Quotidien national d’information — 20, rue de la Liberté - Alger — Tél. : (021) 73.70.81 — Fax : (021) 73.90.

43 — 55
e
Année — Algérie : 10,00 DA - France : 1 €
BANQUE D’ALGÉRIE
Le solde extérieur courant
enregistre un déficit
de 470 millions USD
au 1
er
trimestre 2014
P. 9
22.500 petites
entreprises créées
cette année
ANSEJ
P. 9
ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
67% des diplômés
placés en entreprise
FIÈVRE APHTEUSE
Le ministère
de l’Agriculture rassure
quant à la maîtrise
de la situation
33
e
JOUR DE L’AGRESSION ISRAÉLIENNE
Les frappes israéliennes ont fait au moins cinq morts, hier, dans la bande de Ghaza, où les
hostilités se sont poursuivies après l’échec de négociations aux perspectives incertaines.
ATH YENNI (TIZI-OUZOU)
USMA 0 -MCA 1
Le Mouloudia prend
sa revanche
G C’est sous une forte chaleur que la très attendue
rencontre de la Supercoupe d’Algérie USMA-MCA a eu
lieu, au stade Mustapha-Tchaker de Blida.
PP. 4-5
SUPERCOUPE D’ALGÉRIE MOBILIS
P. 31
P. 17
RÉUNION EXTRAORDINAIRE SUR LA SITUATION À GHAZA
Conférence internationale
sur la protection des civils
La fête
du bijou
bat son plein
Le coup d’envoi de la 11
e
édition de la fête du bijou d’Ath Yenni a été
donné jeudi à la maison de jeunes de cette localité, située à 35 km au
sud de Tizi-Ouzou, par M
me
Aïcha Khelout, directrice centrale, chargée
de l’artisanat au ministère du Tourisme et de l’Artisanat.
QLe Croissant-Rouge algérien collabore étroitement avec le CICR
QLe réseau NADA lance un appel au parrainage des enfants
palestiniens ayant perdu leurs parents
Le Croissant-Rouge algérien a abrité, hier, une conférence de presse animée par M
me
Saïda Benhabylès, présidente
du CRA, en présence du représentant du CICR à Alger. Lors de cette rencontre, M
me
Benhabylès a rendu publiques
les recommandations de la réunion extraordinaire tenue sur la situation à Ghaza.
P. 7
Q Pas d’impact sur la production
laitière et le prix de la viande
P
h
.

T
.

R
o
u
a
b
a
h
P
h
.

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.

R
o
u
a
b
a
h
LE MASSACRE CONTINUE !
P. 5
PRODUCTION D'ÉLECTRICITÉ
Mise en service de
nouvelles installations
d'une capacité
de 562 MW
P. 6
P. 32
14 Choual 1436 - Dimanche 10 Août 2014 - N°15202 - Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287
L A R E V O L U T I O N PA R L E P E U P L E E T P O U R L E P E U P L E
2 EL MOUDJAHID
Mét éo
CHAUD ET ENSOLEILLÉ
LE 1
er
SEPTEMBRE À 14H
À LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE
D’EL-HAMMA
Rencontre
sur le
patrimoine
La ministre de la
Culture, M
me
Nadia
Labidi, continue son
cycle de rencontres
avec les acteurs du
monde des arts et de
la culture.
Le débat avec les
représentants du pa-
trimoine musical
aura lieu le 1
er
sep-
tembre à 14h.
Au Nord, le temps sera relativement chaud
et partiellement voilé, avec tendance orageuse
vers les régions de l'intérieur Est en cours
d'après-midi/soirée.
Les vents seront en général faibles à modé-
rés.
La mer sera peu agitée.
Sur les régions Sud, le temps sera généra-
lement chaud et voilé, avec localement cel-
lules orageuses en cours d'après-midi/soirée
vers les massifs du Hoggar/Tassili et le Sahara
Oriental.
Les vents seront en général modérés (30/50
km/h), avec localement chasse sable.
Températures (maximales-minimales)
prévues aujourd’hui :
Alger (36- 25°), Annaba (36°- 26°), Béchar
(41° - 27°), Biskra (42° - 29°), Constantine
(39° - 22°), Djelfa (38°- 21°), Ghardaïa (40° -
28°), Oran (34° - 23°), Sétif (37° - 22°), Ta-
manrasset (36°- 24°), Tlemcen (34° - 22°).
JUSQU’AU 31 AOÛT À PARTIR
DE 22H AU THÉÂTRE DE
PLEIN AIR DE SIDI-FREDJ
Soirées du Casif
L’Office national de la culture et de l’in-
formation, en collaboration avec l’ENTV,
l’ENRS et la Société de gestion touristique
des hôtels de Sidi Fredj, organise des soirées,
avec la participation des plus grandes stars de
la chanson internationale, arabe et algérienne.
DEMAIN 10 AOÛT
À 11H À L’OCO
Mahfoud Kerbadj
invité
du forum sportif
Le président de la Ligue de
football professionnel, Mahfoud
Kerbadj, sera, demain à 11h, l’in-
vité du forum de l’Organisation
nationale des journalistes sportifs
algériens (salle des conférences de
l’Office du complexe olympique
Mohamed-Boudiaf).
LE 13 AOÛT À 9H À OUED EL-ALLEUG
« Réalité économique
des handicaps »
L’association Ettahadi de la wilaya de Blida et le forum algérien des
personnes handicapées organisent, le 13 août à 9h, à la salle des fêtes
d’Oued El-Alleug (Blida), un colloque national sur le thème : «Réalité
économique des handicaps à la lumière des défis actuels».
AU
NOUVEAU THÉÂTRE
DE TIMGAD
Clôture du 36
e
Festival international
Le 36
e
Festival inter-
national de
Timgad en soli-
darité avec le
peuple palesti-
nien et Ghaza a
été clôturé hier,
9 août, avec un
spectacle, à
partir de
22h, au nouveau théâtre de
la ville archéologique
Timgad-Batna.
JUSQU’AU 18 AOÛT
À EL-AOUANA (JIJEL)
Camp pédagogique
pour les meilleurs élèves
d’amazigh
Cette rencontre nationale, première du genre, est
organisée par le Haut-Commissariat à l’amazighité
au CEM Djennas-Mohamed d’El-Aouana (Jijel)
jusqu’au 18 août, et placée sous le patronage du mi-
nistre de la Jeunesse.
AUJOURD’HUI À 9H AU VILLAGE
DES ARTISTES DE ZÉRALDA
Syndicat national des sages-femmes :
assemblée extraordinaire
Le conseil national du Syndicat national des sages-
femmes algériennes organise une assemblée extraordi-
naire, aujourd’hui et demain à partir de 9h, au village des
Artistes de Zéralda.
CARAVANE DE LA DGSN À ANNABA
Le rôle de la police de proximité
Le cours de la
Révolution de la
ville d’Annaba
abrite les activi-
tés de cette cara-
vane, qui en est
à sa cinquième
édition, à l’ini-
tiative de la Di-
rection générale
de la Sûreté na-
tionale (DGSN).
Les officiers des
brigades de la
DGSN chargés
de la lutte contre
les stupéfiants sont disponibles à cette occasion pour fournir les explica-
tions nécessaires sur le rôle de la police de proximité au public venu nom-
breux visiter les stands de la caravane.
Secousse tellurique de 4 degrés à Alger
Une secousse tellurique de magnitude 4 sur l'échelle ouverte de Richter
a été enregistrée hier à 11h19 dans la wilaya d'Alger, a indiqué le Centre
de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (CRAAG).
L'épicentre de la secousse a été localisé à 22 km au nord-est de Bolo-
ghine, précise la même source.
JUSQU’AU 14 AOÛT AU THÉÂTRE DE VERDURE
7
e
Festival culturel international de la musique diwane
La 7
e
édition du
Festival culturel
international de la
musique diwane aura lieu
jusqu’au 14 août au
théâtre de Verdure Saïd-
Mekbel, Bois des
Arcades, Office Riad El-
Feth.
Dimanche 10 Août 2014
Dimanche 10 Août 2014
3 EL MOUDJAHID
Nation
Renforcement du partenariat
Afrique-USA pour la paix et la sécurité
Le partenariat avec les États-Unis d’Amérique dans le domaine de la paix et de la sécurité qui a, déjà, à son actif des résultats positifs,
devrait être renforcé, pour mieux répondre aux priorités et aux besoins de l’Afrique.
CONCLUSIONS DU SOMMET USA-AFRIQUE DE WASHINGTON
C’
est ce qui est énoncé
dans la déclaration de
l’Algérie au sommet
États-Unis-Afrique. Et le Premier
ministre, Abdelmalek Sellal, qui a,
lors de la session «  paix et sécu-
rité », organisée à la faveur de la
tenue du sommet Afrique-USA,
privilégié une stratégie de renfor-
cement des capacités africaines de
résolution des conflits, a, d’autre
part, appelé à l’accroissement de la
coopération avec les États-Unis
dans les domaines du renseigne-
ment, de la formation et d’équipe-
ments spécifiques à la lutte
antiterroriste, exprimant sa satis-
faction au président américain Ba-
rack Obama pour sa nouvelle
initiative de création d’un fonds
pour le partenariat dans la lutte an-
titerroriste.
L’initiative de la création de ce
fonds pour le partenariat requiert
toute son importance, en ce sens
que l’Algérie, qui a été lourdement
éprouvée par le terrorisme et ses
avatars dans les années 90 en ayant
payé un lourd tribut pour sa paix et
sa sécurité, est entièrement
convaincue et bien consciente du
danger que représente l’évolution
de la violence et la multiplication
des conflits sur le continent afri-
cain et les guerres que se livrent les
groupes terroristes et leur jonction
avec des réseaux de trafiquants de
drogue, d’armes et de trafics trans-
frontaliers ainsi que de leurs capa-
cités de nuisance sur la paix et la
sécurité de l’ensemble des pays du
continent et même au-delà.
Aussi, le sommet Afrique-USA,
qui a regroupé la majorité des diri-
geants des pays africains, et en par-
ticulier certains parmi eux qui sont
directement aux prises avec la
menace terroriste, fragilisés par
l’instabilité et l’insécurité, consti-
tue véritablement une des rares op-
portunités pour les participants à
Washington d’échanger les visions,
de s’entendre et de comprendre,
autour des moyens et des voies de
fédérer la stratégie pour prendre
conscience de la nécessité de l’éta-
blissement de ce partenariat autour
d’une vision efficience, s’agissant
de la coopération et de la meilleure
façon de rassembler, d’entrepren-
dre une lutte commune pour le rè-
glement des crises politiques et des
conflits fratricides semant le désor-
dre et l’insécurité, réduisant à
néant les efforts de développement
et d’investissements engagés.
La déclaration du président
américain, lors du sommet poli-
tique avec les dirigeants africains
qui a mis l’accent sur le continent
et les États-Unis a donc été une op-
portunité de réfléchir en examinant
l’ensemble des aspects de la situa-
tion prévalant sur le continent, tout
en se projetant sur le volet de l’ap-
profondissement de la coopération
dans le domaine de la paix et de la
sécurité pour faire face à tout ce
faisceau de menaces.
A cause des conflits, des crises
et de solutions inapropriées,
l’Afrique, qui dispose d’impor-
tantes et rares richesses naturelles
qui demeurent encore inexploitées,
n’arrive pas encore à créer sa pro-
pre destinée et à mettre en place
des mécanismes pour construire
son projet de renouveau, assurer la
paix et la sécurité à ses pays pour
induire le développement et la
prospérité à ses peuples.
C’est l’occasion idoine pour les
pays du continent, s’ils veulent dis-
poser d’un minimum d’accords et
de consensus autour des points qui
les divisent pour unir leurs posi-
tions et parler d’une même voix
afin d’aboutir au règlement des
problèmes qui se posent au conti-
nent inhérents aux volets en rela-
tion avec la promotion de la paix et
de la sécurité, la lutte contre le ter-
rorisme et le crime transnational
organisé, la promotion des droits
de l'Homme, ou encore les change-
ments climatiques, la transition
énergétique, la protection de l'en-
vironnement et des ressources na-
turelles, le désarmement et la
non-prolifération ainsi que la ré-
forme de la gouvernance multilaté-
rale.
Mise en place d’une force
africaine de réaction rapide
de maintien de la paix et 110
millions de dollars par an
pendant trois à cinq ans
C’est aussi, le sens du nouveau
partenariat stratégique pour le dé-
veloppement africain que véhicule
l’initiative développée lors de ce
sommet Afrique-USA tant dans ses
dimensions régionale que conti-
nentale pour se prémunir des dan-
gers et des enjeux liés à la paix et à
la sécurité en Afrique et dans le
monde.
L’Afrique, qui dispose d’impor-
tants mécanismes régionaux de
prévention et de règlement des
conflits, avait surtout besoin d’un
appui extérieur et d’un soutien
dans ses démarches pour renforcer
les moyens d’assurer sa paix et sa
stabilité. Ce partenariat stratégique,
en termes de coopération et de ren-
forcement des capacités d’agir au
bénéfice de la paix et de la sécurité,
pourrait certainement, pour peu
que le vœu soit sincère, donner de
bons résultats.
D’où l’urgence pour l'Afrique
de redoubler d'efforts pour trouver
les solutions à tous ses problèmes
en s’appuyant sur les résultats déjà
obtenus du processus de partena-
riat avec les États-Unis d'Amérique
en matière de paix et de sécurité et
ainsi pouvoir répondre aux autres
priorités et besoins auxquels fait
face le continent.
C’est en ce sens également que
les mesures incitatives proposées
par les USA au sujet des garanties
des prêts et d'appui au financement
d'entreprises américaines pouvant
investir à l'extérieur méritent d’être
citées.
Car l’Afrique, pour consolider
la paix et la sécurité, a aussi besoin
de consolider son développement
pour réduire les fragilités et la pau-
vreté, et l’Algérie, qui a appelé de
Washington au renforcement du
partenariat afro-américain dans le
domaine de la sécurité pour mieux
répondre aux besoins du continent,
estime de bon augure l’initiative de
création d’un fonds pour le parte-
nariat dans la lutte antiterroriste. Le
président des USA, qui a annoncé
sa volonté d’aider à mettre sur pied
une force africaine de réaction ra-
pide de maintien de la paix sur le
continent, en allant débloquer 110
millions de dollars par an pendant
trois à cinq ans, constitue une dé-
marche allant dans le sens du ren-
forcement de ce partenariat
stratégique dans ses volets en rela-
tion avec la paix et la sécurité.
L'Algérie, qui est l’un des pre-
miers pays africains à avoir sa pro-
pre expérience et sa position au
sujet de la lutte pour la sécurité et
la paix, est certainement la mieux
placée pour le renforcement du
partenariat afro-américain dans le
domaine de la sécurité. Et c’est ce
qui ressort de la déclaration de
l’Algérie au Sommet Afrique-USA
dont les travaux ont été clôturés
mercredi passé à Washington.
Houria Akram
La colonisation française en Al-
gérie a fait plus de 2,5 millions de
déracinés laissés dans le dénue-
ment total et, de ce fait, provoqué
une rupture entre l’homme et la
terre, a révélé hier l’auteur-journa-
liste Slimane Zeghidour, lors d'une
conférence tenue au centre culturel
islamique Ahmed-Hamani de Jijel.
Animant une conférence sur
"L’histoire de l’Algérie, de la résis-
tance populaire à la lutte de libéra-
tion nationale", Zeghidour,
rédacteur en chef et éditorialiste à
la chaîne de télévision TV5
Monde, a fustigé l’"œuvre" de dé-
racinement des localités rurales al-
gériennes qui a fait que les terres
agricoles soient abandonnées, en-
traînant du coup un bouleverse-
ment de la société.
Selon lui, le cordon ombilical
entre l’homme et la terre est "défi-
nitivement coupé" du fait de ce dé-
racinement opéré par la puissance
coloniale pendant l’occupation du
pays.
"De nombreuses terres sont
sans titre de propriété, alors que
l’Etat, en tant que puissance pu-
blique, est censé être aux premières
loges pour ce qui est de l’état civil
et des affaires du cadastre", a-t-il
expliqué. Parlant du cas de la com-
mune rurale et montagneuse d'Er-
raguène Souici dont il est
originaire, le conférencier a retracé
un tableau poignant de cette
contrée rendue célèbre par "son"
camp de regroupement où étaient
concentrées les populations sous
l’œil vigilant des soldats de l’ar-
mée d’occupation.
Cette localité célèbre aussi par
son barrage hydraulique de 230
millions de m
3
d’eau, construit
vers la fin de la guerre de libéra-
tion, a vu, au cours de la décennie
noire, un départ massif de ses po-
pulations vers d’autres directions.
Les pouvoirs publics ont entre-
pris, depuis ces dernières années,
un programme "ambitieux" afin de
permettre aux populations de re-
tourner vers leurs localités d’ori-
gine.
"Repeupler ces mechtas ? C’est
possible à condition qu’il y ait une
vraie volonté politique", dira Ze-
ghidour, en citant des exemples de
quelques pays ayant réussi à faire
retourner leurs citoyens vers leurs
localités d’origine. "Il faut concrè-
tement un accompagnement sur le
terrain pour que ce projet voie le
jour", a-t-il soutenu, citant, pêle-
mêle, des infrastructures socio-
économiques et éducatives, à
même d’attirer des candidats au re-
tour à leurs localités d’origine
(écoles, centres de santé, énergie
électrique, routes,...) ainsi qu’une
mise à niveau des agriculteurs pour
le travail de la terre pour être au
diapason de la modernité.
Le conférencier a également in-
sisté sur la nécessité d’un reboise-
ment des terres pour freiner
l’érosion des sols, une des grandes
catastrophes de l’environnement.
Les pertes d’eau en mer, a-t-il af-
firmé, représentent annuellement
1,5 milliard de mètres cubes, avant
de déplorer le manque de retenues
de ce précieux liquide.
L’enfant d'Erraguène Souici a
estimé, dans une analyse sociolo-
gique de la société algérienne,
qu’"il faut transcender la mentalité
paysanne, une des séquelles de la
colonisation".
Selon lui, les villes sont deve-
nues des "mechtas en béton", des
douars, une autre séquelle de la
guerre qui a pour nom la "rurbani-
sation". Les meilleures terres agri-
coles, à fort potentiel de
rendement, sont envahies par le
béton et le parpaing, a-t-il dit dans
un constat qui ne se veut pas une
"critique".
Lors de cette conférence, orga-
nisée par l’association locale
"Gloires, Histoire et patrimoine",
Zeghidour a longuement abordé,
en réponse à des interrogations, des
questions, liées à l’actualité brû-
lante internationale.
Le rôle des médias arabes et oc-
cidentaux dans le conflit israélo-
palestinien a constitué l’essentiel
des débats entre le conférencier et
l’assistance, composée notamment
d’intellectuels et d’universitaires.
Slimane Zeghidour est cher-
cheur associé à l'IRIS sur les ques-
tions du Proche et Moyen-Orient
(conflit israélo-palestinien, rivali-
tés Turquie-Iran-Arabie saoudite,
différend chiîtes-sunnites, Eglises
arabes, intégrismes religieux, de la
Russie et de l'Asie centrale (islam
en Russie même, dans le Caucase
(Géorgie, Ossétie) et dans les ex-
républiques musulmanes sovié-
tiques) et de l'Amérique latine
(diaspora arabe au Brésil, Argen-
tine, Chili, Colombie).
En tant que Grand reporter, il a
arpenté 25 ans durant l'Amérique
latine, le Proche-Orient, la Russie
et l'Asie centrale.
Il a collaboré, entre autres, au
Monde, le Nouvel Observateur, Té-
lérama, Géo, El Pais... Il est au-
jourd’hui rédacteur en chef et
éditorialiste à TV5-MONDE.
Comme essayiste, il a rédigé plu-
sieurs ouvrages, notamment "La
vie quotidienne à la Mecque de
Mohamed (QSSSL) à nos jours"
(traduit en grec, italien et russe) et
tout récemment, "L'Algérie en
couleurs, photos d'appelés 1954-
1962".
Des ouvrages qui lui ont valu
des prix Colombe d'Or pour la Paix
(Rome 1996/prix cofondé par Al-
berto Moravia), le prix Clio d'His-
toire (1990) et le prix France
Méditerranée (1982).
Il dispense des séminaires de
géopolitique des religions au cam-
pus de Menton (IEP de Paris) et un
autre sur la diaspora arabe au cam-
pus de Poitiers (IEP de Paris) et
anime des formations pour les
journalistes à la Sorbonne à
Neuilly-sur-Seine. Il est l’anima-
teur d’un blog de géopolitique des
religions sur TV5 Monde "Deus ex
machina". Il est également Glogal-
Expert auprès de l'Alliance des ci-
vilisations, placée sous l'égide des
Nations unies.
SELON LE CHERCHEUR SLIMANE ZEGHIDOUR
Le déracinement, source d’abandon des terres agricoles
4
Dimanche 10 Août 2014
EL MOUDJAHID
Nation
L
es appareils israéliens ont
frappé environ 30 cibles dans
la bande de Ghaza au cours de
la nuit de vendredi à samedi, a indi-
qué l’armée. C’est une centaine d’ob-
jectifs qui ont été visés depuis
vendredi et la fin du cessez-le-feu de
trois jours observé par l’armée israé-
lienne et le Hamas, a précisé l’armée.
Les combattants palestiniens, pour
leur part, ont poursuivi leurs tirs de
roquettes, dont six ont atteint Israël
hier. Cela fait environ 70 tirs de ro-
quettes depuis l’expiration du cessez-
le-feu vendredi à 08H00. Cinq
Palestiniens ont été tués hier par les
frappes israéliennes dans le centre de
l’enclave, ont annoncé les services de
secours locaux. « Deux personnes ont
été tuées dans une frappe sur le camp
de Maghazi, dans le centre de la
bande de Ghaza » et trois corps ont
été sortis des décombres de la mos-
quée al-Qassam, à Nousseirat, bom-
bardée par l’aviation israélienne, a
déclaré Achraf al-Qodra, porte-parole
des services d’urgence palestiniens.
Les victimes sont des hommes âgés
de 19 à 56 ans, a-t-il précisé. Les
bombardements israéliens ont détruit
trois mosquées près de Zeitoun (au
sud de la ville de Ghaza), à Jabaliya
(au nord du territoire) et Nousseirat
(centre), a dit le ministère local de
l’Intérieur.
Cessez-le-feu dans
les prochaines heures ?
Les Etats-Unis ont dit vendredi
soir espérer une prolongation du ces-
sez-le-feu « dans les prochaines
heures ». Les Etats-Unis, déjà impli-
qués dans la conclusion d’un premier
cessez-le-feu ayant rapidement
tourné au bain de sang le 1
er
août, ont
dépêché au Caire leur envoyé pour le
Proche-Orient, Frank Lowenstein, a
indiqué une porte-parole du départe-
ment d’Etat, Marie Harf. Le président
Barack Obama a cependant reconnu
des limites à l’influence américaine
en évoquant, au-delà des discussions
du Caire, les perspectives à long
terme de solution au conflit israélo-
palestinien. Le Premier ministre Ben-
jamin Netanyahu « est beaucoup plus
haut que moi dans les sondages »
israéliens, et l’est encore davantage
avec la guerre de Ghaza, a observé
M. Obama dans le New York Times,
« alors s’il ne ressent pas de pression
de l’intérieur, il est difficile de le voir
accepter certains compromis très dif-
ficiles, y compris en s’attaquant à la
question de la colonisation ». L’orga-
nisation « la Paix maintenant » a ap-
pelé à une manifestation contre la
guerre et pour une solution diploma-
tique hier soir à Tel-Aviv. Mais l’op-
position au conflit a été marginalisée
par le soutien ultra-majoritaire de
l’opinion israélienne à l’opération
« Bordure protectrice ». De son côté,
le Hamas, qui passe pour avoir sur-
pris par sa résistance à l’armée israé-
lienne, doit traduire un tel profit en
gains politiques qu’il obtiendrait en
faveur des Ghazaouis.
Manifestations et morts
en Cisjordanie
En Cisjordanie, un jeune Palesti-
nien, blessé vendredi par des tirs de
l’armée israélienne lors d’une mani-
festation à Al Khalil (sud de la Cis-
jordanie occupée) contre l’offensive
israélienne à Ghaza, a succombé hier
à ses blessures, a-t-on appris auprès
de sources médicales palestiniennes.
« Nader Edriss, 22 ans, a succombé
samedi matin à ses blessures à l’hô-
pital al-Mizan d’Al Khalil », a indi-
qué cette source à l’AFP, ajoutant que
le jeune Palestinien avait été blessé
par un tir à balle réelle à la poitrine.
Un autre, âgé de 29 ans, avait été tou-
ché par des tirs à balle réelle et des
tirs de balles en caoutchouc et des di-
zaines de manifestants avaient été lé-
gèrement blessés, ont précisé des
responsables médicaux palestiniens.
