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Chapitre I Ecosystème Forestier
I. Introduction
I.1.1. Définition
L’origine du mot « forêt » vient du latin forestis, lui-même dérivé de foris qui signifie « hors
de ». La forêt désigne donc ces vastes territoires situés hors de l’influence humaine, de l’habitat ou
des cultures.
I.1.2. Différents aspects de la forêt
Les forêts recouvrent 30 des terres émergées. ! l’échelle du globe, les diverses formes de
forêts s’ordonnent de fa"on réguli#re. La large $one de conif#res des hautes latitudes c#de la %lace
au feuillus dans les régions tem%érées, qui s’effacent & leur tour devant la lu'uriante forêt tro%icale
humide. Localement de %etites variations des tem%ératures, des %réci%itations et des sols donnent
au' massifs forestiers des as%ects aussi différents qu’inattendus. ! quelques (ilom#tres de beau'
%eu%lements de conif#res de la $one subarctique, un climat & %eine %lus rude suffit & réduire les
mêmes essences & l’état d’arbustes rabougris et clairsemés.
Figure 1 )*é%artition des t+%es de forêts
,ous les latitudes mo+ennes les milieu' naturels sont si nombreu' que les forêts %rennent
des as%ects tr#s divers, du maquis au' feuilles coriaces des régions les %lus s#ches & des -lots de
forêts humides, l& o. la $one tem%érée %rend un caract#re tro%ical. La forêt tro%icale se caractérise
%ar sa lu'uriance dans les %laines humides, o. les grands arbres font une ombre si é%aisse qu’il n’+
%lus aucun sous-bois / en altitude elle est constituée d’arbres chétifs et de sous-bois enchevêtrés.
0uelques forêts sont même dé%ourvues d’arbres véritables. 1ans les déserts des $ones tem%érée et
tro%icale, les cactus, habituellement %etits, %rennent des allures arborescentes et forment des forêts
s#ches, l& o. les feuillus et les conif#res ne %ourraient %as survivre. 2algré leur diversité, les forêts
ont toutes un %oint commun ) 3hacune crée un %a+sage %articulier et conditionne la faune et la flore
qui vivent dans son ombre.
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Chapitre I Ecosystème Forestier
Figure2 ) 4orêt tem%érée, %rintem%s
I.2. La formation des forêts
I.2.1. L’importance des fossiles
Les arbres fossilisés que l’on découvre & travers le monde, intéressent au %lus haut %oint les
paléobotanistes, qui étudient les troncs, les tiges et les feuilles des %lantes %réhistoriques %our
déterminer comment, %ourquoi et quand les forêts et d’autres manifestations du r#gne végétal ont
fait leur a%%arition. La conservation de ces végétau' a quelque chose de fascinant.
Figure 3 ) Lac de bitume recouvrant un tronc
5n trouve souvent des %lantes fossiles %rofondément ench6ssées dans des roches massives,
qui évoquent le lent cort#ge des si#cles / mais ces reliques sont aussi filles de la vitesse ) 7l fallait
que ces mati#res végétales fussent tr#s vite enterrées, avant qu’elles aient été détruites %ar l’o'+g#ne
et les micro-organismes qui se nourrissaient de leurs tissus.

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Figure 4 :Boispértrifé, 200 mio d'années
3’est dans la région du 8arc 9ational de :ello;stone <=,!> que l’on fit une des %lus
grandes découvertes sur les forêts %réhistoriques. ?n @AB0 1es scientifiques découvrirent les
vestiges d’une ancienne forêt. Coil& D0 millions d’années, EB forêts successives ont été recouvertes
%ar les cendres d’une série d’éru%tions volcaniques, ré%artie sur une %ériode de E0’000 ans.
