You are on page 1of 176

Ecole Nationale de l’Industrie Minérale (E.N.I.M.

)
– Rabat –

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES

Présenté
En vue d’obtention du titre :
INGENIEUR D’ETAT
Karim EL-ASSEFRY & Kamilia M’HAMDI
Département
Electromécanique
Option : Energies renouvelables

Sujet :




Jury :
 Président : M.HAMDI (ENIM)
 Directeur : M.AYAITA (ENIM)
 Membre de jury : M.ADNANI(ENSA)
 Membre de jury : M.ZAZOUI(FSTM)

Année Universitaire : 2010 – 2011
Etude, conception et dimensionnement de la deuxième
tranche du projet solaire d’OUARZAZATE :
La centrale photovoltaïque 100 MW.







i


Dédicaces


Dédicace





A mes parents
Nul mot ne pourra exprimer ma gratitude envers vous, mes très
chers parents, pour tous les sacrifices et le soutien que vous
m’avez offert, vous qui n’avez cessé de me rappeler que la
persévérance finit toujours par payer ;
A mes sœurs et frères que Dieu vous aide dans votre vie
professionnelle et personnelle ;
A toute ma famille ;
A tous ceux qui comptent beaucoup pour moi.













Karim

ii


Dédicaces


Dédicace
Au Tout Puissant et miséricordieux, qui m’a donné Grâce et bénédiction pour mener à terme ce projet.
A la mémoire de mon cher grand père qui a tant cru en moi, que dieu ait son âme.
A ma mère
Reine de mon cœur, qui a toujours cru en moi;
Ciel de ma vie, qui est toujours fière de moi;
Lune de mes nuits, qui m’a entourée de tendresse et affection ;
A mon père
Idole de ma vie, qui m’a toujours soutenu ;
Un meilleur ami, qui m’aide et m’encourage ;
Je t’offre le fruit du travail que tu as tant attendu ;
Mes chers parents, j’ai l’hommage de vous offrir ce modeste travail, si grand qu’il puisse être,
ne sera à la hauteur des sacrifices, du soutien que vous m’avez prodigué et l’éducation que vous
m’avez inculqué. Que Dieu vous procure longue vie, avec bonheur et santé, et que vous demeuriez le
soleil qui illumine ma vie.
A mes deux adorables frères DI AE et MEHDI
Avoir deux frères comme vous, je suis chanceuse ;
Vous étiez toujours pour moi une aide très précieuse ;
Vous êtes ce que j’ai de plus cher au monde ;
Aucun mot, ni expression ne saurait exprimer tout mon amour et toute ma gratitude.
Je vous dédie tous mes moments de labeur et je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie
furieuse d’en réaliser.
A mon très cher Mounir HOUSNI et mes très chère Asmae EL MEJ DOUBI
Nisrine KADI RI , Sara BENSAI D et Nawal Oubrir
Pour tous les bons souvenirs qu’on a tracés ensemble ;
Pour tous les moments mémorables ;
A mes grandes mères et mon grand père
Pour vos prières et vos encouragements ;
A mes tantes et oncles et toute ma famille
A la première promotion des ingénieurs d’état en Energies Renouvelables
A tous ceux qui ont confiance en moi.
Que ce travail puisse être le témoignage de mes sincères sentiments et mes profondes
reconnaissances et gratitudes
Kamilia M’HAMDI

iii


Remerciements


Remerciements
En préambule à ce mémoire, il nous est agréable de nous acquitter d’une
dette de reconnaissance auprès de toutes les personnes qui ont contribué de
près ou de loin à l'élaboration de ce mémoire.
C’est le moment adéquat pour présenter nos remerciements et notre
reconnaissance en faveur de notre ministère tutelle, ministère de l’Energie, des
mines de l’eau et de l’environnement, en particulier Mme la ministre AMINA
BENKHEDRA pour l’immense attention qu’elle a prêté à notre option.
Nous tenons à remercier sincèrement Monsieur HAMDI, qui, en tant que
Directeur des études et directeur de projet, s'est toujours montré à l'écoute et très
disponible tout au long de notre formation ainsi que la réalisation de ce mémoire.
Nous souhaitons adresser nos remerciements les plus sincères à l’équipe
de KRANNICH SOLAR qui nous ont apporté leur aide, et en particulier
M.Jogen, M.DIETMAR sans oublier M.SASSAN pour avoir dirigé ce
travail, pour les nombreuses discussions que nous avons eu, malgré son emploi
du temps chargé, pour sa sensibilité, son égard, son respect et sa sympathie
dont nous faisons témoin.
Sans doute et sans faute, M.AYAITA, mérite de nous plus que des
remerciements. Nous reconnaissons sa gentillesse et sa spontanéité en acceptant
de diriger ce projet. Ses directives, ses remarques, ses suggestions et ses
encouragements étaient tout au long la période de ce projet les rails qui nous ont
aidés à atteindre notre but.
Nous adressons nos profondes reconnaissances au corps professoral de
l’ENIM, et en particulier à M.HESSNAOUI et M.ELMERNISSI pour
leurs écoutes et conseils scientifiques.
Enfin, nous adressons nos plus sincères remerciements à tous nos
familles, proches et amis, qui nous ont toujours soutenu et encouragé au cours
de la réalisation de ce mémoire.

iv


Résumé


Résumé
Le Maroc étant un pays émergent, s’est engagé dans une politique énergétique de la
communauté internationale, à savoir le développement des énergies renouvelables. La
chose qui a donné naissance à plusieurs projets dans le royaume afin d’atteindre l’objectif
de 42% de la puissance installée nationale sera de sources renouvelable à l’horizon de 2020
dont 2000MW à base du solaire. L’agence MASEN a choisi 5 sites parmi lesquels celui
d’OUARZAZATE, qui fait l’objet de notre projet de fin d’étude.
En effet, notre projet de fin d’étude a été effectué au sein de KRANNICH SOLAR
SLU. Il porte sur l’étude, la conception et le dimensionnement de la deuxième tranche du
projet solaire d’OUARZAZATE : la centrale photovoltaïque qui atteint les 100 MW.
La continuité, l’efficacité et la performance d’une centrale photovoltaïque
constituent des aboutissements conséquents à une étude en amont bien poussée et
extrêmement réfléchie.
La première partie de ce projet représente une introduction du contexte général et
contient une première approche à l’énergie photovoltaïque, ses origines et les technologies
utilisées pour sa conversion en énergie électrique.
La seconde partie porte sur le dimensionnement des éléments de base de la centrale
photovoltaïque, de ses protections électriques, la démarche de calcul suivie ainsi que la
problématique de l'injection et le raccordement au réseau haut tension 225KV.
La troisième et la dernière partie dévoile en une partie l’architecture du champ
photovoltaïque ainsi que le système de sécurité envisagé et présente en second lieu une
évaluation de la faisabilité et la rentabilité du projet à travers une analyse technico-
économique.




v


Abstruct


Abstruct
Morocco; as an emergent country; moved into an energetic politic of the
international community, namely the renewable energies’ development. A lot of projects
are then started to reach the goal of 42% of the national installed capacity will be
renewable sources by 2020 with 2000 MW of solar energy. The MASEN agency have
chosen 5 sites among which the OUARZAZATE’s site, who is the object of our end of
studies’ project.
Indeed, our end of studies’ project has been made at KRANNICH SOLAR SLU. It
is about the study, the design and the sizing of the second stage of the solar project of
OUARZAZATE: the central photovoltaic which attains 100 MW.
The continuity, the efficiency and the performance of a central photovoltaic
constitute the results of a very pushed and extremely thoughtful study.
The first part of this project represents an introduction of the general context and
contains a first approach of the photovoltaic energy, its origins and the used technologies
for its conversion to electric energy.
The second part deals with the sizing of the basic elements of the central
photovoltaic, its electric protections, the calculation’s method followed as well as the
injection’s problematic and the linking to the high-level voltage 225KV.
The third and the final part reveals the architecture of the photovoltaic field as well
as the envisaged security system and presents secondly an evaluation of the feasibility and
the profitability of the project through a technico-economic analysis.


vi


صخلم



صخلم



vii


Liste des tableaux


Liste des tableaux
Tableau 1 : Comparaison entre les 3 types de modules .......................................................... 53
Tableau 2 : Comparaison entre les modules Mono et Poly cristallin ...................................... 53
Tableau 3 : Caractéristique de l'onduleur A250 MW ............................................................... 59
Tableau 4 : Caractéristique du module LUXOR 230 Wc ........................................................... 59
Tableau 5 :Courants admissibles dans les câbles de chaîne PV ............................................... 70
Tableau 6 : Calibres normalisées des fusibles ......................................................................... 71
Tableau 7: L'obligation ou non des parafoudres en fonction du Nk ........................................ 75
Tableau 8 : Valeurs de ϕ selon le résultat du Tableau7 ........................................................... 75
Tableau 9: Valeurs de δ selon la situation de la ligne électrique du champ PV ...................... 76
Tableau 10 : Choix de In en fonction de FPV ............................................................................ 76
Tableau 11 : Tension de tenue aux chocs des matériel coté cc ............................................... 76
Tableau 12 : Caractéristique du parafoudre choisis coté CC ................................................... 77
Tableau 13 : Le courant et tension assigné des dispositifs de coupure et de sectionnement 79
Tableau 14 : Vérification de chute de tension ........................................................................ 82
Tableau 15 : Domaine de tension de raccordement ................................................................ 84
Tableau 16 : Calibre du fusible associé .................................................................................... 87
Tableau 17 : Condition de pose de câbles. ............................................................................... 90
Tableau 18 : Facteur f et courant admissible ........................................................................... 90
Tableau 19 : Coefficient K ......................................................................................................... 91
Tableau 20: Limites de fonctionnement dans la plage de fréquence 46 à 53 HZ .................... 99
Tableau 21 : Domaine de tension de raccordement de référence d’un producteur............. 101
Tableau 22 : Les dimensions d’une table ............................................................................... 114
Tableau 23 : Nombre des entrées de l’onduleur et des boites de raccordement ................. 118
Tableau 24 : Indice de performance en fonction du mode de pose ...................................... 127
Tableau 25 : Rayonnement solaire quotidien horizontal, incliné et énergie injecté au réseau
................................................................................................................................................ 129
Tableau 26 : Tableau résumant l’ensemble des charges du projet ....................................... 132

viii


Liste des figures


Liste des figures
Figure 1 : Evolution du nombre des salariés ............................................................................. 5
Figure 2 : Evolution de la puissance installée ............................................................................ 6
Figure 3: Stratégie de KRANNICH SOLAR ................................................................................... 7
Figure 4 : Présentation géographique de KRANNICH SOLAR ..................................................... 7
Figure 5 : Secteur d'activité de KRANNICH SOLAR ..................................................................... 8
Figure 6 : Organigramme de l'organisme d'accueil .................................................................... 9
Figure 7 : Les entreprises associées à KRANNICH SOLAR ........................................................... 9
Figure 8 : Les réalisations d’ingénierie de KRANNICH SOLAR .................................................. 10
Figure 9 : Les réalisation de KRANNICH SOLAR ........................................................................ 11
Figure 10 : Consommation énergétique du MAROC ................................................................ 13
Figure 11 : Consommation d'énergie par habitant au Maroc ................................................. 14
Figure 12 : Evolution de la consommation énergétique .......................................................... 14
Figure 13 : Taux d’évolution de l’énergie nette appelée ......................................................... 15
Figure 14 : Facture énergétique et pétrolière marocaine ........................................................ 15
Figure 15 : Gisement éolien du Maroc ..................................................................................... 17
Figure 16 : Gisement de Biomasse du Maroc .......................................................................... 17
Figure 17 : Gisement solaire du Maroc .................................................................................... 18
Figure 18 : Situation géographique du site de la centrale photovoltaïque ............................. 23
Figure 19 : Vues du site : photo en haut : partie centrale du site. ........................................... 24
Figure 20 : Vue Satellite du site ................................................................................................ 24
Figure 21 : Durée d'insolation moyenne mensuelle ................................................................ 25
Figure 22 : Rose des Vents à base de données Tri-Horaires Station : Ouarzazate - Période :
2000 - 2009 ............................................................................................................................... 26
Figure 23 : Température moyenne mensuelle (1980-2009) Station Mansour ED DAHBI ....... 26
Figure 24 : Température moyenne interannuelle et hygrométrie de l'air station Mansour Ed
Dahbi – Période : 1980 - 2009 .................................................................................................. 27
Figure 25 : La variation du flux du rayonnement solaire en fonction de la longueur d'onde. 30
Figure 26 : Les mouvements de la terre autour du soleil ........................................................ 31
Figure 27 : Normes de mesures du spectre d’énergie lumineuse émis par le soleil, .............. 32
Figure 28 : Construction du rayonnement global .................................................................... 32
Figure 29 : Schématisation d'une cellule photovoltaïque ........................................................ 33
Figure 30 : Courbe caractéristique (U,I) d'une cellule photovoltaique .................................... 33
Figure 31 : Schématisation électrique d'une cellule photovoltaïque ...................................... 34
Figure 32 : Effet de l'éclairement sur le fonctionnement d'une cellule photovoltaïque ......... 35
Figure 33: Effet de la température sur le fonctionnement d'une cellule photovoltaïque ...... 35
Figure 34 : Caractéristiques résultant d’un groupement de Ns cellule en série ...................... 37
Figure 35 : Caractéristique d’un groupement de Np cellules en paralléle .............................. 37

ix


Liste des figures


Figure 36 : (a)architecture classique d’un panneau solaire photovoltaïque avec diode de
protection. (b)défiance d’une des cellules du module PV et activation de la diode (py-pass)
mise en évidence du courant I. ................................................................................................ 38
Figure 37 : Un module photovoltaïque .................................................................................... 42
Figure 38 : Courbe caractéristiques d'un onduleur .................................................................. 44
Figure 39: Modélisation d'une centrale photovoltaïque ......................................................... 45
Figure 40 : Synoptique d’un onduleur photovoltaïque ........................................................... 46
Figure 41 : La variation du Point de ......................................................................................... 46
Figure 42 : La variation du point de Puissance Maximal en fonction de la charge .................. 47
Figure 43 : La variation du point de Puissance Maximal en fonction de la température ........ 47
Figure 44 : Caractéristique du point de puissance maximale MPP .......................................... 48
Figure 45 : Organigramme de l’algorithme Perturbation & Observation ................................ 49
Figure 46 : Synoptique d’emplacement de la protection de découplage ................................ 49
Figure 47 : Synoptique d’emplacement de la protection de CPI ............................................. 50
Figure 48 : Le fonctionnement de l'onduleur en fonction du temps ....................................... 50
Figure 49 : Les différents types d'onduleurs photovoltaïques ................................................. 51
Figure 50: Algorithme de calcul des nombres de modules en série/parallèle ........................ 58
Figure 51 : Courbe de rendement du SC 1250MW .................................................................. 61
Figure 52: La classification 3S2 de l'air .................................................................................... 62
Figure 53 : Température Moyenne interannuelle et hygrométrie de l'air .............................. 62
Figure 54 : Schéma électrique du SSM ..................................................................................... 64
Figure 55 : Le courant de retour au niveau des modules ........................................................ 65
Figure 56 : Sunny central main box cabinet ............................................................................. 65
Figure 57: La sunny webox ....................................................................................................... 66
Figure 58 : Le sensor box .......................................................................................................... 66
Figure 59 : Schéma de principe de l’installation PV ................................................................. 68
Figure 60 : Répartition de la densité de foudroiement au Maroc ........................................... 73
Figure 61 : Conditions d'installation des parafoudres ............................................................. 73
Figure 62 : Schéma Sunny central jeux de barres .................................................................... 84
Figure 63 : Ordre de grandeur de la capacité de surcharge d’un transformateur .................. 86
Figure 64 : Calcul des dimensions d'un jeu de barre par Busbar ............................................. 89
Figure 65 : Creux et coupure en tension .................................................................................. 97
Figure 66 : Fluctuation de la tension ........................................................................................ 98
Figure 67 : Déséquilibre des systèmes triphasés ..................................................................... 98
Figure 68 : Comportement dans le temps des limites du réseau en cas de dépassement de
ces limites ............................................................................................................................... 100
Figure 69 : Limites entre installation NFC 13-200 et le réseau de transport ........................ 102
Figure 70 : Position physique usuelle de la limite entre l’installation et le réseau public de
transport ................................................................................................................................. 102
Figure 71 : Raccordement en antenne de poste de livraison ................................................ 103

x


Liste des figures


Figure 72 : Exemple de système équipotentiel et de mise à la terre dans un poste de livraison
................................................................................................................................................ 107
Figure 73 : Forme de terrain choisis comme site de la centrale photovoltaïque .................. 112
Figure 74 : Dispositions des modules photovoltaïques en deux string sur une table ........... 113
Figure 75 : Coupe de la table support des modules photovoltaïque ..................................... 113
Figure 76 : Les dimensions de la table ................................................................................... 114
Figure 77 : Conception des pieds des tables support ............................................................ 114
Figure 78 : Le systéme support renforcé par wind braces .................................................... 115
Figure 79 : Wind braces .......................................................................................................... 115
Figure 80 : Structure de support des tables ........................................................................... 115
Figure 81 : La forme finale d’une table constituée de deux strings superposés ................... 116
Figure 82 : Distance optimale séparant deux tables consécutives ........................................ 117
Figure 83 : Schéma architecturale d’une SSM avec ses 16 strings. ....................................... 118
Figure 84 : Disposition des SSM relativement à SMBC ......................................................... 119
Figure 85 : L’emplacement de l’onduleur par rapport au SMBC ........................................... 119
Figure 86 : Sous-champs photovoltaïque de puissance installé 1,25MW ; 1SC et l’ensemble
de ces accessoires .................................................................................................................. 120
Figure 87 : Centrale de détection de cambriolage ................................................................. 123
Figure 88 : Camera Ulisse ....................................................................................................... 123
Figure 89 : Le disque solaire ................................................................................................... 127
Figure 90 : La diminution du cout de l’investissement avec la puissance installée ............... 131
Figure 91 : CASH FLOW ........................................................................................................... 137



xi


Liste des abréviations


Liste des abréviations
TEP : Tonne équivalent pétrole.
MTEP : Mégatonne équivalent pétrole
AM
0
: Rayonnement solaire spectral de référence (hors atmosphère)
AM
1
: Rayonnement solaire dans l’atmosphère
AM
1,5
: Rayonnement solaire sur terre
PV: Photovoltaïque
P
ond
: Puissance DC nominale de l’onduleur
MPP : Maximum power point
MPPT: Maximum power point tracker
SSM: Sunny string monitoring
SMBC: Sunny Main Box Cabinet
DC : Courant alternatif
AC: Courant alternative
GFDI: Ground-Fault Detector Interrupter
HTA: Haut tension A ; concerne les installations électrique dans lesquelles la tension excède
1kv sans dépasser 50kv.
HTB : Haut tension B ; concerne les installations électrique dans lesquelles la tension excède
50kv .
MT: Moyenne tension,
BT: Basse tension,
QM : Interrupteur fusible combinés
DM1 : Disjoncteur
ONE : Office nationale de l’électricité
CEI : Commission électrotechnique international
RDM : Résistances des matériaux
S.E.C : Système d’enregistrement de cambriolage
C.D.C : Centrale de détection de cambriolage
GES : gaz à effet de serre
I .S : interrupteur –sectionneur
CER : certified emission reduction unit




xii


Table des matières


Table de matières

Dédicace ............................................................................................................ i
Dédicace ............................................................................................................ ii
Remerciements ................................................................................................ iii
Résumé ............................................................................................................ iv
Abstruct ............................................................................................................ v
صخلم .............................................................................................................. vi
Liste des tableaux ............................................................................................ vii
Liste des figures .............................................................................................. viii
Liste des abréviations........................................................................................ xi
Table de matières ............................................................................................ xii
Introduction générale ....................................................................................... 1

PARTIE I
CHAPITRE 1: PRESENTATION DE L’ORGANISME D’ACCEUILL ............................................... 4
I. KRANNICH SOLAR historiquement : .............................................................................. 5
II. Nombre d’employés ...................................................................................................... 5
III. Volume installé .............................................................................................................. 6
IV. Business strategy ........................................................................................................... 6
V. La présence géographique ............................................................................................ 7
VI. Secteur d‘Activité .......................................................................................................... 7
VII. Organigramme .............................................................................................................. 8
VIII. Marques Associées ........................................................................................................ 9
IX. Références ................................................................................................................... 10
X. La valeur ajoutée ......................................................................................................... 11
CHAPITRE 2: LES ENERGIES RENOUVELABLES : UN ELAN POUR LE MAROC ............................. 12
I. La nouvelle stratégie énergétique nationale .............................................................. 13
I.1. Les caractéristiques du secteur énergétique marocain. ......................................... 13
I.2. les acquis des réformes engagées depuis 1990 ...................................................... 16
II. Potentiel de l'énergie renouvelable au Maroc ............................................................ 17
III. Les projets marocains .................................................................................................. 18
CHAPITRE 3 : PRESENTATION DU PROJET PHOTOVOLTAIQUE D’OUARZAZATE ........................ 21
I. Présentation générale ................................................................................................. 22
II. Les raisons du choix ..................................................................................................... 22
II.1. Généralités .............................................................................................................. 22
II.2. Caractéristiques du site ........................................................................................... 24

xiii


Table des matières


II.2.1. Situation géographique .............................................................................................. 24
II.2.2. Topographie ............................................................................................................... 25
II.2.3. Climatologie ............................................................................................................... 25
II.2.4. Température .............................................................................................................. 26
II.2.5. Hygrométrie ............................................................................................................... 27
II.2.6. Géologie ..................................................................................................................... 27
CHAPITRE 4: PRINCIPE DU PHOTOVOLATIQUE ............................................................... 28
I. Historique : .................................................................................................................. 28
II. Aperçu sur la source : .................................................................................................. 29
III. Mouvement de la terre : ............................................................................................. 30
IV. Le rayonnement solaire ............................................................................................... 31
V. La cellule photovoltaïque ............................................................................................ 32
V.1. L’effet photovoltaïque. ............................................................................................ 32
V.2. Modélisation électrique d’une cellule photovoltaïque. .......................................... 34
V.3. Effet de l’éclairement sur le panneau solaire. ........................................................ 34
V.4. Effet de la température sur le panneau photovoltaïque. ....................................... 35
VI. Architecture classique d’un panneau photovoltaïque : .............................................. 36
VI.1. Groupement des cellules en séries ........................................................................ 36
VI.2. Groupement des cellules en parallèle : .................................................................. 37
VI.3. Regroupement des cellules série - parallèle : ......................................................... 38
CONCLUSION DE LA PARTIE I ................................................................................... 39

Partie II
CHAPITRE 1 : PRESENTATION DU SYSTEME PHOTOVOLTAIQUE .......................................... 41
I. Les panneaux Photovoltaïques ................................................................................... 42
I.1. Description et caractéristiques d’un module photovoltaïque. ............................... 42
I.2. Les technologies des cellules................................................................................... 43
II. Les onduleurs .............................................................................................................. 43
II.1. Description .............................................................................................................. 43
II.2. Caractéristiques propres à un onduleur pour systèmes photovoltaïques (PV) : .... 44
II.2.1. Conversion continue -> alternatif .............................................................................. 45
II.2.2. Recherche du point de puissance maximum ............................................................. 45
II.2.3. La protection de découplage ..................................................................................... 49
II.2.4. Le contrôle de l’isolement ......................................................................................... 50
II.2.5. Effet de la température sur l’onduleur ..................................................................... 50
II.3. Technologie des onduleurs connectés au réseau. .................................................. 51
II.4. Classifications des Centrales Photovoltaïques Connectées au Réseau .................. 51
CHAPITRE 2 : CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT DU CHAMP PHOTOVOLTAIQUE ................. 52
I. Les panneaux Photovoltaïques ................................................................................... 53
I.1. Choix de la technologie ........................................................................................... 53
I.2. Choix du module ..................................................................................................... 54

xiv


Table des matières


I.3. Disposition des modules ......................................................................................... 54
II. Les onduleurs .............................................................................................................. 54
II.1. Rôle de l’onduleur ................................................................................................... 54
II.2. Compatibilité de l'onduleur. ................................................................................... 55
II.2.1. La compatibilité en tension : ...................................................................................... 55
II.2.2. La compatibilité en courant : ..................................................................................... 56
II.2.3. La compatibilité en puissance: ................................................................................... 57
II.2.4. Algorithme de calculs : ............................................................................................... 57
II.3. Performance de l'onduleur ..................................................................................... 60
II.3.1. Rendement de l'onduleur .......................................................................................... 60
II.3.2. Courbe de rendement de l'onduleur ......................................................................... 61
II.3.3. Effet de la température sur l'onduleur ...................................................................... 61
II.3.4. Effet de l’humidité sur l'onduleur .............................................................................. 62
III. les boîtes de raccordement ......................................................................................... 63
III.1. Sunny string-monitor ................................................................................................. 63
III.1.1. Description ............................................................................................................ 63
III.1.2. Caractéristiques techniques .................................................................................. 63
III.1.3. Montage en parallèle des strings .......................................................................... 64
III.1.4. Courant de retour .................................................................................................. 64
III.2. Sunny main box Cabinet ............................................................................................ 65
III.3. Outil de communication : .......................................................................................... 65
CHAPITRE 3 : DIMENSIONNEMENT ELECTRIQUE DE LA PARTIE COURANT CONTINUE ................ 67
I. Protection de la partie continue ................................................................................. 68
I.1. Protection contre les chocs électriques .................................................................. 69
I.1.1. Protection contre le contact direct : .......................................................................... 69
I.1.2. Protection contre les contacts indirects .................................................................... 69
I.2. Protection contre les surintensités : ...................................................................... 69
I.2.1. Au niveau des SSM ..................................................................................................... 69
I.2.1.1. Emplacement des fusibles ..................................................................................... 70
I.2.1.2. Calibrage des fusibles ............................................................................................ 70
I.2.2. Au niveau de la SUNNY MAIN BOX Cabinet ............................................................... 71
I.3. Protection contre les surtensions ........................................................................... 72
I.3.1. Les parafoudres .......................................................................................................... 72
I.3.1.1. Evaluation du risque foudre .................................................................................. 72
I.3.1.2. Présence des parafoudres ..................................................................................... 73
I.3.1.3. Emplacement des parafoudres ............................................................................. 74
I.3.1.4. Choix et mise en œuvre des parafoudres ............................................................. 74
I.3.1.4.1. Type du parafoudre : ...................................................................................... 74
I.3.1.4.2. Détermination de la valeur de In pour les parafoudres ................................ 75
I.3.1.4.3. Détermination de tension de régime permanant Uc .................................... 76
I.3.1.4.4. Choix de niveau de protection Up .................................................................. 76
I.3.1.4.5. Choix du parafoudre : ..................................................................................... 77
I.3.1.4.6. Récapitulation des résultats ........................................................................... 77
I.3.2. Sectionnement et coupure ........................................................................................ 77

xv


Table des matières


I.3.2.1. Emplacements des dispositifs de sectionnement et de coupures ........................ 78
I.3.2.2. Calibrage des dispositifs de coupures et de sectionnement : ............................... 78
I.3.2.3. Choix des dispositifs de coupure et de sectionnement ........................................ 79
I.3.3. Mise à la terre de l’installation .................................................................................. 79
II. Dimensionnement des câbles ..................................................................................... 79
II.1. Le courant admissible Iz .......................................................................................... 80
II.2. La section des câbles de chaine « entre les PV et les SSM » ................................... 80
II.3. Section des câbles principaux entre SSM et SMBC ................................................. 81
II.4. Section des câbles principaux entre SMBC et Onduleur ....................................... 81
II.5. Vérifications des sections par calcul de la chute de tension .................................. 81
CHAPITRE 4 : DIMENSIONNEMENT ELECTRIQUE DE LA PARTIE ALTERNATIVE MOYENNE TENSION 83
I. Puissance de l’installation ........................................................................................... 84
II. Protection des transformateurs MT/BT ...................................................................... 85
II.1. Protection contre les surtensions .......................................................................... 85
II.2. Protection contre les surcharges ............................................................................ 85
II.3. Protection contre les courts-circuits : .................................................................... 86
II.4. Emplacement des cellules de protection : .............................................................. 87
III. Sectionnement et coupure .......................................................................................... 88
IV. Les jeux de barres ........................................................................................................ 88
IV.1. Configurations de jeu de barres : ............................................................................ 88
IV.2. Dimensionnement du jeu de barres........................................................................ 88
V. Protection du poste HTB ............................................................................................. 89
VI. Dimensionnement des câbles ..................................................................................... 89
CHAPITRE 5 : RACCORDEMENT DE L’INSTALLATION AU RESEAU HAUTE TENSION .................... 93
I. Prescriptions techniques pour le raccordement de la centrale au réseau électrique
de transport. ........................................................................................................................ 94
I.1. Conformité .............................................................................................................. 94
I.2. Accord de raccordement ......................................................................................... 95
I.3. Dispositions relatives au réglage de tension .......................................................... 95
I.4. Dispositif de coupure .............................................................................................. 95
I.5. Dispositifs de protection ......................................................................................... 96
I.6. Couplage .................................................................................................................. 96
I.7. Harmoniques et inter harmoniques ........................................................................ 96
I.8. Protection contre l’injection du courant continu ................................................... 96
I.9. Spécifications techniques d’exploitation en régime perturbé ................................ 96
I.9.1. Creux et coupure de tension ...................................................................................... 97
I.9.2. Variations et fluctuation de la tension ....................................................................... 98
I.9.3. Déséquilibre du système triphasé ............................................................................. 98
I.9.4. Régime exceptionnel de fonctionnement en fréquence en situation perturbée du
réseau …………………………………………………………………………………………………………………………….99

xvi


Table des matières


I.10. Conditions exigées des installations de production lors d’un fonctionnement sur
un court-circuit. ............................................................................................................... 99
I.11. Aptitude à fonctionner en ilotage ........................................................................... 99
I.12. Participation à la restauration du réseau .............................................................. 100
II. Raccordement de l’installation au réseau haut tension .......................................... 101
II.1. Choix de la tension de raccordement au réseau public ........................................ 101
II.2. Limites d’installation avec le réseau public de transport ..................................... 101
II.3. Poste de livraison HTB ........................................................................................... 103
II.3.1. Système de protection : ........................................................................................... 104
II.3.2. Installation de comptage en HTB ............................................................................. 104
II.3.3. Liaison à la téléconduite .......................................................................................... 105
II.4. Protection du poste HTB ..................................................................................... 105
II.4.1. Régime du neutre .................................................................................................... 105
II.4.2. Protection contre les chocs électriques ................................................................... 106
II.4.2.1. Protection contre les chocs directs : ................................................................... 106
II.4.2.2. Protection contre les contacts indirects.............................................................. 106
II.4.2.3. Système équipotentiel et prise de terre de poste HTB: ................................. 106
II.4.2.4. Coupure de l’alimentation au premier défaut d’isolement : ......................... 108
CONCLUSION PARTIE II ......................................................................................... 109