Environ 2.000 personnes, brandissant
les drapeaux verts du Hamas, ont dé-
filé à Al Khalil, en Cisjordanie, selon
un correspondant de l’AFP. Un jeune
Palestinien de 19 ans avait été tué
vendredi dans des heurts près de la
colonie de Psagot, entre Al Qods et
Ramallah. D’autres manifestations
contre l’offensive israélienne à Ghaza
ont également été organisées ven-
dredi après-midi à Naplouse (nord) et
à Bethléem (sud de la Cisjordanie).
Ce sont donc au moins 10 personnes
qui ont péri, côté palestinien, depuis
la rupture de la trêve. Le Hamas, pré-
sent au Caire avec son allié du Jihad
islamique et avec le Fatah, a accusé
Israël de refuser d’accéder à des exi-
gences fondamentales, comme la
levée du blocus qu’il impose depuis
2006 à l’enclave palestinienne. La
tournure des discussions restait très
indécise hier. Israël a fait revenir ses
délégués en assurant qu’il ne discute-
rait pas «sous les bombes». On igno-
rait si les Israéliens retourneraient au
Caire.
M. T. et Agences
Le massacre continue !
Les frappes israéliennes ont fait au moins cinq morts, hier, dans la bande de Ghaza où les hostilités se sont poursuivies après l’échec
de négociations aux perspectives incertaines.
33
e
JOUR DE L’AGRESSION ISRAÉLIENNE CONTRE GHAZA
HAMAS :
« Aucune concession à Israël »
Le mouvement de résis-
tance Hamas a prévenu hier
qu’il ne ferait « aucune
concession » à Israël. « Il
n’y aura pas de retour en ar-
rière. La résistance va se
poursuivre de toutes ses
forces. L’intransigeance de
l’occupant (israélien) ne lui
apportera rien et nous ne fe-
rons aucune concession sur
les exigences de notre peu-
ple », a affirmé dans un
communiqué Fawzi Ba-
rhoum, porte-parole du
mouvement à Ghaza. Fawzi
Barhoum s’exprimait alors que le flou régnait sur une reprise ou
non de discussions indirectes menées au Caire avec les Israéliens
et l’entremise des Egyptiens.
JORDANIE
100.000 personnes rassemblées
pour la « victoire de Ghaza »
Des dizaines de milliers de personnes se sont réunies vendredi
en Jordanie à l’appel de l’opposition pour célébrer la « victoire
de Ghaza » dans le conflit contre Israël. Selon le chef des Frères
musulmans Hammam Said, un demi-million de personnes ont as-
sisté à ce meeting organisé à Tabarbur, à l’est de la capitale jorda-
nienne. Mais un responsable de sécurité a fait état de 100.000
participants. Les manifestants ont brandi des drapeaux palesti-
niens et jordaniens, ainsi que des banderoles aux couleurs du
Hamas. Des pancartes proclamaient « Victoire à Ghaza », « Il n’y
a d’autre option que la résistance » ou encore des appels aux di-
rigeants arabes à « libérer la Palestine ». De la foule ont également
fusé des slogans de soutien à la branche armée du Hamas, les bri-
gades Ezzedine al-Qassam.
Ban Ki-Moon se dit « déçu » de la rupture du cessez-le-feu
Le secrétaire général de l’Onu
Ban Ki-moon s’est déclaré vendredi
« profondément déçu » de la rupture
du cessez-le-feu dans la bande de
Ghaza, théâtre depuis un mois
d’agressions israéliennes barbares. «
Une extension du cessez-le feu est
absolument essentielle pour que les
négociations puissent progresser » au
Caire entre Palestiniens et Israéliens,
a-t-il souligné dans un communiqué.
M. Ban demande aux deux camps
« de ne pas recourir à de nouvelles
actions militaires qui ne pourraient
qu’aggraver la situation humanitaire
déjà terrible à Ghaza ». « Il est into-
lérable que les civils subissent davan-
tage de morts et de souffrances »,
a-t-il ajouté. Il a demandé instamment
« aux parties de trouver rapidement
un moyen de revenir à la trêve huma-
nitaire et de continuer les négocia-
tions au Caire pour parvenir à un
cessez-le-feu durable ».
BOLIVIE
Plusieurs milliers de manifestants dénoncent l’agression israélienne
Plusieurs milliers de personnes
ont manifesté vendredi à La Paz,
entre membres de syndicats, mouve-
ments indigènes, étudiants et une par-
tie de la communauté palestinienne,
en protestation contre l’agression is-
raélienne contre Ghaza, qui a causé
plus de 1.950 morts en un mois.
Quelque 3.000 à 4.000 personnes ont
participé à la manifestation, qui a tra-
versé la capitale bolivienne avant de
conclure devant l’ambassade des
Etats-Unis, placée sous surveillance
et protection policière, selon un jour-
naliste de l’AFP. « Nous lançons un
appel à la communauté internationale
pour qu’elle montre sa solidarité en-
vers le peuple de Palestine et qu’Is-
raël arrête de massacrer. Ce que fait
Israël, avec l’aide nord-américaine,
est impardonnable », a expliqué à
l’AFP Juan Carlos Trujillo, leader de
la Centrale ouvrière bolivienne, le
syndicat national qui regroupe les dif-
férents corps de métier. Les manifes-
tants portaient des drapeaux
boliviens, palestiniens et du parti du
président Evo Morales, Movimiento
Al Socialismo (MAS), organisateur
de la marche. « Ceci, c’est contre le
sionisme mondial, la trêve d’au-
jourd’hui a été interrompue, Israël ne
veut pas la paix », a déclaré Yaser
Atmer, un représentant de la petite
communauté palestinienne résidant
en Bolivie.
Des milliers de Sud-Africains protestent la barbarie israélienne
Des milliers de personnes ont manifesté
samedi au Cap pour exprimer leur solidarité
avec les Palestiniens et protester contre les
opérations israéliennes à Ghaza, ont indiqué
des témoins et des responsables sud-afri-
cains. "Israël est un Etat d'apartheid!", "Ar-
rêtez les crimes israéliens!", pouvait-on lire
sur les pancartes des manifestants, dans un
des plus importants rassemblements qui se
soit tenu dans la métropole sud-africaine de-
puis la fin de l'apartheid, il y a 20 ans. "Nous
estimons qu'il y a eu sensiblement plus de
30.000 personnes, le nombre pourrait attein-
dre 50.000", a indiqué à l'agence de presse
nationale Sapa le directeur exécutif de la Sé-
curité de la ville du Cap, Richard Bosman.
Scandant "Palestine libre", arborant pour
certains des T-shirts où était inscrit
"L'Afrique comprend ce qu'est le colonia-
lisme", les manifestants ont marché à travers
les rues du centre jusqu'au Parlement. Cette
manifestation a eu lieu à l'appel de la Coali-
tion nationale pour la Palestine, qui regroupe
plus de 30 organisations religieuses et ci-
viles, des syndicats et des partis politiques.
Ce collectif demande "une action décisive de
l'Afrique du Sud contre les attaques israé-
liennes, les tueries, les déplacements de po-
pulation et les destructions dans la bande de
Ghaza". Plusieurs organisations ont réclamé
l'expulsion de l'ambassadeur d'Israël. Plus de
1.900 Palestiniens, dont des centaines d'en-
fants ont été tués depuis le déclenchement
des agressions contre la bande de Ghaza le
8 juillet par Israël, selon les secours palesti-
niens.
Dimanche 10 Août 2014
5 EL MOUDJAHID
Nation
I
l convient de rappeler que cette importante
réunion qui s’est tenue tout récemment à
Amman, en Jordanie, a été initiée par les fé-
dérations internationales de la Croix-Rouge et
Croissant-Rouge pour la région du Moyen-
Orient et de l’Afrique du Nord et ce, en étroite
collaboration avec le Croissant-Rouge palesti-
nien. D’emblée, M
me
Benhabylès met l’accent
sur des chiffres importants qui concernent la
dernière situation à Ghaza. « Il s’agit de chiffres
qui n’ont pas été repris par la presse », note la
responsable. Plus de 70 familles palestiniennes
ont été complètement massacrées.
Il y a pas moins de 11.000 victimes relevant
à elles seules, du secteur sanitaire (entre méde-
cins, infirmiers et secouristes).
Il y a également deux membres du Croissant-
Rouge palestinien qui ont été tués par les bom-
bardements ».
Ce sont des chiffres qui nous ont été transmis
par le président du Croissant-Rouge palestinien,
souligne M
me
Benhabylès. Ce qui est important
également à mettre en relief dans la déclaration
du président du Croissant-Rouge palestinien, re-
lèvera-t-elle, c’est qu’il a été demandé à la fédé-
ration internationale de la Croix-Rouge et du
Croissant-Rouge de « prendre une position très
claire concernant l’occupation ». Il a été égale-
ment demandé la tenue « le plus tôt possible »,
d’une réunion extraordinaire à Ghaza, des fédé-
rations internationales de la Croix-Rouge et du
Croissant-Rouge.
Le Croissant-Rouge algérien qui a salué
toutes ces propositions a demandé à ce que l’es-
pace humanitaire qu’est la fédération internatio-
nale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge
puisse constituer « une force de pression à tra-
vers l’humanitaire sur les politiques et particu-
lièrement les Nations unies et les grandes
puissances ».
Conférence internationale sur la protection
des civils dans la bande de Ghaza
Il s’agit d’insister sur cet impératif de respec-
ter les conventions humanitaires, particulière-
ment la 4
e
convention de Genève relative à la
protection des populations civiles et relative à
l’occupation, met en exergue la responsable.
Tout le monde s’est mis d’accord pour l’or-
ganisation d’une réunion internationale qui ras-
semblerait les partenaires humanitaires onusiens
et les ONG activant dans le cadre des droits de
l’homme. Un seul point sera inscrit à l’ordre du
jour de la rencontre : nécessité de respecter la
convention de Genève relative à la protection des
populations civiles et relative à l’occupation.
Il a également été convenu, par tous, d’initier
une rencontre à Ghaza et de soutenir les efforts
visant à améliorer le volet humanitaire dans cette
enclave si particulière ».
A signaler, qu’un comité de suivi a été dési-
gné pour l’organisation de la rencontre interna-
tionale consacrée à la 4
e
convention de Genève
sur l’occupation. Ce comité devra également as-
surer les préparatifs afférents à la réunion de
Ghaza.
S’exprimant au sujet des mécanismes à
même d’acheminer les aides et dons au peuple
palestiniens, M
me
Benhabylès a expliqué qu’il
existe en fait deux voies possibles : soit par le
point de passage de Rafah, à travers l’Egypte, ou
alors par un passage jordanien.
Lors de la réunion extraordinaire sur la si-
tuation à Ghaza, qui s’est tenue à Amman, le re-
présentant du Croissant-Rouge égyptien a
distribué aux participants des copies d’un docu-
ment consacré aux conditions pour acheminer les
aides. Selon M
me
Benhabylès ces conditions sont
« nombreuses et quasi-dissuasives ».
En effet, « les dons sont là, mais le problème
réside dans l’acheminement de ces aides », af-
firme la conférencière qui, compte tenu de l’ur-
gence de la situation (les dons doivent arriver
aux Palestiniens, le plus tôt possible), a donc sol-
licité le Comité international de la Croix-Rouge,
un allié et un partenaire depuis 1956.
« Seuls le Croissant-Rouge palestinien et le
CICR sont actuellement sur le terrain à Ghaza »,
a-t-elle expliqué. Nous coordonnons également
avec la fédération internationale de la Croix-
Rouge et Croissant-Rouge pour voir quel est le
moyen le plus pratique et le plus rapide pour que
les aides puissent arriver rapidement à bon port,
car cela n’est pas aussi évident que ça le parait».
Au sujet du don de sang, M
me
Benhabylès a
déclaré : « On est pragmatiques. Je ne collecte
pas le sang des Algériens sachant pertinemment
que ce sang ne sera pas utilisé par les Palesti-
niens à Ghaza. Comme il a une durée de vie li-
mitée, Il sera inutilisable si on tarde trop. On sera
obligés de le jeter en Egypte.
Donc, il n’est pas question
de collecter du sang »
Dans son intervention, le représentant du
CICR à Alger a déclaré : « Notre organisme est
là pour soutenir l’action du CRA et pour assurer
une meilleure coordination et un meilleur suivi
de la situation.
Le CICR est présent à Ghaza depuis 1967 et
ce, que nous constatons aujourd’hui, c’est que
pour pouvoir résoudre cette crise humanitaire, il
faut une action politique très ferme ».
Soraya Guemmouri
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e
JOUR DE L’AGRESSION ISRAÉLIENNE CONTRE GHAZA
RÉUNION EXTRAORDINAIRE SUR LA SITUATION À GHAZA
Le Croissant-Rouge Algérien collabore
étroitement avec le CICR
Le siège du Croissant-Rouge algérien a abrité, hier, une conférence de presse animée par M
me
Saïda Benhabylès, présidente du CRA, en
présence du représentant du CICR à Alger. Lors de cette rencontre, M
me
Benhabylès a rendu public les recommandations de la réunion
extraordinaire tenue sur la situation à Ghaza.
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Le Front pour la justice et le déve-
loppement a réuni, hier, les présidents
des bureaux de wilayas à son siège en
présence du premier responsable du
parti, M. Saâd Abdellah Djaballah.
Les travaux de cette session ont été
consacrés à l’agression israélienne
contre Ghaza ainsi que son université
d’été qui sera organisée prochaine-
ment.
S’exprimant à l’ouverture de cette
session, le président de cette forma-
tion politique a tenu à affirmer d’em-
blée que Ghaza a sauvé l’honneur et la
dignité des arabes et des musulmans
en résistant toute seule aux forces sio-
nistes, précisant que la Palestine et no-
tamment les Ghazaouis ont besoin de
soutien, mais surtout d’une action
continue, d’où ce conclave des prési-
dents de bureaux de wilayas pour dé-
battre de la position du front quant à
cette question et l’étude des voies et
moyens de manifester la solidarité de
ses militants avec les habitants de cette
région qui ont subi des massacres et
des atrocités indescriptibles, avec le
cautionnement, estimera-t-il, de cer-
tains régimes arabes qui ont adopté la
politique de l’autruche, alors que les
préceptes de l’islam rendent obliga-
toire la « solidarité politique » entre les
musulmans qui sont soumis à des
droits et des devoirs, loin de la notion
des intérêts communs ou encore les
peines et les espoirs. Il soulignera en
fait que la nation musulmane doit son
existence à l’islam qui se développe
continuellement et lequel constitue
l’un des facteurs de sa force.
Abdellah Djaballah relèvera que
les musulmans se rejoignent dans les
mêmes objectifs que sont l’engage-
ment et le dévouement Quand il s’agit
de l’intérêt général.
Il ne manquera pas de souligner
que ce qui se passe à Ghaza est une at-
teinte par Israël aux droits de tout une
population à l’égard de laquelle il ne
faut pas rester indifférents. L’agres-
sion contre la Palestine se poursuit de-
puis 1948 et la responsabilité des mu-
sulmans n’est pas limitée dans le
temps, selon, le n° 1 d’El Adala qui
considère que les pays musulmans
sont tenus de se solidariser avec leurs
frères palestiniens et ce, conformé-
ment aux cinq « incontournables »
prévus par la charia que sont la pré-
servation des biens et des vies hu-
maines qui incombent aussi bien aux
gouverneurs qu’ aux peuples.
Il reviendra également sur l’étroite
relation entre le pouvoir et la nation,
affirmant que la légitimité d’un pou-
voir est indissociable de l’intérêt de la
nation, d’où le principe de responsabi-
lité partagée entre les deux. M. Djabal-
lah relèvera par ailleurs que tout
manquement des régimes dans les
pays arabes est intolérable, voire dan-
gereux, poursuivant que ce qui se
passe en Palestine, en Libye ou en Irak
est grave et renvoie à l’intérêt de trou-
ver des solutions adaptées à la réalité
du terrain, usant du dialogue qui sera
parrainé, à titre indicatif par l’organi-
sation de coopération islamique.
Il plaidera ainsi pour la constitu-
tion d’une délégation pour se pen-
cher sur certains dossiers et proposer
des solutions notamment en Irak, n’ex-
cluant pas le recours à la force pour
obliger la partie rejetant ses solutions,
tout en réitérant la position claire de
l’Algérie contre l’ingérence dans les
affaires internes de la Libye.
Le deuxième thème abordé par le
président d’El Adala a été l’université
d’été que compte organiser son parti,
début septembre prochain, un évène-
ment qu’il qualifie d’important pour
sa formation politique.
Samia D.
FRONT POUR LA JUSTICE ET LE DÉVELOPPEMENT
Solidarité avec les Ghazaouis
La salle Ibn-Khaldoun a accueilli,
hier, un meeting de soutien et de so-
lidarité avec les enfants de Ghaza,
victimes de l’agression barbare israé-
lienne. Rehaussé par la présence de
M. Noureddine Benbraham, commis-
saire général des SMA, M. Louaï
Mahmoud Taha Aïssa, ambassadeur
de l’Etat de Palestine à Alger, et les
représentants de diverses associa-
tions, le rassemblement a permis à
ses organisateurs, en l’occurrence le
réseau algérien Nada de défense des
droits des enfants, associé au réseau
arabe «  Manara network for child
rights », de mettre en relief le soutien
indéfectible et la solidarité agissante
du peuple algérien en faveur de la
cause palestinienne. La sauvage
agression israélienne contre les popu-
lations civiles palestiniennes à
Ghaza, entamée le 8 juillet dernier et
qui a fait 1.900 morts, dont plus de
373 enfants, interpelle la conscience
humaine pour un arrêt total des bom-
bardements, d’abord et avant tout,
afin de permettre aux organismes hu-
manitaires d’acheminer aide et se-
cours aux nombreuses victimes.
A cette occasion, M. Araar, prési-
dent du réseau Nada a pris la parole
pour s’incliner à la mémoire des cen-
taines de victimes de cette lâche
agression israélienne, avant de
condamner avec la plus grande fer-
meté ces sauvages bombardements
qui ont fait jusqu’à présent plus de
1.900 morts, 216.000 blessés et
70.000 sans abri parmi les popula-
tions civiles palestiniennes.
Le président du réseau Nada s’est
ensuite interrogé sur le silence inex-
plicable des grandes puissances et
des organisations internationales face
à ce massacre à ciel ouvert des popu-
lations civiles palestiniennes avant de
lancer un appel solennel aux diverses
organisations mondiales dont l’ONU
pour mettre un terme aux bombarde-
ments israéliens, au génocide perpé-
tré contre les enfants palestiniens. M.
Araar a saisi cette opportunité pour
rappeler encore une fois la nécessité,
le devoir de soutien et de solidarité
des Algériens avec leurs frères pales-
tiniens, victimes de cette lâche agres-
sion israélienne, en faisant part du
lancement prochain de 4 initiatives
d’aide en faveur du peuple palesti-
nien, dont celle portant versement par
les enfants algériens d’une somme de
100 dinars chacun pour la reconstruc-
tion de Ghaza. Un appel à participa-
tion au parrainage des enfants
palestiniens qui ont perdu leurs pa-
rents et un autre, pour assurer la prise
en charge des jeunes traumatisés,
destiné aux spécialistes algériens en
psychologie, figurent également au
programme de cette vaste action de
solidarité de la société civile.
Mourad A.
RÉSEAU NADA
Appel au parrainage des enfants palestiniens ayant perdu leurs parents
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Nation
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our les autres diplômés qui, faut-il le dire,
ont du mal à trouver du travail, leur pla-
cement en entreprise demeure leur seul
souci. Afin de mieux gérer cette situation, l’État
fournit des services visant à mettre en relation
employeurs et demandeurs d’emploi. Des ser-
vices qui tendent à être améliorés.
Néanmoins, au cours de l’année écoulée, le
taux d’insertion professionnelle des diplômés
de l’enseignement supérieur en Algérie a atteint
67%, selon une enquête de l’Office national des
statistiques. Le marché est de plus en plus exi-
geant d’une ressource humaine qualifiée. L’en-
quête précise que le taux d’activité économique
selon le niveau d’instruction est plus «impor-
tant» chez les diplômés de l’enseignement su-
périeur par rapport aux diplômés de la
formation professionnelle, avec 64%, et les
sans-diplôme avec 32,6%. Les universités
jouent un rôle important dans de placement des
diplômés en entreprise ; elles ne se contentent
pas uniquement de leur formation, mais de leur
placement dans le monde du travail. À titre
d’exemple, un nouveau service a été créé à
l’USTHB,  à savoir l’Observatoire de l’inser-
tion professionnelle des diplômés de l’USTHB,
pour la préparation et l’accompagnement des
étudiants au cours de leur formation.
Afin de mieux suivre et de placer les étu-
diants sortants, l’observatoire créé par décision
rectorale a pour mission principale d’assurer le
suivi de la période post-diplôme. Un fichier des
étudiants sortants est constitué à cet effet qui
prend en charge toute étude et enquête sur l’in-
sertion professionnelle des diplômés de
l’USTHB, et la participation à toute action
concernant leur intégration professionnelle.
Rattaché au vice-rectorat chargé de la for-
mation supérieure de graduation et de la forma-
tion continue, l’Observatoire a pour principales
missions d’enquêter sur les diplômés sortants et
de doter l’université d’une banque de données
performante et des supports documentaires en
temps quasi réel. Il est, par ailleurs, chargé de
concevoir les axes d’une politique de commu-
nication avec le monde de l’entreprise.
Le marché de plus en plus exigeant d’une
ressource humaine qualifiée
L’observatoire est placé sous l’autorité du
vice-recteur chargé de la formation supérieure
de graduation, de la formation continue et des
diplômes. Il est dirigé par un responsable de
l’observatoire nommé par le recteur de
l’USTHB, et est constitué d’un comité de coor-
dination de l’observatoire composé de représen-
tants des facultés (cellules de stages) et de
personnes désignées par le recteur de l’univer-
sité.
La composition du comité de coordination
de l’observatoire fait l’objet d’une décision rec-
torale, et grâce à l’observatoire de l’université
qui existe depuis 2010, on peut suivre désor-
mais la traçabilité des diplômés.
L’université des sciences et technologies
Houari-Boumediene a formé 65.000 diplômés
répartis dans différents secteurs en Algérie et à
l’étranger. L’observatoire a également d’autres
objectifs, comme la réhabilitation des stages en
entreprises, notamment grâce au nouveau sys-
tème instauré par cette intitution.
Notons aussi, à cet égard, que l’observatoire
permet aux diplômés du système LMD de trou-
ver rapidement un travail, plusieurs entreprises
qui sont partenaires recrutant leurs diplômés à
la sortie de chaque promotion.
Pour le plan quinquennal 2015/2019,
l’USTHB compte lancer une nouvelle généra-
tion de licences et de masters, en particulier une
génération de masters en engineering et en
sciences.
Dans ce sillage, les responsables de l’uni-
versité annoncent  la mise sur rails de masters
avec les partenaires de l’USTHB en mathéma-
tiques financières avec les banques et les assu-
rances, en énergie renouvelable avec Sonelgaz,
en physique médicale avec les centres hospi-
talo-universitaires (CHU). Il est également
question d’élaborer des formations en crimina-
listique en collaboration avec les services de sé-
curité, et la sécurité des systèmes informatiques
avec Alnaft, en 2015.
Une quarantaine d’entreprises ont signé des
accords avec l’USTHB, ce qui a permis de met-
tre en place, un club des amis de l’USTHB
comme interface entre l’université et son envi-
ronnement économique. L’OIB-USTHB pro-
pose également des stages pour les étudiants au
sein des entreprises durant les vacances d’été,
avec la possibilité de proposer des thèmes de
projets de fin d’études, «Les olympiades uni-
versitaires écotechnologie», sous la forme d’un
concours de création de PME en environnement
et développement durable, est l’autre réalisation
de l’observatoire, lequel travaille en étroite col-
laboration avec de nombreuses entreprises
considérées comme des gisements d’emploi.
Sarah Sofi
ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
67% des diplômés placés en entreprise
L’
évaluation de la situation
politique, socioéconomique
du pays et les évolutions
que connaît la scène internationale,
notamment le massacre commis à
Ghaza, étaient à l’ordre du jour, hier,
de la rencontre du Front de forces
socialistes (FFS). Ce dernier a traité,
aussi, les modèles internationaux de
consensus et le cas de l’Algérie. En
effet, le FFS a réuni, hier, son
conseil dans le but de vulgariser da-
vantage la détermination du parti à
réaliser son projet de consensus na-
tional. Faisant de ce projet son che-
val de bataille et le bilan des
activités du parti, Mohand Chérif
Amokrane, membre de l’instance
présidentielle du parti, a exposé un
grand plan sur cette démarche en
s'inspirant des expériences des au-
tres pays, baptisé "modèles interna-
tionaux de consensus et le cas de
l'Algérie".
Une occasion pour éclairer les
militants et sympathisants du parti,
mais aussi des observateurs de la
scène politique nationale sur la suite
à donner par le FFS à son projet de
la «conférence nationale de consen-
sus». Ce parti qui incarne l'opposi-
tion croit, en fait, à «la nécessité
d'aller vers un processus de réalisa-
tion du changement démocratique»,
même si la conjoncture ne s’y prête
pas encore, selon les cadres du parti.
