègues espagnols, belges ou hollandais. »
Ses conseils « Si on a toujours eu envie de
faire ce métier, on n’a pas besoin d’aller jusqu’à bac + 5. Il est pos-
sible de débuter comme gardien de la paix après le bac ou de tenter
le concours de lieutenant à bac + 3. Pour le concours, je conseil-
lerais de ne pas passer systématiquement par une spécialisation
en droit pénal : cela permet d’avoir un regard plus généraliste. »
“Le cœur de mon métier,
c’est l’investigation.”
Frédéric Maglione, 36 ans,
lieutenant de police
69
Sa formation : le bac est exigé
pour passer le concours de gardien
de la paix. La taille minimale requise
est de 1,60 m pour les femmes
comme pour les hommes. Il faut être
âgé de 35 ans au maximum. La
formation, en alternance dans l’une
des 11 écoles nationales de police,
dure un an.
Gendarme
Aucun di pl ôme
( 1)
à bac + 5
À partir de 1 300 €
( 2)
■ Bac conseillé :
toute série
En France, 100 000 militaires
travaillent dans la gendarmerie
nationale. Leurs affectations et leurs
domaines d’intervention sont
nombreux, mais leur but reste le
même : assurer la protection des
personnes et des biens. D’un côté,
les gendarmes départementaux.
Affectés à la sécurité publique, ils
participent à des missions de
secours, de contrôle, et peuvent
intervenir dans le cadre d’enquêtes
judiciaires. De l’autre, les gendarmes
mobiles. Ils sont chargés du maintien
de l’ordre public lors de grands
événements : matchs, concerts, etc.
Il existe également des unités de
gendarmes spécialisés. Le GIGN
(groupement d’intervention de la
gendarmerie nationale) est
certainement la plus connue. Près de
huit gendarmes sur dix sont sous-
officiers. Ils répondent aux ordres des
officiers et sont secondés au
quotidien par les gendarmes
volontaires.
Ses compétences : secourir,
défendre, analyser.
Sa formation : pour devenir
sous-officier de gendarmerie, il faut
avoir entre 18 et 36 ans et mesurer
au minimum 1,70 m pour les
garçons et 1,60 m pour les filles.
Aucun diplôme n’est exigé, mais les
bacheliers représentent 80 % des
recrues. La formation, rémunérée,
dure dix mois en école de
gendarmerie. L’École des officiers de
la gendarmerie nationale, à Melun
(77), est, elle, réservée aux titulaires
d’un bac + 4 ou bac + 5. Son cursus
dure deux ans. Enfin, les gendarmes
adjoints volontaires sont formés en
treize semaines dans l’une des
quatre écoles de gendarmerie. Quel
que soit le niveau visé (sous-officier,
officier, gendarme adjoint), l’accès à
la formation est conditionné par la
réussite à différents tests et épreuves
physiques, réputés ardus.
Lieutenant
de police
Bac + 3
( 1)
À partir de 1 700 € net
■ Bac conseillé :
toute série
Les séries télé ont fait de lui un héros.
Le lieutenant de police, bras droit du
commissaire, est un homme de
terrain. Responsable de la sécurité de
tout un secteur, il mène avec ses
équipes des enquêtes, des filatures et
procède à des arrestations. Certains
lieutenants se concentrent sur la
répression du trafic illicite de
stupéfiants, d’autres sur la répression
du banditisme ou sur
le renseignement.
Ses compétences : coordonner,
diriger, enquêter.
Sa formation : même si le
concours est accessible à bac + 3,
plus de la moitié des candidats reçus
possèdent un diplôme de niveau
bac + 4. La formation se déroule
pendant dix-huit mois à l’ENSOP
(École nationale supérieure des
officiers de police) de Cannes-Écluse
(77). Les gardiens de la paix justifiant
de quatre ans de service peuvent
passer le concours interne.
Médecin
des armées
Bac + 9
À partir de 2 000 €
( 2)
■ Bac conseillé : S
Il exerce au sein d’une unité, d’un
hôpital des armées ou en centre de
recherche. Le médecin des armées
intervient en France comme à
l’étranger. Sur le terrain, lors
d’opérations extérieures, il soigne les
militaires blessés comme les civils,
victimes des combats. En hôpital, il
travaille dans l’un des neuf hôpitaux
d’instruction des armées du pays.
Ces établissements sont ouverts au
grand public, il est donc amené à
soigner des civils. Le plus souvent, ce
professionnel de santé est ©

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B
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T émoi gnage
Son métier Comme elle voulait être institutrice,
après son bac S, Marie s’est d’abord orientée vers une licence en
histoire-géographie. Mais c’était sans compter sur sa passion
pour l’aviation. Apprenant qu’il est possible de devenir pilote sans
passer par les classes prépas scientifiques, elle tente, avec suc-
cès, le concours d’élève-officier personnel navigant (EOPN). Après
avoir décroché son brevet de pilote et passé quatre ans de moni-
torat à Cognac (16), Marie Zoll devient pilote d’hélicoptère dans
l’armée de l’air. À la base d’Istres, elle participe au dispositif natio-
nal de surveillance de l’espace aérien français : à bord d’un
Fennec, elle peut intercepter en moins de dix minutes n’importe
quel aéronef survolant sa zone de surveillance. Ses autres mis-
sions consistent à transporter des VIP ou à sécuriser l’espace
aérien lors d’événements, comme le sommet du G8. Ce qui lui
plaît dans son métier ? « Le vol en hélicoptère offre une grande
liberté et le travail en équipage est vraiment appréciable. Et puis
le fait d’être toujours prêt à partir en quelques minutes. En contre-
partie, il faut accepter d’être souvent absent de la maison, de voir
sa vie privée rythmée par l’armée. Même si c’est fatiguant, cela
fait partie du métier. »
Ses conseils « Pour le concours d’élève offi-
cier qui consiste surtout en des tests psychotechniques, il faut avoir
les mains branchées au cerveau. Il faut que ça percute ! Avoir
quelques heures de vol à son actif est un avantage non négligea-
ble. Je conseille le planeur, qui est une très bonne école. »
“Ce métier exige d’être
toujours prêt à partir.”
Marie Zoll, 32 ans,
pilote d’hélicoptère
Défense, sécurité
70
spécialisé : médecin généraliste,
chirurgien, cardiologue,
anesthésiste, etc. Le service de santé
des armées emploie également des
chirurgiens-dentistes, des
pharmaciens, des infirmiers, des
masseurs-kinésithérapeutes, des
biologistes… et même des
vétérinaires, pour prendre soin des
chiens et des chevaux de l’armée !
Ses compétences : soigner,
aider, conseiller.
Sa formation : les médecins
militaires, comme la plupart des
autres personnels médicaux et
paramédicaux des armées, sont
recrutés sur titre (médecins diplômés
d’État) ou sur concours. Le concours
d’entrée dans les ESSA (écoles du
Service de santé des armées) est
ouvert aux bacheliers et aux titulaires
de PCEM 1 et PCEM 2 : il y a environ
2 000 candidats pour 170 places par
an. Les études durent neuf ans au
sein des universités de médecine de
Lyon (69) et de Bordeaux (33). Mais
d’ici à deux ans, l’ESSA de Bordeaux
devrait fermer ses portes. Les
infirmiers sont formés à l’EPPA (École
du personnel paramédical des
armées), à Toulon (83).
Militaire du rang
Brevet des col l èges, CAP
ou BEP
( 1)
À partir de 1 100 €
( 2)
Cuisinier, conducteur de grue,
matelot, pilote de lance-roquettes,
musiciens, plongeurs… Les trois
armées regroupent des centaines
de métiers ! Autant dire que le
militaire du rang a l’embarras du
choix. Ce professionnel de l’armée est
avant tout un soldat, prêt à intervenir
sur le terrain en cas de besoin. Mais
c’est aussi un technicien, spécialiste
en son domaine. Solidaire de ses
« frères d’arme » qu’il côtoie
vingt-quatre heures sur vingt-quatre,
il doit aimer la vie de groupe, la
rigueur et l’autorité.
Ses compétences : défendre,
assister, secourir.
Sa formation : recruté après un
CAP, un BEP ou le diplôme national du
brevet, le jeune soldat suit une
formation militaire de quelques
semaines, parfois complétée par une
formation professionnelle courte.
Officier
Bac + 2 à bac + 5
( 1)
À partir de 1 700 €
( 2)
■ Bac conseillé :
toute série
Sous cette appellation très générale,
se cachent en réalité des centaines de
métiers différents. Le grade d’officier
est présent dans les trois armées :
terre, mer et air. Il a un rôle
d’encadrement et de soutien des
troupes. Mais il reste avant tout un
militaire de terrain, expert dans sa
spécialité. Il peut être pilote de
chasse, chef de peloton amphibie,
officier de tir, capitaine de vaisseau…
Ses responsabilités sont importantes.
Sur le terrain, il commande, seul, son
unité. À côté de ces officiers de
carrière, l’armée emploie aussi des
officiers sous contrat (OSC), qui
n’exercent pas un métier militaire à
proprement parler. Diplômés de
l’enseignement supérieur civil, les
OSC s’engagent pour une durée de
huit ans renouvelables et occupent
diverses fonctions : ressources
humaines, gestion administrative et
financière, informatique, etc. Parmi
ceux-ci, on peut citer les
commissaires : rattachés à
l’administration générale d’un
régiment, d’une base aérienne ou
d’un navire, les commissaires OSC
s’occupent des fournitures, de la
restauration, de la formation ou de la
reconversion du personnel.
Ses compétences : diriger,
coordonner, combattre.
Sa formation : elle dure plusieurs
mois ou plusieurs années selon
l’armée, le métier visé et le niveau de
recrutement. Elle a lieu dans
différentes écoles militaires : École
spéciale militaire de Saint-Cyr (56),
École de l’air de Salon-de-Provence
(13), École navale de Lanvéoc-
Poulmic (29), etc.
Sapeur-pompier
dans l’armée
Brevet des collèges à bac +3
(1)
À partir de 1 400 €
( 2)
■ Bac conseillé :
toute série
Ce sont des « exceptions à la règle » :
en région parisienne et à Marseille,
les sapeurs-pompiers ne sont pas
des civils, mais des militaires.
Rattachés à l’armée de terre pour les
Parisiens et à la marine nationale
pour les Marseillais, ces soldats du
feu ont les mêmes fonctions que
leurs collègues : sauver et servir.
À toute heure du jour et de la nuit, ils
partent en mission pour éteindre un
incendie ou pour aider une personne
en difficulté. Quand ils ne sont pas
sur le terrain, les pompiers participent
à la vie de la caserne : entretien des
locaux, entraînement, cours. Certains
pompiers militaires sont spécialisés
dans le secours aux victimes, les
interventions aquatiques,
l’information et les
télécommunications, etc.
Ses compétences : porter
secours, assister, soigner.
Sa formation : après une
procédure de recrutement longue et
très sélective, basée sur des tests
physiques, psychotechniques et un
entretien, la formation dure huit mois.
Les conditions médicales et physiques
sont drastiques : pour prétendre au
poste, il faut mesurer plus de 1,50 m
(1,60 m pour la brigade parisienne) et
ne pas porter de lunettes.
Sous-officier
Bac à bac + 2
( 1)
À partir de 1 300 €
( 2)
■ Bac conseillé :
toute série
Qu’il ait choisi d’exercer son métier
dans l’armée de terre, la marine ou
l’armée de l’air, le sous-officier est un
militaire de terrain. Il travaille au cœur
Défense, sécurité
Plus d’infos
À lire > Les Métiers de l’armée, de la police et de la
sécurité, éditions l’Etudiant.
Contacts >Il existe dans chaque région des
bureaux d’information et d’orientation pour les
carrières militaires (CIRFA) et de police nationale
(DRRF). Info recrutements : 08.10.71.57.15 (armée
de l’air), 32.40 (armée de terre), 08.10.50.15.01 (marine nationale),
08.00.22.08.00 (police nationale), 08.20.22.02.21 (gendarmerie).
Sur le Net > www.recrutement.terre.defense.gouv.fr,
www.recrutement.air.defense.gouv.fr, www.devenirmarin.fr et
www.lagendarmerierecrute.fr livrent des informations sur les
métiers, les formations, les carrières > www.blog-police-
recrutement.com est consacré aux carrières dans la police
nationale > www.securite-privee.org : le site de l’USP (Union
des entreprises de sécurité privée) représente les entreprises
et les professions du secteur.
Métiers &
Formations
Les métiers de
l’armée, de la police
et de la sécurité
Frédérique Letourneux
Gendarme
Fusilier commando
Ingénieur de l’armement
Lieutenant de police Pilote d’engin blindé
Détective privé
Pilote de chasse
Pompier
Agent de police municipal
Gardien de la paix
des troupes, pour diriger, encadrer et
conseiller les militaires de terrain.
Technicien chevronné, il est aussi
spécialisé dans un domaine. Ainsi, il
peut être contrôleur aérien,
mécanicien, dessinateur-cartographe
ou encore chef de char. Pour
répondre aux besoins de sa
hiérarchie, il part régulièrement en
opérations extérieures pendant
plusieurs mois, pour des missions
de dissuasion, de maintien de la paix
ou d’assistance. Après un contrat
initial de cinq ans, le sous-officier
peut progresser en grade : chaque
année, près de la moitié des
officiers sont issus du corps des
sous-officiers de carrière.
Ses compétences : former,
encadrer, servir.
Sa formation : ouverte aux
candidats de 18 à 25 ans,
titulaires du bac et ayant réussi les
tests de sélection, la formation se
déroule sur plusieurs semaines
dans les centres de formation
des différentes armées (École
nationale des sous-officiers d’active,
à Saint-Maixent (79) pour l’armée
de terre, par exemple). Les futurs
sous-officiers sont ensuite formés
à leur spécialité pendant deux à
trois mois.
(1) Hors période de formation.
(2) La solde nette indiquée ne tient pas
compte des primes attribuées en fonction
des spécialités, des contraintes de mobilité
et de disponibilité, de la situation
familiale, etc.
71
Index des annonceurs
AGRICULTURE AGRONOMIQUE __________
CNEAP 20
ARMÉE DÉFENSE SÉCURITÉ POLICE ______
SERVICE DES ESSENCES DES ARMEES 66
BANQUES FINANCES _________________
IEA 34
ISM LAVAL 34
LYCEE PRIVE PASSY ST HONORE 34
BÂTIMENT ET TRAVAUX PUBLICS ________
EBTP 40
LMB FELLETIN 40
COMMERCE DISTRIBUTION VENTE _______
COURS DIDEROT 2
ISM LAVAL 49
COMPTABILITÉ ET GESTION ____________
CONSEIL SUP ORDRE EXPERTS COMPT. 153
ENGDE 30
CRÉATION _________________________
ATELIER HOURDE - ESAT 154
ECOLE DESIGN PAYS DE LA LOIRE 58
ECOLE INTUIT/LAB 57
ECOLE PRIVEE FRANCOISE MORICE 60
GOBELINS - ECOLE DE L'IMAGE 58
IFFDEC 58
ISM LAVAL - ESCIN 58
ITECOM 59
ITECOM 60
LISAA 155
MJM 52
CULTURE __________________________
GROUPE EDH PARIS - ICART 65
ENVIRONNEMENT ___________________
IUP QPHA 84
INDUSTRIE ________________________
ITII PACA 103
MEDIFA - UNIFA 99
JOURNALISME______________________
EFJ - GROUPE EDH 111
LANGUES__________________________
ESTRI 111
LIVRE ÉDITION _____________________
ISM LAVAL 78
MÉTIERS D'ART _____________________
EBTP 60
MODE TEXTILE STYLISME ______________
FORMAMOD 122
ISTA MULHOUSE 125
MJM 61
PARAMÉDICAL
COURS DIDEROT 2
CPES 131
ECOLE D'OPTIQUE DE LILLE 126
GROUPE SCOLAIRE ST VINCENT DE PAUL 131
ISMK ST MICHEL 131
IPECO 126
SUP OSTEO - ESO 126
PUBLICITÉ_________________________
ESP ECOLE SUPERIEURE DE PUBLICITE 117
RESSOURCES HUMAINES______________
EFAB PARIS - SCIENCES U 134
SPORT____________________________
AFASEC -L'ECOLE DES COURSES HIPPIQUES 148
TRANSPORTS, LOGISTIQUE ____________
AFT - ISTELI 148
¡
POUR RECEVOIR DE LA DOCUMENTATION
SUR LES SECTEURS QUI VOUS INTÉRESSENT...
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Niveau d’études 2
nde
GG 1
re
GG Terminale GG Bac + 1 GG Bac + 2 GG Bac + 3 GG
Abonné OUI GG NON GG
DEMANDE DE DOCUMENTATION GRATUITE à retourner avant le 31 juillet 2010
Conformément à la loi informatique et libertés du 6 janvier 1978 vous disposez dʼun droit dʼaccès et de rectification aux données vous concernant.
* Cette information est nécessaire à un envoi plus rapide des documentations et à votre enregistrement au service
02 GG Aéronautique et espace 01 GG Culture 46 GG Marketing
41 GG Agriculture - Horticulture 15 GG Droit 42 GG Médecine
49 GG Agroalimentaire 20 GG Edition 36 GG Mode - Textile
04 GG Alternance 16 GG Électronique 44 GG Multimédia
05 GG Architecture 17 GG Enseignement 21 GG Négociation
57 GG Armée 18 GG Environnement 29 GG Paramédical
06 GG Artistique - Création 19 GG Esthétique 30 GG Prépas
07 GG Assurances-Finance 50 GG Fonction publique 31 GG Publicité
08 GG Audiovisuel 58 GG Hôtellerie, Restauration 22 GG Relation clientèle
09 GG Automobile 03 GG Humanitaire 51 GG Ressources humaines
10 GG Bâtiment Travaux Publics 23 GG Immobilier 33 GG Sciences Politiques
28 GG BTS 55 GG Industrie 32 GG Secrétariat - Bureautique
40 GG Chimie - Biologie 24 GG Informatique 52 GG Social
43 GG Commerce - Distribution 25 GG Ingénieurs 35 GG Sports et Loisirs
11 GG Commerce et Gestion 26 GG International 37 GG Tourisme
12 GG Communication 27 GG Journalisme 38 GG Transport Logistique
13 GG Comptabilité - Gestion 47 GG Langues 39 GG Universités (IUP - IUT)
14 GG Cours de soutien 45 GG Management
GDM10

Le secteur
Face au défi
dunumérique
Depuis quelques années, le sec-
teur est en pleine mutation.
Bibliothécaires comme docu-
mentalistes ont vu leur profes-
sion profondément boulever-
sée avec le développement des
nouvelles technologies. Les
professionnels ont dû repenser
leur organisation et leur façon
de travailler. Dans les biblio-
thèques municipales, de nou-
veaux services sont proposés :
consultation du catalogue d’ou-
vrages sur le Web, interventions,
événements culturels… De leur
côté, les documentalistes d’en-
treprise ne se cantonnent plus à
la gestion de la documentation:
intranet, veille économique ou
réglementaire… ces activités
deviennent un atout précieux
pour leurs collègues du marke-
ting ou de la communication.

Les métiers
De plus en plus
qualifiés
Dans les biliothèques, qui ont
pour principal employeur la
fonction publique, de nom-
breux départs à la retraite sont
attendus d’ici à 2012, en parti-
culier parmi les cadres de caté-
gorie A. Les diplômés de bac + 3
à bac +5 seront donc particuliè-
rement recherchés. En ce qui
concerne la documentation, la
majorité des emplois se trouve
dans le privé, notamment dans
les sièges sociaux des grandes
entreprises et les groupes de
presse. Si les bac + 2/3 ont long-
temps été les chouchous des
recruteurs, les diplômés plus
qualifiés gagnent du terrain.
Pour répondre aux nouvelles
données du secteur, une forma-
tion initiale en informatique ou
en médias numériques et parti-
culièrement appréciée.

Les formations
Quelques écoles
spécialisées
Deux options du DUT
(diplôme universitaire de tech-
nologie) information-commu-
nication – gestion de l’informa-
tion et du document dans les
organisations ; et métiers du
livre et du patrimoine – per-
mettent d’accéder à des postes
de technicien dans la docu-
mentation. Ce diplôme peut
être complété par l’une des
licences professionnelles ou
l’un des rares IUP (instituts
universitaires professionnali-
sés) liés au secteur.
Par ailleurs, de nombreuses
licences d’information et com-
munication, de sciences du
langage, de sciences de la com-
munication, de médiation
culturelle ont une coloration
« documentation ». Mais celles-
ci devront être prolongées par
un master professionnel spécia-
lisé. Enfin, du côté des écoles,
l’offre se concentre autour de
quelques établissements recru-
tant entre bac + 2 et bac + 4 :
l’EBD (École des bibliothécaires
documentalistes), l’ENC (École
nationale des chartes), l’INTD
(Institut national des techniques
de la documentation), l’ENSSIB
(École nationale supérieure des
sciences de l’information et des
bibliothèques) et l’IRTD (Institut
régional des techniques docu-
mentaires). ● ©

Z
i
r
Le développement des nouvelles technologies conduit les métiers de la documen-
tation et des bibliothèques à se repositionner et à évoluer.
Documentation,
bibliothèque
72
Pour plus d’infos sur les formations dans le secteur documentation-bibliothèque, voir
notre site www.letudiant.fr, rubrique Guide des études, puis Les études par spécialité.
L’accès aux
emplois des
bibliothèques se
fait généralement
par concours.
Les lauréats du
concours d’État
peuvent travailler
dans une
bibliothèque
universitaire,
à la Bibliothèque
nationale de
France… Ceux
du concours
territorial visent
les bibliothèques
municipales et
départementales
de prêts, et les
services
documentaires
des collectivités.
zoom
CDI DU LYCÉE DU PARC, À LYON. Deux tiers des professionnels des bibliothèques relèvent de
la fonction publique territoriale et un tiers de la fonction publique d’État.
Archiviste
Bac + 2 à bac + 5
À partir de 1 400 €
■ Bac conseillé : L
Grâce à lui, les plus précieux des
documents historiques vieillissent
paisiblement. L’archiviste collecte,
classe et surveille l’état de
conservation de milliers de
documents originaux. Il peut s’agir
de pièces d’état civil, d’actes
notariés, de photographies, mais
aussi de traités politiques ou de
manuscrits vieux de plusieurs
siècles. Il veille à ce que ces
documents soient accessibles au
public, en particulier les chercheurs.
Lorsque leur état est critique,
l’archiviste décide d’en réaliser des
copies, par exemple sur support
numérique. Bien qu’il travaille sur
des pièces parfois âgées de
plusieurs siècles, il utilise donc aussi
au quotidien les nouvelles
technologies ! La majorité des
archivistes travaille dans la fonction
publique (archives nationales,
départementales, municipales, etc.).
Mais un nombre croissant de
grandes entreprises recherchent des
spécialistes de l’archivage pour
prendre soin de leur « mémoire ». Ce
sont elles, surtout, qui recrutent des
jeunes diplômés.
Ses compétences : collecter,
classer, conserver.
Sa formation : l’École nationale
des chartes forme en trois ans des
archivistes-paléographes. L’accès
s’effectue sur concours ouvert aux
bacheliers, mais la plupart des admis
sont passés par une classe
préparatoire spécifique. Une fois
diplômé, le chartiste peut intégrer
l’INP (Institut national du patrimoine),
pour une formation de dix-huit mois
qui le mènera au métier de
conservateur du patrimoine.
Plusieurs formations universitaires
(de l’IUP au master professionnel)
débouchent également sur cette
profession.
Bibliothécaire
Bac + 3
( 1)
À partir de 1 300 €
■ Bac conseillé : L ou ES
Vous voulez vous lancer dans la
lecture d’un polar, mais vous ne
savez pas quel auteur choisir ?
Pas de panique, le bibliothécaire est
là ! Spécialiste des livres, et bien
souvent grand lecteur, il conseille,
oriente et accueille le public de la
bibliothèque. Il veille à ce que les
documents empruntés (livres, CD,
films) soient bien rendus et choisit
aussi les livres qui viendront
rejoindre les rayons de la
bibliothèque. Dans les petites
structures (médiathèques
municipales, par exemple), le
bibliothécaire peut être responsable
de l’établissement et avoir les
attributions du conservateur. Il se
charge alors de la gestion du
personnel et organise des
événements autour de la lecture.
Ses compétences : accueillir,
conseiller, organiser.
Sa formation : depuis 2009,
le ministère de l’Enseignement
supérieur et de la Recherche
organise le concours de
bibliothécaire d’État. La formation de
douze mois est ensuite assurée par
l’ENSSIB. Le CNFPT (Centre national
de la fonction publique territoriale),
quant à lui, gère le concours de
bibliothécaire territorial. Les deux
examens sont ouverts aux titulaires
d’un bac + 3.
Conservateur
de bibliothèque
Bac + 3
( 1)
À partir de 1 700 €
■ Bac conseillé : L ou ES
Il gère « sa » bibliothèque comme
s’il s’agissait de sa propre
entreprise. Cet amoureux des livres
est le seul maître à bord : il choisit,
enrichit, évalue les ouvrages
présents dans ses rayons. Lorsqu’il
décide de l’acquisition de
nouveaux documents, il tient
compte des besoins de son public
mais aussi de son budget. Car le
conservateur de bibliothèque est
avant tout un gestionnaire :
gestionnaire financier donc, ainsi que
manager, puisqu’il a sous ses ordres
les bibliothécaires. Toujours au fait
des dernières avancées en matière
de technologie de l’information, il
contrôle l’indexation du fonds, la
gestion des bases de données
informatiques et s’assure que les
usagers peuvent utiliser les
ressources (électroniques par
exemple) mises à leur disposition.
Enfin, il encadre les animations de
promotion de la lecture,
régulièrement proposées dans les
bibliothèques.
Ses compétences :
coordonner, encadrer, organiser.
Sa formation : après un
concours ouvert au niveau
licence, les conservateurs de
bibliothèque sont formés pendant
dix-huit mois à l’ENSSIB, à
Villeurbanne (69). Le concours de
conservateur territorial est quant à lui
organisé par le CNFPT (Centre
national de la fonction publique
territoriale).
Documentaliste
Bac + 2 à bac + 5
À partir de 1 400 €
■ Bac conseillé : général
ou STG
En poste dans un groupe de
presse, une grande entreprise, ou
encore dans un centre de
ressources d’une association ou
d’un syndicat, le documentaliste
gère un fond de documents qu’il
tient à la disposition de son
« public » : journalistes, salariés de
l’entreprise… Grand consommateur
d’actualité, il constitue des dossiers
thématiques, des catalogues,
des revues de presse. Chaque jour,
il les alimente, dans un seul but :
répondre rapidement aux
demandes qui lui sont
transmises. Un journaliste prépare
un sujet sur les radars et veut
connaître l’historique de leur mise en
place en France ? Le documentaliste
va lui retrouver toutes ces
informations dans ses dossiers.
Aujourd’hui, la majeure partie
des bases de données est
informatisée. De ce fait, de
nouvelles spécialisations sont
apparues, comme la gestion de
bases de données ou la
cyberdocumentation.
Ses compétences : analyser,
classer, organiser.
Sa formation : un DUT
information-communication
peut suffire, notamment le DUT
gestion de l’information et du
document dans les organisations.
Mais la tendance est de privilégier
le niveau bac + 5, en particulier
le diplôme de chef de projet en
ingénierie documentaire de l’Institut
national des techniques de la
documentation. Il existe aussi
plusieurs formations spécialisées,
notamment dans la documentation
audiovisuelle.
(1) Hors période de formation rémunérée.
Documentation, bibliothèque
73
À lire > Les Métiers de la documentation et des
bibliothèques, éditions l’Etudiant.
Sur le Net > www.adbs.fr, le site de l’Association
des professionnels de l’information et de la
documentation est la référence pour toutes les
infos sur l’emploi, les métiers, les formations et
les compétences liées à ce secteur d’activité
> www.abf.asso.fr, le site de l’Association des bibliothécaires de
France met notamment à disposition des dossiers sur le métier
de bibliothécaire > www.archivistes.org, le site de l’Association
des archivistes français propose un panorama du métier et des
formations. Il recense également les offres d’emploi.
Plus d’infos
Les métiers du secteur
s’exercent aussi dans
la presse (voir
Journalisme) et
l’audiovisuel. Le
documentaliste
spécialisé pourra quant
à lui travailler dans son
domaine de
prédilection : médical,
droit, etc.
D

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m
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Le secteur
Entre réforme
et incertitude
Dans les prochaines années,
le système judiciaire français
pourrait bien connaître de
nombreux changements. En
2007, Rachida Dati, alors garde
des Sceaux, annonçait la
réforme de la carte judiciaire :
d’ici à 2011, 178 tribunaux
d’instance et 23 tribunaux de
grande instance seront suppri-
més. Depuis, les professionnels
de la justice redoutent une
dégradation de leurs conditions
de travail et une baisse de la
qualité de la justice en France.
D’autant que cette réforme
intervient dans un climat
déjà morose, le secteur n’arri-
vant plus, depuis quelques
années, à absorber tous les
nouveaux diplômés.
L’ENM (École nationale de la
magistrature), passage obligé
des futurs magistrats, n’a offert
en 2009 que 80 places. Du côté
des juges d’instruction, l’heure
est également au doute : ils
pourraient bien tout bonne-
ment disparaître du système
judiciaire français. En revanche,
le baby-boom devrait continuer
à jouer en faveur des notaires.
L’augmentation des besoins
juridiques des entreprises face à
la complexité des réglementa-
tions garantit également un
avenir serein aux juristes.

Les métiers
L’incontournable
« numerus clausus »
Le droit regroupe trois grandes
familles de métiers : celle du
service public (magistrat [voir
zoom], greffier, etc.), celle des
auxiliaires de justice (huissier,
notaire, clerc, etc.) et celle des
juristes indépendants (avocat,
juriste d’entreprise, juriste
social, fiscaliste, etc.).
Un grand nombre de ces pro-
fessions sont soumises à un
numerus clausus fixé par
l’État, soit par le biais des
concours de la fonction
publique (magistrats, gref-
fiers, etc.), soit par la limitation
des créations d’offices et
d’études (huissiers de justice,
notaires, etc.).

Les formations
L’université,
haut lieu du droit
La plupart des professions du
secteur requièrent un niveau
universitaire avancé en droit.
Les concours accessibles à
bac + 4, comme celui de
l’ENM, et l’examen d’entrée des
CRFPA (centres régionaux de
formation professionnelle des
avocats) sont même pris d’as-
saut par les titulaires d’un
bac + 5 ou plus.
Les métiers de la « collabora-
tion » sont globalement plus
accessibles : le concours de
greffier est par exemple ouvert
aux bac + 2. Par ailleurs, une
licence en droit ou un BTS
(brevet de technicien) assistant
de manager complété par une
formation en droit permet
de postuler comme secrétaire
juridique. ● ©

D
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Chaque année, plus de 30000 nouveaux étudiants se pressent sur les bancs des
facs de droit. Si le secteur continue d’attirer, il est en plein questionnement et
devrait connaître de profondes mutations dans les prochains mois.
Droit
74
Pour plus d’infos sur les formations en droit, voir notre site www.letudiant.fr,
rubrique Guide des études, puis Les études par spécialité.
Le terme de
« magistrat »
désigne deux
catégories de
métiers : les
magistrats dits
« du siège »
chargés de juger
(juge des enfants,
juge au pénal…) et
« du parquet », qui
représentent et
défendent la
société (substituts,
procureurs). Lors
d’une audience,
ceux-ci se lèvent
pour requérir devant
la Cour : on parle
de « magistrature
debout », en
opposition à la
« magistrature
assise » du siège.
zoom
PALAIS DE JUSTICE DE PARIS. Alors que l’avenir des notaires et des juristes d’entreprise s’annonce
serein, l’heure est plutôt au doute du côté des juges d’instruction, qui pourraient bien disparaître.
Assistant
parlementaire
Bac + 2 à bac + 5
À partir de 1 800 €
■ Bac conseillé : ES, S ou L
Il est l’ombre de l’élu. À l’Assemblée
nationale comme au Sénat, l’assistant
parlementaire travaille aux côtés d’un
député ou d’un sénateur. Il est son
secrétaire, son assistant, son
collaborateur direct. L’étendue de ses
fonctions varie énormément, en
fonction de l’élu, de ses exigences et
de sa notoriété. Certains assistants
parlementaires sont avant tout des
« super-secrétaires » : ils gèrent son
emploi du temps, traitent son courrier,
préparent ses dossiers, rédigent des
notes de synthèse à l’issue des
réunions… D’autres, véritables bras
droits, ont une fonction plus tournée
vers le conseil et l’aide technique,
juridique ou politique : ils « décryptent »
les projets de loi, rédigent les discours,
préparent les propositions de lois et
d’amendements, participent aux
réunions publiques, etc. Dans tous les
cas, l’assistant parlementaire doit
délivrer fidèlement le message que son
employeur veut faire passer, dans les
médias, auprès des confrères
politiques ou aux citoyens. Ce métier
demande beaucoup d’énergie pour un
salaire souvent maigre. La carrière d’un
assistant dépend de l’élection de l’élu.
Elle peut donc s’arrêter net au gré des
élections.
Ses compétences : assister,
organiser, communiquer.
Sa formation : si le recrutement
se fait largement par
« connaissances », un second cycle
en droit ou en sciences politiques
est un atout.
Avocat
Bac + 4 + 18 moi s
Honoraires
■ Bac conseillé : ES, S ou L
Sa fonction fascine. Tout comme son
art du discours et son goût prononcé
pour la théâtralité. L’avocat exerce un
métier « culte », au même titre que le
pompier, ou l’instit. En général, on
distingue trois catégories d’avocats :
les avocats d’affaires, dont les clients
sont des entreprises ; les pénalistes,
qui défendent notamment les auteurs
présumés de crimes ou délits et les
spécialistes des affaires civiles
(divorces, successions…). Mais la
plupart des jeunes avocats touchent
un peu à tout et plaident aussi bien
pour les particuliers que pour les
sociétés. Et si l’image de l’homme de
loi, en toge noire, défendant avec
hargne la veuve et l’orphelin suscite
toujours de nombreuses vocations, les
avocats pénalistes sont ceux qui
gagnent le plus mal leur vie
– exception faite de quelques « ténors
du barreau » ! À l’inverse, depuis
quelques années, le droit des affaires
offre de bons débouchés. De même,
le droit de la sécurité sociale, le droit
des retraites ou le droit des brevets
sont des niches très porteuses.
L’avocat peut ouvrir son propre cabinet,
être collaborateur ou salarié. Dans ce
dernier cas, il n’a pas le statut de
professionnel libéral et ne peut pas
développer sa clientèle personnelle.
Ses compétences : défendre,
aider, conseiller.
Sa formation : titulaire au
minimum d’un master 1 de droit
(mais plus souvent d’un master 2), il a
réussi l’examen d’entrée de l’un des
CRFPA organisés par les instituts
d’études judiciaires. Il suit ensuite une
formation de dix-huit mois (cours,
stage, projet professionnel individuel),
sanctionnée par le CAPA (certificat
d’aptitude à la profession d’avocat).
Greffier
Bac + 2 à bac + 3 + 18 moi s
À partir de 1 800 €
■ Bac conseillé : ES, S, L
ou STG
Simple « gratte-papier », le greffier ?
Certainement pas ! Ce professionnel
est la mémoire écrite de toutes les
activités du tribunal. Présent lors de
toutes les étapes d’un procès, il
transcrit par écrit les débats de
l’audience, dresse des procès-verbaux
et rédige les décisions du tribunal.
Avant cela, il constitue les dossiers
pour les juges, enregistre les affaires
et prévient les différentes parties de la
date d’audience. Il est en quelque
sorte un assistant des juges et des
procureurs. Le greffier garantit aussi
l’authenticité des décisions du juge :
tout jugement rendu en son absence
peut être annulé pour vice de forme.
Ses compétences : assister,
organiser, archiver.
Sa formation : le concours de
recrutement des greffiers, organisé
par le ministère de la Justice, est
ouvert aux titulaires d’un bac + 2
(BTS, DUT carrières juridiques…). Le
concours de greffier en chef est, lui,
réservé aux détenteurs d’une licence.
Dans les deux cas, les lauréats
passent par l’ENG (École nationale
des greffes) de Dijon (21), pour une
durée de dix-huit mois durant laquelle
ils sont rémunérés.
75
À lire > Les Métiers du droit, éditions
l’Etudiant.
À voir > Le métiers d’avocat en vidéo
sur letudiant.fr.
Sur le Net > Outre www.village-justice.com, le
site du Carrefour des professionnels du droit
(avocats, juristes d’entreprise, notaires,
huissiers, magistrats…) et www.metiers.justice.gouv.fr, celui du
ministère de la Justice, il existe de nombreux sites consacrés à
chaque métier du secteur, notamment pour les notaires
(www.notaires.fr), les greffiers (www.lesgreffiers.com) et les
juristes d’entreprise (www.afje.org).
Plus d’infos
Anne Crignon
Métiers &
formations
Avocat pénaliste
Juge d’instance Juge d’instruction
Greffier Commissaire-priseur
Avocat d’affaires
Procureur de la République
Inspecteur des impôts
Notaire
Clerc de notaire
Juriste d’entreprise
Juge de l’application des peines
Les métiers du
droit
T émoi gnage
Son métier « J’ai toujours voulu être avocate »,
souligne Sonia Barthélemy, qui a passé son examen d’entrée au
CRFPA (Centre régional de formation professionnelle d’avocat)
suite à un double cursus en droit et en espagnol. Après avoir col-
laboré dans différents cabinets, elle a monté le sien où elle traite
notamment de divorces, de droit de l’enfant, de droit immobilier et
de surendettement. « Je n’ai pas de spécialité. En plus de mon
activité en cabinet, une fois par semaine je fais des permanences
au tribunal pénal. Défendre les plus démunis c’est pour moi le
cœur du métier. » Sonia Barthélemy a le goût de la plaidoirie.
« Tout le travail de l’avocat est dans la force de conviction. Mais
il faut aussi savoir parfaitement maîtriser la procédure et décor-
tiquer les textes en fonction de chaque situation. La technique est
aussi essentielle que l’éloquence, car on peut être un excellent
juriste et un mauvais avocat. »
Ses conseils « En sortant de formation, il
faut bien choisir son stage. Car ce sont les stages et les rencon-
tres qui déterminent chaque profil d’avocat. Mon premier stage a
déterminé mon profil d’avocate qui plaide au pénal ou au civil. Je
ne pourrais pas être avocate d’affaires. »
“Tout le travail de
l’avocat est dans la
force de conviction.”
Sonia Barthélemy, 34 ans,
avocate
Droit
Huissier de justice
Bac + 4 + 2 ans
Honoraires
■ Bac conseillé : ES, L ou S
On ne peut pas dire que l’huissier de
justice est le professionnel du droit le
plus apprécié par la population… Si
cet officier ministériel souffre d’une si
mauvaise image, c’est parce qu’il
procède aux saisies, aux expulsions et
aux recouvrements des créances. Ces
pans peu réjouissants du métier ne
constituent pas la majeure partie du
travail. Avant tout, l’huissier informe
les citoyens qu’une action en justice a
été engagée contre eux. Ensuite, il
leur transmet le jugement du tribunal.
Ce n’est qu’après qu’il veille à
l’exécution des décisions judiciaires.
Dans la majorité des cas, cela se fait à
l’amiable : l’huissier conseille et
recherche des solutions avec la
personne jugée. L’huissier peut aussi
établir des constats (dégâts des eaux,
malfaçons…). Ces derniers servent
de preuve devant les tribunaux et
permettent aux victimes d’obtenir
réparation.
Ses compétences : informer,
négocier, saisir.
Sa formation : après une première
année de master de droit ou un
diplôme équivalent à bac + 4,
le futur huissier effectue un stage
rémunéré de deux ans et suit
parallèlement un enseignement
théorique. Il passe ensuite un examen
professionnel.
Juge aux affaires
familiales
Bac + 4 + 31 moi s
À partir de 2 000 €
■ Bac conseillé : ES, L ou S
Spécialiste du droit de la famille, le
juge aux affaires familiales, ou « JAF »,
traite des affaires de divorce et de
séparation, des problèmes d’autorité
parentale, des demandes de
changement d’état civil… Il doit
proposer des mesures de conciliation
et prendre des décisions provisoires
pendant la procédure de divorce. C’est
lui, par exemple, qui définit les droits
de garde et de visite d’enfants, qui
règle les demandes de révision des
pensions alimentaires… Diplomate et
conciliateur, il s’efforce de trouver des
solutions acceptables pour toutes les
parties, en prenant du recul face aux
pressions qui peuvent être exercées
sur lui. Et sans se laisser influencer par
la charge émotive dégagée par
certaines situations familiales…
Ses compétences :
communiquer, décider, juger.
Sa formation : il est diplômé de
l’ENM (École nationale de la
magistrature) de Bordeaux (33), dont
le concours d’entrée est ouvert aux
titulaires d’une première année de
master en droit (master 1) au
minimum, ou d’un diplôme d’institut
d’études politiques. La formation à
l’ENM dure au total trente et un mois,
au terme de laquelle le juge choisit sa
spécialité en fonction de son
classement de sortie.
Juge de
l’application
des peines
Bac + 4 + 31 moi s
À partir de 2 000 €
■ Bac conseillé : ES, L ou S
Dans le jargon judiciaire, on l’appelle
le « JAP ». Ce magistrat exerce au
sein du tribunal de grande instance où
sont traitées toutes les affaires de
droit commun. Lorsqu’une
condamnation a été prononcée par le
tribunal, le juge de l’application des
peines doit s’assurer que cette
condamnation sera bien appliquée
(prison, obligation de soins, etc.).
Lorsqu’il intervient en milieu « fermé »
(prison), il peut proposer des
réductions de peine, des régimes de
semi-liberté, des permissions de
sortie. En milieu « ouvert »
(lorsque la personne a été condamnée
à une autre peine que de la
prison), il contrôle régulièrement le
condamné : il s’assure par exemple
que le travail d’intérêt général
a bien été exécuté. Il s’occupe
aussi des probationnaires,
c’est-à-dire des personnes tombant
sous le coup d’un sursis avec mise à
l’épreuve.
Ses compétences : analyser,
décider, contrôler.
Sa formation : une première
année de master en droit (master 1) ou
un diplôme d’IEP (institut d’études
politiques) et concours de l’ENM (voir la
fiche « Juge aux affaires familiales »).
Droit
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76
T émoi gnage
Son métier Étudiante en droit, Odile Dunaud se
rêvait commissaire de police. Elle est finalement devenue huissier,
une profession qu’elle définit comme « le gendarme du droit privé ».
« De toutes les professions juridiques, c’est la seule qui permet
d’être sur le terrain », précise maître Dunaud, qui partage avec un
associé son office à Thiais, en région parisienne. Sur son emploi du
temps quotidien, le travail de gestion et de suivi des dossiers, de
réception des clients et des débiteurs alterne avec les déplace-
ments : état des lieux d’appartements pour des agences
immobilières, constats de contrefaçon en douane, inventaire du
mobilier chez un débiteur confronté à une saisie-vente… « C’est
un métier qui exige de savoir être souvent dans des relations
conflictuelles sans se faire déstabiliser par le débiteur ou le crédi-
teur. » Régulièrement confrontée à des situations difficiles (blocage
de comptes, expulsion...), Odile insiste sur l’importance de la psy-
chologie pour sentir si les personnes sont ou non de bonne foi et
apprécier la réalité de leurs difficultés. « On essaie d’avoir un rôle de
médiateur. Mais il y a des moments où il faut aussi rester ferme. »
Ses conseils « Avec la refonte prévue de
l’accès à la profession, le niveau master 2 en droit sera requis. Il
faut maîtriser les fondamentaux du droit civil : droit des biens, des
contrats, des obligations… La formation en alternance est exi-
geante : il faut être opérationnel tout en suivant une formation
lourde avec des examens assez sélectifs. »
“Nous sommes les
gendarmes du droit privé.”
Odile Dunaud, 42 ans,
huissier de justice
Juge des enfants
Bac + 4 + 31 moi s
À partir de 2 000 €
■ Bac conseillé : ES, L ou S
Au tribunal, il est le spécialiste des
enfants. Ce magistrat assure la
protection des mineurs en danger,
mais il peut aussi prendre des
sanctions à l’égard de ceux qui ont
commis des actes réprimés par la loi.
Le juge des enfants intervient donc
d’une part dans le domaine civil, en
cas de danger physique ou moral
menaçant l’enfant, et d’autre part
dans le domaine pénal, lorsqu’il
préside le tribunal pour enfant, chargé
de juger les mineurs délinquants. Quel
que soit le dossier traité, le magistrat
mène une enquête, pour pouvoir
prendre une décision juste et impartiale.
Il rencontre la famille du mineur,
s’entretient avec des éducateurs
spécialisés, des assistantes sociales,
des responsables de centres médico-
pédagogiques… Confronté à des cas
parfois difficiles, il doit pourtant savoir
garder la distance nécessaire au bon
exercice de ses fonctions.
Ses compétences : enquêter,
conseiller, décider.
Sa formation : première année de
master en droit (master 1) ou un
diplôme d’institut d’études politiques
et concours de l’ENM (voir la fiche
« Juge aux affaires familiales »).
Juge d’instruction
Bac + 4 + 31 moi s
À partir de 2 200 €
■ Bac conseillé : ES, L ou S
Éva Joly, Éric Halphen, Philippe
Courroye… Ces quelques noms ont
rendu célèbre toute une profession.
Pour toute affaire (crime,
malversation…) c’est le procureur de
la République qui saisit le juge
d’instruction. À lui ensuite d’organiser
l’enquête judiciaire pour que la vérité
éclate. Pour cela, il dirige le travail des
policiers et peut ordonner des
expertises, des perquisitions et des
enquêtes de personnalité. Il rassemble
tous les éléments de l’affaire, qu’ils
soient à charge ou à décharge. Dans
son bureau, il reçoit les témoins
comme les principaux suspects pour
les interroger. Lorsque son travail est
terminé, il prend une décision : il
prononce une ordonnance de non-lieu
ou, au contraire, renvoie la personne
mise en examen devant le tribunal,
pour y être jugée. Ce magistrat ne
juge pas à proprement parler, mais ses
décisions auront des conséquences
sur toute la suite de l’affaire. Avec la
réforme de la procédure pénale
annoncée début 2009 par la
présidence de la République, cette
profession pourrait bien disparaître.
Ses compétences : coordonner,
diriger, décider.
Sa formation : une première
année de master en droit (master 1)
ou un diplôme d’IEP et concours de
l’ENM (voir la fiche « Juge aux affaires
familiales »).
Juriste d’entreprise
Bac + 5 à bac + 8
À partir de 2 200 €
■ Bac conseillé : ES, L ou S
Un contrat de travail à signer ? Un
plan de restructuration à mettre en
place ? Une loi sur les retraites à
appliquer ? Dans l’écheveau brouillé
du droit, les patrons d’entreprise ont
de quoi se perdre. Heureusement,
pour les guider, ils peuvent compter
sur les juristes d’entreprise, « conseils
juridiques » à l’importance de plus en
plus grande au sein des sociétés.
Spécialiste du droit, le juriste
d’entreprise est avant tout garant des
intérêts de son employeur. Il s’assure
que ce dernier reste en conformité
avec la loi, en veillant, par exemple, au
respect des normes de fabrication des
produits et des réglementations. Il
accompagne également les projets de
développement de l’entreprise, jouant
sur la législation sans jamais
l’enfreindre, pour tirer le meilleur
bénéfice des différentes activités
mises en place. Parallèlement, il gère
les contentieux et participe aux
négociations commerciales. Il se
charge ensuite de la rédaction et de
l’exécution des contrats. Le juriste peut
être généraliste (dans les plus petites
entreprises) ou spécialiste
(environnement, propriété
intellectuelle, etc.).
Ses compétences : analyser,
conseiller, défendre.
Sa formation : titulaire d’un
bac + 5 au minimum (de préférence
en droit des affaires), maîtrisant
parfaitement l’anglais. Il est d’ailleurs
conseillé de décrocher un troisième
cycle anglo-saxon, un « master of law»
par exemple, très prisé des recruteurs.
Notaire
Bac + 7
Honoraires
■ Bac conseillé : ES, L ou S
Chaque année, 20 millions de Français
poussent les portes des 4 500 offices
notariaux du pays. Les notaires
interviennent toujours à des moments
importants d’une vie : mariage, décès,
succession… En apposant sa
signature sur un document (contrat,
acte…), ce représentant de l’État lui
donne une valeur juridique et garantit
ainsi son authenticité. À partir de ce
moment-là, le document ne peut plus
être contesté et fait office de règlement
officiel. Le notaire est pluridisciplinaire.
Il intervient dans le droit de la famille,
mais aussi dans l’immobilier
(transactions immobilières) et dans le
patrimoine (successions des biens).
Lorsqu’il reçoit les personnes dans son
office, il les conseille et les informe sur la
portée de leurs engagements. Il est
soumis au secret professionnel. De
plus en plus fréquemment, les notaires
s’investissent également dans le
conseil aux entreprises : ils peuvent,
par exemple, être consultés pour un
montage juridique ou pour le rachat
d’une société. La plupart des 8 900
notaires français travaillent dans leur
propre étude, en profession libérale. Ils
sont assistés par des clercs de notaire,
qui gèrent toute la partie administrative.
Après plusieurs années d’expérience et
des examens d’équivalence, ces
derniers peuvent devenir clerc
principal, puis notaire à leur tour.
Ses compétences : écouter,
conseiller, authentifier.
Sa formation : après un master 1
de droit, deux voies sont
envisageables. La première, dite
universitaire, consiste à obtenir un
master professionnel en droit notarial,
puis à préparer, en deux ans en
alternance dans un centre de
formation et dans un office, le DSN
(diplôme supérieur de notariat). L’autre
voie passe d’abord par un CRFPN
(centre régional de formation
professionnelle des notaires), qui
délivre en un an le diplôme d’aptitude
aux fonctions de notaire, puis par un
stage de deux ans en office.
Substitut
du procureur
Bac + 4 + 31 moi s
À partir de 2 300 €
■ Bac conseillé : ES, L ou S
Au tribunal, il travaille sous l’autorité
du procureur de la République. Ce
magistrat du parquet, communément
appelé « avocat général », représente
le « ministère public », chargé de
veiller aux intérêts généraux de la
société. Lorsqu’une infraction lui est
signalée par les services de police, il
examine le dossier. Il peut décider de
classer l’affaire ou de la poursuivre et
de lancer une enquête. Cette
enquête, il la conduit lui-même, en
coordonnant les actions de ses
collègues policiers. Ensuite, lorsque
sonne l’heure du procès, il présente
le dossier devant les juges et propose
une peine. Face à lui, les avocats de
la défense tentent de réduire les
sanctions à l’encontre de leurs
clients. Une fois le jugement
prononcé, il s’assure que les décisions
de justice seront bien respectées.
Ses compétences : assister,
analyser, décider.
Sa formation : une première
année de master en droit (master 1)
ou un diplôme d’IEP et concours de
l’ENM (voir la fiche « Juge aux affaires
familiales »).
Droit
77
De nombreux secteurs ont besoin de spécialistes
en droit : l’immobilier (agent immobilier, juriste
immobilier…), la biologie, la chimie, la pharmacie
(responsable des affaires réglementaires),
l’environnement (juriste en environnement),
les ressources humaines, le secrétariat.
À noter que des connaissances juridiques sont
indispensables pour réussir nombre de concours de
la fonction publique.
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Institut Supérieur des Métiers
associé à l’Université Catholique de l’Ouest





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Le secteur
Grandes maisons
contre petits éditeurs
La France compte environ
10 000 éditeurs. D’un côté, les
« grandes maisons », une ving-
taine d’entreprises qui éditent
chacune plus de 5 000 titres
par an. De l’autre, 5 000 édi-
teurs, qui ont moins de dix
titres à leur catalogue. La litté-
rature, qui suscite tant de
vocations, ne concerne en réa-
lité que deux ouvrages sur dix,
le gros des titres publiés rele-
vant d’un autre genre :
ouvrages scolaires ou docu-
mentaires, guides pratiques…
Le secteur du livre compte
également 25 000 points de
vente. Le réseau français de
librairies est l’un des plus
denses du monde. La majorité
des librairies sont des com-
merces indépendants, mais le
nombre de magasins apparte-
nant à des chaînes, comme
Virgin, la Fnac ou Cultura,
progresse.