Partie III
CHAPITRE 1 : ARCHITECTURE ET STRUCTURE DU CHAMP PHOTOVOLTAIQUE ....................... 111
I. Présentation générale du terrain : ............................................................................ 112
II. Structure de base ...................................................................................................... 112
III. Architecture du champ photovoltaïque. ................................................................... 116
III.1. Calcule de l’ombrage. ............................................................................................ 116
III.2. Présentation du model architectural : .................................................................. 117
CHAPITRE 2 : SYSTEME DE SECURITE DU CHAMP PHOTOVOLTAIQUE ................................. 121
I. Concept de sécurité ................................................................................................... 122
II. Système de sécurité .................................................................................................. 122
I.1. Système d´enregistrement intrusion S.E.C............................................................ 122
I.2. Le système de surveillance vidéo .......................................................................... 123
CHAPITRE 3 : EVALUATION DE LA PRODUCTION DE LA CENTRALE ..................................... 125
I. Evaluation des pertes et calcul du rendement ......................................................... 126
I.3. Rendement des modules :..................................................................................... 126
I.4. Perte du au mode d’intégration ............................................................................ 127
I.5. Perte de rendement dû à l'échauffement des câbles ........................................... 128
I.6. Perte de rendement dû à l'onduleur ..................................................................... 128
I.7. Perte de rendement dû au transformateur .......................................................... 128
I.8. Rendement global ................................................................................................. 128
II. Evaluation de la production électrique fournie par la centrale Photovoltaïque ...... 129

xvii


Table des matières


CHAPITRE 4: ANALYSE FINANCIERE DU PROJET ........................................................... 130
I. Le cout d’investissement : ......................................................................................... 131
II. Le cout d’exploitation : .............................................................................................. 133
III. Le cout moyen du KWh estimé : ............................................................................... 133
IV. Critères de rentabilité du projet ............................................................................... 133
IV.1. Chiffre d’affaire : ................................................................................................... 134
IV.2. Amortissement : .................................................................................................... 134
IV.3. Charges financières ............................................................................................... 134
IV.4. Crédit de carbone : ................................................................................................ 135
IV.5. Résultat : ................................................................................................................ 136
IV.6. Taux d’actualisation : ............................................................................................ 136
IV.7. Cash-Flow : ............................................................................................................ 136
IV.8. Cash-flow actualisé cumulée : ............................................................................... 136
IV.9. Valeur actuelle nette (VAN) : ................................................................................ 137
CONCLUSION PARTIE III ........................................................................................ 138
Conclusion générale ...................................................................................... 139
bibliographie&webgraphie
Annexe I
Annexe II
Annexe III
Annexe IV
Annexe V
Annexe VI
Annexe VII
Annexe VIII
Annexe IX
Annexe X




1


Introduction


Introduction générale

L’accroissement de la consommation mondiale d’énergie est imputable à la croissance
économique. Les besoins mondiaux en énergie primaire augmenteront de 55 % entre 2005 et
2030, à un taux annuel moyen de 1,8 % suite aux prévisions de l’Agence Internationale de
l’Énergie. L’énergie électrique est produite pour l'essentiel à partir des ressources non
renouvelables, à savoir les centrales nucléaires, les centrales thermiques à base de charbon et
de gaz…etc. Ces sources traditionnelles son non seulement épuisables mais présentent aussi
des risques de catastrophes majeures envers l’environnement. Pour le charbon par exemple,
qui est le principal combustible utilisé dans la production d'électricité à travers le monde, sa
combustion émet plus de gaz carbonique dans l'atmosphère par unité de chaleur que les autres
combustibles fossiles.
Les profondes mutations du secteur énergétique au niveau planétaire tendront à
transformer l’ordre productif actuel pour assurer un développement durable alliant croissance
économique responsable, équité sociale, solidarité régionale et lutte contre le changement
climatique.
L'enjeu actuel est de trouver un mélange optimal de sources de production afin
d’alimenter la croissance de la demande tout en tenant compte de l’accessibilité et du prix des
ressources, de la sécurité d'approvisionnement des matières et des émissions de CO2.
Les sources d’énergies renouvelables occupent une place de plus en plus importante
dans le bouquet énergétique mondial. Le Maroc ne fait pas exception à cette tendance et a
l’avantage de jouir d’un potentiel particulièrement riche par rapport à d’autres pays.
Depuis une décennie, le MAROC a connu une mise en œuvre d’un développement
économique et social sur tous les fronts et la conduite de réformes importantes dans le secteur
de l’énergie afin de diminuer sa dépendance énergétique de l’extérieur qui est de l’ordre de
95% pour les produits comme le charbon, le fuel, pétrole et autres. Aussi bien pour répondre
au besoin croissant de la demande de l’énergie (5% pour l’énergie primaire, 7,5% pour
l’électricité) due à ces grands développements économiques et sociaux, à la croissance
démographique, à la généralisation de l’électricité dans le monde urbain et rural.
Le Maroc a mis en place alors une dynamique nouvelle, conformément aux orientations
royales, avec pour objectif la sécurité d’approvisionnement du pays, à travers la
diversification des sources et des ressources d’énergie. Avec, également, la disponibilité de
l’énergie aux meilleurs coûts sur l’ensemble du territoire national. Avec, l’intégration
régionale comme axe majeur et la prise en compte du développement durable. Ces grands
objectifs sont traduits par des actions concrètes qui tournent autour de la diversification du
bouquet énergétique et du bouquet électrique. Cette diversification passe obligatoirement par
la montée en puissance des énergies renouvelables (éolien solaire), pour lesquelles le Maroc a
un grand potentiel.

2


Introduction


L’ambition du MAROC est que les énergies renouvelables représenteront 42% des
capacités électriques installées, à l’horizon 2020. Dans ce cadre, Sa Majesté le Roi, que Dieu
l’assiste, a lancé le projet solaire de 2000 MW et le projet éolien de 2000 MW à l’horizon
2020.
Le MAROC a connu aussi un certain nombre d’actions fondatrices sur le plan
règlementaire et institutionnel à savoir la promulgation de la loi des énergies renouvelables,
qui, pour la première fois, donne au Maroc la possibilité de produire de l’électricité à partir
des énergies renouvelables, la création de MASEN (Morrocan Agency for SolarEnergy) qui
sera le maître d’ouvrage des grands projets solaire…etc.
Ces grands projets structurants et ambitieux sont conçus avec l’exigence d’une
intégration industrielle pour développer et attirer au Maroc l’ensemble des industries de la
filière solaire et éolienne.
KRANNICH SOLAR comme toutes autres entreprises étrangère leader dans le domaine
photovoltaïque, voit au MAROC un grand chantier de projets solaires qui présente un profit et
une augmentation du chiffre d’affaire, vu son important niveau d’ensoleillement ainsi que sa
nouvelle stratégie énergétique. Elle compte s’affirmer comme l’un des acteurs majeurs d’un
marché encore peu mature, en commençant par une centrale photovoltaïque de grande
gamme.
C’est dans ce contexte que s’inscrit notre projet de fin d’étude qui a pour principale mission
l’étude, la conception etle dimensionnement de la deuxième tranche du projet solaire
d’OUARZAZATE :la centrale photovoltaïque 100MW, en introduisant les différents facteurs
cernant la réussite d’un tel projet à savoir les paramètres météorologiques, électriques,
techniques et aussi économiques.
Tout ceci sera relaté dans le présent rapport via trois parties. Ainsi, il sera question de
présenter tout d’abord l’organisme d’accueil, puis une vue globale sur le contexte général du
projet suivis par une présentation des éléments principaux de la centrale photovoltaïque à
savoir les modules et les onduleurs.
L’étude, la conception ainsi que le dimensionnement complet de la centrale raccordée au
réseau électrique haute tension en ayant comme objectif l’optimisation, par la proposition des
solutions aussi innovantes qu’utile, et ce en respectant les règles de sécurité et les normes en
vigueur, feront l’objet de la deuxième partie.
La troisième et dernière partie présentera au premier lieu l’architecture ainsi que le système
de sécurité du champ, et traitera par la suite un volet névralgique dans tout projet de nos jours,
à savoir l’analyse financière ; l’étude de faisabilité technico-économique qui jugera rentable
ou non ce projet d’ampleur.


PARTIE I
























Une étude d’un projet ne pourrait être menée
sainement sans assimiler de prime abord son
environnement et contexte généraux. Ainsi, cette
partie vient présenter l’organisme d’accueil,
évoque la stratégie nationale adopté pour le
développement du domaine des énergies
renouvelables, retrace les caractéristiques de ce
projet et présente finalement le principe
photovoltaïque sur lequel se base la réalisation de
cette centrale.













Présentation de l’organisme
d’accueil







Transformer l'énergie du soleil est une tâche qui
demande le sens de responsabilité et de l'innovation.
Projet de fin d’étude 2011


5

Partie 1
I. KRANNICH SOLAR historiquement :
Depuis plus de 15 ans, KRANNICH SOLAR planifie, conseille et confectionnons des
installations photovoltaïques performantes pour ses partenaires du domaine de l'artisanat et de
la distribution d'énergie.
En 1995, Kurt et Axel KRANNICH fondent la société KRANNICH SOLARTECHNIK.
Les frères installent eux-mêmes des installations photovoltaïques de l'ordre de 1 à 10 kW.
Après le lancement du programme des 100 000 toitures en 1999, l'entreprise évolue vers le
commerce spécialisé d'installations photovoltaïques, pour se consacrer plus tard au commerce
de gros de matériel photovoltaïque.
En 2001, la société loue un centre de logistique à WEIL DER STADT, pour pouvoir
entreposer et prendre en commission de manière professionnelle un volume toujours croissant
de modules et de supports. Jusqu'en 2003, la surface des entrepôts passe à 2.000 m², et en
2004 se fait l'acquisition du centre de logistique. La gamme des produits est étoffée par des
modules provenant de fournisseurs espagnols, américains et japonais.
Durant les dernières dix années, le chiffre d'affaires de l'entreprise a constamment
progressé. Les effectifs, qui ont sensiblement augmenté depuis 1995, se montent
actuellement plus de 250 personnes.
En 2005, KRANNICH SOLAR a installé 16 mégawatts d'électricité solaire sur les toits en
Allemagne et en Europe. En 2006, elle compte parmi les 10 premiers fournisseurs dans l'UE
et ses ventes à l'étranger dépassent la barre des 20%. Avec l'ouverture de succursales en Italie,
en Espagne et aux Etats-Unis, l'expansion mondiale est orientée sur des marchés ciblés.
Depuis 2007, l’entreprise s’est élargie sur la France, la Corée, l’Italie, la Gréce, ainsi qu’en
République tchèque, Belgique et au Royaume-Uni en 2010.
La capacité totale installée du groupe complet KRANNICH SOLAR en 2010 s’élève à 250
mégawatts.
II. Nombre d’employés
La société se développe fermement et emploie actuellement plus de 250 salariés dans le
monde dont 30 en ESPAGNE









6
12
92
118
170
220
40
0
50
100
150
200
250
1995 2004 2006 2007 2008 2009 2010
Figure 1 : Evolution du nombre des salariés
Projet de fin d’étude 2011


6

Partie 1
III. Volume installé















IV. Business strategy
KRANNICH SOLAR est un distributeur de produits. Elle adopte une stratégie qui se base
sur l’obtention des meilleurs produits de différentes marques, pour les exporter aux différents
pays, voir continents, pour investir dans plusieurs secteurs d’activités, notamment le
photovoltaïque.
- Croissance Totale 2006-2007: 138 %
- Croissance Totale 2007-2008: 109 %
- Croissance Totale 2008-2009: 33 % p.a.


Figure 2 : Evolution de la puissance installée
5 MWp 9 MWp 12 MWp
90 MWp
1050 MWp
120 MWp
620 MWp
360 MWp
43 MWp
16 MWp 18 MWp
0
100
200
300
400
500
600
700
800
900
1000
1100
2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
prévu

MWp
Projet de fin d’étude 2011


7

Partie 1
Figure 4 : Présentation géographique de KRANNICH SOLAR

Figure 3: Stratégie de KRANNICH SOLAR
V. La présence géographique
KRANNICH SOLAR est présente dans plusieurs pays, à savoir en Allemagne, en Italie, en
USA, en Espagne …etc.

VI. Secteur d‘Activité
L’activité de KRANNICH SOLAR est articulée autour de trois principaux services à savoir :
 Le Service d’Ingénierie et de distribution.
 Le Service d’Obtention et de construction.
 Le Service de production d’énergie solaire.

Projet de fin d’étude 2011


8

Partie 1
















Figure 5 : Secteur d'activité de KRANNICH SOLAR

VII. Organigramme
Kurt KRANNICH est le directeur général du groupe KRANNICH SOLAR, cette dérniére
se décompose selon les sérvices dont elle en trois sérvice : le service ISD , IOC , PES.
KRANNICH SOLAR SLU, acoté de la filiére principale KRANNICH GmbH, est dotée des
trois services cités ci-dssous, comme le montre l’organigrame suivant. Notre stage de projet
de fin d’étude a été éffectué au sein de KRANNICH SOLAR SLU est plus précisément au
sein du service IOC.







ISD*
*Ingénierie Service
Distribution

IOC*
*IngénierieObtentionConstruction

PES*
*Production Energie Solaire

Activité:
Ingénierie
Service
Distribution
Clients:
Installateurs

Activité:
Ingénierie
Obtention (achat)
Construction
Clients:
Investisseurs

Activité:
Production
Energie
Solaire
Client:
Krannich

Projet de fin d’étude 2011


9

Partie 1














VIII. Marques Associées
Comme déjà mentionné, l’une des principales taches de KRANNICH est la distribution. Elle a
donc plusieurs entreprises associées à savoir :

 SMA
 HYNDAI
 SUNTECH
 YINGLI SOLAR
 KACO
 Q.CELLS
 Etc. …







Figure 6 : Organigramme de l'organisme d'accueil
Figure 7 : les entreprises associées à KRANNICH SOLAR
Projet de fin d’étude 2011


10

Partie 1
IX. Références
Parmi les grands projets réalisés par KRANNICH, nous citons par :














*













ISD - Ingénierie Service Distribution

Haute Loire, France 20,8kWc
Haute Loire, France 117 kWc
VillenaEspagne 2.980 kWc

Figure 8 : Les réalisations d’ingénierie de KRANNICH
SOLAR
Projet de fin d’étude 2011


11

Partie 1






X. La valeur ajoutée
KRANNICH SOLAR :
Est un acteur clé pour l‘achat de grands volumes.
Livre des produits de qualité avec des meilleurs composants.
Travaille avec des distributeurs tels que SMA et K2 qui sont des leaders du domaine
photovoltaïque avec plus de 15 ans d’expérience.
Adapte le modèle de distribution en fonction du pays.
Assiste dans le développement, informe sur l‘activité du marché.
Offre toute sorte de services: dimensionnement, calcul de rentabilité et service
technique de toutes les marques distribuées.
Renforce la confiance du client avec un service professionnel.

IOC -IngénierieObtentionConstruction

Figure 9 : Les réalisation de KRANNICH SOLAR














Les énergies renouvelables :
un élan pour le Maroc










Une stratégie énergétique riche, une multitude de
chantiers ouverts et de projets en cours de réalisation font
du MAROC un pays émergent

Projet de fin d’étude 2011

13

Partie 1
Figure 10 consommationénergétique du MAROC
I. La nouvelle stratégie énergétique nationale
Le Gouvernement du Royaume du Maroc accorde une importance primordiale au secteur
de l’Energie, moteur principal du développement économique et du progrès social.
Dès les années 1990 des réformes structurantes ont été engagées dans ce secteur dans le
cadre de la politique générale de libéralisation et d’ouverture progressives de l’économie
marocaine pour mieux l’intégrer dans le marché international et l’espace euro-méditerranéen.
C’est ainsi que le raffinage et la distribution des produits pétroliers ont été privatisés, que la
production indépendante de l’électricité a été introduite et que la gestion de la distribution de
l’électricité et de l’eau a été concédée à des opérateurs privés dans plusieurs grandes villes.
La nouvelle stratégie énergétique, adoptée en mars 2009, vise à renforcer la sécurité
d’approvisionnement et la disponibilité de l’énergie ainsi que son accessibilité généralisée à
des coûts raisonnables. Ces objectifs seront atteints par la diversification des sources, le
développement du potentiel national en ressources énergétiques notamment renouvelables, la
promotion de l’efficacité énergétique et l’intégration plus étroite au système énergétique
régional. La mise en œuvre de cette stratégie sera réalisée par l’approfondissement des
réformes du secteur énergétique par la rénovation du dispositif législatif et réglementaire, la
mise en place d’une nouvelle gouvernance à travers sa réorganisation et l’instauration de
règles de transparence et de concurrence pour assurer une meilleure visibilité aux opérateurs
et aux consommateurs. Le pilotage de cette réelle mutation du paysage énergétique national
nécessite le renforcement des capacités de gestion, la mise à niveau des ressources humaines
et matérielles des différents acteurs et leur sensibilisation aux impératifs de ce changement
aussi bien au niveau technologique que sociétal.
Cette nouvelle stratégie énergétique est confortée par le lancement officiel par Sa Majesté
le Roi Mohammed VI du Plan Solaire Marocain, le 02 novembre 2009 à Ouarzazate, et du
Programme Marocain Intégré de l'Energie Eolienne le 28 juin 2010 à Tanger.

I.1. Les caractéristiques du secteur énergétique marocain.
Le Maroc, peu doté en
ressources énergétiques
conventionnelles, dépend quasi
totalement de l’extérieur, à plus
de 95%, pour son
approvisionnement en sources
d’énergie modernes pour
satisfaire sa demande croissante
inhérente à son essor
économique et à sa progression
démographique.

Projet de fin d’étude 2011

14

Partie 1
Figure 11 : Consommation d'énergie par habitant au Maroc
C’est ainsi que la consommation en énergie primaire, qui a augmenté en moyenne de 5%
pendant ces dernières années, a cru de 8 % entre 2007 et 2008 en passant de 13,734 millions
TEP à 14,861 millions TEP. On observe cependant en 2009 une progression moindre de la
consommation en passant à 15 MTEP, soit 1,4 % entre 2008 et 2009.









Malgré une évolution non négligeable, la consommation par habitant/an de 0,48 MTEP en
2009 demeure relativement modeste en comparaison avec la moyenne mondiale de 1,7
MTEP.
Les produits pétroliers restent prépondérants, même si leur part dans la consommation
énergétique s’est repliée de 83 % en 1980 à 61,6 % en 2008, puis à 60,5 % en 2009. Pendant
la même période, la part du charbon s’est appréciée de 8% à près de 26 % (22,5 % en 2009)
en raison notamment de son utilisation massive dans la génération électrique, l'apport de
l'hydroélectricité, soumis aux aléas climatiques :
• Baisse de 8% (1980) à 1,6% (2008) liée aux périodes de sécheresses.
• 4,5 % en 2009 à cause d’une pluviométrie exceptionnelle (10% de l’électricité nette
appelée en 2009).
Le gaz naturel progresse de 1% (1980) à 3,9 % (2009) grâce à la partie en nature de la
redevance reçue du passage par le Gazoduc Maroc Europe et que l’éolien fait son apparition
avec une contribution de 0,5 % et 0,7 % au bilan énergétique de 2008 et de 2009.








Figure 12 : Evolution de la consommation énergétique
Projet de fin d’étude 2011

15

Partie 1

Les importations d’électricité surtout d’Espagne, estimées à 7,5% de la balance
énergétique en 2008 et 7,9% en 2009, qui sont devenues structurelles depuis le début de la
présente décennie, ont comblé le déficit de la production électrique nationale pour répondre
à la forte croissance de la demande électrique de 7,5% par an en moyenne enregistrée de 2002
à 2008. Cependant, cette demande régresse en passant de 6,2 à 4,2 % entre 2008 et 2009 pour
ramener cette moyenne à 6,8 % entre 2002 et 2009.










Par ailleurs, en raison de la fortehausse des cours du pétrole sur le marché international, la
facture énergétique globale du Maroc est passée de 21 milliards DH en 2003 à près de 71
milliards DH en 2008 dont près de 86% pour les importations de pétrole quiont représenté9%
du PIB et 19% des importations globales du Maroc. Cette facture a régressé en 2009pour
atteindre 54,2 milliards de DH dont près de 84% pour les importations du pétrole. La facture
énergétique de 2009 a représenté 48% des recettes des exportations de biens et 7,4% du PIB.
Figure 14 : Facture énergétique et pétrolière marocaine
Pour sauvegarder le pouvoir d’achat des citoyens et la compétitivité de l’économie, l’Etat
a soutenu les prix des produitspétroliers à hauteur de 24,7 milliards de DH en 2008 et 7,3
Figure 13 : Taux d’évolution de l’énergie nette appelée
Projet de fin d’étude 2011

16

Partie 1
milliards de DH en 2009 contre seulement3,4 milliards de DH en 2004, ce qui a constituéune
lourde charge pour le budget et une réelle ponction sur la richesse créée du pays.
I.2. les acquis des réformes engagées depuis 1990
Depuis 1990 des réformes ont été engagées en matière de libéralisation, de restructuration
des secteurs pétrolier et électrique et de participation du secteur privé à la réalisation de
grands projets. Parmi lesquels nous citons :
 La privatisation du secteur pétrolier aval marocainqui a été entièrement réalisée avec
la rétrocession en 1994 par la SNPP, la cession des sociétés de raffinage SAMIR et
SCP (la Société Chérifienne des Pétroles) en 1997 au groupe saoudien CORAL qui
les a fusionnées en 1999, et la privatisation de la société SOMAS pour le Stockage
souterrain du gaz butane.

 Le développement de la production électrique indépendante qui a été initié par le
décret-loi n° 2-94-503 du 23 septembre 1994 qui a mis fin au monopole de l’ONE
dans la production électrique en l’habilitant à passer, après appel à la concurrence, des
conventions avec des personnes morales de droit privé pour la production de l’énergie
électrique de puissance supérieure à 10 MW avec garantie de fourniture exclusive à
l’ONE de l’électricité produite à des prix négociés pendant la durée du contrat. Dans
ce cadre, trois contrats de concession avec garantie d’achat par l’ONE ont été conclus
avec multiples sociétés comme JorfLasfarEnergyCompany,la Compagnie Eolienne
du Détroit…Etc.

 La privatisation de la distribution électrique a été introduite en 1997, quand certaines
communes ont délégué le service public de distribution de l’électricité à des
opérateurs privés. Il s’agit de Lydec, Rédal et Amendis respectivement dans les villes
de Casablanca, Rabat, Tanger et Tétouan.

 L’accélération du Programme d’Electrification Rurale Globale (PERG) a permis de
porter le taux d’électrification de 20% en 1995 à 95,4 % en 2008 et 96,5 % en 2009.

A cet égard, la stratégie marocain souligne l’importance des initiatives et processus
régionaux et internationaux sur la scène énergétique, favorisant le dialogue, la coopération et
la coordination interrégionale, afin d’entreprendre une telle transition énergétique et
permettre, notamment, de parvenir à un accès universel à l’énergie, de relever le défi de la
technologie à faible émission de carbone et de lutter contre le changement climatique.




