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le décret

d'
app
Voici bientôt deux ans , le peuple .suisse
cl le peuple valaisan on particul ier , accep-
t ai ent à une grande majorité la loi fédérale
sur l'assurance-vieillesse et survivants. Or ,
jusqu'à ce jour , l'application de cette loi a
élé réglée par des dispositions provisoires,
le légi sl at eur cantonal n'ayant pas encore
adopté les mesures que la iloi fédérale lais-
sait à sa compétence. En date du 20 jan -
vi er 1949, la I l t i ut e Assemblée arrêt ai t tou-
tefois un décret d'application sur lequel les
citoyens valaisans sont appelés i\ se pronon-
cer le 19 j ui n.
Ce décret prévoit essentiellement la créa-
tion cl l' organisation de la caisse cantonale
de compensation et de ses agences commu-
nales , l'institution d'une Commission can-
tonale de recours chargée dé trancher les
litiges qui s'élèvent entre les caisses cl les
assurés, ila répartition entre l'Etat et les
communes des contributions incombant à
notre canton, ainsi que diverses dispositions
ayant t r ai t à la remise des cotisations dues
en vertu dc la loi fédérale, à l' obl i gat i on de
rensei gner el au .sirrel professionnel.
II s'agit , en somme, de dispositions légis-
latives visant exclusivement à assurer l'exé-
cution d'une loi fédérale. En vertu de not re
Constitution cantonale , de telles dispositions
ne doivent pas , en principe, être soumises à
la votation populaire. Un seul article t oute-
fois, celui qui «règ le la part i ci pation des
communes à la couverture de la délie can-
lonaile , appelle la sanction du souverain , car
la loi fédérale n ' i ndi que pas comment les
cant ons se procu reron t les ressources néces-
saires pour s'acqui t t er de leurs obligalions
Hivers la Confédération. La répartition dc
la contribution enl re l' Iilat el les commu
nés esl donc une mesure législative de pur
droit cant onal el doil. comme telle, être
.soumise au vole du «peuple. Le Grand Con-
seil a prévu , à cel égard, la disposition sui-
vant e : *
Les contributions incombant uu
citnlon cn vertu des articles 103 ct suivant s
de lu loi f édéral e sont supportées a raison
dc 75 "
¦
' » par l 'Etal cl de 25 "<« par les com-
munes. Lc Conseil d'Etui f i xe le mode de
répartition cn tenant compte notamment du
nombre des habitants ct des divers f act eurs
qui déterminent la capacité f i nanci ère dc
chaque commune. »
Ainsi , la dette du canton esl couverte
pour les 'rois quarts par l'Etat et pour un
quart seulement par les communes. Celle
modeste participation des communes à
l'œuvre sociale est amplement just ifiée par
les avantages que retirent et pourront reti-
rer de l'assurance-vieillesse, dans chaque
commune, les admi ni st rés et par la diminu-
tion des charges d' assistance qui en résul-
tera pour elles. Refuser le décret d'applica-
tion volé par la Haut e Assemblée équivau
(Irait simplement à refuser le mode dc ré-
partition de la dette publi que prévu par le
dil décret. En aucun cas le refus populaire
ne saurait entraîner pour lc canton une li-
bération dc la det te elle-même. En aucun
cas l' application de la législation fédérale
ne saurai t eu pâtir.
D'autres cantons, Fribourg cl Neuchâtel
par exemple, ont mis à la charge des com-
munes le 50 "
"
dc la cont r i but i on due. Cer-
t ai ns leur ont fait supporter les deux cin-
quièmes ou lc tiers de celle-ci. La mesure
adoptée par le Grand Conseil valaisan ne
porte donc pas atteinte ù l'autonomie com
munale. Elle n'est pas de nature à créer,
pour les communes, des charges financières
cal on de
y.
intolérables — la capacité financière de
chacune d'elles devant d'ailleurs être prise
en considération pour le calcul des quotes-
parts.
Le montant de la contribution cantonale
sera déterminé conformément aux critères
prévus par la législation fédérale. L' admi-
nistration fédérale des finances l' a fixé pro-
visoiremen t à un .million pour 1948. Ainsi ,
les communes valaisannes, aux termes du
décret d'application, devron t supporter 250
mille francs et l 'Etat 750,000 francs au ti-
tre de l'A. V. S. La contribution définitive
ne pourra être établie que lorsque tous les
critères de répartition prévus par la loi fé-
dérale seront connus (notammen t le mon-
tant moyen de la rente pour chaque bénéfi-
ciaire domicilié dans le canton).
U f aut ajouter que le décret d app lica-
tion prévoit également que les agents com-
munaux dc la caisse ca ntonale de compen-
sation seron l rétribués par celle-ci pour
l' accomplissement de leurs lâches. Celle ré-
tribution , pour beaucoup dc petites com-
munes, leur permettra de couvrir entière-
ment la dette que le décret mettra à leur
charge.
Ainsi , le décret qui fera l'objet dc la vo-
tation populaire du 19 juin n'ajoute et ne
retranche rien aux obligalions qui décou-
lent dc la loi «fédérale. 11 règle de la maniè-
re la mieux appropriée à notre canton les
problèmes que la Confédération entendait
laisser à sa compétence. En acceptant au-
j ourd 'hui le décret d'application d' une loi
fédérale qu 'il volait hier, dans l'enthousias-
me, le peuple valaisan manifestera qu 'il esl
logique avec lui-même et qu ' il ne refuse
pas de prêter aux obligations qu ' il a sous-
crites toule l'attention qu 'elles méritent. Il
prendra conscience du fai t que les finances
de l'Etal ne peu-vent être chargées exclusi-
vemen t du 'poids de la detlc cantonale, el
qu 'il est équitable que les communes appor-
tent à l' œuvre sociale leur modeste contri-
bution.
J. Darbellav.
Vallesia
« Vallesia » vient de paraî t re. Ce nom latin —
facile à comprendre même pour ceux qui ne sa-
vent que le français ou le patois 1 — dési gne le
Bulletin annuel de la Bibliothèque et des Archives
cantonales du Valais, des Musées de Valère et de
la Majorie. Bulletin ? Ce mot ne doit pas vous in-
duire en erreur et vous fai re imaginer 3 feuilles sous
une couverture. II s'agit bien mieux de 230 pa-
ges, in-4", disent les libraires ; el le contenu aussi
copieux que vari é de celte publication doit intéres-
ser tous les Val ai sans : cinq « mémoires », travaux
de personnalités compétentes sur des gens et cho-
ses da chez nous.
* * *
L'Abbaye de Saint-Maurice lut au premier plan
de l'actualité ca printemps et les cérémonies de
l'Ascension sont encore dans toutes les mémoires.
L' ouverture de vastes chantiers sur un emplacement
aussi historique a permis des fouilles, qui ont don-
né des résultats inespérés. M. le professeur Blon-
del peut ainsi nous parler d' un baptistère dont on
ne savait rien jusqu'ici et des anciens édifices con
ventuels d'Agaune. Quand le baptême était admi
nistré par immersion, c'est-à-dire sous forme de bain
total, il fallait un édifice spécial , une piscine. On a
lelrouvé des traces de murs de fondation, de dalles,
qui complètent ce que nous savons déjà sur l'un des
établissements célèbres des « Moines d'Occident».
Si l'Espagne esl célèbre par ses châteaux! Nendaz
parle trop peu du sien. M. le professeur Blondel étu-
die les ruines du château de Brignon, à l'entrée du
Val de Nendaz. Le castel, muni d'un donjon circu-
laire, comme ceux de La Bâtiaz el de Saillon, lut
construit vers 1260 par les mêmes maîtres d'état et
ingénieurs qu'à Saillon et en même temps. Les di-
mensions de la tour sonl de 9 m. 90 de diamètre,
avec un vide intérieur de 3 m. 50. Des murs de
près de 6 m. 50 d'épaisseur , ça compte I même à
la guerre. Aussi ne laut-il pas s'étonner que cette
place f ort i f i ée , fief savoyard, résiste victorieusement
aux. troupes épiscopales. Le château de Brignon ne
lut pas rasé par l'ennemi , mais démantelé par son
possesseur lui-même pour des raisons de concentra -
lion straté gique.
*
•*
*
Un document inédit de 1448 I M. Grégoire Ghi-
ka nous parle des art icles de Naters. Ces fameux
articles de Naters , imposés à l'évêque de Sion mar-
quent une étape importante dans les l ut t es que li-
vra la démocratie valaisanne contre les princes-évê-
ques. On ignorait par contre l'identité da leur ré-
dacteur. Les perspicacités réunies de MM. l'abbé Dr
H.-A. von Rolen et Ghika ont établi — détail plu-
tôt piquant ! — que l'auteur de cette machine de
guerre contre le pouvoir temporel ecclésiasti que que
furent les arti cl es de Naters, était lui-même un ecclé-
siasti que : le vicaire de Glis, Jean Hennannen. Leur
travail ne lut pas facile : on pourrait dire : prudent
comme un vicaire ! Le parchemin étudié présentait
des noms ellacés volontairement , et il a fallu em-
ployer le sullhydrate d'ammoniaque pour restituer
partiellement le texte ! comme quoi la chimie peu!
parfois faire avancer la science et non seulement
anéantir hommes et i nsect es nuisibles !
+
* *
La vallée ds Conches n'est pas seulement la pa-
trie du grand Matthieu Schinner el le lieu d'origine
d'excellents fromages I Le village de Munster pos-
sède une église remarquable dont le desservant ac-
tuel, M. le curé Léo Garbely, nous lait faire le lour
avec une légitime fierté. De fort belles illustrations
nous (ont constater que Je maître-rfate!, chef-d' œu-
vre du Maître Iucernois Jœrg Keller (1509), et l'au-
tel de Sainte-Catherine, réalisé par un Conchard, le
maî t re Jean Rilz de Selkingen (1719), sont des piè-
ces de premier ordre. On va souvent fort loin pour
ne pas voir mieux. Des scul ptures el peintures inté-
ressantes , des objets d'art de valeur font da cette
ég'ise de Munster une petite merveille trop peu
connue dans le «Bas-Valais. Pensons-y, lors d'un
éventuel « Tour de Suisse » privé I
* * *
La contribution du Rd P. Maxence Farquet , ca-
pucin : L'école valaisanne da 1830 à 1910, a l'am-
pleur et la richesse d'une thèse de doctoral. Com-
ment anal yser en quelques lignes ces 150 pages,
où tout esl soi gneusement passé en revue : l'école
val ai sanne e! ,es idées de 1848 ; l'école valaisanne
ei les progrès techni ques ; l'organisation administra-
tive, financière, scolaire de notre école ; la forma-
lion et qualification du personnel ensei gnant ; l'é-
volution de l'ensei gnement secondaire el industriel.
Celle l ecture est à recommander au personnel ensei-
gnant , qui y puisera instruction, édification, et mê-
me sati sfacti on de la situation actuelle ! Lo péda-
gogue du XXe siècle aura quelque peine à chanter
les louanges du « bon vieux temps », quand ir lira
que la loi de 1873 allouait aux maîtres el maîtres-
ses d'alors 50 et 45 francs par mois I II constatera
également que beaucoup de vieilles idées onl en-
core leur va«eur aujourd'hui. Les paroles de Char-
les-Louis de Bons, en 1843, rendent un son fort « mo-
derne » : « L'instruction doit être religieuse : l'ins-
truction serait un présent funeste, si elle était diri-
De jour en jour
Ces révélations „édif iantes
"
dn procès Uiitanu !- Un débat futile
à l'assemblée nationale française - Ces «Quatre
"
mystérieux
A Winterthour , devant la Cour pénale fé- ger, il devait donner de grosses sommes d' ar-
dérale , le procès intenté aux époux Vitianu i gent au parti communiste. L'homme le plus
s est poursuivi mardi par la lecture des pie-
ces du dossier , qui doivent remplacer les dé-
positions que les accusés refusent de faire de-
vant le Tribunal.
On passe ensuite à l'audition des témoins.
Un commerçant dc Zurich explique comment
Vitianu imposait arbitrairement des surtaxes
aux prix exigés par la Roumanie et réservait
les différences vraisemblablement pour le par-
ti communiste. Aux mois d'avril et de mai 1947,
le montant dc ces surtaxes se serait élevé à
300, 000 francs, cc qui représente 15 % du prix
d' achat.