?n @FB@, des %aléobotanistes qui effectuaient des fouilles %r#s de Gilboa <=,!>
découvrirent les fossiles d’un scolo%endre, d’une araignée, d’une es%#ce d’acarien dis%aru et des
débris d’un animal qui %ourrait être un %récurseur de notre %oisson d’argent. !gés de 3HD millions
d’années, ces animau' étaient les %lus anciens qu’on eIt découverts en !mérique du 9ord et ils sont
%robablement les %remiers qui furent ada%tés & la vie sur la terre ferme.
*econstituer l’histoire des forêts & %artir des fossiles et l’inter%rétation du com%ortement des
%lantes, telle est la %lus difficile des t6ches du %aléobotanistes. La découverte de débris d’arbres
fossilisés a eu un intérêt considérable, car elle %ermit au' scientifiques de déterminer le tem%s qu’il
fallIt au' %remiers végétau' %our former de vastes forêts.
I.2. L’origine des arbres
Les arbres d’auJourd’hui sont l’aboutissement d’une évolution de trois milliards d’années
qui a commencée au moment o. de minuscules végétau' a%%arurent dans les mers %rimordiales.
3es algues rest#rent la seule forme de végétation Jusqu’& ce que certaines délaissent les mers %our
aller vivre sur la terre ferme.
Coil& K00 millions d’années, les %lantes terrestres acquirent un s+st#me vasculaire <des cellules
ada%tées & la circulation de l’eau, des minérau' et des aliments>. 8endant les D0 millions d’années
suivantes, ces %lantes vasculaires inférieures s’élev#rent touJours %lus haut en se dotant de racines,
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de tiges et de feuilles. 3ertaines se munirent d’un tissu ligneu', dur qui a rigidifié les tiges, et
form#rent les toutes %remi#res forêts qui e'ist#rent sur terre, il + a 3D0 millions d’années environ.


Figure 5 ) lLévolution des arbres en K 6ges
2ais la re%roduction des %lantes vasculaires inférieures étant tributaires de s%ores et
d’organes dont la fécondité était liée & l’humidité ambiante, les g+mnos%ermes, nouvelles
conquérantes, l’em%ort#rent & cause de leurs graines, qui, %rotégées d’une envelo%%e et dotées
d’une réserve alimentaire, su%%ortaient bien le froid et la sécheresse.
La derni#re %hase de l’évolution des forêts a commencée avec l’a%%arition des angios%ermes, %lus
efficaces que leurs devanci#res. !lors que les g+mnos%ermes dé%endaient du vent %our dis%erser
leur %ollen, beaucou% d’angios%ermes attir#rent des insectes et des oiseau', avides de nectar, qui
facilit#rent la %ollinisation sans le vouloir.
7.2.3.Les ancêtres de nos forêts
Figure 6 ) 4orêt dLil + a 3D0 mio dLannées
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*ien ne reste des anciennes forêts si ce n’est des em%reintes sur des roches et quelques %arties de
%lantes %réservées %ar des ca%rices de la géologie.
! la fin du 1évonien, voil& 3B0 & 3KD millions d’années, la géogra%hie se %rêtait
%arfaitement & la formation d’un milieu a%%ro%rié & la lu'uriance des %lantes %rimitives ) la maJeure
%artie des terres émergées se trouvait sous les tro%iques, baignées %ar des mers chaudes et %eu
%rofondes. Le long des cMtes se dressaient des %lantes qui %ossédaient bien des caractéristiques des
arbres d’auJourd’hui ) racines vigoureuses, troncs ligneu' et massifs s’élevant & %lus de 3D m#tres,
ramure tr#s dévelo%%ée.
2ais ces arbres %rimitifs, qui %ros%éraient bien avant l’a%%arition des %remiers grands
animau' sur la terre ferme, ne ressemblaient & ceu' d’auJourd’hui que %ar leur silhouette / en effet
nos conif#res et nos arbres & fleurs ne feraient %as leur a%%arition avant des di$aines de millions
d’années. La nature avait constitué cette forêt %rimordiale & %artir des quelques %lantes les %lus
modestes ) lycopodes, foug#res et %rêles & s%ores, qui %oussent encore de nos Jours dans les sous-
bois ombragés des forêts. ,ous un climat constamment chaud, dé%ourvu de la vie animale
qu’entretiennent les fleurs, les fruits et les graines de nos arbres, cette forêt archaNque était
silencieuse et monotone, vouée & la seule croissance de ses végétau'.