Projet de fin d’étude 2011

17

Partie 1
II. Potentiel de l'énergie renouvelable au Maroc
Les sources d’énergies renouvelables occupent une place de plus en plus importante dans
le bouquet énergétique mondial. Le Maroc ne fait pas exception à cette tendance et a
l’avantage de jouir d’un potentiel particulièrement riche par rapport à d’autres pays.
L’exploitation optimale du riche potentiel permettra de réduire la dépendance énergétique et
assurer la stabilité du pays.

Energie Eolienne
Dans l’éolien, le Maroc jouit d’un potentiel très important plus particulièrement le long de ses
côtes avec des vitesses de vent supérieur à 6.5 m/s et allant jusqu’à 10m/s. Le potentiel
technique dépasse certainement 10 000 MW de
capacité installée. Toutefois ce potentiel est limité
principalement par la capacité d’intégration au
réseau électrique au moins à moyen terme, soit d’ici
2020. Cette limite peut être atténuée par de
nouveaux investissements visant à renforcer le
réseau électrique mais les contraintes de maintien
de la stabilité du réseau particulièrement en période
de faible charge est une réalité incontournable.
Plusieurs pays ont adopté une limite de 20% de la
capacité totale installée afin de fixer dans une
première étape de développement éolien un objectif
réalisable.



Energie Biomasse
Les biomasses résiduelles, des
municipalités, du secteur agricole et de
l’industrie représentent un potentiel
insoupçonné de
productiond’énergie atteignant les 950
MW électriques.Ce potentiel est
actuellement très peu développé au Maroc
et retient toute l’attention des acteurs
nationaux.



Figure 15 : Gisement éolien du Maroc
Figure 16 : Gisement de Biomasse du Maroc
Projet de fin d’étude 2011

18

Partie 1
Energie solaire
Le solaire est certainement la source d’énergie renouvelable la plus importante au Maroc.
Avec plus de 3000 h/an d'ensoleillement, soit une irradiation de ~ 5 kWh/m2/jour.
Le Maroc jouit d'un gisement solaire considérable. Cette source d’énergie constitue un
potentiel particulièrement important surtout dans les régions mal desservies en capacités de
production électrique.










III. Les projets marocains
Projet réalisé :
Solaire
 Solaire photovoltaïque non connecté au réseau
o Electrification de 3163 douars comportant 44.719 foyers par kits solaires
individuels dans le cadre du PERG à fin 2007 ;
 Solaire photovoltaïque connecté au réseau
o Installation de la centrale à Tit Mellil constituée de 1024 panneaux solaires
d'une puissance totale de l'ordre de 50 KW a été inaugurée en 2007. Cette
centrale débite l'énergie produite sur le réseau national.
o Installation d’une centrale de 150 KWc à l’aéroport Med V.
 Solaire thermique : Chauffe-eau solaires (PROMASOL)
o Installation de 240 000 m² de capteurs solaires
o Mise en place du fonds de garantie de l’efficacité énergétique et des énergies
renouvelables (FOGEER), destiné à garantir les crédits d’investissement
consentis par les établissements de crédit.

L’éolien :
 Parc d’AbdelkhalaK Torres
o Situation géographique : 40 km à vol d’oiseau à l’Est de la ville de Tanger
o Puissance installée : 50.4 MW
o Productible annuel moyen : 226 GWh/an
o Mise en service : 29 août 2000
Figure 17 : Gisement solaire du Maroc

Projet de fin d’étude 2011

19

Partie 1
 Parc expérimental
o Situation géographique : 40 km à vol d’oiseau à l’Est de la ville de Tanger
o Puissance installée : 3.5 MW
o Productible annuel moyen : 14.5 GWh/an
o Mise en service : 24 octobre 2000
 Parc d’Essaouira
o Situation géographique : Cap Sim (15 km au sud d’Essaouira)
o Puissance installée : 60 MW en exploitation
o Productible annuel moyen : 200 Gwh/an
o Mise en service : 2007
 Parc de Tanger
o Situation géographique : entre Tanger et Tétouan
o La Puissance installée : 140 MW
o Le Productible moyen annuel : 526,5 GWh/an ;
o Mise en service: 2009

 Thermo - Solaire
o La centrale thermo- solaire à cycle combiné d’Ain Beni Mathar représente un
nouveau moyen de production combinant l'énergie primaire d'origine fossile et
les énergies renouvelables. D’une puissance de 472 MW dont 20 MW
d’origine solaire, cette centrale,(mise en service en 2009).

Lesprojets en cours de réalisation
 Programme ENERGIPRO
o Offre la possibilité aux auto-producteurs de produire leur électricité à partir des
énergies renouvelables, en acheminant sur le réseau de transport l'électricité à
partir des sites de production vers les sites de consommation;
o L’excédent de production est racheté par l’ONE à un tarif préférentiel de + 20
% par rapport à l’autoproduction par des moyens d’autoproduction non
renouvelables.
o Plusieurs industriels se sont regroupés en consortium pour totaliser des
puissances en adéquation avec les gisements éoliens.
Perspectives :
 L’éolien :
o Programme 1000 MW
o Le Parc éolien de Tarfaya d’une puissance totale de 300 MW ;
o Le Parc éolien de Touahar Taza d’une puissance totale de 100MW ;
o Le Parc éolien de Laâyoune d’une puissance totale de 240MW ;
o Le Parc éolien de Fom El oued (région de Laâyoune) d’une puissance totale de
200MW ;
o Le Parc éolien de Tanger Sendouk d’une puissance totale de 60MW.

 Solaire
o Solaire thermique (production d’eau chaude sanitaire)
 Installation de 240000 m² de chauffes eau solaires (CES) pour atteindre
l’objectif de 440 000 m²;
Projet de fin d’étude 2011

20

Partie 1

o Solaire photovoltaïque
 Réalisation de projets pilote de microcentrales photovoltaïques chez les
particuliers; qui débiteront sur le réseau Basse Tension ;
 Intégration des PV au niveau des applications énergétiques
décentralisées.
 Plusieurs centrale solaire choisies par MASEN de puissance totale de
2000MW , parmi lesquelles La centrale photovoltaïque
d’OUARZAZATE connectée au réseau de transport.


C’est ce dernier projet photovoltaïque qui fait l’objet de notre projet de fin d’étude et qui
sera ainsi présenté amplement dans le chapitre suivant.





















Projet de fin d’étude 2011

21

Partie 1









Présentations du projet photovoltaïque
d’OUARZAZATE








Le premier projet de la série de 5 complexes solaires qui
totaliseront une puissance de 2 000 MW à l’horizon 2020.
Projet de fin d’étude 2011


22


Partie 1
I. Présentation générale
Le MAROC a annoncé dès le 2/11/2009 un ensemble de projets ambitieux de production
électrique d’origine solaire. Ce projet d’ampleur d’une capacité de 2000 MW rendra donc le
Maroc une destination des meilleures technologies solaires mondiales.
Une fois réalisé, ce projet contribuera à la réduction de la dépendance énergétique,
permettra une économie annuelle d'un million de tonnes de pétrole, soit près de 500 millions
de dollars, et évitera au Maroc l'émission de 3,7 millions de tonnes de CO2 par an. Il
présentera aussi 42% des besoins électriques du MAROC.
Le projet se constitue de 5 sites, à savoir Ouarzazate (500 mégawatts), Laâyoune,
Boujdour (Sahara), Tarfaya (au sud d'Agadir) et Ain Beni Mathar. Le projet du complexe
solaire d'Ouarzazate, d’une puissance de 500 MW et d’un productible estimé à 1 150
GWh/an, est le premier de cette série de 5 complexes solaires qui totaliseront une puissance
de 2 000 MW à l’horizon 2020 cités ci-dessus.
Ce dit projet se décompose en deux tranches, une thermique dont la société ou le
consortium a été choisi à l’issue d’un appel d’offres international lancé au premier trimestre
2011. La deuxième partie, celle qui intéresse toutes entreprises nationale ou étrangère est
réservé au solaire photovoltaïque.
A cet effet, une superficie de 2 500 ha a été choisie sur le site de TamzaghtenIzerki,
appartenant à la collectivité ethnique Ait Oukrour Toundout, sis commune rurale Ghessat. Le
site se trouve à environ 10 km de la ville d’Ouarzazate sur la route nationale allant vers la
ville d’Errachedia.
L’évacuation de l’énergie électrique produite par le complexe solaire sera effectuée sur le
poste 225/60 KV d’Ouarzazate qui se trouve à proximité du complexe, ainsi que par d’autres
postes programmés avant la date de la mise en service du complexe, soit 2015.
II. Les raisons du choix
II.1. Généralités
Le site de Ghessat a été retenu pour les raisons suivantes :
• Ce site jouit d’un des plus importants ensoleillements au monde avec un DNI (Direct
Normal Irradiation) d’environ 2 635 kWh/m²/an.
• Une piste aménagée au nord de la route nationale P32 mène directement au site (4 km).
• Le site se trouve à proximité du barrage Mansour Eddahbi (4 km) dont la capacité de
stockage est de 439 hm3.
• Quant à la connexion au réseau, l’énergie produite par la centrale pourra être évacuée sur le
poste 225/60 KV d’Ouarzazate qui se trouve à proximité du complexe (4 km).
• La topographie, la qualité du sol, ainsi que le bas risque sismique de la zone, favoriseront la
mise en place du complexe solaire.
Projet de fin d’étude 2011


23


Partie 1
• L’installation d’un parc solaire sur le site de Tamzaghten Izerki n’engendrera qu’un très
faible conflit d’usage car le site a actuellement une vocation pastorale à faible offre
fourragère. Aucun déplacement de population ou d’activité économique n’est à prévoir.
• Le site se trouve à l’écart des principales zones habitées.
• Le site est localisé en dehors de toute zone naturelle ou touristique protégée, et aucune co-
visibilité importante n’est à prévoir.
Figure 18 : Situation géographique du site de la centrale photovoltaïque










Projet de fin d’étude 2011


24


Partie 1











II.2. Caractéristiques du site
II.2.1. Situation géographique
Etendu sur une superficie totale 2 500 ha, le site du projet du complexe solaire
d’Ouarzazate est situé à environ 14 km au Nord Est de la ville d’Ouarzazate et 10 km au
sud-ouest de la commune rurale de Ghassate. Ouarzazate est située au Sud Est du Maroc, au
croisement des routes nationales RN9 reliant Marrakech à Zagora et la RN 10 reliant
Taroudant à Errachidia.













Figure 19 : Vues du site : photo en haut : partie centrale du site.
En bas : photo de la bordure Est du site
Figure 20 : Vue Satellite du site
Projet de fin d’étude 2011


25


Partie 1
II.2.2. Topographie
Il s’agit d’une zone de plateaux plats morcelés par l’érosion, avec des altitudes fluctuant
dans une fourchette de valeurs allant de 1100m à 1450m. Leur surélévation au-dessus des
vallées des oueds qui les entaillent est de l’ordre de dizaine de mètres. Ces plateaux sont
entaillés par des lits de cous d’eau dessinant des vallées verdoyantes localement. Les bordures
de ces plateaux sont fragiles avec des éboulements fréquents. Le périmètre rapproché au site
du projet est constitué par une zone de pente ravinée par l’érosion. Au Nord Est et au Sud Est
du site du projet, des éboulis argileux sont basculés sur des falaises d’une dizaine de mètres.
L’absence de relief est en faveur de faible possibilité de vision lointaine vers le site. Les
enjeux liés à la visibilité du site seront dépendant de la technologie choisie (par exemple les
tours pour le CSP qui peuvent atteindre 150m).
II.2.3. Climatologie
La zone choisie est connue par son climat aride. Avec une moyenne interannuelle des
températures de l’ordre de 20°C et un coefficient de variation des températures moyennes
mensuelles de 7%.
Deux périodes humides s’étalant respectivement de mi-septembre à la fin du mois de
décembre et de janvier jusqu’à la fin de mars. Ces deux périodes s’alternent avec un épisode
climatique sec s’étalant du mois d’avril jusqu’à la mi-septembre. La durée d’insolation
moyenne interannuelle est de 288 heures. Les vents dominants soufflent de l’Ouest à Nord-
Ouest avec des vitesses de 2 à 4 m/s.
Insolation du site est exceptionnelle (une des plus fortes du monde), très favorable pour un
tel projet.








Figure 21 : Durée d'insolation moyenne mensuelle
Station : OUARZAZATE - Période: 2000-2009




A l’échelle annuelle, la
durée d’insolation la
plus élevée 349h, est
enregistrée au mois de
mai contre un minimum
de 246h241 h,
enregistré au mois de
décembre.
Projet de fin d’étude 2011


26


Partie 1











II.2.4. Température
Au niveau de la zone du site, les mois les plus chauds, se situent entre mai et septembre. La
moyenne mensuelle la plus forte, est enregistrée en juillet (30°C), les mois de juin, août et
septembre ont des moyennes fortes mais sont relativement moins chauds. Par contre les mois
les plus froids, sont de novembre à avril.









La moyenne interannuelle des températures est de l’ordre de 20°C. Le coefficient de
variation des températures moyennes mensuelles est de 7%.
La température maximale absolue enregistrée est de l’ordre de 42°C (Juillet et aout 1983).
Alors que le minimum absolu est de - 12°C (Février 1983). Les mois pour lesquels la
température minimale absolue est négative s’étendent de janvier à avril, puis de novembre à
décembre.


Figure 23 : Température moyenne mensuelle (1980-2009) Station
Mansour ED DAHBI
Les vents dominants soufflent de l’Ouest
à Nord-Ouest avec des vitesses modérées
de 2 à 4 m/s à très fortes en cas de
perturbations liées à l’influence
atlantique quoique le massif de Siroua
(Bassin de Tikert) constitue un fort
obstacle vis-à-vis de cette influence
océanique.

Figure 22 : Rose des Vents à base de données Tri-Horaires Station
: Ouarzazate - Période : 2000 - 2009
Projet de fin d’étude 2011


27


Partie 1
Figure 24 : Température moyenne interannuelle et hygrométrie de l'air
station Mansour Ed Dahbi – Période : 1980 - 2009
II.2.5. Hygrométrie
Au niveau de la zone, l’humidité de l’air croit du mois d’août jusqu’au mois de décembre,
puis elle va en décroissant jusqu’à atteindre une valeur minimale au mois de juillet. Cette
variation évolue relativement en sens inverse avec la température ( Figure24).









II.2.6. Géologie
Les plateaux morcelés correspondent à des terrains crétacés et éocènes qui s’ennoient sous
un complexe détritique tertiaire et quaternaire. Le long des vallées des cours d’eau les
formations géologiques dominantes à l’affleurement correspondent aux alluvions récentes,
surmontées de limons. Le plateau support du site correspond à des terrains crétacés et éocènes
qui s’ennoient sous un complexe détritique tertiaire et quaternaire. Le long de la bordure Est
du site, la coupe géologique affleurant sur environ 10m de hauteur montre du haut vers le bas:
- Limons sablo - argileux ;
- Conglomérats à ciments argileux brun – rouge avec des passées de grès
- Argiles calcaires brun rouge pâteux.



Projet de fin d’étude 2011


28


Partie 1


Principe du Photovoltaïque









I. Historique :
Gratuit, inépuisable, accessible: la conjugaison de ces
qualités font du soleil une source d’énergie exceptionnelle.
Dans ce chapitre nous allons présenter le principe
fondamental du photovoltaïque afin de se familiariser
davantage avec le contexte du travail effectué.

Projet de fin d’étude 2011


29


Partie 1
La conversion de la lumière en électricité, appelée effet photovoltaïque, a été découverte
par Antoine Becquerel en 1839, mais il faudra attendre près d'un siècle pour que les
scientifiques approfondissent et exploitent ce phénomène de la physique.
L’énergie photovoltaïque s’est développée dans les années
50 pour l’équipement de vaisseaux spatiaux et le premier a été
lancé dans l’espace en 1958. C’était le seul procédé non-
nucléaire d’alimenter des satellites en énergie. Les images
satellites reçues par votre téléviseur ne vous parviennent que
grâce à l’énergie photovoltaïque.
Pendant les années 70 et 80, des efforts ont été faits pour
réduire les coûts de sorte que l’énergie photovoltaïque soit également utilisable pour des
applications terrestres. La croissance de l’industrie fut spectaculaire.
Depuis le début des années 80, la quantité de modules photovoltaïques expédiés par an
(mesurés en MW-Crêtes) a augmenté et le prix des modules (par Watt-Crête) diminuait au
fur et à mesure que le nombre de modules fabriqués augmentait. Bien que le prix se soit
quelque peu stabilisé, la quantité de modules photovoltaïques expédiés chaque année
continue d’augmenter.
II. Aperçu sur la source :
Le soleil est une sphère gazeuse composée presque totalement d’hydrogène. Son diamètre
est de 1 391 000 km (100 fois celui de la Terre), sa masse est de l’ordre de 2 x10
27
tonnes.
Toute l’énergie du Soleil provient de réactions thermo-nucléaires qui s’y produisent. Elles
transforment à chaque seconde 564×10
6
tonnes d’hydrogène en 560×10
6
tonnes d’Hélium la
différence de 4 millions de tonnes est dissipée sous forme d’énergie E= m×c², ce qui
représente une énergie totale de 36×10²² kW.
La Terre étant à une distance de (150 ×10
6
km) du Soleil, elle reçoit une énergie de
(1,8×10
17
W).
La valeur du flux de rayonnement solaire (E) reçu par une surface perpendiculaire aux
rayons solaires placée à la limite supérieure de l’atmosphère terrestre (soit à environ 80 km
d’altitude) varie au cours de l’année avec la distance terre soleil. Sa valeur moyenne ( Eo ) est
appelée la constante solaire, elle vaut ( 1353 Wm
-2
).
Projet de fin d’étude 2011


30


Partie 1











Figure 25 : La variation du flux du rayonnement solaire en fonction de la longueur d'onde.

La Figure 25 représente la répartition spectrale du rayonnement solaire hors atmosphère.
On note que 98% du rayonnement solaire est émis dans des longueurs d’onde inférieures à 4
µm. En première approximation, le rayonnement solaire peut être assimilé au rayonnement
d’un corps noir de température de 5777 K.

III. Mouvement de la terre :
La trajectoire de la Terre autour du Soleil est une ellipse. Le plan de cette ellipse est
appelé l’écliptique. L’excentricité de cette ellipse est faible ce qui fait que la distance
Terre/Soleil ne varie que de ±1,7% par rapport à la distance moyenne qui est de (149 675×
10
6
km).

La Terre tourne également sur elle-même autour d'un axe appelé l’axe des pôles. Le plan
perpendiculaire à l’axe des pôles et passant par le centre de la Terre est appelé l’équateur.
L'axe des pôles n'est pas perpendiculaire à l’écliptique : l’équateur et l’écliptique font entre
eux un angle appelé inclinaison et qui vaut 23°27’. Les mouvements de la Terre autour de son
axe et autour du soleil sont schématisés par la figure 26 :

Projet de fin d’étude 2011


31


Partie 1

IV. Le rayonnement solaire
Le rayonnement solaire est constitué de photons dont la longueur d’onde s’étend de
l’ultraviolet 0.2 µm à l’infrarouge lointain 2.5 µm. On utilise la notion AM pour Air Mass
afin de caractériser le spectre solaire en termes d’énergie émise.
L’énergie totale transportée par le rayonnement solaire sur une distance soleil-terre est de
l’ordre de 1350W/m² (AM
0
) dans l’espace hors atmosphère terrestre. Lorsque le rayonnement
solaire traverse l’atmosphère, il subit une atténuation et une modification de son spectre, à la
suite des phénomènes d’absorption et de diffusion dans les gaz, l’eau et les poussières. Ainsi,
la couche d’ozone absorbe une partie du spectre lumineux provenant du soleil, et en
particulier une partie des ultraviolets dangereux pour la santé.
Le rayonnement solaire direct reçu au niveau du sol à 90° d’inclinaison atteint 1000 W/m²
du fait de l’absorption dans l’atmosphère AM1. Cette valeur change en fonction de
l’inclinaison des rayons lumineux par rapport au sol. Plus l’angle de pénétration θ est faible,
plus l’épaisseur atmosphérique que les rayons auront à traverser sera grande, d’où une perte
d’énergie conséquente. Par exemple, l’énergie directe transportée par le rayonnement solaire
atteignant le sol avec un angle de 48° avoisine les 850 W/m².





Figure 26 : Les mouvements de la terre autour du soleil
Projet de fin d’étude 2011


32


Partie 1
Figure 27 : Normes de mesures du spectre d’énergie lumineuse émis par le soleil,
notion de la convention AM.









Le rayonnement global, est la somme du rayonnement directe et le rayonnement diffus. Le
rayonnement diffus concerne tout le rayonnement dont la trajectoire entre le soleil et le point
d'observation n'est pas géométriquement rectiligne et qui est dispersé ou réfléchi par
l'atmosphère ou bien le sol. En considérant ceci, on obtient une référence du spectre global
notée AM1.5 avec une puissance de 1000W/m².










V. La cellule photovoltaïque
V.1. L’effet photovoltaïque.
En 1839, le scientifique français, Antoine Becquerel, fut le premier à découvrir l’effet
photoélectrique.Il a trouvé que certains matériaux pouvaient produire une petite quantité de
courant sous l’effet de la lumière. Par la suite, Albert Einstein a découvert, en travaillant sur
l’effet photoélectrique, que la lumière n’avait pas qu’un caractère ondulatoire, mais que son
énergie était portée par des particules, les photons. L’énergie d’un photon est donnée par la
relation :
Figure 28 : construction du rayonnement global
Projet de fin d’étude 2011


33


Partie 1

Où h est la constante de Planck, c la vitesse de la lumière et λ sa longueur d’onde. Ainsi,
plus la longueur d’onde est courte, plus l’énergie du photon est grande.
La conversion photovoltaïque aujourd’hui largement utilisée peut être simplement définie
comme la transformation de l’énergie des photons en énergie électrique grâce au processus
d’absorption de la lumière par des capteurs constitué d’un matériau semi-conducteur.
L’utilisation des semi-conducteurs assure la récolte des paires électron-trou créées par la
collision des photons dans le matériau.
Lorsqu’un photon est absorbé par le matériau, il passe une partie de son énergie par
collision à un électron l’arrachant littéralement de la matière. Ce dernier étant précédemment
à un niveau d’énergie inférieur où il était dans un état stable passe alors vers un niveau
d’énergie supérieur, créant un déséquilibre électrique au sein de la matière qui se traduit par
une paire électron-trou, de même énergie électrique. Cette réaction entraine une différence de
répartition des charges créant ainsi une différence de potentiel électrique, c’est l’effet
photovoltaïque.
Afin de pouvoir récupérer les charges avant que
qu’elles ne se soient recombinées dans le matériau qui
redevient alors neutre et maintenir ainsi la circulation de
courant, on a fait recourt au dopage qui consiste à réaliser
les cellules solaires en associant un matériau semi-
conducteur dopé N à un autre semi-conducteur dopé P.
La Figure 29 représente les caractéristiques typiques
mesurables Icell=f(Vcell) d’une jonction PN soumise à un
flux lumineux constant et dans l’obscurité. Il s’agit de :
 Le courant de court-circuit Icc.
 La tension de circuit ouvert Voc.
 La puissance maximale.










Figure 29 : schématisation d'une
cellule photovoltaïque
P
Figure 30 : Courbe caractéristique (U,I) d'une cellule photovoltaique
Projet de fin d’étude 2011


34


Partie 1
Le rendement de conversion pour des cellules photovoltaïques correspond à la capacité de
la cellule à transformer l’énergie des photons qui la percutent. Ces mesures sont aujourd’hui
normalisées sous le S.T.C (Standard Test Conditions). Les cellules solaires sont donc testées
par les constructeurs sous un spectre lumineux artificiel correspondant à un spectre solaire
typique AM1.5 (soit à l’irradiation totale reçue sur le sol terrestre à une altitude de 0° avec un
angle de 48°) sous une température fixe de 25°C. Pour simplifier, cette convention a permis
de normaliser les rendements donnés dans les notices des capteurs afin de pouvoir les
comparer. La puissance moyenne totale reçue lors des tests par les cellules assemblées en
module PV est de 1000W/m² sous 25°C.
V.2. Modélisation électrique d’une cellule photovoltaïque.
Lorsqu’une jonction PN réalisée à partir de matériaux sensibles à la lumière est éclairée,
elle présente la particularité de pouvoir fonctionner en générateur d’énergie. Ce
comportement en statique peut être décrit par l’équation électrique définissant le
comportement d’une diode classique.








V.3. Effet de l’éclairement sur le panneau solaire.
Une baisse de l’ensoleillement provoque une diminution de la création de paires électron-
trou avec un courant à l’obscurité inchangée. Nous remarquons une baisse du courant solaire
I
cc
proportionnelle à la variation de l’ensoleillement accompagnée d’une très légère
diminution de la tension V
c
et donc un décalage du point P
max
du panneau solaire vers les
puissances inférieures.






Figure 31 : schématisation électrique d'une cellule photovoltaïque
Projet de fin d’étude 2011


35


Partie 1










V.4. Effet de la température sur le panneau photovoltaïque.
Une élévation de la température (de jonction) des cellules solaires provoque un important
accroissement de leur courant à l’obscurité et facilite une légère augmentation de la création
des paires électron-trou. D’où une légère augmentation du courant I
cc
accompagnée d’une
forte diminution de la tension V
co
et donc un décalage du point P
max
vers les puissances
inférieures.















Figure 32 : Effet de l'éclairement sur le fonctionnement d'une cellule photovoltaïque
Figure 33: Effet de la température sur le
fonctionnement d'une cellule photovoltaïque
Projet de fin d’étude 2011


36


Partie 1
VI. Architecture classique d’un panneau photovoltaïque :
VI.1. Groupement des cellules en séries
Dans des conditions d’ensoleillement standards (1000w/m
2
;25°C) ,la puissance maximale
délivré par une cellule en silicium de (150cm
2
) est d’environ (2,3W
c
) sous une tension de
(0,5V).
Une cellule photovoltaïque élémentaire constitue donc un générateur électrique à faible
puissance insuffisante en tant que telle pour la plupart des applications domestique ou
industriel .les générateurs photovoltaïques sont, de ce fait, réalisé par association en série/ou
parallèle d’un grand nombre de cellule élémentaires.
Une association de (N
s
) cellule en séries permet d’augmenter la tension du générateur
photovoltaïque.
Les cellules sont alors traversées par le même courant et la caractéristique résultant du
groupement série obtenu par addition des tensions élémentaires de chaque cellule, un tel
groupement est représenté par le figure 35 :
L’équation suivante résume les caractéristiques électrique d’une association série de N
S

cellules :


Avec :
V
ocNS
: la somme de tension en circuit ouvert de N
s
cellules en séries.
I
ccNS
: courant de court-circuit de N
s
cellules en série.
Ce système d’association est généralement le plus communément utilisé pour les modules
photovoltaïques du commerce.
Comme la surface des cellules devient de plus en plus importante, le courant produit par
une seule cellule augmente régulièrement au fur et à mesure de l’évolution technologique
alors que sa tension reste très faible.
L’association série permet ainsi d’augmenter la tension de l’ensemble et donc d’accroitre
la puissance de l’ensemble.