Un commerçant roumain qui a quitté son
pays en janvier 1948 et s'est fixé à Marseille
déclare que lorsqu'il voulait obtenir des au-
torisations pour faire des affaires avec l'étran-
Electeurs conservateurs
ualaisans
Le 19 juin vous êtes appelés à voter sur le dé-
cret du Grand Conseil du 20 janvier 1949 réglant
l'application dc la loi fédérale du 20 décembre 1946
sur l'assurance-vieillesse et survivants.
Cc décret fixe l'organisation de la Caisse canto-
nale et des Agences communales, ainsi que la no-
mination et les tâches des agents locaux ; il assure
la couverture des contributions incombant au can-
ton.
Le même jour , vous aurez à vous prononcer sur
le concordat entre les cantons de la Confédération
sur l'interdiction des arrangements fiscaux du 10
décembre 1948 ; ce concordat tend à supprimer
une injustice.
VOTEZ OUI pour ces deux décrets.
Pour lc Comité
du Parti conservateur valaisan :
M. de Torrenté.
gée de manière à rendre l'homme moins religieux
el moins moral. Elle doil êtrs appropriée aux be-
soins réels du peup.e : il ne s'agit pas de faire de
nos campagnards, des savants , mais des hommes
exemp ts de préjugés , capables de discerner le vrai
d.u faux el désireux de (aire marcher de front le
bien-être matériel et la culture intellectuelle. » La
loi de 1907 résumait d'une façon assez heureuse la
mission el les devoirs du personnel enseignant : le
personnel ensei gnant doit s'ellorcer d'atteindre sa
mission au moyen de son ensei gnement , du bon
exemple el de la disci pline.
* * *
« Valiesia » contient également des rensei gnements
sur la vie des musées sédunois : Valère el la Majo-
rie. Ils sont connus el appréciés ; mais ils mérite-
raient de l'être plus encore, surtout par les jeunes.
Ils y trouveront beaucoup de plaisir. Il n'y a pas que
ies sport s qui soient dignes de leur attenti on. .';•
¦;
* * *
Voilà brièvement le contenu de la quatrième pu-
blication de notre Bibliothèque cantonale. ,C' e«s,1 un
ouvrage d'une incontestable valei ...
Il esl un témoi gnage de l'intelli gente act i vi t é de
M, André Donne! qui fait partie ds l'honorable cor-
poration de fonctionnaires dont l'acti vi té esl fout
de même parfoi s utile au pays I
A sa place et dans son secteur , modestement et
sans bruit, — les meilleurs fonctionnaires né son!
pas ceux dont les noms courent les journaux — M.
Donnet essaie de promouvoir le culte du passé et
de favoriser les recherches histori ques, II y a dé-
jà quatre publications de Vallesia. Chacune con-
court d'une façon très heureuse à la réalisation de ce
but.
L'Etat n'a pas seulement une fonction matérielle,
mais un rôie spirituel el art i st i que. Notre canton
aride ne peut pas engager pour l'art les moyens
don! disposaient les Médicis à Florence et d'autres
Mécènes. Mais avec ses moyens limités — limités
par nos porte-monnaie — il fait quelque chose ;
il lait même beaucoup. A nous d'y suppléer en sou-
tenant une oeuvre du plus haut intérêt.
influent de la section économique du parti
communiste aurait été un certain Donath, et
il aurait donné à son caissier Vitianu des som-
mes d' argent sans en exiger de quittances,
d' où l' on peut conclure que Vitianu occupait
une position de confiance dans le parti. Par la
suite, Vitianu aurait été le représentant géné-
ral de toutes les industries roumaines à l'é-
tranger, ct spécialement en Suisse.
Lc directeur de la plus grande fabrique dc
cuir de Roumanie, qui s'en alla également en
1948 pour se fixer cn France, fait des décla-
rations précises sur les importantes sommes
d'argent que, depuis le début de 1946, Donath
exigea pour le parti , et qui furent remises sans
quittances à Vitianu. Il s'agit de millions, voi-
re de milliards de lei. Le témoin déclare que
a été
.
quatre fois arrêt é par la police éotfno- i derrière le caissier de la section économique
¦k|^
tim«^|.|A— At«snMÂ*ai>
mique. Lors de sa dernière arrestation , on exi- du parti communiste se trouvait Anna Thoma I «PIOUVCIICS Cil Qll
S
&r65
gea de lui qu'il versât un million de francs
suisses, pris sur des fonds qui ne lui apparte-
naient pas personnellement. Finalement, il dut
verser 200,000 francs suisses pour obtenir l'au-
torisation, pour lui et les siens, de quitter la
Roumanie. L' argent devait être versé à un
compte dont le témoin déclare qu'il a appris
être à la disposition de Vitianu.
Un ancien industriel roumain qui vit ac-
tuellement en Suisse déclare qu'il ne veut fai-
re aucune déposition, car il craint des repré-
sailles contre les siens restés en Roumanie.
Le procureur de la Confédération, qui avait
fait citer ce témoin, n'insiste pas, laissant an
Tribunal le soin de décider s'il fallait pous-
ser son interrogatoire ou non. Mais le défen-
seur de Vitianu, Me Rosenbusch, fait valoir
qu'il n'existe aucune base juridique pour que le
témoin refuse de déposer. L'attitude même du
témoin constitue un geste hostile à l'égard de
l'Etat roumain, avec lequel la Suisse entre-
tient dés relations diplomatiques !
La Cour décidera par la suite s'il convient
d'entendre ce témoin ou non.
Un commerçant suisse qui vécut de 1920 a
1942 en Roumanie, et fut ensuite comptable
d'une société commerciale en Suisse, décrivit
les tractations qui furent conduites au prin-
temps 1947 avec le groupe Donath-Anna Tho-
ma-Vitianu. Un contrat fut signé, aux termes
duquel les parts sociales appartenant à un au-
tre Roumain devaient revenir à Vitianu, bi«i
que ce dernier n'en eût pas payé le prix. Le
témoin déclara qu'il était convaincu que Vi-
tianu n'était qu'un fonctionnaire du parti , et
qu'il n'agissait en toute circonstance que pour
le compte du parti communiste. Lors d'un vo-
yage qu'il fit en Roumanie à la fin de 1947,
on aurait déclaré au témoin que Vitianu était
l'homme de confiance du ministère du com-
merce.
Le témoin déclare également qu'il dut faire
une demande d'autorisation de séjour au nom
de sa maison sur la « prière » de Vitianu et
pour celui-ci à la police des habitants. Mais
il informa la police des étrangers qu'il faisait
cette demande uniquement par contrainte. El-
le fut donc rejetée. Jusqu'à ce moment — lin
1947 — le séjour de Vitianu n'était pas légal
du point de vue de la police des étrangers.
Anna Thoma, aux dires du témoin, est le
bras droit d'Anna Pauker. Elle serait à l'heure
présente secrétaire générale du ministère des
affaires étrangères.
Pour finir, le témoin fait encore une décla-
ration surprenante. Après son retour de Rou-
manie, fin 1947, il aurait écrit un certain nom-
bre de lettres pour informer ses connaissan-
ces en Roumanie qu'elles s'exposaient à de
graves sanctions si l'on venait à connaître
leurs avoirs à l'étranger. Pour empêcher que
Vitianu pût avoir Connaissance de ces lettres,
il en avait détruit lui-même les copies. Mais
La constipation
La Consti pation est souvent le début de nombreu-
ses maladies. Maintenez parfait l'état de vos intes-
tins en faisant usage d'un bon dépuratif. La Tisane,
des Chartreux de Durbon, composée de «plantes,est
un excellent remède, inoffensif , pour combattre les
malaises dus à la constipation, tels que maux de
tête, «mauvaise haleine, aigreurs.
Tisane des Chartreux de Durbon : Fr. 4.68, impôt
inclus, dans loules les pharmacies ef drogueries.
Demain
,
Quand l'
amour...
ROMAN
par
Marcel Michelet
O choses autour de moi , et paroles des livres, c'est
bien le même son qu'elle rendent toutes, l'abdi-
cation, le renoncement et ia mort ! Comme «si 1»
but de la vie était la tranquillité et le silence !
« Requiescat in Pace ! » Remèdes qui me font
mal. Je ne veux pas de cette paix ni cette pierre
p la place de mon cœur !Mais la tempête ! Mais
un amour de flamme qui me consume tout entier,
qui m'enlève au-dessus de moi-même !La paix ?
D'abord atteindre Jes hauteurs et après on verra.
Je briserai la conspiration des tendresses.. . »
CHAPITRE m
i.;.V S • Le
*
liv/e mystérieux
L'aube blanchissait sous un nuage lourd. Lee
tours de St-Sulpice marquaient deux doigte dan»
ç^ii, plus tard, reçut un poste officiel dans le
ministère des affaires étrangères de Mme An-
na Pauker.
Paraît ensuite à la barre un ressortissant
ture qui, de 1921 au début de 1948, avait une
entreprise de textiles en Roumanie et qui vit à
l'heure actuelle en Roumanie. Il déclare qu'il
une fois que Vitianu eût été arrêté, le témoin
apprit, au cours de l'instruction, que le Rou-
main avait néanmoins eu copie de ces lettres.
Ses employés en avaient probablement pris co-
pie à son insu. Le témoin ignore si ses con-
naissances en Roumanie en ont subi quelque
dommage, car il y a plus d' une année qu'il
n'en a plus reçu de nouvelles...
* * *
L'Assemblée nationale française a entrepris
mardi après-midi la discussion de deux inter-
pellations au sujet de ce que la presse a bap-
tisé « le complot de la Pentecôte ». On sait
qu'à la suite de la découverte de ce complot,
plusieurs personnes, la plupart membres du
R. P. F. gaulliste, ont été arrêtées.
Les demandes d'interpellation avaient été
déposées, l'une par un député communiste, M.
Yves Peron, l'autre par un représentant du R.
P.F., M. Jean Legendre.
L'orateur communiste a déclaré : « Il s'agit
d'un complot armé monté par les gaullistes.
Uiae organisation de guerre civile existe de-
puis longtemps, qui possède des dépôts d'ar-
mes et dont les chefs n'ont jamais été inquié-
tés. La responsabilité du R.P.F. ne peut être
mise en dô*te par personne. »
L'orateur R.P.F., au contraire, voit dans
cette affaire du « complot », une manœuvre
de provocation politique ourdie par M. Jules
Moch, ministre de l'Intérieur , et dirigée con-
tre le R.P.F. Le chef du complot, M. Delore,
est, assure M. Legendre, « un mythomane que
la police utilise comme agent provocateur. »
M. Jules Moch, ministre de l'Intérieur , ré-
pond en personne aux deux interpellateurs.
Le ministre de l'Intérieur entend ramener
l'affaire à ses justes proportions en faisant va-
loir que les conjurés sont de jeunes hommes,;
qui ont conservé la nostalgie de la clandesti-
nité et ont été entraînés par « le maniaque du
complot Delore ». « Complot ridicule, ajoute
le ministre, mais complot réel, visant à renver-
ser le régime. »
Ayant une fois de plus souligné les respon-
sabilités de certains membres du R.P.F., il se
tourne vers le groupe communiste pour faire
remarquer qu'un certain nombre de militants!
sont en prison également pour détention d'ar-
mes et d'explosifs.
D'autre part , M. Edouard Herriot annonce
que l'Assemblée, par 227 voix contre 146 sur
373 votants, décide de ne pas donner suite à la
demande de levée d'immunité parlementaire
concernant M. Morand, député communiste.
En conclusion du débat sur le « complot d««
la Pentecôte » l'Assemblée nationale a adopté:
par 339 voix contre 239 un ordre du jour fai-j
sant confiance au gouvernement.
Les Quatre se sont réunis mardi à huis clos
pour la cinquième fois depuis l'ouverture de
la Conférence de Paris, afin de trouver une
solution au problème des transports et du
commerce de la ville de Berlin, où les che-
minots refusent de reprendre le travail, ainsi
que dans la question des échanges économi-
ques entre l'Allemagne orientale et occiden-
tale. Ils ont interrompu leur séance pendant
deux heures pour permettre au ministre sovié-
tique des affaires étrangères Vichinsky de se
rendre à son ambassade y chercher les derniè-
res instructions de Moscou.