Les métiers
La fabrication
manque de bras
Selon leur lieu d’exercice
(grande maison d’édition ou
petite structure), les métiers
du livre sont soumis à des
contraintes différentes. Toute-
fois, ils se répartissent toujours
en trois familles d’activité :
l’édition, la fabrication et la
commercialisation.
Le secteur est bouché pour les
spécialistes du texte (responsa-
ble d’édition, secrétaire ou
assistant d’édition, etc.). De
plus en plus de diplômés com-
pétents arrivent sur le marché
du travail : les recruteurs font
jouer la « concurrence » qui
devient très rude. À l’inverse,
les employeurs ont du mal à
combler les postes en fabrica-
tion : ces professions souffrent
d’une image peu attirante,
alors que les métiers ont beau-
coup évolué. La révolution du
livre électronique est pourtant
en marche et ne se fera pas
sans spécialistes des nouvelles
technologies. Quant aux profils
commerciaux, ils s’insèrent
actuellement sans grande diffi-
culté.

Les formations
Le diktat
des masters
Il existe peu de formations
menant aux métiers de l’édi-
tion et du livre. Au niveau
bac + 2, deux formations sont
particulièrement prisées : le
BTS (brevet de technicien
supérieur) édition, qui forme
des techniciens de fabrication
et le DUT (diplôme universi-
taire de technologie) informa-
tion-communication, option
métiers du livre et du patri-
moine, qui conduit à des fonc-
tions d’assistant d’édition.
Cependant, les éditeurs recru-
tent de plus en plus de
bacs + 5. Plusieurs universités
proposent des masters en édi-
tion (comme Paris 13 et son
très recherché master en poli-
tiques éditoriales). Quelques
établissements conduisent au
niveau MS (mastère spécia-
lisé), comme l’ESCP-EAP et
l’Asfored qui proposent un MS
en management éditorial. ● ©

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Si la quantité de titres publiés augmente d’année en année (+ 5 % en 2008), le
nombre de salariés travaillant pour le livre reste stable : autour de 16000 per-
sonnes dans l’édition et sensiblement autant dans les librairies.
Édition, livres
En France, pour
qu’un livre
devienne un best-
seller, il doit
s’écouler à
environ 20 000
exemplaires. Mais
peu connaissent
ce sort : le tirage
moyen d’un livre
est de 8 700
unités. Le gros
succès éditorial
de 2008 ? Le
premier tome de
la série suédoise
Millénium, vendu
à 512 800
exemplaires.
À la deuxième
place, une BD :
le douzième tome
des aventures de
Titeuf s’est écoulé
à 492 400 unités.
zoom
SALON DU LIVRE DE PARIS. Avec un peu moins de trois milliards d’euros de chiffre d’affaires,
l’édition est le troisième secteur culturel français, derrière l’audiovisuel et la presse.
79
Pour plus d’infos sur les formations dans le secteur édition, livres, voir notre site
www.letudiant.fr, rubrique Guide des études, puis Les études par spécialité.
Auteur
Aucun di pl ôme requi s
Droits d’auteur
Peu d’auteurs vivent de leur plume.
La plupart exercent en parallèle une
activité « alimentaire ». Les uns
écrivent des romans, des récits ou
des contes pour enfants et n’ont pas
de formation spécifique, même si les
ateliers d’écriture littéraire se
développent. Les autres conçoivent
des ouvrages plus spécialisés : livres
scolaires, universitaires, guides
pratiques, beaux livres… et sont
souvent enseignants, journalistes,
spécialistes d’un domaine.
Ses compétences : imaginer,
écrire, transmettre.
Sa formation : aucune formation
particulière n’est requise. Mais, pour
des ouvrages spécialisés, une
connaissance pointue du domaine sur
lequel on écrit est indispensable.
Chef de fabrication
Bac + 2
À partir de 1 600 €
■ Bac conseillé : STI ou S
Bien culturel de choix, le livre n’en
reste pas moins un produit. Il faut donc
le fabriquer avant qu’il rejoigne les
rayons des librairies. Pour veiller sur
cette étape cruciale : le chef de
fabrication. Il a un œil sur tout :
planning, choix du papier, de l’encre et
négocie les prix… Son droit à
l’erreur ? Aucun ! Une erreur de
pagination ou d’impression aurait de
fâcheuses conséquences ! Il peut se
rendre à l’imprimerie où, au contact
des techniciens de fabrication, il vérifie
la qualité des ouvrages imprimés. Le
chef de fab’ conseille également
l’éditeur pour optimiser les coûts.
Ses compétences : coordonner,
contrôler, organiser.
Sa formation : un BTS édition,
souvent en alternance, notamment à
l’Asfored, à Paris ou un BTS
communication et industries
graphiques. Toutefois, on ne devient
chef de fabrication qu’après plusieurs
années d’expérience, comme
technicien ou assistant de fabrication.
Iconographe
Bac + 2 à bac + 5
À partir de1 500 €
■ Bac conseillé : général
ou STG
Il recherche et choisit les images
(photographies, dessins) qui illustreront
un texte, un ouvrage scolaire, une
couverture de roman, etc. Mais il n’a
pas complètement carte blanche : il
doit tenir compte du sens du texte, de
la ligne éditoriale de la maison
d’édition et des attentes de l’éditeur et
de l’auteur. Pour mener ses
recherches, il surfe sur Internet et
consulte des logiciels d’archivages,
des bases de données spécialisées.
Lorsqu’il a fait son choix, l’iconographe
négocie les tarifs et gère les relations
avec le fournisseur : réception de
l’image, gestion des droits, etc.
Ses compétences : analyser,
chercher, illustrer.
Sa formation : le métier s’apprend
souvent « sur le tas ». Mais les
formations en documentation sont
particulièrement appréciées. Les
études en histoire de l’art, un DUT
information-communication, un
deuxième ou troisième cycle
universitaire en édition ou métiers du
livre offrent aussi de bonnes bases.
Lecteur-correcteur
Bac + 3 à bac + 5
À la tâche
■ Bac conseillé : L
Aucune faute d’orthographe ou de
grammaire ne lui résiste. Le correcteur
passe au peigne fin des centaines et
des centaines de pages, à la recherche
de la moindre erreur d’écriture.
Syntaxe, ponctuation, majuscules…
Il rectifie aussi les contresens, les
maladresses. Garde-fou des auteurs,
ce professionnel – qui travaille
souvent en indépendant, chez lui –
doit rendre un texte clair, facile à lire.
Pour cela, il n’y a pas de secret : il
maîtrise parfaitement la langue
française. Parfois mieux que les
auteurs eux-mêmes ! Il doit en plus
être pointilleux et avoir une grande
capacité de concentration.
Ses compétences : lire, corriger,
contrôler.
Sa formation : plusieurs écoles de
journalisme initient à la correction. Une
licence universitaire en lettres peut
être un atout.
Libraire
CAP à bac + 3
À partir de 1 300 €
Malgré la concurrence des grandes
surfaces, la librairie reste le premier
vecteur de distribution des livres. Mais
le libraire n’est pas un simple vendeur.
Une clientèle souvent exigeante lui
impose de posséder une bonne
culture générale, d’être au courant de
l’actualité littéraire, d’organiser
régulièrement des animations (vitrines
thématiques, signatures d’auteur, etc.).
Lorsqu’il est responsable de son
magasin, il se charge, en plus, des
commandes et de la gestion
administrative de sa boutique.
Ses compétences : conseiller,
vendre, animer.
Sa formation : aucun diplôme
n’est requis pour devenir libraire, mais
le CAP employé de vente spécialisé,
option produits de librairie-papeterie-
presse apporte de bonnes bases. Il
peut être complété par un BP (brevet
professionnel) libraire, très apprécié
des employeurs. Après le bac, il est
possible de préparer un DUT
information-communication, option
métiers du livre et du patrimoine ou
une licence professionnelle librairie et
métiers du livre.
Responsable
d’édition
Bac + 5
À partir de 1 700 €
■Bac conseillé : toute série
Il est le lien entre l’auteur et la maison
d’édition. Le responsable d’édition,
également appelé responsable
éditorial ou – par raccourci – éditeur,
suit le livre depuis sa conception
jusqu’à sa mise sur le marché.
Interlocuteur privilégié de l’écrivain, il
le conseille dans ses choix et l’oriente
pour que son travail « colle » au style
voulu par la maison d’édition. Cette
intervention est évidemment
inexistante lorsque l’auteur compte à
son actif plusieurs best-sellers ! Ce
pro du livre coordonne également la
fabrication de l’ouvrage pour que ce
dernier soit en rayon à la date prévue
et que sa qualité (littéraire et
technique) soit à la hauteur
des moyens mis en œuvre.
Dénicheur de talent, il part aussi à la
recherche d’auteurs et les
recommande à sa direction.
Ses compétences : orienter,
conseiller, coordonner.
Sa formation : les parcours
sont variés, mais, globalement,
le niveau monte. Beaucoup de
jeunes responsables éditoriaux ont
un diplôme de troisième cycle
spécialisé (en édition, par exemple)
ou sont issus d’une école supérieure
de commerce ou d’un institut
d’études politiques.
Édition, livres
À lire > Les Métiers de l’édition, éditions
l’Etudiant > Les Métiers de l’édition, éditions
du Cercle de la librairie.
À voir > Le métier d’éditeur, en vidéo
sur letudiant.fr.
Contact >Asfored (Association nationale pour
la formation et le perfectionnement
professionnels dans les métiers de l’édition), tél. 01.45.88.39.81,
www.asfored.org.
Sur le Net > www.sne.fr : le site du Syndicat national de l’édition
fournit des informations détaillées sur les métiers du secteur.
Plus d’infos
Métiers &
Formations
Les métiers de
l’édition
Yves Deloison
Attaché de presse Directeur de collection
Chef de fabrication
Maquettiste
Photograveur
Auteur Représentant
Agent littéraire
Distributeur
Traducteur
Libraire
Secrétaire d’édition
Iconographe
Bon nombre des métiers
de l’édition s’exercent
dans le journalisme
(correcteur, iconographe…).
Le Web peut intéresser
ceux qui souhaitent allier
culture et technique (chef
de projet…). Les amoureux
des livres trouveront aussi
leur compte en exerçant
dans les bibliothèques.
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Pour plus d’infos sur les formations dans le secteur enseignement, voir notre site
www.letudiant.fr, rubrique Guide des études, puis Les études par spécialité.

Le secteur
Les recrutements
toujours en recul
Quelque 11 200 postes suppri-
més à la rentrée 2008, 13 500 à
la rentrée 2009, 16 000 en
2010… L’Éducation nationale
est la première touchée par les
coupes drastiques de budgets
opérés dans la fonction
publique. Pourtant, l’enseigne-
ment devrait continuer de
recruter d’ici à 2015 du fait des
nombreux départs à la retraite
programmés dans les pro-
chaines années (un tiers des
enseignants ont plus de 50 ans).
Plus de 18 000 nouveaux profs
ont été recrutés lors de la
session 2008 des concours de
l’Éducation nationale, auxquels
s’ajoutent plusieurs milliers de
postes dans l’enseignement
privé. Dans le même temps, la
loi de 2004 sur « la formation
professionnelle tout au long de
la vie et le dialogue social » pro-
voque un important appel d’air
dans les formations pour
adultes. On dénombre près de
10 000 organismes spécialisés
dans ce domaine, créateurs
d’emplois non négligeables.

Les métiers
Les profs des écoles
au premier rang
C’est le métier de professeur
des écoles qui offre les débou-
chés les plus importants ainsi
que le « meilleur » taux de réus-
site au concours : un candidat
sur cinq est admis ! Dans le
secondaire, les professeurs
d’anglais, de mathématiques et
de lettres modernes sont les
plus recherchés. À l’inverse, les
« petits » CAPES (philosophie,
éducation musicale, etc.) atti-
rent bien plus de candidats que
de postes offerts (26 places en
2009 en philosophie pour plu-
sieurs centaines de candidats).
Dans le domaine de la forma-
tion des adultes, les besoins
portent surtout sur les ensei-
gnements généraux pluridisci-
plinaires (maths et sciences,
sciences humaines et droit, etc.),
les prestations d’orientation des
chômeurs et les formations d’hy-
giène et sécurité en entreprise.

Les formations
Réforme des concours
à la rentrée 2010
Pour enseigner dans le primaire
ou le secondaire, il faut réussir
l’un des concours organisés par
l’Éducation nationale : le CRPE
(concours de recrutement de
professeurs des écoles), le
CAPES (certificat d’aptitude au
professorat de l’enseignement
secondaire), le CAPEPS (certifi-
cat d’aptitude au professorat
d’éducation physique et spor-
tive), le CAPET (certificat d’apti-
tude au professorat de l’ensei-
gnement technique) ou le
CAPLP (certificat d’aptitude au
professorat des lycées profes-
sionnels).
Pour travailler dans les établis-
sements privés sous contrat,
vous devrez passer soit par le
concours de professeur des
écoles, soit par le CAFEP (certi-
ficat d’aptitude aux fonctions
d’enseignement dans les éta-
blissements d’enseignement
privés), dans les classes du
second degré sous contrat. Ces
concours seront accessibles
avec un master dès la rentrée
2010 (voir zoom). Enfin, plu-
sieurs diplômes universitaires
préparent aux fonctions de for-
mateur d’adultes. ● ©

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En France, près d’un million de personnes travaillent dans l’enseignement public
ou privé. Mais depuis quelques années, le nombre de recrutements est en baisse,
et les réformes concernant la formation des enseignants se poursuivent.
Enseignement
Dès la rentrée
2010, le
recrutement par
concours des
professeurs du
premier et du
second degré
devrait exiger un
master (contre
une licence
actuellement). À
quelques mois de
l’échéance,
plusieurs zones
d’ombre persistent
encore : les
concours actuels
seront-ils ouverts
dès le master 1 ou
le master 2 ? Quel
sera le contenu
de ces masters
« enseignants » ?
Affaire à suivre…
zoom
DANS UNE CLASSE DE PRÉPA AU LYCÉE CONDORCET, À PARIS. Un tiers des enseignants ayant
plus de 50 ans, de nombreux professeurs devraient être recrutés d’ici à 2015.
Enseignement
Conseiller principal
d’éducation
Bac + 3
( 1)
À partir de 1 600 €
( 2)
■ Bac conseillé : L, ES ou S
Les élèves le voient surtout comme le
« grand méchant loup » qui
sanctionne les retards et les entorses
au règlement. Mais le CPE (conseiller
principal d’éducation) est en réalité
une pièce maîtresse dans le
fonctionnement des collèges et des
lycées. Certes, il veille à ce que l’ordre
règne dans l’établissement et à ce
que les élèves soient assidus. Pour
l’aider dans son labeur, il peut
compter sur une « armée » de
surveillants. Mais il intervient aussi sur
le terrain social et pédagogique. Des
élèves veulent créer un journal ou
monter un club d’échecs ? Il les aide
à trouver une salle, un financement…
Il est régulièrement en contact avec
les profs, les familles et le chef
d’établissement. Le but : rendre la vie
de l’établissement paisible et propice
à l’apprentissage.
Ses compétences : organiser,
surveiller, communiquer.
Sa formation : le concours de
recrutement des CPE, ouvert jusqu’à
présent aux titulaires d’une licence,
recrutera dès 2010 des détenteurs de
master (200 postes pour
6 535 candidats en 2009, soit un
taux de réussite de… 3 %!)
Enseignant
à l’étranger
Bac + 3
( 1)
Variable
■ Bac conseillé : L, ES ou S
De Shanghai à Vienne en passant par
Dakar, des centaines d’établissements
français recrutent des enseignants
dans toutes les disciplines. À l’école,
en collège ou en lycée, les attributions
de ces « exilés » sont proches de
celles de leurs collègues restés sur le
sol français puisque, au final, ils
préparent les élèves aux examens
français (diplôme national du brevet et
baccalauréat notamment). Les postes
sont attribués pour plusieurs années
et le contrat est souvent renouvelable.
Selon les cas, la maîtrise de la langue
du pays d’accueil est exigée ou
fortement recommandée. Quel que
soit son statut (expatrié, résident, etc.),
l’enseignant à l’étranger ne peut être
motivé par le seul goût des voyages
ou par des revenus souvent plus
attractifs qu’en France : il doit aussi
faire preuve d’une grande curiosité
pour les autres et pour leur culture.
Ses compétences : former,
transmettre, communiquer.
Sa formation : les enseignants
titulaires peuvent postuler après trois
ans d’exercice dans la fonction. Les
non-titulaires sont recrutés localement
sur candidature directement adressée
aux établissements convoités. Les
établissements privés emploient
également des enseignants diplômés.
Enseignant-
chercheur
Bac + 8
( 1)
À partir de 2 000 €
( 2)
■ Bac conseillé : L, ES ou S
À l’université, les cours dispensés aux
étudiants sont extrêmement
spécialisés : histoire médiévale,
civilisation anglaise, fission
nucléaire… Les profs, appelés
enseignants-chercheurs, doivent donc
être de fins connaisseurs de leur
discipline. Pour cela, en plus des
heures d’enseignement, ils
consacrent une grande partie de leur
temps à la recherche (fondamentale
ou appliquée) et à la rédaction de
publications. Ils interviennent aussi
auprès des étudiants lors des travaux
de thèses par exemple. L’enseignant-
chercheur n’est donc pas seulement
un érudit passionné par sa discipline.
C’est aussi un excellent pédagogue.
Dans la profession, il existe deux
« catégories » : les maîtres de
conférences et les professeurs des
universités, qui appartiennent à un
centre de recherche, type CNRS.
Ses compétences : enseigner,
transmettre, chercher.
Sa formation : titulaire d’une
thèse de doctorat (de préférence
assortie des félicitations du jury), le
candidat s’inscrit sur une liste
d’aptitude nationale. S’il est
sélectionné par le Conseil national des
universités, il peut alors postuler
localement à un poste de maître de
conférences. Pour accéder au grade
de professeur des universités, il lui
faudra, après plusieurs années
d’exercice, réussir un concours
spécifique dont les modalités varient
selon les disciplines. La loi sur la
réforme des universités devrait
cependant modifier prochainement
ces procédures de recrutement.
Formateur
d’adultes
Bac + 3 à bac + 5
À partir de 1 500 €
■ Bac conseillé : L, ES ou S
Contrairement à l’enseignant de
l’Éducation nationale, ce « prof »
s’adresse à un public d’adultes.
Salariés, travailleurs indépendants,
demandeurs d’emploi, etc., ses élèves
cherchent à approfondir leurs
connaissances, à se préparer à des
examens, à se reconvertir… Les
enseignements dispensés dans le
cadre de la formation continue sont
donc très variés. Ils portent sur des
disciplines classiques (maths,
français, anglais…), sur des matières
professionnelles (comptabilité,
maîtrise de nouveaux logiciels…), sur
des « savoir-être » (prendre la parole
en public, manager une équipe)… À
chaque formateur sa (ou ses)
spécialité(s) ! Ce dernier est le plus
souvent employé par un organisme
spécialisé dans la formation continue.
Il rencontre des profils d’élèves très
variés, qui sont avant tout des clients.
Certains ont payé (très) cher pour
écouter ses conseils.
Ses compétences :
transmettre, former, communiquer.
Sa formation : si de nombreux
formateurs sont des autodidactes qui
se sont tournés vers la formation
après une autre expérience
professionnelle, le nombre de
formations initiales spécifiques
progresse, à bac + 3 (licence pro
formateur en milieu professionnel,
licence pro formateur d’adultes, etc.)
ou à bac + 5 (master pro formateur
en sciences économiques et sociales,
master sciences humaines, sciences
sociales spécialité métiers de la
formation…).
Professeur
de collège
et de lycée
Bac + 5
( 1)
À partir de 1 600 €
( 2)
■ Bac conseillé : L, ES ou S
Grâce à ses connaissances et à ses
compétences d’enseignant, le prof de
collège – comme celui du lycée –
transmet son savoir à ses élèves.
Mais attention, il doit suivre un
À lire > Les Métiers de l’enseignement, Réussir le
concours de professeur des écoles, éditions
l’Etudiant.
À voir > Le métier de professeur en collège
envidéo sur letudiant.fr.
Sur le Net > Le site du ministère de l’Éducation
nationale (www.education.gouv.fr) fournit
toutes les infos sur les modalités d’accès aux métiers de
l’enseignement >Le site d’information sur l’enseignement
catholique (www.formiris.org) s’adresse à ceux qui s’orientent
vers l’enseignement privé >Enfin, le CNED (www.cned.fr) sert
de référence pour qui veut tenter les concours en candidat libre.
Plus d’infos
Métiers &
Formations
Les métiers de
l’enseignement
Bruno Magliulo
Professeur des écoles
Professeur des universités
Conseiller
d’orientation-psychologue Professeur à l’étranger
Maître de conférences
Technicien de laboratoire
Médecin scolaire
Inspecteur
Documentaliste
Proviseur
Le ministère de l’Éducation nationale recrute, outre
des enseignants, des attachés et secrétaires
d’administration scolaire et universitaire, des
ingénieurs d’études et des ingénieurs de recherche
et formation (voir Fonction publique), des médecins
et des infirmiers (voir Médical et Paramédical), des
psychologues (voir Psychologie) et des assistantes
sociales (voir Social).
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« canevas », instauré chaque année
par l’Éducation nationale : c’est le
fameux programme. Dans les
établissements de second degré,
deux catégories d’enseignants
coexistent : les titulaires du CAPES et
de l’agrégation… Tous exercent le
même métier, mais les différences
concernent le salaire et le temps de
travail. En plus des heures de cours,
des réunions et des conseils de
classe, les profs doivent consacrer du
temps à la préparation des cours et à
la correction des copies. Leurs
journées sont donc bien chargées !
Ses compétences : enseigner,
transmettre, écouter.
Sa formation : le CAPES (certificat
d’aptitude au professorat de
l’enseignement secondaire) et le
CAFEP-CAPES (l’équivalent du CAPES
pour l’enseignement privé) accessibles
jusqu’à présent aux titulaires d’une
licence, seront ouverts dès la rentrée
2010 aux détenteurs d’un master,
comme le concours de l’agrégation.
En 2009, 5 664 postes ont été ouverts
pour les CAPES et CAFEP-CAPES,
contre 1 245 pour l’agrégation.
Professeur
de lycée
professionnel
ou technique
Bac + 5
( 1)
À partir de 1 600 €
( 2)
■ Bac conseillé : L, ES ou S
Dans les lycées professionnels, les
professeurs peuvent enseigner
plusieurs disciplines à leurs élèves.
S’ils sont chargés des matières
générales, ils en choisissent deux
(mathématiques-sciences physiques,
lettres-histoire, etc.). S’ils enseignent
une discipline professionnelle, ils se
contentent d’une seule (comptabilité,
génie mécanique). Leurs élèves sont
inscrits en CAP, BEP ou baccalauréat
professionnel. Le professeur de lycée
technique quant à lui, enseigne dans
les classes de première et de
terminale STI, STG… Ses domaines
de compétences sont assez larges car
les matières sont très ouvertes
(économie et gestion, génie
industriel, etc.). En marge de leurs
cours, ces professeurs assurent aussi
le suivi individuel des élèves en stage.
Ses compétences : enseigner,
transmettre, écouter.
Sa formation : pour exercer en
lycée professionnel, il faut décrocher
le CAPLP, certificat d’aptitude au
professorat de lycée professionnel (en
2009, 1 318 postes dans le public et
91 dans le privé). Pour enseigner en
lycée technique, il est nécessaire
d’obtenir le CAPET, certificat d’aptitude
au professorat de l’enseignement
technique (242 postes dans le public et
46 dans le privé). Ces deux diplômes
sont désormais accessibles aux
titulaires d’un master.
Professeur
des écoles
Bac + 5
( 1)
À partir de 1 600 €
( 2)
■ Bac conseillé : L, ES ou S
Les « maîtres » et les « maîtresses »
jouent un rôle essentiel dans le
développement affectif et intellectuel
des enfants. À la maternelle, auprès
d’enfants âgés de 2 à 6 ans, ils
organisent des activités ludiques (jeux,
dessins, etc.) qui renforceront
l’apprentissage du langage, de la
socialisation et le développement
culturel et corporel de l’enfant. À
l’école primaire, les enseignants
doivent être très polyvalents car ils
n’enseignent pas moins de sept
matières à des enfants âgés de 6 à
10 ans : lecture, écriture,
mathématiques, histoire-géographie,
langue vivante, sport… Ils sont
parfois secondés par des enseignants
spécialisés pour certaines disciplines
comme la musique. Une fois les
heures de cours terminées (vingt-
quatre heures par semaine), « l’instit »
consacre jusqu’à vingt heures
supplémentaires à l’aide aux élèves
en difficulté, aux réunions avec les
collègues, à la préparation des
cours… Autant dire que ce métier
doit être une véritable vocation !
Ses compétences : enseigner,
écouter, transmettre.
Sa formation : Dès la rentrée
2010, un master de préférence
dans l’une des disciplines
enseignées en primaire, puis
un passage obligé par le CRPE
(concours de recrutement de
professeurs des écoles).
(1) Niveau d’accès au concours.
(2) Salaire net après deux ans de carrière.
T émoi gnage
Son métier Zahia Choubane entame sa dixième
rentrée scolaire en école élémentaire à Paris. Elle a en charge
une classe de CM2. Comme à chaque début d’année, elle com-
mence par établir à partir d’un programme obligatoire des
séquences de travail à dérouler au fil des mois. Elle les ajustera
ensuite semaine après semaine selon le niveau de sa classe et en
fonction des écueils rencontrés par ses élèves. « La première
difficulté est de se mettre à la place de chaque élève. Il faut de la
patience », souligne cette enseignante qui a passé le concours
de professeur des écoles après une licence en sciences de l’édu-
cation. Ayant longtemps enseigné auprès d’enfants confrontés à
des difficultés sociales et scolaires, Zahia estime que le métier
diffère selon l’école et le quartier dans lequel il s’exerce. « On se
retrouve parfois avec des enfants pour qui l’école n’a pas de
sens, qui vivent des situations dramatiques. Il faut savoir
s’adapter, parler avec les parents, orienter si besoin vers un
psychologue… », note cette enseignante dont l’enthousiasme
reste intact. « Parce que mon travail consiste toujours à aider
les enfants à apprendre à vivre ensemble, à être citoyens et à
développer leur esprit critique. »
Ses conseils « Une licence en sciences de
l’éducation n’est pas une prépa au CRPE [concours de recrute-
ment des professeurs des écoles, NDLR]. Il faut insister sur les
maths et le français pour lesquels le niveau exigé est relativement
élevé. Une expérience dans l’animation est un vrai plus, pour ne
pas découvrir l’univers de l’enfant le premier jour de classe. »
“Il faut de la patience…”
Zahia Choubane, 33 ans,
professeur des écoles
Enseignement
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Master IUP QPAH (parcours en L3, M1, M2)
Boulogne sur mer
Master Agroalimentaire
Régional Nord Pas de Calais
Spécialité Qualité des Procédés
Agroalimentaires et Halieutiques
Responsable Qualité
Responsable de Production
Recherche & Développement

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3 domaines de compétence :
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Le secteur
Deux tiers
des emplois
en éco-industrie
Captage et distribution d’eau,
recyclage des matériaux, dépol-
lution des sites… En France,
l’environnement est avant tout
l’affaire des éco-industries. Ces
entreprises un peu particulières
ont pour activité principale la
mesure, la prévention et la
réduction des pollutions en
tout genre (déchets, bruit, etc.).
On en compte environ 2 000.
Parmi elles, Véolia environne-
ment et Suez environnement,
deux groupes français qui
exportent aujourd’hui leur
savoir faire à travers le monde.
Les éco-industries emploient
deux-tiers des salariés « envi-
ronnementaux ». Le dernier
tiers travaille pour les collectivi-
tés territoriales qui se chargent
notamment de la gestion des
réseaux d’eau potable et du net-
toyage des rues. Depuis dix ans,
les recrutements progressent.
Mais tous les métiers ne profi-
tent pas de ce dynamisme.

Les métiers
L’environnement
s’ouvre
aux techniciens
Dans l’éco-industrie, le traite-
ment des eaux usées et la ges-
tion des déchets emploient à
eux seuls plus de la moitié des
actifs du secteur, le plus souvent
à des postes de technicien.
Depuis quelques années, les
métiers liés aux énergies renou-
velables et à l’économie d’éner-
gie sont eux aussi une source
non négligeable d’emplois. L’in-
dustrie traditionnelle recherche
quant à elle des profils plus
qualifiés – des ingénieurs,
notamment – pour évaluer
l’impact environnemental de
ses activités, réduire les nui-
sances et sensibiliser son per-
sonnel à la préservation de l’en-
vironnement. Le poste de
chargé de développement
durable est par exemple en
plein essor. Mais l’augmenta-
tion du nombre d’embauches
dans le secteur ne profite pas
forcément aux métiers spécifi-
quement environnementaux :
les entreprises font souvent
appel à des techniciens et ingé-
nieurs polyvalents, spécialisés
par exemple en HSE (hygiène,
sécurité et environnement).
Enfin, certains domaines d’acti-
vité, comme la gestion d’es-
paces naturels, sont aujourd’hui
victimes de leur succès : les
diplômés qui sortent des écoles
sont trop nombreux par rapport
aux postes proposés.

Les formations
Quelques spécialistes,
une majorité
de généralistes
Les formations liées à l’environ-
nement sont principalement
dispensées dans les lycées pro-
fessionnels et en université. Les
premiers proposent BTS (bre-
vets de technicien supérieur) et
DUT (diplômes universitaires
de technologie) menant leurs
étudiants vers un diplôme de
bac + 2. On trouve ainsi trois
BTSA (brevets de technicien
supérieur agricole) – gestion et
maîtrise de l’eau, gestion et pro-
tection de la nature, gestion
forestière –, deux BTS – métiers
de l’eau, et hygiène, propreté,
environnement –, et le DUT
génie biologique, particulière-
ment adaptés aux besoins du
secteur. La voie professionnelle
prépare surtout aux métiers de
prévention, de réduction des
pollutions et à l’aménagement
du territoire. Il est possible de
poursuivre ses études en
licence professionnelle, en IUP
(institut universitaire profes-
sionnalisé, neuf sont spécialisés
dans l’environnement), dans
l’une des écoles spécialisées
(telle que l’EME – École des
métiers de l’environnement)
ou encore dans des écoles
d’ingénieurs. Mais les entre-
prises apprécient aussi les
diplômés des filières généra-
listes (ingénieurs notamment)
et, plus encore, ceux qui
sont issus de secteurs comme
l’électromécanique, le BTP,
la chimie, l’économie ou la
communication. ● ©

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Environnement
Dans les
collectivités
locales, un emploi
sur dix y est dédié
à l’environnement.
La collecte et la
gestion des
déchets, ainsi que
l’entretien des
espaces verts
emploient à eux
seuls 80 % des
salariés de
l’environnement.
Dans le privé,
un emploi sur
cent est
environnemental, le
plus souvent dans
la gestion des
déchets (37 %), et
le traitement et la
distribution de
l’eau (31 %).
Source : ministère de
l’Écologie, du
Développement durable
et de la Mer.
zoom
CENTRE D’INCINÉRATION D’IVRY-SUR-SEINE (94). Plus de
la moitié des actifs du secteur sont employés dans
la gestion des déchets et le traitement des eaux usées.
En plein essor, le secteur de l’environnement, qui regroupe plus de 375 000 emplois
en France, offre surtout des débouchés dans la prévention et le traitement des
nuisances. Les postes au contact de la nature restent rares.
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Pour plus d’infos sur les formations dans le secteur environnement, voir notre site
www.letudiant.fr, rubrique Guide des études, puis Les études par spécialité.
Environnement
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Agent
d’exploitation du
réseau (fontainier)
Du CAP au bac pro
À partir de 1 300 €
■ Bac conseillé : bac pro
hygiène et environnement
Les sous-sols de nos villes sont
parcourus de milliers de conduites
d’eau potable. Pour les bichonner, il y
a le fontainier. En amont, il vérifie les
ressources en eau dans les réserves
et les bassins. Si nécessaire, il
répare les tuyaux, les pompes, les
vannes. Il contrôle l’efficacité des
produits chimiques, notamment le
chlore, mis dans l’eau pour tuer
microbes et bactéries.
En cas de fuite, il coupe le circuit
pour réparer les conduites. Le
fontainier peut travailler pour une
collectivité locale ou pour une
société de traitement et de
distribution des eaux.
De bonnes aptitudes en mécanique
et dans le traitement chimique de
l’eau lui permettent d’évoluer
rapidement vers des postes à
responsabilité.
Ses compétences : contrôler,
entretenir, réparer.
Sa formation : un CAP (agent de
la qualité de l’eau, par exemple).
Pour progresser plus rapidement et
prendre des responsabilités, un bac
pro est préférable.
Conseiller
en environnement
Bac + 5 à bac + 6
À partir de 1 900 €
■ Bac conseillé : S ou STI
Aussi appelé éco-conseiller, il aide
les entreprises et les collectivités
locales à développer des projets
respectueux de l’environnement. Par
exemple, avant qu’une entreprise
s’implante sur un nouveau site, il
réalise un bilan complet des
conséquences en termes de
pollution, de déchets, de nuisances
sonores… Puis, il émet des
recommandations pour que le projet
soit conforme à la réglementation
environnementale et respecte le
cadre de vie. Il peut également, pour
le compte d’une collectivité locale,
mettre au point un programme de
gestion des ordures ménagères ou
de réduction des pollutions. Certains
conseillers en environnement sont
consultants, indépendants ou
salariés de cabinets spécialisés.
D’autres sont directement employés
par les collectivités locales ou les
entreprises. Quel que soit leur
statut, ils doivent savoir convaincre
leurs interlocuteurs du bien fondé de
leurs recommandations.
Ce qui n’est pas toujours aisé : la
sauvegarde de l’environnement est
encore vue par certains
entrepreneurs comme un frein à leur
activité industrielle.
Ses compétences : conseiller,
informer, communiquer.
Sa formation : école
d’ingénieurs, diplôme d’architecte,
master professionnel ou master de
recherche. À Strasbourg, l’Institut
européen pour le conseil en
environnement forme en un an des
éco-conseillers (recrutement à
bac + 4) et délivre, en partenariat
avec l’INSA de Strasbourg,
un mastère spécialisé éco-conseiller
(recrutement à bac + 5 ou bac + 4
avec expérience professionnelle).
Garde-moniteur
Bac
À partir de 1 500 €
■ Bac conseillé : S ou STAV
Appelé « technicien » dans les neuf
parcs nationaux ou « éco-garde »
dans les 46 parcs naturels
régionaux, le garde-moniteur est
chargé de surveiller et de préserver
la faune et la flore de ces réserves
naturelles. Il procède à des relevés
(nombre d’animaux, variétés de
fleurs), entretient et balise les
sentiers, traque les éventuels
braconniers… Il peut, lorsqu’une
infraction est constatée, dresser un
procès-verbal. Il s’entretient aussi
régulièrement avec les bergers, les
alpinistes, les randonneurs, pour les
sensibiliser à l’environnement qu’ils
arpentent.
Ses compétences : entretenir,
surveiller, sensibiliser.
Sa formation : dans les parcs
nationaux, les agents techniques
sont fonctionnaires d’État et
recrutés sur concours (très sélectif)
ouvert aux titulaires du bac ou
équivalent (la plupart des admis ont
un niveau d’études bien plus élevé).
Dans les parcs régionaux, les
éco-gardes sont employés par les
groupements de communes
gestionnaires.
Géologue
Bac + 5 à bac + 8
À partir de 2 200 €
■ Bac conseillé : S
Le géologue analyse la terre et la fait
parler. Lorsqu’une entreprise ou une
collectivité locale veulent construire
un bâtiment, elles font appel à ce
scientifique de haut niveau. Lui seul
peut déterminer si le site choisi est
apte à recevoir une industrie, un
bâtiment, etc. Il récolte un maximum
d’informations en observant les sols
et en réalisant des campagnes de
prospection (échantillonnages et
analyses, sondages géophysiques,
forages, etc.). De retour en
laboratoire, il interprète ces données.
Des logiciels complexes l’aident,
par exemple, à prévoir l’évolution
du sol confronté à certaines
pollutions.
Ses compétences : observer,
prélever, analyser.
Sa formation : certaines écoles
délivrent un diplôme d’ingénieur
spécialisé dans le domaine de la
géologie (École nationale supérieure
de géologie, de Nancy). Autre
possibilité : préparer un master
professionnel ou de recherche à
l’université et, pourquoi pas,
poursuivre vers un doctorat.
Paysagiste
Bac + 4 à bac + 6
À partir de 1 600 €
■ Bac conseillé : S ou STAV
C’est l’architecte des espaces verts.
Avec lui, les parterres de fleurs
deviennent œuvres d’art. Le
paysagiste imagine et conçoit des
espaces paysagers, en pleine nature
comme en pleine ville.
En tenant compte de l’esprit
du lieu, de la nature des sols, du
climat, du budget…, il crée
un monument de verdure, à la
manière d’un architecte : esquisse
du projet, négociation avec le
client, conception des plans,
organisation des travaux… À son
compte ou salarié d’un cabinet
d’architectes ou de paysagistes, il
peut aussi travailler pour des
collectivités locales.
Ses compétences : analyser,
concevoir, créer.
Sa formation : seules trois
écoles, à Lille (École nationale
supérieure d’architecture et de
paysage), Versailles et Marseille
(École nationale supérieure du
paysage) et Bordeaux
(École nationale supérieure
d’architecture et de paysage)
préparent, en quatre ans après un
bac + 2, au diplôme de
À lire > Environnement, ces métiers qui
préparent l’avenir, éditions l’Etudiant.
À voir > Les métiers d’éco-éducateur et
de responsable d’exploitation, en vidéo
sur letudiant.fr.
Sur le Net > www.reseau-tee.net, le site des
réseaux TEE (territoires, environnement, emplois), propose
des offres d’emploi, des forums, des fiches métiers…
> www.ifen.fr : le site du ministère de l’Écologie rassemble des
dossiers très complets sur les problématiques
environnementales actuelles > www.ecometiers.com met
à disposition des internautes 81 fiches consacrées aux
métiers de l’environnement > www.afite.org : le site de
l’AFITE (Association française des ingénieurs et techniciens
de l’environnement) dispose de nombreuses adresses
utiles, d’informations et d’une base de données sur
les formations à l’environnement.
Plus d’infos
Mettez
du vert
dans vos
études !
ENVIRONNEMENT
CES
MÉTIERS
QUI
PRÉPARENT
L’AVENIR
N
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L
L
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N
87
paysagiste DPLG (diplômé par le
gouvernement). D’autres formations
diplômantes existent, mais ne
permettent pas d’obtenir ce titre.
Responsable de
station d’épuration
Bac + 2 à bac + 5
À partir de 2 000 €
■ Bac conseillé : S, STI
ou STL
Son cadre de travail n’est pas
vraiment vert. Ni tout rose ! Pourtant,
la station d’épuration est un endroit
clé dans la grande chaîne du
traitement des eaux usées. À l’instar
d’un véritable chef d’entreprise, le
responsable de station d’épuration
coordonne et supervise les
différentes phases de traitement des
eaux usées, de leur arrivée jusqu’à
leur rejet dans la nature. Vérification
des équipements et systèmes de
contrôle, prélèvements aux divers
stades de traitement, management
des équipes… Il doit constamment
veiller au respect des
réglementations et des normes en
vigueur, draconiennes dans ce
secteur. Le rejet dans la nature
d’eaux de qualité médiocre aurait
des conséquences dramatiques !
Il peut travailler pour une
collectivité locale (il est agent de la
fonction publique) ou pour une
société privée.
Ses compétences : superviser,
organiser, diriger.
Sa formation : un diplôme
d’ingénieur ou un master apportant
de bonnes connaissances en
biologie, hydraulique et informatique.
Les petites stations peuvent
employer des techniciens (BTS
métiers de l’eau par exemple).
Responsable
environnement
Bac + 2 à bac + 5
À partir de 2 300 €
■ Bac conseillé : S, STI
ou STL
Grâce à lui, l’écologie rentre dans
l’entreprise. Le responsable
environnement aide son employeur à
minimiser l’impact des activités
industrielles sur la nature. Pour cela, il
réalise des études, sensibilise le
personnel aux économies d’énergie
par exemple, propose des
modifications dans la production… Si
parfois, ce professionnel est vu par
certains comme une « caution verte »
au sein de l’entreprise, il permet en
réalité à celle-ci de s’adapter à une
nouvelle donne : désormais, les
sociétés doivent limiter leurs
émissions en CO2, réduire leur
volume de déchets… Ce métier exige
donc une grande expertise technique,
mais aussi de solides aptitudes à
communiquer pour convaincre
dirigeants et salariés du bien-fondé
des mesures à mettre en œuvre.
Ses compétences : organiser,
coordonner, sensibiliser.
Sa formation : technicien ou
ingénieur, le responsable
environnement a souvent une
formation en rapport avec le secteur
d’activité dans lequel il travaille
(mécanique, chimie, BTP…) et
plusieurs années d’expérience
professionnelle.
Technicien
en traitement
des déchets
Bac + 2
À partir de 1 600 €
■ Bac conseillé : S, STI
ou STL
Avant d’être recyclées, les ordures
qui remplissent nos poubelles sont
minutieusement analysées. C’est le
job du technicien de traitement des
déchets. Il effectue des prélèvements
et analyse des échantillons de
déchets pour organiser leur tri et
déterminer vers quel site (de tri, de
recyclage, de stockage) ils doivent
être orientés. Ce professionnel
exerce le plus souvent au sein d’une
entreprise privée, sous contrat avec
les collectivités territoriales.
Ses compétences : prélever,
analyser, vérifier.
Sa formation : un BTS ou un
DUT en chimie ou biochimie. Le BTS
hygiène, propreté, environnement
convient également.
Technicien
supérieur forestier
Bac
À partir de 2 000 €
■ Bac conseillé : S
Le technicien forestier français
travaille le plus souvent pour le
service public au sein de l’ONF
(Office national des forêts).
« Gardien » d’une parcelle de mille à
six mille hectares, cet expert est
responsable du bon développement
de la végétation. Aidé par une équipe
d’agents techniques, il marque,
élague, abat les arbres et choisit les
traitements à appliquer sur les
végétaux malades. Les
connaissances en botanique sont
indispensables ! Il passe aussi du
temps à son bureau, où il tient à jour
un cahier des charges, dans lequel il
comptabilise les arbres et note les
évolutions de la forêt. Certains
techniciens forestiers s’occupent de
forêts privées, via des organismes de
gestion forestière, voire des sociétés
d’exploitation forestière.
Ses compétences : protéger,
gérer, informer.
Sa formation : le concours très
sélectif de l’ONF (25 postes
proposés en 2008) est ouvert aux
titulaires d’un bac (S de préférence).
Plusieurs formations agricoles
tournées vers les arbres et la forêt
(BTSA gestion forestière entre autres)
permettent aussi de décrocher un
poste dans le privé.
De nombreux métiers en
contact avec la nature
sont présents en
agriculture (agriculteur,
jardinier…). L’engouement
du public pour les sites et
loisirs verts a par ailleurs
fait émerger des besoins,
certes limités, d’accueil,
d’animation et d’information
(voir les secteurs Sport et
Tourisme).
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T émoi gnage
Sonmétier Héloïse Boyer a la lourde tâche de sen-
sibiliser son employeur, TNT Express France, une société de
transport express qui livre chaque jour quelque 35 000 plis aux
quatre coins de la France par la route ou par les airs, aux problé-
matiques de développement durable. De la consommation de
carburant au tri des déchets, Héloïse intervient sur tout ce qui
touche aux questions d’environnement : « Si l’entreprise m’em-
ploie et dépense de l’argent dans ce secteur, c’est qu’elle y trouve
son intérêt : les normes environnementales sont de plus en plus
sévères, le prix du carburant augmente… J’aide l’entreprise à
s’adapter à ces nouvelles donnes. » Par des opérations de sensi-
bilisation et de formation, cette diplômée d’HEC intervient auprès
des 4 500 employés de l’entreprise, des chauffeurs-livreurs aux
directeurs de service : « Dans mon métier, je dois arriver à faire
prendre conscience à mes interlocuteurs que chaque petit geste
individuel participe à un changement plus global. »
Ses conseils « Une formation dédiée au
développement durable n’est pas indispensable. Mais il faut
beaucoup se documenter pour bien connaître les problématiques
sociales et environnementales actuelles. Je conseille aussi d’ef-
fectuer des stages dans des équipes de développement durable.
C’est ce qui m’a mis le pied à l’étrier. »
“J’aide l’entreprise
à s’adapter à de
nouvelles donnes.”
Héloïse Boyer, 30 ans, chargée
de développement durable
Environnement

Le secteur
La fin de l’âge d’or
En France, un actif sur cinq est
employé dans l’une des trois
fonctions publiques. Les agents
de la fonction publique d’État
travaillent dans les ministères,
les préfectures, l’enseigne -
ment, etc. Ceux de la fonction
publique territoriale exercent
dans les communes, les dépar-
tements, les régions… Quant
aux agents hospitaliers, ils sont
surtout présents dans les cen-
tres hospitaliers publics.
Si les postes dans la fonction
publique riment jusqu’à pré-
sent avec sécurité de l’emploi,
leur nombre tend à diminuer
ces dernières années. Le gou-
vernement a annoncé le non-
remplacement d’un départ en
retraite sur deux. En 2009, plus
de 30 000 postes devraient ainsi
être supprimés. Par ailleurs, le
secteur devrait connaître de
profondes mutations dans les
prochaines années, avec,
notamment, une mobilité
accrue des agents et une diver-
sification du recrutement.

Les métiers
Une grande diversité
Gardien de la paix, contrôleur
des impôts, cuisinier, médecin,
enseignant… Dans la fonction
publique, il y en a pour tous
les goûts et tous les niveaux
d’études. Certains métiers
existent également dans le
privé (ingénieur, jardinier, ani-
mateur, etc.). D’autres sont
spécifiques au secteur public
(inspecteur de police, sapeur-
pompier, etc.). Bien que la ten-
dance soit à la réduction des
effectifs (surtout dans la fonc-
tion publique d’État), certaines
professions continuent de
recruter. C’est le cas dans les
domaines de la santé, de la
sécurité et de la justice.
La fonction publique territo-
riale, qui aura recruté plus
de 34 000 agents en 2009,
affiche des besoins dans les
secteurs techniques (entretien
des voiries, gestion des
déchets) et des affaires sociales
(aide à domicile, assistant
d’éducation).

