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L’étude des quartiers

disparus de Montréal
pour des élèves de
secondaire 4








par Élodie Lachance, étudiante à la maîtrise
en éducation, profil enseignement secondaire
(univers social)
23 août 2014
Contexte
Dans le cadre du programme du MELS, j’ai dû effectuer un projet relié à une
activité d’apprentissage permettant d’interroger les réalités sociales dans
une perspective historique, puis d’interpréter ses réalités à l’aide de la
méthode historique et finalement, de consolider l’exercice de la citoyenneté
de l’élève à l’aide de l’histoire.
Le cadre choisi repose sur le programme de la deuxième année du
deuxième cycle (secondaire 4). Selon les exigences du MELS :
« Les quatre premières réalités sociales étudiées au cours de la deuxième
année du deuxième cycle du secondaire font référence à des thématiques
qui permettent à l’élève de réinvestir les acquis de la première année et
d’appréhender la société québécoise dans la longue durée. Ces réalités
sociales peuvent être étudiées dans n’importe quel ordre. Elles constituent
les assises qui permettent à l’élève d’aborder la dernière réalité sociale, Un
enjeu de société du présent. L’étude de celle-ci s’avère aussi l’occasion
pour l’élève de réinvestir les acquis des deux cycles. Elle doit en
conséquence être traitée en dernier lieu» (MELS, Histoire et éducation à la
citoyenneté).

Dans le cadre de Montréal numérique, j’ai donc choisi
d’aborder la réalité sociale Économie et développement en
lien avec le territoire montréalais. Dans ce contexte, j’ai choisi
d’aborder l’enjeu des Quartiers disparus de Montréal entre
1950 et 1970 selon l’angle d’entrée suivant : les effets de
l’activité économique sur l’organisation de la société et
du territoire. Dans cette perspective, voici la problématique à
laquelle les élèves devront faire face : «Quels sont les effets
du changement de l’activité économique sur
l’organisation du territoire à Montréal au tournant des
années 1950?».
Problématique

Objectifs
Permettre aux élèves de prendre connaissance de
l’accélération et de la diversification, suite à la Deuxième
guerre mondiale, de l’activité économique et donc, du
développement de la consommation de masse et de
l’expansion du secteur tertiaire. De plus, à l’aide de la
problématique de la destruction de quartiers spécifiques à
Montréal, étudier à la fois la vague de construction
d’importantes infrastructures (métro de Montréal,
autoroutes, etc.) et les changements dans les habitudes et
les conditions de vie (augmentation des prix et des
salaires). Pour ce faire, les apprenants devront répondre à
la question énoncée plus haut en prenant connaissances
des diverses sources (textes, analyse d’images) mises à
leur disposition.

Méthodologie
Pour présentation de l’activité aux élèves :
• Logiciel Cartograf (RÉCIT de l’univers
social) : permet de créer des zones de
localisation, de mettre des points de
repère et d’y insérer des textes, des
images, des vidéos, des liens…

Les sources et les informations fournies
aux élèves proviennent de :
• Archives de Montréal : principalement
textes et photographies,
• Archives Radio-canada : pour le texte,
les images et les affiches,
• Site du Centre d’histoire de Montréal :
Pour textes et exposition virtuelle des
Quartiers disparus.
Archives de Montréal, 1913-2013, http://archivesdemontreal.com/
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Service national du RÉCIT de l’univers social, logiciel Cartograf, http://cartograf.recitus.qc.ca/Accueil
Démarche de recherche
envisagée
•D’une part, le but de l’activité est la compréhension des élèves quant à la problématique
énoncée plus tôt et face à l’enjeu des quartiers disparus au tournant des années 1950 et
capacité d’interroger et d’interpréter les sources. Pour y arriver, ils devront être en mesure de
répondre à la question initiale : Quels sont les effets du changement de l’activité économique sur
l’organisation du territoire à Montréal au tournant des années 1950? à l’aide de questions et de
pistes de réflexion composées préalablement par l’enseignante. Les élèves pourront noter les
réponses et les concepts reliés à la réalité sociale étudiée, puis faire un retour en classe dans le
but de valider les nouveaux apprentissages.
(ex.: que constates-tu quant aux conditions de vie des différents quartiers? Qu’annoncent des nouveaux projets comme la
construction de la tour de Radio-Canada en 1964 en matière de changements sociaux et économiques?)

•D’autre part, l’activité d’apprentissage pourrait se poursuivre de différentes manières et ce, en
effectuant le lien avec le présent (comprendre le présent à la lumière du passé). Par exemple,
visiter ces territoires pour voir avec les élèves de quelle façon ils sont utilisés et comment est
organisé l’espace, les élèves pourraient alors prendre des photos et les intégrer à la carte
commune. Ensuite, il serait aussi possible de faire un débat en classe sur l’impact et les effets
reliés à la restructuration de ces quartiers en donnant des exemples de ce genre de
transformation dans la société actuelle (construction de condos, la place Valois…). Cela, dans le
but de consolider l’exercice de la citoyenneté chez l’apprenant à l’aide de l’histoire.