M. Vichinsky revenu, toujours suivi de ses
experts et de ses secrétaires, la -séance re-
prenait et durait encore plus de deux heures
dans la salle ordinaire de la délégation fran-
çaise...
cette lumière d'eau. André, frissonnant, rejeta la
couverture qu'il avait tirée sur ses épaules, et sor-
tit. Il se réfugia, ce matin et les suivants, à l'égli-
se des •Carmes. L'abbé Déal le comprenait et le
mettait «em garde «contre son démon.
André éteit retourné quelquefois au « Bon
Marché s> ; il avait acquis son appareil de chauf-
fage des pius perfectionnés. La jeune fille pauvre,
le voyant moins misérable, s'intéressait "moins à
lui, qui pouv.ait lire dans ses admirables yeux
comme un regret. Dès lors, il était revenu sans
doute, ayant «besoin de la voir ; mais il passait à
la dérobée, il n'osait plus lui adresser la parole.
« Que c'est étrange, pensait-il. Maintenant que je
porte un costume renouvelé de pied en cap, des
guêtres ë£ d«es manchettes, Madame Berthaud de
la Poisonnière m'adresserait des sourires ; mais
cette jeune fille ca-chée dont l'absence me fera
•mourir, on dirait qu'elle a peur de moi, qu'elle se
gêne et que je la torture, «s
André persistait à penser qu'il ne pourrait vivre
sans la mystérieuse inconnue ; et c'e«st précisé-
ment de quoi l'abbé le voulait guérir.
— Voyons, André ! c'est une méprise !Avec votre
caractère de désir et de violence, comment vous
laisser fausser l'imagination par le romanesque ? Je
m'étonne que la littérature vous ait fait comme te-
Réunion
de l'Union parlementaire européenne
à Strasbourg .
Comte Coudenhove-Kalergi, secrétaire général de
l'Union parlementaire européenne, s'est rendu ré-
cemment à Strasbourg pour y préparer une réu-
nion extraordinaire de l'U. P. E.
Cette réunion aura lieu les 2 et 3 juillet à l'Hô-
tel de Ville de Strasbourg, afin de soumettre un
nombre de projets pratiques au Conseil de l'Euro-
pe avant son inauguration au mois d'août.
Présidée par M. Georges Bohy, président du
groupe socialiste à la Chambre belge, cette con-
férence réunira une quarantaine de parlementai-
res européens, parmi lesquels se trouvent l'ancien
ministre René Coty, vice-président du Conseil de
la République, le Docteur Konrad Adenauer, pré-
sident du Conseil parlementaire de Bonn ; sénateur
Ferruccio Parri, ancien premier ministre italien ;
l'ancien ministre Edouard Ludwig, président de la
Commission des affaires étrangères du Conseil na-
tional de l'Autriche ; l'ancien ministre et député
d'Athènes, M. Léon Maccas, et le Docteur Heinz
Braun, ministre de Justice de la Sarre.
o
Qni succédera au cardinal
Suhard ?
—o
«D'après « Paris-Presse » quatre prélats fran-
çais entreraient en considération pour succéder
au cardinal Suhard comme archevêque de Paris.
Ce sont Mgr «Pierre-Marie Théas, évêque de
Tarbes et de Lourdes, Mgr Gabriel Piguet , évê-
que de Clermont-Ferrand, 'Mgr Ancel, auxiliaire
de l'archevêque «de Lyon, Mgr Lefebvre, arche-
vêque de Bourges. On parle aussi «de Mgr Blan-
chet , racteur «de l'Institut catholique de «Paris.
«La « Tribune de Genève » donne ces rensei-
gnements à titre purement documentaire et sans
prétendre Je moins du monde se livrer à des
pronostics. Il y a lieu de rappeler en effet que
d«»puis la rupture du Concordat, l'élection des
évêques français dépend exclusivement du Saint-
Siège et n'est précédée d'aucune présentation of-
ficielle. Dans ces condit ions, il est très difficile
«pour ne pas dire impossible de savoir ce qui se
prépare, et l'on pense bien que la nonciature
garde à ce sujet un silence complet. Soulignons
•ependant que depuis que les relations diploma-
tiques ont été renouées entre Paris et le Vati-
can après avoir été interrompues au moment de
la séparation, le délégué du Saint-Siège s'assu-
re, par une déniarche officieuse, que le candidat
choisi à «Rome est « persona grata » auprès du
gouvernement, et cela surtout quand il s
'agit
d'un poste aussi important que l'archevêché de
Paris. Contrairement «à certaines informations, il
ne s'agit nullement là d'une obliga t ion contrac-
tuelle, mais d'une simple marque de déférence
inspirée «par le désir de maintenir «de bons rap-
ports entre l'autorité ecclésiastique et les pou-
voirs civils.
Les personnalités énumérées ci-dessus ont
toutes fait partie de la Résistance et doivent , pat
conséquent , être assez bien en cour auprès du
gouvernement.
A Paris, on pense que la désignation du nou-
vel archevêque sera fai t e avant le départ du Pa-
pe «pour Castelgandolfo, c'est-à-dire avant le 15
juillet.
Terribles accidents
Un terrible accident de la circulation automo-
bil e s'est produit sur la route Paris-Meaux, à
Pavillons-sous-bois. Un. t ract eur et sa remorque
transportant quatorze tonnes de plâtre arrivaient
au carrefour des routes de cette localité, lors-
qu'un motocycliste, M. Maldotti , 21 ans, sur-
gi «devant le lourd véhicule.
«
Pour éviter une collision , le chauffeur , M.
Léon Venant , donna un brusque coup de volant
à droite, précipitant son camion sur le trottoir.
Son «geste devait avoir des conséquences catas-
trophiques : le motocycliste passa sous les roues
da la remorque, tandis qu'une passante habitant
le quartier , Mme Germaine Roch, était écrasée
la. Vous êtes un homme de lutte, un homme d'ac-
tion, et notre temps n'est pas celui des chimères...
Cette argumentation « ad hominem
*
ne portait
pas sur André. Car il n'y allait pas pour lui d'une
histoire romanesque. Il ne rêvait point en collé-
gien ; un sentiment fort le prenait jusqu'au fond
des entrailles, une violence analogue à celle qui l'a-
vait saisi dans son enfance à la clôture du château
d» Granval. Mais cette ardeur avait grandi en un
désir d'homme, une vorace folie de tendresse.
L'abbé Déal avait place dans son cœur. André
vouait à ce prêtre fin et modeste une docilité tou-
jours plus fervente. Pour cette amitié précieuse il
consentit à se détacher des chimères. Souvent,
d'ailleurs, M. de Joigny l'emmenait chez lui dans
un cercle d'amis. On y rencontrait des philosophes,
des poètes, des savants, des artistes dont le jeune
homme ne put s'empêcher d'admirer la sagesse,
également éloignée de la routine et de l'extrava-
gance. U y régnait surtout un extraordinaire cou-
rant de sympathie, une sorte de compréhension in-
térieure des âmes, une entente cachée sur des réa-
lités qu'il devinait, mais ne connaissait pas encore.
M. de Joigny lui avait enseigné le secret du Graal.
André ne pouvait pas se défendre du charme de
ces soirées à Meudon, quand les fenêtres ouvertes
laissaient entrer les derniers rayons d'un soleil li-
par le tracteur immobilisé contre la façade de
l'immeuble. Sa fille et son bébé de quatre mois,
qui traversaient la rue à ce moment , furent griè-
vement blessés et durent être transportés à l'hô-
pital.
Le motocycliste et Mme Roch ont été tués
sur le coup. Les dégâts matériels sont impor-
tants.
*
?
*
Un chauffeur de camion , M. Emile Wagner ,
qui conduisait son véhicule dans les environs de
Metz , a eu le bras gauche complètement section-
né par une automobile, alors qu 'il le tendait à
l'ext éri eur de la cabine pour indiquer sa direc-
tion.
«Faisant preuve d'un courage exceptionnel, le
conducteur «poursuivit sa route et parvint à ac-
complir le «parcours de vi ngt kilomètres séparant
Metz de Devant-les-Ponts avec son seul bras
droit.
Les médecins t rai t ant s de l'hôpital de Metz
ont pu sauver la vie de l'accidenté « in extre-
mis ». Le bras sectionné a été retrouvé quel ques
heures plus tard , sur le lieu de l'accident.
La nappe de pétrole en Italie
du Nord
'
La découverte de pétrole en It al i e du Nord
continue à faire sensation dans toute la péninsu-
le. C'est , en effet , par des milliers de milliards de
lires que cette nouvelle richesse nationale va se
chiffrer. Le premier puits , à Cortemaggiore, dé-
bite déjà 30,000 kg. de «pétrole brut par jour.
Deux autres puits vont bientôt fonctionner. On
prévoit qu '
une centaine de puits seront creusés
dans cette région. La prospection continue.
Le pétrole déjà obtenu n'
est pas très dense,
ce qui permettra d'en tirer un «pourcentage de
benzine assez élevé, soit de 37 à 40 %. C'est un
pétrole de très bonne qualité. L'enthousiasme
règne, mais la presse rappelle que cette ressour-
ce inattendue sera convoitée et devra être dé-
fendue.
o
Orages catastrophiques
Plus d'un milliard de francs de dégâts, tel
les seraient les conséquences d'un orage de grêle
qui s'
est abattu sur la région de Fez-Meknès
(Maroc). Certains grêlon s «pesaient «plus de 125
grammes.
— De violents orages se sont abattus sur le
Texas, provoquant des inondations qui ont fai t
une dizaine de morts et à la suite desquelles on
signale un disparu. La haut eur de la pluie tom-
bée dans la seule nui t de lundi at t ei nt sept cen-
timètres. Un déraillement s'
est produit près du
village de Partners Branch et Dallas a élé plon-
gée dans l'obscurité complète par suite d'une
rupt ure des câbles électriques qui s'est produite
pendant 'les inondations de rues .
— Un violent orage s'
est abat t u sur la campa-
gne, dans la province de Vérone. La récolte a
subi des dégâts considérables du fai t de la grê-
le qui , dans certaines communes , a dét r ui t jus-
qu '
à 70 % des récoltes.
o
Le Père Plojhar suspendu
Les autorité s religi euses du Vatican ont rap-
pelé mard i au clergé romain , que le Père Joseph
Plojhar, ministre tchécoslovaque de Ja santé , qui
assiste act uel l ement à Rome «à l'assemblée mon-
diale de l'hygiène , est suspendu « a divinis » el
qu'il n'
est pas autorisé en conséquence à dire
la messe.
P
PHARMACIE NOUVELLE
DROGUERIE — SION
iUn* Bolll»r, phirm. Tel, 2.1 «.M
quide, avec le murmure des abeilles et le parfum
des marronniers.
Les cercles se terminaient par la prière dans une
chapelle aménagée au sommet de la maison, d'où
l'on sortait par une terrasse au milieu de la colli-
ne boisée.
M. de Joigny venait de souligner l'étrange histoi-
re du monde, séparée en deux courants parallèles
et contraires, toujours plus forts, l'un vers une fré-
nésie de damnation et l'autre vers la joie. Pendant
que s'agitent furieusement ceux qui n'aiment pas
Dieu, déjà se lève une élite de chevaliers... André
sourit d'abord, se demandant où on les voyait poin-
dre ; et puis il ne sourit plus : la légende dû S.
Graal prenait en lui plus qu'autrefois le charme
de la poésie ; et la charitable maison de Meudon-
Val-Fleuri parmi les marronniers en fleurs lui
semblait une retraite mystique au milieu de Bro-
céliande.
*
Vers la fin du printemps, une lettre inattendue
vint replacer André sur l'étonnant chemin dé son
destin.
(A suivre).
Nouvelles suisses
Chambres fédérales
La revision de la loi
sur l'alcool
Le Conseil national a poursuivi mardi matin la
discussion générale, commencée lundi , de la nou-
velle loi sur l'alcool.