Les formations
Les concours :
un passage obligé
Pour travailler dans la fonction
publique (d’État comme territo-
riale), il vous faudra passer un
concours. Les concours de
catégorie C s’adressent aux
titulaires d’un CAP, d’un BEP et
aux personnes ayant le niveau
de la classe de troisième. La
catégorie B est destinée aux
bacheliers et la catégorie A, aux
titulaires d’une licence. Mais
la plupart des candidats ont
un niveau d’études supérieur
au niveau requis.
Certaines épreuves, réputées
difficiles (culture générale,
droit public) nécessitent une
préparation poussée. Les IPAG
(instituts de préparation à
l’administration générale) et
les CPAG (centres de prépara-
tion à l’administration géné-
rale) préparent aux concours de
catégorie A, parfois de catégo-
rie B. Vous pouvez aussi vous
préparer avec le CNED (Centre
national d’enseignement à dis-
tance), comme le font chaque
année quelque 30 000 candi-
dats (sur les 700 000 inscrits aux
concours). ● ©

P
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B
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La France compte cinq millions de fonctionnaires, dont la moitié exercent dans
la fonction publique d’État. En dépit des nombreux départs en retraite, le nombre de
recrutements continue de baisser.
Fonction publique
88
Pour plus d’infos sur les formations dans la fonction publique, voir notre site
www.letudiant.fr, rubrique Guide des études, puis Les études par spécialité.
Dans la fonction
publique, les
emplois sont
répartis en trois
catégories
hiérarchiques.
La catégorie A
(30 % des
effectifs)
correspond aux
fonctions de
conception et de
direction.
La catégorie B
(20 %), à des
fonctions
d’application. Les
agents peuvent
encadrer des
équipes. Enfin, la
catégorie C (50 %)
regroupe les
ouvriers et
employés chargés
des fonctions
d’exécution.
zoom
MAIRIE DE PARIS. Le niveau d’études des candidats aux concours de la fonction publique n’a
jamais été aussi élevé. Certains ont un niveau supérieur de trois ans au minimum requis.
Administrateur
Bac + 3 + 18 ou 27 moi s
( 1)
À partir de 2 000 €
■ Bac conseillé : L, ES ou S
C’est le plus haut grade de la fonction
publique. Le nec plus ultra, celui qui
conduit à des postes de direction et de
décision. Les administrateurs
territoriaux travaillent auprès d’une
municipalité, d’un établissement public,
d’un conseil général, d’un office
HLM… Les administrateurs issus de
l’ENA (École nationale d’administration)
exercent au sein des ministères, au
Conseil d’État, à la Cour des comptes,
dans les préfectures, les
ambassades, etc. Au niveau local ou
national, tous conçoivent et mettent en
œuvre les politiques publiques
décidées dans les hautes sphères.
Ils gèrent le budget, le personnel, et
assurent un rôle de représentation.
Ses compétences : analyser,
décider, diriger.
Sa formation : après une licence
ou un diplôme d’IEP (institut d’études
politiques), le concours d’administrateur
territorial comme celui de l’ENA, est
redoutablement sélectif. Ensuite, la
formation est de dix-huit mois pour les
administrateurs territoriaux et de vingt-
sept mois pour leurs collègues.
Assistant ingénieur
Bac + 2
À partir de 1 500 €
■ Bac conseillé : toute série
Dans les universités, les grandes
écoles ou encore les établissements
publics de recherche (CNRS,
INSERM, etc.), il travaille dans l’ombre
des enseignants-chercheurs. Il
participe aux travaux de recherche en
préparant et contrôlant toutes les
expérimentations. Il est le garant du
bon déroulement des opérations
techniques. Gestion du matériel, des
locaux, l’assistant ingénieur est
polyvalent et débrouillard ! Il peut
également se voir confier des tâches
administratives ou d’encadrement de
personnel, dans les grandes écoles,
les rectorats, etc.
Ses compétences : préparer,
contrôler, gérer.
Sa formation : pour passer le
concours (catégorie A), il faut
posséder un diplôme de niveau
bac + 2, de préférence en rapport
avec la spécialité envisagée (l’une des
huit « branches d’activités
professionnelles »).
Attaché de la
fonction publique
Bac + 3 + 1 an
( 1)
À partir de 1 700 €
■ Bac conseillé : S, ES ou L
Les attachés administratifs, issus des
IRA (instituts régionaux
d’administration), travaillent au sein
des ministères ou des services
déconcentrés de l’État (établissements
scolaires, préfectures, etc.). Ils sont
responsables d’un service, doivent
donc gérer un budget, encadrer du
personnel sous les ordres de
l’administrateur et faire appliquer les
textes législatifs et réglementaires…
Les attachés territoriaux, quant à eux,
exercent dans les services financiers,
culturels, sociaux ou administratifs des
mairies, conseils généraux, etc.
Ils mettent en pratique les décisions
politiques voulues par les élus locaux
(maire, conseiller général).
Ses compétences : organiser,
gérer, décider.
Sa formation : à chaque attaché
son concours de catégorie A, donc
ouvert aux titulaires d’une licence (la
plupart des futurs attachés
administratifs sont néanmoins
diplômés d’un IEP). Le concours de
recrutement des attachés administratifs
permet d’intégrer l’un des cinq IRA de
Bastia (20), Lille (59), Lyon (69),
Metz (57) et Nantes (44) pour une
formation d’un an. Les attachés
territoriaux doivent, eux aussi, posséder
au minimum une licence pour passer
le concours de recrutement. Une fois
admis, il ne leur reste plus qu’à
trouver un poste pour effectuer leur
stage, qui dure un an également.
Contrôleur
des douanes
Bac + 1 an
( 1)
À partir de 1 800 €
■ Bac conseillé : toute série
Dans les aéroports, aux frontières,
dans les ports… le douanier,
représentant de l’État, appartient à
l’administration fiscale. S’il est
rattaché à la branche « contrôle des
opérations commerciales et
d’administration générale », il vérifie
que toutes les taxes douanières ont
bien été réglées. Pour cela, il peut
mener des enquêtes auprès des
entreprises. S’il est dans la branche
« surveillance », il travaille en uniforme
et porte une arme. Sur le terrain, il
débusque les contrefaçons, les
contrebandes…
Ses compétences : contrôler,
vérifier, enquêter.
Sa formation : les épreuves du
concours de catégorie B (ouvert aux
bacheliers) diffèrent selon la
spécialité : contrôle ou surveillance.
La formation théorique, qui dure six
mois, se déroule pour la première
spécialité à Rouen (76) et pour la
seconde à La Rochelle (17).
Directeur d’hôpital
Bac + 3 + 27 moi s
( 1)
À partir de 2 300 €
■ Bac conseillé : S ou ES
Le directeur d’hôpital travaille dans les
établissements publics de santé de
plus de 250 lits. Il peut occuper deux
fonctions distinctes : chef
d’établissement ou directeur adjoint
d’hôpital. Le premier est le
représentant légal de l’hôpital. Il
organise la vie de l’établissement en
tenant compte de l’avis du conseil
d’administration (composé entre autres
de médecins) et de l’Agence régionale
de l’hospitalisation. Le directeur adjoint
a, quant à lui, un rôle plus
« fonctionnel » : il gère les ressources
humaines, les affaires financières, la
communication, les travaux…
Ses compétences : administrer,
organiser, gérer.
Sa formation : le concours de
recrutement (catégorie A) est
théoriquement accessible avec un
bac + 3 (économie, finances
publiques, etc.). La formation, basée
sur l’alternance, dure ensuite 27 mois
au sein de l’EHESP (École des
hautes études en santé publique), à
Rennes (35).
Inspecteur
des impôts
Bac + 3 + 18 moi s
( 1)
À partir de 2 100 €
■ Bac conseillé : ES ou S
L’inspecteur des impôts est
responsable des fameux contrôles
fiscaux, tant redoutés des
contribuables ! Imperturbable, il
épluche et interprète les pièces
comptables des particuliers ou des
entreprises, vérifie les calculs…
Au cours de sa carrière, ce technicien
des chiffres peut exercer dans
différents services : auprès des
entreprises ou des particuliers, mais
aussi à l’inspection immobilière, au
cadastre ou encore au service de
recouvrement. Toutes ces fonctions
nécessitent des compétences en
matière juridique, fiscale et comptable.
89
Fonction publique
Les fonctionnaires
exercent dans de
nombreux secteurs :
aéronautique (contrôleur
aérien), agriculture
(enseignant, chercheur…),
culture et patrimoine
(conservateur…), droit
(juge), enseignement
(professeur…),
environnement (agent
technique des parcs
nationaux…), médical
(médecin scolaire…),
paramédical (infirmier
hospitalier…), etc.
D

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À lire > Le Guide des concours de la fonction publique,
Bien se préparer aux épreuves des concours administratifs,
éditions l’Etudiant.
Sur le Net > Pour des infos sur les métiers et les concours :
www.fonction-publique.gouv.fr, le site ministériel est
incontournable > www.cnfpt.fr : le site du CNFPT (Centre
national de la fonction publique territoriale)
> www.ensemblefonctionpublique.org
> http://vosdroits.service-public.fr.
Plus d’infos
à l’organisation des recrutements.
Dans le domaine financier, il peut être
assistant budgétaire ou responsable
des achats. Dans un service
communication, il travaille comme
chargé de communication…
Le concours comprend deux
spécialités : administration générale et
secteur sanitaire et social.
Ses compétences : assister,
encadrer, organiser.
Sa formation : les épreuves du
concours (catégorie B, accessible aux
bacheliers) diffèrent selon la spécialité
choisie.
Secrétaire
des affaires
étrangères
Bac + 3 + 4 moi s
À partir de 1 600 €
■ Bac conseillé : L, ES ou S
Ce diplomate intervient à l’étranger,
dans les ambassades ou les
consulats français. Son job : faire
remonter vers les autorités françaises
des informations sur son pays de
résidence. Grâce à lui, le
gouvernement peut connaître
précisément les situations politiques,
économiques ou culturelles d’un État.
Le secrétaire des affaires étrangères
« enquête » donc auprès des acteurs
locaux, de ses collègues diplomates et
lit attentivement la presse du pays.
Une fois les informations recueillies, il
rédige des rapports qui serviront de
base de travail à ses supérieurs. Cette
fonction très stratégique exige une
grande curiosité pour les questions
politiques et économiques.
Ses compétences : observer,
analyser, communiquer.
Sa formation : le concours
(catégorie A) est accessible avec une
licence, mais les candidats possèdent
pour la plupart un diplôme d’IEP et/ou
ont suivi un cursus international.
Le concours comprend deux options :
cadre d’Orient (pour les pays d’Europe
orientale, d’Extrême-Orient et du
Moyen-Orient) et cadre général pour les
autres pays. Seules 15 places étaient
proposées pour 2009. La toute nouvelle
École diplomatique et consulaire, qui
ouvrira en 2010, formera les lauréats
du concours en quatre mois.
(1) Période de formation
Fonction publique
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T émoi gnage
Son métier Il tient entre ses mains le portefeuille
de toute une municipalité. Louis-Antoine Souchet est directeur
des finances à la mairie de Lyon. Sous ses ordres, 30 personnes
gèrent la comptabilité, les dettes, la fiscalité et le budget de la
collectivité locale. « Je suis là pour faciliter les projets, débloquer
les situations délicates. » Le service des sports a besoin d’une
avance pour organiser une manifestation ? Il étudie les comptes,
redistribue les fonds en piochant par exemple dans les réserves
d’un autre service. « Mon statut d’administrateur me confère un
large pouvoir au sein de la collectivité, mais quoi qu’il arrive, les
décisions émanent de la direction générale ou des élus. Je donne
mon avis, conseille la direction sur l’état des finances et la faisa-
bilité de certains projets… Le métier est en réalité très concret et
mes rapports avec les autres services de la ville sont réguliers. »
C’est pour cela qu’après des études de droit et un passage à l’IEP
(Institut d’études politiques) de Paris, Louis-Antoine Souchet a
tenté le concours d’administrateur territorial.
Ses conseils « Le statut cadre d’adminis-
trateur est un poste de décision. Pas besoin d’être spécialiste
dans un domaine, mieux vaut être un excellent manager. Ainsi,
une formation générale est recommandée car elle permet d’ac-
quérir toute la culture générale nécessaire au métier. C’est
pourquoi le passage en IEP est très intéressant. »
“Je suis là pour faciliter
les projets.”
Louis-Antoine Souchet,
32 ans, administrateur
dans la territoriale
Ses compétences : vérifier,
contrôler, encadrer.
Sa formation : ouvert au niveau
licence, le concours (catégorie A) est
tenté par des candidats souvent
surdiplômés (diplôme d’IEP, troisième
cycle…). La formation se déroule,
selon la spécialité, à l’École nationale
des impôts à Noisy-le-Grand (93) ou
Clermont-Ferrand (63), ou à l’École
nationale du cadastre de Toulouse (31).
Inspecteur
du travail
Bac + 3 + 18 moi s
( 1)
À partir de 1 800 €
■ Bac conseillé : ES, S ou L
L’inspecteur du travail a un rôle
essentiel d’utilité publique : il veille au
respect du droit du travail. Allié des
salariés, il vérifie le fonctionnement de
l’entreprise, de l’hygiène à la durée de
travail, en passant par l’organisation du
comité d’entreprise à la sécurité des
locaux. Son statut lui donne le droit de
consulter tous les registres du
personnel. Il dialogue aussi avec les
employés et avec la direction. Si une
infraction est constatée, il peut infliger
des amendes, allant jusqu’à la
fermeture administrative de
l’entreprise. Mais ce représentant de
l’État n’est pas qu’un « père
fouettard ». Il conseille employeurs et
employés sur leurs droits et leurs
obligations respectives.
Ses compétences : contrôler,
enquêter, conseiller.
Sa formation : le concours
(catégorie A) est accessible à partir de
la licence et débouche sur dix-huit
mois de formation à l’Institut national
du travail, de l’emploi et de la
formation professionnelle, à Lyon (69).
Rédacteur territorial
Bac
À partir de 1 300 €
■ Bac conseillé : toute série
Le statut de « rédacteur territorial »
regroupe une grande diversité de
professions. Pour résumer, disons qu’il
assure des fonctions d’assistant dans
les mairies, les centres sociaux, les
conseils régionaux. Il est souvent le lien
entre l’administratif et le technique.
Dans un service de ressources
humaines, il gère les paies et participe

Le secteur
Luxe et restauration
en chaîne :
le grand boom
Première destination touris-
tique au monde, la France pos-
sède un réseau hôtelier dense,
mais concentré : les dix plus
grosses entreprises réalisent à
elles seules deux tiers du chiffre
d’affaires global du secteur. Les
hôtels haut de gamme tout
comme les chaînes hôtelières
affichent les meilleurs résultats.
Les établissements de luxe se
sont même engagés dans une
course à la rénovation. Dans le
domaine de la restauration, les
restaurants traditionnels (60 %
des établissements de l’Hexa-
gone) connaissent une baisse
de leur fréquentation, au profit
de la restauration rapide et des
chaînes commerciales (Bistrot
romain, Hippopotamus, etc.).

Les métiers
Les candidats peu
qualifiés manquent
à l’appel
En dix ans, le nombre d’em-
ployés en hôtellerie-restaura-
tion a augmenté de 30 %. Les
métiers du service (en salle)
représentent un tiers des
emplois, tout comme la pro-
duction culinaire (en cuisine).
Chaque année, les recruteurs
recherchent 60 000 nouveaux
professionnels pour remplacer
les départs ou faire face à leur
croissance d’activité. Les postes
les moins qualifiés sont les plus
concernés (réceptionnistes,
commis de cuisine, femmes de
chambre). Mais les fonctions
d’exploitation (directeur d’hô-
tel, gérant de restaurant), d’ad-
ministration ou de gestion
recrutent également. En plus
des spécialistes du tourisme, les
employeurs recherchent des
diplômés d’école de commerce,
notamment pour la gestion des
ressources humaines.

Les formations
La pratique
avant tout
Pour travailler dans ce secteur,
pas besoin d’être bardé de
diplômes : un CAP (certificat
d’aptitude professionnelle), un
BEP (brevet d’études profession-
nelles) ou un bac professionnel
ou technologique sont des
sésames très honorables. Mais le
grand classique de la filière reste
le BTS (brevet de technicien
supérieur) hôtellerie-restaura-
tion, qui offre deux options :
mercatique et gestion hôtelière
ou art culinaire, art de la table et
du service. Côté université, il
existe une quinzaine d’IUP (ins-
tituts universitaires profession-
nalisés) spécialisés, des licences
professionnelles et quelques
masters pro. Une cinquantaine
d’écoles disposent également
d’une offre très diversifiée :
management hôtelier, certificat
de concierge… Enfin, parmi les
formations de haut vol, citons le
MBA (Master of Business Admi-
nistration) en management
hôtelier international de l’IMHI
(Institut de management hôte-
lier international) à Cergy-Pon-
toise, qui dépend de l’ESSEC
(École supérieure des sciences
économiques et commerciales)
et les écoles hôtelières fran-
çaises, comme l’École de Savi-
gnac (24), et suisses (École hôte-
lière de Lausanne, de Genève,
Les Roches, École hôtellière de
Glion…) très réputées… mais
très chères ! ● ©

L
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p
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Avec plus de 800000 emplois, ce secteur est le quatrième employeur privé de
France. Malgré des conditions de travail en nette amélioration, les recruteurs
peinent toujours à combler leurs besoins en personnel.
Hôtellerie, restauration
Depuis le
1
er
juillet 2009, les
restaurateurs
bénéficient d’une
baisse de la TVA,
passée de 19,6 %
à 5,5 %. Elle était
attendue par la
profession depuis
des années et
devrait profiter en
premier lieu aux
employés : les
syndicats du
métier se sont
engagés à
améliorer les
salaires et les
conditions de
travail. Un
argument efficace
pour attirer plus
facilement les
jeunes diplômés.
zoom
DANS LES CUISINES DU BRISTOL, À PARIS. En dix ans, le nombre d’employés en hôtellerie-
restauration a augmenté de 30 %. Les métiers en cuisine représentent un tiers des emplois.
91
Pour plus d’infos sur les formations dans le secteur hôtellerie-restauration, voir notre
site www.letudiant.fr, rubrique Guide des études, puis Les études par spécialité.
Chef de cuisine
CAP à bac + 2
À partir de 1 300 €
■ Bac conseillé : bac
techno hôtellerie
Dans la chaleur et le bruit des
cuisines, sa brigade l’appelle « chef ».
Derrière les fourneaux, c’est lui qui
imagine et réalise tous les plats
proposés aux clients. Grâce à ses
goûts, son imagination, son talent.
Véritable chef d’orchestre, il choisit les
produits, veille à leur bonne qualité et
encadre l’équipe qui s’affaire
quotidiennement derrière les
casseroles. Il est l’unique garant de la
réputation de son établissement. Une
pincée de créativité et une bonne
dose de résistance physique sont des
ingrédients essentiels à sa réussite,
qu’il travaille pour un restaurant étoilé
ou un bistrot de quartier.
Ses compétences : cuisiner,
créer, gérer.
Sa formation : CAP cuisine, BTS
hôtellerie-restauration, école
hôtelière, etc.
Concierge
Bac à bac + 2
À partir de 1 500 €
( 1)
■ Bac conseillé : ES, STT
ou bac techno hôtellerie
Seuls les hôtels haut de gamme
recrutent ce professionnel qui est
reconnaissable aux clés d’or brodées
sur son veston. Installé à l’accueil ou
dans le hall d’entrée de
l’établissement, il répond aux
demandes – parfois extravagantes –
de la clientèle, à toute heure du jour
ou de la nuit. Réserver des places de
concert, conseiller un endroit où faire
des achats, dénicher un coiffeur
disponible sur-le-champ…
Son carnet d’adresses est une mine
d’or ! Débrouillard, il maîtrise au
moins deux langues étrangères
et possède une bonne culture
générale. Surtout, il sait faire preuve
de tact et de discrétion en toutes
circonstances.
Ses compétences : accueillir,
renseigner, conseiller.
Sa formation : après un bac ou
une expérience professionnelle, une
formation de un an est dispensée à
Paris par l’ICI (Institut de conciergerie
international). Le bac technologique
hôtellerie comme le BTS responsable
de l’hébergement peuvent faciliter un
début de carrière.
Directeur d’hôtel
Bac + 2 à bac + 5
À partir de 1 800 €
■ Bac conseillé : ES, STT
ou bac techno hôtellerie
Au sein d’un hôtel étoilé ou dans
l’univers luxueux d’un palace, il
supervise et coordonne l’activité des
différents services : hall, restaurant,
étages… Bon manager et excellent
gestionnaire, c’est lui qui prend les
décisions stratégiques en termes de
budget, de recrutement, de marketing,
de rénovation (choix des décors, des
peintures…). Son objectif est double :
que son établissement prospère et
que la clientèle soit satisfaite. Une
combinaison pas toujours aisée…
Ses compétences : gérer,
administrer, coordonner.
Sa formation : il n’existe pas de
parcours type. Il peut s’agir d’un BTS
hôtellerie-restauration, d’une
formation en gestion (une école de
commerce ou un master), d’une école
en management hôtelier.
Gérant
de restauration
collective
Bac + 2 à bac + 5
À partir de 1 500 €
■ Bac conseillé : ES, STT
ou bac techno hôtelier
Dans un restaurant d’entreprise, une
cantine scolaire ou encore un hôpital,
le gérant de restauration collective
organise la vie des cuisines. Ici sont
préparés chaque jour des centaines de
repas. Le gérant doit donc organiser
avec rigueur les stocks et l’achat de
denrées, tout en veillant au respect
des règles d’hygiène, drastiques dans
ce secteur. Gestionnaire, mais aussi
cuisinier, ce professionnel élabore lui-
même les menus et supervise le
travail du personnel (cuisiniers, agents
de service). Une fois le service terminé,
il met à jour sa comptabilité et effectue
différentes tâches administratives.
Ses compétences : administrer,
créer des menus, superviser.
Sa formation : le BTS hôtellerie-
restauration permet de débuter à un
poste d’assistant. Les très grandes
entreprises de restauration collective
recrutent également des diplômés
d’école de commerce.
Maître d’hôtel
CAP à bac
À partir de 1 700 €
( 1)
■ Bac conseillé : bac
techno hôtellerie
Auprès de la clientèle, il est le garant
de l’image de l’établissement. Dans
un restaurant (et non dans un hôtel
comme on pourrait le croire), le maître
d’hôtel organise et surveille tout le
service en salle. Quand un client arrive,
il l’accueille et le conduit à sa table.
Ensuite, il lui présente les menus, le
conseille et prend sa commande. Les
chefs de rang et les commis prennent
alors le relais pour le service. Au cours
du repas, le maître d’hôtel s’assure
que les clients n’ont besoin de rien. Il
doit être prévenant, mais aussi discret
et effacé. La psychologie et la
délicatesse sont sans conteste ses
deux grandes qualités !
Ses compétences : servir,
conseiller, organiser.
Sa formation : bac professionnel
restauration, bac technologique
hôtellerie, mais aussi CAP services
hôteliers ou BEP métiers de la
restauration et de l’hôtellerie. Ce poste
n’est accessible qu’après une
expérience comme chef de rang.
Sommelier
CAP/BEP
À partir de 1 500 €
Un bordeaux ? Un sancerre ? Au
restaurant, il n’est pas toujours facile
de choisir une bonne bouteille.
Heureusement, le sommelier est là.
Dans les établissements cotés, il
conseille les clients sur le choix d’un
vin en fonction de leurs goûts et des
plats. Il s’adresse donc autant à des
fins connaisseurs qu’à des néophytes,
à qui le vocabulaire « robe »,
« corps », « jambe » ne dit pas grand-
chose… Du moins pour un vin ! Mais
le sommelier n’est pas toujours en
salle : il parcourt aussi les vignobles
pour trouver de bonnes bouteilles.
Ses compétences :
sélectionner, acheter, conseiller.
Sa formation : la MC (mention
complémentaire) sommellerie, qui se
prépare en un an après un CAP ou un
BEP, ou le BP sommelier.
Yield manager
Bac + 2 à bac + 5
À partir de 2 000 €
■ Bac conseillé : ES, S
ou STG
C’est LE métier hôtelier du moment.
Toutes les chaînes d’hôtel et les
grands établissements ont leur yield
manager. Ce pro du chiffre jongle
avec les réservations et le prix des
chambres pour améliorer la rentabilité
de l’hôtel. Il peut ainsi préférer louer
cinq chambres à tarif plein que dix à
tarif réduit. Pour s’orienter, il regarde
de près la concurrence et suit au jour
le jour les tableaux de réservation.
Bon communicant, il sait se tenir à
l’écoute des besoins des tour-
opérateurs et agences de voyages
susceptibles de lui « acheter » un lot
de chambres à la dernière minute.
Ses compétences : négocier,
anticiper, organiser.
Sa formation : entre autres, une
école de commerce, un master de
gestion hôtelière, un BTS tourisme. Ce
métier nécessite une expérience dans
le secteur : il est donc rarement ouvert
aux jeunes diplômés.
(1) Auxquels s’ajoutent les pourboires.
Hôtellerie, restauration
À lire > Métiers de l’hôtellerie-restauration, la
passion du service, éditions l’Etudiant.
À voir > Le métier de directeur d’hôtel en vidéo
sur letudiant.fr.
Sur le Net > www.metiers-hotel-resto.com : offre
des informations sur les métiers et les formations
de ce secteur > www.desmetiersunavenir.com: propose une
bourse à l’emploi et un panorama des professions.
Plus d’infos
MÉTIERS DE
L’HÔTELLERIE-
RESTAURATION
LA PASSION
DU SERVICE
Le secteur
qui
représente
10% des
offres
d’emploi
N
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92

Le secteur
Peu de salariés
pour des milliers
d’associations
La France compte plusieurs
milliers d’associations humani-
taires et caritatives. Aide aux
SDF, aux migrants, aux malades,
soutien aux victimes de guerre
et de catastrophes naturelles…
Les champs d’action ne man-
quent malheureusement pas. Si
l’activité est en progression
constante, le nombre d’emplois
n’augmente pas pour autant :
faute de moyens, les orga-
nismes préfèrent faire appel aux
bénévoles et aux volontaires.
Ces derniers représentent 80 %
des effectifs du secteur. Même
les grandes ONG (organisations
non gouvernementales) fran-
çaises n’emploient qu’un nom-
bre réduit de salariés : Méde-
cins du monde, par exemple,
compte 24 salariés sur le terrain
contre 430 personnes ayant le
statut de volontaire.

Les métiers
Médecins et
infirmiers en
première ligne
Environ 2 000 volontaires fran-
çais partent chaque année en
mission à l’étranger. Les profils
médicaux (médecins et infir-
miers) sont les plus recherchés.
Viennent ensuite les logisti-
ciens, qui représentent par
exemple un quart des départs
chez Action contre la faim. Les
associations recrutent égale-
ment des experts, ingénieurs
agronomes et hydrauliciens en
particulier, capables d’apporter
une expertise dans les missions
de développement. Enfin, elles
recherchent des généralistes
(école de commerce, IEP) pour
faire de la coordination sur le
terrain, gérer les projets et enca-
drer les équipes. Les actions en
France reposent très largement
sur le bénévolat. Si les salaires
ne sont pas mirobolants, le
recrutement reste rude. Le sec-
teur se professionnalise et l’en-
vie de servir ne suffit plus.

Les formations
Quelques filières
réputées
En quelques années, l’offre de
formation s’est largement étof-
fée. Mais il faut garder en tête
que les recruteurs recherchent
avant tout des personnes aux
compétences opérationnelles.
Une poignée d’écoles sont
cependant bien cotées : l’Insti-
tut Bioforce, à Vénissieux (69),
qui forme des logisticiens et des
administrateurs, l’IFAID (Insti-
tut de formation et d’appui aux
initiatives de développement), à
Bordeaux (33), qui prépare à la
coordination de programme de
développement, l’EICD 3A
(École internationale de com-
merce et de développement), à
Lyon (69), qui propose un cur-
sus pour les futurs responsables
de projet, et l’ISTOM, à Cergy-
Pontoise (95), l’école d’ingé-
nieurs spécialisés dans l’agro-
développement. À l’université,
il existe bon nombre de masters
spécialisés : économie des pays
du Sud, analyse de crise et
action humanitaire, droit
humanitaire… Par ailleurs, les
médecins et le personnel para-
médical peuvent compléter
leur formation par des certifi-
cats en médecine d’urgence. ● ©

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R
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Chaque année, plus de 4000 Français s’engagent dans l’humanitaire. Si le travail
ne manque pas, les perspectives d’emploi stable et rémunéré sont très limitées.
Ce qui n’empêche pas le secteur de se professionnaliser.
Humanitaire
Ni bénévole, ni
salarié, le
volontaire œuvre
pour une ONG le
temps d’une
mission. Ce statut
légal permet de
bénéficier d’une
couverture sociale
et d’une formation
avant le départ
sur le terrain. Les
ONG prennent en
charge les billets
d’avion, le
logement, un
défraiement pour
la nourriture et les
déplacements
– entre 300 et
600 € selon les
pays – et versent
une indemnité
mensuelle de
200 € à 800 €.
zoom
ACTION CONTRE LA FAIM À HAITI. Environ 2 000 volontaires français partent chaque année
en mission à l’étranger. Chez ACF, les logisticiens représentent un quart des départs.
93
Pour plus d’infos sur les formations dans l’humanitaire, voir notre site
www.letudiant.fr, rubrique Guide des études, puis Les études par spécialité.
94
Administrateur
de mission
Bac + 3 à bac + 5
Variable selon statut
■ Bac conseillé : ES,
S ou STG
Sur le terrain, aux côtés des
volontaires, c’est lui qui gère le
portefeuille de l’équipe humanitaire.
Lorsqu’une organisation affecte des
fonds à une mission, l’administrateur
prépare les budgets et répartit l’argent
selon les besoins. Il détermine
comment, et à quel rythme le pécule
sera dépensé. Ce « comptable de
l’urgence » s’occupe également des
contrats de travail des personnels et
supervise l’organisation logistique de
la mission, notamment la gestion du
matériel et des hébergements. Le plus
souvent, il est aidé dans sa tâche par
des assistants locaux qu’il a formés.
Ses compétences : administrer,
organiser, budgétiser.
Sa formation : écoles de
commerce et de gestion généralistes
ou spécialisées, comme Bioforce ou
l’EICD.
Chef de mission
Bac + 2 à bac + 9
Variable selon statut
■ Bac conseillé :
toute série
En mission humanitaire, c’est lui, le
chef ! À la tête d’une équipe
réunissant parfois plusieurs dizaines
de volontaires et de bénévoles, il
organise les opérations comme un
chef d’entreprise. Après avoir analysé
la situation du pays d’intervention
(contexte politique, humanitaire,
social, économique), il propose à son
association un plan d’action, qui le
valide. Ensuite, le chef de mission
coordonne le travail des uns et des
autres, participe à la formation du
personnel et rencontre régulièrement
les autorités locales. Car sur place, il
est le représentant officiel de l’ONG
qui l’emploie.
Ses compétences : organiser,
coordonner, communiquer.
Sa formation : à la base, il est
médecin, ingénieur, logisticien…
Quelques écoles organisent des
formations à la coordination de
mission (Bioforce, IFAID, etc.).
Collecteur
de fonds
Bac + 5
À partir de 2 000 €
■ Bac conseillé : S ou ES
Sans lui, les associations humanitaires
ne pourraient agir. Le collecteur de
fonds, ou « foundraiser », est
perpétuellement à la recherche
d’argent. Son objectif : assurer le
financement des missions sur le
terrain. Ce pro du marketing direct
gère pour cela les fichiers des
donateurs, lance des appels aux dons
et sollicite des fonds publics (État) ou
privés (entreprises). Il peut aussi
organiser des mobilisations
citoyennes. Il travaille directement au
sein d’une ONG ou pour le compte
d’une agence spécialisée.
Ses compétences : convaincre,
négocier, collecter.
Sa formation : il est diplômé
d’une école supérieure de commerce,
d’un IEP ou d’un troisième cycle
universitaire. Ses points forts : le
marketing et la maîtrise de l’anglais.
Développeur local
Bac + 5
Variable selon statut
■ Bac conseillé : S,
ES ou STG
Agriculture, santé, éducation… Les
champs d’action du développeur local
sont variés. Durant une mission, il
intervient auprès des populations
locales pour les aider à se reconstruire.
Si ses collègues interviennent dans
l’urgence, lui, vise le long terme. Le
développeur rural, par exemple,
conseille les habitants pour leur
permettre de relancer leur production
agricole. Le développeur urbain, quant
à lui, mène des actions de
sensibilisation, de conseil ou de
formation en matière de santé,
d’enseignement. Chaque situation est
différente, le développeur doit s’adapter
aux attentes de ses interlocuteurs.
Pas question pour lui d’arriver avec
des idées préconçues en tête :
comprendre la culture et les coutumes
du pays reste la base du métier.
Ses compétences : conseiller,
sensibiliser, aider.
Sa formation : diplôme d’une
école d’ingénieurs, de commerce ou
master à l’université, notamment en
partenariat avec le Gemdev
(Groupement d’intérêt scientifique
pour l’étude de la mondialisation et le
développement).
Logisticien
Bac + 2 à bac + 5
Variable selon statut
■ Bac conseillé : S, ES,
STI ou STG
Qu’il s’agisse d’installer un camp de
réfugiés ou une antenne médicale, ce
bricolo débrouillard organise
l’acheminement sur le terrain du
matériel et des approvisionnements.
Transport des personnes, des
médicaments… Il supervise toute la
logistique pour que ses collègues
puissent intervenir sans se soucier
des « détails » matériels. Selon son
profil, il peut être logisticien
généraliste ou spécialisé (sécurité,
sanitaire, etc.).
Ses compétences : transporter,
livrer, organiser.
Sa formation : un diplôme
d’ingénieur, d’école de commerce
avec une spécialité en logistique,
un BTS transport, le DUT gestion
logistique et transport ou encore
une formation dispensée par Bioforce
ou l’IFAID.
Personnel médical
Bac + 3 à bac + 11
Variable selon statut
■ Bac conseillé : S ou
ST2S
Ils sont toujours les premiers à se
rendre sur le terrain. Médecins
généralistes, infirmiers, aides-
soignants, psychologues…
Les professionnels de santé
constituent le gros des troupes
humanitaires. Ils soignent, aident,
rassurent les populations civiles
confrontées à des situations
d’urgence. L’exercice de leur métier
est souvent périlleux. Outre les soins,
ils dispensent aussi des conseils de
prévention (maladies sexuellement
transmissibles, par exemple) et
forment les personnels locaux.
Ses compétences : soigner,
écouter, aider.
Sa formation : diplôme de
médecin, de sage-femme, d’infirmier
ou autre spécialité paramédicale. Les
médecins peuvent se spécialiser en
médecine tropicale ou médecine
d’urgence.
Responsable
technique
Bac + 2 à bac + 5
Variable selon statut
■ Bac conseillé :
toute série
Dans un bureau au siège d’une ONG,
ce salarié épaule les volontaires partis
en mission. Il leur apporte une aide
technique et règle surtout des
problèmes pratiques : épidémie dans
un camp de réfugiés, perte de
matériel, etc. Le responsable
technique est toujours spécialisé dans
un domaine : médical,
approvisionnement, logistique,
télécommunication, etc. Lorsque la
situation l’exige, il se rend sur place,
pour aider les équipes sur le terrain.
Ses compétences : aider,
soutenir, conseiller.
Sa formation : elle varie selon son
domaine d’exercice. Il peut être
médecin, ingénieur, logisticien, etc.
Humanitaire
À lire > Les Métiers de l’humanitaire et de la
solidarité, éditions l’Etudiant.
À voir > Le métier de responsable de programme
d’urgence en vidéo sur letudiant.fr.
Sur le Net > Le site www.portail-solidarité.org,
créé par Bioforce (organisme de formation),
donne une vision détaillée du secteur.
> www.coordinationsud.org est le portail des ONG françaises de
solidarité internationale qui fournit toutes les infos sur
l’actualité de l’humanitaire.
Plus d’infos
Métiers &
Formations
Les métiers de
Christine Aubrée
Éducateur spécialisé
Animateur social Chef de projet Administrateur
Médecin
Assistant de service social Collecteur de fonds
Développeur local urbain
Enseignant Logisticien sanitaire
Logisticien
Ingénieur
Coordinateur
l’humanitaire
et de la solidarité
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Le secteur
Touché de plein fouet
par la crise
Comme pour le bâtiment,
« quand l’immobilier va, tout
va », pourrait-on dire. La crise
économique mondiale a eu rai-
son d’un secteur réputé floris-
sant et dynamique. Depuis
2008, l’activité des 40 000
agences immobilières du pays a
diminué de 30 %. Les ventes de
logement neuf ont chuté de
50 % et de 30 % dans l’ancien. Si
certains professionnels veulent
croire à un frémissement de
reprise de l’activité, la crise sem-
ble profonde. Selon l’Ifop, 68 %
des Français ont une mauvaise
image des agents immobiliers
(tout comme des banquiers
d’ailleurs !). En 2008, les entre-
prises du secteur ont connu une
baisse d’effectifs de 11 %, dus
aux départs volontaires comme
aux licenciements. Beaucoup
d’agences, qui s’étaient ouvertes
dans l’euphorie des années
2000, mettent aujourd’hui la clé
sous la porte. Les gros réseaux
restent une source importante
d’emplois, à l’image d’Orpi
(1 200 agences) et de Cen-
tury 21 (5 500 collaborateurs).
L’administration de biens
occupe quant à elle 10 000 sala-
riés chargés de gérer plus de
trois millions de logements.

Les métiers
Des cadres très choyés
Il y a quelques années, les
recruteurs formaient « sur le
tas » les nouvelles recrues.
Aujourd’hui, l’heure est à la
professionnalisation. Il ne suf-
fit plus d’être un bon commer-
cial pour faire carrière dans le
secteur. De bonnes connais-
sances juridiques et fiscales,
voire des compétences tech-
niques dans le bâtiment, sont
aussi demandées. De même,
dans le domaine de la promo-
tion et de la gestion immobi-
lière, les commerciaux doivent
être capables de monter des
plans de financement et de
suivre chaque dossier de bout
en bout. Cette évolution des
besoins profite d’abord aux
cadres, de plus en plus nom-
breux. Les bac + 5 issus
d’école de commerce, les troi-
sièmes cycles en finance ou
fiscalité ainsi que les titulaires
de diplômes spécialisés (ICH,
ESPI, etc.) sont aujourd’hui
parmi les profils les plus
recherchés.

Les formations
Bac + 2, le minimum
Le BTS (brevet de technicien
supérieur) professions immobi-
lières est une bonne porte d’en-
trée dans le secteur, de même
que le DUT (diplôme universi-
taire de technologie) carrières
juridiques et le BTS négociation
relation client. Dorénavant, les
recruteurs cherchent des jeunes
ayant de solides connaissances
juridiques. En la matière, des
formations longues, dispensées
en université, type IUP et mas-
ters professionnels spécialisés
en droit, répondent à cette
attente. Enfin, les formations en
écoles spécialisées, dont celles
de l’ESPI (École supérieure des
professions immobilières) à
Paris et des ICH (instituts d’étu -
des économiques et juridiques
appliqués à la construction et à
l’habitation) sont très appré-
ciées des professionnels. ●
Baisse des prix et du nombre de transactions... depuis 2008, le marché de l’immo-
bilier en France a du plomb dans l’aile. Face à cette situation, les employeurs
pourraient revoir leurs prévisions d’embauches à la baisse.
Immobilier
La profession est
strictement
encadrée par les
préfectures : pour
ouvrir une
agence, le
professionnel doit
posséder une
carte d’agent
immobilier. Pour
l’obtenir, certains
diplômes sont
recommandés
(par exemple, un
bac + 3 dans les
domaines
juridique,
commercial ou
économique, ou
un BTS
professions
immobilières).
zoom
PLAGE DE SOTCHI, AU SUD DE LA RUSSIE. Comme le montre le panneau, de nombreux
programmes immobiliers sont prévus dans la ville d’accueil des Jeux olympiques d’hiver 2014.
Pour plus d’infos sur les formations dans l’immobilier, voir notre site www.letudiant.fr,
rubrique Guide des études, puis Les études par spécialité.
Immobilier
96
Administrateur
de biens
De bac + 2 à bac + 5
À partir de 2 200 €
■ Bac conseillé : STG,
ES ou S
Il gère, pour le compte de particuliers
ou d’entreprises, la location de leurs
appartements ou maisons. Il cherche
des locataires, réalise les états des
lieux, rédige les contrats et les
quittances, encaisse les loyers…
Cette profession requiert donc une
grande polyvalence avec des
compétences dans le domaine de la
négociation, de la gestion comptable
et administrative, et même des
relations humaines. L’administrateur
de biens peut aussi intervenir dans la
gestion de locaux commerciaux, de
galerie marchande (gestionnaire de
galerie marchande).
Ses compétences : administrer,
organiser, gérer.
Sa formation : BTS professions
immobilières, licence professionnelle
management et droit des affaires
immobilières, école de commerce,
formation supérieure en droit et
gestion, master management
immobilier, master de l’ESPI, etc.
Agent immobilier
De bac + 2 à bac + 5
À partir de 1 200 €
+ commission
■ Bac conseillé : STG,
ES ou S
À la tête de sa propre agence ou au
sein d’un réseau franchisé, ce
commercial joue le rôle
d’intermédiaire entre vendeur et
acheteur, propriétaire et locataire.
Avant d’afficher un bien en vitrine, il le
visite, l’évalue et négocie les
conditions de vente ou de location.
Grâce à ses compétences techniques
dans le domaine du bâtiment, il est
capable d’évaluer immédiatement le
potentiel d’un logement ou d’un
bâtiment et de trouver les arguments
qui feront mouche auprès des
acheteurs potentiels. Car les
négociations sont souvent un long
processus. À noter que la fonction
d’agent immobilier porte des intitulés
différents selon les enseignes :
conseiller immobilier, conseiller vente,
négociateur, etc. Certains sont
salariés, d’autres sont rémunérés
exclusivement à la commission (entre
5 % et 7 % du montant des
transactions).
Ses compétences : prospecter,
négocier, vendre.
Sa formation : pour intégrer une
agence franchisée, un diplôme
commercial est généralement
suffisant : DUT techniques de
commercialisation, BTS négociation et
relation client, diplôme d’école de
commerce, etc.
Chasseur de
biens immobiliers
De bac + 2 à bac + 5
Très variable
■ Bac conseillé : STG,
ES ou S
Appelé aussi « courtier immobilier », le
chasseur de biens est mandaté par
des particuliers ou des entreprises
pour leur trouver un logement ou des
bureaux. Pour arriver à ses fins, il fait
le tour des agences, des concierges,
des petites annonces. Qu’il soit
installé à son compte avec son propre
portefeuille de clients ou qu’il travaille
pour un réseau d’agences
immobilières ou une société
spécialisée dans la recherche de
biens, il doit parfaitement connaître la
région où il exerce et l’état de son
marché immobilier. Côté
rémunération, le chasseur immobilier
touche en général une commission
proportionnelle au montant de la
transaction réalisée.
Ses compétences : prospecter,
communiquer, négocier.
Sa formation : si les réseaux
sont ouverts à des profils très variés, la
carte professionnelle d’agent
immobilier est indispensable pour se
mettre à son compte (voir agent
immobilier).
Gestionnaire
d’actifs
immobiliers
Bac + 5
À partir de 2 600 €
■ Bac conseillé : S ou ES
Ce financier dans l’âme gère le
placement immobilier (le
« portefeuille ») d’un particulier ou
d’une entreprise. Armé d’un solide
sens des affaires, il s’occupe des
achats et des ventes, mène les
négociations, décide des éventuels
travaux d’amélioration.
Dans un seul but : faire fructifier le
patrimoine de son client.
Il assure également le suivi
administratif et comptable des biens
dont il a la charge : déclarations
fiscales, gestion des relations
avec les syndics et les organismes de
prêts, etc. : la paperasse ne lui fait
pas peur !
Ses compétences : évaluer,
gérer, faire fructifier.
Sa formation : diplôme d’école
de commerce, troisième cycle en
finance, formation spécialisée
type ICH, mastère gestion de
patrimoine de l’ESCP, master gestion
et stratégie de l’investissement
immobilier et de la construction de
Paris 2, etc.
Syndic
de copropriété
De bac + 2 à bac + 5
À partir de 1 600 €
■ Bac conseillé : STG, ES
ou S
Dans un immeuble, il y a les parties
privées (les appartements) et les
parties communes (escaliers, hall,
ascenseur, etc.). Pour veiller à leur
entretien et à leur bon
fonctionnement, les propriétaires font
appel à un syndic de copropriété. Son
rôle est triple : technique (il veille à
l’entretien ou à la réfection des parties
communes, négocie et contrôle les
travaux), juridique (il fait respecter les
règlements, convoque les
assemblées, rédige les comptes
rendus, souscrit les assurances de
l’immeuble) et financier (il assure la
comptabilité et la répartition des
charges, règle les fournisseurs, établit
le budget prévisionnel). À l’aise avec
les chiffres, le syndic de copropriété
doit aussi avoir un excellent contact
avec les propriétaires, qui ont souvent
une image négative de cette
profession. À tort ou à raison…
Ses compétences : gérer,
organiser, contrôler.
Sa formation : pour exercer la
fonction de syndic, il vous faut être
titulaire de la carte professionnelle
délivrée sous condition de diplôme :
BTS professions immobilières avec
quelques années d’expérience, un
diplôme d’ICH, de l’ESPI, un cursus en
droit ou gestion complété par un
master professionnel en
immobilier, etc. Les gros cabinets
recrutent aussi des collaborateurs de
formation supérieure de type bac + 3
en droit et comptabilité ou gestion
immobilière, voire bac + 5.
À lire > Métiers de l’immobilier, le guide
2010-2011, éditions l’Etudiant.
Contact > Le Salon de l’immobilier, qui se
déroule chaque année à Paris, La Rochelle (17),
Lyon (69), etc., est l’occasion de rencontrer
des professionnels et de s’informer sur
les métiers et les formations
(www.salonimmobilierdeparis.fr).
Sur le Net > www.fnaim.fr : la FNAIM (Fédération nationale
de l’immobilier) propose sur son site des fiches métiers
liées au secteur.
Plus d’infos
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MÉTIERS DE
L’IMMOBILIER
LE GUIDE
2010-2011
Choisir la
meilleure
stratégie
d’études
Les métiers de l’immobilier requièrent des
connaissances en droit qui sont aussi
indispensables aux professions juridiques
(avocat, clerc de notaire, notaire…). Les fonctions
d’expertise peuvent également s’exercer dans les
assurances (expert). Enfin, les techniciens et
ingénieurs en génie civil peuvent travailler dans
le BTP comme chargés d’affaires ou conducteurs
de travaux.
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Le secteur
Colosse aux pieds
d’argile
L’industrie française emploie
près de 4 millions de personnes
au sein de ses quelque 170 000
entreprises. Dans le contexte
actuel de crise, délocalisations,
fermetures d’usines et licencie-
ments s’accroissent et concer-
nent les grands groupes comme
les petites entreprises.
Au cours de l’année 2009, de
nombreux plans sociaux ont été
annoncés : Molex, Michelin,
Amora, Continental… Depuis
2000, le secteur a perdu près de
500 000 emplois, dont 20 000
chez les seuls constructeurs et
équipementiers automobiles.
Le textile, la métallurgie et la
chimie organique comptent
aussi parmi les branches les
plus fragilisées.

Les métiers
Appel aux ingénieurs
spécialisés
Les ouvriers pas ou peu qualifiés
sont les premières victimes de la
course à la productivité. En
revanche, la proportion de
cadres ne cesse de progresser,
notamment en chimie et métal-
lurgie. Certaines entreprises,
comme dans l’industrie méca-
nique, qui souffre encore d’une
image négative auprès des
jeunes, ont même des difficultés
à attirer des ingénieurs en pro-
duction. Les branches très inno-
vantes, comme l’aéronautique
ou l’énergie, ont un besoin
important en ingénieurs dans
les études et le développement.
De même, les spécialistes en
mécanique, neutronique, ther-
mohydraulique et électrotech-
nique sont très recherchés, ainsi
que les techniciens formés aux
techniques industrielles. Et si
les grandes entreprises recru-
tent des ingénieurs très spéciali-
sés, les PMI, elle, préfèrent les
profils polyvalents.