Projet de fin d’étude 2011


37


Partie 1











VI.2. Groupement des cellules en parallèle :
Une association parallèle de N
p
cellule est possible est permet d’accroître le courant de
sortie du générateur ainsi crée. Dans un groupement des cellules identiques connectées en
parallèle, les cellules sont soumises à la même tension et la caractéristique résultante du
groupement est obtenue par addition des courants.
La figure 35 résument les caractéristiques électriques d’une association parallèle de (N
p
)
cellules.











Avec :

Figure 34 : caractéristiques résultant d’un groupement de Ns cellule en série
Figure 35 : caractéristique d’un groupement de Np cellules en paralléle
Projet de fin d’étude 2011


38


Partie 1

I
ccNP
: la somme des courants des courts-circuits de N
p
cellules en parallèle
V
co
: tension du circuit ouvert de N
p
cellules en parallèle.

VI.3. Regroupement des cellules série - parallèle :
La caractéristique (I-V) d’un générateur photovoltaïque est considérée comme le fruit
d’une association d’un réseau(NsxNp) cellules série/parallèle.
La caractéristique globale peut, en outre, varier en fonction de l’éclairement, la
température, du vieillissement des cellules et les effets des ombrages ou d’inhomogénéité de
l’éclairement. De plus il suffit d’une occultation ou d’une dégradation d’une des cellules mise
en série pour provoquer une forte diminution du courant produit par le module
photovoltaïque.
Lorsque le courant débité est supérieur au courant produit par la cellule faiblement
éclairée, la tension de celle-ci devient négative et devient un élément récepteur. Celle-ci se
trouve à dissiper une quantité très importante de puissance électrique qui pourrait aboutir à sa
destruction si le défaut persiste trop longtemps. C’est le phénomène du point chaud.
Pour remédier à ce problème, on équipe donc les panneaux photovoltaïques d’une diode
py-pass qui ont pour rôle de protéger les cellules qui deviennent passives.
Un tel groupement (série-parallèle), avec diode de protection est représenté par la figure
36.












Figure 36 : (a)architecture classique d’un panneau solaire photovoltaïque avec diode de
protection.(b)défiance d’une des cellules du module PV et activation de la diode (py-pass) mise en évidence
du courant I.
Projet de fin d’étude 2011


39


Partie 1
Conclusion de la Partie 1
Cette partie a donné dans un premier lieu une vue globale de
l’organisme d’accueil KRANNICH SOLAR SLU. Dans un second
lieu, elle a décrit la stratégie énergétique du Maroc. Puis elle a retracé
les principales raison du choix du site. A la fin, elle a permis d’avoir
une idée globale sur le principe du photovoltaïque, en exposant les
notions de base de cette technologie.
Ceci étant acheminé à son bord, il est crucial de présenter d’une
manière détaillée le travail effectué pour atteindre l’un des premiers
objectifs du projet ; à savoir concevoir et dimensionner les différentes
composantes de la centrale ;des panneaux photovoltaïques au réseau
électrique passant par toutes protections des biens et des personnes.
Cette étude fera l’objet de la partie à suivre.





Partie II



Une installation photovoltaïque performante repose
essentiellement sur un bon dimensionnement lors de
l’étude et la conception initiales. La puissance prévue pour
le projet d’OUARZAZATE est de 100MW. L’installation d’une
telle puissance en une seule phase s’avère non efficace vu la
décroissance remarquable du prix des modules avec le
temps.
Cette partie représente donc le cœur de ce mémoire. Elle
regroupe les méthodes adoptées lors de la conception et le
dimensionnement de toutes les composantes de la centrale,
présente de façon précise le dimensionnement de la partie
électrique ainsi qu’un tour d’horizon sur les résultats
obtenus et traite à la fin le raccordement de la centrale au
réseau de transport 225KV en expliquant à l’avance les
raisons du jalonnement du projet en plusieurs phases.







Présentations du système
photovoltaïques














Avant d’entamer le dimensionnement de l’installation
photovoltaïque, il apparaît essentiel de comprendre et
d’assimiler le comportement électrique des différentes
composantes.
Le présent chapitre traite les propriétés électriques des
modules photovoltaïques qui constitueront le générateur
ainsi que des onduleurs électriques.

Projet de fin d’étude 2011


42


Partie 2
I. Les panneaux Photovoltaïques
Un module solaire photovoltaïque (ou panneau solaire photovoltaïque) est un générateur
électrique de courant continu constitué d'un ensemble de cellules photovoltaïques reliées entre
elles électriquement, qui sert de module de base pour les installations photovoltaïques et
notamment les centrales solaires photovoltaïques.
I.1. Description et caractéristiques d’un module photovoltaïque.
Les panneaux sont généralement des parallélépipèdes rectangles rigides minces (quelques
centimètres d’épaisseur), dont la longueur et la largeur sont de l’ordre du mètre, pour une
surface de l’ordre du m², et une masse de l’ordre
d’une dizaine de kg.
Il existe également des modules sous forme de
membranes souples et résistantes, ainsi que des
panneaux à concentration, plus complexes mais
exploitant mieux l’élément le plus cher du
panneau, la cellule photovoltaïque.
Le rendement des panneaux est un peu plus
faible que celui des cellules qui les constituent,
du fait des pertes électriques internes et des
surfaces non couvertes, mais reste d’environ 10 à
15%.
Lapuissance crête d’un panneau
photovoltaïque est de l’ordre de 100 à 200 watts
par mètre carré (soit un rendement de 10 à
20%, les fabricants annonçant environ 15 %
pour leurs meilleurs panneaux), ce qui donne une puissance crête de 50 à 250 W par panneau,
selon ses caractéristiques, notamment sa taille. Cette puissance est livrée sous forme de
courant continu, ce qui est parfait pour un branchement sur une batterie et pour de
nombreuses applications, mais implique une transformation en courant alternatif par un
onduleur s’il s’agit de l’injecter dans un réseau de distribution.
Outre sa puissance et sa surface, un panneau a trois caractéristiques importantes :
 l’écart à la puissance nominale, de l’ordre de +/- 5%.
 la variation de puissance avec la température
 la stabilité dans le temps des performances (les fabricants garantissent généralement
au moins 80% de la puissance de départ au bout de 20 à 25 ans)
 Le prix pour de tels panneaux est d’environ 4 €/Wc (watt crête) (ce prix baisse
régulièrement, la cible étant de 1 €/Wc, prix où l’énergie photovoltaïque devient
compétitive avec les ressources fossiles2).
Figure 37 : Un module photovoltaïque
Projet de fin d’étude 2011


43


Partie 2
L’énergie réellement captée par un module dépend de la surface et de la puissance
nominale du panneau mais aussi de l’ensoleillement, variable selon la latitude, la saison,
l’heure de la journée, la météo, le masquage subi, etc.
Un module photovoltaïque ne génère aucun déchet en fonctionnement, son coût de
démantèlement est très faible et ses coûts d’exploitation sont quasi nuls. La durée de vie d’un
tel module est supérieure à 20 ans.
I.2. Les technologies des cellules
Ce sont les cellules à base de silicium qui sont actuellement les plus utilisées, les autres
types étant encore soit en phase de recherche/développement, soit trop chers et réservés à des
usages où leur prix n'est pas un obstacle. On distingue en outre, en fonction des techniques
utilisées :
 Les cellules en Silicium monocristallin : qui sont formées d'une seule tranche de
cristal, généralement de couleur bleue ou noire unie. Elles offrent un très bon
rendement au m² et une durée de vie d'une bonne trentaine d'années, mais possèdent
l'inconvénient d'un fonctionnement médiocre sous un éclairement faible.
 Les cellules en silicium poly cristallin : Les cellules de ce type sont formées de
plusieurs cristaux, ce qui crée des motifs visibles sur la cellule. Bien que d'un coût un
peu moins élevé, leurs caractéristiques sont assez proches de celles des cellules
monocristallines mais avec rendement surfacique un peu inférieur.
 Les cellules en silicium amorphe: ces cellules sont créées à partir du gaz issu de la
transformation du silicium. Elles sont parfois associées à d'autres cellules cristallines.
Elles ont l'avantage de fonctionner avec un éclairement faible et d'être moins coûteuse,
mais le désagrément d'avoir un rendement faible et une durée de vie plus courte.
La technologie évolue rapidement, le prix du kWc (kilo-watt crête) étant beaucoup plus
important que le rendement du panneau : un rendement deux fois plus faible signifie
seulement qu'il faudra équiper deux fois plus de surface pour collecter la même énergie, ce
qui n'est gênant que si la surface disponible est limitée par rapport à la puissance nécessaire.
Par conséquent, si une nouvelle technique permettait de produire des panneaux de faible
rendement, mais bon marché, elle aurait de bonnes chances de s'imposer. Le rendement reste
néanmoins une composante du prix, ne serait-ce que pour les frais de manutention et
d'installation, d'autant plus faible que le module est petit et léger.

II. Les onduleurs
II.1. Description
Un onduleur est un dispositif permettant de transformer en alternatif une énergie
électrique de type continue.
Ils sont utilisés en électrotechnique pour :
Projet de fin d’étude 2011


44


Partie 2
 fournir des tensions ou courants alternatifs de fréquence et amplitudes variables.
Ex : C’est le cas des onduleurs servant à alimenter des moteurs à courant alternatif devant
tourner à vitesse variable par exemple (la vitesse est liée à la fréquence des courants
qui traversent la machine).
 fournir une ou des tensions alternatives de fréquence et d’amplitude fixes.
Ex : C’est le cas en particulier des alimentations de sécurité destinées à se substituer au
réseau en cas de défaillance de celui-ci par exemple. L’énergie stockée dans les
batteries de secours est restituée sous forme continue, l’onduleur est alors nécessaire
pour recréer la forme de tension et fréquence du réseau.
II.2. Caractéristiques propres à un onduleur pour systèmes photovoltaïques
(PV) :
Les onduleurs destinés aux systèmes photovoltaïques sont un peu différents des onduleurs
classiques utilisés en électrotechnique, mais l’objectif de conversion AC/DC reste le même.
En effet, le générateur PV (ensemble de modules PV) a une courbe caractéristique non
linéaire figure 38. Pour un éclairement et une température donnés, la tension en circuit
ouvert ou à forte charge est à peu près constante (assimilable à une source de
tension), tandis qu’en court-circuit ou à faible charge le courant est pratiquement constant
(source de courant). Le générateur n’est alors ni vraiment une source de tension ni
vraiment une source de courant non plus.

La tension de circuit ouvert est sensible à la température et diminue quand la
température augmente. Le courant de court-circuit est quant à lui proportionnel à
l’éclairement : augmente si l’éclairement augmente. Le meilleur point de fonctionnement du
système correspond au point de cette courbe où la puissance, produit de la tension et du
courant, est maximisée. Il se situe au milieu de la caractéristique. (Figure 40)
L’onduleur de tension impose à sa sortie un système de tensions sous forme de
créneaux modulés en largeur d’impulsions . Ces créneaux ne posent aucun problème
Figure 38 : Courbe caractéristiques d'un onduleur
Projet de fin d’étude 2011


45


Partie 2
pour l’alimentation de certaines charges (ex : un moteur), mais sont incompatibles avec
les tensions sinusoïdales du réseau. On place alors entre chaque sortie de l’onduleur et chaque
phase du réseau (onduleur monophasé ou triphasé) une inductance qui joue le rôle de filtre et
permet à l’onduleur de fournir au réseau des courants quasi sinusoïdaux.
Un onduleur photovoltaïque doit remplir plusieurs fonctions essentielles dans une
installation photovoltaïque raccordées au réseau :
 La conversion du courant et de la tension continus en courant et tension alternatifs
compatibles avec le réseau
 La recherche du point de puissance maximum du champ photovoltaïque
 La protection de découplage
 Le contrôle de l’isolement de la partie CC de l’installation photovoltaïque.
II.2.1. Conversion continue -> alternatif
Dans une installation photovoltaïque raccordée au réseau, l’onduleur occupe une place
centrale. Il transforme le courant et la tension continus, délivrés par le champ photovoltaïque,
en un courant et une tension alternatifs compatibles avec le réseau. On distinguera donc
toujours la partie continue notée CC (Courant Continu), en amont de l’onduleur, et la partie
alternative notée CA (Courant Alternatif), en aval de l’onduleur.









II.2.2. Recherche du point de puissance maximum
Un groupe photovoltaïque présente un point de puissance maximum, c’est-à-dire un couple
courant-tension (I,U) dont la puissance associé P=U×I est maximum. Ce couple (I,U) définit
un point de fonctionnement appelé point de puissance maximum, noté aussi MPP (abréviation
anglaise de Maximum Power Point).


Figure 39: Modélisation d'une centrale photovoltaïque
Projet de fin d’étude 2011


46


Partie 2












Afin d’exploiter le maximum de puissance du champ photovoltaïque, des dispositifs
électroniques sont intégrés aux onduleurs afin de rechercher le point de puissance maximum
d’un ensemble de chaînes photovoltaïques. On appelle ces dispositifs communément des
MPPT pour l’abréviation anglaise de Maximum Power Point Tracker. Le principe du MPPT
est d’adapter l’impédance (résistance) d’entrée afin de caler le point de fonctionnement du
champ photovoltaïque sur le point de puissance maximale. On tire ainsi un maximum de
puissance du champ photovoltaïque.
Il existe trois types de perturbation qui entrainent le déplacement du point de
fonctionnement
Variation de l’ensoleillement : il suffit de réajuster la valeur du rapport cyclique
pourconverger au nouveau point optimal.









Figure 40 : Synoptique d’un onduleur photovoltaïque
Figure 41 : la variation du Point de
Puissance Maximal en fonction de l’ensoleillement.
Projet de fin d’étude 2011


47


Partie 2
Variation de la charge : il faut juste agir sur la commande pour retrouver le nouveau point
du maximum de puissance.











Variation de la température de fonctionnement de GPV : Cette variation n’a pas de
contraintes temporelles que les deux cas précédents.











Il existe environ une vingtaine de méthodes de recherche du point de puissance maximale
d’un champ de modules (Maximum Power Point Tracking), dont l’efficacité et la rapidité
varient.
Les techniques de contrôle employé pour la poursuite du point de la puissance sont :

Figure 42 : La variation du point de Puissance Maximal en
fonction de la charge
Figure 43 : La variation du point de Puissance Maximal en
fonction de la température
Projet de fin d’étude 2011


48


Partie 2
 la dérivée de la puissance
 la contre réaction de tension

Les deux méthodes les plus couramment rencontrées sont celles dites de la dérivée de la
puissance et méthode de la perturbation et l’observation P&O(Perturb and Observe).

 Méthode de la dérivée de la puissance
Cette méthode est basée sur la recherche de l’extremum de la courbe de puissance
P
v
=f(V
p
)
Obtenue directement de la caractéristique du générateur photovoltaïque .le point de
puissance maximale(PPM) est obtenu lorsque la dérivée de la puissance par rapport à la
tension s’annule c’est –à-dire, lorsque

Le point de puissance maximale(PPM) est donné par la figure 44:














 Méthode de la perturbation et l’observation la (P&O)
Si plus généralement on désire suivre le point de puissance maximale en s’affranchissant
de la connaissance des paramètres qui modifient sa position, on doit recourir au technique
d’asservissement la plus souple celle de perturbation et l’observation.
C’est l’algorithme de poursuite de point de puissance maximal le plus utilisé, et comme
son nom l’indique il est basé sur la perturbation du système par l’augmentation ou la
diminution de la tension de référence (V
ref
), ou en agissant directement sue le rapport cyclique
de convertisseur, puis l’observation de l’effet sur la puissance en vue d’une éventuelle
correction de ce rapport.
Si la valeur de la puissance actuelle est P(k) de générateur est supérieure à la valeur
précédente P(k-1) alors on garde la même direction de perturbation précédente , sinon on
Figure 44 : Caractéristique du point de puissance maximale MPP
Projet de fin d’étude 2011


49


Partie 2
inverse la perturbation du cycle précédent. L’organigramme de l’algorithme de perturbation et
de l’observation (Pet O) est donné par la figure 45.

















II.2.3. La protection de découplage
Tout producteur d’électricité, quel qu’en soit l’origine, a le droit d’injecter l’énergie
électrique au réseau, à condition qu’il
n’en résulte aucune entrave au bon
fonctionnement de la distribution.
Il est en outre requis une protection
particulière dite « protection de
découplage », dont le but est
d’interrompre le fonctionnement de
l’unité de production lors d’un défaut sur
le réseau
La protection de découplage a donc
pour objet, en cas de défaut sur le réseau
de :
 Eviter d’alimenter un défaut et de
laisser sous tension un ouvrage
électrique défaillant
 Ne pas alimenter les autres
installations raccordées à une tension ou à une fréquence anormale.
Figure 46 : Synoptique d’emplacement de la protection de
découplage

Figure 45 : Organigramme de l’algorithme Perturbation & Observation
Projet de fin d’étude 2011


50


Partie 2
 Arrêter l’injection d’électricité dans le réseau lors des travaux de maintenance du
réseau.

II.2.4. Le contrôle de l’isolement
Un contrôleur permanent d’isolement est
un dispositif permettant de détecter un
défaut sur une installation de type IT. En
cas de détection d’un défaut d’isolement
côté CC, une alarme sonore et/ou visuelle
se déclenche au niveau de l’onduleur, et
l’onduleur ne se remet pas en route tant que
ce défaut n’est pas réparé.





II.2.5. Effet de la température sur l’onduleur
Lorsque la température de l'onduleur dépasse la valeur maximale, l'onduleur limite
volontairement la puissance délivrée, en quittant le point de puissance maximum du groupe
photovoltaïque. L'onduleur continue donc de fonctionner mais cela induit une perte de
production électrique de l'installation. Par ailleurs, la température a une forte influence sur la
durée de vie de l'onduleur. Lorsque la température de l'onduleur est inférieure à la puissance
minimale, l'onduleur ne se met pas en marche.
La figure ci-contre illustre les zones de fonctionnement en température de l’onduleur
Sunny Central 1250MW.







Figure 47 : Synoptique d’emplacement de la protection de CPI
Figure 48 : le fonctionnement de l'onduleur en fonction du temps
Projet de fin d’étude 2011


51


Partie 2
II.3. Technologie des onduleurs connectés au réseau.
Les onduleurs photovoltaïques connectés au réseau sont de trois types :
 Onduleurs modulaires : ce concept consiste a ce que chaque module solaire dispose
d’un onduleur individuel. Ils sont montés à proximité immédiate du module solaire
correspondant.
 Onduleurs centralisés : Il transforme l’ensemble du courant continu produit par un
champ de cellules solaire en courant alternatif. Le champ de cellules solaire est en
règle générale constitué de plusieurs rangées connectées en parallèle. Chaque rangée
est elle-même constituée de plusieurs modules solaires connectés en série.
 Onduleurs « String » : Il se base sur la connexion d’une seule mise en série de tous
les panneaux. Utilisé souvent pour les petites installations.

II.4. Classifications des Centrales Photovoltaïques Connectées au Réseau
Une classification des (CPCR) en fonction de leur taille peut être faite de la manière
suivante:
 Centrales de petite taille (Pw= 1 à 10 Kw) : Pour des applications sur les toits de
maison individuelles ou d’institutions publiques telles que les écoles, parkings…etc.
Elles se connectent au réseau basse tension.
 Centrales de taille moyenne (Pw = 10 à 100 Kw) : Ce type de système peut se
trouver installé et intégré sur un édifice, sur un toit ou une façade. Il peut être connecté
à la basse ou à la moyenne tension du réseau de distribution électrique selon sa taille.
 Centrales de grande taille (Pw> 500 Kw) : ce sont des systèmes centralisés et sont
des propriétés de compagnies d’électricité.

Figure 49 : les différents types d'onduleurs photovoltaïques

Projet de fin d’étude 2011


52


Partie 2






Chapitre 2 :
Conception et dimensionnement du
champ photovoltaïque





Ce chapitre comprendra le cœur de lancée du projet en
cours, à savoir la démarche adoptée pour concevoir et
dimensionner la centrale, ainsi qu’une présentation globale de
l’ensemble des composantes choisies.
Projet de fin d’étude 2011


53


Partie 2
I. Les panneaux Photovoltaïques
Un panneau photovoltaïque joue le rôle du générateur de la centrale. La technologie de sa
construction évolue de plus en plus, et ainsi les constructeurs deviennent de plus en plus
nombreux.
I.1. Choix de la technologie
Il existe plusieurs familles de cellules photovoltaïques. Actuellement, les plus répandues
sur le marché sont les cellules en silicium cristallin poly ou mono et les cellules en couches
minces. D’autres en sont au stade de la Recherche et Développement.
Le tableau 1 représente une comparaison entre les trois types des modules.
Tableau 1 : Comparaison entre les 3 types de modules
A partir de cette comparaison, et de prime abord, nous allons écarter les panneaux
amorphes pour les raisons suivantes :
 Ses performances diminuent avec le temps, d’environ 7%.
 Sa durée de vie est très courte « + ou - 10 ans ».
 Aucune des entreprises fabricantes de ce produit n’offre une garantie.
Après l’élimination des modules à couches minces, nous avons à choisir entre les modules
monocristallins et polycristalins. Pour ce faire, nous allons comparer les deux technologies
d’une seule compagnie de construction à savoir LUXOR, leader dans la fabrication des
modules.
Tableau 2 : comparaison entre les modules Mono et Poly cristallin
Matériel du semi-
conducteur
Rendement des
modules montés en
série
Rendement Max
obtenu au laboratoire
La surface recouverte par les
modules pour 1MWp
Monocristallin silicone 13 - 17% 24,7% 1 ,75 Ha
Polycristallinsilicone 11 - 15% 19,8% 2 Ha
Amorphe silicone 6 - 8% 13% 3,75 Ha
Mono Donnés Poly
17,5%
Rendement des cellules 16 ,3%
14,88%
Rendement du panneau 14,14%
-0.46%/°C
Coefficient de température -0,45%/°C
1580x808x35
Dimensions des modules(LxBxH) mm 1640x992x45
15.0Kg
Poids 21.0 Kg
Projet de fin d’étude 2011


54


Partie 2
Du point de vue global, il n'y a pas d’avantages évidents entre les deux technologies:
L'efficacité des modules monocristallins est généralement plus élevée d'environ 1,5 à 2% par
rapport aux cellules poly cristallines. Cependant, ces dernières présentent un léger avantage
au niveau du coût de production.
Avec une installation aussi grande que celle d’OUARZAZATE, et dans un site ou la
température peut atteindre (50°C), notre choix se porte sur la technologie poly cristalline vue
son bon coefficient de température (-0,45%/°C).
I.2. Choix du module
Après avoir consulté les principaux fournisseurs des modules de KRANNICH SOLAR,
nous avons retenu les modules de LUXUR de puissance crête 230Wp (annexe II).
Le module solaire de Luxor permet d‘obtenir un rendement énergétique très élevé grâce à
ses cellules solaires d‘excellente qualité dont le niveau d’efficacité est de plus de 17 % avec le
meilleur comportement possible en faible luminosité. Il est composé de 72 cellules
photovoltaïques de 156x156 mm² de silicium poly cristallin. Ces cellules sont entièrement
intégrées dans le EVA (acétate d'éthyle vinyle) et protégés contre la saleté et l'humidité. Elles
exploitent toute la puissance émise par la radiation solaire et comportent aussi des diodes de
dérivation. Ces dernières protègent les cellules contre tout endommagement, par des points
chauds résultant des ombres partielles de l’un ou quelques modules à l’intérieur d’un string.

I.3. Disposition des modules
Pour produire un maximum d'électricité, un module photovoltaïque doit être positionné de
façon perpendiculaire aux rayons du soleil. Ceci est généralement impossible à obtenir car la
position du soleil varie constamment en fonction de l'heure de la journée et de la période de
l’année.
Pour avoir une production optimale tout au le long de l’année, nous avons utilisé
l’application PV potentiel estimation utility qui nous a donné comme résultat : une inclinaison
de 29° par rapport à l'horizontale.
A côté de l’inclinaison, l’orientation des modules joue un rôle primordial dans la
production d’énergie électrique. Dans tout l'hémisphère nord, l'orientation plein sud est la
meilleure orientation possible pour une meilleure production par un module photovoltaïque.

II. Les onduleurs
II.1. Rôle de l’onduleur
Les onduleurs agissent comme une source de courant synchronisé avec le réseau. Ils sont
connectés du côté courant continu au générateur photovoltaïque et du côté alternatif à un
transformateur qui adapte la tension de sortie de l'onduleur à celle du réseau.
Projet de fin d’étude 2011


55


Partie 2
Vu que la puissance estimée au projet d’OUARZAZATE peut atteindre les 100 MW, il
fallait choisir un onduleur puissant, adaptable aux conditions climatiques de la région ainsi
qu’il représente un bon compromis qualité-prix.
Nous avons donc choisi la Sunny central 1250MV du fabriquant SMA qui est une des
leaders des fabricants des onduleurs. Ce Sunny central 1250MV est une station composée de
deux onduleurs performants Sunny central HE qui injecte directement du courant sur un
transformateur moyenne tension commun (annexe III).
Equipé d'un microprocesseur pour garantir une courbe sinusoïdale avec un minimum de
distorsion, l’onduleur emploie une logique de contrôle qui garantit, en plus d'un
fonctionnement automatique complet, le suivi du point de puissance maximale (MPP) et évite
les pertes possibles pendant la période de repos.
II.2. Compatibilité de l'onduleur.
Afin de confirmer le choix de l’onduleur, il doit répondre à quelques critères, à savoir :
 La compatibilité en tension ;
 La compatibilité en courant ;
 La compatibilité en puissance.
II.2.1. La compatibilité en tension :
Un onduleur se caractérise par une tension d'entrée maximale admissible U
MAX
. Si la
tension délivrée par les modules est supérieure à U
MAX
, l'onduleur sera irrémédiablement
détruit. La valeur de la tension maximale admissible par l’onduleur apparait sur la fiche
technique de ce dernier.
Par ailleurs, comme la tension des modules photovoltaïques s'ajoute lorsqu'on les branche
en série, la valeur de U
MAX
va donc déterminer le nombre maximum de modules en série.
Cela dépendra évidemment de la tension délivrée par les modules photovoltaïques. Dans le
calcul de dimensionnement, on considèrera que la tension délivrée par un module est sa
tension à vide, notée UCO, majorée par un coefficient de sécurité. Ce coefficient de sécurité,
noté k, pourra varier entre 1.02 et 1.25, selon les conditions climatiques du site.
L'onduleur doit à tout moment demander au groupe photovoltaïque auquel il est connecté
le maximum de puissance. Pour cela, il déplace le point de fonctionnement du groupe
photovoltaïque (c'est-à-dire le couple U-I). Ce point de fonctionnement correspond au point
de puissance maximale. Il varie en permanence en fonction de l'intensité de l'irradiation, de la
température, des ombres, etc.
Cependant, le système MPPT ne fonctionne que pour une plage de tension d'entrée
d'onduleur définie par le fabricant, et indiquée sur la fiche technique de l'onduleur. Lorsque sa
tension d'entrée côté CC est inférieure à la tension minimale MPPT, l'onduleur continue de
fonctionner mais fournit au réseau la puissance correspondante à la tension minimale MPPT.
Projet de fin d’étude 2011


56


Partie 2
Le nombre minimum et le nombre maximum de modules photovoltaïques en série se
calculent par la formule simple suivante :

Avec :
 E-[X]est la partie entière inférieure du nombre X.
 E+[X]est la partie entière supérieure du nombre X.
 U
MPPT,MIN
est la valeur minimale de la tension pour laquelle le tracker (MPPT)
fonctionne
 U
MPPT
,
MAX

est la valeur maximale de la tension pour laquelle le tracker (MPPT)
fonctionne
 UMPP est la tension correspondant à la puissance maximale des modules
photovoltaïque
 Le coefficient k est un coefficient de sécurité imposé par le guide de l’UTE C15-712-1
qui prend en compte l’élévation de la tension délivrée par les modules lorsque la
température des cellules diminue.
 Le coefficient 0.85 est un coefficient de minoration permettant de calculer la tension
MPP à 70 °C.
II.2.2. La compatibilité en courant :
Un onduleur est caractérisé par un courant maximal admissible en entrée. Ce courant
d'entrée limite correspond au courant maximal que peut supporter l'onduleur côté CC.