« L'entrée en matière » n'est pas combattue, mais
très longuement commentée. L'article 11, le plus
importent, détermine la manière dont seront cal-
culés les prix assurés aux producteurs de pommes
de terre et de truite à pépins. Une minorité vou-
drait que la loi elle-même fixât ces prix, une au-
tre minorité qu'elle les fixât pour 10 ans seule-
ment. Après deux heures de discussion, ces deux
propositions sont finalement écartées à une très
forte majorité.
Les autres articles de la loi font perdre un peu
moins de temps au Conseil qui ne leur accorde
pas une attention excessive.
L'ensemble du projet est voté par 106 voix con-
tre 2.
La gestion des C.F.F.
M. Hirzel (rad. Vaud) rapporte sur la gestion
et les comptes des CF.F. pour 1948. Le solde actif
du compte de profits et pertes est de 15 millions
de francs, alors qu'il fut de 25 millions en 1947.
Pour 1949, les perspectives sont nettement défavo-
rables et il est quasiment certain qu'il faut s'at-
tendre à une nouvelle ère de déficits. Si la concur-
rence automobile n'est pas négligeable, c'est surtout
le trafic des marchandises qui cause le plus de sou-
cis. Dans ces conditions, il conviendrait de ne plus
engager de personnel nouveau et de restreindre en-
core certaines dépenses d'exploitation. Un peu de
simplicité serait de mise en matière de construc-
tions publiques.
M. Kaegi (soc., Zurich), rapporte ensuite en alle-
mand et il présente, en son nom personnel, une
proposition qui , sur le fond, est semblable à celle
de la Direction générale.
En séance de relevée, la proposition de M. Kae-
gi (soc. Zurich), de réserver, en le reportant à
compte nouveau, l'excédent de 7 millions de francs
du compte de profits et pertes des CF.F. est com-
battue par M. Burgdorfer (pays., Berne), sur quoi
la discussion sur cet objet est interrompue pour per-
mettre à la Commission de se prononcer sur la pro-
position Kaeci.
On passe alors aux rapports du Conseil fédéral
sur les mesures prises par lui pour assurer la sé-
curité du pays, et sur les arrêtés fondés sur les
pouvoirs extraordinaires et non encore abrogés.
« o
Le sort de nos compatriotes
en Roumanie
Les mesures dc représailles — car cn réali té , il
ne s'
agit pas d'aut re chose — qu'
a cru devoit
prendre le gouvernemen t roumain à l'égard de
nos compatriotes établis en Roumanie, ont sou-
levé dans toute la Suisse une vive indignation.
Nos aut ori t és , bien entendu , sont décidées à fai-
re tout cc qui sera possible pour sauvegarde r les
i nt érêt s dc nos malheureux compatriotes. Mais
lc régime actuellement au pouvoir cn Roumanie
a une notion assez étrange du droit et de la di-
gnité humaine. Ce qui rend la tâche de nos au-
torites ipas très facile.
Au total , environ 400 de nos compatriotes
sont encore établis en Roumanie. Sur ce nombre,
une trentaine auraient été arrêtés , dont vingt
remis ensuite en liberté. Ainsi , d'après les nou-
velles parvenues à Berne, une dizaine de nos
compatriotes seraient encore détenus à l'heure
actuelle. Relevons encore, à ce propos, que l'af-
fi rmat i on d'un journal roumain , d'après laquelle
le « gouvernement suisse aurait reconnu les agis-
sements malpropres dc certains citoyens suisses
habi t ant la Roumanie » est totalement inexacte.
Ce qu '
on semble reprocher à certains de nos con-
citoyens , c'
est d'avoir fraudé le fisc. Si le fai t se
révèle exact, ils devront subir des sanctions ap-
propriées. Mais ce que la Suisse ne peut tolérer,
c'
est qu'
on use de représailles à l'égard de com-
patriotes innocents , dans le but de faire libère:
un individu fort peu intéressant, aujourd'hui en-
tre les mains dc la Cour pénale fédérale. La jus-
tice, dans notre pays, ne saurait être influencée
par des considérations d'ordre politique. Les na-
zis avaient déjà pu s'
en rendre compte ; à ceux
qui usent de méthodes identiques de l'apprendre
à leur tour !Quant à nous , nous n'
avons aucune
raison de modifier notre at t i t ude ; elle repose sur
le droit et la justice qui toujour s finissent par
triompher.
——o
Un bambin mortellement blessé
Le petit Daniel Jauni n , âgé de 4 ans, enfant
de paysans d'Ogens, Vaud. est tombé, mardi ,
si mal encont reusement d'un char de foin qu'il
décéda quelques heures après, à l'Hôpital can-
tonal dc Lausanne où il avait été transporté ,
d'une f ractur e des vertèbres cervicales,
o
Un jeune apprenti affreusement
mutilé à Malley
Mardi matin, aux environs de 10 h. 30, un
terribl e accident mortel s
'
est produit à l'usine
Zwahlen et Mayr, sise à Malley, dans les cir:
constances suivantes :
Le jeune Pierre Miserez, âgé de 16 ans, en
apprentissage depuis un mois, était en train d'ai-
der à la réparation d'une courroie qui avait sau-
té, sur une légère passerelle située à trois mè-
tres du sol , lorsque sans doute à la suite d'un
faux mouvement le malheureux fut happé par un
arbre de tran««smission et lancé avec une violence
inouïe contre le mur. Bien qu 'immédiatement se-
couru par des témoins horrifiés de l'accident , le
pauvre apprenti, qui avait effectué plusieurs tour s
rivé à l'arbre dc transmission , f ut relevé dans un
état lamentable , la tête et les membres étant af-
freusement mutilés. La mort a dû être instanta-
née. Détail particulièrement navrant , le père de
la victime , M. Miserez, qui travaille également
dans l'entreprise Zwahlen et Mayr, a assisté à la
tragique fi n de son fils.
o
Au Conseil municipal de Genève
Réuni mardi soir, le Conseil municipal de Ge-
nève a élu son bureau. Le parti du travail re-
vendiquait la présidence pour M. Ch. Gorgerat ,
jusqu 'ici «premier vice-président.
C'est M. Nicolas Julita , du parti socialiste,
qui a été élu président par 38 voix , M. Gorge-
rat en ayant obtenu 25.
Le groupe du parti du travail a protesté et
a accusé les groupes de l'Entente nationale de
servir l'impérialisme américain. Les membres du
parti du travail ont ensuite quitté la salle.
M. Georges Rey (chrétien-social) a été élu
premier, vice-président par 37 voix sur 40 bulle-
tins.
o
Avia
Nos officiers aviateurs et de défense contre
avions sont groupés dans deux sociétés portant tou-
tes deux le nom d'Avia et réunies entre elles par
un lien central.
Les deux sociétés ont tenu leur «assemblée géné-
rale diman Ae 12, juin, à Berne. Le cap. Chatton,
de Fribourg, a dirigé la séance des officiers avia-
teurs alors que le cap. A. Blanchoud, de Lausanne,
présidait à celle des officiers de D. C. A.
A l'assemblée générale commune, sous la prési-
dence du col. Karnbach, de Zurich, le col.-div.
Rihner, chef d'arme des troupes d'aviation et de
D. C. A., fit part de ses observations et donna ses
consignes.
Puis les délégu«és des deux Avia, d-ans un esprit
de compréhension mutuelle, mirent au point leurs
nouveaux statuts centraux et désignèrent comme
président central celui de l'Avia-D. C. A., le cap.
A. Blanchoud, qui devient ainsi le premier prési-
dent central romand de nos officiers d'aviation et
de D. C. A.
Nouvelles locales
1
Une gronde exposition d'an
a Sien
On nous écrit :
Samedi dernier, on inaugura, dans la Maison dc
la Diète , à Sion, une remarquable exposition de
peinture et de sculpture anciennes.
Il s'agit de près de 200 œuvres de maîtres, ap-
partenant à des collections particulières et rassem-
blées ici grâce à l'initiative d'un antiquaire, M.
Rey, avec l'appui de la Société de développement de
la ville.
Jamais, sans doute, en Valais on n'aura vu pa-
reille entreprise menée à chef et sans doute les Va-
laisans pensaient-ils que seules les grandes cités pou-
vaient s'offrir le plaisir d'abriter des Velasquez, des
Rembrandt et des Goya. La preuve est faite que
nous pouvons rivaliser avec des villes qui parais-
sent pourtant bien mieux placées que notre petite
capitale.
Il est vrai que la Maison de la Diète semble
faite exprès pour recevoir les grandes œuvres du
passé. Sur les vieilles boiseries, les tableaux des
maîtres resplendissent dans toute leur beauté.
L'Ecole italienne est représentée entre autres par
un tableau de l'atelier de Raphaël , par un tableau
de l'atelier de Giotto, par un dessin de Léonard, par
un admirable portrait du Véronèse dont l'affiche
de l'exposition reproduit d'ailleurs la splendeur.
Mais on ne cite que les noms les plus illustres, lais-
sant au visiteur la joie de la surprise.
Chez les Espagnols, on trouvera deux Velasquez,
un Ribera, un Zurbaran, un admirable Goya, et
nous n'avons même pas nommé Murillo dont on
admirera pourtant une fort belle toile.
Peut-être, néanmoins, fera-t-on cas, surtout des
Hollandais : deux Rembrandt, un paysage et un
portrait, deux Franz Hais, combien d'autres qui re-
tiennent le visiteur le plus érudit comme le cu-
rieux le moins averti des choses de l'art.
Chez les Français, on aimera particulièrement un
Fragonard. un Géricault , un Delacroix, des pastels
du XVIIIe siècle, tandis qu'on retrouvera chez les
Allemands un très bel Albert Diirer.
Il faut signaler aussi quel ques œuvres de l'Ecole
Suisse, un Nicolas Manuel et même, honneur aux
organisateurs ! un Ritz, provenant d'une collection
sédunoise.
La sculpture est représentée par de fort belles
statues gothiques suisses et étrangères.
Mais ce résume du catalogue ne peut que fai-
re pressentir l'extrême richesse de cette exposition
qui mérite d'être vue par tous les Valaisans.
Au cours du vernissage, M. Paul de Rivaz, pré-
sident de la Société de développement, toujours si sent de s'accroître. D'immenses progrès se font
dévoué à toutes entreprises intéressantes, loua M.
Rey pour son initiative et remercia ses collabora-
teurs, MM. de Preux, Peillex et de Wolff. Les amis
des arts furent unanimes à reconnaître l'excellence
de cette manifestation. Elle mérite entièrement d'ê-
tre soutenue.
L'exposition est ouverte tous les jours. Elle du-
rera jusqu'à fin octobre.
o
Les microbiologistes suisses
vont se réunir à Sion
Les 25 et 26 juin aura lieu, à Sion, l'assemblée
armure de la Société «suisse de microbiologie. Le
corps médical e«st invité à participer à cette ma-
nifestation, où l'important sujet de «la tuberculo-
se sera traité. De nombreuses conférences sont ins-
crites à l'ordre du jour et nous pouvons particu-
lièrement citer les exposés suivants qui seront don-
nés par des professeurs étra«ngers :
« Ueber die Typen humaner und boviner Tuber-
kelbaziilen », (Prof. Dr Jensen, Kopenhagen) ;
«La Chimiothérapie expérimentale de la tuber-
culose », (Prof. Dr Levaditi, Paris) ;
« Die Chemotherapie der Tbc unter Ausschluss
der Antibiotica », (Prof. Dr Domagk, Wuppertal-
Elberfeld).
N
Pour assurer la réussite de cette journée, un
Comité d'organisation s'est formé. Il est composé de
MM. Drs de Courten, spécialiste pour les «poumons,
Montana, Venetz, chimiste cantonal, Sion, J. Lu-
gon, «bactériologue, Sion, Calpini, chef du Servi-
ce de l'Hygiène, Sion, et R. Taugwalder, pharma-
cien, Sion.
o
Une récollection pour les foyers
Voici quelque chose pour vous, papas et ma-
mans, époux et épouses. Une journée de prières
et d'instruction.
Votre vie religieuse, plus difficile à mener, dans
un monde plein de faux préjugés et de mauvais
exemples, à cause de vos nombreux soucis spiri-
tuels et «matértels, devant la grande tâche d'édu-
quer des âmes d'enfants, votre vie religieuse doit
être éclairée et affermie. Aussi, nous vous don-
nons rendez-vous pour dimanche 19 juin à Notre-
Dame du Scex.