Les formations
L’apprentissage
gagne du terrain
L’industrie ouvre ses portes à de
multiples profils scientifiques et
techniques, du CAP (certificat
d’aptitude professionnelle) au
bac + 5. L’apprentissage est une
voie d’entrée classique dans ce
secteur. Il existe de nombreux
CFAI (centres de formation d’ap-
prentis de l’industrie) qui propo-
sent des formations à tous les
niveaux : CAP, bac pro, BTS (bre-
vet de technicien supérieur),
DUT (diplôme universitaire de
technologie), diplôme d’ingé-
nieur, etc. Une cinquantaine de
BTS et DUT sont directement
tournés vers les méthodes
industrielles, de même que de
nombreuses licences profes-
sionnelles. Si vous visez un
niveau bac + 5, le passage par
une école d’ingénieurs est quasi
obligatoire. En la matière, vous
avez le choix entre une école
généraliste, à l’exemple des INSA
(instituts nationaux des sciences
appliquées), une école tournée
vers l’industrie, telle que l’un des
19 ITII (instituts des techniques
d’ingénieur de l’industrie), ou
spécialisée dans un domaine
d’application, comme l’École
supérieure de fonderie et de
forge à Paris-la-Défense (92). ●
L’industrie emploie un salarié français sur six et représente 40 % du PIB du pays.
Mais ce secteur est touché de plein fouet par la crise. Délocalisations et ferme-
tures d’usines se multiplient. Quant aux recrutements, ils sont à la baisse.
Industrie
La recherche
& développement
vous intéresse ?
Regardez du côté
de l’industrie : le
secteur concentre
près de 40 % des
postes en R&D.
Chaque année,
une entreprise
industrielle sur
deux lance un
nouveau produit.
Selon le GFI
(Groupement
des fédérations
industrielles),
l’innovation
technologique est
l’une des clés
d’un retour à la
croissance
durable.
zoom
CENTRALE NUCLÉAIRE DE GRAVELINES (59). Les ingénieurs spécialistes en mécanique,
neutronique, thermohydraulique et électrotechnique sont les plus recherchés.
97
Pour plus d’infos sur les formations dans l’industrie, voir notre site
www.letudiant.fr, rubrique Guide des études, puis Les études par spécialité.
Acheteur industriel
De bac + 3 à bac + 5
À partir de 1 800 €
■ Bac conseillé : S, ES
ou STG
Sa « tchatche » et son sens du
commerce sont ses principales
forces. L’acheteur a un rôle central
dans la vie d’une entreprise
industrielle : c’est lui qui se procure
les matériaux dont sa société a besoin
pour fabriquer ses produits.
Son but : obtenir le meilleur rapport
qualité/prix pour baisser au maximum
les coûts de production tout en
offrant aux clients des produits de
qualité. Dans ce « combat »
commercial, la négociation est le
point central du métier : il faut
arriver à convaincre les fournisseurs,
leur faire baisser les prix, faire
marcher la concurrence. Pas simple !
D’autant que lorsque l’acheteur
conclut un contrat, il engage
financièrement son entreprise. Les
sommes se comptent souvent en
milliers d’euros.
Ses compétences :
sélectionner, négocier, acheter.
Sa formation : le niveau d’études
exigé grimpe au fil des années.
Désormais, un bac + 3 est le
minimum exigé (licence
professionnelle spécialisation
acheteur, Institut supérieur des achats
et des approvisionnements, etc.).
Pour un poste de responsable des
achats, un diplôme d’une école de
commerce ou d’ingénieurs,
avec une spécialisation achat, est
de rigueur.
Automaticien
Bac pro à bac + 2
À partir de 1 600 €
■ Bac conseillé :
S ou STI
Dans la production industrielle, à
certains postes, les machines
automatisées ont peu à peu remplacé
les hommes. Ces robots,
ultra-sophistiqués, sont construits par
l’automaticien. Sous la direction
d’ingénieurs, ce technicien participe à
la conception de tous les
automatismes installés dans l’usine.
Un client veut une nouvelle machine
capable d’emballer ses plats
cuisinés ? Il faut alors concevoir le
système et coder des programmes
informatiques complexes destinés à
commander les fonctions du robot.
Ensuite, l’automaticien se rend en
usine pour effectuer les derniers
réglages sur la machine. En cas de
problème, c’est lui qu’on appelle : il
répare, entretient, améliore les
machines. Dans une grande
entreprise de production, ce
technicien est spécialisé, le plus
souvent au bureau d’études ou en
production, mais il peut aussi
travailler en maintenance ou au
service après-vente.
Ses compétences : concevoir,
fabriquer, réparer.
Sa formation : il est possible de
débuter, en particulier dans la
maintenance, avec un bac pro.
Mais de plus en plus
d’entreprises se tournent vers des
BTS contrôle industriel et régulation
automatique, des BTS maintenance
industrielle ou des DUT
industrialisation des produits
mécaniques.
Conducteur de
ligne de production
Du CAP au bac + 2
À partir de 1 400 €
■ Bac conseillé : bac pro
ou STI
Le plus souvent en poste dans
l’industrie agroalimentaire, sur une
ligne de production, il supervise la
fabrication des plats cuisinés, des
biscuits, des sodas…
Avant de mettre en marche les
machines, il les approvisionne en
matières premières et les
programme en fonction des
consignes de production (quantité,
cadence). Aujourd’hui, les machines
sont automatisées et informatisées.
Une fois la fabrication lancée, il
s’assure que la cadence est
respectée, effectue régulièrement des
contrôles d’hygiène et vérifie la
qualité des produits en bout de
chaîne. Il a sous ses ordres plusieurs
opérateurs de production.
Chacun est chargé d’une seule
étape de fabrication (cuisson, mise
en barquette).
Quand la fabrication est terminée, le
conducteur de ligne ne se repose pas
pour autant : il doit entretenir et
réviser les machines dont il est
responsable.
Ses compétences : surveiller,
superviser, entretenir.
Sa formation : le CAP conduite de
systèmes industriels est le
diplôme minimal requis. D’autres
formations sont les bienvenues, à
l’exemple du bac pro bio-industries de
transformation. Les BTS (industrie et
régulation automatique, par exemple)
permettent une promotion plus
rapide.
Dessinateur
industriel
Bac pro à bac + 2
À partir de 1 500 €
■ Bac conseillé : S ou STI
Il est bien loin le temps où le
dessinateur industriel « dessinait » au
crayon. Aujourd’hui, l’ordinateur et la
CAO (conception assistée par
ordinateur) tiennent évidemment une
place de choix. Ce technicien de
bureau d’études représente et définit
les objets à fabriquer, conçus en
T émoi gnage
Son métier C’est au cours de son premier stage
à l’Institut de génie informatique et industriel de l’École centrale
de Lille, après un bac scientifique, que Christophe Pineau a
découvert son intérêt pour la production industrielle en général, et
l’industrie automobile en particulier. « L’automobile est un produit
noble, pleins de techniques, toujours en évolution, qui me pas-
sionne », note cet ingénieur méthodes. Depuis huit ans dans le
groupe PSA Peugeot-Citroën, il est chargé de piloter les systèmes
de production pour les améliorer. « J’interviens sur une vingtaine
de sites en France comme à l’étranger, notamment en Europe de
l’Est, en Chine et au Brésil, pour développer et faire appliquer de
nouveaux process de production en fonction de critères écono-
miques, de qualité, mais aussi écologiques et sociaux. Par exem-
ple, repenser l’ergonomie d’un poste sur une chaîne de
production permet de gagner en confort pour l’opérateur, ainsi
qu’en qualité de travail et en rentabilité. » Chaque mois, Chris-
tophe est en déplacement pendant trois semaines au cours des-
quelles il rencontre tous les acteurs de la production à travers le
monde, « des ouvriers au directeur du site ». De quoi rendre ce
métier qui « mêle à la fois de la technique, de l’organisation et
beaucoup d’humain, particulièrement enrichissant ».
Ses conseils« Pour les jeunes qui sont plu-
tôt intéressés par un domaine pointu de la technique, je conseille
de passer par une formation spécialisée, du bac + 2 type BTS ou
DUT à une école d’ingénieurs, telle que l’ESTACA [spécialisée
dans les quatre domaines du transport : l’aéronautique, l’auto-
mobile, l’espace et le ferroviaire, NDLR] ou l’École nationale
supérieure du pétrole et des moteurs. Pour ceux qui visent plutôt
un poste d’organisation, à l’exemple de l’ingénieur méthode, une
formation en école d’ingénieurs généraliste est parfaitement
adaptée. Et dans tous les cas, il faut faire confiance aux stages
pour aider à découvrir sa voie. »
“Un métier enrichissant
sur le plan humain comme
sur le plan technique.”
Christophe Pineau, 33 ans,
ingénieur méthodes
Industrie
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C
anapé oufauteuil club, cui-
sine à l’américaine ou cui-
sine traditionnelle, cham-
bre design aux couleurs
acidulées, banque d’accueil
de médiathèque, sièges de cinéma, mobi-
lier urbain. Le meuble est partout. L'amé-
nagement et l'agencement d’intérieur des
lieux de vie, de tous les lieux de vie,
connaissent un engouement sans précé-
dent : habitat, environnement scolaire,
bureaux, magasins, résidences de
vacances, hôtels et restaurants,…Consé-
quence : le secteur a plus que jamais
besoin de recruter de jeunes profession-
nels motivés et qualifiés, créatifs, ouverts
aux innovations et curieux du monde qui
lesentoure.
Cap sur la création et le design
Bureaux d'études, intégrés aux entreprises
de l’ameublement et de l’agencement
d’intérieur, designers, débutants ou
renommés : tous travaillent dans la même
direction, au service des consommateurs.
Une volonté commune : valoriser la créa-
tionfrançaise, anticiper, inventer de nou-
veauxconcepts adaptés auxévolutions des
comportements, des modes de vie et des
technologies. Faire rêver entenant compte
des réalités de la productionet dumarke-
ting, utiliser les matériaux les plus inno-
vants et écologiques, associer le bois au
cuir ou au métal, répondre en terme de
confort et d’usage, associer le beau et
l'utile. Les métiers de la création et du
design ont des profils très variés : respon-
sable recherche et développement, chargé
de bureau d’études, designer, agenceur
d’intérieur,…
Qu'ils soient diplômés d'une école d'ingé-
nieurs, d’une école d’arts appliqués ou
titulaires d'unBTS, tous ces professionnels
sont animés de la même envie, celle de
faire évoluer les meubles et l'agencement
d’intérieur, dans le sens d’un meilleur
confort et d'une meilleure fonctionnalité
avecunmot d'ordre: l'éco-conception.
Produire et séduire dans le respect
de l’environnement
Une fois le concept croqué, les plans d’exé-
cutionréalisés, lemobilier oul’agencement
mobilier part en fabrication. Différentes
étapes sont alors nécessaires, aussi bien
dans le cadre d'une fabricationartisanale,
dans l'agencement d’intérieur, que dans le
contexted'unprocessusindustriel defabri-
cation de meubles. A chacune de ces
phases correspondent des métiers très
attractifs: prototypiste, conducteur deligne
Les métiers de l'Ameublement et
de l'Agencement d’intérieur ont
le vent en poupe ! Et pour cause,
le mobilier est partout. Cette
filière dynamique et créative
recherche des profils qualifiés, filles
et garçons, du CAP au BAC + 5 !
PUBLI-INFO
automatisée, technicien finition ou de
maintenance, conducteur de travaux, res-
ponsable de la logistique,… Autant de
métiers indispensables à la performance
de chaque entreprise qui requièrent des
compétences spécifiques, de l’autonomie
et de la polyvalence. De formationinitiale
CAPàBAC+5, ilsparticipent tousausuccès
de la production de mobiliers innovants,
respectueux de l'environnement, aussi
bien dans la combinaison de matériaux
quedansleurmiseenœuvre.
Objectifcommercialisation
Dernière phase duprocessus : la commer-
cialisation et la diffusion en France et à
l'étranger. Les formations des écoles de
commerce, marketing, export,…sont très
recherchées dans la filière, aumoment où
le marché se mondialise et où le meuble
français s'installe à l'étranger. Car unmeu-
ble bienconçu et bien fabriqué doit aussi
sevendre. Dès laconception, il faut étudier
les marchés pour évaluer et anticiper les
attentes des clients, les tendances. De la
curiosité, le goût de la prospective, des
études, mais aussi du contact, du défi, et
bien sûr du voyage sont des points forts
pour ces postes. Avec des métiers aussi
diversifiés que chargé d'affaire, chef de
produit, attaché oudirecteur commercial,
responsable logistique ou export, chargé
de marketing, tuas l'embarras duchoix !
Alors, pourquoi pas toi !
POUR EN SAVOIR PLUS
Si vous cherchez des informations sur les métiers,
les formations ou les parcours professionnels
de la filière, rendez-vous sur la rubrique Emploi
Formation du Portail de l'Ameublement français :
www.ameublement.com.
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Création
Conception
Design
Vente
Marketing
Production
Export
Commercialisation
Diffusion Qualité
Fabricationindustrielle
Communication
Agencement
d’intérieur
Innovation
Recherche&développement Logistique
ÀVOS TALENTS POUR L’AMEUBLEMENT
ET L’AGENCEMENT D’INTÉRIEUR !
amont par les ingénieurs. Un levier de
vitesses, un circuit électronique… Il
calcule les caractéristiques des
différentes pièces et les assemble
virtuellement sur ordinateur. Une fois
finalisés, ses dessins serviront à la
fabrication de prototypes et, si
tout va bien, de séries
commercialisables. Pour accomplir sa
tâche, le dessinateur industriel
s’appuie sur un cahier des charges
indiquant la forme générale de la
pièce, les fonctions qu’elle doit
remplir, les matériaux qui la
composeront… La profession compte
trois fonctions différentes : le
dessinateur d’études élabore les
plans détaillés de chaque pièce, le
dessinateur d’exécution
reproduit les dessins définitifs, et le
dessinateur projeteur est
généralement le chef d’équipe.
Ses compétences : concevoir,
dessiner, planifier.
Sa formation : il est possible de
débuter après un bac pro étude et
définition de produits industriels,
mais les entreprises se tournent de
plus en plus vers des titulaires de
bac + 2, notamment le
BTS conception de produits
industriels.
Électronicien
Bac + 2
À partir de 1 400 €
■ Bac conseillé : STI ou S
Du téléphone portable au radio-réveil
en passant par les équipements pour
l’automobile ou l’aéronautique…
l’électronique est partout !
L’électronicien ne manque donc pas
de travail. Selon son secteur d’activité
et son poste, il peut participer à la
fabrication des circuits, assembler des
composants électroniques (puces,
semi-conducteurs…), réaliser des
tests pour vérifier la fiabilité d’un
produit avant le lancement de sa
production en série. Il travaille alors en
bureau d’études. Sur un site de
production, il assemble les différents
composants d’un équipement
électronique et assure la maintenance
et la réparation des machines. Si sa
tâche est souvent spécialisée dans les
grandes entreprises industrielles, il est
beaucoup plus polyvalent dans les
PME, où il peut passer de la
conception à la maintenance ou au
service après-vente. Dans tous les
cas, il doit être particulièrement habile
de ses mains car il travaille
fréquemment sur des éléments de
(très) petite taille.
Ses compétences : fabriquer,
tester, réparer.
Sa formation : un bac
technologique STI spécialité génie
électronique permet de débuter
dans le domaine du dépannage ou
de la maintenance. Pour la
conception, les entreprises
recrutent des titulaires d’un
bac + 2 au minimum, DUT génie
électrique et informatique industrielle
ou encore BTS systèmes
électroniques.
Ingénieur calcul
Bac + 5
À partir de 2 400 €
■ Bac conseillé : S
Pour construire un avion, une voiture
ou tout autre produit manufacturé, il
faut utiliser des centaines de pièces
différentes. Cet ingénieur calcule
toutes les caractéristiques de ces
pièces : force, taille, poids, matière
utilisée… Travaillant
principalement sur ordinateur,
l’ingénieur calcul modélise une pièce
ou un assemblage de pièces.
Autrement dit, il en crée une
représentation virtuelle. Puis, il simule,
grâce à des calculs mathématiques
complexes, le comportement de cet
élément dans différentes
circonstances, telles qu’un frottement,
une pression ou un grand froid.
À lui de dire si l’échantillon est
conforme aux attentes des ingénieurs
chargés de la conception ou bien s’il
convient de le modifier.
Souvent, un dialogue s’engage alors
entre les deux « parties ».
Lorsque la pièce a passé tous ces
examens rigoureux,
l’ingénieur calcul monte un dossier
pour la certifier conforme aux
exigences requises. Elle pourra
ensuite être produite en grand
nombre.
Ses compétences : analyser,
modéliser, concevoir.
Sa formation : les entreprises
recrutent des diplômés d’école
d’ingénieurs généraliste ou
spécialisée (notamment en
aéronautique et mécanique), ainsi que
des titulaires de master universitaire
en mathématiques, modélisation
numérique, etc.
Ingénieur
commercial
Bac + 5
À partir de 2 500 €
■ Bac conseillé : S, STI
ou ES
Il a une double casquette : technique
et commerciale. Cet ingénieur est un
intermédiaire entre son entreprise, qui
fabrique des produits industriels et les
clients de celle-ci. Il est une sorte de
représentant, hyperspécialisé dans
son domaine. Concrètement, ce
professionnel gère et développe un
portefeuille de clients, composé
d’entreprises ou d’administrations. À
lui d’analyser les besoins de chacun
et de faire des propositions
commerciales attrayantes. Avions,
pièces détachées, systèmes
informatiques… ses domaines
d’intervention sont très pointus et
demandent donc une excellente
connaissance du secteur. Lors des
négociations, ses compétences
Les métiers et fonctions des entreprises industrielles
sont également présentés dans cinq autres chapitres :
Aéronautique et espace (ingénieur aéronautique) ;
Agroalimentaire (ingénieur recherche et développement,
responsable qualité) ; Biologie, chimie, pharmacie
(ingénieur chimiste, ingénieur en génie chimique,
technico-commercial) ; Environnement (responsable
environnement) ; Mode, textile (ingénieur textile).
D

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T émoi gnage
Son métier Entre Calais et Dunkerque, la cen-
trale nucléaire de Gravelines (59) compte six réacteurs qui pro-
duisent près de 9 % de l’électricité française. Ian Grard, technicien
automatismes, est ici en charge de la maintenance. Diplômé d’un
BTS CIRA (contrôle industriel et régulation automatique), ce jeune
homme passe son temps entre le plancher des turbines, à
15 mètres du sol, et les salles dites de relayage avec leurs
innombrables armoires électriques, où il vérifie les branchements,
étalonne les capteurs, règle les automates. « Par mesure de
sécurité nous travaillons toujours en équipe de deux », précise ce
technicien, qui a toutes les habilitations nécessaires pour déam-
buler comme il le souhaite dans toute la centrale. Et il en profite :
« L’installation est tellement grande que j’y apprends tous les jours
quelque chose. »
Ses conseils « Pour travailler dans l’indus-
trie nucléaire, une formation à bac + 2, comme le BTS contrôle
industriel et régulation automatique, permet d’être polyvalent. Il
convient aussi bien aux bac STI qu’aux bac S. Et il donne accès
à énormément de postes techniques au sein d’une centrale. Et
passer ce diplôme par la voie de l’apprentissage est un atout pour
le futur recruteur. »
“J’apprends tous les
jours quelque chose.”
Ian Grard, 23 ans,
technicien automatismes
Industrie
100
Industrie
101
techniques lui permettent de répondre
avec précision aux attentes de ses
interlocuteurs, de les conseiller, de
leur apporter des explications sur le
fonctionnement de tel ou tel
équipement. Sa capacité à
argumenter et à convaincre,
notamment dans la phase finale de la
vente, demande beaucoup de
persévérance. Les sommes en jeu
étant souvent importantes, l’ingénieur
commercial ne décroche pas des
contrats tous les jours ! L’affaire
conclue, il passe le relais à l’ingénieur
d’affaires qui va suivre l’avancée du
projet et veiller au respect du cahier
des charges.
Ses compétences : négocier,
convaincre, vendre.
Sa formation : les entreprises
recrutent de préférence des
ingénieurs ayant des
compétences commerciales ou,
inversement, des diplômés d’école de
commerce ayant suivi une
spécialisation technique.
Ingénieur
de production
Bac + 5
À partir de 2 500 €
■ Bac conseillé : S ou STI
Dans l’atelier ou sur la ligne de
production, c’est lui le patron. En
fonction des commandes, des délais
et des moyens humains qui lui sont
impartis, il organise le travail de ses
équipes, établit leur programme et
répartit les tâches entre chacun des
techniciens de production. Il contrôle
en permanence l’avancement de la
production. Il veille aussi au respect
des procédures et des règles de
sécurité. Si la technique est
omniprésente dans cette fonction clé
de l’industrie, l’ingénieur production
joue aussi un rôle essentiel dans le
management des hommes : il doit
savoir imposer ses idées et se faire
respecter.
Ses compétences : planifier,
organiser, superviser.
Sa formation : les entreprises
recrutent généralement des diplômés
d’école d’ingénieurs. Quelques
établissements forment plus
spécifiquement des ingénieurs pour
l’industrie, tels les 19 ITII et
Génie industriel (ex-ENSGI), de
Grenoble (38). Après quelques années
d’expérience, et en bénéficiant de la
formation continue, un titulaire de
bac + 2 peut aussi accéder à cette
fonction.
Ingénieur
méthodes
Bac + 5
À partir de 2 500 €
■ Bac conseillé : S
L’ingénieur méthodes intervient une
fois que la R&D a finalisé la mise au
point d’un nouveau produit et avant
que la production ne commence. Il
calcule et prévoit les moyens qui
seront nécessaires pour fabriquer le
fameux produit : combien d’étapes,
quels types de machines, combien
d’ouvriers ? Plus généralement, il se
penche sur des chaînes de production
déjà existantes : il propose des
améliorations pour adapter les
machines aux évolutions
technologiques. Les responsables
d’usine peuvent également
le solliciter pour mettre en place une
nouvelle organisation qui leur
permettrait de diminuer leur coût de
production.
Ses compétences : analyser,
organiser, proposer.
Sa formation : une école
d’ingénieurs généraliste, ou
spécialisée s’il travaille dans un
domaine pointu comme
l’aéronautique, l’électronique,
la chimie…
Ingénieur R&D
Bac + 5
À partir de 2 800 €
■ Bac conseillé : S
Son maître mot : l’innovation ! Dans
les services de recherche et
développement, entouré d’une équipe
de techniciens, il imagine de
nouveaux produits ou améliore ceux
qui existent déjà. Selon les
entreprises, il suit chacun de ses
« bébés » de leur conception à leur
mise en production, ou il se spécialise
dans un seul domaine : recherche,
développement, essais… Quoi qu’il
en soit, il travaille main dans la main
avec les autres services de
l’entreprise (marketing, production,
qualité…). Ce scientifique confirmé
suit de près toutes les innovations
technologiques dans son domaine
industriel et fait preuve d’une
grande réactivité : pas question
de se laisser doubler par la
concurrence !
Ses compétences : chercher,
concevoir, innover.
Sa formation : les entreprises se
tournent vers des diplômés d’école
d’ingénieurs, généraliste ou
spécialisée, plus rarement vers des
titulaires de troisième cycle
universitaire.
Mécanicien
outilleur
Du bac pro à bac + 2
À partir de 1 400 €
■ Bac conseillé : bac pro
Au cœur de la grande chaîne de
production industrielle, il est l’un des
premiers maillons. Cet ouvrier
fabrique les outils (des moules par
exemple) qui permettront à ses
collègues en usine de produire des
pièces en grande série.
À partir des plans qui lui ont été
fournis, il travaille la matière, construit
l’outil et le teste. Chaque pièce ainsi
fabriquée est unique : elle permettra à
elle seule de produire des milliers de
produits (bouteilles en plastique,
boîtier de téléviseur, sièges
automobiles...). La responsabilité du
mécanicien outilleur est donc
importante et demande, au-delà de
l’aptitude manuelle, un goût prononcé
pour la précision.
Ses compétences : fabriquer,
tester, entretenir.
Sa formation : un bac pro
technicien outilleur ou technicien
modeleur, ou un BTS étude et
réalisation d’outillages de mise en
forme des matériaux.
Responsable
d’ordonnancement
De bac + 2 à bac + 5
À partir de 2 000 €
■ Bac conseillé : STI ou S
En industrie comme ailleurs, le temps,
c’est de l’argent. Le moindre retard
dans la production peut avoir des
conséquences économiques
désastreuses. Pour éviter ces
déconvenues, l’usine peut compter
sur le responsable
d’ordonnancement, véritable
organisateur et gestionnaire de temps.
C’est lui qui planifie la production en
fonction des commandes transmises
par le service commercial, répartit le
travail entre les différents ateliers et
contrôle l’approvisionnement en
matières premières et en pièces.
Ses compétences : organiser,
superviser, diriger.
Sa formation : il est possible
d’accéder à cette fonction avec un
DUT ou une licence professionnelle en
qualité, logistique et organisation.
Cependant, le caractère stratégique
de la fonction conduit les entreprises
à leur préférer des diplômés d’école
d’ingénieurs ou des titulaires d’un
master professionnel orienté en
gestion de production.
Responsable
qualité
Bac + 5
À partir de 2 600 €
■ Bac conseillé : S
Son slogan pourrait être « toujours
plus de qualité ». Au cœur de l’usine,
ce professionnel tente d’optimiser la
bonne facture des produits fabriqués.
Mais pas question, pour autant, de
faire exploser les coûts : pour se
rapprocher du « zéro défaut », le
responsable qualité agit avant tout sur
À lire > Bien choisir son école d’ingénieurs,
éditions l’Etudiant.
Sur le Net > www.industrie-jeunes.fr, le site mis
en place par le ministère de l’Économie, de
l’Industrie et de l’Emploi, présente un
panorama ludique et complet des métiers de
l’industrie, tout comme celui de l’Union des industries et
métiers de la métallurgie (www.le-meilleur-est-avenir.com).
Plus d’infos
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BIEN CHOISIR
SON ÉCOLE
D’INGÉNIEURS
Inclus :
les fiches
détaillées
de 275
écoles
Industrie
102
les méthodes de travail. Il ausculte les
différents services, se penche sur les
techniques de production, sur
l’organisation du travail… Puis il
définit un « plan d’action » que tous
les salariés doivent appliquer.
Remettre en cause l’organisation du
travail n’est pas toujours bien vu.
C’est pourquoi, le responsable qualité
– parfois perçu comme le grand
méchant loup dans la bergerie – doit
déployer des trésors de diplomatie et
de pédagogie.
Ses compétences : contrôler,
organiser, conseiller.
Sa formation : la préférence des
entreprises va à des ingénieurs ou
des titulaires de master professionnel
spécialisé en qualité et organisation,
en gestion de la qualité ou, pour le
secteur de l’agroalimentaire, en
qualité des produits et sécurité
alimentaire.
Technicien
contrôle
Bac + 2
À partir de 1 400 €
■ Bac conseillé : STI ou S
Ne pas laisser le moindre grain de
sable s’introduire dans les rouages de
la fabrication. Telle est le but de ce
technicien chargé du contrôle. À partir
des normes de qualité instaurées par
l’entreprise, mais aussi du cahier des
charges des clients, il contrôle les
matières premières avant même le
lancement de la production. Puis il
suit le déroulement de la fabrication et
s’assure de la conformité du produit
fini. Par exemple, dans le domaine de
la mécanique, il contrôle la dimension
des pièces ou vérifie la qualité des
traitements thermiques. Il s’appuie
pour cela sur des équipements de
métrologie (outils de haute précision
utilisés pour vérifier la conformité de
pièces au millième de millimètre près).
Ses compétences : vérifier,
mesurer, contrôler.
Sa formation : les BTS
mécanique et automatismes
industriels, contrôle industriel et
régulation automatique et productique
mécanique et le DUT industrialisation
des produits mécaniques (ex-DUT
génie mécanique) sont les principaux
diplômes permettant de débuter dans
cette activité.
Technicien
d’essais
Bac + 2
À partir de 1 400 €
■ Bac conseillé : S ou STI
Du cerveau des ingénieurs naissent
de nouveaux produits. Mais avant de
les produire, il faut vérifier qu’ils
correspondent aux exigences de
sécurité. Pour réaliser
ces tâches minutieuses il y a le
technicien d’essais. À partir d’un
cahier des charges concocté par
l’ingénieur, il teste les
prototypes : résistance au froid, à
l’eau, au poids… Il enregistre toutes
ces mesures et rédige un compte
rendu précis. Son rapport
décidera de la vie ou de la mort du
produit.
Ses compétences : concevoir,
tester, contrôler.
Sa formation : un BTS ou un DUT
dans les domaines de
l’électrotechnique, de l’électronique,
de la productique, du génie électrique
ou des mesures physiques permettent
d’intégrer une équipe chargée des
essais.
Technicien
de maintenance
Bac pro à bac + 2
À partir de 1 400 €
■ Bac conseillé : bac pro,
STI ou S
Dans une usine, ce technicien
entretient les machines de
production pour éviter qu’elles ne
tombent en panne. Il les nettoie,
change des pièces si nécessaires, les
vérifie. Lorsqu’un problème survient
malgré tout, il doit intervenir
rapidement pour ne pas ralentir la
production. Il analyse la
machine pour trouver d’où vient la
panne. Puis il remplace les pièces
abîmées et remet l’appareil
en service.
Ses compétences : contrôler,
réparer, entretenir.
Sa formation : il est possible de
débuter avec un bac pro maintenance
des systèmes mécaniques
automatisés. Cependant les
entreprises se tournent de plus en
plus vers des bac + 2 : BTS
maintenance industrielle, DUT génie
industriel et maintenance, etc. ©

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T émoi gnage
Son métier Travaillant depuis trois ans pour le
groupe d’ingénierie Cegelec, dans sa filiale de Toulouse, Benoît
Pueyo est un expert en énergie éolienne. En tant que chef de pro-
jet, ce jeune ingénieur de 26 ans est responsable de leur implan-
tation sur des parcs qui peut compter jusqu’à trente éoliennes de
1 à 2 mégawatts à 1 ou 2 millions d’euros pièce. Il intervient dès
la phase d’appel d’offres de clients tels EDF ou Poewo, pour pré-
senter des solutions techniques, avec un budget, des délais…
« C’est un travail de technico-commercial essentiel pour établir
une relation de confiance avec les clients », explique ce diplômé de
l’école Supélec à Paris. Passé la phase de commercialisation, le
cœur de son métier est la réalisation du projet. « J’ai un rôle de
maître d’œuvre. Je coordonne les équipes chargées de l’installa-
tion. En génie électrique, il faut savoir qu’une éolienne sous une
tension de 20 000 volts ne se branche pas au réseau comme
une simple prise électrique. Quant à la partie génie civil, il y a
des normes strictes à respecter en fonction de la taille et de la
nature de sols. »
Ses conseils « Je conseille de choisir une
école qui permet d’ouvrir vers le plus de spécialités, donc la plus
prestigieuse possible. Car c’est à partir des stages que l’on peut
vraiment commencer à définir son projet professionnel. À l’école,
participer à la vie associative est très formateur pour apprendre à
monter des projets en lien avec le monde de l’entreprise. »
“J’ai un rôle à la fois
de maître d’œuvre et
de technico-commercial.”
Benoît Pueyo, 27 ans,
chef de projet dans
l’ingénierie éolienne
103
ITII PACA
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vous êtes âgé de moins de 26 ans
E FORMATIO COTIUE
vous avez au moins 3 ans d’expérience professionnelle

Génie Mécanique - Maintenance - Production - Conception et Ingénierie
des Systèmes Complexes
Diplôme délivré par les Arts et Métiers ParisTech (13)
Électronique - Informatique Industrielle - Réseaux - Télécommunication-
Génie Logiciel
Diplôme délivré par l’ENSM-SE (13), Polytech’Nice-Sophia (06), et l’ISEN (83)
Espace Sainte Baume
30 avenue du Château de Jouques 13420 GEMEOS
Tél. : 04.42.36.94.80—Fax : 04.42.04.08.52
web : www.itii-paca.com—E-mail : itii@itii-paca.com

*Adhère au réseau national des ITII qui forme 1500 ingénieurs ITII par an.
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Le secteur
Encore des emplois
en informatique
Si la crise économique et la
montée de la concurrence,
notamment indienne, incitent à
la prudence, le marché français
de l’informatique continue de
bien se porter. Au cours de ces
dernières années, l’informa-
tique est devenue un élément
essentiel dans le développe-
ment des entreprises. Les SSII
(sociétés de services en ingénie-
rie informatique) restent une
source importante d’emploi
dans le secteur : elles comptent
quelque 350 000 collaborateurs.
Côté télécoms, le secteur est tra-
versé depuis quelques années
par des vagues de fusions-acqui-
sitions. Les principaux acteurs
du secteur (Orange, SFR et
Bouygues Télécom) confortent
leur position, mais n’envisagent
pas de forts recrutements.

Les métiers
Place aux experts
Dans les SSII, les besoins por-
tent surtout sur les spécialistes
en système d’application, en
sécurité, en architecture de
réseaux et gestion de projets.
Les tâches de conception, de
paramétrage et de sécurisation
n’attirant guère les jeunes ingé-
nieurs (qui préfèrent l’audit et le
conseil), les techniciens intè-
grent actuellement sans diffi-
culté les centres de service d’in-
fogérance, ainsi que les plates-
formes hotline ou spécialisées
dans le développement. À l’in-
verse, dans les télécoms, les
bac + 2 sont en recul au profit
des bac + 5. Les profils les plus
recherchés concernent les ingé-
nieurs informaticiens avec une
solide expertise technique, ainsi
que les cadres du marketing et
les commerciaux. Les spécia-
listes de la fibre optique sont
également très prisés.

Les formations
Les filières courtes
recherchées
En informatique, l’école d’ingé-
nieurs est la voie royale. Mais de
nombreuses formations courtes
ont excellente réputation, à
l’exemple des BTS (brevets de
technicien supérieur) informa-
tique de gestion, informatique
et réseaux pour l’industrie et les
services techniques et des DUT
(diplômes universitaires de
technologie) informatique, GEII
(génie électrique et informa-
tique industrielle) et réseaux et
télécommunications.
Côté multimédia, en deux ans
après le bac, on peut citer, pour
les futurs techniciens, les DUT
services et réseaux de commu-
nication, et informatique ; pour
les futurs créatifs, le BTS com-
munication visuelle, option
multimédia. À l’université, il
existe de très nombreuses
licences pros et des masters
pros liés à l’informatique et aux
télécoms, notamment en ingé-
nierie de l’information, spécia-
lité multimédia. Enfin, des
écoles d’art appliqué et d’ingé-
nieurs, ainsi que des établisse-
ments spécialisés délivrent des
formations en création ou au
multimédia. ● ©

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s
Si l’informatique et le Web poursuivent leur croissance, les télécoms se stabili-
sent. Et les recrutements ralentissent en conséquence.
Informatique, Web,
télécoms
104
Pour plus d’infos sur les formations dans le secteur informatique, Web, télécoms,
voir notre site www.letudiant.fr, rubrique Guide des études, puis Les études par spécialité.
Dans le monde de
l’informatique et
des nouvelles
technologies, les
jeunes diplômés
trouvent souvent
leur premier
emploi au sein
des SSII
(prononcez S-S-2-I).
Ces « sociétés de
services en
ingénierie
informatique »
pourraient être
comparées à des
agences
d’intérim : elles
placent leurs
collaborateurs
dans des
entreprises où ils
sont prestataires
le temps d’une
mission.
zoom
NAO, LE ROBOT HUMANOÏDE, PAR ALDEBARAN ROBOTICS. C’est dans les télécoms que les
ingénieurs informaticiens et les spécialistes de la fibre optique sont les plus prisés.
Administrateur
de bases
de données
Bac + 2 à bac + 5
À partir de2 500 €
■ Bac conseillé : S, STI
ou STG
Une base de données est comme une
gigantesque « bibliothèque » dans
laquelle l’entreprise stocke tout un lot
d’informations capitales pour son
développement : adresses des clients,
états des stocks, tarifs, informations
comptables, etc. Le moindre bug peut
être très lourd de conséquence. Le
rôle de l’administrateur est d’installer,
de configurer et de gérer cet outil
stratégique, de façon à ce qu’il soit
fiable, performant et facile à utiliser.
En premier lieu, il veille à ce que les
informations soient disponibles à tout
moment. Ensuite, il fait évoluer la base
de données en lui apportant des
modifications. Ce poste prend de plus
en plus d’ampleur et, au sein des
entreprises, l’administrateur de base
de données, aussi dénommé DBA
(database administrator), est un
homme (ou une femme) qui compte !
Ses compétences : concevoir,
gérer, organiser.
Sa formation : il est possible
d’accéder à ce poste avec un bac + 2
en informatique, pouvant être
complété par une année de
spécialisation en base de données.
Cependant, de plus en plus de
compétences sont demandées,
favorisant ainsi les titulaires d’un
bac + 5 (écoles d’ingénieurs). Une
expérience de quelques années en
développement est recommandée.
Architecte
des systèmes
d’information
Bac + 5
À partir de 3 500 €
■ Bac conseillé : S
Dans le domaine de l’informatique, il
est en quelque sorte le maître
d’œuvre en maçonnerie. Les
ordinateurs remplacent les briques,
mais l’esprit reste le même :
concevoir, construire et bâtir… en
l’occurrence un système informatique.
Pour cela, cet ingénieur commence
par étudier les besoins du client,
notamment en réalisant des audits
dans les différents services. À partir
de ces premières informations, il peut
construire un premier plan du
système : il choisit les technologies les
plus adaptées aux attentes, aux
contraintes et au budget de
l’entreprise. Il travaille le plus souvent
en réseau avec des experts
techniques qui l’aident à faire les
meilleurs choix et avec des
prestataires qui participent à la mise
en place du nouveau système
d’information. Lorsque ce dernier
existe déjà, l’architecte informe et
conseille la direction de l’entreprise
sur les modifications à apporter au
système pour lui faire gagner en
efficacité. Les architectes des
systèmes d’information sont le plus
souvent consultants au sein de SSII ou
de grandes entreprises utilisatrices
(banques, automobile, grande
distribution, etc.).
Ses compétences : analyser,
concevoir, diriger.
Sa formation : un bac + 5
(diplôme d’ingénieur ou master
spécialisé), complété par quelques
années d’expérience, notamment en
tant que chef de projet, afin de
peaufiner son expertise technique.
Chargé
de référencement
Internet
Bac + 2 à bac + 5
À partir de1 500 €
■ Bac conseillé : S ou STI
L’audience d’un site Internet dépend
essentiellement de la qualité de son
référencement sur les moteurs de
recherche : le site qui figure en tête
de liste quand on tape un mot-clé
sera beaucoup plus visité que celui
qui arrive deux pages plus loin.
Logique. Mais n’allez pas croire que
ce « classement » est dû au hasard.
Non, tout est au contraire calculé et
organisé par le chargé de
référencement. Il commence d’abord
par identifier des cibles (à qui
s’adresse le site) et des concurrents.
Ensuite, il choisit des mots clés avec
le client et met en place le
référencement. Une fois ce travail
accompli, il continue de suivre
l’évolution du site, car les mots-clés
tapés par les internautes changent en
fonction de l’actualité, des modes… Il
faut donc ajuster le référencement du
site pour que sa place sur la toile soit
cohérente. Cet informaticien peut
travailler pour le référencement
« naturel » (dans les moteurs de
recherche) ou payant (achat de mots-
clés).
Ses compétences : analyser,
organiser, adapter.
Sa formation : faute de formation
spécialisée, le niveau minimal
d’études est souvent bac + 2, et les
doubles compétences en
informatique/Internet et
commerce/marketing sont
appréciées. À noter, ce poste est
souvent occupé par d’anciens
webmasters.
Concepteur Web
Bac + 2 à bac + 5
À partir de 1 600 €
■ Bac conseillé : S ou STI
Il imagine des sites Internet sur
mesure pour ses clients. Le
concepteur Web a avant tout un rôle
d’étude et de conseil. Il intervient
avant la création concrète du site,
lorsque le client se questionne encore
sur ses choix. Il lui apporte alors toute
son expertise et analyse avec
précision ses besoins. Il traduit ainsi
les envies et les attentes de son
interlocuteur par un projet concret et
élabore les spécificités du futur site:
quelle ergonomie, quelles fonctions,
105
Informatique, Web, télécoms
T émoi gnage
Son métier Naama Kramdi voulait enseigner la
physique. Mais durant ses études, elle découvre les télécoms et
décide de poursuivre dans cette voie. Après avoir obtenu une maî-
trise en télécoms et un master (ex-DESS) de traitement de l’image
et du signal, elle se retrouve en stage chez SFR, son actuel
employeur. Aujourd’hui, Naama Kramdi est ingénieur réseau spé-
cialisée dans la radio : elle s’occupe du paramétrage des
antennes-relais qui permettent aux abonnés d’avoir un bon réseau
sur leur téléphone portable. Sa zone de travail ? Paris intra-muros,
uniquement. Lorsqu’un client SFR signale un problème, elle prend
en charge cette plainte (un « ticket » dans le jargon des télécoms).
Elle détermine la zone concernée, vérifie les paramètres des
antennes-relais et les modifie si nécessaire. Elle gère aussi bien
le réseau 2G (téléphonie classique) que la 3G, au débit plus rapide
et permettant de transmettre de la vidéo et du flux Internet. « Mais
la gestion des plaintes n’est pas ma seule activité, précise l’ingé-
nieur. Je travaille aussi en collaboration étroite avec les construc-
teurs de téléphone, Nokia pour ma part. Ce dernier m’indique les
nouvelles fonctionnalités de leurs produits. À moi de les tester et
de changer le paramètre des antennes. Avec toujours un seul but
en tête : améliorer les services proposés aux clients. »
Ses conseils « Le stage de fin d’études est
très important, que l’on vienne de l’université ou d’une école d’in-
génieurs. Choisissez-le avec soin et soyez motivé ! Lors de mon
stage de DESS, chez SFR, je faisais déjà du paramétrage. Mais j’ai
demandé à collaborer sur d’autres projets, en y allant au culot. Et
cela m’a permis de travailler sur la 3G ! Il ne faut pas hésiter à pro-
poser. Cela prouve qu’on est intéressé par ce qu’on fait. »
“Mon objectif : améliorer
le service aux clients.”
Naama Kramdi, 29 ans,
ingénieur réseaux
quelle architecture… Il établit aussi
un devis détaillé. Le client accepte la
proposition ? Le concepteur Web met
alors sa casquette de chef de projet :
il coordonne le travail des
développeurs, graphistes et autres
spécialistes chargés de
« construire » le site. Il est, en outre,
garant des délais et de la qualité du
résultat final. Durant toute la durée du
projet, ce pro du Web est en contact
permanent avec son client. En plus
d’être calé en informatique, le
concepteur Web doit donc être un très
bon communicant.
Ses compétences : imaginer,
créer, superviser.
Sa formation : au minimum, un
BTS informatique ou communication
visuelle option multimédia, un DUT
services et réseaux de
communication, etc. Quelques écoles
et universités proposent également
des filières professionnalisantes
conduisant au métier de concepteur
Web, telle l’université de Versailles-
Saint-Quentin-en-Yvelines (78), et sa
licence pro ATC-STIC, option
conception et refonte de site Web.
Développeur
Bac + 2 à bac + 5
À partir de 2 000 €
■ Bac conseillé : S ou STI
En utilisant un logiciel, on oublie
souvent que ces outils sont en réalité
un amas de codes,
incompréhensibles pour qui n’est pas
expert. Ces codes ont été pensés et
construits par le développeur
informatique (ou analyste-
programmeur). À partir d’un cahier
des charges, remis par les ingénieurs,
et après avoir analysé les besoins des
futurs utilisateurs du programme il
écrit des lignes de codes dans le
langage choisi (C++, HTML, etc.).
Lorsqu’il a fini son travail
« d’écriture », il teste le produit,
corrige les éventuelles erreurs comme
d’autres corrigent des fautes
d’orthographe, jusqu’à ce que tout
fonctionne parfaitement. Quand le
produit entre en fonctionnement, il
effectue les opérations de
maintenance. Lorsqu’il travaille dans
le secteur du multimédia, le
développeur (ou développeur
multimédia) rédige alors les lignes de
codes nécessaires à la création des
sites Internet, des cédéroms, des jeux
vidéo… Il côtoie des graphistes et
doit, en plus de ses compétences
informatiques, avoir une certaine
sensibilité artistique.
Ses compétences : analyser,
concevoir, programmer.
Sa formation : un BTS ou un DUT
lié au secteur informatique constitue
le minimum requis pour débuter
comme développeur.
Mais les programmes devenant de
plus en plus sophistiqués, les
diplômés bac + 5 d’écoles
d’ingénieurs et de troisièmes cycles
en informatique sont les plus prisés
(MIAGE notamment).
Hotliner
Bac + 2
À partir de 1 300 €
■ Bac conseillé : S, STI
ou STG
En cas de pépin informatique ou de
question technique, il est toujours au
bout du fil. Depuis sa plate-forme
d’assistance technique, le hotliner
répond par téléphone à
l’utilisateur et le guide pas à pas vers
la sortie de l’impasse. Le travail n’est
pas facile : il faut souvent faire face à
l’énervement des interlocuteurs et à
leurs faibles connaissances
informatiques. Le secret ? Résister au
stress, même lorsque les appels
s’enchaînent au rythme effréné de
vingt par heure ! Actuellement, de
plus en plus d’entreprises
décident de délocaliser ce service à
l’étranger pour des raisons de coût
salarial.
Ses compétences : aider,
conseiller, communiquer.
Sa formation : ce type de poste
est généralement ouvert à des
titulaires de BTS ou de DUT en
informatique.
Informatique, Web, télécoms
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106
L’informatique et le
Web sont des outils
incontournables dans
tous les secteurs
d’activité, l’industrie
bien sûr, mais aussi
les assurances,
la banque ou encore
les transports. D

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T émoi gnage
Son métier Tombé dans le chaudron de l’infor-
matique à l’âge de dix ans avec l’arrivée du premier PC dans le
foyer familial, Matthieu Bernet s’est dirigé, après le bac, vers une
école d’ingénieurs, l’ECE (École centrale d’électronique). « Je vou-
lais travailler dans l’informatique sans plus d’idées précises. À
l’école, je me suis rendu compte qu’il existait des métiers bien
différents les uns des autres, entre la programmation, les bureaux
d’études ou les systèmes. » Embauché après un stage de fin
d’études à Néocles Corporate, il enchaîne les missions avant de
se poser, il y a un an, dans une filiale de la Société générale. Sa
mission actuelle ? Surveiller, faire vivre et maintenir à jour les dif-
férents serveurs informatiques dont il a la charge. Ce job est sou-
mis à des astreintes de nuit une semaine sur deux. « La société
possède des bureaux à l’étranger qui doivent aussi avoir accès à
notre plateforme informatique. En cas de problème, je dois inter-
venir en moins d’une heure ! » Le jeune homme compte devenir
architecte systèmes et réseaux dans quelques années.
Ses conseils « Je conseille de débuter en
travaillant au sein d’une SSII [société de services en ingénierie
informatique, NDLR]. Elles envoient leurs salariés en prestation
dans des grandes entreprises pour des missions qui peuvent
durer de quelques semaines à quelques années. Une formule
idéale pour découvrir différentes méthodes de travail. »
“En cas de problème,
je dois intervenir en
moins d’une heure.”
Matthieu Bernet, 24 ans,
ingénieur systèmes
Ingénieur réseaux
Bac + 5
À partir de 2 400 €
■ Bac conseillé : S ou STI
Internet, intranet, messageries…
Avec le boom des systèmes de
communication, l’ingénieur réseaux
ne manque pas de travail ! Dans une
entreprise, ce professionnel, appelé
aussi ingénieur télécoms, est
responsable du bon fonctionnement
de l’ensemble des réseaux de
télécommunication. Besoin d’une
connexion sans fil ? D’un nouveau
serveur interne ? L’ingénieur réseaux
est là ! Selon les besoins de son
employeur, il peut créer un système
de toute pièce en fonction des
besoins des utilisateurs. Une fois le
système en place, il est responsable
de son bon fonctionnement et de son
optimisation : il peut, par exemple, y
intégrer une nouvelle messagerie, de
nouveaux antivirus… Dans la
profession, beaucoup de postes sont
offerts par les SSII.
Ses compétences : concevoir,
superviser, décider.
Sa formation : une formation de
niveau bac + 5 est obligatoire pour,
avec de préférence une spécialité
dans les télécommunications (école
d’ingénieurs ou université).
Ingénieur sécurité
Bac + 5
À partir de 3 000 €
■ Bac conseillé : S ou STI
Les hackers ? Même pas peur ! Virus,
erreurs de manipulation, intrusions
extérieures… Avec le développement
constant des échanges de données
numériques, l’ingénieur sécurité a du
pain sur la planche ! Cet expert
intervient dans une entreprise pour
trois raisons. En premier lieu, il installe
du nouveau matériel censé protéger le
système informatique. Ensuite, il
assure l’accompagnement des clients
et le suivi des dossiers. Enfin, il joue
souvent le rôle de « pompier » sur des
interventions d’urgence quand il y a
une panne informatique ou que le
système est bloqué. Mais n’allez pas
croire que cet ingénieur passe son
temps sur un ordinateur. Il rencontre
régulièrement les autres employés
pour les sensibiliser aux enjeux de la
sécurité informatique, devenue
aujourd’hui indissociable de la
sécurité de l’entreprise.
Ses compétences : sécuriser,
dépanner, sensibiliser.
Sa formation : issu d’une école
d’ingénieurs ou d’un cursus
universitaire en informatique, avec
une spécialisation dans la sécurité et
les réseaux. Ce poste est accessible
après quelques années d’expérience.
Technicien
en informatique
industrielle
Bac + 2
À partir de 1 400 €
■ Bac conseillé : S, STI
ou STG
Désormais, dans les usines, les
machines et les robots informatiques
sont légion. Ces outils de haute
technologie doivent être programmés
pour réaliser avec précision leur
tâche. C’est le job du technicien en
informatique industrielle. Cet expert
participe à la conception des logiciels
de commande, les installe, effectue
les tests préalables à leur mise en
service puis en assure la
maintenance. Réactif, il intervient au
moindre « bogue » car son but reste
d’optimiser le fonctionnement de la
chaîne de production. Dans un
secteur où les nouvelles technologies
avancent à un rythme effréné, le
technicien se doit d’être curieux et de
garder un œil sur les nouveautés.
Ses compétences : concevoir,
tester, vérifier.
Sa formation : les diplômes les
plus couramment exigés sont le BTS
informatique et réseaux pour l’industrie
et les services techniques, le DUT
informatique, le DUT génie électrique
et informatique industriel et le DUT
réseaux et télécommunications.
Technicien en
télécommunications
Bac + 2
À partir de 1 800 €
■ Bac conseillé : S ou STI
Sans lui, pas de connexion Internet ou
de réseau téléphonique ! Dans le
monde des télécoms, les fonctions de
ce technicien sont diverses et variées.
Tout d’abord, il peut être chargé
d’installer les connexions qui nous
relient au « monde » : câbles,
routeurs… Il assure la maintenance
des centraux téléphoniques et
réseaux en tout genre. Autant de
tâches qui nécessitent d’avoir l’esprit
pratique, mais aussi de bonnes
capacités d’analyse quand il s’agit de
déceler une panne ou d’interpréter un
schéma. Professionnel de terrain, le
technicien effectue en général de
nombreux déplacements.
Ses compétences : construire,
contrôler, réparer.
Sa formation : entre autres, le
DUT réseaux et télécoms ou génie
électrique et informatique industrielle,
ou encore le BTS électronique ou
électrotechnique.
Vendeur en
micro-informatique
Bac + 2
À partir de 1 500 €
■ Bac conseillé : S, ES, STI
ou STG
Des nouveaux modèles d’ordinateurs
sortent tous les mois. Difficile de s’y
retrouver ! Heureusement, le vendeur
en micro-informatique connaît son
sujet sur le bout des doigts et vous
conseillera avec précision dans vos
achats. Ses compétences techniques
– et son intérêt pour l’actualité
informatique – lui permettent de
proposer à ses interlocuteurs des
modèles adaptés à leur utilisation, du
fin connaisseur au néophyte !
Ses compétences : conseiller,
vendre, communiquer.
Sa formation : les enseignes
privilégient avant tout des personnes
passionnées d’informatique, titulaires
d’un BTS ou d’un DUT commercial ou
lié à l’informatique.
Webmaster
Bac + 2 à bac + 5
À partir de 1 500 €
■ Bac conseillé :
toute série
Un site Internet est une matière
vivante qui demande qu’on s’occupe
d’elle. Dans le rôle de la « nounou », il
y a le webmaster, ou gestionnaire de
site Internet. Ce professionnel allie des
compétences techniques et
rédactionnelles. La première étape de
son job passe souvent par la création
du site. Il doit connaître tous les
langages informatiques (XML, HTML)
et faire preuve de créativité pour
« mettre au monde » un site attrayant.
Il n’est pas seul dans l’aventure : il
anime une équipe de graphistes,
développeurs Web, etc. Ces activités
techniques peuvent être complétées
par des compétences éditoriales : au
quotidien, le webmaster entretient les
informations diffusées sur le site, les
renouvelle, actualise les données,
gère les forums de discussion…
Ses compétences : concevoir,
gérer, animer.
Sa formation : les webmasters
sont issus de cursus variés (écoles
d’ingénieurs, de commerce,
université, écoles spécialisées…),
mais doivent avoir d’excellentes bases
en informatique.
107
À lire > Informatique, formations gagnantes
pour métiers porteurs, les Métiers d’Internet
à l’ère du3.0, les Métiers des télécoms, les Métiers
des jeux vidéo, éditions l’Etudiant.
Sur le Net > Deux sites à retenir pour avoir
unbon panorama des métiers et des
formations dans l’informatique : www.passinformatique.com,
coédité par l’Etudiant et le Syntec informatique
(le syndicat des éditeurs de logiciels et des SSII),
et www.01net.com, le site du magazine 01net > Le site
gouvernemental www.metiers.internet.gouv.fr complète ces
informations > Côté télécoms, connectez-vous sur le site de
l’Observatoire des métiers des télécommunications :
www.metiers-telecoms.org.
Plus d’infos
INFORMATIQUE
FORMATIONS
GAGNANTES
POUR
MÉTIERS
PORTEURS
Plus de
30 000
embauches
par an!
N
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I
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Informatique, Web, télécoms

Le secteur
La mutation
est en marche
Licenciements, fermetures de
titres, restructurations : le ciel
n’est pas particulièrement
dégagé au-dessus de la profes-
sion. Avec 4 550 titres de presse
écrite, 75 chaînes de télévision,
plus de 900 opérateurs de
radios, l’offre média en France
reste très large. Mais ce domaine
est en plein bouleversement. La
presse écrite, en perte de vitesse,
ne voit son audience progresser
que grâce aux gratuits et aux
magazines people et féminins.
Le développement d’Internet et
de la gratuité aux dépens de la
presse payante change la
donne. Côté télé, la part d’au-
dience des principales chaînes,
TF1 en tête, a reculé. Du jamais
vu ! La révolution numérique
est passée par là, les chaînes de
la TNT grignotent petit à petit
des parts de marché. Face à ces
changements, les médias indé-
pendants accusent le coup et
les grands groupes se maintien-
nent grâce à des stratégies éco-
nomiques et managériales qui
ne font pas le bonheur des jour-
nalistes…

Les métiers
De plus en plus
de pigistes
Les 37 300 titulaires de la carte
de presse travaillent en presse
écrite, sur Internet, à la télévi-
sion, en radio… Que l’on soit
diplômé ou autodidacte, pour
débuter, mieux vaut s’armer de
patience et d’acharnement et
diversifier les collaborations.
Internet offre des débouchés de
plus en plus importants. De
même, la presse spécialisée
technique et professionnelle est
un vivier d’emplois. Mais depuis
plusieurs années, le nombre de
pigistes (journalistes rémunérés
à la tâche) augmente. Ce sont
ces professionnels, au statut
précaire, qui rencontrent le plus
de difficultés économiques et
professionnelles.