Cette réunion, qui s’est tenue en ses-
sion ordinaire, se veut, également,
une occasion pour la vulgarisation
de l’idée du consensus dans la so-
ciété en s’inspirant des expériences
des autres pays à travers le monde.
Fidèle à ses principes des règles
démocratiques, un large débat a été
ouvert aux militants du parti, ainsi
qu’aux participants, pour essayer de
trouver une manière d’aller le plus
vite possible à la concrétisation de
ce consensus. Mohand Chérif Amo-
krane a indiqué que le parti «est dé-
cidé à entamer des rencontres avec
les acteurs politiques et sociaux
pour la tenue d’une conférence de
consensus pour une issue démocra-
tique et pacifique à la crise natio-
nale».
Sans en préciser le lieu ni la date
de ce rendez-vous, le FFS avait in-
diqué que des contacts «sont pris
avec les parties qui ont manifesté un
intérêt pour une approche consen-
suelle des questions politiques, éco-
nomiques, sociales,
environnementales et culturelles qui
se posent au pays, afin d’assurer
l’unité, la cohésion et la souverai-
neté nationales dans un contexte in-
ternational et régional sensible, et de
répondre aux besoins de développe-
ment durable, de diversification
économique et de demandes so-
ciales urgentes».
Selon le parti politique, le but de
cette conférence, à laquelle devront
être conviés les candidats au dernier
scrutin présidentiel, est de «parvenir
à définir, ensemble, un certain nom-
bre de règles permettant un meilleur
fonctionnement de l’État et des ins-
titutions acceptées et respectées par
tous. Il s’agit, en outre, selon le
conférencier, de définir ensemble
les étapes, les instruments et les mo-
dalités pour mettre en place un sys-
tème politique ouvert, et d’édifier
une République moderne et sociale
à la fois».
De son côté, Ali Laskri, membre
de l’instance exécutive du parti, a
affirmé que «l’enjeu d’aujourd’hui
est la reconstruction d’un consensus
national pour une alternative démo-
cratique», et cela «afin de préserver
l’avenir des générations futures, a-t-
il ajouté.
Selon lui, «toutes les compo-
santes de la société n’attendent que
la volonté politique des différentes
parties, pouvoir et opposition, pour
s’impliquer et s’engager dans la
concrétisation et la réussite de la
conférence nationale de consensus».
Par ailleurs, le FFS a abordé les
derniers événements que connais-
sent les scènes nationale et interna-
tionale, comme les derniers déve-
loppements de l’agression
israélienne dans la bande de Ghaza,
et aussi la question de la préparation
de l'université d'été qui se tiendra
durant la première semaine de sep-
tembre à Béjaïa.
Evoquant les incidents de Ghar-
daïa, M. Laskri a déclaré que son
parti avait appelé et "continue d'ap-
peler" à la mise en place d'une com-
mission d'enquête parlementaire
pour "régler ce problème définitive-
ment".
A une question sur la position du
parti de la campagne marocaine vi-
sant l'Algérie, M. Laskri a indiqué
que la position de l'Algérie est
"claire et connue", elle " lutte pour
la construction d'un Maghreb arabe
fort économiquement et politique-
ment et capable d'assurer la stabilité
dans la région exposée à moult me-
naces".
Sihem Oubraham
FRONT DES FORCES SOCIALISTES
À la recherche d’un « consensus national »
CNCPPDH
Des propositions pour l'édification d'un État de droit
L
e président de la Commission
nationale consultative de
promotion et de protection des
droits de l'homme (CNCPPDH), Me
Farouk Ksentini, a affirmé, hier, que
l'objectif des rapports rédigés
annuellement par l'instance qu'il
dirige sur la situation des droits de
l'homme en Algérie était
l'amélioration de la situation et la
formulation de propositions en vue
d'édifier un État de droit. Le rapport
de la Commission sur la situation des
droits de l'homme en 2013, qui a fait
l'objet de critiques par certaines
parties, "n'était ni un rapport de
complaisance ni un règlement de
comptes, mais une tentative
d'améliorer la situation et de
promouvoir les prestations dans
différents domaines", a indiqué M.
Ksentini.
Il a précisé que le rapport, remis
en avril dernier à la présidence de la
République, était important dans le
sens où il "relevait des lacunes et pro-
blèmes auxquels faisait face le ci-
toyen, notamment au niveau de
l'Administration".
Il a souligné, à ce propos, les pro-
blèmes que rencontre le citoyen dans
le secteur de la Justice, dont le niveau
connaît, selon lui, une "dégradation
grave, en raison des pratiques admi-
nistratives", rappelant qu'entre autres
missions de l'Administration "qui
connaît des dépassements importants
et continus", figuraient "le respect du
citoyen algérien et la protection de
ses droits et biens". D'autre part, M.
Ksentini a relevé que les rapports de
pays étrangers sur les droits de
l'homme "ne sont pas meilleurs", es-
timant que ces pays "ne sont pas ha-
bilités à donner des leçons en la ma-
tière du fait de leurs positions ré-
centes liées à l'agression israélienne
contre Ghaza". S'exprimant sur le
dernier rapport d'Amnesty Internatio-
nal sur des "agressions sexuelles sur
mineurs en Algérie", il s'est interrogé
sur "l'origine des chiffres rapportés
par l'organisation, ce qui en appelle à
la vigilance à ce sujet".
Le président de la CNCPPDH a
appelé à la révision de la durée de la
détention préventive, qualifiant
d'"inadmissible, le fait de détenir des
personnes impliquées dans des af-
faires pendant une longue durée sans
procès". Concernant les déclarations
qui lui ont été attribuées sur l'affaire
d'Abdelmoumene Khelifa et l'éven-
tualité d'une liberté provisoire, il a
déclaré "n'avoir fait aucune déclara-
tion à ce sujet", rappelant que le droit
d'une liberté provisoire "était un
"principe et un droit garanti par le
code de procédure pénale, et que la
décision revenait au seul juge habilité
à trancher". Par ailleurs, M. Ksentini
a estimé que la Charte pour la paix et
la réconciliation nationale avait réa-
lisé "95% de ses objectifs", dont le
"rétablissement de la sécurité et de la
paix", rappelant que l'intérêt suprême
du pays exigeait que l'on tourne défi-
nitivement la page de la tragédie na-
tionale". Il a appelé, en outre, à
"barrer la route devant ceux qui ap-
pellent au règlement de comptes
pour pouvoir se consacrer pleinement
au développement du pays".
M. Ksentini avait proposé la
constitutionnalisation de la réconci-
liation nationale dans la révision
constitutionnelle prévue, pour en
faire, a-t-il dit, "une référence fonda-
mentale pour les générations futures
et y puiser le langage du dialogue au
lieu de la culture de violence".
"En application des statuts du parti et du principe
d'alternance démocratique, l'instance présidentielle a dé-
cidé de nommer le camarade Mohamed Nebbou, actuel
secrétaire national chargé du suivi des fédérations et dé-
puté d'Alger, comme Premier secrétaire national en rem-
placement du camarade Ahmed Betatache appelé à d'au-
tres responsabilités au sein du parti", indiqueun com-
muniqué, précisant que cette décision "prend effet à
compter du 9 août 2014".
Le nombre prévisionnel des diplômés sortants, au terme de la session de juin et de septembre 2014, est estimé à 284.700, dont plus de 190.000 du
système LMD (Licence-Master-Doctorat). 75% parmi eux, soit 140.000 licenciés, optent pour le master, car le monde du travail est de plus en plus
exigeant et «absorbe très peu de licenciés sortants», selon le ministre de l’Enseignement et de la Recherche scientifique. 
Mohamed Nebbou remplace Ahmed Betatache
au poste de Premier secrétaire national
7 EL MOUDJAHID
Nation
Dimanche 10 Août 2014
«
D
epuis l’apparition des
premiers cas de  fièvre
aphteuse le mois de mai
dernier, et jusqu’à hier, la maladie
s’est propagée à travers 192 foyers
dans 18 wilayas, ce qui a nécessité
l’élimination  de 964 vaches et tau-
rillons », a indiqué le secrétaire gé-
néral du ministère de l’Agriculture,
Fodil Ferroukhi, lors d’une confé-
rence de presse tenue, hier, au siège
dudit ministère en présence des ca-
dres du secteur. Il a affirmé que « la
situation est maîtrisée » et qu’elle
le sera encore plus à l’avenir grâce
à l’effort de tous.
La situation «  n’est pas si in-
quiétante que ça », a déclaré le SG
du ministère, qui écarte la propaga-
tion de la maladie au cheptel ovin,
et rassure qu’aucun imprévu de ce
genre ne sera enregistré pour l’Aïd.
Le directeur des services vétéri-
naires au ministère de l’Agricul-
ture,  M. Boughalem, a estimé pour
sa part que « la propagation de la
maladie est limitée grâce aux ini-
tiatives du ministère et à la contri-
bution des éleveurs ».       
Selon le DSV,  « le programme
de vaccination national a touché 75
à 80%  du cheptel bovin, soit 1,6
million de têtes sur un cheptel de
près de 2 millions  de
têtes.  757.000 bovins ont été vac-
cinés par les services vétérinaires
en plus des 850.000 têtes vaccinées
entre janvier et mars dans le cadre
des mesures préventives contre
cette maladie, sachant que l’Algé-
rie compte un cheptel bovin assez
important composé de plus de
1.900.000 têtes  » a-t-il indiqué,
précisant que  «  l’opération qui a
concerné plus d’un million et demi
de têtes depuis janvier dernier a
permis de freiner la poussée de
cette maladie. Aucun cas inquiétant
n’a été enregistré à ce jour ».
Aussi, «  en plus des quantités
disponibles, un lot supplémen-
taire de 1 million de doses de  vac-
cins sera réceptionné au cours de la
semaine », nous a-t-on appris.
Des maquignons respon-
sables de la  propagation
de la maladie
Pour rappel, la fièvre aphteuse
est apparue dans notre pays suite à
l’introduction frauduleuse de bo-
vins à partir de la Tunisie où cette
maladie a été signalée à la fin du
mois d’avril dernier.
Cette maladie est extrêmement
contagieuse et se caractérise par
l’apparition d’aphtes et d’érosions
sur les muqueuses buccales, na-
sales, ainsi que sur les onglons, ex-
plique le responsable qui a
souligné qu’ « il s’agit d’une ma-
ladie virale strictement animale,
très dangereuse pour les ruminants,
elle peut occasionner des pertes
importantes sur le cheptel. Cepen-
dant, elle ne se transmet pas à
l’homme ».
Le foyer de départ de cette ma-
ladie est constitué d’un ensemble
d’éleveurs et de maquignons qui
pratiquent exclusivement l’en-
graissement de bovins dans la daïra
de Bir El-Arch à Sétif. Ce foyer a
enregistré le taux le plus élevé de
mortalité animale signalé aussitôt
par les services de l’APC. Ce qui
a  aggravé encore plus la situation,
c’est le fait que ces maquignons
ont dissimulé la manifestation de la
maladie, et, plus grave que cela,
l’acte  d’avoir jeté les bêtes mortes
dans les décharges publiques.
Cette situation a occasionné une
prise de mesures exceptionnelles
de la part du département de
l’Agriculture puisque l’ensemble
de ces exploitations ont été mises,
de suite, sous séquestre avec inter-
diction de déplacement, alors
qu’une vaccination autour du foyer
a été lancée.
L’on a procédé également à la
fermeture des marchés à bestiaux.
Afin d’empêcher une progression
plus importante de cette maladie à
travers le territoire national et
d’éviter la mortalité des animaux.
Les éleveurs et les agriculteurs de
Sétif et des wilayas limitrophes, à
savoir Mila, Batna, Bordj Bou-Ar-
réridj, Constantine, Bouira, Jijel,
Tizi-Ouzou et Béjaïa sont tenus de
prendre les dispositions néces-
saires. Ainsi, le ministère de
l’Agriculture exige d’eux de ne pas
déplacer les animaux, sauf vers
l’abattoir le plus proche, de ne pas
fréquenter les marchés à bestiaux,
de ne pas introduire de nouveaux
animaux dans leurs exploitations et
d’appliquer systématiquement de
la chaux vive au niveau des entrées
des exploitations.
Outre la facilitation des visites
de contrôle des vétérinaires, la tu-
telle a demandé à ces maquignons
d’interdire l’entrée de personnes
étrangères dans leurs exploitations.
Par ailleurs, «  les éleveurs qui
constatent des symptômes cli-
niques sur leurs bétails et qui si-
gnalent ces cas aux médecins
vétérinaires de la région ou les au-
torités compétentes et après avis du
vétérinaire qui délivrera l’autorisa-
tion d’abattage du bovin, seront in-
demnisés à hauteur de 100%, soit :
80% du prix réel de l’animal, tan-
dis que les 20% qui restent, l’éle-
veur les récupère après la vente de
la viande provenant   de cet abat-
tage,   même s’il n’a pas
contracté  de police d’assu-
rance »,  explique le secrétaire gé-
néral du ministère de l’Agriculture.
Il ajoute que la Caisse nationale
de mutualité agricole (CNMA)
propose plusieurs produits  dans le
cadre de la couverture assurantielle
pour aider les agriculteurs à
éviter les pertes induites par les ca-
tastrophes naturelles ou des mala-
dies, tout en déplorant
également,  l’absence d’une « cul-
ture assurantielle » chez les agri-
culteurs, malgré la disponibilité de
plusieurs produits. Il a aussi  af-
firmé que le ministère de l’Agricul-
ture œuvre à développer ce secteur
à travers une sensibilisation des
agriculteurs et la mise en place de
mécanismes économiques mo-
dernes. 
Il y a lieu de signaler dans ce
contexte que la carcasse du bovin
atteint par cette fièvre; à qui l’on
extirpe la tête et les pattes, et sa
viande peuvent être consommées
sans aucun risque pour la santé du
consommateur.
Tous les éleveurs seront
indemnisés
Autrement dit, la maladie se ma-
nifeste uniquement à travers les
aphtes, l’érosion sur les muqueuses
buccales, nasales et mammaires et
sur les onglons, au niveau des
bourrelets coronaires des pieds et
entre les espaces inter- digités,
nous ont appris les spécialistes et
vétérinaires présents à cette ren-
contre.
Compte tenu de la gravité de
cette maladie et dans le cadre des
mesures préventives, il est de-
mandé à l’ensemble des éleveurs et
des agriculteurs d’informer les au-
torités concernées, notamment, les
services vétérinaires les plus
proches, de toute apparition de cas
suspect, à l’effet de prendre les me-
sures qui s’imposent. Les éleveurs
ayant subi des pertes suite à la ma-
ladie de la fièvre aphteuse seront
indemnisés même s’ils n’ont pas
contacté de police d’assurance, a
indiqué samedi à Alger le secré-
taire général du ministère de
l’Agriculture et du développement
rural Fodhil Ferroukhi.
L'éleveur, dont le cheptel a été
contaminé par cette maladie virale
qui touche le bovin, bénéficie d'une
indemnisation de 100% pour tout
bovin. 80% du prix réel du marché
sont octroyés par le ministère et
20% le sont après abattage et vente
de la viande.
Il convient de rappeler, par ail-
leurs, que près de 9.000 vétéri-
naires, soit 2.000 fonctionnaires et
plus de 6-500 praticiens privés sont
mobilisés pour faire des prospec-
tions dans les élevages afin de
prendre les mesures nécessaires,
c’est-à-dire l’abattage immédiat
des animaux affectés, la désinfec-
tion et la vaccination autour des
foyers.
Pas d’impact sur la
production laitière et le
prix de la viande
Concernant la régression de la
production de lait, le S.G. a rassuré
le consommateur que cette maladie
ne constitue pour le moment
« aucun risque » pour la production
laitière et la régénération du chep-
tel se fait de façon normale. «  Il
n’y aura aucune insuffisance en
matière de production laitière.
Il n’y a pas de risque  pour l’ins-
tant, surtout sur le lait conditionné
dont le prix est fixé à 25 DA »
confirme t-il en relevant par contre
que de « légères  répercussions »
seront enregistrées  en matière de
production de lait cru. « Il y a suf-
fisamment de stocks de poudre de
lait importée, même si  la produc-
tion de lait cru estimée à 800 mil-
lions de litres en 2013 va
reculer ».   
Pour sa part, le directeur des ser-
vices vétérinaires, Karim Bougha-
lem, a rassuré le consommateur
qu’il n’y aura aucun impact sur le
prix de la viande, tant que l’offre et
la demande ne changeront pas. Les
seules pertes qui peuvent avoir lieu
concernent, de ce fait, le cheptel
dans le cas où la maladie n’est pas
confinée. « Si le virus se répand de
façon plus importante, il sera diffi-
cile de reconstituer le cheptel
abattu et le préjudice économique
sera énorme. » Pour l’heure, on
n’en est pas là, a-t-on affirmé sur
place.
M. Boughalem a affirmé par ail-
leurs, qu’  «  on ne risque pas de
connaître les dégâts enregistrés en
1999, où la maladie qui a atteint le
cheptel bovin algérien s’était ré-
pandue très rapidement, si bien
qu’elle avait atteint le Maroc en
quatre jours ».
Aussi, « l’infection virale évolue
comme prévu et l’effort de vacci-
nation entrepris autour des foyers
contaminés permettra de confiner
la maladie et de l’empêcher de tou-
cher l’Ouest du pays », a-t-il dé-
claré.
M. Ferroukhi a rappelé dans cet
ordre d’idées le fait que la bonne
maîtrise de la situation avait fait
que l’Organisation mondiale de la
santé animale (OIE) allait attribuer
à la fin de l’année 2014 le statut
de  pays indemne de la fièvre aph-
teuse en raison des efforts déployés
par les services vétérinaires sous
tutelle  du ministère de l’Agricul-
ture. Il a fait savoir, entre autres,
que la décision d’attribution de ce
statut  intervient après le diagnos-
tic réalisé par les experts de l’Or-
ganisation mondiale de la santé
animale en 2007 et  en 2012. Cette
organisation a «  reconnu  » le ni-
veau de travail, notamment le plan
d’action établi par l’Algérie, pour
la lutte contre ce phénomène.
Le secrétaire général, a par ail-
leurs regretté l’apparition de cette
maladie en fin du mois de juin der-
nier dans la wilaya de Sétif.  
Il a rejeté par contre le fait que
l‘apparition à ce moment précis du
calendrier soit «  d’ordre poli-
tique ».
« L’apparition de cette maladie
au moment où l’OIE a décidé d’at-
tribuer  le statut  de pays indemne
de la maladie n’est pas d’ordre po-
litique. Nous travaillons en étroite
collaboration avec cette organisa-
tion  en raison du fait que notre di-
recteur des services vétérinaires en
est membre représentant de l’Algé-
rie qui joue un rôle assez  actif »
précise t-il, en ajoutant que ce sta-
tut permet au pays qui en
dispose   d’exporter le cheptel
bovin, ovin, caprin… «  C’était
dans nos perspectives  », dira le
S.G, soulignant que l’obtention de
ce certificat est désormais « com-
promise », tout en saluant  le tra-
vail des vétérinaires qui font que le
patrimoine animalier se développe
dans des  conditions sanitaires sa-
tisfaisantes.
Pour ce qui est du travail de col-
laboration avec la Tunisie dans ce
domaine de la lutte contre cette
maladie, il a souligné que « ce pays
ne l’a pas demandé mais l’Algérie
fait un travail similaire dans le
cadre de la lutte antiacridienne, en
raison du fait qu’il lui arrive d’in-
tervenir au niveau des pays voisins
pour juguler le péril acridien pour
qu’il ne se déplace pas vers l’Algé-
rie ».  
Kafia Aït Allouache
L’effort de vaccination entrepris autour des foyers contaminés permettra de confiner la maladie
et de l’empêcher de toucher l’Ouest du pays.
FIÈVRE APHTEUSE
Le ministère de l’Agriculture rassure
quant à la maîtrise de la situation
P
h
.
 
:

W
a
f
a
8 EL MOUDJAHID
Nation
Dimanche 10 Août 2014
DJELFA
1.178 piqûres de scorpion
enregistrées durant
le premier semestre
Pas moins de 1.178 cas de piqûres de scorpion
ont été enregistrés dans la wilaya de Djelfa entre
les mois de janvier et juin 2014, a-t-on appris au-
près de la Direction de la Santé, de la Population
et de la Réforme hospitalière.
Sur ce total de piqûres, quatre ont été mortelles
pour des enfants âgés entre 2 à 12 ans, a-t-on dé-
ploré au service prévention relevant de la DSPRH,
dont les responsables estiment que ces décès sont
dus au fait que les concernés "ont été évacués tar-
divement aux centres de santé" de la wilaya.
D’autre part, la même source a affirmé la "dis-
ponibilité du vaccin antiscorpionique au niveau
de tous les hôpitaux et centres de santé de la wi-
laya", observant que la seule manière de réduire
les cas de décès, "est d’évacuer immédiatement la
victime vers les services médicaux compétents et
d’éviter les méthodes de traitement tradition-
nelles, qui pourraient aggraver la situation,
comme constaté sur le terrain".
La DSPRH a élaboré, en collaboration avec la
Direction de l’Action sociale de la wilaya, 61
fiches techniques relatives aux régions ayant en-
registré le plus grand nombre de cas d’atteintes
par les piqûres de scorpion en 2013, a-t-on ajouté
de même source.
L
es vacances, ce sont aussi les
sorties en famille, ou encore
les mariages et autres retrou-
vailles des proches et familles, qui
sont gâchées par des intoxications
alimentaires, parfois mortelles. Que
de fois des intoxications collectives
ont endeiullé des fêtes. Les lourds bi-
lans des services de la santé et du
commerce renvoient à l’importance
de faire valoir la qualité de la nourri-
ture, notamment à travers la conser-
vation des produits alimentaires selon
les normes admises, afin d’éviter le
pire. Pas moins de 4.083 cas ont été
dénombrés, en 2013, selon les statis-
tiques de la Direction générale du
contrôle économique et de la répres-
sion des fraudes. Le nombre des pré-
lèvements analysés au niveau des
laboratoires a augmenté de 6,1%,
passant de 12.716 en 2012 à 13. 497
en 2013. Quant au nombre de déter-
minations effectuées par valisettes, il
a augmenté de 14%, passant de
37.159 à 42.543 en 2013. Les ana-
lyses et essais effectués sur 13.497
échantillons prélevés de produits ali-
mentaires et non alimentaires ont ré-
vélé la non-conformité de 2.766
échantillons (absence d’iode dans le
sel alimentaire, présence de germes
pathogènes dans les merguez, pré-
sence de coliformes dans les pâtisse-
ries, non-respect des normes de
sécurité requises pour les chauffages
à gaz, au titre de l’exercice 2013,
1.303 opérations d’inspection de la-
boratoires de prestations de services
et d’autocontrôle ont été effectuées.
Il y a lieu de rappeler par ailleurs
que le fichier national des labora-
toires d’analyses de la qualité a été
actualisé à 769 laboratoires. Les don-
nées de 2013, toujours de la même
instance, font état de 1.199.088 inter-
ventions, contre 1.009.261 en 2012
et 225.022 infractions à la réglemen-
tation commerciale et à la qualité ont
été constatées. S’agissant des pour-
suites judiciaires, elles sont de l’or-
dre de 201.777. Aujourd’hui, seule la
prévention est à même de freiner les
intoxications alimentaires, devenues
un véritable problème de santé pu-
blique, en l’absence de culture de
consommation chez le citoyen et de
respect des conditions de stockage
chez beaucoup de commerçants.
Samia D.
INTOXICATIONS ALIMENTAIRES
Un danger qui revient chaque été
S
elon les statistiques de la protection ci-
vile, l’on compte 123 morts par noyade
depuis l’ouverture de la saison estivale le
1
er
juin dernier, sur les plages mais aussi dans
les plans d’eau, de plus en plus fréquentés, no-
tamment dans les wilayas de l’intérieur. A ce
jour, des victimes ont été enregistrées dans 25
wilayas du Nord. Sur les plages, où l’affluence
a dépassé à ce jour les 29 millions d’estivants,
le bilan fait état de 65 morts dont 47, soit un
taux de 72%, ont malheureusement péri dans
des plages interdites à la baignade qui sont elles
aussi très fréquentées par les estivants, malgré
les mises en garde de la protection civile sur les
dangers et les risques encourus dans ces lieux
par les baigneurs, généralement des enfants et
des adolescents.
Certains observateurs réclament des me-
sures draconiennes pour limiter, voire interdire
l’accès à ces plages en recourant par exemple
aux services de sécurité à travers d’abord
l’identification des plages interdites à la bai-
gnade et ensuite l’organisation des patrouilles
pour dissuader ce type d’estivants de la fréquen-
tation de ces endroits.