Coil& EA0 millions d’années, des transformations climatiques et géologiques ont rendu les
terres émergées %lus s#ches et %lus montagneuses. Le bouleversement du milieu a conduit les
%lantes & accélérer leur évolution au %oint de former un nouveau t+%e de forêt dont l’6ge est estimé
& E30 millions d’années.
3ette forêt, qui ressemble & celle d’auJourd’hui, a vu le Jour gr6ce & un grand %rogr#s ) la
graine. La re%roduction des %rêles, des l+co%odes et des %lantes & %ort de foug#res e'igeait tant
d’eau que les %remi#res forêts se cantonn#rent dans des marécages et sur les cMtes. 3omme les
graines %ouvaient survivre & des conditions tr#s rudes avant de germer, les arbres & graines
colonis#rent les terres les %lus s#ches et les %lus élevées qui avaient rem%lacé les marécages
d’antan. Le domaine des grandes %lantes qui se %laisaient dans l’eau des marais s’est alors réduit, en
%laine, & des -lots.
Oeaucou% d’arbres de ces forêts ancestrales étaient les %remiers re%résentants des conif#res,
grou%e qui %rédomine encore dans nos actuelles forêts. 0uelques-unes des %remi#res es%#ces &
graines survivent encore & %eine modifiées, mais d’autres n’ont laissé aucune descendance. Les
foug#res & graines et des %lantes & tronc en forme d’urne, avec une couronne de grandes feuilles et
des cMnes munis de graines allaient dis%ara-tre dans quelques di$aines de millions d’années &
l’occasion d’un nouveau grand %rogr#s ) l’a%%arition des %lantes & fleurs.

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Figure ) 4orêt tem%érée, été
I.3. Fonctionnement del’écos!st"me forestier
I.3.1.L’influence du sol
7l faut en général quelques millénaires %our %asser du stade « roche » au stade « sol agricole
%rofond et fertile » P
?n effet la roche est bien « la m#re » du sol. !u tem%s des grandes glaciations, les glaciers et
les rivi#res charri#rent des !l%es au 2o+en-8a+s d’énormes quantités de sable et de caillou' qu’ils
dé%os#rent sous forme de moraines et de graviers. 3’est sur ces dé%Mts glaciaires que se sont
formés, au cours des millénaires, les meilleurs sols de nos cham%s et de nos Jardins.
!u début, seules quelques es%#ces végétales tr#s s%écialisées %euvent %ousser. ?n mourrant, ces
%remiers végétau' a%%ortent un %eu de mati#re organique au tout Jeune sol. !%r#s quelques années
déJ&, on %eut observer un matériau fin et foncé dans la $one des racines ) l’humus. 3elui-ci %eut
emmagasiner de l’eau et des substances nutritives %our les %lantes. L’eau de %luie %én#tre dans le
sol, dissout lentement les caillou' calcaires et entra-ne celui-ci en %rofondeur. 7l se forme alors sous
la couche humif#re, une couche brun-rouille dite d’altération. 1ans cette couche, les mati#res
minérales et organiques sont décom%osées. 3ette couche d’altération %eut conserver de l’eau et des
mati#res nutritives.
Le sol constitue un élément indis%ensable & toute vie terrestre )
 Les êtres vivants %uisent dans le sol une bonne %art de leurs besoins <eau et sels minérau'
%our les végétau', source de nourriture %our de nombreu' animau'>.
 Les êtres vivants reJettent dans le sol la maJeure %artie de leurs déchets
 Le sol est la %lus e'traordinaire usine de rec+clage ) les déchets organiques <cadavres,
déchets animau' et végétau'> sont fractionnés et transformés en éléments minérau' qui
seront utilisés %ar les végétau'.