Les formations
Les écoles reconnues,
une voie royale
Contrairement à d’autres pays,
l’accès à la profession de journa-
liste ne se fait pas grâce à l’ob-
tention d’un diplôme bien pré-
cis. Cependant, les écoles de
journalisme restent la voie la
plus prisée pour apprendre les
bases du métier. En France,
douze écoles sont reconnues
par la profession. Très deman-
dées (seuls 8 % des candidats
sont reçus chaque année), elles
recrutent à bac (pour les deux
IUT de Tours et de Lannion) ou
à bac +2 (pour les écoles privées
et celles qui sont rattachées à
une université : à Paris, le CFJ,
l’IPJ, l’IFP et le Celsa ; à Tou-
louse, l’EJT; à Lille, l’ESJ ; à Stras-
bourg, le CUEJ ; à Grenoble,
l’ICM; à Bordeaux, l’IJBA ; et à
Marseille, l’EJC). Mais la plupart
des candidats ont en poche des
diplômes beaucoup plus élevés,
allant du master aux études en
Institut d’études politiques. Ces
douze établissements offrent à
leurs candidats une formation
reconnue et validée par la pro-
fession. Mais en 2008, seuls 14%
des nouveaux titulaires de la
carte de presse étaient diplômés
d’une de ces écoles. Depuis
quelques années, les établisse-
ments privés prolifèrent. Avant
de vous inscrire, vérifiez le
contenu des programmes et
observez avec attention les frais
de scolarité. La note est souvent
très salée… ● ©
J
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P
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Confronté à des difficultés économiques persistantes, notamment dans la presse
écrite, le secteur voit sa part de travailleurs précaires progresser.
Journalisme
108
Pour plus d’infos sur les formations en journalisme, voir notre site
www.letudiant.fr, rubrique Guide des études, puis Les études par spécialité.
La carte de
presse qui
s’obtient auprès
de la CCIJP
(Commission de
la Carte d’identité
des journalistes
professionnels)
est délivrée aux
journalistes
professionnels qui
gagnent leur vie
grâce au
journalisme (soit
plus de la moitié
de leurs revenus).
Cette carte est un
sésame pour être
au plus proche
d’un événement
(manifestation,
conférence de
presse). Elle
s’obtient après
trois mois de
travail à temps
plein et doit être
renouvelée
chaque année.
zoom
DURANT « L’ÉDITION SPÉCIALE » DE CANAL+. Alors que les reporters sont souvent généralistes,
les rédacteurs sont pour la plupart spécialisés (économie, sciences, société, culture…).
Agencier
Bac 2 à bac + 5
À partir de 1 600 €
■ Bac conseillé : S, ES
ou L
Dans la grande chaîne de l’actualité
quotidienne, les agences de presse
sont souvent les premières à collecter
les informations, reprises ensuite par
les journaux, les chaînes de télévision,
les radios… Au « desk », véritable
gare de transit de l’information, le
rédacteur trie, corrige, réécrit, voire
traduit et vérifie les infos. Après
quelques années d’expérience, il peut
être promu au rang de reporter ou de
correspondant. Les agences de
presse emploient aussi des monteurs,
des JRI (journalistes reporters
d’images), des photographes, etc. À
côté de l’AFP (Agence France presse),
régulièrement en crise, il existe
quelques structures spécialisées dans
le sport, l’économie, l’éducation, etc.
La maîtrise de l’anglais est
indispensable.
Ses compétences : analyser,
synthétiser, informer.
Sa formation : elle doit être à la
fois généraliste et technique. Le
passage par une école de journalisme
reconnue est un plus.
Journaliste radio
Bac + 2 à bac + 5
À partir de1 400 €
■ Bac conseillé : S, ES
ou L
Dans une station de radio, plusieurs
catégories de journalistes cohabitent.
Il y a les reporters, qui vont sur le
terrain recueillir l’information, les
chroniqueurs, qui conçoivent et
présentent leurs chroniques, les flash-
men, qui préparent et présentent les
journaux d’actualités. Sans oublier les
animateurs, qui animent les
émissions… Tous travaillent aux
côtés des techniciens, professionnels
de l’ombre et pourtant indispensables
au bon fonctionnement de l’antenne.
Chaque émission est calibrée à la
seconde près : en radio, le rapport au
temps est particulier et ne laisse
aucune place à l’improvisation !
Naturellement, ce média exige une
aisance orale et une diction parfaite,
surtout quand on intervient en direct à
l’antenne.
Ses compétences : analyser,
informer, énoncer.
Sa formation : un diplôme délivré
par une école de journalisme
reconnue est un bon sésame pour
intégrer les grandes stations.
Journaliste Web
Bac + 2 à bac + 5
À partir de 1 400 €
■ Bac conseillé : S, ES
ou L
Le journaliste Web travaille pour des
médias numériques (lemonde.fr,
allocine.fr, etc.). Il alimente les sites
Internet en contenus éditoriaux : textes,
photos, vidéos, sons… Il se doit d’être
polyvalent et extrêmement réactif. Car
contrairement à la presse traditionnelle,
il peut actualiser un article après sa
publication et choisir ses sujets en
fonction des réactions des internautes.
L’interactivité est primordiale : le Web
est le seul média où la relation avec le
lecteur est aussi étroite.
Ses compétences : écrire,
analyser, informer.
Sa formation : les écoles
reconnues par la profession ont
toutes intégré le multimédia
dans leurs cursus.
JRI
Bac + 2 à bac + 5
À partir de1 700 €
■ Bac conseillé : S, ES
ou L
C’est l’homme-orchestre de
l’audiovisuel. Le JRI (journaliste
reporter d’images) est à la fois
rédacteur, reporter, cameraman et
preneur de son ! Une vraie équipe à
lui tout seul… Ce qui fait bien l’affaire
des chaînes de télévision qui
cherchent à toujours plus réduire les
délais et les coûts de production.
Lorsqu’il part en reportage, le JRI
filme donc, mais c’est également lui
qui élabore son sujet et, parfois
même, monte les images. Ce métier
est le fruit de l’évolution du matériel
audiovisuel qui s’est allégé, compacté
et simplifié au fil du temps. 97 % des
JRI travaillent pour la télévision.
Les 3 % restants travaillent pour des
agences d’images.
Ses compétences : filmer,
réaliser, monter.
Sa formation : le passage par une
école de journalisme s’impose pour
être rapidement opérationnel. La
plupart d’entre elles proposent une
spécialisation de JRI.
Maquettiste
Bac + 2 à bac + 4
À partir de1 400 €
■ Bac conseillé : STI arts
appliqués, S, ES ou L
Les outils du maquettiste ne sont plus
la colle et les ciseaux ! Aujourd’hui, ce
créatif utilise un ordinateur et des
logiciels de PAO (publication assistée
par ordinateur). Au sein d’une
rédaction, le maquettiste s’occupe de
la mise en page des journaux et
magazines. Il travaille aussi pour des
sites Web. Afin de rendre attractifs ces
différents supports d’information et
en faciliter la lecture, il joue avec les
couleurs et la typographie, positionne
les photos, trouve le bon équilibre
entre textes et images… Tout cela en
tenant compte d’une charte
graphique qui donnera au produit final
une homogénéité et une identité
visuelle. La profession de maquettiste
peut s’exercer dans d’autres secteurs,
notamment dans la publicité et l’édition.
Ses compétences : imaginer,
créer, mettre en page.
Sa formation : un BTS en
communication visuelle ou le
passage, après le bac, par une école
d’art (école des beaux-arts, école
Estienne…) est un atout.
Photographe
de presse
Avec ou sans l e bac
Variable
Avec l’apparition des appareils
numériques, la photographie semble à
la portée de tous. Pourtant, le métier
de photographe ne s’improvise et
demande un « œil » artistique
particulier. La plupart des
photographes de presse exercent de
manière indépendante. Selon les cas,
ce professionnel réalise des
reportages qu’il vend ensuite à des
journaux ou des agences. Ou bien il
travaille sur commande : il part alors
en reportage avec un rédacteur et
réalise les photos. Dans ce métier, la
concurrence est rude et les clichés
people sont aujourd’hui les seuls à
bien se vendre dans un marché en
crise. Le développement du
numérique a modifié le travail du
photographe : il ne développe plus ses
Journalisme
109
À lire >Métiers du journalisme, un rêve à porté de
main, Bien choisir sa formation en communication
ou en journalisme, éditions l’Etudiant ; le Guide
de la pige, éditions Entrecom; le Journalisme,
par Jean-Marie Charon, Milan éditions.
À voir > Les métiers de JRI et de journaliste radio
en vidéo sur letudiant.fr.
Sur le Net > Les sites dédiés au journalisme sont très nombreux.
Citons notamment le portail www.categorynet.com pour
l’actualité du secteur et les annonces de jobs et de stages,
le site de l’École supérieure de journalisme de Lille
(www.esj-lille.fr) et celui du Centre de liaison de l’enseignement
et des médias d’information (www.clemi.fr), qui disposent
d’une documentation très riche sur les médias.
Plus d’infos
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MÉTIERS DU
JOURNALISME
UN RÊVE
À PORTÉE
DE MAIN
Tout pour
choisir les
études qui
marchent
Les publications des
entreprises ou des
collectivités locales (voir
Communication, marketing,
publicité) offrent des
débouchés aux
journalistes de formation.
L’édition recrute aussi des
maquettistes, correcteurs,
iconographes… Enfin, pour
travailler à la télé ou dans
le cinéma, vous pouvez
choisir un métier
technique de l’audiovisuel
(monteur, cadreur…).
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photos en chambre noire, mais les
travaille directement sur ordinateur.
Ses compétences : observer,
photographier, informer.
Sa formation : il n’existe pas de
formation spécifiquement orientée
vers la photographie de presse. Un
cursus en photographie (BTS
photographie, École nationale de la
photographie, etc.), une école de
journalisme ou une spécialisation à
l’université peut cependant rendre
votre démarche plus crédible et vous
permettre d’assurer vos arrières en
cas d’échec.
Rédacteur en chef
Bac + 2 à bac + 5
À partir de 2 500 €
■ Bac conseillé : S, ES
ou L
Inutile de rêver d’un tel poste en début
de carrière ! La plupart des rédacteurs
en chef le sont devenus après des
années de bons et loyaux services au
sein d’une rédaction. Car le « rédac’
chef » est le responsable du contenu
des pages publiées dans un journal ou
sur un site web, d’une tranche horaire
à la radio, d’un magazine ou encore
d’un journal télévisé. Il veille au respect
de la ligne éditoriale, choisit les sujets
avec ses chefs de rubrique et relit,
écoute ou visionne la production des
journalistes. Il réfléchit également aux
moyens de faire évoluer son support
média pour conquérir de nouveaux
lecteurs, auditeurs, téléspectateurs ou
internautes. Sa capacité à diriger une
équipe importe autant, voire
davantage, que ses qualités d’écriture
ou d’enquêteur.
Ses compétences : informer,
décider, diriger.
Sa formation : une formation
généraliste ou une école de
journalisme avec plusieurs années
d’expérience à faire valoir.
Rédacteur
en presse écrite
Bac + 2 à + 5
À partir de 1 500 €
■ Bac conseillé : S, ES
ou L
Presse régionale, presse quotidienne
nationale, presse magazine…
Le rédacteur peut exercer son
métier dans de nombreux
supports, mais la PQR (presse
quotidienne régionale) est
généralement plus accessible aux
débutants. Le travail de ce journaliste
commence par la collecte de
l’information. Ensuite, il rédige son
article, en tenant compte de la ligne
éditoriale de son journal. Certains
sont généralistes, d’autres spécialisés
dans le cinéma, le sport,
l’économie… Après plusieurs années
d’expérience, ils peuvent devenir chef
de rubrique et avoir la responsabilité
d’une partie de la publication. S’il
n’est pas nécessaire d’être une
« plume » pour exercer ce métier, une
excellente maîtrise de la langue
française est évidemment
indispensable.
Ses compétences : enquêter,
écrire, informer.
Sa formation : elle peut
être généraliste (cursus
universitaire en sciences humaines
par exemple), mais sortir d’une
école de journalisme est un
avantage certain.
Secrétaire
de rédaction
Bac + 2 à bac + 5
À partir de 1 500 €
■ Bac conseillé : S, ES
ou L
Ce journaliste ne va jamais sur
le terrain. Le secrétaire de rédaction,
plus souvent dénommé SR, passe
plutôt ses journées devant son
ordinateur, à relire les articles
rendus par le rédacteur.
Avec attention et minutie, il relit
toutes les phrases, corrige les
fautes, trouve un titre, écrit les
légendes… Parfois, il peut
remanier l’article si celui-ci est trop
long ou mal construit. Il est donc
le dernier garde-fou avant
l’impression : gare à ne laisser passer
aucune erreur ! Un SR se doit de
maîtriser les outils informatiques,
notamment les logiciels de PAO.
Ses compétences : relire,
vérifier, corriger.
Sa formation : certains SR sont
passés par une école de journalisme
(reconnue ou non), d’autres se sont
formés « sur le tas » après un cursus
dans le supérieur.
Journalisme
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T émoi gnage
Son métier Passionné par la géopolitique, attiré
par les régions du monde dont on ne sait pas grand-chose, le
plus souvent des zones de conflit, Gwenlaouen Le Gouil, parcourt
l’Asie et l’Afrique, seul avec sa caméra. Il en ramène des repor-
tages forts, régulièrement diffusés sur Arte, M6, ou encore
France 5. « C’est un métier très stressant, il faut vraiment être
passionné pour le faire. La phase d’attente, avant le tournage, est
angoissante, surtout quand on a la bougeotte comme moi. Sur
place aussi, il y a beaucoup de tension car on ne trouve pas tou-
jours l’info. Si à la moitié du tournage, on est toujours “à poil”
[sans contenu, NDLR], c’est dur. Le reporter n’a pas le droit à l’er-
reur : il doit forcément ramener quelque chose de bien. Évidem-
ment, on stresse aussi pendant le montage car les délais sont
souvent courts et, quoi qu’il arrive, il faut que le film soit prêt pour
le jour de sa diffusion. »
Ses conseils « Pour débuter je conseille de
lire et relire des bouquins sur l’image et des magazines de pho-
tos. Il faut vraiment faire l’effort de comprendre pourquoi cer-
taines images nous marquent, alors que d’autres ne laissent
aucun souvenir. Il faut regarder beaucoup de documentaires et
analyser comment les images sont montées. On ne peut faire ce
métier que si on a un rapport passionné à l’image. »
“Il faut avoir un rapport
passionné à l’image.”
Gwenlaouen Le Gouil,
34 ans, reporter télé
111














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Presse
Radio
Ìnternet
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BAC - BAC +1
3 ons d`eludes
BAC +2l+3
2 ons d`eludes
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Fax : +33 (0)4 72 32 50 39
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Le secteur
Place aux doubles
compétences
Dans un monde de plus en plus
internationalisé, la pratique des
langues étrangères est un véri-
table atout. Pourtant, le secteur
de l’interprétation (oral) comme
de la traduction (écrit) est
saturé. Les quelque 6 000 pro-
fessionnels ont bien du mal à
vivre de leur métier. L’enseigne-
ment n’est pas beaucoup plus
ouvert : seulement 1 487 postes
étaient offerts à la session 2009
du CAPES (certificat d’aptitude
au professorat de l’enseigne-
ment du second degré) dans
sept langues vivantes. Dans ces
conditions, pas étonnant que
les élèves des grandes écoles de
langues trouvent massivement
un emploi dans le monde de
l’entreprise où ils occupent des
fonctions qui leur permettent
d’utiliser leurs connaissances :
communication, vente, marke-
ting international… Les oppor-
tunités sont nombreuses !

Les métiers
Trilinguisme
et langues rares
à privilégier
Avant de se lancer dans cette
voie, il faut bien avoir conscience
que les métiers des langues sont
avant tout des métiers de com-
munication. La parfaite maî-
trise d’une langue étrangère ne
suffit pas à faire carrière !
Aujourd’hui, la pratique de
trois langues est indispensable.
Les langues minoritaires euro-
péennes ont la cote, tout
comme le chinois ou encore
l’arabe. Côté traduction, les tra-
ducteurs techniques sont les
plus recherchés, alors que c’est
la traduction littéraire qui sus-
cite des vocations. L’Éducation
nationale, quant à elle, a surtout
besoin de profs d’anglais : ils
représentent près des deux tiers
des recrutements au CAPES.
Les entreprises, elles aussi, exi-
gent avant tout la maîtrise de
l’anglais. Mais celle d’une
langue rare peut devenir un cri-
tère de sélection prioritaire
pour certains employeurs.

Les formations
Une poignée d’écoles
réputées
L’université constitue la voie
traditionnelle pour se former
aux métiers des langues. Les
filières LLCE (langues, littéra-
tures et civilisations étrangères)
et LEA (langues étrangères
appliquées) mènent à de nom-
breux masters pro, dont une
quinzaine sont très réputés en
traduction. Deux écoles, à la
réputation internationale, for-
ment des interprètes et des tra-
ducteurs : l’ESIT (École supé-
rieure d’interprètes et de
traducteurs) de Paris 3 et l’ISIT
(Institut supérieur d’interpréta-
tion et de traduction) à l’Univer-
sité catholique de Paris. La
sélection y est drastique. Des
partenariats existent avec le
Parlement européen. C’est
aussi le cas pour l’Institut de
traducteurs, d’interprètes et de
relations internationales de
Strasbourg. À l’étranger, l’ETI
(École de traduction et d’inter-
prétation) de Genève est l’une
des plus anciennes au monde.
Son aura est mondiale. ● ©

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Avec l’ouverture des frontières et la mondialisation de l’économie, les métiers des
langues sont voués à un bel avenir. Pourtant, le secteur reste très concurrentiel
et beaucoup de professionnels doivent se diversifier pour vivre de leur métier.
Langues
112
Pour plus d’infos sur les formations en langues, voir notre site
www.letudiant.fr, rubrique Guide des études, puis Les études par spécialité.
Pour les carrières
d’interprète, les
grandes institutions
mondiales et
européennes
restent les plus
prisées. Le
Parlement
européen est
notamment celle
qui emploie le plus
d’interprètes au
monde. Vingt-trois
langues y sont
quotidiennement
parlées, ce qui
nécessite chaque
jour la présence
de 400 interprètes
permanents et
plus de 1 200 en
free-lance ! Le
recrutement
s’effectue sur
concours,
organisés en
fonction des
besoins.
zoom
INTERPRÈTE AU PARLEMENT EUROPÉEN. Avec plus de 400 traducteurs à son service,
le Parlement européen est le plus gros employeur d’interprètes au monde.
Interprète
Bac + 5
À partir de 400 € la journée
■ Bac conseillé : L,
ES ou S
C’est un passeur de mots. L’interprète
traduit de manière orale un discours
d’une langue à une autre. Si la langue
est importante, ce professionnel est
avant tout un homme de
communication : il doit savoir
retranscrire avec justesse les
nuances, les sous-entendus, les traits
d’humour. Tout cela en restant neutre
et détaché de son sujet.
L’interprète peut travailler en
« consécutive » : il écoute un discours,
prend des notes, puis le retranscrit
dans la langue voulue. Mais, le plus
souvent, il travaille en « simultané » : il
traduit le discours en même temps
que l’orateur s’exprime
(par exemple en conférence ou en
direct à la télé). La plupart des
interprètes travaillent en indépendants
et maîtrisent au moins deux
langues étrangères. Quelques-uns
sont salariés d’un organisme
international.
Ses compétences : écouter,
échanger, communiquer
Sa formation : les deux écoles les
plus réputées sont l’ESIT et l’ISIT (gare
à la confusion) qui délivrent toutes
deux, en outre, un diplôme
d’interprétation de conférence.
Professeur
de langue vivante
étrangère
Bac + 5
À partir de 1 600 € net
■ Bac conseillé : L, E
ou S
« My taylor si rich » ? Dans la
mémoire de certains, les cours
d’anglais se résument seulement à
quelques phrases inutiles.
Mais bien plus que de la
grammaire et du vocabulaire, le
professeur de langues apprend
aussi à ses élèves à s’ouvrir à une
nouvelle culture, à un nouveau
monde. Textes, films, chansons,
voyages, tout est bon pour
captiver la classe. Ce prof
enseigne dans les établissements
publics, les écoles privées, les
centres de langues ou de formation
continue. Ses élèves peuvent être
des enfants, des ados, comme
des adultes.
Ses compétences : enseigner,
transmettre, communiquer.
Sa formation : au minimum un
master pour passer le CAPES
(certificat d’aptitude au
professorat de l’enseignement du
second degré), ou pour
l’agrégation. À l’université, un
doctorat est requis pour enseigner.
Les centres de langues ou de
formation continue ont des
exigences variables.
Terminologue
Bac + 5
À partir de 1 800 €
■ Bac conseillé : S,
ES ou L
Comment traduire le mot
podcasting en français ? C’est ce
genre de questions que se posent les
terminologues. Ces pros des mots
cherchent – et trouvent ! – les
équivalents français des termes
étrangers dans les domaines
techniques (contrairement
au lexicologue qui s’occupe des
mots courants, que l’on trouve dans
les dictionnaires). Parfois, s’il n’y a
pas d’équivalent dans notre langue, le
terminologue le crée. Ainsi,
podcasting est devenu
« balladodiffusion ». Pour gagner en
efficacité, ce professionnel est
spécialisé dans le domaine qu’il
couvre : aéronautique, chimie,
informatique, etc. Ce métier peu
connu s’apparente à un vrai travail de
fourmi !
Ses compétences : analyser,
traduire, interpréter.
Sa formation : une formation
initiale en traduction, notamment à
l’ESIT ou l’ISIT, peut conduire à ce
métier. Certains masters (LEA
notamment) proposent une
spécialisation en terminologie
(Aix-Marseille 1, Lyon 2).
Traducteur
littéraire
Bac + 5
Au contrat
■ Bac conseillé : L
Traduire Bret Easton Ellis, Michael
Connelly ou encore Stieg Larsson…
Un rêve pour les mordus de
littérature ! Mais la traduction
littéraire est un exercice ardu qui
exige de réels talents d’écriture pour
faire ressortir tout le « sel » d’un
auteur étranger, la musicalité de son
écriture, le rythme de son phrasé. Et
malgré tout, le traducteur doit
disparaître derrière l’œuvre et faire
oublier au lecteur qu’il lit une
traduction. Un sacré boulot ! Dans le
milieu, les places sont rares et
chères, mais l’auteur qui traduit
brillamment un premier livre d’un
auteur à succès est souvent amené à
traduire les autres ouvrages de celui-
ci. Les traducteurs littéraires peuvent
également travailler pour le cinéma
ou la télévision, en sous-titrage ou en
doublage. La tâche est alors
beaucoup plus technique.
Ses compétences : traduire,
écrire, transmettre.
Sa formation : beaucoup de
traducteurs débutent dans le métier
sans formation. Cependant, il existe
plusieurs masters professionnels en
traduction littéraire (Bordeaux 3,
Strasbourg 2, Angers, Lyon 3,
Paris 7…) et une poignée d’autres
tournés vers la traduction
audiovisuelle (Nice, Lille 3).
Traducteur
technique
Bac + 5
Au contrat
■ Bac conseillé : S,
ES ou L
Si la traduction littéraire attire de
nombreux candidats, c’est pourtant la
traduction technique qui offre le plus
de perspectives d’emploi. Près des
trois quarts des traductions concernent
des documents commerciaux,
techniques, scientifiques. Spécialisé
dans un ou plusieurs des 25 domaines
recensés par la SFT (Société française
des traducteurs), le traducteur
technique apporte toute sa
connaissance du sujet au-delà de la
simple traduction littérale. Il travaille
surtout pour l’édition et pour les
entreprises. Quelques rares
opportunités existent dans la fonction
publique (ministères, Nations unies,
Union européenne, etc.), où les
traductions concernent des
documents juridiques, économiques
et diplomatiques. Dans ce cas, il faut
avoir une bonne connaissance des
administrations française et
internationale, du droit, de
l’économie, etc.
Ses compétences : traduire,
écrire, transmettre.
Sa formation : une formation
technique complétée par un diplôme
de l’ESIT ou de l’ISIT, ou un master
professionnel en traduction, spécialisé
dans un domaine spécifique. Pour se
présenter aux concours très sélectifs
de la fonction publique, il faut être
titulaire d’un diplôme de niveau
bac + 3 (pour les concours des
ministères) ou bac + 4 (pour ceux de
l’Union européenne).
113
À lire > Les Métiers des langues, éditions l’Etudiant.
Contacts > SFT, Syndicat national des traducteurs
professionnels, 22, rue de la Pépinière, 75008 Paris,
tél. 01.42.93.99.96, www.sft.fr. Notez aussi que les
correspondants en France d’un réseau de jeunes
interprètes, dénommé VEGA, répondent à toutes
les questions sur leur profession. Se renseigner auprès de
l’Association internationale des interprètes de conférence, sur
www.aiic.net.
Sur le Net > Le site de l’association des anciens de l’ESIT (École
supérieure d’interprètes et de traducteurs) livre de nombreuses
informations sur la pratique de ces métiers (www.aaeesit.com).
Plus d’infos
Métiers &
Formations
Les métiers des
langues
Hélène Le Courtois
Amina Yala
Hôtesse de l’air
Enseignant à l’étranger
Traducteur audiovisuel
Traducteur littéraire Grand reporter
Diplomate
Chargé de communication à l’international
Professeur de langue
Interprète européen
Langues
Les secteurs qui font
appel à des
compétences
linguistiques sont très
nombreux. On peut
notamment citer le
secrétariat, le tourisme,
ou encore le transport…
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Le secteur
Des budgets moins
importants
En France, près de 300 000 per-
sonnes travaillent dans le mar-
keting. Ces professionnels
analysent les attentes et les
comportements des consom-
mateurs pour établir les meil-
leures stratégies commerciales.
La publicité emploie quant à
elle 120 000 personnes, princi-
palement dans les agences de
conseil en communication
(la plus importante, Publicis
Groupe, emploie 45 000 per-
sonnes dans le monde). Avec la
crise, les entreprises ont revu à
la baisse leur budget de com-
munication. Malgré tout, elles
continuent de dépenser des
millions d’euros en campagne
publicitaire. Renault, SFR et
Orange sont les trois plus gros
annonceurs français.

Les métiers
Des commerciaux
avant tout
Dans le marketing, les profils
commerciaux ont toujours la
cote. Plus que le produit, c’est la
relation client qui fait l’objet de
toutes les attentions. Courriers
nominatifs, e-mailings, appels
téléphoniques… Près de la moi-
tié des dépenses de communi-
cation des entreprises sont
dédiées au marketing direct.
Dans la publicité, c’est le même
cas de figure. Les commerciaux
sont choyés. De leur côté, les
métiers créatifs ne représentent
qu’un gros quart des salariés
des agences de conseil en
communication. Avec l’émer-
gence des nouvelles techniques
de communication (Internet,
notamment), de nouveaux
besoins se font ressentir : les
e-marketeurs sont particulière-
ment demandés, ainsi que les
créatifs maniant toutes les nou-
velles technologies.

Les formations
Notamment les
écoles de commerce
Le secteur recrute des diplômés
d’écoles de commerce, d’IEP
(instituts d’études politiques),
des écoles d’arts appliqués ou
de l’université. Pour les fonc-
tions de chef de produit ou de
chef de pub, une école supé-
rieure de commerce est la voie
royale. Mais l’université pro-
pose aussi de nombreux mas-
ters professionnels liés au
marketing. Si vous visez un
poste de créatif, c’est vers une
formation en arts appliqués
que vous devez vous orienter
(directeur artistique) ou vers un
cursus littéraire ou de sciences
humaines (concepteur-rédac-
teur). Enfin, il existe des cursus
plus courts, en deux ans après
le bac : BTS (brevet de techni-
cien supérieur) communica-
tion visuelle, option édition,
graphisme, publicité ; BTS
communication des entre-
prises ; DUT (diplôme universi-
taire de technologie) informa-
tion-communication, option
publicité ; sans oublier les DUT
et BTS commerciaux. ● ©

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Ces deux secteurs, qui emploient près de 420000 personnes, séduisent toujours
autant les jeunes diplômés. Mais ceux-ci doivent composer avec la baisse des
budgets et de nouvelles exigences techniques.
Marketing, publicité
114
Pour plus d’infos sur les formations dans le secteur marketing, publicité, voir notre
site www.letudiant.fr, rubrique Guide des études, puis Les études par spécialité.
32,4 milliards
d’euros. C’est la
somme que les
entreprises
françaises ont
consacrée en
2008 à leurs
investissements
de communication
(publicité,
marketing).
Premier poste de
dépense, le
marketing direct,
qui reste, de loin,
le premier vecteur
de communication
des annonceurs
(avec notamment
l’utilisation des
mailings).
zoom
METTRE EN SCÈNE LE PRODUIT. L’équipe artistique de l’agence TBWA/Paris choisit, en fonction
de son dossier, le photographe ou l’illustrateur qui va concrétiser l’idée publicitaire.
choisir un support de communication
adapté (courrier, mailing, phoning,
sms, etc.).
Ses compétences : analyser,
cibler, communiquer.
Sa formation : école supérieure
de commerce le plus souvent, ou
master professionnel spécialisé en
marketing direct (proposé, entre
autres, à l’université Lille 1).
Chargé
de promotion
Bac + 5
À partir de 1 900 €
■ Bac conseillé : STG, L,
ES ou S
Son but ? Booster les ventes d’un
produit grâce à des offres attractives.
À partir d’informations fournies par le
fabricant (produit, cible, période de
l’opération, etc.), le chargé de
promotion élabore le plan d’action le
plus approprié. Avec les créatifs, il
imagine différents supports visuels
pour rendre l’opération visible. Il
supervise la fabrication des
présentoirs ou des coupons de
réduction et leur acheminement vers
les lieux de commerce. Ce
professionnel a toujours un œil rivé
sur les chiffres de vente car eux seuls
diront si son travail a été efficace.
Ses compétences :
diagnostiquer, communiquer,
superviser.
Sa formation : école supérieure
de commerce ou master en
marketing opérationnel. Le poste est
rarement ouvert aux débutants.
Chef de produit
Bac + 5
À partir de 2 000 €
■ Bac conseillé : STG,
ES ou S
Une entreprise décide de lancer un
nouveau soda : saveur, packaging,
prix, circuits de distribution, date de
mise sur le marché, campagnes de
communication… Pas de
place pour l’aléatoire ! Le chef de
produit est au cœur de cette réflexion.
Sous les ordres du directeur
marketing, il met en place la
stratégie de développement avec un
budget et des objectifs de vente
précis. Dès la conception du produit, il
analyse les besoins du marché et les
nouvelles tendances. Puis il
coordonne le travail des équipes
commerciales et suit de très près
l’évolution des ventes. Si les
objectifs ne sont pas atteints, il peut
proposer une baisse des prix ou
multiplier les offres commerciales et
publicitaires. Ce poste requiert
quelques années d’expérience. Les
jeunes diplômés débutent
généralement au poste d’assistant
chef de produit.
Ses compétences : analyser,
vendre, organiser.
Sa formation : école supérieure
de commerce, école d’ingénieurs ou
master en marketing.
Chef de publicité
Bac + 2 à bac + 5
À partir de 1 800 €
■ Bac conseillé : L, ES,
S ou STG
Le chef de pub est un intermédiaire
entre l’annonceur et les créatifs. C’est
lui qui recueille les besoins de
l’annonceur, élabore et propose une
stratégie de campagne, négocie les
budgets. Il prépare également le
travail des créatifs en réunissant le
maximum d’informations
sur la marque, son histoire, ses axes
de communication habituels, etc.
Enfin, il présente les propositions des
créatifs au client et justifie les choix
qui ont été faits. Il peut travailler en
agence, mais aussi en régie
publicitaire où il vend aux annonceurs
les espaces à sa disposition
(panneaux, spots TV, etc.).
Chez l’annonceur, il communique
sur les produits ou l’image de
l’entreprise.
Ses compétences : vendre,
organiser, coordonner.
Sa formation : au-delà du
diplôme (le plus souvent une
école de commerce ou de
communication), les recruteurs
recherchent des profils convaincants
de vendeur. Un bac + 2 conduit au
poste d’assistant.
Concepteur-
rédacteur
Bac + 2 à bac + 5
À partir de 1 700 €
■ Bac conseillé :
toute série
Il a le sens de la formule choc. Le
concepteur-rédacteur manie la
langue française pour trouver le
slogan qui fera mouche. En duo avec
le directeur artistique, il crée, à partir
des contraintes d’un client, les
messages publicitaires. Son travail
s’appuie étroitement sur celui du
directeur artistique. Ensemble, ils
réfléchissent à une campagne où
texte et visuel s’accordent. Lorsqu’il
travaille sur une campagne
audiovisuelle, c’est lui qui écrit les
scénarios et les dialogues du spot
publicitaire.
Ses compétences : imaginer,
écrire, créer.
Sa formation : école de
commerce, de publicité, de
journalisme, cursus universitaire en
lettres ou sciences humaines, ou IUP
suivi d’un master professionnel en
communication… Il n’y a pas de
formation type. Même un DUT
information-communication option
publicité ou un BTS communication
des entreprises peut faire l’affaire.
À condition d’avoir du talent.
Marketing, publicité
115
À lire > Publicité, des métiers pour tous
les talents, éditions l’Etudiant.
À voir > La vidéo du métier de chef de produit
sur letudiant.fr.
Sur le Net > Les sites des magazines Stratégies
et CB News sont deux références pour
s’informer sur l’actualité du secteur et
des métiers : www.strategies.fr et www.cbnews.fr > Le portail
des étudiants en marketing, www.marketing-etudiant.fr,
propose des dossiers, des offres de stage, un forum…
Pour la publicité, tournez-vous vers www.metiers-publicite.fr.
Plus d’infos
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PUBLICITÉ
DES
MÉTIERS
POUR
TOUS LES
TALENTS Tout pour
faire le
bon choix
d’études
Les professions de la
création qui s’exercent
dans la publicité se
retrouvent dans l’édition
et le journalisme
(maquettiste, graphiste…).
Les spécialistes du
marketing travaillent avec
les métiers du commerce
et de la distribution.
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Chargé d’études
marketing
Bac + 5
À partir de 2 000 €
■ Bac conseillé : L, ES
ou S
Au début de la chaîne, avant même
qu’un produit soit fabriqué, le chargé
d’études marketing s’assure qu’il
répondra à une attente des
consommateurs. Première étape pour
ce spécialiste des habitudes de
consommation : étudier les
comportements d’achat et examiner
la concurrence. Il organise des
réunions de consommateurs,
réalise des enquêtes, visite les
magasins… Son étude est chiffrée,
précise et très détaillée.
Il connaît sur le bout des doigts
toutes les évolutions de tendance et
peut conseiller l’entreprise
sur la stratégie commerciale à
adopter.
Ses compétences :
communiquer, analyser, vendre.
Sa formation : école de
commerce ou d’ingénieurs avec
spécialisation commerciale, master en
marketing.
Chargé de
marketing direct
Bac + 5
À partir de 1 800 €
■ Bac conseillé : L, ES
ou S
Le marketing direct consiste à diffuser
auprès des consommateurs un
message publicitaire personnalisé et
ciblé. Aujourd’hui, beaucoup de
campagnes ne s’adressent plus au
plus grand nombre mais à une petite
partie de la population. Le rôle du
« marketeur direct » est de constituer
les fichiers de clients en tenant
compte de leurs caractéristiques et de
Directeur artistique
Bac + 2 à bac + 5
À partir de 2 200 €
■ Bac conseillé : STI arts
appliqués, L, S ou ES
Avec le concepteur-rédacteur, il forme
un duo de choc, une teamdans le
langage pub. À partir de la stratégie
de communication et des volontés du
client, le DA réfléchit à la façon dont il
faut mettre en scène le produit. Il
détermine la nature de l’image
(photographie, dessin, etc.) et sa
composition, propose des noms de
photographes ou d’illustrateurs,
choisit la typographie des textes, etc.
Une fois le projet accepté par le client
(neuf projets sur dix partent à la
poubelle !), il supervise sa fabrication,
surveille les retouches et prépare les
documents pour l’imprimeur. Le DA
suit son « bébé » de A à Z. C’est
pourquoi dans une année, une team
ne conçoit que quatre grosses
campagnes de pub.
Ses compétences : imaginer,
créer, superviser.
Sa formation : école d’arts
appliqués ou diplôme des Beaux-Arts.
Un BTS en communication visuelle
option édition, graphisme, publicité
peut aussi déboucher sur des
fonctions créatives en agence.
Directeur
de clientèle
Bac + 5
À partir de 2 500 €
■ Bac conseillé : ES, S
ou STG
Ce commercial confirmé joue un rôle
clé dans l’agence de publicité : il est le
représentant de son agence auprès
des annonceurs (les clients).
Commercial et manager, il doit avant
tout comprendre les attentes de
l’annonceur. Il analyse ses besoins,
définit une stratégie de communication
et la lui présente. Il gère donc les
négociations commerciales. Pendant la
réalisation du projet, il est garant de la
qualité des campagnes et du respect
du budget. Le directeur de clientèle
mène aussi des actions de prospection
pour « vendre » le savoir-faire des
créatifs et trouver de nouveaux clients.
Ses compétences : démarcher,
superviser, diriger.
Sa formation : un diplôme d’école
supérieure de commerce ou un
troisième cycle en marketing plus
quelques années d’expérience.
Directeur
de création
Bac + 2 à bac + 5
À partir de 3 500 €
■ Bac conseillé : STI arts
appliqués, L, S ou ES
Au cœur de l’agence de publicité, il
est le chef des équipes créatives. Le
directeur de création (DC) supervise le
travail de ses teams, composées des
binômes directeur artistique-
concepteur-rédacteur. Il répartit les
campagnes à élaborer, donne des
pistes de réflexion et de travail,
apporte un regard critique sur les
campagnes proposées par ses
« poulains » et sélectionne les
meilleures propositions. Grâce à lui,
l’agence se construit une identité
artistique. Créatif expérimenté, c’est
également un excellent manager.
Ses compétences : diriger,
conseiller, superviser.
Sa formation : ce poste est
souvent l’aboutissement d’une
brillante carrière en agence,
notamment comme directeur
artistique ou concepteur-rédacteur.
Médiaplanneur
Bac + 5
À partir de 1 800 €
■ Bac conseillé : ES, S
ou STG
Cet expert de la pub prévoit et
organise le passage des campagnes
sur différents supports, télévision,
radio, Internet, panneaux
publicitaires…. Il fait également
attention à la durée, à l’ordre de
passage, à la fréquence des
publicités. Ses outils ? Les
statistiques, les études de marché, le
prix des supports. Son objectif ? Que
la publicité soit vue par le plus grand
nombre de consommateurs potentiels !
Ses compétences : analyser,
évaluer, synthétiser.
Sa formation : les écoles de
commerce, un troisième cycle
universitaire en économie,
statistiques, gestion sont des cursus
particulièrement adaptés.
Marketing, publicité
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L
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a

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e
s
p
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116
T émoi gnage
Son métier Après avoir débuté avec un BTS de
communication audiovisuelle, Benoît Blumberger est aujourd’hui
employé chez Publicis Conseil, en tant que directeur artistique.
« Je travaille en duo avec un rédacteur. Lui s’occupe du texte, moi
du visuel. Ce duo est appelé “team créatif”. Nous parlons sou-
vent de couple. Il faut dire que nous passons plus de temps
ensemble qu’avec nos familles ! Pour chaque pub, nous tra-
vaillons à partir des indications de l’annonceur qui a une straté-
gie de communication, un historique de la marque, des raisons
pour lesquelles elle souhaite communiquer, etc. Pendant une
semaine, nous cherchons avec mon rédac’ des idées de cam-
pagne. C’est un vrai jeu de ping-pong, un échange constructif.
Nous proposons au directeur de création différents scripts. Pour
dix idées présentées, deux sont retenues… Puis on s’assure avec
les commerciaux que nous répondons à leurs objectifs. Nous
avons coutume de dire que nous travaillons à 90 % pour la pou-
belle ! Enfin, quand l’annonceur est d’accord, nous suivons les
étapes de fabrication de l’image, de l’affiche ou du spot télé. »
Ses conseils « C’est vraiment un travail
dans lequel on ne compte pas ses heures et où on n’a pas l’im-
pression de travailler. On s’amuse, même si parfois c’est épui-
sant. Côté formation, c’est utile. Ça permet d’acquérir des bases
en graphisme et d’utiliser différents logiciels. Mais il faut assez vite
effectuer des stages. C’est la seule porte d’entrée dans le métier. »
“Toujours en duo
avec un rédacteur.”
Benoît Blumberger, 30 ans,
directeur artistique
dans la publicité
117

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Le secteur
200 000 embauches
àl’hôpital
Avec un peu plus de 200 000
médecins, 44 000 chirurgiens-
dentistes et 20 000 sages-
femmes, les Français sont plu-
tôt bien pourvus en personnel
médical. Près d’un tiers de ces
praticiens travaillent à l’hôpi-
tal, les autres exercent en libé-
ral ou sont salariés de la méde-
cine du travail, de l’Éducation
nationale, etc. Mais face au
vieillissement de la population
et aux départs en retraite mas-
sifs des médecins baby-boo-
mers, le secteur doit faire face à
une pénurie de main-d’œuvre.
Le ministère de la Santé a
annoncé le recrutement de
quelque 200 000 fonction-
naires dans les hôpitaux d’ici à
quatre ans. En libéral, certaines
régions de France comme le
Nord et l’Ouest sont devenues
de véritables déserts médicaux
alors que le Sud-Est compte
trop de praticiens.

Les métiers
Patients cherchent
spécialistes
On dénombre une cinquan-
taine de spécialités médicales
et chirurgicales. Certaines sont
particulièrement recherchées :
c’est le cas des ORL, des radio-
logues ou encore des ophtal-
mologistes. La médecine géné-
rale est également touchée par
la pénurie, notamment dans le
secteur libéral. Des dispositions
ont été prises pour inciter les
jeunes diplômés à s’installer
dans les régions rurales, sou-
vent déficitaires (aides finan-
cières, prêts de logements, etc.).
Il fut même question pendant
un temps d’imposer aux prati-
ciens leur région d’exercice. Les
pouvoirs publics, de leur côté,
tentent de rétablir la balance
entre offre et demande en aug-
mentant régulièrement le
numerus clausus en fin de
PCEM1.