Le lieutenant Nassim Bernaoui, de la cellule
de communication de la Direction générale de
la protection civile, nous confie que le plus
grand nombre de noyades enregistrées sur les
plages interdites à la baignade a eu lieu dans la
wilaya de Mostaganem, avec 10 décès, suivie
de Bejaïa (5), Jijel et Tizi-Ouzou avec 4 vic-
times chacune, alors qu’El Tarf est la seule wi-
laya à n’avoir pas encore enregistré de décès sur
les plages interdites. Concernant les plages sur-
veillées, le bilan de la protection civile, arrêté
au 8 août, indique le décès de 18 estivants dont
la moitié des drames a été constatée en dehors
des horaires de surveillance, limitée, pour in-
formation, de 9H à 19H. Certaines wilayas se
distinguent par l’absence de victime, à l’image
de la région ouest du pays comme Tlemcen,
Oran et Ain-Témouchent qui n’ont enregistré
chacune depuis le début de la saison estivale
qu’une seule noyade sur les plages non surveil-
lées. Chlef, Skikda et Annaba n’ont pas connu
également de décès sur ce type de plages.
La triste palme revient à Mostaganem avec
13 morts, contre 9 noyades à Bejaïa et 6 à Jijel
et Tizi-Ouzou. On compte même des morts du-
rant le mois sacré du Ramadhan et si on prend
les statistiques relatives au mois de juillet dont
la majorité a coïncidé avec le Ramadhan, une
vingtaine de décès a été enregistrée.
20 noyades au mois
de Ramadhan 
Au total, le bilan du dispositif de surveil-
lance des plages porte sur plus de 21.700 inter-
ventions des maîtres-nageurs qui ont pu sauver
d’une mort certaine quelque 14.100 personnes
contre 5.800 baigneurs soignés sur place et
1.300 évacués vers les structures sanitaires.
Un autre phénomène prend de l’ampleur
chaque année : il s’agit des accidents causés par
les engins nautiques qui croisent dangereuse-
ment dans la zone réservée aux baigneurs. Cet
été, l’on compte déjà, selon le lieutenant Ber-
naoui, un mort à Annaba et sept blessés, dont
trois à Alger et Bejaïa et un cas signalé à Bou-
merdès.
Pour revenir aux noyades observées dans les
plans d’eau, le lieutenant Bernaoui nous révèle
que sur 58 morts par noyade, près de la moitié
l’ont été au niveau des retenues collinaires (17)
et les barrages (10). Les mares d’eau ont em-
porté 12 personnes, les oueds 9, les piscines et
les bassins ont causé 7 noyades et enfin on
compte 3 victimes dans les lacs.
SAM
NOYADES : UN BILAN TRAGIQUE
65 morts sur les plages et 58 dans les plans
d’eau depuis le 1
er
juin
Outre les accidents de la circulation, les noyades constituent durant la saison estivale un véritable problème pour les pouvoirs publics
devant le nombre inquiétant de victimes enregistrées sur nos plages d’année en année.
Vingt-deux personnes
sont décédées et 43 autres
ont été blessées dans des
accidents de la circulation
survenus dans différentes
wilayas du pays durant les
dernières 48 heures, selon
un bilan arrêté hier matin
par les services de la Pro-
tection civile. Le bilan le
plus lourd de ces accidents
a été enregistré au niveau
de la wilaya de Naâma où
trois personnes sont décé-
dées et une autre a été bles-
sée, suite à une collision
entre un véhicule et un ca-
mion, survenue sur la RN
06 dans la commune de
Naâma, précise la même
source. En outre, les agents
de la Protection civile ont
procédé à l'extinction de
37 incendies de forêts, 26
incendies de maquis et 18
incendies de végétation
agricole qui ont ravagé 287
hectares de forêt et 147
hectares de maquis, ainsi
que 6166 arbres fruitiers,
40 palmiers et 4.800 bottes
de foin. Les unités de la
Protection civile poursui-
vent la lutte contre plu-
sieurs incendies de forêt
qui se sont déclarés dans
les wilayas de Tissemsilt,
Bouira, Souk Ahras et
Tlemcen, note la même
source.
ACCIDENTS DE LA ROUTE
22 morts et 43 blessés durant les dernières 48H
Trois personnes ont été tuées et trois
autres grièvement blessées dans une
collision entre deux véhicules survenue
hier au niveau de la localité de Youb, a-
t-on appris auprès des services de la pro-
tection civile. L’accident s’est produit
sur la RN 92 reliant Saïda à Sidi Bel-
Abbès, à proximité du douar "Daoui
Thabet" dans la daïra de Youb.
Une femme et deux hommes, âgés de
28 à 57 ans, ont été tués sur le coup.
L’état des trois blessés a été jugé grave.
Ils se trouvent en soins intensifs à l’Hô-
pital Ahmed-Medeghri.
Les dépouilles des victimes ont été
déposées à la morgue du même établis-
sement hospitalier. Une enquête a été
ouverte pour déterminer les circons-
tances de l’accident.
Saïda : 3 morts et 3 blessés graves
dans une collision
9
Dimanche 10 Août 2014
EL MOUDJAHID
Economie
Il y a quelques années seulement, le
prix de la tomate durant l’été ne dépas-
sait pas 10 DA le kg ; aujourd’hui, son
prix a quadruplé. Certes, la probléma-
tique est liée, selon certains, à la règle
de l’offre et la demande, mais comment
peut-on expliquer que le prix chez le
producteur est bas, alors qu’au niveau
des détaillants il est très élevé ? Notons
à cet effet que la marge bénéficiaire des
commerçants de proximité est très im-
portante ce qui nécessite de plafonner
cette dernière.
Comme de coutume, on s’attend, à
chaque été, surtout durant la période où
la vague de chaleur s’installe, que les
prix des fruits et légumes baissent.
Malheureusement, le constat qui se dé-
gage contredit cette prévision. En fait,
la mercuriale à connu une légère
hausse par rapport à la dernière se-
maine. Les commerçants que nous
avons sollicités lors d’une virée effec-
tuée, hier, au niveau de certains mar-
chés d’Alger, notamment celui de la rue
de La lyre, ont à l’unanimité affirmé
que les prix de certains produits avec
une telle vague de chaleur devraient ef-
fectivement fléchir. «  La demande
commence à baisser ce qui induira iné-
luctablement une réduction des prix »,
ont-ils souligné. Lors de notre tournée,
nous avons constaté, qu’à titre d’exem-
ple, que le prix du haricot vert affich
160 DA, alors que la semaine écoulée,
il était à 60 DA. Les prix du piment et
du poivron tournent autour des 90 DA.
En ce qui concerne le prix de la tomate,
et en dépit de l’abondance de la produc-
tion, celui-ci affiche 60 DA alors qu’il
y a quelques jours, il était à 40 DA. Le
prix de la pomme de terre est resté en
hausse, et varie entre 60 et 65 DA. Par
contre le prix de l’oignon s’est fixé à
50 DA. La semaine passée, selon les
commerçants, il était à 40 DA le kg,
tandis que les prix des carottes tournent
autour des 70 DA. S’agissant de la
courgette, son prix a atteint 80 DA,
alors que la semaine passée il ne dépas-
sait pas les 40 DA. Quant au prix de la
laitue, il est resté plus ou moins stable,
ne dépassant pas les 100 DA et varie
selon la qualité du produit. La même
tendance à la hausse est constatée éga-
lement pour les prix des fruits qui
n’ont pas échappé à la règle en affi-
chant toujours des seuils fixes par rap-
port à la semaine passé. A titre
d’exemple, la pomme locale est cédée
entre 80 et 100 DA selon la qualité. En
ce qui concerne la viande rouge, la plu-
part des boucheries sont fermées consé-
quemment à l’apparition de la fièvre
aphteuse. Quant à la viande blanche,
son prix à atteint 240 DA. En ce qui
concerne la sardine, nous avons remar-
qué une augmentation sensible attei-
gnant les 300 DA/kg. Il y a lieu de
souligner qu’en dépit de la stabilité du
niveau des prix, selon certains commer-
çants, ces derniers restent toujours ex-
cessifs par rapport au pouvoir d’achat
des ménages, particulièrement ceux à
faible revenu.
Makhlouf Ait Ziane
Afin d’encourager davantage la
création d’entreprises, l’État a intro-
duit de nouvelles mesures relatives à la
promotion de l’emploi.
Ces mesures touchent les structures
d’aides aux jeunes, à commencer par
l’Ansej, puisque l’apport personnel
exigé au postulant au crédit à été revu
à 1% du montant global du projet d’ac-
tivité lorsque celui-ci est inférieur ou
égal à 5 millions de dinars, et à 2% du
montant global du projet d’activité
lorsque celui-ci se situe entre 5 mil-
lions et 10 millions de dinars. Il était de
l’ordre de 5 et 10% auparavant.
C’est ainsi que dans le cadre de ces
nouvelles mesures, pas moins de
22.500 petites entreprises ont été créées
depuis le début de l’année en
cours,   selon le directeur  général de
l’Ansej, Mourad Zemali, qui a expliqué
que cette agence a élargi son offre
puisqu’elle peut financer jusqu’à 783
activités différentes. Toujours au titre
des mesures de facilitations, M. Zemali
a précisé que le bail de location et le re-
gistre de commerce ne
sont désormais exigés des
demandeurs qu'après
confirmation de l'accord
de financement des
banques. Evoquant les
mesures d'accompagne-
ment en faveur des jeunes
promoteurs, ce dernier a
rappelé que l'Ansej avec
48 agences et près de 100
annexes est présente sur
tout le territoire national. 
Les nouvelles me-
sures d’assouplissement
apportées par l’Ansej à
son dispositif de création des micros
entreprises  ont décidément un impact
positif auprès des jeunes promoteurs
âgés de moins de 40 ans. « Parmi les
entreprises créées depuis le début de
l’année 2014, l’Ansej a enregistré 24%
d’entités issues du secteur de l’agricul-
ture, 13% des activités industrielles et
10% dans le secteur des travaux pu-
blics et du bâtiment », a précisé Mou-
rad Zemali en ajoutant que les entre-
prises qui ont vu le jour interviennent
dans plusieurs secteurs d’activité sou-
lignant au passage que « les entreprises
concernant les activités de transport re-
présentent à peine 1% du total des  en-
treprises créées. »
Le premier responsable de l’Ansej
a voulu donner des précisions relatives
aux facilitations accordées pour les
jeunes chômeurs désirant
créer leur entreprise.
Il parlera des délais de
traitements des dossiers au
niveau des banques qui se-
ront réduits. «  Le délai de
traitement des dossiers pour
accorder un crédit est en
moyenne actuellement de 46
jours. Nous comptons le ré-
duire   à moins d’un   mois
avant la fin de cette année »,
a-t-il estimé.
Le gouvernement n'ambi-
tionne pas seulement d'assu-
rer aux chômeurs des postes
salariaux, mais surtout d'insérer la cul-
ture de l'entreprise chez les jeunes, en
soutenant l'approche sociale par une vi-
sion économique dans la lutte contre le
chômage, car il s'agit de créer des
postes d'emploi. D'ailleurs, tous les in-
vestisseurs, qu'ils soient Algériens ou
étrangers, sont appelés à investir et se-
ront soutenus par des avantages finan-
ciers, fiscaux et parafiscaux, à
condition toutefois qu'ils participent à
la création d'emplois. Entre autres,
l'Etat a décidé depuis quelques années
de  réduire la marge de manœuvre des
entreprises économiques qui se limitent
à l'exportation et qui ne contribuent pas
à la création de postes de travail.
L’Algérie a pu se remettre sur les
rails et reconsidérer son économie na-
tionale après que celle-ci soit menacée
durant la décennie noire. Elle est arri-
vée durant le premier quinquennat à la
création de 500.000 nouveaux postes
d'emploi chaque année, après que
celle-ci n'arrivait même pas à franchir
la barre des 40.000 postes d'emploi du-
rant les années noires.
Outre cela, le travail se poursuit et
s’étale encore et cela grâce aux ambi-
tions de nos jeunes créateurs, cultiva-
teurs, licenciés… à vouloir investir
pour apporter ce qu'il y a de mieux,  no-
tamment pour créer de la valeur ajoutée
à notre économie.
Kafia Ait Allouache
MANAGEMENT DE LA QUALITÉ
L’entreprise portuaire d’Arzew
obtient la certification ISO 9001
L’Entreprise portuaire d’Arzew (EPA) vient de remporter la certification
ISO 9001 pour son système de management de la qualité, apprend-on jeudi
auprès de l’entreprise portuaire. Le système de management de la qualité
de l’entreprise a obtenu la certification ISO 9001 dans sa version de 2008
pour les différentes activités portuaires proposées, précise la même source
par la voix de son directeur général.
Les prestations de services portuaires concernant notamment l’accueil
des navires, le pilotage, le remorquage, le lamanage et les services liées aux
navires, ajoute-t-on.
Il s’agit encore de la manutention, l’acconage, la gestion du domaine pu-
blic portuaire, la police d’exploitation ainsi que sécurité portuaire. Pour l’en-
treprise," cette certification décernée par l’organisme certificateur ITERTEK
vient confirmer l’engagement de la société dans le processus d’amélioration
continue à tous les niveaux afin de répondre aux exigences de ses clients et
partenaires pour accroitre leur satisfaction". Il est à rappeler qu’en février
2013, un nouveau quai adapté aux exigences du trafic commercial a été ré-
ceptionné au port d’Arzew. Le quai, réalisé selon des normes de qualité, ré-
pond aux besoins du plan de modernisation et de développement de cette
entreprise, a affirmé à l’APS le directeur d’exploitation de l’EPA Djaafar Ab-
delkader.
Cette infrastructure permettra d’accroître la capacité de traitement de dif-
férentes marchandises et l’accostage de navires de gros tonnage, a-t-il ajouté.
S’étendant sur 155 mètres de long et disposant d’un tirant d’eau de plus de
10 m, ce quai réalisé dans le cadre de l’extension du port, a été livré à titre
provisoire eu égard aux mesures adoptées dans ce genre de projets.
Les services des travaux publics ont été chargés de ce projet financé par
le budget de l’Etat pour un coût de 700 millions de dinars. Les ports d’Arzew
et de Bethioua relevant de l’EPA enregistrent ces dernières années un trafic
commercial grandissant, tant pour ce qui concerne l’activité pétrochimique
que pour le trafic de marchandises hors hydrocarbures. En 2012, l’EPA a en-
registré l’exportation de plus de 43,8 millions de tonnes de produits pétroliers
et l’importation de 2,1 millions de dérivés de produits pétroliers dont 245.461
tonnes d’essence "Super" et 1,6 million tonnes de gasoil. Concernant les mar-
chandises hors hydrocarbures, la même entreprise portuaire a relevé l’im-
portation de plus de 256.000 tonnes de différents matériaux tels que le bois
et le fer et l’exportation de plus de 49.000 tonnes d’autres produits dont le
ciment blanc, des matériaux de construction et des produits industriels.
Les quatre quais du port d’Arzew, doté d’un brise-lame, disposent de huit
unités de chargement, outre un matériel marin pour soutenir l’orientation,
l’accompagnement et la réception des navires. 
MALGRÉ LA VAGUE DE CHALEUR
Les fruits et légumes toujours en hausse
ANSEJ
22.500 petites entreprises créées cette année
BANQUE D’ALGÉRIE
Le solde extérieur courant enregistre un déficit
de 470 millions USD au 1
er
trimestre
Le solde extérieur courant de l'Algérie a enregistré un déficit de 470 millions de dollars au premier trimestre 2014 contre un excédent de 1,13 milliard de dollars à la
même période de l'année précédente, selon des statistiques publiées, hier, par la Banque d'Algérie.
C
ette contraction, qui intervient suite au
solde positif de 1,69 milliard de dollars en-
registré au dernier trimestre de 2013, de-
meure moins rigoureuse par rapport à l'évolution
négative des deuxième (-1,55 milliard USD) et
troisième trimestres (0,51 md USD) de 2013, in-
diquent ces statistiques consolidées. La balance
commerciale de l'Algérie a également connu une
contraction durant les trois premiers mois de 2014
en s'établissant à 1,84 milliard de dollars contre
3,78 milliards à la même période de 2013. Ainsi,
les exportations algériennes ont atteint 15,92 mil-
liards de dollars au premier trimestre de l'année
en cours, dont 15,57 milliards représentant des ex-
portations en hydrocarbures, contre 17,99 mds
USD à la même période de 2013 (dont 17,66 mds
USD d'hydrocarbures). En parallèle, les importa-
tions se sont stabilisées à 14,089 milliards de dol-
lars à fin mars dernier contre 14,2 milliards à la
même période de 2013, selon la même source. En
outre, la dette extérieure a connu une légère
hausse en atteignant 3,561 milliards de dollars
contre 3,451 milliards au premier trimestre 2013.
Concernant les crédits à l'économie, leur valeur a
atteint 5.314 milliards de dinars au premier tri-
mestre 2014, dont 2.796,3 milliards de dinars pour
le secteur privé et 2.517,4 milliards de dinars pour
le secteur public, indiquent les chiffres de l'institut
d'émission.
S'agissant de l'évolution du taux de change de
la monnaie nationale par rapport aux principales
devises, le cours moyen trimestriel du dinars
contre le dollar américain a connu une apprécia-
tion de 2,78% au premier trimestre 2014 par rap-
port au quatrième trimestre 2013. Parallèlement,
le cours de change moyen du dinar contre l'euro
s'est déprécié de 3,38% au premier trimestre 2014
(106,7062 euro/DA) par rapport au même trimes-
tre de l'année passée (103,213 euro/DA), alors
qu'il s'est apprécié de 2,14% par rapport au qua-
trième trimestre 2013 (109,0348 euro/DA).
En termes de variation trimestrielle de fin de
période, le dinar ne s'est déprécié que de 1% au
cours des trois premiers mois de 2014 comparati-
vement au dernier trimestre 2013. Par ailleurs, le
trend baissier de l'inflation s'est poursuivi au pre-
mier trimestre 2014. L'inflation est passée de
2,27% en févier dernier à 1,98% en mars, selon
les données de la Banque d'Algérie.
Dimanche 10 Août 2014
11 EL MOUDJAHID
Régions
2,3 milliards de dinars
réservés à des projets agricoles
Une enveloppe de 2,3 milliards de dinars a été réservée pour la réalisation de divers projets agricoles
dans la wilaya de Tamanrasset, a-t-on appris jeudi auprès de la Direction des services agricoles (DSA).
R
etenus dans le cadre du
Fonds spécial de dévelop-
pement des régions du Sud
(FSDRS), ces projets, en cours de
concrétisation, visent à renforcer
les activités agricoles et à élargir
les capacités productives dans cette
wilaya, selon la même source.
Parmi ces opérations figurent le
fonçage de puits dans les localités
de Tidiketlt et In-Guezzem ainsi
que la réalisation d’un réseau d’ir-
rigation sur 40 km, et l’installation
de 350 serres agricoles à travers
plusieurs exploitations dans la wi-
laya, a-t-on précisé.
Ce programme porte également sur
la réalisation d’un réseau d’irriga-
tion (système goutte-à-goutte) sur
une surface globale de 200 ha et
100 bassins d’une capacité de 50
m
3
, a-t-on ajouté de même source.
Des périmètres agricoles, devant
être aussi raccordés au réseau
d’énergie électrique sur 150 km,
seront dotés également de puits et
l’installation de leurs équipements,
a-t-on fait savoir.
Ces opérations, qui seront achevées
dans « les plus brefs délais », vont
renforcer les capacités de la pro-
duction agricole et améliorer les
conditions socioéconomiques de la
population de cette wilaya dans
l’extrême sud du pays, a-t-on si-
gnalé à la DSA.
La CNAS améliore ses prestations
La CNAS de la wilaya de Mascara fait peau neuve en améliorant sensible-
ment ses prestations sociales au niveau de ses agences ouvertes au chef-
lieu des grandes daïra notammant à Sig Mohamadia, Tighennif, Ghriss,
Bouhanifia et au niveau de son siège au chef-lieu de la wilaya, et l’on a re-
marqué de visu cela après notre dernière visite aux agences de Tighennif,
Ghriss et Mascara où de grands aménagements ont été effectués avec des
panneaux de signalisation et d’information assurant une bonne fluidité des
assurés sociaux au niveau des guichets en éliminant les queues intermina-
bles d’avant devant les caisses. Les personnes rencontrées sur les lieux nous
ont fait part de leur grand soulagement quant à la bonne qualité du service.
Le bon accueil du personnel se fait désormais dans de très bonnes condi-
tions et a contribué à l’amélioration des prestations de service dans les dif-
férentes caisses de la sécurité sociale de la wilaya.
Solidarité avec Ghaza
C’est le thème traité par l’association « Forum du flambeau et de la culture
» à travers une conférence animée au niveau de la bibliothèque principale
Yahia-Bouazziz de la wilaya de Mascara et animée par Abdelkader El
Ouissi, professeur à l’université de Mascara, en solidarité avec le peuple
de Gaza. En effet, le conférencier s’est inspiré du livre de Michel Colant,
journaliste belge qui a fait des sondages à travers les boulevards des villes
de son pays pour connaître les plus grands mensonges des Israéliens repris
par les grands médias.
La communication a été suivie par des poèmes et d’un débat fructueux
animé par un grand parterre d’étudiants et d’intellectuels, des membres du
mouvement associatif et d’un grand public solidaire du peuple palestinien
et de la population de Gaza.
A. Ghomchi
ITIARET
L’agence de gestion et de règlementation
foncière urbaine de Tiaret a régularisé
1.232 dossiers fonciers depuis début
2013, avec la remise d’actes de propriété
aux bénéficiaires, a-t-on appris du
directeur de l’agence, Abdellah Bousekin,
qui a souligné que les dossiers déposés
depuis des années représentent 60% du
total des dossiers. Il s’agit de terrains
réservés à la construction et habitations
situées à Tiaret, Ain Kermis, Zemala Emir
Abdelkader et Ksar Chellala. Les services
de l’agence ont également régularisé la
situation de 50 extensions foncières sur
un total de 500 demandes. L’examen des
dossiers fonciers relatifs à des terrains en
faveur de 412 bénéficiaires à Tiaret et
Sougueur se poursuit toujours, a-t-il
ajouté, précisant que l’agence entamera
bientôt la régularisation de 801 actes de
propriété à Ain Kermis.
ISIDI BEL-ABBES
Trois nouveaux doyens ont été installés
par le recteur de l’université Djilali-
Liabès de Sidi Bel-Abbès dans le cadre de
l’opération de renouvellement du
personnel d’encadrement, a-t-on appris
du recteur de cet établissement de
l’enseignement supérieur. Les nouveaux
doyens sont ceux des facultés des
sciences exactes, des sciences
économiques et de gestion et des lettres
arabes. L’université de Sidi Bel-Abbès
compte huit facultés accueillant 32.000
étudiants. Elle est le troisième pôle
universitaire dans la région ouest du pays,
après ceux d’Oran et de Tlemcen.
IOUARGLA
Treize personnes ont trouvé la mort et
204 autres ont été blessées dans 96
accidents de la circulation survenus
durant les deux dernières semaines à
travers la région sud-est du pays, a-t-on
indiqué mardi passé dans un communiqué
émanant du 4
e
commandement de la
gendarmerie nationale. Ces accidents ont
eu lieu à Biskra (31 accidents), El-Oued
(19), Laghouat (16), Ouargla (15),
Ghardaïa (8), et Illizi (7), a-t-on précisé.
- Des éléments de la gendarmerie
nationale d’El-Oued ont traité durant les
deux dernières semaines une affaire de
trafic de drogue qui s’est soldée par la
saisie de 39 kg de drogue, un motocycle,
un véhicule touristique, des téléphones
portables, a-t-on relevé, mardi passé, dans
un bilan d’activité du 4
e
commandement
de la gendarmerie nationale d’Ouargla.
Cinq individus impliqués dans cette
affaire ont été remis aux autorités
judiciaires compétentes, a-t-on ajouté de
même source.
- Dans le cadre de la lutte contre la
contrebande, des éléments de la
gendarmerie nationale de Ghardaïa ont
mis la main au cours de ces deux
dernières semaines sur deux pointes
(défenses) d’ivoire de 11,25 kg et un
camion et procédé à l’arrestation de 4
individus qui ont été présentés devant le
procureur de la République près le
tribunal d’El-Menea (Ghardaïa), selon un
communiqué rendu public, mardi passé,
par le 4
e
commandement de la
gendarmerie nationale à Ouargla.
Publicité
El Moudjahid/Pub
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE
6
e
REGION MILITAIRE
AVIS D’APPEL D’OFFRES NATIONAL OUVERT Nº16/2014/046
ANEP 138682 du 10/08/2014
Le ministère de la Défense Nationale lance un avis d'appel d'offres national ouvert en
vue de l'approvisionnement en pièce de rechange et consommables pour
photocopieurs.
Les personnes physiques et morales, intéressées par le présent avis d'appel d'offres,
peuvent se présenter au siège de la :
6
e
REGION MILITAIRE
Sise à Tamanrasset
pour retirer le cahier des charges, contre paiement de la somme de 5.000.00 DA, au compte
n°5110000170-01, ouvert auprès de la trésorerie de la Wilaya de Tamanrasset.