Lorsque le courant d'entrée de l'onduleur côté CC est supérieur au courant maximal
admissible par l'onduleur, celui-ci continue de fonctionner mais fournit au réseau la puissance
correspondante à son courant maximal.
On veillera donc à s'assurer que le courant débité par le groupe photovoltaïque ne dépasse
pas la valeur du courant maximal admissible Imax par l'onduleur. Par ailleurs, comme les
courants s'ajoutent lorsque les chaînes sont en parallèles, la valeur de Imax va déterminer le
nombre maximum de chaînes photovoltaïque en parallèle. Cela dépendra évidemment du
courant délivré par une chaine photovoltaïque. Dans le calcul de dimensionnement on
considérera que le courant délivré par la chaîne est égale au courant de puissance maximal
IMPP des modules photovoltaïques (paragraphe 14.4 du guide de l’UTE C15-712-1) et
indiqué sur la fiche technique des modules photovoltaïques.
Projet de fin d’étude 2011


57


Partie 2
Le nombre maximum de chaînes photovoltaïques en parallèle se calcule par la formule
simple suivante :

Avec :
 E[X]est la partie entière du nombre X.
 Imax est le courant maximal admissible par l’onduleur
 IMPP est le courant de puissance maximale des modules
II.2.3. La compatibilité en puissance:
Un onduleur est caractérisé par une puissance maximale admissible en entrée. La valeur de
la puissance maximale en entrée de l'onduleur va limiter la quantité de modules du groupe
photovoltaïque reliés à l'onduleur. En effet, il faut veiller que la puissance du groupe
photovoltaïque ne dépasse pas la puissance maximale admissible. La puissance délivrée par le
groupe photovoltaïque variant en fonction de la luminosité et de la température, on pourra
considérer en première approximation, pour le calcul de dimensionnement, une puissance
égale à la somme des puissances crêtes de tous les modules du groupe photovoltaïque. Il
faudra donc veiller à ce que cette puissance calculée reste inférieure à la puissance maximale
admissible par l'onduleur. Idéalement, la puissance crête délivrée par le groupe
photovoltaïque doit être sensiblement égale à la puissance maximale admissible de l'onduleur.
Cette étape va nous aider à déterminer le nombre de panneau à mettre en série et en
parallèle, et ce on essayant de trouver une combinaison qui nous donne une puissance
inférieur à la puissance maximale admise par l’onduleur.
II.2.4. Algorithme de calculs :
Afin de déterminer le nombre de modules en série et en parallèle, nous allons suivre le
schéma suivant :










Projet de fin d’étude 2011


58


Partie 2






























Calcule du nombre des modules en séries par



Umax<U
N = Nmax U= N x Uco x k
N
s
est le nombre
convenable
N = N-1
Calcule du nombre
module à mettre en
parallèle


N = Np I = Icc x Np
Imax <I
Np = Np-1
N
p
est le nombre
convenable
Vérification par calcule de puissance :
P = N
s
x N
p
x P
pv
Pmax< P
N = N-1 ou/et Np = Np-1
Figure 50: Algorithme de calcul des nombres de modules en série/parallèle
Projet de fin d’étude 2011


59


Partie 2

Nous allons entamer les calculs en se basant sur les caractéristiques de l’onduleur et des
modules, regroupés dans les tableaux suivants :
Tableau 3 : Caractéristique de l'onduleur SC 1250 MV
Puissance
nominale
Pmpp
Courant
nominal
Impp
Tension
nominale
Umpp
Courant de
court-circuit
Isc
Tension de
circuit
ouvert Uco
Module
LX230 Wc
230Wc 7,81 A 30,1 V 8,39 A 37,55 V
Tableau 4 : Caractéristique du module LUXOR 230 Wc

Résultats des calculs :

Nous avons donc





Pour N =23, nous avons U =23 x 37,55 x 1,14 =984,561 V <1000 V

Par conséquent, le nombre des modules dans une chaine sera compris entre 20 et 23.
Cependant le calcul du nombre des chaines par la relation montrée auparavant donne :



Puissance Dc
nominale
Puissance
DC max
Plage de
tension MPP
Tension
DC max
Courant
DC max
Onduleur
1250MW
1284kW 1410 kWc 500V-820V 1000V 2844A
Projet de fin d’étude 2011


60


Partie 2

Une vérification est nécessaire pour s’assurer du bon fonctionnement de l’onduleur :







Après plusieurs itérations nous obtenons la valeur Np = 271 qui donne un courant de 2842
A.
Cependant, pour un bon fonctionnement de l’onduleur, la puissance délivrée par les
modules doit être inférieure à la puissance maximale admissible par l’onduleur.
La combinaison que nous jugeons convenable est la suivante :




La puissance délivrée sera :
Ppv =22 x 256 x 230 =1,29 MW 1,285 MW =Pond.

Une éventuelle vérification de ces résultats est présentée dans l’annexe 1.

II.3. Performance de l'onduleur
II.3.1. Rendement de l'onduleur
Le rendement exprime l’efficacité de l’onduleur. Il est définit alors comme le rapport de la
puissance de sortie (alternative) sur la puissance d’entrée (continue) :



La puissance continue est tout simplement le produit du courant et de la tension délivrés par le
groupe photovoltaïque en entrée de l’onduleur :

Np= 291

I = 291 x 8,39 x 1,25 =3051,8 A
Imax= 2844 A.

Np= 271

22 modules en série
x
256 chaines en parallèle


Projet de fin d’étude 2011


61


Partie 2
PDC =UDC ×IDC.

De même, la puissance alternative est le produit de la tension et du courant fournis par
l’onduleur en sortie de celui-ci :
PAC = Ueff,AC × Ieff,AC × cosφ.
1250/1284 = 0.97 = 97%

II.3.2. Courbe de rendement de l'onduleur
La figure suivante présente la courbe du rendement de l’onduleur donnée par le
constructeur SMA.









II.3.3. Effet de la température sur l'onduleur
Le rendement de l’onduleur est de l'ordre de 97%. Cela signifie que 97 % de la puissance
produite par le groupe photovoltaïque, côté CC, est transmise en sortie de l'onduleur, côté CA.
Les 3% de puissance restante sont dissipées sous forme de chaleur par les composants
électroniques de l'onduleur. Cela peut représenter une importante quantité d'énergie.
Pour garantir le fonctionnement sûr et la puissance d'injection maximale sur le réseau, il est
nécessaire de respecter les températures ambiantes admissibles. L'air nécessaire de
refroidissement est aspiré à travers les portes des armoires de distribution et évacué par leur
face arrière. Ces portes contiennent des filtres à purifier l'air aspiré.
Figure 51 : Courbe de rendement du SC 1250MW
Projet de fin d’étude 2011


62


Partie 2
Certaine exigence sont à vérifier au niveau de l’air aspirer. Il doit répondre à la classification
3S2 décrite dans le tableau suivant.

Si les quantités d'air nécessaires sont insuffisantes sur le lieu de montage du Sunny Central,
il faut prendre les mesures de construction nécessaires pour acheminer plus d'air en utilisant
des grilles d'arrivée d'air, des soufflantes, des ventilateurs…etc.
II.3.4. Effet de l’humidité sur l'onduleur
L'onduleur est conçu pour fonctionner avec une humidité relative de 15 à 95%.











La figure 53 présente le diagramme de l’hygrométrie de l’air au niveau d’OUARZAZATE
à la station Mansour Ed Dahbi.
Figure 52: La classification 3S2 de l'air
Figure 53 : Température Moyenne interannuelle et hygrométrie de l'air
Station Mansour Ed Dahbi – Période : 1980 - 2009
Projet de fin d’étude 2011


63


Partie 2
D’après ce diagramme, l’hygrométrie de l’air ne dépasse pas 59%, la chose qui représente
un point fort au choix de l’onduleur SC1250MV.
III. les boîtes de raccordement
La surveillance des grands générateurs photovoltaïques est un des soucis majeur d’un
projet de telle sorte. Des données techniques contenant des informations importantes sur
l'équipement et des détails sur les produits sont nécessaires pour le dimensionnement de
l'installation. Aussi l’éloignement entre les générateurs PV et les onduleurs peut induire
éventuellement des pertes importantes. D’où la nécessité de quelques composantes qui
facilitent la communication et minimise la dissipation d’énergie.
III.1. Sunny string-monitor
III.1.1. Description
Le Sunny String-Monitor est un accessoire de l'onduleur Sunny Central. C’est un sous-
répartiteur DC qui offre la possibilité de monter plusieurs strings en parallèle. Le Sunny
String-Monitor surveille et détecte les défaillances, empêchant ainsi des pertes de puissance et
de rendement.
Le Sunny String-Monitor permet également la surveillance des varistances intégrées qui
protègent l'onduleur contre les surtensions transitoires. Grace à la mesure et la comparaison de
différents courants des strings, il détecte les dysfonctionnements du générateur photovoltaïque
et les analyse directement avec le Sunny Central Control. Outre la mesure des courants des
strings, le Sunny String Monitor propose la possibilité d'un fusible string dans le potentiel
positif et négatif ainsi qu'un dispositif de protection contre les surtensions. Il pourra être
connecté directement, sur les canaux de mesure à 8 ou 16 strings. Le Sunny string monitor
contient aussi un disjoncteur DC qui permet de le déconnecter du côté de la sortie de
l'onduleur (annexe IV).
Par la suite, le Sunny string monitor sera mentionné par SSM.
III.1.2. Caractéristiques techniques
Le SSM est un boîtier, d’une tension maximale de 1000V, et d’un courant maximal de 130
A. Il contient 8 entrés de mesures, chacune comporte 2 raccords.
La figure 54 représente le schéma électrique du SSM.
Projet de fin d’étude 2011


64


Partie 2












III.1.3. Montage en parallèle des strings
Rappelons qu’un string désigne 22 modules montés en séries. Ces strings sont montés en
parallèle de sorte que chaque deux strings sont câblé a une entrée et sont contrôlés par un seul
fusible. En un autre mot, lorsque le SSM détecte une défaillance, il nous indiquera la table
laquelle est détectée sachant qu’une seule table porte 2 strings.
III.1.4. Courant de retour
Comme cité précédemment le courant de retour peut apparaître quand des tensions à vide sont
présentes au niveau des panneaux photovoltaïques montés en parallèle. Plus le courant de
retour est élevé, plus les panneaux du string photovoltaïque défectueux s'échauffent. Un
échauffement important est susceptible d'entraîner la destruction des panneaux du string
photovoltaïque défectueux.
Le SSM comprend des fusibles de string, que nous allons traiter dans le chapitre suivant. En
cas de courants trop élevés, ils se déclenchent et protègent ainsi les panneaux du string
photovoltaïque défectueux. Le SSM transmet la défaillance du string photovoltaïque au Sunny
Central Control ce dernier affiche alors l'avertissement «SMU».





Figure 54 : schéma électrique du SSM
Projet de fin d’étude 2011


65


Partie 2







III.2. Sunny main box Cabinet
La Sunny Main Box Cabinet sert à
regrouper les lignes DC sortantes des deux
potentiels qui proviennent des boîtiers de
connexion du générateur (Sunny String
Monitor). La Sunny Main Box Cabinet est
conçue comme une armoire de distribution.
Depuis le Sunny Main Box Cabinet, il est
possible, avec des câbles de grosse section,
d'alimenter à faibles pertes l'onduleur avec
la puissance du générateur PV. En outre, la
Sunny Main Box Cabinet garantit une
protection sûre des boîtiers de
raccordement du générateur et de l’entrée DC de l’onduleur(annexe V).

III.3. Outil de communication :
Les outils de communication assurent une meilleure surveillance de l’installation, et ce
pour :
 Contrôler l‘installation
 Afficher les valeurs instantanées, par ex. de la puissance AC
 Enregistrer de façon permanente les paramètres de fonctionnement de tous les
onduleurs
 Surveiller les modes de fonctionnement et messages lors de perturbations de
fonctionnement
 Localiser rapidement les défauts.
Figure 55 : Le courant de retour au niveau des modules
Figure 56 : Sunny central main box cabinet
Projet de fin d’étude 2011


66


Partie 2

Parmi les outils de communication possible, nous citons :
SUNNY WEBOX : un dispositif à ajouter au niveau de
chaque onduleur. Elle permet la communication entre les
SSM et les onduleurs ainsi qu’entre les onduleurs eux
même, via des câbles RS485. Elle facilite le contrôle de la
centrale vu son intégration facile dans un réseau PC
(Windows, Linux ou Mac OS) et sa configuration avec
navigateur internet standard (accès à distance via Ethernet
ou modem) en visualisant les données moyennées sur
intervalles de 5, 10 ou 15 minutes.

SUNNY SENSOR BOX : une cellule de mesure qui permet de
déterminer l’ensoleillement ainsi que la température à l’extérieur,
à proximité des modules photovoltaïques. Elle communique ces
données aux SUNNY WEBOX par l’intermédiaire d’un RS485
Power injector.


Un schéma général des outils de communication au niveau de la centrale, détaillant
l’emplacement de chaque composantes est disponible dans l’annexe VII.








Figure 57: La sunny webox
Figure 58 : Le sensor box
Projet de fin d’étude 2011










Dimensionnement électrique de la
partie Courant continu












Une centrale photovoltaïque reste avant tout une
installation électrique qui doit rependre aux
réglementations permettant la protection des biens et des
personnes ainsi que d’assurer de bonnes conditions
d’exploitation.
Projet de fin d’étude 2011



68


Partie 2
Après la conception et le dimensionnement de toutes composantes du champ
photovoltaïque, et en se basant sur la norme « UTE C15-712 » qui représente le texte
réglementaire de référence des installations photovoltaïques raccordées au réseau, et la norme
NF C 15 100 relative aux installations électrique à basse tension, nous allons déterminer les
protections convenables des équipements de la centrale.




















I. Protection de la partie continue
La protection de l’installation photovoltaïque et l’une des plus importantes étapes lors de
l’étude. Elle nécessite un calcule minutieux afin de bien déterminer les dispositifs de
protection qui conviennent.


Figure 59 :Schéma de principe de l’installation PV
Projet de fin d’étude 2011



69


Partie 2
I.1. Protection contre les chocs électriques
La règle fondamentale de protection contre les chocs électriques est définie dans la partie 4
de la norme CEI 61140 qui couvre à la fois les règles des installations électriques et celles des
équipements électriques.
"Les parties actives dangereuses ne doivent pas devenir accessibles et les parties
conductrices accessibles ne doivent pas devenir dangereuses"
o ni dans les conditions normales,
o ni dans des conditions de simple défaut.

I.1.1. Protection contre le contact direct :
Les matériels électriques doivent faire l’objet d’une disposition de protection par isolation
des parties actives ou par enveloppe. (Isolation principale).
Les armoires ou coffrets (SSM, SMBC, onduleur) contenant des parties actives accessibles
doivent pouvoir être fermées soit au moyen d'une clef, soit au moyen d'un outil, à moins
qu'elles ne soient situées dans un local où seules des personnes averties ou qualifiées peuvent
avoir accès.
Lorsque les coffrets ou armoires ne sont pas situés dans un local où seules des personnes
averties ou qualifiées peuvent avoir accès, une protection contre les contacts directs doit être
assurée lorsqu’une porte d’accès est ouverte en utilisant du matériel possédant par
construction ou par installation, au moins le degré de protection IP2X ou IPXXB.

I.1.2. Protection contre les contacts indirects
Pour la partie courant continu, la protection contre les chocs électriques doit être réalisée
par utilisation des matériels classe II ou par isolation équivalente jusqu’aux bornes de
l’onduleur. Dans ce cas, les prescriptions de l’article 412 de la norme NF C 15-100 doivent
être appliquées.
L’isolation double ou renforcée est une mesure de protection dans laquelle la protection
contre les contacts directs et contre les contacts indirects est assurée par une isolation
renforcée entre les parties actives et les parties accessibles.
Cette mesure est prévue pour empêcher l'apparition de tensions dangereuses sur les parties
accessibles des matériels électriques lors d'un défaut de l'isolation principale.
I.2. Protection contre les surintensités :
I.2.1. Au niveau des SSM
Côté CC, des surintensités apparaissent sous la forme de courant de retour. Lorsqu’ils sont
trop importants, les courants de retour peuvent endommager les modules photovoltaïques.
Afin de protéger ces derniers, il existe plusieurs solutions :
Projet de fin d’étude 2011



70


Partie 2
 Installer des diodes au niveau de chaque chaînes afin d’empêcher le courant de
circuler en sens inverse : Ces diodes sont appelées des diodes de découplage. Ce
procédé coûte cher et induit des chutes de tension singulières au niveau des diodes.
 Installer des disjoncteurs.
 Installer des fusibles avec un calibre adapté.
Les modules des chaînes PV doivent être protégés contre l’effet des courants inverses
susceptibles de survenir en cas de défaut dans un module. Les modules supportant un courant
inverse maximal IRM moins de deux fois leur courant de court-circuit (Icc), cette protection
et les courants admissibles sont donnés dans le Tableau ci-dessous.
Les fusibles n’empêchent pas les courants de retour mais fondent dès qu’ils dépassent la
valeur limite IRM, empêchant ainsi la détérioration des modules. Cette solution est beaucoup
moins onéreuse que les diodes et les disjoncteurs.
I.2.1.1. Emplacement des fusibles
Les fusibles seront installés au niveau du SSM tel que chaque fusible protège deux strings
en parallèles. Comme illustré dans la figure 59.
I.2.1.2. Calibrage des fusibles
Le calibrage des fusibles reposes sur la détermination du courant nominal assigné In. Pour ce
faire, nous devons suivre le tableau 5.
Etant donné le nombre de chaine en parallèle qui est supérieur à 3, le courant de retour inverse
se calcule par de la formule :



I
RM
= (n-1) x 1,25 x I
sc


IRM = 7 x 1,25 x 16,78
= 146,82 A

Tableau 5 : Courants admissibles dans les câbles de chaîne PV

Projet de fin d’étude 2011



71


Partie 2
Notons que le courant de court-circuit Isc est deux fois le courant de court-circuit d’une
seule chaine. Vu que deux chaines seront protégées par un seul fusible.
Le courant nominal assigné est donné par la formule suivante



D’après le tableau 6, qui contient les valeurs normalisé des calibres des fusibles, nous
choisissons le fusible du 25 A.

Tableau 6 : calibres normalisées des fusibles
Il est nécessaire enfin de vérifier les conditions fondamentales pour lesquelles le fusible
assure la protection contre les surintensités produites par les courants de retours :
 IB≤INVérifiée
 IN ≤ IRMVérifiée
Avec
IB : Le courant maximal d’emploi dans les conducteurs qui vaut 21,8 A. **
IN : Le courant assigné du fusible ou courant nominal du fusible
IRM : Le courant de retour maximal
**Dans le cadre de la protection contre les surintensités produites par les courants retours, le guide de l’UTE C15-712-1
(paragraphe 8.1.2) préconise une valeur du courant d’emploi: IB =1.4 × Isc

I.2.2. Au niveau de la SUNNY MAIN BOX Cabinet

De même nous calculons le courant assigné des fusibles qui seront placés à l’entrée de la
SMBC. Nous déterminons tous d’abord le courant de court-circuit du SSM qui est donné par
la formule suivante :


Avec :
• ISC,STCgroupe : Courant de court-circuit du groupe
1, 25 x Isc< In< 2 x Isc

20, 97 A < In< 33,56 A
Projet de fin d’étude 2011



72


Partie 2
• ISC,STC: Courant de court-circuit à l’entrée de deux modules .
• NC: Nombre de chaine en série du groupe qui est égale à 64
• NA: Nombre de groupe de générateur égale à 4
Donc ISC,STCgroupe = 268,48A par conséquent la valeur du courant assigné du fusible sera
comprise entre


Nous prenons donc In = 200 A.

I.3. Protection contre les surtensions
Une protection systématique contre les surtensions est recommandée pour tout type
d'installation électrique, comme en témoignent de nombreuses destructions ou pannes
récurrentes inexpliquées de matériels d'exploitation.
Les surtensions sont présentes de plusieurs manières dans une installation PV. Elles
peuvent être :
• Transmises par le réseau de distribution et être d'origine atmosphérique (foudre) et/ou
dues à des manœuvres ;
• Générées par des coups de foudre à proximité des bâtiments et des installations PV, ou
sur les paratonnerres des bâtiments. Ce cas de figure est présent dans toutes les installations ;
• Générées par les variations de champ électrique dues à la foudre.
I.3.1. Les parafoudres
Dans une installation photovoltaïque, les parafoudres ont pour rôle de protéger les modules
photovoltaïques et les onduleurs contre les risques de surtensions induites dans le circuit de la
partie continue.
I.3.1.1. Evaluation du risque foudre
La présence ou non de parafoudre côté CC dépend du risque d’exposition à la foudre de
l’installation. Ce risque s’évalue notamment grâce à la densité de foudroiement du lieu
considéré.
La densité de foudroiement, noté Ng, définit le nombre d’impact de foudre par an et par
km², dans une région.
Le site de Maroc Météo donne une approximation de la densité de foudroiement qui
montre que Ng de la région d’OUARZAZATE est de 4,72.
167,8 A < In< 268,48 A

Projet de fin d’étude 2011



73


Partie 2













I.3.1.2. Présence des parafoudres
Côté CC, la présence de parafoudre se justifie grâce à trois paramètres :
 La densité de foudroiement Ng
 La longueur des câbles CC
 L’usage du support sur lequel sont implantés les modules photovoltaïque
Le tableau suivant donne les conditions d’installation des parafoudres côté CC :









La longueur L est la somme de toutes les distances de câbles séparant :
 le champ photovoltaïque et la boîte de jonction SSM
Figure 61 : Conditions d'installation des parafoudres
Figure 60 : Répartition de la densité de foudroiement au Maroc
Projet de fin d’étude 2011



74


Partie 2
 La boite de jonction SSM et la boite de raccordement SMBC
 la boîte de raccordement SMBC et l’onduleur
Nous avons :



Donc les parafoudres sont obligatoires.
I.3.1.3. Emplacement des parafoudres
Conformément au paragraphe 13.3.2 du guide de l’UTE C15-712-1, « lorsqu’un
parafoudre est prescrit pour la partie CC d’une installation photovoltaïque, il est toujours
installé dans le tableau situé le plus proche de l’onduleur ». Par ailleurs, « lorsque l’une des
chaînes est située à plus de 10 mètres de l’onduleur, un second parafoudre est recommandé à
proximité des chaînes ».
Donc nous allons mettre en place des parafoudres au niveau des boites de jonctions SSM
puisque les chaines sont loin de l’onduleur (>10m) ainsi que dans les boites de raccordement
SMBC.
I.3.1.4. Choix et mise en œuvre des parafoudres

I.3.1.4.1. Type du parafoudre :
Pour déterminer le type de parafoudre à mettre en œuvre, comme l’indique le tableau 7, il
faut calculer le coefficient Nk qui représente le niveau kéraunique local.
Ce coefficient se calcule par la formule suivante :



N
k
=10 x N
g

L=1242m LCRITIQUE=200/4,72=42 m
Nk =47,2
Projet de fin d’étude 2011



75


Partie 2
Tableau 7: l'obligation ou non des parafoudres en fonction du Nk
De cet effet, les parafoudres doivent être du type 2.
I.3.1.4.2. Détermination de la valeur de In pour les parafoudres
Le courant nominal de décharge In minimum est de 5 kA pour les parafoudres. Une valeur
plus élevée donnera une durée de vie plus longue.
Le dimensionnement du parafoudre Type 2 peut être optimisé en estimant le niveau
d’exposition aux surtensions FPV, comme suit :





Avec :
Nk : est le niveau kéraunique local tel que N
k
=10*N
g

Φ : est donné par le Tableau 8.
δ:est obtenu à l’aide du Tableau 9 en analysant séparément la situation de la ligne aérienne du
champ de modules PV ;






F
PV
= Nk. (1 + ϕ+ δ)=177

Tableau 8 : Valeurs de ϕ selon le résultat du Tableau7

Projet de fin d’étude 2011



76


Partie 2










I.3.1.4.3. Détermination de tension de régime permanant Uc
La caractéristique Uc du parafoudre doit être sélectionnée en fonction de la tension
maximale à vide des modules PV.
La tension UC des parafoudres doit être supérieure ou égale à 1,2 x UOC du générateur PV.
I.3.1.4.4. Choix de niveau de protection Up
Tension crête aux bornes du parafoudre dans les conditions normales de son
fonctionnement. La valeur de la tension Up doit être inférieure à 80% de la valeur de la
tension de tenue aux chocs des matériels à protéger. Pour déterminer la tension Uw, nous
utilisons le tableau suivant :








Alors la valeur de la tension Up du parafoudre coté panneaux PV (sur les boites de jonction)
est :•


Up<0,8 x Uw = 6,4 kV.Ž
Tableau 9:Valeurs de δ selon la situation de la ligne électrique du champ PV

Tableau 10 : Choix de I
n
en fonction de F
PV


Tableau 11 : tension de tenue aux chocs des matériel coté cc

Projet de fin d’étude 2011



77


Partie 2
I.3.1.4.5. Choix du parafoudre :
Le projet aura lieu dans un site de niveau kéraunique de Nk=10*Ng =10*4,72=47 ,2.
Et nous avons


Avec :


A partir Du tableau 10 nous déterminons la valeur In qui est donc In=20KA.
La norme préconise une tension supérieur ou égal à 1,2*Uoc=991,32V.
Avec
Uoc =826,1 A la tension à la sortie de SSM à vide




I.3.1.4.6. Récapitulation des résultats

Niveau de protection Up
< 6,4 KvŽ
ValeurIn
20 KA
Tension de régime permanant Uc
1060 Vdc
Tableau 12 : Caractéristique du parafoudre choisis coté CC

I.3.2. Sectionnement et coupure
Dans une installation photovoltaïque, il est indispensable de pouvoir couper le courant, afin
d'effectuer par exemple des opérations de maintenance. Pour ce faire, plusieurs familles de
dispositifs de coupure et de sectionnement sont disponibles.


F
PV
= Nk. (1 + ϕ+ δ)=129,8

Uc =1060 Vdc
Φ= 1; δ=0,75.