Les formations
Du nouveau
à la renrée 2010
Le concours de PCEM1 (prépa-
ration commune aux études de
médecine), permettant le pas-
sage en deuxième année, est un
passage obligé. Dès la rentrée
2010, cette année d’études sera
transformée en une première
année de licence santé, com-
mune aux filières médecine,
odontologie, pharmacie et
sage-femme. Elle donnera lieu à
quatre concours distincts, au
nombre de places limité par le
numerus clausus. Le but de la
démarche : limiter la casse.
Chaque année, seulement 20 %
des étudiants de PCEM1 réus-
sissent le concours ! Une fois
cette première étape passée, les
étudiants s’engagent pour six
années d’études avant de se
confronter à l’ENC (examen
national classant), qui permet,
selon son rang de choisir sa
spécialité. Pour pouvoir exercer,
il faut ensuite obtenir le DES
(diplôme d’études spécialisées),
puis soutenir une thèse. ● ©

Z
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Si la France est l’un des pays d’Europe les mieux dotés en personnel médical, cer-
taines spécialités manquent néanmoins de candidats. Les étudiants en médecine
n’ont donc aucun souci à se faire… à condition d’être motivés et persévérants !
Médical
118
Pour plus d’infos sur les formations dans le médical, voir notre site
www.letudiant.fr, rubrique Guide des études, puis Les études par spécialité.
Vous avez dit
« numerus
clausus » ?
Il détermine ici
le nombre
d’étudiants qui
accéderont à la
deuxième année
de médecine. Fixé
chaque année,
par arrêté
ministériel, Il
permet de réguler
le nombre de
praticiens en
selon des besoins
et varie donc tous
les ans. De 7 400
pour les médecins
en 2009, il devrait
atteindre 8 000 en
2011.
zoom
BLOC OPÉRATOIRE À L’HÔPITAL DE LA PITIÉ-SALPÊTRIÈRE, À PARIS. Avant d’exercer la profession
de médecin, un minimum de neuf années d’études après le bac est nécessaire.
Anesthésiste-
réanimateur
Bac + 11
À partir de 3 000 €
( 1)
■ Bac conseillé : S
Endormir un patient pour l’opérer
n’est pas une mince affaire. Pour
prévoir le produit le mieux adapté,
l’anesthésiste reçoit au préalable la
personne en consultation, l’ausculte et
l’interroge méthodiquement sur ses
antécédents, ses allergies, etc. Au
cours de l’intervention, il surveille
l’efficacité du produit. Enfin, il
s’assure que le patient se réveille
sans difficulté. Dans sa pratique au
quotidien, il est assisté par un(e)
infirmier(ère) anesthésiste
diplômé(e) d’État. Certains
anesthésistes-réanimateurs travaillent
également dans des services de
réanimation médicale où sont
accueillies des personnes dont le
pronostic vital est engagé.
Ses compétences : analyser,
écouter, surveiller.
Sa formation : après six années
d’études communes de médecine, il
doit effectuer cinq ans d’internat
(répartis en dix semestres) dans la
spécialité anesthésie-réanimation,
sanctionnés par un DES.
Chirurgien
Bac + 11
À partir de 3 000 €
( 1)
■ Bac conseillé : S
Il est le maître incontesté des salles
d’opération. Le chirurgien, quelle que
soit sa spécialité, répare des
traumatismes, corrige des
malformations, pose des prothèses
sur des organes déficients… Autour
de lui, toute une équipe médicale le
seconde. Le but : qu’il puisse exercer
dans les meilleures conditions. Car ce
métier, s’il fait rêver bon nombre
d’étudiants en médecine est
extrêmement technique et délicat. Le
chirurgien est un excellent
scientifique, qui doit également faire
preuve de psychologie lorsqu’il
s’entretient avec ses patients.
Ses compétences : soigner,
opérer, être habile de ses mains.
Sa formation : après six années
d’études communes de médecine, il
s’oriente vers la spécialité chirurgie à
l’internat. Il suit alors, au sein de
différents services hospitaliers, une
formation de dix semestres
sanctionnée par un DES. Il peut
compléter cette formation, pendant
une ou deux années supplémentaires,
par un clinicat (poste de chef de
clinique).
Chirurgien-dentiste
Bac + 6 à bac + 8
À partir de 2 600 €
■ Bac conseillé : S
Il faut bien reconnaître que le
chirurgien-dentiste est souvent la bête
noire des enfants, croqueurs de
bonbons ! Pourtant, les évolutions
technologiques ont rendu les
interventions de ce spécialiste quasi
indolores. Soigner les dents ne fait
plus mal ! Soins médicaux, chirurgie,
radiologie ou actes à visée
esthétique… Grâce à son savoir-faire
et à son équipement, ce professionnel
de santé répare, enlève et reconstitue
les dents avec minutie. Le métier est
donc très complet. Il est également
tourné vers la prévention. La quasi-
majorité de ces praticiens (plus de
90 %) exerce dans leur propre
cabinet. Les autres travaillent dans
les hôpitaux, les centres de soins
ou encore le service de santé
des armées.
Ses compétences : soigner,
conseiller, être habile manuellement.
Sa formation : six années
d’études sont indispensables avant de
pouvoir s’installer. En première année,
les futurs médecins et chirurgiens-
dentistes suivent les mêmes cours.
Les plus passionnés peuvent
approfondir leurs connaissances avec
un internat, soit au total un parcours
de huit années.
Dermatologue
Bac + 10
À partir de 2 400 €
( 1)
■ Bac conseillé : S
Spécialisé dans le traitement des
maladies de peau, ce médecin exerce
plus souvent en libéral qu’à l’hôpital.
En cabinet, il traite en général des
pathologies « bénignes » (acné,
eczéma, verrue, allergie au soleil, etc.)
et réalise des gestes chirurgicaux
simples. Il peut également effectuer
des actes esthétiques, comme le
peeling, non remboursés par la
Sécurité sociale. Certains problèmes
de peau ont une origine psychique :
plus que d’autres spécialistes, le
dermatologue doit être à l’écoute de
ses patients et faire preuve de
beaucoup de psychologie. À l’hôpital,
il est plus souvent confronté à des
pathologies lourdes : cancers de la
peau, grands brûlés… Son travail est
alors beaucoup plus « technique ».
Ses compétences : soigner,
écouter, conseiller.
Sa formation : après six années
d’études de médecine en tronc
commun, il passe l’ENC (examen
national classant). Puis, pendant
quatre années d’internat, il apprend
sa spécialité dans les hôpitaux, au
sein de différents services
dermatologiques.
Médecin
de l’Éducation
nationale
Bac + 9 à bac + 11
À partir de 1 800 €
■ Bac conseillé : S
Mesure de la taille et du poids,
évaluation de la souplesse de la
colonne vertébrale, tests d’acuité
visuelle et sonore… Le MEN
(médecin de l’Éducation nationale),
auparavant appelé médecin scolaire,
répète les mêmes gestes, les mêmes
contrôles sur les élèves des écoles
maternelles, primaires, des collèges et
lycées. Sa vigilance permet de repérer
des déficiences, des troubles
psychologiques, des comportements
alimentaires dangereux, voire de
dénoncer des cas de mauvais
traitement. Il est aussi chargé de
conseiller le chef d’établissement et
de former l’équipe éducative,
notamment sur les gestes de
premiers soins d’urgence. Pas de
soins donc, mais de la prévention
avant tout.
Ses compétences : examiner,
écouter, conseiller.
Sa formation : après l’obtention
d’un diplôme de médecine (générale,
le plus souvent), il faut réussir le
concours organisé par l’Éducation
nationale et ensuite suivre une
formation de quelques semaines à
l’EHESP (École des hautes études en
santé publique).
Médecin du sport
Bac + 9
À partir de 2 600 €
■ Bac conseillé : S
Il est la nounou des sportifs, leur
ange gardien. Le médecin du sport
veille sur la santé des athlètes de
haut niveau et s’assure que leur
corps peut répondre aux efforts
fournis quotidiennement. Une
mauvaise grippe ? Le médecin la
soigne. Une entorse faite pendant
l’entraînement ? Idem. En réalité, ce
praticien est avant tout un médecin
généraliste, capable de soigner les
petits bobos comme de conseiller les
sportifs sur leur hygiène de vie. La
seule différence avec les généralistes
« classiques » est qu’il intervient
auprès d’une population bien
particulière, souvent dans un sport
précis. Très disponible, il intervient au
moindre appel et doit être sans
cesse à l’écoute de ses protégés.
S’il est peu souvent reconnu à sa
juste valeur, il a la satisfaction de
travailler avec des champions et de
participer à de grands événements
sportifs. La plupart des médecins du
sport exercent en libéral et sont
attachés à un club, une fédération,
une équipe…
Ses compétences : soigner,
conseiller, préparer.
Sa formation : c’est le même
parcours qu’un médecin généraliste,
donc au minimum neuf années
d’études. Une fois docteur en
médecine, il a la possibilité de
préparer un certificat de capacité en
médecine et en biologie du sport.
Médecin du travail
Bac + 10
À partir de 2 400 €
■ Bac conseillé : S
Des rampes d’accès pour les
employés handicapés sont-elles
prévues ? Les nuisances sonores
sont-elles conformes aux normes en
vigueur ? Les conditions d’hygiène
sont-elles suffisantes ? Le médecin
du travail intervient uniquement
auprès des entreprises et de leurs
salariés. Avec un but : améliorer les
conditions de travail et veiller à ce
que ces dernières ne nuisent pas à
la santé des employés.
119
Médical
Régulièrement, ce praticien
rencontre donc les salariés lors de
consultations obligatoires. Il contrôle
en particulier leur aptitude à
effectuer certaines tâches propres à
leur secteur d’activité. Un employé
souffre de problème de vue et passe
toutes ses journées face à un
ordinateur ? Le médecin peut, par
exemple, préconiser un changement
de poste. Exerçant une médecine
exclusivement préventive, ce
professionnel de santé ne dispense
pas, sauf urgence, de soins. Salarié
d’un service de santé au travail
(établissement public ou association),
il se rend dans les entreprises pour
contrôler les installations. On lui doit,
par exemple, la chasse à l’amiante
sur les lieux de travail et plus
généralement dans les
constructions.
Ses compétences :
diagnostiquer, surveiller, conseiller.
Sa formation : cette profession
est accessible après dix années
d’études, six de tronc commun et
quatre de spécialité.
Médecin
généraliste
Bac + 9
À partir de 2 000 €
■ Bac conseillé : S
Dans son cabinet, il voit défiler
des dizaines de patients, aux
pathologies bien différentes :
rhumes, ulcères, cancers…
Le médecin généraliste est
confronté quotidiennement à des
cas plus ou moins graves, à des
patients qu’il suit depuis des
années ou seulement quelques
semaines. Quoi qu’il en soit, il
diagnostique, soigne et assure un
suivi au long cours lorsqu’il s’agit
de maladies chroniques. Lorsque le
cas du patient nécessite des
compétences très spécifiques, il
l’oriente vers ses collègues
spécialistes. En ville comme à la
campagne, la dimension sociale de
ce métier est primordiale,
notamment auprès des personnes
isolées. La plupart des médecins
généralistes exercent dans leur
propre cabinet.
Ses compétences :
diagnostiquer, traiter, prévenir.
Sa formation : neuf
années d’études sont nécessaires
avant de pouvoir visser sa
plaque pour un cabinet libéral.
Le choix de la spécialité
médecine généraliste intervient en
sixième année, au moment de l’ENC.
L’internat dure ensuite trois ans et
est surtout constitué de stages.
Médecin
urgentiste
Bac + 11
À partir de 2 500 €
( 1)
■ Bac conseillé : S
Les docteurs Ross et Carter,
personnages de l’incontournable
série Urgences, ont rendu leur
métier célèbre. Au sein du service
des urgences de l’hôpital, le
médecin urgentiste reçoit des
patients dont l’état de santé
nécessite une prise en charge
rapide. Infarctus, entorse, les
problèmes rencontrés – tout
comme la gravité des maux –
sont variés. Le praticien examine le
patient et doit en quelques
minutes établir un diagnostic. Aux
urgences plus qu’ailleurs, le temps est
compté ! Lorsqu’il n’exerce pas
directement en hôpital, l’urgentiste
travaille au sein d’un SAMU (service
d’aide médicale d’urgence) ou d’un
SMUR (service mobile d’urgence et de
réanimation), deux entités rattachées
aux urgences hospitalières, ou bien
dans une structure privée
(SOS médecins, Urgences
médicales de Paris…). Il
effectue alors des déplacements
pour porter secours à des
personnes malades ou blessées.
Il se déplace à bord d’un véhicule
Médical
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120
Le personnel médical
exerce aussi dans
l’armée, dans l’industrie
chimique et
pharmaceutique et dans
l’humanitaire. Ceux qui
redoutent de trop
longues études peuvent
choisir une profession
paramédicale (infirmier,
orthophoniste,
kinésithérapeute,
psychomotricien, etc.).
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T émoi gnage
Son métier En sortant d’un bac S, Sophie a
d’abord envisagé de devenir kinésithérapeute. En s’y prenant à
deux fois pour passer le cap du concours de PCEM1, elle est ad-
mise en kiné et en dentaire. « J’ai choisi dentaire car je préférais
faire de longues études », précise cette jeune fille qui découvre ra-
pidement son intérêt pour l’odontologie c’est-à-dire l’étude et le
traitement des dents. En fin de cinquième année, elle obtient son
CSCT (certificat de synthèse clinique et thérapeutique) qui lui per-
met d’exercer. Depuis deux ans, elle est collaboratrice dans un
cabinet à Gradignan (33). « Je travaille à mi-temps avec ma pro-
pre clientèle. J’aime ce métier à la fois très technique et qui exige
un bon relationnel. Il faut rassurer les patients qui en général ont
peur du dentiste. Je fais toutes sortes d’interventions : caries, ex-
tractions, paradontologie, poses de couronnes, détartrage… Je
reverse 40 % des bénéfices que je touche pour la location du ma-
tériel et l’utilisation du fauteuil. Cette façon de travailler permet de
découvrir le terrain en douceur. »
Ses conseils « Pour réussir le concours de
PCEM1, l’essentiel est de trouver un rythme de travail pour arri-
ver à engranger énormément de connaissances. Une prépa privée
aide à la préparation, mais ce n’est pas indispensable. Par ail-
leurs, il faut s’attendre à exercer un métier très manuel qui exige
de la minutie et de la rigueur. »
“C’est un métier
à la fois technique
et très relationnel.”
Sophie Sarrazin, 27 ans,
dentiste
spécialement équipé, parfois en
compagnie d’un ambulancier et d’un
infirmier anesthésiste. Sur place,
il dispense les premiers soins
(réanimation, contention de plaie, etc.)
et conduit le patient vers l’hôpital le
plus adapté à sa pathologie. Enfin,
l’urgentiste peut également occuper
des fonctions de médecin régulateur
en répondant aux appels des
personnes qui composent le 15.
En quelques échanges, il doit pouvoir
apprécier la situation et décider ou
non d’envoyer une équipe médicale
sur place.
Ses compétences :
diagnostiquer, soigner, décider.
Sa formation : un cursus de
médecin généraliste complété par un
DESC (DES complémentaire) de
médecine d’urgence d’une durée de
deux ans, ou une formation de
médecin spécialiste en anesthésie-
réanimation.
Ophtalmologue
Bac + 11
À partir de 3 000 €
( 1)
■ Bac conseillé : S
L’ophtalmologie attire de moins
en moins les étudiants. Pourtant,
i s’agit d’une spécialité très riche,
qui va bien au-delà de la
prescription de collyres et de
verres correcteurs…! En effet,
l’œil est le révélateur de
plusieurs maladies (diabète,
hypertension, maladies
infectieuses…) : la veille médicale
de l’ophtalmologue est donc
primordiale pour une prise en
charge rapide et efficace des
pathologies. Il effectue aussi des
tâches plus techniques de mesures
et des calculs avec différents
appareils électroniques. Ce métier
exige donc des connaissances
pointues dans diverses spécialités
(traumatologie, neurologie,
diabétologie…). L’ophtalmologue
est aussi appelé ophtalmologiste
ou oculiste.
Ses compétences : prévenir,
diagnostiquer, soigner.
Sa formation : six années
d’études généralistes, puis l’ENC
qui permet d’accéder aux
cinq années de spécialisation
de l’internat.
ORL (oto-rhino-
laryngologiste)
Bac + 11
À partir de 2 800 €
( 1)
■ Bac conseillé : S
Praticien spécialiste, l’ORL a un
vaste champ d’action. D’où son nom
à rallonges ! Les amygdales ?
C’est lui. Un nez tordu à affiner ou à
redresser ? C’est encore lui !
Un cancer de la bouche à enrayer,
une ablation du larynx à réaliser,
une orbite fracturée à « réparer »,
c’est toujours lui ! Ses
compétences couvrent les
pathologies du visage et du cou.
Bénignes ou non, ces différentes
interventions se font avec l’appui
des nouvelles technologies,
comme la fibroscopie. L’ORL
est souvent amené à opérer : à
l’instar du chirurgien, il possède
une habileté manuelle remarquable.
L’oto-rhino-laryngologie est
d’ailleurs une spécialité chirurgicale à
part entière.
Ses compétences : prévenir,
soigner, être habile de ses mains.
Sa formation : comme pour
toutes les spécialités médicales
ou chirurgicales, autant avoir une
motivation solide. Un parcours
de onze années d’études attend
le candidat, dont cinq de spécialité
après l’ENC.
Pédiatre
Bac + 10
À partir de 2 600 €
( 1)
■ Bac conseillé : S
De son premier jour sur terre à
son adolescence, l’enfant est suivi
pas à pas par un seul et unique
médecin : le pédiatre. Après la
naissance, ce dernier s’assure
que le bébé se porte bien.
Par la suite, il surveille son
développement et soigne les
pathologies courantes. Lorsque les
problèmes de santé sont plus
sérieux, les pédiatres hospitaliers,
souvent spécialisés, prennent le
relais. Le métier n’est pas facile, car
les enfants ne peuvent pas
expliquer leur souffrance. Le
pédiatre doit donc prêter attention
au moindre signe, au moindre
symptôme. Il est là aussi pour
informer et rassurer les parents qui
sont souvent beaucoup plus inquiets
que leur enfant !
Ses compétences : écouter,
soigner, conseiller.
Sa formation : après les
six années d’études communes
à tous les médecins, il faut
réussir l’ENC puis suivre la
spécialisation de quatre années en
pédiatrie. Certains pédiatres
hospitaliers possèdent une
spécialité autre que la pédiatrie, en
relation naturellement avec le
service dans lequel ils exercent.
Psychiatre
Bac + 10
À partir de 2 400 €
( 1)
■ Bac conseillé : S
Les plaies qu’il soigne ne sont
pas visibles. Le psychiatre
diagnostique et traite les maladies
mentales et les troubles psychiques.
Ses patients ont des souffrances
morales, des troubles du
comportement ou encore des
problèmes relationnels. L’écoute est
au centre de son travail, qu’il travaille
auprès des adultes, des enfants ou
des personnes âgées. Certaines
personnes viennent le voir
régulièrement. Pour d’autres, il
intervient uniquement en situation de
crise et prescrit différents
traitements : médicaments, thérapies,
ou hospitalisation.
Ses compétences : écouter,
interpréter, soigner.
Sa formation : les six années
d’études communes à tous les
médecins, suivies d’une
spécialisation en psychiatrie d’une
durée de quatre ans.
Sage-femme
Bac + 5
À partir de 1 700 €
( 1)
■ Bac conseillé : S
Avec cette professionnelle
médicale, maman et bébé sont sous
bonne garde. La sage-femme
accompagne la femme enceinte
jusqu’à la naissance de son enfant.
Elle assure le suivi médical de la
grossesse (examens,
échographies, etc.) mais aussi le suivi
psychologique de la future maman et
sa préparation à l’accouchement.
Le jour J, c’est elle qui fait naître le
nouveau-né. Un médecin
l’accompagne lorsque des risques de
complications apparaissent, mais on
oublie trop souvent que ses
compétences médicales ne se limitent
pas à conseiller la maman de
« pousser ! ». Lorsque
l’accouchement est terminé, elle
s’assure que la mère et l’enfant se
portent bien. S’il est vrai que les
femmes représentent le gros des
troupes, les hommes peuvent
également exercer cette profession :
ce sont les maïeuticiens.
Ses compétences :
accompagner, examiner, aider.
Sa formation : cinq années
d’études sont nécessaires pour
devenir sage-femme. Les 36
écoles agréées exigent désormais
des candidats aux concours
qu’ils aient déjà effectué une
première année commune avec
médecine (PCEM1).
(1) Salaire net d’un praticien hospitalier
débutant. Les salaires en libéral sont
généralement plus élevés.
121
À lire > Les Métiers de la santé, les Métiers
de la médecine et de la pharmacie,
Réussir médecine, pharmacie, dentaire, éditions
l’Etudiant.
À voir > Le métier de sage-femme en vidéo sur
letudiant.fr.
Sur le Net > Deux adresses incontournables pour compléter
votre information: www.metiers.santesolidarites.gouv.fr,
le site du ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports,
et www.remede.org, celui des étudiants en médecine
et paramédical.
Plus d’infos
Métiers &
Formations
Les métiers de
la médecine
et de la pharmacie
Laetitia Brunet
Médecin généraliste
Pédiatre Anesthésiste Pharmacien
Orthodontiste
Ophtalmologiste
Psychiatre Cardiologue
Sage-femme Chirurgien-dentiste Gynécologue
Médical
SL Rendez-vous sur letudiant.fr/servicelecteur
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Le secteur
L’innovation,
bouée de sauvetage
Délocalisation des usines Dim
en Roumanie, suppression de
postes chez le fabricant de lin-
gerie Aubade à Saint-Savin
(86)… Depuis plusieurs années,
le secteur de l’industrie textile et
de l’habillement souffre de la
concurrence des pays à faible
coût de main-d’œuvre. La crise
financière de 2008 n’a en rien
arrangé la situation… Au cours
des cinq dernières années, l’ha-
billement a perdu un tiers de
ses effectifs. Aujourd’hui, les
entreprises qui sortent du lot
sont celles qui se montrent les
plus créatives et se positionnent
sur des niches, comme le vête-
ment de sport. Dans l’industrie
textile, les tissus innovants ont
la cote. Grâce à leur travail de
recherche, les entreprises s’as-
surent des débouchés dans de
nombreux secteurs (chirurgie,
automobile, etc.). La haute cou-
ture, quant à elle, n’emploie
qu’une part infime des profes-
sionnels de l’habillement. Un
jeune diplômé d’école de mode
a plus de chances de trouver un
emploi chez Etam ou Vivarte
(Kookaï, Liberto…) que chez
LVMH ou Jean-Paul Gaultier.

Les métiers
Sale temps
pour les stylistes
Il y a encore quelques années,
les autodidactes avaient toute
leur place dans le secteur.
Désormais, l’heure est aux
diplômés prêts à l’emploi. Avec
la modernisation et l’automati-
sation des usines, les diplômés
d’écoles d’ingénieurs sont parti-
culièrement recherchés pour
concevoir et développer des
matériaux de haute technicité.
Les profils commerciaux et
marketing sont également pri-
sés car les entreprises doivent
développer leur marché pour
survivre. En création, les modé-
listes trouvent un emploi relati-
vement facilement, contraire-
ment aux stylistes, trop
nombreux sur le marché du tra-
vail par rapport aux besoins.

Les formations
Trente diplômes
spécifiques
Du CAP au master, la filière offre
un large choix de formations. Le
BTS (brevet de technicien supé-
rieur) design de mode, textile
et environnement, avec deux
options (mode et textile-maté-
riaux-surface) offre une excel-
lente formation, tout comme les
deux DMA (diplômes des
métiers d’art) liés aux métiers
du textile et de la mode. De
niveau bac + 4, deux DSAA
(diplômes supérieurs d’arts
appliqués) sont particulière-
ment appropriés : le DSAA
mode et environnement et celui
de concepteur-créateur textile.
Pour les stylistes, certaines
écoles spécialisées remportent
un franc succès auprès des
recruteurs : ECSCP (École de
la chambre syndicale de cou-
ture parisienne), ESMOD,
Duperré… Pour les métiers de la
fabrication textile, les diplômés
d’école d’ingénieurs spécialisée
ont la cote. Parmi elles, l’ENSAIT
(École nationale supérieure des
arts et industries textiles) à Rou-
baix (59), ou encore l’ENSISA
(École nationale supérieure d’in-
génieurs sud Alsace), ex-ENSITM,
à Mulhouse (68), qui propose
une branche textile et fibre. ●
Petite forme pour ce secteur qui emploie près de 200000 personnes en France.
Les restructurations et les délocalisations se poursuivent, et la concurrence des
entreprises des pays émergents s’intensifie.
Mode, textile
Pour plus d’infos sur les formations dans le secteur mode, textile, voir notre site
www.letudiant.fr, rubrique Guide des études, puis Les études par spécialité.
La France importe
plus de textiles
qu’elle n’en
exporte. Sans
grande surprise,
son principal
fournisseur est la
Chine (près de
20 % des
exportations), suivi
de l’Italie (12 %),
l’Inde et la Turquie.
Dans l’Hexagone,
les régions qui
emploient le plus
de salariés dans
le textile sont le
Nord-Pas-de-Calais
et Rhône-Alpes
(plus de 40 % de
la main-d’œuvre
du secteur
à elles deux).
zoom
PRÉPARATION DE DÉFILÉ AU CARROUSEL DU LOUVRE. La création attire quantité d’étudiants, mais
le nombre de postes est limité. Un styliste diplômé sur deux est au chômage.
124
Designer textile
Bac + 2
À partir de 1 500 €
■ Bac conseillé : STI arts
appliqués
Doté d’un bon coup de crayon et
d’une imagination débordante, ce
professionnel crée des tissus pour
l’habillement, la décoration intérieure
ou encore le linge de maison. Il conçoit
la texture, dessine les motifs, définit les
coloris… Sa créativité n’a pour limites
que les contraintes liées aux matériaux
(dont le coût) et aux procédés de
fabrication. Il collabore étroitement
avec les stylistes et les chefs de
produit. Le but, au final, est d’imaginer
des vêtements qui attireront le
chaland. Aujourd’hui, la plupart des
designers textile travaillent en free-lance.
Ses compétences : imaginer,
créer, proposer.
Sa formation : les cursus sont
variés. Citons le BTS design de mode,
textile et environnement, complété de
préférence par un DSAA concepteur-
créateur textile. Peu d’écoles
proposant cette formation, la sélection
est rude. Parmi elles : l’ESAAT (École
supérieure des arts appliqués et du
textile) de Roubaix ou encore l’ENSAD
(École nationale supérieure des arts
décoratifs) de Paris.
Ingénieur textile
Bac + 5
À partir de 2 500 €
■ Bac conseillé : S
Lorsqu’il travaille en bureau d’études,
l’ingénieur textile imagine et conçoit
de nouveaux matériaux dotés de
qualités spécifiques (infroissables,
résistants aux températures extrêmes,
transparents, etc.). Il définit les
procédés de fabrication, réalise les
essais préalables à la
commercialisation et prépare les
demandes de brevet. Mais ce
professionnel hautement qualifié peut
aussi travailler en atelier de
fabrication, où il organise l’activité des
techniciens et des ouvriers en fonction
des commandes et des délais. Il peut
également être responsable du
« sourcing », l’achat des matières
premières. Son rôle est alors
commercial. Quel que soit son poste,
son exigence reste la même : produire
mieux et plus, pour un coût moindre.
Ses compétences : chercher,
créer, organiser.
Sa formation : un diplôme
d’ingénieur textile, un master
professionnel ou de recherche, ou
encore un doctorat spécialisé dans les
technologies de l’industrie textile.
Modéliste
Bac + 2
À partir de 1 300 €
■ Bac conseillé : STI,
général
À partir du croquis réalisé par le
styliste, le modéliste (à ne pas
confondre avec le modiste qui crée
des chapeaux) élabore un patron et
construit le prototype du vêtement. Il
travaille sa toile directement sur un
buste d’atelier pour trouver le volume
et l’aplomb désirés. Mais il utilise aussi
de plus en plus les logiciels de CFAO
(conception et fabrication assistées par
ordinateur) pour ajuster les formes
après essayages sur mannequin et
réaliser les opérations de coupe ou de
gradation (c’est-à-dire pour construire
différentes tailles de vêtements à partir
d’un premier modèle) en vue d’une
production en série. La patience est
l’une de ses principales qualités
– avec le bon maniement des aiguilles –
car le styliste peut exiger plusieurs
retouches, jusqu’à ce que le
modèle « tombe » exactement comme
il l’avait imaginé. Dans la haute
couture et chez les créateurs de mode,
la fonction du modéliste est
beaucoup plus créative que dans le
prêt-à-porter.
Ses compétences : fabriquer,
coudre, modeler.
Sa formation : un BTS industries
des matériaux souples, option
modélisme industriel, ou une formation
en modélisme d’une école privée.
Styliste
Bac + 2
À partir de 1 500 €
■ Bac conseillé : STI arts
appliqués
C’est le métier le plus emblématique
du secteur, celui qui suscite tant de
vocations parmi les amateurs de
mode et de dessin ! Le styliste hume
l’air du temps et les tendances du
moment pour créer des collections qui
viendront peupler les magasins
quelques mois plus tard. Première
étape : dessiner les modèles. Formes,
teintes, étoffes, les croquis doivent à
la fois être originaux et garder la
« patte » de la maison pour laquelle le
styliste travaille. Lorsque le projet est
approuvé, le modèle est réalisé sur
ordinateur, puis confié au modéliste
qui réalisera un premier prototype. Le
styliste garde un œil sur tout et peut
demander des réajustements et des
modifications. Une fois les modèles
finalisés, le styliste élabore, à
l’intention des fabricants, des fiches
indiquant les caractéristiques de
chaque vêtement : mesures,
couleurs… Son travail est rythmé par
le nombre de collections annuelles,
qui varie – de deux à dix – selon la
marque et le marché.
Ses compétences : imaginer,
créer, dessiner.
Sa formation : une école de
mode (filière stylisme-modélisme) ou
un BTS design de mode.
Technicien
de fabrication
Bac + 2
À partir de 1 900 €
■ Bac conseillé : STI génie
mécanique, S
Lorsque le prototype quitte les ateliers
de création, il est prêt à être réalisé en
grand nombre. C’est à ce moment-là
qu’intervient le technicien de
fabrication : ce professionnel est
chargé de lancer la production en
série. À partir des patrons réalisés par
le modéliste, ainsi que des consignes
transmises par le styliste et le chef de
produit, il conçoit un manuel
technique qui regroupe toutes les
informations nécessaires au montage
du vêtement. Maîtrisant parfaitement
la couture et les processus de
production industrielle, il doit alors
tenir compte de nombreuses
contraintes, par exemple le risque de
rétrécissement ou de déformation lors
des opérations de presse. Plus le
manuel technique est précis, mieux il
sera compris par les couturiers qui
vont travailler sur la collection.
Chine, Turquie, Maroc… beaucoup
d’usines de fabrication se trouvent à
l’étranger. Le technicien de fabrication
est donc amené à voyager pour
rencontrer ses sous-traitants. La
maîtrise de l’anglais est un sacré plus !
Ses compétences : analyser,
planifier, conseiller.
Sa formation : un BTS industrie
des matériaux souples, option
productique ou une école d’ingénieurs
spécialisée en textile (pour les postes
d’ingénieur).
Mode, textile
À lire > Métiers de la mode, le guide
2010-2011, éditions l’Etudiant.
À voir > Le métier de styliste en vidéo sur
letudiant.fr.
Contact > UFIH (Union française des industries
de l’habillement), 8, rue Montesquieu,
75001 Paris > UIT (Union des industries
textiles), 37-39, rue de Neuilly, BP 121, 92110 Clichy,
tél. 01.47.56.31.00, www.textile.fr.
Sur le Net > http://metiers.forthac.fr : site initié par le
FORTHAC (organisme paritaire collecteur du textile, de
l’habillement, etc.) et consacré aux métiers du secteur
> www.lamodefrancaise.org : portail qui permet de s’orienter
parmi les marques, les métiers et les formations de la mode.
Plus d’infos
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MÉTIERS
DE LA
MODE
LE GUIDE
2010-2011
Inclus :
toutes les
formations
publiques
et privées
En dehors des créatifs et
des commerciaux, le
secteur de la mode fait
appel à des
professionnels du
marketing et de la
publicité. Par ailleurs, les
entreprises du textile
emploient des profils de
techniciens et
d’ingénieurs que l’on
retrouve dans le secteur
de l’industrie (études,
achats, production,
qualité…).
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Le secteur
Une pénurie
qui dure
S’il y a un secteur qui ne
connaît pas le chômage, c’est
bien le paramédical ! Depuis
plusieurs années, la France
manque de personnel. Alors
que le vieillissement de la
population accroît les besoins,
il va falloir faire face dans
les prochaines années à de
nombreux départs en retraite.
Ce déficit de professionnels
touche en premier lieu l’hôpi-
tal, où 20 000 postes d’infir-
miers seraient vacants.
Les maisons de retraite, les
crèches ou les instituts médico-
éducatifs ne sont pas épar-
gnés, mais avec des disparités
départementales importantes.
Les mauvaises conditions
d’exercice dans le secteur
(charge de travail élevée,
salaires relativement faibles,
horaires contraignants, stress)
n’arrangent rien : après quel-
ques années d’exercice, nom-
bre de professionnels choisis-
sent tout simplement d’aller
voir ailleurs. Dans un contexte
de réduction des dépenses
de santé, la situation ne
devrait pas s’améliorer dans un
avenir proche.

Les métiers
Vers plus
de responsabilités
Infirmiers et aides-soignants
constituent le gros des troupes.
D’ici à 2015, ces deux métiers
vont fortement recruter. Mais il
existe aussi une trentaine d’au-
tres métiers tournés vers les
soins (assistant dentaire, etc.),
la rééducation (masseur-
kinésithérapeute, ergothéra-
peute, etc.), l’appareillage
(audioprothésiste, prothésiste
dentaire, etc.) ou l’assistance
technique (manipulateur en
électroradiologie, etc.). Avec la
baisse de la démographie
médicale (voir Médecine) et
pour des raisons budgétaires,
les missions des paramédicaux
devraient être étendues à
quelques actes qui étaient
jusqu’alors réservés unique-
ment aux « médicaux » : suivi
des patients en consultation,
prescriptions, etc.

Les formations
Des cursus courts
mais exigeants
Si la situation de plein emploi
peut attirer certains candidats,
n’oubliez pas que le secteur est
exigeant et nécessite le passage
par des formations accessibles
pour la plupart sur concours
ou dossier. À l’exception des
professions d’aide-soignant,
d’ambulancier et d’auxiliaire
de puériculture, toutes les
formations exigent le bac. Il
faut compter de un an (pour les
aides-soignants et les auxi-
liaires de puériculture) à quatre
ans d’études (pour les ortho-
phonistes et les puéricultrices).
Mais la plupart des cursus
durent deux ans (BTS opticien-
lunetier, BTS diététique, etc.)
ou trois ans (audioprothésiste,
infirmier, masseur-kinésithéra-
peute, pédicure- podologue…)
après le bac. À noter que de
nombreuses écoles de kinési-
thérapie recrutent à l’issue
d’une première année de
médecine. ●
Dans un contexte de marché de l’emploi morose, le secteur paramédical, qui emploie
près d’un million de personnes, fait figure d’exception : les perspectives d’embauche
sont excellentes. Certaines professions manquent même cruellement de personnel.
Paramédical
Pour plus d’infos sur les formations dans le paramédical, voir notre site
www.letudiant.fr, rubrique Guide des études, puis Les études par spécialité.
Depuis la rentrée
2009, le diplôme
d’État d’infirmier
est officiellement
reconnu au grade
de licence (contre
bac + 2
actuellement
malgré les trois
années de
formation). Cette
adaptation du
cursus LMD n’est
pas rétroactive :
seuls les infirmiers
diplômés à partir
de 2012 pourront
en bénéficier. Les
diplômes de
kinésithérapeute et
d’orthophoniste
devraient eux
aussi connaître
quelques
changements
d’ici à 2010.
zoom
AUX URGENCES DE L’HÔTEL-DIEU À PARIS. Faute de candidats, chaque année, certains IFSI
(instituts de formation en soins infirmiers) ne font pas le plein.
Paramédical
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L’armée et le secteur
humanitaire recrutent du
personnel paramédical,
surtout des infirmier(e)s et
des professionnels de la
rééducation.
Si votre vocation est
d’aider les autres,
vous pouvez vous
tourner vers le social
(aide médico-
psychologique, éducateur
de jeunes enfants,
éducateur spécialisé, etc.)
ou la psychologie
(psychologue).
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Aide-soignant
CAP/BEP
À partir de 1 400 €
Pour rendre l’hospitalisation un peu
moins pénible, les aides-soignants
sont aux petits soins avec les patients.
Sous l’autorité des infirmiers, ces
professionnels du paramédical (des
femmes, en grande majorité)
s’occupent de l’hygiène et du confort
des malades. L’aide-soignant aide à la
toilette, apporte les repas, surveille
l’état physique et mental de la
personne… Sa tâche est peu
reconnue, pourtant, elle est
essentielle. L’aide-soignant est le
professionnel le plus proche du
patient, celui à qui l’on peut se confier.
Pour certains patients, les personnes
âgées en particulier, il constitue
parfois le principal contact avec le
monde extérieur, jouant le rôle de
soutien psychologique.
Ses compétences : soigner,
accompagner, prendre soin.
Sa formation : le DEAS (diplôme
d’État d’aide-soignant) se prépare en
un an, notamment après un CAP
petite enfance, un BEP carrières
sanitaires et sociales ou encore après
avoir suivi une classe de première.
Audioprothésiste
Bac + 3
À partir de 1 600 €
■ Bac conseillé : S
Lorsque l’on pense à la surdité, on
imagine plutôt une personne âgée.
Mais depuis quelques années, de plus
en plus de jeunes sont touchés par
cette pathologie. Pour corriger les
déficiences auditives de ses patients,
l’audioprothésiste, sur prescription
d’un ORL, conçoit et adapte les
appareils qui viendront se placer dans
l’oreille du patient. Avant toute chose,
ce praticien réalise des examens pour
évaluer le degré de surdité. Ensuite, il
prend l’empreinte de l’oreille pour
adapter au mieux la prothèse. Une fois
celle-ci fabriquée, il procède à sa mise
en place et aux essais pour obtenir un
confort maximal de port et d’écoute.
La décision de se faire appareiller est
souvent une étape douloureuse : le
métier d’audioprothésiste exige donc
patience et diplomatie.
Ses compétences : conseiller,
fabriquer, soigner.
Sa formation : le diplôme d’État
d’audioprothésiste, obligatoire pour
exercer ce métier, se prépare en trois
années après le baccalauréat.
Attention, seuls sept établissements
(dont quatre universités) proposent
cette formation.
Diététicien
Bac + 2
À partir de 1 500 €
■ Bac conseillé : STL
ou ST2S
Si la presse féminine cantonne
souvent les diététiciens dans un rôle
de coach minceur, leur tâche est en
réalité beaucoup plus étendue et plus
complexe. Diabétiques, femmes
enceintes, personnes âgées,
enfants… À chaque patient, le
diététicien prescrit un régime
personnalisé en fonction de ses
habitudes et de ses besoins
physiologiques : régime sans sel,
pauvre en graisses, sans gluten, etc.
Pédagogue, il s’attache ensuite à
expliquer ses recommandations pour
amener la personne à modifier ses
habitudes alimentaires. Les trois
quarts des diététiciens travaillent en
milieu hospitalier, où ils sont chargés
d’établir les menus aussi bien pour les
malades que pour le personnel.
Au-delà de l’équilibre alimentaire et
de la qualité gustative, ils doivent
prendre en compte le coût des repas
« prescrits ». Surtout quand ils
travaillent dans la restauration
collective ou dans l’industrie
agroalimentaire…
Ses compétences : conseiller,
établir des menus, éduquer.
Sa formation : un BTS diététique
ou un DUT génie biologique, option
diététique.
Ergothérapeute
Bac + 3
À partir de 1 600 €
■ Bac conseillé : S
La discipline est encore peu
représentée en France. Quelques
milliers d’ergothérapeutes
interviennent dans les hôpitaux ou les
centres de rééducation auprès de
personnes souffrant d’un handicap
moteur, sensoriel ou neurologique. Le
but : les aider à vivre le plus
normalement possible avec leur
déficience, en essayant de récupérer
une autonomie. S’habiller, manger,
toutes tes tâches quotidiennes
peuvent devenir une véritable mission.
Grâce à un travail de rééducation et
d’apprentissage, l’ergothérapeute
aide le patient à reprendre confiance
en lui et en ses capacités.
Ses compétences : conseiller,
aider, rééduquer.
Sa formation : le diplôme d’État
d’ergothérapeute se prépare en trois
ans dans neuf instituts agréés.
Certains sont publics (Lyon, Créteil),
d’autres privés (Montpellier, Nancy).
Infirmier
Bac + 3
À partir de 1 700 €
■ Bac conseillé : S
ou ST2S
À l’hôpital, c’est sans doute l’un des
métiers les plus connus. Les infirmiers
(et plus souvent les infirmières) sont
près de 500 000 en France. Une
grande majorité d’entre eux exercent
dans le secteur public. Aux côtés du
médecin, l’infirmier réalise toute une
batterie de soins et de gestes
techniques qui contribuent à la
guérison du malade. Chirurgie,
cardiologie, maternité… Selon le
service auquel il appartient, l’infirmier
aura des tâches – et finalement un
métier – bien différentes. Dans un
service de grands brûlés par exemple,
son rôle consiste avant tout à
surveiller les fonctions vitales des
patients et à effectuer les soins des
plaies. Alors qu’en hématologie, son
quotidien est davantage fait de
prélèvements, de transfusions,
d’injections, etc. Après quelques
années d’exercice et une spécialisation
professionnelle, l’infirmier hospitalier
peut exercer des fonctions
spécifiques : en bloc opératoire
(IBODE, infirmier de bloc opératoire
diplômé d’État) ou en réanimation
(IADE, infirmier anesthésiste diplômé
d’État). En dehors de l’hôpital,
l’armée, l’Éducation nationale, les
collectivités territoriales ou encore les
organisations non gouvernementales
(Croix-Rouge, Médecins du
monde, etc.) emploient également du
personnel infirmier pour soigner ou
mener des actions de prévention (en
milieu scolaire notamment). Quant à
l’infirmier en libéral, il exerce en cabinet
ou directement chez les patients.
Quels que soient son statut et son
environnement de travail, l’infirmier
est là pour rassurer, expliquer, soulager.
Ses compétences : soigner,
assister, communiquer.
Sa formation : les IFSI (instituts de
formation en soins infirmiers)
recrutent les bacheliers sur concours
pour une formation en trois ans,
désormais reconnue au niveau licence
(voir Zoom).
Infirmière
puéricultrice
Bac + 4
À partir de 1 800 €
■ Bac conseillé : S
ou ST2S
Plus souvent appelée puéricultrice,
cette infirmière est spécialisée dans
les soins des bébés et des jeunes
enfants. À l’hôpital, elle travaille
exclusivement dans les services de
maternité et de pédiatrie. Elle peut
aussi exercer dans les services de
PMI (protection maternelle et infantile)
ou diriger une crèche. Selon son lieu
de travail, ses tâches seront bien
différentes : soins médicaux, conseils
sociaux, gestion administrative…
Quoi qu’il en soit, son objectif reste le
même : veiller à la santé et au bien-
être de l’enfant ! Pour cela, elle
travaille en équipe, ou en réseau, aux
côtés d’infirmiers, d’éducateurs, de
médecins. Les auxiliaires de
puériculture sont leur fidèle bras droit.
T émoi gnage
Son métier « Pendant de nombreuses années,
j’ai exercé ma profession d’infirmière dans des services de
réanimation. La technicité des soins à effectuer m’intéressait.
Aujourd’hui, mon métier a changé : je ne prodigue plus aucun
soin. Mes missions sont administratives et relationnelles. Au
sein de l’hôpital, j’organise les prélèvements d’organes :
lorsqu’un patient en état de mort encéphalique arrive dans le
service, je rencontre les proches pour connaître leur position sur
le don d’organes. Je passe avec eux un contrat moral : je m’en-
gage à respecter leur choix, quel qu’il soit. Lorsqu’ils autorisent
le don, je me lance dans l’organisation de l’opération : demande
d’examens cliniques pour déterminer les organes à prélever,
contact avec les équipes chirurgicales pour préparer leur venue
au bloc. En relation directe avec l’Agence de biomédecine, je
vérifie tout ce qui est fait. Ainsi, je suis également présente en
salle d’opération, pour surveiller le prélèvement et veiller à ce
que seuls les organes autorisés soient prélevés. »
Ses conseils « Dans ce métier, il faut
savoir prendre du recul face à des situations parfois très péni-
bles. C’est une gymnastique difficile, mais elle nous donne une
constance dans notre travail. Il faut également être au clair
avec sa propre mort et celle des autres car l’entretien avec les
familles demande une grande force morale. C’est pourquoi je
conseille souvent aux jeunes de ne pas se lancer trop tôt dans
cette profession. »
“Il faut savoir prendre
du recul face à des
situations pénibles.”
Joëlle Florit, 49 ans,
infirmière coordinatrice
de prélèvement
129
Ces dernières assurent les soins
courants des nouveau-nés, préparent
les biberons, assurent les activités
éducatives, habillent les enfants…
Ses compétences : soigner,
protéger, informer.
Sa formation : le diplôme d’État
de puéricultrice se prépare en un an
dans des écoles agréées, après un
diplôme d’État d’infirmier ou de sage-
femme. Le diplôme professionnel
d’auxiliaire puéricultrice se prépare en
une année dans des écoles
spécialisées, qui recrutent sur
concours, notamment des titulaires de
BEP carrières sanitaires et sociales ou
de CAP petite enfance.
Manipulateur en
électroradiologie
médicale
Bac + 3
À partir de 1 700 €
■ Bac conseillé : S, ST2S
ou STL
Observer une fracture, vérifier la
bonne santé des poumons… Tous
ces gestes médicaux ne sont
possibles que grâce à l’imagerie
médicale, les fameuses « radios ». À
l’hôpital, c’est le manipulateur en
électroradiologie qui réalise ces
examens. Son travail commence bien
avant l’arrivée du patient : il vérifie le
matériel, contrôle les produits
nécessaires. Ensuite, il effectue
l’examen. De plus en plus
sophistiqués, ces instruments
d’imagerie médicale exigent d’être à
l’aise avec l’informatique.
Le manipulateur radio est aussi
habilité à réaliser certaines
interventions comme l’injection de
liquide de contraste, ainsi qu’à
prodiguer divers traitements,
notamment dans le domaine de la
radiothérapie.
Ses compétences : informer,
préparer, examiner.
Sa formation : diplôme d’État de
manipulateur d’électroradiologie
médicale délivré par des écoles
agréées, ou diplôme de
technicien supérieur en imagerie
médicale et radiologie thérapeutique
préparé dans des lycées
techniques. Dans les deux cas, les
études durent trois ans et le
recrutement s’opère sur concours
ouvert aux bacheliers.
Masseur-
kinésithérapeute
Bac + 3
À partir de 1 700 €
■ Bac conseillé : S
Avec douceur ou vigueur, le « kiné »
manipule le corps de ses patients pour
soulager une douleur ou rééduquer les
personnes souffrant par exemple de
paralysie. Il utilise le massage,
évidemment mais pas seulement : il
peut proposer des exercices de
gymnastique ou préférer le soin par les
ultrasons, le froid, la chaleur. Quoi qu’il
en soit, avant de pratiquer le moindre
soin, il étudie avec attention la
prescription du médecin traitant. La
majorité des 60 000 kinés français
exercent en cabinet libéral. Les autres
sont salariés d’un hôpital, d’un
établissement thermal ou d’un centre
de rééducation. Aujourd’hui, beaucoup
de masseurs-kinésithérapeutes ont
une nouvelle corde à leur arc :
l’ostéopathie. Cette discipline, qui
privilégie une approche globale du
corps, peut être pratiquée par toute
personne titulaire d’un diplôme
national d’ostéopathe.
Ses compétences : masser,
soulager, rééduquer.
Sa formation : les écoles de
masso-kinésithérapie sont parmi les
plus courues du secteur paramédical.
Le concours, très sélectif, est ouvert
aux titulaires d’un bac scientifique,
mais bon nombre d’écoles recrutent
désormais après une première année
de médecine. Le cursus dure trois
ans. Quant à la formation
d’ostéopathe, accessible après le bac,
elle dure six ans et est dispensée par
une vingtaine d’écoles agréées.
Opticien-lunetier
Bac + 2
À partir de 1 600 €
■ Bac conseillé : STI, ST2S,
STL ou S
La gamme des produits pour la vue
ne cesse de s’élargir. L’opticien-
lunetier en assure la promotion
auprès de sa clientèle. Il apporte des
recommandations techniques (types
des verres, de traitements, etc.) mais
aussi esthétiques (choix d’une
monture adaptée à la forme du
visage, couleur, etc.). Mais ce rôle
Paramédical
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commercial se double de
compétences pratiques, car c’est lui
également qui taille, calibre et monte
les verres. Il doit alors faire preuve
d’une grande minutie pour que le
verre s’adapte parfaitement à la
monture. S’il s’appuie le plus souvent
sur la prescription d’un ophtalmologiste,
l’opticien-lunetier peut aussi évaluer
lui-même l’acuité visuelle grâce à un
examen optométrique.
Ses compétences : examiner,
fabriquer, vendre.
Sa formation : le BTSOL (BTS
opticien-lunetier) en deux ans après le
bac. Ce diplôme est indispensable
pour les opticiens qui souhaitent
ouvrir leur propre boutique.
Orthophoniste
Bac + 4
À partir de 1 700 €
■ Bac conseillé : S
Il est le rééducateur des troubles de la
parole et du langage. Il travaille en
collaboration avec des médecins, des
psychologues ou des
psychomotriciens qui lui adressent
des patients. Il exerce le plus souvent
auprès des enfants (80 % de ses
patients) pour des retards
d’acquisition, des défauts de
prononciation ou des bégaiements.
L’orthophoniste intervient aussi auprès
d’adultes, le plus souvent pour traiter
les problèmes liés à une déficience ou
un traumatisme. Lors des séances, il
rééduque par le biais d’exercices
ludiques et techniques.
Ses compétences : dépister,
rééduquer, conseiller.
Sa formation : le certificat de
capacité d’orthophonie se prépare en
quatre ans dans quinze écoles
spécialisées rattachées à des
universités. Le recrutement sur
concours est sélectif mais ouvert aux
littéraires. À la rentrée 2009, le
numerus clausus était de 790.
Orthoptiste
Bac + 3
À partir de 1 700 €
■ Bac conseillé : S
Les lunettes ne constituent pas un
remède à tous les problèmes visuels.
Il y a aussi la rééducation des yeux.
C’est le travail confié à l’orthoptiste,
sorte de « kiné de l’œil ». Grâce à des
exercices réguliers, certains troubles
visuels (comme le strabisme, par
exemple) peuvent être corrigés. Les
patients de ce praticien sont le plus
souvent des enfants car les
problèmes visuels se corrigent mieux
lorsqu’ils sont diagnostiqués et traités
tôt. Environ 80 % des orthoptistes
exercent en libéral.
Ses compétences : dépister,
rééduquer, conseiller.
Sa formation : le certificat de
capacité d’orthoptiste se prépare en
trois ans après le baccalauréat. Il est
actuellement proposé par quatorze
universités de médecine.
Pédicure-
podologue
Bac + 3
À partir de 1 600 €
■ Bac conseillé : S
Nos pieds nous portent à longueur de
journée. Alors parfois, ils faiblissent.
Heureusement, le pédicure-podologue
est là pour les bichonner ! Il effectue
des soins courants (entretien,
ponçage) et des soins spécifiques
comme le traitement des affections
de l’épiderme (cors, durillons) et des
ongles (ongles incarnés). Il peut aussi
prescrire des semelles orthopédiques
pour redresser la position du pied.
Selon la complexité de la prothèse à
réaliser, il la fabrique lui-même
ou confie cette tâche à un
podo-orthésiste, le spécialiste de
l’appareillage du pied.
Ses compétences : entretenir,
soigner, fabriquer.
Sa formation : le diplôme d’État
de pédicure-podologue se prépare en
trois ans après le bac dans des écoles
spécialisées.
Prothésiste
dentaire
CAP
À partir de 1 400 €
Derrière un sourire éclatant et
charmeur se cache parfois l’œuvre du
prothésiste dentaire… Travaillant
exclusivement pour les dentistes, ce
professionnel réalise un moulage à
partir d’une empreinte, puis sculpte,
avec des gestes d’une extrême
précision, une couronne, un bridge ou
un implant qui doit s’ajuster
parfaitement à la denture de son futur
propriétaire. Certes, le prothésiste
dentaire fabrique des dents à
longueur de journée, mais la diversité
des matériaux travaillés (résine, cire,
céramique, métal, etc.) rend sa tâche
très variée.
Ses compétences : observer,
fabriquer, réparer.
Sa formation : le CAP prothésiste
dentaire est accessible après la classe
de troisième (l’accès y est très
sélectif). Mais le niveau bac se révèle
parfois utile, car le métier se
complexifie. Après le CAP, il est
possible de préparer le BP (brevet
professionnel) et le BTM (brevet
technique des métiers) prothésiste
dentaire, qui permettent de devenir
chef de laboratoire.
Psychomotricien
Bac + 3
À partir de 1 600 €
■ Bac conseillé : S
Bégaiement, tics, troubles du
comportement… Certaines difficultés
psychologiques s’expriment au niveau
du corps. Au moyen de techniques de
relaxation, d’éducation gestuelle,
d’expression corporelle et plastique et
par des activités de jeu, de rythme, de
coordination, le psychomotricien
cherche à corriger ces difficultés
d’origine psychique que peuvent
rencontrer les adultes et plus encore
les enfants. Il exerce surtout à l’hôpital,
mais peut aussi travailler en libéral.
Ses compétences :
diagnostiquer, rééduquer, soigner.
Sa formation : le diplôme d’État
de psychomotricien se prépare en
trois ans après le bac, dans l’un des
six instituts de formation agréés par le
ministère de la Santé et dont cinq
sont rattachés à des universités
(Bordeaux 2, Lyon 1, Lille 2, Paris 6,
Toulouse 3).
Visiteur médical
Bac + 2 + 9 à 12 moi s
À partir de 1 600 €
■ Bac conseillé : STG
ou STL
Dans la salle d’attente du médecin, on
le repère facilement : en costume ou
tailleur et équipé d’une mallette, il
tente toujours d’être reçu entre deux
rendez-vous ! Chargé de promouvoir
les nouveaux produits d’un laboratoire
pharmaceutique, le visiteur médical
rencontre en moyenne six ou sept
médecins par jour. Clair et concis, il
s’efforce en quelques minutes de
démontrer les vertus du médicament,
en décrit la composition et le mode
d’emploi. Souvent, il laisse des
échantillons au médecin pour lui
permettre « d’expérimenter » le
produit auprès de ses patients.
Ses compétences : promouvoir,
négocier, vendre.
Sa formation : accessible
après un diplôme à bac + 2
(de préférence scientifique), la
formation de visiteur ou délégué
médical, reconnue par le CPNVM
(Comité professionnel national de la
visite médicale,) dure de neuf à
douze mois. Elle peut se dérouler soit
dans une école privée habilitée
et déboucher sur un titre homologué,
soit à l’université et mener à
un DU (diplôme d’université)
ou une licence professionnelle.
À lire > Paramédical : des métiers au cœur de
l'humain, éditions l’Etudiant.
À voir > Le métier de kinésithérapeute en vidéo
sur letudiant.fr.
Sur le Net > Pour la carrière d’infirmier(e),
le site www.infirmiers.com, créé par deux
professionnels du secteur, regorge
d’informations pratiques. Plus général, le site
www.metiers.santesolidarites.gouv.fr, édité par le ministère de la
Santé, propose des fiches métiers. Quant au portail
ww.metiersdelasante.com, il offre un bon panorama des
formations du secteur.
Plus d’infos
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PARAMÉDICAL
DES
MÉTIERS
AU CŒUR
DE
L’HUMAIN
Plus de
50 000
postes
par an !
Paramédical
130
131
CPES TOULOUSE
SL Rendez-vous sur letudiant.fr/servicelecteur
¸,¦¸¡·]¸¸¡
]¸,],
Métiers de la Relation
T Sociale
T Sanitaire
T Commerciale
Filière SANTÉ-SOCIAL
T 8TS SP3S eo A|teroaoce
(>er.|ces et |restat|cas ces
>ectears >aa|ta|re et >cc|a|)
T Prépa £hV0L, çcar reass|r ses
etaces saçer|eares a .|see scc|a|e
T Prépa 0ooco0rs |FS| (|ast|tat ce
|crmat|ca ea >c|as |a||rm|ers)
T 8A0 ST2S . >c|eaces et
!ec|ac|c¸|es ce |a >aate et ca
>cc|a| (bac >|>)
T 8A0 P80 SPVL, >er.|ces
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T N0A0, |eat|ca Ccmç|emeata|re
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T 8£P 0SS, Carr|eres >aa|ta|res et
>cc|a|es (ea 2 aas ca ea 1 aa)
T 0AP P£, |et|te |a|aace
T 0P| Lycée, et çcst |,cee
LYCÉE TECHNIQUE LYCÉE PROFESSIONNEL
Filière COMMERCE-VENTE
T 8A0 P80 00NN£80£ eo 3 aos T 0AP £VS
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49 rae bcc|||ct 15013 |/R|> www.¸s-s.ç.ccm !e|. 01 45 80 11 90
toatattQgs-srp.tom : foatattez-aoas I
SL Rendez-vous sur letudiant.fr/servicelecteur
• Préparation au diplôme d'Etat de
Masseur–Kinésithérapeute :
- Sélection : bac et concours d'entrée (épreuves
d'admission en Biologie, Physique Chimie en avril 2007)
- 3 ans d'études à temps complet
- Cours, enseignements dirigés, travaux pratiques
et stages hospitaliers
• Cours préparatoire : réservé aux bacheliers
Préparation aux épreuves d'admission en kinésithérapie :
programme de 1
ère
et terminale S en biologie, physique
chimie - 24h hebdomadaire - sur 7 mois
INSTITUT DE FORMATION
EN MASSO-KINESITHERAPIE
St MICHEL
Enseignement supérieur libre - Institut agréé par le ministère de la Santé
68 rue du Commerce 75015 Paris - Tél. 01 56 08 35 40
ifmk@free.fr - ecoledekinesitherapie.com
SL Rendez-vous sur letudiant.fr/servicelecteur

Le secteur
Un marché
du travail saturé
Pour devenir psychologue,
mieux vaut être motivé !
Aujourd’hui encore, la filière
continue d’attirer chaque
année des milliers d’étudiants.
Malheureusement, les postes
offerts aux jeunes diplômés
sont trop peu nombreux. Les
situations précaires sont donc
monnaie courante. Pour exer-
cer, les « psys » fraîchement
diplômés doivent jongler avec
plusieurs postes, entre hôpital,
centre spécialisé, école. Les
plus téméraires créent leur pro-
pre cabinet. En France, on
compte 4 000 psychologues
indépendants. Mais là aussi,
il faut se faire sa clientèle et
cela peut prendre du temps.
Malgré un titre reconnu et
réglementé par la loi, les psy-
chologues souffrent encore
d’un manque de valorisation et
de reconnaissance.