Les personnes déléguées pour le retrait du cahier des charges doivent se munir :
- d'une copie légalisée d'une pièce d'identité en cour de validité;
- d'une lettre d'accréditation légalisée, délivrée par le candidat à la soumission;
- d'une copie légalisée de l'extrait du registre de commerce de la société;
- d'une copie originale du bon de versement de la somme citée ci-dessus.
Les offres comprenant les pièces et documents exigés dans le cahier des charges
devront être scindées en deux (02) parties :
13-Une offre technique comprenant les documents requis par le cahier des charges;
14-Une offre financière commerciale comprenant les documents requis par le cahier des
charges.
Les offres (technique et financière), contenues dans deux (02) enveloppes distinctes,
doivent parvenir sous pli cacheté à l'adresse ci-après :
Direction Régionale des Finances/6
e
Région Militaire
Bureau Administration des Cahiers des Charges
Boîte Postale n°136, Tamanrasset
L'enveloppe extérieure doit être strictement anonyme et ne devra comporter que la
mention :
«Soumission à ne pas ouvrir
Avis d'appel d'offres national ouvert
N°16/2014/046»
Les soumissions doivent être adressées ou déposées à l'adresse indiquée ci-dessus,
dans un délai de quarante-cinq (45) jours, à compter de la première parution du présent
avis d'appel d'offres
La date d'ouverture des plis est fixée dans le cahier des charges.
Les soumissionnaires resteront engagés par leurs offres pendant une durée égale à
celle de préparation des offres.
Brèves des wilayas
Tous les chefs-lieux des 45 communes que
compte la wilaya de Bouira sont raccordés au ré-
seau de la fibre optique, a indiqué, jeudi passé, le
directeur local d’Algérie Télécom, Mohamed
Boufedji.
« Le réseau de la fibre optique dans notre wilaya
a atteint l’ensemble des chefs-lieux des 45 com-
munes de la wilaya », a expliqué à l’APS Bou-
fedji, précisant que d’ici à la fin de l’année une
soixantaine d’équipements de la technologie
MSAN (Multiservice Access Node) seront mis
en service à travers plusieurs communes pour
renforcer la connexion internet haut débit dans
les différentes régions de la wilaya y compris les
zones rurales. Il a ajouté qu’un programme de
raccordement des autres agglomérations de plus
de 1.000 habitants a déjà commencé.
« En 2013, quinze agglomérations ont été raccor-
dées à la fibre otique et l’opération se poursuit
toujours pour raccorder 17 autres localités, au
courant de cette année, dont les travaux devront
être lancés la semaine prochaine », a-t-il précisé.
M. Boufedji a fait savoir que 25 nouveaux équi-
pements MSAN sont prêts à être mis en place et
ce, à partir de la semaine prochaine dans plu-
sieurs localités dont Ras Bouira, Hachimia,
Bechloul, Lakhdaria et Bir Ghbalou. Au cours de
la visite qu’il a effectuée en juillet dernier à
Bouira, le présidentdirecteur général d’Algérie
Télécom, Azouaou Mehmel, a annoncé que
l’opérateur projette de réaliser la pose de 20.000
km de câbles de fibre optique sur une période de
deux ans, à l’échelle nationale.
« Nous projetons la pose de 20.000 km de câbles
de fibre optique sur deux ans (2014 et 2015) au
niveau national », a déclaré Azouaou à Bouira,
où il a procédé au lancement de la 4G fixe « LTE
(Long Terme Evolution) » au profit des cyberca-
fés.
Les quantités d’eau quotidiennement distribuées
dans la commune d’El Mehmel, deuxième plus
grande agglomération de la wilaya de Khenchela
avec une population de 36.000 habitants, vien-
nent d’être portées de 2.500 à 4.000 m
3
, a-t-on
appris, jeudi passé, auprès de l’Algérienne des
eaux (ADE).
Ce renforcement effectif depuis le début de ce
mois d’août permet d’atténuer le déficit en eau
de cette commune en assurant à chaque ménage
trois heures d’alimentation durant trois jours de
la semaine, indique la même source. Ce progrès
a été obtenu à la faveur de l’augmentation à
12.000 m
3
/j du volume d’eau transféré à la wilaya
depuis le barrage de Koudiet Lemdouar de Batna,
précise l’ADE. Selon la direction des ressources
en eau, le volume d’eau transféré depuis Batna
augmentera progressivement pour atteindre
20.000 m
3
/j, soit 7,3 millions m
3
/an, avec l’achè-
vement du projet de raccordement du barrage de
Koudiet Lemdouar au barrage géant de Beni Ha-
roun de la wilaya de Mila.
Une galerie de 101 km assure le transfert d’eau
de Batna au chef-lieu de la wilaya de Khenchela
ainsi qu’aux communes de Taouzianet, Kaïs, El
Hamma et Ouled Rachach, selon cette direction.
84 km de canalisations sont en voie d’être
construits parallèlement à des stations de traite-
ment et de pompage pour apporter annuellement
7 millions de mètres cubes du barrage de Babar
(39 millions m
3
) vers les communes de Chechar,
Djellal, Khirène, Ouldja et Tamza du sud de la
wilaya, ajoute la direction du secteur qui souligné
qu’une population globale de 100.000 habitants
devra bénéficier de ce projet, est-il précisé.
Renforcement de l’alimentation en eau de la commune d’El Mahmel
Les communes raccordées au réseau de fibre optique
TAMANRASSET
BOUIRA
KHENCHELA
ECHO DE MASCARA
Monde
13 EL MOUDJAHID
Dimanche 10 Août 2014
EBOLA
L’UE offre 8 millions d’euros
supplémentaires
La Commission européenne a annoncé vendredi le déblo-
cage de 8 millions d’euros supplémentaires pour contenir l’épi-
démie d’Ebola qui sévit dans des pays de l’Afrique de l’Ouest,
dont le Liberia. Cette nouvelle aide porte à 11,9 millions d’eu-
ros, l’effort déployé depuis le début de l’année par la Commis-
sion pour lutter contre ce que l’Organisation mondiale de la
santé (OMS) vient de décréter comme «une urgence de santé
publique mondiale». Parallèlement, l’UE va installer «dans les
prochains jours» un laboratoire mobile, vraisemblablement en
Sierra Leone, pour réaliser des tests de dépistage du virus.
«Sauver des vies et fournir davantage d’assistance à l’Afrique
de l’Ouest est plus que jamais une priorité urgente», a affirmé
le commissaire chargé du Développement, Andris Piebalgs.
YÉMEN
15 soldats enlevés et exécutés par
El-Qaïda
Quinze soldats yéménites ont été exécutés par un com-
mando d’El-Qaïda peu après leur enlèvement vendredi soir
dans la province du Hadramout, dans le sud-est du pays, a af-
firmé un responsable militaire. Les soldats ont été «arrêtés par
un commando d’El-Qaïda» qui a intercepté leur bus près de la
ville de Chibam et conduits dans la localité proche de Houta,
où ils ont été exécutés, a précisé le même responsable.
ÉGYPTE
Dissolution de la branche politique
des Frères musulmans
La plus haute Cour administrative d’Égypte a prononcé hier
la dissolution du Parti Liberté et Justice, la branche politique
de la confrérie des Frères musulmans, déclarée «organisation
terroriste» en 2013 après la destitution par l’armée du président
issu de ses rangs, Mohamed Morsi. La Cour administrative su-
prême a «dissout le parti Liberté et Justice parce qu’il a violé
la loi qui régit la vie des partis politiques», lit-on dans l’arrêt
de la haute juridiction. Selon les médias gouvernementaux,
cette décision de justice est finale et non susceptible d’appel.
IRAK
Nouvelles frappes américaines
contre l’État islamique
V
ers 10H00, heure de Washington
(14H00 GMT), une frappe, menée par
un drone, a «éliminé des terroristes»
qui servaient un mortier. Puis, à 11H20 (15H20
GMT), quatre chasseurs ont largué un total de
huit bombes qui ont neutralisé un convoi et un
mortier près d’Erbil, la capitale du Kurdistan
irakien, a expliqué le porte-parole du Penta-
gone, le contre-amiral John Kirby.
Quelques heures auparavant, deux chas-
seurs avaient largué des bombes de 250 kg sur
une pièce d’artillerie mobile de l’État isla-
mique qui avait visé des forces kurdes à Erbil
et menaçait les personnels américains qui y
sont postés. Le président Barack Obama a au-
torisé ces frappes jeudi soir pour éviter un «gé-
nocide» et freiner l’avancée des extrémistes.
La Maison Blanche a précisé qu’aucune date
de fin n’avait été fixée pour cette opération,
mais a répété que les États-Unis excluaient
d’envoyer des troupes au sol et de s’engager
dans «un conflit militaire prolongé». Quelque
150 combattants kurdes ont été tués et plus de
500 autres blessés dans les combats qui les ont
opposés aux jihadistes depuis le début de leur
offensive en juin, a annoncé Fouad Hussein,
secrétaire général de la présidence kurde. «Les
peshmergas ont perdu 150 martyrs et ont eu
plus de 500 blessés», a déclaré M. Hussein lors
d’une conférence de presse à Erbil, capitale de
la région autonome du Kurdistan irakien. Une
journaliste kurde de l’agence de presse Firat a
été tuée vendredi dans des combats dans le
nord de l’Irak, ont rapporté des médias.
BRÈVES …
Au moins treize insurgés de l’État islamique (EI)
ont été tués vendredi dans un raid des forces sy-
riennes sur leurs positions à Jisr El-Shughur, dans le
nord du pays, selon l’agence de SANA. Les forces
armées syriennes ont visé des positions «terroristes
près de la ville de Tal El-Dahab, dans la région mon-
tagneuse de Jisr El-Shughur, dans la province d’Id-
lib», a indiqué SANA, ajoutant que certains des in-
surgés tués étaient des étrangers. Parallèlement,
SANA a indiqué que les forces syriennes ont tué des
dizaines de «terroristes» dans la ville de Latamneh,
dans la campagne nord de la province centrale de
Hama. Dans la province de Daraâ, SANA a indiqué
que de nombreux rebelles armés ont été tués par les
forces syriennes. La veille, SANA rapportait que 200
rebelles avaient été tués par les troupes syriennes
près de la capitale Damas.
COMBATS EN SYRIE
Treize insurgés tués dans le nord
Les forces américaines ont procédé à de nouvelles frappes aériennes contre l’État islamique au nord de
l’Irak, qui ont permis d’«éliminer des terroristes», a indiqué le Pentagone.
Les légistes ont identifié 21 nouvelles victimes, soit 23 au total, du crash de
l’avion de Malaysia Airlines, a annoncé vendredi le gouvernement néerlandais,
alors que les enquêteurs internationaux quittaient l’est de l’Ukraine en raison des
combats. Ces combats ont fait 13 morts en 24h au sein des forces ukrainiennes,
a indiqué hier un porte-parole militaire. «Lors de la libération de l’Ukraine, 13
de nos hommes ont péri dans les dernières 24 heures», a précisé Andriï Lyssenko
lors d’un point presse. Donc, parmi les 21 victimes identifiées du crash figurent
16 Néerlandais — dont un à la double nationalité néerlandaise et britannique —
, deux Malaisiens, un Allemand, un Canadien, un Britannique, a précisé le mi-
nistère de la Justice dans un communiqué. Jusqu’à présent, seuls deux corps
avaient été identifiés. Toutes les familles ont été informées. Le Premier ministre
Mark Rutte a annoncé jeudi que les recherches de corps sur le site du crash, dans
l’est de l’Ukraine, étaient suspendues en raison de l’insécurité provoquée par les
combats entre les forces ukrainiennes et les séparatistes prorusses.
la suite de cette décision, deux avions devaient rapatrier aux Pays-Bas 142
experts de la police des Pays-Bas, d’Australie et de Malaisie. Par ailleurs, Kiev
craignait hier une intervention militaire russe sous prétexte d’une opération hu-
manitaire dans l’est de son territoire, où les combats à l’arme lourde faisaient rage
dans des zones densément peuplées comme le principal bastion rebelle, Donetsk.
À l’issue d’une semaine marquée par une nouvelle escalade des tensions interna-
tionales, Kiev multiplie les signaux d’alarme concernant une possible entrée des
troupes russes au moment où son offensive est dans une phase décisive. L’offen-
sive des forces ukrainiennes lancée il y a quatre mois se concentre désormais sur
les principales places fortes rebelles.
Publicité
El Moudjahid/Pub
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE
6
e
REGION MILITAIRE
AVIS D’APPEL D’OFFRES NATIONAL OUVERT
Nº17/2014/036
Le Ministère de la Défense Nationale lance un avis d'appel d'offres national ouvert pour
la réalisation d'un forage y/compris équipements et raccordement à OUTOUL/6
e
Région
Militaire.
Les personnes physiques et morales, intéressées par le présent avis d'appel d'offres,
peuvent se présenter au siège de la :
6
e
REGION MILITAIRE
sise à Tamanrasset
pour retirer le cahier des charges, contre paiement de la somme de 5.000.00 DA, au compte
n°5110000170-01, ouvert auprès de la trésorerie de la Wilaya de Tamanrasset.
Les personnes déléguées pour le retrait du cahier des charges doivent se munir :
- d'une copie légalisée d'une pièce d'identité en cours de validité;
- d'une lettre d'accréditation légalisée, délivrée par le candidat à la soumission;
- d'une copie légalisée de l'extrait du registre de commerce de la société;
- d'une copie légalisée de certificat de qualification et classification professionnelles;
- d'une copie originale du bon de versement de la somme citée ci-dessus.
Les offres comprenant les pièces et documents exigés dans le cahier des charges
devront être scindées en deux (D2) parties :
11-Une offre technique comprenant les documents requis par le cahier des charges;
12-Une offre financière commerciale comprenant les documents requis par le cahier
des charges;
Les offres (technique et financière), contenues dans deux (02) enveloppes distinctes,
doivent parvenir sous pli cacheté à l'adresse ci-après :
Direction Régionale des Finances/6
e
Région Militaire
Bureau Administration des Cahiers des Charges
Boîte Postale n°136, Tamanrasset
L'enveloppe extérieure doit être strictement anonyme et ne devra comporter que la
mention :
«Soumission à ne pas ouvrir
Avis d'appel d'offres national ouvert
N°17/2014/036»
Les soumissions doivent être adressées ou déposées à l'adresse indiquée ci-dessus,
dans un délai de soixante (60) jours, à compter de la première parution du présent avis
d'appel d'offres
La date d'ouverture des plis est fixée dans le cahier des charges.
Les soumissionnaires resteront engagés par leurs offres pendant une durée égale à
celle de préparation des offres.
ANEP 138696 du 10/08/2014
CRASH DE L’AVION MALAISIEN EN UKRAINE
23 victimes identifiées
SELON UN HAUT
FONCTIONNAIRE
DU MAE
La construction
maghrébine fait
les frais de la
« stratégie
de la tension »
pratiquée par le
Maroc
Un haut fonctionnaire du ministère des
Affaires étrangères a affirmé, jeudi, que
les relations algéro-marocaines et la
construction maghrébine ont fait les frais
de la "stratégie de la tension" et de la "po-
litique de rupture" que le Maroc entretient
"savamment". "Il est malheureux de
constater que les relations bilatérales al-
géro-marocaines et la construction ma-
ghrébines ont fait les frais de la stratégie
de la tension et de la politique de la rup-
ture que nos voisins marocains entretien-
nent savamment et cultivent avec une rare
constance pour tenir en otage la destinée
des peuples maghrébins, avec le vain es-
poir de voir l'Algérie renier sa position
principale sur la question du Sahara occi-
dental qui est conforme, je le précise, à la
stricte légalité internationale", a indiqué à
l'APS, ce haut fonctionnaire, en réponse
aux "errements frénétiques" du MAE ma-
rocain (Lire l'intégral sur le site
www.aps.dz). "Comment expliquer
sinon cette peur panique du Maroc à l'ap-
proche de rendez-vous cruciaux, en octo-
bre prochain et en avril 2015, où l'envoyé
personnel du secrétaire général de l'ONU,
Christopher Ross, devra faire son rapport
au Conseil de sécurité sur la question du
Sahara occidental dans le cadre de l'éva-
luation de tout le processus politique", a-
t-il affirmé. La contribution du diplomate
vient en réaction aux "errements fréné-
tiques" du ministre marocain des Affaires
étrangères, Salah-Eddine Mezouar, qui a
impliqué directement l'Algérie dans la
question sahraouie, lors d'un récent pas-
sage sur le plateau d'une télévision étran-
gère. Selon le haut fonctionnaire,
"c'est cette perspective douloureuse qui
explique la rage et le désarroi de Mezouar
qui en est réduit aux gesticulations pani-
quées et aux réactions hystériques visant
à rendre l'Algérie responsable de l'impasse
que connaît le processus de règlement de
ce conflit et que tous les observateurs neu-
tres imputent à l'entêtement du Maroc à
faire entériner un fait colonial".
Culture
15
EL MOUDJAHID
Dimanche 10 Août 2014
Diversité musicale
O
rganisé par le commissariat
du festival, en partenariat
avec la wilaya de Batna et
l’Office national de la culture et de
l’information (ONCI), ce rendez-
vous culturel a accueilli, en sus des
artistes de toutes les régions de l’Al-
gérie, des groupes et des chanteurs
des quatre continents, comme c’était
le cas avec le groupe éthiopien Ba-
dume’s Band qui a été le premier à
être monté sur scène, ce groupe aty-
pique s’est mis en tête de recréer l’at-
mosphère de l’Addis Abeba des
années 1960 et 1970. Ayant de riches
sonorités qui démontrent la diversité
culturelle de ce pays, les membres
principaux du groupe ont porté des
costumes vert, rouge et jaune, cou-
leurs du drapeau éthiopien, mais
aussi, couleurs du mouvement de
pensée jamaïcain rastafari dont cer-
tains disent qu’il est d’origine éthio-
pienne. Le public de Timgad a
apprécié ces sonorités qui frôlaient le
twist, la soul et le rythm’n blues, un
voyage universel  avec une maestria
jubilatoire.
Retour au pays avec trois genres
musicaux différents, mais ayant deux
points en commun : celui du soutien
massif aux martyrs de la bande de
Ghaza, tombés en martyrs durant ce
mois sinistre d’agression, le second,
celui de la grande ambiance produite
sur les gradins du méga-théâtre de
Timgad, qui prouve la mélomanie
des chaouis, et leur réceptivité musi-
cale aux autres genres musicaux de
l’Algérie. Le chanteur chaàbi Nou-
reddine Allane a gratifié l’assistance
de plusieurs chansons de ses précé-
dents albums, à l’instar de
« Yamna », ainsi que d’autres chan-
sons puisées du patrimoine comme
« Dour biha » qui a attiré toute l’as-
sistance sur les pistes de danse. L’ar-
tiste a interprété des chansons de
variétés entre chaàbi et algérois pour
créer l’ambiance, vu qu’il avait seu-
lement quelques minutes de scène
afin de céder le micro à Abdelkader
El Khaldi qui, à son tour, a chanté à
la gloire de la Palestine, en s’ap-
puyant sur sa facilité des mots et sur
la poésie lyrique des folklores de la
chanson oranaise. Le clou de la soi-
rée a été un chanteur qui porte le nom
de scène de la région, il s’agit du
jeune Salim Chaoui, qui a fait explo-
ser le théâtre en interprétant son tube
à grand succès « Zawali wa fhel ».
Chanson juvénile en force
La chanson juvénile, en l’occur-
rence le RAP, a marqué sa présence
au festival de Timgad. Après avoir
reçu le rappeur franco-algérien
RimK du groupe 113 à l’ouverture,
c’était au our du Franco-marocain
Mister you d’assurer un show d’an-
thologie, avec notamment l’entrée
grandiose en hommage à cheb Hasni
à laquelle le public a longuement ap-
plaudi. Le rappeur a interprété plu-
sieurs chansons, à l’exemple de
«  Crève en enfer  », «  Emmène-
moi  », ou encore son grand succès
«  United  », que le public n’a pas
cessé de réclamer, ce à quoi l’artiste
a accédé, en la rechantant à la fin du
spectacle. Son dévouement à la cause
palestinienne est si grand, au point de
demander au public nombreux de
l’hémicycle d’observer une minute
de silence à la mémoire des martyrs
palestiniens, un geste grandiose qui
a été respecté religieusement par des
milliers de fans, qui ont brisé le si-
lence régnant par des ovations et des
refrains typiquement algériens tels
« Falestine chouhaha » (Palestine les
martyrs).
Quoique la majorité de sa produc-
tion musicale est basée en France,
Mister you n’oublie pas ses racines
et interprète plusieurs chansons en
arabe avec les dialectes des trois pays
du Maghreb : « Ma mère parle cou-
ramment le français, mais depuis ma
tendre enfance, elle me parlait en
arabe, et je chante en arabe pour être
plus près de mes compatriotes », a-t-
il noté.
Un autre rappeur a mis le feu sur
la planche du théâtre romain de Tim-
gad, il s’agit de l’Algérien Karim el
gang. Ce jeune rappeur de 30 ans,
qui s’est mis dans le décor du slogan
de la 36
e
édition du festival en por-
tant un tee-shirt qui symbolise le sou-
tien de l’Algérie au peuple
palestinien, a fait bouger le public,
surtout qu’ il est natif de Souk-Ahras,
et que son accent chaoui a été inter-
cepté avec beaucoup d’attention par
le public des Aurès.
K. B.
ENTRETIEN AVEC MISTER YOU, RAPPEUR FRANCO-MAROCAIN
« Quand j’entends cheb Hasni, je suis nostalgique »
Mister you est un rappeur franco-marocain qui
prône l’unité culturelle du Maghreb ; il revient
dans cet entretien, accordé exclusivement à
El Moudjahid, sur l’influence de cheb Hasni sur
sa carrière musicale, sur ses liens renforcés avec
ses origines, ainsi que sur le grand amour qu’il
voue à l’Algérie.
Vous avez ouvert le bal du spectacle par une
chanson de cheb Hasni auquel vous avez rendu
un hommage ; que représente pour vous celui
qu’on appelait le roi du rai sentimental ?
C’est un grand artiste, paix à son âme, que j’ai
beaucoup écouté durant mon enfance, mon adoles-
cence et ma jeunesse, et je ressens l’histoire tra-
gique qui lui est arrivée qui m’avait beaucoup
touché. Mes grands frères l’écoutaient et j’y ai
suivi, et à chaque fois que je l’entends, c’est la nos-
talgie de mes premiers rêves qui revient.
Comment vous avez trouvé le public de Tim-
gad ?
Un public très chaleureux, il était magnifique,
voire magique. Franchement, ça fait toujours un
grand plaisir de se retrouver sur scène face à son
public, mais lorsqu’il est aussi réceptif et dyna-
mique comme celui de Timgad, un public qui sait
mettre de l’ambiance, c’est vraiment indescripti-
ble.
Vous êtes un rappeur, mais vous chantez éga-
lement la musique maghrébine de tendance, est-
ce un trait de vos origines qui refait surface ?
J’ai une culture musicale trop basée au Maroc
et au Maghreb en général, j’ai beaucoup écouté
cheb Hasni en étant jeune, c’est un artiste que j’ap-
précie énormément, il a bercé toute ma jeunesse,
ça se détend quand je respire la musique maghré-
bine. D’ailleurs, on m’a déjà fait la remarque sur
le fait que je chante beaucoup la chanson d’amour,
j’avoue que le fait d’avoir trop écouté cheb Hasni
dans ma jeunesse m’a amené à suivre ce courant.
Vous semblez un artiste qui chante sans li-
mites, sans tabou, vous dites les choses telles
quelles sont. Est-ce la sincérité du RAP ?
J’essaye d’être le plus vrai possible, le plus na-
turel, et j’essaye un peu de rester dans l’air du
temps, dans le sens où je raconte ma vie au jour le
jour. Quand j’écris et que ça va bien tant mieux, et
lorsque j’écris alors que ça ne vas pas, ça se ressent
dans le texte.
Les messages de la chanson Rap sont parfois
acerbes, et ils trouvent souvent un bon écho au-
près des auditeurs. Comment se fait le choix des
sujets que vous abordez ?
Celà varie selon les humeurs du jour, si je suis
amoureux je parle d’amour, quand je suis triste je
parle de tristesse, quand je suis énervé mes paroles
sont acerbes. Je suis souvent catalogué comme
étant un rappeur qui part dans la dérision, j’essaye
de trouver un côté dérisoire dans tout ce que je fais
et de ne pas trop prendre à la rigueur les choses.
Vous êtes né en France, mais à travers vos
chansons, vous êtes trop lié à vos origines ma-
rocaines, quel est le secret ?
Je suis d’origine marocaine, et je suis né en
France et je porte la nationalité française, quand je
me regarde dans le miroir, je me sens Marocain,
même très Marocain. Je n’oublie pas mes racines,
Dieu merci, ce sont mes parents qui m’ont éduqué,
de sorte à ne jamais oublier mes origines.
Dans une de vos chansons phares « United »,
vous incarnez trois personnages maghrébins.
Dans quel esprit vous avez écrit et interprété
cette chanson ?