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Chapitre I Ecosystème Forestier
Le sol est com%osé de %articules %lus ou moins grandes. ,i celui-ci est constitué avant tout de
graviers, caillou' et sable grossier, il retiendra moins facilement l’eau qu’un sol com%osé de sable
fin, d’argiles et de limons.
L’eau et l’air d’un sol ont une im%ortance décisive %our la croissance des %lantes. Les es%aces
vides entre les %articules du sol, a%%elés « %ores », sont rem%lis d’air ou d’eau. Le volume global
des %ores d’un bon sol forestier est de D0, ré%artis en %arts égales entre les différents t+%es de
%ores <grossiers, mo+ens ou fins>.=n bon sol est touJours dans un équilibre fragile. Qoute
modification minime aura des ré%ercussions sur sa fertilité.
I.3.2.L’influence du climat
I.3.2.1.La lumière ou l’ensoleillement
La forêt re"oit une quantité d’énergie liée & la %osition du soleil et au' conditions
climatiques générales, définie %ar le ra+onnement global <énergie re"ue %ar cmE sur une surface
hori$ontale, soit directement, soit %ar diffusion>. 5n l’e'%rime en caloriesRcmERminute, l’unité de
tem%s %ouvant varier.
=ne %artie du ra+onnement global incident est réfléchie vers le ciel. Le ra%%ort du
ra+onnement réfléchi au ra+onnement global définit l’albédo du couvert forestier considéré. La
quantité d’énergie réfléchie est variable selon l’essence et la nature du feuillage. 8our les formations
végétales foresti#res, l’albédo oscille entre @0 et E0 <%our com%araison, %rairie verte, ED
environ>.
L’orientation des feuilles et la hauteur du soleil sur l’hori$on entra-nent des variations du
ra+onnement relatif. 8ar e'em%le, l’albédo est élevé quand le soleil est bas et quand les feuilles des
couronnes d’arbres sont dis%osées hori$ontalement.
Le t+%e de tem%s, qui modifie la com%osition s%ectrale du ra+onnement incident, a
également une influence sur le coefficient d’albédo, car les surfaces végétales ne réfléchissent %as
de la même fa"on les différentes %arties du s%ectre.
Le ra+onnement solaire qui n’est %as réfléchi %én#tre dans le couvert forestier %uis, soit est arrêté
%ar les couronnes, soit arrive au sol.
7l %eut arriver au sol de deu' mani#res )
 1irectement, & travers les es%aces du feuillage, sans donc être modifié dans sa com%osition.
 !%r#s avoir traversé les limbes foliaires, o. intervient une absor%tion %artielle et sélective.
3elle-ci est tr#s im%ortante %our les radiations « longues » et visibles, et faible %our
l’infrarouge.

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Chapitre I Ecosystème Forestier
La lumi#re en forêt est donc relativement ) <concerne les %eu%lements feuillus>
 *iche en infrarouge
 8auvre en ultraviolet
! mesure que le ra+onnement %én#tre dans le %eu%lement, il s’affaiblit et décro-t ra%idement.
La germination des graines est influencée %ar la nature et l’intensité des radiations naturelles qui
r#gnent au voisinage du sol ) il + a des graines dont le dévelo%%ement est favorisé %ar la lumi#re,
d’autres dont au contraire la lumi#re freine la germination, et des graines indifférentes. 2ême s’il +
a un %ourcentage faible de radiations, les graines foresti#res arrivent & germer, car elles contiennent
des réserves, des vitamines qui leur donnent une certaine indé%endance vis-&-vis du milieu
e'térieur.