Sous le regard bienveillant de cette Epouse et
Mère idéale, nous passerons cette journée, qui
commencera par la Sainte Messe à 10 h.
Il sera cependant possible aux époux qui arri-
veront plus tôt de recevoir les Sacrements : un
prêtre sera sur «place d«ès 9 heures.
Que chaque couple prenne son pique-nique.
Les trois instructions de la journ«ée s'achèveront
par le Salut à 16 heures.
Ce sont les couples que nous attendons, l'époux
et l'épouse ensemble. Nous faisons surtout appel
aux jeunes foyers.
Des jeunes filles seront sur place pour s'occu-
per des enfants qu'on n'aura pas pu confier à d'au-
tres personnes. Venez nombreux, de partout. La
Sainte Vierge vous attend !
Chne F. D.
Société valaisanne de bienfaisance
à Genève
L'assemblée annue.lle de ' notre société au Café
du Midi, à Genève, a fait ressortir la grande ac-
tivité de «la Bienfaisance : plus de 50 personnes ont
été secourues durant l'année 1948 et cela pour un
montant de Fr. 1200.— ; mais elle a aussi fait ap-
paraître l'état toujours «plus déficitaire de notre
caisse. Le déficit pour l'année 1948 se monte à plus
de Fr. 450.—.
Si 1assurance vieillesse et survivants a déjà ren-
du d'inappréciables services, il n'en reste pas moins
que dans bien des cas elle est inopérante. Que l'on
songe, par exemple, à ces familles de 4, 5 ou 6
enfants en bas âge, dont la «mère est malade et
l'on voit que le salaire du père, travailleur et
honnête, ne suffit plus à l'entretien normal de sa
famille. Aucune institution légale ne le protège si
ce n'est que l'assistance publique. Que dire de ces
personnes âgées, souffrantes, dont le seul gain est
la rente transitoire de l'A. V. S. !
Ces cas de compatriotes, et il en est d'autres
aussi tragiques, ne peuvent nous laisser indiffé-
rents.
Du rapport de gestion, il en est résulté que
nous devons faire plus encore que par le passé.
Hélas ! les moyens financiers dont nous disposons
sont trop faibles. Plusieurs communes qui jusqu'ici
nous avaient grandement aidés, ont suspendu,
temporairement nous voulons le croire, l'octroi de
leurs subsides. D'autres, par contre et elles sont
la majorité n'ont jamais daigné nous favoriser
d'une aide même minime.
C'est pourtant sans distinction de langue ou d'o-
rigine que nous aidons les Valaisans dans la gêne
ou la misère.
Combien de fois avons-nous évité un rapatrie-
ment et ainsi une très lourde charge aux commu-
nes, en venant secourir nos compatriotes. Mais si
financièrement nous ne sommes par soutenus nous
ne pourrons continuer cette belle œuvre de cha-
rité fratem«elle.
C'est pourquoi nous lançons aujourd'hui un ap-
pel pressant à toutes les communes et à tous les
cœurs charitables du Valais pour qu'ici nous puis-
sions, grâce à leur aide matérielle, procurer à des
Valaisans éprouva par le destin, des jours un peu
plus ensoleillés.
Notre compte de chèque postal porte le No 2688.
A tous ceux qui j usqu'ici nous ont offert leur
appui, Etat, communes, particuliers, la Société va-
laisanne de bienfaisance à Genève leur garde une
profonde reconnaissance, et elle espère que son
appel ne restera pas sans écho.
Le comité pour l'année 1949 a été constitué
comme suit : président : M. Victor Roh ; vice-pré-
sidents : MM. Xavier Deslarzes et Jérémie Rey ;
«secrétaire : M. Lucien Bressoud ; trésorier : M.
Maurice Coquoz ; enquêteur : M. Charles Sermier ;
membres : Mme Cécile Escher, MM. Joseph Ma-
gnin, Auguste Vocat et Edouard Bonvin.
o
« Pro Infirmis » remercie
Une fois de plus, le peuple suisse a répondu à
l'appel de « Pro Infirmis » avec une générosité qui
ne se départit pas. Au nom des infirmes, nous ex-
primons aux donateurs notre gratitude la plus vi-
ve. « Une petite bonne action est préférable à une
grande bonne intention !», c'«est ce qu'ils ont abon-
damment prouvé !
Nous devons cependant signaler que le produit
de la vente de cartes de «Pro Infirmis » est moins
élevé que «l' année d-ernière. Or, les tâches de l'ai-
de aux infirmes, bien loin de «diminuer, ne ces-
dans ce domaine, qui entraînent des dépenses con-
sidérables mais productives. Puissent ceux qui
n'ont pas encore envoyé un don en échange de leur
pochette de cartes le faire sans tarder car nos in-
firmes ont besoin de l'aide morale et «matérielle
de tous leurs concitoyens pour pouvoir devenir
eux aussi des artisans du développement spirituel
et de la prospérité du pays.
o
Les cartes et les timbres
du 1er août
Le Comité «suisse de la Fête nationale commence
sa collecte par la mise en vente de la carte et
des timbres du 1er août. Contrairement aux an-
nexes précédentes, la carte n'est pas une création
nouvelle, mais la reproduction d'un sujet ancien
et fort connu, la poste du Gothard par le «peintre
zurichois Rudolf Koller. La popularité du sujet ne
nuira pas à la carte, bien au contraire. L'image a
gardé toute sa beauté et en l'année du centenaire
des postes fédérales elle prend une valeur d'actua-
lité.
Les timbres du 1er août sont édités dans les
valeurs de 5, 10, 20 et 40 ct. avec une surtaxe de
10, respectivement de 5 ct. A part la vente dans
les rues et aux guichets de la poste, on les trou-
vera aussi dans les kiosques et les librairies de
gare. Le timbre de 5 ct. qui représente un facteur
faisant sa tournée, rappelle le centenaire de la pos-
te. Les autres timbres montrent des maisons suis-
ses typiques du Jura, du canton de Lucerne et du
Prattigau. Ces timbres sont valables jusqu'au 30
novembre.
Le produit de la vente des timbres et des cartes,
comme d'ailleurs le produit de toute la collecte,
sera consacré à la formation professionnelle de no-
tre jeunesse. Puisse un but aussi utile lui amener
des acheteurs en grand nombre.
o
Théâtre de Sion
Pour clore la saison, les artistes. de la. Comédie
de Genève donneront, le mardi 21 juin, à 20 h. 30,
« BATAILLE DE DAMES », comédie gaie de Scri-
be et Legouvé.
Cette pièce vient d'obtenir un véritable triom-
phe à Genève et la presse en a dit le «plus grand
bien.
La distribution comprend Yvonne Desmoulins,
Mireille Barsac, Pierre Gatineau, Alexandre Fédo,
Gilbert Lipp et Adrien Gitta.
Nous pensons que personne ne voudra manquer
cette occasion de «passer une agréable soirée.
C'est pourquoi nous recommandons de retenir
les places au magasin Tronchet, tél. 2.15.50. Prix
des places : Fr. 2.50, 3.50 et 4.40 ' (taxés compri-
ses). (Voir aux annonces).
o
Tombola du Jubilé de la Gymnastique
Voici la liste des numéros gagnants :
No 5119, gagne 1vélo ; 3608, gagne 1radio ; tous
les billets se terminant par 79 et 94 gagnent une
bouteille.
Les lots sont à retirer à l'Hôtel de la Planta jus-
qu'au 30 juin courant. Passé cette date, ils seront
considérés comme acquis à la Société.
o
La carte-epargne
Au moment où la situation devient plus diffi-
cile, on apprécie d'autant mieux les avantages qui
nous sont a«ccordés.
C'est pourquoi nous sommes reconn.aissants aux
commerçants affiliés au Service d'Escompte, d'a-
voir institué la carte-épargne.
Comme son nom l'indique, elle favorise l'épar-
gne tout en facilitant l'achat de certains objets ou
marchandises.
Il faut dire que, le plus souvent, la imaiagère
¦est impatiente de toucher les 5 fr., car cet «argent
lui appartient en propre et elle en dispose à son
gré. Cependant, lorsqu'elle veut faire un achat
plus important, ne collectionne-t-elle pas «plusieurs
carnets pour les présenter ensemble au rembourse-
ment et disposer ainsi d'un montant plus élevé ?
C'est ici que la carte-épargne rend service et
apporte un réel avantage. En effet, au lieu de con-
server chez soi les carnets d'escompte, vous « tes pré-
sentez aux commerçants sitôt remplis! Ces der-
niers vous remettront, pour chaque carnet, iin tim-
bre-épargne d'une valeur de Fr. 5.—. Vous lés col-
lerez sur la carte-épargne qui vous est remise gra-
tuitement, et lorsque les 5 cases de cette carte
seront remplies, ce qui représente une valeur de
Fr. 25.—, vous toucherez Fr. 26.—, bénéficiant d'un
avantage de 4 %.
Le sytème est ingénieux et l'avantage qu'il pro-
cure est appréciable.
Il évitera aussi l'inconvénient d'acheter à cré-
dit. En effet, vous pouvez, petit à petit, préparer
l'argent nécessaire à un achat déterminé tout en
bénéficiant d'un 4 %.
Ne manquez pas de demander les cartes-épar-
gne.
Félicitons les membres du «Service d'Escompte
d'avoir institué cette carte et remercions-les pour
l'avantage supplémentaire qu'ils nous accordent.
Ils prouvent, une fois de plus, que leur souci
est de rendre service.
Grains de bon sens
La façon catégorique dont le peuple suisse a re-
poussé la loi sur Ja tuberculose continue de four-
nir matière à interprétations variées...
C'est ainsi qu'on ne manque pas de s'étonner
que le Parlement continue à fabriquer et voter
des lois dont le peuple ne veut pas, alors qu'il
serait si simple de laisser les gens vivre et se dé-
brouiller tout seuls, dotés qu'ils sont d'un attirail
législatif déjà largement suffisant.
Le fait est que les pays qui légifèrent le moins
possible ne sont pas liss plus malheureux. Tandis
que ceux dont le parlement passe son temps à ré-
«glementer, ordonner, arrêter, édicter et étatiser fi-
nissent par étouffer sous le carcan des lois.
VOUS LES AVEZ TOUTES ESSAYEES...
... sauf celle de Roger & Gallel, Paris, car vous
l'auriez adoptée 1 La crème à raser avec laquelle
sans eau, sans blaireau, vous serez vite et bien rasé I
Echantillon suffi sant pour une semaine contra Fr.
0.60 en timbres-poste envoyés à Rogal S, A., A, Rue
du Beulet , Genève,
Nous n'en sommes, Dieu merci, pas encore la !
Mais j'ai l'impression qu'U ne faudrait pas pous-
ser beaucoup certains de nos députés pour qu'ils
proposent un arrêté réglementant la culture de la
salade en série ou une loi spécifiant le nombre
de degrés d'alcool que doit contenir le kirsch qu'on
met dans la fondue. Pour eux chaque jour qui pas-
se sans qu'on ait coiffé le peuple d'un nouveau
paragraphe ou supprimé une des dernières libertés
existantes, est une catastrophe. Si on les laissait
faire, et sous prétexte de progrès social, ils vous
diraient combien de cigarettes vous devez fumer
par jour, 'quelle marque d'apéritif il faut boire et
si les soupirs profonds sont permis lorsque le ci-
toyen suisse est amoureux. C'est si vrai qu'il suf-
fit de sortir cinq minutes de son pays «pour retrou-
ver un air et une impression de libe«rté qu'on avait
perdue depuis longtemps.
Au surplus, il faut bien reconnaître que la «pre-
mière et fatale conséquence de l'abondance des lois
est l'envie irrésistible de les violer. On est telle-
ment sûr en s'endormant chaque soir d'avoir fait
durant la journée au moins cinq ou six choses in-
terdites par les règlements qu'on se réveille le
lendemain avec la ferme conviction de ne pas con-
naître la millième partie des choses que le Code
autorise ou défend (nul n'est censé ignorer la loi !)
ce qui finit par vous rendre parfaitement indif-
férent à toutes sortes de prescriptions parfois as-
sez justes, régulières ou importantes.