Comme le dit si bien le titre « United », dans
l’esprit de l’unité, dans le sens que nous sommes
des frères. J’ai incarné dans ce morceau trois per-
sonnages : un Algérien, un Marocain et un Tuni-
sien, et pour chaque cas, en expliquant les
problèmes de la jeunesse maghrébine qui rêve
d’émigrer en Europe, alors qu’en tant que citoyen
né en France et d’origine marocaine, je me sens
beaucoup mieux au Maroc qu’en France.
Justement, quel est votre point de vue sur
l’émigration des Maghrébins en Europe ?
C’est comme parler de cet Européen qui a le
rêve américain, c’est de s’imaginer dans l’eldo-
rado, mais souvent ce n’est pas le cas. Moi qui ai
grandi en France et étant d’origine maghrébine, j’ai
vu beaucoup de jeunes arriver en France à la
conquête de la belle vie, des jeunes qui ont délaissé
leurs familles et amis, et qu’hélas assistent à la dés-
illusion. Ils se retrouvent sans papiers, sans maison
et sans travail, c’est la misère totale, mieux vaut
rester dans son pays avec les siens, entouré des
gens qui vous aiment.
Vous prônez l’unité culturelle du Maghreb,
mais ce qui est attirant dans pas mal de vos
chansons, c’est que vous chantez pour l’Algérie
avec beaucoup d’émotion…
Comme je le dis à chaque fois, quand je suis en
France et que je me rends en Algérie, je me sens
rentré au bercail, à la maison, je sens un retour aux
sources et je m’y sens très à l’aise, tout comme
mon retour au Maroc.
Vous avez galéré durant votre jeunesse, no-
tamment avec la justice française, mais il sem-
ble que vous parvenez à vous en sortir vu votre
grand succès. Quel a été votre salut ?
Mon public a été mon sauveur, je ne sais pas
comment le remercier si ce n’est en lui donnant à
chaque fois tout ce que je peux sur scène, en écri-
vant avec sincérité et en essayant de faire des mor-
ceaux. Il y a plusieurs années, j’ai essayé un
morceau pour le fun en marocain, et j’ai vu qu’il a
eu un bon écho au Maroc et quand je me rendais
là-bas, on me disait qu’on raffole de mes chansons,
mais qu’on n’y comprend rien quand je chante en
français. Et à partir de là, je suis parti encore plus
loin en faisant des morceaux en algérien et en tu-
nisien, et à chaque fois j’essaierai de nouveaux
challenges.
Un dernier mot pour la Palestine qui a vécu
un enfer à ciel ouvert durant tout un mois...
Le fait de participer à un festival dédié à la Pa-
lestine, et en se voyant une telle mobilisation, c’est
non seulement un plaisir d’y faire partie, mais aussi
un grand honneur. Je me sens vraiment concerné
par les événements, et c’est une indéfinissable
injustice.
Entretien réalisé par Kader Bentounes
Des artistes venus des quatre coins du pays et de l’étranger se sont donné rendez-vous, vendredi soir, pour la sixième soirée consécutive, au nouveau
théâtre de la ville antique de Timgad, dans le cadre de la 36
e
édition du Festival international de Timgad, qui s’y tient depuis le 2 août,
et dont la clôture est prévue ce soir. 
De nos envoyés spéciaux :
Kader Bentounès et Billel
7
e
FESTIVAL DIWAN
Une ouverture
et des
insuffisances
Un spectacle mêlant le funk et
le ska au diwan a été animé ven-
dredi soir par le prince nigérian du
blufunk, Keziah Jones, et la
troupe «Sidi Blel» de Mascara lors
d’une soirée émaillée d’insuffi-
sances et d’incidents techniques
jugés «inacceptables» par le pu-
blic.
Se produisant en ouverture du
7ème Festival international de mu-
sique diwan, la troupe «Sidi
Blel» de Mascara, lauréate du pre-
mier prix du festival national de
musique diwan tenu en mai der-
nier à Bechar, a fait découvrir au
public d’Alger une partie des ori-
gines sahéliennes du rituel diwan
et des croyances qui l’entourent
en reproduisant son spectacle joué
à Bechar.
Cependant, la troupe composée
de huit membres a été obligée de
jouer dans un espace restreint, la
scène étant encombrée par le ma-
tériel de sonorisation de Keziah
Jones devant se produire par la
suite, alors que les troupes du
diwan nécessitent un minimum
d’espace.
Le public, venu nombreux à
cette soirée d’ouverture, a dû pa-
tienter plus de vingt minutes pour
voir le guitariste nigérian Keziah
Jones enflammer le théâtre de son
blufunk, un style musical alliant le
groove, le funk et le blues acous-
tique élaboré par l’artiste qui dé-
veloppe ce genre depuis 1992.
En dernière partie du spectacle,
la fusion entre les deux formations
annoncée par les organisateurs a
très vite tourné au «ridicule»
puisque la troupe «Sidi Blel»
n’était présente sur scène que pour
«habiller de folklore local, un
morceau instrumental de Keziah
Jones» ont relevé plusieurs spec-
tateurs, regrettant le manque de
préparation flagrant de ce
spectacle.
36
e
ÉDITION DU FESTIVAL INTERNATIONAL DE TIMGAD
17 EL MOUDJAHID 16EL MOUDJAHID
Dimanche 10 Août 2014
Société
Légendaire et mythique
Tabelbala
Petite oasis enclavée au milieu d’une mer de sable, située à quelque 320 km, au
sud du chef-lieu de la wilaya de Béchar et à quelque 1.400 km au sud-ouest
d’Alger, Tabelbala s’étend à l’intérieur d’une palmeraie de 12 km de long et 500
mètres de large, enlacée par l’Erg Erraoui et Djebel Kahal. Issue du dernier
découpage administratif, elle s’étend sur 60.536 km
2
, et est constituée de plusieurs
petits villages et de deux principaux ksars : Sidi Zekri et Ksar Cheraïa.
T
abelbala a toujours été le carre-
four de plusieurs pistes chame-
lières, dont l’existence remonte à
une époque lointaine, à la croisée du
Drâ et du Tafilalet, d’une part, et du
Soudan et Tombouctou, d’autre part.
En évoquant la ville de Tabelbala, on
ne peut se dispenser d’évoquer ses sites
préhistoriques très riches en outils Pré-
acheuléen et Acheuléen, son dialecte
qui n’existe nulle part ailleurs, ses sept
(7) tombes géantes (Sébâatou Rijal) et
son fort militaire construit en 1910,
perché sur un monticule et témoin de
toute une histoire aussi ancienne que
riche.
Un «Bordj» qui, d’ailleurs, il y a
très longtemps, aurait été un lieu de
halte du Sultan Noir, avant d’être trans-
formé en lieu de détention. Ce dernier
ayant vu le passage de personnalités
politiques connues, à l’exemple de
Habib Bourguiba et bien plus tard, Fer-
hat Abbas.
Une histoire difficile à écrire
L’histoire de Tabelbala reste encore
difficile à écrire, car bien de ses faits
s’inspirent de légendes. C’est vers le
XIe siècle que les Almoulatamoun au-
raient été les premiers occupants de Ta-
belbala, avant que cette dernière ne soit
désertée durant une quarantaine d’an-
nées. Sa véritable histoire commence
avec Sidi Zekri qui érigea un ksar, Ima-
den (dont les traces restent encore visi-
bles de nos jours), et attira des habitants
du Drâ et du Tafilalet, accompagnés de
leurs esclaves et de harratine (hommes
de couleur noire). L’oasis prospéra
alors par le passage incessant des cara-
vanes, en quête de lieu de repos et
d’échanges de marchandises (troc).
Origine du nom
Tachenghit aurait été le premier
nom de l’actuelle Tabelbala, alors que
dans une étude d’A. Cancel, Un parler
Berbéro-Songhai du sud-ouest algérien
–Tabelbala- élément d’histoire et de
linguistique, et reprise par Mohamed
Tilmatine, Tabelbala serait une corrup-
tion de TABELBERT et désigné par les
habitants, entre eux, par TAWER-
BETS.
Une version arabe, quant à elle, sti-
pule que Tabelbala émanerait de la ra-
cine «Blbl», d’où «Belbala» qui
signifie parler de manière inintelligible.
Le préfixe «ta» ajouté à cette racine
ainsi que le «t» muet final proviendrait
d’une amazighisation du nom, à
l’exemple de Talmine, Tamesse, Ta-
mehdi, Tamentit, etc.
Des tombes géantes
de 7 à 8 mètres
Plusieurs spécificités marquent cette
région, et plus particulièrement la loca-
lité de Tabelbala, et la rendent ainsi si
mystérieuse, à l’exemple de ses tombes
géantes de 7 à 8 mètres de long. Une
légende raconte que lors de la prière du
Sobh, le muezzin aurait aperçu des
flammes, non loin de la mosquée. Sur
place, les fidèles venus s’enquérir de ce
phénomène, découvrirent sept tombes
encore fraîches et des traces de cha-
meaux. Une coupole a été édifiée en
l’honneur de ces 7 hommes, inconnus.
Au bas du monticule, se trouve le
cimetière appelé «Makbaret 66
M’Hammed». On raconte que 66
hommes prénommés M’Hammed ont
été tués lors d’une razzoua (bataille
menée, notamment par une bande
armée, au Sahara, pour piller) et enter-
rés là.
Une autre particularité de ce cime-
tière, c’est qu’il abrite certaines an-
ciennes tombes, dont l’orientation des
sépultures, contrairement à l’exigence
musulmane qui veut que les sépultures
soient orientées vers l’est, sont orien-
tées vers le sud. Ces tombes seraient
donc vraisemblablement antérieures à
l’avènement de l’islam. Enfin, on re-
tiendra aussi que les Belbalis parlent le
Korandjé, un dialecte comme nulle part
ailleurs, difficile à comprendre.
Un musée à ciel ouvert 
Tabelbala est aussi un musée à ciel
ouvert, et c’est au niveau du versant
nord du mont Kahal que l’on y décou-
vre de très riches ateliers d’industrie
d’outillage atérien, alors qu’un autre
atelier d’outillages préhistoriques est
situé à 200 mètres des gisements de
kaolin de différentes couleurs ,près du
Ksar Makhlouf.
Des outils de toutes formes et aux
multiples usages témoignent encore de
la présence des gens de l’époque, venus
extraire du kaolin, utilisé sûrement
pour l’étanchéité des conduites souter-
raines, des foggaras ou tout simplement
pour la confection de poteries.
Tabelbala est en fait une région
d’une beauté à la fois attrayante et mys-
tique. Cet havre de paix au paysage
vierge, à l’agriculture naturelle et sur-
tout à sa population très chaleureuse,
demeure un lieu de méditation. De
l’avis de tous ceux qui ont pu admirer
l’Erg Erraoui et contempler une nature
où s’entrelacent des dunes de sable
doré-cuivré et une palmeraie, Tabelbala
ne peut qu’éblouir le visiteur et l’inciter
à un prochain retour en son sein.
Ramdane Bezza
Quelques repères historiques 
C’est en 1905, après la bataille de Noukhila, que le capitaine Regnault arrive
à Tabelbala, alors qu’en 1908, la population de Tabelbala exprime son hostilité
au capitaine Martin et verra ainsi son ksar et sa mosquée détruits par des bom-
bardements. En 1910, une surveillance directe sera menée par le capitaine Cler-
mont-Gallerande, qui fera construite le fort militaire de Tabelbala. Celle-ci
demeurera sous l’administration militaire durant 51 ans.
R. B.
SAISON ESTIVALE À BAB EL-OUED
La plus belle façade
du littoral algérois
À Bab El-Oued, le plus populaire quartier d’Alger, l’ambiance est aux plaisirs de la
mer, que le séisme de vendredi dernier a quelque peu perturbé en rappelant à tous la
vétusté et les conditions sociales modestes de ses habitants. Dans ce quartier mythique,
avec ses petites plages et criques où le «street fishing» est une activité entrée depuis
longtemps dans les mœurs locales, la saison estivale ne change pas tellement les habi-
tudes de ses habitants, ainsi que ceux des quartiers environnants.
Ouali, universitaire, «sociologue à ses heures perdues» comme il aime à se présenter,
explique : «Pour nous, qui vivons à moins de 200 mde la plage de R’mila ou celle d’El-
Kettani, l’été n’est pas vraiment vécu comme une saison particulière.» «Ici, les condi-
tions de vie des gens sont légèrement en dessous de la moyenne. Beaucoup de retraités
vivent à Bab El-Oued, et donc l’idée de partir en vacances ou au bord de mer est exclue,
puisque nous avons la plus belle façade du littoral algérois en bas de nos appartements»,
ajoute-t-il.
Bab El-Oued, quartier qui tire son nom, bien avant l’arrivée des Ottomans, de la ri-
vière qui traversait jadis ce quartier pour terminer sa course en mer près de l’actuelle
plage d’El-Kettani, compte un peu plus de un million d’habitants. Réputé jusqu’en 1980
pour ses salles de cinéma, dont l’Atlas (ex-Majestic), avec son toit ouvrant en été, et
Marignan, avec son plus grand écran en Cinémascope d’Afrique, ses deux lycées (Émir
Abdelkader et Okba), son marché et, surtout, son front de mer, Bab El-Oued est une
«légende, un monde, un univers parallèle pour nous», raconte Ouali. Pour beaucoup de
jeunes de Bab El-Oued, les criques de la commune de Bologhine, comme «l’Eden»,
«les Deux chameaux», «l’Olivier», ou celle de «R’milat Laoued» (la plage aux chevaux)
et d’El-Kettani sont les seuls endroits où ils passent leurs vacances estivales. ÀR’mila,
cette ancienne petite plage où les bataillons de l’armée coloniale y faisaient venir leurs
chevaux pour les laver vers la fin du 19e siècle et jusque vers les années 1920, c’est
toujours «un vrai plaisir pour les enfants du quartier». Après les terribles inondations
de novembre 2001 à Bab El-Oued, ce bout de littoral a été complètement transformé
par des vagues géantes, certains parlant de tsunami, donnant naissance à une grande
plage s’étirant de la piscine d’El-Kettani vers la plage de R’mila, les bouches d’égouts
qui charriaient les eaux usées du quartier ayant été démantelées.
El-Kettani, le point noir
Mais, dans cette image idyllique d’un quartier dont la population vit les «pieds dans
l’eau», il y a «le point noir de la piscine El-Kettani (ex-Padovani), à l’arrêt depuis un
certain temps», fulmine Yacine, un natif de la rue Montaigne, dont les terrasses de ses
immeubles Haussmanniens offrent une vue extraordinaire sur la Méditerranée. «Ici,
beaucoup de jeunes et moins jeunes préfèrent les eaux de la mer de la piscine plutôt
que les rochers ou le sable des plages du coin.
C’est plus convivial, et les enfants peuvent apprendre à nager sans dangers», pré-
cise-t-il. Pour le moment, la piscine El-Kettani, qui était interdite aux Algériens durant
la colonisation, est à l’arrêt. Une commission de l’APWs’y était déplacée cette semaine
pour s’enquérir de la situation des infrastructures de loisirs et des plages du littoral ouest
d’Alger. L’arrêt et l’inexploitation de cette piscine ont irrité la délégation de l’APW,
dont les membres ont indiqué ne pas comprendre qu’«on puisse se permettre de garder
fermée, une telle infrastructure dans une commune qui en a tant besoin». Interrogée par
la délégation de la commission tourisme de l’APWd’Alger qui effectue un cycle de vi-
sites dans les plages de la wilaya, le vice-président de la ligue algéroise de voile, Karim
Benhalla, gestionnaire du site, a indiqué que cette situation s’explique par son change-
ment de statut juridique actuellement en cours. Se plaignant de la vétusté du matériel
dont les pompes pour remplir d’eau de mer, la piscine, et la pollution des eaux qui la
rende inutilisable, il a souligné que «la propriété de la piscine est en cours de transfert
juridique de la DJSL (direction de wilaya de la jeunesse, des sports et des loisirs) à
l’OCO (Office du complexe olympique)».
«La piscine a été alimentée en eau de mer à trois reprises depuis le début de la saison
estivale, et, à chaque fois, l’APPL (agence urbaine chargée de la promotion du littoral
et des zones touristiques de la wilaya d’Alger) a émis un avis défavorable sur la qualité»
de l’eau, a expliqué M. Benhalla. La solution au problème consiste, selon lui, à investir
dans le remplacement des pompes de manière à pouvoir aller chercher loin en mer une
eau susceptible d’être utilisée pour la piscine, «un investissement difficile à engager
tant que la question du statut juridique n’a pas été définitivement réglée».
La fermeture de la piscine El-Kettani perdure ainsi, au grand dam des habitants du
Grand Bab El-Oued, alors que le wali d’Alger avait exigé, fin mai dernier, lors d’une
visite d’inspection avec le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques, Sid
Ahmed Ferroukhi, d’entamer «sur-le-champ» les travaux de réparation. Qu’importe !
«les habitants de Bab El-Oued, avec son front de mer qui coure jusqu’à Bologhine sur
de superbes petites criques, ont cette chance de vivre leur urbanité aux pieds de la Mare
Nostrum», rappelle encore Ouali.
ATH YENNI (TIZI OUZOU)
La fête du bijou bat son plein
L
e coup d’envoi de la 11e
édition de la fête du bijou
d’Ath Yenni a été donné
jeudi à la maison de jeunes de
cette localité, située à 35 km au
sud de Tizi Ouzou, par Mme Aïcha
Khelout, directrice centrale, char-
gée de l’artisanat au ministère du
Tourisme et de l’Artisanat. Le
premier jour de cette nouvelle
édition, marqué par une affluence
appréciable de visiteurs, a ras-
semblé 87 artisans bijoutiers re-
présentant 10 wilayas. Les
organisateurs de cette fête ambi-
tionnent d’atteindre le nombre de
16 wilayas participantes, puisque
des artisans d’autres circonscrip-
tions sont attendus, depuis ven-
dredi, a indiqué à l’APS, Mokrane
Aouiche, chargé de communica-
tion du comité communal des
fêtes d’Ath Yenni, organisateur de
cet évènement. Dans son allocu-
tion d’ouverture, prononcée au
CEM Larbi Mezani, Mme Khelout
a rappelé les moyens mis en place
par l’État pour promouvoir les
métiers de l’artisanat, et ce par
l’institution de plus d’une cen-
taine de manifestations organisées
à l’échelle nationale, dédiées à ces
métiers traditionnels, et dont 13
sont des événements spécialisés,
à l’instar de la fête du bijou d’Ath
Yenni. «Ces manifestations sont
parmi les solutions engagées par
l’État pour prendre en charge le
problème de commercialisation
des produits de l’artisanat auquel
font face les artisans, puisqu’elles
offrent aux artisans un espace de
vente et de promotion de leurs
produits.» Des membres de la
commission nationale des prix,
rattachés au ministère du Tou-
risme et de l’Artisanat, étaient
présents, jeudi, à Ath Yenni, aux
fins de désigner les trois meilleurs
bijoux réalisés dans le strict res-
pect de la tradition et récompen-
ser leurs fabricants. Les membres
de cette commission ont com-
mencé leur mission en faisant le
tour des stands et en interrogeant
les artisans qui auront à remplir
des fiches de participation. La fête
du bijou se poursuivra jusqu’au
15 de ce mois d’août, et Ath Yenni
lance une invitation aux citoyens
pour se rendre nombreux dans
cette localité, sise au pied du
Djurdjura, pour apprécier les bi-
joux et les acheter directement
des artisans, mais aussi pour pro-
fiter des beaux paysages et de
l’air frais de cette localité.
PATRIMOINE
Haïk et chéchia Stamboul, des parures disparues
de la rue de Blida
L’
émergence avec le temps de nou-
veaux styles vestimentaires mo-
dernes a été accompagnée, à
Blida, à l’instar d’autres villes du pays, par
la disparition progressive de vêtements
symbolisant la personnalité et l’histoire de
la région. Ainsi, il n’est plus loisible
d’apercevoir la moindre trace du Haïk, un
voile porté par les femmes avant de sortir
de la maison, ou même de la chéchia Stam-
boul, que les hommes se faisaient un point
d’honneur de porter sur la tête, à une cer-
taine époque. Le haïk était particulièrement
prisé par les femmes mariées, et connut son
apogée vers les années 1970 et 80 du siècle
dernier, dans la ville des roses. Selon l’his-
torien attitré de la ville des Roses, Youcef
Ouraghi, «le haïk était considéré, des siè-
cles durant, comme le symbole de la fémi-
nité et de la pudeur. À l’époque, aucune
femme, âgée ou jeune, ne sortait dans la
rue sans être couverte des pieds à la tête,
avec cet apparat, en ne laissant qu’une
seule ouverture devant les yeux, certaines
allant parfois jusqu’à se couvrir tout le vi-
sage en ne laissant paraître qu’un seul œil
pour marcher», rappelle-t-il. Le voile, de
couleur blanche, était confectionné d’une
seule pièce de tissu, sélectionné en général
dans les meilleures soieries existantes, et
orné de broderies sur tous ses côtés. Les
historiens du domaine situent son histoire
à l’époque ottomane en Algérie, durant la-
quelle il était considéré comme un symbole
de la culture algérienne, et une partie inté-
grante de son patrimoine. S’il était porté
par toutes les femmes algériennes, son ap-
pellation et la manière de le porter différa
d’une région à une autre. Les Algéroises et
les Blidéennes portaient leur haïk avec un
laâdjar (un petit bout de tissu de même
couleur couvrant le visage, en ne laissant
de visible que les yeux), tandis que les
femmes de l’ouest du pays ne laissaient en-
trevoir qu’un seul œil appelé «bououina».
Les femmes de l’époque s’ingéniaient à
porter les plus beaux voiles coupés dans les
meilleurs tissus, à l’instar du haïk Lem-
rema, considéré comme le Nec plus ultra
en la matière. Pour M
me Khadidja, une an-
cienne adepte de ce voile, la disparition
progressive du haïk est «d’ordre pratique».
Elle a expliqué que son port «entrave
quelque peu la marche, car la femme qui le
porte est obligée de toujours en tenir les
bouts pour empêcher qu’il ne tombe,
contrairement au hidjab ou à la djellaba qui
assurent une certaine aisance à la femme,
en toutes circonstances».
La mariée, gardienne du haïk,
glorifiée par la guerre
de Libération nationale
«Le haïk a eu un rôle capital, lors de la
guerre de Libération nationale», a assuré
Ami Ouraghi, soulignant que «ce symbole
vivant de la culture algérienne a constitué,
pour les femmes algériennes, moudjahidate
et combattantes, le meilleur bouclier contre
les militaires français». En dépit de sa dis-
parition des rues de Blida, certaines
femmes âgées y tiennent toujours pour
leurs sorties. «Néanmoins, le haïk de-
meure, jusqu’à nos jours, un atour indis-
pensable dans le trousseau de la nouvelle
mariée, qui se fait un point d’honneur de
posséder un haïk Lemrema, dont elle se
couvrira en sortant de la demeure pater-
nelle pour rejoindre celle de son mari»,
selon une octogénaire de la ville des Roses,
l’hadja Tamani.
La chéchia Stamboul,
le summum de l’élégance
pour les hommes de Blida
Si le haïk était le symbole de la fémi-
nité, la chéchia Stamboul constituait, pour
les hommes de l’époque, le summum de
l’élégance au masculin. À une époque ré-
volue, la ville de Blida était réputée pour
être la capitale de la confection de ce type
de chéchia, dit également terbouche. Le
gouverneur de l’Égypte, le Dey Mohamed
Ali, exigeait personnellement que ses ter-
bouches soient made in Blida. Cet artisanat
(confection de chéchia Stamboul) connut
un tel essor à Blida, qu’un local fut spécia-
lement ouvert, en plein centre-ville, pour
l’entretien de ces ports de tête. Son proprié-
taire n’a dû changer d’activité que vers la
fin des années 1990.
Chaque chose ayant un temps, le haïk et
la chéchia Stamboul n’ont pas pu résister
aux vents du changement qui ont soufflé
sur le secteur de la mode vestimentaire en
Algérie, où les jeunes préfèrent, au-
jourd’hui, porter une casquette d’importa-
tion, de marque mondialement connue si
possible, à des prix frisant parfois les 7.000
DA l’unité. De leur côté, les jeunes filles
actuelles ont troqué le haïk de leurs grands-
mères contre des habits bien différents.
Mais qui n’a pas eu, un jour, un sourire
nostalgique à la vue d’un haïk dans la rue,
ou d’une chéchia Stamboul trônant sur une
tête orgueilleuse !