Les métiers
Psy du travail,
un bel avenir
Derrière la dénomination « psy-
chologue » se cachent en réalité
de nombreux métiers. La base
reste la même : écouter. Mais le
public et les problématiques
rencontrés seront bien diffé-
rents. À l’hôpital, le psycho-
logue clinicien est tourné vers la
santé des patients. À l’école, le
psychologue scolaire aide les
enfants en difficulté… Depuis
quelques années, le monde de
l’entreprise fait de plus en plus
souvent appel au « psy ». Ce
dernier, appelé psychologue du
travail, participe entre autres
aux recrutements et à l’évalua-
tion des performances des can-
didats. Ce pan de la profession
est promis à un bel avenir !

Les formations
Indispensable
master
Pour obtenir le titre réglementé
de psychologue, cinq années
d’études sont obligatoires. Elles
se déroulent à l’université et
conduisent les étudiants à un
master. C’est à ce niveau
bac + 5 que les étudiants se
spécialisent : psychologie cli-
nique et pathologique, psycho-
logie du travail, psychologie
sociale… Le master peut être
professionnel (plus tourné vers
le monde du travail) ou de
recherche (pour une poursuite
d’études vers le doctorat, par
exemple). À noter que la sélec-
tion est particulièrement forte
en psychologie clinique.
En dehors de la fac, seules
deux écoles assurent cette for-
mation : l’École des psycho-
logues praticiens, à Paris et à
Lyon, et le CNAM (Conserva-
toire national des arts et
métiers), à Paris. La première
recrute sur concours après le
bac, alors que le CNAM
accueille des salariés en
reconversion ou des étudiants
ayant déjà au moins une
deuxième année de licence (L2)
en psychologie. ● ©

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Près de 40000 psychologues exercent actuellement en France, dont une majorité
au sein de la fonction publique. Pourtant, ce sont les entreprises qui offriront le
plus d’opportunités aux diplômés en psychologie dans les prochaines années.
Psychologie
132
Pour plus d’infos sur les formations en psychologie, voir notre site
www.letudiant.fr, rubrique Guide des études, puis Les études par spécialité.
Les études de
psychologie
attirent les foules
à la fac. Elles
accueillent les
bacheliers, sans
distinction de
série. Mais sur
40 000 étudiants
qui se lancent en
premier cycle,
seuls 4 000
poursuivent vers
le master : les
places en M1 et
M2 sont limitées
et la sélection
est rude.
zoom
LE HANDICAP À L’ÉCOLE. Depuis la loi de 2005, le nombre d’enfants handicapés accueillis dans les
écoles ne cesse d’augmenter. Pour l’autisme (photo), un psychologue épaule les professeurs.
Conseiller
d’orientation-
psychologue
Bac + 3 + 2 ans de st age
À partir de 1 500 €
■ Bac conseillé : général
Le conseiller d’orientation-psychologue,
le « COP », travaille dans les CIO
(centres d’information et
d’orientation), où les jeunes se
rendent pour se renseigner sur
leurs futures études.
À la fois psychologue et éducateur,
il écoute, informe et donne des
conseils en matière d’orientation et
de métiers.
Ses compétences : observer,
orienter, conseiller.
Sa formation : le concours est
accessible aux titulaires d’une licence
de psycho (50 postes pour
1 300 inscrits en 2008). La formation,
rémunérée, se déroule sous forme de
stages à l’INETOP (Institut national
d’étude du travail et de l’orientation
professionnelle) ou dans un
établissement agréé (universités). Il
débouche en deux ans sur le DECOP
(diplôme d’État de conseiller
d’orientation-psychologue).
Psychologue
clinicien
Bac + 5
À partir de 1 500 €
■ Bac conseillé : général
Mal-être, troubles du comportement,
stress. Dans l’intimité de son cabinet,
il écoute, interroge puis met en place
un accompagnement temporaire pour
aider le patient à surmonter ses
difficultés. À la différence du
psychiatre, il ne peut pas prescrire de
médicaments : tout passe par la
parole… On trouve des psychologues
cliniciens surtout dans les hôpitaux,
les lieux d’accueil de la petite enfance,
les institutions spécialisées, plus
rarement en libéral.
Ses compétences : écouter,
accompagner, soigner.
Sa formation : le titre de
psychologue est réservé aux titulaires
d’un diplôme de niveau bac + 5
(master professionnel, master
recherche en psychologie avec stage),
d’un diplôme d’État de conseiller
d’orientation-psychologue, d’un
diplôme de psychologue du CNAM ou
de l’École des psychologues praticiens.
Psychologue
du travail
Bac + 5
À partir de 1 800 €
■ Bac conseillé : général
Dans le monde du travail, on l’appelle
rarement « psy » mais plutôt
conseiller, coach, coordinateur…
Pourtant, son travail reste le même :
écouter et conseiller. Lors d’un
entretien d’embauche, il n’est pas
rare que le psychologue soit présent
pour tenter de mettre au jour la vraie
personnalité du candidat. Les
psychologues participent aussi, aux
côtés des DRH, à la gestion de
carrière. En fonction des attentes des
salariés, de leurs compétences, ils
peuvent alors préconiser une formation,
un changement de service… De plus
en plus à la mode, les séminaires de
motivation sont par exemple organisés
par le psy. Pour être efficace dans son
travail, il doit bien connaître le monde
de l’entreprise et adhérer à ses valeurs.
Ses compétences : observer,
analyser, conseiller.
Sa formation : l’obtention d’un
master en psychologie est le passage
obligé. Quelques universités
(Bordeaux 2, Lyon 2 entre autres)
proposent un master pro spécialisé en
psychologie du travail.
Psychologue
scolaire
Bac + 3
( 1)
À partir de 2 000 €
■ Bac conseillé : général
Certains élèves vivent péniblement
leur scolarité : retard de langage,
troubles du comportement, difficultés
scolaires… Pour les aider, le
psychologue scolaire les reçoit
régulièrement. Au cours d’entretiens,
il discute avec eux, les écoute, les
conseille. Il se rend dans les classes
pour observer les enfants, recueille les
impressions des enseignants et des
parents. Lorsque cette phase
d’analyse est terminée, le praticien
(seule catégorie de psychologie à
porter le titre sans avoir
nécessairement obtenu un master)
propose des prises en charge
adaptées : orthophoniste,
psychologue, etc.
Ses compétences : observer,
épauler, conseiller.
Sa formation : les postes de
psychologue scolaire sont accessibles
aux professeurs des écoles titulaires
d’une licence de psychologie et ayant
enseigné pendant trois ans au
minimum. Une fois leurs dossiers
retenus, les candidats suivent une
formation d’un an à l’IUFM. Ils
obtiennent ainsi le DEPS (diplôme
d’État de psychologue scolaire).
(1) Et trois années d’expérience
professionnelle.
133
À lire > Les Métiers de la psychologie,
le guide 2010-2011, éditions l’Etudiant.
À voir > Le métier de psychologue en vidéo sur
letudiant.fr.
Contacts > SNP (Syndicat national des
psychologues) à Paris, tél. 01.45.87.03.39,
www.psychologues.org >SFP (Société
française de psychologie) à Boulogne, tél. 01.55.20.58.32,
www.sfpsy.org.
Sur le Net > www.psychologue.fr, créé par un psychologue
clinicien, apporte de nombreuses informations sur les études
et la profession.
Plus d’infos
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MÉTIERS DE LA
PSYCHOLOGIE
LE GUIDE
2010-2011
Les
meilleurs
parcours
pour
trouver un
emploi
Les psychologues du
travail peuvent évoluer
vers les ressources
humaines au sens large.
Les étudiants en
psychologie sont aussi
nombreux à se tourner
vers le social ou
l’enseignement.
L’humanitaire offre
également des postes
dans le secteur.
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T émoi gnage
Son métier Diplômé d’un master en psychologie
clinique et psychopathologie à l’université Paris 7, Jean-Michel
Assan travaille en CMP (centre médico-psychologique pour enfants
et adolescents) et en cabinet privé. « Mon métier est de m’occu-
per des gens en souffrance psychique, individuellement ou en
groupe. Ce n’est pas un métier évident à faire à 25 ans alors que
l’on a du mal à s’analyser soi-même », précise le psychologue, qui
a attendu dix ans après son bac avant d’entamer des études de
psychologie. En CMP il travaille dans le cadre d’une prise en charge
globale et pluridisciplinaire, orientant si besoin ses patients vers
d’autres spécialistes : orthophoniste, psychomotricien…
Ses conseils « Il faut soi-même avoir été
confronté à des problèmes personnels, avoir été aidé pour les
surmonter et avoir envie de partager cette expérience. L’erreur
courante est d’aborder des études de psychologie pour régler ses
propres problèmes en croyant faire l’économie d’une thérapie. »
“On ne fait pas des
études de psycho pour
régler ses problèmes.”
Jean-Michel Assan, 50 ans,
psychologue clinicien
Psychologie
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Ressources Hum
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SL Rendez-vous sur letudiant.fr/servicelecteur
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Pour plus d’infos sur les formations dans les ressources humaines, voir notre site
www.letudiant.fr, rubrique Guide des études, puis Les études par spécialité.
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Le secteur
Les priorités évoluent
Les ressources humaines inter-
viennent dans tous les secteurs
de l’économie. Les deux tiers
des professionnels du secteur
sont salariés d’une entreprise :
les uns s’occupent de l’adminis-
tration du personnel (contrats,
paies), les autres de la gestion
des carrières (changement de
poste, recrutement, formation).
Dans un contexte économique
morose, le recrutement n’est
plus la priorité : aujourd’hui,
les employés en ressources
humaines visent plutôt le ren-
forcement des compétences
des salariés.
Le troisième tiers des profes-
sionnels des RH travaille pour le
compte de cabinets indépen-
dants. Les plus importants, tels
Michael Page ou RH Partners,
emploient plusieurs centaines
de consultants en France et à
l’étranger. Ces spécialistes ne
font pas que du recrutement. Ils
aident aussi les entreprises
dans leur gestion du personnel.

Les métiers
Techniques
ou stratégiques
DRH, chargé de recrutement,
campus manager, gestionnaire
de carrières… les professions
des ressources humaines sont
nombreuses et explorent de
multiples domaines, de la sélec-
tion des futurs salariés à la ges-
tion des carrières en passant
par les rémunérations ou
encore les relations avec les
représentants du personnel.
Deux grandes familles de
métiers coexistent : celle des
experts techniques, qui créent
les outils qui leur permettront
de recruter le bon candidat
(grilles d’analyses, tests, entre-
tiens) et celle des stratèges qui,
à partir des résultats obtenus,
définissent une gestion des res-
sources humaines à appliquer
au sein de l’organisme. À noter :
la fonction emblématique de
DRH (directeur/directrice des
ressources humaines) occupe
un rôle de plus en plus impor-
tant dans la vie de l’entreprise.

Les formations
Tous les chemins
(oupresque) mènent
aux RH
Économie, gestion, AES (admi-
nistration économique et
sociale), droit, mais aussi
psychologie, sociologie… De
nombreuses études permet-
tent d’embrasser une carrière
dans les ressources humaines.
Actuellement, les entreprises
accordent leur préférence aux
diplômés de niveau bac + 5,
qu’ils viennent d’une école
supérieure de commerce, de
l’université (master en RH, psy-
chologie, sciences du manage-
ment, droit du travail) ou
encore d’IEP (institut d’études
politiques).
Du côté des formations courtes,
certains diplômes, comme le
DUT GEA (gestion et adminis-
tration des entreprises), per-
mettent d’accéder à des postes
d’assistant chargé de recrute-
ment ou encore de responsable
de paie. Une quinzaine de
licences professionnelles peu-
vent utilement compléter ces
cursus. Enfin, notez qu’il existe
bon nombre d’écoles privées
reconnues auprès des profes-
sionnels: IGS, INSEEC, ISGP… ●
Dans la vie d’une entreprise, la gestion des ressources humaines est encore plus
importante en période de crise. De ce fait, les besoins se portent vers des postes
stratégiques, confiés à des professionnels de plus en plus qualifiés.
Ressources humaines
Les
professionnels
des ressources
humaines
envisagent d’ici
trois à cinq ans
une profonde
évolution de leurs
métiers : les
questions de
mobilité du salarié,
d’accompagnement
et de maintien
dans l’emploi des
collaborateurs
deviendront
incontournables.
zoom
À BORD DU TRAIN POUR L’EMPLOI ET L’ÉGALITÉ DES CHANCES. Les chargés de recrutement
de différentes entreprises reçoivent les candidats présélectionnés pour un entretien.
Ressources humaines
136
Assistant
des ressources
humaines
Bac + 2 à bac + 5
À partir de 1 800 €
■ Bac conseillé : STG ou ES
Sous les ordres du responsable des
ressources humaines, il gère tout le
côté administratif du service : fiches
de paie, congés payés. Mais la
« paperasse » n’est pas sa seule
occupation. L’assistant des ressources
humaines peut aussi s’occuper du
recrutement du personnel non cadre
et de gestion des carrières. Dans les
grandes entreprises, ses attributions
sont spécialisées. Dans les moyennes
structures en revanche, l’assistant est
polyvalent. Traditionnellement confié
aux jeunes diplômés, ce poste est un
excellent tremplin.
Ses compétences : assister,
organiser, recruter.
Sa formation : plusieurs bac + 2
sont particulièrement adaptées,
comme le DUT gestion des
entreprises et des administrations, le
BTS comptabilité et gestion des
organisations, ou le tout nouveau BTS
assistant de manager. Les détenteurs
d’un bac + 5 (master, école de
commerce) peuvent espérer gravir les
échelons au sein de l’entreprise.
Chargé
du recrutement
Bac + 5
À partir de 2 100 €
■ Bac conseillé : L, ES ou S
Le chargé du recrutement doit
sélectionner la personne la plus
adaptée à un poste, parmi des
dizaines de candidatures. Ses critères
portent sur la formation, les qualités
personnelles et professionnelles,
l’expérience du candidat. Après avoir
passé des annonces, il trie les CV
reçus, puis mène lui-même les
entretiens d’embauche. Le chargé de
recrutement peut être rattaché au
service du personnel d’une société ou
employé dans un cabinet de conseil
en recrutement. Le métier de
« chasseur de têtes » se rapproche
par certains points du chargé de
recrutement, à un détail près : c’est lui
qui va chercher (et parfois débaucher)
les salariés hautement qualifiés pour
leur proposer un « poste en or ».
Ses compétences : tester,
recruter, décider.
Sa formation : un diplôme d’une
école supérieure de commerce ou
d’un IEP, un master professionnel de
psychologie ou de ressources
humaines. Les jeunes diplômés
débutent le plus souvent au poste
d’assistant.
Directeur
des ressources
humaines
Bac + 5
À partir de 3 500 €
■ Bac conseillé : L, ES ou S
Le DRH est le chef du personnel.
Recrutement, mutation,
licenciement… son bureau est un
passage quasi obligé pour tous les
salariés. Il définit la politique de
ressources humaines de l’entreprise,
la fait appliquer et valide toute décision
prise en matière de personnel. Avec
son équipe et conformément aux
souhaits de la direction, il évalue les
besoins humains, encadre également
la gestion administrative des employés
(préparation des contrats, suivi des
dossiers, etc.) et supervise le
déroulement des campagnes de
recrutement… comme celles de
licenciements ! Car souvent, le DRH
n’a pas le beau rôle : il est conduit à
prendre des décisions difficiles sur le
plan humain. Dans tous les cas il est
tenu de suivre les directives de la
direction de son entreprise.
Ses compétences : diriger,
organiser, décider.
Sa formation : un bac + 5
(master professionnel en ressources
humaines, un diplôme d’école
supérieure de commerce ou d’IEP à la
suite d’études de droit) assorti de
quelques années d’expérience.
Gestionnaire
de carrières
Bac + 5
À partir de 2 600 €
■ Bac conseillé : L, ES
ou S
Un ingénieur quitte la France pour
rejoindre une filière au Canada ?
Un technicien souhaite changer de
poste ? Le gestionnaire de carrières
gère ces « flux » de salariés. Il
conseille ces derniers et les oriente en
fonction de leurs souhaits, de leurs
compétences, mais aussi des besoins
de l’entreprise. Pour travailler
efficacement, il doit avoir une vision à
long terme des ressources humaines
et prévoir bien en amont les besoins
futurs en personnel. Pour cela, il se
rend fréquemment sur le terrain où il
rencontre les personnels et leurs
managers. Véritable « chasseur de
tête » au sein de l’entreprise, il repère
également les futurs cadres dirigeants
de l’entreprise et suit de très près
leurs parcours.
Ses compétences : conseiller,
organiser, anticiper.
Sa formation : master pro en
ressources humaines, psychologie du
travail ou IEP. Une expérience
professionnelle est indispensable pour
accéder à ce poste.
Juriste social
Bac + 5
À partir de 2 400 €
■ Bac conseillé : L, ES
ou S
Ces dernières années, les
35 heures et l’épineux sujet des
parachutes dorés l’ont placé sur
le devant de la scène. Dans une
grande entreprise ou dans un
cabinet-conseil, ce spécialiste du
Code du travail conseille la
direction des ressources humaines,
et plus généralement la direction
de l’entreprise, en matière de
législation du travail. Il rédige les
contrats, prévient les conflits, apporte
des solutions en cas de litige, répond
aux questions juridiques des
managers et des salariés.
La négociation fait partie intégrante de
son métier, tout comme le sens du
détail : la moindre erreur dans le
traitement d’un dossier peut entraîner
des procédures coûteuses pour
l’entreprise.
Ses compétences : assister,
conseiller, négocier.
Sa formation : master en droit du
travail.
Outplacer
Bac + 5
À partir de 2 500 €
■ Bac conseillé : L, ES
ou S
Vous êtes licencié(e) ? Avec un peu
de chance, votre entreprise vous fera
bénéficier des services d’un outplacer
(ou outplaceur). Au cours de plusieurs
entretiens, ce consultant spécialiste
du reclassement professionnel
analyse le parcours et les
compétences du salarié licencié.
Le but : élaborer avec lui un nouveau
projet professionnel. Mais n’allez pas
croire que l’outplacer retrouve un
emploi à son client. Il se transforme
plutôt en véritable coach : CV, lettres,
entretiens, méthodes de prospection,
listes d’entreprises, il fournit à
l’intéressé des conseils personnalisés
tout au long de sa recherche
d’emploi et l’aide, si nécessaire, à
retrouver sa motivation. Un allier de
choix, donc !
Ses compétences : informer,
conseiller, coacher.
Sa formation : école de
commerce, IEP, master en
ressources humaines ou en
psychologie du travail.
À voir >Les métiers de DRH et de consultant en recrutement en
vidéo sur letudiant.fr.
Sur le Net > Plusieurs sites professionnels dédiés aux métiers des
ressources humaines proposent des infos sur les formations,
l’actualité des métiers et des offres de stages ou d’emploi,
notamment www.focusrh.com, www.e-rh.org, ou encore
www.rhjob.com.
Plus d’infos
Travaillant souvent avec
les ressources humaines,
la communication,
interne notamment,
peut faire appel à vos
compétences. Dans la
fonction publique,
le métier d’inspecteur
du travail pourra
intéresser les spécialistes
du droit social.
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Pour plus d’infos sur les formations en sciences humaines et sociales, voir notre
site www.letudiant.fr, rubrique Guide des études, puis Les études par spécialité.
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Le secteur
Un marché
de l’emploi saturé
Chaque année, les bancs
des universités de sciences
humaines affichent complets :
géographie, histoire, sociolo-
gie… Pourtant, les débouchés
sont plus qu’incertains. Toutes
matières confondues, 20 % des
doctorants connaissent le chô-
mage et le nombre de thèses
délivrées est plus important
que le nombre de postes offerts
par les universités et le CNRS.
Alors, en cours de cursus, beau-
coup d’étudiants se réorien-
tent. Parmi ceux qui décident
d’aller jusqu’au master, une
majorité rejoint les rangs de la
fonction publique (enseigne-
ment, culture, environne -
ment, etc.). Les entreprises s’in-
téressent également de plus en
plus aux diplômés en sciences
humaines, réputés pour leur
bagage culturel et leur ouver-
ture d’esprit.

Les métiers
L’enseignement
avant tout
L’enseignement reste le princi-
pal débouché des licenciés en
sciences humaines. Mais le
nombre de postes offerts aux
concours annuels est à la baisse:
en 2009, seuls 616 postes étaient
proposés pour le CAPES (certifi-
cat d’aptitude au professorat de
l’enseignement secondaire)
d’histoire-géographie et 26 pour
le CAPES de philo. En consé-
quence, les taux de réussite aux
concours varient de 12 à…
moins de 3 %! Plus accessible
(20 % de réussite en moyenne),
le concours de recrutement de
professeurs des écoles réussit
plutôt bien aux diplômés en
sciences humaines, surtout aux
historiens. En dehors de l’ensei-
gnement, les sociologues peu-
vent trouver des postes dans le
développement local ou l’urba-
nisme, auprès des régions et des
départements, tout comme les
géographes à qui on fait appel
pour résoudre les probléma-
tiques relatives à l’aménage-
ment de l’espace ou à l’environ-
nement. Quant aux historiens,
ils trouvent quelques places
dans les métiers de la culture et
du patrimoine, dans les musées,
les bibliothèques…

Les formations
L’université :
le passage obligé
Les formations en sciences
humaines sont majoritairement
dispensées dans les universités.
Ceux qui souhaitent devenir
enseignant pourront, avec un
master (à partir de la rentrée
prochaine), tenter les concours
du recrutement des professeurs
des écoles ou d’une spécialité
du CAPES. En poursuivant
jusqu’au doctorat, les candidats
peuvent faire carrière dans l’en-
seignement universitaire et/ou
la recherche. Certains rejoin-
dront le monde de l’entreprise,
notamment les cabinets de
consultants qui apprécient
ces profils de chercheurs en
sciences humaines et sociales. ●
À l’université, les SHS (sciences humaines et sociales) attirent encore et toujours
de nombreux étudiants. Pourtant, le marché du travail ne leur laisse entrevoir que
de faibles débouchés, principalement dans l’enseignement.
Sciences humaines
et sociales
Les sciences
humaines et
sociales vont
avoir leur propre
université d’ici à
2012 dans le nord
de Paris : le
campus
Condorcet.
Il accueillera trois
universités et six
grandes écoles,
dont la
prestigieuse
EHESS (École des
hautes études en
sciences
sociales). À terme,
plus de 15 000
étudiants
fréquenteront ce
campus, dédié
aux « SHS ».
zoom
À MARSEILLE, LA PLACE VILLENEUVE-DE-BARGEMON RÉCEMMENT AMÉNAGÉE. À côté de l’enseignement,
les collectivités territoriales sont aussi pourvoyeuses de postes en SHS, notamment dans l’urbanisme.
Sciences humaines et sociales
138
Cartographe
BT à bac + 5
À partir de 2 000 €
■ Bac conseillé : S ou ES
Il existe deux catégories de
cartographes. Le cartographe-
topographe travaille notamment à
l’IGN (Institut géographique national).
Grâce à des relevés topographiques
et à des prises de vues aériennes,
il conçoit des cartes géographiques.
Il matérialise les routes et les cours
d’eau, mais aussi les reliefs, les
forêts, etc. Quant au cartographe-
géographe, il est davantage tourné
vers la géographie humaine : il réalise
des cartes, des images et des
schémas sur des sujets précis
(répartition de la population,
espérance de vie, etc.). Il combine
données sociales et économiques.
Ses compétences : représenter,
cartographier, concevoir.
Sa formation : après un bac + 2
scientifique, l’ENSG (École nationale
des sciences géographiques) propose
un cursus de trois ans, menant au
titre d’ingénieur. Il est également
possible d’opter pour un master
professionnel spécialisé ou de se
former à l’IGA (Institut de géographie
alpine) de Grenoble. À noter que le
métier de cartographe se pratique
aussi au niveau technicien,
notamment grâce à un BT (brevet de
technicien) dessinateur-maquettiste,
option cartographie.
Démographe
Bac + 5
À partir de 1 700 €
■ Bac conseillé : S ou ES
Le démographe est un statisticien
des populations. À partir de ses
observations et des données qu’il a
recueillies (enquêtes,
recensements, etc.), il cherche à
comprendre comment se constitue,
se renouvelle ou se déplace une
population. La moyenne d’âge d’une
région a augmenté ? Le taux de
natalité du pays a chuté ? Autant de
données qui lui permettent de prévoir
les évolutions d’une ville, d’une
région ou d’un pays. Il travaille
souvent au sein d’un organisme de
recherche, à l’exemple de l’INED
(Institut national d’études
démographiques).
Ses compétences : calculer,
synthétiser, interpréter.
Sa formation : à l’université, il
existe quelques bac + 5 spécialisés.
Citons notamment le master
professionnel « expert démographe »
à l’Institut de démographie (Paris 1).
Quelques écoles d’ingénieurs en
statistique et des écoles spécialisées
offrent également des formations
reconnues.
Géographe
Bac + 5 à bac + 8
À partir de 2 000 €
( 1)
■ Bac conseillé : S ou ES
Un pied dans les sciences de la Terre,
l’autre dans les sciences humaines, le
géographe observe à la loupe un
territoire (ville, région, pays) et tous les
facteurs qui influencent son
organisation. Il peut s’agir de facteurs
naturels (reliefs, climats) comme de
facteurs sociaux et économiques
(nouveaux équipements industriels,
déplacement des populations). Grâce
à cette analyse, il peut conseiller les
décideurs (mairies, régions,
ministères) quant à leur politique
d’aménagement du territoire. Dévier
un cours d’eau pour alimenter une
usine peut avoir par exemple des
conséquences désastreuses sur la
faune et la flore. À l’heure actuelle, la
plupart des géographes sont
enseignants. Si le métier de prof ne
vous attire guère, diversifiez votre
formation avec des études
d’informatique, d’urbanisme, de
géomatique, etc. Ce sera un plus non
négligeable auprès des recruteurs.
Ses compétences : analyser,
diagnostiquer, conseiller.
Sa formation : à l’université, il
existe de très nombreux masters en
géographie physique ou humaine.
Historien
Bac + 5 à bac + 8
À partir de 2 000 €
( 1)
■ Bac conseillé : L, ES ou S
Il enquête, fouille les archives, dévore
des milliers de livres… L’historien
cherche à comprendre des faits
survenus dans notre passé. Pour cela,
l’étude du contexte social,
économique et politique est
primordiale. Il émet des hypothèses,
les vérifie, et propose une
interprétation des événements.
Le métier est passionnant, mais les
débouchés sont limités et se trouvent
quasiment tous dans l’enseignement
et la recherche.
Ses compétences : chercher,
enquêter, comprendre.
Sa formation : ceux qui se
destinent à l’enseignement suivront la
voie classique, de la licence au
doctorat, ou des classes préparatoires
littéraires suivies de l’ENS (École
normale supérieure). Voir la fiche
« enseignant-chercheur » du secteur
Enseignement.
Sociologue
Bac + 5 à bac + 8
À partir de 2 000 €
( 1)
■ Bac conseillé : L, ES ou S
En dehors de l’université et des
centres de recherche, on trouve des
sociologues au sein de grandes
entreprises, de sociétés de marketing,
de cabinets d’études de marché, etc.
Quel que soit leur environnement de
travail, l’objectif de ces professionnels
reste le même : comprendre les
mécanismes qui régissent les activités
humaines, les rapports entre individus
et au sein de groupes de population.
Le sociologue est avant tout un
professionnel de terrain dont l’activité
est basée sur un travail rigoureux :
questionnaires, interviews,
observations.
Ses compétences : observer,
enquêter, interpréter.
Sa formation : après la licence,
deux choix sont possibles. Un master
professionnel vous ouvrira les portes
des entreprises et un master
recherche vous permettra de
poursuivre vers un doctorat et de
devenir enseignant-chercheur ou
chercheur à l’université, au CNRS ou
à l’EHESS (École des hautes études
en sciences sociales).
Urbaniste
Bac + 5
À partir de 2 600 €
■ Bac conseillé : L, ES ou S
Qu’il participe à la réhabilitation d’un
quartier d’habitation ou à la
construction d’une zone industrielle,
l’urbaniste est un acteur majeur de
l’organisation et du développement
des villes. Avant d’imaginer les
aménagements, il tient compte des
contraintes économiques, sociales et
politiques, et engage une vaste
concertation avec les élus locaux, les
représentants des associations et les
habitants. Au quotidien, il doit
considérer les différentes échelles en
anticipant, par exemple, les
conséquences de la modification d’un
petit quartier sur l’ensemble d’une
agglomération. Pour cela, l’urbaniste
prend en compte de nombreux
paramètres (environnement,
logements, déplacement…) et travaille
en grande partie sur le terrain.
Ses compétences : étudier,
imaginer, proposer.
Sa formation : il existe une
vingtaine de masters professionnels en
la matière. Des écoles d’architecture et
d’ingénieurs proposent aussi une
spécialisation en urbanisme.
(1) Salaire net pour un enseignant-
chercheur en début de carrière.
Sur le Net > www.aphg.fr : site de l’Association des professeurs
d’histoire et de géographie > www.appep.net : site de
l’Association de professeurs de philosophie de l’enseignement
public > www.urbanistes.com: portail des urbanistes français
> www.cnrs.fr/inshs : pour aller plus loin, le site de l’Institut des
sciences humaines et sociales du CNRS présente les recherches
entreprises dans le domaine.
Plus d’infos
Les métiers
de l’enseignement
constituent le premier
débouché des diplômés
de sciences humaines.
La communication,
le journalisme, le livre
et l’édition, le marketing
et les ressources
humaines sont aussi des
secteurs à envisager.
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Le secteur
Vers plus
de responsabilités
Les métiers du secrétariat et
de l’assistanat sont encore là !
Pourtant, il y a quelques
années, avec l’avènement de
l’informatique, certains esprits
chagrins prédisaient la fin de
tout ce secteur d’activité. S’il est
vrai que le nombre de secré-
taires et d’assistants a quelque
peu baissé ces dernières
années, il n’empêche : ils occu-
pent toujours une place straté-
gique au cœur des entreprises.
Désormais, les employés du
secteur (à 97 % des femmes)
doivent remplir des fonctions
très variées. En plus des tâches
de secrétariat traditionnel, ils
coordonnent et organisent les
activités de toute une équipe ou
de tout un service. Leurs res-
ponsabilités ont donc été large-
ment étendues. C’est pourquoi
les entreprises recrutent des
jeunes de plus en plus qualifiés.
Conséquence de cette ten-
dance, les salaires sont à la
hausse, et c’est plutôt une
bonne nouvelle !

Les métiers
Moins secrétaire,
plus assistant(e)
Derrière le terme de « secré-
taire » se cachent en vérité de
nombreux métiers. Des métiers
qui vont dépendre de la taille de
l’entreprise et de son secteur
d’activité. Dans un service de
ressources humaines par exem-
ple, l’assistant(e) traite exclusi-
vement des données qui
concernent le personnel : recru-
tement, contrats, formation…
L’assistant(e) commercial(e),
qui représente près des deux
tiers des recrutements, traite
les commandes, organise des
livraisons, fait le lien avec les
clients… Quant à l’assistant(e)
d’appel d’offres – une fonction
qui monte –, il (elle) prépare et
suit les dossiers en vue de
conquérir de nouveaux mar-
chés. Face à l’augmentation de
leurs responsabilités, les secré-
taires deviennent de plus en
plus des assistantes, véritables
bras droits de leur responsable
hiérarchique.

Les formations
Le BTS,
minimum vital
Il est bien loin le temps où, pour
trouver un emploi, une secré-
taire pouvait se contenter d’un
BEP « métiers du secrétariat ».
Aujourd’hui, il faut viser le
bac + 2 pour mettre toutes les
chances de son côté. La préfé-
rence des recruteurs va au nou-
veau BTS (brevet de technicien
supérieur) assistant de mana-
ger et au BTS assistant de ges-
tion de PME-PMI. Un diplôme
complémentaire au BTS peut
être un plus (notamment avec
les formations courtes en droit,
ressources humaines ou ges-
tion-comptabilité). Au-delà du
BTS, les diplômes de niveau
bac + 3 ou bac + 4 sont égale-
ment recherchés, à condition
qu’ils soient accompagnés d’un
bon niveau en langues étran-
gères et de la maîtrise des logi-
ciels de bureautique. Enfin,
nombre d’écoles privées propo-
sent des formations, notam-
ment en secrétariat médical ou
juridique. ●
En France, environ 800000 personnes travaillent dans le domaine du secrétariat et
de l’assistanat. Depuis quelques années, leur champ de responsabilités s’est élargi.
Conséquence directe de cette tendance : le niveau de qualification requis augmente.
Secrétariat
Si les métiers du
secrétariat ont
résisté à l’arrivée
de l’informatique,
certaines
fonctions tendent
tout de même à
disparaître. C’est
le cas par
exemple des
dactylos et des
sténodactylos,
exclusivement
chargées de faire
de la mise en
forme de textes.
zoom
SALAIRES À LA HAUSSE. L’élévation du niveau de formation profite aux salariés.
139
Pour plus d’infos sur les formations dans le secrétariat, voir notre site
www.letudiant.fr, rubrique Guide des études, puis Les études par spécialité.
Assistant
commercial
Bac + 2 ou bac + 3
À partir de 1 500 €
■ Bac conseillé : STG
ou ES
Factures, devis, demandes
d’informations… Au cœur du service
commercial d’une entreprise,
l’assistant(e) commercial(e) assure
tout le suivi des ventes en cours. Les
tâches classiques de secrétariat
remplissent de moins en moins son
emploi du temps, au profit d’activités
de gestionnaire : elle rédige et envoie
les devis, reçoit et traite les factures,
met à jour la base de données clients,
actualise les tableaux de vente… Elle
peut aussi se rendre sur le terrain
pour rencontrer directement les clients.
Ses compétences : administrer,
gérer, coordonner.
Sa formation : un BTS assistant
de manager, assistant de gestion
PME-PMI, un DUT gestion administrative
et commerciale ou encore une licence
de gestion ou d’AES (administration
économique et sociale).
Assistant
de manager
Bac + 2 ou bac +3
À partir de 1 800 €
■ Bac conseillé : STG
ou ES
Il (elle) est le bras droit du dirigeant de
l’entreprise, son plus proche
collaborateur et sa personne de
confiance. L’assistante de manager
(métier à grande majorité féminine)
gère les rendez-vous et l’emploi du
temps de son supérieur. Celle que l’on
nomme aussi assistante de direction
organise également les
déplacements, les réunions, rédige les
courriers… Plus qu’une secrétaire,
elle assiste véritablement le patron
dans la gestion de sa société ou de
son service, en lui simplifiant les
tâches administratives et la
« paperasse ». Dans les grandes
entreprises, elle peut avoir des
secrétaires sous ses ordres.
Ses compétences : organiser,
gérer, superviser.
Sa formation : le diplôme
classique de la profession est le BTS
assistant manager (qui remplace
depuis 2008 les BTS assistant de
direction et assistant secrétaire
trilingue). Un BTS assistant de gestion
PME-PMI, une licence de gestion ou
d’AES conviennent aussi.
Assistant
trilingue
Bac + 2 ou bac + 3
À partir de 1 600 €
■ Bac conseillé : STG
ou ES
L’assistant(e) trilingue n’est pas un
secrétaire comme un autre. En plus
des tâches « classiques » du métier, il
gère les relations avec les clients et
les fournisseurs étrangers. Au
téléphone, par courrier, par mail ou
lors de réunions, il traduit les
documents et les conversations. Il doit
donc maîtriser plusieurs langues
étrangères : l’anglais, indispensable,
et d’autres langues européennes
usuelles (allemand, espagnol, italien)
ou des langues plus rares qui seront
utiles à son entreprise (chinois ou
russe par exemple).
Ses compétences : assister,
organiser, traduire.
Sa formation : un BTS assistant
de manager, une licence LLCE
(langues, littératures et civilisations
étrangères) ou LEA (langues étrangères
appliquées), ou encore une licence
professionnelle assistant export trilingue.
Secrétaire
administratif
Bac
À partir de 1 400 €
■ Bac conseillé : STG
ou ES
Collèges, universités, mairies,
ministères… Dans la fonction
publique, les postes en secrétariat ne
manquent pas ! Comme dans le
secteur privé, les secrétaires
administratifs gèrent l’organisation
pratique du service auquel ils sont
rattachés. Mais, selon leur lieu
d’affectation, leur travail sera bien
différent : comptabilité, communication,
rédaction de notes, préparation de
circulaires, etc. L’avantage du secteur
public est sans nul doute l’évolution
de carrière, facilitée par l’organisation
régulière de concours internes.
Ses compétences : assister,
organiser, s’adapter.
Sa formation : fonctionnaire de
catégorie B, il ou elle est recruté(e) sur
concours accessible après un bac.
Les épreuves et la sélectivité varient
selon les filières. Par exemple,
beaucoup de candidats au concours
très prisé de la chancellerie suivent au
préalable une préparation dans un
IPAG (institut de préparation à
l’administration générale) ou un CPAG
(centre de préparation à
l’administration générale) après une
formation en sciences politiques, en
droit ou en économie.
Secrétaire
juridique
Bac à bac + 3
À partir de 1 600 €
■ Bac conseillé : STG
ou ES
Dans ce métier, aimer le droit est une
condition indispensable ! Certes, le
secrétaire juridique est avant tout…
secrétaire : il gère donc le standard
téléphonique, organise les rendez-
vous et l’emploi du temps des avocats
pour lesquels il travaille, programme
les réunions, etc. Mais, contrairement
à ses autres collègues secrétaires, il
doit avoir des connaissances précises
en droit, notamment en termes de
vocabulaire. Il peut être amené à
réaliser des dossiers pour ses
employeurs ou encore effectuer une
veille documentaire sur un texte de loi
précis. Le secrétaire juridique peut
travailler dans un cabinet d’avocats,
d’huissiers ou encore de notaires au
sein du service juridique d’une
entreprise ou bien pour le compte de
la fonction publique.
Ses compétences : organiser,
préparer, informer.
Sa formation : il existe un DU
(diplôme universitaire) secrétaire
juridique, de niveau bac. Mais mieux
vaut acquérir une double compétence,
à la fois juridique et administrative.
Pour cela, privilégiez un BTS assistant
de manager ou un DUT carrières
juridiques, complétés par une licence
professionnelle « assistant juridique ».
Secrétaire
médicale
Bac + 1
À partir de 1 400 €
■ Bac conseillé : ST2S
La secrétaire médicale (le métier est
majoritairement féminin) accueille les
patients et organise la vie du cabinet
médical. Standard téléphonique,
rédaction des comptes rendus de
consultation, gestion des stocks de
médicaments… Elle est la mémoire
du cabinet médical et l’assistante
indispensable des médecins. La
secrétaire médicale peut travailler
dans le privé, mais aussi pour la
fonction publique, dans les hôpitaux
par exemple.
Ses compétences : accueillir,
organiser, gérer.
Sa formation : après un bac ST2S
(sciences et technologies de la santé
et du social), une formation
spécialisée en secrétariat médical
s’impose. Des établissements, par
exemple les huit écoles de la Croix-
Rouge française, proposent un cursus
d’un an après le bac. Pour la fonction
publique hospitalière, le concours est
ouvert aux titulaires du bac.
Secrétariat
À lire > Devenir assistante, éditions l’Etudiant.
Sur le Net >Parmi les nombreux sites dédiés à
l’emploi dans ce secteur (avec infos métiers, conseils
aux débutants, forums, etc.), citons entre autres :
www.super-secretaire.com, www.top-assistante.com,
www.emploi-secretaire.com.
Plus d’infos
Devenir
assistante
Toutes les formations pour devenir...
Édition 2005-2007
Nadia Graradji
Assistante RH
Secrétaire médico-sociale
Assistante
juridique
Adjoint
administratif
Assistante marketing
Assistante comptable
Secrétaire
de mairie
Assistante technique
Assistante de direction
Assistante import-export
Les secrétaires ayant
des compétences en
gestion pourront devenir
assistants comptables
(voir Audit, comptabilité,
gestion). La fonction
publique propose des
emplois de rédacteur
territorial (concours au
niveau bac).
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Pour plus d’infos sur les formations dans le secteur social, voir notre site www.letudiant.fr,
rubrique Guide des études, puis Les études par spécialité.

Le secteur
Du travail
en perspective
Les métiers sociaux ont connu
en quelques années de pro-
fonds bouleversements, tant au
niveau de leur organisation que
de leur champ d’action. De
nouvelles problématiques sont
apparues liées notamment à la
persistance du chômage ou au
vieillissement de la population.
Avec des cas de plus en plus dif-
ficiles et de plus en plus nom-
breux. Ainsi, les embauches
vont bon train. Les débouchés
pour les assistants de services
sociaux, les éducateurs spéciali-
sés et les éducateurs de jeunes
enfants sont en progression, au
moins jusqu’en 2012. Reste une
question essentielle pour le sec-
teur : celle des moyens. Le tra-
vail social est en effet financé en
grande partie par l’État et les
collectivités locales. Son avenir
et son développement dépen-
dent donc de choix politiques.

Les métiers
Polyvalence,
le maître mot
L’univers du social compte plus
d’une quinzaine de métiers
répartis en quatre grands sec-
teurs: l’aide sociale (assistante de
service social, conseiller en éco-
nomie sociale et familiale, tech-
nicien de l’intervention sociale et
familiale, etc.), l’éducation spé-
cialisée (éducateur spécialisé,
éducateur de jeunes enfants,
moniteur-éducateur, etc.), l’ani-
mation (animateur, directeur de
centre de loisirs, etc.) et le travail
à domicile (auxiliaires de vie
sociale, etc.). Si chacun intervient
dans son domaine de compé-
tences, ces professionnels sont
de plus en plus amenés à travail-
ler ensemble pour répondre à
des situations sociales souvent
complexes.