Ainsi l'esprit des lois est remplacé peu à peu par
le mépris des lois...
Et ce n'est pas pour rien qu'à la frontière bâlol-.
se les douaniers suisses vous scrutent jusque des-
sous votre voiture avec un miroir placé au bout
d'un bâton, histoire de voir sans doute s'il ne vous
a pas,-poussé des litres de cognac sur l'estomac !
Cela n'empêchera sans doute pas nos parlemen-
taires de parlementer et nos députés de légiférer.
Plus il y a de complications et plus cela les en-
chante. Mais on ferait bien de se dire à Berne que
le peuple suisse en a « soupe i> des fabricants de
lois en série et qu'il ne* demande qu'une chose :
la paix, encore la paix et toujours la paix ! Au
lieu de bureaucratie un peu «de «bon sens ! Au lieu
de paperasse un peu d'initiative personnelle et de
jugeofcte !
On verra «bien du reste ce qui se passera à pro-
pos de la prochaine votation sur la loi sur la pro-
priété foncière rurale, loi compliquée et tracas-
sière qui par certains côtés coupe les herbes en
quatre et transforme le paysan suisse en simple
rond de cuir. Je parie volontiers un sou contre
tout l'or contenu dans les nouvelles mines de l'A-
frique du Sud que le peuple suisse à nouveau di-
ra « Non, non et non... ». Ce qui prouve qu'il ne
s'y laisse pas «prenilre et qu'il a plus de suite qu'on
ne suppose dans les idées. Comme «disait un con-
frère, ce ne sont pas de nouvelles lois qu'il faut
promulguer. C'est en abroger une partie qui s'im-
pose...
Tant il est vrai qu'en la matière l'abondance
est pire que la disette !
(« L'Impartial ») Le père Piquerez.
BEX. — La vie artistique. — (Corr.) — On n'of-
fre guère aux Bellerins d'occasions >de se cultiver.
Or voici que quatre peintres ont , coup sur coup,
accroché leurs œuvres à l'Hôtel de Ville.
Les compositions de M. Chollet, aux «belles har-
monies de couleurs, étaient d'une conception si
nouvelle pour un public non prévenu, que généra-
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« D. K. W., charge 400 kg., «parlait élat mécani que,
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lement il a par contre-coup donne son approbation
aux portraits d'anknaiix de Mlle Vidoudez.
Le succès de M. Bandet a certainement pâti de
ce qu'il n'est pas de la localité ! Ses dessins de
nus, ses portraits surtout sont remarquables par
la concentration de leur architecture, la qualité de
chaque coup de crayon. Cet artiste peint comme il
dessine : il voit des valeurs auxquelles se subor-
donnent les couleurs vraiment accordées avec une
rare science. Mais leur éclat amoindri a laissé à
la plupart des visiteurs une impression de tristes-
se qu'une nouvelle
¦
visite aurait le plus souvent
dissipée.
C'est un contraste marqué qu'apportent les co-
loris enjoués de M. Marendaz qui occupe la cimai-
se depuis samedi. >Qn lui reprochera de manquer
d'une 'ligne «de èonduité : la diversité de ses mo-
yens pourrait le faire paraître hésitant. Négligeant
une Reuss aux coloris trop conventionnels, rele-
vons aux deux extrêmes de son . clavier des Chry-
santhèmes d'une facture toute féminine, et un
bouquet de Châtaigniers aux contrastes d'une
grande virilité : il -y a là une verve (qu'on re-
trouve dans un Verger fleuri), une intensité qui
sont ailleurs bridées par un souci du détail p«as
toujours subordonné au tout. Mais l'optimisme
avec lequel le peintre nous présente les sites voi-
sins de notre Rhône lui renouvellera un assenti-
ment quasi unanime, d'autant plus que le 29 juin
il nous présentera, au moyen de projections en
couleurs, les chefs-d'œuvre de quatre cents siè-
cles de vie artistique.
H. C.
COLLOMBEY. — Assemblée primaire. — Corr.
— L'Assemblée primaire de Collombey se déroula
en présence' d'un nombre très restreint de citoyens.
Les comptes de l'exercice écoulé furent lus par M.
le président de la commune, Bernard de Lavallaz.
Il est réjouissant de constater que les comptes 1948
bouclent par un bénéfice de quelque 35,000 fr. Le
budget de 1949 prévoit un excédent de dépenses,
mais le Conseil communal a été plutôt pessimiste
afin de procurer une agréable surprise si... tout va
bien pour l'année 1949.
Dans les divers, quelques renseignements furent
demandés sur des travaux d'édilité et sur la du-
rée de la scolarité.
A =22 h., l'Assemblée ' primaire a été close par
M. B. de Lavallaz.
Il nous semble que la participation à l'Assem-
blée primaire serait certainéhient plus importante
si elle était convoquée plus tôt, c'est-à-dire en
mars. Dans une conmiurie rurale, il faut tenir
compte des travaux agricoles qui retiennent fort
tard les citoyens aux champs, surtout en pério-
de de fenaison. ' Pourquoi l'Assemblée «primaire ne
serait-elle pas convoquée un dimanche après-mi-
di, -par exemple. Nous avons obtenu la certitude
que l'Administration • communale ferait tout son
possible, 'et à notre avis elle le peut, pour qu'à l'a-
venir les citoyens soient convoqués en mars déjà.
Nous ne voulons pas épiloguer plus longuement ici
sur ce sujet , car nous avons la conviction que, dans
l'intérêt de tous, la prochaine Assemblée primai-
re sera convoquée au printemps 1950.
Piercy.
DAVIAZ. — Fête de printemps. — Chers amis
de la montagne, èhërs défenseurs de notre sport
national , chers amateurs de quilles et de musique
champêtre, le Ski-Club Daviaz vous invite tous
dimanche prochain, 19 juin, à sa «Tête printa-
nière ».
Dès la sortie de la' messe un grand match aux
quilles sera organisé et. les amateurs peuvent d'o-
res et déjà se donner rendez-vous, car un jeu
dernièrement rénové leur permettra de faire de
magnifiques passes.
Une course pédestre des plus captivantes atti-
rera certes bon nombre de curieux. Comprenant
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un circuit de quelque 6 km., elle sera disputée par
plusieurs spécialistes.
Dès le début de l'après-midi, vous aurez le plai-
sir d'entendre plusieurs productions données par la
vaillante Chorale de Massongex. Un orchestre nou-
veau se chargera de vous mettre dans l'ambiance
et de vous donner la cadence. Sans compter que
vous pourrez tenter votre chance à une tombola
bien achalandée.
Nous vous attendons tous, et vous assurons d'a-
vance des heures j oyeuses qui vous feront oublier
les souci journal iers.
M. J.
GRANGES. —
f
Mme Louise Dubuis. — Corr.
— Une foule recueillie qui compatissait intensé-
ment à la douleur poignante d'une famille en lar-
mes accompagna mardi à sa dernière demeure ter-
restre une personne de grand mérite. Rarement on
aura vu à Granges des obsèques aussi imposantes
que celles qui furent faites à la bonne maman,
Mme Louise Dubuis, emportée brusquement par
la maladie vers un monde meilleur pour la déso-
lation humaine de sa famille et de tous ceux que
le travail , les affaires, les relations quotidiennes et
amicales mettaient en contact avec sa conscience,
son honnêteté et sa 'loyauté. Mme Dubuis fut une
bonne épouse et mère, la femme accomplie, per-
sonne toute de droiture et de simplicité et de tra-
vail . Elle contribua beaucoup à donner à son im-
portant commerce un essor réjouissant. Sa gran-
de bonté se prodiguait «dans le secret pour le pro-
chain. Beaucoup se souviendront de ses services,
car elle comprenait les situations et savait juger
jusqu'à Ja valeur morale de ses clients. Sa généro-
sité empreinte de discrétion; conquit tous des cœurs
durant sa vie et jusqu'au dernier soupir, qui fut
une aspiration vers le ciel . Sa mort fut si belle
dans la paix céleste !
A sa fa mille qui verse les larmes de l'adieu
chrétien, de l'adieu de ceux qui ont l'espérance,
nos ,pl us sincères condoléances.
¦
-.
Et.
ISEBABLES. — La doyenne nous quitte. —
(Corr.) — On a enseveli, hier mardi, 14 juin, Mme
Elisabeth Crettenand, née Larzet. Elle avait atteint
le bel âge de 94 ans. Elle était née le 17 janvier
1856. Elle avait à ce jour une dizaine d'arrière-
petits-fils.
LATO-VILLAGE. — Comm. — Samedi et di-
manche seront donc les jours les plus ensoleillés
de l'année, puisque c'est à ces dates que la Fanfare
fera sa kermesse annuelle. C'est au Bar que vous
Savourerez les instants charmeurs de la douce eu-
phorie estivale, en suçant une liqueur servie par
"dès barmans stylés. Le vin de la cantine rafraîchi-
ra lés assoiffés, tandis que de ravissantes demoi-
selles vous porteront des sanchviches et des pâ-
tisseries que vous dégusterez, enivrés par la mu-
sique enchanteresse des f«anfares et des chœurs
mixtes harmonieux. Mis en train par les jeux,
comblés par la tombola, vous serez agréablement
bercés par l'orchestre endiablé, qui conduira le
•bal j usqu'au matin. -Ces alléchantes perspectives
attireront un public si nombreux qu'il vous faudra
venir tôt pour avoir de la place... et refaire une
cure de bon sang. Bébé.
P. S. — Le match aux quilles commencera ven-
dredi déjà au Café des Fortifications.
ST-MAURICE. — Votation populaire du 19 juin.
— L'Assemblée primaire est convoquée à l'Hôtel
de Ville, 1er étage, le samedi 18 juin, de 17 à 19
heures, le dimanche 19 juin, de 10 h. à midi, à l'ef-
fet de se prononcer sur l'acceptation ou lé rejet :
a) du décret du 20 janvier 1949 réglant l'applica-
tion de la loi fédérale du 20 décembre 1946 sur
l'assurance-vieillesse et survivants : b) du décret
tracteurs
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faucheuse. Fr. 3000 —. Petit
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du 13 avril 1948 concernant l'adhésion du canton
du Valais au concordat intercantonal ayant pour
but d'interdire les" arrangements fiscaux.
Administration communale.
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ST-MAURICE. — Programme de la promenade
annuelle des écoles primaires, le mardi , 21 juin. —
5 h. Diane ; 5 h. 30 Rassemblement sur la Place
du Parvis ; 6 h. 02 Départ de la gare C. F. F. pour
Lausanne : 6 h. 52 Arrivée à Lausanne ; 7 h. 07
Départ de Lausanne ; 8 h. 23 Arrivée à Berne ; 8
h. 45 Visite de la Tour de l'Horloge ; 9 h. 10 Col-
lation à la Grande Cave ; 9 h. 40 Visite de la cathé-
drale et de la Fosse aux ours ; 10 h. 45 Départ pour
le jardin zoologique ; 11 h. 15 Arrivée au Jardin
zoologique ; 12 h. Départ en fu niculaire pour le
« Gurten » ; 12 h. 30 Arrivée au « Gurten » ; 14 h.
15 Départ du « Gurten » ; 14 h. 42 Départ de la
gare de Wabern ; 14 h. 55 Arrivée à Berne ; 15 h.
Visite du Palais fédéral , de l'église de la Trinité
et du Monument des Postes ; 1G h. Départ pour la
gare C. F. F. ; 16 h. 15 Départ de Berne pour Bri-
gue ; 16 h. 52 Arrivée à Spiez ; 17 h. 02 Départ de
Spiez ; 18 h. 47 Arrivée à Brigue. Collation à l'Hô-
tel Victoria ; 19 h. 58 Départ de Brigue ; 21 h. 15
Arrivée à St-Maurice.
Coût de la promenade : Prière de «consulter le
programme affiché au pilier public.
Inscriptions : Enfants de St-Maurico, enfants d'E-
pinassey, auprès de M. J. Brouchoud , instituteur ;
jeunes gens et adultes, au Greffe municipal , St-
Maurice.
Dernier délai d'inscription : lundi , 20 juin , à 12
heures.