REPO
RTAGE
EL MOUDJAHID
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CONDAMNATION, FERMETURE
3. Engranger
6. Jonquille
11.Clochepied
12 . Magnétiser
13. Répugnance
14. Séquentiel
16. Défricheur
17. Verdissage
18. Percevable
19. Impuissant
21. Sténoses
26. Engrenure
28. Amnésique
31. Avortons
32. Hallucine
33. Communier
34. Mezzanine
35. Convoluté
36. Filiation
37. Bec-de-cane
38. Déracine
39. Empresse
40. Dissonant
41. Spinnaker
42. Arnaqueur
43. Prétendre
7. Laudanum
8. Silicate
9. Rotatives
10. Cannibale
15. Décevant
20. Cymbalier
22. Joaillier
23. Perfectif
24. Majorette
25. Drastique
27. Comburant
29. Badaudage
30. Poussière
1. Homme-dieu
2. Convaison
4. Rabâcheur
5. Volubilis
Mot CACHÉ
SOLUTION PRÉCÉDENTE : VERIFICATEUR
Mots CROISÉS Mots FLÉCHÉS
Nº 3742
Nº 3742
Nº 3742
Grille
Page animée par Mourad Bouchemla
Définitions
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
I
II
III
IV
V
VI
VII
VIII
IX
X
HORIZONTALEMENT
I- Plaisanterie - Est deux devenu doré. II- Épatée - Cours de
France. III- L’avoir c’est avoir duflair - Courserapide. IV- Permettre
l’éclairage. V- Ce qui en font la valeur - Opposition. VI- Interjection -
Montredudoigt. VII- Vieil avare- Grandchef. VIII- Sans solution. IX-
Unepetitepromenade- Poissonouquatregrec. X - Qui qualifie- Constituai
unerichesse.
VERTICALEMENT
1- L’ensemble.2- Fils d’Adam- Appels au secours. 3- Aller
très vit - Épais.4 -Irabien. 5- Brunes noirâtres. 6- Maladiesdela
peau - Fit une réducation.7- Qui amusent. 8- Crédule - Avec les
couleurs il ne se discutent pas.9- Soupions - Dieu chaud. 10-
Motivai.
STYLE MUSI CAL
——————————
ATTÉNUÉ
EPOQUE
——————————
PANI ER EN BOI S
SOLUTION DES MOTS CROISÉS
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4
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7
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9
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SOLUTION DES MOTS FLÉCHÉS
G A G B L O N D I
N E B A H I E A I
N E Z S P R I N T
E L E C T R I F I E
R A R E S O R
A
R
H D E S I G N E
L A D R E B O S S
I R R E S O L U S
T O U R T E T R A
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G R O G T R A M
A I B E E G O
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Télévision
Sélection
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ADORER
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SOURI RA
GARÇON D’ ÉCURI E
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TRAMWAY
————————————
NOUA SES CHAUSSURES
CAUTI ONNER
————————————
BOI SSON CHAUDE ALCOLI SÉE
————————————
POI NTS GAGNANTS
SNI PER
————————————
CRI E COMME UN MOUTON
———————————————
J EU CHI NOI S
I NDI UM
———————————
FERAI UN PULL
———————————
EQUERRE
MOI
———————————
DÉCALAGE
———————————
PRÉDI RE
LA SI ENNE
———————————
NOMMER
———————————
CRAI NTI VE
BOURDE
———————————
POSSÉDE
———————————
REFUS ENFANTI N
ENERVER
———————————
OUTI L DE MENUI SI ER
————————————
KAYAK
PARTI E AVAL E D’ UNE VALLÉE
————————————————
RÉGI ON DE FRANCE
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SPÉCULE
BORNÉO
———————————
SUD-EST
———————————
TRANSPI RAI
Dimanche 10 Août 2014
09h00 : Bonjour d'Algérie week-end
10h30 : Essaha (11) rediff
11h00 : Senteurs d'algérie ''rediff''
12h00 : Journal en Français+météo
12h25 : Djenane (25)
13h45 : Awalim oua assfar
14h35 : Edhikra el akhira (23)
15h15 : Bent el rif
16h45 : Abtal el kora (43)
17h15 : Oulama'e El Djazair
18h00 : Journal en Amazigh
18h20 : Essaha (12)
19h00 : Journal en Français+météo
19h30 : Khalti lalahoum (08)
20h00 : Journal en Arabe
20h45 : Ki nissaa ki ridjel (04)
21h00 : OOM BAHREK
23h00 : Festival de la musique actuelle
00h00 : Secrets des plantes
Dimanche
Réalisé par Dahmane Ouzid
Avec Amine Boumediene, Karim Zenimi, Habib Aichouche
Au cœur d’une cité neuve, un terrain non aménagé : La Place, qui devient source de problèmes,
manque d’hygiène, manque de civisme. Les habitants décident de l’aménager : terrain de foot,
centre commercial, espace vert, etc. Pendant ce temps, une minorité d’affairistes véreux manœuvre
pour se l’approprier, tandis que la majorité silencieuse sombre dans l’indifférence. Les jeunes
eux, fuient le quotidien maussade et rêvent d'une vie meilleure, d’amour, de visa...
ESSAHA (LA PLACE)
Humour
Réalisé par : Chaker Mohamed Amine,
scénario de Wari Nichane Avec la participation
de Mohamed Hlimouche, Ania Louanchi
Une série de plusieurs sketchs retraçant la vie quotidienne de Mohamed et Ania dans
la société Algérienne d'aujourd'hui
KI NISSA ‘E KI RIJAL
18h20
20h45
Dimanche 10 Août 2014
Vie religieuse
- Dohr.........….............12h53
- Asr.............................16h40
- Maghreb....................19h48
- Icha……...……....... 21h16
Lundi 14 Chawal 1435
correspondant au 11 août 2014 :
- Fedjr........................04h24
- Chourouq.................06h02
Horaires des prières de la journée du dimanche 13 Chawal 1435
correspondant au 10 août 2014 :
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Unité d’Impression de Béchar (SIA)
DIFFUSION
Centre : EL MOUDJAHID
Tél. : 021 73.94.82
Est : SARL“SODIPRESSE” :
Tél-fax : 031 92.73.58
Ouest : SARL“SDPO”
Tél-fax : 041 46.84.87 : Sud : SARL“TDS”
Tél-fax : 029 75.02.02
France : IPS (International Presse Service)
Tél. 01-46-07-63-90
Les manuscrits, photographies ou tout autre document et
illustration adressés ou remis à la Rédaction ne sont pas
rendus et ne peuvent faire l’objet d’une réclamation..
PENSÉE
Cher papa
M. OULMANE MOSTEFA
Aujourd'hui, cela fait
exactement un an que tu es parti à
jamais. Personne ici ne t'a oublié ;
tu es toujours présent au cœur de
nos pensées et nos mémoires. Tu
étais un père d'un genre bien à toi,
et ta chaleureuse présence
donnait un sens à notre vie. Tous
ceux qui t'ont connu et aimé voient
le prolongement de ton œuvre qui
fut : donner, aider et aimer son
prochain.
Merci papa pour ce bel héritage
et pardon de ne pas t'avoir
exprimé plus souvent notre
gratitude et notre affection.
Nous t'aimons papa !
Pour ta famille,
Ta fille OULMANE WASSILA
El Moudjahid/Pub du 10/08/2014
Vie pratique
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Vend à Cité Rabia-Tahar un bel
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calme et sécurisé.
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El Moudjahid/Pub du 10/08/2014
PERDU depuis le 24 juillet 2014
un cachet rectangulaire, de couleur
rouge portant mention :
«Maître ALILI CHERIF»
Avocat à la Cour Suprême
et à la Cour d’Etat
Ce dernier décline toute responsabi-
lité quant à son utilisation frauduleuse.
El Moudjahid/Pub du 10/08/2014
REPUBLIQUE ALGÉRIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
MINISTÈRE DE L'HABITAT, DE L'URBANISME ET DE LA VILLE
DIRECTION DES EQUIPEMENTS PUBLICS DE LA WILAYA DE BLIDA
NIF : 411024000009010
Avis d'infructuosité
La Direction des Equipements Publics de la wilaya de Blida
informe l'ensemble des entreprises de l’infructuosité dr l'avis
d'appel d'offres n°10/2014 paru le 18/03/2014 concernant la
Réalisation des travaux de réhabilitation du lycée Ibn-Toumert
Boufarik et cela suite à 2 entreprises non éligibles, et 02
autres entreprises n’ont pas atteint le seuil de
préqualification.
El Moudjahid/Pub ANEP 138362 du 10/08/2014
ENTREPRISE NATIONALE DES SYSTÈMES INFORMATIQUES
SPA au capital social de 492 500 000 DA
Route Nationale n°5, Cinq-Maisons Mohammadia, El-Harrach, Alger
AVIS D’INFRUCTUOSITÉ
de l'appel d'offres national ouvert
N°01/ENSI/DAG/2014
L'Entreprise Nationale des Systèmes Informatiques informe
l'ensemble des soumissionnaires ayant participé à l'appel d'offres
national ouvert n°01/ENSI/DAG/2014 concernant le lot : démolition,
dépose, charpente métallique, parachèvement et électricité de
son centre incendie, qu'à l'issue de l'évaluation des offres, l'appel
d'offres a été déclaré infructueux par la commission d'évaluation
des offres de l'Entreprise.
El Moudjahid/Pub ANEP 203070 du 10/08/2014
Offre d'emploi
Importante société de surveillance située à Alger
recrute :
- Ingénieurs en HSE
- Techniciens en HSE pour occuper le poste de chefs
de site sur tout le territoire national
Expérience exigée minimum 3 ans dans le
domaine.
Veuillez transmettre CV et lettre de motivation à
ANEP n°203050, Alger.
El Moudjahid/Pub ANEP 203050 du 10/08/2014
REPUBLIQUE ALGÉRIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
MINISTÈRE DE L'HABITAT, DE L'URBANISME ET DE LA VILLE
DIRECTION DES EQUIPEMENTS PUBLICS DE LA WILAYA DE BLIDA
NIF : 411024000009010
Mise en demeure n°01
L'entreprise EPE/SPA ENARP, demeurent 01, RUE SAlD HMLET HUSSEIN DEY ALGER
Titulaire de marché : Réalisation célibatorium à Boufarik wilaya de Blida avec un
montant de : 27.579.930,30 DA et un délai de 08 mois.
-Suite au marché CMW n°353/2013 du 02/10/2013.
-Suite au visa du contrôleur financier n°2135/2013 du 07/11/2013.
Titulaire du marché : Réalisation sûreté urbaine à Boufarik, wilaya de Blida, avec
un montant de : 53.097.255,90 DA et un délai de 08 mois.
-Suite au marché CMW n°305/2013 du 04/09/2013.
-Suite au visa du contrôleur financier n°1916/2013 du 21/10/2013.
EST MISE EN DEMEURE DE :
- Renforcer le chantier en moyens humains et matériels.
- Rattraper le retard et accélérer la cadence des travaux
Et ceci dans un délai de huit jours à compter de la date de la parution du présent
avis sur les quotidiens nationaux et le BOMOP.
Faute de quoi, il sera procédé aux mesures coercitives prévues par la
réglementation en vigueur.
El Moudjahid/Pub ANEP 138723 du 10/08/2014
REPUBLIQUE ALGÉRIENNE
DEMOCRATIQUE ET
POPULAIRE
MINISTÈRE DE L'HABITAT,
DE L'URBANISME ET DE LA
VILLE
DIRECTION DES
EQUIPEMENTS PUBLICS
DE LA WILAYA DE BLIDA
NIF : 411024000009010
Mise en
demeure n°01
L'entreprise KESSEIR TAHAR
demeurant à rue REMALI MEDEA
titulaire du marché «réalisation d'un
collège type base 05/200 rations à
FERROUKHA SOUMAA, W. de Blida
lot n°02 bloc logements de fonction»
sous le N°158/CMW/2013 du
05/06/2013 et visa C.F n°1036 du
24/06/2013
EST MISE
EN DEMEURE de :
- Rattraper le retard enregistré et
achever les travaux dans les plus
brefs délais.
- Accélérer la cadence des
travaux.
- Approvisionner le chantier.
Et ceci dans un délai de huit jours
à compter de la date de parution du
présent avis sur les quotidiens
nationaux et le BOMOP.
Faute de quoi, il sera procédé aux
mesures coercitives prévues par la
réglementation en vigueur.
El Moudjahid/Pub ANEP 138597 du 10/08/2014
Perdu- Trouvé
Salon de coiffure «RIHAME», situé
5, rue Abdelkrim-Dziri, El-Biar,
Alger, cherche coiffeuse qualifiée
dans l’immédiat.
Contactez-nous au : 0558 81 13 02
El Moudjahid/Pub du 10/08/2014
Offre d’emploi
30
Dimanche 10 Août 2014
EL MOUDJAHID
Sports
Publicité
El Moudjahid/Pub
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE
6
e
REGION MILITAIRE
AVIS D’APPEL D’OFFRES NATIONAL OUVERT
Nº15/2014/026
Le Ministère de la Défense Nationale lance un avis d'appel d'offres national ouvert, pour
la fourniture et pose de climatiseurs split système à BORDJ BADJl MOKHTAR et IN
GUEZZAM.
Les personnes physiques et morales, intéressées par le présent avis d'appel d'offres,
peuvent se présenter au siège de la :
6
è
REGION MILITAIRE
Sise à Tamanrasset
pour retirer le cahier des charges, contre paiement de la somme de 5.000.00 DA, au compte
n°5110000170-01, ouvert auprès de la Trésorerie de la Wilaya de Tamanrasset.
Les personnes déléguées pour le retrait du cahier des charges doivent se munir:
- d'une copie légalisée d'une pièce d'identité en cours de validité ;
- d'une lettre d'accréditation légalisée, délivrée par le candidat à la soumission;
- d'une copie légalisée de l'extrait du registre du commerce de la société ;
- d'une copie originale du bon de versement de la somme citée ci-dessus.
Les offres comprenant les pièces et documents exigés dans le cahier des charges
devront être scindées en deux (02) parties :
15-Une offre technique comprenant les documents requis par le cahier des charges;
16-Une offre financière-commerciale comprenant les documents requis par le cahier
des charges;
Les offres (technique et financière), contenues dans deux (02) enveloppes distinctes,
doivent parvenir sous pli cacheté à l'adresse ci-après :
Direction Régionale des Finances/6
°
Région Militaire
Bureau Administration des Cahiers des Charges
Boîte Postale n°136, Tamanrasset
L'enveloppe extérieure doit être strictement anonyme et ne devra comporter que la
mention :
«Soumission à ne pas ouvrir»
Avis d'appel d'offres national ouvert
N°15/2014/026
Les soumissions doivent être adressées ou déposées à l'adresse indiquée ci-dessus,
dans un délai de soixante (60) jours, à compter de la première parution du présent avis
d'appel d'offres.
La date d'ouverture des plis est fixée dans le cahier des charges.
Les soumissionnaires resteront engagés par leurs offres pendant une durée égale à
celle de préparation des offres.
ANEP 138582 du 10/08/2014
Un riche programme de distraction estivale
pour la jeunesse non structurée
Profitant de la saison estivale, la direction
de la jeunesse, des sports et loisirs de la wi-
laya d’Alger a concocté un programme très
intéressant destiné aux jeunes non structurés
qui ont la passion des activités sportives nau-
tiques et subaquatiques, et à ceux qui veulent
découvrir ces activités, qui peuvent enrichir
leur quotidien pendant les vacances d’été, où
les gens et les jeunes en particulier sont à la
recherche de moments de distraction, de dé-
tente et de loisir.  Au programme, de l’initia-
tion aux sports nautiques tels la glisse, la
voltige, la rame, le pagé, la barre et la plongée
sous-marine. Cela permettra aux jeunes qui
voudront y prendre part d’aller à la décou-
verte de nouvelles sensations sportives aqua-
tiques. Ils feront de la navigation et appren-
dront le sens de l’orientation et de l’équilibre
en mer. On leur expliquera tout ce qui a trait
à la météo, à la vitesse des vents, au courant
et à l’état de la mer, sur le plan scientifique.
Ils profiteront aussi de l’animation gratuite
qui se fera au niveau des plages concernées
par ces activités programmées de 10h30 à
19h. Ils seront aussi sensibilisés sur les ques-
tions liées à la préservation de l’environne-
ment, de la nature, pour une mer propre, afin
de maintenir la biodiversité. Tous les ateliers
qui seront suivis par les jeunes intéressés à
prendre part au programme établi par la
DJSL, ainsi que les activités initiés par cette
dernière sont gratuits. Des athlètes confirmés
joueront donc le rôle d’initiateurs, accompa-
gnés par les responsables de l’opération, qui
veilleront au bon déroulement de cette mani-
festation estivale fort louable. L’ensemble de
cette opération portera pour thème : «Cara-
vane nautique et subaquatique d’été 2014 ».
Voici par ailleurs les ligues sportives d’Alger
qui sont parties prenantes dans ce pro-
gramme, chacune avec son thème :
Ligue de voile : le festival de la plage et
la caravane d’été.
Ligue d’aviron : festival de la plage et
la traversée aviron et kayak.
Ligue des sports pour tous : animation
des plages et activités récréatives et de loi-
sirs.
CSA sport de glisse : festival de la plage
Kayt surf-win surf.
La plongée : baptême de plongé sous
marine
Le CSA WRINFS/ISTS fait aussi par-
tie des intervenants concernés
Louable initiative de la DJSL d’Alger qui,
de cette manière, accomplit parfaitement sa
mission en cette période de vacances d’été où
l’animation estivale doit prendre tout son sens
au grand bonheur des jeunes qui pourront
s’adonner aux activités en question, et vivre
ainsi de bons moments, importants pour leur
équilibre et leur bien-être.
Mohamed-Amine Azzouz
ASO
Le stage d’Istanbul touche à sa fin
L
e dernier en date face à Diar
Bakir (1-0), un match arrêté à la
80’ de jeu, après contestation de
la partie chelifienne pour jeu dange-
reux. En dépit de cet incident, Meziane
Ighil en sort avec un bilan plutôt posi-
tif. L’entraîneur chélifien s’est dit
même satisfait de la progression de
l’équipe à mesure que le stage tire à sa
fin. Les quelques appréhensions qu’il
avait affichées avant le départ pour Is-
tanbul ont vite fait de se dissiper de-
vant la montée en puissance de
l’équipe durant les matches de prépa-
ration.
Meziane Ighil a déclaré d’ailleurs
être «satisfait des conditions et du tra-
vail accompli. Les joueurs ont eu un
comportement exemplaire. Je ne peux
pas leur demander plus.
Il y a un esprit de groupe, et cela
m’enchante. Je pense qu’un mois et
demi de préparation est largement suf-
fisant.
L’équipe est prête pour reprendre la
compétition», a déclaré Mezaine Ighil
qui a tenu à rappeler que ses joueurs
doivent cravacher dur pour prétendre
à une place de titulaire. «À présent,
nous nous concentrons de plus en plus
sur le premier match face à Saoura. Le
travail se concentre sur l’aspect tech-
nico-tactique.
Nous allons commencer à dégager
l’équipe type. Je me donne encore du
temps pour. Les joueurs doivent mettre
les bouchées doubles. Car, avec moi,
personne n’a signé pour être titulaire.
Seuls les meilleurs seront alignés.»
À moins de dix jours de la reprise,
Meziane Ighil semble avoir déjà l’os-
sature de l’équipe en tête. Selon toute
vraisemblance, le technicien recon-
duira la même composante de l’année
dernière avec trois à quatre éléments
nouveaux, tout au plus. Meziane Ighil
ne veut en effet pas s’aventurer dès
maintenant avec les nouvelles recrues.
Celles-ci seront mises dans le bain au
fil des matches. Pour l’heure, seuls
Naït Yahia, Sedkaoui, Boulahia et Eje-
navi sont plus ou moins sûrs d’être ti-
tulaires. Meziane Ighil tient à ne pas
chambouler l’ossature, pour que le jeu
de l’équipe ne s’en ressente pas.
A. B.
DJSL DE LA WILAYA D’ALGER
HANDBALL/TOUR
NOI U19 (QATAR)
Nos jeunes en
apprentissage
Pour sa deuxième ren-
contre comptant pour  le
tournoi international des
U19 abrité par la ville qata-
rie de Doha, notre équipe
nationale a subi, jeudi
passé, sa deuxième défaite
pour autant de matchs
joués. Face à la formation
qatarie formée essentielle-
ment de joueurs naturalisés
en grande partie, les repré-
sentants algériens se sont
inclinés sur le score de 21
buts à 24 après avoir atteint
la pause citron sur une éga-
lité de 10 buts partout. Pour
rappel, les Algériens ont été
battus, mercredi dernier,
par les Serbes sur le score
de 22 bus à 20. Les poulains
de Nabil Bouzidi ont joué
hier soir leur troisième et
dernier match face à la
Corée du Sud dans une
compétition qui se joue sous
forme d’un championnat en
aller simple avec le sacre de
l’équipe classée en première
place. Au-delà de ces deux
défaites, ce tournoi est une
excellente opportunité pour
notre équipe nationale qui
prépare le Championnat du
monde de la catégorie pro-
grammé en Russie au mois
d’août 2015. Notre forma-
tion nationale s’est qualifiée
à cette édition en tant que
finaliste de la CAN-2014 au
Kenya. De leur côté, les se-
niors garçons sont en stage
en Algérie, avant de s’envo-
ler pour la France le 12
août, afin de disputer des
rencontres de préparation
pour le Mondial au Qatar
en janvier 2015.
Noureddine Henni
APRÈS MOBILIS
Peugeot, partenaire de la FAF
pour cinq nouvelles années
L’avis d’adjudications des droits marketing et de publicité de la FAF auprès
des annonceurs du secteur de l’automobile a vu la marque française Peugeot
remporter une nouvelle fois le marché. En effet, après l’ouverture des plis hier,
il a été constaté que le dossier présenté par la firme automobile française, qui
était déjà un partenaire de choix de la FAF durant la période 2009-2014, présen-
tait la meilleure offre à la FAF par rapport aux autres concurrents en course. Très
satisfait déjà du précédent partenariat avec Peugeot, comme il l’a affirmé en di-
verses occasion, le président de la FAF s’est dit satisfait qu’il puisse se poursuivre
pour les cinq années à venir. Jamais de mémoire, la FAF n’avait réussi à renflouer
ses caisses pour les mettre au service du football national et de l’EN, comme
c’est le cas sous l’ère de l’actuel patron de la fédération, Mohamed Raouraoua,
qui ne peut qu’être fier du chemin accompli par ses soins depuis son retour aux
affaires du football algérien.
M.-A. A.
USMH
Le club espère toujours une dérogation
pour Bagayoko
La qualification du néo défenseur harrachi, Bagayoko, demeure incertaine.
Après avoir épuisé tous les recours possibles auprès de la LFP, l’USMH se tourne
vers la FAF dans l’espoir de se voir accorder une dérogation. Et pour cause, le
transfert de l’ancien joueur de la JS Saoura a été conclu vingt-quatre heures après
la fermeture du mercato. Règlementairement donc, la Ligue de Football Profes-
sionnel est dans son droit de rejeter le dossier. Sauf que Mohamed Laïb avait es-
péré régler l’affaire à l’amiable, mais il fallait compter sans l’intransigeance de
Mahfoud Kerbadj qui a fait savoir clairement qu’aucun dossier ne sera validé
en dehors de la période des transferts. «Raouraoua demeure mon ultime espoir»,
a déclaré Bagayoko à la presse. Pour le moment, le joueur s’entraîne avec le
groupe avec l’incertitude de pouvoir jouer en championnat, mais l’espoir de voir
Raouraoua lui accorder une dérogation demeure vif. En attendant, l’affaire est
toujours en stand-by.
A. B.
L’ASO Chlef  s’apprête à boucler un stage d’une dizaine de jours à Istanbul, au cours duquel,
il a joué trois matches de préparation.
31
Dimanche 10 Août 2014
EL MOUDJAHID
Sports
Publicité
El Moudjahid/Pub
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE
5
e
REGION MILITAIRE
AVIS D’APPEL D’OFFRES NATIONAL «OUVERT»
Nº 160 /2014/E.1/G/5
e
RM
Le Ministère de la Défense nationale lance un avis d’appel d’offres national ouvert en vue
de :
TRAVAUX DE RÉFECTION ETANCHEITÉ DES BLOCS AU PROFIT
D’UNITÉ GN/SÉTIF.
Les entreprises et sociétés intéressées par le présent avis peuvent se présenter au siège
de la :
5
e
REGION MILITAIRE
Sis à Plateau du Mansourah - Constantine
pour retirer le cahier des charges, contre paiement de la somme de cinq mille dinars
algériens (5.000,00 DA), pour les sociétés de droit algérien au compte
nº 008-25001-5250000288/93 ouvert auprès de la Trésorerie publique - wilaya de
Constantine.
Les personnes déléguées pour le retrait du cahier des charges doivent se munir :
- d’une copie légalisée d’une pièce d’identité en cours de validité ;
- d’une copie lisible et légalisée du certificat de qualification et de classification
professionnelles de catégorie égale à II ;
- d’une copie légalisée du registre du commerce ;
- d’une lettre d’accréditation délivrée par le candidat à la soumission ;
- d’une copie du bon de versement de la somme citée ci-dessus.