I.3.2.2.Les températures
L’air
La tem%érature de l’air varie sous couvert forestier de la même fa"on que le ra+onnement
solaire. 8rinci%ale source de chaleur %our l’air, la végétation et la couche su%erficielle du sol. La
nuit, la tem%érature dé%end de l’im%ortance du ra+onnement nocturne, de la végétation et du sol.
b# Le sol
1’une fa"on générale, le sol forestier est %lus chaud en hiver <S0,DT3 %ar e'em%le> et %lus frais en
été <U3T3 %ar e'em%le> que le sol découvert. L’action combinée de l’isolation thermique de la liti#re
et de l’ombrage %eut être considérable <cela %eut aller Jusqu’& %lusieurs degrés d’écart>.
c# Les gelées tardi$es
Leur im%ortance en forêt est évidente %our l’avenir des régénérations naturelles et des %lantations.
La nuit les tem%ératures les %lus basses s’observent alors & la surface su%érieure de la strate
herbacée. =n %lant enfoui dans une strate herbacée sera %rotégé au dé%art, mais d#s qu’il dé%assera
cette strate, il se trouvera dans de mauvaises conditions, et le risque de gel des bourgeons terminau'
devient considérable. Les s+lviculteurs observent certaines r#gles %récises %our atténuer la nocivité
des gelées nocturnes tardives.
7.3.2.3.Le $ent
1ans la forêt, la vitesse du vent est freinée %ar la friction des masses d’air sur les hou%%iers,
troncs, sous-étage. 3’est au niveau des couronnes que la réduction est la %lus forte. La vitesse du
vent tombe vite au @RK ou @RD de ce qu’elle est au-dessus du %eu%lement, restant asse$ constante
entre @ m du sol et la $one des cimes.
8our qu’une forêt résiste bien au vent, il faut augmenter la résistance individuelle des arbres
qui la com%osent. =ne forêt tro% serrée résistera moins bien qu’une forêt bien enracinée et bien
es%acée. Le mélange d’essences favorise également la résistance au' vents.
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Chapitre I Ecosystème Forestier
7.3.2.%.Les précipitations
a# &luies
Les %luies qui tombent sur le %eu%lement forestier se divisent en trois catégories ) une
%remi#re o. elle traverse le couvert et atteint directement le sol, une deu'i#me o. elle ruisselle le
long des troncs et atteint ensuite le sol et une troisi#me o. elle est retenue définitivement au niveau
des 'ouppiers.
b# (rouillards
1ans les régions & brouillard, des études ont montré que la forêt condense beaucou% %lus d’eau
qu’un terrain découvert. 7l est certain que l’incidence de ces condensations %eut être im%ortante
dans les régions & brouillards fréquents et intenses.
c# )eige
Le couvert de la forêt Joue un rMle im%ortant dans l’accumulation et la ré%artition de la neige. La
vitesse du vent ainsi que la tem%érature favorise ou non son l’interce%tion. La grande maJorité de la
neige interce%tée revient au sol soit %ar fusion, soit %ar décharge mécanique des arbres.
Figure * ) 4orêt tem%érée, automne
I.%. Les fonctions de la forêt
I.%.1. &rotections offertes + l’'omme
I.%.1.1.Inondations , séc'eresse
Lorsqu’il %leut, seule une %artie de l’eau atteint immédiatement le sol forestier. Vusqu’& H0
des %réci%itations restent sus%endues dans les feuillages. 3ette eau s’égoutte ensuite %eu & %eu ou
s’éva%ore. 1ans une forêt, l’eau %én#tre facilement dans le sol.
,ur les surfaces non boisées, les %luies s’infiltrent moins bien dans le sol ) l’eau s’écoule
alors, formant ruisseau' et rivi#res. 3es cours d’eau %euvent ainsi %rovoquer des inondations.
1ans la forêt, le sol fonctionne comme une é%onge ) les sources coulent longtem%s, même a%r#s de
longues semaines de sécheresse.
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Chapitre I Ecosystème Forestier
I.%.1.2.-rosion , glissement de terrain
La forêt em%êche que la couche su%érieure du sol, la couche la %lus fertile, ne soit entra-née
%ar les eau' de ruissellement.