En cas de mauvais temps, la promenade pourra
être renvoyée.
Observations : La Commission scolaire décline
toute responsabilité à l'endroit des personnes qui
s'attireraient des ennuis par leur faute. Tous les
participants sont tenus d'observer strictement, par
esprit de discipline et pour le bon ordre, le pro-
gramme établi. Les emplacements occupés doivent
être laissés propres. Les boîtes de conserves, les
papiers, etc., seront soigneusement enlevés.
Commission scolaire, St-Maurice.
ST-MAURICE. — Vente dc charité en faveur de
la chapelle de Sainte-Thérèse de l'Enfant-Jésus à
sanctuaires chers à la population bas-valaisanne,
la chapelle de Sainte Thérèse de ,1'Enfant-Jésus à
Epinassey occupe une place de choix. Et pourtant...
une lourde dette pèse encore sur le gracieux édi-
fice élevé il y a 24 ans déjà.
Conscientes de la charge quo cela représente
pour la paroisse, les dames et jeunes filles de St-
Maurice-Epinassey ont confectionné durant l'hiver
de nombreux ouvrages allant des plus simples aux
plus somptueux.
Ces ouvrages seront mis en vente à des prix très
avantageux, le dimanche 19 juin, jour de la Pre-
mière"-Communion, après la cérémonie de l'après-
midi, soit vers 15 heures, en la Salle de Gymnas-
tique de St-Maurice, au cours d'un GRAND THE-
VENTE.
Une crémerie bien fournie en pâtisserie, glaces,
rafraîchissements de tous genres, permettra aux
familles de prendre sur place sans dépenses exa-
gérées leur goûter de fête. Ceux qui ne désirent
pas se livrer à des achats d'ouvrages pourront mar-
quer leur sympathie à l'Oeuvre en participant à
une tombola bien achalandée ou en tentant leur
chance soit à la pêohe «miraculeuse, soit aux divers
jeux qui seront organisés. •
Le comité d'organisation s'est assuré le concours
d'un petit orchestre de jeunes, le « Jazz Atomic »,
ainsi que celui du « Duo Renaldy's s, artistes jon-
gleurs-équilibristes valaisans, finalistes du con-
cours d'amateurs 1948 au Roxy. Ces artistes, dont
les débuts avaient été très remarqués, s'affirment
de plus en plus comme égaux et même supérieurs
à bien, des profe«ssionnels. Ils présenteront trois
numéros n 15 h. 30, 16 h. 30 et 17 h. 30.
L'exposition des ouvrages sera ouverte au pu-
blic dès samedi 18 juin, à 17 h.
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SAXON. — Société de tir «L* Patrie
* —
(Comm.) — Le Comité de la Société de tir rap-
pelle à tous les militaires astreints aux tirs obli-
gatoires qui n'ont pas encore accompli leurs tirs,
que le stand sera ouvert une dernière fois à leur
intention le dimanche 19 juin, de 6 h. à 9 h. 30.
La Société de tir ne prendra aucune responsa-
bilité pour les militaires fautifs qui ne se pré-
senteront pas et rend ces derniers attentifs à J'or-
donnance fédéral e dans la matière selon quoi ceux-
ci devront accomplir un cours de tir de trois jours,
sans solde. Le Comité.
o
Pour le tunnel du Saint-Bernard
«Le Conseil admi ni st r at i f de Montreux , l' Offi-
ce du tourisme de Mont reux et la Société in-
dust ri el l e ct commerciale de Montreux ont adres-
sé au Conseil d'Etat vaudois un t él égramme le
pri ant dc fai re le maxi mu m pour que soit réali-
sé le t unnel rout i er du Grand-Saint-Bernard , qui
revêt une importance économique immense pour
le canton.
L'Épilogue d'une bagarre a Vélroz
Le t ri bunal d' arrondi ssement d'Hérens-Con-
they. présidé par M. Mariéthoz , assisté des
présidents dc Sion ct de Sierre , s'est occupé dans
sa dernière séance d'une bagarre qui a éclaté à
la sortie d' un café à Vétroz le 11 janvier 1948.
Des jeunes gens avaient attaqué et roué de
coups M. Germain Delaloy e qui f ut ensuite je-
té dans un ruisseau. Gravement blessée, la vic-
t i me a subi une très longue incapacité de t ravai l
après une opérat i on nécessitée ensuite de l' acci-
dent.
Les agresseurs avaient confié leur défense à
Me Albert Pa«pilloud et Me Max Cri t t i n assis-
t ai t lc pl ai gnant .
Le Tribunal vient dc rendre le jugement sui-
vant :
Le principal inculpé Arsène R. a été condam-
né à la peine de hui t mois d'emprisonnement
avec sursis ct aux frais de la cause.
Les aulre s jeunes gens sont acquittés.
Accident de la circulation
(Inf. part.) M. André Gaillard , carrossier à
Sion, au volant de sa voiture , se dirigeait sur
Pont-dc-la-Morge quand , près de Ja place de la
Pl ant a , l'auto f ut accrochée par une jeep, pilo-
tée par le cpl Henri Bruppacher , des troupes
légères en service à Sion.
Tout se solde «par des dégâts matériels aux
véhicules.
Atterrissage forcé
(Inf. part.) Un avion piloté par «M. Walder ,
de «Lucerne , a fai t un atterrissage forcé sur l'aé-
rodrome de Sion. L'appareil s'était posé en par-
t i e sur la piste en construction ct l'une des roues
ét ai t sur lc défoncement du terrain. Un des oc-
cupant s a été légèrement blessé.
o
Tombée d'un char
(Inf. part.) Dans des circonstances encore mal
définies , Mme Hélène Dayer , de Chandoline, est
tombée d'un char qui ci rcul ai t dans les rues de
Sion. Elle a été relevée avec le nez cassé et des
cont usi ons .
o
Fonctionnaires des poursuites
et faillites
La Conférence de cette année des «fonctionnai-
res des Offices de «poursuites et de faillites de
la Suisse a eu lieu à Schaffhouse , sous la pré-
sidence de M. Martz. Après expédition rapide
des affaires internes de l'Association, les part i -
ci pant s ont entendu une conférence de M. B.
Habert hur . chef de l' Office des poursuites et fail-
lites de Bâle, sur une question professionnelle.
Au banquet officiel , le président a salué la pré-
sence de représentants du Tribunal fédéral et du
Département fédéral de justice et police, ainsi
que celle du directeur de la justice dans le can-
ton de Schaffhouse W. Bruhl mann. Dans son
allocution , M. W. Thalmann , adjoint au Dé-
part ement fédéral de justice et police, a relevé
les bons rapports qui existent entr e les autorités
et le comité de la Conférence et qui se sont ré-
vélés fort uti les lors de la nouvelle revision de la
loi sur les poursuites et faillites.
LES SOCIÉTÉS D'AGAUNE
VIEUX PAYS
Répétition : Vendredi 17 juin, à 20 h. 30 préci
ses : dames, messieurs et orchestre.
Présence indispensable.
Le Comité.
Chronique sportive
FOOTBALL
F-C. Bouveret I-Martigny II: 1-2
après prolongations
On nous écrit :
Le dernier match de la poule finale opposant les
Pirates du Lac aux Octoduriens s'est déroulé di-
manche après-midi au Bouveret par un temps
idéal.
Le jeu présenté par les deux équipes fut de
bonne qualité surtout en première mi-temps. D'em-
blée les blancs de Martigny partent à l'assaut
des buts adverses, mais leurs avants temporisent
trop et n'arrivent pas à concrétiser leurs efforts.
Dernière heure
Les fêtes japonaises en 1 honneur
de saint François-Xavier
TOKIO, 15 juin. — Le dimanche de la Tri-
nité , 12 j ui n , ont pris fi n , à Tokio, les cérémo-
nies solennelles commémorant le quatrième cen-
tenaire de l'arrivée au Japon de saint François-
Xavier. Aut our de Son Em. le cardinal Gilroy,
archevêque de Sydney, Légat pontifical , se trou-
vaient groupés les représentants de tous les con-
tinents.
Le dernier jour des fêtes commémoratives , le
cardinal-légat a célébré à l'un des stades de To-
kio une Messe pontificale à laquelle assistaient
60,000 personnes. Les mani fest at i ons qui se sont
déroulées depuis trois semaines «dans les princi-
pales villes du Japon, de Nagasaki à Tokio, ont
suscité le plus grand enthousiasme. Les autorités
civiles se sont associées largement aux cérémo-
nies. Le cardinal Gilroy est reparti lundi pour
Sydney.
La grève des fonctionnaires
français
PARIS, 15 juin. — La grève des .fonctionnai-
res français bat son plein en France en général ,
et dans la capitale en particulier. Entre autres
services, le service officiel de météorologie fran-
çais a cessé le travail , si bien que de nombreux
quadrimoteurs des lignes internationales sont im-
mobilisés. C'est ainsi «par exemple que des appa-
reils de transports , dont plusieurs d'Air-France,
sont immobilisés sur des aérodromes d'Europe, et
attendent de pouvoir gagner Paris. On signale
plusieurs de ces avions à Cointrin-Genève, à Ro-
me et dans d'autres «pays.
Les PTT. parisiens ont refusé ce matin d'en-
voyer des télégrammes. Les téléphones eux aus-
si sont at t ei nt s par la grève. Seuls, t rent e emplo-
yés assurent les services interurbains.
Les élucubrations
de l'envoyée spéciale du journal
communiste parisien
au procès Vitianu
«PARIS, 15 Juin. (Ag.) — Le procès Vitia-
nu , qui se déroule actuellement à Winterthour
sert de thème à l'envoyée spéciale de « L'Hu-
manité », Rosa Michel , à un article «don t le moins
que l'on puisse dire est qu 'il manque totalement
d'objectivité.
En voici quelques extraits :
Le «président du tribunal est assez mal traité :
« On le prendrait plus aisément «pour l'avocat
général , t ant il est partial et agressif... ce qui
lui importe , c
'
est de reprendre servilement les
accusations « d'activités répréhensibles au profit
d'une puissance étrangère », d'« informations po-
litiques », de « chantage », d'« usure », de
« prévarication », «pour lesquelles un groupe d'é-
migrés roumains , des traîtres à leur «patrie , ont
fourni les éléments... »
La j ust i ce fédérale est appréciée sans grande
considération : « Pour monter cette affaire , elle
n'
a pas reculé devant les plus basses méthodes.
On a saisi chez le conseiller économique toutes
ses archives. On a ouvert sa correspondance, on
est allé même jus qu'à saisir son testament «pour
découvrir , au nombre de ses exécuteurs testamen-
taire s, qu 'il prévoit au cas de décès de sa femme,
une personne touchant le ministèr e des affaires
étrangères de Roumanie ».
«La «presse suisse reçoit aussi son paquet : « Le
rouge de la hont e monte au front de tout 'hom-
me impartial , quand on lit l'acte d'accusation
adressé à tous les journalistes , tandi s qu'
on re-
fusait à la défense la distribution de son pro-
pre mémoire. Ce procès se déroule en «plein dé-
chaînement d'une guerre des nerfs , menée «par
une grande partie de la presse à tout faire, d'ici
ou d'ailleurs. »
Peu à peu les locaux desserrent l'étreinte et cons-
truisent de joli es offensives. Sur l'une d'entre el-
les, à la 25e minute, l'inter-droit local envoie un
tir-éclair dans l' angle su«périeur des bois adver-
ses, mais le portier dans une belle détente peut
dévier en corner, alors que tout ie monde croyait
au but.
_
La contre-attaque ne se fait pas attendre
et sur échappée, l'ailier droit martignerain marque
le premier point juste avant le thé. Mi-temps:
0-1.
A la reprise, Bouveret accule son adversaire pen-
dant un bon quart d'heure et réussira enfin à éga-
liser par suite d'une grasse erreur de la défense
qui commençait à perdre la tète devant ce tour-
billon passager. Le résultat ne changera pas jus-
qu'à la fin, et pendant les prolongations Gremaud
réussit à marquer un joli but de la tête consacrant
ainsi à son club la coupe valaisanne.