Les offres (technique et financière), contenues dans deux (02) enveloppes distinctes,
doivent parvenir sous pli cacheté à l’adresse ci-après :
DIRECTION RÉGIONALE DES FINANCES DE LA 5
e
RÉGION MILITAIRE
BUREAU D’ADMINISTRATION DES CAHIERS DES CHARGES
B.P 73 - PLATEAU DU MANSOURAH - CONSTANTINE
L’enveloppe extérieure doit être strictement anonyme et ne devra comporter que la
mention :
Soumission à ne pas ouvrir
Appel d’offres national ouvert
Nº160/2014/E.1/G/5
e
RM
Les soumissions doivent être adressées ou déposées à l’adresse indiquée ci-dessus,
avant la date limite de dépôt des offres fixée à 30 jours à compter de la première date de
publication.
La date d’ouverture des plis est fixée dans le cahier des charges.
Les soumissionnaires resteront engagés par leurs offres pendant une durée égale à
celle de préparation des offres fixée à 120 jours.
Toute offre non présentée tel qu’il est indiqué dans le présent avis et conformément au
cahier des charges fera l’objet d’un rejet automatique.
ANEP 137908 du 10/08/2014
MOHAMED MIHOUBI, ENTRAINEUR DU CABBA :
« Je suis très confiant pour mon équipe »
Comme se déroule votre préparation
à Ain-Draham ?
Je peux vous dire que tout est impecca-
ble. On n’a pas à se plaindre sur ce plan. Le
cadre de travail et les moyens mis à notre
disposition sont propices pour nous permet-
tre d’accomplir notre travail comme il se
doit, dans le cadre de ce stage de prépara-
tion très important pour notre équipe  avant
l’entame du championnat.
Constatez-vous que vos joueurs pro-
gressent, surtout qu’ils accusent un cer-
tain retard en termes de préparation
qu’ils ont débuté tardivement ?
Affirmatif. J’ai bien discuté avec mes
joueurs depuis mon arrivée à la barre tech-
nique du CABBA. Je leur ai bien expliqués
ma façon de travailler et ce que j’attendais
d’eux. Je suis content de constater que mon
message est bien passé, parce que je suis
ravi de travailler avec ce groupe composé
de joueurs disciplinés et motivés qui veulent
réussir une belle saison. On travaille d’ar-
rache-pied. Mes joueurs redoublent d’ef-
forts et ils progressent bien. Cela me réjouit,
mais ils savent que je suis très exigeant et
que je demande toujours plus dans l’effort.
Qu’en est-il de la production de votre
équipe lors des matchs amicaux livrés
jusqu’ici ?
On ne peut pas dire que nous avons at-
teint le top, mais il y a une réelle améliora-
tion dans le jeu de chaque match. A chaque
fois, on apporte les correctifs nécessaires
pour rectifier le tir et éviter qu’on fasse les
mêmes erreurs, sur le plan tactique notam-
ment. Je fais en sorte que mes poulains as-
similent bien le schéma tactique que nous
préconisons, surtout qu’il est adapté en
fonction de la qualité des éléments dont
nous disposons. Chacun se bat loyalement
pour sa place et c’est est une bonne chose.
On veut que tout le monde se sente
concerné. L’équipe a besoin de tous ses élé-
ments. La saison sera longue et difficile.
Vous avez perdu à deux reprises face
au NAHD (2-1) puis (1-0) et battu
l’équipe tunisienne de Béjà (1-0), est-ce
rassurant pour le CABBA en prévision
du début de la saison vendredi prochain ?
Comme vous le savez, les rencontres
amicales nous permettent de bien nous pré-
parer et de mettre nos joueurs dans le bain
en prévision de l’entame de la compétition.
Peu importe donc pour nous le résultat. J’ai
bien observé mon équipe et je connais à pré-
sent les aspects à améliorer. Il nous reste
énormément de travail à accomplir, mais je
suis serein et je fais confiance à mes
joueurs. Ils sont pour la plupart jeunes, ils
ont des qualités et ils ont faim de football.
C’est une bonne chose. On jouera un 4
e
match samedi (hier) contre l’USM Annaba.
Il ne pourra qu’être bénéfique à mon équipe
sur le plan de la préparation.
Quand est-ce que le CABBA va-t-il re-
gagner le pays ?
On rentre le 13 août. L’équipe prendra
ses quartiers directement à Ain-M’lila pour
la traditionnelle mise au vert d’avant match
et vendredi on jouera notre première ren-
contre de la saison face à l’US Chaouia.
J’espère qu’on réalisera un bon résultat.
D’après vous le CABBA a-t-il les
moyens de jouer l’accession cette saison
comme souhaité par ses supporters ?
Il est franchement un peu trop tôt de le
dire. On verra comment les choses vont
évoluer au fil des matchs, même si je vous
avoue être très confiant pour mon équipe.
Elle est capable de surprendre plus d’un et
je veillerai aussi à ce qu’elle pratique du
beau football, parce que je suis un adepte du
beau jeu. Que nos fans se rassurent, on fera
tout pour leur donner du bonheur.
Entretien réalisé par
Mohamed-Amine Azzouz
EQUIPE NATIONALE 
Gourcuff choisira son adjoint parmi
une liste d’entraîneurs algériens
Christian Gourcuff choisira lui même son assistant. Le
sélectionneur national a dit être ouvert à toutes les propo-
sitions, «  à condition que le futur adjoint apporte le plus
escompté  ». Apparemment, la FAF et le sélectionneur
laisse chacun la porte entrouverte de manière à ne pas
froisser l’autre, chacun laissant le dernier mot à l’autre.
Aux dernières nouvelles, Mohamed Raouraoua a donné
une liste de plusieurs noms de techniciens à Gourcuff avec
le CV de chacun et lui a laissé le soin d’en choisir un. La
liste contient exclusivement des noms d’entraîneurs algé-
riens. Christian Goucruff, qui animera sa première confé-
rence de presse demain, se donne encore quelques jours
avant de faire son choix. Comme le premier match des
Verts est prévu, officiellement, le 6 septembre en Ethiopie,
Gourcuff va prendre le temps de nommer un technicien et
regrouper tout son staff pour préparer le premier stage des
Verts à Sidi Moussa à la fin du mois.
A. B.
AJMAN (EMIRATS ARABES UNIS)
Ziani s’engage pour une saison
L’ex-international algérien, Karim Ziani, a signé un
contrat d’une année avec le club d’Ajman, a annoncé, hier,
le club du championnat des Emirats Arabes Unis. Karim
Ziani, 32 ans, a quitté Al Jaich du Qatar après trois saisons
pour rejoindre le club d’Ajman avec lequel il partira en
Allemagne à Nuremberg pour préparer la saison. Les di-
rigeants du club émirati ont préféré l’ancien joueur de l’O
Marseille à l’Ivoirien Bakare Koné qui a pris part avec
Ajman à la deuxième phase du championnat l’an dernier,
précise la même source. Ziani sera le quatrième joueur
étranger de l’équipe cette saison. Outre Ajman, l’ancien
maître à jouer des Verts était également courtisé par le club
émirati de Fujaïrah où évoluera le capitaine de la sélection
algérienne, Madjid Bougherra.
SUPERCOUPE D’ALGÉRIE MOBILIS - USMA 0 - MCA 1
Le Mouloudia prend sa revanche
C
onnaissant la rivalité entre les
deux frères ennemis et voisins
algérois, on s’attendait à un
match fort disputé entre les deux for-
mations, même si on savait pertinem-
ment que les deux équipes n’allaient
pas présenter leur meilleur visage, du
fait qu’elles sont en phase terminale
de la préparation d’intersaison. Sur le
terrain et malgré les difficultés
somme toute logiques rencontrées
par les deux teams qui ouvrent le bal
de la nouvelle saison, les joueurs des
deux camps se sont donnés à fond
afin d’honorer leur couleur et surtout
pour gagner en confiance et donner
de la joie à leurs supporters. Côté pu-
blic on s’attendait à une affluence
plus importante, seulement vu la forte
chaleur et le choix peu judicieux de
l’horaire de la rencontre, cela était en
somme tout à fait compréhensible.
Hubert Velud a aligné le onze sui-
vant, sans surprises : Zemmamouche,
Meftah, Boudebouda Benmoussa
85’), Chafai, Khoualed, Bouchema,
Ferhat, Feham (Orinel 79’), Koudri,
Nadji (Nsombo 82’), Andria.
Pour sa part Boualem Charef a
fait débuter l’équipe suivante :
Chaouchi, Hachoud, Zeghdane, Azzi,
Berchiche, Hendou, Gourmi, Ka-
raoui, Djallit (Sylla 65’), Aouedj,
Mbingui. La partie a été dirigée par
l’arbitre Abid-Charef, assisté par les
juges Bitam et Hammou.
Par ailleurs de nombreuses per-
sonnalités ont assisté à ce match. Le
président du COA Mustapha Berraf,
le président de la LFP Mahfoud Ker-
badj, le nouveau sélectionneur natio-
nal Christian Gourcuff avec à ses
côtés le manager général des Verts
Yazid Mansouri, ainsi que le PDG
d’ATM Mobilis Saâd Damma dont
l’entreprise sponsorise la Supercoupe
d’Algérie, le président de la section
football de l’USMA Rebouh Haddad
et le président du Mouloudia Hadj
Taleb, et bien d’autres invités de
marques y compris des étrangers.
L’hymne national a été entonné avant
le coup d’envoi de la partie, suivi
d’une minute de silence observée
pour rendre hommage aux victimes
palestiniennes de la bande de Ghaza
suite à l’agression d’Israël. Les fans
usmistes et mouloudéens n’ont pas
manqué d’arborer des drapeaux pa-
lestiniens en signe de solidarité avec
nos frères palestiniens. Pour le
match en lui-même, on dira qu’il a
démarré sur un rythme long de part et
d’autre avec une équipe du MCA qui
a davantage la possession du ballon
sans pour autant se monter incisive
dans le camp adverse excepté
quelques belles actions meneés par
Aouedj, Gourmi, Karaoui et Hendou.
L’USMA pour sa part, était bien en
place et les camarades de Khoualed
se sont montrés très adroits collecti-
vement sur le plan offensif, en por-
tant le danger dans le camp adverse
par moments, notamment sur les ac-
tions de Feham et Ferhat. Ce dernier
donnera même une balle de but à
Nadji dont le coup de tête trouve la
transversale (23’). De part et d’autre,
on ne voulait pas trop dépenser son
énergie en première période, au
risque d’y laisser des plumes en se-
conde mi-temps. A l’entame de celle-
ci, on a noté davantage de tentatives
offensives des deux côtés, le match
devenant plus plaisant et mieux
animé. L’équipe de Soustara tente de
percuter en profondeur au moment ou
le Mouloudia écarte le jeu sur les
ailes avec d’un côté Gourmi et de
l’autre Aouedj. Djallit sur un puissant
tir a failli trouver le cadre (53’).
Aouedj à son tour manquera de jus-
tesse l’ouverture du score sur un
super corner rentrant botté directe-
meent par ses soins et difficilement
détourné par Zemmamouche (66’).
Andria et Nadji se sont eux aussi
montrés dangereux dans le camp ad-
verse, mais ils trouvèrent à chaque
fois devant eux un Berchiche impé-
rial et un Azzi impeccable défensive-
ment qui annihilèrent leurs tentatives
in extremis. Sur une belle action,
Gourmi prend de vitesse Hachoud et
adresse un centre au second poteau
repris victorieusement sur une splen-
dide reprise de volée par Aouedj,
laissé sans marquage, qui ouvre la
marque (80’). C’est l’explosion de
joie dans les gradins occupés par les
fans du MCA. Les gars de Velud ten-
tent quelques incursions pour revenir
à la marque, sans résultat. L’arrière-
garde mouloudéene veillait au grain,
même si la tête de Chafai qui a rico-
ché sur le poteau a failli niveler la
marque (90+1’). Le MCA remporte
son premier titre de la saison et re-
prend confiance. De bon augure pour
le Mouloudia qui aspire a réussir une
grande saison 2014-2015. Pour
l’USMA, ce n’est pas la fin du monde
et cette défaite ne remet aucunement
en cause la qualité du champion
d’Algérie en titre.
Mohamed-Amine Azzouz
C’est sous une forte chaleur que la très attendue rencontre de la Supercoupe d’Algérie USMA-MCA a eu lieu au stade Mustapha Tchaker de Blida.
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D E R N I E R E S
PÉTROLE
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à 104.72
dollars
MONNAIE
L'euro à 1.341 $
FÉDÉRATION INTERNATIONAL
DES JOURNALISTES
L’hommage à Nadir Bensebaâ
La Fédération internationale
des journalistes (FIJ) a rendu
hommage au journaliste algérien,
Nadir Bensebaâ, décédé vendredi
passé dans un accident de voiture
à Zéralda (ouest d' Alger) et s'est
déclarée "profondément attristée"
par sa disparition. "La Fédération
internationale des journalistes
(FIJ) se dit profondément attristée
par l’annonce du décès du col-
lègue algérien, Nadir Bensebaâ, ce
vendredi 8 août, à la suite d’un ac-
cident de voiture à Zéralda,
Alger", indique un communiqué
de la FIJ. "Nadir, âgé de 44 ans, était depuis dix ans le coordinateur
du bureau de l’organisation algérienne affiliée à la FIJ, le Syndicat
national des journalistes (SNJ). Il était un membre engagé et très res-
pecté de l’organisation syndicale qui n’a eu de cesse de lutter pour
la défense des droits des journalistes et des professionnels des médias
en Algérie", souligne la même source. "Nous nous joignons à notre
organisation affiliée en Algérie, le syndicat national des journalistes,
en ce jour de profonde tristesse et présentons nos plus sincères condo-
léances à sa famille et aux collègues du confrère qui nous était cher,
Nadir Bensebaâ" a déclaré le président de la FIJ, Jim Boumelha.
"Nadir jouissait d’une grande popularité et était connu dans sa com-
munauté professionnelle pour son engagement passionné dans la dé-
fense des droits et libertés des journalistes. Il manquera énormément
à tous ceux qui l’ont côtoyé", a-t-il ajouté. Diplômé de la faculté des
sciences politiques et de l'information, le défunt a exercé dans plu-
sieurs journaux à l'instar d'El Watan (1993) et Le Matin (1995). Plus
récemment, il s’est lancé dans la création d’un nouveau quotidien,
Al Mihwar, dont il était le directeur.
EPIDÉMIE EBOLA
L'OMS espère qu'un vaccin préventif
sera disponible en 2015
Un vaccin préventif contre le virus Ebola mis au point par le labo-
ratoire britannique GSK pourrait faire l'objet d'essais cliniques dès le
mois prochain, et si ceux-ci sont concluants, et être disponible courant
2015, a indiqué le directeur du département des vaccins et immunisation
de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à la radio française RFI.
"On cible le mois de septembre pour commencer les essais cliniques,
d'abord aux Etats-Unis et certainement dans un pays africain, car c'est
là que nous avons les cas", a précisé Jean-Marie Okwo Bélé dans une
interview dont des extraits ont été diffusés sur le site internet de la radio
RFI, hier. Interrogé sur les perspectives de commercialisation du vaccin,
il s'est montré optimiste : "Nous pensons que si on commence au mois
de septembre, vers la fin de l'année on peut déjà avoir des résultats. Et
comme il s'agit d'une urgence, on peut mettre en place des procédures
d'urgence (...) pour que courant 2015 on puisse disposer d'un vaccin",
a-t-il déclaré dans une interview qui doit être intégralement diffusée
par RFI. Il n'existe pour l'instant aucun traitement spécifique sur le mar-
ché permettant de traiter ou de prévenir la fièvre hémorragique Ebola
provoquée par un virus très virulent qui peut tuer en quelques jours. Le
taux de létalité (rapport entre le nombre de cas et le nombre de décès)
est supérieur à 50%. Plusieurs vaccins en sont au stade de l’essai tandis
qu'un traitement prometteur, le ZMapp, vient pour la première fois
d'être testé sur des Américains infectés en Afrique après avoir donné
d'excellents résultats sur des singes.
FORUM PUBLIC DE L'OMC PRÉVU
EN OCTOBRE
L'Afrique au menu
Les relations commerciales entre l'Afrique et les pays développés,
l'emlpoi et la protection des consommateurs seront au centre du Forum
public de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), en octobre pro-
chain, a indiqué l'Organisation.
Cette rencontre internationale débattera aussi de la feuille de route
du Cycle de Doha. Au total, 71 séances sont au programme de cette
conférence qui va traiter également de la situation économique et com-
merciale en Afrique, l'amélioration des relations commerciales entre
l'Afrique et l'Occident, l'avenir commercial de l'Afrique après 2015, et
le commerce Sud-Sud et l'Afrique subsaharienne. Cette année, l'OMC
a décidé de consacrer son forum à la dimension humaine du commerce,
en mettant en évidence les liens existant entre le commerce et la vie de
tous les jours.
Le Forum public est la principale activité annuelle de communica-
tion de l'OMC, offrant aux participants une plate-forme pour débattre
des derniers développements du commerce mondial.
Il attire plus de 1.500 représentants, occupant des fonctions diverses,
selon l'OMC.
7 AU 10 OCTOBRE AU BURKINA FASO
4
e
Symposium international
sur le transport et la logistique en Afrique
450 experts internationaux sont attendus du 7 au 10 octobre prochain
au Burkina Faso pour le 4
e
symposium international sur le transport et
la logistique en Afrique (Translog Africa2014), a indiqué la direction
générale du conseil burkinabè des chargeurs (Cbc), organisatrice de
l'évènement. Les experts ou praticiens d'Afrique, Europe, Canada, Etats-
Unis et d'Asie débatteront du thème "Transport et logistique en Afrique
: comment accélérer une croissance durable en Afrique par le dévelop-
pement des corridors de transport et l'optimisation des TICs". Des re-
présentants du secteur public, les opérateurs privés ainsi que les
différents acteurs et intervenants dans la chaîne des transports prendront
part à cette manifestation qui vise à engager la réflexion sur le dévelop-
pement des échanges commerciaux, en fonction de l'évolution de l'en-
vironnement économique national, régional et international. Le
symposium, lancé en 2007, offrira une plateforme d'échange d'expé-
riences et de connaissances et de conclusion de partenariats entre les
pays du Nord et ceux du Sud dans différents secteurs se rapportant au
transport et à la logistique en Afrique.
AUTOROUTE EST-OUEST
Le suivi de la réalisation des
équipements du lot centre confié
à un groupement sud-coréen
EXPOSITION, CONFÉRENCES ET PROJECTION
D’UN FILM AU PROGRAMME
Les chouhada de la Révolution
à l’honneur à Tissemsilt
Une exposition mettant en
exergue des portraits de chou-
hada de la guerre de Libération
nationale se tient, depuis hier, à
la bibliothèque principale de
lecture publique de la ville de
Tissemsilt.
La tenue de cette exposition
coïncide avec le 53
e
anniversaire
de la mort du chef de la Wilaya
IV historique, Djillali Bou-
naama, et la célébration de la
journée du Moudjahid (20 août).
Outre les portraits de Mostefa
Benboulaïd, Didouche Mourad,
Hassiba Benbouali, Ahmed Za-
bana et autres, les visiteurs
pourront découvrir ceux des
martyrs de la Wilaya IV histo-
rique, à l’image du colonel Mo-
hammed Bougherra, le com-
mandant Djillali Bounaama,
Boudernane, Azzaz Rahmani et
bien d’autres illustres combat-
tants de la région, tombés au
champ d’honneur les armes à la
main. Au cours de cette mani-
festation de deux semaines, trois
conférences sont programmées
par les organisateurs. Elles trai-
teront des « opérations militaires
planifiées par le martyr Djillali
Bounaama », de « la Wilaya IV
historique de 1954 à 1962 », du
« Congrès de la Soumam et son
impact sur la glorieuse guerre de
libération ». Un film documen-
taire consacré à la Wilaya IV
historique sera projeté à cette
occasion.
L
e marché portant
suivi et contrôle de
réalisation des ins-
tallations et équipements
de l’autoroute Est-Ouest
pour le lot centre a été at-
tribué provisoirement au
groupement sud-coréen
Koreaexpressway corpo-
ration/Kyong Dong engi-
neering Co.LTD, indique
la même source. Le mon-
tant du marché, qui s’est
établi à 1,5 milliard de di-
nars et 4,88 millions d’eu-
ros pour un délai
d’exécution de 18 mois,
précise-t-on encore.
La réalisation des équi-
pements de la partie centre
de cette autoroute a été
confiée au groupement
constitué de Cosider TP,
Cosider Construction,
Indra (Espagne), Ericsson
(Suède) pour un montant
de 45,68 milliards de di-
nars, soit 600 millions de
dollars, a démarré en avril
dernier. D’une longueur
de 420 km, le tronçon cen-
tre de l’autoroute Est-
Ouest traverse sept
wilayas (de Chlef à Bordj
Bou-Arréridj).
Le coût de l’équipe-
ment de ce tronçon en
moyens nécessaires a été
évalué à 40 milliards de
dinars, selon l’AGA.
Le projet comprend la
réalisation de 21 transfor-
mateurs, 16 gares d’accès,
6 centres d’exploitation et
d’entretien et 446 km de
fibres optiques, outre
l’installation de 500 camé-
ras de surveillance, plus
d’une dizaine de caméras
pour la détection automa-
tique des accidents, 500
postes d’appel d’urgence,
30 panneaux à messages
multiples, 23 stations-
météo, 800 stations de
comptage du trafic routier
et 24 aires de détente.
Le contrôle et le suivi des travaux de réalisation des installations et équipements du lot centre de
l’autoroute Est-Ouest ont été confiés provisoirement à un groupement sud-coréen, a-t-on appris hier
auprès de l’Algérienne de gestion des autoroutes (AGA).
PRODUCTION D'ÉLECTRICITÉ
Mise en service de nouvelles installations
d'une capacité de 562 MW
De nouveaux moyens de produc-
tion d'électricité de type turbine à
gaz d'une puissance totale de 562
MW, dont 150 MW en turbine mo-
bile, viennent d'être mis en service
dans plusieurs wilayas, a annoncé la
Société algérienne de production de
l'électricité (SPE).
La centrale de Labreg
(Khenchla) et celle d’Aïn Djasser
(Batna) ont bénéficié respective-
ment de deux groupes turbines à gaz
(TG) d'une puissance unitaire de 140
MW et de 132 MW, a détaillé la fi-
liale de Sonalgaz dans un communi-
qué. Quant aux moyens de
production turbine à gaz mobile, ils
ont été installés dans les wilayas
d'Alger et de Tipasa, a indiqué la
compagnie nationale.
Quatre groupes de TG mobile
d'une capacité de 100 MW ont ainsi
été mis en service aux centrales de
Baraki (50 MW et d'El-Hamma
(50MW), dans la wilaya d'Alger,
précise-t-elle.
La centrale d'Ahmar El-Aïn (Ti-
pasa) a quant elle été renforcée par
un apport supplémentaire de 50
MW, après la mise en service de
deux groupes de TG mobile, pour-
suit-on de même source.
"La mise en service de ces
moyens de production supplémen-
taires a permis de renforcer la puis-
sance installée du parc de
production algérien et de satisfaire
la demande croissante durant la pé-
riode estivale dans de meilleures
conditions de continuité et de qualité
de service", a assuré SPE.
Le PDG du groupe Sonelgaz,
Noureddine Bouterfa, avait an-
noncé, en février dernier, la mise en
place d'un plan d'urgence pour ré-
soudre le problème des coupures
d'électricité durant l'été 2014.
Pour faire face à la forte de-
mande en électricité enregistrée
chaque période de grande chaleur,
Sonelgaz table sur une capacité sup-
plémentaire de 3.786 Mégawatt
(MW), dont 3.446 MW provenant
du réseau interconnecté du Nord,
397 MW du réseau In Salah-Adrar-
Timimoun et 651 MW assurés par
les réseaux isolés duSud, selon So-
nelgaz.
Ces capacités additionnelles de-
vraient réduire sensiblement la pres-
sion sur les moyens de production
et assurer aux populations, une ali-
mentation régulière, et surtout éviter
les perturbations enregistrées durant
l'été 2012, rappelle-t-on.
TLEMCEN
Le feu ravage 1,5 ha
de forêt à Lalla Setti
Une superficie forestière de 1,5 ha a
été ravagée par les feux sur les hauteurs
de la ville de Tlemcen, précisément à la
forêt récréative de Lalla Setti, a-t-on ap-
pris, hier, auprès de la protection civile.
L’incendie s’est déclaré vendredi passé,
a-t-on indiqué de même source, préci-
sant que les pompiers ont lutté, durant
la nuit de vendredi à hier, contre deux
autres foyers d’incendie sur le même
site, l’un à proximité de l’hôpital pour
jeunes insuffisants respiratoires et l’au-
tre au village voisin d’El Attar. Un autre
incendie s’est déclaré, hier, dans la ré-
gion de Bouhlou, a souligné la même
source.
Ces incendies ont eu pour consé-
quence d’accentuer la vague de chaleur
qui sévit dans la région ces derniers
jours. Depuis le début de la saison esti-
vale, une superficie estimée à 295 ha a
été ravagée par les feux, a-t-on relevé.

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