Projet de fin d’étude 2011



78


Partie 2
I.3.2.1. Emplacements des dispositifs de sectionnement et de coupures
Le paragraphe 12 du guide de l’UTE C15-712 prévoit la présence des dispositifs de
coupure et de sectionnement côté CC. Il est prévu la présence d’un dispositif de
sectionnement pour chaque onduleur.
Conformément à l’UTE C15-712-1 : Chaque alimentation d’onduleur doit pouvoir être
coupée. Dans le cas d’onduleurs à entrées multiples, il est admis d’assurer la coupure
d’urgence par des dispositifs à commande séparées.
Par ailleurs, afin d’assurer la sécurité en cas d’intervention, les boîtes de jonction situées
directement en aval du champ photovoltaïque et les boites de raccordements cabinets doivent
présenter des connecteurs en entrées.
Il est coutume d’utiliser des interrupteurs-sectionneurs permettant d’assurer à la fois la
fonction de coupure en charge et la fonction de sectionnement.
I.3.2.2. Calibrage des dispositifs de coupures et de sectionnement :
Les dispositifs de coupure et de sectionnement côté CC doivent être omnipolaires, c’est-à-
dire qu’ils doivent couper ou sectionner toutes les polarités du circuit, simultanément ou non.
Le choix des interrupteurs sectionneurs repose sur les critères suivants :
 la tension assignée d’emploi (Ue) doit être supérieure ou égale à la tension maximale
Uoc max du générateur photovoltaïque.
 le courant assigné In doit être au moins égal à 1,25 Isc du circuit.
 Et d’autre critères comme la température du lieu de l’installation, et que le
diapositifs est marqué de fonctionner en courant continu.

 Calibrage en courant
Le courant assigné d’emploi des dispositifs de coupure et de sectionnement doit être au
moins égale à 1.25×ICC.
 Calibrage en tension
La tension assignée d’emploi Ue des dispositifs de coupure et de sectionnement doit
être supérieure ou égale à la tension à vide Uco du circuit majorée par un coefficient
multiplicateur k donné par le guide de l’UTE C15-712-1 prenant en compte l’effet de la
température.
Uco * k <Ue




Projet de fin d’étude 2011



79


Partie 2
I.3.2.3. Choix des dispositifs de coupure et de sectionnement
Type Emplacement Courant Isc Courant assigné In Tension Uco Tension Ubmin
Sectionneur Dans le SSM 16,78 20,98A 826 ,1 908,71
I-S En aval du SSM 268,48A 335,6A 827 ,1 908,71
I-S Dans la C.net 536,96 671,2 828 ,1 908,71
I-S
en amant de
l'onduleur 2147,84 2684,8 829 ,1 908,71

Disjoncteur
générale
En amont de
l’onduleur 2147,84 2684,8 829 ,1 908,71


Tableau 13 : le courant et tension assigné des dispositifs de coupure et de sectionnement
Le tableau ci-dessus rassemble les différents calculs effectué et les résultats convenables.

I.3.3. Mise à la terre de l’installation
Les supports des modules et les rails de montage côté CC doivent être en aluminium. Ces
structures porteuses doivent être mises à la terre et être conformes à la classe de protection II.
Si la mise à la terre du pôle positif ou négatif doit être réalisée dans l’onduleur, il est impératif
d’utiliser un GFDI (ground fault detector interruptor/surveillance de mise à la terre). Le
conducteur de mise à la terre fonctionnelle ne doit donc pasêtre repéré par les couleurs vert
jaune.

II. Dimensionnement des câbles

Dans un projet photovoltaïque, il ne faut pas négliger l’importance que détiennent les
câbles électriques dans les deux phases, continue et alternatif vu les pertes qu’ils peuvent
causer à la production. Donc le calcul minutieux des sections s’avère très important.
Pour ce faire nous allons suivre la méthode suivante
- calcule du courant Iz à partir du courant assigné In des fusibles et le facteur global de
correction qui prend en compte les conditions d'installation (mode de pose, température
ambiante, ...).
- vérification de la chute de tension maximale.
La section du conducteur satisfaisant ces conditions est alors retenue.

Projet de fin d’étude 2011



80


Partie 2
II.1. Le courant admissible Iz
Il représente l’intensité maximale du courant pouvant parcourir en permanence un
conducteur sans que sa température soit supérieur à sa température spécifiée, il dépend
notamment du mode de pose et de la température du conducteur, cette dépendance se traduit
par l’introduction des facteurs relatifs.
Les câbles des chaînes photovoltaïques doivent être dimensionnés afin de supporter les
courants retours, sans risque d’échauffement. Ainsi, il convient de choisir une section de câble
présentant un courant maximal admissible IZ supérieur au courant retour calculé dans le
tableau précédent.

II.2. La section des câbles de chaine « entre les PV et les SSM »
Avant d’aborder le calcul du courant admissible, il est nécessaire d’avoir une idée sur le
courant d’emploi In assigné de la protection. Ce courant a été déterminé précédemment dans
la partie choix de protection. Ainsi on calcule le courant admissible par la relation suivante :



Avec :
K’ : Facteur de correction imposé par la norme C15-712 dépend du type de la protection.
K1 : Facteur de correction prenant en compte le mode de pose.
K2 : Facteur de correction introduisant l'influence mutuelle des circuits placés cote à cote.
K3 : Facteur de correction prenant en compte l’influence du sol ;
K4 : Facteur de correction prenant en compte la température ambiante et la nature de
l’isolant.
Le choix des facteurs se fait Conformément à la norme NF C 15-100, et on trouve comme
résultat :



Après calcul du courant équivalent Iz, nous relevons la section de l’âme du câble à partir
du tableau de l’annexe VI.
Nous avons donc


K’ = 1,21 K1= 1
K2= 0,25 K3= 1
K4= 0,93

S = 6 mm²
Projet de fin d’étude 2011



81


Partie 2
II.3. Section des câbles principaux entre SSM et SMBC
La section du câble reliant les SSM et les Cabinet sera calculer de la même façon,
cependant le courant Iscstc et ainsi que le facteur de l’influence mutuelle changent.

Par la suite nous avons Iz = 236,559 avec

Nous prenons donc


II.4. Section des câbles principaux entre SMBC et Onduleur
Les câbles des générateurs PV sont dimensionnés afin de pouvoir se dispenser des
dispositifs de protection contre les surcharges et le court-circuit. Le courant admissible du
câble Iz doit être égal ou supérieur à 1,25 fois IscSTC du générateur PV.
Donc Iz = 577 A
Et nous avons pour section la valeur S = 240 mm²

II.5. Vérifications des sections par calcul de la chute de tension
A ce stade, nous devons vérifier la chute de tension au niveau de tous les câbles entre les
PV et les SMM. Le guide de l'UTE C15-712 relatif aux installations photovoltaïques indique
que la chute de tension dans la partie DC devra être inférieure à 3%. Cela signifie :


Notons ε la chute de tension admissible tolérée par l'UTE C15-712.
Nous calculons la section de ces câbles sous la contrainte d'une chute de tension maximale de
3 %.
Ainsi, la section des câbles se calcule par la formule suivante :


Avec :
 ρ : Résistivité du matériau conducteur (cuivre) en service normal. Conformément au
guide de l’UTE C15-712-1, ρ=0,01851 Ω.mm²/m.
K’ = 1,1 K1= 1
K2= 1 K3= 1
K4= 0,93

S = 70 mm²
Projet de fin d’étude 2011



82


Partie 2
 L : Longueur du câble (m)
 S : Section du câble (mm²)
 I : Courant circulant dans le câble (A)
 ε : chute de tension, ε = 0.03
 VA : Tension à l’origine du câble (V)
Nous avons, dans le tableau ci-dessus, calculer la chute de tension sur chacune des
portions du circuit électrique de la partie CC. Pour calculer la chute de tension sur l’ensemble
du circuit côté CC, il convient, lorsque deux chaînes sont en parallèle, de considérer la chute
de tension la plus défavorable, et de l’ajouter à la chute de tension dans les autres chaines.
Une autre vérification à l’aide des applications SMA est disponible au niveau de l’annexe VI.








Tableau 14 : vérification de chute de tension


Emplacement Longueur (m)
Section
(mm²)
Chute de
tension
Câble de chaine 11626,15 6 0,30%
Câble de groupe 4736,5 70 0,62%
Câble principal 2345,5 240 0,78%
Total 1,70%
Projet de fin d’étude 2011



83

Partie 2
Chapitre 4 :
Dimensionnement électrique de la
partie alternative moyenne tension













Ce chapitre présentera les différentes étapes de
dimensionnement électrique de la partie alternative
moyenne tension.
Projet de fin d’étude 2011



84

Partie 2
La partie alternative d’une l'installation photovoltaïque raccordée au réseau doit être
considérée comme un circuit spécifique de la distribution. Et comme tout circuit, elle doit
répondre aux exigences de sécurité des biens et des personnes.
I. Puissance de l’installation
Le domaine de tension de raccordement de référence d’une installation de production est
déterminé en fonction de sa puissance active maximale conformément au tableau suivant :
Dans ce projet l’injection est prévue au niveau de HTB donc, la puissance installée de
chaque tranche doit obligatoirement dépasser 12Mw. Comme solution, nous avons proposé le
jalonnement du projet entier en5 phases de 20 MW.
En effet, et vu que le prix du KWc décroit en fonction du temps, la meilleure stratégie est
de procéder par phase. Un nombre de 5 est ainsi convenable et facilite la division en fonction
de la puissance de l’onduleur. Par conséquent, une phase de 20 MW se compose de 16
onduleurs Sunny Central 1250 MV. Les onduleurs, via des jeux de barres débitent sur un
transformateur HTB/HTA relié directement au poste de livraison d’OUARZAZATE.
L’installation aura donc la forme suivante :
Dans cette partie nous allons dimensionner les différentes composantes de protection de la
partie moyen tension du projet. En effet notre étude s’articulera sur les axes suivant :
Tableau 15 : domaine de tension de raccordement

Figure 62 : Schéma Sunny central jeux de barres
Projet de fin d’étude 2011



85

Partie 2
- Protection des transformateurs (MT/BT) (qui se trouvent en sortie des
onduleurs)
- Dimensionnement des jeux de barres.
- Protection du poste HTB.
- Dimensionnement des sections des câbles.

II. Protection des transformateurs MT/BT
II.1. Protection contre les surtensions
Les transformateurs sont soumis à des surtensions transitoires en provenance des
générateurs auxquelles ils sont connectés. Lors de la mise hors tensions par un appareillage
situé immédiatement en amont, des surtensions peuvent être généré par l’ensemble
transformateur – appareillages de coupure- circuit d’alimentation. Cette sollicitations se
traduit par un vieillissement prématuré ou même par un défaut d’isolement entre spire ou à la
masse.
Deux moyens de protection contre les surtensions sont utilisés de manière générale : les
éclateurs et les parafoudres. Les éclateurs sont utilisés en MT et HT, ils sont placés sur les
points des réseaux particulièrement exposés et à l’entrée des postes MT/ BT. Leur rôle est de
constituer un point maîtrisé dans l’isolement du réseau, afin qu’un amorçage éventuel se
produise systématiquement. Ce dispositif est simple, assez efficace et économique, mais ses
inconvénients sont nombreux :
 la tension d’amorçage présente une dispersion importante. En effet, elle dépend
fortement des conditions atmosphériques ; des variations de plus de 40 % ont pu être
observées ;
 le niveau d’amorçage dépend aussi de l’amplitude de la surtension
 le retard à l’amorçage est d’autant plus long que la surtension est faible.
Les parafoudres offrent une protection plus performante, mais pour un coût notablement
plus élevé. Leur avantage est de ne pas présenter de courant de suite et d’éviter que le réseau
soit mis en court-circuit, puis hors tension après amorçage.
Notre choix repose donc sur la cellule SP 630 – 24 – 12,5 (annexe IX).

II.2. Protection contre les surcharges
Les échauffements admissibles dans les différentes parties du transformateur, en tenant
compte des valeurs limites d'échauffement fournies par les normes, basées sur une durée de
vie escomptée liée au vieillissement des isolants, caractérisent un fonctionnement permanent.
Un courant de valeur supérieure à la valeur assignée correspond à un fonctionnement en
surcharge. Une situation de surcharge maintenue, entraîne un dépassement des échauffements
sur certains points du transformateur et, dans le cas d'une température ambiante élevée, un
dépassement des températures admissibles. La surcharge est souvent transitoire et l'équilibre
Projet de fin d’étude 2011



86

Partie 2
thermique n'est pas atteint ; l'inertie thermique du transformateur, importante pour les
transformateurs de types « immergés », permet de supporter des valeurs élevées, suivant une
loi« à temps inverse »









 protection par mesure de courant
La protection contre les surcharges doit intervenir avec un seuil compris entre 110% et
150% du courant assigné et avoir de préférence, un fonctionnement à temps dépendant. Elle
peut être placée côté MT ou côté BT.
 Protection par la mesure de température
Le contrôle de la température des enroulements est l’action la plus pertinente car c’est la
température qui génère le vieillissement des isolants.
Pour les transformateurs de type immergés, c'est généralement la température de l'huile qui
est prise comme indication.
Cette protection est assurée soit par :
 une sonde thermique sensible à la température des enroulements du transformateur ou
du diélectrique liquide et dont le seuil est déterminé par la température maximale
admissible dans ces milieux
 un relais ampéremétrique installé côté basse tension.
 un relais à image thermique installé côté HTA ou BT.
Ces dispositifs peuvent commander :
 préférentiellement la mise hors charge du transformateur par ouverture du disjoncteur
général BT.
 éventuellement ou, en plus, la mise hors tension du transformateur par ouverture du
dispositif de protection amont, QM ou DM1.

II.3. Protection contre les courts-circuits :
Figure 63 : Ordre de grandeur de la capacité de
surcharge d’un transformateur
Projet de fin d’étude 2011



87

Partie 2
Les transformateurs sont généralement conçus pour pouvoir supporter le court-circuit aux
bornes, ce qui correspond à une situation plus sévère que toutes les situations envisageables
en exploitation. Toutefois la répétition de défauts peut avoir un effet cumulatif, sur des
déplacements de bobinage par exemple, et ainsi induire un vieillissement prématuré. Dans
tous les cas, la durée du défaut doit être limitée par une protection sous peine de conduire à la
destruction par effet thermique.
Deux types de cellules sont disponibles :
 DM1 : disjoncteur
 QM : interrupteur-fusible combiné avec percuteurs (pour donner l’ordre de
déclenchement aux trois phases).
Sept paramètres vont influencer sur le choix :
 La valeur du courant primaire
 le besoin d’alimentation triphasée
 le diélectrique du transformateur
 l’installation du poste par rapport au local principal
 la puissance du transformateur
 la distance des cellules au transformateur
 l’emploi de relais indirects.
En se basant sur l’algorithme présenté au niveau de l’annexe VIII, nous avons choisis
l’interrupteur – fusibles combiné.
Le calibre du fusible est déterminé en référence du tableau 16. Notre choix repose sur le
fusible 43 A.








Au surplus, et à l’aide du catalogue des cellules préfabriquées fournis par NEXANS, nous
avons choisi l’interrupteur fusible combiné intégré dans PFA 200 – 24 – 12,5.
II.4. Emplacement des cellules de protection :
Les cellules de protections des transformateurs seront placées en aval du bloc onduleur
sunny central afin de protéger la partie onduleur –jeu de barre.
Tableau 16 : calibre du fusible associé

Projet de fin d’étude 2011



88

Partie 2

III. Sectionnement et coupure
Pour pouvoir couper en charge (maintenance de l’installation PV (onduleur,
transformateur..), des moyens de sectionnement et de coupure doivent être prévus du côté
alternatif.
Tous les dispositifs de sectionnement doivent être omnipolaires et agrée par l’one.
On adopte donc Interrupteur sectionneur en aval du bloc onduleur-transformateur de type
intérieur 24 kV- 400 A.

IV.Les jeux de barres
Dans la distribution électrique un jeu de barres désigne un conducteur de cuivre ou
d'aluminium qui conduit de l'électricité dans un tableau électrique, à l'intérieur de
l'appareillage électrique ou dans un poste électrique.
La section conductrice est un paramètre important pour déterminer le courant maximum
qui peut traverser un jeu de barres. On trouve des jeux de barres de petites sections (10 mm2),
or les postes à haute tension utilisent des tubes métalliques d'un diamètre allant jusqu'à
120 mm et d'une section allant jusqu'à 1 000 mm².
Les jeux de barres peuvent être supporté par des isolateurs ou bien complètement enrobé
d'isolant électrique. Ils doivent être protégé d'un contact accidentel soit en les plaçant dans
une enceinte métallique fermée, soit en les plaçant à une hauteur hors d'atteinte.
En HTB, deux technologies sont utilisées pour les jeux de barres, à savoir :
 jeux de barres dits posés, consistant en des tubes reposant sur des isolateurs ;
 jeux de barres dits tendus, consistant en des conducteurs flexibles suspendus par des
chaînes d'isolateurs à des structures métalliques dites portiques.
IV.1. Configurations de jeu de barres :
Les jeux de barres constituent un dispositif critique dans un poste, car ils relient les
différents composants de l’installation. Un court-circuit affectant un jeu de barres unique
entraînerait la mise hors tension du poste complet. Pour élaborer une redondance, la plupart
des postes HTB comportent deux ou même trois jeux de barres construits en parallèle. Ceci
permet en particulier d'effectuer la maintenance sur un jeu de barres pendant que l'autre reste
sous tension.
IV.2. Dimensionnement du jeu de barres
Le jeu de barre est constitué de 16 départs vers les transformateurs des SUNNYS
CENTRAL qui ont en sortie une tension de 20 KV et un courant nominal de 36,1 A.
Projet de fin d’étude 2011



89

Partie 2
En effet ce jeu de barre doit être capable de supporter un courant nominal de577,6 A sous
une tension de 20 kV. Le dimensionnent est effectué par le logiciel busbar présenté dans la
figure 64:














Nous adoptons donc les barres plates rectangulaires vues leur meilleure rigidité, avec les
dimensions suivantes :
 Largeur : 45mm
 Epaisseur : 10mm
 Type d’aluminium : 5005

V. Protection du poste HTB
Le transformateur HTB/HTA doit être protégé contre les surcharges et les courts-circuits;
ces protections seront assurées par un disjoncteur agréé par l’ONE. Nous avons choisis donc
un disjoncteur moyen tension au SF6 12 - 20kV.
Quant à la protection contre la surtension, elle sera assurée par une cellule parafoudre de
type 1 moyenne tension de référence SP 630- 24 – 12,5.
Au surplus, et en respectant la norme électrique NF C 13-100 un sectionneur doit être
présent en aval des jeux de barres.
VI.Dimensionnement des câbles
Figure 64 : Calcul des dimensions d'un jeu de barre par Busbar
Projet de fin d’étude 2011



90

Partie 2
Dans cette partie nous allons déterminer la section du câble du courant alternatif en
moyenne tension. Pour ce, nous allons suivre la méthode suivante :
1. Déterminer le courant maximal d'emploi IB.
2. Déterminer la section S1 satisfaisant l'échauffement de l'âme du câble en régime de
fonctionnement normal, qui peut être permanent ou discontinu. Cette étape nécessite la
connaissance :
o Des conditions d'installation réelles de la canalisation, par conséquent du facteur de
correction global f.
o Des valeurs des courants admissibles des différents types de câble dans les conditions
standards d'installation.
3. Déterminer la section S2 nécessaire à la tenue thermique du câble en cas de court –
circuit triphasé
4. Vérifier éventuellement la chute de tension dans la canalisation pour la section S retenue.
5. La section technique S à retenir est la valeur maximale parmi les sections S1, S2 et S3.

Les conditions adoptées pour le calcul de la section sont :

Mode de pose Type de
câble
Isolation Température du
sol
Nature du
sol
Câble enterré dans des
fourreaux
Unipolaire
en cuivre
PR 35 °C Très Sec
Tableau 17 : Condition de pose de câbles.

Nous calculons le facteur f à partir de l’ensemble des tableaux de l’annexe 6.
Le facteur de correction globale f est alors le produit de 3 facteurs, selon le tableau 18.






Les résultats du calcul sont rassemblés dans le tableau suivant :
Courant admissible
f0 f2 f3 f4
101,5 A 0,8 0,89 0,85 0,70
Tableau 18 : facteur f et courant admissible
f=f0xf2xf3xf4

Projet de fin d’étude 2011



91

Partie 2

La section choisie donc est


Vérification de la contrainte thermique
Reste à vérifier que la contrainte thermique du câble en cas de court-circuit est supérieure à la
contrainte thermique de court-circuit du fusible, par la relation suivante :


Avec :
Sc: Section nécessaire à la tenue thermique du câble en cas de court-circuit triphasé.
t: durée de court-circuit (2s).
In : Courant de calibre du fusible
K: coefficient dont la valeur est donné par le tableau suivant :
Tableau 19 : Coefficient K
Tous calcul fais nous donne Sc ≥ 0,52 mm² ce qui est largement vérifié par la section
choisie.

Vérification de la chute de tension :
La chute de tension au niveau des câbles se calcule par la formule suivante :

La chute de tension admissible à moyenne tension (3 %).

Avec :
 =0,08.10
-3
Ω/ m.
 Le facteur de puissance est cos( ) = 0,85, d'où sin() = 0,52.
 : Résistivité du conducteur, = 0,0225 Ωmm²/m pour le cuivre
Isolant Cuivre Aluminium
PR 135 87
PVC 115 47
S = 16 mm².
Projet de fin d’étude 2011



92

Partie 2
Nous obtenons alors,

= 0,35 % ce qui est largement inférieur à la chute de tension
admissible.
D’où








S = 16 mm².
Projet de fin d’étude 2011



93

Partie 2
Chapitre 5 :
Raccordement de l’installation au
réseau haute tension










Après avoir dimensionner l’installation photovoltaïque
ce chapitre mettra le point sur la problématique du
raccordement au réseau électrique de transport.
Projet de fin d’étude 2011

94

Partie 2
L’évacuation de l’énergie électrique produite par la centrale sera effectuée sur le poste
225/60 KV d’Ouarzazate qui se trouve à proximité du complexe (4 km), le raccordement de
l’installation s’effectue donc au niveau de ce poste de Réseau de Transport.
Le Gestionnaire du Réseau de Transport de l’Electricité l’ONE , définit le point et le
schéma de raccordement de l’installation de production ainsi que le dimensionnement des
différentes composantes du circuit de raccordement compte tenu des caractéristiques de
l’installation de production à raccorder et de celles des ouvrages existants du réseau. Il
examine les différents scénarios de fonctionnement du système et les aléas qui peuvent le
perturber et communique au Producteur, les résultats de l’étude sous réserve du respect des
règles de confidentialité auxquelles il est tenu par la loi. Quant au producteur il est censé de
fournir les méthodes et hypothèses générales utilisées et la liste des données.

I. Prescriptions techniques pour le raccordement de la centrale au
réseau électrique de transport.
I.1. Conformité
Le producteur est tenu de soumettre un rapport de contrôle rédigé à ses frais par un
organisme agrée qui démontre la conformité de son installation au règlement général des
installations électriques. En outre le gestionnaire de réseau contrôle avant le raccordement les
aspects particuliers de l’installation de fourniture de l’énergie. Ceci inclut entre autre le
schéma de raccordement, le fonctionnement de l’appareil de découplage, le réglage et le
fonctionnement de l’ensemble constituant les protections particulières, les dispositifs de mise
en parallèle, l’éventuelle protection contre l’injection du courant continu.
Le gestionnaire du réseau vérifie que l’insertion de la nouvelle installation n’affecte pas la
sécurité et la sûreté de fonctionnement du Réseau de Transport de l’Electricité sur les points
suivants :
 Le respect des intensités admissibles dans les ouvrages du Réseau de Transport de
l’Electricité en régime permanent et lors des régimes de surcharge temporaire.
 Le respect en cas de défauts d’isolement, des pouvoirs de coupure des disjoncteurs
et de la tenue aux efforts électrodynamiques des ouvrages du Réseau de Transport de
l’Electricité et des utilisateurs déjà raccordés.
 La tenue de la tension sur le Réseau de Transport de l’Electricité dans les plages
normales lors de la mise en service ou de déclenchement de l’installation ainsi que
lors de ses variations de charge.
 Le respect des performances d’élimination de défauts d’isolement
 Le maintien de la continuité du service dans les conditions normales de fréquence et
de tension.



Projet de fin d’étude 2011

95

Partie 2
I.2. Accord de raccordement
L’installation ne peut être raccordée au réseau de transport qu’après accord écrit du
gestionnaire du réseau. Cet accord n’est pas encore fonctionnel au cas où le producteur
envisage une modification de son installation de production, notamment s’il modifie la
puissance.
I.3. Dispositions relatives au réglage de tension
Toute installation de production d’électricité doit avoir la capacité constructive de
contribuer au réglage de la tension. A cet effet les installations de production et leurs
transformateurs de puissance doivent satisfaire les règles suivantes :
 L’installation doit être capable de délivrer la puissance nominale ;
 L’installation doit avoir un cos (phi) de 0,85
 La plage de réglage de la tension de l’installation doit être de ±7,5 % de Un ;
 Le transformateur de puissance doit être muni d’un régleur à vide avec cinq prises
graduées -5 %; -2,5 %, 0; + 2,5 %; +5 % du coté haute tension.
 L’installation de production doit être munie de régulateurs permettant de contrôler la
tension au point d’injection.
Pour que la tension du réseau soit constante, les onduleurs Sunny Central HE fournissent la
puissance réactive inductive ou capacitive au réseau. Il existe trois variantes :

 Définition fixe de la puissance réactive par l’exploitant du réseau
L’exploitant du réseau définit une valeur fixe de la puissance réactive ou un facteur de
puissance fixe entre cos(ϕ)inductif = 0,90 et cos(ϕ)capacitif = 0,90.
 Définition dynamique de la puissance réactive par l’exploitant du réseau
L’exploitant du réseau définit le facteur de puissance dynamiquement – comme valeur
facultative entre cos(ϕ)inductif= 0,90 et cos(ϕ)capacitif= 0,90. Il est transmis par exemple par
unité de communication, l’analyse peut avoir lieu par la SMA Power Reducer Box.
 Régulation de la puissance réactive par une courbe caractéristique
La puissance réactive ou le facteur de puissance est réglé par une courbe caractéristique
prédéfinie – en fonction de la puissance active injectée ou de la tension du réseau.

I.4. Dispositif de coupure
Lors des travaux sur le réseau public de transport, la centrale doit pouvoir être séparée du
réseau par un dispositif de coupure de sécurité. Il doit être visible, verrouillable et accessible
en permanence au gestionnaire de réseau.


Projet de fin d’étude 2011

96

Partie 2
I.5. Dispositifs de protection
Comme pour tout autre raccordement au réseau de transport ,les installations sont munies
en tête de leur raccordement au réseau d’un appareil assurant la coupure des phases en cas de
défaut interne occasionnant le dépassement d’un courant fixé pendant un temps donné. Les
valeurs du courant et de la temporisation sont données par le gestionnaire de réseau.