La forêt )
 4i'e le sol %ar ses racines
 4reine le ruissellement des %réci%itations
 1iminue la vitesse du vent
I.%.1.3..'utes de pierres , a$alanc'es
Oien des villages de montagne, bien des routes et des voies ferrées seraient menacés sans la
%rotection des arbres qui em%êchent la formation des avalanches et retiennent les %ierres.
8lusieurs de nos vallées des !l%es ne sont habitables que %ar la %résence de forêts %rotectrices.
I.%.2. &rotections des pollutions créées par l’'omme
I.%.2.1.Le bruit
Les trans%orts et les installations industrielles constituent la %lu%art du tem%s des sources de
%ollution acoustiques.
Le bruit, surtout & %ro'imité des $ones habitées et de délassement, nuit au bien-être des humains.
1es bandes boisées, aussi denses que %ossible et larges de D0 & @00 m#tres, %euvent efficacement
diminuer les effets des émissions sonores.
I.%.2.2.L’air
La tem%érature de l’air étant %lus basse au-dessus d’une forêt, en été, les %oussi#res des
$ones industrielles retombent en grande %artie sur les forêts.
3es %oussi#res se dé%osent sur les feuillages, les aiguilles et les rameau' avant d’être intégrées au
sol %ar la %rochaine averse. La forêt Joue ainsi le rMle de filtre & air.
3e%endant, si la concentration de substances to'iques est tro% grande dans l’air, les arbres
montrent ra%idement des signes alarmants. ?t ils réagissent souvent déJ& & un tau' de %ollution de
l’air non encore directement %erce%tible %ar l’être humain. 9ous sommes ainsi avertis d’un danger )
la forêt fonctionne comme « signal d’alarme ».
I.%.3. La production d’o/!g"ne
Le soleil est la source d’énergie gr6ce & laquelle, & l’intérieur des %lantes vertes, des
transformations im%ortantes se déroulent.
?n effet, %renant le ga$ carbonique de l’air <35E>, les %lantes vont fabriquer des glucides <sucres> /
cette transformation reJette de l’o'+g#ne <5E>. 3e %rocessus s’a%%elle %hotos+nth#se ».3e%endant,
les %lantes res%irent, donc utilisent de l’o'+g#ne / de %lus, lors du %ourrissement ou de la
combustion de mati#res organiques, de grandes quantités d’o'+g#ne sont utilisées.
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Chapitre I Ecosystème Forestier
8ar ce fait, la forêt utilise elle-même une grande %artie de l’o'+g#ne %roduit. 1ans notre
%a+s, la %lus grande %artie de l’o'+g#ne qui est %roduit vient de $ones cultivées.
L’o'+g#ne utilisé %ar les animau', les chauffages, les moteurs & combustion et les machines
industrielles vient en grande %artie des tr#s grandes réserves d’o'+g#ne de l’atmos%h#re.
8lus grave que le manque d’o'+g#ne, c’est avant tout l’augmentation dans l’air de la teneur en ga$
carbonique qui risque de créer des %robl#mes en cas de dis%arition des surfaces boisées.
I.5. 0elations des animau/ entre eu/ a$ec le milieu e/térieur
1ans notre %a+s, on constate l’abondance des %etits insectes au mois de mars,
l’accroissement des insectes mo+en & %artir d’avril et ceci Jusqu’& la mi-Juillet. 1#s ce moment les
insectes diminuent brusquement Jusqu’& la mi-novembre. ! %artir de cette %ériode, le nombre
d’insectes est quasiment nul Jusqu’& la fin février.