Les formations
Du BTS
au master
En France, quelque 350 établis-
sements, publics ou privés,
accessibles avec ou sans le bac,
dispensent des formations pré-
parant aux diplômes du travail
social. L’inscription dans ces
écoles est en général condi-
tionnée à la réussite d’un exa-
men d’entrée. La formation
dure entre six mois et trois ans,
et permet d’obtenir, selon les
cas, un BTS (brevet de techni-
cien supérieur) économie
sociale et familiale, un DUT
(diplôme universitaire de tech-
nologie) carrières sociales, un
diplôme d’État d’assistant de
service social ou d’éducateur
spécialisé, etc.
À l’université, plusieurs masters
professionnels sont ouverts sur
les métiers du social, comme
les masters intervention sociale
à Paris 12, intervention sociale,
conflits et développement à
Strasbourg, politiques sociales,
territoires et stratégies de direc-
tion à Paris 13, ou encore déve-
loppement et expertise de
l’économie sociale à l’IEP (ins-
titut d’études politiques) de
Grenoble. ●
La France compte 350000 travailleurs sociaux. Durant les prochaines années, les
recrutement dans ce secteur vont continuer de croître pour faire face à une
demande sociétale toujours plus forte et pallier les départs en retraite.
Social
Selon une
enquête du
ministère de
l’Emploi, les
étudiants du
secteur social
sont avant tout…
des étudiantes :
à 86 % ! À leur
entrée en
formation, les
étudiants ont en
moyenne 30 ans
et la majorité
d’entre eux ont
déjà travaillé.
zoom
DANS UNE CRÈCHE DE LA VILLE DE PARIS. Aux côtés de l’éducateur de jeunes enfants, ceux-ci
améliorent leur langage, apprennent les règles de propreté et de vie en communauté.
Social
142
Animateur
socioculturel
CAP/BEP à bac + 2
À partir de 1 300 €
■ Bac conseillé : ST2S
ou bac général
Figure incontournable des maisons de
quartier, l’animateur socioculturel est
avant tout un professionnel de
l’organisation du temps libre. Son
credo pourrait être « comment
s’occuper intelligemment » ! Pour
cela, il organise des jeux, des ateliers,
des rencontres sportives, etc. Mais
plus qu’un simple organisateur, ce
professionnel aide ses « protégés » à
mener à bien leurs projets en leur
inculquant le sens du respect des
autres et d’eux-mêmes. Mais il ne
travaille pas qu’auprès des jeunes :
il intervient aussi dans les maisons
de retraite, les prisons,
les médiathèques…
Ses compétences : animer,
écouter, aider.
Sa formation : le ministère de la
Jeunesse et des Sports a mis en
place différents diplômes. Le premier,
de niveau CAP-BEP, est le BAPAAT
(brevet d’aptitude professionnelle
d’assistant animateur technique). Les
suivants, le BPJEPS (brevet
professionnel de la jeunesse, de
l’éducation populaire et du sport) de
niveau bac, et le DEJEPS (diplôme
d’État de la jeunesse, de l’éducation
populaire et du sport) de niveau
bac + 2, s’adressent à ceux qui ont
déjà une expérience dans l’animation.
Le BPJEPS permet aussi d’encadrer
des activités sportives (cf. Sport). Un
DUT carrières sociales, option
animation sociale et socioculturelle est
également proposé.
Assistant(e)
de service social
Bac + 3
À partir de 1 400 €
■ Bac conseillé : ST2S
ou bac général
Elle est plus couramment appelée
« assistante sociale » car les hommes
sont rares dans ce métier ! Oreille
attentive et aide précieuse, elle
intervient auprès des personnes en
proie à des difficultés familiales,
professionnelles, financières,
médicales… Elle écoute, réconforte,
conseille et apporte un soutien sur tout
ce qui touche à la vie quotidienne. Elle
informe notamment ses interlocuteurs
sur leurs droits (RSA, allocation de
rentrée…), leur indique les démarches
à entreprendre pour envoyer les
enfants en centre de vacances à
moindre frais, pour faire une demande
de logement social… L’assistante
sociale travaille toujours en lien avec
d’autres professionnels : médecins,
magistrats, éducateurs spécialisés,
services administratifs des mairies. Elle
exerce dans les collectivités territoriales
(département, commune), au sein des
hôpitaux, des organismes de protection
sociale ou encore des associations.
Ses compétences : informer,
aider, conseiller.
Sa formation : le DEASS (diplôme
d’État d’assistant de service social)
se prépare en trois ans dans une
école publique ou privée agréée. Ces
écoles sont accessibles aux
bacheliers et aux non-bacheliers
ayant réussi l’examen de niveau
organisé par les DRASS. À signaler :
les IUT de Grenoble 2 et de Paris 5
permettent aussi après sélection, en
un an après un DUT carrières
sociales, d’obtenir le DEASS.
Conseiller
d’insertion
et de probation
Bac + 2 + 2 ans
À partir de 1 500 €
■ Bac conseillé : ST2S
ou bac général
Ce travailleur social est employé par
l’administration pénitentiaire. Son rôle :
aider les personnes emprisonnées à
garder un lien social avec l’extérieur.
Lorsqu’un détenu est en passe d’être
libéré, le conseiller le rencontre et
l’aide à rechercher un emploi, un
logement, etc. Mais ce fonctionnaire
peut également travailler en dehors
des prisons, où il prend en charge des
personnes bénéficiant, par exemple,
d’une libération conditionnelle. Il
s’assure alors que ces dernières
respectent les obligations imposées
par la justice. Il les aide aussi à
retrouver ou à garder une vie sociale.
Ses compétences : prévenir,
aider, écouter.
Sa formation : le concours de
recrutement est ouvert aux titulaires
d’un bac + 2 (mais les candidats ont
généralement un diplôme supérieur).
Ensuite, la formation, rémunérée, se
déroule en deux ans à l’ENAP (École
nationale d’administration
pénitentiaire), à Agen (47).
Conseiller en
économie sociale
et familiale
Bac + 3
À partir de 1 400 €
■ Bac conseillé : ST2S ou
bac général
Entre les factures d’électricité, les
impôts, le prix de l’essence et les
courses, il n’est pas toujours facile de
tenir le budget de la famille. Le
conseiller en économie sociale et
familiale aide toutes les personnes qui
rencontrent des difficultés à gérer
leurs dépenses. Avant toute chose, il
calcule les différents frais réguliers,
puis il conseille la personne pour
gérer au mieux ses comptes. Il
travaille en équipe, au sein des CAF,
des caisses de Sécurité sociale, des
hôpitaux et des centres communaux
d’action sociale (CCAS).
Ses compétences : aider,
conseiller, informer.
Sa formation : le diplôme d’État
se prépare en un an après un BTS en
économie sociale et familiale.
Directeur de
structure sociale
Bac + 3 à bac +5
À partir de 2 500 €
■ Bac conseillé : ST2S
ou bac général
Instituts médico-éducatifs, maisons de
retraite, centres éducatifs fermés…
Les structures d’accueil à caractère
social ou médico-social emploient
aussi des gestionnaires dont le rôle est
de faire « tourner la boutique ». Le
directeur d’établissement est là pour
ça. Il organise les plannings, recrute le
personnel, gère les fonds et les
dépenses. Aujourd’hui plus qu’hier, ce
dirigeant doit aussi répondre à des
objectifs de rentabilité et de
transparence dans la gestion de son
établissement, vis-à-vis des pouvoirs
publics comme des familles. Outre les
qualités de manager, ce type de poste
nécessite une parfaite connaissance
des rouages du secteur et une
aptitude à travailler en réseau avec de
nombreux autres acteurs sociaux.
Ses compétences : diriger,
organiser, décider.
Sa formation : traditionnellement
réservés aux diplômés de la filière
sanitaire et sociale par promotion
interne, ces postes d’encadrement
s’ouvrent aux universitaires. Plusieurs
masters, tel le master management
du social et de la santé, préparent à
ce type de fonction. Les postes cadres
des institutions deviennent aussi
accessibles aux spécialistes de la
gestion, du management ou de la
communication.
Éducateur
de jeunes enfants
Bac + 3
À partir de 1 400 €
■ Bac conseillé : ST2S
Grandir ? Ça s’apprend ! Et pas qu’à
l’école. L’éducateur de jeunes enfants
s’occupe des bébés et des bambins
de leurs premiers mois à leur sixième
anniversaire. À la crèche, au jardin
d’enfants ou en halte-garderie,
À lire > Carrières sociales, les métiers
de l’humain, éditions l’Etudiant.
À voir > Le métier d’assistante de service social
en vidéo sur letudiant.fr.
Sur le Net > Le site du ministère de la Santé et de
la Solidarité consacre plusieurs fiches métiers
au social (www.metiers.santesolidarites.gouv.fr)
> Le ministère du Travail offre quant à lui des informations sur
les concours du secteur (www.travail-solidarite.gouv.fr/
ministere/metiers-concours). Enfin, plusieurs sites traitent de
l’actualité du social, comme www.ressources-solidaires.org ou
la revue Lien social (www.lien-social.com).
Plus d’infos
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CARRIÈRES
SOCIALES
LES
MÉTIERS
DE
L’HUMAIN
Des
débouchés
pour tous,
du CAP au
bac+5
143
Social
il organise des activités et permet
ainsi aux bouts de chou de se
développer et de s’épanouir.
L’éducateur de jeunes enfants ne se
substitue en rien aux parents, il
assure plutôt la continuité éducative.
À ses côtés, les enfants améliorent
leur langage, apprennent les règles de
propreté et de vie en communauté.
Ses compétences : animer,
éduquer, transmettre.
Sa formation : le DEEJE
(diplôme d’État d’éducateur de jeunes
enfants) se prépare en trois ans, en
alternant cours et stages. Les écoles
assurant la formation recrutent les
bacheliers sur concours. Les DRASS
organisent un concours pour les
non-bacheliers.
Éducateur
de la protection
judiciaire
de la jeunesse
Bac + 2 + 2 ans
À partir de 1 400 €
■ Bac conseillé : ST2S ou
bac général
L’éducateur PJJ s’occupe des
jeunes : des jeunes en danger,
délinquants ou en grande difficulté.
Son travail commence lorsque le juge
des enfants a pris une décision : à
partir de ce jugement, l’éducateur suit
le jeune dans son milieu familial, dans
son foyer, mais aussi dans les centres
fermés ou même en milieu
carcéral… Ensemble, ils construisent
des projets. Sorte de béquille,
l’éducateur PJJ soutient le jeune, lui
fixe des repères et des objectifs. Il est
souvent amené à lui organiser des
loisirs, à contrôler sa scolarité ou son
insertion professionnelle…
Ses compétences : écouter,
guider, soutenir.
Sa formation : le concours du
ministère de la Justice est ouvert aux
titulaires d’un bac +2 ou d’un diplôme
d’éducateur spécialisé. La formation
dure ensuite deux ans à l’ENPJJ (École
nationale de protection judiciaire de la
jeunesse), à Roubaix (59) et sur onze
sites en région. L’établissement
propose une année préparatoire au
concours pour les diplômés bac +2
issus des quartiers défavorisés.
Éducateur
spécialisé
Bac + 3 ans
À partir de 1 400 €
■ Bac conseillé : ST2S
ou bac général
C’est le métier le plus emblématique
du secteur. L’éducateur spécialisé
travaille auprès d’enfants,
d’adolescents ou d’adultes confrontés
à des difficultés d’ordre physique,
mental ou social. Il les aide à trouver
leur place dans la société et à devenir
plus autonome. Pour cela, il discute, il
conseille et il organise diverses
activités : sorties, ateliers, soutien
scolaire, etc. Il peut travailler dans un
foyer d’accueil, un institut médico-
éducatif, un centre social… Certains
professionnels se chargent également
de transmettre aux personnes
handicapées des compétences
professionnelles dans un domaine
précis (travail du bois, cuisine, etc.) :
ce sont les éducateurs techniques
spécialisés.
Ses compétences : écouter,
aider, animer.
Sa formation : le DEES (diplôme
d’État d’éducateur spécialisé) se
prépare en trois ans après le bac
dans des écoles agréées et deux IUT
(Grenoble et Tourcoing).
Le DUT carrières sociales, option
éducation spécialisée, complété par
une année de formation, permet aussi
d’obtenir ce diplôme. Le DEETS
(diplôme d’État d’éducateur technique
spécialisé) se prépare lui aussi en
trois ans, dont quinze mois de stage.
Il est accessible aux diplômés de
niveau IV (bac ou brevet technique ou
professionnel) dans le domaine social
ou paramédical, et aux titulaires d’un
CAP avec expérience professionnelle.
Si votre vocation est
d’aider les autres, vous
pouvez également vous
tourner vers le médical,
le paramédical ou
l’humanitaire. Par ailleurs,
les métiers de l’animation
s’exercent aussi dans la
culture (animateur du
patrimoine), les sports
(animateur et éducateur
sportif), le tourisme et les
loisirs (animateur, guide-
accompagnateur).
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T émoi gnage
Son métier Au CPI (centre de placement immé-
diat) de Saint-Brice-sous-Forêt (95), Michael Pavan est l’un des
huit éducateurs de la Protection judiciaire de la jeunesse. Il enca-
dre une douzaine de jeunes âgés de 15 à 17 ans placés sur
décision d’un magistrat. « Notre travail consiste à prendre en
considération un mineur dans toutes ses problématiques : sa
santé, sa scolarité ou son insertion professionnelle, sa situation
familiale et sa manière de se positionner par rapport aux infra-
ctions qui lui sont reprochées. Pour les jeunes qui n’ont pas
encore été jugés, tous ces aspects seront examinés par le juge
qui décidera ou non son incarcération. Pour ceux qui ont déjà été
condamnés, notre rôle est de les aider à réintégrer la société,
qu’ils se remettent à marcher tout seul, qu’ils retrouvent un équi-
libre et qu’ils règlent leurs problèmes avec la justice. Le travail
éducatif se fait alors au jour le jour et notamment sur l’hygiène et
les règles de vie quotidienne. »
Ses conseils « Savoir établir un contact
avec un jeune en difficulté, parler de ses problèmes, comprendre
comment il se positionne sur sa venue dans le centre… c’est le
cœur du métier. Il faut toucher sa réalité, sinon il risque de refu-
ser ce projet. Trouver la bonne place, c’est savoir être dans le
dialogue, mais pas dans la complicité. Car un éducateur a un rôle
de protecteur, mais aussi de censeur. »
“Un rôle de protecteur,
mais aussi de censeur .”
Michael Pavan, 37 ans,
éducateur PJJ
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Le secteur
La précarité s’installe
En France, le spectacle vivant
– en opposition au spectacle
enregistré tels le cinéma et l’au-
diovisuel – est dynamique. L’of-
fre de concerts, de pièces de
théâtre, de spectacles de
danse n’a jamais été aussi
importante. Pourtant, la situa-
tion des quelque 300 000 pro-
fessionnels du secteur est de
plus en plus précaire. Les
artistes, représentant une petite
moitié des effectifs, travaillent
pour la plupart dans de minus-
cules compagnies, qui ne vivent
que grâce aux subventions
de l’État, de plus en plus diffi-
ciles à obtenir. Du côté des
métiers de la technique, où la
plupart des intervenants sont
intermittents du spectacle, la
situation est tout aussi incer-
taine. La réforme de l’assu-
rance-chômage de l’intermit-
tence n’a pas arrangé leur sort.

Les métiers
Se diversifier
pour multiplier
les opportunités
Le monde du spectacle
regroupe plus de 250 métiers
artistiques (chanteur, comé-
dien, musicien…) technico-
artistiques (éclairagiste, scéno-
graphe, décorateur…) et liés à
l’organisation (producteur,
tourneur, agent d’artiste…).
Tous ont un point commun : la
passion. Pour endurer les
conditions de travail difficiles,
mieux vaut être motivé ! Il
est également conseillé de se
diversifier. Il est par exemple de
plus en plus fréquent que l’on
demande à un comédien de
savoir chanter ou danser. De
même, un musicien qui sait
jouer de plusieurs instruments
augmente ses possibilités de
cachets. Cependant, le talent ne
suffit pas et il faut aussi savoir
se vendre. Et pas seulement
en multipliant les castings
ou les auditions. Mais égale-
ment en développant des
projets personnels pour créer
son propre emploi : monter
un spectacle, fonder une
troupe, etc.

Les formations
Priorité aux écoles
reconnues
Pour chacun des secteurs
(danse, théâtre, musique…),
l’apprentissage commence sou-
vent à un très jeune âge. Mais,
dans la majorité des cas, les for-
mations sont assurées par des
écoles. L’université ne prépare
pas à l’exercice d’un art, à l’ex-
ception de quelques filières
liées à l’écriture et à la mise en
scène. Côté art dramatique,
trois écoles nationales, très
sélectives, jouissent d’une
excellente réputation. Le
CNSAD (Conservatoire national
supérieur d’art dramatique), à
Paris, l’ENSATT (École natio-
nale supérieure des arts et tech-
niques du théâtre), à Lyon, et
l’ESAD-TNS (École supérieure
d’art dramatique du Théâtre
national de Strasbourg) for-
ment à tous les métiers du théâ-
tre. Il existe aussi de nom-
breuses écoles privées très
reconnues : cours Florent, cours
Simon… Côté musique, les
conservatoires offrent des for-
mations classiques et pointues,
qui permettent d’avoir de très
bonnes bases musicales. ● ©

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Le spectacle vivant fait toujours rêver ! Pourtant, il offre peu de perspectives :
moins d’un professionnel sur quatre vit exclusivement de son art… Pour mettre
toutes les chances de son côté, mieux vaut développer plusieurs compétences.
Spectacle
144
Pour plus d’infos sur les formations dans le spectacle, voir notre site
www.letudiant.fr, rubrique Guide des études, puis Les études par spécialité.
Les artistes et
techniciens du
spectacle qui
travaillent par
intermittence
bénéficient d’un
régime spécial
d’assurance-
chômage. Pour en
bénéficier, il faut
travailler
507 heures au
cours des dix
derniers mois. Ce
quota d’heures,
revu à la hausse
il y a quelques
années, prive du
droit au chômage
une bonne partie
des intermittents.
zoom
THÉÂTRE DU ROND-POINT, À PARIS. Malgré le dynamisme du spectacle vivant, il y a aujourd’hui
bien plus de candidats artistes et techniciens que le marché du travail ne peut en absorber.
Chanteur
(1)
Avec ou sans l e bac
Variable
La mode Star Ac’, Nouvelle Star et
Myspace laisse croire que devenir
chanteur, ce n’est pas bien sorcier !
Face à ce phénomène, les écoles de
chant – plus ou moins sérieuses – se
multiplient, berçant les apprentis
chanteurs de fausses illusions. Car
gagner sa vie en chantant n’est pas
chose aisée, que l’on soit chanteur de
variété ou lyrique. Pour percer, et
surtout durer, il ne suffit pas d’avoir un
joli brin de voix. Il faut aussi posséder
une bonne maîtrise des techniques
vocales, de solides connaissances
musicales et de la persévérance pour
enchaîner les castings et démarcher
les maisons de disques.
Ses compétences : interpréter,
composer, s’exprimer.
Sa formation : parmi les
formations les plus sérieuses, on peut
citer les écoles et conservatoires de
musique municipaux ou régionaux qui
assurent une formation classique de
base. Les meilleurs candidats
pourront intégrer l’un des deux
conservatoires nationaux supérieurs, à
Paris et à Lyon. Côté pop, rock ou
variétés, il existe plusieurs écoles
privées. La Fédération nationale des
écoles d’influence jazz et musiques
actuelles fédère une trentaine
d’écoles de qualité.
Comédien
(1)
Avec ou sans l e bac
Variable
Théâtre, cinéma et télévision sont les
trois principaux domaines d’activité
des comédiens. Pour joindre les deux
bouts, beaucoup d’artistes doivent
multiplier les expériences, voire
travailler dans des secteurs moins
« nobles », comme le théâtre
d’entreprise, le doublage ou les
tournages de pub. Si le talent est
primordial, il faut aussi une certaine
disposition d’esprit et une extraordinaire
persévérance pour enchaîner castings
et stages auprès de metteurs en
scène et réalisateurs… Quel que soit
votre parcours, attendez-vous à des
hauts et des bas, car la concurrence
est rude et la gloire rarement au bout
du chemin.
Ses compétences : interpréter,
jouer, raconter.
Sa formation : le CNSAD à Paris,
l’ESAD-TNS à Strasbourg, l’ENSATT à
Lyon, ou un conservatoire régional ou
national, ou encore une école privée :
cours Florent, Simon…
Costumier
Sans bac à bac + 2
À partir de 1 500 €
■ Bac conseillé : STI arts
appliqués
Au cinéma comme au théâtre, les
costumes doivent retranscrire une
époque, une émotion, un style.
Lorsque le metteur en scène ou le
réalisateur crée le spectacle, il
s’entretient avec le costumier, lui
indique ses envies, ses idées. Le
costumier imagine alors les modèles
et les fait fabriquer. Au-delà du style, il
doit tenir compte des effets liés aux
éclairages ainsi que du confort des
artistes sur la scène ou sur le plateau.
Dans les petites productions, il n’est
pas rare que le costumier fabrique
lui-même chaque costume.
Ses compétences : fabriquer,
coudre, confectionner.
Sa formation : le CAP couture ne
suffit plus. Il faut désormais poursuivre
vers le DTMS (diplôme de technicien
des métiers du spectacle) techniques
de l’habillage, en un an accessible
sans le bac. Autre possibilité, le DMA
(diplôme des métiers d’art) costumier-
réalisateur ou le BTS design de mode,
accessibles après un bac STI arts
appliqués ou un bac général suivi
d’une année de mise à niveau en arts
appliqués. Quelques écoles privées
proposent leur propre formation
(ENSATT par exemple).
Danseur
(1)
Avec ou sans l e bac
Variable
C’est peut-être l’un des métiers du
spectacle les plus rigoureux et
exigeants. Tel un sportif de haut
niveau, le danseur doit entretenir son
corps et avoir une hygiène de vie
irréprochable. Pour les ballets
classiques, l’apprentissage,
particulièrement long, nécessite de
débuter très jeune dans un
conservatoire de danse. Seuls les plus
talentueux parviennent alors à intégrer
le prestigieux Opéra de Paris, berceau
des futures étoiles. Idem pour la
danse contemporaine : les
chorégraphes sont très exigeants, les
répétitions épuisantes et les revenus
aussi incertains que modestes.
Ses compétences : interpréter,
improviser, s’exprimer.
Sa formation : le CNSMD
(Conservatoire national supérieur de
musique et de danse) de Paris et de
Lyon, et le CNDC (Centre national de
danse contemporaine) à Angers
font partie des formations les plus
cotées.
Décorateur-
scénographe
Bac + 3 à bac + 5
À partir de 1 800 €
■ Bac conseillé : général
ou STI arts appliqués
Au théâtre, on l’appelle scénographe.
Au cinéma, il devient décorateur. Quel
que soit son nom, ce professionnel est
le complice indispensable du metteur
en scène. C’est lui qui aménage
l’espace où vont se dérouler les
différents actes de la pièce ou scènes
du film. Son travail commence par des
ébauches sur papier, puis sous forme
de maquettes, et s’achève par la mise
en place des décors in situ. Peinture,
architecture, dessin… le décorateur-
scénographe est un artiste complet.
Ses compétences : créer,
mettre en espace, aménager.
Sa formation : l’ENSATT à Lyon
recrute sur concours des titulaires
d’un bac + 2. L’ESAD-TNS à
Strasbourg propose une formation
spécialisée en deuxième année. Les
formations d’architecture et
d’architecture intérieure préparent à
ce métier.
Musicien
(1)
Avec ou sans l e bac
Variable
Le métier de musicien offre plusieurs
perspectives d’emploi. Certains
choisissent de se consacrer à la
scène : ils sont solistes ou
instrumentistes dans un orchestre
classique ou dans un groupe
(rap, rock, variété…). D’autres
préfèrent les studios et travaillent
uniquement pour les œuvres
enregistrées (albums, musiques de
film, publicité).
Ses compétences : créer,
inventer, interpréter.
Sa formation : il n’y a pas de
parcours type. Les écoles et
conservatoires de musique
municipaux ou régionaux assurent
une formation classique. Les meilleurs
éléments pourront intégrer l’un des
deux conservatoires nationaux
supérieurs, à Paris et à Lyon.
(1) Nous n’indiquons pas le niveau de
formation ni le salaire car, pour ces
métiers, il n’y a pas de filière de formation
bien définie, ni de moyenne de revenus.
Spectacle
145
À lire > Musique et son, des métiers
en pleine révolution, les Métiers du patrimoine
et de la culture, éditions l’Etudiant.
Sur le Net > Plusieurs sites permettent de
découvrir les métiers du spectacle et leurs
formations : www.culture.gouv.fr (site du
ministère de la Culture) ; www.cfpts.com (site du
Centre de formation professionnelle aux techniques du
spectacle) ; www.irma.asso.fr (site du Centre d’information et
de ressources pour les musiques actuelles)…
Plus d’infos
MUSIQUE
ET SON
DES
MÉTIERS EN
PLEINE
RÉVOLUTION
Mettez
vos études
au
diapason
de vos
rêves
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De nombreux métiers de la
technique, de l’administratif
ou de la production
gravitent autour du
spectacle. Ainsi, le cinéma
et la télévision emploient
des chefs opérateurs, des
régisseurs… (voir
Audiovisuel, cinéma). Les
scénographes peuvent
travailler dans le domaine
de l’architecture
intérieure (voir Création,
métiers d’art).
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Le secteur
Gare aux désillusions
Sans surprise, le sport suscite
de très nombreuses vocations
auprès des jeunes. Mais rares
sont les athlètes de haut niveau
– à peine 7 300 en France – qui
vivent de leurs performances.
En revanche, avec 15millions de
licenciés, les clubs de sport ont
besoin de main-d’œuvre. Ce
sont le secteur associatif et le
privé qui recrutent le plus, mais
les emplois y sont souvent à
durée déterminée, sur des temps
partiels, des postes saisonniers…
Dans la fonction publique, l’État
a radicalement réduit le nombre
de places au CAPEPS (certificat
d’aptitude au professorat de
l’éducation physique et spor-
tive). Toutefois, les collectivités
locales continuent de recher-
cher des professionnels pour
accompagner les sportifs ama-
teurs dans leur pratique. Notez
enfin que les équipementiers
(Adidas, Nike…) et les distribu-
teurs (Decathlon, Go Sport…)
proposent des débouchés sur
des postes commerciaux :
vente, promotion, marketing…

Les métiers
Des « profs »
avant tout
Sans surprise, ce sont les sports
les plus populaires qui recru-
tent en plus grand nombre :
football, tennis, équitation et
judo en tête. Mais attention ! La
concurrence est forte sur les
postes d’animateur-éducateur
et de professeur de sport, tout
comme pour les professeurs
d’EPS à l’Éducation nationale.
Le nombre de postes ouverts
aux concours a été fortement
réduit ces dernières années. Par
ailleurs, si le secteur du sport
emploie aussi des conseillers
(conseillers techniques, conseil-
lers territoriaux…) et des cadres
(directeur d’équipement spor-
tif, manager d’association spor-
tive…), les spécialistes de la
vente et de la promotion du
sport (vendeur d’articles de
sport, spécialiste de marke-
ting…) connaissent les meil-
leurs débouchés.

Les formations
STAPS
ou diplôme d’État
La licence STAPS (sciences et
techniques des activités phy-
siques et sportives) permet
notamment de se présenter au
concours du CAPEPS et de
devenir ainsi prof d’EPS pour
l’Éducation nationale. Des
formations professionnalisées
(licences pro et masters pro) en
management du sport, com-
merce ou animations sportives
ont de plus en plus la cote, sans
compter les écoles supérieures
de commerce qui proposent
des mastères spécialisés. Le
ministère de la Santé et des
Sports délivre par ailleurs six
diplômes d’État. Parmi eux, le
BEES (brevet d’État d’éducateur
sportif) couvre une soixantaine
de disciplines. Son premier
degré, de niveau bac (peu à peu
remplacé par le BPJEPS), per-
met d’exercer en tant que
moniteur sportif dans les
collectivités locales, les orga-
nismes de vacances… Les
deuxième et troisième degrés
conduisent à des fonctions
d’encadrement et d’expertise et
sont nécessaires pour devenir
entraîneur, par exemple. ● ©

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En France, près de 200000 personnes travaillent dans le secteur du sport, dont
un tiers pour la fonction publique. Les sportifs de haut niveau représentent
une part infime des effectifs.
Sport
146
Pour plus d’infos sur les formations dans le sport, voir notre site
www.letudiant.fr, rubrique Guide des études, puis Les études par spécialité.
Chaque année,
environ
34 millions de
Français déclarent
pratiquer une
activité sportive
régulière. Les
disciplines les
plus en vue ? Le
vélo, la natation,
la randonnée et…
la pétanque !
Avec en tête le
football, qui
compte
2,3 millions de
licenciés.
zoom
PRÉPARATION D’UN TRIMARAN DU GITANA TEAM. C’est dans l’animation sportive et dans les
disciplines comptant le plus de licenciés que les recrutements sont les plus importants.
Directeur
d’équipement
sportif
Bac + 3 à bac + 5
À partir de 1 600 €
■ Bac conseillé :
toute série générale
Piscine, gymnase, club de remise en
forme, golf… Le directeur d’équipement
sportif est un gestionnaire, un
administrateur et un animateur des
lieux, il s’occupe du recrutement du
personnel, choisit les équipements et
veille au confort de la clientèle. Salarié
d’une collectivité ou d’une
association, il est en quelque sorte le
médiateur entre les acteurs locaux qui
financent le lieu et les clients.
Ses compétences : diriger,
encadrer, gérer.
Sa formation : des masters aux
diplômes d’écoles de commerce, de
nombreuses formations préparent au
management du sport. Une licence
STAPS ou, mieux, un master STAPS,
option management du sport, peut
constituer un bon ticket d’entrée.
Entraîneur
Bac + 3
Variable
■ Bac conseillé :
toute série générale
L’entraîneur a un poste clé au sein
d’une équipe. Son objectif : amener
ses athlètes au meilleur niveau. Pour
cela, il travaille en collaboration avec
les préparateurs physiques, les kinés,
les conseillers techniques. Il connaît
évidemment très bien le sport dans
lequel il travaille… Mais attention, le
métier d’entraîneur ne doit pas faire
oublier la réalité du milieu : s’il est
responsable des victoires, il devient le
bouc émissaire en cas d’échec.
Ses compétences : coacher,
conseiller, diriger.
Sa formation : souvent, les
entraîneurs sont d’anciens sportifs de
haut niveau. Le BEES 2
e
degré permet
de devenir entraîneur. Il est accessible
après trois années d’études (niveau
licence). Pour le niveau national, c’est
le 3
e
degré qui s’impose. Cas
particulier : en football, un diplôme
spécifique d’entraîneur professionnel
est délivré par la fédération.
Maître nageur
sauveteur
Ni veau bac
À partir de 1 300 €
La sécurité des nageurs relève en
général de sa seule responsabilité.
Souvent, le MNS (appelé aussi
éducateur sportif des activités de la
natation) dispense également des
cours de natation à des enfants ou à
des adultes. Ses principaux
employeurs sont les municipalités.
Ses compétences : surveiller,
enseigner, encadrer.
Sa formation : le BEESAN (brevet
d’État d’éducateur sportif des activités
de la natation) est obligatoire pour
surveiller les piscines et donner des
cours de natation. Aucun niveau
d’études n’est exigé. Il faut avoir
18 ans et être, entre autres, licencié à
la Fédération nationale de natation.
Moniteur de sport
Ni veau bac
À partir de 1 300 €
■ Bac conseillé :
toute série générale
Le moniteur de sport travaille
essentiellement au sein d’associations
sportives ou de structures privées.
Spécialiste d’une discipline (tennis,
voile, équitation…), il s’adresse à tous
types de public : des jeunes enfants
aux sportifs confirmés. Outre
l’activité d’enseignement, il a la
charge d’entretenir le matériel et de
participer à la gestion administrative
d’un centre sportif.
Ses compétences : enseigner,
entraîner, encadrer.
Sa formation : elle varie selon les
spécialités. La plupart des moniteurs
sont titulaires du BEES 1
er
degré dans
la spécialité enseignée (remplacé peu
à peu par le BPJEPS, brevet
professionnel de la jeunesse, de
l’éducation populaire et du sport).
Professeur d’EPS
Bac + 5
À partir de 1 500 €
■ Bac conseillé : S ou ES
Il est souvent le prof préféré des
lycéens et des collégiens ! Le
professeur d’éducation physique et
sportive assure chaque semaine une
vingtaine d’heures d’enseignement. Il
suit les programmes officiels et
prépare ses cours en tenant compte
de l’âge des élèves, de leur niveau et
de leur motivation. Contrairement à un
entraîneur, il doit être ultra-généraliste
pour pouvoir proposer des ateliers
variés, allant du foot à la natation en
passant par la gym.
Ses compétences : enseigner,
entraîner, transmettre.
Sa formation : pour devenir
professeur d’EPS, il faut décrocher le
CAPEPS, concours accessible après
un master STAPS (400 postes ont été
proposés au concours 2008 avec un
taux de réussite de 11,3 %). La
formation en IUFM dure une année.
Pour se présenter à l’agrégation, le
niveau master 1 est nécessaire.
Professeur
de sport
Bac + 3
À partir de 1 500 €
■ Bac conseillé :
toute série générale
On le confond souvent avec son
« cousin », le prof d’EPS. Mais le
professeur de sport ne dépend pas du
même ministère. Son employeur est
le ministère de la Santé et des Sports.
Fonctionnaire de catégorie A et
spécialisé dans une discipline, il
intervient à différents niveaux :
l’entraînement (des jeunes espoirs par
exemple), la formation (des agents du
ministère, des étudiants préparant le
BEES…) et la promotion des activités
physiques et sportives (son rôle est
alors beaucoup plus « politique »).
Ses compétences : encadrer,
entraîner, conseiller.
Sa formation : le recrutement des
professeurs de sport du ministère de
la Santé et des Sports s’effectue sur
concours (37 postes en 2009 dans
27 disciplines) ouvert aux titulaires
d’une licence STAPS, d’un BEES
2
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degré ou du diplôme de guide de
haute montagne.
Vendeur d’articles
de sport
Bac + 2
À partir de 1 500 €
■ Bac conseillé : STG ou ES
Ses clients sont aussi bien des athlètes
professionnels que des « sportifs du
dimanche ». Quoi qu’il en soit, le
vendeur doit s’adapter à ses clients et
les conseiller au mieux en tenant
compte de leurs attentes. À l’affût des
dernières nouveautés techniques, il
connaît parfaitement les produits et
leurs spécificités. Il peut, avec un peu
d’expérience, devenir chef de rayon
puis responsable de magasin.
Ses compétences : informer,
conseiller, vendre.
Sa formation : il est possible de
débuter avec un BTS commercial,
mais des formations spécialisées sont
accessibles après le bac. Il existe
enfin quelques cursus universitaires
(DU, licence, IUP…) liés au commerce
et au sport.
Sport
147
À lire > Les Métiers du sport, éditions l’Etudiant.
À voir > Le métier de moniteur d’éducation
envidéo sur letudiant.fr.
Sur le Net > Le site du ministère de la Santé et des
Sports (www.sports.gouv.fr) apporte toutes les
infos sur les diplômes et les formations, tout
comme le site www.profession-sport-loisirs.fr et le site de
l’Observatoire national des métiers de l’animation et du sport
(www.onmas.org). Pour des descriptifs de métiers, vous pouvez
visiter le site www.metier-sport.com.
Plus d’infos
Métiers &
Formations
Les métiers du
sport
Jean-Marc Engelhard
Pisteur-secouriste
Médecin du sport
Professeur d’EPS
Entraîneur
Sportif professionnel
Guide de haute montagne
Journaliste sportif
Moniteur d’équitation
Responsable
d’un magasin de sport Inspecteur de la Jeunesse
et des Sports
Les métiers de la police
nationale et celui de
pompier (voir Fonction
publique et Armée)
requièrent aussi des
aptitudes physiques. Le
médecin (voir Médical) et
le masseur-
kinésithérapeute (voir
Paramédical) peuvent se
spécialiser dans les
soins aux sportifs.
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site www.letudiant.fr, rubrique Guide des études, puis Les études par spécialité.
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Le secteur
Des recrutements
encore d’actualité
Le transport et la logistique sont
le nerf de la guerre commerciale
et industrielle ! Sur route, sur
mer, sur rail… En France, les
flux de marchandises occupent
plus d’un million de salariés.
Premier employeur, le transport
routier achemine 80 % des mar-
chandises en France, contre
11 % pour le ferroviaire et 5 %
pour la voie fluviale. Mais
depuis le début de la crise éco-
nomique, le secteur accuse le
coup. Une baisse sensible d’ac-
tivité a été observée, du côté de
la route et des chemins de fer
notamment. Le nombre d’em-
plois créés a baissé. Malgré tout,
les professionnels prévoient
300 000 recrutements par an
pour faire face notamment aux
départs en retraite. Le secteur
reste donc porteur d’emplois,
avec des niches qui devraient
faire les beaux jours de la pro-
fession d’ici à quelques années.
Parmi elles, le secteur du fret
express (messagerie privée).

Les métiers
Priorité aux postes
d’encadrement
Le transport et la logistique
regroupent une cinquantaine
de métiers. Actuellement, les
offres d’emploi concernent
avant tout les postes d’encadre-
ment, que ce soient des cadres
opérationnels à bac + 2 ou des
bac + 4 chargés d’études, logis-
ticiens spécialisés dans les sys-
tèmes d’information et de com-
munication, le développement
durable, etc. Le métier à la
mode est incontestablement
celui de responsable supply
chain, ou responsable logis-
tique. Dans une entreprise
industrielle ou commerciale, ce
professionnel gère les flux, de
l’approvisionnement aux expé-
ditions. Enfin, sachez que la
SNCF recrute régulièrement
cadres et ingénieurs, dans les
métiers de la circulation des
trains, de la maintenance et des
infrastructures ferroviaires, du
commercial et de la sûreté. En
2009, elle prévoit l’embauche
de 500 ingénieurs.

Les formations
Une vingtaine
d’écoles spécialisées
Si de nombreux métiers sont
accessibles avec un CAP (certifi-
cat d’aptitude professionnelle)
ou un BEP (brevet d’études pro-
fessionnelles), voire un bac pro-
fessionnel, les postes d’enca-
drement nécessitent au moins
un diplôme à bac + 2. Le BTS
(brevet de technicien supérieur)
transport et le DUT (diplôme
universitaire de technologie)
gestion logistique et transport
permettent d’accéder à des
postes de gestionnaire, de chef
transporteur, de responsable de
la manutention, etc. Il existe
aussi une vingtaine d’écoles
spécialisées dans le transport et
la logistique. À l’université, plu-
sieurs formations professionna-
lisées sont accessibles à bac + 2,
ou à bac + 3 (notamment une
quinzaine de masters profes-
sionnels). Enfin, certaines
écoles de commerce ou d’ingé-
nieurs proposent des spéciali-
sations ou des mastères tournés
vers la logistique. ●
La crise économique est passée par là : les entreprises et les emplois du secteur
sont fragilisés. Malgré tout, les activités de transport et de logistique se dévelop-
pent, et le nombre de recrutements reste important.
Transport, logistique
Le transport
maritime, qui
emploie plus de
10 000 navigants,
devrait se
développer dans
les prochaines
années pour faire
face à la
« maritimisation
des échanges ».
Dans le monde,
près de 80 %
des échanges se
font aujourd’hui
par mer. Le
secteur va donc
recruter, des
officiers mais
aussi, à terre, des
spécialistes de la
logistique, du
marketing, du
commerce ou de
l’informatique.
zoom
PORT AUTONOME DE MARSEILLE. Malgré une baisse du mombre d’emplois créés depuis le début
de la crise, la profession prévoit un rythme de 300000 recrutements annuels dans le secteur.
Transport, logistique
150
Chef d’agence
de transport
Bac + 3 à bac + 5
À partir de 2 100 €
■ Bac conseillé : STG, ES,
S ou L
Il est à la tête de l’agence locale ou
régionale d’une grande entreprise de
transport. Comme tout patron, le chef
d’agence dirige ses employés et
organise l’acheminement des
marchandises qui lui sont confiées. Il
prospecte de nouveaux clients, anime
une équipe de chauffeurs, gère un
parc de véhicules (autocars ou
camions), s’assure de la qualité du
service rendu et résout tous les
problèmes du quotidien. Mais il n’est
pas le seul maître à bord. Car ce
professionnel doit rendre des comptes
à sa hiérarchie, la direction générale.
Ses compétences : organiser,
superviser, coordonner.
Sa formation : un BTS transport
ou un DUT gestion logistique et
transport complétés par une
licence pro dans le secteur, un
diplôme d’école de gestion ou de
commerce complété par une
spécialisation en transport, ou une
école spécialisée type formations
Promotrans ou AFT-IFTIM.
Conducteur
de train
BEP à bac + 1
À partir de 1 700 €
■ Bac conseillé : S ou STI
Comme sur la route, le conducteur
ferroviaire doit respecter bon nombre
de limitations et de règles de
conduite. Seul maître à bord, il gère
également les ouvertures de portes et
les informations aux voyageurs. Avant
le départ, il contrôle le bon
fonctionnement des instruments de
bord et des commandes. Il débute en
général sur des trains de banlieue ou
de marchandises, puis intervient sur
des lignes de moyenne importance,
avant de pouvoir prendre, au bout
d’une dizaine d’années, les
commandes d’un TGV.
En France, la SNCF emploie quelque
17 000 conducteurs.
Ses compétences : conduire,
contrôler, sécuriser.
Sa formation : après, entre
autres, un BEP (à spécialité électrique,
électronique…), un bac S ou STI
(spécialités génie mécanique,
électronique ou électrotechnique), les
conducteurs de train de la SNCF
suivent une formation interne
rémunérée qui dure un an.
Conducteur routier
CAP/BEP
À partir de 1 500 € + primes
Si la conduite est sa principale
activité, il doit aussi préparer son
itinéraire, mettre à jour les documents
de bord, assurer l’entretien du
véhicule, superviser les opérations de
chargement et de déchargement et
faire le lien entre sa société et les
clients. La vie itinérante, les horaires
décalés et le temps de conduite
nécessitent d’être en très bonne
condition physique. Après quelques
années passées au volant, un
chauffeur peut évoluer vers un poste
sédentaire de responsable
d’exploitation ou de chef de parc.
Ses compétences : conduire,
entretenir, dépanner.
Sa formation : au minimum le
permis poids lourd et la FIMO
(formation initiale minimum obligatoire).
Le CAP conduite routière ou le BEP
conduite et services dans le transport
routier sont également prisés.
Gestionnaire
de stocks
Bac
À partir de 1 500 €
■ Bac conseillé : bac pro
logistique ou STI
Vous venez de commander une paire
de baskets ou un CD sur le Net ? De
l’autre côté de la chaîne, le
gestionnaire de stocks entre en
action. Son but : que vous receviez en
temps et en heure le produit voulu. Ce
professionnel gère au quotidien des
centaines de commandes. Pour ne
pas perdre le fil, il utilise des logiciels
de gestion qui lui permettent de
connaître en temps réel l’état des
stocks, les commandes à venir, les
délais, etc. Il garde un œil sur toutes
les étapes du stockage :
déchargement des camions à leur
arrivée, rangement des pièces,
préparation des commandes… Il
partage donc son temps entre son
bureau et les entrepôts.
Ses compétences : organiser,
prévoir, gérer.
Sa formation : le bac pro
logistique est le minimum requis. Un
DUT gestion logistique et transport
convient, et l’ISTELI (Institut supérieur
du transport et de la logistique
internationale) propose par exemple
un titre professionnel de responsable
production transport logistique.
Officier de
la marine
marchande
Bac + 5
À partir de 2 300 €
■ Bac conseillé : S
À bord d’un navire, il est à la fois
pilote et chef d’équipe. Quand il
débute, le jeune officier peut s’orienter
vers deux fonctions distinctes :
second capitaine ou second
mécanicien, puis, au bout d’une
dizaine d’années, commandant ou
chef mécanicien. Sur le pont, le
second capitaine dirige les opérations
de conduite et de sécurité du navire,
prend en charge l’exploitation
commerciale et encadre le personnel
de l’intendance (garçons, cuisiniers…).
Quant au second mécanicien, il dirige
l’équipe de maintenance et s’occupe
du fonctionnement général du navire
(approvisionnement en énergie,
entretien, etc.).
Ses compétences : naviguer,
piloter, encadrer.
Sa formation : le brevet d’officier
de première classe de la marine
marchande se prépare dans les
quatre Écoles nationales de la marine
marchande de Marseille (13),
Nantes (44), Saint-Malo (35) et
du Havre (76), qui disposent de
différentes filières. Il est accessible
aux bacheliers sur concours ou aux
bac + 2 scientifiques et techniques
sur dossier et entretien. La durée des
études est de cinq ans, dont vingt
mois de navigation.
Responsable
logistique
Bac + 5
À partir de 2 500 €
■ Bac conseillé : S ou ES
Il a sous sa responsabilité tout un lot
de marchandises à livrer en temps et
en heure à ses clients. En véritable
chef d’orchestre, il prend en charge
les colis dès l’arrivée à l’entrepôt,
jusqu’à ce qu’ils soient livrés. Pour
réduire au maximum les délais de
livraison et les coûts de stockage, il
peut jouer sur de nombreux facteurs :
choix des transporteurs et des sites
de stockage, organisation des parcours,
négociation des tarifs de transport…
Ses compétences : gérer,
planifier, organiser.
Sa formation : un diplôme
d’ingénieur ou d’école de commerce
avec une formation complémentaire
en logistique ou une école spécialisée
en logistique.
À lire > Les Métiers du transport et de la logistique,
éditions l’Etudiant.
Sur le Net > Outre les sites des organisations
professionnelles spécialisées dans la formation aux
métiers du transport et de la logistique comme l’AFT-
IFTIM (www.aft-iftim-tracetonchemin.com) et
Promotrans (www.promotrans.asso.fr), il existe un
site de référence sur la logistique (www.novalog-project.org).
Quant au site du ministère de l’Écologie, dont dépendent les
transports, il vous donnera une bonne photographie du secteur
(www.transports.equipement.gouv.fr).
Plus d’infos
Le commerce et la
distribution recherchent
également des
compétences en gestion
des stocks. S’il exige des
qualités de gestionnaire,
le métier de logisticien
dans l’humanitaire reste
très spécifique. D

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Pour plus d’infos sur les formations dans le tourisme, voir notre site
www.letudiant.fr, rubrique Guide des études, puis Les études par spécialité.
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Le secteur
Toujours plus
de touristes
À travers le monde, le nombre
de touristes ne cesse d’augmen-
ter : en 2010, ils seront 1,5 mil-
liard, selon l’Organisation
mondiale du tourisme. Pour
répondre à la demande, les
professionnels du secteur
emploient en France un million
de personnes. Le marché des
tours-opérateurs est dominé
par quelques grands groupes
tels Club Med et Nouvelles
Frontières, qui « fabriquent
des voyages » et les commercia-
lisent. Les 4 300 agences de
voyages sont aussi une source
non négligeable d’emplois, bien
qu’elles soient de plus en plus
concurrencées par la vente en
ligne. Car le secteur doit se
moderniser pour faire face à la
concurrence mondiale et aux
effets de la crise économique.
Cependant, malgré les craintes,
les bons résultats sont toujours
au rendez-vous : durant l’été
2009, la fréquentation des
hébergements touristiques a
même connu une petite aug-
mentation par rapport à 2008.

Les métiers
Vendre du voyage
n’est pas voyager
Il faut tordre le coup à une idée
reçue : rares sont les employés
du tourisme qui voyagent dans
le cadre de leur travail. Le
secteur compte peu de cadres
et beaucoup d’employés,
sédentaires pour la plupart. Les
fonctions très convoitées de
concepteur de voyages ne s’ob-
tiennent qu’après des années
d’ancienneté et concernent peu
de postes. Quant aux métiers de
l’accompagnement, ils sont de
moins en moins nombreux, les
voyagistes préférant recruter
leurs collaborateurs sur place.
Les métiers de la vente (agence
ou centre d’appels) constituent
le principal gisement d’emplois
touristiques. Certaines « niches »,
comme l’écotourisme, intéres-
sent de plus en plus les
employeurs. Chez les voyagistes
comme dans les collectivités
locales (le développement tou-
ristique régional est devenu un
enjeu majeur), ces missions
sont confiées à des diplômés de
master touristique, de manage-
ment ou de marketing.

Les formations
Trois BTS gagnants !
Dans le secteur, trois BTS (bre-
vets de technicien supérieur)
ont pignon sur rue. Le BTS VPT
(ventes et productions touris-
tiques) ouvre les portes des
agences et des tour-opérateurs.
Le BTS AGTL (animation et ges-
tion touristiques locales) forme
les spécialistes du patrimoine
local. Et le BTS responsable de
l’hébergement permet de
travailler au sein d’établisse-
ments hôteliers, de villages de
vacances à des postes d’accueil
ou de gestion. À l’université,
une quinzaine de licences pro-
fessionnelles et une trentaine
de masters professionnels sont
spécialisés dans le tourisme et
les loisirs. Enfin, une cinquan-
taine d’écoles proposent leur
propre formation, allant de
bac + 1 à bac + 5. Beaucoup
sont privées et donc onéreuses.
À noter que certaines écoles de
commerce proposent une spé-
cialisation tourisme à bac + 5. ●
Avec 80 millions de visiteurs étrangers par an, la France est le pays le plus touris-
tique au monde. Pour répondre à cette forte demande, le secteur continue de
recruter : des commerciaux avant tout, et finalement très peu de globe-trotters…
Tourisme
Touriste, touriste…
Savons-nous
vraiment ce
qu’est un
touriste ? Selon
les normes
internationales,
est considéré
comme touriste
toute personne
en déplacement
hors de son
environnement
habituel pour une
durée d’au moins
une nuit et d’un
an au plus. Les
motifs du voyage
ne doivent pas
être liés à une
activité rémunérée
dans le pays
d’accueil.
zoom
AU PARC ASTÉRIX, DANS LE VAL-D’OISE. Les agences de voyages, source non négligeable
d’emplois, sont de plus en plus concurrencées par la vente en ligne.
Tourisme
152
Agent de comptoir
Bac + 1 à bac + 3
À partir de 1 300 €
■ Bac conseillé : STG
ou ES
L’agent de comptoir, ou vendeur-
conseil, ne voyage pas. Il aide ses
clients à trouver l’endroit idéal pour
leurs vacances. Grâce à de puissantes
bases de données, il peut en quelques
clics aussi bien réserver un vol pour
l’Australie qu’une nuit d’hôtel à
Marseille. Si l’activité essentielle de ce
professionnel reste la vente de billets,
il gère aussi la réservation d’hôtels, de
voitures, de séjours. Il propose
différentes formules à ses clients et
effectue les réservations auprès des
tour-opérateurs. Même s’il n’a jamais
mis les pieds dans le village de
vacances ou le pays convoité par son
client, il doit pouvoir répondre avec
précision à toutes ses interrogations.
Ce métier d’agence s’exerce de plus
en plus au sein de centres d’appels.
Ses compétences : informer,
conseiller, vendre.
Sa formation : BTS ventes et
productions touristiques, BTS
négociation et relation client, licence pro
économie, gestion, hôtellerie et
tourisme, etc. Certains réseaux
d’agences préfèrent les formations
courtes en six à douze mois après le
bac. Il existe aussi une MC (mention
complémentaire) télébilletterie et
services voyages en un an après le bac.
Animateur
Aucun di pl ôme
À partir de 1 300 €
( 1)
L’animateur doit savoir divertir et
distraire les touristes venus chercher
un peu d’animation durant leurs
vacances. Sketches, chorégraphies,
soirées costumées… Il fournit sur
scène et en coulisses un travail
considérable. Au contact des clients, il
doit être d’une bonne humeur et d’un
dynamisme contagieux. Si le Club
Med est l’employeur d’animateurs le
plus emblématique du marché (avec
ses fameux GO, « gentils
organisateurs »), la plupart des
centres de vacances pour enfants et
les parcs de loisirs recherchent des
animateurs à l’année.
Ses compétences : divertir,
animer, distraire.
Sa formation : aucune
formation spécifique n’est requise,
mais le BAFA (brevet d’aptitude
aux fonctions d’animateur) est
apprécié, de même que le BEES
(brevet d’État d’éducateur sportif) pour
les activités sportives. La pratique du
théâtre ou d’un instrument de
musique est un atout.
Chef de produit
voyages
Bac + 2 à bac + 5
À partir de 2 000 €
■ Bac conseillé : toute
série
Premier maillon de la chaîne
touristique, le chef de produit
voyages imagine et invente de
nouvelles formules qui feront les
beaux jours de son agence de
voyages ou du tour-opérateur qui
l’emploie. Responsable d’une zone
géographique, il est toujours à la
recherche d’idées innovantes : un
nouvel hôtel, un nouveau musée…
S’il trouve des informations dans les
salons et les expositions, il se rend
sur place pour tester les
aménagements et repérer les lieux à
visiter. Ainsi, il évalue avec exactitude
les temps de transport, calcule les
coûts, négocie les prix des hôtels…
Son but ? Proposer un voyage qui
attire les touristes et qui permette à
son entreprise de dégager un bon
bénéfice.
Ses compétences : analyser,
concevoir, négocier.
Sa formation : ce poste est
presque toujours occupé par des
seniors ayant déjà plusieurs années
d’expérience dans le secteur. Un
master tourisme à l’université ou une
formation en école de commerce
(spécialisation tourisme) peuvent
conduire à ce métier.
Guide-
accompagnateur
Aucun di pl ôme
Variable
Lorsqu’un tour-opérateur organise un
voyage de groupes, il confie la gestion
pratique du séjour au guide-
accompagnateur. Son travail peut
commencer dès le départ du voyage
en France. Il peut aussi rejoindre le
groupe sur place, dans le pays visité,
s’il est un « local ». Il a sous sa
responsabilité plusieurs dizaines de
personnes, pour qui il gère toutes les
tracasseries administratives :
planification des journées, gestion des
transports, des réservations… Rien
ne doit être laissé au hasard ! Son
but ? Que tous les touristes profitent
de leur voyage et… rentrent en
France sains et saufs !
Évidemment, les contraintes du métier
varient selon le lieu du séjour : quatre
jours à Barcelone exigent moins de
logistique que dix jours en plein
désert. Si ce métier attire de
nombreux candidats, il reste précaire :
un guide est rarement salarié.
Ses compétences : organiser,
accompagner, superviser.
Sa formation : il n’y a pas de
diplôme systématiquement requis.
Des connaissances en histoire,
histoire de l’art, géographie, ainsi que
la maîtrise de plusieurs langues sont
des atouts. Certains organismes de
voyage apprécient néanmoins les
titulaires du BTS animation et gestion
touristiques locales, du diplôme de
guide-interprète, d’une licence pro
dans le domaine touristique, etc.
Guide-interprète
Bac + 2 à bac + 3
Variable
■ Bac conseillé : STG, L,
ES ou S
C’est un amoureux du patrimoine
culturel. Le guide-interprète
accompagne des groupes de
touristes et leur fait découvrir un
musée, l’histoire d’un monument ou
d’une région. Avant chaque visite, il
prépare ses interventions :
recherches documentaires, collecte
d’ouvrages… Sa présentation orale
est toujours réalisée dans la langue
maternelle des touristes. Pour vivre
de ce métier, mieux vaut être motivé :
les rentrées financières sont
aléatoires et suivent le cycle des
saisons touristiques.
Ses compétences : faire visiter,
guider, informer.
Sa formation : le guide-interprète
régional obtient sa carte
professionnelle après un BTS
animation et gestion touristiques
locales, ou après la réussite d’un
examen ouvert à certains bac + 2
(histoire de l’art, tourisme, etc.). Le
guide-interprète national doit quant à
lui être titulaire du diplôme national,
qui se prépare en un an après un
bac + 2 en histoire de l’art, en
tourisme… La maîtrise de deux
langues étrangères est exigée.
(1) Nourri, logé, blanchi en plus de
son salaire.
À lire > Les Métiers du tourisme et des loisirs,
éditions l’Etudiant.
À voir > Les métiers de guide-interprète et de chef
de produit en vidéo sur letudiant.fr.
Sur le Net > Le site de la Direction du tourisme
(www.tourisme.gouv.fr) permet de dresser un
panorama précis du secteur et de ses acteurs. Les sites de la
Fédération nationale des offices de tourisme (www.tourisme.fr)
et du Syndicat national des agents de voyages (www.snav.org)
compléteront ce tour d’horizon. Vous pouvez enfin
consulter le portail des métiers et des activités du tourisme
(www.tourisme-profession.com).
Plus d’infos
Métiers &
Formations
Les métiers du
tourisme et
des loisirs
Sarah Lemelle
Conseiller voyages
Directeur de centre
de vacances
Guide-interprète
Rédacteur au service clientèle
Agent d’accueil en office du tourisme
Hôte de croisières
Chef de produit GO
Vendeur en agence
Guide-accompagnateur
Les animateurs aux talents
sportifs pourront travailler
comme moniteurs de
sport ; les diplômés en
histoire de l’art, comme
conférenciers de musée
ou animateurs du
patrimoine (Culture) ; et les
passionnés de la faune
comme gardes-moniteurs
(Environnement).
L’hôtellerie-restauration
offre également de
nombreux débouchés.
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SL Rendez-vous sur letudiant.fr/servicelecteur
3,pubexe:prod:GAZ
LOGOS-
PERMANENT:B01
x1,2,102.00,144.00
92.00,132.00,0,,10
0,,,,,
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