I.6. Couplage
Une mise en parallèle de l’installation de production avec le réseau de transport est
toujours réalisée au moyen d’un relais synchro-check équipé d’un syncronoscopepour des
installations avec une puissance supérieur à 10kW.
Lors de son couplage, l’installation de production ne doit être couplée au réseau HTB que
lorsque les conditions suivantes sont respectées :
• écart de fréquence inférieur à 0,1 Hz,
• écart de tension inférieur à 7,5%,
• écart de phase inférieur à 10°.

I.7. Harmoniques et inter harmoniques
Le niveau des harmoniques et inter harmoniques qui sont générés par la centrale ne doit
pas provoquer des perturbations dans le réseau de transport.
L’impact de l’installation sur le réseau doit également rester à des niveaux de perturbations
acceptables.
Dans la plus part des cas, le niveau de perturbations de la production s’ajoute aux niveaux
de perturbation déjà existant par la présence des utilisateurs et des autres producteurs.

I.8. Protection contre l’injection du courant continu
Les onduleurs équipé des transformateurs n’injectent pas de courant continu et ne nécessitent
par conséquent pas de mesures de sécurités complémentaires.

I.9. Spécifications techniques d’exploitation en régime perturbé
L’énergie électrique est fournie sous forme de tension constituant un système sinusoïdale
triphasé dont les paramètres caractéristiques sont les suivantes :
 La fréquence
 L’amplitude des trois tensions
 La forme d’onde qui doit être la plus proche possible d’une sinusoïde.
Projet de fin d’étude 2011

97

Partie 2
 La symétrie du système triphasé (égalité des modules des trois tensions, leur
déphasage et l’ordre de succession des phases)
Les perturbations électriques affectant l’un des quatre paramètres citées précédemment
peuvent se manifester par : un creux ou une coupure de tension, une fluctuation de la
tension, un déséquilibre du système triphasé de tension, une fluctuation de la fréquence,
ou la présence d’harmoniques ou d’inter-harmoniques.

I.9.1. Creux et coupure de tension
Un creux de tension est une baisse brutale de la tension en un point d’un réseau d’énergie
électrique, à une valeur comprise entre 10% et 90% suivie d’un rétablissement de la tension
après un court laps de temps allant de 10 ms jusqu’à quelques secondes.
Les coupures représentant un cas particulier des creux de tension de profondeur supérieur à
90% de la tension nominale ou disparitions totale pour une durée généralement comprise entre
10 ms et une minute pour les coupures brèves et supérieur à une minute pour les coupure
longues. La figure 65suivante montre un exemple de creux et de coupure de tension :








Les creux de tension sont dus aux courts-circuits survenant dans le réseau général ou dans
les installations de la clientèle.
Les courts-circuits sont des évènements aléatoires ; ils peuvent résulter de phénomènes
atmosphériques (foudres, grive, tempête..Etc.) , de défaillances d’appareils ou d’accidents.il
apparaissent également lors de fonctionnement d’appareils à charge fluctuante ou de la mise
en service d’appareils appelant un courant élevé au démarrage (moteur, transformateurs, ct...)
Les conséquences des creux de tension sont susceptibles de perturber le fonctionnement de
certaines installations industrielles et tertiaires. En effet, ce type de perturbations peut causer
des dégradations de fonctionnement des équipements électriques qui peuvent aller jusqu’à la
destruction totale des équipements.



Figure 65 : creux et coupure en tension
Projet de fin d’étude 2011

98

Partie 2
I.9.2. Variations et fluctuation de la tension
Les variations de tension sont des variations de la valeur efficace ou de la valeur crête
d’amplitude inférieure à 10% de la tension nominale, et les fluctuations de tension sont une
suite de variation de tension ou des variations cycliques ou aléatoires de l’enveloppe d’une
tension dont les caractéristiques sont la fréquence de la variations et l’amplitude, comme
illustré par la figure….
Les fluctuations de tension sont principalement dues à des charges industrielles rapidement
variables comme les machines à souder, les fours à arcs et les laminoirs.



Comme les fluctuations ont une amplitude qui n’excède pas, la plupart des appareils ne
sont pas perturbés.

I.9.3. Déséquilibre du système triphasé
Les dissymétries du réseau ne provoquent que de faibles niveaux de déséquilibres de la
tension (généralement limité à quelques dixièmes de pourcent).Par contre certaine charge
monophasées(en particulier la traction ferroviaire en courant alternatif) sont la cause de
courant déséquilibré importants et dés lors d’un déséquilibre significatif de la tension.








Le problème principal engendré par le déséquilibre est l’échauffement supplémentaire des
machines tournantes triphasées.
Figure 66 : Fluctuation de la tension

Figure 67 :déséquilibre des systèmes triphasés
Projet de fin d’étude 2011

99

Partie 2
I.9.4. Régime exceptionnel de fonctionnement en fréquence en situation perturbée
du réseau
L’installation de production doit être conçue pour permettre un fonctionnement
exceptionnel pour des durées limitées dans les plages 46 à 53 HZ.
L’installation reste couplée et synchronisée au Réseau de Transport de l’Electricité
pendant des variations rapides de fréquence allant jusqu’à 0.5 Hz/seconde.
À partir d’une fréquence du réseau de 50,2 Hz, l’onduleur sunny central HE réduit
automatiquement la puissance active injectée sur la base d’une courbe caractéristique prescrite
et apporte ainsi une contribution à la stabilisation de la fréquence du réseau.

I.10. Conditions exigées des installations de production lors d’un
fonctionnement sur un court-circuit.
Le court-circuit est éliminé par le fonctionnement des protections du Réseau de Transport de
l’Electricité avec un temps normal d’élimination du défaut sur le Réseau de Transport de
l’Electricité dans la zone considérée. Ce temps est plafonné à 300 ms.
Le défaut ne doit pas entraîner la perte de synchronisme des installations de production
L’amortissement du régime oscillatoire doit être tel que la puissance électrique s’établisse
à ±5% de sa valeur finale en moins de 10s.
L’installation reste couplée et synchronisée au Réseau de Transport de l’Electricité en cas
de déséquilibre de courant inverse en conformité avec les normes en vigueur.

I.11. Aptitude à fonctionner en ilotage
Les installations de production de l’électricité doivent être équipées d’automates fiables
leur permettant de faire fonctionner l’installation en îlotage suite aux défauts électriques
survenus sur le Réseau de Transport de l’Electricité et ce pour une durée d’une heure
permettant ainsi le re-couplage rapide de l'installation au Réseau de Transport de l’Electricité
après l’élimination du défaut.



Fréquence 46 46 ,5 47 47,5 52,5 53
Durée de fonctionnement possible 0 5 10 20 20 0
Tableau 20: Limites de fonctionnement dans la plage de fréquence 46 à 53 HZ
Projet de fin d’étude 2011

100

Partie 2
I.12. Participation à la restauration du réseau
Toute installation de production doit avoir la capacité de participer à la reconstitution du
Réseau de Transport de l’Electricité dès le retour de la tension ou d’une partie non
alimentée selon le plan de restauration du Réseau de Transport de l’Electricité établi par le
gestionnaire du réseau.
L’onduleur reprend l’injection immédiatement après les creux de tension de courte durée,
dès lors que la tension réseau dépasse les valeurs définies dans la fenêtre autorisée.

























Figure 68 : Comportement dans le temps des limites du réseau en cas de dépassement de ces limites

Projet de fin d’étude 2011

101

Partie 2
II. Raccordement de l’installation au réseau haut tension
II.1. Choix de la tension de raccordement au réseau public
Le domaine de tension de raccordement d‘une installation de production est choisi en
accord avec le gestionnaire du réseau (one) en fonction de la puissance actif maximale
produite par l’installation. Le tableau ci-dessous précise la correspondance entre le domaine
de tension et la puissance de production de l’installation :








Pour déterminer le domaine de tension de raccordement de l’installation, il y a lieu
également de tenir compte de l’éloignement du point de raccordement au réseau public.
Dans notre cas le point de raccordement HT se trouve à 4KM de la centrale, et c’est à ce
niveau qu’on va injecter l’énergie produite à 225KV.
II.2. Limites d’installation avec le réseau public de transport
La limite entre les ouvrages électrique du réseau public de transport et ceux de
l’installation NFC 13-200 se situent généralement au niveau du premier dispositif de
déconnexion de l’installation. Une présentation de ces limites est donnée dans les figures
suivantes pour les schémas de raccordement usuels.











Tableau 21 : Domaine de tension de raccordement de référence d’un producteur
Projet de fin d’étude 2011

102

Partie 2

















Les limites de propriété d’une installation raccordée au réseau public de transport sont
précisées dans la convention de raccordement de l’installation.
En règle générale elles sont situées selon le schéma de la figure suivante dans le cas d’un
raccordement aérienne :











Figure 70 : Position physique usuelle de la limite entre l’installation et le réseau public de
transport
Figure 69 : Limites entre installation NFC 13-200 et le réseau de transport
Projet de fin d’étude 2011

103

Partie 2
 Approbation préalable du gestionnaire du réseau public
Le gestionnaire du réseau intervient dans le choix et la réalisation des installations HTB
constituant l’interface avec son réseau uniquement lorsque ces installations ont un rôle dans
l’exploitation et la conduite du réseau public.
La documentation technique de référence du gestionnaire du réseau définit les étapes de la
procédure de raccordement des installations ainsi que les informations que les demandeurs
doivent fournir.
Le gestionnaire formule les exigences fonctionnelles que l’installation doit respecter pour
sa connexion au réseau. Ces échanges se concrétisent par la signature d’une convention de
raccordement à laquelle sont annexées les caractéristiques de l’installation et les exigences du
gestionnaire de réseau.la signature de cette convention entre les deux parties équivaut à
l’approbation préalable du gestionnaire de réseau pour la réalisation de raccordement de
l’installation.
La convention de raccordement inclut notamment le schéma de l’installation,la structure
et la localisation du poste de livraison et des ouvrages de raccordement ainsi que les
éléments qui contribue à assurer les fonctions e protection de communication et de
comptage décrites par la suite.

II.3. Poste de livraison HTB
L’interface entre le réseau public HTB et l’installation photovoltaïque (NF C 13-200) est
assuré par le poste de livraison. Ce poste doit être conçu de manière à assurer les
fonctionnalités nécessaires à l’exploitation de l’installation et prendre en compte les
contraintes imposé par le réseau public de transport. En particulier il doit permettre de gérer
les procédures de délestage global ou sélectif qui peuvent s’imposer lors de situations
exceptionnelles convenues au préalable avec le gestionnaire de réseau.











Figure 71 : Raccordement en antenne de poste de
livraison
Projet de fin d’étude 2011

104

Partie 2

Les postes de livraison assure notamment les fonctions de protection, de mesure, de
comptage, de communication et de conduite.
II.3.1. Système de protection :
Le système de protection du poste de livraison doit être capable :
 D’éliminer tout défaut interne à l’installation susceptible de créer une surintensité sur
les ouvrages du réseau public.
 D’éliminer tout apport de courant de court-circuit émanant des unités de l’installation
en cas de défaut sur les ouvrages du réseau public.
La sélectivité et la rapidité de fonctionnement ce système doivent être cordonnées avec le
plan de protection du réseau public. A ce titre le gestionnaire du réseau public fournit au
propriétaire de l’installation un cahier des charges fonctionnel du système de protection ou il
précise les données nécessaires pour assurer une coordination ainsi que la modalité de mise à
la terre de neutre HTB au niveau de l’installation.
II.3.2. Installation de comptage en HTB
Les installations de comptage sont composées d’équipement destiné à l’acquisition des
mesures, leurs traitements et leurs transferts vers le gestionnaire du réseau public de transport
chargé d’assurer la relève des comptages.
Le contrat entre l’utilisateur et le gestionnaire du réseau indique les points de livraison
ainsi les points de comptage qui leur sont associés. Les transformateurs de mesures sont
implantés en ces points suivant les indications de la figure (ci-dessus).
Les compteurs sont fournis par le gestionnaire de réseau et sont à sa propriété, le
propriétaire a toutefois accès aux données de comptage en local et à distance.
La mesure de chaque point de comptage est réalisé par deux compteurs redondants à quatre
quadrant (actif réactif, import-export)
Chaque compteur mesure les puissances actives et réactives. Il est conforme aux normes
NF EN62053-22 ET NF EN62053-23 et est de classe 0,2 en actif et de classe 2 en réactif.
 I nterface de communication
Chaque compteur est complété par un dispositif de communication permettant la télé
relevée, au moyen d’un accès au réseau téléphonique public commuté. Le protocole de
communication est conforme à la normalisation CEI.
Les interfaces de communications sont installées par le gestionnaire de réseau qui en est
propriétaire
 Structure d’accueil
Les compteurs et les interfaces sont intégré dans des armoires reliées aux :
 Coffret de regroupement des transformateurs de mesure alimentant les compteurs
 réseau téléphonique public commuté
Projet de fin d’étude 2011

105

Partie 2
 Services auxiliaires nécessaire
Ces armoires comportent les dispositifs d’isolement permettant les vérifications et entretiens.
 Local d’installation du comptage
Les armoires de comptage doivent être installées dans un local clos, sec et propre (hors
poussières, chauffé et ventilé de façon à conserver une température comprise entre 5°C et
40°C.
II.3.3. Liaison à la téléconduite
En application des réglementations les sites de productions selon leur puissance installée,
sont amené à fournir et recevoir des informations vers et en provenance du gestionnaire du
réseau de transport en respectant les délais d’acheminement précises.
 Caractéristiques des équipements de téléconduite
Les signaux transmis doivent répondre aux règles suivantes :
 Les changements d’état des télésignalisations doivent être à dispositions en moins
de 1s.
 Les puissances actives et réactives doivent être mesurées toutes les 10 s et mises à
dispositions dans un délai de 10 s.

 Protocoles d’échanges
Tous les messages échangés entre un site de production et un centre de conduite du
gestionnaire du réseau de transport s’effectuent en utilisant les sévices du protocole IP
(internet Protocol)

II.4. Protection du poste HTB
II.4.1. Régime du neutre
Avant d’entamer la protection du réseau le schéma de liaison à la terre doit être fixé.
Notre installation est reliée au réseau HTB de transport au niveau de 225KV, la mise à la
terre du point neutre primaire du transformateur réalisant l’interface entre le réseau et
l’installation est normalement exigé par le gestionnaire de réseau. Ce dernier qui précisera
donc soit la valeur de l’impédance à connecter entre le point neutre et la terre, soit la valeur du
courant homopolaire limitée par cette impédance.
Les valeurs de courants de défaut et les seuils de réglages à prendre en compte sont aussi
fournis par le gestionnaire. Le producteur est responsable de la réalisation du dispositif de
mise à la terre de manière à ce que les exigences fixées par le gestionnaire du réseau soient
respectées.



Projet de fin d’étude 2011

106

Partie 2
II.4.2. Protection contre les chocs électriques
La protection des personnes contre les chocs électriques revêt essentiellement deux aspects :
 La protection contre les contacts directs ou protection contre les chocs électriques en
fonctionnement normal ;
 La protection contre les contacts indirects ou protection contre les chocs électriques
en cas de défaut d’isolement ;

II.4.2.1. Protection contre les chocs directs :
La protection contre les contacts directs consiste à prémunir les personnes contre les
risques de contact avec les parties actives selon la règle de la norme NF C13_200 qui postule
« aucun conducteur, ni aucune pièce conductrice destiné à être sous tension ne doit se trouver
à la portée des personnes ».
Cette règle s’applique également à tout conducteur reliant à une prise de terre, le
conducteur neutre ou le neutre de la source d’alimentation.
La condition ci-dessus peut être satisfaite par l’une des mesures suivante :
 Protection par isolation
 Protection au moyen d’enveloppes
 Protection au moyen d’obstacles
 Protection par éloignement.

II.4.2.2. Protection contre les contacts indirects
La protection contre les contacts indirects est obtenue par la mise en œuvre des deux
dispositions suivantes :
 Interconnexion totales des masses et des éléments conducteurs au moyen de systèmes
équipotentiels reliés à la prise de terre de l’installation. Un système équipotentiel doit
être réalisé pour le poste HTB/HTA.
 Coupure de l’alimentation au premier défaut d’isolement.

II.4.2.3. Système équipotentiel et prise de terre de poste HTB:

 Equipotentialité
Au niveau du poste HTB l’équipotentialité doit être réalisée par l’interconnexion des
masses et des éléments conducteurs ; ces éléments conducteurs comprennent notamment :
 Les charpentes métalliques
 Les planchers métalliques
 Les tuyauteries métalliques
 Les supports des câbles
 Les clôtures ou parois métalliques des emplacements extérieurs
Projet de fin d’étude 2011

107

Partie 2
Le système équipotentiel ainsi réalisé est relié à la prise de terre de l’emplacement, comme le
montre la figure suivante :















Légende de la figure :
1. Structure métallique supportant l’appareillage électrique
2. Transformateur HTB/HTA
3. Résistance ou impédance de mise ç la terre du neutre du transformateur HTB/HTA
4. Prise de terre réalisée au moyen d’un maillage enterré sur toute la surface d’une
cellule
5. Prise de terre de la clôture
6. Clôture métallique raccordée ç la prise de terre
7. Puits de terre éventuel destiné ç améliorer la résistance de la prise de terre de
l’installation.
8. Interconnexion avec les autres prises de terres de l’installation
9. Conducteur de protection réalisant la mise ç la terre des équipements électriques et des
structures métalliques les supportant
10. Conducteur de protection réalisant l’équipotentialité de toutes les masses métalliques
du transformateur HTB/HTA et des équipements annexes situés dans son
environnement (sectionneur, armoire électrique…Etc.)
11. Point de connexion du système équipotentiel à la prise de terre
12. Conducteur réalisant les mises ç la terre du point neutre du transformateur et du
système équipotentiel réalisé dans l’environnement du transformateur.

Figure 72 : Exemple de système équipotentiel et de mise à la terre dans un poste
de livraison

Projet de fin d’étude 2011

108

Partie 2
 Prise de terre de poste HTB :
La prise de terre du poste HTB réalisé (à l’extérieur), indépendamment de la prise de terre
de l’installation doit être de valeur inférieur à 1 Ω.
La norme exige aussi qu’elle soit constituée d’un circuit maillée enterrée sous toute la
surface du poste à une profondeur minimale de 1 m. (fig 72)
II.4.2.4. Coupure de l’alimentation au premier défaut d’isolement :
Cette coupure a pour but :
 De prémunir contre les élévations de potentiel à l’approche de la zone couverte par le
système équipotentiel
 De limiter les dommages causés aux équipements parcourus par tout ou partie du
courant de défaut.
Pour ce faire la norme exige :
 Une séparation automatique du poste à l’apparition d’un défaut d’isolement dans le
circuit.
 Une protection homopolaire (il ne peut en aucun cas être réalisé par les dispositifs de
détection des défauts entre phases).
 I
r
<0,5 x Imax (de défaut à la terre)
La détection des courants de défauts sera réalisée par des transformateurs des courants
montés en étoile, placé sur la connexion au circuit de terre de la masse du poste HTB.













Projet de fin d’étude 2011

109

Partie 2
Conclusion partie II

Comme déjà indiqué lors de son introduction, cette 2éme partie
de ce mémoire touchait exactement le cœur de ce projet de fin
d’étude.
En effet, en premier lieu, elle lui a été assignée de faire le choix des
composantes de base de la centrale.
L’installation électrique et la protection des biens et des services en
respectant les normes fut le travail présenté en deuxième lieu au niveau
de cette 2eme partie.
En troisième lieu, cette dernière mettait le point sur un autre volé traité
suite à ce stage de fin d’étude, il s’agit de la connexion au réseau.




Cette dernière partie présentera
premièrement les structures de support des
modules photovoltaïques ainsi que
l’architecture adopté pour ce projet, en
second lieu, elle projette la lumière le système
de sécurité du champ photovoltaïque, puis
entame une évaluation de la production pour
chiffrer finalement les détails de
l’investissement par le biais d’une éventuelle
étude financière, jugement de la rentabilité du
projet.



Chapitre 1 :
Architecture et structure du champ
photovoltaïque










Dans le présent chapitre nous allons décrire l’architecture
adoptée pour ce projet, les fondations ainsi que les
supports des panneaux.
Projet de fin d’étude
2011

112



Partie 3

I. Présentation générale du terrain :

La centrale photovoltaïque d’OUARZAZATE est la première de son type parmi les 5
grands projets qui s’inscrivent dans le cadre de la stratégie énergétique marocaine. A cet effet,
le choix de son site demeure un enjeu très important. Comme cité dans le chapitre de la
présentation du projet, le terrain choisi se situe à 10 Km de la ville d’OUARZAZATE et
couvre une superficie de 2 500 ha.

La figure ci-dessous représente la forme du terrain choisie, et montre de façon claire
l’emplacement de la ligne 60 KV qui le parcoure.

Nous allons par la suite décrire la forme de la structure de base puis nous allons présenter
les étapes suivis pour la mise en œuvre d’une architecture convenable.

II. Structure de base
Une structure de support des panneaux photovoltaïques doit être rigide. Elle doit être
capable de supporter le poids des panneaux, la force appliquée par le vent ainsi que la neige.
La structure que nous avons adoptée avec le service architecture de l’organisme d’accueil est
le système Rack croisé avec Wind Brace.
Figure 73 : forme de terrain choisis comme site de la centrale photovoltaïque

Projet de fin d’étude
2011

113



Partie 3

Il faut mentionner que nous avons 22 panneaux montés en série, et que nous allons les
mettre avec 22 autres sur une seule table, cette dernière va être fixée au sol par l’intermédiaire
des blocs de béton.














Après une étude RDM à l’aide d’un logiciel de K2 qui prend en compte les conditions
climatiques de la région, nous avons obtenu des racks de profilés U et L comme suit :



















Avec :
 les profilés en rose : profilés d’aluminium en L de dimensions 60 x 60 x 50 mm.
 le profilé vert : profilé d’aluminium en U de dimensions 50 x 80 x 50 x 5 mm.
Figure 74 : dispositions des modules photovoltaïques en deux string sur une table

Figure 75 : Coupe de la table support des modules photovoltaïque

Projet de fin d’étude
2011

114



Partie 3



La figure suivante regroupe les distances critiques obtenues :

Tableau 22 : les dimensions d’une table


La construction se fait comme le montre les figures suivantes

















La distance rail intérieur s (m) 0,85
Distance entre 2 modules t (m)
0,02
La distance entre rail a (m)
0,83
Longueur du bars Ir (m)
2,41
Largeur b (m)
2,87
B inclinaisons diagonales (°)
70
Longueur support arrière L1 (m)
1,95
Longueur de la colonne devant L2
(m)
0,745
Hauteur du bord du module L3 (m)
0,6
Figure 77 : Conception des pieds des tables support

Figure 76 : les dimensions de la table
Projet de fin d’étude
2011

115



Partie 3

Ce système sera renforcé par des WIndBraces, qui sont des câbles d’acier mis en
diagonales comme le montre la figure suivante :















Sur les Rack verticaux et pour supporter les panneaux photovoltaïques, il est nécessaire d’y
ajouter des rack horizontaux de type LX.

Nous obtenons par la suite une table de 6 pieds en avant et 6 pieds en arrière, capable de
supporter 44 panneaux sur 2 rangées. Il ne reste que de les y mettre avec une fixation
convenable.














Figure 79 : Wind braces
Figure 78 : le systéme support renforcé par wind braces
Figure 80 : Structure de support des tables
Projet de fin d’étude
2011

116



Partie 3

La forme finale d’une table est montrée dans la figure suivante.



III. Architecture du champ photovoltaïque.
Un projet d’une telle grandeur nécessite une architecture qui rassemble tous les
composantes d’une façon homogène et qui assure une distance optimale entre les tables pour
en même temps minimiser la longueur des câbles électriques et éviter l’ombrage.
III.1. Calcule de l’ombrage.
Pour que l’installation solaire photovoltaïque fonctionne de manière optimale, les tables
doivent être soumises au moins d’ombrage possible. Pour cela nous allons calculer la
distance optimale qui doit séparer 2 tables consécutives.
Le calcul doit être fait en tenant compte de la journée où la position du soleil est la plus
défavorable, et qui correspond au 21 décembre à midi. A ce dit jour, le soleil peut atteindre la
position la plus basse durant toute l’année à une degré de 26,5°.
Figure 81 : La forme finale d’une table constituée de deux strings superposés

Projet de fin d’étude
2011

117



Partie 3


Figure 82 : Distance optimale séparant deux tables consécutives
Comme montré sur le schéma ci-dessus, nous avons :

Avec :
α = 26,5 °
β = 30 °
A = 3,3 m.

Nous prenons ainsi une distance de 4 m.

III.2. Présentation du model architectural :
La méthode que nous avons adoptée pour déterminer la bonne architecture du site est une
méthode ascendante.
L’architecture du champ est déterminée en se basant sur :
 La distance séparant deux tables.
 le nombre d’entrées du SSM fixé au 16, par les instructions électriques résultantes du
chapitre dimensionnement de la partie 2.
 La position adéquate du SSM : en arrière d’une table.
Nous obtenons ainsi la forme suivante pour un seul SSM mis à la tête de la première table
à gauche, de façon qui soit plus près des panneaux ainsi que des boites de raccordement
SMBC :
B = 3,31
m
Projet de fin d’étude
2011

118



Partie 3


Figure 83 : Schéma architecturale d’une SSM avec ses 16 strings.
De la même façon, et en se basant surtout sur les instructions électriques résumées dans le
tableau ci-dessous, nous avons adopté une architecture que nous jugeons la plus favorable
pour une telle centrale.
Composantes Nombre d'entrées Provenant des
Boite de raccordement
SMBC
4 SSM
Onduleur 4
Boites de
raccordement SMBC
Tableau 23 : nombre des entrées de l’onduleur et des boites de raccordement

L’architecture adoptée est, comme montré sur la figure suivante, constituée de 4 colonnes
de tables. La boite de raccordement SMBC est mise au milieu de telle sorte qu’elle sera
proche des SSM ainsi que de l’onduleur :







Projet de fin d’étude
2011

119



Partie 3












De la même façon, nous avons déterminé l’emplacement de l’onduleur au milieu comme le
montre la figure 85.

















Figure 84 : Disposition des SSM relativement à SMBC
Figure 85 : L’emplacement de l’onduleur par rapport aux SMBC

Projet de fin d’étude
2011

120



Partie 3



























Le champ photovoltaïque de puissance 20 MW est constitué de 16 onduleurs distribués de
façon transversale, équivalent à 16 fois la figure ci-dessus, et recouvre ainsi une surface de 33
Ha.

Figure 86 : Sous-champs photovoltaïque de puissance
installé 1,25MW ; 1SC et l’ensemble de ces accessoires







Système de sécurité du champ
photovoltaïque













Ce chapitre sera consacrer à la sécurité externe du champ
photovoltaïque dans lequel nous allons décrire les
équipements utilisés.
Projet de fin d’étude
2011

122



Partie 3

I. Concept de sécurité
Dans ces parcs solaires, souvent en pleine nature, il se trouve une concentration
d´éléments de grande valeur. Des parcs solaires en pleine nature, bien que clôturés, risquent
d’être démontés. Nous allons donc, dans la présente partie, développée une méthode de
protection particulièrement adaptée aux parcs solaires. Il s´agit d´un système sensoriel
extérieur qui est relié à un système d´alarme anti -intrusion qui est lui –même relié aux
cameras d´un système de surveillance vidéo. Il est important de savoir que ce système de
protection est exploitable aussi bien de jour que de nuit.