Figure 9 : Pic noir
?n com%araison, on remarque %arall#lement que les oiseau' insectivores ne sont %as
indifférents & ce « c+cle d’abondance d’insectes ». 1e la mi-novembre & la fin février voire la mi-
mars, il n’a %as %ratiquement d’oiseau' insectivores nicheurs. Les oiseau' qui restent %endant cette
%ériode sont dits hivernants et doivent trouver des insectes %eu accessibles ) Wufs, larves, insectes
immobiles dans les bourgeons, sur l’écorce, dans les branches et branchettes. !u début de mars
a%%ara-tront les insectivores nicheurs de %etite taille, %uis, %eu & %eu, des oiseau' migrateurs de %lus
grande envergure vont arriver au moment o. a%%araissent en nombre les grands insectes.
1’autre %art, on trouve surtout de Jeunes oiseau' au nid en mai et Juin et beaucou% moins en
Juillet. 7l + a donc e'acte coNncidence entre l’é%oque de nourrissage des Jeunes et la %résence des
insectes les %lus nombreu' et les %lus gros, qu’il s’agisse aussi bien d’insectes mobiles que de
chenilles. 1e %lus, la fin de la saison de re%roduction coNncide avec le déclin brutal du nombre des
insectes et araignées en Juillet.
1e fa"on encore %lus %récise, les liens entre la forêt, insecte et oiseau, ont été déterminés en
observant %endant quelques années, %ar e'em%le, les dates mo+ennes de %onte des mésanges, les
dates d’a%%arition des feuilles de chêne, le « %ic » de %o%ulation des chenilles et la date mo+enne du
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Chapitre I Ecosystème Forestier
ma'imum de nourrissage des Jeunes oiseau'. 5n constate alors que ces différents %hénom#nes sont
en corrélation %lus ou moins bonne certaines années. Qoutefois, des retours de froid %euvent
%erturber ces liaisons, car ces %hénom#nes sont en relation avec la tem%érature de l’air.
?n altitude comme en %laine, forêts, arbustes et buissons fournissent une large %art de
nourriture au' animau'. 3es derniers sont ca%ables de favoriser leur nourriture & travers les saisons,
en changeant d’habitat. 8ar e'em%le le chamois hMte des %6turages en été, descend en forêt %endant
l’hiver, o. il + trouve refuge et nourriture.
Figure 11 ) 3erf
Les différents animau' qui com%osent la faune ont besoin de branches, de feuilles, de Jeunes
%ousses, etcX non seulement %our se nourrir mais aussi %our loger. Le chevreuil a besoin d’un
couvert asse$ é%ais de broussailles, arbustes bas ou Jeune taillis, tout en dis%osant & %ro'imité de
clairi#res, de %rés, de %6turages ou de cham%s cultivés. Le castor abat des arbres et les utilise %our
édifier des barrages ainsi que sa hutte. L’im%act de tels animau' est im%ortant sur les forêts. 1ans
un écos+st#me équilibré, il ne %ose toutefois aucun %robl#me.
2ais les animau' sont aussi im%ortants %our la re%roduction des végétau'. Les insectes sont
indis%ensables & la régénération des %lantes & fleurs. 3ertains oiseau', en constituant des réserves
dans le sol, contribuent & ré%andre les graines des arbres. Le sanglier, %ar e'em%le, en remuant le
sol, favorise la mise en terre des glands et, %ar conséquent, le recrI des Jeunes %lantes.
Figure 11 ) 4orêt tem%érée, hiver
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Chapitre I Ecosystème Forestier
I.6. Les forêts tropicales
I.6.1. Leur importance pour le 2onde
Figure 12 :4orêt tro%icale de montagne
Les forêts tro%icales d’!mérique du ,ud, d’!frique 3entrale et d’!sie du ,ud-?st
constituent l’une des ressources les %lus vitales de la %lan#te. !vec deu' cents es%#ces d’arbres et
%lus de soi'ante mille es%#ces d’insectes et d’araignées sur un seul hectare, elles détiennent la %lus
étonnante diversité de faune et de flore.