Dans 1équipe du Bouveret, superbe .partie de la
défense et des demis en général. Par «contre la li-
gne d'attaque n'était pas dans un bon jour ; le
centre-avant Quazzola s'est montré trop lourd et
réduisit souvent à néant les offensives ébauchées
par ses camarades. Quant à l'excellent réalisateur
Chariy Clerc (à ne pas confondre avec le secrétai-
re), fl s'est dépensé sans compter, mais son manque
de perçant passager est dû aux dures fatigues en-
courues à l'école de recrues.
Chez Martigny, partie méritoire de toute l'équi-
pe en général, qui a lutté courageusement pour
parvenir à son but. Elle y est arrivée et nous lui
adressons nos plus chaleureuses félicitations
F. J.
Explosion d'un tonneau de benzine :
un mort
MURI (Argovie), 15 juin. (Ag.) — L'agri-
cul t eur Aloïs Huber , 27 ans, ét ai t descendu tard
dans la soirée à la cave portant un falot-tempê-
te afi n de prendre de la benzine pour alimenter
son tracteur. Une explosion se produisit et lors-
que les pompiers arrivèrent, ils trouvèrent le
mal heureux sans vie sous l'escalier. Toutes les
t ent at i ves de le rani mer ont été vaines.
Le cardinal Mindszenty
sera-t-il libéré?
—o—¦>•
VIENNE, 15 juin. — On apprend , de sour-
ce bien informée , que le chef communiste hon-
grois Rakosi , vice-iprésident du Conseil, a décla-
ré, lors d'une réunion de ses collaborateurs par-
lementaires , qu'il serait «prêt « en princi pe » à
remettre en liberté le cardinal Mindszenty et à
le laisser part i r en exil à l'étranger. « En «prin-
ci pe, nous ne sommes pas opposés à ce que le
cardinal Mindszenty soit libéré bientôt , pour
qu 'il puisse être transféré dans un sanatorium
ou bien envoyé en exil dans un pays occidental.
Il ne peut plus être dangereux pour nous, tandis
que sa libération constituerait un excellent mo-
yen de propagande. »
Ces mêmes informateurs ont ajouté que 'la plu-
part des autres chefs communistes accepteraient
•cette solution , si le Kremlin et le Kominform
n'avaient pas d'objections à soulever.
Entre-temps, des informations nous sont par-
venues de l'entourage de la mère du Primat de
Hongrie, selon lesquelles ce dernier serait com-
plètement brisé, moralement et physiquement.
On affirme , ce que l'on ignorait jusqu 'ici , que ,
lors de son procès, les autorités 'hongroises
avaient menacé de faire fusiller sa mère, s'il se
rétractait. Le «gouvernement magyar a autorisé
Mme Mindszenty à rendre visite à son fils tous
les quinze jours , probablement pour mettre fin
aux rumeurs qui , plusieurs fois , avaient annoncé
sa mort.
Depuis sa condamnation, le cardinal , qui n'a
teçu que deux fois la visite d'un prêtre , donne
l'impression d'un 'homme qui sort lentement d'un
état d'hypnose. Il ne s'intéresse plus aux événe-
ments politiques et , chaque fois qu'il est auto-
risé à s'entretenir avec sa mère, qui est toujours
accompagnée de deux agents , il ne peut parler
que de ses affaires privées.
Chambres fédérales
Problèmes ferroviaires
BERNE, 15 juin. (Ag.) — Au Conseil national, la
matinée de mercredi est consacrée, avant tout , aux
¦problèmes ferroviaires : gestion des C. F. F., aide
aux compagnies privées, chemins de fer rhétiques,
etc.
M. Hirzel, rad., Vaud, informe la Chambre que
la Commission s'est réunie hier, pour examiner la
proposition Kâgi, soc., Zurich, qui vise à reporter
en compte nouveau le montant de 7 millions de
francs, reliquat du bénéfice de l'exercice 1948, après
versement de 8 millions à la réserve légale. La
Commission, par 6 voix contre 3, a maintenu sa dé-
cision première. Elle estime que les 7 millions doi-
vent être affectés, comme la loi le prévoit expres-
sément, au paiement de l'intérêt au capital de do-
tation, c'est-à-dire versés à la Caisse fédérale.
M. Celio, conseiller fédéral, insiste, une fois de
plus, sur la situation sérieuse de notre réseau na-
tional. D'ores et déjà, on peut escompter, pour 1949,
un déficit de l'ordre de 30 à 40 millions de francs.
Dans ces conditions, les scrupules purement j uri-
diques de la Commission si respectables qu'ils
soient, ne sont pas pertinents. Le chef du Départe-
ment des postes et chemins de fer sans s'opposer à
la proposition Kagi, se rallie toutefois, par respect
de la loi, aux conclusions de la Commission.
La proposition Kagi est repoussée par 61 voix
contre 44 ; la gestion et les comptes des C. F. F.
sont approuvés par 100 voix sans opposition et les
7 millions seront donc affectés au paiement de l'in-
térêt du capital de dotation.
Le Conseil vote ensuite par 94 voix contre 3 le
projet complétant la loi du 6 avril 1939 sur l'aide
aux entreprises privées de chemins de fer et de na-
vigation. Le projet ouvre un nouveau crédit de 15
millions de francs pour l'aide aux compagnies
obérées. Le postulat de la Commission invitant le
Conseil fédéral à étudier le problème ferroviaire
dans son ensemble est adopté tacitement
BERNE, 15 juin. — Le Conseil des Etats commen-
ce par voter par trente voue sans opposition la loi
sur le statut des fonctionnaires fédéraux, puis il
aborde l'examen de la loi fédérale sur le main-
tien de la propriété foncière rurale.
M. Troillet (Valais), rapporte et recommande
l'entrée en matière. Celle-ci n'est combattue par
aucun des orateurs qui successivement viennent
exposer les mérites de la loi.
Le Conseil aborde ensuite la discussion des ar-
ticles dont les deux premiers sont renvoyés à la
Commission. H s'agit notamment de l'article 2 qui
vise à donner au paysan^ obligé
de
céder telle ou
relie partie de son sol, pour des buts militaires par
exemple, une compensation en nature sous forme
d'un terrain «équivalent. Discussion interrompue,
o
La date des élections
en Allemague oceiaentaie
BAD-SCHLANGENBAD, 15 juin. — La da-
te du 14 août a été choisie, pour les élections
législatives de la République fédérale alle-
mande.
Les ministres-présidents ont promulgué la
loi électorale cette nuit , ù une heure (locale).
Au cours de leurs entretiens, les ministres-
présidents ont décidé de créer une Commis-
sion préparatoire aux travaux du f
j
Utur Parle-
ment fédéral. Cette Commission, composée des
onze ministres-présidents, du bourgmestre de
Berlin, de 18 membres du Conseil parlemen-
taire, de 6 membres du Conseil économique et
de 4 représentants de la zone française, créera
des Comités spéciaux, chargés des questions
d' organisation, financières, techniques, ainsi
que quatre Comités juridiques, qui étudieront
respectivement la loi fondamentale, les droits
des « Laender », les questions posées par l'oc-
cupation et le droit économique. Enfin, trois
Comités d' experts, adjoints aux ministres-pré-
sidents, seront également chargés des ques-
tions d' organisation, techniques et juridi ques.
Organisation mondiale de l'hygiène
ROME, 15 juin. (Reuter.) — Parlant à l'as-
semblée générale de l'organisation mondiale
de l'hygiène, son président , le Dr Charles
Evang (Norvège) a déclaré que tous les plans
économiques sont voués à l'échec, si les peu-
ples du monde ne jouissent pas d'un certain
niveau de santé physique et morale. Or ce ni-
veau n'est pas encore atteint.
Le Dr Evang exprima son regret que les dé-
légués de l'Union soviétique ne prennent pas
part à la session. La collaboration de la' « fa-
mille des peuples russes » est aussi nécessaire
que jamais. •
• '
Condamnation d un récidiviste
FRIBOURG, 15 juin. (Ag.) — Le tribunal
criminel de la Singine a condamné à 18 mois
de prison un récidiviste notoire, âgé de 24 ans
qui , l'été dernier , après s'être évadé d' un pé-
nitencier vaudois, avait cambriolé de nom-
breux chalets des préalpes fribourgeoises. Il
avait également visité des fermes dans les en-
virons de Tavel et de Fribourg, emportant en-
viron 1500 francs de valeurs.
Radio-Programme
SOTTENS Jeudi 16 juin. — 7 h. 10 Réveille-
matin. 7 h. 15 Informations. 7 h. 20 Premiers pro-
pos el concerl matinal. 11 h. Emission commune. 12
h. 15 Le quart d'heure du sportif. 12 h. 30 Airs po-
pulaires anglais. 12 h. 45 Heure. Informalions. 12 h.
55 Morton Gould et son orchestre. 13 h. 10 Jeunes
premiers de la chanson : Jacques Pilis. 13 h. 30 Con-
certo. 16 h. 30 Heure. Emission commune. 17 h. 30
Concerto à deux pianos d'Igor Slrawinsky. 18 h. Me-
nuet el Forlane. 18 h. 05 La boïle à couleurs. 18
h. 15 Disques. 18 h. 20 La quinzaine littéraire. 18 h.
45 Pavane, Fauré. 18 h. 55 Le micro dans la vie.
19 h. 13 Heure. Le programme de la soirée. 19 h. 15
Informations. 19 h. 25 Le miroir du temps. 19 h. 40
Jeudi-Magazine. 20 h. Le feuilleton radiophonique :
L'Idiot, Fedor Dosloïevsky. 20 h. 40 Au Pays de
l'Opérelle, soirée publique 21 h. 30 Evocation mu-
sicale. 22 h. 30 Informations. 22 h. 35 Musi que de
l'écran.
SOTTENS. — Vendredi 17 juin. — 6 h. 55 L'an-
glais par la radio. 7 h. 10 Le bonjour matinal de
Col ette Jean. 7 h. 15 Informations. 7 h. 20 Ensemble
de musi que légère. 11 h. Emission commune. 12 h.
15 Le mémento sportif. 12 h. 20 Ouverlure brillan-
te de Suppé. 12 h. 25 Un quart d'heure avec Geor-
ges Guélary. 12 h. 45 Heure. Informalions. 12 h. 55
Mélodies du Sludio de Londres. 13 h. 30 Sérénade.
16 h. 30 Heure. Emission commune. 17 h. 30 L'A-
genda de l'entr 'aide el des institutions humanitaires
17 h. 40 Les belles gravures musicales. 17 h. 55 Ra-
dio-Jeunesse. 18 h. 25 Jazz aulhenlique. 18 h. 45 Les
cinq minutes du tourisme. 18 h. 50 Reliefs d'ici ef
d'ailleurs. 19 h. 15 Informalions. Le programme de
la soirée. 19 h. 25 Pièces pour quatuor de cors,
Tchérepnine. 19 h. 35 Garçon, un pastiche ! 19 h.
45 Music-Box. 20 h. La Tribune libre de Radio-Ge-
nève. 20 h. 20 Harmonies légères. 20 h. 40 L'inaugu-
ration de la chapelle de Tell , évocation histori que.
21 h. 15 Musique de chambre. 21 h. 40 La femma
et les temps acluels. 21 h. 50 Une oeuvre classi que :
Symphonie en la majeur , Mozart. 22 h. 15 Chroni-
que des institutions internatio'nales : L'organisation
de la paix. 22 h. 30 Informalions. 22 h. 35 La Con-
férence diplomati que de Genève. 22 h. 40 Sonate
pour piano.
Madame Veuve Eugénie JORIS-FARQUET,
au Levron, et ses enfants, très touchés des nom-
breuses marques de sympathie reçues à l'occasion
de leur grand deuil, remercient sincèrement .toutes
les personnes qui y ont pris part.
¦'"¦'¦¦¦ '¦¦ ¦ ¦ ¦
f
Le Docteur-et Madame Edouard SŒRRO-GAN-
DY et leurs enfants, très touchés des nombreuses
marques de sympathie reçues à l'occasion de leur
grand deuil, expriment leurs sentiments de sincè-
res remerciements et de reconnaissance.
^
Dans nos heures de bonheur
nous fumons la
M*<.
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^*—i i n i II um I I i i i — " mmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm m iaiiii i »iï^^^TiTTiiBa^rpTTwiMrTTrw^ ... _ , -—*
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