II. Système de sécurité
I.1. Système d´enregistrement intrusion S.E.C.
Le système d´enregistrement de cambriolage est le cœur de l´installation anti-intrusion. La
surface à surveiller est divisée en sections qui possèdent chacune un système sensoriel
d´enregistrement anti-intrusion.
Ce faisant on peut avec ces détecteurs asservir :
· Clôtures de sécurité
· Clôtures électrifiées
· Sécurité contre l´arrachage de panneaux solaires
· Sécurisation de périmètres
· Barrières à infrarouges
· Câbles d´alarme résistants

Le site va être protégé par protection lumineuse ou barrière sensorielle qui une fois franchit
ou touchée, va déclencher le signal d’alarme. A côté de ce système, il est possible d’y ajouter
des câbles d’alarmes résistants. Il s´agit de câbles spéciaux munis de quatre fils fins, résistant
aux U.V qui sont introduits dans différents modules photovoltaïques. Si un module
photovoltaïque est sorti de la chaine des modules, le câble d´alarme résistant est endommagé
et le système d´enregistrement de cambriolage déclenche l´alarme.
De par la division du parc solaire en plusieurs sections et grâce à une création de secteurs
d´enregistrement, il est possible de détecter l’endroit où le vol ou la détérioration du module
solaire a eu lieu.
La centrale électronique de l´installation ou « centrale de détection de cambriolage »
(C.D.C.) doit être installée, à l´abri dans un local fermé et ce local doit lui-même être
sécurisé. L´exploitation de cette installation supplémentaire peut être mise en service par
« Marche » ou « Arrêt ».


Projet de fin d’étude
2011

123



Partie 3

Figure 88 : Camera Ulisse








Toute alerte sera examinée par la centrale puis transmise à un service extérieur de
sécurité, c´est-à-dire transmise à un portable privé par ISDN ou GSM. Comme moyen de
communication, nous allons nous servir de moyens redondants par exemple (IP, ISDN et
GSM) de façon à ce qu´en cas de disfonctionnement du premier système de transmission de
l´alarme, celle-ci puisse quand même être donnée.
Lorsque l´alarme est donnée, qu´il s´agisse d´un cambriolage, d´un sabotage, d´un
problème technique ou bien en cas de besoin après une agression, les alarmes sont différentes
et traitées séparément. Ainsi les mesures à prendre peuvent être prises avec l´unité de
protection concernée.
A côté de la technique de surveillance de surfaces, il est également nécessaire de protéger
les bâtiments, locaux techniques et accès d´entrées.
La mise en service s´effectue par transpondeur dès le passage dans l´accès d´entrée du site
surveillé.
La surveillance de tous les circuits d´alarme peut bien sûr être à tous moments effectuée
pour des travaux de maintenance par les personnes autorisées grâce un appareil disposant de
la possibilité d´allumer ou d´éteindre l´installation. Lorsque les éventuels travaux sur le
dispositif sont terminés, le système d´alarme sera à tout moment, sans difficulté, de nouveau
remis en service.
I.2. Le système de surveillance vidéo
Pour vérifier le système d´alarme, pour
constater les dommages ou pour identifier les
coupables, le système de surveillance vidéo est
le deuxième élément constitutif important.
Dans le même périmètre où il est monté le
système d´alarme il faut aussi installer une
unité de contrôle de système de surveillance
Figure 87 : Centrale de détection de cambriolage
Projet de fin d’étude
2011

124



Partie 3

vidéo sous forme d´une mémoire numérique. Toutes les caméras présentes devront être reliées
à la mémoire numérique. La mémoire centrale numérique collecte toutes les prises vidéo. Une
prise vidéo peut démarrer suite à un mouvement, par le déclenchement d ´une alarme ou bien
pendant différents créneaux horaires aussi bien par une prise de vue programmable en temps
continu. En règle générale les caméras seront réglées pour une prise de vue en temps continu
réel, pour que chacune enregistre 25 images par seconde.
Le projet occupe une grande surface d’où la nécessité de le surveiller avec un minimum de
caméras, nous choisissons alors la Camera « Ulisse 360 », orientable à 360 degrés. Il s´agit
d´un système orientable de droite à gauche ainsi que de bas en haut.
La camera est dotée d´un important zoom motorisé ayant un rayon d´action jusqu´à 150
mètres. A côté de la camera, ils sont montés deux projecteurs infrarouges, qui suivent chaque
mouvement de camera de sorte que dans l´obscurité la zone surveillée par la caméra soit aussi
éclairée. A cet effet, le nombre des caméras sera fixé à 15 installées chacune entre 2
onduleurs
Comme le système de surveillance vidéo est conçu en liaison avec la C.D.C., dans le cas
d´un déclenchement automatique de l´alarme, la centrale d´information des cambriolages
dirige la caméra concernée vers le lieu où l´alarme a été déclenchée. De plus à tous moment,
les positions des caméras peuvent être automatisées et être positionnées sur le mode
« patrouiller ».


















Chapitre 3
Evaluation de la production de la
centrale











L’évaluation de la production de la centrale est une
étape qui permet de déterminer les pertes générés par
chaque composante.
Projet de fin d’étude
2011

126



Partie 3

I. Evaluation des pertes et calcul du rendement
Le rendement d’une centrale photovoltaïque représente le quotient de l’énergie restituée,
sous la forme d’une énergie électrique et l’énergie solaire reçu. Il se calcule par :



Dans une centrale photovoltaïque, des pertes non négligeables sont provoqués par tous les
équipements, commençant par les panneaux, passant par les câbles ainsi que les boites de
raccordements et arrivant aux onduleurs et transformateurs. Ce qui diminue le rendement de
l’installation.
Pour calculer le rendement global de l’installation nous allons déterminer le rendement de
chaque équipement à part, comme il est définit ci-dessous :
 Rendement théorique des modules photovoltaïques.
 Rendement réel des modules photovoltaïques en tenant compte de l’inclinaison et de
l’orientation. Perte de rendement dû au mode d'intégration.
 Perte de rendement dû à l'échauffement des câbles.
 Perte de rendement dû à l'onduleur.
 Perte de rendement dû aux transformateurs.

I.3. Rendement des modules :
Il se calcule par la formule suivante


Avec
 Pc : Puissance crête du module (Pc = 230 W).
 Estc : Le rayonnement solaire (1000 W/m²).
 S : Surface du module PV (pour le modules utilisé S = 1.63 m²).

Donc le rendement théorique du module vaut :

Rendement réel des modules photovoltaïques :
Le rendement réel des modules photovoltaïques va dépendre de la latitude, de l'inclinaison
et de l'orientation.
Projet de fin d’étude
2011

127



Partie 3

On utilise le disque solaire pour déterminer un ratio trigonométrique compris entre 0 et 1
(ou entre 0 et 100%).













Le disque solaire permet de quantifier l'effet combiné de
l'orientation et de l'inclinaison des modules photovoltaïques sur le rendement.
Pour les modules qui sont orientés plein sud avec une inclinaison optimale (zone très rouge
sur le disque solaire ci-contre), le Rendement P1= 1.
Par conséquent, le rendement réel est : = P
1
x 
module

I.4. Perte du au mode d’intégration
Le rendement des modules diminue avec l’augmentation de la température, d’où la
nécessité d’une ventilation convenable. Pour calculer les pertes du à une mauvaise ventilation
nous allons nous baser sur le tableau suivant qui rassemble les valeurs des indices de
performance.
Puisque notre système est intégré au sol, donc son indice sera P
R
= 0,80.

Figure 89 : Le disque solaire
Tableau 24 : Indice de performance en fonction du mode de pose
Projet de fin d’étude
2011

128



Partie 3


I.5. Perte de rendement dû à l'échauffement des câbles
La perte d'énergie dans les câbles va encore induire une diminution du rendement globale.
On introduit un nouveau ratio P3 correspondant à la perte dans les câbles. P3 est de l'ordre de
0.98. Nous pourrons considérer que la valeur de P3 est toujours égale à 0.98, quelle que soit
l'installation photovoltaïque. En effet, la section des câbles est dimensionnée par rapport à une
chute de tension dans les câbles de 1 à 3 %. La valeur de P3=0.98 est donc une approximation
convenable.

Le rendement diminue encore et s'écrit :


I.6. Perte de rendement dû à l'onduleur
Le rendement de l'onduleur est donné sur sa fiche technique ; η
ond
= 97,8%
Le rendement diminue encore et s'écrit :



I.7. Perte de rendement dû au transformateur
La fiche technique du transformateur donne un rendement de



I.8. Rendement global
Le rendement global de la centrale s’écrit alors :





Et on trouve comme résultat :





η=P
R
× P
1
× η
module


η=η
ond
× P
R
× P
1
× η
module


η2 = 98%
η=η
ond
× P
R
× P
1
× η
module


η = 10,59%

Projet de fin d’étude
2011

129



Partie 3

II. Evaluation de la production électrique fournie par la centrale
Photovoltaïque
Une analyse plus approfondie de la ressource solaire est nécessaire afin de mieux évaluer
la production d'électricité. En se basant sur les données climatiques (Irradiation horizontale,
irradiation inclinée) fournie par le logiciel PhotovoltaiqueGeographical Information System.
La formule suivante nous permet de calculer l’énergie (mensuelle) injectée au réseau :

Avec :
Irc : irradiation inclinée.
Mi : nombre de jours pour ième mois.
S : surface des capteurs photovoltaïque.
: le rendement global de la centrale PV

Mois Rayonnement
solaire quotidien -
horizontal KWh/m²/j
Rayonnement solaire
quotidien – incliné
KWh/m²/j
Energie injectée
au réseau KWh
Janvier 3,64 5,26 2531187,388
Février 4,36 5,50 2477142,459
Mars 6,00 6,89 3315827,927
Avril 7,33 7,46 3473976,33
Mai 7,97 7,37 3545300,427
Juin 7,89 7,00 3260875,763
Juillet 7,75 7,01 3372073,504
Août 7,17 7,00 3369014,479
Septembre 6,25 6,81 3171496,881
Octobre 5,03 6,26 3014220,019
Novembre 3,89 5,46 2543768,716
Décembre 3,25 4,81 2317151,483
Moyenne 5,88 6,41 2984105,48
Tableau 25 : rayonnement solaire quotidien horizontal et incliné et énergie injecté au réseau

Nous avons alors comme énergie injectée annuelle la valeur 36,4 GWh/an.





Chapitre 4
Analyse financière du projet









Ce dernier chapitre du mémoire entre vos mains illustre chiffre à
l’appui, la rentabilité d’un investissement courageux où le volet
économique vient compléter sa valeur environnementale.
Projet de fin d’étude
2011

131



Partie 3

L’analyse financière est l’une des plus importantes étapes d’un projet photovoltaïque. Elle
permet de déterminer la rentabilité du projet ainsi que la période de récupération du cout
d’investissement.
Cette analyse de coûts prend en compte la tendance de prix des installations
photovoltaïques raccordées réseau, qui veut que le coût spécifique d’une installation baisse
selon la puissance installée










Pour entamer cette étude nous allons suivre la méthode suivante :
 Déterminer le cout d’investissement du projet.
 Déterminer le cout d’exploitation.
 Calculer le cout du KWh estimé.
 Déterminer des différents critères de rentabilités du projet.

I. Le cout d’investissement :
Le cout d’investissement désigne le montant financier total nécessaire pour mettre en
œuvre un projet. Cet investissement peut être réalisé avec des capitaux propres, des crédits
d'institutions financières nationales ou internationales, et de fournisseurs.
Dans notre étude, nous avons estimé les coûts d’investissement de l’installation
photovoltaïque au nombre de quatre :
• Les coûts liés aux équipements principaux.
• Les coûts liés aux équipements annexes (connexion réseau, mise à la terre, câblage).
• Les coûts liés à la planification, aux études d’ingénierie et au montage de
l’installation.
Figure 90 : la diminution du cout de l’investissement avec la puissance installée
Projet de fin d’étude
2011

132



Partie 3

• Les coûts annexes, qui regroupent les dépenses annexes (comme par exemple l’achat
d’un transformateur Haute Tension, la sécurité du champ.. etc.), mais aussi une marge
d’erreur que nous ne pouvons éviter.
Ces charges se résument dans le tableau suivant :
Matériel Quantité Unité Source
Module PV 86960 U LUXOR
prix 255310212
Sunny string monitor 256 U SMA
prix 2979328
Sunny main box cabinet 64 U
prix 1376320
Onduleur 1250MW 16 U SMA
prix 54280000
Cellule Moyenne tension
cellule parafoudre SP 16 U NEXANS
Cellule de départ PFA 16 U NEXANS
prix 1440000
Câbles électriques
6 mm² 186018,528 m NEXANS
70mm² 75784,192 m NEXANS
240mm² 3753,216 m NEXANS
16mm² 12124,928 m NEXANS
prix 4080338,464
Outils de communication
Sunnywebox 17 U SMA
Sunnysensor box 1 U SMA
prix 73330
Poste HTB et accessoire de
raccordement
10000000
Structure et fondation
Structure 2048 U K2
prix 40000000
Système de sécurité
Prix 70 000 000
logistique
transport des Modules 147 U
transport des onduleurs 8 U
prix 5000000
Opérations & maintenance 41400000
Assurance 2300000
Projet de fin d’étude
2011

133



Partie 3

Frais d'ingénierie et de mise en place
70 000 000
Imprévus
29 019 800
Total investissement 530 000 000 MAD
Tableau 26 : Tableau résumant l’ensemble des charges du projet
Nous obtiendrons un investissement total de 530 000 000 DH.
II. Le cout d’exploitation :
Les charges d'exploitation traduisent une destruction de richesse nécessaire à la création des
produits d'exploitation. Les principales charges d'exploitation sont :
• Dépenses liées à la maintenance et à l’entretien du matériel, incluant les frais de
pièces de rechange ;
• Dépenses salariales du personnel d’exploitation (gardiens, techniciens,…..)
• Impôts, taxes et redevances.
• D’autres frais et imprévus d’exploitations

Ce coût est égal pour l’année ‘0’ à la valeur : 1000 000dh.
III. Le cout moyen du KWh estimé :
Le cout moyen du KWh estimé représente les dépenses du projet étalées sur sa durée de
vie. Il s’écrit sous forme du rapport entre la somme des dépenses actualisées et la somme des
productions de l’électricité actualisées :
On peut donc exprimer le coût moyen du KWh comme suivant :




Avec :
I : cout de l’investissement
CE : cout d’exploitation
En : Energie produite
i
en
: facteur de dégradation de la production annuelle de la centrale.
n
f
: 25 ans, durée de vie des modules.

Nous avons donc Cm = 0, 65 DH

IV.Critères de rentabilité du projet
Après la détermination du coût du projet, incluant l’investissement initial plus les charges
d’exploitation et les charges financières, ainsi que le calcul du cout du KWh, l’application des
critères de rentabilité peut prendre l’une des formes suivantes :
Projet de fin d’étude
2011

134



Partie 3

• Etablir un prix de vente du KWh en se basant sur le calcul du coût de celui-ci et les
bénéfices attendus. Ceci revient à évaluer la somme des revenus durant la vie économique du
projet.
• Ayant un prix de vente de KWh déjà établi, l’application des critères de rentabilité juge
la capacité du projet de rembourser l’investissement ou de réaliser des bénéfices.

IV.1. Chiffre d’affaire :

Le chiffre d’affaires désigne le total des ventes de biens et de services d’un projet. La
mesure du chiffre d’affaires permet d’analyser l’évolution de l’activité dans le temps.
Dans notre projet le chiffre d’affaire est composé par les recettes de l’électricité vendue
ainsi que le crédit carbone.
Il nous faut tout d’abord fixer une valeur de vente du KWh puis entamer une étude itérative
afin d’arriver à une valeur qui est à la fois pas trop chère et assure un retour sur
investissement dans une période entre 11 et 14 ans. Nous prenons au premier lieu la valeur
1,76Dh/KWh.
IV.2. Amortissement :
L´amortissement est la constatation comptable de la dépréciation de la valeur de certains
éléments de l´actif immobilisé, cette dépréciation de la valeur est causé par des facteurs
physiques; (l´usage d´une machine dans le processus de production) techniques; (le
développement technologique qui cause la diminution de la valeur des anciens matériels...) ou
économiques (changement et évolution des besoins des clients).
Il se calcule par la formule suivante :






IV.3. Charges financières
Les charges financières correspondent à la rémunération des ressources d'emprunt. Elles
dépendent donc du niveau de l'endettement et des taux d'intérêt.
La dette est traduite par un pourcentage du cout d’investissement, nous supposons que la
dette fournis par la banque représente 70% du capital.
L’annuité d'un emprunt correspond à la trésorerie déboursée annuellement pour le
remboursement de la dette et la charge d'intérêt. Elle se calcule par la formule suivante :




Projet de fin d’étude
2011

135



Partie 3





Avec :
a : annuité.
n : duré de remboursement de la dette (18 an)

En effet, on a les relations suivantes :





où :
 K
i
représente le capital restant à rembourser après i annuités,
 Am
i
est l'amortissement de la ième annuité,
 I
i
est le montant des intérêts de la ième annuité.
Les intérêts calculés sur la durée de l’emprunt, seront ajouté aux charges pour en faire le
résultat.

IV.4. Crédit de carbone :
Un crédit-carbone équivaut à l'émission d'une tonne de dioxyde de carbone. Il permet à son
détenteur d'émettre davantage de gaz à effet de serre (par rapport au taux en vigueur fixé par
le protocole de Kyoto). Ils sont attribués aux Etats ou aux entreprises qui participent à la
réduction des émissions de gaz à effet de serre.
L'attribution de ces crédits s'articule autour de plusieurs mécanismes. L'un d'entre eux
s'intéresse plus particulièrement à la collaboration entre les pays industrialisés et les pays en
voie de développement ; il s'agit du Mécanisme de développement propre (MDP).
Ce mécanisme concerne principalement les sociétés européennes qui investissent dans la
construction de centrales électriques écologiques dans les pays émergents. Les CER (sans
limitation de la durée de validité, ils peuvent donc être stockés sur plusieurs années) sont
ensuite revendus sur les bourses du CO
2
aux entreprises européennes qui n'ont pas atteint leur
objectif de réduction desGES.
a
Projet de fin d’étude
2011

136



Partie 3

Le crédit carbone représentera alors une recette non négligeable. Sachant qu’un mégawatt
heure produit évite 0,7 tonne de dioxyde de carbone par an et avec un prix équivalent à 162.72
MAD/T CO2, nous aurons :






IV.5. Résultat :
Le résultat se représente comme étant la différence entre le chiffre d’affaire et la somme du
cout d’exploitation et l’amortissement.

IV.6. Taux d’actualisation :

Le taux d'actualisation est utilisé pour déprécier des flux futurs et déterminer leur valeur
actuelle c'est à dire leur valeur à la date d'aujourd'hui. La valeur donnée au temps étant le
fondement de l'actualisation, Autrement dit, c’est ramener toutes valeurs monétaire a la date
de l’année 0 du projet. Nous prenons la valeur 10% de ce taux.

IV.7. Cash-Flow :
Ou le flux de trésorerie est l’argent restant après avoir financé toutes les charges dépensées
par les produits encaissables.
Il est égal à la somme du résultat net et les dotations aux amortissement et provisions.
IV.8. Cash-flow actualisé cumulée :
Le Cash-flow actualisé cumulée n’est autre que le cash-flow multiplié par le taux
d’actualisation puis cumulé.







ProductionGWh
/an
Quantité de Tonne de
carbone évité/an
Recette en
dh/an
34 ,364 24055,16974 3914257,22
Projet de fin d’étude
2011

137



Partie 3

IV.9. Valeur actuelle nette (VAN) :
C’est l’excèdent envisageable à réaliser après avoir récupérer la totalité du capital investie.



Un projet rentable est celui qui représente une VAN positive pendant une durée petite par
rapport à sa durée de vie.

Après les calculs nous obtenons le diagramme, à partir duquel nous pouvons juger le projet
comme rentable, vu que l’investissement sera recouvert à la 12
éme
année. Et de cette date,
toutes les recettes représenteront un bénéfice à 100%.
Diagramme du cash-flow


Figure 91 : CASH FLOW




-60 000 000 €
-40 000 000 €
-20 000 000 €
0 €
20 000 000 €
40 000 000 €
60 000 000 €
80 000 000 €
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25
CASH FLOW
La VAN = ∑ Cash-flow actualisé – dépenses d’investissement

Projet de fin d’étude
2011

138



Partie 3

Conclusion partie III
Conformément à ce qui lui a été assigné, cette dernière partie du
mémoire touchait la partie névralgique de ce projet de fin d’étude. Après
avoir introduire l’architecture et la structure des panneaux
photovoltaïque, vient une éventuelle présentation d’un système
assurant la sécurité des équipements du champ photovoltaïque. Par la
suite, une évaluation de la production électrique a donné lieu à la fin
de chiffrer les détails de l’investissement tout en essayant de se
rapprocher le plus que possible de la réalité des choses.







139




Conclusion générale


Conclusion générale
Ce projet de fin d’études avait comme dessein essentiel d’apporter une nouvelle vision
externe, objective et critique à KRANNICH SOLAR au niveau d’un projet qui constitue l’un
des grands défis internationaux de la boite. Et ce dans le but de générer une étude détaillée
quant à l’avancement du projet, d’optimiser les ressources de travail et améliorer les
processus pour davantage d’efficacité et de performance.
Découvrir et puis se familiariser avec le métier des responsables étude, des chargés
d’affaire et des responsables chantier fut l’atout majeur à travers ce passage de trois mois à
KRANNICH SOLAR SLU. La découverte des méthodes de conception, de dimensionnement
et planification des tâches dans un mégaprojet comme celui de la centrale photovoltaïque
d’OUARZAZATE a également constitué un élément marquant de cette expérience.
A l’issue de ce stage de fin d’études, nous avons constaté que le monde de travail est
intimement lié à celui de la formation académique, quoique chacun garde ses propres
spécifiés. La familiarisation avec une installation photovoltaïque si gigantesque que celle de
ce projet, La conception de l’ensemble de ses composants, ses protections, ses contraintes
réglementaires, tout en manipulant aisément des logiciels extrêmement utiles à l’instar de «
AutoCad », a constitué un autre horizon d’approfondissement de la solide polyvalente
formation de base dispensée à l’ENIM.
Pour finir, nous estimons que le sujet de notre projet de fin d’étude était une grande
réussite pour nous. Et ce dans la mesure où les objectifs assignés à son amont ont été dument
atteints en aval, ceci étant conjugué à des valeurs ajoutées en supplément dont KRANNICH
SOLAR profitera non seulement pour ce projet, mais sur tout projet marocain futur qu’elle
détiendra.
Tout le plaisir pour nous est d’apprendre que nos solutions et résultats sont accordés et font
désormais partie des outils d’étude et de suivi du projet sur lequel nous travaillions.
Toute la fierté est de constater que nos encadrants (de l’ENIM ou de KRANNICH SOLAR
SLU) sont satisfaits des résultats obtenus, des démarches adoptées, du rendement généré ainsi
que des efforts consentis.
Pour finir, nous attestons que comme il a été d’un apport métier important. Ce stage de fin
d’étude a été pour nous une véritable opportunité pour découvrir l’esprit de travail en équipe,
pour forger notre esprit d’analyse, de synthèse et d’innovation, pour améliorer nos capacités
de communication interpersonnelle, et finalement, et non exhaustivement, pour nous initier
d’une manière énormément instructive à de nouvelles tendance vers lesquelles les grandes
entreprises ont de plus en plus recours.



Bibliographie & Webographie



Bibliographie :
 Les normes
NF C 15-100
NF C 13-200
NF C 13-100
NF C 60439
 Thèse central solaire raccordée au réseau.
 Guide pratique : Installations photovoltaïques.
 Norma Tecnicaparticular : instalacionesfotovoltaicasinterconectadas a la red de
distribucion de media tension.

Webographie
http://www.krannich-solar.com
http://www.luxor-solar.com
http://www.energiepropre.net
http://fr.wikipedia.org
http://www.one.org.ma/fr/pages/pmag.asp?famille=&article=&marque=&fabricant=
http://www.k2-systems.de/france/produits/accessoires/fixations-des-modules/
http://www.photowatt.com/
http://www.sma.de/
http://www.scribd.com/doc/31195090/Installation-photovoltaique-Renewable-energy
http://www.ef4.be/fr/photovoltaique/etapes-dun-projet/realisation.html
http://www.kbe-elektrotechnik.de/index_frz.shtml
http://www.scribd.com/doc/52345439/7/II-Appareillage-des-postes-HT-MT
http://www2.schneider-electric.com/corporate/fr/produits-services/cahiers-
techniques/reseaux.page?
http://www.belectric.com/en/belectric/
http://www.citel2cp.com/densit%C3%A9_de_foudroiement_et_niveau_k%C3%A9raunique-
r-1009-fr.html








Annexe




Annexe I










Annexe


Vérification du dimensionnement par le logiciel Sunny design:
Des logiciels, fournis par les fabricants d’onduleur, permettent de configurer les
installations PV et de réaliser tout le cheminement de dimensionnement qui conduit à la
conception du chantier. SMA de sa part dispose d’un logiciel, nommé SUNNY DESIGN que
nous avons utilisé pour vérifier les calculs établis ainsi que la compatibilité du SC1250MV et
les panneaux Luxor 230P.
En premier lieu cette application permet de définir le nombre de panneaux à monter en
série et celui en parallèle. Comme la figure suivante le montre, avec un seul onduleur, nous
aurons 22 panneaux montés en séries, ce qu’on appelle un string, et 256 strings montés en
parelles.










Ensuite, l’application étudie la compatibilité entre le générateur photovoltaïque et
l’onduleur en vérifiant que:
 La puissance crête à l’entrée est inférieure ou égale à la puissance DC max de
l’onduleur.
 La tension minimale délivrée par le générateur est supérieur à la tension DC
min de l’onduler.



Annexe



 La tension photovoltaïque maximale est inférieure ou égale à la tension DC
maximale de l’onduleur.
 Le courant délivré par le générateur est inférieur au courant DC maximale de
l’onduleur.


















Annexe







Annexe II

















Annexe










Annexe III




















Annexe









Annexe IV





Annexe








Annexe V





Annexe







Annexe VI








Annexe


Les facteurs de correction de calcules de section des câbles moyenne tension

F0 : Mode de pose









F2 : Température du sol

































Annexe


F 3 : Nature du sol
















F 4 : Nombre de circuits























Annexe
































Annexe


Vérification des calculs de section de câbles
Chaque grande entreprise conceptrice des onduleurs dispose d’une application avec
laquelle elle détermine les sections des câbles électriques.
Dans notre projet, l’entreprise mère de l’onduleur choisie SMA, utilise l’application Excel
montrée dans la figure suivante avec laquelle nous avons vérifié les calculs obtenus ci-dessus






























Annexe


4 pages Excel : Calcules de section de câbles SMA





Annexe






Annexe VII




















Annexe






Annexe VIII














Annexe






Annexe IX