3ertains arbres ont une valeur inestimable / l’arbre-liane ama$onien, %ar e'em%le, fournit la
substance nécessaire & la fabrication d’un médicament utilisé dans le traitement de la maladie de
8ar(inson et de multi%les scléroses. 3es forêts contribuent largement & la vie sur terre. ?lles sont
malheureusement détruites & un r+thme alarmant <il faut des si#cles %our que la forêt se reconstitue>
au %rofit de l’e'%loitation foresti#re & court terme, de l’agriculture et de l’élevage. 3e%endant, il
reste encore de vastes %ortions de forêts vierges en !ma$onie, au 3ongo et en !sie du ,ud-?st.
?nfin, le Orésil comme le 3osta *ica font de réels efforts %our dévelo%%er une gestion des forêts qui
%réserve ce %récieu' environnement.
I.6.2.Déforestation
Les forêts tro%icales humides forment une ceinture verdo+ante de %art et autre de l’équateur.
L& r#gne une tem%érature constante Jamais inférieure & EKT3 ) il tombe en mo+enne %lus de E300
mm d’eau %ar an <BH00 mm & certains endroits>. 3es conditions favorisent la croissance ra%ide des
%lantes. La ceinture foresti#re équatoriale ne connaissant %as de saisons, la végétation %ousse en
abondance toute l’année. 3e%endant le climat n’+ %as forcément humide en %ermanence %uisque,
dans certaines régions de forêts tro%icales, l’essentiel des %luies %rovient de la mousson.
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Chapitre I Ecosystème Forestier
Figure 13 ) *oute Qransama$onienne
a lu'uriance de la forêt %luviale ne dé%end %as de la richesse des sols <en vérité tr#s %auvre en
éléments nutritifs> mais du rec+clage d’énormes quantités de liti#re végétale. =ne fois les arbres
enlevés et la végétation su%%rimée, rien n’em%êche %lus le lessivage des sols %ar les eau' de %luie,
le %a+sage ainsi dénudé mettra des si#cles & redevenir une forêt adulte.
Figure 1% ) Qracé de la Qransama$onienne
5n estime que @A millions d’hectares de forêts dis%araissent chaque année dans le monde,
non seulement %our l’e'%loitation du bois mais aussi & des fins agricoles et mini#res. 8our mettre un
frein & cette déforestation, il est indis%ensable que la communauté internationale aide les %a+s
concernés & gérer leurs forêts tro%icales et & chercher des sources de revenus de rem%lacement.
?n e'em%le ) la route Qransama$onienne qui s’étire sur 3E00 (m au cWur de la %lus grande forêt
tro%icale du monde a été terminée en @FBD et n’a %as du tout encouragé la colonisation de la région.
?lle demeure une voie asse$ %eu fréquentée. Le Jeune anthro%ologue anglais Cernon *e+nolds
déclarait au suJet de ces grandes déforestations )
« Qu’un arbre énorme, pesant des tonnes de bois, qui avait lutté pour atteindre la lumière,
grossi et étalé ses branches, donné des fruits d’une année sur l’autre et nourri des centaines de
générations d’oiseaux et de singes, qui avait tiré du sol sa substance tout en l’enrichissant de ses
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Chapitre I Ecosystème Forestier
feuilles mortes, donné ombre et fourrage aux éléphants et fait vivre un million d’insectes, que ce
fragment de notre monde vivant puisse renoncer à sa verticalité imperturbable et s’écraser en
causant d’effroyables destructions est un événement à la fois si monstrueux et si insignifiant qu’il
dépasse mon entendement.
I.. .onclusion
La forêt est tr#s im%ortante %our tous. ?lle contribue & la %rotection des sols, & la %urification
des eau' et de l’air et donc au bien-être de l’individu. ?lle fournit & la faune un refuge voire un
habitat, ainsi que de la nourriture. 9ous l’a%%récions également comme lieu de récréation. ?lle est
donc indis%ensable & la vie sur terre P
8our cela, il faut donc la %rotéger. 3haque seconde, une surface de forêt tro%icale
com%arable & celle d’un terrain de football dis%ara-t. 1iverses organisations, dont le YY4, luttes
contre la déforestation dans le monde.